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vendredi, 17 avril 2026

L’Inde prépare la robotisation des usines, l’Italie veut de nouveaux esclaves

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L’Inde prépare la robotisation des usines, l’Italie veut de nouveaux esclaves

Augusto Grandi

Source: https://electomagazine.it/lindia-prepara-la-robotizzazion...

En Inde, certaines grandes usines obligent leurs ouvriers à porter de petites caméras. Ce n’est pas pour vérifier la qualité du travail, mais pour analyser avec une extrême précision chaque étape de l’activité, chaque mouvement de l’ouvrier. Simplement pour disposer d’une masse colossale de données à utiliser pour entraîner les robots. Destinés, bien entendu, à remplacer justement ces ouvriers qui servent de support aux caméras.

Au-delà de la sordide imposition à des employés d’une sorte de suicide professionnel, il est tout de même évident quelle  direction prend le monde du travail. De moins en moins d’hommes, de plus en plus de machines. Et pas seulement en ce qui concerne les ouvriers remplacés par des robots. Au contraire, le remplacement des activités administratives par l’intelligence artificielle sera encore plus facile et rapide.

Il est inutile de se faire des illusions en pensant pouvoir arrêter cette dérive. Le luddisme reste de toute façon une posture de vaincu. La seule exception victorieuse à l’encontre de cette tendance remonte à la phase déclinante de l’Empire romain et a, de toute façon, été limitée dans le temps.

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Mais si la substitution par les machines est inévitable, l’absence de perspectives pour l’après en est une caractéristique toute italienne. Le débat politique se concentre sur des questions inutiles, vieilles de 80 ans. C’est compréhensible, bien sûr, car pour parler de l’avenir, il faudrait au moins faire face au présent. Pas avec un jugement sur quelque chose qui, pour l’avenir, a autant de poids que les guerres puniques.

Et cela ne va pas mieux du côté des entreprises privées. Celles-ci ne se préoccupent pas de prévoir l’avenir, mais de demander des fonds publics pour le présent. Le reste du monde pense à des robots et à l’IA, en Italie (et ailleurs en Europe) on cherche à importer de nouveaux esclaves. Mais quand, malgré tout, les robots arriveront aussi en Italie, que ferons-nous de tous ces esclaves? Le revenu de citoyenneté pour tous? Évidemment en réduisant les sommes disponibles pour les Italiens. En réduisant les services de santé, en diminuant l’offre culturelle, en laissant la délinquance prospérer parce que les ressources pour la combattre ne seront pas là.

Mais les débats fondamentaux des petits juristes sur la constitution, la plus belle du monde, continueront à qui mieux mieux...

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L'élite n'est plus à l'abri: la «liste noire» est arrivée sur la table de Poutine

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L'élite n'est plus à l'abri: la «liste noire» est arrivée sur la table de Poutine

Alexandre Douguine

Le pays est en guerre depuis cinq ans, et la question de la révision des «élites», en grande partie façonnées durant les périodes les plus sombres de l'histoire russe récente — celle des années 1990 — sous le slogan «corruption, banditisme et vilenie» — mûrit depuis longtemps. Une question légitime se pose: à quoi devrait ressembler l'élite dirigeante de la Russie?

Où se trouvent les «réseaux» d'agents dormants ?

De nos jours, la question d'une «révision» et d'une «nationalisation» des élites russes est de plus en plus fréquemment soulevée. Et ici, bien que je sois d’accord avec la formulation même de la question, il est important de souligner que ces «élites» sont, bien sûr, très hétérogènes et inégales. Je connais personnellement de nombreux représentants de notre élite étatique, les plus importants du lot, qui sont des personnes d'une honnêteté irréprochable, des patriotes russes convaincus, guidés par des valeurs traditionnelles. C’est pourquoi il est hors de question de mettre tout le monde dans le même sac.

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De plus, à plusieurs reprises, je me suis retrouvé — et j’en ai parlé dans de nombreuses interviews — à constater que des personnes que le peuple perçoit comme peu recommandables, ni très fermes dans leurs convictions ni patriotes avérés, se révèlent, lorsqu’on les connaît de près, être des individus très cohérents, convaincus et de nature noble. Ce dont on ne peut parler si l’on ne les connaît pas personnellement ou si l’on ne les observe pas de loin. C’est pourquoi, depuis longtemps, je m’engage à ne pas donner de noms: on dit quelque chose, puis il s’avère que ce n’est pas du tout la vérité.

