dimanche, 26 avril 2026
Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai

Pacte de Danzig: une attaque nucléaire à l’essai
Par Karl Brüning
Source: https://www.compact-online.de/pakt-von-danzig-atomkrieg-a...
Les avions de combat de Macron ciblent des objectifs russes au-dessus de la mer Baltique. Pendant l’exercice, la Pologne tient les rênes.
Danzig, 20 avril 2026. Emmanuel Macron, président de la République française, et Donald Tusk, chef de l’État polonais, se rencontrent pour le premier sommet bilatéral du gouvernement. C’est la première étape concrète de mise en œuvre du Traité de Nancy, signé en mai 2025 par les deux dirigeants. La coopération nucléaire y était envisagée, mais sans détails précis.
Désormais, les deux parties ont concrètement convenu à Danzig d’organiser des exercices nucléaires conjoints, des échanges d’informations et des opérations de défense pouvant être activés en cas d’urgence sans longues consultations de l’OTAN. En toile de fond : une partie de l’Europe s’émancipe de la tutelle américaine. Cependant, l’hostilité envers Moscou reste le dénominateur commun. Ce qui est célébré publiquement comme un partenariat est en réalité un plan de guerre.

Dans les jours qui ont suivi, le journal polonais Rzeczpospolita, citant des sources militaires, a révélé ce qui a été convenu dans l’ombre: la planification commune de scénarios d’attaque nucléaire préventive contre la Russie et la Biélorussie, en dehors des structures de l’OTAN. Ces exercices devraient commencer prochainement.
Moscou dans le viseur
L’aspect le plus épicé n’est pas le «quoi», mais le «comment». Une source militaire polonaise a déclaré à Rzeczpospolita: «La clé de ces plans est que la force de frappe franco-polonaise en cours de constitution opérera en quelque sorte en dehors de la bureaucratie de l’OTAN».
Les scénarios serviraient de plans d’urgence en cas d’attaque russe, mais ne seraient pas activés après de longues délibérations selon l’article 5. L’article 5 est la clause centrale du traité de l’OTAN: une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. En cas de menace réelle, tous les États membres de l’OTAN doivent consulter et décider collectivement avant toute intervention militaire.

La division du travail est claire: la Pologne prend en charge la partie conventionnelle. Des pilotes polonais effectuent des missions de reconnaissance sur longue distance et tirent des missiles de croisière JASSM-ER depuis des F-16, qui attaqueraient hypothétiquement des cibles autour de Saint-Pétersbourg. La France fournit la partie nucléaire. Les avions Rafale-B simulent l’utilisation d’ogives nucléaires. Le rapport indique:
«Les avions Rafale-B sont capables de parcourir la distance Budapest-Kaliningrad depuis la France et d’entraîner des attaques contre des cibles en Russie et en Biélorussie».
L’essentiel est donc: la Pologne s’occupe de la partie conventionnelle, la France de la partie nucléaire.
La nouvelle Europe de Macron
La France est depuis le Brexit la seule puissance nucléaire de l’UE, avec 290 ogives, ce qui en fait, après la Russie, les États-Unis et la Chine, la quatrième puissance nucléaire mondiale. Macron pousse depuis mars 2026 le concept de «dissuasion proactive» et a invité la Pologne, l’Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Suède à des exercices nucléaires conjoints.
Tusk a déclaré après la rencontre à Danzig que la Pologne avait rejoint un «groupe exclusif qui comprend les besoins de solidarité et de souveraineté européennes». Cependant, il a précisé que «les avions Rafale avec des bombes atomiques au-dessus de la Pologne ne sont pas la solution ultime». Une autre source militaire polonaise a ajouté :
«Les Français savent que nous disposons d’une puissance militaire énorme. D’ici le milieu des années 2030, nous aurons l’une des plus grandes armées d’Europe. Ils veulent apporter leur savoir-faire et une arme que la Pologne ne possède pas: des armes nucléaires».

La Pologne est considérée depuis des décennies comme le critique le plus acerbe de la Russie en Europe, une position profondément enracinée dans l’histoire et qui a fait du pays un moteur de l’aile orientale anti-russe de l’OTAN.
Depuis l’arrivée de Macron à la tête de la France, le pays s’est positionné de manière cohérente comme contrepoids militaire à Moscou. Macron a également évoqué la possibilité d’un «stationnement décentralisé» d’avions français, porteurs d'armes nucléaires, en Pologne, tout en soulignant que Paris en conserverait le contrôle exclusif.
La Russie a, par l’expansion constante de l’OTAN vers l’est, déplacé ces dernières années des infrastructures nucléaires en Biélorussie, ce que l’Occident considère comme une escalade. Maintenant, Paris et Varsovie préparent leur contre-mouvement. Poutine a répété à plusieurs reprises que la Russie «n’a pas de plans» en vue d'attaquer des États membres de l’OTAN, et s’est déclarée prête à un pacte de non-agression, ce que l’alliance occidentale a rejeté.
18:19 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, pologne, europe, affaires européennes |
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Le programme de la secte sataniste: guématrie et agenda

Le programme de la secte sataniste: guématrie et agenda
par Pierre-Emile Blairon
J’avais initialement prévu de rédiger une série de quatre articles sur ce phénomène qui est apparu avec beaucoup de puissance au début des années 2020: la satanisation du monde.
Je rajoute un volet à cette série, qui est le présent article lequel présente le programme de la secte; la série prendra le titre du cinquième et dernier article qui s’appellera: Les convergences maléfiques.
Je sais bien que ce que j’écris et que ce que vous allez lire semble relever d’une sorte de surréalisme « gore[1] » tiré d’un film de série B pour adolescents très attardés du style «Massacre à la tronçonneuse» ou «Maciste contre les monstres» (film italien de 1962), dont voici le synopsis selon Wikipedia: «Alors qu'une guerre fait rage entre les adorateurs du Soleil et ceux de la Lune, Maciste intervient et sauve la vie du chef de la tribu du Soleil. Peu après, il se retrouve du côté des adorateurs de la Lune qui le chargent de kidnapper les filles de la tribu adverse ».
Pourtant, l’actualité réelle met en scène des personnages que l’on pensait très respectables et que tout le monde connaît au moins par le nom.
