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vendredi, 15 janvier 2021

La Suède et la Hongrie Face au Covid-19

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Cafe Noir N.06

La Suède et la Hongrie Face au Covid-19

Café Noir – Un Autre Regard sur le Monde.
 
Émission du Vendredi 15 Janvier 2021 Avec Pierre Le Vigan, Gilbert Dawed & leur Invité Raoul Weiss.
 
Liens des sites, chaînes ou livres mentionnés dans l'émission:
– Chaîne de Jérémy Mercier, "réfugié" à Tallinn https://youtube.com/channel/UCeN_qQV8...
– Chaîne de notre compatriote "réfugié" à Stockholm https://youtube.com/c/Un%C3%AAtrehumain
– The Global Risks Report 2020 – World Economic Forum (Pdf) http://www3.weforum.org/docs/WEF_Glob...
 

jeudi, 24 décembre 2020

La fin des rites, la fin de l'homme

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La fin des rites, la fin de l'homme

Par Riccardo Paccosi

Ex: https://www.ariannaeditrice.it

Le monde "durable" qui se matérialise sous nos yeux, apporte avec lui la fin des danses, la fin des chants choraux, la fin des cinémas, la fin des théâtres, la fin des concerts de rock.

Mais aussi la fin des fêtes religieuses, la fin des foires agricoles, la fin du tourisme de masse, la fin des rituels sportifs.

Elle s'accompagne également de l'interdiction des enterrements en certains lieux et à certaines périodes, de l'effondrement quantitatif des baptêmes, de la chute exponentielle des mariages, de la diminution des rassemblements familiaux pendant les vacances.

Tout élément rituel, ludique ou artistique-culturel qui pourrait, en somme, servir de lien entre l'individu et la communauté, cesse d'exister, les arts abdiquent leur rôle de célébration collective de la pólis pour s'adapter, sans opposer de résistance, à un destin de jouissance exclusivement individuelle et domestique.

En évoquant la relation entre les arts et la pólis, nous rappelons comment la naissance de l’art découle de cette culmination de la sphère collective que sont les rites.

Sacrificielle, saisonnière, propitiatoire ou apotropaïque, la dimension rituelle a toujours représenté - comme le soutiennent Durkheim, Malinowski, Frazer et bon nombre d’anthropologues - le principe originel et fondateur de la communauté et du contrat social.

Mais le rituel ne réalise pas seulement la reconnaissance de chaque homme individuel par rapport à sa communauté : il réalise aussi, de manière spéculaire, la reconnaissance de l'espèce humaine par rapport à l'univers.

L'existence finie et mortelle de l'homme, en fait, face à la substance infinie de la nature et du cosmos environnant, se trouve dans ce qu'Ernesto De Martino appelle « une crise de présence ». Les rites répondent donc à cette crise et la transmuent en une conscience de la relation, générant ainsi un sentiment et une sensation de connexion entre l'espèce humaine et le cosmos.

Cette conscience d'un univers extérieur et la célébration rituelle et collective de cette prise de conscience ont caractérisé l'espèce humaine depuis bien avant la découverte de la roue.

De ce point de vue, on peut donc dire que la société de la distanciation permanente, en annihilant toute forme de rituel collectif, aliène les humains du sens et du sentiment de leur connexion avec les autres humains et de leur connexion avec la nature et le cosmos environnants.

En conséquence, on peut conclure que la société de la distanciation aliène également l'homme de ce qui le définit comme espèce et de tout ce qui est inscrit dans la catégorie de l'humanité.

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vendredi, 18 décembre 2020

"Great Reset" et "amazonisation" de la société: ce que fournit le paradis terrestre de la "superclasse"

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"Great Reset" et "amazonisation" de la société: ce que fournit le paradis terrestre de la "superclasse"

La "Grande Réinitialisation" prend les contours d'une réinterprétation de l'ordre mondial dans une clé transhumaniste et imprégnée d'une pseudo-religiosité cyber- païenne (sorte de culte de la "Terre Mère" aux teintes  hi-tech ): un design de " fine d'histoire "  qui semble esquisser un avenir dans lequel le monde et ses habitants se retrouveront engloutis par une gigantesque usine" verte ", une ruche humaine dans laquelle la majorité des citoyens, en tant que simples rouages ​​du système, auraient pour seul but de produire, limiter au minimum les loisirs, la sociabilité, la consommation. Un cauchemar pour les multitudes, mais un paradis pour très peu de super-riches.

Par Cristiano Puglisi

Alors que l'Europe est prise dans la "seconde vague" du Coronavirus, l'Irlande est le premier pays du vieux continent à appliquer un nouveau confinement. Le débat sur la relation entre la protection de la santé et les libertés individuelles bat donc son plein. Un point, cependant, est sûr. Le Covid-19 existe, circule et infecte. Les cercles négationnistes qui émergent sur tout le continent ne sont cependant pas un phénomène risible, car ils sont l'expression de ces groupes sociaux que les mesures d'endiguement plus strictes conduisent au désespoir.

Sur l'inévitabilité de ce phénomène, du point de vue médico-scientifique, il ne semble cependant pas y avoir d'unanimité. Enfin, nous citons l'étude, publiée dans le bulletin de l'OMS, du professeur John Ioannidis, professeur d'épidémiologie et de santé des populations à l'université de Stanford, parmi les plus grands experts mondiaux de l'analyse des données en médecine, pour laquelle le taux de létalité de Covid-19 (il faut cependant prendre en considération les erreurs médicales dues à un manque de préparation et commises lors de la première vague, comme la confusion entre thrombo-embolie pulmonaire et pneumonie interstitielle), pour les personnes de moins de 70 ans, serait de 0,05%, avec un décès pour 2000 personnes infectées, alors que pour les personnes de plus de 70 ans, elle serait de 0,25%, soit un peu plus du double de celle d'une grippe saisonnière normale. Quelle que soit la façon dont on voudra lire ces données, les positions différentes et contradictoires adoptées par les représentants les plus influents de la communauté scientifique semblent plutôt attester que le confinement est une décision éminemment politique.

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Politique, comme l'a été la récente position prise, dans un chapitre des Perspectives de l'économie mondiale, par le FMI - Fonds monétaire international, l'une des institutions symboliques relevant des potentats financiers de l'hémisphère occidental et du soi-disant "Consensus de Washington". Eh bien, le FMI a invité à "reconsidérer le discours dominant sur les confinements", pour lequel "un compromis entre sauver des vies et soutenir l'économie" serait nécessaire.

Ce n'est pas nouveau. En juin dernier déjà, le FMI avait proposé sur son site officiel un article intitulé "Du grand confinement à la grande transformation", signé par la directrice générale de l'organisation, Kristina Georgieva, qui s'exprimait en termes substantiellement enthousiastes sur les mesures de blocus total de l'économie et de liberté de circulation des personnes. Le resserrement des économies, pour Mme Georgieva, a ouvert plusieurs "opportunités". Parmi celles-ci, la "transformation numérique" et la possibilité d'évoluer vers une société plus "verte", couronnant cette "Grande transformation" mentionnée dans le titre.

Une narration positive des confinements qui recoupe celle proposée par le WEF - Forum économique mondial de Davos et, surtout, par son président et fondateur, l'économiste Klaus Schwab, avec le concept de "Grand Reset". Il en a été question dans un précédent article de ce blog, relatant la lecture très critique qu'un autre économiste, l'ancien de la Banque mondiale Peter Koenig, avait faite du "Grand Reset". Mais peut-être que, compte tenu des événements de plus en plus dramatiques qui se déroulent, notamment en Europe, il est maintenant utile de s'attarder davantage sur ce sujet.

Ce que les institutions de la galaxie mondialiste et anglophone appellent "Great Reset" ou "Great Transformation" (mais, fondamentalement, c'est la même idée) est un concept présenté, le 3 juin dernier, lors d'un événement en ligne organisé par le WEF lui-même et qui a vu une série d'appels passionnés des dirigeants du FMI, de la Banque mondiale, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'industrie et de la finance occidentales afin de profiter de l'"opportunité" offerte par la pandémie pour "réinitialiser" le modèle économique, en le remplaçant par ce que l'on a appelé le "Green New Deal". Parmi les participants, il y avait vraiment l'élite du mondialisme : du prince Charles de Galles, représentant de la famille royale britannique, à Gina Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international, en passant par António Guterres, secrétaire général des Nations unies.

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La discussion sur le concept de "Grand Reset" lancé par Schwab et ses associés sera au centre du prochain sommet de Davos, prévu pour début 2021 mais récemment reporté au mois de mai. Pour commencer à comprendre comment le "Grand Reset" imaginé par l'élite mondialiste peut être réalisé, il est toutefois possible de se référer aux concepts exprimés par Schwab lui-même dans un livre intitulé "Covid-19 : The Great Reset", écrit avec le directeur du Global Risk Network du même WEF, Thierry Malleret, ainsi qu'aux anticipations conceptuelles publiées sur le site du Forum économique mondial. Dans une critique de l'essai, Peter Koenig, fait valoir que Schwab et Malleret "admettent, presque avec une certaine satisfaction, que des millions d'emplois seront perdus et continueront d'être liquidés à une vitesse vertigineuse, et que des millions de petites et moyennes entreprises disparaîtront à jamais, que seules quelques-unes survivront, c'est-à-dire les conglomérats mondialisés". Koenig trouve donc dans le livre la confirmation des hypothèses critiques qu'il avait déjà formulées.

En faisant la synthèse entre les différents panels virtuels et les articles proposés sur le site du WEF, on peut comprendre comment le Grand Reset repose essentiellement sur quelques points fixes : une numérisation complète de l'économie et du marché du travail ; un remplacement des sources d'énergie traditionnelles par des sources alternatives ; une "quatrième révolution industrielle", grâce aux nouveaux réseaux 5G et 6G ; une réduction globale des émissions.

Le "Grand Reset", en bref, dans les intentions de ses prolongateurs, est ce qui va forcer le monde à entrer dans un modèle économique "vert". Celui suggéré par Greta Thunberg et, par ailleurs, par le pape François dans son encyclique "Laudato si", celle anticipée par des personnalités comme Al Gore et soutenue depuis des décennies par des ONG anglophones à l'empreinte clairement mondialiste comme le WWF ou Greenpeace. Un modèle qui plaît à l'Occident, qui veut s'émanciper de la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles et des pays producteurs, surtout au moment où la Chine, premier rival de l'Occident lui-même, est devenue le premier acheteur mondial de pétrole brut, se proposant ainsi de renverser (au moins potentiellement) la domination du pétro-dollar dans le commerce international.

Ce modèle sera (ou, plutôt, est déjà) celui dominé par les géants du "capitalisme de surveillance" (d'ailleurs, Shoshana Zuboff, le professeur de la Harvard Bussiness School qui en a inventé la définition, a récemment mis en garde contre la sous-traitance des applications, permettant suivi des contagions, à des géants privés), les souverains du net comme les soi-disant "big five" de la technologie : Facebook, Google, Amazon, Apple et Microsoft qui, avec la numérisation progressive de la vie quotidienne, sont destinés à pénétrer avec toujours plus d'intrusivité et de capacité à contrôler l'existence des êtres humains.

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Cependant, le Grand Reset recoupe également le document "Agenda 2030", publié par les Nations unies en 2015 et comprenant 17 objectifs de développement durable, résumés, comme le rapporte l'analyste William F. Engdahl, qui fait autorité en la matière, dans l'ambition de créer un monde "avec un revenu égal, l'égalité des sexes, des vaccins pour tous sous l'égide de l'OMS et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), lancée en 2017 par le WEF en collaboration avec la Fondation Bill & Melinda Gates. L'Agenda 2030, citant à nouveau Engdahl, "appelle à une croissance économique durable, à une agriculture durable (OGM), à une énergie durable et moderne (éolienne, solaire), à des villes durables, à une industrialisation durable... « Durabilité » est le mot clé. Si l'on creuse un peu, il est clair que ce mot de code cache une réorganisation de la richesse mondiale par des moyens tels que des taxes punitives sur le carbone qui réduiront considérablement les voyages en avion et en voiture".

Il est dès lors clair que Koenig a parfaitement raison lorsqu'il affirme que la "Grande Réinitialisation" (ou "Grande Transformation" ou "Agenda 2030" comme on l'appelle souvent), bien que dissimulée, comme cela arrive souvent dans ces cas-là, sous des concepts utopiques, implique plutôt une nouvelle dystopie élitiste, qui prévoit une érosion substantielle des revenus de la classe moyenne pour permettre à la fois la réduction de la consommation et des émissions, et cette "égalité des revenus" qui ne peut se traduire, compte tenu de la structure du "capitalisme de surveillance", que par une égalité vers le bas, tendant à une "amazonisation" de la société, avec un transfert conséquent des revenus soustraits vers le sommet de la pyramide. Selon un récent rapport de l'UBS et de PWC, lors de la grande fermeture économique du printemps dernier, de nombreux membres de la "superclasse" ont augmenté leurs actifs de plus d'un quart. Les actifs du propriétaire d'Amazon, Jeff Bezos, ont augmenté à eux seuls de 76 milliards de dollars. Et même selon Forbes, les actifs des 400 plus grands milliardaires du monde ont augmenté de 8 % rien que l'année dernière. Cela s'est produit alors que les revenus des employés dans le monde entier ont diminué de 3 500 milliards au total. Selon Josef Stadler, responsable du bureau de la famille d'UBS, le tableau est tel que le monde post-pandémique se présente avec une concentration de richesses qui revient aux niveaux de 1905, lorsque les batailles pour les droits du travail et les salaires n'en étaient encore qu'à leurs débuts.

Ainsi, le "Grand Reset" prend les contours d'une réinterprétation de l'ordre mondial dans une tonalité transhumaniste, empreinte d'une pseudo-religiosité cyber-païenne (une sorte de culte hi-tech de la "Terre Mère") : une conception de la "fin de l'histoire" qui semble dessiner un avenir où le monde et ses habitants se trouveront engloutis par une usine "verte" cyclopéenne, une ruche humaine dans laquelle la majorité des citoyens, en tant que simples rouages du système, n'auraient pour but que de produire, en limitant au minimum le loisir, la socialité, la consommation. Un cauchemar pour les multitudes, mais un paradis pour les rares super-riches.

imagesmedcor.jpgLe WEF et les cercles d'élite connectés ne semblent d'ailleurs pas être arrivés au rendez-vous avec la pandémie sans préparation: le 18 octobre 2019, quelques mois avant l'explosion de Covid, l'exercice " Event 201 " a été organisé à New York , parrainé par le WEF et la Fondation Bill et Melinda Gates (qui parlait d'une éventuelle pandémie de Coronavirus depuis le début de la dernière décennie), sur la base de ce postulat: « Ce n'est qu'une question de temps avant qu'une de ces épidémies ne devienne mondiale , une pandémie aux conséquences potentiellement catastrophiques. Une pandémie grave, se manifestant par un «événement 201», exigerait une coopération fiable entre différents secteurs, les gouvernements nationaux et les principales institutions internationales ". Ici donc, le scénario proposé par l'exercice envisageait « l'explosion d'un nouveau coronavirus zoonautique transmis des chauves-souris aux porcs et des porcs aux humains et qui, au final, devient efficacement transmissible de personne à personne, conduisant à une grave pandémie. L'agent pathogène et la maladie qu'il provoque sont largement calqués sur le SRAS, mais il est plus transmissible en milieu communautaire par des personnes présentant des symptômes bénins ». Fondamentalement, une prophétie.

Source:

https://blog.ilgiornale.it/puglisi/2020/10/23/grande-reset-e-amazonizzazione-della-societa-cosa-prevede-il-paradiso-terrestre-della-superclass/

mardi, 15 décembre 2020

Davos, le Covid-19 et la grande réinitialisation

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Davos, le Covid-19 et la grande réinitialisation

"Guerre" et Covid, considérations amorales
 
Irnerio SEMINATORE

La Réinitialisation

La Réinitialisation, ou le "Great Reset" est le guide prospectif de "Davos", phare du globalisme référentiel, pour repenser le système international, améliorer le capitalisme, apporter des solutions aux défis planétaires et esquisser un nouvel ordre mondial. Pour les adeptes de la théorie du complot, il s'agirait de la mise sur pied d'un plan mondial de contrôle, de manipulation et de destruction malthusienne de la population, sur fonds de pandémie Covid 19 et du réseau 5G. La droite réformiste et multilatéraliste du globalisme, s'opposerait ici, à l'aile souverainiste et multipolariste du mondialisme.

La réinitialisation serait au même temps le Graal de "Davos" et le secret inavouable des globalistes de la grande finance, dont l'idéologie se constitue autour d'un projet de dépopulation planétaire et donc d'une philosophie génocidaire, à expérimentation smart et transversale, pour mesurer concrètement les failles du système, âpre et asymétrique. L'hypothèse de base de ce projet, grâce au Covid19 est de reconstruire la société sur une économie durable, qui a ses limites dans l'insuffisance des ressources et dans l'inadaptation des politiques censées les distribuer.

Qui ne se rappelle à ce propos du Rapport Meadows sur "Les limites à la croissance" de 1972, qui fut commandé au Massachusetts Institute of Technology (MIT), par le "Club de Rome" ? Personne ne peut oublier, à ce même propos, l'incontournable "1984" de Orwell, publié en 1949, sur les formes de totalitarisme qui se cachaient derrière la façade de la Novlangue, l'universalisation de la restriction des limites de la pensée.

41y7IMyPZzL._SX315_BO1,204,203,200_.jpgLe Rapport Meadows

Le premier modélisait l'empreinte écologique des principales interactions du "Système Terre": population, économie, énergie, production agricole et industrielle. Il mettait en avant le danger, pour l'environnement planétaire des conséquences dramatiques d'une croissance démographique et économique exponentielle de l'humanité sur le long terme et faisait état des risques de catastrophe environnementale et économique, liés à la quête de croissance, à partir de ressources limitées et d'un monde fini. Le rapport concluait à l'urgence de freiner l'augmentation de la population ainsi que l'industrialisation. La théorie de l'interdépendance, conçue dans la même année, 1972, par le "Rapport Spécial du Département d’État américain", servait parfaitement ce modèle et laissait entrevoir une possible convergence d'intérêts entre Est et Ouest, capitalisme et socialisme.

Les modalités des calculs du Rapport Meadows comme la dimension alarmiste du rapport firent l’objet de nombreuses controverses, en particulier l’idée que le franchissement de certaines limites conduirait nécessairement à un effondrement économique et à une baisse massive de la population. Ce travail précurseur a largement contribué à une prise de conscience non seulement de la fragilité de l’écosystème, mais aussi des "boucles de rétroaction" qui le régissent et des questions démographiques en matière d’environnement. Selon Laure Waridel et Philippe Descamps, les conclusions du rapport Meadows tiennent toujours la route et son rejet témoigne de la force des biais cognitifs quant aux effets de l’activité humaine sur l’environnement et en appelle toujours à freiner la croissance et à protéger la biodiversité.

91AXG-rkZJL.jpg"1984" de George Orwell

Le deuxième modèle, "1984" de Orwell, se donnait pour but, dans un monde obstinément bipolaire et radicalement antinomique de restreindre, avec le paradoxe de la Novlangue, les limites de la pensée, de manière à ce que les crimes de celle-ci, l'opposition, l'insubordination ou la révolte, n'aient plus de mots ou de concepts pour l'exprimer (toute analogie à l'actualité est purement arbitraire). D'autres penseront pour vous, par des procédés du haut vers le bas de la société !

L'insémination des idées comme celle des enfants procédera par des méthodes artificielles. D'autre part la réinterprétation et le renversement mémoriels du passé transformeront le mensonge en vérité.

L'abattement des statues des grands hommes, le changement de noms des édifices et des rues,la modification et le trucage des photos, ou encore les actuelles fake-news, altéreront et modifieront le passé et deviendront les vérités du moment, le sang bouillant qui nourrit l'esprit de révolte. Ils seront le tombeau de l'autorité ! Dans ces conditions la réinitialisation devient nécessaire et se colore de la promesse de la Bible et la mondialisation représentera le rachat de la dégénérescence du christianisme.

Le Covid de Davos

Le Covid est une chance pour Davos ! Les complotistes, les conspirationnistes et les vérificateurs de la pensée ont acquis la certitude qu'elle avait été inventée, créée à dessein, dans les laboratoires militaires de Wuhan ! Et bien non !

81TBcvgYqNL.jpgElle vient d'un monde inique et pervers, qu'il faut réformer et un changement radical s'impose ! Profitons de cette occasion historique ! "Il s’agit, - clame d'en haut le tout-puissant Docteur Schwab, Président-Fondateur de Davos,- de rendre (le monde) moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique." Une véritable révolution ! Ni rouge ni noire, mais verte ! Elle rendra notre vie, déjà difficile, définitivement plate et sans oppositions.

En effet la réinitialisation, n'est pas une conséquence du Covid, mais une opportunité fondatrice. Il faudra agir "ensemble et rapidement, afin de réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée." Une grande révolution globaliste blanche, inclusive et laissant derrière nous le Mal (les oppositions) et les grandes iniquités sociales. Voici le terrifiant message de Davos. Il est existentiel et biblique ! En clair le choix de chacun se résumerait aux expressions les plus simples : Politique ou science bridée ? État ou individu ? Démocratie ou totalitarisme ? Au niveau inter-étatique et systémique, le champ de la pandémie aura pour confrontation l'emprise du pouvoir de l'hémisphère Nord sur le Sud, ou bien de l'Est sur l'Ouest ? Et la réinitialisation sera-t-elle souple et  multilatéraliste et par conséquent interne à l'actuelle hiérarchie des pouvoirs mondiaux, ou, en revanche, multipolariste et disruptive, exigeant une guerre nucléaire ? Elle sera de nature à comporter un coup d’État globaliste à l'intérieur de la Triade. Et quel sera le choix de l'Europe et de l'Otan dans ce terrain, totalement nouveau, d'expérimentation et d'expérience historique ?

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Guerre et Covid19. Considérations amorales

Si le Covid est considéré comme une forme de guerre et donc comme un aspect de la politique mondiale, interne à la logique d'affrontement régulier du système, dont le but inavouable serait un projet de dépopulation de la planète et donc une grande purge générale du monde, un accord entre les puissances globales (Triade- USA, République Populaire Chinoise et Russie, ou avec les noms de 1984 d'Orwell, Oceania, Eurasia et Eastasia) est nécessaire pour le contrôle mesuré de la pandémie. En revanche, si le Covid n'est qu'un complément de la politique d'hégémonie et de suprématie systémiques, tous les autres moyens de la politique seront nécessaires pour affermir ses intérêts, y compris la guerre nucléaire et génocidaire, à côté des gains (en morts) de la pandémie. Ainsi la perspective de résolution de la pandémie ne concernerait plus seulement un choix de régime et de société, ni même une révolution blanche, mais une option de fond sur la nature civilisationnelle du système hégémonique de demain et sur la détermination, conséquente et contraignante, des grands choix éternels de la philosophie. Cette option aura pour référence de base le citoyen ou le peuple et, par là et en conséquence ultime, la garantie de sécurité de l’État; autrement dit une soumission conditionnelle et relative de l'individu au pouvoir en Océania ou, par une sorte d'antinomie conceptuelle, une subordination intégrale et totale de l'individu au Pouvoir et au "Ministère de la Vérité", en Estasia, où le souverain est le démiurge arbitraire du destin des nations.

