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mercredi, 30 novembre 2011

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

« Le problème de la dette dans la zone euro représente la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale  », a estimé lundi dernier la chancelière allemande. Pour l’historien Pierre Grosser, ce n’est pas l’économie qui fait défaut à l’Europe, mais l’absence de leadership politique.

Nos dirigeants, qui connaissent de moins en moins l’Histoire, martèlent que nous vivons la pire crise depuis les années 1930, voire du XXe siècle. Il suffit de connaître un peu l’état de l’Europe dans les années 1930 et surtout aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale pour mettre en doute ces affirmations ! Les économies européennes ont absorbé les deux Guerres Mondiales, et en ont fait surgir de réels progrès sociaux : cela doit limiter les pessimismes… A moins qu’il faille considérer que les Européens ne réagissent que si la situation est vraiment catastrophique !

Thérapies de choc…

Il n’y a pas d’effondrement de la production, et nous sommes, fort heureusement, très loin des chiffres du chômage du début des années 1930. La fin complète du rationnement est intervenue seulement au début des années 1950 dans nombre de pays. La crise des années 1970 fut sévère, notamment parce qu’elle signifiait la fin du système productif issu de la révolution industrielle, et notamment de ses secteurs porteurs (charbon, acier).

 

Elle a été marquée dans les pays communistes, aux industries plus traditionnelles, et qui se sont endettés. La chute du communisme fut aussi le produit de cette vulnérabilité économique et de cette dépendance, notamment au Deutsche Mark. Bref, l’Est, comme le Sud, a connu crise de la dette, ajustements structurels, et donc des purges sévères imposées par les institutions financières internationales. C’est à l’Europe du Sud qu’on inflige désormais ces thérapies de choc…

Le tournant des années 1970-80 est essentiel

C’est le début d’une sorte de contre-révolution globale qui dure encore. Sous couvert de sauver le capitalisme de la crise et de le rénover, il fallait délégitimer les modèles socialistes et « étatistes ».

L’héritage du New Deal et du Welfare State (État providence) doivent être grignotés ; la droite nous dit que ces modèles sont périmés, et fait miroiter une modernité qui ressemble fort au XIXe siècle ! L’inflation, la hantise des rentiers, est depuis trente ans l’ennemi public n°1. Les impôts sur les entreprises et sur les riches ont massivement diminué. On a tout voulu faire passer par le marché, et on s’aperçoit qu’il est n’est pas seulement une ressource inépuisable de capitaux. Rappelons-nous Nicolas Sarkozy vantant l’Angleterre qui a sacrifié son industrie – comme l’Espagne avec sa bulle immobilière.

La crise est-elle si forte ?

Les entreprises se portent souvent bien, même si un système de comptabilité absurde fait chuter leur valeur en bourse alors que le volume d’échange d’actions a rarement été aussi faible. L’Europe reste attractive pour les investisseurs. La valeur de l’euro ne s’est pas effondrée. On est loin du sauve-qui-peut ! Le chiffre de la dette rapporté au PIB d’une seule année montre bien les absurdités du courtermisme. Il en est de même de la logique d’étouffement de la consommation par l’austérité – surtout si on n’a pas les capacités de se projeter sur les immenses marchés émergents.

La nouvelle configuration de la puissance montre qu’il faut du politique. La construction européenne est née du politique, avant de se figer dans des règles… qui n’ont même pas été respectées. Mais on a vendu aux peuples l’Europe libérale en promettant monts et merveilles, lors de l’Acte Unique en 1986, lors de Maastricht, ou lors de la création de l’Euro.

Faut-il vendre désormais plus d’Europe en faisant au contraire craindre la catastrophe et en demandant des sacrifices, la plupart du temps aux moins aisés ? Les fondations ne seront guère solides. Le problème est que la génération actuelle des hommes politiques n’a pas de vision à long terme, et que la dramatisation de la crise provoque des crispations nationales et électorales. Surtout, cette génération a une vision technocratique des enjeux, alors que la plupart des règles sont fixées par les lobbies bancaires… auxquels elle est toujours plus liée.