- C’est ainsi qu’on soupçonne Bill Gates (qui fut l’homme le plus riche du monde) et Bill Clinton (qui fut président des États-Unis) d’avoir régulièrement participé à des réunions de la haute société américaine et internationale, y compris des têtes couronnées[2], invitée dans une île secrète par Jeffrey Epstein où l’on torturait des enfants comme si cela relevait de pratiques courantes de bon aloi.

- Où l’on voit l’actuel président des États-Unis, Donald Trump, entouré d’une troupe d’adorateurs fort semblables à ceux du film précité, se présenter comme s’il était le nouveau Christ et s’en persuader au point de se prêter à des montages vidéo le présentant dans ce rôle[3].
- Où l’on voit certains éléments d’une armée, Tsahal, qui se déclare «l’armée la plus morale du monde», jeter des enfants sous les chenilles de bulldozers afin qu’ils disparaissent enterrés par la boue[4].
- Où l’on voit l’ensemble de la communauté internationale, et la quasi-totalité de nos députés français, sauf quelques exceptions qui doivent être saluées (en l’occurrence LFI), détourner le regard, conserver le silence sur ces actes de barbarie et continuer leurs activités habituelles consacrées à sauvegarder leurs fauteuils rembourrés.
Certains même n’hésitent pas à soutenir et encourager le comportement de ces monstres et à se placer sans la moindre gêne sous leur joug, comme c’est le cas en France d’une grande partie de la classe politique présente à l’Assemblée, sans que le peuple tétanisé et lobotomisé n’émette la moindre objection[5].
Mais quel est ce monde de cauchemar ?
Les articles précédents ont traité:
- le premier, des origines de notre humanité: «La Constante de Ninive, aux origines de l’Humanité», article daté du 21 mars 2026,
- le deuxième, de sa fin cyclique: «2026, sommes-nous en train de vivre la fin d’un monde?», article daté du 29 mars 2026.
- le troisième, de la description d’une entité que nos «élites» considèrent comme leur «Maître» mais qu’elles ont elles-mêmes contribué à créer et à se perpétuer tout au long des siècles et des millénaires passés, entité, ou personnage mythique, que nous allons appeler Satan. Ce troisième article est daté du 12 avril 2026 et s’appelle «La saga du Démon».
J’ai tenté de démontrer, d’après ces articles, que le concept de Diable, Démon, Satan, ou Malin n’était pas le fruit de mon imagination mais bien le produit que nos «élites» ont fabriqué à partir d’anciennes pratiques dont elles sont les héritières et dont elles revendiquent la paternité sans même le dissimuler, pratiques qu’elles ont maintenues jusqu’à nos jours dans le cadre d’une filiation continue dont l’origine remonte à la nuit des temps.
Le présent article explore les diverses facettes de ce qui semble être un programme, un agenda que cette secte mondialo-sataniste a mis en place et qu’elle s’efforce de respecter.
D’où vient cette secte sataniste ? Quel est son projet ?
J’ai déjà évoqué le sujet mais je le rappelle: cette entité nauséabonde est constituée d’un amalgame de reliquats de sociétés en putréfaction qui s’est amoncelé en couches successives au cours des siècles pour donner le peu reluisant tas d’immondices appelé «élites», selon la loi de l’inversion des valeurs qui survient à la fin d’un cycle, qui impose son rythme et dicte de nos jours la marche du Monde[6]. Ces gens se renouvellent, et donc maintiennent leur «lignée», par cooptation après avoir subi certains rites d’initiation.
Je n’écarte pas non plus la possibilité que cette lie ait pu recevoir l’appui d’entités supra ou extra-humaines malveillantes à l’égard de notre Humanité. In fine, car, à moins d’admettre l’éventualité d’une intervention d’un monde extérieur à notre Humanité, nous ne pouvons pas comprendre que des humains puissent agir avec une telle barbarie et que d’autres humains puissent admettre de tels comportements sans réagir. Je pense ici à ce qui s’est fait dans l’île d’Epstein d’après les 2% de documents qui ont été dévoilés à ce jour, et les horreurs perpétrées par Tsahal à Gaza et au Liban.
J’ai déduit de mes observations que les « élites » planétaires, quel que soit leur domaine d’intervention public, se sont rangées dans le camp des satano-mondialistes dans une grande proportion et continuent à alimenter et grossir ce tas de fumier.
Il semble que nous assistions actuellement à un regroupement de ces forces du Mal qui étaient auparavant des forces plus dormantes que dispersées; cette convergence s’effectue sur un rythme qui paraît de plus en plus intense depuis le début de l’année 2020, qui marque aussi le début de la fausse pandémie immédiatement suivie des faux vaccins, calamités volontairement provoquées qui ont affecté la planète entière.
Ce regroupement se fait dans le but de mettre en place un programme prévu de longue date par les satanistes, dont l’application aura plus d’efficacité et de rapidité en rassemblant et en réveillant ces forces.
Dans ce programme, certains objectifs sont en cours de réalisation comme la réduction de la population mondiale par tous moyens, ou la mise en esclavage et/ou la robotisation de l’espèce humaine.
Le but ultime du programme porté par les satanistes étant l’instauration du Royaume du Démon sur Terre, un Royaume qui serait réservé aux seuls adorateurs du Diable (raison pour laquelle nos « élites » veulent se débarrasser de la population planétaire).
Les forces du Bien et les forces du Mal
Les satanistes considèrent l’obtention et la jouissance de ce « Royaume » comme un dû légitime, comme si cette prise de pouvoir qu’ils appellent de leurs vœux avait été le résultat de « tractations » entre les forces divines et les forces sataniques.
La réussite de ce projet néfaste dépendra de la mobilisation des ennemis des satanistes, les humains lucides – une minorité - qui résistent et tentent d’échapper au joug du Malin, une minorité qu’on peut appeler globalement les forces du Bien, qui ne manqueront pas d’entraver la progression de la Bête avant de l’abattre.
J’ai dit que, en opposant les forces du Bien aux forces du Mal, ce n’était pas de ma part une volonté de réduire le monde à un schéma simpliste manichéen.
Il s’agit de séparer le bon grain de l’ivraie, de savoir qui a su conserver sa dignité d’Homme, d’être humain; s’en prendre volontairement aux êtres faibles, sans défense, comme les enfants, les femmes, les handicapés ou les vieillards ou qui ont une pensée pure, dénuée de calcul, comme les simples d’esprit et les animaux, abuser d’eux sous une forme ou une autre, est une négation de notre statut d’être humain.
