mercredi, 14 octobre 2026
C'est inéluctable depuis longtemps: la CDU est au bord de l’insignifiance politique

C'est inéluctable depuis longtemps: la CDU est au bord de l’insignifiance politique
Berlin. Seules les personnes les plus âgées se souviennent encore du sort des démocrates-chrétiens italiens, la Democrazia Cristiana: en 1994, le parti s’est auto-dissous après avoir été marginalisé par les populistes de droite en pleine ascension de Silvio Berlusconi.
Cette épée de Damoclès est désormais également suspendue au-dessus de la CDU. Pour les chrétiens-démocrates des nouveaux Länder, les résultats électoraux et les sondages de ces derniers mois donnent à voir un véritable gouffre politique. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU n’a, pour la première fois, pas réussi à franchir le seuil des 5%, avec un score de 4,9%. Dans le Brandebourg, elle est tombée à 9% selon une récente enquête de l’institut INSA. Dans le même temps, l’AfD continue de gagner du terrain : dans le Brandebourg, elle atteint désormais 40%, soit six points de pourcentage de plus qu’il y a six mois.
Mais l’effondrement ne se limite depuis longtemps plus à l’Est. Même en Rhénanie-du-Nord–Westphalie, le Land le plus peuplé, l’AfD devance désormais la CDU dans les intentions de vote pour les élections au Bundestag si celles-ci avaient lieu dimanche : elle recueille 24%, contre 22% pour la CDU. Pour un Land de l’Ouest, il s’agit d’une véritable sensation. L’Union est en passe de passer du statut de grand parti populaire implanté dans toute l’Allemagne à celui de parti régional et marginal ouest-allemand.
La CDU est également sous pression en Saxe, en Thuringe et en Saxe-Anhalt. En Saxe-Anhalt, son résultat aux élections régionales du 6 septembre est passé de 37,1% en 2021 à 17,2%, soit moins de la moitié. La Saxe, autrefois bastion des chrétiens-démocrates, est dominée dans les sondages actuels par l’AfD, créditée de 42% ; la CDU n’y obtient plus que 21%. En Thuringe, l’Union recueille 22%, contre 40% pour l’AfD.
L’analyste politique Einar Koch décrit cette évolution comme une menace de perte d’influence: «À l’Est, l’Union risque d’être aspirée dans un champ gravitationnel où, mathématiquement, elle deviendra de plus en plus insignifiante». Comme la CDU exclut toute coopération avec l’AfD, elle ne serait plus, avec des résultats à un seul chiffre, qu’un «simple marchepied pour des alliances de gauche». Selon Koch, elle a déjà perdu au profit de l’AfD son rôle de force politique bourgeoise dans l’Est (se).
Source: Zu erst, oct. 2026.
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vendredi, 09 octobre 2026
L’AfD et le BSW s’unissent pour la première fois: «Des pourparlers de paix plutôt que la guerre!»

L’AfD et le BSW s’unissent pour la première fois: «Des pourparlers de paix plutôt que la guerre!»
Magdebourg. Il existe de nombreux points de convergence entre l’AfD et l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW). La politique à l’égard de la Russie et une politique visant la restauration de la paix en Europe en font partie. Ces dernières années, les deux partis se sont prononcés à plusieurs reprises, et avec insistance, contre la politique d’escalade menée par l’Occident et ont réclamé des initiatives en faveur d’un processus de paix en Ukraine.
Depuis son triomphe électoral en Saxe-Anhalt, l’AfD a franchi une étape supplémentaire. Selon toute vraisemblance, elle fournira, en la personne d’Ulrich Siegmund, le prochain ministre-président, qui sera officiellement soumis au vote en décembre. Mais les «Bleus» souhaitent dès à présent lancer des initiatives importantes. C’est pourquoi une motion conjointe des groupes parlementaires de l’AfD et du BSW, intitulée «Des pourparlers de paix plutôt qu’un élargissement de la guerre en Ukraine», devrait figurer la semaine prochaine à l’ordre du jour d’une séance extraordinaire du Landtag.
L’objectif central est de constater que la politique à l’égard de la Russie menée par les partis établis a échoué de manière retentissante, ainsi que d’appeler le gouvernement du Land à agir, par l’intermédiaire d’une initiative au Bundesrat, en faveur de «la prévention d’une nouvelle escalade en Ukraine et de la mise en œuvre d’une politique favorisant la paix». Les auteurs de la motion souhaitent mettre l’accent sur le retour à la diplomatie.
Ulrich Siegmund, président du groupe parlementaire de l’AfD, déclare à ce sujet: «Cette motion symbolise la volonté de changement. Nous allons enfin exploiter toutes les possibilités afin d’accroître la pression politique sur Berlin, pour que celui-ci œuvre enfin à mettre un terme à la guerre plutôt qu’à la prolonger, et pour que les milliards d’argent public soient consacrés aux habitants de notre pays plutôt qu’à des armes destinées aux champs de bataille ukrainiens!».

L’initiative ainsi que la demande de convocation de cette séance plénière extraordinaire ont été conjointement signées par Oliver Kirchner et Ulrich Siegmund, présidents du groupe parlementaire de l’AfD, ainsi que par Thomas Schulze, président du groupe parlementaire du BSW (voir photo) — un début prometteur pour les travaux du nouveau Landtag. Bien qu’elle y constitue la première force politique, l’AfD a besoin des voix d’autres groupes parlementaires pour obtenir la majorité absolue. Le BSW a déjà annoncé qu’il soutiendrait l’AfD sur des questions de fond. Cette initiative commune en faveur de la paix en marque le début. Elle obtiendra — et il s’agit là aussi d’une première — une majorité pour la première fois au sein d’un parlement allemand (se).
Source: Zu erst, Octobre 2026.
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lundi, 05 octobre 2026
Élections à la Douma d’État: la «démocratie russe» face à la démocratie occidentale

Élections à la Douma d’État: la «démocratie russe» face à la démocratie occidentale
Réflexions sur les récentes élections en Russie
Alexandre Douguine
Présentateur (Alexeï Krassilnikov) : Selon les chiffres que Maria Romanova vient d’annoncer au journal, le taux de participation s’est établi à 59%, tandis qu’il a atteint près de 91% pour le vote en ligne. D’après Ella Pamfilova, Russie unie recueille 57,83% des voix et arrive en tête dans 208 circonscriptions uninominales; elle devrait obtenir 355 sièges. Le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) obtient 13,81%, et le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) presque 9% — ce qui représente d’ailleurs une progression notable: lors des élections précédentes, sous Vladimir Jirinovski, son résultat était inférieur d’environ un point et demi. «Gens nouveaux» recueille 7,96%. Pour l’instant, Russie juste ne franchit pas le seuil électoral: il ne lui manque que quelques centièmes de point. Nous attendons les résultats définitifs après le dépouillement de tous les bulletins; ces chiffres correspondent à 95,18% des bulletins dépouillés.
Nous allons tout examiner en détail: le fond, la forme et le contexte dans lequel se sont déroulées ces journées de vote.
Présentateur: Alexandre Guelievitch, sur quoi attireriez-vous l’attention? Peut-être moins sur les résultats des partis — environ 5% seulement des bulletins ayant encore été dépouillés — que sur les événements marquants qui ont accompagné ces trois jours, ainsi que le vote anticipé qui les a précédés, avec des urnes mobiles?
Alexandre Douguine : Le contexte dans lequel se sont déroulées les élections a été véritablement héroïque. Au cours de la dernière nuit précédant le dimanche, le régime de Kiev a lancé une attaque massive: plus d’un millier de drones ont été dirigés contre la Russie et, d’après Pamfilova, 76 bureaux de vote ont été endommagés. L’Ukraine et l’Occident qui la soutient ont tenté de faire échouer les élections — de les rendre impossibles, chaotiques et illégitimes, de faire en sorte qu’elles n’aient tout simplement pas lieu. Ils n’y sont pas parvenus, et c’est très important. Nous avons organisé ces élections de manière ordonnée, résolue et unie, en démontrant notre détermination, notre sens de l’organisation et notre discipline — aussi bien ceux de la population que ceux de l’État et de l’administration. À mon sens, il s’agit d’une victoire modeste, mais réelle, dans la guerre morale que nous menons contre l’Occident et le régime nazi de Kiev.


Venons-en maintenant aux résultats. Il convient ici de rappeler une publication judicieuse d’Alexeï Tchadaïev. Aujourd’hui, beaucoup ont du mal à commenter les élections: tous les partis qui y participent sont patriotiques, tous soutiennent le président et l’opération militaire spéciale, et tous sont unanimes sur les principales questions de politique nationale et de vision du monde. Tchadaïev est l’un des acteurs les plus remarquables du développement de nos systèmes sans pilote; c’est un ingénieur qui a participé dès l’origine à la création d’un puissant réseau de tels systèmes et, à mon avis, un politologue de grand talent. Il a relevé un point important: les gens votent pour Russie unie parce que le nom même de ce parti exprime une forme de dépassement des partis, ainsi que l’absence de démocratie parlementaire.
L’idée est que la Russie doit être unie, tandis que la fragmentation du système politique en factions, en composantes et en partis produit, au fond, de la désunion — alors que Russie unie propose de rassembler. C’est un parti qui propose, en substance, de mettre de côté la démocratie représentative et libérale de type occidental pour rechercher la voie menant à l’authentique démocratie russe, dans laquelle l’unité prime sur tout. C’est l’exact opposé de la théorie occidentale de la démocratie libérale propre à l’époque moderne, selon laquelle plus la séparation des pouvoirs — exécutif, législatif et judiciaire — est forte, et plus ceux-ci se limitent mutuellement, mieux c’est.

Je ne pense pas que les électeurs étudient en profondeur le programme de Russie unie. Ce qui compte, c’est le nom lui-même et le fait que le parti soutienne ouvertement Poutine et l’opération militaire spéciale. Les cinq premières personnalités de sa liste ont également revêtu une portée symbolique: Lavrov; Vladislav Golovine, héros de l’opération militaire spéciale; Maria Lvova-Belova, déléguée auprès du président aux droits de l’enfant; et le correspondant de guerre Evgueni Poddoubny — autrement dit, des personnes que le peuple comprend. C’est un parti solidaire de l’État et de son dirigeant, et il possède quelque chose qui transcende les partis, qui est au-dessus d’eux — le gage d’une nouvelle forme démocratique.
La démocratie russe ne repose pas sur la division et le morcellement, mais sur l’unité. Quant à leurs divergences d’opinions, leurs jugements propres et leurs nuances, les citoyens doivent les porter à la connaissance des autorités et de la société par d’autres moyens, et non au travers de débats parlementaires. C’est pourquoi, chez nous, le Parlement n’est pas le lieu des discussions: un parti, désigné comme le principal, l’emporte, et cela est parfaitement démocratique, puisque c’est précisément ce que veulent les gens. Nous, Russes, voulons que l’on cesse de discuter de sujets futiles au Parlement. La Douma n’est pas une foire grotesque; c’est le lieu où il faut réfléchir et aider le pouvoir à mettre en œuvre sa ligne politique. Au fond, les députés sont des conseillers, et il faut élire à ces fonctions des personnes intelligentes, car tout le monde n’est pas capable de réfléchir.
Voilà ce que nous mettons dans notre conception de la démocratie: pour parler franchement, nous l’envisageons sans partis. Russie unie est un compromis entre les vestiges occidentaux introduits dans la Constitution au cours des années 1990 — la trace de notre occidentalisme et de notre dérive libérale mondialiste — et la Russie de demain, où tout sera uni: les peuples, les confessions traditionnelles, le peuple et l’État. Quant à la diversité et aux divergences d’opinions, il faut réfléchir en profondeur à la place qui doit leur revenir — car même le christianisme affirme qu’«il faut bien qu’il y ait parmi vous des divergences». Exprimez vos points de vue, argumentez; pour cela, il faut trouver des espaces permettant un véritable échange d’opinions — mais certainement pas le Parlement. Le mot « parlement » vient du français parler…
Présentateur: … oui, parler. Chez nous, la Douma tire son nom du mot «penser». Vous souvenez-vous que, jadis, on avait même rebaptisé la «discussion»?
Alexandre Douguine : Exactement. Il vaut mieux penser d’abord et parler ensuite, plutôt que l’inverse. Chez nous vient d’abord la Douma, et ensuite seulement le Parlement, parler.

