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lundi, 29 septembre 2014

La National Security Agency dans la guerre

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La National Security Agency dans la guerre

par Jean-Paul Baquiast
 
Le pivot stratégique de Obama vers le Proche et Moyen Orient permettra au complexe militaro-industriel (CMI) américain de capter à son profit des milliards de dollars de budgets de défense. Faut-il s'en plaindre?
 

Dans une brève d'actualité précédente (Un virage à 180° dans la « crise ukrainienne »? ) nous avions indiqué que les Etats-Unis allaient probablement relâcher leur pression diplomatique et militaire sur la Russie, à travers la « crise ukrainienne » qu'ils avaient suscitée, pour se consacrer pleinement à la guerre contre l'Etat islamique (Isis). Cette guerre a été déclarée le 15 septembre par Obama. Il essaye d'entrainer avec lui une trentaine voir une cinquantaine de pays, mais les candidats ne semblent pas enthousiastes. Or, pour mener cette guerre, les USA doivent mobiliser leurs ressources, et ne pas les disperser sur plusieurs fronts. Kiev attendra un peu.

Est-ce uniquement le besoin d'anéantir Isis, compte tenu des exactions diverses et menaces sur des intérêts stratégiques au Proche et Moyen Orient, qui pousse Obama? N'a-t-il pas des raisons disons plus immédiates? La réponse est fournie par un document très intéressant fourni par le site américain d'investigation Salon.com. Celui-ci n'a d'ailleurs pas eu de mal à trouver des informations, elles sont disponibles très libéralement sur les sites de la National Security Agency (NSA) et du département de la défense. Encore fallait-il que Salon les collationne et nous aide à les interpréter.

En fait, le pivot stratégique de Obama vers le Proche et Moyen Orient permettra au complexe militaro-industriel (CMI) américain de capter à son profit des milliards de dollars de budgets de défense. Ceci est d'autant plus intéressant que par ailleurs les budgets de défense étant par ailleurs  menacés de sévères restrictions. Isis devient ainsi un centre de profits, alors que l'Ukraine et la Russie était devenues des centres de coûts.

On apprend ainsi qu'un contrat pour le recueil du renseignement militaire vient d'être signé au profit de la NSA et d'une « armée » de contractants privés (dont Booz Allen Hamilton, BAE Systems, Lockheed Martin et Northrop Grumman) afin de documenter et conduire la guerre aérienne engagée par Obama. « No boots on the ground » certes mais beaucoup d'intelligence. L'objectif sera d'informer la flotte de chasseurs, bombardiers, drones et missiles Tomahawk qui ont commencé à intervenir massivement en Irak et en Syrie. Où et comment frapper? La NSA le dira.

Ce contrat de 7,2 milliards de dollars au profit de la NSA et de ses sous-traitants a été conclu sous l'égide d'un commandement nommé INSCOM (U.S. Army Intelligence and Security Command ) . Le contrat dit « global intelligence support » charge la NSA et ses correspondants de rassembler les informations permettant de localiser les cibles et les individus à combattre. La NSA utilisera pour cela tous les moyens d'écoute électronique qu'elle connait bien, y ayant recouru depuis des années contre le monde entier. On suppose qu'elle mettra sans doute aussi des espions sur le terrain.

Des milliers d'agents seront regroupés au centre d'écoute de la NSA à Fort Gordon. Ils seront en liaison avec d'autres centres d'écoute, à Fort Bragg, au Moyen Orient, à Hawai, en Allemagne (sic) et en Corée du sud. Des milliers (ou millions) d'information, relevant de ce que le département de la défense nomme ISR (intelligence, surveillance and reconnaissance) seront envoyés en permanence à tous ceux qui opèrent sur le champ de bataille, qu'il s'agisse de pilotes d'avions de combat, de drones ou de forces spéciales.

Que peut-on en penser en France?

C'est aux services spécialisés français d'apprécier. Ils feront certainement valoir, et ils auront raison, que les moyens dont ils disposent en propre sont ridiculement insuffisants. Disons seulement, en tant que simple citoyen, que la France étant engagée elle-aussi dans ce qui devrait être une guerre totale contre Isis, toutes les forces que déploie l'Amérique pour son compte devraient être les bienvenues, même s'il est peu probable que s'établissent des échanges intéressants d'informations entre les différentes partenaires, l'Amérique gardant pour elle le maximum de données intéressantes. Par ailleurs, les milliards de dollars engagés par le contrat donneront lieu, comme il est usuel en ce cas, à un grand gaspillage, vu que le CMI n'oublie pas jamais ses intérêts immédiats. Mais il en restera bien quelque chose pour la lutte se disant commune.

Au delà de cela cependant, plusieurs questions doivent être posées. La première consiste à se demander si le CMI américain n'a pas organisé ou du moins incité les récents attentats et décapitation pour justifier la réentrée en guerre massive des USA. Beaucoup le disent sur les réseaux sociaux et blogs alternatifs. Tout est possible et nous ne préjugerons pas faute de preuves. Disons seulement que le mal est fait et que désormais des tueurs psychopathes sont dans la nature. Il n'est pas possible de les laisser contaminer le monde sans réagir.

Mais précisément, pour réagir, il ne suffit pas, comme la France et la Grande Bretagne, d'envoyer quelques Rafales et Tornados pour montrer une autonomie au regard des Etats-Unis. Il faut s'assurer que l'on ne continue pas à encourager les terroristes. Or il est évident qu'aucune des mesures de fond dont nous avions fait la liste dans notre éditorial de cette semaine ne découleront de cette avalanche de moyens américains. Notamment les centaines de millions ou milliards de dollars versés à Isis et ses homologues par les Etats pétroliers du Golfe et le Koweit, maîtres es-double jeu, continueront à affluer. L'absence de troupes au sol, sous pavillon de l'ONU, ne permettra pas d'éliminer les djihadistes qui ne manquent pas d'abris, dans les montagnes ou la population, pour échapper aux frappes aériennes. Aucune négociation diplomatique, associant l'Iran et la Russie, ne sera entreprise avec l'ensemble des Etats de la région, et au delà....

Par ailleurs, la NSA, déjà omnipotente, comme nous l'avons souvent montré, se trouvera encore renforcée. Or pour la NSA, il n'y a pas d'amis ou d'ennemis, tous doivent être espionnés. Que l'on se le dise en Europe.

Sources:

* Salon.com; Who profits from our new war? Inside NSA and private contractors' secret plans

http://www.salon.com/2014/09/24/heres_who_profits_from_our_new_war_inside_nsa_and_an_army_of_private_contractors_plans/

*INSCOM Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Army_Intelligence_and_Security_Command

* Documents contractuels (accès difficile) https://www.inscom.army.mil/Contracting/254/254_TO_0001_Alpha.pdf

 

vendredi, 12 septembre 2014

Filtran un plan secreto de EE.UU. para realizar espionaje industrial

Filtran un plan secreto de EE.UU. para realizar espionaje industrial

Ex: http://www.elespiadigital.com

 

Pero un documento secreto filtrado por Edward Snowden muestra que la inteligencia de EE.UU. sí está contemplando vigilancias de este tipo.

Un informe de la Oficina del Director de Inteligencia Nacional, fechado en 2009, está dedicado a las potenciales amenazas a las que EE.UU. podría enfrentarse en el futuro, por ejemplo, "de un bloque basado en China, Rusia, la India e Irán que desafía la supremacía de EE.UU." y las medidas que se pueden tomar al respecto.

En el informe llamado 'Quadrennial Intelligence Community Review' una de las principales amenazas es un escenario en el que "las capacidades tecnológicas de corporaciones transnacionales extranjeras sobrepasen la de las corporaciones estadounidenses".

"Tal situación presentaría una creciente y potencial desventaja permanente para EE.UU. en ámbitos cruciales como la energía, la nanotecnología, la medicina y la tecnología informática", sostiene el informe publicado por Intercept este viernes. 

El documento recomienda un "enfoque multifacético de recogida de información, incluidos secretos industriales. 

Se suponen "operaciones cibernéticas" para penetrar "centros secretos de innovación implantando programas (bots) que cumplan tareas automáticas y sensores en el software y hardware usado por investigadores y fabricantes extranjeros, y vigilando las redes interiores de centros de desarrollo e investigación extranjeros".    

Una de las partes de un ejemplo gráfico en el documento se refiere al uso del espionaje cibernético para impulsar la ventaja competitiva de las corporaciones estadounidenses.

Esta incluye un escenario de que empresas indias y rusas colaboren en el desarrollo de una innovación tecnológica, mientras que la inteligencia estadounidense debe "realizar operaciones cibernéticas" contra las "instalaciones investigadoras" de dichos países, adquirir los secretos industriales y "evaluar cómo los hallazgos pueden ayudar a las industrias estadounidenses".

En mayo pasado, el Departamento de Justicia de EE.UU. imputó a cinco empleados gubernamentales chinos el espionaje contra empresas estadounidenses. El fiscal general, Eric Holder, afirmó entonces que sus acciones "no tenían otro motivo que aventajar a las compañías estatales y otros intereses en China", añadiendo que es una "táctica que el Gobierno de EE.UU. condena rotundamente".

"Lo que no hacemos, y lo hemos declarado muchas veces, es usar nuestra inteligencia extranjera para robar secretos comerciales a compañías extranjeras para dar ventaja competitiva o económica a las empresas estadounidenses", afirmó en septiembre del 2013 el Director de Inteligencia Nacional, James Clapper, respondiendo a las acusaciones de espionaje contra la petrolera brasileña Petrobras.

samedi, 06 septembre 2014

Quand les espions américains s’invitent chez vous

Quand les espions américains s’invitent chez vous

Les révélations d'Edward Snowden par Sébastien Desreux

Alain-Christian Drouhin 
Ex: http://metamag.fr 

bigmo9782351413043.jpgL’ensemble des simples individus de notre planète sont concernés, vous et moi, « Mr tout le monde ». Votre portable, vos courriels, vos pérégrinations sur internet, l’utilisation de vos cartes de crédit, le passage de votre voiture devant une caméra de surveillance……..tout cela est systématiquement compilé et stocké « pour toujours ».

C’est ce que révèle un excellent petit ouvrage intitulé « Big Mother …veille sur vous, vous surveille » écrit par un Docteur en Informatique ,Sébastien Desreux. Cet ouvrage fait le point sur les révélations d’Edward Snowden et de diverses autres sources. Pourquoi Mother plutôt que Brother à la Orwell ? Parce que pour l’auteur, cet espionnage ne serait que préventif et non totalitaire. Pourtant, à le lire, non seulement cette Mother semble pour le moins abusive, apôtre d’un totalitarisme de moins en moins soft, mais l’on est effrayée à l’idée que cette Mother ne se transforme en harpie. Voir par exemple le sabotage à distance, par un virus, des centrifugeuses d’une centrale nucléaire iranienne.

Tout commence en juin 2008, lors d’une visite d’une base de renseignement américano-britannique à Menwith Hill, le directeur de la NSA, le général Keith-Alexander demanda « pourquoi ne pourrions-nous pas collecter tous les « signaux » (ndlr « communications ») tout le temps ? » Selon Ira Hunt, directeur technique de la CIA « Il est presque à notre portée de faire des calculs sur toute l’information générée par les êtres humains ».
  
Cette ambition « disproportionnée » a bien été mise en œuvre. Un tribunal secret (Fisa Court) adresse près de deux cents injonctions par an à des entreprises de communiquer toutes les données récoltées, à la NSA. D’ores et déjà les géants de l’internet tels que « Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, PalTalk (populaire en Afrique du Nord), AOL, Skype, Youtube, Apple » transmettent toutes vos données à la NSA. De même, Visa et Mastercard collaborent avec la NSA. Inutile de dire l’enthousiasme de la NSA pour les objets connectés qui sont autant de nouveaux espions.

Par ailleurs plus de 250 entreprises de la Silicon Valley collaborent sur le plan technologique avec la NSA. Celle-ci dispose d’énormes data center (dont l’un est construit avec la participation des firmes IBM ou Amazon). Bien entendu la NSA espionne à 100% l’ensemble des câbles sous-marins qui aboutissent à son territoire ou sur celui de la Grande-Bretagne (99% du trafic téléphonique ou de celui d’internet transitent par les câbles).

BIG MOTHER, éditions H§K par Sébastien Desreux, 7,95€ , 125 pages

jeudi, 28 août 2014

La NSA crée le super méga moteur de recherche ICREACH

icreach-architecture-630x467.jpg

Pays du goulag levant (ex-USA): La NSA crée le super méga moteur de recherche ICREACH, le Google des barbouzes...

Auteur : RT-Traduit par Résistance 71
 

La NSA américaine a construit un énorme système de partage de l’information qui a pour but de permettre aux analystes des agences de renseignement (NdT: Il y en a 16 au pays du goulag levant …) du pays, d’avoir accès à des centaines de milliards de fichiers et de données sur la vie des gens du monde entier.

Le moteur de recherche créé, ressemblant à “Google” (NdT: les ingénieurs de Google ont-ils participé à sa création ?… Bonne question…), d’après le journaliste Ryan Gallagher d’Intercept, a été développé par la NSA dès 2007, mais n’a été rendu public que lundi dernier, gràce aux documents classifiés fuités au site d’information par l’ancien contractant du renseignement Edward Snowden.

D’après les documents fuités et l’analyse de Gallagher, le moteur de recherche ICREACH créé par la NSA permet aux analystes de près de deux douzaines d’agences gouvernementales, incluant le FBI et la DEA (Drug Enforcement Administration, la Brigade des Stups fédérale), parmi d’autres, de partager un vaste domaine de détails sensibles collectés par la communauté du renseignement et ses partenaires ne concernant pas seulement des suspects de terrorisme, mais “des millions et des millions de données au sujet des citoyens américains, qui n’ont été accusés d’aucun crime ni délit”, écrit Gallagher.

“La NSA a reconnu qu’elle partage certaines de ses données avec des agences intra muros comme le FBI, mais les détails au sujet de la méthode et de l’ampleur de ce partage demeurent entourés de secret”, a ajouté Gallagher. Avec le dernier article en provenance de cœur des dossiers classifiés glânés par Snowden l’an dernier, des détails quoi qu’il en soit commencent à se faire jour au sujet de l’ampleur du partage de l’information stockée, ouvrant ainsi de nouvelles questions quant à ce qui apparaît la source illimitée d’information à la disposition de la communauté du renseignement au sujet des citoyens.

“ICREACH a été accessible à plus de 1000 analystes appartenant à 23 agences gouvernementales US qui travaillent dans le renseignement, d’après un mémo datant de 2010. Un document de planification datant de 2007, liste la DEA, le FBI, la CIA et la DIA (Renseignement militaire) comme des membres étant au cœur du partage de l’info. L’information partagée au travers d’ICREACH peut-être utilisée pour tracer des gens, reconstituer leur réseau de connaissances et d’association, aider à prédire des actions futures et potentiellement révéler les affiliations religieuses ou croyances politiques.” Écrit Gallagher. D’après un mémo confidentiel inclus dans les sources de Snowden, le moteur de recherche ICREACH est le tout premier système de partage de communications de méta-données au sein de la communauté du renseignement américaine”, en référence au terme utilisé pour décrire les détails bruts concernant les signaux de renseignement ou SIGINT, comme par exemple qui parle à qui et quand.

Depuis l’an dernier, les documents fuités par Snowden ont révélé et exposé l’ampleur de la portée que le renseignement américain et ses partenaires ont atteint afin de collecter et d’exploiter les meta-données personnelles afin de pouvoir tracer des personnes de leur intérêt. De manière routinière quoi qu’il en soit, des infornations concernant des citoyens américains lambdas sont injustement et illégalement collectées et néanmoins stockées dans les vastes bases de données gouvernementales, ce qui a levé certaines préoccupations au sujet de la vie privée et de ses avocats qui disent que le gouvernement va bien au delà de ses prérogatives en ce qui concerne la collecte et le stockage des données.

Des détails au sujet de ICREACH montrent maintenant que la NSA a construit un moteur de recherche qui peut contenir jusqu’à 850 milliards de fichiers différents, de communications ou “d’évènements”, démontrant par là les intentions de l’agence en regard de ce que le général Keith Alexander, l’ancien patron de l’agence, avait pour habitude de résumer en ce motto de la NSA: “Collectons tout.” Avec ce système très spécifique, la NSA apparaît avoir créé un moteur de recherche suffisamment puissant pour que les agences gouvernementales puissent scanner l’équivalent de plus de 100 fichiers par personne habitant cette planète. Parce que les documents de Snowden sont déjà anciens, il est plus que probable que la NSA ait déjà avancé vers la possibilité plus accrue de stocker des informations encore plus sensibles.

“Tandis que la NSA estimait initialement pouvoir maintenir des archives de plus de 850 milliards de dossiers sur ICREACH, les documents indiquent que l’objectif pourrait bien avoir été amplement dépassé et que le nombre de données personnelles stockées par le sytème puisse avoir augmenté depuis le rapport de 2010 faisant référence aux 1000 analystes. Le “budget noir” de la communauté du renseignement pour 2013, qui a aussi été obtenu par Snowden, montre que la NSA a récemment demandé plus de financement afin de mettre à jour son ICREACH pour “donner aux analystes de l’IC (Intelligence Community / Communauté du Renseignement) un accès à de plus amples données partageables,” a écrit Gallagher.

mardi, 29 juillet 2014

Ukraine-MH17 ist eine »Falsche Flagge« der CIA, und sie wird nicht funktionieren

Ukraine-MH17 ist eine »Falsche Flagge« der CIA, und sie wird nicht funktionieren

F. William Engdahl 

Die Welt hat dieses ganze Theater schon öfter gesehen. Wir sahen es mit der Falschen Flagge des Golf-von-Tonkin-Zwischenfalls während des Vietnamkriegs. Wir sahen es mit dem von CIA und Saudis getürkten Saringas-Zwischenfalls von 2013, der die Welt an den Rand eines Weltkriegs brachte. Wir sahen es im Fall des Yellowcake-Urans in Niger, das benutzt wurde, um 2003 den US-Kongress zur Zustimmung zum Krieg gegen Saddam Hussein zu bewegen – die sogenannten Massenvernichtungswaffen, die nie gefunden wurden. Jetzt sieht es die Welt erneut in dem krampfhaften Versuch von US State Department und Elementen der CIA, Putins Russland dafür verantwortlich zu machen, den Separatisten in der Ostukraine moderne russische Flugabwehrraketen in die Hand gegeben zu haben, mit denen angeblich das malaysische Flugzeug abgeschossen wurde.

