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mardi, 19 novembre 2019

Du gaz de schiste plutôt que du gaz russe de Gazprom : la Pologne lie sa politique énergétique aux Etats-Unis

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Du gaz de schiste plutôt que du gaz russe de Gazprom : la Pologne lie sa politique énergétique aux Etats-Unis

Varsovie : la Pologne ne met apparemment aucune limite à son américanophilie bien affichée. Désormais, Varsovie veut se détacher, sur le plan énergétique, du consortium russe Gazprom et parie dorénavant sur le gaz liquide américain, plus cher et plus nocif pour l’environnement. Le consortium du pétrole et du gaz de l’Etat polonais, le PGNiG, vient de déclarer qu’il ne prolongera pas son accord sur l’importation du gaz naturel de Gazprom, accord qui avait été signé pour durer jusqu’à la fin de l’année 2022.  Plus encore, le Traité dit de Jamal ne sera pas renouvelé le 31 décembre 2022.

Selon les clauses de ce traité datant de 1996, les parties s’obligent à annoncer toute éventuelle prolongation ou non prolongation trois années avant le terme prévu pour toute résiliation, donc avant le 31 décembre 2019.

Les importations de gaz russe vers la Pologne avaient déjà diminué de 6,4% l’an passé pour se limiter à 9,04 milliards de m3. A la même époque, PGNiG a signé, il y a un an, un contrat avec l’entreprise américaine Cheniere Marketing, prévoyant la livraison de gaz de schiste pour une période de vingt-quatre années. Entre 2019 et 2022, la Pologne devrait recevoir quelque 0,52 million de tonnes de gaz liquide (ce qui revient à environ 0,7 milliard de m3 de gaz après re-gazéification). Dans la période allant de 2023 à 2042, le volume annuel du gaz liquide fourni monterait à 1,45 million de tonnes (soit 1,95 milliard de m3).

Auparavant, le consortium polonais avait déjà signé un accord avec la firme américaine Venture Global LNG, selon lequel deux millions de tonnes de gaz liquide (2,7 milliards de m3 après re-gazéification) devraient être livrées chaque année pendant une période de 20 ans à la Pologne (mü).

Article issu de http://www.zuerst.de )

jeudi, 01 mars 2018

La stratégie américaine du gaz liquide contre l’Europe

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La stratégie américaine du gaz liquide contre l’Europe: la Pologne devient l’allié continental des Etats-Unis contre son propre environnement historique et politique !

Bruxelles/Varsovie: Les Etats-Unis ne laissent rien en plan pour torpiller le projet germano-russe du gazoduc “Nordstream 2” et parient de plus en plus nettement pour un partenariat gazier avec la Pologne.

Grâce à une augmentation des livraisons américaines de gaz liquide (lequel nuit à l’environnement et provient de la technique d’exploitation dite du “fracking” ou de la fracturation, interdite dans l’UE), la Pologne est sur la bonne voie pour devenir le carrefour d’acheminement du gaz américain en Europe centrale et orientale, en se débarrassant ainsi des acheminement traditionnels, qui suivent un axe Est/Ouest.

Entretemps, 12% du volume total des importations polonaises arrivent via un terminal installé à Swinemünde (Swinoujscie) en Poméranie ex-allemande. Un volume croissant de ce gaz provient des Etats-Unis. Ce glissement observable dans la politique énergétique polonaise vise bien évidemment la Russie. Maciej Wozniak, vice-président de l’entreprise PGNiG, appartenant pour moitié à l’Etat polonais, a expliqué récemment et sans circonlocutions inutiles aux médias : « Nous envisageons d’arrêter toute importation de gaz russe d’ici 2022 ».

Par ailleurs, PGNiG a pu, au cours de ces derniers mois, fournir un milliard de mètres cubes de gaz naturel à l’Ukraine. Outre cette livraison de gaz à l’Ukraine, on observe l’émergence, en Pologne, d’un réseau de gazoducs qui, dans l’avenir, acheminera du gaz importé d’outre-mer vers les pays de l’Europe de l’Est et du Sud-Est. Le ministre américain des affaires étrangères, Rex Tillerson, a déclaré que les Etats-Unis soutiendraient le projet. On devine aisément que c'est pour des raisons géostratégiques évidentes!