Dans ce sens, si l’on a réellement fourni à Vladimir Poutine des listes de l’élite dite «renaissante», cela signifie qu’il existe sans aucun doute des motifs concrets et une connaissance fiable à ce sujet. Bien entendu, en partant du principe que ces listes proviennent de personnes respectées, proches du chef de l’État. Dans ce cas, il n’y a aucune raison ni aucun argument pour ne pas leur faire confiance. Mais moi, personnellement, je ne mentionnerais aucun nom dans ce cas précis, car je me suis souvent convaincu que, parfois, les choses ne sont pas du tout ce qu’elles semblent être à première vue.

Je vais donner un exemple. Après le début de l’opération militaire, tout le monde craignait que notre maillon le plus faible soit l’économie, mais il s’est avéré que la faiblesse était ailleurs. L’économie, que tous considéraient comme le centre de la «sixième colonne» des libéraux dans notre État, ne nous a pas fait défaut. Et ceux en qui nous avions toute confiance, croyant qu’ils représentaient notre point fort, se sont avérés être tout le contraire. Nous ne savons pas avec certitude où se trouvent les «réseaux d'agents dormants», les réseaux d’influence. Peut-être ne sont-ils pas du tout là où nous le pensons. Et cela constitue une observation très importante.

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Sélection de l’élite : « corruption, banditisme et mesquinerie »

Mais, en général, il semble que notre élite, pour la plupart de ses représentants, soit inadéquate. De plus, la mentalité même de notre société est inadéquate, tout comme ont été inadéquates la préparation à une guerre aussi grave que celle d'Ukraine et sa gestion au cours de ces quatre années. Oui, nous tenons bon, nous gagnons, même si c’est avec beaucoup de difficultés et en affrontant constamment de nouveaux défis, il ne fait aucun doute: nous vaincrons. Mais il semble que l’on ne tire pas vraiment de conclusions des échecs passés.

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Ces gens changent simplement de poste et de domaine d’activité, sans jamais faire preuve de compétence. Après un échec dans un domaine, on leur en confie un autre, puis, comme prévu, ils échouent aussi dans celui-là, puis dans un troisième, et ainsi de suite. Et cela ne peut pas être ignoré.

Et une autre question très profonde et sérieuse, presque philosophique, surgit: quel type d’élite avons-nous besoin? Comment devons-nous la percevoir et quels critères devons-nous poser aux représentants de la classe dirigeante pour juger leur aptitude?

Tout cela est aujourd’hui donné pour acquis, mais cela n’est pas dit à haute voix ni a fait l'objet de réflexions. Et lorsqu’il s’agit d’un cas concret ou d’une personne, hors contexte, cela devient une véritable arbitraire. Quelqu’un n’aime pas une autre personne et commence à crier: «Untel est inadéquat, c’est la sixième colonne!». Et un autre se lance immédiatement à sa défense et commence à insulter l'autre: «Et toi, qui es-tu? Pourquoi dis-tu ça? Y a-t-il quelqu’un derrière toi?».

C’est pourquoi, tant que nous faisons face à des cas isolés, il est totalement impossible de résoudre un problème systémique. Peu importe si l’on enquête sur un ministère ou un autre, un fonctionnaire ou un autre.

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Par exemple, le ministre de la Défense, Andreï Removitch Belousov, s’est fixé comme objectif de résoudre les graves problèmes de son département. Et il les résout: de nouveaux cas et faits absolument horribles apparaissent, de nouvelles condamnations sont prononcées. Et bien que Belousov occupe ce poste depuis plusieurs années, le flux de ces histoires ne cesse pas. On pourrait croire que les écuries d’Augias ont été nettoyées et que l’on peut passer à l’étape suivante. Mais il s’avère qu’il faut des efforts et un temps incroyables pour cela.

