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dimanche, 11 octobre 2026

La solitude en France, nouveau fléau invisible des temps modernes

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La solitude en France, nouveau fléau invisible des temps modernes

Peter W. Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Jusqu’à récemment, l’image prédominante de la solitude chez les jeunes était la suivante: elle concernait surtout les jeunes citadins diplômés. Une chose est certaine: la solitude chez les jeunes s’est encore accrue et, comme le prouvent les chiffres français, elle n’est depuis longtemps plus un phénomène purement urbain. Tous les dix ans, le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) établit son baromètre de la solitude, intitulé « Les Solitudes en France ».

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Le baromètre le plus récent révèle que 37% des moins de 25 ans se sentent régulièrement seuls, soit un chiffre plus de deux fois supérieur au taux de solitude observé chez les 60-69 ans en France. C’est surtout parmi les jeunes que le sentiment de solitude augmente fortement. Ce phénomène a peu à voir avec un vague sentiment saisonnier lié à « l’hiver sombre », comme l’ont démontré les études de Santé publique France: en 2021, un jeune sur cinq âgé de 18 à 24 ans a traversé une période noire — soit le pourcentage le plus élevé de toutes les catégories d’âge en France.

Les relations numériques sont d’une autre nature que les échanges physiques

Ces chiffres bouleversants s’expliquent naturellement en partie par l’essor des réseaux sociaux et du monde numérique. Les relations numériques restent des « formes de relations faibles », qui ne peuvent en aucun cas remplacer les contacts physiques. Parmi les moins de 25 ans, 55% utilisent les réseaux sociaux plusieurs fois par jour, contre 52% des 25-39 ans — davantage pour s’occuper que pour communiquer avec leur entourage proche. L’écran ne crée donc pas de véritables relations.

Et bien que le sentiment de solitude progresse également dans les zones rurales, comme le montrent les résultats, il demeure plus important dans les villes. Ainsi, 21% des Français vivant à la campagne éprouvent un «sentiment de solitude», contre 28% en milieu urbain.

Autre constat remarquable, qui traduit également une évolution inquiétante: seuls 3% des Français qui se sentent seuls cherchent à rejoindre une association, ce qui risque d’entraîner le dépérissement progressif du tissu associatif. Reste la question de la réponse des pouvoirs publics — le plus souvent inexistante — face à la désagrégation rapide de ces liens sociaux.

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mardi, 06 octobre 2026

La France des révoltes et l’illusion d’une convergence entre travailleurs et périphéries ethniques

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La France des révoltes et l’illusion d’une convergence entre travailleurs et périphéries ethniques

par Sergio Filacchioni 

Source: https://www.ilprimatonazionale.it/approfondimenti/francia...

Rome, 3 octobre — Après le refrain selon lequel «en France, au moins, ils savent manifester», il en est un second qui accompagne désormais presque automatiquement chaque nouvelle flambée de contestation de l’autre côté des Alpes: la convergence. Le mot a refait surface ces derniers jours, tandis que le mouvement parti des lycées français s’étendait rapidement, passant d’une protestation contre le manque d’enseignants, la surpopulation et la dégradation des établissements à une mobilisation nationale qui, au 3 octobre, avait touché plus de 1200 écoles et entraîné plus de cinq mille arrestations. Syndicats, enseignants et organisations politiques ont progressivement rejoint un mouvement né avant eux, tandis qu’aux revendications scolaires se sont ajoutés incendies, affrontements et formes de violence urbaine que le gouvernement français a présentés comme un changement de nature de la contestation.

De là découle une image presque inévitable: les élèves commencent, les professeurs les rejoignent, les travailleurs se mettent en grève, les périphéries ethniques se mobilisent, et ce qui était un conflit particulier devient une opposition générale. Le verbe choisi par Ilaria Salis pour commenter les protestations françaises a d’ailleurs précisément été «élargir». C’est une image politiquement séduisante, comme toute utopie, car elle promet de résoudre par la quantité ce que la politique ne parvient plus à construire par l’organisation: si suffisamment de colères finissent par se retrouver dans la même rue, tôt ou tard naîtra aussi le sujet capable de les représenter. Seulement, l’histoire française des trente dernières années suggère exactement le contraire. Une révolte peut s’étendre sans converger, car occuper simultanément le même espace ne signifie pas partager la même conception du conflit, de l’État, du travail ou de l’ordre qui devrait lui succéder.

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Toutes les révoltes françaises ne sont pas une seule et même révolte

Depuis des décennies, la France connaît une récurrence du conflit social qui a peu d’équivalents en Europe. En 1995, les grèves contre le plan Juppé paralysèrent pendant plusieurs semaines une partie décisive du pays et contraignirent le gouvernement à retirer certaines des mesures prévues concernant les régimes de retraite des travailleurs des transports. Huit ans plus tard, ce furent les intermittents du spectacle qui paralysèrent festivals et institutions culturelles pour protester contre la réforme de leur régime de protection sociale, jusqu’à entraîner l’annulation du Festival d’Avignon de 2003. Vinrent ensuite les émeutes des banlieues de 2005, les grandes mobilisations contre les réformes des retraites et la loi Travail, les Gilets jaunes de 2018, la nouvelle bataille sur les retraites et, en 2023, les émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk, qui se propagèrent en l’espace d’une semaine à près de neuf cents communes françaises. Lue comme une séquence continue, cette histoire peut donner l’impression d’un mouvement unique qui referait périodiquement surface. En réalité, derrière la continuité des barricades se trouvent des mondes très différents.

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Le mouvement de 1995 appartenait encore pleinement à une culture du conflit organisé: cheminots, transports publics et autres secteurs de l’État disposaient de structures syndicales, d’assemblées, de représentants, d’objectifs définis et d’une mémoire des mobilisations antérieures. La radicalité ne consistait pas simplement à élever le niveau de l’affrontement, mais à parvenir à le maintenir assez longtemps pour le transformer en rapport de force. La protestation des intermittents de 2003, elle aussi, tout en donnant naissance à des coordinations capables d’agir en dehors des structures syndicales traditionnelles, conservait une composition identifiable et, surtout, un objet précis de conflit : le régime d’assurance-chômage d’une catégorie professionnelle qui connaissait parfaitement l’institution contre laquelle elle luttait.

Avec les émeutes des banlieues apparaît une autre forme. Le conflit devient plus territorial, générationnel et discontinu ; il peut se propager à une vitesse considérable, mais ne dispose pas nécessairement d’une organisation capable de transformer l’incendie en continuité. Les émeutes de 2023 en ont constitué une manifestation évidente : des centaines de communes touchées, des milliers de voitures incendiées, des mairies, des commissariats et d’autres bâtiments publics attaqués, mais aucune structure nationale issue de cette explosion et capable d’en préserver la force pour la transformer en programme. La différence ne réside donc pas entre une protestation policée et une protestation violente. Elle se situe entre un conflit qui possède une forme et un autre qui consume sa propre force au moment même où il la manifeste.

Quand la radicalité n’est plus qu’intensité

Telle est la limite de la forme-émeute, qui s’est progressivement imposée dans l’imaginaire de la contestation contemporaine. Sa force est évidente : elle ne nécessite pas d’appareils lourds, se diffuse rapidement, rend difficile toute prévision du lieu où l’affrontement éclatera et, grâce aux réseaux sociaux, peut déplacer en quelques heures des groupes de jeunes d’un établissement à l’autre ou d’un quartier à l’autre. La note des services de renseignement parisiens consacrée aux mobilisations actuelles décrit précisément TikTok et Snapchat comme des outils au moyen desquels les lycéens établissent des contacts et se prêtent mutuellement assistance lors des blocages. Dans le même document, le mouvement apparaît toutefois extrêmement fragmenté et difficile à contrôler, à tel point que la reconstitution proposée par Le Monde relativise la thèse gouvernementale d’une direction centrale de La France insoumise et évoque plutôt la tentative de la gauche radicale de se greffer sur une contestation qui avait déjà éclaté spontanément.

Le problème vient ensuite. La spontanéité peut déclencher un conflit, mais elle ne lui indique pas où aller. Un mouvement organisé cherche à préserver ses forces, à choisir ses objectifs, à empêcher que chaque provocation ne détermine l’orientation de la journée, à limiter les arrestations et les blessés qui ne produisent aucun avantage et, surtout, à maintenir un rapport entre les moyens employés et le but poursuivi. Le service d’ordre des anciennes mobilisations n’était pas seulement un vestige militariste de la politique du XXe siècle ; il indiquait que quelqu’un maîtrisait suffisamment le mouvement pour assumer la responsabilité de le discipliner. L’émeute renverse cette logique. La capacité à produire du désordre augmente tandis que celle de déterminer la signification politique de ce désordre s’affaiblit. Une nuit peut être beaucoup plus violente et, le lendemain matin, il peut y avoir beaucoup moins de choses à négocier.

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Le mouvement français de ces derniers jours rend cette contradiction particulièrement visible, puisqu’il est né de revendications scolaires élémentaires. Selon la reconstitution du Monde, le blocage initial de Créteil est parti sans partis ni syndicats, à l’initiative d’élèves exaspérés par les emplois du temps, le manque de professeurs, l’inadaptation des locaux et l’incertitude entourant leur avenir. Quelques jours plus tard, le gouvernement parlait d’un basculement vers les « violences urbaines », avec des établissements incendiés, des membres du personnel blessés et des groupes se déplaçant d’une école à l’autre.

Le paradoxe est difficile à ignorer : une protestation réclamant davantage d’enseignants peut finir par offrir sa scène à ceux qui agressent le personnel scolaire ou incendient une école. Non parce que ces deux phénomènes seraient nécessairement l’expression d’un même mouvement, mais précisément parce que, lorsqu’une direction reconnue fait défaut, l’espace ouvert par la protestation devient également accessible à ceux qui n’en partagent pas les revendications. Appeler tout cela « convergence », c’est résoudre par les mots une contradiction qui, politiquement, demeure intacte.

Les Gilets jaunes ont réussi là où la convergence devient difficile

Les Gilets jaunes constituent à cet égard un précédent beaucoup plus intéressant que les émeutes des banlieues, car ils ont, pendant un certain temps, construit un espace politique dans lequel des personnes issues de milieux différents pouvaient se reconnaître sans qu’un parti ait défini à l’avance la signification de leur présence. Le mouvement est né en 2018, en dehors des grandes structures syndicales et partisanes, autour du prix du carburant et de la situation économique de la France périphérique, avant d’élargir rapidement son champ aux inégalités, aux salaires, aux services publics, à la fiscalité, à l’immigration et à la représentation politique. Les revendications circulant au sein du mouvement étaient elles aussi difficiles à enfermer dans l’axe traditionnel droite-gauche. Les 42 revendications publiées en novembre 2018 comprenaient une hausse du salaire minimum, une plus grande progressivité fiscale, la défense des retraites, l’opposition aux délocalisations et à l’austérité, la protection des petites entreprises, le contrôle des élus et des mesures relatives à la question migratoire.

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La difficulté est apparue lorsqu’il a fallu passer de la présence à la représentation. Les tentatives de certains protagonistes de se présenter aux élections ou de parler au nom des Gilets jaunes se sont heurtées à une très forte résistance, tandis que des groupes comme celui de Commercy défendaient le principe d’assemblées populaires contre l’idée même que quelqu’un puisse facilement devenir le porte-parole du mouvement. C’est précisément ce passage qui montre à quel point la convergence est une construction politique et non une simple photographie sociale. Les Gilets jaunes sont parvenus à rassembler des intérêts différents précisément parce qu’ils ont suspendu, pendant un certain temps, la question de savoir qui devait les représenter ; lorsque cette question est devenue inévitable, toute la difficulté de transformer leur force en sujet stable est apparue. La véritable convergence a donc un coût. Elle exige de renoncer à une partie de ses propres catégories, d’accepter des éléments étrangers à son propre lexique et de trouver un intérêt commun suffisamment puissant pour unir ce qui demeure différent.

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La « maranza » révolutionnaire existe surtout dans l’esprit de ceux qui le cherchent

C’est ici que le débat français rejoint directement une tentation qui, ces dernières années, a également trouvé sa place en Italie: transformer la marginalité urbaine en sujet politique du simple fait qu’elle est marginale. La version la plus aboutie en a été élaborée par Houria Bouteldja dans Beaufs et barbares, publié en Italie sous un titre qui ne laisse aucune place à l’équivoque: Maranza di tutto il mondo, unitevi ! — « Maranzas de tous les pays, unissez-vous ! ». Le projet déclaré consiste à construire une alliance entre les « barbares » des périphéries postcoloniales et les « ploucs » issus du monde du travail pauvre européen, en réunissant les jeunes des deuxième et troisième générations, les travailleurs appauvris et d’autres laissés-pour-compte au sein d’un bloc capable d’affronter à la fois l’ordre économique et le « contrat racial ». Cette intuition contient une vérité matérielle et une erreur politique. La vérité est que la précarisation, la désindustrialisation, la crise du logement et la marginalité urbaine peuvent toucher des personnes qui n’ont pas les mêmes origines et les placer du même côté de certaines fractures économiques. L’erreur consiste à croire que cette position produit à elle seule le « nous » nécessaire pour les transformer en une force unique.

La conscience de classe n’est d’ailleurs pas la conséquence mécanique du solde d’un compte bancaire. Si tel était le cas, chaque crise économique aurait automatiquement provoqué une révolution et chaque périphérie aurait engendré la même politique. L’ancien mouvement ouvrier européen est devenu ce qu’il fut parce qu’il a construit tout un monde autour d’une condition économique : syndicats, coopératives, partis, sections, journaux, maisons du peuple, rites, symboles, disciplines et mémoires familiales. Il ne s’est pas contenté de constater que des millions de personnes étaient exploitées ; il leur a appris à interpréter cette exploitation de la même manière. Lorsque cette transmission se brise, la marginalité reste disponible pour des interprétations différentes, voire incompatibles. C’est précisément ce qui fragilise l’idée du « maranza » comme nouveau prolétaire. Le jeune qui vit aux marges de la ville, déteste la police, consomme des symboles de statut social et participe à une émeute ne franchit pas la première étape d’un parcours politique simplement parce qu’un intellectuel parvient à le faire entrer dans une catégorie marxiste. Il peut avoir des intérêts matériels communs avec un travailleur, mais aussi se faire une représentation complètement différente de l’autorité, de la propriété, de la communauté et même de ce qu’il considère comme une vie réussie.

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La même erreur était déjà perceptible dans l’interprétation des banlieues françaises. Entre la génération de la Marche pour l’égalité de 1983 et celle des émeutes de 2005, ce ne sont pas seulement les conditions matérielles qui ont changé, mais aussi les structures par lesquelles ces conditions se transformaient en action collective. La sociologie française a précisément insisté sur la rupture générationnelle des formes associatives et politiques dans les périphéries. Ce qui demeure constant, c’est la marginalité ; ce qui change radicalement, c’est la manière dont elle se transforme en comportement public. C’est pourquoi deux groupes peuvent avoir des raisons différentes de haïr le même ordre sans avoir aucune raison d’en construire ensemble un nouveau.

La convergence est le problème, non la solution

La France insoumise semble aujourd’hui consciente d’au moins la première moitié du problème. Elle n’a pas besoin d’avoir organisé les blocages des lycées pour en comprendre le potentiel ; elle doit devenir la force capable de leur donner un sens avant que quelqu’un d’autre ne le fasse. Le gouvernement Lecornu a accusé LFI et les milieux d’ultragauche d’être à l’origine des protestations. Toutefois, la note des services de renseignement parisiens utilisée pour étayer cette interprétation ne concerne que la Seine-Saint-Denis et, comme l’a fait observer Le Monde, elle documente surtout la présence d’organisations désireuses de tirer parti d’une mobilisation fragmentée et déjà en cours. Cette stratégie est politiquement compréhensible, mais elle demeure un pari. Une protestation scolaire peut être reliée aux coupes budgétaires ; celles-ci, aux conditions de travail dans la fonction publique ; le travail public, à la politique économique du gouvernement ; et, à partir de là, on peut tenter de construire un front général. Mais plus ce front s’élargit, moins il est possible de tenir pour acquis que tous ceux qui le rejoignent partagent la même interprétation du conflit.

C’est précisément ici que le rêve de la « convergence » devient un raccourci lexical servant à appeler « unité » ce qui n’est encore que proximité, «conscience» ce qui peut n’être qu’un simple ressentiment, et «politique» ce qui ne demeure parfois qu’une pure et simple disposition à l’affrontement. Au cours des trente dernières années, la France a connu des grèves capables de faire plier les gouvernements, des révoltes urbaines sans représentation, des coordinations professionnelles, des mouvements transversaux et des émeutes capables de se propager dans des centaines de villes. Il n’existe aucune ligne ascendante conduisant naturellement d’une forme à l’autre. Au contraire, cette succession montre combien il est rare que l’intensité, l’étendue et la forme politique parviennent réellement à coïncider.

Le problème de ceux qui rêvent d’une convergence entre travailleurs, étudiants et populations marginalisées des métropoles réside alors dans l’ordre des opérations : ils imaginent d’abord l’utopie, puis cherchent à plier la réalité à cette image. C’est l’acte typique de la superstition marxiste, qui consiste à croire en l’existence d’une « conscience naturelle » des exploités, des marginaux et des plus démunis, qu’il suffirait de faire émerger.

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L’histoire n’est pas mue uniquement par des intérêts matériels

Il est inutile de répéter qu’une communauté politique, aussi large soit-elle, ne naît pas seulement parce qu’un nombre suffisant de personnes sont en colère au même moment. Elle naît lorsque cette colère acquiert une mémoire, une discipline, un langage et une mesure commune de ce qu’il vaut la peine de défendre et de construire. L’ancienne politique le savait bien; la culture de l’émeute, au contraire, tend à confondre l’absence de forme avec la liberté à l’égard de toute forme. Et c’est ici que la rhétorique de la gauche se heurte à sa limite la plus profonde: l’histoire n’est pas mue uniquement par des intérêts matériels. Les appartenances, les identités ethniques et communautaires, la religion, les fidélités, les hostilités et les pulsions continuent d’agir sans se laisser ordonner selon la simple opposition entre le haut et le bas.

Dans les révoltes françaises de ces derniers jours, la contradiction atteint le paradoxe d’écoles incendiées et de membres du personnel agressés au sein d’une mobilisation née avant tout pour réclamer davantage d’enseignants et de meilleures conditions scolaires. En somme, nous avons là la démonstration qu’un élargissement peut se produire sans parvenir à engendrer la convergence tant rêvée. Et tant que l’on continuera de confondre la capacité d’incendier le même espace avec la volonté d’habiter le même monde, ce mot servira surtout à dissimuler le problème qu’il prétend avoir résolu.

dimanche, 04 octobre 2026

Mouvements de foule

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Mouvements de foule

par Pierre-Emile Blairon

Les Français ne sont certainement ni ochlophobes (peur des foules tumultueuses), ni agoraphobes (peur des foules dont on ne peut se dégager facilement), ni claustrophobes (peur des espaces confinés) ; ces phobies sont susceptibles de générer des malaises (vertiges, tremblements, sueurs).

Je suis donc très heureux de savoir mes compatriotes en bonne santé, tout au moins prémunis de certaines légères affections psychiatriques comme celles que je viens de citer.

Du pain et des jeux

On peut déplacer les Français par milliers, par dizaines de milliers, par centaine de milliers, et même par millions pour des événements de types très variés et pour des raisons très diverses ; ces raisons peuvent être :

-festives : ils n’hésitent pas à se déplacer pour admirer et ovationner des personnalités plus ou moins charismatiques précédées d’une aura « vues à la télé », comme des acteurs, des sportifs, des écrivains ou des politiciens connus, faire la queue pour écouter des chanteurs à la mode dans des salles immenses ou attendre des heures sur un trottoir pour la dédicace d’un livre (écrit par un « nègre » bien souvent, quand la personnalité qui s’y emploie est politique), participer dans la liesse à des spectacles de rue (J.O., spectacles de Toulouse [1]), à des rassemblements traditionnels souvent couplés à des fêtes religieuses locales où l’on chante et où l’on boit plus que de raison, comme les fêtes de Bayonne qui réunissent en juillet plus d’un million de personnes en blanc et rouge pendant 5 jours (et 5 nuits).

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Ces démarches sont souvent liées à des pulsions primaires fabriquées par les médias qui peuvent se transformer rapidement en idolâtrie, quelquefois hystérique et incontrôlable dans sa manifestation. Pour les Français, le moindre prétexte est bon pour faire la fête, pour « communier » en foule dans une même ferveur quelle qu’elle soit ; leur idéal de vie en même temps que leur devise pourrait être: panem et circenses, du pain et des jeux. En vérité, étant donné la situation économique catastrophique de la France, les Français se nourrissent actuellement plus de jeux et de fêtes que de pain.

- politiques : les Français sont passionnés de politique politicienne dont ils connaissent tous les artifices et rouages, phénomène qui se constate plus couramment dans les communautés rurales que dans les villes ; la haute politique, le politique, ne les intéresse guère, ils n’ont pas envie de réfléchir, mais ils participent volontiers aux meetings et aux défilés (dans les villes) et, dans les campagnes, aux cocktails clientélistes offerts par leur candidat (ou son adversaire) où ils rencontreront le notaire, le pharmacien, leur médecin référent et le curé et pourront ainsi créer et alimenter les potins qui combleront leurs journées et les discussions de fins de repas.

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- religieuses : visite d’un prélat, voire du pape, processions votives, messes, fêtes traditionnelles catholiques fréquentes dans notre pays comme dans tout le sud, l’ouest et l’est de l’Europe.

- revendicatives : les Français défilent presque toutes les semaines (hors vacances) pour des revendications diverses, la « rentrée » étant une période favorable à ce genre de manifestations :  pompiers, paysans, artisans, lycéens, syndicalistes, Gilets jaunes, Bonnets rouges…

- culturelles : se rendre à une exposition de peinture, aller au cinéma, voir une pièce de théâtre, pour avoir, et surtout pour donner, l’impression d’être actif, « dans le coup ».