Participation et vote en temps de guerre
Présentateur : Il convient ici de préciser que les partis qui, selon les résultats provisoires, entrent à la Douma d’État soutiennent eux aussi l’opération militaire spéciale: il ne s’agit donc pas uniquement de Russie unie. Quant à la participation, près de 60% — provisoirement 59% —, c’est nettement plus que lors des précédentes élections législatives et proche du taux enregistré à l’élection présidentielle. Cela signifie que l’électeur est politiquement motivé: il comprend qu’il doit voter, quel que soit le niveau du scrutin ou la force politique concernée, même lorsque, de toutes parts, on lui répète que cela ne changera rien. C’est un phénomène intéressant: la hausse de la participation électorale témoigne d’une volonté de s’affirmer et d’accomplir son devoir civique.
Alexandre Douguine: Nous sommes en guerre et, dans ces conditions, le vote record en faveur du président devient un vote en faveur de son Parlement, de ses partis et de son système politique. On nous bombarde et on nous tue; on cherche, par la force, à nous priver de la possibilité de soutenir le président et de vaincre, y compris dans les batailles sociales que nous menons pour assurer notre cohésion. C’est pourquoi nous allons voter: nous montrons que l’on ne peut pas nous intimider, que nous soutenons la ligne du président et que celui-ci n’est pas seul — tous les partis sont derrière lui, et derrière les partis se tient le peuple tout entier.
Présentateur : Depuis plusieurs années déjà, la participation devient presque l’unique indicateur essentiel que l’on suit et au nom duquel on mène principalement campagne; savoir qui vote pour qui n’est plus qu’une question secondaire. Alexandre Guelievitch, vous avez souligné à juste titre qu’il n’est pas toujours possible de prendre connaissance des programmes, et c’est une idée qu’il faut bien comprendre. Les normes démocratiques que l’on impose comme les seules possibles ne fonctionnent pas toujours ni partout; il suffit d’observer les pays où les tentatives d’implanter une formule démocratique universelle n’ont pas été couronnées de succès. Chaque pays suit sa propre voie, et le modèle doit y être adapté. C’est pourquoi l’appel à se rendre avant tout aux urnes devient de plus en plus compréhensible et de mieux en mieux accepté par ceux qui votent.
Alexandre Douguine : C’est précisément ainsi qu’il faut interpréter le taux élevé de participation et le score important de Russie unie: il s’agit, en un sens, d’un référendum — non pas «pour les uns ou pour les autres», mais en faveur de la ligne politique du président et de l’État. Les relations entre le peuple et l’État sont complexes et non linéaires — il en a toujours été ainsi tout au long de notre histoire et dans toute société. En temps de guerre — une guerre juste, patriotique et populaire — cela apparaît avec une netteté particulière. Les instruments par lesquels le peuple exprime son accord avec l’État peuvent être divers : sondages d’opinion, rassemblements, manifestations ou encore élections. Et ces élections diffèrent des précédentes: elles reflètent l’état d’une société qui soutient la marche vers la victoire.

Lorsqu’ils prennent leur bulletin de vote, certains raisonnent ainsi: «Ceux-là, je les reconnais; celui-ci a dit quelque chose de drôle; celui-là est bien.» Mais les couches les plus profondes de la population votent avec leur âme, d’un seul bloc, et choisissent Russie unie parce que c’est le parti de Poutine.
Voter pour ce parti revient, en substance, à voter en faveur du passage d’une démocratie libérale d’imitation à une véritable démocratie russe des zemstvos. On considère habituellement le contraire: les électeurs de Russie unie voteraient de façon moins réfléchie, en obéissant à des consignes. À mon avis, c’est exactement l’inverse: les gens votent conformément à ce qu’ils ressentent. C’est un choix existentiel, et l’identité de ces personnes importe peu; ce qui compte, c’est qu’elles votent en faveur de la ligne politique et de la stratégie de l’État et, en temps de guerre, incontestablement en faveur de la victoire.
Présentateur : J’ajouterai que chacun a décidé lui-même pour qui il voterait. Le simple fait que ces élections aient eu lieu sous une menace physique sérieuse est significatif: dans la seule région de Moscou, 1600 drones ont été abattus samedi sur l’ensemble des lignes de défense. Se rendre dans un bureau de vote dans de telles circonstances suppose une détermination intérieure supplémentaire. Ella Pamfilova fait état d’attaques de drones des forces armées ukrainiennes qui auraient presque délibérément visé les véhicules des membres des commissions électorales, notamment dans la région de Briansk; dans plusieurs régions, il y a également eu des drames mortels. C’est aussi un facteur de mobilisation et d’unification. Nous attendons les chiffres définitifs, mais il nous reste pour l’instant environ trois minutes pour tirer une sorte de conclusion.
Alexandre Douguine : Cette fois-ci, les possibilités de voter ont été extrêmement nombreuses et variées: les personnes soumises à toutes sortes de contraintes ont eu la possibilité d’exprimer leur position. Pour ce qui est du respect formel des normes de la démocratie occidentale, celles-ci ont été respectées. Il reste que, de mon point de vue, ces normes ne constituent nullement la vérité ultime. La vérité ultime, c’est Dieu, c’est ce que disent la religion, la révélation, l’Église et la tradition. La démocratie n’est pas sacrée et ne constitue pas une valeur sacrée. Mais notre peuple, surtout en temps de guerre, la transforme en quelque chose de plus grand: un moyen d’exprimer une position existentielle, dans des conditions littéralement héroïques.
Natalia Sanaïkhina, membre de la commission électorale n°1283 dans la région de Moscou, a été blessée lors d’une attaque de drones, mais elle est néanmoins allée accomplir son devoir. Pour beaucoup, ce fut une épreuve. Nous avons pris une procédure électorale assez contestable, qui n’a rien de véritablement russe ni de sacré, et nous l’avons transformée en quelque chose d’autre. Les Russes savent faire cela: lorsqu’ils empruntent quelque chose aux autres, tantôt ils le détériorent, tantôt, au contraire, ils l’améliorent. Ce vote a été juste, et ces élections ont véritablement été plus que de simples élections.
Présentateur : Et pour conclure, établissons une comparaison avec les élections américaines. Vous avez observé à juste titre que les possibilités de voter étaient nombreuses, que ce soit par anticipation ou à distance; nos collègues de Khabarovsk et de Saint-Pétersbourg ont raconté comment les bulletins étaient acheminés — ici par drone, là dans le réceptacle d’une excavatrice. Cela rappelle les élections américaines, où une personne se contente de se présenter, de donner son nom et de voter sans passeport ni pièce d’identité — de nombreux étrangers ont eux aussi voté de cette manière. Les exigences de transparence et de rigueur qui peuvent être imposées à des élections ont effectivement été respectées chez nous.
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jeudi, 01 octobre 2026
La ploutocratie internationale et le déclin politique de Macron et de Merz

La ploutocratie internationale et le déclin politique de Macron et de Merz
Source: https://geopoliticarugiente.com/2026/09/25/la-plutocracia...
La dure réalité se révèle désormais dans toute son ampleur et indique sans détour que les familles Rothschild et BlackRock éprouvent des difficultés à trouver de meilleurs représentants capables de gérer confortablement leurs intérêts depuis les sphères du pouvoir politique français et allemand.
Car lorsque les Français et les Allemands — ainsi que l’opinion publique internationale — soulignent l’impopularité de Macron et de Merz, qui font l’objet de taux de rejet social considérables, rarement observés chez les plus hauts dirigeants de ces deux États, et lorsqu’il est dit que les camps politiques respectifs auxquels appartiennent ces deux dirigeants traversent eux aussi des difficultés non négligeables, nous constatons que la ploutocratie internationale a des problèmes à résoudre.
On constate également que les entités supranationales sont récusées par une part importante des citoyens français et allemands et que, tôt ou tard, ceux-ci refuseront de continuer à suivre docilement les programmes dangereux, qui plus est, destructeurs de la souveraineté nationale, défendus par les Rothschild et BlackRock.

Ils pourront conserver le contrôle de nombreux leviers du pouvoir, mais ils finiront incontestablement par perdre leur emprise sur la majorité de ces peuples. Une fois ce tournant historique atteint, un changement radical pourrait — ou non — se produire.
Il semble que Macron et Merz ne soient pas très efficaces dans l’exercice de leurs fonctions étatiques, car, lorsqu’ils auront tous deux achevé leur mandat, leurs peuples, et le système même qu’ils servent, seront confrontés à un nombre encore plus élevé de problèmes. Il ne faut pas croire, de manière linéaire, que seuls les Français et les Allemands d’en bas subissent toutes les difficultés découlant des insuffisances de Macron et de Merz dans l’art de gouverner, car les maîtres du système sont eux aussi confrontés à des difficultés encore plus graves.
Des sensibilités particulières se sont déjà mobilisées contre l’oligarchie mondialiste et partagent la conviction que le jeu démocratique n’existe pas pour les sommets du pouvoir financier. Elles considèrent au contraire que ceux-ci sont toujours disposés à interrompre le libre jeu de la démocratie populaire dès que le peuple commence à se penser et à agir comme un substantif, comme un sujet, et non plus comme un adjectif ni comme l’objet des dirigeants d’élites criminelles et hostiles à la souveraineté nationale.
20:01 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, friedrich merz, emmanuel macron, france, allemagne |
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samedi, 12 septembre 2026
Götz Kubitschek: «Nous sommes nés au cœur de la société. Les vieux partis? Ils exploseront»

Götz Kubitschek: «Nous sommes nés au cœur de la société. Les vieux partis? Ils exploseront»
Source: https://www.ilgiornale.it/news/politica-estera/noi-nati-n...
L’idéologue de la Nouvelle Droite Götz Kubitschek: «L’AfD est le parti le plus intéressant d’Europe. La remigration est une politique dure; si nous ne la mettons pas en œuvre, la situation de l’Allemagne ne fera qu’empirer».
Propos recueillis par Francesco De Felice (Il Giornale, Italie)
Remigration, défense de la tradition et droite authentique conçue comme un mouvement populaire : tels sont les thèmes grâce auxquels l’AfD — le parti souverainiste qui, avec environ 30% dans les sondages, constitue la première force politique d’Allemagne — a triomphé aux élections législatives de Saxe-Anhalt. Avec 43,8% des voix, cette droite se prépare à diriger ce Land de l’Est avec Ulrich Siegmund, son candidat au poste de ministre-président. Depuis Magdebourg, capitale de la Saxe-Anhalt où elle a amorcé un tournant historique, l’AfD se met en marche vers Berlin, à la conquête du gouvernement fédéral.
La CDU du chancelier Friedrich Merz s’effondre à 17,2%, écrasée par les souverainistes, tout comme les autres partis qui ont tenté d’enrayer leur progression en les isolant politiquement et en agitant les spectres du nazisme. Götz Kubitschek, idéologue de la Nouvelle Droite, explique à Il Giornale les raisons du succès de l’AfD. Sa maison d’édition Antaios a publié en Allemagne Il mondo al contrario de Roberto Vannacci.
En Saxe-Anhalt, le parti de droite AfD a écrit une page d’histoire en remportant les élections législatives. Comment commentez-vous le résultat du scrutin?
«Un très beau résultat était prévisible, mais son ampleur et l’effondrement de la CDU ont surpris. Séduisant, sincère et positif, Ulrich Siegmund — le candidat des souverainistes au poste de ministre-président du Land, NDLR — s’est révélé être une véritable chance pour le parti et lui a fait gagner des points décisifs. C’est véritablement un événement historique dans l’histoire du parlementarisme allemand. Il est difficile de dire ce qui va se passer maintenant. Je conseille à l’AfD de ne pas faire le premier pas. Les vieux partis doivent d’abord se désagréger et exploser».
Quelles sont les raisons du succès de l’AfD ? La Brandmauer, le «mur coupe-feu» érigé par les autres partis contre l’"extrême-droite", s’est-elle enfin effondrée?
«Depuis des années, l’AfD est le projet de parti de droite le plus intéressant d’Europe. Pourquoi? L’AfD est née au cœur de la société et a compris combien il était important qu’il existe en Allemagne un parti pleinement de droite, et combien il est normal d’être de droite. Par leurs méthodes de dénonciation et de criminalisation, ainsi que par leur Brandmauer, ses adversaires politiques ont fait de l’AfD la seule véritable Alternative pour l’Allemagne. Le résultat était prévisible, mais pas dans de telles proportions».
Siegmund (photo) mise sur la remigration, une proposition qui suscite la peur en Allemagne et en Europe. Que signifie-t-elle? Comment comptez-vous apaiser ces craintes?
« La remigration n’est pas ce que prétendent les adversaires de ce concept. C’est une politique dure. Je crains qu’il ne soit pas possible de dissiper toutes les craintes. De plus, l’avenir de l’Allemagne sera encore plus dur si la remigration n’est pas mise en œuvre. En raison des politiques catastrophiques menées au cours des dernières décennies, il n’existe pas de solution douce».
L’AfD mène un Kulturkampf, une guerre culturelle: avec le mot d’ordre «Pense allemand», le parti a déclaré la guerre à la modernité. «Nous sommes traditionalistes», affirme Hans-Thomas Tillschneider (photo), député de l’AfD au Parlement de Saxe-Anhalt. Que signifie pour vous la tradition? Comment remporte-t-on la guerre contre la modernité?
«La postmodernité a déclaré la guerre à la modernité il y a déjà cinquante ans. Le postmoderne a gagné. Il ne faut pas combattre les vaincus. Au fond, c’est simple: la culture signifie devoir et vouloir vivre avec l’histoire. Soit on la déconstruit et l’on vit parmi les ruines, soit on l’accepte, on la cite et l’on comprend que nous sommes juchés sur les épaules de géants. La tradition fait partie intégrante d’une conception allemande de la culture, tout comme la capacité de penser au-delà d’elle. Ou bien voulons-nous nous contenter de visiter des musées?».
21:01 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Entretiens, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : götz kubitschek, actualité, entretien, allemagne, europe, affaires européennes, afd, saxe-anhalt |
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vendredi, 11 septembre 2026
Sahra la Rouge

Sahra la Rouge
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/sahra-la-rossa/
Certains pourraient dire que la nouvelle politique allemande est déterminée par des femmes. Si ce n’était que ces femmes dérangent. Elles brisent les schémas établis, suscitent des doutes, voire une véritable angoisse.
Sahra Wagenknecht est la dirigeante du BSW, une formation d’extrême gauche qui porte d’ailleurs son nom. Une transition vers un nouveau parti, après la rupture retentissante de Wagenknecht avec Die Linke, le parti de la gauche radicale allemande dont elle était vice-présidente.
En simplifiant beaucoup, Wagenknecht est une «rouge-brune»: elle associe les revendications propres à une gauche communiste, dont elle est issue par sa formation politique, à la défense de l’identité nationale allemande. Notamment face à une immigration incontrôlée qui tend à dénaturer l’Allemagne et qui finit par appauvrir les classes prolétariennes.
Or, lors des élections en Saxe-Anhalt, le BSW a recueilli 5,4% des voix. Des voix qui deviennent essentielles pour former un gouvernement dirigé par l’AfD.
En effet, le parti de droite a obtenu 44,5%. Un score considérable, mais insuffisant pour prendre la tête du gouvernement du Land.
Wagenknecht s’est déclarée disposée à conclure un accord. Grâce à son vote favorable, ou même à sa simple abstention, l’AfD pourrait prendre la direction du Land.
Il ne s’agit pas seulement d’un événement local, circonscrit à une réalité limitée. Il s’agit plutôt d’un signal politique très clair.
Réfléchissons-y bien…
La droite populiste et l’extrême-gauche s’allient. Pour gouverner en opposition à la vieille nomenklatura qui domine la scène politique depuis des décennies.
Ce n’est plus une lutte entre la droite et la gauche, mais plutôt un affrontement entre le haut et le bas.
Autrement dit, entre les forces qui émergent des profondeurs d’un peuple las et en colère, et ceux qui, au cours de ces dernières années, ont décidé de l’avenir de l’Allemagne.
Mais qui ont conduit le pays non seulement au bord de la guerre avec la Russie, mais aussi — et surtout — dans une crise économique sans précédent dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre.

