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samedi, 04 juin 2016

Die Nordseegermanen

Die Nordseegermanen

Die Nordseegermanen sind eine seit dem Altertum bekannte Gruppe von germanischen Stämmen, die vielfach mit den Angeln, Chauken, Friesen, Sachsen, Warnen, Jüten, Kimbern und Teutonen identifiziert werden.

In Anlehnung an die bei Tacitus und Plinius als Ingaevonen bzw. Ingvaeonen bezeichnete Stammesgruppe hat sich in der germanischen Sprachwissenschaft der Terminus Ingwäonisch für eine Gruppe von an der Nordsee verbreiteten Sprachen etabliert.

Kaum etwas hat das Leben der Nordseegermanen so sehr beeinflusst wie die Nähe zum Meer. Dabei ist die Nordsee ein junges Meer. Dort, wo heute Schiffe fahren, lag am Ende der letzten Eiszeit noch trockenes Land. Spätestens in der Bronzezeit waren die Marschen dauerhaft mit Menschen besiedelt, die einer Vorstufe germanischer Kultur zugehörig waren.

mardi, 17 février 2015

Redécouvertes des Europe chevelues

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L'APPEL AUX FORÊTS ENGLOUTIES
 
Redécouvertes des Europe chevelues

Jean Ansar
Ex: http://metamag.fr

Les légendes sont des mensonges qui nous parlent de vérités. Et les forêts des dieux anciens témoignent de la vivacité d’un continent peuplé de divinités variées au cœur de forêts aujourd’hui englouties et redécouvertes.


Dans la baie de Cardigan, sur la côte ouest du pays de Galles, les rafales de vent à répétition ont déplacé des milliers de tonnes de sables sur les plages, découvrant des dizaines de souches d'arbres vieilles de plusieurs milliers d'années. Il s'agirait, rapportent le Guardian et le Daily Mail, de la forêt préhistorique de Borth, où s'enracine la légende de "l'Atlantide galloise", le royaume englouti de Cantre'r Gwaelod, submergé après qu'une fée l'a délaissé. 


bay_map.jpgLes arbres seraient morts il y a plus de 4500 ans, au moment de la montée des eaux, mais auraient été préservés grâce à la constitution d'une couche de tourbe très alcaline où, privées d'oxygènes, les petites bêtes qui se chargent normalement de décomposer les arbres morts n'ont pas survécu, et donc pas pu faire disparaître ces souches. Le mythe, comme tant d'autres, est peut-être un souvenir collectif populaire laissé par la montée graduelle du niveau de la mer à la fin de la période glaciaire ; sa structure est comparable à la mythologie du Déluge comme tant d'autres que l'on retrouve dans pratiquement tous les cultures anciennes. Les restes d'une forêt ancienne engloutie à Borth, et à Sarn Badrig, près de la, peuvent avoir suggéré qu'une grande tragédie pouvait avoir emporté une ville qui se trouvait la autrefois. Il n'y a pas encore d'évidence physique solide qu'une ville substantielle existait sous la mer dans cette région.


Plus récemment encore, l’'océanographe Dawn Watson a fait de son coté une découverte des plus étonnantes : une forêt entièrement immergée dans la Manche, qui a été engloutie lors de la dernière fonte des glaces il y a environ 6000 ans. Avant d'être un fond marin, cette terre abritait un des terrains de chasse et de pêche les plus riches de toute l'Europe. Le niveau de la mer était alors plus bas d'une centaine de mètres par rapport à celui d'aujourd'hui.  «J'ai d'abord pensé que c'étaient des morceaux d'épaves», a déclaré Dawn Watson au journaliste de la BBC qui l'a interviewée. En réalité, il s'agissait de troncs d'arbre entièrement recouverts d'algues. D'après la scientifique, la tempête de 2013 ayant sévi près des côtes de Norfolk aurait permis la découverte de ces vestiges vieux de milliers d'années. C'est en plongeant au large de la côte du comté de Norfolk (Grande-Bretagne) dans la Mer du Nord, à quelques 200 kilomètres au nord-est de Londres, que l'océanographe britannique Dawn Watson a découvert une forêt préhistorique engloutie sous les eaux, s'étendant sur plusieurs milliers d'hectares.
Datée à environ 10000 ans, cette forêt était située sur une ancienne terre émergée connue des géologues sous le nom de Doggerland, qui reliait l'actuelle Grande-Bretagne au continent européen à l'époque des glaciations du quaternaire. Il faut savoir en effet que lors du dernier maximum glaciaire il y a un peu plus de 20000 ans, le niveau de la mer était plus bas qu'à l'époque actuelle, d'une centaine de mètres environ, ce qui faisait émerger une partie de la mer du Nord.

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Et c'est avec la fin de la dernière glaciation que l'eau a commencé à monter, pour atteindre son niveau actuel il y a 6000 ans environ. Résultat : l'étendue émergée du Doggerland, dont on pense qu'elle était autrefois fréquentée par les chasseurs-cueilleurs du Mésolithique (-10000 à -5000 ans avant notre ère, en Europe), a été engloutie sous les eaux. Et avec elle... la forêt découverte par l'océanographe Dawn Watson.


Selon Dawn Watson, cette forêt aurait été rendue visible à cause d'une forte tempête ayant touché la côte du comté de Norfolk, en décembre 2013. Il y a encore beaucoup à découvrir sur notre plus ancienne mémoire et l’origine des peuples des forets et des mers.

jeudi, 12 février 2015

Mer du Nord. Découverte d’une forêt engloutie entre France et Angleterre

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Mer du Nord. Découverte d’une forêt engloutie entre France et Angleterre

Hervé HILLARD

Ex: http://www.ouest-france.fr

Une plongeuse scientifique vient de découvrir les vestiges de l'immense forêt engloutie voici 6 000 ans entre France et Angleterre. Une jolie promenade dans le temps.

Pas de ferry. Encore moins de tunnel sous la Manche. Pensez : pas de Manche du tout...

Voici 10 000 ans, le niveau de la mer était plus bas qu’aujourd’hui. Au moins 100 mètres plus bas.

Les hommes du Mésolithique pouvaient donc traverser à pied sec ce qui deviendra le Channel. Et installer des campements sur les sommets qui s’élevaient de la plaine entre Bretagne et Normandie, et qui deviendront Jersey, Guernesey, Sercq, Aurigny et Chausey.

Un cercle de pierres vieux de 5 000 ans

Chausey, où un cercle de pierres mégalithique a été découvert dans la vase voici quelques années, vieux d’environ 5 000 ans – et à l’époque évidemment réalisé sur ce qui était alors de la terre ferme.

Le cercle de pierres mésolithique découvert à Chausey, aujourd'hui posé sur la vase et recouvert à marée haute.

Voici 10 000 ans, en tout cas, une immense forêt couvrait la cuvette formée par la Manche, au fond de laquelle coulait un grand fleuve – la future Tamise.

