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mercredi, 28 janvier 2026

Parution du n°491 du Bulletin célinien

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Parution du n°491 du Bulletin célinien

2026-01-BC-Cover.jpgSommaire:

Céline’s London. Le mystère de La Belle Sauvage

Céline au programme du baccalauréat ? Histoire d’un mythe

Dans la bibliothèque de Céline : Ibsen, L’Impérialisme germaniste dans l’œuvre de Renan, L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche

Londres de Céline et Londres (Albert). La prostitution et la honte.

Angle

N’en déplaise à certain célinien acrimonieux¹, le BC poursuit son bonhomme de chemin et s’achemine vers le 500e numéro. Et ce en dépit de l’âpre anticélinisme qui prospère d’année en année. Tout est fait pour donner de Céline l’image la plus univoque possible.  C’est ce qui  a encore été fait récemment  en adaptant  à l’écran le podcast (à charge) , “Louis-Ferdinand Céline, le voyage sans retour”, diffusé l’année passée sur France Inter. « J’ai été tellement recouvert  de toutes les ordures et les merdes  que cent mille tonnes de parfums  d’Arabie ne me feraient pas encore sentir bon ! » écrivait-il en exil.

Que dirait-il aujourd’hui ?… Rendant compte de ce documentaire, la presse emboîte le pas, dénonçant “un homme monstrueux habité par une noirceur inouïe”. Quant à l’objectif de cette initiative, il n’est guère dissimulé par certains : extirper Céline du “panthéon des lettres françaises” et pour cela “déboulonner” la statue. Certes, on peut critiquer l’homme. Céline  souhaitait la victoire de l’Axe et, pendant l’Occupation, n’a pas mis une sourdine à son antisémitisme obsessionnel.

Mais pourquoi énoncer des contrevérités dans ce qu’il faut bien appeler un réquisitoire ? Les plus flagrantes ont trait aux deux guerres mondiales : Destouches embusqué à Londres car réformé en 1915 par piston² (ceci pour la première) et Céline nazi intégral appelant de ses vœux le génocide (pour la seconde). Une volonté à peine dissimulée de réduire son rayonnement littéraire est ici à l’œuvre.

Dans un courriel adressé à un téléspectateur qui s’était plaint de ce parti-pris, la personne en charge de la médiation des programmes de France Télévisons a répondu que « s’intéresser à un sujet nécessite de choisir un angle ». Et d’ajouter cette précision chafouine : « Retenir certains aspects d’un sujet ne signifie pas occulter tous les autres dans l’absolu, potentiellement abordés lors de prochains programmes sur le thème, abordé sous un angle différent »³. Le hic, c’est que lorsqu’il est question de Céline, c’est toujours le même angle.

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Pour rappel : Antoine de Meaux (“Le procès Céline”, Arte, 2011), Jean-Baptiste Pérétié (“Voyage au bout de Céline”, France 5, 2011), Christine Lecerf (“Louis-Ferdinand Céline au fond de la nuit”, France Culture, 2019), Élise Le Bivic (“Céline : les derniers secrets”, France 5, 2021), pour ne citer que les plus récentes émissions. Toutes font le procès de Céline et méconnaissent ce qui fait la grandeur de l’écrivain. C’est un choix délibéré. Et cela s’aperçoit jusque dans les détails. Ainsi, évoquant la réception critique de Voyage au bout de la nuit, il est précisé que la presse fut partagée. Non pas en raison du langage et du style novateurs de ce premier roman mais parce qu’« on ne sait pas encore où situer politiquement Céline » (!) Il suffit d’analyser le dossier de presse pour se rendre compte que la ligne de partage ne se situe pas sur ce plan. On se plaît à rêver d’une émission où serait mis en relief ce qui fait l’originalité et la valeur de l’œuvre. Un angle pour une fois différent…

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• Philippe COLLIN et Florence PLATARETS : « Face à l’histoire. Louis-Ferdinand Céline, le voyage sans retour », Production Agat Films. Diffusé le 14 décembre 2025 sur France 5.

  1. (1) Le 15 octobre dernier, précisant s’il en était besoin qu’il n’est plus abonné, il a reproduit sur sa page facebook la couverture de notre n° 400 avec ce commentaire (emprunté à l’épilogue de Voyage) : « De l’eau est passée sous les ponts… “qu’on n’en parle plus” ». …Très chic.
  2. (2) Collin évoque une “entourloupe” (!).
  3. (3) Courriel de Fabienne Abbou à Alain Vergneault, 16 décembre 2024.

