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jeudi, 27 août 2015

Les liens entre Goldman Sachs et l’Otan

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Puissance bancaire, crise financière et guerre: les liens entre Goldman Sachs et l’Otan

Auteur : Manlio Dinucci
Traduction Marie-Ange Patrizio
Ex: http://zejournal.mobi

Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l’Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d’affaires étasunienne.

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s’est employé à « l’élargissement de l’Ue et de l’Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l’Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l’agression russe contre l’Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ».

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d’ « une communauté transatlantique intégrée ».

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d’autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d’Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011).

On ne s’étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l’Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s’est d’abord appropriée (en causant des pertes de 98%) de fonds d’Etat pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l’Ue ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la « Central Bank of Libye » les nouveaux fonds retirés de l’export pétrolier, Goldman Sachs s’apprête à débarquer en Libye avec l’opération projetée par USA/Otan sous bannière Ue et « conduite italienne ».

Sur la base d’une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l’Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l’Ue) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d’arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d’une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l’occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l’Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux Etats-Unis.

Après avoir contribué avec l’escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les Etats-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » (cf. rapport réservé rendu public par le Wall Street Journal en 2011). Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » étasuniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l’Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident.

En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu’il a tissé dans ses cinq années à l’Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d’influence et de pénétration.

Notes:

Apostille de la traductrice pour la version française

On trouvera dans Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, de Domenico Moro (Delga, juin 2015, 19 euros, voir pièce jointe), des éléments présentant et analysant ce « réseau international de rapports politiques et militaires » dont parle M. Dinucci pour A. F. Rasmussen et financiers et économiques pour M. Monti et M. Draghi : tous trois bons exemples du phénomène des « revolving doors » (pantouflage) fonctionnant dans le réseau : « une “personnalité multiple”, profes­sionnellement parlant, c’est-à-dire changeant de rôle et de secteur d’une rencontre à l’autre. (…) véritables “transformistes” de l’élite mondiale, capables de changer d’habit professionnel plusieurs fois en l’espace d’un petit nombre d’années.(…) dans un passage tourbillonnant de la politique nationale à la bureaucratie européenne aux grandes entreprises, à la finance, aux think tanks et à l’université» (p. 203).

Extraits :

« Les deux derniers secrétaires généraux de l’OTAN ont participé aux rencontres du Bilderberg. Anders Fogh Rasmussen en 2000, l’année précédant son accession au poste de premier ministre du Danemark, et le social-démocrate Jens Stoltenberg en 2002 » (p. 93).

[…] « Goldman Sachs, la banque qui a le plus grand nombre de représentants au Bilderberg et à la Trilatérale et dont le président, Peter Sutherland, siège au direc­toire des deux organisations […] [a] été définie par Matt Taibbi comme une « gigantesque pieuvre vampire ». Du reste, Goldman Sachs fait partie des premiers respon­sables non seulement de la crise des subprimes mais aussi de la crise de l’euro, ayant incité les autorités grecques à falsifier les budgets au moment de l’entrée dans l’euro et ayant bénéficié de l’instabilité de la monnaie unique et de l’augmentation des taux d’intérêt sur les dettes souveraines, au moment où la vérité a surgi » (p. 174).

[…] Dans la campagne présidentielle de 2008, Goldman Sachs fut le principal bailleur de fonds d’Obama, qui, une fois élu, plaça deux hommes de la banque d’affaires, Mark Patterson et Gary Gensler, res­pectivement à la tête du secrétariat au Trésor et à la direction de la com­mission qui régule le marché à termes. Ce ne fut donc pas un hasard si 700 milliards de dollars du programme Tarp furent alloués en 2008 pour sauver Citibank et d’autres banques sans oeuvrer à une réglemen­tation efficace ; tout cela malgré les nombreuses promesses électorales, en continuant la politique de la précédente administration Bush, dont le secrétaire au Trésor, Paulson, était un ancien PDG de Goldman Sachs » (p. 175).

Le lecteur trouvera aussi dans l’ouvrage publié aux Editions Delga une Présentation au lecteur français par Bernard Genet (comaguer, comité comprendre et agir contre la guerre) fournissant quelques éléments de l’aspect français (direction, membres et invités) de ces réseaux (Bilderberg et Trilatérale).

lundi, 24 août 2015

Insouciance Rules The West

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Insouciance Rules The West

Paul Craig Roberts

Ex: http://www.paulcraigroberts.org

Europe is being overrun by refugees from Washington’s, and Israel’s, hegemonic policies in the Middle East and North Africa that are resulting in the slaughter of massive numbers of civilians. The inflows are so heavy that European governments are squabbling among themselves about who is to take the refugees. Hungary is considering constructing a fence, like the US and Israel, to keep out the undesirables. Everywhere in the Western media there are reports deploring the influx of migrants; yet nowhere is there any reference to the cause of the problem.

The European governments and their insouciant populations are themselves responsible for their immigrant problems. For 14 years Europe has supported Washington’s aggressive militarism that has murdered and dislocated millions of peoples who never lifted a finger against Washington. The destruction of entire countries such as Iraq, Libya, and Afghanistan, and now Syria and Yemen, and the continuing US slaughter of Pakistani civilians with the full complicity of the corrupt and traitorous Pakistani government, produced a refugee problem that the moronic Europeans brought upon themselves.

Europe deserves the problem, but it is not enough punishment for their crimes against humanity in support of Washington’s world hegemony.

In the Western world insouciance rules governments as well as peoples, and most likely also everywhere else in the world. It remains to be seen whether Russia and China have any clearer grasp of the reality that confronts them.

Lt. Gen. Michael Flynn, Director of the US Defense Intelligence Agency until his retirement in August 2014, has confirmed that the Obama regime disregarded his advice and made a willful decision to support the jihadists who now comprise ISIS. ( https://medium.com/insurge-intelligence/officials-islamic-state-arose-from-us-support-for-al-qaeda-in-iraq-a37c9a60be4 ) Here we have an American government so insouciant, and with nothing but tunnel vision, empowering the various elements that comprise Washington’s excuse for the “war on terror” and the destruction of several countries. Just as the idiot Europeans produce their own refugee problems, the idiot Americans produce their own terrorist problems. It is mindless. And there is no end to it.

Consider the insanity of the Obama regime’s policy toward the Soviet Union. Kissinger and Brzezinski, two of the left-wing’s most hated bogymen, are astonished at the total unawareness of Washington and the EU of the consequences of their aggression and false accusations toward Russia. Kissinger says that America’s foreign policy is in the hands of “ahistorical people,” who do not comprehend that “we should not engage in international conflicts if, at the beginning, we cannot describe an end.” Kissinger criticizes Washington and the EU for their misconception that the West could act in Ukraine in ways inconsistent with Russian interests and receive a pass from the Russian government.

As for the Idiotic claim that Putin is responsible for the Ukrainian tragedy, Kissinger says:

“It is not conceivable that Putin spends sixty billion euros on turning a summer resort into a winter Olympic village in order to start a military crisis the week after a concluding Olympic ceremony that depicted Russia as a part of Western civilization.” ( http://sputniknews.com/world/20150819/1025918194/us-russia-policy-history-kissinger.html )

Don’t expect the low-grade morons who comprise the Western media to notice anything as obvious as the meaning Kissinger’s observation.

Brzezinski has joined Kissinger in stating unequivocally that “Russia must be reassured that Ukraine will never become a NATO member.” ( http://sputniknews.com/politics/20150630/1024022244.html )

Kissinger is correct that Americans and their leaders are ahistorical. The US operates on the basis of a priori theories that justify American preconceptions and desires. This is a prescription for war, disaster, and the demise of humanity.

Even American commentators whom one would consider to be intelligent are ahistorical. Writing on OpEdNews (8-18-15) William Bike says that Ronald Reagan advocated the destruction of the Soviet Union. Reagan did no such thing. Reagan was respectful of the Soviet leadership and worked with Gorbachev to end the Cold War. Reagan never spoke about winning the Cold War, only about bringing it to an end. The Soviet Union collapsed as a consequence of Gorbachev being arrested by hardline communists, opposed to Gorbachev’s policies, who launched a coup. The coup failed, but it took down the Soviet government. Reagan had nothing to do with it and was no longer in office.

