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dimanche, 18 février 2018

EUROPA ! Le continent d'excellence en matière de pensée conceptuelle

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EUROPE : EUROPA ! Le continent d'excellence en matière de pensée conceptuelle

par Philippe Delbauvre

Les philosophes – 2500 ans de pensée européenne – ne se sont nullement préoccupé de l'homme – l'intouchable tel qu'on le définit dans le cadre de l'hindouisme – mais du surhomme. Certes pas au sens où l'entendait Nietzsche mais plutôt dans le cadre d'une perspective kantienne.

Pour tant d'hommes, le nouveau né est humain. Tel ne pensent pas ainsi les métaphysiciens. Et en effet, le bébé méconnaît et le Vrai, et le Bien et le Beau. Il est appris aux élèves de philosophie que l'homme est un être de raison. Or, surtout durant le dernier siècle écoulé, les sciences ont montré le contraire. Ce qu'en revanche, on peut exprimer, c'est que l'homme dispose d'un potentiel de raison qu'il développe plus ou moins selon les personnes.

Pourquoi, du cap au doctorat, les Européens font-ils des études ? Principalement et presque toujours, afin d'exercer un métier. Autrement exprimé, les Européens, mais aussi de façon plus générale les hommes, considèrent le savoir comme un moyen et nullement une finalité. D'autres, très minoritaires, font l'inverse, raison pour laquelle, toute leur vie, ils développeront un rapport privilégié au Vrai, au Bien et au Beau. Ils sont les membres de la première caste au sens où en l'entend dans le schème indo-européen. Combien sont-ils ? 1 sur 5000 ? 1 sur 10 000 ? Moins ?

Je n'apprendrai rien au lecteur en rappelant que la structure d'une société est de type pyramidal, la base étant autrement plus large que le sommet. Et c'est donc la quasi totalité de la société qui appartient à la troisième caste. Avec la naissance du suffrage universel, la donne a régulièrement changé. Le Vrai, par exemple, sauf s'il est d'évidence – il pleut – n'est que l'apanage d'une minorité. Si, à titre d'exemple, un enseignant chercheur veut faire de la sélection dans le cadre d'une science dure, il rédige alors le sujet de telle sorte que c'est 90% de l'amphithéâtre qui va dans le mur. Autre aspect de la problématique, le chiffre (le suffrage universel, le nombre de votes) est de type quantitatif, là où l'essentiel est de type qualitatif.

« Dès qu'une chose a de la valeur, elle cesse d'avoir un prix » Lamartine.

Et ce n'est nullement un hasard si René Guénon a intitulé un de ses ouvrages, nullement récent, « Le règne de la quantité et les signes du temps »

L'argent, omniprésent dans le monde contemporain, n'est-il pas avant tout quantitatif ? Et il est vrai qu'il est plus agréable d'avoir dans la poche, un billet de 20 qu'un autre de 10. Est-ce spécifiquement humain ? Du tout. Pour prendre un exemple parmi tant d'autres, un ours aime à capturer les saumons lors de leur remontée vers la source. Et quand bien même ne calcule t-il pas qu'il préfère un attraper trois plutôt qu'un.

Certains ont coutume de fustiger ceux qu'ils appellent les « nègres » et/ou les « bougnoules ». Je m'intéresse, même si le tableau se doit d'être nuancé, avant tout aux blancs, ne serait-ce parce que c'est le terroir ethnique initial de l'Europe. Et les Blancs sont qualitativement en chute vertigineuse. Pour reprendre l'expression populaire bien connue, « chacun voit midi à sa porte ». A chacun de tirer sur la couverture de son côté, d'une part on ne crée rien, d'autre part elle finit par se déchirer. Nonobstant, la célèbre phrase de Kipling :

« La force du loup, c'est la meute. La force de la meute, c'est le loup. »

Bien évidemment, ce que certains appellent l'immigration de peuplement ne pouvait arranger les choses. Nous avions pourtant, nous Européens continentaux, bien peu d'excuses. Qui méconnaissait en effet les catastrophes issues des sociétés, aussi bien américaines qu'anglaises, suite au fait pluri-ethnique ? Margaret Thatcher, assez récemment d'ailleurs, a reconnu l'échec du modèle pluriel qui n'est autre que celui du Royaume Uni.

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De façon similaire, Angela Merkel et son million de migrants, est en conséquence, bien mal placée pour se plaindre de ses déboires actuels. En effet, 'arrivée en force au parlement de l'Afd était des plus prévisibles. Rappelons que cette structure politique n'est nullement d'extrême droite. Si la Csu, initialement aile droite de la Cdu, ne s'était pas autant recentrée, elle n'eut alors pas alors offert un boulevard sur la droite à l'Afd.

