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dimanche, 01 février 2026

Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues

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Interdiction de l’AfD: les vieux partis allemands ne tiennent plus qu’en nouant des intrigues

Source: https://derstatus.at/politik/afd-verbot-altparteien-werde...

Que faire lorsque l’adversaire politique devient trop puissant? Apparemment, on préfère recourir au bâton judiciaire et à des astuces politiques douteuses, plutôt que d’affronter le jugement des citoyens. La frontière entre démocratie et maintien du pouvoir devient préoccupante dans un Allemagne du «Mur de feu» (du "cordon sanitaire").

Interdiction de l’AfD comme condition préalable

Quand un système établi est-il dépassé? La réponse peut être très courte: dès que les vieux acteurs en place mettent la pression pour forcer un dernier reste de cohésion. Les jours d’une ère idéologique semblent comptés, dont les composantes n’ont plus grand-chose en commun quant au fond et au programme, mais qui cherchent le moindre dénominateur commun de peur de perdre le pouvoir. Les Verts exigent, avant les élections régionales en Rhénanie-Palatinat, qu’une procédure d’interdiction contre l’AfD soit engagée.

Sans cet artifice, il ne pourrait y avoir de contrat de coalition, pourrait-on dire. Friedrich Merz a déjà dû accepter des milliards de dettes pour acheter le soutien de la SPD à sa candidature à la chancellerie. Et maintenant, il semblerait aussi qu’à Mayence, une tractation du même acabit se prépare. Si tu me promets que nous irions ensemble devant la Cour constitutionnelle, je te tends la main pour un mariage de convenance, telle serait probablement une solution de compromis. En quoi tout cela a-t-il encore du sens ou relève-t-il du bon ordre des choses? En rien, absolument rien, il faut le constater.

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Éliminer la concurrence par un procès fallacieux

Les pressions et les menaces façonnent désormais tellement la vie politique berlinoise que de simples citoyens seraient depuis longtemps traduits en justice pour des délits, s’ils s’aventuraient à appliquer les méthodes que les partis utilisent sans scrupules ni honte pour préserver leur vacuité. La crainte que l’Alternative für Deutschland puisse atteindre une majorité absolue et empêcher ceux qui se sont si confortablement installés dans les sièges et les postes de prendre pour contrôler le pouvoir, ne conduit pas seulement à des déviances bizarres, mais à des actes carrément criminels.

Les menaces et les ultimatums ne peuvent en aucun cas constituer une base de confiance. Quiconque tombe dans le piège y participe, et devient complice du mécontentement, de la désillusion et de la colère du peuple souverain. Le boycott et le blocage de l’opposition, agonie de critiques, prennent des tournures si extrêmes qu’on ne peut plus parler de démocratie. La polarisation a contribué à bien plus que l’exclusion, que l’isolement et que la privation d’égalité des chances dans les joutes électorales. La privation des droits se poursuit à un rythme sans précédent: ce ne sont pas les Bleus (= AfD), accusés de tous les maux, qui veulent détruire le pays et les institutions, mais bel et bien les partis colorés.

Un quart des électeurs, de manière totalitaire, risque d'être privé de tribune

Vaincre un concurrent à tout prix et le faire taire, se chercher des alliés contre-nature pour suivre la seule voie de la répression: ce type de comportement est assumé de manière dévoyée et délinquante. Les mécanismes sont aussi subtils que dans l'ancienne RDA, on ne fait même plus l’effort de dissimuler le caractère totalitaire de ses agissements. Les partis de l'establishment utilise une règle fondamentale du droit constitutionnel, qui n'autorise l’élimination d’un adversaire politique qu'à titre absolument exceptionnel dans la vie politique. En agissant de la sorte, les vieux partis de l'establishment montrent des traits grotesques, exprimant un primitivisme sordide.

Comme si l’on n’était pas capable de voir ce que Klingbeil, Banaszak, Reichinnek ou Brantner complotent sous le prétexte de «défense» de la démocratie allemande. Ils veulent ôter à un quart des citoyens toute identité idéologique, croyant, dans leur méchante naïveté, qu’après une décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe, les brebis perdues reviendraient aux troupeaux d’origine. La durabilité n’a jamais été leur fort quand il s’est agi d’automobiles électriques nuisibles à l’environnement, de pompes à chaleur et d’éoliennes, qu’ils considèrent comme des exploits en matières écologiques. Il est tout simplement naïf de penser que la politique peut se faire par interdits.

Une interdiction renforcerait l’opposition

Un tel simplisme ne fonctionne ni avec l’alcool ni en ce qui concerne l’AfD. La croyance naïve selon laquelle il suffit de tourner la tête pour oublier est probablement une mauvaise croyance. Mais la RDA a déjà montré que la résistance populaire ne peut pas être arrêtée par des expédients simplistes. Si l’on veut vraiment éliminer le risque d'une rébellion, d'une révolte des mécontents, il faut faire intervenir le seul bon sens.

Jusqu’à présent, la rue est encore calme, à l’exception des grand-mères que l'on a mobilisées pour battre le tambour ou souffler dans des trompettes de Jéricho pour faire reculer et couler la droite alternative. Mais la situation pourrait rapidement changer si l'on place sous tutelle ceux qui refusent de changer de cap, c’est-à-dire si l'on donne à un parti alternatif et challengeur le droit légitime de diriger, si cela est confirmé par le vote des citoyens.

La crainte d'une manipulation des élections n’est pas à écarter; déjà dans des sondages organisés par les médias publics, on constate des décalages étranges, difficilement explicables par la raison. Il faut rester vigilant face à la fraude. Car les «bons» (auto-proclamés) n’hésitent plus devant aucune audace pour garantir leur carrière, leurs postes et leur argent.

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samedi, 10 janvier 2026

Tension politique dans plusieurs Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est – Merz sous pression

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Tension politique dans plusieurs Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est – Merz sous pression

Peter W. Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Les négociations gouvernementales interminables aux Pays-Bas, le gouvernement français dirigé par le président Macron qui échoue encore à obtenir une majorité parlementaire viable, et le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer qui, l’année prochaine, doit faire face à une défaite écrasante aux élections au Pays de Galles, ce qui met de plus en plus la majorité travailliste dans une situation difficile. Parce que l’Allemagne n’apparaît pas dans nos médias mainstream, il semble que chez nos voisins de l’Est tout soit calme. Rien n’est moins vrai!

Deux ans avant les prochaines élections régionales, le parti d’extrême gauche Die Linke se dit prêt à soutenir de manière constructive un gouvernement minoritaire de la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, dans le but d’écarter l’AfD du pouvoir. «Ce genre d’opposition constructive, que nous appliquons déjà en Thuringe et en Saxe, pourrait aussi être une solution ici», déclare Jan Van Aken, président de Die Linke. La seule condition qu’il pose est «que la CDU ne cherche pas à former des majorités avec l’AfD». En d’autres termes: exclure l’électeur de droite. Selon des sondages récents, l’AfD peut compter sur 40% des électeurs, la CDU sur 26% (en baisse de 8%) et Die Linke sur 11 %. La CDU devrait être totalement folle pour s’allier avec Die Linke — en termes purement politiques.

Y aura-t-il de nouvelles élections dans le Land de Brandebourg?

Une tension politique encore plus forte règne dans un autre Land de l’ancienne Allemagne de l’Est, le Brandebourg. Lors d’un vote au parlement régional, 2 députés sur 14 de la fraction BSW (Bündnis Sahra Wagenknecht, gauche socio-économique, mais critique de l'immigration) n’ont pas voté avec le reste de la BSW, qui forme le gouvernement régional avec la SPD. Ce qui a conduit 8 collègues à exiger leur exclusion du parti. Ensuite, 2 autres députés de la BSW ont annoncé qu’ils quitteraient également la fraction. Tout cela alors que le gouvernement SPD-BSW dans le Brandenburg ne dispose que d’une majorité de 2 voix.

Un changement de coalition avec la CDU ne changerait rien, car la CDU ne compte que 12 députés. La seule option restante, en dehors de nouvelles élections: une coalition entre le BSW, la SPD et la CDU. Mais 8 députés du BSW ont déjà fait savoir qu’ils ne souhaitent pas continuer à appliquer la politique de la SPD. Selon une source anonyme au sein du BSW, «avec leur vote en faveur du BSW, les électeurs allemands ont clairement voulu signifier qu’ils voulaient une autre politique. Nous n’avons pas été élus pour être la ‘branche politique’ de la SPD». Selon les sondages les plus récents, l’AfD atteint 35%, la SPD chute à seulement 21% (en baisse de 11%). L’AfD pourrait devenir la première force dans ce Land, dépassant la CDU et la SPD réunis.

En attendant, la coalition au Brandenburg a éclaté. Croyez-moi: l’Allemagne est sous haute tension politique.

dimanche, 07 décembre 2025

„L’Allemagne n’est pas un État souverain“: Höcke perçoit une domination structurelle extérieure

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„L’Allemagne n’est pas un État souverain“: Höcke perçoit une domination structurelle extérieure

Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/deutschland-ist-...

Lors d'une conférence de presse nationale, l'homme politique de l’AfD de Thüringe, Björn Höcke, a récemment déclaré sans ambiguïté que l’Allemagne n’était pas un État souverain. Les compétences étatiques centrales ont été transférées à des organisations internationales.

Pour le leader de l’AfD de Thüringe, Björn Höcke, c’est clair: l’Allemagne n’est actuellement pas un État souverain donc n'est pas un Etat libre.

Erfurt. Fin novembre, l’AfD de Thüringe a publié un communiqué de presse dans lequel elle critiquait vivement les réflexions de la CDU de Thüringe, qui envisageait de mobiliser les jeunes pour un nouveau service obligatoire. Les démocrates-chrétiens voulaient „forcer les jeunes à un service“, alors qu’ils „poussent ce pays depuis des décennies vers l’abîme“, a critiqué l’AfD.

Le point central de la déclaration était l’accusation selon laquelle l’État perdrait son autorité morale s’il ne remplissait pas ses missions fondamentales. Un État qui „ne protège pas ses frontières et ne fait rien pour atteindre la paix en Europe de l’Est“, n’aurait selon l’AfD aucune légitimité pour „envoyer nos jeunes en service obligatoire – ni dans le cadre d'un service civil dit obligatoire ni dans le cadre d'un service militaire“. De telles mesures ne serviraient, selon l’AfD, qu’aux intérêts d’un „bureaucratisme idéologisé sans épine dorsale“.

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Exigence d’un État souverain

Dans le communiqué de presse, le président de la fraction AfD de Thüringe au Landtag, Björn Höcke, a repris cette argumentation. Avant que „même un seul jeune ne doive à nouveau porter l’uniforme sous la contrainte, cet État doit enfin redevenir un État pour les Allemands – souverain, libre et orienté vers les intérêts allemands.“

Lors de la dernière conférence de presse nationale avant la session plénière de décembre au Landtag de Thüringe, un journaliste s’est référé précisément à ce passage. Il a voulu savoir de Höcke si sa demande, selon laquelle l’Allemagne doit d’abord redevenir souveraine, signifiait que, selon lui, l’Allemagne n’est actuellement pas un État souverain et, par conséquent, n'est pas un Etat libre.

„Oui, nous ne sommes pas un État souverain“

Höcke a d’abord souligné que cela „se lit clairement dans le communiqué de presse“. Ensuite, il a confirmé cette interprétation sans ambiguïté. „Oui, nous ne sommes pas un État souverain“, a-t-il dit, et a ajouté que cela „est également tout à fait compréhensible en droit national“.

Pour justifier cela, il a expliqué que l’Allemagne avait transféré sa souveraineté en matière de défense à l’OTAN, sa souveraineté financière à la BCE, sa souveraineté économique à l’UE, et sa souveraineté sanitaire à l’OMS. Ces organisations, selon Höcke, ne seraient pas légitimées démocratiquement et ne seraient pas contrôlées démocratiquement. „Oui, l’Allemagne n’est pas un État souverain. C’est ainsi.“

mardi, 18 novembre 2025

Trois fois l'Ostpolitik. Trois fois Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne

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Trois fois l'Ostpolitik. Toutes les bonnes choses vont par trois... ou pas?

Trois fois l'Ostpolitik. Trois fois Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne

Rainer K. Kämpf

Source: https://pi-news.net/2025/11/alle-guten-dinge-sind-drei-od...