Some ahistorical Americans cannot tell the difference between the war criminals Clinton, Bush, Cheney, and Obama, and Jimmy Carter, who spent his life doing, and trying to do, good deeds. No sooner do we hear that the 90-year old former president has cancer than Matt Peppe regals us on CounterPunch about “Jimmy Carter’s Blood-Drenched Legacy” (8-18-15). Peppe describes Carter as just another hypocrite who professed human rights but had a “penchant for bloodshed.” What Peppe means is that Carter did not stop bloodshed initiated by foreigners abroad. In other words Carter failed as a global policeman. Peppe’s criticism of Carter, of course, is the stale and false neoconservative criticism of Carter.

Peppe, like so many others, shows an astonishing ignorance of the constraints existing policies institutionalized in government exercise over presidents. In American politics, interest groups are more powerful than the elected politicians. Look around you. The federal agencies created to oversea the wellbeing of the national forests, public lands, air and water are staffed with the executives of the very polluting and clear-cutting industries that the agencies are supposed to be regulating. Read CounterPunch editor Jeffrey St. Clair’s book, Born Under A Bad Sky, to understand that those who are supposed to be regulated are in fact doing the regulating, and in their interests. The public interest is nowhere in the picture.

Look away from the environment to economic policy. The same financial executives who caused the ongoing financial crisis resulting in enormous ongoing public subsidies to the private banking system, now into the eight year, are the ones who run the US Treasury and Federal Reserve.

Without a strong movement behind him, from whose ranks a president can staff an administration committed to major changes, the president is in effect a captive of the private interests who finance political campaigns. Reagan is the only president of our time who had even a semblance of a movement behind him, and the “Reaganites” in his administration were counterbalanced by the Bush Establishment Republicans.

During the 1930s, President Franklin D. Roosevelt had a movement behind him consisting of New Dealers. Consequently, Roosevelt was able to achieve a number of overdue reforms such as Social Security.

Nevertheless, Roosevelt did not see himself as being in charge. In The Age of Acquiescence (2015), Steve Fraser quotes President Roosevelt telling Treasury Secretary Henry Morgenthau at the end of 1934 that “the people I have called the ‘money changers in the Temple’ are still in absolute control. It will take many years and possibly several revolutions to eliminate them.”

Eight decades later as Nomi Prins has made clear in All The Presidents’ Bankers (2014), the money changers are still in control. Nothing less than fire and the sword can dislodge them.

Yet, and it will forever be the case, America has commentators who really believe that a president can change things but refuses to do so because he prefers the way that they are.

Unless there is a major disaster, such as the Great Depression, or a lessor challenge, such as stagflation for which solutions were scarce, a president without a movement is outgunned by powerful private interest groups, and sometimes even if he has a movement.

Private interests were empowered by the Republican Supreme Court’s decision that the purchase of the US government by corporate money is the constitutionally protected exercise of free speech.

To be completely clear, the US Supreme Court has ruled that organized interest groups have the right to control the US government.

Under this Supreme Court ruling, how can the United States pretend to be a democracy?

How can Washington justify its genocidal murders as “bringing democracy” to the decimated?

Unless the world wakes up and realizes that total evil has the reins in the West, humanity has no future.

 
Dr. Paul Craig Roberts was Assistant Secretary of the Treasury for Economic Policy and associate editor of the Wall Street Journal. He was columnist for Business Week, Scripps Howard News Service, and Creators Syndicate. He has had many university appointments. His internet columns have attracted a worldwide following. Roberts' latest books are The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West and How America Was Lost.

dimanche, 23 août 2015

Western civilization is imploding

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Western civilization is imploding

by Brett Stevens

Ex: http://www.amerika.org

Over the generations, a sense of dread has been building: the observation that — despite some things which have improved — our society is heading downward. Its organization, or the pattern of how it holds itself together, is fraying. It is the death of the West.

We all make fun of the old guys who rail about how in their day the steaks were redder and the whiskey sweeter, but perhaps those were merely symbols for an ongoing decay in quality. Quality is measured by the experience as a whole, and not particular items that seem brighter and newer than others.

Over at The Mad Monarchist a new article gives voice to concern about the collapse of the West:

We are at or are fast approaching the point of critical mass for western civilization…The internationalists have the world firmly in their grip and with the United States circling the drain, western civilization is going the same way. Of course, all monarchists know that the USA was never a pure example of western civilization, it has never had any of the high culture of Europe but that is to be expected as it is a branch rather than the tree itself.

…The leaders of the EU have emasculated the countries of Europe to empower their central EU government while also making sure that Europe itself is never significant again. They are all part of the same internationalist clique. They don’t want any European country to be great because that would detract from the European Union and they don’t really want Europe to be great because they have nothing but contempt for European culture, European history and western civilization in general. Some actively want to destroy it while others are just looking out for themselves and willingly go along with those who do want to destroy it to further their own interests.

He makes excellent points and the following notions are designed to harmonize with those, not contradict them.

We do not get to a state such as our present condition without first having lost track of our future. Future is tied to past; past shows us not only what worked and what did not, but also who we are and from that, where we should be going. But that past was rejected in favor of egalitarianism during The Enlightenment™. Egalitarianism states that all people are equal, which means that the individual — not culture, values, philosophy, heritage or social order — determines the future. We base our decisions not on what has worked, or what would be good, but what individuals want to do. This creates a transition to a facilitative society.

Facilitative societies have many problems, but the two largest are the need for control, and the passivity of the population. When each person does whatever they want, there is no balance in social order nor is there a central idea to which people “harmonize” or find themselves in resonance with and attempt to fulfill. Morality would be one example of this type of order. Control in turn creates passivity. Citizens are accustomed to doing whatever they want unless stopped, but also become familiar with correction by their ideological leaders. As a result, they do not act toward any purpose, but instead flit around and do nothing of import unless explicitly told to do otherwise. The far extreme of this is what happens in authoritarian societies where people refuse to act unless commanded because the risks of unauthorized action are too great, and the state will step in at some point and tell them what to do anyway. Like children of an overbearing parent, they wait for this correction and achieve nothing in the meantime.

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Control-based societies become miserable places. As the 21st century has taught us, even when “free” and “tolerant” places they become tyrannical because those in power — or those who want to join them — must manufacture a constant series of ideological crises in order to keep motivating the population. A facilitative society has no objectives, therefore must style every change as a “war” or a defensive action. This self-pity mentality spreads to the population at large. Between the constant war for ideological clarity, and the general apathy of the population to everything else, decay results and the society plunges downward into a spiral of despair. Eventually it loses all social order and becomes a third-world style society, unable to organize itself to have public hygiene, rule of law, freedom from corruption and even social order itself.

The origin of this decay begins with egalitarianism (or “equality”) which is itself a form of individualism, or the demand by the individual that society support him in his choices without a corresponding investment by the individual in society. All of the subsidy states — socialism, communism, and even consumerism which is capitalism supported through low-return consumer purchases funded by state welfare programs — are based in this form of radical individualism. It comes about when societies become “bottom-heavy,” or have many individuals who know nothing about how to run a society who nonetheless demand participation in its decision-making. These individuals band together into a “Crowd,” and through a philosophy of Crowdism develop a sense of victimhood based in self-pity which spurs them to attack their society and convert it into a facilitative society.

Control then becomes required because facilitative societies are chaotic and individuals, acting on radical individualism, tend to externalize the costs of their actions to others. Conservatism arises as a resistance to this movement, but generally fails because its adherents are unable to articulate what they really need, which is an end to the facilitative society. Early experiments in liberalism in France and Russia showed how quickly revolutions turn to ideological enforcement, usually by inventing or discovering enemies, and from that to authoritarianism. Conservative experiments in using this force against liberalism, as seen in Italy and Germany, met with less than shining results because of the inherent control-tendencies of liberal society which prevented the restoration of organic culture.

Opposite the control-based facilitative society is the leadership-based society. This is part of what is called “tradition,” which is a way of viewing the world through both (a) realistic and (b) transcendental viewpoints. These aim to discover methods that work in the real world, but to point them toward “transcendentals” or eternal goals that can never be fully realized and thus can both harmonize and motivate a society without the war/victimhood narrative of egalitarian societies. In these societies, leaders do not “control” their population but actually lead it, meaning that they discover necessary tasks and keep people organized toward transcendental goals. Leadership societies have purpose, and as a result, in them people have roles in which they fulfill parts of the overall ongoing goal. Paul Woodruff refers to the basis of the glories of the past as “reverence,” or an awe and transcendental appreciation for our world, and this seems like an appropriate basis for the combination of strong cultural, religious and moral feeling that traditional societies have.

