dimanche, 05 avril 2026
2026: Sommes-nous en train de vivre la fin d’un monde?

2026: Sommes-nous en train de vivre la fin d’un monde?
Pierre-Emile Blairon
Mon article précédent, « La Constante de Ninive, aux origines de l’Humanité » (sur ce site en date du 25 mars 2026), évoquait les débuts de la présence humaine sur Terre ; celui-ci va nous entretenir de sa disparition, tout au moins en ce qui concerne le présent cycle. L’article suivant, qui s’appellera « Les Convergences maléfiques », supputera les modalités de cette fin.
L’Homme, l’ordre cosmique et le chaos final
Nous vivons une période de chaos intense. Le chaos est inhérent à l’ordre cosmique, il en est une séquence, et même une séquence créative ; chaque nouveau cycle naît d’un chaos avant d’y replonger ; c’est une loi naturelle ; chaos, naissance, vie, mort ; chaos, naissance, vie, mort… La nature vivait ce processus depuis des milliards d’années quand l’Homme n’était pas encore là pour s’étonner de cette consternante et ennuyeuse routine.
Chaque fin de cycle est marquée par des bouleversements plus ou moins violents ; ils étaient à l’origine uniquement d’ordre naturel ; les instances divines ont jugé utile de rajouter l’Homme à ce dispositif sur la planète Terre. On peut supposer que l’être humain, doté d’un cerveau et d’une conscience, avait pour mission de s’insérer harmonieusement dans la création, voire de la réguler.
Il semble bien que son apparition n’a eu, au contraire, comme conséquence que d’introduire des éléments de désordre dans ce bel ordonnancement cosmique, tout au moins, dans la phase finale d’un cycle, précisément à cause de sa propension à se prendre pour un dieu et à vouloir le remplacer, ce qui s’appelle l’hubris, ou la vanité.

Même Dieu fut contraint de le reconnaître selon ce qu’en dit le récit biblique : « Le Seigneur vit que les hommes étaient de plus en plus malfaisants dans le monde, et que les penchants de leur cœur les portaient de façon constante et radicale vers le mal. Il en fut attristé et regretta d'avoir fait les hommes sur la terre. » Genèse (6-5, 6-6).
Il n’est pas difficile de comprendre que nous sommes à l’ultime fin de notre cycle si nous considérons l’importance du chambardement actuel ; bien sûr, il s’agit de la fin d’un grand cycle, un Manvantara de 64.800 ans [1] selon la tradition indo-européenne, qui inclut 30 petits cycles zodiacaux de 2160 ans, le dernier étant celui de l’ère chrétienne qui s’achève en même temps que s’achève celui qui le contient. Nous terminons l’Ère des Poissons pour entrer dans celle du Verseau.

Le temps cosmique est comme une montre qui ne cache rien de ses mécanismes qui nous donne à voir de multiples roues dentées de diamètres différents qui ne tournent pas à la même vitesse sauf pour se rejoindre lors d’une conjonction, ce qui se produit au niveau cosmique avec la rencontre en ligne de certaines planètes [2] ou lorsque les trois aiguilles (heure, minute, seconde) d’une même horloge viennent coïncider pour marquer, la tête en bas, le nadir, le 666, ou, en haut, le zénith au midi.
Les trois principaux marqueurs d’une fin de cycle sont :
- 1. L’inversion des valeurs, celles qui ont toujours guidé les antiques sociétés traditionnelles depuis des millénaires, qui surent établir un code de bonne conduite à l’usage de leurs populations et un code de chevalerie à l’usage de leurs élites. La négation et même l’inversion de ces valeurs est l’un des moyens de destruction de ces sociétés.
- 2. Le règne du mensonge et de la manipulation. Nous vivons dans un monde où le mensonge et la manipulation constituent la base même de l’expression et de l’action de nos fausses élites, un système d’ingénierie sociale et de propagande qui tient les populations en état de sidération puisqu’elles ne savent plus ce qu’il se passe réellement ; elles vivent dans le monde irréel que leurs dirigeants ont choisi de leur montrer.
- 3. La trahison des « élites » : cette trahison est inévitable dans la mesure où nul individu ne peut accéder au poste de responsabilité (et donc de confort matériel) qu’il convoite s’il ne passe pas par les fourches caudines d’une sélection impitoyable, dont les critères ont depuis longtemps été identifiés et imposés, qui élimine tous ceux qui refusent de se soumettre à la caste dominante occulte, celle qui dirige réellement le monde [3].
Les fins du monde se suivent… mais se ressemblent-elles ?
Ces « fins du monde » ont été racontées par la parole humaine, transformée et perpétuée en mythes, contes, légendes, ou la parole divine, consignée dans les Livres sacrés qui ont engendré les religions, mais aussi racontées par l’Histoire ou la préhistoire.
En réalité, ce que nous appelons fin du monde n’est que la fin d’un monde, depuis celui que nous voyons se désagréger sous nos yeux et qui peut nous atteindre dans notre propre chair, jusqu’à celui, invisible, dont la déliquescence se déroule dans le monde des cieux et des dieux dans un fracas d’engrenages et de poulies qui bouleversent le monde en permanence mais qui ne parvient jusqu’à nos oreilles que par l’écho lointain d’un orage ou la rumeur de batailles qui affectent des régions lointaines.
En voici quelques exemples.
La fin des Assours
Le récit d’une « fin de monde » le plus ancien que nous connaissons est daté de 64.800 ans[4] !
La fin des Assours, telle qu’elle nous est contée par Alain Daniélou [5], est la retranscription faite du Linga, l’un des trois Pûranä: Shiva, Vishnu et Linga, textes sacrés de l’hindouisme.
Ce déclin se manifeste de différentes façons; c’est dans le détail de ce curieux inventaire que l’on va retrouver la quasi-totalité des événements qui constituent notre vie actuelle de tous les jours. Il suffit de retranscrire ces mots en langage et en pensée moderne ; cette énumération peut aussi servir de prédiction. Nous n’inventons jamais rien ; tout ce qui arrive s’est déjà produit dans le passé ; il faut juste être attentif aux paroles et aux légendes des anciens.
- Le nombre des princes et des agriculteurs décline graduellement.
- Les classes ouvrières veulent s’attribuer le pouvoir royal et partager le savoir, les repas et les lits des anciens princes.
- La plupart des nouveaux chefs est d’origine ouvrière. Ils pourchassent les prêtres et les tenants du savoir.
- On tuera les fœtus dans le ventre de leur mère et on assassinera les héros.
- Les Shudra prétendront se comporter comme des brahmanes et les prêtres comme des ouvriers.
- Des voleurs deviendront des rois, les rois seront des voleurs.
- Les dirigeants confisqueront la propriété et en feront un mauvais usage.
- Ils cesseront de protéger le peuple.
- De la nourriture déjà cuite sera mise en vente.
- Le nombre des vaches diminuera.
- Des groupes de bandits s’organiseront dans les villes et les campagnes.
- Les commerçants feront des opérations malhonnêtes.
- Ils seront entourés de faux philosophes prétentieux.
- Tout le monde emploiera des mots durs et grossiers.
- On ne pourra se fier à personne.
- Les gens du Kali-Yuga prétendront ignorer les différences de race et le caractère sacré du mariage, la relation de maître à élève, l’importance des rites.
- Les agriculteurs abandonneront leurs travaux de labours et de moisson pour devenir des ouvriers non-spécialisés et prendront les mœurs des hors-castes.
- L’eau manquera et les fruits seront peu abondants.
- Beaucoup seront vêtus de haillons, sans travail, dormant par terre, vivant comme des miséreux.
- Les gens croiront en des théories illusoires.
- On vénèrera de faux dieux dans de faux ashrams dans lesquels on décrètera arbitrairement jeûnes, pèlerinages, don de ses biens, austérités, au nom de prétendues religions.

