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dimanche, 15 juin 2014

Le terrorisme, stade final du processus démocratique

Irak: vers la création d’un état islamique
 
Le terrorisme, stade final du processus démocratique

Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr
 
Trois ans après le départ des troupes américaines du sol irakien, le pays est plus que jamais au bord du chaos, menacé par des conflits ethniques et religieux entre sunnites, chiites et Kurdes. L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) gagne du terrain dans le nord de l'Irak, région qui concentre une grande partie des champs pétrolifères et des raffineries du pays. Des centaines de djihadistes se sont emparés coup sur coup de la deuxième ville d'Irak, Mossoul, de sa province, ainsi que des parties de deux autres provinces proches. « Toutes les unités militaires ont quitté Mossoul et les habitants ont commencé à fuir par milliers vers la région autonome du Kurdistan », a confirmé un officier de haut rang. 

 
L'EIIL a revendiqué  les attaques à Ninive, province pétrolière sunnite, et affirmé avoir saisi des armes par milliers. Il contrôlait déjà Fallouja et plusieurs autres secteurs de la province occidentale d'Al-Anbar, à majorité sunnite et voisine de Ninive, alors que le pays, qui ne connaît pas de répit depuis l'invasion menée par les Etats-Unis en 2003, est emporté depuis un an et demi dans une spirale de violences. La chute de Saddam a ouvert la boite de pandore et les américains ont bien été incapables de la refermer. Les avancées des insurgés témoignent d'une situation chaotique sur le plan sécuritaire, alimentée par les tensions confessionnelles sunnites/chiites et le conflit en Syrie voisine. Les Etats-Unis ont ainsi plaidé en faveur d'une «  réaction ferme et coordonnée » pour reprendre Mossoul et se sont dit prêts à fournir à Bagdad toute l'aide nécessaire pour la mener à bien.

Dans un communiqué, Jen Psaki, la porte-parole du département d'Etat a indiqué : « Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les événements qui se sont produits au cours des dernières 48 heures à Mossoul, où des éléments de l'Etat islamique en Irak et au Levant se sont emparés d'une partie importante de la ville. La situation reste extrêmement grave. Les Etats-Unis vont fournir toute l'aide nécessaire au gouvernement irakien dans le cadre de l'Accord-cadre stratégique pour contribuer au succès de ces efforts ».

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a également exprimé sa préoccupation : « Le secrétaire général exhorte tous les dirigeants politiques à présenter un front uni face aux menaces qui pèsent sur l'Irak, qui ne peuvent être dissipées que dans le cadre de la Constitution et d'un processus politique démocratique ».

Ils ont tout de même bonne mine avec leur processus démocratique. Des terroristes sont en train de se constituer un état confessionnel en Irak, espérant l’étendre à la Syrie. Il s'installe à cheval sur la Syrie ( dans le nord-est du pays ) et sur l'Irak ( dans l'Ouest et le Nord ). C'est un événement d'une portée considérable, non seulement pour la région, mais aussi pour l'Europe.

Profitant de l'affaiblissement, voire de l'éclatement, de ces deux ex-Etats forts du Proche-Orient, le groupe djihadiste que dirige l'Irakien Abou Bakri Al-Baghdadi, l'Etat islamique en Irak et au Levant ( EIIL ), ne cesse d'agrandir son domaine. Jamais Al-Qaïda, même en Afghanistan sous le règne des talibans, à la fin des années 1990, n'avait contrôlé pareil territoire.

L'EIIL supplante Al-Qaïda en puissance de feu et en moyens financiers. Prônant officiellement la même pureté islamiste sunnite et la même violence extrême, il peut modifier durablement la carte de la région, amputant la Syrie et l'Irak d'une partie de leurs provinces pétrolières. L'Europe ne peut rester indifférente : l'EIIL séduit des centaines, peut-être des milliers de jeunes musulmans européens, venus se battre dans ses rangs, essentiellement en Syrie.

Si les américains et leurs pantins sur place sont impuissants, ils pourraient  peut-être faire appel à Assad.

‘Iraanse legerdivisie trekt Irak binnen voor strijd tegen Al-Qaeda/ISIS’

‘Iraanse legerdivisie trekt Irak binnen voor strijd tegen Al-Qaeda/ISIS’
 

Obama stuurt leger Irak mogelijk gevechtshelikopters, raketten en drones te sturen, maar geen grondtroepen

Koerdische leger neemt Kirkuk en olievelden Noord-Irak in

Rebellen Syrië juist bewapend door VS, getraind in Turkije


Troepen van ISIS in Irak, met linksonder –van één van hun websites- een kaartje met daarop de hele wereld onderworpen aan de zwarte islamitische Shariastrijders.

Volgens Israëlische inlichtingenspecialisten is een Iraanse legerdivisie gisteren de grens met Irak overgestoken om de strijd aan te binden met de aan Al-Qaeda verbonden islamitische terreurbeweging ISIS (Islamistische Staat van Irak en de Levant). President Obama overweegt om de in het nauw gedreven Iraakse premier Nuri al-Maliki gevechtshelikopters en meer lucht-grondraketten te sturen, en tevens om Amerikaanse drones in te zetten – iets wat volgens de Wall Street Journal in het geheim al is gebeurd (4). Het zou voor het eerst zijn dat Amerika en Iran samen tegen een vijand vechten.

De troepen van ISIS/Al-Qaeda zijn de hoofdstad Baghdad tot op 70 kilometer genaderd. Daarom arriveerde de Iraanse generaal Qassem Soleimani gisterenmiddag in Baghdad om de Shi’itische regering van al-Maliki te helpen het gedemoraliseerde en uiteengescheurde Iraakse leger weer op poten te krijgen.

Hoewel tienduizenden Soenitische strijders zich bij de zwarte vlag van ISIS hebben aangesloten, zijn ze nog niet sterk genoeg om Baghdad te veroveren. Dit geeft premier al-Maliki, president Obama en de Iraanse opperleider Ayatollah Khamenei de tijd om een tegenstrategie te bedenken.

VS en Iran samen tegen ISIS

Met het inzetten van een legerdivisie hoopt Khamenei de val van al-Maliki en Baghdad te voorkomen. Daarbij krijgt hij mogelijk voor het eerst de hulp van Obama, die serieus overweegt om het Iraakse leger te voorzien van drones, gevechtshelikopters en meer lucht-grondraketten. In maart werden er al zo’n 100 Hellfire raketten naar Irak gestuurd. Amerikaanse grondtroepen zullen vooralsnog niet worden ingezet, maar Obama overweegt wel om luchtaanvallen uit te voeren (3).

Bizar genoeg worden de aan Al-Nusra/Al-Qaeda verbonden rebellen in buurland Syrië juist door de VS gesteund. De regering Obama bewapent dus beide partijen in strijd tussen de Soenitische en Shi’itische moslims. (2)

Ondanks de ontkenningen van Obama worden de rebellen volgens een commandant wel degelijk bewapend door de VS, onder andere met anti-tankwapens. Tevens worden rebelleneenheden militair getraind in Turkije.

Koerden grote winnaars

De grote winnaar van de strijd tussen het Soenitische ISIS en de Shi’itische Iraakse regering is de semiautonome Koerdische republiek in het noorden van het land. Nu de 12e Iraakse legerdivisie die Kirkuk en de omringende olievelden verdedigde uit elkaar is geslagen, heeft het Koerdische Peshmerga leger er onmiddellijk de controle overgenomen. Hiermee is een oude droom van de Koerden, namelijk controle over de olie in het noorden van Irak, in vervulling gegaan.

Xander

(1) DEBKA
(2) Zero Hedge
(3) The Hill
(4) Wall Street Journal (via Infowars)

dimanche, 08 juin 2014

Salvaje campaña de Al Qaeda en Siria e Irak contra símbolos y religiones ‘heréticas’

 
Imagen mostrando la destrucción de la estatua asiria en contrada en Tell Ajajah, al sur de Hasaka. / APSA

Imagen mostrando la destrucción de la estatua asiria encontrada en el yacimiento de Tell Ajajah, al sur de Hasaka. / APSA

Salvaje campaña de Al Qaeda en Siria e Irak contra símbolos y religiones ‘heréticas’

Manuel Martorell

Ex: http://www.cuartopoder.es

La Asociación para la Protección de la Arqueología Siria (APSA) ha difundido nuevas e impactantes imágenes de lo que está suponiendo la guerra siria para el patrimonio internacional. En una de ellas, tomada en un lugar indeterminado al sur de Hasaka, se puede ver cómo varios milicianos integristas destrozan a martillados una estatua del periodo asirio, alrededor del año 1.000 antes de Cristo.

Según los datos difundidos por esta asociación en su página web, quienes destrozan esta reliquia arqueológica serían miembros del Estado Islámico de Irak y Siria (ISIS), en estos momentos la organización vinculada a Al Qaeda más fuerte en estos dos países. Este grupo habría detenido a varias personas por realizar una excavación ilegal en el yacimiento de Tell Ajajah, pero, una vez las piezas robadas en su manos, se dedicaron a destruirlas por considerarlas signos paganos.

No es la primera vez que el Estado Islámico arremete contra objetos o lugares de valor patrimonial o religioso al considerarlos incompatibles con su restrictiva visión del islam. Esta misma asociación coloca varios ejemplos más de mausoleos islámicos que también han sido destruidos pese a su gran valor religioso, como ha ocurrido con los de Tell Sahuk y Tell Maruf, donde están enterrados, respectivamente, los cheiks Names y Keznawi, ambos destacadas figuras sufíes.

El mausoleo sufí de Keznawi antes y después de su destrucción. / APSA

El mausoleo sufí de Keznawi antes y después de su destrucción. / APSA

La misma suerte han corrido antiguas iglesias cristianas o monumentos naturales a los que los locales dan un valor religioso, dejando claro así que están dispuestos a hacer tabla rasa en las zonas que todavía están bajo su control en Siria o en las que están actualmente cayendo en sus manos en el norte de Irak, donde este grupo está cobrando una inusitada fuerza tras las sucesivas derrotas sufridas en el país vecino.

Precisamente, las informaciones que llegan de esta zona de Irak indican que el ISIS está recuperando su fuerza en las provincias de Nínive y Anbar, volviendo a controlar áreas urbanas en Mosul y Faluya, hasta el punto de que, en esta ciudad, abren y cierran las compuertas del río Tigris a su antojo.

Este hecho es bastante significativo respecto a la impotencia del Gobierno de Bagadad, que, incapaz de recuperar el control de la ciudad, debe contentarse con protestar porque el cierre de las compuertas compromete el suministro de agua a la capital por un lado y por otro provoca inundaciones en amplias zonas del curso superior, anegando cosechas y áreas habitadas.

Aún más preocupante es la campaña de limpieza étnica que en los últimos meses está lanzando contra corrientes religiosas no islámicas o que no siguen la ortodoxia suní, sobre todo en torno a la ciudad de Mosul, una zona habitada tanto por turcómanos chiíes, como por yezidis, cristianos asirio-caldeos y shabaks, seguidores estos últimos de un credo exotérico próximo a los alevis de Turquía.

La tumba del cheik Names (izq.) y lo que quedó de ella (dcha.). / APSA

La tumba del cheik Names (izquierda) y lo que quedó de ella (derecha). / APSA

Según informa la agencia de noticias Aina, generalmente bien informada sobre lo que ocurre en esa zona de Irak, el Estado Islámico está obligando a las familias asirio-caldeas a abandonar sus casas, prohibiendo, además, a quienes huyen que vendan sus propiedades para poder asentarse con el dinero conseguido en otros lugares más seguros.

Son varias las informaciones que hablan de ejecuciones sumarias y decapitaciones de propietarios de inmobiliarias por haber participado en estas transacciones, incluso pese a haber hecho las operaciones de compra-venta de forma secreta fuera de las oficinas. Esto es lo que habría ocurrido con los agentes de la inmobiliaria Zurhur que, tras ser secuestrados, habrían sido llevados frente a la sede de la inmobiliaria para ser degollados delante de su jefe. Lo mismo habría ocurrido con el propietario de la inmobiliaria Al Nur, también de Mosul. Se calcula que en los dos últimos años, una decena de personas habrían sido asesinadas por este mismo motivo en esta parte de Irak.

También se considera que unas 5.000 familias asirio-caldeas se encontrarían en esta tesitura de tener que abandonar sus propiedades sin poder venderlas.

Por su parte, en la zona de Muafakiwiya, son los shabak quienes están recibiendo las amenazas de esta organización islamista. Los shabak forman una pequeña comunidad que acepta tanto elementos cristianos como musulmanes pero que es considerada herética por la ortodoxia suní. El 10 de octubre del pasado año, mientras celebraban la mahometana Fiesta del Cordero, estalló un camión bomba que dejó decenas de muertos. Se calcula que un millar de fieles han sido asesinados en la última década y unas 1.500 familias han tenido que hacer las maletas y marcharse.

La última ofensiva de Al Qaeda es ahora dirigida contra los yezidis, todavía seguidores, 3.000 años después, de las enseñanzas de Zaratustra. Los yezidis –que también están extendidos por Turquía, Siria, Irán, Armenia y Georgia- habitan en Irak fundamentalmente en la región de Sinjar, situada entre la ciudad de Mosul y la frontera con Siria. Las 4.000 familias que viven en la zona de Rabia, justo donde se encuentra la aduana de Al Yarubiya, han recibido ya el ultimátum: o se van o mueren.

samedi, 07 juin 2014

Turkije blokkeert Eufraat, drinkwater miljoenen Syriërs en Irakezen in gevaar

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Turkije blokkeert Eufraat, drinkwater miljoenen Syriërs en Irakezen in gevaar

Als het waterniveau in het Assad-stuwmeer nog verder daalt, valt ook de productie van electriciteit stil en zou de dam uiteindelijk zelfs compleet kunnen instorten.

De Turkse regering van premier Erdogan heeft twee weken geleden de watertoevoer van de rivier de Eufraat compleet stopgezet. Hierdoor is het waterniveau in de cruciale Tishrin stuwdam al 6 meter gedaald. Als er niets gebeurt dan komen miljoenen Syriërs en Irakezen zonder drinkwater te zitten en dreigt er een enorme humanitaire catastrofe – een regelrechte oorlogsmisdaad van het islamistische regime in Ankara.

Ongeveer anderhalve maand geleden begonnen de Turken het water van de Eufraat geleidelijk weg te pompen, om het twee weken geleden geheel te stoppen. Het Assad-stuwmeer bij de in de Eufraat gelegen Tishrin dam, die wordt gecontroleerd door de aan Al-Qaeda verbonden terreurbeweging ISIS, is hierdoor al 6 meter gedaald en heeft zo al miljoenen kubieke meters water verloren. Als het waterniveau nog verder zakt, dan moet de dam buiten bedrijf worden genomen.

In al-Khafsa, het gebied ten oosten van de zwaar bevochten Syrische stad Aleppo, is het waterniveau reeds gevaarlijk gedaald. Vandaag of morgen zullen de hulpreservoirs in al-Khafsa droogvallen, waardoor 7 miljoen Syriërs van drinkwater zullen worden afgesneden.

Dam kan compleet instorten

Als het stuwmeer droogvalt zal het achtergebleven slib het bouwwerk onder grote druk zetten, waardoor de dam uiteindelijk zelfs compleet zou kunnen instorten. De waterdoorvoer door de dam moet dus noodgedwongen worden stopgezet, waardoor er ook geen elektriciteit meer kan worden geleverd. (1)

Enkele voorgestelde noodmaatregelen, zoals het weer in gebruik nemen van de centrale bij al-Safira, zullen niet kunnen voorkomen dat de drinkwatervoorziening geheel stil zal vallen. De enige partij die een ramp nog kan voorkomen is de Turkse regering.

Al-Qaeda blokkeert drinkwater Aleppo

Eerder deze maand blokkeerden de door het Westen en Turkije gesteunde Al-Nusra/Al-Qaeda rebellen de watertoevoer naar grote delen van Aleppo, waardoor 1,5 miljoen mensen zonder zuiver drinkwater kwamen te zitten. Het Rode Kruis doet er alles aan om een ‘humanitaire en gezondheidsramp in de stad te voorkomen.’ (2)

Turkije is samen met China en Burundi het enige land ter wereld dat in 1997 tegen de VN-Conventie over het gebruik van internationale waterstromen stemde. Ankara erkent de Eufraat enkel als ‘grensoverschrijdende rivier’, niet als ‘internationale rivier’, waardoor de internationale regelgeving niet van toepassing zou zijn. In 1994 garandeerde Turkije de doorvoer van een minimale hoeveelheid water naar Syrië en Irak.

Xander

(1) Al-Akhbar
(2) Volkskrant

mardi, 03 juin 2014

Fosfatos y uranio: ¿Otros motivos para la intervención saudí en Siria?

por Lajos Szaszdi

Ex: http://paginatransversal.wordpress.com

Otra razón del por qué países como EE.UU., Arabia Saudita, Francia, el Reino Unido, Jordania, Israel y Turquía están envueltos en desestabilizar a Siria podría ser para asumir derechos de explotación y control sobre los depósitos de uranio que se hallan en los yacimientos de rocas de fosfatos de Siria. Según M. Ragheb, hay más demanda de uranio en el mundo como combustible para centrales nucleares de energía eléctrica que suministros disponibles de este mineral.

En el año 2005 por ejemplo menciona que se consumieron 68,000 toneladas de mineral de uranio en bruto pero sólo hubo una producción de 39,000 toneladas aquel año. Esto dice representaría una diferencia de 43% entre la oferta y demanda global de uranio. Sigue exponiendo que para el 2007 no había suficiente uranio enriquecido para los 435 reactores operando en el mundo en aquel entonces y que generaban 17% de la energía eléctrica mundial. La falta de uranio enriquecido suficiente para satisfacer la demanda global no permitiría tampoco suplir de combustible a 28 nuevos reactores que estaban en construcción en 2007.

El problema aumentará ya que para el 2013 se habrían completado 48 nuevas centrales nucleares a nivel mundial, habiendo 200 nuevos reactores en construcción o que están planeados. Además, Ragheb menciona que Francia produce 80% de su energía eléctrica por medio de centrales nucleares y no poseyendo producción nacional de uranio consume hasta un 15% del uranio producido y ofrecido a la venta globalmente. Menciona igualmente que el Reino Unido, Alemania, Japón y Corea del Sur solo producen 0.196% del uranio producido anualmente en el mundo pero entre los cuatro consumían el 24% producido a nivel mundial. Más aun, colectivamente los países de Occidente según Ragheb producen solo el 4% del uranio disponible a nivel mundial pero consumen el 72% de los suministros globales de uranio.

Infografía: Participación de Rusia en la construcción de centrales nucleares

Los EE.UU. para 2009 tenían proyectadas 28 nuevas centrales nucleares, pero en 2006 consumió 57 millones de libras de óxido de uranio concentrado, de los cuales solo produjo 4 millones de libras, teniendo que importar el resto. Según cita Ragheb, para el año 2025 EE.UU. tendrá una demanda de 75 millones de libras de óxido de uranio concentrado y aún con un aumento nacional de su producción, tendrá que importar de 55 a 65 millones de libras en 2025 para suplir de combustible a sus reactores nucleares.

Se calcula que para 2025 el mundo tendrá una demanda de 230 millones de libras de óxido de uranio concentrado pero sólo habrá una oferta de 200 millones de libras, o tendrá una demanda de 300 millones de libras de óxido de uranio concentrado y tan solo una oferta de 170 millones de libras. Por esta carestía de uranio los precios del mineral en el mercado pueden ir en aumento de un promedio estimado por Ragheb de $65 dólares la libra de uranio – pudiéndose comprar por $42 dólares la libra en el mercado al contado (spot market) – hasta inclusive un precio de $136 dólares la libra alcanzado en 2007, o hasta de $200 dólares la libra de uranio en un futuro. De acuerdo a Ragheb, de producirse tales diferencias entre la oferta y la demanda de uranio para las centrales nucleares, “haría la extracción de uranio de fuentes de rocas de fosfato necesaria para salvar la distancia” [entre oferta y demanda].

De acuerdo a Ragheb, Siria tiene ricos depósitos de rocas de fosfato y ocupa el quinto lugar en el Cercano Oriente en la producción de rocas de fosfato, habiendo por ejemplo extraído 2.04 millones de toneladas de fosfato en 2001. En este sentido, la mayor parte de las rocas de fosfato producidas son exportadas. Es interesante que en la ciudad de Homs, la tercera ciudad en población de Siria después de Alepo y Damasco, hay una “micro” planta de producción de ácido fosfórico para su uso en el procesamiento de alimentos que según indica Ragheb está bajo la supervisión del Organismo Internacional de Energía Atómica. No hay al parecer indicios de que la planta de acuerdo a esta fuente produzca uranio como derivado de la producción de ácido fosfórico. Ha de asumirse que Siria posea importantes yacimientos de uranio contenido en sus depósitos de rocas de fosfato, probablemente codiciados ambos por al menos algunos de los países involucrados activamente en desestabilizar a Siria para causar la caída de su gobierno y poner en su lugar un régimen “quislingo” (por Quisling, colaboracionista noruego de las fuerzas de ocupación alemanas de su país y del régimen alemán hitleriano durante la II Guerra Mundial), favorable a los intereses económicos de esos estados conspiradores.

De acuerdo al International Fertilizer Development Center (IFDC), el Centro Internacional de Desarrollo de Fertilizantes citando a Gecopham, la Compañía General para Fosfatos y Minas estatal siria, los depósitos de rocas de fosfato descubiertos en Siria sobrepasan los 2,000 millones de toneladas. Según Gecopham, los yacimientos de fosfato del este del país son los más importantes. La producción anual de concentrado de fosfato es de 3.85 millones de toneladas a partir de 2005, exportándose el 80% y empleándose el 20% restante en producir ácido fosfórico y también fertilizantes de fosfato en la planta Fertilizantes Homs en la ciudad del mismo nombre.

Infografía: Funcionamiento de una central nuclear

En el blog anterior se mencionó citando a Ragheb que después de Marruecos Arabia Saudita, Egipto, Siria, Jordania e Israel contienen las reservas más importantes de rocas de fosfato en el Cercano Oriente. De estos países mencionados, Arabia Saudita, Jordania e Israel, vecinos de Siria, están envueltos en apoyar a los insurgentes y terroristas cuyo objetivo es tratar de provocar la caída del gobierno sirio por la fuerza. Se puede considerar a esos estados no sólo actualmente enemigos de Siria sino también competidores del estado sirio en el mercado internacional como dueño de las empresas dedicadas a la explotación, procesamiento y exportación de los depósitos de fosfato sirios.

Podría ser también que Arabia Saudita, Jordania e Israel también tengan interés en explotar los potenciales depósitos de uranio en las rocas fosfáticas de Siria para exportación en beneficio suyo y para su propio consumo a costa de Siria, tras eliminar con un cambio de gobierno – como ahora están tratando – al estado sirio como competidor comercial e industrial, con la esperada privatización de compañías estatales en beneficio de los intereses extranjeros. Las famosas privatizaciones neoliberales tan promovidas y hasta impuestas por EE.UU. y sus aliados de la Unión Europea.

Hay que recordar del anterior blog que Arabia Saudita en su Mina de Al Jalamid espera producir anualmente 4.5 millones de toneladas de concentrado de fosfato, habiendo mencionado Ragheb que el proyecto de fosfato de la Mina de Al Jalamid esperaba producir 3 millones de toneladas al año. Esto se compara con la esperada producción siria de 3.85 millones de toneladas de concentrado de fosfato a partir de 2005 y la producción minera de Siria en 2008 de 3.22 millones de toneladas según IFDC, al parecer de concentrado de fosfato.

En 2008 Jordania tuvo una producción minera de 6.27 millones de toneladas de fosfato e Israel ese mismo año produjo 3.09 millones de toneladas de fosfato. Comparativamente de acuerdo a Ragheb, a los depósitos de rocas de fosfato en bruto conocidos en Siria, que sobrepasan los 2,000 millones de toneladas, Jordania tiene depósitos de 1,800 millones de toneladas de rocas de fosfato sin procesar e Israel 1,600 millones de toneladas de rocas de fosfato en bruto. Arabia Saudita puede que tenga tan solo en la Cuenca de Sirhan-Turayf unas 7,800 millones de toneladas métricas de rocas de fosfato en bruto.

No es improbable que algunas de las potencias occidentales involucradas en apoyar a los terroristas e insurgentes islamistas que pretenden derrocar por la fuerza al gobierno sirio lo hagan para ganar acceso a una fuente más de uranio extraído de depósitos de rocas fosfáticas para sus centrales nucleares de energía eléctrica. Dichas potencias buscarían diversificar el número de fuentes de uranio ante la competencia mundial por dicho mineral de cantidades limitadas.

Es interesante que la República Centroafricana es según Ragheb la única en poseer depósitos de fosforita continentales en África en el área de Bakouma, donde se estima que hay 17,000 toneladas de uranio. Igualmente, en otra fuente se menciona que durante la búsqueda de uranio en la década de los 60 del siglo XX, se hallaron depósitos de rocas fosfáticas de la época geológica del Eoceno en la República Centroafricana cerca del área de Bakouma. Los hallazgos, se dice, fueron “notables” por su contenido de uranio, con un promedio de 0.25%” de óxido de uranio.

Según Nicolas Dasnois, aunque la mayor parte de las compañías mineras se concentran en explotar los principales depósitos de uranio como los de Níger – con depósitos identificados de 275,500 toneladas de uranio – y Namibia, otros intereses mineros buscan yacimientos de uranio menores sin explotar como en la República Centroafricana. Los yacimientos de uranio de Siria estarían en esta categoría de depósitos de uranio más pequeños vírgenes.

Con reservas de uranio identificadas de 12,000 toneladas en la República Centroafricana, la compañía nuclear francesa Areva planea iniciar la explotación de los depósitos de uranio del país africano entre 2016 y 2017. Areva es considerada la compañía nuclear más grande del mundo según la Asociación Nuclear Mundial. Con relación a este tema según Dasnois, la compañía canadiense Rockgate Capital Corporation tiene planes de iniciar la producción de los depósitos de Mali de 8,533 toneladas de uranio, otras reservas de uranio que se pueden considerar pequeñas.

No sería improbable que la presencia militar francesa en la República Centroafricana – que acaba de ser extendida con una mayoría de votos por los diputados del Parlamento francés – además de estar en el país africano para reestablecer el orden y poner fin a la violencia sectaria entre musulmanes y cristianos, se halle también para asegurar que Francia en un futuro tenga acceso privilegiado a los depósitos de uranio en los yacimientos de rocas fosfáticas del país africano. Así, a las 1,600 tropas francesas enviadas en diciembre a la República Centroafricana, país con un área similar al de Francia, se acaban de añadir 400 más, para un total de 2,000 soldados.

El año pasado Francia desplegó 4,000 tropas en Mali para expulsar del norte del país africano a insurgentes islamistas radicales que lo ocupaban y desde donde amenazaban con conquistar el sur de Mali controlado por el gobierno maliense. El interés de Francia en intervenir en Mali no se habría limitado a defender el gobierno de una ex colonia, a evitar que el país se convirtiese en una base de operaciones de terrorismo islamista sunita con acceso a minas de oro con el cual financiar actividades terroristas e insurgencias, a impedir que Mali llegase a ser una fuente de exportación del integrismo islamista y la yihad a los países de poblaciones musulmanas de la región del África Occidental y el Sahel o por razones humanitarias para evitar amenazas a la población civil, como en el caso de la República Centroafricana.

Mali es rica en oro y otros minerales, teniendo yacimientos de uranio y depósitos de fosfatos, otro importante sector de minería maliense con reservas potenciales de 22 millones de toneladas de donde también se podría extraer uranio. La intervención militar de Francia en Mali se habría producido también para proteger al país vecino de Níger de mayoría musulmana de ser desestabilizado por los militantes islamistas radicales en Mali, tomándose en cuenta que la empresa de energía atómica francesa Areva opera dos minas de uranio en Níger.

Para Areva las minas nigerinas de Arlit e Imouraren son una importante fuente de uranio para las centrales nucleares de Francia, habiendo la compañía francesa explotado el uranio de Níger por más de 50 años, siendo además el inversor más importante del país africano. De acuerdo a un estudio del Parlamento francés, el 18% del uranio consumido en las 58 centrales de energía atómica francesas en 2008 procedió de Níger. Así en febrero de 2013 Francia tenía unos doce soldados de fuerzas especiales protegiendo la mina de Arlit. Níger, el quinto productor de uranio del mundo, proporciona según la prensa francesa una quinta parte del uranio que consume Francia en sus centrales nucleares.

El proceso de extracción industrial del uranio contenido en ácido fosfórico, éste producto del procesamiento de rocas de fosfato con ácido sulfúrico, puede hacerse más eficiente e incluso abaratarse con el proceso llamado PhosEnergy, “un proceso de intercambio iónico (IX)”. Dicho proceso permite la recuperación de un 95% del uranio en los fosfatos sin residuos radioactivos, pudiendo costar la extracción tan solo $18 dólares por libra de uranio extraída.

Países como Arabia Saudita, Jordania o Francia podrían estar interesados en explotar los depósitos de uranio contenidos en los yacimientos de rocas de fosfato sirios. De estar Riad interesada en intervenir en Siria para tener acceso privilegiado a los depósitos de uranio sirios, la Compañía Minera de Arabia Saudita Ma’aden (Ma’aden Saudi Arabian Mining Company) jugaría un papel fundamental en la producción de uranio sirio extraído de rocas de fosfato. Incluso se ha dicho que Ma’aden desea convertirse en la compañía productora de fosfatos más grande del mundo, otro motivo adicional que podría tener la monarquía saudita de querer controlar los recursos minerales de Siria.

La subsidiaria de la compañía Ma’aden para fosfatos es la Compañía de Fosfatos Ma’aden (Ma’aden Phosphate Company), una empresa conjunta de Ma’aden, con un 70% de las acciones, con SABIC con un 30%.  Ma’aden está construyendo una nueva planta de ácido fosfórico que probablemente podría producir uranio extraído de rocas de fosfato, con el año 2016 como “período de contrato” de este proyecto, con capacidad de producción anual planeada de 1.5 millones de toneladas y con un valor de 3.5 mil millones riyales saudíes. Esta planta podría ser parte del proyecto conjunto de Ma’aden con la empresa estadounidense Mosaic y SABIC de Arabia Saudita para la producción minera de rocas de fosfato y la producción de fertilizante a base de éstas. El proyecto, valorado en $7 mil millones de dólares, tendrá una participación del 60% para Ma’aden, de un 25% para Mosaic Corporation (MOS) de Plymouth, Minnesota, actualmente la empresa productora de fosfatos más grande del mundo, y de SABIC con un 15% de las acciones.

En cuanto a localización, se planea levantar el Proyecto de Fosfatos Wa’ad Al Shammal en el norte de Arabia Saudita en la Ciudad Industrial de Minerales Wa’ad Al Shammal. Como parte de este proyecto se va a ampliar la capacidad de procesamiento de la Ciudad Industrial de Minerales Ras Al Jair, localizada en la costa este saudí en el Golfo Pérsico y conectada a la Ciudad Industrial de Minerales Wa’ad Al Shammal por un ferrocarril ya construido. El proyecto, en el cual la compañía americana Mosaic planea invertir mil millones de dólares, empezará a operar en 2016 y tendrá una capacidad proyectada de producción anual de 3.5 millones de toneladas. La intención es satisfacer la demanda anual de fósforos como fertilizantes, que mundialmente crece en alrededor de unas 1.5 millones de toneladas según un alto miembro de Mosaic.

El apoyo de varias potencias a los terroristas e insurgentes en Siria para provocar la caída del gobierno de Damasco podría estar en parte motivado por intereses económicos ligados a una futura explotación de los recursos minerales sirios por empresas y multinacionales pertenecientes a los países que apoyan la desestabilización de Siria. De ser así sería un ejemplo de neocolonialismo en el siglo XXI, y un peligroso ejemplo a seguir por potencias interesadas en poder explotar a toda costa y a favor de sus intereses nacionales corporativos los recursos de los países en desarrollo a expensas de su soberanía, seguridad y bienestar.

Fuente: RT

jeudi, 15 mai 2014

Syrië: Regering Obama wil alle macht overdragen aan Moslim Broederschap

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Syrië: Regering Obama wil alle macht overdragen aan Moslim Broederschap

Rechtstreekse steun Obama en Erdogan aan promotors Al-Qaeda en Sharia-islam

Er is nieuw bewijs geleverd van de nauwe banden tussen de Moslim Broederschap, de Syrische oppositie, Turkije en de Amerikaanse regering. De Syrische imam Bassam Estwani, de voormalige leider van de Dar al-Hijrah moskee -een notoire broedplaats voor terroristen- die in februari 2001 in het Huis van Afgevaardigden een gebed tot Allah mocht uitspreken, krijgt de volle politieke steun van machtige politici zoals voormalig president Bill Clinton, Hillary Clinton, oud voorzitter van het Huis van Afgevaardigden Dennis Hasters en Nancy Pelosi. Zij steunen Estwani, ondanks zijn vriendschap met Moslim-Broederschapleider annex Al-Qaeda- en Shariapromotor Ahmed Moaz al-Khatib Alhassani, die door de regering Obama is uitgekozen om Syrië te leiden na de beoogde val van president Assad.

Obama’s steun aan al-Khatib –die meerdere malen werd gearresteerd wegens opruiing- is des te schokkender, omdat de president daar slechts 2 maanden na de terreuraanval op het Amerikaanse consulaat in Benghazi (Libië, 11 september 2012) mee begon. Bij die aanval kwam onder andere ambassadeur Christopher Stevens om het leven. Al-Khatib werd expliciet naar voren geschoven door Robert Ford, de Amerikaanse ambassadeur in Syrië.

Westerse regeringen en massamedia (o.a. de Britse BBC, het Franse AFP) gaven Al-Khatib vervolgens een ‘softer’ en aanvaardbaarder gezicht. Groot Brittannië, Frankrijk, de VS en Turkije zijn allen NAVO-landen. Met de steun voor Al-Khatib en de opkomst van de Moslim Broederschap is echter slechts één lid gebaat: Turkije.

Muruna

Turkije ziet in Al-Khatib een belangrijke pion, omdat hij een Soefistische moslim is. Het Westen wordt de grote leugen voorgehouden dat de Soefi’s de kloof tussen de Soenitische en Shi’itische moslims kunnen overbruggen. Voor de Westerse microfoons en camera’s heeft Al-Khatib het over multiculturalisme, intergeloof-dialoog en het bouwen van bruggen.

Dit is echter allemaal onderdeel van zijn muruna, wat feitelijk hetzelfde is als taqiyya, namelijk liegen tegen de vijand om de islam te bevorderen. Voor zijn eigen publiek promoot Al-Khatib namelijk de racistische en onderdrukkende Sharia-islam. Al in 1981 veroordeelde hij de Syrische regering omdat die de verplichte hijab (hoofddoek) voor vrouwen afschafte.

Stealth Jihad voor herstel Ottomaans Rijk

De Soefistische moslims zien de Moslim Broederschap als instrument om het Ottomaanse Rijk te herstellen. Ook Al-Khatib en Estwani streven hiernaar. Hier een foto van beide heren in Caïro, toen Moslim Broederschap president Mohamed Mursi daar nog de scepter zwaaide (links), met daarnaast Estwani, jaren eerder in zijn eigen Dar al-Hijrah moskee, met naast hem niemand minder dan de extreem antisemitische Egyptische Broederschapleider Yusuf al-Qaradawi: 

Net als Qaradawi is Al-Khatib een virulente Jodenhater, die volgens hem de ‘vijanden van Allah’ zijn. De Shi’itische moslims noemde hij ‘afvalligen’, wat zijn in het Westen gecreëerde beeld als bruggenbouwer tegenspreekt. Op zijn Facebook prees hij de dood van 10.000 vrouwelijke martelaren, en tevens de arrestatie van net zoveel moslima-jihadisten, die na de val van Mursi dood en verderf zaaien in Egypte.

Op dezelfde Facebook pagina staat een link naar een Arabisch artikel waarin de geschiedenis van de Moslim Broederschap wordt besproken, de komst van de organisatie naar Syrië, en het gebruik van ‘moderne’ technieken -zoals de ‘stealth jihad’ die ook door Qaradawi en Estwani wordt toegepast- om de fundamentalistische islam over de hele wereld te verspreiden.

Erdogan en Al-Khatib delen zelfde droom

De Turkse premier Erdogan deelt dezelfde islamistische droom als Al-Khatib. Nadat president Mursi was afgezet huilde Erdogan openlijk op de nationale TV. In deze video is te zien hoe de Turken een propagandacampagne startten om de Egyptische Broederschap-terroristen af te schilderen als onschuldige moslims die enkel vanwege hun geloof worden geëxecuteerd, een verhaaltje dat door het links-liberale Westerse establishment maar al te graag werd overgenomen.

Hoewel Al-Khatib in maart 2013 terugtrad, wordt hij door zowel Amerikaanse politici als inlichtingendiensten nog steeds als een ideale kandidaat gezien om na de beoogde val van Assad Syrië (mede) te gaan leiden.

‘Liefdadige’ steun aan terreur

Al-Khatibs partner-in-crime Estwani zit bovendien in het bestuur van zowel de Syrian Emergency Task Force (SETF) als Mercy Without Borders (MWB), van belasting vrijgestelde organisaties die onder het mom van ‘liefdadigheid’ fondsen werven voor islamitische terreurgroepen. In datzelfde bestuur zit ook zijn goede vriend Rateb al-Nabulsi, eveneens een antisemiet die de jihad en zelfmoordaanslagen promoot. Desondanks kreeg hij van de regering Obama een visum om in heel de VS geld op te halen voor zijn extremistische doelstellingen.

Estwani en Al-Nablusi waren slechts enkele dagen voor de aanval in Benghazi aanwezig op de ‘Moslim- en Christelijke Perspectieven’ intergeloof-conferentie in Istanbul, waar ze een wandelingetje maakten met de Turkse minister van Buitenlandse Zaken Ahmet Davutoglu.

Ankara en Washington achter jihadisten

In maart 2013 hadden Estwani, Al-Khatib en SETF-directeur Mouaz Moustafa in Caïro een ontmoeting met wederom Davutoglu. De Turkse regering had Al-Khatib als de leider van de Syrische jihadisten (de ‘Syrische Nationale Coalitie’) naar voren hadden geschoven. Davutoglu ontkende echter dat hij daarover in november 2012 een geheime deal met de Syrische oppositie had gesloten (2).

Al-Khatib legde in maart 2013 zijn functie neer uit onvrede over de ontwikkelingen. Dat doet echter niets af van het feit dat de regering Obama en de regering Erdogan zowel politieke, diplomatieke als militaire steun verlenen aan radicale islamisten, die verklaarde vijanden zijn van het Westen – precies zoals de Broederschap, die zoals bekend ook door de EU wordt gesteund, al in 1991 in dit document expliciet stelde:

‘De Ikwhan (Moslim Broederschap) moet begrijpen dat hun werk in Amerika een vorm van grootste jihad is om de Westerse beschaving van binnenuit te elimineren en vernietigen, en hun miserabele systeem door hun eigen hand en de hand van de gelovigen te ‘saboteren’, zodat het uit de weg wordt geruimd, en Allahs religie alle andere religies overwint.’

Xander

(1) Shoebat
(2) Hurriyet
(3) Clinton Library

dimanche, 27 avril 2014

Islamist Fifth Column in Gaza based on Gulf and Western Strings: Egypt and Syria

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Islamist Fifth Column in Gaza based on Gulf and Western Strings: Egypt and Syria

Boutros Hussein and Lee Jay Walker

Modern Tokyo Times

If individuals want to see the dead end path of radical Takfiri Islam then look no further than the mantra of hatred and discord in Gaza because this estranged reality says everything about the international reality of this brand of Islam. Takfiri Islamism cares little about issues related to national identity therefore killing fellow nationals is part of the course alongside destroying respective civilizations. This reality means that nations like America, France, Israel, Qatar, Turkey, Saudi Arabia, and the United Kingdom, can pull the strings by manipulating various agendas. The upshot of this is that “international jihadists” can be manipulated in the short term while “internal jihadists” become a fifth column and this can be seen in Afghanistan, Egypt, Iraq, Libya, Nigeria, Pakistan and Syria.

In Egypt and Syria both internal militant Islamists view killing fellow Egyptians and Syrians with glee because in their schizophrenic world view they are serving Takfiri and Muslim Brotherhood indoctrination. It would have been unthinkable in the past that Palestinians would desire jihad against Egypt and Syria rather than being focused on the Palestinian issue. However, the petrodollars of the Gulf and the spread of militant Salafi ideology have altered the religious and political landscape.

Of course, militant Islamists in Gaza are not powerful enough to change events on the ground in either Egypt or Syria. Despite this, it is clear that Islamists in Gaza can cause mayhem in the Sinai region and in Syria based on supplying arms and partaking in terrorism. Similarly, if Islamists don’t abide by the tune then new pied pipers will emerge in order to sow the seeds of more division. Alas, in modern day Syria various Takfiri Islamist terrorist groups in 2014 are now butchering each other and this reality is replicated in Afghanistan and in other nations where this virus is let loose.

Gulf petrodollars are sowing the seeds of crushing indigenous Sunni Islam, creating destabilization, spreading sectarianism, empowering terrorism and targeting non-Muslim minorities. America, France, Israel, Turkey and the United Kingdom are “riding this Islamist ticket” in order to destabilize nations they want to crush. Of course, Afghanistan was the springboard in the 1980s and early 1990s but the evolution and spread of Salafism is much more potent in the modern world.

In Libya the power of NATO was needed in order to bomb from the skies and of course covert operatives were involved on the ground whereby they were allies of various militias and al-Qaeda affiliated groups. Similarly, in Syria it is clear that al-Qaeda affiliates, various terrorist groups and Salafi ideologues are working hand-in-hand with Gulf and NATO powers. Therefore, in Libya and Syria it is mainly fellow Arabs alongside international jihadists who are doing the bidding of America, France, Israel, Qatar, Saudi Arabia, Turkey and the United Kingdom.

Colonel Gaddafi in Libya never envisaged that fellow Libyans would openly work hand-in-hand with NATO forces and that international jihadists would deem him to be an apostate. Yet, Libya was crushed based on the manipulation of internal discontent which was manipulated by outside nations, the role of NATO and Gulf powers – and the third trinity, the role of international jihadists and Salafi preachers which incite hatred. Syria is witnessing the same trinity despite events on the ground being very different based on the persistence of the armed forces of Syria and because of other important factors.

It is interesting to note that while mayhem and chaos abounds in many nations because of the so-called “Arab Spring,” which really should be named the “Western and Gulf ticket;” the nations of Israel and Saudi Arabia have emerged unscathed. Also, while international jihadists and internal militants in Syria are busy fighting and killing in the name of Allah; it is apparent that they aren’t concerned about Israel in the south and NATO Turkey in the north. Indeed, on several occasions Israel bombed Syria and this mustered no real mass demonstrations nor created political convulsions within the Middle East. Likewise, it is noticeable that al-Qaeda affiliate groups are notably strong in northern Syria whereby they can utilize the terrain of NATO Turkey and the supply lines for military arms.

In a video speech which was played to militants in Gaza the Islamist Sheikh Ahmad Oweida is inciting hatred towards Syria. He reportedly states “the time is for blood and destruction. The time is for invasions. The time is for battles.” Other comments in the video and during the demonstration in Gaza are aimed at Egypt and Syria. Suddenly, the role of NATO and Israel appears a very distant second and clearly for power brokers in the Gulf and West then this is a remarkable achievement. After all, it implies that militant Islam can be used like “a Trojan horse” in order to cause internal destabilization. Therefore, when the times are right international jihadists can do the bidding of Gulf and Western powers.

Oweida stated about Egypt that the “spear of Islam in the chest of despicable secularism….You are our hope that Shariah returns to what it was before.”

The Investigative Project on Terrorism reports that “Posters on jihadist bulletin boards have suggested that now was the time for jihadists to go to Egypt to exact revenge against the Egyptian military.”

“It is no longer possible to turn a blind eye to the obvious fact that they [secularists and the idolatrous disbelievers] are hostile to Islam and they wage war against it and they hate it,” Abdullah Muhammad Mahmoud of the jihadi group Dawa’at al-Haq Foundation for Studies and Research wrote in a jihad forum, the Long War Journal reported. “If jihad isn’t declared today to defend the religion, then when will it be declared?!” He continued: “Will Muslims wait until they are prevented from praying in mosques?! Will they wait until the beard becomes a charge that is punishable by imprisonment?! Will they wait until their sons enter prisons in the tens of thousands to be tortured and spend tens of years of their lives in their depths?!”

“O Muslims of Egypt, if you don’t do jihad today, then only blame yourselves tomorrow.”

Egypt is much more complex because while Gulf and Western powers are all anti-Syrian government the same doesn’t apply to this nation. Therefore, Saudi Arabia and other Gulf nations (apart from Qatar which is pro-Muslim Brotherhood and terrorism) are supporting Egypt financially and in other ways because they fear losing their internal powerbases. Indeed, Saudi Arabia even turned against the pro-Muslim Brotherhood agenda of the Obama administration which resulted in a rare clash between Riyadh and Washington. However, the issue of spreading Salafism is a real problem for Egypt and other nations like Tunisia. Therefore, Gulf petrodollars need to cease when it comes to spreading Islamist ideology. In other words,  indigenous Muslim clerics need to tend to spiritual matters. Issues related to the Muslim Brotherhood also need to be resolved because this Islamist movement desires to enforce its ideology on all the people of Egypt.

Al Ahram Weekly reported during a pivotal period last year that: “Mohamed Gomaa, a specialist on Palestinian affairs at Al-Ahram Centre for Political and Strategic Studies, says that while the “organic relationship” between Hamas and the Muslim Brotherhood has long been common knowledge, Hamas is taking a risk by parading those ties in Al-Qassam Brigades’ marches through Gaza. There are, Gomaa says, differences within Hamas over how to respond to developments in Egypt. Some within the movement urge restraint and the avoidance of any rhetoric that might be viewed as provocative by the Egyptian army. The appearance of Al-Qassam convoy, he argues, suggests that such voices are losing out to the zealously pro-Muslim Brotherhood contingent.”

“The Hamas government viewed Sinai as its backyard,” says Gomaa, “a safe corridor for arms and other strategic needs. This is why the movement supported strikes against Egypt’s security forces in Sinai. It explains why so many Palestinian elements were discovered to have taken part in operations against the army.”

The Syrian government meanwhile is currently fighting for its survival because of the unholy trinity being used against this nation. Likewise, Egypt faces internal political convulsions and a terrorist threat within the Sinai region and in other parts of the country.

Libya succumbed to the trinity and clearly Syria faces the same combination of forces despite the internal situations being very different. After all, Libya was just “abandoned to the wolves” but several powerful nations have stood by Syria despite their support being insufficient compared to what the enemies of Syria are doing. In other words,  if powerful Gulf and Western powers collectively decide on destabilization then clearly nations in North Africa and the Middle East are very vulnerable. The one saving grace for Egypt is that most Gulf nations oppose the administration of Obama when it comes to this nation. However, Syria is not so lucky because this nation faces outside manipulation and a brutal trinity which refuses to let go.

Gaza Islamists openly celebrate killing Syrians and inciting hatred towards this secular nation. At no point do they show the same willingness to die against Israel or against NATO Turkey. Likewise, Palestinian Takfiri jihadists are involved in spreading terrorism and mayhem in the Sinai region and more recently the Shia in Lebanon are being targeted by the same forces that have abandoned the Palestinian cause. Therefore, Islamist Salafi schizophrenia is a great tool for America, France, Israel, Qatar, Turkey, Saudi Arabia and the United Kingdom in the short-term providing the above nations all share the same vision.

Islamists are now whipping up hatred in Gaza aimed mainly at Syria but also against Egypt. The Long War Journal reported last year: “the marketplace of jihad opened in Syria, the youth of Islam rose from every direction to fight” against the Assad regime. The narrator similarly boasted that “convoys of mujahideen” from Gaza have gone to Syria to fight and that some have died while there.”

In other words, militant Islam is a convenient tool to be manipulated by outside forces which desire to alter the political and military landscape. Of course, if Afghanistan and Libya are viewed in the long-term – just like the destabilization of Iraq and the self-destructive policies of Pakistan – then the long term is very different unless you support failed states, terrorism, sectarianism, putting women in the shadows and crushing religious and cultural diversity.

Gaza Islamists are only one piece in a very complex jigsaw. However, if they can forsake their homeland while killing fellow Muslims and Arabs – alongside persecuting religious minorities and becoming embroiled in anti-Shia policies in Syria; then this highlights the new force being backed within Gulf and Western circles. Indeed, outside nations don’t need boots on the ground like in Afghanistan and Iraq. Instead, the trinity can do everything from a distance and if extra support is needed then powerful ratlines will be increased alongside more Salafi indoctrination.

http://www.investigativeproject.org/4126/egypt-warns-hamas-over-jihadi-threats

http://weekly.ahram.org.eg/News/3904/17/Sinai—no-longer-a-proxy-battle.aspx

www.longwarjournal.org/archives/2013/09/salafi_jihadists_hol.php#ixzz2eMcmf0z9 

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

vendredi, 18 avril 2014

Syrie/Ukraine/OTAN : analyse géopolitique

Syrie/Ukraine/OTAN : analyse géopolitique Entretien avec Robert Steuckers

Merci au "Cercle des Volontaires" de Belgique:

http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/04/18/syrie-ukrai...

 

Dans le cadre d’un sujet de mémoire d’une étudiante à Bruxelles, Robert Steuckers nous délivre une brillante analyse historique et géopolitique sur la Syrie et l’Ukraine.

Il est revenu sur les révolutions tunisienne et égyptienne ainsi que sur les tentatives de déstabilisation de ces pays. L’Algérie, dont le régime militaire socialiste tente de résister, est sans doute la prochaine tentative de déstabilisation en Afrique du Nord. La Syrie reste une particularité dans ce qu’on appelle le « printemps arabe » et Robert Steuckers expose le rôle de l’armée et du régime baassiste dans le fonctionnement du pays. Nous apprenons aussi que le cas de la Syrie et de la Crimée sont liés historiquement,  ce depuis le XIXe siècle, l’enjeu principal étant le contrôle de la Méditerranée orientale.

L’instrumentalisation d’un islam « radical » par le courant wahhabite dans le Caucase est aussi traité dans cet entretien, mais aussi le rôle que devait jouer l’Union Européenne dans la conférence de Genève II, ainsi que les réformes qui s’imposent dans le cadre des nominations des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Ce brillant exposé de Robert Steuckers nous permet de disséquer les enjeux qui se déroulent dans le bassin méditerranéen oriental et le Moyen-Orient.

Pour rappel, Robert Steuckers est une grande figure de ce qu’on appelle la « Nouvelle Droite », ancien membre du mouvement GRECE et fondateur du mouvement « Synergies européennes ».

A diffuser très largement.
E.I.Anass

dimanche, 06 avril 2014

Christian Armenians under attack in Syria

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Christian Armenians under attack in Syria because of Turkey: Crimea, Cyprus, Syria and NATO

Ramazan Khalidov and Lee Jay Walker

Ex: http://www/moderntokyotimes.com

Armenian Christians are once more fleeing from the aggression of Turkey and not surprisingly the Western nations sprouting international law at the Russian Federation are deadly silent. Indeed, NATO Turkey is allowed to occupy Northern Cyprus, cleanse Orthodox Christianity and to create Turkish settlements based on their conquest; to enter Northern Iraq in order to attack the Kurds when it pleases the elites in Ankara; and NATO Turkey is allowed to be a base for international jihadists and a zone for supplying military arms to terrorists, sectarians, and mercenaries, that fight against the Syrian government. Therefore, the recent involvement by Turkey in the cleansing of Armenian Christians in Northern Syria appears to be one long continuation of past misdeeds.

Gulf, Western and NATO double standards

Once more, NATO powers and the so-called free world are mainly silent about the cleansing of Armenian Christians on the behest of the Erdogan government in Turkey. Of course, when the Russian Federation takes action in Crimea this is followed by Western rhetoric based on democracy, human rights, international law, and so forth. However, the useful manipulation of language becomes open for all to see because the President of America will visit Saudi Arabia despite this nation being the most draconian country in the world. Similarly, France is crying wolf about the situation in Crimea while signing major trading deals with China – in other words, the Buddhist Tibetans are expendable and the rule of law is just a tool to be manipulated by major powers.

It is this double-standard, indeed, no standards laid down by major NATO and Gulf powers, that is extremely irksome when applied to the Russian Federation and any independent nation state like Syria. The vast majority of individuals know the basics about the Phoenix program and massacres in Vietnam; the role of America in supporting right-wing death squads throughout South America; the open lie about weapons of mass destruction and Iraq; the deliberate NATO bombing of the infrastructure of Serbia, whereby mainly civilians were killed; the destabilization of Libya and the current reality of this nation now being a failed state; and endless other ventures based on breaking and ignoring international law – alongside cutting up nations like Serbia via handing over Kosovo to Albanian nationalists. All the above renders the rhetoric of “international law” by America and it allies over the current crisis in Crimea to be not only ridiculous, but also blatant anti-Russian Federation propaganda.

Syria highlights the complete bankruptcy of major Gulf and NATO powers because the same nations are utilizing terrorism and sectarianism in order to destabilize secular Syria. This reality means that the minority Christian community in this nation is faced with dhimmitude, having their churches destroyed, being forced to pay jizya, forcibly converted based on fear and being cleansed by forces being supported by Gulf and NATO powers. It must be remembered that over 50 per cent of Christians fled Iraq on the watch of America and the United Kingdom. Of course, this isn’t unique because Orthodox Christians were forced to flee in Northern Cyprus and likewise the same religious community in Kosovo must stay in the shadows or face persecution. Untold numbers of Christian churches and monasteries have been destroyed in Northern Cyprus and Kosovo based on the policies of Western and Gulf powers – and, of course, based on the invasion, occupation and settlements of Turks by Turkey when applied to Northern Cyprus. Where was the international community, and the mantra of “international law,” when this happened?

On the contrary, when Christians were been cleansed and massacred during the Biafran War in Nigeria, East Timor, Northern Cyprus, Kosovo, West Papua – and other conflicts – major Western powers merely sold more military arms to the persecutors of Christians. This isn’t unique to the Christian community because Hindus have been cleansed and massacred in Bangladesh and Pakistan but this was similarly met by silence because of Western geopolitical ambitions.

Therefore, while G-7 nations are lambasting the Russian Federation over the Crimea crisis it is worth remembering the daily deaths in Afghanistan, Iraq, Libya and Syria based on the meddling of Gulf and NATO powers (Pakistan also involved in Afghanistan). Yes, the nations sprouting international law have already turned off their individual collective consciousness to daily terrorist attacks in the above-mentioned nations. Indeed, while vast numbers continue to be killed based on Gulf and Western meddling this will not stop the same nations from intervening and destabilizing another part of the world in the near future. After all, history tells us that from little Grenada, to the ongoing destabilization of Syria, – that no nation is immune if independent and clearly Venezuela should be worried.

Armenians cleansed in Syria on the behest of NATO Turkey

In history the genocide of 1915 should never be forgotten but for nearly one hundred years leading powers have mainly caved in to the whims of Turkey. Therefore, the genocide of Armenians, Assyrians and Greeks is still blatantly denied by elites in Turkey and of course leading powers hate to lose business. In other words, the slaughter of Christians isn’t so bad because more important is to appease Ankara. Of course, unlike the alleged genocide in Kosovo whereby the Serbians became an even bigger minority – the “real genocide” in Turkey of several Christian communities led to the utter demise of Christianity throughout most of modern day Turkey. Indeed, while Western liberals laud Turkey for being a progressive modern Muslim nation the same elites fail to state how the nearly 100 per cent former Christian area turned into being less than 0.5% Christian based on systematic persecution, enslavement, dhimmitude, brutal massacres and religious cleansing over many centuries. Of course, history is never a strong point for Western elites but just in case “open manipulation” is installed in order to brainwash the masses.

Now, nearly 100 years later, the same Turkey is involved in cleansing Armenian Christians in Northern Syria. Yes, while Western nations are lambasting the Russian Federation over Crimea – NATO Turkey continues to illegally occupy and settle Northern Cyprus, while involving itself in the cleansing of Armenian Christians in Northern Syria and taking a hostile approach towards the Armenians of Nagorno-Karabakh. Turkey is a major bane in the side of the Syrian government because this NATO country is an open conduit for international terrorists and supplying military arms to al-Qaeda affiliates and an array of sectarian forces in Syria. In the past, NATO powers did at least try to hide their connivance with al-Qaeda affiliates and sectarian forces when the time suited, for example Afghanistan in the 1980s and early 1990s and more recently in Libya whereby both forces worked on the same side in order to topple the government of Gaddafi. However, Turkey is going one step further because you have many al-Qaeda and other terrorist bases and areas of weapon collections in this nation along the vast border with Syria.

In recent days Turkey is involving itself in the cleansing of Christian Armenians in Kasab (Kessab). This is a continuation of the Erdogan government in Turkey because since outside nations began to meddle in Syria the elites of Ankara have assisted various different terrorist, sectarian and mercenary groups. Untold numbers have died in Syria because of the actions of Turkey alongside the brutal deeds of major Gulf and NATO powers.

The Syrian Arab News Agency reports: “The ministry said in the two identical letters of which SANA received a copy that the Syrian government has drawn the attention of the UN Secretary-General and chairmen of the UN Security Council during the past three years to the acts and violations committed by the Turkish government against Syria’s security and stability through the Turkish involvement in organizing, receiving, funding and hosting tens of thousands of terrorists from various takfiri movements and facilitating their entry into the Syrian territories and giving them background bases on the Turkish territories.”

Ken Hachikian, chairman of the Armenian National Committee of America (ANCA), says: “The attacks on the predominantly Armenian-populated village of Kessab over the weekend represent an attack on all Armenians.”

“The Armenian-American community stands united in seeking to reverse the events of the last several days, which has seen militant extremists stream into Kessab from Turkey. We are strongly urging our government, led by President [Barack] Obama and congressional leaders, to send a firm message to Ankara that the safe haven and safe passage being offered to these militant groups intent on destroying Kessab must end.” 

In other words, while G-7 nations are rebuking the Russian Federation over Crimea, the same nations are mainly silent about the deeds of Turkey in assisting terrorist and sectarian forces, along with involving itself directly in Northern Syria. Sadly, for Christian Armenians in Kasab (Kessab) this is a stern reminder of the past when vast numbers were killed and cleansed by Turks.

Syrian Arab News Agency reports: “Armenian President Serzh Sargsyan expressed deep concern over the Turkish attack on Kasab area in Lattakia where a large number of Armenians dwell.”

“Armenian President thanked Syrian authorities for protecting Armenians in Kasab who were forced to leave their homeland twice in the past and are facing a third attempt due to the attacks of Turkish military legions.’’

“…Serzh Sargsyan recalled that the Turkish legions have forced Armenians twice to leave Kasab; the first in 1909 and the second in 1915.”

The worry now is that with Erdogan being beset by countless corruption scandals, and with G-7 nations focusing on Crimea, that the current leader of Turkey may utilize nationalism and instigating more bloodshed in Syria for personal political gains. Not surprisingly, the recent attacks against Syria by Israel and Turkey appear to be coordinated because both these nations are protecting terrorists in border areas. Syria, of course, should be protected by international law but obviously for three years the nations of Qatar, Saudi Arabia, Turkey, and others in the Gulf, have all been involved in supporting terrorism and sectarianism against the government based in Damascus. Likewise, America, the United Kingdom and France have equally involved themselves with many Islamist and terrorist ratlines despite the overwhelming majority of the electorate in all three nations being against their policies – so much for democracy.

Armenians in Kasab are once more being endangered by Turkey and just like the Armenian, Greek and Assyrian genocide of 1915 – and the ensuing massacres that followed in the proceeding years until the middle of the 1920s; it is clear that elites in Ankara believe they are above international law. This isn’t so surprising given the carte blanche takeover of Northern Cyprus whereby the eradication of indigenous Orthodox Christianity was tolerated by Western powers. After all, Western nations selling military arms to Turkey, while claiming outwardly to be opposed to the illegal occupation of Northern Cyprus, is clearly “a fudge” of mega distortions. Therefore, with Turkey literally getting away with destroying thousands of Kurdish villages over the last few decades; illegally occupying Northern Cyprus; violating the sovereignty of Iraq by military incursions from time to time; enabling terrorists and sectarian forces to utilize border areas in order to destabilize Syria; then the Armenian communities throughout the world should expect empty words – or silence – about the ongoing deeds of Turkey in relation to the persecution of Armenian Christians in Kasab and other parts of Syria.

Meanwhile, for Syria the same Gulf and NATO powers continue to destabilize the nation state despite the enormous loss of life. This means that a whole array of various sectarian, terrorist and mercenary forces are being financed based on Gulf petrodollars, the connivance of Turkey and the intrigues of America, France and the United Kingdom. Saudi Arabia and Qatar, and other Gulf powers, have been given a free hand to support al-Qaeda backed affiliates and various brutal Takfiri groups. At the same time, Gulf petrodollars are spreading radical Salafism in Syria and supporting wanton destruction. Therefore, the Armenians in Kasab – just like the entire mosaic in Syria – are being forced to flee to areas under the control of the Syrian armed forces in order to be protected from barbaric sectarian, terrorist and Takfiri forces that are supported by Gulf and NATO powers.

http://sana.sy/eng/22/2014/03/24/535085.htm

http://www.todayszaman.com/news-343024-us-armenian-group-says-turkey-assisting-rebels-in-kessab.html

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

samedi, 05 avril 2014

Turkije geeft Al-Qaeda militaire- en luchtsteun

Ingrijpen Syrië nabij? Turkije geeft Al-Qaeda militaire- en luchtsteun

Premier Erdogan zou invasie willen, maar felle tegenstand ondervinden van de legerleiding – Turkse generaals lekten gesprek over false-flag aanslag


Voor het eerst in de drie jaar durende burgeroorlog staat het Turkse leger de Syrische rebellen, inclusief Al Nusra/Al-Qaeda, toe om vanaf Turks grondgebied te opereren. Daarbij krijgen de islamisten wapens, voedsel en brandstof van Turkse troepen overhandigd. De Turken zetten tevens reparatieteams in en geven medische hulp. De Turkse luchtmacht voorziet de rebellen van luchtsteun, en de Turkse inlichtingendienst geeft Al-Qaeda informatie over de troepenbewegingen van het Syrische leger.

Het doel van het nieuwe islamistische offensief is Latakia, de stad in het noordwestelijke kustgebied van Syrië, waar de clan van president Assad vandaan komt.

Het Syrische gevechtsvliegtuig dat op 23 maart bij de Turkse grens werd neergehaald, was verwikkeld in een direct luchtgevecht met Turkse jagers. Het Syrische toestel wilde een rebellenkonvooi bombarderen toen het werd aangevallen door de Turken.

Directe Turkse militaire steun aan islamisten

De twee belangrijkste door Turkije gesteunde groepen zijn het Syrische Revolutionaire Front, dat bestaat uit de resten van het opgeheven Free Syrian Army, en het Islamitische Front, dat wordt aangestuurd door Saudi Arabië. Onder de 4000 strijders bevinden zich elementen van Al-Nusra/Al-Qaeda. Dankzij de Turkse steun heeft deze strijdmacht een kleine, maar strategische corridor in het noordwesten van Syrië weten te veroveren.

De Syrische strijdkrachten zetten de luchtmacht en zware artillerie tegen hen in, in de hoop de controle terug te krijgen over het Turks-Syrische grensgebied. Vandaag werd er zwaar gevochten rond het stadje Kasab.

De grote vraag is wat Turkije doet als de rebellen verslagen dreigen te worden door het superieure Syrische leger. Stuurt de regering Erdogan dan Turkse troepen de grens over? Dat zou de eerste directe inmenging van een NAVO-land in Syrië zijn.

Generaals lekten gesprek over false-flag aanslag

Bronnen in Ankara melden dat Erdogan inderdaad een invasie wil, maar dat de Turkse stafchef van de strijdkrachten hier fel op tegen is. Op de achtergrond speelt ook het onderschepte gesprek met onder andere minister van Buitenlandse Zaken Ahmet Davutoglu, waarin openlijk werd gediscussieerd over het opzetten van een false-flag aanval vanuit Syrië, waarna Turkije de aanval kan openen. (zie hyperlink onderaan)

Het gesprek zou bewust zijn gelekt door generaals die niet willen dat Turkije een oorlog begint tegen Syrië. Ondertussen stuurde Iran met spoed een militaire delegatie naar Ankara, om Erdogan ervan te overtuigen in geen geval in te grijpen in Syrië. Iran dreigt zelfs de oliekraan naar Turkije dicht te draaien als Erdogan zijn plannen toch doorzet.


Xander

(1) DEBKA

jeudi, 03 avril 2014

VS steunt Erdogans misbruik van NAVO voor herstel Ottomaans Rijk

VS steunt Erdogans misbruik van NAVO voor herstel Ottomaans Rijk

Vanuit Turkije zal het nieuwe Islamitische Kalifaat worden opgericht


De verwezenlijking van Erdogans imperialistische visioen van een hersteld Turks-Ottomaanse Rijk komt met hulp van de VS en de NAVO steeds dichterbij.

Van alle 28 NAVO-landen is er slechts één land dat profiteert van het pro-islamistische Midden-Oostenbeleid van de Amerikaanse president Obama: Turkije. Premier Erdogan, wiens AK Partij vandaag de hoogstwaarschijnlijk zwaar gemanipuleerde lokale verkiezingen in Turkije zal winnen*, was in 2011 één van de grootste voorstanders van de NAVO bombardementen op Libië, dat volgens de recent afgezette premier Ali Zeidan binnenkort in een Al-Qaeda terreurbasis voor aanslagen in Europa zal zijn veranderd. 27 NAVO-landen, waaronder Nederland, zetten daarmee hun eigen nationale veiligheid op het spel, ten gunste Turkije.

* Al Jazeera berichtte dat het aantal stembiljetten bijna drie keer hoger is dan het aantal geregistreerde kiezers (3).

Libië dankzij NAVO een Al-Qaeda basis

Volgens de Engelse versie van Al-Akhbar zat de Libische tak van de Moslim Broederschap achter het afzetten van premier Zeidan. Het waren de Amerikaanse en Turkse regeringen die na het vermoorden van Gadaffi de Moslim Broederschap naar voren schoven om het machtsvacuüm op te vullen. Uit officiële documenten uit 2011 blijkt dat Al-Qaedalid Abdel Hakim Belhaj de leiding kreeg over ‘alle internationale ambassades’, inclusief de Amerikaanse.

Lawrence Freeman van het Executive Intelligence Review stelde onlangs dat Al-Qaeda inderdaad de macht heeft overgenomen in Libië, en dat in Syrië hetzelfde dreigt te gebeuren, wederom met steun van de NAVO. Freeman wees de voormalige Britse premier Tony Blair aan als de grote promotor van dit beleid in Europa. Waar of niet, Blair zorgde ervoor dat zijn land de grenzen wagenwijd opende voor grote aantallen moslimimmigranten.

Islamisering Europa door Turks lidmaatschap EU

Het snel toenemende aantal moslims in Europa is een bedreiging voor de stabiliteit en vrijheid van alle NAVO-landen, op één na: Turkije. Hoge AKP-politici en officials verklaarden enkele jaren geleden al dat de islamisering van heel Europa het belangrijkste doel van het nog altijd geplande Turkse lidmaatschap van de EU is. Sommigen spraken zelfs letterlijk van wraak voor de nederlagen bij Wenen in 1529 en 1683, toen beide Turkse pogingen Europa te veroveren, mislukten.

Moslim Broederschap welkom in Istanbul

Het afzetten van de Egyptische Moslim Broederschap president Mohamed Morsi was een lelijke streep door de rekening van Erdogan en Obama. Erdogan huilde zelfs op de nationale televisie, en de regering Obama eiste dat de Broederschapleiders onmiddellijk zouden worden vrijgelaten. De VS en Turkije, samen goed voor meer dan 50% van de NAVO-strijdkrachten, streven in het Midden Oosten dan ook dezelfde belangen na, die echter diametraal staan tegenover die van de andere NAVO-bondgenoten in Europa.

Turkije laat het er echter niet bij zitten. Gevluchte leiders van de Broederschap vonden een welkom (tijdelijk) thuis in Istanbul. Wat Erdogan van plan is heeft zelfs belangrijke profetische implicaties:

‘En hij (de Antichrist uit Turkije) zal zijn hand uitstrekken tegen de landen, en het land Egypte zal niet ontkomen, maar hij zal de schatten bemachtigen van goud en zilver en alle kostbaarheden van Egypte; en Libiërs en Ethiopiërs zullen in zijn gevolg zijn.’ (Dan.11:42-43)

In 2011 zei Erdogan in een interview met TIME Magazine dat ‘er geen sprake van kan zijn de (Turkse) erfenis van het Ottomaanse Rijk te ontkennen’. Tegelijkertijd ontkent Erdogan ten stelligste de Turks-Ottomaanse genocide op de Armenen.

NAVO behartigt Turkse belangen

Anno 2014 is Turkije feitelijk een vijand van de NAVO geworden. Ondanks het openlijke streven van de Turkse leiders het Ottomaanse Rijk te herstellen, weigert het Westen dit in te zien, en blijft het de Turken ten koste van zijn eigen belangen steunen.

Zo kozen de NAVO, Europa en de VS in het conflict in Syrië de kant van Turkije, dat de islamistische rebellen –inclusief leden en groepen van de Moslim Broederschap en Al-Nusra/Al-Qaeda- steunt met onder andere wapens, voorraden, luchtdekking en medische hulp. Dat is tevens de reden waarom het Westen de talloze gruweldaden van de rebellen, waarvan met name christenen het slachtoffer zijn, doodzwijgt.

False-flag om invasie van Syrië te rechtvaardigen

Turkse generaals die fel tegen Erdogans imperialistische veroveringsplannen gekant zijn, lekten enkele dagen geleden een gesprek met minister van Buitenlandse Zaken Ahmet Davutoglu, waarin openlijk een mogelijke false-flag aanval op Turkije werd geopperd, die als voorwendsel moet dienen voor een Turkse invasie van Syrië. Het ligt in de lijn der verwachtingen dat zowel Obama, de EU als de NAVO zich dan vierkant achter Turkije zullen opstellen.

‘Turken zullen ongelovigen op de knieën dwingen’

Het is Turkije dat de overige 27 NAVO-landen, inclusief Nederland, om zijn vinger heeft gewonden en met impliciete chantage en dreigementen in bedwang houdt. Het uiteindelijke doel werd jaren geleden openlijk gefilmd voor wie het maar wilde weten – en dat zijn er in het Westen helaas nog altijd zeer weinigen. Kijk naar deze video, waarin Erdogan op de eerste rij zit bij een toespraak van de hoog in aanzien staande soefistische leider Nazeem Kibrisi, die beloofde dat de Turken het Ottomaanse Rijk zullen herstellen, en alle ongelovigen –de niet-moslims in Europa en Amerika- op hun knieën zullen dwingen. (1)(2)

‘Gul’ betekent ‘beest’

Mocht Erdogan vanwege alle schandalen toch vervangen worden, dan is er nog altijd president Abullah Gul, die onder het valse voorwendsel van vrede en samenwerking met het Westen exact dezelfde doelen nastreeft. Merk op dat Gul in het Arabisch ‘beest’ of ‘monster’ betekent, wat christenen onmiddellijk zal doen denken aan ‘het beest uit de afgrond’ uit Openbaring. Sommigen zullen zeggen dat Gul een Turk is, maar zijn overgrootvader was een uit Siirt afkomstige Arabier. Ook Erdogans vrouw Emine is afkomstig uit een Arabische familie uit Siirt.

Islamitisch Kalifaat

Vanuit Turkije zal er een nieuw Islamitisch Kalifaat worden opgericht. De leider (‘Gog’ in de Bijbel) van Turkije zal zich afschilderen als de reïncarnatie van Mohammed, Saladin en de Ottomaanse heerser Suleiman Al-Qanuni. Het Westen zal zich laten misleiden door de zogenaamd ‘gematigde’ Turkse versie van de islam – totdat het er te laat achter komt dat het moslimfundamentalisme en de ‘gemoderniseerde’ islam twee kanten van dezelfde munt zijn.

Bijbel: ‘Troon van satan’ in Turkije

‘De Antichrist’ komt volgens de Bijbel dan ook uit Turkije, dat in Openbaring 2:2 de ‘troon van Satan’ wordt genoemd (Pergamum ligt in Turkije). Onlangs wezen we opnieuw op het grote aantal historische bewijzen dat met ‘Gog uit Magog’, dat in de eindtijd frontaal de aanval op Israël zal openen en de laatste Wereldoorlog zal ontketenen, Turkije wordt bedoeld, en niet Rusland, zoals veel christenen nog steeds denken.

Xander

(1) Shoebat
(2) YouTube
(3) Al Jazeera
(4) Shoebat

Zie ook o.a.:

07-03: De sleutelrol van Rusland en Turkije in de eindtijd (2)
28-02: De sleutelrol van Rusland en Turkije in de eindtijd (deel 1)

mercredi, 02 avril 2014

Syrie-Turquie : les guerres d'Erdogan

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Syrie-Turquie: les guerres d'Erdogan
 
Les autres municipales qui peuvent sanctionner un pouvoir contesté

Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr
 
Erdogan peut prendre le risque d’une guerre contre la Syrie et la provoquer artificiellement pour faire oublier les scandales et une contestation de sa politique dans la rue et dans les urnes. Face à la fuite en avant du premier ministre islamiste et la radicalisation d’un régime de plus en plus aventuriste on aimerait rappeler certaines analyses.

Erdogan, c’était dans le monde musulman la preuve qu’une démocratie islamiste était possible comme il y avait une démocratie chrétienne. L’islam modéré, nous disait-on, pouvait être conforme à la démocratie et un modèle pour les autres pays arabo-musulmans, avec un rôle de modération. Encore une fois, les benêts de la démocratie et leurs idiots utiles des médias se sont trompés.

Empêtré dans des scandales à répétition, Erdogan tord le cou aux dernières libertés turques et semble préparer une guerre de diversion en Syrie. Face aux scandales, Recep Erdogan joue sa survie et entraîne la Turquie dans sa dérive. L’instabilité et la violence politique ressurgissent. La mise au pas de l’armée a laissé les coudées franches à Erdogan qui a éliminé les derniers contre-pouvoirs. Ses adversaires, le parti kémaliste en tête, ont dénoncé « un coup d’Etat civil ». Cette manœuvre consacrée par le référendum de 2011 a permis au gouvernement de réformer partiellement la Constitution et de prendre le contrôle des hautes cours de justice, notamment pour neutraliser la Cour constitutionnelle qui avait failli dissoudre l’AKP, accusé d’« activités antilaïques » en 2008. De nombreux officiers impliqués  sont sortis de prison  et ont promis de poursuivre leur combat contre Erdogan. Un retour des militaires dans le jeu politique n’est plus à exclure

L’AKP aborde les scrutins électoraux à venir en position de favori. Les municipales du 30 mars seront suivies d’une présidentielle, en août, puis de législatives, d’ici à 2015, et l’opposition, fractionnée et prisonnière de ses propres luttes internes, ne semble pas en mesure de proposer une alternative. Le principal adversaire de M. Erdogan est le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis depuis 1999, qui après dix ans d’étroite collaboration, souhaite en finir avec l’ère Erdogan. Il serait temps.

La tension est montée d'un cran en Turquie avec le muselage des libertés et la révélation de nouvelles écoutes de membres du gouvernement. Selon le quotidien kémaliste Cumhuriyet, il s'agit d'une "bombe", d'un "scandale historique". 

En effet, le contenu des conversations qui ont eu lieu le 13 mars dernier au plus niveau concernant l'engagement de la Turquie dans le conflit syrien a été diffusé sur YouTube. Selon ces enregistrements qui révèlent la faiblesse de l'État mis sur écoute, le ministre des Affaires étrangères, le chef des services secrets et le numéro deux de l'état-major de l'armée turque auraient discuté d'un plan visant à provoquer une intervention militaire turque en Syrie, au besoin en créant des prétextes pour intervenir.
 
Le prétexte serait la menace qui pèse sur le mausolée ottoman de Suleyman Shah située dans le nord du pays, non loin d'Alep, considéré selon le droit international comme territoire turc et qui est sous la menace de radicaux islamistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).
 
Une bonne guerre bien morale pour faire oublier ses échecs…. Ils sont incroyables ces Turcs !

samedi, 29 mars 2014

Gelekt gesprek op YouTube: Turken plannen false-flag aanslag om Syrië aan te vallen

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Gelekt gesprek op YouTube: Turken plannen false-flag aanslag om Syrië aan te vallen

De Turkse premier Erdogan probeert al sinds het begin van de Syrische crisis een voorwendsel voor een oorlog te creëren.

Uit een gelekt gesprek tussen hoge Turkse militaire- en politiek leiders blijkt dat de regering Erdogan een false-flag terreuraanslag wil plegen, die als voorwendsel moet dienen voor een aanval op Syrië. Het gelekte gesprek is op YouTube te beluisteren, wat dan ook de echte reden was waarom Erdogan onmiddellijk de toegang tot YouTube en Twitter in Turkije liet blokkeren.

Enkele passages uit het onthutsende gesprek:

Minister Ahmet Davutoglu: ‘De premier heeft gezegd dat deze aanval (op de Suleiman Sah Tombe) in de huidige samenloop van omstandigheden als een goede gelegenheid voor ons moet worden gezien.’

Hakan Fidan: ‘Ik stuur vier van mijn mannen uit Syrië, als dat voldoende is. Ik zet een reden voor een oorlog in scene door bevel te geven voor een raketaanval op Turkije. We kunnen ook een aanval op de Suleiman Shah Tombe voorbereiden, als dat nodig is.’

Feridun Sinirolu: ‘Onze nationale veiligheid is een ordinair en goedkoop binnenlands beleidsinstrument geworden.’

Yacar Güler: ‘Het is een directe reden voor oorlog. Ik bedoel, wat ze gaan doen is een directe reden voor oorlog.’

Feridun Sinirolu: ‘Er zijn een aantal grote veranderingen in de wereldwijde en regionale geopolitiek. Het kan zich nu naar andere plaatsen verspreiden... We krijgen nu een ander spel... ISIL (islamisten in de Levant) en al die organisaties zijn extreem gevoelig voor manipulatie. Als de regio bestaat uit vergelijkbare organisaties, houdt dat een vitaal veiligheidsrisico voor ons in. Toen wij als eerste Noord Irak binnen vielen, was er altijd het risico dat de (Koerdische) PKK de boel opblies... Als we de risico’s grondig overwegen en onderbouwen... zoals de generaal zojuist heeft gezegd...’

Yacar Güler: ‘Meneer... daar hebben we het net over gehad. Openlijk. Ik bedoel dat de gewapende strijdkrachten bij iedere verandering een noodzakelijk ‘werktuig’ voor u zijn.’

Davutoglu: ‘Natuurlijk. Bij uw afwezigheid zeg ik altijd tegen de premier... dat je in die gebieden niet zonder harde kracht kunt blijven. Zonder harde kracht kan er geen zachte kracht (diplomatie) zijn.’

Kortom: NAVO-lid Turkije zoekt naar alle waarschijnlijkheid met medeweten en instemming van de Amerikaanse regering Obama naar een excuus, een false-flag aanslag of operatie, om een oorlog tegen Syrië te beginnen.

Premier Erdogan noemde het lekken van de ‘vergadering over de nationale veiligheid’ op YouTube ‘oneerlijk’ en ‘schurkachtig’, en liet de toegang tot de videosite blokkeren.

Enkele dagen geleden zocht Turkije ook al een excuus voor een invasie door een Syrisch toestel neer te halen en vervolgens te hopen op een escalatie. De Syrische president Bashar Assad trapte daar echter niet in. Het lijkt echter een kwestie van tijd voordat Turkije, de NAVO en de VS voor een false-flag operatie zorgen, en dit in de Westerse media zullen verkopen als ‘onaanvaardbare Syrische agressie’.


Xander

(1) Zero Hedge / Infowars

mercredi, 19 mars 2014

Tsahal et les juifs orthodoxes

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Jan Ackermeier:

Tsahal et les juifs orthodoxes

Plusieurs centaines de milliers de juifs orthodoxes ont récemment manifesté à Jérusalem contre le projet de les enrôler dans l’armée et de leur imposer, comme à tous les citoyens israéliens, le service militaire obligatoire. Par des prières en pleine rue, ils protestent contre un projet de loi qui a été débattu au Parlement la semaine du 10 mars 2014. Cette nouvelle loi permet, pour la première fois depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, de prendre des mesures répressives contre les jeunes orthodoxes qui ne donnent aucune suite à l’ordre de rejoindre l’armée.

De tous les coins du pays, les ressortissants de tous les courants possibles et imaginables de l’orthodoxie juive s’étaient rendus à Jérusalem pour participer aux manifestations. La police a estimé leur nombre à plusieurs centaines de milliers. Un porte-paroles des forces de l’ordre a déclaré que 3500 policiers avaient été déployés pour éviter les débordements comme lors des manifestations précédentes.

Les juifs, qui suivent à la lettre les préceptes de leur religion, refusent généralement le service militaire en arguant que cela les empêche de pratiquer leurs rituels. En effet, dans l’armée israélienne, il n’y a pas de séparation nette entre hommes et femmes et le commandement exige souvent de mener des missions à bien le samedi, jour sacré de repos pour les juifs orthodoxes. Plusieurs milliers d’hommes ultra-orthodoxes servent pourtant déjà dans des unités spéciales de l’armée. Il y a deux ans, le Tribunal Suprême de l’Etat d’Israël avait décrété que le fait de libérer les juifs orthodoxes du service militaire était un expédient anti-constitutionnel. Cet expédient date de l’époque de la fondation de l’Etat hébreu en 1948. A l’époque, on ne comptait que 400 objecteurs de conscience ultra-orthodoxes par an. Mais, aujourd’hui, le taux de fécondité des familles orthodoxes est nettement supérieur à celui des autres strates de la population, marquées par le mode de vie occidental et dès lors moins religieuses.

De nos jours, le nombre d’hommes orthodoxes libérés de tout service militaire est estimé à 60.000 ou 70.000. Ce débat houleux sur le service militaire avait fait tomber la grande coalition du premier ministre Benjamin Netanyahou en 2012. La majorité des Israéliens, selon les sondages, réclame l’abolition des privilèges liés à la religion.

Jan Ackermeier.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°10/2014, http://www.zurzeit.at ).

vendredi, 14 mars 2014

Lavia mediterranea

samedi, 08 mars 2014

Interview with Ruben Rosiers

Ruben Rosiers (27) is a Belgian citizen and activist of the "European Solidarity Front for Syria". Roseris studied Public Relations and works for a Flamish company.

"We support Syria!"

Interview with Ruben Rosiers

Ex: http://manuelochsenreiter.com

Ruben Rosiers (27) is a Belgian citizen and activist of the "European Solidarity Front for Syria". Rosiers studied Public Relations and works for a Flemish company.

Mr. Rosiers, you just came back from your trip to Syria on behalf of the “European Solidarity Front for Syria” (ESFS). Your organization was criticized in the past for supporting the “Syrian regime” by the mainstream media. What is the ESFS doing?

Rosiers: The ESFS are volunteers from whole Europe. We support the Syrians in their war to keep their independence, unity and sovereignty and against the western backed terrorism.

How do you “support the Syrians”?

Rosiers: In Europe we inform the public about the reality on the Syrian battleground. We are present in all the European countries; organize demonstrations together with the Syrians here. We cooperate with some alternative media as well. We also collect money to provide humanitarian help in Syria. As we are a pure independent volunteer organization we can guarantee that 100 percent of the donated money really arrives in Syria. We don´t have any bureaucratic infrastructure.

Your trip to Syria had the character of a “fact finding mission”...

Rosiers: Indeed.

One would say: “fact finding is not the job of volunteers but of journalists and politicians.”

Rosiers: This is not so wrong. But neither European journalists nor politicians do their job in a proper way. Of course there are exceptions. But generally, the information policy in whole Europe is a disaster. That makes the work of the ESFS so important!

What facts did you find in Syria?

Rosiers: I had many meetings in the capital Damascus; I spoke to politicians, clerics, soldiers, journalists and civilians. I had the opportunity to visit the Palestinian Yarmouk Camp in Damascus; I was in the city of Al-Nabk – where the people celebrated the Syrian Arab Army which liberated them from the terrorist gangs. I also visited the city Latakia.

You were in the Yarmouk camp? European mainstream media report it is besieged by the Syrian Army...

Rosiers: And here we are. I don´t think that any European mainstream journalist who writes such stories was recently there. The Yarmouk camp is like a little city in the city. Terrorist gangs were occupying parts of the camp, the Syrian government supported the Palestinian armed groups fighting against the terrorist forces. There is no “siege”. You can enter and leave the camp in the safe areas – and safety means always: controlled by the government and loyal Palestinian militias like the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP). In the terrorist controlled areas the situation is really dangerous. Terrorist snipers shoot at everybody crossing the streets, a large part of the population left already the terrorist controlled sectors of the camp. By the way: We had also to leave the camp very quick again because of hostile sniper activities. The vast majority people in the camp stand with the Syrian government by the way – there is no doubt in that.

European media report about starvation in the camp...

Rosiers: The problem is that the terrorists tried to isolate the parts of the camps they controlled. The Syrian government provides food and medical help, but this is dangerous. Terrorist snipers shoot at them as well.

Ruben Rosiers and minister Ali Haidar (right)

Ruben Rosiers and minister Ali Haidar (right)

You met the Minister of State for National Reconciliation Affairs in Damascus. What did you talk about with Mr. Ali Haidar?

Rosiers: Mr. Haidar has maybe one of the most challenging jobs in Syria. National reconciliation is as important as difficult. His own son was killed by terrorist gangs in 2012. Mr. Haidar coordinates reconciliation talks between the different factions in Syria to find a peaceful solution. By the way, Mr. Haidar is not a Baath party member, he is oppositional himself. His SSNP party was banned for many years in Syria before it was legalized again. He knows about what he is talking. We discussed the reconciliation process, the next solidarity mission of the ESFS, the current political situation and the desire of the Syrian people for fast ending of the war. He also talked about the many kidnapped people and I had the chance to meet people who were looking for their kidnapped family members. You know that in Syria the terrorists even consider you a legal target if you are a postman? They consider you a “collaborator of the regime” and just kill, torture or kidnap you…

In Western media Ali Haidar doesn´t play any role...

Rosiers: Because he cooperates with the real opposition inside Syria and not with the foreign backed terrorists who destroy the country. This is a huge difference. Ali Haidar excludes extremists from the talks – this is why Western politics and media don´t give him any publicity.

In Al-Nabk you visited an Army celebration...

Rosiers: The people of Al-Nabk were celebrating the liberation of their city.

Mainstream media claim that those celebrations are propaganda acts by the Syrian government. They claim: The Syrians are forced to participate at those rallies.

Rosiers: Nobody was “forced” to participate. This was pure happiness that the horrible times of the terrorist control are over. The people wanted to thank the army that liberated Al-Nabk. Important to notice is that during the occupation of parts of the city by FSA and Al-Nusra, the residents of Al-Nabk didn’t flee but organized themselves to fight against the terrorists. Not a single person left the city! Nice detail, the majority of the city is Sunni Muslim - so there goes another myth the western media wants to keep alive…

You were also delivering a speech – what about?

Celebration in Al-Nabk: Liberation of the city

Celebration in Al-Nabk: Liberation of the city

Rosiers: This was really a spontaneous thing: I asked if I can give a message of solidarity – and some seconds later I spoke into the microphone. I told the Syrians that they shouldn´t confuse the European governments with the European peoples. I told the Syrians that we are with them despite of the wrong politics of our governments. The people were very happy about this unexpected message of solidarity.

Some critics claim that you are an “agent of the Syrian government” and that you are paid for the “solidarity”...

Manuel Ochsenreiter and Ruben Rosiers during a geopolitical conference in Bielefeld (2013)

Manuel Ochsenreiter and Ruben Rosiers during a geopolitical conference in Bielefeld (2013)

Rosiers: This is complete nonsense. Nobody pays us. We are a volunteer organization. My trip was paid completely by myself. Those rumors are spread to harm our credibility. And do you really think I would risk my life for some green paper in my pocket? Maybe this is hard to understand for capitalist and materialist people, but I just fight for what I believe in. Just like all the volunteers of the ESFS. If the Syrian government would ever offer me one dollar I would stop supporting them. They should use their money just to help the Syrian people!

If somebody wants to show solidarity with Syria and support the ESFS is it enough to press the “like”-button on Facebook?

Rosiers: This is a good start! But of course we are happy about any activist. As I said: We are all volunteers. We do our solidarity work because we really believe in our aims and not because we get paid or supported by state institutions or any NGOs. We are happy about every new volunteer in our rows! So please donate money, join our Facebook page, join our manifestations, spread the message and make the ESFS grow every day! Long live Syria!

Contact:

European Solidarity Front for Syria on Facebook

European Solidarity Front for Syria

mardi, 04 mars 2014

Europäische Dschihadisten in Syrien!

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Europäische Dschihadisten in Syrien!

Eine Folge der europäischen Einmischung?

von Prof. Dr. Albert A. Stahel, Institut für Strategische Studien, Wädenswil

Ex: http://www.zeit-fragen.ch

Gemäss europäischer Nachrichtendienste reisen immer mehr junge Moslems aus Europa nach Syrien und beteiligen sich am Krieg der Dschihadisten (Jabhat Nusra und Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS)) gegen das Assad-Regime. Gemäss offizieller Informationen aus London kämpfen bereits mehrere hundert Moslems aus Grossbritannien im syrischen Bürgerkrieg. Die Organisation, die in Grossbritannien junge Moslems für diesen Krieg anwirbt, nennt sich «the Lions of Britain».1 Vermutet wird, dass die Finsbury Park Mosque in London dabei eine aktive Rolle spielt. Die Rekruten fliegen anschliessend in die Türkei und infiltrieren von dort aus auf dem Landweg Syrien. Zahlenmässig übertrifft dieser Zustrom die Anzahl Dschihadisten, die früher nach Afghanistan und den Irak reisten. Dutzende von ihnen sollen bereits im syrischen Bürgerkrieg getötet worden sein.


Aus Frankreich sollen 700 junge Moslems nach Syrien gereist sein; sie kämpfen dort auf der Seite der Dschihadisten. Im Dezember 2013 erreichten insgesamt 2 000 Moslems aus dem westlichen Europa Syrien. Letzten Monat erklärte James R. Clapper Jr., der Chef der US-Nachrichtendienste, bei einer Anhörung vor dem Kongress, dass zum gegenwärtigen Zeitpunkt 7 000 fremde Kämpfer aus 50 Staaten im Krieg der syrischen Dschihadisten kämpfen würden.2


Scotland Yard beurteilt die Rückkehr dieser kampferprobten Kämpfer als eine Bedrohung für die Sicherheit Europas. 2013 wurden in Grossbritannien 24 «syrische Heimkehrer» verhaftet. Im Januar 2014 wurden bereits 24 Heimkehrer in Gewahrsam genommen. Das Counterterrorism Command von Scotland Yard befürchtet, dass diese Heimkehrer auf Grund ihrer Radikalisierung in Syrien für Anschläge in Grossbritannien rekrutiert werden könnten.
Durch die Parteinahme für die Gegner des Assad-Regimes und die Einmischung in den syrischen Bürgerkrieg haben sowohl Grossbritannien als auch Frankreich eine Büchse der Pandora geöffnet, ohne die Folgen ihrer Politik zu bedenken. Damit fördern sie möglicherweise die terroristische Bedrohung ihrer Staaten.    •

1    Witte, G.: Europeans are flocking to the war in Syria. What happens when they come home? In: Washington Post vom 30. Januar 2014
2    Witte, G.

Quelle: www.strategische-studien.com vom 17.2.2014

dimanche, 23 février 2014

»Bei freien Wahlen befürchten USA und UN Assad-Sieg in Syrien«

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»Bei freien Wahlen befürchten USA und UN Assad-Sieg in Syrien«

Ex: http://sachedesvolkes.wordpress.com

Unter diesem Titel erschien am Freitag auf der Seite des Internetportals http://www.globalresearch.ca ein Artikel von Daniel McAdams, der zuvor vom konservativen Ron-Paul-Institute des gleichnamigen früheren republikanischen US-Präsidentschaftskandidaten veröffentlicht wurde:

Einen (…) Blick hinter die Vorhänge erlaubte das Interview des iranischen Botschafters im Libanon, Ghazanfar Roknabadi, Mitte der Woche in der angesehenen libanesischen Zeitung Daily Star. Darin ging es unter anderem um den jüngsten Bombenanschlag auf die iranische Botschaft in Beirut und die wachsende Bedrohung der Region durch die zunehmende Zahl dschihadistischer Gruppen in Syrien.

Dann ließ Roknabadi die diplomatische Bombe platzen. Er erzählte dem Daily Star, daß der Westen die iranische Regierung unter erheblichen Druck gesetzt hatte, den syrischen Präsidenten Baschar Al-Assad davon abzuhalten, bei den nächsten Präsidentschaftswahlen wieder zu kandidieren. Als Syriens einziger regionaler Verbündeter hat Iran vermutlich ziemlich viel Einfluß auf die Assad-Regierung. Wörtlich sagte Botschafter Roknabadi: »Bei seinem Besuch in Iran im letzten Sommer hat Feltman (UN-Untergeneralsekretär für politische Angelegenheiten) die iranische Regierung gebeten, Assad davon zu überzeugen, nicht zu den nächsten Präsidentschaftswahlen anzutreten. Die iranischen Beamten fragten ihn: ›Wo liegt das Problem, wenn er antritt?‹ Feltman antwortete: ›Wenn er antritt, wird er die Wahlen gewinnen‹«.

Feltman ist nicht irgendein UN-Bürokrat, sondern ein Beispiel für die Drehtür zwischen der US-Regierung und der UNO. Von August 2009 bis Juni 2012 war er US Staatsekretär für den Nahen Osten im US-Außenministerium. Von Juli 2004 bis Januar 2008 war er als Botschafter der Vereinigten Staaten im Libanon gewesen, und davor hatte er Washingtons Politik im »befreiten« Irak umgesetzt.

Auch in dem (…) skandalösen Telefonat zum Umsturz in der Ukraine zwischen US-Unterstaatssekretärin Victoria Nuland und dem US-Botschafter in der Ukraine Geoffrey Pyatt spielte Feltman eine wichtige Rolle. In dem Ukraine-Drama sprachen sich Feltmans ehemalige Kollegen vom US-Außenministerium dafür aus, daß man ihm bei der Auswahl eines verläßlichen UN-Beamten vertrauen könnte, der (als Sonderbeauftragter der UNO für die Ukraine) den von Nuland und Pyatt mit der ukrainischen »Opposition« ausgeheckten Deal zusammenkleben soll.

Wenn Botschafter Roknabadis Aussagen stimmen, dann bestätigen sie den zynischen Syrien-Regimewechsel-Trick der US-Regierung. (…) Von Gaza bis Ägypten, von Afghanistan bis Libyen und Irak: Was die US-Demokratisierungsbemühungen am meisten zu fürchten scheinen, ist echte Demokratie. Da ist es kein Wunder, daß US-Außenminister Kerry verzweifelt an seiner absichtlichen Fehlinterpretation des Syrien-Kommuniqués von »Genf I« festhält und ohne jegliche Beweise behauptete, daß es sich dabei um ein Vereinbarung zwischen den Unterzeichnerstaaten für einen Regimewechsel in Damaskus handelt. Assad muß von der Bildfläche verschwinden, weil die USA Angst vor seiner Popularität in Syrien haben.

Übersetzung: Rainer Rupp

Lebanonization Strategy

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Israel and Saudi Arabia’s Priorities in Syria. Covert Militarism and the “Lebanonization Strategy”

Ex: http://www.globalresearch.ca

Current developments both inside and outside of Syria have shown that the primary sponsors of the extremist-dominated insurgency – namely, the United States, France, the United Kingdom, Saudi Arabia, Qatar, Kuwait, Israel and Turkey – aren’t quite ready to throw in the towel.

One may be forgiven for thinking the Obama administration had decided to abandon the policy of regime change following the failed attempt to incite intervention, through the chemical weapons casus belli in August. But the harsh reality remains that the above mentioned alliance is indeed continuing its covert military support of the insurgency, in one form or another, in the full knowledge the vast majority of rebels are religious fundamentalists with a sectarian agenda, and vehemently opposed to any form of democracy or political pluralism.

 Primarily, the continued support is a product of the American Empires’ overarching strategy of Full Spectrum Dominance over resource-rich and strategically placed regions of the globe, via subversion, economic and military aggression; a policy imposed to varying degrees upon any state unwilling to accept full US subordination. This aggressive US stance is by no means exclusive to periods of heightened tension or crises; it is a permanent one, brought forward to its violent climax purely through Machiavellian opportunism. In Syria’s case, the Arab uprisings provided the United States and its allies the perfect opening to set in motion the subversive plans they had been working on since at least 2006. The possibility of removing an opposing government that refuses to abide by American/Israeli diktat was simply too good a chance to be missed. Accordingly, and from a very early stage, the US made attempts to facilitate and support the violent elements in Syria, while its media arms were busy conflating them with localised legitimate protesters.

Since the US took the typically reckless decision to support, widen and exacerbate the militant elements, the policy has been an abject failure. Clearly, from the tone espoused by Western diplomats and propagandists, and the oft-repeated slogan of “Assad’s days are numbered”, they expected swift regime change. These desires were largely based on American hubris and the hope that the Libya No Fly Zone scenario would gain traction in the UN security council.

Contrary to such desires, Russia and China’s anger regarding NATO’s destruction of Libya and Gaddafi’s assassination, meant that any similar resolutions put forward on Syria would face immediate veto. In turn this has proven to be a turning point in the modern relationship between the permanent members of the security council, the full ramifications of which are yet to materialise. Moreover, it proved to be a turning point in the Syrian crisis itself; knowing Russia and China would block any attempts to give NATO its second outing as Al Qaeda’s airforce, the US once again chose the policy of further covert militarism, drastically increasing funds and weapons deliveries to the rebels – parallel to the sectarian incitement campaigns espoused by Salafi-Wahhabi clerics across the Gulf – in the hope they could overturn the Syrian army through terrorism and a brutal sectarian war of attrition.

As a consequence of the failure to remove Assad or destroy the Syrian government and its apparatus, the Obama administration, reluctant and politically incapable of engaging in overt acts of aggression, is employing a realpolitik strategy; using primarily covert militarism to appease the desires of NeoConservative hawks in Congress, and its more zealous regional influences emanating from Riyadh and Tel Aviv, while avoiding the possibility of being dragged into another overt military intervention.

In turn, this double-edged strategy feeds the false public perception of the American Empire, which the pseudo-pragmatists and neoliberal propagandists are so eager to uphold and is so fundamental to US Empire-building; that of an inherently altruistic force, acting as global arbiter, grudgingly subverting, invading, bombing, and intervening in sovereign nations affairs for the good of all mankind. As long as this false perception is upheld, the sharp-edge to the grotesque charade of US realpolitik – that of covert militarism and state-sponsored terrorism – continues unabated. Clearly, the US Empire is in no rush to end the bloodshed in Syria, its priorities, as they have been since the start of 2011, are to remove, or at least severely disable and weaken the Syrian government and state, regardless of the consequences to the civilian population.

By using its control of state-funding, the arms flow, and therefore the strength and capabilities of the insurgency as a whole, the Obama administration has employed futile carrot and stick tactics in attempts to pressure the Syrian government during the current negotiations phase into acceding to US demands and giving up its sovereignty – with both the US-led alliance, and Syria and its international allies, primarily Russia and Iran, in the full knowledge the rebels lack both the domestic support, and manpower necessary, to oust Assad or defeat the Syrian army alone. Recent reports allude to the stick of US Democracy having its most recent outing in the form of “new”  and improved weapons supplies to the rebels, allegedly including MANPADS. This comes immediately off the back of the designed-to-fail Geneva “peace” talks and can be interpreted as a direct result of Washington’s failure to enforce their objectives: the stick is an endless supply of state-sponsored terrorism, the carrot is turning off the tap.

Whether the “new” arms shipments actually increase the rebels ability to inflict damage on the Syrian government remains to be seen, and is highly improbable at this stage as the Syrian army moves into the Qalamoun mountains to liberate the rebel-held town of Yabroud, in turn securing vital transit and logistical routes from Lebanon. The likely outcome of an increased arms flow to the rebels in the south, as evidenced at every interval of US-instigated militarization, will be a repeat of the same devastating results: more civilian displacement, adding to the already critical refugee crisis; more rebel destruction of civilian infrastructure, adding to further food and utility shortages; and many more lives lost.

“Lebanonization” a substitute for regime change?

As is proving to be the case, if the United States and its allies are incapable of removing the Syrian government via proxy forces without an increasingly unpopular Western military intervention, and Assad’s position and domestic support remain steadfast, then a Lebanonization strategy may well be the substitute “optimal scenario” the US and its allies are now working toward.

 Encouraging, exacerbating, and inciting division between Arabs has been the long-term strategy for the Zionist establishment since the colonialists first usurped Palestinian land in 1948 – with specific effort made toward fomenting conflict along sectarian lines. The strategy of division is directed toward any Arab state or government that refuses to abide by Zionist demands. Israeli strategist Oded Yinon’s now infamous “A strategy for Israel in the 1980′s” – dubbed the Yinon Plan – provides perhaps the clearest account of Israel’s intentions toward its Arab neighbours:

The total disintegration of Lebanon into five regional local governments is the precedent for the entire Arab world … The dissolution of Syria, and later Iraq, into districts of ethnic and religious minorities following the example of Lebanon is Israel’s main long-range objective on the Eastern front. The present military weakening of these states is the short-range objective. Syria will disintegrate into several states along the lines of its ethnic and religious structure … As a result, there will be a Shi’ite Alawi state, the district of Aleppo will be a Sunni state, and the district of Damascus another state which is hostile to the northern one. The Druze – even those of the Golan – should forma state in Hauran and in northern Jordan … the oil-rich but very divided and internally strife-ridden Iraq is certainly a candidate to fill Israel’s goals … Every kind of inter-Arab confrontation … will hasten the achievement of the supreme goal, namely breaking up Iraq into elements like Syria and Lebanon.

When viewed in this context, it can be no coincidence that US Secretary of State John Kerry is desperately pursuing a fait accompli with the Palestinian Authority (PA).

Contrary to the sickening media portrayal of the US as impartial peacebroker, Kerry’s eagerness to pursue a “deal” at this moment in time is a direct result of the Syrian conflict, and the divisions within the resistance camp it has created. The US and Israel are now attempting to force through an Israeli-oriented “peace deal” with the corrupt PA that will inevitably be both a failure, and against the Palestinians interests. Staunch allies of Palestinian resistance, currently bogged down fighting Al Qaeda ideologues in Syria and defusing car-bombs bound for Dahiyeh, are in no position to support the Palestinians against Israel in their hour of need, the US and Israel fully grasp the importance of isolating genuine Palestinian resistance from the few Arab states and actors it receives support. In his latest speech, Hezbollah Secretary General Sayyed Hasan Nasrallah reminded his listeners of this very crucial issue:

“the US Administration is seeking, along with the Zionist Administration to put an end to the Palestinian cause, and it considers that this is the best time for that because the Arab and Islamic worlds are absent today, and every country is occupied with its own problems.”

In a similar fashion, the US has used the Syrian conflict as a lever against Iran in the nuclear negotiations, Washington’s longstanding attempts to pacify and subordinate an independent Iran has undoubtedly played a major role in US policy on Syria – perhaps the defining role. Consequently, both the Palestinian and Iranian conflicts with Israel and the United States are now, as they have always been intended to some extent in US calculations, inextricably linked to resolving the Syrian crisis.

True to form, Israel’s evident glee at the destruction in Syria and overt preference for the removal of Assad and the Syrian government, with the devastation that would entail, has proven at times hard for them to conceal. Furthering the point, just one of many examples of Israeli-rebel collusion came in a recent report from the National (falsely portraying the rebels Israel is “reaching out” to as ostensibly “moderate”) which relayed that hundreds of rebels have received treatment in Israeli hospitals and been sent back into Syria with up to a $1000 in cash. Israel have made further efforts to consolidate contacts with the rebels in the south, regardless of the level of fundamentalism, and cooperated with rebel factions during the Israeli bombings on Latakia and Damascus.

 In a feeble attempt to whitewash this collusion, Israeli propagandists are busily spreading the misinformation that Israel is facilitating the Druze community in the south of Syria; yet the Druze community are firmly allied with the Syrian government. In reality, Israeli attempts to cultivate relations with the communities and rebels in the south should be correctly viewed as attempts to create enforced “safe-zones” around the occupied Golan Heights, in furtherance of the Zionists land-grabbing expansionist aspirations. Accordingly, Israel’s fraudulent neutrality is completely exposed by their collusion with the rebels to meet their own interests, and overt acts of aggression against the Syrian army.

There are many other indications that allude to prominent factions of the US alliance being preferable of, and encouraging an outcome of division, most notably Israel, but simple logic determines that Saudi Arabia, Israel’s most vital strategic partner in the region, and the actor from within the US alliance that possesses the most material influence and political will to support fundamentalists and terrorism, would also approve of the disintegration of the Syrian state, primarily viewing it as a blow to “Shi’a expansion”. The Saudi and Gulf fixation on sectarian themes, to mask what are essentially politically oriented conflicts, is also intentionally built to intensify the strategy of division in multi-ethnic, religiously plural societies – as evidenced in virtually every country fundamentalist Gulf proxies have been unleashed upon, most recently in Libya.

Yet even the Saudi’s have limits to their own capabilities and decisions, ultimately they rely on the military largesse and protection of the United States, and will therefore reign in the terrorist networks if push comes to shove. Hence, the recent Saudi attempts to dissociate from Al Qaeda and the various extremists fighting in Syria can be seen as largely cosmetic and for public consumption. In reality, the Saudi leadership see Al Qaeda and its extremist confrères as malleable proxies of no real threat to themselves, while constituting a critical component of Saudi foreign policy and covert aggression.

 Of far higher importance to both Israel and Saudi Arabia’s confluent interests in the region, which in turn play a critical role in US calculations, are the very states the fundamentalist proxies are currently being sponsored to wage war upon; namely, Iran, Syria, and Hezbollah. The disintegration of the resistance axis is the utmost priority for the states that drive US policy in the Middle East, the supposed “threat” faced by militant fundamentalist ideologues, originally created, and intermittently sponsored by the US and its allies, is merely an afterthought.

 The US Empire, in its efforts to contain, and therefore dominate and control such a strategic and resource-rich region, is more than content to allow its reactionary and sectarian clients to incite the conflict necessary to subvert, fracture and divide the inevitable power a unified Middle East could claim: if only their progressive aspirations and unity were not repeatedly “set back” by Zionist occupation and manufactured antagonism.

Phil Greaves is a UK based writer on UK/US Foreign Policy, with a focus on the Arab World, post WWII. http://notthemsmdotcom.wordpress.com/

samedi, 22 février 2014

Syrie: La Russie met fin aux illusions américaines

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Syrie: La Russie met fin aux illusions américaines

Ex: http://zejournal.mobi

Les paris américains de pousser la Russie à exercer des pressions sur la délégation syrienne à la conférence de Genève II, pour l'amener à modifier ses positions de principes, ont échoué. La profonde déception de Washington est apparue dans les comptes rendus de la réunion tripartite, vendredi à Genève, entre la Russie, les Etats-Unis et Lakhdar Brahimi. Lors de cette rencontre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a fait preuve d'une grande fermeté en s'opposant aux Américains et à la partialité de l'émissaire international.

Le déroulement des négociations de Genève prouve l'absence de tout compromis déjà convenu, comme l'ont cru certains milieux politiques et diplomatiques dès le début de la conférence. Il doit être clair à tous les analystes que la relation entre la Russie et l'Etat syrien est bâtie sur un solide partenariat et une alliance, et non pas sur le suivisme, comme c'est le cas dans la relation entre les oppositions syriennes et leurs maitres américains, arabes et occidentaux.

Le dossier syrien est l'espace dans lequel sont en train de se former les nouvelles équations de partenariat entre les deux pôles russe et américain. Dans ses efforts visant à retrouver sa place sur la scène internationale, la Russie se base sur un solide roc, assuré par la résistance de l'Etat syrien, la progression de ses troupes sur le terrain et un vaste soutien populaire que même les pires ennemis de la Syrie ne peuvent plus nier.

Dans ses efforts visant à construire ce nouveau partenariat international, la Russie agit d'égal à égal avec les Occidentaux, même si au début de la conférence, elle a fermé les yeux sur le retrait de l'invitation adressée à l'Iran et la limitation de la représentation de l'opposition syrienne à la seule délégation de la Coalition nationale. Les Russes ont fait tomber, vendredi, d'un seul coup, les illusions américaines, en soutenant à fond la position de la délégation gouvernementale syrienne qui est intransigeante dans les priorités: la lutte contre le terrorisme doit passer avant toute autre question politique, car elle constitue le pilier de tout futur accord inter-syrien.

Washington tente d'imposer le concept développé par Richard Haass d'un partenariat international... dirigé par les Etats-Unis!


C'est ce que les Américains tentent de faire en Syrie, en essayant d'orienter vers ce concept le processus politique et diplomatique engagé pour régler la crise dans ce pays. Mais cette tentative va à contre-courant des rapports de force sur le terrain, qui permettent à l'Etat syrien, qui tire sa force de son armée et du soutien d'une grande partie de la population, de placer le monde devant deux alternatives: un compromis bâti sur un partenariat dans la lutte contre le terrorisme, appuyé par des résolutions internationales fermes contre tous les Etats impliqués dans le soutien aux mouvements terroristes; ou la solution militaire grâce aux propres moyens de l'Etat syrien, qui imposerait un fait accompli sur le terrain.

Grâce à ses renseignements et aux sondages d'opinion qu'il a menés, l'Occident sait pertinemment que la popularité du président Bachar al-Assad est inébranlable. Le fait que le président syrien soit la cible des Etats-Unis n'a fait que renforcer sa popularité et son image de leader populaire incarnant la volonté syrienne de résister au terrorisme et de défendre l'indépendance et la souveraineté nationales.

La Russie a voulu adresser un message fort de solidarité avec la Syrie, son peuple et son leader, lequel s'est attiré l'admiration des hommes libres de ce monde avec sa volonté de résistance.

La position de Moscou a été aidée par une gestion intelligente et courageuse des négociations de Genève par la délégation gouvernementale. Ce n'est pas un hasard que des manifestations de soutien au président Assad, à la délégation gouvernementale à Genève et à l'armée arabe syrienne, aient lieu dans les régions syriennes perturbées. Les images des foules à Deraa, Deir Ezzor et les autres villes du pays sont éloquentes.

La Russie est convaincue qu'elle est la cible du terrorisme takfiriste parrainé par des pays évoluant dans l'orbite américaine. Elle est aussi victime de pressions en Ukraine et dans d'autres régions, qui constituent sa zone d'influence historique. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, s'est dressé devant l'arrogance américaine et face au projet de bouclier anti-missile, qui constitue une menace directe pour les équilibres mondiaux. Ce projet est explicitement dirigé contre la Russie et son allié iranien.

Cela signifie que la priorité de l'Etat syrien de combattre le terrorisme est aussi celle de défendre la Syrie, la sécurité de ses alliés et la stabilité du monde. Il est tout à fait naturel que la position de la Russie à la conférence de Genève soutienne cette priorité, défendue par la délégation gouvernementale syrienne, surtout que l'Etat syrien a pris en compte, ces trois dernières années, et à plus d'une reprises, les intérêts de son allié russe.

La relation entre la Russie et la Syrie est bâtie sur une alliance organique et stratégique, basée sur la crédibilité, la compréhension et le respect mutuel. La Syrie est un partenaire essentiel de la Russie et non pas un pays vassal, à l'instar de la relation entre les Etats-Unis et leurs "alliés".

Pour toutes ces considérations, l'illusion du compromis russo-américain convenu d'avance est tombée vendredi à Genève... et s'est évaporé avec elle les plans  américains de faire primer "le transfert du pouvoir" sur la lutte contre le terrorisme.

L'armée arabe syrienne se chargera, sur le champ de bataille, de convaincre ceux qui sont encore bercés par ces illusions, que tous leurs paris sont perdants.


- Source : Al Manar (Liban)

Hezbollah leader Nasrallah rebukes Takfiri Jihadists

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Afghanistan to Syria: Hezbollah leader Nasrallah rebukes Takfiri Jihadists

Murad Makhmudov and Lee Jay Walker

Ex: http://moderntokyotimes.com

The Secretary-General of Hezbollah, Hassan Nasrallah, is one of the most powerful individuals within the entire Middle East despite his power base being firmly entrenched in the Levant. Indeed, the continuing evolution of Hezbollah under Nasrallah highlights the firm reality that this political movement can co-exist easily within the mosaic of the Levant and within secular structures. It is this pragmatism that irks America, Israel, Qatar, Saudi Arabia, Turkey, and the United Kingdom. France, while pandering to the destabilization policies of the above named nations aimed at overthrowing the government of Syria, is the one enigma because political elites in France know the organic nature of Hezbollah and how this movement is a firm reality within the political process of Lebanon.

Michel Aoun, a very influential leader within the Christian political community in Lebanon, knows full well that nations destabilizing Syria also have ill intentions against the people of Lebanon. Of course, Aoun and Nasrallah have vested interests within their own respective religious communities and further afield within the power mechanisms of Lebanon. However, unlike the growing menace of Takfiri jihadists to the entire Levant and the other “Gulf/Western cancer” that seeks to pull the strings; both Aoun and Nasrallah put Lebanon first and this applies to preserving the mosaic and unity of Lebanon.

Nasrallah and Aoun know full well that if sectarian Takfiri jihadists win in Syria then Lebanon will be next. Indeed, even if Takfiri jihadists obtain a major foothold then these fanatics will firstly be the stooges of Gulf and NATO powers that manipulate them. However, in time they will morphine and devour all and sundry. Of course, Gulf and Western powers know full well what they are doing because Afghanistan is witness to the unity of the above with primitive sectarian Takfiri jihadists. In time jihadist forces would enslave women, slaughter the Shia, destroy what is left of Buddhist architecture and then usurp traditional indigenous Sunni Islam based on Salafi thought patterns. In other words, Gulf and Western powers – along with the estranged Pakistan that destabilized itself – all helped to usher in “the Islamist year zero.” Today the people of Afghanistan and Pakistan are still suffering based on this barbaric policy that was enacted by America, Pakistan, Saudi Arabia, the United Kingdom, and several feudal Gulf powers.

Hezbollah therefore continues to denounce the brutal policies of traditional Gulf and Western powers. Also, in recent times both France and Turkey have joined the sectarian Takfiri and mercenary bandwagon. This can especially be viewed with events in Libya and Syria. Indeed, Turkey under Erdogan also joined the pro-Muslim Brotherhood camp alongside America and the United Kingdom in relation to Egypt and Tunisia. However, France is difficult to pin down because in Mali and Tunisia the elites in France didn’t want Islamists and jihadists to succeed.

Nasrallah warned about the threat of Takfiris by stating: “If these (Takfiri groups) win in Syria, and God willing they will not, Syria will become worse than Afghanistan.”

“If these armed groups win, will there be a future for the Future Movement in Lebanon? Will there be a chance for anyone other than (Takfiris) in the country?”

Nasrallah stated http://youtube.com/user/EretzZen about Afghanistan: “Consider the experience in Afghanistan. The jihadi Afghani factions fought one of the two most powerful armies in the world, the Soviet army, and it served it with defeat in Afghanistan.

However, Nasrallah continues: “Because there were some factions in Afghanistan that held this Takfiri, exclusionary, eliminatory, bloody, murderous thought (pattern)…the jihadi Afghani factions entered into a bloody conflict between each other…(jihadists) then destroyed neighborhoods, cities, and villages…such things were not even carried out by the Soviet army…And now, where is Afghanistan?”

“From the day that the Soviets withdrew from till today, bring me one day from Afghanistan where there isn’t killings, wounds (inflicted), displacement, destruction, and where there isn’t difficulty in living. Bring me one day in which there is peace, and happiness in life, because of these (groups)…”

Nasrallah similarly stated what are Takfiris doing in Syria against each other – never mind against the Syrian government? He says “…suicide bombings against each other, killing of detainees and prisoners without any mercy, mass graves, and mass executions.”

“Over what? What have they disagreed over? You both follow (Nusra and ISIL) the same methodology, same ideology, same doctrine, same direction, and same Emir (leader). What did they disagree over?

In other words Takfiris and jihadists in Algeria, Afghanistan, Iraq, Nigeria, Pakistan, Somalia, – and now in Syria – are killing, persecuting and destroying because all they know is hatred and “year zero.”

Nasrallah says: “This shows you the mentality that controls the leaders and members of these groups.”

This begs the question – why are political elites in America, France, Turkey, and the United Kingdom, supporting feudal Gulf states in Saudi Arabia and Qatar that seek to destroy various religious groups and cultures in the Levant?

INFORMATION SOURCE 

Please visit Eretz Zen youtube channel at the following:

http://youtube.com/user/EretzZen – please search videos about Hezbollah

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

vendredi, 14 février 2014

La farce de Montreux

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Bernhard Tomaschitz:

La farce de Montreux

 

Conférence pour la paix en Syrie: les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ne veulent pas la fin de la guerre civile

 

A Montreux, en Suisse, la “communauté internationale” (ou ce qui en tient lieu...) tente de trouver une paix acceptable qui mettrait fin à la guerre civile qui fait rage depuis trois ans en Syrie et qui a détruit le pays. Ce que l’on met en scène sur les bords du Lac Léman n’est rien d’autre qu’une farce. Dès le départ, ni les puissances occidentales, surtout les Etats-Unis, qui soutiennent les rebelles dits “modérés”, ni l’Arabie saoudite, qui protège les combattants radicaux islamistes, n’ont intérêt à conduire des négociations sérieuses.

 

Ainsi, le ministre américain des affaires étrangères, John Kerry, exige, en méconnaissant ainsi la situation réelle dans le pays, que le Président syrien Bechar El-Assad renonce au pouvoir. D’après Kerry, il serait impensable que l’homme “qui a oppirmé son peuple de manière si brutale” puisse encore continuer à diriger la Syrie. Et comme par miracle, juste avant que ne commencent les négociations de Genève II, les médias ont diffusé des images prouvant soi-disant les massacres d’opposants au régime, perpétrés par les forces de sécurité loyalistes syriennes. Quant à la puissance régionale que constitue l’Iran, elle a d’abord été invitée, puis, sous pression américaine, “dés-invitée” par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov définit cette exclusion de l’Iran comme “une faute impardonnable”.

 

De cette façon, les deux alliés, inégaux entre eux que sont les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, ont constitué une sorte d’Axe dirigé directement contre l’Iran. En effet, les deux Etats poursuivent —pour des motifs certes divergents— un but commun, celui de contenir et d’encercler l’Iran. L’élément-clef de cette stratégie américano-saoudienne est de briser un maillon fort de “l’arc chiite”, espace géographique en forme de croissant qui part de l’Iran, s’étend à l’Irak et à la Syrie pour aboutir finalement aux zones contrôlées par le Hizbollah au Liban. Pour faire tomber Assad, Washington accepte délibérément que l’Arabie saoudite soutienne les combattants djihadistes de Syrie.

 

Nikolaï Bobkin, qui appartient à la “Strategic Culture Foundation”, une boîte à penser russe, met bien la situation en évidence: “Ryad ne met plus de gants quand il s’agit de faire face aux initiatives internationales pour contrôler le programme nucléaire iranien. Les Saoudiens prônent sans fard le changement de régime en Syrie et ne cessent plus de verser des fonds pour armer l’opposition syrienne. Le royaume d’Arabie saoudite entretient des liens avec les adversaires les plus rabiques de Bechar El-Assad et est ainsi le principal soutien du terrorisme en Syrie”. A juste titre, Bobkin pose la question: l’Arabie saoudite ne mériterait-elle pas de subir les mêmes sanctions que l’Iran?

 

L’Occident laisse faire le royaume islamo-fondamentaliste saoudien —dont la religion d’Etat est le wahhabisme (une secte sunnite)— qui peut ainsi intervenir non seulement en Syrie mais aussi dans l’Irak voisin. Ce laxisme est facile à comprendre: les Saoudiens, disposant à profusion de pétrodollars, sont de bons clients, surtout pour acheter du matériel militaire. Bobkin poursuit son raisonnement: rien que pour cette raison, la famille royale saoudienne peut demeurer sûre que “Washington et ses alliés européens continueront à fermer les yeux, quoi que fasse l’Arabie saoudite dans la région”.

 

Fin 2011, Washington et Ryad ont signé un accord d’achat de matériels militaires pour une somme de 60 milliards de dollars. Bobkin démontre que, grâce à cet accord, les Saoudiens peuvent prendre sous leur aile protectrice les Etats qui leur sont loyaux dans la région, en soutenant financièrement leur programme d’armement: “Par exemple, l’Arabie saoudite a promis aux militaires libanais de financer à raison de trois millions de dollars un achat d’armes en France”. Les forces libanaises seront alors en mesure d’agir efficacement contre le Hizbollah, bien armé par l’Iran. Les membres de cette milice chiite libanaise se battent en Syrie aux côtés des troupes d’Assad.

 

Pourtant l’Arabie saoudite ne constitue pas un sujet de conversation dans les milieux influents aux Etats-Unis. On se contente d’y réclamer un “changement de régime” à Damas et d’exercer à cette fin une pression constante sur le Président Obama. Elliott Abrams, conseiller de l’ex-Président George W. Bush, rappelle à Obama, dans une contribution au “Weekly Standard”, que le premier président afro-américain des Etats-Unis avait, il y a deux ans et demi, réclamé la chute d’Assad. Ensuite, Abrams dresse une longue liste de “péchés” commis par le gouvernement syrien. Celui-ci serait un “régime ennemi”, lié à l’Iran et au Hizbollah, qui opprimerait brutalement toute opinion divergente émise dans le pays. L’idéologue néo-conservateur utilise ensuite l’arme propagandiste de l’exagération en affirmant tout de go que le régime de Damas “a du sang américain sur les mains”, parce qu’il y a une dizaine d’années, il aurait favorisé le transit de djihadistes vers l’Irak, où ces derniers auraient tué des Américains. Abrams est aveugle quelque part: il refuse de voir que le régime d’Assad excite la haine des islamistes parce qu’il est séculier et laïque. Abrams ne constate pas cet état de choses, pourtant évident: il se borne à faire feu de tous bois pour attiser la haine anti-syrienne.

 

Genève II n’apportera donc aucun résultat. L’invitation de représentants de la “Syrian National Coalition” (SNC), regroupement d’opposants à Assad, n’y changera rien. Cette SNC n’est rien d’autre qu’un spectre inconsistant qui donne l’illusion qu’existerait une opposition pro-occidentale. Car il ne faut pas se voiler la face: la plupart des rebelles sont des islamistes, dont beaucoup cultivent des liens à peine dissimulés avec le réseau Al-Qaeda. Le “Washington Post” commentait les préparatifs à Genève II comme suit: “L’incapacité de la coalition lui a coûté la sympathie de la plupart des Syriens normaux et de la majorité des groupes rebelles armés. Pour cette raison, on ne sait pas très bien qui cette coalition représente, ce qui pose problème si elle a l’intention de participer aux négociations”.

 

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°5/2014, http://www.zurzeit.at ).

vendredi, 07 février 2014

Syrie: guerre par procuration vers la paix ou bien vers le chaos

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Syrie: guerre par procuration vers la paix ou bien vers le chaos

par Eberhard Hamer, Mittelstandsinstitut Niedersachsen e.V.

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

Tous les grands médias au monde se sont réjouis des insurrections en Afrique du Nord, en Syrie et en Ukraine présentés comme des mouvements de libération. Cependant, il s’est avéré, entre temps que ces soulèvements ne provenaient pas de l’intérieur de ces pays mais qu’ils étaient fomentés, dirigés et financés de l’extérieur et qu’il s’agissait d’intérêts économiques ou financiers étrangers ou – à l’instar de la Syrie ou de l’Ukraine – de politique de puissance géostratégique.


Quels sont les intérêts qui ont provoqué la tragédie syrienne?
–    Sans la déstabilisation de la Syrie, Israël et les Anglo-Saxons n’auraient pas osé s’attaquer à l’Iran, ou n’auraient pas pu atteindre en toute sécurité ce pays avec leurs missiles et leurs avions – bien qu’il semble que pour le moment le gouvernement américain ait abandonné ce plan. Cette période d’avant-guerre était nécessaire pour la lutte des Américains et les dictatures sunnites (Arabie saoudite et Qatar) contre la Syrie chiite et son allié de Téhéran. Cette Syrie relie l’Iran chiite avec d’autres groupes chiites du monde arabe. Sans cet intermédiaire, l’influence de l’Iran dans le monde arabe serait affaiblie.
–    C’est aussi une question liée aux ressources de gaz. Jusqu’à présent, un oléoduc venant de l’Iran traversait la Syrie. Entretemps on a trouvé des gisements de gaz naturel dans le sud de l’espace méditerranéen – non seulement en zone maritime mais également sous le territoire syrien (Kara). Jusqu’à présent, le Qatar exportait du pétrole liquéfié au moyen d’une flotte de pétroliers. Si le gouvernement Assad disparaissait, le Qatar aurait la possibilité de transporter le «combustible bleu» directement par le territoire syrien vers la côte de la Méditerranée et pourrait ainsi doubler son volume d’exportation et en même temps empêcher l’exportation de l’Iran. C’est la raison pour laquelle le Qatar finance l’insurrection en Syrie.
–    Le contrôle des livraisons du pétrole et du gaz en provenance du Proche-Orient signifie pour les Etats-Unis en même temps le contrôle de l’Europe occidentale et l’affaiblissement de la Russie. Outre les raisons géostratégiques, ce sont donc des raisons économiques qui sont décisives pour les «corrections par des soulèvements» en Libye, Tunisie, Egypte et Syrie. Il s’agit du monopole (et des prix de monopole) pour le pétrole et le gaz.
–    La participation d’Israël en Syrie correspond également au principe du gouvernement Netanyahu, et de tous les anciens gouvernements, de déstabiliser tous les pays voisins afin de sécuriser Israël.
–    Le principal financier de l’insurrection populaire présumée en Syrie sont les Etats-Unis et les dirigeants en sont la CIA qui veille à ce que la propagande de masse dans le monde soit en faveur des «rebelles syriens», en leur fournissant des armes de précision, des missiles antichars, des lunettes de vision thermique, des fusils de précision et dirige, avec l’aide de la marine américaine, la gestion logistique de l’insurrection depuis la mer. Par leur engagement en Syrie, les Etats-Unis et leur industrie tente de lutter contre l’influence de la Russie (politique de l’encerclement) et de la Chine alliée de l’Iran.
–    La Russie possède une base marine et militaire sur la côte méditerranéenne de la Syrie. Après avoir été évincés de la Libye, les Russes ne veulent pas se faire chassés, également, de la Syrie.
–    Parallèlement, la croisade occidentale en Syrie a atteint la Grande Muraille chinoise. La Chine s’intéresse aussi vivement aux ressources du Moyen-Orient. Le Pakistan est déjà sous son influence. Les Chinois entretiennent des relations de longue date avec les talibans afghans. L’Iran est aussi leur allié. Le sud de l’Irak est de facto contrôlé par les alliés chiites de l’Iran. A l’aide de la Syrie, la Chine cherche également à obtenir de l’influence sur la côte méditerranéenne.
–    De même que le but des Etats Unis est d’encercler la Russie et la Chine afin de les repousser à l’intérieur de leurs frontières (par exemple à l’aide de l’insurrection fomentée par les Etats-Unis en Ukraine et la nouvelle offensive dans le Pacifique), ces deux pays veulent, dans le cas de la Syrie, stopper la politique d’encerclement américaine pour des raisons économiques, militaires et géopolitiques.


Lors de la conférence sur la Syrie, les Syriens eux-mêmes n’ont été que des participants passifs. Les commanditaires de la guerre syrienne doivent se mettre d’accord. Mais ils sont confrontés à des obstacles insurmontables:
1.    Les troupes ayant été infiltrées en Syrie par les Etats-Unis (CIA), à savoir les talibans, les combattants de la révolution et les fanatiques islamiques, auparavant engagés dans les pays d’Afrique du Nord ainsi que les troupes de mercenaires (tel Black­water etc.), ne peuvent pratiquement pas être éloignés sans faire de ravages ailleurs. Plus personne ne les veut. On doit donc les laisser s’entretuer et détruire la Syrie. Cela plaide en faveur de la continuation de la guerre.
2.    Les dictatures pétrolières sunnites (Qatar, Arabie saoudite) n’ont pas uniquement leurs propres intérêts à promouvoir concernant le pétrole et le gaz en Syrie, mais également des intérêts de suprématie idéologique islamique qu’ils ne vont guère abandonner.
3.    Israël ne veut pas la paix avant d’avoir atteint la déstabilisation totale de la Syrie afin d’avoir la voie libre en direction de l’Iran.
4.    La Russie se bat pour son influence en Syrie et soutient donc le président Assad (langage occidental: «le régime Assad») en tant qu’allié garantissant ses intérêts.
5.    La Chine est intéressée à la paix en Syrie à condition que son influence soit assurée ou élargie par Assad.


La paix, est-elle possible dans ces conditions?
Quelques objectifs de guerre initiaux des intervenants étrangers se sont entre temps réalisés ou ont changés:
–    Israël ayant atteint son but de déstabiliser la Syrie et le Liban à long terme n’est donc plus partenaire de la conférence de paix.
–    Les Etats-Unis s’épouvantent désormais face à leurs propres mercenaires. Ils craignent, qu’en cas de victoire, un nouveau système islamique, encore plus dangereux que le précédant, puisse se développer en Syrie. Ils cherchent donc une voie de sortie sans trop perdre la face.
–    Jusqu’à présent, la Turquie s’est tenue un peu à l’écart, mais elle a aidé les insurgés de manière subversive au moyen d’armes et d’aide militaire et logistique. Elle veut certes augmenter sa sphère d’influence en Syrie, mais n’est nullement intéressée à avoir un Etat islamique radical comme voisin.
Sont en faveur d’une solution pacifique, avec le maintien du gouvernement Assad:
–    la Russie, car elle garderait ainsi sa base navale et ses alliés en Syrie,
–    l’Iran, car l’axe chiite serait ainsi maintenu et Assad resterait le rempart contre les attaques provenant d’Israël,
–    la Chine, car elle aurait, par l’intermédiaire de l’Iran et de l’axe chiite, plus d’influence sur Assad que sur des terroristes islamistes.


Les terroristes islamistes sont contre une solution pacifique. Les autres buts qu’ils poursuivent – à l’exception de la conquête du pouvoir sunnite en combattant les chiites – sont, selon les groupements très divers, sans doute pas toujours facile à définir et dépendent en partie également de leurs bailleurs de fonds et de leurs dirigeants (Mossad, CIA, Qatar, Arabie saoudite).


Une armistice suffirait déjà à neutraliser les combattants infiltrés. Cela ne peut donc pas être dans leur intérêt, d’autant plus que la résistance de la population dans les territoires qu’ils occupent se renforcerait. S’ils n’étaient plus payés par les Etats-Unis et les monarchies sunnites, ils ne pourraient plus faire face à la pression de l’armée syrienne. Ils devraient donc quitter le pays et semer la pagaille autre part.


Le président Assad et l’armée syrienne pourraient également ne pas encore être intéressés à un cessez-le-feu, car ils sont en train de gagner et de libérer de plus en plus le pays des terroristes. D’autre part, des négociations de paix avec un groupe de citoyens syriens présenterait l’avantage que les 30 000 soldats mercenaires étrangers seraient ainsi isolés, de sorte qu’Assad pourrait risquer de négocier la paix avec une représentation de groupes syriens.


Il faut s’attendre à ce que la tactique utilisée à Genève soit la suivante: des négociations de paix, oui, mais pas encore de cessez-le-feu – et plus tard: la paix, oui, mais uniquement entre Syriens et sans les terroristes étrangers.


Si l’on se demande, si la fomentation de cette guerre par les puissances étrangères, a valu la peine pour eux, il ne reste en réalité que l’avantage israélien (déstabilisation). Les Américains, la CIA, le Qatar et l’Arabie saoudite vont probablement perdre. Pour eux, cette guerre n’a certainement pas amené les résultats escomptés.


Après que les Américains ont, avec l’aide des Russes, empêché l’attaque israélienne contre l’Iran et terminé avec succès les négociations nucléaires avec ce pays, une reprise pacifique pourrait se produire dans cette région, si l’on parvient à éliminer les combattants étrangers de la Syrie et réinstaurer la paix entre les Syriens.    


(Traduction Horizons et débats)

jeudi, 06 février 2014

Is Israel Getting Ready to Rethink its Strategy in Syria?

Is Israel Getting Ready to Rethink its Strategy in Syria?

Dmitry MININ

Ex: http://www.strategic-culture.org

 
On 24 January, a senior officer in the Israeli military intelligence held a special briefing, at which it was reported that there is «the possibility» of Israel rethinking its strategy in the Syrian conflict. The reason? The sharp rise in the number of militants in Syria linked to al-Qaeda who are uncompromising when it comes to Israel. Just two years ago they numbered 2,000, but today this number has increased to 30,000. They have travelled to Syria from countries in the Middle East, Europe, America... Israel is starting to come to the conclusion that if Bashar Assad is overthrown and the militants’ immediate goal realised – the creation of a large Islamic state from Syria and parts of Iraq – then these forces are going to come down on them hard. Hence the need for Israel to look at the possibility of carrying out its own large-scale operations in Syria, apparently.

According to the Israelis, the Islamist groups in Syria that pose a threat to their country include:

1. Jabhat al-Nusra. On 22 January, the Israeli security agency Shin Bet reported that it had foiled three planned terrorist attacks by this organisation, including blowing up the US Embassy in Tel-Aviv and the Convention Centre in Jerusalem. The alleged perpetrators included immigrants from Turkey and the North Caucasus republics. 

2. The Islamic State of Iraq and the Levant.

3. Ahrar ash-Sham. This group serves as the basis for the recently established Islamic Front (IF), which America has declared to be a «moderate» group. Israeli intelligence sources are disputing this assessment, pointing out that Ahrar ash-Sham’s leader, Abu Khalid al-Suri (real name Mohamed Bahaiah), admitted that he is a member of al-Qaeda. Experts in France are also in agreement with this, observing that Muhamed Bahaiah acts as al-Qaeda’s chief coordinator in Syria, used to have links with Bin Laden and remains a close acquaintance of al-Zawahiri.

4. Jaysh al-Islam. This organisation dominates the Damascus region and is known to have close ties with Saudi and Pakistani intelligence agencies.

The Israeli army (the IDF) is considering several options for how it could tackle these groups:

a) creating buffer zones on the Syrian side of the border;

b) air and ground strikes against jihadist border concentrations;

c) deep thrusts into Syria and Iraq to block the advance of al-Qaeda forces into Jordan;

d) the targeted assassinations of top al-Qaeda commanders; and

e) preventing jihadist forces from seizing areas in Syria that could subsequently be used as springboards from which to advance into Israel.

At the same time, however, Israeli strategists are stipulating the need for all the «pros and cons» of fighting al-Qaeda in Syria to be considered carefully, bearing in mind that such a military campaign would ease the pressure on Assad’s regime and his allies, Iran and Hezbollah, which Israel, of course, does not really want to do. But at some point, they are going to have to choose which is more important – real security or the myths of their own propaganda.

Speaking at the annual conference of the Institute for National Security Studies, «Security Challenges of the 21st Century», Israel’s Defence Minister, Moshe Ya’alon, stated that the US has encountered many challenges in the region and is trying to reduce its presence and intervention. At the same time, he believes that Syria’s partition into several parts is a looming reality, which means that Israel needs to be prepared for the situation when its «red lines» are crossed. This would be «an attack on Israel or the transfer/use of chemical weapons» which, according to Ya’alon, could alter Israel’s position regarding its «non-intervention» in what is currently happening in Syria.

Israel’s significant military build-up on its border with Syria has already been declared. The IDF’s press office announced the official commissioning of a new territorial division known as the Bashan Division after the ancient name of the Golan Heights region, in which the division will be stationed. The division will be led by Brigadier General Ofek Buchris, a former commander of the Golani Brigade and then commander of the 366th Reserve Division, known as the «Netiv Ha-Esh» Division.

The IDF’s 36th «Ga’ash» Armor Division, which as well as carrying out combat missions served as the territorial division in the Golan Heights region, will remain in the same place, but will move into the reserves of the General Staff. This division includes the «Golani» Infantry Brigade, the «Saar me-Golan» and «Barak» Armor Brigades, and the «Golan» Artillery Regiment.

On 28 January, commenting on a report about the renewal of US arms supplies to Syrian rebels, the Israeli military intelligence website DEBKAfile reported that, this time around, they are going to carry out the plan agreed with Tel-Aviv for the creation of two buffer zones on the border between Israel and Jordan. The US is also supposedly convinced of the futility of trying to alter the balance of forces in the Syrian conflict in its favour, and is ready to restrict itself to protecting its last reliable allies in the region. The plan is for both zones to be created in Syria, sufficiently close to Damascus.

According to reports by Reuters, high-ranking officials in American and European intelligence agencies have confirmed that a plan approved by the US Congress for the financing of arms supplies to rebel groups in Syria contains secret articles that not all members of Congress are aware of.

Weapons and ammunition, including anti-tank missiles and grenades, will be delivered to Syria through Jordan. In addition, the US is also intending to provide the so-called moderate opposition with a variety of equipment, including modern communication equipment and night vision equipment.

Even on the face of it, however, there are serious doubts about the potential of America and Israel’s «new strategy». To begin with, it is mistaken in the false hope that there are forces loyal to the West that can be placed along the border between Israel and Jordan, similar to the Maronite Army of South Lebanon that existed in the 20th century. Finding «border guards» like that in Syria is extremely difficult. The entire region of the Golan Heights on the Syrian side is dominated by anti-Israeli minded jihadists from Jabhat al-Nusra. In many respects, these were nurtured by Israel itself, which was once obsessed with the idea of overthrowing Bashar Assad no matter what. It should be noted that since the beginning of the Syrian crisis, more than 800 militants, including 28 leaders, have received medical help in Israeli hospitals, including the Rambam Medical Center in Haifa, where top-level officials are treated. How exactly «democrats» are to emerge in place of these al-Qaeda-ists, however, is unclear. 

The picture is more varied in the sector adjacent to Jordan, but it is also unlikely that local rebels want to turn into eternal «military settlers». Everyone remembers the fate of the puppet South Lebanese Army, whose soldiers were eventually forced to abandon their homeland with their families and sit and vegetate in Israel, deprived of all rights. In fact, if the Islamists conquer the rest of Syria, pockets like these will be crushed in a matter of hours.

 It is about time people understood that none of the various strategic equations in Syria can be solved without the involvement of Bashar Assad as both the most important figure in Damasus and the country’s president. The Syrian government does not need any kind of external intrusion against its enemies, enemies that were nurtured by the «suddenly enlightened» Western and Israeli strategists themselves. Something different is required, namely that the US and its allies stop all inference in Syria’s affairs. Damascus will deal with the rebellion itself single-handed. That way it will be cheaper, and result in fewer victims.

samedi, 01 février 2014

La guerre des Saoud contre la Syrie

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La guerre des Saoud contre la Syrie

 

Tout observateur du conflit syrien désireux de connaître de plus près la rébellion anti-régime aura quelque peine à s’y retrouver en raison de l’inflation des groupes armés que l’on estime aujourd’hui à plus d’un millier. La guerre fratricide dans laquelle sont plongées les principales milices djihadistes depuis le début de l’année accentue la confusion notamment sur le rôle et l’évolution d’Al Qaïda dans le conflit. Pourtant, au-delà de leurs rivalités économiques et territoriales, une même idéologie et une même stratégie les unissent et les relient à un acteur clé de la guerre de Syrie : le royaume d’Arabie saoudite.

Le wahhabisme syrien avant la guerre

Le courant religieux fondé il y a quelques 250 ans par le prédicateur extrémiste Muhammad Ben Abdel Wahhab dans le Najd en Arabie saoudite, n’est pas un phénomène de mode soudainement apparu en Syrie à la faveur du printemps arabe. Le wahhabisme dispose en effet d’une base sociale solide entretenue depuis plusieurs années par les Syriens qui vivent en Arabie saoudite et dans les autres théocraties de la péninsule arabique. En Syrie, les émigrés du Golfe sont singulièrement appelés « les Saoudiens » car à leur retour au pays, on les confond avec les vrais Saoudiens. La plupart de ces émigrés reviennent en effet imprégnés du puritanisme rituel, vestimentaire, familial et sociétal qui caractérise les royaumes wahhabites (1).

Mais le wahhabisme syrien est aussi le fait de prédicateurs salafistes chassés par le régime de Damas et accueillis par les royaumes du Golfe. Malgré la distance et la répression, ces salafistes exilés sont parvenus à entretenir des réseaux d’influence dans leurs régions et leurs tribus d’origine.

La multiplication des chaînes satellitaires émettant depuis les pays wahhabites a renforcé en Syrie la popularité de certains exilés syriens reconvertis dans le « télé-coranisme ». Le plus emblématique d’entre eux est sans doute Adnane Arour. Exilé en Arabie saoudite, celui que l’on surnomme le cheikh de la discorde (fitna), anime plusieurs émissions sur Wessal TV et Safa TV où il a popularisé les harangues anti-chiites et anti-alaouites notamment celle où il appelle à « passer les alaouites au hachoir et à jeter leur chair aux chiens ». Dans la région de Hama dont il est originaire, Arour a gardé une influence significative au point que son nom était loué dès les premières manifestations anti-régime de 2011.

D’un point de vue historique et territorial, la wahhabisation rampante de la Syrie s’est d’abord imposée dans les populations rurales échappant au sunnisme institutionnel syrien d’orientation hanafite réputé tolérant. Suite au virage libéral emprunté par le parti Baas en 2005, le wahhabisme a connu un nouvel essor dans les banlieues misérables des métropoles syriennes ou les villes de seconde zone comme Douma ou Darayya ravivant le spectre de la discorde inter-communautaire.

De nombreux Syriens qui se sont enrichis en Arabie saoudite lancèrent des campagnes caritatives dans leur pays d’origine, accroissant ainsi leur influence parmi les Syriens défavorisés. Chaque carence de l’Etat était aussitôt comblée par des réseaux de bienfaisance liés à d’ambitieux cheikhs exilés. L’un des plus connus s’appelle Mohammad Sourour Zayn Al Abidin. Il est le chef de file d’un courant prosélyte à mi-chemin entre le mouvement des Frères musulmans syriens et le wahhabisme (2).

Le moment venu, les Syriens du Golfe sont devenus les principaux sponsors privés du djihad en Syrie, aussitôt assistés dans leur « mission sacrée » par des riches donateurs saoudiens mais aussi koweïtiens, bahreïniens ou encore jordaniens, pour la plupart, d’obédience wahhabite (3).

Malgré le calme tout relatif qui faisait la renommée du régime sécuritaire de Damas avant les troubles et la guerre que nous connaissons depuis trois ans, le pays a connu plusieurs cas d’échauffourées et de provocations à caractère confessionnel. (4) Une alaouite originaire de la ville majoritairement sunnite de Tall Kalakh dans le gouvernorat de Homs m’a parlé de tentatives de pogromes anti-alaouites plus d’un an avant les premières manifestations démocratiques de mars 2011. D’autres Syriens m’ont confirmé l’installation durant la décennie précédente, d’un climat délétère sur fond de rancœurs communautaires dans les quartiers pauvres de Damas et dans certains villages d’Idlib.

Les autorités syriennes ont préféré étouffer ce type d’incidents pour éviter la contagion.

En mars 2011, les slogans hostiles aux chiites, au Hezbollah et à l’Iran scandés aux portes de la mosquée Abou Baqr As Saddiq à Jableh sur la côte syrienne ont rapidement cédé la place aux appels à la guerre contre les minorités. Alors que les Syriens manifestaient contre l’injustice, la tyrannie, la corruption et la pauvreté, certaines forces conservatrices tentaient délibérément de détourner la colère populaire vers des cibles innocentes dont le seul crime était d’exister. Ainsi, avant même que les troupes d’Al Qaïda ne tirent leur premier coup de feu en Syrie, les prédicateurs wahhabites étaient déjà à la manœuvre.

La wahhabisation de la rébellion syrienne

Si à l’aube de l’insurrection syrienne, au milieu de l’écrasante majorité des combattants de confession sunnite, on pouvait croiser quelques rebelles druzes, chrétiens, chiites et alaouites, sous la pression des agitateurs et des généreux donateurs du Golfe, la rébellion va rapidement s’homogénéiser sur le plan confessionnel et se radicaliser, contraignant les quelques combattants issus des minorités à se démobiliser et à s’exiler.

Dans leur propagande, les groupes rebelles syriens reprennent à leur compte les insultes anti-chiites en vogue au royaume des Saoud. Les chiites mais aussi les alaouites, les ismaéliens et les druzes seront systématiquement accusés par la rébellion d’être des mécréants (kouffar), des négateurs (rafidha), des zoroastriens (majous), des transgresseurs (tawaghit, pluriel de taghout), des polythéistes, des adorateurs d’icônes, de pierres ou de tombes (mouchrikines), des satanistes, des crypto-iraniens, des envahisseurs perses, des safavides ou encore des crypto-juifs (5).

Parallèlement, des bataillons aux connotations confessionnelles vont se former à l’intérieur même de l’Armée syrienne libre : bataillons Muawiya, Yazid, Abou Ubayda Jarrah, Ibn Taymiyya, Ibn Kathir, la brigade turkmène « Yavuz Sultan Selim » du nom du sultan-calife ottoman qui, au XVIe siècle, massacra alévis, alaouites et chiites…

Parmi ces groupes d’insurgés à connotation confessionnelle, il y a la fameuse Brigade Farouk, véritable épine dorsale de l’Armée syrienne libre. Aucun média occidental ne s’est même interrogé sur le sens du mot Farouk. (6) Il s’agissait pourtant du surnom du calife Omar Ibn Khattab, considéré comme un usurpateur par les chiites.

Nul ne peut oublier Khalid al Hamad, l’homme qui éviscéra un soldat de l’armée gouvernementale avant de crier en portant à sa bouche le cœur et le foie de sa victime : « Oh, héros ! massacrez les Alaouites et découpez leurs cœurs pour les manger ! ». Mais se souvient-on que cet individu n’était ni membre d’Al Qaïda, ni un simple milicien mais un commandant de la célèbre brigade Al Farouk affiliée à l’Armée syrienne libre (ASL) soi-disant modérée et aujourd’hui dirigée par Salim Idriss.

Le prédicateur Andan Arour qui appelle au meurtre de masse lors de ses apparitions télévisées fait lui aussi partie de l’Armée syrienne libre (ASL) et non pas de la rébellion dite « extrémiste ».

Ces quelques exemples montrent que la présentation de l’Armée syrienne libre (ASL) en tant que rébellion démocratique, laïque et plurielle était un pur produit marketing à destination de l’opinion publique occidentale.

De nos jours, nos médias présentent le Front islamique (FI), la principale coalition djihadiste qui fédère près de 80.000 combattants comme une possible alternative à Al Qaïda. Le leader du Front islamique s’appelle Zahran Alloush. Il est le fils de Mohammad Alloush, un prédicateur syrien ultraconservateur exilé en Arabie saoudite. Zahran Alloush a beau résister contre les deux succursales syriennes d’Al Qaïda, à savoir Al Nosra et l’Etat islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) alias Daech, il développe la même rhétorique sectaire que ses concurrents. Dans une allocution prononcée devant le château omeyyade Qasr al Hayr al Charqi près d’Al Sukhna en juillet 2013, voici ce que Zahran Alloush déclarait urbi et orbi :

« Les fils des Omeyyades sont revenus au pays du Levant malgré vous. Les moudjahidines du Levant vont laver la souillure des Rafidhas , pour purifier le Levant à jamais… Les Chiites demeureront à jamais soumis et humiliés comme ils l’ont toujours été tout au long de l’histoire. Et l’Islam a toujours détruit leur Etat… La dynastie des Omeyyades a toujours détruit leur Etat ». (7)

Début octobre 2013, quatre groupes djihadistes regroupant plusieurs milliers de combattants indépendants d’Al Qaïda annoncent la création dans l’Est syrien de l’Armée de la sunna et de la communauté (Jaych al Sunna wal Jama’a). Non seulement, cette nouvelle coalition arbore un nom confessionnel clairement anti-chiite mais, en plus, elle accuse leurs ennemis d’être des safavides, un nom désignant une dynastie chiite qui régna sur l’Iran de 1501 à 1736. Par ailleurs, la nouvelle armée confessionnelle proclame sa volonté de combattre les « sectes » jusqu’au jour du jugement dernier. (8)

Par conséquent, il serait illusoire de considérer la rébellion de groupes armés contre à Al Qaïda comme un gage de respectabilité et de tolérance. En effet, tous les mouvements rebelles actifs en Syrie pratiquent le takfir, c’est-à-dire la guerre contre la « mécréance », dans un premier temps contre les courants de l’Islam qu’ils considèrent comme hérétiques et les non-croyants, ensuite contre les minorités chrétiennes et enfin contre les sunnites.

La distinction faite par les médias occidentaux entre rebelles et djihadistes est donc abusive. Entre Al Qaïda, le Front islamique et l’Armée syrienne libre, c’est en quelque sorte bonnet blanc et blanc bonnet.

Le Royaume wahhabite à l’assaut de la forteresse syrienne

En trois ans de conflit en Syrie, le régime des Saoud ne s’est pas contenté d’exporter son idéologie. Dès le début de la crise, Riyad se profile en effet comme la force d’avant-garde de la guerre contre le régime syrien. Il se fait remarquer en devenant le premier pays au monde à rompre ses relations diplomatiques avec Damas.

Lorsque l’insurrection armée éclate en Syrie, le Royaume wahhabite cherche immédiatement à en prendre le contrôle. Il charge ses agents locaux de canaliser les ressources financières, logistiques et militaires vers les groupes insurgés les plus fiables.

Au Liban, en Turquie et surtout en Jordanie, les services de renseignements saoudiens organisent des camps d’entraînement pour les rebelles syriens.

Au pays du Cèdre, l’Arabie saoudite mobilise le Courant du futur des Hariri, une puissante famille libano-saoudienne politiquement inféodée à la dynastie wahhabite ainsi que les cellules terroristes présentes dans le Nord du pays. Les groupes terroristes du Nord-Liban constituent la force de réserve traditionnelle du régime de Riyad dans sa guerre contre le Hezbollah, parti solidement implanté dans la population chiite du Sud du Liban.

Au début du « printemps syrien » (mars 2011), ce même Nord-Liban a logiquement servi à l’Arabie saoudite de base d’attaque contre la Syrie. Des mercenaires pro-saoudiens de toutes origines, mais au départ syriens, ont afflué vers les province de Homs et de Damas à partir du territoire libanais.

Le chef des opérations anti-syriennes n’est autre que le prince Bandar Ben Sultan, secrétaire général du Conseil national de sécurité saoudien. Le prince est par ailleurs surnommé « Bandar Bush » en raison de ses étroites liaisons avec l’ex-président étasunien. Coutumier des opérations secrètes, le prince Bandar a fait de l’élimination du président syrien une question personnelle. Il lui arrive de débarquer en personne à Tripoli, la capitale du Nord-Liban, pour encourager, en monnaies sonnantes et trébuchantes, les volontaires pour le djihad anti-chiite, anti-Hezbollah et anti-syrien (9). Parfois, il charge ses meilleurs agents, comme le député haririste Okab Sakr, d’assurer la logistique. Selon une enquête du journal Time, Okab Sakr se trouvait fin août 2013 à Antioche, la ville turque servant de base-arrière aux djihadistes anti-syriens du Front nord pour équiper en armes légères plusieurs unités de l’Armée syrienne libre (ASL) basées à Idlib et à Homs. (10)

Le 25 février 2013, le New York Times a révélé que des armes issues de stocks secrets de l’armée croate ont été achetées par l’Arabie saoudite et acheminées aux rebelles syriens via la Jordanie. Il était question de « multiples avions chargés d’armes » et d’un « nombre inconnu de munitions ». (11)

Le 17 juin 2013, citant des diplomates du Golfe, l’agence Reuters annonce la fourniture aux rebelles syriens par l’Arabie saoudite de missiles anti-aériens achetés en France et en Belgique. La dépêche précise que le transport de ses armes aurait été financé par la France. (12)

Au Liban, en Turquie ou en Jordanie, l’Arabie saoudite avançait ses pions à mesure que les autres sponsors de la rébellion, à savoir le régime d’Ankara et l’émir du Qatar, levaient le pied. Désormais, la Syrie était victime d’une guerre saoudienne, une guerre d’invasion et de conquête de la Syrie par l’Arabie saoudite.

Les légions saoudiennes déferlent sur la Syrie

Voyant que les Etats-Unis rechignaient à envoyer des troupes pour combattre le régime de Damas suite à l’attaque chimique survenue le 21 août 2013, le régime de Riyad a décidé de mettre les bouchées doubles en augmentant de manière significative le budget militaire et le nombre de mercenaires saoudiens pour la guerre contre la Syrie. Parallèlement, plusieurs centaines de Saoudiens, soldats d’active ou réservistes, ont gagné la Syrie pour renforcer les groupes terroristes les plus radicaux comme Al Nosra ou Daech.

Ces dernières semaines, le journal libanais As-Safir et les médias officiels syriens ont constaté cette implication accrue de la monarchie wahhabite, indiquant que plusieurs hauts gradés de l’armée saoudienne dont un colonel ont été capturés par l’armée syrienne à Alep tandis qu’un général major de l’armée saoudienne nommé Adel Nayef Al-Shoummari avait été tué dans une attaque kamikaze à Deir Attiyeh. Les médias syriens ont publié sa photo en uniforme de l’armée saoudienne. Al Shoummari serait le fils du chef des officiers de la Garde royale saoudienne. Une autre personnalité saoudienne, Moutaleq el-Moutlaq, fils du général saoudien Abdallah Moutlaq Soudairi a lui aussi été tué à Alep. À sa mort, les autorités saoudiennes ont tenté de se dissocier de son engagement en Syrie en prétendant qu’il s’était rendu dans ce pays en guerre par échapper à la justice. Le journal As-Safir note cependant que l’oncle paternel de Moutlaq al-Moutlaq, se trouve lui aussi en Syrie dans les rangs de groupes dihadistes. (13)

Parmi les milliers de Saoudiens actuellement présent en Syrie, on compte également des cheikhs influents comme Abdullah Al Mohaisany. Dans une vidéo postée sur Youtube, on le voit arme à la main, chanter des louanges au Front Al Nosra et à l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EILL), les deux branches d’Al Qaïda en Syrie et maudire les chiites et les alaouites (14).

L’inertie des services secrets saoudiens face aux départs de personnalités publiques comme Al Mohaisany pose question. Au début du conflit, les autorités saoudiennes semblaient vouloir tenir leurs citoyens à l’écart de la guerre de Syrie. En septembre 2012, plusieurs oulémas appartenant à un organe religieux gouvernemental avaient même déconseillé à leurs ressortissants d’aller se battre en Syrie. (15) Aujourd’hui, Riyad semble au contraire prêcher avec véhémence la guerre totale dans ce pays.

Fin novembre 2013, l’armée arabe syrienne a annoncé avoir capturé pas moins de 80 combattants saoudiens à Deir Attiyeh durant la bataille de Qalamoune.

Le 15 janvier 2014, l’ambassadeur syrien aux Nations Unies M. Bachar Jaafari a déclaré que 15% des combattants étrangers en Syrie étaient Saoudiens. Dans ses deux derniers discours, la président syrien Bachar el Assad a souligné la menace du wahhabisme sur l’Islam et sur le monde. Et d’ajouter : « (…) tout le monde doit contribuer à la lutte contre le wahhabisme et à son éradication. » Le président syrien confirmait ainsi que la guerre de Syrie est devenue une guerre de l’Arabie saoudite contre la Syrie.

Conclusion

Lorsque l’on parle du rôle de l’Arabie saoudite dans la guerre de Syrie, par ignorance ou à dessein, les analystes occidentaux restent souvent vagues, se limitant à répéter des généralités sur les rivalités entre l’Iran et la dynastie des Saoud.

Si les médias occidentaux principalement français, sont avares de critiques envers les monarchies du Golfe, ils sont carrément muets sur l’obsession des Saoud à vouloir confessionnaliser à tous prix un conflit qui est éminemment politique, géostratégique et idéologique. Il est vrai que « nos » experts pointent le discours confessionnel et l’extrémisme de la rébellion, mais ils en parlent comme une conséquence et non comme la principale cause du conflit et de sa pérennisation.

Or, les forces du régime ont toujours mis en avant la solidarité interconfessionnelle et l’unité de la patrie au centre de leur combat, (ce que les médias mainstream se gardent de mentionner, faisant passer les forces loyalistes pour les membres d’une seule communauté) tandis que les groupes armés cultivaient leur différence et leur pureté par rapport aux communautés jugées déviantes puis par rapport à l’ensemble de la population.

Là où ces milices fanatiques ont pris le pouvoir, le chaos et la terreur se sont installés. Dans les zones dites « libérées », le jeu dangereux de la surenchère anti-chiite et anti-alaouite entretenu par les canaux de propagande saoudiens s’est rapidement mué en campagne d’extermination de tout ce qui est non sunnite d’abord et de tous ce qui est différent ensuite.
C’est le phénomène que nous observons aujourd’hui, avec la liquidation de plus d’un millier de djihadistes en deux semaines de guerre entre factions rivales se revendiquant de la même confession et de la même pratique théologique.

En trois ans de crise et de guerre en Syrie, la stratégie saoudienne est passée du « soft power » et de la wahhabisation rampante à la guerre directe.

Les Saoud ont commencé par saboter toute perspective de réforme, de démocratisation et de réconciliation en Syrie. Ils ont ensuite poussé les Syriens à s’entre-tuer en dressant face aux forces loyalistes des groupes armés créés de toutes pièces à leur image. Voyant leur projet de renversement de régime échouer, ils ont décidé de tenter le tout pour le tout, quitte à réduire la Syrie en poussière avec l’aide d’Al Qaïda.

Comme le régime théocratique de Riyad est en guerre contre Al Qaïda sur le plan domestique, certains experts occidentaux doutent encore du soutien de Riyad aux terroristes en Syrie. Or, la manipulation par les services saoudiens de groupes affiliés à Al Qaïda comme l’EIIL ou Al Nosra est non seulement une constante de la politique étrangère saoudienne mais en plus, les milices du Front islamique (FI) et de l’Armée syrienne libre (ASL) que l’Arabie saoudite soutient officiellement ont une idéologie et une rhétorique quasi identiques à celles d’Al Qaïda.

Ainsi, du chef de l’espionnage saoudien Bandar Ben Sultan au leader suprême d’Al Qaïda Ayman al Zawahiri, de l’émir d’Al Nosra Abu Mohammad Al Joulani au commandant de l’Armée syrienne libre Salim Idriss, de l’émir de Daech Abu Bakr Al Baghdadi au commandant du Front islamique (FI) Zahran Alloush, ils prônent tous le même discours, les mêmes méthodes et les mêmes objectifs en Syrie.

Le terrorisme de ces bandes armées et de leur sponsor saoudien ne laisse guère d’autre choix à la Syrie souveraine que de résister ou de disparaître.

Nous sommes décidément encore bien loin de la paix.

Bahar Kimyongür

18 janvier 2014

Notes

(1) J’ai constaté ce phénomène de wahhabisation des moeurs durant mes multiples voyages en Syrie entre 1998 et 2005. Il a été observé par Alper Birdal et Yigit Günay auteurs du livre critique sur les printemps arabes (Arap Bahari Aldatmacasi, Ed. Yazilama, 2012). L’opposant syrien Haytham Manna a lui aussi rendu compte de la wahhabisation progressive de la Syrie durant une conférence donnée à Bruxelles le 3 novembre 2013.

(2) Mohammad Sourour Zayn Al Abidin vit actuellement en Jordanie.

(3) Selon un article paru le 12 novembre dans le New York Times et signé Ben Hubbard, douze Koweïtiens dont un certain Ghanim Al Mteiri agiraient ouvertement dans le transport de fonds pour le djihad en Syrie. Des imams vivant en Europe ont également impliqués dans le trafic d’armes international vers la Syrie comme l’imam syrien exilé en Suède Haytham Rahmeh.

(4) A Qamechli, dans le Nord-est de la Syrie, des troubles inter-ethniques sanglants survenus en 2004 entre supporters de football arabes et kurdes.

(5) La légende veut que ce soit un juif converti à l’Islam du nom d’Abdullah Ibn Saba qui serait le fondateur du chiisme. Certaines sources sunnites font d’Ibn Saba un agent juif provocateur ayant eu pour mission de détruire l’Islam de l’intérieur. Mais à ce jour, les autorités chiites réfutent jusqu’à l’existence même de ce personnage et accusent les auteurs de ce “mythe” de vouloir discréditer leur foi.

(6) Farouk signifie celui qui distingue le Bien du Mal.

(7) Voir :lien

(8) Voir : lien

(9) Pour plus de détails sur Bandar Ben Sultan, cf. Bahar Kimyongür, Syriana, La conquête continue, Ed. Investig’Action et Couleur Livres, Charleroi, 2012

(10) Time, Syria’s Secular and Islamist Rebels : Who Are the Saudis and the Qataris Arming ?, 18 septembre 2012,

(11) The New York Times, Saudis Step Up Help for Rebels in Syria With Croatian Arms, 25 février 2013

(12) Reuters, Saudi supplying missiles to Syria rebels : Gulf source, 17 juin 2013

(13) As Safir, Saudi Jihadis Flow into Syria, 5 décembre 2012

(14) Voir : lien
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La chanson reprise par le cheikh saoudien range dans le même panier les chiites et l’Amérique, ce qui est un contre-sens. Le royaume dont il est citoyen est non seulement un protectorat étasunien mais en plus, Washington est l’un des principaux soutiens du djihad en Syrie.

(15) Reuters, Saudi steers citizens away from Syrian « jihad », 12 septembre 2012