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mercredi, 06 janvier 2021

Et si le peuple voulait du "Grand Reset" et de la tyrannie ?

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Et si le peuple voulait du "Grand Reset" et de la tyrannie ?

par Nicolas Bonnal

Le plan des mondialistes progresse bien, et on en peut que rester béat d’admiration devant la stupidité béate des victimes. Comme dit Bernanos dans la France contre les robots, au moment des guerres contre le fascisme :

« Et si, par hasard, une telle idée leur était venue, ils se seraient bien gardés de l'avouer, car ils sont un des éléments de cette pourriture. La Bêtise, en effet, m'apparaît de plus en plus comme la cause première et principale de la corruption des Nations. La seconde, c'est l'avarice. L'ambition des dictateurs ne vient qu'au troisième rang. »

J’exagère ? Parce qu’une fois de plus je me crois supérieur et que je méprise mes contemporains qui sont les pauvres victimes d’une dictature affreuse ?

Essayez alors d’enlever votre masque dans le métro avant de me jeter la première pierre. Essayez d’envoyer votre petit sans masque à l’école avant de me jeter la première pierre. Essayez de prêcher à voix haute le texte du Dr Perronne en public avant de me jeter la première pierre. Vous verrez que le monde que vous croyez résistant le temps d’un clic est furieusement collabo dans la réalité.

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Cela n’étonnera du reste que les distraits. La résistance en France ne s’est développée que lorsque la défaite allemande fut assurée. Il n’y a que les nationalistes qui résistaient dès le début, comme là Marion et Philippot chez les politiciens. Et il fallait moins de cent mille soldats allemands en 1942 pour garder cette masse, tout comme il ne faut guère que cent mille gendarmes pour mettre tout le monde au pas. On a rappelé ici-même la soumission des Français sous Napoléon III, confirmé par le plébiscite de Mai 1870 d’ailleurs (pauvre Hugo exilé pour rien sur son île) et sous les aberrantes guerres républicaines, continentales ou coloniales. Le reste est de la soumission à la société de consommation et technologique, et Guy Debord nous a tout dit dessus, comme Lewis Mumford ou John Boorstyn en leur temps.

Il faut donc tirer quelques conclusions, car on s’est très bien habitués au masque, comme dit justement le président jupitérien Macron. On s’est très bien habitué au confinement aussi, et au porno gratuit sur le web (voyez la bonne émission d’Alexis Cossette et de Sylvain Trotta), et à Netflix, et à BFM. On a aussi compris que la populace ne veut pas du vaccin, mai que si on prend le temps de bien lui expliquer, et de la prévenir contre le militantisme terroriste et réac des anti-vaccins, ce que font les journaux tout le temps, tout ira pour le mieux.

Récemment c’est maître Brusa qui reconnaissait :

 “La Covid a généré une catastrophe juridique…il faudra des années pour se remettre sur le plan économique. Et des années sur le plan du droit…On commence à avoir des informations qui attestent qu’on nous prend pour des cons…Il faut que le peuple réagisse, il faut aussi que les gens réclament de la liberté, et aujourd’hui ce qui m’anéantit, c’est de voir comme il est difficile de faire réagir le peuple. Je ne demande pas de faire une révolution, je demande au peuple de demander les libertés…Nous sommes en train de tout perdre. Mais qu’est-ce qu’il faut de plus pour qu’on comprenne qu’on est dans le cadre d’une dictature ? Ce n’est pas parce que 200 ou 300 avocats font une tribune dans un journal que les choses vont changer, parce que, excusez-moi, mais Macron de la tribune dans le JDD, il n’en a rien à cirer… »

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Le peuple ne veut pas de la liberté. Le peuple veut du pain et des jeux, et on n’a pas attendu l’an 2020 pour le découvrir. Or le système les lui donne et il va prendre à ceux qui ont de l’argent en banque, qui sont une minorité et aux propriétaires, qui sont une minorité. Pour le reste le peuple admire les vedettes et les hommes les plus riches sont des vedettes comme ses sportifs préférés. Eux sont des philanthropes qui veulent vacciner ou protéger la planète…

J’irai même plus loin cette fois : le peuple n’a aucune raison d’être contre le grand reset. Le grand reset est dans l’air du temps, pas vrai ? Le peuple a en effet été éduqué dans l’idée que l’on pollue trop et qu’il faut arrêter de respirer ou de trop carboniser l’atmosphère ; il a été élevé dans la peur depuis l’an 2001 et un ami espagnol me disait que la jeune génération avait été déjà élevée dans la soumission et dans la servitude volontaire, pour reprendre le mot de l’année écoulée et même du court millénaire à venir. Le peuple a des dettes, pas de pognon, pas de goût pour la liberté (à part pour aller revoter pour Macron ou son ministre Edouard Philippe), mais il a le sens des responsabilités (remets ton masque, sale nazi) et de l’écologie, alors… On le prive de travail ; mais tant qu’il a le smartphone et la tambouille assurée. Le reste on verra après. De toute manière le travail…

Nietzsche avait déjà tout dit vers 1880 et on comprend (et c’est pourquoi je tape sur leur monde moderne) comment nos opinions abruties ont pu se farcir tant de guerres et de dictatures depuis. Lisez, vous allez rire :

« Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !

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Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement.

On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point.

On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles. Point de berger et un seul troupeau ! »

Et là le maître touche le but de nos banquiers globaux :

« La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. »

Eh bien notre homme va sautiller un peu moins…

Sources :

Ainsi parlait Zarathoustra

Coronavirus et servitude volontaire

La France contre les robots

https://covidinfos.net/covid19/nous-sommes-en-train-de-creer-une-prison-a-ciel-ouvert-affirme-maitre-brusa-qui-denonce-une-dictature/2607/

vendredi, 18 décembre 2020

"Great Reset" et "amazonisation" de la société: ce que fournit le paradis terrestre de la "superclasse"

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"Great Reset" et "amazonisation" de la société: ce que fournit le paradis terrestre de la "superclasse"

La "Grande Réinitialisation" prend les contours d'une réinterprétation de l'ordre mondial dans une clé transhumaniste et imprégnée d'une pseudo-religiosité cyber- païenne (sorte de culte de la "Terre Mère" aux teintes  hi-tech ): un design de " fine d'histoire "  qui semble esquisser un avenir dans lequel le monde et ses habitants se retrouveront engloutis par une gigantesque usine" verte ", une ruche humaine dans laquelle la majorité des citoyens, en tant que simples rouages ​​du système, auraient pour seul but de produire, limiter au minimum les loisirs, la sociabilité, la consommation. Un cauchemar pour les multitudes, mais un paradis pour très peu de super-riches.

Par Cristiano Puglisi

Alors que l'Europe est prise dans la "seconde vague" du Coronavirus, l'Irlande est le premier pays du vieux continent à appliquer un nouveau confinement. Le débat sur la relation entre la protection de la santé et les libertés individuelles bat donc son plein. Un point, cependant, est sûr. Le Covid-19 existe, circule et infecte. Les cercles négationnistes qui émergent sur tout le continent ne sont cependant pas un phénomène risible, car ils sont l'expression de ces groupes sociaux que les mesures d'endiguement plus strictes conduisent au désespoir.

Sur l'inévitabilité de ce phénomène, du point de vue médico-scientifique, il ne semble cependant pas y avoir d'unanimité. Enfin, nous citons l'étude, publiée dans le bulletin de l'OMS, du professeur John Ioannidis, professeur d'épidémiologie et de santé des populations à l'université de Stanford, parmi les plus grands experts mondiaux de l'analyse des données en médecine, pour laquelle le taux de létalité de Covid-19 (il faut cependant prendre en considération les erreurs médicales dues à un manque de préparation et commises lors de la première vague, comme la confusion entre thrombo-embolie pulmonaire et pneumonie interstitielle), pour les personnes de moins de 70 ans, serait de 0,05%, avec un décès pour 2000 personnes infectées, alors que pour les personnes de plus de 70 ans, elle serait de 0,25%, soit un peu plus du double de celle d'une grippe saisonnière normale. Quelle que soit la façon dont on voudra lire ces données, les positions différentes et contradictoires adoptées par les représentants les plus influents de la communauté scientifique semblent plutôt attester que le confinement est une décision éminemment politique.

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Politique, comme l'a été la récente position prise, dans un chapitre des Perspectives de l'économie mondiale, par le FMI - Fonds monétaire international, l'une des institutions symboliques relevant des potentats financiers de l'hémisphère occidental et du soi-disant "Consensus de Washington". Eh bien, le FMI a invité à "reconsidérer le discours dominant sur les confinements", pour lequel "un compromis entre sauver des vies et soutenir l'économie" serait nécessaire.

Ce n'est pas nouveau. En juin dernier déjà, le FMI avait proposé sur son site officiel un article intitulé "Du grand confinement à la grande transformation", signé par la directrice générale de l'organisation, Kristina Georgieva, qui s'exprimait en termes substantiellement enthousiastes sur les mesures de blocus total de l'économie et de liberté de circulation des personnes. Le resserrement des économies, pour Mme Georgieva, a ouvert plusieurs "opportunités". Parmi celles-ci, la "transformation numérique" et la possibilité d'évoluer vers une société plus "verte", couronnant cette "Grande transformation" mentionnée dans le titre.

