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jeudi, 09 juillet 2026

Europol: un réseau criminel de 400.000 membres issus de 118 nations terrorise l’Europe

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Europol: un réseau criminel de 400.000 membres issus de 118 nations terrorise l’Europe

Source: https://report24.news/europol-400-000-koepfiges-verbreche...

Des bandes étrangères réalisent d’immenses profits partout en Europe. Le récit officiel de l’UE sur « l’enrichissement par les frontières ouvertes » entre en collision frontale avec la réalité bien visible en notre continent: un tout nouveau rapport d’Europol montre qu’une immense vague de criminalité transnationale déferle sur l’Europe. L’Europe « ouverte et colorée » est devenue un paradis pour le crime organisé.

Un « magnifique kaléidoscope » de 118 origines différentes, qui tue à travers toute l’Europe, viole des femmes, trafique de la drogue et laisse derrière lui une traînée de dévastation? Est-ce cela que les élites de l’UE avaient en tête lorsqu’elles répétaient à tour de bras le mantra «La diversité est notre force»? Et pourtant, c’est la dure réalité à laquelle le continent doit désormais faire face. L’Europe se retrouve confrontée à une criminalité organisée plus sophistiquée, plus transnationale et résistante que jamais.

Selon Europol, il ne s’agit plus de simples bandes de rue, mais de véritables « entreprises criminelles ». Les principaux acteurs sont surtout des bandes de migrants albanais, turcs, marocains et autres, qui dominent le trafic de drogue, le racket, la traite d’êtres humains et la violence de rue brutale.

Explosion de la criminalité: des chiffres hors de contrôle

Blueprint-of-criminal-opportunism_cover.png.jpgDans son tout dernier rapport « Decoding the EU’s Most Threatening Criminal Networks » (édition 2: https://www.europol.europa.eu/publication-events/main-rep...), Europol a identifié 731 réseaux criminels très actifs opérant sur le territoire de l’UE. Plus de 400.000 membres issus de 118 nationalités différentes y seraient impliqués. Cela représente un quintuplement en seulement deux ans – même si cela s’explique en partie, selon les responsables, par une nouvelle méthode de comptage. L’Hydre de la pègre ne se laisse pas abattre si facilement. Sur les 821 réseaux recensés par Europol début 2024, 76 % ne sont plus considérés comme les plus menaçants – mais la direction d’Europol avertit qu’il ne faut pas y voir une victoire.

Le directeur adjoint d’Europol, Jürgen Ebner, a reconnu à Bruxelles que les réseaux démantelés sont immédiatement remplacés par la concurrence. 533 groupes totalement nouveaux ou nouvellement découverts ont directement pris la place de leurs prédécesseurs. « Toute forme de criminalité est alimentée en ligne, accélérée par l’IA et la technologie », souligne Ebner. Ces groupes nagent dans l’argent, utilisent les méthodes les plus modernes, achètent leur impunité par la corruption et fonctionnent comme des cellules internationales connectées.

Sous le couvert d’activités légales

La constatation sans doute la plus alarmante du rapport est qu’environ 85% des réseaux les plus dangereux utilisent désormais des structures d’entreprises tout à fait légales pour dissimuler leurs activités criminelles. La frontière entre l’économie légale et le crime organisé devient presque indiscernable.

Le commissaire européen autrichien à l’Intérieur et à la Migration, Magnus Brunner, l’a exprimé lors d’une conférence de presse: «Il ne s’agit pas de bandes de rue, mais de véritables syndicats du crime multinationaux». Tout comme de grandes entreprises légitimes, ils recherchent des marchés rentables et s’implantent de façon ciblée. Des avocats, des comptables et des agents immobiliers sont délibérément recrutés pour injecter discrètement les profits illégaux dans l’économie réelle.

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Le trafic de drogue (cocaïne et drogues de synthèse) reste le moteur principal. Mais les tentacules des syndicats s’étendent désormais à la cybercriminalité, le trafic de migrants (un secteur florissant grâce aux frontières ouvertes), la fraude et le blanchiment d’argent. Particulièrement pernicieux: 6% de ces réseaux recrutent délibérément des enfants de 8 à 17 ans pour des tâches illégales – allant de la livraison de drogue à l’exercice d’une violence physique extrême. Les plus jeunes sont utilisés pour de telles activités précisément parce qu’ils ne sont pas encore pénalement responsables.