- sportives : matches de football et courses à pied, par exemple, déplacent spectateurs et participants en grand nombre dans d’immenses stades et sur les routes.

Certains ne manqueraient pour rien au monde une manifestation où ils doivent être parce qu’il sera de bon ton d’y être ; il ne faut surtout pas louper un événement dont leur voisin les a assurés de sa participation. C’est un phénomène de mimétisme social dûment identifié.

La masse a les mêmes comportements que la foule à la différence près que la foule se réunit en un même lieu pour pouvoir accomplir une célébration – on peut ajouter une dimension pseudo-religieuse à la plupart de ces événements qu’on appellera alors « grandes messes » - alors que la masse est diluée dans un espace non défini et n’a nul besoin de se déplacer pour exister.

Au Moyen-Âge, les comportements étaient encore plus superstitieux et irraisonnés : ce sont des reliques qui déplaçaient les foules qui faisaient parfois à pied des centaines de kilomètres, pour voir des présumés restes d’un saint ou d’une sainte comme une épine de la couronne du Christ, un tibia ou un lambeau d’étoffe, les « fidèles » espérant tirer un bénéfice personnel du seul fait de les approcher ou mieux, de les toucher.

Picture_of_Le_Bon.jpgGustave Le Bon

Dans le n° 48 de la revue Cahiers de Psychologie Politique (janvier 2026), Matthijs Gardenier commente le point de vue de Gustave Le Bon, auteur du célèbre ouvrage Psychologie des foules paru en 1895 : « Les participants à une foule se retrouveraient dans un état d’esprit particulier, de quasi-hypnose qui déterminerait le déclenchement de l’action collective. En effet, la participation à une foule occasionnerait une forte suggestibilité. Dans un état proche de l’hypnose, les individus seraient prêts à accepter n’importe quelle information comme étant exacte, sans la passer au crible de la raison. Le Bon prend comme exemple les récits contradictoires des témoins oculaires au cours de la bataille de Waterloo. À celle-ci, se joint un autre élément, la contagion ou l’imitation. »

Je n’ai pas résisté au plaisir de vous faire découvrir cet extrait qui suit de l’œuvre de Gustave Le Bon où il dévoile un aspect de son talent qui ressemble fort à un pouvoir visionnaire car il parle ici de la « chute de la tour Eiffel » (qui m’a fait penser à une autre chute : celle des twin towers de New-York) et du naufrage d’un transatlantique (ce qui arrivera quelques années après la parution de son ouvrage avec le naufrage du Titanic) :

« Tout ce qui frappe l'imagination des foules se présente sous forme d'une image saisissante et bien nette, dégagée de toute interprétation accessoire, ou n'ayant d'autre accompagnement que quelques faits merveilleux ou mystérieux : une grande victoire, un grand miracle, un grand crime, un grand espoir. Il faut présenter les choses en bloc, et ne jamais en indiquer la genèse. Cent petits crimes ou cent petits accidents ne frapperont pas du tout l'imagination des foules ; tandis qu'un seul grand crime, un seul grand accident les frapperont profondément, même avec des résultats infiniment moins meurtriers que les cent petits accidents réunis... Un accident qui, au lieu de 5 000 personnes, en eût seulement fait périr 500, mais le même jour, sur une place publique, par un accident bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, eût au contraire produit sur l'imagination une impression immense. La perte probable d'un transatlantique qu'on supposait, faute de nouvelles, coulé en pleine mer, frappa profondément pendant huit jours l'imagination des foules. Or, les statistiques officielles montrent que dans la même année un millier de grands bâtiments se sont perdus. Mais, de ces pertes successives, bien autrement importantes comme destruction de vies et de marchandises qu'eût pu l'être celle du transatlantique eu question, les foules ne se sont pas préoccupées un seul instant. » (Le Bon 1895).

Je vais donner trois exemples très différents d’événements qui ont motivé le déplacement des foules ou leur engagement, récents et même actuels, puisqu’ils se sont déroulés en ce mois de septembre 2026, et se déroule encore pour l’un d’entre eux. Ces trois manifestations sont représentatives de ce besoin des Français de participer à un événement afin de pouvoir ensuite dire : « j’y étais », mais aussi de l’inconséquence de ces personnes car, la fête finie, on ne peut que constater l’apathie, l’irresponsabilité ou l’indifférence des Français concernant leur propre destin et celui de leurs enfants.

Ces trois événements sont : les concerts donnés par la chanteuse Céline Dion à Paris, la venue du pape en France, le blocus des lycées.

Trois événements qui ont déplacé les foules et défrayé la chronique : Céline Dion, le pape, la mobilisation des lycéens

- La séquence satanique: les concerts de Céline Dion à Paris

Après six ans d’absence en raison d’une maladie très rare appelée curieusement le « syndrome de la personne raide[2] », Céline Dion est réapparue en pleine forme pour entamer un marathon de 26 concerts étalés entre l’automne 2026 et mai 2027 en France ; qui ont réuni ou réuniront chaque soir plus de 30.000 spectateurs pour un total qui dépassera les 800.000 personnes.

Les concerts de Céline Dion sont marqués visuellement par des références à Satan qui, selon certaines analyses, laissent supposer qu’elle aurait conclu « un pacte avec le diable », comme c’est le cas de beaucoup d’artistes dans le monde qui ne cessent de manifester leur obéissance à ce personnage qu’on croit imaginaire (en France, une chanteuse comme Mylène Farmer semble tout autant possédée comme l’indiqueraient ses constantes références à Lucifer dans ses spectacles).

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En outre, la collection de vêtements pour enfants en bas âge que Céline Dion a créée est incontestablement d’inspiration démoniaque (malgré les dénégations de ses défenseurs) et vient appuyer l’hypothèse de sa soumission. (voir photos)

- La séquence christique: la visite en France du pape Léon XIV

Hasard du calendrier ? Il n’a pas fallu attendre longtemps la réponse de la communauté chrétienne à cette provocation satanique. Le pape Léon XIV a en effet séjourné en France du 25 au 28 septembre 2026 ; sa visite a rassemblé plus d’un million de fidèles venus le saluer.

Cette immense foule qui s’est rassemblée dans le calme et la bonne humeur, mais aussi dans le recueillement, pour accueillir dans la paix et la joie le chef de sa communauté a surpris les analystes et les « experts » en tout et en rien des médias de grand chemin qui n’ont trouvé pour la plupart qu’une seule parade à ce qu’ils considèrent comme un camouflet pour leur logique profondément « progressiste » : le silence[3].

Car leurs ressorts profondément manichéens ne peuvent déduire de cette incontestable preuve de la survivance d’une foi portée par ces vilains « traditionalistes conservateurs » que le signe de leur propre échec ; c’est le grain de sable qui vient enrayer leur machine dans sa course aux lendemains qui ne cessent de chanter.

Mon esprit toujours aussi critique apportera cependant un bémol à ce qui constitue pour les fidèles chrétiens la preuve que leur foi peut être revivifiée, que rien n’est perdu alors que l’on pensait que les Français s’étaient enfoncés dans une torpeur qui confinait à la neurasthénie, que ce peuple n’avait plus de vitalité et qu’il se laissait doucement aller dans la facilité d’une décadence qui avait marqué de la même façon la fin de l’empire romain ; et l’on revient au début de cet article : panem et circenses.

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Car il est fort possible que beaucoup de spectateurs venus assister au show de Céline Dion se sont retrouvés également présents dans cette assemblée de fidèle chrétiens.

Ont-ils été soudainement touchés par la grâce ? Retrouvent-ils miraculeusement le chemin de la foi ?

Certains sans doute ; mais je crois plutôt que le portrait du Français hédoniste décadent que j’ai tracé au début de cet article n’est en rien démenti ; le Français, à l’image de son cher président, pratique le « en même temps ».

Ce sont les mêmes qui, toujours aussi irresponsables, se retrouvent à dénoncer la violence avec laquelle leurs chers petits ont été dissuadés par la police de saccager ce qui reste de notre beau pays et, notamment, leurs propres lycées dont ils se plaignent de la vétusté pour certains ; le raisonnement de ces petits blancs est simple : puisque notre établissement n’est pas suffisamment confortable, autant le détruire entièrement ; mais nous verrons que d’autres facteurs interviennent qui compliquent les choses.

En clair, les Français n’ont aucun mal à faire cohabiter le diable et le Bon Dieu et à passer de l’un à l’autre selon leurs besoins ou leur humeur du jour.

Sionisme, antisionisme, antisémitisme

Une dernière remarque sur le rassemblement chrétien : il a eu un précédent qui a suscité aussi à l’époque une grande vague d’espoir, il s’agit de La Manif pour Tous qui s’est dressée contre Le Mariage pour Tous (entre personnes de même sexe) en 2013.

La Manif pour Tous avait, elle aussi, réuni 1 million d’individus, et sa pétition avait été signée par 700 000 personnes, pétition rejetée par le Conseil d’État, en-dehors de toute règle juridique, notamment celle imposée alors par le Tribunal administratif.

Et que s’est-il passé ensuite ? Rien.

Et que se passera-t-il après ce formidable accueil du pape ? à mon avis, mais j’espère me tromper : rien.

Et pourquoi ?

Toujours pour la même raison : la plupart sont venus pour la fête, pas par conviction religieuse ou humaniste, ils sont venus pour faire comme les autres, par mimétisme.

Les « cathos-tradis », en général, mais il y a des exceptions louables, ne sont pas des militants, ce sont des bourgeois conformistes. On n’est plus à l’époque de Degueldre ou de Bastien-Thiry qui connaissaient la nécessité et le prix du sacrifice.

Un exemple ? Les structures existent pour aider les Chrétiens d’Orient actuellement persécutés par Tsahal. Qui leur vient en aide ? Personne.

Un horrible génocide est en train de se perpétrer à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et encore ailleurs si rien ni personne ne vient arrêter les sionistes qui ne vivent que pour l’expansion du Grand Israël ; ce génocide ne fait pas de différence entre musulmans et chrétiens, ces derniers étant très nombreux dans cette région puisque le christianisme est précisément né dans cette région. Ne serait-ce pas en accord avec les principes fondamentaux chrétiens de dénoncer, pour le moins, le massacre des hommes et de la terre qui se pratique quotidiennement dans ces pays?

Qui le fait ? Personne.

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Il n’y a pas de solidarité chrétienne « occidentale », voire universelle (c’est le sens même du mot : catholique), envers ceux des leurs qui sont martyrisés dans d’autres régions du monde, comme il n’y a pas de point de vue chrétien occidental sur les massacres et les tortures perpétrés par Tsahal avec l’accord tacite des Américains. Tous les fidèles des autres religions dans le monde sont solidaires de leurs coreligionnaires, pas les chrétiens occidentaux. Pourquoi ?

Parce que les chrétiens occidentaux sont sionistes à l’image du RN et de la plupart des structures dirigeantes de notre pays, c’est-à-dire exactement : américano-sionistes. Donc mondialistes parce que l’Occident n’est rien d’autre que l’alliance de trois entités visant à s’approprier le monde : cette pseudo-Europe (qui nous maltraite, nous, Européens), l’État sioniste d’Israël et l’Amérique du Nord.

D’autant qu’on sait maintenant que l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme n’a aucun sens puisque les Israéliens sionistes qui tiennent le pouvoir en Israël ne sont pas juifs d’origine mais ashkénazes, issus du peuple khazar, juifs convertis au VIIIe siècle et que les vrais juifs ne les reconnaissent pas comme tels [4].

La séquence chaotique: les « lycéens en colère »

Le mouvement a été déclenché à l’origine par les représentants syndicaux du lycée de Créteil, invoquant un manque de moyens comme la nécessité de mettre à disposition du lycée une seconde infirmière ; il est difficile de croire qu’il s’est propagé aussi vite sans être encadré, et sans doute préparé, par des professionnels de la mise en place du désordre, comme le sont les membres de LFI, voire des individus non identifiés payés pour accomplir cette besogne ; la racaille des banlieues n’a pas été convoquée pour l’occasion, elle était sur place.

On a vu des représentants de l’autorité, comme le maire de Saint-Denis, ou d’autres élus LFI portant l’écharpe, participer à la mise en place du chaos qui a ensuite gagné toute la France.

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Les forces de l’ordre ont réagi assez rapidement, mais n’ont pas été à même de tenir le terrain par manque d’effectifs et aussi par l’impossibilité de prévoir les cibles auxquelles cette racaille bien formée allait s’attaquer car les pseudo-lycéens s’en sont pris immédiatement à des structures qui n’ont aucun lien avec l’école, comme une église à Strasbourg [5], un bus à Marseille [6], dans cette vidéo, une surveillante est tabassée à Annecy par une bande de sauvages [7], dans cette autre, les pseudo-lycéens affichent clairement leur appartenance à un pays étranger.

Il n’est pas impossible que ce chaos soit piloté par le gouvernement lui-même, ce qui lui donnerait la possibilité, au plus fort de l’embrasement de ce mouvement, qui n’est peut-être pas encore arrivé, de décréter une situation d’urgence afin de prendre les pleins pouvoirs.

Conclusion : je n’ai pas choisi ces trois séquences au hasard ; et, même, je ne les ai pas choisies du tout, elles m’ont été imposées par l’actualité : la France, fille aînée de l’Église a été, en ce mois de septembre et est encore, en ce mois d’octobre, au centre d’un conflit qui voit s’affronter les deux grands blocs qui composent le monde actuel : d’une part, le bloc des sociétés traditionnelles respectant les lois naturelles, humaines et cosmiques qui ont toujours régi le monde dans lequel nous vivons depuis des millions d’années qui ont su bâtir, au fil du temps, une société où les hommes ont vécu tant bien que mal, avec les aléas et les vicissitudes intrinsèques à notre condition, avec des règles morales et religieuses qui se sont efforcées de canaliser les pulsions négatives de nos semblables essayant de cohabiter plus ou moins harmonieusement sur cette Terre qui nous porte et, d’autre part, une engeance issue des reliquats morbides d’anciennes civilisations disparues qui vénèrent un démon, Satan, et qui tentent d’asservir notre Humanité ou de la remplacer par des robots et une intelligence artificielle qu’elle met en place d’une manière systématique sous nos yeux incrédules.

Nous avons du mal à croire que la génération qui va nous succéder et qui devra affronter ce terrible ennemi est constituée par ce groupe de sauvages qui s’exprime par des cris ou des onomatopées, se comporte comme des zombies dont le cerveau aurait été gravement détérioré et ne songe qu’à se dégager de toute contrainte pour vivre une existence illusoire, faite de jouissance sans entraves, fabriquée sur la base d’utopies qui leur ont été inculquées dès leur prime enfance par des invertis qui se sont peu à peu emparés des rênes de l’Éducation nationale (voir photo).

photo 2(1).jpgLa photo de cette jeune fille brandissant un carton résume assez bien la faillite de son éducation, dont la responsabilité incombe à la fois à ses parents démissionnaires de leur fonction de parents, qui n’ont pas su la préserver des dangers de la vie, mais aussi à l’Éducation nationale qui s’est immiscée dans un domaine qui ne lui appartient pas, celui de l’éducation sexuelle, en banalisant et même en encourageant les comportements à risque et les comportements déviants, une incompétence, si ce n’est une malveillance, dont cette jeune fille, jetée en pâture sur les réseaux sociaux, va désormais faire cruellement les frais.

Ces parents, dont j’ai dénoncé, au début de cet article, l’hédonisme, la passivité et l’insouciance, sont responsables de n’avoir rien fait pour préparer cette génération à la vie réelle qui peut être belle quelquefois mais exigeante plus souvent. Ces parents, en prenant le parti de ces jeunes gens, leurs enfants, ne font rien d’autre que d’essayer de s’absoudre de leur propre irresponsabilité et de leur propre incompétence à vivre en se fixant des règles, une morale, et en s’obligeant à des devoirs.

Notes: 

[1] Voir mes articles à ce sujet, sur le présent site, et aussi rassemblés dans l’ouvrage La Satanisation du Monde, Amazon 2025.

[2] Gérard Fauré, l’ancien fournisseur en cocaïne de l’oligarchie française et internationale qui en est très dépendante, pense plutôt que Céline Dion souffrirait d’un manque ou, au contraire, d’une overdose permanente, d’adrénochrome, cette substance qui serait prélevée dans le sang des jeunes enfants que les pédosatanistes du cercle d’Epstein auraient préalablement volés, effrayés puis torturés afin d’en obtenir la meilleure production, le but recherché par les oligarques « invités » ou plutôt « piégés » d’Epstein étant d’espérer vivre plus longtemps grâce à la régénération de leur sang. (« J’avais raison ! Céline Dion et La polémique du sosie », https://www.youtube.com/watch?v=tLkbwd1tymo)

[3] Voir les articles de Georges Gourdin sur le sujet : Génération Léon, prenez le Pouvoir ! du 1er octobre 2026 et Léon XIV au Stade de France : la Vérité contre le règne du mensonge du 26 septembre 2026.

[4] Voir mon article : L’Occident et la droite nationale française face à l’anéantissement de Gaza, article également inclus dans l’ouvrage Haute Trahison, Amazon 2026, p.101.

[5] Une église incendiée par les « lycéens » : https://www.facebook.com/reel/1412906561032222?locale=fr_FR

[6] Témoignage de Jean Mizrahi, professeur : Les transports en commun ont été à l'arrêt aujourd'hui à Marseille où je vis. Des élèves du lycée professionnel la Floride, où j'ai enseigné pendant une année il y a deux ans, ont mis le feu à un bus avec son chauffeur à l'intérieur, qui en a réchappé par miracle, mais semble-t-il quand même avec des brûlures. Je ne suis pas étonné, je me souviens de la population de ce lycée, j'y ai passé des moments peu sympathiques avec des gamins dont certains franchement déjantés. Devant un autre lycée marseillais, un camion de pompiers a été incendié.

[7] Une surveillante tabassée à Annecy par des sauvages hurlant dans une langue inconnue : https://www.facebook.com/reel/1636111814571232?locale=fr_FR

jeudi, 01 octobre 2026

La ploutocratie internationale et le déclin politique de Macron et de Merz

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La ploutocratie internationale et le déclin politique de Macron et de Merz

Source: https://geopoliticarugiente.com/2026/09/25/la-plutocracia...

La dure réalité se révèle désormais dans toute son ampleur et indique sans détour que les familles Rothschild et BlackRock éprouvent des difficultés à trouver de meilleurs représentants capables de gérer confortablement leurs intérêts depuis les sphères du pouvoir politique français et allemand.

Car lorsque les Français et les Allemands — ainsi que l’opinion publique internationale — soulignent l’impopularité de Macron et de Merz, qui font l’objet de taux de rejet social considérables, rarement observés chez les plus hauts dirigeants de ces deux États, et lorsqu’il est dit que les camps politiques respectifs auxquels appartiennent ces deux dirigeants traversent eux aussi des difficultés non négligeables, nous constatons que la ploutocratie internationale a des problèmes à résoudre.

On constate également que les entités supranationales sont récusées par une part importante des citoyens français et allemands et que, tôt ou tard, ceux-ci refuseront de continuer à suivre docilement les programmes dangereux, qui plus est, destructeurs de la souveraineté nationale, défendus par les Rothschild et BlackRock.

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Ils pourront conserver le contrôle de nombreux leviers du pouvoir, mais ils finiront incontestablement par perdre leur emprise sur la majorité de ces peuples. Une fois ce tournant historique atteint, un changement radical pourrait — ou non — se produire.

Il semble que Macron et Merz ne soient pas très efficaces dans l’exercice de leurs fonctions étatiques, car, lorsqu’ils auront tous deux achevé leur mandat, leurs peuples, et le système même qu’ils servent, seront confrontés à un nombre encore plus élevé de problèmes. Il ne faut pas croire, de manière linéaire, que seuls les Français et les Allemands d’en bas subissent toutes les difficultés découlant des insuffisances de Macron et de Merz dans l’art de gouverner, car les maîtres du système sont eux aussi confrontés à des difficultés encore plus graves.

Des sensibilités particulières se sont déjà mobilisées contre l’oligarchie mondialiste et partagent la conviction que le jeu démocratique n’existe pas pour les sommets du pouvoir financier. Elles considèrent au contraire que ceux-ci sont toujours disposés à interrompre le libre jeu de la démocratie populaire dès que le peuple commence à se penser et à agir comme un substantif, comme un sujet, et non plus comme un adjectif ni comme l’objet des dirigeants d’élites criminelles et hostiles à la souveraineté nationale.

vendredi, 11 septembre 2026

L’énigme Le Pen

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L’énigme Le Pen

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/enigma-le-pen/

Tous les sondages placent le Rassemblement national en tête lors des prochaines élections législatives françaises.

Et, pour Marine Le Pen, la voie vers l’Élysée semble s’ouvrir.

À mesure que l’échéance électorale approche et que les sondages lui donnent raison, Marine Le Pen semble affirmer davantage ses choix politiques.

Désormais, elle parle de plus en plus clairement d’un désengagement de la guerre en Ukraine et de son intention de concentrer tous les efforts économiques sur la situation intérieure de la France, qui est difficile, sinon franchement compromise.

Une décision qui s’explique avant tout par le sentiment que l’opinion publique — et donc son électorat — est lasse de cette guerre voulue par Macron. Lasse de voir détournées vers l’Ukraine des ressources qui devraient servir à protéger les Français.

Lasse de voir progressivement détruits les derniers vestiges de l’État social et le pays sombrer dans un chaos total. Avec des banlieues et des quartiers entiers des principales villes désormais totalement aux mains du crime organisé. Ou, pire encore, de tribunaux islamistes qui ne reconnaissent d’autres lois que les leurs.

Marine Le Pen semble avoir la capacité, ainsi que la possibilité, de devenir la représentante de ces profonds malaises qui tourmentent les Français. Et cela la conduira aisément à l’Élysée, sauf manœuvres et pièges tendus par certains pouvoirs financiers, français ou étrangers, qui la considèrent avec méfiance.

Il est toutefois difficile de dire, pour l’heure, ce que Marine Le Pen pourrait faire une fois installée à l’Élysée.