C’est le plus grand crime que ce dernier peut accomplir et il doit être puni d’une peine maximale. Il y a ceux qui commettent ces crimes et, quelquefois, s’en vantent, comme on le voit faire aux soldats de l’armée israélienne, par exemple, sur les enfants palestiniens et maintenant libanais, ou par les «élites» (toujours en place) qui ont participé aux orgies organisées par Epstein qui ont torturé les enfants qui leur ont été donnés en pâture et qu’ils ont contraints aux pires infamies, et il y a ceux qui sont complices, ne serait-ce que par leur silence, parce qu’ils savent, ou savaient, et qui ont détourné le regard par lâcheté, parce qu’ils ne veulent pas entendre parler de ces horreurs, parce qu’ils veulent par-dessus tout conserver leur zone de confort matériel et moral.

Les satanistes sont obsédés par la guématrie et par leur « agenda »
666, la marque de la Bête
La première image qui nous vient à l’esprit quand on parle de nombre et de satanisme est le nombre 666, «le nombre de la bête»; ce nombre représente exactement l’instant que nous vivons, ce clair-obscur dont parlait Gramsci: «Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître, et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres», moment de transition entre deux cycles, l’ancien qui s’achève et le nouveau qui a de la peine à naître; comme il s’agit de la fin d’un grand cycle et du commencement d’un nouveau cycle tout aussi grand (un Manvantara chez nos cousins indiens), l’accouchement va se faire aux forceps; il faudra peut-être envisager une césarienne (le mot est grandiose, la réalité l’est moins). Je parlerai d’un autre accouchement un peu après.
Bill Gates a déposé un brevet concernant un «système de crypto-monnaie utilisant des données sur l’activité corporelle» (celui qui sait ce que ça veut dire est un champion), brevet numéroté: 060606, 666, «le nombre de la bête» dans l’Apocalypse de Jean; je vous en rappelle le texte d’origine: « À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C’est le moment d’avoir du discernement : celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, car c’est un chiffre d’homme: et son chiffre est six cent soixante-six».
La marque, c’est évidemment cette volonté des satano-mondialistes de tracer tous les humains par une puce implantée, opération qui a déjà commencé avec l’approbation quelquefois enthousiaste de la personne «élue»; l’apposition du signe de la Bête marque simultanément chez les monothéistes l’apparition d’un Antichrist, un imposteur qui vient avant le Christ (les deux mots: Antichrist et Antéchrist se confondent alors): «Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c'est la dernière heure» (I Jean 2:18, LS).
Guerres, famines, épidémies, catastrophes naturelles: les fins de cycle se ressemblent; celle décrite par les religions du Livre ressemble à une fin de cycle décrite par les anciennes sociétés traditionnelles; la différence est que, dans les religions monothéistes, c’est la fin dernière, la fin des temps, et non pas la fin d’un cycle.
A propos de ladite «bête», Macron a eu cette phrase: «Je crois que notre génération doit savoir que la Bête de l’évènement est là, elle arrive, qu’il s’agisse du terrorisme, de cette grande pandémie ou d’autres chocs». En une phrase, Macron a donné quelques pistes qui nous permettent de savoir à quelle sauce nous serons mangés ou, plutôt, de quelle façon les satanistes ont prévu de réduire le nombre d’humains sur Terre.
La guématrie
Les satanistes usent de l’ancienne guématrie parce qu’ils croient, à tort ou à raison, que leur plan doit se dérouler selon un ordre chronologique bien établi, selon des échéances qui ont été choisies à l’avance en raison de leur charge symbolique et de leur opportunité dans leur calendrier qui n’est pas celui de la Poste; il faut bien comprendre que ces gens vivent dans un monde parallèle qui n’a que très peu de liens avec le monde des humains et qu’ils appliquent des lois et des règles incompréhensibles pour le commun des mortels.
Mais ce n’est pas parce que leurs motivations, leurs attitudes et leurs règles nous apparaissent absconses qu’elles sont supérieures.
Encore une fois, j’insiste sur le fait que tout ce qu’ils font et tout ce qu’ils pensent est essentiellement basique; le quidam, qui considère que les satanistes sont supérieurement intelligents et dotés d’un raisonnement réfléchi et pondéré qui leur permet de mettre en place des stratégies machiavéliques de haut niveau, se trompe complètement.

Les membres de cette caste ont souvent tout juste la faculté de discernement et de lucidité d’un adolescent immature; ils ont, certes, bénéficié d’une scolarité de qualité mais, pour la plupart, n’ont pas jugé utile d’en profiter autrement que par leur présence passive à des cours dans l’une de ces écoles pour riches, seulement afin de se créer des relations qui serviront leur carrière future déjà programmée, comme l’ont fait leurs papas.
Le président Trump en est un exemple caricatural[7] mais tournez les yeux du côté des dirigeants européens formés à l’école américaine des Young leaders ou d’une transatlantiste comme Kaja Kallas, la représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, et vous verrez que le niveau n’est pas plus brillant.


Qu’est-ce que la guématrie? C’est une science ésotérique hébraïque qui attribue une valeur symbolique à l’interprétation alphabétique des chiffres et des nombres. Le terme guématrie est d’origine grecque (la géométrie), mais peut s’appliquer à d’autres interprétations alphabétiques comme l’alphabet runique, le futhark, utilisé comme écriture des langues d’origine proto-germanique (scandinave, anglo-saxon, frison).
La secte, par le canal de la technoscience gérée par les milliardaires transhumanistes, tente de se libérer des contraintes du temps mais aussi de la mort[8]. Projet bien ambitieux et arrogant car les satanistes, du fait même de leur statut d’origine, sont globalement incapables de créer et, sur le plan temporel, d’improviser, d’apporter un changement de dernière minute en fonction d’éléments nouveaux parce qu’il leur manque une qualité essentielle qui est une forme d’intelligence: l’adaptation aux circonstances.
Là encore, cette assertion est facilement vérifiable lorsque vous observez les atermoiements et les retournements constants de ces dirigeants, surtout américains et européens, dénués de toute culture historique et géopolitique, incapables de se fixer un cap politique cohérent, désarçonnés par tout imprévu[9], dans la mesure où une vertu indispensable à tout politicien leur fait défaut; cette propriété était autrefois contenue dans un axiome bien connu: «gouverner, c’est prévoir».
D’où ce besoin de tout programmer; la constitution d’un agenda précis n’est pas chez eux une obsession maladive mais une réelle nécessité.