US-Außenminister John Kerry erklärte am 20. Juli in nicht weniger als fünf amerikanischen Talkshows, Putin sei de facto schuldig, die Rebellen in der Ostukraine nicht unter Kontrolle zu haben. Der Beweis dafür? »Soziale Medien«, so eine offizielle Sprecherin des State Departments.

 

Die gute Nachricht für alle nüchternen Seelen, die nicht unbedingt einen Dritten Weltkrieg erleben wollen, bei dem China, Russland und die BRICS-Staaten gegen eine US-geführte NATO stünden, und durch den Europa zum dritten Mal in einem Jahrhundert in ein Trümmerfeld verwandelt würde, ist: Dieser Versuch, Putins Russland zu beschuldigen, geht nach hinten los, und zwar schon in dem Moment, wo dies geschrieben wird.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/enthuellungen/f-william-engdahl/ukraine-mh17-ist-eine-falsche-flagge-der-cia-und-sie-wird-nicht-funktionieren.html

lundi, 21 juillet 2014

La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires

La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires

Ce n’est pas parce que vous êtes une personne sans histoire et que vous n’avez rien à vous reprocher que vous ne pouvez pas vous retrouver fichés dans les bases de données de la NSA. La preuve – pour ceux qui en doutaient encore – vient d’être fournie par The Washington Post qui a mis la main sur un paquet de données interceptées sur la Toile entre 2009 et 2012. A savoir : 121.134 messages instantanés, 22.111 emails, 7.892 documents, 3.856 messages de réseaux sociaux, 565 chats vocaux ou vidéo et 4.533 autres types d’informations.

Le journal a reçu cette copie par l’intermédiaire d’Edward Snowden. Il l’analysé pendant quatre mois. Conclusion : neuf détenteurs de comptes numériques sur 10 « ne sont pas des cibles désignées au préalable, mais prises dans le filet que l’agence a mis en place pour le compte de quelqu’un d’autre ».  En d’autres termes, les bases de données de la NSA sont remplies de « victimes collatérales » de sa surveillance massive.

Relations sexuelles, maladies mentales, espoirs déçus…

Parmi ces données qualifiées d’« inutiles » par les agents secrets, certaines décrivent des situations très intimes des gens. Il y a « des histoires d’amour et de ruptures, des relations sexuelles hors mariage, des maladies mentales, des conversions politiques et religieuses, des détresses financières ou des espoirs déçus ».

Il y a également plus dérangeant. Un « grand nombre de photos » montrent des bébés et des enfants dans leur environnement familial – dans des baignoires, dans leur lit, dans les bras de leur mère,… Il y a également des clichés d’ « hommes qui montrent leur corps » ou de femmes « en lingerie » ou peu habillées, et dans des poses suggestives.

Si ces données ont été interceptées, c’est parce que l’agence américaine ne s’embête pas à perdre du temps dans un ciblage précis et sophistiqué, mais déploie ses filets de manière large. Ainsi, comme le décrit le journal, il suffit qu’une cible soit entrée dans un chat room pour que tous les messages qui y sont publiés se retrouvent enregistrés, quel que soit l’auteur ou le sujet.

Dans d’autres cas, la NSA a simplement surveillé toutes les personnes qui se connectent à un site web. Cette pratique avait également été démontrée la semaine dernière, avec l’espionnage des utilisateurs de Tor et Tails Linux: se connecter au site web de ces outils cryptographiques suffit pour être dans le radar de la NSA.

Les Américains sont également en ligne de mire

Contrairement à ce qui a été dit par ses responsables, la NSA capte d’ailleurs un grand nombre de données de citoyens américains. Ainsi, près de la moitié des dossiers surveillés « comprennent des noms, des adresses de courriels ou d’autres détails que la NSA cite comme appartenant à des citoyens ou des résidents américains ». La NSA a masqué ou « minimisé » plus de 65.000 références pour protéger la vie privée d’Américains, mais le Washington Post a trouvé près de 900 adresses de courriels non masquées qui pourraient être celles de citoyens américains. Ce qui est contraire à la loi FISA sur laquelle l’agence s’appuie pour réaliser sa surveillance.

Mais ce qui est encore plus choquant, c’est que toutes ces données restent stockées dans les disques durs du service secret américain, même si elles ont été qualifiées comme inutiles ou appartenant à des citoyens américains.

Les raisons de ce stockage persistant seraient multiples. D’une part, les analystes de la NSA auraient du mal à évaluer quelles informations pourraient se révéler utiles à l’avenir. D’autre part, cela pourrait être une solution de facilité. Il est finalement plus simple de stocker des informations que de se casser la tête à les filtrer pour en effacer une partie.

Le problème, c’est que l’on ne sait pas ce qu’il advient de toutes ces informations parfois très intimes sur un tas de gens. Le risque de dérive n’est pas à exclure.

samedi, 28 juin 2014

Ein Jahr NSA-Affäre: Heilsame Lektion

Heilsame Lektion

von Michael Paulwitz

Ex: http://www.jungefreiheit.de

Plakate mit Edvard Snowden in Köln: Heilsame Lektion für Deutschland Foto: picture alliance / R. Goldmann

Plakate mit Edvard Snowden in Köln: Heilsame Lektion für Deutschland Foto: picture alliance / R. Goldmann

Ein Jahr nach Beginn der NSA-Affäre ist die deutsche Politik scheinbar zur Tagesordnung zurückgekehrt. Das diplomatische Knirschen im transatlantischen Gebälk ist über der Ukraine-Krise fast verstummt, neue Dokumentenveröffentlichungen werden eher beiläufig zur Kenntnis genommen, und die Frage, ob, wo und wie Edward Snowden vor dem Untersuchungsausschuß befragt werden soll, bewegt die Gemüter kaum noch. Der große Aufstand ist ausgeblieben. Geändert hat sich trotzdem etwas: Die NSA-Affäre hat die Souveränitätsfrage gestellt und Politik und Öffentlichkeit gezwungen, sich mit ihr auseinanderzusetzen.

Nicht zuletzt darin liegt die Bedeutung der Ermittlungen, die der Generalbundesanwalt jetzt wegen des Ausspähens des Mobiltelefons der Bundeskanzlerin eingeleitet hat. Herauskommen wird dabei nicht viel: Die deutschen Behörden haben kaum die Durchgriffsrechte, konkrete Beschuldigte für die Abhörmaßnahme zu identifizieren, geschweige denn sie zur Aussage zu veranlassen oder gar vor Gericht zu stellen.

Staaten haben keine „Freunde“, sondern lediglich Interessen

Um das zu verhindern, werden die amerikanischen Verantwortlichen wohl nicht einmal Privilegien bemühen müssen, die sich noch aus dem einstigen Besatzungsrecht herleiten. Es dürften bereits die üblichen Möglichkeiten der diplomatischen Tarnung und Verschleierung geheimdienstlicher Aktivitäten ausreichen. Wenn der Lauschangriff überhaupt auf deutschem Boden stattgefunden hat im Zeitalter globaler Daten- und Kommunikationsströme ist nicht einmal das ausgemacht.

Dennoch ist der Ermittlungsschritt des Generalbundesanwalts ein unübersehbares Signal deutscher Selbstachtung und Behauptung seiner Rechtsordnung. Abhören „unter Freunden“, das gehe gar nicht, hieß es noch ein wenig rührend-hilflos in der ersten Reaktion der Kanzlerin auf das Bekanntwerden des kommunikativen Übergriffs auf ihr Telefon. Seither hat die deutsche Öffentlichkeit Gelegenheit gehabt, eine heilsame Lektion zu lernen: Auch im 21. Jahrhundert haben Staaten keine „Freunde“, sondern lediglich Interessen, die sie im Zweifelsfall an die erste Stelle vor jede Rücksicht auf andere setzen.

Bei den Bürgern scheinen die ersten Ausläufer dieser Lektion schneller anzukommen als in den Köpfen der politischen Klasse. Das Argument, eine Befragung Edward Snowdens in Deutschland verbiete sich aus Rücksicht auf die amerikanischen Verbündeten, erntet Hohn und Spott. In der Wahrnehmung der Ukraine-Krise wird deutlich, daß sich etwas geändert hat: Daß die deutschen Interessen gegenüber Rußland andere sind als die amerikanischen, daß die deutsche Wirtschaft mehr zu verlieren hätte als die amerikanische, wenn sich die USA mit ihrem Sanktionskurs durchsetzten, ist auf einmal kein Tabu mehr.

Alte Illusionen wurden durch die NSA-Affäre zerstört

Die Tür für mehr außenpolitischen Realismus, die sich durch die Snowden-Enthüllungen aufgetan hat, ist der eigentliche positive Ertrag der NSA-Affäre. Aus deutscher Sicht haben Snowdens Dokumente nicht etwas grundsätzlich Neues offenbart. Abhörmaßnahmen in Deutschland gab es bereits im Analogzeitalter; daß diese mit den gewachsenen technischen Möglichkeiten des digitalen Zeitalters noch ganz andere Dimensionen erreicht haben, ist keine Überraschung, sondern folgerichtig.

Generalbundesanwalt Harald Range:  Ein unübersehbares Signal Foto: picture alliance / dpa

Generalbundesanwalt Harald Range: Ein unübersehbares Signal Foto: picture alliance / dpa

Die NSA-Affäre hat das ins öffentliche Bewußtsein gebracht und alte Illusionen zerstört. Daß die US-Regierung, einmal ertappt, wie ein reuiger Sünder ihr Ausspähprogramm aussetzen würden, war eine ebenso utopische Annahme wie der naive Glaube, eine global denkende und operierende Supermacht durch energische Proteste zu einer Änderung ihrer Einstellung gegenüber mit ihr verbundenen lokalen und regionalen Mächten zwingen zu können.

Vor diesem Hintergrund ist es eher zu begrüßen, daß das müßige Palaver um ein sogenanntes „No-Spy-Abkommen“ inzwischen von der transatlantischen Tagesordnung verschwunden ist. Es hätte dem Schutz der Bürger vor Ausspähung durch den großen Bruder von jenseits des Teichs ebensowenig gedient wie Ermittlungen des Generalbundesanwalts gegen die massenhafte Ausspähung deutscher Bürger durch den amerikanischen Geheimdienst NSA. Zu Unrecht wurde der Generalbundesanwalt dafür kritisiert, nicht auch diesen Schauplatz eröffnet zu haben. Die allgemein bekannte Tatsache, daß Washington seine geheimdienstlichen Möglichkeiten nutzen und weiter nutzen wird, ist allein noch keine Grundlage für ein Strafverfahren.

Souveränität muß man sich nehmen

Abstellen läßt sich die Spionage der  Amerikaner durch juristische und strafrechtliche Mittel erst recht nicht. Da hilft kein Jammern und kein Lamentieren: Souveränität gibt es nicht geschenkt, wer sie will, muß sie sich schon nehmen. Und wer seine Bürger und die eigene Wirtschaft vor der Ausspähung durch andere Staaten schützen will, darf nicht nur mit dem Gesetzbuch winken, sondern muß dagegenhalten und Waffengleichheit anstreben.

Da gibt es in Deutschland erheblichen Nachholbedarf – auch das ist eine Lektion aus einem Jahr NSA-Affäre. Wer nicht möchte, daß amerikanische Dienste die elektronische Kommunikation der eigenen Bürger und vor allem der Unternehmen mitlesen und zu ihrem Vorteil auswerten, der muß investieren: in schlagkräftige Geheimdienste, eine eigenständige Internetindustrie und unabhängige europäische Kommunikationsstrukturen. Da wäre das Geld der Steuerzahler besser ausgegeben als für Euro-Rettereien oder die Alimentierung der Armen und Bedürftigen der halben Welt. Spione kommen nämlich nicht nur aus den USA, sondern auch aus China, Rußland und der ganzen Welt nach Deutschland.

JF 26/14

dimanche, 23 mars 2014

Comment la NSA a industrialisé le hacking

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Comment la NSA a industrialisé le hacking

Les services secrets américains se sont dotés d’une infrastructure quasi-automatique pour injecter des malwares sur des millions des machines. Et ce n’est qu’un début. Voici un aperçu technique.

Gilbert Kallenborn
 
Avec la NSA, le piratage informatique est définitivement passé de l’artisanat à l’industrie lourde, comme le montrent les dernières révélations de The Intercept, datant du 12 mars. Basées sur des documents d’Edward Snowden, elles détaillent de manière effrayante l’infrastructure mise en place pour pouvoir injecter des malwares sur des millions de postes informatiques, et tout cela de manière quasi-automatique.
 
A la base de cette stratégie se trouvent les programmes « Turmoil » et « Turbine ». Le premier est un réseau mondial de capteurs, capable de détecter les traces des internautes sur n’importe quel réseau : fixe, ondes radios, satellites. Pour cela, il s’appuie sur tous les codes possibles et imaginables permettant d’identifier une personne sur le réseau : numéros de série de machine, adresses MAC, adresse IP, cookies, numéros de messages d’erreur Windows, numéros IMEI/UDID,  clés de chiffrement, etc.
 
Une fois que la cible est détectée, « Turmoil » active le programme « Turbine ». Lorsque la cible envoie une requête HTTP, ce dernier va tenter d’être plus rapide que le serveur interrogé et envoyer une fausse page vérolée. Tout cela se passe en quelques fractions de seconde. Cette technique fonctionne avec tout type de pages HTML, statiques ou dynamiques. Le site Facebook est particulièrement visé, comme le prouve cette animation.
 
L’injection de malwares dans les pages HTML a été baptisée « Quantum Insert » par la NSA (« Quantum Hand » dans le cas spécifique de Facebook). Mais ce n’est qu’une technique parmi d’autres. Le programme Turbine peut également injecter des malwares lors de requêtes DNS (« Quantum DSN »), de téléchargement de fichiers (« Quantum Copper »), d’un échange de messagerie instantanée MSN/XMPP (« Quantum Spim »), de requêtes de bases de données (« Quantum Squeel »), etc.
 
Selon les documents d’Edward Snowden, la NSA a créé plus d’une dizaine de techniques différentes pour injecter des malwares, toutes logiquement regroupées sous le terme « Quantum Theory ». Et ce système commence à être tellement bien huilé qu’il permet à la NSA de passer de quelques centaines « d’implants » (i.e. malwares installés) à plusieurs millions, comme le précise un autre document confidentiel.
 
Quant aux malwares eux-mêmes, ils sont évidemment très sophistiqués et dotés de noms toujours aussi exotiques : « Captivated Audience » enregistre les conservations par le microphone ; « Gumfish » enregistre l’utilisateur par la webcam ; « Foggy Bottom » siphonne les logs et les mots de passe ; « Salvage Rabbit » extrait des données depuis des disques flash USB, etc. Bref, la NSA s’est dotée d’une véritable usine du hack.
 
Source:
 

jeudi, 20 mars 2014

Snowden dénonce un «bazar européen» au service des États-Unis

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Snowden dénonce un «bazar européen» au service des États-Unis

Ex: http://www.ledevoir.com 

Bruxelles — Sous pression américaine, l’UE a laissé se mettre en place un « bazar » de l’espionnage généralisant la surveillance de masse à tous les citoyens, a dénoncé auprès du Parlement européen le lanceur d’alerte américain Edward Snowden.

« L’une des activités essentielles de la division des affaires étrangères de la NSA est de faire pression ou d’inciter les États membres de l’UE à changer leurs lois autorisant la surveillance de masse », soutient M. Snowden dans une déposition écrite que le Parlement européen a rendu publique vendredi.

De telles opérations ont été menées en Suède, aux Pays-Bas, ou en Allemagne, avec comme résultat « la mise en place en secret de systèmes intrusifs de surveillance massive », met en garde l’ancien consultant en sécurité, qui répond à des questions écrites de la commission des Libertés civiles du Parlement.

M. Snowden incrimine notamment le droit que se réserve la NSA (Agence nationale de sécurité américaine) d’espionner les ressortissants des partenaires des États-Unis, sans les en informer. Au passage, cela permet aux États concernés d’invoquer leur ignorance face à leur opinion publique, met-il en avant.

Selon M. Snowden, le « résultat est un bazar européen » où les États membres acceptent de céder individuellement à la NSA des droits censés être limités mais lui permettant au final de mettre en place « un patchwork de surveillance de masse contre l’ensemble des citoyens ordinaires ».

M. Snowden exhorte les eurodéputés à agir pour empêcher que « les espions ne dictent la politique » des États de l’UE.

« La bonne nouvelle est qu’il y a une solution : la faiblesse de la surveillance de masse est qu’elle peut facilement être rendue trop coûteuse via des changements de normes techniques » avec la généralisation du cryptage, ajoute-t-il.

À l’issue d’une enquête de six mois sur la surveillance massive américaine révélée par M. Snowden, le Parlement européen doit se prononcer la semaine prochaine sur un projet de rapport préconisant de suspendre SWIFT et Safe Harbour, deux importants accords d’échange de données avec les États-Unis.

mercredi, 12 février 2014

La NSA pudo haber espiado a Schroeder por oponerse a la guerra de Irak

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Ex: http://elespiadigital.com

La Agencia de Seguridad Nacional de EE.UU. pudo haber vigilado el teléfono del excanciller de Alemania, Gerhard Schroeder, cuando él ocupaba el cargo, informan medios locales.