Cette forêt, une plongeuse scientifique vient d’en découvrir des traces irréfutables.

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Troncs d'arbres et branches recouverts d'algues

A l'occasion d'une plongée, Dawn Watson, océanographe a fait une découverte surprenante, rapportée par le Washington Post : les vestiges de cette forêt, engloutie voici environ 6 000 ans.

« J'ai d'abord pensé que c'était des morceaux d'épaves », a expliqué Dawn Watson à la BBC. Avant qu'elle se rende compte qu'il s'agissait de troncs d'arbres et de branches recouverts d'algues.

Les géologues connaissent cette forêt qui, à une période de glaciation (donc de bas niveau des océans), se dressait entre la France et l'Angleterre sur une terre appelée Doggerland (voir l'illustration ci-dessous).

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Un vrai « paradis »

« Il y a 10 000 ans, cet espace était un des plus riches en matière de chasse, de capture d'oiseaux et de pêche en Europe », raconte Bernhard Weninger de l'université de Cologne. On y trouvait « un bassin important d'eau de source, alimenté par la Tamise à l'ouest et par le Rhin à l'est », explique le scientifique, qui n’hésite pas à comparer l’endroit à un « paradis ».

Cette forêt a été peu à peu engloutie lors de la dernière fonte des glaces, il y a environ 6 000 ans. Qui a aussi submergé ce qui deviendra la baie du Mont-Saint-Michel, isolant les îles Anglo-Normandes et Chausey.

Mais au fait, pourquoi ces traces n'ont-elles été trouvées qu'aujourd'hui ? L'océanographe Dawn Watson pense que si les vestiges de la forêt sont désormais visibles, c'est grâce à une tempête qui a touché la côte du comté de Norfolk en 2013. Et qui permet, aujourd'hui, de se promener dans les bois.

Hervé Hillard

Ancient underwater forest discovered off Norfolk coast

Nature experts have discovered a remarkable submerged forest thousands of years old under the sea close to the Norfolk coast.
The trees were part of an area known as 'Doggerland' which formed part of a much bigger area before it was flooded by the North Sea.
It was once so vast that hunter-gatherers who lived in the vicinity could have walked to Germany across its land mass.
The underwater forest was discovered by Dawn Watson and Rob Spray from Sea Search on a diving trip to study marine life.
The prehistoric forest lay undiscovered until it was exposed by the extreme storms along the east of England coast in December 2013.
BBC Inside Out's David Whiteley reveals exclusive underwater footage of the submerged forest which experts believe could date back more than 10,000 years.

Diver finds 10,000 year old FOREST stretched as far as Europe hidden under the North Sea

Diver finds 10,000-year-old FOREST which originally stretched as far as Europe hidden under the North Sea Diver Dawn Watson found incredible ancient forest under the North Sea The 45-year-old discovered oak trees with eight-metre branches off Norfolk 10,000-year-old trees appear to have been hidden underwater since Ice Age Experts believe pre-historic forest uncovered during recent stormy weather Ms Watson said she was 'absolutely thrilled' with find off Cley next the Sea

A shocked diver has found an incredible 10,000-year-old pre-historic forest under the North Sea and experts believe it could have once stretched as far as Europe.

Diver Dawn Watson, 45, discovered the remarkable 'lost forest' when she was diving just 300 metres off the coast of Cley next the Sea, Norfolk.

She found complete oak trees with branches measuring eight metres long under the sea and experts believe they have been hidden off the coast of Norfolk since the Ice Age.

The forest is believed to have become exposed following the stormy weather last winter.

Ms Watson, who runs the Marine Conservation Society's survey project, Seasearch in East Anglia with partner Rob Spray, said she was 'absolutely thrilled' with the find.

She said: 'I couldn't believe what I was seeing at first.

'The sea was quite rough by the shore so I decided to dive slightly further out and after swimming over 300 metres of sand I found a long blackened ridge.

'When I looked more closely I realised it was wood and when I swam further along I started finding whole tree trunks with branches on top, which looked like they had been felled.

'It was amazing to find and to think the trees had been lying there completely undiscovered for thousands of years. You certainly don't expect to go out for a quick dive and find a forest.'

Ms Watson, who has been diving in the North Sea for about 16 years, said the trees are thought to have formed part of a huge forest, measuring thousands of acres.

But it is believed the forest was drowned when the ice caps melted and the sea level rose 120 metres.

The fallen trees are now lying on the ground where they have formed a natural reef, which is teaming with colourful fish, plants and wildlife.

I created this video with the YouTube Slideshow Creator (http://www.youtube.com/upload)

samedi, 05 octobre 2013

L’Europe de l’Ouest aux mains de Poutine

L’Europe de l’Ouest aux mains de Poutine
par Valentin Vasilescu

Ex: http://www.avicennesy.wordpress.com

L’Europe occidentale a immédiatement à faire un choix crucial. Soit attaquer la Russie pour saisir et exploiter les ressources d’hydrocarbures dans l’Arctique, soit accepter la dépendance totale vis à vis du gaz russe, selon le modèle allemand.

Sur une carte des réserves pétrolières et gazières mondiales connues en 2000, nous voyons que l’économie de l’Europe occidentale (dans une moindre mesure la France, le Portugal, l’Espagne et l’Italie) tourne avec les hydrocarbures de la mer du Nord.

 

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Sur une carte avec la délimitation des zones économiques exclusives, on observe que le pétrole et le gaz en mer du Nord appartiennent, en priorité, au Royaume-Uni et à la Norvège, en petite partie au Danemark et aux Pays-Bas et très peu à l’Allemagne. BP détient le monopole de l’exploitation en association avec les américains Amoco et Apache et avec la société d’état norvégienne Statoil​​.

 

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Il est intéressant de noter que de 2007 à 2012, l’extraction de pétrole et de gaz aux Pays-Bas était 2,5 fois plus faible. Ce qui démontre que, après 50 ans d’exploitation sauvage du gisement les réserves pétrolières de la Mer du Nord seront complètement épuisées dans les deux prochaines années. Ceci va générer une crise énergétique qui entrainera l’effondrement de l’économie de l’UE. L’Allemagne a été la première à tenter de résoudre ce problème à l’avance en collaborant avec la Russie à la construction du gazoduc NorthStream.

 

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La presse internationale a demandé au président russe Vladimir Poutine s’il avait des plans à long terme. Il a déclaré que pour lui la Russie n’est pas un projet, la Russie est un destin. Avec la découverte de l’énorme gisement  russe de Yuzhno- Karski , situé au nord de la mer de Barents, accumulant 75% des réserves de pétrole et de gaz de l’Arctique,  les États membres de l’OTAN de cette zone de Europe pourraient avoir la tentation de vouloir l’exploiter par la force , en violant le droit de propriété souveraine de la Russie, pensant que les Etats-Unis leur viendront en aide. Mais l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, signé à Washington le 4 Avril 1949 se lit comme suit : " Les parties conviennent qu’en cas d’attaque armée contre l’un d’entre eux, chacun d’entre eux soutiendra la partie attaquée en décidant individuellement et /ou conjointement avec les autres parties, toute action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’utilisation de la force armée ".