En premier lieu, de quelle marge de manœuvre disposerait-elle, compte tenu du fait que, certes, le pouvoir du président est fort, mais qu’il n’est pas absolu? Et qu’il doit toujours composer avec d’autres forces, les affronter ou parvenir à un accord avec elles. Des forces qui, pour la plupart, ne sont pas «parlementaires».

Et cela vaut pour elle comme cela a toujours valu pour les différents occupants de l’Élysée.

Même De Gaulle, le père et, d’une certaine manière, le maître de la Ve République, dut accepter de conclure des accords avec certains pouvoirs. Et se mesurer continuellement à eux.

Au-delà de cette question, cependant, une autre devrait être posée. Peut-être plus pressante encore que la précédente.

Une fois à l’Élysée, que voudra réellement faire Marine Le Pen?

Car son programme est extrêmement précis et détaillé dans son analyse de la situation de crise, mais demeure assez vague quant aux solutions possibles.

Surtout, Marine Le Pen ne définit pas clairement le rôle international de «sa» France.

Certes, un désengagement en Ukraine… mais qu’est-ce que cela devrait impliquer?

Une rupture avec l’OTAN et un retour à une politique française totalement — ou presque — indépendante de Washington et de Londres?

Et les relations avec Moscou? Un retour à une politique diplomatique tournée vers l’Est?

Et les rapports avec l’Afrique? Continuité ou rupture avec la politique impérialiste de Paris dans la vaste région subsaharienne?

Autant de questions auxquelles Mme Le Pen ne répond pas, pour l’heure.

Peut-être ne le veut-elle pas.

Peut-être ne le peut-elle pas…

samedi, 05 septembre 2026

L’illusion du choix: la fabrication du consensus dans une France post-souveraine - Le faux ordre occidental

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L’illusion du choix: la fabrication du consensus dans une France post-souveraine

Le faux ordre occidental

Jerry B. Marchant 

Jerry B. Marchant examine comment l’apparence du consentement populaire — mis en scène, mesuré par sondage ou projeté — sert à donner à une issue prédéterminée les apparences d’un libre choix, et s’interroge sur ceux qui en bénéficient réellement lorsque la souveraineté d’une nation est définie à sa place par d’autres.

On ne cesse de nous répéter qu’un choix nous appartient. Parfois, le message est tonitruant et sans équivoque, comme dans ces proclamations lancées lors de rassemblements, devenues virales sur les réseaux sociaux et répétées jusqu’à ressembler moins à une opinion qu’à un fait naturel. L’effet est toujours le même : l’issue commence à paraître inévitable et, parce qu’elle semble bénéficier d’un soutien populaire, elle finit par donner l’impression d’être le fruit d’une décision prise par la nation elle-même. Pourtant, de plus en plus souvent, la « nation » censée parvenir à cette décision n’est pas celle qui décide réellement.

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Edward Bernays, père des relations publiques modernes, appelait cela «l’ingénierie du consentement», autrement dit le façonnement délibéré de ce que les individus croient avoir décidé par eux-mêmes¹.

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Les expériences classiques menées par Solomon Asch dans les années 1950 ont montré avec quelle facilité les individus renoncent à leur propre jugement dès lors qu’ils croient qu’un consensus collectif existe déjà — même s’il est mis en scène². La force de persuasion ne réside pas dans l’argument, mais dans l’impression que la foule a déjà tranché, ainsi que dans la question de savoir qui décide, en premier lieu, de ce sur quoi cette foule est autorisée à se prononcer.

La question de la souveraineté sur le plan intérieur

Le président français lui-même s’est montré remarquablement franc quant à l’instance à laquelle devrait, selon lui, revenir ce pouvoir de décision. Dans un discours prononcé en 2017, Emmanuel Macron a présenté l’idée même de souveraineté nationale comme une illusion, notion que la France devait, selon lui, dépasser au profit d’une «souveraineté européenne» partagée. Depuis lors, il a réitéré ce thème, déclarant devant le Parlement européen à Strasbourg qu’un repli sur la souveraineté nationale constituait un faux réconfort dans un monde marqué par les migrations et les rivalités entre puissances, et affirmant au contraire que l’Europe avait besoin d’une souveraineté plus forte que celle de ses États membres.

Ses détracteurs — non seulement au sein de la droite nationaliste, mais dans l’ensemble du spectre politique — soutiennent que cette vision a vidé de leur substance les mécanismes par lesquels les citoyens français ordinaires pourraient véritablement être consultés.

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Des analystes écrivant pour le blogue EUROPP de la London School of Economics (LSE) décrivent le projet de Macron comme la promesse qu’«un centre technocratique et post-idéologique pourrait transcender le clivage traditionnel entre la gauche et la droite en France». Cette promesse est aujourd’hui largement considérée comme ayant échoué, laissant derrière elle un mode de gouvernement reposant sur un cercle restreint de conseillers plutôt que sur les partis, les syndicats ou les collectivités locales.

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Le site d’analyse The UnPopulist a observé que cette approche technocratique avait conféré aux réformes de Macron le caractère de mesures imposées plutôt que celui de décisions issues du débat, une dynamique liée au fait qu’à peine un quart des citoyens français estiment désormais que leur système politique fonctionne encore.

Le « Grand Débat national » lancé par son propre gouvernement en 2019 pour désamorcer la révolte des Gilets jaunes a été largement perçu comme la confirmation du même schéma: une consultation mise en scène pour donner l’impression que le pouvoir était à l’écoute.

Manon Aubry, de La France insoumise, a accusé Macron d’orienter le débat de manière à éviter «les questions qui dérangeaient», notamment celle du rétablissement de l’impôt sur la fortune qu’il avait supprimé. Un sondage de l’IFOP a révélé que seuls 38% des électeurs français pensaient que leurs contributions auraient une quelconque influence sur les politiques effectivement menées.

Par la suite, un chroniqueur de The Connexion a estimé que cet exercice de deux mois n’avait produit pour ainsi dire aucun changement mesurable. Une consultation dont les conclusions ont été discrètement remisées une fois les troubles immédiats apaisés.

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Telle est, dans sa forme la plus simple, la critique nationaliste: une classe dirigeante qui répond de plus en plus à Bruxelles et à un électorat «européen» abstrait plutôt qu’à l’électorat français, tout en habillant cet arrangement du langage de la consultation et du consensus afin que le transfert du pouvoir décisionnel apparaisse comme un choix du public.

La question de l’hypocrisie sur le plan international

Le même gouvernement qui met en scène un consensus intérieur tout en le contournant discrètement s’est érigé, sur la scène internationale, en défenseur de la légitimité démocratique face à tous les autres. Macron a présenté à plusieurs reprises l’Union européenne comme un rempart de la démocratie libérale contre ses rivaux «illibéraux» et «autoritaires», désignant explicitement la Russie et la Chine comme les puissances contre lesquelles l’Europe devait défendre sa souveraineté.

Les chercheurs qui étudient l’émergence de l’ordre multipolaire ont relevé le malaise inhérent à cette posture.

Des travaux de l’Atlantic Council indiquent que les puissances émergentes, avec à leur tête la Russie et la Chine, contestent de plus en plus la prétention de l’Occident à définir ce qui constitue un gouvernement légitime. Elles soutiennent que la promotion occidentale de la démocratie s’est trop souvent accompagnée de changements de régime à l’étranger, comparant ce schéma, pour reprendre les termes du rapport, au «colonialisme du XIXe siècle».

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Les recherches du Carnegie Endowment sur «l’ordre post-occidental» vont plus loin encore, en montrant que les promoteurs occidentaux de la démocratie ont eux-mêmes discrètement soutenu des partenaires autoritaires lorsque cela leur convenait. Les chercheurs de Carnegie ont notamment souligné que Washington continuait de soutenir le gouvernement égyptien, même après avoir publiquement dénoncé son bilan antidémocratique. Parallèlement, un nombre croissant de travaux universitaires consacrés à la « démocratie non occidentale » soutiennent que la prétention même à imposer un modèle universel de consentement légitime défini par l’Occident constitue en soi une stratégie hégémonique: un moyen pour un bloc civilisationnel de continuer à juger les choix politiques de toutes les autres nations à l’aune de ses propres critères.

Pour le dire clairement: un gouvernement français incapable de susciter un véritable consensus intérieur, et qui considère ouvertement sa propre souveraineté nationale comme une prérogative appelée à être mise en commun et ainsi abandonnée, n’est guère fondé à donner des leçons au reste d’un monde multipolaire sur l’authenticité de ses élections.

Deux symptômes d’une même maladie

Rien de tout cela ne prouve l’existence d’une coordination entre le centrisme technocratique de Macron, le populisme mis en scène de Mélenchon ou l’establishment occidental plus large auquel ils appartiennent tous deux, chacun à sa manière. Cela laisse toutefois entendre que le «consensus fabriqué» n’est pas une ruse étrangère importée de l’extérieur, mais le mode opératoire d’une classe politique qui a appris à présenter l’érosion du pouvoir décisionnel d’une nation comme si elle procédait de la volonté de cette nation elle-même.

Le danger ne réside pas dans le fait que l’on mentirait ouvertement aux citoyens. Il est plus subtil: le sentiment d’avoir choisi librement — que ce choix porte sur un président, une politique ou une place au sein du système d’alliances d’autrui — constitue lui-même le produit que l’on cherche à vendre.

Reconnaître la mise en scène — l’hologramme, la consultation soigneusement orchestrée, la souveraineté discrètement redéfinie comme une illusion — est la première étape pour distinguer la décision véritable d’une nation de sa simple représentation.

Notes:

(1) Bernays, Edward L. “The Engineering of Consent.” The Annals of the American Academy of Political and Social Science, vol. 250, 1947, pp. 113–120.

(2) Asch, Solomon E. “Effects of Group Pressure Upon the Modification and Distortion of Judgments.” In Groups, Leadership and Men, edited by Harold Guetzkow, Carnegie Press, 1951, pp. 177–190.

 

mardi, 25 août 2026

Pourquoi LFI ne prendra pas le pouvoir

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Pourquoi LFI ne prendra pas le pouvoir

Claude Bourrinet

Source: https://www.facebook.com/profile.php?id=100002364487528

Notons tout de suite que le concept de « prise du pouvoir » est devenu singulièrement élastique, voire vaseux. Le temps est passé qu'une éventuelle prise du Palais d'Hiver pouvait correspondre à quelque saisie de la puissance étatique, au moins symboliquement quand on sait pertinemment que le centre névralgique des prises de décisions se trouvait au comité central du Parti. Croire désormais que s'emparer de l’Élisée octroierait le sésame de la gestion du pays est maintenant une douce plaisanterie. Le « pouvoir » politique, comme l'on sait, est une mince pellicule parcourue de frémissement médiatisés, qui sert à éblouir le chaland. Existe-t-il encore, du reste, un champ « politique » ? Les responsables qui agitent le bocal électoral ne sont là que pour la figuration. Seule la masse sidérée croit encore qu'ils aient du « pouvoir ». La décision se prend ailleurs, parmi les puissants de la finance transnationale, par exemple. Les administrations élues ou non ne sont que des exécutantes. Et, à l'âge de la communication mondialisée et numérisée, il est difficile de distinguer quelle cible viser. Remporter l'élection présidentielle, obtenir une majorité, ne garantissent nullement une liberté de décision que tout (les puissances intérieures au pays, les « Conseils », la haute administration, les fonctionnaires, la presse, l'armée, la police, la justice etc.) s'emploiera à saboter, si l'avenir du système est en jeu.

Mais le système n'est nullement en péril, avec LFI. Si l'on considère, par exemple, son programme, il n'est, in fine, que la reprise des revendications sociales-démocrates d'antan, et il est en retrait important par rapport à ce qu'exigeait la gauche avant la victoire de Mitterrand. On n'y parle d'ailleurs plus de lutte de classes, de socialisme. L'égalitarisme n'est qu'un vœu pieux, un refrain qu'on entonne depuis la Révolution française, comme un mantra. Mais il ne correspond à rien si on n'instaure pas la société sans classes. Qui ne programme pas l'expropriation des riches, la révolution des rapports humains, l'abolition du salariat, de l'appropriation de la plus-value par une minorité, si l'on ne renverse pas le jeu de quilles, on n'a rien fait.

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Il faut aussi revenir à une analyse bêtement marxiste. Au fond, socialement, que représente LFI ? Les classes moyennes, la grosse bête, qui rassemble les trois quarts du corps social, et qui va des professions intellectuelles supérieures (prof de fac, médecin, juge) à l'infirmière, ne sont pas une « classe », mais un conglomérat bariolé, parcouru de courants divers, parfois divergents, ou contradictoires. Ce qui caractérise ce magma, c'est d'être hors sol. Car son plus petit dénominateur commun, c'est le diplôme, et l'on sait pertinemment que l'Ecole n'apprend pas la réalité du monde. Un apprenti s'engageant dans une voie professionnelle en saura plus qu'un bac plus 2 en gestion, ou en commerce. J'excepte bien sûr certaines corporations, comme celles qui touchent à la santé, confrontées à la réalité de la souffrance humaine, mais la plupart des membres des classes moyennes, poreux à la propagandes, aux discours, surtout quand ils sont mièvres, moralisateurs, humanitaristes, superficiels et venteux, non seulement n'ont aucune idée de ce qu'est le terrain rude de la société, mais aussi ont tendance, comme tous les scouts ou les croyants un peu benêts, à cataloguer et à excommunier les brebis galeuses.

Cet abandon de la lutte de classes, à gauche (mais la droite, elle, ne l'a jamais oubliée) a été à l'oeuvre au moment de l'Affaire Dreyfus, et a vu sa conclusion avec Mitterrand. Le mouvement ouvrier du XIXe siècle, qui se voulait indépendant, et même hostile, non seulement à la droite « réactionnaire », mais aussi à la gauche républicaine (qui a écrasé les ouvriers en juin 1848, avec Cavaillac, et en 1871, avec Thiers – qu'encensait Victor Hugo!), a été noyé dans la gauche morale, « citoyenne », progressiste, qui a joué le jeu du système jusqu'à maintenant (la question du PC est une affaire de parti – lié à une puissance étrangère – quoique la classe ouvrière ait, parfois, réussi, avec lui, à garder une certaine identité alternative au système).

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Il est notoire que ces gens, pour qui un transsexuel représente le summum de la subversion, et qui sont partisans d'une immigration sans limites, comme ils sont sans limites en souhaitant l'abolition des frontières en tous genres, considérant la transgression comme la morale suprême, exactement comme le capitaliste, de son côté, prise les dépassements cyniques des limites pour remplir ses caisses, n'ont aucune idée de ce qu'était jadis la classe ouvrière et son éthique, un peu plus plantée sur la bonne et solide terre; classe ouvrière dont le reliquat est du reste passé à l'extrême droite (migration dont il faudrait sérieusement trouver les raisons, ce que LFI est incapable de faire).

La moraline est un naufrage de la pensée, comme l'on sait. Car si elle condamne à l'aveuglement, quand il s'agit de luttes politiques intérieures, elle transforme carrément en traître quand il s'agit de géopolitique. L'ignorance, l'inculture, empêchent, à gauche comme à droite, de comprendre l'altérité et la légitimité de civilisations différentes. Pour le RN, l'Occident est supérieur, et le reste du monde est constitué de races inférieures, retardées. Il reprend l'idéologie du républicain de gauche Jules Ferry. Quant à certains militants de LFI, très nombreux, si j'en juges par les interventions des uns et des autres, la question sociétale prime sur les considérations conflictuelles qui confrontent l'impérialisme américain (par exemple) et des nations qui veulent recouvrer ou garder leur souveraineté. Et il arrive que la question homosexuelle, ou féministe (souvent passablement viciée par la propagande et les manipulations médiatiques, ou des services secrets occidentaux) soit l'alpha et l'oméga de la compréhension de ce qui se passe. On se demande parfois si une Manon Aubry ne défend pas l'agression commise par les USA et Israël contre l'Iran et le Liban, où les méchants « islamistes » mènent un dur combat de liberté, et si Mélenchon ne souhaite pas la défaite du méchant Poutine (ce tyran!), quitte à ce que la Russie soit détruite par les forces de l'Otan. L'axe de la Résistance, connais pas ! Il est vrai que Mélenchon avait soutenu Sarkozy, BHL, et Hillary Clinton, dans leur entreprise d'anéantissement de la Libye.

Quoi qu'il en soit, faute d'avoir avec soi les voix des classes populaires (qu'on insulte copieusement) qui votent RN, LFI n'a aucune chance de l'emporter.

samedi, 08 août 2026

Bolloré se rebiffera-t-il ?

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Bolloré se rebiffera-t-il ?

par Georges Feltin-Tracol 

Vincent Bolloré et son ensemble médiatique riposteront-ils aux derniers outrages de l’actuel gouvernement hexagonal ? Deux manigances récentes montrent que le régime macronien franchit un palier supplémentaire dans l’abjection. Le mercredi 29 juillet 2026, l’ARCOM, cette instance de censure oppressive et véritable sangsue pour les contribuables français, inflige à CNews une amende de 200.000 euros. Pourquoi? L’instance vise des appréciations tenues en direct sur les violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions d’Europe. Elle estime que les propos diffusés à l’antenne sont de nature à « inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires » ainsi qu’à « susciter des sentiments de peur et de rejet ». Cacher la réalité est le credo de ce parasite administratif.

Après l’amende donnée à la même chaîne d’information en continu à propos des commentaires sur l’assassinat de Thomas Perotto à Crépol, commentaires confirmés par la justice qui infirme de fait l’organisme-censeur, voilà l’ARCOM qui travestit encore une fois les faits! Ce parti-pris des Fouquier-Tinville de l’audiovisuel est plus que jamais insupportable pendant que les chaînes publiques se vautrent dans une approche partiale et biaisée de l’actualité sans pâtir de la moindre réprimande pécuniaire.

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Il est possible que le temps de CNews soit désormais compté. Certes, cette chaîne mérite de nombreuses critiques. Sa couverture des événements en Orient et de la personne de Nicolas Sarközy dont la présidence entre 2007 et 2012 fut si calamiteuse qu’elle conduisit à l’élection de « Flamby » Hollande constitue de puissants griefs qui expliquent en partie la chute d’audience observée en début d’année 2026. Par ailleurs, CNews est loin d’être une chaîne dissidente, sinon elle interrogerait depuis son exil russe Alain Soral et inviterait en plateau Jérôme Bourbon de Rivarol, Yvan Benedetti, porte-parole des Nationalistes, ou Thomas Joly, le président du Parti de la France. Dommage !

front-medium-2146426536.jpgPlus grave est cependant le second coup porté ce même jour. Le gouvernement hexagonal qui s’ennuie pendant cette période estivale faste (les méga-incendies qui ravagent le pays ne sont que quelques péripéties vénielles) a ordonné l’expulsion du territoire de la journaliste Xenia Fedorova (photo). Pour une fois, les plumitifs de Libération, l’éditorialiste de l’édition du 31 juillet 2026 du Monde, acmé de la désinformation permanente depuis cinquante ans, et les Trissotin d’Arte Info se félicitent enfin d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) !

Dans l’attente de son expulsion, car son avocat a déposé un recours devant la justice et ayant perdu le droit de travailler en France, Xenia Fedorova est assignée à résidence chez elle à Paris et doit pointer tous les jours au commissariat. En outre, le vendredi 31 juillet, les ministères de l’Intérieur et de l’Économie ont gelé pour une durée de six mois renouvelable tous ses avoirs financiers. Cela signifie qu’il est dorénavant interdit à la journaliste installée en France depuis plus d’une décennie de retirer, de dépenser et de vendre ses biens. Son compte en banque est bloqué et tous ses virements suspendus.

À l’origine, le gel des avoirs concernait la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent des milieux criminels et des cas particuliers nominatifs inscrits sur une liste officielle et soumis à des sanctions politiques internationales. À sa dernière réunion, le conseil européen des ministres des Affaires étrangères a reporté à plus tard l’examen de la situation personnelle de la collaboratrice du groupe Canal. Jérôme Barella, le tueur présumé de la petite Lyhanna, n’a jamais bénéficié d’une telle sollicitude. Xenia Fedorova serait-elle donc plus dangereuse que ce sinistre personnage ? Il faut le croire pour le régime macronien. Ce qui arrive d’ailleurs à la journaliste russe préfigure ce que subiront tous les réfractaires français si s’applique tôt ou tard l’ignoble loi préparée par Laurent Nuñez.

79c3c09_ftp-1-kpnlehiccwcq-doc83sdyls8l021e1zsv1ps9.jpgÀ la suite du colonel suisse Jacques Baud (photo) et du Franco-Russe Xavier Moreau proscrits sur une décision unilatérale scandaleuse et non judiciaire de l’Union pseudo-européenne, Xenia Fedorova devient la victime d’une lettre de cachet postmoderniste qui l’entraîne à brève échéance vers une mort sociale.

Les mêmes qui applaudissent ses malheurs s’offusquent pourtant de la décision souveraine de Washington d’interdire de séjour aux États-Unis d’Amérique Thierry Breton, et des sanctions prises à l’encontre de Nicolas Guillou, magistrat français à la CPI (Cour pénale internationale). Ce dernier subit lui aussi le gel de ses avoirs. Il n’a pas le droit de se rendre aux États-Unis. Ses comptes d’abonnements étatsuniens (PayPal, Apple Pay, Amazon, Airbnb, etc.) sont bloqués ainsi que tous les systèmes de paiement tels Visa, Mastercard ou American Express. Il ne peut plus voir les films sur Netflix. Le pauvre !

En revanche, pour l’instant, dans son malheur, Xenia Fedorova ne connaît pas le triste sort d’Anna Novikova et de Vincent Perfetti, animateurs de l’association humanitaire SOS Donbass toujours embastillés dans les geôles infâmes de la République pour des motifs futiles depuis novembre 2025. Y a-t-il la moindre condamnation de la part d’Amnesty International ou de la Ligue internationale des droits de l’homme ? Silence assourdissant de ces officines subventionnées ! La Macronie préfère poursuivre ses opposants politiques plutôt qu’éliminer les dealers, leurs clients et les pédophiles…

Xenia Fedorova se voit accuser de relayer le récit officiel du Kremlin. Étant elle-même Russe qui a travaillé pour des agences étatiques de sa patrie, le contraire aurait surpris. Une prise de position différente de sa part, c’est-à-dire favorable à l’atlantisme belliciste dément, sur le conflit fratricide russo-ukrainien aurait été étonnant. Au chômage à la fermeture honteuse et arbitraire de RT-France, le groupe Canal l’embauche afin de contribuer à des interventions en direct et de présenter d’une émission sur l’Orthodoxie chrétienne.