A esta conclusión han llegado la cadena de radio-televisión pública NDR y el periódico 'Süddeutsche Zeitung' tras llevar a cabo su propia una investigación periodística.

Según sus datos, el motivo de la vigilancia a Schroeder fue su dura postura acerca de la invasión estadounidense de Irak. A más tardar en 2002, la NSA incluyó al excanciller alemán en su lista de personas y organizaciones que eran objetivos previstos para el espionaje (National Sigint Requirements List, en inglés). 

"Entonces yo ni siquiera podía imaginar que los servicios secretos estadounidenses estaban efectuando escuchas de mis conversaciones telefónicas", afirmó el excanciller en una entrevista a la NDR que a su vez asevera que uno de los documentos revelados por Snowden confirma la pesquisa periodística. 

Los documentos filtrados por Snowden revelaron que la NSA espió sin ninguna autorización legal a unos 35 líderes mundiales durante más de cinco años. Las revelaciones han generado indignación y protestas en los gobiernos de varios países aparte de Alemania, entre ellos Francia, México y Brasil, cuyas cúpulas políticas se convirtieron en blanco del espionaje de EE.UU. 

Este escándalo se suma al que sacudió a la política internacional tras conocerse por las filtraciones del excontratista de la CIA que la actual canciller alemana Angela Merkel era víctima de las escuchas de la inteligencia estadounidense. Después de que trascendiera que su teléfono móvil era objeto de escuchas por Washington, Merkel en una conversación con Obama habría comparado las tácticas de espionaje de la NSA "con las de la Stasi", el servicio de inteligencia de la antigua República Democrática Alemana.

samedi, 25 janvier 2014

Obama’s Cosmetic Changes for NSA Surveillance Programs

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Obama’s Cosmetic Changes for NSA Surveillance Programs

Boris KAZANTSEV

Ex: http://www.strategic-culture.org

 
On January 17, 2014 US President Barack Obama gave a 40-minute speech at the Justice Department describing his plans to reshape the intelligence activities of National Security Agency and the whole intelligence community. 8 months have passed since the first revelations by Edward Snowden appeared - this period of time the President needed to prepare and meet the challenge. Hardly willingly, he had to react to the disclosures made public by Edward Snowden. The very fact he had to make the remarks, effectively as a result of the biggest intelligence leak, is remarkable. It shows that Barack Obama had to bow to the pressure exerted by international community opposing the ways the United States intelligence agencies conduct their activities. Though going to the bottom of it, the speech testifies to the fact that no drastic measures are to be taken to reshape the national intelligence system. 

The President emphasized two key points. First, the intelligence gathering capabilities are based on technological edge achieved and there is each and every reason to take advantage of it. Second, no way is the process going to be stopped and there is no ground to believe the intelligence activities violate the US citizens’ rights in any way. The scrutiny of the speech makes believe that these are the only things of relevance for the United States administration. 

The President has signed the 9-page Presidential Policy Directive on Signals Intelligence Activities. Actually there is nothing binding about it. Some provisions could be become parts of legal acts but it’s not a must. The document offers guidelines for intelligence gathering activities instead of a plan for overhauling the National Security Agency’s bulk data collection program to avoid violation of law in future. 

It requires a real stretch of imagination to say the document addresses the problem. A whole page of the speech was devoted to high-flown statements that the United States «does not collect intelligence to suppress criticism or dissent, nor do we collect intelligence to disadvantage people on the basis of their ethnicity or race or gender or sexual orientation or religious beliefs». It also states that, «We do not collect intelligence to provide a competitive advantage to U.S. companies or U.S. commercial sectors». President Obama announced allegedly substantial overhaul of the Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC) functions. What does it mean going into details? The president directed «the director of national intelligence, in consultation with the attorney general, to annually review for the purposes of declassification any future opinions of the court with «broad privacy implications» and to report to me and to Congress on these efforts». There are doubts it will be effectively implemented because the intelligence community interests are the top priority for Director of National Intelligence. As is known John Michael McConnell, the Director of National Intelligence during the days of Bush Jr. administration, was known to be one of the most active lobbyists calling for the overhaul of the Foreign Intelligence Surveillance Act - FISA. A person occupying this position will not apply efforts to bring his initiatives into public view. Even if some of them go to the President or Congress for consideration and approval, it does not mean common people, the citizens, will know about it. 

Other changes are related to additional protections for activities conducted under Section 702, which allows the government to intercept the communications of foreign targets overseas who have information that’s important for US national security. The issue became especially acute after the Snowden’s disclosures. Specifically, the President asked the Attorney General and Director of National Intelligence to institute reforms that place additional restrictions on government’s ability to retain, search and use in criminal cases communications between Americans and foreign citizens incidentally collected under Section 702. The Presidential Policy Directive itself contains no mention of the Section, it is mentioned only twice in the Foreign Intelligence Surveillance Act amendments. 

Section 215 of the Patriot Act is to be changed too. It is mainly related to metadata. The President said directly he finds this kind of activities expedient, so they will not be curtailed, although some kind of closer oversight is not excluded. The changes are to take place till the end of March, though, the way the President put it, and there is nothing more than just cosmetical changes that is in store. 

Barack Obama is to take some steps aimed at enhancing other countries trust in the United States. The President is to direct the Director of National Intelligence and Attorney General to study the possibility of putting foreigners under the same legal protection rules the US citizens enjoy. «People around the world – regardless of their nationality – should know that the United States is not spying on ordinary people who don’t threaten our national security and takes their privacy concerns into account», The President said

This applies to foreign leaders as well. Given the understandable attention this issue has received, the President has made clear to the intelligence community that – unless there is a compelling national security purpose – «we will not monitor the communications of heads of state and government of our close friends and allies». And he immediately added, «While our intelligence agencies will continue to gather information about the intentions of governments – as opposed to ordinary citizens – around the world, in the same way that the intelligence services of every other nation do, we will not apologize because our services may be more effective. But heads of state and government with whom we work closely, on whose cooperation we depend, should feel confident that we are treating them as real partners. The changes the President ordered do just that».

 To support the work, the President has directed changes to how the government is organized. Senior officials are to be appointed at the White House and State Department to coordinate the activities of government agencies and providing guarantees for American citizens. 

 Summed up, it all up leads to the conclusion that the United States government is not going to curtail its intelligence programs. It believes that the existing technical capability provides a solid ground for their implementation. Nobody in the United States would oversee if the activities were too excessive going beyond the scope of missions the intelligence agencies are tasked with. The very same way the violations of other states legal acts or international law don’t bother the United States a bit – the government believes it has a right to do what it believes to be right according to the rule of the strongest. 

Hardly is anybody convinced by the words about the US intelligence shying away from surveying foreign leaders, collecting enormous amount of data on the citizens of other countries or that the United States intelligence will face any constrains at all. The Presidential January 17 speech proved the point. 

The governments of the countries, which cherish hopes to remain active world politics actors, should tackle seriously the problem of information sovereignty. The United States holds a dialogue only when faced by equal force, it ignores anyone it finds to be not strong enough. It strives to establish its supremacy in all commons, this time it is information space its efforts are focused on...

La NSA capable de pirater des ordinateurs non connectés à internet

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La NSA capable de pirater des ordinateurs non connectés à internet

 
Cette énième révélation intervient alors que le président américain a présenté sa réforme du système de surveillance des communications.
 
A deux jours du discours très attendu du président américain sur la réforme des programmes de surveillance américains, le New York Times en dit encore davantage mercredi sur l'étendue du système mis en place par la National Security Agency. Le quotidien américain, qui se base sur des témoignages et des documents de la NSA, révèle en effet que la NSA utilise depuis 2008 un programme lui permettant de s'insinuer dans des ordinateurs même quand ils ne sont pas connectés à internet, notamment pour y endommager les données. Cette technologie fonctionne grâce à un canal caché d'ondes radio «qui peuvent être transmises depuis de petits circuits électroniques ou depuis des cartes USB installées secrètement dans les ordinateurs», explique le New York Times. Ce système émettant les ondes radio doit être physiquement installé par un espion, un fabricant, voire un utilisateur qui ne s'en douterait pas. Les informations sont ensuite parfois relayées par une station relais de la taille d'une mallette, qui peut se trouver à plusieurs kilomètres des cibles.
Nom de code de ce programme? Quantum. Il a permis, selon le site du journal, de résoudre un des plus gros problèmes de la NSA: réussir à atteindre les ordinateurs d'alliés ou d'adversaires à travers le monde quand ceux-ci pensaient échapper à toute attaque en n'étant pas connecté. Près de 100 000 machines dans le monde seraient concernées par l'implantation d'un logiciel de surveillance - notamment via ces ondes radio - que ce soit en Chine, en Russie, au Mexique, en Europe... mais apparemment pas chez les citoyens américains, croit savoir le quotidien américain.

Plus de 40 recommandations pour réformer le programme de surveillance

«Les activités de la NSA se concentrent et sont spécifiquement déployées pour viser uniquement des cibles de renseignements étrangères valables», a réagi la porte-parole de la NSA Vanee Vines, rappelant en outre que l'usage des outils à disposition de l'Agence se faisait sous le contrôle «de la loi, des règlements, de la politique, des procédures, des garde-fous technologiques (...) et de l'éthique». Selon Vanee Vines, citée par l'AFP, la publication continue «des techniques et des outils utilisés par la NSA (...) sape la sécurité des États-Unis et de nos alliés».
 
Après les révélations en cascade sur l'ampleur de l'espionnage orchestré par la NSA, que l'on doit depuis juin à l'ex-consultant de l'agence Edward Snowden, un comité d'experts américains a été créé; il a remis le mois dernier 46 recommandations à Barack Obama, qui doit détailler vendredi ses pistes de réformes. Les medias, comme le Wall Street Journal , se demandent toutefois jusqu'où ira le président, et s'il se prononcera sur l'une des recommandations clés des experts: que les métadonnées téléphoniques recueillies par la NSA soient conservées par les groupes de télécommunications, et non par l'agence elle-même.
 
Le New York Times croit toutefois savoir que le président n'annoncera pas de réforme en profondeur dans la manière dont la NSA récolte et stocke les données. Il envisagerait de limiter les interceptions de courriels et les écoutes téléphoniques de dirigeants étrangers et devrait aussi proposer la création d'un poste de défenseur du respect de la vie privée, qui serait chargé de contrôler les activités de la NSA.
 
Source:
 



mercredi, 22 janvier 2014

La crise Snowden/NSA à la lumière du bavardage de BHO

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La crise Snowden/NSA à la lumière du bavardage de BHO

Ex: http://www.dedefensa.org

Le discours de BHO sur les “réformes” de la NSA a évidemment rencontré ce qu’on en prévoyait avant l’intervention. Il est manifeste qu’Obama lui-même autorise, voire organise ces évaluations de sources officieuses mais toutes venues de son équipe, qui précèdent ses interventions. La technique de communication d’Obama se confirme comme constituée en générale d’une prudence qui confine à la pusillanimité et au paradoxe : préparer le public et les divers à un acte aussi pusillanime ne fait que renforcer ce caractère et réduire encore l’impact de l’intervention. On peut envisager que cela reflète aussi bien sa politique, qui est une sorte d’immobilisme enrobé d'une rhétorique fleurie même si les fleurs se fanent, que son caractère d’extrême prudence sinon de détestation de tout ce qui pourrait modifier le statu quo.

Les réactions sont donc à mesure. Ceux (surtout les dirigeants officiels) qui suivent la ligne “langue de bois-Système” courante essentiellement dans le bloc BAO réagissent avec prudence, s’en tenant simplement à une approbation polie des intentions théoriques assorties d’une réserve de type “il faudra voir à l’usage ce que donnent les intentions affichées”. Ceux qui sont ouvertement critiques de sa politique sont confirmés dans leur position, comme Glenn Greenwald qui réapparaît pour la première fois depuis le 31 octobre 2013 (voir le 1er novembre 2013) dans les colonnes du Guardian : ce 17 janvier 2014, Greenwald donne le ton de son appréciation dans les deux premiers paragraphes de son commentaire.

«In response to political scandal and public outrage, official Washington repeatedly uses the same well-worn tactic. It is the one that has been hauled out over decades in response to many of America's most significant political scandals. Predictably, it is the same one that shaped President Obama’s much-heralded Friday speech to announce his proposals for “reforming” the National Security Agency in the wake of seven months of intense worldwide controversy.

»The crux of this tactic is that US political leaders pretend to validate and even channel public anger by acknowledging that there are "serious questions that have been raised". They vow changes to fix the system and ensure these problems never happen again. And they then set out, with their actions, to do exactly the opposite: to make the system prettier and more politically palatable with empty, cosmetic “reforms” so as to placate public anger while leaving the system fundamentally unchanged, even more immune than before to serious challenge.»

Dans les nombreuses choses d’un intérêt moyen et d’une ambiguïté constante qu’a dites Obama, on retiendra celle-ci, dans la forme que présentait le Guardian le 17 janvier 2014. L’argument est certainement le plus ridicule qu’on puisse imaginer, – même si, par extraordinaire, l’affirmation était vraie, il faudrait la laisser de côté tant elle sonne comme une grotesque tentative de faire de cette pseudo-“réforme” le seul effet d’une réflexion personnelle du président des États-Unis ; bref, il s’agit d’affirmer que Snowden n’est pour rien dans cette vaste “croisade réformatrice”, puisque Obama y songeait déjà dans le secret de sa vaste pensée, sorte de whistleblower héroïque et bien plus discret que Snowden (le souligné de gras est du texte original) :

«The president presented the actions of Edward Snowden as coinciding with his own long evolution of thinking on government surveillance. A debate employing “crude characterizations” has played out after “sensational” coverage of the Snowden revelations, Obama said...» Avec un peu de chance dont le système de la communication nous offre parfois l’exemple, il se pourrait qu’un tel détail, confronté à ce que le président fera de sa pseudo-“réforme”, apparaisse comme un des aspects les plus indignes d’un caractère qui le cède souvent à la vanité, et d’une tentative constante et dans ce cas dérisoire de l’administration Obama de détruire l’effet de communication de la crise déclenchée par Snowden. Il se pourrait même que l’idée qu’il recouvre, qui est de tenter de marginaliser Snowden et son rôle, contribue décisivement et officiellement à faire de Snowden l’homme qui a le plus influencé la situation politique à Washington, et nombre de relations diplomatiques de pays étrangers avec Washington, pendant le second mandat d’Obama, jusqu’à peut-être conduire à des bouleversements considérables (d’ici la fin de ce mandat).

On ne s’embarrassera pas de citations et de considérations sur les divers détails du discours du président particulièrement long et fourni, – hommage involontaire à Snowden, quoiqu’il en veuille, – car effectivement on n’en appréciera les conséquences concrètes que sur le terme. L’effet de communication d’une telle intervention existe, quoi qu’il en soit, et il faut qu’il s’estompe avant que nous puissions entrer dans l’essentiel de ses conséquences profondes. C’est plutôt du côté de certaines réactions qu’on pourrait trouver, comme on dit, un peu de “grain à moudre”. On s’attachera à un aspect de ces réactions, après un passage en revue d’un texte du Guardian (le 17 janvier 2014) qui développe ce thème, essentiellement pour l'Europe (essentiellement pour l'Allemagne) et pour le Brésil... (On peut aussi consulter un texte de McClatchy.News du 17 janvier 2014 sur le même sujet des réactions en Europe.)

«Europeans were largely underwhelmed by Barack Obama's speech on limited reform of US espionage practices, saying the measures did not go far enough to address concerns over American snooping on its European allies... [...] Jan-Phillip Albrecht, the German MEP who is steering through the European parliament stiffer rules on the transfer of data to the US, dismissed the White House initiative. “It is not sufficient at all,” he said. “The collection of foreigners' data will go on. There is almost nothing here for the Europeans. I see no further limitations in scope. There is nothing here that leads to a change of the situation.” [...]

»[In Germany,] Norbert Röttgen, a former CDU environment minister who now advises the government on foreign policy, told ZDF television that Obama had failed to meet his low expectations for the speech. “The changes offered by President Obama were more of technical nature and sadly failed to tackle the basic problem: we have a transatlantic disagreement over the weighing-up between security and freedom. It is essential that we develop a dialogue about a mutual understanding of these terms,” he said. [...]

»[In Brasil,] Ronaldo Lemos, director of the Institute of Technology and Society of Rio de Janeiro, said the speech would help to reduce public and government anger towards the US. “I think it paves the way for a better Brazil-US relationship for sure,” said Lemos. “It's positive that Obama is basically saying that the rights of foreigners, non-US citizens are going to be taken into account. According to the speech, there will also be a normative text saying what they will do and won't do in respect to foreign countries.”

»Lemos, one of the authors of pending legislation on internet governance in Brazil, said the speech should be seen as a “very impressive” bid by the US to regain the high ground in the global debate about internet governance. In the wake of the Snowden revelations, he said, the US had lost the initiative in the global debate about the future of the internet, as well as a great deal of trust. Brazil, Germany and other nations used this opportunity to push new rules of internet governance at the UN and other forums. “If you read between the lines in Obama's speech, it is clearly an effort to take back US leadership in regards to civil liberties and internet governenance,” Lemos said. “They want to get back the space they have lost since the Snowden case. For Brazil and Germany, that will be a challenge.”

»Brazil is planning to host a global conference on internet governance in March and has moved to enact a new domestic law – the Marco Civil – setting out the civil rights framework for the internet. But the conference agenda remains unclear and the law has yet to be passed...»

