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mercredi, 04 octobre 2017

Les mondialistes délocalisent les technologies de pointe de l’Allemagne

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Les mondialistes délocalisent les technologies de pointe de l’Allemagne

par Eberhard Hamer, professeur d’économie

Ex: http://www.zeit-fragen.ch/fr

L’économie des Petites et moyennes entreprises (PME) [«Mittelstandsökonomie»] a toujours rendu attentif au fait qu’en règle générale, les entreprises de taille moyennes sont fidèles au pays et à leur localisation. Cela est inhérent à l’existence des liens familiaux et du caractère familial d’une entreprise moyenne dans laquelle le patron connaît tous ses employés personnellement.


Les grandes sociétés de capitaux, au contraire, sont depuis longtemps des entités internationales. Non seulement elles produisent au niveau mondial, mais elles ont aussi des actionnaires dans le monde entier. Selon les estimations du Mittelstandsinstitut de la Basse-Saxe, plus de 70% de nos trusts faisant partie du DAX [=indice boursier des 30 plus importantes sociétés allemandes, cf. CAC 40 en France, ndt.] sont en majorité en main étrangère, la plupart américaine. Un grand groupe dominé par l’étranger n’a plus de liens nationaux, n’a plus de patrie, exige la globalisation et le libre-échange et avant tout la libre circulation du capital, complétée par des économies fiscales grâce aux paradis fiscaux.


C’est grâce à ce commerce international des multinationales que nous profitons de nos excédents d’exportation. Ces excédents sont réalisables uniquement dans les branches en expansion suite aux avancées technologiques – pour la plupart largement subventionnées par les pouvoirs publics –, dont nous avons pu profiter ou que nous possédons toujours. Si nous perdons ces avantages, nous ne perdons pas seulement notre capacité d’exportation, mais aussi une partie de notre prospérité.


Ces moteurs technologiques poussant nos multinationales à la croissance ne sont donc pas seulement extrêmement dangereux en raison de leurs structures de propriété, mais aussi en raison de la dépendance de grandes puissances telles que les Etats-Unis ou la Chine:

  • En Allemagne, comparé à d’autres pays, il est moins aisé de cacher et de garder secret une avancée technique, car les Américains ont, selon les réglementations du temps de l’occupation, toujours et encore le droit de contrôler tous les systèmes informatiques, y compris les lignes téléphoniques et les systèmes de téléphonie mobile, sur tout le territoire de l’Allemagne. Ils peuvent donc s’approprier chaque nouvelle technologie dès ses premiers balbutiements à l’aide de leurs systèmes d’espionnage pour ensuite les transmettre à leur propre industrie. Souvent, l’industrie concurrentielle américaine connait un nouveau développement de brevets, avant que le brevet ne soit connu chez nous.
  • Là, où l’espionnage total ne suffit pas, les nouveautés techniques sont volées suite à des combines financières et à la corruption comme, par exemple, avec la technologie anti-détection pour les sous-marins du chantier naval Howaldt. Avec l’accord du gouvernement fédéral allemand, le Conseil d’administration avait – suite à une prétendue offre de rachat américaine – remis par étapes tous les plans et les détails techniques internes aux Américains jusqu’à ce qu’ils eurent rassemblés toutes les informations et ne montrèrent plus aucun intérêt pour le chantier naval.
  • Les risques que comporte la délocalisation de la production allemande à l’étranger ont été subis par la branche de la photographie, il y a quelques décennies. Dans les années cinquante et soixante, l’Allemagne était à la pointe mondiale dans le domaine des appareils photo. Puis, la production a été délocalisée vers l’Asie «pour réduire le coût de la main-d’œuvre». Les appareils étaient principalement vendus en Allemagne, jusqu’au moment où les concurrents japonais placèrent les modèles allemands en meilleure qualité sur le marché mondial et devinrent ainsi le leader du marché. En Allemagne, nous achetons aujourd’hui des appareils photo japonais au lieu d’appareils allemands.
  • Après les Etats-Unis et le Japon, la Chine est actuellement devenu le grand «aspirateur» technologique. Les Chinois ont des avoirs de 3 billions de dollars, pour lesquels ils ne recevront bientôt plus grand-chose, s’ils n’investissent pas à temps dans des valeurs réelles. C’est pourquoi ils font leurs courses dans le monde entier en prenant tout ce qu’ils trouvent, notamment de la technologie à n’importe quel prix.
  • Ils ne peuvent faire leurs emplettes aux Etats-Unis, car ce pays a un droit de véto dans le domaine de la sécurité qu’ils n’arrêtent pas d’utiliser. En Allemagne, il existe également une clause de réserve concernant la sécurité nationale, mais elle n’est jamais utilisée, car le gouvernement fédéral – étant dépendant de la globalisation – y voit une «entrave au commerce international». donc les Chinois peuvent sans encombre acheter toute la technologie de pointe qu’ils désirent.
  • Un autre exemple de la braderie de technologie de pointe allemande est l’acquisition par la Chine de la majorité des actions de l’entreprise robotique de premier plan Kuka sise à Augsbourg. Elle est devenue leader mondial grâce à de nombreuses subventions allemandes. Maintenant qu’elle se trouve en propriété chinoise et que la technologie de production est perdue pour Allemagne, l’entreprise est systématiquement délocalisée vers la Chine. Dans quelques années, nous achèterons en Allemagne des robots chinois, ce qui ne nous apportera plus d’excédents d’exportation, mais davantage de déficits d’exportation.
  • Les entreprises automobiles allemandes ont également commencé par exporter vers la Chine, puis elles ont été obligées de construire des fabriques automobiles en Chine, ont donc apporté la technologie allemande dans des entreprises appartenant en majorité aux Chinois. Elles ne pourront donc dans quelques années de moins en moins exporter leurs produits nationaux, c’est-à-dire qu’elles perdront le marché d’exportation.
  • L’exemple d’Airbus est le pire. Ce consortium aéronautique européen, subventionné à l’extrême par nos pouvoirs publics – soi-disant pour prendre pied sur le marché chinois – a livré et construit aux Chinois une production pour les avions Airbus. Actuellement, les Chinois sont en état de construire leurs propres machines dans leurs propres entreprises avec la technologie d’Airbus afin de concurrencer les Airbus européens. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour prévoir que dans 10 ans, Airbus ne pourra plus exporter en Chine, parce que les entreprises de l’Airbus chinois domineront le marché.
  • Dernière nouvelle: Siemens voit son avenir numérique avant tout en Chine et délocalise son centre de recherche mondial pour les robots autonomes dans ce pays. D’une certaine manière, il est presque logique qu’après que la technique robotique de Kuka ait quitté le pays, Siemens ne puisse pas maintenir sa recherche en robotique. En effet celle-ci, se trouvant à la pointe mondiale, sans possibilités d’application dans le pays, doit être délocalisée dans la recherche de l’avenir en Chine puisque entre temps c’est elle qui possède la technique robotique de pointe.

Dans tous ces cas, le contribuable allemand a subventionné massivement par les impôts des petites et moyennes entreprises les technologies de l’avenir. Puis, les multinationales ont délocalisé, vendu ou même cédé gratuitement à des entreprises étrangères le résultat de ces subventions et la technologie de pointe allemande.


Le gouvernement fédéral voit cela comme un «processus d’internationalisation» normal et n’intervient pas. La recherche sur le Mittelstand cependant voit avec le départ de la technologie de pointe des multinationales, subventionnée par les impôts allemands, également l’exode de milliers de petites et moyennes entreprises travaillant pour le marché de la sous-traitance. La compétitivité internationale de l’économie allemande en général va en souffrir et risque de disparaître entièrement au cours des prochaines années.


Pourquoi le gouvernement fédéral laisse-t-il délocaliser la technologie de pointe allemande sans broncher?
Pourquoi n’oblige-t-on pas les multinationales à rembourser les subventions obtenues de la part des contribuables allemands pour le développement de ces technologies de pointe, si elles les bradent à l’étranger?