Mais pour lutter contre la criminalité organisée, Europol violerait aussi ouvertement les lois existantes (selon Report24: https://report24.news/ueberwachungsstaat-europol-bricht-s...), tandis que Bruxelles souhaite doter l’agence de police de plus d’argent, de personnel et de pouvoirs. Dans le même temps, les eurocrates empêchent la transmission de données essentielles sur les passeurs de l’agence européenne de garde-frontières Frontex aux forces de police (ce que Report24 a également signalé: https://report24.news/die-eu-verbirgt-geheime-schlepper-d...). Cela aussi fait partie de l’Europe la plus « colorée » que nous ayons jamais connue.

Pologne et Ukraine: un voisinage brisé

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Pologne et Ukraine: un voisinage brisé

Varsovie/Kyiv. Le conflit, observé depuis longtemps, entre la Pologne et l’Ukraine s’intensifie. Pourtant, les deux pays dépendent l’un de l’autre: l’Ukraine a besoin de l’aide militaire polonaise et du réseau logistique du pays, par lequel le soutien occidental transite vers l’Ukraine; mais, inversement, la Pologne a aussi besoin de l’Ukraine comme zone stratégique tampon.

Cependant, les relations entre les deux pays sont depuis longtemps tendues, et récemment le conflit a connu une nouvelle escalade. Les racines de cette discorde plongent profondément dans le passé. Durant la Seconde Guerre mondiale (1943/44), des unités de la soi-disant « Armée insurrectionnelle ukrainienne » (UPA) ont assassiné, sur les arrières de la Wehrmacht, des dizaines de milliers de paysans polonais en Volhynie et en Galicie orientale, alors occupées par les Allemands. Ces territoires avaient été – de façon très contestable – attribués à la Pologne en 1921 lors du traité de Riga; dans les années suivantes, Varsovie y installa intentionnellement des paysans polonais pour poloniser la région. Aux yeux des nationalistes ukrainiens, cette mesure était profondément indésirable. Lorsque la Pologne fut envahie et partagée en 1939 entre les Allemands et les Soviétiques, ils virent là une occasion d'entrer en action.

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En Pologne, cela n’a jamais été oublié. Depuis quelques années, il existe même une journée nationale de commémoration des massacres de Volhynie. Dans ce contexte, il a été perçu comme une provocation que le président ukrainien Zelensky ait permis, fin mai, à une unité spéciale des forces armées ukrainiennes de porter le titre honorifique de « Héros de l’UPA ». De plus, Zelensky souhaite, selon un projet de loi actuel, faire inscrire dans un mémorial les noms de tous les « héros » ukrainiens – y compris ceux des combattants de l’UPA de 1943/44. Ici, il n’y a donc aucune volonté de confronter au passé de manière critique.

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La réaction de la Pologne ne s’est pas fait attendre. À Varsovie, on envisage de retirer à Zelensky la plus haute distinction du pays, l’Ordre de l’Aigle blanc (photo), qui lui avait été décernée il y a quelques années pour le renforcement des relations amicales entre les deux pays.

Aujourd’hui, ces relations sont au plus bas. Récemment, l’échange prévu de 14 chasseurs polonais MIG-29 contre des drones ukrainiens a également échoué. Le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz a en outre déclaré: «Tant que Kyiv honorera les membres de l’Organisation des nationalistes ukrainiens et sa branche militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, Varsovie ne donnera pas son accord à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne».

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a également laissé entendre que le soutien à l’Ukraine pourrait être réduit: la Pologne porte en effet la principale responsabilité de toute la frontière orientale de l’UE.

Le grand bénéficiaire de tout cela est Moscou. Le Kremlin peut observer avec satisfaction l’érosion progressive de l’alliance occidentale autour de l’Ukraine (mü).

Source: Zu erst, juillet 2026.

Billet d’Écosse, écrit avec fureur

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Billet d’Écosse, écrit avec fureur

Andrea Marcigliano

Source: https://electomagazine.it/dalla-scozia-con-furore/

On sait très peu de choses sur Lara Bird. Seulement qu’elle a été élue à la Chambre des Communes lors d’une élection partielle.