Nous n’avons pas de critère sur ce que doit être notre élite. Mais ce n’est pas simplement qu’elle s’est «dégradée»: en réalité, elle s’est formée dans les périodes les plus sombres, dans les années 1990, selon le principe de la «corruption, du banditisme et de la mesquinerie» (en opposition à l’«efficacité, la moralité et le patriotisme»). Ce sont ces trois caractéristiques qui faisaient que les gens entraient dans l’élite. Les membres de l’élite devaient être corrompus, liés à la délinquance et incroyablement lâches pour obtenir des postes et les conserver. Bien sûr, il y avait aussi des exceptions parmi eux: des personnes honnêtes, une véritable classe de serviteurs et de patriotes qui servaient l’État malgré tout. Mais, en général, l’élite ne se formait pas selon le principe du service honnête. Et tout le monde le savait parfaitement.

dAylL7uH7Qd67X8TSaAUxY7v8x-1901470005.jpgAujourd’hui, on essaie de lutter contre cela, mais, à mon avis, avec un énorme retard et de manière incohérente. Quelqu’un est mis en lumière, puis une longue série de délibérations s’ensuit: faut-il l’amnistier? Même Tchoubaïs, qui a volé et ruiné le pays quand il était le chef de l’administration présidentielle, le ministre des Finances, le vice-Premier ministre, le directeur de RAO UES, le directeur de «Rosnano»… Il volait partout, détruisait tout et, à la fin, il s’est enfui. Il n’a subi aucune sanction et son affaire reste ouverte.

Et cela alors qu’on aurait pu arrêter plus tôt ce sinistre personnage qui a causé un tort idéologique et économique, et corrompu tout autour de lui. Maintenant, il dirige des centres de lutte contre la Russie du côté de nos ennemis, sans cacher qu’il a toujours été un ennemi. Peut-être n’y a-t-il plus d’affaires aussi flagrantes, mais il y a néanmoins beaucoup de personnes qui ne sont guère différentes de Tchoubaïs. Car c’est justement selon ce principe que l’élite s’est formée dans les années 1990.

Sans aucun doute, il s’agit d’une question systémique et non simplement d’un «renouvellement» personnel. Elle résulte de l’inertie d’une période sombre de dépendance à l’Occident, de l’inertie du capitalisme colonial que nous avons accepté sans esprit critique. Il faut faire quelque chose à ce sujet. Une transformation de la vision du monde de notre société est nécessaire, et cela doit commencer précisément par l’élite.

Nous y travaillons ou non? J’ai l’impression qu’à l’heure actuelle, c'est non. Même si cela aurait dû être fait depuis longtemps, pour l’instant, nous nous demandons seulement si cela en vaut la peine ou pas.

Quel type d’élite avons-nous besoin ?

C’est merveilleux quand de nouvelles initiatives émergent pour assainir l’élite. C’est la voix de personnes qui se soucient du destin de la Patrie, et j’aimerais que ce processus soit enfin lancé. Il faut établir de nouveaux critères: authentiques, compréhensibles et transparents. Qui a le droit et mérite de faire partie de l’élite dirigeante, et qui ne l’a pas. Et il faut juger non seulement selon des critères moraux, mais aussi selon l’efficacité, les qualités entrepreneuriales, le professionnalisme et la responsabilité. Parce que si l’on possède beaucoup, on est responsable de beaucoup. On est responsable devant tous. Et c’est précisément cette responsabilité qui manque clairement à toute la classe dirigeante.

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Si ces mesures marquaient le début d’une relance, je les soutiendrais avec ferveur, de tout cœur, et je participerais volontiers à l’élaboration des critères nécessaires pour mettre en selle la nouvelle élite. En revanche, si tout reste en demi-teinte — on enquête sur certains, on en destitue d’autres, ou plutôt on les transfère simplement à un autre poste —, cela signifiera que nous n’avons pas mûri et que nous ne comprenons pas la gravité du problème. Et ce serait très triste.

Mais je ne veux pas anticiper. Il s’est passé beaucoup de temps: ceux qui étaient en pleine forme au début des années 90 sont aujourd’hui des personnes âgées. Il est douteux que ceux qui ont été sélectionnés selon les anciens critères aient acquis en trente-cinq ans les qualités exigées par le tournant historique actuel de la Russie. Au contraire, il me semble qu’ils ont gaspillé leur énergie, et leurs enfants ne sont pas du tout préparés à recevoir le pouvoir: ils ne peuvent que dilapider ce que leurs parents ont réussi à arracher durant les années les plus folles.

La situation est très difficile. Je le répète, il faut commencer par les critères : définir comment doit être l’élite dirigeante de la Russie. Et ensuite, de manière précise, systématique, sans exceptions personnelles ni liens de clan, appliquer ces principes. Je pense qu’il est facile de les formuler:

- Premièrement, ils doivent être des personnes loyales envers l’État, c’est-à-dire des patriotes.

- Deuxièmement, ils doivent être extrêmement efficaces et responsables de leurs succès comme de leurs échecs. Ils doivent être les meilleurs; d’où le principe méritocratique.

