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jeudi, 02 octobre 2014

A propos du dernier livre de Georges Feltin-Tracol

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A propos du dernier livre de Georges Feltin-Tracol, "En liberté surveillée"

Bastien Valorgues

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Le 10 septembre 2014, le tribunal de Paris condamnait à des amendes avec sursis les vigiles de Notre-Dame et relaxait les Femen qui avaient détérioré les nouvelles cloches de la cathédrale. Le jour même à Saint-Étienne, le tribunal de police acquittait un curé poursuivi pour l’hébergement de « sans-papiers ». Quelques jours plus tard, tandis qu’Alain Soral se voyait condamné à 7 000 euros (soit 2 000 euros d’amende, 2 000 euros de dommage et intérêts et 3 000 euros de frais de justice) pour diffamation envers le F.N. Louis Aliot, le militant panafricaniste radical Kémi Séba était arrêté le 14 septembre et écroué pour purger – en régime d’isolement ! – une peine de deux mois de prison. Le 16 septembre dernier, en Bretagne, le procureur de la République obtint de lourdes peines – dont un an et demi de prison ferme – à l’encontre de quatre Bonnets rouges accusés de la destruction de radars automatiques et de portiques d’éco-taxe. Le 20 septembre, enfin, après l’incendie justifié du centre des impôts et des bureaux de la M.S.A. (Mutuelle sociale agricole) à Morlaix, le gouvernement de Manuel Valls somma l’appareil judiciaire de retrouver leurs auteurs écrasés par les charges, les normes, les oukases de la grande distribution parasitaire et le contre-coup des sanctions occidentales anti-russes. Dans le même temps, le Parlement discute d’un projet de loi anti-terroriste, soixante-dix ans après le triomphe en France des « terroristes »…

 

Tous ces exemples auraient pu figurer dans le nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, En liberté surveillée. Comme l’indique le sous-titre, il s’agit d’un virulent « Réquisitoire contre un système liberticide ». L’ouvrage était attendu. Sa lecture ne déçoit pas. Sollicité par l’éditeur Roland Hélie au moment de l’affaire Dieudonné en janvier, le livre devait à l’origine s’appeler La Quenelle interdite. Mais en mobilisant une multitude de faits prélevés dans la presse officielle depuis plusieurs années, le rédacteur en chef du site Europe Maxima a très rapidement élargi son enquête et nous livre un diagnostic complet, édifiant et terrifiant d’une tendance lourde du monde moderne.


 

 

En liberté surveillée se compose de huit chapitres ainsi que d’une part entièrement dédiée aux notes et aux références. Si les sept premiers forment une sorte de généalogie du processus liberticide, le dernier examine les possibilités tangibles d’édification d’une alternative à la société carcérale voulue par le libéralisme mondialiste. Par ailleurs, l’intérêt de l’ouvrage montre que la puissante opposition à la loi Taubira sur le « mariage pour tous » et la féroce répression gouvernementale qui en découla, ne doit pas faire oublier que la lente éclipse des libertés françaises ne commence pas avec François Hollande. Leur sape systématique remonte aux présidences catastrophiques de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et de François Mitterrand sous laquelle fut adoptée l’abjecte loi Gayssot de 1990.

 

Georges Feltin-Tracol présente l’insigne mérite de mettre en perspective une longue et progressive dissolution qui correspond au transfert de l’action étatique de l’espace public en cours de privatisation vers le domaine privé personnel. « Si le sociétalisme et ses déclinaisons circonstancielles, le sécuritarisme et le gendérisme, constituent l’armature stratégique de l’oligarchie planétarienne, avance-t-il, la tactique bâtie sur le monde corrompu des médiats s’organise autour d’une conception singulière de la liberté d’opinion. Les bien-pensants aiment le début d’idées à la condition qu’ils agréent les idées présentées. Ils prêchent la tolérance, le vivre-ensemble, la liberté de parole, mais en même temps dénient toute expression à ceux qui exprimeraient avec vigueur, méthode et intelligence leurs divergences. La récente proposition de loi pénalisant les clients de prostituées le prouve amplement. » D’autres nombreux exemples d’intrusion étatique dans l’ordre de l’intime prouvent que « l’État incline trop à épier la vie privée de ses citoyens ».

 

L’auteur rappelle fort à propos que Jacques Chirac a inscrit dans la Constitution de la Ve République l’interdiction du rétablissement de la peine de mort et que le déplorable Nicolas Sarkozy n’hésita pas, ici, à pourchasser militants syndicaux, défenseurs d’une agriculture écologique et non-productiviste et victimes de l’insécurité comme René Galinier en appliquant des textes juridiques destinées à l’origine à combattre les terroristes ou la petite criminalité. Toutes les rombières retraitées de l’U.M.P. et les pauvres gars qui acclament le soi-disant retour de leur calamiteux champion à talons rehaussés devraient s’en souvenir. Or, naufrage de l’âge, ces futurs euthanasiés font preuve pour la circonstance d’Alzheimer politique.

 

Après avoir passé en revue les échecs récents de l’engagement politicien, du putsch envisagé ou des trois applications du gramscisme  (l’entrisme dans des partis de droite, le contrôle d’une rédaction de presse et l’usage technonumérique), le dernier chapitre dénonce d’abord les tentatives de récupération de la contestation populaire par les inévitables auxiliaires d’une « droite » servile. L’auteur récuse toute éventuelle et fallacieuse « union des droites » et rejette avec force une hypothétique union nationale, avant de tracer de stimulantes voies révolutionnaires favorables à une contre-société construite hors du cadre républicain français. Influencé par le concept d’hétérotopie cher à Michel Foucault, Georges Feltin-Tracol prolonge les travaux de Michel Drac sur la B.A.D. (base autonome durable) dans une version 2.0. « La B.A.D., relève-t-il, représente la genèse d’une autre politie, concurrente de l’État-nation fragmenté et de l’État pénal-carcéral programmé, l’embryon conceptuel d’une autochtonotopie, d’un lieu adapté par et pour les autochtones albo-européens. » Mais deux autres chapitres se révèlent particulièrement percutants. L’un décrit les différentes formes de l’« État profond » tant en France qu’aux États-Unis. L’autre dépeint un nouvel Occident qui, du fait de sa transformation en allié du Marché et du libéralisme, prend un contenu liquide, fluide, mouvant. L’auteur accole par conséquent au concept éculé d’Occident le terme de « Mer » afin de désigner cette mutation encouragée par les oligarchies transnationales : l’Occident-Mer.

 

Georges Feltin-Tracol revient en outre sur les sentences d’une justice gangrenée par des stipendiés du Nouveau Désordre mondial qui traquent Dieudonné, Alain Soral, Vincent Reynouard, René Galinier, Nicolas Bernard-Buss, etc., ainsi que tout opposant véritable au multiculturalisme, au libéralisme et au mondialisme. La partialité des jugements rendus fait qu’il n’a dorénavant aucune confiance dans la justice de son pays, ce qui témoigne d’un indéniable bon sens. Il attaque d’autres cibles que sont le gendérisme, terme qu’il préfère à « théorie du genre », le sociétalisme et le sécuritarisme. Le P.S. obéit depuis 1983 aux injonctions de la Finance internationale si bien qu’il a perdu son adjectif « socialiste » pour devenir « sociétaliste ». Ainsi a-t-il renié les ouvriers, les employés et les salariés pour désormais défendre les seules minorités allogènes et sexuelles. Ce choix sociétaliste converge vers un certain sécuritarisme, un autoritarisme ridicule au service du Capital anonyme. L’auteur n’accorde aucune confiance à la grotesque « droite » institutionnelle pour qui l’impératif de consommer exige la restriction concrète des libertés.

