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mardi, 01 septembre 2026

Avortement, euthanasie, dépopulation Les humains servent-ils encore à quelque chose?

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Avortement, euthanasie, dépopulation
Les humains servent-ils encore à quelque chose?

LGBTQIA2S+

npr.brightspotcdn.jpgUne loi qui ne fait pas l’unanimité vient d’être promulguée ce lundi 10 août 2026, aux États-Unis par Maura Healey (photo) qui s’est distinguée en étant élue « gouverneure » d’un État emblématique des États-Unis, le Massachussetts, emblématique car les côtes de cet État ont accueilli en 1620 les premiers « Américains » qui, venant d’Angleterre, ont débarqué du mythique Mayflower.

En réalité, ce n’est pas le fait que ce gouverneur(e) soit une femme que les médias américains (démocrates) ont salué avec enthousiasme, c’est son appartenance au mouvement LGBT car cette dame est une lesbienne ouvertement déclarée et militante.

Cette loi « supprime les restrictions jusqu’ici applicables aux avortements à partir de 24 semaines de grossesse. Le texte, qui entrera en vigueur dans 90 jours, ne fixe plus de limite gestationnelle maximale et confie la décision au médecin […]. Cette loi prévoit désormais simplement qu’ʺun avortement peut être pratiqué par un médecin sur la base de son jugement professionnelʺ.

Le texte ne fixe donc plus de terme maximal explicite : un avortement pourra être pratiqué à un stade très avancé de la grossesse, y compris jusqu’à son terme, sans devoir répondre à l’un des critères médicaux auparavant inscrits dans la loi, dès lors qu’un médecin l’estime justifié au regard de son jugement professionnel. » (Le Figaro du 13 août 2026).

Les objections à cette loi proviennent, certes, des mouvements catholiques pro-vie mais aussi de personnalités de bon sens qui jugent qu’elle n’était pas nécessaire ni justifiée. En effet, la panoplie des mesures concernant l’avortement aux États-Unis est suffisamment complet pour ne pas en rajouter ; quasiment tous les cas de danger sanitaire à venir pour l’enfant ou de risque pour la mère ont été identifiés et leurs réponses médicalement programmées.

Il faut bien comprendre que l’idéologie de ces individus invertis regroupés dans l’appellation générique LGBT n’a jamais été, en prônant l’avortement jusqu’à ses dernières extrémités, l’amélioration de la race humaine, comme on améliore les races de chiens ou de chevaux. Ce ne sont pas des eugénistes disciples d’Alexis Carrel.

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Dr Alexis Carrel
(28 juin 1873 – 5 novembre 1944)

Ils ne s’intéressent guère non plus à la préservation de la santé de l’enfant à naître ou de celle de la mère biologique ; ces gens sont des idéologues militants qui poursuivent un but bien précis, ce ne sont pas des bienfaiteurs de l’humanité.
Il faut bien considérer que pratiquer l’ablation de ses organes génitaux parce qu’on considère qu’ils ne correspondent pas à ses choix de vie ou à ses « sentiments » (sic) n’est pas la meilleure solution pour engendrer. Mais la préservation de l’espèce humaine est le dernier de leurs soucis.

Cela dit, en évoquant le sigle LGBT, j’étais en retard de quelques tramways.
J’ai bien fait de consulter le dictionnaire ; en vérité, dès que vous ouvrez internet pour une quelconque recherche, vous ne tombez pas sur le Larousse, vous avez accès désormais à une I.A. programmée par l’Ordre mondial qui vous « oriente » derechef vers ce qu’il convient de penser; et si l’I.A. détecte que vous avez des velléités déviationnistes, elle vous assène sans ménagement la consultation de l’AFP factuel qui est le Ministère de la Vérité en France, comme dans 1984 ou Le Meilleur des Mondes.

Tombant de Charybde en Scylla, voici donc ce qu’il faut savoir, pardon, ce qu’il faut penser :
« Le sigle LGBTQIA2S+ (le sigle s’est bien allongé : on n’arrête pas le progrès, NDLR) est un acronyme qui désigne la diversité des orientations sexuelles, des romantismes (resic), des identités de genre et des caractéristiques sexuelles. Chaque lettre représente une composante spécifique de cette communauté. Cette vidéo explique pourquoi l’utilisation précise des mots LGBTQIA2S+ favorise l’inclusion et aide à faire reculer les discriminations ».
Je vous fais grâce de la vidéo présentée par un couple, des jumeaux, dont la femme est lesbienne et l’homme homosexuel.

imalwges.jpgEn France, la loi Veil

Je rappelle que la loi sur l’avortement promulguée le 17 janvier 1975 par Simone Veil, alors ministre de la Santé de Giscard d’Estaing, loi qui porte son nom, a été inscrite dans la Constitution française le 4 mars 2024(1).