Comme on le voit, le Guardian a fort justement orienté son commentaire sur “les réactions”, sur deux pays, l’Allemagne et le Brésil. Manifestement, ces deux pays forment le cœur du camp adverse de la NSA et des USA dans cette crise Snowden/NSA. Les réactions allemandes sont, au mieux très mesurées et d’une neutralité vigilante, au pire plus que jamais critiques de l’administration Obama, sans rien y voir d’autre que la poursuite d’une position antagoniste, d’un affrontement avec l’Allemagne sur cette question. (La réaction du cabinet Merkel est effectivement selon le ton de prudence et de retenue qu’on signale, mais essentiellement articulé sur la réaffirmation de principes de protection de la vie privée, du respect des lois allemandes qui vont dans ce sens pour ce qui est de l’activité, – in fine, de la NSA, – sur ce territoire, etc.)

Plus intéressantes sont, en un sens, certaines réactions au Brésil, pays qu’on sent pourtant moins “dur” vis-à-vis des USA que l’Allemagne. On veut ici parler de la réaction de Ronaldo Lemos, pourtant presque favorable à l’effet de communication politique que produirait le discours d’Obama. C’est l’interprétation de ce discours qui est intéressante, de la part d’une personnalité décrite par ailleurs comme étant officiellement impliquée dans l’effort brésilien pour mettre en place une sorte d’“indépendance et de souveraineté informatiques”, ou, plus largement, “indépendance et souveraineté” dans le domaine informatique du système de la communication, donc a fortiori dans le domaine du système de la communication lui-même ; de ce point de vue théorique, il y a toutes les chances que Lemos exprime un sentiment général dans la direction brésilienne... Le passage qui nous importe est celui-ci :

Le discours d’Obama est donc, selon Lemos, «...a “very impressive” bid by the US to regain the high ground in the global debate about internet governance. In the wake of the Snowden revelations, he said, the US had lost the initiative in the global debate about the future of the internet, as well as a great deal of trust. Brazil, Germany and other nations used this opportunity to push new rules of internet governance at the UN and other forums. “If you read between the lines in Obama's speech, it is clearly an effort to take back US leadership in regards to civil liberties and internet governenance,” Lemos said. “They want to get back the space they have lost since the Snowden case. For Brazil and Germany, that will be a challenge.”»

Cette interprétation introduite en terme d’autorité, de maîtrise politique et de légitimité (en termes de gouvernement pris dans son sens général, si l’on veut), est une question nouvelle, ouverte par la crise Snowden/NSA. Qu’il soit fait mention de “global governance” sacrifie au langage-Système, mais indique aussi la dimension globale d’affrontement désormais perçue comme telle des questions fondamentales soulevées par cette crise. Malgré les considérations tactiques favorables au discours exposées par Lamos, – “Les Américains font, avec ce discours, un effort considérable pour retrouver leur leadership”, – nous voilà informés que les USA détenaient ce leadership jusqu’ici sans qu’il en soit question ni sans que ce leadership soit contesté, et que ces observations ont l’importance qu’on leur accorde parce qu’en plus il est désormais montré et démontré que ce leadership est bien de nature politique. Ainsi est mis à découvert une vérité de situation fondamentale : il y a bien un problème de leadership mondial, qui s’exprime dans le domaine du système de la communication (informatique, internet, etc.), mais ce leadership était jusqu’ici assuré sans aucune concurrence ni contestation possible par les USA parce que tout se passait comme si l’enjeu politique de ce leadership n’était pas réalisé. Là est donc bien l’essentiel : l’apparition d’un problème politique central, un problème qui n’existait pas parce qu’une domination absolue existait et étouffait jusqu’à la perception qu’elle-même (cette domination) aurait pu constituer l’objet d’un débat ouvert, d’un enjeu, d’une contestation, moins encore d’un affrontement certes. Il ne s’agit pas ici de se perdre dans les détails techniques, avec l’habituelle reconnaissance éblouie de la puissance US qui paralyse toute réaction (c’est cela qui a empêché la réalisation de la dimension politique du débat), mais d’admettre que cette question n’est justement plus technique, qu’elle est devenue politique, et qu’il est ainsi acté dans les conceptions même du gouvernement des choses que le système de la communication est un enjeu de gouvernement et un enjeu pour chaque gouvernement.

...Qu’on le veuille ou non, le problème est posé, et les USA ne parviendront jamais, par définition, à rétablir leur position de domination absolue dans la dimension politique qu’on découvre, simplement selon l’évidence que cette domination n’était absolue que parce qu’elle n’était pas perçue politiquement comme elle l’est aujourd’hui, c’est-à-dire perçue structurellement alors qu’il n’y avait jusqu’ici que des jugements conjoncturels ou de circonstance. (Toujours des jugements techniques essentiellement, lesquels continueront d’ailleurs à être favorables aux USA d’une façon qui tendrait à décourager tout effort politique, et même toute prise de position politique, ce qui est bien la caractéristique du genre. Mais l'importance de ces jugements techniques est désormais secondaire car le politique prime dans les règles du système de la communication, comme en toute chose sérieuse.). La dialectique-Système, sous son habillage de communication, rejette cette notion de “domination absolue” une fois qu’elle est exprimée par le système de la communication selon la référence structurelle politique comme c’est désormais le cas ; par conséquent, la contestation de cette pseudo-“domination absolue” et de son rétablissement est une nécessité imposée par le Système lui-même et qui s’inscrit désormais sur les “agendas” des dirigeants-Système dans les entités qu’on s’entête à nommer encore “nations“ ... Peu nous importe que la NSA nous écoute, ce qu’elle fait depuis si longtemps sans se dispenser des échecs qu’elle connaît et des défecteurs type-Snowden ; peu nous importe le vainqueur de cette pseudo-compétition car le terme “victoire” n’a plus aucun sens aujourd’hui ; nous importent l’effet antiSystème du type “discorde chez l’ennemi” et ses effets fratricides, et la joyeuse formule surpuissance-autodestruction toujours en mode-turbo.

C’est un prolongement capital, qui devrait peu à peu établir ses effets considérables dans les mois qui viennent, qui pèsera de plus en plus sur les relations politiques, y compris et surtout à l’intérieur du bloc BAO. (Il n’est pas interdit de penser à l’Allemagne, bien entendu.) C’est une avancée antiSystème considérable, qui est entièrement due, quoiqu’en pense saint-BHO, à Edward Snowden. C’est une confirmation que la crise Snowden/NSA est bien entrée dans cette troisième phase qu’on signalait comme étant en formation, le 19 décembre 2013.

vendredi, 17 janvier 2014

NSA : Allemagne et USA dans un tunnel

NSA : Allemagne et USA dans un tunnel

Ex: http://www.dedefensa.org

Le grand quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) donne des détails importants, à partir de sources de première main, sur les négociations entre les USA et l’Allemagne concernant les activités d’espionnage, de surveillance et d’écoute de la NSA en Allemagne. (On connaît la position en flèche de l'Allemagne à cet égard [voir le 12 décembre 2013et le 20 décembre 2013].) Ces informations sont prises avec d’autant plus d’attention que le quotidien SZ a une réputation considérable de sérieux et une influence à mesure, largement répercutée par son tirage important. Pour ce cas précis de la crise Snowden/NSA, le SZ n’a pas l’habitude de diffuser des informations polémiques, ni de faire dans un anti-américanisme militant, par conséquent les indications qu’ils donnent doivent d’autant plus être considérées avec préoccupation par ceux qui espèrent un arrangement Allemagne-USA.

Le 14 janvier 2014, Russia Today a consacré un article aux informations du SZ, dont le titre annonce clairement l'humeur (“Les Amérticains nous mentent”). «Tuesday’s edition of Süddeutsche Zeitung daily came out with the headline ‘The Americans lied to us’. The German daily was quoting an unnamed high-ranking local official who claimed that even in the wake of the recent scandal, when it emerged that the NSA had been tapping the mobile telephone of German Chancellor Angela Merkel, the White House would not promise to stop listening to German politicians’ phone calls. [...]

»According to Süddeutsche and a report on public broadcaster NDR, during the negotiations the US officials were expected to give German counterparts access to the alleged listening station, believed to be on the top floor of the US embassy in Berlin, and to shed light on how long Merkel’s phone had been monitored and whether she was Germany's only key politician to be targeted. Süddeutsche has quoted a “German expert familiar with the state of the negotiations” as saying “we're getting nothing.” As a result, according to the newspaper, the head of Germany’s foreign intelligence agency (BND) Gerhard Schindler stated that if things don't improve, he would prefer not to sign the deal at all.»

Reuters publie un article, ce même 14 janvier 2014, où le caractère abrupt des mauvaises nouvelles des négociations est démenti ou du moins édulcoré par le ministre de l'intérieur, sans pour autant donner de précisions rassurantes. Le SZ n’est pas nommé, ce qui permet d’éviter une éventuelle polémique avec le quotidien et semblerait confirmer implicitement ou indirectement au moins les difficultés de la négociation. L’agence Reuters obtient elle-même des précisions officieuses allemandes qui ne sont pas plus optimistes, tandis que les déclarations du côté US restent également très imprécises.

«A government source in Berlin told Reuters the United States remained interested in a deal but was loath to give a blanket pledge not to try to monitor government members. Caitlin Hayden, a spokeswoman for the U.S. National Security Staff at the White House said discussions with Germany so far had yielded “a better understanding of the requirements and concerns that exist on both sides”. “Such consultations will continue among our intelligence services as a part of our shared commitment to strengthen our practical cooperation in a manner that reflects the shared threats we face, the technological environment in which we operate, our close relationship with one another, and our abiding respect for the civil and political rights and privacy interests of our respective citizens,” Hayden told Reuters.

»German Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier said on Tuesday he was anything but relaxed about the matter but there was still time to make progress. “A next step will be that we look at the reforms to be announced by President Obama with regard to limiting the activities of intelligence agencies.”

A côté de ces prises de position incertaines mais qui tentent d’écarter l'impression selon laquelle SZ a donné des indications réellement significatives, des réactions officielles d’hommes politiques à propos de l’article incriminé finissent par donner à celui-ci, au contraire, toute l’apparence de sérieux et de fondement qui importe. On trouve là des indications plus justes de l’intérêt qu’il faut accorder aux nouvelles donn,ées : les négociations entre les USA et l’Allemagne, concernant les garanties demandées par les Allemands, ne progressent pas, au point que l’on peut parler d’une impasse.

«Lawmakers in Berlin reacted sharply to the Sueddeutsche report with several who are in Merkel's grand coalition warning of consequences if the talks collapse. “The Americans understand one language very well – and that's the language of business,” said Stephan Mayer, a senior lawmaker in the ranks of Merkel's conservatives. He told Reuters that if the deal fails, Germany should consider barring U.S. companies from getting public sector contracts because it could not be ruled out that U.S. contractors would engage in espionage activities. “I would want to pull out this sword that there could be economic sanctions at stake here,” Mayer said.

»Michael Hartmann, a senior Social Democrat lawmaker, also called for sanctions if the talks unravelled. “If these reports are true I can only warn the Americans that they haven't heard the explosion over here,” Hartmann told German radio. “We're not going to allow millions of Germans, right up to the chancellor, to be eavesdropped on. We have to tell the United States that U.S. companies operating in Germany and can't guarantee the security of our data will not get any contracts from us anymore.”»

Un expert allemand consulté par Reuters, Sancho Gaycken, donne l’appréciation cynique habituelle, à savoir qu’un accord de limitation et de contrôle des écoutes de surveillance et d’espionnage est impossible à atteindre en pratique technique, que tout le monde le sait, et que si même il y a accord personne n’aura aucune confiance en lui. («It's a naive to think a ‘no-spy’ deal would be possible but there's no harm raising the issue. It's not terribly surprising. Not many people really expected it would happen and even if there was a deal, would anyone really trust it?»)

L’appréciation de Gaycken n’a guère d’intérêt, comme en général celles de spécialistes dans ce genre d’affaires, lorsqu’ils prétendent donner des avis techniques d’où l’on pourrait sortir des appréciations politiques. La question n’est donc pas de savoir si un accord qui serait atteint serait éventuellement et effectivement efficace, ou si un accord éventuellement et effectivement efficace pourrait être atteint, ou si encore un accord effectif aurait la confiance de quiconque quant à sa validité. En un sens, ce que dit Gaycken est une évidence dont tous les Allemands sont évidemment informés depuis l’origine de cette affaire. Ce qu’il importe de savoir, c’est bien le but de la démarche allemande, c’est-à-dire de savoir si les dirigeants allemands considèrent comme un objectif de sécurité nationale de décréter que tout doit être fait pour assurer des mesures de défense effectives contre la NSA, – en d’autres mots, si oui ou non les activités de la NSA doivent être appréciées comme des activités “hostiles” et traitées comme telles.

Une indication à ce propos est la remarque faite par le ministre allemand des affaires étrangères, qui reflète le malaise, ou la détermination c’est selon, des dirigeants politiques allemands. La remarque renvoie l’ensemble de la problématique, et notamment les négociations entre l’Allemagne et les USA, vers le débat politique intérieur US à ce sujet, notamment le débat entre le président et le Congrès où une partie importante des parlementaires réclame des mesures décisives de “réforme“ de la NSA. Si les mesures que va annoncer Obama vis-à-vis de la NSA sont sérieuses, les Allemands devraient estimer qu’il existe une possibilité que la NSA soit effectivement contrainte, sur instruction politique, de limiter elle-même ses activités. Dans le cas contraire, si les mesures annoncées par Obama s’avéraient être de type “cosmétiques”, les négociations entre les USA et l’Allemagne devraient alors effectivement conduire à un échec. De ce point de vue, les indications données par SZ sont certainement justes, parce qu’effectivement ces seules négociations ne pourront aboutir à quelque résultat que ce soit, et il est donc logique que les négociateurs allemands n’obtiennent rien de sérieux de leurs interlocuteurs. Par conséquent, si Obama ne donne pas satisfaction (et aux critiques US de la NSA, et aux attentes des Allemands), les négociations déboucheront sur une absence d’accord et l’Allemagne reprendra complètement sa liberté.

... “Reprendre sa liberté”, pour l’Allemagne, cela signifie se juger fondée de prendre toutes les mesures défensives possibles, avec notamment des ruptures de collaboration avec les firmes US, l’établissement de nouveaux réseaux, etc. Mais ces mesures techniques, à l’efficacité discutable, ne constitueraient dans ce cas qu’une partie mineure des réactions auxquelles seraient conduits sinon contraints les dirigeants allemands, tant par leur opinion publique, que par leurs industriels, que par leurs bases politiques au niveau parlementaire, voire par leurs services de sécurité nationale si ceux-ci ont été mis dans une position où ils doivent tenter d’obtenir des résultats effectifs de protection face à la NSA. Cela signifie qu’effectivement, la NSA et ses activités seraient décisivement considérées comme “hostiles”, et cette évolution au départ technique et de communication prendrait nécessairement une dimension politique. Elle interférerait sur les relations USA-Allemagne, et sur les relations transatlantiques qui vont avec, en introduisant dans toutes les nombreuses relations de sécurité qui existent un doute et un soupçon fondamentaux, et jusqu'à des mesures de prise de distance qui auraient des allures parfois proches d'une rupture.

SZ n’a fait que nous avertir que tout le monde attend Obama, parce qu’on ne peut faire autrement qu’attendre Obama et ses décisions. Accessoirement, l'article de SZ, si les services de communication US s'en sont avisés jusqu'à le faire traduire, permet indirectement d’avertir Obama que les Allemands attendent très sérieusement des mesures concrètes contre la NSA... Cela n’est pas nécessairement, ni rassurant, ni prometteur du point de vue de la cohésion interne du bloc BAO, de l’Allemagne et des USA dans ce cas ; après tout, l’on pourrait reprendre la déclaration de Gaycken à propos de la décision d’Obama, en remplaçant le mot “deal” par le mot “decision” (“It's a naive to think a ‘no-spy’ [decision] would be possible ... It's not terribly surprising. Not many people really expected it would happen and even if there was a [decision], would anyone really trust it?»).

samedi, 21 décembre 2013

La NSA déchiffre toutes les communications GSM

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La NSA déchiffre toutes les communications GSM

Le service secret américain est capable d’aisément casser l’algorithme A5/1 pour intercepter les coups de fil passés en 2G. Du coup, certains opérateurs migrent leurs équipements vers son successeur A5/3, moins vulnérable.

Gilbert Kallenborn

On s’en doutait déjà un peu, voici désormais la confirmation. The Washington Post vient de publier un document secret d’Edward Snowden qui prouve que les services secrets américains sont capables de lire à la volée toutes les communications GSM, alors que celles-ci sont chiffrées entre le terminal et la station de base.
Ce n’est pas une véritable surprise, car le chiffrement utilisé lors d’une communication GSM est basé sur A5/1, un algorithme vieux d’une trentaine d’années et dont les clés de chiffrement sont relativement courtes (64 bits). Cette technique de chiffrement a été critiquée mainte fois par les experts de sécurité durant ces dernières années. La dernière fois était fin 2009 lorsqu’un chercheur allemand, Karsten Nohl, avait présenté une méthode d’attaque à l’occasion de la conférence Chaos Computer Congress.