Une narration positive des confinements qui recoupe celle proposée par le WEF - Forum économique mondial de Davos et, surtout, par son président et fondateur, l'économiste Klaus Schwab, avec le concept de "Grand Reset". Il en a été question dans un précédent article de ce blog, relatant la lecture très critique qu'un autre économiste, l'ancien de la Banque mondiale Peter Koenig, avait faite du "Grand Reset". Mais peut-être que, compte tenu des événements de plus en plus dramatiques qui se déroulent, notamment en Europe, il est maintenant utile de s'attarder davantage sur ce sujet.

Ce que les institutions de la galaxie mondialiste et anglophone appellent "Great Reset" ou "Great Transformation" (mais, fondamentalement, c'est la même idée) est un concept présenté, le 3 juin dernier, lors d'un événement en ligne organisé par le WEF lui-même et qui a vu une série d'appels passionnés des dirigeants du FMI, de la Banque mondiale, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'industrie et de la finance occidentales afin de profiter de l'"opportunité" offerte par la pandémie pour "réinitialiser" le modèle économique, en le remplaçant par ce que l'on a appelé le "Green New Deal". Parmi les participants, il y avait vraiment l'élite du mondialisme : du prince Charles de Galles, représentant de la famille royale britannique, à Gina Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international, en passant par António Guterres, secrétaire général des Nations unies.

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La discussion sur le concept de "Grand Reset" lancé par Schwab et ses associés sera au centre du prochain sommet de Davos, prévu pour début 2021 mais récemment reporté au mois de mai. Pour commencer à comprendre comment le "Grand Reset" imaginé par l'élite mondialiste peut être réalisé, il est toutefois possible de se référer aux concepts exprimés par Schwab lui-même dans un livre intitulé "Covid-19 : The Great Reset", écrit avec le directeur du Global Risk Network du même WEF, Thierry Malleret, ainsi qu'aux anticipations conceptuelles publiées sur le site du Forum économique mondial. Dans une critique de l'essai, Peter Koenig, fait valoir que Schwab et Malleret "admettent, presque avec une certaine satisfaction, que des millions d'emplois seront perdus et continueront d'être liquidés à une vitesse vertigineuse, et que des millions de petites et moyennes entreprises disparaîtront à jamais, que seules quelques-unes survivront, c'est-à-dire les conglomérats mondialisés". Koenig trouve donc dans le livre la confirmation des hypothèses critiques qu'il avait déjà formulées.

En faisant la synthèse entre les différents panels virtuels et les articles proposés sur le site du WEF, on peut comprendre comment le Grand Reset repose essentiellement sur quelques points fixes : une numérisation complète de l'économie et du marché du travail ; un remplacement des sources d'énergie traditionnelles par des sources alternatives ; une "quatrième révolution industrielle", grâce aux nouveaux réseaux 5G et 6G ; une réduction globale des émissions.

Le "Grand Reset", en bref, dans les intentions de ses prolongateurs, est ce qui va forcer le monde à entrer dans un modèle économique "vert". Celui suggéré par Greta Thunberg et, par ailleurs, par le pape François dans son encyclique "Laudato si", celle anticipée par des personnalités comme Al Gore et soutenue depuis des décennies par des ONG anglophones à l'empreinte clairement mondialiste comme le WWF ou Greenpeace. Un modèle qui plaît à l'Occident, qui veut s'émanciper de la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles et des pays producteurs, surtout au moment où la Chine, premier rival de l'Occident lui-même, est devenue le premier acheteur mondial de pétrole brut, se proposant ainsi de renverser (au moins potentiellement) la domination du pétro-dollar dans le commerce international.

Ce modèle sera (ou, plutôt, est déjà) celui dominé par les géants du "capitalisme de surveillance" (d'ailleurs, Shoshana Zuboff, le professeur de la Harvard Bussiness School qui en a inventé la définition, a récemment mis en garde contre la sous-traitance des applications, permettant suivi des contagions, à des géants privés), les souverains du net comme les soi-disant "big five" de la technologie : Facebook, Google, Amazon, Apple et Microsoft qui, avec la numérisation progressive de la vie quotidienne, sont destinés à pénétrer avec toujours plus d'intrusivité et de capacité à contrôler l'existence des êtres humains.

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Cependant, le Grand Reset recoupe également le document "Agenda 2030", publié par les Nations unies en 2015 et comprenant 17 objectifs de développement durable, résumés, comme le rapporte l'analyste William F. Engdahl, qui fait autorité en la matière, dans l'ambition de créer un monde "avec un revenu égal, l'égalité des sexes, des vaccins pour tous sous l'égide de l'OMS et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), lancée en 2017 par le WEF en collaboration avec la Fondation Bill & Melinda Gates. L'Agenda 2030, citant à nouveau Engdahl, "appelle à une croissance économique durable, à une agriculture durable (OGM), à une énergie durable et moderne (éolienne, solaire), à des villes durables, à une industrialisation durable... « Durabilité » est le mot clé. Si l'on creuse un peu, il est clair que ce mot de code cache une réorganisation de la richesse mondiale par des moyens tels que des taxes punitives sur le carbone qui réduiront considérablement les voyages en avion et en voiture".