Donc en cas d’agression contre la zone arctique de la Russie, d’un pays de l’OTAN, les Etats-Unis n’interviendraient pas forcément, et s’ils le faisaient, ils subiraient la défaite la plus cuisante de leur histoire. Parce que les forces armées américaines reposent sur sa flotte capable de projeter la force militaire au plus près de l’adversaire. Or la zone arctique russe n’est pas la Yougoslavie, l’Irak, la Libye ou la Syrie et les porte-avions, les navires amphibies de débarquement du corps des Marines (porte-hélicoptères), les destroyers et les navires d’approvisionnement ne peuvent pas opérer dans l’océan gelé de la banquise. Et le rayon d’action de l’aviation embarquée sur les porte-avions déployés dans des bases de l’OTAN en Europe du Nord est insuffisant pour frapper la moindre cible dans l’Arctique russe. Malgré tout, la Russie est préparée à toute éventualité, avec dans la zone, un dispositif militaire terrestre, naval et aérien impressionnant.

http://romanian.ruvr.ru/2013_09_27/Planul-SUA-pentru-controlul-asupra-nordului-Europei-2308/

Traduction Avic

Par Valentin Vasilescu, pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

vendredi, 02 septembre 2011

Jürgen Spanuth's "Atlantis of the North"

Jürgen Spanuth's Atlantis of the North

Anglo Pyramidologist

Ex: http://www.wermodandwermod.com/ 

Jürgen Spanuth was a German classicist and theologian. He wrote three major works on Atlantis, atleast two being translated into English shortly after their German publication, the first being Atlantis: the Mystery Unravelled (1953, tr. 1956), the second solely titled Atlantis (1965) and the third Atlantis of the North (1976, tr. 1979).

Spanuth's approach to Atlantis was professional, as a classical scholar he had access to many ancient inscriptions, writings and fragments (especially Greek) and his expertise in this field meant he could quote and examine them in great detail. His original book 'Atlantis the mystery unravelled' was the most comprehenesive containing a massive amount of referenced classical sources. The purpose of Atlantis of the North (as the introduction states on the first few pages) was merely to be a ''shorter version'' of the original, for better access and understanding for the reader. There are still hundreds of classical sources however found cited throughout the book.

Spanuth made some unique identifications and discoveries about Atlantis no other had before his time, all of these are presented in his excellent book. Firstly, he was the first to discover that the 'Atlantic Ocean' of the ancient Greeks was not confined to the Atlantic we know today in the west, but also the Arctic Ocean or North Sea. Ancient Greek poets (i.e Euripides) placed Atlas (the bearer of the world-pillar) in the extreme north, not the west. The waters that surrounded Atlas were called the 'Atlantic sea', and as Spanuth discovered most ancient Greek writers placed this sea in the far north. There are many other unique findings Spanuth wrote about, he identified the Atlanteans Plato wrote about who invaded Libya and Egypt as being the mysterious 'Sea Peoples' who attacked parts of Southern Europe and North Africa around 1200BC. His evidence again being professional - translated egyptian inscriptions and papyrus such as the Medinet Habu texts, which identify the 'Sea Peoples' as coming a homeland from the far north. Spanuth identified this homeland, as being the North Sea.

Spanuth's personal identification of Atlantis was with Heligoland, a small Island within the North Sea - just off the coast of Germany. Now he may have been wrong about specifically Heligoland, but his identification with the North Sea i believe was spot on. Buy and read his work to see all the evidence. This is top scholar material, backed up with lots and lots of classical documentation. Spanuth stuck to Plato's original writings on Atlantis, which is precisely why his work should be read, he was not a crackpot linking Atlantis to aliens or powerful technology you today hear with New-Ager type authors, he was a genuine well educated classicist. I believe Spanuth got very close to the absolute truth regarding Atlantis, and he did this just soley by studying Plato's account and classical sources. Other men for hundreds of years made the mistake of adding to Plato's writings on Atlantis and twisting or inventing what they wished to see.

Source: Amazon

dimanche, 30 janvier 2011

Lale Andersen - Wo die Nordseewellen...

Lale Andersen

Wo die Nordseewellen...

lundi, 24 janvier 2011

Kinship, gift-exchange, honour and feud in Medieval Frisia and Iceland

Ancient Icelandic Manuscript depicting Odin
Kinship, gift-exchange, honour and feud in Medieval Frisia and Iceland

Ex.: http://www.gangleri.nl/

In this article I want to say a thing or two about a few interrelated ‘processes’ in the Medieval Germanic society. How groups form and how they are maintained and how ‘mechanisms’ such as honour and feudwork. These at first sight varied subjects will prove to be interwoven.
For this article I have used a few books that you will find listed at the bottom. All authors more or less treat parts of the whole, but from different perspectives and speaking about different societies. It seems as if all of these kinds of works owe a great deal to Willam Miller’s Bloodtaking and Peacemaking which is one of the books that I used. Miller is mostly concerned with Medieval Iceland. Another author I consulted is Jos Bazelmans who dived deeply into the Beowulf story and therefor Anglo-Saxon culture. Another Dutch author, Arnoud-Jan Bijsterveld wrote a book about gift-giving mostly concerning people and the Church in the late-medieval Netherlands, a period in which little empires started to arise and this lord-civilian bond is also very present in Bijsterveld’s book. Further I used two articles and last but not least, the inspiration to start this little investigation came from Han Nijdam’s excellent Lichaam, Eer en Recht which is about Medieval Frisian society, with many references to Medieval Iceland.

The individual

Nowdays we speak of an individualistic society, people are atoms in a society and hardly connected to anybody. This was different in times past. In fact, it is not entirely true nowadays either. When you think of who a person is, you think how that person relates to other people to ‘define’ that person. Han Nijdam says: “a person [is] dividable because it is defined in terms of the relationships that he and other members of the society maintains” (Nijdam 50). He continues with a simple example refering to a short film in Sesame Street in which a boy is the newspaper boy for one person, the grandchild of the next and the little brother of the third. The boy is ‘defined’ by the people he relates to. Or the other way around, who he is, depends on the person who describes him.

“If we could abstract a person’s movements and graph them into a network, we would find that the greatest predictor of the identity of the various households in which he or she gained entry, either as visitor or lodger, would be the presence of kin within that household.” William Miller writes (Miller 139), meaning that the visitor would define the persons in the houses he visits by looking at the other people present. Since it still works that way, one can hardly speak of an individual.

