samedi, 21 février 2026
Lors d'une réunion informelle de l'UE à Larnaca, l'Irlande demande davantage d'efforts pour la remigration…

Lors d'une réunion informelle de l'UE à Larnaca, l'Irlande demande davantage d'efforts pour la remigration…
Peter Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Vous n’en avez rien lu ni entendu dans nos médias mainstream flamands, l’intérêt était apparemment « modéré », comme il se doit. Mais lors d’un sommet informel de l’UE à Larnaca (Chypre), où tous les ministres de la Justice et de l’Intérieur des États membres de l’UE se sont réunis le 23 janvier pour discuter notamment de migration et de la lutte contre la migration illégale, le ministre irlandais Niall Collins a plaidé de manière argumentée pour une politique de retour plus forte et plus ferme, en d’autres termes, la remigration.

Niall Collins est ministre du parti de centre-droit Fianna Fáil, et en tant que membre du gouvernement irlandais, il est responsable du Droit international, des réformes juridiques et de la Justice en ce qui concerne la jeunesse. En Chypre, il a suscité l’émoi en plaidant «pour une politique durable de retour et de réintégration», toujours dans le plein respect des droits de l’homme. «Nous devons accélérer considérablement le rythme du retour», a déclaré Collins. Il ne s’agit pas seulement des étrangers ayant commis de graves crimes, mais aussi de ceux qui mettent en danger la sécurité du pays d’accueil.
L’Irlande dépense jusqu’à 10.000 euros par famille qui retourne
Cela ne se limite pas à de simples souhaits politiques: depuis l’automne 2025, Niall Collins a augmenté les primes pour le retour volontaire en Irlande. La petite île verte «encourage les demandeurs d’asile à retirer leur demande d’asile pendant le traitement de leur dossier, à quitter l’île et à retourner dans leur pays d’origine. En échange, une aide financière de 2500 euros par personne est proposée, jusqu’à 10.000 euros maximum pour une famille entière», rapporte InfoMigrants.
InfoMigrants est une filiale de France Médias Monde et de la chaîne publique allemande Deutsche Welle
Pour les migrants qui sont en procédure d’appel (c’est-à-dire qui ont fait appel contre le rejet de leur demande d’asile par les autorités irlandaises) et qui retournent volontairement, les aides financières sont limitées à 1500 euros par personne et à 6000 euros maximum par famille. «Ce soutien est essentiel pour faciliter financièrement l’intégration dans le pays d’origine», explique le ministre Niall Collins. «Ainsi, nous pourrons certainement augmenter le nombre de remigrants».
Pourquoi nos médias mainstream restent-ils si silencieux à ce sujet? Ce n’est pas parce que de plus en plus d’États membres abandonnent progressivement l’«axiome des frontières ouvertes»? Ce n’est tout de même pas parce que le ministre irlandais plaide pour une politique de remigration...?
20:39 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, niall collins, fianna fail, irlande, europe, affaires européennes, union européenne |
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La Noomachie comme alchimie politique selon Evgueni Golovine

La Noomachie comme alchimie politique selon Evgueni Golovine
Martin Kovac
Bron: https://www.facebook.com/martin.kovac.3511
L'œuvre monumentale de Douguine, Noomachie (la Guerre des logos), n'est pas seulement une théorie des relations internationales, mais une tentative d'opérations magiques à l'échelle des civilisations. En y regardant de plus près, on constate que l'architecture de ce temple de la pensée est une systématisation des visions ésotériques de « l'Amiral » de l'underground soviétique, Evgueni Golovine.

La guerre qui précède l'histoire
Pour l'homme moderne, la guerre est un conflit pour les ressources, les territoires ou les sphères d'influence. Pour Alexandre Douguine, la véritable guerre ne se déroule pas sur le terrain, mais dans le Nous – dans l'Intellect. Le concept de Noomachie chez Douguine repose sur l'hypothèse qu'il n'existe pas une seule vérité ni un seul esprit humain. Il y a trois « Logos » inconciliables – trois façons de créer le monde – qui s'affrontent dans une lutte éternelle à la mort et à la vie.
L'histoire n'est pas un progrès linéaire de la barbarie aux Lumières, mais un drame cyclique où domine l'un de ces principes. Pour comprendre ce conflit métaphysique, il faut revenir aux idées du Cercle Južinskij (Youjinski).