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Perhaps the best definition of tradition comes from Aldous Huxley, who wrote The Perennial Philosophy to detail what is present in such societies. He outlines a mixture of religion and philosophy that serves as a principle of social order and personal order simultaneously:

More than twenty-five centuries have passed since that which has been called the Perennial Philosophy was first committed to writing; and in the course of those centuries it has found expression, now partial, now complete, now in this form, now in that, again and again. In Vedanta and Hebrew prophecy, in the Tao Teh King and the Platonic dialogues, in the Gospel according to St. John and Mahayana theology, in Plotinus and the Areopagite, among the Persian Sufis and the Christian mystics of the Middle Ages and the Renaissance–the Perennial Philosophy has spoken almost all the languages of Asia and Europe and has made use of the terminology and traditions of every one of the higher religions. But under all this confusion of tongues and myths, of local histories and particularist doctrines, there remains a Highest Common Factor, which is the Perennial Philosophy in what may be called its chemically pure state. This final purity can never, of course, be expressed by any verbal statement of the philosophy, however undogmatic that statement may be, however deliberately syncretistic. The very fact that it is set down at a certain time by a certain writer, using this or that language, automatically imposes a certain sociological and personal bias on the doctrines so formulated. It is only the act of contemplation when words and even personality are transcended, that the pure state of the Perennial Philosophy can actually be known. The records left by those who have known it in this way make it abundantly clear that all of them, whether Hindu, Buddhist, Hebrew, Taoist, Christian, or Mohammedan, were attempting to describe the same essentially indescribable Fact.

The original scriptures of most religions are poetical and unsystematic. Theology, which generally takes the form of a reasoned commentary on the parables and aphorisms of the scriptures, tends to make its appearance at a later stage of religious history. The Bhagavad-Gita occupies an intermediate position between scripture and theology; for it combines the poetical qualities of the first with the clear-cut methodicalness of the second. The book may be described, writes Ananda K. Coomaraswamy in his admirable Hinduism and Buddhism, “as a compendium of the whole Vedic doctrine to be found in the earlier Vedas, Brahmanas and Upanishads, and being therefore the basis of all the later developments, it can be regarded as the focus of all Indian religion” is also one of the clearest and most comprehensive summaries of the Perennial Philosophy ever to have been made. Hence its enduring value, not only for Indians, but for all mankind.

At the core of the Perennial Philosophy we find four fundamental doctrines.

  1. The phenomenal world of matter and of individualized consciousness–the world of things and animals and men and even gods–is the manifestation of a Divine Ground within which all partial realities have their being, and apart from which they would be non-existent.
  2. Human beings are capable not merely of knowing about the Divine Ground by inference; they can also realize its existence by a direct intuition, superior to discursive reasoning. This immediate knowledge unites the knower with that which is known.
  3. Man possesses a double nature, a phenomenal ego and an eternal Self, which is the inner man, the spirit, the spark of divinity within the soul. It is possible for a man, if he so desires, to identify himself with the spirit and therefore with the Divine Ground, which is of the same or like nature with the spirit.
  4. Man’s life on earth has only one end and purpose: to identify himself with his eternal Self and so to come to unitive knowledge of the Divine Ground.

Tradition treats reality as fact and includes in that fact a philosophical and metaphysical exploration of the order of life. Julius Evola gave us a hint in “On the Secret of Degeneration”:

If we look at the secret of degeneration from the exclusively traditional point of view, it becomes even harder to solve it completely. It is then a matter of the division of all cultures into two main types. On the one hand there are the traditional cultures, whose principle is identical and unchangeable, despite all the differences evident on the surface. The axis of these cultures and the summit of their hierarchical order consists of metaphysical, supra-individual powers and actions, which serve to inform and justify everything that is merely human, temporal, subject to becoming and to “history.” On the other hand there is “modern culture,” which is actually the anti-tradition and which exhausts itself in a construction of purely human and earthly conditions and in the total development of these, in pursuit of a life entirely detached from the “higher world.”

In a traditional culture, all is viewed by its significance as ideal; in a modern culture, all is material. This does not limit the ideal to the metaphysical alone, because ideas like loyalty, values and morality come first before material convenience. The difference lies in the tendency of traditional cultures to view the significance of acts as if, in Kant’s words, they were to “Act only according to that maxim by which you can at the same time will that it should become a universal law.” The order of nature itself as an idea matters more than material fate or condition. Where a modern culture is pragmatic, a traditional culture views itself through the lens of purpose and in that a sense of the underlying informational order to the universe. When radical individualism takes over, and cultures view themselves through egalitarianism, the idea of individuals deferring to an invisible social order formed of honor, loyalty, duty, culture, values and heritage becomes impossible.

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That outlook creates a transcendental effect on a society by which it sacralizes itself not as an end, but as a means to more of the sacred. Like the transcendentals “the good, the beautiful and the true,” a traditional culture aims for the principle of every act and aspect of being. These principles are more important than materiality because, in the view of traditional cultures, they create materiality. Whether this is atheistic or theistic matters little. A society can either idealize the patterns of reality itself, or its own people, and the latter path leads to decay and ruin. On a simple level, when principles such as law, justice, integrity and honor are lost, corruption reigns. On a greater level, when principles such as morality are placed first, it becomes impossible for wholesale abuses in which damages of individual acts are socialized to the group to become valid. Tradition is the opposite of utilitarianism, which argues from what a group feels — statistically, or by majority — benefits them as individuals. As the West has turned from this traditional view, it has plunged into slow but inexorable decline.

While we search today for answers, all of our methods resemble symptomatic or palliative treatment. That is: we do not believe we can strike at the core of our decay, and instead apply intermediates. To reverse our decline, we must first — as Kant reminds us — choose to be good. We must target the transcendentals. With a little thought and some reading of history, we can see that these mandate a society quite unlike our own: ruled by an aristocracy, united by heritage and culture, governed not by laws but by principles and, perhaps most importantly, one that has reverence for life and the fact that there are more important things than convenience and survival. The answer is not as simple as a theocracy, or nationalism, or even cultural reign, but includes all of the above. We must restore our identity as the West not just as a physical group, but as a principle: those who do what is right, no matter how inconvenient, and rise accordingly.

dimanche, 31 mai 2015

Les négociations secrètes sur les accords commerciaux représentent une menace pour les droits de l’homme

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Les négociations secrètes sur les accords commerciaux représentent une menace pour les droits de l’homme

par le professeur Alfred M. de Zayas,

expert indépendant de l’ONU pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

Genève, le 23 avril 2015 – Le professeur Alfred de Zayas, expert indépendant des Nations Unies pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, s’est exprimé jeudi de manière très préoccupée quant au manque général de conscience des effets négatifs qu’entraînent les accords de libre-échange et les accords concernant la protection réciproque des investissements bi- et multilatéraux – les versions existantes comme celles en cours de négociation – sur le respect des droits de l’homme dans de nombreux pays, en particulier dans les pays en voie de développement.

Je suis préoccupé par le secret qui entoure les négociations sur les accords commerciaux dont sont exclus des groupes d’intéressés tels les syndicats, les associations écologistes, les mouvements pour la sécurité alimentaire et les professionnels de la santé.


La divulgation proactive par les gouvernements, d’authentiques consultations et la participation des citoyens aux processus décisionnels sont indispensables, si ces accords sont sensés être légitimés démocratiquement.


L’adoption de tels accords par une procédure accélérée a des effets négatifs sur la promotion d’un ordre mondial démocratique et équitable.


Cela introduit une sorte de privation des droits des populations et constitue une violation des droits de l’homme exigeant que chaque citoyen ait le droit et la possibilité de participer à la gestion des affaires publiques (article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [PIDCP]).


On constate un manque général de conscience quant aux conséquences négatives des accords de libre-échange existants, bi- et multilatéraux, sur le libre exercice des droits de l’homme – dont notamment le droit à la santé, le droit à la formation et le droit de vivre dans un environnement sûr, propre, sain et durable.


Tenant compte des nombreux accords actuellement négociés et des risques potentiels qu’ils exercent sur les droits de l’homme et sur l’environnement, leurs répercussions éventuelles dans ces deux domaines devraient être évaluées d‘urgence par des analyses d’impact ex ante et ex post [au préalable et après les faits, ndt.].


