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mardi, 03 mars 2015

Le Venezuela dans la tourmente: un peuple confronté à l’Empire

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Le Venezuela dans la tourmente: un peuple confronté à l’Empire

Auteur : Oscar Fortin
 
 
 
 
Ex: http://zejournal.mobi

miss-venezuela-a-interet-de-faire-attention.jpgEn tout premier lieu, le Venezuela est un pays de l’Amérique du Sud qui fonctionne sur la base d’une Constitution que le peuple vénézuélien a acceptée majoritairement lors d’un référendum en 1999. Cette constitution consacre la séparation des trois grands pouvoirs de l’État : exécutif, législatif et judiciaire. Il s’agit donc d’un État de droit, régi selon les dispositions de cette Constitution du peuple. Une place importante y est faite à la participation du peuple dans l’exercice du pouvoir. C’est ce qu’on appelle la démocratie participative.

Cette démocratie participative se distingue des démocraties représentatives par le fait que le peuple et ses intérêts passent avant ceux des oligarchies dominantes de la société. Dans les démocraties représentatives, le citoyen et la citoyenne vont voter et donnent pour ainsi dire un chèque en blanc pour la durée du mandat à ceux et celles qui seront élus. Ces derniers pourront, à la limite, disposer des pouvoirs de l’État comme bon leur semble. En général, les constitutions des pays qui se font les défenseurs de la démocratie représentative ont été rédigées et votées par eux-mêmes. Les peuples concernés n’ont pas eu leur mot à dire.

Au Venezuela, le peuple, à travers divers regroupements,  est impliqué dans la définition des grandes orientations des politiques gouvernementales. Le peuple est le lobby le plus important et celui auquel s’attache le plus le gouvernement. Il y a au Venezuela une mobilisation extraordinaire du peuple qui se manifeste et qui fait entendre sa voix. Ce sont les agriculteurs, les travailleurs, les femmes, les personnes âgées, les jeunes, etc. à qui le gouvernement ouvre ses portes, mais aussi auprès desquels il se fait intensément présent. Il y a pour ainsi dire un lien organique, entre le peuple et ses gouvernants, qui s’enracine dans le partage d’intérêts communs.

Cette démocratie du peuple, par et pour le peuple, fait mal a ceux et celles qui s’étaient approprié du mot « démocratie » pour faire des pouvoirs de l’État un pouvoir au service de leurs intérêts. Bien camouflés derrière les apparats de la démocratie et du bien commun, ces dirigeants se mettaient entièrement à la disposition de ceux et celles qui les avaient conduits à ces fonctions. En général, ce cheminement vers le pouvoir était relativement simple. D’abord un système électoral pas trop scrupuleux sur les normes et les votes, puis suffisamment d’argent pour faciliter des prises de décision des électeurs et électrices. Une fois en place, le paiement des redevances des commanditaires commence. Les richesses naturelles du pays seront remises non pas au plus offrant, mais au plus généreux dans ses pourboires. On se gardera de ce que le peuple en sache le moins possible, rendant l’accès à l’éducation plus dispendieuse. Le système devra permettre suffisamment d’alimentation pour que le travailleur et la travailleuse aient suffisamment d’énergie pour produire, mais pas trop pour en demander davantage.

Au Venezuela, avec l’arrivée de Chavez ,en 1998, puis avec la nouvelle Constitution en 1999, ce scénario a été changé. Le peuple reprend son pouvoir pour servir d’abord et avant tout ses intérêts qui sont ceux du Bien commun. Rien pour plaire aux usurpateurs de la démocratie qui en avait fait une couverture pour leurs méfaits. La bourse et le pouvoir ont changé de mains. Le peuple et son gouvernement ont pris la bourse et le pouvoir.

Depuis ce jour, ces oligarchies et l’oncle Sam ne peuvent accepter que les revenus du pétrole leur échappent et que les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires ne leur obéissent plus. Coups d’État, référendum révocatoire, élections par dessus élections, campagnes nationales et internationales pour discréditer, diaboliser, cette démocratie du peuple pour et par le peuple, rien n’y fit. Le Peuple et son gouvernement résistent. Pourtant, leurs adversaires ne lâchent pas.

En janvier dernier, ces adversaires ont créé la rareté des biens essentiels en gardant dans des entrepôts des centaines de milliers de tonnes de ces biens tout en imputant, per leurs médias, la faute au Gouvernement de Maduro, dans le but, évidemment, de soulever le peuple contre son gouvernement. Beaucoup de ces biens ont également servi à alimenter un marché au noir devenu plus que florissant. Il en fut de même avec les réseaux de contrebande qui en faisaient passer des tonnes du Venezuela à Colombie.
Le peuple a su résister et ne pas se laisser emporter par la propagande et les frustrations générées par cette rareté.

Ce ne fut que parti remise. En février, plus précisément les 11 et 12 février,  un coup d’État était démantelé par le Gouvernement. Il s’agissait d’un coup d’État planifié sur le modèle de celui du Chili, en 1973, pour ce qui a trait aux bombardements aériens, et de celui d’avril 2002, à Caracas, pour ce qui a trait au gouvernement de transition. C’est avec la collaboration de quelques militaires que des bombardements allaient détruire le Palais présidentielle de Miraflores, attaquer le centre d’information et de diffusion Télésurtv , le ministère intérieur et un quartier de la population de Caracas, dans ce dernier cas,  pour semer la terreur auprès de la population. Informé de ces évènements à venir, le gouvernement a procédé, le 11 février, à l’arrestation de certains des militaires impliqués, lesquels ont révélé la totalité du plan dans lequel ils s’étaient compromis.

Toutes ces informations ne sortent pas dans nos grands médias. On s’alimente plutôt des mensonges d’une propagande devenue grossière tellement elle s’éloigne de ce qui peut avoir un semblant de vérité. Même l’Épiscopat vénézuélien participe à ces opérations de dénigrement du gouvernement et de désinformation de ce qui se passe réellement au Venezuela. Il agit comme une véritable agence des Etats-Unis dans le pays. Dans le cas de la crise provoquée par la guerre économique de janvier, il savait très bien qui étaient les responsables de la rareté de ces biens dans les centres de distribution, mais il n’en continua pas moins à imputer au gouvernement la responsabilité de cette crise.

Au Venezuela existent une Constitution et des procédures qui permettent de se défaire d’un dirigeant qui n’est pas à la hauteur de ses fonctions. Cette procédure est celle du référendum révocatoire dont peu d’États disposent. C’est une alternative pour l’opposition vénézuélienne de sortir le président Maduro de sa charge de Président. Il y a également des élections législatives qui sont prévues pour cette année. Une autre occasion pour l’opposition de s’imposer par la voie électorale comme majorité au Parlement.

Au Venezuela, c’est le Peuple qui décide. Ce ne sont ni les oligarchies, ni Washington qui décide, mais le Peuple. Si les mécontents et les insatisfaits se retrouvent en minorité, qu’ils prennent leur mal en patience en s’accommodant au régime de droit existant, sinon qu’ils prennent le maquis et qu’ils en en subissent  les conséquences. Qu’ils ne viennent surtout pas se faire passer pour les défenseurs de la démocratie alors qu’ils en sont les saboteurs. Aucun État se disant démocratique ne peut accepter que des groupes se présentent en toute impunité avec l’arme de la violence pour renverser un gouvernement légitimement élu. Des sanctions très sévères sont prévues pour ce type de personnes et d’organisations. Ce sont, à toute fin pratique, des terroristes à visage découverts.

Si ces adversaires du président Maduro sont si convaincus du bien-fondé de leurs qu’ils s’adressent aux tribunaux ou qu’ils aillent convaincre le peuple de leur point de vue. Ce n’est ni le pape ni Obama qui résoudront ce problème. Au Venezuela, l’arbitre suprême c’est le peuple. Cette référence est d’autant plus fiable que le Venezuela peut compter sur un système électoral qui laisse très peu d’espace à la fraude et à la tricherie, un des meilleurs au monde selon la Fondation Carter. Le vote déposé dans les urnes est celui qui est compté. Les Mexicains et bien d’autres peuples aimeraient bien avoir un tel système, mais ça ne leur sera possible qu’avec une nouvelle Constitution écrite par le peuple et pour le peuple.

Je termine en invitant tous les opposants qui se présentent pour de grands démocrates d’aller à la rencontre du peuple pour les convaincre de voter pour eux. Vos appels à Obama et au Pape ne sauront remplacer vos appels au Peuple. C’est lui qui, en dernière instance, décide.  C’est ce qu’on appelle la démocratie.


- Source : Oscar Fortin

lundi, 02 mars 2015

Contre le Venezuela: La stratégie du coup d’état permanent

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Contre le Venezuela: La stratégie du coup d’état permanent

Jean Ortiz*
Ex: http://metamag.fr

Une tentative de putsch, soutenue en sous-main par Washington , a été déjouée les 11 et 12 février grâce à de jeunes officiers. Des jeunes officiers des forces armées nationales bolivariennes ont permis qu’avorte, le 12 février 2015 , une tentative de putsch impliquant de hauts gradés de l’aviation militaire et des civils liés à l’organisation d’extrême droite Primero Justicia.


Le Venezuela est confronté, depuis le coup d’État éphémère d’ avril 2002 contre Hugo Chavez, à ce que l’on pourrait appeler un « coup d’État permanent », une stratégie aussi évidente que cynique, une « guerre de basse intensité », implacable , menée sous la supervision et la planification nord-américaine. Le porte- parole du département d’État Jan Psaki a qualifié de «  ridicules » les accusations du Vénézuéla contre les États-Unis. Caracas crierait : « Au loup ! » alors qu’il n’y aurait aucun danger. Histoire de décrédibiliser les craintes fondées, preuves à l’appui, de la révolution bolivarienne et d’endormir la vigilance de son peuple et des soutiens internationaux. Le scénario putschiste, écrit aux États-Unis , est mis en œuvre par une opposition haineuse, revancharde, qui était au courant des préparatifs du coup d’État. Il s’agit, pour cette coalition (la MUD), qui va de l’ultra droite aux ex-sociaux-démocrates, de parvenir à diviser et à battre le chavisme, par la conjugaison déstabilisatrice de tous les moyens possibles.


Déstabilisation économique et guerre idéologique


En premier lieu, la guerre économique, via l’accaparement et le stockage illégal, à des fins spéculatives, d’aliments, de médicaments , de produits sanitaires … Via la spéculation tous azimuts , la hausse des prix, la contrebande, afin de fatiguer la population par des pénuries organisées, de provoquer la colère , d’inciter aux pillages. Les chavistes sont au gouvernement, mais la réalité du pouvoir économique reste encore majoritairement aux mains des patrons et de la droite. Qui plus est, un embargo financier international se met peu à peu en place contre Caracas… La déstabilisation économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants  : désinformation, mensonges, manipulations, faux sondages , afin de créer un climat défaitiste à l’intérieur et de brouiller l’image internationale du pays, de l’isoler, en créant un effet repoussoir (les « experts » en intox ont attribué au Venezuela le plus important « risque pays »). Tout cela alimente une stratégie de la violence , renforcée par les sabotages, les infiltrations massives de groupes paramilitaires par la frontière colombienne (aujourd’hui disséminés partout dans le pays, y compris dans la capitale), l’ assassinat de dirigeants chavistes, comme le jeune Robert Serra , etc. Le gouvernement a exhibé des preuves ( vidéos, photos…) de rencontres de diplomates de l’ambassade des États-Unis à Caracas avec des leaders de l’opposition, des officiers… Le président Maduro, entouré de l’ état-major militaire et politique , a dénoncé la tentative de putsch et les ingérences des diplomates nord-américains. Il a appelé à renforcer la défense et la protection du pays ; les ambassadeurs vénézuéliens à l’étranger ont été invités à ne pas quitter leur poste . L’opposition est largement financée par la CIA, des « fondations » made in USA (l’Usaid, la NED…) ou espagnoles ( celle d’Aznar). Au final, s’ amplifie l’ opération « Salida » ( sortie) du président légitime, Nicolas Maduro, initiée par des « guarimbas » (barricades ) sanglantes tenues jusqu’au printemps 2014. Un soulèvement qu’ils travaillent à réussir cette fois . Les États-Unis y « mettent le paquet » et sont décidés à aller jusqu’au bout. Le plan putschiste « Jericho » prévoyait, notamment, le bombardement de centres stratégiques de la capitale par un avion étranger, « Super Tucano », modèle EMB -314B1, repeint aux couleurs du Venezuela. Cet avion (immatriculé N314TG) appartient à l’ agence mercenaire américaine Blackwater Worldwide, également connue comme Academi, spécialisée dans le recrutement et l’entraînement de mercenaires pour des opérations ciblées à l’étranger.


Visa de sortie et quantité importante de dollars pour les conspirateurs


Le plan impliquait des conspirateurs, la plupart arrêtés. Les officiers en cause étaient en contact avec l’ambassade des États-Unis ; celle-ci leur avait octroyé un visa de sortie, au cas où, et une quantité importante de dollars. Le général de brigade de l’ aviation Oswaldo Hernandez Sanchez et le député Julio Borges, responsable du parti Primero Justicia, apparaissent comme les principaux instigateurs, soutenus par un réseau de militaires d’active ou mis à l’écart, et des civils, dont le maire ex- social-démocrate (Antonio Ledezma) de la capitale métropolitaine. Sont impliqués également le général Maximiliano Hernandez Sanchez, le colonel José Suarez Romulo, le major César Arnoldo Pérez Carrero, lecapitaine Hector José Noguera Figueroa (en fuite), et les premiers lieutenants Peter Alexander Moreno Guevara , Carlos Esqueda et Wilfredo Castillo , ainsi que le lieutenant Ricardo José Antich Zapata et Henry Javier Salazar Moncada , etc. Le « golpe » (coup d’État) devait être précédé de la publication d’un manifeste appelant à la constitution d’un gouvernement provisoire. Les pays latino-américains de l’Unasur et leur secrétaire général Ernesto Samper, ex-président « libéral » de la Colombie, ont réaffirmé leur soutien au Venezuela face aux « ingérences » des États-Unis. Ernesto Samper a mis en garde contre « la préoccupante escalade de la violence » à l’égard de la démocratie vénézuélienne.


*Source

 

vendredi, 06 février 2015

US-Cuban Rapprochement

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US-Cuban Rapprochement: Remedy to the Growing Isolation of the US in Latin America?

Mahdi Darius NAZEMROAYA

Ex: http://www.strategic-culture.org

 

It is important to pay attention to the events in Latin America. Not only are the events there indicative of regional changes, but they are also indicative to events in Eurasia. The US decline in the Middle East and Washington’s increasing tensions with the Russian Federation and the People’s Republic of China are playing out in the Caribbean, Central America, and South America.

US Rapprochement with Cuba

Havana and Washington announced that they were going to respectively reopen their embassies in one another’s capitals on December 17, 2014. After secret negotiations that were facilitated by the Canadian government and Vatican City, the last three of the Cuban Five—Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, and Ramón Labañino—were freed in exchange for the US agent Alan Gross. Not long after the Cuban government also released several Cuban prisoners at the request of Washington as part of the agreement struck between Havana and Washington for rapprochement.

There are multiple factors behind the US move to normalize relations with Cuba, but one of the most important factors is that the political establishment in the Washington Beltway realized in 2013 that the US was increasingly losing influence in the Western Hemisphere. The Community of Latin American and Caribbean States (CELAC), which by design excludes the US and Canada, has increasingly sidestepped the Organization of American States (OAS). Even attempts to reinvigorate the OAS, which Washington uses as a panel of influence in the Western Hemisphere, have failed. In this regard, the Cubans flatly refused in 2009 to normalize their participation in the OAS after they were invited back into the pan-American organization.

South of Cuba, Argentine and Brazilian cooperation with China, India, Iran, Russia, and other independent powers has intensified. Inversely, Argentine and Brazilian relations with the US have declined. The two South American giants openly sided with the Chinese, Iranians, and Russians against US plans to bomb Syria in 2013 and joined ranks with Russia, India, China, Indonesia, and South Africa against the US, Britain, France, Canada, Saudi Arabia, Turkey, and their allies at the September 2013 G-20 Summit held in the Russian city of St. Petersburg [1]. 

Tensions between the US and Brazil and Argentina

Not only was Washington challenged on its war plans against Syria by most of Latin America and the independent strata of the international community in 2013, but the US began to be challenged even more openly by the South American giants Argentina and Brazil. Brasilia has not hidden its anger over the fact that the US has used its surveillance agency the National Security Agency for industrial espionage against Brazil and to monitor Brazilian political leaders. [2] While there has been an attempt to whitewash this by the US government and mainstream media outlets, US espionage against the Brazilians has widened the chasm of differences between the Washington and the Portuguese-speaking South American giant.

In 2013, at about the same time that the US government was challenged about Syria at the G-20 Summit, Brazilian President Dilma Vana Rousseff would denounce Washington and its intelligence agencies. President Rousseff would condemn the US for violating international law in front of the entire United Nations. [3] Not only were Washington’s claims of using surveillance and spying practices only for security reasons and against enemies proven to be false, but the revelations of US spying further exposed the criminal and degenerating nature of US foreign policy. In a visible gesture to US elites demonstrating Brazilian resentment, Brasilia rejected giving the US company Boeing a lucrative contract to replace its fighter jets. [4] Instead the Swedish company Saab was given the $4.5 billion (US) contract. [5]

Washington opted to keep silent when confronted by Brazil. This was also the case in 2014 when the US government was openly challenged by Argentina. Speaking during a televised broadcast from the Casa de Gobierno, Argentine President Cristina Fernández de Kirchner accused the US of wanting to assassinate her or toppled her government via regime change in Buenos Aires on September 30, 2014. [6] Hours after the US Embassy in Buenos Aires issued a security warning to US citizens either already inside or traveling to her country, she told the people of Argentina that that «if something happens to me, don’t look to the Mideast, look north» to the US government. [7]

Madame Kirchner’s statements were a visible signal of the deterioration of relations between Argentina and the US as a result of US machinations to manipulate Argentinean policy by exploiting Argentina’s debt through a group of bond holders known as the vulture funds. Early in the same month as her television address accusing the US of having nefarious plans against Argentina, President Fernández de Kirchner and Argentina opted to address «economic terrorism» at the UN as the most malignant force in the world instead of the mythical terrorists that are constantly reinvented and rebranded by the US and its allies to wage their war of conquest.

Madame Kirchner even diplomatically challenged the US at a high-level meeting of the UN Security Council that was held on September 24, 2014. After UN Security Council Resolution 2178 was unanimously passed, Kirchner reminded President Obama and his delegation that the terrorist the gathered world leaders were addressing were called «freedom fighters» by Washington just a year earlier in 2013 and Washington’s «War on Terror» has actually helped increase terrorism instead of reducing it. She finished by saying that Argentina was under siege by the vulture funds while her country was working to develop its energy resources and become an energy exporter.

Not only was Cristina Fernández de Kirchner diplomatically alluding to the US delegation that she knew that the US was using the vulture funds as leverage against Argentina, she also said she knew it was linked to petro-politics. To the anger of NATO member Spain, Argentina had taken back control of Yacimientos Petrolíferos Fiscales (YPF), its national energy company, from the Spaniard oil conglomerate Repsol on March 3, 2012. One of the reasons for this was that Argentina planned on developing its shale oil and natural gas reserves with hydraulic fracking. Argentina, however, upset the US by decided to do this with the help of the Russians. It is in this context that Russian President Vladimir Putin had visit Argentina two months earlier and announced that Moscow and Buenos Aires were strategic partners after signing an entire package of agreements, including information, energy, and military cooperation deals, with the Argentines on July 12, 2014. [8] It was no coincidence that a Putin and Kirchner jointly inaugurate the maiden broadcast of Russian news channel RT en Español in Argentina on October 9, 2014. [9] A few days after Madame Kirchner challenged the US at the UN, Moscow and Buenos Aires signed «an important bilateral energy contract for Gazprom to cooperate with YPF to explore and develop Argentina’s natural gas reserves.» [10] According to Reuters, the «Gazprom deal would be the second major investment for Argentina after Chevron Corp agreed last year to invest $1.24 billion into the promising Vaca Muerta [despoits]» in South America’s southernmost region of Patagonia. [11] This is why President Fernández de Kirchner has commented the vulture funds «look a lot like the eagles of empires.» [12]

2014 Saw a Failed Coup in Venezuela

It should be noted that the renewal of Cuban-US relations by Washington took place almost one full year after the US-supported anti-government riots failed to bring about regime change Venezuela again. 

After the Coalition for Democratic Unity (MUD) candidate Governor Henrique Capriles Radonski—a wealthy lawyer that became the governor of Miranda in 2008 who has openly called for the reversal of Chavista policies and the cancellation of Venezuelan ties with Cuba, China, Iran, and Russia—lost the April 2013 presidential elections to Nicolás Maduro Moros, the MUD refused to admit defeat and unceremoniously alleged fraud. The unraveling of events went thus: «With the initial support of the US government, Governor Capriles refused to accept the results even after an audit of more than half the votes was conducted through his insistence. Capriles then demanded that all the votes be recounted, which was accepted by the National Electoral Council. Capriles, however, made additional demands including a call for the full audit of the voter registry and essentially a retracing of all the votes cast (not merely a vote count). Even when the National Electoral Council with great hardship tried to meet his increasing demands and did verify that Maduro won the election fairly, Governor Capriles refused to admit defeat and said that the election was a hoax. Even the US government was forced to back down from supporting him.» [13]

Instead Capriles and the MUD incited street violence in Caracas and other Venezuelan cities. Using the opposition’s ownership of most the Venezuelan media, a distorted image of the protests was presented and the MUD misled some Venezuelan citizens with legitimate grievances about crime and inflation into supporting its attempts to remove President Maduro. Trying to win international opinion, at the same time doctored images were circulated by the anti-government forces. The anti-government forces and their supporters also used Argentine, Brazilian, Bulgarian, Chilean, Egyptian, Greek, and Singaporean protest pictures where security forces were confronting protesters. Using these pictures, they dishonestly claimed that the photographs were evidence that government in Caracas was using brute force against peaceful protesters.

A good and bad cop strategy was used by the opposition. Capriles started a dialogue with Maduro to get concessions, while pressure was exerted from the street riots by the convicted embezzler Leopoldo Lopez Mendoza and the US-funded Maria Corina Machado, two opportunists that signed were involved with the US-supported military coup in 2002 signed the Carmona Decree that suspended democracy and democratic institutions in Venezuela. Not only did Lopez support a suspension of democracy, «he was also a key figure in instigating the anti-government protests and violence in front of the Miraflores Palace that was used as a pretext to declare Chavez illegitimate.» [14] Their tactics were the same in 2014 as in 2002: pushing for bloodshed and a loss of life by planting gunmen that would start firing at the security forces among protesters. This is an approach that is best described as follows: «[The aims are] to instigate violence and a loss of human life as a tactic to delegitimize the Venezuelan government and to justify the mainstream opposition’s strategy to work outside of any democratic framework. It cannot be emphasized enough that their aims are to increase political chaos and to disrupt Venezuela’s political stability with the goal of creating a vacuum to justify acting outside of the democratic framework of elections.» [15]

This is exactly what happened in 2002. After nineteen people died, the opposition-controlled media constructed a false narrative to present the coup to the people and the international community as a noble reaction against a brutal government that had lost all legitimacy by killing its own people. The above events in Venezuela—from the good cop and bad cop strategy to the instigation of violence and media deceptions—are almost a cut-and-paste model of EuroMaidan in Ukraine.

Washington is Refocusing on Latin America

Washington is worried that the Kremlin could reciprocate the US and NATO military buildup in Eastern Europe by initiating their own military movements in the Western Hemisphere. The Pentagon has been concerned that the Kremlin could establish a permanent military presence in the Gulf of Mexico from places like Maiquetia in Venezuela with Russian strategic nuclear assets as an answer to Pentagon moves on the borders of Russia and the Collective Security Treaty Organization. Although it was denied shortly after by the Kremlin, during the same 2014 tour in which he visited Argentina, it was reported that Putin had made a deal with Havana to reuse the Russian signals facility in Lourdes that it abandoned in 2001 so that Russia could monitor the US. [16]

The US has anxiously been watching as the Chinese lead the construction of the Grand Canal of Nicaragua and while the Farabundo Martí National Liberation Front (FMLN) in El Salvador carefully reaches out to Beijing and Moscow; El Salvador is already a quasi-member of the Bolivarian Bloc through joint projects between Cuba, Venezuela, and FMLN-controlled structures such as the Intermunicipal Energy Association for El Salvador (ENEPASA) which owns ALBA Petróleos with Caracas. Although incomplete, the title of an article published by Forbes says a lot about what is happening: «As The US Sleeps, China Conquers Latin America.»14 In this regard, there should be no mistake about it: the US is trying to reassert itself in Latin America and the Caribbean. Not only is Washington trying to push out competitors like Russia and China, it is also trying to abate the rise of the Argentineans and Brazilians as world powers. Furthermore it wants to dissolve or control the Bolivarian Bloc and undo its work through ALBA.

Targets for Regime Change: Venezuela and Argentina

Both Havana and Washington think that they can manage and capitalize from Cuban-US rapprochement and not be manipulated by the other side. In regards to Cuba, a wing of the US foreign policy establishment—as well as opponents of the Cuban government working in US think-tanks—believes that the United States can co-opt Cuba and entrenching it into Washington’s orbit through trade and economic reforms that will change Cuba’s normative system. [17] 

Elite opinion in Washington, however, still believes that the US can re-conquer Latin America and the Caribbean. This is why Venezuela and Argentina are US targets. Regime change in both Buenos Aires and Caracas is part of a global strategy. Even the energy war that includes price drops target Argentina and Venezuela simultaneously with Washington’s rivals in Eurasia. With the manipulated price drop in energy prices—which hurts US rivals like Iran, Russia, and Ecuador—the Venezuelan government has had to make cuts in its budget while Argentina’s ambitions to become an energy exporter with Russian help are now in question.

In Venezuela, the price in energy prices is hurting the economy and the Venezuelan government’s ability to sustain its social programs. The economic problems being caused by the energy price drops is being used by the US-supported opposition to stoke the flames of sedition in Venezuela again with the hopes of renewing anti-government protests in 2015. Regime change is still on the drawing board in Caracas. 

