lundi, 22 juin 2026
L’Heure la plus haute du Soleil - Joie, mort et renouveau estival

L’Heure la plus haute du Soleil
Joie, mort et renouveau estival
Par le Círculo PYR (Espagne)
Lien: https://circulopyr.substack.com/p/la-hora-alta-del-sol?pu...
SAINT JEAN ET LA TYRANNIE DES SENS
« Quelle lueur, quel éclat projetaient dans l’Éther le char d’Hélios et Séléné, où de rapides jeunes filles faisaient galoper leurs torches dans l’obscurité… »¹
La fin juin marque l’entrée officielle dans l’été, bien qu’en Espagne, la période estivale commence souvent dès la fin mai, voire avant. Pourtant, le moment de la plus grande plénitude solaire ne fait aujourd’hui l’objet d’aucune célébration ou attention à la hauteur de sa signification profonde. Là où devrait s’élever une liturgie communautaire, traditionnelle, européenne et espagnole, nous ne trouvons guère que des restes épars, certaines coutumes vidées de leur sens ou des fêtes réduites à la consommation, au bruit et à l’évasion.

Notre mot castillan “verano” (été) vient de la racine proto-indo-européenne *wésr̥ (printemps / floraison), liée à la lumière du matin et au reverdissement de la lignée.
Car le solstice d’été ne devrait pas être une date de plus dans notre calendrier. Il devrait être compris comme une porte initiatique, idéale pour prendre de bonnes résolutions ou contempler la direction que nous prenons. C’est le jour où le soleil atteint sa souveraineté maximale sur le ciel diurne; l’instant où la lumière semble se couronner elle-même sur la terre. Mais, précisément pour cela, il renferme aussi une grande paradoxalité: c’est au sommet de la lumière que commence déjà son déclin. Ainsi, au cœur même de la plénitude solaire, bat le premier avertissement de la moitié sombre imminente de l’année. C’est la loi que cette date nous révèle, et que l’homme moderne a cessé de comprendre.

Il est vrai qu’une bonne partie de la population, et surtout la jeunesse, célèbre encore la Saint-Jean, mais il est évident que cette fête a perdu la plus grande partie de son essence spirituelle et religieuse, voire la totalité. Il suffit d’observer de nombreuses célébrations actuelles à travers le pays pour constater la perte de tout sens dans cette fête: là où il devrait y avoir feu rituel, chant, purification, communauté et élévation, on trouve généralement excès et dispersion, ainsi qu’une soumission absolue aux instincts les plus bas. Il n’y a ni rite, ni élévation, ni forme, ni but. Et lorsqu’une fête perd son sens central, elle cesse d’être un pont avec le sacré, avec ce qui nous dépasse, et devient un simple exutoire stérile.

« Le visage radieux des dieux s’est élevé: l’œil de Mithra, de Varuṇa et d’Agni. Leur immensité a rempli le ciel, la terre et l’espace intermédiaire. Sūrya est le souffle vital de tout ce qui bouge et de tout ce qui repose. »²
Une clarification: le problème n’est pas que les gens fêtent trop ou s’amusent trop. Certains moments de solennité et d’introspection ne sont pas nécessairement incompatibles avec les rires, la joie, l’amour ou le plaisir. Le problème, c’est que l’homme moderne fête sans même savoir ce qu’il fête. Le feu, la nuit et la mer sont toujours là, les corps continuent à se réunir sous la longue lumière estivale, mais tout cela, avec une conscience incapable de relier ces éléments à un ordre supérieur.

Ainsi, le bûcher, symbole ancestral de purification, n’agit plus comme un combustible intérieur, ou un tribut à un Hélios tout-puissant. Il n’est plus qu’une expérience de plus dans le flux Instagram. Une fenêtre parfaite pour se droguer, s’enivrer ou danser au rythme de musiques exotiques. En définitive, nous en arrivons à la conclusion que la communauté populaire se dissout depuis des années dans une masse abrutie, hébétée. Une amputation essentielle pour tout notre peuple, car le solstice ne célèbre pas seulement la victoire de la lumière: il prépare l’homme à sa descente. C’est là que réside son pouvoir.

Pour Julien, Hélios n’est pas une simple masse physique de feu dans la voûte céleste; il est la manifestation visible du Principe Suprême, le Roi du Cosmos et le protecteur direct de sa lignée et de son empire.
DEPUIS LA PLÉNITUDE, COMMENCE LE RETOUR
Le 21 juin, le soleil est à l’apogée de son règne, mais dès ce même zénith, il commence à céder. La lumière triomphe, mais en triomphant, elle inaugure aussi le début de sa perte. Ici se présente la grande ironie des lois qui régissent notre monde: le jour le plus long possède déjà la première ombre qui le fera s’incliner. Mais cette loi ne doit pas être un motif de tristesse, mais de compréhension et de réflexion sur nous-mêmes. Ce monde phénoménologique ne s’inscrit pas dans une ligne droite, inerte et progressive, mais dans une danse éternelle d’ascension et de déclin, de plénitude et de déclin, de naissance et d’accomplissement ou, en définitive, de feu qui s’allume et s’éteint avec mesure, comme le dirait Héraclite.