Dans un article intéressant, le blogueur Alexander Wallasch se demande si la ligne de Tino Chrupalla sur la Russie fera définitivement de l'AfD un parti populaire. L'occasion n'a jamais été aussi propice qu'aujourd'hui. Une Ostpolitik équilibrée et clairement ouverte, un signe plus que décisif envers Moscou, peut briser le blocage désolant de la politique étrangère allemande actuelle.

Quiconque s'est égaré et s'est enlisé dans le marécage ferait bien de faire marche arrière et de corriger le cap. Si l'AfD décide d'opter pour une orientation purement atlantiste de sa politique et en fait sa doctrine suprême, elle court le risque de suivre la voie bien tracée de l'ancienne République fédérale et de se complaire dans le confort d'une souveraineté « ressentie ».

Ce n'est guère alternatif et c'est inquiétant, car cela s'aligne sur un discours politique qu'elle veut pourtant dépasser. L'Allemagne a un besoin urgent de s'ouvrir, de faire un bond en avant pour retrouver sa crédibilité et sa réputation d'antan. Elle n'y parviendra guère en suivant exclusivement la voie tracée par Washington.

Revenons un instant en arrière:

En 1955, Konrad Adenauer remporta un succès spectaculaire en matière de politique étrangère grâce à sa politique à l'égard de Moscou et ramena chez eux les prisonniers de guerre allemands qui demeuraient encore captifs en Union Soviétique.

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En 1970, Willy Brandt rendit possibles les traités de Moscou et de Varsovie grâce à sa politique à l'égard de l'Est. Au final, cela aboutit au traité fondamental entre la République fédérale d'Allemagne et la RDA.

Helmut Kohl a saisi l'occasion qui s'offrait à lui et a obtenu en 1990 que Moscou rende possible la réunification allemande.

Trois fois la politique d'ouverture à l'Est a porté des fruits. Par trois fois, des chanceliers se sont rendus à Moscou. Trois étapes importantes de l'histoire récente de l'Allemagne. Aujourd'hui, l'Allemagne traverse la crise la plus grave depuis 1945. L'avenir de la nation est à la croisée des chemins et nous devons prendre une décision.

L'AfD a aujourd'hui une chance unique d'entrer dans l'histoire comme un parti populaire qui ouvre la voie vers l'Est, écarte le danger apparent d'une guerre et établit l'Allemagne dans le cercle des États qui veulent et peuvent façonner la géopolitique avec assurance et autonomie.

En d'autres termes, l'avenir du parti et du pays ne réside pas dans la voie confortable et bien rodée de l'allégeance au transatlantisme, mais dans une volonté de rupture face au carcan qu'impose la puissance occidentale victorieuse.

lundi, 27 octobre 2025

Le "mur coupe-feu" continue d’agiter les esprits en Allemagne – quelques faits

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Le "mur coupe-feu" continue d’agiter les esprits en Allemagne – quelques faits

Peter W. Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Le ‘mur coupe-feu’, utilisé systématiquement comme un instrument antidémocratique, choque tellement que même le SPD appelle à briser le cordon sanitaire. Face à l’augmentation des pourcentages de l’AfD dans divers sondages, des dirigeants du SPD ont demandé à la CDU de modifier sa politique du ‘mur coupe-feu’ – mais uniquement en ce qui concerne Die Linke. Le ministre de l’Intérieur de Thuringe, Georg Maier (SPD), a déclaré au quotidien allemand Handelsblatt que diverses clauses d’incompatibilité, énoncées au sein de la CDU, empêchent la formation de majorités stables. Et c’est pourquoi l’AfD gagne de plus en plus d’adhérents.

Le contexte derrière tout cela sont les récents sondages dans le Land allemand de Saxe-Anhalt: l’AfD pourrait obtenir 40 % des voix, la CDU environ 26%. Un gouvernement sans l’AfD ne peut exister qu’avec une coalition incluant Die Linke. Mais la clause d’incompatibilité de la CDU empêche une telle coopération. « Il s’agit d’une nécessité realpolitisch », disent aussi Sebastian Fiedler et Sebastian Roloff. Donc: avec Die Linke. La seule autre option, mais posée comme « impossible », serait une collaboration « avec les ennemis de la démocratie, comme le parti d’extrême droite AfD ». La ‘tolérance’ de la gauche ne fait qu’aggraver le fossé social en Allemagne.

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La base locale de la CDU voit cela autrement: le mur coupe-feu, c’est n’importe quoi !

Stefan Kerth, président du district CDU en Vorpommern-Rügen, a demandé dans une vidéo à son parti de briser le cordon sanitaire contre l’AfD. Littéralement: « Le mur coupe-feu, c’est n’importe quoi, il n’a fait que renforcer l’AfD » (dans le journal local Ostsee-Zeitung). Non, ce que la CDU doit faire maintenant, c’est établir des conditions pour une coopération avec l’AfD: « La CDU veut faire avancer les choses, mais le cordon empêche tout changement de cap. » Et il a ajouté: « Pourquoi la CDU ne formule-t-elle pas des conditions pour une coopération? Dire quelles personnes, quelles activités, quels points du programme l’AfD doit abandonner?».

La CDU doit s’ouvrir à des coalitions et des partenariats en dehors des partis de gauche, et très rapidement: «Mieux vaut le faire maintenant, tant que nous pouvons encore en définir les accents et la direction». Kerth a échangé en 2023 sa carte de membre du SPD contre celle de la CDU à cause de la politique migratoire. Il a déjà déclaré qu’aucun changement fondamental de cap sur la migration n’est possible sans l’AfD. Depuis 2015, l’Allemagne a perdu le contrôle, et les partis de gauche ne traiteront jamais la problématique migratoire en profondeur, car ils la minimisent toujours.

Kerth ne voit aucun danger dans une participation au gouvernement de l’AfD: « Dans notre proximité, gouvernent des partis de droite et des nationalistes, des collègues de l’AfD. Et pourtant, le monde ne s’est pas effondré ! Et c’est précisément l’Allemagne, très sensible à l’histoire, qui retomberait immédiatement dans des affres similaires à celle qui existaient sous le Troisième Reich s'il n'y avait pas le cordon sanitaire? Je n’y crois plus. » Par ailleurs, d’autres politiciens CDU/CSU plus éminents s’expriment également en faveur de la levée du mur coupe-feu contre l’AfD, comme l’ancien ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, l’ancien secrétaire général de la CDU Peter Tauber et le président du comité des valeurs de base de la CDU, Andreas Rödder.

samedi, 20 septembre 2025

Les fédérations AfD d’Allemagne centrale précisent: Pas de service militaire obligatoire dans de telles conditions!

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Les fédérations AfD d’Allemagne centrale précisent: Pas de service militaire obligatoire dans de telles conditions!

Magdebourg. Contrairement aux récents rapports établis par les médias, les fédérations régionales de l’AfD d’Allemagne centrale rejettent fermement le rétablissement du service militaire obligatoire – du moins dans les conditions politiques actuelles. La conférence des présidents de groupe parlementaire des fédérations régionales d’Allemagne centrale, qui s’est récemment tenue au Landtag de Magdebourg, justifie cette position par des objections fondamentales à l’égard de la politique actuelle.

Selon eux, l’Allemagne n’agit pas de manière souveraine en politique étrangère, mais prend ses décisions dans le cadre d’alliances transatlantiques et au sein de l’UE – toutefois « contre l’intérêt de sa propre nation ». La poursuite de la guerre en Ukraine est également une raison du refus: « Après le gouvernement Scholz, le gouvernement Merz soutient aussi pleinement l’Ukraine et ne fait aucun effort pour une désescalade dans le conflit qui oppose l'OTAN à la Russie. » La CDU envisagerait « même d’envoyer des soldats allemands dans une guerre qui n’est pas la nôtre ».

L’AfD de l’Est critique sévèrement la façon dont l’État traite ses propres citoyens : « L’État fait preuve de scepticisme et de répression à l’encontre des chasseurs, des tireurs sportifs, des policiers et des soldats dès lors qu’ils manifestent de la sympathie pour l’AfD. » Parallèlement, « des millions de migrants culturellement étrangers à nos modes de vie sont autorisés à entrer dans le pays en violation du droit et de la loi, ce qui accélère la désintégration de la sécurité intérieure ».

Dans ce contexte, les fédérations régionales d’Allemagne centrale réclament d’abord des changements politiques internes: « Tant que les citoyens patriotes sont placés sous suspicion générale, que l’État n’est pas disposé à protéger ses citoyens et ne remplit pas sa mission de préserver la paix, un service militaire obligatoire est exclu pour nous. » Déjà lors de la dernière législature, le groupe AfD au Bundestag avait décidé de reporter la revendication du service militaire obligatoire – une position qui vient d’être réaffirmée (st).

Source: Zu erst, Sept. 2025. 

dimanche, 14 septembre 2025

De bénévole dans le tsunami migratoire à électrice convaincue de l'AfD

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De bénévole dans le tsunami migratoire à électrice convaincue de l'AfD

Peter W. Logghe

Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94

Le parcours de Nicole Blair, 36 ans, semble inhabituel, mais il pourrait bien être représentatif de celui de nombreuses personnes qui, avec un grand cœur et beaucoup de naïveté, ont adhéré au slogan « Wir schaffen das » de l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel (CDU), pour se rendre compte, plus tard, que tout cela était un peu trop candide et que la cohabitation, si le mot est encore utilisable, est devenue par suite beaucoup plus problématique. Le moment de la grande désillusion.

En 2015, au moment où Mutti Merkel a prononcé les mots célèbres « Wir schaffen das », Nicole Blair se trouvait à Budapest. Elle a été frappée par le sort des familles sans abri et sans ressources et s'est investie à 100% dans l'aide humanitaire aux réfugiés en Allemagne: collecte de vêtements, accueil et aide scolaire, recherche de logements, accompagnement quotidien de nombreux migrants. Tout cela de manière désintéressée, en tant que bénévole du matin au soir. « Je voulais aider, je voulais être une bonne personne », dit-elle.

« Le programme de l'AfD me semble le plus humain »

Ses expériences lui ont fait prendre conscience que de nombreux nouveaux arrivants montraient finalement peu de gratitude, qu'elle devait entendre de nombreux mensonges et constater des vols. Elle a constaté chez certains migrants le sentiment que « tout cela doit leur être donné immédiatement ».

La rupture s'est produite en 2020, en pleine pandémie du coronavirus. Mme Blair était enceinte et refusait de se faire vacciner, craignant des effets secondaires. « Du jour au lendemain, je suis devenue une paria, j'ai été exclue », constate-t-elle.

Pendant cet isolement forcé, elle a commencé à lire les programmes de tous les partis politiques. Ce qui l'a convaincue, c'est la politique migratoire de l'AfD. Contrairement à la caricature qui en est faite, l'AfD ne prône pas « l'expulsion de tous les étrangers », mais fait la distinction entre ceux qui s'intègrent et travaillent et ceux qui commettent des délits et ne respectent pas la loi. « Cela m'a semblé très logique », dit-elle. Nicole Blair, qui a lancé sa propre chaîne YouTube en 2021, affirme que les réfugiés qui recherchent véritablement une protection restent bien sûr les bienvenus. Mais elle a rencontré trop de personnes qui migrent simplement pour améliorer leur situation économique. « Un motif compréhensible, mais qui ne relève plus du droit d'asile ».

Selon Mme Blair, la véritable solidarité consisterait à encourager les jeunes hommes à reconstruire leur pays d'origine, plutôt que de rechercher le confort des prestations sociales occidentales. Il est clair que Mme Blair n'aura pas l'occasion d'exprimer ces opinions dans les médias grand public.

vendredi, 05 septembre 2025

Petr Bystron à propos du sommet de l'OCS: «L'Allemagne rate le coche du nouvel ordre mondial»

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Petr Bystron à propos du sommet de l'OCS: «L'Allemagne rate le coche du nouvel ordre mondial»

Source: https://www.unser-mitteleuropa.com/175343

À l'issue du sommet de l'OCS à Tianjin, le député européen Petr Bystron (AfD/ESN), spécialiste des affaires étrangères, a déclaré:

« Lors de la réunion de l'OCS à Tianjin, des décisions politiques lourdes de conséquences ont été prises. Le rapprochement de la Chine avec l'Inde et la création de la Banque de développement de l'OCS (Banque des BRICS) constituent un grand pas vers un ordre mondial multipolaire. L'Allemagne et l'UE restent à la traîne des puissances mondiales.