L’eurocratie bruxelloise, elle aussi, soutient, avec l’argent des contribuables européens et avec le soutien américain, la construction et le développement de sites d’arrivée et de débarquement de gaz naturel ou liquide ainsi que de gazoducs venant de Scandinavie pour aboutir en Europe orientale voire en Azerbaïdjan et au Turkménistan, pour faire concurrence au projet germano-russe « Nordstream 2 » et pour limiter l’influence dominante de Gazprom, le consortium russe du gaz naturel. Le programme « Connecting Europe Facility » (CEF) installe des ports d’importation de gaz liquide en provenance de la Mer du Nord en Baltique et en Méditerranée. Le système des gazoducs, qui y est lié, forme un demi-cercle parfait autour du territoire de la Fédération de Russie. Le gaz qui est importé via ce système provient de plus en plus de pays où les gisements sont exploités par la méthode de « fracking » (de « fracturation »), laquelle est préjudiciable à l’environnement : ces pays sont le Canada, les Etats-Unis et l’Autstralie.

Dans ce contexte, les Etats-Unis, la Pologne et les Pays baltes poursuivent des intérêts économiques et politiques particuliers : ils veulent imposer un bloc anti-russe, d’inspiration transatlantique, aux pays de l’Europe orientale membres de l’UE et à tous leurs voisins d’Europe de l’Est, au détriment de la coopération entre Européens et Russes, déjà mise à mal par les sanctions que l’Occident impose à la Russie.

Articld paru sur : http://www.zuerst.de  

dimanche, 24 mai 2015

Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe

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Le lobby du gaz de schiste dicte sa loi à l’Europe

Auteur : Olivier Petitjean
Ex: http://zejournal.mobi

La Commission européenne vient de créer un groupe d’experts sur l’exploitation « propre et non polluante » des huiles et gaz de schiste dans un esprit d’ »échange d’idées équitable et équilibré« . La grande majorité des «experts» est en toute simplicité des employés de l’industrie pétrolière et gazière qui ont pris les commandes de ce dossier.

Au total, 70 % des membres de ces experts ont des liens financiers avec l’industrie pétrolière et gazière dont l’objectif est de convaincre les citoyens que le gaz de schiste est un bienfait.

Ainsi sur 60 « experts » déjà nommés, 40 % travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

Convaincre les citoyens que le schiste est sain, bon et pragmatique

Et de l’aveu même d’un de ses membres, ce groupe d’experts, financé par les impôts des européens et non pas par les pétroliers, aura pour but de rendre l’attitude des citoyens européens plus « pragmatique » et « favorable » aux gaz de schiste.

 

 

Malgré l’opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission européenne persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d’études d’impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd’hui un « réseau » d’experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste. Les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory, basé à Bruxelles, publient aujourd’hui une étude sur la composition de ce réseau, dont l’intitulé « Carte blanche for fracking » laisse présager le faible niveau d’indépendance de ces « experts ».

Les Experts:

Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie.

Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main : ils ne sont que cinq !

Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste.

Faire croire aux bienfaits des huiles de schiste

Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels » a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d’évaluer les technologies utilisées pour les extraire. Ces experts seront ainsi chargés d’étudier les méthodes de fracturation hydraulique et ses alternatives éventuelles.

Ce réseau devra travailler, selon la Commission, dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré ». L’une des cinq personnes désignées par la Commission pour présider les groupes de travail du « réseau », le Polonais Grzegorz Pie?kowski, se montre plus franc : « La mise en place [de ce réseau] est un pas en vue de renverser l’attitude défavorable ou soupçonneuse envers le gaz de schiste qui prévaut en Europe en une attitude plus pragmatique et, en dernière instance, favorable. »

La Commission coutumière du fait

La Commission européenne s’est déjà retrouvée sous le feu des critiques pour avoir mis en place des groupes d’experts dominés par les intérêts industriels, que ce soit dans le domaine des OGM, des perturbateurs endocriniens, de la régulation de la finance, ou de la pollution de l’air.