Les communications 3G sont également vulnérables

Le document de la NSA publié par le Washington Post est un guide interne qui classe les méthodes d’interception sur les réseaux cellulaires. Il ne fait explicitement référence qu’à l’algorithme A5/1, censé sécuriser les communications GSM, donc 2G. On pourrait donc supposer que les communications 3G, qui s’appuient sur l’algorithme A5/3, sont hors d’atteinte. Mais selon Karsten Nohl, cité par le journal, il ne faudrait pas se faire trop d’illusions. Cet algorithme est certes plus évolué, mais il est également vulnérable. Selon lui, il faudrait une puissance de calcul 100 000 fois plus importante pour casser A5/3 qu’A5/1. Ce qui permettrait toujours « d’écouter n’importe quelle communication cellulaire, mais pas toutes en même temps », précise le chercheur. La vulnérabilité d’A5/3 (également appelé Kasumi) a d’ailleurs été démontrée, de manière partielle, en 2010 par trois chercheurs israéliens.
Si les opérateurs mobiles savent depuis longtemps que le chiffrement A5/1 est une véritable passoire, ils ne donnent pas l’impression de faire grand-chose pour y remédier. Mais avec les révélations d’Edward Snowden, les choses commencent à bouger. L’opérateur allemand Deutsche Telekom vient d’annoncer, il y a une semaine, qu’il va migrer le chiffrement de son réseau GSM vers A5/3 d’ici à la fin 2013. Cette opération, qu’il est le premier à réaliser dans ce pays, nécessite une mise à jour logicielle et matérielle sur plus de 30 000 stations de base. Preuve que cette migration n’est pas une évidence technique.  

Téléphones incompatibles

Par ailleurs, tous les téléphones mobiles GSM ne sont pas compatibles avec cet algorithme. Il y en aurait même encore plus de 50 000 en circulation outre-Rhin. Pour éviter que des clients ne se retrouvent sans connexion, l’opérateur allemand a donc été contraint de développer une solution logicielle spécifique permettant, le cas échéant, de basculer en chiffrement A5/1. A ce titre, il a publié une liste de terminaux compatibles A5/3. Pour la marque Apple, par exemple, cette compatibilité n’est possible qu’à partir de l’iPhone 4, avec iOS 7. Les opérateurs suisses Swisscom et Sunrise ont également enclenché la migration vers A5/3.
Enfin, il faut préciser que le chiffrement ne suffit pas, à lui seul, de protéger les communications GSM. D’autres vecteurs d’attaques existent, par exemple l’usurpation. Il existe des équipements qui se font passer pour une station de base, interceptent les communications, puis les retransmettent, ni vu ni connu, à la véritable station de base. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas lieu de déchiffrer les communications. Et ces équipements, appelés « IMSI Catcher », ne sont pas forcément très chers. En 2010, le hacker Chris Paget avait montré qu’il suffisait de 1500 dollars pour bricoler un tel dispositif d’espionnage.
 
Ex:

lundi, 26 août 2013

Isolationnisme par dissolution, au soleil de la NSA

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Isolationnisme par dissolution, au soleil de la NSA

Ex: http://www.dedefensa.org

Il n’y a rien que l’establishment américaniste ne craigne et ne dénonce plus que l’isolationnisme. Les administrations successives depuis la fin de la guerre froide ont diabolisé avec véhémence cette tendance alors qu’une politique hyper-interventionniste s’est développée, comme on le sait, et particulièrement depuis l’attaque du 11 septembre 2001. Le poaradoxe de cette évolution par rapport aux craintes d’isolationnisme est que cette politique hyper-interventionniste ajoutée aux diverses crises en cours aux USA ont conduit à la pire des crises, qui est la paralysie du pouvoir, et à une situation qui commence à ressembler à une sorte d’“isolationnisme” par défaut. La crise égyptienne a mis cette situation en évidence, aussi bien par la confusion de la politique US qui se complaît dans une absence complète de décision entraînant une perte à mesure d’influence, voire même de présence dans cette crise majeure du Moyen-Orient (voir le 21 août 2013).

Cette crise du pouvoir à Washington se ressent même dans les groupes de pression les plus actifs, et notamment chez les fameux neocons. On retrouve chez eux, mais d’une façon aggravée et dans l’occurrence beaucoup plus importante de la crise égyptienne, la division qu’on avait observée lors de la crise libyenne (voir notamment le 29 mars 2011). Cette fois, ce sont deux dirigeants ou inspirateurs majeurs du mouvement qui s’opposent sur la question égyptienne, avec la fracture que cela entraîne à la fois dans le mouvement et pour son influence : William Kristol et Robert Kagan. Jim Lobe a publié un nouvelle à ce propos le 20 août 2013.

«... Bill Kristol, in a Sunday appearance on ABC’s “This Week With George Stephanopolous”, crystallized (shall we say) the internal split among neoconservatives over how to react to the military coup and subsequent repression against the Muslim Brotherhood in Egypt. Breaking with his fellow-neoconservative princeling, Robert Kagan (with whom he co-founded the Project for the New American Century (PNAC) and its successor, the Foreign Policy Initiative (FPI), Kristol came out against cutting military aid to Egypt... [...]

»It’s a remarkable moment when the two arguably most influential neocons of their generation disagree so clearly about something as fundamental to US Middle East policy, Israel and democracy promotion. They not only co-founded PNAC and the FPI; in 1996, they also co-authored “Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy” in Foreign Affairs, which among other things, advocated “benevolent global hegemony” as the role that Washington should play in the post-Cold War era. But they now appear to have a fundamental disagreement about how that benevolence should be exercised in a strategically significant nation which is also important to Israel’s security.

»Of course, this disagreement highlights once again the fact that democracy promotion is not a core principle of neoconservatism. It also suggests that the movement itself is becoming increasingly incoherent from an ideological point of view. Granted, Kagan considers himself a strategic thinker on the order of a Kissinger or Brzezinski, while Kristol is much more caught up in day-to-day Republican politics and consistently appears to align his views on the Middle East with those of the Republican Jewish Coalition and the Likud-led Israeli Government. But what is especially interesting at this moment is the fact that Sens. John McCain and Lindsay Graham — both leaders of what could be called the neoconservative faction of the Republican Party — are moving into Kagan’s camp.»

Cette division dans le groupe le plus actif et le plus extrémiste pour soutenir l’interventionnisme extérieur conforte la thèse d’un “isolationnisme par défaut” en réduisant d’autant les pressions sur l’administration Obama, justement parce que les neocons ne savent plus que recommander comme type d’action du fait de leur division, eux-mêmes victimes de la même paralysie que celle qui touche l’administration Obama. La situation n’est pas meilleure dans le parti républicain, force habituelle poussant à l’hyper-interventionnisme mais elle aussi divisée ou incertaine sur la politique à suivre. On a déjà souligné le paradoxe d’un McCain, qui, après avoir hésité, s’est prononcé pour la suppression de l’aide de à l’Égypte, se retrouvant ainsi sur la même ligne que son ennemi juré Rand Paul, qui s’affiche clairement de tendance neo-isolationniste et veut la fin de l’aide à l’Égypte selon cette logique. McCain est dans un état proche de la sénilité et il est plus que jamais l’inspirateur de la politique extérieure prônée par le parti républicain. Les quelques appréciations concernant l’état du pouvoir washingtonien de “Spengler”, de ATimes.com, déjà cité le même 21 août 2013, valent d’être reproduites ; elles sont très incisives et très justes à la fois... (Notamment cette très juste remarque que la catastrophique politique égyptienne des USA n’est pas le résultat de l’aveuglement mais de l’impuissance du pouvoir ; notamment cette très juste conclusion que le parti républicain est terrorisé par les néo-isolationnistes type-Rand Paul alors que, finalement, McCain se retrouve sur la même ligne que Rand Paul...)

«America's whimsical attitude towards Egypt is not a blunder but rather a catastrophic institutional failure. President Obama has surrounded himself with a camarilla, with Susan Rice as National Security Advisor, flanked by Valerie Jarrett, the Iranian-born public housing millionaire. Compared to Obama's team, Zbigniew Brzezinski was an intellectual colossus at Jimmy Carter's NSC. These are amateurs, and it is anyone's guess what they will do from one day to the next.

»By default, Republican policy is defined by Senator John McCain, whom the head of Egypt's ruling National Salvation Party dismissed as a “senile old man” after the senator's last visit to Cairo. [...] It doesn't matter what the Republican experts think. Few elected Republicans will challenge McCain, because the voters are sick of hearing about Egypt and don't trust Republicans after the debacles in Iraq and Afghanistan.

»Neither party has an institutional capacity for intelligent deliberation about American interests. Among the veterans of the Reagan and Bush administrations, there are many who understand clearly what is afoot in the world, but the Republican Party is incapable of acting on their advice. That is why the institutional failure is so profound. Republican legislators live in terror of a primary challenge from isolationists like Senator Rand Paul (R-KY), and will defer to the Quixotesque McCain.»

Cette situation est l’objet de critiques à l’intérieur même des bureaucraties de sécurité nationale, notamment du département d’État, notamment de fonctionnaires marquées par leur engagement interventionniste mais aussi par leur position pro-israélienne. C’est ce que détaille un article de Gayle Tzemach Lemmon, senior fellow au Council Foreign Relations, et donc marquant une position approuvée par le puissant CFR. (L’article, sur DefenseOne.com, le 21 août 2013.) Curieusement, l’article ne vaut guère que par l’idée qu’il exprime dans son titre, qui est celle de l’isolationnisme («Whispers in the Ranks that Iraq Has Turned Obama Isolationist to a Fault»). L'analyse, qui porte sur la Syrie, développe des arguments oiseux dans la mesure où les critiques, comme l’ultra-pro-israélien Dennis Ross, voire comme le CFR lui-même, ont eu la même attitude erratique sur la Syrie que celle qu'ils dénoncent dans la politique de l’administration Obama ; la politique de “prudence” US en Syrie est beaucoup plus défendable, du point de vue du système de l’américanisme, que la confusion extraordinaire de Washington dans la crise égyptienne, cette dernière crises avec des enjeux bien plus décisifs pour les USA. La référence à l’Irak (et l’Afghanistan) est également oiseuse («In a recent interview with National Public Radio, a Syrian rebel commander, formerly a Syrian Army colonel, said what many in Washington have whispered: It is “our bad luck” that Syria “has come after Afghanistan and after Iraq.”»). L’Irak (et l’Afghanistan) ne sont pas une cause de l’actuelle paralysie, mais une étape dans la dégradation du pouvoir menant à l’actuelle situation catastrophique du pouvoir washingtonien. Le résultat tel qu’il est présenté est aussi bien catastrophique : cet “isolationnisme par défaut”, qui est certainement une perspective proche de la réalité, n’a aucune des vertus de l’isolationnisme puisqu’il se fait alors que l’“Empire” est engagé partout, désormais sans effets bénéfiques, et qu’il perd son sang (son fric, ses budgets pentagonesques, etc.) dans cet étalage de puissance impuissante...

Cela (“l’actuelle situation catastrophique du pouvoir washingtonien”) étant fixé, nous passons à ce qui semblerait être un tout autre domaine ; pourtant, qui figure dans notre volonté de l'intégrer dans notre analyse comme un prolongement du précédent, et qui pourrait et même devrait être considéré en fait comme une cause fondamentale de l’accélération du précédent. Il s’agit de la grande autre crise de l’été, la crise Snowden/NSA. Un article de Dan Roberts, dans le Guardian de ce 22 août 2013, développe un sentiment profond d’amertume du fait de l’absence de débat, sinon même d’information à la lumière de l’“incident d’Heathrow” (le cas David Miranda, voir le 20 août 2013), de la part de la presse britannique, dans cette crise Snowden/NSA qui est aussi une “crise GCHQ” (“partner” à temps complet et britannique de la NSA) impliquant le Royaume-Uni. Dan Roberts a son explication, qui concerne la différence de mentalité et de goût du débat politique entre les USA, – dont la vertu démocratique reste ainsi sauvegardée, – et le Royaume-Uni. Voici quelques citations de l’article de Roberts, qui relève par ailleurs la stricte vérité quant à l’étonnante faiblesse, sinon quasi-absence, de réactions de la presse britannique essentiellement à l’incident qui est survenu au Guardian de devoir détruire des disques durs du fonds Snowden sous la pression des autorités, – cette violation de la liberté de la presse qui aurait dû conduire à une réaction de solidarité...

«From the moment the first story revealing sweeping surveillance of domestic phone records by the National Security Agency appeared in early June, the Guardian ignited a storm of public and political debate in the US that has been noticeably absent in the UK response to similar revelations about GCHQ spying. Within hours, former vice-president Al Gore declared this "secret blanket surveillance [was] obscenely outrageous", setting the tone for weeks of mounting criticism from both left and right and a series of follow-up investigations that have forced the administration to consider major reforms. [...]

»As saturation media coverage across US television networks, newspapers and websites dominated the news agenda through June and July, the White House was forced to modify its defence of the programmes and Congress prepared to act. On 24 July, more than 200 Congressmen voted in favour of legislation to ban the bulk collection of US telephone records, a narrowly-defeated bill that shocked defenders of the NSA and united libertarians on the right with liberals on the left. Michigan Republican Justin Amash, said he introduced his amendment to the annual Defence Department appropriations bill to "defend the fourth amendment, to defend the privacy of each and every American". A further 11 legislative attempts at reform and improved oversight are expected to dominate Capitol Hill when lawmakers return in September, with some sort of united response seen as inevitable. [...]

»[...I]n contrast to US politicians and officials, there has been very little official acknowledgement that there is a public interest in holding a debate, and much less any sign that something might need to change as a result. Instead home secretary Theresa May has sought to justify the use of draconian laws to detain David Miranda for assisting Guardian journalists in reporting the story by claiming he was carrying “stolen information that could help terrorists”. Former foreign secretary Malcolm Rifkind made similar claims that the Guardian had been “helping terrorists” when defending a decision to force the newspaper to destroy certain computers containing Snowden's leaks. The decision was backed by a former civil libertarian deputy prime minister Nick Clegg. [...]

»A so-called D notice was even issued by authorities in London to deter reporting of the original leaks on Fleet Street — something hard to imagine in a US media and political community that has been consumed by the story for three months. In Germany, there was initially more reporting of Miranda's detention at Heathrow and news of Guardian computers being destroyed than where they happened in London. On Tuesday morning it made the lead story on Spiegel, Zeit, Sueddeutsche, Frankfurter Allgemeine websites before anything had appeared on the Telegraph, Times, Mail or BBC websites. A columnist for Speigel suggested it caused less soul-searching at home than in the US or Germany because “Britons blindly and uncritically trust their secret service”»

En dépit de l’apparente différence de champ de réflexion et d’action entre ces deux événements, la politique US dans la crise égyptienne et la crise Snowden/NSA – l’“isolationnisme par défaut” de Washington et l’activisme échevelé autour de la question de la NSA respectivement, – nous allons au contraire établir un lien direct entre les deux événements. Certes, nous suggérions déjà cette idée dans notre texte du 21 août 2013 : «Quant au bloc BAO, finalement, tout s’explique dans le chef de sa paralysie, outre son état chronique qu'on observe : il se trouve plongé si profondément dans un débat sur l’état de lui-même, avec la crise Snowden/NSA, qu’il n’est pas loin d’être, d’une autre façon certes, dans une situation de confusion proche de la situation égyptienne. D’une certaine façon, il en est l’équivalent, encore une fois à sa manière, par rapport à la “décrépitude extraordinaire” de sa propre architecture.» (Et, certes, nous maintenons le cas du bloc BAO, et non pas seulement des USA comme l’article du Guardian le suggère : l’effet de la crise Snowden/USA sur la psychologie américaniste, et la crise qu’enfante cet effet, se répandent nécessairement à tout le bloc BAO ; quant à la “décrépitude extraordinaire”, on admet sans trop de difficultés que c’est celle du bloc dans son ensemble.)

Les spectres épuisent la psychologie

Bien entendu, en bon anglo-saxon qui n’oublie jamais ses dévotions à l’American Dream version-Fleet Street, Dan Roberts attribue in fine le débat extraordinaire que la crise Snowden/NSA a provoqué et ne cesse d’alimenter aux USA à la vertu propre à ce même American Dream : démocratie, transparence, Premier Amendement de la Constitution, We, The People et ainsi de suite. Cela, bien entendu, par contraste avec les aspects quasi-médiévaux dans l’obscurantisme de l’establishment britannique, qui ne peut être fustigé par les Anglo-Saxons que lorsqu’il permet de valoriser d’autant l’American Dream. L’air est connu, la chanson aussi.

Ce n’est pas du tout notre appréciation, même si nous acceptons l’idée que cette supposée “vertu” de l’American Dream a son utilité, mais comme moyen et comme outil de circonstance offerts par le conformisme américaniste, nullement comme fin. Le fond du débat extraordinaire qu’a ouvert la crise Snowden/NSA, c’est la réalisation extrêmement concrète, extrêmement réaliste, de ce qu’est exactement la NSA (et, plus, par extension, on le verra plus loin en retrouvant la crise égyptienne). Nous avons souvent épilogué là-dessus et ne manquons jamais d’y revenir, en faisant de la NSA (et du reste) cette entité qui n’est pas loin d’être une égrégore, qui est hors de tout contrôle humain, et dont on découvre qu’elle est sur une pente à la fois catastrophique et eschatologique qui met en cause le Système lui-même, ou bien qui fait douter inconsciemment du Système lui-même. Cette prise de conscience, c’est l’important, touche d’abord l’establishment lui-même, cet outil du Système, comme on le voit par la vigueur du débat qui est le fait de cet establishment et nullement du public, de la question des 99% contre les 1% à l’occurrence du vote de la Chambre. L’idée de cette dangerosité ultime de l’évolution de ce qui est le produit du Système (la NSA et le reste), de sa perversité qui le fait évoluer entre surpuissance et autodestruction hors de tout contrôle possible, se répand et est exprimée sans ambages. On peut le lire, par exemple, dans le chef de Simon Jenkins qui, s’il a une plume parfois alerte et audacieuse, n’en est pas moins un commentateur-Système au sein de la presse-Système. (Le 21 août 2013, dans le Guardian.)

«Last week in Washington, Congressional investigators discovered that the America's foreign intelligence surveillance court, a body set up specifically to oversee the NSA, had itself been defied by the agency “thousands of times”. It was victim to "a culture of misinformation" as orders to destroy intercepts, emails and files were simply disregarded; an intelligence community that seems neither intelligent nor a community commanding a global empire that could suborn the world's largest corporations, draw up targets for drone assassination, blackmail US Muslims into becoming spies and haul passengers off planes.