Vers une stratégie traditionaliste globale

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Vers une stratégie traditionaliste globale

Par Alexandre Douguine

Le problème ne réside pas dans le conflit entre les élites et les masses. Ce n’est pas si simple. Il existe deux types d’élites: l’élite spirituelle et l’élite satanique. Les deux tentent de diriger les masses dans des directions opposées. La modernité occidentale constitue l'apex de l’ascension des élites sataniques. Elles détiennent le pouvoir et répriment leurs ennemis, c’est-à-dire nous.

Les masses ne constituent pas un argument. Elles acceptent ce qu’on leur donne ; elles ne peuvent pas faire autrement. Elles ne font que refléter la sagesse réelle ou satanique de quelques-uns. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises, comme la matière. C’est l’esprit qui décide de tout, et le diable est aussi esprit.

Tout le mal auquel nous faisons face aujourd’hui est très ancien. Il y a cent ans, il était déjà si évident que de grandes puissances et mouvements politiques ont commencé à le combattre. Mais ils ont perdu. Le mal a gagné en force. Nous vivons avec ses conséquences.

La démocratie consiste à ce que les masses votent et choisissent. Mais elles ne font que voter et choisir ce que les élites leur suggèrent. Les élites contrôlent la démocratie. C’est leur outil, leur machine. Qui contrôle l’élite contrôle tout le reste, y compris la démocratie.

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Le globalisme est la conspiration mondiale des élites sataniques. Elles ont adopté sa forme définitive avec l’avènement de la modernité occidentale. Aujourd’hui, leur contrôle est presque total. Tel que le disent les Écritures. Mais choisir le bon camp dans cette bataille apocalyptique est le devoir de l’homme.

Les masses ne peuvent pas choisir. Elles suivent et obéissent. Seul l’homme d’élite choisit vraiment. Ce choix est réel, libre et toujours possible dans toutes circonstances, quelle qu’elle soit. Nous devons viser les élites sataniques si nous ne sommes pas d’accord avec leurs gouvernements sataniques. C’est la Révolution. Il n’y a pas d’autre option.

L’élite satanique est globale, unifiée, et totalement solidaire avec son siège central. C’est pourquoi tous les médias et réseaux qu’elle possède suivent exactement la même narration. L’élite mondiale est petite et très disciplinée. L’élite spirituelle qui lutte contre les mondialistes est divisée.

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L’élite spirituelle est locale et limitée par la nation et la religion. Elle ne peut pas comprendre l’étendue réelle de l’ennemi mondial, l’Antikeimenos. Elle est faible et dispersée. Mais si elle est vraiment spirituelle, elle reconnaît tous ceux qui portent la marque de l’Esprit. Guénon et Evola ont préparé le terrain.

Le traditionalisme doit devenir une réalité stratégique concrète, un réseau révolutionnaire. Ce ne peut pas être un mouvement ou un parti. Il doit devenir autre chose. Nous pouvons imaginer ce qu’il devrait être en comparant ce que nous rejetons le plus dans toutes les questions régionales.

Ce que nous haïssons le plus dans tous les pays nous unit et prépare le terrain pour un niveau supérieur de pensée. Le traditionalisme doit devenir une stratégie globale. C’est la volonté d'aller résolument vers l’Ordre Civilisationnel. La civilisation signifie essentiellement la tradition.

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En luttant concrètement pour notre civilisation contre la civilisation mondiale satanique, nous aidons d’autres civilisations à faire de même. Nous devons comprendre cela. C’est le point qui change les règles du jeu. Nous devons mettre en place l’Internationale Traditionaliste: futuriste et offensive, pas défensive.

Le principal problème des Blancs est qu’ils se sont identifiés à l’Occident, à la modernité, au colonialisme, au matérialisme, au capitalisme, à la technologie. Et tout cela tue (ou a déjà tué) la tradition sacrée que les Blancs possédaient depuis longtemps.

La tradition sacrée des Blancs a été détruite par eux-mêmes. Sans tradition, il n’y a pas de Blancs. Ce n’est pas un homicide, c’est un suicide. Les Blancs ont choisi le suicide, et ils l’ont reçu.

Que signifie être blanc ? Presque rien, sauf l’apparence physique. Sans valeurs sacrées, sans religion, sans racines. Seulement le succès économique et la cupidité capitaliste. Il n’y a plus aucune raison d’être blanc. Le globalisme a été créé et mis en œuvre par les Blancs.

Les Blancs globalistes voulaient que l’humanité soit exactement comme eux, et en partie, ils ont réussi. Mais à un moment donné, ils ont réalisé qu’il n’y avait plus aucune raison de rester blancs. Nous devions tous devenir des « universels ». Et c’est alors que la autodestruction des Blancs a commencé.

Blancs, ne blâmez pas les non-blancs pour votre propre extinction. Blâmez-vous vous-mêmes. Blâmez l’Occident. Blâmez la modernité.