Le développement de l'ordre mondial multipolaire a des implications politiques, militaires et économiques pour l'Allemagne et l'UE. Alors que de plus en plus d'États renforcent leur coopération et leur indépendance économique vis-à-vis de l'Occident grâce à de nouvelles institutions telles que la Banque de développement de l'OCS, l'Allemagne reste à l'écart. Or, il est dans l'intérêt de l'Allemagne, en tant que nation exportatrice, de participer à ces développements. »

En septembre 2022, Petr Bystron, spécialiste de politique étrangère, avait déjà demandé, en sa qualité de porte-parole du groupe AfD au Bundestag allemand pour les questions de politique étrangère (SOZ_Beobachter_Bystron), que l'Allemagne obtienne le statut d'observateur au sein de l'OCS. Cette démarche aurait permis de participer à un stade précoce aux développements centraux en matière de politique de sécurité et d'économie.

samedi, 30 août 2025

Religion climatique et lutte culturelle – Comment l'agenda écosocialiste désindustrialise l'Allemagne

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Religion climatique et lutte culturelle – Comment l'agenda écosocialiste désindustrialise l'Allemagne

Pour Frank-Christian Hansel, l'agenda climatique allemand n'est pas un projet de réforme technique, mais une lutte culturelle idéologique aux conséquences considérables pour l'économie et la société.

Frank-Christian Hansel

Source: https://www.freilich-magazin.com/politik/klimareligion-un...

Depuis plus d'une décennie et demie, de Merkel à Habeck, de la CDU aux Verts, une doctrine climatique s'est établie en Allemagne qui doit être comprise moins comme une politique environnementale axée sur les faits que comme une lutte culturelle délibérément menée par la gauche. Sous le couvert de la « protection du climat » et de la « décarbonisation », une grande offensive idéologique a été lancée, qui non seulement restreint les décisions techniques et économiques, mais recode également l'ensemble du système de valeurs sociales – vers une vision écosocialiste du monde et de l'humanité.

Cet agenda n'est pas un domaine politique fortuit, mais le levier central pour transformer l'économie, la société et la culture. L'orthodoxie climatique rouge-verte, activement promue par Angela Merkel et ses successeurs, a mis en place un système dogmatique dans lequel la légitimité politique ne découle plus d'une négociation démocratique, mais d'un chantage moral : quiconque s'oppose à la « religion climatique » est considéré comme un ennemi de l'avenir, comme un hérétique s'opposant au grand récit moral.

Les trois piliers fondamentaux de l'idéologie climatique

  1. 1) La prétention à l'absolu de la religion climatique – Le « sauvetage de la planète » est placé au-dessus de toute raison économique en tant qu'objectif métaphysique ultime.
  2. 2) Logique de redistribution écosocialiste – Les moyens de production, les systèmes énergétiques et les structures de consommation doivent être réorientés politiquement afin d'imposer un système prétendument « équitable » à zéro émission.
  3. 3) Hégémonie culturelle – Les médias, l'éducation, les ONG et les réseaux internationaux créent une autorité interprétative qui discrédite moralement toute critique avant même qu'elle puisse être discutée objectivement.

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L'industrie automobile – en première ligne et victime de la guerre culturelle

Si vous considérez encore que cet agenda climatique, en tant que combat culturel, est une exagération théorique, il vous suffit de regarder l'industrie automobile allemande, le cœur industriel de notre pays, symbole et moteur de notre prospérité. C'est là que la logique idéologique coercitive et la réalité s'affrontent de plein fouet.

- Volkswagen : fermetures d'usines, délocalisations, fortes réductions de production

- Porsche : suppression d'environ 1900 emplois d'ici 2029 à Zuffenhausen et Weissach

- Bosch : 1100 emplois supprimés à Reutlingen

- Daimler Truck : 5000 emplois menacés en Allemagne

- Continental : 3000 emplois supprimés dans le monde, dont une grande partie en Allemagne

Les conséquences de la transition accélérée vers les voitures électriques

Le Center Automotive Research (CAR) estime à environ 15.000 le nombre d'emplois qui pourraient être supprimés dans le secteur en raison de la transition accélérée vers les voitures électriques, qui s'accompagne de la destruction de chaînes de valeur sophistiquées mises en place au fil des décennies. Des régions entières, en Bavière, dans le Bade-Wurtemberg et en Basse-Saxe, sont confrontées à une rupture structurelle qui est dévastatrice non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social.

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Cette évolution n'est pas un accident industriel résultant d'une politique mal équilibrée. Elle est la conséquence logique d'une stratégie culturelle et idéologique dans laquelle toute affirmation industrielle est considérée comme nuisible au climat, voire comme moralement illégitime. L'abandon politiquement imposé des technologies à combustion, accompagné de directives européennes, d'interdictions nationales et de subventions unilatérales, est un exemple typique de la manière dont une idéologie abstraite se traduit par une destruction industrielle concrète.

Celui qui ne reconnaît pas les faits perd

La « protection du climat » n'est qu'une façade pour un processus de pouvoir plus profond: la transformation du pays qui, d'une société industrielle orientée vers l'économie de marché, doit devenir une économie de pénurie réglementée et dirigée par l'État. La lutte culturelle de gauche pour le climat est l'arme stratégique à long terme visant à détruire le système politique et économique et à le remplacer par un système idéologique.

Ceux qui ne comprennent pas cet état de choses ne pourront jamais provoquer un véritable changement politique.

La question centrale est donc la suivante: la CDU a-t-elle reconnu ce conflit pour ce qu'il est, à savoir une lutte culturelle et idéologique pour déterminer l'ordre fondamental de notre société ? Si oui, il faut se demander pourquoi elle ne mène pas la lutte contre ce projet. Par crainte de perdre ses dernières options de pouvoir ? Par commodité, parce qu'elle s'est installée dans l'ombre de l'hégémonie verte-gauche?

Ma propre conviction, que l'Union démocrate-chrétienne pourrait encore être un partenaire dans cette lutte, est proche de zéro. Trop souvent, elle s'est révélée être la co-administratrice et le précurseur de cet idéologie, celle de la sortie du nucléaire de Merkel à la mise en œuvre anticipée des objectifs climatiques verts. Dernier exemple en date: peu avant la fin de la majorité rouge-verte, Friedrich Merz a inscrit la « neutralité climatique » dans la Constitution, renforçant ainsi l'idéologie et non le réel.

Ce qui est nécessaire aujourd'hui

Il est essentiel que les électeurs comprennent que le changement politique doit se faire précisément à ce niveau, celui du débat idéologique fondamental. Le moyen le plus efficace d'y parvenir est de mettre en avant les conséquences réelles et accablantes: suppressions d'emplois, explosion des prix de l'électricité, désindustrialisation. Ce n'est que lorsqu'il sera clair que ces pertes sont la conséquence directe d'une idéologie climatique que la pression politique nécessaire pour imposer un changement pourra voir le jour.

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Pour mettre fin à cette aberration, il faut donc:

- Dénoncer la doctrine coercitive de la politique climatique comme un projet de domination écosocialiste.

- Déconstruire publiquement la logique de chantage moral de la religion climatique.

- Révéler sans pitié le bilan réel de la transition énergétique et de la décarbonisation : pertes d'emplois, destruction de la prospérité, désindustrialisation.

- Établir une contre-culture d'ouverture technologique, d'autodétermination économique et de politique énergétique libérale.

Ce n'est qu'en démystifiant le fondement idéologique que l'on pourra inverser le cours politique. Cela exige le courage d'une critique fondamentale, non seulement à l'égard des Verts, mais aussi à l'égard des complices démo-chrétiens et socialistes qui ont élevé cette lutte culturelle écosocialiste au rang de doctrine d'État.

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À propos de l'auteur

Frank-Christian Hansel

Frank-Christian Hansel, né en 1964, est membre de la Chambre des députés de Berlin pour l'AfD depuis 2016. Originaire de Hesse, il a étudié les sciences politiques, la philosophie et a suivi les cours d'études latino-américaines.

mardi, 17 juin 2025

Appel: des activistes marxistes veulent coopérer ponctuellement avec l'AfD

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Appel: des activistes marxistes veulent coopérer ponctuellement avec l'AfD

Des intellectuels marxistes réclament un élargissement du mouvement pacifiste, notamment par une coopération ponctuelle avec l'AfD. Les anciennes frontières entre les camps seraient dépassées.

Berlin. – Peu après l'initiative interne de la SPD visant à entamer des négociations de paix avec la Russie, un nouvel appel lancé par le camp de gauche attire l'attention. Des intellectuels marxistes, dont les journalistes Marianne Linke et Sabine Kebir (photos), y réclament un « élargissement du front de la paix », notamment par une coopération ponctuelle avec les forces de l'AfD.

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Soutien aux pacifistes de la SPD

Alors que les politiciens de la SPD qui plaident en faveur de négociations avec la Russie sont critiqués dans leurs propres rangs, le co-président de l'AfD, Tino Chrupalla, a salué cet appel. À peine un jour plus tard, un rapprochement inhabituel s'est produit. Dans un appel signé par des auteurs marxistes, des journalistes et d'autres personnalités, il est demandé de remettre en question les anciennes frontières politiques et de coopérer ponctuellement avec l'AfD afin d'éviter une escalade nucléaire.

Les auteurs remettent ouvertement en question la pertinence actuelle des catégories politiques classiques: même des concepts scientifiques tels que la « gravitation » ont été soumis à des vérifications au cours de l'histoire. « Pourquoi alors la « gauche » et la « droite » [...] seraient-elles immuables ? » Tout comme « rouge », « gauche » est devenu un terme sans signification claire: «susceptible d'être détourné, ambigu et sans fondement scientifique». Compte tenu de la situation politique, il serait plus approprié de parler de visions du monde plus précises.

« Ceux qui ne coopèrent pas maintenant se rendent complices »

Au cœur de l'appel se trouve la crainte d'une troisième guerre mondiale: «Nous, marxistes, nous battons contre ce capitalisme posé comme « dernier mot de l'histoire ». Les signataires sont particulièrement critiques à l'égard de la position de l'OTAN vis-à-vis de la Russie et du « tournant historique » allemand. La confrontation avec la Russie sert à maintenir la domination occidentale. « Cette course à la guerre mondiale risque de plonger l'Allemagne dans un enfer nucléaire. »

Dans ce contexte, il serait erroné d'exclure d'emblée toute coopération avec l'AfD. « Ceux qui renoncent aujourd'hui à explorer les possibilités d'une coopération ponctuelle avec les forces de l'AfD se rendent complices ! »

Accent mis sur les intérêts communs en matière de paix

Sur la question russe, l'électorat de l'AfD apparaît comme un allié potentiel: 86% des électeurs de l'AfD sont favorables à la « paix avec la Russie ».

Les auteurs de l'appel plaident pour que les divergences ne soient ni occultées ni considérées comme un obstacle à des actions communes: «Si, en tant que «gauche», nous manifestons alors aux côtés de la «droite», nous n'hésiterons pas à débattre de manière civilisée des questions en suspens [...] ! »

Le point de référence des marxistes pacifistes reste le prolétariat, y compris pour les non-prolétaires tels que les artistes ou les scientifiques qui, « dans la bonne tradition de Friedrich Engels et Bertolt Brecht », adoptent un « point de vue pro-prolétarien ».

Le patriotisme réévalué

L'appel souligne également un changement dans l'utilisation de termes tels que « patriotisme ». Il rappelle des modèles antifascistes tels que le « Comité national pour une Allemagne libre » ou les combattants espagnols pour la liberté. Les auteurs rejettent l'assimilation réflexive de la conscience nationale au fascisme. Ils affirment: «L'internationalisme n'est pas un blanc-seing pour accuser à la légère les dissidents du mouvement pacifiste de crimes fascistes lorsqu'ils se disent patriotes, attachés à leur nation et fiers de leur patrie».

Défense des droits civils, y compris pour la droite

L'appel ne s'arrête pas aux questions relatives à la manière dont l'État traite les détracteurs de droite. Les auteurs se demandent si la répression étatique contre les militants pacifistes de droite doit être simplement acceptée: «Ne devrions-nous pas aussi nous ranger ponctuellement aux côtés de la «droite» dans les conflits publics et juridiques contre l'arbitraire des autorités?». La pluralité doit, selon eux, s'appliquer également aux dissidents politiques.