Bruxelles le 13 décembre 2020

dimanche, 13 décembre 2020

COVID-19: Quand l'Absurde devient Norme

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Café Noir N.01

COVID-19: Quand l'Absurde devient Norme

Une émission de Pierre Le Vigan et Gilbert Dawed

Café Noir – Un Autre Regard sur le Monde.
Émission du Vendredi 11 décembre 2020 avec Pierre Le Vigan et Gilbert Dawed.
 

samedi, 28 novembre 2020

Le coronavirus modifie le scénario de la cybertechnologie mondiale

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Leonid Savin

Le coronavirus modifie le scénario de la cybertechnologie mondiale

L'une des conséquences de la propagation du coronavirus et des mesures de quarantaine qui ont été introduites dans de nombreux pays est la suivante : cela a entraîné une augmentation de la demande sur Internet. Dans les pays, les autorités tentent de réguler le trafic avec les moyens et les mesures disponibles. L'un des géants américains dans ce domaine est Verizon, qui a reçu de la Commission fédérale des communications l'autorisation d'utiliser des fréquences supplémentaires. En Italie, le trafic a augmenté en mars de 70 %, en Pologne et en Espagne de 40 %. En Europe, Netflix, Amazon, YouTube et Facebook ont réduit la qualité des vidéos. La virtualisation des lieux de travail, l'utilisation d'applications de livraison de nourriture, l'affichage de contenus divers, tout cela a affecté la bande passante et le trafic dans de nombreux pays. En outre, plusieurs pays ont soulevé la question de la pertinence de la télémédecine. Et les plus avancés ont attiré l'attention sur les capacités des supercalculateurs à préparer des scénarios de propagation de maladies et de développement de médicaments efficaces. Et, bien sûr, tout cela a affecté la cybersécurité.

Reuters écrit qu'aux États-Unis, l'activité des pirates informatiques a doublé. Dans ce cas, l'agence fait également référence à une déclaration de Tom Kellerman du département de sécurité de VMware.

imagesvmware.jpgVMware est un acteur très intéressant dans le domaine de l'informatique et de la cybertechnologie. La fondatrice de l'entreprise est Diana Green, qui a également dirigé le département des technologies en cloud de Google, et a siégé au conseil d'administration d'Alphabet de 2012 à 2019. Un autre fondateur de la société est le professeur Mendel Rosenblum de l'université de Stanford, qui est le mari de Diana Green. VMware se concentre sur le développement de logiciels de virtualisation. Depuis sa création en 1998, elle a absorbé plus de dix autres sociétés, et ses directeurs comprennent des cadres supérieurs de Microsoft et d'Intel.

Il est intéressant de noter qu'en 2017, Kellerman, avec le même enthousiasme, a commenté le piratage "du côté russe". Il a déclaré qu'en 2015, sa société "a averti le FBI et le bureau du directeur du renseignement national que les pirates du Kremlin avaient dressé une liste de 2300 personnes, dont des dirigeants influents de Washington et de New York, ainsi que leurs conjoints et amants, ce qui en fait la cible d'une campagne de piratage coordonnée. Kellermann a déclaré qu'il ne savait pas si le gouvernement avait suivi ses conseils, mais a averti que les pirates informatiques avaient la possibilité de brancher des microphones et des caméras sur leurs appareils personnels pour obtenir des informations confidentielles sur leur vie privée. Mais il estime que la campagne a réussi à engager les dirigeants américains. Kellermann a également noté que les approches des attaques en ligne sont un signe avant-coureur d'une agression armée et a prédit que le conflit entre les États-Unis et la Russie va probablement commencer dans la région de la Baltique. "Je suis très, très inquiet", a-t-il dit. "Le cyberespace est toujours le signe avant-coureur de la réalité cinétique." L'Occident a alors connu une vague d'articles disant que la Russie allait attaquer les pays baltes, et peut-être même la Finlande. Et le Pentagone a organisé une série d'exercices communs dans la région.

CrowdStrike-logo.jpgL'évaluation de la situation actuelle en matière de cybersécurité aux États-Unis a coïncidé avec succès, pour de nombreuses parties intéressées, avec la persécution des entreprises chinoises. En février 2020, les États-Unis ont accusé quatre citoyens chinois d'avoir piraté Equifax. Les médias ont cité des informations fournies par le célèbre mythomane Dmitri Alperovich de Crowdstrike, qui affirme que les groupes APT1, APT3 (Buyosec) et APT10 sont liés aux services de renseignements chinois.

En avril 2020, l'application chinoise Zoom a été reconnue aux États-Unis comme un outil d'espionnage américain et son utilisation au sein du gouvernement a été interdite.

Et en janvier, le secrétaire d'État Mike Pompeo, dans un discours en Californie sur la relation entre la Silicon Valley et la sécurité nationale, a déclaré que "le groupe de pirates APT10 est associé au ministère chinois de la sécurité. En général, la moitié du discours a été consacrée aux problèmes que l'establishment voit par rapport à la croissance de la Chine et à ses technologies.

Les politiciens américains serrent les poings de manière menaçante et crient qu'ils ne permettront pas à la technologie 5G chinoise d'entrer sur leur territoire. Bien que les experts affirment que la 5G est l'épine dorsale des communications du XXIe siècle, la coopération avec d'autres pays sera tout simplement nécessaire après la fin de la crise du coronavirus.

Gen-Keith-Alexander.jpgLes entreprises informatiques locales commenceront très probablement à combler le vide. Le succès est garanti pour ceux qui ont de bonnes relations à la Maison Blanche et au Pentagone, par exemple l'ancien chef de la NSA et du Cyber Command Keith Alexander, qui dirige maintenant IronNet CyberSecurity.

L'armée américaine détient également une part importante du gâteau des aides d'État dans la lutte contre le coronavirus. Avant même que Donald Trump ne signe le décret allouant 2,3 milliards de dollars du Pentagone, les militaires américains ont déclaré qu'ils participaient activement au processus de réorganisation du travail et que des fonds supplémentaires étaient nécessaires pour gérer les réseaux, les ordinateurs et les systèmes. La semaine dernière, ils ont reçu 10,5 milliards de dollars dans le cadre du "programme d'aide aux coronavirus" du gouvernement. Et ce n'est que le début.

Comme l'attribution de ce paquet d'aide est déjà en cours, six organisations - le Conseil de l'industrie des technologies de l'information, l'Alliance pour l'innovation numérique, CompTIA, le Centre d'approvisionnement de la défense, l'Association Internet et la Coalition pour la cyber-sécurité - ont demandé au Congrès américain de prendre en compte leurs intérêts dans le prochain paquet d'aide, qui est en cours de préparation. Ils proposent d'allouer des fonds pour la mise à niveau technologique, de soutenir le secteur public local, de renforcer les mesures de cybersécurité et de créer un fonds spécial pour le développement des technologies gouvernementales.

De nombreuses entreprises de cyber-technologie se sont précipitées dans le secteur médical dans l'espoir de tirer profit de la publicité et de la panique générées. Par exemple, BenevolentAI a annoncé l'utilisation de l'intelligence artificielle pour traiter les patients atteints d'une infection due au coronovirus. Certains médicaments développés à l'aide de l'intelligence artificielle sont censés être déjà utilisés pour des thérapies, mais une solution est déjà en route.

Il est significatif que dans le domaine de l'intelligence artificielle aux États-Unis, un grand nombre de nouvelles entreprises aient vu le jour. Ce sont ces nouvelles entreprises qui prédisent les tendances de la télémédecine et de la future nanomédecine dans la gamme des puces intégrées au corps, comme le suggère Bill Gates.

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Le COVID-19 a même influencé le fonctionnement des câbles sous-marins par lesquels passe la majeure partie du trafic Internet mondial. Des ruptures de câbles au fond de l'océan se produisent régulièrement et une flotte spéciale est employée pour les réparer. Des retards dans la délivrance des licences ont déjà été observés. En outre, les mesures de quarantaine ont conduit un fournisseur de câbles sous-marins à fermer deux usines.

Bien entendu, ces perturbations touchent non seulement les États-Unis et l'Europe, mais aussi la Russie et le reste du monde, car l'Internet et les cybertechnologies sont universels. La question est de savoir exactement comment les gouvernements vont réagir et quelles seront leurs priorités : les intérêts des cyberentreprises privées ou de leur population en général.

dimanche, 22 novembre 2020

Corona: Die Radikalisierung des Mainstreams

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Stefan Schubert

Corona: Die Radikalisierung des Mainstreams

Nachdem Deutschlands Sicherheit seit 2015 geradezu implodiert ist und der Flüchtlingswelle erst eine Verbrechenswelle und dann eine islamistische Terrorserie folgte, hat nun der Mainstream »Maskenmuffel« und Kritiker der Corona-Zwangsmaßnahmen zum neuen Staatsfeind Nr. 1 erkoren. Der verbalen Gewalt folgten nun ein Ermächtigungsgesetz im Schnelldurchgang und willkürliche Polizeigewalt gegen Demonstranten, die für unser alle Grundrechte auf die Straßen gingen. Die Mainstream-Medien applaudieren im Angesicht dieser staatlichen Gewalteskalation.

Die Eliten haben es sich in ihrem totalitären Corona-Staat bequem eingerichtet. Keine lästigen Debatten mehr über Grenzöffnungen, über 1,3 Millionen Straftaten, (laut BKA), die »Flüchtlinge« nur in den Jahren 2015-2019 begingen, oder über 2645 islamistische Terrorverfahren im selben Zeitraum.

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Die aktuelle islamistische Terrorwelle durch »Flüchtlinge«, die in Westeuropa tobt, wurde – Sie ahnen es – nach einigen Tagen mit den üblichen folgenlosen Phrasen von Politik und Mainstream wieder totgeschwiegen und unter den Corona-Teppich gekehrt.

Die Grenzen für illegale Einwanderer bleiben weiter offen, die Einheimischen werden hingegen eingesperrt und selbst von der eigenen Nordseeküste, trotz bezahlten Urlaubs, vertrieben. Wer es wagt, seine Stimme gegen diesen staatlichen Wahnsinn zu erheben, wird von den Massenmedien so lange als Corona-Leugner oder Verschwörungstheoretiker verleumdet, bis ihm die Staatsmacht mit Wasserwerfern und kläffenden Polizeihunden zu Leibe rückt.

Ein rabenschwarzer Tag, der in die Geschichtsbücher eingehen wird

In einem Beitrag für Kopp Exklusiv, wo ich jede Woche einen Artikel veröffentliche, schreibe ich über die Berliner Vorfälle:

»Die medial und politisch seit Wochen vorbereitete Gewalteskalation am 18. November wird dieses Land nachhaltig verändern. Während eine Frau Merkel offen zugibt, die verfassungswidrige Masseneinwanderung aus meist muslimischen Herkunftsstaaten, auch aus Angst vor ›unschönen Bildern‹ an Deutschlands Landesgrenzen, nicht nur zuzulassen, sondern auch weiterhin zu unterstützen, lassen die Herrschenden im Regierungsviertel einheimische Bürger von martialisch ausgestatteten Polizeieinheiten drangsalieren, mit Wasserwerfern und Pfefferspray beschießen, von Polizeihunden attackieren und abführen.

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Am Ende des Tages hat die Bundesregierung ihr Corona-Ermächtigungsgesetz durchgesetzt – im Übrigen mit anbiedernder Unterstützung der Grünen, die offensichtlich für eine mögliche Regierungsbeteiligung bereit sind, über die sprichwörtlichen Leichen zu gehen. Nicht nur Politik und Medien haben an diesem Tag ihr Ansehen bei Millionen Menschen im Land wohl endgültig verloren.

Auch die Polizei, die jetzt als Knüppel des linken Mainstreams für immer beschädigt zu sein droht, ist neben der Demokratie, der Freiheit und den Grundrechten der große Verlierer dieses Tages. Und es sollte den Herrschenden bewusst sein: Wenn uns die letzten Jahrhunderte eines gelehrt haben, dann dies – Gewalt erzeugt immer Gewalt.

Deutschland stehen unruhige Zeiten bevor.«

Vom Pazifisten zum Hardliner – die Radikalisierung des Mainstreams

Man erinnere sich an die ach so pazifistischen Haltungsjournalisten, die seit Jahren jeglichen konsequenten Polizeieinsatz gegen kriminelle Migranten als rassistisch zu diffamieren versuchen und nicht davor zurückschrecken, Polizisten als »Müll« zu bezeichnen und sie zudem pauschal als eine rechtsradikale Schlägertruppe zu verleumden. Nun aber, da sich in diesem Fall wirkliche Polizeigewalt gegen politisch Andersdenkende richtet, berauschen sich die Schreibtischtäter regelrecht an der Gewalt. Im Antifa-Jargon fällt einmal mehr Die Zeit aus Hamburg mit einer katastrophalen Berichterstattung auf. Betitelt ist der Artikel: »Corona-Leugner. Wasser Marsch!«

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Eine weitere Kommentierung erspare ich uns allen an dieser Stelle.

Werden Berliner Sicherheitsbehörden von Linksradikalen geleitet?

Ein wichtiger Aspekt ist bei der Betrachtung der Gewalteskalationen im Berliner Regierungsviertel noch nicht genügend beleuchtet worden:

Berlin wird von Kommunisten (SED/Die Linke), Sozialisten (SPD) und grün lackierten Sozialisten regiert. Mehrere hohe Polizeioffiziere haben mich in Gesprächen über den Umbau der Berliner Sicherheitsbehörden informiert. Sie sprachen von »lange vorbereiteten Säuberungswellen«, die von »Sozialisten« durchgeführt wurden. Enteignungen, Verbote, Verstaatlichungen – die Berliner Politik benutzt ganz offen und ganz gezielt das Repertoire linksradikaler Ideologen und totalitärer Staaten. Natürlich nur zum Wohle der Allgemeinheit, genauso wie die von Stalin angeordneten Massenerschießungen. Oder, wie es Lenin formulierte:

»Massenerschießungen sind ein legitimes Mittel der Revolution.«

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Erinnert sei auch an die diesjährige Strategiekonferenz der Partei Die Linke  in Kassel, wo eine Genossin über die »Erschießung von Reichen« schwadronierte. »Nach einer Revolution, wenn wir ein Prozent der Reichen erschossen haben …«, lauteten ihre exakten Worte. Auf dem Podium sitzt Linken-Chef Bernd Riexinger und hört seelenruhig zu.

Solche Extremisten regieren nun Berlin. Sie haben damit auch die Kontrolle über die Berliner Polizei erlangt und bestimmen den Einsatzplan der Polizei bei Demonstrationen.

Die Welt nach Corona

Nach Reiseverboten, Quarantäne und Lockdown werden wir 2021 in einer neuen Welt aufwachen. Die Bundesregierung hat mit Applaus der eingekauften Mainstream-Medien unterdessen den Bürger seiner wichtigsten Grundrechte beraubt.

Ob ein Bürger seine vom Grundgesetz garantierten Rechte wie Freizügigkeit oder die Versammlungs- und Demonstrationsfreiheit in Anspruch nimmt, obliegt nun nicht mehr der selbstbestimmten Entscheidung jedes freien Bürgers, nein, der totalitäre Corona-Staat maßt sich an, jedes Recht nur unter Vorbehalt, nach Genehmigung zu gewähren. Oder aber geradezu willkürlich zu verweigern. Die Ausweitung der Zwangsmaßnahmen droht nun jederzeit und mit ihm das Ende jeder individuellen Freiheit und Selbstbestimmung.

Die Repressionen des Sozialismus werden im Schatten der Corona-Krise systematisch ausgebaut und installiert. Längst ist der Kollateralschaden in allen Bereichen des Lebens um ein Vielfaches höher als durch das Coronavirus selbst.

Dieser Einschätzung stimmt auch Prof. Dr. med. Sucharit Bhakdi zu, der an diesem Samstag den einwöchigen Kopp-Online-Kongress eröffnen wird. Karten können noch über diesen » Link « geordert werden.

Wer Dr. Markus Krall auf Twitter folgt, kennt die Präzision und die kämpferische Kraft der Worte des promovierten Volkswirts und Bestsellerautors. Auch er gehört zu den Referenten des Online-Kongresses, in einem Trailer stellt er klar (Zitat):

»Unsere Freiheit ist kein Geschenk der Politik. Sie gehört uns, Niemandem sonst. Und es gibt auch niemanden, der das Recht hat, sie uns wegzunehmen. Und wer das versucht, der muss auf die Griffel kriegen.«

Bestellinformationen:

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Freitag, 20.11.2020

mardi, 17 novembre 2020

Après le covid, les deux voies de sortie de la crise

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Pierre Le Vigan:

Après le covid, les deux voies de sortie de la crise

  « Tous les hommes cherchent d’être heureux », disait Pascal (même ceux qui vont se pendre, ajoutait-il. Selon Aristote, le bonheur est le but de la vue humaine. Pour John Locke, « la plus haute perfection d’une nature raisonnable réside en la poursuite attentive et constante du bonheur authentique et ferme ». La cause est entendue : le bonheur est souhaitable. Mais lequel ? Les leçons des Anciens sont oubliées. Nous avons confondu le bonheur avec le bien-être, et celui-ci avec le confort et l’abondance des biens de consommation. Il nous faut donc remettre le bonheur à l’endroit. De même que l’on distingue justement la liberté des Anciens, qui consiste à faire son devoir civique, et à se bien comporter dans la cité, et la liberté des Modernes, qui consiste à faire ce que l’on veut, sous réserve de ne pas nuire à autrui, sans la moindre prise en compte d’une éthique commune, il faut distinguer le bonheur des Anciens (eudaimonia) et le bonheur des Modernes. Le premier est la recherche d’une félicité dans la sobriété, le second est le culte du toujours plus.

   La crise du covid nous fait-elle sortir de la conception moderne du bonheur ? Rien n’est moins sûr. Bien entendu, cette crise a montré l’absurdité de la mondialisation. Mais bien d’autres indices la faisaient apparaitre, à qui savait voir, comme ce qu’elle est : une prison des peuples, une aliénation de la liberté des hommes. Disons que la crise du covid a montré spectaculairement les faiblesses d’une économie mondialisée à la recherche de toujours plus de croissance : nous avons à profusion des téléphones portables, nous n’avions pas de masques, qui ne sont pourtant pas des produits de haute technologie. Mais la réponse au covid ne traite pas une seconde les problèmes à la racine. Ainsi, en France, les GAFAM (google-apple-facebook-amazon-microsoft) sont les grands gagnants de la réponse étriquée donnée par  Macron à la crise – à moins qu’il ne s’agisse d’une stratégie délibérée. Les faillites de nombre de PME sont tout bénéfice pour les grands groupes qui n’auront plus qu’à ramasser les acquis technologiques qui les intéressent et seront plus encore en situation dominante face à un monde du travail « éparpillé, façon puzzle ».  La fermeture des petits commerces, librairies et autres, jugés « non essentiels », tandis que les rayons télévision des grandes surfaces restent généreusement achalandés, en dit long sur ce que nos « élites » considèrent comme « essentiel ». C’est en fait assez simple : l’ « essentiel », c’est ce qui rapporte aux grands groupes proches du pouvoir, ceux qui ont coproduit Macron.

   Tout cela nous dit très bien ce qu’est la réalité du bonheur moderne, du bonheur consumériste, de ce que Jean Baudrillard appelait, dès les années 60, « le système des objets ». La réalité du bonheur moderne, c’est toujours  plus d’objets plus rapidement périssables. C’est aussi une « paupérisation psychologique ». C’est un appauvrissement de la vie personnelle, de la vie relationnelle, qui en est le cœur, maintenant aggravée par le masque généralisé, de manière paranoïaque, et par la volonté, réaffirmée par Macron, de numériser toujours plus l’économie, c’est-à-dire de digitaliser la vie humaine et de la dématérialiser. C’est en vérité à un défi de civilisation que nous sommes confrontés avec la crise du covid : encore plus de « bonheur moderne », faisant de nous les esclaves de la Grande machine numérique censée nous « protéger », ou le recours au bonheur Ancien, celui du local, celui des peuples et des hommes différenciés. Nous sommes au carrefour de deux voies de sortie de la crise dite « du covid ».

PLV

19:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, covid-19, pandémie, coronavirus | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 09 novembre 2020

L'ÉCHAPPÉE BELLE ou comment j'ai fui le confinement pour ne pas finir en con fini

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L'ÉCHAPPÉE BELLE ou comment j'ai fui le confinement pour ne pas finir en con fini

par Frédéric Andreu-Véricel

Je quitte un pays à la litière poétique asséchée par deux cents ans de scientisme et d'hypocrisie mondaine. Ce n'est pourtant pas, comme l'annonçaient les romans d'anticipation de mon enfance, un robot "Hi Tech" qui dirige la société d'aujourd'hui mais un président élu démocratiquement au suffrage universel, un président jeune et dynamique, de surcroît.

Ils avaient tort ces romans, bien que l'image du robot omnipotent puisse être compris comme métaphore. Alors, de ce point de vue métaphorique, ils avaient aussi raison, ces romans de mon enfance...

L'élection de Macron marque en effet une étape supplémentaire de l'asservissement du peuple, sa soumission à l'ordre technocratique mondialisé. Claironnez les fameuses "valeurs de la république", tout en réduisant toujours plus les libertés concrètes, voilà la méthode Macron.

Je dis bien une "étape" supplémentaire, pas la feuille de route, planifiée ailleurs et par d'autres, il ne l'a connait pas, il ignore même en être un exécutant servile.

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Avant lui, Nicolas Sarkozy avait proclamé le métissage obligatoire, imposer des quotas d'immigrés et des limitations de vitesses de manière non moins autoritaire. Vous êtes au volant de votre automobile, vous roulez tranquillement sur une ligne droite, vous dépassez de 5 km/heure la limite autorisée et, un robot caché dans un buisson vous retire votre permis de conduire ; c'est très concret, voyez-vous, l'ordre technocratique !

