Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 04 mars 2020

Le culte apocalyptique du réchauffement climatique

apocalypse.jpg

Le culte apocalyptique du réchauffement climatique

par Dmitry Orlov

Ex: https://versouvaton.blogspot.com

 
Article original de Dmitry Orlov, publié le 21 Février 2020 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr
 
Vous voulez sauver la planète ? Pensez-vous que cela nécessite que tout le monde arrête de brûler des combustibles fossiles, et que cela passe nécessairement par le fait de recouvrir les champs avec des panneaux solaires et la colonisation des plages et des crêtes montagneuses par des éoliennes géantes ? Que diriez-vous d’instaurer une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone et de taxer les gens pour le dioxyde de carbone qu’ils émettent ? Pensez-vous que le fait que « 99,9% des climatologues sont d’accord… » implique logiquement qu’ils ont nécessairement raison ? Et qu’est-ce qui vous fait penser que les humains sont capables de sauver des planètes alors qu’ils ne savent même pas quoi faire de leurs déchets ?

Si ce genre de réflexion vous dérange et vous fait imaginer que je suis une sorte de « négationniste du changement climatique », alors, à moins que vous ne soyez émotionnellement fragile et sujet à des crises d’hystérie, vous devriez quand même faire un effort et continuer à lire, car vous avez peut-être, sans que ce soit votre faute, été intronisé dans le culte apocalyptique du réchauffement climatique. La première étape pour vous libérer des griffes d’une secte apocalyptique est de réaliser que vous êtes membre d’une secte apocalyptique. Une partie du processus consiste à apprendre comment fonctionne une secte : d’où lui vient son pouvoir, pourquoi les gens tombent dans ses griffes et, surtout, qui la paie et qui s’enrichit grâce à elle. Il peut être douloureux au début de briser ses illusions, mais vous vous sentirez certainement mieux par la suite, à moins que vous ne trouviez immédiatement autre chose, également hors de votre contrôle, pour vous en inquiéter et pour vous en occuper.

Il y a de fortes chances que vous ne soyez pas vous-même un climatologue, auquel cas l’idée que l’arrêt de toute utilisation de combustibles fossiles empêchera une apocalypse climatique à court terme est, pour vous, aussi fondée sur la connaissance que l’idée que, si un chaman ne fait pas sa danse de la pluie, les pluies ne viendront pas et les cultures se faneront et se flétriront. Et si vous étiez un climatologue, et un honnête scientifique, vous sauriez que les modèles climatiques sont assez inutiles pour prédire l’avenir climatique avec un degré de précision utile. Une fois que toutes les incertitudes liées aux conditions initiales et aux diverses hypothèses, paramètres et facteurs de brouillage des modèles sont prises en compte, il s’avère que ces derniers prédisent que la température moyenne de la planète, un siècle plus tard, ira de la chaleur torride au froid de la période glaciaire. C’est comme si l’on prédisait que les mauvaises habitudes entraîneront un raccourcissement de la vie d’un an ou deux, à quelques décennies près.

D’un autre côté, il y a des choses que nous savons sur la base des preuves physiques dont nous disposons, comme les rochers géants trouvés très loin au sud de leur lieu d’origine, transportés là par les glaciers et dont la surface est parfaitement lisse. La Terre traverse une ère glaciaire et ce, depuis un demi-million d’années. Elle approche actuellement (à quelques siècles près) de la fin d’une période interglaciaire exceptionnellement longue – environ 12 000 ans – qui sera suivie d’une période de cent mille ans pendant laquelle une grande partie de l’hémisphère nord sera recouverte de glaciers. La combustion de combustibles fossiles, en particulier le charbon, pourrait retarder quelque peu le début de la prochaine période glaciaire ou le rapprocher. Nous ne savons pas ce qui déclenche les périodes glaciaires, mais il pourrait s’agir d’épisodes de réchauffement climatique.

Temperatures_âge_glaciaire.png



Il existe une théorie, qui reste à vérifier, selon laquelle ces périodes glaciaires commencent lorsque la fonte des glaces du Groenland produit suffisamment d’eau douce qui, étant plus légère que l’eau de l’océan, flotte à la surface et empêche le Gulf Stream de couler au fond de l’Atlantique Nord, l’arrêtant et provoquant un refroidissement important du climat le long de la côte est de l’Amérique du Nord et en Europe occidentale. Il y a quelques décennies, cette théorie était très populaire, à tel point qu’elle a servi de base au film Le jour d’après sur le début soudain et catastrophique de la prochaine période glaciaire. Cette théorie est quelque peu tombée en désuétude depuis lors.

11019.jpg

Mais aujourd’hui, il existe une nouvelle théorie, basée sur les dernières observations de la NASA. La combinaison d’un océan Arctique relativement libre de glace pendant les étés et d’un régime de vent circumpolaire dans le sens des aiguilles d’une montre très exceptionnellement stable, connu sous le nom de Gyre de Beaufort, a bloqué une très grande quantité d’eau douce. Cette eau provient des grands fleuves d’Eurasie qui coulent vers le nord – Ob, Lena et Ienisseï – et lorsque cette Gyre de Beaufort s’affaiblit (comme elle finira certainement par le faire), toute cette montagne d’eau douce accumulée est vouée à s’écouler vers l’Atlantique (le détroit de Béring en direction du Pacifique étant trop étroit et peu profond) et à court-circuiter le Gulf Stream avant qu’il n’atteigne l’Atlantique Nord. Les températures en Amérique du Nord et en Europe occidentale vont s’effondrer, ce qui stimulera sans doute davantage la demande européenne déjà torride de gaz naturel russe.

BrnBld_ArcticCurrents.svg.pngMais il y a aussi d’autres facteurs, tels que les fluctuations de l’activité solaire, les effets sur la formation de nuages d’aérosols mis dans la stratosphère par des éruptions volcaniques, les effets sur la formation de nuages de vent solaire et de rayonnement spatial pénétrant dans l’ionosphère en raison d’un affaiblissement du champ magnétique terrestre, et d’autres facteurs dont nous pouvons ou non avoir connaissance. Les données directes et fiables dont nous disposons proviennent de satellites météorologiques et ne remontent qu’à un peu plus de 50 ans. En termes d’histoire du climat, ce n’est vraiment rien. Toutes les autres preuves sont indirectes, inexactes et reposent en grande partie sur des théories que nous n’avons aucun moyen de tester directement – à savoir vivre et faire des observations tout au long des prochaines glaciations. Mais comme les périodes glaciaires durent beaucoup plus longtemps que n’importe quelle civilisation humaine, les chances que de tels programmes de recherche aboutissent à une conclusion sont, pour parler franchement, inexistantes.

Si l’on adopte une perspective d’ingénierie à plus long terme pour optimiser le climat de la Terre – ce qui est un enchaînement de pensée amusant, bien que tout à fait inutile – la Terre pourrait être beaucoup plus chaude et plus confortable qu’elle ne l’est actuellement, avec un climat agréablement subtropical d’un pôle à l’autre, si ce n’était certains problèmes structurels à long terme. L’un de ces problèmes est la situation de l’Antarctique au pôle sud. Non seulement il retient beaucoup d’eau douce, qui pourrait sûrement être mieux utilisée, mais les vents et les courants circumpolaires limitent la circulation nord-sud, ce qui donne une région équatoriale extrêmement chaude et des pôles extrêmement froids. Heureusement, l’Antarctique dérive du pôle sud vers l’Atlantique, à raison d’environ 1 cm/an. Dans 100 millions d’années, il sera 1000 km plus au nord, les flux circumpolaires s’affaibliront, une partie de la glace antarctique fondra et le climat commencera à s’égaliser, les tropiques se refroidissant et les pôles se réchauffant.

Un autre problème structurel majeur concerne le détroit de Béring qui sépare l’Asie du Nord-Est de l’Amérique du Nord : il est étroit, peu profond, plein de sédiments et ne permet pas une bonne circulation dans l’océan Arctique, de l’Atlantique au Pacifique. Par conséquent, l’Arctique est souvent encombré de glace et beaucoup plus froid qu’il ne devrait l’être. Malheureusement, ce problème ne fera qu’empirer. Au cours des quelque 50 millions d’années à venir, le détroit de Béring va entièrement se fermer, car le mouvement tectonique des plaques écrasera l’Asie contre l’Amérique. Et puis – horreur des horreurs – dans quelque 200 millions d’années, tous les continents de la Terre, à l’exception de l’Antarctique, seront entassés ensemble près du pôle Nord ! Heureusement, les humains auront disparu d’ici là. Les espèces de primates n’ont tendance à persister que pendant quelques millions d’années.

Une telle perspective à long terme est un anathème pour le culte du réchauffement climatique qui, comme c’est le cas pour un culte de l’apocalypse, souffre d’une extrême vision à court terme. Comme c’est souvent le cas pour les sectes apocalyptiques, si les prévisions les plus sombres ne se réalisent pas (comme elles ont déjà échoué à plusieurs reprises depuis que la secte a vu le jour), l’apocalypse est simplement repoussée un peu et les déclarations les plus sombres sont reprises avec une vigueur inlassable, mais concerne maintenant une nouvelle date fixée dans un avenir proche.

Le culte du réchauffement climatique se concentre principalement sur les émissions de dioxyde de carbone, car le dioxyde de carbone est considéré comme le gaz ultime du réchauffement climatique et le déclencheur de l’apocalypse climatique. C’est étrange, car le méthane et la vapeur d’eau sont des gaz à effet de serre beaucoup plus efficaces (bien que la vapeur d’eau puisse également refroidir la surface de la Terre si les aérosols des éruptions volcaniques ou les rayons de l’espace provoquent la formation de nuages en excès, qui réfléchissent alors la lumière du soleil loin de la surface).

La théorie selon laquelle il existe un mécanisme qui produit une relation linéaire entre les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone et la température moyenne de la planète est assez difficile à prouver. D’une part, il n’est pas clair si des concentrations plus élevées de dioxyde de carbone atmosphérique provoquent un réchauffement climatique ou si les épisodes de réchauffement climatique (qui sont généralement brefs) entraînent une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone atmosphérique à mesure que le dioxyde de carbone s’échappe des océans plus chauds.
D’autre part, le mécanisme par lequel le dioxyde de carbone piège la chaleur près de la surface de la Terre n’est pas du tout clair non plus. Bien sûr, les molécules de dioxyde de carbone peuvent absorber le rayonnement infrarouge et se réchauffer. Mais ceux qui ont étudié un peu de physique sont probablement conscients d’un phénomène appelé convection : les gaz chauds ont tendance à s’élever. Et donc, si le dioxyde de carbone se réchauffe, cette chaleur s’élève de la troposphère (près de la surface) vers la stratosphère, où elle est perdue dans l’espace. Sur Google, tapez « Théorie adiabatique de l’effet de serre«  si vous êtes curieux.

Le dioxyde de carbone ne reste pas très longtemps dans l’atmosphère car l’océan agit comme une éponge à dioxyde de carbone : la concentration d’équilibre du dioxyde de carbone dans l’eau de mer est soixante fois plus élevée que dans l’air. Ce rapport est maintenu partout où l’air et l’eau sont en contact et les déséquilibres sont éliminés soit par l’eau qui absorbe le dioxyde de carbone de l’air, soit par les bulles de dioxyde de carbone qui jaillissent et éclatent hors de l’eau et donc dans l’air. Lorsque la température augmente, le dioxyde de carbone sort de l’eau sous forme de bulles, comme lorsqu’une bouteille de bière ouverte est sortie du réfrigérateur et posée sur la table de la cuisine. Il est donc assez difficile d’affirmer que c’est l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère qui provoque le réchauffement de la planète et non l’inverse.

En outre, l’océan agit comme un lieu d’enfouissement du dioxyde de carbone. L’eau saturée de dioxyde de carbone est plus lourde et a tendance à s’enfoncer. Cet effet a provoqué l’accumulation d’une grande quantité d’eau chargée de dioxyde de carbone dans les profondeurs des océans. L’un de ces endroits se trouve dans le Pacifique Nord : l’eau froide de l’océan Arctique, chargée de dioxyde de carbone et s’écoulant vers le sud par le détroit de Béring, a coulé au fond et y est restée pendant des millions d’années, formant un grand réservoir permanent de dioxyde de carbone. D’autres processus font que le carbone précipite au fond de l’océan et forme des sédiments. Les océans absorbant constamment le dioxyde de carbone de l’air, il y a peu de chances que le dioxyde de carbone atmosphérique continue à augmenter sur des périodes géologiquement importantes. En revanche, il est possible qu’un manque de dioxyde de carbone atmosphérique prive la végétation de cet engrais essentiel et qu’elle dépérisse. Heureusement, quelques poussées d’activité volcanique espacées au hasard sont normalement suffisantes pour maintenir l’équilibre.

Le dioxyde de carbone n’est en aucun cas entièrement enfoui à jamais dans les profondeurs des océans ; une grande partie s’attarde près de la surface, prête à retourner dans l’air sous forme de bulles lorsque la température augmente. C’est une bonne chose car les concentrations actuelles de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont bien inférieures à ce qui serait optimal : elles se situent actuellement autour de 400 parties par million, alors que les exploitants de serres commerciales fixent spécifiquement les concentrations de dioxyde de carbone dans leurs serres entre 800 et 1000 parties par million pour une productivité optimale. Si nous voulons que la Terre soit une véritable serre et qu’elle devienne encore plus verte, plus feuillue et plus féconde, nous devons mettre plus de dioxyde de carbone dans l’air, et non moins. Le dioxyde de carbone est un engrais essentiel pour les plantes, et il est assez ironique que le mouvement écologiste s’y oppose, puisqu’il s’agit du gaz le plus vert qui existe. C’est aussi bizarre que de voir des souris refuser de manger des céréales ou des politiciens américains voter pour réduire les dépenses de défense.

Le dioxyde de carbone atmosphérique, comme d’autres gaz, est constamment renouvelé par l’activité volcanique et c’est ce qui maintient la fertilité de la planète. L’excès de dioxyde de carbone est absorbé par les océans où il forme des sédiments. Le carbone atmosphérique capturé par les plantes est parfois séquestré dans la croûte terrestre et, sur des millions d’années, une petite partie de cette matière organique est cuite par la chaleur interne de la Terre pour produire des combustibles fossiles : gaz naturel, pétrole, charbon quand le gaz est trop cuit, et schiste quand il n’est pas assez cuit.

À son tour, une petite partie de toute cette matière organique séquestrée devient récupérable grâce à une technologie raisonnable (exploitation minière, forage) et même à une technologie hautement déraisonnable (enlèvement des montagnes, forage horizontal et fracturation hydraulique, forage pétrolier et gazier en mer profonde). Elle est enfin produite et raffinée en divers produits de valeur qui font tourner le monde. Les combustibles fossiles sont l’élément vital de la civilisation technologique ; sans eux, une grande partie de la population gèlerait pendant l’hiver et rien ne se ferait ni ne se déplacerait. Les technologies soi-disant « sans carbone », « renouvelables » et « durables », telles que les panneaux solaires et les éoliennes, dépendent essentiellement du charbon, du diesel et de diverses matières premières pétrochimiques pour leur production, leur installation et leur entretien, et n’existeraient pas sans elles.

L’idée que déterrer et brûler une infime partie de toute la matière organique jamais produite par les organismes vivants détruirait d’une manière ou d’une autre la vie sur Terre n’est rien de moins qu’absurde. Il est bien sûr certain que la vie sur Terre sera détruite, mais à long terme. Outre le dioxyde de carbone, une autre molécule qui rend la vie possible est l’eau. Dans un milliard d’années environ, l’intensité du rayonnement solaire augmentera de quelque 10 %, ce qui entraînera une perte de la majeure partie de l’hydrogène vers l’espace et, avec lui, de l’eau (comme cela s’est déjà produit sur Mars, qui est plus petite et a une gravité plus faible pour maintenir l’atmosphère en place). Mais nous aurons disparu depuis longtemps d’ici là, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

En attendant, on entend souvent dire que la combustion de combustibles fossiles réchauffera suffisamment la planète pour faire fondre tous les glaciers, provoquant une élévation des océans suffisante pour noyer toutes les villes côtières où vit actuellement près de la moitié de la population. Un peu de calcul est nécessaire pour montrer que, même si le climat se réchauffait suffisamment pour que les palmiers bordent l’Antarctique (faisant des plages vierges de l’Antarctique une destination fabuleuse pour les bateaux de croisière), la plupart des 30 millions de kilomètres cubes de glace seraient encore là pendant un demi-million d’années ou plus – certainement assez longtemps pour que nos merveilleuses villes côtières partent en poussière, donc, encore une fois, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Mais ce n’est pas tout : l’idée que si la calotte glaciaire de l’Antarctique fondait, le niveau des océans augmenterait de 58 mètres (c’est la prévision spécifique basée sur le volume estimé de la glace de l’Antarctique qui se trouve sur le substrat rocheux) est spectaculairement en état de mort cérébrale – si vous voulez bien y réfléchir. Le fait que tant de gens acceptent cette affirmation et secouent la tête en signe de sincère consternation est également une chose à laquelle nous devons réfléchir. Tous ces esprits faibles ont-ils dormi pendant leurs cours de géologie ? Leur modèle mental de la Terre est-il une boule de pierre solide avec un peu d’eau à sa surface ? Peut-être que certains d’entre eux pensent aussi que la Terre est plate ? Ou est-ce le résultat d’une certaine réticence à penser à d’autres choses que celles officiellement recommandées ?

En tout cas, la Terre est une sphère de roche fondue avec une sphère de fer fondu en son centre, et toute la matière solide qui existe se trouve dans la croûte terrestre, qui est assez mince, et flotte sur la roche fondue. La croûte est en effet un peu croustillante, et elle ne coule pas mais craque, se déplaçant par à-coups et provoquant des tremblements de terre. Néanmoins, lorsqu’on fait la moyenne sur plusieurs centaines de milliers d’années (assez longtemps pour que l’Antarctique se libère de la glace), son mouvement est constant et régulier. Des morceaux de croûte s’enfoncent lorsqu’ils sont chargés de glace et remontent à la surface lorsque la glace fond.

Ainsi, l’Antarctique est un morceau de croûte qui flotte sur la roche en fusion et sur lequel repose un tas de glace. Que pensez-vous qu’il se passerait si, sur un demi-million d’années, cette eau solide fondait et s’écoulait ? L’océan remonterait-il, ou l’Antarctique remonterait-il ; le fond de l’océan s’abaisserait-il et le niveau de l’océan resterait-il constant ? Certains de ceux qui lisent ceci le savaient déjà ; d’autres ont juste vécu un moment « Ah ! » – ou un moment « Oh, merde ! » s’il se trouve que vous êtes un membre du GIEC, dont les experts ont fait de grands efforts pour déterminer quelle glace de l’Antarctique flotte sur l’océan et n’est donc pas un danger et quelle glace repose sur le sol solide et est donc sur le point de noyer Londres. Pour le reste, laissez-moi vous guider.

photo-rechauffement-climatique-joel-krebs.jpg

La roche en fusion sur laquelle flotte l’Antarctique est environ trois fois plus dense que l’eau. Par conséquent, lorsque la glace de l’Antarctique fondra, l’Antarctique flottera plus haut d’un tiers de la hauteur de sa banquise actuelle. Maintenant, la roche en fusion qui devrait couler sous l’Antarctique pour la faire remonter viendra de sous les fonds marins environnants, ce qui la fera s’affaisser, laissant ainsi la place à un tiers de l’eau de la glace qui a fondu. Mais cette eau va alors s’enfoncer sur les fonds marins, les poussant vers le bas par rapport à la terre ferme. Ainsi, les deux tiers de l’élévation supposée du niveau de l’océan ont tout simplement disparu ; une analyse plus approfondie permettrait de se débarrasser du reste. Les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont-ils pris la peine d’en tenir compte dans leur estimation de l’élévation du niveau des océans ? Non, ils ne l’ont pas fait. C’est une honte !