Le point de vue russe et séparatiste du Donbass ne s’exprime jamais sur les télévisions et radios françaises. On notera aussi que le regard nationaliste ukrainien est lui aussi absent de BFM TV, CNews, LCI et France Info. Aucun journaliste hexagonal n’ose contacter un responsable du Corps national, l’émanation politique du Régiment Azov, ou l’un de ses représentants en France. En revanche, l’écurie de l’infâme BHL monopolise les studios radio-télévisés. Gare donc à toute voix dissonante ! Elle serait aussitôt suspectée de faire le jeu de la Russie. Y compris si parle le Régiment Azov ?

La grasse presse stipendiée évoque à mots couverts des « relations étroites et familières » qu’entretiendrait la journaliste russe avec Vincent Bolloré. Comment l’homme d’affaires qui a accepté en juin 2024 qu’Éric Ciotti s’allie au RN va-t-il réagir à ces deux nouvelles décisions dont l’une l’affecterait directement ? Outre des liens économiques et d’affaires existant entre les compagnies de Bolloré et l’État, la situation n’en est pas moins délicate pour lui. En effet, un procès réclamé par le Parquet national financier – une création socialiste - le frappant commencera du 7 au 17 décembre 2026. Le capitaine d’industrie est poursuivi pour corruption active d’agent public dans l’affaire des contrats portuaires en Guinée et au Togo.

Ses conseils juridiques l’inciteraient sûrement à faire profil bas; à ne pas riposter avec l’inconvénient de paraître faible face à un tribunal prêt à se payer un capitaine d’industrie français. Vincent Bolloré peut aussi réagir avec force comme il l’a déjà fait quand il a licencié le « ponte de l’édition » Olivier Nora. Sachant que la Macronie, la gauche et leurs appendices associatifs le désignent comme l’ennemi à abattre, il aurait tout intérêt à abandonner toute stratégie conciliante et, au contraire, sortir l’artillerie lourde afin de pilonner sans cesse le bilan politique, social, économique, financier, budgétaire et militaire de la décennie perdue 2017–2027.

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Relancer aussi des enquêtes journalistiques minutieuses sur l’affaire de corruption liée à Alstom ou le coup d’État médiatico-judiciaire de 2017: les sondages mettaient en quatrième position Emmanuel Macron loin derrière François Fillon et Marine Le Pen. Passant par Le Journal du Dimanche et JDNews, l’offensive pourrait en outre aborder l’effarante et nébuleuse affaire Brigitte. Bien sûr, Pascal Praud a naguère balayer en quelques mots le sujet. Qu’importe ! Sans même insister sur l’éventuel changement de sexe de la « Première Dame » parce que l’opinion se moque qu’iel soit un homme, une femme, un Reptilien ou un cyborg, les titres de son groupe de presse pourraient insister sur les conditions sévères de la garde à vue de Natacha Rey, sur les récits contradictoires et incohérents de la rencontre de Brigitte et d’Emmanuel, sur les étranges papiers d’identité de Jean-Michel Trogneux présentés au tribunal, sur l’incroyable plainte du couple Macron contre Candace Owens déposée dans un tribunal du Maryland aux États-Unis et sur les frais exorbitants du cabinet d’avocat étatsunien qui les défend. Ce dernier point est important. Qui paie ? Les contribuables français ? L’Élysée le dément. Les Macrons eux-mêmes ? La déclaration de patrimoine du candidat en 2022 faisait part d’une relative modicité. Un tiers ? Qui et pourquoi cette bienveillance ?

imabecbriges.jpgLes journalistes du groupe Bolloré se tourneraient vers Xavier Poussard dont le travail remarquable signale de nombreuses zones d’ombre. La structure médiatique de Vincent Bolloré expliquerait volontiers au public que les contrôles fiscaux servent souvent de moyens de pression politiques, que Xavier Poussard ne peut plus ouvrir de compte bancaire en France et que la Poste ne distribue pas sa lettre d’informations confidentielles.

Oui, en s’ouvrant à la « brigittologie » et en tenant tête au macronisme, Vincent Bolloré et les siens brûleront leurs vaisseaux. Ils engageront une lutte totale contre un pouvoir en place qui a bien l’intention de le rester après mai 2027 par une quelconque entourloupe électorale ou institutionnelle. Vincent Bolloré a son destin et celui de son groupe entre ses mains. S’il se lance dans le rapport de force avec l’Élysée et ses nervis, pourrait-il alors connaître un avenir à la Silvio Berlusconi ?     

GF-T

  • Ajout du 5 août 2026 : Xenia Fedorova se trouvait à l’étranger quand elle a appris son expulsion. Elle a choisi de ne pas rentrer en France et a demandé à son avocat de déposer tous les recours juridiques possibles.
  • « Chronique flibustière », n° 195, d’abord mise en ligne le 4 août 2026 sur Synthèse nationale.

samedi, 01 août 2026

Incendies orchestrés? Une arme militaire secrète en action?

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Incendies orchestrés? Une arme militaire secrète en action?

Sylvia Miami

Source: https://reseauinternational.net/incendies-orchestres-une-...

Les Français de l’étranger comme Sylvia Miami compatissent au drame européen des incendies mais comme aux US ils ont aussi leur part et qu’ils ont des renseignements qui laissent les Européens incrédules elle estime que «la question des causes et des méthodes se pose de plus en plus».

Difficile de rester insensible devant les images qui nous parviennent d’Europe.

De la France à l’Italie, en passant par l’Espagne et le Portugal, et ailleurs, des milliers de personnes voient leur vie partir en fumée. Une pensée immense pour les habitants qui ont tout perdu, pour les animaux prisonniers des flammes, et pour le courage surhumain de nos pompiers, aidés par les agriculteurs et les habitants.

Face à la répétition et à l’intensité de ces catastrophes, la question des causes et des méthodes se pose de plus en plus.

Je republie ici mon post de 2025 sur l’utilisation des incendies comme arme tactique et militaire, car nous sommes en droit de nous poser des questions légitimes…

Incendies orchestrés!? - «Une arme militaire secrète en action»!?

Depuis des décennies, les incendies ont été perçus comme une menace naturelle dévastatrice, mais saviez-vous que, dans les années 60, les États-Unis avaient étudié l’utilisation des incendies de forêts comme arme militaire?

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Le rapport secret «L’incendie forestier comme arme militaire», publié en 1970, révèle des recherches menées pour déterminer si les feux volontaires pouvaient détruire les ressources ennemies et modifier le champ de bataille. Aujourd’hui, ces flammes hors de contrôle ravagent non seulement des forêts, mais des régions entières, comme on peut le voir actuellement en Californie.

Mais cela ne peut que nous rappeler la tragédie de Maui à Hawaï, ainsi que les incendies en Espagne, au Canada, dans le sud de la France et ailleurs dans le monde. Comment peut-on imaginer que ces feux pourraient être déclenchés et orchestrés par des personnages sans âme, utilisant délibérément de tels moyens pour semer la terreur, détruire et s’enrichir?

Tôt ou tard, ceux qui tirent les ficelles devront rendre des comptes. L’heure de la vérité approche, et tout est en train d’être exposé au grand jour…

Source : Profession Gendarme - https://www.profession-gendarme.com/incendies-orchestres-...

samedi, 18 juillet 2026

Après le 14 juillet 2026 : où va l’armée française ?

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Après le 14 juillet 2026: où va l’armée française?

par Pierre-Émile Blairon 

Source: https://nice-provence.info/2026/07/17/apres-14-juillet-2026-armee-francaise/

Mardi 14 juillet 2026, une petite troupe de soldats (ils étaient 25) se réclamant de l’idéologie nazie a défilé sur les Champs-Élysées, 86 ans et un mois après les troupes allemandes qui y ont paradé le 14 juin 1940. 

L’armée allemande n’avait pas vraiment été conviée à se produire sur l’iconique avenue à cette époque, mais, cette fois, les néo-nazis ukrainiens ont pu défiler grâce à l’aimable proposition du président français Emmanuel Macron dont l’invité d’honneur était le chef de cette troupe, Volodymyr Zelensky, on ne sait pas trop à quel titre, car il n’est plus président de l’Ukraine depuis le 19 mai 2024.

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Encadrés par 9000 membres des forces de l’ordre, 6700 hommes de troupe défilaient et une foule d’environ 50.000 personnes assistait à cette parade, foule constituée majoritairement de touristes étrangers de passage à Paris, le QR code (en français : le sésame d’accès nominatif à la cérémonie) étant proposé dans les hôtels parisiens ; il y avait probablement aussi quelques partisans du gouvernement venus applaudir leur mentor ; les Parisiens, en général, n’avaient pas jugé nécessaire d’assister à ce show strictement contrôlé et surveillé, d’autant plus qu’ils n’y étaient pas franchement et joyeusement attendus, les organisateurs craignant que Macron et ses illustres invités européistes soient l’objet d’une bronca ou, tout au moins, de sifflets et de lazzis malveillants.

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La justice aux ordres: un invraisemblable retournement

L’un des rares opposants actifs à cette manifestation incongrue, le représentant de l’association Vigie Liberté, l’avocat Amine Elbahi (photo), avait saisi le Tribunal administratif de Paris afin de contester la légalité de l’obligation d’obtenir un QR code nominatif en plus de la présentation d’une carte d’identité pour tous ceux qui voulaient assister au défilé du 14 juillet ; le Tribunal administratif avait accédé à la demande de l’association et avait « enjoint au préfet de police de Paris, sans délai, de s’abstenir de prendre en considération la présentation ou pas d’un QR code nominatif » délivré par la présidence de la République après inscription sur son site Internet pour pouvoir accéder au périmètre.

Il est 3h00 du matin. Au terme d’une audience nocturne inédite devant le Conseil d’État – une situation sans précédent dans l’histoire de la juridiction administrative – je tenais simplement à vous adresser mes remerciements.

    Avec l’association @VigieLiberte, notre engagement… https://t.co/5bNfHHPyA3 pic.twitter.com/fa4aLxdApy

    — Amine Elbahi (@AmineElbahii) July 14, 2026

Cette décision intervenait le 13 juillet au soir ; le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez interjetait aussitôt appel auprès du Conseil d’État, lequel se réunissait en hâte au cours de la nuit (à trois heures du matin !) afin de casser la décision du Tribunal administratif (1) et de rétablir l’obligation du QR code sous la houlette de Christophe Chantepy, militant socialiste proche de Laurent Fabius.

QR Code - 14 juillet 2026

On a connu des décisions de justice de ce grand corps d’État beaucoup moins rapides.

Le silence des agneaux étoilés

Je n’ai fait jusqu’ici qu’évoquer les différentes phases administratives d’un scénario qui n’a rien d’anodin et révèle :

  • l’ampleur de la déliquescence de nos institutions et leur totale soumission au pouvoir en place qui a su placer ses pions là où il le fallait et quand il le fallait avec la complicité d’un certain nombre de députés, notamment ceux du RN, qui ont permis la nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel… pour 9 ans !
  • la confirmation d’une désespérante apathie de nos concitoyens : après nous, le déluge.

et, surtout,

  • le retrait silencieux et prudent de la plupart de ceux dont le devoir eut été de manifester avec force et fracas leur opposition à chacune des étapes de cette abracadabrante histoire : je veux parler des responsables de haut niveau de l’armée française en exercice, qui se sont comportés comme des moutons apeurés soucieux de rester dans le rang et, surtout, dans le troupeau : avant tout, ne pas faire de vagues pour conserver leur zone de confort et leur possibilité d’avancement dans une hiérarchie dûment balisée, ce qui signifie concrètement, pour la multitude de généraux que compte l’armée française (379 en 2025 (2)) : le nombre d’étoiles figurant sur leurs épaulettes.

D’où ce sous-titre : le silence des agneaux… étoilés.

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Silence Agneaux

Enfin, la « grande muette » avait trouvé, en ce 14 juillet 2026, la signification et les fondements de cette expression, qui ne doit pas grand-chose à Sun-Tzu ni à Clausewitz, pour désigner l’armée française et son « devoir de réserve » qui permet de justifier nombre de renoncements et d’indignités. Nous sommes bien loin des héros dont l’honneur commandait de mourir pour la patrie quand leur hiérarchie se comportait servilement ; je pense à une période relativement récente de l’Histoire de France où des fonctionnaires galonnés ont voté la mort d’un Degueldre ou d’un Bastien-Thiry (3), je pense au général 5 étoiles Raoul Salan, le général le plus décoré de France, condamné à mort par contumace, et à ses adjoints, les généraux André Zeller, Maurice Challe, Edmond Jouhaud, chefs de l’OAS, je pense à ceux qui sont morts à Dien-Bien-Phu, sachant que tout était perdu, fors l’honneur, ou dans les massifs de l’Aurès en Algérie quand la France renonçait à être la France dans un territoire constitué de départements français et dans une guerre qu’elle venait de gagner contre les islamistes du FLN soutenus par le mondialisme naissant et … les Américains.

Sur le plan symbolique, prenant en compte ce qui a fait l’Histoire de France, et surtout, ceux qui l’ont faite par leur sacrifice, ce défilé du 14 juillet 2026 n’aura été rien d’autre qu’un crachat sur les tombes de nos anciens, en particulier ceux qui se sont battus contre les nazis lors de la deuxième guerre mondiale, qui seront morts… pour rien (4).

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Les généraux résistants

Georges Gourdin a écrit sur ce même site, une série d’articles dénonçant le projet de Macron concernant ce 14 juillet qui s’est finalement déroulé comme il l’a voulu.

Il est vrai que les généraux qui osent s’exprimer ne sont pas, sauf exception, des généraux d’active et il est vrai aussi qu’il n’y a pas que des généraux qui se lèvent et qui se sont levés contre cette infamie du 14 juillet 2026. Ce sont eux qui ont sauvé l’honneur de leur corporation qui est aussi l’honneur de la France en manifestant publiquement leur désaccord sur l’organisation et, surtout, sur l’état d’esprit de ceux qui ont voulu que cet événement ait lieu dans de telles conditions.

Le 9 juillet, le site « Place d’armes » a publié une tribune (5) signée par de nombreux généraux invitant à soutenir sa position concernant l’organisation de cette cérémonie dont je vous donne ci-après un extrait : « Le 14 juillet est le symbole de l’ensemble de notre histoire. Il manifeste notre souveraineté et l’unité du peuple français. Cette journée rappelle les grands événements fondateurs de notre République et rend aussi hommage à tous ceux qui ont servi la France, tout au long de notre longue histoire, parfois au prix de leur vie. C’est pourquoi elle est, et ne peut être rien d’autre, que notre fête nationale.

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Le défilé militaire sur les Champs-Élysées est l’un des temps forts de cette célébration. Il met à l’honneur les femmes et les hommes des armées françaises, leur professionnalisme, leur engagement et leur dévouement au service de notre peuple. Ce défilé de citoyens en armes appartient à tous les Français, quelles que soient leurs opinions politiques.

Or le choix des autorités actuelles de donner une dimension idéologique à cette manifestation nationale, s’avère en contradiction absolue avec sa nature fondamentalement unitaire. Une très large part du pays voit dans cette déviance une volonté de transformer notre fête nationale en promotion d’un engagement idéologique qui n’a fait l’objet d’aucun assentiment des Français, ni par la voie référendaire, ni par ses représentants. Une telle orientation peut être perçue comme un détournement de l’esprit du 14 juillet et l’instrumentalisation de nos armées à des fins politiques. »

Sur ce même site, j’ai relevé dans les commentaires qui répondaient à un article intitulé :

Silence dans les rangs… même après la retraite ? celui-ci :

« Il y a très longtemps que je déplore que les généraux n’expriment pas leur opinion sur la marche du pays et sa défense en particulier. Selon moi, leur manque de courage est la principale raison à cette situation. Depuis 1962, ils ont appris à se taire sous peine de sanctions. Ils sont donc devenus de hauts fonctionnaires avec tous les avantages qui vont avec ce statut. Pourtant, ils sont en charge de la défense du pays, c’est‑à ‑dire d’un domaine vital et donc existentiel. Peut-on leur faire confiance ? Chacun peut répondre en son âme et conscience. »

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Le général Roure, Saint-Cyrien, docteur d’État en sciences politiques, intervenant sur Omerta le 14 juillet 2026, n’a pas manqué de remettre les pendules à l’heure : « Le 14 juillet, c’est la fête de la Nation, de toute l’histoire de France, du peuple français, elle revêt une dimension sacrée, ce n’est pas la République qui est célébrée, c’est le peuple français (6). »

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Le général Coustou, dont on connaît le franc-parler a, lui aussi, apporté son commentaire éclairé en s’interrogeant sur la légalité de « l’ukrainisation » de notre fête nationale en faveur du pays le plus corrompu du monde et dont l’idéologie se réfère à son passé nazi, et en rappelant que ce sont les Russes qui ont libéré la France alors que les Américains étaient là, comme à leur habitude, pour faire du commerce, évoquant l’épisode de l’Amgot, Allied Military Government of Occupied Territories, une structure mise en place par les Américains à la fin de la guerre, qui déniait toute souveraineté à la France en y établissant un protectorat américain (7).

J’avais évoqué, dans mon précédent article (8), les possibilités d’une renaissance européenne qui ne pouvait échapper à une cruelle étape : celle où les dernières âmes vaillantes que compte notre pays allaient désespérer de tout avant de se réarmer, mentalement dans un premier temps, et d’entamer une remontée salutaire.

Entre torpeur et gloire, entre orages apocalyptiques et sacrifices sublimes de quelques-uns qui ont gardé la nuque droite et le sens de l’honneur, ce qui ne veut plus rien dire pour la grande majorité de nos concitoyens, le destin de la France est de se situer au centre de ce maelström, comme elle l’a toujours été, et d’en déterminer le mouvement pour en faire ressurgir un nouveau cycle.

Pierre-Émile Blairon

Notes:

[1] Au J.O du 17 janvier 2025 figurent plusieurs arrêtés portant sur les effectifs des militaires pour 2025. Pour rappel, la LPM prévoyait que les effectifs du ministère des armées s’élèveront à 274 936 équivalents temps plein en 2025 hors apprentis, volontaires du service militaire volontaire et effectifs éventuellement nécessaires au service national universel.

L’arrêté du 14 janvier 2025 fixe ainsi les plafonds des effectifs des militaires appartenant à certains corps d’officiers :

-Général de division, vice-amiral et personnel militaire de rang correspondant : 160

-Général de brigade, contre-amiral et personnel militaire de rang correspondant : 219

Total : 379

Si l’on compte 5 600 généraux en retraite, cela ne fait pas loin de 6 000 généraux français (5 600 en retraite + ~ 380 d’active), autrement dit quelques dizaines de milliers d’étoiles.

(Source : Ouest-France, 19 janvier 2025)

[2] On sait que des cadres du parti nazi ont été remis en selle par les Américains à la fin de la guerre en participant à la création de l’Union européenne et en y obtenant des postes ; voir mon article du 13 août 2025, Nos dirigeants européens sont-ils des créatures façonnées par les derniers nazis survivants, inclus dans mon livre Haute Trahison, Amazon 2026, page 121.

[3] https://www.place-armes.fr/post/le-14-juillet-doit-rester...

[4] https://www.resiste.info/article/ce-que-dit-vraiment-le-1...

[5] https://www.youtube.com/watch?v=WoS7q9vm2dI

[6] Je parlais évidemment de la véritable Europe, celle des peuples, et non pas de l’Europe américano-sioniste de Bruxelles, celle de madame Ursula Von der Leyen qui disait que les valeurs de l’Europe sont celles du Talmud, une « Europe » virtuelle qui est aussi celle d’Emmanuel Macron, formé à l’école américaine des Young global leaders.

[7]  Le GÉNÉRAL ANDRÉ COUSTOU RÉVÈLE CE QUI L’INQUIÈTE LE PLUS SUR LE 14 JUILLET:  https://www.youtube.com/watch?v=WoS7q9vm2dI

[8] Je parlais évidemment de la véritable Europe, celle des peuples, et non pas de l’Europe américano-sioniste de Bruxelles, celle de madame Ursula Von der Leyen qui disait que les valeurs de l’Europe sont celles du Talmud, une « Europe » virtuelle qui est aussi celle d’Emmanuel Macron, formé à l’école américaine des Young global leaders.

 

jeudi, 16 juillet 2026

France, Allemagne, Grande-Bretagne: Trois patients, un diagnostic

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France, Allemagne, Grande-Bretagne: Trois patients, un diagnostic

Elena Fritz

Source: https://t.me/global_affairs_byelena

Le magazine britannique The New World pose ces jours-ci une question que l’on entend rarement poser aussi ouvertement dans le courant dominant : parmi les trois anciennes puissances dominantes de l’Europe de l’Ouest, laquelle est en réalité la plus profondément en crise? Rien que la formulation de cette question est révélatrice; le constat est désormais si évident que l’on ne peut plus l'escamoter sous le tapis.

Ce qui est réellement remarquable, ce n’est pas le classement, mais le schéma qui se profile derrière lui: trois pays – Londres, Paris, Berlin – affrontent simultanément des crises gouvernementales, connaissent des coalitions qui se désagrègent, et font face à une population qui retire de plus en plus sa confiance à ses institutions. Et dans les trois cas, le débat public reste pourtant dominé par tout autre chose: la course aux armements, la menace russe, le prochain milliard à offrir à l’Ukraine. Quant à l’état dégradé des infrastructures nationales, à l’effondrement des systèmes sociaux, à la perte de confiance des citoyens, on en parle bien plus discrètement, si tant est qu’on en parle.