Quelques dates-clés de l’agenda des petits diablotins
Je ne sais pas s’il y aura des historiens sur notre planète au 22ème siècle (ni même s’il y aura quelqu’un), mais s’il y en a, ils retiendront l’année 2020 comme la tentative d’un coup d’État planétaire, c’est celui du grand reset, comme l’appelait Klaus Schwab, chef déchu et/ou démissionnaire[10] des diablotins comploteurs, de la secte mondialiste qui a préparé ce coup d’État avec ses amis milliardaires transhumanistes.
2.0.2.0
Ce grand reset est la forme qu’a pris l’achèvement d’un long processus de subversion qui éclata alors au grand jour brusquement comme un diable qui sort de sa boîte à malices; ce bébé qui est né en 2020 – un bébé merveilleux selon ses géniteurs, puisqu’il est 2.0, et même deux fois 2.0, 2020 ; vous savez ce que signifie ce 2.0; selon le dictionnaire, cette formule qualifie « une chose qui s'est totalement renouvelée, transformée, qui a connu une évolution majeure, une quasi-révolution».
Le représentant des transhumanistes en France, Laurent Alexandre, dans un débat face à Michel Onfray, avait dit ceci: «L’Homme 1.0 est mort, l’homme 2.0 modifié par la technologie arrive. Si nous ne nous hybridons pas avec l’IA (l’intelligence artificielle), nous allons être marginalisés, et nous allons disparaître». Ce qui veut dire que nous devons nous transformer en robots.
Ce bébé 2.0 me rappelle celui du film Rosemary’s baby, du réalisateur Roman Polanski, dont on connaît les déboires judiciaires que lui ont valu ses débordements sexuels, un film sorti en 1968, une année hautement subversive, un film qui sonne comme le signal de départ des événements à venir; ce bébé universel qui est né alors dans ce film était celui de Satan.
2014
Christine Lagarde, qui dirigeait alors le FMI (et aujourd’hui, présidente de la Banque centrale européenne), a demandé à son auditoire, lors d’une intervention en 2014, de «penser au 7 magique» (pourquoi en 2014? Parce que la somme de tous les chiffres de 2014 est 7, tout bonnement), et elle a prédit 7 années prospères qui vont suivre jusqu’à 2021», «année ou le FMI aura quelque chose à faire», ajoute-t-elle sur un ton mystérieux. 7 années prospères peut-être pour les mondialistes et une année 2021 qu’elle espérait sans doute celle du triomphe de ses amis oligarques.
2026
En guématrie, la somme des chiffres de 2026 est égale à 1. Le 1 est le Divin, le commencement, le Père, l'unité. Il correspond à la première lettre de l'alphabet hébraïque: Aleph.
Si on considère l’hypothèse que les satanistes suivent à la lettre les significations symboliques guématriques, on comprend la fébrilité de ceux qui veulent arriver à l’instauration du royaume de Satan dont le but ultime est de remplacer Dieu sur Terre, donc, devenir le premier, le 1; et ce remplacement doit se faire en 2026, coûte que coûte, car les satanistes veulent impérativement profiter d’une fenêtre temporelle étroite, donc avant la fin de cette année, pendant laquelle le cosmos effectue sa transition entre la fin d’un cycle et le début du suivant; cette transition se fait très rapidement, toujours d’un bloc, il s’agit d’un retournement, d’un basculement complet inversant la base et le sommet comme le fait un iceberg; les valeurs qui étaient alors inversées à la fin d’un cycle redeviennent ensuite normales, la tête en haut, sur le midi, le zénith, et le 666 (les 3 aiguilles de la montre) en bas; cette opportunité guématrique ne se représentera plus avant 2035, dans 9 ans (2027: valeur 2, 2028 : valeur 3 , 2029: valeur 4, et ainsi de suite, le 1 réapparaît en 2035), une échéance que les satanistes jugent peut-être trop éloignée de celle à laquelle ils auraient fixé celle du grand Retournement: 2026. Nous verrons donc rapidement si les prédictions que je leur suppose avoir formulées se réalisent.
Notes:
[1] Le gore est un sous-genre cinématographique du cinéma d'horreur, caractérisé par des scènes extrêmement sanglantes et très explicites dont l'objectif est d'inspirer au spectateur le dégoût, la peur, le divertissement ou le rire. (Wikipedia)
[2] Article du 7 avril 2024 : L’étrange famille royale d’Angleterre : sous le soleil de Satan ?
[3] TVL : Etats-Unis/Iran : une guerre de religion dans le détroit d’Ormuz - JT du mardi 14 avril 2026
https://www.youtube.com/watch?v=sEqNBdiJNJw#t=43s
[4] https://www.france-palestine.org/Le-bulldozer-israelien-ecrasant-un-enfant-blesse-illustre-le-terrible-schema
[5] Article du 18 octobre 2025 : Le consternant dilemme d’un peuple à l’agonie: s’acoquiner avec les islamo-gauchistes ou se prostituer avec les sionisto-droitards?
[6] Article du 6 février 2021 : Mais quelle est cette secte qui dirige le monde?
[7] Article du 19 janvier 2026 : Avis de recherche: l’Occident a été confisqué par deux psychopathes et aussi : Trump est un « chrétien sioniste fondamentaliste », article du 9 mars 2026.
[8] Voir le livre de Laurent Alexandre : La Mort de la mort, Lattès, 2011, et l’article du 22 février 2024 : Traditionalistes contre globalistes : le grand chambardement planétaire
[9] La raclée infligée par les Iraniens à la coalition mondialiste menée par les américano-sionistes restera mémorable parce que cette coalition n’avait, et n’a encore, aucune idée de ce qu’est une civilisation traditionnelle très ancienne, qui plus est, indo-européenne; elle s’attendait à se débarrasser, par la destruction de deux ou trois écoles (avec les enfants à l’intérieur) et l’assassinat de leurs dirigeants, de ces «sauvages qui retourneront prestement à l’âge de pierre d’où ils viennent» après quelques bombardements supplémentaires, comme le croyait stupidement Trump.
[10] Klaus Schwab avait annoncé sa démission le 21 avril 2025 de son poste de président du World Economic Forum. Schwab serait accusé d'avoir détourné des fonds appartenant à la fondation.
On se souviendra de lui en France parce qu’il avait déclaré lors d’un entretien: «Macron est le guide pour le processus de renouvellement de l’Europe» https://www.rts.ch/play/tv/lactu-en-video/video/macron-es.... Macron occupe-t-il une place importante dans cette hiérarchie satano-mondialiste ?