So if an individual is defined by his or her surroundings, what are these surroundings? “Family”, “kin”, “sib” , “tribe” perhaps? Just as with an individual, these terms are not so easy to describe, because they too are dependent on the situation. “The oldest Germanic societies that can be reconstructed using historical sources possessed, according to the most widely held opinion, a relatively stable order that was based on the natural principle of blood-relationship. Relationships of descent, whether fictional or not, gave each person a place within the tribal collective.” (Bazelmans 13) On a smaller scale Miller does not only speak of “regional variation[s] in householding practices” (Miller 113), but he continues with saying “that the precise sense of household might change depending on the context in which it is invoked. A household unit as identified for recruitment to the feud is not the same as the household unit used to determine whether someone qualifies for service on a jury or is required to attach himself to a chieftain for the purposes of Thing attendence.” (Miller 114). “Ego-focused kin groupings of shifting composition [...] were quite important in Iceland in a multitude of social and legal settings, even if these groupings were variously constituted depending on a number of personal, social, and other contextual factors and did not include all eligible members. Kinship mattered, even if not all people related to a person felt obliged to assist him or her.” (Miller 140) Or in the words of Jos Bazelmans: “The tribe consisted of a large number of relatively autonomous elements. These were not descent groups in the sense of lineages or clans, but name-bearing groups of disparate size which recruited their members on the basis of kinship and residence in the same geographical area. Each person was not only a member of such corporate, regional groups, but also of an open network of persons related on the father’s or the mother’s side along with dependents (the kindred). Such networks played an important rold especially in the resolution of feuds.” (Bazelmans 3)

“The extend of the kindred, that is, how genealogically distant two people can be and still count each other kin, is formally set in some provisions in the laws at fourth cousins.” (Miller 145) (addition: a fourth cousin is a person of my own generation with whom I share great-great-great-grandparents, in our reckoning that is an 8th grade kinship! Some texts speak of seventh cousins!!)

“Kinship mattered”. But what is a person’s kin? The people he is related to by blood of course, but both in the old and in the current view of things, blood-relations go in two directions, the father’s and the mother’s side. “Bilateralism, the tracing of relationship through links of both sexes, meant that not all a person’s relatives were related to each other. [...] An important feature of bilateral kinship reckoning is that your kin will not entirely coincide with your cousin’s kin; or, from another perspective, you are by virtue of kinship eligible for membership in several different kin groups with different overlap. [...] The kin group, in other words, was not a closed corporation of determinate membership; it did not constitude itself automatically. It always fell to someone to recruit his of her kin for the particular enterprise at hand.” (Miller 155)

You have family on both your father’s and your mother’s side, but the uncles, aunts, nephews and nieces of either side are probably not related to eachother, their kin is different from yours. Therefor the situation exists in which an uncle of both your father’s and mother’s side are called upon, but when one of these uncles invites (or whatever) his kin, he will most likely not ask your other uncle. With that in mind you can only conclude that kinship differs in different situations.

A similar situation goes for “households”, a group of people living in the same house or on the same piece of land under guard of a “householder”. A household is something quite different from kin, since aunts and nieces do not often live in your house and the servants that do, are usually not related by blood. A household surely is a unit of society to take a look at, especially because often it is said that in governmentless society such as in Medieval times there first were separate households:
“Inevitably the attempt was made to add early Iceland to the number of regions that socialized people in nuclear families within simple households. As we shall see, what the sources tell us about the shape of Icelandic householding must compel a different conclusion. The sources, both sagas and laws, are not without their own special problems in this particular topic. For one thing, the laws take an explicit interest in households and even define what constitudes a household unit. But the “juridical” household does not seem to correspond with what archeological evidence there is, nor with saga descriptions of how the main economic unit, the farm, was populated and managed. Outside passages in the laws directly dealing with the legal household, information on householding must be culled from passing comments in the laws and sagas and inferred from contexts devoted explicitly to other matters. The fact that most of our information is acquired incidentally is in its way quite reassuring. Even the most committed member of the Icelandic school of saga scholarschip would have a hard time giving any reason as to why a thirteenth-century saga writer would want to situate his characters in households that had no basis in reality.” (Miller 112/3)

“While the laws formally imposed kinship out to fourth cousins, kinship in the practical or world depended on more than just biological or affinal connections. Just who would be counted kin was clearly subject to much situational variation and was quite context-specific. A second, even a third cousin with whom one shared common interests and with whom one consequently acted or consulted would be counted kin, while a first cousin with whom one was less involved might cease, for practical purposes, to be counted kin at all. Nor might the people with whom one claimed kinship for the purpose of invitations to feasts and weddings be the same people one counted as kin when it came time to assist in a lawsuit or help pay compensation for their wrongdoings.” (Miller 156) Miller calls this “recruitable kin” (Miller 156) and of course the situation is not different nowadays. I suppose the “common interest” could also be with a non-kin version but a friend.

Earlier we saw Jos Bazelmans speaking of “fictional relationships of descent”. This can refer to the famous, but in the used books little described subject of blood-brothership. “Blood-brothership was a formalized relation undertaken between two or more men in which each vowed to avenge the death of the other, just as if he were his own brother.” (Miller 173) And thus a new member of the kin was a fact.

What might sound strange in our logic is that “[i]n various places in the law a sister’s husband is considered an especially close relation. “He is disqualified for interest from sitting on juries and from judging his affine’s cases just as if he were a blood relative.” (Miller 162) This does not count for a wife’s brother!

“People looked to kin and affines for aid in law and life. They avenged each other’s wrongs; they invited each other to weddings and funerals; they gave each other gifts. They stood surety for each other hired on their poorer cousins as servants.” (Miller 178) This had the result that “[o]ne of the chief activities kin undertook with eachother was mutual consultation. Since the target of a vengeance killing might not be the wrongdoer himself, but one of his kin, there was every reason why kin would want to have some say in actions for which others might hold them to account. [...] Uncounseled deeds were considered reckless deeds.” (Miller 164)

The consulting of kin is very different from how things go today. When I do something to somebody, that somebody in most cases will not know my family and if (s)he does,

mercredi, 06 octobre 2010

Les Hellènes en Mer du Nord

Les Hellènes en Mer du Nord

 

Germ350_B23757-9_U1D.gifAprès bien des tâtonnements, confinant à l’archéologie-fiction, l’itinéraire de l’expédition grecque de Pythéas en Mer du Nord, autour des Iles Britanniques et le long des côtes norvégiennes vient d’être reconstitué par une équipe de chercheurs de la « Technische Universität Berlin ». La tradition des hellénistes rapporte, en effet, que Pythéas a quitté Massalia (Marseille), vers 330 avant J. C., pour cingler vers le nord et atteindre, dit-on, la mystérieuse île de Thulé, que les Anciens considéraient comme l’extrémité septentrionale du monde. C’est ici que les spéculations allaient bon train : cette île de Thulé était-elle l’Islande, la Norvège (prise erronément pour une île), les Shetlands, les Orcades ou les Féroé ?