J’espère que les 2500 mots qui précèdent suffisent à indiquer qu’il faut une grande connaissance et compréhension des sciences naturelles pour paraître intelligent lorsqu’on discute du climat et de son évolution. J’espère aussi avoir bien fait comprendre que la « négation du changement climatique » n’est pas possible : le climat de la Terre (ou plutôt les climats, car ils sont nombreux) fluctue lorsqu’on l’observe à une échelle de temps donnée. Ce qu’il reste à comprendre, c’est que si le climat peut être étudié de diverses manières intéressantes, son avenir ne peut être prédit – non pas parce que personne n’a encore trouvé comment le faire, mais parce qu’il est trop imprévisible.
Tout d’abord, il n’est pas possible de séparer les causes des effets. Oui, nous pouvons sans aucun doute supposer que si le soleil influence la terre, ce qui se passe sur la terre n’affecte en rien ce qui se passe sur le soleil. Mais c’est là toute la question : le soleil est en fait la seule variable indépendante qui existe ; tout le reste affecte tout le reste. Mais la production solaire fluctue également et ne peut pas non plus être prédite avec précision.

Les activistes du climat supposent que la consommation de combustibles fossiles est une variable indépendante qui peut être réduite en lançant des appels stridents qui commencent par « A moins que nous n’arrêtions maintenant… ». Cependant, s’ils essayaient de la contrôler en coupant le chauffage des gens au milieu de l’hiver – en arrêtant les livraisons de charbon ou en imposant des sanctions sur les gazoducs – et en laissant leurs habitations geler, ils se retrouveraient en temps voulu jetés contre un mur et abattus par des foules en colère. Ce serait là un effet secondaire involontaire et des plus regrettables de l’activisme climatique que beaucoup de gens ont tendance à négliger, mais nous pouvons être assurés qu’une fois les effusions de sang terminées, les expéditions de charbon et les flux de gaz reprendraient.

Deuxièmement, le climat ne peut pas être prédit parce que les facteurs qui l’affectent ne le font pas de manière directe. Par exemple, nous ne pouvons pas dire si l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qu’elle soit due à la combustion de combustibles fossiles, au réchauffement des océans ou à un pic d’activité volcanique, entraînera un réchauffement du climat ou un refroidissement beaucoup plus important en déclenchant le début de la prochaine période glaciaire. Lorsqu’on imagine un système avec des entrées et des sorties spécifiques, les sorties ne sont pas directement proportionnelles aux entrées. Le climat est un système non linéaire.

Troisièmement, parce que le climat ne réagit jamais deux fois de la même manière à un même ensemble de conditions, car à chaque fois elles affectent une planète légèrement différente. Au cours d’une période interglaciaire donnée, une courte période de réchauffement (de quelques siècles) peut s’écouler sans répercussions sérieuses (épisodes de refroidissement) tandis qu’une autre peut déclencher le début de la période de glaciation suivante. Il n’est donc pas possible d’effectuer des expériences répétées, même mentales, pour déterminer comment le climat devrait se comporter à chaque fois, car il se comporte différemment à chaque fois. Le climat est un système qui varie dans le temps.

Ainsi, le climat est un système largement autonome (pas de variables indépendantes, sauf le soleil, qui est lui-même imprévisible), fortement non linéaire (les effets ne sont pas exactement proportionnels à leurs causes) et variable dans le temps (il ne réagit jamais deux fois de la même façon). Les scientifiques sont devenus assez bons pour caractériser et faire des prédictions sur les systèmes linéaires invariants dans le temps avec des variables indépendantes qui peuvent être contrôlées et les ingénieurs sont devenus assez bons pour les concevoir. Les systèmes autonomes non linéaires variables dans le temps ne sont tout simplement pas leur point fort, c’est le moins qu’on puisse dire.

Il y a un autre élément à ajouter au puzzle. Il semblerait que toute la fixation sur le réchauffement de la planète dû à l’effet de serre causé par les émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles soit plutôt hors sujet, car le réchauffement, dans la mesure où il est réel, a une autre source entièrement différente : le noyau de la terre. Les mesures de la température des océans, effectuées par des milliers de sondes robotisées à différentes profondeurs de la planète, ont donné un résultat étonnant, si étonnant que les climatologues traditionnels ont fait de leur mieux pour l’ignorer. Au cours des dix dernières années, l’océan tout entier s’est réchauffé de 1ºC. Comme ce réchauffement est observable à toutes les profondeurs, et pas seulement à la surface, la source de cette chaleur ne peut pas être l’air légèrement plus chaud au-dessus de l’eau ; il doit donc s’agir de ce qui se trouve en dessous.

Et ce qui se trouve en dessous est un assez grand réacteur à fission nucléaire de formation naturelle, encastré dans une sphère de roche et de fer en fusion. Apparemment, l’activité de ce réacteur a augmenté d’un cran. L’énergie supplémentaire nécessaire pour provoquer ce réchauffement est d’environ 300 térawatts. En comparaison, la consommation mondiale totale d’énergie, toutes sources confondues, n’est que d’environ 20 térawatts, et la quasi-totalité de cette énergie, après avoir fait un travail utile, est irradiée dans l’espace sous forme de chaleur résiduelle.

C’est un effet énorme : si cette tendance au réchauffement devait se poursuivre pendant un millier d’années seulement (un clignement de paupière en termes de géologie), les océans commenceraient à bouillir. Mais il n’y a pas lieu de paniquer, car il s’agit probablement d’une fluctuation aléatoire de plus, et à un moment donné, le réchauffement s’arrêtera et la prochaine période glaciaire commencera, de façon très naturelle et totalement indépendante de la volonté de chacun ; en attendant, nous pouvons tous profiter du temps plus chaud.

La hausse de la température des océans explique également l’élévation du niveau de la mer observée. Elle est due à la dilatation thermique : l’eau plus chaude prend plus de place. Il n’est pas nécessaire de faire fondre les glaciers, d’autant plus que, comme je l’ai expliqué, si l’on considère les effets des tremblements de terre, la fonte des glaciers est, sans jeu de mots, un lavement.

Enfin, il n’est pas non plus nécessaire de blâmer les combustibles fossiles pour l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère : la hausse des températures des océans entraîne l’effervescence d’une plus grande quantité de dioxyde de carbone hors de l’eau et dans l’air. Le réchauffement de l’océan, qui couvre ¾ de la surface de la planète, émet environ 100 fois plus de dioxyde de carbone que l’ensemble de l’industrie, de l’agriculture et des autres activités humaines réunies.

Cette poussée de réchauffement provenant du cœur de la Terre rend inutile toute explication du réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les efforts internationaux totalement inefficaces pour limiter ces émissions. Il s’avère donc que le type de théorie du réchauffement planétaire qui est devenu conventionnel, du moins en Europe et aux États-Unis, et dans quelques autres endroits, et qui attribue le réchauffement planétaire au dioxyde de carbone provenant de l’utilisation de combustibles fossiles (ainsi qu’aux pets de vache) et prévoit une catastrophe climatique imminente et une extinction humaine à court terme, n’est ni nécessaire (d’autres explications existent) ni suffisant (les données sont loin d’être disponibles).

Si l’on considère la science du climat, la théorie du réchauffement climatique catastrophique n’a aucun sens. Pour lui donner un sens, nous sommes obligés de regarder au-delà de la science du climat, à un niveau méta. Certes, de nombreux climatologues sont d’accord entre eux, mais ce n’est pas de la science, c’est du marketing, comme dans « Neuf dentistes sur dix sont d’accord pour dire que le brossage avec BatGuano® va stimuler votre libido ». La science qui est mue par l’opinion publique n’est pas la science. L’affirmation selon laquelle l’opinion scientifique est en quelque sorte différente, spéciale et plus importante que les opinions des simples mortels est une sorte de sophisme logique, argumentum ad auctoritatem (argument d’autorité).

Dans la vraie science, on formule des hypothèses et on les vérifie par l’expérience ou l’observation. Un ensemble d’hypothèses, vérifiées ou invalidées, est ensuite utilisé pour formuler des théories. La valeur d’une théorie réside dans sa capacité de prédiction. Quelle que soit la notoriété ou la popularité d’une théorie, si elle ne peut pas être utilisée pour faire des prédictions précises qui peuvent être testées, elle est invalide et doit être rejetée. Pour les raisons que j’ai évoquées ci-dessus, les changements climatiques ne sont pas prévisibles en raison de la nature du système : il est autonome, non linéaire, variable dans le temps, et les échelles de temps pertinentes dépassent la durée de vie de toute civilisation humaine donnée.

En tenant compte de tout cela, je voudrais proposer une approche entièrement différente pour traiter le phénomène catastrophique du réchauffement climatique. Je souhaite abandonner toute tentative de le traiter comme une quelconque recherche scientifique et considérer plutôt sa phénoménologie comme un mouvement social. Et ici, je voudrais présenter mon premier témoin : Greta Thunberg.

19737043lpw-19737188-article-jpg_6697942_660x281.jpg

Greta est clairement un leader de ce mouvement. Elle rencontre des chefs d’État, prononce des discours devant l’Assemblée générale des Nations unies et participe à des conférences internationales sur le climat. Pourtant, elle n’a manifestement pas la capacité mentale de comprendre les modèles mathématiques du climat et la physique qui les sous-tend. Greta vient d’avoir 17 ans et a beaucoup séché l’école (sa devise est « La grève de l’école pour le climat ! »). Il est donc très peu probable qu’elle soit allée particulièrement loin en mathématiques ou en physique. Si on lui demandait d’estimer la température de surface d’une planète donnée en se basant sur sa distance par rapport au soleil, son albédo et son émissivité (les trois chiffres les plus importants ; les autres peuvent être négligés lors du calcul d’une estimation approximative), elle serait probablement complètement perplexe.

En bref, on peut supposer sans risque que Greta ne sait rien. Mais elle n’a pas besoin de savoir – parce qu’elle y croit ! Elle est parfaitement sincère et honnête lorsqu’elle dit que nous détruisons la Terre – parce que c’est sa foi. Pour expliquer correctement le phénomène Greta, nous devons quitter le domaine de la science et entrer dans le domaine de la religion.

Greta est touchée. C’est une sainte folle, une idiote dont on pense qu’elle possède le don divin de prophétie. Ce qu’elle prophétise, c’est une catastrophe climatique causée par le dioxyde de carbone. Elle dit qu’elle peut en fait voir les molécules de dioxyde de carbone, qui font environ 0,0000000002 mètre de large, donc elle doit aussi être voyante. Il n’y a rien de mal à être un voyant. Je vois parfois des anges, mais je ne proposerais jamais de formuler des politiques énergétiques mondiales sur la base de telles visions.

Vous pouvez croire que Dieu a mis ces idées dans la tête de la pauvre Greta, mais vous me rendez sceptique. Je crois que quelqu’un d’autre lui a bourré le crâne de ces notions, et la question est : pourquoi ces notions particulières ? Les idéologies populaires (et le changement climatique catastrophique est une idéologie populaire) n’apparaissent pas et ne se répandent pas sans raison. Il y a généralement un besoin spécifique dans l’imagination populaire auquel elles répondent et qu’elles remplissent. Quel est donc ce besoin ?

Avant de pouvoir répondre à cette question, nous devons définir l’objet que nous étudions : Qui a ce besoin ? Et nous constatons ici que les seules personnes qui forment un public réceptif à la prophétie de Greta, qui en sont infectées et qui se transforment en véritables croyants catastrophistes du climat, sont des personnes que l’on peut définir comme occidentales. Plus précisément, il s’agit de l’Union européenne, des États-Unis et des parties les plus importantes et les plus prospères du Commonwealth britannique.

Si, par contre, vous regardez la majorité de la population de la planète, soit elle ne prend pas la peine de prêter attention aux écolières suédoises qui débitent des bêtises, soit, si elle le fait, elle n’est pas du tout impressionnée. Il se peut que leurs dirigeants se contentent d’exprimer un intérêt de pure forme pour le GIEC et qu’ils signent même des traités sur le climat (à condition qu’ils ne les obligent pas à faire quoi que ce soit), mais c’est peut-être parce qu’il est plus facile de faire de l’humour avec des idiots surmenés que de discuter avec eux. Qu’est-ce qui rend les Occidentaux particulièrement vulnérables ?

Greta est presque entièrement non intellectuelle et ne peut que croire. Mais est-ce vrai pour la plupart des autres Occidentaux ? Après tout, les pays occidentaux ont des systèmes d’éducation et délivrent des diplômes de haut niveau dans toutes sortes de disciplines. Pourquoi, alors, la simple foi a-t-elle autant d’attrait pour eux ? Il existe deux types d’éducation en Occident : l’absence presque totale d’éducation (pour les populations pauvres, noires, arabes et latinos) et une éducation de qualité mais purement pragmatique visant spécifiquement à la réussite professionnelle et financière (pour les populations riches, blanches, plus quelques Asiatiques).

Ces deux types d’éducation ont en commun de minimiser la quantité de connaissances en sciences naturelles et en logique tout en décourageant activement la pensée critique indépendante. Dans le premier cas, c’est parce que toutes les connaissances sont minimisées ; dans le second, parce que ces connaissances ne sont pas considérées comme suffisamment importantes et ne sont donc pas hiérarchisées. La priorité est donnée aux connaissances dans un domaine spécifique qui sont applicables à l’exécution d’un travail spécifique.

Comprendre le climat de la Terre n’est pas une tâche spécifique, sauf pour les climatologues occidentaux traditionnels – que nous avons laissés pour compte à ce stade. Il existe de nombreux emplois spécifiques – toiletteurs pour chiens, concepteurs de microprocesseurs, professeurs de yoga, barmen… Prévoir ce que sera le climat mondial à une date future n’est pas une tâche pour aucun d’entre eux. Si vous n’êtes pas d’accord, rassemblez un certain nombre de toiletteurs pour chiens et de concepteurs de microprocesseurs occidentaux dans une pièce, posez-leur des questions sur le climat mondial, et vous constaterez sans doute que leur niveau de compréhension des sciences naturelles est comparable à celui de la pauvre Greta. Et cela leur donne des notes faciles pour la science climatique basée sur la foi.

Les politiciens occidentaux sont-ils différents à cet égard des toiletteurs pour chiens et des concepteurs de microprocesseurs occidentaux ? Non, pas du tout ! Permettez-moi de présenter mon second témoin : Alexandria Ocasio-Cortez.

alexandria-ocasio-cortez-plus-jeune-femme-elue-au-congres-americain_6125836.jpg

AOC, comme ses disciples l’appellent, est un membre du Congrès américain qui est l’auteur du Green New Deal. Le niveau d’absurdité qu’elle débite sur l’économie, le socialisme et l’environnement est tout simplement hors norme ! Tout comme pour Greta, il y a toutes les raisons de croire qu’elle est parfaitement sincère, dans la mesure où elle croit vraiment, profondément, aux absurdités qu’elle débite. Est-elle une spécialiste capable de comprendre toutes ces questions ? Bien sûr que non ! Le niveau intellectuel de cette ancienne barman n’est pas très supérieur à celui de Greta.

Alexandria est-elle significativement différente de ses collègues politiques ? Encore une fois, non. Elle est peut-être plus charismatique, plus performante, plus visible que la plupart d’entre eux, mais elle est toujours aussi crédule et idiote que Greta lorsqu’il s’agit de prédire des changements climatiques catastrophiques. J’utilise le terme « idiot » dans son sens classique, du latin idiota « une personne ignorante » et non comme une insulte vernaculaire. Elle n’est pas une idiote baveuse et dégoulinante, mais une idiote qui fonctionne bien.

Ses décisions sur la façon de « sauver la planète » ne sont pas fondées sur une connaissance ou une compréhension réelle. Pour elle, le test ultime de la science du climat est un concours de popularité politique. Interrogée sur les mérites de la science elle-même, elle va sans doute immédiatement et sans hésitation commettre l’erreur logique de l’argumentum ad auctoritatem (argument d’autorité) en disant que 99,999 % de tous les climatologues partagent ses opinions (ainsi que son désir de leur accorder une subvention fédérale).

Néanmoins, il semble important de se demander pourquoi elle croit ce qu’elle croit plutôt qu’autre chose. Pourquoi croit-elle volontiers au changement climatique anthropique plutôt qu’à l’activité solaire ? Un idiot (encore une fois, au sens technique du terme) devrait être prêt à croire à peu près n’importe quoi. Pourquoi ce choix particulier ? Elle serait probablement déconcertée si on lui demandait d’expliquer le lien entre les émissions de dioxyde de carbone anthropiques et non anthropiques. Pourtant, elle trouve facile de croire que l’activité humaine détruit la biosphère par les émissions de dioxyde de carbone et, bien sûr, par ses pets de vache désormais célèbres dans le monde entier.

En revanche, elle a probablement beaucoup plus de mal à croire que la biosphère est menacée par une éruption de super volcan, une attaque d’astéroïdes géants, une invasion extraterrestre ou un holocauste nucléaire déclenché par ce mécréant en uniforme aux sourcils broussailleux et aux yeux sombres qui se tient derrière Trump lors des conférences de presse. Nous devons donc nous demander : pourquoi est-elle si prête à faire ce saut de confiance particulier et pas un autre tout aussi audacieux ?

Pourquoi croit-on une chose mais pas une autre ? On croit, librement et sans aucune pression ou contrainte, dans deux circonstances : si votre revenu dépend de l’adoption d’une croyance particulière ; et si une foi particulière permet de compenser et de contrôler ses phobies et ses complexes psychologiques.

Dans le premier cas, il existe un aphorisme célèbre d’Upton Sinclair : « Il est difficile d’amener un homme à comprendre quelque chose lorsque son salaire dépend de son incompréhension ». Dans ce dernier cas, un bon exemple est le complexe de l’émigrant, qui oblige les émigrés et les exilés à croire sincèrement que le pays où ils ont abouti est un véritable paradis sur terre, où les rues sont pavées d’or et où le travail et un peu de chance feront de vous un millionnaire – toutes les preuves étant contraires.

Il est amusant de dire à ces gens, comme je l’ai parfois fait, que j’ai moi aussi passé de nombreuses années à vivre du mauvais côté de la planète, et que j’ai souffert de terribles nostalgies, mais qu’elles ont complètement disparu une fois que je suis rentré chez moi, où j’apprécie la compagnie de mes propres concitoyens, et j’aime vraiment ne plus avoir à craindre les flics à la gâchette facile et les avocats suceurs de sang ou de se faire arnaquer sur tous les plans, du logement aux médicaments en passant par les impôts et les services Internet. Ou plutôt, ce serait amusant… sauf que cela les rend vraiment malheureux, que leurs efforts pour cacher leur misère derrière des remarques narquoises sont vains, et que c’est méchant de faire souffrir les gens.