Est-ce une vision politique que de se précipiter vers une solution chinoise ? L’Europe reste le premier pôle économique mondial. Américains et Chinois pensent intérêt américain et intérêt chinois. Mais qui pense en termes d’intérêt européen ?

Atlantico

Une monnaie locale pour contrôler notre économie…

Une monnaie locale pour contrôler notre économie…

par Bob LENISSART

 

Pour que le peuple du Comté de Nice puisse agir, ici et maintenant, sur son destin, il faut bien sûr qu’il retrouve l’usage de sa langue, qu’il vive sa culture au quotidien et, aussi,  qu’il se donne les moyens de générer de la croissance chez lui, sans attendre des autres. Pour cela il existe un moyen : créer sa propre monnaie complémentaire.


Crise mondiale… Hypertrophie de l’économie

 

Nous arrivons, à présent, dans le cycle des grandes crises mondiales qui n’ont fait que commencer. Nous avons eu les effondrements spectaculaires de certaines banques aux États-Unis, suivi de l’effondrement d’autres banques dans le monde. Les gouvernements soutenant le système mondialiste marchand ont volé au secours d’une grande partie de celles-ci. Il ne fallait pas que les fondations du trône sur lequel ils étaient assis viennent à s’écrouler, les emportant du même coup. Ensuite, nous avons eu les répercutions de cette crise au niveau des entreprises transnationales qui ont réglé le problème sans se préoccuper des conséquences dans les différents pays touchés par leurs décisions. Enfin, nous avons vu, après l’Amérique du Sud, plusieurs pays européens touchés par cette crise (le tout augmenté par les tares de la Zone euro), pays qui ont fini par se retrouver dans une situation de faillite. Chez nous, en Europe, le phénomène a été accentué par la forme même de la structure communautaire mise en place.

 

Il n’a échappé à personne que la Communauté européenne est une construction totalement artificielle, car purement économique, et qui, à l’origine, a été construite fondamentalement à l’envers. En un mot, on a mis la charrue avant les bœufs. Nos grands penseurs qui ont rêvé de cette Europe, ont naïvement pensé qu’il suffirait de créer des structures économiques communes pour que l’Europe ne fasse plus qu’une. Ils ont naïvement pensé qu’une monnaie commune réunirait les peuples de cette Europe. Ils ont fondé ce monstre informel sur une philosophie capitaliste libérale qui ne fait pas partie de la culture économique des peuples d’Europe (que cela plaise ou non, les peuples européens ont, au niveau économique, une philosophie corporatiste… cette philosophie corporatiste qui échappe totalement à la mentalité américaine).

 

De cette façon, on a laissé un marché ouvert en Europe là où il aurait fallu protéger nos économies (et, donc, nos travailleurs) contre les prédateurs du mondialisme. Dans le même temps, on a créé une structure indépendante pour gérer la monnaie européenne qui échappe à tout pouvoir politique. L’aboutissement du système est arrivé à son terme : l’économie a envahi toutes les structures de nos sociétés. Elle est devenue, en Europe,  la première fonction là où elle n’était que la troisième. De là viennent tous nos malheurs.

 

Les tares de l’euro

 

L’erreur fondamentale des concepteurs de l’euro a été de  vouloir unifier l’Europe sous une monnaie unique sans laisser la possibilité aux États membres de pouvoir agir en cas de déficit de leur balance commerciale (dévaluer par exemple). Si un pays voit sa balance commerciale passer dans le rouge, il ne lui est pas possible de dévaluer la monnaie et comme la valeur de l’euro varie, en grande partie, en fonction de la balance commerciale de la Zone euro dans son ensemble cela met certains États dans une position pour le moins inconfortable. Comme actuellement, la balance commerciale de la Zone euro a un léger excédent, la valeur de l’euro monte, alors que plusieurs pays membres ont d’énormes déficits commerciaux. Ils n’ont plus d’autre recours que de se mettre en faillite (Grèce, Portugal, Espagne…, et qui sera le suivant ?). Le deuxième problème de conception de cette monnaie unique est l’absence totale de régulation commerciale à l’intérieur de la Zone : les pays aux balances négatives ne peuvent absolument pas rééquilibrer leurs comptes avec les pays aux balances positives. La seule possibilité qui leur est offerte est de diminuer les prestations de l’État, ce qui a pour effet de pénaliser leurs citoyens. On nous avait présenté l’euro comme un moyen de protection face à la mondialisation, c’est en fait tout le contraire que nous constatons : la Zone euro pousse à la concurrence sociale. Pour en terminer avec les tares de cette monnaie  unique, nous nous trouvons face à une banque centrale (n’ayant pas de comptes à rendre aux politiques) qui a tout pouvoir pour gérer cet euro, banque qui n’a qu’un seul but : lutter contre l’inflation.

 

Un peu d’histoire sur les monnaies

 

La monnaie a, de tout temps été, un instrument politique en même temps qu’un outil économique. Le fait de « battre monnaie » était un acte fort, marqueur de souveraineté. De plus, c’était un moyen de générer la confiance avec un outil d’échange qui était garanti par le souverain. Ainsi, cela permettait de développer le commerce et la richesse des populations d’un territoire délimité. Mais, cela n’interdisait nullement, au niveau local, le troc ou d’autres systèmes d’échanges. Cela a perduré longtemps dans les États souverains en Europe. Le changement initial, qui a induit tous les suivants, a été l’introduction de la monnaie – papier et cela a été accentué par les structures hyper-centralisées de certains États. La pseudo-Révolution française instituant le jacobinisme, forme de pouvoir centralisateur et, donc, forcément réducteur, suivi au XIXe siècle par la Révolution industrielle ont accéléré le mouvement. Il restait cependant, au pouvoir politique, la possibilité de faire varier le taux des monnaies pour réguler l’économie et l’emploi. Mais du jour, où les structures européennes ont été mises en place, sans qu’un pouvoir politique européen n’ait vu le jour (c’est-à-dire un État européen souverain et indépendant, émanation des toutes les composantes des peuples d’Europe), la machine a déraillé. C’est une constante de l’histoire : sans un pouvoir politique qui puisse la contrôler, l’économie devient folle. Il eut fallu qu’un pouvoir européen, fort, fruit de la volonté de tous, soit mis en place, pouvoir politique capable de « battre monnaie » et d’agir sur celle-ci, pour que le rêve européen devienne une réalité durable. Au lieu de cela, on a mis en place un seul pouvoir économique, qui échappe totalement aux politiques puisque le Parlement de Strasbourg n’est qu’une chambre d’enregistrement, voire de propositions de lois destinées à contraindre les populations dans le sens voulu par le marché. Et dans ce cas, sans contrôle,  l’économie capitaliste se développe suivant sa propre logique qui est une logique de profit, sans se préoccuper des dégâts collatéraux qu’elle peut occasionner. Les défauts de ce système sont accentués par le fait que l’on a développé une économie virtuelle, axée sur la spéculation, qui s’éloigne de plus en plus du réel.

 

Le réel finit toujours par rattraper le virtuel. Le naturel arrive, in fine, à éliminer l’artificiel. Que voulons-nous dire par là ?

 

Cela veut dire que ce qui est bâti sur du virtuel s’écroulera, à un moment ou à un autre,  à partir de l’instant où il viendra, tôt ou tard, se confronter au réel. Cela veut dire que toutes les constructions artificielles, qu’elles soient politiques, ethniques ou économiques, qui inévitablement conduisent dans le mur, seront abandonnées au profit de solutions naturelles qui se situent au niveau local, c’est-à-dire, bien souvent, au niveau d’un peuple et de son territoire.

 

Quelles solutions pourraient être inventées au niveau local pour échapper au règne de l’euro et de son emprise ? Une solution, la « Solution » serait de mettre en place une monnaie locale.

 

Qu’est-ce qu’une monnaie locale ?

 

Une monnaie locale, appelée aussi monnaie complémentaire, est, en sciences économiques, une monnaie non soutenue par un gouvernement national. Cette monnaie n’a pas nécessairement cours légal. Elle est destinée à être échangée dans une zone restreinte (nous verrons plus loin que la zone restreinte n’a pas un caractère fortement limitatif). En fait, de parler de monnaie locale veut dire que l’on se place dans un discours philosophique, politique et économique hors du commun. L’avantage des monnaies locales est qu’elles circulent beaucoup plus rapidement que les monnaies nationales, qu’elles permettent  à une communauté  d’utiliser complètement ses ressources productives et d’éviter que la richesse d’une communauté aillent vers d’autres régions ou pays, favorisant, ainsi, l’économie locale.

 

Pour nous résumer, une monnaie locale est une monnaie « interne », créée par une association, une municipalité ou une structure territoriale. Elle va servir dans les échanges locaux de biens et services, sur le modèle des S.E.L. (systèmes d’échanges locaux). Le rôle de cette monnaie locale est de permettre une  relocalisation de l’économie en favorisant les échanges locaux sans dresser de nouvelles barrières  douanières. Non seulement, elle fournit des ressources nouvelles pour valoriser la production locale, mais elle permet, aussi,  d’échapper à certaines taxes comme la T.V.A. par exemple. À l’inverse, elle crée, pour les produits soumis à la T.V.A., une protection  douanière (la T.V.A. devenant un droit de douane local).

 

Il faut savoir que nous employons déjà des monnaies complémentaires telles que les tickets restaurant ou les « Smiles » récoltés chez  certains commerçants. Il faut savoir, également, que des monnaies locales (ou complémentaires) existent dans l’Hexagone et qu’elles sont répandues dans le monde entier.

 

Une des premières expériences de monnaie locale a vu le jour en juillet 1932,  à Wörgl en Autriche (avec les bons-travail). Il y a, en Suisse, le W.I.R., qui est né en 1934 et fonctionne encore aujourd’hui (60 000 P.M.E. adhèrent à ce système). Plus près de nous, a été créé, en 2006, dans l’État du Massachusetts, dans la région du Berkshire, une monnaie locale, les « brekshares », qui fonctionne à merveille (trois cent cinquante commerces locaux acceptent les « brekshares », deux millions de billets émis et cinq banques participantes), en Allemagne, il existe une soixantaine de monnaies locales (par exemple, il y a le « regio » qui fédère une trentaine de monnaies locales) qui, même si elles n’apportent pas d’avantages particuliers, sont régulièrement utilisées par les Allemands à cause de leur réticence vis-à-vis de l’euro. Enfin, en France, il existe, déjà, des monnaies locales comme l’« abeille » à Villeneuve-sur-Lot et la « mesure » sur Romans-en-Isère. Nous citerons, également, le « sol » qui vient d’être adopté par la ville de Toulouse qui est plutôt une monnaie solidaire, utilisable par carte à puce et Internet, et qui devrait, dans le projet toulousain, voir apparaître des billets.

 

Pourquoi créer, dans un territoire donné, une monnaie locale ?

 

— D’abord parce qu’elle permet de privilégier la fonction d’échange de la monnaie par opposition à sa capitalisation.

 

— Parce qu’en convertissant des euros en monnaie locale, je contribue à soutenir l’économie régionale et les associations locales (grâce au principe de taux d’intérêt négatif) : je fais donc, ainsi, un véritable acte militant.

 

— Parce qu’elle aurait un effet d’entraînement sur le tissu de P.M.E. locales (qui représentent quand même l’essentiel des possibilités de créations d’emploi).

 

— Parce que la T.V.A. sera le différentiel qui pratiquement deviendra une taxe d’importation de produits non élaborés au pays. Cela favorisera la production locale.

 

— De plus, nous savons bien que, si les monnaies complémentaires représentent une chance locale, elles sont aussi une voie de sécurisation de l’économie mondiale, ne serait que par l’effet d’amortissement progressif des variations. Bernard Lietaer, à cet égard, nous dit que « la résilience d’un système – quel qu’il soit – est d’autant plus grande  que ce système est pluriel et à forte inter-connectivité ». Un organisme pluricellulaire est plus résilient que le monocellulaire. La forêt alpine l’est d’avantage que la forêt landaise, et un système monétaire articulant monnaies officielles et monnaies complémentaires davantage qu’un système à monnaie unique.

 

C’est pourquoi il nous paraît important de nous pencher sur ce problème de la monnaie dans notre Comté de Nice. Même nos hommes politiques seraient bien inspirés d’examiner avec attention l’intérêt qu’il y aurait à créer cette monnaie complémentaire : ils pourraient régler des problèmes d’emploi de leurs électeurs potentiels par la redynamisation des entreprises locales. Ils pourraient aussi voir l’argent dépensé dans notre région rester dans cette région : « La monnaie est comme le sang d’un être vivant : il ne faut pas qu’elle sorte du corps qu’elle est censée irriguer, sinon ce dernier dépérit ». Nous avons vu que définir le monde entier comme limites de ce corps ne fonctionne pas puisque l’argent peut partir migrer dans des parties éloignées de certaines régions vitales de l’organisme (système de condensation ou de migration de la monnaie dans certaines parties du système) : cela entraîne un gonflement de certaines parties du corps au détriment du reste. Il faut donc définir une zone d’un écosystème viable économiquement parlant et y créer une banque centrale locale qui générera et contrôlera la monnaie en cours dans ce territoire.

 

C’est pourquoi il nous semble qu’un territoire comme le Comté de Nice pourrait créer sa propre monnaie (dans le cadre d’une nouvelle Métropole – Comté de Nice par exemple), une monnaie qui nous permettrait de créer une solidarité active entre tous les gens vivant sur ce territoire.

 

 

Demain, nous pourrions faire nos échanges avec la monnaie complémentaire locale : « Aloura, Madama, voules ben de lou miéu pei ben fres. Es mancou car : 9 céba e 50 cébéta dou kilò. (Alors, Madame, vous voulez bien de mon poisson bien frais. Il n’est pas cher : 9 céba et 50 cébéta du kilo) ». Le jour où nous entendrons ce dialogue au marché, nous aurons déjà accompli un grand pas vers la réappropriation de notre environnement économique et culturel.


Bob Lenissart

 

• D’abord mis en ligne sur le site Racines du pays niçois / Raïs dou Païs nissart, le 29 juin 2011.

 


 

Article printed from Europe Maxima: http://www.europemaxima.com

 

URL to article: http://www.europemaxima.com/?p=2064

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Neue Bücher bei Ares und Antaios

Neue Bücher bei Ares und Antaios

Antaios-Rundbrief 16/2011
Freitag, 25. November

Liebe Freunde,
Liebe Leser,

+ Vor einer Woche bereits ist in meinem Verlag neu erschienen: Europa verteidigen. Zehn Texte des norwegischen Bloggers Fjordman. Fjordman ist der Ansicht, daß es mittlerweile für unseren Kontinent nicht bloß um "Mehr oder Weniger" gehe, sondern um "Alles oder Nichts". Er argumentiert islamkritisch, liberalismuskritisch, multikultikritisch und zieht ein ebenso düsteres wie kämpferisches Fazit. Martin Lichtmesz und Manfred Kleine-Hartlage haben den Band zusammengestellt, die Übersetzungen bearbeitet und in Vor- und Nachworten den radikalen Ton Fjordmans erörtert und verteidigt:
Lesen Sie Fjordman! Mehr Informationen und eine Bestellmöglichkeit finden Sie hier.

 

+ Um Europa gimg es auch im "Schicksalsjahr 1683": Die Türken vor Wien heißt die historische Arbeit John Stoyes, die jüngst bei Ares erschienen ist. Das Buch gilt als Standardwerk zum Thema und ist nicht nur ins Deutsche, sondern in fünf weitere Sprachen übersetzt worden. Hervorzuheben ist der umfassende Bildteil. Mehr Informationen und eine Bestellmöglichkeit finden Sie hier.

+ Ausgemustert an der Universität Trier wurde vor einigen Wochen der israelische Militärhistoriker Martin van Creveld: Seine Thesen zu "Frauen und Militär" waren nicht gender-konform genug. Der Ares-Verlag hat nun eines der Standardwerke van Crevelds herausgebracht: Kriegs-Kultur. Warum wir kämpfen ist mehr als empfehlenswert und kann hier bestellt werden. Lieferbar ist auch noch van Crevelds Klassiker Kampfkraft.

+ Einen weiteren Kriegstitel hat Ares in seinem Herbstprogramm: Dirk W. Oetting untersucht, warum der Krieg gegen die Sowjetunion "kein Krieg wie im Westen" war. Verbrannte Erde heißt das Buch, das die Kriegsführung, die Ideologie, die Behandlung der Kriegsgefangenen, den Partisanenkrieg und den Umgang damit jeweils für beide Kriegsparteien untersucht und bewertet. Mehr Informationen und eine Bestellmöglichkeit finden Sie hier.

+ Wer vermutet, daß diese ganze Politik nebst Kriegen und Mißverständnissen nicht zuletzt das Werk von Einflüsterern, falschen Beratern und geheimen Gruppen sei, der kann zu Stephan Berndts Werk Hellseher und Astrologen im Dienste der Macht greifen und sich über die geheimen Einflüsse auf Politiker und Herrscher informieren. Mehr über diese "Macht hinter der Macht" finden Sie hier.

Wir liefern wie immer ab 75 Euro Bestellwert portofrei. Bestellungen sind auch telefonisch möglich bei Frau Drese (034632-90941).

Es grüßt
Götz Kubitschek
www.antaios.de

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Giorgio Freda : The Unclassifiable Revolutionary

Giorgio Freda : The Unclassifiable Revolutionary

Edouard Rix

Ex: http://tpprovence.wordpress.com/

 

 

 

 

“I hate this book. I hate it with all my heart. It gave me the glory, that poor thing called fame, but it is also the source of all my miseries. For this book, I have known many months in prison, (…) police persecution as petty as cruel. For this book, I experienced the betrayal of friends, enemies, bad faith, selfishness and the wickedness of men. From this book has originated the stupid legend that made me out to be cynical and cruel, a sort of Machiavelli disguised as Cardinal de Retz that they like to see in me.” Though written by Curzio Malaparte in the introduction to his famous essay ‘Technique of the coup’, Giorgio Freda, the author of ‘The Disintegration of the System’, could have made these lines his own. Because, in writing this small booklet of about sixty very dense pages that undermined the basis the of the bourgeois system, the young publisher has suffered years of judicial and media persecution.

 

THE EDIZIONI DI AR

 

On October 26, 1963, Senator Umberto Terracini, an influential member of the Jewish community and the Italian Communist Party, reported publicly to the Ministers of Interior and Justice the dissemination in Padua of “a vile pamphlet bearing the title Gruppo di Ar (Ar Group), which, taking up the most vile racist theories of Italian Nazism, openly portrays the authors as publishers advocating anti-democratic ideology”, and asks “whether and which measures have been proposed and taken to cauterize the wound and stop the infection before it gets wider dissemination and enters the sphere of action.”

 

Originally publicly stigmatized, the group found a young Platonist and Evolan lawyer named Giorgio Freda. The term chosen by the group for its name, Ar, was highly symbolic, as it is in many Indo-European languages, being the semantic root connoting the idea of nobility and aristocracy.

 

In 1964, Freda had to face trial for a pamphlet denouncing Zionist policy in Palestine. This was just the first of many. The same year, Edizioni di Ar, which he had just founded, published their first book, ‘An Essay on the Inequality of the Races’ by Arthur de Gobineau. Following were the minor writings of Julius Evola and the works of Corneliu Codreanu. Each title had a circulation of 2000 copies.

 

There were two constants in Freda’s militant commitment: the fight against international Zionism, including Israel, which he believed was only the tip of the struggle and against the bourgeois liberal system, expressed by American imperialism in Europe since 1945. About anti-Zionism, Freda was the first editor in Italy who supported Palestinian fighters, even as the Right, embodied by the MSI (Movimento Sociale Italiano), extolled Israel as a “bulwark of the West against the Arabs enslaved by Moscow”. It was he who organized in Padua in March 1969- in conjunction with the Maoist group, Potere Operairo (Workers’ Power)- the first major meeting in Italy to support the Palestinian resistance in the presence of representatives of Yasser Arafat’s Fatah. The Zionist lobby never forgave him. Moreover, not content with simple verbal support, like so many distinguished intellectuals, he would secretly provide timers to a supposed representative of Fatah.

 

THE DISINTEGRATION OF THE SYSTEM

 

But Giorgio Freda is above all a man of the text. And what a text! ‘The Disintegration of the System’ was written in 1969 as student protests were in full force. Italy then underwent, not a sudden explosion and fallout as fast as in France, but a “creeping May”. Convinced of the urgent need for the radical subversion of the bourgeois world, Freda believed that everything must be tried and, when so many young people were seeking to give a truly revolutionary content to the student revolt, that it would be recovered from the proponents of orthodox Marxist or social democratic reformism. It was for these young people that ‘The Disintegration of the System’ was intended, and far from being Freda’s personal program it synthesized the common demands of the entire national-revolutionary milieu, from Giovane Europe (Young Europe) to Lotta di Popolo (People’s Struggle).

 

The tone of the text is decidedly offensive. A disciple of Evola, Freda is the first to not just comment learnedly on his writings, but to move from theory to practice, so much so that one can see in ‘The Disintegration of the System’ the political practice of the theory outlined in ‘Riding the Tiger’, the last of Evola‘s writings. With this book, the Baron gave the intellectual framework affirming Freda’s belief that there can be no compromise with the bourgeois system. “There is a solution, writes Evola, which must be firmly ruled out: that is to build on what survives of the bourgeois world, and to defend it as a basis to fight against the currents of dissolution and the most violent subversion, after possibly trying to facilitate or strengthen the remains with some higher values that are more traditional.” And the Baron added: “It might be good to help bring down the already faltering and what belongs to the world of yesterday, instead of seeking to support and to artificially prolong life. This possible tactic, such as to prevent the final crisis, is the work of the opposing forces which would then undertake the initiative. The risk of this is obvious: we do not know who has the last word.”

 

In ‘The Disintegration’, Freda was not tender with the idols and values of bourgeois society. Order for the sake of order, sacrosanct private property, capitalism, moral conformism, and visceral blind, pro-Zionism and philo-Americanism, but also God, priests, judges, bankers- nothing and no one escaped his criticism. To the dominant market model, he offered a real alternative, reaffirming the traditional doctrine of the state, fully opposed to pseudo-bourgeois values, and developed a coherent state project, the most spectacular aspect including the organization of a Communist economy-a Spartan and elitist communism which owes more to Plato than to Karl Marx.

 

A man of action, Freda was sickened by pseudo-intellectual Evolo-Guénonians locked away in their ivory towers. He had harsh words for some Evolans: “sterile apologists of the discourse on the state”, “worshippers of abstractions,” “champions of conceptual gestures” that, in his eyes, were riders of paper tigers . “For us, he writes, be true to our vision of the world – and therefore of the state – means to comply with it, leaving nothing undone to achieve it historically.” In this perspective, he clearly shows the intention to reach out to sectors involved in the objective negation of the bourgeois world, including the ultra-extra-parliamentary left to which he proposes a strategy that was loyal to a united struggle against the System. It was then that he contacted various Maoist groups, such as Potere Operaio and the Communist Party of Italy-Marxist Leninist.

 

“For a political soldier, purity justifies any hardness, indifference all guile, while the impersonal imprinted in the fight dissolves all moral concerns.” These strong words ends the manifesto.

 

VICTIM OF DEMOCRACY

 

On December 12, 1969, a bomb exploded in the National Bank of Agriculture, Piazza Fontana in Milan, killing 16 people and injuring 87. The Italian section of the Situationist International of the ultra-left issued a manifesto entitled ‘The Reichstag Burns’, denouncing the regime as the real organizer of the massacre. The Situationists will continue to repeat that the Piazza Fontana bomb was “neither anarchist nor fascist.”

 

Giorgio Freda, meanwhile, continued his intellectual struggle against the System. In 1970, in a preface to a text by Evola, he welcomed the possibility of urban warfare in Italy. In April 1971, Edizioni di Ar publish officially for the first time in the peninsula since 1945, ‘The Protocols of the Elders of Zion’. That same month, Freda was arrested and accused of “having distributed books, printed and written information containing propaganda or incitement to violent subversion.” The repressive machine gets under way. For the first time since the end of the fascist regime, a magistrate intended to apply Article 270 (law against subversive association) of the Code Rocco (named after Mussolini’s attorney general). Soon after, the Edizioni di Ar published ‘The Enemy of Man’, a collection of Palestinian fighting poetry, provoking the fury of the Zionists.

 

In July 1971, the judge modified the charges and accused Freda of making “propaganda for the violent subversion of the political, economic and social development of the state” through ‘The Disintegration of the System’, “where he alludes to the need of subversion, by violent means, of the bourgeois democratic state and its replacement by a state defined and characterized as a people’s state”.

 

Undaunted by repression, Edizioni di Ar published in November 1971 the Italian translation of the ‘International Jew’ by Henry Ford.

 

On December 5, 1971, Freda was arrested again. He is no longer prosecuted for crimes of opinion, but bluntly accused of having organized the massacre of Piazza Fontana. Since they failed to catch the “anarcho-fascists” they decided to pinch the “Nazi-Maoists”. The charges against Freda was based on two pieces of evidence: that he bought timers like those found in the bank as well as the travel bags in which the bombs were placed. But Freda had indeed bought timers but had given them to a captain of the Algerian secret services who requested them for the Palestinians. The weekly Candido, investigating the RFA from the manufacturer, collected evidence that timers sold in Italy were not 57, as claimed by the judge – Freda had bought 50 – but hundreds, and that the models purchased by the publisher differed from those used in the attack. In addition, the merchant from Bologna who had sold four travel bags similar to those used in the attack did not recognize Freda as the buyer, but two police officers … Of course, the judge wouldn’t take into account exculpatory evidence. Freda began his lonely tour of Italian prisons in 1972- Padua, Milan and Trieste. Then Rome, Bari, Brindisi, Catanzaro.

 

Called a “Maoist” traitor or “agent of Communist China” by the Right, especially by the neo-fascist MSI or a “racist fanatic” and “delusional anti-Semite” by the legalistic left and Zionist circles, and fearfully rejected by some ultra-left men with whom he had actively collaborated, Giorgio Freda was then tricked by the press into taking the supposedly infamous label of “Nazi-Maoist.” Thanks to the hype, this only turned out to be positive as the stock of 1500 copies of ‘The Disintegration of the System’ were quickly exhausted. A few years later, Freda admitted that the text was taken more into consideration by extremists on the left than those on the right.

 

TRIAL

 

The long River Piazza Fontana trial was opened on January 1975, before the Assize Court in Catanzaro. Accused were the anarchist Pietro Valpreda and eleven accomplices, neo-fascist Giorgio Freda and twelve co-defendants. Reaching the end of his preventive detention, Freda was released and placed under house arrest in August 1976. But his convictions remained intact. Thus in 1977, when he was facing a life sentence, he did not hesitate: in an interview he gave to his friend Claudio Mutti he talked about armed struggle as the best form of opposition to the System in Italy!

 

Convinced that the dice were loaded and that his conviction wasn’t in doubt, Freda went on the run in October 1978. He was captured in the summer of 1979 in Costa Rica, from which he was not extradited, but forcibly returned by the Italian political police.

 

The judicial farce continued. In December 1984, the fourth trial for the massacre of Piazza Fontana was opened in Bari. After sixteen years of investigation, Freda was ultimately acquitted of the bombing but incarcerated for crimes of opinion, “subversive association” according to the Italian legal language, which earned him a sentence of fifteen years in prison.

 

On his release, the media was still talking about Freda because of his launching of the Fronte Nazionale (National Front), for which he was again arrested and charged in July 1993. Surely, good blood cannot lie!

 

Edouard Rix, Le Lansquenet, printemps 2003, n°17.

Hermann von Salza, Hochmeister des Deutschen Ordens

Hermann von Salza, Hochmeister des Deutschen Ordens

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