South of Venezuela, pressure has been renewed on the Argentine government using the death of Alberto Nisman on January 18, 2015. Nisman, who had been investigating the bombing of a building belonging to the Argentine Israelite Mutual Association (Asociación Mutual Israelita Argentina; AMIA) for ten years as a special prosecutor, was found dead with a gunshot wound to the side of his head in the bathroom of his locked apartment on January 18, 2015. [18] Before he died, it was revealed that he has been working with elements of Argentina’s Secretariate of Intelligence to build a case against President Kirchner that would have probably been used to remove the government. [19] Like the vulture funds, his death and the politicization of the AMIA case are being used as a pretext for US interference in Argentina’s affairs. 

NOTES
 
[1] Joe Murphy, «Divided they stand: G20 ends with East and West still split over Syria action», Independent, September 7, 2013; Matt Spetalnick and Alexei Anishchuk, «Obama rejects G20 pressure to abandon Syria air strike plan», Reuters, September 6, 2013.
[2] Julian Borger, «Brazilian president: US surveillance a ‘breach of international law,’» Guardian, September 24, 2013; Daniel Trotta, «At U.N., Brazil’s Rousseff blasts U.S. spying as breach of law», Reuters, September 24, 2013.
[3] Ibid.
[4] Alonso Soto and Brian Winter, «Saab wins Brazil jet deal after NSA spying sours Boeing bid», Reuters, December 18, 2013.
[5] Ibid.
[6] Daniel Merolla, «US could topple my government, kill me: Argentina’s Kirchner», Agence France-Presse, October 1, 2014.
[7] Ibid.; Bureau of Diplomatic Security, US Department of States, «Security Message for U.S. Citizens: Buenos Aires (Argentina), General Security Awareness», September 9, 2014:
[8] «Russia, Argentina sign several documents on strengthening cooperation», ITAR-TASS, July 13, 2014.
[9] Mahdi Darius Nazemroaya, «Eagles of Empire and economic terrorism: Are vulture funds instruments of US policy?» RT, October 24, 2014.
[10] Ibid.
[11] «Argentina says natural gas deal reached with Russia’s Gazprom», Reuters, October 8, 2014.
[12] Uki Goñi, «Argentina president claims US plotting to oust her», Guardian, October 1, 2014.
[13] Mahdi Darius Nazemroaya, «Rise of the Anti-Government Flash Mobs: First Ukraine, Now Venezuela», Global Research, February 20, 2014.
[14] Ibid.
[15] Ibid.
[16] Alec Luhn, «Russia to reopen spy base in Cuba as relations with US continue to sour», Guardian, July 16, 2014; «Putin denies Russia plans to reopen spy base in Cuba», British Broadcasting Corporation News, July 17, 2014; «Putin Denies Plans to Re-open Soviet-Era Intel Outpost in Cuba», RIA Novosti, July 17, 2014.
[17] Mahdi Darius Nazemroaya, «Verso una restaurazione capitalista nella società cubana?»[«Towards capitalist restoration in Cuban society?»], trans. Filomena Guglielmi and Daniele Scalea, Geopolitica 1(4) (2012): pp.101-112.
[18] Almudena Calatrava, «Supporters doubt Argentine prosecutor killed self», Associated Press, Janaury 20, 2015; Jonathan Watts, «Argentinian government moves to dissolve domestic intelligence agency», Guardian, January 27, 2015.
[19] Jonathan Watts, Argentinian governments moves», op. cit. 

mardi, 26 août 2014

Le Venezuela et la Bolivie avaient expulsé la DEA de leurs pays en l'accusant d'espionnage

Vous vous souvenez que le Venezuela et la Bolivie avaient expulsé la DEA de leurs pays en l'accusant d'espionnage ? Apparemment ils avaient raison…

Auteur : Stephan Lefebvre
 
 
Dans leurs récent article publié dans The Intercept au sujet des activités d'espionnage réalisées par le gouvernement des Etats-Unis, Ryan Devereaux, Glenn Greenwald et Laura Poitras examinent et publient des documents filtrés qui paraisent prouver que le gouvernement des Etats-Unis a utilisé l'Administration pour le Contrôle des drogues (DEA, en anglais) dans le but de prêter main forte à l'Agence Nationale de Sécurité (NSA, en anglais) afin d'espionner des citoyens étatsuniens ainsi que d'autres personnes dans des pays étrangers.

Ceci est présenté dans le but de montrer que la NSA a assisté la DEA dans l’effort réalisé afin de capturer des narcotrafiquants, mais les documents filtrés font aussi référence à « une vibrante relation de double-voie pour l’échange d’information » entre les deux agences de renseignement, ce qui implique que la DEA partage ses informations avec la NSA pour contribuer à des activités d’espionnage qui sortent du cadre tu trafic de drogue. Ceci pourrait peut-être expliquer comment la NSA a pu réunir non-seulement des métadonnées, mais aussi des enregistrements audio complets de « pratiquement chacune des conversations réalisées par téléphone portable dans la nation insulaire des Bahamas ».

Les auteurs signalent que,

Depuis maintenant longtemps, la DEA s’est retrouvée dans une position privilégiée pour aider la NSA à obtenir des accès clandestins aux réseaux informatiques étrangers. « La DEA maintient d’étroites relations avec ses homologues de gouvernements étrangers et des associés approuvés », informait le directeur des efforts de la NSA dans la lutte contre la narcotrqfic dans un mémorandum datant de 2004.

Effectivement, avec plus de 80 bureaux dans le monde entier, la DEA est une des agences étatsuniennes les plus amplement déployées au niveau international.

Mais ce que beaucoup de gouvernements étrangers ignorent c’est que les agents de la DEA étatsuniens ne se limitent pas à combattre les narcotrafiquants. « La DEA est de facto une des opérations d’espionnage des plus importantes qui existent », signale Finn Selander, ex-agent spécial de la DEA qui travaille avec le groupe qui veut promouvoir une réforme dans le secteur des narcotiques, Law Enforcement Against Prohibition (Forces de l’ordre contre le prohibition). « Notre mandat n’inclut pas seulement les drogues. Nous faisons du renseignement ».

Encore plus fort, ajoute Selander, la NSA a assisté la DEA durant des années lors d’opérations de surveillance. « Dans nos rapports, il y a des informations en rapport avec les drogues, mais il y a aussi des informations qui n’ont rien à voir avec les drogues ». « Mais les pays nous laissent [travailler chez eux] parce qu’ils ne nous perçoivent pas, en fait, comme une agence de renseignement ».

Alors que les documents qui accompagnent l’article révèlent des informations précises qui n’avaient jamais auparavant été disponibles pour le grand public, il ne s’agit pas de la première fois que la DEA doit faire face à des accusations d’espionnage.

En 2005, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a mis un terme à la coopération avec la DEA après avoir accusé l’agence d’espionner son pays. A ce moment, le porte-parole du Département d’Etat a répondu, « les accusations selon lesquelles la DEA serait impliqué dans des activités d’espionnage n’ont pas de bases. Il n’y a pas d’arguments ou de justifications qui les soutiennent ». [...]

Trois ans plus tard, le président Evo Morales a expulsé la DEA de Bolivie indiquant qu’ « il y avait des agents de la DEA qui faisaient de l’espionnage politique ». Il a aussi signalé que « nous pouvons nous contrôler nous-mêmes, nous n’avons besoin de l’espionnage de personne », ce à quoi le porte-parole du Département d’Etat a répondu, « les accusations qui ont été faites [par la Bolivie] sont évidemment absurdes. Nous les rejetons catégoriquement », et l’agence EFE a informé que « Washington a nié en de multiples occasions que la DEA ait été impliquée dans quelconque activité en Bolivie en dehors de la lutte contre le narcotrafic ».

Entre 2005 et 2008, peu de rapports de presse ont repris ces accusations sérieusement et le Département d’Etat les a toujours rejetées catégoriquement, mais en 2008 le co-directeur du CEPR, Mark Weisbrot, a écrit que « pour les boliviens, les Etats-Unis utilisent la « guerre contre le narcotrafic » comme prétexte pour justifier des hommes sur le terrain dans toute l’Amérique latine, et établir des liens avec les forces militaires et de police locales ». Nous pouvons maintenant rajouter à cette liste l’accès aux réseaux nationaux de télécommunication et le stockage du contenus d’appels téléphoniques.

vendredi, 09 mai 2014

Des troubles préfabriqués au Venezuela selon le même modèle qu’en Ukraine

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Des troubles préfabriqués au Venezuela selon le même modèle qu’en Ukraine

Cependant les Etats de l’Amérique latine ferment les rangs face aux USA

Interview de Walter Suter, ancien ambassadeur suisse au Venezuela*

Ex: http://horizons-et-debats.ch

thk. Ces derniers temps, nos médias nous parlent régulièrement de l’opposition contre le gouvernement de Nicolás Maduro et contre sa politique au Venezuela. On lui reproche notamment son «incapacité en politique économique» ou ses «activités antidémocratiques». La presse occidentale reprend de telles formules de manière complaisante et justifie ainsi les protestations souvent violentes. Vu de l’extérieur, ses descriptions rappellent les récits de Kiev et du Maidan, dans lesquels l’opposition est seule à être entendue. Etant donné que ce qui est publié dans nos médias, ne correspond guère à la réalité, «Horizons et débats» a interrogé Walter Suter, ancien ambassadeur suisse au Venezuela, qui a, actuellement encore, de nombreux contacts étroits en Amérique latine.

Horizons et débats: Le monde semble être en agitation. Dans divers pays, il y a des troubles, qui semblent tous évoluer selon le même modèle, en Syrie ou actuellement en Ukraine, mais également en Amérique latine, au Venezuela. Quelle est votre analyse de la situation dans ce pays-ci?

Walter Suter: La situation actuelle au Venezuela est liée à la mort de Hugo Chávez. En octobre 2012, il avait été réélu à une grande majorité, mais il est décédé assez rapidement. Selon la Constitution, il fallait élire un nouveau président. Nicolás Maduro a gagné cette élection avec une très faible avance. L’opposition semble croire qu’on peut mettre sous pression le nouveau président, puisqu’il est, à leur vue, affaibli. Elle ne reconnaît donc pas le résultat du vote. Le conseil électoral, qui est en charge depuis plusieurs années et avait quelque mois auparavant confirmé le membre de l’opposition Henrique Capriles lors de l’élection du gouverneur, n’est soudainement plus fiable, bien que l’équipe soit toujours la même. C’est tout à fait irrationnel. Néanmoins cela a eu des conséquences fatales, puisque des jeunes partisans de Capriles sont descendus dans la rue. Il y eut en tout 12 morts, tous des partisans de Maduro, c’est-à-dire du gouvernement bolivarien. Nos médias ne nous ont pas présenté ces information de cette manière. Cela avait déclenché une véritable crise que le gouvernement a certes pu reprendre en main, mais elle n’était pas encore terminée.

Pourquoi pas?

L’opposition attendait la prochaine possibilité, afin de mettre sous pression une fois de plus le président prétendument affaibli. L’objectif déclaré est sa destitution. Ce n’est rien de nouveau. L’objectif de l’opposition s’est toujours limité à dire: dehors Chávez, dehors Maduro. Il n’existe aucun programme politique concret.

Cela n’est pas un déroulement démocratique. Après la fin du mandat de Maduro, il y aura des élections régulières. Cela veut dire, que Capriles aurait tout légalement la possibilité démocratique, de gagner les élections et de reprendre les fonctions gouvernementales.

… cela va plus loin encore. La Constitution du Venezuela offre la possibilité, après l’expiration de la moitié du mandat de tous les fonctionnaires élus, de récolter des signatures pour un référendum de destitution. Cela est déjà possible après 3 ans et pas seulement après 6 ans, lors de la prochaine élection. Si l’opposition récolte les signatures nécessaires, il est donc possible de demander de nouvelles élections après 3 ans.


Il existe encore une autre variante d’un changement de pouvoir. Fin 2015, les élections parlementaires seront à l’ordre du jour. Si l’opposition s’appuie sur un programme électoral alternatif raisonnable, elle aura peut-être l’opportunité de gagner ces élections. Cette voie est ouverte. Elle doit s’y préparer et si elle gagne, elle va probablement faire partie dans le gouvernement en «cohabitation» avec le président. Le Venezuela est un Etat de droit très bien organisé et qui fonctionne. Le résultat des élections est toujours fiable, ce qui lui est attesté au niveau international. Si l’opposition gagne les élections, le Conseil électoral qui fonctionne indépendamment du pouvoir étatique, mais également la Cour suprême et le président d’Etat respecteront le résultat et ne contesteront pas sa légitimité.

Selon votre récit, tous les éléments démocratiques sont en place. On pourrait arriver à un nouveau gouvernement de manière absolument légale.

L’opposition contre le gouvernement Chávez existe depuis 15 ans. Elle a commencé dès son élection. La nouvelle Constitution, la Constitution bolivarienne, son Etat de droit social accompagné d’éléments de démocratie directe, a été combattu dès le début. Ceux qui avaient auparavant gouverné le pays pendant 40 années n’ont pas accepté la Constitution. C’était un système à deux partis, on se relayait constamment, comme aux Etats-Unis et on se répartissait le gâteau. 20 à 25% de la population en profitaient et le reste en était exclu. Alors ils avaient visiblement de la peine à céder leurs privilèges, qu’ils considéraient comme légitimes, tel le fait de pouvoir impunément ne pas payer ses impôts, etc. La cupidité était si grande, qu’ils étaient persuadés que tout leur appartenait et que Chávez le leur avait volé. La Constitution avait un fort aspect de redistribution. Les exclus devaient aussi pouvoir profiter un peu des richesses du pays et participer à la formation de la volonté politique. En ce temps-là, cela n’a pas été accepté par les puissants. C’était la raison pour le coup d’Etat contre Chávez de 2002 et la grève de pétrole qui le suivit provoquant des pertes de 10 à 15 milliards de dollars pour le pays. Cela a constitué une hypothèque lourde pour le jeune gouvernement. Les possibilités démocratiques n’ont jamais été acceptées, même si les élections en soi sont quelque chose de bourgeois. La résistance au delà de la légitimation démocratique se poursuit, comme les évènements récents le montrent.

N’a-t-on pas fait usage du référendum de destitution, il y a quelques années?

Oui, lorsque les deux actions anticonstitutionnelles mentionnées n’ont pas abouti, l’opposition s’est souvenue de la possibilité du référendum de destitution (qu’ils avaient combattue auparavant) et en 2004, ils ont récolté les signatures nécessaires. Le référendum a tout juste abouti, mais ils ont perdu le vote qui s’en est suivi. Avec 60% des voix, la majorité du peuple a confirmé Chávez dans sa fonction. Mais l’opposition n’a pas voulu l’accepter et s’est retiré des élections parlementaires de 2005. Elle a donc quitté le Parlement. Jusqu’à ce moment-là, elle possédait 40% des sièges. Ce n’était pas une petite minorité. Lors de ces élections, elle aurait pu s’attendre à un nombre de sièges semblables. Quitter un espace politique, mine de rien, est irrationnel. Probablement, ils voulaient ainsi démontrer la prétendue illégalité du gouvernement. Pourtant se sont eux qui se sont retirés, et cela sous les yeux de deux missions d’observation électorale, c’est-à-dire de l’UE et de l’OEA. J’y avais participé. Face au président de la Mission d’observation électorale de l’UE, l’opposition a assuré qu’elle se présenterait à l’élection; trois jours plus tard ils se sont retirés. En réalité, ils ont menti à la Mission. Voilà l’attitude de ses personnes.

Quelles en étaient les conséquences?

Pendant 5 ans, ils n’étaient pas représentés dans l’espace politique et le parti gouvernemental pouvait réaliser son programme sans opposition. C’est l’arrière-plan. Lors des élections 2006, Chávez a de nouveau gagné les élections présidentielles. En 2012, Capriles s’est présenté et a clairement perdu les élections. Puis, après la mort de Chávez, ils ont espéré pouvoir prendre la barre, mais ils se sont trompés. C’est pourquoi la colère de l’opposition est si forte, parce qu’elle n’a pas percé dans le domaine de la politique électorale. Elle a continué à dénigrer le gouvernement. Cela est exact que la situation économique s’est réellement détériorée, que l’inflation et la pénurie de marchandises dominent, dues, au moins partiellement, au comportement de l’opposition. Mais il y a naturellement aussi les erreurs faites par le gouvernement, celles que l’opposition lui a toujours reprochées.

N’aurait-elle pas eu d’autres possibilités pour reprendre le pouvoir?

En décembre 2013, elle a annoncé avec pompe que les élections municipales seraient un plébiscite contre le président. Cela n’a pas réussi. Le parti gouvernemental a préservé une avance de 10% en moyenne. Dans les élections communales elle détient plus de 70% des maires et des conseillers communaux. Les élections parlementaires dans deux ans seront la prochaine opportunité légale pour l’opposition d’inverser la donne. Cela laisse au parti gouvernemental un peu de temps pour se consolider et améliorer la situation économique et sécuritaire difficile. Suite à cela, il serait encore plus difficile pour l’opposition de gagner les élections parlementaires. C’est pourquoi ils vont continuer de perturber le développement politique et économique au Venezuela. C’est ce qu’ils tentent de faire depuis belle lurette, mais jusqu’à présent, ils n’ont pas atteint leurs buts.

Comment le gouvernement a-t-il réagi à ces activités?

Jusqu’à présent, le gouvernement est resté très discret. Il y a quelques semaines cependant, il a décidé que les barricades devaient disparaître. Etant donné le fait que certains maires de l’opposition n’ont pas obtempéré, on est intervenu pour évacuer ces barrages routiers qui entravaient sérieusement la vie publique. Et maintenant c’est le calme. Le gouvernement est légitime, il a été élu par la majorité du peuple et ils ne se laissent pas provoquer par la minorité. Tout cela n’a pas déstabilisé le gouvernement en exercice. Au contraire, ils ont réussi de venir à bout de ces attaques. Ce qui est certain c’est que l’opposition avait le soutien des Etats-Unis. Les médias ont rapporté dans le monde entier des cas de violations des droits de l’homme: en réalité, il est prouvé que la majorité des 35 morts constatés au cours des démonstrations d’une durée de cinq semaines, étaient des partisans du gouvernement.

N’y a-t-il pas eu des snipers en action?

Oui, de soi-disant mercenaires qui avaient l’ordre de tuer. Ils tirent sciemment d’abord sur l’opposition puis sur les forces de sécurité pour échauffer la situation. On a déjà vécu cela en 2002. Mais en ce temps-là, ils n’ont pas non plus eu de succès.

La population semble être du côté du gouvernement?

Lors des 19 élections et votations écoulées, le parti gouvernemental a gagné 18 fois. Ce sont des chiffres impressionnants. Les réformes sociales, la participation des exclus, l’introduction d’éléments de démocratie directe – les habitants peuvent participer et décider dans les communes et dans les quartiers – la population sait à qui elle le doit. Cette révolution culturelle remet en question 500 ans de verticalité et d’autoritarisme suite à la participation directe des gens. L’importance de cet événement pour les populations est souvent sous-estimé dans nos pays occidentaux. Aujourd’hui, cela a déjà fait des racines. Malgré les campagnes médiatiques contre lui, l’engagement de Chávez en faveur de l’intégration du Venezuela au sein de l’Amérique latine déploie maintenant ses effets.

Comment faut-il concrètement se représenter cette intégration?

Le Venezuela a le soutien de la région, notamment de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) [cf. encadré], mais également de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) qui comprend tous les Etats d’Amérique du Sud, incluant des Etats positionnés différemment au niveau idéologique. S’y ajoute encore la Communauté d’Etats latino-américains et caraïbes (CELAC) [cf. encadré] qui est encore plus vaste. Mais la plus importante est l’UNASUR parce qu’elle a les structures les plus développées.

Comment a réagi l’UNASUR?

Aussitôt que de tels mouvements d’opposition ont surgi – nous les avons eu en Bolivie, en Equateur et maintenant de nouveau au Venezuela après l’élection de Maduro – elle a resserré ses rangs et cela au-delà des frontières étatiques et idéologiques. Elle soutient les gouvernements démocratiquement légitimés et condamne les émeutes violentes. Ce soutien international a été très important, avant tout en tant que contrepoids contre le ténor dans la plupart des médias, notamment des médias privés de droite d’Amérique latine. Les gouvernements d’Amérique latine, même sans être socialistes, savent qu’à long terme, il est important de stabiliser la région, notamment comme zone de paix; des émeutes illégitimes et violentes n’y ont pas leur place. Cela signifie un soutien important pour le gouvernement. Une commission des ministres de l’Extérieur de tous les Etats de l’UNASUR est invitée à rencontrer prochainement le gouvernement vénézuélien. L’Organisation des Etats américains (OEA) voulait également une telle rencontre, cependant sans auparavant consulter le gouvernement. L’ UNASUR s’est d’abord mis en contact avec Caracas et a annoncé qu’elle désirait envoyer quelqu’un.

Quel rôle joue le Panama, qui a soudainement posé des exigences envers le Venezuela?

Etant donné que les Etats-Unis et le Canada voulaient rester à l’arrière-plan, ils ont envoyé ce petit pays, totalement dépendant des USA. Le Panama a exigé l’instauration d’une commission contre les violations des droits humains.

Comment le Venezuela a-t-il réagi?

Le gouvernement Maduro leur a transmis que personne ne devait venir sans avoir été invité. Ils ont refusé cette proposition et ont interrompu les relations diplomatiques avec le Panama. Puis, il y eut au sein de l’OAS une votation concernant cette proposition: des 32 Etats membres, 29 l’ont refusée. C’était une défaite claire pour les Etats-Unis. Ainsi on a soutenu le gouvernement de Caracas. Ce soutien régional et interétatique a énormément renforcé le gouvernement. Ces pays le font parce qu’ils savent que le Venezuela a un gouvernement légitimé démocratiquement et que dans leur pays ils risquent des démarches semblables.

La CELAC a déclaré l’Amérique latine zone de paix. Est-ce que cela a un rapport?

Oui, lors de son dernier sommet la CELAC a décidé de déclarer explicitement sa région zone de paix et de ne plus tolérer de telles émeutes. Ce n’est pas dans l’intérêt d’une coexistence et d’un développement pacifiques. Tout le monde le sait, également ceux qui sont plutôt à droite qu’à gauche. Grace au soutien gouvernemental par une réelle majorité des citoyens et par les pays de la région, l’ultra-droite radicale du Venezuela et les instigateurs de Washington ont du pour le moment interrompre leurs activités. Cependant, on ne peut pas s’attendre à ce que les Etats-Unis abandonnent leur plans. Ils ont toujours un grand intérêt pour le Venezuela, car le pays a les plus grandes réserves certifiées de pétrole du monde entier. C’est donc une région hautement intéressante pour les Etats-Unis.

D’autant plus que les USA se retirent du Proche-Orient. Pourrait-il y avoir un lien?

… oui, les Etats-Unis veulent jouer un rôle au niveau mondial et jouer de leur influence partout, en Europe, en Europe de l’Est, en Asie. Ils le font tout spécialement là, où leurs intérêts sont les plus grands. C’est de cette idée-là qu’il faut partir et il est clair que le gouvernement de Caracas le voit également ainsi.

Quelle est la position des Etats membres de l’ALBA, de l’UNASUR et de la CELAC?

En Amérique latine, la situation est très claire. Il s’agit de créer une zone de paix. L’intégration se base sur la souveraineté de chaque Etat-nation et sur une coopération solidaire et complémentaire. Voilà l’idée fondamentale de l’ALBA et de l’UNASUR: nous nous soutenons où nous pouvons, mais toujours librement, sur la base d’une souveraineté nationale claire. Au sein de l’UNASUR il y a un conseil de défense, mais les forces armées des divers pays restent autonomes tout en préconisant la coopération. On s’est mis d’accord que le devoir des Etats et des gouvernements est de sauvegarder la paix. C’est une organisation de défense mais sans engagements coordonnés et contingents de troupes. Il n’y a pas de commandement suprême. C’est un Conseil de défense; il est avant tout politique et traite de questions de défense. Il y a des rencontres régulières et des présidences alternantes, changeant tous les six mois. Ces organisations – d’abord l’ALBA avec un nombre de pays assez restreint, ensuite l’UNASUR déjà plus élargie, puis la CELAC avec encore davantage de pays – représentent trois projets d’intégration dont l’initiative revient à Hugo Chávez. Lorsqu’il les a lancés, j’étais ambassadeur à Caracas. L’objectif de ces regroupements n’est pas la domination sur d’autres pays mais l’exacte contraire: égalité en droits, solidarité et complémentarité, car tous les pays ont une économie nationale différente avec laquelle ils veulent coopérer de façon complémentaire. On réalise aujourd’hui déjà que, même s’ils sont toujours sous pression par le Nord, ces pays ont résisté à l’épreuve du feu. Même si en Occident, on a de la peine à reconnaître ce fait, c’est la réalité.

Maduro a expulsé des diplomates états-uniens. Quelles en étaient les raisons?

Le reproche était, qu’on aurait surpris des membres de l’ambassade qui avaient des contacts réguliers avec des meneurs de l’opposition, responsables d’altercations violentes. Il est bien connu que les ONG qui prétendent promouvoir la démocratie s’immiscent dans de telles activités, dirigés par le National Endowment for Democracy. Ainsi, à l’aide de la CIA, on mobilise les moyens financiers utilisés en faveur de groupes qui n’ont d’autres buts que de miner l’autorité de l’Etat. On les a surpris lors de telles activités et c’est pour cela qu’ils ont été expulsés. Ces personnes sont nommément connues, on a pu leur reprocher les faits.

Il y a quelques semaines a eu lieu à Genève une réunion de l’Union interparlementaire (UIP), à laquelle appartient aussi le Venezuela. Quelle est leur position concernant la situation au Venezuela?

Au sein de l’UIP, il existe différents groupes, dont le GRULAC qui regroupe les 33 Etats d’Amérique latine et des Caraïbes. Ces Etats ont élaboré une résolution, dans laquelle ils soutiennent entièrement le gouvernement du Venezuela et condamnent les violences de l’opposition. Ce projet a été présenté au plénum de l’UIP. Ainsi, le GRULAC a entrepris un acte très important. Là aussi, on voit que le Venezuela est entièrement intégré dans la fédération des Etats d’Amérique latine.
Cette nouvelle intégration renforcée des divers Etats au sein de l’Amérique latine et le soutien mutuel des gouvernements empêcheront que de telles tentatives de coup d’Etats se multiplient.