Cela s’accorde parfaitement avec les principes indo-européens de l’éternité du monde, de l’immortalité de l’âme et du mythe de l’éternel retour. Le monde est l’exhalation sacrée des dieux; mais, en même temps, ils s’y trouvent eux-mêmes: derrière chaque colline, sous chaque arbre, dans le reflet d’un rayon solaire ou lunaire, dans l’orage, dans le tonnerre, dans la fertilité des champs, dans la flamme qui s’élève vers le ciel.
Il ne s’agit pas d’exalter un panthéisme ou une pseudo-spiritualité new age où tout serait permis, ou où tout coulerait selon nos propres sentiments. Il s’agit d’une réalité traversée de signes, de présences et de puissances. Un tissu sacré, comme hiérophanie ou forme visible d’un ordre moins visible pour certains.
De même que le soleil revient inlassablement à son point le plus haut dans la roue de l’année, le sang transporte le rythme ancien des ancêtres.

C’est pourquoi nous devons rompre avec les paradigmes de ce monde postmoderne, qui croit avoir occulté tout regard olympien, transcendant et solaire. Et cela affecte radicalement notre conception des cycles, des solstices et des équinoxes. L’homme moderne considère le calendrier comme une succession administrative de jours ouvrables, de vacances et de jours fériés. L’homme traditionnel doit le contempler comme une roue éternelle, une architecture du temps où chaque saison, chaque seuil, chaque transition expriment un sens particulier du monde dans lequel nous vivons :
« Là où le soleil est conçu dans son aspect de pure lumière — une virilité incorporelle, sans histoire ni génération — ou là où l’attention se fixe sur la nature lumineuse et céleste des étoiles fixes, subsiste, selon cette signification olympique, la spiritualité la plus haute, la plus pure et la plus originelle. »³
C’est ainsi que, de points de vue matérialistes, rationalistes, postmodernes ou même chrétiens, on nous accusera d’imposture, d’infantilisme, de reconstruction forcée ou de religiosité théâtrale. Ce que l’on appelle aujourd’hui sur les réseaux « larp »⁴. On dira que nous voulons ressusciter l’impossible, que nous prétendons revenir artificiellement à un monde disparu, ou que nous ne faisons que jouer une fiction anachronique d’une civilisation et d’une vision du monde qui ne reviendront pas. Mais c’est précisément l’inverse.
Nous ne voulons pas nous déguiser en nos ancêtres. Nous ne cherchons pas à feindre un passé mort, mais à reprendre le contrôle sur la trame du temps présent. Il ne s’agit pas de copier mécaniquement des formes disparues, mais de restaurer le regard absolu que nous ont légué nos ancêtres : celui qui savait contempler dans le feu, sur le sommet, dans l’arbre, le soleil et la nuit, quelque chose de plus que de la matière biodisponible. Car retrouver le rite ne signifie pas fuir le présent, mais le reconquérir :
« Le rite exerce une fonction thérapeutique en extirpant l’angoisse existentielle par des certitudes inébranlables. C’est l’instant sacré où un peuple s’enracine dans sa terre natale et invoque l’esprit de ses ancêtres pour sceller ce pacte. »⁵
Grâce à la cuirasse du détachement vis-à-vis de nos appétits inférieurs, ou de tout ce qui nous rabaisse, et grâce à l’épée solaire du solstice d’été, l’homme peut de nouveau se présenter devant le Soleil non comme spectateur, mais comme participant à un rite de reconnaissance de soi. Dans la puissance lumineuse de ce seuil saisonnier et cosmique — le point le plus élevé de l’astre solaire —, nous savons qu’il s’ouvre la possibilité d’une restauration intérieure : celle de l’homme qui aspire à des fraternités communautaires conscientes, à la purification intérieure et au rite autour de notre propre essence solaire.

L’épée dans la main du héros est le reflet terrestre de l’éclair céleste.
Devenir un avec le Soleil ne signifie pas se confondre vulgairement avec une divinité réduite à une métaphore ou à un symbole. Cela signifie ordonner sa propre vie selon la puissance solaire que manifeste ce moment du calendrier : clarté, fermeté, souveraineté, élévation, générosité, pouvoir fécondant et victoire sur l’obscurité. Il s’agit de faire de la lumière une présence intérieure et extérieure. Recevoir du solstice non pas une émotion passagère, mais plutôt une mission de verticalité et de transcendance.
VIVRE, C’EST AUSSI MOURIR
Comme nous l’avons déjà dit, il faut avoir conscience que dans la plénitude du solstice est inscrit le germe de sa propre destruction. Telle est la loi de ce monde, qui s’ordonne et se régénère selon la règle de l’éternel retour. Cette loi de contraction perpétuelle et d’engendrement, que formuleraient Héraclite comme feu éternellement vivant (pyr aeizōon) ou Nietzsche comme la loi du Retour éternel (Die ewige Wiederkunft), ne doit pas être source d’abattement. Au contraire, elle constitue l’un des plus grands signes du don que représente le fait d’être vivant ; d’avoir la capacité d’agir, d’observer, de respirer, d’aimer, de profiter et d’appartenir à la chaîne éternelle de nos ancêtres. En d’autres termes, elle agit comme une éthique et une ontologie suprêmes, orientées à broyer le désespoir et à forcer la transmutation de l’homme en l’Übermensch (Surhomme)⁶.

Car vivre, ce n’est pas demeurer immobile dans une lumière omniprésente. Vivre, c’est traverser toute circonstance sans perdre son axe intérieur. Et le solstice nous enseigne précisément cela. Il nous rappelle que toute plénitude exige obligatoirement une préparation au déclin, et que toute vraie victoire doit veiller à garder des braises pour la froide nuit à venir. Toute cime contient aussi un sentier descendant, que l’homme noble n’exècre pas, mais qu’il affronte avec une flamme de courage dans le cœur.
C’est pourquoi la roue ou la svastika incarnent parfaitement ce conflit harmonique du calendrier annuel. En elle, commencement et fin se rejoignent. La roue tourne, mais son centre demeure. Les saisons avancent, mais le cosmos subsiste. Chaque année meurt et renaît, mais la structure profonde du temps continue de respirer. Ainsi, dans la roue solaire se réunissent plénitude, retour, totalité, puissance et destin.