»Yet like all empires, this one has bred its own antibodies. The American (or Anglo-American?) surveillance industry has grown so big by exploiting laws to combat terrorism that it is as impossible to manage internally as it is to control externally. It cannot sustain its own security. Some two million people were reported to have had access to the WikiLeaks material disseminated by Bradley Manning from his Baghdad cell. Snowden himself was a mere employee of a subcontractor to the NSA, yet had full access to its data. The thousands, millions, billions of messages now being devoured daily by US data storage centres may be beyond the dreams of Space Odyssey's HAL 9000...»

Notre appréciation et notre hypothèse sont que la puissance du débat est telle aux USA, et le bouleversement qu’il implique par conséquent, que l'un et l'autre affectent profondément les psychologies et donnent ainsi aux jugements une aire nouvelle où se former. (Cette sorte de démarche privilégiant l'importance de la psychologie n’est certes pas conforme aux capacités planificatrices et rationnelles que certains prêtent au Système, mais elle permet d’éviter le piège de la naïveté de croire que cet artefact de surpuissance puisse accorder quelque attention que ce soit aux vertus subtiles de la raison et de l’organisation théorique des événements.) Dans cette circonstance, le cas de la NSA n’est plus exceptionnel, il devient exemplaire. Il devient le cas beaucoup plus général de la communauté de sécurité nationale ou de la communauté sécuritaire, du complexe militaro-industriel, du National Security State ou du Global Surveillance/Security System, c’est-à-dire de tout ce qui fait la substance même à la fois du Système, du système de l’américanisme, et de tout ce qui en découle. Le débat met en avant des spectres aussi terrifiants que celui de la destruction de la NSA, avec des effets irréparables sur le complexe-militaro-industriel, ou bien au contraire, et ceci et cela dans une même appréhension, dans un même jugement, le spectre de la destruction du système de l’américanisme par le Système, ou de la destruction des deux par les monstres qu’ils ont enfantés.

Tout cela, perçu par une psychologie déjà épuisée par une continuité crisique sans précédent, de thème en thème avec aucun qui ne soit résolu, au moins depuis 2008, et notamment avec la crise centrale du pouvoir washingtonien, tout cela qui fait craindre désormais une issue fatale épuise encore plus cette psychologie déjà épuisée. L’effet se fait alors sentir sur les politiques, et notamment, pour ce qui nous intéresse, sur la politique égyptienne des USA (du bloc BAO), qui représente si parfaitement la complexités, les contradictions, la production systématique d’effets antagonistes, de tout ce qui a été conduit depuis des années dans cette région, alors que l’enjeu égyptien est d’une si considérable importance d’un point de vue US (bien plus que l‘enjeu syrien, répétons-le). Le désordre engendré par la politique qui se prétendait maîtresse du désordre qu’elle provoquait et continue à provoquer, jusqu’à affirmer qu’il s’agissait d’une stratégie dissimulée pleine de génie (“le désordre créateur”), finit par toucher la substance de la politique elle-même et la psychologie de ceux qui osent à peine prétendre encore la conduire, – le désordre paralysant de la politique, et l’épuisement de la psychologie par le désordre paralysant de la politique. On comprend que la crise Snowden/NSA telle qu’on l’a décrite vienne là-dessus comme le coup de grâce.

Cette perception d’une psychologie épuisée face à des événements qu’on ne comprend plus, face aux outils de la surpuissance qu’on ne contrôle plus et qui semblent vivre de leur propre vie en menaçant de devenir autodestruction pure, cette perception conduit directement à la paralysie des volontés, à l’atonie des décisions. Le substitut se trouve dans le discours verbeux d’un vieillard en visite au Caire ou dans l’enquête sans fin menée autour du concept de “coup”, dans une réflexion du type “to be or not to be a coup”. L’attitude d’un Obama, celle d’un McCain, le désarroi des neocons, le désordre complet des classements selon les circonstances (McCain au côté d’un Rand Paul, en néo-isolationniste de circonstance !), conduisent à des extensions de non-politiques paralysées productrices de situations qui ne peuvent être décrites que comme des anathèmes pour le Système, – l’isolationnisme par défaut, dans ce cas... Désormais, tout est dans tout et inversement comme diraient les Dupond-Dupont (bonne orthographe), ce qui facilite l’évaluation de la situation ; aucune crise n’échappe aux effets de chaque autre crise, et ainsi s’avance majestueusement la structuration décisive de la crise d’effondrement du Système.

 

Windows 8 kwetsbaar voor NSA-spionage

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Duitse overheid: Windows 8 kwetsbaar voor NSA-spionage

Cryptoloog en veiligheidsexpert vergelijkt Windows 8 met elektronische enkelband - 'Dit is het einde van de persoonlijke computer en smartphone'

De Duitse overheid waarschuwt dat het nieuwe besturingssysteem van Microsoft, Windows 8, kwetsbaar is voor spionage door de Amerikaanse NSA. Volgens IT-experts is Windows 8 uitgerust met de zogenaamde Trusted Computing technologie, waarmee Microsoft - en daardoor ook de NSA, die tenslotte nauw met de softwaregigant samenwerkt - de controle kan krijgen over zowel de hardware als de software van een PC of laptop. Ook kan gecontroleerd worden of de geïnstalleerde software wel legaal is.

Windows 8 is tot nu toe geen groot succes. Veel computergebruikers ervaren het 'tegeltjesscherm' als onhandig en lelijk, en vinden het ontbreken van de kenmerkende startknop met bijbehorend menu maar niets. Microsoft hoopt dat de aanstaande update naar Windows 8.1 de grootste bezwaren van gebruikers wegneemt.

'Gevaarlijke veiligheidslekken'

IT-experts van de Duitse overheid zeggen nu dat Windows 8 aanzienlijke veiligheidslekken heeft en kenmerken deze zelfs als 'gevaarlijk'. 'Door het verlies van de volle soevereiniteit over de informatietechniek zijn de veiligheidsdoelstellingen 'vertrouwelijkheid' en 'integriteit' niet meer gegarandeerd,' concluderen de experts. Om deze reden noemen ze het gebruik van de 'Trusted-Computing' technologie voor de overheid en gebruikers van kritieke infrastructuur 'onacceptabel'.

'Elektronische enkelband'

Op veel PC's en laptops wordt Windows 8 voorgeïnstalleerd. Volgens cryptoloog en veiligheidsonderzoeker Rüdiger Weis verliezen gebruikers door Windows 8 en een geïntegreerde 'bespieder'chip genaamd Trusted Computing Module (TPM)- met name in de veilige opstartmodus- 'de controle over hun eigen hardware en software.'

'Het doet op onaangename wijze denken aan een elektronische enkelband. Zo kan bijvoorbeeld via internet worden gecontroleerd of er op de PC enkel legale software draait. Dit is het einde van de persoonlijke computer en smartphone. Het klinkt als een droom voor oncontroleerbaar geworden geheime diensten en onderdrukkende staten...'

'Droomchip voor NSA'

Vooral het feit dat de geheime sleutel na afloop van het fabricageproces van de chip wordt ingebracht ligt gevoelig, aangezien het op deze wijze eenvoudig is een kopie van alle sleutels te maken. Hiermee is de TPM een ware 'droomchip' voor de NSA en andere veiligheidsdiensten. Volgens Weis is ook het andere scenario, namelijk dat de TPM niet door de NSA maar door de Chinese overheid misbruikt kan worden, niet bepaald geruststellend.

Ook binnenlands internetverkeer kwetsbaar

Uit nieuwe informatie en gesprekken blijkt dat de NSA zeker 75% van al het internetverkeer in de VS kan afluisteren en registreren. Dit kan ook voor Europa en Nederland van belang zijn, want sommige binnenlandse internetcommunicatie verloopt bijvoorbeeld om financiële redenen via het buitenland - een feit dat ook de Duitse overheid heeft toegegeven. Juist daar kunnen geheime diensten, onafhankelijk van de nationale wetten van het land waar de communicatie plaatsvindt, toeslaan. (1)


Xander

(1) Deutsche Wirtschafts Nachrichten

 

mercredi, 21 août 2013

La CIA le confirme: la chute d’Assad nuirait aux intérêts américains!

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La CIA le confirme: la chute d’Assad nuirait aux intérêts américains!

On le sait, à force d’avoir eu les oreilles bassinées par le flot de tirades médiatiques: Washington travaille depuis des années à la chute du Président syrien Bechar El-Assad. Pourtant la disparition de celui-ci n’irait pas dans le sens des intérêts américains, vient de déclarer Michael Morell (photo), un des directeurs de la CIA, dans un entretien accordé au “Wall Street Journal”. Morell: “Dans ce cas, la Syrie deviendrait un refuge pour terroristes de toutes sortes... Le risque est le suivant: le gouvernement syrien possède des armes chimiques et d’autres équipements de pointe et, s’il tombe, le pays deviendrait automatiquement un bouillon de culture pour le terrorisme (ndt: avec les armes chimiques et autres)”. Morell craint surtout un renforcement du réseau Al-Qaeda.

(note parue dans “zur Zeit”, Vienne, n°33-34/2013; http://www.zurzeit.at ).

jeudi, 18 juillet 2013

La CIA et l’empire de la drogue

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La CIA et l’empire de la drogue

par Laurent Glauzy

Ex: Ex: http://actionsocialeetpopulaire.hautetfort.com

Si les acteurs du trafic de l’opium semblent avoir changé, la CIA n’en a pas moins accru son emprise… et, depuis la fin de la guerre froide, sa connivence avec l’intégrisme musulman pour lequel le contrôle de l’opium est vital. Le territoire afghan a vu depuis sa libération une augmentation de 59 % de sa production d’opium sur une superficie de 165 000 hectares. En termes de production annuelle, cela représente 6 100 tonnes, soit 92 % de la production mondiale. L’ONU rapporte que dans la province de Helmand, la culture de l’opium a augmenté de 162 % sur une superficie de 70 000 hectares. Ces statistiques sont d’autant plus alarmantes que ce sont seulement 6 des 34 provinces afghanes qui en sont productrices. Les Nations-Unies ont bien entendu proposé une aide au développement économique pour les régions non encore touchées par cette culture. Ce à quoi le président afghan Hamid Karsai a répondu de manière très explicite et franche que l’on devait d’abord réviser les succès du « camp anti-drogue »…

Les Skulls and Bones et les services secrets

L’implication des Etats-Unis dans la production et la consommation de la drogue n’est pas récente. Pour en comprendre les raisons, il faut remonter plus de 150 ans en arrière, car elle fait partie intégrante de l’histoire des Etats-Unis et de celle des sectes supra-maçonniques. Des noms très célèbres apparaissent sur le devant de cette scène très macabre. Ce sont pour la plupart des membres de la société initiatique des Skull and Bones (Les Crânes et les Os) de l’Université de Yale qui se partagent le monopole de la commercialisation de l’opium. L’instigatrice de cet ordre est la famille Russell, érigée en trust. Les Russell en constituent encore l’identité légale.

De quoi s’agit-il ?


En 1823, Samuel Russel fonde la compagnie de navigation Russell & Company qui lui permet de se ravitailler en Turquie en opium et d’en faire la contrebande avec la Chine. En 1830, avec la famille Perkins, il crée un cartel de l’opium à Boston pour sa distribution avec l’Etat voisin du Connecticut. A Canton, leur associé s’appelle Warren Delano jr, le grand-père de Franklin Delano Roosevelt. En 1832, le cousin de Samuel Russell, William Hintington, fonde le premier cercle américain des Skull and Bones qui rassemble des financiers et des politiques du plus haut rang comme Mord Whitney, Taft, Jay, Bundy, Harriman, Bush, Weherhauser, Pinchot, Rockefeller, Goodyear, Sloane, Simpson, Phelps, Pillsbury, Perkins, Kellogg, Vanderbilt, Bush, Lovett. D’autres familles influentes comme les Coolidge, Sturgi, Forbes, Tibie rejoindront cette nébuleuse fermée. Ces noms démontrent qu’au fil des générations la démocratie reste l’affaire de cercles pseudo-élitistes. Le pouvoir ne se partage pas ! A noter aussi que tous ces membres du Skull and Bones ont toujours entretenu des liens très étroits avec les services secrets américains… L’ancien président des Etats-Unis George Bush sr., ancien étudiant à Yale, a par exemple été directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) en 1975-76. Ajoutons que pour cet établissement, tout a commencé quand quatre diplomates y ont formé le Culper Ring, qui est le nom d’une des premières missions des services secrets américains montée par George Washington dans le but de recueillir des informations sur les Britanniques pendant la Guerre d’Indépendance.

En 1903, la Divinity School de Yale monte plusieurs écoles et hôpitaux sur tout le territoire chinois. Le très jeune Mao Tse Toung collaborera plus tard à ce projet. La diplomatie actuelle de ces deux pays en est-elle une des conséquences ? Quoi qu’il en soit, le commerce de l’opium se développe. Son sous-produit, l’héroïne, est un nom commercial de l’entreprise pharmaceutique Bayer qu’elle lance en 1898. L’héroïne reste légalement disponible jusqu’à ce que la Société des Nations l’interdise. Paradoxalement, après sa prohibition, sa consommation augmente de manière exponentielle : on crée un besoin et une population dépendante ; des textes définissent ensuite les contours d’une nouvelle législation, fixent de nouvelles interdictions, afin d’accroître la rentabilité d’un produit ou le cas échéant d’une drogue.

L’implication des hauts commandements militaires

Imitant leurs homologues américains, les services secrets français développent en Indochine la culture de l’opium. Maurice Belleux, l’ancien chef du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), confirme le fait lors d’un entretien avec le Pr Alfred Mc Coy : « Les renseignements militaires français ont financé toutes les opérations clandestines grâce au contrôle du commerce de la drogue en Indochine. » Ce commerce sert à soutenir la guerre coloniale française de 1946 à 1954. Belleux en révèle le fonctionnement. Nos paras sont contraints de prendre l’opium brut et de le transporter à Saïgon à bord d’avions militaires, où la mafia sino-vietnamienne le réceptionne pour sa distribution. Nous constatons une fois encore que la République n’a aucune honte à souiller la nation. De leur côté, les organisations criminelles corses, sous couvert du gouvernement français, réceptionnent la drogue à Marseille pour la transformer en héroïne avant sa distribution aux Etats-Unis. C’est la French Connection. Les profits sont placés sur des comptes de la Banque centrale. M. Belleux explique que la CIA a récupéré ce marché pour en continuer l’exploitation en s’appuyant au Vietnam sur l’aide des tribus montagnardes.

Cet élément doit être conjugué à l’évidente supériorité de l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam. Une seule année aurait suffi pour que les Etats-Unis remportassent ce conflit. Mais cette logique n’est pas celle des Affaires étrangères et des cercles d’influence mondialistes.

En 1996, le colonel Philip Corso, ancien chef de l’Intelligence Service ayant servi dans les troupes commandos d’Extrême-Orient et en Corée, déclare devant le National Security Council que cette « politique de la défaite » entrait dans les plans de la guerre froide. C’est après 1956 que le colonel Corso, assigné au Comité de coordination des opérations du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, découvre cette politique de la « non-victoire » opérée au profit de la guerre froide et de l’expansion du communisme.

En revanche, la lutte pour le monopole de l’opium s’intensifie. Dans ce trafic, nous trouvons des militaires appartenant au haut commandement de l’armée vietnamienne, comme le général Dang Van Quang, conseiller militaire du président Nguyen Van Thieu pour la sécurité… Quang organise un réseau de stupéfiants par l’intermédiaire des Forces spéciales vietnamiennes opérant au Laos, un autre fief de la CIA.

Le général Vang Pao, chef de tribu des Meo, reçoit l’opium à l’état brut cultivé dans toute la partie nord du Laos et le fait acheminer à Thien Tung à bord d’hélicoptères appartenant à une compagnie de la CIA, Air America. Thien Tung est un énorme complexe construit par les Etats-Unis. Il est appelé le « Paradis des espions ». C’est ici que l’opium du général Pao est raffiné pour devenir de l’héroïne blanche.

La CIA intervient à ce stade de la fabrication pour sa distribution. Et Vang Pao dispose à cet effet d’une ligne aérienne personnelle. Dans le milieu, elle est nommée « Air Opium ».

De l’héroïne dans le cercueil des GI’s !

Les points essentiels du trafic sont établis à proximité des bases aériennes américaines comme celle de Tan Son Nhut. Une partie de la drogue est d’ailleurs destinée à la consommation des militaires américains. Chapeauté par les réseaux de Quang, la plus grande part de la production est expédiée à Marseille d’où elle part à Cuba, via la Floride. Là-bas, le gang des Santos Trafficante contrôle le marché. Ce détour est essentiel ; il faut récupérer les paquets d’héroïne dissimulés à l’intérieur des corps des soldats américains morts que l’on rapatrie. De plus, leur sort indiffère les représentants politiques. Le secrétaire d’Etat Henri Kissinger déclarera aux journalistes Woodward et Berristein du Washington Post que « les militaires sont stupides, ils sont des animaux bornés dont on se sert comme des pions pour les intérêts de la politique extérieure ». Les bénéfices seront investis en Australie, à la Nugan Hand Bank.