Le Dieu Shiva, voyant cette décadence, « lança contre elle son arme la plus terrible, une arme de feu qui, en un instant, brûlait tout, détruisait toute vie […] Seuls furent sauvés quelques fidèles de Shiva qui s’étaient échappés dans la région où vivent les Gana (les compagnons de Shiva), c’est-à-dire le monde Mahar ou monde extra-planétaire. Ce sont ces rescapés qui ont préservé en secret certains éléments du savoir des Assours pour les humanités futures ».
Où l’on voit, avec ces dernières lignes, que les cycles se terminent tous de la même façon. Avec, en prime, la bombe nucléaire et les extraterrestres !
Sur un plan plus pragmatique, il nous est décrit qu’une minorité lucide et volontaire subsiste après le cataclysme; elle a pris soin de rassembler les éléments positifs qui constituent le meilleur de leur Humanité et traverse, avec son bagage sur le dos, le gué qui la mène vers l’inconnu. C’est grâce à eux, à ces hommes et ces femmes de savoir, mais surtout d’héritage - la mémoire des temps anciens - et d’intuition, ces êtres éveillés, que le nouveau cycle peut démarrer sur les bases de l’ancien. Les racines étant préservées, un nouvel arbre peut dès lors s’épanouir et fleurir. Mircea Eliade vient nous confirmer la répétition de ce processus.
Mircea Eliade : avant moi, le déluge
Je disais en introduction de cet article que les fins du monde s’inscrivent dans une sorte de normalité cosmique répétitive. C’est ce qu’affirme Mircea Eliade lorsqu’il écrit que « Les traditions de déluge se relient presque toutes à l’idée de résorption de l’humanité dans l’eau et à l’institution d’une nouvelle époque, avec une nouvelle humanité. Elles trahissent une conception cyclique du cosmos et de l’histoire : une époque est abolie par la catastrophe et une nouvelle ère commence dominée par des « hommes nouveaux ». […] Nous n’avons pas à insister sur la conception cyclique de la réabsorption dans les eaux et de la manifestation périodique, conception qui se trouve à la base de toutes les apocalypses et des mythes géographiques comme l’Atlantide. […]. L’humanité disparaît périodiquement dans le déluge ou l’inondation à cause de ses « péchés » (dans la majorité des mythes du pourtour du Pacifique, le motif de la catastrophe est une faute rituelle). Jamais elle ne périt définitivement mais elle reparaît sous une nouvelle forme, reprenant le même destin, attendant le retour de la même catastrophe qui la réabsorbera dans les eaux [6]. »
L’Atlantide
Mircea Eliade mentionne ci-dessus la légendaire Atlantide dont le sombre destin est intimement lié à la dégradation des mœurs et à l’hubris omnipotent qui, selon Platon, aurait marqué ses dernières années. Le déchaînement des éléments qui a conduit à l’engloutissement de l’île est la punition des dieux, l’application immédiate du karma.

Platon situe l’Atlantide près du détroit de Gibraltar (les colonnes d’Hercule) : « Les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet Océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Héraclès. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. »
La position géographique de l’Atlantide n’a, jusqu’à présent, jamais pu être déterminée ; l’hostilité des milieux rationalistes dits « scientifiques » et la chape de plomb que ces forces obscurantistes ont posée sur toute tentative d’entreprendre des recherches hors des dogmes officiels et, d’une manière générale, sur tout ce qui concerne nos origines, est la raison principale de cet échec.
Les assertions de Platon évoquant une guerre entre les Atlantes et les proto-Grecs athéniens semblent cependant hasardeuses et anachroniques puisque le philosophe date l’époque de l’engloutissement de la grande île à plus de 11.000 ans avant notre ère.
La mythologie et les textes anciens nous fournissent d’autres éléments.
Les textes sacrés indiens et iraniens, les Grecs Hésiode, Ovide, Platon, Diodore, Pindare, ou le Romain Virgile, nous donnent les principales caractéristiques des quatre âges (cinq pour Hésiode qui y rajoute l’Âge des héros) qui composent un cycle de 64.800 ans : l’Âge d’or qui a duré 25.920 ans, puis l’Âge d’argent lui a succédé (19.440 ans), avant de laisser la place à l’Âge de bronze [7] (12.960 ans) et, enfin, nous vivons l’Âge de fer (6480 ans qui est l’unité de temps de base la plus courte selon la déclinaison 4-3-2-1.)