Et, somme toute, cela ne nous intéresse guère d’en savoir plus, sinon qu’elle a prêté serment de fidélité à la Couronne britannique en croisant ostensiblement les doigts, en guise de superstition. Et après avoir déclaré que sa fidélité allait, uniquement et exclusivement, à l’Écosse.

Un geste symbolique, bien sûr. Et, probablement, sans aucune valeur politique.

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Cependant, il indique clairement une réalité que, pour la plupart, nous ne connaissons pas.

Et que nos médias taisent, par simple ignorance ou par évidente mauvaise foi.

La Grande-Bretagne n’est pas un heureux paradis, une monarchie de pacotille avec le roi Charles portant sa couronne de travers, la chevaline Camilla, les petits princes et les princesses…

C’est l’un des deux principaux centres du pouvoir financier et politique mondial. Une forteresse d’intérêts gérée par des cercles très restreints. Et dont la Couronne est à la fois partie intégrante et paravent.

Et les peuples de Grande-Bretagne – Anglais, Écossais, Irlandais, Gallois – subissent une destruction systématique et délibérée. De la part de ces soi-disant élites qui célèbrent le multiculturalisme, le remplacement ethnique, la pseudo-culture Woke et LGBT.

L’ex (heureusement qu'il s'en va!) Premier ministre Starmer en a été un fervent champion.

Et cela s’est vu lors de la dernière réception publique, où il a été acclamé comme un héros par les activistes LGBT. Et surtout au fait qu’il n’a montré aucun signe de contrition pour la politique qu’il a longtemps menée. Ni pour les nombreux désastres qu’il a provoqués.

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Donc le monde britannique est en révolte.

Farage progresse rapidement, défendant les revendications du peuple anglais contre ceux qui ont cherché, et cherchent encore, à le marginaliser et à le remplacer.

L’Ulster est de nouveau en armes. Mais cette fois, il ne s’agit plus d'une lutte entre catholiques et protestants, mais d’un rejet d’une immigration sauvage qui voudrait remplacer les Irlandais.

Et d’Écosse arrive Lara Bird. Elle revendique fièrement son identité écossaise. Sa fidélité à l’Écosse, à son histoire, à ses traditions. À son peuple.

Un signal clair, comme je le disais.

Le centre du mondialisme économique doit commencer à s’inquiéter. Et non plus à cause d'oppositions extérieures et lointaines.

La fracture est entièrement interne désormais. Et elle n’en est qu’à ses débuts.

Europe: le premier problème urgent est celui d’un leadership

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Europe: le premier problème urgent est celui d’un leadership

Parution de « La nécessité d’un leadership européen » – Préface de Gennaro Malgieri

par Gennaro Malgieri

Source: https://www.barbadillo.it/131894-leuropa-e-il-primo-probl...

Vient de paraître l’ouvrage de Maria Teresa Manuela Ruggieri, La necessità di una leadership europea (= La nécessité d’un leadership européen - 522 pages, 25 €, sur Amazon). Nous publions ci-dessous la préface de Gennaro Malgieri.

51PNpFT-avL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpgMaria Teresa Manuela Ruggieri est une analyste économico-politique qui, depuis longtemps, place au centre de sa réflexion la question de l’Europe. Son expérience la conduit à « naviguer » parmi les tempêtes du Vieux Continent, sans se contenter d’en décrire la crise culturelle, en plus de la crise financière. L’inconsistance politique européenne, nous fait-elle comprendre, remonte à loin, comme elle l’avait déjà écrit dans son précédent essai sur le sujet, Europa Nazione, dont le présent volume n’est pas seulement un approfondissement, mais représente le cœur du problème de la crise européenne : l’absence d’un leadership continental authentique et identifiable, capable de se placer au centre de l’Europe pour l’unifier, après les vains efforts des soixante-dix dernières années.