Monsieur Suter, merci beaucoup de cette interview.

(Interview réalisée par Thomas Kaiser)

*    Walter Suter est entré au service du Département fédéral des Affaires étrangères en 1964. Pendant sa longue carrière diplomatique, il a été actif dans un grand nombre de pays, avant tout en Amérique latine. Le Venezuela était le pays dans lequel il a représenté la Suisse jusqu’à sa retraite en 2007. Walter Suter est membre du parti socialiste suisse.

ALBA

thk. L’ALBA est une alliance politique et économique de neuf pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Ce regroupement s’appelle en espagnol: Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América – Tratado de Comercio de los Pueblos, ALBA-TCP. L’alliance représente une alternative au commerce de libre-échange de l’ensemble des régions américaines planifié par les Etats-Unis. Les pays membres sont Cuba, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, le Venezuela, Sainte-Lucie, la République dominicaine, Antigua-et-Barbuda, Saint-Vincent et les Grenadines. D’autres pays de la région ont le statut d’observateur.

CELAC

La CELAC est un regroupement de tous les Etats américains et des Caraïbes, à l’exception des Etats-Unis et du Canada. Il s’agit d’une alternative à l’Organisation des Etats américains (OEA) créée par les Etats-Unis en 1948 qui, à l’époque, visait à empêcher l’expansion de l’influence soviétique en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Récemment, tous les Etats membres de la CELAC ont déclaré leur région zone de paix (cf. Horizons et débats no 4 du 17 février 2014).

ws. En septembre de l’année dernière, on a créé en Suisse un groupe parlementaire «Solidarité avec l’alliance ALBA» (cf. encadré concernant l’ALBA). Ces 33 personnes inscrites ont un intérêt particulier à collaborer avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes et sont d’avis que les activités de ces Etats forment un projet somme tout fort intéressant.  Ils ont adopté une déclaration de soutien à l’attention des gouvernements – contre l’usage de la force. Cela est important pour le gouvernement du Venezuela.
Il est également important de faire connaître l’existence de ce groupe de parlementaires suisses. Il s’agit d’une première action concrète de ce groupe en faveur de Etats membres de l’ALBA pour exprimer leur solidarité avec les gouvernements et les populations. L’ALBA est un projet socialiste qui a pu empêcher la mise en place par les Etats-Unis d’une zone de libre-échange en Amérique latine.

dimanche, 02 mars 2014

US Agents Incite Civil War in Venezuela

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US Agents Incite Civil War in Venezuela

Nil NIKANDROV

Ex: http://www.strategic-culture.org

 
Leopoldo López, the leader of radical opposition Popular Will (El Movimiento Voluntad Popular), has taken a decision to hand himself over to government forces. What has made him do so? Upon getting the news the arrest warrant was issued, he went in hiding, then tried to escape abroad. He changed his mind after the Bolivarian National Intelligence Service (el Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional - SEBIN) made public a taped phone conversation. Two men from a Miami-based ultra-right emigrant group discussed the plans to physically liquidate Lopez and then shift the blame on the government of Nicolas Maduro. 

A number of terrorist groups were sent to Venezuela, they had accomplices in the ranks of Lopez’s team. The residence of US Central Intelligence Agency in Caracas knew about the terrorists’ plans. It never moved a finger to protect Lopez. He was doomed to face cold blooded and politically motivated action undertaken against him to serve the United States’ interests. Conspirators hoped this «sacred sacrifice» would give an impetus to the process of the country’s destabilization and make people hit the streets. The assassination had to cement the leading position of Enrique Capriles, an old time rival of Lopez, among the opposition ranks. 

Tensions run high in Venezuela. Lopez has created many problems for the ruling regime. At that, Diosdado Cabello Rondó, the President of the National Assembly (parliament), personally called the family of Lopez to give a warning about the imminent threat. The wife of Lopez said in an interview with CNN that she had no doubt the recording was genuine. The Lopez family knew well the people involved in the bugged conversation. Lopez was personally accompanied by Diosdado Cabello on his way to the Palace of Justice. He was given guarantees that the investigation of the events on February 12 would be just and impartial. The actions on the part of radical opposition leaders resulted in human loss of life, damage to administrative buildings and city’s infrastructure, including metro (underground). No doubt Lopez is guilty because it was him who called for «resolute actions». He is in high security prison now, the inquiry is underway. 

Talking to PDVSA (Petroleum of Venezuela, the Venezuelan state-owned oil and natural gas company - Petróleos de Venezuela, S.A.) employees, President Nicolas Maduro said that Venezuelan reactionaries, who get funds from Miami, planned to assassinate ultra-right politician Lopez, their own fellow traveler, and spark a civil war in the country. Maduro remembered that the plotters have established a multi-million fund to provide for the activities of extremists, militants and murderers. Nevertheless, he said Leopoldo Lopez will be protected. The President said his father and mother were against them (Bolivarians) but deep inside their hearts they realized that the authorities were saving their son’s life. Maduro said another group of US diplomats was expelled from the country, claiming they gave promises to grant preferential visas and used their consulate cover to infiltrate universities and incite further students’ unrest. Venezuelan Foreign Minister Elias Jaua said the three were: second secretary, Breeann Marie McCusker, and Vice Consuls Jeffrey Gordon Elsen and Kristofer Lee Clark. The expulsion does not create any serious problems for US special services using embassy cover, the operatives strength exceeds 200. Technically it is hard enough to keep them under the SEBIN surveillance. It’s not excluded that the number of diplomats will be limited to prevent subversive actions. No doubt such a step will decrease the intensiveness of the CIA and other hostile agencies operating in the country. 

Venezuelan political scholars unanimously say the United States embassy in Caracas is the main coordinating center of large-scale anti-government plot. The strategic goal of Washington is to establish control over the Venezuela’s riches – its mineral resources. The mission to be accomplished by conspirators is to shake the foundations of regime and smear its leadership, first of all President Nicolas Maduro, the successor of Hugo Chavez. It’s is becoming more evident that Washington is pursuing the goal of sparking a bloody civil war in Venezuela which would serve as a pretext for direct military intervention of the Empire. The springboards of the US armed forces Southern Command are already deployed along the Venezuelan border in Columbia, the countries of Central America and the Caribbean… 

The 4th operational fleet regularly hones its capability to block the Venezuelan coastline and prevent any attempts of the ALBA (the Bolivarian Alliance for the Peoples of Our America - Peoples’ Trade Treaty, Spanish - Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de los Comercios de los Pueblos) to lend a helping hand. 

The economic war has been raging since the regime of Chavez came to power, it started to pick up steam during the Maduro’s tenure. The Venezueal media reports that huge piles of counterfeited goods from Venezuela, especially food and petrol, are daily comfiscated at the border with Columbia, Gayana and Brazil. Entrepeneurs are dissatisfied with the government actions aimed at preventing the process to get out of hand. So they hide everyday life goods. According to the so called Bolivarian people’s intelligence, there are secret caches of sugar, vegetable oil, milk powder etc. The commodities are immediately confiscated and sold through Mercal, a network of state-owned shops. As a result, the arsons are on the rise, they set of fire the «people’s» shops selling goods at low prices. 

The government is opposed by Fedecámaras (the Venezuelan Federation of Chambers of Commerce (Spanish: la Federación de Cámaras y Asociaciones de Comercio y Producción de Venezuela) composed of chambers of commerce in twelve basic trade groups: banking, agriculture, commerce, construction, energy, manufacturing, media, mining, ranching, insurance, transportation, and tourism. They have their own TV channels and radio stations, newspapers and established internet-web portals. Up to 80% of media outlets belong to the opponents of the government. To no avail Chavez and Maduro tried to reach a compromise with their owners. The anti-government slander campaign never stops. Time and again influential mass media outlets follow the CIA instructions. Maduro and Diosdado Cabello regularly come under attacks, even direct threats, as they are predicted to follow the fate of Saddam Hussein and Gaddafi. The threats are tainted with fascist ideology; they are addressed to the families of Bolivarians, including children. This information terrorism is directed against all the politicians, who have fallen out of favor with the Empire, including the post-Soviet space. There is a question in Spanish often asked by internet users – what country will Maduro find safe haven in when toppled by the people’s uprising? The very same question is asked now about Ukrainian President Yanukovych. 

The law enforcement agencies prevent many attempts to create hot beds using the «Maidan technology» and «relevant Ukrainian experience» of toppling the legal government. Specially trained groups of young people are used after they receive training in Miami, Costa-Rica, Panama and other countries. Scores of burnt cars and buses, roadblocks, barricades erected…More and more often police reports tell about the crimes committed without any motivation, random shots fired at passers-by to incite public discontent because the government is unable to stop the criminals going on a rampage. Before this kind of tactics had been used by Mexico and Mexico drug cartels, now it is honed further by the US Central Intelligence Agency… 

Finally, there is a coordination of activities aimed at overthrow of governments in Venezuela, Ukraine and Russia’s allies. Could it be an attempt to take revenge for the failure in Syria? 

 

dimanche, 23 février 2014

The Conspiracy in Venezuela

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The Conspiracy in Venezuela, or the Maidan with a Latin American Twist

Nil NIKANDROV

Ex: http://www.strategic-culture.org

 
Attempts to destabilize Venezuela have not ceased, despite the efforts of the Nicolas Maduro government to start a dialog with the opposition. The latest attempt to test the regime's mettle was an opposition demonstration on February 12 in front of the Attorney General's office in the center of Caracas. Among the demonstrators' demands were the immediate release of those arrested for participation in street riots in the cities of Tachira and Merida and early elections.

During these riots, rocks and Molotov cocktails rained down on the police. Several police cars were engulfed in flames. Groups of young men started storming the doors of the Attorney General's office and trashing the entryways to the Parque Carabobo subway station and the rides at a nearby children's park. Many of the attackers were in masks and bulletproof vests and had metal rods in their hands. Some were carrying firearms. There were injuries, and two or three people were killed, but even at the height of the confrontation the police only used rubber bullets and teargas.

The violent demonstration was organized via the Internet by the radical opposition group Popular Will (Voluntad Popular). Their leader, Leopoldo Lopez, is a long-time committed believer in overthrowing the existing regime by force. The Attorney General has given orders for his arrest. By all appearances, Lopez has gone underground in order to hide in the U.S. (it is well known that he is collaborating with the CIA). Yet another warrant was issued for the arrest of retired vice admiral Fernando Gerbasi, the former ambassador of Venezuela in Bogota. He headed the organization of disturbances in the territory bordering on Colombia. Participants in attacks on police and arson against state institutions have been put on the wanted list.  

The parallels between the events of February 2014 and the attempt to overthrow President Chavez in April 2002 are obvious. At that time mass popular demonstrations and timely action by the military units which remained loyal to the president ensured the quick neutralization of the rebels.  The Venezuelan media has been writing a lot about the striking similarity between the «spontaneous protests» in their country and the Kiev Maidan.

In Venezuela U.S. intelligence uses students and Colombian paramilitares, members of militant groups which participate in the cleanup of territories under the control of FARC and ELN guerillas, as cannon fodder... Now the paramilitares are gradually moving across the border into the Venezuelan states of Zulia, Barinas and Merida, blending into Colombian communities and waiting for marching orders. In November 2013 Jose Vicente Rangel described the preparations for subversive operations in Venezuela on his television show «Confidential» (Confidenciales). During a recent trip to Miami, Leopoldo Lopez visited a center for training fighters in Los Cayos, led by Cuban immigrants. A group of Venezuelan «cadets» demonstrated their shooting achievements to Lopez; pictures of President Maduro were used as targets. Lopez promised to provide funds for training additional snipers in order to guarantee «the restoration of democracy and freedom» in Venezuela. A center for communication between the Venezuelan conspirators and U.S. intelligence is also operating there in Miami. The Venezuelan side of the conspiracy includes ex-Minister of Defense Narvaez Churion and former leaders of the punitive agency DISIP from the time of the Fourth Republic. 

The situation in Venezuela is complicated by the drawn-out financial and economic war, planned from the United States. Instances of food being stolen from the state-run Mercal grocery store chain and then being sold on the black market at artificially high prices have become more frequent. Smuggling causes enormous damage to the country's food security. Hundreds of mafia organizations are operating on the long border with Colombia, transporting goods subsidized by the Venezuelan government into Colombian territory. Colossal quantities of gasoline, diesel, lubricants, tires, and auto parts are being exported. In many cases gasoline simply does not make it to filling stations on the Venezuelan side. The paramilitares provide security for the smuggling operations, even to the point of eliminating Venezuelan customs and military personnel sent to guard the border. 

Venezuelans are accustomed to generous state paternalism: free medical care, mass construction of «people's houses», a free education system, and thousands of state scholarships for those who seek to acquire knowledge in foreign universities. However, in recent months consumer euphoria has often been marred by various types of interruptions of electricity and water and deficits of food and other goods.  All of this is the result of deliberate sabotage organized in the classic traditions of the CIA. It is not for nothing that Walter Martinez, the popular host of the television program Dossier, told his viewers about how the overthrow of the government of Salvador Allende in Chile in 1973 was planned with the participation of the American corporation ITT. The conspirators were especially thorough in planning commercial sabotage and the creation of speculative demand for all goods.  The methods used for destabilizing Venezuela today are a precise repetition of the Chilean scenario, which led to a bloody massacre and the dictatorship of Pinochet. 

Much hatred has built up toward Venezuela. The threat of civil war is constantly being discussed in the media. Against this backdrop, President Maduro continues to patiently advocate dialog, the seeking of mutual understanding and domestic detente. Here one cannot but mention the destructive influence of persons connected with Zionist circles in the U.S. and Israel on the situation. They control the banking system and trade and have thoroughly infiltrated the Venezuelan media, inciting acts of «civil protest» and creating a climate of psychological terror with regard to leading government figures. Practically all the hostile clichés which were used in American - Zionist propaganda against Chavez are now being used against Maduro... 

The Venezuelans have money, but spending it is becoming increasingly difficult. Even buying airline tickets to spend one's vacation somewhere abroad has become a problem. The Venezuelan media, 80% of which is under the control of the opposition, blame President Maduro and his supporters for the «universal discomfort». Supposedly they have gotten carried away with «socialist experiments» in the economy. In fact, neither Chavez nor Maduro has touched the principles of the capitalist economy. Not because they did not dare to, but because they understood that taking radical steps would be premature, especially after an attempt to amend the country's constitution to suit the purposes of socialist reforms. The referendum on this issue showed that about half of voters were against the idea. There was no consensus in the ranks of the ruling United Socialist Party either. Chavez' decision to carry out his program of socialist reforms gradually, at a moderate pace, was never implemented due to his premature death. 

Anti-government propaganda, coordinated by subversive centers from the U.S., is fully exploiting the theory of the growth of corruption in the country and the complicity of the «red Bolivarian bourgeoisie» in it. This is directed first and foremost against the former associates of Chavez who have closed ranks around Maduro, remaining faithful to the Bolivarian ideology and its triad of «the people - the army - the leader». The CIA and opposition spin doctors are trying to drag those among the youth with whom the propaganda «war on corruption» resonates out onto the Venezuelan barricades. The coordination of these activities is being carried out through several channels, but everything leads back to the U.S. embassy in Caracas. 

Compared to his predecessor Kelly Keiderling, who was exposed by Venezuelan counterintelligence as a coordinator of subversive operations in the country, the current U.S. charge d'affaires Phil Laidlaw, also a career CIA agent, shows more imagination in his attempts to stir up a color revolution in Venezuela which would then become a civil war. On Laidlaw's initiative, letters of solidarity with the «Maidan activists» aimed at Venezuelan students were published on the Internet: «We admire your courage! Freedom and democracy come first!» I would not be surprised if in the near future Mr. Laidlaw were to organize the deployment of several detachments of fighters from the Kiev Maidan to some secret CIA air base in Venezuela to aid in the fight against the «Maduro dictatorship».

vendredi, 19 avril 2013

Capriles en zijn C.I.A.-vriendjes zijn duidelijk wat van plan in Venezuela

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Capriles en zijn C.I.A.-vriendjes zijn duidelijk wat van plan in Venezuela
 
"Capriles weet dat hij geen enkele kans maakt om de verkiezingen op een wettelijke en eerlijke manier te winnen. Daarom worden alle illegale middelen aangewend om toch maar het doel te bereiken, vaak gefinancierd vanuit de Verenigde Staten. Zo is er de infiltratie van contrarevolutionaire elementen in politieke kringen en zelfs in het leger.
Ook dood en verderf wordt niet geschuwd. Zopas nog werden huurlingen uit El Salvador en Colombia opgepakt. Ze waren in het bezit van wapens, explosieven en zelfs uniformen van het Venezolaanse leger.

Dan is er ook nog de economische sabotage, waarbij deze keer vooral het elektriciteitsnetwerk geviseerd werd. Het was zeer opvallend dat, sinds in december Chávez opnieuw naar Cuba moest voor een operatie, het aantal stroompannes beduidend steeg. Na Chávez’ dood, toen het zeker was dat er nieuwe verkiezingen moesten komen, steeg het aantal pannes nog meer. Een duidelijke aanwijzing dat de problemen niet te wijten waren aan het systeem, maar moedwillig veroorzaakt werden. Tijdens de campagne van Maduro was het ook ‘merkwaardig’ dat de elektriciteit uitviel in delen van de steden waar hij sprak, en dat de problemen na zijn vertrek op wonderbaarlijke manier verdwenen. Dit alles opdat de bevolking de regering de schuld zou geven van de pannes. Ondertussen zijn er bewijzen van sabotage en zijn er verschillende daders opgepakt.

En dan is er nog de schaarste van voedingswaren en andere producten die moedwillig veroorzaakt wordt door privébedrijven, die van nature uit aanhangers zijn van Capriles. Het is een tactiek die ze al jaren toepassen: het illegaal opslaan van goederen zodat ze niet in de winkelrekken verschijnen. Opnieuw met het doel dat de bevolking de regering de schuld zou geven. Ondanks de inspanningen van de regering om deze praktijken op te sporen – er werden duizenden tonnen illegaal opgeslagen voedsel ontdekt – bereikte de schaarste toch nog een hoogtepunt enkele dagen voor de verkiezingen.

Hoewel haar tactieken bekend zijn, slaagt de oppositie er toch nog in er munt uit te slaan. We hadden na de verkiezingen verschillende contacten, zowel telefonisch als via de sociale media, met mensen die in Venezuela wonen en kwamen tot de conclusie dat één van de belangrijkste oorzaken van de tegenvallende resultaten de schaarste aan producten is. Velen trappen in de val en beseffen niet dat de schuld gezocht moet worden bij de oppositie. Ze gaan ervan uit dat de schuld bij de regering ligt en besluiten dan uiteindelijk maar om voor Capriles te stemmen."

http://www.dewereldmorgen.be/blogs/patrickhens/2013/04/16/verkiezingen-venezuela-de-duidelijke-maar-nipte-overwinning-van-maduro
 
 
 
Wordt het een nieuwe C.I.A.-kleurenrevolutie, een zogenaamde 'Venezolaanse Lente' om het bolivarisme te vernietigen? Aan de gebruikte tactieken te zien lijkt het er toch op? http://www.egaliteetreconciliation.fr/Venezuela-7-morts-et-61-blesses-dans-des-manifestations-17566.html
 
Of ... zal Venezuela vernietigd worden op dezelfde manier als Syrië nu, nl. door een bloedige en allesvernietigende burgeroorlog die jaren aansleept? De Amerikanen hebben decennia ervaring in het vernietigen van landen en in het omverwerpen van hen niet-welgezinde regimes, dus dat kan ook.
 

jeudi, 18 avril 2013

La CIA prépare-t-elle un coup d'Etat au Venezuela?

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La CIA prépare-t-elle un coup d'Etat au Venezuela?

"Contester la victoire est un truc classique pour manipuler l’opinion et préparer la déstabilisation. (...) Les médias européens présentent Capriles comme « centre droit ». Son programme est en réalité d’extrême droite et sa famille est une des plus riches du pays. Leur passeport est peut-être vénézuélien, mais leur cœur est aux USA. (...) Ce lundi, les milices de Capriles ont attaqué des sièges du parti chaviste, des centres de médecine sociale et la télévision publique, tuant plusieurs personnes. En fait, Capriles et les agents US avaient préparé des incidents violents pour créer un climat justifiant un nouveau coup d’Etat. (...) La tentative de coup d’Etat réussira-t-elle au Venezuela ? Cela dépend de la résistance et du sang froid des Vénézuéliens."
 


 

mardi, 26 mars 2013

De erfenis van Hugo Chavez

De erfenis van Hugo Chavez

Door  

http://rechtsactueel.com/  

chaveznod.jpgNaargelang de politieke voorkeuren die men uitdraagt, is men in rouw of viert men in Venezuela. Het overlijden van Hugo Chavez is geopolitiek zeker van groot belang. Indien er nieuwe presidentsverkiezingen komen, dan zal men die zo snel mogelijk proberen te houden. Op deze manier kan de kandidaat van de “Chavezistas” mee glijden op de golf van emoties rond de dood van de president. Charismatische en gedreven leiders hebben echter maar zelden de neiging om zich te omringen met personen die hen zouden kunnen vervangen. Aangezien Chavez overtuigd was dat hij zou genezen, en ook zichzelf een historische rol toebedeelde, niet onterecht, kan het wel eens zijn dat zijn revolutie niet stand kan houden onder zijn opvolger.

De dood van Chavez en de daaruitvolgende taferelen van grote rouw en grote vreugde bij verschillende groepen tonen aan hoezeer de maatschappij gepolitiseerd is geraakt en ook gepolariseerd. Chavez was een charismatisch leider met een groot rechtvaardigheidsgevoel die streefde naar een betere wereld. “Maar tussen droom en daad staan wetten in de weg, en praktische bezwaren”. Op het vlak van buitenlandse politiek was Chavez zijn beleid een succes. Zijn, terechte, anti-Amerikaanse houding zorgde ervoor dat Latijns-Amerika meer ademruimte kreeg en dat Venezuela ook politiek op de voorgrond kwam. Chavez gaf verder nog een ferme steek door stookolie te leveren aan getroffen Amerikaanse gezinnen na de orkaan Katrina. Dat Chavez een bedreiging vormde voor de Amerikaanse belangen werd ook aangetoond na de mislukte staatsgreep tegen hem in 2002. Die laatste toonde tevens aan dat Chavez zijn regime werd gedragen door een zeer groot deel van de bevolking die ook militant genoeg was om op straat hem te komen verdedigen. Venzuela werd onder zijn beleid ook een wereldspeler en kende een nooit geziene invloed in de regio en daarbuiten.

Helaas zit er een gevaar in zich te beroepen op de “volonté general”. Niets is immers zo gevaarlijk voor de menselijke geest als het idee dat men strijdt voor de volksmassa en door hen onvoorwaardelijk daarin gesteund wordt. Chavez begon zich uiteindelijk meer en meer te gedragen als een autocraat. Men kan daarbij zeggen dat dat eigen is aan een socialistische ideologie, maar zoveel verschil is er niet te vinden tussen zijn optreden of die van de Belgische regering die onwettige verkiezingen uitschrijft om die daarna te laten goedkeuren door het parlement. Dat hij de media domineerde was ook een feit, maar valt nog in het niets tegenover het imperium van Berlusconi. Allerlei bezwaren vanuit de elites in Europa of de VSA dat Chavez een dictator zou zijn, zijn dan ook volledig ongegrond. Het systeem is in die landen immers niet veel beter. Het socialisme van Chavez was dan ook een ecclectisch gegeven waarbij hij de staatscontrole over de economie sterk uitbreidde, maar tegelijkertijd niet wenste in te gaan tegen de katholieke ziel van zijn volk. Indien men Chavez zijn manier van regeren dan toch wenst te vergelijken, naar de geest en niet naar de praktische institutioneel vormgegeven stijl, dan ligt het precedent in het klassieke Griekenland. Daar heersten over polissen “tirannen”, toen nog geen negatieve connotatie, die over een enorme macht beschikten die als legitimatie de volksmassa had.  Dat Chavez geen liberaal-democraat was, is geen geheim. Mijn inziens ook geen probleem aangezien hij nooit heeft verkondigd dat te zijn. De participatie in de politiek is onder zijn beleid ook toegankelijker geworden. Dat daarbij zijn partij een groot deel van de maatschappij overheerste, is dan weer typisch te noemen voor een democratisch functioneren. Voor meer over deze discussie verwijs ik liever naar het boek “Waarom democratie?” van Fred Hamburg in plaats van hier een ideologische discussie te houden.

Politiek gezien kan men Chavez een succes noemen: het terugdrijven van Amerikaanse inmenging; het overleven van staatsgrepen e.d. vanuit de VSA gedirigeerd en betaald; bouwen aan Latijns-Amerikaanse samenwerking en het breken van de corrupte oligarchie zijn stuk voor stuk goede zaken. Waar Washington een typische verdeel-en-heers-strategie volgde in Latijns-Amerika, waarbij de eigen Amerikaanse belangen centraal stonden en men niet vies was om een dictator meer of minder te steunen, was Chavez één van de voormannen van een politieke generatie die dit patroon doorbraken. Op (geo)politiek vlak was zijn beleid dan ook ronduit nationalistisch te noemen.

Ook analisten die niet pro-Chavez zijn, zullen toegeven dat het politieke systeem van Chavez meer open is dan dat van zijn voorgangers. Wanneer we zijn sociaal beleid bekijken en er de Gini-coëfficiënt bijhalen, zien we ook een verbetering. Dit is de schaal waarmee ongelijkheid in ontwikkeling wordt uitgedrukt. 0 impliceert volledig gelijkheid waarbij iedereen krak hetzelfde inkomen bezit, 1 impliceert volledige ongelijkheid waarbij één persoon alle inkomen heeft en de rest niets. In Venezuela is dit 0,39, ter vergelijking is dit in Brazilië 0,52 (ook een historisch laagtepunt). Sociaal gezien is Chavez een zeer grote verbetering tegen zijn voorgangers, waarbij de Venezolanen nu mee kunnen genieten van de grote staatsinkomsten. De sociale ongelijkheden waren voor Chavez ronduit schrijnend.