L’AfD et le BSW ont des origines et des couleurs politiques différentes. Ils représentent néanmoins le soulèvement du peuple allemand contre de prétendues élites qui ne répondent qu’au pouvoir de la finance mondiale.
Et ce qui se passe en Saxe-Anhalt n’est qu’un signal. Le début d’un processus qui pourrait bientôt gagner toute l’Allemagne.
Le falot Merz tentera certainement tout ce qui est en son pouvoir pour enrayer cette menace contre son propre pouvoir et, surtout, contre celui de ses maîtres.
Mais s'il y parviendra est une tout autre affaire.
17:16 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, sahra wagenknecht, bsw, politique, allemagne, europe, affaires européennes |
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L’énigme Le Pen

L’énigme Le Pen
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/enigma-le-pen/
Tous les sondages placent le Rassemblement national en tête lors des prochaines élections législatives françaises.
Et, pour Marine Le Pen, la voie vers l’Élysée semble s’ouvrir.
À mesure que l’échéance électorale approche et que les sondages lui donnent raison, Marine Le Pen semble affirmer davantage ses choix politiques.
Désormais, elle parle de plus en plus clairement d’un désengagement de la guerre en Ukraine et de son intention de concentrer tous les efforts économiques sur la situation intérieure de la France, qui est difficile, sinon franchement compromise.
Une décision qui s’explique avant tout par le sentiment que l’opinion publique — et donc son électorat — est lasse de cette guerre voulue par Macron. Lasse de voir détournées vers l’Ukraine des ressources qui devraient servir à protéger les Français.
Lasse de voir progressivement détruits les derniers vestiges de l’État social et le pays sombrer dans un chaos total. Avec des banlieues et des quartiers entiers des principales villes désormais totalement aux mains du crime organisé. Ou, pire encore, de tribunaux islamistes qui ne reconnaissent d’autres lois que les leurs.
Marine Le Pen semble avoir la capacité, ainsi que la possibilité, de devenir la représentante de ces profonds malaises qui tourmentent les Français. Et cela la conduira aisément à l’Élysée, sauf manœuvres et pièges tendus par certains pouvoirs financiers, français ou étrangers, qui la considèrent avec méfiance.
Il est toutefois difficile de dire, pour l’heure, ce que Marine Le Pen pourrait faire une fois installée à l’Élysée.
En premier lieu, de quelle marge de manœuvre disposerait-elle, compte tenu du fait que, certes, le pouvoir du président est fort, mais qu’il n’est pas absolu? Et qu’il doit toujours composer avec d’autres forces, les affronter ou parvenir à un accord avec elles. Des forces qui, pour la plupart, ne sont pas «parlementaires».
Et cela vaut pour elle comme cela a toujours valu pour les différents occupants de l’Élysée.
Même De Gaulle, le père et, d’une certaine manière, le maître de la Ve République, dut accepter de conclure des accords avec certains pouvoirs. Et se mesurer continuellement à eux.
Au-delà de cette question, cependant, une autre devrait être posée. Peut-être plus pressante encore que la précédente.
Une fois à l’Élysée, que voudra réellement faire Marine Le Pen?
Car son programme est extrêmement précis et détaillé dans son analyse de la situation de crise, mais demeure assez vague quant aux solutions possibles.
Surtout, Marine Le Pen ne définit pas clairement le rôle international de «sa» France.
Certes, un désengagement en Ukraine… mais qu’est-ce que cela devrait impliquer?
Une rupture avec l’OTAN et un retour à une politique française totalement — ou presque — indépendante de Washington et de Londres?
Et les relations avec Moscou? Un retour à une politique diplomatique tournée vers l’Est?
Et les rapports avec l’Afrique? Continuité ou rupture avec la politique impérialiste de Paris dans la vaste région subsaharienne?
Autant de questions auxquelles Mme Le Pen ne répond pas, pour l’heure.
Peut-être ne le veut-elle pas.
Peut-être ne le peut-elle pas…
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lundi, 07 septembre 2026
AfD - Le nouveau parti des ouvriers

AfD - Le nouveau parti des ouvriers
Par Daniell Pföhringer
Source: https://www.compact-online.de/die-neue-arbeiterpartei/
Lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, l’AfD est arrivée en tête dans presque toutes les tranches d’âge. Son avance était particulièrement nette chez les 35-44 ans et les 45-59 ans: dans ces deux catégories, elle a recueilli 53% des voix.
Mais l’AfD a également obtenu de bons résultats chez les jeunes et les primo-votants de 18 à 24 ans, ainsi que chez les 25-34 ans, avec respectivement 42 et 44% des voix, ce qui la place très nettement devant tous les autres partis. Chez les 60-69 ans, elle a recueilli 47% des suffrages. Ce n’est que chez les plus de 70 ans qu’elle se retrouve à égalité avec la CDU, à 31%.
De manière générale, on peut affirmer que plus la tranche d’âge des électeurs est élevée, plus le soutien à la CDU est important. Chez les jeunes électeurs de 18 à 24 ans, le parti du ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, atteint tout juste la barre des 5%. Outre l’AfD, Die Linke (17%) et les Verts (13%) ont également obtenu dans cette tranche d’âge des résultats supérieurs à leur moyenne.
Une forte implantation dans toutes les catégories professionnelles
Si l’on examine les catégories professionnelles, les chiffres d’Infratest dimap montrent que l’AfD, victorieuse du scrutin, est particulièrement forte parmi les ouvriers. Dans cette catégorie, 61% des électeurs ont voté pour le parti, qui devance ainsi largement toutes les autres formations. Le SPD, autrefois considéré comme le parti des ouvriers, est très largement distancé: il arrive derrière la CDU (10%), Die Linke (7%) et le BSW (6%), et à égalité avec les Verts (5%).
Parmi les employés également, l’AfD devance largement tous les autres partis avec 46% des voix. Dans cette catégorie, la CDU recueille 13%, les Verts 12% et Die Linke 10%. Chez les travailleurs indépendants, plus d’un électeur sur deux a voté pour l’AfD (52%), contre 19% pour la CDU et 14% pour les Verts.
Une ventilation des résultats selon le sexe fait apparaître en Saxe-Anhalt un phénomène déjà observé lors de précédents scrutins. Alors que 50% des hommes ont voté pour l’AfD, cette proportion n’est que de 39% chez les femmes. Un élément est ici particulièrement frappant: auprès des femmes, tous les partis représentés dans le nouveau Parlement régional, à l’exception de l’AfD, obtiennent de meilleurs résultats qu’auprès des hommes. Le SPD, les Verts et Die Linke recueillent tout au plus deux points de pourcentage supplémentaires chez les femmes, tandis que l’écart atteint quatre points pour la CDU.
L’AfD remporte presque tous les mandats directs
Autre détail remarquable de ces élections: l’AfD a remporté presque toutes les circonscriptions au scrutin direct en Saxe-Anhalt. Dans trois circonscriptions — Magdebourg II, Halle II et Halle III —, les candidats de Die Linke ont été élus directement au Parlement régional. En revanche, la CDU au pouvoir n’a remporté aucun mandat direct. Lors des élections régionales de 2021, l’Union avait encore gagné 40 des 41 circonscriptions au scrutin direct. Cela souligne une nouvelle fois l’ampleur de la débâcle subie hier par la CDU.
Pour ce qui est des secondes voix, attribuées aux listes des partis, l’AfD a dominé dans 40 des 41 circonscriptions. Ce n’est que dans la circonscription de Halle III que les Verts sont arrivés en tête des secondes voix, avec 33,7%. Là encore, le déclin de l’Union est manifeste, puisque la CDU avait encore obtenu le plus grand nombre de secondes voix dans les 41 circonscriptions en 2021.
L’un des mandats directs a été remporté par Ulrich Siegmund, tête de liste de l’AfD. Selon les résultats provisoires, il a recueilli 49,0% des premières voix dans sa circonscription de Genthin. Le meilleur résultat de l’AfD en matière de premières voix a toutefois été obtenu par Reiner Kretschmann, avec 55,6% à Eisleben. Le candidat direct de la CDU, René Barthel, n’y a recueilli que 21,4%. Dans aucune autre circonscription l’écart n’a été aussi important: 34,2 points de pourcentage.

Le deuxième meilleur résultat au scrutin direct a été obtenu par Hans-Thomas Tillschneider (photo), avec 54,9% dans la circonscription de Querfurt. La troisième place du classement de l’AfD pour les premières voix revient à Matthias Büttner, qui a obtenu 53,4% à Staßfurt. Au total, onze candidats directs de l’AfD ont recueilli plus de 50% des suffrages.
Le ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, a perdu son mandat direct dans la circonscription de Magdebourg III face à Christian Mertens, de l’AfD. Schulze a obtenu 31,7%, contre 35,2% pour Mertens: il s’agissait du résultat le plus serré de la soirée électorale d’hier. Dans la circonscription de Halle III, Jannik-Loris Balint, de Die Linke, a remporté une victoire écrasante avec 39,9% des premières voix. Il devance ainsi de 22,1 points son adversaire de l’AfD, Martin Sehrndt (17,8%), lequel a obtenu le score le plus faible de tous les candidats arrivés en deuxième position au scrutin direct.
Les bastions électoraux
L’AfD a obtenu des résultats particulièrement élevés en matière de secondes voix dans les zones rurales situées au sud de Magdebourg. Dans l’arrondissement de Mansfeld-Harz-du-Sud, elle a recueilli plus d’une voix sur deux (51,9%); dans les communes de Plötzkau et de Schnaudertal, elle a même dépassé les 60%. Le BSW a enregistré des résultats supérieurs à sa moyenne dans les circonscriptions d’Aschersleben (7,4%), de Dessau-Roßlau (6,6%) et de Stendal (6,4%).
Les bastions des autres partis sont répartis dans l’ensemble du Land. Dans l’arrondissement de Wittenberg, la CDU, avec 20,3%, a obtenu un résultat supérieur à sa moyenne régionale; à l’échelle communale, elle a réalisé son meilleur score à Steigra, avec 23,3%. Die Linke et les Verts ont surtout obtenu de bons résultats dans les villes traditionnellement ancrées à gauche de Magdebourg et de Halle. Quant au SPD, il a enregistré son meilleur score à Wernigerode, dans le Harz, avec 16,5%.
15:48 Publié dans Actualité, Actualité, Affaires européennes, Affaires européennes, Politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes, classe ouvrière, actualité, allemagne, afd, saxe-anhalt, politique, europe, affaires européennes |
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AfD - Le nouveau parti des ouvriers

AfD - Le nouveau parti des ouvriers
Par Daniell Pföhringer
Source: https://www.compact-online.de/die-neue-arbeiterpartei/
Lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, l’AfD est arrivée en tête dans presque toutes les tranches d’âge. Son avance était particulièrement nette chez les 35-44 ans et les 45-59 ans: dans ces deux catégories, elle a recueilli 53% des voix.
Mais l’AfD a également obtenu de bons résultats chez les jeunes et les primo-votants de 18 à 24 ans, ainsi que chez les 25-34 ans, avec respectivement 42 et 44% des voix, ce qui la place très nettement devant tous les autres partis. Chez les 60-69 ans, elle a recueilli 47% des suffrages. Ce n’est que chez les plus de 70 ans qu’elle se retrouve à égalité avec la CDU, à 31%.
De manière générale, on peut affirmer que plus la tranche d’âge des électeurs est élevée, plus le soutien à la CDU est important. Chez les jeunes électeurs de 18 à 24 ans, le parti du ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, atteint tout juste la barre des 5%. Outre l’AfD, Die Linke (17%) et les Verts (13%) ont également obtenu dans cette tranche d’âge des résultats supérieurs à leur moyenne.
Une forte implantation dans toutes les catégories professionnelles
Si l’on examine les catégories professionnelles, les chiffres d’Infratest dimap montrent que l’AfD, victorieuse du scrutin, est particulièrement forte parmi les ouvriers. Dans cette catégorie, 61% des électeurs ont voté pour le parti, qui devance ainsi largement toutes les autres formations. Le SPD, autrefois considéré comme le parti des ouvriers, est très largement distancé: il arrive derrière la CDU (10%), Die Linke (7%) et le BSW (6%), et à égalité avec les Verts (5%).
Parmi les employés également, l’AfD devance largement tous les autres partis avec 46% des voix. Dans cette catégorie, la CDU recueille 13%, les Verts 12% et Die Linke 10%. Chez les travailleurs indépendants, plus d’un électeur sur deux a voté pour l’AfD (52%), contre 19% pour la CDU et 14% pour les Verts.
Une ventilation des résultats selon le sexe fait apparaître en Saxe-Anhalt un phénomène déjà observé lors de précédents scrutins. Alors que 50% des hommes ont voté pour l’AfD, cette proportion n’est que de 39% chez les femmes. Un élément est ici particulièrement frappant: auprès des femmes, tous les partis représentés dans le nouveau Parlement régional, à l’exception de l’AfD, obtiennent de meilleurs résultats qu’auprès des hommes. Le SPD, les Verts et Die Linke recueillent tout au plus deux points de pourcentage supplémentaires chez les femmes, tandis que l’écart atteint quatre points pour la CDU.
L’AfD remporte presque tous les mandats directs
Autre détail remarquable de ces élections: l’AfD a remporté presque toutes les circonscriptions au scrutin direct en Saxe-Anhalt. Dans trois circonscriptions — Magdebourg II, Halle II et Halle III —, les candidats de Die Linke ont été élus directement au Parlement régional. En revanche, la CDU au pouvoir n’a remporté aucun mandat direct. Lors des élections régionales de 2021, l’Union avait encore gagné 40 des 41 circonscriptions au scrutin direct. Cela souligne une nouvelle fois l’ampleur de la débâcle subie hier par la CDU.
Pour ce qui est des secondes voix, attribuées aux listes des partis, l’AfD a dominé dans 40 des 41 circonscriptions. Ce n’est que dans la circonscription de Halle III que les Verts sont arrivés en tête des secondes voix, avec 33,7%. Là encore, le déclin de l’Union est manifeste, puisque la CDU avait encore obtenu le plus grand nombre de secondes voix dans les 41 circonscriptions en 2021.
L’un des mandats directs a été remporté par Ulrich Siegmund, tête de liste de l’AfD. Selon les résultats provisoires, il a recueilli 49,0% des premières voix dans sa circonscription de Genthin. Le meilleur résultat de l’AfD en matière de premières voix a toutefois été obtenu par Reiner Kretschmann, avec 55,6% à Eisleben. Le candidat direct de la CDU, René Barthel, n’y a recueilli que 21,4%. Dans aucune autre circonscription l’écart n’a été aussi important: 34,2 points de pourcentage.

Le deuxième meilleur résultat au scrutin direct a été obtenu par Hans-Thomas Tillschneider (photo), avec 54,9% dans la circonscription de Querfurt. La troisième place du classement de l’AfD pour les premières voix revient à Matthias Büttner, qui a obtenu 53,4% à Staßfurt. Au total, onze candidats directs de l’AfD ont recueilli plus de 50% des suffrages.
Le ministre-président encore en fonction, Sven Schulze, a perdu son mandat direct dans la circonscription de Magdebourg III face à Christian Mertens, de l’AfD. Schulze a obtenu 31,7%, contre 35,2% pour Mertens: il s’agissait du résultat le plus serré de la soirée électorale d’hier. Dans la circonscription de Halle III, Jannik-Loris Balint, de Die Linke, a remporté une victoire écrasante avec 39,9% des premières voix. Il devance ainsi de 22,1 points son adversaire de l’AfD, Martin Sehrndt (17,8%), lequel a obtenu le score le plus faible de tous les candidats arrivés en deuxième position au scrutin direct.
Les bastions électoraux
L’AfD a obtenu des résultats particulièrement élevés en matière de secondes voix dans les zones rurales situées au sud de Magdebourg. Dans l’arrondissement de Mansfeld-Harz-du-Sud, elle a recueilli plus d’une voix sur deux (51,9%); dans les communes de Plötzkau et de Schnaudertal, elle a même dépassé les 60%. Le BSW a enregistré des résultats supérieurs à sa moyenne dans les circonscriptions d’Aschersleben (7,4%), de Dessau-Roßlau (6,6%) et de Stendal (6,4%).
Les bastions des autres partis sont répartis dans l’ensemble du Land. Dans l’arrondissement de Wittenberg, la CDU, avec 20,3%, a obtenu un résultat supérieur à sa moyenne régionale; à l’échelle communale, elle a réalisé son meilleur score à Steigra, avec 23,3%. Die Linke et les Verts ont surtout obtenu de bons résultats dans les villes traditionnellement ancrées à gauche de Magdebourg et de Halle. Quant au SPD, il a enregistré son meilleur score à Wernigerode, dans le Harz, avec 16,5%.
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Le deuxième tournant historique de l’Allemagne

Le deuxième tournant historique de l’Allemagne
par Wolfgang Hübner
Source: https://pi-news.net/2026/09/deutschlands-zweite-wende/
Après les événements de Saxe-Anhalt, une nouvelle époque de l’histoire allemande se dessine à l'horizon. Elle a déjà un visage: celui d’Ulrich Siegmund, né en 1990, l’année de la réunification. Au lendemain de son grand succès électoral, rien ne pourrait être plus superficiel que de se demander si, et comment, il deviendra prochainement ministre-président de ce Land, même sans majorité absolue. Car il obtiendra bien entendu cette fonction — qui d’autre pourrait l’obtenir?! Mais Siegmund, cet enfant du premier grand tournant national, signale, du haut de ses 35 ans, la fin de la vassalisation de ce pays et de ce peuple.
Avec cet homme politique de l’AfD réapparaît une Allemagne qui se libère des ombres du national-socialisme et du complexe d’expiation. Quiconque, dans un refus absolu de tirer les leçons du passé, cherche à nuire à Siegmund en brandissant contre lui la fallacieuse massue accusatoire de "nazisme" ne fera que se ranger lui-même parmi les irréductibles. Les prochaines semaines, jusqu’à l’élection de l’homme de Tangermünde au poste de ministre-président, seront certes encore marquées par les mises en scène plus ou moins enragées du front uni de la mouvance Antifa, mais la pénible époque des coalitions formées contre un parti touche à sa fin.
Avec le scrutin de Saxe-Anhalt s’est ouverte une période de nouvelles perspectives pour cette maison de retraite prise de panique qu’est la République fédérale. Cela concerne aussi bien la politique intérieure que la politique étrangère. La chute vertigineuse de la CDU en Saxe-Anhalt et dans les sondages fait sonner le glas de celle qui fut pendant de longues années le « parti d’État » d’Adenauer et de Kohl. Ce parti moribond souffre d’une maladie incurable provoquée par la funeste stratégie du « cordon sanitaire », qui devait pourtant — ironie du sort — le préserver du malheur.
Friedrich Merz peut porter le deuil, mais seul son ami Zelensky pleurera ce chancelier qui a d’ores et déjà échoué. Outre le triomphe de Siegmund, le résultat électoral dans l’Est présente un autre aspect important : le sauvetage in extremis du BSW, le parti de Wagenknecht. Premièrement, le BSW devient ainsi l’arbitre décisif au Parlement de Magdebourg. Et après sa faute politique en Thuringe, le parti ne peut pas une nouvelle fois mettre son existence en jeu avec un spectacle anti-AfD politiquement aveugle. Deuxièmement, la ligne pacifiste relativement constante du BSW a porté ses fruits. Elle reste nécessaire en Allemagne, notamment parce que la position de l’AfD à cet égard est loin d’être univoque.
Le résultat électoral comporte encore d’autres aspects remarquables. Les prochains jours seront consacrés à leur interprétation. Une chose est toutefois claire : en Saxe-Anhalt, des faits ont été établis pour l’avenir de l’Allemagne que plus personne ne peut désormais faire disparaître par des pirouettes interprétatives — le deuxième tournant a commencé !
15:09 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, allemagne, saxe-anhalt, afd, europe, politique, affaires européennes |
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Victoire de l’AfD aux élections en Saxe-Anhalt: quelle suite?

Victoire de l’AfD aux élections en Saxe-Anhalt: quelle suite?
Source: https://report24.news/afd-sieg-in-sachsen-anhalt-wahl-wie...
Le résultat provisoire des élections régionales en Saxe-Anhalt est connu. Avec 43,8% des voix, l’AfD devient ainsi la première force politique du Land, tandis que le score de la CDU a été réduit de plus de moitié. L’entrée du BSW au Parlement empêche toutefois l’AfD de disposer d’une majorité de sièges lui permettant de gouverner seule. Que va-t-il donc se passer maintenant ?
En 2018 encore, Friedrich Merz annonçait avec emphase qu’il briguait la présidence de la CDU afin de réduire de moitié le score de l’AfD. Or, huit ans plus tard, c’est précisément l’AfD qui a divisé par deux celui de la CDU. Tandis que l’"Alternative pour l’Allemagne" a plus que doublé sa part des voix, l’Union chrétienne-démocrate, malgré une participation électorale record, a perdu plus de la moitié de son électorat — soit une baisse de 19,9 points — et n’est plus parvenue à convaincre que 17,2% des électeurs. Les réactions des représentants de la CDU étaient révélatrices.
La seule question qui se pose désormais est celle de la suite. Ulrich Siegmund, qui déclarait encore avant le scrutin ne vouloir devenir ministre-président qu’en cas de majorité nette de l’AfD, considère à présent que d’autres possibilités sont envisageables. Il a qualifié de « bricolage » le modèle proposé par le BSW, qui prévoit un ministre-président au-dessus des partis. Une coopération pourrait avoir lieu avec les forces disposées à soutenir le changement de politique réclamé par l’AfD — expressément, «que cela passe par un groupe parlementaire ou par des députés à titre individuel». En cas d’échec, Siegmund a même évoqué de nouvelles élections, prédisant alors «50 ou 55%» des voix pour son parti.

Le BSW, qui a franchi de justesse du seuil des 5 %, a compliqué la situation, devient maintenant une sorte de «faiseur de roi», d’autant que, selon les résultats provisoires, l’AfD et le BSW totalisent ensemble 44 sièges. Les partis du «cordon sanitaire» — la CDU (15 sièges), le SPD, les Verts et Die Linke (8 sièges chacun) — comptent quant à eux un total de 39 députés.
Mais cela signifie aussi que si, par exemple, trois ou quatre députés de la CDU déclaraient publiquement vouloir soutenir un gouvernement AfD minoritaire, Siegmund pourrait obtenir une majorité avec eux et le BSW — une telle configuration permettrait également de compenser d’éventuelles absences. Parmi les quinze députés CDU élus au Parlement régional, cinq se sont clairement opposés par le passé à toute coopération. Pour trois autres, certains indices laissent au moins entrevoir une certaine ouverture.
L’autre possibilité, celle d’un gouvernement réunissant tous les autres partis contre l’AfD, paraît toutefois improbable. D’une part, la CDU ne veut pas non plus gouverner avec Die Linke, le SPD ne veut pas s’allier au BSW et le BSW refuse également de former une coalition avec la CDU. Toutefois, si les autres partis empêchent l’AfD, victorieuse des élections, de former un gouvernement, la prédiction de Siegmund selon laquelle de nouvelles élections donneraient lieu à un vote protestataire encore plus massif pourrait bel et bien se réaliser. Du moins si Siegmund tente réellement et sérieusement de former un gouvernement et d’obtenir le soutien du BSW ainsi que de certains députés de la CDU.
14:18 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, saxe-anhalt, allemagne, europe, affaires européennes, afd, politique |
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Le séisme allemand qui pourrait annoncer d’autres secousses en Europe



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dimanche, 06 septembre 2026
Alors que Tusk perd le soutien des Polonais, un quatrième parti de droite apparaît soudainement en Pologne

Alors que Tusk perd le soutien des Polonais, un quatrième parti de droite apparaît soudainement en Pologne
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
La politique peut décidément être délicieusement complexe, ne trouvez-vous pas? À environ un an des prochaines élections législatives en Pologne — normalement prévues en novembre 2027 —, le pays risque de se retrouver dans une impasse politique totale. Sur le papier, la droite semble bien placée pour remplacer en novembre le gouvernement centriste de Donald Tusk. En effet, même si le parti de Tusk, la KO ou "Coalition civique", reste le premier dans les sondages, il ne disposerait plus d’une majorité de sièges.
Or, c’est précisément au sein du PiS, principal prétendant à la direction d’un nouveau gouvernement polonais, que les tensions se font sentir. Peu avant la pause parlementaire estivale, l’ancien Premier ministre Mateusz Morawiecki a présenté sa démission du PiS. Il a été suivi par 39 députés, un sénateur et trois eurodéputés du PiS. Il apparaît que des désaccords sur les choix stratégiques sont à l’origine de cette décision. Morawiecki souhaiterait créer un véritable parti en octobre, mais, pour l’instant, les dissidents du PiS se sont regroupés au sein d’une association interne au parti, baptisée «Développement Plus».

Une droite polonaise divisée finira-t-elle malgré tout par perdre la bataille ?
Selon certaines sources, le président du parti, Kaczyński, était fou de rage et a déclaré: «Nous ne voyons dans cette association rien d’autre qu’une tentative de diviser le parti».
Pourtant, le PiS, qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023 avec une majorité absolue de sièges, est sous pression depuis déjà quelque temps. Cette pression vient surtout de deux autres partis de droite: la "Confédération" de Sławomir Mentzen (photo), qui semble principalement attirer les jeunes et les entrepreneurs, et la formation qui en est issue par scission, la Confédération de la Couronne polonaise de Grzegorz Braun. Ce n’est qu’avec l’appui de ces deux partis que le PiS est parvenu, en juin 2025, à faire élire le candidat de droite Karol Nawrocki à la présidence de la République polonaise. Il s’en est vraiment fallu de peu pour que Nawrocki ne soit pas élu.
En mars 2026, le président du PiS, Jarosław Kaczyński, a proposé Przemysław Czarnek comme tête de liste pour les prochaines élections législatives. Czarnek souhaite notamment réduire, voire supprimer, le soutien à l’Ukraine. Cela s’est finalement révélé être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Morawiecki, lequel appartient plutôt à l’aile centriste du PiS et se définit comme atlantiste et social-conservateur.
Les récents sondages montrent que Donald Tusk n’obtiendrait plus de majorité pour sa coalition actuelle. Il serait particulièrement regrettable que les divisions au sein de la droite permettent la poursuite de certaines évolutions préjudiciables à la Pologne. Que fera Mateusz Morawiecki ? Il peut apparemment compter sur le soutien d’un nombre croissant de Polonais.
En Pologne aussi, les prochains mois s’annoncent particulièrement passionnants…
19:48 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, actualité, europe, affaires européennes, politique, droites polonaises |
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jeudi, 03 septembre 2026
La social-démocratie allemande lutte pour ne pas disparaître

La social-démocratie allemande lutte pour ne pas disparaître
Source: https://mpr21.info/la-socialdemocracia-alemana-lucha-para...
Le Parti social-démocrate, le plus ancien d’Allemagne, s’enfonce toujours davantage dans la crise. Les électeurs s’en détournent et les dissensions s’accentuent. Des élections doivent avoir lieu en Saxe-Anhalt et les prévisions annoncent la victoire de l’AfD, qualifiée d’«extrême droite».
Ce n’est pas seulement la crise d’un parti, mais celle de l’État allemand édifié dans l’après-guerre et réunifié en 1990. La Saxe-Anhalt illustre l’échec de cette réunification. Le SPD fait partie de la coalition gouvernementale, et le discrédit de Merz et des siens va entraîner dans sa chute les complices du désastre politique et économique allemand. La réforme du système de retraite a provoqué un profond mécontentement au sein d’une population très vieillissante.
Dès le mois de juin, nous annoncions que la social-démocratie était en train de devenir un parti résiduel. Lors des prochaines élections, elle ne devrait recueillir que 7 ou 8% des voix, un pourcentage insignifiant comparé aux 42% de l’AfD. Sa principale inquiétude est qu’elle pourrait tomber sous le seuil des 5%, ce qui l’exclurait du Parlement.
Cependant, la Saxe-Anhalt n’est pas le seul Land où la social-démocratie lutte pour ne pas disparaître. À l’échelle nationale, le parti ne recueille plus que 12% des voix, derrière l’AfD, la CDU/CSU et les Verts.
Dans le Bade-Wurtemberg, le SPD a enregistré son plus mauvais résultat depuis l’après-guerre et n’a réussi qu’à conserver sa représentation au Parlement régional. En Rhénanie-Palatinat, après trente-cinq années au pouvoir, la social-démocratie est arrivée en deuxième position, derrière la CDU. Son résultat électoral a été le plus mauvais de l’histoire de ce Land.
À Berlin, elle végète à la cinquième place avec seulement 12% des voix, tandis que, dans le Land oriental de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, elle pourrait connaître le même sort qu’en Rhénanie-Palatinat: une perte d’influence.

Une crise existentielle
Selon une analyse de l’institut de sondage Forsa, publiée en novembre dernier, seuls 9% des ouvriers et des électeurs au chômage votent pour le SPD.
Il s’agit d’une crise existentielle. Le SPD est menacé de perdre toute pertinence politique, et les responsables locaux réclament la tenue de réunions afin de changer de cap et de remplacer des dirigeants tels que Bärbel Bas et Lars Klingbeil, qui siègent au sein du gouvernement Merz.
Outre la réforme des retraites, le réarmement a contraint le gouvernement à réduire les aides au logement et les prestations versées en cas d’arrêt maladie. Dans le même temps, l’industrie automobile disparaît et les licenciements dans les principales usines se comptent par milliers.
20:40 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, sociale-démocratie, allemagne, actualité, politique, europe, affaires européennes |
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mardi, 25 août 2026
Pourquoi LFI ne prendra pas le pouvoir

Pourquoi LFI ne prendra pas le pouvoir
Claude Bourrinet
Source: https://www.facebook.com/profile.php?id=100002364487528
Notons tout de suite que le concept de « prise du pouvoir » est devenu singulièrement élastique, voire vaseux. Le temps est passé qu'une éventuelle prise du Palais d'Hiver pouvait correspondre à quelque saisie de la puissance étatique, au moins symboliquement quand on sait pertinemment que le centre névralgique des prises de décisions se trouvait au comité central du Parti. Croire désormais que s'emparer de l’Élisée octroierait le sésame de la gestion du pays est maintenant une douce plaisanterie. Le « pouvoir » politique, comme l'on sait, est une mince pellicule parcourue de frémissement médiatisés, qui sert à éblouir le chaland. Existe-t-il encore, du reste, un champ « politique » ? Les responsables qui agitent le bocal électoral ne sont là que pour la figuration. Seule la masse sidérée croit encore qu'ils aient du « pouvoir ». La décision se prend ailleurs, parmi les puissants de la finance transnationale, par exemple. Les administrations élues ou non ne sont que des exécutantes. Et, à l'âge de la communication mondialisée et numérisée, il est difficile de distinguer quelle cible viser. Remporter l'élection présidentielle, obtenir une majorité, ne garantissent nullement une liberté de décision que tout (les puissances intérieures au pays, les « Conseils », la haute administration, les fonctionnaires, la presse, l'armée, la police, la justice etc.) s'emploiera à saboter, si l'avenir du système est en jeu.
Mais le système n'est nullement en péril, avec LFI. Si l'on considère, par exemple, son programme, il n'est, in fine, que la reprise des revendications sociales-démocrates d'antan, et il est en retrait important par rapport à ce qu'exigeait la gauche avant la victoire de Mitterrand. On n'y parle d'ailleurs plus de lutte de classes, de socialisme. L'égalitarisme n'est qu'un vœu pieux, un refrain qu'on entonne depuis la Révolution française, comme un mantra. Mais il ne correspond à rien si on n'instaure pas la société sans classes. Qui ne programme pas l'expropriation des riches, la révolution des rapports humains, l'abolition du salariat, de l'appropriation de la plus-value par une minorité, si l'on ne renverse pas le jeu de quilles, on n'a rien fait.

Il faut aussi revenir à une analyse bêtement marxiste. Au fond, socialement, que représente LFI ? Les classes moyennes, la grosse bête, qui rassemble les trois quarts du corps social, et qui va des professions intellectuelles supérieures (prof de fac, médecin, juge) à l'infirmière, ne sont pas une « classe », mais un conglomérat bariolé, parcouru de courants divers, parfois divergents, ou contradictoires. Ce qui caractérise ce magma, c'est d'être hors sol. Car son plus petit dénominateur commun, c'est le diplôme, et l'on sait pertinemment que l'Ecole n'apprend pas la réalité du monde. Un apprenti s'engageant dans une voie professionnelle en saura plus qu'un bac plus 2 en gestion, ou en commerce. J'excepte bien sûr certaines corporations, comme celles qui touchent à la santé, confrontées à la réalité de la souffrance humaine, mais la plupart des membres des classes moyennes, poreux à la propagandes, aux discours, surtout quand ils sont mièvres, moralisateurs, humanitaristes, superficiels et venteux, non seulement n'ont aucune idée de ce qu'est le terrain rude de la société, mais aussi ont tendance, comme tous les scouts ou les croyants un peu benêts, à cataloguer et à excommunier les brebis galeuses.
Cet abandon de la lutte de classes, à gauche (mais la droite, elle, ne l'a jamais oubliée) a été à l'oeuvre au moment de l'Affaire Dreyfus, et a vu sa conclusion avec Mitterrand. Le mouvement ouvrier du XIXe siècle, qui se voulait indépendant, et même hostile, non seulement à la droite « réactionnaire », mais aussi à la gauche républicaine (qui a écrasé les ouvriers en juin 1848, avec Cavaillac, et en 1871, avec Thiers – qu'encensait Victor Hugo!), a été noyé dans la gauche morale, « citoyenne », progressiste, qui a joué le jeu du système jusqu'à maintenant (la question du PC est une affaire de parti – lié à une puissance étrangère – quoique la classe ouvrière ait, parfois, réussi, avec lui, à garder une certaine identité alternative au système).


Il est notoire que ces gens, pour qui un transsexuel représente le summum de la subversion, et qui sont partisans d'une immigration sans limites, comme ils sont sans limites en souhaitant l'abolition des frontières en tous genres, considérant la transgression comme la morale suprême, exactement comme le capitaliste, de son côté, prise les dépassements cyniques des limites pour remplir ses caisses, n'ont aucune idée de ce qu'était jadis la classe ouvrière et son éthique, un peu plus plantée sur la bonne et solide terre; classe ouvrière dont le reliquat est du reste passé à l'extrême droite (migration dont il faudrait sérieusement trouver les raisons, ce que LFI est incapable de faire).
La moraline est un naufrage de la pensée, comme l'on sait. Car si elle condamne à l'aveuglement, quand il s'agit de luttes politiques intérieures, elle transforme carrément en traître quand il s'agit de géopolitique. L'ignorance, l'inculture, empêchent, à gauche comme à droite, de comprendre l'altérité et la légitimité de civilisations différentes. Pour le RN, l'Occident est supérieur, et le reste du monde est constitué de races inférieures, retardées. Il reprend l'idéologie du républicain de gauche Jules Ferry. Quant à certains militants de LFI, très nombreux, si j'en juges par les interventions des uns et des autres, la question sociétale prime sur les considérations conflictuelles qui confrontent l'impérialisme américain (par exemple) et des nations qui veulent recouvrer ou garder leur souveraineté. Et il arrive que la question homosexuelle, ou féministe (souvent passablement viciée par la propagande et les manipulations médiatiques, ou des services secrets occidentaux) soit l'alpha et l'oméga de la compréhension de ce qui se passe. On se demande parfois si une Manon Aubry ne défend pas l'agression commise par les USA et Israël contre l'Iran et le Liban, où les méchants « islamistes » mènent un dur combat de liberté, et si Mélenchon ne souhaite pas la défaite du méchant Poutine (ce tyran!), quitte à ce que la Russie soit détruite par les forces de l'Otan. L'axe de la Résistance, connais pas ! Il est vrai que Mélenchon avait soutenu Sarkozy, BHL, et Hillary Clinton, dans leur entreprise d'anéantissement de la Libye.
Quoi qu'il en soit, faute d'avoir avec soi les voix des classes populaires (qu'on insulte copieusement) qui votent RN, LFI n'a aucune chance de l'emporter.
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mercredi, 19 août 2026
Contre les sanctions contre la Russie: l’UDC lance l’«Initiative pour la neutralité»

Suisse
Contre les sanctions contre la Russie: l’UDC lance l’«Initiative pour la neutralité»
Berne. Coup de tonnerre en Suisse: lors d’une conférence de presse commune, Christoph Blocher, figure emblématique de l’UDC, Walter Wobmann et Stephan Rietiker ont lancé la campagne pour la dite « Initiative pour la neutralité ». Selon les initiateurs, il est grand temps: la Confédération doit revenir à sa «neutralité perpétuelle, armée et crédible» et inscrire ce principe durablement dans la Constitution fédérale.

D’après l’UDC, la neutralité suisse a été de plus en plus érodée ces dernières années. En adoptant les sanctions de l’UE contre la Russie en 2022, la Suisse aurait perdu son rôle traditionnel de médiateur et se serait retrouvée sur la liste de sanctions russes. Blocher s’est également opposé au concept d’une neutralité «flexible» ou «pragmatique».
L’initiative prévoit de maintenir la Suisse durablement neutre et armée. L’adhésion à des alliances militaires serait exclue. Des sanctions propres contre des États en guerre ne seraient à l’avenir autorisées que si elles reposent sur une décision du Conseil de sécurité de l’ONU. Par ailleurs, la Confédération devrait renforcer à nouveau son rôle de médiateur dans les conflits internationaux.
Selon l’UDC, la majorité du Conseil fédéral et du Parlement suit une autre voie. Elle mise sur des prises de position en politique étrangère et sur des sanctions, ce qui affaiblit l’indépendance nationale. Blocher et ses partisans appellent donc à un retour à la conception traditionnelle de la neutralité. La population suisse se prononcera sur l’initiative le 27 septembre (mü).
Source: Zu erst, Août 2026.

"Les Suisses voteront pour un retour à la stricte neutralité - Linitiative de l'UDC prévoit l'interdiction des sanctions".
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vendredi, 14 août 2026
Des voix raisonnables dans les rangs du Bündnis Sahra Wagenknecht: «Mettons fin à l’idiotie du cordon sanitaire!»

Des voix raisonnables dans les rangs du Bündnis Sahra Wagenknecht: «Mettons fin à l’idiotie du cordon sanitaire!»
Magdebourg/Berlin. L’alliance Sahra Wagenknecht (BSW) se positionne en Saxe-Anhalt comme un partenaire potentiel de l’AfD pour promouvoir un changement de gouvernement. L’AfD est créditée d’environ 40% dans les sondages depuis des mois, tandis que la CDU du ministre-président Sven Schulze atteint environ 24%. Explicitement, le BSW n’exclut pas une coopération avec l’AfD.

Les têtes de liste Claudia Wittig et Thomas Schulze ont formulé six projets comme base d’une éventuelle coopération. Il s’agit notamment de plus d’enseignants et de temps d’apprentissage commun plus long, d’une allocation régionale pour les soins, ainsi que d’un renforcement de la police régionale à un effectif d'au moins 7000 agents d’ici 2028. S’y ajoutent une initiative au Bundesrat pour des livraisons de gaz et de pétrole à prix réduit en provenance de Russie, la résiliation du contrat d’État sur les médias et une réforme fondamentale de l’audiovisuel public.
Wittig a déclaré: «Ce n’est que si le BSW entre au parlement régional que le prochain mandat du ministre-président CDU pourra être évité. L’AfD n’y arrivera pas seule».
La fondatrice du parti, Sahra Wagenknecht, mise, elle aussi, sur un changement de pouvoir. «Le changement ne viendra qu’avec le BSW! Notre objectif électoral est la destitution du titulaire CDU et son remplacement par un ministre-président sans étiquette, qui mettra fin à l’idiotie du cordon sanitaire». Schulze ne recevra aucune voix du BSW. Son départ serait, selon Wagenknecht, «la prochaine gifle méritée pour Friedrich Merz et probablement la fin de son mandat de chancelier désastreux».
Le politologue Oliver Lembcke, de l’université de la Ruhr à Bochum, y voit un signal stratégique adressé aux électeurs. Un vote pour le BSW pourrait permettre un changement de gouvernement. Si l’AfD a besoin d’un partenaire, le BSW se présente en même temps comme un possible faiseur de majorité (rk).
Source: Zu erst, Août 2026.
18:40 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, allemagne, europe, affaires européennes, bsw, sahra wagenknecht, politique |
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vendredi, 31 juillet 2026
Séisme politique à Varsovie: le PiS se divise

Séisme politique à Varsovie: le PiS se divise
Varsovie. Le parti polonais national-conservateur PiS (Droit et Justice) n’apprécie guère les Allemands, qu’il accuse de revanchisme tout en leur présentant des factures exorbitantes pour des réparations. D’un autre côté, il a protégé la Pologne pendant des années contre l’immigration de masse et d’autres « bénédictions » de l’UE. Aujourd’hui, il est en train de se désagréger.
Le conflit porte sur l’orientation future du parti. En mars, le chef du parti Jarosław Kaczyński a désigné Przemysław Czarnek, considéré comme un partisan de la ligne dure, comme candidat principal au poste de Premier ministre pour les élections législatives de 2027. Par cette décision, la direction du parti vise, selon les observateurs, à attirer les électeurs de l’extrême droite.
Pour certains, cela va trop loin. Le critique le plus en vue est l’ancien Premier ministre Mateusz Morawiecki, qui représente l’aile libérale-économique du PiS. Il a créé sa propre plateforme, «Développement Plus». Avec d’autres membres modérés du parti, il plaide pour une réorientation stratégique. Selon lui, le PiS doit redevenir un parti large du centre-droit. Il a également déclaré: «Dans mon groupe, des milliers de personnes s’engagent, qui veulent atteindre les entrepreneurs et les jeunes».
Kaczyński n’a pas accepté la création de cette nouvelle plateforme. Il a exigé sa dissolution et a demandé à tous les concernés de signer une déclaration de loyauté envers la direction du parti avant jeudi dernier. Morawiecki a refusé à la fois de dissoudre son groupe et de signer. Une réunion de crise entre les deux camps n’a pas permis de trouver un accord et a finalement conduit à l’annonce du départ de plus de 30 députés.
Cette évolution pourrait modifier durablement le système des partis en Pologne. Contrairement à de nombreux pays d’Europe occidentale, le paysage politique y est dominé depuis des années principalement par des forces libérales-conservatrices et de droite conservatrice. En outre, des partis encore plus à droite siègent au parlement, tandis que les partis de gauche jouent un rôle nettement moindre.
Le PiS a gouverné la Pologne de 2015 à 2023. Après sa défaite aux élections législatives en octobre 2023, il est passé dans l’opposition et constitue depuis lors le groupe d’opposition le plus important à la Diète de Varsovie. (mü).
Source: Zu erst, 07/2026.
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lundi, 06 juillet 2026
La nécessité de distinguer entre les difficultés subjectives et les nécessités objectives

La nécessité de distinguer entre les difficultés subjectives et les nécessités objectives
par Riccardo Paccosi
Source : Riccardo Paccosi & https://www.ariannaeditrice.it/articoli/la-necessita-di-d...
À l’été 2024, bien conscient de mes grandes limites en tant qu’observateur extérieur au contexte allemand, j’avais écrit que le parti souverainiste-marxiste BSW de Sahra Wagenknecht aurait dû chercher un accord avec les souverainistes-libéraux de l’Alternative für Deutschland.
Évidemment, j’ai alors essuyé de nombreuses critiques venant de la gauche. L’actualité politique nous apprend cependant qu’en ce moment — avec un retard énorme et à partir d’une position de faiblesse — Wagenknecht semble vouloir justement s’engager dans cette voie: à savoir, une collaboration suivie entre les deux partis souverainistes visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.
Il ne s’agit pas, pour l’instant, d’une véritable proposition d’alliance électorale, mais plutôt de démarrer un processus d’entente progressive: dans un premier temps, Wagenknecht rompt le cordon sanitaire érigé par tous les partis allemands autour de l’AfD en la légitimant en tant que force démocratique avec laquelle dialoguer ; dans un second temps, on évoque la possibilité d’un soutien externe des souverainistes-marxistes au cas où l’AfD formerait un gouvernement avec un premier ministre indépendant ; en troisième lieu, lors des prochaines élections régionales, le BSW pourrait s’abstenir au second tour, permettant ainsi à l’AfD de l’emporter.

Le fait est que le BSW aurait dû entamer ce processus dès sa fondation, c’est-à-dire à l’époque où certains sondages le créditaient de plus de 10 %. Aujourd’hui, la position des souverainistes-marxistes apparaît déséquilibrée, pour ne pas dire quémandeuse. En effet, la proposition de Wagenknecht à Alice Weidel d’organiser quelques débats publics en duo a été refusée par cette dernière: après tout, pourquoi la secrétaire d’un parti crédité à 30 % s’associerait-elle à la leader d’un parti à 4 %, qui n’a même pas dépassé le seuil d’entrée au Bundestag lors des dernières élections ?
Et pourtant, malgré toutes ces problématiques, cette affaire impose de réfléchir et de distinguer entre difficultés subjectives et nécessités objectives.
La difficulté subjective de l’AfD est celle commune à tous les partis souverainistes de droite: vouloir défendre la souveraineté tout en adhérant à la doctrine économique du néolibéralisme, c’est-à-dire une doctrine qui, en soumettant la société au marché, érode par nature les frontières mêmes de la souveraineté puisqu’elle laisse le champ libre à toutes les influences et ingérences supranationales. Si à cela on ajoute le soutien de Weidel et de ses collègues à un pays comme Israël, qui vise à orienter une large part des pays occidentaux par le biais du lobbying politique, alors le « souverainisme de droite » révèle tout son caractère oxymorique.
La difficulté subjective du BSW semble, en miroir, résider dans la persistance en son sein d’une culture et de dynamiques identitaires encore liées à la gauche: on l’a vu lors des dernières élections régionales, où les souverainistes-marxistes se sont alliés en Thuringe et dans le Brandebourg avec les partis bellicistes CDU et SPD, et c’est confirmé par les rumeurs selon lesquelles la base du BSW serait actuellement agitée précisément à cause de cette récente ouverture de Wagenknecht à l’AfD.
Malgré ces énormes difficultés subjectives, deux nécessités objectives subsistent, indépendamment de la faisabilité ou non d’un accord entre le BSW et l’AfD.
1) La nécessité d’un front institutionnel large, aussi large que possible, pour arrêter la guerre en Europe.
2) La nécessité d’une redéfinition de la politique occidentale qui efface la fausse opposition entre droite et gauche et la remplace par celle entre mondialistes et souverainistes. .
Le point 2) ne pourra être atteint que lorsque la droite et la gauche cesseront de se percevoir et de se qualifier comme telles: pour les personnes issues de la droite, il s’agira de comprendre la nature du néolibéralisme et son rôle destructeur des traditions et des identités des peuples ; pour celles issues de la gauche, il s’agira de prendre TOUT ce que la gauche politique a pensé, dit et fait depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, de l’emballer puis de le jeter sans regret à la poubelle de l’histoire.
11:54 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, allemagne, bsw, sahra wagenknecht, afd, europe, affaires européennes |
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samedi, 04 juillet 2026
Le parti BSW de Sahra Wagenknecht prend les devants: des majorités à l’avenir aussi avec l’AfD

Le parti BSW de Sahra Wagenknecht prend les devants: des majorités à l’avenir aussi avec l’AfD
Magdebourg/Schwerin. Sahra Wagenknecht ne cesse de surprendre. Cette fois, son parti a de nouveau critiqué le « cordon sanitaire » dressé par les vieux partis contre l’AfD – et avance une proposition aussi inhabituelle que constructive. Dans une lettre adressée à la cheffe de l’AfD, Alice Weidel, et à son co-président Tino Chrupalla, le BSW invite à deux débats publics – l’un à Magdebourg, l’autre à Schwerin. Le public devrait être témoin d’un « débat controversé sur une grande place publique de l’Est de la République », indique l’alliance BSW dans la lettre.
Pour justifier cette démarche inhabituelle, il est avancé que les deux partis seraient « combattus par le mainstream pour des raisons différentes ». Sahra Wagenknecht, cheffe du BSW, en profite également pour lancer une attaque générale contre l’audiovisuel public. Celui-ci serait « devenu une radio-télévision de propagande d’État, à l’image de la télévision de l'ex-RDA », déclare la fondatrice du BSW. L’AfD y serait à peine présente, et le BSW, quasiment plus du tout.
La lettre est signée par les deux coprésidents du BSW, Fabio De Masi et Amira Mohamed Ali. Le parti y réitère aussi sa demande de « ministres-présidents indépendants des partis » en Saxe-Anhalt et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ceux-ci devraient « gouverner avec des majorités variables, incluant l’AfD ». Une participation gouvernementale de l’AfD serait ainsi exclue, reconnaît le BSW. Mais désormais, des majorités au parlement régional devraient aussi pouvoir être organisées avec les voix de l’AfD – un modèle que tous les partis traditionnels refusent encore catégoriquement.
Le 6 septembre auront lieu les élections en Saxe-Anhalt, le 20 septembre dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Selon les sondages actuels, le BSW est sur le point d’entrer au parlement à Schwerin, tandis qu’à Magdebourg, il reste pour l’instant nettement en dessous du seuil des cinq pour cent. L’AfD, en revanche, a de grandes chances dans les deux Länder : en Saxe-Anhalt, elle est créditée de plus de 41 %, et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale de 35 % (rk).
Source: Zu erst, juillet 2026.

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samedi, 27 juin 2026
Roberto Vannacci ad portas: la nouvelle force politique italienne s’appelle «Futuro Nazionale»

Roberto Vannacci ad portas: la nouvelle force politique italienne s’appelle «Futuro Nazionale»
Rome. En Italie, le spectre politique de droite est en mouvement. Le nouveau parti « Futuro Nazionale » de l’ancien général Roberto Vannacci progresse nettement dans les sondages actuels et concurrence de plus en plus la Lega de Matteo Salvini.
Vannacci n’a fondé son parti qu’en février de cette année. Cet officier de 57 ans a participé à des missions à l’étranger en Libye, en Somalie, en Afghanistan et en Irak. Encore en 2024, il était entré au Parlement européen sur la liste de la Lega de Matteo Salvini. Désormais, il suit cependant sa propre voie avec « Futuro Nazionale » — ce qui accentue la pression concurrentielle dans le camp de droite.
Selon l’institut de sondage Ipsos, « Futuro Nazionale » est actuellement crédité de 4,8%, tandis qu’une enquête YouTrend pour Sky TG24, réalisée les 16 et 17 juin 2026, lui attribue même 5,9%. Pour la première fois, le parti dépasserait ainsi la Lega, qui n’obtient que 5,8% dans la même enquête.
La force politique incontestée reste toutefois la Première ministre Giorgia Meloni. Son parti Fratelli d’Italia arrive largement en tête avec 27,8 %, suivi par le Parti démocrate social-démocrate à 22,2 % et le Mouvement 5 étoiles, qui recueille actuellement 12,1 %.

Sur le fond, Vannacci se démarque aussi bien de la gauche que des actuels partis du centre-droit. L’une des priorités de son programme est la demande de remigration. Parallèlement, il prône un renouveau politique à droite du centre. Selon la direction du parti, « Futuro Nazionale » compte déjà plus de 100.000 membres.
La nouvelle force gagne aussi en poids au niveau des élus. Cinq députés de la Lega et de Forza Italia ont déjà rallié Vannacci. Le parti obtient ainsi une présence parlementaire supplémentaire et peut exercer une pression sur la concurrence de droite.
Sur la scène politique romaine, ce nouvel acteur est déjà bien présent. Dans les coulisses, il se murmure déjà que Meloni pourrait, à l’avenir, élargir sa coalition gouvernementale actuelle — composée de Fratelli d’Italia, de la Lega et de Forza Italia — à « Futuro Nazionale ». (mü)
Source: Zu erst, juin 2026.
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lundi, 01 juin 2026
Gigantomachie à Makerfield

Gigantomachie à Makerfield
par Georges Feltin-Tracol
Dans les prochaines semaines, les électeurs de la circonscription de Makerfield, dans le Nord de l’Angleterre, auront l’étonnant privilège de désigner peut-être le futur chef du gouvernement de Sa Très Gracieuse Majesté. Une élection législative partielle doit s’y dérouler à la suite de la démission du député travailliste Josh Simons. Il laisse son poste éligible à Andy Burnham dans la perspective audacieuse de virer sous peu l’actuel Premier ministre Keir Starmer.
Ce scrutin à venir n’est qu’une nouvelle réplique de l’effondrement du Labour aux élections locales du début de ce mois. Le 6 mai dernier, lors du renouvellement de l’équivalent anglais des conseils municipaux et intercommunaux ainsi que des parlements régionaux en Écosse et au Pays de Galles, les électeurs infligent une cuisante défaite aux travaillistes au pouvoir à Londres: fin avec 11,08% -25,1%) d’une domination séculaire au Pays de Galles au profit des indépendantistes wokistes gallois (35,41%), échec au parlement d’Édimbourg (17 sièges au lieu de 22!) de ravir la première place aux indépendantistes d’extrême gauche écossais du SNP (Parti «national» écossais), perte de 1496 sièges sur 5000 mandats territoriaux dans 136 collectivités locales en Angleterre. Les conservateurs de Kemi Badenoch connaissent eux aussi un net recul de 563 sièges municipaux. En revanche, en dehors des libéraux-démocrates (Lib-Dem), l’habituelle troisième force politique britannique, qui récoltent 155 mandats supplémentaires pour atteindre un gain notable de 844 élus territoriaux, et sans insister sur le succès des indépendantistes gallois et la reconduction au pouvoir des indépendantistes multiculturalistes écossais, les deux grands vainqueurs sont Reform UK et le Green Party.

Fondée en 2019, la formation du Brexiter Nigel Farage remporte 1453 sièges, soit 1451 en plus, et devient majoritaire dans quatorze conseils. Il s’agit d’une performance inédite puisque Reform UK triomphe autant dans les bastions travaillistes du Nord que dans les fiefs conservateurs du Sud. En outre, les amis de Nigel Farage arrivent en deuxième position tant au Pays de Galles (29,30%) qu’en Écosse (16,65%).
L’autre surprise de l’élection provient du Green Party. Il n’existe plus de parti écologiste unique en Grande-Bretagne. En 1990, les Verts écossais indépendantistes se séparent à l’amiable de leurs camarades anglo-gallois et gouvernent en coalition avec les SNP entre 2021 et 2024. Le système médiatique a les yeux de Chimène pour son animateur principal, Zack Polansky, grand tenant de l’«écopopulisme». Comme quoi, tous les populismes ne sont donc pas répréhensibles pour la cléricature médiatique…
Naguère appelé David Paulden, Zack Polanski naît en 1982. D’abord militant Lib-Dem, il adhère au Green Party en 2017. Il en devient le responsable en septembre 2025 et suscite aussitôt l’engouement d’une presse plus politiquement correcte que jamais. Issu d’une famille juive originaire de Lettonie, l’ancien acteur amateur critique Israël, soutient la cause palestinienne, met en avant son homosexualité, estime que la justice sociale va de pair avec la cause environnementale, prône l’ouverture maximale des frontières et défend l’accueil inconditionnel des étrangers, clandestins ou non.
Sa forte notoriété médiatique torpille la tentative de l’ancien chef du Labour, Jeremy Corbyn, le Mélanchon britannique, de revenir au premier plan. Exclu des travaillistes, mais resté député indépendant à Westminster, Corbyn a lancé Your Party. Mais le jeune parti de gauche radicale se déchire très vite entre ses fondateurs dont Zarah Sultana et Adnan Hussain à propos de la place à donner à la question trans et leur accès aux toilettes publiques dans le programme si bien que les communautés musulmanes d’origine allochtone préfèrent voter pour les «écologistes» qui, avec 587 sièges, en remportent 441 et prennent cinq mairies.
L’élection du 6 mai 2026 dessine par conséquent un nouveau paysage politique éclaté avec cinq forces principales (travaillistes, conservateurs, Reform UK, Verts et Lib-Dem) auquel il faut ajouter les séparatistes écossais et gallois en dépit de la loi d’airain du scrutin majoritaire uninominal à un tour. Toutefois, le Royaume-Uni n’est pas les États-Unis d’Amérique où tout tiers parti n’a pas de viabilité réelle comme le démontre l’échec à la fin du XIXe siècle du Parti populiste dans l’Ouest étatsunien.
Cette fragmentation électorale fragilise un Keir Starmer toujours aussi inaudible et fort peu charismatique, empêtré en outre dans une politique d’austérité désastreuse et dans le scandale Peter Mandelson lié à Jeffrey Epstein. Au contraire des conservateurs qui n’hésitent pas à chasser leur meneur si l’occasion se présente (Margaret Thatcher en 1990, Theresa May en 2019, Boris Johnson et Liz Truss en 2022), le Labour répugne à démettre son chef de file au pouvoir. Néanmoins les 403 députés travaillistes se préparent au règlement de compte. Plusieurs membres du cabinet Starmer ont déjà démissionné. Le 14 mai, le ministre à la Santé et à la Protection sociale, Wes Streeting, quitte à son tour une équipe gouvernementale en plein naufrage. Toutefois, le démissionnaire, classé à l’aile droite (blairiste) du parti, n’ose pas encore déclencher la procédure de destitution interne. A-t-il en effet la possibilité de recueillir 81 signatures de députés nécessaires ?
L’ancienne vice-première ministresse, Angela Rayner (photo), classée elle aussi à gauche, enfin blanchie d’accusations de fraude fiscale, distille son intention de remplacer Starmer à moins qu’elle prépare l’arrivée d’Andy Burnham par la bonne grâce des électeurs de Makerfield. Ancien ministre de la Santé sous Gordon Brown de 2009 à 2010, l’actuel maire du Grand Manchester n’est plus député depuis 2017. Surnommé le « roi dans le Nord », ce tribun anti-Brexit de confession catholique développe un discours volontiers populiste qui s’approche parfois de l’orbite du Blue Labour (le « conservatisme de gauche »). Il se croit capable de ramener vers lui les classes moyennes et ouvrière attirées par Nigel Farage.
En février 2026, Burnham souhaitait déjà se porter candidat dans la circonscription de Gorton–et-Denton à l’Est du Grand Manchester. Les instances du Labour peuplées de créatures de Starmer avaient alors rejeté sa candidature sous le prétexte qu’élire un nouveau maire serait dispendieux en argent et en militants pour le Labour. Résultat: la circonscription tombe dans les mains de la candidate Verte Hannah Spencer…
Désormais sur la défensive, Keir Starmer ne peut plus poser son veto au parachutage de son concurrent potentiel à Makerfield. Or il n’entend pas faire entrer le loup dans la bergerie. Jouissant du 10, Dowing Street, Starmer va certainement tout faire pour entraver la courte campagne de Burnham d’autant que Makerfield est en passe de tomber du côté de Reform UK. Nigel Farage, pour sa part, vient de promettre la mobilisation générale de son mouvement dans cette partielle cruciale. Il devient ainsi l’allié objectif de Starmer. Le premier ministre peut aussi se tourner vers le candidat Vert dont les propos leukophobes cherchent à séduire un électorat allogène bien implanté. Le résultat électoral final risque donc d’être très serré. Makerfield ou le destin immédiat de la Grande-Bretagne dans quelques bulletins de vote…
GF-T
- « Chronique flibustière », n° 193, d’abord mise en ligne sur Synthèse nationale le 26 mai 2026.
18:56 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, grande-bretagne, angleterre, parti travailliste |
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dimanche, 17 mai 2026
Sahra Wagenknecht appelle Merz à la démission: «Mieux vaut mettre fin à cette coalition ratée»

Sahra Wagenknecht appelle Merz à la démission: «Mieux vaut mettre fin à cette coalition ratée»
Berlin. Un an après l'entrée en fonction de la coalition noire-rouge dirigée par le chancelier fédéral Friedrich Merz et le vice-chancelier Lars Klingbeil, la fondatrice du parti BSW, Sahra Wagenknecht, appelle le gouvernement fédéral à la démission. «Friedrich Merz est en fonction depuis un an maintenant, et on ne peut qu'espérer qu'une chose: épargner aux citoyens une deuxième année», a-t-elle déclaré au journal Die Welt. Car: «Merz et Klingbeil mènent une politique que personne n'a choisie et qui ruine le pays et sa population».
«En matière de compétence et de popularité», Merz obtient même un score inférieur à celui de l'ancien chancelier Olaf Scholz (SPD). Sahra Wagenknecht exige une fin anticipée de ce gouvernement calamiteux: «Mettre fin à cette coalition ratée serait la meilleure chose pour l'Allemagne, avant que les dommages qu'elle cause ne deviennent irréversibles».
En guise d'alternative, l'ancienne figure politique de Die Linke propose un «gouvernement citoyen»: «Un cabinet composé de spécialistes compétents et proches des citoyens, qui chercherait pour chaque thème une majorité au parlement sans exclure aucun groupe parlementaire, devrait prendre les rênes. Nous aurions alors à nouveau un système politique qui pourrait à juste titre être qualifié de démocratie».
Le propre parti de Sahra Wagenknecht, le BSW, a manqué de peu la barre des 5% aux élections fédérales de février 2025 et a engagé une procédure à ce sujet devant la Cour constitutionnelle fédérale allemande. Néanmoins, en Thuringe, le BSW fait partie d'une coalition plutôt controversée aux côtés de la CDU et de la SPD.
L'opinion publique dans le pays donne raison à Sahra Wagenknecht. Un sondage YouGov mené auprès de 2190 adultes a révélé que 55% des Allemands ne pensent pas que la coalition tiendra jusqu'en 2029. Seuls 25% jugent probable une législature complète. Même parmi les partisans de l'Union (CDU/CSU), 46% prévoient une fin anticipée (SPD: 39%). Seuls dix pour cent des personnes interrogées évaluent le travail du gouvernement comme plutôt bon ou très bon. 69% – plus des deux tiers – le jugent plutôt mauvais ou très mauvais (rk).
Source: Zu erst, mai 2026.
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samedi, 02 mai 2026
Amérique latine: les élections générales au Pérou pourraient réserver des surprises

Amérique latine: les élections générales au Pérou pourraient réserver des surprises
Leonid Savin
Le virage à droite en Amérique latine se poursuit, mais la gauche résiste.
Le 12 avril 2026, le Pérou a tenu des élections générales pour élire le président, deux vice-présidents, 60 sénateurs, 130 députés et cinq membres du Parlement andin. Le processus électoral au Pérou est une procédure obligatoire à laquelle participent tous les citoyens âgés de 18 à 70 ans. Une amende est infligée en cas d'absence au bureau de vote sans motif valable (le montant dépend de la région de résidence).
En raison de problèmes techniques liés à la distribution des bulletins de vote dans plusieurs bureaux de vote, notamment dans la capitale et à l'étranger, les élections ont été prolongées jusqu'au 13 avril. Tous les votes n'ont finalement pas pu être dépouillés avant la fin de la semaine, bien qu'environ 90% des bulletins aient été traités.
Les élections se sont déroulées dans un contexte d'instabilité politique interne persistante: au cours des dix dernières années, le pays a connu neuf présidents. Bien que ce processus électoral ait été marqué par les promesses de plusieurs candidats de mettre fin aux troubles et au chaos, il est difficile d'y croire.

Cela dit, contrairement à ses voisins, le Pérou connaît une situation économique plus ou moins stable. La croissance du PIB pour 2026 était prévue à plus de 3%, et compte tenu de la hausse des prix du cuivre et d’autres minerais, dont le Pérou est un grand exportateur, ainsi que de la mise en service du mégaport de Chankay, aucun effondrement économique n’est prévu.
Au total, 37 partis et 35 candidats à la présidence ont participé aux élections, parmi lesquels figuraient des personnalités assez extravagantes, mais au moment de la rédaction de cet article, seuls sept partis avaient franchi le seuil des 5% nécessaire pour entrer au Congrès. Il s'agit de «Renouveau national», du Parti de la bonne gouvernance, de «Force populaire», du «Parti civique du travail», de «Nation maintenant», de «Ensemble pour le Pérou» et de «Un monde pour tous».
Le parti de gauche « Pérou libre », dont le président Pedro Castillo avait été élu lors du dernier scrutin, n’a même pas réussi à atteindre 0,5%. Des résultats tout aussi faibles ont été enregistrés par des partis tels que les «Verts démocrates», «Intégration démocratique», «Coopération populaire», «Force et liberté», «Foi au Pérou», «Action Pérou», «Pérou moderne», «Une autre voie», le PRIN, «Sauvons le Pérou» et le Parti démocratique fédéral. Les autres partis, parmi lesquels on trouve aussi bien des formations de gauche que de droite et du centre, ainsi que des combinaisons idéologiques diverses, ont obtenu des scores légèrement supérieurs, mais tout aussi insuffisants pour entrer au Parlement.

Le désagrégation du spectre politique de gauche est révélatrice, similaire à celle qui s’est produite en Bolivie auparavant (au Chili, il y avait tout de même une polarisation évidente des préférences, mais la gauche et ceux qui la soutenaient n’ont pas réussi à remporter la victoire).
Il s'avère que la baisse de confiance envers les partis de gauche a été provoquée par des motifs idéologiques et politiques, notamment des divisions internes et une activité accrue de la droite.
Cependant, parmi les candidats à la présidence, le candidat de gauche Roberto Sánchez, du parti «Ensemble pour le Pérou» (12%), a réussi à se hisser à la deuxième place. En tête se trouve Keiko Fujimori (17%) de «Force populaire». Il s'agit d'une candidate clairement pro-Washington. Elle a été députée au Congrès de 2006 à 2011. Lors de l'élection présidentielle de 2011, elle a perdu face à Ollante Humale. Elle a été arrêtée dans le cadre d'une affaire de corruption et a été incarcérée. Mais elle a continué à faire de la politique avec acharnement. Il convient de noter qu'au Pérou, tout un courant politique idéologique, appelé le fujimorisme, s'est déjà développé.
Au cours des premiers jours du dépouillement, Rafael López Aliaga, du parti Renouveau national, la talonnait, mais il a été relégué à la troisième place (11,9%), ce qui signifie qu'il ne pourra pas participer au second tour de l'élection présidentielle. C'est sans doute pour cette raison qu'Aliaga a piqué une crise, affirmant qu'il y avait eu de nombreuses irrégularités et que 600.000 habitants de Lima n'avaient pas pu voter. Il a même promis de verser une prime de 5800 dollars américains à toute personne qui signalerait et confirmerait ces irrégularités. Cependant, les observateurs internationaux n'ont pas constaté de violations graves.
Aliaga, ancien maire de Lima et oligarque, est surnommé Porky en raison de sa ressemblance avec un personnage de dessin animé américain. Il avait précédemment déclaré soutenir les initiatives de Donald Trump, ce qui lui a valu d’être qualifié de « trumpiste » local. Son parti a été créé en octobre 2020 sur la base du parti «Solidarité nationale». Il allie conservatisme (au sens religieux et catholique), néolibéralisme et populisme de droite. Avant les dernières élections, le parti comptait dix députés et un gouverneur au sein des structures du pouvoir. Lors des précédentes élections présidentielles, remportées par Pedro Castillo, López Aliaga avait soutenu Keiko Fujimori au second tour – la droite avait ainsi uni ses forces pour empêcher le candidat de gauche de l’emporter, mais sans succès.

Pedro Castillo, actuellement en détention, a appelé à voter pour Roberto Sánchez (photo) en mars, qualifiant de «traîtres» les membres du parti «Pérou libre», sous la bannière duquel il s'était lui-même présenté auparavant. Il faut toutefois reconnaître que «Pérou libre» a de quoi être critiqué. Comme cela a été souligné, pour le chef du parti, Vladimir Serrón, «la pire contribution a été l’accord avec la mafia, et en particulier avec le fujimorisme, auquel a été accordé un contrôle absolu sur les organes de l’État, tels que la Cour constitutionnelle et le Conseil national de la justice, ainsi que le ministère public, qui ont facilité toutes les magouilles pendant de nombreuses années, en échange d'avantages personnels et familiaux».
C'est pourquoi, en ce qui concerne la course à la présidence, l'histoire se répète: au second tour s'affronteront Keiko Fujimori, qui s'était déjà présentée la dernière fois et avait également atteint le second tour, et le candidat de gauche. Il est évident que cela se déroulera non seulement sur fond de polarisation droite-gauche, mais aussi dans un contexte de tentatives manifestes de diabolisation des adversaires.
L’ancien ministre de l’Économie et des Finances du Pérou, qui a également occupé le poste d’ambassadeur aux États-Unis, Luis Miguel Castilla, estime que Sanchez est dangereux (du point de vue des néolibéraux orientés vers Washington, ce qui est logique), mais même s’il l’emporte au second tour, il pourra difficilement mener à bien les réformes promises, car il se heurtera à une forte résistance au Congrès, où la droite occupe des positions suffisamment solides.
En ce qui concerne les élections législatives, deux de ces partis figurent parmi les trois premiers. Il s'agit de la «Force populaire» de Fujimori et du «Renouveau national».
Le Parti de la bonne gouvernance, créé en août 2023 par Jorge Nieto – ancien ministre de la Défense et de la Culture du gouvernement de Pablo Kuczynski –, a obtenu un excellent résultat pour ses premières élections générales (environ 15%). Le parti prône à la fois les idéaux de l'Antiquité et célèbre le Pérou en tant que civilisation andine, défend les principes démocratiques, notamment l'État de droit, la protection des droits des femmes, le développement technologique, etc. Il plaide en faveur de la mise en œuvre de réformes. Son programme ne précise pas les principes qui régiront la politique étrangère de l'État. Selon les critères des idéologies traditionnelles, ce parti peut être classé parmi les partis libéraux-centristes, bien qu’il comporte une part non négligeable de populisme.
Le « Parti civique du Travail » se définit, selon ses principes déclarés, comme national-démocrate et réformiste. Il se positionne comme anti-Fujimori. On peut classer ce parti comme de centre-gauche. Il a été créé en 1989. Le chef du parti est le présentateur de télévision Ricardo Belmont, qui s'était auparavant allié à divers blocs lors des élections (depuis 2018, il a coopéré avec « Pérou libre » et soutenu Pedro Castillo).
«Nation maintenant» est un parti relativement jeune, fondé le 13 mai 2023 par l'économiste et ancien recteur de l'Université nationale d'ingénierie Alfonso López Chau. Sur le plan idéologique, il se positionne comme un parti social-démocrate et nationaliste, défendant la justice sociale, le développement durable, la transparence dans la gestion publique et le respect des droits de l'homme. Auparavant, López Chau avait annoncé qu'en cas de victoire aux élections présidentielles, il gracierait Pedro Castillo.
«Ensemble pour le Pérou» est une coalition politique de centre-gauche fondée en 2017. Elle rassemble des partis de gauche et progressistes, des organisations politiques et des mouvements sociaux. Elle a également obtenu 12% des voix pour l'élection au Sénat (chiffres provisoires).
« Un pays pour tous » est également un nouveau parti, créé en avril 2023, mais qui n’a été légalisé qu’en août 2024. Il s’agit d’un parti libéral-conservateur avec des éléments populistes, c’est-à-dire de centre-droit. Le chef du parti est l'ancien gouverneur de la province de Juárez, Vladimir Mesa Villareal (photo), qui fait actuellement l'objet d'accusations de corruption. Le comédien Carlos Álvarez a été désigné candidat à la présidence par le parti.
Même s'ils s'unissent, les partis de gauche ne parviendront pas à former une majorité ni à la Chambre des députés ni au Sénat. Le parti « Bonne gouvernance » pourrait jouer un rôle clé dans cette situation ; c'est donc de son choix lors des votes que dépendra l'adoption ou le rejet des projets de loi.
16:23 Publié dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, amérique latine, amérique du sud, amérique ibérique, amérique andine, pérou, politique |
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lundi, 27 avril 2026
Nationalisme et communisme: le front transversal sur les rives de la mer Noire - Entretien: «Nous nous appuyons sur la Front patriotique de Bulgarie»

Nationalisme et communisme: le front transversal sur les rives de la mer Noire
Entretien: «Nous nous appuyons sur la Front patriotique de Bulgarie»
Source: https://aufgewacht-online.de/nationalismus-und-kommunismu...
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La majorité absolue obtenue par le critique de l’UE, Rumen Radev, lors des élections législatives en Bulgarie, ouvre à ce pays des Balkans, après des années de chaos, une perspective de stabilité politique. Comme un aspirateur, son alliance électorale «Bulgarie progressiste» a siphonné les voix des partis de gauche et de droite, balayant au passage le système politique bulgare jusqu’alors en place.
Une nouvelle entrée au parlement a été celle du parti nationaliste "Renaissance", qui siège dans le même groupe que l’AfD au Parlement européen. Sur la liste de "Renaissance", figuraient également des partisans du mouvement communiste-nationaliste du 23 septembre. Michael Brück, rédacteur d’Aufgewacht, a interviewé un de ses représentants, qui préfère garder l’anonymat. L’entretien a été mené pendant l’été 2025.
Quelles positions politiques défendez-vous et quel rôle jouez-vous dans le paysage politique bulgare ? Pouvez-vous présenter votre organisation à nos lecteurs ?
Le mouvement « 23 septembre » est une organisation marxiste-léniniste. Ses racines remontent aux protestations contre la guerre en Yougoslavie en 1999, et la participation de la Bulgarie, lorsque le gouvernement a ouvert l’espace aérien bulgare aux avions américains. Lorsqu’un groupe de jeunes, en 1989, a constaté quelles seraient les conséquences de la restauration du capitalisme dans le pays, ils ont cherché une alternative aux processus dévastateurs qui s'annonçaient pour la Bulgarie. Ils ont trouvé cette alternative dans la théorie et l’idéologie du marxisme. Peu de temps après, la date du 23 septembre a été choisie pour donner un nom à l’organisation, en référence à la révolte antifasciste de 1923 en Bulgarie. La révolte elle-même a échoué et a été brutalement réprimée par les autorités, mais elle a laissé des traces durables dans la société bulgare et a creusé un fossé entre la population active et le gouvernement réactionnaire. Plus tard, elle est devenue la référence première pour donner la victoire au socialisme dans notre pays.
Notre organisation a joué, au fil des ans, un rôle important dans la résistance contre l’impérialisme américain en Bulgarie, contre l’installation de bases militaires américaines, et contre la participation de notre pays dans les structures impérialistes de l’UE et de l’OTAN. Nous avons participé à de nombreux combats ouvriers, comme des protestations, des grèves et des manifestations. Enfin, nous défendons les principes et les idées du marxisme dans une situation qui est devenue extrêmement difficile. À l’époque de la restauration du capitalisme, l’anticommunisme est devenu une idéologie d’État, et la réhabilitation de l’ère fasciste dans notre pays est encouragée au plus haut niveau officiel.
Dans le cadre de notre activité militante, nous avons été soumis à diverses formes de répression. Nos membres ont été arrêtés et poursuivis en justice. Nos camarades ont été agressés physiquement par des groupes fascistes, qui bénéficiaient probablement d’un soutien clandestin des autorités. De nombreuses intrigues ont été ourdies contre nous pour affaiblir nos liens avec la classe ouvrière et d’autres organisations. Malgré cela, le mouvement « 23 septembre » reste la plus grande organisation marxiste-léniniste en Bulgarie.
« Créer une société sans exploitation »
Pouvez-vous nous citer les objectifs premiers de votre organisation ?
Le mouvement « 23 septembre » lutte pour la suppression du système capitaliste et la conquête du pouvoir par la classe ouvrière, afin de créer une société sans exploitation. En même temps, l’organisation s’oppose aux structures de l’impérialisme et à la position semi-coloniale dans laquelle végète la Bulgarie aujourd'hui, après qu’elle est tombée sous son influence.

Une alliance entre votre mouvement et le parti nationaliste « Renaissance » (bulgare: Възраждане) attire l’attention au-delà des frontières de la Bulgarie. Comment cela est-il arrivé, et quels plans concrets poursuivez-vous ensemble ?
Il n’existe pas d’alliance formelle entre notre mouvement et « Renaissance », mais une déclaration commune que les deux organisations ont signée sur certains des thèmes politiques les plus importants pour notre pays:
1. La lutte contre l’adhésion à la zone euro;
2. La résistance à la participation accrue de la Bulgarie à la guerre contre la Russie aux côtés de l’Ukraine;
3. La protection de la mémoire historique et des monuments des partisans et des antifascistes, constamment attaqués par les autorités (et les forces informelles qui leur sont associées);
4. La lutte pour la sauvegarde du secteur énergétique bulgare et contre le soi-disant « Green Deal » écologique.
La déclaration se termine par un appel à d’autres organisations et individus pour la signer. Nous sommes convaincus que le texte aborde des sujets d’importance nationale, et nous souhaitons mobiliser autant de forces que possible pour atteindre ces objectifs.
En ce qui concerne la coopération avec d’autres organisations, nous suivons les principes du grand communiste et révolutionnaire bulgare Georgi Dimitrov, afin de former un front commun face aux enjeux pressants de notre époque. Cela nécessite souvent de prendre contact avec des personnes et des organisations qui ne partagent pas entièrement nos vues politiques. L’unité sur tous les sujets n’est pas une condition préalable à la constitution d’un front commun. Les sujets les plus importants pour notre peuple sont ceux mentionnés dans la déclaration, et nous sommes prêts à œuvrer pour la création d’un front populaire commun pour défendre ces principes.
Quant au parti « Renaissance », nous connaissons bon nombre de ses activistes suite aux diverses actions politiques menées dans la rue. Avec des membres de cette organisation, nous avons passé de nombreux jours et nuits à défendre le monument de l’Armée soviétique au centre de Sofia. Ce monument, même s'il était soutenu par des institutions officielles, a été constamment la cible d’attaques des autorités et de divers groupes politiques d’extrême droite et fascistes. Le monument de l’Armée soviétique a été détruit par le gouvernement en décembre 2023, mais la lutte de plusieurs années pour sa préservation a créé de nombreux liens entre ceux qui le protégeaient. Pendant la résistance à sa démolition, le parti «Renaissance» a organisé une manifestation devant la mairie de Sofia, sous le slogan «Mort au fascisme».

Des membres du parti « Renaissance » ont grandement contribué à la lutte du peuple bulgare contre l’adhésion du pays à la zone euro, ainsi qu’à la collecte des signatures nécessaires pour un référendum sur cette question. Quatre de leurs membres et sympathisants ont été presque un mois en détention parce qu’ils avaient participé à une protestation contre l’adhésion à la zone euro, durant laquelle le bâtiment de la «Commission européenne» à Sofia a été attaqué avec des cocktails Molotov et de la peinture rouge.
Avec des membres du parti «Renaissance», nous avons participé à de nombreuses manifestations contre l’influence de l’impérialisme américain en Bulgarie, et contre les tentatives de faire de notre pays un acteur majeur dans le conflit avec la Russie.
En signant cette déclaration commune, nous espérons que les positions qu’elle expose recevront encore plus de soutien dans la société bulgare et seront reconnues par d’autres individus et organisations.
« Approche commune contre l’impérialisme »
La coopération entre activistes de gauche et organisations d’extrême droite suscite souvent des critiques, même parmi leurs propres partisans. Quel a été le retour des soutiens — tant du mouvement «23 septembre » que de «Renaissance»?
Signer une déclaration commune sur les problèmes les plus urgents pour nos pays ne signifie pas renoncer à l’autonomie des organisations ou abandonner leurs principes politiques. C’est plutôt un appel à lutter contre les plus grands enjeux de notre époque. Ainsi, dans les années 1940, la Bulgarie a créé le Front patriotique, qui a uni diverses organisations (certaines d'entre elles, évidemment, n'étaient pas de gauche) pour agir ensemble contre le fascisme, parce que c'était le problème le plus urgent à cette époque. C’est pourquoi nous appelons aujourd’hui à une action conjointe contre l’impérialisme et ses institutions.
Les réactions de la majorité des supporters des deux organisations sont majoritairement positives. Seuls quelques-uns se laissent aller à du sectarisme, mais cette proportion reste peu significative parmi les militants des deux organisations. Beaucoup de Bulgares comprennent que la situation est extrêmement critique, et que le moment est venu de lutter ensemble contre l’injustice et l’impérialisme.
Merci beaucoup pour cet entretien !
L’interview a été menée par Michael Brück.
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20:14 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Entretiens, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entretien, bulgarie, balkans, europe, affaires européennes, politique |
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