À la fin de l'appel, un appel est lancé au mouvement pacifiste pour qu'il se concentre sur le fond : « Ceux qui agissent vraiment à gauche aujourd'hui peuvent parfois se passer du beau mot « gauche » sur leurs stands d'information, s'ils contribuent plus souvent par leurs actions à élargir le front de la paix contre les profiteurs de guerre. » Et il est souligné avec insistance : « « Plus jamais la guerre », c'est maintenant ! »

lundi, 16 juin 2025

L'Ukraine et la perte insidieuse de la souveraineté allemande en matière de défense - Entretien avec Gerold Otten

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L'Ukraine et la perte insidieuse de la souveraineté allemande en matière de défense

Entretien avec Gerold Otten

Propos recueillis par Elena Fritz

Source: https://pi-news.net/2025/06/die-ukraine-und-der-schleiche...

« Le financement de la production d'armement d'un autre État est quelque chose d'inouï », déclare Gerold Otten, député AfD au Bundestag et ancien pilote de chasse de la Bundeswehr, dans une interview accordée à PI-NEWS.

Selon les médias, le gouvernement fédéral allemand finance le développement de missiles ukrainiens à longue portée pouvant atteindre 2500 km, fabriqués sur le sol ukrainien, sans technologie allemande, mais avec des fonds allemands. Elena Fritz, rédactrice chez PI-NEWS, s'est entretenue à ce sujet avec Gerold Otten, député AfD au Bundestag et ancien pilote de chasse de la Bundeswehr.

PI-NEWS : Monsieur Otten, seriez-vous d'accord pour dire que le gouvernement fédéral allemand entre délibérément dans une zone grise en finançant des missiles ukrainiens à longue portée afin de contourner le contrôle classique des projets d'armement militaire ? Et comment évaluez-vous cela au regard du droit international, notamment en ce qui concerne l'effet contraignant du traité 2 + 4 et de la Charte des Nations unies ?

GERALD OTTEN : Le financement de la production d'armement d'un autre État est quelque chose d'inouï, car cela n'a jamais été fait auparavant. Le contrôle parlementaire classique (appelé « BMF-Vorlagen ») ne concerne que les achats pour la Bundeswehr. Il s'agit donc effectivement d'une zone grise, même si le Bundestag allemand a théoriquement la possibilité d'empêcher ce paiement grâce à son droit en matières budgétaires. Je me demande si ce n'est pas une manière détournée de vendre des technologies de pointe à l'Ukraine ou s'il ne s'agit pas d'un moyen de contourner le débat public sur la livraison de missiles. De ce point de vue, la mesure annoncée par le chancelier Merz revêt avant tout une importance politique au niveau national.

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En ce qui concerne les implications en matière de politique étrangère, le financement ne devrait pas enfreindre le traité 2 + 4. Certes, celui-ci interdit à l'Allemagne réunifiée de mener des guerres d'agression, mais cette disposition est directement tirée de la Charte des Nations unies et ne s'applique pas spécifiquement à l'Allemagne. L'Allemagne ne mène pas non plus de guerre d'agression. Au contraire, dans ce cas également, l'opinion selon laquelle cette mesure, tout comme les livraisons d'armes à un État attaqué, est conforme au droit de légitime défense prévu par la Charte des Nations unies (art. 51), lequel devrait prévaloir. Si la Russie invoquait cette mesure pour dénoncer le traité 2 + 4, cela n'aurait aucune conséquence juridique, car le traité ne contient aucune clause de dénonciation et la Russie n'agirait pas en accord avec les trois autres parties au traité. En droit international, la responsabilité de l'utilisation de systèmes d'armes à longue portée incombe à l'Ukraine, tant qu'elle sert à la légitime défense d'un État attaqué. Ce droit à la légitime défense inclut objectivement la destruction des infrastructures militaires sur le territoire de l'agresseur.

Le cofinancement actif par l'Allemagne d'armes offensives ukrainiennes ne peut-il pas être interprété comme un « danger renaissant », en particulier par la Russie, et conduire ainsi théoriquement à une escalade en matière de politique de sécurité en invoquant la clause relative aux États ennemis ?

De manière générale, la clause relative aux "États ennemis (des Nations Unies - dont l'Allemagne fait toujours partie, ndt)" est obsolète sur le plan juridique et politique. En tant que membre de l'ONU, l'Allemagne bénéficie, comme tout autre membre de l'ONU, d'une protection juridique contre les attaques militaires (conformément à l'interdiction du recours à la force, art. 2, al. 4). Il est vrai que la clause des États ennemis (art. 53 et 107) fait toujours partie de la Charte des Nations unies. Si tel est toujours le cas, c'est en raison de la complexité d'une modification (il faudrait l'accord de tous les membres à part entière et des deux tiers de tous les membres). De plus, bien que la suppression de cette clause soit un objectif de la politique allemande, elle n'est pas prioritaire, car la clause des États ennemis n'a plus d'importance politique ou juridique au niveau international. À cet égard, il est fait référence à une résolution de la 50ème Assemblée générale des Nations unies du 11 décembre 1995, selon laquelle « les clauses relatives aux « États ennemis » figurant aux articles 53, 77 et 107 de la Charte sont devenues caduques compte tenu des changements profonds qui se sont produits dans le monde ».

La clause des États ennemis ne fournit aucune base pour mener des actions militaires contre un membre de l'ONU qui, comme beaucoup d'autres membres de l'ONU, agit dans le cadre de la Charte des Nations unies. Il s'agirait d'une interprétation unilatérale, et une action militaire contre l'Allemagne serait interprétée par l'OTAN comme un acte d'agression contre un allié, ce qui entraînerait l'application de l'article 5 du Traité de Washington (OTAN).

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Jusqu'à présent, l'OTAN s'est toujours efforcée d'éviter toute escalade, en particulier en ce qui concerne les systèmes d'armes susceptibles de menacer le cœur du territoire russe. En soutenant la fourniture d'armes offensives ukrainiennes dont la portée dépasse largement les frontières de l'Ukraine, l'Allemagne n'est-elle pas en train de s'écarter du consensus de l'alliance en matière de politique de sécurité, risquant ainsi une rupture stratégique avec les États-Unis ?

Le fait est que l'Allemagne n'est pas le seul pays à avoir fourni des systèmes d'armes à longue portée à l'Ukraine, d'autres pays de l'OTAN l'ont également fait. La Grande-Bretagne et la France ont fourni des Storm Shadow/Scalp à l'Ukraine et les États-Unis des missiles ATACMS, qui ont déjà été utilisés contre le territoire russe. Dans ce contexte, on ne peut pas parler d'un abandon du consensus de l'OTAN en matière de politique de sécurité, mais plutôt d'une confirmation officielle par Merz de ce qui est déjà la pratique des partenaires de l'OTAN qui soutiennent l'Ukraine dans sa lutte défensive contre la Russie.

En finançant un programme ukrainien et indépendant prévoyant l'utilisation de missiles, Berlin ne se contente pas de donner de l'argent, mais cède également de facto le contrôle à un tiers. Partagez-vous l'avis selon lequel nous ne saurons même plus à l'avenir contre qui les armes développées avec des fonds allemands seront utilisées ? Et n'est-ce pas là la perte de contrôle la plus dangereuse en matière de politique de sécurité depuis la création de la Bundeswehr ?

En droit international, la situation est telle que l'Ukraine, en tant qu'État souverain, peut utiliser les armes financées ou transférées comme le prévoit la Charte des Nations unies (art. 51). Il n'est pas possible d'exercer un contrôle direct sur l'utilisation des armes, d'autant plus si l'argent est utilisé pour développer les capacités de production des missiles ukrainiens ou pour les perfectionner. La condition imposée jusqu'à présent pour les exportations d'armes, à savoir la clause dite de destination finale, qui oblige les acheteurs à accepter des contrôles sur la destination finale des équipements militaires allemands, ne s'applique pas dans le cas présent.

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Officiellement, l'Allemagne aide l'Ukraine « à se défendre ». Mais en réalité, elle finance désormais des armes offensives qui permettent également des frappes préventives, risquant de provoquer une dangereuse escalade. Selon vous, avons-nous depuis longtemps franchi le seuil d'une participation cachée à la guerre et, si oui, quelles pourraient en être les conséquences en matière de droit international et de politique de sécurité ?

La distinction entre armes défensives et offensives est une chimère. Tous les systèmes d'armes peuvent être utilisés dans les deux scénarios, c'est pourquoi c'est l'acte d'utilisation qui détermine s'ils sont utilisés à des fins offensives ou défensives. En ce qui concerne la participation à la guerre, les documents pertinents du droit international public fournissent un cadre clair: l'article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies interdit en principe le recours à la force militaire, sauf dans le cadre de la légitime défense (article 51 de la Charte des Nations unies), auquel cas même les États neutres peuvent soutenir un État attaqué en fournissant des moyens financiers et des équipements militaires. Les Conventions de La Haye de 1907 (ici explicitement la « Convention concernant les droits et devoirs des puissances et des personnes neutres en cas de guerre terrestre ») ne peuvent s'appliquer à la guerre en Ukraine, car l'Assemblée générale des Nations unies a condamné la Russie en tant qu'agresseur. C'est pourquoi de nombreux États membres de l'OTAN et de l'UE, y compris l'Allemagne, ne se sont pas déclarés neutres, mais ont apporté leur soutien à l'Ukraine dans le cadre de l'article 51 de la Charte des Nations unies.

Il est donc légal et légitime, au regard du droit international, de soutenir un État attaqué en lui fournissant de l'argent et des armes. Quant à savoir si cela est politiquement opportun, c'est une autre question.

Depuis 1945, la raison d'État allemande consistait à ne pas déclencher d'escalade militaire indépendante, à ne pas promouvoir de systèmes d'attaque et à ne pas mener de projets d'armement sans contrôle parlementaire. Diriez-vous que ce gouvernement, avec la bénédiction du chancelier fédéral, est en train d'abolir ces principes fondamentaux – et que l'AfD a non seulement le droit, mais aussi le devoir de s'y opposer haut et fort et publiquement ?

Notre opposition doit être politique et avoir pour objectif de parvenir à une paix négociée sur la base de la reconnaissance des intérêts légitimes des parties. Il est positif que l'on discute désormais concrètement des conditions d'un cessez-le-feu, même si les points de vue des deux parties belligérantes sont très divergents. La politique allemande sous Merz s'inscrit dans la politique de l'OTAN et de l'UE et ne peut donc être considérée comme une particularité. En même temps, en réduisant son influence en matière de politique étrangère, l'Allemagne se prive de la possibilité de jouer le rôle de médiateur honnête entre les parties belligérantes et de soutenir de manière crédible les éventuelles initiatives du gouvernement américain.

samedi, 01 mars 2025

Alexandre Douguine: L'Allemagne cherche une alternative

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L'Allemagne cherche une alternative

Alexandre Douguine

Alexander Douguine affirme que, bien que l'Allemagne cherche une alternative, la CDU reste une formation emblématique du globalisme, et seul l'AfD représente le bon sens en terres germaniques. Cependant, toute alliance entre la Russie et l'Allemagne est impossible sous Merz, figure-clef du libéralisme occidental, ce qui, de surcroît, rend une coopération future avec Trump beaucoup plus improbable.

A propos des élections en Allemagne: le chancelier Olaf Scholz a, bien sûr, perdu. Cependant, il est encore trop tôt pour dire que la société allemande commence à se réveiller. Après tout, la majorité a voté pour le parti de Friedrich Merz, qui est "chrétien" mais seulement de nom. L'Union chrétienne-démocrate (CDU) est une structure politique devenue entièrement libérale, n'ayant plus aucun lien réel avec le christianisme. Elle est tout aussi globaliste que le Parti social-démocrate de Scholz (la SPD).

Certes, le fait que le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) ait obtenu la deuxième place, avec plus de 20% des voix, est un succès significatif. Ce parti relativement nouveau propose des thèses raisonnables, et toutes les accusations de nationalisme ou de radicalisme de droite à son égard ne sont rien d'autre que de la diffamation pure et simple.

L'AfD représente les intérêts et les sentiments des citoyens modérés — des braves gens tout ordinaires de l'Allemagne. Ou plutôt, non pas simplement ordinaires, mais normaux, puisque même les gens ordinaires en Occident sont désormais divisés. Alors qu'auparavant, ils formaient la majorité saine de toute société, tandis que les idées absurdes et extrémistes "taient confinées à des petites strates marginales, aujourd'hui, une partie significative de la société occidentale est tombée dans un radicalisme et un extrémisme manifestes.