 

Lecteur des penseurs suisses Éric Werner et Bernard Wicht, il observe que les autorités cleptocratiques cherchent surtout à terroriser les honnête gens en laissant volontairement proliférer une petite délinquance qui pourrit la vie quotidienne. Mieux, « en pratiquant et en gagnant pour l’instant une effroyable guerre des classes à l’échelle planétaire, la ploutocratie réalise une véritable guerre des idées afin de promouvoir l’idéologie de l’indistinction. L’oligarchie et ses médias distillent subtilement auprès des populations hébétées une censure pernicieuse et une propagande insidieuse. Ils justifient ce discours réifiant et utilitariste par la célébration obligatoire du Progrès, de la  “ gouvernance ”, de l’égalitarisme et du dogme quasi-intangible des droits de l’homme. En réalité, insiste Georges Feltin-Tracol en citant Yvan Blot, la doxa droit-de-l’hommiste représente un magnifique  “ prétexte pour une intervention toujours plus grande de l’État et pour une restriction des libertés ”. »

 

Ces restrictions avérées de liberté passent aussi par la manipulation du droit et l’hypertrophie des groupes de pression, en particulier des vigilantes associations féministes qui poursuivent tout propos ou réflexion soi-disant sexiste. Elles s’en prennent à l’écrivain Robert Sabatier, au rappeur blanc Orelsan ou à une réclame radiophonique vantant les charmes physiques du département du Jura, mais se taisent à propos de la publicité pour la marque de café Senséo qui exprime une « violence subliminale envers l’homme […] flagrante ».

 

Georges Feltin-Tracol dénonce le rôle délétère et aliénant de l’argent. Dans l’Occident ultra-moderne, le fric est devenu un « super-flic » avec l’extension du paiement électronique et la généralisation de l’endettement des ménages. En s’appuyant sur de récents exemples argentin et chypriote, « la détention obligatoire d’un compte en banque susceptible d’accueillir une épargne abondante facilite la spoliation à venir par les banques et les États de cette même épargne. Le F.M.I. a proposé de saisir 10 % de l’épargne privée afin de sauver les États endettés. Le 11 décembre 2013, Bruxelles a accepté le principe d’une ponction (en fait, un vol légalisé) de 10 % sur tous les avoirs bancaires supérieurs à 100 000 euros dans le cas où la banque aurait 8 % de pertes ». Il est clair que « cette perte de liberté par l’endettement se mesure surtout aux États-Unis. Dans cette offensive contre les peuples, le crédit devient en effet une arme redoutable » parce que « l’hyper-classe veut disposer d’un moyen, à la fois coercitif, efficace et quasi-invisible et/ou indolore, de maîtrise des populations sans qu’elles s’en aperçoivent ».

 

En liberté surveillée est finalement un constat lucide d’un monde effrayant contre lequel s’élèvent de plus en plus des résistants déterminés. On y trouve bien sûr le courageux « artiviste » Dieudonné, mais Georges Feltin-Tracol se réfère à d’autres humoristes entrés en politique tels que l’Italien Beppe Grillo ou, guère connu en France, l’Islandais Jon Gnarr, maire de Reykjavik de 2010 à 2014. Les médias du Système liberticide clament sans cesse qu’on vivrait dans le meilleur des mondes libres. Mensonge éhonté puisque cet essai prouve que nous sommes pour l’heure dans le pire des  Systèmes possibles !

 

 

Georges Feltin-Tracol, En liberté surveillée. Réquisitoire contre un système liberticide, Les Bouquins de Synthèse nationale, 284 p., 23 € (+ 3 € de port), à commander à Synthèse nationale, 116, rue de Charenton, 75012 Paris, chèque à l’ordre de Synthèse nationale.

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lundi, 22 septembre 2014

Réquisitoire contre un système liberticide

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Réquisitoire contre un système liberticide de Georges Feltin-Tracol

Pierre Le Vigan
Ex: http://metamag.fr

L’actuel Premier ministre Manuel Valls (ou hyper-premier ministre ?) représente parfaitement la mise en cohérence du système politico-médiatique dominant. D’un côté, nous avons le libéralisme économique, de l’autre, nous avons un libertarisme sociétal mais qui est obligatoire. En d’autres termes, l’idéologie libertaire, celle du libéralisme sociétal (pas celle de Proudhon bien sûr, non plus celle de Bakounine), est appliquée autoritairement. Il est ainsi obligatoire d’acquiescer à ses prémices sous peine d’être exclu du « cercle de la raison » et d’être assimilé à des « factieux ». Du coup, des moyens disproportionnés sont mobilisés contre les ennemis des lois « libertaires », lois qui ne sont autres que celles qui appliquent à la société les principes du libéralisme marchand.

Du même coup, les humoristes qui ont le malheur de faire de l’humour sur des sujets décrétés « sensibles », et a fortiori quand ils sont tabous, sont privés de toute liberté d’expression, comme si la loi devait se faire l’arbitre des convenances, des élégances, des bonnes manières. C’est ce qui est arrivé à Dieudonné et c’est ce que relate Georges Feltin-Tracol dans En liberté surveillée.

Son ouvrage a le grand mérite d’aborder, au travers d’exemples nombreux et significatifs, le processus de limitation ou même de suppression des libertés en France. Nous sommes passés d’un Etat « territorial et militaire » à un Etat « pénal, policier et carcéral ». L’ennemi de l’Etat est désormais à l’intérieur. La grande menace est interne, et le contrôle social (et la préemption fiscale) devient la grande affaire de l’Etat. Il y déploie, sous les ministres de l’Intérieur successifs, quelle que soit leur « couleur » politique, une grande énergie, toujours dirigée dans le même sens, c’est-à-dire visant à ne laisser subsister que les « petites différences », les « petits oppositions », les marges folkloriques du système, celles qui ne le mettent pas en cause, mais en constituent en quelque sorte le colifichet décoratif. 

Pour le contrôle de tous et l’intégration de tous au grand ordre mondial de la sécurité et de la marchandise, tous les moyens de l’Etat sont mobilisés, mais aussi ceux des groupes privés proches de l’Etat, des institutions judiciaires, etc. Louis Althusser appelait cela les appareils idéologiques d’Etat. Il convient de parler aujourd’hui plutôt d’ « Etat profond » pour mieux caractériser la forme actuelle de ce réseau, réseau tissé de convenances non dites mais évidentes, de connivences, d’ambitions, de renvois d’ascenseurs, de dissuasion aussi si nécessaire. Une carrière peut aussi vite être accélérée qu’elle peut être brisée.

Le domaine sociétal fait partie du champ d’application de la nouvelle intolérance. Plus les innovations pseudo-égalitaires, en fait niveleuses, et hostiles à toute sexuation, sont délirantes et de mauvais goût, plus elles sont encouragés, voire même obligatoires. Professeur(re)s et recteur(e)s prônent la « journée de la jupe » avec le soutien de toute l’institution éducative. La Grande Rééducation est en marche, et elle marche vite (aujourd’hui avec la bien jolie et si bien utilisée Najat Vallaud-Belkacem, Young leader 2006 de la French-American Foundation, tout comme l’atlantiste extrême Jean-Marie Colombani, Aquilino Morelle, Yves de Kerdrel et tant d’autres, représentatifs de toutes les fausses gauches et les fausses droites que le bon Dieu voudra bien imaginer). 

