jeudi, 30 juillet 2026
Le naufrage du Titanic: un mythe moderne funeste

Le naufrage du Titanic: un mythe moderne funeste
Carl Gustav Jung avait intitulé l’un de ses ouvrages : Un mythe moderne(1) ; le psychologue, dans cet ouvrage paru en 1958, y traitait des soucoupes volantes. Le titre, on le voit, dénotait une pertinence certaine quant à l’importance que décrète le mot même de « mythe », puisque le phénomène perdure et qu’aucune réponse sérieuse n’a encore été apportée à son élucidation.
Le naufrage du Titanic s’est élevé au niveau de mythe moderne tel que l’entend Jung parce qu’il a profondément marqué le monde contemporain. Les dieux nous envoient en permanence des messages que nous ne savons pas, la plupart du temps, interpréter ; celui-ci est pourtant très explicite.
En 1912, le géant des mers, opportunément baptisé le Titanic, prenait pour sa première traversée une route maritime qu’il ne terminera jamais puisqu’il coulera au large de Terre-Neuve, heurté par un iceberg.
Un mythe, on le sait après la définition de Mircea Eliade, est un acte, ou un fait, qui, par la signification que l’inconscient collectif lui attribue, va s’ancrer dans le déroulement de l’Histoire du monde ou d’un peuple et va même influer sur son cours, voire la fonder. D’où, ensuite, l’apparition des rites, qui sont la répétition, ou la commémoration, sur un mode religieux, de l’événement fondateur. Nous n’allons pas revenir ici sur la signification du mot modernité(2) autrement que pour rappeler que ce terme signifie exactement, en langage traditionnel, le contraire de ce qui est entendu de nos jours.

Le Titanic représentait à cette époque l’emblème de ce qu’on pouvait traduire par modernité. Nous allons voir que l’épopée du Titanic préfigure symboliquement la catastrophe globale de ce qui adviendra un peu plus d’un siècle plus tard, celle que nous sommes en train de vivre.
Titanisme
Dans la mythologie grecque, les Titans forment une race originelle, archaïque, apparue avant même les dieux olympiens (ainsi appelés en raison de leur demeure, le mont Olympe) ; les Titans sont étroitement liés à l’espèce humaine quelle que soit l’origine de celle-ci ; dans un cas, les deux races sont créées par Gaïa, la Terre, (pour les hommes, issus de la Terre, c’est le mythe de l’autotochnie), dans l’autre, les humains sont créés par Prométhée, un Titan.

Prométhée, fils de Titan, est enchaîné par Zeus. Un aigle dévore son foie (Vase à figures noires, vers 560 – 550 avant J.-C.).
Prométhée est en même temps le créateur de l’Homme physique (il sera fait d’argile, un mythe qu’on retrouvera plus tard repris par les religions du Livre – on n’invente jamais rien), mais Prométhée est aussi l’inventeur de l’humanisme (que certains confondent avec l’amour de son prochain, et même de son lointain, de l’humanité en général et, à ce titre, le précurseur de la passion et de la mission du Christ, d’une part, mais aussi, d’autre part, du surhumanisme, considérant l’Homme comme maître des autres règnes cosmiques, la référence et l’alibi des folies matérialistes de notre monde actuel, ce que les philosophes appellent l’hubris, la démesure élevée en mode de fonctionnement de nos sociétés actuelles, la folie titanesque ; nous ne prendrons pour seul exemple, caricatural, de cette folie que celui de cette course à celui qui élèvera la plus haute tour au monde (on pense à la Tour de Babel), compétition engagée par les Bédouins milliardaires qui les distrait des courses de chameaux dont ils sont friands ; mais cette frénésie de construction verticale s’étend à l’ensemble de la planète, si bien que les villes de culture qui se distinguaient par une architecture enracinée perdent leur spécificité et sombrent dans l’anonymat et l’uniformité de ces terrifiantes mégapoles dont Oswald Spengler avait si bien annoncé la sinistre emprise.
Sept synchronicités époustouflantes à propos du Titanic
Mais nous n’oublions pas pour autant un autre symbole de l’hubris, du titanisme, dont on aura retenu le naufrage prophétique, celui du plus grand bateau de l’époque, le Titanic, si bien nommé, coulé le 15 avril 1912 par un blanc destroyer venu d’Hyperborée, le continent enfoui sous les glaces, un iceberg, avertissement très symbolique donné par les divinités au tout début du XXe siècle, annonçant les deux guerres mondiales qui allaient suivre.
Je voudrais ici révéler, à propos de ce naufrage, une suite de synchronicités pour le moins étranges, une suite qui n’est pas aussi célèbre que celle de Fibonacci mais qui est tout aussi riche en symbolisme.
L’accumulation de ces « coïncidences » ne peut pas être due au hasard ; cette évidence m’est apparue lorsque, constatant une première étrangeté, j’en ai tiré un fil qui m’a conduit à une deuxième extravagance, puis une troisième, et ainsi de suite jusqu’au nombre de 7 coïncidences significatives, toutes dûment référencées et ci-après vérifiables !
Toutes ces synchronicités sont guématriques, c’est-à-dire qu’elles ont toutes un rapport avec des nombres, des dates et des symboles.
Ce phénomène rentre parfaitement dans le cadre de la définition que Jung avait assignée à ce qu’il appelait une synchronicité : « coïncidence simultanée et significative dans l’espace-temps, entre des faits qui ne sont pas connectés, n’étant pas cause l’un de l’autre. L’important, c’est qu’une telle coïncidence soit significative car, dans le cas contraire, il ne s’agirait pas de synchronicité mais de synchronie(3). »
1.
Le 22 juin 2023, nous apprenions qu’un sous-marin de poche affrété pour faire découvrir l’épave du Titanic à un groupe de richissimes amateurs de sensations fortes coulait avec ses passagers à bord ; le sous-marin avait été malencontreusement dénommé : le Titan.
2.
Le concepteur du Titanic, Thomas Andrews (1873−1912), a coulé avec son bateau, de même que le concepteur du mini-sous-marin, Stockton Rush.
3.
Il s’est passé 111 ans entre les deux naufrages ; 111 : le nombre du Pôle, de la glace, de l’Hyperborée, de la Tradition primordiale.

