Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 21 février 2018

Qu’est-ce qu’un Autochtone européen ?

EB-Est.jpg

Qu’est-ce qu’un Autochtone européen?

par Antonin Campana

Ex: http://www.autochtonisme.com

Selon le Larousse, un Autochtone est quelqu’un qui est « originaire par voie ancestrale du pays qu’il habite ». Cette définition a l’avantage de poser correctement ce qui fonde l’autochtonie : la fusion d’une  lignée et d’un lieu. Cependant, le mot « pays » manque ici singulièrement de précision et peut prêter à confusion.
 

Qu’est-ce qu’un « pays » ? On comprend bien qu’il s’agit d’un territoire, mais de quel territoire parle-t-on : celui d’un village avec ses environs, d’une province, d’un Etat, d’un continent ? Un Franc-Comtois résidant en Dauphiné est-il un Autochtone ? On dira sans doute qu’il est un Autochtone de France. Mais est-ce vrai dans la mesure où la lignée ancestrale de ce Franc-Comtois s’enracine dans une province qui n’est pas française avant 1678 ? Et puis la France elle-même, avec ses frontières changeantes, a-t-elle toujours existé ? Et si la France est une création récente, comment une lignée qui plonge son origine dans la nuit des temps pourrait-elle s’y enraciner ? Les frontières conventionnelles et l’autochtonicité n’évoluent pas dans la même durée. D’une manière générale, les limites tracées par l’homme  (administratives, politiques, provinciales, nationales, étatiques…) sont trop aléatoires, mouvantes, passagères, confuses et récentes pour que l’autochtonicité puisse en dépendre véritablement. Un Alsacien, par exemple, est un Autochtone de l’empire romain en 212, un Autochtone du royaume d’Austrasie au VIe siècle, un Autochtone de France à partir de 1648, un Autochtone de l’Empire allemand en 1871, un Autochtone de France en 1919, un Autochtone d’Allemagne en 1940, et de nouveau un Autochtone  de France en 1945 ! De quel « pays » sera-t-il l’Autochtone dans un siècle ou deux ? Cela n’a aucun sens.

Pour surmonter cette difficulté, il faut substituer à la notion de « pays », la notion de « terre ancestrale ». Le « pays » est le produit des vicissitudes de l’histoire. Au contraire, la « terre ancestrale » est le territoire où a vécu la lignée, quels que soient les aléas historiques qui changent le nom de ce territoire, qui le divisent, ou qui le rattachent à telle ou telle possession étatique. Peu importe que des frontières étatiques variables morcellent « accidentellement » la terre où vécurent les ancêtres : la terre ancestrale existe en soi comme un tout indivisible indépendamment de la volonté des hommes. Dès lors, si l’on fait abstraction des frontières posées par l’histoire et si l’on tient compte des grandes migrations intra-européennes (qui ont toujours plus ou moins existé), la terre ancestrale d’un Européen quel qu’il soit, ne peut être, de mémoire d’homme, que l’Europe. L’Europe est le patrimoine commun de tous les ethnoeuropéens. Et ceux-ci, avant d’être par les hasards de l’histoire des Autochtones de France, d’Allemagne ou de Russie, sont par nature des Autochtones européens. Nous posons donc la définition suivante : « Un Autochtone est une personne originaire par voie ancestrale des terres ancestrales qu’il habite ».

Est-ce à dire qu’il n’y a aujourd’hui aucune différence entre les peuples européens ? Bien sûr que non. Nous soulignons simplement que le continent européen est pour tous les peuples européens leur terre ancestrale,  leur terre des pères à tous, leur patrie commune (patrie : du latin patria : « terre des aïeux »). Cela est d’autant plus nécessaire à rappeler que les frontières extérieures des pays européens sont effacées sous les coups du mondialisme et que des frontières intérieures (ethniques, notamment) les fractionnent désormais. Se dire Autochtones de « pays » qui n’en sont plus vraiment, et qui ne l’ont pas toujours été, affaiblit sans doute la notion d’enracinement autochtone. Au contraire, il est bien plus juste et solide de se dire Autochtone européen de tel ou tel pays (la France, l’Italie…) : la notion d’Autochtonie repose alors sur les terres ancestrales européennes (le continent européen) , terres qui se confondent avec le Grand Peuple européen les habitant, de mémoire d’homme, depuis toujours.

De ce qui précède, nous pouvons dire que l’expression « Autochtones de France » est contestable, même si nous l’employons parfois par facilité. Il faudrait dire, pour être plus exact : « Autochtones européens de France » (c’est-à-dire : « Autochtones européens habitant les 551 500 km2 circonscrivant temporairement le territoire temporairement nommé France »). De ce point de vue, un Espagnol habitant la France est autant « Autochtone européen de France » qu’un  « Français de souche » (de même qu’un Français en Espagne est un « Autochtone européen d’Espagne »). Attention : cela ne signifie pas qu’un Espagnol est un Français ou que l’hispanité est la francité !