Il s’agit, avec la révolution sociétale déjà bien engagée, d’éradiquer toutes les différences. Il s’agit d’aller vers une société androgyne. Pour rééduquer, la méthode est toute trouvée : il s’agit de considérer le peuple comme une classe d’élèves, et le gouvernement, aujourd’hui « socialiste », comme de bons instituteurs(trices).   Cela tombe bien puisque, avec la gauche, l’idéologie du progrès se caractérise par le fait que l’homme (la femme aussi !) est considéré comme une table rase, sur laquelle il convient, par l’éducation, d’inscrire les idées adéquates et de programmer le comportement adéquat. C’est ainsi que la loi s‘invite, nous rappelle Feltin-Tracol, dans le lit des hommes et des femmes, statuant sur tel homme « pas assez actif » sexuellement avec sa conjointe. Délire occasionnel ? Bien plutôt, c’est l’aboutissement logique d’un mouvement de publicisation de l’espace privé (qui est le revers de la privatisation de la politique, notamment par la création de milices privées à la place des armées).

Plus aucun acte n’est d’ordre privé, l’Etat a le droit et même le devoir de regard sur tout. Il ne s’agit plus seulement de juger ce qui est dit mais ce qui pourrait être dit – jurisprudence Dieudonné, on interdit le spectacle avant que soient peut-être tenus des propos qui tomberaient sous le coup de la loi. Il s’agit même d’investiguer sur ce qui pourrait être pensé sans être dit. Le désir non conforme est interdit, par exemple celui éprouvé depuis quelques milliers de générations par des hommes pour des femmes faisant profit de leur charme. L’exemple de la prostitution, que le gouvernement veut interdire, est emblématique. Il s’agit non d’interdire une offre mais de mettre au pénal la demande qui s’exprimerait en face de cette offre. On ne fait pas plus hypocrite. La parole des femmes précisant se prostituer volontairement est niée. On ne saurait trop remarquer l’importance de ce retournement. La modernité a été l’assomption du sujet. Or, nous n’en sommes plus là du tout. Le sujet est agi dans certains domaines, il n’est pas libre. Voilà ce que nous dit l’idéologie. Qui le sait mieux que lui ? Qui sait « qui agit qui » mieux que le sujet ? Qui peut nous dire par qui les prostituées, y compris celles qui s’affirment libres, sont agies ? La réponse est simple, ce sont les associations qui peuvent nous dire le vrai, ces fameuses associations, celles légitimitées par des financements publics (ce qui assure le bouclage du système : l’Etat n’est pas en première ligne, il met en première ligne des structures qui dépendent de lui. De même, la Nuit de Cristal ne venait pas officiellement de l’Etat, mais de mouvements pseudo-« spontanés » de nazis de base). Ces associations ne sont pas n’importe lesquelles. Ce sont les associations dites féministes, celles qui sont à la fois le produit de l’idéologie dominante et ses agents de contrôle.

Les bien-pensants développent ainsi, comme le remarque fort bien G. Feltin-Tracol un véritable discours d’exclusion. A l’égard de qui ? A l’égard des gens simples, normaux, des sans voix, des sans grades, des sans associations.  Il s’agit de changer le peuple à coups de réformes sociétales. Et c’est finalement plus facile que d’être accepté ou aimé par le peuple.

Georges Feltin-Tracol a le mérite d’aller à l’origine de ce processus de réduction toujours plus grande des libertés. L’idéologie « de gauche » a en fait gagné toute la droite. L’idéologie du genre n’a pas été mise en place par Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem, elle date – au moins –, dans sa prise en charge institutionnelle, de Luc Chatel. Pourquoi ? Parce que la droite et la gauche ont tout intérêt à détourner le peuple des problèmes économiques, sociaux et politiques. Parce que les gouvernants ont tout intérêt à faire du « sociétal » à la place du social qu’il ne peuvent plus faire, pour cause de désindustrialisation, de chômage de masse, de choix mondialistes et du soutien de toute la classe politique à la financiarisation de l’économie. Il s’agit soit d’endormir le peuple soit de lui fournir des dérivatifs.

Il s’ajoute à cela autre chose, très présent dans l’affaire Dieudonné : la culpabilisation due à la reconnaissance par Chirac de la responsabilité de la France (et non seulement du régime de Vichy) dans les déportations de Juifs pendant l’Occupation. A partir de là s’est répandu dans les élites une course au « rachat ». Il s’agit de ne plus jamais être en retard d’une lutte pour les droits humains. Mais ceux-ci n’ont plus guère de rapports avec les droits de l’homme de 1789 (même s’ils en sont l’aboutissement logique et incestueux), il s’agit désormais du « pourtoussisme », des droits pour tous à tout. L’indifférenciation généralisée est à l’horizon de cette lutte « pourtoussiste ». Ce projet est logique : pour l’idéologie dominante, les identités, les peuples n’existent pas. La France ? C’est une marque touristique qu’il s’agit de bien vendre. C’est au mieux la somme des entreprises françaises. C’est tout, sauf une patrie. Sexe masculin et féminin n’existent eux-mêmes guère plus que les peuples. Il n’y a plus d’hommes mais des gens qui ont une « orientation hétérosexuelle ». De même, il n’y a plus de Français mais des gens qui ont une « orientation française » (ou pas, et on appelle cela la « diversité »). 

Indifférenciation, sans-frontièrisme, mondialisation, tels sont les fondamentaux de l’idéologie dominante. Elle se raidit. Elle recherche le contrôle sur tout : sur les semences, qui ne sauraient être produites par tout un chacun (loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006), sur les médicaments, sur les idées, qui doivent être agréées, sur les comportements, qui doivent être  conformes aux normes jugées « appropriées » par l’idéologie, sur le porte-monnaie des  citoyens, qui doivent être endettés – sous prétexte de « relancer » la croissance – ce qui permet de les contrôler par le crédit.

Nous en sommes là. C’est très exactement un néo-totalitarisme post-démocratique. Il s’agit, comme avec tous les totalitarismes, de réduire la diversité du vivant. Tout doit être contrôlé et marchandisé. Or, le contrôle nécessite de rationaliser le vivant. Voilà les enjeux que Georges Feltin-Tracol nous aide à comprendre. Ce qui n’est pas mince. A lire pour retrouver (ou garder !) une joyeuse lucidité. Et l’envie d’enlever leurs masques aux imposteurs. 


Georges Feltin-Tracol, En liberté surveillée. Réquisitoire contre un système liberticide, Les Bouquins de Synthèse nationale, 284 pages, 23 €. Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris (adresse postale uniquement)


dimanche, 21 septembre 2014

En liberté surveillée...

En matière de liberté d’expression, la France donne facilement des leçons aux autres. Mais est-elle la mieux placée pour cela ?

Spectacles de Dieudonné interdits, livres édités par Soral ou d’autres caviardés, manifestations violement dispersées, mouvements patriotiques dissouts… c’est tout le système français, mais aussi occidental, que met en cause Georges Feltin-Tracol.

Étayé par de nombreux exemples pris dans la presse officielle, il démontre que loin de demeurer le « pays des hommes libres », la France est devenue, suite au sécuritarisme développé par l’UMP sous Sarkozy et appliqué avec zèle par Valls et par Hollande, un Hexagone surveillé où comportements et pensées sont scrutés en permanence.

Aujourd’hui, il est préférable d’être un délinquant de droit commun plutôt qu’un opposant politique convaincu au mondialisme.