Evgueni Golovine et Alexandre Douguine en 2003.
La figure centrale de ce groupe, auquel Alexandre Douguine a adhéré en 1980, était Evgueni Golovine (1938–2010). Poète, alchimiste et mystique, surnommé « l'Amiral » par ses disciples, il était le centre silencieux d'une tempête intellectuelle. C'est lui qui a apporté au cercle les idées de l'ésotérisme traditionnel, de l'alchimie et du mythe de l'Hyperborée – la patrie originelle de l'esprit du Nord. Pour Golovine, le monde n'était pas une «réalité objective», mais un texte ou une alchimie à retentir, qu'il faut lire ou briser correctement.
Trois Logos : Apollon, Cybèle et Dionysos
La Noomachie de Douguine repose sur une triade, qui est une application directe des leçons hermétiques de Golovine sur l'histoire de la philosophie:

- Logos d'Apollon (Père Céleste): lumière, verticalité, ordre, distance. C'est le monde des idées platoniciennes, où l'essentiel est en haut et la matière en bas n'est qu'une ombre. C'est le principe de « l'exclusion » – la vérité n'est qu'une.

- Logos de Cybèle (Grande Mère) : obscurité, horizontalité, matière, chair. C'est le monde du matérialisme, où « tout vient d'en bas ». L'homme n'est qu'un animal intelligent, l'esprit n'est qu'une chimie du cerveau. Cybèle gouverne par la masse, le marché et la technologie.

- Logos de Dionysos (Logos Obscur) : la clé se trouve ici. Dionysos est l'intermédiaire. Il n'est ni la lumière stérile d'Apollon, ni la boue de Cybèle. C'est le « soleil de minuit », un dieu qui meurt et ressuscite. C'est le principe du paradoxe.
Le diagnostic de la modernité chez Douguine est impitoyable: nous vivons à l'époque du Triomphe de Cybèle. La civilisation occidentale, le libéralisme, le capitalisme et le matérialisme scientifique sont des manifestations de la domination du Logos Noir de la Mère Terre. L'esprit a été englouti par la matière. La verticalité a été renversée et remplacée par l'horizontalité.
L'alchimie de l'eau noire: la clé de Golovine
L'originalité de la conception de Douguine – et l'endroit où elle correspond le plus avec celle de Golovine – réside dans la distinction entre « Ténébreux » et « Noir ». La plupart des penseurs occidentaux (y compris Nietzsche) avaient tendance à tout jeter dans un même sac, irraisonnable et ténébreux. Golovine enseignait cependant une fine distinction d'ordre alchimique. Il y a la Nigredo – le noir fécond, l'obscurité de la terre dont naît la vie (Dionysos). Et il y a l'Aqua Nigra – l'eau noire, liquide putréfié qui dissout les formes et mène à la destruction de l'esprit dans la boue de la matière. Golovine soutenait que la modernité n'était pas dionysiaque (comme certains romantiques le pensaient), mais une magie de l'Aqua Nigra. C'est un processus de décomposition, non d'extase. Douguine a emprunté cette idée pour purifier Dionysos. La Russie, dans son rôle géopolitique, ne doit pas être « l'empire de la lumière » (ce qui serait naïf), mais le porteur d'une force capable de descendre dans l'enfer de la modernité sans s'y dissoudre.