En bref, la foi qui est choisie librement est celle qui permet aux gens de continuer à fonctionner au jour le jour (pas nécessairement à long terme) et d’éviter l’angoisse mentale liée à leur situation incertaine ou à l’absence de bonnes perspectives. La société dans son ensemble, en tant qu’entité autorégulatrice dotée d’une certaine forme d’intelligence émergente, opte pour des idéologies (et la foi est ce qui sous-tend une idéologie particulière) qui lui permettent, dans son ensemble, de réussir ou, si cela n’est plus possible, de continuer à fonctionner pour le moment tout en limitant les conflits et les perturbations internes.

Comment l’idéologie du changement climatique catastrophique causé par les émissions anthropiques de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles (et des pets de vache) remplit-elle cette fonction dans l’Occident actuel, où elle est répandue ? Quelle est la grande transition en cours en Occident qui a permis à cette nouvelle foi de balayer la terre et de conquérir sans effort tant d’esprits ? Ce qui me vient à l’esprit, c’est l’affirmation souvent répétée selon laquelle « le capitalisme a échoué ». En effet, nous pouvons observer de nombreux points d’échec dans l’Union européenne et en Amérique du Nord :
  • La production de ressources énergétiques diminue (ou, dans le cas de la fracturation hydraulique, devient non rentable)
  • La production de ressources naturelles diminue, devient non rentable ou les deux
  • La production industrielle devient également non rentable et s’enfuit en Asie du Sud-Est, en Russie et ailleurs
  • L’agriculture ne peut être maintenue en vie que par des subventions constantes
  • La dette publique gonfle hors de toute proportion avec l’économie physique
  • Les emplois productifs diminuent et sont remplacés par des emplois de services non productifs
  • De larges segments de la population, les jeunes et les personnes d’âge moyen en particulier, se retrouvent économiquement marginalisés et viennent grossir les rangs des chômeurs de longue durée
  • Les résultats des élections deviennent de moins en moins prévisibles à mesure que les partis politiques traditionnels se scindent et perdent du pouvoir et que de nouveaux partis extrémistes et populistes émergent et gagnent du pouvoir
La société n’a aucun moyen d’arrêter ou d’inverser ces processus, qui sont causés par des facteurs objectifs tels que l’épuisement des ressources, la perte de colonies à piller, l’inadéquation de plus en plus flagrante des élites dirigeantes et la dégénérescence et la sénescence progressives générales de groupes ethniques clés et d’une population qui ne forme plus activement des familles avec des enfants et qui adopte au contraire des formes de plus en plus tordues de déviance sexuelle. Une explication réaliste de ce qui se passe, qui prendrait en compte des éléments tels que le rôle corrupteur de l’impression monétaire dans la transformation de l’argent d’une réserve de richesse en matériau de construction pour les pyramides de la dette et les combines de type Ponzi, ou la relation entre les déficits commerciaux structurels et la baisse du niveau de vie, est à la fois trop difficile à traiter pour les masses occidentales et, si elles devaient la traiter, trop insultante.

À l’époque des jours heureux de l’Europe et de l’Amérique, lorsque le capitalisme impérialiste a conquis le monde et a redirigé la plus grande partie des richesses et des ressources vers l’Europe et l’Amérique, la foi dominante était le protestantisme, et l’idéologie qui le sous-tendait était le capitalisme de libre marché. Partout où les marchés étaient jugés insuffisamment libres, comme dans le Japon féodal, un commodore Perry se présentait, menaçant de soumettre les indigènes, et la richesse coulait des marchés nouvellement libérés vers les centres impériaux. Ce processus a duré plusieurs siècles glorieux, mais il est aujourd’hui largement terminé et l’idéologie raciste et suprémaciste blanche qui avait sous-tendu la foi protestante a en grande partie disparu. Lorsque l’idéologie a disparu, la foi aussi a disparu et, dans toute l’Europe, les églises sont maintenant vides et sont démolies et remplacées par des mosquées.

Si l’idéologie islamiste semble adaptée pour remplacer rapidement les populations indigènes vieillissantes et en déclin par des importations plus viriles et plus fructueuses et pour remodeler l’Europe en un califat, ce processus a peu de chances de se poursuivre. La plupart des nouveaux arrivants ne parviennent pas à devenir productifs pour les mêmes raisons, énumérées ci-dessus, que les populations indigènes ne peuvent plus être productives, et ils ne parviennent pas à s’intégrer, car il n’y a plus grand-chose pour eux à quoi s’intégrer. Au lieu de cela, ils restent isolés et se contentent de l’assistanat mis en œuvre. Une fois que les aides ne seront plus disponibles, certains d’entre eux iront vers des pâturages plus verts tandis que les autres resteront sur place et produiront un désordre sanglant qui transformera certaines parties de l’Europe en zone interdite (un processus qui a déjà commencé en Allemagne, en France, en Suède et dans d’autres pays).

8047714.jpg

Si le capitalisme a échoué, alors l’Occident passera du capitalisme à… quoi exactement ? Bien que le mot à la mode politique, à peine nouveau mais de plus en plus populaire, soit « Socialisme » (un gériatrique complètement socialiste nommé Bernie, actuellement en tête de la présidentielle américaine), je ne crois pas que le Socialisme soit à l’ordre du jour. La différence entre le capitalisme et le socialisme ne réside pas dans les méthodes de production de la richesse, qui sont inévitablement capitalistes, puisqu’elles nécessitent du capital, que sa source soit privée ou publique.
En fait, les économies capitalistes d’État, telles que celles de la Chine et de la Russie, semblent être un meilleur choix, car l’allocation du capital peut y être dictée par des considérations plus stratégiques que la chance, la cupidité et la peur. La différence entre le capitalisme et le socialisme réside plutôt dans la manière dont la richesse est distribuée : soit elle est autorisée à être stockée sans fin au sommet (jusqu’à ce qu’il soit temps de sortir à nouveau les guillotines), soit elle est faite pour servir le bien public en favorisant le bien-être de la société et en aidant au développement d’une méritocratie nationale.

Mais comme, pour les raisons énumérées ci-dessus, la création de richesses dans les pays occidentaux est désormais compromise, il n’y aura pas beaucoup de richesses à distribuer, de sorte que le choix entre capitalisme et socialisme n’est pas vraiment un choix. Les partisans de Bernie parlent beaucoup de voler les riches et de distribuer le butin, mais le problème avec ce plan est que le butin consiste maintenant en grande partie en des pyramides de dettes et des combines à la Ponzi conçues pour donner aux riches une apparence de richesse sur papier, et ce papier se transformera en cendres dès qu’un effort sera fait pour le dépenser réellement pour quelque chose de physique. Ainsi, le socialisme n’est pas un choix valable. Quel est donc le choix alors ?

Le seul choix évident, confirmé par l’observation, est le parasitisme : la vie d’un ver intestinal baignant dans un flot de nourriture gratuite. Le parasite peut avoir un large choix d’activités, toutes improductives, allant d’activités peu lucratives comme le toilettage des chiens, les cours de yoga, le service de bar ou la préparation de café hors de prix, à des activités totalement non rémunératrices comme s’habiller, se faire des selfies et les afficher sur Instagram. Le flux de nourriture gratuite peut prendre la forme d’un revenu minimum garanti ou d’autres formes de dépenses sociales qui, bien qu’elles soient de plus en plus maigres, parviennent à maintenir le corps et l’âme ensemble pour le moment.

Les parasites ne sont pas responsables de leur parasitisme, puisque chaque type d’activité productive qu’ils tentent de lancer est automatiquement contrecarré par une vaste armée d’autres parasites présents à tous les niveaux de gouvernement, dans chaque cabinet d’avocats et dans chaque groupe industriel, tous exigeant le respect de réglementations déraisonnables, dont la moindre n’est pas liée aux émissions de dioxyde de carbone (qui, en Europe, sont désormais taxées). Ce sont des parasites non pas par choix mais par nécessité. Sans doute, le sentiment d’impuissance et d’inutilité que cette prise de conscience produit est-il psychologiquement destructeur (comme l’attestent les taux déjà élevés et croissants de toxicomanie, de dépression et de suicide).

Dans ces conditions, une idéologie qui dirait aux parasites qu’ils ne sont en fait pas du tout des parasites mais de vaillants guerriers luttant pour sauver la planète d’une catastrophe imminente serait la bienvenue. C’est là que le culte apocalyptique du réchauffement climatique est venu à la rescousse émotionnelle des parasites. Il s’avère soudain que le déclin industriel et la baisse de la production d’énergie peuvent être considérés comme un signe de vertu : ces industries maudites sont des entités impures, maudites, infernales, maléfiques à tous égards, et c’est ce qui tue la planète. Par conséquent, s’en débarrasser est vertueux et pieux, et si le résultat est de frissonner dans le noir, alors c’est le noble sacrifice que l’on doit faire pour le bien de la planète entière. Si votre père a extrait du charbon ou foré pour l’industrie du pétrole, mais que vous êtes un styliste pour chien, alors c’est tout simplement splendide, parce que votre père a travaillé pour ruiner la planète, mais vous, vous travaillez pour la sauver !

L’étape suivante consiste à déclarer que seuls les gens bons et vertueux méritent d’être libérés des contingences et de vivre la belle vie comme parasites. Ce sont eux qui utilisent uniquement l’énergie « renouvelable » et « durable » des panneaux solaires et des éoliennes, alors que tous les malfaiteurs qui produisent et distribuent l’énergie à base de combustibles fossiles sont par définition ceux qui tuent la planète et doivent donc être punis par des amendes, des droits et des taxes sur les émissions de dioxyde de carbone. La plupart des revenus qu’ils en tirent peuvent alors être consacrés à des installations éoliennes et solaires « propres« , tandis que le reste peut être distribué aux stylistes canins sous-employés, qui pourraient alors survivre vertueusement en tant que parasites sur les gains des méchants destructeurs de la planète.

L’idéologie du réchauffement climatique, ainsi que le culte apocalyptique qu’elle sous-tend, est une solution à court terme pour préserver la stabilité psychologique de la société occidentale. Elle offre une explication acceptable à la crise croissante des économies physiques de ces sociétés. Elle fournit également le fondement moral de la tentative acharnée mais futile de voler les ressources des nations riches en combustibles fossiles impurs qui refusent de sauver la planète et de réorienter ces ressources vers des fins vertueuses telles que les installations éoliennes et solaires.

Ce culte apocalyptique du réchauffement climatique n’est certainement pas l’une des choses suivantes :
  • Ce n’est pas une tentative de sauver la planète car le changement climatique est constant, avec ou sans influence humaine. Son avenir ne peut être prédit avec précision car la science est faible lorsqu’il s’agit de systèmes autonomes non linéaires et variables dans le temps, alors que le dioxyde de carbone est un gaz utile qui fertilise toute la vie végétale de la planète et améliore le rendement des cultures.
  • Ce n’est pas une tentative de se préparer à la famine énergétique qui se profile à l’horizon. Elle n’offre aucun moyen de résoudre les problèmes actuels liés aux futurs approvisionnements en énergie. Par exemple, ce serait une bonne idée d’aider la Russie à perfectionner la technologie du cycle fermé du combustible nucléaire, qui est assez avancée, et qui permettra aux centrales nucléaires de fonctionner pendant des siècles sur le grand stock d’uranium appauvri qui a déjà été extrait et raffiné, et aussi de brûler pratiquement tous les déchets nucléaires de haute activité. Au lieu de cela, les ressources sont réorientées vers des projets futiles tels que les installations éoliennes et solaires, qui ont une durée de vie très limitée et ne peuvent être remplacées que par des procédés de fabrication qui nécessitent l’utilisation de combustibles fossiles et d’autres ressources non renouvelables. La famine énergétique est déjà là, et se manifeste comme un problème d’accessibilité à l’énergie dans les pays à court d’énergie comme les États-Unis. Dans ces pays, la fracturation hydraulique produit encore beaucoup de pétrole, mais ce n’est pas le bon type de pétrole pour fabriquer du diesel et du carburant pour avions, et cela entraîne un flux constant et croissant de faillites d’entreprises parce que l’industrie de la fracturation ne peut pas atteindre le seuil de rentabilité avec un pétrole à 60 dollars le baril. En conséquence, les États-Unis sont aujourd’hui le deuxième importateur de pétrole russe. Les campagnes occidentales visant à acquérir le pétrole manquant par le vol échouent toutes : la tentative de voler le pétrole du Venezuela n’a abouti à rien, la production pétrolière de la Libye est à zéro, le vol du pétrole irakien se heurte à des problèmes et, alors que les États-Unis continuent de voler le pétrole de la Syrie, c’est certainement une petite affaire et un signe de désespoir. Pendant ce temps, la compagnie russe Rosneft est extrêmement rentable, produit près de 6 millions de barils/jour à 3,2 $/baril, a un taux de remplacement des réserves de 1,8 en raison de nouvelles découvertes et est le plus grand contributeur fiscal au budget fédéral russe.
  • Il ne s’agit pas de permettre de survivre aux conséquences d’une dislocation économique extrême et de la rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales, car la plupart des nouvelles installations d’énergie renouvelable sont trop sophistiquées pour pouvoir être entretenues à l’aide de composants d’origine locale et leur réparation et remplacement dans de telles conditions deviendra impossible. Pour l’instant, le culte du réchauffement climatique oblige les services publics à installer des milliards de dollars d’équipements défectueux : pratiquement toutes les installations d’énergie alternative sont conçues pour alimenter les réseaux électriques existants, qui doivent de plus en plus souvent être alimentés par les turbines à gaz naturel à cycle unique, plutôt peu rentables. Ces dernières, à l’exception des installations hydroélectriques, sont le seul moyen de compenser l’énergie intermittente et irrégulière produite par l’énergie éolienne et solaire. Les centrales nucléaires, les centrales au charbon et les centrales à gaz à cycle combiné, plus efficaces, ne peuvent pas monter et descendre en puissance assez rapidement pour compenser les fluctuations aléatoires de la production des parcs éoliens et solaires. Il y a actuellement une surabondance de gaz naturel provenant de l’explosion de la très temporaire fête du slip issue de la fracturation hydraulique aux États-Unis, où de plus en plus de puits qui devaient produire du pétrole aussi bien que du gaz ne produisent plus que du gaz. À plus long terme, le gaz naturel va se raréfier et devenir plus cher. Le résultat inévitable à plus long terme est une panne de réseau, où les parcs solaires et éoliens resteront inutilisés parce qu’il n’y aura plus de réseau pour les alimenter.
Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que ce culte écologiste de l’apocalypse est en fait un culte de l’apocalypse inspiré par les délires fous de certains monstres scientifiques marginaux et suralimenté par le besoin psychologique de compenser l’inévitabilité de la dégradation et de l’effondrement économique et social en cours. Dans les années 1980, ils ont fait irruption sur la scène, tentant de prouver que nous allons tous mourir à coup sûr, car il existe une corrélation entre les émissions de dioxyde de carbone et le réchauffement du climat de la Terre. Il s’est alors avéré que leurs modèles étaient incorrects et que la planète se refroidissait en fait. Le problème a donc été rebaptisé à la hâte « changement climatique mondial » et la lutte contre ce phénomène s’est poursuivie comme auparavant. Mais le fait que ces folles divagations se soient avérées incorrectes n’a dérangé personne, car elles ont fourni une idéologie si parfaite pour une société qui tentait de passer du capitalisme au parasitisme.

climate-change-movies-day-after-tomorrow.jpg

La vérité est que ce qui passe pour la science climatique occidentale dominante n’est pas de la science ; c’est une tentative de faire avancer un programme politique en utilisant un ensemble de postulats idéologiques formulés dans un langage à consonance scientifique. De nombreuses personnes, qui tentent de donner un sens à ce gâchis par elles-mêmes, sont induites en erreur par les soi-disant « négationnistes du changement climatique » – ceux qui tentent de s’opposer à ce jonglage politique en « démystifiant » les diverses affirmations des climatologues. Le problème ne réside pas dans leurs revendications spécifiques, mais dans la disposition hystérique qui les oblige à faire de telles revendications. Démystifier leurs revendications, c’est comme débattre avec quelqu’un qui est violemment fou ou discuter des conditions de financement avec quelqu’un qui vous a volé votre portefeuille.

Bien que la tentative de transition du capitalisme au parasitisme soit vouée à l’échec, pour l’instant, le culte apocalyptique du réchauffement climatique a donné naissance à une mafia du changement climatique dans tout l’Occident qui s’est implantée dans les gouvernements, les entreprises, les universités et la presse. Les scientifiques ne peuvent pas remettre en question sa validité, car ceux qui le font perdent leurs subventions et leur emploi et deviennent d’anciens scientifiques déshonorés dont la voix n’est plus autorisée à être entendue. Les politiciens ne peuvent pas non plus le faire parce que leurs électeurs n’ont que faire de la vérité et qu’ils ont besoin d’explications simples qui font de leur appauvrissement et de leur dégradation continus une nécessité vertueuse et salvatrice pour la planète. Les journalistes qui tentent d’offrir une vision équilibrée de l’histoire du réchauffement climatique sont sûrs d’être qualifiés de « trolls russes » et évincés.

Quant à ceux qui se trouvent en dehors de l’Occident, en particulier dans les pays encore riches en ressources, socialement stables et en expansion économique, repousser l’assaut des membres de la secte apocalyptique occidentale du réchauffement planétaire qui tentent de leur imposer des politiques de « vol à l’arraché » restera une tâche essentielle. Ces fanatiques continueront à recruter et à former des idiots utiles parmi les habitants du pays, puis à utiliser l’argent et la pression internationale pour les installer à des postes de pouvoir.

Rien de tout cela ne fonctionnera. Le front occidental lui-même s’est fissuré et les nations occidentales seront de plus en plus enclines à se sauter à la gorge les unes les autres et incapables de formuler des politiques à l’égard du reste du monde. Le terme « Occidentalisme » a fait l’objet d’un badinage lors de la récente conférence de Munich sur la sécurité : il n’y a plus d’Occident, plus de programme commun. Il ne reste plus que quelques Occidentaux qui débitent toutes les absurdités qu’ils souhaitent tout en s’ignorant les uns les autres. Ces groupes sont toujours capables de causer des problèmes internationaux, mais ils ne font que faire perdre du temps à tout le monde.