En sept chapitres d’observations accablantes et parfois terrifiantes, Georges Feltin-Tracol examine l’incroyable et lente évaporation des libertés publiques avant d’esquisser quelques réponses révolutionnaires, populaires et identitaires.

Mais, faites attention, le simple fait de lire ce livre risque de vous rendre suspect aux yeux du Pouvoir…

mercredi, 10 septembre 2014

Georges Feltin-Tracol: "En liberté surveillée"

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Ce mercredi soir, à 20 h, sur Radio Courtoisie, Georges Feltin-Tracol présente son nouveau livre En liberté surveillée

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lundi, 31 mars 2014

Surveillance : l’État français est-il en guerre contre les Français ?

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Surveillance: l’État français est-il en guerre contre les Français?

Auteur : Réseau Voltaire

La loi de programmation militaire française étend les pouvoirs des Armées à la « prévention de la criminalité ». Ce faisant, elle abroge, sur le modèle de ce qu’ont fait les États-Unis après le 11 Septembre, la distinction classique entre défense et sécurité intérieure, entre armée et police. Du coup, elle soumet les citoyens français à un régime de surveillance autrefois réservé à des agents d’une puissance étrangère.

L’espionnage massif de ses citoyens par les services secrets d’un pays est aujourd’hui devenu la norme. À la faveur de la « lutte contre le terrorisme », la notion de guerre s’est introduite dans le Code pénal de l’ensemble des pays occidentaux. La dernière loi française de programmation militaire, qui vient d’être promulguée le 19 décembre 2013 [1], s’inscrit dans cette tendance de fusion du droit pénal et du droit de la guerre. Elle illustre une évolution du droit occidental qui, tout en concentrant l’ensemble des pouvoirs aux mains de l’Exécutif, place l’exception à la place de la norme et pose l’anomie comme base de reconstruction d’un nouvel ordre de droit. Cette mutation enregistre la fin d’une organisation, propre à la forme nationale de l’État, basée sur l’articulation de deux systèmes relativement séparés, État de droit à l’intérieur du pays et violence pure à l’extérieur.

Une loi militaire comme « prévention de la criminalité »

La loi de programmation militaire sert habituellement à encadrer les budgets des forces militaires de l’Hexagone. Cette année, elle sort du cadre de la défense pour englober « la lutte contre le crime ». Portant diverses dispositions, concernant à la fois la Défense et la Sécurité nationale, elle comprend un article 20 (l’ancien article 13) qui étend les pouvoirs de surveillance des autorités administratives françaises à « la prévention de la criminalité », fusionnant ainsi droit de la guerre et droit pénal en généralisant la tendance déjà imprimée par la lutte « antiterroriste » à l’ensemble du champ pénal. En visant génériquement la « prévention de la criminalité », ce régime s’appliquera à toutes les infractions. En soumettant les citoyens français à un régime de surveillance autrefois réservé à des agents d’une puissance étrangère, la loi ne sépare plus intérieur et extérieur de la nation et ne distingue plus infraction pénale et gestion de l’hostilité. Ce processus omniprésent n’est pas seulement identifiable à l’intérieur du pays, mais aussi au niveau des conflits internationaux. Les engagements de la France en Libye et en Syrie procèdent à une indifférenciation entre action de guerre et fonction de police. La guerre n’est plus engagée, afin de se défendre ou de procéder à une conquête, mais pour « punir un dictateur ».

Afin de procéder à cette fusion du pénal et du militaire, la loi de programmation évince le pouvoir judiciaire et concentre les pouvoirs aux mains de l’exécutif. Non seulement le troisième pouvoir est totalement contourné, mais le seul dispositif de contrôle a posteriori (Commission de contrôle des écoutes et interceptions) relevant de l’Exécutif ne pourra émettre qu’une « recommandation » au Premier ministre.

La collecte de données porte sur les numéros de téléphone, les adresses IP, ou les listes de contact de correspondants téléphoniques, ainsi que sur les données de géolocalisation en temps réel. Seulement dans ce dernier cas, l’autorisation préalable du Juge des libertés ou de la CNCIS, l’autorité de contrôle relevant du pouvoir exécutif, reste nécessaire.

Ainsi, l’article 20 de la loi donne à l’administration le droit de collecter, en temps réel, sans recours à un juge et même sans autorisation préalable de l’organe administratif de contrôle, des informations sur les utilisateurs de réseaux de communication. Des agents individuellement désignés, relevant des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Économie et du Budget, ainsi que des « chargés de mission », peuvent désormais accéder directement aux données. La loi étend également le droit de regard à toutes informations et aux documents stockés par l’hébergeur et plus seulement aux données techniques.

De plus, les administrations vont pouvoir exiger des données pour des motifs très larges, notamment ceux prévus à l’article 241-2 du Code de la sécurité intérieure, c’est-à-dire concernant « la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées ».

Ainsi, l’article 20, qui entrera en vigueur en janvier 2015, permet la capture en temps réel sur simple demande administrative, sur « sollicitation du réseau », des informations et documents traités dans ceux-ci et non plus seulement les données de connexion des utilisateurs. La collecte directe d’informations se fera, non seulement auprès des fournisseurs d’accès (FAI et opérateurs de télécommunication), mais aussi auprès de tous les hébergeurs et fournisseurs de services en ligne. Aucune disposition ne limite le volume des collectes. Celles-ci pourraient passer par l’installation directe de dispositifs de capture de signaux ou de données chez les opérateurs et les hébergeurs. L’inscription des termes « sollicitation du réseau » signifie que les autorités souhaitent donner un cadre juridique à une interconnexion directe. Cette loi rend également permanents des dispositifs qui n’étaient que temporaires. Si cette loi française peut être comparée aux dispositions du Patriot Act états-unien [2], on doit alors faire référence au Patriot Act Improvement and Reautorisation Act of 2005 [3], promulgué en 2006 et qui rend permanentes les mesures temporaires prises immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001.

Une loi martiale numérique

Le pouvoir exécutif a toujours soutenu que la nouvelle loi ne portait aucunement sur le contenu des messages interceptés, mais uniquement sur les données de connexion. Cette lecture a été démentie par la CNIL qui, à la suite de la promulgation de la loi de programmation militaire, a déploré l’adoption de certaines mesures d’accès aux données personnelles prévues par son article 20. Elle a tout d’abord à nouveau regretté de ne pas avoir été saisie sur cet article lors de l’examen du projet de loi. Elle déplore surtout que « la rédaction définitive du texte et que le recours à la notion très vague d’informations et documents traités ou conservés par les réseaux ou services de communications électroniques, semblent permettre aux services de renseignement d’avoir accès aux données de contenu, et non pas seulement aux données de connexion ».

L’article, entré en vigueur dès janvier 2014, confie au Premier ministre le soin de conduire l’action du gouvernement en matière de sécurité de l’information, en s’appuyant sur les services de l’ANSSI (Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information). Il crée surtout un pouvoir de contre-attaque, aussi étendu que flou, qui autorise l’État à pirater des serveurs ennemis lorsque « le potentiel de guerre ou économique, la sécurité, ou la capacité de survie de la Nation » sont attaqués.

La loi ne définit pas ce qu’est une cybermenace et ne précise pas l’autorité compétente pour déterminer ce qui constitue une atteinte au « potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la Nation ». Avec une terminologie aussi large, cette législation pourrait, par exemple, s’attaquer à une manifestation organisée et diffusée a travers les réseaux sociaux.