Lorsque trois gouvernements risquent simultanément de perdre le contrôle de la politique intérieure, l’ennemi extérieur devient la bouée de sauvetage la plus fiable, le seul récit sur lequel les élites de Paris, Berlin et Londres peuvent encore s’accorder, car il détourne l’attention de leurs propres échecs tout en mobilisant des ressources budgétaires qu’il serait autrement presque impossible de justifier politiquement.

La véritable question qui se pose n’est donc pas « qui est le plus profondément en crise », mais bien : combien de temps la politique pourra-t-elle encore se légitimer par l’invocation de menaces extérieures, alors que la substance intérieure s’effrite ?

#géopolitique@global_affairs_byelena

dimanche, 26 avril 2026

Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai

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Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai

Par Karl Brüning

Source: https://www.compact-online.de/pakt-von-danzig-atomkrieg-a...

Les avions de combat de Macron ciblent des objectifs russes au-dessus de la mer Baltique. Pendant l’exercice, la Pologne tient les rênes. 

Danzig, 20 avril 2026. Emmanuel Macron, président de la République française, et Donald Tusk, chef de l’État polonais, se rencontrent pour le premier sommet bilatéral du gouvernement. C’est la première étape concrète de mise en œuvre du Traité de Nancy, signé en mai 2025 par les deux dirigeants. La coopération nucléaire y était envisagée, mais sans détails précis.

Désormais, les deux parties ont concrètement convenu à Danzig d’organiser des exercices nucléaires conjoints, des échanges d’informations et des opérations de défense pouvant être activés en cas d’urgence sans longues consultations de l’OTAN. En toile de fond : une partie de l’Europe s’émancipe de la tutelle américaine. Cependant, l’hostilité envers Moscou reste le dénominateur commun. Ce qui est célébré publiquement comme un partenariat est en réalité un plan de guerre.

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Dans les jours qui ont suivi, le journal polonais Rzeczpospolita, citant des sources militaires, a révélé ce qui a été convenu dans l’ombre: la planification commune de scénarios d’attaque nucléaire préventive contre la Russie et la Biélorussie, en dehors des structures de l’OTAN. Ces exercices devraient commencer prochainement.

Moscou dans le viseur

L’aspect le plus épicé n’est pas le «quoi», mais le «comment». Une source militaire polonaise a déclaré à Rzeczpospolita: «La clé de ces plans est que la force de frappe franco-polonaise en cours de constitution opérera en quelque sorte en dehors de la bureaucratie de l’OTAN».

Les scénarios serviraient de plans d’urgence en cas d’attaque russe, mais ne seraient pas activés après de longues délibérations selon l’article 5. L’article 5 est la clause centrale du traité de l’OTAN: une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. En cas de menace réelle, tous les États membres de l’OTAN doivent consulter et décider collectivement avant toute intervention militaire.

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La division du travail est claire: la Pologne prend en charge la partie conventionnelle. Des pilotes polonais effectuent des missions de reconnaissance sur longue distance et tirent des missiles de croisière JASSM-ER depuis des F-16, qui attaqueraient hypothétiquement des cibles autour de Saint-Pétersbourg. La France fournit la partie nucléaire. Les avions Rafale-B simulent l’utilisation d’ogives nucléaires. Le rapport indique:

«Les avions Rafale-B sont capables de parcourir la distance Budapest-Kaliningrad depuis la France et d’entraîner des attaques contre des cibles en Russie et en Biélorussie».

L’essentiel est donc: la Pologne s’occupe de la partie conventionnelle, la France de la partie nucléaire.

La nouvelle Europe de Macron

La France est depuis le Brexit la seule puissance nucléaire de l’UE, avec 290 ogives, ce qui en fait, après la Russie, les États-Unis et la Chine, la quatrième puissance nucléaire mondiale. Macron pousse depuis mars 2026 le concept de «dissuasion proactive» et a invité la Pologne, l’Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Suède à des exercices nucléaires conjoints.

Tusk a déclaré après la rencontre à Danzig que la Pologne avait rejoint un «groupe exclusif qui comprend les besoins de solidarité et de souveraineté européennes». Cependant, il a précisé que «les avions Rafale avec des bombes atomiques au-dessus de la Pologne ne sont pas la solution ultime». Une autre source militaire polonaise a ajouté :

«Les Français savent que nous disposons d’une puissance militaire énorme. D’ici le milieu des années 2030, nous aurons l’une des plus grandes armées d’Europe. Ils veulent apporter leur savoir-faire et une arme que la Pologne ne possède pas: des armes nucléaires».

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La Pologne est considérée depuis des décennies comme le critique le plus acerbe de la Russie en Europe, une position profondément enracinée dans l’histoire et qui a fait du pays un moteur de l’aile orientale anti-russe de l’OTAN.

Depuis l’arrivée de Macron à la tête de la France, le pays s’est positionné de manière cohérente comme contrepoids militaire à Moscou. Macron a également évoqué la possibilité d’un «stationnement décentralisé» d’avions français, porteurs d'armes nucléaires, en Pologne, tout en soulignant que Paris en conserverait le contrôle exclusif.

La Russie a, par l’expansion constante de l’OTAN vers l’est, déplacé ces dernières années des infrastructures nucléaires en Biélorussie, ce que l’Occident considère comme une escalade. Maintenant, Paris et Varsovie préparent leur contre-mouvement. Poutine a répété à plusieurs reprises que la Russie «n’a pas de plans» en vue d'attaquer des États membres de l’OTAN, et s’est déclarée prête à un pacte de non-agression, ce que l’alliance occidentale a rejeté.

 

L’attaque des plumitifs

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L’attaque des plumitifs

par Georges Feltin-Tracol

imachaalges.jpgLa commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a révélé aux Français l’incroyable gabegie financière qu'ils paient. Grâce aux questions incisives de Charles Alloncle (photo), le député UDR (Union des droites pour la République d’Éric Ciotti) de la IXe circonscription de l’Hérault, les contribuables s’aperçoivent que la radio-télévision publique française dépense un pognon de dingue pour des programmes souvent wokistes et un pluralisme intellectuel et politique plus qu’aléatoire.

Il est néanmoins possible que son rapport final ne soit jamais publié. Un vote négatif de la majorité des membres interdirait à l’avenir toute référence à ses travaux. Le cas s’est déjà présenté en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarközy au sujet du financement des principaux syndicats (salariés et patronaux) en France avec le rapport du député centriste Nicolas Perruchot. Le précédent existe bel et bien; il risque de se reproduire prochainement.

Cette éventualité n’atténue pas la fébrilité d’un milieu nanti agacé par les interrogations percutantes du rapporteur Charles Alloncle. Cette coterie fomente dès lors une campagne de presse. Sans même attendre le verdict final de la commission d’enquête, le système médiatique d’occupation mentale déverse des tonnes de boue sur des associations honorables qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Il se lance dans une fumeuse chasse au gaspillage et désigne ses proies, à savoir les groupes dissidents.

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La une de Libération des 18 et 19 avril 2026 le prouve. Outre l’éditorial fielleux de Dov Alfon d’ailleurs sur le départ pour cause de conflit interne fracassant entre extrême centre macroniste et extrême gauche elle-même divisée en pro- et anti-Mélenchon, l’article à charge est bien entendu signé par les inamovibles Dupont et Dupond de la rédaction, deux gars qui ne seront jamais des « grands reporters » et qui n’entendront siffler à leurs oreilles que les balles de tennis.

imadkges.jpgGrassement arrosé d’argent des Français (5.199.912 € en 2023) dont plus d’un tiers au moins vote très mal, Libération va bientôt recevoir un modique supplément de 17 millions d’euros de la part de Daniel Kretinsky (photo). Cet homme d’affaires doit s’ennuyer ferme puisqu’il a donné en quatre années plus de… soixante millions d’euros. Pourquoi cet intérêt dispendieux? Que Libé s’explique et raconte en quoi le journal est devenu la danseuse d’un industriel tchèque. Dans l’économie réelle, une entreprise pourrait-elle tenir sans une incessante perfusion financière?

Richement pourvu, le quotidien gauchiste-bancaire s’indigne donc que des associations respectables telles l’Institut Iliade, le collectif Némésis, Polémia, TVLibertés, Radio Courtoisie, Academia Christiana, l’Institut Emmanuel-Ratier, etc., bénéficient de facilités fiscales indirectes. Le code général des impôts permet en effet que les dons aux associations assurent aux donateurs une réduction fiscale de 66% déductible dans la limite de 20% du revenu imposable. Cette disposition irrite l’autoproclamé camp du Bien.

imecages.jpgPrésident LFI de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, Éric Coquerel (photo) juge cette situation scandaleuse. Il préférerait que tout l’argent public aille à ses amis et à eux seuls. On peut comprendre sa vive jalousie.

La récente campagne de presse présente un caractère odieux et discriminatoire. Pourquoi les contribuables et les chefs d’entreprise ne pourraient-ils pas soutenir les associations de leur choix? Devraient-ils se faire extorquer légalement pour le seul profit d’une nébuleuse aux idées pathogènes (Streetpress, l’hebdomadaire Politis, SOS Racisme ou la plateforme d’information en ligne Blast)? Disons-le clairement: s’inquiéter du grand remplacement démographique avéré relève à 100% de l’intérêt général, n’en déplaise aux peine-à-jouir selon l’expression de l’ancienne mairesse de Paris, Anne Hidalgo.

L’article en premières pages de ce numéro de Libération n’est que le premier étage d’une opération malfaisante plus vaste. Derrière le sujet de la réduction fiscale accordée aux associations se profile la remise en question du financement public des formations politiques de l’Opposition nationale: Debout la France, Reconquête !, Les Patriotes et, bien évidemment, le Rassemblement national (RN). Rappelons qu’en 1995 et en 2002, pour des motifs fallacieux, le Conseil constitutionnel annulait le remboursement des frais de campagne présidentielle de Jacques Cheminade et de Bruno Mégret alors que Jacques Chirac dépassait le plafond légal.

imibages.jpgSignalons aussi que le RN se voit refuser, une fois encore, tout prêt bancaire afin de préparer la campagne présidentielle de 2027. Il est vrai que ce parti va faire un résultat infinitésimal… On remarquera enfin que plusieurs associations mentionnées ont vu leurs comptes bancaires fermés sans la moindre justification. L’impudence bancaire (bankstériste?) doit cesser immédiatement ! Une proposition de loi contre ces abus, vraies violences bancaires ordinaires, votée en première lecture par l’Assemblée nationale en mars 2025 attend toujours son adoption par un Sénat bien frileux dans ce domaine.

Il ne fait guère de doute que L’Humanité (un autre ogre en argent public) et d’autres périodiques subventionnés reprendront les informations vicieuses de Libération. Il est risible que ces demandeurs de bonne gestion publique soutiennent mordicus l’AME – ce tonneau des Danaïdes pour étrangers clandestins – et maintes initiatives cultureuses dont les fameux spectacles de la rue (et des dépotoirs?). Ils devraient plutôt balayer devant leur porte avant de faire la leçon chez les autres…

41+jZXMh6aL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpgToutefois, ne négligeons pas cette campagne de presse! L’ADMP (Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain) et Civitas – avant sa dissolution – ont perdu leur réduction fiscale adressée à leurs contributeurs fidèles. On est en présence d’une nouvelle métastase du sinistre «harcèlement démocratique» théorisé dès le milieu des années 1980 par le socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui voulait freiner - avec le succès que l’on sait maintenant - l’essor du Front national.

Cette riposte des plumitifs témoigne de l’état d’esprit fort peu inclusif des chantres de l’inclusion et du vivre ensemble mortifère. Ces épurateurs rêvent de chasser de la vie courante tous ceux qui osent les contrarier ou les contredire. Leur haine n’a aucune limite. Des militants royalistes, identitaires ou nationalistes-révolutionnaires fondent des entreprises privées tôt ou tard dénoncées, vilipendées, stigmatisées et mises au pilori. Les slogans crasseux des antifas confirment un rejet pathologique de l’altérité véritable qui mériterait un solide examen psychiatrique.

Le système médiatique d’occupation mentale recherche la mort sociale, civique et professionnelle de ses détracteurs. Ces derniers doivent-ils s’exiler à l’étranger? Non, car, aux yeux du Régime hexagonal, les représentants de la «Bête immonde» seraient capables de souiller de leurs idées nauséabondes leur pays d’accueil. L’euthanasie représenterait une solution plus appropriée…

Notre combat pour la civilisation européenne est existentiel! Se déroule par conséquent une lutte à mort avec les suppôts de la subversion actuelle. Contre eux s’impose une réaction vigoureuse et hardie. Au manœuvres dilatoires et diffamatoires des bien-pensants répond le sursaut des cœurs rebelles !

GF-T

  • « Chronique flibustière », n° 190, d’abord mise en ligne sur Synthèse nationale le 23 avril 2026.

dimanche, 19 avril 2026

La princesse et le candidat

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La princesse et le candidat

par Georges Feltin-Tracol 

paris match.jpgLa pré-campagne présidentielle démarre en fanfare ! La couverture de Paris Match du 9 avril 2026 officialise l’idylle entre, d’une part, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN) et, au Parlement dit européen, du groupe Les patriotes pour l’Europe, et, d’autre part, la princesse Maria Carolina de Bourbon-Siciles. Dix ans auparavant, le même hebdomadaire offrait en quelques mois plusieurs couvertures avantageuses du couple Brigitte et Emmanuel Macron. Malgré les avertissements insistants de ses plus proches conseillers, François Hollande n’imaginait pas encore que son jeune ministre de l’Économie se lancerait à sa place dans la compétition élyséenne. La princesse et Jordan Bardella avaient déjà été vus ensemble le 13 janvier dernier en quittant le Grand Palais à Paris lors de la réception organisée pour les deux cents ans du Figaro.

Pour l’instant et dans l’attente du verdict en appel de l’affaire des assistants parlementaires du 7 juillet prochain, Marine Le Pen demeure la candidate naturelle de la formation nationale-centriste tandis que Jordan Bardella entend briguer Matignon. Mais une sentence plus lourde et/ou une exécution provisoire aggravée écarteraient de facto Marine Le Pen de la course et laisserait le champ libre avec sa bénédiction à son Dauphin.

Force est de constater que la romance entre l’enfant originaire du 9-3 (la Seine Saint-Denis) et une descendante de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV dont elle descend à la onzième génération fait jaser la médiasphère. Le député ex-LFI et apparenté Vert de Seine Saint-Denis, Alexis Corbière, s’élève contre «le peopopulisme… ou la nouvelle étape écœurante de la banalisation de l’extrême droite». On en frissonne déjà. Quelques pétroleuses déphasées s’indigneront de l’écart d’âge - huit ans ! – entre Jordan Bardella (30 ans) et Maria Carolina (22 ans). Les plus hystériques en hurleront presque au détournement de mineure ! Pour sa part, l’organe-phare de la désinformation et des interprétations tendancieuses, Le Monde du 16 janvier, exprime à travers un article d’Ariane Chemin et d’Ivanne Trippenbach qu’«en s’affichant avec une héritière royale, Jordan Bardella prend le risque de brouiller son image». Une telle liaison serait-elle une erreur grossière de la part d’un parti qui tenait naguère des positions anti-Système? Et si la publicité de cette relation était, au contraire, un atout pour le président du RN? Dans la Grande-Bretagne industrialisée de la seconde moitié du XIXe siècle, le futur premier ministre conservateur Benjamin Disraeli prônait au sein du mouvement Jeune Angleterre une alliance entre le peuple prolétaire et l’aristocratie nobiliaire contre la bourgeoisie fidèle aux Whigs. Ne sommes-nous pas en présence d’une circonstance semblable en plus médiatique ?

La population peut se montrer en effet sensible à cette histoire qui, en ces temps saturés de féminisme, change les codes habituels. Ce n’est plus le prince charmant qui sauve une jeune bergère endormie, mais une vraie princesse qui choisit un roturier. Bien sûr, certaines admiratrices passionnées éprises en leur for intérieur de «Jordan» se sentiront dépitées, mais la majorité se fiche de la vie privée du personnel politique. Mieux encore, cette idylle renforce l’image personnelle du patron des Patriotes pour l’Europe qui rassure l’électorat libéral-conservateur historiquement réticent à voter pour un RN jugé fiscaliste et trop de gauche. Se lier à une Bourbon permet à Jordan Bardella de récuser tout collectivisme de sa part. Lénine aurait-il épousé une grande-duchesse russe?

Dans Le Figaro (du 15 avril 2026), un professeur en Sciences politiques à l’université de Nottingham, Hugo Drochon, estime que « s’afficher avec quelqu’un dont le nom évoque l’héritage [celui de l’Ancien Régime] est une autre manière de rejeter l’ordre contemporain. Cette union de l’homme du peuple avec l’aristocratie peut plaire». On ne peut que penser au couple mythique argentin Juan et Eva Peron. La femme du chef de l’État argentin portait manteau de fourrure et belle parure de bijoux tout en étant adulée par les «sans-chemises» justicialistes.

Enfin, Le Monde (du 15 avril 2026) publie sur deux pages un nouvel article cosigné Chemin–Trippenbach au fond vipérin. Pratiquant un confusionnisme voulu qui mêle l’origine des photographies parues dans Paris Match (prises au télé-objectif ou préparées à l’avance?), elles parviennent à y placer Jeffrey Epstein et le président légitime de la Syrie, Bachar al-Assad. Chapeau bas, les artistes! 

princesse-maria-carolina-couple-20-heures-france-2-bardella-933x1400.jpgQui est donc cette princesse des Deux-Siciles? Née le 23 juin 2003 à Rome, Maria Carolina Chantal Edoarda Beatrice Januaria est la fille aînée de Charles de Bourbon-Siciles et de Camilla Crociani. À leur mariage à Monte-Carlo en 1998, l’un de leurs témoins n’était autre que le futur prince Albert II de Monaco. Le couple a une seconde fille, Maria Chiara, née en 2005.

Jouant les mannequins de mode à l’occasion et étudiante à l’université de Monte Carlo en section «Mode et études de luxe», Maria Carolina appartient à la Jet Set et participe aux raouts huppés dans les Antilles sur les îles de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, à Dubaï, à Hong Kong et à Monaco. Soucieuse néanmoins d’écarter la réputation facile de fêtarde, elle a accepté la proposition d’Albert II de Monaco d’intervenir en ambassadrice du projet Passion Sea pour la sauvegarde des océans.

Éprise de vitesse, Maria Carolina de Bourbon-Sicile percute à vive allure en moto en mai 2025 un mur à Monaco. Elle avouera plus tard que le port du casque intégral et des soins intensifs prodigués à l’hôpital l’ont sauvée. Instruite à domicile hors de tout système scolaire par des précepteurs, elle parle couramment le français, l’italien, l’espagnol, le portugais, l’anglais et, ô horreur !, le russe. Serait-elle donc un agent clandestin de Poutine? Les mauvais esprits complotistes ne s’interrogent pas encore, mais cela ne tardera pas…

iismages.jpgSa marraine est l’actrice espagnole Inès Sastre (photo). Quant à ses parrains, ils se nomment Laurent de Belgique, frère cadet du roi des Belges Philippe, et Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, chef de la Maison impériale de France. La mère de ce dernier s’appelle Béatrice de Bourbon-Siciles, sœur aînée de Charles, le père de Maria Carolina.

La presse présente Maria Carolina comme prétendante au trône du royaume des Deux-Siciles disparu au moment de l’unification italienne en 1861. Elle porte par conséquent les titres de duchesse de Calabre et de Palerme. Le 14 mai 2016, son père Charles décide d’abroger la loi salique en faveur du principe de primogéniture absolue et mentionne dans sa décision des textes diplomatiques cosmopolites tels la Convention du 18 décembre 1979 de l’ONU, le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne du 1er décembre 2009.

Toutefois, ses cousins rejettent cette modification d’autant que perdure une vieille querelle successorale entre les deux manifestations des Bourbons-Siciles. Le père de Maria Carolina, Charles en 22e position dans l’ordre de succession de la couronne de France selon les royalistes légitimistes, relève de la branche cadette dite «de Castro». Les généalogistes désignent l’aînée comme la «branche de Calabre».

Les Bourbons-Siciles forment l’un des deux rameaux italiens (avec les Bourbon-Parme) des Bourbons d’Espagne de Philippe V, le petit-fils du « Roi-Soleil ». À l’instar du triste et fâcheux précédent du traité d’Utrecht conclu en 1713 qui interdit toute union personnelle entre les royaumes de France et des Espagnes, à la fin de la guerre de Succession de Pologne en 1738, le traité de Vienne empêche le règne commun entre les Espagnes et les Deux-Siciles. Les rois d’Angleterre ignorent ces restrictions d’où leur souveraineté nominale sur l’Écosse, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et maints petits États des Indes Occidentales dans les Caraïbes. On doit aussi remarquer que toujours influencés par Londres, les Bourbons-Sicile restent à l’écart du troisième «pacte de famille» de 1761 noué entre les Bourbons de France, d’Espagne et de Parme en complémentarité géopolitique avec la grande alliance franco-habsbourgeoise de 1756.

En 1900, Charles de Bourbon-Siciles (1870–1949) renonce devant notaire à Cannes à ses titres et à sa Maison parce qu’il va épouser l’année suivante la sœur aînée du roi Alphonse XIII d’Espagne, Marie des Grâces. Il deviendra dès lors un infant inscrit dans l’ordre de succession espagnole. Le destin des Bourbons-Siciles repose sur son frère aîné Ferdinand-Pie (1869–1960) dont l’unique fils, Roger, décède en 1914. À son décès, son neveu Alphonse (1901–1964), duc de Calabre et comte de Caserte, déclare nulle et non avenue la renonciation de 1900 de son père et, arguant de son droit d’aînesse, se proclame chef de la Maison des Bourbons-Siciles. Il entre en opposition frontale avec son oncle Rénier (1883–1973), duc de Castro, un ancien officier espagnol naturalisé français en 1904 et arrière-grand-père de Maria Carolina, qui revendique lui aussi la direction exclusive de sa Maison.