 

L’équipe des chercheurs berlinois s’est concentrée sur l’étude des longitudes et latitudes et sur tous les éléments issus des textes antiques et signalant une durée de voyage, une distance évaluée par les marins de Massalia. L’équipe pluridisciplinaire, comptant des mathématiciens, des spécialistes de la géodésie et des historiens de l’antiquité, a pu finalement décrypter, grâce à tout un éventail de technologies modernes, ce que fut le trajet accompli par Pythéas et ses compagnons.

 

Le résultat est aussi intéressant que révolutionnaire. Après avoir contourné la péninsule ibérique par cabotage, Pythéas a traversé la Manche de Brest aux Cornouailles, pour poursuivre sa route, toujours par cabotage, le long de la face occidentale de la Grande-Bretagne, jusqu’aux Shetlands. De là, il a pris le risque de s’aventurer en haute mer, poussé par les vents, pour arriver en Norvège dans le Fjord de Trondheim. D’après les sources antiques, ce voyage des Shetlands à Trondheim, la Thulé des Grecs anciens, aurait duré six jours (soit 90 km par journée de trajet). Cette durée paraît réaliste, d’autant plus que cela correspond à la journée quasi boréale que décrit Pythéas : « le soleil, là-bas, ne prend que deux à trois heures de repos ». Tel est effectivement le cas, en été, dans la région de Trondheim.

 

On suppose que Pythéas a entrepris son expédition vers le nord pour le compte des marchands grecs de Massalia, afin de repérer des sites où se procurer de l’étain (Cornouailles) ou de l’ambre (que l’on trouve partout dans la région baltique et le long des côtes danoises de la Mer du Nord), deux matières jugées utiles ou précieuses dans l’antiquité et introuvables dans le bassin méditerranéen.  

 

(source : « Der Spiegel », n°32/2010, p. 109).

 

Les résultats obtenus par l’équipe berlinoise peuvent se lire dans un ouvrage paru auprès d’un prestigieux éditeur scientifique :

 

- A. KLEINEBERG, C. MARX, E. KNOBLOCH, D. LELGEMANN, Germania und die Insel Thule, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 176 p., 29,90 euro.

 

Notice de l'éditeur

 

Kleineberg, Andreas / Marx, Christian/ Knobloch, Eberhard / Lelgemann, Dieter
Germania und die Insel Thule

Die Entschlüsselung von Ptolemaios’ ›Atlas der Oikumene‹

Forschung
2010. 131 S. mit 4 farb. Vorsatzkt., 8 s/w Kt. u. 10 Tab., Sachverz. u. Index. 17 x 24 cm, Fadenh., geb. mit SU.
Lieferbar
B 23757-9


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»It is one of the most puzzling riddles of antiquity« galt seit 1952 für den Weltatlas des Klaudios Ptolemaios aus dem zweiten Jh. n. Chr. Doch was ist daran so rätselhaft? Die Schrift des großen Mathematikers und Geographen enthielt mutmaßlich keine Landkarten, wohl aber mehrere Tausend Städtenamen mit Angabe ihrer geographischen Koordinaten, deren heutige Lage bislang nicht entschlüsselt werden konnte. Durch interdisziplinäre Zusammenarbeit zwischen Geodäten und Wissenschaftshistorikern ist es einem Forscherteam der TU Berlin gelungen, die Angaben für ›Germania Magna‹ und der sagenhaften Insel Thule zu decodieren. Das Ergebnis ist nichts weniger als revolutionär, weil sich praktisch Hunderte Verortungen erstmals schlüssig klären lassen. Das Weltbild der Antike muss hierdurch mit völlig neuen Augen betrachtet werden!

Autoreninfo

Christian Marx, geb. 1976, ist wissenschaftlicher Mitarbeiter am Institut für Geodäsie und Geoinformationstechnik der TU Berlin.

Dieter Lelgemann, geb. 1939, ist emeritierter Professor für astronomische und physikalische Geodäsie an der TU Berlin. Er beschäftigt sich u. a. mit der Geschichte der antiken Geodäsie in den hellenistischen und chinesischen Kulturen. Sein 2009 bei der WBG erschienenes Buch ›Die Erfindung der Messkunst‹ fand breite Beachtung in der wissenschaftlichen Fachwelt. Zudem war er an dem 2010 bei der WBG erschienenen Buch ›Germania und die Insel Thule‹ als Autor beteiligt.

Eberhard Knobloch, geb. 1943, ist emeritierter Professor für Geschichte der exakten Wissenschaften und der Technik an der TU Berlin und Projektleiter an der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften. Von 2001 bis 2005 war er Präsident des deutschen nationalen Komitees für Wissenschaftsgeschichte. Seit 2006 ist er Präsident der European Society for the History of Sciences.

Andreas Kleineberg, geb. 1970, ist wissenschaftlicher Mitarbeiter am Institut für Geodäsie und Geoinformationstechnik der TU Berlin.


lundi, 28 décembre 2009

L'Ecosse deviendra-t-elle indépendante?

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Dr. PETERSEN :

 

 

 

L’Ecosse deviendra-t-elle indépendante ?

 

Un chapitre nouveau dans une longue lutte pour l’indépendance et la liberté !

 

L’histoire ne fait jamais de sur-place. On le constate en observant les efforts que font actuellement les Ecossais pour devenir plus indépendants de l’Etat britannique et pour se poser comme une entité autonome en des domaines de plus en plus diversifiés.

 

Pour comprendre les événements qui secouent aujourd’hui l’Ecosse, il faut se livrer à une brève rétrospective : le 1 mai 1707, l’Ecosse et l’Angleterre fusionnent pour former le Royaume-Uni, dont la capitale, Londres, devient le centre d’où émanent tous les pouvoirs. Depuis les Romains, on avait l’habitude de considérer les deux pays comme deux îles distinctes, dotées de quelques « ponts de terre ferme ». A partir de 1707, ces deux « îles » et ces deux peuples, désormais fusionnés, seront considérés comme un bloc uni à tous les points de vue : formel, juridique, administratif et territorial. L’histoire de l’Ecosse avait commencé pendant les « siècles obscurs », entre 400 et 800 de l’ère chrétienne, où elle avait subi diverses attaques ennemies comme le reste de la Grande-Bretagne, pendant l’époque romaine et après le départ des légions de l’Urbs. L’Ecosse, au 7ème siècle avait été partagée entre quatre royaumes, souvent en querelle pour des questions territoriales ou pour savoir lequel jouirait d’une supériorité sur les autres. Finalement, les divers peuples qui composaient l’Ecosse de ces « siècles obscurs » vont fusionner pour former, en bout de course, un royaume unique d’Ecosse. Les étapes suivantes sont mieux connues : on se souvient tous de la lutte de l’Ecosse pour conserver sa liberté, sous l’égide de William Wallace qui s’était opposé avec énergie à la rude mainmise anglaise sur le pays.