Encore une fois, le fait migratoire, même s'il va s'avérer, et de plus en plus, catastrophique, n'est pas, par définition un fait blanc.

Trois théories politiques se sont affrontées dans le cadre du siècle précédent. Et c'est, à mes yeux tout au moins, le premier des trois à avoir été battu, qui fut peut être le dernier à avoir été un frein à la décadence européenne menant au déclin.

« Ite missa Est »

Il est suffisamment d'études scientifiques montrant que l'humanité chez la plupart de ceux qu'on appelle, probablement à tort les hommes, n'est qu'un vernis. Et ce n'est pas le fait du hasard si la politesse – marque de civilisation - est autant en recul. Pas un hasard non plus si le coït est si présent dans tant de têtes.

En se déracinant – le terroir gréco-romain sublimé par le Catholicisme – les Européens se sont suicidés. Il nous faut pour autant nuancer et évoquer l'Europe de l'Est. L'état d'esprit y est en effet totalement différent. Je ne vois que trois possibilités. Le maintien de l'actuelle bipartition européenne, l'occidentalisation de l'Est et bien sur l'estification de l'Ouest.

« L'homme secrète du désastre » Cioran

Et en raison de cette dernière citation, je crains que l'Est, progressivement, sera ouestisé sur le long terme. J'espère bien évidemment me tromper.

Voilà pourquoi je pense que c'est foutu pour le phare planétaire que nous fussions. J'avais d'ailleurs posé la question sur un forum – le forum nationaliste, émanation du Renouveau Français - : Nous battons pour gagner ? Et tous les intervenants d'affirmer que oui. Déjà à l'époque, je n'y croyais plus.

Ai-je baissé les bras depuis ? Certainement pas. L'une des preuves n'est autre que la rédaction de cette article. Le fait n'est pas nouveau. Ps un hasard non plus si je suis le webmestre depuis février 2016 du site L.V.C.I (les villes contre l'islamisation) C'est ainsi que voici une trentaine d'années, j'ai choisi de servir dans une unité à vocation sacrificielle. C'est ainsi qu'en tant que cadre, je n'ignorais pas, contrairement à mes soldats, que nous n'avions que 24 heures de survie face aux troupes de l'Union soviétique, submergés que nous aurions été par le nombre.

La guerre, intérieure ou extérieure, sera ou ne sera pas. Quoiqu'il arrive, le déclin est là et va s'accroître. Ce que nous alors faire – Nous, Les Nôtres – ce sera donc pour le drapeau. C'est l'essentiel.

« L'homme est quelque chose qui doit être surmonté » Nietzsche

« Le Moi est haïssable » Pascal

« Tout est perdu, fors l'honneur » François 1er

« Etre et Durer » Devise du 3ème Rpima

« Si c'est possible, c'est déjà fait ; si c'est impossible, ça se fera » Marcel Bigeard

Nous ferons donc alors, fidèles à l'esprit comme aux actes de nos Anciens,

ET Camérone, Et Dien Bien Phu (1) (2)

 

  1. https://www.youtube.com/watch?v=A_lSDWLSDjQ

mardi, 09 avril 2013

Eté 1942, hiver 2010 : un échange

Eté 1942, hiver 2010 : un échange

Par Michael O'Meara

English original here [2]

Ex: http://www.counter-currents.com/

medium_heidegger_index.jpgDurant l’été 1942 – alors que les Allemands étaient au sommet de leur puissance, totalement inconscients de l’approche de la tempête de feu qui allait transformer leur pays natal en enfer – le philosophe Martin Heidegger écrivit (pour un cours prévu à Freiberg) les lignes suivantes, que je prends dans la traduction anglaise connue sous le titre de Hölderlin’s Hymn “The Ister”: [1]

« Le monde anglo-saxon de l’américanisme » – notait Heidegger dans une note à son examen nationaliste/ontologique de son bien-aimé Hölderlin – « a résolu d’anéantir l’Europe, c’est-à-dire la patrie, et cela signifie : [il a résolu d’anéantir] le commencement du monde occidental. »

En anéantissant le commencement (les origines ou la naissance de l’être européen) – et ainsi en anéantissant le peuple dont le sang coulait dans les veines américaines – les Européens du Nouveau Monde, sans le savoir, détruisaient l’essence de leur propre existence – en désavouant leurs origines – en dénigrant la source de leur forme de vie, en se déniant ainsi à eux-mêmes la possibilité d’un avenir.

« Tout ce qui a un commencement est indestructible. »

Les Américains scellaient leur propre destruction en s’attaquant à leur commencement – en tranchant les racines de leur être.