Pourquoi n’y a-t-il pas de levée de boucliers de la part de la politique, des organisations de PME et des syndicats, quand notre technologie de pointe est transférée aux Etats-Unis ou en Chine et qu’ainsi les places de travail high-tech diminuent dans notre pays?    •

(Traduction Horizons et débats)

Bibliographie: Hamer, Eberhard (Ed.). Visionen 2050, Rottenburg 2016

lundi, 22 décembre 2014

La France est allée trop loin dans la désindustrialisation

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Jean-Luc Ginder: «La France est allée trop loin dans la désindustrialisation»

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Le déclin relatif de l’industrie est une tendance naturelle, de la même manière qu’il y a eu un déclin de l’activité agricole remplacée par l’industrie. Ainsi l’activité industrielle tend à être remplacée par le secteur des services.

Une société qui se développe et se sophistique consomme davantage de services et moins de produits industriels. Mais comme ce sont les produits industriels qui portent les gains de productivité remarquables, les prix de production et de vente sont à la baisse. Des exemples dans notre quotidien : téléviseurs, téléphones..

Le problème ne vient pas de cette évolution générale mais vient du rétropédalage industriel de la France depuis les 15 dernières années. Il faut en finir avec l’accumulation des politiques contradictoires.

Les résultats français sont inférieurs à ceux des pays qui ont une fiscalité moindre et à ceux qui ont une fiscalité plus lourde, inférieurs à ceux qui ont des lois sociales plus généreuses ou mois généreuses, et inférieurs à ceux qui ont un État fort ou un État faible. Mauvaise élève face à tous ses voisins depuis 15 ans et même au-delà : le choc de la désindustrialisation a été plus violent en France qu’ailleurs et cela a commencé vers les années 80.
Entre 1979 et 1984, on remarque une première vague de désindustrialisation. D’une violence extrême, elle fait perdre à la France 1/3 de son potentiel industriel. Pour comprendre ce qui s’est passé il faut prendre en compte le dualisme de l’économie française.

A côté des très grandes entreprises qui s’étaient formidablement développées, certaines dans le giron de l’État, existaient un tissu fort de PME sous capitalisées, sous investies. Ces dernières ont subi de plein fouet le choc des crises des années 70.

On a alors assisté à une forte mortalité des entreprises dans les secteurs des biens d’équipement, celui de la machine outil, celui des chantiers naval, et il y e a d’autres. on a assisté à une véritable hécatombe industrielle.

Les plans de sauvetage mis en place face à l’hécatombe industrielle n’ont eu pour effet que d ‘accompagner le déclin des secteurs en difficulté sans jamais permettre le rebond industriel.

Et au milieu des années 80, la France a fait le choix européen, du marché unique et de l’euro sans prendre en compte les conséquences de ces choix. Dans un premier temps cela a été un formidable marché, l’euro a même permis d’évacuer les risques de change.

Sauf que. Il n’a pas été pris en compte que le modèle inflationniste de la France, financé par l’État et régulé par les dévaluations périodiques ne pouvaient plus dès lors fonctionner à partir du moment où la monnaie était monnaie unique dans un marché devenu unique. La France se devait d’appréhender les nouvelles dynamiques de compétitivité, de maîtrise interne, de concurrence fiscale.

Et que. Ces nouveaux paramètres n’ont pas été pris en compte. Il était capital de maîtriser les dépenses publiques dans un temps où l’on faisait le choix stratégique majeur de la mondialisation, de l’intégration européenne et de l’euro. Il était capital de se demander dans le même temps si on pouvait continuer à gérer comme avant.

On peut estimer cette situation à l’application d’une politique keynésolibérale. Keynésienne d’un côté car chaque fois qu’il y a une crise conjoncturelle, on dit que c’est une insuffisance de la demande et qu’il faut donc relancer cette dernière, avec bien entendu de la dette publique, de la dépense publique et quand cela devient insupportable on monte les impôts, qui eux pèsent sur les entreprises tout en dégradant la compétitivité

On assiste bien à l’application d’une solution keynésienne à toutes les crises conjoncturelles et dans le même temps d’une solution de type libéral qui considère que les problèmes industriels et productifs doivent être réglés par le biais du marché et de la concurrence.

Ce raisonnement et le temps ont eu pour effet d’accumuler un formidable écart au niveau des taux de marge des entreprises. Aujourd’hui, 10 points d’écart séparent les entreprises allemandes et les entreprises françaises. Pour corriger cette situation, il faudrait faire un transfert de 100 milliards de l’État vers le secteur privé sous forme d’aides et d’allègements. Aujourd’hui l’État en promet 40, et en apporte concrètement 5.