Quant à l’article 22, il crée une obligation, pour les FAI, hébergeurs et autres opérateurs dont les infrastructures sont considérées d’importance vitale pour le pays, de mettre en place à leurs frais des outils de « détection des événements susceptibles d’affecter la sécurité de leurs systèmes d’information ». Ces outils étant exploités par des tiers certifiés ou par les services de l’État lui-même, la loi autorise, dans les faits, le pouvoir exécutif à installer des sondes qu’il contrôle directement ou indirectement.

L’article 23 renforce l’insécurité juridique pour les auteurs ou vendeurs de logiciels qui pourraient permettre l’interception de données. Jusqu’à présent, l’article 226-3 du Code pénal interdisait les appareils ou dispositifs « conçus pour » intercepter des correspondances privées ou des données informatiques. Maintenant, seront interdits les dispositifs « de nature à » réaliser de telles infractions. L’intention ne sera plus à rechercher, seul le résultat , même accidentel, pourra compter.

Quant à l’article 23 bis, il donne accès aux fichiers d’abonnés à l’ANSSI, qui pourra obtenir les coordonnées de tout abonné, hébergeur ou éditeur de site Internet « pour les besoins de la prévention des atteintes aux systèmes de traitement automatisé » ou si l’agence estime que son système informatique est ou peut seulement être sujet à des attaques. L’ANSSI pourrait par exemple se faire communiquer les identités de tous les internautes dont les ordinateurs sont vulnérables, et identifier des cibles pour exploiter ces failles pour les propres besoins de la défense nationale.

Grâce à cette loi, les Français sont soumis à des procédures qui relevaient autrefois de la mise sous surveillance d’agents d’une puissance ennemie. Cette dernière législation n’est cependant que la dernière péripétie d’un ensemble de mesures débutant avec la Loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure (LOPSI 1), définitivement adopté le 29 août 2002 [4]. Cette législation permet déjà l’accès à distance de la police aux données conservées par les opérateurs et les fournisseurs d’accès Internet. Quant à la LOPPSI 2 [5], définitivement adoptée le 8 février 2011, elle permet de filtrer progressivement le Net et de légaliser l’introduction de mouchards (chevaux de Troie) au sein des ordinateurs privés.

Notes

[1] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do ;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000028338825&dateTexte=&oldAction=dernierJO&categorieLien=id

[2] http://politechbot.com/docs/usa.act.final.102401.html

[3] H.R. 3199, téléchargeable.

[4] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000780288%C2%A0%C2%BB

[5] La loi dite « LOPPSI 2 », Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, fait suite à « LOPPSI 1 » que Nicolas Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Cf. Journal officiel de la République française n°0062 du 15 mars 2011, page 4582.

 

samedi, 11 janvier 2014

Life in the Electronic Concentration Camp

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Life in the Electronic Concentration Camp: The Many Ways That You’re Being Tracked, Catalogued and Controlled

By

The Rutherford Institute

Ex: http://www.lewrockwell.com

What is most striking about the American police state is not the mega-corporations running amok in the halls of Congress, the militarized police crashing through doors and shooting unarmed citizens, or the invasive surveillance regime which has come to dominate every aspect of our lives. No, what has been most disconcerting about the emergence of the American police state is the extent to which the citizenry appears content to passively wait for someone else to solve our nation’s many problems. Unless Americans are prepared to engage in militant nonviolent resistance in the spirit of Martin Luther King Jr. and Gandhi, true reform, if any, will be a long time coming.

Yet as I detail in my book A Government of Wolves: The Emerging American Police Stateif we don’t act soon, all that is in need of fixing will soon be unfixable, especially as it relates to the police state that becomes more entrenched with each passing day. By “police state,” I am referring to more than a society overrun by the long arm of the police. I am referring to a society in which all aspects of a person’s life are policed by government agents, one in which all citizens are suspects, their activities monitored and regulated, their movements tracked, their communications spied upon, and their lives, liberties and pursuit of happiness dependent on the government’s say-so.

As the following will show, the electronic concentration camp, as I have dubbed the surveillance state, is perhaps the most insidious of the police state’s many tentacles, impacting almost every aspect of our lives and making it that much easier for the government to encroach on our most vital freedoms.

Tracking you based on your consumer activities: Fusion centers, federal-state law enforcement partnerships which attempt to aggregate a variety of data on so-called “suspicious persons,” have actually collected reports on people buying pallets of bottled water, photographing government buildings, and applying for a pilot’s license as “suspicious activity.” Retailers are getting in on the surveillance game as well. Large corporations such as Target have been tracking and assessing the behavior of their customers, particularly their purchasing patterns, for years. In 2015, mega-food corporations will be rolling out high-tech shelving outfitted with cameras in order to track the shopping behavior of customers, as well as information like the age and sex of shoppers.

Tracking you based on your public activities: Sensing a booming industry, private corporations are jumping on the surveillance state bandwagon, negotiating lucrative contracts with police agencies throughout the country in order to create a web of surveillance that encompasses all major urban centers. Companies such as NICE and Bright Planet are selling equipment and services to police departments with the promise of monitoring large groups of people seamlessly, as in the case of protests and rallies. They are also engaging in extensive online surveillance, looking for any hints of “large public events, social unrest, gang communications, and criminally predicated individuals.”

Tracking you based on your behavior: Thanks to a torrent of federal grants, police departments across the country are able to fund outrageous new surveillance systems that turn the most basic human behaviors into suspicious situations to be studied and analyzed. Police in California, Massachusetts, and New York have all received federal funds to create systems like that operated by the New York Police Department, which “links 3,000 surveillance cameras with license plate readers, radiation sensors, criminal databases and terror suspect lists.”

Tracking you based on your face: Facial recognition software promises to create a society in which every individual who steps out into public is tracked and recorded as they go about their daily business. The goal is for government agents to be able to scan a crowd of people and instantaneously identify all of the individuals present. Facial recognition programs are being rolled out in states all across the country (only twelve states do not use facial recognition software).

Tracking you based on your social media activities: The obsession with social media as a form of surveillance will have some frightening consequences in coming years. As Helen A.S. Popkin, writing for NBC News, has astutely observed, “We may very well face a future where algorithms bust people en masse for referencing illegal ‘Game of Thrones’ downloads, or run sweeps for insurance companies seeking non-smokers confessing to lapsing back into the habit. Instead of that one guy getting busted for a lame joke misinterpreted as a real threat, the new software has the potential to roll, Terminator-style, targeting every social media user with a shameful confession or questionable sense of humor.”

Tracking you based on your metadata: Metadata is an incredibly invasive set of data to have on a person. Indeed, with access to one’s metadata, one can “identify people’s friends and associates, detect where they were at a certain time, acquire clues to religious or political affiliations, and pick up sensitive information like regular calls to a psychiatrist’s office, late-night messages to an extramarital partner or exchanges with a fellow plotter.” The National Security Agency (NSA) has been particularly interested in metadata, compiling information on Americans’ social connections “that can identify their associates, their locations at certain times, their traveling companions and other personal information.”

To put it bluntly, we are living in an electronic concentration camp. Through a series of imperceptible steps, we have willingly allowed ourselves to become enmeshed in a system that knows the most intimate details of our lives, analyzes them, and treats us accordingly. As George Orwell warned, “You had to live—did live, from habit that became instinct—in the assumption that every sound you made was overheard, and, except in darkness, every movement scrutinized.”

Thus, we have arrived in Orwell’s world. The question now is: will we take a stand and fight to remain free or will we go gently into the concentration camp?