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Le parti de droite-conservateur allemand, l'AfD, selon sa dirigeante Alice Weidel, "s'est affirmé fermement dans le paysage politique allemand et n'a jamais été aussi fort au niveau national."

L'AfD défend le bon sens des gens normaux en Allemagne contre les représentants psychiquement dérangés qui grenouillent dans les autres formations politiques, qu'il s'agisse des "gauchistes", des "Verts", de la SPD de Scholz ou de la CDU/CSU de Merz. Mais dans l'ensemble, l'électorat allemand a fait un choix entièrement incorrect, malgré les conseils d'Elon Musk de voter uniquement pour l'AfD. Ceux qui l'ont écouté, ou qui ont simplement choisi l'AfD en fonction de leurs tristes expériences quotidiennes, ont pris la bonne décision. Cependant, cela ne suffit pas encore pour changer la trajectoire de l'Allemagne.

Malheureusement, toute discussion sur une alliance entre la Russie et l'Allemagne reste prématurée. Les globalistes craignent en effet notre rapprochement, mais avec une Allemagne dirigée par Merz, aucune alliance de ce type n'est possible. Cependant, avec l'AfD, qui a obtenu plus de 150 sièges au Bundestag (le parlement allemand), nous devons indéniablement rechercher la coopération. Ce sont des personnes rationnelles, constructives et relativement progressistes — pas strictement conservatrices dans le sens traditionnel. Et la Russie, en tant que bastion de la politique de bon sens, doit maintenir de bonnes relations avec toutes les forces qui défendent la raison.

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Friedrich Merz est un homme politique expérimenté et un globaliste pur jus. La CDU est une entité politique devenue au fil du temps complètement libérale et globaliste, sans véritables liens avec le christianisme.

Quant au nouveau chancelier, qui gouvernera bientôt l'Allemagne, Friedrich Merz, je dois le réitérer: c'est un globaliste pur jus. De plus, il croit qu'il est désormais nécessaire de créer un front européen pour contrer une Amérique de plus en plus rationnelle (que ce soit temporairement ou en permanence doit encore être vu). En ce sens, il est complètement irrationnel, s'opposant à la Russie, qui est orientée vers le bon sens, ainsi qu'à une Amérique qui évolue progressivement dans la même direction.

Par conséquent, je ne crois pas qu'une forme d'alliance germani-russe soit possible dans un avenir proche. Il est beaucoup plus probable que nous puissions construire un modèle de coopération alliée avec Trump qu'avec ces dégénérés européens, qui sont désespérés à l'idée de sauver à tout prix l'ordre libéral mondial en ruine.

mercredi, 12 février 2025

Gregor Gysi : Sahra Wagenknecht prépare des coalitions avec l'AfD

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Gregor Gysi : Sahra Wagenknecht prépare des coalitions avec l'AfD

Berlin. La fin imminente de la domination des anciens partis dans le paysage politique allemand ouvre des perspectives intéressantes. Il est même possible qu'une alliance entre l'AfD et le Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW) ne soit plus exclue. C'est en tout cas ce qu'affirme le vétéran de la gauche, Gregor Gysi (anciennement chef du parti SED).

Il peut s'imaginer que le Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW) pourrait, à l'avenir, former des coalitions avec l'AfD. "Oui, je peux l'imaginer," a déclaré Gysi à des journalistes du groupe de presse "Ippen-Media" en réponse à une question. Car: "Sahra a dit un jour : Höcke est un extrémiste de droite, mais les autres sont conservateurs-libéraux." Et: "Avec de telles formulations, Sahra prépare une collaboration avec l'AfD".

Selon Gysi, une coopération gouvernementale au sein des Länder est envisageable. "En Thuringe, Höcke est trop extrême, mais dans d'autres Länder, je leur fais confiance, à condition que l'AfD se montre un peu plus modérée".

Cependant, de telles spéculations ne sont que des suppositions. Il n'est actuellement pas du tout certain que le BSW ait un avenir politique. Le parti traverse actuellement une vague de départs et aura des difficultés à franchir la barre des 5% lors des élections fédérales du 23 février (mü).

Source: Zu erst, Feb. 2025.

samedi, 08 février 2025

Petr Bystron (AfD) exige des éclaircissements sur les activités de l’USAID dans l’UE

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Petr Bystron (AfD) exige des éclaircissements sur les activités de l’USAID dans l’UE

Source: https://report24.news/afd-bystron-fordert-aufklaerung-ueb...

L'eurodéputé de l'AfD, Petr Bystron, exige une enquête immédiate sur les activités de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) au sein de l'Union européenne. Cette demande fait suite à des accusations selon lesquelles l’USAID aurait influencé les élections européennes de 2024 à travers des campagnes de désinformation dans plusieurs pays de l'UE, sur la base des révélations d'Elon Musk et de Donald Trump concernant les pratiques illégales au sein de l'agence.

Rédaction / Communiqué de presse de l’AfD

Alors qu'en Autriche, la chaîne de radiodiffusion publique ORF continue de fantasmer en présentant l’USAID comme une "importante organisation humanitaire", le reste du monde a déjà pris plusieurs longueurs d'avance. À travers l'USAID, le terrorisme et les "changements de régime" ont été financés à l'échelle mondiale. Une grande partie des impôts des Américains a également été versée à George Soros et aux médias de gauche afin d’influencer les populations dans le sens du globalisme progressiste.

La suppression de l’USAID représente la mesure la plus significative contre le terrorisme mondial – qu'il s'agisse de terreur psychologique exercée sur les populations ou de violences islamistes – depuis des décennies. Il faut en remercier le gouvernement Trump, même si, de manière tout à fait compréhensible, son action vise avant tout à préserver les intérêts des États-Unis. Mais cette dynamique bénéficiera également à de nombreux autres pays du monde.

Dans son communiqué de presse, l'AfD déclare:

"Trump a fait un travail préparatoire fantastique, mais nous devons maintenant, en Europe, élucider rapidement et de manière approfondie les manipulations électorales illégales orchestrées par des puissances étrangères", a déclaré Bystron. Il existe de sérieuses suspicions selon lesquelles ces ingérences étrangères auraient massivement influencé la composition du Parlement européen. "L’UE doit combattre sans compromis toute forme de guerre hybride, de propagande étrangère et de désinformation".

Bystron critique également le fait que les médias financés par l’USAID ont ciblé de manière délibérée les forces d’opposition. "Notre démocratie doit être protégée contre les influences extérieures", a affirmé le député de l’AfD. Il incombe aux institutions européennes de faire la lumière sur ces manipulations et de garantir la sécurité des élections futures.

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) est actuellement sous le feu des critiques pour avoir utilisé des fonds issus des services de renseignement afin d’influencer les élections et de provoquer des changements de régime à travers le monde. Le président américain Donald Trump a, en conséquence, drastiquement réduit le budget de l'USAID et mis l'ensemble de son personnel en congé forcé à compter du 7 février.

lundi, 09 décembre 2024

Tino Chrupalla (AfD): Nous voulons revenir à une énergie bon marché en provenance de Russie

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Tino Chrupalla (AfD): Nous voulons revenir à une énergie bon marché en provenance de Russie

Source: https://opposition24.com/politik/chrupalla-afd-wir-wollen...

Tino Chrupalla (AfD) considère l’unité comme la clé du succès de son parti. C’est pourquoi il soutient également la candidature d’Alice Weidel au poste de chancelière au nom de l’AfD. En marge d’une conférence de presse de l’AfD à Berlin, Tino Chrupalla a déclaré dans une interview avec la chaîne de télévision Phoenix : « Aujourd’hui, il a été clairement exprimé que je soutiens Alice Weidel comme candidate à la chancellerie lors de la campagne électorale fédérale et que je lui apporte naturellement mon appui».

Concernant la campagne pour les élections fédérales, Tino Chrupalla a déclaré que l’AfD souhaitait « remettre Nord Stream en service ». L’Allemagne connaît actuellement « une désindustrialisation ». Selon lui, Nord Stream fait défaut à l’économie allemande, et l’AfD veut « revenir à des prix de l’énergie et du gaz à 5 centimes par kilowattheure ». Cela constituerait « une caractéristique unique de l’AfD ». Le parti veut entretenir de bonnes relations « notamment avec tous les pays d’Europe, y compris naturellement la Russie », a précisé Chrupalla. « La Russie nous a fourni pendant des décennies une énergie de bonne qualité et bon marché, et nous voulons y revenir, au lieu de recourir à une énergie coûteuse et au gaz de schiste américain. »

Tino Chrupalla a également encouragé tous les autres partis à « entamer des discussions dans l’intérêt de l’Allemagne » avec l’AfD. « En particulier les partis qui incluent dans leurs programmes électoraux des revendications qu’ils ne peuvent pas réaliser seuls et qu’ils ne peuvent mettre en œuvre qu’avec l’AfD. » Parmi les exemples cités par Tino Chrupalla figurent les réformes de l’allocation citoyenne ou la suppression de la taxe carbone.

dimanche, 08 décembre 2024

Une alliance transpartisane droite-gauche prend forme: le BSW vote à nouveau pour une motion de l’AfD

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Une alliance transpartisane droite-gauche prend forme: le BSW vote à nouveau pour une motion de l’AfD

Dresde. Des situations exceptionnelles donnent parfois lieu à des alliances exceptionnelles. Au Parlement régional de Saxe, l’AfD et l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) ont à nouveau voté ensemble sur une question politique importante, s’opposant à la majorité des partis établis.

Comme il y a quelques semaines à propos de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion du COVI D-19, il s’agissait cette fois de la question de la paix en Europe, et plus précisément du stationnement de nouveaux missiles américains en Allemagne. Les deux partis considèrent cela comme une menace massive et un risque accru de guerre. C’est pourquoi le BSW a soutenu une motion de l’AfD intitulée « La paix plutôt que les missiles ». La motion visait à exhorter le gouvernement régional de Saxe à « s’engager activement pour une politique de paix ».

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Le chef du groupe parlementaire de l’AfD, Urban (photo), a justifié la motion en déclarant : « Ces missiles deviendraient la première cible stratégique des armes nucléaires russes. » Selon lui, le stationnement des missiles américains en Allemagne comporte de grands dangers : « Nous nous transformons en cible d’une frappe nucléaire en retour. » Lors du débat, la CDU a défendu sa politique de soutien au stationnement des missiles, affirmant qu’il s’agissait d’une réponse de l’OTAN à « l’agression de la Russie ».

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Sabine Zimmermann (photo), la présidente régionale du BSW, a de son côté accusé la SPD – qui, en tant que parti du chancelier dans la coalition « feu tricolore » à Berlin, approuve également le stationnement – de jeter l’héritage de Willy Brandt « à la poubelle de l’Histoire ». Quant aux Verts, elle a affirmé qu’ils avaient trahi leurs idéaux depuis longtemps. La demande de la CDU d’orienter toujours plus de missiles vers la Russie a également été jugée erronée. Bien qu’elle affirme « profondément » se méfier des intentions pacifiques de l’AfD, Zimmermann a déclaré: «Nous ne refuserons pas notre vote à une motion qui est directement copiée de notre programme électoral».

Jörg Scheibe, coprésident du BSW, a également défendu le soutien à la motion de l’AfD: « Même si cette motion émane du groupe parlementaire de l’AfD, elle est néanmoins correcte et mérite notre soutien » (rk).

Source: Zu erst, Décembre 2024.

mercredi, 04 décembre 2024

L’AfD met en œuvre la volonté des électeurs: « La paix plutôt que des missiles » au Landtag de Saxe

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L’AfD met en œuvre la volonté des électeurs: « La paix plutôt que des missiles » au Landtag de Saxe

Dresde/Berlin. Tandis que l’alliance Sahra Wagenknecht (BSW) s’est rapidement dégradée pour devenir le fournisseur de majorité au profit des partis traditionnels, tout en abandonnant généreusement toutes ses revendications en matière de politique anti-belliciste comme l'atteste les propos consignés dans le « document exploratoire » en Thuringe, l’AfD, elle, reste fidèle à ses promesses électorales. Une initiative pour la paix, portée par le groupe parlementaire de l’AfD, sera prochainement débattue au Landtag de Saxe. Son intitulé : « La paix plutôt que des missiles ».