Le cas du Cambodge est semblable à celui de ses voisins. Après son invasion par les Etats-Unis en mai 1970, un autre réseau voit le jour. Des régions entières sont destinées à la culture de l’opium. La contrebande est contrôlée par la marine vietnamienne. Elle dispose de bases à Phnom Penh et le long du Mékong. Une semaine avant le début des hostilités, une flotte de cent quarante navires de guerre de la Marine vietnamienne et américaine commandée par le capitaine Nyugen Thaanh Chau pénètre au Cambodge. Après le retrait des troupes américaines, le général Quang, considéré dans son pays comme un grand trafiquant d’opium, séjourne quelque temps sur la base militaire de Fort Chaffee dans l’Arkansas, et s’installe à Montréal. Concernant la Birmanie, elle produit en 1961 quelques mille tonnes d’opium, que contrôle Khun Sa, un autre valet de la CIA. Le gouvernement américain est son unique acquéreur.

L’éradication de la concurrence

Devons-nous croire aux principes d’une politique anti-drogue? En 1991, le Pr Alfred Mc Coy dénonce à la radio un rapport institutionnel volontairement trop proche entre le Drug Enforcement Administration (DEA) et la CIA. Avant la création de ce premier organisme, dans les années 1930, est fondé le Federal Bureau of Narcotics (FBN) qui a pour fonction gouvernementale et secrète la vente des narcotiques. Le FBN emploie des agents dans le cadre d’opérations clandestines. Ils seront transférés après 1945 dans le nouvel Office of Strategic Services (OSS), précurseur de la CIA. Ces imbrications rendent impuissant le DEA contre les magouilles de la CIA. Car la drogue qui entre aux Etats-Unis est sous le monopole de la CIA qui en détient tous les circuits de distribution depuis le sud-est asiatique et la Turquie. Quand, en 1973, le président Richard Nixon lance « la guerre à la drogue », il provoque la fermeture du réseau de la contrebande turque qui passait par Marseille. Le résultat en est une augmentation directe de la demande d’héroïne provenant du Triangle d’Or et particulièrement de Birmanie.

Aujourd’hui, nous avons suffisamment de recul pour nous interroger lucidement et remettre en doute le rôle officiel de la CIA et la politique des Etats-Unis dans le monde. Nous observons que le commerce de l’opium et des autres drogues, par des cartels dont les populations blanches et européennes sont la cible, s’opère depuis toujours entre la CIA et des partenaires présentés au grand public comme des « ennemis à abattre » : le communisme et l’islam.

Cet état de fait est d’autant plus grave qu’il intervient après les événements du 11 septembre 2001, le conflit du Kossovo dont l’emblème national sous Tito était un pavot, et l’invasion de l’Irak par l’armée américaine. La CIA et la drogue apparaîtraient donc comme les piliers cachés mais bien réels d’une stratégie mondialiste ayant pour but l’asservissement des peuples.

Enfin, les arguments étudiés prouvent d’une part que le pouvoir n’est pas l’affaire du peuple et d’autre part, que notre actualité et notre avenir ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat de plans mis en œuvre secrètement par des groupes d’influence extrêmement dangereux.

Laurent Glauzy

 

 

Extrait de l’Atlas de Géopolitique révisée (Tome I)

 

Laurent Glauzy est aussi l’auteur de :
Illuminati. « De l’industrie du Rock à Walt Disney : les arcanes du satanisme ».
Karl Lueger, le maire rebelle de la Vienne impériale
Atlas de géopolitique révisée, tome II
Chine, l’empire de la barbarie
Extra-terrestres, les messagers du New-Age
Le mystère de la race des géants

vendredi, 05 juillet 2013

Les grandes oreilles qui fâchent l’Europe

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Les grandes oreilles qui fâchent l’Europe

Ex: http://fortune.fdesouche.com

 

 

 

«L’Oncle Sam se comporte très, très mal» : voilà le titre de l’éditorial du Monde qui, face aux révélations – non démenties par Washington – du Spiegel selon lequel l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) visait aussi l’Union européenne via son programme Prism, est très choqué par le fait que les Européens soient désignés dans ces documents comme «des cibles à attaquer». D’ailleurs, le Guardian a raconté que la France, l’Italie et la Grèce figuraient parmi les cibles privilégiées de la NSA.

Cette «expansion» de la politique sécuritaire américaine «paraît aujourd’hui totalement incontrôlée», déplore le quotidien français. Mais «considéré par certains comme un traître, M. Snowden a en fait rendu un grand service à son pays en révélant l’ampleur des excès de cette politique. Intégré à nos vies, l’univers numérique les expose en permanence à l’ingérence des gouvernants et des géants de l’Internet. Visiblement, les agences américaines en profitent au maximum.»

De l’hypocrisie

Mais pour le Standard de Vienne, qu’a lu et traduit le site Eurotopics, l’attitude de l’UE paraît bien malvenue dans cette affaire, car «de toute évidence, les services européens ont bénéficié sans sourciller des conclusions des Américains. Et ce sans le moindre scrupule quant aux méthodes de collecte de ces informations.»

Conclusion, logique, du quotidien autrichien : «A partir de là, les élans d’indignation des politiques européens, qui bien sûr ignoraient tout de ces machinations, s’apparentent à une incroyable symphonie d’hypocrisie. Le point décisif […], ce n’est pas que la NSA ait étendu sa surveillance aux Européens. C’est surtout que, frappés d’une bizarre présomption de culpabilité, de grands pans du trafic Internet aient été surveillés et épluchés, en toute légalité, mais de façon éminemment illégitime.»


Danger pour le TTIP

La Stampa de Turin, citée et traduite par Courrier international, pointe aussi les réactions hypocrites : «Il y a quelque chose de comique à voir que des régimes reconnus pour leur capacité à contrôler leurs propres citoyens et à réprimer leurs dissidents, font de Snowden un héros et d’Obama le méchant Big Brother. Ainsi, les télévisions moscovites peignent l’ex-collaborateur de la NSA comme un Robin des bois opprimé dans le pays qui a inventé le Web.»

Le site Presseurop a lui aussi épluché les journaux européens pour en tirer la substantifique moelle, à quelques jours de l’ouverture des négociations du Traité transatlantique de libre-échange (TTIP). Est-ce pour cela que Die Welt, par exemple, «tente de dédramatiser la situation» ? Dans son commentaire, le journal allemand écrit ainsi qu’«il n’est pas sympa d’espionner ses amis, […] mais que cela arrive tant dans la vie privée que dans la politique.»

Vie privée et vie politique

Il y a une différence, cependant : «Dans la vie privée, cela peut se solder par un divorce, dans la politique en revanche, une séparation durable n’est admise que de façon passagère. Tôt ou tard, on aura à nouveau besoin de l’autre.» Le gouvernement allemand continuera donc «à accepter des indices» servant la lutte contre le terrorisme et à «s’en montrer reconnaissant, car ses propres services secrets sont soumis à des coupes budgétaires».

Il faut dire qu’en Allemagne, le choc est rude, constate la Gazeta Wyborcza polonaise : le respect de la vie privée y est comme souvent considéré comme un des droits humains, «qui ne doit être restreint qu’en dernier recours. La dévotion à ce principe est particulièrement forte là […] où le traumatisme historique né du totalitarisme nazi puis de l’expérience communiste de la RDA est encore présent.»

Un «Watergate du XXIe siècle»

Donc rien ne semblerait «pouvoir échapper aux grandes oreilles transatlantiques», écrit L’Humanité, qui qualifie le scandale révélé par Edward Snowden de «Watergate» du XXIe siècle. «Nous sommes tous les cibles, en effet, car la collecte d’informations […] a frappé des millions de citoyens européens.» Ces révélations, «si elles ne sont pas totalement surprenantes pour qui connaît l’histoire de la première puissance mondiale, n’en sont pas moins révoltantes et méritent une réponse ferme des Européens», poursuit le quotidien communiste français, qui en appelle à la «résistance à Big Brother» et au «courage politique».

«Silence, l’ami t’écoute», écrit pour sa part le Corriere della sera, jouant sur les mots d’une célèbre affiche de la propagande de Mussolini. Pour le quotidien milanais, «nous sommes amis, certes, mais au moment de rendre les comptes, c’est chacun pour soi. […] Aujourd’hui, l’Europe proteste, avec raison. Elle demande des explications aux Etats-Unis […]. Et certains invoquent des rétorsions commerciales. Mais personne ne peut nier que les gouvernements de l’UE, quand ils le veulent, collaborent avec les Américains.»

Du venin dans le négoce

N’empêche : pour El Periódico de Catalunya de Barcelone, «les relations entre les Etats-Unis et l’UE sont désormais gravement compromises». Car les Européens sont «furieux», écrit de son côté le Financial Times, selon lequel ces révélations «menacent de compliquer un défi déjà difficile à relever», celui du fameux TTIP : «Ce traité doit non seulement donner un coup de fouet aux économies stagnantes mais aussi solidifier les relations entre les Etats-Unis et l’Union européenne pour les générations futures.» De quoi envenimer encore davantage «la discussion sur la protection des données personnelles qui a déjà causé des difficultés profondes ces dernières années».

Le Temps

mercredi, 03 juillet 2013

Tempora et Prism

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Tempora et Prism

Ex: http://www.huyghe.fr

À suivre les dernières révélations du "lanceur d'alerte" Snowden publiés dans le Guardian, le Royaume-UNi serait beaucoup plus efficace encore que les États-Unis pour surveiller dans le cadre de l'opération Tempora des millions de citoyens en interceptant un nombre astronomique de communications électroniques. Et les Britanniques souffrent de moins de restrictions juridiques encore...
 
La différence ? Là où les Américains devraient aller fouiller, comme dans le cadre de l'opération Prism, dans les ordinateurs de compagnies comme Google et Facebook, les Britanniques, ou  plus exactement les agents du GCHQ (General Communication Headquarter) équivalent de la NSA, iraient piocher directement les messages là où ils passent physiquement : sur des câbles optiques transatlantiques.
 
Selon Snowden, le furet, ils auraient 200 points d'accès donnant accès à 600 millions de communications par jour : courriels, messages Facebook, communications téléphoniques, etc.. Ils pourraient les stocker pendant trente jours, le temps de les analyser.
 
Mais, bien entendu, les deux services "cousins" se partageraient les informations. Ceci paraît vraisemblable pour au moins deux raisons :
 
- L'une est historique. Dès 1946 les deux pays signaient le pacte secret dit UKUSA (UK +USA) incluant aussi le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, dans un cadre de guerre froire. Il s'agissait de partager leurs moyens dits de SIGINT et COMINT (interception de signaux et interception de communications) pour combattre le communisme international et ses espions. Ce pacte, qui est à l'origine du fameux projets Échelon d'interceptions tous azimuts, a continué ensuite, dans les années 90 pour recueillir de l'information économique, après 2001 dans le cadre de la lutte planétaire contre le terrorisme.
 
- Nous sommes ici (comme pour Prism), dans le cadre d'un méthode "à la nasse", portant sur des Big Data, d'énormes quantités de données numériques. Donc plus on possède de données de tous ordres - mots clefs repérés par les ordinateurs dans les messages, dates et durée de connexion entre des correspondants, lieu de l'appel et de la destination, suivi du déplacement des appareils (géolocalisation), numéros rapportés à des identités, et autres métadonnées -, plus le système est efficace. Nous ne sommes plus, comme dans le film "La vie des autres", dans un cadre où un humain espionne toutes les conversations d'un humain bien déterminé avec un soupçon bien particulier, pour découvrir ses secrets, ses fautes et ses projets. Nous parlons d'un système qui "travaille" sur des nombres et des rapprochements. Les algorithmes doivent faire les rapprochements entre des élémentes suspects et en les croisant obtenir une quantité phénoménale d'informations sur des millions de gens. Donc une capacité d'anticipation hors du commun.
 
La question qui vient spontanément à l'esprit "Mais que diable peuvent-ils faire de ces millions de données et qui trouve le temps de les analyser ?" trouve sa réponse dans la puissance de calcul démesurée : des ordinateurs fonctionnant à l'échelle de populations entières. Ce n'est pas un principe très différent de celui des grandes compagnies commerciales : en recueillant une multitude d'informations (dont certaines peuvent sembler tout à fait innocentes) il est possible, avec la puissance de calcul suffisante
a) de mieux "profiler" des individus jusqu'à deviner leurs goûts ou leurs intérêts voire leurs projets
b) de pressentir des mouvements collectifs d'opinion (qui pourraient aller de la mode du printemprs prochain aux variations de la Bourse en passant par l'envie de faire la révolution).
 
Tout ce dispositif étant par définition secret, nous n'avons qu'une idée très approximative de l'efficacité de pareils dispositifs, et, par exemple, de ce que valent les déclarations de responsables de ces services qui nous disent qu'ils ont ainsi empêché des dizaines d'attentats.  Mais nous avons au moins une idée de la vision du monde que développent ces gens.
 
Cela  rappelle  le roman de Philip K. Dick « Minority Report » devenu un film : dans un monde futur l’ordre social repose entièrement sur la pré-détection du crime avant qu’il ne soit commis. Les « précogs », sortes de voyants, le devinent juste avant son exécution, à temps pour que la police puisse l’empêcher. L’auteur est considéré comme aussi coupable que s’il avait eu le temps de passer à l’acte. Dans le roman, le système de précognition s’effondre le jour où il est prouvé qu’il n’est pas fiable à 100% et qu’il laisse la place à l’erreur ou au trucage. Un récent feuilleton télévision  "Person of interest" a utilisé le même ressort : un agent à qui la machine dit qui va tuer ou qui va mourir par rapprochement de données.
 
Science-fiction ?
 
Dans la réalité, il y a eu le projet TIA/IAO (Total Information Awareness/ Information Awareness Office) développé par l'amiral Pointdexter dans le cadre de la "guerre au terrorisme" et qui a bien failli fonctionner en 2002.
 
La mission du TIA/IAO tient dans une phrase de son texte de présentation, qui en fait un concentré idéologique : « le danger asymétrique le plus sérieux auquel ont à faire face les U.S.A. est le terrorisme, une menace caractérisée par de regroupement d’acteurs organisés de façon souple en réseaux clandestins et qu’il est difficile d’identifier et de définir. L’IAO entend développer des technologies qui nous permettront de comprendre les intentions de ces réseaux, leurs plans et, potentiellement d’identifier les occasions d’interrompre ou d’éliminer les menaces. ». 
 
Dans un discours inaugural, Pintdexter comparait la lutte antiterroriste à celle contre les sous-marins : identifier des cibles invisibles dans un océan de bruit. La solution ? Ce sont bien sûr « la technologie de l’information » : puisque les terroristes retournent contre nous nos technologies, cherchons à les identifier là où nos technologies les rendent vulnérables à leur tour. Puisqu’ils agissent en cellules indépendantes et clandestines, nous les prendrons là où ils se connecteront à nos réseaux et les frapperons quand ils deviendront visibles Dès qu’il prépare une opération, le terroriste engagé dans sa « guerre en réseaux » recourt à d’autres réseaux : il paye avec sa carte de crédit, réserve un avion, utilise son téléphone cellulaire. Bref, il laisse l’empreinte de ses mouvements, communications, ou transactions. L’ensemble de ses traces forme sa « signature ». Or, comme le dit un dicton du Pentagone, « sur le champ de bataille, la signature, c’est la mort ». Un terroriste qui consomme est un terroriste perdu. « L’espace des transactions », dixit Pointdexter, représente sa zone de vulnérabilité. Vous planifiez donc vous êtes prédictible. Nos algorithmes sont plus puissants que vos bombes : tracé, traqué, profilé, éliminé.
 
Comment fait-on ? Le TIA suppose d’abord l’interconnexion et le traitement de base de données de toutes sortes. Le secret est de trouver des corrélations entre l’usage de cartes de crédit, les vols en avion, les permis de conduire, les locations de voiture, l’achat de produit chimique ou tout qui pourrait indiquer des activités suspectes. L’argument est que, si un pareil système avait existé avant le 11 Septembre, il n’aurait pas manqué de rapprocher les profils des kamikazes. Ils avaient en commun de venir de pays « chauds », d’avoir de l’argent à volonté, de prendre des cours de pilotage, de se téléphoner, de réserver sur les mêmes vols…
 
Les chercheurs de l’I.A.O. avaient déjà élaboré un programme : systèmes d’écoute et de traduction automatique, identification biométrique, logiciels d’exploration clandestine de bases de données électroniques, systèmes de simulation, de prédiction des attaques terroristes, d’aide à la décision de crise, etc. Mais le maître mot de ce qui – il faut le rappeler- est resté un projet était : intégration. Ce saut d’échelle résulterait de la mise en synergie de toutes ces données et de tous ces instruments. Il vise à rendre le comportement terroriste justiciable des mêmes méthodes qui s’appliquent aux facteurs favorisant l’accident de voiture pour les assurances. Le comportementalisme, si prégnant dans la culture américaine, suppose que le terroriste est agi par une série de mécanismes calculables ; il se conjugue ici au culte de l’ordinateur omniscient, pour justifier les vertus de l’intervention préventive. Bénéfice collatéral : toutes les mesures sécuritaires, qu’il s’agisse de surveillance des voyageurs, de vérification des colis pénétrant sur le territoire U.S., de contrôle des exportations de matériel stratégique, se traduisent en termes d’intelligence économique et de lutte contre la concurrence industrielle.
 
Mais bien sûr, tout cela avait lieu sous l'horrible G.W. Bush, pas sous le gentil Obama. On se sent rassurés, non ?

mardi, 02 juillet 2013

Afluisterschandaal: 'VS opereert als Stasi en is morele geloofwaardigheid kwijtgeraakt'

Afluisterschandaal: 'VS opereert als Stasi en is morele geloofwaardigheid kwijtgeraakt'

Frankrijk stelt Amerika ultimatum: Stop onmiddellijk met spioneren

Ook bondskanselier Merkel afgeluisterd

Europese leiders eenvoudig af te persen


EU-politici spelen nu de vermoorde onschuld, maar zijn zelf ook al jaren hard op weg om een totale-controlemaatschappij op te richten.