Reine des Neiges et Sujet Radical
L'apogée de cette référence ésotérique est le concept de « Sujet Radical », que Douguine a tiré de l'interprétation de Golovine de la Reine des Neiges d'Andersen. Golovine inverse la signification de cette histoire: la Reine des Neiges n'est pas un mal absolu. Elle symbolise l'Intellect pur, cristallin, de l'Extrême Nord. Le petit Kay, dont un éclat de miroir a pénétré l'œil, ne voit pas le monde « déformé », comme le prétend le conte. Il le voit véritablement – il perçoit le vide et la laideur du monde bourgeois et chaud des hommes (le monde de Cybèle). Gerda, qui le « sauve » avec ses larmes et sa chaleur, le ramène en réalité dans la boue de la banalité, dans le monde des « couples et de la bière ». Le porteur du « Sujet Radical » est celui qui porte dans son cœur un éclat glacial du Nord. C'est l'homme qui refuse le diktat de la matière, du confort et des valeurs libérales. C'est l'aristocrate de l'esprit au milieu du marché.
Conclusion: la politique comme magie noire
La Noomachie révèle que le projet politique de Douguine (la Quatrième Théorie Politique) n'est pas une science politique, mais une théologie de la guerre. Douguine a rassemblé les perles hermétiques de son maître Golovine – destinées à un cercle restreint d'initiés – et, avec celles-ci, il a forgé une arme. Tandis que Golovine restait « Amiral » du navire qui naviguait sur les eaux du monde et ignorait totalement le monde politique, sans même chercher à le changer, Douguine a décidé d'y faire couler cette «eau noire». Sa lutte contre «l'Occident» est essentiellement une tentative d'expulser Cybèle, une gigantomachie, une collision entre continents invisibles de l'esprit. Comprendre Douguine, c'est réaliser que son combat métaphysique dure tant que Cybèle règne. Cette guerre est pour lui une nécessité ontologique, un chemin vers la restauration de la verticalité.
20:17 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tradition, evgueni golovine, alexandre douguine, noomachie |
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Débat nucléaire en Europe: Qui serait vraiment prêt à mourir pour qui?

Débat nucléaire en Europe: Qui serait vraiment prêt à mourir pour qui?
Elena Fritz
Bron: https://t.me/global_affairs_byelena#
En Europe, un débat a commencé ( https://www.faz.net/aktuell/politik/sicherheitskonferenz/... ), qui aurait été impensable il y a seulement quelques années. Des politiciens de premier plan parlent désormais ouvertement d’un «parapluie nucléaire» européen. Le président polonais Karol Nawrocki le réclame, le chancelier fédéral Friedrich Merz en discute avec Emmanuel Macron, et lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, ce sujet n’était plus un tabou. Le fait même que cette question soit posée montre surtout une chose: la confiance dans les garanties de sécurité actuelles s’émousse. Le point de départ est moins idéologique que stratégique. Dans de nombreuses capitales européennes, l’incertitude grandit quant à savoir si, en cas d’urgence, les États-Unis seraient vraiment prêts à risquer leur propre survie pour l’Europe. Cette inquiétude ne date pas de la politique intérieure américaine actuelle. Déjà pendant la Guerre froide, la même question se posait. Lorsque l’Union soviétique a développé des missiles intercontinentaux dans les années 1950, il est devenu évident pour les États-Unis qu’une attaque contre l’Europe menacerait inévitablement la population américaine. Washington a alors réagi avec une nouvelle stratégie: pas de représailles automatiques et massives, mais une réponse flexible. En d’autres termes: une marge de manœuvre plutôt qu’un auto-engagement.
Aujourd’hui, cette logique revient. Le monde est devenu multipolaire, les risques sont plus complexes, et la politique américaine se concentre davantage sur l’Indo-Pacifique. Pour des États comme la Pologne ou les pays baltes, cela signifie une réalité désagréable: en cas d’urgence, l’Europe pourrait se retrouver seule stratégiquement. Le fait que Varsovie tourne désormais son regard vers Paris est rationnel.
Mais c’est ici que commence le vrai problème. La France est une puissance nucléaire, mais son arsenal est limité et surtout conçu pour sa propre dissuasion nationale. Une extension à toute l’Europe ferait de la France la principale cible d’une contre-attaque. Il en découle une question cruciale, rarement posée dans le débat politique jusqu’à présent:
La France serait-elle prête à risquer son propre existence pour la Pologne, l’Allemagne ou la Finlande ?
Cette question est inconfortable, car elle touche au cœur de toute dissuasion. La dissuasion ne fonctionne que si l’adversaire croit qu’un État est prêt à vraiment commencer une politique d'escalade en cas de crise. Mais cette crédibilité ne peut pas être remplacée par des traités ou des déclarations politiques. Elle repose sur la culture politique, la réflexion stratégique et les intérêts nationaux.
On peut pousser cette logique plus loin. Si la France devait prendre cette décision, elle serait existentielle. Une contre-attaque nucléaire ne viserait pas seulement l’infrastructure militaire, mais aussi les fondements de l’État français. Aucun système politique ne décide à la légère de sa propre destruction. C’est précisément pour cette raison que la fiabilité d’une telle garantie reste incertaine.
Cela met en lumière une deuxième question, encore plus difficile:
D’autres États européens seraient-ils prêts à ce que la France prenne ce risque pour eux?
Car une garantie de protection nucléaire implique toujours une dépendance politique. Celui qui est protégé doit céder du pouvoir. Celui qui protège exige une influence. Un parapluie de protection européen ne concernerait donc pas seulement la sécurité militaire, mais aussi la réorganisation des rapports de force en Europe. La France deviendrait le centre politique de la sécurité. Les décisions concernant toute politique d’escalade, le risque et la guerre seraient finalement prises à Paris.
Pour l’Allemagne, cette situation serait particulièrement sensible. D’un côté, la pression croît pour rendre la politique de sécurité plus efficace. De l’autre, l’Allemagne deviendrait, dans un tel système, un acteur central à la fois financier et politique, sans en avoir le contrôle ultime. La dépendance aux États-Unis serait en partie remplacée par une dépendance à la France.
19:50 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, armement nucléaire, europe, affaires européennes, france |
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De l'Amérique sinisée