Economisch gezien daarentegen staat de erfenis van Chavez op een wankele bodem. Zijn manier van besluitvoering was vaak ronduit impulsief te noemen. Politiek-institutioneel gezien kan zoiets een positief schokeffect als gevolg hebben, economisch gezien is dit absoluut geen goede zaak. Beleidswijzigingen werden wel eens ad hoc genomen tijdens zijn televisieprogramma “Alo Presidente”.  Vergeleken met het systeem voor zijn aantreden kende Chavez wel meer succes, maar wanneer men het gaat vergelijken met de buurlanden is het allemaal niet meer zo positief. Tijdens het presidentsschap van Chavez waren het linkse Brazilië en het rechtse Colombië veel grotere successen. Tel daar nog eens bij dat de olieprijs per vat een historisch hoogtepunt heeft bereikt in die periode, dan kan men stellen dat Chavez economisch gezien veel geluk heeft gehad.

De economie van Venezuela leunt momenteel immers zo goed als helemaal op olie-export. 90% van alle buitenlandse kapitaal komt binnen via de olie-export. De helft van het overheidsinkomen komt ook binnen via de olie-industrie. Het merendeel komt van het staatsbedrijf PDVSA dat in 2003 door Chavez werd genationaliseerd. PDVSA werd voortaan vooral als melkkoe gebruikt en kende zeer weinig investeringen om de productie op te drijven, te verbeteren of verder te beveiligen. Via een ander staatsbedrijf, Fonden, werd meer dan 100 miljard dollar uit PDVSA geïnvesteerd in de economie. Fonden zelf is goed voor een derde van alle investeringen in de Venezolaanse economie. Naar aanloop van de vorige verkiezingen namen overheidsinvesteringen in de Venezolaanse economie zelfs nog eens toe met 30%. Dit leidde echter niet tot grote successen. Een studie naar de gevolgen van de investeringen van Fonden leidde tot de ontdekking van tientallen verlaten of niet afgewerkte bedrijven en een vloot ongebruikte bussen. Veel geld zou ronduit verspild zijn geweest. Einde januari 2013 sneed de Venezolaanse overheid dan ook 19% uit de bijdragen van PDVSA naar Fonden.

De overheidsfinanciën in het algemeen zijn ook niet rooskleurig te noemen. Het Venezolaanse begrotingstekort bedroeg 9% in 2012, volgens berekeningen zou het naar 12% gaan in 2013. Dit was mogelijk door de groeiende olie-export, waardoor het land een groei kende van iets meer dan 5% in 2012. Voor 2013 wordt echter maar een groei van 1,8% verwacht. Inflatie werd dan ook een toenemend probleem, waarop de staat reageerde met de lonen op te trekken. Het resultaat is een inflatie van rond de 20%. In februari werd de Venezolaanse munt, de bolivar met 32% gedevalueerd. Doordat olie verkocht wordt in dollars, landen die het anders wensen, durven wel eens “bevrijd” te worden door de NAVO, zou zo’n devaluatie een voordeel moeten geven in de export. De Venezolaanse economie drijft echter te veel op olie om een verschil te maken.  Economisch gezien kunnen we Chavez zijn regime dan ook een grote gemiste kans noemen. Wat zal er immers overblijven van zijn sociaal beleid indien de economische basis wegvalt?

Nu Chavez als charismatisch leider weg is gevallen, is het nog maar de vraag of zijn opvolger, indien herverkozen, Nicolas Maduro hetzelfde élan heeft als Chavez. De grote Amerikaanse multinationals aasden reeds langer om in Venezuela hun macht te heroveren. Ook werden kort voor Chavez’ dood nog Amerikaanse geheime agenten uitgewezen die destabiliserende activiteiten aan het voorbereiden waren. Hoe het ook verlope, één ding is duidelijk. Men mag dan nog een groot charismatisch leider zijn en gedragen worden door miljoenen, uiteindelijk is men maar gewoon een mens. De mens wikt, God beschikt. Iets dat de zeer katholieke Chavez ook geweten zal hebben.

R.I.P. Chavez (1954-2013)

lundi, 25 mars 2013

Incertitude au Venezuela

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Bernhard TOMASCHITZ:

Incertitude au Venezuela

 

Après la mort du Président Hugo Chavez, les Etats-Unis tentent leur chance: ils veulent provoquer un “changement de régime” à Caracas

 

Après la mort du Président Hugo Chavez, le Venezuela risque bien d’entrer dans une période de turbulences politiques. Immédiatement après que l’on eût annoncé le décès d’“El Comandante”, les forces armées ont été mises en état d’alerte, pour qu’elles soient prêtes à faire face à tous désordres éventuels. On ne peut exclure non plus l’éventualité de querelles violentes dans le camp gouvernemental actuel pour déterminer qui prendra en charge l’héritage de Chavez sur le plus long terme. Les élections présidentielles anticipées qui, selon la constitution, doivent avoir lieu au plus tard trente jours après la mort de Chavez, ont un favori: Nicolas Maduro, désigné successeur par El Comandante lui-même, peu avant sa mort. D’après les premiers sondages, il apparait que Maduro, que Chavez présentait comme un “révolutionnaire plein et entier”, l’emportera contre le candidat de l’opposition conservatrice, Henrique Capriles. La campagne électorale, qui sera de courte durée, se déroulera bien évidemment sous l’ombre du défunt.

 

Quant à savoir si Maduro pourra emprunter la même voie que son prédécesseur, les faits devront le déterminer. D’abord, Maduro, âgé de 50 ans, n’a pas le charisme de Chavez et, ensuite, il lui faudra résoudre les problèmes qu’affronte désormais le Venezuela. En effet, malgré les recettes du pays, qui sont indubitablement énormes, les infrastructures sont dans un état déplorable et les coupures d’électricité à grande échelle se font de plus en plus fréquentes. Maduro devra aussi lutter contre les Etats-Unis, puissance hégémonique étrangère qui n’a qu’une idée en tête, briser au plus vite l’élan du “socialisme du 21ème siècle” qu’avait voulu forger Chavez. Le Président américain Barack Obama, à l’occasion de la mort d’Hugo Chavez, a exprimé le voeu d’entretenir des “relations constructives” avec le gouvernement de Caracas, tout en demeurant fidèle à la politique américaine qui veut partout dans le monde “la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme”: ce qui, au-delà des euphémismes diplomatiques en de telles circonstances de deuil, peut être interprété comme une menace bien claire.

 

On doit surtout s’attendre à ce que les Etats-Unis poursuivent et renforcent leur politique de subversion au Venezuela dans les mois à venir. Nik Nikandrov, attaché à la “boite à penser” dénommée “Strategic Culture Foundation”, repère bien dans ses écrits que le but principal des services secrets américains est “d’enfoncer le pieu de la discorde dans les milieux dirigeants vénézuéliens, afin de déstabiliser le pays, de consolider l’opposition, surtout son aile la plus radicale, afin qu’elle puisse exprimer son désir de vengeance”. Sous Chavez, l’opposition conservatrice qui, traditionnellement, entretient des relations étroites avec les Etats-Unis, s’était marginalisée, ce qui avait ôté à Washington la possibilité d’influencer le cours des événements au Venezuela.

 

Deux des principaux piliers de la politique de Chavez avaient tout particulièrement rencontré la franche désapprobation de Washington: 1) les rapports étroits que Chavez avait toujours entretenu avec les autres Etats ibéro-américains dans le cadre de la dite “révolution bolivarienne” puis les rapports amicaux avec l’Iran et avec la Russie. Cuba avait échappé à l’effondrement complet suite à la crise financière et économique mondiale grâce aux livraisons de pétrole vénézuélien à bon marché; la Bolivie et l’Equateur ont suivi les traces du Venezuela en modelant leurs politiques étrangère et économique sur le “socialisme bolivarien” de Chavez, ce qui avait réduit considérablement l’influence de Washington dans la région. 2) Chavez s’opposait efficacement au processus de globalisation voulu par la Maison Blanche et Wall Street. Ainsi dans l’économie pétrolière et dans le secteur de l’acier, ainsi que dans l’agriculture, on a assisté à des privatisations à grande échelle et, en décembre 2010, comme on peut le lire dans le “CIA Factbook”, le “système dual des changes”, préalablement installé par Chavez, avait été “éliminé” et remplacé par un taux de change unique de 4,3 bolivars pour un dollar.

 

Mais malgré les ressacs subis, le Venezuela est resté, comme il ressort d’un “papier” stratégique publié par l’influent “Council on Foreign relations” à l’automne 2012, un partenaire économique important de Washington: “Un nombre considérable d’entreprises américaines ont des filiales au Venezuela; le pays reste un marché important pour les produits américains et pour certains services, surtout ceux qui sont liés à l’exploitation pétrolière”.

 

Déjà en 1998, lorsque Chavez fut élu Président pour la première fois, les Etats-Unis avaient mobilisé tout leur arsenal d’instruments “immixtionnistes”, pour chasser du pouvoir l’ancien lieutenant-colonel des parachutistes vénézuéliens. “Les ONG ont jailli du sol vénézuélien comme les champignons d’un sol humide dès le triomphe électoral de Chavez en 1998 et, actuellement, on peut estimer que leur nombre s’élève à plusieurs centaines”, écrivait Nik Nikandrov en février 2012. Les observateurs s’aperçoivent que c’est surtout la NED (“National Endowment for Democracy”), considérée comme le “bras civil” de la CIA, qui se révèle hyper-active au Venezuela. Son objectif “officiel” est d’aider ce pays latino-américain à accéder à la “démocratie libérale”. Ainsi, au cours des dernières années écoulées, la “Fondation Nationale pour la Démocratie” a soutenu divers projets et diverses organisations pour renforcer “les capacités de la société civile” ou pour éveiller les consciences “aux valeurs démocratiques”. Comme l’atteste un memorandum édité par le ministère américain des affaires étrangères en 2011, les Etats-Unis, au Venezuela comme en Bolivie, installent des équipes de “praticiens de la démocratie” car, est-il écrit, dans ces deux pays, la démocratie serait de plus en plus menacée par des “conceptions alternatives de démocratie participative”!

 

Jusqu’ici, toutes les tentatives d’immixtion américaine ont échoué. Au contraire, Washington a même dû encaisser des défaites comme l’avoue un autre “papier stratégique” du “Council on Foreign Relations”: “Dans les années qui viennent de s’écouler, Chavez s’est montré de plus en plus autoritaire, a miné plusieurs dispositifs politiques importants, ce qui a donné plus de pouvoir au Président et a affaibli tant la société civile que les médias indépendants”. Sous le successeur de Chavez, les choses devraient aller autrement, selon les Américains. En effet, déjà avant les dernières élections présidentielles d’octobre 2012, le “Council on Foreign Relations” avait échafaudé des plans pour chasser Chavez du pouvoir. Un des scénarios concocté spéculait sur la possibilité de déclarer les élections “falsifiées”, un procédé qui a déjà été employé avec succès en Europe orientale. Et si Chavez (ou le candidat qui le remplace) est éliminé de la course, les Etats-Unis “offriront immédiatement leur soutien à une transition ordonnée et pacifique”.

 

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°11/2013; http://www.zurzeit.at/ ).

samedi, 09 mars 2013

L’ultime bataille de Chavez : un “deuil mobilisateur”

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L’ultime bataille de Chavez : un “deuil mobilisateur”

Ex: http://www.dedefensa.org/

La mort du président vénézuélien Hugo Chavez se place aussitôt sous les auspices d’une crise majeure : non pas seulement une crise intérieure du pays, qui va de soi pour un tel événement et dans les circonstances générales qu’on sait, mais essentiellement une crise également générale opposant le Système aux forces nécessairement antiSystème et se plaçant complètement dans un contexte international. Le gouvernement et d’une façon générale, le “groupe Chavez” mené pour l’instant par le vice-président Maduro, ont immédiatement et exclusivement placé l’événement dans ce contexte, et avec tous les arguments pour le faire.

Deux axes ont aussitôt été choisis pour développer ce contexte de l’agression du Système, essentiellement représenté par les USA et leur processus immémorial d’interférences et d’intervention illégales dans les pays d’Amérique latine. D’une part, les interférences directes des USA, notamment par le biais de fonctionnaires ou militaires de l’ambassade US, avec l’expulsion immédiate de deux officiers de l’USAF travaillant à l’ambassade et qui sont accusés d’avoir proposé à des militaire vénézuéliens des actions subversives ; d’autre part, des doutes sur les causes du cancer dont Chavez est mort. On trouve des détails de ces deux axes dans l’intervention de Maduro, dénonçant un plan de déstabilisation, sur Venezuelanalysis.com, le 5 mars 2013.

«Vice-president Nicolas Maduro today denounced destabilisation plans by the international and Venezuelan right wing, announcing the expulsion of two US officials for threatening military security. He also implied that Chavez’s cancer was “caused by enemies of Venezuela”… […] Further, [Maduro] said, “We don’t have any doubts that the historical enemies of the country have searched for a way to damage the health of President Chavez... that he was attacked with this illness,” alluding to the possibility of a “scientific attack”. “Just like what happened to Yasser Arafat... Eventually there will be a scientific investigation into President Chavez’s illness,” he said.»

Cet aspect d’un complot pour susciter le cancer chez Chavez est évidemment l’axe le plus original de cette contre-attaque préventive du gouvernement vénézuélien complètement dans son rôle d’antiSystème. Russia Today, le 5 mars 2013, reprend les deux axes de cette “contre-attaque préventive” et développe notamment celui qui concerne la santé de Chavez. On y trouve rappelé les accusations de Chavez lui-même, citant son cas et celui de la présidente argentine, auxquels il aurait pu ajouter ceux de l'ancien président brésilien Lula et de l’actuelle présidente Rousseff, qui ont tous deux dû être traités pour le cancer.

«In December 2011, Chavez speculated that the United States could be infecting the regions leaders with cancer after Argentine President Cristina Fernandez de Kirchner was diagnosed with thyroid cancer. “I don't want to make any reckless accusations,” Chavez said in light of something he found to be “very, very strange.” “Would it be strange if [the United States] had developed a technology to induce cancer, and for no one to know it?” he asked.»

• Un autre champ de la bataille de l’après-Chavez concerne l’économie. Sur ce point, il s’agit, du côté du Système, d’une intense opération de communication tournant autour de la récente dévaluation au Venezuela, et contre elle évidemment. Il s’agit de discréditer de toutes les façons possibles un système économique qui est en confrontation directe avec l’idéologie économique du Système, dont on peut constater partout les caractères déstructurants et dissolvants engendrant des crises successives qui mettent en cause son essence même.

Ces attaques contre le système économique vénézuélien utilisent toutes les appréciations possibles, parfois extraordinairement hollywoodienne et abracadabrantesques, des réalités de cette dévaluation. On en a une bonne appréciation dans l’article de Mark Weisbrot, dans le Guardian du 3 mars 2013. En voici un court extrait, où Weisbrot semble avoir débusqué un économiste-Système qui pourrait bien avoir confondu, dans sa narrative, des faux chiffres du processus de l’inflation avec des faux chiffres du processus de la dévaluation :

«Not surprisingly, a lot of what passes for analysis in the press is based on wrong numbers and flawed logic. The award for wrong numbers this time goes to Moisés Naím, who writes in the Financial Times that “during Hugo Chávez's presidency, the bolivar has been devalued by 992%.” Fans of arithmetic will note immediately that this is impossible. The most that a currency could be devalued is 100%, at which point it would exchange for zero dollars. Apparently, a very wide range of exaggeration is permissible when writing about Venezuela, so long as it is negative…»

• L’économiste Weisbrot, qui est co-auteur avec Oliver Stone du documentaire pro-Chavez South of the Border, travaille aussi avec le site Venezuelanalysis.com, qui a un fort soutien de “dissidents” pro-Chavez aux USA, et qui est une bonne source pour suivre les événements au Venezuela. Ce site publie, notamment, ce 5 mars 2013, une analyse intéressante du Dr. Francisco Dominguez, secrétaire pour le Royaume-Uni de Venezuela Solidarity Campaign, concernant Ricardo Haussmann, collaborateur épisodique du Guardian qui prend pour cible la situation économique du Venezuela : Haussmann, homme de l’ancien régime d’avant-Chavez, puis du FMI, puis de l’université de Harvard… C’est l’archétype de l’acteur-Système agissant au niveau économique et organisant le rassemblement des diverses forces à dominante économique anti-Chavez et pro-US au Venezuela.

«In the run up to last October’s election, won by Hugo Chavez in a landslide victory, it was Haussmann (acting as an advisor to the defeated right-wing candidate Henrique Capriles) who claimed the right-wing opposition would have 200,000 people at polling stations and could then announce their own results before the official ones. Luckily this plan – which was seen by many as the start of a worrying destabilisation aimed at getting the legitimate results not recognised internationally – failed to pick up momentum due to the scale of Hugo Chavez’s victory, with Capriles himself recognising the results. But this was not before the Spanish newspaper ABC had published a fake exit poll claiming Hugo Chavez had lost. Surely his role as an advisor to the right-wing political candidate should have featured in the Guardian piece. This would better explain the reasons for the content of the piece.

»Likewise sections of the British media have also recently quoted Diego Arria (who denies the 2002 coup in Venezuela was even a coup!) and the 2002 coup-supporting, hard right-wing MP (and friend of George W.Bush) María Corina Machado. Both are prominent signatories to a recent public petition calling on the Venezuelan military to overturn the country’s elected government.»

Tout cela définit une situation très spécifique, qui n’est pas inattendue si l’on considère la personnalité et l’influence du défunt autant que la vindicte et la haine dont le poursuivait le Système, mais une situation qui n’en reste pas moins extraordinaire. Cette mort en apparence “naturelle” (par maladie) est clairement présentée et déjà perçue, et devrait être de plus en plus perçue comme une mort par agression et attentat du Système, de façon directe ou indirecte c’est selon. Cette présentation et cette perception font que la mort de Chavez serait beaucoup plus l’occasion d’une mobilisation que d’un deuil, ou, si l’on veut, l’occasion d’un “deuil mobilisateur” qui serait l’ultime contribution directe de Chavez à la bataille antiSystème. Il semble très probable que les élections présidentielles (dans les 30 jours, selon les déclarations du ministre des affaires étrangères du Venezuela) se feront sous le signe de la mobilisation : contre l’agression du Système (USA et économistes-Système), par ailleurs précisément ou indistinctement perçu comme responsable de la mort de Chavez par attentat médico-technologique ou subversion généralisée. Le rappel général des soupçons pesant sur les causes du cancer de Chavez devrait jouer un rôle majeur dans le comportement et la mobilisation de la population pour les élections.

Par ailleurs et si la situation de l’Amérique Latine est conforme à ce qu’on en perçoit, cette mobilisation devrait dépasser les frontières du Venezuela parce qu’elle concerne logiquement tous les régimes de la nouvelle Amérique Latine, de l’extrême gauche de la Bolivie de Morales au centre-gauche du Brésil de Lula-Rousseff. (On emploie ces notions de “gauche” pour la facilité, alors qu’il faudrait plutôt situer ces tendances selon la référence antiSystème.) On ne dira pas que tous appréciaient absolument Chavez, mais tous devraient être nécessairement solidaires, au moins de l’immédiat après-Chavez, dans la mesure où les pressions du Système contre le Venezuela de Chavez impliquent une attaque contre tout le continent, dans son orientation antiSystème actuelle. On peut aller jusqu’à l’hypothèse qu’il n’est nullement impossible que, dans certaines circonstances comme le cas d’une tentative brutale de “coup” contre le régime issu de Chavez, l’un ou l’autre voisin, y compris le puissant Brésil, envisage une intervention militaire qui s’appuierait sur une réaction populaire au Venezuela. Cette sorte d’hypothèse peut déboucher sur des situations de déstabilisation majeure où le Système n’est pas gagnant à tous les coups, – tant s’en faut, parce qu’il existe à un niveau continental la possibilité d’un furieux durcissement antiSystème dans de telles circonstances.

Mais y aura-t-il tentative directe et brutale de déstabilisation ? La doctrine du “droit à la stupidité” énoncée par Kerry étant d’emploi universel dans le Système, ce n’est pas impossible. L’expulsion des deux officiers de l’USAF pourrait en être un signe, car tenter de fomenter un coup d’État dans les forces armées vénézuéliennes dans les conditions actuelles représente une tactique d’une brutalité qui confine effectivement, dans les conditions actuelles (popularité de Chavez, soupçons sur les causes de sa mort, solidarité de l’Amérique Latine), à la fameuse “stupidité”. (Que les deux officiers aient ou non effectivement comploté est secondaire, le fait essentiel est celui de la perception qu’on aurait qu’une telle initiative est trop conforme aux pratiques des USA pour qu’elle soit catégoriquement rejetée : dans ce cas, le soupçon basé sur l’expérience historique crée la vérité de la chose, par ailleurs quasiment impossible à déterminer objectivement…) L’hypothèse d’une telle tentative active et brutale est donc à considérer, ne serait ce que parce que tous les esprits en acceptent la possibilité, et qu’il ne faut jamais désespérer d’un Système où la multitude de pouvoirs non coordonnés entre eux et la passion anti-Chavez largement répandue accentuent la référence à la “doctrine de la stupidité”. C’est sur ce terrain que le régime Chavez devrait en bonne logique et en juste tactique lancer l’après-Chavez, en allant très vite à de nouvelles élections pour capitaliser à la fois sur l’émotion, et surtout sur la mobilisation qui devrait accompagner cette émotion. On ajoutera, comme autre atout des successeurs de Chavez, que l’opposition est loin d’être unie autour de l’adversaire de Chavez en octobre 2012, Henrique Capriles.

Le point le plus remarquable de la situation est donc, une fois de plus, à trouver sur le terrain de la communication. L’attaque de communication du Système contre Chavez, et notamment depuis qu’il est malade, est telle, elle est d’une telle puissance impliquant les apports de la “doctrine de la stupidité”, que l’idée de l’agression s’est subrepticement institutionnalisée. La mort de Chavez ne serait plus perçue comme naturelle, mais comme le résultat de cette agression. La mobilisation en deviendrait alors absolument naturelle, et si cet état d’esprit domine, et évidemment profitable au régime en place, la responsabilité générale de la crise serait perçue comme le fait de cette attaque constante et massive contre Chavez. Même les méthodes de communication, d’“agression douce“ comme contre la Russie, devraient être déformées dans ce cas parce qu’il y a, en Amérique Latine, le poids de la brutalité historique du Système (des USA) dans cette région, méprisée et considérée comme l’arrière-cour, voire la basse-cour des USA. On chasse difficilement l’atavisme historique de la brutalité, surtout lorsqu’il se charge de cette stupidité-Système qui semble aller de pair avec l’activité surpuissante du Système, sa haine complète pour tous les principes, de la souveraineté à la légitimité, son goût pour l’illégalité allant jusqu’à la dépendance comme dans le cas d’un drogué, etc. Tout cela est déployé depuis des années contre Chavez. Le résultat est que la mort de Chavez, quelle qu’en soit la nature, est aisément perçue comme un attentat du système, justifiant toutes les craintes, et donc la mobilisation générale, la contre-attaque “préventive” des accusations publiques du gouvernement, l’expulsion d’officiers de l’USAF comme on expulsait des agents du KGB en cas de tension, du temps de la guerre froide, et ainsi de suite.

L’ultime bataille de Chavez : un “deuil mobilisateur”

La mort du président vénézuélien Hugo Chavez se place aussitôt sous les auspices d’une crise majeure : non pas seulement une crise intérieure du pays, qui va de soi pour un tel événement et dans les circonstances générales qu’on sait, mais essentiellement une crise également générale opposant le Système aux forces nécessairement antiSystème et se plaçant complètement dans un contexte international. Le gouvernement et d’une façon générale, le “groupe Chavez” mené pour l’instant par le vice-président Maduro, ont immédiatement et exclusivement placé l’événement dans ce contexte, et avec tous les arguments pour le faire.

Deux axes ont aussitôt été choisis pour développer ce contexte de l’agression du Système, essentiellement représenté par les USA et leur processus immémorial d’interférences et d’intervention illégales dans les pays d’Amérique latine. D’une part, les interférences directes des USA, notamment par le biais de fonctionnaires ou militaires de l’ambassade US, avec l’expulsion immédiate de deux officiers de l’USAF travaillant à l’ambassade et qui sont accusés d’avoir proposé à des militaire vénézuéliens des actions subversives ; d’autre part, des doutes sur les causes du cancer dont Chavez est mort. On trouve des détails de ces deux axes dans l’intervention de Maduro, dénonçant un plan de déstabilisation, sur Venezuelanalysis.com, le 5 mars 2013.

«Vice-president Nicolas Maduro today denounced destabilisation plans by the international and Venezuelan right wing, announcing the expulsion of two US officials for threatening military security. He also implied that Chavez’s cancer was “caused by enemies of Venezuela”… […] Further, [Maduro] said, “We don’t have any doubts that the historical enemies of the country have searched for a way to damage the health of President Chavez... that he was attacked with this illness,” alluding to the possibility of a “scientific attack”. “Just like what happened to Yasser Arafat... Eventually there will be a scientific investigation into President Chavez’s illness,” he said.»

Cet aspect d’un complot pour susciter le cancer chez Chavez est évidemment l’axe le plus original de cette contre-attaque préventive du gouvernement vénézuélien complètement dans son rôle d’antiSystème. Russia Today, le 5 mars 2013, reprend les deux axes de cette “contre-attaque préventive” et développe notamment celui qui concerne la santé de Chavez. On y trouve rappelé les accusations de Chavez lui-même, citant son cas et celui de la présidente argentine, auxquels il aurait pu ajouter ceux de l'ancien président brésilien Lula et de l’actuelle présidente Rousseff, qui ont tous deux dû être traités pour le cancer.

«In December 2011, Chavez speculated that the United States could be infecting the regions leaders with cancer after Argentine President Cristina Fernandez de Kirchner was diagnosed with thyroid cancer. “I don't want to make any reckless accusations,” Chavez said in light of something he found to be “very, very strange.” “Would it be strange if [the United States] had developed a technology to induce cancer, and for no one to know it?” he asked.»

• Un autre champ de la bataille de l’après-Chavez concerne l’économie. Sur ce point, il s’agit, du côté du Système, d’une intense opération de communication tournant autour de la récente dévaluation au Venezuela, et contre elle évidemment. Il s’agit de discréditer de toutes les façons possibles un système économique qui est en confrontation directe avec l’idéologie économique du Système, dont on peut constater partout les caractères déstructurants et dissolvants engendrant des crises successives qui mettent en cause son essence même.