Il est dès lors clair que Koenig a parfaitement raison lorsqu'il affirme que la "Grande Réinitialisation" (ou "Grande Transformation" ou "Agenda 2030" comme on l'appelle souvent), bien que dissimulée, comme cela arrive souvent dans ces cas-là, sous des concepts utopiques, implique plutôt une nouvelle dystopie élitiste, qui prévoit une érosion substantielle des revenus de la classe moyenne pour permettre à la fois la réduction de la consommation et des émissions, et cette "égalité des revenus" qui ne peut se traduire, compte tenu de la structure du "capitalisme de surveillance", que par une égalité vers le bas, tendant à une "amazonisation" de la société, avec un transfert conséquent des revenus soustraits vers le sommet de la pyramide. Selon un récent rapport de l'UBS et de PWC, lors de la grande fermeture économique du printemps dernier, de nombreux membres de la "superclasse" ont augmenté leurs actifs de plus d'un quart. Les actifs du propriétaire d'Amazon, Jeff Bezos, ont augmenté à eux seuls de 76 milliards de dollars. Et même selon Forbes, les actifs des 400 plus grands milliardaires du monde ont augmenté de 8 % rien que l'année dernière. Cela s'est produit alors que les revenus des employés dans le monde entier ont diminué de 3 500 milliards au total. Selon Josef Stadler, responsable du bureau de la famille d'UBS, le tableau est tel que le monde post-pandémique se présente avec une concentration de richesses qui revient aux niveaux de 1905, lorsque les batailles pour les droits du travail et les salaires n'en étaient encore qu'à leurs débuts.

Ainsi, le "Grand Reset" prend les contours d'une réinterprétation de l'ordre mondial dans une tonalité transhumaniste, empreinte d'une pseudo-religiosité cyber-païenne (une sorte de culte hi-tech de la "Terre Mère") : une conception de la "fin de l'histoire" qui semble dessiner un avenir où le monde et ses habitants se trouveront engloutis par une usine "verte" cyclopéenne, une ruche humaine dans laquelle la majorité des citoyens, en tant que simples rouages du système, n'auraient pour but que de produire, en limitant au minimum le loisir, la socialité, la consommation. Un cauchemar pour les multitudes, mais un paradis pour les rares super-riches.

imagesmedcor.jpgLe WEF et les cercles d'élite connectés ne semblent d'ailleurs pas être arrivés au rendez-vous avec la pandémie sans préparation: le 18 octobre 2019, quelques mois avant l'explosion de Covid, l'exercice " Event 201 " a été organisé à New York , parrainé par le WEF et la Fondation Bill et Melinda Gates (qui parlait d'une éventuelle pandémie de Coronavirus depuis le début de la dernière décennie), sur la base de ce postulat: « Ce n'est qu'une question de temps avant qu'une de ces épidémies ne devienne mondiale , une pandémie aux conséquences potentiellement catastrophiques. Une pandémie grave, se manifestant par un «événement 201», exigerait une coopération fiable entre différents secteurs, les gouvernements nationaux et les principales institutions internationales ". Ici donc, le scénario proposé par l'exercice envisageait « l'explosion d'un nouveau coronavirus zoonautique transmis des chauves-souris aux porcs et des porcs aux humains et qui, au final, devient efficacement transmissible de personne à personne, conduisant à une grave pandémie. L'agent pathogène et la maladie qu'il provoque sont largement calqués sur le SRAS, mais il est plus transmissible en milieu communautaire par des personnes présentant des symptômes bénins ». Fondamentalement, une prophétie.

Source:

https://blog.ilgiornale.it/puglisi/2020/10/23/grande-reset-e-amazonizzazione-della-societa-cosa-prevede-il-paradiso-terrestre-della-superclass/

mardi, 01 décembre 2020

Pourquoi le Grand Reset se termine (et ne commence pas)

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Pourquoi le Grand Reset se termine (et ne commence pas)

par Nicolas Bonnal

Ex: https://reseauinternational.net

Il y a ceux, presque mignons et amusants, comme les journalistes du NYT, qui prétendent que le Grand Reset est une théorie du complot, alors que Davos s’en vante sur son site, et puis il y a ceux qui redoutent le Grand Reset à venir, comme s’il n’était déjà là. Un petit rappel pour les distraits alors. Je suis assez vieux pour avoir vu le Grand Reset commencer au début des années 70 : c’était les années de la crise du pétrole, du Club de Rome, de « Soleil Vert » et de « Rollerball », tout ce qu’il fallait pour rassurer les enfants et préparer un Grand Reset. Car dès cette époque on évoque privation, fin des industries (une vieille lune : découvrez Arthur Penty), catastrophe écologique, désastres urbains, détraquement climatique (« Soleil Vert », « Blade Runner »), émeutes, violence et pénuries. Tout a été dramatisé et exagéré pour nous faire peur, et maintenant c’est au virus de jouer ce rôle pour détruire ce qui nous reste de libertés.