- Troisièmement, ils doivent être honnêtes. Travailler pour l’État et accepter leur statut de gestionnaires, sans associer leur enrichissement personnel aux fonctions élevées.

Ces trois principes sont très simples. Il suffit de remplacer par eux les critères par lesquels on sélectionnait auparavant l’élite et qui sont toujours en vigueur: le manque de responsabilité, le manque de patriotisme et l’implication profonde dans la corruption. La corruption, l’occidentalisation, le libéralisme, l’irresponsabilité et le manque de responsabilité doivent devenir des tares inacceptables.

En résumé

Ce qui en 1990 était un laissez-passer gratuit pour entrer dans l’élite doit aujourd’hui devenir un laissez-passer pour vous envoyer dans des lieux complètement différents. Et il faut cultiver et surveiller les qualités opposées. Alors la société ressentira la justice et les choses dans l’État iront dans la bonne direction: nous commencerons enfin à créer nos propres processeurs, nos machines et pratiquerons une gestion sensée.

Nous avons un peuple très talentueux et un État merveilleux doté de ressources en grande abondance. Mais une élite systématiquement inadéquate, sans aucun doute, entrave notre futur développement historique.

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La guerre au Moyen-Orient : interprétations religieuses, métaphysiques et spirituelles

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La guerre au Moyen-Orient : interprétations religieuses, métaphysiques et spirituelles

Leonid Savin

L’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a levé le voile sur la dimension métaphysique du conflit: en son sein ont émergé clairement les contours des croyances religieuses, plus précisément, le choc de doctrines et d’idées métaphysiques. Et bien que chaque partie affirme avoir raison, tant dans la rhétorique politique qu’en invoquant l’histoire, les faits et les actions indiquent clairement que l’Iran est du côté du bien. En conséquence, Israël et les États-Unis deviennent automatiquement les forces du mal, même s’il est peu probable qu’ils soient d’accord avec cette interprétation.

Au niveau politique, les représentants de toutes les traditions abrahamiques — le judaïsme, le christianisme et l’islam — se sont retrouvés entraînés dans le conflit, et le contrôle de facto d’Israël sur les sanctuaires de ces religions — le Mur des Lamentations, le Temple du Seigneur à Jérusalem, ainsi que la mosquée Al-Aqsa — confère à ce conflit une spécificité particulière. Cette année, pour la première fois, il a été interdit aux musulmans d’entrer dans la mosquée d’Al-Aqsa pendant la célébration du mois sacré du Ramadan, bien que le traditionnel service religieux chrétien ait été maintenu dans le Temple de Jérusalem, où a eu lieu la cérémonie du Feu Sacré la veille de Pâques.

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Cependant, le monde chrétien (si l’on peut qualifier de chrétiennes les diverses confessions protestantes) s’est en fait trouvé divisé. Les chrétiens orthodoxes sont du côté de l’Iran. Auparavant, en 2024, dans sa lettre de félicitations au président iranien nouvellement élu, le patriarche Kirill de l’Église orthodoxe russe a déclaré que «nos peuples sont unis par le désir de préserver leurs traditions historiques, spirituelles et culturelles, ainsi que par leur engagement envers des principes moraux durables». Il s’est également exprimé avec beaucoup de chaleur à propos du nouveau guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Moudjtaba Khamenei, élu après l’assassinat de son père dans le contexte actuel: « Frère bien-aimé! Je vous félicite chaleureusement pour votre élection par le Conseil des Experts iraniens au poste de Guide suprême du pays! Ce moment historique a été marqué par une dure épreuve personnelle liée à la mort de votre estimé père et de vos proches. Vous prenez la responsabilité de l’État et de ses citoyens en cette période dramatique, alors que l’Iran fait face à de nombreux défis existentiels».

Cependant, en Russie, les autorités spirituelles perçoivent clairement ce conflit comme un signe annonciateur de convulsions mondiales susceptibles d’affecter non seulement le Moyen-Orient et les États-Unis, mais d'autres régions du globe.

kiev-ukraine-celebration-liturgy-in-honor-of-the-baptism-of-rus-in-picture-id876963124-948212978.jpgÀ la veille du Dimanche des Rameaux, le patriarche Kirill a souligné que « nous croyons et espérons que la Protection de la Reine du Ciel, la Plus Pure, s’étendra sur la Russie. Et nous, croyants, en nous prosternant devant les sanctuaires que nous venons de mentionner, demanderons au Seigneur d’étendre Sa bénédiction sur notre pays, nos autorités et notre armée, sur notre président Vladimir Vladimirovitch. Afin que la Russie puisse véritablement aller de force en force. Pour que tout le potentiel de notre pays puisse se révéler aujourd’hui dans l’intérêt de notre peuple, pour le bien et la sécurité de notre Patrie et, bien sûr, pour la prospérité de notre Église martyre et confessante, qui vit peut-être le moment le plus inspirant et merveilleux de son histoire récente». 