Ces attaques contre le système économique vénézuélien utilisent toutes les appréciations possibles, parfois extraordinairement hollywoodienne et abracadabrantesques, des réalités de cette dévaluation. On en a une bonne appréciation dans l’article de Mark Weisbrot, dans le Guardian du 3 mars 2013. En voici un court extrait, où Weisbrot semble avoir débusqué un économiste-Système qui pourrait bien avoir confondu, dans sa narrative, des faux chiffres du processus de l’inflation avec des faux chiffres du processus de la dévaluation :

«Not surprisingly, a lot of what passes for analysis in the press is based on wrong numbers and flawed logic. The award for wrong numbers this time goes to Moisés Naím, who writes in the Financial Times that “during Hugo Chávez's presidency, the bolivar has been devalued by 992%.” Fans of arithmetic will note immediately that this is impossible. The most that a currency could be devalued is 100%, at which point it would exchange for zero dollars. Apparently, a very wide range of exaggeration is permissible when writing about Venezuela, so long as it is negative…»

• L’économiste Weisbrot, qui est co-auteur avec Oliver Stone du documentaire pro-Chavez South of the Border, travaille aussi avec le site Venezuelanalysis.com, qui a un fort soutien de “dissidents” pro-Chavez aux USA, et qui est une bonne source pour suivre les événements au Venezuela. Ce site publie, notamment, ce 5 mars 2013, une analyse intéressante du Dr. Francisco Dominguez, secrétaire pour le Royaume-Uni de Venezuela Solidarity Campaign, concernant Ricardo Haussmann, collaborateur épisodique du Guardian qui prend pour cible la situation économique du Venezuela : Haussmann, homme de l’ancien régime d’avant-Chavez, puis du FMI, puis de l’université de Harvard… C’est l’archétype de l’acteur-Système agissant au niveau économique et organisant le rassemblement des diverses forces à dominante économique anti-Chavez et pro-US au Venezuela.

«In the run up to last October’s election, won by Hugo Chavez in a landslide victory, it was Haussmann (acting as an advisor to the defeated right-wing candidate Henrique Capriles) who claimed the right-wing opposition would have 200,000 people at polling stations and could then announce their own results before the official ones. Luckily this plan – which was seen by many as the start of a worrying destabilisation aimed at getting the legitimate results not recognised internationally – failed to pick up momentum due to the scale of Hugo Chavez’s victory, with Capriles himself recognising the results. But this was not before the Spanish newspaper ABC had published a fake exit poll claiming Hugo Chavez had lost. Surely his role as an advisor to the right-wing political candidate should have featured in the Guardian piece. This would better explain the reasons for the content of the piece.

»Likewise sections of the British media have also recently quoted Diego Arria (who denies the 2002 coup in Venezuela was even a coup!) and the 2002 coup-supporting, hard right-wing MP (and friend of George W.Bush) María Corina Machado. Both are prominent signatories to a recent public petition calling on the Venezuelan military to overturn the country’s elected government.»

Tout cela définit une situation très spécifique, qui n’est pas inattendue si l’on considère la personnalité et l’influence du défunt autant que la vindicte et la haine dont le poursuivait le Système, mais une situation qui n’en reste pas moins extraordinaire. Cette mort en apparence “naturelle” (par maladie) est clairement présentée et déjà perçue, et devrait être de plus en plus perçue comme une mort par agression et attentat du Système, de façon directe ou indirecte c’est selon. Cette présentation et cette perception font que la mort de Chavez serait beaucoup plus l’occasion d’une mobilisation que d’un deuil, ou, si l’on veut, l’occasion d’un “deuil mobilisateur” qui serait l’ultime contribution directe de Chavez à la bataille antiSystème. Il semble très probable que les élections présidentielles (dans les 30 jours, selon les déclarations du ministre des affaires étrangères du Venezuela) se feront sous le signe de la mobilisation : contre l’agression du Système (USA et économistes-Système), par ailleurs précisément ou indistinctement perçu comme responsable de la mort de Chavez par attentat médico-technologique ou subversion généralisée. Le rappel général des soupçons pesant sur les causes du cancer de Chavez devrait jouer un rôle majeur dans le comportement et la mobilisation de la population pour les élections.

Par ailleurs et si la situation de l’Amérique Latine est conforme à ce qu’on en perçoit, cette mobilisation devrait dépasser les frontières du Venezuela parce qu’elle concerne logiquement tous les régimes de la nouvelle Amérique Latine, de l’extrême gauche de la Bolivie de Morales au centre-gauche du Brésil de Lula-Rousseff. (On emploie ces notions de “gauche” pour la facilité, alors qu’il faudrait plutôt situer ces tendances selon la référence antiSystème.) On ne dira pas que tous appréciaient absolument Chavez, mais tous devraient être nécessairement solidaires, au moins de l’immédiat après-Chavez, dans la mesure où les pressions du Système contre le Venezuela de Chavez impliquent une attaque contre tout le continent, dans son orientation antiSystème actuelle. On peut aller jusqu’à l’hypothèse qu’il n’est nullement impossible que, dans certaines circonstances comme le cas d’une tentative brutale de “coup” contre le régime issu de Chavez, l’un ou l’autre voisin, y compris le puissant Brésil, envisage une intervention militaire qui s’appuierait sur une réaction populaire au Venezuela. Cette sorte d’hypothèse peut déboucher sur des situations de déstabilisation majeure où le Système n’est pas gagnant à tous les coups, – tant s’en faut, parce qu’il existe à un niveau continental la possibilité d’un furieux durcissement antiSystème dans de telles circonstances.

Mais y aura-t-il tentative directe et brutale de déstabilisation ? La doctrine du “droit à la stupidité” énoncée par Kerry étant d’emploi universel dans le Système, ce n’est pas impossible. L’expulsion des deux officiers de l’USAF pourrait en être un signe, car tenter de fomenter un coup d’État dans les forces armées vénézuéliennes dans les conditions actuelles représente une tactique d’une brutalité qui confine effectivement, dans les conditions actuelles (popularité de Chavez, soupçons sur les causes de sa mort, solidarité de l’Amérique Latine), à la fameuse “stupidité”. (Que les deux officiers aient ou non effectivement comploté est secondaire, le fait essentiel est celui de la perception qu’on aurait qu’une telle initiative est trop conforme aux pratiques des USA pour qu’elle soit catégoriquement rejetée : dans ce cas, le soupçon basé sur l’expérience historique crée la vérité de la chose, par ailleurs quasiment impossible à déterminer objectivement…) L’hypothèse d’une telle tentative active et brutale est donc à considérer, ne serait ce que parce que tous les esprits en acceptent la possibilité, et qu’il ne faut jamais désespérer d’un Système où la multitude de pouvoirs non coordonnés entre eux et la passion anti-Chavez largement répandue accentuent la référence à la “doctrine de la stupidité”. C’est sur ce terrain que le régime Chavez devrait en bonne logique et en juste tactique lancer l’après-Chavez, en allant très vite à de nouvelles élections pour capitaliser à la fois sur l’émotion, et surtout sur la mobilisation qui devrait accompagner cette émotion. On ajoutera, comme autre atout des successeurs de Chavez, que l’opposition est loin d’être unie autour de l’adversaire de Chavez en octobre 2012, Henrique Capriles.

Le point le plus remarquable de la situation est donc, une fois de plus, à trouver sur le terrain de la communication. L’attaque de communication du Système contre Chavez, et notamment depuis qu’il est malade, est telle, elle est d’une telle puissance impliquant les apports de la “doctrine de la stupidité”, que l’idée de l’agression s’est subrepticement institutionnalisée. La mort de Chavez ne serait plus perçue comme naturelle, mais comme le résultat de cette agression. La mobilisation en deviendrait alors absolument naturelle, et si cet état d’esprit domine, et évidemment profitable au régime en place, la responsabilité générale de la crise serait perçue comme le fait de cette attaque constante et massive contre Chavez. Même les méthodes de communication, d’“agression douce“ comme contre la Russie, devraient être déformées dans ce cas parce qu’il y a, en Amérique Latine, le poids de la brutalité historique du Système (des USA) dans cette région, méprisée et considérée comme l’arrière-cour, voire la basse-cour des USA. On chasse difficilement l’atavisme historique de la brutalité, surtout lorsqu’il se charge de cette stupidité-Système qui semble aller de pair avec l’activité surpuissante du Système, sa haine complète pour tous les principes, de la souveraineté à la légitimité, son goût pour l’illégalité allant jusqu’à la dépendance comme dans le cas d’un drogué, etc. Tout cela est déployé depuis des années contre Chavez. Le résultat est que la mort de Chavez, quelle qu’en soit la nature, est aisément perçue comme un attentat du système, justifiant toutes les craintes, et donc la mobilisation générale, la contre-attaque “préventive” des accusations publiques du gouvernement, l’expulsion d’officiers de l’USAF comme on expulsait des agents du KGB en cas de tension, du temps de la guerre froide, et ainsi de suite.

vendredi, 08 mars 2013

Two Cheers for Chávez

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Two Cheers for Chávez

By Gregory Hood

Ex: http://www.counter-currents.com/

Venezuelan President Hugo Chávez has died after a long battle with cancer. He was 58. Predictably enough, the castrated elephants of the American Right are squeaking with unseemly delight.

While it is far too soon to predict what effect Chávez’s death will have on the future of Venezuela’s “Bolivarian Revolution,” American opinion seems to be that the death of this man constitutes some kind of victory, particularly for neoconservatives.

Chávez was not a model leader. Venezuela’s crime rate has soared [2] under his rule. Street gangs act as a de facto part of the Venezuelan government, corruption is rampant, and unfinished skyscrapers have become nests for squatters [3] that look like something out of Dredd [4]. While Chávez has been able to reduce poverty in the country, this is a fairly straightforward accomplishment for the fifth [5] largest oil producing country in the world at a time of high prices. Chávez also made the claim that he would have voted for Barack Obama, if he could.

Nonetheless, there are reasons to admire Hugo Chávez. Chávez always inspired more hatred and fear from the neoconservative press than even paranoia could justify. This alone serves as a sign of contradiction [6] that Chávez should be examined carefully. While it’s at least theoretically possible for a nuclear armed Iran to threaten Israel (or, of secondary importance to our press, America), it’s absurd to think of Venezuela as a military rival. Despite the absurdity, Americans have been treated to lurid articles about Muslim terrorists (!) setting up shop [7] in Venezuela, even while Chávez littered his speeches with more references to Christ than Barack Obama ever would.

In truth, Venezuela did serve as a critical component of the emerging “anti-American government” bloc in world affairs. Chávez maintained close ties with Cuba, and more importantly, with Russia and China [8]. Venezuela even expressed [9] its willingness to host a strategic nuclear base for Russian forces. Chávez forcefully condemned [10] the American supported “terrorists” in Syria fighting to overthrow President Bashar al-Assad. Chávez will be remembered around the world for his forceful condemnation of American foreign policy, particularly the invasion of Iraq, and his quip [11] that he could “smell the sulfur” after George W. Bush spoke at the United Nations. American conservatives, some still stubbornly defending the disaster in Mesopotamia, have neither forgiven nor forgotten.

However, what is at the root of the hatred of Chávez is his willingness to maintain Venezuelan independence from international finance. Chávez defended Muammar al-Gaddafi till the bitter end, making the link between the American government’s desire to protect [12] its debt driven empire and Washington’s sudden concern with democracy. Just as Gaddafi was brutally tortured [13]and killed for daring to revolt against Washington’s global order, much of the hostility against Chávez was driven by his desire to maintain Venezuela’s oil revenue for the Venezuelan state. The American supported “democratization” movement [14] against him, just like that directed against Vladimir Putin, has more to do with ensuring the continued hegemony of globalism than with a sudden concern for individual liberty. As in Russia, the international community’s cries for “liberty” really mean a desire to protect the culturally alien oligarchs.

Chávez’s “socialist” revolution always contained powerful nationalist and even traditionalist overtones. “Bolivarianism” emphasized Latin American unity, strength, and above all, sovereignty as an independent economic and political bloc against the new order of globalization. He attempted to mobilize the masses behind a patriotic identity, imbuing them with a sense of mission and national pride that transcended class. While Chávez’s opponents conspired with foreigners to overthrow him, Chávez broke with neoliberal orthodoxy to build a what he called a “Third Way” that would put Venezuela first.

It’s no surprise that the Tribe was famously hostile to Chávez because his “Bolivarian Revolution” was the wrong kind of socialism, the kind they could not control. Chávez was slammed by Jewish organizations for warning that those who “killed Christ” were in charge of the global economy – although he was grossly misquoted [15]. For their part, pro-Chávez groups and newspapers have distributed the Protocols of the Elders of Zion, called for the “expulsion” of Zionist organizations from the country, and monitored the “subversive activity” of Jewish organizations. The Jewish neoconservative magazine Commentary wailed [16] that Chávez’s “redemptive nationalist movement” saw the “Jewish financial mafia” as a threat. Seeing as how financial interests within the country and neoconservatives outside have both called [17] for American military intervention, Chávez’s forces may have a point.

Would I want to live in Chávez’s Venezuela? No, of course not. However, I don’t want to live in an alien ruled America either, and yet here we are.

White Nationalists and Hugo Chávez share common interests and a common enemy: global capitalism [18]. As long as the world is dominated by neoliberal economics directed by the axis of Washington, New York, and London, any Traditionalist, pro-white, or nationalist program is destined to be strangled in the cradle.

Furthermore, so-called “globalization” is an open door for Jewish financial and cultural domination, and the eventual eradication of any Traditionalist order. For that reason, proponents of Alexander Dugin’s “Fourth Political Theory” see [19] Hugo Chávez as a hero, a wrench in the machinery of the financial order that is crushing us.

Finally, it is Wall Street and the capitalist elite – not so called “anti-Americans” like the late Hugo Chávez – that are importing the non-white masses to serve as cheap labor and dispossess Western peoples from their homelands. Americans should sympathize with Third World anti-colonialists like Chávez, since our country too is now merely a colony of global capital. For that reason, Traditionalist geopolitics must take as its primary focus dismantling the neoliberal financial order – not because it is an example of American “imperialism,” but because it is an enemy of the real America.

Hugo Chávez was an ally in that fight. His Bolivarian Revolution is not something we would wish to emulate. But it does deserve our support and respect.

Rest in peace.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2013/03/two-cheers-for-chavez/

URLs in this post:

[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2013/03/Hugo_chavez.jpg

[2] soared: http://www.aljazeera.com/indepth/features/2012/10/2012101817912697153.html

[3] nests for squatters: http://www.nytimes.com/2011/03/01/world/americas/01venezuela.html?pagewanted=all&_r=0

[4] Dredd: http://www.counter-currents.com/tag/dredd/

[5] fifth: http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_Venezuelan_oil_industry#Today_and_the_Future

[6] sign of contradiction: http://en.wikipedia.org/wiki/Sign_of_contradiction

[7] setting up shop: http://articles.washingtonpost.com/2011-03-20/opinions/35207542_1_venezuelan-counterpart-rangel-silva-venezuelan-embassy

[8] China: http://en.wikipedia.org/wiki/China%E2%80%93Venezuela_relations

[9] expressed: http://www.guardian.co.uk/world/2009/mar/16/chavez-russia-venezuela-nuclear-base

[10] condemned: http://www.miamiherald.com/2012/10/09/3042202/venezuelas-chavez-talks-about.html

[11] quip: http://articles.chicagotribune.com/2012-09-04/news/sns-rt-us-chavez-bush-sulfurbre884052-20120904_1_venezuela-s-chavez-sulfur-venezuelan-leader-hugo-chavez

[12] desire to protect: http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:_ML_SVkpGG0J:www.alternativeright.com/main/blogs/exit-strategies/libya-and-the-empire-s-death-throes/?print=1&tmpl=component+&cd=5&hl=en&ct=clnk&gl=us

[13] brutally tortured : http://www.counter-currents.comhttp://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:oqMc_QPgGvwJ:https://www.alternativeright.com/main/blogs/exit-strategies/this-is-sin/+&cd=1&hl=en&ct=clnk&gl=us

[14] movement: http://www.counter-currents.com/2011/03/twitterers-of-the-world-unite-the-digital-new-left-as-controlled-opposition-part-4/#more-10232

[15] misquoted: http://www.commondreams.org/views06/0315-28.htm

[16] wailed: http://www.commentarymagazine.com/article/hugo-chavezs-jewish-problem/

[17] called: http://en.wikipedia.org/wiki/Hugo_Ch%C3%A1vez#Coup.2C_strikes_and_the_recall_referendum

[18] global capitalism: http://www.counter-currents.com/2011/12/the-end-of-globalization/

[19] see: http://openrevolt.info/2011/09/19/usa-and-the-new-world-order-dugin-debates-olavo-pt-2/

jeudi, 07 mars 2013

Hommage au Président Hugo Chavez

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Hommage au Président Hugo Chavez


par Claude Bourrinet

Il est mort. Nous attendions la fin de son ultime combat avec appréhension, angoisse, fatalité. Nous savions que, comme toujours, il avait fait front avec vaillance. La grandeur se révèle plus, parfois, dans la solitude de la maladie que dans de grandes batailles collectives… Hugo Chavez aura partagé les épreuves et les joies des pauvres de son pays, mais il sera proche aussi au cœur de ceux qui souffrent dans leur chair, quels qu’ils soient. Ce patriote était aussi un fervent chrétien, et sa passion finale, son interminable calvaire, l’auront rendu encore plus pur, plus digne de l’amour du Christ.

Hélas ! … Nous sommes en deuil. Il manque, dans le monde, aujourd’hui, un homme, un vrai, un chef, un ami du peuple.

Non que l’humanité en soit diminuée, loin de là ! C’est la grâce de certains de laisser encore davantage dans la mémoire que durant leur vie.

Et Dieu sait si le peuple vénézuélien lui doit beaucoup ! Est-il besoin de rappeler tout ce qu’il a fait pour lui, la réduction de la misère, de l’illettrisme, une économie retirée des mains de l’étranger pour être rendue à la Nation ? Les services publics se sont développés sous sa présidence grâce au financement apporté par la compagnie nationale PDVSA, les dépenses sociales ont augmenté de 60%. Les 13 années de Révolution bolivarienne ont fait de ce pays déshérité, dépossédé par l’impérialisme, et ressuscité par le Commandante, l’un des pays pilotes de l’Amérique latine en matière d’éducation (l’analphabétisme a été éradiqué, la gratuité est assurée de la maternelle à l’université), d’emploi, de revenus, de santé publique, de sécurité alimentaire…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Venezuela est le pays de la région qui connaît le plus bas niveau d’inégalité (mesuré par le Coefficient Gini) : il a réduit l’inégalité de 54%, la pauvreté de 44%, du niveau de 70.8% (1996) à 21% (2010). Et l’extrême pauvreté est passée de 40% (1996) à 7.3% (2010). Près de 20 millions de personnes ont bénéficié des programmes gouvernementaux de lutte contre la pauvreté, appelés “Missions”. A l’heure actuelle 2.1 millions de personnes âgées perçoivent des pensions de vieillesse – soit 6,6% de la population. Seules 387.000 personnes recevaient des pensions avant le gouvernement actuel.

En 1990, on importait 90% de la nourriture, on n’en importe plus maintenant que 30%. Cinq millions de vénézuéliens reçoivent de la nourriture gratuite, quatre millions d’entre eux sont des enfants scolarisés, et des cantines publiques nourrissent 900.000 personnes.

Rappelons ces chiffres impressionnants : le taux de mortalité infantile est passé de 25 pour 1000 (1990) à seulement 13/1000 (2010), 96% de la population disposent à présent d’eau potable, en 1998, on comptait 18 médecins pour 10.000 habitants, on en compte actuellement 58 pour mille, et le système public de santé en emploie 95.000, le nombre de cliniques s’est accru de 169.6%, la « Mission Barrio Adentro » (qui est le programme de soins de santé primaire organisé avec l’aide de plus de 8.300 médecins cubains) a sauvé environ 1,4 millions de vies dans 7.000 cliniques et a effectué 500 millions de consultations, il y a maintenant 34 centres de désintoxication, pratiquement plus d’enfants des rues etc.

En jetant un coup d’œil très rapide sur la presse vendue, ce matin, je vois qu’il y aurait une explosion de crimes dans le pays, qu’Hugo Chavez aurait laissé un désastre économique et social… Toujours la même propagande haineuse des amis de l’Amérique, toujours cette perfidie, ce fiel, cette rage devant un peuple digne, fier, indépendant…

Car ce qui vaut la hargne de ces chiens, ce n’est pas seulement le bonheur vénézuélien (ces hyènes auraient préféré que l’argent aille, comme avant, dans les poches de l’oligarchie transnationale, apatride, dont elles sont les fidèles gardiennes), et ce n’est pas la moindre partie de sa gloire, ce qui inscrira son nom, tant que la mémoire des hommes libres subsistera, dans les livres d’Histoire, c’est que Hugo Chavez fut l’un des champions de la liberté du monde. Il fut l’un de ceux qui releva le drapeau de la révolte contre l’empire yankee, contre le Nouvel Ordre Mondial, contre le règne amoral de l’argent, et il assura un soutien sans faille à ceux qui ont combattu, ou combattent ce poulpe tentaculaire, le colonel Kadhafi, le président Ahamadinejab, la résistance palestinienne, le président Bachar Al Assad, le Président Poutine…

Grâce à la doctrine bolivarienne, il a su donner à la politique latino-américaine un objectif clair et vigoureux, que la nationale-communiste Cuba avait tenté d’incarner : l’indépendance, la dignité, la volonté, l’enracinement. La Bolivie d'Evo Morales, et l’Equateur de Rafael Correa ont suivi cette route.

Mais il fut aussi un modèle pour nous, patriotes français et européens. Notre pays, sous emprise atlantiste, a perdu sa liberté, s’est éloigné du destin qui est le sien. Nous vivons depuis des lustres dans la honte, et personne, ici, ne connaît plus la grandeur, sinon dans la nostalgie qui sert la gorge de tout vrai Français. Les nains qui nous gouvernent, et qui n’ont eu que mépris pour un homme qui a levé bien haut le drapeau de l’honneur, n’ont eu de cesse que de traîner notre nom dans la boue, et le peuple vénézuélien dans l’opprobre. Sarkozy avait même envoyé un tueur pour liquider ce grand homme qui lui faisait peur. Peut-être cherchait-il, encore une fois, la caresse de ses maîtres, comme le fait dans sa politique le président actuel.

C’est pourquoi le nom de Chavez restera à jamais gravé dans nos cœurs comme un modèle. La seule façon de lui être fidèle, c’est de continuer son combat pour notre indépendance et notre honneur.

Alors, nous pourrons dire : Commandante, présent !

mercredi, 30 janvier 2013

Il Venezuela cede all’Iran i suoi caccia F-16

 

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Il Venezuela cede all’Iran i suoi caccia F-16

Alla fine degli anni ’70, l’Iran imperiale di Riza Palivi aveva ordinato 160 cacciabombardieri General Dynamics (oggi Lockheed) F-16A Fighting Falcon. Tuttavia, con la caduta dello Shah, nel 1979, l’ordine venne annullato e gli aeromobili non furono mai consegnati, anche se alcune attrezzature per la loro manutenzione erano già giunte in Iran.
Nell’agosto 2012, almeno due F-16 sarebbero stati avvistati nella base aerea di Mehrabad, presso Teheran. Infatti, secondo alcuni fonti, un Fighting Falcon sarebbe operativo dalla base iraniana, mentre un altro sarebbe stato sottoposto a un processo di reverse engineering e poi forse inviato in Pakistan. Il quotidiano spagnolo ABC aveva anche riportato che almeno un F-16A Block 15 dei 24 acquistati dal Venezuela, nel 1983, era stato inviato in Iran nell’agosto 2006, nell’ambito della cooperazione militare tra Iran e Venezuela, che vede anche l’impiego di due droni iraniani Mohajir (ribattezzati Sant’Arpia) da parte delle forze armate venezuelane. Infatti, nell’agosto 2006 il Maggior-Generale Roger Lara Lamb e il Tenente-Colonnello Luis Reyes Reyes avviarono e gestirono l’operazione per la consegna all’Iran di quel primo cacciabombardiere F-16A.
In seguito, nell’agosto 2009, il Presidente della Compañia Anomina Venezolana de Industrias Militares (CAVIM), Generale Eduardo Richani Aref si recò a Teheran, dove affermò che “i venezuelani si sono impegnati ad accelerare la fattibilità degli studi presentati dall’AIO [Aviation Industries Organization] iraniana riguardo al caccia F-16“, Il viceministro per la logistica del ministero della Difesa iraniana, Generale Mohammad Mohammad Lou Beig, siglò il documento che comprendeva anche altri accordi di cooperazione, come la vendita dei droni Mohajir.
Sempre secondo il quotidiano spagnolo ABC, un F-16B biposto, di stanza nella base aerea di Maracay, sarebbe stato smontato, imballato in grandi contenitori di legno sigillati e privi di contrassegni, e quindi caricati nella base aerea el Libertador, su un Boeing KC-707 dell’Aeronautica Militare venezuelana. Il volo avrebbe fatto scalo in Brasile (Recife) e in Algeria prima di giungere a Teheran. Dei piloti e tecnici venezuelani sarebbero stati inviati per rimontare il velivolo e addestrare gli iraniani presso la base di Mehrabad, in Iran.
La notizia era stata divulgata da ABC in concomitanza con la visita del presidente iraniano Mahmoud Ahmadinejad in Venezuela. Ahmadinejad aveva detto che l’Iran sosterrà sempre il Venezuela di Chavez: “Apprezziamo la vostra opposizione all’imperialismo”, e Chavez avrebbe risposto che “siamo consapevoli delle minacce alla sovranità e all’indipendenza iraniane. Potete contare sul nostro sostegno. Sosterrò Ahmadinejad in tutte le circostanze, dato che i nostri legami con l’Iran sono una questione sacra per noi.”
Già nel maggio 2006, il Generale Alberto Muller, consigliere di Chavez, aveva dichiarato all’Associated Press che valeva la pena prendere in considerazione “la possibilità di una trattativa con l’Iran per la vendita di quegli aerei“, e di aver raccomandato al ministro della Difesa che il Venezuela considerasse la possibilità di vendere gli F-16 a un altro paese, come Russia, Cina, Cuba o Iran, in risposta al bando degli Stati Uniti sulle vendite di armamenti all’amministrazione del Presidente Hugo Chavez. Il dipartimento di Stato degli Stati Uniti, reagiva avvertendo che Washington avrebbe dovuto firmare ogni vendita di F-16, cosa che il portavoce Sean McCormack suggeriva essere assai improbabile. “Senza il consenso scritto degli Stati Uniti, non è possibile trasferire articoli per la difesa, e in questo caso gli F-16, a un paese terzo“. Ma il Generale Muller ribadiva: “La raccomandazione che faccio al ministro, e che farò al Presidente al momento opportuno, è che gli F-16 siano venduti a Paesi terzi, poiché gli USA, non conformandosi alla loro parte dell’accordo (ovvero inviare i pezzi di ricambio e permettere così la manutenzione degli F-16A), ci liberano da qualsiasi obbligo a rispettare la nostra parte.”
Dei 24 F-16 acquistati nel 1983, solo dodici-sedici restano operativi, mentre gli altri vengono conservati per mancanza di pezzi di ricambio. Il governo di Caracas comunque aveva annunciato l’intenzione di vendere o cederli a Paesi terzi, anche senza il permesso degli Stati Uniti. L’F-16 verrebbe valutato dall’Iran per testare i propri sistemi difesa aerea, in previsione di un possibile attacco aereo israeliano o statunitense al programma nucleare iraniano, dove verrebbe impiegato il cacciabombardiere F-16I Sufa (Block 52).
Dopo la visita a Teheran nel 2009 dei vertici militari venezuelani, quando si sarebbe deciso l’invio di ulteriori cacciabombardieri F-16A, almeno altri tre velivoli si troverebbero oggi in Iran. Ely Harmon, ricercatore israeliano presso l’Istituto Internazionale per il Controterrorismo, ha affermato che “Questo aereo è molto utile per l’Aeronautica dell’Iran, perché può così addestrare i propri piloti alle tattiche degli avversari, dimostrando anche la profonda relazione tra l’Iran e il Venezuela. Una partnership che potrebbe anche manifestarsi in una rappresaglia contro coloro che attaccassero gli impianti nucleari iraniani.”