Aujourd’hui, le petit-fils d’Alphonse est le prince Pierre de Bourbon-Siciles, par ailleurs onzième dans l’actuel ordre de succession du royaume d’Espagne. Les Bourbons d’Espagne, les légitimistes français, les Bragance au Portugal, les Habsbourg, les Saxe-Cobourg-Gotha en Bulgarie, les Oldenbourg de Grèce, les Orléans-Bragance au Brésil reconnaissent les prétentions de la branche de Calabre. Le 25 janvier 2014, un acte de réconciliation signé à Naples entre Calabre et Castro confirmait leurs titres respectifs et apaisait les tensions internes. La fin abrupte de la loi salique a rendu ce rapprochement interne caduc.

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Ces querelles picrocholines sont très loin de Carcassonne, de Hénin-Beaumont et d’Agde, trois municipalités RN, sans oublier que la mère de Maria Carolina ne parle plus à sa propre sœur Cristiana qui l’accuse d’avoir demandé à leur mère, l’actrice et femme d’affaires italienne Edoarda Vesselovsky épouse Crociani, connue sous le nom de scène d’Edy Vessel (photo), d’une intention maligne de la déshériter. Il s’en suivit pour la princesse Camilla divers déboires devant les tribunaux des Îles anglo-normandes et de Curaçao (Antilles néerlandaises).

Hors de toutes ces discordes familiales et dynastiques, les photographies du jeune couple prises dans le paysage bucolique du littoral corse représentent un départ tonitruant dans la longue marche électorale vers un autre palais, celui de l’Élysée.

GF-T

  • « Chronique flibustière » n° 189, d’abord mise en ligne le 16 avril 2026 sur Synthèse nationale.

jeudi, 16 avril 2026

Quelques commentaires sur les récentes élections municipales en France

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Quelques commentaires sur les récentes élections municipales en France

par Georges Feltin-Tracol 

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 sont terminées. Malgré le tropisme médiatique accordé aux communes les plus peuplées (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nice, Strasbourg, Lille, Nantes), il paraît difficile d’en tirer des conclusions de portée nationale tant les situations diffèrent d’une municipalité à l’autre.

On peut cependant émettre deux observations générales qui confirment le contexte chaotique ou de transition, voire d’avant-guerre, dans lequel nous sommes dorénavant plongés : un éclatement inouï de la donne politique et la montée inexorable de l’abstention.

La réforme du mode d’élection dans les communes les moins peuplées imposant la sotte parité et abolissant le panachage ainsi que la rature des candidats explique en partie la forte abstention du premier tour: 42,90% au lieu de 36,45% en 2014 (on oubliera les élections de 2020 marquées par la mystification covidinguienne). Notons que cette année, 68 communes françaises n’ont pas ouvert de bureau de vote, faute de liste présentée ! En 2020, on en recensait 106 et six ans plus tôt 64…

La désaffection des électeurs se comprend en outre par l’effacement du pluralisme: 68% des communes n’offraient qu’une seule liste élue d’office dès le premier tour avec 100% des suffrages exprimés. La présence de deux listes ne concernait que 25% des communes, ce qui n’a pas empêché la hausse de l’abstention et le fort accroissement des votes nuls et des bulletins blancs. Dans Le Monde (du 27 mars 2026), le chercheur Pierre-Henri Bono précise que le nombre de listes uniques dans les communes de 3500 à 5000 habitants est passé de 12% en 2008 à 31% cette année. Si l’on élargit le critère démographique des communes entre 1000 et 20.000 habitants, il relève un phénomène plus massif encore: 32% en 2014 et 48% cette année! Le désintérêt des électeurs n’en est que plus flagrant.

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Ce désaveu civique accentue la fragmentation de l’actuelle offre politique. Certes, le PS conserve Paris, Le Printemps marseillais divers-gauche la cité phocéenne et les Verts Lyon, mais la gauche municipale perd des symboles historiques tels Clermont-Ferrand. L’alliance LR–macroniste remporte la mairie auvergnate aux mains des socialistes depuis 1944. Accédant au second tour grâce à 11,29% des voix, la liste RN s’effondre à 3,64%. Ses électeurs se reportent en masse vers le candidat du bloc central par hostilité compréhensible envers l’édile socialiste sortant qui préférait mieux combattre la section locale du Bastion social et des identitaires que les trafiquants de drogue implantés dans certains quartiers de sa pauvre ville.

Le PS perd aussi des municipalités dans le Nord, en banlieue parisienne et en périphérie lyonnaise au profit de LFI mélanchoniste (Saint-Denis, Roubaix, Sarcelles, Vaulx-en-Velin). Vieille terre communiste, Vénissieux tombe aussi! La mobilisation permanente des quartiers de l’immigration en faveur des candidats de Jean-Luc Mélenchon a payé. Les notables socialistes se font «grands-remplacés». Tant mieux! On ne les pleurera pas!

Quant au RN, il faut ici distinguer la majorité des candidats des cadres et autres responsables nationaux. La voie vers l’Élysée en 2027 s’annonce plus difficile que prévue. En effet, le RN ne conquiert ni Marseille, ni Toulon, mais il gagne deux secteurs marseillais (les 5e et 6e, donc les IXe, Xe, XIe et XIIe arrondissements). Les métropoles confortent leur vive hostilité envers le parti de la flamme tricolore: 7,07% pour l’UDR Alexandre Dupalais à Lyon, 5,20% à Grenoble avec Valentin Gabriac, 7,02% à Bordeaux pour Julie Rechagneux, 7% à Strasbourg pour l’excellente Virginie Joron. En revanche, le RN s’implante dans les villes moyennes: Menton, Vierzon, Carcassonne, Rognac, La Seyne-sur-Mer, etc. Diverses municipalités RN sont reconduites dès le premier tour avec brio (77,71% à Hénin-Beaumont, 62,22% à Moissac). On notera la perte de Villers-Cotterêts au second tour alors que le maire sortant élu en 2014 et réélu en 2020, Franck Briffaut (photo), adhérent au FN dès 1977, ne sollicitait pas un nouveau mandat.

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La poussée frontiste se concrétise dans les villes moyennes. Par exemple, dans les Monts du Beaujolais situés dans le département du Rhône, l’assistant du député RN Jonathan Gery de la circonscription voisine, Rémy Berthoux, devient le maire de Thizy-les-Bourgs. Le cas est intéressant. Le 1er janvier 2013, cinq communes limitrophes fusionnent à l’initiative du maire de Thizy, Michel Mercier, sénateur centriste, président MoDem du conseil général du Rhône et ministre de la Justice de 2010 à 2012. Cette commune nouvelle se trouve dans la 9e circonscription du Rhône tenue par le LR Alexandre Portier. La liste RN réalise au second tour en triangulaire 46,36%. Les «Bo-Bo» lyonnais n’en dorment toujours pas!

itrages.jpgLa presse locale a évoqué la première mairie d’extrême droite du département de la Loire. Commune rurale de la plaine du Forez, Chalain-le-Comtal ne présente qu’une seule liste à l’initiative de Tom Rieu (aucun rapport a priori avec Damien Rieu). Employé agricole de 23 ans, le nouveau maire a été le suppléant du candidat RN aux législatives de 2022 et de 2024 dans la 2e circonscription de la Loire (Saint-Étienne Sud intra muros). Il quitte le RN après la condamnation de Marine Le Pen sur les assistants parlementaires européens. Il rejoint alors Identité–Libertés de Marion Maréchal. Son engagement public lui vaut 178 votes sur 586 inscrits sans omettre 7,51% de bulletins nuls et 8,87% de votes blancs. Les journalistes pensent que quatre à cinq autres communes de la Loire auraient maintenant des maires encartés au RN et à l’UDR.

On a vu que les agglomérations sont rétives aux candidats du RN. Pourtant dans la préfecture de la Loire, Saint-Étienne, après une éclipse survenue en 2020 (9,24% au premier tour), le RN devient avec huit conseillers municipaux la principale opposition à la nouvelle équipe communale socialiste–verte–communiste–Place publique. Au soir du 15 mars, le RN arrivait déjà en deuxième position derrière l’alliance de gauche et devant les quatre listes de droite et de centre-droit (18,97% et 8212 voix exprimés). Or, par rapport aux résultats de 2014, le RN perdait néanmoins 688 suffrages. Toutefois, arrivé deuxième lui a procuré un vrai dynamisme puisqu’au soir du 22 mars, le RN a réalisé 26,68%, 11.786 suffrages, soit un apport supplémentaire de 3574 voix ! Ce résultat ne devrait pas étonner. Dès le premier tour de la présidentielle de 1995, la Loire plaçait en tête Jean-Marie Le Pen à l’instar de six autres départements (Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle, Var, Bouche-du-Rhône et Vaucluse). Le FN faisait de si bons résultats qu’au début des années 2000, des rumeurs couraient autour du parachutage électoral éventuel de Bruno Gollnisch sur la ville aux sept collines ou dans ses environs immédiats (Saint-Chamond et la vallée du Gier ou la vallée ouvrière de l’Ondaine).

Bien que non victorieux, le succès le plus brillant revient sans la moindre contestation possible à Jean-Eudes Gannat à Segré-en-Anjou-Bleu en Maine-et-Loire. Le 15 février 2016, sans aucune mention au cours de la campagne électorale de 2014, quinze communes s’unissent dans une commune nouvelle d’une superficie de 242 km². En comptant les bois de Vincennes et de Boulogne, la superficie de Paris fait 105 km². Lyon couvre près de 48 km² et Marseille s’en approche avec environ 241 km². Arrivée troisième et dernier lors de l’unique tour de scrutin, Jean-Eudes Gannat fait 21,72%, soit 1517 voix. Sa liste obtient sept conseillers municipaux et envoie deux représentants à l’intercommunalité.

imajegges.jpgDans un environnement difficile car la commune nouvelle se trouve dans la 7e circonscription, fief d’un député MoDem de la majorité présidentielle, Jean-Eudes Gannat suscite la sympathie des électeurs. Il profite de son statut d’enfant du pays comme d’ailleurs Tom Rieu qui bénéficie en outre d’un autre atout non négligeable: Chaloin-le-Comtal vote largement pour les candidats RN.

Jean-Eudes Gannat apporte la preuve magistrale qu’une démarche radicale réfléchie ne révulse pas toutes les franges de l’électorat. Son succès relatif risque cependant de lui attirer la vindicte de Thémis qui, pour avoir retransmis la sinistre réalité sur les réseaux sociaux, pourrait lui valoir une exécution provisoire et la privation durable de ses droits civiques, civils et de famille, car il est bien plus dangereux qu’un violeur d’enfant ou un trafiquant de drogue. Si sa liste courageuse réussit dans un milieu assez défavorable, pourquoi son exemple n’inciterait-il pas d’autres militants à l’imiter dans des zones bien plus propices à l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne par exemple en Ardèche septentrionale autour d’Annonay qui a quand même élu un député UDR, et en Haute-Loire? Avis aux bonnes et fermes volontés, imitons les exemples de Tom Rieu et de Jean-Eudes Gannat pour l’échéance municipale de 2033 !

Ne soyons donc pas pessimistes ! Il est dès à présent certain que des maires élus sans étiquette sont en leur for intérieur de sensibilité nationaliste-révolutionnaire ou identitaire, nous en connaissons plusieurs dans le Massif Central, dans le Morvan ainsi que dans le Jura.         

GF-T

  • « Chronique flibustière », n° 187, d’abord mise en ligne sur Synthèse nationale, le 6 avril 2026.

samedi, 21 mars 2026

Pour l’extrême gauche française, même les écologistes sont désormais des «fascistes»…

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Pour l’extrême gauche française, même les écologistes sont désormais des «fascistes»…

Peter W. Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94 

La France Insoumise (LFI) cogne en tous sens

1017px-Hugo_Clément_2017-4175389872.jpgEn avril 2023, l’hebdomadaire français de référence, de tendance libérale-conservatrice, Valeurs Actuelles, avait organisé plusieurs soirées-débats. Cela n’a rien d’exceptionnel, car les hebdomadaires et les mensuels le font régulièrement. Ce qui était toutefois remarquable, c’est que Hugo Clément (photo), journaliste de gauche et militant écologiste de terrain, y a débattu avec Jordan Bardella, président du Rassemblement National. Sur les réseaux sociaux, on a alors pu lire des réactions particulièrement virulentes de l’extrême gauche, notamment le fait qu’il ne fallait pas débattre avec l’extrême droite, mais bien la « combattre ».

Un certain Raphaël Arnault, qui appartenait déjà à ce moment-là au parti politique d’extrême gauche La France Insoumise, a réagi de manière particulièrement tranchante: «Hugo Clément en visite chez Valeurs Actuelles pour discuter avec les élites néofascistes. Nous en prenons bonne note». À ce moment-là, Arnault n’avait pas encore été condamné pour violences. Le 18 février dernier, Hugo Clément a répondu à ces accusations: « Voyez-vous, Raphaël Arnault, discuter, débattre n’est certes pas parfait, mais c’est toujours mieux que la violence et le fait de tuer un homme à terre. Si le débat n’est plus possible, il ne nous reste qu’un déferlement de haine». L’un des auteurs présumés de l’agression contre le militant de droite Quentin est un collaborateur du député Raphaël Arnault.

Le meurtre de Quentin dans le débat politique français

nadege-2_800x0_20240806192706-2656011407.jpgLa controverse entre gens de gauche aurait pu s’arrêter là. Action et réaction. Mais c’était sans compter la «brillante» députée LFI Nadège Abomangoli (photo), qui a jugé bon de réagir ainsi au propos de Clément: «Enfin, le pseudo-écolo fasciste se révèle». À quoi Clément a immédiatement répliqué: «À force de vider des mots comme ‘fasciste’ de leur sens, madame, ces termes ne veulent plus rien dire. Ces brutalités et cette méthode qui consiste à coller sans cesse des cibles dans le dos des adversaires ne peuvent que conduire à d’autres drames».

Cela rappelle un incident de septembre 2025 à la fête annuelle du journal communiste français L’Humanité. Un autre écologiste, Paul Watson (photo, ci-dessous), fondateur du groupe d’action Sea Shepherd, a été hué par une partie du public et empêché de prendre la parole. «Paul ne diffusera pas ses idées fascistes lors de cette fête», déclarait un communiqué de Youth For Climate Paris.

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Si La France Insoumise continue sur cette voie, il y aura bientôt plus de fascistes en France que d’électeurs. Le meurtre de Quentin suscite beaucoup d’émoi, y compris à gauche, cela ne fait aucun doute.

mercredi, 04 mars 2026

Epstein était un conseiller politique de Macron avant même son accession à la présidence française

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Epstein était un conseiller politique de Macron avant même son accession à la présidence française

Source: https://mpr21.info/epstein-era-un-asesor-politico-de-macr...

Les chasseurs de fausses informations (fake news), comme Viginum ou NewsGuard, affirment que les liens entre Macron et Epstein ne sont que des inventions du Kremlin. Cependant, les documents déclassifiés aux États-Unis montrent quelque chose de tout à fait différent et prouvent une fois de plus que ce sont les inquisiteurs modernes qui mentent.

Le nom de Macron apparaît plus de 200 fois dans les documents déclassifiés, où il est évident que les relations d’Epstein ne se limitaient pas au sexe, mais que les connexions étaient aussi politiques. Les chasseurs de fausses informations ont exploité le caractère politique des mentions pour affirmer que le président français n’a pas participé à des "activités sexuelles illicites".

Selon la correspondance publiée, Macron a à plusieurs reprises sollicité l’avis d’Epstein sur les institutions internationales et d’autres questions politiques, avant et après son élection en 2017 à la présidence de la République française.

Dans plusieurs courriels, Epstein affirme que Macron l’a consulté sur des sujets allant de la science à la politique. Dans un message du 30 août 2018, il écrit que Macron "veut mon avis sur presque tout, institutions, politique ou science", ajoutant que le président français "veut diriger l’Europe et peut-être le monde".

Dans un courriel du 17 septembre 2018 au directeur du Forum économique mondial, Borge Brende (*), marqué comme confidentiel, Epstein cite ce qu’il décrit comme un message de Macron concernant la révision des structures de gouvernance et des institutions internationales pour relever les défis mondiaux. Le message demandait un soutien aux innovations socio-économiques "pour promouvoir un avenir plus progressiste".

Les documents révèlent également des liens entre Epstein et des figures dans l’entourage de Macron avant son accession à la présidence. Un homme d’affaires émirati, le sultan Ahmed Bin Sulayem, a écrit à Epstein le 22 mars 2016, décrivant un déjeuner à l’Élysée où il a eu "une bonne discussion" avec Macron, alors ministre des Finances, sur "les affaires en France".

La présidente de l’Assemblée nationale française, Yael Braun-Pivet, s’est opposée à l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les réseaux d’Epstein en France, qui touchent une grande partie de l’oligarchie politique, diplomatique et culturelle française.

Comme cela arrive souvent, le refus a suscité des soupçons ; ils veulent cacher quelque chose, car les documents dévoilés jusqu’à présent ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Les "pro-russes" sont très "mal-pensants", mais les photos d’Epstein au Louvre et sa résidence à Paris indiquent que ses réseaux considéraient la France comme faisant partie d’opérations en Europe.

(*) Brende a dû démissionner en raison de ses liens avec Epstein. Il est l’un des Norvégiens associés à Epstein, comprenant l’ancien Premier ministre Thorbjørn Jagland, la princesse héritière et un diplomate.

samedi, 21 février 2026

Débat nucléaire en Europe: Qui serait vraiment prêt à mourir pour qui?

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Débat nucléaire en Europe: Qui serait vraiment prêt à mourir pour qui?

Elena Fritz

Bron: https://t.me/global_affairs_byelena#   

En Europe, un débat a commencé ( https://www.faz.net/aktuell/politik/sicherheitskonferenz/... ), qui aurait été impensable il y a seulement quelques années. Des politiciens de premier plan parlent désormais ouvertement d’un «parapluie nucléaire» européen. Le président polonais Karol Nawrocki le réclame, le chancelier fédéral Friedrich Merz en discute avec Emmanuel Macron, et lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, ce sujet n’était plus un tabou. Le fait même que cette question soit posée montre surtout une chose: la confiance dans les garanties de sécurité actuelles s’émousse. Le point de départ est moins idéologique que stratégique. Dans de nombreuses capitales européennes, l’incertitude grandit quant à savoir si, en cas d’urgence, les États-Unis seraient vraiment prêts à risquer leur propre survie pour l’Europe. Cette inquiétude ne date pas de la politique intérieure américaine actuelle. Déjà pendant la Guerre froide, la même question se posait. Lorsque l’Union soviétique a développé des missiles intercontinentaux dans les années 1950, il est devenu évident pour les États-Unis qu’une attaque contre l’Europe menacerait inévitablement la population américaine. Washington a alors réagi avec une nouvelle stratégie: pas de représailles automatiques et massives, mais une réponse flexible. En d’autres termes: une marge de manœuvre plutôt qu’un auto-engagement.

Aujourd’hui, cette logique revient. Le monde est devenu multipolaire, les risques sont plus complexes, et la politique américaine se concentre davantage sur l’Indo-Pacifique. Pour des États comme la Pologne ou les pays baltes, cela signifie une réalité désagréable: en cas d’urgence, l’Europe pourrait se retrouver seule stratégiquement. Le fait que Varsovie tourne désormais son regard vers Paris est rationnel.

Mais c’est ici que commence le vrai problème. La France est une puissance nucléaire, mais son arsenal est limité et surtout conçu pour sa propre dissuasion nationale. Une extension à toute l’Europe ferait de la France la principale cible d’une contre-attaque. Il en découle une question cruciale, rarement posée dans le débat politique jusqu’à présent:

La France serait-elle prête à risquer son propre existence pour la Pologne, l’Allemagne ou la Finlande ?

Cette question est inconfortable, car elle touche au cœur de toute dissuasion. La dissuasion ne fonctionne que si l’adversaire croit qu’un État est prêt à vraiment commencer une politique d'escalade en cas de crise. Mais cette crédibilité ne peut pas être remplacée par des traités ou des déclarations politiques. Elle repose sur la culture politique, la réflexion stratégique et les intérêts nationaux.

On peut pousser cette logique plus loin. Si la France devait prendre cette décision, elle serait existentielle. Une contre-attaque nucléaire ne viserait pas seulement l’infrastructure militaire, mais aussi les fondements de l’État français. Aucun système politique ne décide à la légère de sa propre destruction. C’est précisément pour cette raison que la fiabilité d’une telle garantie reste incertaine.

Cela met en lumière une deuxième question, encore plus difficile:

D’autres États européens seraient-ils prêts à ce que la France prenne ce risque pour eux?

Car une garantie de protection nucléaire implique toujours une dépendance politique. Celui qui est protégé doit céder du pouvoir. Celui qui protège exige une influence. Un parapluie de protection européen ne concernerait donc pas seulement la sécurité militaire, mais aussi la réorganisation des rapports de force en Europe. La France deviendrait le centre politique de la sécurité. Les décisions concernant toute politique d’escalade, le risque et la guerre seraient finalement prises à Paris.

Pour l’Allemagne, cette situation serait particulièrement sensible. D’un côté, la pression croît pour rendre la politique de sécurité plus efficace. De l’autre, l’Allemagne deviendrait, dans un tel système, un acteur central à la fois financier et politique, sans en avoir le contrôle ultime. La dépendance aux États-Unis serait en partie remplacée par une dépendance à la France.

dimanche, 15 février 2026

Les vigilants aux abonnés absents

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Les vigilants aux abonnés absents

par Georges Feltin-Tracol

Ancienne militante de l’UMP qui soutint à la primaire de la droite et du centre de 2016 Alain Juppé avant de rallier quelques mois plus tard Emmanuel Macron, Aurore Bergé exerce à compter du 11 janvier 2024 (avec une brève interruption sous Michel Barnier) le rôle de ministresse déléguée chargée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la sacro-sainte lutte contre les discriminations. À cette fonction subalterne, elle a appartenu et appartient encore aux gouvernements de Gabriel Attal, de François Bayrou et de Sébastien Lecornu.

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En juillet 2025, elle a fomenté une coalition autour d’une dizaine d’associations déjà grassement subventionnées afin de combattre une soi-disant haine en ligne: comprendre les canaux de diffusion de la ré-information et de la liberté d’expression.