Le feu est le langage par lequel les vivants parlent aux morts. Dans la Tradition, les ancêtres ne sont pas des absents du passé ; ce sont des présences invisibles qui préservent l’intégrité de la lignée.
Le feu, par ailleurs, est le soleil descendu sur la terre. Énergie solaire accessible à tous les hommes, même lors de la nuit la plus noire de l’hiver. Il nous purifie, nous convoque, nous ordonne et nous protège. Là où il y a un feu rituel, il y a Ordre Cosmique. Là où il y a de l’Ordre, la communauté peut naître. Ainsi, le bûcher solsticial ne devrait pas être conçu comme un simple décor festif, mais comme l’image terrestre de l’astre roi, c’est-à-dire un foyer de chaleur, de contemplation, de parole et d’engagement :
« Le feu d’Hestia-Vesta a dépassé les limites de la pratique domestique et privée pour s’ériger en symbole suprême de l’unité politique. Invoquer Hestia, c’est invoquer la communauté. Le feu sacré aimante le centre : le cœur chaud où l’habitat partagé dépasse la simple réunion fortuite et devient un événement sacré, un lien de sang dicté par des affinités divines. »⁷

Et le sommet ajoute à tout cela la dimension verticale et aristocratique. Nous insistons sur le fait que ces principes ne cherchent pas à réaliser un exercice d’élitisme alpin, et en fait, tout espace mérite d’être revendiqué comme sacré, même dans les décors les plus hostiles des grandes villes. Mais gravir une colline ou une montagne implique, au moins, de quitter un instant l’appel du confort et de la paresse. Cela exige effort, séparation, ascension et regard vers le Haut.
Depuis un sommet, l’homme contemple le monde sous un autre prisme et, en conséquence, observe sous de nouvelles proportions les différents aspects de sa vie dans la plaine. Donc, toujours les pieds fermes sur le roc ou la pente, le regard tourné vers les cieux du Père Céleste (Dyḗus Ph₂tḗr) et le feu ardent dans la poitrine.

La montagne est la matérialisation de la verticalité, l’axe immuable (Axis Mundi) qui brise l’horizontalité du monde profane.
Enfin, on pourrait parler de la manière dont le blé complète cet ensemble mythique et symbolique. Il n’est rien d’autre que le fruit tellurique de la puissance solaire diurne, car, comme le dirait l’Empereur Julien : « Hélios gouverne tout ce qui naît et croît »⁸. En lui, les rayons de lumière se sont faits nourriture et promesse d’abondance. Là où le feu exprime l’énergie ascendante, le blé exprime la lumière incarnée dans la terre fertile. Feu et blé, flamme et épi, ciel et terre : tous deux incarnent l’union des différentes puissances constitutives de l’homme et du cosmos, celles qui permettent la réactualisation et la sacralisation de l’Être.

Nul doute que le sommet, le feu et la roue incarnent pleinement ce que la magie du solstice représente : immutabilité, énergie et éternité. Le sommet nous élève. Le feu nous purifie. Et la roue nous rappelle ce qui est et sera toujours.
LA PROMESSE ÉTERNELLE DU RENOUVELLEMENT
« Le soleil, dont le cours définit la journée et l’année, occupe une place centrale dans la vision du monde et la religion cosmique des Indo-Européens. »⁹
Ainsi, la réunion entre compagnons, amis et famille au sommet d’une montagne — ou, à défaut, dans un lieu aussi naturel que possible — et l’allumage d’un feu qui, à cette époque, n’est rien d’autre qu’un pont avec le monde divin et les forces qui résident en nous, constituent un geste de haute puissance spirituelle, politique et symbolique.
Il n’est pas nécessaire d’en faire un spectacle surchargé, en le vulgarisant par une théâtralité vide et forcée. Il suffit de retrouver quelques gestes essentiels: se réunir autour du feu, contempler le ciel, observer un moment de silence, prononcer quelques mots de gratitude ou d’un texte cher, se souvenir des ancêtres, prendre un engagement intérieur, sauter symboliquement au-dessus de la flamme si telle est la coutume, cueillir des herbes, partager du pain, du vin ou un mets, et accueillir la nuit non comme une fuite du quotidien, mais comme un moment magique et décisif. Ce serait déjà beaucoup.