Ce qui ne l’empêche pas de récidiver aujourd’hui avec les gaz de schiste et la fracturation des sols. Elle a directement sélectionné les cinq présidents des groupes de travail : on y retrouve deux représentants d’entreprises pétrolières et gazières (CoconoPhillips et Cuadrilla), deux représentants de gouvernements pro-gaz de schiste (Royaume-Uni et Pologne) et le Français François Kalaydjian, employé de l’Institut français du pétrole, une organisation de recherche française liée à l’industrie et connue pour ses prises de positions favorables aux énergies fossiles.

Passage en force par les lobbies

Au final, une large majorité des membres du réseau, soit en personne soit à travers les entreprises, gouvernements et organisations qu’ils représentent, se sont déjà fait remarquer par leurs prises de position favorables au gaz de schiste ou par leur opposition à des régulations trop strictes de ces activités.

Interpellé par les associations, le Joint Research Center (JRC), dont la mission est de coordonner les groupes d’experts de la Commission européenne, se contente de jouer avec les mots : comme il ne s’agit pas d’un groupe officiellement chargé de « conseiller » la Commission, mais seulement de rassembler des informations, il ne serait pas sujet aux normes d’équilibre et d’indépendance requises pour les autres groupes d’experts. De sorte que le JRC ne voit « aucune raison de modifier les règles ou la structure des groupes de travail ou leurs présidents ».

« Sous couvert de mettre en place un ‘réseau scientifique et technologique’, la Commission utilise des fonds publics pour créer un lobby favorable à l’industrie pétrolière et gazière, dénoncent les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory. Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que malgré l’opposition massive du public, la Commission cherche une nouvelle fois à faire entrer discrètement le gaz de schiste par la porte de derrière, en essayant de faire en sorte que la question ne soit pas ‘si’ l’Europe veut la fracturation hydraulique, mais ‘comment’. »


- Source : Olivier Petitjean

mardi, 09 septembre 2014

Obama prêt à approvisionner l’Europe en gaz américain

 

Obama prêt à approvisionner l’Europe en gaz américain

Auteur : JDS - Ex: http://zejournal.mobi
 
Au cours d’un sommet de 90 minutes avec les deux présidents européens Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, le chef de la Maison-Blanche a recommandé aux Européens de diversifier leurs sources d’approvisionnements énergétiques afin de réduire leur dépendance avec la Russie.

"L’Europe doit trouver comment diversifier ses approvisionnements. Les États-Unis, eux, ont la chance d’être richement dotés. Accélérer le mouvement serait bon pour l’UE et bon pour l’Amérique. Cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais c’est maintenant qu’il faut agir, dans l’urgence" a-t-il insisté.

L’Union européenne a acheté 133 milliards de mètres cubes de gaz à la Russie en 2013, soit un quart de sa consommation (selon les données publiées par la société russe Gazprom), soit 25% de sa consommation. L’Allemagne en absorbe près du tiers, suivie de l’Italie et du Royaume-Uni. Les pays ­Baltes, la Pologne, la Finlande et d’autres pays de l’Est sont totalement dépendants.

85 milliards de mètres cubes arrivent via l’Ukraine. Le reste des achats de gaz à la Russie est acheminé par les gazoducs Nord Stream, Yamal et Blue Stream, qui contournent tous l’Ukraine.

Afin de diversifier rapidement ses approvisionnements, l’UE voudrait donc que Washington libéralise les licences d’exportation de gaz de schiste, production américaine en plein essor. Et les États-Unis l’envisagent clairement.

Barack Obama souligne notamment que «ce serait beaucoup plus facile» si les deux rives de l’Atlantique concluaient le traité de libre-échange euro-américain, négocié dans l’ombre depuis de longs mois.

Mais pour ce faire, les États-Unis et l’Europe devraient investir plusieurs dizaines de milliards de dollars pour construire les infrastructures nécessaires et une flotte pour acheminer le gaz liquéfié en Europe, tandis que cette dernière devra construire une infrastructure pour accueillir les navires et le gaz liquéfié.