41nHzuYA8kL._SX323_BO1,204,203,200_.jpgDans les années 80, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à ces questions, j’ai rencontré un spécialiste nommé Yann Moncomble, disparu prématurément, qui décrivait la stratégie des mondialistes depuis le début du vingtième siècle. Jacques Bordiot l’avait précédé quelques années avant avec un excellent livre nommé « Une main cachée dirige ». On sentait que tout se mettait en place par les banques au milieu du dix-neuvième siècle (c’est « La grande transformation » du génial Polanyi ou le manifeste communiste de Karl Marx) et depuis nous sommes conduits par ces bons bergers, en bon troupeau. Exercices d’ingénierie physique et mentale, les deux guerres mondiales ont encadré le mouvement et précipité la montée de la technocratie dirigeante et celle du troupeau apeuré dont a parlé Tocqueville sur un ton visionnaire.

1945 et la pseudo-déclaration des droits de l’homme marquèrent une avancée vers le totalitarisme planétaire. François Furet, l’homme qui a redécouvert Augustin Cochin, dont j’ai parlé tant de fois, la trouvait trop précise cette déclaration. Et pour cause : elle est indiscrète, elle contrôle, elle commande, elle oriente et elle sert une élite dirigeante à venir et qui est passé au contrôle de tout vers la fin des années 60. Comme dit Watzlawick elle a besoin du malheur des hommes pour mieux les gouverner.

Les élites qui dirigent maintenant (Merkel, Macron, Bruxelles, Netanyahou – voyez le rabbin Amnon Itshak) sont impitoyables : ils veulent plumer, ficher, vacciner, contrôler. En 1967 Brzezinski présente son fameux livre sur la société technétronique. Lui non plus ne se paie pas de mots, certain qu’il est de n’être dénoncé que par les plus lucides vite redéfinis théoriciens du complot ! Et il écrit le bougre :

Brrevolu.jpg« Une autre menace, moins manifeste mais non moins fondamentale, est celle de la démocratie libérale. Plus directement liée à l’impact de la technologie, elle implique l’apparition progressive d’une société plus contrôlée et dirigée. Une telle société serait dominée par une élite dont la prétention au pouvoir politique reposerait sur un savoir-faire scientifique prétendument supérieur. Libérée des contraintes des valeurs libérales traditionnelles, cette élite n’hésiterait pas à atteindre ses objectifs politiques en utilisant les dernières techniques modernes pour influencer le comportement public et maintenir la société sous étroite surveillance et contrôle ».

L’élite qui bosse avec Macron est une conséquence du satané Bonapartisme dont j’ai parlé maintes fois ici et ailleurs (voyez mon « Coq hérétique » publié en 1997 aux Belles Lettres). Mais elle a été sélectionnée pour aller jusqu’au bout et elle le fera. Elle est payée et motivée pour. Dans les années 80 toujours on a vu cette caste mondialiste de hauts fonctionnaires et de soixante-huitards se mettre aux ordres de Bruxelles et du Capital, quand il est apparu que l’U.R.S.S. ne représentait plus une menace (voyez mon texte sur Zinoviev) et qu’on aurait enfin les coudées franches pour se remplir les poches et mettre au pas le populo.

Guy Debord écrivait en cette fin des années 80 :

« Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. Cette relève, qui va décisivement parachever l’œuvre des temps spectaculaires, s’opère discrètement, et quoique concernant des gens déjà installés tous dans la sphère même du pouvoir, conspirativement. Elle sélectionnera ceux qui y prendront part sur cette exigence principale : qu’ils sachent clairement de quels obstacles ils sont délivrés, et de quoi ils sont capables ».

817G7IPNbGL.jpgOn voit avec Macron, Merkel ou Grisham (Gouverneure démocrate de l’État du Nouveau Mexique qui vient d’ordonner la fermeture partielle des magasins d’alimentation) que plus aucun obstacle ne les gêne et qu’ils sont capables de tout. Une fois, ajoute Debord que l’on peut « mesurer le point qu’avait pu atteindre la capacité d’hébétude et de soumission des habitants », on peut tout se permettre. Désolé, mais c’est ainsi. Relisez Bernays ou Céline ou même « Le Loup des Steppes » pour comprendre. Il ne parle pas d’autre chose « Le Loup des Steppes ».