Alors, oui, aujourd'hui, je m'éloigne de ce pays devenu invivable. Je prends refuge, du moins temporairement, dans un pays où il n'y a pas de limitation de vitesse là où il n'est pas nécessaire qu'il y en ait, un pays où il est possible de sortir de chez soi sans Ausweis républicain, où le confinement le plus strict permet à deux personnes de marcher côte à côte dans la rue, un pays où les administrations publiques répondent au courrier qu'on leur envoie, bref, un pays encore respirable.

Je quitte le pays légal, non le pays réel. Dans les textes que j'écris, il est toujours question de la vie la plus concrète, des chemins de mon enfance, des fêtes à l'école, des beaux moments passés entre amis à regarder la mer, un pays qui laisse encore deviner des îles mystérieuses à l'horizon comme cette Alcudia "visible seulement par temps de brume" si chère à Robert Brasillach...

Le problème avec ces Sarkozy, ces Macron et consorts, c'est qu'ils refusent la part de mystère du monde ou, comme le dit Roger Milliot, ils "refusent le halo autour des choses", le problème, c'est qu'ils appellent solidarité la cohabitation". A chaque fois qu'on les contredit, ils se brusquent et invoquent aussitôt la déesse TINA, vous savez la devise de Margaret Thatcher ; T. I. N. A., "There Is No Alternative", la divinité suprême de notre époque.

Vous en voulez des mesures technocratiques autoritaires ? En voici une: dans quelques heures en effet, se balader en forêt, déambuler dans son quartier seront passibles de 135 euros d'amende. Ces lois technocratiques et autoritaires - dont l'efficacité restent à prouver - ne sont à mon avis que la continuité des limitations de vitesse imposées sous Nicolas Sarkozy. Elles n'ont rien à voir avec le bien des gens, leur santé, mais tout à voir avec le processus de domestication du peuple.

Bref, assez parlé ! Il faut agir, car il est des circonstances où hésiter, c'est consentir. A minuit sonné de ce vendredi 30 octobre 2020, l'assignation à résidence entre en vigueur. Minuit, heure fatidique ! Les villes françaises se transformeront en usine intensive de poulets d'élevage, et les carrosses sans doute aussi, en citrouilles !

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C'est donc décidé ! J'enfile mon duvet norvégien, mon ciré imperméable et mon camping-gaz dans mes sacoches vélo puis, tout de go sur ma bicyclette, je traverse la frontière !

Si tout va bien, dans quelques jours, je traverserai une seconde frontière, puis, je parviendrais dans la ferme où m'attend Wim. Wim est un ami néerlandais un peu solitaire. Il vit dans une ferme isolée au milieu du "polder", la vaste plaine hollandaise plantée de moulins à vent.

Les chevaux de traits, les moutons de Texel, le vent de la Mer du Nord qui soulève le foin telle une mèche blonde, et "les soleils mouillés de ces ciels brouillés" si chers à Baudelaire... c'est tout cet univers qui m'attend là-bas, au Pays Bas, du côté de Groningen...

Au fond, mon rêve n'est pas si compliqué, beaucoup de gens le partage, c'est le rêve d'une existence simple et heureuse, débarrassée de toute cette technostructure qui nous digère chaque jour davantage à coup de lois toujours plus coercitives. Ce que nous voulons, c'est vivre enfin à l'air libre, c'est respirer. C'est vivre dignement sur terre.

Frédéric Andreu

Contact : fredericandreu@yahoo.fr

mardi, 03 novembre 2020

Perspectives

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Perspectives

par Pierre-Émile BLAIRON

Ex: http://www.europemaxima.com

Les peuples (et particulièrement le peuple français dans sa grande majorité), sont dans l’illusion quand ils attendent la fin du covid, la fin du confinement, ou du reconfinement, ou du « re-reconfinement », la fin du couvre-feu à 21 h, puis à 20 h, puis à 19 h, la fin des fermetures des bars, des restaurants, des discothèques, des salles de sports, la fin des interdictions pseudo-sanitaires, etc.

Ils croient qu’ensuite, « quand ce sera terminé », ils pourront recommencer à vivre comme autrefois, mais cet « autrefois » n’est guère plus loin que l’année dernière.

Non seulement il n’y aura pas de fin, mais toutes ces contraintes seront aggravées en permanence.

Ils n’ont pas compris que leur vieux monde est mort, celui qu’ils aimaient tant, dans lequel ils ne se sont jamais posés de questions, égoïstement et exclusivement préoccupés qu’ils étaient par le choix du lieu de leurs prochaines vacances, par le choix de leur prochaine voiture ou celui de leur prochain smartphone.

Ce monde si confortable est mort, définitivement mort.

Et ils ont encore moins compris que, à moins d’un retournement in extremis opéré par quelques veilleurs qui auront eu bien du mérite à affronter l’incompréhension de tous, le monde qui nous attend sera le monde de l’horreur et de la terreur.

Je dois bien avouer que je n’ai aucune sympathie et encore moins de compassion pour ces hédonistes dont le seul mot d’ordre était : nous d’abord et après nous, le déluge. On n’a jamais que le destin que l’on mérite.

Pierre-Émile Blairon

samedi, 31 octobre 2020

Macron veut confiner «l’ancien monde» … grâce à notre soumission

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Macron veut confiner «l’ancien monde» … grâce à notre soumission

 
 
Auteur : Karine Bechet-Golovko 
Ex: http://www.zejournal.mobi

Sans aucune surprise, Macron l’a annoncé : la France doit être confinée, pour cause d’énième vague d’un énième virus. Et partout de s’indigner de « l’incompétence » de ce Gouvernement, qui serait « dépassé » par la situation. Vous pensez vraiment qu’ils ne connaissent pas les saisons ? Qu’ils n’ont pas accès aux statistiques de l’INSEE ? Qu’ils n’ont pas noté la disparition de la grippe et autres maladies respiratoires virales ? Vous pensez qu’ils ont arrêté « l’optimisation » des hôpitaux ? Qu’ils soutiennent l’économie locale, ancré dans les territoires de notre pays, et l’industrie nationale ? Ce serait, en effet, plus confortable de penser ainsi, de se réfugier encore et toujours dans cette complaisance de la fausse indignation. Mais il est urgent de sortir de cette zone de confort qui nous conduit, avec notre pays, à l’abattoir. Après un premier choc de confinement inattendu au printemps, qui a mis la population en état de choc, avec une pression psychologique sans précédent depuis, les gens ont accepté le masque omniprésent – « c’est pas grave », puis le couvre-feu – « c’est toujours mieux que le confinement », enfin le confinement – c’est toujours mieux que la mort ? Macron impose ce nouveau monde d’une vie réduite au biologique et la société au service du transnational. Et pour l’instant, tout se passe à merveille.

À force de tout accepter, sur le mode du « ce n’est pas grave », « on n’a pas le choix », « on peut faire avec », les Français sont mis le dos au mur. Évidemment, un certain confinement est annoncé, mais un confinement différent du précédent, car il doit permettre la normalisation de l’anormal, la mise à mort de la société que nous connaissons, que nous aimons. Il doit permettre le « Nouveau monde » avec ses « nouveaux hommes ». Comme à chaque phase totalitaire de l’histoire de l’humanité. Nous avons eu avec l’homo oeconomicus, l’homo sovieticus, voici l’homo … covidicus ?

Cette fois-ci, les écoles sont ouvertes. Pas les universités, le nouveau monde n’a pas besoin de véritables cerveaux de ce côté du monde, et pour assurer la maintenance, l’enseignement à distance est suffisant. Mais l’école, elle, est un élément fondamental de la formation de l’être humain. Formation idéologique. Ainsi, dès le plus bas âge, il va pouvoir apprendre « les gestes barrières », il va pouvoir construire des barrières mentales, puisque le Covid a restauré le culte des murs. La barrière du masque va devenir naturelle, il ne fera plus de bisous (trop dangereux), il n’aura plus de contact physique (trop dangereux), il entrera naturellement dans le virtuel – l’isolement. Ainsi, le nouveau monde va former une génération faible, intellectuellement, psychiquement, émotionnellement. Donc, une masse qui sera facile à travailler, à manipuler, à gouverner.

Les commerces « non-essentiels » seront fermés. Ainsi, resteront ouverts :

« Concrètement, les commerces alimentaires, à savoir les supermarchés, les épiceries ou encore les boulangeries pourront rester ouverts, tout comme les banques et assurances, les bureaux de tabacs et distribution de la presse, les stations-services, les pharmacies, les hôtels, les établissements de santé, les pompes funèbres ou encore les garages et autres lieux de réparation et entretien automobile ».

Donc, adieu librairies (le livre est vraiment trop dangereux), vêtements, bijoux, etc. Mais, les grandes surfaces vendent des livres, des bijoux, des vêtements … Quelle chance, le Gouvernement va enfin pouvoir détruire le commerce local au profit des grandes surfaces, va enfin pouvoir achever l’économie nationale. Car tout le monde ne perd pas à ce jeu de suicide collectif. Par exemple, les bénéfices nets de Microsoft ont augmenté de 30% déjà cette année. Je ne vous parle même pas des fournisseurs de plateformes comme ZOOM, qui ont littéralement explosé. Celui qui perd, c’est le monde réel, celui qui nous permet de vivre. Les petits commerçants dénoncent cette concurrence déloyale. Et les entreprises qui fonctionnent doivent au maximum passer au télétravail … ou au chômage partiel. Et bien sûr pas de loisirs : vous n’êtes pas là pour ça. Restos, bars, cinémas, théâtres, fermés. Pour le reste, la soumission est la règle et le retour des autorisations de déplacement en est le signe visible.

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La question n’est pas simplement économique. Elle n’est pas économique. On ne résoudra pas le problème en devenant tous des IT manageurs, des livreurs à domicile, des « conseillers » sur plateformes électroniques. En s’enfermant chez soi, avant d’être enfermés dans un caveau. Sur le mode du « il faut s’adapter ». La question est de savoir dans quel monde nous voulons vivre ? La technologie fait partie de notre vie et c’est normal, mais elle ne peut ni remplacer, ni conditionner notre vie.

Le confinement a été possible, car nous avons finalement tout accepté jusque-là. Parce qu’aucune opposition politique n’existe réellement. Parce que les gens sont abandonnés à eux-mêmes, sans aucune structure pour les aider à garder la tête haute.

Parce que ce monde est vraiment global et qu’il a écrasé l’humain. Sa force est de n’avoir laissé aucun espace à la contestation politique, seule la contestation individuelle est possible, qui peut être écrasée (amendes et privation de liberté) et ne présente aucun danger quant à l’exercice du pouvoir. Sa force vient de ce qu’aucune force intellectuelle réelle n’ait pu émerger en tant que force, le conformisme est trop puissant. Et ce ne sont certainement pas des articles de blog ici ou là, quelques déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux, qui vont renverser la vapeur.

Et quelle sera la réaction cette fois ? Ce nouveau monde est dans le réel, seule une action dans le réel peut y mettre fin. Qui sera cet Homme qui osera vivre l’Ultima Verba :

… Quand même grandirait l’abjection publique
A ce point d’adorer l’exécrable trompeur ;
Quand même l’Angleterre et même l’Amérique
Diraient à l’exilé : – Va-t’en ! nous avons peur !

Quand même nous serions comme la feuille morte,
Quand, pour plaire à César, on nous renîrait tous ;
Quand le proscrit devrait s’enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;

Quand le désert, où Dieu contre l’homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;

Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !


- Source : Russie politics

vendredi, 23 octobre 2020

Soros, Gates, Covid-19 : la répression commence ! Entretien avec Pierre-Antoine Plaquevent

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Soros, Gates, Covid-19 : la répression commence !

Entretien avec Pierre-Antoine Plaquevent

 
Pierre Antoine Plaquevent était invité à présenter son travail à l'occasion de la rencontre locale du pays réel organisée par Civitas en région parisienne le 3 octobre 2020 : "Covid, Big Pharma, Bill Gates, Soros, de la tyrannie sous prétexte sanitaire au nouvel ordre mondial". Il reprend ici pour nous son intervention.
 
 
 

Chers amis, 

Voici un entretien d'environ 45 min réalisé avec Média Presse Info. Cet entretien brosse un tableau d'ensemble de la séquence en cours.

Parmi les thématiques abordées :

-          L'enrichissement colossal des milliardaires globalistes pendant le confinement

 

-          La répartition des domaines d'influence métapolitique au sein de la gouvernance mondiale entre milliardaires (Soros, Gates, Buffet etc)

 

-          L’affrontement global entre paléo-capitalisme (personnifié par Trump) et néo-capitalisme (Gates, Soros, Buffet, Bézos etc)

 

-          Les objectifs et les buts de l'opération Covid : vaccination de masse, reset économique, passage à la digitalisation totale, télé-travail généralisé, robotisation, salaire universel, décroissance démographique etc.

 

-          Répression des nationalistes-révolutionnaires à la faveur de l'état d'urgence sanitaire : Ryssen, Soral, Aube dorée etc

 

-          Contours du paysage politique de l’avenir après répression des nationalistes-révolutionnaires : globalistes vs néo-conservateurs

 

-          Récupération et utilisation du Covid par les différents léviathans nationaux

 

-          France : l’état d'exception permanent depuis 2015. Utilisation des menaces terroriste et sanitaire pour soumettre la population majoritaire malgré la déréliction de l'État que génère la soumission de nos politiques à l’agenda globaliste. Le séparatisme vient d'abord d'en-haut. Passage du politique à la cybernétique et à l'ingénierie sociale pure 

 

-          République actuelle = GOG – Gouvernement d'Occupation Globaliste

 

-       Cause réelle de la crise globale actuelle : USA de Trump se découplent de la gouvernance globale  

 

-          L’affrontement interne au sein de la gouvernance globale entre judéo-protestantisme pro-vie et globalitarisme trans / post-humaniste

 

-       USA vs gouvernance globale + Chine

 

-          USA : les démocrates accepteraient-ils de perdre les élections ? Le “Transition Integrity Project” démontre que non

 

-          Gouvernance globale et guerre civile planétaire

 

Bien amicalement, 

Pierre-Antoine Plaquevent

mardi, 20 octobre 2020

Terrorisme islamique et terreur sanitaire: le monde pris dans l’étau de Big Brother

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Terrorisme islamique et terreur sanitaire: le monde pris dans l’étau de Big Brother

par Pierre-Emile Blairon

Après la décapitation d'un professeur hier, 16 octobre 2020 (qui est aussi le triste anniversaire de la décapitation de la reine Marie-Antoinette – mais ce n’est qu’une coïncidence), je vois croître une indignation fort légitime anti-islam pendant que le gouvernement français (qui n'est que le représentant en France de la secte mondiale pédo-sataniste en place) ne cesse d'accélérer le processus en "marche" vers la dictature ; une dictature qui va s’avérer la plus impitoyable de tous les temps, ce dont les citoyens n’ont pas la moindre idée. Le pouvoir va instaurer, pour parvenir à l’imposer, une peur totalement irraisonnée d'une pseudo deuxième vague d'une pseudo-pandémie dans les esprits troublés d’une population lobotomisée par une propagande effrénée.

Il n'y a pas à distinguer les deux phénomènes : dictature sanitaire et terreur islamiste ; ils sont tous les deux et "en même temps" produits et manipulés par l'Ordre mondial qui tente de vous faire croire que ces deux phénomènes ne sont pas le fruit d’une même machination.

Extrait de mon article Objectif Covid : soumission et robotisation le la population planétaire paru en mai 2020 :

"La manipulation « Covid » s’inscrit dans un processus global de domination planétaire et n’est que l’un des aspects du dispositif mis en place; entre autres exemples possibles, la population désinformée ne voit pas le lien entre la fulgurante ascension de l’islam dans les pays de tradition chrétienne et le Covid; ce sont justement les mêmes manipulateurs, les « élites » mondialistes, qui ont favorisé l’expansion de l’islam notamment en Europe parce qu’il sert ses intérêts du moment, quitte ensuite à l’éradiquer lorsqu’il aura fini son œuvre destructrice; les islamistes sont les hommes de main du gouvernement mondial qui lui permettent d’accélérer le processus de destruction des valeurs européennes traditionnelles. Il faut juste rappeler à ce sujet que le mot « islam » signifie « soumission » et que le port du masque pour les populations sur l’ensemble du globe qui va devenir une obligation ad vitam æternam n’est que l’extension aux populations non musulmanes des contraintes archaïques et obscurantistes subies depuis des siècles par les femmes musulmanes."

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En 2015, dans mon livre La Roue et le sablier, j’avais défini le cadre dans lequel allait se manifester cette collusion ; j’appelais alors « Occidentistes » (selon l’expression employée par le dissident russe Zinoviev) ce qui allait devenir l’exacte réplique du Big Brother du fameux roman visionnaire de George Orwell, 1984. On peut l’appeler aussi « Le Système » ou « l’Ordre mondial » dont nous connaissons désormais, à l’occasion du déclenchement de cette offensive sanitaire, le nom des meneurs et les gouvernements fantoches qui leur obéissent sans état d’âme partout dans le monde, le gouvernement français se situant parmi les plus zélés serviteurs de la pègre pédo-sataniste. Maîtres et serviteurs tellement sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne cachent plus rien des modalités de réalisation de leur projet transhumaniste à une population totalement zombifiée. Voici donc ce que j’écrivais :

« Sans entrer dans des considérations géostratégiques, les derniers conflits internationaux concernant notamment les pays arabes à majorité musulmane : Tunisie, Egypte, Libye, Irak, Syrie, ou des régions européennes elles aussi à majorité musulmane comme le Kosovo[1], sont la démonstration évidente de cette collusion d’intérêt des Occidentistes avec les pays musulmans qui financent les islamistes : l’Arabie saoudite et le Qatar principalement, où la connivence entre l’argent et le fanatisme, entre les « démocraties occidentales » et le terrorisme, est ici flagrante.

Les Occidentistes et leurs alliés objectifs islamistes ont pour but principal de déstabiliser les nations traditionnelles, de faire éclater tous les éléments qui les maintiennent en cohésion (langue, terroir, famille, sécurité, religion traditionnelle, etc.) pour mieux installer leur tandem infernal. Quitte ensuite à se combattre dans le monde entier jusqu’à extinction de l’une des deux parties.

Tous les pays musulmans non fondamentalistes (ou plus ou moins attachés à des valeurs laïques) où les Occidentistes sont intervenus (voir la liste précédente), sans qu’on ne leur demande rien, ont vu l’arrivée au pouvoir des islamistes. Qui pense que c’est un hasard ?

La pression qui est faite par les Occidentistes pour que les Européens accueillent de plus en plus de populations étrangères africaines, et musulmanes de préférence, prend alors tout son sens. Les mondialistes gagnent sur plusieurs tableaux en détruisant les spécificités ethnoculturelles à la fois des citoyens qui accueillent, contraints et forcés, des populations étrangères sur leur sol, et ces mêmes populations affamées obligées de quitter leurs pays d’origine : salaires dévalués, individus déboussolés, déracinés, insécurité permanente, groupes ethniques en conflit perpétuel, fondements patrimoniaux, religieux, familiaux détruits, etc. afin de permettre aux Occidentistes de se présenter comme seuls recours et d’obtenir si besoin est par la force (brimades permanentes, arrestations arbitraires, dénigrement de tous opposants par les medias aux ordres, pressions fiscales…) une espèce d’homme interchangeable et corvéable à merci, une sous-classe d’esclaves innombrables, ou de dhimmis (citoyens non musulmans assignés à un statut de second ordre en pays musulman) qui ne pourra plus jamais protester.

Le panem et circenses, tel qu’on l’entendait pendant la période décadente romaine, du pain et des jeux (les jeux du cirque), le « Mac Do et football » - la survie minimaliste que nous offre la modernité, qui est en vigueur de nos jours - sera considérée dans quelques années comme un moindre mal, si ce n’est même comme un paradis perdu. Tout est relatif. »

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Au jour et à l’heure où nous écrivons, ce samedi 17 octobre, (il convient de le préciser car les événements vont se précipiter vers une fin terrifiante à une vitesse fulgurante), une infime minorité d’esprits lucides, à l’instar des quelques grands visionnaires qui nous ont alerté dans les siècles précédents, tente d’informer une population qui semble réticente à toute forme d’esprit critique, heureuse, semble-t-il, de s’enfoncer lentement dans une sorte de torpeur confortable qui conduit insensiblement les individus vers une mort spirituelle qu’ils semblent appeler de leurs vœux.

C’est cette même résignation qui a conduit à la mort physique les explorateurs perdus dans un désert de sable ou de glace qui refusaient de lutter encore pour leur survie quand l’un de leurs coéquipiers tentait de les réveiller – de leur sauver la vie - en les secouant rudement pour qu’ils gardent les yeux ouverts.

Dans la liste des destructions et des brimades qui allaient s’abattre sur nous « dans quelques années », je n’avais pas mentionné en 2015 l’éradication pure et simple qui est en train de se perpétrer contre tous les travailleurs indépendants (à commencer par tout ce qui touche aux loisirs, au bien-être, à la culture, à la qualité de vie, donc, à la vraie vie : restaurants, discothèques, salles de sport, après la disparition des paysans qui continuent à se suicider, des commerces indépendants et des artisans croulant sous les charges, etc.) On discerne bien désormais quel type de totalitarisme notre Big Brother national a l’intention de mettre en place ; il se définit exactement dans les termes de ce slogan qui sonnait comme une plaisanterie dans les années 60 : métro, boulot, dodo, cette fois appliqué avec toute la rigueur des 12 000 policiers fanatisés destinés à faire respecter le couvre-feu et toutes les mesures sanitaires mis en place « pour votre sécurité ».

Et, pour ceux qui pensent que toutes ces mesures sont dues à l’incompétence ou à la naïveté de nos dirigeants, pour ceux qui n’ont toujours pas compris, et ne comprendront jamais, que rien n’est laissé au hasard, que toutes ces décisions qui nous paraissent absurdes sont volontairement contradictoires, que chacun, au gouvernement, joue le rôle qui lui est assigné et prononce les mots qu’il doit prononcer, même s’ils sont en totale opposition avec ce qu’ils ont dit la veille, rappelons la phrase terrible de « notre » président lors de sa dernière intervention : « On s’était habitué à être une société d’individus libres ». Quelle mauvaise habitude ! Ne vous en faites pas, tout ça va changer, « pour votre sécurité », vous ne serez plus que des esclaves, ou des robots.

Note:

[1] Dans notre pays même, il se trouve aussi désormais des départements entiers à majorité musulmane. Bien imprudents seraient ceux qui estimeraient que le même processus séparatiste ne pourrait pas être déclenché - et entériné - en France. L’exemple de cette décapitation du 16 octobre 2020 est ici flagrant : l’auteur du crime est un Tchétchène.

dimanche, 18 octobre 2020

Daniel Estulin et le virus des Bilderbergs

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Daniel Estulin et le virus des Bilderbergs

Ex: https://reseauinternational.net

Ce qui nous arrive est prévu et monté depuis longtemps. Une grande partie fut révélée par l’écrivain d’origine soviétique Daniel Estulin en 2005.