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Le chef du groupe parlementaire, Jörg Urban (photo), cité par l’agence de presse dpa, déclare: « 62 % des Saxons sont strictement opposés au déploiement de missiles à moyenne portée américains en Allemagne ». Selon l’AfD, ce message clair des citoyens doit être repris par les représentants saxons et pousser le gouvernement à lancer une initiative pour la paix au Bundesrat. Urban insiste sur la nécessité pour les États membres de l’OTAN et la Russie de s’engager dans un désarmement verbal et militaire.

Dans ses mots: « La diplomatie est l’exigence de l’heure. L’Allemagne et l’Europe doivent enfin mener une politique de paix autonome et obliger le nouveau président américain, Donald Trump, à s’engager dans cette voie ».

Dans cette proposition, le gouvernement saxon est, entre autres, invité à inciter le gouvernement fédéral à renoncer à tout déploiement de missiles de croisière et de missiles balistiques sur le territoire allemand. Par ailleurs, il est demandé que l’Allemagne fasse pression pour que la Russie retire les missiles stationnés dans la région de Kaliningrad ainsi que ses armes nucléaires tactiques déployées en Biélorussie.

Cette initiative fait suite aux récents plans de stationnement américains, dévoilés en juillet à Washington par le chancelier Scholz. Ces plans prévoient le déploiement, dans les prochaines années, de nouveaux missiles américains à longue portée, venant compléter les bombes nucléaires américaines déjà entreposées en Allemagne.

jeudi, 28 novembre 2024

Rien ne se crée, tout se détruit: le cas Sarah Wagenknecht

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Rien ne se crée, tout se détruit: le cas Sarah Wagenknecht

par Riccardo Paccosi

Source: https://www.ariannaeditrice.it/articoli/nulla-si-crea-tut...

Grâce à Sahra Wagenkencht, nous constatons que, dans cette phase historique, rien ne se crée, tout se détruit.

Allemagne: le parti BSW de Sahra Wagenknecht s'allie à la SPD dans le Brandebourg et forme une coalition avec la SPD et la CDU en Thuringe.

Dès lors, le souhait que j'avais formulé avec beaucoup d'autres d'une coalition souverainiste entre le BSW « de gauche » et l'AfD « de droite » - c'est-à-dire entre deux formations perçues comme souverainistes pour sortir de la guerre avec la Russie, restaurer la souveraineté nationale et augmenter les dépenses publiques pour sortir de la spirale de l'austérité - n'est plus, désormais, du domaine de l'hypothèse.

Immédiatement, les électeurs ont décidé de « récompenser » Sahra Wagenknecht pour ce choix, les sondages révélant une belle réduction de moitié des votes en faveur du BSW par rapport à il y a seulement quelques mois.

D'hypothétiques coalitions, comme celles entre le BSW et l'AfD en Allemagne ou entre France Insoumise et Rassemblement National en France, pourraient théoriquement bouleverser le cadre politique de plusieurs pays européens et ainsi conduire au démantèlement de cette abomination institutionnelle qu'est l'Union européenne, qui se porte aujourd'hui garante à la fois du déclenchement d'une guerre mondiale et des mesures d'agression contre les classes moyennes et pauvres, planifiées par le Forum économique mondial.

Or, si des coalitions de ce type ne voient pas le jour, si un paradigme de Souveraineté Populaire ou d'Autonomie Populaire n'émerge pas, balayant la dyade droite-gauche bloquante et empoisonnée, on peut dire que la responsabilité principale en incombe à l'inconscience de la partie de l'opposition anti-système qui vient de la gauche. 

Ainsi, grâce au récit néolibéral de la gauche et de la droite, nous assistons au spectacle d'une Europe effondrée, au sein de laquelle rien ne se crée, tout se détruit.

dimanche, 27 octobre 2024

Entretien avec Markus Buchheit: les Allemands veulent des changements fondamentaux

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Entretien avec Markus Buchheit: les Allemands veulent des changements fondamentaux

Qu’est-ce que les citoyens allemands reprochent le plus à la coalition "feu tricolore": la désindustrialisation, l’aide à l’Ukraine ou la politique migratoire?

Cet article a été initialement publié sur le portail serbe « Eagleeyeexplore »

Source: https://eagleeyeexplore.com/en/2024/10/23/interview-with-markus-buchheit-germans-want-fundamental-changes/

Le mécontentement généralisé des agriculteurs fin 2023 a déclenché une série de manifestations à travers le pays. Grâce à sa machine de propagande, le gouvernement a réussi à détourner l’attention du public et à relativiser ces protestations. J’espère que d’autres groupes d’intérêt prendront enfin position contre la politique absurde de la coalition "feu tricolore" et défendront plus fermement les droits des citoyens. Il est probable que l’establishment politique qualifie à nouveau cela d’extrémisme. J'appelle cela une participation démocratique, déclare Markus Buchheit, membre d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), membre du Parlement européen, coordinateur de la commission du commerce extérieur et membre de la délégation de l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine, dans une interview pour notre portail.

Qu'ont montré les élections dans trois Länder allemands - était-ce la négation des résultats du parti le plus fort - et en même temps la délégitimation de l'électeur en tant que détenteur du pouvoir souverain ? Comment les « combattants déclarés pour la démocratie » issus des rangs de la coalition "feu tricolore" expliquent-ils cette destruction des principes démocratiques ?

Les récentes élections régionales en Thuringe, en Saxe et dans le Brandebourg ont clairement montré que de plus en plus d'Allemands souhaitent un changement politique fondamental. Néanmoins, les anciens partis tentent d’exclure l’AfD de la participation gouvernementale et même des fonctions parlementaires importantes par le biais de coalitions absurdes en termes de contenu. Il n’existe aucune base argumentative qui pourrait justifier cela. Au contraire, cela jette un éclairage significatif sur la compréhension que les anciens partis ont de la démocratie et sur la mesure dans laquelle ils respectent la volonté des électeurs.

Le chef du groupe parlementaire AfD-Thuringe a déclaré: «Lors des dernières élections, nous avions 12% des voix, lors des trois dernières, nous avons obtenu 33% des voix. Jusqu’à quand comptez-vous jouer à ce jeu? La limite supérieure pourrait-elle être dépassée lors des prochaines élections et le jeu de la construction d’une coalition sans principes visant à exclure l’AfD du jeu politique pourrait-il être inutile dans de telles circonstances?

Un premier obstacle important consiste à parvenir à une minorité de blocage dans autant de parlements que possible. Les anciens partis ne pourront alors éviter de dialoguer avec l’AfD et de conclure des compromis. Cela est déjà le cas depuis longtemps au niveau local. Par exemple, tout récemment, un membre de l'AfD a été élu à Bautzen avec vingt voix de plus que le nombre de membres du groupe parlementaire de l'AfD.

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Ces élections étaient une sorte de référendum pour ou contre la Russie, pour ou contre le gaz russe, c'est-à-dire pour ou contre la désindustrialisation du pays. Comment expliquez-vous que la volonté du peuple et celle du gouvernement dans une coalition ne coïncident pas du tout ?

À mon avis, ces élections n’ont pas porté exclusivement sur la question du pour ou du contre la Russie. La désindustrialisation d’origine politique était certainement un aspect des décisions électorales. Mais dans l’ensemble, il s’agit d’une politique erronée de plus en plus évidente, qui va de l’immigration de masse à la transition absurde de l’énergie et des transports en passant par des projets idéologiques tels que l’intégration de la "dimension de genre", qui sont également rejetés par de nombreuses personnes. L’AfD est le seul parti à émettre des critiques notables à ce sujet et à proposer des arguments et des solutions solides. Apparemment, de plus en plus d’électeurs l’apprécient.

Quel prix l’Allemagne paie-t-elle pour sa position irrationnelle dans le conflit ukrainien?

Je ne qualifierais pas l’attitude de la politique étrangère allemande d’irrationnelle, mais je dirais qu’elle est fausse. L’Allemagne fait partie des perdants suite aux sanctions et les représentants allemands, y compris le ministre allemand des Affaires étrangères, ont à plusieurs reprises alimenté le conflit par leurs rhétoriques. Il serait plus sage d’œuvrer à une paix rapide.

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Quelles peurs hantent l'Allemand moyen: la pauvreté, la guerre nucléaire, le terrorisme...?

Il existe diverses enquêtes sur ce sujet qui, bien qu'elles montrent des chiffres différents, font pour l'essentiel les mêmes constats. La plupart des Allemands s’inquiètent de l’inflation et de l’augmentation du coût de la vie, de l’immigration massive, de la pauvreté, etc. La peur des conflits militaires joue également un rôle.

Si cette politique n’est pas corrigée, la coalition gouvernementale pourrait-elle bientôt être une nouvelle fois confrontée à des protestations citoyennes soutenues par tous les mécontents ?

Il y a déjà eu de violentes protestations lors des grandes manifestations d’agriculteurs à travers le pays fin 2023. Le gouvernement a réussi à détourner l’attention des gens de cette affaire grâce à un coup de propagande. J’espère que d’autres groupes d’intérêt s’opposeront enfin à la politique absurde du gouvernement "feu tricolore" et feront davantage usage de leurs droits de citoyens. L’establishment politique qualifiera probablement cela d’extrémisme, une fois de plus. Moi, j'appelle cela la participation démocratique.

Les élections, non seulement en Allemagne mais aussi en Autriche, montrent un fort virage à droite. Combien de temps peut-on ignorer ce fait ?

Ma crainte est que les partis établis et la majorité des journalistes de gauche vont tenter d’ignorer ce fait le plus longtemps possible. Toutefois, dans certains pays, on constate déjà un relâchement. Par exemple, les Pays-Bas veulent expulser davantage, le Danemark a également modifié sa politique migratoire et la Pologne veut même la bloquer complètement. Si cette politique prévaut dans la majorité des pays européens, elle aura également un impact sur d’autres pays.

Au Parlement Européen, l’AfD fait partie d’une alliance qui s’engage à préserver les valeurs nationales, la souveraineté et le nouveau modèle européen. Ses voix et décisions sont-elles solitaires voire dénuées de sens ?

Bien entendu, il est plus efficace de travailler en grands groupes. Mais même en tant que groupe relativement restreint, nous disposons de nombreuses possibilités d’intervenir efficacement dans le processus de prise de décision politique. Nous voulons moins de droits pour Bruxelles et davantage pour les États-nations. Nous y travaillons.

À quelles tâches l’AfD est-elle désormais confrontée?

Selon moi, l’une des tâches essentielles consiste à créer un contre-public stable. C’est la seule façon pour nous de nous défendre efficacement contre les excès de l’establishment politique et de son réseau médiatique. Nous devons veiller à ce que les citoyens fassent l’expérience directe ou équitable de nos positions et non à travers le filtre manipulateur des médias du système.

dimanche, 08 septembre 2024

Résolution de l'AfD sur la souveraineté - Nous exigeons une paix juste au lieu d'une guerre sans fin

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Résolution de l'AfD sur la souveraineté

Nous exigeons une paix juste au lieu d'une guerre sans fin

Source: https://afd-bw.de/aktuell/resolutionen/souveraenitaets-resolution

Le complexe politico-médiatique composé des vieux partis et des médias établis entraîne l'Allemagne toujours plus loin dans la guerre en Ukraine. La cause en est également le manque de souveraineté de l'Allemagne, qui fait que les grandes lignes de notre politique étrangère et de sécurité sont décidées par l'UE et l'OTAN et ne servent souvent pas les intérêts allemands : De plus en plus d'armes sont livrées, de plus en plus de soldats ukrainiens sont formés, de plus en plus de soutien matériel, financier et informationnel est fourni. Notre prospérité et notre économie en pâtissent gravement. L'Allemagne ne doit pas devenir un belligérant ! Notre objectif doit être de mettre fin aux combats le plus rapidement possible. Nous voulons une paix juste qui tienne compte des intérêts de sécurité de l'Ukraine et de la Russie et qui soit basée sur le droit à l'autodétermination des populations.

Nous exigeons :

- L'arrêt immédiat de toutes les livraisons d'armes aux belligérants.

- L'arrêt de toutes les mesures de guerre hybride et la levée de toutes les sanctions.

- Un engagement humanitaire global pour les victimes civiles et les réfugiés des deux parties sur le terrain.

- Une couverture médiatique équilibrée et différenciée de la part des médias publics, qui tienne également compte des antécédents de la guerre.

- La réparation immédiate des gazoducs Nord Stream et la reprise de l'approvisionnement en gaz russe. Nous demandons des explications sur les auteurs et les complices de la démolition.