Afin d’améliorer le travail de cette nouvelle censure numérique, elle a osé débloquer plusieurs millions d’euros en ces temps de restriction budgétaire. Mais au diable l’avarice quand un tel combat ontologique frôle un sommet eschatologique! On doit cependant s’étonner que toutes les ligues de petite vertu, toujours prêtes à dénoncer et à déposer plainte pour des broutilles, demeurent silencieuses face à la résurgence incroyable des « heures-les-plus-sombres-de-leur-histoire » dans le tourisme de masse.

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En effet, depuis le 14 janvier dernier, plusieurs hauts-lieux touristiques et musées français (le Louvre, les châteaux de Versailles et de Chambord, l’ensemble de la Conciergerie et de la Sainte-Chapelle sur l’Île de la Cité et l’Opéra Garnier) pratiquent une tarification différenciée. Les touristes non-citoyens ou non-résidents d’un État-membre de l’Union dite européenne ainsi que ceux de l’Islande, de la Norvège et du Liechtenstein (et quel sort pour les Andorrans, les Monégasques et les Saint-Marinais?) doivent payer un prix d’entrée augmenté de 45%, soit 32 euros. À Versailles, ce sont trois euros supplémentaires pour les étrangers. Quant à Chambord, les «privilégiés» paient 21 euros et les extra-Européens 31 euros ! La préférence nationale existerait donc bien !

La direction de ces établissements à la renommée internationale justifie cette distinction tarifaire au nom d’inévitables travaux de rénovation qui s’élèvent, par exemple, à plus d’un milliard d’euros pour le seul Louvre. Tablant sur une fréquentation touristique en hausse, le gouvernement envisage neuf millions de visiteurs par an, soit la possibilité d’engranger chaque année entre 20 et 30 millions d’euros rien que pour le Louvre. En janvier 2025, le Louvre, cette autre gare parisienne où l’on circule comme dans un moulin, avait augmenté l’entrée de 17 à 22 euros…

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En raison des variations de prix, les agents des musées doivent désormais vérifier l’identité des visiteurs. Le temps d’attente devant la tristement célèbre pyramide de l’architecte Ming Pei risque de s’étirer encore plus. Or, avec le risque de manquer d’effectifs de contrôle, on peut envisager une procédure de fluidification des admissions en recourant au QR-code à l’instar des temps maudits de l’imposture covidienne.

On s’en doute: les syndicats fulminent contre «cette double tarification qui foule aux pieds notre Histoire républicaine et l’universalisme fondateur du musée du Louvre». Ils ont raison parce qu’ils y voient avec justesse une éclatante démonstration de discrimination. L’hostilité à toutes les formes de discrimination reste pourtant le mantra officiel de cette république croulante. Le régime républicain vermoulu les condamne toutes, mais il en promeut d’autres. Attention Marianne ! La schizophrénie te guette !!!

Parmi les nombreux (et exagérés) motifs de discrimination pénalement répréhensibles se trouve l’origine, en l’occurence pour les musées, la nationalité. Faire payer plus cher les touristes étrangers sous le prétexte qu’ils sont précisément des étrangers représente un singulier paradoxe. Pour paraphraser la magnifique saynète des Inconnus, il y aurait de bonnes discriminations et de mauvaises discriminations. Qui aurait la capacité d’effectuer cette distinction? L’État? Les associations para-étatiques? Le quidam? Le hasard?

Les bonnes discriminations ne s’arrêtent pas aux seuls musées. Dans les métropoles mondialisées, il devient courant que des boîtes de nuit et des bars réservent la fin d’après-midi ou le début de soirée à des fêtes exclusivement ouvertes aux femmes, souvent mères de famille harassées par leur progéniture. À part les vigiles, les responsables légaux de l’établissement et, peut-être, le serveur au bar, toute présence masculine y est proscrite. Pis, des féministes tiennent des réunions non mixtes excluant les hommes blancs cisgenres hétérosexuels de tout âge. Entend-on les ligues de petite vertu s’indigner de ces actes discriminatoires assumés ? Non, elles préfèrent viser l’Institut Iliade qui tiendrait des réunions avec uniquement des Albo-Européens ou bien Le Canon français qui organise dans tout l’Hexagone des réunions festives accompagnés de chants traditionnels, de charcuterie et de vins de terroir.

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L’extrêêêêêêêêêêêêêêêêêêêême droite tapie dans l’ombre serait à la manœuvre. On frise ici le complotisme à l’état pur, mais comme il est propagé par les plumitifs de gauche, cela ne choque personne.

La fin du mois de janvier vient d’être secouée par une polémique futile. La SNCF propose, contre un billet plus élevé, à ses clients qui prennent les TGV en semaine des compartiments sans enfants, la classe Optimum Plus.

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La compagnie ferroviaire française ne fait que suivre une tendance sociétale bien vivace. Outre les mariages, bien des restaurants, des hôtels et des centres de loisirs refusent la venue de jeunes enfants de moins de 12 ans. Certaines associations condamnent cette mode, reflet manifeste du naufrage historique du système scolaire hexagonal. Les gamins dérangent parce que leur éducation à l’école repose sur la bienveillance, ce terme politiquement correct pour désigner le laxisme.

Hormis Jean-Yves Le Gallou dans un article mis en ligne sur Polémia le 2 janvier dernier, personne n’a enfin réagi aux propos pitoyables tenus en décembre 2025 par Mathias Wargon, le patron des urgences à l’hôpital Delafontaine en Seine – Saint-Denis. L’urgentiste médiatique suggérait de refuser les malades de la grippe de plus de 65 ans non vaccinés. Singulière application du serment d’Hippocrate ! Dans « Matthias Wargon veut interdire les urgences médicales aux non-vaccinés », le président – fondateur de Polémia cingle avec un rare bonheur les contradictions de l’époux d’Emmanuelle Wargon, ancienne ministresse des gouvernements d’Édouard Philippe et de Jean Castex, fille par ailleurs de l’immigrationniste Lionel Stoléru. « Wargon veut-il aussi fermer les urgences aux victimes de coma alcoolique et les hôpitaux aux alcooliques, écrit Jean-Yves Le Gallou ? Wargon veut-il interdire des soins aux drogués et aux victimes d’overdose. Allons plus loin, Wargon veut-il fermer l’hôpital public aux accidentés de sports à risque – équitation, parachutisme, alpinisme par exemple – activités dangereuses qu’ils auraient pu sagement éviter de pratiquer ? Pourquoi aussi ne pas limiter l’accès aux soins cardiovasculaires pour les obèses souvent jugés responsables de leur état en raison de leur alimentation et de leur sédentarité ? Dans le même ordre d’idées, faut-il conditionner l’accès aux soins respiratoires aux non-fumeurs ? On peut d’ailleurs poursuivre l’idéologie wargoniste à l’infini et reprocher à certains malades du SIDA ou de MST d’être la cause de leur malheur par certaines de leurs pratiques sexuelles dangereuses. » Aucune officine spécialisée dans la délation n’a attaqué le médecin devant la justice. En aurait-il été autrement s’il avait porté une chemise noire ?

L’hostilité officielle aux discriminations est une vaste et coûteuse fumisterie. Selon son étymologie latine, discriminer signifie « mettre à part, séparer, distinguer ». Mettre à part, distinguer, séparer sont des actions de tous les jours. Tout un chacun discrimine en permanence. S’il choisit telle compagne et non une autre, il pratique une discrimination. S’il préfère acquérir une maison résidentielle péri-urbaine et non un appartement miteux dans un immeuble de banlieue saturé par l’immigration, il réalise une autre discrimination.

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Avant de conclure, n’oublions pas enfin que la discrimination est parfois recommandée et même encouragée. Les ménages doivent trier les ordures et les distinguer selon leur caractère domestique, alimentaire ou recyclables (papier, carton, bouteilles en plastique). Notons au passage que le « tri sélectif » constitue un pénible pléonasme puisque trier, c’est distinguer et donc sélectionner… Loin de l’opinion officielle, les discriminations façonnent le quotidien. Dans une logique évolutionnaire darwinienne, c’est grâce à ce jeu complexe que s’opère la sélection des espèces. La réalité le prouve avec aisance: discriminer, c’est vivre!       

GF-T

«Chronique flibustière», n° 181, mis en ligne le 11 février 2026 sur Synthèse nationale.

Lyon, Quentin, un seuil est franchi

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Lyon, Quentin, un seuil est franchi: l’antifascisme imaginaire tue

par Sergio Filacchioni

Source: https://www.ilprimatonazionale.it/approfondimenti/lione-q...

Rome, 14 février – Une conférence de la députée de gauche Rima Hassan, qui s’est tenue le 12 février à l’Institut d’Études Politiques de Lyon, s’est transformée en un grave incident, où le sang a coulé. En effet, aux abords du lieu où se déroulait l’événement, une agression a eu lieu, qui a fait une victime Quentin, 23 ans, qui serait intervenu — selon les versions — pour défendre des activistes du collectif identitaire Nemesis présentes sur place lors d’un flash mob de protestation.

À Lyon, le sang recommence à couler

Selon les dénonciations des militants eux-mêmes, un groupe d’environ trente antifascistes, affiliés au groupe de la Jeune Garde, aurait encerclé et frappé plusieurs personnes. Quentin aurait été atteint de coups de poing et de pieds, même une fois à terre, subissant de graves traumatismes crâniens. Transporté en urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, il a été admis dans un état critique. Dans les heures qui ont suivi, son état s’est aggravé jusqu’à son décès, selon les mêmes sources proches du collectif. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour meurtre volontaire et analysent les vidéos de surveillance ainsi que les témoignages pour reconstituer la dynamique exacte des faits et identifier d’éventuels responsables. Parmi les noms cités par les activistes de Nemesis, figure celui de Jacques-Élie Favret. Sa présence dans le groupe responsable du meurtre brutal indique comment la gauche structure le conflit politique: Favret est collaborateur du député de La France Insoumise, Raphaël Arnault.

Seul contre un grand nombre

Avec l’assassinat de Quentin, la France et l’Europe sont confrontées à un fait qui ne s’était pas produit depuis des années: un jeune militant a été tué lors d’une attaque organisée et politiquement protégée par l’extrême gauche. Un événement qui ne peut pas nous laisser indifférents en Italie: de Sergio Ramelli à Paolo Di Nella, les agressions antifascistes ont marqué une période sanglante de notre histoire nationale récente. Et, non, le discours sur les “extrêmes opposés” ne tient pas. Quentin, Sergio et Paolo ont été attaqués par de nombreux adversaires alors qu'ils étaient seuls: certains revenaient chez eux, d’autres collaient des affiches, d’autres encore se sont avancés. Des militants politiques qui n’ont pas brandi d’arme ou de bâton, mais qui avaient le courage de vouloir changer le destin de leur pays. Quentin était un patriote, un catholique dévot, un garçon sportif et amoureux de la lecture. Selon les témoins, il n’aurait pas hésité à se porter volontaire pour protéger les jeunes activistes du collectif féministe/identitaire lors d'un moment de tension maximale. C’est cet élément, plus encore que la dynamique violente, qui frappe ceux qui le connaissaient: l’idée d’une responsabilité assumée personnellement, sans calcul.

L’antifascisme à l’épreuve des faits

Pendant des années, une certaine mouvance politique a revendiqué “l’antifascisme militant” comme une catégorie légitime, distincte de la violence. Pourtant, lorsqu’un antifascisme se structure comme présence organisée dans la rue, prête à l’affrontement physique, la frontière entre politique modérée et politique violente disparaît. Si la France a connu ces dernières années dissolutions, polémiques et procédures surtout contre des groupes identitaires et nationalistes, il est évident que la tolérance pour certaines formes de militantisme de gauche a nourri leur aura d’impunité. En fin de compte, lorsque des partis structurés présentent des candidats issus de l'activisme radical, les protègent ou légitiment de telles figures, le message est clair: cet engagement fait partie intégrante du champ politique institutionnel. Le cas d’Ilaria Salis en Italie — devenue symbole avant même la fin de sa procédure judiciaire — illustre cette dynamique où le charognard est transformé en modèles pour la représentation politique par des partis qu’on voudrait en théorie modérés, qu'ils soient “verts” ou de centre-gauche.

À Lyon, le climat change pour tous

Pendant des années, on a répété que “tuer un fasciste n’est pas un crime”, que l’adversaire politique n’est pas un concurrent mais une menace ontologique, le saut de la délégitimation morale à l’agression physique n’est pas une aberration imprévisible: c’est une dérive logique. Et le problème ne concerne pas seulement la France. En Italie, en 2025, à Padoue, un militant de CasaPound a fini à l’hôpital après une attaque antifasciste organisée pour frapper durement. Nous nous souviendrons de Quentin, mais pas comme d’une victime. Nous nous souviendrons du courage et de la détermination avec lesquels cet “un” est meilleur que ce “beaucoup”. Nous nous souviendrons de ce jour comme le point où une nouvelle ère de radicalisation tragique trouve sa pleine éclosion. Parce qu’à partir de maintenant, personne ne pourra plus faire semblant que ce n’est qu’un simple conflit politique. Une nouvelle frontière a été franchie. Et quand une frontière est dépassée, le climat change pour tous.

Sergio Filacchioni.

Sergio Filacchioni est journaliste, graphiste et photographe, actif avec le site en ligne Il Primato Nazionale. Rome. Il est né en 1998.

* * *

Deux ou trois choses à propos d'un drame... 
 
par Pierre Robin
 
Source: https://www.facebook.com/pierre.robin.121 
 
J'ai moi-même participé (dans un autre millénaire) à des affrontements en bandes organisées. C'était une guerre - une guéguerre - de basse intensité entre deux camps farouchement opposés se disputant l'influence ou la prépondérance en milieu jeune universitaire. Que mon " camp " fût en flagrante infériorité numérique (et je dirais, médiatique) ne changeait rien à notre détermination. D'autant que c'était ça ou la disparition de la scène (para)politique - ou la soumission pour anticiper Houellebecq: il n'y avait pas de paix possible, juste des " relâches ", des baisses de tension collectives.
 
A ma connaissance, pendant ces 2 ou 3 années de guérilla (forcément) urbaine, il n'y a pas eu de morts, juste quelques blessés graves peut-être. Moi même j'ai eu assez peur à 2 ou 3 reprises. Mais j'aimais cette ambiance de tension - et je trouvais cet activisme considérablement plus intéressant que le droit civil, ou même les sciences politiques.
 
Ce qui est arrivé voici 48 heures à Lyon est certes désolant, mais pour moi pas nouveau. A la limite c'est encore moins étonnant aujourd'hui, dans une société multi-conflits, qu'il y a 40 et quelques années, où l'après-68, certes violent lui aussi, était tempéré par une société plus apaisée malgré tout, que ce soit par un reste de tradition et d'éducation ou par les derniers feux de la société de consommation.
 
Vu les innombrables problèmes en cours et en expansion - et la baisse drastique du niveau d'éducation et de " commune décence " de la France de 2026 - il m'est vraiment très difficile d'imaginer, pour les années à venir, un monde de " zéro violence ". Encore heureux si l'on se maintient au " zéro morts "....
 
* * * 
 
Instant karma
 
par Christian Rol
 
Source: https://www.facebook.com/christian.rol.737
 
C'est comme le petit Bernanos il y a quelques années ; des petites frappes bourgeoises, fils de notables, de juges éventuellement, le daron au Rotary et la mère hystérique qui danse en mini jupe sur Indochine le 31 décembre.
 
Sous ce portrait robot, se situe la réalité a la fois sociologique et psychologique des meurtriers de Quentin. Des faux durs bien choyés dans leurs certitudes en carton, des fils à papa fascinés par la violence mais pas au point de se confronter aux racailles dont ils admirent et craignent la supériorité physique. Pas non plus au point de se battre à nombre égal contre nos camarades.
 
Alors, ils singent la force à 15 contre Un. Une fois le mec au sol, ils tabassent comme des sourds, à coups de pompes dans la tête en criant des slogans ineptes, obscènes.
 
J ai vécu ça au lycée dans les 70... 30 salopes au cul et personne pour me venir en aide.
 
Maintenant, quand les poulets les auront attrapés, ils vont nous raconter qu' ils ne voulaient pas en arriver là, que c'est pas eux, que c'est l' autre qui a porté le coup fatal, etc.
 
Mais c'est trop tard mon ami. Tu voulais la jouer voyou, tueur de fafs, Bande à Baader du quartier, défenseur des cailleras, tu sais les branleurs qui dealent, cognent et violent les filles? Tous ces parasites qui te font bander.
 
Alors, j'ai au moins une bonne nouvelle: tu vas bientôt les retrouver en zonzon.
 
* * * 
 
 

mardi, 13 janvier 2026

Général français: "Nous devons combattre les Américains!"

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Général français: "Nous devons combattre les Américains!"

Cristi Pantelimon

Source: https://www.facebook.com/profile.php?id=100005135564621

C'est probablement la première fois que nous entendons un tel discours: lors d'un débat télévisé, un général français, Nicolas Richoux (photo), a avancé l'idée d'une lutte armée entre Européens et Américains, dans le cas où ces derniers attaqueraient le Groenland, un pays «allié».

D'autres signes indiquent que le Groenland sera une pomme de discorde dans les relations «transatlantiques».

Le vice-chancelier allemand Lars Klingbeil a envoyé des messages clairs de solidarité avec le Danemark, tandis que Friedrich Merz a relativisé l'idée d'envoyer des troupes européennes en Ukraine sans l'accord de la Russie.

Les relations internationales sont dominées par le conflit principal entre les États-Unis et l'axe Russie-Chine. Cependant, il existe également un conflit potentiel important au niveau des relations entre les États-Unis et l'Europe. Ce dernier conflit découle du premier.

Les États-Unis aspirent à un monde «souverainiste» selon leur propre définition, c'est-à-dire un monde dans lequel les États-Unis pourraient démanteler toute alliance d'États, qu'elle soit de type BRICS (mondiale ou à potentiel mondial) ou de type UE (locale), afin que les États-Unis restent ainsi le souverain absolu parmi les souverains.

Les BRICS, tout comme l'UE, ont un potentiel économique et stratégique qui gêne la puissance américaine. La dilution de ces structures serait à l'avantage de Washington.

Les attaques contre le Venezuela et l'Iran sont des attaques contre les BRICS (tout comme les tracasseries à l'encontre de l'Inde), tandis que l'exportation du souverainisme vers l'Europe (tout comme le conflit en Ukraine) sont des chocs électriques infligés à l'UE et à l'UE et à la Russie (prises ensemble).

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Il est donc naturel que, dans l'hypothèse où le conflit avec l'axe Russie-Chine s'épuiserait (bien qu'il y ait des signes contraires), les États-Unis soient de plus en plus enclins à porter des coups à l'autre alliance qui les gêne, à savoir l'UE.

Le problème est que le Groenland est stratégiquement situé à la fois dans la cour des BRICS (l'axe Russie-Chine et le contrôle de la route arctique) et dans celle de l'UE (étant un territoire appartenant à un État membre de l'UE).

Une attaque contre le Groenland aura des répercussions sur les deux structures avec lesquelles les États-Unis sont en conflit.

Pour l'instant, seuls les Européens ont réagi – et nous voyons qu'ils l'ont fait avec dureté – à l'idée américaine de contrôler le Groenland.

La solidarité des pays nordiques, mais aussi des pays baltes, avec le Danemark est également intéressante : la région baltique était l'une des plus engagées dans la guerre contre la Russie, une région où l'OTAN venait de s'installer... Voilà qui montre que les choses peuvent être relativisées.

Le refroidissement des relations entre les États-Unis et l'Europe sur la question du Groenland ne peut que profiter à l'axe Russie-Chine, qui, pour l'instant, ne ressent pas le besoin de s'immiscer...

Référence: https://www.boursier.com/.../le-general-nicolas-richoux...

Quatre bons points pour le RN

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Quatre bons points pour le RN

par Georges Feltin-Tracol

2025 a été l’annus horribilis du RN pour trois principales raisons. D’abord, son fondateur indirect, Jean-Marie Le Pen, s’est éteint le 7 janvier 2025. Ensuite la condamnation en première instance avec exécution provisoire et l’impossibilité théorique de se présenter à la prochaine élection présidentielle pour Marine Le Pen en est la deuxième.

De cette décision judiciaire inique, le système médiatique spécule et travaille sur l’hypothèse d’une rivalité sous-jacente entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il aimerait répéter le fâcheux précédent de 1997–1998 entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret. Inéligible à la suite du traquenard de Mantes-la-Jolie pendant les élections législatives anticipées de 1997, le «Menhir» pensait ne pas pouvoir conduire la liste du FN aux européennes de 1999. N’entendant pas y investir son délégué général, le président du FN pensait plutôt mettre en première place son épouse Jany. Largement relayée par la presse, cette question attisa les dissensions entre les deux hommes, ce qui accéléra la crise cataclysmique de 1998.

Les commentateurs politiques s’échinent dès à présent à monter la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale contre son dauphin putatif. La première tiendrait un discours populiste social-étatiste tandis que le second exprimerait une sensibilité plus identitaire et libérale, quitte à concurrencer sur ce terrain Marion Maréchal d’Identité-Libertés et le tandem de Reconquête! Sarah Knafo–Éric Zemmour. Quant au niveau institutionnel – c’est la troisième raison -, le Premier ministre Sébastien Lecornu écarte volontiers le RN de toutes négociations sérieuses. Dédaigné et toujours soumis au «cordon sanitaire sénile», le RN doit se remettre en question en matière programmatique, en particulier dans la perspective des élections municipales de mars 2026.

Le RN semblerait toutefois avoir compris la nécessité d’avoir des conseillers municipaux nombreux afin d’obtenir un modeste groupe au Sénat lors de son renouvellement triennal en septembre 2026. Il révise par conséquent sa stratégie dans certaines circonstances spécifiques.

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Acquéreur de la marque RPR (Rassemblement pour la République) à l’Institut de la propriété intellectuelle, Franck Allisio (photo), député de la XIIe circonscription des Bouches-du-Rhône (Vitrolles–Marignane–Berre-l’Étang), se porte candidat à la mairie centrale de Marseille. Face au maire sortant social-wokiste Bruno Payan, du député LFI Sébastien Delogu et de Martine Vassal, présidente issue de la soi-disant droite modérée de l’intercommunalité Marseille–Aix Métropole et du conseil départemental, Franck Allisio a compris tout l’intérêt de s’allier avec un poids lourd local, le sénateur identitaire Stéphane Ravier.