L’élite mondialiste voulue par Wilson ou le pseudo-Colonel Mandel House s’est constituée en 1945 donc, et est arrivée à maturité à la fin des années 60 : ce sont les années Rockefeller, Giscard et Trilatérale dont parlait mon ami Moncomble. Cette élite est totalement déracinée, technophile et gavée de paradigmes (Nizan a très bien vu sa source bourgeoise, j’en ai parlé ici). C’est une élite gnostique élevée par des écrans dans des Babel de verre, comme du reste son troupeau innombrable. En Europe on a pu voir l’émergence de cette élite en partie nazie d’ailleurs (voyez mon texte sur Hallstein) dès les années 60. L’immigration, la société de consommation et la liquidation des enseignements allait créer une nouvelle population technophile, nomade et soumise.

Et puis Gorbatchev est arrivé. Tout est allé depuis en s’amplifiant et en s’accélérant, la bêtise et la lâcheté de la masse ne faisaient rien pour écouter les Cassandre muées en théoriciens du complot. Le contrôle des élites asiatiques ou russes est allé de pair, quoiqu’en pensent certains naïfs préoccupés par la Route de la Soie ou le modèle chinois. Modèle chinois qui exige vaccination, contrôle biométrique et gestion informatique de son milliard et quelques d’habitants. Ici encore les oligarques du capitalisme et du Communisme se seront merveilleusement tendu la main. C’est bien Kissinger et Nixon qui ont voulu ce rapprochement avec la Chine de Mao, non ?

Je ne suis pas là pour parler de l’an prochain, tout le monde antisystème le fait, en vain d’ailleurs (« Théorie du complot ! Théorie du complot ! »). Je voulais dire seulement que les choses sont dans une logique terminale. Qui en a fait tant ne peut pas s’arrêter en route (la route du Club de Rome et de « Soleil Vert ») et qui en a fait aussi peu pour se défendre à part cliquer depuis vingt ans (moi y compris, ce n’est pas le problème) ne doit pas s’étonner de ce qui va lui arriver.

Nicolas Bonnal

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Bibliographie très sommaire :

Zbigniew Brzezinski : l’ère technétronique

Guy Debord : Commentaires

Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur

Nicolas Bonnal : Si quelques résistants… Coronavirus et servitude volontaire

Réseau International

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jeudi, 12 novembre 2020

Sommes-nous à l’aube d’un « Grand reset social/civilisationnel »?

Par Andrew Korybko

Source Oriental Review

Les tensions qui couvent entre le système français ultra-laïc et la condamnation véhémente de la société islamique quant au soutien que ce gouvernement occidental accorde à ce qu’elle considère comme des représentations blasphématoires du Prophète Mahomet font monter la probabilité qu’un « grand reset social/civilisationnel » — qu’il ne faut pas confondre avec le scénario dit du « choc des civilisations » — soit en cours pour les prochaines années, dans le monde entier.

Résumé du contexte

Dans le monde entier, des musulmans se montrent furieux du soutien manifesté par l’État français envers des pratiques de laïcité, telle que la publication de ce qu’ils considèrent des représentations blasphématoires du Prophète Mahomet. Dans le même temps, Paris maintient fermement le droit de son peuple de s’exprimer par toute manière aussi offensante qu’il le souhaite [Gare quand même à celui qui crierait « Dieu est grand » en langue arabe pendant la minute de silence destinée à honorer le professeur d’histoire décapité, paix à son âme, NdT]. Ces tensions qui couvaient ont été réchauffées par la réaction de Macron à l’attaque terroriste de la semaine dernière contre un professeur français qui avait présenté des caricatures satiriques du prophète le plus important de l’Islam à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Le dirigeant français avait par la suite décrit l’Islam comme étant en état de « crise », dénoncé ce qu’il décrit comme un « séparatisme islamique » au sein de la société française, honoré la victime comme un héros national, et promis que la France ne cesserait jamais de publier de telles caricatures. Les Musulmans ont considéré cette réponse provocatrice comme une attaque directement ciblée contre leur religion. S’en est suivi le mouvement croissant de boycott contre les produits français dans les pays à majorité musulmane. Il est difficile de prévoir comment ce conflit idéologique va se terminer, mais il est de plus en plus évident que celui-ci fait monter la probabilité qu’un « grand reset social/civilisationnel » se produise dans le monde au fil des années à venir.