4.
Ce nombre symbolique a été étudié par René Guénon dans son ouvrage Symboles de la Science sacrée paru en 1962 aux éditions NRF Gallimard, chapitre XV, page… 111, comme il se doit(4).

5.
Mais ce n’est pas fini ; je parlais de naufrage prophétique mais il fut aussi prophétisé. Revenons quelques années avant l’époque où ce gigantesque bateau a été construit, en 1898. Morgan Robertson, un écrivain new-yorkais, faisait paraître un roman qui s’intitulait The wreck of the Titan(5) (Le naufrage du Titan).
Ce livre racontait le naufrage d’un navire dénommé Titan qui coule en avril à la suite d’une collision avec un iceberg ; environ 2000 des 3000 passagers (la même capacité que le Titanic) qu’emportait le Titan périrent, faute d’avoir pu embarquer sur des canots de sauvetage, en nombre insuffisant pour un navire de ce type (24 pour le Titan, 20 pour le Titanic) ; mais le Titan était réputé insubmersible à cause de ses 19 compartiments présumés étanches (16 pour le Titanic). Le Titanic a coulé dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, au large de Terre-Neuve. Il mesurait 271 mètres (contre 243 pour le Titan), jaugeait 60.000 tonneaux contre 75.000 pour le Titan, filait à 23 nœuds, au maximum de sa puissance, lors de la collision, contre 25 pour le Titan, disposait, comme le Titan, de 3 hélices. 1500 passagers sur les 2207 qui avaient embarqué sur le Titanic ont péri.
6.
L’incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 survient le même jour que le naufrage du Titanic (qui a coulé le 15 avril 1912 à 2h20). Ne s’agit-il pas cette fois de la destruction de sa flèche qui s’élève vers les cieux entourée de flammes alors que le Titanic plonge dans l’enfer des eaux glaciales de Terre-Neuve, non loin des côtes américaines ?

7.
Enfin, mon ami le professeur Paul-Georges Sansonetti me faisait remarquer que « N‑D.de Paris a pris feu exactement 666 jours après l’élection d’une majorité présidentielle favorable à l’idée d’une déconstruction(6) de l’Histoire de France. C’est comme si l’embrasement de ce chef‑d’œuvre répondait tragiquement à l’indifférence des Français quant à leur mémoire collective », me disait-il.
Les dieux s’adressent aux hommes en émettant des signes, et des signaux d’avertissement en période apocalyptique, qu’il appartient aux humains d’interpréter ; la synchronicité, les coïncidences significatives, font partie du langage symbolique de puissances divines bienveillantes que tout homme attentif peut comprendre afin de prendre les mesures en conséquence.
Nos contemporains sont assommés par le déferlement satanique de propagandes en tous genres, abrutis quotidiennement par des épandages chimiques aériens, coupés de tous liens avec leur environnement et avec la nature, affaiblis par de faux vaccins destinés à les tuer ou à les transformer en robots ou en esclaves. Nos semblables ne réagissent plus, dans leur ensemble, aux moindres stimuli, ils sont apathiques, plongés dans une torpeur morbide, comme lobotomisés, prêts à disparaître dans un sommeil profond.
Combien sont encore assez lucides pour comprendre que les puissants de la planète, nos propres dirigeants, veulent nous faire disparaître par tous les moyens mis à leur disposition par des forces sataniques auxquelles ils sont soumis ? Combien comprennent que tous les horribles événements qui viennent nous affecter (à l’heure où j’écris, des incendies gigantesques), ne sont pas le fait du hasard ou des fatalités naturelles mais un projet orchestré de longue date sur toute la planète pour réduire sa population ?
Pierre-Émile Blairon
Notes:
(1) Un mythe moderne. « Des signes du ciel », Gallimard, coll. Folio essais.
(2) Voir à ce sujet mon ouvrage La Roue et le sablier où un paragraphe lui est consacré, page 40.
(3) Miguel Rojo Sierra, Introduction à la lecture de C.G. Jung, Georg éditeur.
(4) Voir cette page en illustration.
(5) Couverture du livre The wreck of the Titan.
(6) Elections législatives du 18 juin 2017.
20:10 Publié dans Réflexions personnelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : titanic, titanisme, mythologie |
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dimanche, 26 mai 2019
Ernst Jünger et le syndrome du Titanic