Je suis particulièrement préoccupé par les conséquences sur les droits de l’homme qu’avaient et auront, visiblement aussi à l’avenir, les arbitrages entre investisseurs et Etats («Investor-state dispute settlement» (ISDS), un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats1) et notamment par les règlementations permettant aux investisseurs de contester la validité de la législation nationale et des décisions de l’administration nationale si ceux-ci risquent de diminuer les bénéfices des investisseurs.


De tels tribunaux entre Etats et investisseurs se composent de médiateurs (juges dans un tribunal arbitral), généralement des avocats d’entreprise, dont l’indépendance a été remise en question suite à des conflits d’intérêts. Il n’y a aucune possibilité de faire appel contre leurs décisions et on ne peut nulle part leur demander des comptes.


Le manque évident d’indépendance, de transparence et de responsabilité des tribunaux d’arbitrage ISDS représente également une violation (prima facie [au premier regard, ndt.]) du principe fondamental de légalité, comme cela est stipulé dans le droit international, notamment à l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), exigeant que les procédures judiciaires doivent être réglées par des tribunaux indépendants.
On a objecté que les ISDS privilégient le «big business» face aux droits et aux intérêts des salariés et des consommateurs. La construction de systèmes parallèles de règlement des litiges et la levée des contrôles et des possibilités de recours sont incompatibles avec les principes de la constitutionnalité et de l’Etat de droit et sont donc nuisibles aux bien-être moral de la société («contra bonos mores» [contraire aux bonnes mœurs, ndt.]).


Etant donné que tous les Etats sont liés par la Charte des Nations Unies, tous les accords bi- et multinationaux doivent correspondre à cette Charte et donc aux principes de l’égalité et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, à l’égalité souveraine des Etats, à l’interdiction des menaces ou du recours à la force et à l’interdiction de l’intervention dans les affaires faisant fondamentalement partie de la jurisprudence interne des Etats.


Selon l’article 103 de la Charte des Nations Unies,2 les dispositions des accords de libre-échange et ceux concernant la protection réciproque des investissements doivent, tout comme les décisions des tribunaux d’arbitrage ISDS, être compatibles avec la Charte de l’ONU. Ils ne doivent conduire ni à une violation ni à une dégradation ni à une suppression de la protection par les droits de l’homme. Par ailleurs, ils ne doivent pas non plus mettre en danger la souveraineté étatique ou l’obligation fondamentale de l’Etat de garantir les droits de l’homme et le bien de toutes personnes vivant dans le champ d’application de sa jurisprudence. Les accords ou les décisions de tribunaux d’arbitrage violant les droits humanitaires internationaux sont nuls et non avenus, puisqu’ils ne sont pas conformes à l’article 103 de la Charte des Nations Unies et en contradiction avec l’«ordre public» international. •

Source: www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Page/DisplayNews.aspx?NewsID=15883&LangID=E
(Traduction Horizons et débats)

1 Procédure judiciaire, devant les tribunaux d’arbitrage envisagés, par laquelle des fédérations industrielles, des groupements économiques ou des entreprises peuvent porter plainte contre des gouvernements, sans que le contraire soit possible.


2 L’article 103 de la Charte des Nations Unies prévoit qu’«en cas de conflit entre les obligations des membres des Nations Unies en vertu de la présente Charte et leurs obligations en vertu de tout autre accord international, les premières prévaudront».

Transatlantique.jpg

dimanche, 24 mai 2015

Un essai-choc signé Hervé Juvin

LE MUR DE L’OUEST N’EST PAS TOMBÉ
 
Un essai-choc signé Hervé Juvin* aux Editions Pierre-Guillaume de Roux
 
Jean Pierinot
Ex: http://metamag.fr
 
9782363711281_1_75.jpgLes Etats-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’Etat à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des Etats, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’Etat américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Economie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI.


Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre


Quand l’Europe se veut indépendante, elle est impuissante ; qu’on se souvienne du projet de « Communauté européenne de Défense », abandonné voici soixante ans, en 1954, parce que Washington ne l’entendait que sous commandement américain ! L’abandon était légitime ; la conséquence a été quarante ans d’inexistence européenne en matière de Défense, la subordination de ce qui subsiste d’armées nationales européennes et d’industries militaires à l’OTAN, et la solitude stratégique de la France chaque fois qu’elle a suivi une autre voie que les Etats-Unis,de l’Irak au Mali et à la Centrafrique. 


Que les pays européens fondateurs de l’Union, comme l’Allemagne et la France, qui avaient refusé de céder aux mensonges d’Etat anglais et américains pour justifier l’invasion de l’Irak, aient laissé élire à la Présidence de l’Union un complice des intérêts anglo-américains, Jorge Manuel Barroso, au lieu de Guy Verhofstadt, vaut capitulation.


Herve Juvin.jpgQu’est-ce que l’Europe aujourd’hui ? 


Sinon le moyen de l’intérêt national américain. Gouvernance, création de valeur actionnariale, compétitivité et attractivité des territoires… Quatre expressions d’une idéologie, celle de la primauté de l’économie comme moyen de la puissance. Sans oublier le copié-collé d’une « culture » d’importation américaine : toute puissance de la com’, adoption du mariage pour tous, bientôt peut- être de la procréation médicalement assistée, dogme de l’indifférenciation des sexes, tiré de la théorie du genre qui fit fureur aux Etats-Unis voici vingt ans ; dévaluation de l’appartenance nationale, et déchéance d’un projet national fédérateur et identifiant,etc.


Faire Europe oui mais à condition de rompre avec l’erreur de l’occidentalisme qui la dresse contre ses voisins et alliés naturels, de la Russie aux pays du sud, ceux sans qui elle ne se fera pas l’Europe ne participera à une renaissance de la civilisation qu’en affirmant la séparation nécessaire entre les cultures et les Nations, qui garantit leur diversité. Le rêve totalitaire d’un gouvernement mondial est la promesse de l’esclavage, et la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pour en finir avec cette utopie qui a fait tant de mal, l’Europe doit réaffirmer l’importance politique de frontières internationalement reconnues, de la citoyenneté comme appartenance nationale exclusive de tout marché, et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.


Demain peut-être, c’est contre la Chine que l’Union européenne devra faire peser son poids et sa liberté, une Chine dont l’appétit de matières premières et la surchauffe économique peuvent faire la première menace planétaire, une Chine qui rêve de réunir « tout ce qu’il y a sous le ciel » dans un Empire mondial qui se veut respectueux de la diversité ; l’exemple du Tibet et du Sinkiang doit-il nous donner confiance ? 


C’était hier, et avec raison, contre l’entreprise totalitaire de l’URSS. C’est aussi aujourd’hui contre la montée de l’Islam que l’Union européenne mobilise ses valeurs et la singularité de son histoire, mais à condition de reconnaître que l’appel de l’Islam à travers l’Asie, l’Afrique et l’Europe est d’abord l’appel de la diversité irréductible de l’espèce humaine ! Mais aujourd’hui, c’est d’abord en contribuant à ramener la puissance américaine au niveau compatible avec l’équilibre international, que l’Union européenne peut trouver sa place dans un ordre multipolaire porteur de liberté politique.


Et qu’est-ce que la France ? Comment rétablir son rapport au monde ? Sa place dans le concert des nations, sa pleine légitimité au regard de l’Histoire ?


Les temps forts de cet ouvrage :

 - L’épouvantail Europe Etats-Unis : La dette « irrécouvrable » de la Seconde Guerre mondiale,- L’enjeu : la hantise anglo-américaine de l’Eurasie ,- Les armes de l’hyperpuissance américaine : ONG, Google, Marchés financiers, mariage pour tous, etc.,- Les conséquences : un monde au bord de l’explosion et une Europe soumise,- La nécessité d’une refondation politique : vers l’Europe des Nations réelles,Et le retour d’une France affranchie sur la scène internationale.


