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lundi, 20 janvier 2014

Dieudonné interdit : mauvais pour les juifs

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Dieudonné interdit : mauvais pour les juifs

par Guillaume Faye

Ex: http://www.gfaye.com

L’interdiction sèche de certains spectacles de Dieudonné, à la demande du gouvernement, n’ont pas seulement comme conséquence de publiciser au delà de tout espoir un bateleur qui, autrement, serait resté inaudible dans le tintamarre médiatique et aurait probablement vite disparu ; elle a aussi réveillé et amplifié l’ardeur antisémite qui couvait dans les populations immigrées.

Comme je l’ai expliqué dans un précédent article de ce blog (Dieudonné et l’antisémitisme) (1), l’antijudaïsme de Dieudonné s’inscrit dans ce ”nouvel antisémitisme” qui n’attire plus que des franges marginales de l’extrême droite mais rassemble surtout un public issu de l’immigration afro-maghrébine et musulmane, qui considère le sionisme (ou ”idéologie juive mondiale impérialiste et oppressive ”, allant bien au delà de la signification historique de ce terme) comme l’oppresseur principal de ce qui est ethniquement de couleur et/ou musulman.  

Il y a un glissement sémantique de taille, analysé par Finkielkraut : jadis, l’antijudaïsme s’exerçait au nom de la défense racio-ethnique des ”Aryens”, de la domination estimée légitime des Européens de souche ; aujourd’hui, le nouvel antijudaïsme représenté par M’bala M’bala, vise à présenter le ”sionisme” comme stade suprême de l’impérialisme (concept détourné du marxisme) et d’un néo-racisme. Ce nouvel antijudaïsme, selon le philosophe précité, est victimaire et non plus raciste affirmatif.

L’interdiction administrative frappant Dieudonné, outre qu’elle piétine le droit et atteint aux libertés publiques (mais de cela, la gauche est coutumière), dénote une profonde stupidité politique. Et une méconnaissance étonnante des règles sociologiques de la ”communication” (2). En effet, ce prurit répressif va conforter l’idée, dans les populations immigrées et chez les lobbies islamiques, que les Juifs dirigent un gouvernement français aux ordres du Crif. Les mesures répressives anti-Dieudonné sont interprétées comme un acte de soumission de l’État français à la communauté juive surpuissante. Sans le vouloir – mais parce qu’il est au fond impulsif et irréfléchi sous des dehors d’homme sérieux et réfléchi – M. Valls a tiré un but contre le camp de ses amis. M. Valls est un tacticien, sans l’envergure d’un stratège.  

Après cet épisode, la communauté juive doit s’attendre à un regain d’hostilité de la part des populations allogènes et à une expansion de l’antijudaïsme. On a fait de Dieudonné un emblème et un martyre, alors qu’il fallait le laisser nager dans l’immense marigot des  showbizmonkeys qui essaient de se faire un nom sans succès.         

Ce que j’ai retenu de mes discussions avec des représentants du judaïsme américain et avec des journalistes israéliens, c’est que les élites du judaïsme français sont considérées comme assez naïves, les moins politiques de toute la diaspora juive. La communauté juive française a poussé à la répression contre Dieudonné Mb-Mb sans comprendre qu’elle se tirait une balle dans le pied. La presse communautaire juive française analyse avec une naïveté confondante l’affaire Dieudonné. (3) De même qu’elle constate que les juifs sont en train de fuir certaines portions du territoire, sans oser en révéler ouvertement la cause. Bref, l’interdiction frappant Dieudonné est une bénédiction pour le nouvel antijudaïsme d’origine afro-arabe et musulmane, qui tient là un argument central. L’intelligentsia juive française, sauf exceptions, se caractérise par la médiocrité analytique et l’aveuglement historique. Qu’elle se rassure : elle n’est pas la seule. La réalité recadre toujours la fiction.    

Notes:

(1) Voir mon essai La Nouvelle Question Juive, Éditions du Lore.

(2) Je travaille dans la com et la pub depuis très longtemps (les protocoles sont exactement les mêmes en économie et en politique) et la règle de base, c’est que pour éliminer un concurrent, un adversaire, un discours gênant, etc., il faut surtout ne jamais en parler, encore moins essayer de l’interdire par voie de justice ! Le révisionnisme (ou négationnisme) est inconnu aux USA parce qu’il est autorisé (liberté absolue d’expression) et noyé dans le brouillard médiatique. En France, où c’est interdit, tout le monde sait de quoi il s’agit. En matière de communication, la règle d’or est affirmative et non pas négative. 

(3) Cf. Hamodia, 15/01 2014.

Al-Qaeda, marque déposée...

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Al-Qaeda, marque déposée...

Ex: http://www.dedefensa.org

11 janvier 2014 – Avec un ensemble sinon touchant du moins significatif, les USA et l’Iran ont déclaré presque parallèlement, comme s’il s’agissait d’un communiqué commun, qu’ils étaient prêts à soutenir par des envois de matériels les forces irakiennes contre les pseudo-“conquêtes” d’Al-Qaeda sur le territoire de l’Irak (voir le 6 janvier 2014), mais qu’il n’était pas question d’y envoyer des forces US ou iraniennes. Il y a dix ans et pendant quelques années après, on se bousculait plutôt entre ces deux puissances pour être présent physiquement (militairement) dans cet Irak, pour y prendre des gages stratégiques. Aujourd’hui...

A partir des déboires US sérieux en Irak, à partir de cette année 2004 dont les batailles pour Faloujah furent le symbole, jusqu’en 2008-2010, l’Irak fut le théâtre d’une bataille d’influence des deux puissances en Irak. L’Iran ne fut pas la dernière influence à y exercer dans de nombreux cas une forte prépondérance, à la grande fureur des planificateurs et idéologues US et neocons. (Voir, par exemple, le 29 avril 2008.) Aujourd’hui ? Ce serait plutôt “Après vous, je vous prie... Non non, je n’en ferais rien”.

C’est effectivement dans ce moment où al-Qaeda & Cie, marque déposée au rayon central de la guerre universelle de la Terreur, s’affirme d’une façon spectaculaire et particulièrement catastrophique pour le rangement habituel dans le chef des stratèges de l’ordre géopolitique, que ces adversaires-partenaires USA-Iran font assaut de retenue, sous le regard silencieux et peut-être un brin ironique des Russes... Kerry est crépusculaire («We are very, very concerned about the efforts of al-Qaida and the Islamic State of Iraq in the Levant – which is affiliated with al-Qaida – who are trying to assert their authority not just in Iraq, but in Syria. These are the most dangerous players in that region. Their barbarism against the civilians in Ramadi and Falluja and against Iraqi security forces is on display for everyone in the world to see.»)... Kerry est aussi, et tout soudain quoiqu’avec la discrétion qui sied au diplomate, assez arrangeant selon la référence américaniste avec le sujet si affreusement sensible de la participation de l’Iran à Genève-II sur la Syrie. (Dito, “sous le regard silencieux et peut-être un brin ironique des Russes...”) Cela, comme nous en informe le New York Times du 6 janvier 2014 , à partir d’une conférence de presse que Kerry, en tournée au Moyen-Orient pour la nième fois (il va pulvériser le record de présence et de “navettes” de Kissinger), donnait à Jérusalem ce même 6 janvier... Le propos est contorsionné, tordu, alambiqué, comme l’on se tord les mains lorsqu’il s’agit d’annoncer une nouvelle de type-nucléaire en la présentant comme un pétard de fêtes de fin d’année :

«It was the first time that a senior American official has indicated that Iran might be involved in the session, which is scheduled to begin Jan. 22, even if it was not a formal participant. Mr. Kerry said there would be limits on Iran’s involvement unless it accepted that the purpose of the conference should be to work out transitional arrangements for governing Syria if opponents of President Bashar al-Assad could persuade him to relinquish power. Iran has provided military and political support to Mr. Assad.

»“Now, could they contribute from the sidelines?” Mr. Kerry said, referring to a situation in which Iran sticks by the Assad government and does not accept that goal. “Are there ways for them conceivably to weigh in? Can their mission that is already in Geneva be there in order to help the process?” “It may be that there are ways that could happen,” Mr. Kerry added, but he said the question would have to be decided by Secretary General Ban Ki-moon of the United Nations, “and it has to be determined by Iranian intentions themselves.”»

On n’est en rien obligé de ne pas voir une coïncidence dans cette évolution de la position US vis-à-vis de l’Iran dans la conférence Genève-II, avec la soudaine explosion de violence al-qaedienne en Irak et alentour, et en Syrie continûment. Pour autant, les Iraniens ne le cèdent pas d’un centimètre sur cette question, avec cette “proposition” de Kerry. Il la repousse tel qu’en l’état, arguant évidemment et avec les meilleures raisons du monde : «Foreign Ministry spokeswoman Marzieh Afkham underscored Iran’s willingness to help resolve the crisis in Syria, but made clear Iran would not do so at the whim of other countries. “In order to take part in the Geneva II conference, the Islamic Republic of Iran will not accept any proposal which does not respect its dignity,” Afkham said.» (Russia Today, le 7 janvier 2014). Il s’agit là d’une bataille tactique où les Iraniens sentent bien que Washington est bloqué entre sa coterie neocon à la sauce AIPAC du Congrès et la nécessité d’un rapprochement avec l’Iran qui est une des conditions essentielles pour tenter d’établir une sorte de cordon sanitaire et multinational autour du désordre tourbillonnant des divers al-Qaeda qui apparaissent comme autant de générations spontanées... C’est ce dernier point, bien plus que le sempiternel dossier du nucléaire iranien, qui mérite toute notre attention parce qu’il implique l’essentiel de la situation nouvelle qui s’est développée à partir de l’incendie syrien.

Que l’on apprécie peu ou que l’on n’apprécie pas du tout Obama, – nous en restons à cette alternative du jugement, – il faut lui reconnaître ceci qu’il a au moins admis in fine et sans trop le proclamer que tout engagement militaire important des Etats-Unis dans ces conflits dits “de basse intensité” et qu’on qualifierait plutôt de postmodernes contient en lui-même la prescription d’un désastre par le réflexe d’un enchaînement presque automatique vers un engagement terrestre tendant vers l’embourbement dont la machinerie militaire US ne peut se débarrasser. On dit “admis” plutôt que “compris” car nous pensons que ce faux “choix”, qui est d’abord une contrainte exercée par les événements incontrôlables, est accepté d’une façon inconsciente bien plus que selon l’expérience admise comme un enseignement historique. La psychologie américaniste, dont ce président est un excellent exemple, fonctionne de cette façon, refusant de reconnaître l’injustice ou la défaite de son propre fait et en assumant les conséquences sous de faux prétextes (ce sont les caractères d’“inculpabilité” et d’“indéfectibilité” qui sont ici en cause [voir par exemple le 7 mai 2011, ou encore le 28 janvier 2012]). Cet acquiescement contraint des USA à une expérience historique qui n’est pourtant pas reconnue en tant que telle est facilité par le déploiement de moyens d’intervention “isolationnistes”, tels que l’emploi des drones, l’espionnage universel de la NSA, les techniques d’“agression douce”, etc. Il s’agit de fictions scientistes, mécanistes et sémantiques (systèmes du technologisme et de la communication) fournissant un alibi de relations publiques pour justifier en la masquant comme telle la tendance marquée au non-interventionnisme des USA, ou “neo-isolationniste”, qui s’est affirmée depuis l’affaire libyenne, et ensuite l’affaire syrienne, et qui se renforce des échecs d’“agression douce”, comme à nouveau en Syrie, en Ukraine, en Russie.

Il faut remarquer, dans le cas US, la prolifération de commentaires et de jugements qui entérinent cette politique clairement neo-isolationniste de désengagement qui ne dit pourtant pas son nom, notamment pour cette zone cruciale du Moyen-Orient. On peut lire à cet égard l’article de William Pfaff du 7 janvier 2014 (sur Truthdig.org), qui observe, à propos des USA dans cette phase politique de désordre au Moyen-Orient, et notamment sur cet axes Irak-Syrie-Liban : «Nor does the Obama administration know which are its friends—nor indeed does it even seem to understand, with the lucidity this Israeli analysis displays, just what its own situation is. All one can really say to Mr. Obama is that American military intervention in the region has been the largest cause of the present chaos. Therefore, the isolationist instincts of the American people, displayed recently when the president rashly wanted to bomb Syria, were and remain sound ones. Don’t make things worse.»

En un sens, l’establishment US a inconsciemment admis le jugement selon lequel l’intervention en Irak a conduit à une situation de déstructuration complète du pays, relayée et amplifiée pour la région par les divers épisodes du “printemps arabe”, situation déstructurée se payant aujourd’hui par un terrain hautement propice au désordre et à la dissolution des légitimités et des autorités diverses, nationales ou pas. Le résultat est une incontrôlabilité grandissante, y compris d'acteurs mis en action et financés par les opérateurs US eux-mêmes (ou par des courroies de transmission des USA), sur les territoires concernés et se répandant alentour, sans aucune limite de légalité possible puisque le processus de dissolution a agi. Ce constat entérine sans surprise le jugement de Denis Halliday, ancien coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak, tel que le rapporte PressTV.ir le 6 janvier 2014.

«The former United Nations humanitarian coordinator in Iraq says that recent crises in some Iraqi cities have resulted from the US occupation of the country. “The recent fighting in Fallujah, Ramadi and other towns is a clear result of the American invasion and occupation of Iraq,” Denis Halliday told Press TV on Sunday.

»Halliday said the United States has created sectarian divisions in Iraq since it invaded the country in 2003. “During that period they encouraged division between Sunni and Shia in Iraq, which had not been the case generally speaking prior to the American invasion.” He went on to say that “the tragedy now is that the strife between religious interests in Iraq as in other parts of the region has become dangerous and life-threatening calamitous to Iraq, to Syria, to Lebanon as well.” “Americans can be blamed” Halliday said, but added that “only the people of the Middle East can resolve this.”»

Devant ce comportement nouveau des USA, les autres acteurs nationaux de la région tendent, non pas à mettre en place une politique hégémonique à la place de celle des USA, mais à choisir plutôt une politique de “containment” du désordre pour ceux qui le peuvent, avec la même politique de limiter leurs engagements à ce qui peut être strictement contrôlé. Leur attitude est nécessairement la prudence, pour des raisons diverses, internes pour certains, par compréhension de la situation générale pour d’autres.

Le seul acteur qui semble échapper à cette règle est l’Arabie Saoudite, non pas parce que ce pays complètement conservateur sinon ossifié par essence s’est découvert une dynamique hégémonique, mais parce que sa direction est elle-même dans une dynamique de dissolution. En un sens, l’Arabie est en train d’être dévorée par les diverses créatures de la “marque déposée” al-Qaeda qu’elle couvre de ses prébendes depuis des décennies. Le désarroi saoudien est du essentiellement au fait que ce pays a perdu la dynamique référentielle habituelle de son action constituée par la politique expansionniste-interventionniste active des USA transformée comme on l’a vue. C’est un renversement radical, ou une inversion si l’on veut, par rapport à ce que fut l’Arabie ; ce pays devient une sorte de rogue state, effectivement par absence soudaine de sa référence habituelle de légitimité qu’étaient les USA, cette référence que son habituelle capacité de manipulation et de corruption de cette puissance tutélaire depuis les promesses d’un FDR mourant en février 1945 lui permettait d’entretenir... (Sans doute mesurera-t-on plus tard comme un fait bouleversant pour la maison des Saoud le refus qui est sans doute autant contraint que politique des USA, en août-septembre 2013, de garantir la sécurité du royaume en cas d’attaque US en Syrie et de riposte iranienne : «In the run-up to the expected U.S. strikes, Saudi leaders asked for detailed U.S. plans for posting Navy ships to guard the Saudi oil center, the Eastern Province, during any strike on Syria, an official familiar with that discussion said. The Saudis were surprised when the Americans told them U.S. ships wouldn't be able to fully protect the oil region, the official said.» [voir le 23 octobre 2013].)

... Mais ce nouveau rogue state est aussi vif qu’un dinosaure en voie d’extinction, avec ses milliers de princes alternant la valse du pouvoir et les séjours effectivement princier à Davos, à Singapour ou à Vegas, au rythme des manigances à l’efficacité de plus en plus douteuse de Prince Bandar. Il est producteur d’un désordre étrange, plutôt tournoyant, paralysant, fixateur de situations effectivement plus conformes au qualificatif de dissolution qu’à aucun autre. A ce jeu qui a la particularité de ne répondre à aucune règle ni à aucune logique bien qu’il se pare de diverses explications savantes concernant l’imbroglio des tendances religieuses, on cherche en vain les indices de grands reclassements stratégiques, c’est-à-dire d’une évolution politique cohérente de la situation. Il semblerait que l’on assiste à une sorte de “jeu à somme nulle” évoluant vers une sorte d’“entropisation géopolitique”, d’une complète originalité de forme puisque activée par des forces qui n’ont pas d’identification humaine et politique précise. Aucune action d’un des acteurs, aucune coordination de plusieurs de ces actions, ne permettent de conclure qu’il y a eu une évolution consciente et calculée de la part de tels ou tels intervenants, vers la situation qui s’implante de plus en plus fortement. On croirait que les acteurs humains ont été conduits à leurs actions bien plus qu’ils ne les ont conduites, sans envisager une seconde les conséquences qu’elles engendreraient.

D’une certaine façon, si l’on plaçait ces développements dans la logique d’une nouvelle phase du “printemps arabe” et si l’on faisait effectivement de ce “printemps arabe” un processus révolutionnaire comme l’ont fait certains, on pourrait se trouver conduits à une analyse métahistorique de la séquence semblable à celle que Joseph de Maistre donna de la Révolution française dans son Considérations sur la France de 1796  : «On a remarqué, avec grande raison, que la révolution française mène les hommes plus que les hommes la mènent. Cette observation est de la plus grande justesse... [...] Les scélérats mêmes qui paraissent conduire la révolution, n'y entrent que comme de simples instruments; et dès qu'ils ont la prétention de la dominer, ils tombent ignoblement.» ... Et plus loin, encore : «Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique.»

“Mise en ordre” du désordre

Cette ouverture vers la métahistoire et vers l’un de ses plus grands et inspirés commentateurs, et cela à propos du “printemps arabe” puisque finalement ces événements décrits en sont la désormais lointaine conséquence, constitue de notre part une invitation à considérer les événements en cours dans l’ensemble Irak-Syrie-Liban et alentour comme une sorte de paradoxale “mise en ordre” d’une situation nouvelle, – sans rapport avec ce qu’on pouvait logiquement en prévoir et en craindre en première analyse. Constater une accentuation accélérée du désordre et baptiser cela “mise en ordre” est bien assez paradoxal pour inciter à des conclusions que cette même observation jugerait absurde, ou bien interdire quelque conclusion que ce soit dans l’ordre du raisonnement géopolitique. Mais notre raisonnement dépend d’un autre ordre d’idée puisque nous jugeons que la raisonnement géopolitique n’explique plus rien du fondamental de la situation présente du monde.

Notre idée est d’abord symbolisée, – nous parlons bien de symbole, – par un développement sémantique et grotesquement bureaucratique qui nous paraît significatif, non pas d’un “ordre” mais d’une habitude postmoderne de dissimulation du désordre derrière des habillages sémantiques, des narrative, etc., parce que la sémantique bureaucratique des acronymes, comme c’est le cas, représente bien cela ; il s’agit de la création continuelle, à peu près depuis l’affaire libyenne, de nouveaux appendices sous cette forme bureaucratique et étrangement symbolique de la prolifération d’acronymes construits autour d’al-Qaeda et figurant on ne sait exactement quoi (AQIM, AQI, AQAP, ISIS, ISIL, etc.)... Ce symbole de la création tourbillonnante de multiples al-Qaeda à partir de la “marque déposée” initiale, dans le style du capitalisme hyperlibéral et hyperdérégulé que nous connaissons, est celui du désordre camouflé par conséquent, et donc d’une certaine “mise en ordre” du désordre. Si nous arguons que cette extension d’un désordre insaisissable, sans aucun sens, plutôt tourbillonnant comme une spirale que déferlant comme un fleuve furieux, représente en réalité une “mise en ordre” symbolisée par la diarrhée acronymique de la marque déposée “made in al Qaeda”, c’est en nous appuyant sur les remarques que nous faisions en proposant l’hypothèse de l’apparition d’un monde “apolaire” ou “antipolaire” (le 16 novembre 2013). Nous en reprenons ici un extrait, mais en déplaçant le souligné en gras initial vers un autre membre de cette citation, qui intéresse plus directement la situation qui nous intéresse :

«Ainsi dirions-nous effectivement que le monde apolaire n’est pas seulement un “monde sans pôle” comme un constat statique, disons par “absence de pôle”, mais qu’il est également un monde antipolaire qui repousse quelque pôle que ce soit, et ainsi comme un constat dynamique, une force en action qui interdit et rejette toute prétention de l’un ou de l’autre, ou de plusieurs, à être “un pôle” ou “plusieurs pôles”. Il s’agit d’un monde vivant, activement rétif à toute “structuration polaire”, et d’ailleurs à toute structuration tout court.

»C’est à cette lumière qu’il faut voir la situation apolarité-antipolarité du monde. Ce n’est pas une situation génératrice de désordre, c’est une classification actant le désordre du monde, qui existe largement depuis 9/11, qui existait déjà auparavant, et qu’on paraît d’attributs divers et dissimulateurs dont les plus récents furent les fictions d’unipolarité et de multipolarité. Réaliser la vérité de la situation du monde au lieu de rester la dupe d’une dissimulation de cette même situation de la vérité du monde ne peut être en aucun cas considéré comme un événement catastrophique...» (Et parlant d’“événement catastrophique”, nous parlons certes de l’“événement intellectuel” que constitue ce nouveau jugement.)

Selon cette méthodologie d’analyse, le désordre qui s’étend dans la zone considérée est par définition un désordre infécond, destinée à s’autodétruire en même temps qu’il se développe au lieu d’installer une nouvelle situation générale. (La perception d’un désordre en spirale que nous privilégions plutôt qu’un désordre déferlant suggère cette infécondité par enfermement, tout en reconnaissant la durabilité du processus.) Ce désordre a pour première conséquence de renforcer les points de résistance régionaux au désordre de diverses sortes et souvent par simple mécanisme de résistance au désordre, voire de susciter de nouvelles alliances de circonstance avec des acteurs jusqu’alors rétifs à de telles initiatives et fixés dans des objectifs de déstructuration massifs qu’ils vont devoir abandonner. (Le cas d’Israël, avec le jugement de DEBKAFiles rapporté le 6 janvier 2014, qui ne laisse pas de susciter des réflexions sur la profondeur des changements en cours... «In these circumstances, Israel finds it increasingly difficult to determine which are its friends in the Middle East arena – and worth helping – and which its foes.». Cela impliquant effectivement qu’Israël, principal perturbateur déstructurant de la région pendant des décennies pourrait effectivement se retrouver dans l’obligation de soutenir et de porter assistance, aux côtés d’autres, à ces “points de résistance régionaux au désordre”.)

Le premier effet général régional serait une nouvelle structuration de la zone, marquée par ces “points régionaux de résistance au désordre”, cherchant effectivement à enfermer le désordre non pas dans une zone géographique donnée, mais dans son mouvement même, dans sa course tourbillonnante parce que cette course en spirale opérationnalise autant d’effets autodestructeurs que d’effets de développement et tend à se contenir elle-même. Quant au nouveau rogue state apparu dans ce tourbillon, lui aussi se trouverait de plus en plus confronté à la contradiction de sa nouvelle dynamique productrice d’un désordre sans véritable effet durable et fixé, et les tendances internes de dissolution de son pouvoir.

Le second effet général régional serait effectivement dans le sens qu’on a observé plus haut avec les USA et l’Iran (et d’autres, éventuellement comme Israël, etc.), c’est-à-dire, pour les grands acteurs qui jusqu’alors dominaient le jeu à partir de positions soit extérieures soit excentrées et dont on attendait de grands effets géopolitiques, une évolution vers un repli ou une politique plutôt attentiste et défensive de containment, avec dans tous les cas une aide militaire sans engagement direct apportée aux “points régionaux de résistance au désordre”. Cet ensemble d’évolutions qui tentent de donner un sens général, sinon structuré, à ce qui semblerait à première vue n’en avoir pas puisque s’exprimant essentiellement par des dynamiques de désordre, pourrait alors trouver une explication générale dans des remarques que nous faisions dans un autre texte, mais toujours à propos de l’idée d’un monde antipolaire, et dans cette occurrence pour le cas russe (dans notre texte du 2 décembre 2013 :

«...Ici, l’on peut prolonger notre raisonnement concernant cette évolution vers un monde antipolaire qui justifie, dans le chef de la Russie prise comme exemple, de n’avoir pas besoin de stratégie, en posant la question de savoir pourquoi le monde est devenu antipolaire. [...] Il est manifeste aujourd’hui que les événements produisent eux-mêmes leur logique et l’hypothèse d’un lien entre eux et des forces extrahumaines qu’on mesurera sans difficultés comme “supérieures” ne peut être écartée. Dans ce cas, la “stratégie” organisée hors de la maîtrise humaine va à l’essentiel, qui est la crise de civilisation opérationnalisée par la crise du Système...»

Nous parlons alors, plus loin, de la «question métahistorique fondamentale accompagnant cette sorte d’hypothèses concernant des activités échappant aux normes humaines [, qui] est de savoir si, à l’heure d’une crise d’une importance si grande qu’elle détermine le sort d’une civilisation universelle et du Système qui la soumet, l’Histoire n’est pas en train d’acquérir un sens, c’est-à-dire une signification plus qu’une orientation, qui serait lui-même déterminé par des facteurs complètement étrangers, – mises à part certaines séquences paroxystiques comme la Révolution française, – aux habituelles polémiques, idéologies, constructions et narrative humaines formant depuis au moins plusieurs siècles l’essentiel de la réflexion historique.»

Développée pour la Russie, cette réflexion exprime bien dans notre chef une universalité du jugement, valant autant pour le Moyen-Orient que pour les affaires russes, exprimant bien la dimension universelle que nous voulons donner à une analyse qui affecterait sous diverses formes toutes les situations du monde. La réflexion doit donc également constituer une méthodologie d’interprétation des événements tels que nous avons tentés de les décrire selon les circonstances actuelles au Moyen-Orient, adaptée aux conditions spécifiques de cette région. On y trouve une situation de finitude, sinon d’absence pure et simple des enjeux géopolitiques, avec l’effacement des pressions extérieures ou hégémoniques, conformément aux exigences du monde antipolaire, tandis que les acteurs régionaux qui conservent un peu de stabilité et de puissance tendent à évoluer vers une politique de containment du désordre. Dans le même temps, les enjeux religieux, qui constituent l’argument régional principal des troubles, perdent de leur pertinences et de leurs capacités de pression, de plus en plus anémiés par les phénomènes de la communication, de la corruption, des interférences avec les pressions de réseaux criminels impliquant des “mélanges de genres” que la géopolitique jugeait négligeable en général, tout cela caractéristique de l’ère psychopolitique remplaçant l’ère géopolitique. Bien entendu, cette situation générale ne renvoie plus à aucune cohérence politique spécifique aux zones considérées mais à une situation universelle dépassant la politique, – disons métapolitique, comme pendant du métahistorique.

Selon notre hypothèse, il s’agit d’une évolution de plus en plus appuyée vers la conjonction de problèmes internes et de problèmes transnationaux, sous forme de “crises” diverses, souvent souterraines et latentes, avec des explosions de proche en proche, sans jamais évoluer vers un règlement. (Infrastructure crisique typique, certes.) Les problèmes sont de plus en plus complexes et “multidisciplinaires” (“mélange des genres”), touchant des domaines très différents et, par conséquent, eux aussi de moins en moins identifiables tant dans leurs substances que dans leurs buts selon les critères géopolitiques traditionnels. Il s’agit d’une évolution vers des situations renvoyant à la problématique générale Système versus antiSystème, opposant le Système écrasant de surpuissance dans tous les domaines, et les obstacles de réticence et de résistance qui ne cessent de s’affirmer et de s’accumuler. Par rapport aux crises qui ont été précipitées par le soi-disant “printemps arabe”, il s’agit d’une transition achevant la rupture avec la phase de déstructuration à prétention géopolitique commencée à la fin de la Guerre froide et brutalement accélérée avec 9/11. Paradoxalement, cette déstructuration dont le “point Omega” initial fut l’attaque et la destruction de l’Irak par les USA, a accéléré l’évolution vers le “printemps arabe” comme sas de transformation, pour déboucher sur cette situation apolaire ou antipolaire, entièrement baignée dans l’ère psychopolitique, et complètement orientée désormais vers les problèmes fondamentaux de l’écroulement de notre Système et de notre contre-civilisation.

Une autre façon de “narrer” cette évolution, c’est-à-dire une autre narrative d’explication pour aboutir à la même conclusion, c’est d’observer non sans une très lourde ironie que l’évolution donne raison aux neocons, – pourvu qu’ils ne pensent pas trop loin, ceux-là, pourvu qu’ils ne philosophent pas enfin et restent dans la pub’ et dans les relations publiques. En effet, on peut dire que le Moyen-Orient évoluerait bien vers une situation de “désordre contrôlé” (ou “chaos contrôlé”, pour faire plus chic, mais “chaos” est une notion trop élevée, trop spécifique, pour définir cette situation) ; la situation de “désordre contrôlé” était la thèse favorite de ces neocons, qui leur a donné ce vernis prestigieux d’intellectuels avec références philosophiques assurant le succès dans les dîners en ville et dans les grandes revues de prestige.

Bien entendu, on se gardera de suivre la thèse neocon jusqu’au bout, c’est-à-dire jusque dans sa prétention extraordinaire, jusqu’à la naïveté faraude d'une “volonté de puissance” nietzschéenne recyclée façon dîners en ville ; l’on se gardera par conséquent de faire de ce rappel du “désordre contrôlé” une thèse politique. Il s’agit tout juste d’une thèse de situation qui devient pourtant une hypothèse ambitieuse dans laquelle le désordre est d’une certaine façon autocontrôlé parce que les événements eux-mêmes, sans les sapiens qui n’y comprenne plus rien, règnent en maîtres ; et bien entendu à l’avantage de personne tout cela, d’aucune force et d’aucune cause, sinon de celle de l’accélération de la crise d’effondrement du Système. Il n’empêche que le rôle des USA, surtout à l’origine, surtout avec 9/11 et ses suites, y est ou plutôt y fut prépondérant, ce qui répond effectivement à la narrative-neocon pour le plus sommaire. Les USA auraient donc rempli leur contrat, mais selon une approche dont il faut saisir le sel : puisqu’il s’avère qu’ils sont incapables de se survivre à eux-mêmes, incapables d’enchaîner sur un second American Century (un des noms du projet neocon), ils en viennent naturellement à une doctrine qu’on pourrait caricaturer comme étant du type “Avec moi/Après moi le déluge”.

Le “déluge” ? Voire... Ou bien, c’est tout vu et alors, pourquoi pas ? ... Alors, le monde antipolaire qui s’installe partout, n’est-ce pas le monde qui se prépare à la phase finale de la grande crise d’effondrement du Système ? Hypothèse, hypothèse, – notre arme ultime pour tenter de percer les mystères de ce temps sans précédent et sans exemple...

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Shockdoctrines leiden nooit tot economische groei

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Shockdoctrines leiden nooit tot economische groei

Geschreven door  Theo van Boom

 
Ex: http://www.solidarisme.be

Paul de Grauwe: "De staatshervormingen hebben Vlaanderen economisch niets opgeleverd". Paf, daar gaan we weer. de Grauwe spreekt over de afgelopen 5 jaar, Vlaams Minister-President Kris Peeters pareert met de cijfers van voor 2008 en noemt de professor zijn beweringen "onwetenschappelijk".

Het is thans sinds 2008 dat Vlaams separatisme een doorgroei kende in het maatschappelijk debat. Of dat nu een causaal of gecorreleerd verband is, statistisch significant is het sowieso. Niet dat dit tot een groter electoraat heeft geleden (er is eerder een shift in dezelfde 30-40% potentiële, geen groei), maar je moet toch niet denken dat de kiezer het debat bepaalt.

Het is ook sinds 2008 dat de EU 'economisch niets heeft opgeleverd', behalve een garbage in, riches out voor diverse speculanten. Nee, dat komt niet van aartscriticasters, dat horen we gewoon van het Rode Kruis. En zo kunnen er nog genoeg bronnen vermeld worden.

Wat ik daarmee probeer te zeggen: als het goed gaat, dan gaat het ook goed. Zelfs bij nefast bestuur, zoals de PS-bemoeienissen in Wallonië. Dat is het gevolg van dat kromme euromondialisme.

En als het slecht gaat? Dan zoeken Vlaams- en euromondialisten naar The Perfect Storm om hun agenda door te duwen, zoals De Wever die Het Rijk dusdanig wil hervormen dat de PS-agenda permanent onmogelijk wordt. Van zulke uitspraken springen de grijze haren op mijn rug recht:

"Maar wat als na vijf jaar de PS terug om de hoek komt piepen en alle maatregelen terugdraait? Dan zijn we terug bij af. En begint alles weer van voor af aan. Zonder confederalisme zijn de sociaal-economische maatregelen die we nemen steeds onder het voorbehoud dat de PS niet terugkeert naar de macht. Daarom moeten wij de omslag naar het confederalisme maken" (HLN)

De N-VA wil niet dat de PS, of iemand anders, hun maatregelen kan terugdraaien. Zulke permanente achteruitgangsmaatregelen worden al genomen, op Europees niveau. Geen verkiezingen nodig. Als je niet in het gareel loopt, dan word je door Europa ertoe gedwongen. Dus daar ligt de N-VA haar oplossing, niet voor niets is het een pro-Europese partij. En een sociaal Europa is, voor wie het nu nog niet wil geloven, een contradictie.

Hoe dan ook, zowel voor het geval Europa als voor België geldt hetzelfde basisprincipe achter de "hervormingen", dat kan je leren van Joseph Stiglitz (voormalig hoofdeconoom van de Wereldbank en Nobelprijswinnaar Economie 2001). Deze man kwam uit het rattenhol met geheime documenten van de Wereldbank over het stappenplan dat het IMF volgt. Dit is hetzelfde als wat Naomi Klein zegt, maar Stiglitz (ook andersglobalist) was eerst en had tenminste het fatsoen dit een strategie voor de vernietiging "van nationale economieën" te noemen.

Stap 1: Briberization. Win de nationale elites hun sympathie met zogeheten "privatiseringen", door hen van buitenaf te steunen en vervolgens roofkansen aan te bieden, zoals in het Rusland van de jaren '90.

Stap 2: Capital Market Liberalization. Natuurlijk gaat het mis wanneer je de eigen economie uitholt en krijg je crisis. Dus moet er nieuw kapitaal binnenstromen! Dan raadt het IMF een one-size-fits-all reddingsplan aan, waardoor internationaal kapitaal binnenvloeit. Dan krijg je de Hot Money Cycle, geld komt eerst binnen, maar stroomt bij de eerste kink in de kabel ook net zo snel weer naar buiten. Ondertussen heft het IMF hoge rente op hun leningen, wat de vastgoedmarkt, industrie en overheidsschatkist vernietigt.

Stap 3: "Market-based pricing". Dat leidt tot een explosie in de prijzen van basisbehoeften: olie, voedsel, water incluis.

Stap 3,5: "IMF Riots". Dat lossen we op door de banken te redden en nieuwe bubbels te lanceren, tezamen met constructies zoals maaltijdcheques en schaduwberoepen (PWA) om de boze meutes te sussen.

Stap 4: "Poverty Reduction Strategy". Vrijhandel! Tenminste, volgens de regels van de WHO. Vergelijk het met de Opiumoorlog uit de 19de eeuw, want hervormingen hiertegen kan je ook niet doorvoeren of ze staan aan je deur te stampen. Tegen dan is het al te laat, je bent volledig ge(des)întegreerd in de mondiale economie en je nationale structuren zijn naar de vaantjes.

Komt bekend voor? Je kan het overal op toepassen, iets voor de wiskundeboeken zohaast! Dat professor de Grauwe daar eens onderzoek naar uitvoert.

Hoe dan ook, Verhofstadt doet aan dat neotrotskisme rechtstreeks via de Europese Unie. De N-VA neemt confederalisme als tussenstap. Beiden nemen de gevolgen van nefaste economische hervormingen (die zij zelf toch al steunden) als excuus. Voor beiden is mondialisme het uiteindelijke doel. Punt.

Door de crisis als excuus te nemen, halen wij échte niet terug te draaien hervormingen binnen. Enkel wat betreft Vlaamsnationalistische idealisten deel ik het standpunt met mondialisten zoals De Wever: "Daarom moeten wij de omslag naar het confederalisme maken."

Wat De Wever zegt is dat het thans niets te maken heeft met hoe je de nationale kliekjes organiseert, als er straks geen meer zijn. Integreer en verhoog de "nationale competitiviteit".

"Daarom moeten wij de omslag naar regionale synergie van compatibele reeël-economische factoren maken", zeg ik dan.

Klinkt minder sexy dan de Vlaamsnationalistische spindoctor. Misschien moet ik daar eens "Veritas vos Liberabit" aan toe beginnen voegen.

 

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Henri Mondor et Céline

 

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Henri Mondor et Céline

 

par Marc Laudelout

 

   C’est au printemps 2011, lors du colloque « Céline à l’épreuve », que Cécile Leblanc, agrégée de lettres classiques, nous  présenta la  correspondance  Céline – Henri Mondor. Mise sous scellés à la bibliothèque Jacques Doucet pour la période légale de 50 ans après la mort du destinataire, elle fait enfin l’objet d’une édition soignée dans la collection « Blanche » de Gallimard ¹.

 

Multiacadémicien (Académie française, Académie de médecine et Académie des sciences) et grand officier de la Légion d’honneur, on imagine mal aujourd’hui le prestige dont jouissait le professeur Henri Mondor après la guerre. Raison pour laquelle Gaston Gallimard tenait beaucoup à ce qu’il rédigeât la préface à l’édition de Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit dans la Pléiade. Ce fut chose faite, non sans quelques hésitations, et ce à la grande satisfaction de Céline. Lequel mourut malheureusement un an avant que le volume sorte des presses de l’imprimerie Darantière à Dijon, en avril 1962. Mondor, lui, trépassa précisément ce mois-là. C’est dès 1950 que Céline lui écrivit, l’académicien ayant accepté d’intervenir en sa faveur auprès de la Cour de justice.  Eut-il  quelque  sympathie idéologique pour  l’exilé ? Cécile Leblanc évoque ses « entrées dans les milieux de droite ou d’extrême droite » mais sans en dire davantage.  Connivence avec  l’Action Française ?  Lorsque  l’hebdomadaire  Aspects de la France consacre un article à Normance, Céline écrit à Mondor : « Grâce à vous sans doute j’ai eu cet article de l’AF. » Quoiqu’il en soit, l’académicien ne ménagea pas sa peine pour soutenir l’écrivain, allant même jusqu’à présider un éphémère « Comité d’amateurs des écrits de Céline » imaginé par Dubuffet au début des années cinquante. Fidèle à sa légende, Céline accable son correspondant de plaintes, d’éloges, de remerciements éperdus et... d’indications biographiques fallacieuses. Celles-ci seront répercutées telles quelles dans la fameuse préface, Mondor y reproduisant de larges extraits de cette correspondance. Celle-ci vaut surtout, vous l’aurez deviné, pour sa qualité d’écriture. Les formules jaillissent sous la plume, telle celle-ci à propos de Gaston Gallimard : « Depuis qu’il m’a refusé le Voyage il ne peut s’empêcher de me refuser tout ! le pli est pris ! ». Ou celle-là : « Actuellement partout le national Sartrisme remplace avec quelle fougue le national Socialisme pendu ! »  Drôle et lyrique. Ainsi, quand Mondor le compare à Hugo : « Crèvent les autres ! tous ! de jalousie, d’ulcères d’envie, de tout fétides néos [abréviation médicale pour « néoplasme », indique judicieusement l’éditrice] de rage ! L’Olympe à nous ! Mille reconnaissances pour ce plus qu’humain message, annonciateur des faveurs du Parnasse et de la confusion, écrabouillerie, compoterie de tous mes haineux ! »

Et, lorsqu’en janvier 1960 Henri Mondor lui adresse la préface tant attendue, l’érudition le dispute à l’ironie : « Si j’osais, je la ferais encadrer et la porterais en “attestation” sur la poitrine, selon la coutume des vétérans d’autrefois et aveugles du Pont des Arts ». Celui qui se désignait comme « minable pustuleux poëtasseux » aura contracté une dette incontestable envers le « grand savant, couvert de gloire ». Un demi-siècle plus tard, c’est Céline, glorieux et réprouvé, qui triomphe.

 

Marc LAUDELOUT

 

• Louis-Ferdinand CÉLINE, Lettres à Henri Mondor, Gallimard, 2013, 170 pages, 3 illustrations.

 

1. L’édition originale, réservée aux membres du  Cercle de la Pléiade, est parue au printemps dernier. Tirage à 2000 exemplaires hors commerce sur Rives vergé. Relevons une petite erreur, page 59 : ce n’est pas un chapitre de Guignol’s band mais de Casse-pipe que Jean Paulhan publia en 1948 dans les Cahiers de la Pléiade.

 

→ Voir aussi Marc Laudelout, « Hommage à Henri Mondor », Le Bulletin célinien, n° 138, mars 1994, pp. 6-9.

 

The Far Right in the Balkans

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The Far Right in the Balkans:
Roots & Perspectives

By Dimitris Michalopoulos

Ex: http://www.counter-currents.com

Preamble 

“Rest assured . . . that after . . . years of suffering we have sufficient moral strength left to find an honourable exit from life.”[1]

It is in these very words that the soul of Corneliu Codreanu and his followers was expressed. Needless to say that Capitanul has been the noblest figure among the Far Right leaders in Europe during the interwar period. And paradoxical as it may appear, he was conscious of this. Julius Evola had met him in Bucharest and gave a fair description of his physical appearance and his mind. He was a young, large and slim man, in sporting behaviour, with an open face which immediately gives an impression of nobility, force and honesty.[2] And it was with honesty that Codreanu explained to Evola the differences between the Legionary Movement, Italian Fascism and German National Socialism by analogy with the human body: Italian Fascism was reviving the “Roman form of politics,” representing in the human organism the physiological form; German National Socialism focused on the “race instinct” of the “vital forces,” whilst Romanian Legionary represented “the element of the heart,” both spiritual and religious.[3]

He was right. Codreanu’s Legionaries used to live as ascetic warrior-monks, working freely for the People and even fasting three days a week.[4] They were not “criminals” as an American lady, author of an extremely well-written book on “Dracula surviving,” described them.[5] In point of fact, they did not use to gather in woods’ clearings at midnight, to stand there “two rings deep” around bonfires, “facing them and chanting.” Their faces were not “stiff and unsmiling”; and their eyes did not “glitter.”[6] In short, they were by no means Dracula’s protagonists. And if they grew truly enragés, it was after their Captain suffered a martyr’s death at the hands of the royal authorities.

The Legionaries’ message was clear. Unlike the Italian Fascists that rose to power thanks to the latent still involuntary support of the Roman Catholic Church, because the Pope wished the dispute between the secularized Kingdom of Italy and the Holy See to be ended;[7] and unlike the National Socialists of Germany that gradually adopted a latent but still hostile attitude vis-à-vis the Church, because the clergy, as a rule, side with the enemies of the Christ,[8] Romanian legionaries started from the very beginning. And in this case “very beginning” means: religiosity. Hitler himself was clear: “True religiosity is to be found whenever deep knowledge [of the things] goes with acknowledgement of human inadequacy.”[9] And Mussolini had declared as well: “Fascism is a religious concept, in the framework of which, man is seen in his immanent relationship with . . . an objective Volition that transcends the individual and enables him to be the conscious member of a spiritual community.”[10] Still, only in Romania the Far Right movement dared to proclaim that religiosity was the very basis of its ideology. As early as 1919, Codreanu termed his doctrine “National-Christian Socialism”;[11] and if truth be told, he was not only an intelligent man but a man of character as well. Let us recall the famous phrase uttered by Grigore Filipescu in the Romanian Parliament, in December 1934: În România sunt mulţi oameni inteligenţi, mai puţin oameni capabili şi foarte puţini oameni de character.[12]It was this very national lack that Codreanu tried to remedy: “My programme is a creative one,” he stated to Virginio Gayda, director of the Italian newspaper Giornale d’Italia, in January, 1938. I think of the most important and most difficult creation [namely] the New Man. [And I mean this] not only from the physical and intellectual viewpoint; for we already have such a Man in Romania. [I talk] from the moral viewpoint. I want at all costs to create a type of Hero.”[13]

He was aiming at achieving his own “Triumph of the Volition” through the principles of Faith and Work.[14] Work nay, Toil was for Codreanu and his Legionaries a sacred duty.[15] Yet he failed tragically but not miserably. As aforementioned, he was the noblest figure of the 1919-1939 European Far Right. Therefore, his death had a tremendous impact on Romanian and international politics.[16] Still, he was a Balkan figure; and this is important, because in the Balkans, namely Greece, the European Far Right was actually born. 

I. The Dogma 

The dogma of the Right was written down by Ioannis Metaxas, Prime Minister of Greece during the years 1936-1941 and organizer of the Reservists Movement. This movement was the first ideologically clear-cut Far Right movement in Europe, and emerged in Greece during WW 1, i.e. before Mussolini founded his Fasci di Combattimento. Metaxas was explicit:

Democracy [as conceived in the U.S.A. and Western Europe] is the offspring of Capitalism. It is the instrument through which Capitalism rules the masses. It is the instrument through which Capitalism displays its own will as the one of the populace. . . . This variety of democracy [i.e. the U.S. and Western Europe one] relies on universal suffrage by individual and secret ballot; i.e. it needs well-built political parties – hence the need of capital [= money]. It needs [moreover] newspapers, hence the need of capital [anew]. It . . . needs electoral organizations and electoral combats; that means money. [And] it needs a lot of other things that presuppose money as well. In short, only big capitalists or their puppets are able to fight in [the framework of] such a democracy. Men or [even] groups of people in short of money, even if they defend the noblest ideals, are doomed to failure. For if one has the control of the newspapers, is in a position to shape the public opinion according to his own views [and will]; and even if he defends principles abhorred by the people, he can conceal them [by means of the Press that he controls] in such a way, that the people swallow them at last. But even if the people do not swallow them, he can declare, through the newspapers he controls, that the people did swallow them. And then everybody believes that the others have swallowed the ‘principles’/lies [of the big capitalist] and surrenders as well.” The corollary: “Democracy is the unique kid of Capitalism [as Jesus Christ is the unique Son of God]: it is thanks to Democracy that Capitalism displays its  own will as it were the People’s one.”[17]

Paradoxical as it may appear, Metaxas agreed with Lenin. For the Soviet leader had written, as early as 1917, that “Democracy is the best [political] form of Capitalism.”[18] Here is the essence of the social analysis of politics – and it is surprising to notice that Metaxas, in full agreement with Lenin, was in sharp contrast with almost every other Far Right leader in Europe. Mussolini, for instance, was against Socialism, Liberalism and Democracy; yet his analysis was ‘entrenched’ in a strictly national framework[19] — most likely dictated by political necessities. Antonio Salazar, further, used to avoid such analyses, because he put into practice a peculiar economic system aiming above all and beyond everything to the balance of the State budget.[20] Franco did alike – as far as it is known; for he aimed to redress Spain after the Civil War ended and from 1960 on to develop Spanish industry.[21] And Hitler criticized mainly the system of “State Monopolist Capitalism,” gradually implemented in Germany from 1870, because it stripped the Germans of their wealth.[22] No wonder that to Lenin this very State Capitalism was all but a kind of Socialism.[23]

II. The Birth of the Far Right

metaxas.jpgIn contrast, Metaxas had no such concerns. His ideas were clear-cut from the early 1910s on and stamped on the Reservists Movement. These Reservists were people who had taken part in the 1912-1913 Balkan Wars, somewhat like the French anciens combattants. This Greek variety of the Far Right had, therefore, the following characteristics:

  1. It was a truly social movement, because its rank-and-file was composed exclusively from the so-called “Working People”: small-land-owning peasants, craftsmen, petty merchants and workers; in other words the people that were regarded as conservative/reactionary by Marx and Engels.[24] Wealthy people[25] and what is termed “Lumpenproletariat”[26] were suspected and a priori excluded.
  2. The Diaspora Greeks were excluded as well. As a matter of fact, only people born in the heartland of Greece, namely the Peloponnesus, Mainland Greece, the Cyclades group of islands and the Ionian Islands were considered to be fully and truly Greeks.[27]
  3. Any territorial expansion of Greece was rejected a priori;[28] therefore, any involvement in the 1914-1918 Great War and, further, in international antagonism (“Europe’s business” as it was called) was rebuffed.[29]
  4. King Constantine of the Hellenes was ‘universally’ recognized as the virtual leader of the movement;[30] for he was credited with the victory of the Greek Army in the 1912-1913 Balkan Wars, and used to observe socially and nationally speaking, a really “Folkish Behaviour.”

Under these circumstances it was quite natural that the Entente Cordiale saw in “Royalist Greece” a bitter foe. King Constantine and his followers were by no means willing to enter the war at the side of Great Britain and France. Eleutherios Venizelos, nonetheless, Prime Minister of Greece in 1915, an ardent follower of the Entente Cordiale, invitedFrench and British troops to occupy Salonika after the Gallipoli debacle – Greece being still a neutral country notwithstanding.

Following the occupation of Salonika, operations took place in Macedonia against the Bulgarians, allies of the Germans. The Commander-in-Chief of the Entente troops in Salonika, therefore, the French general Maurice Sarrail, feared aggression of the “Royalist Troops” in his rear. Such a thought was not “nonsensical”; for the people in Southern Greece grew more and more friendly to the Second Reich.[31] As a result, a serious blockade was set up by the [British] Royal Navy around the littoral of Greece; and this blockade that caused famine in Southern Greece with a lot of fatalities, was enhanced due to advice given by Ronald Burrows, professor at the King’s College, London.[32] In November, 1916 (Old Style), moreover, French troops, reinforced by some British, Italian and even Russian ones, tried to conquer Athens, but they failed. Angered, Sophia, Queen Consort of the Hellenes, wrote to her brother, the Kaiser: La page s’est tournée, c’étant une grande victoire contre quatre grandes Puissances desquelles les troupes fuirent devant les Grecs . . .[33]

Still, in the spring of the following year, 1917, the French came back; and now the King deserted his followers. The Reservists, under Metaxas’ leadership, were ready to defend the King against the liberal Powers of the West. Yet the Sovereign, motivated by the interest of his House, preferred to give up and establish himself in Switzerland. Such an attitude notwithstanding, the Reservists and lato sensu the People kept adoring him. Late in May and early in June, 1917 (Old Style), the French literally conquered Athens,[34] imposed E. Venizelos as Prime Minister, and endowed him with dictatorial powers. Venizelos thought that territorial gains in Asia Minor would help him to consolidate his regime. But the Reservists did not agree; and when elections were held at last on November 1, 1920 (Old Style), they had set up such a tremendous “leaderless network”[35] that Liberals (i.e. the Venizelists) suffered a crushing defeat. It was now the turn of Venizelos to flee abroad; as a result, Constantine was back on his throne in December of the same year. He could abandon the Asia Minor peripeteia, actually a Venizelist one; but he did not; yet the analysis of his ‘bellicose’ policy would be beyond the scope of this paper.

The people nonetheless, led by the 1912-1913 Reservists, fought in Anatolia against the Turkish Nationalist troops of Mustapha Kemal, and after they were defeated by the Turks, did not abandon their King. But the Liberals stirred up a military coup, following which the King was removed anew: he was to die in Palermo, Sicily, early in 1923, aged only 55. His outstanding followers were shot at Goudi, near Athens, in November, 1922.[36] Only Metaxas proved to be able to survive; for he was smart enough to reject any involvement of himself in the Asia Minor Campaign.

The Royalist administration, nevertheless, gave the evidence of very essence of its social basis. On July 20, 1922, the compulsory Social Security of all workers and private employees was enacted. It was the first time in Greece that such a step was taken.[37] As a matter of fact, King Constantine, Metaxas and the Reservists wished Greece to be a country without very rich and very poor people. That is why, when Metaxas became Prime Minister, under King George II, son and heir of King Constantine, put in effect a policy of ‘social homogenization’. Workers, in whom Metaxas saw “potential petty bourgeois,” were protected against “capitalists” through hard and fast rules. His way of thinking was clear: Only authoritarian/totalitarian governments are able to protect the Folk against the capitalists who try to “enslave” it, by making it “swallow the bait of democracy.” As a matter of fact, Capitalism wants slaves; but slaves having the illusion that they are “free men.”[38]

Metaxas was successful in his effort to homogenize the Greek society. That is why when Italy declared war on Greece late in October, 1940, the Greek People were unanimous in defending their “fascist regime.” It was a virtual yet bloody tragicomedy: the defenders of the Greek variety of Fascism fighting against another Fascist country.[39] But this is another story to be told . . .

III. The Russian Roots

It is said that the Far Right, commonly termed as “Fascism,” was born in Russia after the 1905 upheaval. It is true – but only in letter, not “in spirit.” In point of fact, two Far Right organizations were active in the Tsars’ Empire up to 1914: the “League of the Russian People” and the “League of Michael the Archangel.” [40] It is likely that Codreanu ‘christened’ his own movement after his Russian forerunners. Yet the Russian embryonic Fascism was not adopted either by nobility or the Tsar himself. That is why the Bolshevists had no serious problems as to their extermination.[41] If truth be told, the main factors that favoured the 1917 major political change in Russia were — ironically enough — the nominal or virtual enemies of Marxism, namely Tsardom, the Church and the peasantry.

Tsar Nicholas II was apathetic and believed that the Church was to assist him in his effort to “unite” the Russian People. He was wrong. For the Patriarchate of Moscow was in practice abolished by Peter I the Great early in the eighteenth century; and the clergy was full of rancour against the Russian Monarchy. No matter that the Bolshevists persecuted and eventually murdered hundreds of priests. The Church was revived; and the first Patriarch of Moscow and All Russias to be elected after the fall of Tsardom, namely Tikhon, was explicit in his famous 1925 Testament: “. . . In the years of civil collapse, the Soviet Government was placed at the head of the Russian State by God, without the will of Whom nothing can be done on earth.” And further:

Upon taking power, the representatives of the Soviet regime in January 1918 issued a decree recognizing the full religious freedom of citizens. Thus the principle of freedom of conscience was recognized by the [Soviet] Constitution to any religious congregation and to our Orthodox Church as well. . . . That is why we in time recognized the new order of things in our letters to our flock and . . . [priests] and we sincerely and publicly acknowledged the Worker-Peasant government of Russia. . . . It is time for the faithful to recognize the Christian point of view that says ‘everything works out for the divine’ and adopt all that happened as God’s will. While admitting no compromise with our conscience and yielding nothing with regard to our religion, we must be sincere towards the government and the work of the USSR for the good of everyone and arrange our religious life in accordance with established order.[42]

No wonder, therefore, that the Church sided with the Soviet regime against National-Socialist Germany from 1941 on; and of course no wonder that the Orthodox Church became speedily one of the main pillars of the Soviet administration.

Peasants used to see in the Patriarch a ‘substitute’ for the Tsar. What is more peasants did not want the Soviet regime to be overthrown. The explanation of such a paradoxical attitude was furnished initially by Enver Pasha, the Young Turks’ leader, who after a tour in Russia walked into the British Military Mission at Berlin in January, 1920, and declared the following: “Whenever the Denikin danger approaches, the result is the determined, unanimous and united effort on the part of the peasants to defend their own [land]. . . . In the whole of Soviet Russia there is an iron military discipline. The only people starving are the former aristocracy and bourgeoisie, whilst the peasants, soldiers and officials of the Soviet government have more than sufficient food.”[43]

He was right. The Soviet regime tried to compromise with the peasantry, “foe par excellence” of Marxism,[44] and appointed Mikhaïl Kalinin as Head of the State.[45] Born in 1875, Kalinin was the typical figure of the Russian peasant.[46] His informal appearance, lack of culture, the very fact that he used to spend holidays in his countryside dwelling, the ease of being approached by “everybody” made the Soviet regime all but popular among the peasants.[47] In 1925, furthermore, the crop was “quite good.” Soviet officialdom grasped the chance and: a) reduced by 1/3 the taxes on land property;[48] b) reintroduced the golden ruble.[49] Peasants, reassured by the Patriarch, “another Tsar,” believed that “their time had come”: Communism “was over.”[50] The climax was reached when Nikolai Bukharin, at the “highest degree of power,” i.e. during the years 1926-1927, and with the support of Alexei Rykov, launched the famous slogan (for the benefit of peasants): Enrichissez-vous![51]

Needless to say that the in the late 1920s it was the time of “we had a good laugh, but enough.” On December 2, 1927, the Fifteenth Congress of the Communist Party of the Soviet Union began its works in Moscow; a decision was passed there calling for the fullest development of collectivization in agriculture.[52] A “determined offensive against the Kulaks” was launched which ended in millions and millions of fatalities among the Soviet peasantry.[53] In 1929 Bukharin was expelled from the Politburo and put to death in 1938 – and Rykov, too.[54]

Conclusions and Perspectives

Unlike the Greek variety of the Far Right, which saw in the Crown its natural leader and was subsequently termed “monarchical fascism,” the Romanian Iron Guard found in the person of the King Carol II its bitterest foe. The story is too known to be repeated here. The point, however, is that, quite paradoxically, Hitler and Ion Antonescu are the ones to be blamed for the slaughter of the Iron Guard. To be sure, the Guard had grown somewhat anarchical following the murder of Capitanul;[55] yet it was unlikely to be otherwise. Since even the Church had proved to be the ally of the establishment,[56] the only way out from the terrible impasse was the slogan: Trăiască moartea![57] The Iron Guard proved to be loyal to this slogan. Still it was Hitler who gave the green light to Antonescu uttering the words: Ich brauche keine Fanatiker. Ich brauche eine gesunde rumänische Armee.[58] The Stalingrad debacle may be regarded as Nemesis’ answer to whom needed only “a sound Army.”

* * *

The salient characteristic of the Greek Far Right was social; and Romanian’s was mysticism.[59] That is why the establishment saw in Codreanu a person without ‘true’ political experience, who was not able to conduct the State business.[60] Such critics are exaggerated, nay, nonsensical. The point, however, is that, if the roots of Europe’s Far Right are to be found in Russia, its most spiritual and, socially speaking, most efficient varieties are to be found in the Balkans, namely Romania and Greece. In the other Balkan countries, serious Rightist movements did not exist; for the populace saw in the Fascists the collaborators of invaders.

Albania is a well-known case; for the Communists had the peasantry’s support, because they were considered to be the only ‘serious’ Resistance fighters against the Italians. (That is why the Balli Kombëtar (= National Front) and the Legaliteti, viz. the monarchists, did not prove able to rouse public opinion.) Fascists, on the other hand, were regarded as unscrupulous people in the pay of the Italians.[61] In the former Yugoslavia, furthermore, the Far Rightist movements had a so salient nationalist character that it is not feasible to study them without taking into consideration the national/nationalist sentiments of the relevant peoples. Such a case was Bulgaria, too. The Far Right was closely associated with the Internal Macedonian Revolutionary Organization (IMRO);[62] and IMRO murdered cruelly Aleksandar Stamboliyski not for his liberal policies but because it feared the abandonment of Macedonians’ national aspirations.[63]

* * *

What are the perspectives of the Far Right in the Balkans? The answer to such a question is twofold; for the Far Right has two problems to cope with, namely Nationalism and Capitalism. Nationalism, first of all, is a leftist invention, and the evidence is Romania herself. Les quarante-huitards ont fait la Roumanie, I have been told several times by an eminent Romanian historian. He is right; but it should be never forgotten that the 1848 revolution in the Romanian lands was enthusiastically — and justly — hailed by Karl Marx, because it was a radical one.[64] And further, the Communist regimes in Europe proved to be far more nationalist than the so-called bourgeois ones. On the other hand, it is sure now that WW 2 was lost for Germany and her allies, because Fascism proved to be “too national.”[65] As a result, only if the Balkan Far Right rejects its “nationalist exclusiveness,” that is more or less nonsensical today, will it be able to become an important political factor.

Still, the Balkan Far Right has one more question to handle: its alleged association with Capitalism. Such an association proved to be all but a fraud;[66] yet the Far Right’s unparalleled ability to defend the interests of “peasants, craftsmen, workmen and petty merchants” has to be displayed orbi et urbi. But this depends on the skillfulness of the Far Right’s leaders – both present and future ones. For, all things considered, in our world Man bears the responsibility for his life.

Notes
 

[1] K. R. Bolton, “A Martyr’s Life” in Codreanu. Thoughts and Perspectives. Edited by Troy Southgate (London: Black Front Press, 2011), p. 7

[2] Ibid., p. 8.

[3] Ibid.

[4] Ibid., p. 9.

[5] Elizabeth Kostova, The Historian (London: Little, Brown, 2005), p. 395. (A charming description of Târgovişte to be found on pages 384-385.)

[6] Ibid., p. 394.

[7] That is why the Sovereign Victor Emanuel III did not sign the Decree imposing the state of war in Italy late in October 1922, and agreed that Mussolini be the Prime Minister On this very important subject, several articles have been published in the journal L’Uomo libero (Milan). See mainly: Sergio Gozzoli, “La rivolta della volontà,” No 66 (September, 2008), p. 45- 46; and also Fabio Calabrese, “Il grande equivoco,” No 70 (November, 2010), p. 69.

[8] Adolf Hitler, Riflessioni sulla religione, le chiese, il Vaticano; in Alfred Rosenberg, Introduzioni al Mito del XX Secolo, accompagnate da pagine della polemica cattolica contro il Mito (1930-1938), Genoa: Effepi, 2006, pp. 63-64.

[9] Ibid., p. 59.

[10] Benito Mussolini, “Fascismo,” Enciclopedia Italiana di Scienze, Lettere ed Arti, vol. XIV (Edizioni Istituto G. Treccani, 1932), p.847.

[11] K. R. Bolton, “A Martyr’s Life,” p. 17.

[12] Cited by Gheorghe Barbul, Memorial Antonescu. Al Treilea Om al Axei (Bucharest: Editura Pro Hitoria, 2001), p. 13.

[13] Archives of the Foreign Ministry of Greece (hereafter: AYE), 1938/A/7/2. The French translation of Codreanu’s statement is attached to the dispatch no. 201 (Bucharest, January 26, 1938) of Kōnstantinos Kollas, Greek minister at Bucharest, to the Foreign Ministry of Greece.

[14] K. R. Bolton, “A Martyr’s Life,” p. 8.

[15] Ibid.

[16] AYE, 1938, A/ 7/2, Raoul Vivika-Rōsettēs, Greek minister at Beograd, to the Foreign Ministry of Greece, No. 31883/A, Beograd, December 24, 1938; cf. Gh. Barbul, Memorial Antonescu…, pp. 42-43.

[17] I. Metaxas. To prosōpiko tou hēmerologio (= The Diaries of I.Metaxas), vol. 4. Edited by Phaidōn Vranas (Athens: Ikaros, 1960), p. 446.

[18] V. Lénine, « L’État et la révolution », Œuvres choisies en trois volumes, vol. 2 (Moscow: Éditions du progrès, 1975), p. 293.

[19] Benito Mussolini, “Fascismo,” p. 849ff.

[20] AYE, Kyvernēsē Kairou (the Cairo Government), 1942-1943, A/GE/k, Kimōn K. Kollas, Greek minister at Lisbon, to the Foreign Ministry of Greece (at Cairo), No. 951/A, Lisbon, September 4, 1942; the same to the same, No. 245/B, March 12, 1943; the same to the same (at London), No. 1164/A, Lisbon, November 4, 1943; the same to the same (at London), No. 212/A, Lisbon, March 3, 1943. His economic policy was explained in the speech he deliveredat at Braga, on May 28, 1966. (The French translation: AYE, 1966, 12.10.)

[21] AYE, 1967, 48.1, G. E. Bensēs, Greek Ambassador in Madrid, to the Foreign Ministry of Greece, No. 2075/II, Madrid, November 6, 1967.

[22] Αdolph Hitler, Mein Kampf. Translated into Greek by Andreas Pankalos and Dēmētrēs Kōstelenos (Athens: Daremas, n.d.), σ. 266.

[23] V. Lénine, « L’État et la révolution », pp. 321, 334.

[24] Cf. Karl Marx and Friedrich Engels, The Communist Manifesto. Translated into Greek by Giōrgos Kottēs (Athens: Themelio, 1982), p. 56.

[25] Cf. Roger Pereyfitte, Les ambassades (Paris: Flammarion, 1971), p. 23 : Vous devez savoir, d’ores et déjà,.qu’à Athènes la société est divisée en deux camps : royalistes et vénizélistes – on appelle encore ainsi les républicains… Moyen de les reconnaître : les royalistes sont mal vêtus, car ils sont pauvres ; les vénizélistes sont élégants, car ils sont riches.

[26] Cf. Karl Marx and Friedrich Engels, The Communist Manifesto. Translated into Greek by Giōrgos Kottēs (Athens: Themelio, 1982), p. 56.

[27] Cf. G. Ventērēs, Hē Hellas tou 1910-1920 ( = The 1910-1920 Greece), Athens: Pyrsos, 1931, vol. II, p. 272.

[28] Viktōr Dousmanēs, Apomnēmoneumata (= Memoirs), Athens: Dēmētrakos, n. d., p. 43.

[29] K. G. Zavitzianos, Hai anamnēseis tou… 1914-1922 (= His Memoirs… 1914-1922), vol. I (Athens, 1946), p. 148.

[30] Cf. V. Dousmanēs, Apomnēmoneumata, p. 43.

[31] Aus den Geheimarchiven der Entente, vol. 5 (Dresden: Carl Reisner, 1932), doc. 188: the Russian minister at Athens to the Foreign Minister of Russia, Athens, August 15/ 28, p. 126.

[32] Parliamentary Archives (London [hereafter: PA]), F/ 55/ 1/ 1.

[33] Dēmētrēs Michalopoulos, “Hē kata ton Prōto Pankosmio Polemo allēlographia tou hellēnikou vasilikou zeugous me ton autokratora tēs Germanias” (= The correspondence of the Royal Couple of Greece with the Emperor of Germany during WW 1), Anakoinōseis hēmeridos (16 Martiou 2006) gia tēn epeteio tou thanatou tou Eleutheriou Venizelou (= Proceedings of the Congress held on March 16,2006, on the anniversary of Eleutherios Venizelos’ death), doc. 27, p. 109.

[34] Général Regnault, LaconquêtedAthènes (Juin-Juillet 1917), Paris:L. Fournier, 1919, pp. 51-52.

[35] Their leaders having been arrested by the French and interned in Corsica.

[36] See the volume Hē Dikē tōn Oktō kai hē ektelesē tōn Hexi (= The Trial of the Eight and the Execution of the Six Ones), Athens: Historical Institute for Studies on Eleutherios Venizelos, 20102.

[37] Ephēmeris tēs Kyvernēseōs tou Vasileiou tēs Hellados (= Official Gazette of the Kingdom of Greece), I, No. 119 (July 20, 1922), pp. 554-555.

[38] I. Metaxas. To prosōpiko tou hēmerologio, vol. 4, pp. 446-447.

[39] Cf. Arthur Koestler, The Yogi and the Commissar. Translated into Greek by Alexandros Kotzias (Athens: Galaxias, 1969), p. 158.

[40] History of the Communist Party of the Soviet Union [Bolsheviks]. Edited by a Commission of the C. C. of the C.P.S.U. (B.), Moscow: Foreign Languages Publishing House, 1939, p. 78.)

[41] Simon Sebag Montefiore, Young Stalin (London: Phoenix, 2007), p. 205.

[42] Dimitris Michalopoulos, “The Testament of Patriarch Tikhon,” Ab Aeterno (New Zealand), issue No. 7 (April-June 2011), p. 38.

[43] PA, LG/F/206/4/10.

[44] Karl Marx and Friedrich Engels, The Communist Manifesto. Translated into Greek by Giōrgos Kottēs (Athens: Themelio, 1982), p. 48.

[45] Literally: President of the Central Executive Committee of the USSR. (AYE, 1925, A/5/VII, Iōannēs Kokotakēs, chargé d’affaires of the Greek Legation at Moscow, to the Foreign Ministry of Greece, No 2961, Moscow, November 20, 1925.

[46] Ibid.

[47] Ibid.

[48] AYE, 1925, A/5/VII, I. Kokotakēs to the Foreign Ministry of Greece, No. 2779, Moscow, October 30, 1925.

[49] AYE, 1925, A/5/VII, I. Kokotakēs to the Foreign Ministry of Greece, No. 2706, Moscow, October 20, 1925.

[50] Ibid.

[51] AYE, 1928, 65.3, L’URSS en 1927.(Written in January, 1928, by an agent of the Greek Legation at Moscow.)

[52] History of the Communist Party of the Soviet Union…, p. 288.

[53] A chilling description in A. Koestler, The Yogi and the Commissar, p. 161.

[54] Ibid., p. 294ff.

[55] Drept anachic. (Gh. Barbul, Memorial Antonescu, p.68.)

[56] Due to the Government headed by the Patriarch Miron. (AYE, 1938, 7/A/2, K. Kollas to the Foreign Ministry of Greece, No. 373, Bucharest, February 14, 1938.)

[57] Gh. Barbul, Memorial Antonescu, p.68.

[58] Ibid., p. 97.

[59] AYE, 1938, 7/A/2, K. Kollas to the Foreign Ministry of Greece, No. 373, Bucharest, February 14, 1938.

[60] Ibid.

[61] AYE, 1940, 54.1, D. Argyropoulos, Consul General of Greece at Tirana, to the Foreign Minister of Greece, No. 194, Tiranë, January 27, 1940; the same to the same, No. 366, Tiranë, February 19, 1940; D. A. Tsankrēs, vice consul of Greece at Vlorë, to the Consul General of Greece at Tiranë, No. 276, Vlorë, March 9, 1940.

[62] See Albert Londres, Les comitadjis ou le terrorisme dans les Balkans, Paris : Albin Michel, 1932.

[63] See mainly Georges Castellan, L’Albanie (Paris : Presses Universitaires de France, 1980), p. 49ff.

[64] Dan Berindei, La Revolution roumaine de 1848-1849, Bucharest : Editura enciclopedică, 1998.

[65] K. R. Bolton, Thinkers of the Right challenging Materialism (Luton: Luton Publications, 20032), p. 81.

[66] Cf. Arthur Koestler, The Yogi and the Commissar, p. 212.

Source: Ab Aeterno, no. 12, April-June, 2012


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