- Que l'Allemagne exerce une influence modératrice sur les belligérants et se propose comme médiateur et lieu de négociations de paix.

- Le rétablissement de la souveraineté de l'Allemagne en matière de politique étrangère et de sécurité.

- Qu'aucune guerre ne soit organisée en Ukraine à partir du sol allemand. Nous nous engageons donc pour le retrait de toutes les forces armées étrangères.

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L'extension constante de la participation à la guerre et la couverture médiatique unilatérale des médias publics risquent de conduire à une guerre européenne ou mondiale. L'expérience historique montre qu'une fois déclenchés, les conflits militaires ne peuvent plus être maîtrisés et conduisent à une escalade.

La guerre entraîne déjà de grandes souffrances pour les peuples ukrainien et russe. Mais les peuples d'Europe, et en particulier le peuple allemand, souffrent également des sanctions. Les peuples ne veulent pas se laisser entraîner dans une guerre.

Entre 2014 et février 2022, plus de 10.000 civils ont été victimes de la violence des troupes ukrainiennes dans le Donbass, selon l'OSCE.

L'Ukraine et la Russie étaient prêtes à conclure un accord de paix en mars 2022. Suite à l'intervention des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, l'Ukraine a été amenée à quitter la voie des négociations. Pour ce faire, l'Ukraine s'est vue promettre une aide militaire et financière.

Les anciens chefs de gouvernement Merkel et Hollande ont publiquement reconnu qu'ils n'avaient pas respecté les accords de pacification - les accords de Minsk - contraignants en droit international et approuvés par l'ONU - n'ont été négociés par l'Occident qu'en apparence, afin de gagner du temps pour réarmer l'Ukraine.

Cette guerre est en fait une guerre par procuration des États-Unis contre la Russie. Mais elle nuit également à l'Europe, en particulier à l'Allemagne. L'objectif d'affaiblir politiquement et militairement l'Allemagne et l'UE et de leur nuire durablement est évident.

Contrairement aux engagements pris lors de la réunification allemande de ne pas accueillir de pays de l'ancien bloc de l'Est, l'OTAN s'est rapprochée de plus en plus des frontières russes et a mis en place des systèmes de missiles, notamment en Pologne et en Roumanie.

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L'armée allemande continue à être désarmée afin de libérer des armes et du matériel militaire pour l'Ukraine. L'Allemagne n'est désormais plus en mesure de se défendre par ses propres moyens.

Il est significatif que les plus fervents partisans de la guerre n'aient pas eux-mêmes effectué leur service militaire. Les Verts se distinguent particulièrement dans ce domaine. En revanche, des généraux à la retraite comme l'ancien inspecteur général Harald Kujat ou le général de brigade Erich Vad demandent de ne pas livrer de chars en Ukraine et de rechercher une solution négociée.

Le soutien de l'Allemagne à la guerre a commencé par la livraison de casques, puis on a dit que seulement des armes défensives seront fournies à Kiev, mais pas d'armes lourdes; entre-temps nous fournissons des chars de combat lourds. L'Ukraine demande déjà des avions de combat. La demande de troupes au sol ne devrait être qu'une question de temps.

Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, il existe un risque réel de guerre nucléaire en Europe. Ce danger doit être affronté avec la plus grande détermination.

L'ex-chancelier allemand lie la défaite du SPD aux élections régionales à la politique des partis vis-à-vis de la Russie

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L'ex-chancelier allemand lie la défaite du SPD aux élections régionales à la politique des partis vis-à-vis de la Russie

Source: https://opposition24.com/politik/ex-bundeskanzler-bringt-spd-niederlage-bei-regionalwahlen-mit-parteipolitik-gegenueber-russland-in-verbindung/

BERLIN - L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder (Parti social-démocrate d'Allemagne, SPD, 1998-2005) a qualifié de « désastreux » les résultats électoraux de son parti dans les Länder de l'Est, la Thuringe et la Saxe, et de catastrophiques. Il a lié cet échec à la politique russe du parti : «Le résultat des élections régionales a été catastrophique pour la SPD car la SPD a été terriblement mauvaise», a déclaré l'homme politique, cité par l'agence de presse DPA.

« Le SPD a fait une erreur en utilisant le terme de 'Wende' (de "tournant") en ce qui concerne la Russie, en particulier en Allemagne de l'Est », a déclaré Schröder. Selon lui, les sociaux-démocrates, malgré leurs critiques à l'égard de la Russie, doivent désormais être une force qui « ne s'engage pas dans la guerre, ne se contente pas de livrer des armes [au régime de Kiev], mais fait pression pour que la Russie et l'Ukraine entament des discussions afin de mettre fin au conflit ».

Lors des élections du 1er septembre en Saxe et en Thuringe, les sociaux-démocrates n'ont obtenu respectivement que 7,3 % et 6,1 % des voix. En Thuringe, il s'agit du plus mauvais résultat jamais obtenu par le parti lors d'une élection régionale. La question des livraisons d'armes à l'Ukraine a joué un rôle important dans la campagne électorale. Ainsi, l'Alternative für Deutschland et l'alliance dirigée par Sahra Wagenknecht, les deux partis sceptiques quant au soutien à l'Ukraine, ont enregistré d'énormes succès. Le terme de « changement d'époque » avait été utilisé à plusieurs reprises par le chancelier allemand Olaf Scholz dans le cadre du conflit ukrainien. Et l'on mesure aujourd'hui le résultat de cette phraséologie sur l'opinion publique saxonne et thuringienne.

L'AfD et le renouveau "national bolchevique" de l'Allemagne de l'Est

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L'AfD et le renouveau "national bolchevique" de l'Allemagne de l'Est

Constantin von Hoffmeister

Source: https://www.eurosiberia.net/p/the-afd-and-east-germanys-national-bolshevik-revival?publication_id=1305515&post_id=148400049&isFreemail=true&r=jgt70&triedRedirect=true

Je suis profondément reconnaissant à tous nos électeurs et sympathisants. Nous sommes devenus la deuxième force nationale, la première force à l'Est, et nous avons obtenu le meilleur résultat jamais obtenu par l'AfD [Alternative pour l'Allemagne] - c'est fantastique ! Ce qui m'enthousiasme le plus, cependant, c'est le résultat parmi les jeunes électeurs: une augmentation de 12%, ce qui fait de nous la force la plus puissante parmi les moins de 24 ans - c'est exactement là où je voulais arriver; et ce n'est qu'un début. Malgré toutes les campagnes de dénigrement, nous avons ouvert de toutes nouvelles perspectives pour une politique patriotique.

- Maximilian Krah, député européen de l'AfD.

Le début d'une nouvelle ascension allemande ne pouvait être qu'un renversement: le retournement des regards vers l'Est, le rejet de l'Occident, le détachement du libéralisme, de la bourgeoisie et de la civilisation européenne.

- Ernst Niekisch.

« Nous assistons au plus grand glissement à droite depuis 1949. La démocratie est ébranlée dans ses fondements ». C'est en ces termes que Sanem Kleff (photo, ci-dessous), directrice de la coordination fédérale « École sans racisme - École du courage », a eu du mal à contenir sa panique après les élections régionales d'hier. En Thuringe, 32,8 % et en Saxe, 30,6 % des électeurs ont courageusement voté pour un parti que l'Office fédéral de protection de la Constitution (Verfassungsschutz), instance de plus en plus politisée, a tout bonnement qualifié d'« extrémiste de droite ». Mais qui s'en étonne vraiment ? Lorsque les soi-disant « défenseurs de la démocratie » refusent d'écouter, le peuple trouve un moyen de se faire entendre.

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Le directeur du plus grand réseau scolaire d'Allemagne, qui supervise plus de 4500 écoles endoctrinant trois millions d'élèves, d'éducateurs et d'enseignants, semble perdre le sommeil devant le fait que tant de nouveaux électeurs ont osé défier le discours soigneusement élaboré par l'establishment. « Avec cette élection, l'extrémisme de droite est devenu un problème majeur parmi les jeunes. En Thuringe et en Saxe, 37% et 30% des nouveaux électeurs, respectivement, ont voté pour l'AfD. Il s'agit du glissement à droite le plus spectaculaire chez les jeunes que la République fédérale ait jamais connu au cours d'une même période électorale depuis 1949 », s'inquiète Sanem Kleff. Mais ce soi-disant « problème » n'est peut-être que le réveil de la jeune génération face aux échecs de la vieille garde et le choix de rejeter les dogmes éculés qu'on lui a inculqués. La tendance était déjà claire lors des élections des moins de 18 ans la semaine dernière, où l'AfD a recueilli 37,36 % des voix en Thuringe et 35,52 % en Saxe. Peut-être, juste peut-être, que ces jeunes électeurs sont sur la bonne voie.

« En tant que réseau national de prévention contre les idéologies de l'inégalité, nous constatons quotidiennement que le populisme et l'extrémisme de droite s'infiltrent de plus en plus dans la vie des enfants et des adolescents », déplore Mme Kleff. Ce phénomène s'accompagnerait, ajoute-t-elle, d'une banalisation et d'une normalisation de l'extrémisme de droite. Traduction : Plus nous essayons de qualifier d'extrémistes tous ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, plus ils se rendent compte que c'est nous qui sommes déconnectés de la réalité. Le refus de Kleff de reconnaître que le soutien croissant aux idées de droite est une réponse légitime aux échecs de l'ordre politique actuel en dit long.

En ce qui concerne les causes de ce glissement vers la droite chez les jeunes, Sanem Kleff répète consciencieusement les mêmes discours : « Les explications monocausales ne sont pas appropriées à l'heure actuelle. Personne n'a non plus de solutions brevetées. Cependant, nous ne pourrons pas éviter de nous concentrer davantage sur les conséquences à long terme de la pandémie pour les jeunes, ainsi que sur les effets des guerres en Ukraine et à Gaza sur la jeune génération. » Oui, parce qu'il est toujours plus facile d'accuser des facteurs externes que d'admettre que les jeunes rejettent simplement le statu quo qui n'a fait que leur nuire puisque ce sont eux qui font l'expérience directe de la « diversité » dans les cours d'école.

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L'éducation démocratique est, bien entendu, un élément central du mandat d'éducation et d'instruction de l'État dans les écoles - c'est du moins ce que nous dit Sanem Kleff, qui insiste également sur le fait que « selon les lois scolaires et la loi sur l'éducation, l'éducation démocratique est un élément central du mandat d'éducation de l'État » : « Selon les lois scolaires et le consensus de Beutelsbach, les écoles ont pour mission de promouvoir les valeurs démocratiques et l'esprit critique. Cela signifie que les enseignants ne doivent pas rester neutres, mais plutôt, sur la base de la Loi fondamentale [la constitution allemande], prendre clairement position contre, par exemple, l'extrémisme de droite, l'antisémitisme, l'apologie de la violence et les déclarations méprisantes pour l'humanité ». Ah oui, l'approche classique « nous sommes pour la liberté d'expression et la pensée critique, mais seulement si vous êtes d'accord avec nous ». Apparemment, promouvoir les « valeurs démocratiques » signifie laver le cerveau des élèves pour leur faire adopter un point de vue acceptable, où la remise en question du discours dominant est strictement interdite. Les enseignants, bien sûr, doivent être « habilités et soutenus » pour mettre en œuvre ce programme : « La formation, les concepts et le matériel destinés à renforcer l'éducation démocratique sont essentiels à cet égard. Car rien ne dit mieux « éducation » qu'un programme d'études imposé par l'État et conçu pour éradiquer toute pensée dissidente.

Le dernier cri de ralliement de Kleff : « Nous devons maintenant mobiliser collectivement toutes nos forces pour défendre nos libertés et nos droits durement acquis. Plus que jamais, les forces démocratiques de la politique et de la société civile doivent s'unir fermement contre les ennemis de la démocratie ». Mais qui sont les véritables ennemis de la démocratie ? Peut-être que ces soi-disant « forces démocratiques » sont simplement terrifiées à l'idée d'un avenir où elles ne pourraient plus contrôler le discours, alors que de plus en plus de citoyens - et en particulier les jeunes - rejettent leurs tentatives de plus en plus transparentes d'étouffer l'expression démocratique authentique.