Capture-d%u2019écran-2018-03-04-à-17.37.07-234x350.pngTenter de s’engager de manière constructive avec les membres de la secte apocalyptique du réchauffement climatique n’est pas la bonne approche. La bonne approche consiste à rejeter le sort des climatologues occidentaux comme étant une bande d’hommes d’affaires politiques pires qu’inutiles gaspillant des subventions ; à se servir des résultats de la recherche scientifique réelle et à s’informer sur les raisons pour lesquelles le climat de la Terre change constamment, a changé pendant des millions d’années et changera encore pendant des millions d’années et, enfin, à reconnaître la secte apocalyptique du réchauffement climatique pour ce qu’elle est – une secte – et à mettre autant de distance que possible entre ses membres et vous-même. C’est un jeu de patience ; éventuellement, les aspirants parasites occidentaux seront obligés de réaliser que leur appel à la vertu n’atteignant pas le résultat escompté, ils devront descendre de leur cheval de bataille du réchauffement climatique et commencer à faire ce que les parasites sociaux doivent normalement faire : mendier.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

[Crédit de recherche : Stanislav Bezgin]

Le culte apocalyptique du réchauffement climatique

apocalypse.jpg

Le culte apocalyptique du réchauffement climatique

par Dmitry Orlov

Ex: https://versouvaton.blogspot.com

 
Article original de Dmitry Orlov, publié le 21 Février 2020 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr
 
Vous voulez sauver la planète ? Pensez-vous que cela nécessite que tout le monde arrête de brûler des combustibles fossiles, et que cela passe nécessairement par le fait de recouvrir les champs avec des panneaux solaires et la colonisation des plages et des crêtes montagneuses par des éoliennes géantes ? Que diriez-vous d’instaurer une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone et de taxer les gens pour le dioxyde de carbone qu’ils émettent ? Pensez-vous que le fait que « 99,9% des climatologues sont d’accord… » implique logiquement qu’ils ont nécessairement raison ? Et qu’est-ce qui vous fait penser que les humains sont capables de sauver des planètes alors qu’ils ne savent même pas quoi faire de leurs déchets ?

Si ce genre de réflexion vous dérange et vous fait imaginer que je suis une sorte de « négationniste du changement climatique », alors, à moins que vous ne soyez émotionnellement fragile et sujet à des crises d’hystérie, vous devriez quand même faire un effort et continuer à lire, car vous avez peut-être, sans que ce soit votre faute, été intronisé dans le culte apocalyptique du réchauffement climatique. La première étape pour vous libérer des griffes d’une secte apocalyptique est de réaliser que vous êtes membre d’une secte apocalyptique. Une partie du processus consiste à apprendre comment fonctionne une secte : d’où lui vient son pouvoir, pourquoi les gens tombent dans ses griffes et, surtout, qui la paie et qui s’enrichit grâce à elle. Il peut être douloureux au début de briser ses illusions, mais vous vous sentirez certainement mieux par la suite, à moins que vous ne trouviez immédiatement autre chose, également hors de votre contrôle, pour vous en inquiéter et pour vous en occuper.

Il y a de fortes chances que vous ne soyez pas vous-même un climatologue, auquel cas l’idée que l’arrêt de toute utilisation de combustibles fossiles empêchera une apocalypse climatique à court terme est, pour vous, aussi fondée sur la connaissance que l’idée que, si un chaman ne fait pas sa danse de la pluie, les pluies ne viendront pas et les cultures se faneront et se flétriront. Et si vous étiez un climatologue, et un honnête scientifique, vous sauriez que les modèles climatiques sont assez inutiles pour prédire l’avenir climatique avec un degré de précision utile. Une fois que toutes les incertitudes liées aux conditions initiales et aux diverses hypothèses, paramètres et facteurs de brouillage des modèles sont prises en compte, il s’avère que ces derniers prédisent que la température moyenne de la planète, un siècle plus tard, ira de la chaleur torride au froid de la période glaciaire. C’est comme si l’on prédisait que les mauvaises habitudes entraîneront un raccourcissement de la vie d’un an ou deux, à quelques décennies près.

D’un autre côté, il y a des choses que nous savons sur la base des preuves physiques dont nous disposons, comme les rochers géants trouvés très loin au sud de leur lieu d’origine, transportés là par les glaciers et dont la surface est parfaitement lisse. La Terre traverse une ère glaciaire et ce, depuis un demi-million d’années. Elle approche actuellement (à quelques siècles près) de la fin d’une période interglaciaire exceptionnellement longue – environ 12 000 ans – qui sera suivie d’une période de cent mille ans pendant laquelle une grande partie de l’hémisphère nord sera recouverte de glaciers. La combustion de combustibles fossiles, en particulier le charbon, pourrait retarder quelque peu le début de la prochaine période glaciaire ou le rapprocher. Nous ne savons pas ce qui déclenche les périodes glaciaires, mais il pourrait s’agir d’épisodes de réchauffement climatique.

Temperatures_âge_glaciaire.png



Il existe une théorie, qui reste à vérifier, selon laquelle ces périodes glaciaires commencent lorsque la fonte des glaces du Groenland produit suffisamment d’eau douce qui, étant plus légère que l’eau de l’océan, flotte à la surface et empêche le Gulf Stream de couler au fond de l’Atlantique Nord, l’arrêtant et provoquant un refroidissement important du climat le long de la côte est de l’Amérique du Nord et en Europe occidentale. Il y a quelques décennies, cette théorie était très populaire, à tel point qu’elle a servi de base au film Le jour d’après sur le début soudain et catastrophique de la prochaine période glaciaire. Cette théorie est quelque peu tombée en désuétude depuis lors.

11019.jpg

Mais aujourd’hui, il existe une nouvelle théorie, basée sur les dernières observations de la NASA. La combinaison d’un océan Arctique relativement libre de glace pendant les étés et d’un régime de vent circumpolaire dans le sens des aiguilles d’une montre très exceptionnellement stable, connu sous le nom de Gyre de Beaufort, a bloqué une très grande quantité d’eau douce. Cette eau provient des grands fleuves d’Eurasie qui coulent vers le nord – Ob, Lena et Ienisseï – et lorsque cette Gyre de Beaufort s’affaiblit (comme elle finira certainement par le faire), toute cette montagne d’eau douce accumulée est vouée à s’écouler vers l’Atlantique (le détroit de Béring en direction du Pacifique étant trop étroit et peu profond) et à court-circuiter le Gulf Stream avant qu’il n’atteigne l’Atlantique Nord. Les températures en Amérique du Nord et en Europe occidentale vont s’effondrer, ce qui stimulera sans doute davantage la demande européenne déjà torride de gaz naturel russe.

BrnBld_ArcticCurrents.svg.pngMais il y a aussi d’autres facteurs, tels que les fluctuations de l’activité solaire, les effets sur la formation de nuages d’aérosols mis dans la stratosphère par des éruptions volcaniques, les effets sur la formation de nuages de vent solaire et de rayonnement spatial pénétrant dans l’ionosphère en raison d’un affaiblissement du champ magnétique terrestre, et d’autres facteurs dont nous pouvons ou non avoir connaissance. Les données directes et fiables dont nous disposons proviennent de satellites météorologiques et ne remontent qu’à un peu plus de 50 ans. En termes d’histoire du climat, ce n’est vraiment rien. Toutes les autres preuves sont indirectes, inexactes et reposent en grande partie sur des théories que nous n’avons aucun moyen de tester directement – à savoir vivre et faire des observations tout au long des prochaines glaciations. Mais comme les périodes glaciaires durent beaucoup plus longtemps que n’importe quelle civilisation humaine, les chances que de tels programmes de recherche aboutissent à une conclusion sont, pour parler franchement, inexistantes.

Si l’on adopte une perspective d’ingénierie à plus long terme pour optimiser le climat de la Terre – ce qui est un enchaînement de pensée amusant, bien que tout à fait inutile – la Terre pourrait être beaucoup plus chaude et plus confortable qu’elle ne l’est actuellement, avec un climat agréablement subtropical d’un pôle à l’autre, si ce n’était certains problèmes structurels à long terme. L’un de ces problèmes est la situation de l’Antarctique au pôle sud. Non seulement il retient beaucoup d’eau douce, qui pourrait sûrement être mieux utilisée, mais les vents et les courants circumpolaires limitent la circulation nord-sud, ce qui donne une région équatoriale extrêmement chaude et des pôles extrêmement froids. Heureusement, l’Antarctique dérive du pôle sud vers l’Atlantique, à raison d’environ 1 cm/an. Dans 100 millions d’années, il sera 1000 km plus au nord, les flux circumpolaires s’affaibliront, une partie de la glace antarctique fondra et le climat commencera à s’égaliser, les tropiques se refroidissant et les pôles se réchauffant.

Un autre problème structurel majeur concerne le détroit de Béring qui sépare l’Asie du Nord-Est de l’Amérique du Nord : il est étroit, peu profond, plein de sédiments et ne permet pas une bonne circulation dans l’océan Arctique, de l’Atlantique au Pacifique. Par conséquent, l’Arctique est souvent encombré de glace et beaucoup plus froid qu’il ne devrait l’être. Malheureusement, ce problème ne fera qu’empirer. Au cours des quelque 50 millions d’années à venir, le détroit de Béring va entièrement se fermer, car le mouvement tectonique des plaques écrasera l’Asie contre l’Amérique. Et puis – horreur des horreurs – dans quelque 200 millions d’années, tous les continents de la Terre, à l’exception de l’Antarctique, seront entassés ensemble près du pôle Nord ! Heureusement, les humains auront disparu d’ici là. Les espèces de primates n’ont tendance à persister que pendant quelques millions d’années.

Une telle perspective à long terme est un anathème pour le culte du réchauffement climatique qui, comme c’est le cas pour un culte de l’apocalypse, souffre d’une extrême vision à court terme. Comme c’est souvent le cas pour les sectes apocalyptiques, si les prévisions les plus sombres ne se réalisent pas (comme elles ont déjà échoué à plusieurs reprises depuis que la secte a vu le jour), l’apocalypse est simplement repoussée un peu et les déclarations les plus sombres sont reprises avec une vigueur inlassable, mais concerne maintenant une nouvelle date fixée dans un avenir proche.

Le culte du réchauffement climatique se concentre principalement sur les émissions de dioxyde de carbone, car le dioxyde de carbone est considéré comme le gaz ultime du réchauffement climatique et le déclencheur de l’apocalypse climatique. C’est étrange, car le méthane et la vapeur d’eau sont des gaz à effet de serre beaucoup plus efficaces (bien que la vapeur d’eau puisse également refroidir la surface de la Terre si les aérosols des éruptions volcaniques ou les rayons de l’espace provoquent la formation de nuages en excès, qui réfléchissent alors la lumière du soleil loin de la surface).

La théorie selon laquelle il existe un mécanisme qui produit une relation linéaire entre les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone et la température moyenne de la planète est assez difficile à prouver. D’une part, il n’est pas clair si des concentrations plus élevées de dioxyde de carbone atmosphérique provoquent un réchauffement climatique ou si les épisodes de réchauffement climatique (qui sont généralement brefs) entraînent une augmentation des concentrations de dioxyde de carbone atmosphérique à mesure que le dioxyde de carbone s’échappe des océans plus chauds.
D’autre part, le mécanisme par lequel le dioxyde de carbone piège la chaleur près de la surface de la Terre n’est pas du tout clair non plus. Bien sûr, les molécules de dioxyde de carbone peuvent absorber le rayonnement infrarouge et se réchauffer. Mais ceux qui ont étudié un peu de physique sont probablement conscients d’un phénomène appelé convection : les gaz chauds ont tendance à s’élever. Et donc, si le dioxyde de carbone se réchauffe, cette chaleur s’élève de la troposphère (près de la surface) vers la stratosphère, où elle est perdue dans l’espace. Sur Google, tapez « Théorie adiabatique de l’effet de serre«  si vous êtes curieux.

Le dioxyde de carbone ne reste pas très longtemps dans l’atmosphère car l’océan agit comme une éponge à dioxyde de carbone : la concentration d’équilibre du dioxyde de carbone dans l’eau de mer est soixante fois plus élevée que dans l’air. Ce rapport est maintenu partout où l’air et l’eau sont en contact et les déséquilibres sont éliminés soit par l’eau qui absorbe le dioxyde de carbone de l’air, soit par les bulles de dioxyde de carbone qui jaillissent et éclatent hors de l’eau et donc dans l’air. Lorsque la température augmente, le dioxyde de carbone sort de l’eau sous forme de bulles, comme lorsqu’une bouteille de bière ouverte est sortie du réfrigérateur et posée sur la table de la cuisine. Il est donc assez difficile d’affirmer que c’est l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère qui provoque le réchauffement de la planète et non l’inverse.

En outre, l’océan agit comme un lieu d’enfouissement du dioxyde de carbone. L’eau saturée de dioxyde de carbone est plus lourde et a tendance à s’enfoncer. Cet effet a provoqué l’accumulation d’une grande quantité d’eau chargée de dioxyde de carbone dans les profondeurs des océans. L’un de ces endroits se trouve dans le Pacifique Nord : l’eau froide de l’océan Arctique, chargée de dioxyde de carbone et s’écoulant vers le sud par le détroit de Béring, a coulé au fond et y est restée pendant des millions d’années, formant un grand réservoir permanent de dioxyde de carbone. D’autres processus font que le carbone précipite au fond de l’océan et forme des sédiments. Les océans absorbant constamment le dioxyde de carbone de l’air, il y a peu de chances que le dioxyde de carbone atmosphérique continue à augmenter sur des périodes géologiquement importantes. En revanche, il est possible qu’un manque de dioxyde de carbone atmosphérique prive la végétation de cet engrais essentiel et qu’elle dépérisse. Heureusement, quelques poussées d’activité volcanique espacées au hasard sont normalement suffisantes pour maintenir l’équilibre.

Le dioxyde de carbone n’est en aucun cas entièrement enfoui à jamais dans les profondeurs des océans ; une grande partie s’attarde près de la surface, prête à retourner dans l’air sous forme de bulles lorsque la température augmente. C’est une bonne chose car les concentrations actuelles de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont bien inférieures à ce qui serait optimal : elles se situent actuellement autour de 400 parties par million, alors que les exploitants de serres commerciales fixent spécifiquement les concentrations de dioxyde de carbone dans leurs serres entre 800 et 1000 parties par million pour une productivité optimale. Si nous voulons que la Terre soit une véritable serre et qu’elle devienne encore plus verte, plus feuillue et plus féconde, nous devons mettre plus de dioxyde de carbone dans l’air, et non moins. Le dioxyde de carbone est un engrais essentiel pour les plantes, et il est assez ironique que le mouvement écologiste s’y oppose, puisqu’il s’agit du gaz le plus vert qui existe. C’est aussi bizarre que de voir des souris refuser de manger des céréales ou des politiciens américains voter pour réduire les dépenses de défense.

Le dioxyde de carbone atmosphérique, comme d’autres gaz, est constamment renouvelé par l’activité volcanique et c’est ce qui maintient la fertilité de la planète. L’excès de dioxyde de carbone est absorbé par les océans où il forme des sédiments. Le carbone atmosphérique capturé par les plantes est parfois séquestré dans la croûte terrestre et, sur des millions d’années, une petite partie de cette matière organique est cuite par la chaleur interne de la Terre pour produire des combustibles fossiles : gaz naturel, pétrole, charbon quand le gaz est trop cuit, et schiste quand il n’est pas assez cuit.

À son tour, une petite partie de toute cette matière organique séquestrée devient récupérable grâce à une technologie raisonnable (exploitation minière, forage) et même à une technologie hautement déraisonnable (enlèvement des montagnes, forage horizontal et fracturation hydraulique, forage pétrolier et gazier en mer profonde). Elle est enfin produite et raffinée en divers produits de valeur qui font tourner le monde. Les combustibles fossiles sont l’élément vital de la civilisation technologique ; sans eux, une grande partie de la population gèlerait pendant l’hiver et rien ne se ferait ni ne se déplacerait. Les technologies soi-disant « sans carbone », « renouvelables » et « durables », telles que les panneaux solaires et les éoliennes, dépendent essentiellement du charbon, du diesel et de diverses matières premières pétrochimiques pour leur production, leur installation et leur entretien, et n’existeraient pas sans elles.

L’idée que déterrer et brûler une infime partie de toute la matière organique jamais produite par les organismes vivants détruirait d’une manière ou d’une autre la vie sur Terre n’est rien de moins qu’absurde. Il est bien sûr certain que la vie sur Terre sera détruite, mais à long terme. Outre le dioxyde de carbone, une autre molécule qui rend la vie possible est l’eau. Dans un milliard d’années environ, l’intensité du rayonnement solaire augmentera de quelque 10 %, ce qui entraînera une perte de la majeure partie de l’hydrogène vers l’espace et, avec lui, de l’eau (comme cela s’est déjà produit sur Mars, qui est plus petite et a une gravité plus faible pour maintenir l’atmosphère en place). Mais nous aurons disparu depuis longtemps d’ici là, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

En attendant, on entend souvent dire que la combustion de combustibles fossiles réchauffera suffisamment la planète pour faire fondre tous les glaciers, provoquant une élévation des océans suffisante pour noyer toutes les villes côtières où vit actuellement près de la moitié de la population. Un peu de calcul est nécessaire pour montrer que, même si le climat se réchauffait suffisamment pour que les palmiers bordent l’Antarctique (faisant des plages vierges de l’Antarctique une destination fabuleuse pour les bateaux de croisière), la plupart des 30 millions de kilomètres cubes de glace seraient encore là pendant un demi-million d’années ou plus – certainement assez longtemps pour que nos merveilleuses villes côtières partent en poussière, donc, encore une fois, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Mais ce n’est pas tout : l’idée que si la calotte glaciaire de l’Antarctique fondait, le niveau des océans augmenterait de 58 mètres (c’est la prévision spécifique basée sur le volume estimé de la glace de l’Antarctique qui se trouve sur le substrat rocheux) est spectaculairement en état de mort cérébrale – si vous voulez bien y réfléchir. Le fait que tant de gens acceptent cette affirmation et secouent la tête en signe de sincère consternation est également une chose à laquelle nous devons réfléchir. Tous ces esprits faibles ont-ils dormi pendant leurs cours de géologie ? Leur modèle mental de la Terre est-il une boule de pierre solide avec un peu d’eau à sa surface ? Peut-être que certains d’entre eux pensent aussi que la Terre est plate ? Ou est-ce le résultat d’une certaine réticence à penser à d’autres choses que celles officiellement recommandées ?

En tout cas, la Terre est une sphère de roche fondue avec une sphère de fer fondu en son centre, et toute la matière solide qui existe se trouve dans la croûte terrestre, qui est assez mince, et flotte sur la roche fondue. La croûte est en effet un peu croustillante, et elle ne coule pas mais craque, se déplaçant par à-coups et provoquant des tremblements de terre. Néanmoins, lorsqu’on fait la moyenne sur plusieurs centaines de milliers d’années (assez longtemps pour que l’Antarctique se libère de la glace), son mouvement est constant et régulier. Des morceaux de croûte s’enfoncent lorsqu’ils sont chargés de glace et remontent à la surface lorsque la glace fond.

Ainsi, l’Antarctique est un morceau de croûte qui flotte sur la roche en fusion et sur lequel repose un tas de glace. Que pensez-vous qu’il se passerait si, sur un demi-million d’années, cette eau solide fondait et s’écoulait ? L’océan remonterait-il, ou l’Antarctique remonterait-il ; le fond de l’océan s’abaisserait-il et le niveau de l’océan resterait-il constant ? Certains de ceux qui lisent ceci le savaient déjà ; d’autres ont juste vécu un moment « Ah ! » – ou un moment « Oh, merde ! » s’il se trouve que vous êtes un membre du GIEC, dont les experts ont fait de grands efforts pour déterminer quelle glace de l’Antarctique flotte sur l’océan et n’est donc pas un danger et quelle glace repose sur le sol solide et est donc sur le point de noyer Londres. Pour le reste, laissez-moi vous guider.

photo-rechauffement-climatique-joel-krebs.jpg

La roche en fusion sur laquelle flotte l’Antarctique est environ trois fois plus dense que l’eau. Par conséquent, lorsque la glace de l’Antarctique fondra, l’Antarctique flottera plus haut d’un tiers de la hauteur de sa banquise actuelle. Maintenant, la roche en fusion qui devrait couler sous l’Antarctique pour la faire remonter viendra de sous les fonds marins environnants, ce qui la fera s’affaisser, laissant ainsi la place à un tiers de l’eau de la glace qui a fondu. Mais cette eau va alors s’enfoncer sur les fonds marins, les poussant vers le bas par rapport à la terre ferme. Ainsi, les deux tiers de l’élévation supposée du niveau de l’océan ont tout simplement disparu ; une analyse plus approfondie permettrait de se débarrasser du reste. Les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ont-ils pris la peine d’en tenir compte dans leur estimation de l’élévation du niveau des océans ? Non, ils ne l’ont pas fait. C’est une honte !