La date probable qui a vu la disparition de l’Atlantide [8] (vers moins 11.500), celle donnée par Platon, s’inscrit dans la période de l’Âge de bronze (ou d’airain). C’est l’âge des conflits et des combattants, celui où règnent encore et toujours les Titans, l’âge prométhéen, celui des hommes qui contestent la suprématie des dieux, les précurseurs de l’Homme moderne, l’âge de l’hubris, de la vanité.
Il annonce celui que nous vivons et qui en est à ses derniers instants, le quatrième âge, le dernier du cycle, l’Âge de fer, qui confirme la détérioration des valeurs traditionnelles et chevaleresques, les dépravations en tous genres, l’apparition de peuples voués à des cultes démoniaques, l’adoration du Veau d’or, l’instauration des valeurs matérielles, du rationalisme, du mensonge, de la violence, du meurtre et de l’esclavage généralisés ; les dernières grandes civilisations traditionnelles meurent. Symboliquement, le fer, à l’inverse de l’or incorruptible, est amené à se décomposer, à rouiller et à disparaître totalement.
L’Atlantide est considérée, dans les livres sacrés, comme une résurgence tardive ou un pôle secondaire, mais faillible, de l’Hyperborée, la mère de toutes les civilisations.

Des entités maléfiques ont pris le pouvoir sur le monde
Cette période que nous vivons est une période de transition qui se situe entre la fin d’un grand cycle et le commencement d’un nouveau.
Elle se déroule dans le plus grand désordre possible puisque tout est actuellement chamboulé; c’est donc une période extrêmement vulnérable: l’ordre cosmique se retrouve assailli par toutes sortes de parasites qui attendent cet instant depuis des millénaires, parasites d’origine humaine et supra-humaine, résidus d’anciennes civilisations, de mondes disloqués ou larvaires qui n’ont pas su se dégager de leur matérialité, ou d’une vie pendant laquelle ils ont semé la violence et la terreur autour d’eux, et qui n’ont plus d’espoir de trouver la lumière qui attend chacun de nous à la fin d’une vie.
Dans cette masse grouillante du bas-astral se retrouvent toutes les entités négatives à qui les mondes supérieurs sont fermés (parce qu’ils refusent eux-mêmes de s’y retrouver en y acceptant les lois) et qui n’ont d’autre ressource que de tenter de composer un monde terrestre dont ils doivent à tout prix prendre le contrôle sous peine de recommencer à hanter les bas-fonds où ils ont sévi pendant des siècles et des siècles aux dépens de l’Humanité.