Ernst Jünger et le syndrome du Titanic
Les Carnets de Nicolas Bonnal
Ex; http://www.dedefensa.org
Le système US use de la peur pour se maintenir. Terrorisme, chiites, climat, racisme, fascisme, Chine, sexisme, Poutine, ce qu’on voudra, tout justifie son agenda.
Nous autres antisystèmes sommes aussi soumis à un feu croisé d’affolements divers : troisième GM, faillite du système, acheter de l’or, fin des religions, culture Illuminati, disparition des libertés, de l’eau, de l’air, du reste… On en deviendrait drôle ! Cela n’empêche pas de continuer de cliquer et de laisser Assange à ses bourreaux.
Un qui en a bien parlé de cette conjonction du monde automatique moderne et de la croissance corrélée de la peur c’est Ernst Jünger. Traité du rebelle, XIII…
« La peur est l’un des symptômes de notre temps. Elle nous désarme d’autant plus qu’elle succède à une époque de grande liberté individuelle, où la misère même, telle que la décrit Dickens, par exemple, était presque oubliée. »
Jünger évoque justement le Titanic ; on se souvient du succès effarant de ce film répugnant. Il écrit donc :
« Comment ce passage s’est-il produit ? Si l’on voulait nommer l’instant fatal, aucun, sans doute, ne conviendrait mieux que celui où sombra le Titanic. La lumière et l’ombre s’y heurtent brutalement : l’hybris du progrès y rencontre la panique, le suprême confort se brise contre le néant, l’automatisme contre la catastrophe, qui prend l’aspect d’un accident de circulation. »
Jules Verne a bien montré que l’automatisme (la civilisation mécanique) croissait avec la peur. Voyez les 500 millions de la Bégum qui montre la montée du péril parano allemand sur fond de grosse industrialisation. Il y a une grosse promesse, raconte Jünger, mais elle croît avec un grand risque et une grosse trouille :
« Il est de fait que les progrès de l’automatisme et ceux de la peur sont très étroitement liés, en ce que l’homme, pour prix d’allégements techniques, limite sa capacité de décision. Il y gagne toute sorte de commodités. Mais, en contrepartie, la perte de sa liberté ne peut que s’aggraver. La personne n’est plus dans la société comme un arbre dans la forêt ; elle ressemble au passager d’un navire rapide, qui porte le nom de Titanic, ou encore de Léviathan. Tant que le ciel demeure serein et le coup d’œil agréable, il ne remarque guère l’état de moindre liberté dans lequel il est tombé. Au contraire : l’optimisme éclate, la conscience d’une toute-puissance que procure la vitesse. Tout change lorsqu’on signale des îles qui crachent des flammes, ou des icebergs. Alors, ce n’est pas seulement la technique qui passe du confort à d’autres domaines : le manque de liberté se fait sentir, soit que triomphent les pouvoirs élémentaires, soit que des solitaires, ayant gardé leur force, exercent une autorité absolue. »
Jünger a vu le lien entre les mythes grecs et le progrès technique, comme Anouilh, Giraudoux, Domenach, Cocteau et les autres. Le Titanic n’est pas seul en cause. C’est aussi le syndrome du radeau de la méduse, épisode affreux de notre histoire et qui rappelle que la méduse nous transforme en pierres (en cœurs de pierre).
Et nous finissons comme des bougies dans un tableau de Bosch :
« On pourrait élever une objection : d’autres ères de crainte, de panique, d’Apocalypse ont suivi leur cours, sans que ce caractère d’automatisme vînt les renforcer, leur servir d’accompagnement.
Laissons ce point : car l’automatisme ne prend ce caractère terrifiant que s’il s’avère être l’une des formes, le style même de la fatalité, dont Jérôme Bosch donnait déjà une représentation incomparable. »
Mais Jünger souligne l’essentiel. Nous crevons de trouille et c’est la marque du monde moderne (la via aurait dû rester un « risque à courir, pas un problème à résoudre », comme dit un Bernanos écœuré) :
« On constatera que presque tous, hommes ou femmes, sont en proie à une panique telle qu’on n’en avait plus vu dans nos contrées depuis le début du Moyen Age. On les verra se jeter avec une sorte de rage dans leur terreur, en exhiber sans pudeur ni retenue les symptômes. »
On veut se cacher (collapsologues, catastrophistes, apocalyptiques, à vos bateaux, à votre or, à vos cavernes !) :