 

L’Ecosse : mise hors jeu par des techniques raffinées

 

Au 17ème siècle, la voie vers l’unité de la Grande-Bretagne semblait déjà tracée avec les Stuarts qui étaient rois d’Angleterre et, par union personnelle, aussi rois d’Ecosse. Cependant, après les Stuarts, l’annexion de l’Ecosse par l’Angleterre allait se faire par des techniques raffinées, mettant hors jeu les Ecossais. D’abord, les Anglais menacent de proclamer l’ « Alien Act », par lequel tous les Ecossais vivant en dehors d’Angleterre auraient été considérés comme étrangers et exclus de tout commerce avec l’Angleterre et ses colonies. Ensuite, les Anglais appliquent une technique financière, en créant la « Company of Scotland », une société commerciale écossaise, laquelle était flanquée d’un projet, dit « Projet Darien » ; dans le cadre de cette société, on envisageait de créer une colonie exclusivement écossaise à Panama. Le projet échoua de manière catastrophique et ruina complètement les finances du royaume d’Ecosse. Acculés à la misère et à la banqueroute, les Ecossais n’avaient plus qu’une issue, pour redonner de la stabilité à leur pays : accepter l’Union complète, l’ « Act of Union ».

 

Depuis lors, plus de 300 ans se sont passés et voilà que les héritiers de Wallace remettent en question ce « mariage de raison » entre les deux pays. Il y a déjà de nombreuses années que le processus d’émancipation vis-à-vis du « grand frère anglais » est en cours et constitue un objet de querelle entre les « époux », avec pour corollaire, que la partie écossaise du contrat matrimonial revendique de plus en plus souvent un franc divorce. Fer de lance de cette revendication, le SNP (Scottish National Party) d’Alex Salmond avait fait de celle-ci le point numéro 1 de son programme électoral de 2007. Tony Blair avait senti passer le vent du boulet, en perdant des voix dans une Ecosse traditionnellement travailliste, sans compter le ressac qu’il avait subi pour avoir trop manifestement soutenu la politique belliciste américaine en Irak. La défaite de Blair et le pacifisme écossais ont donc contribué à renforcer toutes les tendances favorables à l’indépendantisme en Ecosse.

 

Les tirades de Blair

 

McConnell, un des leaders du parti travailliste en Ecosse, avait pourtant adopté un profil fort différent de celui de Blair lors de la campagne électorale calédonienne, mais avait tout de même émis l’opinion que l’Ecosse retirait d’énormes avantages de son union avec l’Angleterre. Blair, lui, lança force tirades pour démontrer que les Ecossais devraient payer leur éventuelle indépendance fort cher. Mais ni les admonestations de McConnell ni les tirades de Blair n’ont pu modifier l’opinion des Ecossais. Taylor, journaliste de la BBC, a commenté la victoire du SNP : « La plupart des Ecossais veulent que leur fierté nationale et leur identité se reflètent dans les structures politiques. Beaucoup d’entre eux traduisent ce désir par une volonté d’indépendance ».

 

La marche vers l’indépendance a commencé en 1999, lors de la fameuse « dévolution », qui a permis aux Ecossais d’avoir leur propre parlement. Les compétences dont bénéficie ce parlement écossais comprennent, pour l’essentiel, tous les aspects de la « domestic policy », de la « politique intérieure ». Dont, notamment, les politiques de l’enseignement, de l’environnement, du transport, du tourisme et de la région proprement dite. Le 30 novembre 2009, exactement le jour de la fête nationale écossaise, ce parlement présente enfin le « livre blanc », qui résume les desiderata des Ecossais, cherchant à obtenir l’indépendance vis-à-vis de toutes les autres composantes du Royaume-Uni. Ce « livre blanc » recadre le processus d’indépendance, tel que l’envisage le SNP, dans un contexte plus vaste, et avance quatre options :

1.     Le statu quo.

2.     Un élargissement des droits et compétences de l’actuel parlement régional écossais.

3.     Une forme d’autonomie qui laisserait aux Ecossais presque toutes les compétences d’un Etat normal, y compris la souveraineté financière et monétaire, à l’exception de la défense et de la sécurité. En avançant ce projet d’autonomie, les Ecossais parlent de « dévolution max » (le maximum en matière de dévolution) ou d’ « indépendance light » (l’indépendance ‘light’).

4.     Se détacher complètement de la Grande-Bretagne. Dans ce dernier cas, le SNP veut conserver la monarchie et la livre sterling.

 

Le problème : la crise financière

 

Le processus vers l’indépendance est toutefois freiné en Ecosse aujourd’hui parce que le gouvernement d’Alex Salmond est minoritaire. Toutefois en janvier prochain, un projet de loi sera présenté au parlement écossais, visant l’organisation d’un référendum sur la constitution future de l’Ecosse. Deuxième frein au processus d’indépendance : la récession actuelle et la situation financière tendue. Dans ce contexte économique peu favorable, les sondages les plus récents montrent qu’une bonne part de la population écossaise craint que la puissance financière d’une Ecosse indépendante, détachée du Royaume-Uni, serait battue en brèche. Ainsi, en 2008, deux grandes banques, la « Royal Bank of Scotland » (RBS) et la « Halifax Bank of Scotland » n’ont pu être sauvées que par des injections de capitaux fournis par le trésor britannique.

 

Avec cette situation financière considérablement fragilisée pour arrière-plan, on assiste en Ecosse aujourd’hui à l’émergence d’une dualité politique. On peut ainsi tracer un parallèle avec la situation d’il y a 300 ans. A l’époque, l’Ecosse s’était embarquée dans une aventure financière à Panama, où les risques financiers étaient considérables. La suite ne s’est pas fait attendre : les finances du royaume ont été mises en banqueroute complète. La seule issue avait donc été de s’unir à l’Angleterre. Aujourd’hui, nous devons constater que les finances sont à nouveau ébranlées, conséquence de la crise financière et bancaire mondiale, dans le déclenchement de laquelle la « City » londonienne porte une très lourde responsabilité. C’est pourquoi beaucoup d’Ecossais, même s’ils ont un jour aspiré à un maximum d’autonomie voire à l’indépendance, voient leur salut dans un maintien de l’union avec l’Angleterre. Les conservateurs écossais, par exemple, dans les eaux troubles de l’omniprésente crise financière, préfèrent encore et toujours naviguer sous pavillon britannique.

 

Malgré cette réticence sur fond de crise, les « dévolutionnistes » ne baissent pas les bras. La majorité des Ecossais ne cessera pas de vouloir bientôt vivre le vieux rêve de l’indépendance. Sur le long terme, les angoisses générées par la crise financière ne pourront pas faire taire les aspirations d’un peuple à la liberté. La voie vers l’indépendance de l’Ecosse est tracée et rien, me semble-t-il, ne pourra plus l’arrêter.

 

Dr. PETERSEN.

(article paru dans DNZ, Munich, n°51/2009 ; trad. franc. : Robert Steuckers).  