On ne peut certainement pas dire, comme le suggère Mme Ruggieri, que notre continent soit l’amalgame d’intérêts convergents : les nations ont depuis longtemps engagé une guerre fratricide qu’elles dissimulent lors des sommets de la Commission européenne, du Conseil de l’Europe ou dans les balbutiements inconsistants de cénacles comme le Parlement européen où, au lieu de trouver cette indispensable cohésion entre États, on s’occupe de sujets futiles et éloignés des intérêts réels des citoyens européens, qui se soucient peu des « matières » traitées, qu’il s’agisse de la taille des légumes ou des ingrédients de la pizza.

Sans parler du fait que les institutions représentatives européennes ressemblent de plus en plus à des agences de voyage, pompeusement qualifiées de « diplomatie parlementaire ». Il n’est donc pas surprenant que les « choristes » de l’Europe imaginaire puissent se retrouver un peu partout, même dans les ambassades les plus lointaines et les plus insignifiantes de la planète, toujours sous prétexte de construire de nouvelles relations plus rentables.

avt_paul-valery_8595.jpgAlors que, comme l’écrivait Paul Valéry, les États européens, arborant des sourires hypocrites, se livrent une guerre fine et continue qui n’intéresse désormais plus personne, comme celle des Bourguignons et des Armagnacs, le continent désuni meurt d’inanition, incapable de trouver un véritable leadership ayant la volonté de l’unir politiquement, condition préalable à la création d’une véritable puissance capable, dans un monde multipolaire, de ne pas se faire gifler par les États-Unis, la Russie, la Chine et même par les BRICS, nouveaux venus à la table du pouvoir mondial.

De façon très réaliste, Mme Ruggieri ouvre son livre par deux questions incontournables. « Comment l’Europe peut-elle redevenir maîtresse de son destin? En retrouvant son rôle historique, ou simplement en développant et créant une Europe plus forte, une Europe-État unie, devenant une Nation-État?». Et elle apporte une réponse à laquelle aucun européiste de façade ne pourrait ni ne devrait se soustraire: "En tout cas, l’Europe doit se réapproprier sa géopolitique, en consolidant sa nation de 450 millions de citoyens, en augmentant son PIB, jamais inférieur à celui des États-Unis, et en cherchant à faire face aux menaces des multinationales chinoises, aux crises provoquées par des agresseurs non négligeables comme la Russie, et même à affronter, avec une grande habileté et diplomatie, le modèle américain moderne à la Trump, avec des échappées vers Musk, nouvel entrepreneur avancé, non seulement technologiquement mais aussi politiquement, animé d’une grande soif d’avenir".

Programme vaste, aurait dit le général Charles De Gaulle, qui, peut-être ensemble et sur le long terme, aurait pu être réalisé avec Adenauer, Schuman, De Gasperi puis transmis à des continuateurs comme Margaret Thatcher et Angela Merkel. Mais c’est, aussi difficile soit-il, un programme qui subsiste et qui sait s’il se réalisera jamais. Cela ne pourra se produire avec cette classe politique querelleuse, égoïste et inconsistante ; il sera bien difficile que l’Europe, en tant qu’État national (pour reprendre la vision de Mme Ruggieri), parvienne à se réaliser dans les soixante-dix ans qui restent avant la fin de ce siècle : ce sera pour le prochain centenaire, si jamais l’on commence à poser les pierres du nouvel édifice continental.

Le leadership esquissé dans les pages de ce livre n’est pas seulement politique au sens strict. Il concerne les élites dirigeantes européennes culturelles, économiques et même morales. Est-il utopique d’en discuter aujourd’hui ? Je crois que si, à ce moment le plus crucial de l’histoire mondiale après la Seconde Guerre mondiale, que nous vivons actuellement, le danger et la nécessité agissent chez les gouvernants et chez ceux qui donnent le ton à notre époque, il sera possible de jeter les bases du nouveau monde et donc de reconsidérer l’Europe comme un sujet actif et non subalterne de la politique mondiale. Mais pour donner sens à cette hypothèse, il faut un réalisme qui fait objectivement défaut pour l’instant, et surtout fait défaut le sens du bien commun, cet équilibre dont parlait Edmund Burke, chef de file des conservateurs.