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Élu au palais du Luxembourg depuis 2014, Stéphane Ravier (photo), ex-RN et ex-Reconquête!, interpelle sur la réalité évidente du grand remplacement démographique. Marseillais d’abord, il a su susciter dans la cité phocéenne une «galaxie» associative et militante très active. Le duo Allisio–Ravier (qui n’est pas candidat à cette élection) pourra-t-il remporter la deuxième ville de France malgré toutes les difficultés qui découleront de cette victoire de la part des narco-cartels puissants et de services préfectoraux capables de saboter la moindre mesure audacieuse ?

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Les responsables locaux du RN ont l’intelligence tactique de s’allier avec d’autres forces identitaires. Ainsi trouve-t-on un rapprochement louable en Corse. Pour le plus grand mécontentement de Florian Philippot, plus que jamais national-républicain, le RN, présent sur l’«Île de Beauté», vient de sceller une alliance avec Mossa Palatina (« Mouvement palatin ») de Nicolas Battini. Appelé «Union des patriotes», ce regroupement inattendu contraint le président autonomiste du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, à poser sa candidature à la mairie de Bastia.

Ancien soutien d’Éric Zemmour en 2022, Nicolas Battini s’affirme libéral et identitaire corse. Cet ancien indépendantiste privilégie maintenant une large autonomie interne dans le cadre français. Il déplore que le nationalisme corse tant dans sa composante régionaliste–autonomiste que dans son expression indépendantiste conserve un discours marxiste, tiers-mondiste et immigrationniste. La relative émergence électorale de Nicolas Battini aux législatives de 2024 (4,25 % des suffrages en Haute-Corse) confirme le virage identitaire d’une part de l’électorat corse. Il sera très intéressant d’analyser les résultats de cette entente à l’approche des élections territoriales de 2028. Si le RN, centralisateur parisien, reconnaissait enfin la caractère poly-culturaliste enraciné des peuples de France, et pas seulement en Outre-mer, ce serait une véritable révolution intellectuelle. Pas sûr que les caciques du RN acceptent ce tournant impensable pour eux et néanmoins indispensable…

L’avant-dernier bon point remonte au 3 janvier dernier sur le réseau social X. La «candidate naturelle» du RN à la prochaine présidentielle, Marine Le Pen, exprime par un tweet cinglant sa réaction à l’opération militaro-policière d’enlèvement du chef de l’État vénézuélien Nicolas Maduro. Tout en critiquant le régime bolivarien qu’elle qualifie de «communiste, oligarchique et autoritaire», elle désapprouve l’action des États-Unis d’Amérique au nom de ses principes souverainistes. «Il existe une raison fondamentale pour s’opposer au changement de régime que les États-Unis viennent de provoquer au Venezuela, écrit-elle. La souveraineté des États n’est jamais négociable, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur puissance, quel que soit leur continent. Elle est inviolable et sacrée. Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude. Ce serait donc un péril mortel, alors que le XXIe siècle est déjà le théâtre de bouleversements géopolitiques majeurs qui font planer sur l’humanité le risque permanent de la guerre et du chaos».

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Par cette condamnation, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale renoue pour la circonstance avec la vision géopolitique de l’ancien Front national. Elle se souvient très certainement qu’à rebours d’une opinion publique travaillée par la désinformation médiatique, Jean-Marie Le Pen s’opposait en août 1990 contre l’intervention occidentale en Irak et se rangeait aux côtés d’autres réfractaires au «nouvel ordre mondial» tels Michel Jobert ou Jean-Pierre Chevènement. Sa réaction a surpris certains commentateurs qui ont oublié qu’elle demeure une souverainiste stato-nationale convaincue.   

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Auparavant, début décembre 2025, Jean-Philippe Tanguy (photo), député de la IVe circonscription de la Somme (Abbeville), sort de son champ de compétence dans lequel il excelle – le budget et l’énergie – et réclame une révision des politiques publiques sur la prostitution dans l’Hexagone. La grasse presse subventionnée se gausse alors de cet intérêt soudain pour la «maquereau-économie». Elle aurait dû au contraire noter la continuité. Le FN était jadis hostile à la «police des braguettes». Pour sa part, le RN s’est toujours opposé à l’abjecte loi de 2015 qui pénalise les clients des prostituées et plonge ces dernières dans l’insécurité permanente.

La suggestion de Jean-Philippe Tanguy fait bondir les féministes que Brigitte Macron traite avec raison de «SC». Fidèles à leur idéologie misandre, ces démentes rêvent d’interdire la prostitution elle-même. Et pourquoi pas le froid, le gel et l’hiver ? L’élu de la Somme envisage des lieux coopératifs autogérés par les travailleuses (et pourquoi pas les travailleurs?) du sexe. Il devrait surtout s’inspirer de la Suisse et de la Belgique où le sexe tarifé est légal et bien sûr taxé selon les communes depuis une loi du printemps 2022.

Dans Charlie Hebdo du 18 décembre 2025, l’ineffable Gérard Biard juge cette proposition d’«anti-française». Une remarque saugrenue de la part d’un archétype caricatural de l’anti-France qui exige la légalisation des drogues! Jean-Philippe Tanguy a-t-il sciemment choquer l’esprit bourgeois d’une gauche cosmopolite et d’un extrême-centre mondialiste terrifiés par les accords conclus à Marseille et en Corse? L’Opposition nationale retrouverait-elle l’esprit salutaire de la provocation? En ce début d’année, émettons ce modeste souhait!    

GF-T

  • « Chronique flibustière », n° 180.

dimanche, 11 janvier 2026

À propos d’un conte animé

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À propos d’un conte animé

par Georges Feltin-Tracol

De grandes campagnes publicitaires embrigadent maintenant les fêtes de Noël et du Nouvel An, symptôme d’une effarante frénésie consumériste. Les réclames ingénieuses ne manquent pas de marquer l’opinion publique. La dernière qui vient de susciter un formidable engouement est certainement la publicité conçue pour l’enseigne commerciale Intermarché.

Reconnaissons que cette publicité de deux minutes trente, réalisée en France par Romance Agency et Illogic Studios, est fort bien tournée. Dans un format court, ce dessin animé n’utilise pas l’intelligence artificielle. Pendant plus de six mois, près de soixante-dix personnes ont réalisé ce spot publicitaire vu près d’un milliard de fois depuis sa sortie début décembre ! Tout le monde salue avec raison la qualité et l’esthétique de ce travail. Le savoir-faire français est largement célébré et c’est heureux !

Un soir de réveillon de Noël pendant le repas, un des adultes offre à Lulu, un petit garçon qui s’ennuie beaucoup, une peluche en forme de loup. Or l’enfant a peur de l’animal. L’adulte lui raconte alors une histoire qui se transforme en dessin animé avec, pour fond sonore, la chanson de Claude François, Le Mal Aimé.

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Dans une forêt où tous les animaux se préparent au réveillon arrive un prédateur canin solitaire. Sa venue provoque la fuite de presque tous les participants. Seul reste un hérisson qui lance au loup dépité : « En même temps, si tu ne mangeais pas tout le monde… » Le loup lui répond : « Je suis un loup. Qu’est-ce que tu veux que je mange ? » Le hérisson lui rétorque aussitôt: « Des légumes ! »

Notre loup regagne sa cabane, ouvre un livre de recettes et se met à cuisiner fruits et légumes. Il ramasse des champignons, fait une purée et se régale de tous ces plats. Seule exception notable: il pêche et mange du poisson! À l’occasion d’un nouveau réveillon, le loup prépare une quiche aux légumes et s’invite au banquet de la forêt. Une fois encore, tous les convives se lèvent et partent se cacher! Seuls demeurent le hérisson et un écureuil qui demandent au loup une part de quiche. En voyant ce geste surprenant, les autres animaux reviennent à table et trinquent finalement avec le loup enfin accepté. Une impeccable fable de Noël !

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Le scénario comporte malheureusement une intention plus que pernicieuse. En effet, ce récit efface la nature et la réalité au profit d’un contractualisme wokiste délétère. On assiste ici à une déclinaison du monde merveilleux des Bisounours où tout le monde, il est gentil !

Porteurs de psychopathologies politiques carabinées (féminisme, anti-ethnisme, antispécisme, antivalidisme, enfantisme, etc.), les wokistes nient le réel. Pis, ils écartent de leurs pauvres réflexions tous les invariants biologiques, génétiques et anatomiques. Dans leur esprit troublé, ils pensent qu’avec un programme sévère d’éducation psychologique, un animal carnivore tel le loup adoptera le mode de vie herbivore. L’animal chasseur abandonne son essence et ses instincts vitaux afin de participer au repas collectif, symbole du vivre-ensemble fallacieux. Le message subliminal est évident: délaissez votre vraie nature, abandonnez vos instincts et vous accéderez à l’Éden terrestre, exempt de toute conflictualité ! Mais les pubards omettent de préciser si les légumes doivent être mangés cuits ou bien crus… Ils ne parlent pas non plus du consentement de la salade ou de la pomme de terre avant leur récolte…

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La campagne publicitaire d’Intermarché intervient au moment où les éleveurs subissent l’épizootie de dermatose nodulaire bovine. Une seule bête atteinte et c’est tout le troupeau qu’on extermine. Sur injonction de l’Union pseudo-européenne, le ministère français de l’Agriculture applique un honteux protocole sanitaire zoocidaire. Contre cette horreur administrative et sanitaire s’opère sur le terrain une étonnante et remarquable coopération syndicale entre la Confédération paysanne et la Coordination rurale. Dans le même temps, l’abject traité de libre-échange avec le Mercosur pourrait être très vite mis en œuvre, ce qui aggraverait l’état très fragile de l’élevage français. Engoncée dans une logique bureaucratique affairiste, la FNSEA agit en supplétive du régime macronien.

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Enfin, plus que jamais, végans et autres antispécistes souhaitent abolir tout commerce de viande dans l’Hexagone. Sans insister sur leurs propres contradictions, ils font campagne et, parfois, pressions, y compris violentes, pour la fermeture des boucheries traditionnelles, à l’exception bien sûr des établissements d’alimentation carnée religieuse minoritaire.

Inquiétons-nous du jour où le loup, le lion, le tigre et la panthère brouteront quelques herbes aux côtés des chèvres et des moutons ! Ce jour-là, le wokisme atteindra enfin son acmé conceptuel ! En attendant ce tournant historique majeur, on stigmatise en silence et par circonvolutions rhétoriques les amateurs de barbecue et d’autres cuissots.

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Bel exemple de métapolitique pratique, la fable publicitaire du loup végétarien d’Intermarché se réfère à l’idéologie judiciaire badintérisée. Le loup de l’histoire représente un criminel repenti qui sait se réconcilier avec ses victimes ou avec les proches de ses victimes. C’est l’heure du pardon ! Certes, cette facilité réparatrice ne s’étend pas aux militants identitaires, royalistes, nationalistes-révolutionnaires ou « Gilets jaunes » qui, pour la moindre peccadille, risquent poursuites judiciaires, procès coûteux et emprisonnements injustifiés. Le loup herbivore représenterait donc la disparition du tragique. Vraiment ? Le tragique se tapie toujours dans un coin obscur prêt à bondir à l’instant idoine le plus inattendu…

Une fois encore, le wokisme va à l’encontre du socle bioculturel qui fonde toutes les civilisations humaines. Jusqu’où ira cette involution terrible ? Dans une perspective de transition wokiste assumée, Roland Hélie qui porte désormais avec bonheur une magnifique barbe couleur arc-en-ciel et Synthèse nationale organiseront à l’été 2026 une gigantesque manifestation publique dans le Midi. Avec quel mot d’ordre ? « Qu’une tempête de neige s’abatte le 15 août à Antibes - Juan-les-Pins ! ».

GF-T 

  • « Chronique flibustière » n° 179, mise en ligne le 4 janvier 2026 sur Synthèse nationale.

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jeudi, 01 janvier 2026

BB "vue de droite"...

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DÉBATS :
 
BB "vue de droite"...
 
Pierre Robin
 
Source: https://www.facebook.com/pierre.robin.121
 
Dans les (premiers) hommages officiels, politiques et médiatiques, à la grande - et chère - disparue, il y a en général un non dit, ou rapidement dit, sur le côté "sombre", c.a.d. l'orientation "idéologique", globale et constante, de BB (c'est sans doute moins vrai des élus haineux LFI/PCF/Verts et du quotidien gauchisto-maastrichien Libération, qui ne lâchent rien et n'ont d'ailleurs honte de rien). De toutes façons les commentateurs "de base" facebookiens et des autres réseaux sociaux ont moins de ces pudeurs: j'ai aperçu deux ou trois fois des réactions du genre "une électrice du RN en moins" ou "Fachotte". Bon c'est humain - humain de gauche ou macronien hardcore en l'occurrence - et les passions politiques peuvent, j'en sais parfois quelque chose, gravement altérer les perspectives et appréciations.
 
Caillou réac dans la chaussure progressiste
 
Oui, donc une certaine vigilance "citoyenne" et hargneuse nous rappelle avec gravité que Brigitte Bardot était d'"extrême droite", avant que d'être l'actrice sexy ultime, la protectrice des animaux et un phénomène socioculturel de dimension internationale. Outre que ce "label" (comme dirait Macron) renvoie à des positions contradictoires ou à des circonstances historiques assez variées, on pourrait dire, comme le faisait - dès les années 80 - dans son Journal l'écrivain "sulfureux" (et d'ailleurs souvent assimilé à l'ex. dr. par les professionnels de la profession) Marc-Edouard Nabe qu'au fond la seule vraie droite c'est justement l'extrême droite, vu les glissements au centre de la droite chiraco-giscardienne. Mais bon c'est pas la question. On en veut à BB, même à son cadavre encore chaud, de ses amitiés avec JMLP, de sa critique de la classe politique "normale" et des médias afférents, de sa détestation sonore et permanente d'une société française effondrée dans la laideur et l'inculture quotidienne, et subvertie à grande échelle par l'immigration de masse (elle est allée assez loin sur le sujet dans ses Mémoires).
 

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On lui en veut d'autant plus que ce "côté sombre" gâcherait le versant "lumineux", c.a.d. féministe au quotidien, bousculant - comme en 1956 dans Et Dieu... créa la femme - les hypocrisies et la grisaille de l'ancien monde, au nom de la liberté des femmes et de leurs corps. Et s'attirant pour ça les éloges de Simone de Beauvoir et les digressions favorables de Roland Barthes, émus par la modernité et la liberté de cette jeune femme "new look". Oui, pour cette gauche culturelle Brigitte aurait pu être une Jane Fonda à la française, 100% progressiste. Mais non, elle a tout gâché par ses amitiés particulières - et son éducation bourgeoise classique après tout, en dépit des mini-jupes et de l'érotisme XXL qu'elle irradiait (et, peut-être, les LGBT ont-ils des problèmes avec sa sexualité certes libérée mais quand même vachement binaire).

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J'ai vu, au hasard des réseaux, une photo - qui se voulait évidemment accusatoire - où vers la fin des années 50, BB est entourée de Le Pen, alors député pro-Algérie française, et de Lagaillarde, futur animateur de barricades algéroises et factieuses. BB était sans doute d'une droite Algérie française. Mais là où l'on voit vite que c'est plus compliqué que ça, c'est que plus tard elle a fait l'objet d'une tentative de racket de la part de l'OAS. A cette maladresse insigne de l'organisation activiste, BB a d'ailleurs répondu par une déclaration assez radicale, elle aussi, où elle exprimait son refus de payer et assimilait plus ou moins les OAS à des nazis. Un épisode qui n'a en rien, d'ailleurs, affecté ses relations d'estime et d'amitié avec Jean-Marie, ni bien plus tard son soutien à Marine.

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On pourrait dire que son ami et égal en gloire fantasmatique Alain Delon a présenté de ce point de vue un profil assez proche. Mais moi tout ça me fait penser à d'autres figures culturellement importantes de notre modernité. Ainsi bien sûr Louis-Ferdinand Céline, aussi incontournable qu'"embarrassant" au rayon "littérature du XXème siècle". Ainsi encore Salvador Dali, incontournable lui aussi dans la catégorie "Art moderne" mais aussi "Dandysme post-moderne": le Divin Dali poussait la provocation et la facétie jusqu'à soutenir - jusqu'au bout - Franco et son régime (et ce n'était pas uniquement par provocation), et cet aspect du maître gênait moult commentateurs systémiques. On pourrait dire que BB, comme Dali, est une dissidente de la modernité, qui prend à revers ladite modernité généralement considérée comme la propriété intellectuelle exclusive de la ou des gauches.
 
Oui BB demeurera pour ça comme un caillou réac dans la chaussure progressiste (comme pas mal d'autres que je ne me fatiguerai pas à citer) et ça, comme elle le disait dans une de ses plus belles chansons, "C'est rigolo - C'est rigolo - C'est rigolo!"
 
 
 

Brigitte Bardot (1934-2025)

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Ma jeunesse s'en souviendra! 

Brigitte Bardot (1934-2025)

Pierre Robin

Source: https://www.facebook.com/pierre.robin.121

C'était là le grand rdv que je redoutais, ces mauvais temps-ci. Peut-être par paresse "littéraire", si je puis dire, car que raconter, qu'écrire d'Elle, après? Oh, on peut déjà rappeler que c'était l'autre grand astre français survivant après son ami Delon, et cet astre il brille bien au-delà du cinéma, bien au-delà d'une vie, d'une époque. Il y a trop de Bardot en vérité: la Femme créée soudain par Dieu au beau milieu de la peu sexy IVème République. Bardot  en Notre-Dame du désir moderne (j'ai dû collecter, mâle vieillissant et complétiste, pas loin de mille photos d'elle et s'il y en a une vingtaine où elle n'est pas troublante...), vierge folle qui a démodé tout (et toutes) autour d'elle. Bardot et son féminisme pro-mecs (jetables ou un peu durables), à gêner rétrospectivement toutes les Adèle Haenel et les Judith Godrèche d'Occident wokeux ou, plus tôt, les miss Météo formatées de Canal+. Quoi encore ? Bardot et l'antique civilisation (disparue de son vivant) de Saint-Trop'. Bardot et le binôme Islam-Immigration (la même que Bardot imprécatrice, parfois maladroite toujours courageuse). Bardot et Gainsbourg avec tous les émouvants scopitones que cette aventure à suscités (et aussi ce bel hymne à l'amour, Initials BB). Bardot et les animaux bien sûr, quand elle attendit moins du genre humain...

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Indépassable désirable... 

Bardot et le cinéma au fait. Je crois qu'elle s'en foutait un peu du Septième Art même si elle lui doit tout. On pouvait toujours ricaner de sa voix nunuche, mais quand elle dansait en 1956 dans Et Dieu... ce mambo signalant des temps nouveaux - oh d'ailleurs le film n'est pas le navet qu'on a dit, avec son casting solide et ses dialogues marrants. Du reste BB a tourné pas mal de films "marrants", qui étaient souvent de bonnes comédies - revoyez seulement Voulez-vous danser avec moi de Michel Boisrond (1959) ou même Les Femmes de Jean Aurel (1969), ou encore L'Ours et la Poupée de Michel Deville (1970).

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Ah vous voulez du grand art tragique, comme chez les Grecs antiques et Jean Vilar ? Dans En cas de Malheur d'Autant-Lara (1958), où elle affronte un Gabin installé, elle est une splendide racaille blanche qui montre (sous René Coty !) ses fesses et apporte le chaos dans la bourgeoisie et puis la Mort ; et dans La Vérité de Clouzot (1960) son personnage de bombe sexuelle malheureuse se suicide, juste avant qu'elle-même tente de le faire pour de vrai, éprouvée par le difficile tournage et sans doute pas mal de déceptions de superstar - elle joue à cet égard son propre rôle de super-vedette victime de sa gloire dans le moyen Vie Privée de Louis Malle (1962) .

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C'est vrai, Clouzot n'était pas gentil, et Jean-Luc Godard non plus sur le tournage du Mépris (1963), lui peut-être par frustration de timide. Quelle frustration inspirée ! Bardot, cheveux noirs ou cheveux blonds, est à tomber, elle a là sa plus belle moue méprisante (ça tombe bien) pour le personnage d'amant de Piccoli ou le dragueur yankee Jack Palance, et tout ça se passe dans le bleu hellénistique de Capri, sur le blockhaus inspiré de la Villa Malaparte, et aux accords du beau thème triste de Camille signé Georges Delerue. Et puis citons encore les westerns foutraques, 2ème degré, de Viva Maria (1965) de Louis Malle en Pétroleuses de Christian-Jaque (1971) en passant par Shalako d'Edward Dmytryck (1968), avec leurs bagarres et leur révolution pour rire - et l'immense Sean Connery reparti la queue basse ! Et à chaque fois, quoiqu'elle joue, toujours sexy - j'allais écrire "bandante" mais je me suis retenu à temps !

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Bon, j'en oublie sûrement, des films et des amants de prestige. Mais on retiendra qu'elle a quitté tout ça, un beau jour de l'an 73, pour ne pas faire un film de trop, de plus. Après, les bébé phoques et la défense de tout le genre animal, la croisade contre l'Islam migratoire et la sainte colère contre les "élites" politiques et médiatiques de sa deuxième moitié de vie, je ne les mettrais certes pas au passif de cette vie. C'est méritoire de persister à être clivante quand on pourrait se contenter d'être une icône rituellement vénérée par tous les cool-nomenklaturistes de l'époque, je trouve. C'est méritoire et puis c'est tout simplement courageux.

Bon Dieu Brigitte Bardot est morte ! Le Troisième millénaire peut officiellement commencer avec juste un quart de siècle de retard, un peu comme le XXème siècle a débuté en 1914. Sa France, la mienne par la même occasion, est officiellement morte elle aussi...

https://youtu.be/VPOYtC1n5bE?si=Tf8XQ0GC9TCmMQ6a

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