Et jour après jour, secteur après secteur, la rentabilité industrielle s’effondre.

La solution de la désindustrialisation passe avant tout par de la cohérence ! ….plutôt que de chercher à protéger le caractère national du contrôle du capital des entreprises françaises par des capitaux français. La nationalité du capital prévaut-elle sur le développement des compétences françaises, sur le développement de l’activité sur le sol français ? l’important est de préserver le développement de la recherche française, et des marques françaises.

Il est donc nécessaire et vital pour l’économie française d’avoir enfin une cohérence et un alignement des politiques.

Il faut en finir avec l’accumulation des politiques contradictoires (politique fiscale qui dissuade l’investissement dans le même temps que les 34 plans sectoriels…). Il faut en finir avec la politique placebo qui a pour effet d’affaiblir davantage les entreprises par le poids des charges sociales, réglementaires, fiscales pour qui on invente le crédit d’impôt lorsqu’on constate qu ‘elles ne peuvent plus respirer, ou encore la CICE pour colmater les brèches.

Il faut d’urgence et impérativement à la France un objectif productif qui considère toutes les politiques et qui fixe les priorités.

Le souhait formulé du pays est d’engager les moyens dans la troisième révolution industrielle, celle du numérique, du digital. Et le pays constate que sa base industrielle a perdu sa compétence manufacturière et n’a plus la capacité de transformer ses innovations en produits, qui seraient aussi les produits industriels de demain.

Le constat est alarmant, simple : la France est allée trop loin dans la désindustrialisation pourtant avec la science de nouvelles révolutions arrivent. De fait nos enfant ne vivrons pas comme nous. Nous sommes à un moment de notre histoire économique ou les repères vont changer….de révolution technologique en révolution économique avec l’aide de la science (révolution agricole, révolution biotechnologique, révolution énergétique, et révolution numérique).

Économie Matin

(Merci à Percy)

mercredi, 10 novembre 2010

Chinas geheimer Angriff auf Europa

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Chinas geheimer Angriff auf Europa

Michael Grandt

Ex: http://info.kopp-verlag.de/

 

Peking nimmt unaufhaltsam Einfluss auf die finanziell schwächsten europäischen Länder und sitzt somit bei jedem EU-Treffen quasi »unsichtbar« mit am Tisch.

 

»Die Chinesen sind in ihrem Handeln dem Westen zehn Jahre voraus«, so oder so ähnlich lauten zwischenzeitlich die Meinungen vieler Asienkenner. Diese Einschätzung ist nicht unbegründet, nehmen wir nur zwei von vielen Beispielen: In der Rohstoffsicherung sind die Chinesen Weltspitze und auch im Aufkauf von Farm- und Ackerland rund um den Globus bauen sie ihren Vorsprung uneinholbar aus. Kein Wunder also, dass auch der europäische Kontinent immer größere Begehrlichkeiten weckt. Wie aber soll man in diesen abgeschotteten europäischen »Block« eindringen, ohne großes Aufsehen zu erregen?

Auch hier haben sich die chinesischen Strategen einen mehr als genialen Plan ausgedacht: Man beginnt die schwächsten Glieder der EU-Kette zu demontieren und zwar so, dass dieser »Angriff« sogar noch freudig begrüßt wird.

Die Rede ist von den finanziell maroden südeuropäischen Staaten, die sich auch und trotz EU-Hilfen nur noch schwer über Wasser halten können: Griechenland, Spanien und Portugal.

Die chinesische Regierung steckt viel Geld in die Anleihen europäischer Krisenstaaten, die trotz großzügiger Finanzpakete nicht in Tritt kommen: Spanische Papiere wurden bereits von Peking aufgekauft und den Griechen hatte man vorsorglich versprochen, auch ihre Anleihen abzunehmen, wenn sie wieder auf dem freien Markt erhältlich sein sollten. Jetzt gibt es Gerüchte, dass das Reich der Mitte auch bei portugiesischen Bonds zuschlagen will.

Im Gegensatz zu den europäischen Staaten braucht sich China wegen seiner eigenen Liquidität keine Sorgen zu machen, denn es verfügt über Fremdwährungsvorräte von derzeit rund zwei Billionen Euro. Damit lässt sich einiges bewerkstelligen.