Célébrer ensemble sous la lumière et les feux solsticiaux est un acte politique et sacré : nous nous reconnaissons mutuellement comme propres parce que nous partageons la même origine, le même pain et le même destin.
Car un rite ne vit pas par sa complexité ou sa pompe extérieure, mais par la qualité de la présence de ceux qui l’accomplissent. Il peut être sobre, silencieux, familial, presque imperceptible. Mais s’il y a intention, dévotion et présence réelle, alors le temps historique ouvre un portail et le calendrier cesse d’être une succession morte de dates, redevenant la roue sacrée.
Que tous ces morts-vivants qui errent dans nos rues ne nous arrachent pas le privilège de contempler, dans les rythmes du monde, de la vie et des saisons, ce qu’ils sont : un mythos en déploiement constant, dont nous avons la chance de faire partie. Nous sommes les protagonistes de notre propre saga, de notre mission héroïque, et ces dates annuelles se dressent comme des portails surnaturels qu’il ne faut ni mépriser ni réduire à de simples habitudes. La puissance du soleil à son apogée doit nous pousser à affronter ce monde pour ce qu’il est : une bataille éternelle entre les forces de la lumière et de l’ordre et celles de l’obscurité et de la dissolution, sur le plan manifesté.
Et cette lumière doit nous aider à traverser la descente solaire avec fermeté intérieure, regard brillant et cœur ardent. Car celui qui n’aime la lumière que lorsqu’elle triomphe n’en a pas compris la beauté authentique. La lumière se célèbre aussi quand elle commence à se retirer. Il n’est pas de geste de plus grande loyauté que de rester fidèle à ce qui, depuis la pleine puissance, commence à se faner :
« Alors Gangleri dit :
—Sól voyage vite ; et on dirait qu’elle a peur. Elle n’irait pas plus vite même si elle craignait la mort.
Hár répondit :
—Ce n’est pas étonnant qu’elle aille vite. Tout près, celui qui la poursuit, et elle n’a d’autre choix que de fuir. »¹⁰
Le temps est un anneau ; le passé et le futur se rencontrent à midi, dans le présent. Chaque instant possède une valeur absolue en lui-même parce qu’il résonnera pour l’éternité.
Le solstice d’été nous enseigne à accueillir la plénitude sans s’y endormir. À regarder l’ombre qui guette sans céder ni avoir peur. Et surtout, il nous enseigne que toute victoire doit devenir une joie vigilante, un amour capable de se transmuer en force et une torche à préserver pendant la nuit qui viendra inévitablement. Pour la lumière, pour la vie, pour la lutte et pour la victoire.
Notes:
(1) Euripide. (2025). Tragedias II. Ediciones Gredos.
(2) (1996). The Rig Veda: The Earliest Religious Poetry of India (S. W. Jamison & J. Brereton, trad.). Oxford University Press.
(3) Evola, J. (1994). Revuelta contra el mundo moderno. Ediciones Heracles.
(4) Le LARP (Live Action Role-Playing) est un jeu dans lequel les participants incarnent physiquement un personnage dans des environnements réels. Comme dans le jeu de rôle sur table, les joueurs adoptent des identités, utilisent des costumes et agissent selon certaines règles.
(5) Rimbotti, L. L. (1992). Il mito al potere. Settimo Sigillo.
(6) Nietzsche, F. La gaya ciencia. Alianza Editorial.
(7) Rimbotti, L. L. (2026). La revolución pagana. Relativismo étnico y jerarquía de las formas. Padoue : Edizioni di Ar / Editorial EAS.
(8) Julien. (1981). Discursos I-IV (Á. García Gallo, trad.). Editorial Gredos.
(9) Haudry, J. (2017). Los indoeuropeos. Ediciones Retorno.
(10) Sturluson, S. (2016). Textos mitológicos de las Eddas. Miraguano Ediciones.
11:58 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : traditions, solstice, solstice d'été, culte solaire, soleil, culte du feu, fêtes de la saint-jean, paganisme |
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dimanche, 21 décembre 2025
Weihnachten, Rauhnächte, Loostagen, 's kleine Johr: Aux origines des coutumes de Noël en Alsace, une affaire de calendrier






19:07 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : traditions, noël, solstice, alsace |
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samedi, 19 décembre 2015
Les origines de Noël

Les origines de Noël
Ex: http://www.france-pittoresque.com
Dès que l’homme commença à cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l’année, car c’était de lui que dépendait la nourriture, la chaleur et le bien-être. Le cours des saisons déterminait aussi le moment des fêtes. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices étaient célébrés dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c’est à dire aux solstices d’été et d’hiver.
Le solstice d’hiver
Ce fut au solstice d’hiver, la période de l’année où les journées commencent enfin à être plus longues, que l’on concéda le plus d’importance. Les historiens s’accordent à reconnaître que, bien avant l’époque romaine, on fêtait en Europe la renaissance tant attendue de la nature et l’espérance de vie nouvelle. Mais en revanche on ne sait rien de précis sur les cérémonies qui se déroulaient à cette époque. Il est probable que le feu et la lumière, en tant que symboles, jouaient un rôle important.
Les saturnales
Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa fête, les saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre.
On disait qu’elles s’étendaient jusqu’aux calendes de janvier, le jour de l’An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois. Les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux. Les orientaux rendaient un culte à Mithra, divinité de la lumière.
Toutes ces religions antérieures au Christianisme donnaient l’occasion de fêter le solstice d’hiver avec pour but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l’absence de vie et l’obscurité.
A l’origine, les Saturnales avaient lieu à l’occasion des semailles, mais cette tradition se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fêtes et d’orgies. Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIe siècle ap. J.C., décrivit les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d’ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser, pour nommer des rois et donner des repas aux esclaves. Il régnait une gentillesse à l’égard de tous. Comme pendant nos fêtes de Noël actuelles, on offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l’or étaient des cadeaux courants. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.
Rome confrontée au culte de Mithra
Malgré l’influence croissante de l’église et de ses disciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s’imposer face aux festivités païennes des Saturnales. Cette fête pleine d’entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais la chrétienté fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l’Empire romain : le culte de Mithra.
Dans l’ancienne religion iranienne, Mithra était le dieu de la lumière, le symbole de la chasteté et de la pureté et il combattait les forces maléfiques. Au IIe et IIIe siècles av. J. C., son culte fut répandu dans tout l’Empire romain et l’empereur Aurélien en fit même la religion d’Etat. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu’ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l’Empire.