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Venezuela Threatens to Sell F-16 Fleet to Iran, Associated Press, 16 maggio 2006
Inter-american Security Watch 22 giugno 2012
The Aviationist 20 agosto 2012

A cura di Alessandro Lattanzio

17:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, venezuela, f-16, aviation, iiaf, militaria | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 21 octobre 2012

Chavez continue à défier l’Amérique

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Chavez continue à défier l’Amérique

Le social-populisme toujours debout en Amérique latine

par Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr/
 
Le dernier tiers mondiste, le Nasser de l’Amérique latine continue son incroyable parcours. Entre Castro et Perón, entre socialisme révolutionnaire et fascisme de gauche, Chavez devient un  phénomène politique à part. Au pouvoir depuis 1999, Hugo Chavez Frias a été réélu président du Venezuela avec 54,42% des suffrages. Récoltant plus de 7,44 millions de voix, contre 6,15 millions à son opposant Henrique Capriles, le président Chavez a rassemblé plus de suffrages que lors de sa précédente réélection, en 2006, lorsqu'il avait pourtant battu l'opposant Manuel Rosales de plus de 25 points, avec 62% des voix.
 
 
Le président  réélu du Venezuela est apparu ensuite au «balcon du peuple», surplombant les jardins du palais de Miraflores, où la foule, comme c'est désormais la tradition, s'était engouffrée peu après l'annonce de la victoire. «Le candidat de la droite vient de reconnaître la victoire bolivarienne», s'est-il réjoui sous les acclamations de ses partisans. Il a par deux fois prié Dieu de lui donner «vie et salut pour continuer à servir le peuple». On sait que très malade il affirme avoir vaincu son cancer. Il a appelé l'opposition au dialogue et affirmé qu'il essaierait de rendre son gouvernement plus efficace: «Je vous promets d'être un meilleur président que je ne l'ai été.» William Ostick, porte-parole pour l'Amérique latine du département d'État américain, a invité le président vénézuélien à prendre en compte «l'opinion des plus de six millions de personnes qui ont voté pour l'opposition». Le mythe fonctionne toujours malgré la maladie, la diabolisation et les difficultés économiques et sociales.
 
 
Hugo Rafael Chávez Frías, né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, dans les llanos, dans le sud du Venezuela, est le 52e et actuel président de la République bolivarienne du Venezuela. Il était auparavant le chef du parti politique du Mouvement Cinquième République depuis sa fondation en 1997 jusqu'en 2007, quand il devint le chef du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). Il suit sa propre idéologie politique du bolivarianisme et « socialisme du 21e siècle », il se concentre sur l'application de réformes socialistes comme une partie d'un projet social connu comme la Révolution bolivarienne, qui a vu la mise en œuvre d'une nouvelle constitution, de la démocratie participative et de la nationalisation des industries clés.
 
Hugo Chavez bénéficie toujours du soutien massif des classes populaires mais il devra désormais composer avec une opposition. Le Venezuela présente deux visages, ceux des supporters radieux du président et ceux des partisans de l'opposition, dépités, qui pour la première fois avaient cru dans les chances de leur poulain.

 
"Nous entamons aujourd'hui un nouveau cycle de gouvernement, au cours duquel nous avons l'obligation de répondre par une plus grande efficacité et un meilleur rendement aux besoins de notre peuple", a déclaré Hugo Chavez du balcon du palais présidentiel de Miraflores devant une foule en liesse."Je vous promets d'être un meilleur président. Le Venezuela continuera au XXIe siècle sur la voie du socialisme démocratique et bolivarien", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, nous avons montré que la démocratie vénézuélienne était l'une des meilleures au monde et nous allons continuer à le prouver", a-t-il lancé, vêtu de sa traditionnelle chemise rouge et brandissant une réplique de l'épée de Simon Bolivar, héros de la lutte pour l'indépendance des pays de la région au XIXe siècle. Se voulant l'héritier de Simon Bolivar, Hugo Chavez a consacré les dollars du pétrole vénézuélien à des programmes de lutte contre la pauvreté, jouant habilement de ses origines modestes pour établir une relation étroite avec le peuple.
 
Depuis sa première victoire électorale en décembre 1998, cet ancien militaire s'est posé en porte-drapeau de "l'anti-impérialisme", critiquant allégrement les Etats-Unis tout en se liant à des régimes diabolisés par l'Occident comme Cuba, l'Iran ou la Biélorussie. Sa réélection se traduira vraisemblablement par une augmentation des investissements de la part des pays alliés comme la Chine, la Russie, l'Iran ou la Biélorussie.
 
Illustrant le soulagement de ses alliés en Amérique latine, la présidente argentine Cristina Fernandez a écrit sur son compte Twitter : "Ta victoire est notre victoire! Et la victoire de l'Amérique du Sud et des Antilles". Le Péronisme même dévoyé se reconnait dans le social populisme à la Chavez tout comme le castrisme même affaibli.
 
Chavez, c’est le macho de la fierté latino contre le vilain américain. Une épine dans le flanc des Usa dont l influence ne cesse de reculer dans le continent sud américain. Une bête noire des Usa qui pour le moment fait front et pas seulement grâce  à l’or noir.
 

lundi, 20 septembre 2010

Teheran, Damasco e Caracas: il triangolo strategico

Teheran, Damasco e Caracas: il triangolo strategico

di Pamela Schirru

Fonte: eurasia [scheda fonte]

Teheran, Damasco e Caracas: il triangolo strategico

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Che l’Iran annoveri tra le sue “amicizie di lungo corso” anche il Venezuela non è una novità. Oltre al Brasile e alla Bolivia, nella lista dei partners politici latino-americani un posto di rilievo è occupato proprio dal Venezuela di Hugo Chavez. Un’amicizia lunga all’incirca un decennio quella che lega il leader maximo al presidente iraniano Mahmud Ahmadinejad, rinnovata da frequenti incontri ufficiali. Nel 2004, in occasione di una visita ufficiale del presidente venezuelano in Iran, l’allora sindaco di Teheran Ahmadinejad (non ancora eletto alla carica presidenziale) rese omaggio al leader con l’inaugurazione di una statua raffigurante l’eroe nazionale Simon Bolivar, all’interno del parco Goft-o-Gou nei pressi della capitale iraniana. Nel 2006, Ahmadinejad e Chavez si rincontrano. Il primo da un anno è il presidente della Repubblica Islamica dell’Iran, il secondo, invece da due anni è di nuovo alla guida della Repubblica Bolivariana del Venezuela. Il luogo dell’incontro stavolta è Caracas. È qui che i due leader rinnovano la loro “amicizia politica ed economica”. Un’alleanza, quest’ultima, incoraggiata nel 2005 proprio dal neo eletto presidente iraniano, deciso ad avviare una stretta collaborazione con i Paesi dell’America Latina. E il governo venezuelano non si è tirato indietro, accettando la sfida lanciata dal presidente iraniano. In cinque anni, le visite ufficiali del presidente venezuelano a Teheran si sono intensificate, segno di una buona intesa tra i due Paesi. In un solo anno (2007), Chavez ha raggiunto il suo omologo iraniano per ben due volte. Al centro dei loro incontri, la tutela dei reciproci vantaggi economici. Non c’è dubbio che Venezuela e Iran sono legati l’una all’altra da un doppio filo. Lo sono dal punto di vista politico, quando Chavez sostiene il diritto dell’Iran a sfruttare il nucleare per scopi essenzialmente civili; lo sono dal punto di vista economico, quando stringono accordi. A tal proposito, è opportuno ricordare il viaggio di Chavez in Iran del 2008. In questo frangente, il leader venezuelano ha avanzato una proposta al presidente iraniano: sostenere alcuni progetti industriali entro i confini nazionali bolivariani, attraverso il coinvolgimento di enti e società private iraniane. Un esempio perfetto di cooperazione “sud-sud”: l’Iran fornirebbe al Venezuela gli strumenti necessari, ovvero servizi tecnici e adeguata manodopera affinché questa concretizzi i numerosi progetti di espansione urbanistica e di sostegno all’edilizia locale. Un sistema di scambi e favori reciproci, quello messo in piedi dal governo di Caracas e favorito da quello iraniano, fondato essenzialmente sul rapporto qualità – prezzo.

L’Iran vede come prioritario – al fine di dare impulso alla sua economia interna – l’esportazione di servizi tecnici verso altri Paesi e in qualsiasi mercato che li richieda. Sull’altro versante, la parte venezuelana necessita di rinverdire il mercato interno attraverso buoni investimenti e mediante progetti frutto di una cooperazione sostenuta da costi ragionevoli e qualità di servizi. E l’Iran sembra volerglieli offrire. Sempre nel 2008, il governo iraniano ha firmato 150 accordi commerciali del valore di 20 miliardi con il Venezuela e si è classificato terzo tra i Paesi investitori. Alla luce di ciò, l’intesa tra i due è andata ben oltre, fino a toccare altri settori dell’economia: dall’elettricità all’ambiente, dall’agricoltura all’industria automobilistica. Compagnie miste venezuelano – iraniane fabbricano mattoni, producono latte e lanciano sul mercato auto e biciclette.

I due Paesi, in quanto membri OPEC, cooperano anche nel settore energetico – petrolifero. Un’intesa, la loro, sancita nel 1960 con la creazione dell’Organizzazione dei Paesi esportatori di petrolio alla quale aderirono in origine, oltre all’Iran e al Venezuela, anche Arabia Saudita, Iraq e Kuwait. Attualmente, l’organizzazione si è ampliata fino a contare 11 membri permanenti. Tuttavia, l’idillio tra OPEC e Iran-Venezuela ha iniziato a scricchiolare nel 2008, quando l’asse Teheran/ Caracas ha inferto un duro colpo al cartello che controlla le esportazioni di greggio sul mercato globale. Al centro della disputa la valuta di scambio: meglio il dollaro o l’euro? Una diatriba culminata con una profonda frattura interna: l’Iran ha modificato il suo listino prezzi in euro, nonostante i restanti membri Opec abbiano mantenuto inalterata la valuta di scambio in dollari. Mentre Caracas ha optato per una politica monetaria ad hoc, da applicare al settore import-export. La misura è stata varata dal governo venezuelano ai primi di gennaio 2010 e consiste non tanto in una svalutazione, bensì in un adeguamento del valore della sua moneta, il bolivar in base alle necessità dettate dal mercato. In poche parole, il Venezuela può scegliere su una valuta debole e forte. Che cosa significa questo? Che la moneta nazionale si conforma alle diverse condizioni economiche, soprattutto nel settore delle esportazioni. L’economia bolivariana è strettamente legata alla produzione di materie prime, in particolare al petrolio, di cui possiede la quarta  più grande riserva certificata al mondo, dopo Iraq e Arabia Saudita, dopo le recenti scoperte nei pressi della Faglia di Orinoco: 314 milioni di barili estraibili, un terzo di tutte le riserve petrolifere mondiali. Fino al 2008, le entrate derivanti dal petrolio avevano raggiunto picchi elevatissimi, grazie all’ingente produzione di barili (stimati in oltre 3 milioni di barili al giorno) e al loro costo, altrettanto elevato: ciascun barile di “oro nero” costava intorno ai 100/150 dollari. Ma nell’ultimo trimestre dello stesso anno qualcosa inizia a cambiare, soprattutto a causa della crisi economica globale. Il prezzo del petrolio inizia a calare, fino a raggiungere la soglia dei 30 dollari a barile nel 2009. Per far fronte alla drastica caduta dei prezzi, l’OPEC opera un taglio altrettanto drastico della produzione pari al 25% al fine di ripristinare un certo equilibrio. Come ha reagito il Venezuela? Adeguando il prezzo della sua moneta alle sue individuali necessità. A partire dal 7 gennaio 2010, infatti, il governo di Caracas ha dato avvio al processo di “svalutazione-adeguamento” della moneta nazionale, dapprima per i prodotti di prima necessità per poi estendersi al settore petrolifero.

Una linea retta ideale unisce Teheran a Caracas passando per Damasco. E se i punti di questa linea si unissero, essi formerebbero un triangolo imperfetto. Iran, Siria e Venezuela che cosa hanno in comune queste tre realtà? Ad esempio, una rotta aerea percorsa due volte al mese da un vettore dell’Iran Air, la compagnia aerea iraniana. Per due sabati al mese, un Boieng 747SP decolla dall’aeroporto internazionale di Teheran e opera uno scalo di 90 minuti in terra siriana, prima di ripartire alla volta del Maiquetia International Airport di Caracas. Nata dall’intesa tra la società di trasporti venezuelano Conviasa e la compagnia di bandiera persiana Iran Air e inaugurata il 2 febbraio 2007, la rotta ha fin da subito generato sospetti sul versante occidentale. Dubbi e ipotesi hanno fatto da cornice in questi tre anni al volo 744 dell’Iran Air: che cosa trasporterà? Chi volerà a bordo dei suoi vettori? Domande rimaste senza risposta, se non fosse per alcune indiscrezioni filtrate dalle pagine di un “memorandum” risalente al 2008 e compilato da funzionari dei servizi segreti israeliani. Dietro il volo 744 dell’Iran Air si ritiene ci sia uno scambio di favori militari per via aerea. In poche parole, Chavez consentirebbe al leader iraniano di adoperare liberamente i propri aerei di linea in cambio di aiuti di varia natura: dal trasferimento di materiale scientifico verso i laboratori del Centro di studi e ricerca siriano a Damasco, agli aiuti militari diretti a Caracas. In particolare, si tratterebbe di spedizioni di macchine CNC, computer per il controllo di missili e di materiale per lo sviluppo di vettori. Le spedizioni verso “la zona franca” siriana sarebbero state fatte da una società iraniana – la “Shaid Bakeri” – nonostante i veti internazionali. Infatti, l’azienda è stata inclusa nel dicembre 2006 nella lista degli enti sanzionati dal Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite (ris.1737), in ragione del ruolo svolto dall’Iran nello sviluppo del suo programma missilistico. Sanzioni ratificate lo scorso 18 giugno dall’Unione Europea. Nonostante i divieti imposti dalla comunità internazionale, la Siria avrebbe pertanto ricoperto il ruolo di corridoio di passaggio per gli scambi tra Teheran e Caracas.

Al di là di ipotesi e di supposizioni, le relazioni tra Caracas/Damasco e Iran/Damasco sembrano godere di buona salute. Nel primo caso, Chavez ha promesso al presidente siriano, Bashar al Asad, un supporto economico nella realizzazione di infrastrutture in terra siriana. In particolare, il governo venezuelano investirà nella costruzione di una raffineria che dovrà essere pronta entro il 2013. La struttura avrà la capacità di lavorare 140 mila barili al giorno. Mentre Caracas in veste di promotore finanziario, deterrà almeno il 30% delle azioni: la restante percentuale sarà ripartita tra Siria e Iran. Il progetto verrà portato avanti da un’impresa mista creata nel 2009, di cui fanno parte anche Iran, Malesia, Siria e appunto Venezuela e secondo stime approssimative, costerà circa 4,7 miliardi. Un piano ambizioso, ma nel contempo un segnale positivo nel settore dell’economia nazionale siriana nonché una prova di apertura nei confronti del mercato sud-americano. Le intenzioni di Caracas verso la Siria si sono spinte oltre: il 28 luglio 2010 nel corso della visita di Stato del presidente Asad a Caracas, il leader bolivariano ha esteso l’invito alla Siria a prendere parte all’ALBA, ovvero all’Alleanza Bolivariana per i Popoli di Nuestra America, in veste di osservatore del prossimo vertice del gruppo. L’intesa tra i due presidenti è sfociata poi nella firma di quattro accordi di collaborazione, in materia agricola e scientifica, che riguardano il trasferimento di tecnologie indispensabili per l’installazione di una fabbrica di olio d’oliva in territorio siriano.

Solidissimo il sodalizio tra Iran e Siria. Un’intesa strategica rafforzata nel corso delle due guerre del Golfo e cementata dal comune obiettivo di contrastare l’influsso israeliano nella Regione: dal 1967 la Siria rivendica le Alture del Golan occupate da Israele. Negli ultimi trent’anni, la vicinanza con l’Iran ha inoltre permesso alla Siria di uscire dal suo isolamento internazionale, durato troppo a lungo: dal 1963 al 2000. Cioè dall’ultimo colpo di Stato inferto alla già fragile struttura politica siriana dal partito baath, fino all’ascesa di Bashar al Asad, attuale presidente siriano e principale promotore di una politica distensiva in campo economico, favorevole ad un’apertura del mercato siriano verso l’esterno. Ma non solo. Entrambe sorreggono il movimento sciita libanese Hezbollah e la fazione radicale palestinese, Hamas. Infine, la Siria (come il Venezuela di Chavez) appoggia il diritto dell’Iran a proseguire lungo la strada dell’arricchimento dell’uranio, al fine di completare il suo programma nucleare per scopi essenzialmente civili. Come hanno più volte ribadito i presidenti dell’Asse Sud Americano-Asiatico, non è illegale fornire aiuti all’Iran e alla sua economia,martellata dalle pesanti sanzioni inflitte dalle Nazioni Unite e ratificate puntualmente dall’Unione Europea.

* Pamela Schirru è laureanda in Filosofia Politica (Università di Cagliari)

mercredi, 15 septembre 2010

Brasile e Venezuela, due processi elettorali cruciali per questo autunno

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Brasile e Venezuela, due processi elettorali cruciali per questo autunno

 

Introduzione

 

 

Quest’autunno, l’America Latina sarà protagonista di due importanti processi elettorali, decisivi nel designare la direzione della politica estera ed economica della regione per il prossimo decennio.

Le elezioni legislative venezuelane del 26 ottobre determineranno se il presidente Chávez sarà capace di ottenere la maggioranza dei 2/3, necessaria per la continuazione del suo programma social-democratico, senza che questo subisca, durante il percorso, i blocchi continui imposti da una destra sempre più forte.
Il Brasile, ovvero, l’economia industriale ed esportatrice di prodotti agrari più forte e dinamica della regione, affronterà le elezioni presidenziali il 3 di ottobre.
In entrambi i Paesi l’elettorato è molto polarizzato, sebbene nel secondo caso non si strutturi intorno l’asse socialismo-capitalismo.
In Venezuela, la destra mira a frenare nuovi processi di nazionalizzazione di industrie strategiche, a fomentare la destabilizzazione promuovendo la disobbedienza e il sabotaggio delle iniziative politiche di base delle comunità locali, ed imporre restrizioni al budget di spesa dei programmi sociali e dei finanziamenti pubblici. L’obiettivo strategico della destra venezuelana è quello di incrementare la penetrazione istituzionale dell’esercito, i servizi di intelligence e le agenzie di aiuti statunitensi, col fine di ridurre le iniziative della politica estera indipendente promossa dal presidente Chávez e far pressione sul suo governo affinché svolga concessioni alla Casa Bianca, soprattutto, indebolendo i rapporti con l’Iran, la Palestina, e specialmente i rapporti con le organizzazioni politico-economiche indipendenti dell’America Latina che escludono la presenza di Washington (MERCOSUR, ALBA, UNASUR).

Elezioni presidenziali: Brasile

In Brasile, il confronto si gioca fra la candidata del Partito dei Lavoratori, Dilma Rousseff, sostenuta dal presidente uscente Lula Da Silva, e l’ex governatore dello Stato di San Paolo, leader del Partito Socialdemocratico Brasiliano, José Serra.
Le etichette del partito sono irrilevanti dato che ambo i candidati hanno promosso e stanno proponendo di continuare con una politica di sviluppo agro-minerale, di libero commercio esortato dalle esportazioni, ed entrambi sono spalleggiati dalle élite imprenditoriali e finanziarie. Nonostante, però, i legami con queste ultime, ed evitando ogni tipo di trasformazione radicale (o anche solo moderata) ad un sistema di distribuzione di ricchezza e proprietà delle terre, enormemente disuguale, sono presenti alcune differenze di pensiero, primarie, che determineranno il risultato: 1) l’equilibro di forze del continente americano, 2) la capacità di movimenti sociali brasiliani di articolare liberamente le loro richieste, 3) il futuro dei regimi di centro-sinistra dei Paesi vicini (in particolar modo Bolivia, Venezuela e Argentina), 4)i consorzi di capitale pubblico e privato riservati ai campi petroliferi appena scoperti, di fronte ai suoi costi.Serra sposterà la politica estera verso un maggiore adeguamento agli Stati Uniti, indebolendo o rompendo i rapporti con l’Iran e riducendo o addirittura eliminando i programmi di investimento congiunti a Bolivia e Venezuela; tuttavia, non modificherà le politiche commerciali e di investimento verso l’estero per quel che riguarda l’Asia.
Proseguirà con le politiche di libero commercio di Lula con l’intenzione di diversificare i mercati (salvo riguardo ciò che gli Stati Uniti definiscono “minacce” geopolitiche o in cui ripongono interessi militari) e promuoverà le esportazioni del settore agrario ed energetico-minerario; manterrà la politica di Lula di surplus di bilancio e di risanamento dei conti pubblici e di reddito.
In ambito sociale è probabile che le politiche di Serra approfondiranno e amplieranno i tagli alle pensioni pubbliche e continueranno con un criterio di restrizione salariale, in modo da ridurre la spesa pubblica, specialmente nell’educazione, nella sanità e nella lotta contro la povertà.
Per la questione fondamentale dello sfruttamento dei nuovi giacimenti di gas e petrolio, Serra ridurrà il ruolo dello Stato (e la sua partecipazione nell’entrata, nei benefici e nelle proprietà) a favore delle imprese petrolifere estere private; è meno probabile che promuova accordi con i dirigenti sindacali e che ricorra ad una maggiore repressione “legale” degli scioperi o alla criminalizzazione dei movimenti sociali rurali, soprattutto quelli di occupazione di terre del Movimento dei Senza Terra (MST).
In ambito diplomatico si avvicinerà maggiormente agli Stati Uniti e alle sue politiche militari, senza mostrare sostegno evidente negli interventi militari diretti; un segnale, da parte di Serra, di condivisione al programma di Washington, già si aveva avuto nel momento in cui l’ex governatore di San Paolo indicò il governo riformista della Bolivia come uno “Stato narcotrafficante”, facendosi eco della retorica Hillary Clinton, in forte contrasto con i rapporti amichevoli fra Brasile e Bolivia durante il mandato di Lula.
Di sicuro Serra respingerà ogni tipo di iniziativa diplomatica indipendente che sia in conflitto con le aspirazioni militari statunitensi.La campagna elettorale della Rousseff, in sostanza, promette di mantenere le politiche economiche e diplomatiche di Lula, includendo l’attuazione di una proprietà pubblica maggioritaria dei nuovi giacimenti di petrolio e gas, lo sviluppo di programmi di lotta contro la povertà e alcuni margini di tolleranza (non sostegno) ai movimenti sociali come l’MST o i sindacati.In altre parole, le alternative sono: compiere un passo indietro e regredire alle politiche repressive e conformiste degli anni ’90, o mantenere lo status quo del libero mercato, di una politica estera indipendente, dei programmi di lotta contro la povertà e di una maggiore integrazione con l’America Latina.
Se vince Serra, l’equilibrio di forze in America Latina si sposterà verso destra e, con esso, si riaffermerà l’influenza e la capacità di azione verso tutti gli Stati vicini di centro-sinistra.
In politica interna continuerà a percorrere, grossomodo, i passi di Lula, amministrando programmi di lotta contro la povertà, tramite i suoi funzionari,e assicurandosi di indebolire il sostegno a Lula da parte dei movimenti sociali.
Con opzioni così limitate, Serra gode dell’appoggio delle principali associazioni impresarie di San Paolo(anche se alcuni protagonisti del mercato economico promuovono entrambi i candidati), mentre nell’orbita della Rousseff sono presenti tutti i principali sindacati; inoltre, i principali movimenti sociali come l’MST, seppur sentendosi traditi dal mancato compimento della riforma agraria promessa da Lula, stanno svolgendo una campagna anti-Serra, appoggiando indirettamente la Rousseff.
Il detto, secondo il quale “l’America Latina va dove va il Brasile” ha qualcosa in più di un pizzico di verità, soprattutto se analizziamo il futuro e le prospettive economiche di maggiore integrazione della regione.Elezioni legislative: Venezuela

Il Venezuela di Chávez è la chiave per le prospettive di cambiamento sociale progressista in America Latina. Il governo social-democratico sostiene i regimi riformisti dell’America Latina e dei Caraibi, e con la sua spesa pubblica ha consolidato evoluzioni pionieristiche nell’ambito della salute dell’educazione e nella distribuzione di sussidi alimentari, distribuiti per il 60% dei settori più poveri della popolazione. Nonostante, l’immensa popolarità di Chávez durante l’intero decennio di governo, i programmi innovatori di ridistribuzione e i cambi strutturali progressisti, esiste il rischio evidente e imminente che la destra realizzi progressi significativi nelle prossime elezioni legislative.