Die Asiaten waren überraschend ehrlich und kündigten ihren »Angriff« bereits im Sommer an. Der chinesische Premier Wen Jiabao sagte zu Kanzlerin Merkel: »Der europäische Markt wird auch weiterhin ein Schlüsselmarkt für chinesische Investments sein.« Was damit wirklich gemeint war, hat wohl keiner der deutschen Gesprächspartner verstanden. Man lächelte freundlich und bedankte sich.

Doch Chinas warmer Geldsegen ist kaltherzig und vor allem außenpolitisch motiviert: Mit der großzügigen Hilfe lässt sich bei den fast bankrotten europäischen Nehmerländern Stimmung in der EU für die eigenen Wünsche machen: Sei es für die Zuerkennung als Marktwirtschaft, für die Aufhebung des Waffenembargos, für das Stillschweigen in der Streitfrage des Yuan-Wechselkurses und in Fragen der Tolerierung der Menschenrechtsverletzungen. Durch die südeuropäischen »trojanischen Pferde« sitzt Peking nun bei jedem EU-Treffen quasi unsichtbar am Tisch. So kann man einen Keil in den EU-Block treiben und dessen größte Schwäche für eigene Zwecke nutzen: die mangelhafte Geschlossenheit.

Aber noch ein anderer Punkt darf nicht vergessen werden und ist weltpolitisch von höchster Brisanz: Das Ganze geht auf Kosten der Vereinigten Staaten, denn China schichtet immer mehr US-Anleihen in Südeuropa-Anleihen um. Zwar ist dies eine Diversifikation von einer unsicheren Anlageklasse in eine noch unsicherere, aber Peking scheint diesen Preis bezahlen zu wollen. Die USA werden immer uninteressanter, was uns eigentlich wachsam werden lassen müsste.

Doch Chinas durchdachte und hoch entwickelte Einflusspolitik scheinen europäische und deutsche Spitzenpolitiker bis zum heutigen Tage nicht zu durchschauen – wieder einmal.

 

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Quelle:

Handelsblatt vom 03.11.2010

jeudi, 11 mars 2010

Carrefour: "We maken winst, dus we gaan mensen ontslaan!"

Carrefour: “We maken winst, dus we gaan mensen ontslaan!”

Het is volop in het nieuws momenteel. Carrefour zal in België 1.672 banen schrappen. Blijkbaar zou Carrefour zoveel verlies maken dat ze niet anders kunnen. Maar een artikel in Trends doet wel anders vermoeden:

De winkelketen Carrefour maakte in ons land eind 2008 nog 66 miljoen euro nettowinst. Ook het bedrijfsresultaat klokte dat jaar nog af op 46 miljoen euro. De 1,6 miljard aan geldbeleggingen maakten de situatie van Carrefour België helemaal minder zwartgallig dan de berichten de afgelopen week deden vermoeden.

Bron: http://trends.rnews.be/nl/economie/nieuws/bedrijven/de-nettowinsten-van-carrefour-belgie/article-1194668433895.htm

Wat is hier aan de hand? Heel simpel, Carrefour doet zoals zovele bedrijven, namelijk aan winstmaximalisatie. An sich is dat geen probleem zolang de bedrijven verankerd zijn in de lokale gemeenschap, en dan spreek ik meer dan over een economisch belang (zijnde winst maken en jobs maken). Het gaat ook over het besef van de beheerders van een bedrijf wat de rol en impact van hun bedrijf is op de maatschappij. Iets dat bij multinationals maar zéér zelden aanwezig is, want men nu ook vandaag de dag bij Carrefour ziet. Werk in eigen streek is belangrijk, werk voor en door eigen volk is de logische én noodzakelijke aanvulling daarop.

Wanneer men enkel aan (nog meer) winst denkt, dan krijgt men dit soort toestanden. Het walgelijkste voorbeeld hiervan is bij momenten het pleidooi voor lagere lonen, etc… van bepaalde organisaties met het dreigement dat ze anders naar China gaan. Wel, dat ze dan maar vertrekken. Wij moeten niet gaan denken dat wij op enig moment kunnen gaan werken voor de Chinese lonen zonder enig moment zeer zwaar in te boeten op levenskwaliteit.