EB-sp.jpg

De la même manière, il nous semble préférable de substituer l’expression « Français de souche européenne » à celle de « Français de souche ». L’expression « Français de souche européenne » correspond mieux aux réalités historiques et neutralise l’argument-Système clé, selon lequel les Français « descendent tous d'immigrants à un certain horizon temporel » (Herve Le Bras). L’affirmation est juste à condition de définir l’immigrant par rapport aux frontières actuelles, par définition temporaires et accidentelles. De ce point de vue arbitraire, un jeune ramoneur savoyard serait classé comme « immigrant » si la Savoie n’avait pas été rattachée à la France en 1860. A contrario, les Wallons venus travailler en France à la fin du XIXe siècle ne seraient pas classés comme « immigrants » si la Belgique était restée à la France après 1815. Tout cela n’a bien sûr aucun sens. L’important n’est pas l’appartenance juridico-administrative à un moment donné, mais l’appartenance lignagère et identitaire. Au-delà d’un « certain horizon temporel » (ces 50 dernières années) les « immigrants » sont tous, ou peu s’en faut, des Autochtones européens, membres du Grand Peuple européen, disposant du  même fond identitaire européen que les Français et c’est en raison de cela que le « vivre-ensemble » a été possible. Faire reposer l’Autochtonie sur un « pays » incontestable (le continent européen) et sur une voie ancestrale incontestable (la lignée européenne) serait plus juste et neutraliserait par avance de nombreux sophismes voulant justifier le Grand Remplacement. Ajoutons que cela unirait des Européens confrontés aux mêmes défi du Grand Remplacement et leur restituerait dans le même mouvement une patrie véritable, bien qu’à reconquérir.

Les Etats-nations sont devenus des réceptacles où se déverse le monde (des « creusets »). Les patries d’autrefois (la « France », « l’Allemagne », le « Royaume-Uni »…) font maintenant partie de l’ancien monde. L’autochtonicité européenne, quant à elle, s’annonce déjà comme un référent identitaire puissant et incontournable. Expression du droit à l’existence des peuples européens, en même temps que socle sur lequel les peuples européens peuvent vivre leur diversité, l’autochtonicité européenne fonde une nouvelle patrie et révèle un peuple jusque là caché par les soubresauts de l’Histoire : le Grand Peuple européen.

Car si tous les Autochtones européens ont reçu en héritage la même « terre des pères », alors ils sont tous frères.

Antonin Campana

jeudi, 21 janvier 2016

L’autochtonisme ou la guerre civile?

format2020.jpg

L’autochtonisme ou la guerre civile?

par Antonin Campana

Ex: http://autochtonisme.com

La prise de conscience autochtone (« nous sommes chez nous ») intervient toujours dans le contexte d’une installation durable de populations exogènes. En Europe, cette installation a été planifiée à partir des années 1970, voir dès les années 1920 si l’on se réfère aux idées d’un Coudenhove-Kalergi, « Père fondateur de l’Europe ».  Elle est aujourd’hui une réalité avec laquelle il faut compter sans se réfugier dans l’utopie d’une « rémigration », un espoir qu’il faut certes caresser (« y penser toujours, n’en parler jamais ») mais qui reste complètement illusoire à moyen terme.

En d’autres termes, il faut se poser la question de notre vie, ou de notre survie, dans une société* (* = notre Glossaire) où notre peuple* sera de moins en moins majoritaire. Pour réussir, le modèle républicain avait besoin de tuer les peuples et les appartenances réelles pour imposer une collectivité neutre, simple quantité définie par une appartenance de papier. Le « repli identitaire » autochtone comme les attentats islamistes ont rendu ce modèle obsolète. Des lois de plus en plus liberticides et  une laïcité* qui expulse arbitrairement les cultures* sociétales du domaine public feront certes gagner quelques années à la République* mais ne changeront pas fondamentalement l’issue tragique de l’expérience républicaine : la guerre civile. 

En admettant que ce modèle perdure, ce ne pourrait être que sur le cadavre des peuples, des identités et des cultures. Or, détruire un peuple en le diluant dans une masse hétérogène et «ethniquement» corrosive revient à abroger la démocratie (pas de  « pouvoir du peuple » si le peuple est mort) et surtout à commettre un crime contre l’humanité.