Au IVe siècle, pour enrayer ce culte païen, l’Eglise chrétienne prit une mesure très astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre. En effet le solstice d’hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l’an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu). L’Eglise n’hésita pas à déclarer le Christ "sol invinctus".
Les chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l’évangélisation d’autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains. L’objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne. Un élément facilita cette démarche : il s’avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l’époque il n’existait pas de calendrier universellement valable. La plupart des chrétiens furent vite persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre.
On s’interrogea sur la manière dont on allait célébrer l’événement. Les autorités ecclésiastiques s’accommodèrent globalement de l’esprit des saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les moeurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet beaucoup d’éléments de la fête païenne s’adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d’épines du Christ.
Les traditions Païennes
Au VIe siècle ap. J. C., le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubérantes, les danses et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d’une fête sublime et non laïque. La coutume qui choquât le plus était celle des hommes déguisés en femme ou en animal ou même nus, qui improvisaient des saynètes. L’Eglise tenta d’interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin de contrer ce type de rite.
En Europe du nord et en Europe de l’ouest, l’Eglise se montrât longtemps très réticente à intégrer les traditions du Solstice d’hiver dans la fête de Noël et c’est ainsi que les coutumes de Noël devinrent de plus en plus variées.
Noël au Moyen Age
Au VIe siècle, le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l’ordre aux moines d’intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop.
Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un role de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l’écroulement de l’administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint l’une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l’Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de Noël de l’an 800.
On se réunissait pour d’immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage inouï. On se retrouvait autour d’immenses tablées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre cette pratique n’était autorisée que durant la période de Noël.
Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens. Au lieu d’interdire formellement ces pratiques, l’Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc. Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd’hui en sont vraisemblablement issues.
Elles étaient surtout répandues, à l’époque, dans les régions alpines. Les santons de Provence sont directement issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, en France tout d’abord, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l’huile et au vernis.
Une fête en famille
Peu à peu les fêtes devinrent symbole de prodigalité ce qui déplaisait aux puritains. En Ecosse les presbytériens interdirent dès 1583 les fêtes de Noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de la guerre civile de 1642. On était obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire. Mais certains continuèrent à fêter Noël en famille. Le roi finit alors par lever cette interdiction.
Déjà, on avait pris l’habitude à cette époque de fêter Noël beaucoup plus discrètement et les coutumes devinrent semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui.

Même dans les pays catholiques comme l’Italie et la France, où les puritains n’avaient pas beaucoup d’influence, Noël était devenu une fête de recueillement en famille. Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël ou des étrennes au jour de l’An commença à se répandre. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à Jésus. Déjà au temps du règne de César, les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et même les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres. Avant Jésus Christ, chaque foyer offrait des sacrifices aux dieux pour la fête du solstice d’hiver, afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu’ils veillent sur la fertilité des champs.
00:05 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : traditions, traditionalisme, noël, solstice, culte de mithra, saturnales, saturnales romaines |
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dimanche, 06 décembre 2015
Mantenersi fermi nella notte del mondo. Appunti solstiziali

Mantenersi fermi nella notte del mondo. Appunti solstiziali
Dicembre. Ultimo mese dell’anno, il mese dei riepiloghi, delle chiusure, delle attese per i nuovi inizi. Il mese di Natale, come è stato in epoca cristiana e ancor più, ancor prima, in tutto il mondo indoeuropeo con le feste collegate al Solstizio d’Inverno, la Porta degli Dei, il momento sacro più importante.
A Roma le festività che si accavallavano in occasione del Solstizio invernale erano addirittura tre: i Saturnalia, dal 17 al 24 dicembre; gli Angeronalia, il 21 dicembre – giorno del Solstizio vero e proprio, quando Terra e Sole sono allineati nel perielio sull’asse maggiore dell’orbita di rivoluzione; infine il 25 dicembre, divenuto il Dies Natalis Solis Invicti sotto Aureliano, il giorno in cui il Sole rende visibile la sua rinascita grazie dell’apparente inversione del suo moto.
Prima che nel periodo imperiale il Sol Invictus divenisse il protagonista indiscusso di queste festività, nel mondo arcaico erano tre le divinità che entravano in gioco in queste feste: Saturno, Angerona e Giano. Angerona è forse la meno conosciuta, una dea rappresentata con il capo velato e soprattutto con un dito sulle labbra chiuse, ad indicare il silenzio. Ma il suo essere meno conosciuta di altre divinità non indica un’importanza minore, anzi. Angerona era la dea che proteggeva i Misteri – si dice anche che proteggesse il Nome Segreto di Roma affinché i nemici non potessero mai scoprirlo e quindi non potessero mai conquistare l’Urbe – era la dea che accompagnava il Mystes, l’iniziato, nel suo percorso.
Era la dea dei segreti sacri più profondi e importanti, la dea dei segreti inaccessibili e non rivelabili, sia perché “pericolosi” per i profani ma anche perché non comprensibili se non attraverso la partecipazione attiva ad essi, essendo sovra-sensibili e soprattutto sovra-razionali. Nel giorno degli Angeronalia, nel giorno in cui il Sole effettua astronomicamente il passaggio, i pontefici osservavano un profondo silenzio e officiavano i loro sacrifici mantenendo una tranquillità polare e immutabile mentre il caos dei Saturnalia dilagava tutto intorno a loro.
Diventavano così incarnazione di quel principio di assialità cosmica e luminosa che regge il mondo rimanendo immutato di fronte all’incessante movimento dei cicli cosmici. Lo stesso principio che, mutuato dal mondo germanico attraverso un sempreverde illuminato, sarebbe diventato l’Albero di Natale, emblema dell’Albero Cosmico.