Het NSA-afluisterschandaal neemt steeds grotere vormen aan nu blijkt dat de Amerikanen ook standaard hoge Europese officials en regeringsleiders afluisteren. De Franse president Francois Hollande heeft de VS een ultimatum gesteld om onmiddellijk te stoppen met spioneren. Het is onduidelijk wat hij zal doen als Washington weigert (1). De paniek van hooggeplaatste politici zoals Hollande, de Duitse bondskanselier Merkel en EU-parlement president Martin Schulz geldt niet zozeer het afluisteren van burgers, want het is genoegzaam bekend dat ons lot hun een zorg zal zijn. Nee, ze zijn bang dat de Amerikanen persoonlijke info over henzelf bezitten en hen daarmee zal chanteren.

Martin Schulz noemde de onthulling dat de Amerikanen standaard Europese leiders afluisteren 'een enorme smeerboel'. De Duitse minister van Justitie Sabine Leutheusser-Schnarrenberger voelt zich herinnerd aan de koude oorlog. CSU-politicus Markus Ferber vergelijkt de NSA met de voormalige Oost-Duitse geheime dienst Stasi en vindt dat Amerika zijn morele geloofwaardigheid is kwijtgeraakt nu zelfs de emails, telefoongesprekken en het internetverkeer van bondskanselier Angela Merkel blijken te zijn afgetapt.

Totale controle

De achterliggende reden is dat de machtselite totale controle over invloedrijke officials, politici en regeringsleiders wil hebben. Op het moment dat iemand zich tegen hen verzet wordt zo'n persoon onmiddellijk met pijnlijke persoonlijke informatie gechanteerd of simpelweg kapot gemaakt.

Voorbeelden zijn bijvoorbeeld de officier van Justitie in New York Eliot Spitzer en voormalig IMF-chef Dominque Strauss Kahn. Spitzer probeerde de criminele banksters op Wall Street te vervolgen vanwege hun biljoenenfraude. Toen werden er opeens opnames gepubliceerd waarop Spitzer een afspraak had met een escortdame in een hotel. Wég was zijn carrière, en daarmee ook zijn onderzoek naar Wall Street.

Strauss-Kahn was een seksverslaafde en eveneens een gokker, en daarmee een makkelijk doelwit. Toen hij kritiek begon te hebben over de manier waarop het financiële systeem functioneerde en gered werd, liet men hem verleiden door een kamermeisje. Amper een uur laten haalde de politie van New York hem uit het vliegtuig en was ook hij zijn baan en geloofwaardigheid kwijt.

Het systeem vertrouwt zichzelf niet meer

De Wall Street elite zet tegelijkertijd klokkenluiders zoals Edward Snowden in. Hiermee krijgen hoge officials en politici de dreigende boodschap dat alles wat ze achter de schermen zeggen en doen bekend is en tegen hen zal worden gebruikt als ze niet aan de leiband meelopen. Kortom: de elite luistert ook elkaar af, een duidelijk teken dat het oude systeem zichzelf niet meer vertrouwt en vecht om te overleven.

Iedereen af te persen

Dankzij email en het internet is iedere politicus en official af te persen. Iedereen heeft wel iets te verbergen, of dat nu een buitenechtelijke affaire is, verboden of bizarre seksuele voorkeuren, een gokverslaving, belastingontduiking, geheime bankrekeningen, zwarte betalingen, privégebruik van dienstauto's... Normale burgers die zich aan dit soort zaken bezondigen zijn niet interessant. Hooggeplaatste personen des te meer.

Nemen we bijvoorbeeld EU-Commissiepresident José Manuel Barroso, salonmarxist en iemand die nauwe banden onderhoudt met dubieuze Griekse zakenmensen zoals miljardair Spiro Latsis, op wiens jacht 'Alexandros' hij meerdere malen vakantie heeft gevierd. Wat is Barroso's rol bij het met honderden miljarden euro's 'redden' van de Grieken, waarmee feitelijk alleen de Griekse superrijken overeind werden gehouden?

Gepland lekken van informatie

De 'onthulling' van het NSA-afluisterschandaal zou daarom wel eens heel goed gepland kunnen zijn. Hiermee zeggen de Amerikanen tegen de Europese leiders: wij weten alles van jullie, en als wij dat nodig achten, dan 'lekken' wij gevoelige informatie naar de media, of dit nu een geheime vriendin, een seksverslaving of een bankrekening met weggesluisd geld betreft. En de Westerse media werkt hier graag aan mee, want die worden vrijwel totaal gecontroleerd.

Door de schuldencrisis zijn zowel de politici als de media zeer kwetsbaar geworden en zijn daardoor eenvoudig manipuleerbare speelballen in handen van de financiële machtselite. Het afluisteren van alles en iedereen door de geheime diensten is feitelijk niets nieuws, want in de alternatieve media kunt u al jaren lezen dat dit het geval is.

Politici in paniek omdat ze nu zelf het doelwit zijn

Wél nieuw is de paniek waarmee de politiek nu op het afsluiterschandaal reageert. Zolang het gewone burgers betrof knipperden 'onze' leiders zelfs niet met hun ogen, maar nu ze zelf het doelwit zijn en hun eigen reputaties en carrières op het spel staan, slaat hun onverschilligheid om in verontwaardiging, woede en angst. Angst, want wie zal door elite worden uitgekozen om de volgende zondebok te zijn voor het wankelende Westerse systeem?

Kleinste misstap wordt geregistreerd en gebruikt

Ook in Den Haag zullen politici en parlementariërs voortaan wel twee keer moeten nadenken voordat ze een email of sms'jes sturen met persoonlijke of gevoelige informatie. Men weet nu 100% zeker dat zelfs de kleinste misstap wordt geregistreerd en zal worden gebruikt om hen in het gareel te houden, desnoods door dit als een pistool tegen hun slapen te zetten. Waar zij eveneens de absolute garantie voor hebben is dat de trekker onverbiddelijk zal worden overgehaald zodra dit 'nodig' wordt geacht. (2)


Xander

(1) Zero Hedge
(2) Deutsche Wirtschafts Nachrichten

jeudi, 27 juin 2013

Britisches Abhörprogramm empört deutsche Politiker

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Britisches Abhörprogramm empört deutsche Politiker

Ex: http://www.jungefreiheit.de/

Sicherheitsprotokolle: Millionen E-Mails wurden abgefangen

BERLIN. Das britische Abhörprogramm „Tempora“ ist in Deutschland auf scharfe Kritik gestoßen. „Das massenhafte Ausspähen von Deutschen ist durch nichts gerechtfertigt“, sagte der innenpolitische Sprecher Michael Hartmann. Nach Angaben des Guardian hat der britische Geheimdienst seit eineinhalb Jahren Millionen E-Mails und Telefonate überwacht, die über transatlantische Glasfaserkabel verschickt wurden.

Zudem teilten die Briten die gewonnenen Informationen mit dem amerikanischen Geheimdienst NSA, der in den vergangenen Tagen wegen einem ähnlichen Spitzelprogramm in die Kritik geraten war. Die Bundesregierung erklärte, sie nehme den Zeitungsbericht „sehr ernst“ und werde „zum gegebenen Zeitpunkt“ Stellung dazu beziehen. 

„Krise des Rechtsstaates“

Auch der innenpolitische Sprecher der Grünen-Bundestagsfraktion, Konstantin Notz, griff die Maßnahmen scharf an: „Wir befinden uns an der Schwelle zu wohlmeinend autoritären Demokratien westlicher Prägung. Unser Rechtsstaat ist durch diese Entwicklung ernsthaft bedroht.“ Er sprach von einer „Krise des Rechtsstaates“.

Der stellvertretende Unionsfraktionschef im Bundestag, Michael Kretschmer (CDU), warnte, das Internet dürfe kein „rechtsfreier Raum für die Geheimdienste“ werden. „Wir Deutsche reiben uns verwundert die Augen, welche Handlungsmacht andere Demokratien ihren Geheimdiensten ermöglichen.“

600 Millionen überwachte Telefonate am Tag

Insgesamt wurden nach Angaben der britischen Zeitung bisher täglich 600 Millionen „telefonische Ereignisse“ überwacht. Hinzu kommen Millionen E-Mails und Einträge in den sozialen Netzwerken. Die privaten Daten der Internetnutzer sollen 30 Tage gespeichert worden seien. Zugriff auf die Daten hatten offenbar etwa 850.000 amerikanische und britische Geheimdienstmitarbeiter und Staatsangestellte sowie externe „Spezialisten“.

Die Informationen über die Überwachungsmaßnahmen stammen von dem amerikanischen IT-Spezialisten Edward Snowden, der bereits das US-Spitzelprogramm „Prism“ enttarnt hatte. Snowden befindet sich seitdem auf der Flucht vor den US-Behörden. Mittlerweile ist er von Hongkong aus nach Moskau weitergereist und hat Asyl in Ecuador beantragt. (ho)

Eine Frage der Macht

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Eine Frage der Macht

Von Thorsten Hinz

Ex: http://www.jungefreiheit.de/

Die Enthüllung des amerikanischen Spionageangriffs namens „Prism“ löst zwei spontane Regungen aus: Erstens Schadenfreude darüber, daß die US-Führung, die sich gerade über Hacker-Angriffe aus China empörte, nun selber als der „Big Brother“ entlarvt ist, den man in ihr vermutet hat. Zweitens Empörung, weil die NSA, die nationale Sicherheitsbehörde der USA, in den globalen und vor allem deutschen Internetverkehr hineinschaut wie in ein offenes Buch. Es wäre jedoch kindisch, es bei diesen Reaktionen zu belassen.

Das „Prism“-Programm ist keine Überraschung. Die NSA betreibt schon seit Jahrzehnten das weltweite Abhörsystem Echolon, an dem auch Großbritannien, Kanada, Australien, Neuseeland beteiligt sind: ein angelsächsischer Machtblock. „Prism“ stellt die logische Ergänzung dazu dar. Wir müssen einsehen, daß die nationalen Diskussionen um den Datenschutz virtuell und gegenstandslos sind. Längst sind wir gläserne Bürger und damit kontrollier-, erpreß- und steuerbar. Steuerbar durch die Instanzen, die Zugriff auf unsere Daten haben. Sie können zur sanften Manipulation, aber auch zur handfesten Erpressung genutzt werden.

Die deutschen Beamten eines Protektorates

Zur Begründung für „Prism“ wird der Kampf gegen den Terror angeführt. Der ist wichtig, aber zugleich ein Vorwand. Konkret geht es um den islamistischen Terror. Dessen Drohung ist nicht zuletzt eine Begleiterscheinung der falschen Zuwanderung, die von denselben Machtinstanzen, die uns kontrollieren, als Bereicherung oder „Diversity“ gepriesen wird. Um die entstandenen Risiken zu begrenzen, wird jetzt ein Netz der Spitzelei über Staaten und Gesellschaften geworfen. So werden das Selbst- und das zwischenmenschliche Vertrauen schleichend zerstört und gemeinsames Handeln zur Gegenwehr verhindert. Desto leichter lassen die Atomisierten sich beherrschen.

Nicht zufällig ist es ein amerikanischer Geheimdienst, der die nationalen und europäischen Regeln und Gesetze beiseite wischt. Innenminister Hans-Peter Friedrich (CSU) erklärte zunächst, er habe nichts davon gewußt. Eine glaubhafte Aussage, aber auch ein Armutszeugnis für einen Mann, dem der Schutz des Landes und seiner Bürger unmittelbar anvertraut ist. Wenige Tage später wies er deutsche Kritik an „Prism“ zurück. So dürfe man nicht mit den amerikanischen Freunden umgehen, die im Kampf gegen den Terrorismus unsere wichtigsten Partner seien. So redet kein Minister eines selbstbewußten Staates, sondern der Beamte eines Protektorats.

Die USA sind ein Imperium, und sie handeln danach

Friedrich hatte sich inzwischen wohl darüber informieren lassen, daß deutsche Geheimdienste mit den amerikanischen zusammenarbeiten und deren Erkenntnisse nutzten. Das ändert nichts daran, daß deutsche Behörden im eigenen Land als Hilfstruppen agieren. Das hat Tradition, denn die Überwachung von Post und Telefon in Deutschland war jahrzehntelang durch das Besatzungsrecht gedeckt. Hohe deutsche Sicherheitsbeamte wie der BKA-Präsident Paul Dickopf (1965–1970) waren zugleich CIA-Agenten. Zwar ist die Bundesrepublik seit 1990 formal souverän, aber die alten Gewohnheiten und Verhaltensweisen wirken weiter.

Bloßes Moralisieren läuft ins Leere. Die USA sind ein Imperium, und sie handeln danach. Wer die Macht hat, der legt auch die Grammatik des Völkerrechts fest. Es ist rührend, wenn deutsche Politiker jetzt gemeinsame Regeln für die Überwachung fordern. Denn hier geht es nicht um technische Fragen oder liberale Werte, sondern um Macht.

Deutschland ist ein natürliches Zielobjekt der Wirtschaftsspionage

Bis in das 20. Jahrhundert war England der Welthegemon, weil es die globalen Seewege beherrschte. Heute ist – neben der Herrschaft über den Luft- und den Weltraum – die Gewalt über die globalen Datenautobahnen entscheidend. Die USA sind sich dessen bewußt und schlagen gnadenlos zu, wenn ihre Macht hier angetastet wird. Wikileaks-Gründer Julian Assange befindet sich seit Jahren auf der Flucht, sein Informant, Bradley Manning, wird sein restliches Leben wohl hinter Gittern verbringen. „Prism“-Enthüller Edward Snowden kann sich seines Lebens nicht sicherer sein als sowjetische Dissidenten zu KGB-Zeiten.

Mit den US-Behörden ziehen Tausende amerikanische Technologie-, Finanz- und Kommunikationsfirmen an einem Strang. Die einen arbeiten wider-, andere freiwillig mit den Geheimdiensten zusammen. Die freie und multinationale Wirtschaft hin oder her – für den Rest der Welt stellt es ein Risiko dar, daß amerikanische Firmen die globale Kommunikationsbranche monopolisiert haben. Das Echolon-System dient bekanntermaßen auch der Wirtschaftsspionage. Deutschland, die viertgrößte Wirtschaftsmacht, ist ein natürliches Zielobjekt.

Warum sollte es bei „Prism“ anders sein? Es ist naiv, die außenpolitischen Kombinationen auf Handels- und Wirtschaftspolitik zu beschränken und im übrigen auf eine Interessenidentität befreundeter Staaten zu vertrauen. Und dann ist da noch der nette Obama, den die Zeit einst euphorisch als „guten Führer“ titulierte. In Wahrheit gibt es keinen prinzipiellen Unterschied zu seinem Vorgänger, es kann ihn gar nicht geben. Den Deutschen bietet die „Prism“-Affäre ein Lehrstück in mehreren Akten.

JF 26/13

dimanche, 05 mai 2013

Dalle carte segrete dell’OSS

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Dalle carte segrete dell’OSS ecco come rieducare i tedeschi vinti

 

Il 10 settembre 1944, mentre in Europa si svolgeva la parte finale della battaglia contro il Terzo Reich, due agenti americani dell’Oss (Office of Strategic Services), l’antenato della Cia, pensavano a disegnare i contorni di un dopoguerra possibile. Sull’influenza dei servizi segreti e in particolare della loro branca «psicologica» (moral operations) nella Seconda guerra mondiale si è scritto molto.

di Dino Messina da LaNostraStoria  [1]

Ma un documento inedito come quello pubblicato a cura di Emanuele Mastrangelo sul nuovo numero di «Storia in rete» (www.storiainrete.com) [2], la rivista diretta da Fabio Andriola, è sempre benvenuto. Mastrangelo ha scovato nei National Archives di Washington il rapporto, redatto da Jan F. Libich e H. F. Broch de Rothermann, in cui si danno suggerimenti su come modellare la Germania postbellica. Innanzitutto, suggeriscono i due agenti, con la creazione di un organismo centrale finanziario, poi con interventi indiretti e diretti sulla stampa (finanziamenti pubblicitari, notizie volte a umiliare qualsiasi nuova insorgenza nazionalista), quindi con la creazione di una centrale di intelligence per mettere zizzania tra le diverse componenti politiche e attuare il divide et impera in uso sin dal tempo dell’antica Roma. Infine con un programma culturale di «rieducazione» dell’immaginario. A differenza dell’autore dell’articolo, che ha fatto questa interessante scoperta, non troviamo affatto scandaloso che gli americani pensassero a tutti i modi per non far resuscitare il mostro che si era manifestato in Germania e, prima ancora, in Italia. E proprio a Roma, liberata nel giugno 1944, nei mesi finali di guerra gli statunitensi avevano fissato uno dei principali centri di propaganda per l’Europa. Come racconta Mastrangelo, nella tipografia Staderini del rione Monti, accanto alla «Riscossa italiana» si stampavano «Das Neue Deutschland» e altri strumenti di propaganda, come le cartoline pornografiche destinate ai soldati tedeschi, che rappresentavano i gerarchi in pose sconce, o i volantini salvacondotto per chi voleva disertare.

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Inserito su www.storiainrete.com il 29 aprile 2013

VUOI SAPERNE DI PIU’?

LEGGI IL NUMERO DI APRILE DI STORIA IN RETE [2]

SCARICA IL PDF CON GLI SCONVOLGENTI DOCUMENTI DEI SERVIZI SEGRETI USA [3]


Article printed from Storia In Rete: http://www.storiainrete.com

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[1] LaNostraStoria : http://lanostrastoria.corriere.it/

[2] sul nuovo numero di «Storia in rete» (www.storiainrete.com): http://www.storiainrete.com/7889/edicola/storia-in-rete-numero-90-aprile-2013/

[3] SCARICA IL PDF CON GLI SCONVOLGENTI DOCUMENTI DEI SERVIZI SEGRETI USA: http://goo.gl/WI4fe