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L’attaque des plumitifs

L’attaque des plumitifs
par Georges Feltin-Tracol
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a révélé aux Français l’incroyable gabegie financière qu'ils paient. Grâce aux questions incisives de Charles Alloncle (photo), le député UDR (Union des droites pour la République d’Éric Ciotti) de la IXe circonscription de l’Hérault, les contribuables s’aperçoivent que la radio-télévision publique française dépense un pognon de dingue pour des programmes souvent wokistes et un pluralisme intellectuel et politique plus qu’aléatoire.
Il est néanmoins possible que son rapport final ne soit jamais publié. Un vote négatif de la majorité des membres interdirait à l’avenir toute référence à ses travaux. Le cas s’est déjà présenté en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarközy au sujet du financement des principaux syndicats (salariés et patronaux) en France avec le rapport du député centriste Nicolas Perruchot. Le précédent existe bel et bien; il risque de se reproduire prochainement.
Cette éventualité n’atténue pas la fébrilité d’un milieu nanti agacé par les interrogations percutantes du rapporteur Charles Alloncle. Cette coterie fomente dès lors une campagne de presse. Sans même attendre le verdict final de la commission d’enquête, le système médiatique d’occupation mentale déverse des tonnes de boue sur des associations honorables qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Il se lance dans une fumeuse chasse au gaspillage et désigne ses proies, à savoir les groupes dissidents.

La une de Libération des 18 et 19 avril 2026 le prouve. Outre l’éditorial fielleux de Dov Alfon d’ailleurs sur le départ pour cause de conflit interne fracassant entre extrême centre macroniste et extrême gauche elle-même divisée en pro- et anti-Mélenchon, l’article à charge est bien entendu signé par les inamovibles Dupont et Dupond de la rédaction, deux gars qui ne seront jamais des « grands reporters » et qui n’entendront siffler à leurs oreilles que les balles de tennis.
Grassement arrosé d’argent des Français (5.199.912 € en 2023) dont plus d’un tiers au moins vote très mal, Libération va bientôt recevoir un modique supplément de 17 millions d’euros de la part de Daniel Kretinsky (photo). Cet homme d’affaires doit s’ennuyer ferme puisqu’il a donné en quatre années plus de… soixante millions d’euros. Pourquoi cet intérêt dispendieux? Que Libé s’explique et raconte en quoi le journal est devenu la danseuse d’un industriel tchèque. Dans l’économie réelle, une entreprise pourrait-elle tenir sans une incessante perfusion financière?
Richement pourvu, le quotidien gauchiste-bancaire s’indigne donc que des associations respectables telles l’Institut Iliade, le collectif Némésis, Polémia, TVLibertés, Radio Courtoisie, Academia Christiana, l’Institut Emmanuel-Ratier, etc., bénéficient de facilités fiscales indirectes. Le code général des impôts permet en effet que les dons aux associations assurent aux donateurs une réduction fiscale de 66% déductible dans la limite de 20% du revenu imposable. Cette disposition irrite l’autoproclamé camp du Bien.
Président LFI de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, Éric Coquerel (photo) juge cette situation scandaleuse. Il préférerait que tout l’argent public aille à ses amis et à eux seuls. On peut comprendre sa vive jalousie.
La récente campagne de presse présente un caractère odieux et discriminatoire. Pourquoi les contribuables et les chefs d’entreprise ne pourraient-ils pas soutenir les associations de leur choix? Devraient-ils se faire extorquer légalement pour le seul profit d’une nébuleuse aux idées pathogènes (Streetpress, l’hebdomadaire Politis, SOS Racisme ou la plateforme d’information en ligne Blast)? Disons-le clairement: s’inquiéter du grand remplacement démographique avéré relève à 100% de l’intérêt général, n’en déplaise aux peine-à-jouir selon l’expression de l’ancienne mairesse de Paris, Anne Hidalgo.
L’article en premières pages de ce numéro de Libération n’est que le premier étage d’une opération malfaisante plus vaste. Derrière le sujet de la réduction fiscale accordée aux associations se profile la remise en question du financement public des formations politiques de l’Opposition nationale: Debout la France, Reconquête !, Les Patriotes et, bien évidemment, le Rassemblement national (RN). Rappelons qu’en 1995 et en 2002, pour des motifs fallacieux, le Conseil constitutionnel annulait le remboursement des frais de campagne présidentielle de Jacques Cheminade et de Bruno Mégret alors que Jacques Chirac dépassait le plafond légal.
Signalons aussi que le RN se voit refuser, une fois encore, tout prêt bancaire afin de préparer la campagne présidentielle de 2027. Il est vrai que ce parti va faire un résultat infinitésimal… On remarquera enfin que plusieurs associations mentionnées ont vu leurs comptes bancaires fermés sans la moindre justification. L’impudence bancaire (bankstériste?) doit cesser immédiatement ! Une proposition de loi contre ces abus, vraies violences bancaires ordinaires, votée en première lecture par l’Assemblée nationale en mars 2025 attend toujours son adoption par un Sénat bien frileux dans ce domaine.
Il ne fait guère de doute que L’Humanité (un autre ogre en argent public) et d’autres périodiques subventionnés reprendront les informations vicieuses de Libération. Il est risible que ces demandeurs de bonne gestion publique soutiennent mordicus l’AME – ce tonneau des Danaïdes pour étrangers clandestins – et maintes initiatives cultureuses dont les fameux spectacles de la rue (et des dépotoirs?). Ils devraient plutôt balayer devant leur porte avant de faire la leçon chez les autres…
Toutefois, ne négligeons pas cette campagne de presse! L’ADMP (Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain) et Civitas – avant sa dissolution – ont perdu leur réduction fiscale adressée à leurs contributeurs fidèles. On est en présence d’une nouvelle métastase du sinistre «harcèlement démocratique» théorisé dès le milieu des années 1980 par le socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui voulait freiner - avec le succès que l’on sait maintenant - l’essor du Front national.
Cette riposte des plumitifs témoigne de l’état d’esprit fort peu inclusif des chantres de l’inclusion et du vivre ensemble mortifère. Ces épurateurs rêvent de chasser de la vie courante tous ceux qui osent les contrarier ou les contredire. Leur haine n’a aucune limite. Des militants royalistes, identitaires ou nationalistes-révolutionnaires fondent des entreprises privées tôt ou tard dénoncées, vilipendées, stigmatisées et mises au pilori. Les slogans crasseux des antifas confirment un rejet pathologique de l’altérité véritable qui mériterait un solide examen psychiatrique.