Ces entités maléfiques sont actuellement à l’œuvre et semblent avoir momentanément pris le pouvoir sur le monde comme les horreurs auxquelles elles se livrent impunément semblent le prouver.
Cependant, leur terrain d’action privilégié, et même unique, est le monde terrestre matériel; elles n’ont aucune possibilité d’intervenir sur le plan spirituel, ce qui constitue leur « talon d’Achille ».
Nos modernes satanistes sont les héritiers de la race des Titans qui, dans la mythologie grecque, ont voulu se mesurer aux dieux par la révolte de leur figure la plus emblématique qui s’appelle Prométhée, lequel est réputé avoir créé les humains ; le prométhéisme, ou le titanisme, a donné naissance au surhumanisme, qui est lui-même l’antichambre de l’actuel transhumanisme qui milite pour un « homme augmenté », équivalent d’un surhomme qui serait physiquement immortel grâce à des manipulations scientifiques dont ces gens prétendent avoir la maîtrise.
Cette vanité, cet orgueil qui a poussé les Titans à défier les dieux [9] s’appelle l’hubris, la démesure élevée en mode de fonctionnement de nos sociétés actuelles, la folie titanesque.
Et ce n’est pas un hasard si l’équivalent des Titans chez les monothéistes sont les anges rebelles, et de ce fait déchus, dont le chef s’appelle évidemment Satan.
Pour ce qui semble constituer une secte, Satan est l’entité qu’elle vénère. Pour des esprits rationnels, Satan – ou le diable - n’existe peut-être pas ; on peut les comprendre, cette référence paraît anachronique, faite pour faire peur aux enfants qui ne sont pas sages, comme l’histoire du Chaperon rouge et du grand méchant loup, mais il faut bien admettre que les satanistes, qui se définissent eux-mêmes comme tels, sont bien réels comme les contraintes délirantes qu’ils nous ont imposées et nous imposent encore et les terribles cérémonies dont nous commençons à peine à prendre connaissance des horribles détails.
Nous verrons dans le troisième volet à paraître de cette étude que beaucoup d’actions des satano-mondialistes sont déterminées par rapport à la numérologie, dates, chiffres, nombres symboliques, ou par rapport à d’anciennes formules abracadabrantesques; c’est le monde d’Harry Potter couplé à celui des salles de torture de l’Inquisition; cette potion magique est additionnée par ces apprentis-sorciers d’une grosse louche d’hyper-technologie scientiste pour faire moderne; ça semble très infantile mais c’est effrayant car cette secte n’a aucune limite dans sa volonté, son imagination et sa capacité à faire le mal tous azimuts.
Le projet ultime de ces entités malfaisantes consiste, en réalité, à réduire considérablement la population humaine par tous moyens de telle façon que la caste dont elles font partie puisse vivre indéfiniment sur notre planète en ayant réduit en esclavage ce qui reste d’humains ou/et en les ayant transformés en robots.
Ce projet échouera car son armature est tout artificielle et ses buts exclusivement matériels, mais le monde devra cependant passer par de grandes épreuves pour s’en dépêtrer ; je vais donner deux exemples, deux prédictions récentes fondées sur des études astrologiques qui annoncent, pour la première, des bouleversements imminents en France, dans les semaines à venir et, pour la seconde, une fin du monde possible pour… 2030 [10].
- L’astrologue François Barthomeuf (photo) évoque une configuration astrale exceptionnelle en mars-avril 2026 qui annonce des bouleversements décisifs en France: c’est Pluton dans le signe du Verseau opposé à Jupiter dans le signe du Lion; quand on remonte le temps, la seule conjonction identique se situe en… juillet 1789!
Il évoque également, à la même période, l’éventualité d’un procès de Macron, suite à ce qui paraît s’annoncer comme une « Révolution », mais il nous fait remarquer qu’il faut aussi, pour que cette Révolution réussisse, qu’elle soit menée, d’en haut, par un personnage qui disposerait « d’une légitimité morale, par rapport à la France, un nom qui résonne à l’oreille des Français, qui dépasse les clivages des partis, qui réunisse toute la population française fragmentée au travers d’une vision philosophique (spirituelle ?) pour la France [11]. »
- Un autre astrologue, Jean Phaure, un auteur primordialiste chrétien (1928−2002), situe la fin de notre cycle en 2030, se référant à une tradition hindoue [12] et nous rappelle que le cardinal Nicolas de Cuse (1401−1464) (illustration), de son nom allemand Nicolas Krebs, avait avancé la même date pour le même événement. Alea jacta est.
Pierre-Émile Blairon
Notes:
[1] Voir mon article du 22 mars 2026 : La Constante de Ninive : Aux origines de l’Humanité
[2] Ibid.
[3] Mes trois derniers ouvrages contenus dans la série Chroniques d’une fin de cycle sont titrés : Haute Trahison (Amazon, 2026), La Satanisation du monde (Amazon, 2025), L’Emprise du mensonge (Amazon, 2026, à paraître).
[4] Ce nombre correspond bien à une fin de cycle, puisqu’elle se situe à la fin du Manvantara qui a précédé le nôtre il y a 64.800 ans et qui avait donc la même durée. Les Puranas qui retranscrivent en sanscrit ces anciennes légendes sont datés entre 400 et 1000. Jacques Bergier nous raconte l’histoire d’un historien chinois, nommé Xu Lu Zhai, qui avait découvert que la civilisation chinoise était vieille de deux Manvantaras (129.600 ans). Voir à ce sujet mon article du 22 mars 2026 : La Constante de Ninive : Aux origines de l’Humanité.
[5] Alain Daniélou, Le destin du monde selon la tradition shivaïte, Albin Michel, 1992.
[6] Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions, Payot, 1964, p.182-183

[7] Les Amazones, en tant que femmes guerrières représentantes de l’ère matriarcale (qui caractérisait l’Âge d’argent), font le lien entre l’Âge d’argent et l’Âge de bronze qui introduit la violence guerrière masculine et son triomphe ; les Amazones étaient en guerre contre les Atlantes. (L’Atlantide eut comme premier roi un Titan, Atlas, frère de Prométhée.) Le Soleil-roi de l’Âge d’or, masculin, incorruptible comme le métal qui le symbolise, laisse la place à la lune, l’élément féminin, la Magna Mater, représentée par l’argent, avant d’être elle-même remplacée par le bronze, symbole de la matérialité et de la force, et avant de finir avec l’Âge de fer, un métal qui va rouiller sous les assauts de l’eau et disparaître.
[8] Pour en savoir plus sur l’Atlantide, lire l’ouvrage de Jacques Gossart, qui fait partie du groupe d’archéologie alternative Kadath, Les Atlantes hier et aujourd’hui, Robert Laffont
[9] Quand je parle indifféremment des « dieux », ou des « instances divines » ou de « Dieu », c’est pour signifier qu’il existe un ou plusieurs plans supérieurs ; il est possible que l’espèce humaine fasse partie de ces plans supérieurs, comme tout ce qui fait partie du cosmos et de la nature, et que nous fabriquions nous-mêmes notre destin et les règles qui régissent l’ordre cosmique naturel. D’un point de vue holistique, chacun de nous serait une partie de Dieu, et en même le tout, une partie et le tout de la création et de l’ordre cosmique comme l’est le brin d’herbe.
[10] Voir mon article du 17 octobre 2024 : La guerre des deux mondes.
[11] François Barthomeuf nous fait remarquer que l’anagramme de Macron est: Monarc.
Je ne serais pas étonné que ce nom ait été spécialement inventé pour le personnage, ce qui est conforme à sa mégalomanie et à celle de ceux qui se seraient penchés sur son berceau et seraient à l’origine de cette manipulation, et peut-être de cette créature ; de même que son prénom Emmanuel, qui signifie en hébreu, Dieu est avec nous et qui est fêté le… 25 décembre ! La totale…
[12] Il s’agirait, selon cette tradition hindoue, de la date de fin de notre cycle, mais Jean Phaure ne donne pas d’indication sur cette source. Voir Jean Phaure, Le cycle de l’Humanité adamique, introduction à l’étude de la cyclologie traditionnelle et de la fin des temps, p. 511, éditions Dervy.
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Évaluation stratégique et géopolitique (vendredi 3 avril 2026, 35ème jour de la guerre)