Cette loi n’a pas permis à 10 millions d’enfants français de voir le jour, à raison de 200 000 avortements par an en moyenne depuis 1975. Terrible et fâcheuse coïncidence : cette loi est contemporaine du décret autorisant le regroupement familial des immigrés.

Mais l’introduction de cette loi scélérate dans la Constitution n’a pas suffi à nos dirigeants fossoyeurs : Simone Veil est entrée solennellement au Panthéon le 1er juillet 2018, avec les restes de son mari, Antoine Veil, lors d’une cérémonie nationale présidée par Emmanuel Macron.

Cette même Simone Veil aurait fourni des organes de patients français à l’État d’Israël (comme si, en France, on n’en avait pas besoin), comme l’affirme cet article d’un journal israélien, Israël Valley : « Disparition de Simone Veil. Beaucoup d’Israéliens lui doivent la vie » par Daniel Rouach, article du 30 juin 2017 : « Juive de cœur et soutien permanent à Israël et au sionisme, Simone Veil est décédée ce vendredi matin à 89 ans. En Israël une grande tristesse touche les franco-israéliens qui l’ont connue. Très peu de personnes le savent : elle avait signé lors de son passage au ministère de la Santé un accord franco-israélien de dons d’organes. En effet, Israël manquait cruellement de donneurs. Cet accord réel mais appliqué avec une très grande discrétion aura permis à de nombreux israéliens de rester en vie(2). »

Le but véritable: la dépopulation

La loi prônée puis promulguée par Maura Healey ne prévoit aucun garde-fou, n’importe quel médecin peut signer l’arrêt de mort de l’enfant.

Cette loi, vous l’avez compris, n’est pas faite dans l’esprit bienveillant d’améliorer le sort de l’espèce humaine, dans un monde où le bon sens aurait encadré sa prolifération pour permettre à chacun de s’épanouir dans un vivre-ensemble où tous les peuples seraient frères.

Non, ce n’est pas le but des satano-mondialistes : cette disposition entrerait plutôt dans le cadre du panel de mesures mises subrepticement en place par le Gouvernement mondial qui sont destinées à organiser et favoriser la réduction des populations(3) comme la loi sur l’euthanasie qui vient d’être adoptée en France.

Il faut regarder ce projet monstrueux de dépopulation en prenant en compte trois postulats :

1- Nos gouvernants ne veulent pas notre bien, ils ne sont pas bienveillants à notre égard, ils veulent nous voir disparaître tout simplement parce qu’ils n’ont pas besoin de nous, humains.

2- À chaque fois qu’ils mettent en place des mesures du type de celle qu’a prise la gouverneure du Massachussetts, ces mesures sont dites exceptionnelles mais disparaissent rapidement pour atteindre leur véritable objectif: notre élimination, partielle ou totale, selon l’utilité que nos dirigeants ont de nos vies. Ce qui peut apparaître comme une sorte de scrupule n’est en fait qu’un gros mensonge destiné à ne pas provoquer une réaction trop vive des populations. Je rappelle que la quasi-totalité de nos dirigeants sont des psychopathes qui n’ont aucune empathie pour qui que ce soit, sauf pour eux-mêmes.

François Asselineau a bien compris qu’il existait une menace de voir ces bonnes résolutions mises rapidement au panier, il nous en donne un exemple mais ils sont nombreux : « Cette loi n’est pas seulement d’une extrême cruauté, puisqu’elle autorise à tuer un être humain quelques instants avant sa naissance. La loi du Massachusetts marque une nouvelle étape vers le retour à la barbarie antique, au fur et à mesure que s’estompent les valeurs du christianisme. Elle est concomitante des projets de loi autorisant la GPA, qui ouvrirait la voie à l’achat de bébés sur catalogue et à la marchandisation des êtres humains. »

La loi sur l’euthanasie en France entre également dans ce cadre : cette loi récente, votée par tous les partis de l’Assemblée, a été approuvée par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026 avec certaines réserves : « Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi 14 août l’ensemble de la loi créant un droit à l’aide à mourir, qui légalise sous conditions une forme d’assistance au suicide voire d’euthanasie, jugeant toutefois nécessaire de préciser dans la pratique l’application de certaines dispositions.[…] Au niveau individuel, l’institution présidée par Richard Ferrand estime que la clause de conscience ne s’appliquera pas seulement aux soignants appelés à participer à l’acte, mais également aux pharmaciens qui refuseraient de préparer le produit létal. » (Sud-Ouest du 14 août 2026)