Voici une interview de Daniel Estulin (auteur de nombreux ouvrages sur le globalisme, sur le Club Bilderberg, l’institut Tavistock etc) par Goyo G. Maestro pour le site espagnol larazon.es

*

S’il y a un sujet favorable pour les complots, c’est bien le coronavirus, et s’il y a quelqu’un de compétent en la matière, c’est Daniel Estulin, auteur de plusieurs livres sur le club Bilderberg et analyste du renseignement russe. Estulin ne sait pas quelle est l’origine de la « pandémie » , mais il n’exclut pas la version suggérée par les responsables chinois selon laquelle l’armée américaine aurait introduit le virus en Chine . Ce qui est clair, c’est que cette crise sanitaire – « qui est secondaire » – va accélérer la fin du cycle que, ajoute-t-il, nous vivons, avec l’effondrement des marchés et la fin de l’ère entamée avec les accords de Bretton Woods en 1944. « L’Espagne ne peut pas sortir vivante de cette crise », prédit-il dans cet entretien avec LA RAZÓN.

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Comment le monde va-t-il changer après le coronavirus ?

Ce qui nous attend, c’est une crise d’une ampleur que nous n’avons connue que deux fois au cours des deux derniers millénaires. La première a eu lieu entre les 4e et 6e siècles, lorsque la féodalité est apparue. Et le deuxième moment est venu avec la naissance du capitalisme à partir du XVIe siècle. Ce que nous vivons actuellement, c’est la fin du capitalisme, une crise systémique planétaire. Le capitalisme a besoin d’une expansion continue pour ouvrir de nouveaux marchés, car sans de nouveaux marchés, le capitalisme meurt. Cela a été dit par Karl Marx et Adam Smith. Le coronavirus est une excuse pour chercher une explication de la faillite des marchés planétaires, alors que c’est quelque chose qui a commencé bien avant. La situation italienne est également facile à expliquer. 114 banques en Italie sont en faillite. Avoir des coronavirus est génial car ils peuvent arrêter de payer et blâmer le virus pour le défaut.

f2cbb7b629f31608dafeed057d6325e3.jpgLe monde est-il prêt à affronter une crise de cette ampleur?

Le modèle économique a pris fin. En 1991, les deux modèles existants, le communiste et le capitaliste, ont été réunis en un seul qui a duré jusqu’en 2008, lorsque le début de la fin a commencé. En 2008, il y avait encore des moyens de sauver le système, de nettoyer les éléments parasites, mais maintenant il y a des bulles créées par les banques, qui ont augmenté la dette de 70%, qui ne peut pas être éliminée si ce n’est par une guerre thermonucléaire ou bactériologique ou avec un coronavirus, un cas de force majeure qui dans la plupart des contrats permet de ne pas payer la dette. Le modèle négocié à Bretton Woods en 1944 ne fonctionne qu’avec une expansion illimitée du capitalisme. Mais nous sommes arrivés à la fin et ce que nous voyons maintenant sont les conséquences de la faillite.

Y aura-t-il des mouvements géopolitiques majeurs ? Des Gagnants et perdants après cette « pandémie » ?

Les États-Unis et la Chine ont conclu un premier accord commercial, qui donne aux Américains les gagnants. Mais la Chine et les États-Unis sont les deux faces de la même pièce, ils sont le même système économique. Alors que Trump remporte cet accord commercial, nous voyons maintenant la réponse de la Chine. Xi Jinping , qui est empereur et non président, joue de manière asymétrique et prend les cartes après que les États-Unis aient gagné la guerre commerciale et que l’Europe a fermé les portes de la Chine avec des droits de douane. Il existe de nombreux coronavirus en Chine. Et la conséquence de cela est la fermeture des marchés et des entreprises. Aucun navire chinois n’est arrivé dans les ports américains en un mois. C’est pourquoi il y a une telle pénurie, car la plupart des choses sont fabriquées en Chine.

L’Europe semble être prise en tenaille entre les États-Unis et la Chine. Peut-elle être renforcée par cette crise ou, au contraire, va-t-elle s’affaiblir ?

41-erwbtrbL._SX321_BO1,204,203,200_.jpgDepuis 1991 et jusqu’à récemment, nous avions un monde unipolaire, dominé par le monde libéral des banquiers financiers, où la croissance se fait aux dépens des autres. À la mort de l’Union Soviétique et pendant que l’Occident était en mesure de s’étendre, le système unipolaire a continué à fonctionner jusqu’en 2008. Nous assistons maintenant à la mort d’un système et à la naissance d’un nouveau dont personne ne sait rien. C’est pourquoi Poutine, Trump et Xi Jinping parlent de s’asseoir après les élections américaines et de décider des nouvelles règles du jeu pour ce monde d’après-crise et d’après Bretton Woods. Depuis 1991, la lutte a lieu au sein du capitalisme, une lutte entre financiers, banquiers et parasites de Wall Street contre les chefs d’entreprise nationalistes. Donald Trump est le visage visible de ce groupe alternatif anti-banquier et anti-libéral. S’il remporte les élections de novembre, on peut dire que le libéralisme touche à sa fin, mais je ne parle pas du libéralisme pensé par Voltaire, mais du libéralisme financier parasite qui ne produit rien et vit de la spéculation. L’Union Européenne est le premier exemple de ce libéralisme planétaire effréné, et est donc vouée à mourir. Dans une génération, il ne restera plus que très peu de ce qui est aujourd’hui l’Europe. Il y a de fortes chances qu’il y ait une tonne de nouveaux pays.

Pensez-vous que cette « pandémie » pourrait nuire aux aspirations de Trump à gagner sa réélection en novembre?

Joe Biden, atteint de démence, représente le visage des financiers libéraux. Trump n’est même pas le représentant du Parti républicain, mais le visage visible de l’aile industrielle nationaliste. Mais le combat n’est pas entre Trump et Biden. Le seul pays au monde capable d’expliquer ce qui se passe est la Russie parce que nous sommes les descendants de l’URSS, qui était un modèle alternatif et réussi qui a fait faillite pour des raisons que je ne vais pas expliquer maintenant faute de place. Si Trump gagne, il va continuer le combat contre le libéralisme, représenté par les agences de renseignement, la bureaucratie de Washington, les médias, la Silicon Valley, Hollywood, etc.

Les responsables chinois ont laissé entendre que l’armée américaine avait introduit le virus en Chine. Que pensez-vous de la théorie ?

51RSIhvtxXL._SX328_BO1,204,203,200_.jpgJe ne suis pas virologue et je ne vais pas lancer des théories du complot. Je ne sais pas quelle est l’origine de la « pandémie ». Mais je ne douterais pas non plus de cette théorie, d’autant plus que les États-Unis sont un pays qui a pu larguer une bombe atomique et se lancer dans d’innombrables guerres. Le combat est maintenant de définir le modèle post-crise. Le coronavirus est secondaire. Il y a une hystérie planétaire avec ce virus, mais ce n’est que le prélude au premier acte, qui débutera en septembre ou mars de l’année prochaine au plus tard. Ensuite, les gens descendront dans la rue, car un jour ils se rendront compte que les banques seront fermées. C’est ce qui s’est passé en Union Soviétique en 1991, lorsque 40% de la population a perdu le moindre sou de ce qu’elle avait en banque. Cela va se produire à l’échelle planétaire. Ce qui s’en vient, c’est une crise systémique deux ou trois fois pire que celle de 1929.

La classe moyenne avait déjà commencé à décliner dans de nombreux pays depuis 2008. Pensez-vous que ce processus va maintenant s’accélérer ?

Oui, nous sommes confrontés à la fin de la classe moyenne, qui a fortement émergé en Espagne dans les années 60 et 70 et s’est renforcée aux États-Unis sous l’ère Reagan. Maintenant que nous approchons de la fin du modèle, la classe moyenne va mourir. Les gens sortiront et seront criblés de balles. Toutes les mesures martiales et de type couvre-feu actuellement testées sont des méthodes pour affiner le plan de sécurité de fer qui viendra dans six mois ou un an au plus. Les forces de sécurité nationales font une répétition générale de ce qui est à venir. Tout ce qui se passe maintenant, je l’explique depuis 15 ans.

Les gouvernements de nombreux pays ont annoncé des plans de sauvetage ambitieux. Dans quelle mesure ces mesures seront-elles efficaces pour sortir avant la récession à venir ?

Lorsque les entreprises ouvriront dans un, deux ou trois mois, elles seront en faillite et les autres ne pourront pas payer les salaires. Et s’ils ne paient pas, les travailleurs ne peuvent pas acheter. Il y aura un effet domino. L’Espagne n’a pas d’industrie lourde et son agriculture, comme vous faites partie de l’Union Européenne, s’est envolée vers d’autres pays. Vous n’avez pas non plus votre propre politique monétaire car tout est décidé en Europe. Vous n’êtes pas un pays, comme les autres pays européens. L’Espagne ne peut pas sortir vivante de cette crise. L’aide est bonne mais elle ne servira à rien car la crise n’est pas un secteur, elle est systémique. En Allemagne, Deutsche Bank est en faillite depuis des années. Et Commerzbank aussi. Ces deux banques ont perdu 90% de leur valeur en Bourse. Boeing est sur le point de faire faillite, General Electric pareil. Je peux vous donner une énorme liste d’entreprises dans cette situation. Mais il ne s’agit pas d’un certain nombre d’entreprises, mais d’un modèle. Aucun des douze lauréats du prix Nobel d’économie depuis 2008 n’a expliqué la crise systémique qui s’abat sur nous.

Que pensez-vous lorsque vous êtes qualifié d’alarmiste et friand de théories du complot ?

Il y a des années, quand j’ai commencé à publier des livres comme ceux du club Bilderberg, les gens disaient que j’étais un théoricien du complot. Ce n’est pas la vérité. Je suis docteur en intelligence conceptuelle et je suis colonel du contre-espionnage militaire russe, avec 24 ans de service . Je travaille avec les présidents, les premiers ministres et les banques centrales de différents pays, aujourd’hui plus que jamais. Avec ce qui arrive aujourd’hui et ce que j’ai expliqué dans mes livres, le sourire narquois a été effacé de plus d’un visage. La faillite est partout autour de nous et tout le monde l’a remarqué. Mes prévisions au niveau économique, politique et social sont là.

source : larazon.es via nicolasbonnal.wordpress.com

mercredi, 14 octobre 2020

Contre le nouvel ordre sanitaire

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Contre le nouvel ordre sanitaire

par Daniel COLOGNE

Dans l’ensemble, notre famille de pensée a bien réagi au « confinement » du printemps 2020, qui était une quarantaine n’osant pas dire son nom (voir Éléments, n° 184, encadré de la page 37). Dans le même numéro, Hervé Juvin se demande si tout principe poussé à son extrême ne finit pas par s’inverser. Cela expliquerait comment, après un demi-siècle entonnant l’hymne à la grande déesse Mobilité, on est passé du jour au lendemain à l’arrêt de la quasi-totalité de la planète.

Toujours dans la même livraison, ainsi que dans la suivante (Éléments, N° 185), je recommande la lecture des articles de Slobodan Despot, tout comme dans Synthèse nationale (n° 54), je conseille de lire les contributions de Pieter Kerstens, Bernard Plouvier et Charles-Henri d’Elloy. De tous ces très bons textes se dégage l’idée que les mesures de sécurité prônées par les conseillers scientifiques et relayées par les dirigeants politiques sont disproportionnées par rapport au risque sanitaire réel.

BHL-Virus.jpegJ’ai toutefois choisi de m’attarder sur le livre que Bernard-Henri Lévy a consacré à ce nouvel ordre sanitaire, alors que la France et la Belgique rivalisaient d’incohérence pour amorcer le « déconfinement ». D’aucuns vont s’étonner que je fasse une recension plutôt favorable de cet ouvrage. Elle ne change rien au fossé idéologique qui me sépare de cet auteur, mais je ne suis pas un lanceur de tartes à la crème et, lorsque paraît Ce virus qui rend fou, je ne me sens pas tenu d’ironiser : « le Lévy nouveau est arrivé ».

Bien sûr, si « le moi est haïssable » et si cette sentence pascalienne peut servir d’ingrédient à une critique de l’individualisme, les singularités collectives que sont les peuples ne doivent pas pour autant être absorbées par le grand mélange, surtout qu’en l’occurrence c’est l’homme albo-européen qu’on invite à devenir « l’otage » du Big Other. Pourquoi les peuples ne pourraient-ils pas vivre côte à côte, dans le respect réciproque de leur « étymon spirituel » (Léo Spitzer) ? Je suis pour une fédération de grands ensembles impériaux dont les relations pacifiques dépendent précisément, non d’une mixture mondiale selon la doxa dominante actuelle, mais de cette persévérance ontologique évoquée par Heidegger et reformulée par Alexandre Douguine.

C’est peut-être sur une idée de ce type que travaille René Guénon peu avant 1930 et son installation en terre musulmane d’Égypte. Une des rares fois où j’ai entendu prononcer le nom de Guénon à la télévision, c’est dans la bouche de BHL au cours de son émission « Les Aventures de la Liberté » (vers le milieu des années 1990, me semble-t-il). Guénon « tiers-mondiste » ? Oui, mais pas au sens de Franz Fanon et Jean Ziegler. « L’autre tiers-mondisme » de Guénon implique une critique impitoyable de l’égalitarisme moderne.

Il m’empêche que j’ai apprécié certaines pages du petit livre de BHL et que je partage quelques-unes de ses réactions face à la quarantaine du printemps 2020, qui est aussi une parodie de la fonction prophétique à travers les courbes exponentielles et anxiogènes des fameux modélisateurs. À propos de Roselyne Bachelot, dont il discerne la « feinte humilité », BHL écrit : « On la consulte comme un oracle (p. 20). » il compare à une « Pythie triste » le chef du conseil scientifique qui annonce chaque soir « le nombre des morts de la journée (p. 19) ».

En me remémorant les opinions contradictoires des « experts » conviés par les diverses chaînes de télévision, je crois aussi « qu’écouter ceux qui savent, si c’est bien des scientifiques que l’on parle, c’est écouter une pétarade perpétuelle et, quand on est un État, inviter la foire à la table du roi ! (p. 24, c’est BHL qui souligne) » Et si le virus était « un dérèglement dans la combinatoire d’organes et de pathologies qui fait un sujet singulier ? » Alors, « les metteurs en scène du grand spectacle de la guerre au virus (p. 51) » perdraient tout crédit et mériteraient le ton quelque peu moqueur des responsables suisses, bien meilleurs gestionnaires de la crise sanitaire que leurs homologues belges et français.

Je conçois le « malaise » que l’on peut éprouver devant « notre ahurissante docilité à l’ordre sanitaire en marche et à sa mise en demeure des corps (p. 73) ». Une sorte d’apartheid générationnel peut être décrypté dans les propos d’une « cheffe de service à l’hôpital Saint-Antoine » ou de « bio-éthiciens américains » exhortant « ceux du grand âge » à ne pas encombrer les salles de réanimation, « à céder leur place aux plus jeunes pour les tests et les vaccins », bref « à crever sans faire d’histoire (p. 77) ». Il est légitime de s’interroger sur « le peu de débats que suscitèrent, finalement, les projets de traçage numérique présentés, dans tout l’Occident, comme le moyen le plus sûr de vivre un déconfinement heureux (p. 78) ».

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Qu’un reportage au Bangladesh, réalisé avant la mise en quarantaine, mais paru après en raison des « délais d’écriture et d’impression », puisse être tenu pour un « exemple de relâchement » : voilà qui illustre bien « l’empire du procès » épinglé par Régis Debray parmi les « coûts de la sujétion numérique ». Voilà de quoi faire planer la plus grande méfiance « sur les réseaux dits sociaux, c’est-à-dire, de plus en plus souvent, asociaux (p. 88) ».

Pour se convaincre que la vie doit aspirer à une dimension qui la dépasse, on peut faire appel à « toutes les sagesses du monde, la juive mais pas seulement (p. 81, c’est moi qui souligne) ». Se référer à sa propre tradition ancestrale ne doit postuler aucun exclusivisme. BHL convoque aussi un dialogue platonicien pour conjurer le péril d’un nouvelle « montée du pouvoir médical (p. 17) », déjà incarné, dès l’Antiquité romaine, par Galien, « quasi-directeur de conscience » de trois empereurs, et à l’époque de la Révolution française, par le magistrat-médecin Cabanis qui échappe à la Terreur.

Enfin, est-on bien certain que la crise sanitaire du printemps 2020 n’a pas accentué « une tendance lourde de nos sociétés (p. 85) » qui existait déjà auparavant ? Certes, le « préfet » qui donne ses directives par microphone dans la dystopie d’Hermann Kasack (La Ville au-delà du fleuve) cède la place aux images de Jérôme Salomon et Emmanuel André, spécialiste du dénombrement quotidien et macabre des personnes infectées, hospitalisées, réanimées et décédées.

Mais prenons garde. Demain, c’est peut-être tout notre patrimoine civilisationnel (« opéras, philharmonies, les plus grands musées du monde ») qui nous sera « servi, en mode virtuel, sur le plateau d’un petit déjeuner au lit à perpétuité (p. 84) ». Un astrologue prédit que les années 2001 – 2100 seront « le siècle des virus ». Vers quel monde irions-nous au fil des pandémies futures ? « Un monde où règnent les techniciens de la ventilation, les surveillants généraux de l’état d’urgence, les délégués à l’agonie. Un monde où, à la place du monde qui fait trop mal, on a des gels hydro-alcooliques, des balcons où l’on s’auto-complimente, des chiens à promener deux fois par jour muni de son attestation covid et des villes expurgées de la foule humaine comme une salle d’opération de ces infections nosocomiales (p. 103). »

Allons-nous docilement accepter une société qui bannit la poignée de mains et où les masques-barrières ostracisent l’échange de sourires conviviaux ?Allons-nous tolérer que des « applications numériques » deviennent pourvoyeuses « de télétravail, télé-enseignement, téléconsultation, télétransport (p. 77) », sans oublier les jeux vidéos garantissant aux plus jeunes un apprentissage ludique dans la ligne des pédagogies progressistes ?

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Comme Pieter Kerstens, je précise que j’appartiens à la génération « à risques ». Mais il faut savoir vivre avec un virus comme avec le péril d’un déraillement de train, le danger quotidien d’une agression dans un monde qui s’ensauvage, la certitude, deux ou trois fois par été, de canicules et de vagues de chaleur appelées à s’intensifier dans un futur proche. En un mot, comme l’écrit le collaborateur de Synthèse nationale, il faut aborder le problème en adulte, alors que les conférences de presse de Sophie Wilmès cherchent à nous infantiliser et que les médias, la chaîne française LCI et sa pâle copie belge LN24, nous inoculent les poisons de l’incertitude et de la peur.

Je respecte le personnel hospitalier, qui a besoin d’un statut humain et financier revalorisé, et non de cette parodie de fonction guerrière offerte par Macron, Philippe et Véran, leur « front » de soignants, leur « première ligne » d’infirmières et leurs « brigades » de traceurs numériques. Je suis conscient de pouvoir être affecté ou emporté par le covid-19, comme le journaliste Mazerolles et l’ancien arbitre de football Javaux, comme le politicien Devekian et le chanteur Christophe.

J’apporte néanmoins mon soutien à des groupes comme « Folie virale » et à leurs manifestations dont j’espère qu’elles se multiplieront en réunissant des milliers de personnes, comme en Allemagne ou aux États-Unis, et non quelques centaines, comme le 16 août à Bruxelles, parmi des Belges bien timorés. C’est pourtant la Belgique qui a le triste record du plus mauvais ratio décès/nombre d’habitants, malgré des mesures tantôt drastiques, tantôt incohérentes, parfois ridicules (comme la « bulle » de cinq personnes), souvent injustes (je pense par exemple au sort réservé aux forains).

La « crise » du coronavirus est loin d’être close. La rentrée scolaire et estudiantine peut réserver une mauvaise surprise. Certaines populations européennes (Belgique, France, Italie, Espagne) semblent ne plus avoir la maturité de leurs aînés qui sont passés à travers les épidémies grippales de 1957 et 1969 sans céder à la panique. C’était aussi un temps où les gens n’étaient pas encore lobotomisés par les media et où les gouvernants ne s’aplatissaient pas devant « un savoir approximatif qui se donne pour une science ». Régis Debray parle ici de l’économie qui a dicté sa loi durant le cycle 1970 – 2020. Mais qu’en est-il de la virologie, parodie de fonction souveraine en ce pénible millésime qui touchera bientôt à sa fin ?

Daniel Cologne

• Bernard-Henri Lévy, Ce virus qui rend fou, Grasset, Paris, 2020, 112 p., 8 €.

lundi, 28 septembre 2020

Crise sanitaire : le retour de Michel Foucault

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Crise sanitaire : le retour de Michel Foucault

Au moment où les dernières mesures sanitaires anti-Covid (principalement, fermeture des bars et des restaurants à partir de 22 heures à , et fermeture totale de ces établissements à Marseille ; le tout pour les quinze prochains jours) sont annoncées, le 23 septembre, par le ministre de la Santé, le peuple français se rend-il compte dans quelle mesure les sociétés humanistes et libérales peuvent s’avérer in fine coercitives et inhumaines, parce que d’abord moralistes et technocratiques ? 

Celui qui avait perçu ce travers des systèmes modernes est Michel Foucault (1926-1984). Pourtant, beaucoup d’universitaires le disaient dépassé. Et, encore aujourd’hui, le camp national le qualifie – à juste titre – de « déconstructeur », essentiellement de la famille et de l’identité, alors que la gauche libertaire en fait encore un héros de l’anticarcéralisme et le dénonciateur de tous les types de coercition. Un esprit rebelle, jusqu’à soutenir et la « révolution sexuelle » (théorie du genre, etc.) et la révolution islamique d’Iran. En bref, un islamo-libertaire avant l’heure ! Pour autant, n’oublions pas qu’en dépit de ses contradictions le grand auteur revient toujours. 