Si les États-Unis et l’Europe acceptent ces dépenses, le prix du gaz américain sera au moins comparable, voire supérieur, à celui du gaz russe.

Enfin, un plan d’action a également été demandé à la Commission européenne pour le prochain sommet en juin. Les possibilités seraient de se tourner vers la Norvège et l’Algérie, mais en perdant le bénéfice des prix avantageux consentis par Gazprom.

L’Union européenne dépense chaque année 400 milliards d’euros pour ses achats d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), selon les chiffres cités par la commissaire au Climat Connie Hedegaard.


- Source : JDS

dimanche, 22 juin 2014

Les USA « nettoient » le marché de l’UE pour y vendre leur gaz de schiste

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Les USA « nettoient » le marché de l’UE pour y vendre leur gaz de schiste

Ex: http://www.blogapares.com

Vu sur Ria Novosti

Les Etats-Unis cherchent à affaiblir l’Europe et à « nettoyer » le marché européen pour y vendre du gaz de schiste américain, a déclaré mardi à Moscou le conseiller du président russe Sergueï Glaziev.

 

« Les Américains ont pour but d’affaiblir l’Union européenne, de provoquer la faillite de toute une série de banques européennes pour obtenir l’annulation de leurs dettes envers la Russie et l’Europe. Ils souhaitent affaiblir l’Europe et nettoyer le marché du gaz pour y vendre du gaz de schiste américain », a indiqué M.Glaziev lors d’une conférence de presse à RIA Novosti.

Selon le conseiller, les sanctions économiques que les Etats-Unis cherchent à faire adopter contre la Russie, serviront à affaiblir l’Europe ce qui permettra aux Etats-Unis d’imposer des conditions économiques désavantageuses à l’UE.

Fin mars dernier, le président américain Barack Obama a déclaré à Bruxelles que les Etats-Unis pourraient fournir plus de gaz à l’Europe qu’il ne lui en faut pour remplacer le gaz russe. En juin, les importations de gaz de schiste américain en Europe ont été évoquées lors du sommet du G7. Washington commencera à fournir du gaz de schiste à l’Europe à la fin de 2015, mais cela implique des investissements de plusieurs milliards de dollars.

« Les Etats-Unis incitent le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk et le président Piotr Porochenko à cesser d’importer du gaz russe, à rompre le contrat, à arrêter le transit de gaz russe vers l’Europe. L’Ukraine pose des exigences irréalisables et refuse de payer sa dette gazière. Elle provoque la rupture des fournitures de gaz russe vers l’Europe », a ajouté M.Glaziev.

Le président Obama a appelé M.Porochenko à diversifier les importations ukrainiennes de produits énergétiques pour réduire sa dépendance vis-à-vis de la Russie. Kiev recherche des sources de gaz alternatives, mais M.Iatseniouk a déjà reconnu que l’Ukraine ne pouvait pas encore renoncer au gaz russe. A l’heure actuelle, Kiev mène des négociations avec Moscou sur la réduction du prix du gaz.

 
Source: Ria Novosti
 
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mardi, 20 mai 2014

Shale Gas: Another White House Lie

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Vladimir Odintsov

 

Shale Gas: Another White House Lie

The world has long accepted that in the name of world domination, Washington often resorts to a policy of lies and is ready to sacrifice the fundamental interests of residents in other nations. In aiming for world hegemony, it does not hesitate to launch propaganda campaigns which include not only puppet media, but even U.S. State Secretaries. One need only remember Colin Powell who has “entered history” after he waved around some kind of vial before the UN Council to justify America’s armed aggression against Iraq. This relay of lies was gladly taken up by current State Secretary John Kerry who gave false testimony about Al Qaeda’s influence on Syrian insurgents and who has more recently “accused” Russia of inciting the unrest in Ukraine. In reality, the people in Ukraine, Libya, Iraq and Syria were nothing but hostages in the interventions organised by Washington to obtain a strategic advantage in various corners of the earth and numerous sectors, including the energy industry, through establishing control over the energy resources market. Washington has no equals in its intolerance for any competition either in the economic or the political arena as it is not even above stepping on anyone, even an ally. Let us remember the global financial crisis in 2008 in particular. Instigated by America’s oligarchic elite, it resulted in various White House schemes to drag the European currency system into this crisis, robbing it of any possibility to reinforce itself amidst a falling dollar while preventing international transactions from moving from the dollar to the euro, which was an option seriously considered by many countries.