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jeudi, 07 novembre 2013

El control social sin fusiles

por Manuel Freytas

Ex: http://paginatransversal.wordpress.com

Por su altísimo potencial formador y orientador de conducta social a escala masiva (conseguido a través de la manipulación informativa) los medios de comunicación se han convertido en la columna vertebral de las estrategias de dominio del sistema capitalista a escala global. En términos concretos (y disfrazados de servidores públicos de la comunicación social), los consorcios mediáticos que realizan el control político y social (en sustitución de los militares) son auxiliares complementarios de la “Justicia” (del sistema) en la tarea represiva, y el sujeto a reprimir ya no es el “subversivo comunista” sino el “violento social”. Se trata de una represión sin fusiles, donde la acción militar es sustituida por la manipulación mediática en alta escala orientada al direccionamiento pasivo de la conducta social hacia los objetivos de preservación del sistema capitalista.

Quien observe atentamente el mapa político y social tanto de los países centrales como de los periféricos, podrá comprobar que el uso de la represión policial y militar de los (hoy reducidos y escasos) conflictos sociales y sindicales es mínima y solo se la utiliza en casos extremos.

Y eso tiene una explicación: Los gobiernos del mundo (técnica y funcionalmente, gerencias de enclave de los bancos y corporaciones trasnacionales) no se mueven dentro de un esquema militar (el viejo sistema de dominación) sino dentro de un esquema político-democrático (el nuevo sistema de dominación).

Por lo tanto, si caen en la tentación de reprimir policialmente, la corporación mediática les arroja la sociedad en contra calificándolos de “represivos y violentos”.

Los gobiernos que cometen el error de reprimir militarmente son inmediatamente rechazados por la sociedad masivamente nivelada en la condena a ” toda forma de violencia”, más allá de sus contenidos.

De la misma manera que en la década del setenta, los medios de comunicación utilizaban la figura del “subversivo” (como expresión de demonización social justificatoria de la represión militar), hoy utilizan la figura del “violento social” para aislar, deslegitimar y condenar socialmente las luchas sindicales y sociales que atentan contra la “estabilidad económica”, la “gobernabilidad” y la “paz social” del sistema.

De esta manera, y a la luz del crecimiento desmesurado a nivel global de los activos empresariales y de las fortunas personales (con su contracara de pobreza y exclusión social masiva) se verifica aquel axioma que expresa que “la paz es el negocio del dominador”.

Y prueba la efectividad de las técnicas mediáticas para controlar las protestas sociales y sindicales con la lógica represiva de la “antiviolencia” predominando sobre las razones de los reclamos.

No importa que el que corte ruta sea un hambriento o un desocupado (en el mundo hay 1000 millones de hambrientos y más de 2000 personas que viven por debajo de las necesidades básicas), la opinión pública está masivamente “adoctrinada” (por los medios de comunicación y sus conductores) para rechazar (sin ningún análisis de las causas) las huelgas y los cortes de ruta que generan “violencia social”.

La nueva estrategia represiva tiene su matriz funcional en la nivelación masiva de una conciencia y opinión “antiviolencia” que se superpone a cualquier lógica de legitimidad o de justicia social expresada por los grupos que cortan calles, rutas o hacen huelgas para reclamar por sus derechos o por una mayor distribución de la riqueza.

Asi como durante las dictaduras militares se demonizaba al “subversivo” para descalificar su proyecto de cambio del sistema capitalista por otro más justo, a los que ahora hacen huelga y cortan rutas se los demoniza como “violentos” para deslegitimar las luchas sociales por un mejor reparto de la riqueza.

En términos concretos (y disfrazados de servidores públicos de la comunicación social), los consorcios mediáticos que realizan el control político y social (en sustitución de los militares) son auxiliares complementarios de la “Justicia” (del sistema) en la tarea represiva, y el sujeto a reprimir ya no es el “subversivo comunista” sino el “violento social”.

Se trata de una represión sin fusiles, donde la acción militar es sustituida por la manipulación mediática en alta escala orientada al direccionamiento pasivo de la conducta social hacia los objetivos de preservación del sistema capitalista.

En este escenario, las fuerzas policiales y militares tienen como función principal: disuadir antes que reprimir, para preservar a su vez, los acontecimientos que pudieran desbordar y alterar la “paz social” del sistema.

Es así que el gobierno que decide utilizar la fuerza policial o militar, también pierde inmediatamente legitimidad política y apoyo social, tarea de la que se encargan los propios medios de comunicación, cuya misión es preservar el “sistema democrático” (de dominación capitalista) en los parámetros establecidos de la “estabilidad económica, la “gobernabilidad política” y la “paz social”.

(*) Manuel Freytas es periodista, investigador, analista de estructuras del poder, especialista en inteligencia y comunicación estratégica. Es uno de los autores más difundidos y referenciados en la Web. Ver sus trabajos en Google y en IAR Noticias

Fuente: IAR Noticias

lundi, 14 octobre 2013

GPS in smartphones voorloper van geïmplanteerde chip

GPS in smartphones voorloper van geïmplanteerde chip


Het is nog maar kort geleden dat de meeste mensen niets moesten weten van het idee om hun huisdier te 'chippen', zodat het overal en altijd kan worden teruggevonden. Anno 2013 wordt dat niet alleen steeds normaler gevonden, maar zijn we ook begonnen met het chippen van vee, wilde dieren, en zelfs bijen en vissen. Zo wordt de samenleving stap voor stap voorbereid om -mogelijk veel eerder dan de meesten van ons nu voor mogelijk houden- te accepteren dat ook mensen zo'n geïmplanteerde microchip zullen moeten krijgen.

In Europa zou het chippen van vissen al tot de arrestatie van stropers hebben geleid. Dit betekent dat de technologie inmiddels al zover is, dat de minuscule chips op grote afstand kunnen worden gelokaliseerd, gescand en gevolgd, mogelijk ook door satellieten. De door sommigen belachelijk gemaakte, maar door andere gevreesde totale controlemaatschappij, de 'Nieuwe Wereld Orde', is daarom geen sciencefiction meer, maar kan op ieder gewenst moment worden ingevoerd.

GPS in smartphone voorloper

Biochips kunnen vanaf iedere plek ter wereld persoonlijke gegevens versturen en opdrachten ontvangen. Iedere moderne smartphone bezit een GPS chip waarmee uw gangen en stappen voortdurend kunnen worden gevolgd, óók als u uw toestel uitschakelt. Iedere keer als u een foto uploadt, wordt daar automatisch de exacte tijd en precieze locatie aan verbonden, zodat u geheel 'vrijwillig' laat weten waar u op een zekere dag was en wat u op dat moment deed.

Hoewel weinigen het zo zullen ervaren, is de GPS-chip in uw smartphone feitelijk de voorloper van een chip die in uw lichaam kan worden geïmplanteerd. Immers, de meeste mensen nemen hun smartphone overal mee naar toe, en laten hierdoor -bewust of onbewust- weten waar ze zijn en wat ze doen. Voor velen zal de stap naar een door een toekomstige wereldregering verplichte geïmplanteerde chip dan ook niet groot zijn.

'Technologie voor chippen mensen eenvoudig'

Hoewel alle producenten van chips voor dieren ontkennen dat ze overwegen deze technologie ook bij mensen te gaan gebruiken, schreef Tim Willard, hoofdredacteur van het blad Futurists van de World Future Society, dat de beschikbare technologie voor een menselijke microchip 'behoorlijk ongecompliceerd en nauwelijks ingewikkeld is, en voor tal van menselijke toepassingen gebruikt kan worden... Het is denkbaar dat mensen al bij geboorte een nummer krijgen toegewezen, dat je hele leven bij je blijft.'