Mais l’Europe – cette synergie unique de sang et d’esprit – ne peut pas être tuée, car son essence, nous dit Heidegger, est le « commencement » – l’originel – le renouvellement – la  perpétuelle refondation et réaffirmation de l’être.

Ainsi, l’Europe resurgit toujours inévitablement – assise sur son taureau, elle resurgit des  eaux, qui la recouvrent lorsqu’elle plonge avec intrépidité dans ce qui est à venir.

Sa dernière position est par conséquent toujours la première – un autre commencement – lorsqu’elle avance vers ses origines – renouvelant l’être non-corrompu de son commencement – lorsqu’elle s’authentifie dans la plénitude d’un avenir qui lui permet de commencer encore et encore.

* * *

L’opposé est vrai aussi.

L’anéantissement de son commencement par l’Amérique lui a révélé son propre manque inhérent de commencement.

Depuis le début, son projet fut de rejeter ses origines européennes – de désavouer l’être qui l’avait faite ce qu’elle était –, quand ses colons évangélistes adoptèrent la métaphore des Deux Mondes, l’Ancien et le Nouveau.

Pour Heidegger, « l’entrée [de l’Amérique] dans cette guerre planétaire n’est pas [son] entrée dans l’histoire ; au contraire, c’est déjà l’ultime acte américain d’a-historicité et d’auto-destruction ».

Pour avoir émergé, conçue de manière immaculée, des jérémiades de sa Mission Puritaine, l’Amérique s’est définie par un rejet de son passé, par un rejet de ses origines, par un rejet de son fondement le plus ontologique – comme si elle regardait vers l’ouest, vers le soleil couchant et la frontière toujours mouvante de son avenir sans racines et fuyant, mythiquement légitimé au nom d’un « Rêve américain » né de l’éthique protestante et de l’esprit du capitalisme.

Les Américains, l’homo oeconomicus rationnel, sans racines et uniforme qui domine aujourd’hui ne s’est jamais soucié de regarder devant lui parce qu’il n’a jamais regardé derrière lui. Passé et futur, racines et branches – tout cela a été déraciné et coupé.

Pas de mémoire, pas de passé, pas de sens.

Au nom du progrès – que Friedrich Engels imaginait comme un « char cruel passant sur des amas de corps brisés » –, l’être américain se dissout dans sa marche désordonnée vers le gouffre béant.

Mais bien que ce soit d’une manière indirecte, c’est à partir de la matrice européenne que les Américains entrèrent dans le monde, et c’est seulement en affirmant l’être européen de leur Patrie et de leur Lignée qu’ils pouvaient s’enraciner dans leur « Nouveau » Monde – sans succomber aux barbares et aux fellahs étrangers à la Mère-Patrie et à la Culture des Ancêtres.

Au lieu de cela, les fondateurs de l’Amérique entreprirent de rejeter leur Mère. Ils la traitèrent d’égyptienne ou de babylonienne, et prirent leur identité d’« élus », de « choisis », de « lumière des nations » chez les nomades de l’Ancien Testament, étrangers aux grandes forêts de nos terres nordiques, envieux de nos femmes aux yeux bleus et aux cheveux clairs, et révulsés par les hautes voûtes de nos cathédrales gothiques.

L’abandon de leur être originel unique fit des Américains les éternels champions de l’amélioration du monde, les champions idéologiques de l’absurdité consumériste, la première grande « nation » du nihilisme.

* * *

Pendant que Heidegger préparait son cours, des dizaines de milliers de chars, de camions et de pièces d’artillerie commençaient à faire mouvement de Detroit à Mourmansk, puis vers le front de l’Est.

Quelque temps plus tard, le feu commença à tomber du haut du ciel – le feu portant la malédiction de Cromwell et les idées de terre brûlée de Sherman –, le feu qui transforma les familles allemandes en cendres, avec leurs belles églises, leurs musées splendides, leurs quartiers ouvriers densément peuplés et d’une propreté éclatante, leurs bibliothèques anciennes et leurs laboratoires de pointe.

La forêt qui a besoin d’un millier d’années pour s’épanouir périt en une seule nuit dans le feu du phosphore.

Il faudrait longtemps – le moment n’est pas encore venu – avant que les Allemands, le Peuple du Milieu, le centre de l’être européen, se relèvent de leurs ruines, aujourd’hui plus spirituelles que matérielles.

* * *

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Heidegger ne savait pas qu’une tempête apocalyptique était sur le point de détruire son Europe.

Mais suspecta-t-il du moins que le Führer avait fourvoyé l’Allemagne dans une guerre qu’elle ne pouvait pas gagner ? Que non seulement l’Allemagne, mais aussi l’Europe s’opposant aux forces anglo-américaines de Mammon serait détruite ?