De l'Amérique sinisée
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/sino-america/
Pékin établit une série d’accords avec l’Uruguay.
Le président uruguayen, Yamadù Orsi, a été reçu avec tous les honneurs à Pékin, où il a eu une longue entrevue avec Xi Jinping.
En marge de cette rencontre, le leader chinois a souligné la nécessité d’un monde toujours plus intégré, basé sur la coopération. Un monde non dominé par un seul despote ou maître.
Xi ne l’a pas nommé, bien sûr. Cependant, même un aveugle peut voir la référence explicite à Washington. Surtout parce qu’Orsi est le premier leader sud-américain à se rendre dans la Cité Interdite après le cas Maduro.
C’est-à-dire après que des forces spéciales américaines ont enlevé le président vénézuélien avec sa femme, pour l’emmener aux États-Unis et le poursuivre pour trafic de drogue.
Cela ne concerne personne, puisque le Venezuela est un pays presque insignifiant pour les cartels de la drogue.
Et, surtout, Trump lui-même n’a jamais caché que les véritables raisons de l’«opération Maduro» sont autres: ramener le Venezuela, avec ses immenses richesses pétrolières, dans l’orbite des États-Unis.
Selon ce qui semble, l’opération a réussi. Avec un coût modique (pour dire) de juste un peu plus d’une centaine de morts. Tous vénézuéliens, bien entendu.
Les événements ont cependant semé la terreur dans toute l’Amérique latine. Où seules l’Argentine et le Chili sont, pour l’instant, parfaitement alignés sur Washington.
Le Brésil de Lula semble très préoccupé, malgré le fait que, en raison de sa force et de sa taille, il reste dur à cuire.
Le Mexique tremble.
Cuba cherche des aides et un bouclier à Pékin.
Et il semble que les pays de la région andine aient aussi l’intention de faire de même.

De même, comme on peut le voir aujourd’hui, l'Uruguay.
En effet, Pékin représente la seule possibilité authentique d’alternative à la soumission totale à Washington qui, pour beaucoup, s'avère néfaste.
La Russie, qui déclare officiellement s’opposer à la lourde emprise des États-Unis sur l’Amérique latine, ne peut cependant faire grand-chose au-delà de déclarations de principe.
Trop occupée par le conflit ukrainien et, par ailleurs, en quête d’un accord, aussi difficile soit-il, avec les États-Unis sur les équilibres européens.
Pékin, en revanche, c’est une autre histoire. La stratégie de Xi Jinping vise totalement une pénétration capillaire dans chaque région du monde.
Bien sûr, principalement une pénétration commerciale. Et donc pacifique… du moins en apparence.
Il est cependant vrai que Pékin cherche un nouvel équilibre multipolaire, qui libère le système économique mondial du contrôle américain.

Pour cette raison, la Banque centrale chinoise délaisse ses énormes réserves de dollars.
Une opération qui pourrait avoir de fortes répercussions sur la stabilité économique des États-Unis.
Et Xi Jinping parle, avec une dureté sibylline, de nouveaux équilibres mondiaux. Et avertit que Pékin n’est pas disposé à accepter davantage d’hégémonies imposées par la force.
Comme je le disais, il ne nomme personne. Ni pays, ni hommes.
Ce n’était pas nécessaire. Ceux qui ont des oreilles pour entendre, ont entendu.
19:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, chine, états-unis, uruguay, amérique ibérique, amérique du sud, amérique latine |
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