Évaluation stratégique et géopolitique (vendredi 3 avril 2026, 35ème jour de la guerre)
Talal Nahle
Source: https://www.facebook.com/demir.adnan.2025
La page Facebook d'Adnan Demir commente chaque jour les événements de la guerre d'Iran, en langue turque. Nous ne pourrons pas traduire chaque jour ces précieux commentaires. Que nos lecteurs consultent donc quotidiennement cette page remarquable.
35ème jour : « La rébellion des généraux » frappe le Pentagone... L’Iran brûle ses serveurs technologiques dans son espace aérien et abat un F-15E !
Ce 35ème jour ouvre une page sans précédent dans l’histoire des conflits modernes. Pour la première fois, nous assistons à une « révolte silencieuse » qui secoue les plus hautes sphères de la commandement militaire américain; le Commandant des forces terrestres quitte immédiatement ses fonctions, et le Secrétaire à la Défense (y compris le Commandant des forces terrestres) démet plus de douze généraux. Le Pentagone se désagrège intérieurement en rejetant les ordres suicidaires de Trump concernant une opération terrestre contre l’Iran.
Sur le champ de bataille, l’Iran tient la situation bien en mains: ses missiles frappent les serveurs de la Silicon Valley à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, et leur défense aérienne abat les F-15E, symboles de la supériorité aérienne américaine. Entre-temps, la position internationale menée par la Russie, la Chine et la France refuse que l’ONU autorise l’usage de la force dans le détroit d’Hormuz, ce qui fracture le parapluie occidental.
Je vous présente cette analyse approfondie de l’échiquier régional et international :
Premièrement : « Le massacre des généraux »... Le Pentagone refuse le suicide de l’armée de terre
C’est le développement le plus dangereux à Washington depuis la guerre du Vietnam.
- Le limogeage des commandants : la démission du Général d’Armée Randy George (photo) et la révocation, par le Secrétaire à la Défense (Pete Hegseth), de 12 généraux dont le Commandant de l’Armée de terre n’est pas une simple rotation. Ces commandants professionnels, ayant une connaissance réelle du terrain, réalisent que les plans d'invasion de Trump (à Kharg ou pour saisir l’uranium) constituent un « hachoir à viande » pour la Marine. Plutôt que d’envoyer des milliers d’Américains à la mort, ils choisissent de se révolter ou de démissionner.
- L’attitude moqueuse des Français: le général français « Yakovleff » résume ces plans américains ostentatoires en disant: « Les responsables américains devraient arrêter de se droguer à la coke.». La structure militaire occidentale considère que les ordres de Trump relèvent plus du Hollywood que de la réalité militaire.
Deuxièmement : L’hypocrisie française et la chute de l’avion F-15E... Les ennemis contrôlent le ciel iranien
- Le choc Strike Eagle : les médias iraniens ont publié des images du crash d’un chasseurs de type F-15E Strike Eagle appartenant à la 494ème escadrille américaine basée au Royaume-Uni, abattu dans l’État de Markazi. Cet événement répété horrifie Washington: l’Iran ne se contente pas d’abattre de petits drones, mais aussi ses avions de chasse de quatrième génération, parmi les plus avancés.
- L’arnaque française (Mission 52): malgré la déclaration publique que la France refuse toute opération militaire, les données aériennes ont prouvé que les bombardiers stratégiques américains B-52H ont toujours survolé l’espace aérien français pour frapper l’Iran. Ce double jeu de Paris—d’un côté la diplomatie douce (pour permettre le transit de ses navires dans le détroit d'Ormuz) et de l’autre le soutien militaire secret—est confirmé.
Troisièmement : L’équation de la Silicon Valley... Les frappes contre Amazon et Oracle
- L’application stricte de l’ultimatum: comme prévu, les Gardiens de la Révolution ont maintenu leur menace. Après avoir attaqué « Amazon » au Bahreïn (en représailles à l’assassinat de Fathali Zadeh), l’Iran a détruit aujourd’hui l’infrastructure cloud d’Oracle aux Émirats (en représailles à l’attentat contre Kamal Kharrazi).
- Message aux grandes entreprises technologiques - avec la liste suivante: Google, Microsoft, Meta. Ce ciblage ébranle considérablement la confiance dans l’infrastructure numérique du Golfe. Si « Amazon » minimise la perte financière, le « coût de la perte de confiance » forcera Trump à faire pression pour arrêter la guerre. La poursuite du conflit fera de tous les centres de données occidentaux des cibles légitimes dans tout le Moyen-Orient.
Quatrièmement: L’économie de l’armement et l’épuisement d’Israël... «L’armée épuisée»
- La stratégie du Hezbollah (économie des armes): le média hébreu «Or Heller» (Kanal 13) admet que le Hezbollah mène la guerre avec une intelligence redoutable: il lance 200 roquettes par jour (dont 70% pour écraser les forces terrestres au sud du Liban). Le Hezbollah prévoit une guerre qui plongera Israël dans une crise grave, par épuisement des munitions et retards dans la préparation, guerre qui pourra durer des mois.
- L’aveuglement d’Israël: Yedioth Ahronoth (Ron Ben-Yishai) reconnaît que l’armée n’a attaqué qu'«après avoir tiré ses roquettes» sur les plateformes du Hezbollah, ce qui constitue un échec honteux en termes d’«attaques préventives».
- Le projet de «zone tampon» sectaire: la radio militaire israélienne a annoncé un plan pour éradiquer une zone de 4 km dans le sud afin de créer une « zone tampon » qui exclurait «les villages chrétiens sous contrôle de la sécurité israélienne». C’est une tentative malveillante et flagrante d’attiser les tensions sectaires au Liban et de créer une nouvelle «Armée de Lahad»; ce projet est condamné d’avance à l’échec.
Cinquièmement : La défaite dissuasive américaine et l’acceptation de la souveraineté iranienne
- La souveraineté de Hormuz: CNN et le Financial Times confirment que l’appel de Trump à sécuriser le détroit d’Hormuz équivaut en réalité à «reconnaître indirectement la victoire stratégique de l’Iran et son contrôle sur le passage»; Téhéran a prouvé que «l’honneur national» ne peut pas s’acheter avec les accords commerciaux de Trump.