J’espère que les 2500 mots qui précèdent suffisent à indiquer qu’il faut une grande connaissance et compréhension des sciences naturelles pour paraître intelligent lorsqu’on discute du climat et de son évolution. J’espère aussi avoir bien fait comprendre que la « négation du changement climatique » n’est pas possible : le climat de la Terre (ou plutôt les climats, car ils sont nombreux) fluctue lorsqu’on l’observe à une échelle de temps donnée. Ce qu’il reste à comprendre, c’est que si le climat peut être étudié de diverses manières intéressantes, son avenir ne peut être prédit – non pas parce que personne n’a encore trouvé comment le faire, mais parce qu’il est trop imprévisible.
Tout d’abord, il n’est pas possible de séparer les causes des effets. Oui, nous pouvons sans aucun doute supposer que si le soleil influence la terre, ce qui se passe sur la terre n’affecte en rien ce qui se passe sur le soleil. Mais c’est là toute la question : le soleil est en fait la seule variable indépendante qui existe ; tout le reste affecte tout le reste. Mais la production solaire fluctue également et ne peut pas non plus être prédite avec précision.

Les activistes du climat supposent que la consommation de combustibles fossiles est une variable indépendante qui peut être réduite en lançant des appels stridents qui commencent par « A moins que nous n’arrêtions maintenant… ». Cependant, s’ils essayaient de la contrôler en coupant le chauffage des gens au milieu de l’hiver – en arrêtant les livraisons de charbon ou en imposant des sanctions sur les gazoducs – et en laissant leurs habitations geler, ils se retrouveraient en temps voulu jetés contre un mur et abattus par des foules en colère. Ce serait là un effet secondaire involontaire et des plus regrettables de l’activisme climatique que beaucoup de gens ont tendance à négliger, mais nous pouvons être assurés qu’une fois les effusions de sang terminées, les expéditions de charbon et les flux de gaz reprendraient.

Deuxièmement, le climat ne peut pas être prédit parce que les facteurs qui l’affectent ne le font pas de manière directe. Par exemple, nous ne pouvons pas dire si l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qu’elle soit due à la combustion de combustibles fossiles, au réchauffement des océans ou à un pic d’activité volcanique, entraînera un réchauffement du climat ou un refroidissement beaucoup plus important en déclenchant le début de la prochaine période glaciaire. Lorsqu’on imagine un système avec des entrées et des sorties spécifiques, les sorties ne sont pas directement proportionnelles aux entrées. Le climat est un système non linéaire.

Troisièmement, parce que le climat ne réagit jamais deux fois de la même manière à un même ensemble de conditions, car à chaque fois elles affectent une planète légèrement différente. Au cours d’une période interglaciaire donnée, une courte période de réchauffement (de quelques siècles) peut s’écouler sans répercussions sérieuses (épisodes de refroidissement) tandis qu’une autre peut déclencher le début de la période de glaciation suivante. Il n’est donc pas possible d’effectuer des expériences répétées, même mentales, pour déterminer comment le climat devrait se comporter à chaque fois, car il se comporte différemment à chaque fois. Le climat est un système qui varie dans le temps.

Ainsi, le climat est un système largement autonome (pas de variables indépendantes, sauf le soleil, qui est lui-même imprévisible), fortement non linéaire (les effets ne sont pas exactement proportionnels à leurs causes) et variable dans le temps (il ne réagit jamais deux fois de la même façon). Les scientifiques sont devenus assez bons pour caractériser et faire des prédictions sur les systèmes linéaires invariants dans le temps avec des variables indépendantes qui peuvent être contrôlées et les ingénieurs sont devenus assez bons pour les concevoir. Les systèmes autonomes non linéaires variables dans le temps ne sont tout simplement pas leur point fort, c’est le moins qu’on puisse dire.

Il y a un autre élément à ajouter au puzzle. Il semblerait que toute la fixation sur le réchauffement de la planète dû à l’effet de serre causé par les émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles soit plutôt hors sujet, car le réchauffement, dans la mesure où il est réel, a une autre source entièrement différente : le noyau de la terre. Les mesures de la température des océans, effectuées par des milliers de sondes robotisées à différentes profondeurs de la planète, ont donné un résultat étonnant, si étonnant que les climatologues traditionnels ont fait de leur mieux pour l’ignorer. Au cours des dix dernières années, l’océan tout entier s’est réchauffé de 1ºC. Comme ce réchauffement est observable à toutes les profondeurs, et pas seulement à la surface, la source de cette chaleur ne peut pas être l’air légèrement plus chaud au-dessus de l’eau ; il doit donc s’agir de ce qui se trouve en dessous.

Et ce qui se trouve en dessous est un assez grand réacteur à fission nucléaire de formation naturelle, encastré dans une sphère de roche et de fer en fusion. Apparemment, l’activité de ce réacteur a augmenté d’un cran. L’énergie supplémentaire nécessaire pour provoquer ce réchauffement est d’environ 300 térawatts. En comparaison, la consommation mondiale totale d’énergie, toutes sources confondues, n’est que d’environ 20 térawatts, et la quasi-totalité de cette énergie, après avoir fait un travail utile, est irradiée dans l’espace sous forme de chaleur résiduelle.

C’est un effet énorme : si cette tendance au réchauffement devait se poursuivre pendant un millier d’années seulement (un clignement de paupière en termes de géologie), les océans commenceraient à bouillir. Mais il n’y a pas lieu de paniquer, car il s’agit probablement d’une fluctuation aléatoire de plus, et à un moment donné, le réchauffement s’arrêtera et la prochaine période glaciaire commencera, de façon très naturelle et totalement indépendante de la volonté de chacun ; en attendant, nous pouvons tous profiter du temps plus chaud.

La hausse de la température des océans explique également l’élévation du niveau de la mer observée. Elle est due à la dilatation thermique : l’eau plus chaude prend plus de place. Il n’est pas nécessaire de faire fondre les glaciers, d’autant plus que, comme je l’ai expliqué, si l’on considère les effets des tremblements de terre, la fonte des glaciers est, sans jeu de mots, un lavement.

Enfin, il n’est pas non plus nécessaire de blâmer les combustibles fossiles pour l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère : la hausse des températures des océans entraîne l’effervescence d’une plus grande quantité de dioxyde de carbone hors de l’eau et dans l’air. Le réchauffement de l’océan, qui couvre ¾ de la surface de la planète, émet environ 100 fois plus de dioxyde de carbone que l’ensemble de l’industrie, de l’agriculture et des autres activités humaines réunies.

Cette poussée de réchauffement provenant du cœur de la Terre rend inutile toute explication du réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les efforts internationaux totalement inefficaces pour limiter ces émissions. Il s’avère donc que le type de théorie du réchauffement planétaire qui est devenu conventionnel, du moins en Europe et aux États-Unis, et dans quelques autres endroits, et qui attribue le réchauffement planétaire au dioxyde de carbone provenant de l’utilisation de combustibles fossiles (ainsi qu’aux pets de vache) et prévoit une catastrophe climatique imminente et une extinction humaine à court terme, n’est ni nécessaire (d’autres explications existent) ni suffisant (les données sont loin d’être disponibles).

Si l’on considère la science du climat, la théorie du réchauffement climatique catastrophique n’a aucun sens. Pour lui donner un sens, nous sommes obligés de regarder au-delà de la science du climat, à un niveau méta. Certes, de nombreux climatologues sont d’accord entre eux, mais ce n’est pas de la science, c’est du marketing, comme dans « Neuf dentistes sur dix sont d’accord pour dire que le brossage avec BatGuano® va stimuler votre libido ». La science qui est mue par l’opinion publique n’est pas la science. L’affirmation selon laquelle l’opinion scientifique est en quelque sorte différente, spéciale et plus importante que les opinions des simples mortels est une sorte de sophisme logique, argumentum ad auctoritatem (argument d’autorité).

Dans la vraie science, on formule des hypothèses et on les vérifie par l’expérience ou l’observation. Un ensemble d’hypothèses, vérifiées ou invalidées, est ensuite utilisé pour formuler des théories. La valeur d’une théorie réside dans sa capacité de prédiction. Quelle que soit la notoriété ou la popularité d’une théorie, si elle ne peut pas être utilisée pour faire des prédictions précises qui peuvent être testées, elle est invalide et doit être rejetée. Pour les raisons que j’ai évoquées ci-dessus, les changements climatiques ne sont pas prévisibles en raison de la nature du système : il est autonome, non linéaire, variable dans le temps, et les échelles de temps pertinentes dépassent la durée de vie de toute civilisation humaine donnée.

En tenant compte de tout cela, je voudrais proposer une approche entièrement différente pour traiter le phénomène catastrophique du réchauffement climatique. Je souhaite abandonner toute tentative de le traiter comme une quelconque recherche scientifique et considérer plutôt sa phénoménologie comme un mouvement social. Et ici, je voudrais présenter mon premier témoin : Greta Thunberg.

19737043lpw-19737188-article-jpg_6697942_660x281.jpg

Greta est clairement un leader de ce mouvement. Elle rencontre des chefs d’État, prononce des discours devant l’Assemblée générale des Nations unies et participe à des conférences internationales sur le climat. Pourtant, elle n’a manifestement pas la capacité mentale de comprendre les modèles mathématiques du climat et la physique qui les sous-tend. Greta vient d’avoir 17 ans et a beaucoup séché l’école (sa devise est « La grève de l’école pour le climat ! »). Il est donc très peu probable qu’elle soit allée particulièrement loin en mathématiques ou en physique. Si on lui demandait d’estimer la température de surface d’une planète donnée en se basant sur sa distance par rapport au soleil, son albédo et son émissivité (les trois chiffres les plus importants ; les autres peuvent être négligés lors du calcul d’une estimation approximative), elle serait probablement complètement perplexe.

En bref, on peut supposer sans risque que Greta ne sait rien. Mais elle n’a pas besoin de savoir – parce qu’elle y croit ! Elle est parfaitement sincère et honnête lorsqu’elle dit que nous détruisons la Terre – parce que c’est sa foi. Pour expliquer correctement le phénomène Greta, nous devons quitter le domaine de la science et entrer dans le domaine de la religion.

Greta est touchée. C’est une sainte folle, une idiote dont on pense qu’elle possède le don divin de prophétie. Ce qu’elle prophétise, c’est une catastrophe climatique causée par le dioxyde de carbone. Elle dit qu’elle peut en fait voir les molécules de dioxyde de carbone, qui font environ 0,0000000002 mètre de large, donc elle doit aussi être voyante. Il n’y a rien de mal à être un voyant. Je vois parfois des anges, mais je ne proposerais jamais de formuler des politiques énergétiques mondiales sur la base de telles visions.

Vous pouvez croire que Dieu a mis ces idées dans la tête de la pauvre Greta, mais vous me rendez sceptique. Je crois que quelqu’un d’autre lui a bourré le crâne de ces notions, et la question est : pourquoi ces notions particulières ? Les idéologies populaires (et le changement climatique catastrophique est une idéologie populaire) n’apparaissent pas et ne se répandent pas sans raison. Il y a généralement un besoin spécifique dans l’imagination populaire auquel elles répondent et qu’elles remplissent. Quel est donc ce besoin ?

Avant de pouvoir répondre à cette question, nous devons définir l’objet que nous étudions : Qui a ce besoin ? Et nous constatons ici que les seules personnes qui forment un public réceptif à la prophétie de Greta, qui en sont infectées et qui se transforment en véritables croyants catastrophistes du climat, sont des personnes que l’on peut définir comme occidentales. Plus précisément, il s’agit de l’Union européenne, des États-Unis et des parties les plus importantes et les plus prospères du Commonwealth britannique.

Si, par contre, vous regardez la majorité de la population de la planète, soit elle ne prend pas la peine de prêter attention aux écolières suédoises qui débitent des bêtises, soit, si elle le fait, elle n’est pas du tout impressionnée. Il se peut que leurs dirigeants se contentent d’exprimer un intérêt de pure forme pour le GIEC et qu’ils signent même des traités sur le climat (à condition qu’ils ne les obligent pas à faire quoi que ce soit), mais c’est peut-être parce qu’il est plus facile de faire de l’humour avec des idiots surmenés que de discuter avec eux. Qu’est-ce qui rend les Occidentaux particulièrement vulnérables ?

Greta est presque entièrement non intellectuelle et ne peut que croire. Mais est-ce vrai pour la plupart des autres Occidentaux ? Après tout, les pays occidentaux ont des systèmes d’éducation et délivrent des diplômes de haut niveau dans toutes sortes de disciplines. Pourquoi, alors, la simple foi a-t-elle autant d’attrait pour eux ? Il existe deux types d’éducation en Occident : l’absence presque totale d’éducation (pour les populations pauvres, noires, arabes et latinos) et une éducation de qualité mais purement pragmatique visant spécifiquement à la réussite professionnelle et financière (pour les populations riches, blanches, plus quelques Asiatiques).

Ces deux types d’éducation ont en commun de minimiser la quantité de connaissances en sciences naturelles et en logique tout en décourageant activement la pensée critique indépendante. Dans le premier cas, c’est parce que toutes les connaissances sont minimisées ; dans le second, parce que ces connaissances ne sont pas considérées comme suffisamment importantes et ne sont donc pas hiérarchisées. La priorité est donnée aux connaissances dans un domaine spécifique qui sont applicables à l’exécution d’un travail spécifique.

Comprendre le climat de la Terre n’est pas une tâche spécifique, sauf pour les climatologues occidentaux traditionnels – que nous avons laissés pour compte à ce stade. Il existe de nombreux emplois spécifiques – toiletteurs pour chiens, concepteurs de microprocesseurs, professeurs de yoga, barmen… Prévoir ce que sera le climat mondial à une date future n’est pas une tâche pour aucun d’entre eux. Si vous n’êtes pas d’accord, rassemblez un certain nombre de toiletteurs pour chiens et de concepteurs de microprocesseurs occidentaux dans une pièce, posez-leur des questions sur le climat mondial, et vous constaterez sans doute que leur niveau de compréhension des sciences naturelles est comparable à celui de la pauvre Greta. Et cela leur donne des notes faciles pour la science climatique basée sur la foi.

Les politiciens occidentaux sont-ils différents à cet égard des toiletteurs pour chiens et des concepteurs de microprocesseurs occidentaux ? Non, pas du tout ! Permettez-moi de présenter mon second témoin : Alexandria Ocasio-Cortez.

alexandria-ocasio-cortez-plus-jeune-femme-elue-au-congres-americain_6125836.jpg

AOC, comme ses disciples l’appellent, est un membre du Congrès américain qui est l’auteur du Green New Deal. Le niveau d’absurdité qu’elle débite sur l’économie, le socialisme et l’environnement est tout simplement hors norme ! Tout comme pour Greta, il y a toutes les raisons de croire qu’elle est parfaitement sincère, dans la mesure où elle croit vraiment, profondément, aux absurdités qu’elle débite. Est-elle une spécialiste capable de comprendre toutes ces questions ? Bien sûr que non ! Le niveau intellectuel de cette ancienne barman n’est pas très supérieur à celui de Greta.

Alexandria est-elle significativement différente de ses collègues politiques ? Encore une fois, non. Elle est peut-être plus charismatique, plus performante, plus visible que la plupart d’entre eux, mais elle est toujours aussi crédule et idiote que Greta lorsqu’il s’agit de prédire des changements climatiques catastrophiques. J’utilise le terme « idiot » dans son sens classique, du latin idiota « une personne ignorante » et non comme une insulte vernaculaire. Elle n’est pas une idiote baveuse et dégoulinante, mais une idiote qui fonctionne bien.

Ses décisions sur la façon de « sauver la planète » ne sont pas fondées sur une connaissance ou une compréhension réelle. Pour elle, le test ultime de la science du climat est un concours de popularité politique. Interrogée sur les mérites de la science elle-même, elle va sans doute immédiatement et sans hésitation commettre l’erreur logique de l’argumentum ad auctoritatem (argument d’autorité) en disant que 99,999 % de tous les climatologues partagent ses opinions (ainsi que son désir de leur accorder une subvention fédérale).

Néanmoins, il semble important de se demander pourquoi elle croit ce qu’elle croit plutôt qu’autre chose. Pourquoi croit-elle volontiers au changement climatique anthropique plutôt qu’à l’activité solaire ? Un idiot (encore une fois, au sens technique du terme) devrait être prêt à croire à peu près n’importe quoi. Pourquoi ce choix particulier ? Elle serait probablement déconcertée si on lui demandait d’expliquer le lien entre les émissions de dioxyde de carbone anthropiques et non anthropiques. Pourtant, elle trouve facile de croire que l’activité humaine détruit la biosphère par les émissions de dioxyde de carbone et, bien sûr, par ses pets de vache désormais célèbres dans le monde entier.

En revanche, elle a probablement beaucoup plus de mal à croire que la biosphère est menacée par une éruption de super volcan, une attaque d’astéroïdes géants, une invasion extraterrestre ou un holocauste nucléaire déclenché par ce mécréant en uniforme aux sourcils broussailleux et aux yeux sombres qui se tient derrière Trump lors des conférences de presse. Nous devons donc nous demander : pourquoi est-elle si prête à faire ce saut de confiance particulier et pas un autre tout aussi audacieux ?

Pourquoi croit-on une chose mais pas une autre ? On croit, librement et sans aucune pression ou contrainte, dans deux circonstances : si votre revenu dépend de l’adoption d’une croyance particulière ; et si une foi particulière permet de compenser et de contrôler ses phobies et ses complexes psychologiques.

Dans le premier cas, il existe un aphorisme célèbre d’Upton Sinclair : « Il est difficile d’amener un homme à comprendre quelque chose lorsque son salaire dépend de son incompréhension ». Dans ce dernier cas, un bon exemple est le complexe de l’émigrant, qui oblige les émigrés et les exilés à croire sincèrement que le pays où ils ont abouti est un véritable paradis sur terre, où les rues sont pavées d’or et où le travail et un peu de chance feront de vous un millionnaire – toutes les preuves étant contraires.

Il est amusant de dire à ces gens, comme je l’ai parfois fait, que j’ai moi aussi passé de nombreuses années à vivre du mauvais côté de la planète, et que j’ai souffert de terribles nostalgies, mais qu’elles ont complètement disparu une fois que je suis rentré chez moi, où j’apprécie la compagnie de mes propres concitoyens, et j’aime vraiment ne plus avoir à craindre les flics à la gâchette facile et les avocats suceurs de sang ou de se faire arnaquer sur tous les plans, du logement aux médicaments en passant par les impôts et les services Internet. Ou plutôt, ce serait amusant… sauf que cela les rend vraiment malheureux, que leurs efforts pour cacher leur misère derrière des remarques narquoises sont vains, et que c’est méchant de faire souffrir les gens.