Il Partito Socialista Unito del Venezuela ( PSUV), guidato dal presidente Chávez, ha dalla sua parte sei anni di attività chiusi con: un tasso di crescita elevato, un aumento delle entrate e un declino del tasso di disoccupazione. Di contro giocano, invece, i 18 mesi di recessione in corso,un tasso d’inflazione e criminalità molto alto ed una restrizione di fondi a disposizioni che limitano l’avvio di nuovi programmi.

Secondo i documenti dell’agenzia ufficiale di aiuti esteri statunitense, durante il periodo precedente la campagna elettorale venezuelana, Washington avrebbe depositato più di 50 milioni di dollari nelle casse di un’opposizione controllata da “fronti” politici e ONG – promotori degli interessi statunitensi – concentrandosi nell’unificazione delle fazioni oppositrici, sovvenzionando il 70% dei mezzi di comunicazioni privati e finanziando organizzazioni comunitarie controllate dall’opposizione, situate nei quartieri di classe media e bassa. A differenza degli Stati Uniti, il Venezuela non esige che i destinatari dei fondi provenienti dall’estero, operanti in nome di una potenza straniera, siano registrati come agenti stranieri.

La campagna della destra si focalizza sulla corruzione del governo e nel traffico di droga, orientamento ispirato dalla Casa Bianca e dal New York Times, dimenticando di segnalare che il pubblico ministero generale del Venezuela ha annunciato l’apertura di processi giudiziari contro 2700 casi di corruzione e 17000 casi di traffico di droga. L’opposizione e il Washington Post indicano che il sistema di distribuzione statale (PDVAL) ha fallito nella consegna di diverse migliaia di tonnellate di cibo, causandone il marciume e lo scarto, non contando, però, che tre dei precedenti direttori sono attualmente in carcere e che il Ministero dell’Alimentazione somministra nel paese 1/3 degli alimenti base per il consumo, ad un prezzo del 50% inferiore ai prezzi imposti dai supermercati privati.
Senza dubbio, la destra realizzerà progressi significativi alle prossime elezioni legislative, semplicemente perché parte da una situazione esigua, il suo minimo, dovuta anche al fatto di aver boicottato le ultime elezioni. Non è comunque probabile che la campagna contro la corruzione prevarichi la maggioranza di Chávez, vista anche la condanna, inflitta al suo ultimo leader, l’ex presidente Carlos Andrés Perez, per frode di migliaia di milioni di dollari a causa di appropriazioni illecita di fondi pubblici. Allo stesso modo, i governatori e i sindaci oppositori sono stati accusati di frode e malversazione di fondi, rifugiandosi a Miami.
Tuttavia, anche se la maggior parte degli elettori considera Chávez onesto e pulito, la stessa cosa non può essere detta per alcune cariche pubbliche del suo governo.
La domanda, quindi, è se i votanti siano disposti a rieleggerli, pur di sostenere Chávez ,nonostante i loro precedenti, o se preferiranno astenersi. E proprio un’astensione nata dal disincanto, e non da un giro elettorale a destra, rappresenta la minaccia maggiore ad una vittoria decisiva del PSUV.

Nella corsa verso le elezioni legislative, il PSUV ha festeggiato la vittoria alle primarie, in cui molti consigli comunitari hanno eletto candidati locali e popolari, sopraffacendo quelli scelti “dall’alto”. Di certo, una vittoria dei primi rafforzerebbe i settori socialisti del PSUV in contrapposizione ai moderati.
Il processo elettorale è molto polarizzato lungo quelle che sono le principali demarcazioni delle classi sociali, in base alle quali la maggioranza delle classi più basse sostengono il PSUV, mentre le classi medie e alte appoggiano quasi uniformemente la destra politica.
Esiste, comunque, un settore significativo fra le classi più povere e i sindacati, che si trova in una posizione di indecisione, poco motivata ad esprimere il proprio voto. Magari saranno loro stessi a decidere il risultato finale in distretti elettorali importanti, ed è proprio in questo campo che la campagna elettorale si fa più dura.
Per la vittoria del PSUV, oltre ai sindacati, è fondamentale che i comitati delle fabbriche gestiti dai lavoratori e i consigli comunitari si sforzino seriamente affinché gli elettori più reticenti votino per i candidati di centro-sinistra. Perfino i sindacalisti militanti e le organizzazioni di base di lavoratori si sono visibilmente concentrati a discolpare (questioni salariali) “locali” e “economicisti” o a ignorare le questioni politiche più generali.
Il loro voto e la loro attività come leader di opinione, incaricati di mostrare “il panorama globale”, sono fondamentali per vincere l’inerzia politica, oltre che la delusione verso alcuni candidati del PSUV.Conclusione

Le prossime elezioni in Brasile e Venezuela eserciteranno un impatto decisivo nella politica di Stato, nella politica economica e nelle relazioni dell’America Latina con gli Stati Uniti, per tutta la seconda decade di questo secolo. Se il Brasile “gira a destra”, rafforzerà enormemente l’influenza statunitense nella regione, mettendo a tacere una voce indipendente. Anche se nessun candidato compierà grandi passi verso una migliore giustizia sociale, se a essere eletta sarà la candidata Dilma Rousseff, si procederà comunque verso una maggiore integrazione latinoamericana e internazionale, relativamente indipendente. Vincere non aprirà, quindi, la porta a nessun cambiamento strutturale con grandi conseguenze.

Una vittoria dei socialisti venezuelani rafforzerà la determinazione di Chávez e la sua capacità di proseguire con le sue politiche di benessere sociale, contro l’imperialismo, e di sostegno all’integrazione. La posizione ferma del presidente venezuelano nell’opporsi alla militarizzazione statunitense, incluso il colpo di Stato in Honduras e le basi militari USA in Colombia, animano i regimi di centro-sinistra ad adottare un atteggiamento moderato, ma allo stesso tempo stabile contro la presenza militare degli Stati Uniti. Le riforme di Chávez in Venezuela esercitano pressione affinché i regimi di centro-sinistra introducano mezzi legislativi di riforma sociale e promuovono programmi di lotta contro la povertà e la creazione di consorzi pubblico-privati, invece di seguire i mezzi neo liberali della destra pro statunitense più dura.
Mentre in Brasile si tratta di votare per il male minore, in Venezuela l’indecisione è sul votare il bene maggiore.

fonte: http://www.lahaine.org/index.php?p=47578

Traduzione di Stefano Pistore (Università dell’Aquila. Contribuisce frequentemente al sito di Eurasia)


Tante altre notizie su www.ariannaeditrice.it

di James Petras

Fonte: eurasia [scheda fonte]

Le prossime elezioni eserciteranno, per tutta il secondo decennio di questo secolo, un impatto decisivo nella politica, nell’economia e nelle relazioni dell’America Latina con gli Stati Uniti.

 

 

samedi, 06 février 2010

Colaboracion energetica ruso-venezolana

Colaboración energética ruso-venezolana

El líder venezolano dio instrucciones a su gobierno de acelerar la realización del proyecto sobre la construcción por las compañías rusas del complejo de centrales termoeléctricas que funcionan a base de coque de petróleo. El ministro de Energía y Petróleo de Venezuela Rafael Ramírez llegará pronto a Moscú y discutirá este problema con sus colegas rusos.

De momento, Moscú y Caracas realizan las tesis del memorando sobre la colaboración en la esfera energética firmado en 2008 por los Presidentes de los dos países, Dimitri Medvedev y Hugo Chávez respectivamente. Según los compromisos contraídos entonces, Rusia presta ayuda a Venezuela en la construcción de una central atómica, en la formación del personal, los dos países explotan juntos los yacimientos de uranio. En la etapa final está el proceso de fundación del banco conjunto ruso-venezolano que va a financiar proyectos comerciales y económicos bilaterales, incluso en la esfera petrogasífera.


Guennadi Shmal, presidente de la Unión de Productores de Petróleo de Rusia, comenta las perspectivas de la colaboración energética de Rusia con Venezuela y con otros países de América Latina:

Últimamente, Rusia establece relaciones cercanas con Venezuela y América Latina en general. Y eso a pesar de que allí existen ciertas dificultades, por ejemplo las legislativas. Como ejemplo, en algunos países no se permite la participación de compañías extranjeras en las industrias petrolera y gasífera. En este caso Venezuela es una excepción agradable, por eso muchas empresas rusas, entre ellas Lukoil y Gazprom, colaboran activamente con las venezolanas. Creo que en adelante nuestra cooperación vaya ampliándose. Venezuela, importante productor de petróleo pesado, al igual que otros Estados de la citada región, necesita nuevas tecnologías. El intercambio de experiencia y tecnologías puede ser objeto de nuestra colaboración.

Actualmente, Moscú considera a América Latina como una de las principales regiones políticas y económicas. Según estimaciones de expertos, en los próximos 10-15 años el producto interno bruto de Venezuela, Argentina, Brasil y México va a crecer en vez y media más rápido comparando con el resto del mundo. El aumento de la exportación y de la demanda interna de recursos energéticos abre perspectivas para ampliar notablemente la cooperación ruso-latinoamericana en el campo de la seguridad energética global.

Extraído de La Voz de Rusia.

~ por LaBanderaNegra en Febrero 1, 2010.

dimanche, 17 janvier 2010

Michel Collon nous parle du Venezuela

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Michel Collon nous parle du Venezuela

Ex: http://unitepopulaire.org

 

J’ai eu le plaisir de me rendre à Annemasse, en France, près de Genève, afin de rencontrer et d’écouter le journaliste belge Michel Collon  qui, dans la lignée de Noam Chomsky et de William Blum, pratique depuis de nombreuses années un journalisme de recherche de la vérité en investiguant sur les nombreux mensonges des médias – Kosovo, Irak, Amérique Latine, Israël…

Michel Collon commence sa conférence par son expérience du Venezuela où il a pu observer que la pauvreté est étonnamment présente dans le pays en dépit du fait que ce dernier est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde depuis plus d’un siècle. Si tant de Vénézuéliens vivent dans des taudis, sans eau, sans électricité, sans ressources… où est parti l’argent ? En direction d’une toute petite élite et au profit de quelques multinationales. Comment cela s’est il produit ? Un certain nombre de mécanismes se sont mis en place qui permettent cela et placent les pays d’Amérique Latine en état de dépendance à l’égard des multinationales d’Amérique du Nord et d’Europe. D’abord au moyen des conquistadors au service de l’Espagne dès le XVIe siècle et jusqu’au  XXIe siècle en passant par le commerce triangulaire, l’esclavage et la doctrine Monroe. Michel Collon décrit ce mécanisme qu’il nomme “les 7 fléaux de l’Amérique Latine” :

 

1. pillage des ressources naturelles (or, pétrole, gaz, agriculture, biodiversité)

2. pillage de la main d’œuvre (travailleurs sous-payés, conditions de travail difficiles, insalubrité, travail dangereux, etc.)

3. assassinat de l’agriculture par l’importation de produits étrangers subventionnés par les USA ou l’EU

4. vente du pays par ses propres élites

5. dette (instrument de chantage incitant par la force aux “réformes” ultralibérales)

6. privatisation (plus de 1000 sociétés publiques privatisées depuis 1989 !)

7. vol de cerveaux (et non fuite) – médecins, techniciens, personnes formées, autant de forces vives du savoir et de l’économie qui ont reçu une excellente formation au pays mais qu’on en fait sortir une fois leur diplôme en poche pour servir des intérêts privés ou étrangers.

 

Ces sept péchés se retrouvent dans d’autres pays du Sud, en Afrique notamment. Michel Collon critique de manière générale la forte migration du Sud vers le Nord qui appauvrit les pays du Sud et amène une pression salariale énorme sur les travailleurs du Nord : il faut une vraie solidarité Nord-Sud qui ne soie pas fondée sur l’exploitation. Sans cela, il est à craindre que le système des multinationales qui mène le monde n’amène à des guerres entre le Nord et le Sud, ainsi qu’à une tiers-mondialisation des pays occidentaux. Michel Collon oppose ces sept fléaux aux “sept péchés capitaux d’Hugo Chavez”, titre de son dernier livre. Ces fléaux ont pour résultat d’amener le pays-cible à une dépendance à l’égard de l’étranger.  Ils ne peuvent se résoudre un par un, mais uniquement comme un tout, afin de briser ces liens malsains et d’acquérir l’indépendance politique et économique de ces nations. C’est  ce qu’un Hugo Chavez au Venezuela ou un Evo Morales en Bolivie ont commencé à faire.

Michel Collon raconte ensuite les événements qui ont amené Hugo Chavez au pouvoir. Après une longue période d’exploitation du Venezuela par ses élites et les multinationales étasuniennes et l’appauvrissement de la population locale, celle-ci à manifesté son mécontentement envers le Président d’alors, Carlos Andres Perez, qui fit réprimer la contestation de manière très brutale – plus de 3000 morts et pratiquement sans aucune mention dans nos médias occidentaux à géométrie, intérêts et intégrité variables... Ces événements ont consommé le divorce entre le peuple et ses élites. Malgré l’échec du coup d’Etat de 1992 de l’armée – dont les troupes et les officiers proviennent des classes populaires – mené par Chavez, ce dernier, une fois libéré en 1994, a gagné les élections présidentielles de 1998 à la surprise générale. A en croire les sondages sur le taux de satisfaction de la population, ce changement fut ressenti comme une bonne chose peur 70% des citoyens.

Une fois au pouvoir, Hugo Chavez, sans grande expérience et héritant malgré lui d’une administration bureaucratique et corrompue, engagea rapidement des réformes fondamentales en faveur de la population :

 

- changer la constitution, la rendre plus démocratique, donner plus de droits aux citoyens, notamment la possibilité de demander un référendum révocatoire à mi-mandat pour les élus ;

- utiliser les revenus du pétrole pour aider le développement et financer les programmes sociaux ;

- faire participer le Venezuela à l’ALBA, une organisation qui a pour but de promouvoir le commerce équitable entre pays d’Amérique Latine ;

- prendre de mesures d’urgence contre la pauvreté ;

- mettre en place de programmes de lutte contre l’analphabétisme et des programmes d’alphabétisation qui ont fait passer l’illettrisme à 0% selon l’UNESCO ;

- améliorer les programmes de santé (opération Milagro pour la vue, etc.)

 

Ces programmes ont des résultats spectaculaires qui ont fortement réduit la pauvreté et apporté la démocratie populaire à tous les niveaux de la société – même si c’est parfois de manière un peu confuse. Bref, l’expérience chaviste est intéressante et nombre d’autres pays du tiers monde s’en inspirent de plus en plus : Bolivie, Equateur, etc. Ceci déplait fortement aux multinationales et aux Etats-Unis, notamment aux immenses  et puissants groupes pétroliers qui n’hésitent pas à influencer les médias et les politiques pour diaboliser le “communiste” Chavez, notamment au moyen de fausses informations, de calomnies et de montages erronés. Le coup d’état de 2002, financé et organisé par la CIA, qui échoua après 48 heures, a révélé de nombreux exemples de manipulation dans les télévisions et les journaux.

Le lien entre le Venezuela et la Palestine est fait par l’histoire de l’industrie du pétrole et des multinationales qui gèrent son exploitation et sa distribution. Michel Collon décrit la doctrine Kissinger qui planifie le contrôle des pays producteurs de pétrole et qui s’appuie sur Israël pour dominer le Moyen-Orient. Dans ce contexte, la Palestine est une épine douloureuse dans le pied de ces stratèges car, par la résistance de la population palestinienne, elle est très dangereuse. La Palestine fait preuve à la fois d’une vraie opposition et d’un vrai sens démocratique qui ennuient fortement les dirigeants des régimes du Moyen-Orient qui sont obligés par leur allégeance envers les Etats Unis et à qui doivent toutefois ménager la rue en soutenant – en paroles seulement – le combat des Palestiniens contre l’occupation israélienne dans les territoires occupés.

Michel Collon revient sur l’image très forte d’Hugo Chavez qui, selon lui, ne bénéficie pas d’un culte de personnalité mais est la manifestation d’une affection sincère du peuple pour son président. Un dirigeant sans son peuple n’est rien ; un peuple sans dirigeant ne peut appliquer les idées qui l’animent ni ne peut arriver à changer la société. Pour conclure, il encouraga à recréer le lien social (lien si cher a Soral, à Livernette et à nous autres d’Unité Populaire) et à la participation populaire dans la politique locale pour forcer les élus à pratiquer enfin la justice sociale. Il rejoint à cet égard les théories de William Blum sur la responsabilité que les citoyens ont de protéger le droit souverain des nations et le droit qu’ils sont à prendre l’initiative d’expériences alternatives au modèle ultralibéral.

Pour plus d’informations, voir l’excellent site : www.michelcollon.info

 

pour Unité Populaire, Piero Falotti

 

un texte de Michel Collon :  La  Bolivie  - et  Ceux  qui  Voudraient  l’Asservir

lundi, 21 décembre 2009

Hugo Chavez, del nacionalismo revolucionario al socialismo

chavez-dictador-15.jpgHugo Chávez, del nacionalismo revolucionario al socialismo

Compilación: Carlos Aznárez, 368 páginas, Edición abril 2005 - ISBN 987-1231-00-8

Prólogo por Carlos Aznárez

Hugo Chávez, el nuevo líder del tercer mundo

La Revolución Bolivariana avanza. Cada día que pasa, esa iniciativa antiburocrática que se conocen con el nombre de Misiones, consigue, en el plano interno, un nuevo éxito.

Con Chávez y la gesta bolivariana, se rescataron viejos y nobles valores, ya casi extinguidos para los habitantes del continente. Bolívar salió del bronce y comenzó a cabalgar con su espada en alto.

Pruebas al canto: escuelas bolivarianas para recuperar las ganas de volver a clase y poner palos en la rueda a la deserción. Plan de alfabetización generalizado, que significa un sorpresivo regalo para cualquier país que sufre el mal de ver ciegos a sus hijos. En la Venezuela de hoy, el maestro del Libertador, Simón Rodríguez se sentiría orgulloso. Uno de sus herederos, al mando del país por decisión popular, ha logrado terminar con los iletrados. La gesta abarca un amplio campo: vale para ese niño que el capitalismo salvaje arrojó a la calle, convirtiendo sus infantiles sueños en  la cruel y sórdida aventura de inhalar pedazos de muerte con olor a pegamento. Ni qué decir de la anciana casi centenaria que lloró de alegría al comprobar que por fin podía leer las cartas de sus hijos.

¿Y la salud?. El cambio en ese rubro llegó a todas partes, hasta aquellos recónditos rincones del país donde la gente se moría por no tener la más mínima atención médica ni por supuesto los medicamentos para curar enfermedades tan comunes como la gripe. Plan Barrio Adentro, dijo el Presidente y los barrios, los campos y caminos intransitables se llenaron de médicos cubanos y también de honestos hijos de esa Venezuela que empieza a desperezarse del sueño de la injusticia. Además, se duplicó el presupuesto nacional de salud, algo que parece impensable si lo observamos desde cualquier otro país de la región.

Ley de tierras y reforma agraria en marcha, para acabar con el latifundio, ley de pesca para defender la soberanía marítima de la geografía venezolana y el derecho de los pescadores artesanales a no ser atropellados por las multinacionales.

Petróleo en casa y todo lo que se deriva de su renta, para satisfacer las necesidades de los más golpeados por la crisis. Los de adentro y los de países vecinos, como Cuba, Granada o la propia Argentina, también asediada por las trasnacionales privatizadoras. Petróleo en manos de los trabajadores, que es como decir casi 15 mil gerentes de la mafiocracia a la calle por conspirar contra el país y generar un escenario que en cualquier otra circunstancias hubiera terminado en guerra civil.  Pero Venezuela Bolivariana es parte de un nuevo mundo. Tan posible y alcanzable que, sin derramar sangre ni meter preso a nadie, va logrando poner en vereda al imperialismo, a sus laderos locales y a sus cómplices de las instituciones cipayas latinoamericanas.

Una nación con una Constitución de lujo, escrita por las víctimas de cuarenta años de democracia dictatorial; un pueblo que se organiza barrio por barrio y al que no le temblará el pulso a la hora de defenderse, ya sea por la vía pacífica –como desea el Comandante Chávez-, como por las malas, si tratan de atropellarlo. Unas fuerzas armadas dispuestas a demostrarle a los herederos de esos que en abril del 2002 osaron rebelarse para implantar una republiqueta fascista, que hay coraje suficiente como para respaldar un proceso que como ningún otro los ha hermanado con los que tienen hambre y sed de justicia.

Todo esto y mucho más es lo que refrendó el pueblo venezolano el pasado 31 de octubre en el referéndum. Por primera vez en América Latina y en el mundo, un Presidente puso en juego su título, demostrando a propios y extraños de qué se trata la democracia participativa. Y por supuesto, ganó y dejó a un lado del camino a toda esa oposición extranjerizante que lo ha intentado todo para voltear al comandante bolivariano.

Contra el imperialismo y por el Tercer Mundo

En el plano exterior, es donde el liderazgo de Hugo Chávez ha ido creciendo mes a mes, año a año, desde aquel diciembre del 98 en que llegara al Gobierno. No sólo se ha avanzado en las fraternales relaciones con Cuba, sino que se acentúan los convenios con otros gobiernos del continente, como es el caso del acuerdo estratégico firmado con Lula, en Brasil, o con Néstor Kirchner en Argentina, y muy recientemente con Tabaré Vázquez en Uruguay.

Chávez sabe que se está jugando la gran patriada contra el imperialismo, que desde Washington  vendrán las mayores presiones, y por eso es que acelera el paso para reforzar el campo de las alianzas. Sabe también, que las frontera colombo-venezolana es un terreno más que peligroso en el terreno de las provocaciones. El caso del secuestro del revolucionario colombiano Rodrigo Granda en Caracas, prendió todas las luces rojas, pero sin embargo, la habilidad del gobierno bolivariano al denunciar a EEUU como el gestor de semejante jugarreta, impidió el objetivo guerrerista que impulsaba el mejor ladero de los yanquis en la zona, el paramilitar Alvaro Uribe.

Pero Chávez va más allá de lo imaginable para un Presidente que sólo lleva seis años en el gobierno. Se sabe heredero en vida de Fidel Castro  y como aquel en otro momento histórico, se encarama –por decisión y sabiduría- como líder del Tercer Mundo. Así, visita en plan fraternal distintos países del mundo árabe, de Africa y de Asia, relanza las relaciones con China y convoca desde la India, a construir el socialismo del siglo XXI.

Da pasos efectivos para desentumecer a los países No Alineados, entierra al ALCA y hace nacer al ALBA,  ofrece el abrazo venezolano a los que luchan en todas partes contra el mismo enemigo que acosa a la Revolución Bolivariana, genera acuerdos petroleros para impulsar relaciones con los que menos tienen, compra kalashnikov en Rusia para reequipar a sus Fuerzas Armadas Revolucionarias, y convoca a unirse a trabajadores, indígenas, campesinos, mujeres y jóvenes latinoamericanos en un gran Frente Antiimperialista.

Chávez sabe que está en la mira de los gringos, pero como Fidel ayer y siempre, se pone al frente de los condenados de la tierra y va para adelante, no en una huida prefabricada, sino como única fórmula para no ser derrotados. No habla jamás de construcción personal, sino de proyecto colectivo. Recuerda siempre que o nos unimos todos o nos hundimos todos. Predica con el ejemplo. Está seguro de que esta batalla que viene es de “Patria o Muerte” y está  -junto con los pueblos del continente que interpretan su mensaje- dispuesto a vencer.

http://www.madres.org/editorial/colecciones/territorios/territorios.asp

mercredi, 28 octobre 2009

La Colombie, dernier bastion américain en Amérique du Sud

COLOMBIE-I-_Converti_-2.jpgBernhard TOMASCHITZ:

La Colombie, dernier bastion américain en Amérique du Sud

 

D’ici le 30 octobre, le Panama signera un traité avec les Etats-Unis qui prévoit l’installation de deux bases navales américaines sur son territoire, vient d’annoncer le ministre panaméen de la justice, Raul Mulino. Ces deux bases navales, qui seront installées sur la côte pacifique, serviront, d’après Mulino, à “lutter contre le narco-trafic international”. En août dernier, les Etats-Unis avaient annoncé qu’ils installeraient sept nouvelles bases militaires en Colombie,  également, prétendent-ils, pour lutter contre l’internationale des trafiquants de drogues. Cette décision avait provoqué force remous. Le président vénézuélien Hugo Chavez, fer de lance de la gauche sud-américaine, a pu reprocher, une fois de plus, aux Américains de pratiquer une politique “impérialiste” et a évoqué “les vents de guerre” qui soufflaient à présent sur le continent sud-américain.

 

En effet, on peut sérieusement douter que l’engagement de Washington au Panama et en Colombie a pour objectif réel de combattre le trafic international de drogues. Certes, la Colombie est, au monde, le principal producteur de cocaïne mais elle est surtout le dernier allié des Etats-Unis sur le continent sud-américain. A titre de remerciement pour cette fidélité à l’alliance américaine, l’ancien président des Etats-Unis, George W. Bush, avant de quitter les affaires, avait remis au Président colombien Alvaro Uribe la décoration civile la plus prestigieuse, la “Liberty Medal”.