Le système médiatique d’occupation mentale recherche la mort sociale, civique et professionnelle de ses détracteurs. Ces derniers doivent-ils s’exiler à l’étranger? Non, car, aux yeux du Régime hexagonal, les représentants de la «Bête immonde» seraient capables de souiller de leurs idées nauséabondes leur pays d’accueil. L’euthanasie représenterait une solution plus appropriée…
Notre combat pour la civilisation européenne est existentiel! Se déroule par conséquent une lutte à mort avec les suppôts de la subversion actuelle. Contre eux s’impose une réaction vigoureuse et hardie. Au manœuvres dilatoires et diffamatoires des bien-pensants répond le sursaut des cœurs rebelles !
GF-T
- « Chronique flibustière », n° 190, d’abord mise en ligne sur Synthèse nationale le 23 avril 2026.
15:24 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, libération, journal libération, france, europe, affaires européennes, censure, inquisition, journalisme |
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Recension : Paix et guerre dans la Grande Politique - La société planétaire, le destin de l’Occident et la fin de la civilisation européenne - Le dernier livre d'Irnerio Seminatore

Recension :
Paix et guerre dans la Grande Politique - La société planétaire, le destin de l’Occident et la fin de la civilisation européenne
Le dernier livre d'Irnerio Seminatore
TRIBUNE DES LECTEURS
L'Institut Européen des Relations Internationales (IERI) a ouvert une "tribune des lecteurs", libre et pluraliste, où puissent s'exprimer des opinions et des points de vue sur les articles et publications consacrés aux relations internationales (lien : https://www.ieri.be/fr ). Pour commander le livre: https://www.fnac.com/a22739125/Irnerio-Seminatore-Paix-et...
ANALYSE ET OBSERVATIONS
Par Iwann Garnier-Lorrain
Originalité de l'œuvre
Une ambition affichée
Le mérite fondamental de cet ouvrage réside dans l’ambition de creuser dans la dialectique de la paix et de la guerre à la lumière des réflexions de R. Aron sur C. Clausewitz et d’autres penseurs de l’école réaliste
Dans une période de temps troubles où les spécialistes des relations internationales dialoguent rarement avec les philosophes et où les géopoliticiens s'aventurent rarement en sociologie, cet ouvrage s'attèle à la tâche de penser la scène internationale comme un tout, en pleine coulée éruptive.
Cette ambition correspond précisément aux besoins de la pensée contemporaine, car nous vivons une ère de crises multiples et simultanées – géopolitiques, stratégiques , identitaires, diplomatiques, technologiques et civilisationnelles. Or la fragmentation disciplinaire du savoir académique engendre une cécité systématique face à la nature globale de cette crise. Cet ouvrage propose ainsi une perspective unifiée qui se révèle méthodologiquement précieuse et intellectuellement rare.
1.1. Sur l’histoire comme antidote au présentisme
L'un des atouts majeurs de ce travail réside dans l’épaisseur historique avec laquelle l'auteur aborde les crises contemporaines. À une époque marquée par l'urgence du présent et la tyrannie du cycle médiatique continu, ce livre privilégie une perspective explicative du long terme : les cycles hégémoniques de Modelski et Goldstein, les phases de longue durée de Kondratiev et Schumpeter, les rapprochements analogiques d'Aron et Toynbee . Ce choix méthodologique permet d'adopter un point de vue non soumis aux influences variables du moment et capable de distinguer les tendances structurelles des perturbations de surface. La guerre en Ukraine, la rivalité sino-américaine, la crise de la démocratie et le retour du souverainisme ne sont que des aspects d'une seule et même transition systémique et d’une grande alternance hégémonique, ce qui constitue une contribution théorique importante et durable de l'ouvrage.
Des synthèses transversales audacieuses
En ce sens l’auteur accomplit des synthèses intellectuelles audacieuse et: fait dialoguer Clausewitz et Foucault, Gramsci et Schmitt, Aristote et Brzezinski, la théorie des cycles hégémoniques et la sociologie de la légitimité de Weber. Comme l’écrivait Raymond Aron les grandes œuvres du passé sont celles qui ont posé les questions de fond de leur époque.
Commentaires sur la structure de l'œuvre
2.1. L'architecture générale
L'ouvrage est divisé en quatre parties :
LA PREMIERE, QUI PORTE LE SOUS-TITRE: «AFFRONTEMENTS HEGEMONIQUES EN EURASIE ET GEOPOLITIQUE CONTINENTALE DE L’OCCIDENT»
LA DEUXIEME : «GEO-STRATEGIES ET CONFLITS AU GOLFE ET AU MOYEN -ORIENT.-LES POLITIQUES D’HOSTILITES DANS LE GRAND EMBRASEMENT ORIENT-OCCIDENT»
LA TROISIEME : «L’EUROPE, LA CRISE DES DEMOCRATIES ET LA TRANSITION DES REGIMES ET DES FORMES D’ETATS»
LA QUATRIEME : «HEGEMONIE, MULTIPOLARITE ET REVOLUTIONS SYSTEMIQUES. ANALOGIES HISTORIQUES ET DILEMMES STRATEGIQUES»
Cette répartition vise en effet à intégrer l'analyse historique, la philosophie politique, la théorie des relations internationales et la sociologie du pouvoir.

I. Raymond Aron et le Panthéon des auteurs
3.1. Raymond Aron : un architrave théorique déclaré
Raymond Aron (1905-1983), à qui cet ouvrage a été dédicacé, constitue la pierre angulaire théorique de l'ensemble de la réflexion. Sa présence imprègne la structure argumentative selon au moins trois dimensions.
La première dimension est la conception de la paix et de la guerre comme modes d’action soumis à une même conception de la volonté et finalisée à une vision englobante de la politique d’État. Dans « Paix et guerre entre les nations » (1962), Aron a développé une théorie fondée sur la reconnaissance du système interétatique comme le niveau le plus élevé de la société internationale et comme un pallier intermédiaire entre la l’anarchie naturelle et l’empire universel. Cette intuition imprègne la quatrième partie de l'ouvrage, notamment les sous-chapitres consacrées à la stabilité systémique et aux cycles hégémoniques et trouve aujourd'hui une confirmation frappante dans le conflit ukrainien : une guerre de haute intensité que les deux puissances des Etats-Unis et de la Russie tentent de contenir dans des limites d’une escalade-désescalade maîtrisables. C’est une manière d’imposer leur vision du monde, car la guerre n’est qu’une autre manière de faire de la politique, pour atteindre ou conserver l’hégémonie historique.