En bref, la foi qui est choisie librement est celle qui permet aux gens de continuer à fonctionner au jour le jour (pas nécessairement à long terme) et d’éviter l’angoisse mentale liée à leur situation incertaine ou à l’absence de bonnes perspectives. La société dans son ensemble, en tant qu’entité autorégulatrice dotée d’une certaine forme d’intelligence émergente, opte pour des idéologies (et la foi est ce qui sous-tend une idéologie particulière) qui lui permettent, dans son ensemble, de réussir ou, si cela n’est plus possible, de continuer à fonctionner pour le moment tout en limitant les conflits et les perturbations internes.

Comment l’idéologie du changement climatique catastrophique causé par les émissions anthropiques de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles (et des pets de vache) remplit-elle cette fonction dans l’Occident actuel, où elle est répandue ? Quelle est la grande transition en cours en Occident qui a permis à cette nouvelle foi de balayer la terre et de conquérir sans effort tant d’esprits ? Ce qui me vient à l’esprit, c’est l’affirmation souvent répétée selon laquelle « le capitalisme a échoué ». En effet, nous pouvons observer de nombreux points d’échec dans l’Union européenne et en Amérique du Nord :
  • La production de ressources énergétiques diminue (ou, dans le cas de la fracturation hydraulique, devient non rentable)
  • La production de ressources naturelles diminue, devient non rentable ou les deux
  • La production industrielle devient également non rentable et s’enfuit en Asie du Sud-Est, en Russie et ailleurs
  • L’agriculture ne peut être maintenue en vie que par des subventions constantes
  • La dette publique gonfle hors de toute proportion avec l’économie physique
  • Les emplois productifs diminuent et sont remplacés par des emplois de services non productifs
  • De larges segments de la population, les jeunes et les personnes d’âge moyen en particulier, se retrouvent économiquement marginalisés et viennent grossir les rangs des chômeurs de longue durée
  • Les résultats des élections deviennent de moins en moins prévisibles à mesure que les partis politiques traditionnels se scindent et perdent du pouvoir et que de nouveaux partis extrémistes et populistes émergent et gagnent du pouvoir
La société n’a aucun moyen d’arrêter ou d’inverser ces processus, qui sont causés par des facteurs objectifs tels que l’épuisement des ressources, la perte de colonies à piller, l’inadéquation de plus en plus flagrante des élites dirigeantes et la dégénérescence et la sénescence progressives générales de groupes ethniques clés et d’une population qui ne forme plus activement des familles avec des enfants et qui adopte au contraire des formes de plus en plus tordues de déviance sexuelle. Une explication réaliste de ce qui se passe, qui prendrait en compte des éléments tels que le rôle corrupteur de l’impression monétaire dans la transformation de l’argent d’une réserve de richesse en matériau de construction pour les pyramides de la dette et les combines de type Ponzi, ou la relation entre les déficits commerciaux structurels et la baisse du niveau de vie, est à la fois trop difficile à traiter pour les masses occidentales et, si elles devaient la traiter, trop insultante.

À l’époque des jours heureux de l’Europe et de l’Amérique, lorsque le capitalisme impérialiste a conquis le monde et a redirigé la plus grande partie des richesses et des ressources vers l’Europe et l’Amérique, la foi dominante était le protestantisme, et l’idéologie qui le sous-tendait était le capitalisme de libre marché. Partout où les marchés étaient jugés insuffisamment libres, comme dans le Japon féodal, un commodore Perry se présentait, menaçant de soumettre les indigènes, et la richesse coulait des marchés nouvellement libérés vers les centres impériaux. Ce processus a duré plusieurs siècles glorieux, mais il est aujourd’hui largement terminé et l’idéologie raciste et suprémaciste blanche qui avait sous-tendu la foi protestante a en grande partie disparu. Lorsque l’idéologie a disparu, la foi aussi a disparu et, dans toute l’Europe, les églises sont maintenant vides et sont démolies et remplacées par des mosquées.

Si l’idéologie islamiste semble adaptée pour remplacer rapidement les populations indigènes vieillissantes et en déclin par des importations plus viriles et plus fructueuses et pour remodeler l’Europe en un califat, ce processus a peu de chances de se poursuivre. La plupart des nouveaux arrivants ne parviennent pas à devenir productifs pour les mêmes raisons, énumérées ci-dessus, que les populations indigènes ne peuvent plus être productives, et ils ne parviennent pas à s’intégrer, car il n’y a plus grand-chose pour eux à quoi s’intégrer. Au lieu de cela, ils restent isolés et se contentent de l’assistanat mis en œuvre. Une fois que les aides ne seront plus disponibles, certains d’entre eux iront vers des pâturages plus verts tandis que les autres resteront sur place et produiront un désordre sanglant qui transformera certaines parties de l’Europe en zone interdite (un processus qui a déjà commencé en Allemagne, en France, en Suède et dans d’autres pays).

8047714.jpg

Si le capitalisme a échoué, alors l’Occident passera du capitalisme à… quoi exactement ? Bien que le mot à la mode politique, à peine nouveau mais de plus en plus populaire, soit « Socialisme » (un gériatrique complètement socialiste nommé Bernie, actuellement en tête de la présidentielle américaine), je ne crois pas que le Socialisme soit à l’ordre du jour. La différence entre le capitalisme et le socialisme ne réside pas dans les méthodes de production de la richesse, qui sont inévitablement capitalistes, puisqu’elles nécessitent du capital, que sa source soit privée ou publique.
En fait, les économies capitalistes d’État, telles que celles de la Chine et de la Russie, semblent être un meilleur choix, car l’allocation du capital peut y être dictée par des considérations plus stratégiques que la chance, la cupidité et la peur. La différence entre le capitalisme et le socialisme réside plutôt dans la manière dont la richesse est distribuée : soit elle est autorisée à être stockée sans fin au sommet (jusqu’à ce qu’il soit temps de sortir à nouveau les guillotines), soit elle est faite pour servir le bien public en favorisant le bien-être de la société et en aidant au développement d’une méritocratie nationale.

Mais comme, pour les raisons énumérées ci-dessus, la création de richesses dans les pays occidentaux est désormais compromise, il n’y aura pas beaucoup de richesses à distribuer, de sorte que le choix entre capitalisme et socialisme n’est pas vraiment un choix. Les partisans de Bernie parlent beaucoup de voler les riches et de distribuer le butin, mais le problème avec ce plan est que le butin consiste maintenant en grande partie en des pyramides de dettes et des combines à la Ponzi conçues pour donner aux riches une apparence de richesse sur papier, et ce papier se transformera en cendres dès qu’un effort sera fait pour le dépenser réellement pour quelque chose de physique. Ainsi, le socialisme n’est pas un choix valable. Quel est donc le choix alors ?

Le seul choix évident, confirmé par l’observation, est le parasitisme : la vie d’un ver intestinal baignant dans un flot de nourriture gratuite. Le parasite peut avoir un large choix d’activités, toutes improductives, allant d’activités peu lucratives comme le toilettage des chiens, les cours de yoga, le service de bar ou la préparation de café hors de prix, à des activités totalement non rémunératrices comme s’habiller, se faire des selfies et les afficher sur Instagram. Le flux de nourriture gratuite peut prendre la forme d’un revenu minimum garanti ou d’autres formes de dépenses sociales qui, bien qu’elles soient de plus en plus maigres, parviennent à maintenir le corps et l’âme ensemble pour le moment.

Les parasites ne sont pas responsables de leur parasitisme, puisque chaque type d’activité productive qu’ils tentent de lancer est automatiquement contrecarré par une vaste armée d’autres parasites présents à tous les niveaux de gouvernement, dans chaque cabinet d’avocats et dans chaque groupe industriel, tous exigeant le respect de réglementations déraisonnables, dont la moindre n’est pas liée aux émissions de dioxyde de carbone (qui, en Europe, sont désormais taxées). Ce sont des parasites non pas par choix mais par nécessité. Sans doute, le sentiment d’impuissance et d’inutilité que cette prise de conscience produit est-il psychologiquement destructeur (comme l’attestent les taux déjà élevés et croissants de toxicomanie, de dépression et de suicide).

Dans ces conditions, une idéologie qui dirait aux parasites qu’ils ne sont en fait pas du tout des parasites mais de vaillants guerriers luttant pour sauver la planète d’une catastrophe imminente serait la bienvenue. C’est là que le culte apocalyptique du réchauffement climatique est venu à la rescousse émotionnelle des parasites. Il s’avère soudain que le déclin industriel et la baisse de la production d’énergie peuvent être considérés comme un signe de vertu : ces industries maudites sont des entités impures, maudites, infernales, maléfiques à tous égards, et c’est ce qui tue la planète. Par conséquent, s’en débarrasser est vertueux et pieux, et si le résultat est de frissonner dans le noir, alors c’est le noble sacrifice que l’on doit faire pour le bien de la planète entière. Si votre père a extrait du charbon ou foré pour l’industrie du pétrole, mais que vous êtes un styliste pour chien, alors c’est tout simplement splendide, parce que votre père a travaillé pour ruiner la planète, mais vous, vous travaillez pour la sauver !

L’étape suivante consiste à déclarer que seuls les gens bons et vertueux méritent d’être libérés des contingences et de vivre la belle vie comme parasites. Ce sont eux qui utilisent uniquement l’énergie « renouvelable » et « durable » des panneaux solaires et des éoliennes, alors que tous les malfaiteurs qui produisent et distribuent l’énergie à base de combustibles fossiles sont par définition ceux qui tuent la planète et doivent donc être punis par des amendes, des droits et des taxes sur les émissions de dioxyde de carbone. La plupart des revenus qu’ils en tirent peuvent alors être consacrés à des installations éoliennes et solaires « propres« , tandis que le reste peut être distribué aux stylistes canins sous-employés, qui pourraient alors survivre vertueusement en tant que parasites sur les gains des méchants destructeurs de la planète.

L’idéologie du réchauffement climatique, ainsi que le culte apocalyptique qu’elle sous-tend, est une solution à court terme pour préserver la stabilité psychologique de la société occidentale. Elle offre une explication acceptable à la crise croissante des économies physiques de ces sociétés. Elle fournit également le fondement moral de la tentative acharnée mais futile de voler les ressources des nations riches en combustibles fossiles impurs qui refusent de sauver la planète et de réorienter ces ressources vers des fins vertueuses telles que les installations éoliennes et solaires.

Ce culte apocalyptique du réchauffement climatique n’est certainement pas l’une des choses suivantes :
  • Ce n’est pas une tentative de sauver la planète car le changement climatique est constant, avec ou sans influence humaine. Son avenir ne peut être prédit avec précision car la science est faible lorsqu’il s’agit de systèmes autonomes non linéaires et variables dans le temps, alors que le dioxyde de carbone est un gaz utile qui fertilise toute la vie végétale de la planète et améliore le rendement des cultures.
  • Ce n’est pas une tentative de se préparer à la famine énergétique qui se profile à l’horizon. Elle n’offre aucun moyen de résoudre les problèmes actuels liés aux futurs approvisionnements en énergie. Par exemple, ce serait une bonne idée d’aider la Russie à perfectionner la technologie du cycle fermé du combustible nucléaire, qui est assez avancée, et qui permettra aux centrales nucléaires de fonctionner pendant des siècles sur le grand stock d’uranium appauvri qui a déjà été extrait et raffiné, et aussi de brûler pratiquement tous les déchets nucléaires de haute activité. Au lieu de cela, les ressources sont réorientées vers des projets futiles tels que les installations éoliennes et solaires, qui ont une durée de vie très limitée et ne peuvent être remplacées que par des procédés de fabrication qui nécessitent l’utilisation de combustibles fossiles et d’autres ressources non renouvelables. La famine énergétique est déjà là, et se manifeste comme un problème d’accessibilité à l’énergie dans les pays à court d’énergie comme les États-Unis. Dans ces pays, la fracturation hydraulique produit encore beaucoup de pétrole, mais ce n’est pas le bon type de pétrole pour fabriquer du diesel et du carburant pour avions, et cela entraîne un flux constant et croissant de faillites d’entreprises parce que l’industrie de la fracturation ne peut pas atteindre le seuil de rentabilité avec un pétrole à 60 dollars le baril. En conséquence, les États-Unis sont aujourd’hui le deuxième importateur de pétrole russe. Les campagnes occidentales visant à acquérir le pétrole manquant par le vol échouent toutes : la tentative de voler le pétrole du Venezuela n’a abouti à rien, la production pétrolière de la Libye est à zéro, le vol du pétrole irakien se heurte à des problèmes et, alors que les États-Unis continuent de voler le pétrole de la Syrie, c’est certainement une petite affaire et un signe de désespoir. Pendant ce temps, la compagnie russe Rosneft est extrêmement rentable, produit près de 6 millions de barils/jour à 3,2 $/baril, a un taux de remplacement des réserves de 1,8 en raison de nouvelles découvertes et est le plus grand contributeur fiscal au budget fédéral russe.
  • Il ne s’agit pas de permettre de survivre aux conséquences d’une dislocation économique extrême et de la rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales, car la plupart des nouvelles installations d’énergie renouvelable sont trop sophistiquées pour pouvoir être entretenues à l’aide de composants d’origine locale et leur réparation et remplacement dans de telles conditions deviendra impossible. Pour l’instant, le culte du réchauffement climatique oblige les services publics à installer des milliards de dollars d’équipements défectueux : pratiquement toutes les installations d’énergie alternative sont conçues pour alimenter les réseaux électriques existants, qui doivent de plus en plus souvent être alimentés par les turbines à gaz naturel à cycle unique, plutôt peu rentables. Ces dernières, à l’exception des installations hydroélectriques, sont le seul moyen de compenser l’énergie intermittente et irrégulière produite par l’énergie éolienne et solaire. Les centrales nucléaires, les centrales au charbon et les centrales à gaz à cycle combiné, plus efficaces, ne peuvent pas monter et descendre en puissance assez rapidement pour compenser les fluctuations aléatoires de la production des parcs éoliens et solaires. Il y a actuellement une surabondance de gaz naturel provenant de l’explosion de la très temporaire fête du slip issue de la fracturation hydraulique aux États-Unis, où de plus en plus de puits qui devaient produire du pétrole aussi bien que du gaz ne produisent plus que du gaz. À plus long terme, le gaz naturel va se raréfier et devenir plus cher. Le résultat inévitable à plus long terme est une panne de réseau, où les parcs solaires et éoliens resteront inutilisés parce qu’il n’y aura plus de réseau pour les alimenter.
Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que ce culte écologiste de l’apocalypse est en fait un culte de l’apocalypse inspiré par les délires fous de certains monstres scientifiques marginaux et suralimenté par le besoin psychologique de compenser l’inévitabilité de la dégradation et de l’effondrement économique et social en cours. Dans les années 1980, ils ont fait irruption sur la scène, tentant de prouver que nous allons tous mourir à coup sûr, car il existe une corrélation entre les émissions de dioxyde de carbone et le réchauffement du climat de la Terre. Il s’est alors avéré que leurs modèles étaient incorrects et que la planète se refroidissait en fait. Le problème a donc été rebaptisé à la hâte « changement climatique mondial » et la lutte contre ce phénomène s’est poursuivie comme auparavant. Mais le fait que ces folles divagations se soient avérées incorrectes n’a dérangé personne, car elles ont fourni une idéologie si parfaite pour une société qui tentait de passer du capitalisme au parasitisme.

climate-change-movies-day-after-tomorrow.jpg

La vérité est que ce qui passe pour la science climatique occidentale dominante n’est pas de la science ; c’est une tentative de faire avancer un programme politique en utilisant un ensemble de postulats idéologiques formulés dans un langage à consonance scientifique. De nombreuses personnes, qui tentent de donner un sens à ce gâchis par elles-mêmes, sont induites en erreur par les soi-disant « négationnistes du changement climatique » – ceux qui tentent de s’opposer à ce jonglage politique en « démystifiant » les diverses affirmations des climatologues. Le problème ne réside pas dans leurs revendications spécifiques, mais dans la disposition hystérique qui les oblige à faire de telles revendications. Démystifier leurs revendications, c’est comme débattre avec quelqu’un qui est violemment fou ou discuter des conditions de financement avec quelqu’un qui vous a volé votre portefeuille.

Bien que la tentative de transition du capitalisme au parasitisme soit vouée à l’échec, pour l’instant, le culte apocalyptique du réchauffement climatique a donné naissance à une mafia du changement climatique dans tout l’Occident qui s’est implantée dans les gouvernements, les entreprises, les universités et la presse. Les scientifiques ne peuvent pas remettre en question sa validité, car ceux qui le font perdent leurs subventions et leur emploi et deviennent d’anciens scientifiques déshonorés dont la voix n’est plus autorisée à être entendue. Les politiciens ne peuvent pas non plus le faire parce que leurs électeurs n’ont que faire de la vérité et qu’ils ont besoin d’explications simples qui font de leur appauvrissement et de leur dégradation continus une nécessité vertueuse et salvatrice pour la planète. Les journalistes qui tentent d’offrir une vision équilibrée de l’histoire du réchauffement climatique sont sûrs d’être qualifiés de « trolls russes » et évincés.

Quant à ceux qui se trouvent en dehors de l’Occident, en particulier dans les pays encore riches en ressources, socialement stables et en expansion économique, repousser l’assaut des membres de la secte apocalyptique occidentale du réchauffement planétaire qui tentent de leur imposer des politiques de « vol à l’arraché » restera une tâche essentielle. Ces fanatiques continueront à recruter et à former des idiots utiles parmi les habitants du pays, puis à utiliser l’argent et la pression internationale pour les installer à des postes de pouvoir.

Rien de tout cela ne fonctionnera. Le front occidental lui-même s’est fissuré et les nations occidentales seront de plus en plus enclines à se sauter à la gorge les unes les autres et incapables de formuler des politiques à l’égard du reste du monde. Le terme « Occidentalisme » a fait l’objet d’un badinage lors de la récente conférence de Munich sur la sécurité : il n’y a plus d’Occident, plus de programme commun. Il ne reste plus que quelques Occidentaux qui débitent toutes les absurdités qu’ils souhaitent tout en s’ignorant les uns les autres. Ces groupes sont toujours capables de causer des problèmes internationaux, mais ils ne font que faire perdre du temps à tout le monde.

Capture-d%u2019écran-2018-03-04-à-17.37.07-234x350.pngTenter de s’engager de manière constructive avec les membres de la secte apocalyptique du réchauffement climatique n’est pas la bonne approche. La bonne approche consiste à rejeter le sort des climatologues occidentaux comme étant une bande d’hommes d’affaires politiques pires qu’inutiles gaspillant des subventions ; à se servir des résultats de la recherche scientifique réelle et à s’informer sur les raisons pour lesquelles le climat de la Terre change constamment, a changé pendant des millions d’années et changera encore pendant des millions d’années et, enfin, à reconnaître la secte apocalyptique du réchauffement climatique pour ce qu’elle est – une secte – et à mettre autant de distance que possible entre ses membres et vous-même. C’est un jeu de patience ; éventuellement, les aspirants parasites occidentaux seront obligés de réaliser que leur appel à la vertu n’atteignant pas le résultat escompté, ils devront descendre de leur cheval de bataille du réchauffement climatique et commencer à faire ce que les parasites sociaux doivent normalement faire : mendier.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

[Crédit de recherche : Stanislav Bezgin]

dimanche, 29 novembre 2015

CLIMAT INVESTIGATION: l'Information contre l'investigation

verdier19245769.jpg

CLIMAT INVESTIGATION: l'Information contre l'investigation

Alain Walenne
Ex: http://metamag.fr 

Philippe Verdier, chef de service météo de France Télévisions et présentateur météo à France2, est l’auteur d’un ouvrage* qui, depuis quelques mois, provoque le débat sur le réchauffement climatique, et surtout sur la façon dont ce sujet est maltraité et détourné par les États.