790cacee87e30688d0ddb107e5bfb035.jpgEt à propos de conservateurs, de cette extraordinaire école de pensée et de vision du monde, de sentiment moral et d’allumage de nouveaux feux plutôt que de s’attarder à contempler la cendre mourante du passé, Mme Ruggieri écrit : « Nous avons besoin d’une vision politique, fortement identitaire, qui n’annule pas nos exigences nationales, dans une perspective de dépassement d’une forme nationaliste, mais qui s’inscrive dans une programmation économique pragmatique, susceptible d’améliorer et d’apporter un bénéfice à nos cultures économiques nationales, particulières et différentes, non seulement par leur connotation géographique mais aussi géopolitique. Le respect et l’unité dans la diversité doivent générer une vision et un centre politique réformateur, qui consolide nos identités dans une perspective européenne, afin de viser un nationalisme supranational européen, porteur d’un souverainisme identitaire, d’une Europe-Nation où les particularités nationales européennes soient le pivot de la souveraineté retrouvée. »

Et elle ajoute : « Les conservateurs sont justement conscients d’un nouveau défi naissant, l’Europe subit une transformation structurelle, la complexité du décisionnisme politique ne peut plus être reléguée à des nations majoritaires, mais doit s’étendre dans un cadre parlementaire diffus, où la pluralité des forces et des groupes politiques doit être le pivot européen.

Aucun changement politique ne peut faire abstraction de la conservation de son passé de valeurs, de son histoire, de ses mémoires ; aucun phénomène social ne peut envisager l’avenir dans un processus de réformes sans tenir compte des faits et des événements ; une évolution dans un sens conservateur porte avec elle des sentiments qui se concrétisent en valeurs intemporelles ; l’inclusivité de ces valeurs permet une croissance telle qu’elle peut soutenir un nouveau sujet politique, un nouveau mouvement conservateur, moderne et d’avant-garde, réformateur, où le nationalisme, dans une perspective européenne, devient l’élément de développement de la souveraineté supranationale elle-même. »

Paroles claires, projets compréhensibles, définitions qui n’ouvrent pas la voie à l’équivoque. Certes, le conservatisme comme « vision du monde » peut inspirer un projet novateur, mais il n’épuise pas le problème du leadership européen si celui-ci ne trouve pas, dans les racines de son histoire et dans la préfiguration du temps nouveau à conjuguer avec sa propre tradition, tout sera vain.

L’esprit du temps, comme nous le savons, n’est pas des meilleurs, mais nous avons le devoir de protéger ce que nous avons hérité de millénaires et dont nous ne pouvons nous passer. La redécouverte, c’est la défense de la souveraineté européenne, premier devoir auquel nous devons consacrer nos efforts. Une Europe en laquelle nous pouvons croire, comme nous le rappelèrent les intellectuels conservateurs, menés par Roger Scruton, le penseur contemporain le plus influent (1944-2020) selon le New Yorker, réunis le 7 octobre 2017, qui écrivirent dans la Déclaration de Paris, au premier point: «L’Europe nous appartient et nous appartenons à l’Europe. Ces terres sont notre maison ; nous n’en avons pas d’autre. Les raisons pour lesquelles l’Europe nous est chère dépassent notre capacité à expliquer ou à justifier notre loyauté envers elle. Ce sont des histoires, des espoirs et des affections partagés. Des coutumes établies, et des moments de pathos et de douleur. Des expériences enthousiasmantes de réconciliation et la promesse d’un avenir commun. Des paysages et des événements communs se chargent d’une signification particulière : pour nous, mais pas pour d’autres. La maison est un lieu où les choses sont familières et où l’on est reconnu, aussi loin que l’on ait pu voyager. Voilà la vraie Europe, notre civilisation précieuse et irremplaçable. L’Europe est notre maison. »

Nous, en tant qu’Européens, ne pouvons pas nous laisser confisquer notre maison. Mais nous avons besoin de ceux qui la protègent, l’entretiennent, l’aiment. C’est pourquoi un leadership européen est indispensable. Et à ceux qui, dans nos contrées, pensent devenir vassaux, vasseurs ou vavasseurs d’un nouveau puissant, nous avons le devoir de nous dresser contre les assaillants, d’où qu’ils viennent, avec la force de notre volonté et de la tradition que nul ne devra effacer.