Giano, conosciuto dai profani come il “dio bifronte” o “dio degli inizi”, condivideva con Angerona la potestà degli stati di passaggio. Giano ha la stessa radice di “ianua”, ovvero “porta”. Suo simbolo era la nave, l’emblema del viaggio iniziatico in tutte le civiltà, da Odisseo e Argo fino alla Barca Solare dei misteri di Iside e Osiride. Giano è colui che custodisce l’universo e ha il potere di volgerlo sui cardini, come ci dice Ovidio. È colui che ha le chiavi che aprono e chiudono, che legano e slegano, il dio che unisce e dissolve, colui che controlla i due movimenti contrastanti del cosmo attraverso il suo terzo volto, quello nascosto, quello che sintetizza l’unità degli opposti e che di Due fa Uno.
Infine Saturno. La figura di Saturno è sicuramente più nota rispetto alle altre due. Ma paradossalmente il suo essere “più famoso” lo ha reso anche il più sensibile a clamorosi fraintendimenti. Saturno per la maggior parte delle persone è il malvagio titano Kronos che mangia i suoi stessi figli, il dio nero con un carro trainato da draghi che rappresenta le forze divoranti e dissolventi a cui gli dei olimpici si devono opporre. Tutto ciò è parziale e impreciso. Giano e Saturno erano divinità molto legate, quasi inscindibili. Si dice che fu Giano ad accogliere Saturno nel Lazio, divenuto appunto la Saturnia Tellus, dopo che questi fu esiliato dal suo regno dell’Età dell’Oro. Saturno era infatti il sovrano dell’Era che fu prima di ogni inizio, l’Era in cui il tempo non esisteva, l’Era di felicità in cui ogni cosa dava frutto perché ogni potenza diveniva atto – per questo nel Lazio Saturno fu anche divinità agricola che proteggeva il seme nella sua fioritura – l’Era in cui l’uomo era in armonia e unità con il Divino.
Eppure Saturno si addormenta, il suo regno si sospende. E il tempo inizia a fluire, a far invecchiare, a divorare nel suo ciclo di morte e rinascita. Diventa il Kronos dell’immaginario comune, il drago che divora incessantemente, che non riesce mai a sfamarsi, come l’ego che incatena ogni ascesi o come il pensiero associativo che con il suo continuo fluire non permette di fermarsi e passare. Saturno è dunque tanto l’Oro quanto il piombo alchemico. Ma come insegna la stessa Arte Regale, è nel piombo che vi è l’Oro, è dal piombo che si fa l’Oro ed è solo rettificando il piombo che si realizza l’Oro.
Le feste dei Saturnalia che precedevano il Solstizio sono un rituale che realizza esattamente questo processo. Nelle notti più oscure, in cui il Sole-Oro è sempre più avvolto dall’oscurità plumbea della notte invernale, il mondo viene sconvolto dal caos. Ogni ordine sociale costruito tramite una gerarchia evocata dal piano divino viene sovvertito. Gli schiavi comandano sugli uomini liberi, la dissonanza e la perdita delle forme prende il sopravvento nelle città. Viene portata per le strade l’effige di un re vecchio, malato, infermo, un re che divorato dal tempo ha perso l’assialità e quindi diventa preda delle forze caotiche. Ma c’è chi mantiene la calma, il silenzio e la gerarchia, c’è chi conserva i segreti che neanche le forze più vulcaniche e infere del caos possono intaccare. C’è chi mantiene l’assialità quando tutto intorno è caos, ci sono le Angeronalia durante i Saturnalia. Ma chi in silenzio segue i misteri di Angerona non lo fa solamente per “mantenere” i segreti, per “conservare” ciò che è sacro in attesa che il caos finisca e che torni il Saturno dell’Età dell’Oro.
Chi segue Angerona agisce, il Mystes è un soldato, un milite. Egli sa che ciò che è senza tempo non può avere inizio o fine, sa che attendere nel tempo l’inizio di qualcosa che è a-temporale è pura follia. Sa che Saturno celato va risvegliato e che per raggiungerlo c’è bisogno di Giano, il dio sia degli inizi che della fine e che quindi è hic et nunc, in ogni momento e in ogni luogo, in ogni punto di contatto tra ciò che è qui e ciò che è Sopra, tra ciò che è tempo e ciò che è Eternità, proprio come l’Urbe che è anche Orbe fondata nel cuore della Saturnia Tellus in cui regnano tanto Giano quanto Saturno e in cui si può incarnare l’azione sacra che permetta di mantenersi immutabile nel caos e attraversare la porta del guardiano cosmico che veglia sul sonno del dio celato. Solo così la follia che vede al vertice gli schiavi e i loro principi degradanti che rendono schiavi anche gli uomini liberi può aver fine, preannunciando una nuova Era in cui il re vecchio, malato e malfermo può morire e rinascere nel Fuoco per tornare ad essere Re, il Re Saturno che torna al suo splendore a-temporale.
Carlomanno Adinolfi
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mardi, 16 juin 2015
Festa del Sole