Évidemment, comme pour les autres dispositions concernant ces problèmes d’éthique que nous avons évoqués plus haut, la loi, à peine adoptée, a déjà ses dérapages, tel cet homme qui, réveillé d’un long coma, réclame son droit à la vie : Le Conseil d’État valide l’arrêt des traitements d’un patient conscient, malgré ses directives anticipées (Réseau international du 26 juillet 2026)
« Réveillé de son coma après des mois de réanimation à la Pitié-Salpêtrière, un homme réclame ce que la médecine s’apprête à lui refuser : continuer à vivre. Ses proches décrivent un patient lucide et déterminé, porteur de directives anticipées explicites en ce sens (on se demande bien du coup à quoi elles peuvent servir ces directives !). Pourtant, le 20 juillet dernier, le Conseil d’État a validé la décision de l’équipe médicale d’arrêter ses traitements actifs, un choix qui évoque le débat sur le droit de laisser mourir. L’hôpital invoque ʺl’obstination déraisonnableʺ, une notion inscrite dans le code de la santé publique depuis la loi Leonetti de 2005. »

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3- Nous avons affaire à une caste qui est investie d’une idéologie satanique ou supra-humaine, comme on est investi par un corps ou un esprit étranger et qui, donc, n’a aucune espèce de retenue, parce qu’elle est elle-même manipulée et qu’elle ne maîtrise pas ses actions à venir.

Si vous n’arrivez pas à assimiler ces trois premiers critères, regardez ce qui se passe autour de vous et comprenez l’actualité : tout concourt d’une manière parfaitement cohérente à réaliser le but final de l’éradication de la population planétaire :
• ils détruisent systématiquement l’espèce humaine en faisant en sorte que les genres n’existent plus et ne puissent plus assurer la pérennité de l’espèce.
• Le patrimoine, l’œuvre des hommes, est complètement nié, détruit, brûlé (comme les églises et nos monuments) voué à l’abandon ou remplacé par des structures artificielles.
• La beauté du monde est peu à peu effacée, jusqu’à nos paysages, nos vieux villages, tout ce qui appartient au domaine de l’art, de la culture, de la musique, de la spiritualité, qui est harmonieux, qui apaise et nourrit nos sens est systématiquement remplacé par la laideur, le bruit, la vulgarité, la matérialité, le clinquant.
• Toutes les belles valeurs qui ont construit notre monde depuis des millénaires sont systématiquement inversées, moquées, violées, souillées.
• Les animaux et la nature, nos campagnes françaises où vivent encore 500.000 paysans et 250.000 ouvriers agricoles attachés à leur terre, sont systématiquement éradiqués, détruits, brûlés, chassés, persécutés, pour remplacer le tout par des robots, des usines, des espaces artificiels, où pas un humain ne pourra vivre sans être lui-même transformé en robot.
• Un déchaînement de barbarie, sur fond de guerres, de génocides, de destructions des villes, des cultures, est en cours sur plusieurs régions de notre planète et nos dirigeants en sont complices, au moins par leur silence : l’américano-sionisme attaque la terre entière, le pédo-satanisme qui lui est concomitant, envahit le monde.
• Quel humain normal accepterait de vivre sur une planète devenue un enfer ? si ce n’est le Diable lui-même, qui n’est pas humain.
• Tatiana Ventôse a dressé un bilan sans concession de la situation française après les terribles incendies qui ont dévasté cet été certaines régions françaises, la région de Bordeaux, la Drôme, le Var…: elle évoque une France envahie par toutes les multinationales du monde qui pillent et détruisent notre pays vendu au plus offrant sous un titre sans équivoque, La politique de la terre brûlée: après les flammes, des panneaux solaires et des data centers.

Une hypothèse qui est peut-être « excentrique » mais cohérente

Vous le savez, je me suis nourri dans ma prime jeunesse d’ouvrages de fantastique et de science-fiction qui permettaient à mon esprit imaginatif de s’évader du réel qui était pour moi, à l’époque, difficile. Je vais ici émettre une idée qui provient de cet état d’esprit rêveur mais qui possède l’avantage d’expliquer les événements invraisemblables qui affectent notre vie de tous les jours.
Le mot « excentrique(4) » est celui qui convient exactement à ce que je veux dire : l’Homme n’est plus le centre du monde mais, de même, la Terre n’est plus le centre de l’univers. Nous sommes sous la dépendance de forces qui viennent peut-être d’autres mondes.