*Hervé Juvin, économiste et essayiste français, a notamment publié : Bienvenue dans la crise du monde, Eurogroup, 2009L’Occident mondialisé: Controverse sur la culture planétaire, avec Gilles Lipovetsky, Grasset, 2010Le Renversement du monde - Politique de la crise, Gallimard, 2010La Grande séparation - Pour une écologie des civilisations, Gallimard, 2013

Le mur de l'Ouest n'est pas tombé, Hervé Juvin, Editions Pierre-Guillaume de Roux, parution 21 mai 2015, 231 pages, 23€.

dimanche, 03 mai 2015

Cette France américaine qui se renie et nous détruit

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Cette France américaine qui se renie et nous détruit

Auteur : Karine Bechet-Golovko
Ex: http://zejournal.mobi

Président de la République et ministres de droite ou de gauche issus des programmes franco-américains, franc-maçonnerie dans les rang de l'Assemblée et du Gouvernement qui défend "sa" conception républicaine, d'autant plus fortement que la "mondialisation républicaine" se trouve, par hasard et par accident ralentie ... On se croirait dans un mauvais film d'espionnage. L'on est simplement dans la France moderne et contemporaine. Cette France qui n'est plus française, qui en a même semble-t-il honte, comme d'un parent pauvre que l'on veut cacher. Et l'on comprend beaucoup mieux pourquoi la politique menée par les élites, de droite comme de gauche, ne défend pas les intérêts de notre pays.

Comme le processus de destruction de ce qui reste de l'identité française allait bien, la construction européenne aidant, l'on n'entendait pas trop les membres de la franc-maçonnerie française, il n'était pas nécessaire de faire du bruit. La multiplication des conflits au Moyen Orient, la crise économique et financière importée en Europe de celle des subprimes aux Etats Unis, les printemps arabes sanglants et destructurant, ont jeté vers les pays européens une foule de population aux aboies. Une foule que les pays européens ne peuvent assumer, surtout en période de crise et parce que de toute manière il n'est pas possible pour l'Europe, sauf à se détruire, d'ingérer tout le malheur du monde. C'est une politique irresponsable et inefficace, notamment pour les pays en conflits concernés. Or, maintenant que la tension monte, l'on voit se réactiver les réseaux. Cela est d'autant plus facile lorsqu'ils sont au Gouvernement, dans le sens direct du terme. Comme l'écrit le Figaro, sans en être pour le moins choqué :

"En mai 2012, le GODF, traditionnellement orienté à gauche, a vu d'un bon œil la victoire de François Hollande et l'arrivée de frères au gouvernement, qu'il s'agisse de Manuel Valls, qui a fréquenté les loges durant huit ans, de Jean-Yves Le Drian, Victorin Lurel, Frédéric Cuvillier ou Jérôme Cahuzac - ce dernier étant finalement suspendu du GODF après le mensonge avoué sur son compte bancaire à l'étranger. De plus, la charte de la laïcité et les projets d'enseignement de « morale laïque » mis en avant par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon, qui n'est pas initié, ont séduit les frères du GODF."

Et si l'on se demandait pourquoi des lois impopulaires passaient, sans qu'un réel débat social ait eu lieu sur des questions aussi importantes que le mariage pour tous ou la laïcité, c'est parce que, en plus du Gouvernement, les rangs de l'Assemblée sont également pris d'assaut. Volonté affichée ouvertement par le Grand Maître José Gulino dès 2012. Et ça marche.

"Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l'un des siens, le député socialiste du Nord Christian Bataille à la tête de cette amicale des francs-maçons de l'Assemblée nationale et du Sénat. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 élus, soit 15 % du total des parlementaires. Christian Bataille sait s'y prendre pour pousser ses pions : il a déjà présidé la Frapar et il professe une foi de charbonnier dans les valeurs maçonniques. Celles-ci le conduisent à se transformer en avocat de causes aussi controversées que la lutte contre les langues régionales, au nom du jacobinisme, et en faveur de l'exploration des gaz de schiste, au nom de la science. Cette première offensive liée au retour de la gauche au pouvoir a produit quelques résultats, que ce soit pour promouvoir le mariage pour tous, défendre les réformes fiscales ou contrer la récupération du thème de la laïcité par l'extrême droite."

Ainsi, la Fraternelle parlementaire, qui rassemble des députés et des sénateurs s'est largement emparée du thème de prédilection de la laïcité. L'on comprend mieux pourquoi aujourd'hui elle se traduit en montée de la haine pure et simple contre le christianisme, cette religion qui a le malheur d'avoir posé les bases de la société française.

 

tpe.jpgPour compléter le tableau, en restant dans la même ligne idéologique, l'on voit également l'affermissement des intérêts américains dans la gouvernance française. En 1981, la French American Foundation créé le programme Young Leader, financé par AIG, Lazard et Footprint consultants. Sorte de version moderne, plus neutre, moins marquée et connue dans la société que la franc-maçonnerie. Aujourd'hui, il comprend plus de 400 dirigeants issus de la haute fonction publique, du monde de l'entreprise, des médias, de la recherche et même de l'armée. Chaque année 20 français et américains sont sélectionnés. En 2014, Alain Juppé, lui même ancien Young leader, a organisé le séminaire à Bordeaux pour la promotion 2014 avec des anciens comme le directeur général d'Alcatel Lucent Michel Combes, par exemple.

La formation 2014 comprend :

French Young Leaders

Gwenhaël Le Boulay, Partner and Managing Director au Boston Consulting Group
Nicolas Escoulan, Directeur de la Rédaction d'Europe 1
Frank Gervais, Président-Directeur Général de Thalys International Dr Pierre-Antoine Gourraud, PhD MPH, Professeur Assistant en charge de la médecine digitale translationnelle, Faculté de Médecine, Département de Neurologie de l'Université de Californie à San Francisco
Fatima Hadj, Associate Director à Standard & Poor's
Cyril Kammoun, Managing Partner and CEO d'Aforge Degroof Finance
Julia Minkowski, Associée du Cabinet Temime et Associés
Le Lieutenant-Colonel Jean de Monicault, Rédacteur du Chef d'Etat-Major des Armées en charge des affaires stratégiques au Ministère de la Défense
Alexis Morel, Directeur de la Stratégie de Thales
Abdel Malek Riad, Conseiller économique du Président de l'Assemblée Nationale
Lubomira Rochet, Chief Digital Officer et membre du Comité Exécutif de L'Oréal
Alexandre Zapolsky, Fondateur et Président de Linagora

American Young Leaders

Elizabeth Askren, Freelance Conductor (Théâtre du Châtelet, Théâtre de St Quentin), Cultural Attaché, Fondation des Etats-Unis
Major Jordan Baker, Defense Policy Advisor, United States Mission to NATO
Emma Fuerst Frelinghuysen, Senior Director, Private Brands, FreshDirect
Guy Mounier, Chief Executive Officer, CustomerMatrix
Anna « Anya » Neistat, Associate Director, Program/Emergencies, Human Rights Watch
Reshma Saujani, Chief Executive Officer and Founder, Girls Who Code
Dana Stroul, Senior Professional Staff member, Middle East and North Africa, U.S. Senate Foreign Relations Committee
Joseph « Jay » Truesdale, Chief of Staff, U.S. Embassy, Islamabad

Dans cette France américaine, on retrouve des hommes et des femmes, de droite comme de gauche, cela n'a plus strictement aucune importance, formés à composer avec l'intérêt national. Car il y a semble-t-il plus important. Et ils détiennent les rênes du pouvoir. Comme l'écrit très justement Atlantico :

"Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab... Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc. « Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders » de l'UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste.

Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders »."

Et la notion de clan joue directement lors de la composition des équipes gouvernantes, même si l'information n'est manifestement pas trop diffusée en France :

"sur les 8 socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, 6 sont rentrés dans son gouvernement.

(Ne restent sur la touche, pour le moment, que Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand, l'ambitieux président du think-tank Terra Nova ayant permis l'élection de François Hollande aux élections primaires ; deux candidats impatients de rejoindre leurs camarades Young Leaders au gouvernement). Beau tir groupé, comme s'en enorgueillit à juste titre le site américain (« The French-American Foundation is proud to have five Young Leader in the cabinet of President François Hollande, himself a Young Leader in 1996”), tandis que le site français n'en dit pas un mot. "

Comme le souligne très justement A. Latsa, même si quelques hommes politiques de droite sont favorables à de bons rapports avec la Russie, la plupart sont focalisés sur un axe exclusivement américano-centré :

"En effet, environ 25% de nos députés sont membres du groupe d'amitié France-Amérique. Dans ce groupe relativement discret qui est dirigé, c'est tout un symbole, par Louis Giscard d'Estaing, fils de l'ancien président français Valery Giscard d'Estaing, on trouve un bon nombre de députés de droite, en compagnie de députés socialistes."