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jeudi, 22 décembre 2011
Il ciclo dell’anno e l’avvento del solstizio d’inverno
Il ciclo dell’anno e l’avvento del solstizio d’inverno
I.
Il ciclo dell’anno dalla primavera al culmine dell’estate
Dopo la morte invernale della vegetazione, a primavera la Vita Universale risorge.
A Primavera una forza ascensionale pervade tutta la Natura:
la linfa vitale dalle radici sotterranee ha cominciato a circolare e a creare nuova vita verso l’alto,
dalla terra è spuntata nuova erba, i fiori si sono schiusi al Sole e si sono innalzati, gli alberi crescono, i rami si protendono: le foglie sopra i rami, i fiori sopra le foglie, i frutti sopra tutto.
Le forze tendono verso l’alto, verso la rinascita.
21 Marzo il Sole entra nell’Ariete. La forza di fuoco, che con slancio in avanti, produce una nuova messe primaverile.
A primavera, la Celebrazione del Dio che muore e risorge (Morte e resurrezione di Adone, di Attis, di Dioniso, di Baldur).
21 Aprile: il Sole entra nel Toro. La potenza della natura feconda.
Nei mesi successivi, la celebrazione dell’Ascensione: il Sole si innalza altissimo e rischiara il mondo (vedi anche l’interpretazione di Giuliano Augusto del solstizio d’estate: il Sole che quasi esorbita verso l’eccelso).
La Pentecoste: le fiamme dello Spirito di Fuoco che accende l’Aura degli uomini.
21 Luglio. Il Sole entra nella costellazione del Leone. Il Solleone dell’Estate.
L’Assunzione: innalzamento della Madre a Regina dei Cieli.
II.
Dalla caduta delle foglie alla neve d’inverno
Per tutta la Primavera la Natura è fiorita, si è ramificata, si è ricoperta di foglie, si è ramificata.
Per tutta l’Estate la Natura ha fruttificato. I frutti sono spuntati sui rami. Sono maturati al calore del Sole. Al termine dell’Estate gli alberi offrono all’uomo i frutti più dolci, più succosi, quelli che più a lungo sono maturati al Calore del Sole.
Al termine dell’Estate la Terra si è impregnata di tutto il calore e il calore ha arso i frutti sugli alberi.
Un processo di combustione cosmica ha avvolto i frutti, ma anche gli animali e l’uomo, rendendo questo ultimo risplendente di luce astrale.
A conclusione di ogni combustione: la cenere.
La cenere cade dalla fiamma che arde e dalla materia della combustione.
La cenere cade a terra, estinguendo ogni vitalità.
In Autunno le forze in atto sono le forze discendenti.
I frutti maturi già pendono dagli alberi appesantiti dalla gravità.
Poi le foglie ingialliscono e cadono verso il basso.
Gli insetti smettono di ronzare, di volteggiare, quasi abbattuti a terra.
Cade la pioggia.
E cade la cenere del mondo, arsa dal processo di combustione dell’estate.
La coscienza umana all’approssimarsi dell’autunno avverte il senso della caducità dei fenomeni terreni.
Samsara, impermanenza.
15 settembre, Festa dell’Addolorata. Maria il cui cuore è raffigurato come trafitto da sette spade: i sette dolori. Naturalisticamente interpretati come i sette faticosi mesi freddi-invernali. Ma il Dolore della Madre è più arcaicamente il dolore di Demetra, che cerca sua figlia Kore rapita dal Dio degli Inferi e trasportata nel mondo sotterraneo, esattamente come sulla soglia di settembre la vita vegetativa della natura è rapita, sequestrata, sottratta alla luce del giorno e ricondotta al mondo degli Inferi, lungo la via discendente indicata dalle radici degli alberi.
La coscienza stessa dell’uomo avverte il senso della caducità della vita umana: è la cosiddetta malinconia dell’autunno, che si ricollega facilmente alla malinconia della vecchiaia.
E tuttavia la coscienza deve reagire a questo sentimento elementare, deve aver chiaro il fatto che laddove la Natura appassisce e decade, in quello stesso momento lo Spirito si innalza e si fortifica.
Quando le foglie in autunno cadono e l’aria diventa più fresca, proprio allora il pensiero si rischiara e la volontà si corrobora.
Il 29 settembre la Festa dell’Arcangelo guerriero. L’Arcangelo che con la sua spada di ferro abbatte le schiere degli angeli traditori e li respinge nelle profondità della terra.
La forza del Ferro di Michele, in autunno discende dall’alto verso il basso, dal cielo verso la terra per orientare le volontà degli uomini che agiscono in armonia col Divino.
La Cenere: simbolo di ciò che cade dopo essersi innalzato verso l’alto, di ciò che per il fatto stesso di esser nato sulla terra è destinato alla morte.
Il manto di neve che in inverno ricopre la Terra, le conferisce un candore immacolato.
La Terra acquista la purezza di una donna che sta per diventare Madre, che sta per partorire il Figlio.
La Terra sta per generare il Fanciullo Solare e nello stesso tempo è purissima, ora è scevra da ogni sensualità: è Vergine e Madre.
V Ecloga di Virgilio.
La Neve è candida come la Luna: la Terra si ricopre di forze lunari, di forze che appartengono all’ambito della generazione, all’ambito di ciò che produce nuova nascita.
Il Solstizio d’Inverno è festa di Natale. Nasce il Sole Fanciullo, il nuovo Sole di Giustizia.
La lastra di ghiaccio, di purissima neve crea sulla Terra un immenso specchio che attira i raggi solari e li riflette.