De meest logische plek voor zo'n implanteerbare chip is volgens hem 'de bovenkant van de rechter- of linkerhand... zodat het eenvoudig in winkels te scannen is... Het kan gebruikt worden als een universele ID-kaart die alle betaalpasjes, paspoorten en dergelijke vervangt. Bij de kassa in de supermarkt haal je simpel je hand over een scanner, en het bedrag wordt automatisch van je rekening afgeboekt.'

De chip kan ook worden gebruikt voor medische doeleinden, bijvoorbeeld voor de opslag van het elektronische patiëntendossier. Als je een ongeluk krijgt, hoeven de hulpverleners enkel je hand te scannen om al je medische gegevens op te vragen. Dat zou met name een groot voordeel zijn als het slachtoffer bewusteloos is.

Met één chip toegang tot... alles

Een volgende logische stap is de chip te gebruiken voor toegang tot je huis, je auto, je computer, et cetera. Inbraak, diefstal, misbruik en fraude zal hierdoor een stuk lastiger, zo niet onmogelijk zijn. Het is dan niet moeilijk voor te stellen dat veel mensen juist vanwege deze 'veiligheids'redenen graag zo'n microchip zullen accepteren. Of zo'n chip het leven inderdaad veiliger maakt, is echter de vraag. Criminelen en hackers zijn er tot nu toe in geslaagd om zelfs de best beveiligde systemen te kraken.

De nieuwste lichting biochips zijn gedeeltelijk gemaakt van levende proteïnen. Willard schreef dat zo'n chip in de hersenen kan worden geïmplanteerd, waardoor 'je een ongelimiteerde hoeveelheid informatie in het brein kan uploaden, zonder dat je ooit een boek hoeft open te doen.' Gehandicapten kunnen nu al een hersenchip krijgen, waarmee ze weer gevoel krijgen in hun beschadigde lichaamsdelen of ledematen, en deze zelfs kunnen besturen. Ook doof- en blindheid zouden op deze wijze kunnen worden aangepakt.

Alles kwijt door fout in centraal systeem

De risico's dat al onze persoonlijke informatie die in grote databases wordt opgeslagen door de overheid of door andere partijen wordt misbruikt, is levensgroot. Bovendien is niet één systeem 100% foutloos. Wat gebeurt er bijvoorbeeld als uw chip door een computerfout niet meer werkt, en hierdoor uw bankrekening is verdwenen, en u ook geen toegang meer krijgt tot uw eigen huis, auto of computer? Hoe kunt u dit oplossen, wetende dat de verantwoordelijken bij de overheid met wetten beschermd zijn tegen iedere vorm van aansprakelijkheid?

Willard schreef dat zo'n zeer gecentraliseerd systeem het beste werkt als iedereen met behulp van een geïmplanteerde chip en één algemeen identificatienummer toegang krijgt tot werkelijk alles. 'Mensen hebben de neiging idealistisch te zijn over hun onafhankelijkheid en privacy, maar de realiteit is dat de meeste informatie over uw onderwijs, kredietgeschiedenis, of wat dan ook, eenvoudig beschikbaar is voor iedereen die ernaar vraagt,' vervolgde hij.

NWO-systeem bestaat en wacht op laatste stap

Robert Mittmann van het Institute for the Future, een nonprofit onderzoeksinstelling in Californië, vergelijkt de microchip met de verplichte tatoeages die gevangenen kregen in de concentratiekampen van de Nazi's. Volgens hem zijn er betere methoden dan het 'schenden van de integriteit van iemands huid... Mensen zouden er sommige burgerrechten voor moeten opgeven.'

De vraag is dus niet langer óf het Nieuwe Wereld Orde systeem al bestaat, maar wanneer de laatste stap -het eerst vrijwillig, en daarna verplicht implanteren van mensen- wordt genomen. Veel christenen vrezen dat zo'n verplichte chip het in de Bijbel voorzegde 'Teken van het Beest', de 'Antichrist' (666) is.

Mensen straks in de rij voor de chip?

Of deze uitleg aangaande de komst van het laatste, satanische wereldrijk inderdaad de juiste is, moet nog blijken. Eén ding is echter zeker: de technologie om een op geïmplanteerde microchips gebaseerd wereldwijd controlesysteem in te voeren, is volledig beschikbaar. Het enige wat nog ontbreekt is het 'juiste' moment, wat mogelijk doelbewust zal worden gecreëerd door een geplande wereldwijde financiële en economische instorting.

Als mensen door die instorting -mogelijk getriggerd door een nieuwe, enorme 'false flag' aanslag en/of een grote oorlog- alles kwijt dreigen te raken wat ze hebben, zullen ze ongetwijfeld in de rij staan voor een chip, waarmee ze hun geld, bezittingen en hun oude leventjes weer terug kunnen krijgen, zelfs als dit betekent dat ze hun privacy moeten opgeven en willoze slaven worden van een totalitaire wereldregering.

Weigeren chip vrijwel onmogelijke opgave

De Bijbel waarschuwt niet alleen dat iedereen die het 'teken van het Beest' (666) accepteert, voor eeuwig verloren gaat, maar ook dat de misleiding in de eindtijd zó sterk zal zijn, dat zelfs de uitverkorenen zouden kunnen worden verleid. Als bedacht wordt dat we in de toekomst zonder microchip mogelijk niets meer zullen kunnen doen -niet kunnen kopen, verkopen, wonen, salaris/uitkering krijgen, nergens geen toegang meer kunnen krijgen- dan lijkt het weigeren van zo'n chip voor de meeste mensen inderdaad een onmogelijke opgave te worden.*

* Nogmaals: ALS deze uitleg van deze Bijbelse profetieën inderdaad de juiste blijkt. In eerdere delen en artikelen zijn diverse alternatieve verklaringen besproken.

Xander

Zie ook:

07-10: Beast Tech (3): Totale controlemaatschappij veel dichterbij dan gedacht
02-10: Beast Tech (2): Leger VS noemt tegenstanders Nieuwe Wereld Orde terroristen
30-09: 'Beast Tech': Geheim project voor totale 'Teken van het Beest' controle in 2017
23-09: Israël mogelijk eerste land waar cash geld wordt uitgebannen
21-09: Fujitsu presenteert identificatie en betalen met je hand
12-09: De Apple iPhone 5S, de droom van iedere Big Brother overheid
03-08: CNN: Met smart-tv's kunnen burgers worden bespioneerd
22-02: Bilderbergers willen wereldwijde ID-kaart, mogelijk op basis van handscan
23-01: EU wil net als VS totaal controlesysteem burgers invoeren (/ Terugblik: BEAST supercomputer in Brussel al 3 jaar actief?)