The White House is presently acting in similar fashion by imposing “sanctions” against Russia, who is now edging Washington out of the core at the centre of international politics and thus influencing the drop in ratings for the present Washington administration not only within the U.S. but abroad as well. At the same time, Washington is clearly ignoring the fact that Europe is the one most affected and suffering from these “sanctions”. The White House’s “American helping hand” comes in the form of actively pushing its own variety of “energy independence” from Russia and other nations exporting traditional energy resources. This “saviour” takes the shape of so-called shale gas and shale oil as the States are ready to meet Europe’s energy needs by supplying them with American-made shale fuel while also helping them process the raw material directly in Europe.

However, we must stop and examine this closer: is this new raw material truly a panacea from being energy dependent on Russia or is it another deceitful trick by the White House?

Although shale gas was first extracted in America in 1821, “shale gas fever” truly gripped the U.S. only in the 21st century. The technology that was collecting dust for half a century in the archives due to its catastrophic side effects and which was accurately dubbed by environmentalists as “environmental terrorism” was reanimated after two notorious key White House figures got their hands on it – former CIA director John Mark Deutch and U.S. Vice President (earlier the Executive Director and the Chairman of the Board at Halliburton) Dick Cheney. It was under their pressure that in 2005, Congress suddenly legalised the use of fracking and chemicals right next to sources of drinking water without any sort of control during the extraction of shale gas. The law has even received the name of the “Halliburton Loophole” thanks to its greatest lobbyist Dick Cheney. In 2010, the report on “The Benefits of Shale Gas for Investors” blew up in the stock markets thanks in no small part to former CIA Director John Mark Deutch, who was one of the main co-authors of the document and who is currently a member of the Supervisory Boards at Cheniere Energy and Schlumberger, which stand at the fountainhead of the shale revolution.

According to official American statistics, over the last year, the country saw the extraction of oil and gas rise to its 20-year maximum thanks to developing technologies like hydraulic fracturing (fracking), which allowed companies to extract shale hydrocarbons even from cliff deposits. The technological process whereby a mixture of water and chemicals is pumped into shales to extract the shale gas and oil also generates a large volume of waste water. As the number of fields where hydrocarbons are extracted through fracking increases, so do the number of reports coming in from Texas to Ohio and even the U.S. Environmental Protection Agency stating that after using this extraction method, the groundwater was contaminated with methane and glycol, there was a widespread poisoning of the soil and, as a result, a worsening of the living conditions for both the residents and their animals in these areas. Poisonous methane seeps from the wells into the plumbing of American homes thus turning this “goldmine” into a powder keg, which results in the spontaneous combustion of numerous dwellings. The water burns in Texas and in Louisiana, while the shale revolution has touched a total of 48 states.

The Wall Street Journal examined the registry and the data on wells drilling for natural gas in over 700 counties in 11 key production states. The journal found that the homes of at least 15.3 million Americans are located within a single mile from natural gas wells which have been operating since 2000. This is greater than the population of states like New York or Michigan.

However, recently American residents have been even more alarmed at the sharp increase in seismic activity around the areas where shale deposits are being extracted. The injection of fracking chemicals between 2000 and 2013 has led to a six-fold increase in earthquakes in the central part of the country, notes the U.S. Geological Survey. Leading geophysicist at the U.S. Geological Survey in Menlo Park (California) Art McGarr stated that “Earthquakes began after we switched from regular drilling to hydraulic fracturing”. Seismologist at Oklahoma’s Geological Agency Austin Holland added this expert conclusion: “Since 2009, the number of earthquake reports in Oklahoma has increased by 40 times as compared with the previous three decades. They are occurring with increasing frequency near the Arbuckle formation, where fracturing fluids have been injected to a depth of 1.8-3km.”