 

 

mardi, 15 juillet 2008

Formation du Royaume-Uni des Pays-Bas (1814-1815)

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Jan NECKERS:

 

Sur la création du Royaume-Uni des Pays-Bas en 1814-1

L’unification des Pays-Bas (du Nord et du Sud) en 1814 et en 1815 ne s’est pas déroulée aussi facilement que le croit la majorité de nos contemporains. En octobre 1813, les Russes, les Prussiens et les Autrichiens battent Bonaparte près de Leipzig après trois jours de bataille. Les Français, défaits et en déroute, se replient derrière le Rhin mais en décembre, leurs adversaires franchissent à leur tour le grand fleuve. Une première colonne prussienne arrive dès le 16 décembre à Malines, marche en direction de Louvain mais se retire assez prestement sur Breda. Fin janvier 1814, l’offensive définitive commence et les Russes et les Prussiens entrent en libérateurs à Bruxelles le 1 février. Une semaine plus tard, le Prince Guillaume d’Orange fait une apparition à Bruxelles. Il est reçu avec un certain enthousiasme. Les Bruxellois se rappellent d’un autre Prince d’Orange, qu’ils avaient aimé.

 

Mais les bruits courent assez vite qui prétendent que le Prince Guillaume est venu pour bien d’autres raisons  qu’une simple visite de courtoisie. Le Prince, âgé de 42 ans, vient d’être proclamé souverain des Pays-Bas (du Nord) avec l’assentiment des Britanniques, après avoir balayé les réticences de l’Empereur de Russie qui lui reprochait d’avoir jadis joué la carte bonapartiste. Guillaume n’a encore aucune idée précise des formes que prendra son futur Etat. Il avait promis aux Anglais que cet Etat serait, dans tous les cas de figure, un solide tampon contre toutes les agressions françaises potentielles mais pour réaliser ce projet, il fallait que les Pays-Bas du Nord puissent s’étendre assez loin à l’est et au sud. Il avait demandé que lui soit octroyée une solide portion de l’Ouest des Allemagnes mais devinait bien évidemment que les Prussiens ne la lui accorderaient jamais. Mais dans l’ensemble constitué par les anciens Pays-Bas Royaux ou Pays-Bas autrichiens, il était sûr de pouvoir glaner quelques territoires. En attendant la décision finale des alliés, il était venu à Bruxelles pour prendre la température. Il sera bien vite confronté à la réalité.

 

Heintje (Henri) van der Noot, alors âgé de 83 ans, ancien dirigeant de la révolte contre l’Empereur Joseph II en 1789, publie une brochure où il réclame le retour à la légitimité, c’est-à-dire le retour des souverains de la dynastie des Habsbourg. Et ce projet reçoit alors un réel soutien. Discrètement, Guillaume commande à quelques hommes de confiance de réaliser une enquête dans les grandes villes afin de connaître les souhaits de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. La réponse est la même: une bonne part de celles-ci veut le retour à la légitimité impériale. Deux semaines plus tard, une délégation des plus grandes familles aristocratiques des Pays-Bas méridionaux part pour la France où les armées alliées poursuivent Bonaparte en déroute. La délégation réussit à parler à deux des acteurs politiques principaux de l’époque, l’Empereur François d’Autriche et le ministre anglais des affaires étrangères, Lord Castlereagh (rappelons ici que l’Angleterre a financé toutes les guerres contre Bonaparte et que leurs dépenses ont été supérieures à celles qu’ils engageront plus tard en 1914-18). L’entretien eut l’effet d’une douche très froide.

 

Un fait unique dans l’histoire

 

L’Empereur François se rappelle très bien, et même trop bien, de ses “chers” sujets des Pays-Bas. Il avait vingt-deux ans au moment de la mort de son oncle Joseph II, qui avait trépassé, disait-on, à cause du chagrin que lui avait causé la révolte des Pays-Bas. Son père Léopold ne fut Empereur que deux ans, avant de décéder à son tour. Après une première invasion française en 1792, l’armée du nouvel empereur François libère les Pays-Bas en 1793. Le souverain visite la région en 1794. Il fut même intronisé Duc de Brabant sur la Place Royale à Bruxelles et devint ainsi le premier souverain depuis Philippe II d’Espagne à être réellement présent lors de cette cérémonie. Mais en 1794, il entend essentiellement discuter argent avec ses “chers sujets” car ces derniers paient certes l’impôt, mais celui-ci est insuffisant pour entretenir l’armée qui doit les défendre contre l’envahisseur français. Seules quelques très riches abbayes sont prêtes à mettre des sommes aussi considérables que complémentaires pour faire face à la tâche. L’Empereur quitte alors le pays, réfléchit longuement et écrit une lettre à “ses chers sujets des Pays-Bas”. Il leur donne finalement la liberté, le 29 mai, de mettre en ligne une armée en toute autonomie, mais à la condition qu’ils la financent entièrement, de leurs propres deniers. C’est alors que les difficultés émergent et génèrent un chaos indescriptible. Et si les Pays-Bas refusent? Eh bien, l’Empereur et ses sujets néerlandais demeureront bons amis mais si Flamands, Brabançons, Hennuyers, etc. ne s’exécutent pas dans le sens préconisé par l’Empereur, alors qu’ils se débrouillent. L’Empereur les déclarera indépendants et ils devront alors décider par eux-mêmes quel sera leur sort futur.

 

C’est là un fait unique sous l’Ancien Régime qu’un souverain, si las de ses sujets, et à qui il a si peu de choses à dire, menace de les répudier. L’histoire nous donne bien des exemples de sujets cherchant à se débarrasser de leur souverain mais le contraire, comme dans le cas qui nous préoccupe, n’est, me semble-t-il, jamais advenu. Jamais souverain n’a cherché de cette manière à se débarrasser de certains de ses Etats. Après avoir entendu les menaces de leur Empereur, les Pays-Bas ont soupiré et décidé de se mettre à la tâche, mais ils y procèdent avec lenteur, tant de lenteur... Ce retour au réalisme politique s’est bien vite avéré inutile car, à peine quelques mois plus tard, les Français franchissent à nouveau les frontières et s’installent dans nos régions pour vingt ans. L’Empereur n’a aucun état d’âme en 1797 quand il doit céder officiellement ses Pays-Bas à la France en échange de la République de Venise, que les armées françaises avaient conquise et que Bonaparte reprendra quelques années plus tard. Or, voici donc que vingt ans après la dernière visite de l’Empereur autrichien à Bruxelles, ces casse-pieds de Néerlandais du Sud frappent à nouveau à sa porte.

 

L’Empereur François, toujours courtois, leur dit, qu’à son vif regret, il s’avère impossible qu’un membre de la famille des Habsbourg monte sur le trône des Pays-Bas. C’est ainsi que disparaît de nos régions une dynastie dont l’ascendance remonte à tous les comtes Baudouin de Flandre et à tous les Ducs Jean de Brabant. François et son chancelier Metternich, lorgnent tous deux vers l’Italie du Nord, voisine de l’Autriche: ces territoires sont bien plus intéressants et le fait que leurs habitants n’aiment guère les Habsbourg d’Autriche, laisse l’Empereur et son chancelier parfaitement froids.