En bon nietzschéen, Foucault n’a jamais tranché entre la philosophie de la déduction et celle de l’intuition, ou entre celle des mots et celle des choses. Il a donc mené une recherche intempestive des « jeux de vérité » – disait-il –, et ce, selon les époques et les cultures : en se fondant sur les travaux du linguiste Ferdinand de Saussure, il a conclu que la nature humaine était structurée tel le langage. Résultat : « l’homme est une invention dont l’archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine », avait-il écrit dans Les mots et les choses. Comme si l’ego pouvait être de trop…

De fait, Foucault a été le visionnaire d’un monde humain déclinant, mais déclinant en faveur de, et non pas contre, l’humanisme : à l’image du serpent qui s’étiole pour mieux évoluer. D’un même geste, il a saisi de quelle manière le discours médical du XIXème s’était façonné à l’aune des progrès techniques et industriels de son temps, ceux-ci révélant les organes, de « nouveaux » objets constitutifs de l’intérieur du corps. Deux conséquences : la maladie comme effet immédiat de la vie, et la folie comme l’autre inéluctable de la rationalité (par exemple, dans le cas de l’incendie meurtrier de Paris, en février 2019). Voilà pourquoi l’âme devient la « prison du corps » et la folie « le déjà-là de la mort ».

Seulement, tout ce cheminement génère ses propres ornières : alors que « la prison ne peut pas manquer de fabriquer des délinquants » et que « notre société n’est pas celle du spectacle, mais de la surveillance », toute cité demeure conformément à l’« impératif du secret », d’autant plus que « l’inspection fonctionne sans cesse » (in Surveiller et punir), des thèses n’ayant de sens qu’eu égard à celles de son Histoire de la folie à l’âge classique. « L’internement, ce fait massif dont on trouve les signes à travers toute l’Europe du XVIIème siècle, est chose de ʺpoliceʺ […] Avant d’avoir le sens médical que nous lui donnons (…), l’internement a été exigé par tout autre chose que le souci de la guérison ». Prophétique s’il en est ! Car comment ne pas voir dans cette formule la prévision d’un biopouvoir, tel un vice consubstantiel aux ères bâties sur les technosciences ? Ou quand biopolitique rime avec tragique.

vendredi, 25 septembre 2020

Maffesoli: «Gérer la pandémie ou faire peur pour sauver l’ordre social»

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Maffesoli: «Gérer la pandémie ou faire peur pour sauver l’ordre social»

par Michel Maffesoli

Professeur émérite à la Sorbonne
Membre de l’Institut universitaire de France

Ex: https://lecourrierdesstrateges.fr

Il n’est pas question de dire que la crise sanitaire n’existe pas, nous sommes nombreux à avoir des amis qui se sont en allés, ou des proches qui sont atteints ! Mais nos regrets et notre tristesse ne doivent pas nous faire oublier qu’il est une crise de plus grande ampleur : crise civilisationnelle s’il en est !

On ne le redira jamais assez : « tout est symbole ». Il faut avoir la lucidité et le courage de dire, pour employer un vieux mot français, ce que « monstre » ce symbole. Fût-ce dans ses aspects monstrueux. En la matière et en paraphrasant ce que disaient en leur temps nos amis situationnistes, il convient donc d’établir un « véridique rapport » sur le libéral mondialisme !

Une interprétation libérale mondialiste de l’épidémie

Puis-je le faire, tout d’abord, d’une manière anecdotique. Mais en rappelant qu’en son sens étymologique : « an-ekdotos », c’est ce qui n’est pas publié, ou ce que l’on ne veut pas rendre public. Mais qui, pour des esprits aigus, n’est pas sans importance ! On peut donc se poser cette question : pourquoi des milliardaires font-ils de la philanthropie ? Car, on le sait, il existe chez eux une étroite liaison entre leur morale et leur compte en banque.

Bill Gates, préoccupé par le « coronavirus » finance, largement, l’OMS. Sans oublier ses largesses pour bien le faire savoir. Ainsi en France, ce journal « de référence » qu’est Le Monde qui, oubliant sa légendaire déontologie, accepte, contre espèces sonnantes et trébuchantes, que le magnat en question publie un article pour expliquer ses généreuses préoccupations concernant le covid-19.

Un tel fait est loin d’être isolé. Ceux qui détiennent le pouvoir économique, politique, journalistique sentant, pour reprendre le titre de Georg Orwell leur « 1984 » menacé , tentent dans leur nowlangue habituelle, de faire oublier que leur préoccupation est, tout simplement, le maintien du nouvel ordre mondial dont ils sont les protagonistes essentiels. Et pour ce faire, ils surjouent, jusqu’à plus soif, la « panique » d’une pandémie galopante. Pour reprendre un terme de Heidegger (« Machenschaft ») ils pratiquent la manigance, la manipulation de la peur.

Mais il est certain que les hypothèses, analyses, pronostics etc. sur « le monde d’après » signifient bien que ce qui est en cours est un véritable changement de paradigme que l’aveuglement des élites au pouvoir n’arrive pas à occulter.

Michel Maffesoli 

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Faire peur pour sauver un monde en décadence

Il y avait, en effet, deux stratégies possibles : celle du confinement a pour objectif la protection de chacun, en évitant le trop plein de contaminations entraînant une surcharge des services de réanimation accueillant les cas graves. Protection organisée par un Etat autoritaire et à l’aide de sanctions, une sorte de sécurité sanitaire obligatoire. Stratégie fondée sur les calculs statistiques et probabilistes des épidémiologistes. Selon l’adage moderne, n’est scientifique que ce qui est mesurable. Autre stratégie, médicale celle-ci (la médecine est un savoir empirique, un art, pas une Science, en tout cas est fondée sur la clinique (expérience) et pas uniquement sur la mesure) : dépister, traiter, mettre en quarantaine les personnes contaminantes pour protéger les autres. Stratégie altruiste.

Certes l’impéritie d’un pouvoir technocratique et économiciste a privé sans doute la France des instruments nécessaires à cette stratégie médicale (tests, masques), certes l’organisation centralisée et étatique ne permet pas de telles stratégies essentiellement locales et diversifiées. Mais une telle stratégie traduit aussi la défiance généralisée du pouvoir, politiques et hauts fonctionnaires, envers le « peuple ». Protéger les gens fût-ce contre leur gré, au mépris des grandes valeurs fondant la socialité : l’accompagnement des mourants ; l’hommage aux morts ; les rassemblements religieux de divers ordres ; l’expression quotidienne de l’amitié, de l’affection. Le confinement est fondé sur la peur de chacun par rapport à chacun et la sortie du confinement va être encadrée par des règles de « distanciation sociale » fondées sur le soupçon et la peur.

Faire peur pour sauver un monde en décadence ! Faire peur afin d’éviter les soulèvements, dont on peut dire, sans jouer au prophète, qu’ils ne manquent pas (et surtout ne manqueront pas) de se multiplier un peu partout de par le monde. N’oublions pas qu’en France, le confinement a succédé à deux ans de révolte des gilets jaunes suivies par les manifestions contre la technocratique et libérale réforme des retraites. On imagine la haine du « populo » qui anime nos élites ! Mais l’esprit de révolte est dans l’air du temps. Ortega y Gasset, dans La Révolte des masses parlait à ce propos d’un « impératif atmosphérique ». Cet impératif, de nos jours, c’est celui de la révolution, si on la comprend en son sens premier : revolvere, faire revenir ce que l’idéologie progressiste s’était employée à dépasser. Revenir à un « être-ensemble » traditionnel et enraciné.

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Ce que cache la maladie saisonnière appelée « coronavirus »

C’est contre un tel impératif : le retour à un ordre des choses bien plus naturel, que les diverses élites s’emploient à attiser la peur, et ce pour faire faire perdurer les valeurs sociales qui furent celles des « temps modernes ». Pour le dire succintement, émergence d’un individualisme épistémologique et ce grâce à un rationalisme généralisé au motif d’un progressisme salvateur.

Ce sont, en effet ces valeurs qui engendrèrent ce que mon regretté ami Jean Baudrillard a appelé la « société de consommation », cause et effet de l’universalisme propre à la philosophie des Lumières (XVIIIe siècle) dont la « mondialisation » est la résultante achevée. Le tout culminant dans une société parfaite, on pourrait dire « trans-humaniste », où le mal, la maladie, la mort et autres « dysfonctionnements » auraient été dépassés.

Voilà bien ce qu’une maladie saisonnière érigée en pandémie mondiale s’emploie à masquer. Mais il est certain que les hypothèses, analyses, pronostics etc. sur « le monde d’après » signifient bien que ce qui est en cours est un véritable changement de paradigme que l’aveuglement des élites au pouvoir n’arrive pas à occulter. En effet, les mensonges, vains discours et sophismes ont de moins en moins de prise. « Le roi est nu », et cela commence, de plus en plus à se dire. Devant ce qui est évident : la faillite d’un monde désuet, les évidences théoriques des élites ne font plus recette.

Cette « pasteurisation » est, à bien des égards, tout à fait louable. C’est quand elle devient une idéologie technocratique qu’elle ne manque pas d’être elle-même pathogène.

Michel Maffesoli 

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Au temps de la novlangue scientiste façon Orwell

Devant cette méfiance grandissante, ce « on » indéfini caractérisant la Caste au pouvoir agite le paravent scientifique, peut-être vaudrait-il mieux dire, pour reprendre le terme d’Orwell, elle va utiliser la nowlangue  scientiste.

Revêtant l’habit de la science, et mimant les scientifiques, le « scientisme » est en fait la forme contemporaine de la croyance béate propre au dogmatisme religieux. Les esprits fumeux ayant le monopole du discours public sont, en effet, les croyants dogmatiques du mythe du Progrès, de la nécessité de la mondialisation, de la prévalence de l’économie et autres incantations de la même eau.

Il s’agit là d’un positivisme étriqué qui, comme le rappelle Charles Péguy n’est qu’une réduction médiocre du grand « positivisme mystique » d’Auguste Comte. La conséquence de ce positivisme étriqué est le matérialisme sans horizon qui fut la marque par excellence de la modernité. Matérialisme brutal que n’arrivent pas à masquer les discours grandiloquents, doucereux, empathiques ou tout simplement frivoles propres au pouvoir politique et aux « média main-stream » (véritable Ministère de la Propagande) lui servant la soupe.

C’est parce qu’il n’est pas enraciné dans l’expérience collective que le « scientiste » se reconnaît à la succession de mensonges proférés à tout venant. L’exemple des sincérités successives à propos des masques ou des test, est, à cet égard, exemplaire. Mais ces mensonges soit disant scientifiques sont aux antipodes de ce qu’est une science authentique.

Souvenons-nous, ici, de la conception d’Aristote. Avoir la science d’une chose, c’est en avoir une connaissance assurée. C’est-à-dire qui consiste à montrer en quoi cette chose est ainsi et pas autrement. C’est bien ce qu’oublie le « scientisme » dont se parent les élites politiques et divers experts médiatiques qui transforment la crise sanitaire en véritable fantasme. Et ce afin de « tenir » le peuple et de conforter sa soumission.

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Ce que cache la populophobie des élites

Ce faisant ce « on » anonyme qu’est le Big Brother étatique, ne sert pas la science. Il se sert de la science pour des objectifs politiques ou économiques : maintien du consumérisme, adoration du « veau d’or du matérialisme », perdurance de l’économicisme propre à la modernité. C’est cela que profèrent, ad nauseam, ceux que L. F. Céline nommait, bellement, les « rabâcheurs d’étronimes sottises » ; chargés de reformater n’importe quel « quidam » en lui servant, à tout propos, la soupe de la bien pensance. Et ce afin de le maintenir dans une « réification » objectale qui est l’enjeu de la crise sanitaire devenue un fantasme de plus en plus envahissant. Car pour reprendre l’image du Big Brother et du psitacisme dominant, il s’agit bien d’infantiliser le peuple. Répéter, mécaniquement, des mots vides de sens, que même ceux qui les emploient ne comprennent pas, ou de travers.

Considérer le peuple comme un enfant incapable de prendre les bonnes décisions, incapable de juger ou de discerner ce qui est bon pour lui et pour la collectivité, voilà bien l’essence même de la « populophobie » caractérisant les élites en faillite.

En faillite, car une élite est légitime lorsqu’elle est greffée sur la sagesse populaire. C’est ce qu’exprime l’adage : «omnis auctoritas ad populo ». Et parler, à tire larigot, de « populisme » est le signe que la greffe n’a pas pris, ou n’existe plus. En oubliant ce que j’ai, en son temps, nommé la « centralité souterraine », propre à la puissance du peuple, on ne peut plus saisir la poussée intérieure de la sève vitale. Ce qui est l’authentique science : avoir une connaissance essentielle de la substantielle réalité, celle de la vie quotidienne.

Voilà ce que sont incapables de faire les faux savants et les vrais sophistes qui dénaturent la raison authentique, celle s’appuyant sur le sensible, c’est-à-dire sur ce qui est Réel. Parler de populisme, c’est ne rien saisir de la bonhomie du peuple, ne rien comprendre à sa « popularité ».

C’est cela même qui est le fondement de la bonhomie populaire : solidarité, entraide, partage, que la suradministration propre à la technocratie est incapable de comprendre.

Michel Maffesoli 

Macron, voix du bourgeoisisme moderne, du libéral mondialisme

Le signe le plus évident de cette déconnexion c’est lorsqu’on entend l’actuel locataire de l’Élysée parler avec condescendance des manifestations, par exemple celles du Premier Mai, comme étant le fait de « chamailleurs » qu’il faut bien tolérer. Étant entendu, sous-entendu, que ces chamailleries ne doivent en rien perturber le travail sérieux et rationnel de la technocratie au pouvoir. Technocratie incapable d’être attentive à la voix de l’instinct. Voix de la mémoire collective, amoncelée depuis on ne sait plus quand, ni pourquoi. Mais mémoire immémoriale, celle de la société officieuse devant servir de fondement à l’éphémère société officielle, celle des pouvoirs.

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Cette voix de l’instinct avait, de longue tradition, guidé la recherche de l’Absolu. Et ce de quelque nom que l’on pare celui-ci. L’incarnation de l’absolu étant ce que l’on peut appeler, après mon maître Gilbert Durand, une « structure anthropologique » essentielle. Et c’est cette recherche que la modernité s’est employée à dénier en la vulgarisant, la « profanisant » en un mythe du Progrès au rationalisme morbide et au matérialisme on ne peut plus étroit. D’où sont sortis le consumérisme et le mondialisme libéral.

Auguste Comte, pour caractériser l’état de la société propre aux Temps modernes disait judicieusement, reductio ad unum. L’un de l’Universalisme, l’un du Progressisme, l’un du Rationalisme, de l’Économicisme, du Consumérisme etc. C’est bien contre cette unité abstraite que la colère gronde, que la méfiance s’accroit. Et c’est bien parce qu’elle pressent que des soulèvements ne vont pas tarder à se manifester que la Caste au pouvoir, celle des politiques et de leurs perroquets médiatiques, s’emploie à susciter la peur, le refus du risque, la dénégation de la finitude humaine dont la mort est la forme achevée.

C’est pour essayer de freiner, voire de briser cette méfiance diffuse que l’élite en déshérence utilise jusqu’à la caricature les valeurs qui firent le succès de ce que j’appellerais le « bourgeoisisme moderne ». Autre manière de dire le libéral mondialisme.

Individidualisme du confinement contre humanisme intégral

Ce que le Big Brother nomme le « confinement » n’est rien d’autre que l’individualisme épistémologique qui depuis la Réforme protestante fit le succès de « l’esprit du capitalisme »(Max Weber). « Gestes barrières », « distanciation sociale » et autres expressions de la même eau, ne sont rien d’autre que ce que l’étroit moralisme du XIXème siècle nommait « le mur de la vie privée ». Ou encore chacun chez soi, chacun pour soi.

Pour le dire d’une manière plus soutenue, en empruntant ce terme à Stendhal, il s’agit là d’un pur « égotisme », forme exacerbée d’un égoïsme oubliant que ce qui fonde la vie sociale est un « être-ensemble » structurel. Socialité de base que la symbolique des balcons, en Italie, France ou Brésil, rappelle on ne peut mieux.

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L’effervescence en gestation va rappeler, à bon escient, qu’un humanisme bien compris, c’est-à-dire un humanisme intégral repose sur un lien fait de solidarité, de générosité et de partage. Voilà ce qui est l’incarnation de l’absolu dans la vie courante. On ne peut plus être, simplement, enfermé dans la forteresse de son « chez soi ». On n’existe qu’avec l’autre, que par l’autre. Altérité que l’injonction du confinement ne manque pas d’oublier.

Mascarade des masques et théâtrocratie

Amusons-nous avec une autre caricature : la mascarade des masques.

Souvenons-nous que tout comme la Réforme protestante fut un des fondements de la modernité sous l’aspect religieux, Descartes le fut sous la dimension philosophique. Qu’ils en soient ou non conscients, c’est bien sous son égide que les tenants du progressisme développent leurs théories de l’émancipation, leurs diverses transgressions des limites et autres thématiques de la libération.

Descartes donc, par prudence, annonçait qu’il avançait masqué (« larvato prodeo »). Mais ce qui n’était qu’une élégante boutade devient une impérative injonction grâce à laquelle l’élite pense conforter son pouvoir. Resucée de l’antique, et souvent délétère, theatrum mundi  !

On ne dira jamais assez que la dégénérescence de la cité est corrélative de la « théâtrocratie ». Qui est le propre de ceux que Platon nomme dans le mythe de la Caverne, « les montreurs de marionnettes » (République, VII). Ce sont les maîtres de la parole, faisant voir des merveilles aux prisonniers enchaînés au fond d’une caverne. La merveille de nos jours ce sera la fin d’une épidémie si l’on sait respecter la pantomime généralisée : avancer masqué. Le spectaculaire généralisé. N’est-ce point cela que Guy Debord annonçait lorsqu’après la « Société du spectacle » (1967) dans un commentaire ultérieur, il parlait du « spectacle intégré ». Sa thèse, connue ? comprise ? c’est l’aliénation, c’est-à-dire devenir étranger à soi-même à partir du consumérisme et ce grâce au spectacle généralisé. Ce qui aboutit à la généralisation du mensonge : le vrai est un moment du faux.

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Le simulacre de la Caste, le divertissement du masque

Dans la théâtralité de la Caste politique, cela ne vous rappelle-t-il rien ? Le faux se présente masqué, comme étant un bien. Ce que Jean Baudrillard nommait le « simulacre » (1981) : masque du réel, ce qui masque la profonde réalité du Réel. Ce que Joseph de Maistre nommait la « réité » !

Comme ce que fut la série américaine « Holocauste », le masque consiste à susciter des frissons dissuasifs, (de nos jours la peur de l’épidémie, voire de la pandémie) comme « bonne conscience de la catastrophe ». En la matière implosion de l’économicisme dominant où la valeur d’usage telle qu’Aristote l’analyse, (Le Politique ch. III, par 11) est remplacée par la valeur d’échange.

C’est ce que les montreurs de marionnettes, inconsciemment (ils sont tellement incultes) promeuvent. Le masque, symbole d’une apparence, ici de la protection, ne renvoyant à aucune « réité », mais se présentant comme la réalité elle-même.

Pour donner une référence entre Platon et Baudrillard, n’est-ce pas cela le « divertissement » de Pascal ? Cette recherche des biens matériels, l’appétence pour les activités futiles, le faire savoir plutôt qu’un savoir authentique, toutes choses qui, éléments de langage aidant, constituent l’essentiel du discours politique et des rabacheries médiatiques. Toutes choses puant le mensonge à plein nez, et essayant de masquer que ce qui fait la grandeur de l’espèce humaine, c’est la reconnaissance et l’acceptation de la mort.

L’idéologie de la pasteurisation sociale triomphe pour préserver les élites

Car pour le Big Brother, le « crime-pensée » par excellence est bien la reconnaissance de la finitude humaine. De ce point de vue, le confinement et la mascarade généralisée sont, dans la droite ligne du véritable danger de toute société humaine : l’aseptie de la vie sociale. Protection généralisée, évacuation totale des maladies transmissibles, lutte constante contre les germes pathogènes.

Cette « pasteurisation » est, à bien des égards, tout à fait louable. C’est quand elle devient une idéologie technocratique qu’elle ne manque pas d’être elle-même pathogène. Très précisément en ce qu’elle nie ou dénie cette structure essentielle de l’existence humaine, la finitude. Ce que résume Heidegger en rappelant que « l’être est vers la mort » (Sein zum Tode). À l’opposé de la mort écartée, la mort doit être assumée, ritualisée, voire homéopathisée. Ce que dans sa sagesse la tradition catholique avait fort bien cristallisé en rendant un culte à « Notre Dame de la bonne Mort ».

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Si l’on comprend bien que dans les cas de soins donnés à des personnes contagieuses, les soignants observent toutes les règles d’hygiène, masque, distanciation et protections diverses, ces mêmes règles appliquées urbi et orbi, à des personnes soupçonnées a priori d’être contaminantes ne peuvent qu’être vécues comme un déni de l’animalité de l’espèce humaine. Réduire tous les contacts, tous les échanges aux seules paroles, voire aux paroles étouffées par un masque, c’est en quelque sorte renoncer à l’usage des sens, au partage des sens, à la socialité reposant sur le fait d’être en contact, de toucher l’autre : embrassades, calins et autres formes de tactilité . Et refuser l’animalité expose au risque de bestialité : les diverses violences intra-familiales ponctuant le confinement comme les délations diverses en sont un témoignage probant.

Le confinement comme négation de l’être-ensemble, la mascarade comme forme paroxystique de la théâtralité, tout cela tente, pour assurer la perdurance du pouvoir économiciste et politique, de faire oublier le sens de la limite et de l’indépassable fragilité de l’humain. En bref l’acceptation de ce que Miguel de Unanumo nommait le « sentiment tragique de l’existence ».

Face au triomphe final de la bonhomie populaire : la sagesse écosophique

C’est ce sentiment qui assure, sur la longue durée la perdurance du lien social. C’est cela même qui est le fondement de la bonhomie populaire : solidarité, entraide, partage, que la suradministration propre à la technocratie est incapable de comprendre. C’est ce sentiment, également, qui au-delà de l’idéologie progressiste, dont l’aspect dévastateur est de plus en plus évident tend à privilégier une démarche « progressive ». Celle de l’enracinement, du localisme, de l’espace que l’on partage avec d’autres. Sagesse écosophique. Sagesse attentive à l’importance des limites acceptées et sereinement vécues. C’est tout cela qui permet de comprendre la mystérieuse communion issue des épreuves non pas déniées, mais partagées. Elle traduit la fécondité spirituelle, l’exigence spirituelle propres aux jeunes générations. Ce qu’exprime cette image de Huysmans : « coalition de cervelles, d’une fonte d’âmes » !