 

A la base de la coopération militaire entre Washington et Bogota, nous trouvons le “Plan Colombia”. En septembre 1999, le président colombien de l’époque, Andres Pastrana, avait annoncé que les forces armées avaient reçu le droit de lancer des opérations de police dans le pays. L’objectif principal, à cette époque-là, était de combattre les rebelles marxistes-léninistes des FARC, qui avaient plongé le pays dans une guerre civile depuis les années 60, ce qui avait entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes. Bill Clinton, alors président des Etats-Unis, avait saisi l’opportunité de s’attirer un allié fidèle en Amérique du Sud, en apportant son soutien au “Plan Colombia”; il participa donc à l’élaboration de ce “Plan”, en l’infléchissant selon les conceptions américaines; comme l’écrit Robert White, ancien ambassadeur américain au Salvador, après que le “Plan Colombia” ait été accepté par le Congrès de Washington en juin 2000: “Si on lit le plan dans sa version initiale, et non pas dans la version écrite à Washington, on constate qu’il n’est pas question de lancer des opérations militaires contre les rebelles des FARC, bien au contraire. Le Président Pastrana disait à l’époque que les FARC constituaient une part de l’histoire colombienne, qu’elles étaient un phénomène de nature historique et que leurs militants devaient être considérés comme des Colombiens à part entière”. 

 

Sur base de ce “Plan Colombia”, au cours de la dernière décennie, la Colombie est devenue, par ordre d’importance, le troisième pays bénéficiaire d’aides militaires américaines, après Israël et l’Egypte. De 1999 à 2008, les versements américains n’ont cessé de s’amplifier, ont même centuplé et sont passés de 50 millions de dollars à 5 milliards de dollars. La prodigalité de Washington a un prix, disent les voix critiques. Le scénario se déroule comme le veut Washington: pour l’essentiel, les forces armées colombiennes recevront dorénavant des missions d’ordre subalterne, c’est-à-dire des missions de simple police ce qui, à long terme, renforcera la dépendance de la Colombie à l’endroit de son puissant allié.

alvaro-uribe-cp-6085007.jpg 

Le “Livre Blanc” de l’armée américain nous dévoile quelle sera l’importance des bases en Colombie pour les Etats-Unis. Dans ce document de 36 pages, on nous explique que la base aérienne de Palanquero permet “aux avions de transport C-17 d’atteindre près de la moitié du continent sans devoir remplir leurs réservoirs”. De cette façon, Washington laisse entendre clairement que les Etats-Unis considèrent l’Amérique latine comme leur sphère d’influence exclusive, comme depuis 1823, quand leur Président de l’époque, James Monroe, avait énoncé sa célèbre doctrine. Mais finalement, les volontés hégémoniques américaines sur les Etats d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ont été nettement battues en brèche au cours de ces dix dernières années: Chavez, chef d’Etat du Venezuela, veut introduire la “révolution bolivarienne” et un “socialisme du 21ème siècle” en Amérique latine et trouve de plus en plus d’adeptes pour ses idées, à commencer par le Président bolivien Evo Morales et le Président nicaraguéen Daniel Ortega, un ancien sandiniste qui avait déjà donné force migraines à Ronald Reagan dans les années 80. A ces deux présidents s’ajoute l’Equatorien Rafael Cortea. De plus, le Venezuela, riche de son prétrole, entretient des relations de plus en plus étroites avec la Russie et l’Iran, ce qui fait que le gouvernement américain de Barack Obama trouve la situation de plus en plus désagréable. C’est pour cette raison que la tête de pont colombienne, bientôt élargie au territoire panaméen, se voit renforcée pour pouvoir, en cas d’urgence, ramener à la raison des Etats récalcitrants comme le Nicaragua. Dans la région, on commence à dire que la Colombie est devenue “l’Israël de l’Amérique latine”, car, comme Israël, la Colombie risque fort bien de devenir là-bas la tête de pont pour toute offensive contre des gouvernements qui seraient jugés  indésirables du point de vue de Washington.

 

Il faut aussi ajouter que la Colombie, au cours de ces dernières années, est devenue pour Washington un terrain d’expérience pour tester de nouveaux modes de combattre les insurrections, stratégies que l’on applique ensuite en Afghanistan. Tant les FARC, aujourd’hui bien affaiblies, que les talibans, sont profondément impliqués dans le trafic de drogues et financent par ce commerce sale leurs achats d’armement. Le Général David Petraeus, ancien commandant des forces américaines en Irak, a donné son avis sur l’exemple colombien: “Les militaires voient dans les rapports entre les Etats-Unis et la Colombie un modèle possible pour l’Afghanistan et le Pakistan et nous expliquent que la stratégie qui se profile derrière le ‘Plan Colombia’ pourrait aider ces deux pays musulmans contre les militants”.

 

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans “zur Zeit”, n°42/2009; traduction française: Robert Steuckers). 

mercredi, 24 décembre 2008

L'Agence US CANVAS organise les manifestations anti-Chavez

 

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Ferdinando CALDA:

 

L’agence américaine CANVAS organise les manifestations anti-Chavez au Venezuela

Qui se profile donc derrière le mouvement étudiant qui, depuis des mois, manifeste au Venezuela contre le gouvernement de Chavez? Qui organise ces manifestations? Qui sont ces étudiants qui scandent leur slogans sur les places publiques pour protester contre un régime qu’ils qualifient de “dictatorial”?  La réponse est claire: c’est le “Centre for Applied NonViolent Action & Strategies” ou CANVAS.

CANVAS n’est pas autre chose qu’un avatar récent du mouvement OTPOR (qui signifie “Résistance”), un mouvement étudiant serbe qui, à partir d’octobre 2000, se profilait derrière toutes les manifestations hostiles au Président serbe Slobodan Milosevic et avait finalement provoqué sa chute, parce que sa politique était contraire aux intérêts de Washington. Le symbole de CANVAS est le même que celui d’OTPOR: un poing fermé en signe de révolte et de protestation. Simple différence: il est entouré de trois flèches signifiant le “recyclage”. Sur le site du Centre CANVAS, les responsables de l’organisation donnent la Serbie en exemple car OTPOR y a obtenu “une victoire de la guerre non violente contre Milosevic”, victoire “qui a finalement ouvert les portes à la démocratie et à la possibilité de forger un avenir meilleur pour le pays”.

Mais il ne faut pas oublier qu’avant d’arriver au Venezuela, le symbole du poing fermé d’OTPOR a d’abord transité par la Géorgie, où, à partir de novembre 2003, la dite “révolution des roses” a porté au pouvoir l’américanophile Mikhail Saakachvili, si sûr d’obtenir toujours le soutien de Washington, qu’il n’a pas hésité à attaquer la Russie en Ossétie du Sud, au mois d’août dernier. Dans le cas de la “révolution des roses”, ce sont les étudiants du mouvement “KMARA” (terme qui signifie “ça suffit!” en géorgien) qui ont téléguidé les protestations contre les prétendues embrouilles électorales du Président Edouard Chevarnadzé; eux aussi avaient pour symbole le poing fermé d’OTPOR, non plus blanc sur fond noir, mais bleu sur fond orange.

Les vétérans d’OTPOR ont également organisé un mouvement étudiant en Biélorussie, hostile au pouvoir en place. En effet, en novembre 2004, ces étudiants, rassemblés au sein du mouvement ZUBR (terme qui signifie “Bison” en biélorusse), ont protesté lors du référendum tenu pour prolonger le mandat du président Alexandre Loukachenko. A Minsk, toutefois, le mouvement n’a enregistré aucun succès. Outre en Serbie et en Géorgie, CANVAS se profile également derrière ce que ses organisateurs appellent eux-mêmes une “concrétisation parfaite de l’action stratégique non violente”, soit la “révolution orange” en Ukraine. En Ukraine, ce sont aussi les instructeurs de l’agence CANVAS qui ont instruit les jeunes du mouvement “PORA” (“C’est l’heure!”), pour qu’ils puissent porter en avant leur “lutte non violente” et réussir leur coup. En Ukraine, les élections présidentielles du 21 novembre 2004 ont vu s’affronter le premier ministre pro-russe Victor Yanoukovitch et le candidat de l’opposition Victor Iouchtchenko, plus proche des intérêts “occidentaux”. Fort des résultats des sondages, Iouchtchenko a immédiatement contesté les résultats des élections qui avaient donné l’avantage au parti du premier ministre Yanoukovitch. Ces élections furent d’emblée décrétées “frauduleuses”. Après de nombreuses journées de protestations et de manifestations, la Cour suprême d’Ukraine a invalidé les résultats électoraux et a ordonné que de nouvelles élections soient tenues le 26 décembre. Cette fois-là, Iouchtchenko, candidat pro-occidental, a obtenu la victoire.

Aujourd’hui, CANVAS opère sur deux “champs de bataille”: le Zimbabwé de Mugabe et le Venezuela de Chavez. Mais question: qui se trouve de fait derrière ces véritables mercenaires de la révolution fabriquée? Qui porte en avant et finance ces organisations protestataires, portées par des groupes très réduits d’activistes qui parviennent pourtant à déstabiliser tout gouvernement considéré à Washington comme “illégitime”? Quels sont les financiers de ces opérations médiatiques colossales, qui paie tous ces drapeaux, T-shirts, auto-collants et autres gadgets permettant une identification immédiate, de type publicitaire, du bon camp “révolutionnaire et démocratique”? Sur le site de CANVAS, on trouve tout de suite une piste car on y indique quelles sont les “organisations qui pourraient être utiles pour apporter aides et/ou soutiens aux mouvements non violents”. Ces organisations sont: “Albert Einstein Institution”, “National Endowment for Democracy” (NED), “International Republican Institute”, “National Democratic Institute for International Affairs”. Ces deux dernières organisations dépendent respectivement du parti républicain et du parti démocrate américains et reçoivent des financements du NED. Cette dernière est une organisation privée, créée en 1983 dans le but, lit-on sur le site, de “renforcer les institutions démocratiques dans le monde par le biais d’actions non gouvernementales”.

Les financements qui soutiennent le NED proviennent directement du gouvernement américain. Dans un entretien accordé au “Washington Post”, le 2 mars 2008, le Sénateur de l’Illinois, Barack Obama, promettait “d’augmenter substantiellement les fonds à accorder au ‘National Endowment for Democracy’ et aux autres  organisations non gouvernementales qui soutiennent les activistes qui militent dans les sociétés répressives”. Parmi les organisations non gouvernementales qui s’efforcent d’exporter la “démocratie” et dont parlait Obama dans son interview, il y a la “Albert Einstein Institution” (AEI), fondée en 1983 par Gene Sharp, un homme influent que beaucoup considèrent comme l’inspirateur des “révolutions colorées”. Sharp, dans ses livres, analyse en fait tous les instruments susceptibles de faire modifier ou chuter un gouvernement par le truchement de la lutte non violente. L’AEI se vante très ouvertement d’avoir eu de nombreux contacts avec les étudiants d’OTPOR. Ensuite, parmi bien d’autres choses avouées, on apprend qu’en avril 2003 deux consultants de l’AEI, Chris Miller et Robert Helvey (ancien officier de l’armée américaine), se sont rendus à Caracas pour rencontrer les représentants de l’opposition anti-Chavez. Le but de ces quelques journées de consultation, explique l’AEI, a été de “fournir à l’opposition démocratique vénézuélienne la capacité de développer une stratégie non violente pour réinstaller à terme la démocratie dans le pays”.

Parmi les autres organisations non gouvernementales particulièrement actives en ce domaine: la “Freedom House” (FH). “Que ce soit en Ukraine ou en Serbie’, lit-on sur le site, “la Freedom House a travaillé étroitement avec des groupes locaux, responsables des révolutions pacifiques et démocratiques. Au Venezuela, elle a travaillé avec ceux qui cherchent à défendre et à promouvoir les droits de l’homme dans une situation politique difficile”. Ce n’est donc pas un hasard si la Freedom House emploie deux membres d’OTPOR, les Serbes Aleksandar Maric et Stanko Lazendic, comme “conseillers spéciaux” pour l’Ukraine. A signaler également l’ “Open Society Institute” de Georges Sörös, qui fut tout particulièrement actif en Serbie et en Géorgie (avec l’ “Open Society Georgia Foundation”).

Comment agissent ces organisations pour culbuter les gouvernements considérés comme “peu démocratiques”? Les exemples de la Serbie, de la Géorgie, de l’Ukraine et, plus récemment, du Venezuela, montrent qu’elles ont une capacité notoire à organiser de véritables campagnes médiatiques internationales qui permettent au monde entier d’identifier immédiatement un “symbole” ou une couleur qui distingue, de manière totalement fabriquée, la “révolution” colorée et démocratique aux yeux de l’opinion publique mondiale. Elles sont aussi capables de produire des “sondages” qui suggèrent toujours que l’exécutif visé perd toute légitimité populaire.

Autre protagoniste dans ce champ d’action: la société américaine “Penn, Schoen & Berland Associates” (PSBA), qui s’est spécialisée, comme elle l’explique elle-même, dans l’art de “former la perception que le groupe, visant le pouvoir dans le pays en question, bénéficie d’une ample popularité”. La PSBA a été célébrée dans la presse américaine comme l’une des chevilles ouvrières majeures des mutations non violentes en Serbie, contre Milosevic, et comme un élément clef dans les bouleversements qui ont eu lieu ou devront avoir lieu en Ukraine et au Venezuela. En août 2004, la PSBA se distingue négativement en faisant montre d’un comportement emblématique qui explique toutefois fort bien les “modi operandi” du système mis au point à Washington. A l’occasion du référendum anti-Chavez, la PSBA a diffusé un “exit poll”, soit des résultats, alors que les urnes n’avaient pas encore été closes, en violation de la loi. Dans ces résultats purement fictifs, l’agence annonçait la victoire du “oui” et, par conséquent, la défaite du président Chavez, alors que ce dernier a finalement obtenu la victoire avec 58% des votes. La note diffusée par la PSBA risquait d’alimenter des tensions dangereuses pour la stabilité et la paix civile dans le pays.

Une autre société spécialisée dans les “sondages” se distingue généralement en Amérique latine: l’ “Ecoanalistica Opinion Publica” (EOP). L’EOP avait diffusé, au cours des jours précédant le vote référendaire vénézuélien, un sondage affirmant que 65% des Vénézuéliens étaient opposés à la réélection présidentielle illimitée. Malgré que ce sondage avait été “commissionné” plus ou moins trois mois auparavant, ces résultats ont été publiés seulement après que le Président Chavez ait formulé son intention de procéder à sa réélection.

Face à tous ces événements et si l’on songe aux enseignements de Gene Sharp qui sont fidèlement repris par CANVAS, on pourra repérer facilement la logique d’airain qui sous-tend l’ensemble de ces actions de déstabilisation. En fait, dès le moment où un gouvernement, quelque part sur la Terre, en vient à être considéré comme “illégitime”, tous les moyens “non violents” pour le déstabiliser deviennent “légitimes”. Le but évident de l’action lancée est alors de frapper ceux que l’on définit comme les “piliers de soutien du pouvoir”. Ces piliers sont la police, la bureaucratie, le système éducatif et les organisations religieuses.

En résumé, le gouvernement des Etats-Unis finance toute une série d’organisations non gouvernementales qui ont pour objectif de s’immiscer dans la politique quotidienne des Etats jugés non suffisamment démocratiques, dans le but évident de promouvoir des actions de déstabilisation contre les gouvernements retenus comme “illégitimes”.

Tout ce que les médias présentent comme des manifestations du peuple contre des gouvernements posés a priori comme “despotiques” et “corrompus” sont en réalité des actions téléguidées par une seule et même régie, soutenue par les même financiers.

Ferdinando CALDA.

(article paru dans “Rinascita”, Rome, 13-14 décembre 2008; traduction française: Robert Steuckers). 

 

 

mercredi, 10 décembre 2008

Sobre las maniobras militares venezolano-rusas

¿Qué significado simbólico tienen las maniobras militares venezolano-rusas?

Las maniobras militares conjuntas de tres días realizadas por Venezuela y Rusia en el mar Caribe terminaron el día 3. Se trata de la primera presencia de la Armada Rusa en el Caribe después de terminada la Guerra Fría.

Estas maniobras, codificadas como “Venezuela-Rusia 2008”, se realizaron dentro de la Zona Económica Exclusiva de Venezuela. El día primero, Venezuela y Rusia enviaron un total de cinco buques, entre ellos, el crucero misilero nuclear “Pedro el Grande” y el gran buque antisubmarino “Almirante Chapanenko” de Rusia. Las maniobras de ese día constituyeron el contenido principal de las maniobras militares de ambos países. Con el crucero misilero nuclear “Pedro el Grande” como buque insignia, se llevaron a cabo ejercicios de coordinación para la “defensa común”. Las maniobras de ese día duraron nueve horas, con la participación de 1.600 rusos y 700 venezolanos.


En el curso de los tres días, las armadas venezolana y rusa realizaron ejercicios antiaéreos, de abastecimiento de combustible, de seguimiento de buques de guerra, de combate coordinado con helicópteros y aviones de combate así como maniobras tácticas antiterroristas y contra narcotraficantes. Luis Márquez Márquez, comandante de operaciones de la Armada Venezolana, dijo que a través de las maniobras, la Armada Venezolana aprendió de la contraparte rusa conocimientos sobre el sistema de comunicación y manejo de armas, aumentando así su capacidad defensiva.

A estas maniobras les han dado importancia altos dirigentes de las partes venezolana y rusa. El 27 de noviembre, el presidente venezolano Hugo Chávez y el visitante presidente ruso Dmitry Medevedev inspeccionaron el gran buque antisubmarino “Almirante Chapanenko” anclado en el puerto septentrional venezolano de La Guaira. Los mandatarios de ambos países visitaron las instalaciones internas y externas del buque, Medevedev explicó a Chávez los armamentos del mismo y los dos escucharon una presentación sobre las maniobras conjuntas por efectuar.

Chávez, siempre con una posición claramente anti-EEUU, mostró en esta ocasión una actitud muy prudente. Reiteró que las maniobras conjuntas tenían una “misión de paz” en lugar de desafiar a Estados Unidos. Medevedev dijo por su parte que Venezuela es uno de los socios más importantes de Rusia en América Latina y que ambos países abogan por un mundo multipolar y por respetar la soberanía nacional y los legítimos derechos de los pueblos. Rusia y Venezuela, apuntó, continuarán desarrollando su cooperación militar, la cual se mantendrá transparente observando estrictamente el derecho internacional y dentro de la esfera permisible.

Un analista señaló que el que Rusia persistiera en realizar maniobras conjuntas con Venezuela en el “patrio trasero” de los Estados Unidos muestra que Rusia hizo una respuesta directa al comportamiento de EEUU que despliega sistema antimisil en Europa Oriental y mantiene a los gobiernos anti-Rusia en sus alrededores. Pero el significado simbólico de estas maniobras conjuntas es obvio y muestra que acaba de empezar la cooperación militar venezolano-rusa.

Estados Unidos siguió de cerca estas maniobras militares, pero sostuvo que no constituyen una amenaza esencial para él. Sean McComarck, portavoz del Departamento de Estado de EEUU, manifestó: “Las maniobras militares de Venezuela y Rusia no constituyen un problema, pero las seguiremos de cerca.” Condoleezza Rice, secretaria de Estado norteamericana, dijo el 26 de noviembre que al entrar la flota rusa en aguas jurisdiccionales de Venezuela, no ha cambiado la posición ventajosa que mantiene Estados Unidos en el hemisferio occidental.

No obstante, con respecto a la acción rusa de vender armas a Venezuela, EEUU ya mostró cierta preocupación. Según se informó, el gobierno de Chávez ha firmado en los últimos años contratos de compra de armas por un monto de 4.400 millones de dólares. Rusia llegó hasta prestar mil millones de dólares a Venezuela, dejándole comprar a Rusia misiles antiaéreos “Tor-M1” y aviones cisterna “IL-78”. Venezuela también se propone comprar de Rusia transportes blindados y helicópteros artillados.

Según informaron medios de comunicación venezolanos, después de estas maniobras militares, Venezuela y Rusia mantendrán su intención para una ulterior cooperación militar. La Armada Rusa ha invitado a una flota de la Marina de Guerra venezolana a visitar Rusia, de manera que ambas partes efectuarán una serie de ítems de cooperación militar en el Mar del Norte. Venezuela ya ha llegado a ser un importante socio de cooperación en la estrategia global de Rusia.

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mardi, 25 novembre 2008

Una victoria con sabor amargo

Una victoria con sabor amargo

La oposición se quedó con la vidriera política de la capital, Caracas, en una elección donde el Partido Socialista Unido de Venezuela se impuso con holgura en 17 de 23 estados (otros dos todavía no presentaban numero firmes). El oficialismo es la principal fuerza política a nivel territorial y recuperó más de un millón de votos de los perdidos en el fallido referéndum constitucional de 2007.

Disimulado estupor en el comando del Partido Socialista Unido de Venezuela y caras desencajadas de goce en un improvisado comando unitario de una oposición desunida, es la postal de una Caracas que se fue a dormir tarde con un brusco y -para muchos- inesperado escenario a partir de los primeros días del 2009. La sorpresa la dio la directora del Consejo Nacional Electoral, Tibisay Lucena, quien pocos segundos antes de las doce de la noche, confirmó que la alcaldía mayor de la ciudad quedaría en manos de Antonio Ledezma, ex dirigente del partido Acción Democrática.

El otro resultado recibido con preocupación en el cuartel del oficialismo fue en el vecino estado Miranda, donde Enrique Capriles Radonski, ex alcalde del municipio Baruta, procesado por el sitio violento sobre la embajada de Cuba durante el golpe de 2002, se impuso con cierta comodidad sobre el candidato del oficialismo y alguna vez vicepresidente de Hugo Chávez, Diosdado Cabello.

Si ese es el lado medio vacío del vaso, el lado medio lleno es el mapa de toda Venezuela que quedó, como le gusta decir al presidente Chávez “rojo rojito”: el Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV) se impuso en 17 de 23 estados, recuperando las gobernaciones de Aragua, Guárico y Sucre, y manteniendo Anzoátegui, Barinas, Bolívar, Yaracuy, Cojedes, Falcón, Guárico, Lara, Mérida, Monagas, Portuguesa, Trujillo, Vargas y Sucre, así como en el municipio Libertador de Caracas.

En términos numéricos, el PSUV recuperó parte del potencial electoral perdido el año pasado, cuando se impuso por un puñado de votos el NO a la reforma constitucional propuesta por el presidente Chávez, en lo que constituyó la primera derrota electoral del proyecto bolivariano. En diciembre pasado, el No triunfó con 4.379.392 votos, mientras que esta vez la suma de los votos a los candidatos del PSUV superó los 5.600.000.

Alta participación

A las cuatro de la tarde del domingo, cuando el sol todavía pegaba fuerte en Caracas, el CNE dio por formalmente cerrados los comicios regionales en Venezuela. Fue apenas una declaración formal, porque en la mayoría de los centros comiciales todavía se registraban largas colas de electores esperando su turno para votar.
La ley electoral venezolana es clara: los centros de comicios deben permanecer abiertos mientras haya ciudadanos esperando su turno. Y los había, y muchos. Y con mucha paciencia. En varias zonas del Este y el Sur de Caracas, ya bien entrada la noche seguían los colegios abiertos y sobre las 10.00 pm, más que tarde para los madrugadores caraqueños, aun se votaba en zonas populares. Lo mismo sucedía en varios estados, en especial en otras ciudades grandes, como Maracaibo.

Sólo viendo las largas colas extendidas hasta la noche, se sabía que la participación rompería récords para una elección donde no estaba en juego la figura presidencial. En el primer parte con casi todos los votos contados, el CNE confirmó la cifra: 65,45%

Elección compleja

En Sucre, en el este de Caracas y asiento de Petare, uno de los asentamientos populares más grandes de América Latina, los ciudadanos debieron elegir once opciones: gobernador del estado Miranda, alcalde mayor de Caracas, alcalde de Sucre, legisladores del estado y representantes citadinos, en votos por nombres y por lista.
Una recorrida de Rebelión por ese distrito verificó cómo el voto se hizo lento y complejo para los más viejitos y para los más humildes. Otra variable también fue evidente: por la mañana, detenidos por unas nubes que amenazaban con descargar un “palo de agua” -denominación local para los aguaceros-, fueron muchos los que se quedaron en casa.
Así, los primeros sondeos para el PSUV eran preocupantes . Fue cuando la militancia redobló esfuerzos y llegaron más -junto al sol oportuno de la tarde- a los colegios electorales. La afluencia dio frutos y al atardecer los números empezaron a cambiar, aunque no alcanzaron para revertir los malos resultados en Miranda y la alcaldía mayor de Caracas.

Los siguientes resultados corresponden al 95.67% de la transmisión en un promedio nacional:

Distrito Capital
Antonio Ledezma 52.45%
Aristóbulo Istúriz 44.92%

 

Municipio Libertador - Caracas
Jorge Rodríguez 53.05%
Iván Stalin González 41.92%

Anzoátegui
Tarek William Saab 55.06%
Gustavo Marcano 40.50%

Apure
Jesús Aguilarte 56.48%
Miriam de Montilla 26.54%

Aragua
Rafael Isea 58.56%
Henry Rosales 40.17%

Barinas
Adán Chávez 49.63%
Julio Cesar Reyes 44.58%

Bolívar
Francisco Rangel 46.97%
Andrés Velásquez 30.47%

Cojedes
Teodoro Bolívar 51.53%
Alberto Galíndez el 40.36%

Delta Amacuro
Lisetta Hernández 55.54% Pedro
Rafael Santaella 25.85%

Guárico
Lenny Manuitt 33.68%
Willian Lara 52.08%

Mérida
Marcos Díaz 54.62%
Williams Dávila 45.11%

Lara
Henry Falcón 73.15%
Pedro Pablo Alcántara 14.85%

 

Miranda
Henrique Capriles Radonsky 52.56 %
Diosdado Cabello 36.74%

Monagas
Jose Briceño 64.79%
Domingo Urbina 15.41 %

Sucre
Enrique Maestre 56.08%
Eduardo Morales 42.62%

Falcón
Stella Lugo: 55.27 %
Gregorio Graterol: 44.49%

Nueva Esparta
Morel Rodríguez: 57,64
William Fariñas: 41,69%

Portuguesa
Wilmar Castro Soteldo 57%
Jovito Villegas 27.28%

Trujillo
Hugo Cesar Cabezas 59.47%
Henrique Catalán 27%

Vargas
Jorge García 61.56%
Roberto Smith 32.18%

Yaracuy

Julio César León Heredia, 57.46%
Filipo Lapi 29.26%

Zulia
Gian Carlo Di Martino 45.02%
Pablo Pérez 53.59%