« On assiste à des enchères où l’on dispute s’il vaut mieux fuir, se cacher ou recourir au suicide, et l’on voit des esprits qui, gardant encore toute leur liberté, cherchent déjà par quelles méthodes et quelles ruses ils achèteront la faveur de la crapule, quand elle aura pris le pouvoir. »
L’automatisme progresse évidemment avec la panique, et dans le pays qui reste le plus avancé, l’Amérique :
« La panique va s’appesantir, là où l’automatisme gagne sans cesse du terrain et touche à ses formes parfaites, comme en Amérique. Elle y trouve son terrain d’élection ; elle se répand à travers des réseaux dont la promptitude rivalise avec celle de l’éclair. Le seul besoin de prendre les nouvelles plusieurs fois par jour est un signe d’angoisse ; l’imagination s’échauffe, et se paralyse de son accélération même. «
Jünger va même plus loin ici :
« Toutes ces antennes des villes géantes ressemblent à des cheveux qui se dressent sur une tête. Elles appellent des contacts démoniaques. »
Nous avons parlé du rôle narcotique de l’info dans un texte ici-même, en citant Platon, Théophraste, Fichte et Thoreau. Reprenons Thoreau :
« À peine un homme fait-il un somme d’une demi-heure après dîner, qu’en s’éveillant il dresse la tête et demande : « Quelles nouvelles ? » comme si le reste de l’humanité s’était tenu en faction près de lui. Il en est qui donnent l’ordre de les réveiller toutes les demi-heures, certes sans autre but ; sur quoi en guise de paiement ils racontent ce qu’ils ont rêvé. Après une nuit de sommeil les nouvelles sont aussi indispensables que le premier déjeuner. »
« Dites-moi, je vous prie, n’importe ce qui a pu arriver de nouveau à quelqu’un, n’importe où sur ce globe ? »
Nous risquons toujours la guerre avec la Chine et la Russie, comme durant la Guerre Froide. Jünger remarque :
« Il est certain que l’Est n’échappe pas à la règle. L’Occident vit dans la peur de l’Est, et l’Est dans la peur de l’Occident. En tous les points du globe, on passe son existence dans l’attente d’horribles agressions. Nombreux sont ceux où la crainte de la guerre civile l’aggrave encore.
La machine politique, dans ses rouages élémentaires, n’est pas le seul objet de cette crainte. Il s’y joint d’innombrables angoisses. Elles provoquent cette incertitude qui met toute son espérance en la personne des médecins, des sauveurs, thaumaturges. Signe avant-coureur du naufrage, plus lisible que tout danger matériel. »
Ce naufrage n’est pas très prometteur d’autant que la solution semble impossible. Jünger envoie promener le yoga, pourtant recommandé avec la Kabbale dans Sex in the City :
« Reste à signaler une source d’erreurs – nous songeons à la confiance en l’imagination pure. Nous admettrons qu’elle mène aux victoires spirituelles.
Mais notre temps exige autre chose que la fondation d’écoles de yoga. Tel est pourtant le but, non seulement de nombreuses sectes, mais d’un certain style de nihilisme chrétien, qui se rend la tâche trop facile. On ne peut se contenter de connaître à l’étage supérieur le vrai et le bon, tandis que dans les caves on écorche vifs vos frères humains. »
Reconnaissons que nous avons progressé. On les écorche moins vifs, on les bourre vifs et on les surinforme vifs. Mais passons. Jünger encore pour conclure (si c’est encore possible) :
« Car nous ne sommes pas impliqués dans notre seule débâcle nationale ; nous sommes entraînés dans une catastrophe universelle, où l’on ne peut guère dire, et moins encore prophétiser, quels sont les vrais vainqueurs, et quels sont les vaincus. »
Comme on sait Jünger défend le recours aux forêts. Comme on sait aussi les montagnes sont bourrées de parkings payants et nous venons d’apprendre que dans les Pyrénées la ballade sera payante. On paiera un automate. Mais ne paniquons pas !
Bonne continuation…
Sources
Jünger – Traité du rebelle, le recours aux forêts –archive.org
00:21 Publié dans Littérature, Philosophie, Révolution conservatrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ernst jünger, nicolas bonnal, titanic, lettres, lettres allemandes, littérature, littérature allemande, révolution conservatrice, allemagne |
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