The topic of shale earthquakes was discussed at the annual conference of the Seismological Society of America which took place between April 30 and May 2, 2014 in the city of Anchorage, Alaska. In his speech at the conference, geophysicist Art McGarr from the U.S. Geological Survey directly stated that the “sheer volume of injected water is a factor that affects the magnitude of earthquakes, while the frequency of injections affects the frequency of their occurrence”.

Fearing that this reckless behaviour on the part of energy companies that are only in it for corporate profits will lead to their roofs collapsing right on top of everyday Americans, they are uniting throughout the United States in a protest movement, demanding strict regulations and even prohibiting the extraction of shale deposits. However, American companies, even recognising the disastrous nature of their actions, feign ignorance, turning a blind eye to the protests by their citizens and instead put all of their efforts into trying to export this technology into Europe and other regions in the world, actively manipulating the catchy slogan created by the White House of “freedom from Russian energy dependence”.

These shale politics dictated by Washington to Poland are already being put into practice with a “helping hand” from American companies like Exxon Mobil, Chevron and Conoco Phillips as well as Canadian Talisman and Nexen. However, even this country has already met with the reverse side of American support and a conflict is now brewing. Polish farmers have been fighting Chevron for almost a year, blocking the entrances to areas designated for drilling with their tractors due to the growing fears that groundwater will be contaminated and seismic activity will increase. Despite efforts by American companies to smooth over the growing conflict by spreading information that the technology used in the extraction of shale gas is perfectly safe, the lies used in these tactics are confirmed by the recent $19 million fine against Chevron for contaminating the environment in Ecuador.

This resulted in a number of companies turning away from surveying for any new shale gas deposits in Poland: French Total, American Marathon Oil and Exxon and Canadian Talisman Energy, who were joined by the Italian Eni in January of this year.

Apart from Poland, protests also overwhelmed the Dutch town of Groningen and the nearby regions causing the Dutch government to decrease its production of shale gas, which has triggered a number of earthquakes in the region and caused serious damage to local structures.

In recent months, the “American helping hand” was extended by the White House to Ukraine, where Shell was able to ride the wave of political uncertainty to a contract for the extraction of shale gas in the heavily populated region of western Ukraine. However, neither U.S. State Secretary aid Victoria Nuland nor Senator John McCain said anything to Ukrainian residents about the dangers of fracking technology during their visits to the country.

Is it even worth telling them? After all, the White House isn’t worried about the problems of Ukraine and other countries since it decides on its own who gets to know how much truth!

Vladimir Odintsov, political commentator, exclusively for the internet magazine “New Eastern Outlook”.

Schaliegas hype in VS draait op dure mislukking uit

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Schaliegas hype in VS draait op dure mislukking uit
 

80% tot 90% van schaliegas in velden reeds gewonnen - Investeringsexpert: Dit is handel in smeltende ijsblokjes

Als sommige berichten moeten worden geloofd, kan de VS dankzij schaliegas één van de grootste olie- en gasexporteurs ter wereld worden. President Obama beweerde onlangs dat schaliegas voor spectaculaire economische groei zal zorgen, en zowel Europa als Oekraïne onafhankelijk van Russisch aardgas kan maken. Mooie woorden, maar de feiten tonen aan dat hier helemaal niets van klopt. Over hooguit enkele jaren zal blijken dat schaliegas één grote mislukte, en vooral heel erg dure hype is.

Op papier ziet het er indrukwekkend uit: tussen 2005 en 2010 steeg het aandeel schaliegas in de gaswinning van de VS van onder de 2% naar ruim 20%. 2011 werd een recordjaar. Voorstanders stellen dat schaliegas nog voor tientallen jaren energie zal gaan leveren.