Le rôle de la Russie dans cette déclaration du patriarche possède clairement un caractère messianique. Enfin, il est important de souligner qu’en orthodoxie chrétienne, le Messie juif est invariablement interprété comme l’Antéchrist, puisque le vrai Messie était Jésus-Christ, mais que les juifs ne l’ont pas compris. Et cela rapproche doctrinalement et théologiquement les peuples orthodoxes et chiites.

Les États-Unis, dont la direction depuis le XIXe siècle revendique ses racines chrétiennes et affirme l’idée de l’élection divine (la "Destinée Manifeste") et la construction d’une "Cité sur la Colline" (d’où leur politique imposée aux autres pays), ont commencé à soutenir activement Israël sous la présidence de Donald Trump. Tant durant la première que la seconde administration Trump, un grand nombre d’adeptes du sionisme chrétien — une vision du monde selon laquelle les chrétiens doivent soutenir Israël à tous les niveaux — ont émergé. Cela a conduit aux Accords d’Abraham, lorsque Washington a commencé à faire pression sur plusieurs pays arabes pour établir des relations diplomatiques avec Israël. C’est exactement ce qui sous-tend le soutien militaire actuel à Israël et les déclarations étranges de Donald Trump et de ses prédicateurs.

Et cela a provoqué une réaction négative de la part du chef du Vatican : Léon XIV a condamné les paroles du secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, concernant la nécessité de violence contre les ennemis au nom du Christ, en affirmant que «Dieu n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre». Cela a conduit à des attaques de Trump contre le pape. En réponse, ce dernier a déclaré: «Je n’ai pas peur de l’administration Trump et je n’ai pas peur d’affirmer haut et fort le message de l’Évangile — qui, je crois, est la raison de ma présence ici, pour ce que l’Église sert. Nous ne sommes pas des politiciens, nous ne faisons pas de politique étrangère avec la même perspective qu’il a probablement, lui».

Cela suggère que les catholiques, du moins leurs hiérarques, se sont placés du côté opposé aux protestants radicaux qui soutiennent Israël.

La justification de Washington pour l’opération militaire renvoie clairement à une situation similaire à celle de l’Irak en 2003. À l’époque, sous le faux prétexte que le régime de Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, les États-Unis avaient lancé une campagne militaire sans qu'il ait eu une résolution de l’ONU, ce qui a conduit à des années d’occupation et à des millions de victimes civiles.

Comme aujourd’hui, cela a provoqué une division parmi les alliés des États-Unis: seul le Royaume-Uni a soutenu directement Washington, tandis que le reste des partenaires de l’OTAN s’y est opposé. George W. Bush, dans son discours, avait adopté un ton théologique en affirmant que «Dieu m’a dit d’attaquer l’Irak». Il est important de noter que les néoconservateurs qui soutenaient George W. Bush soutenaient activement Israël et prônaient une augmentation de l’aide américaine à ce pays.

Aujourd’hui, Trump déclare que «Dieu est du côté des États-Unis dans la guerre contre l’Iran». D’ailleurs, tant Bush que Trump sont protestants (Bush a été élevé dans l’Église épiscopalienne, mais s’est converti au méthodisme, et Trump appartenait à l’Église presbytérienne, bien qu’il ait plus tard déclaré être «un chrétien en marge des confessions»). Et il existe de nombreux partisans du sionisme chrétien parmi les protestants.

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L’État d’Israël lui-même, sous la direction de Benjamin Netanyahu, est clairement prêt à adopter des solutions radicales, mais depuis sa propre position. Des intentions répétées ont été exprimées pour détruire la mosquée d’Al-Aqsa afin d’y construire un Troisième Temple à sa place (projet, ci-dessus).