- L’attaque du radar THAAD en Arabie saoudite: la confirmation par CNN de l’attaque contre le radar critique AN/TPY-2 du système THAAD en Arabie saoudite montre que la «surveillance défensive» américaine dans la région est devenue aveugle; cela explique la précision extrême des missiles iraniens contre leurs cibles.
Conclusion pour les leaders : Que se passera-t-il après le « cul-de-sac » à Washington ?
Nous assistons à «la désintégration du consensus américain» et à la concrétisation de la victoire de l’Axe:
- États-Unis: l’annonce par Washington que «les négociations avec Israël sont dans une impasse», la rébellion des généraux, et le refus du Conseil de sécurité de légitimer la guerre. Trump est coincé, incapable de négocier, et les généraux refusent l’opération terrestre; de grandes entreprises, telles Amazon et Oracle, sont bombardées.
- L’axe de la Résistance: il est passé de la «défense stratégique» à la «discipline géoéconomique»; viser le port de Fouzair avec des drones ferme la dernière porte de sortie, et l’abattage du F-15E confirme que l’Iran possède toujours des systèmes de défense aérienne très avancés (comme la version améliorée du Bavar-373).
Prévision stratégique:
Les prochains jours seront décisifs pour les États-Unis: Trump subira une forte pression du « Deep State » (renseignement, Département d’État, grandes entreprises) pour réduire la tension. S’il persiste dans son entêtement (en utilisant des bombardiers B-52), l’Iran réagira en attaquant Google et Microsoft, ce qui déclenchera une nouvelle crise financière sur Wall Street et forcera Trump à capituler ou à être destitué sous la pression de l’économie mondiale en déclin.
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La guerre contre l’Iran – Quelles conséquences après une guerre d’agression contraire au droit international?
par Siegfried Bublies
Le 28 février, lorsque les forces aériennes d’Israël et des États-Unis ont lancé leurs attaques coordonnées contre des responsables iraniens, des commandants militaires et des institutions de l’État iranien, tuant notamment le guide iranien Ayatollah Ali Khamenei ainsi que près de 50 hauts représentants du régime iranien, cela a été justifié par la déclaration qu’il s’agissait simplement d’exercer le droit à l’auto-défense. En principe, toutefois, pour tous les membres des Nations Unies, l’interdiction de faire usage de la menace ou de la force militaire est établie dans l’article 2 de la Charte des Nations Unies. Les exceptions à cette règle sont strictement limitées aux mesures de légitime défense en cas d’attaque ou d’attaque imminente.
Tant l'armée israélienne que les États-Unis soutiennent que leur attaque constitue une « frappe préventive ». En général, la doctrine du droit international ne justifie une frappe préventive qu’en dernier recours, avant une attaque imminente. Mais ce n’est pas le cas en l'occurrence.
Déjà du 13 au 25 juin 2025, les installations du programme nucléaire iranien avaient été largement détruites par des frappes aériennes israéliennes et américaines. De nombreuses rampes de lancement de missiles balistiques avaient également été détruites lors de cette guerre de 12 jours. Les capacités militaires de l’Iran avaient ainsi été suffisamment neutralisées pour qu’on ne puisse plus envisager une attaque à court terme de l’Iran contre Israël ou les États-Unis. Il faut surtout voir comme particulièrement pernicieuse l’attaque des forces aériennes d’Israël et des États-Unis contre la direction iranienne le 28 février, d’autant plus qu’elle a eu lieu à un moment où, parallèlement, les négociations entre les États-Unis et l’Iran – selon les déclarations du ministre des Affaires étrangères omanais, qui agissait en tant que médiateur – étaient proches d’un aboutissement décisif, et où l’Iran avait promis de faire de larges concessions en matière d’enrichissement d’uranium (avec un accès permanent pour les inspecteurs américains aux installations) et de programme de missiles. Joseph Kent, un républicain et directeur du Centre américain de lutte contre le terrorisme, un représentant éminent du mouvement MAGA, a annoncé sa démission à Trump à la mi-mars, en déclarant : « Je ne peux pas soutenir en conscience cette guerre persistante en Iran. L’Iran ne représentait pas une menace immédiate pour notre pays. »