Trois conclusions principales en découlent toutes seules, logiquement.

Sur le plan de la politique intérieure, on comprend mieux les sources de cette dissociation croissante entre les élites et la population. Fossé qui oblige à une radicalisation des élites, d'une minorité dirigeante, qui doit, pour faire imposer ses points de vues, discréditer ceux des autres. Autrement dit, il ne peut plus y avoir de pluralisme d'idées, car il n'y a plus de respect de l'autre. Par exemple, celui qui défend la famille traditionnelle est un extrémiste, et l'on ne parle pas avec les extrémistes.

Lorsque le pluralisme d'idées est mis à bas, il ne peut y avoir de pluralisme politique, car les différents partis politiques doivent justement représenter et défendre des visions différentes de la société. Ce qui est inconcevable aujourd'hui. "L'autre politique" est hors du champ démocratique, donc hors du champ du débat politique. Pour autant, il est tout autant inconcevable de déclarer l'instauration du parti unique, car la politique serait morte. La France ne peut pas encore l'accepter, s'enterrer vivante tant qu'il reste un souffle, donc il faut maintenir les apparences. Et pour maintenir les apparences, il faut maintenir une alternance entre des personnes, qui ont été plus ou moins canalisées et formatées au préalables pour ne pas prendre de risques. Le changement de visage, s'interroger sur Cécilia et ensuite passer à Valérie, permet de donner l'impression d'un changement politique. Et l'essentiel est préservé : le cap, lui, est gardé.

Enfin, il en découle que la politique étrangère française ne peut être, dans ce contexte, autre chose que ce qu'elle est. La France ne peut que soutenir, contre toute logique, contre ses valeurs et son histoire, les sanctions contre la Russie parce qu'un Gouvernement d'extrême droite massacre sa propre population civile sur les terres d'Ukraine. Parce que la France et l'UE se moquent de l'Ukraine et de sa population comme de leur première liquette. La France ne peut qu'aller vers une ratification du traité transatlantique TTIP qui lui retire sa souveraineté économique, notamment. La France ne peut que se dissoudre dans une Union européenne qui détruit ce qui reste de culture européenne. La France ne peut avoir de politique étrangère, elle ne peut qu'être un pays aligné ou satellite, selon la terminologie préférée.

Dans ce contexte, la France américaine ne peut que trahir la France.

samedi, 21 mars 2015

Le dogmatisme démocratique: l’erreur fatale des Occidentaux

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SYRIE : L’AVEU AMÉRICAIN
Le dogmatisme démocratique: l’erreur fatale des Occidentaux

Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr
 
Le djihadisme qui veut nous détruire, nous l’avons créé, les Américains l'ont financé. Nous avons partout voulu tuer le mauvais cochon. On commence à peine à le comprendre et encore pas tout le monde. L'extraordinaire revirement américain sur le régime Assad est tout de même un sacré aveu.

Assad résiste et son régime avec lui. On pensait qu’il allait être emporté en quelques mois par un printemps démocratique syrien  puis par une rébellion armée de gentils sunnites voulaient en finir avec la dictature de la minorité chiite des Alaouites. Son armée, dirigée par les cadres de la minorité religieuse au pouvoir, a tenu bon. Petit à petit la rébellion a changé de visage et a été confisquée par les djihadistes sunnites.

C’était tout de même prévisible, l’ennemi syrien de Damas, combattu par les Américains, était en fait le même que celui imposé par les Américains à Bagdad. Le pouvoir chiite irakien a donc réussi à déclencher une révolte sunnite armée devenue une insurrection islamiste.

Notre incohérence est telle que le succès des djihadistes irakiens, destructeurs des cultures passées et génocidaires de chrétiens a été rendue possible par l’apport décisif de l'infrastructure de l'armée baasiste, c’est à dire nationaliste et laïque de Saddam Hussein. La cohérence est du côté de la Russie et de l'Iran, surtout de l'Iran qui, en Irak comme en Syrie, appuyé sur le terrain par le hezbollah libanais, soutient l’arc chiite qui résiste au djihadisme sunnite.

La réalité géopolitique s’impose petit à petit à l'utopie idéologique. C’est  ce qui inquiète tant les monarchies du golfe qui financent, contre les chiites, les égorgeurs sectaires de l’EI. Car c’est l' Iran, allié d'Assad, qui a la clé de la victoire sur le terrain, au sol, et certainement pas nos bombardements de bonne conscience. Les américains, principaux responsables sauf en Libye de ce chaos devenu une guerre mondiale religieuse ou en tout cas une guerre menée au monde par une secte se référant à une religion, commencent peut-être à comprendre.

Les Etats-Unis devront négocier avec le président syrien Bachar el-Assad pour mettre fin au conflit qui vient d'entrer dans sa cinquième année, a reconnu le secrétaire d'Etat américain John Kerry. « Au final, il faudra négocier. Nous avons toujours été pour les négociations dans le cadre du processus (de paix) de Genève I », a déclaré Kerry dans une interview diffusée sur la chaîne CBS .Washington travaille pour « relancer » les efforts visant à trouver une solution politique au conflit, a dit le chef de la diplomatie américaine. Les Etats-Unis avaient participé à l'organisation de pourparlers entre l'opposition syrienne et des émissaires de Damas à Genève au début de l'année dernière. Ce processus de Genève prévoit une transition politique négociée. Mais les deux cycles de négociations n'avaient produit aucun résultat et la guerre s'est poursuivie.

Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 215.000 personnes ont été tuées et la moitié de la population déplacée. Les Etats-Unis, a poursuivi le secrétaire d'Etat, « continuent certes à pilonner le groupe Etat islamique, qui s'est emparé de larges pans de territoire en Irak et en Syrie, mais leur objectif reste de mettre fin au conflit en Syrie. Les Etats-Unis ne veulent pas d'un effondrement du gouvernement et des institutions en Syrie qui laisserait le champ libre aux extrémistes islamistes, dont le groupe Etat islamique (EI) ».

« Aucun d'entre nous, Russie, Etats-Unis, coalition [contre l'EI], Etats de la région, ne veut un effondrement du gouvernement et des institutions politiques à Damas », a déclaré  John Brennan, directeur de la CIA, à New York devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations. Des « éléments extrémistes », dont l'EI et d'anciens militants d'Al-Qaïda, sont « en phase ascendante » dans certaines régions de Syrie, a soutenu M. Brennan. Interrogé sur une potentielle coopération entre Washington et Téhéran en Irak, M. Brennan a suggéré que les deux pays collaboraient indirectement contre un ennemi commun, l'EI. « Il y a un alignement de certains intérêts entre nous et l'Iran » en ce qui concerne la lutte contre l'EI en Irak, a-t-il affirmé.

On commence a comprendre qui est l’ennemi principal. Enfin… On… pas encore vraiment les Anglais et encore moins les Français qui continuent à sauter sur place en scandant, d’exécutions d’otages en attentats? de destructions en épurations, « démocratie – démocratie – démocratie » 

lundi, 09 mars 2015

Westliche Medien überschlagen sich mit Anti-Russland-Berichterstattung

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Westliche Medien überschlagen sich mit Anti-Russland-Berichterstattung
 
Ex: http://www.unzensuriert.at

Westliche Medien scheuen momentan vor keiner Propaganda gegen Russland zurück.

Dass westliche Medien in den letzten Jahren zusehends politisch gesteuert, gekauft, und teilweise auch hetzerisch berichten, dürfte den meisten Bürgern bereits aufgefallen sein. Nicht umsonst verlieren nahezu alle großen Tageszeitungen dieser Welt massenhaft Leserschaft, während unabhängige Medien regen zulauf verzeichnen. Den Gipfel der einseitigen Berichterstattung erreichte die sogenannte „Systempresse“ aber mit dem Ukrainekonflikt. Aktuell wird gegen Russland und Putin gehetzt, als gebe es kein morgen, gleichzeitig wird immer offener ein militärisches Eingreifen in den Konflikt gefordert.