À cette fin, des vaches rouges américaines ont déjà été achetées, nécessaires pour le sacrifice rituel et sa « purification » avec les cendres du Mont du Temple. Les soldats de l’armée israélienne portent des écussons représentant un territoire qui couvre des parties de l’Égypte, de la Syrie, de l’Irak et du Liban actuels. Les purges dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, ainsi que les bombardements du Liban, font partie d’une stratégie globale visant à établir une hégémonie régionale.

La saga du Démon

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La saga du Démon

Pierre-Emile Blairon

Ce présent article va évoquer un personnage, le Diable, ou Satan, ou le Démon, qui hante l’imaginaire des foules depuis des millénaires sans qu’elles n’aient jamais pu déterminer si cette entité est une réalité ou une affabulation destinée à effrayer les peuples crédules et à les maintenir dans la peur qui n’est jamais bonne conseillère et qui profite seulement à ceux qui la créent pour maintenir les masses sous leur domination.

Cet article est le troisième volet d’une série de quatre articles traitant :

- le premier des origines de notre humanité : « La Constante de Ninive, aux origines de l’Humanité », article daté du 21 mars 2026,

- le deuxième, de sa fin cyclique : « 2026, sommes-nous en train de vivre la fin d’un monde ? », article daté du 29 mars 2026, et

- le quatrième et dernier traitera des « convergences maléfiques », une alliance qui verra se regrouper les forces satanistes pour ce qu’elles espèrent être le dernier assaut final contre l’Humanité et la vie.

Le Diable est un menteur

C’est un argument d’ordre quantique: le Diable existe pour ceux qui y croient (de même qu’un objet, selon la physique quantique, n’existe que lorsqu’il est observé).

Nos élites mondialistes y croient, au démon, et les masses décérébrées qui les soutiennent aussi; et, là, c’est un argument d’ordre syllogique: «l’élite» croit que le Diable existe, donc, le Diable existe.

C’est en fait un sophisme: un argument faux qui a une apparence de vérité.

Je vous embrouille déjà; c’est l’un des talents cachés du démon: désorienter les humains et faire paraître le mensonge comme une vérité.

«Le diable est menteur et le père du mensonge», dit la Bible.

Et rappelons ce que disait Victor-Hugo: «Mentir, c'est la face même du démon; Satan a deux noms: Il s'appelle Satan et il s'appelle Mensonge».

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Le pacte avec le Diable

Cependant, les peuples commencent à se réveiller - très lentement - et à comprendre que le monde est sous l’emprise d’une secte sataniste bien réelle qui ne cache plus ses objectifs et ses méthodes et qui ne craint pas d’afficher au grand jour les noms, quelquefois célèbres, de ses adeptes, fiers de leurs crimes.

En effet, les «personnalités» du spectacle mais aussi de la politique et celles qui sévissent dans d’autres domaines où elles ont «réussi» financièrement semblent tenues par une loi qui, bien sûr, n’est pas écrite, qui impose aux adeptes du satanisme qui ont vendu leur âme au diable de manifester leur allégeance au démon partout où elles se produisent en public; les exemples sont nombreux; ils sont plus discrets dans le domaine politique; mais quand vous verrez certains hauts dirigeants ou certaines têtes couronnées composer des signes insolites, des figures géométriques avec leurs mains – la disposition de leurs doigts – vous pouvez supposer que ces personnes ont signé ce pacte.

Le progressisme, une diversion démoniaque

Pendant des siècles, en France, on a érigé Descartes comme le père de la raison; les petits Français ont été formés à l’école sous l’axiome du rationalisme et du scientisme depuis le milieu du XIXe siècle, le siècle de la science triomphante et de l’adhésion de la société à un schéma progressiste radieux.

En vérité, cette emprise du matérialisme et de la raison sur les consciences par la science et le progrès vers lequel les «élites» de l’époque poussaient les masses, cachait une vérité jusqu’alors occultée dont le dessein va à l’encontre d’un avenir heureux et bienveillant pour les peuples de la Terre. Ces derniers ont cru au bobard des «lendemains qui chantent» alors qu’il s’agissait, en réalité, de promouvoir l’accession de Satan au trône évoqué par le Christ, celui de Prince de ce monde, matériellement, concrètement: prince de notre planète.

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Retour vers l’enfer

Il s’avère qu’à un certain moment, le voile finit par se déchirer.

Toutes ces circonvolutions et ces périphrases sont enrobées comme des papillotes de Noël dans le «glamour» d’une société «jet-set».