Je n’ai personnellement jamais pensé que notre planète était la seule à accueillir une vie dans l’univers et j’ai toujours imaginé que le cosmos était peuplé de toutes sortes de races extra-terrestres, certaines bienveillantes et d’autres maléfiques.

Constatant que nos élites mondialistes sont en train de transformer consciemment et volontairement notre planète en un lieu inhabitable, prenant en compte le fait qu’elles-mêmes ne pourraient vivre dans un monde qu’elles auraient rendu invivable,
il faut en déduire ceci qui est l’explication la plus simple, la plus logique et la plus cohérente de ce qui se passe :

• soit nos « élites » ne sont elles-mêmes pas humaines, et reçoivent des consignes d’entités qui ne vivent pas sur notre planète,
• soit elles sont humaines, mais sous le joug de ces entités supra-humaines qui utilisent notre planète comme un réservoir de denrées plus ou moins périssables pour leurs besoins, alimentaires ou autres, comme l’araignée ou l’ours qui se nourrissent de leur proie en la gardant vivante tant que ses organes vitaux n’ont pas été entamés.

Je ne peux me résoudre à considérer comme d’essence humaine ce degré de sauvagerie et d’ignominie tel qu’on l’a vu et qu’on le voit par exemple à Gaza, en Cisjordanie et au Liban pratiquées sur des êtres humains et des animaux innocents par l’armée d’un État souverain, tel qu’il en ressort des tortures infligées à de jeunes enfants par nos « élites » impliquées dans l’affaire Epstein, ou bien, faut-il envisager qu’à un certain moment, certains humains se seraient mélangés à certaines espèces extra-terrestres pour lesquelles nous ne serions que du bétail ?

Vous pouvez prendre cette hypothèse comme la lecture d’une page de science-fiction ; mais considérez que la plupart des œuvres de science-fiction ont été des œuvres de visionnaires et se sont avérées et même dépassées dans la plupart des cas.

Et nous pouvons aussi revenir à une période plus courte pour faire un parallèle : la quasi-totalité des avertissements prodigués par les « complotistes » ou les « conspirationnistes » il y a 5, 10, 15 ans ou plus se sont avérés dans la quasi-totalité des cas.

Je reste persuadé qu’il existe un Dieu supérieur à ces entités maléfiques qui mettra bientôt fin à leurs débordements qui sont dans la droite ligne d’une inévitable fin de cycle, celle que nous vivons étant certainement la plus insolite et la plus terrifiante de toutes celles qui l’ont précédée.

Pierre-Émile Blairon

Notes:

(1) Voir mon article du 5 mars 2024 : L’avortement gravé dans le marbre de la Constitution : pulsion de mort ou suicide assisté de la France ?

(2) Disparition de Simone Veil. Beaucoup d’Israéliens lui doivent la vie [source]

(3) Voir mon article du 4 mai 2026 : Réduction de la population planétaire : Mythe ou réalité ? 

(4) Excentrique : « situé loin du centre ».
Du grec ἔκκεντρος (de ἐκ « hors de » et de κέντρον « centre ») « excentrique » terme de mathématiques.
Repris par le latin médiéval en astronomie.

 

17:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avortement, euthanasie, dépopulation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 23 mars 2022

Normaliser le principe de dépopulation

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Normaliser le principe de dépopulation

Martin Hedlund

Source : https://motpol.nu/gastkronikor/2022/03/11/avfolkningens-normalisering/

La langue a été un terrain central de la guerre métapolitique au cours des dernières décennies. Nombreux sont les concepts qui ont été bannis, tout comme sont nombreux les nouveaux concepts auxquels nous devons nous rattacher (dont la majorité est issue de la "perspective intersectionnelle" proposée par la gauche universitaire). Ainsi, ce qui, pour l'homme du XIXe siècle, se résumait à des concepts tels que la "perversion" et la "débauche", est à notre époque non seulement imprégné d'un langage détaillé, mais aussi de théories associées.