Ce à quoi nous assistons en Allemagne de l'Est est plus qu'un simple changement dans les habitudes de vote ; c'est l'aube d'une nouvelle révolution conservatrice qui fait écho aux courants idéologiques de l'ère Weimar. La montée de l'AfD en Thuringe et en Saxe, ainsi que l'émergence de l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) avec 15,8 % en Thuringe et 11,8 % en Saxe, signalent la résurgence d'un puissant courant qualifiable de "national-bolchevique". Ce mouvement, à l'instar du national-bolchevisme prussien d'Ernst Niekisch, rejette l'Occident libéral et se tourne vers l'Est, plébiscitant la Russie et son modèle politique tout en répudiant la décadence et le déclin moral de l'Occident.

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Le national-bolchevisme, tel qu'il a été formulé par Niekisch pendant la République de Weimar, était une synthèse unique de nationalisme et de socialisme, profondément enracinée dans le rejet du libéralisme occidental, du capitalisme et de la démocratie parlementaire. Niekisch et ses partisans considéraient l'Occident comme culturellement et moralement corrompu. Ils pensaient que l'avenir de l'Allemagne passait par un alignement sur l'Union soviétique, considérée comme un bastion de l'idéologie anti-occidentale et anticapitaliste. Cet alignement n'est pas né d'une croyance commune dans le communisme, mais plutôt d'une alliance stratégique contre les ennemis communs que sont le libéralisme occidental et les contraintes imposées par Versailles. Les bolcheviks nationaux prônaient un État fort et centralisé, guidé par une éthique collective qui résisterait à la fois au capitalisme occidental et à la dégradation culturelle qu'il entraîne.

Dans ce contexte historique, la résurgence moderne d'idées similaires en Allemagne de l'Est est révélatrice. La montée de l'AfD, combinée à l'émergence de la BSW, reflète la vision de Niekisch à plusieurs égards. Les deux mouvements rejettent l'ordre libéral et mondialiste qui domine la politique allemande et européenne contemporaine. L'AfD, avec ses positions nationalistes et anti-immigration, et le BSW, avec ses politiques économiques de gauche combinées à un conservatisme culturel et à une rhétorique anti-OTAN, reflètent une profonde désillusion à l'égard de l'Occident. L'ancienne stalinienne Sahra Wagenknecht, comme Niekisch, propage une rupture avec l'Occident libéral, critiquant l'OTAN en tant qu'instrument de la domination américaine et prônant des liens plus étroits avec la Russie. Son opposition à l'immigration de masse et ses appels à la préservation de la culture allemande évoquent le mépris national-bolchevique pour le multiculturalisme occidental et l'érosion de l'identité nationale.

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La possibilité d'une sécession de l'Allemagne de l'Est de la République fédérale d'Allemagne sur la question controversée de l'immigration de masse devient un sujet de discussion sérieux pour certains observateurs dans la région. L'afflux d'immigrants non européens, considéré par de nombreux habitants de l'Est comme une menace pour leur identité culturelle et nationale, a creusé le fossé entre l'Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest. Cette tension rappelle la vision de Niekisch d'un État souverain de l'Est qui se dresserait comme un bastion contre le libéralisme occidental. Niekisch a même proposé de rebaptiser la République démocratique allemande (Allemagne de l'Est communiste) « Prusse » pour souligner son identité distincte et son rejet de l'ordre occidental. Aujourd'hui, cette idée trouve un écho chez ceux qui considèrent l'Allemagne de l'Est comme une entité séparée potentielle qui pourrait incarner les principes de souveraineté, de préservation de la culture et de résistance à l'immigration de masse. La combinaison de la poussée nationaliste de l'AfD et du mouvement de gauche mais culturellement conservateur de Wagenknecht suggère que le rêve historique d'un État souverain de l'Est à l'image de la Prusse n'est peut-être pas aussi farfelu qu'il ne l'a semblé.

vendredi, 06 septembre 2024

Le parti néerlandais FVD rejoint le nouveau parti européen avec l'AfD allemande

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Le parti néerlandais FVD rejoint le nouveau parti européen avec l'AfD allemande

Source: https://fvd.nl/nieuws/fvd-stapt-in-nieuwe-europese-partij...

raf,360x360,075,t,fafafa_ca443f4786.u9.jpgLe parti néerlandais Forum pour la démocratie a rejoint l'Europe des nations souveraines (ESN), le nouveau parti européen dirigé par l'AfD allemande. Conformément à sa vision pour les Pays-Bas, le FVD fera pression en faveur d'un gel de l'immigration et d'une politique de remigration efficace au niveau européen. Le mondialisme, la bureaucratie bruxelloise et l'effondrement de notre souveraineté sont également des questions centrales pour le parti.

Coopération européenne

Outre l'AfD, qui a récemment obtenu d'excellents résultats aux élections régionales en Thuringe et en Saxe, le MHM (Hongrie), le SPD (République tchèque), le NN (Pologne), Revival (Bulgarie), le TTS (Lituanie), le Mouvement républicain (Slovaquie) et le parti français de Zemmour, Reconquête, sont également affiliés à ce parti européen.

Le FVD lui-même n'a malheureusement pas obtenu de siège au Parlement européen lors des dernières élections européennes du 6 juin, mais il rejoindra néanmoins le nouveau groupe ESN. Car au-delà du groupe politique au sein du Parlement européen, c'est un parti qui se construit, c'est-à-dire une organisation qui peut organiser des congrès, ouvrir des débats, mener des enquêtes et, surtout, élargir considérablement le réseau européen de la FVD.

Institutions européennes

En tant que plus grand parti en nombre de membres aux Pays-Bas, qui s'engage aussi bien socialement que politiquement, le FVD se concentrera, dans le cadre de cette nouvelle coopération, sur la formation des institutions européennes.

La déclaration de Sofia

Au début de l'année, Ralf Dekker a signé la Déclaration de Sofia au nom du Forum pour la démocratie, impulsé par le parti bulgare Revival, l'un des partis membres du nouveau réseau européen de la société civile. Cette déclaration mettait notamment l'accent sur la remise en cause du corporatisme international, la lutte contre la bureaucratie (bruxelloise) et l'arrêt de la guerre par le biais de négociations de paix.

 

jeudi, 05 septembre 2024

Les ennemis de la guerre triomphent en Thuringe et en Saxe. Et les larbins italiens fanfaronnent

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Les ennemis de la guerre triomphent en Thuringe et en Saxe. Et les larbins italiens fanfaronnent

Augusto Grandi

Source : https://electomagazine.it/in-turingia-e-sassonia-trionfano-i-nemici-della-guerra-e-i-maggiordomi-italiani-sbarellano/

La Thuringe et la Saxe, avec des pourcentages d'électeurs dont l'Italie ne peut même pas rêver, indiquent clairement que les Allemands des deux Länder veulent un changement radical. En Thuringe, l'AfD, parti de droite, l'emporte nettement. En Saxe, cette formation arrive en deuxième position, mais pratiquement à égalité avec la CDU. En troisième position, on trouve le BSW de Sahra Wagenknecht, représentant d'une gauche qui n'a rien à voir avec l'opposition italienne.

L'AfD et le BSW sont tous deux opposés à l'immigration sauvage et favorables au rapatriement des immigrés clandestins.

Ce n'est pas un hasard si sur La 7, dans l'émission In Onda, ils se déchaînent en affirmant qu'en Allemagne on est en train de recréer le climat de la République de Weimar qui a conduit à la victoire d'Hitler. Notamment parce que Sahra Wagenknecht est qualifiée de « cerveau rouge ». Et, compte tenu de sa proximité avec Marco Rizzo, elle pourrait être un très mauvais exemple pour l'Italie.

Maintenant, bien sûr, les partis des gentils feront tout pour ignorer un tiers des électeurs qui ont voté pour l'AfD. C'est leur conception de la démocratie qui se heurte à la réalité.  D'abord parce que les libéraux ont disparu en Thuringe et en Saxe. Et les Verts ne sont sauvés de justesse qu'en Saxe tandis que les sociaux-démocrates survivent mais avec des résultats qui rejettent avec force le gouvernement fédéral tripartite.

Comment s'en sortir ? Ce ne sera pas facile. La CDU pourrait même s'allier au BSW, mais avec une politique qui mettrait Berlin dans l'embarras. Car tant le leader local du CDU que la présidente du parti "rouge-brun" sont contre la guerre de Zelensky et les sanctions contre la Russie. Et Senaldi, toujours au cours de l'émission, s'inquiète précisément de cela et appelle l'Europe à se distancer non seulement de la méchante Hongrie mais surtout de la méchante Allemagne dont les habitants des provinces de l'Est ne veulent plus obéir à Washington. Contrairement au bon gouvernement des politiciens-larbins d'Italie.

lundi, 19 août 2024

Beatrix von Storch: l'Allemagne, marionnette des intérêts américains

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Beatrix von Storch: l'Allemagne, marionnette des intérêts américains

Source: https://unser-mitteleuropa.com/144331

Beatrix von Storch, députée de l'AfD au Bundestag, explique sur « X » l'influence des think tanks, fondations et milliardaires américains sur le gouvernement "feu tricolore" et, par extension, sur toute l'Allemagne.

Pratiquement tous les domaines pertinents, comme la politique énergétique, économique et budgétaire, sont contrôlés par les Américains en Allemagne. La plupart des politiciens du gouvernement "feu tricolore" peuvent donc être considérés comme des marionnettes américaines, des exécutants aux ordres et des auxiliaires des intérêts américains.

Pour qu'il en soit ainsi, ces cercles orchestrent également la « lutte contre la droite » et soutiennent même généreusement les soi-disant fact-checkers de « Correctiv », (ndt: l'instance qui répercute de fausses nouvelles ou des calomnies) !

L'Autriche aussi est concernée

La même chose s'applique probablement à l'Autriche, mais sous une forme allégée et étroitement liée, via les canaux de l'Allemagne fédérale. Il n'y a pas d'autre explication au fait que la République alpine ait pratiquement abandonné sa politique de neutralité éprouvée dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine et se mette en scène à la place comme médiateur ,certes, mais en tant qu'adversaire de la Russie. Là encore, les intérêts de la population sont ignorés.

En Allemagne comme en Autriche, seul l'électeur peut en fin de compte nous libérer de cette emprise. Dans les deux pays, nous aurons l'occasion de le montrer en septembre !

Voici la transcription de son analyse :

« Jamais l'influence des groupes de pression internationaux sur un gouvernement fédéral n'a été aussi grande qu'aujourd'hui avec la coalition "feu tricolore". Nous savons déjà certaines choses. D'autres sont nouvelles. Que savons-nous ?

L'Américaine Jennifer Morgan était une lobbyiste de Greenpeace et est désormais secrétaire d'Etat au climat au ministère des Affaires étrangères de Baerbock.

Ou encore, l'économiste de BlackRock Elga Bartsch vient, comme je l'ai déjà dit naguère, de BlackRock et est maintenant à la tête du département politique de notre ministère de l'économie, celui de Habeck.

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Ou encore : la loi sur les pompes à chaleur est venue du clan Graichen, élaborée par l'Agora-Energiewende. L'Agora-Energiewende fait partie du réseau du lobbyiste américain Hal Harvey. Celui-ci est étroitement lié aux fondations milliardaires de la Hewlett Foundation et de la European Climate Foundation.

Mais ce que nous ne savions pas encore, c'est que le « Dezernat Zukunft » fait également partie du même réseau. Selon le « Spiegel » et le « Tagesspiegel », ce département conseille Olaf Scholz en matière de politique budgétaire. Les partenaires sont la « Hewlett Foundation », la « European Climate Foundation » et le projet « Open Philanthropy ». Derrière eux se trouvent le milliardaire des grandes technologies Dustin Moskovitz et les « Partners for a New Economy », liés au « Omidyar Network » qui, soit dit en passant, est également l'un des plus grands donateurs de « Correctiv ».

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En d'autres termes, la politique climatique, la politique économique mais aussi la politique budgétaire en Allemagne et la « lutte contre la droite » sont déterminées par un réseau international de lobbyistes américains et de fondations milliardaires. Les personnages de la coalition "feu tricolore" ne mènent pas une politique dans l'intérêt des contribuables allemands, des entrepreneurs allemands, des travailleurs allemands, des citoyens allemands, mais dans l'intérêt de ce réseau mondial.

Nous devons mettre fin à cette prise de contrôle hostile à toute véritable politique allemande. Seul l'AfD défend une politique d'intérêt national. Et n'oeuvre pas pour des milliardaires de la big-tech et des fondations multimilliardaires ».