4b8e210c1cad8bc2a0e6e52ac6b4effc.jpgUne société faite d’élégance et de distinction pour éblouir les masses toujours prêtes à applaudir leurs idoles de pacotille, mais il ne s’agit que de duplicité qui va fondre à la moindre anicroche comme neige au soleil.

Elles révèlent alors la vérité crue, la laideur et la noirceur de l’âme de ceux qui se travestissent pour vivre encore plus longtemps des artifices du mensonge et de la naïveté des foules.

Nous retombons sur Terre, dans le culte et l’invocation des anciennes divinités maléfiques qui demandent leur tribut de sang, d’horreur et de sacrifices humains, bien loin de la technoscience «soft» représentée par un vaisseau spatial tournoyant harmonieusement au rythme d’une valse de Strauss dans l’espace infini enfin conquis par les Terriens.

L’article du Dictionnaire des symboles consacré au Diable révèle son rôle et son but ultime:

«Le Diable symbolise toutes les forces qui troublent, assombrissent, affaiblissent la conscience et la font régresser vers l’indéterminé et l’ambivalent […] Il n’est jamais à court d’apparences [1], mais il est toujours le Tentateur et le Bourreau. Sa réduction à la forme d’une bête manifeste symboliquement la chute de l’esprit. Tout le rôle du diable est de déposséder l’homme de la grâce de Dieu pour le soumettre à sa propre domination».

6f27b0c09dcda1be77ba7fc80fd49d26.jpgCette secte sataniste, qui existe depuis des millénaires [2] (bien avant l’apparition des monothéismes – le Diable n’est pas une création des religions du Livre), a méthodiquement préparé son coup d’État mondial, qu’elle a appelé le «great reset» (la grande réinitialisation, employant un langage informatique pour faire moderne, «branché») précisément  à l’époque que nous vivons.

En effet, selon les plus vieilles traditions planétaires, le monde cyclique arrive à la fin d’un grand cycle et cette secte va saisir l’opportunité d’une plus grande vulnérabilité de l’ordre cosmique à ce moment précis de transition entre deux mondes pour prendre le pouvoir sur la planète.

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Un conglomérat d’entités en décomposition

La secte sataniste est à la fois le refuge et le ralliement de toutes les formes dégénérées de sociétés anciennes en voie de putréfaction.

Ce rebut de toutes les civilisations passées tente sa revanche dans ce moment unique que décrivait Antonio Gramsci: « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres; pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés».

Cette lie de l’Humanité a été mise à l’écart des formes de vie saines et naturelles pour éviter leur contamination; mais, sur un autre plan, elle est aussi, dans sa version la plus aboutie, le produit de la collusion des anges rebelles rejetés du royaume des cieux et des prométhéens titaniques rejetés de l’Olympe qui vont se retrouver à la tête de la subversion contre les forces divines [3]).

En d’autres termes, il s’agit de l’alliance d’anciennes structures évoquées par toutes les mythologies traditionnelles constituées par le satanisme et le titanisme d’une part [4] et, d’autre part, par de nouvelles «inventions», qui sont tout aussi tout sataniques mais qui revêtent un caractère moderne, scientifique, telles que le transhumanisme, un mouvement pseudo-scientifique dont les recherches visent à rendre l’Homme immortel notamment par des interventions sur l’ADN, un cycle de recherches créé par les puissances d’argent qui, possédant tout, se désespèrent de ne pouvoir en profiter éternellement (sur Terre).

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Mouvement qui rejoint donc les buts du satanisme et du titanisme qui espèrent un jour non seulement égaler Dieu, mais le remplacer.

7625-Le-regne-de-la-quantite-et-les-signes-des-temps-Rene-Guenon-Heritage-3746420180.jpgRené Guénon nous prévenait de cette offensive dans son livre : Le règne de la Quantité et les Signes des Temps, page 172 :

«Où donc, dans un semblable état de l’ensemble humain et cosmique tout à la fois, pourrait-on bien trouver une défense tant soit peu efficace contre les ʺhordes de Gog et Magogʺ?

Ce n’est pas tout encore: ce que nous venons de dire ne représente en quelque sorte que le côté négatif des difficultés croissantes que rencontre toute opposition à l’intrusion de ces influences maléfiques, et l’on peut y joindre aussi cette espèce d’inertie qui est due à l’ignorance générale de ces choses et aux ʺsurvivancesʺ de la mentalité matérialiste et de l’attitude correspondante, ce qui peut persister d’autant plus longtemps que cette attitude est devenue pour ainsi dire instinctive chez les modernes et s’est comme incorporée à leur nature même».