La seconde dimension concerne la critique du déterminisme historique: Aron insistait sur la nécessité de concevoir l’histoire comme le terrain de déterminismes multiples et donc de libertés arrachées par la liberté au probable et au risque d’anéantissement. Le présent ouvrage réaffirme cette même position, en distinguant les déterminismes structurels (géographie, démographie, poids économique) des variables subjectives (qualité du leadership, choix du risque, paris diplomatico-stratégiques).
La troisième dimension consiste en une réflexion sur le système bipolaire comme modèle d'équilibre, pour parvenir à une morphologie bi-multipolaire de la scène inter-étatique, proche de l’actuelle, mais comportant une distribution de la puissance conventionnelle, à l’ombre d’une épreuve de force qui est portée intrinsèquement à l’ascension aux extrêmes et donc à un conflit virtuellement absolu et nucléaire. Une manière de confirmer qu’une guerre qui deviendrait une fin en soi est une guerre qui a perdu sa signification politique, celle d’une paix de stabilité et d’équilibre. Dans l’impossibilité historique de supprimer les conflits et la guerre, par les jeux du libéralisme, le commerce intellectuel avec Clausewitz conduit R. Aron à réfléchir à la « limite »de la pensée libérale, celle de ne pas parvenir à supprime la violence, même en transformant l’ennemi en adversaire, dans le cadre d’une concurrence permanente, économique et spirituelle.
En effet penser la guerre c’est penser l’hostilité et l’ennemi et guère la compétition, le gain matériel ou le partage. Or, pour Aron et pour Clausewitz penser la guerre c’est penser l’intelligence personnifiée de l’Etat, autrement dit la subordination du militaire au politique, comme subordination d’un « fragment » de l’action étatique à l’ensemble de son horizon diplomatique et social. Cette interprétation d’Aron qui fut aussi la lecture de Aron vis à vis de Clausewitz, se résume en une interprétation non militariste et non doctrinaire du général prussien.

Autres auteurs fondamentaux
Carl Schmitt
La présence de Schmitt est à la fois fondamentale et méthodologiquement indispensable. Sa distinction entre amis et ennemis, sa théorie de la souveraineté comme capacité à décider de l'état d'exception, le concept de Grand Espace comme alternative à l'universalisme – tout cela trouve une confirmation frappante à l'ère du retour des Etats et des empires . L'auteur de ce livre fait recours à Schmitt comme un référent audacieux dans un contexte où on l’évite souvent, par opportunisme idéologique plutôt que par rigueur argumentative.
Gramsci
Le concept de « crise organique » de Gramsci est un référent analytique particulièrement fécond de l'ouvrage. Son application à la crise politique française, européenne et américaine est captivante . Ce livre décrit une situation où les élites mondialistes ont perdu leur légitimité sans que les mouvements souverainistes soient encore en mesure d'en relever une nouvelle.
Modelski, Goldstein et les cycles longs
La théorie des cycles hégémoniques est l'une des contributions clés de la quatrième partie. La perspective de Goldstein et Modelski — l'alternative entre un codéveloppement coopératif et un conflit eurasien majeur — apparaît de façon anticipatrice à la lumière des événements récents et constitue l'une des démonstrations les plus convaincantes de la valeur heuristique de la pensée comparative et historique
II. Points forts et observations critiques
4.1. Les contributions majeures
La théorie de la transition hégémonique
L'apport le plus significatif de l’ouvrage réside dans sa synthèse de la transition hégémonique. L'intégration des cycles longs, de l'analyse des structures de pouvoir, de la théorie de l'instabilité hégémonique et de la géopolitique classique au sein d'un cadre unifié constitue une prouesse intellectuelle d'une profondeur surprenante. La démonstration que le passage de l'unipolarisme américain à la multipolarité actuelle résulte de processus structurels du long terme – et non des choix contingents de dirigeants individuels – offre une perspective analytique pertinente.
La crise organique des démocraties
La crise des démocraties occidentales est au coeur des réflexions de la troisième partie. La démonstration que le déclin de la démocratie représentative n'est pas le produit d'agents extérieurs mais de contradictions internes — expansion bureaucratique, colonisation technocratique, désaffection des classes moyennes, crise du consensus national, présente une thèse ,celle selon laquelle démocratie et libéralisme sont des principes qui ne coïncident pas nécessairement.
L'intégration entre les dimensions matérielles et immatérielles du pouvoir
Cet ouvrage parvient à allier les dimensions matérielles du pouvoir (ressources, technologies militaires, démographie) à ses dimensions immatérielles (identité, cultures politiques, religion, normes) et cette intégration méthodologique témoigne d'une maîtrise intellectuelle acquise au fil de décennies de réflexion et constitue l'une des caractéristiques les plus abouties de ce travail.
Observations critiques
Eurocentrisme implicite
Au-delà de son ambition systémique l'ouvrage est marqué par une perspective euro-centrée et légitime. L'Afrique subsaharienne, l'Amérique latine et l'Asie du Sud-Est y sont présentées principalement comme des objets et pas des sujets d’histoire, des théâtres de rivalités entre grandes puissances et non comme des entités géopolitiques autonomes. Le « Sud global » mériterait une analyse plus approfondie de ses dynamiques internes et de ses aspirations mondiales.
Economie politique internationale
Un axe de recherches possibles concerne l'économie politique internationale. Les structures financières mondiales et le rôle des institutions de Bretton Woods en tant que facteurs de puissance sont traités de manière relativement secondaires par rapport à la richesse de l'analyse stratégique et militaire.
L'islam. Une dimension refoulée ?
Cadre théorique de l'auteur
La position de l'auteur sur l'islam s'inscrit dans la tradition du choc des civilisations de Huntington, sans toutefois s'y limiter. Son analyse n'est pas téléologique, mais politique et géopolitique : ce qui l'intéresse n'est pas la foi islamique en elle-même, mais l'islam en tant que système d'organisation politique, juridique et communautaire – l'Oumma – qui constitue une alternative structurelle à l'État-nation westphalien et à la démocratie libérale.