Philippe Verdier n’est pas le premier venu. Il a été accrédité par les Nations Unies pour couvrir les Conférences sur le Climat (Bali 2007, Copenhague 2009, Cancun 2010…). Il n’est pas du tout un « climatosceptique », comme quelques malveillants ont pu le dire, qui n’ont pas lu son livre. Il est convaincu que la terre se réchauffe et que le climat se dérègle. Alors, en quoi dérange-t-il ?

Il affirme que le discours sur le climat est monopolisé par un organisme ultra-politisé, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) dont les dirigeants cooptés sont très liés aux milieux économiques transnationaux, et où les scientifiques, nombreux dans les débats, ont bien du mal à se faire entendre.

L’ONU organise chaque année en décembre une COP (COnférence des Parties), à Paris pour la 21e, les  « parties » en question étant les 190 pays reconnus à l’ONU. Lors de ces COP, chaque pays fait état de tout ce qui « cloche » chez lui ; l’ONU décrète alors que la catastrophe arrive, chaque pays exprime sa conscience du danger, relaie abondamment l’information auprès de ses citoyens, puis continue allègrement la course au « développement »… qui est la cause de la catastrophe annoncée !

Chacun décide qu’il faut réduire la consommation d’énergie… et fait l’inverse. « Derrière les engagements écologiques, à peu près tous viennent pour faire fructifier leurs affaires (…) La Conférence s’apparente à une Foire Internationale. Finalement, les participants parlent assez peu de l’avenir de la planète. Les scientifiques y sont discrets, quand ils ne sont pas absents. Le temps de la Conférence est un moment de diplomatie et de commerce (…) La négociation apparait comme un monopoly environnemental. »

Le fonctionnement original du GIEC

Les travaux sont rédigés et corrigés par des scientifiques, mais le résumé de synthèse est approuvé ligne par ligne par les gouvernements, qui financent et contrôlent l’édition des rapports. Ce sont les Etats qui décident des informations climatiques qu’il convient de présenter au public. La liberté de parole du GIEC est étroitement contrôlée.

Le discours onusien est toujours univoque ; il n’y a pas vraiment de débat entre les thèses divergentes des climatologues. Philippe Verdier tire la sonnette d’alarme sur les sujets climatiques sensibles mais écartés par le GIEC : le ralentissement du Gulf Stream par exemple, qui entraînera un refroidissement de la façade atlantique de l’Europe, ou la fonte du permafrost de Sibérie, qui libère de grandes quantités de méthane et augmente le stock de gaz à effet de serre.

Bien des thèmes (pourtant passionnants) sont bâclés, comme l’élévation du niveau des mers, les effets des éruptions volcaniques, ou l’importance des cycles solaires sur les changements climatiques. Personne n’est capable de vérifier les scenarii catastrophistes du GIEC pour 2050 et, depuis 20 ans, bien des prévisions du GIEC se sont avérées fausses. De fait, aucune prévision fiable ne peut déterminer le climat de la France et de l’Europe entre 2016 et 2050 (comme l’affirme le GIEC), pas plus que pour 6 mois, sinon, la météo prévoirait le temps sur 6 mois et non sur une semaine !

Les scientifiques qui s’écartent des postulats du GIEC (l’effet de serre serait du à l’activité humaine) ont de grandes difficultés à faire reconnaître leurs travaux ; ils risquent leur avenir professionnel. Ils dénoncent les utilisations mensongères que le GIEC fait de leurs travaux, ou l’occultation des conséquences positives qu’a le réchauffement climatique (+0,8° sur 50 ans).

Les apports de la dendrochronologie (analyse des cercles de croissance des arbres) sont écartés, alors qu’ils permettent de montrer que, depuis 2500 ans, les périodes de stabilité sociale et de prospérité surviennent lors des réchauffements, et qu’a contrario les périodes d’instabilité et de troubles politiques sont associés à des refroidissements. Mais aucun historien ne siège au GIEC, qui refuse les conclusions des scientifiques qui ne leur conviennent pas.

Sous couvert du climat, les fonctionnaires de l’ONU aident surtout les multinationales à placer leurs produits. Le climat justifie par exemple l’arrivée massive de céréales génétiquement modifiées en Asie, dans les Amériques et en Afrique, ça, c’est du concret !

La climatologie est une science

La climatologie et la météorologie sont des sciences, et il est dangereux de les soumettre aux pouvoirs politiques et économiques. Or les météorologues sont sommés par les gouvernements de « vendre » le réchauffement climatique… qui n’est pas de leur ressort, mais celui de la climatologie !

Les Nations Unies, soumises aux groupes de pression politiques et économiques, manipulent la climatologie, la météorologie, et indirectement l’écologie, et pourtant, depuis 20 ans, elles ne sont jamais parvenues à faire appliquer le moindre accord sur le climat, car la volonté de faire peur conduit davantage à l’apathie qu’à l’action. « Aucun changement de politique énergétique n’interviendra après la Conférence de Paris » (Manuel Valls).

Si l’ONU voulait vraiment s’attaquer au réchauffement, il ferait la chasse au méthane, et au protoxyde d’azote, 300 fois plus toxique que le CO2 pour le réchauffement de la planète.

Philippe Verdier pense que le GIEC doit nous informer et non nous terroriser. Disciple de Pierre Rabhi, il préconise les solutions fractales, petites actions personnelles ou locales (Agenda 21, Plan Climat, Vélib, covoiturage, transports en commun gratuits), plus efficaces que le projet surréaliste de « changer le climat ».

Le réchauffement est une donnée, pas un ennemi et il ne nécessite aucun « combat ». Ce n’est pas l’avis de la COP21, qui a fait une première victime : Philippe Verdier, l’agent perturbateur, a été licencié par France Télévisions, dont la ligne politiquement conforme ne souffre pas de contestation.                                                                                                             

Climat investigation, de Philippe Verdier, Editions Ring, 18 €. Le livre est dédié à Walden, de Henri D. Thoreau.

lundi, 30 avril 2012

Le prétexte du réchauffement climatique au service des multinationales dans l’Arctique

Les dessous de la course à l'exploitation de l'Arctique prétextant de la pseudo fonte des glaces pour un projet purement commercial sont dénoncés.

Le prétexte du réchauffement climatique au service des multinationales dans l’Arctique
 

 

La Presse publiait un article le 19 avril dernier intitulé “Les changements climatiques en Arctique s’accélèrent” dans le but d’alarmer la population et de faire la promotion de la Conférence de l’année polaire internationale 2012 qui se déroule à Montréal du 22 au 27 avril. Deux jours plus tard, ce même journal récidivait avec un autre article, « Les mondes polaires en mutation » dans lequel on peut lire un entretien avec le directeur d’ArcticNet, le Québécois Louis Fortier. Cet entretien est révélateur quant aux véritables objectifs d’ArcticNet et de la recherche sur les changements climatiques en Arctique.

D’abord, voyons un peu ce que dit Louis Fortier dans cet entretien : “L’Année polaire internationale, qui s’est étalée en fait sur 2007 et 2008, est la quatrième de l’histoire. La précédente était en 1958″. Ceci est intéressant, puisque l’Année polaire internationale n’a jamais été liée auparavant aux changements climatiques.

Un peu d’histoire…



La première Année polaire internationale (API), qui a eu lieu en 1882, avait pour but d’envoyer des expéditions de scientifiques aux deux pôles afin de mesurer les températures, mais surtout d’étudier le magnétisme terrestre et le phénomène des aurores boréales. Il s’agissait de la première entreprise scientifique internationale initiée par un certain Karl Weyprecht et commanditée par la Royal Geographic Society et la Royal Society, deux vieilles institutions mondialistes qui existent toujours. Douze nations y avaient alors participé : l’Empire austro-hongrois, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Russie, la Suisse, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada. Satisfaite de l’entreprise, cette élite scientifique décide alors d’organiser une Année polaire internationale tous les 50 ans.

C’est ainsi que la deuxième API s’organisa entre 1932 et 1933 avec pour objectifs l’étude du Jet Stream, de la météorologie, du magnétisme et de la compréhension des phénomènes ionosphériques qui perturbent les communications radios. Plus de 40 nations y participent. Toutes les données obtenues lors des expéditions scientifiques polaires seront réunies par une nouvelle institution : l’Organisation météorologique internationale. Il faut noter que cette institution sera remplacée plus tard par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) après la formation de l’ONU. L’OMM participera par la suite à la fondation (en 1988) du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le groupe scientifique qui affirme (sans donner de véritables preuves) depuis 1990 que l’activité humaine est responsable d’un réchauffement climatique planétaire à travers ses émissions de CO2.



La troisième API est devancée de 25 ans afin de tenir compte des nouvelles technologies disponibles à l’époque (fusées, radars, etc.) et se déroule sous le nom Année géophysique internationale. Elle est proposée par Lloyd Viel Berkner et est organisée lors d’une période d’activité solaire maximum. Selon le site officiel de l’API, « l’AGI fut l’occasion d’un effort sans précédent à l’échelle mondiale pour l’étude de notre planète. 61 nations participèrent aux différentes campagnes, des dizaines de navires, des milliers d’hommes, des avions sont mobilisés. Les pays coopérèrent étroitement et échangèrent leurs données scientifiques. Les décennies de recherche qui ont suivi reposent à l’évidence sur la dynamique initiée au cours de cette année. Ce fut par exemple la confirmation de la théorie très discutée de la dérive des continents, le début des mesures de CO2, ou encore le début de la conquête spatiale avec le lancement des premiers satellites. »

La première et la deuxième API avait comme objectif scientifique de déterminer s’il était possible de franchir l’Arctique par bateau et de créer un passage du nord-ouest à vocation militaire et commerciale. La troisième maintenait ces mêmes objectifs de domination commerciale et militaire (voire spatiale) à travers de nouvelles technologies issues de la deuxième guerre mondiale.



Aujourd’hui pour la quatrième API, les objectifs restent les mêmes. L’objectif commercial est bien défini : exploitation des ressources alimentaires, pétrolières et minières. L’objectif militaire est aussi clair : le Canada, par exemple, veut y exercer sa souveraineté territoriale. Les changements climatiques, eux, ne semblent qu’un prétexte pour justifier les dépenses considérables nécessaires à l’exploitation de l’Arctique. Que les glaces fondent ou non, l’Arctique est maintenant une région à exploiter. Cela peut être prouvé.

Retournons à notre entretien avec Louis Fortier pour voir ce qu’il en est.

Mine, gisements pétrolier et brise-glace géant

Louis Fortier révèle à la Presse dans son entretien que le but de ses recherches n’est pas purement scientifique (sur les changements climatiques), mais à vocation commerciale. Ses recherches sur les écosystèmes de l’Arctique sont importantes, dit-il, « parce que c’est là qu’on envisage de faire de l’exploration pétrolière. L’Office national de l’énergie devra en tenir compte avant d’autoriser des forages dans la mer de Beaufort. » Il affirme plus loin : « On peut dire la même chose pour […] les autres ressources minérales ». On peut parier que rien n’empêchera le forage ou l’exploitation des ressources minérales, surtout pas les recherches de monsieur Fortier. Comment le savoir ? C’est facile, il n’y a qu’à identifier les sources de financement d’ArcticNet, l’organisme que dirige Louis Fortier.

Lorsque l’on consulte la liste des partenaires de l’organisme ArcticNet, on n’est pas surpris de tomber sur des pétrolières de grandes envergures : BP Exploration Operating Company Ltd. (British Petroleum), Imperial Oil Resources Ventures Limited (Esso), ConocoPhillips Canada (gaz naturel), l’Association canadienne des producteur de pétrole (lobby).

On y trouve aussi des compagnies minières : Xstrata Nickel, Baffinland Iron Mines (ArcelorMittal), Diavik Diamond Mine (Rio Tinto), Vale Inco.

Sur la liste, il y a aussi des compagnies de transport : OmniTRAX, Kongsberg Maritime, First Air, Canadian North .

Il y a une société de gestion de capital : Axys Group.

Figure sur la liste plus de 75 universités dont il faut noter la Balsillie School of International Affairs (fondée par James Balsillie à l’époque où il était membre de la Commission Trilatérale) et l’Université Oxford.

Aussi, parmi les autres organismes cités on peut trouver évidemment des riches familles mondialistes et membre de la franc-maçonnerie :

- Garfield Weston Foundation de la famille Weston (2e famille la plus riche du Canada) qui possède le pain Weston et les supermarchés Loblaws et Maxi.

- Kenneth M. Molson Foundation de la famille Molson, membre de la franc-maçonnerie depuis des générations (et propriétaire du Canadien de Montréal).

- World Wildlife Fund : organisme fondé par le Prince Bernhard des Pays-Bas (également fondateur du groupe Bilderberg) qui a eu comme premier directeur l’eugéniste Julian Huxley (frère d’Aldous Huxley, auteur du livre « Le meilleur des mondes »).

La liste est encore longue …



La Russie et le Canada développe en ce moment des brise-glaces géants polaires qui pourront traverser l’Arctique, que les glaces fondent ou non. On peut lire sur le site officiel du gouvernement canadien que « le nouveau brise‑glace polaire sera conçu pour rompre des glaces de 2,5 m d’épaisseur. Bien que cette donnée puisse être supérieure à la valeur maximale en ce qui a trait à l’épaisseur des glaces dans l’océan Arctique, cette caractéristique permettra la construction d’un bâtiment ayant la force et la capacité nécessaires à une exploitation dans quasi toutes les conditions telles que les dorsales, les champs de glace en crête et la glace sous pression ». Ce brise-glace géant portera le nom de NGCC John G. Diefenbaker, en l’honneur de l’ancien Premier ministre franc-maçon. L’achèvement de sa construction est prévu pour l’année 2017.

Le prétexte des changements climatiques

Nous devrions plutôt dire ici le réchauffement climatique si nous voulons être honnêtes. Bien que la terminologie a changé depuis, l’argument reste le même : semble-t-il que le climat de la terre se réchaufferait. Ce n’est pas pour rien que la terminologie a changé, car les organismes qui prédisent ce réchauffement n’ont pas réussi à prouver de façon acceptable leurs prédictions alarmistes.

Premièrement, parce que la totalité de la science du réchauffement climatique s’appuie sur des modèles informatiques de prédiction du climat. Le problème, c’est que l’on peut faire dire n’importe quoi à un logiciel informatique. Une des preuves de cela fut le quatrième rapport publié par le GIEC où l’on pouvait retrouver dans ses pages un graphique en forme de bâton de hockey qui montrait l’accélération rapide de la montée de la température globale du climat terrestre. Ce graphique fut entre-autres utilisé par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange », un film qui a reçu un Oscar rien de moins. C’est ce graphique, discrédité à plusieurs reprises par de nouvelles études scientifiques, qui a été à l’origine du désormais célèbre Climategate. Aujourd’hui, ce sont encore les modèles informatiques qui font la loi dans la science du réchauffement climatique.

Prenons un exemple de prédiction ratée à ce sujet. Le docteur David Barber, qui est le directeur du Centre for Earth Observation Science de l’Université du Manitoba, a prédit en 2008 qu’il n’y aurait plus de glace au Pôle Nord durant l’été de cette même année (2008). Evidemment, cela s’est avéré complètement faux cet été là. Aujourd’hui, Mr Barber récidive en affirmant que la glace estivale de l’Arctique pourrait disparaître “aussi tôt que l’an prochain”, du moins c’est ce qu’on pouvait lire dans la Presse du 19 avril de cette année. Ceci risque fort peu d’arriver, car selon les observations faites par satellite, la surface de la glace estivale de l’Arctique augmente depuis l’année 2007, année où elle avait atteint son plus bas des dix dernières années. L’objectif des fausses prédictions de David Barber ? : alarmer le public et, probablement surtout, préserver ses millions de dollars de financement qui proviennent de multinationales du pétrole et de l’exploitation minière.

Un autre article a été publié dans la Presse du 24 avril qui avait pour titre : « Le sous-sol du Grand nord fond ». Encore une fois, à la lecture de l’article, on se rend bien compte du véritable objectif des recherches, soit comment les multinationales vont exploiter l’Arctique. On peut lire que ces « problèmes vont hanter les mégaprojets énergétiques et miniers de l’Arctique canadien et du Plan Nord québécois. » Et qui prévoit ces mégaprojets ? Ceux-là même que l’on retrouve sur la liste des partenaires de l’organisme ArcticNet cités plus haut. L’équation est facile à faire.

La question se pose alors : le sous-sol du Grand nord fond-il vraiment ? Selon des études faites dans le nord Eurasien, il n’existe aucun indice comme quoi le pergélisol serait en train de fondre dû à une hausse des températures et encore moins à cause des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Les chercheurs notent que la baisse des températures du sol entre les années 70 et 90 aurait sans aucun doute été causée par le phénomène de l’oscillation nord-atlantique et non pas le réchauffement climatique.

Revenons maintenant à notre entretien avec le directeur d’ArcticNet, Louis Fortier.

Le Plan Nord

La Presse a posé la question à Louis Fortier : que pensez-vous du Plan Nord du gouvernement Charest ? La réponse ne devrait pas vous étonner : « Moi, je l’aime, le Plan Nord. »

Pourquoi ne pas être surpris ? Parce que les multinationales qui vont exploiter le Plan Nord sont les mêmes qui financent ses recherches. Disons qu’ils sont tous dans la même équipe. D’ailleurs, une simple visite sur le site Internet officiel de la Conférence sur l’année polaire internationale 2012 de Montréal révèle que l’évènement est commandité par le Plan Nord.

Les preuves s’accumulent aujourd’hui comme quoi le Plan Nord est une entreprise pour déposséder les Québécois de leurs ressources naturelles et de les donner à rabais aux multinationales. Faut-il vraiment donner plus de preuves à ce sujet ?

Conclusion

Le prétexte du réchauffement climatique sert la cause d’une élite internationale qui voit dans ce stratagème la méthode ultime pour dominer la planète entière. Les projets sont nombreux: la taxe mondiale sur la carbone, le contrôle des populations, la destruction de la petite entreprise, la dictature scientifique, la gouvernance mondiale tant convoitée par l’élite mondialiste et même l’établissement d’une religion planétaire basée sur le culte de la Terre-Mère.

Une citation résume bien l’objectif du réseau mondialiste. Une citation que l’on peut lire dans un ouvrage publié en 1991 par un think tank mondialiste puissant, le Club de Rome, qui a pour titre « The First Global Revolution ». Concluons sur cette citation du livre:

«Dans la recherche d’un nouvel ennemi commun, nous sommes arrivés avec l’idée que la pollution, la menace d’un réchauffement climatique, les pénuries d’eau, la famine et autres pouvaient remplir ce mandat. Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et c’est seulement à travers les changements d’attitudes et de comportements qu’ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi dans ce cas est l’humanité même.»