C’est bien cette communion, qui, parfois s’exprime sous forme paroxystique. Les soulèvements passés ou à venir en sont l’expression achevée. À ces moments là le mensonge ne fait plus recette. Qui plus est, il se retourne contre ceux qui le profèrent. N’est-ce point cela que relève Boccace dans le Decameron : « Le trompeur est bien souvent à la merci de celui qu’il a trompé. » Acceptons-en l’augure.

jeudi, 24 septembre 2020

Éradiquer la mort en éradiquant la vie, l’ambition d’un système en plein délire?

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Éradiquer la mort en éradiquant la vie, l’ambition d’un système en plein délire?

Par Dominique Muselet

Ex: https://www.salaireavie.fr

Tout comme, depuis les années 1970, les ouvrages de Brzeziński servent de programme de politique étrangère aux Etats-Unis, il se pourrait bien que 1984, la dystopie d’Orwell, leur serve (et à nous aussi qui leur sommes inféodés) de programme de politique intérieure.

On peut imaginer avec quelle gourmandise, nos élites, dont le souci principal est de dominer le petit peuple pour pouvoir l’exploiter au mieux de leurs intérêts, se sont appropriées et ont mis en œuvre les enseignements de ce petit livre. Pendant que la Russie et le Moyen-Orient se débattaient sous les coups programmés par Brzeziński, des apprentis Big Brother prenaient subrepticement le contrôle de nos existences.

Les peuples occidentaux commencent à s’en rendre compte et l’adjectif orwellien s’est répandu pour décrire la communication gouvernementale, les inversions de valeur, les éléments de langage, les décisions contradictoires, bref presque tout ce qui, chez nous, rappelle 1984.

68593273076e21bbbc972501135c16bc.jpgA sa parution, en 1948, nous avons pris naïvement ce livre pour un roman de sciences fiction. A l’époque, à part quelques rares visionnaires aussitôt traités de défaitistes, nous croyions être occupés à construire un monde meilleur, plus juste, plus solidaire, sous la houlette de dirigeants éclairés. De Gaulle n’avait-il pas sauvé la France ? Et les communistes ne mettaient-ils pas en œuvre, tambour battant, le programme du Conseil National de la Résistance : sécurité sociale, allocations familiales, congés payés, chômage, retraites ? Les syndicats étaient puissants et un salaire d’ouvrier suffisait à faire vivre une famille entière. On s’attendait à ce que le système capitaliste s’effondre sous ses contradictions, comme l’avait prédit Marx. On pensait que le ciel descendrait bientôt sur terre sous la forme du socialisme, et tant pis pour la classe possédante ! Il y avait une forme d’équilibre social de la terreur qui avait son pendant extérieur dans la dissuasion atomique.

Hélas, c’était trop beau pour être vrai et, au lieu de s’effondrer, le capitalisme, s’est bientôt déchaîné sous la poussée de la mondialisation, entraînant avec lui les valeurs de la République (Liberté, Egalité, Fraternité, cotisation sociale et séparation des pouvoirs) et les valeurs de la vie en commun (justice, vérité, confiance, respect). Tout cela a été remplacé par la course individuelle au plaisir et au profit dans une sorte de sauve qui peut, de guerre de tous contre tous qui fait plier sous le joug ceux qu’elle n’élimine pas.

La France, un pays béni des dieux

Mais dans notre malheur nous avons bien de la chance, nous répète Big Media. Imaginez, on aurait pu avoir l’Union soviétique et Staline ! Grâce au ciel, on a les Etats-Unis et Big Brother. C’est d’ailleurs un vrai bonheur de voir avec quelle aisance et quelle finesse nos chères élites se sont glissées dans la peau de Big Brother. Dans de nombreux domaines, les élèves occidentaux ont même dépassé le maître. Oui, nous avons bien de la chance !

Prenez nos ennemis par exemple : un ennemi invisible et insaisissable comme le Covid-19, ça a tout de même plus d’allure et de potentiel que les archaïques Estasia et Eurasia !

Notre État n’a certes pas encore réussi à installer des caméras dans chaque appartement, mais qu’à cela ne tienne, nos téléphones et ordinateurs portables, avec leurs applications sophistiquées, lui fournissent déjà beaucoup d’informations sur nous et dans ce domaine les progrès sont rapides. Voyez le succès éclatant de Stop Covid !

Pour ce qui est de la Vérité, nous ne sommes pas non plus en reste. Même un enfant de CM2 connaît la Vérité sur la seconde guerre mondiale. Il sait qu’elle été menée contre les Juifs et gagnée par les Américains. Comment se pourrait-il en effet que les Soviétiques aient vaincu Hitler ? Les Etats-Unis dont nous sommes les fidèles alliés ne pourraient jamais l’accepter. Ou que les Allemands nous aient attaqués ? L’Europe de la paix ne s’en remettrait pas. Quant aux 21 millions de Soviétiques tombés sous les bottes allemandes ? Voyons, c’est de la propagande russe !

Chez nous, il n’y a pas de propagande. Nous avons Big Media qui nous enseigne le politiquement correct. Nous savons que tout ce que disent les pays hostiles et les réseaux sociaux complotistes, sont des fake-news. Tout comme nous savons que « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c'est l'esclavage ; l'ignorance, c'est la force ». C’est sûrement parce que nos médias sont capables de tout transmuer en Vérité que Jupiter les a exemptés du masque, à l’heure du sanitairement correct.

2d8698d5e197aaeb8c57aad560ec7c6c.jpgNotre pays est béni des dieux parce qu’il est dans le camp du bien et que ses élites sont au service du peuple, et donc nous n’avions rien à craindre du Coronavirus quand il est arrivé de Chine avec les français rapatriés, a déclaré notre apprenti Big Brother. Au cœur de l’épidémie, Il a harangué son peuple avec fougue, envoyé les fantassins au front, mis ses amis à l’abri dans leurs châteaux de province, et enfermé à la maison le reste de la population avec, pour résoudre tous les problèmes, une boîte magique de Doliprane. Tous ensemble, sous sa houlette éclairée, nous avons fait reculer la bête, au péril de nos vies. Evidemment, nous n’avons pas pu sauver tout le monde et beaucoup de vieillards sont morts, seuls, dans nos mouroirs à profit. Mais nous avons beaucoup appris.

Les enseignements principaux de l’épidémie

1. L’hystérie, c’est la sagesse. Grâce à Big Media et ses médecins de plateau, nous savons que ce n’est pas parce que, en plein cœur de l’épidémie, la moyenne d’âge des malheureux qui mouraient se situait entre 70 et 80 ans et qu’aujourd’hui il n’y a quasiment plus de morts (30 décès le 30/9 contre 1438 le 14/4, selon le Prof Toussaint, dont on se demande pourquoi Big Media le reçoit encore), que le virus n’est pas plus dangereux que la peste noire ou, plus près de nous, que la grippe espagnole (qui venait en fait des Etats-Unis et a fait 50 millions de morts selon d’incorrigibles complotistes). Nous avons appris que le Principe de précaution invite à se prémunir de tous les dangers même ceux qui n’existent pas. C’est pour cela que Big Media est obligé, à son corps défendant, d’affoler et de terroriser les populations. Sinon, bêtes comme ils sont, les gens ne comprendraient pas que ce n’est pas parce que la menace n’existe pas, qu’il ne faut pas s’en protéger par tous les moyens.

2. La science, la médecine et Big Pharma forment un seul bloc uni et solidaire. En d’autres temps nous aurions parlé de corruption, mais aujourd’hui, nous savons qu’il n’y pas de corruption, ni de conflits d’intérêt, en Occident, car Big Brother et le Doliprane nous protègent de tout. Grâce à Big Pharma et l’administration à flux tendus de l’ARS, nous avons, en fait, le « meilleur système de santé du monde ». Il faut être à la solde des Russes ou des Chinois pour prétendre qu’il y a eu infiniment moins de morts au Vietnam ou en Biélorussie que chez nous pendant l’épidémie !

3. Tous les virus seront bientôt éradiqués. Ceux qui pensent que l’idéal anglo-saxon de l’asepsie absolue est une utopie, sont évidemment des agents russes. Big Pharma et Big Media nous l’ont promis : grâce au port du masque obligatoire, à l’interdiction de l’hydroxychloroquine et au vaccin qui va nous tomber du ciel, il n’y aura bientôt plus de virus du tout. La preuve, l’UE a versé des milliards d’Euros à Big Pharma. Ceux qui parlent de prévention, de défenses immunitaires, de soin, de guérison sont des traîtres à la nation, qui veulent nous ramener au Moyen-âge et qui font le jeu de nos ennemis.

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On trouve encore, sur des réseaux-sociaux que la Police de la pensée n’a pas réussi à éradiquer, des contributeurs anonymes, possédés par des forces maléfiques, qui affirment que les bactéries, les virus et les microbes font partie de la vie. Selon ces cerveaux malades, on n’aurait absolument pas intérêt à se débarrasser des virus car ils sont des agents qui viennent créer une réaction dans notre corps pour que celui-ci active l’énergie vitale et se nettoie. Ce qu’il faudrait, insistent-ils, c’est développer notre énergie vitale, nos anticorps, nos défenses immunitaires. Ils osent même citer Claude Bernard qui aurait dit : « Le terrain est tout, le microbe n’est rien ».

Heureusement pour Big Brother, Big Pharma et nous, Pasteur, qui était un as des relations publiques, a remporté haut la main la victoire du vaccin contre les immunologistes de son temps. Encore un miracle qui prouve que dieu est avec Big Pharma et que rien n’arrêtera le progrès…

4. La mort, elle-même, sera bientôt éradiquée. La France a déjà pratiquement éradiqué la mort sur les routes en appliquant les recommandations – simples et efficaces - du Conseil écologique de Big Brother : supprimer les voitures des pauvres. Quand il ne restera plus que celles des riches, conduites par des chauffeurs, il n’y aura plus de morts, soyons en certains.

Pour éradiquer la mort des seniors dans les Ehpad qui font notre fierté, Big Brother a trouvé la solution : sacrifier les jeunes. S’il n’y avait pas de jeunes, il n’y aurait pas de vieux et donc pratiquement plus de morts, voilà la Nouvelle Doctrine. Big Brother et son Conseil scientifique sont conscients qu’une doctrine aussi révolutionnaire peut surprendre des générations de parents et de grands-parents encore viscéralement attachés à leurs enfants et petits-enfants et naturellement peu enclins à les sacrifier, même pour le bien commun. Mais Big Brother sait que nous avons confiance en lui et en Sa parole et que nous Lui obéirons.

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D’ailleurs nous avons fait des progrès et, tout récemment, Big Brother est apparu à la TV de Big Media pour nous féliciter. Il était fier de nous parce que nous avions compris la nécessité de rester enfermés pendant deux mois, de remplacer les enseignants après de nos enfants, de nous contenter du Doliprane pour combattre un virus létal, de porter un masque inutile, de payer des amendes illégales, de laisser mourir seul nos vieux parents, de faire nos emplettes dans des supermarchés couverts au lieu des marchés de plein air, de ne pas nous réunir, ni nous marier, ni rien, tout en continuant à vider les poubelles du pays.

Nous avons aussi compris, à sa grande satisfaction, qu’il était capital que nos enfants et leurs maîtres soient désormais transformés en zombies dans des écoles zombies*, pendant que nous travaillons de tout notre cœur pour sauver les dividendes de Big Finance.

Big Brother est donc certain, que nous serons bientôt heureux d’offrir nos enfants à la nation pour éradiquer la mort, car il n’y a pas de projet plus grand, plus noble, plus moderne.

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Éradiquer la mort est LA grande mission de Big Brother. Mais, comme Big Media nous l’a affirmé, le sacrifice de la jeunesse permettra, en même temps, de solutionner les problèmes de santé publique, les problèmes politiques, économiques (les enfants coûtent cher et ne rapportent rien), sociaux et écologiques, bref tous les problèmes dont Big Brother a promis de nous délivrer lorsqu’il a été porté au pouvoir par une foule en délire, il y a quatre ans. Son plan était prêt car Big Brother est toujours prêt. Il n’attendait que le Coronavirus pour l’appliquer.

Et voilà que ce qu’Il nous avait annoncé, se réalise enfin sous nos yeux éblouis : la fin de l’histoire, la fin de la politique, la fin de l’économie, la fin de la société, la fin de la joie, la fin de l’espoir, la fin du cycle de la vie et de la mort, en un mot, la fin de la souffrance humaine. Oui, nous sommes bénis des dieux !

Lorsque leur œuvre sera accomplie, Big Brother, Big Media et Big Finance entasseront l’or, dont ils nous ont délestés, dans les fusées spatiales qui les attendent en Guyane ou en Floride. Puis ils regagneront, dans l'au-delà, les planètes paradisiaques qu’ils avaient quittées, l’espace d’un instant, pour venir répandre sur nous leurs bienfaits et nous délivrer du mal... de vivre.

Note :

*Beaucoup de médecins, de psychologues et d’enseignants dénoncent l’impact délétère des mesures antisociales prises par nos gouvernants sur le développement et la santé mentale des enfants et des adolescents. Un Collectif de parents, Je suis libre de respirer, s’apprête à déposer plainte contre l’Education nationale pour maltraitance et mise en danger physique et psychique des enfants.

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mardi, 15 septembre 2020

Nihil Obstat, Nº 35 - Revista de historia, metapolítica y filosofía.

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Nihil Obstat, Nº 35

Revista de historia, metapolítica y filosofía.

Tarragona, primer semestre 2020

21×15 cms., 192 págs.

Cubierta impresa a todo color, con solapas y plastificada brillo. Rústica cosido.

PVP: 20

Índice

Editorial: El coronavirus y los mitos de la posmodernidad / 5

Las leyes pioneras para la protección de los animales en España, por Jordi Garriga Clavé / 7

Causas y razones alrededor del combate cultural en Portugal, por Joäo Franco / 23

El Renacimiento, sus orígenes y su herencia, por Alberto Buela / 27

El enemigo interior: una historia de las purgas de la inteligencia estadounidense, por Cynthia Chung / 31

Entrevista a Pierre Vial. Los años del GRECE (1968-1987). En la escuela de Gramsci / 39

“Veo a Francia morir, pero tengo confianza, porque creo en Dios”, por Bruno Gollnisch / 63

In memoriam, por Juan Antonio Llopart / 70

Una mirada al gran espacio de Eurasia, por Shahzada Rahim / 71

La Cuarta Teoría Política y el problema del diablo, por Aleksander Duguin / 76

Del destino a la turca al crepúsculo de la tradición, por Michel Lhomme / 85

* * *

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Dossier: Geopolítica y pandemia

Consecuencias geopolíticas de la crisis del coronavirus. Una propuesta para España, por José Alsina Calvés / 95

Entrevista a Valérie Bugault, por Rachel Marsden / 103
 
¿Se puede definir una geopolítica del coronaviris?, por Robert Steuckers  /  115

Para algunos, la seguridad sanitaria se convertirá en una parte fundamental de las estrategias políticas liberales, por Diego Fusaro / 123

Coronavirus: el frenesí de una Nueva normalidad patológica, por Mª del Pilar Soler Gordils / 125

2020: Geopolítica, pandemia y ciberespacio en la nueva guerra fría global, por Leonid Savin / 129

 

* * *

Los monumentos conmemorativos en Dresde tras la IIGM en el 75 aniversario de la destrucción. Presencias y ausencias, por Asociación Cultural OHKA / 143

Homenaje a Oswald Spengler, por Armin Mohler / 163

Entrevista con Martí Teixidor, por Jordi Garriga / 169

Libros: Juan Pimentel Igea, Fantasmas de la ciencia española, por Pablo Huerga Melcón / 177

 

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samedi, 12 septembre 2020

Covid a signé la mort de l’éducation publique...

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Covid a signé la mort de l’éducation publique...
 
par James Howard Kunstler
Ex: https://echelledejacob.blogspot.com
 
Après un printemps infernal et deux mois de séjour d’été forcé, les familles de tout le pays attendent avec impatience la réouverture très hasardeuse de l’année scolaire. Le virus Covid-19 a révélé des fissures structurelles dans la puissante forteresse de l’éducation publique. Certains campus restent fermés, ou sont seulement provisoirement, et partiellement, ouverts. Il est facile de voir où cela va nous mener.

J’ai reçu cette semaine une lettre d’un professeur de physique de lycée en Nouvelle-Angleterre – qui veut rester anonyme. Il écrit :

«… Covid a signé la mort de l’éducation publique en Amérique … L’État n’arrive pas à décider si nous devrions faire du télétravail partout ou plutôt essayer un calendrier hybride étrange. Personne ne peut prendre de décision. Le syndicat a les boules. Il sait que la plupart des salles de classe sont mal ventilées et trop petites et ils n’imaginent qu’un scénario du type «bateau de croisière». Le travail à distance est horrible, mais c’est mieux que rien…»

Avant d’aller plus loin, rappelez-vous le premier principe de notre longue urgence : tout ce qui est organisé à une échelle géante est appelé à échouer. Au cours de la poussée de croissance de l’après-guerre, nous avons regroupé toutes les écoles du pays en campus géants desservis par des flottes d’autobus jaunes réunissant des milliers d’enfants dans des bâtiments conçus pour ressembler à des usines d’insecticides. Et une fois ce projet terminé, qu’avons-nous obtenu ? Deux décennies de fusillades de masse dans les écoles. Je ne pense pas que nous ayons compris le bon message – à savoir que ce type d’école produit tellement d’ennui et d’anomie que certains enfants deviennent des meurtriers au moment où ils atteignent l’adolescence.

Le fait que cette condition reste méconnue, et certainement absente du débat public, en dit long sur la psychologie collective désastreuse qui a prévalu dans l’investissement précédent : après avoir mis en place ce système misérable à des coûts titanesques, nous ne pouvons même pas penser à le changer. Maintenant, comme d’habitude dans l’histoire de l’humanité, le processus se déroulera de manière urgente, tout seul, que cela nous plaise ou non, parce que les circonstances l’exigent.

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Une autre question absente des médias d’information est ce qui se passe lorsque la baisse des recettes fiscales commence à atteindre les campus scolaires géants consolidés. Mon correspondant, professeur de physique en Nouvelle-Angleterre écrit :

«Les finances des écoles sont en mode complètement inversé. Chuchotée dans les couloirs avant chaque comité d’école et dans chaque salle du conseil municipal, il y a la formidable réalité que la TVA et la taxe foncière sont en baisse de 25 à 30%. La peur est palpable…. Il me semble que l’Éducation publique, telle que nous le connaissons actuellement sera de l’histoire ancienne dans environ quatre ans. C’est une grande institution. Il lui faudra quelques années pour imploser complètement, mais pas une décennie. Il ne reste plus d’argent pour la faire fonctionner telle qu’elle est.»

Et ainsi, la «technologie» intervient pour sauver la situation : l’apprentissage à distance. Cela semblait être une bonne idée à l’époque, mais les conséquences imprévues sont assez sombres. Est-il réaliste de poster les petits enfants, disons de la 1ère à la 6ème année, devant des écrans d’ordinateur pendant six heures par jour ? J’en doute. Et maintenant que nous avons mis les choses en place pour que de nombreux ménages aient besoin du revenu des deux parents pour vivre, qui sera là pour superviser l’apprentissage à distance ? Personnellement, je doute que la majorité, même des lycéens, s’habitue à ce régime.

Qu’en est-il des nombreux ménages pauvres ? Les écoles peuvent leur distribuer des ordinateurs portables et des tablettes, mais que se passe-t-il s’il n’y a pas de service Internet à la maison ? Et si les parents sont analphabètes en informatique ? Et s’il y a plusieurs enfants et que le ménage est chaotique ? Telle est la véritable réalité dans laquelle de nombreuses mères célibataires bénéficient de l’aide publique. Dans l’état actuel des choses, les enfants réussissent déjà mal dans une école ordinaire.

Alors, il y a l’enseignement à domicile. Un parent achète un programme d’enseignement et le suit. Prenez votre respiration ! Combien de parents sont réellement équipés pour faire cela ? Et qui sont les parents – surtout les mères – qui restent à la maison avec les enfants au moins une demi-journée ? Je m’empresse d’ajouter que la prochaine étape de la scolarité en Amérique naîtra probablement hors des efforts de scolarisation à domicile, car des groupes, ou des familles, organisent de petites écoles ad hoc qui ressemblent par leur structure aux écoles à une seule pièce d’antan. Mais le chemin vers ce résultat sera probablement compliqué et difficile, et beaucoup d’enfants seront laissés pour compte. Eh alors ? Abraham Lincoln a réussi à avoir une éducation avec rien de plus qu’une Bible, un volume de Shakespeare et une pile de livres de droit.

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Les collèges ont la tête si profondément dans le sable qu’on peut à peine voir dépasser les chevilles des responsables. C’est encore absolument pire en haut du tas. Par exemple, voici une lettre récemment envoyée à l’ensemble de la «communauté» d’étudiants, au personnel et aux professeurs de l’Université de Princeton par son président Christopher Eisgruber – lisez le tout ici. Une telle décharge puante de bigoteries racistes, lâches et malhonnêtes, n’a jamais été vue auparavant, ou à peine, même à Harvard, Yale et Brown, où l’insincérité coule comme le xérès Amontillado. Eisgruber écrit :

«Nous devons nous demander comment Princeton peut lutter contre le racisme systémique dans le monde. »
 
La grandiosité c’est vraiment quelque chose, le mot – inexistant – attendait justement que Princeton l’invente, et maintenant le moment est venu ! Et, bien sûr, comme si des croisades donquichottesques contre les gremlins politiques sauveraient Princeton.

J’ai des nouvelles pour vous : les collèges et les universités s’effondrent et pas simplement parce que Covid-19 a interrompu leurs business plans. Plutôt, à cause de la malhonnêteté prodigieuse et grossière dans laquelle est tombée l’éducation supérieure. Le racket autour des prêts universitaires était déjà assez grave, mais le racket intellectuel autour de faux domaines d’études, la persécution contre les crimes de la pensée et une hystérie sexuelle épique a déshonoré la mission même de l’enseignement supérieur, l’a transformé en quelque chose de pas mieux qu’un culte malade, et a infecté le reste de la culture en essaimant dans de nombreuses institutions et entreprises commerciales, avec des diplômés sectaires, déterminés à soumettre l’ensemble de la société américaine à une session de lutte maoïste sans fin – [genre Révocul, NdT].

Si l’apprentissage à distance est fait pour vous, suivez cinq cours en ligne gratuits par semestre à la Khan Academy et ne consacrez plus de soixante-dix ans d’économie à une université de l’Ivy League pour à peu près exactement la même chose. À l’heure actuelle, les écoles sont en pleine effervescence alors que les étudiants se présentent, commencent à faire la fête – ou se réunissent simplement en petits groupes sociaux – et qu’est-ce-que vous croyez, tout se déroule comme dans un bateau de croisière. C’est ce qui s’est passé cette semaine à SUNY Oneonta and Indiana University. Plus à venir, j’en suis sûr.