Si nous restons dans le paradigme républicain, il faudra donc accepter que le sang coule ou que notre peuple s’éteigne : soit la guerre civile, soit la mort des peuples et du nôtre pour commencer. Faut-il choisir entre la peste et le choléra ?

autochtone07035_535795903220113_161451461_a.jpgNous vivons un moment historique déterminant. Le déni de réalité est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. L’analyse qui précède est tragique mais juste. La République-Système a engendré volontairement un modèle de société ouverte et mélangée qui est sur le point d’exploser (dans le meilleur des cas) ou de dissoudre les peuples. Il n’y a pas d’autre alternative. Devons-nous rester dans le cadre défini par ce modèle ? Mais quel sera alors l’avenir de nos enfants ? Seront-ils des clones ou des êtres de misères à l’existence incertaine ? Ne devons-nous pas plutôt sortir du cadre pour imaginer une troisième voie entre la guerre civile et la fin de notre humanité ?

L’autochtonisme* repose sur des principes simples qui peuvent à la fois éviter une guerre civile et  permettre la coexistence des peuples en attendant leur retour sur leurs terres ancestrales. Tous les continents et de nombreux Etats sont ou seront confrontés à l’afflux de populations exogènes : c’est le moyen qu’emploie le Système* pour atomiser les peuples et les réduire à des quantités d’individus « égaux » et additionnables à l’infini (mondialisme). Tous les peuples auront donc intérêt, tôt ou tard, à poser le principe de la prééminence autochtone. Tous les peuples auront donc intérêt à faire pression sur leurs membres exilés pour qu’ils acceptent cette prééminence là où ils vivent. Tous les peuples sont par définition des « alliés objectifs » face au système à tuer les peuples.

Il existe peut-être une possibilité d’éviter la guerre civile sans avoir à choisir le système à tuer les peuples. Cette possibilité de paix et de respect mutuel réside toute entière dans notre capacité à refuser ce choix odieux et à défaire ce que la République-Système a fait. Un nouveau régime politique fondé sur la reconnaissance des appartenances devrait reconnaître juridiquement et politiquement l’existence du peuple autochtone et la réalité des communautés étrangères installées au milieu de lui. Les membres du peuple autochtone et ceux des communautés jouiraient alors d’un statut civil différent, le peuple autochtone disposant de droits collectifs particuliers. Tous auraient le droit de vivre selon leurs propres coutumes et de gérer leurs affaires intracommunautaires selon leurs propres lois. Il reviendrait aux institutions étatiques de régler les différents entre communautés (ou entre personnes originaires de communautés différentes), mais aussi d’assurer la prééminence autochtone dès lors que les intérêts autochtones seraient en jeu. Dans ce cadre, le peuple autochtone disposerait de prérogatives particulières afin d’assurer sa sécurité : capacité de blocage des lois, contrôle des flux migratoires, prééminence identitaire sur le territoire autochtone… Il reviendrait aux instances autochtones et étatiques d’engager dès que possible le processus de rémigration en concertation avec les autres peuples autochtones et les instances dirigeantes des communautés étrangères.

Ce qui est exposé ici ne relève pas de l’utopie. La loi organique sur la Nouvelle Calédonie met déjà en application certains des principes exposés (statut civil, droits collectifs, gestions des affaires internes, prééminence identitaire…). L’extension à la France de cette loi (les Autochtones de France ayant un statut similaire à ceux de Nouvelle Calédonie) permettrait de différer, voire d’écarter le spectre de la guerre civile tout en réagrégeant notre peuple. Je sais que de nombreux réfractaires verront dans l’ébauche de ces quelques propositions un recul inacceptable, voire une acceptation de la présence étrangère au milieu de notre peuple, peut-être même une trahison. C’est qu’ils sont dans le déni de réalité : les étrangers sont déjà au milieu de nous. Devons-nous les combattre physiquement ? Devons-nous nous laisser dissoudre avec eux dans la société métissée ? Ou devons-nous chercher une voie à la fois pacifique et respectueuse des peuples ? Eux, les étrangers, et nous, les Autochtones, avons le même ennemi. Et à long terme, car leur tour viendra, les mêmes intérêts. Le Système a entamé une stratégie « peuple contre peuple » pour réduire l’humanité à une quantité domestiquée. Un régime politique fondé sur le respect des appartenances peut seul permettre à notre peuple d’exister politiquement (car aujourd’hui il est noyé dans une société multiethnique). Si nous échouons à installer ce régime, il y aura la guerre. Si nous réussissons, nous assurons un avenir  (non pas radieux mais vivable) à nos enfants et un destin à notre peuple.

Laisser venir la guerre est une absurdité quand une possibilité de paix digne et équitable s’offre à toutes les parties.

Antonin Campana