La Luce Solare viene riflessa dalla Terra e si incarna in essa.
Il periodo invernale è anche il periodo del forte pensiero.
Infatti la mente è lunare e riflette la Luce delle Idee. Come la Terra ricoperta di neve che riflette la Luce del Sole.
La mente concepisce il Pensiero, esattamente come la Madre concepisce il Figlio/Logos Universale.
L’immagine della Madre: purissima, lunare, coronata di dodici stelle.
L’immagine del Figlio Divino: essere solare irradiante luce, con la corona radiata solare sul capo.
III.
Le feste del calendario sacro
L’immagine gradualmente sorge nel passaggio dall’autunno all’inverno, attraverso le date che scandiscono il calendario sacro.
21 Agosto, il Sole entra nella costellazione della Vergine. Cessa il Solleone, l’Estate più ardente gradualmente si ritrae, ma nello stesso tempo maturano i frutti più dolci. Ermeticamente la bilancia regge la regione dello stomaco, dove avviene il metabolismo (nella pancia della donna, si custodisce anche il frutto di una nuova nascita).
8 Settembre. Nel bel mezzo del periodo di congiunzione tra Sole e Vergine si celebra la festa della Natività della Vergine. La natura a questo punto si spoglia della sua sensualità, diventa più casta. Le foglie cadono e si rafforza il sentimento dello Spirito Eterno che si innalza al di sopra del ciclo delle stagioni.
21/29 settembre: equinozio d’autunno e festa di San Michele Arcangelo. Il Ferro siderale che respinge lo Zolfo estivo. La spada dell’arcangelo solare respinge le forze oscure legate alla incoscienza e dunque alla ottusa materia, a ciò che tende al tradimento dello Spirito.
Il Sole entra nella Bilancia: le due coppe del giorno e della notte si bilanciano perfettamente nel giorno dell’equinozio. Questo equilibrio tra luce e oscurità, diventa anche equilibrio psicologico, impulso alla calma dell’anima, al senso di giustizia (Bilancia = Giustizia) e di armonia. L’Arcangelo che nella mano destra ha la spada, nella sinistra ha la bilancia. Ermeticamente la Bilancia regge la regione dei fianchi che si bilanciano continuamente nel movimento del corpo.
21 ottobre: il Sole entra in Scorpione. Lo Scorpione segno freddo e liquido. Esso rimanda alla morte. Il pungiglione che colpisce a morte (ma il pensiero va anche alla Forza Divina che vince la morte: “O morte, dove è il tuo pungiglione?”). Sotto il segno dello Scorpione un ciclo di vegetazione definitivamente muore: la natura vecchia va “al macero” così come le foglie ingiallite e cadute a terra marciscono una volta che sono inzuppate di acqua. Ma il momento estremo della morte è anche quello in cui si prepara la ri-generazione: si pongono nella terra feconda i semi di nuove nascite. In questo momento gli uomini si avvicinano alla regione dei Morti. Ermeticamente lo Scorpione regge la regione dei genitali.
30 ottobre/2 novembre: il Samain celtico, perpetuato nella attuale festa dei Santi e dei Morti. La morte della natura vegetante ci ricollega spontaneamente al mondo dei Morti, il ritrarsi della vita nelle radici sotterranee spontaneamente ci riconduce al Regno di Plutone, all’Ade. Che però è anche il Regno dell’Occulto, dunque di conoscenze invisibili e di ricchezze nascoste. In questi giorni è fortissima la comunione tra i Vivi e i Morti.
Il 21 di Novembre il Sole entra in Sagittario. Segno di Fuoco, legato al forte Volere. Ermeticamente il Sagittario governa la regione delle cosce che spingono la mobilità dell’uomo.
Alla fine di Novembre l’Avvento del Sole Invitto si percepisce sempre più forte. Nel buio precoce che avvolge il giorno, si rafforza il sentimento del mistico Sole dell’Interiorità: Luce che splende nelle Tenebre, Sole che nasce a Mezzanotte. La ruota del mese, con i suoi quattro assi rotola verso la più sacre delle feste: il Solstizio d’Inverno, Natale del Sole Invincibile.
Due festività consacrate a figure femminili precedono l’evento:
8 Dicembre: festa dell’Immacolata (“Anahita”, l’Immacolata presso i Persiani). La Terra si ricopre del manto di neve, ogni sensualità si spegne, il pensiero si illumina nella interiorità. L’Astrale si predispone a generare l’Io, libero da ogni impulso animale. L’Anima Mundi si prepara a sciogliere la nascita dello Spirito Solare.
13 Dicembre: festa di Santa Lucia. Presso gli Svedesi è la festa della Luce. Si accendono nelle case le lampade. Una luce flebile ma inestinguibile illumina le giornate quasi completamente avvolte nelle Tenebre esteriori.
La Triade di Donne Divine nella Divina Commedia di Dante: Maria – Lucia – Beatrice.
Le forze cosmiche discendenti che caratterizzano l’Autunno e i mesi d’Inverno puntano alla incarnazione nel grembo della Madre del Fanciullo Divino (Dios-Nysos): il nuovo Sole.
Al Solstizio d’Inverno la nascita del Sole Fanciullo avviene nella Caverna del Mondo.
Dalla caverna del mondo si irradia il Fanciullo Solare.
17:48 Publié dans Terres d'Europe, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solstice, fêtes solsticiales, solstice d'hiver, fêtes, paganisme, traditions, traditonalisme, traditioons d'europe, culte solaire |
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