80% - 90% van velden uitgeput

Het wereldwijd gerenommeerde Massachusetts Institute of Technology (MIT) nam de cijfers eens onder de loep, en kwamen tot ontnuchterende conclusies. Zo blijkt een gemiddelde schaliegasbron al één jaar na aanboring 60% of meer van zijn opbrengst te verliezen. Na slechts vier jaar ‘fracking’ blijft er nog maar 20% van het oorspronkelijke gasvolume over.

De Amerikaanse schaliegas’boom’ bereikte in 2009 zijn hoogtepunt. Dat betekent dat de schaliegasvelden inmiddels 80% tot 90% zijn uitgeput. De olie- en gasmaatschappijen hebben de winning op papier enkel op pijl kunnen houden door steeds meer nieuwe bronnen aan te boren.

Nieuwe zeepbel

‘Fracking’ is een zeer dure technologie, die deze maatschappijen tot nu toe meer kost dan het opbrengt. Met de uitgifte van aandelen wordt de winning bekostigt. Investeerders wordt voorgehouden dat schaliegas zeer winstgevend zal worden, maar die verwachting is enkel gebaseerd op de hoop dat de gasprijs fors zal gaan stijgen.

In realiteit is er een nieuwe ‘zeepbel’ vol waardeloze aandelen gecreëerd, die op zeker moment –als de Federal Reserve de rente zal moeten verhogen- uit elkaar zal spatten. Om dat te voorkomen overspoelen de topmanagers van de energiebedrijven de politiek en media met uiterst positieve berichten. Zo beweerde de CEO van Conoco/Philips, Ryan Lance, dat de schaliegas’revolutie’ nog maar net is begonnen, en de VS tientallen jaren lang van energie zal voorzien.

Al in 2020 omslagpunt

Volgens Arthur Berman, een aardoliegeoloog met meer dan 34 jaar ervaring, zullen de schaliegasvelden echter al in 2020 een cruciaal omslagpunt bereiken, waarna de exploitatie geen zin meer heeft. Als bedacht wordt dat de bouw van nieuwe overslagterminals, die nodig zijn voor de beoogde export naar onder andere Europa, eveneens nog zo’n 7 jaar in beslag neemt, wordt de enorme omvang van de hype duidelijk.

Giftige stoffen in grondwater

Bovendien is ‘fracking’ zeer omstreden, aangezien met deze techniek zeer giftige stoffen diep in de bodem worden gepompt, waardoor de druk in bepaalde aardlagen toeneemt en het schaliegas er als het ware uit wordt geperst. Groot probleem is dat vaak tot wel 70% van deze giftige vloeistof weglekt en in het grondwater –en uiteindelijk in het drinkwater- terecht komt. Dat is in onder andere de staat Pennsylvania, maar ook op andere locaties gebeurd.

Wall Street financiert boom

De Amerikaanse schaliegasboom blijft overeind dankzij het nul-rente en ‘quantitative easing’ beleid (het creëren van grote hoeveelheden nieuw geld) van de Federal Reserve. Hedge- en beleggingsfondsen hebben in schaliegas op kunstmatige wijze een nieuwe investering met hoog rendement gecreëerd. De aardgasmaatschappijen kunnen hun ‘fracking’ dan ook enkel financieren met de miljarden van Wall Street.

Junk-status

Aangezien de VS almaar dieper in een economische depressie terecht komt, zal de rente voorlopig niet worden verhoogd. Ondertussen draaien de frackingmaatschappijen verlies en worden hun schulden almaar hoger, waardoor hun aandelen door de kredietbeoordelaars zoals S&P inmiddels als ‘zeer risicovol’ of zelfs als ‘junk’ (waardeloos) worden beoordeeld. Dit geldt al voor 75 van de 97 betrokken ondernemingen.

‘Handel in smeltende ijsblokjes’

‘Dit is handel in smeltende ijsblokjes,’ zei Mike Kelly van de investeringsfirma Global Hunter Securities in Houston. ‘Als ze de productie niet verhogen, zijn ze er geweest.’ De zogenaamde schaliegas’revolutie’ is in werkelijkheid een luchtballon, een sneeuwbalsysteem dat al over enkele jaren een uiterst kostbare mislukking zal blijken te zijn.