Petit bémol à la toute-puissance de cette caste sataniste: elle ne peut agir que dans le cadre d’une opération matérialiste, n’ayant pas accès au monde spirituel (qui est la marque de la première fonction chez les anciens indo-européens [5]) ce qui réduit considérablement ses possibilités de nuisance.

Le diable est un diviseur

Les plus anciens d’entre vous ont sans doute joué comme moi au «diabolo», un jeu qui consistait à jongler avec un engin qui avait la forme d’un sablier en l’envoyant en l’air avec deux baguettes réunies par un fil. On l’appelait « diabolo » parce que ce jouet était divisé en deux parties égales.

b865d24f2155fd5449a711f34d8cf3d1-3271293715.jpgCe mot vient du latin diabolus, ce qui divise ou qui désunit.

Je décrivais dans l’article précédent les trois principales caractéristiques de l’action démoniaque: l’inversion des valeurs, le règne du mensonge et de la manipulation, la trahison des «élites».

Il en est donc une quatrième, encore plus sournoise que les trois autres parce que plus difficilement identifiable: la faculté de diviser, de diviser pour… régner. Et cette quatrième caractéristique est pourtant on ne peut plus clairement exprimée par celui l’utilise au grand jour et sans rien en cacher puisque cette faculté d’exercer cette manipulation basique porte son nom: diabolo.

Depuis des millénaires, les puissants qui ont régné sur ce monde ont pratiqué cette stratégie de la division sans que les masses ne se résolvent à adopter la seule attitude qui puisse leur permettre d’échapper à cette manigance: l’unité.

Le premier exemple qui vient à l’esprit est celui de la France dont la circulation sur les artères des grandes villes est perturbée en permanence, ses rues parcourues presque quotidiennement par des défilés où les diverses catégories sociales expriment leur désir de changement mais sans grand résultat; pourquoi? Parce qu’elles manifestent leur mécontentement chacune à leur tour, jamais ensemble.

Faut-il en déduire que les humains sont sous le joug du diable et des machinations de ses dévots depuis la nuit des temps et que rien ne pourra changer en France ou dans le monde ?

Sûrement pas. Nous pourrions bien assister au Grand retournement attendu par les primordialistes. Actuellement, les troupes des deux camps se rangent en ordre de bataille. Et, comme il s’agit d’une bataille ultime, il ne faudra pas se tromper de camp.

J’en traiterai dans le dernier volet de cette série : Les convergences maléfiques.

Pierre-Émile Blairon

Notes:

be96f99cc7346670a8651debc0aec77e.jpg[1] Les adeptes de la secte aiment se travestir en permanence; pensez aux shows des cérémonies d’ouverture et de clôture des derniers Jeux olympiques que la France a organisés, pensez à cette scène-culte du film « Eyes wide shut » où les participants d’un culte satanique sont masqués et déguisés et pensez aussi à cette curieuse habitude de notre président de la République qui ne cesse de changer d’accoutrement au gré de ses visites extérieures.

[2] René Guénon notait, dans son livre Le Règne de la quantité et les signes des temps : « … Aussi avons-nous parlé de ʺfissuresʺ par lesquelles s’introduisent déjà et s’introduiront de plus en plus certaines forces destructives; suivant le symbolisme traditionnel, ces ʺfissures" se produisent dans la "Grande Murailleʺ qui entoure ce monde et le protège contre l’intrusion des influences maléfiques du domaine subtil inférieur. […] À vrai dire, les tentatives de ces ʺentitésʺ pour s’insinuer dans le monde corporel et humain sont loin d’être une chose nouvelle, et elle remontent tout au moins jusque vers les débuts du Kali-Yuga [il y a environ 6400 ans, NDLR], c’est-à-dire bien au-delà des temps de l’Antiquité "classiqueʺ auxquels se limite l’horizon des historiens profanes».

[3] Voir mon article du 3 octobre 2023: La France, laboratoire de la Secte mondialiste et, plus récemment, Quelle est donc cette « civilisation judéo-chrétienne » à laquelle nous appartiendrions ? du 21 septembre 2025.

[4] Satanisme et titanisme: il s’agit, en fait, de la même entité, dont la racine (Satan-Titan, serait la même, selon le chercheur Daniel E. Gershenson).

[5] Voir mon livre La Roue et le sablier, p.160, Amazon, 2015.

13:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : satanisme, actualité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook