lundi, 30 mars 2026
La fin de l’Occident

La fin de l’Occident
Werner Olles
L’incapacité de l’Occident à analyser la réalité est l’un des symptômes de notre catastrophe culturelle et intellectuelle. Elle résulte de la peur de se débarrasser du dernier voile d’une bourgeoisie radicalisée, dont l’intensité et l’intentionnalité ont été qualifiées par un historien chinois, le professeur Jiang, quand il abordait la question de l’Union européenne, qualifiée de «container à déchets».
L’Occident – c’est-à-dire l’UE, l’OTAN et les États-Unis – non seulement n’a aucune idée de ce qui se passe dans le monde, mais ses stratégies, que ce soit en Ukraine ou au Proche et Moyen-Orient, représentent plutôt une confusion permanente entre réalité et fantasmes. En effet, on rationalise sa peur résignée et individualiste, subtile, qui prend désormais aussi certains traits du tableau clinique des délires, au moyen d’un irrationalisme totalitaire qui promet à court terme des états de satisfaction narcissique.
Ce qui devrait être un réflexe pragmatique ne s’avère pas, à y regarder de près, une stratégie réfléchie, mais plutôt un canard boiteux de Minerve, qui se persuade secrètement que la pratique est en quelque sorte impossible et qu’il faut donc se retirer dans l’édifice philosophique.

En réalité, la Théorie critique, dans les années 1960, a permis un moment de résistance à la fois à la tentation du totalitarisme et du libéralisme, mais aussi à certaines formes d’orthodoxie de gauche ou de droite. Plus de six décennies plus tard, le libertinisme, le transhumanisme et le capitalisme techno-dystopique ont détruit toute illusion et non pas apporter de solutions à l’endettement excessif et aux idéologiques délirantes: rien d'autre n'a pu naître sinon la violence systémique et une érosion continue du bien commun.
La production matérielle et le travail sont marginalisés et donc devenus insignifiants, et une nouvelle normalité en faillite, comme spectacle et symptôme d’un épuisement systémique, est apparue.
Notre civilisation – parler de culture serait une hérésie – glisse relativement et en silence dans un tourbillon de perversions, de cycles de scandales et de rituels sombres, mais croit pourtant, d’une étrange manière, être encore vivante et créative.
En réalité, le prédateur hypersexualisé a transformé toute forme d’érotisme naturel, de séduction et d’instincts sexuels humains en une sexualité primitive cannibale, ritualisée et totalement dépourvue de normes éthiques, devenue l’accessoire de l’ordinateur pornographique et de l’IA.
Certes, tout drame laisse entrevoir un optimisme eschatologique, mais les élites mondiales et les idéologies dominantes ne nous offrent guère plus, à tous égards, que de la camelote redondante et le destin de vassaux heureux.
Comme la droite politique maîtrise désormais la mimesis et le servilisme de A à Z et, à part une concurrence sans concept pour des positions politiques dépassées dans la société de masse capitaliste globale d’obédience démocratique occidentale, qui s’est installée assez confortablement, elle n’offre, outre un diagnostic peu convaincant, qu’un remède relativement inefficace et mauvais au lieu de thérapies de choc radicales.
Mais lorsque les idéologies ne sont plus que des philosophies vulgarisantes et archaïsantes qui corrompent les instincts sains, la « microphysique » (Foucault) devient une méthode docile et volontaire au service de l’idéologie dominante, qui est bien sûr toujours aussi l’idéologie des dominants. Ce qu’il reste finalement, c’est alors le combat cosmique entre Dieu et Satan, entre le ciel et l’enfer !

13:54 Publié dans Réflexions personnelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fin de l'occident, occident, occidentisme |
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Tino Chrupalla: Soldats américains, hors d’Allemagne!

Tino Chrupalla: Soldats américains, hors d’Allemagne!
Par Valentina Schacht
Source: https://www.compact-online.de/tino-chrupalla-us-soldaten-...
Alors que les États-Unis ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient et que les attaques défensives iraniennes visent les positions américaines dans toute la région, de nombreux citoyens prennent conscience du danger que représentent de telles bases militaires.
À présent, le chef de l’AfD, Tino Chrupalla, intervient dans le débat en avançant une position claire: lors du congrès régional de Saxe, ce natif de Görlitz exige le retrait des forces militaires américaines d’Allemagne!
Déjà dans notre édition de COMPACT, dont le thème principal était « Le pacificateur – Comment Tino Chrupalla maintient l’AfD sur la bonne voie », nous avons montré à qui nous devons la prise de position claire contre la guerre. En savoir plus ici : https://www.compact-shop.de/shop/russland/compact-der-fri...

Ami go home – avec ces trois mots, qui n’ont guère besoin d’explications supplémentaires, on peut résumer le message central du discours de Tino Chrupalla, lequel a enthousiasmé les quelque 300 délégués saxons lors du congrès régional. Le retrait des quelque 40.000 soldats américains d'une armée qui occupe l'Allemagne depuis 1945 et qui utilise notre territoire pour sa machinerie de guerre dans le monde entier — et en tête, nous avons la base américaine centrale de Ramstein en Rhénanie-Palatinat — est présenté comme objectif principal à atteindre d’ici 2029. «Commençons à mettre cela en œuvre – avec le retrait des troupes américaines d’Allemagne», a déclaré Chrupalla dans son discours.
Alors que, notamment dans les sections occidentales de l’AfD, tout débat sur l’occupation persistante de l’Allemagne et sur le soutien aux guerres contraires au droit international, menées par les États-Unis, est évité, et où certains partisans dociles du statu quo acceptent cette occupation, Chrupalla sait qu’il peut s’appuyer sur le programme de son parti: «Dans ce contexte, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et 25 ans après la fin de la division de l’Europe, la renégociation du statut des troupes alliées en Allemagne est à l’ordre du jour. Celle-ci doit être adaptée à la souveraineté retrouvée de l’Allemagne. L’AfD s’engage pour le retrait de toutes les troupes alliées stationnées sur le sol allemand et en particulier de leurs armes nucléaires», peut-on lire dans les positions fondamentales de l’AfD, adoptées dès 2015. Bien avant la nouvelle agression de l’Occident, cette entité "qui repose sur des valeurs", contre l’Ukraine. Et avant les guerres récentes menées par les Américains au Moyen-Orient. Sous l’effet des nouvelles donnes, les formulations auraient sans doute été encore plus claires et plus incisives.
Chrupalla : L’Espagne comme modèle en matière de politique étrangère
Tino Chrupalla s’est également exprimé sur la guerre actuelle au Moyen-Orient dans son discours, saluant la position du gouvernement espagnol sous Pedro Sánchez, qui non seulement s’est opposé à la guerre américano-israélienne, mais a aussi interdit aux Américains l’utilisation de bases militaires sur le sol espagnol dans ce contexte. Une démarche qui devrait également être imitée en Allemagne.
12:41 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, tino chrupalla, afd, europe, affaires européennes, neutralité |
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