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D’un « reset » économique à un « reset » social-civilisationnel

Il s’ensuit qu’un « reset » social/civilisationnel pourrait fort bien accompagner la remise à zéro économique qui a été déclenchée en réponse à ce que l’auteur considère comme la Guerre mondiale du Covid. Contrairement à la remise à zéro économique, le « reset » social/civilisationnel pourrait ne pas être coordonné, mais pourrait apparaître comme orchestré, car divers acteurs adoptent des trajectoires similaires dans les mêmes temps. Dans ce cas, il se produit une soudaine réaffirmation des identités laïque et islamique, respectivement, en Occident et hors d’Occident, dans les sociétés où un tel sentiment est ressenti par la majorité de la population. On trouve des laïcs dans les sociétés à majorité musulmane, ainsi que des islamistes (en référence à ceux qui soutiennent un rôle plus visible de leur religion dans la vie publique) dans les sociétés laïques, mais ils constituent la minorité, sauf en de rares cas comme l’Azerbaïdjan ou la Syrie, par exemple, qui sont des États constitutionnels laïques à population majoritairement musulmane. Mais dans la plupart des cas, les vues de chaque minorité restent relativement récentes dans le mélange social, et résultent des processus de globalisation, en particulier celles liées à tendances migratoires et d’information/communication (la prolifération de téléphones mobiles connectés à l’Internet les plate-formes de réseaux sociaux).

Le sophisme d’une « société globalisée » avec « des valeurs et des normes partagées »

Nombreux sont, dans ces pays, ceux qui soutiennent la vision dominante de leur société, et considèrent la vision minoritaire comme une menace à leur identité. L’objet de la présente analyse n’est pas de discuter qui devrait croire en quoi, et de justifier ces pensées, et encore moins d’évaluer la moralité de certaines lois permettant à chacun d’offenser grossièrement les croyances religieuses des autres sans que cela soit considéré légalement comme un discours de haine, et donc sujet à la censure et aux représailles judiciaires (ainsi que l’approche opposée, qui prétend supprimer strictement toutes expressions de ce type), mais simplement de reconnaître l’existence de systèmes sociaux/civilisationnels différents qui se sont développés avec le temps de manière organique en certains lieux, avec l’assentiment de la vision portée par la majorité. Jusqu’ici, la fausse notion d’une soi-disant « société globalisée » avec des « normes et valeurs partagées » avait pu exister, mais il ne s’agissait en réalité que d’une illusion libérale, masquant l’imposition des visions occidentales auto-centrées sur le reste du monde. Cela s’est effondré avec l’élection de Trump en 2016, et le dernier clou dans le cercueil a été planté en retombée de l’attaque terroriste contre le professeur français. Il est à présent évident aux yeux de chacun que des systèmes sociaux/civilisationnels existent, qui comprennent des visions contradictoires sur les sujets chauds.

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Rejeter la conjecture du « conflit de civilisations »

Accepter cette réalité, qu’on la soutienne ou non, ne devrait pas être considéré comme équivalent au scénario dit du « choc des civilisations » qui déroule un conflit qui serait inévitable entre la chrétienté et l’islam, et qui dans les faits n’a rien d’inévitable. Il s’agit plutôt, basiquement, du constat le plus objectif des tendances sociales/civilisationnelles dans le monde. Il est tout à fait possible que des représentants de sociétés/d’organisations qui adhérent à des visions contradictoires sur les sujets chauds puissent coopérer les uns avec les autres à la recherche d’intérêts partagés, tels que le commerce, et puissent même coopérer pacifiquement tant que ceux qui entretiennent des sentiments en minorité respectent les lois du pays où ils vivent (nonobstant leur frustration à ce faire, ou le degré d’injustice que cela puisse présenter). Mais la tendance en cours est plutôt que ces différences ne font que s’élargir, deviennent de plus en plus visibles, et que chaque société/civilisation s’exprime de plus en plus passionnément selon des modalités uniques à son système, et pouvant fortement offenser les autres. Le degré de proactivité ou de réactivité de cette dernière tendance est sujet à un intense débat, mais les dynamiques existent bel et bien, et constituent un socle très clivant quant aux perceptions globales du moment.

Le « dilemme social/civilisationnel »

Chacun des deux côtés affirme que l’autre avance sa vision contradictoire au reste du monde, et bafoue les droits des minorités au sein de leur sphère sociale/civilisationnelle tout en arguant que ses propres actions ne s’apparentent qu’à une réaffirmation défensive de leur propre identité, en réaction à l’agression dénoncée de la part de l’autre partie. Aucun terrain d’entente ne sera jamais défini entre les deux, car leurs visions du monde sont intrinsèquement contradictoires pour ce qui relève des sujets chauds, comme celui qui a provoqué les dernières tensions en date. Pour cette raison, on peut affirmer qu’ils sont captifs d’un « dilemme social/civilisationnel » comparable au « dilemme de sécurité » enseigné en Relations internationales ; ce dilemme enseigne que chaque partie est considérée comme agressive par l’autre, ce qui l’amène à mener des actions défensives, considérées à leur tour comme agressives par l’autre partie, et ainsi de suite : un cycle d’escalade auto-alimenté entraînant méfiance et déstabilisations s’installe sans limite de temps. Mais contrairement au dilemme de sécurité, qui permet que des évaluations objectives soient formulées (et cela est déjà une tâche difficile), le dilemme social/civilisationnel est complètement subjectif, car ces actions relèvent de l’identité de chaque partie.