Ukraine: Russland in Kritik, USA-Engagement verschwiegen

Gerne macht man Russland für jegliche jetzige Zustände in der Ukraine verantwortlich. Den von den USA finanzierten und mitinitiierten Putsch gegen eine demokratisch gewählte Regierung feierte man als „Revolution des Volkes“. Auch die militärischen Aktivitäten der USA in der Ukraine, von Söldnern bis hin zu geheimen Waffenlieferungen, werden von den Medien konsequent verschwiegen. Ebenso das Interesse amerikanischer Konzerne an ressourcenreichen Gebieten in der Ostukraine.

Aber auch in die russische Innenpolitik mischen sich westliche Medien massiv ein, etwa wenn man behauptet, der erst kürzlich geschehene Mord an dem Oppositionspolitiker Boris Nemtsov, welcher in den 1990er Jahren das letzte Mal politisch relevant war, wäre vom Kreml höchstpersönlich ausgegangen. Viel mehr deutet alles auf eine gezielte Ermordung hin, um Massenproteste in Moskau, ähnlich denen in Kiew, zu forcieren und Russland von innen heraus zu destabilisieren. Ein US-Regierungssprecher höchstpersönlich bestätigte die Doktrin, innere Unruhe in Russland, etwa durch Sanktionen, zu forcieren.

Auch bezeichnen westliche Medien die Regierung Putins gerne als „faschistisches Regime“, während in der Ukraine Neonazis in der Regierung sitzen und nationalistische Kampfverbände Jagd auf russischsprachige Bürger machen. Auch diese Fakten finden keine Erwähnung. Kriegsverbrechen bleiben ebenso unerwähnt, wie Korruption und Geldverschwendung von Seiten der ukrainischen Regierung. Nebenbei fließen aktuell Beträge in Millionenhöhe von Seiten der EU in das Nicht-EU-Mitglied.  

Deutsche Medien federführend

Federführend in der europäischen Anti-Russland-Propaganda sind neben den britischen auch die deutschen Medien. Zeitungen wie der Spiegel, die Welt oder die Frankfurter Allgemeine Zeitung würden sich nichts sehnlicher als ein militärisches Eingreifen der EU und der USA in der Ukraine wünschen, ließt man nur einige der Artikel genauer. Wenn die Waffenruhe in der Ostukraine gebrochen wird, sind meist prorussische Separatisten dafür verantwortlich. Dass primär ukrainische Militärs immer wieder gegen diese verstoßen und sogar Wohnviertel gezielt angreifen, findet nicht den Weg in die Berichterstattung. Selbst ein britischer BBC-Reporter musste am eigenen Leib erfahren, dass er vom ukrainischen Militär während der Waffenruhe beschossen wurde. Lieber berichten Medien in Europa von „Putins Tigern“, welche in einer chinesischen Provinz Ziegen reißen.

Viele Medien sind sich auch nicht zu schade, in regelmäßigen Abständen „Prominente“ russische Persönlichkeiten oder Exilpolitiker zu interviewen beziehungsweise zu zitieren, um dabei deren Anti-Putin-Haltung herauszustreichen, aktuell etwa die österreichische Presse. Auf die negativen Auswirkungen der Russland-Sanktionen für Europas Wirtschaft etwa wird bei genannten Zeitungen hingegen selten bis gar nicht referiert.

Würden zudem die regelmäßigen Reden des russischen Präsidenten Wladimir Putin an die Nation korrekt von den westlichen Medien zitiert und übernommen werden, gebe es keinen Grund mehr, gegen dessen Politik zu opponieren. Viele Dinge würden sich von selbst erklären. 

mercredi, 04 mars 2015

The Ideology of the American Media is That it Believes That It Doesn’t Have any Ideology

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The Self-Hypnotized

The Ideology of the American Media is That it Believes That It Doesn’t Have any Ideology

by WILLIAM BLUM
Ex: http://www.counterpunch.org

So NBC’s evening news anchor, Brian Williams, has been caught telling untruths about various events in recent years. What could be worse for a reporter? How about not knowing what’s going on in the world? In your own country? At your own employer? As a case in point I give you Williams’ rival, Scott Pelley, evening news anchor at CBS.

In August 2002, Iraqi Deputy Prime Minister Tariq Aziz told American newscaster Dan Rather on CBS: “We do not possess any nuclear or biological or chemical weapons.”

In December, Aziz stated to Ted Koppel on ABC: “The fact is that we don’t have weapons of mass destruction. We don’t have chemical, biological, or nuclear weaponry.”

Iraqi leader Saddam Hussein himself told CBS’s Rather in February 2003: “These missiles have been destroyed. There are no missiles that are contrary to the prescription of the United Nations [as to range] in Iraq. They are no longer there.”

Moreover, Gen. Hussein Kamel, former head of Iraq’s secret weapons program, and a son-in-law of Saddam Hussein, told the UN in 1995 that Iraq had destroyed its banned missiles and chemical and biological weapons soon after the Persian Gulf War of 1991.

There are yet other examples of Iraqi officials telling the world, before the 2003 American invasion, that the WMD were non-existent.

Enter Scott Pelley. In January 2008, as a CBS reporter, Pelley interviewed FBI agent George Piro, who had interviewed Saddam Hussein before he was executed:

PELLEY: And what did he tell you about how his weapons of mass destruction had been destroyed?

PIRO: He told me that most of the WMD had been destroyed by the U.N. inspectors in the ’90s, and those that hadn’t been destroyed by the inspectors were unilaterally destroyed by Iraq.

PELLEY: He had ordered them destroyed?

PIRO: Yes.

PELLEY: So why keep the secret? Why put your nation at risk? Why put your own life at risk to maintain this charade?

For a journalist there might actually be something as bad as not knowing what’s going on in his area of news coverage, even on his own station. After Brian Williams’ fall from grace, his former boss at NBC, Bob Wright, defended Williams by pointing to his favorable coverage of the military, saying: “He has been the strongest supporter of the military of any of the news players. He never comes back with negative stories, he wouldn’t question if we’re spending too much.”

I think it’s safe to say that members of the American mainstream media are not embarrassed by such a “compliment”.

In his acceptance speech for the 2005 Nobel Prize for Literature, Harold Pinter made the following observation:

Everyone knows what happened in the Soviet Union and throughout Eastern Europe during the post-war period: the systematic brutality, the widespread atrocities, the ruthless suppression of independent thought. All this has been fully documented and verified.

But my contention here is that the US crimes in the same period have only been superficially recorded, let alone documented, let alone acknowledged, let alone recognized as crimes at all.

It never happened. Nothing ever happened. Even while it was happening it wasn’t happening. It didn’t matter. It was of no interest. The crimes of the United States have been systematic, constant, vicious, remorseless, but very few people have actually talked about them. You have to hand it to America. It has exercised a quite clinical manipulation of power worldwide while masquerading as a force for universal good. It’s a brilliant, even witty, highly successful act of hypnosis.

William Blum is the author of Killing Hope: U.S. Military and CIA Interventions Since World War IIRogue State: a guide to the World’s Only Super Power . His latest book is: America’s Deadliest Export: Democracy. He can be reached at: BBlum6@aol.com

dimanche, 21 décembre 2014

Délire occidental

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Dany-Robert Dufour :

“Le délire occidental”, un essai philosophique qui dynamite le libéralisme et ses avatars


Ex: http://fortune.fdesouche.com

Le résistible désenchantement…

Le monde contemporain a besoin de dynamiteurs. Obstiné, Dany-Robert Dufour est de ceux-là, qui lancent depuis longtemps des alertes. Ses essais ont toujours eu la sonorité du tocsin et la vertu de l’aiguillon.

Pourtant, tout est parti d’une bonne intention, repérée au XVIIème siècle par le philosophe-démolisseur, chez René Descartes et Francis Bacon: “l’exploitation totale et méthodique” de la nature afin de nous en rendre “maîtres et possesseurs”.

L’origine du délire.

Mais ce “programme commun” a abouti à une folie qui nous laisse aliénés au travail mais sans œuvre ou chômeur, distraits mais sans loisir, sexuels mais sans amour, à l’extrémité d’une chaîne de prothèses numériques qui autorise toutes les solitudes onanistes.