* * *

« L’esprit caché du commencement en Occident n’aura même pas un regard de mépris pour cette épreuve d’autodestruction sans commencement, mais attendra que son heure stellaire surgisse de la sérénité et de la tranquillité qui appartiennent au commencement. »

Une Europe réveillée et renaissante promet donc de répudier la trahison de soi accomplie par l’Amérique – l’Amérique, cette stupide idée européenne baignant dans l’hubris des Lumières, et qui devra être oubliée (comme un squelette de famille) quand l’Europe se réaffirmera.

Mais en 1942, Heidegger ne savait pas que des Européens, et même des Allemands, trahiraient bientôt en faveur des Américains, que les Churchill, les Adenauer, les Blum – les lèche-bottes de l’Europe – monteraient au sommet de la pyramide yankee de l’après-guerre, pyramide conçue pour écraser toute idée de nation, de culture et de destin.

C’est la tragédie de l’Europe.

* * *

Dès que l’Europe se réveillera – elle le fera un jour –, elle se réaffirmera et se défendra, ne se laissera plus distraire par le brillant et le clinquant de l’Amérique, ne se laissera plus intimider par ses bombes H et ses missiles guidés, comprenant enfin clairement que toutes ces distractions hollywoodiennes dissimulent un vide immense – ses incessants exercices de consumérisme insensé.

Par conséquent, incapable d’un recommencement, s’étant dénié elle-même un commencement, la mauvaise idée que l’Amérique est devenue se désintégrera probablement, dans les temps de feu et d’acier qui approchent, en parties disparates.

A ce moment, les Américains blancs seront appelés, en tant qu’Européens du Nouveau Monde, à réaffirmer leur « droit » à une patrie en Amérique du Nord – pour qu’ici ils puissent au moins avoir un endroit pour être ce qu’ils sont.

S’ils devaient réussir dans cette entreprise apparemment irréalisable, ils fonderont la nation – ou les nations – américaine(s) pour la première fois non pas comme le simulacre universaliste que les francs-maçons et les déistes concoctèrent en 1776, mais comme la pulsation du sang du destin américain de l’Europe.

« Nous pensons seulement à moitié ce qui est historique dans l’histoire, c’est-à-dire que nous ne le pensons pas du tout, si nous calculons l’histoire et son ampleur en termes de longueur… de ce qui a été, plutôt qu’attendre ce qui vient et ce qui est dans le futur. »

Le commencement, en tant que tel, est « ce qui vient et ce qui est dans le futur », ce qui est l’« historique dans l’histoire », ce qui remonte le plus loin dans le passé et qui surgit loin dans le futur en cours de dévoilement – comme la charge d’infanterie manquée de Pickett à Gettysburg, dont Faulkner nous a dit qu’elle devait être tentée encore et encore, jusqu’à ce qu’elle réussisse.

* * *

« Nous nous trouvons au commencement de la véritable historicité, c’est-à-dire de l’action dans le domaine de l’essentiel, seulement quand nous sommes capables d’attendre ce qui nous est destiné. »

« Ce qui nous est destiné » – cette affirmation de nous-mêmes –, affirme Heidegger, ne viendra que si nous défions la conformité, les conventions, et le conditionnement artificiel pour réaliser l’être européen, dont le destin est le seul à être nôtre.

A ce moment, si nous devions réussir à rester debout, de la manière dont nos ancêtres le firent, nous atteindrons devant nous et au-delà ce qui commence par chaque affirmation futuriste de ce que nous sommes, nous Européens-Américains.

Cette affirmation, cependant, ne sera pas « sans action ni pensée, en laissant les choses venir et passer… [mais] quelque chose qui se tient devant nous, quelque chose se tenant dans ce qui est indestructible (à quoi le voisinage désolé appartient, comme une vallée à une montagne) ».

Car désolation il y aura – dans ce combat attendant notre race – dans cet avenir destiné conservant avec défi une grandeur qui ne rompt pas en pliant dans la tempête, une grandeur certaine de venir avec la fondation d’une nation européenne en Amérique du Nord, une grandeur dont je crains souvent que nous ne l’ayons plus en nous-mêmes et que nous devons donc appeler par les ardents rites guerriers qui étaient jadis dédiés aux anciens dieux célestes aryens, aussi éloignés ou fictionnels qu’ils puissent être devenus.

–Hiver 2010

  Note

1. Martin Heidegger, Hölderlin’s Hymn ‘The Ister’, trans W. McNeill and J. Davis (Bloomington: Indiana University Press, 1996), p. 54ff.


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