Xander

(1) KOPP

mardi, 10 décembre 2013

Le gaz de schiste

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Le gaz de schiste
 
Face à l’obscurantisme écologique


Michel Lhomme
Ex: http://metamag.fr
Quand Métamag aborde les questions énergétiques françaises, les commentaires fusent. Et pourtant, défendre le nucléaire, soutenir les gaz de schiste, prôner la géothermie et se moquer des éoliennes et des panneaux solaires chinois, c'est ne pas vouloir dépendre encore plus demain du Qatar ou être condamné à voir sa facture énergétique tripler, quadrupler chaque année.
 
En octobre dernier, le Conseil constitutionnel a validé la loi interdisant la fracturation hydraulique, technique qui, comme le rapporta pourtant l'ancien Premier Ministre Michel Rocard, fut utilisée pendant des années à Lacq. Cette technique est décriée en raison de son impact environnemental et des risques de pollution sismique et de tremblements de terre. La société texane Schuepbach contestait la légalité de l'abrogation de ses deux permis de recherches à Nant, dans l'Aveyron, et à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche et avait donc soumis aux Sages une question prioritaire de constitutionnalité. A l'audience du 24 septembre, l'avocat de la société texane avait fait valoir que l'annulation de ces permis constituait une application "trop rigoureuse" du principe de précaution, et qu'il n'existe aucune étude démontrant que la fracturation hydraulique présente le moindre risque. La société Schuepbach avait aussi pointé une éventuelle rupture du "principe d'égalité", indiquant que la fracturation hydraulique était interdite pour l'exploitation du gaz de schiste mais restait autorisée pour la géothermie profonde. Les deux motifs ont été rejetés par le Conseil constitutionnel. L'interdiction du gaz de schiste est devenue ''générale et absolue" ! C'est Torquemada contre le cercle de raison, l'Inquisition au royaume imaginaire de l'énergie propre et renouvelable !

Rappelons qu'une nappe phréatique se situe entre deux et quelques mètres sous le sol naturel alors que les forages de recherche ou d'exploitation de gaz de schiste se font entre plusieurs centaines et quelques milliers de mètres sous terre. L'argument de la pollution des nappes phréatiques par les techniques de fracturation hydraulique est aussi fou que les conclusions du GIEC sur le réchauffement climatique ou la montée "biblique" des eaux !

La France a donc bloqué l'exploitation du gaz de schiste, seule capable, comme aux Etats-Unis, de relancer son économie tandis que Bruxelles, lui emboîtant pour une fois le pas, prépare de son côté des mesures règlementaires sur l'extraction. Une étude sur l’impact environnemental devra être menée non seulement avant l’exploitation mais aussi pendant ce qui augmenterait les coûts d'exploitation et rendrait l’exploitation du  gaz de schiste non rentable ! L’Union Européenne se condamne donc à une énergie chère qui nous désavantage dans la compétition économique avec les Etats-Unis qui aura forcément lieu avec le Traité Transatlantique. Aux Etats-Unis, le gaz de schiste bon marché a permis de créer des emplois, de retrouver une compétitivité même dans le textile et d’autres secteurs très gourmands en énergie.
 
En fait, depuis l'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis et au Canada, la fracturation hydraulique a fait d'importants progrès. C'est aujourd’hui une technologie maîtrisée. Certaines entreprises telles qu'Haliburton se targuent d'avoir limité les additifs chimiques au profit de substituts non toxiques agréés par l'agroalimentaire.Concernant la pollution des nappes phréatiques, régulièrement pointée par les opposants au gaz de schiste, elle n'est pas due à la fracturation hydraulique mais « à des défauts de cimentation des puits ou des déversements en surface » (lire à ce sujet le rapport parlementaire Bataille et Lenoir). 

A ce jour, il n'est pas possible, en l'état des connaissances scientifiques actuelles, d'incriminer la technique de fracturation hydraulique elle-même à la pollution des nappes. Reste, il est vrai, l'abondante quantité d'eau utilisée mais dans ce cas pourquoi ne pas interdire également la culture du maïs si peu adaptée à nos climats tempérés !