On peut évidemment contourner l’interdiction d’utiliser la force, telle qu’elle est prévue dans la Charte des Nations Unies, si l’on possède la puissance militaire suffisante pour agir sans subir ensuite des sanctions. Tant les États-Unis que Israël disposent de cette force militaire. En ce qui concerne les sanctions de l’ONU, ni les États-Unis ni Israël ne doivent s’en soucier, car les États-Unis, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, peuvent bloquer toute mesure par leur droit de veto.
Il s’agit en tout cas d’une guerre d’agression contraire au droit international. Cependant, Israël et les États-Unis soutiennent également – dans une démarche de mise en scène moralisante – que ces aspects du droit international seraient sans importance, dès lors qu’il est établi que le régime des mollahs en Iran mène une politique criminelle, tant par le soutien à des groupes islamistes terroristes au Moyen-Orient que par la répression brutale de sa propre population. Il est évident que cette vision – que Trump et Netanyahou, en tant que représentants d’une mission anti-islamiste et humanitaire, semblent partager – est largement répandue dans le spectre politique conservateur-libéral en Allemagne, un récit que l’on se plaît à adopter, car il reflète l’attitude servile des rêveurs transatlantiques face à la puissance occidentale de plus en plus agressive, incarnée par les États-Unis.
Ainsi, Ulf Poschardt (photo), rédacteur en chef du journal Die Welt, peint déjà le tableau utopique d’un Iran orienté vers les valeurs occidentales, après un changement de régime provoqué par des bombardements israéliens et américains. Ce point de vue méconnaît non seulement la complexité du système de pouvoir iranien, dans lequel la Garde révolutionnaire islamiste possède une base de plusieurs millions d’adhérents avec un potentiel militaire et économique considérable, mais il ignore aussi complètement la situation géopolitique et la logique de puissance des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.
Cela témoigne d’une naïveté de belle ampleur et d’un dogmatisme idéologique propre aux conservateurs-libéraux en Allemagne, qui pensent à tort que cette guerre d’agression extrêmement coûteuse et risquée, menée par les forces américaines et israéliennes contre l’Iran, aurait pour but la libération du peuple iranien d’un régime dictatorial, afin de leur offrir ensuite les promesses de bonheur de la communauté occidentale. Cette guerre d’agression n’est qu’un autre exemple de l’application brutale de leurs propres intérêts géopolitiques par les États-Unis et Israël. Il serait également pertinent de se demander quelle est l’attractivité réelle d’une communauté de valeurs occidentale, telle qu’elle est proposée dans la version américaine, qui piétine constamment les fondements du droit international qui visent à assurer une coexistence pacifique entre peuples et nations, un Occident américain qui utilise sa puissance militaire de manière impitoyable et coercitive, même envers ses alliés.

Israël voit dans cette situation, qui est tout à fait compréhensible pour un État entouré d’ennemis, une occasion d'affaiblir militairement ou même d’éliminer l’Iran en tant que principal ennemi au Moyen-Orient, à court terme, par le biais de frappes militaires. Netanyahou profite de la guerre en cours, en coordination réfléchie avec les ultra-orthodoxes, pour intervenir militairement au Liban et potentiellement occuper durablement le sud du pays. Il ne s’agit pas seulement de détruire le Hezbollah, mais aussi d’établir progressivement un Grand Israël, projet auquel Netanyahou a explicitement adhéré. Cela inclut la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza, le plateau du Golan syrien et probablement aussi le sud du Liban.

Les États-Unis considèrent que l’Iran est surtout un allié de la Russie et de la Chine, et cherchent donc, par leur intention de réduire l’Iran à néant, à détruire un système de alliances qui se resserre, lequel sert principalement les ambitions énergétiques chinoises en matière de sécurisation des ressources, mais va à l’encontre des intérêts impérialistes américains.
La concurrence politico-militaire, de plus en plus claire et également plus dangereuse, entre les deux superpuissances restantes, les États-Unis et la Chine, s’est – et ce n’est pas nouveau depuis la guerre d’agression illégale contre l’Iran – déplacée de la rivalité économique vers la confrontation militaire. La volonté d'escalade provient clairement des États-Unis. Les alliés européens n’ont pas été informés avant le début de la guerre d’agression contre l’Iran, et les conséquences encore imprévisibles sur le plan énergétique et financier leur ont été imposées comme autant de faits accomplis. Une puissance dirigeante occidentale, aussi impitoyable dans la poursuite de ses propres intérêts, a perdu toute légitimité à prétendre façonner et diriger la grande région en tant qu’hégémonie, que ce soit culturellement, juridiquement ou économiquement.
Cela implique des conséquences pour une orientation politique à long terme des États européens :
1.
La guerre d’agression illégale des États-Unis et d’Israël contre l’Iran met en évidence de manière éclatante que la situation géopolitique impose un retour des États européens à une politique de sécurité qui leur est propre. Les États-Unis et Israël poursuivent leurs propres intérêts stratégiques, qui ne sont pas compatibles avec ceux des Européens. Il en découle impérativement que la sécurité d’Israël ne peut pas être la raison d’État de l’Allemagne. De plus, la concurrence conflictuelle entre les États-Unis et leur adversaire oriental, la Chine, tourne autour des marchés de débouché et des sources de matières premières. Les Européens, économiquement et militairement impuissants, ne jouent plus aucun rôle en tant qu’acteurs sur la scène mondiale.
2.
Les obligations d’alliance au sein de l’OTAN doivent être redéfinies. Il est probable que les États-Unis se retireront eux-mêmes de l’OTAN. Si cela n’était pas le cas, les responsabilités devront être renégociées. Il est incompréhensible que le commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe – doté de compétences très étendues – doive toujours être un général américain. À moyen terme, les Européens ont besoin d’une alliance de défense propre pour remplacer l’OTAN.
3.
Étant donné que les bases militaires américaines en Allemagne (environ 35.000 soldats sont stationnés sur le sol allemand), qui servent de points d’appui opérationnels pour les interventions militaires américaines en Afrique et au Moyen-Orient, sont essentielles pour la machine de guerre américaine, dès lors une résiliation des accords d’implantation serait dans l’intérêt de l’Allemagne si elle ne souhaite pas être impliquée dans l’escalade guerrière des États-Unis dans les périphéries de première importance pour l’Europe, c'est-à-dire en Afrique et au Moyen-Orient.
4.
La politique énergétique vitale pour l’Allemagne, en tant qu’État industriel, ne doit pas dépendre des intérêts américains. À court et moyen terme, nous avons à nouveau besoin de la Russie en tant que fournisseur de pétrole et de gaz. Pour des raisons géographiques, énergétiques, sécuritaires, politiques et, plus prosaïquement, égoïstes, l’Europe est donc durablement dépendante d’un partenariat étroit avec la Russie. Réactiver ette orientation politique doit être rapidement décidé, et les Européens doivent se préparer à résister résolument aux États-Unis.
5.
Le droit international est le droit des faibles ! L’Allemagne, ainsi que les peuples et États européens, sont des nains militaires, et c’est précisément pour cette raison qu’ils doivent faire des normes du droit international, telles qu’elles sont inscrites dans la Charte des Nations Unies et reconnues mondialement comme éléments de sécurité pacifique, la base de leur politique internationale et le fondement de leur conception politique. Cela inclut le non-recours à la violence et la reconnaissance de la souveraineté des nations ainsi que du droit à l’autodétermination des peuples comme des remparts contre l’arrogance des acteurs mondialistes et impérialistes.
Qui est Siegfried Bublies?
Siegfried Bublies, est éditeur, est le fondateur de la revue « wir selbst » en 1979, est le propriétaire de la maison d’édition Bublies et de la maison d’édition Lindenbaum. La version imprimée de « wir selbst » (revue pour l’identité nationale) a été suspendue en 2002 puis relancée en 2019 en tant que revue en ligne. Depuis 2022, des éditions imprimées de la revue « wir selbst » sont à nouveau publiées. Vous trouverez ci-dessous les numéros encore disponibles des quatre dernières années.
Site des éditions Bublies: https://bublies-verlag.de/
Site des éditions Lindenbaum: https://lindenbaum-verlag.de/
Lien pour commander les numéros de "wir selbst": https://lindenbaum-verlag.de/produkt-kategorie/zeitschrift/