La reconsidération globale du dogme libéral

Ce dilemme n’a pas de solution, car la seule issue réaliste serait un résultat de jeu à somme nulle, chaque partie pratiquant des concessions sur ses affirmations identitaires sociales/civilisationnelles, chose qui n’apparaît pas du tout réalisable. La vision très prononcée des Musulmans sur ce sujet découle de leur foi, qui interdit le blasphème, alors que la vision de l’État français est le résultat d’un système laïc, que les représentants du pays considèrent comme incarnant l’essence de la civilisation européenne moderne. Pour la plupart des Musulmans, il n’est pas envisageable de reculer sur un tel sujet, car cela leur ferait prendre le risque de se voir accusé de négocier leur foi, alors que les membres militaires/du renseignement de l’« État profond » français, qui conseillent probablement Macron sur ce sujet, craignent (de manière justifiée ou non) que toute concession de leur part puisse amener à une explosion incontrôlable d’émeutes dans le pays. Mais les deux parties semblent reconnaître de manière tacite que le dogme libéral, présumant qu’il existe une sorte de « société globale » avec des « valeurs et des normes partagées », est dépassé, et s’est vu démystifié par les événements récents. Aucune des deux parties n’ignore aujourd’hui le fait que l’autre entretient une vision contradictoire, et que ces visions sont profondément enracinées dans leurs identités respectives.

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Le précédent polonais en matière de désordre intra-civilisationnel

C’est cette réaffirmation d’identité sociale/civilisationnelle dans les pays européens à constitution laïque (quoiqu’historiquement chrétiens) et dans les pays à majorité musulmane qui pourrait catalyser un basculement de la vision du monde, aux antipodes des illusions libérales, et tendant vers un nouveau réalisme reconnaissant l’existence de différents systèmes sociaux/civilisationnels. Chose tout à fait intéressante, cette tendance anti-libérale est déjà présente au sein-même de l’UE, comme le démontrent les récents développements en Pologne, le pays en tête de l’Europe centrale, qui résiste activement aux tentatives menées par Bruxelles d’imposer ses valeurs ultra-libérales à une société traditionnellement très catholique. Rien que la semaine dernière, le gouvernement polonais conservateur, réélu de justesse, a en pratique interdit l’avortement, ce qui a déclenché une tentative de Révolution de couleur (toujours en cours) de la part de sa minorité libérale, en croissance et de plus en plus audible. L’exemple polonais démontre que dépeindre le « grand reset social/civilisationnel » entre sociétés chrétienne et musulmane comme un conflit serait une erreur, qui ne ferait que faire progresser le scénario de « choc des civilisations ». Au contraire, il faut comprendre cet événement comme un réexamen du dogme libéral entre et au sein des diverses sociétés, y compris celles qui relèvent de la même sphère civilisationnelle, en Europe.

Conclusions

Toutes choses bien considérées, il ne fait guère de doute que nous sommes à l’aube d’un « grand reset social/civilisationnel ». On ne fera pas rentrer le génie dans la lampe, après l’attaque terroriste à l’encontre du professeur français. L’État français ultra-laïc, ainsi que les fidèles musulmans du monde entier s’entêtent en une lutte étendue quant aux normes et aux valeurs qu’ils considèrent comme précieuses. Chacun des deux côtés est très préoccupé par l’empiétement de l’autre sur ses propres droits, mais comme leurs positions sur les sujets chauds comme celui-ci sont inconciliables, il ne faut s’attendre à aucune résolution bénéfique de ce conflit. Le résultat ne peut en être qu’à somme nulle, mais ce simple fait pourrait même rester dissimulé si les deux côtés maintiennent leurs positions. C’est pour cela que le monde doit s’attendre à ce que la reconsidération globale du dogme libéral entre sociétés, et au sein de celles-ci, y compris au sein des sphères civilisationnelles comme illustré par l’exemple polonais, finisse par devenir l’une des tendances fondamentales de notre décennie. Mais cela n’implique pas que les civilisations sont vouées à entrer dans un « choc », car une coopération pragmatique sur les sujets d’intérêts partagés, comme le commerce, reste possible tant que les droits physiques (pas nécessairement spirituels/idéologiques) de chaque sont respectés.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

 

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