Éric Granger

Pour en savoir plus au sujet de l’histoire du réchauffement climatique, regardez le documentaire du DECODEUR en 2 parties :


Crise environnementale et gouvernance mondiale Histoire de la politique climatique

samedi, 19 septembre 2009

L'homme qui dévoile l'arnaque du réchauffement climatique

L’homme qui dévoile l’arnaque du réchauffement climatique

Pour que ses lecteurs aient une information complète, Novopress donne ici la parole au Professeur Ian Plimer, géologue australien, qui conteste les thèses dominantes et le politiquement correct sur l’évolution du climat.

« Si, il y a trente ans, vous aviez demandé à n’importe quel médecin ou scientifique d’où venaient les ulcères à l’estomac, ils vous auraient tous donné la même réponse : ils sont évidemment causés par l’acide gastrique consécutif à un excès de stress . Tous sauf deux scientifiques (1), qui furent cloués au pilori pour leur idée délirante selon laquelle une bactérie serait derrière tout ça. En 2005 ils ont reçu le Prix Nobel ! »

(1) Barry Marshall et Robin Warren

Ian Plimer - Heaven and Earth

James Delingpole parle au Professeur Ian Plimer, géologue australien, dont le dernier livre montre que le « réchauffement climatique d’origine humaine » est une fiction ruineuse et dangereuse, un « luxe de pays développé »  sans aucune base scientifique. Honte aux éditeurs qui n’ont pas voulu de ce livre !

Imaginez à quel point le monde serait merveilleux si le réchauffement climatique d’origine humaine n’avait été qu’une fiction dans l’imagination d’Al Gore. Plus de ces fermes éoliennes immondes étendant leur ombre sur le haut pays. Plus de factures d’électricité délirantes, augmentées artificiellement par une taxe carbone instaurée par l’Union Européenne. Plus besoin de prendre chaque jour de douceur ensoleillée comme le terrible présage d’un désastre écologique à venir Et, finalement, plus besoin du projet de loi de limitation des émissions de carbone à 7.400 milliards de dollars – la plus haute taxe de l’histoire américaine – que le président Obama et ses partisans essayent sans relâche d’imposer à l’économie des Etats-Unis.

N’imaginez plus, votre bonne fée est ici. Son nom est Ian Plimer, professeur de géologie minière à l’Université d’Adélaïde, et il a récemment publié Heaven And Earth [1] , un livre qui fera date et changera pour toujours la façon dont nous pensons au changement climatique.

« L’hypothèse comme quoi l’activité humaine pourrait créer un réchauffement global est extraordinaire parce qu’elle est contraire à tout ce que nous enseignent la physique du soleil, l’astronomie, l’histoire, l’archéologie et la géologie », explique Plimer, et bien que sa thèse ne soit pas nouvelle, il y a peu de chances que vous l’ayez entendue exprimée avec autant de vigueur, de certitude et d’autorité scientifique. Alors que d’autres sceptiques comme Bjorn Lomborg ou Lord Lawson of Blaby se préparent soigneusement à approuver les prédictions les plus modestes du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), Plimer ne cède pas un pouce de terrain. La théorie du réchauffement climatique d’origine humaine, explique-t-il, est la plus grande, la plus dangereuse, et la plus ruineuse manipulation de l’histoire.

Pour comprendre, allons à la rencontre du bon professeur. L’homme a le teint hâlé, les trais rudes, les cheveux blancs, la soixantaine – courtois et jovial mais combatif quand il faut l’être – et rayonne de la santé d’un homme qui a passé la moitié de sa vie dans des expéditions sur le terrain en Iran, en Turquie et dans son cher Outback australien. Et il est assis dans mon jardin à boire du thé pendant un de ces jours que George Monbiot du Guardian [2] aimerait faire interdire. Un beau jour doux et ensoleillé.

Alors, allons-y, prof. Qu’est-ce qui vous rend si sûr que ce que vous dites est vrai et que tous ces scientifiques qui disent le contraire est faux ?

« Je suis géologue. Nous autres géologues avons toujours admis que le climat change au cours du temps. Nous sommes différents de ces gens qui soutiennent le réchauffement climatique anthropocentrique par notre compréhension des échelles. Ils ne s’intéressent qu’aux 150 dernières années Notre cadre est de 4.567 millions d’années. Ce qu’ils essayent de faire équivaut à essayer de comprendre l’intrigue de Casablanca à partir d’une courte séquence de la scène d’amour. Vous ne pouvez pas. Ca ne marche pas.

La force de Heaven And Earth est de restaurer une perspective scientifique à un débat qui a été détourné par « des politiciens, des activistes de l’environnement et des opportunistes ». Il fait remarquer, par exemple, que la glace des pôles n’a été présente sur terre que pendant 20% du temps géologique; que les extinctions d’espèces sont banales ; que les changements climatiques sont cycliques et normaux ; que le CO2 dans l’atmosphère – auquel l’activité humaine contribue pour une fraction infime – ne représente que 0,001% du CO2 contenu dans les océans, les roches de surface, les terres et les espèces vivantes ; que le CO2 n’est pas un polluant mais une nourriture pour les végétaux ; que les périodes les plus chaudes de la Terre – comme lorsque les Romains faisaient pousser des vignes et des citronniers jusqu’au nord du Mur d’Hadrien en Angleterre – étaient des époques de richesse et d’abondance.

Tout ceci sont des faits scientifiques avérés – plus que ce que vous pouvez dire de ces modèles informatiques dégorgeant leur flot de scénarios de fin du monde avec des températures inexorablement croissantes, des îles submergées et des banquises qui s’effondrent. Plimer n’accorde aucune confiance à ces modèles parce qu’ils semblent n’avoir peu ou pas de prise avec la réalité observée.
« Je suis un scientifique de terrain. Je suis dehors chaque jour, enfoncé dans la m… jusqu’au cou à récolter des données brutes. Et c’est pourquoi je suis si sceptique quant à ces modèles, qui n’ont rien à voir avec la science ou l’empirisme mais se contentent de torturer les données jusqu’à ce qu’elles se confessent. Aucun d’entre eux n’a prévu la période de refroidissement global dans laquelle nous nous trouvons. Il n’y a pas de problème de réchauffement climatique. Il a cessé en 1998. Les deux dernières années de refroidissement ont effacé presque trente ans d’augmentation de température.

La position sans compromis de Plimer ne l’a pas rendu populaire. « Ils disent que je viole les vaches, que je mange les bébés, que je ne sais rien sur quoi que ce soit. Ma lettre favorite est celle qui dit: « Cher monsieur, allez vous faire foutre ». J’ai aussi eu droit à une manifestation à Sidney lors du lancement d’un de mes livres, et j’avais une mère venant vers moi en tenant son gamin de deux ans dans les bras en disant : «  Vous n’avez donc aucune moralité ? L’avenir de cet enfant est en train d’être détruit. » Typique du personnage, Plimer lui rétorqua vigoureusement: « Si vous êtes tellement inquiète, pourquoi avoir eu un enfant ? »

Cette approche pragmatique doit sans doute quelque chose à l’éducation du jeune Ian à Sydney, dans une situation financière difficile. Son père souffrait de sclérose multiple, laissant sa mère élever trois enfants sur le seul salaire d’une institutrice.

« Nous ne pouvions pas nous offrir une télévision – bien que la télé soit arrivée en Australie dès 1956. Nous utilisions le même sac en papier brun encore et encore pour nos déjeuners à l’école, nous éteignions toujours les lumières, non à cause d’un quelconque impératif moral, mais par pure nécessité. »

L’écologisme moderne l’irrite profondément, notamment parce qu’il est mené par des gens qui sont trop riches.

« Quand j’essaye d’expliquer le réchauffement climatique à des gens en Iran ou en Turquie, ils n’ont pas la moindre idée de ce dont je parle. Leur vie se résume à survivre jusqu’au lendemain, à trouver leur prochain repas. La culpabilité écologique est un luxe de pays développé. C’est la nouvelle religion de populations urbaines ayant perdu leur foi dans le Christianisme. Le rapport du GIEC est leur bible. Al Gore et Lord Stern sont leurs prophètes. »

Heaven And Earth est la suite d’un livre de vulgarisation publié par Plimer en 2001, appelé A Short History of Planet Earth. Il se basait sur dix années d’émission radio sur ABC destinées aux habitants des zones rurales. Bien que le livre soit un best-seller et gagne un prix Euréka, ABC refusa de publier la suite, de même que les autres éditeurs majeurs que l’auteur approcha.

« Il y a ici beaucoup de gens qui ont peur . Personne ne veut aller contre le paradigme à la mode. »

Puis, quelqu’un l’a mis en relation avec un minuscule éditeur perdu au milieu du bush – « Le mari, l’épouse, trois enfants, si pauvres qu’ils n’avaient même pas de rideaux ». – et ils ont dit oui.

Plimer se retint de réclamer une avance qu’ils ne pouvaient clairement pas se permettre. Mais quelque chose de remarquable est arrivé. Les 5 000 exemplaires de la première édition furent écoulés en deux jours seulement. Cinq autres éditions ont rapidement suivi. L’ouvrage a été vendu à 26 500 exemplaires rien qu’en Australie – avec des perspectives tout aussi réjouissantes pour l’Angleterre et les Etats-Unis. Il est même question d’une édition destinée à la très verte Allemagne.

Mais entre tous, les Australiens, avec leurs feux de brousse et leurs sécheresses prolongées, ne devraient-ils pas être les derniers à souscrire à son message

« Ah, mais l’homme de la rue n’est pas un imbécile. Je reçois parfois jusqu’à 1 000 lettres et emails par jour de gens qui se sentent impuissants, désabusés et carrément malades de toutes les aberrations qu’ils entendent sur le réchauffement climatique de la part de gauchistes urbains qui ne savent même pas d’où viennent leur viande ou leur lait. »

En outre, l’économie australienne est particulièrement vulnérable aux effets de l’alarmisme sur le changement climatique

« Bien que disposant de 40% des réserves mondiales d’uranium, nous n’avons pas l’énergie nucléaire. Nous nous reposons sur des tonnes de charbon à bon marché. 80% de notre électricité vient du charbon et les producteurs d’aluminium s’agglutinent autour des bassins houillers. La loi Cap and Trade proposée par Kevin Rudd est la dernière chose dont l’économie australienne a besoin. Si elle passe, le pays fera faillite.

Plimer ne croit pas une seconde qu’elle passera. Comme pour son équivalent américain du projet de loi Waxman-Markey, le projet d’Emission Trading Scheme de Kevin Rudd a réussi à se glisser jusqu’à la Chambre des représentants.

Mais comme en Amérique, le vrai défi attend à la chambre haute, le Sénat. En partie grâce à l’influence de Plimer et de son livre – « les politiciens me téléphonent sans arrêt » – le Sénat rejettera vraisemblablement le texte. S’il le refuse deux fois, alors le gouvernement australien s’effondrera et donnera lieu à une « double dissolution » et des élections anticipées. « L’Australie est un point très intéressant dans le débat sur le changement climatique », note Plimer. [NdT: l'actualité récente semble lui donner raison [3].]

Bien sûr, les répercussions potentielles hors de l’Australie sont encore plus grandes. Jusqu’à ce jour, les législations environnementales avaient la partie facile dans les parlements de l’Anglosphère et de l’Eurosphère, avec des politiciens plus verts les uns que les autres (de Dave Cameron (dit l’« Eolienne ») à Dave Miliband (du : « Les sceptiques du réchauffement sont les partisans de la  Terre Plate de notre temps. »), se bousculant pour imposer des objectifs d’émission de carbone toujours plus restrictifs et taxer leurs malheureux électorats.

Les politiciens pouvaient s’en tirer tant que duraient les jours où les gens se sentaient assez riches pour payer ces coûts supplémentaires et assez coupables pour penser qu’ils les méritaient. Mais l’effondrement économique global a changé la donne. Comme d’innombrables sondages le montrent, plus les gens se sentent pauvres, plus bas plonge la vertu écologique dans la liste de leurs priorités.

« C’est une des rares bonnes choses à sortir de cette récession, explique Plimer. Les gens commencent à se demander: Avons-nous vraiment les moyens de nous payer toute cette législation verte? »

La lecture de Heaven And Earth est une expérience à la fois enrichissante et terrifiante. Enrichissante parce que 500 pages de prose abondamment annotée, fruits de cinq ans de recherche, vous laissent sans le moindre doute. La contribution de l’homme à ce qu’ils appellent aujourd’hui le « changement climatique » était, est et sera probablement toujours négligeable. Terrifiante, parce que vous ne pouvez qu’être consterné devant tant d’argent gaspillé, tant de restrictions légales érigées en vain pour résoudre un problème qui n’existe pas. (La série South Park, comme souvent, a été probablement la première à illustrer cela dans un épisode mémorable [4] où Al Gore s’invite dans la classe pour prévenir les écoliers du danger que pose une bête terrible, l’Homme-Sanglier-Ours, qui n’existe que dans son esprit…).

Le livre est-il arrivé à temps pour éviter un désastre ? S’il y a une justice, Heaven And Earth contribuera autant au réalisme sur le changement climatique que le film d’Al Gore, une « Vérité Qui Dérange [5] »  en a fait en faveur de l’alarmisme. Mais comme Plimer le sait bien, il existe désormais un vaste corps constitué d’intérêts dressé contre lui : des gouvernements comme celui d’Obama, qui utilisent le « réchauffement climatique » pour faire passer plus de taxes, de régulation et de protectionnisme ; des producteurs d’énergie et des investisseurs qui espèrent faire fortune avec des arnaques comme le marché des droits d’émission de CO2 ; des organisations non-gouvernementales comme Greenpeace dont la levée de fonds est directement liée à l’anxiété du public ; des envoyés spéciaux sur des questions d’environnement qui doivent sans arrêt surenchérir la menace pour justifier leur job.

Pense-t-il vraiment que son message arrivera à passer? Plimer sourit.

« Si, il y a trente ans, vous aviez demandé à n’importe quel médecin ou scientifique d’où venaient les ulcères à l’estomac, ils vous auraient tous donné la même réponse : ils sont évidemment causés par l’acide gastrique consécutif à un excès de stress . Tous sauf deux scientifiques, qui furent cloués au pilori pour leur idée délirante selon laquelle une bactérie serait derrière tout ça. En 2005 ils ont reçu le Prix Nobel. Le consensus s’était trompé. »

James Delingpole
08/07/2009
SPECTATOR.co.uk
Titre original
« Meet the man who has exposed the great climate change con trick »

Traduction en  français :
http://www.stephane.info/show.php?code%3Dweblog%26direct%3D1485%26lg%3Dfr [6]

Correspondance Polémia [7]
31/08/2009

Ian Plimer, « Heaven and Earth: Global Warming the Missing Science [8] », Taylor Trade Publishing (langue anglaise), juillet 2009, 504 pages


Article printed from :: Novopress.info France: http://fr.novopress.info

URL to article: http://fr.novopress.info/31502/lhomme-qui-devoile-larnaque-du-rechauffement-climatique/

URLs in this post:

[1] Heaven And Earth: http://www.amazon.fr/Heaven-Earth-Warming-Missing-Science/dp/1589794729

[2] Guardian: http://www.guardian.co.uk

[3] l'actualité récente semble lui donner raison: http://www.americanthinker.com/blog/2009/08/australian_senate_defeats_cap.html

[4] dans un épisode mémorable: http://en.wikipedia.org/wiki/ManBearPig

[5] Vérité Qui Dérange: http://www.imdb.com/title/tt0497116

[6] http://www.stephane.info/show.php?code%3Dweblog%26direct%3D1485%26lg%3Dfr: http://www.stephane.info/show.php?code%3Dweblog%26direct%3D1485%26lg%3Dfr

[7] Polémia: http://www.polemia.com/index.php

[8] Heaven and Earth: Global Warming the Missing Science: http://www.amazon.fr/Heaven-Earth-Warming-Missing-Science/dp/1589794729/

jeudi, 15 janvier 2009

Het dogma van groen: "de aarde warmt op"

13animal-insolite10.jpg


Het dogma van groen:” de aarde warmt op”

http://klauwaert.blogspot.com

Tot voor kort had ik nog nooit gehoord van de Nederlandse klimatoloog, professor dokter Solomon Kroonenberg.
Maar dankzij een artikel in het Laatste Nieuws van afgelopen weekeinde heeft deze man mij de ogen geopend.

Er zijn nu meerdere waarnemingen die erop wijzen dat de aarde wel degelijk afkoelt.
a) Het warmste decennium van de vorige eeuw waren de jaren dertig en NIET de jaren negentig.

b) Het afsmelten van de gletsjers in het Himalayagebergte heeft weinig of niets met een opwarming te maken maar alles met een plaatselijke "atmosferische wolk" veroorzaakt door luchtverontreiniging (China?) dit volgens een recent milieurapport van de verenigde naties.

c) De middeleeuwse mens hier ten lande van ongeveer duizend jaar geleden (wat een korte tijdspanne is in de klimaatwetenschap) heeft in een tijdsbestek van enkele tientallen jaren veel hogere temperaturen gekend dan in de jaren negentig. (recent wetenschappelijk onderzoek).
d) Op het noordelijk halfrond is vorige winter de grootste hoeveelheid sneeuw gevallen sinds 1966. In de Alpen zijn nu de beste ski-omstandigheden sedert meer dan twintig jaar bekend, onder meer wat betreft de sneeuwdikte.

De stad Las Vegas in de Verenigde Staten van Amerika werd in december 2008 geteisterd door de ergste sneeuwstorm in meer dan dertig jaar. In de Alpen zijn nu de beste ski-omstandigheden sedert meer dan twintig jaar gemeld.
e) De hoeveelheid pakijs in alle oceanen is nu aangegroeid tot het niveau van 1979. Op de noordpool is de ijsksap met 500.000 vierkante meter aangegroeid in ongeveer tien maanden tijd, de aangroei in september 2008 is de grootste maandelijkse aangroei ooit opgemeten.

Volgens sommige biologen bereikt de ijsbeer alweer record aantallen.
f). Afgelopen meteorologisch jaar dat liep van december 2007 tot november 2008 was het koudste in acht jaar en dit volgens de onverdachte bron zijnde de NASA.
Goede Klauwaertvrienden, waarom horen we hier niets over in de andere media? Zou het kunnen dat deze info te veel de belangen van de groenen en andere linksen schaadt?

Die gemeenschap leeft immers van het algemeen doemdenken en van de sinistrose onder de bevolking. Men probeert de moderne mens met een schuldgevoel op te zadelen zodat hij weer maakbaar wordt en volgzaam en iedere draconische maatregel zal slikken. Een voorbeeld hiervan is de negentig km/u bij smogalarm waarvan iedere milieudeskundige weet dat het geen snars uithaalt om de luchtkwaliteit te verbeteren op korte termijn.

Laat jullie dus niet op sleeptouw nemen door deze politici informeer u en oordeel zelf.

En ja er bestaan evenzeer argumenten om aan te tonen dat de aarde zou opwarmen maar dan nog is de vraag of dit hoofdzakelijk te wijten zou zijn aan de menselijke activiteit en ook daar zijn de wetenschappers het niet over eens….

Jan zonder Land