01-02: Bill Gates streeft naar wereldwijd uitbannen van cash geld

2012:
16-10: '...; Versnelde invoering één-wereldmunt in 2013'
10-10: CNN voorspelt invoering geïmplanteerde microchip die gedrag controleert
27-03: Al tienduizenden scholieren Brazilië dragen verplichte chip

2011:
29-10: Amerikaanse TV zenders berichten over nieuwe implanteerbare 'killer' chip
16-08: Wat de Bijbel zegt over de islam in de eindtijd (deel 8)  (... Het teken van het Beest: Allah?)
11-08: Boek 'Breaking News: Het Kenteken of het Merkteken'

mardi, 12 avril 2011

Orwell 2011: Amerika auf dem Weg in einen allgegenwärtigen Überwachungsstaat

Orwell 2011: Amerika auf dem Weg in einen allgegenwärtigen Überwachungsstaat – Biometrie, Gesichtserkennung und »computergestützte Identifikation«

Tom Burghardt

2006 enthüllte der frühere AT&T-Techniker Marc Klein, dass die großen amerikanischen Telekommunikationskonzerne mit der Regierung kooperierten, um amerikanische Bürgerinnen und Bürger auszuspionieren. Seither hat kein Bericht auf den Punkt gebracht, dass wir uns einer furchteinflößenden Phalanx unsichtbarer Gegner gegenübersehen: den Sicherheits- und Nachrichtendienstfirmen, die die dunkle Seite des Nationalen Sicherheitsstaates ausmachen.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/tom-burghardt/orwell-2-11-amerika-auf-dem-weg-in-einen-allgegenwaertigen-ueberwachungsstaat-biometrie-gesichts.html

jeudi, 04 juin 2009

Un merveilleux outil policier

Un merveilleux outil policier

090527Ex: http://www.insolent.fr/
Quelques sordides affaires de pédopornographie récentes pourraient inciter à la réflexion. Et elles devraient conduire à plus de mesure tous ceux qui maudissent l'internet. Car on n'en finirait plus de collecte le sottisier des grincheux, des imbéciles pour qui la toile sert essentiellement aux manœuvres des méchants.

La malheureuse Nadine Morano secrétaire d'état à la famille tient peut-être le pompon des déclarations risibles à ce sujet : "On ne sait jamais qui se cache derrière l'écran", déclarait-elle le 20 novembre 2008 sur France Info. «Internet peut être un outil dangereux, celui se trouve derrière l'écran peut-être un prédateur". En mai de la même année, elle avait même trouvé une formule choc, une "formule 1", oserait-on dire : "Internet, c’est comme une magnifique voiture de course. Si vous n’avez pas votre permis de conduire et que vous ratez un virage, c’est la mort".

Mme Morano et quelques autres devraient se tenir au courant. Si elle prenait le métro, ou si, horresco referens, elle consultait le site du journal gratuit 20 minutes (1), apparemment mieux documenté que ses services, elle aurait pu prendre connaissance des propos avisés de Mme Elisabeth Rossé. Cette dernière, psychologue à l'hôpital Marmottan faisait remarquer : "Les parents ont tendance à dénigrer le Web parce qu'ils se sentent exclus." Pour éviter que cette incompréhension ne creuse un réel fossé entre parents et enfants, elle conseille aux parents de se faire expliquer par leurs enfants de quoi il s'agit. En somme, comme le souligne intelligemment 20 minutes, "avant de conseiller, il faut comprendre". Ceci permettrait aussi de mieux légiférer.

Dans un dossier récent, l'accusé se présentait comme le père d'un enfant de cinq ans, il avait attiré via le ouèbe une étudiante strasbourgeoise à son domicile de Mutzig. De manière plus sobre à son sujet l'enquêteur se bornera à constater que, techniquement : "L'Internet est un vecteur de rencontres entre victimes et pervers".

Et à partir de ce constat, la gendarmerie française a développé depuis plusieurs années une traque sur le ouèbe des comportements déviants. Rappelons quand même que ceux-ci n'ont aucunement été créés par la toile. Et, pour établir une comparaison quand la bonne vieille brigade mondaine d'autrefois se préoccupait de surveiller le milieu de la délinquance et du proxénétisme, elle se servait méthodiquement des rues chaudes et des bars de voyous.

Le 17 avril dernier par exemple, on apprenait même l'exploit suivant du STRJD, Service technique de recherche judiciaire et de documentation : "Le pédophile croyait parler à une jeune fille, c'était un policier", titrait plaisamment Le Monde (2) qui semble ainsi confondre police judiciaire et gendarmerie. Interpellé le 8 avril, un homme âgé d'une trentaine d'années, était en effet arrêté par un gendarme qui se faisait passer sur Internet pour une mineure. Le suspect pouvait être mis en examen le 10 avril par un juge du tribunal de Bobigny pour "corruption de mineur aggravée", "atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans aggravée" et "propositions sexuelles à un mineur de 15 ans ou à une personne se présentant comme tel, via un réseau de télécommunication". Il risque jusqu'à 10 ans de prison. Autrement dit, grâce à Internet les choses n'ont pas traîné.

Le 26 mai, la gendarmerie annonçait même avoir procédé à un vaste coup de filet en France, aboutissant à l'interpellation de 90 personnes, dans plueirs régions, soupçonnées d'échanges d'images pédopornographiques à partir de forums de discussion.

À vrai dire non seulement la France ne détient pas nécessairement la palme de ce genre de réussites, mais on pourrait aussi se préoccuper des limites de cette répression. Elle pourrait, de proche en proche s'étendre à des domaines tout à fait différents.

Une loi française du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance, dispose que les policiers et les gendarmes sont "autorisés, dans le but de constater certaines infractions, entre autres à caractère sexuel lorsqu'elles sont commises via des moyens électroniques, à participer à des échanges ainsi qu'à transmettre, stocker et recevoir des éléments tels que des images de pédopornographie". Mais demain, penseront certains, pourquoi s'en tenir là ?

Ainsi, en Allemagne, le 16 avril dernier, on apprenait qu'une enquête de quatre mois avait permis de transmettre des signalements dans 91 pays, 9 000 "pédophiles" dont 8 000 à l'étranger, dans des pays comme le Brésil, le Canada, la Moldavie, la Nouvelle-Zélande, l'Autriche, la Suisse et les États-Unis. Outre-Rhin même, des centaines de perquisitions ont été menées, donnant lieu à la saisie de plus de 500 ordinateurs et 43 000 supports de données. Or tout cela, si répugnant qu'on puisse l'estimer, ne vise que des délits virtuels, de l'ordre de la pornographie. Dans le réel, l'enquête a permis de mettre fin à un seul cas, où certes il s'agissait d'abus odieux commis sur des victimes de 7 et 11 ans. Mais, selon la police criminelle allemande, l'homme, âgé d'une quarantaine d'années, désormais placé en détention provisoire, n'était autre qu'un membre de leur propre famille. Autrement dit si l'outil Internet a permis son arrestation, on ne saurait considérer que les actes incriminés eux-mêmes doivent quoi que ce soit à cette technologie.

Cela va si loin que des courants contestataires ont commencé à protester et manifester à Berlin contre le danger de la censure sur le ouèbe, plus efficace à leurs yeux, et peut-être plus dangereuse affirment-ils que la cybercriminalité. Toujours en Allemagne, le ministre de la Famille, Mme Ursula Von der Leyen a salué le 17 avril un accord entre la police et les fournisseurs d'accès à Internet destiné à lutter contre la pédopornographie. La mesure est inspirée de dispositifs analogues en vigueur en Scandinavie, aux Pays-Bas, en Suisse, au Royaume-Uni ou au Canada. Elle sera effective chez nos cousins germains au plus tard en octobre. Saluée par l'Unicef comme "étape importante" elle devrait par ailleurs être suivie, selon cet excellent organisme international de protection de l'enfance, d'autres dispositions pour lutter contre l'ensemble de la filière pédophile.

Pour notre part nous nous bornerons à constater que nous nous trouvons en présence d'un formidable outil policier et à souhaiter que son utilisation se limite aux activités vraiment criminelles.

 

Apostilles

  1. cf. 20 Minutes, en ligne le 20 novembre 2008
  2. cf. Le Monde, en ligne le 17 avril 2009 à 14 h36
JG Malliarakis