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Finalement,voyez vous, des milliers de collèges et d’universités à travers le pays fermeront ou du moins réduiront considérablement leurs effectifs – si les maoïstes ne les incendient pas après les élections. Le destin de nombreux jeunes aujourd’hui ne réside pas dans les couloirs sacrés de Google, Microsoft et Goldman Sachs, mais plutôt dans les champs et les pâturages des régions fertiles du pays où la nourriture doit être cultivée pour une population en déclin. Chutttt !!! Ne leur dis pas ça. Ils vont juste avoir une autre crise de colère, te crier dessus et t’annuler. Mais le monde évolue comme il évolue, et c’est probablement par là que ça ira.

James Howard Kunstler

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

jeudi, 10 septembre 2020

Nostradamus, le masque, et le Covid19

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Nostradamus, le masque, et le Covid19

par Pierre-Emile Blairon

L’article que Georges Gourdin a fait paraître : Nostradamus aurait-il inspiré Pierre-Emile Blairon ? m’a quelque peu désarçonné sur le coup car il ne m’avait pas avisé de sa parution ; mais c’est une heureuse surprise : il m’a permis de réfléchir sur les motifs qui m’ont amené à écrire les quelques phrases que vous avez déjà lues ou que vous allez lire. C’est le but de ma présente démarche : vous exposer ces motifs.

« La fin d’un cycle est toujours caractérisée par une accélération et une multiplication d’événements tragiques ou aberrants, par le règne du mensonge, l’inversion totale des valeurs longuement élaborées par la civilisation qui est en train de mourir mais c’est alors le moment où chaque instant de la vie sociale revêt un masque, en l’occurrence mortuaire, comme une gigantesque fête de carnaval dont les acteurs revêtiraient des costumes de zombies errants à la recherche d’un souffle de vie.

Funèbre parodie où l’on tente en vain de découvrir dans cette foule un véritable humain.

En fait, quand tout n’est que parodie, c’est que le monde réel est déjà mort.

Sous le masque, il n'y a que le néant. »

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Je ne me souvenais pas d’avoir écrit ces lignes. Il faut dire que, un livre terminé, mon esprit est occupé par le suivant alors que j’oublie presque tout du précédent ; je ne suis pas vraiment un bon commercial.

Au moment même de la parution de mon dernier livre, Chroniques d’une fin de cycle, paru aux Editions du Lore en décembre 2019, « l’élite » mondiale pédo-sataniste au pouvoir mettait la dernière main à la plus grande manipulation de tous les temps, qui allait aboutir à ce délire que constitue le totalitarisme sanitaire planétaire, si bien réussi dans ses moindres détails.

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Pour toute commande: http://www.ladiffusiondulore.fr/home/781-chroniques-d-une-fin-de-cycle-les-enfers-parodisiaques.html

Le pire des mondes

Le sous-titre de ce livre Chroniques d’une fin de cycle, où ces phrases citées figurent parmi les premières, les annonce déjà : Les enfers parodisiaques ; un amalgame de « paradis » et « parodie » ; le paradis est ici un faux paradis, et même l’inverse, puisqu’il est un enfer, tandis que la parodie est une vraie parodie qui singe le bonheur, tel que Aldous Huxley l’avait évoqué dans son livre Le meilleur des mondes qui signifie évidemment « Le pire des mondes ».

Le pire des mondes – comme il n’en a encore jamais existé - est celui que nous sommes destinés à vivre et que nous vivons déjà pour certains d’entre nous, parmi les plus lucides ; la plupart de nos contemporains étant complètement inconscients de ce qui arrive et, surtout, de ce qui va arriver.

Les populations sont devenues globalement incapables d’analyser la situation présente, d’entrevoir quelque chemin d’avenir, inaptes à tirer les moindres leçons du passé. Elles répètent stupidement les mêmes schémas, exécutent machinalement les mêmes gestes, obéissent massivement aux moindres injonctions si ce n’est aux moindres stimuli ; elles sont entrées dans un processus d’abêtissement complet ; et encore, certaines bêtes ont plus de facultés intelligentes pour se situer dans la vie et pour affirmer leur « personnalité ».

Le rapport avec Nostradamus ? Pourquoi m’aurait-il influencé ? C’est que je l’ai longtemps fréquenté en écrivant sa biographie, en tentant de résoudre ses énigmes, en donnant des conférences et des articles sur le personnage et son œuvre. Inévitablement, une sorte de complicité est née et, peut-être inconsciemment, j’ai pensé à lui en écrivant ces lignes sur le masque quelque peu prémonitoires.

Avant d’être devin, Nostradamus était médecin

Mais quelques éléments d’ordre tout à fait concret peuvent avoir aussi creusé un petit sillon dans ma mémoire ; ainsi, rappelons-nous que Nostradamus, avant d’être devin, était médecin, qu’il n’hésitait pas à se rendre dans les villes terrassées par une épidémie (autrement plus grave que la gripette préfabriquée qu’on veut nous faire passer pour une catastrophique pandémie mondiale) pour exercer son métier qui était alors un véritable sacerdoce souvent de nature sacrificielle ; nombre de médecins y laissaient leur vie ; la télé n’existait pas encore pour passer le plus clair de son temps à s’y pavaner, grassement payés au nombre de mensonges proférés comme font les Diafoirus actuels[1] au lieu d’exercer leur métier.

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La peste, en effet, sévissait régulièrement et partout à cette époque (début du XVIe siècle) et Nostradamus se rendait sur les lieux de l’épidémie pour tenter d’y soulager les malheureux contaminés. Les médecins portaient alors des masques en forme de bec de pélican dont la renflure était remplie de plantes médicinales censées les protéger des miasmes environnants. Nostradamus avait mis au point une décoction magique constituée de plantes et de fleurs aux propriétés antiseptiques qui se révélèrent particulièrement efficaces puisqu’il ne fut jamais atteint par la maladie (c’était un bon vivant, il est mort de… la goutte !).

Déduire plus que prédire

Nostradamus était connu, et l’est encore, pour ses prédictions, dont beaucoup furent vérifiées.

Certes, les dieux, ceux des Gaulois, des Indous, des Chaldéens et des Hébreux, s’étaient penchés sur son berceau ; c’est lui-même qui les évoque, et les invoque, selon ses dires. C’est, sans doute, un petit coup de leurs pouces qui a permis ses hallucinantes prophéties calculées au jour près (comme, par exemple, le début et la fin du communisme soviétique)

Son disciple, Chavigny, ne l’appelait-il pas le « Janus français », Janus, le dieu de l’antiquité, le dieu primordial, le dieu des commencements, celui qui a deux visages, l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir ?

Car le génie de Nostradamus, plus que de prédire, consistait à déduire.

Nostradamus fut l’un des premiers modernes (il a vécu pendant la Renaissance, début des Temps modernes) à avoir compris le système des cycles qui explique la marche du monde.

Les premiers écrits de cyclologie apparaissent chez les Indous, qui ne faisaient que s’en référer aux cycles de vie naturels : tous les êtres naturels, les plantes, les astres, les saisons, les jours, les heures, les hommes, les animaux vivent selon un cycle : naissance, vie, mort ; le temps est cyclique, tout recommence lorsque tout est mort.

Mais les civilisations naissent, vivent et meurent selon le même processus.

Les Indous avaient divisé le temps cyclique en quatre périodes, chacune d’elles appelée Yuga. Nous sommes à la fin de la dernière période, appelée Kali-Yuga, déclin entamé il y a 6400 ans.

Toutes les anciennes sociétés traditionnelles se référaient au système cyclique, au temps cyclique, le temps linéaire n’étant qu’une invention humaine initiée par les monothéistes.

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Les Grecs, par les écrits d’Hésiode notamment, ont aussi adopté le concept de temps cyclique, lui aussi partagé en quatre périodes qui vont du meilleur au pire ; le système cyclique est un système involutif. L’Age d’or est suivi de l’Age d’argent, puis du bronze, puis du fer, qui correspond donc au Kali-Yuga, celui dont nous vivons les derniers instants ; à la fin du grand cycle réapparaît le nouveau avec un nouvel Age d’or.

Ainsi donc, Nostradamus, le Janus français, doté d’une longue mémoire, d’une grande culture, ainsi que d’une profonde intuition, héritier spirituel de plusieurs ethnies et cultures, déduisait des anciens cycles les événements qui allaient apparaître pour le nouveau.

Le système cyclique a été compris et repris par quelques-uns de nos auteurs contemporains qui se sont ainsi avérés être des passeurs et des mainteneurs des anciennes sociétés traditionnelles à travers le monde, et, plus particulièrement, du monde indo-européen :  Spengler, Mircéa Eliade, Georges Dumézil, René Guénon, Julius Evola… auxquels il convient de se référer pour comprendre quelque chose à l’Histoire du monde et aux terribles événements qui se déroulent sous nos yeux.

Je terminerai par une phrase qui résume bien cet article, phrase de Paul-Georges Sansonetti qui, lui aussi, appartient à cette catégorie distinguée de passeurs et de mainteneurs : « Comme disait Goethe :" Les évènements à venir projettent leur ombre vers nous". Encore faut-il que de véritables voyants (alliant une intuition indissociable de la conscience ethnique à une lucidité héroïque) soient capables d'interpréter ces ombres messagères. »

Note:

[1] Les Diafoirus sont des médecins, père et fils, dans la pièce de Molière, Le Malade imaginaire. « Cuistres grandiloquents et rétrogrades dont le charlatanisme finit par éclater au grand jour » (Wiktionnaire)

mercredi, 09 septembre 2020

Comment leurs masques rendent bêtes et méchants

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Comment leurs masques rendent bêtes et méchants

par Nicolas Bonnal

Dans notre tradition chrétienne et biblique le fait de cacher sa face est un délit spirituel ; et si Dieu cache sa face, la situation est spirituellement très grave. Exemple :

11 Il dit en son cœur : Dieu a oublié, il cache sa face, il ne verra pas, à jamais (psaume 10).

Le masque comme on sait ne prétend pas (ou plus) nous guérir de cet affreux virus qui ne tue plus personne et ne sert qu’à établir le nouvel ordre mondial et son grand Reset, en abolissant ce qui restait de liberté et en diminuant la population de deux milliards à coups de vaccins – pour commencer. A court terme on a pu voir aussi que le masque altère la santé et le caractère de la personne humaine, raison pourquoi certains le veulent définitif et obligatoire. Quand on hait (Gates-Attali-Davos-Soros, etc.) on ne compte pas.

Mais voyons ce qui dit un psychiatre du système, préposé à la manipulation – ou à la location – du cerveau humain et de ses clics acheteurs. Patrick Fagan dans un article puissant paru dans le mensuel britannique The Critic explore les raisons pour lesquelles les masques “rendraient les gens stupides” et seraient une forme de “déshumanisation.”

Fagan écrit :

[…] “Les masques peuvent désormais être ajoutés à la liste des obligations qui vous rendent stupides. […] voici les faits qui expliquent pourquoi vous ne devriez absolument, catégoriquement, pas porter de masque. Ils vous rendent influençables ; ils vous rendent plus susceptible de suivre les directives de quelqu’un d’autre et de faire des choses que vous ne feriez pas autrement. En bref, ils vous privent de votre fonction exécutive – votre conscience. »

Le masque déresponsabilise et rend plus fou : voyez les BLM et les Antifa que Trump laisse faire aux USA pour obéir à ses sponsors, tout en espérant être réélu par son électorat de petits blancs affolés (les oligarques étant eux euphoriques et patients comme on sait).

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Fagan donne deux exemples caractéristiques de cette répugnante civilisation consumériste (je rappelle que le mot consommation veut aussi dire mort en latin) :

« Un excellent exemple nous vient d’une étude réalisée par Mathes et Guest (1976), qui ont demandé aux participants s’ils seraient prêts, et combien ils devraient être payés, pour porter une pancarte à la cafétéria de l’université disant “la masturbation, c’est chouette” Les résultats ont montré que lorsque les gens portaient un masque, ils étaient plus susceptibles de porter l’affiche et qu’il leur fallait moins d’argent pour le faire (30 dollars contre 48 dollars en moyenne).

Pendant ce temps, Miller et Rowold (1979) ont présenté un bol de chocolats aux participants à Halloween et leur ont dit qu’ils n’avaient le droit d’en prendre que deux chacun. Lorsque les enfants pensaient qu’ils n’étaient pas surveillés, ils se servaient eux-mêmes. Les enfants sans masque ont enfreint la règle, en prenant plus de chocolats, 37% du temps, contre 62% pour les enfants masqués. Les auteurs ont conclu que les masques “entraînent une diminution des inhibitions comportementales”. […] »

Le masque sert à désinhiber : qu’il s’agisse de BLM, des racailles, de Macron ou de sa police toujours sordide et brutale (quoiqu’en pensent certains), on voit très bien les effets de cette désinhibition. Depuis qu’on ne voit plus leurs visages, casqués ou masqués, les flics sont odieux. Fagan :

« Les effets désinhibiteurs du port d’un masque sont décrits par les psychologues en termes de suspension des mécanismes de contrôle du surmoi, permettant aux impulsions subconscientes de prendre le dessus. Saigre (1989) a écrit que les masques “raccourcissent” les systèmes de défense conscients et encouragent une “régression massive” vers un état plus primitif ; Castle (1986) a écrit que les mascarades du XVIIIe siècle permettaient aux porteurs de masques de libérer leurs pulsions hédonistes et sexuelles réprimées ; et Caillois (1962) a écrit de la même façon sur les carnavals masqués européens impliquant des activités libidinales, notamment “les indécences, les bousculades, les rires provocateurs, les seins à découvert, les imitations de bouffonnerie, une incitation permanente à l’émeute, les festins et les excès de paroles, de bruit et de mouvement”. Au XIIe siècle, le pape Innocent III a interdit les masques dans le cadre de sa lutte contre l’immoralité ; et en 1845, l’État de New York a rendu illégal le port de masques en public par plus de deux personnes, après que des agriculteurs aient porté des masques pour attaquer leurs propriétaires. »

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L’altération de l’identité est évidente, ce qui explique la symbolique contre-initiatique des bals masqués de Venise aux Rothschild en passant par Fanny Hill :

« Du point de vue de la neuro-imagerie, les masques sont connus pour inhiber l’identité et le contrôle des impulsions – tous deux associés à la fonction exécutive dans le cortex préfrontal (par exemple, Glannon, 2005 ; Tacikowski, Berger & Ehrsson, 2017). En d’autres termes, les masques font taire le Jiminy Cricket dans le cerveau. »

Grâce aux masques on doit aussi se taire (cf. la muselière) :

« Il n’est pas étonnant que le fait de se couvrir la bouche nous fasse taire psychologiquement. Des études ont montré que les vêtements ont un effet puissant sur notre façon de penser (ou non), via un principe connu sous le nom de cognition encapsulée : le port d’une blouse de laboratoire améliore la fonction cognitive (Adam & Galinsky, 2012), le port d’une blouse d’infirmière augmente l’empathie (López-Pérez et al., 2016), et le port de marques contrefaites augmente la probabilité de tricher dans un test (Gino, Norton & Ariely, 2010). De même, dans le monde du langage corporel, le fait qu’une personne mette sa main sur sa bouche est un signe qu’elle écoute attentivement : elle est prête à recevoir des informations, et non à les remettre en question. »

On pense à Tom Cruise dans la scène du billard du film incontournable Eyes Wide Shut. J’ai expliqué ailleurs la haute symbolique maçonnique de cette « tenue ».

Les masques rendent stupides en nous privant d’air, ajoute Fagan :

« Il existe également une raison plus fondamentale pour laquelle les masques peuvent rendre stupide : la diminution du flux d’oxygène vers le cerveau. Les voiles faciaux réduisent la fonction ventilatoire à long terme (Alghadir, Aly & Zafar, 2012), et les masques chirurgicaux peuvent réduire l’oxygénation du sang chez les chirurgiens (Beder et al., 2008) : croyez-le ou non, se couvrir la bouche rend la respiration plus difficile. En examinant le masque facial N95, une étude de 2010 (Roberge et al.) a conclu que “les niveaux de dioxyde de carbone et d’oxygène étaient respectivement nettement supérieurs et inférieurs aux normes ambiantes du lieu de travail” à l’intérieur du masque. »

Les gouvernements soumis au N.O.M. étendent leur pouvoir pour fabriquer le gentil troupeau résigné prophétisé par Tocqueville :

« Le fait que les masques ne fonctionnent probablement même pas nous amène à la dernière raison pour laquelle le port d’un masque inculque la stupidité et la conformité : à travers un bombardement de mensonges, de contradictions et de confusion, l’État submerge votre capacité à raisonner clairement. »

Fagan donne l’exemple du communisme. On pourrait donner celui de Robinson obligeant le pauvre Vendredi à faire n’importe quoi (creuser et boucher des trous) pour éprouver sa puissance de colonial armé et la soumission de l’indigène. Fagan :

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« Comme l’a écrit Theodore Dalrymple, “Dans mon étude des sociétés communistes, je suis arrivé à la conclusion que le but de la propagande communiste n’était pas de persuader ou de convaincre, ni d’informer, mais d’humilier ; et donc, moins elle correspondait à la réalité, mieux c’était. Lorsque les gens sont contraints de se taire lorsqu’on leur raconte les mensonges les plus évidents, ou pire encore lorsqu’ils sont contraints de répéter eux-mêmes ces mensonges, ils perdent une fois pour toutes leur sens de la probité. Consentir à des mensonges évidents, c’est en quelque sorte devenir soi-même mauvais. La volonté de résister à quoi que ce soit est ainsi érodée, et même détruite. Une société de menteurs émasculés est facile à contrôler”.

Fagan conclut un texte brillant et courageux :

« Le but des masques faciaux n’est pas de protéger les humains, mais de diminuer l’humanité – de voler aux gens leur ego, leur identité et leur autonomie. »

Et nous citerons encore la bible, tout en demandant à nos lecteurs de découvrir les vidéos de l’extraordinaire rabbin Amnon Itshak qui a dénoncé la volonté folle de Netanyahou de pucer tous les enfants israéliens :

9 Ne me cache pas ta face, ne repousse point ton serviteur avec colère (psaume 27)

Ou aussi :

7 tu as caché ta face, j’ai été épouvanté (psaume 30)

Sources :

https://thecritic.co.uk/face-masks-make-you-stupid/

https://covidinfos.net/covid19/les-masques-vous-rendent-s...

Bonnal –  Les mystères de Stanley Kubrick (Dualpha, Amazon.fr)

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2020/06/09/gants-masq...

 

vendredi, 04 septembre 2020

Alexandr Dugin, Prof. Alberto Buela, Julio Piumato: El mundo post pandemia

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Alexandr Dugin, Prof. Alberto Buela, Julio Piumato: El mundo post pandemia

 
 
 
Conferencia de Pensamiento Estratégico con el filósofo y Politicolo ruso Alexandr Dugin - autor de “ La cuarta Teoría Política” y nuestro doctor en filósofía de la Sorbona de Paris Prof Alberto Buela y el Presidente del Cees Julio Piumato.
 

dimanche, 30 août 2020

Covid-19, ingénierie sociale, manipulations…

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Covid-19, ingénierie sociale, manipulations…

Le point avec Lucien Cerise

Ex: https://www.breizh-info.com

Né en 1972, Lucien Cerise a une formation en sciences humaines et sociales, avec une spécialisation dans le langage et l’épistémologie. Il s’intéresse aux notions de frontière et de limite, aussi bien dans le champ politique que dans les domaines psychologique, éthique et comportemental.

Nous l’avons interrogé, au cours d’un entretien passionnant, au sujet de la tyrannie sanitaire et de la manipulation des masses qui se met en place un peu plus chaque jour.

Breizh-info.com : Qu’est-ce que l’ingénierie sociale tout d’abord ?

Lucien Cerise : l’ingénierie sociale est une méthode d’action sur le lien social apparue aux XIXe et XXe siècles. Cette méthode réalise la synthèse de deux courants de pensée qui débutent en Grèce antique. Tout d’abord, la pensée utopiste, dont l’ouvrage fondateur est La République de Platon. Et parallèlement, la pensée stratégique, la réflexion sur les stratagèmes et la manipulation par le langage, l’art de la persuasion, théorisée par Aristote dans sa Rhétorique, mise en scène par Platon dans les joutes verbales opposant Socrate et les Sophistes, et qui s’incarne également dans l’œuvre d’Homère avec la figure d’Ulysse, « l’homme aux mille ruses ».

Chez les contemporains comme Karl Popper, l’ingénierie sociale est une approche constructiviste et mécaniste du lien social, en termes de « physique sociale », pour parler comme les utopistes du XIXe siècle. La société est conçue sur le modèle d’un bâtiment ou d’un écosystème que l’on peut décrire scientifiquement, et dont on peut modifier intentionnellement le plan, l’architecture, recombiner les parties entre elles, en ajouter ou retirer certaines par démolition contrôlée, etc. Politiquement et moralement neutre, l’ingénierie sociale a été appliquée en Afrique du Sud pour construire l’apartheid, et est appliquée aujourd’hui pour le déconstruire. La seconde définition historique de l’ingénierie sociale vient du hacker Kevin Mitnick : le social engineering est un piratage du lien social par usurpation d’identité et abus de confiance, permettant de modifier le comportement d’autrui à son insu, voire avec son accord, afin de lui soutirer des informations.

100.jpgCes deux approches combinées ont inspiré au XXe siècle une nébuleuse de disciplines gravitant autour des sciences de la gestion – cybernétique, marketing et management – et des sciences du risque, ou cyndiniques, consacrées à la sécurité des systèmes et aux méthodes de piratage du « facteur humain », de sa psychologie et de son comportement. Aujourd’hui, je propose la définition synthétique suivante : l’ingénierie sociale est la transformation furtive d’un sujet social, individu ou groupe. Ce que l’on appelle le lien social, l’opinion publique, l’intelligence collective, l’intersubjectivité ou la cognition sociale, toute cette masse de représentations et d’émotions qu’il y a entre nous, tout ceci a l’air immatériel et volatile, alors qu’en fait c’est extrêmement rigide et contraignant, presque autant que des murs physiques, ça ne se développe pas au hasard et ça obéit à une architecture générale, que l’on peut modéliser, c’est-à-dire schématiser, et que l’on peut ensuite sculpter et travailler comme un objet matériel ou un environnement. Cette description présente l’intérêt de rendre visuel ce que l’on croyait être invisible. En effet, le lien social est structuré, ou architecturé, de façon topologique par trois types de relations : la confiance, la méfiance et l’indifférence. L’ingénierie sociale est le travail de modification des relations de confiance, de méfiance et d’indifférence dans la société pour donner une nouvelle forme à la société, construire ou reconstruire le lien social, réécrire les habitus, les routines, les automatismes, et reconditionner les comportements.