18:33 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, actualité, europe, affaires européennes |
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En théorie qu’est-ce qui est positif dans la guerre en Iran?

En théorie qu’est-ce qui est positif dans la guerre en Iran?
Cristi Pantelimon
La guerre en Iran est « avantageuse » du fait qu’elle a commencé après celle en Ukraine. En quoi ?
Nous avons tous vu que la guerre en Ukraine a été traitée dans la presse internationale (notamment anglo-saxonne) comme étant de nature morale : une guerre juste du côté de l’Ukraine, une guerre injuste du côté de la Russie.
Mais, à l’heure actuelle, il a été difficile de justifier la guerre en Iran avec ce concept « discriminatoire » de la guerre (selon la définition qu'en donne Carl Schmitt).
Déjà, en 1937, Carl Schmitt, le grand juriste allemand, analysant la littérature anglo-saxonne et française qui justifiait le nouveau concept de guerre du type préconisé par la « Société des Nations », avait observé un phénomène intéressant: la tendance des théoriciens américains et anglais à revenir à un concept prémoderne de la guerre, à savoir l'idée de « guerre juste et injuste », c’est-à-dire de droit et d'injustice.
Un système juridique formé uniquement par des États théoriquement égaux ne peut pas s’adapter à ce concept discriminatoire de la guerre.
Un système dans lequel il existe une guerre juste ou injuste représente un autre système juridique que celui dans lequel on a une guerre, tout simplement. Les deux concepts sont différents et ne peuvent être assimilés au sein d’un même système juridique. En réalité, il s’agit de deux types de guerres !
Soit nous admettons que les États ont le droit égal de faire la guerre ou de se défendre (ou de rester neutres, par conséquent), donc nous avons un certain concept juridique de la guerre, soit nous n’admettons pas cela et faisons une discrimination en divisant les guerres en justes et injustes — éliminant aussi la possibilité de neutralité, car face à une guerre injuste, on ne peut rester neutre, tout comme face à une guerre juste. De plus, celui qui « se défend » face à une attaque « juste » se trouve, d’une certaine manière, dans l’illégalité...
C’est pourquoi l’Ukraine a voulu que nous soyons tous à ses côtés, sans possibilité d’être neutres, et c’est aussi pour cette raison que les États-Unis ont demandé que le « monde » intervienne dans le détroit d’Ormuz (même si la justification morale de cette guerre contre l’Iran a été fortement atténuée par les conditions réelles de l’opération), en faisant appel une fois de plus au concept moral d’une guerre juste contre l’Iran...
Il faut cependant revenir en arrière et dire qu’un système juridique qui divise les guerres en guerres justes et en guerres injustes n’est pas un système unitaire. Nous avons deux concepts différents de guerre, et non pas un seul !
Inversement, si nous admettons que les États ont le droit de faire la guerre (ce qu’ils font, comme on le voit), nous disposons d’un système juridique cohérent, avec un seul concept de guerre et qui s’applique également à tous, sans discrimination.

Il faut que nous décidions: soit nous appliquons des connotations morales à la guerre, mais cela sort de la logique des relations internationales modernes (et on revient à Grotius ou Vattel (portrait), du 18ème siècle), soit nous rejetons la discrimination dans le concept de guerre et acceptons alors la neutralité et l’égalité des États entre eux. Pour la cohérence logique et juridique du système international, la dernière option est évidemment la seule possible !
Voici un extrait de l’écrit de Carl Schmitt (« La transition au concept discriminatoire de la guerre » - 1937) :
« Le concept de guerre qui a prédominé jusqu’à aujourd’hui permet, par la non-discrimination et par l’importance accordée à la parité entre les deux parties impliquées, qu’un conflit armé réciproque soit reconnu légalement comme un concept juridique unifié. La supposition d’un tel système est sa non-extension aux États tiers, en d’autres termes, la renonciation à une distinction juridique entre guerres justes et injustes valable pour les États tiers. Dès qu’une décision est prise concernant la légalité ou l’illégalité des guerres ou leur admissibilité pour les parties tierces, l’unité du concept de guerre se désagrège, laissant derrière elle, d’un côté, la guerre juste permise par le droit international, et de l’autre, la « guerre » injuste et illicite. Ces deux concepts représentent, en réalité, deux types de guerres, chacune ayant une signification complètement différente et opposée, et ne peuvent donc pas être désignés par le même terme — « guerre » — comme étant la contrepartie l’une de l’autre. La justice et l’injustice ne peuvent être juridiquement liées au même concept. » (p. 66)
17:10 Publié dans Définitions, Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carl schmitt, guerre, théorie politique, politologie, sciences politiques |
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