La notion de "variation fonctionnelle", qui se substitue à celle de "handicap" ou à celui désormais suspect d'"handicapé", fait des bulles lorsqu'il s'agit de nouveaux concepts. Au sein du discours académique de gauche qui constitue le berceau du concept, les motifs déclarés sont, comme d'habitude, le respect de l'égale valeur de tous, dans ce cas, le fait que le borgne et le borgne ne doivent pas être considérés comme pires que le borgne et le borgne. Derrière cette prétendue bienveillance se cache toutefois un programme infernal de transhumanisme et même de meurtre de masse, ce que j'avais l'intention d'expliquer dans le reste de l'espace qui m'est dévolu ici, dans le cadre du présent article.

En fait, tout n'a pas commencé avec la "variation du handicap", mais ce n'est que la pièce linguistique du puzzle dans un programme transhumaniste plus vaste. Une autre pièce du puzzle se trouve dans la philosophie analytique, où Germund Hesslow en particulier a joué un rôle de premier plan dans le débat suédois des années 1990.

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Hesslow (photo) écrit, entre autres, que la science médicale a atteint le point où elle doit rejeter la dichotomie sain/malade en faveur des "variations". Comme d'habitude dans la philosophie analytique, Hesslow utilise un exemple banal de la vie quotidienne pour résumer son argument: cette fois à travers un visiteur de garage déçu qui n'est pas autorisé à améliorer sa voiture sur la base de la dichotomie sain/malade. L'article passe en revue et rejette un certain nombre d'objections au rejet du concept de maladie, mais ce qu'il n'aborde pas, c'est le caractère déraisonnable de l'assimilation d'un être humain à une voiture.

Dans ce contexte, il est clair que le concept de "handicap" n'a pas émergé de nulle part et qu'il permet le transhumanisme : avant de pouvoir "améliorer" les êtres humains, le concept de normalité doit d'abord être mis au rebut (c'est d'ailleurs un excellent exemple de la façon dont les philosophes analytiques travaillent pour le même agenda que la gauche postmoderne, bien qu'ils prétendent être opposés l'un à l'autre).

Ce que ni Hesslow, ni aucun autre philosophe analytique travaillant dans la même direction, n'aurait pu imaginer, cependant, c'est comment le rejet du concept de maladie permet non seulement le transhumanisme mais aussi le meurtre de masse. Mais en fait, cela s'ensuit très logiquement : remplacer la dichotomie hiérarchique sain/malade par le concept horizontal de "variation fonctionnelle" abolit également la moralité associée à la maladie. Il devient donc non seulement acceptable d'être malade ou handicapé, mais aussi de rendre les gens malades et handicapés. Notez comment l'abolition de la morale sexuelle est un premier pas dans cette évolution : aujourd'hui, il est non seulement acceptable d'être perverti, mais il est également acceptable de pervertir les gens par le biais de la pornographie. Et pourquoi pas lorsque les gens n'ont plus un langage et une morale qui leur permettent de comprendre qu'ils sont malades ou pervers ?

De ce point de vue, il est plus que désagréable que nos autorités, régions et municipalités travaillent fébrilement pour "rendre accessible" leur production de rapports aux aveugles et aux sourds. Là encore, le problème est double : ce qui ressemble à première vue à une bonne action est plutôt un pas vers une numérisation accrue, l'IA et le transhumanisme. En même temps, on sent que la véritable cause n'est ni la supposée bienveillance de la gauche ni le transhumanisme de la philosophie analytique, mais précisément la préparation au meurtre de masse. Les personnes handicapées ont existé à travers les âges, alors qu'aujourd'hui, on assiste à une grande ruée vers l'information gouvernementale ; une entreprise gigantesque qui a son explication très rationnelle si l'on s'attend à ce que la société se transforme en hôpital.

Malheureusement, ce n'est pas seulement ma spéculation ; c'est exactement ce qui sera la conséquence du passeport vaccinal et de la vaccination de masse (qui en est maintenant à sa quatrième injection en Suède). Les effets secondaires qui, pour la plupart (mais loin d'être tous), se limitent aujourd'hui à de la fièvre et à des douleurs au bras peuvent, dans un avenir sans concept de maladie, se transformer facilement en cécité, amputation et cancer ; tout n'est de toute façon que des variations sur une normalité qui n'existe plus. "Quels étaient vos effets secondaires ?" - a été une question courante dans les salles de café pendant le programme de vaccination - "C'est un œil qui a flanché cette fois-ci ; c'est excitant de tester un borgne, je me réjouis déjà d'essayer les prothèses" - sera la réponse dans un avenir pas trop lointain où les humains n'ont plus de langage pour distinguer les malades des sains, et où le transhumanisme follement utopique a dû céder la place au meurtre de masse beaucoup plus réaliste.

Martin Hedlund, docteur en géographie culturelle