5.1. Les principaux noeuds argumentatifs
L'islamisation en tant que processus structuré
La thèse la plus claire est celle exposée dans la section « L'islamisation de l'Europe et le retour aux armes ». L'auteur y présente l'islamisation de l'Europe non comme un phénomène migratoire spontané, mais comme un processus combinant immigration de masse, violence politique, pressions démographiques, radicalisation religieuse et intimidation culturelle — une « conquête combinée » qui assimile implicitement le processus à une stratégie d'expansion non conventionnelle.
Sur le Processus de Barcelone
L'auteur expose le processus de Barcelone (1995) et le dialogue euro-arabe, les considérant comme des instruments par lesquels l'Europe a facilité l'expansion de l'influence islamique sur le continent et cédé en échange de sa sécurité énergétique. Le concept de « dhimmitude européenne » – le statut médiéval de sujétion des non-musulmans en territoires islamiques – est métaphoriquement actualisé pour décrire la posture de capitulation culturelle de l'Europe.
L'incompatibilité structurelle entre l'islam politique et la démocratie libérale
L'auteur établit une distinction entre l'islam en tant que foi religieuse et l'islamisme en tant que projet politique global. L'islamisme est présenté comme un système qui rejette la séparation des sphères religieuse et politique : là où Dieu est souverain, il n'y a pas de place pour la souveraineté séculière. La référence à Schmitt est ici structurante
6.1. Multiculturalisme et multi- conflictualité
L'auteur, selon certains tendrait à considérer l'islam comme un bloc monolithique, sous-estimant les profondes divergences internes: entre chiisme et sunnisme, entre les différentes traditions juridiques, entre les courants réformistes et salafistes, entre l'islam européen sécularisé et l'islam de ses pays d'origine. Cette simplification aboutirait à une lecture qui oscille entre une analyse critique du fondamentalisme et une appréciation civilisationnelle globale de la tradition islamique.
La thèse de la « conquête sans choc armé » présuppose un degré de coordination stratégique et d'intentionnalité collective qui fait de plus en plus d’adeptes. Les processus migratoires sont des phénomènes complexes, déterminés par des facteurs économiques, démographiques et géopolitiques et ils ne sauraient se réduire à une simple stratégie d'expansion religieuse. .
A ce propos le concept de «dhimmitude européenne» appliqué aux événements actuels est politiquement allusif et son utilisation métaphorique suggère certes une distinction entre l’slam religieux, l’islam culturel et l’islam politique, qui, au-delà de la théorie, sont particulièrement virulents et radicaux dans la contestation anti-occidentale montante
Conclusions : Un acquis intellectuel
Ce que ce livre apporte
Irnerio Seminatore, auteur de deux livres de référence sur la multipolarité, La multipolarité au 21ème siècle et La multipolarité, l’Europe et le système international, accomplit avec Paix et Guerre dans la grande politique, un exploit de taille: offrir aux lecteurs une cartographie du monde contemporain qui, loin de simplifier la complexité, la rend accessible. À une époque où l'information abonde et le sens se fait rare, cet ouvrage constitue une contribution inestimable. Les lecteurs qui parviennent à la dernière page pénètrent non seulement les faits, mais aussi les structures; non seulement les événements, mais aussi les tendances; non seulement les acteurs, mais aussi les systèmes.
L'ouvrage transmet également quelque chose de plus personnel : une posture intellectuelle. La capacité d’observer le monde avec un regard éclairé par l'histoire, sans se laisser séduire par les idéologies ni enfermer dans un réalisme étroit, celui des rapports de forces pures, oubliant l’indispensable concours de la légitimité Cet éclairage imprègne chaque page du livre et en est peut-être la leçon la plus durable. C'est la posture d'un intellectuel qui a choisi la recherche de causalités multiples, plutôt que l’imposture de la « pensée unique » ou la facilité des récits partisans.
L'anticipation prospective
Écrit avant et pendant les premières phases de la guerre en Ukraine, cet ouvrage anticipe avec une remarquable précision nombre d'événements ultérieurs: la radicalisation de la compétition technologique et militaire entre les États-Unis et la Chine, l'autonomie stratégique croissante des pays du Sud, la crise de légitimité des institutions multilatérales et la dérive autoritaire des démocraties européennes. Cette clairvoyance, confirme la pertinence du cadre analytique adopté et démontre la supériorité d'une pensée structurelle sur les analyses événementielles.
Pas d’illusions
Quant à la guerre de l’âge nucléaire la seule chance de sauver l’humanité d’elle-même, c’est de maîtriser les armements par l’intelligence de l’État personnifié et l’une des règles de survie est que l’on ne peut faire la paix ou la guerre qu’avec l’ennemi. Or qui veut faire la guerre s’arme et se prépare et quand il veut faire la paix utilise la diplomatie ou le doux commerce, car la paix ou la guerre dépendent d’un état d’esprit et d’une force morale qui tempère ou exalte la logique de l’intérêt.
En effet les hommes font la guerre pour imposer leur conception de la paix, en succombant au recours de la violence pour imposer leur volonté. Cependant, dans toutes les conditions de menace ou de danger, la paix d’équilibre et non la paix de capitulation exprime la volonté de faire cohabiter des intérêts et des visions incompatibles, car, en cas contraire la paix serait toujours à refaire. Cette interprétation serait-elle du ressort des héritiers de R. Aron comme thème de réflexion et comme objet de réalité ?
Le mot de la fin
Un texte de synthèse
Pour ce qui est du livre Paix et Guerre dans la grande politique, il existe des enseignements qui ne s'acquièrent pas dans les livres, mais par l'expérience. Or la capacité d’interpréter l'histoire sans illusions imprègne chaque page de cet ouvrage.
L'auteur, formé à l'école de la pensée européenne et internationale, confère à cet ouvrage la profondeur et la richesse d'une vision, acquise au fil de décennies de transformations géopolitiques. Une œuvre de cette importance exige le courage de remettre en question les paradigmes dominants. Ce livre est, à tous les égards, un travail de synthèse intellectuelle qui exprime la volonté de comprendre les modalités changeantes des conflits armés et le rapprochement clausewitzien de deux concepts décisifs de l’action diplomatique et stratégique, celui de la volonté politique et celui de la violence militaire.
14:22 Publié dans Actualité, Livre, Livre, Théorie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, livre, grande politique, irnerio seminatore, raymond aron, polémologie, relations internationales, théorie politique, sciences politiques, politologie, philosophie politique |
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