 

 

“Dans un plus grand ensemble”

 

Lord Castlereagh ne fit pas dans la dentelle quand il s’adressa aux “Brabançons”, comme il appelait assez justement les ressortissants des Pays-Bas anciennement autrichiens. Deux choses seulement l’intéressent: l’abolition de l’esclavage et la constitution d’un Etat-tampon fort face à la France , capable de défendre Anvers et l’Escaut, de façon à ce que les Britanniques n’aient rien à craindre. Textuellement, il leur dit: “Pour être libres, vous devez être forts. Pour être forts, vous devez faire partie d’un plus grand ensemble et cet ensemble sera l’union avec la Hollande ”. L’affaire est donc réglée, sauf peut-être la question du tracé final des frontières. Castlereagh veut donner aux nouveaux Grands Pays-Bas quelques territoires des Allemagnes entre la Moselle et le Rhin mais il se heurte au veto des autres alliés. Les armées prussiennes sont encore bien présentes aux Pays-Bas et, en tenant compte de cette présence, une nouvelle idée germe dans l’esprit des négociateurs: partager les Pays-Bas méridionaux en prenant la Meuse comme frontière. Tous les territoires situés à l’ouest du fleuve seraient unis aux Pays-Bas du Nord et tous ceux situés à l’est reviendraient à la Prusse. Finalement , les Prussiens se désintéressent d’un tel partage et préfèrent recevoir des compensations en Allemagne même. Guillaume des Pays-Bas reçoit alors la Principauté ecclesiastique de Liège qui n’avait jamais fait partie des Grands Pays-Bas historiques (de Charles-Quint).

 

 

Et il avait encore un écueil à franchir: offciellement, les alliés déclarent avoir fait la  guerre à Bonaparte seulement  et non pas à la France et maintenant que l’envahisseur Bonaparte est exilé à l’Ile d’Elbe et qu’un Bourbon est à  nouveau hissé sur le trône de France, Talleyrand, ministre français des affaires étrangères, entend conserver une bonne partie de ces Pays-Bas ex-autrichiens. Ses manoeuvres ne réussiront pas: il ne pourra conserver que Philippeville, Mariembourg et Bouillon.

 

En juin 1814, les alliés signent le Traité des huit articles (impliquant notamment  la liberté de culte, contre laquelle l’évêque de Gand, le Français de Broglie, proteste immédiatement). Ce Traité règle les modalités de l’union des Pays-Bas du Nord et du Sud.

 

A la fin du mois de juillet, Guillaume tient provisoirement l’autorité entre ses mains. C’est effecitvement provisoire car les Russes songent un moment à une alliance avec la France et se demandent s’il ne faudrait pas, pour amadouer les Français, leur laisser ces anciens territoires sud-néerlandais lors de la signature du traité définitif. Cette alliance franco-russe ne se forge pas et, après cet intermède, c’est au tour de la Prusse de proposer à la France un marché. Les Prussiens souhaitent absorber toute la Saxe. Au début de l’année 1815, ils offrent à leur tour l’ensemble des Pays-Bas méridionaux à la France , en échange de l’appui français à l’annexion de la Saxe. Talleyrand est trop intelligent pour prendre cette offre en considération car il risque alors une guerre avec l’Angleterre. En février 1815, tous signent finalement, à Vienne, le Traité qui institue le “Royaume Uni des Pays-Bas”. Guillaume ne signe pas lui-même.... les Anglais le font à sa place!

 

 

Le retour des oeuvres d’art volées

 

Le nouveau  royaume existe de facto dès que le Congrès de Vienne scelle ses derniers actes mais Guillaume ne peut attendre aussi longtemps. En mars, il se proclame roi lui-même. Sans doute parce qu’il est ébranlé en apprenant que Bonaparte est revenu de son exil méditerranéen.

 

Du coup, il devient fort populaire dans ses nouvelles provinces du Sud car, mis à part quelques anciens collaborateurs du régime napoléonien, personne ne souhaite le retour du dictateur corse et de sa famille de brigands qui ont contraint tant de jeunes gens de chez nous à aller mourrir dans des opérations de pillage à leur seul profit. Même la Ville de Liège accueille Guillaume avec enthousiasme au début du mois de juin 1815, car les armées françaises arrivent à marche forcée. Finalement, Bonaparte est battu à Waterloo et cette fois les alliés se montreront bien moins magnanimes à l’endroit de la France. Celle-ci devra subir une occupation pendant des années et payer les frais de garnison.

 

La Prusse , après Waterloo, veut annexer toute l’Alsace et une partie de la Lorraine (ce qu’elle ne réussira à faire qu’en 1870) et exige que la Flandre méridionale (annexée à la France par Louis XIV) revienne aux nouveaux Grands Pays-Bas. Les autres alliés refusent cette suggestion prussienne. La France doit céder seulement Philippeville, Mariembourg et Bouillon.

 

Mais ce qui blessa encore davantage les Français fut le démantèlement du plus beau musée du monde: le Louvre. En 1814, il avait été décidé que toutes les oeuvres d’art volées par les armées françaises et exposées dans les musées français pouvaient rester en France. Mais, après Waterloo, les vainqueurs décident que toutes les oeuvres d’art doivent revenir à leurs propriétaires initiaux. Les commissaires néerlandais se présentent donc aux portes du Louvre. On les envoie promener. Mais Wellington, l’un des vainqueurs de Waterloo, récompensé par Guillaume sous la forme d’une plantureuse dotation annuelle et de biens immobiliers (toujours aujourd’hui aux mains des descendants du duc), ne trouve pas plaisante cette attitude des responsables du grand musée parisien. Il expédie un régiment anglais au Louvre et ses soldats emportent tout ce qui appartient légitimement aux Pays-Bas, dont le célèbre “Agneau Mystique” de Gand.

 

Le nouveau “Royaume Uni des Pays-Bas” est désormais un fait accompli. Il est toutefois aberrant de dire que la Belgique de 1830 est une création britannique. Certes, les Britanniques, en 1815, ne sont pas entièrement satisfaits de la création de ces nouveaux Grands Pays-Bas mais ils ont suffisamment de connaissances historiques pour savoir que la  césure entre le Nord et le Sud est fort profonde. C’est pourquoi, quinze plus tard, il acceptent, envers et contre tout, que les provinces anciennement espagnoles puis autrichiennes, reprennent leurs billes et se gouvernent seules, comme elles l’avaient fait pendant des centaines d’années.

 

Jan NECKERS.

(article paru dans “’ t Pallieterke”, Anvers, 4 juin 2008; trad. franç.: Robert Steuckers).