Cette transformation a vocation à être définitive. Pour cette raison, elle est le plus souvent furtive et s’apparente à un piratage de l’esprit, au sens informatique du terme, c’est-à-dire une effraction non perçue, ou perçue et consentie, pour ne pas risquer un retour en arrière. La première étape de ce piratage est une opération de phishing, hameçonnage en français, qui consiste à attraper la confiance d’autrui en exploitant les ressources du triangle de Karpman, c’est-à-dire en occupant la place de la victime et/ou du sauveur dans la sensibilité de la cible humaine à pirater, pour qu’elle nous accorde sa confiance. On peut ainsi lui désigner un bourreau, un ennemi, sur lequel projeter la méfiance. Tout est là : dès qu’on a la confiance de la cible (ou des cibles), on peut décomposer et recomposer les équilibres sociaux en faisant monter la méfiance entre certaines parties de la société dans des conflits triangulés où chaque partie se perçoit comme bourreau mutuel, ou en faisant monter la confiance entre d’autres parties en jouant sur l’image du sauveur ou de la victime. Quand une cible est verrouillée et qu’elle s’ouvre au pirate, qu’elle lui fait confiance, l’ingénieur social peut réécrire sa perception de la réalité en lui faisant adopter ses éléments de langage, ses mots-clés, sa narration, selon le principe de l’hypnose : la parole de l’hypnotiseur devient la réalité de l’hypnotisé. C’est ce que j’appelle du reality-building. Le comportement réel est défini par la perception de la réalité, qui n’est autre que la représentation mentale intériorisée de la réalité. Or, en elle-même, cette représentation n’est pas réelle, le symbole n’est pas ce qu’il désigne, la carte n’est pas le territoire. Et pourtant, c’est cette carte qui définit les convictions profondes de chacun, donc le comportement de chacun, donc ce qui se passe dans le monde réel. Une leçon troublante de ce domaine d’études est que l’irréel a le même poids que le réel dans nos vies d’êtres humains. Le mot n’est pas la chose, mais il a le même poids que la chose.

Breizh-info.com : Quelques mois après le début de « La crise du Covid-19 » et avec le petit recul que nous avons désormais, peut-on parler de la plus grande opération d’ingénierie sociale de l’histoire ?

LC : Cette crise essentiellement médiatique présente des points communs avec les événements du 11 septembre 2001. Dans les deux cas, il s’agit d’une opération de transformation de l’opinion publique mondiale par la réécriture du triangle de Karpman, avec un nouveau bourreau, de nouvelles victimes et de nouveaux sauveurs, autrement dit la création de nouveaux liens de confiance/méfiance/indifférence à l’échelle internationale, au moyen d’un récit fictif mélangé à des faits réels. Pourquoi fictif ? Parce que dans les deux cas, certaines lois de la nature sont transgressées par la narration médiatique des événements. Certains éléments des « versions officielles » du 11 septembre ou de l’épidémie de coronavirus sont impossibles physiquement ou physiologiquement. Au-delà de ces parallèles, il faut admettre qu’on a effectivement franchi un seuil dans le contrôle comportemental, toujours plus intrusif et intime.

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On assiste depuis quelques mois au déploiement coordonné d’un nombre important de forces économiques, médiatiques, politiques et géopolitiques, gouvernements, ONG, fondations, etc., dont l’action convergente consiste à essayer de nous persuader de quelque chose d’évidemment faux, ceci afin de nous faire entrer de force dans une nouvelle réalité mentale globale. Ces forces peuvent être nommées les pro-virus, puisqu’elles veulent qu’il existe un virus extrêmement dangereux qui menacerait la survie de l’humanité. Les forces pro-virus s’appuient sur une épidémie classique, telle que l’espèce humaine en a déjà connues, pour l’amplifier artificiellement par la parole et les images, puis tirer prétexte de la panique ainsi fabriquée pour transformer la société de manière irréversible – et surtout sans aucune nécessité vitale, au contraire, puisque les mesures prises sont bien plus dangereuses que le virus lui-même, notamment pour l’économie, d’où cette ambiance morbide sécrétée par la propagande pro-virus.

La Commission d’enquête extraparlementaire sur le coronavirus, association internationale fondée en Allemagne, parle de mesures non proportionnées, excessives et injustifiables, et cite un rapport interne du ministère de l’Intérieur allemand du 7 mai 2020. Que dit ce rapport ? Pendant le confinement, 90 % de toutes les opérations médicales nécessaires en Allemagne n’ont pas pu être réalisées à cause des places réservées dans les unités de soin aux éventuels malades du coronavirus, ce qui a impacté 2,5 millions de personnes et a provoqué de nombreux morts, à la suite des mesures gouvernementales. En France, une vague de décès provoqués par les mesures sanitaires a été signalée également sur les réseaux sociaux par des membres du personnel hospitalier.

Toutes ces mesures pseudo-sanitaires n’ont aucune pertinence médicale et visent en fait à nous faire entrer à marche forcée dans le transhumanisme. À l’échelle d’une entreprise et de sa culture, le management parle de « conduite du changement » pour qualifier ce transformisme identitaire. Comment le pouvoir s’y prend-il techniquement ? Le gouvernement français et l’institut de sondage BVA travaillent en collaboration et appliquent un outil d’ingénierie sociale, le Nudge, pour fabriquer le consentement de la population au confinement et à toutes les mesures comme le port du masque obligatoire, etc. Sur son site, BVA définit le Nudge par le fait d’activer un « coup de pouce » pour provoquer des changements comportementaux forts à partir des enseignements de l’économie comportementale. Au fil des siècles, les gens de pouvoir ont remarqué qu’ils déclenchaient des réactions de méfiance quand ils étaient trop autoritaires, et qu’ils fragilisaient ainsi eux-mêmes leur propre assise et domination. La réflexion sur l’exercice du pouvoir a donc développé des techniques d’hameçonnage pour endormir la méfiance et capter la confiance des masses. Les sciences du comportement en général sont aujourd’hui le nouveau paradigme de la pensée politique car elles permettent de théoriser et appliquer un contrôle social plus efficace que l’encadrement autoritaire en produisant l’illusion de la liberté de choix. Le concept de Nudge, ou l’orientation douce des décisions, est une sorte de soft power managérial étendu à toute la société. Une émission de France Culture lui était consacrée récemment et nous apprenait que les gouvernements anglais et français faisaient appel à des « Nudges Units », des unités spécialisées dans la création de Nudges, c’est-à-dire des petits coups de pouce mentaux qui nous influencent de manière subliminale, comme les flèches et les points dessinés au sol pour faire respecter la distanciation sociale, le tout avec une charte graphique colorée et infantilisante. Cette approche a été notamment défendue par des conseillers de Barack Obama, devenus célèbres par leur concept d’infiltration cognitive, et qui définissent le Nudge par l’oxymore « paternalisme libertaire ». Dans les sociétés patriarcales, Big Brother est visible et se distingue de l’environnement, comme un totem phallique érigé au centre de l’attention. Dans les sociétés hystérocratiques, libérales et libertaires, Big Mother est invisible car elle est englobante, elle définit la toile de fond de l’environnement. Il est donc plus difficile de la contester car elle est partout et nul part en même temps. Si le message de Big Brother est « 2+2=5 », le message de Big Mother est « Tu as le choix entre 2+2=5 et 2+2=6 ».

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Breizh-info.com : Comment expliquez-vous la simplicité avec laquelle les autorités, à travers le monde, ont réussi à confiner les gens et à leur ôter toujours un peu plus de libertés individuelles au nom de la lutte contre un virus qui pourtant, tue très peu les gens en bonne santé ?

LC : Le pouvoir joue essentiellement sur la psychologie humaine et ses faiblesses, ses biais, ses angles morts, etc. Étienne de la Boétie parlait déjà au XVIe siècle du phénomène de la servitude volontaire, qui s’appuie sur le besoin de sécurité. En obéissant aveuglement au pouvoir, on a l’impression d’être comme les autres, de faire partie de la majorité, ce qui procure un sentiment de sécurité et de protection. Or, une impression est toujours précaire. C’est une hallucination, une perception illusoire comme un mirage dans le désert, qui ne repose que sur des combinaisons de mots, des narrations, du langage, donc rien de concret, d’où la nécessité de répéter le message sans arrêt pour essayer de lui donner une consistance.

Cette facilité à enfermer les gens chez eux vient aussi de ce que cette crise a un point de départ dans le réel malgré tout. Il y a des débats autour de la réalité du virus et de son origine, possiblement artificielle, voire de son inexistence. Peu importe : il existe une symptomatique typique. Des gens tombent malades et ils présentent des symptômes reconnaissables et similaires. On peut donc parler au moins d’un syndrome Covid-19. On sait que les statistiques du nombre de cas et de morts sont truquées à la hausse, mais il existe néanmoins une maladie qui présente un profil unifié, une structure, une silhouette.

Que cette maladie soit provoquée par un virus, les exosomes ou la 5G est une question secondaire, le vrai problème est le virus politico-médiatique. La maladie existe, mais pas dans la forme présentée dans les médias. Or, c’est cette forme médiatique qui impacte les psychologies et provoque une vague de conformisme imitatif qui touche aussi les gouvernements. Les autorités savent pertinemment que ce virus n’est pas si dangereux. Mais si l’on additionne les corrompus et les suivistes, on atteint le seuil de bascule nécessaire et suffisant pour induire cette vague d’hystérie politico-médiatique mondiale. La Chine a lancé le mouvement avec les mesures spectaculaires prises en janvier 2020 à Wuhan. Mais c’est aussi la Chine qui met un terme à l’épidémie médiatique avec la grande fête organisée à Wuhan le 20 août, et qui a rassemblé des milliers de personnes sans masques, ni distanciation sociale. Il se peut que l’État profond chinois soit divisé entre les pro-virus, qui avaient la main en janvier pour lancer l’opération, et les anti-virus, qui estiment que ça suffit et qui sifflent la fin de partie. En tout cas, c’est un message fort envoyé au monde entier pour dire que la Chine tourne la page du coronavirus. L’épidémie est terminée dans le réel, le gouvernement chinois le sait et le fait savoir publiquement au lieu d’essayer de la faire durer dans le virtuel, comme par chez nous. Ce retour à la normale est une victoire pour les autorités chinoises, mais serait un échec pour les autorités occidentales, qui craignent plus que tout que leur opinion publique prenne conscience que l’épidémie est finie.

Une deuxième vague est annoncée en France pour l’automne. Quels rôles jouent les médias dans cette préparation à un éventuel reconfinement et de nouvelles privations ?

LC : Si les médias ne parlaient pas du coronavirus, les gens n’y penseraient même pas. Pire, ils ne sauraient même pas que ça existe. Le rôle des médias est de construire une réalité, c’est-à-dire une représentation du réel, qui aura le même poids que le réel si vous y croyez. Jadis, c’était la religion qui construisait la perception de la réalité, aujourd’hui ce sont les médias. Les discours, les grands récits et les croyances ont la capacité de faire plier le comportement avec un niveau de contrainte comparable aux lois physiques.

Nous sommes dans un film d’horreur en 3D, un blockbuster mondial intitulé « Le coronavirus va tous nous tuer », qui sort de l’écran pour devenir un hologramme virtuel se superposant au monde réel, comme si nous avions sur le nez des lunettes de réalité augmentée. Pour revenir au réel, il faut retirer les lunettes, c’est-à-dire cesser d’accorder notre confiance dans le filtre imposé par la parole politico-médiatique, qui cherche à devenir la nouvelle grille de lecture universelle et définitive. En effet, pour les pro-virus, il n’est pas prévu que cette crise s’arrête un jour. Il est inconcevable de revenir à la normale. Les masques, la distanciation sociale, les gestes barrières et le risque d’un reconfinement sont la nouvelle normalité. De même que la « menace terroriste », la « menace sanitaire » est là pour toujours. Une hallucination collective dirigée et remodelée en temps réel est la nouvelle donne, le nouveau monde, la nouvelle réalité. Après nous avoir enfermés chez nous, la prochaine étape consistera certainement à couper internet. L’objectif ultime semble être de nous faire vivre sous terre, toujours au prétexte d’un terrible virus ou de n’importe quelle autre invention, comme dans le film de science-fiction The Island.

Ensuite, il faut reconnaître que le traitement médiatique de l’épidémie varie considérablement d’un pays à l’autre, ce qui prouve que nous sommes encore loin du gouvernement mondial. J’étais en vacances en Pologne pendant l’été. Dans les hôtels, on avait diverses chaînes de télévision d’Europe centrale et de l’Est, ainsi que les incontournables CNN et BBC. Sur ces deux chaînes anglophones, on avait l’impression que le monde vivait ses dernières heures. Une vraie dramaturgie théâtrale complètement hystérique était déployée, alors que le ton des chaînes polonaises et des pays voisins était flegmatique, pragmatique et rationnel, et disait en substance : « Il y a un problème de santé publique, on va le traiter comme ci, on va le régler comme ça, etc. » Même en Europe de l’Ouest, certains médias et certains journalistes commencent à comprendre qu’il y a un décalage entre l’épidémie réelle, d’ampleur assez modeste, et l’épidémie purement psychologique de panique. On sent bien que des individus appartenant au système se demandent si tout cela ne va pas trop loin finalement, et pour des raisons inavouées. En l’absence d’un risque sanitaire grave, les mesures de confinement et de distanciation sociale obéissent à un protocole de gestion des foules dont le caractère politique est évident : il faut que les gens aient peur de sortir de chez eux et de se rassembler. Le pouvoir a inventé la prison pour tous, donc la prison à domicile. Des gens comme Alain Bauer, le fameux criminologue, travaillent depuis des années à appliquer les méthodes de gestion carcérale à toute la société. Cette crise orchestrée par les médias est leur chef-d’œuvre. Le pilonnage informationnel est quotidien, c’est vraiment l’artillerie lourde. Et pendant ce temps, la Chine fête la fin de l’épidémie. D’autres pays vont suivre. Nous verrons bientôt quels sont les pays libres, entre ceux qui reviennent à la normale et ceux qui font durer l’épidémie dans les médias avec une « deuxième vague » entièrement virtuelle.

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La dissidence semble finalement avoir un champ de tir très restreint dans cette période, prise en étau entre le système rouleau compresseur d’un côté, et ceux qui voudraient agiter les ficelles, sans doute trop faciles, du complotisme. Quel est le rôle de la dissidence aujourd’hui ?

LC : J’ai du mal avec le terme de dissidence, qui me donne l’impression de faire partie d’une minorité, et je préfère le terme d’opposition, qui s’adapte à la majorité. Aujourd’hui, la majorité est par nature dans l’opposition au système, même si elle ne le sait pas, puisque ce système est une dictature des minorités. Tout le travail des minorités consiste à garder le contrôle de la pensée et du comportement de la majorité, au moyen de diverses opérations d’ingénierie sociale et d’hypnose collective fondées sur les principes du pompier pyromane et de la compétition victimaire. Notre rôle, celui de la majorité, est de renverser la tyrannie des minorités, et tous les moyens sont bons, y compris les moyens légaux. Je vais évoquer les solutions les moins coûteuses, pour ceux qui manquent de temps et d’argent, car la fenêtre d’action est limitée, effectivement.

Dans le champ métapolitique, il faut se former un minimum aux techniques de communication stratégique et de retournement de l’opinion d’autrui, s’orienter vers la guérilla culturelle, dans le réel ou le numérique, pour faire du prosélytisme tout azimut, en diffusant autour de soi, dans la vraie vie et sur internet, des idées, des slogans, des mèmes, des mots-dièses (hashtags sur Twitter), des slogans, etc. Il faut une stratégie argumentative d’ensemble pour inverser les connotations positive et négative associées aux deux camps qui se font face. Par exemple, les pro-masques, pro-confinements et pro-vaccinations ont l’image de gens responsables, mais ils doivent être désignés par leur vrai nom, les pro-virus, puisqu’ils veulent absolument qu’il existe un virus très dangereux justifiant le port du masque, le confinement et la vaccination.

Dans le champ de la politique institutionnelle, on peut s’impliquer dans les partis et le système électoral, qui a produit des résultats intéressants dans certains pays en permettant à la majorité d’élire des dirigeants populistes, attentifs à la majorité justement, tels que Trump aux USA, Bolsonaro au Brésil, Loukachenko en Biélorussie, qui se sont tous trois élevés contre le confinement généralisé – et non seulement des malades – bien conscients que les risques pour l’économie réelle étaient supérieurs aux risques sanitaires réels.

Le mouvement Black Lives Matter et ses conséquences relève-t-il également selon vous d’une opération de manipulation de masse (Soros Approuved) ? À quoi faut-il s’attendre pour la suite ?

LC : Toutes les preuves ont été données que Black Lives Matter et son équivalent en France autour du comité Traoré sont des opérations de manipulation de masse. Les militants de base n’en sont pas forcément conscients et croient trouver une noble cause dans le racisme anti-Blancs. Leur dangerosité vient de ce qu’ils disposent de gros moyens, ceux de leurs parrains dans la finance, la politique, la police, les médias, les universités. L’argent achète tout et fait tout. Dès que vous avez le capital, vous pouvez recruter des agents, constituer des groupes et créer des événements, écrire l’Histoire. Pour la suite, il faut donc s’attendre à de nouvelles opérations visant à augmenter encore les tensions raciales. Il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête maintenant. En Europe, l’immigration et les communautarismes d’origine africaine et musulmane sont encouragés et sponsorisés par divers acteurs bien en place tels que la Commission européenne, la fondation de George Soros, les B’nai B’rith, le gouvernement turc, l’Organisation Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO). Cette débauche de moyens explique leur succès et leur impunité.

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Le racisme anti-Blancs va donc s’amplifier encore, mais aussi les actes anti-chrétiens. En France, le stade de la guerre civile est déjà dépassé et nous sommes maintenant entrés dans une phase de génocide des autochtones. Les Français indigènes ont été désarmés physiquement et psychologiquement. La plupart se contentent de subir leur propre épuration ethnique à base de ratonnades, de lynchages, de meurtres et de persécutions quotidiennes perpétrées par des individus issus de l’immigration extra-européenne et soutenus par le pouvoir. La dictature sanitaire et identitaire qui s’est abattue sur la France peut-elle être combattue et renversée par des moyens politiques conventionnels ? Nous verrons aux prochaines échéances électorales si le message de paix et de bon sens envoyé par les partis politiques nationalistes est enfin entendu.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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jeudi, 20 août 2020

Au Touring Café de Hossegor: réflexions ironiques sur les masques et le covid-19

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Au Touring Café de Hossegor: réflexions ironiques sur les masques et le covid-19
Christian Garrabos

(via Facebook)

Hier, comme prévu, je suis allé prendre mon café au centre-ville d’Hossegor (au Touring, pas au Sporting comme je l’avais écrit !)

Port du masque obligatoire dans la ville. J’ai donc mis le mien. Tout le monde sait que je suis particulièrement discipliné ! (héhé…).

Dès l’instant où j’ai été mettre de l’argent dans l’horodateur, j’ai constaté que cette règle n’était pas respectée par tous, loin de là… et ce n’était pas que les jeunes qui oubliaient ce nouvel appendice. Arrivé au café, assis en vue du va-et-vient des passants. Je me suis mis à compter…

Très vite, je me suis dit qu’il serait intéressant, de séparer les jeunes des moins jeunes… (Je n’emploierais pas le qualificatif de « personnes à risque », tellement vague et subjectif, d’autant que les jeunes peuvent eux aussi, être à risques !)

Aussi vite, je me suis dit qu’il y avait les jeunes, réellement jeunes, moins de 30 ans… et les jeunes, un peu moins jeunes… Dans la même réflexion, je me suis dit qu’il serait intéressant de trouver le pourcentage de ceux qui portent un masque par rapport à ceux qui n’en portent pas dans leur catégorie d’âge… Sinon, mes chiffres risquaient de manquer de pertinence, n’est-ce pas ?

Il aurait été bien aussi, de voir quel est le nombre de ceux que ne portent pas un masque étant debout dans la rue, mais mangeant une glace. Et de ceux qui sont assis à la terrasse d’un bar, et qui voient passer des centaines de personnes à moins de 1 mètre d’elles !... Les mêmes et d’autres que j’ai retrouvés allant à la plage, sans masque cette fois-ci, et se croisant à touche-touche dans les allées menant à la plage !

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Pour résumer, avec tout ça j’étais un peu perdu pour assurer la pertinence et la fiabilité des statistiques que je voulais faire… Je dirais même que je me suis totalement perdu… Bref, à vue de nez (hihihi…), je pense que pas loin de 20 % des gens ne portaient pas de masque !

Je me suis posé alors une autre question… (C’est grave docteur ? Je n’y peux rien, je suis comme ça, depuis tout petit, en plus !) Dans tous ces gens que je voyais, combien étaient porteurs du virus ?

Je viens de lire les statistiques données par le journal Sud-ouest ce matin, ici, le taux de contamination est de 1,9 individu pour 100 000…, c’est dire que sur tout Hossegor, y compris Capbreton et les alentours, il doit y en avoir 1 ! Pas de bol de le croiser juste au moment où il postillonne !

Je parlais de statistiques officielles… La réflexion qui m’est venue devant mon café : comment arriver à connaitre le nombre de gens qu’un « positif » (pas un malade…) contamine, alors que l’on ne connait pas le nombre réel de malades ? Des projections ? Certes, mais sur des échantillons non représentatifs !

Et surtout, comment peut-on affirmer que la seconde vague se prépare, avec des malades qui ne sont pas malades, alors que les vrais malades sont en diminution et que le nombre de morts journaliers ne doit pas excéder celui que l’on aurait avec toutes les maladies liées à des insuffisances respiratoires ?

Vu les questions que je me suis posées, comment se fait-il que l’on ait des statistiques aussi simplistes, avec des critères de validité qui changent chaque semaine…

Quand je lis les données qui nous sont présentées par le bon professeur Salomon, et ce, depuis plus de six mois, j’ai la même sensation que celle que j’avais, les soirs de cuite, alors que je devais rendre un devoir auquel je n’avais rien compris et dans lequel il fallait bien que je donne quelques conclusions !

Certains d’entre vous auront peut-être vu à la télé, comme moi, fin mars, début avril, un homme présenté comme statisticien à l’Institut Pasteur, qui parlait du taux de dangerosité du virus, affirmer : « j’ai eu une intuition ! »
Admirable !

C’est vrai que l’on peut faire des statistiques sur les tirages de cartes et interpréter cela.
N’est-ce pas de la Chiromancie ?