 

Ceci pour faire court et en passant par Marx, Freud, Arendt, Gramsci et la “subordination résignée”, Weil et la “docilité de bête de somme” ressentie quand elle était à l’usine. Taylor le “maniaque du chronomètre”, Ford et Monsieur Toyota viennent eux incarner la phénoménale capacité du capitalisme à l’adaptation et à la régénération dans l’ultralibéralisme. La démonstration du dévoiement, commencé tôt dans le monde grec, des valeurs qui inspirent ces trois domaines (travail-loisir-amour) est imparable. Quand Dany-Robert Dufour expose l’ambivalence, dont nous ne sommes jamais sortis, de la philosophie à l’égard du travail, ce “refoulé du logos”. Elle le dégrade ou le valorise. Il est “l’affaire d’une classe d’hommes… assujettis, accaparés par des tâches servant à la production de biens et de services pour que d’autres, les philosophes, soient libres d’occuper tout leur temps à produire des œuvres de pensée.” Aux uns la grammaire, la musique, l’œuvre de civilisation.

Aujourd’hui, la mondialisation et la configuration ou la reconfiguration du monde pour toujours plus de rente ou de retraites-chapeau. Aux autres, la mécanique répétitive des corps chez l’esclave ou, malgré l’acquis social, chez l’ouvrier de la chaîne; le réflexe pulsionnel chez le consommateur.

Dans ce récit foisonnant,  l’auteur insiste sur la “clairvoyance tragique” de Günther Anders (élève de Heidegger et mari de Arendt) qui décrypte les révolutions industrielles et la place des machines qui “ont en quelque sorte pris le pouvoir –ce qui entraîne une obsolescence de l’homme… sa transformation radicale selon les normes de la technique.

Dany-Robert Dufour note qu’à “l’extorsion classique de la plus-value s’est donc ajoutée l’extorsion du consentement… dans un modèle cybernétique dont le seul objectif est de soumettre le plus grand nombre d’humains à des algorithmes qui promettent le bonheur à tous.” Le politique ne fait plus qu’”accompagner” les changements dictés par le capitalisme et ce tropisme a gagné toutes les sphères de l’activité humaine.

Une histoire de cerveau limbique.           

Ainsi, “la transformation du temps de loisir en temps de consommation est au cœur de la reconfiguration du capitalisme après la crise de 29” qui a rétrocédé une part de la jouissance mais a transformé ce temps pris à la production en logique de supermarché.

Quant au sexe, on concèdera à l’auteur que la pornographie est plus marchande et archaïque que l’érotisme et prétexte une libération du schéma judéo-chrétien. Dany-Robert Dufour s’appuie alors sur les travaux de Françoise Héritier sur la différence sexuée qui permet au tréfonds de l’esprit humain de fonder l’identique et le différent. Il estime qu’il y a “une limite du fantasme à signifier” quand “la technique qui n’est pas inoffensive” -la PMA en est une- “laisse penser aux individus qu’ils peuvent ignorer la nature… Si nous voulons préserver l’amour, il faut échapper aux deux mensonges contemporains inverses: “il n’y a que le sexe”, comme le soutiennent en général les adeptes des religions classiques et “Il n’y a que le genre”, comme le disent les apôtres post-modernes. La seule solution est de nouer les deux dimensions, celle du sexe et celle du genre, celle du réel du corps à celles de l’imaginaire et du symbolique  inhérents à notre parole… ” Le discours ne peut donc déterminer le sexe réel, ajoute Dufour, qui pose que la “sexion” précède et permet la parole. D’où la nécessité de distinguer la filiation et la procréation pour pallier “le tourment de l’origine”.

Cet éreintement pluriel de tous les discours dominants se lit comme un polar et la résolution de l’énigme passe chez Dufour par un bon sens philosophique qui cesserait de cantonner le rapport de l’homme à la Terre à “une relation purement technologique” en y réintroduisant “les dimensions sensible, sociale, esthétique, imaginaire et symbolique car l’homme, ce néotène, fait partie de son milieu, et, s’il le détruit, il se détruit avec.”

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Le délire occidental et ses effets actuels dans la vie quotidienne : travail, loisir, amour.

Dany-Robert Dufour

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mardi, 09 décembre 2014

La Resolución delirante del Congreso de EE.UU. se interpreta como una declaración de guerra a Rusia

Ex: http://elespiadigital.com

El excongresista estadounidense Ron Paul considera que la nueva resolución adoptada por el Congreso de EE.UU. son "16 páginas de propaganda" contra Rusia y puede acarrear graves consecuencias, incluida la guerra.

La resolución 758 adoptada por el Congreso de EE.UU. es "uno de los peores documentos legislativos de la historia", opina el exmiembro del Congreso Ron Paul en un artículo que ha publicado en su página de Facebook. En el texto, titulado 'El Congreso temerario declara la guerra a Rusia', el político califica la nueva resolución del legislativo estadounidense de "propaganda de guerra en 16 páginas" y pone en evidencia el carácter infundado de cada una de las acusaciones contra Rusia.

En primer lugar, Paul señala que la resolución acusa "sin ningún fundamento" a Moscú de haber invadido Ucrania y condena la "violación de la soberanía ucraniana" por parte de Rusia. Pero si fuera verdad, replica el político, ¿por qué no existen videos ni imágenes que lo demuestren con todos los satélites sofisticados de EE.UU.? Paul prosigue con otra pregunta lógica: "¿Por qué no es una violación de la soberanía ucraniana cuando EE.UU. participa en el derrocamiento del gobierno elegido de este país como hizo en febrero?"

Según Paul, la resolución acusa a la gente del este de Ucrania de haber realizado "elecciones ilegales y fraudulentas" en noviembre. "¿Por qué cada vez que las elecciones no producen los resultados deseados por el Gobierno estadounidense se llaman "ilegales" y "fraudulentas"?", replica el excongresista. "¿Es que a la gente del este de Ucrania no se le permite la autodeterminación? ¿No es un derecho humano básico?".

Asimismo, la resolución constata que el avión de Malaysia Airlines que se estrelló sobre suelo ucraniano en julio fue derribado por un misil "lanzado por fuerzas separatistas apoyadas por Rusia en el este de Ucrania", a pesar de que en el informe preliminar las causas de la tragedia aún no fueron establecidas. El informe final no se publicará hasta el año siguiente.

La resolución también afirma que Rusia invadió Georgia en 2008, cuando incluso la Unión Europea, recuerda Paul, tras realizar una investigación "llegó a la conclusión de que fue Tbilisi el que empezó una guerra injustificada contra Rusia y no al revés".

Una de las ideas más peligrosas, según Paul, es que la resolución da la luz verde al presidente ucraniano Piotr Poroshenko para volver a iniciar ataques militares contra las provincias favorables a la independencia, insistiendo en "el desarme de los separatistas y fuerzas paramilitares en el este de Ucrania". Para conseguirlo, la resolución directamente implica al Gobierno estadounidense en el conflicto pidiendo al presidente que "proporcione al Gobierno de Ucrania elementos de defensa letales y no letales, así como servicios y entrenamiento necesario para defender de forma eficaz su territorio y soberanía".

La nueva resolución del Congreso fue aprobada el pasado 4 de diciembre con solo 10 votos en contra.

Los medios de EE.UU. silencian la resolución aprobada contra Rusia

El economista Michel Chossudovsky, fundador del Centro para la Investigación de la Globalización Global Research, denuncia que la aprobación de la resolución de la Cámara de Representantes de EE.UU. contra Rusia se silencia en los medios. "Puedo decir que casi nadie sabe de esta resolución y había un acuerdo previo con la prensa estadounidense y europea para no comentarla, ni siquiera informar al público de que había sido adoptada", reveló el académico canadiense a RT.

A su juicio,  tanta desinformación en EE.UU. no es algo nuevo, sino "algo que ya existe desde hace mucho tiempo".

Chossudovsky opina que si "el público estadounidense estuviese informado de lo que realmente sucede tanto en Oriente Medio como en la frontera con Rusia, habría convocado un movimiento de protesta de envergadura, un movimiento antiguerra".

El economista tacha la resolución de "tremendamente impactante", ya que "en cierta manera da la luz verde al presidente de EE.UU. para declarar la guerra a Rusia".

Putin ha dado una señal clara a los políticos de Occidente

En su mensaje anual a la Asamblea Federal el presidente Vladímir Putin ha dejado claro que Rusia no a cambiará su posición respecto a Ucrania pese a las presiones. Algunos expertos, como Vladímir Olenchenko, perciben un aviso claro a Occidente.

En su discurso ante la Asamblea Federal, el presidente ruso advirtió que, a pesar de la presión, Rusia nunca seguirá el camino del autoaislamiento ni buscará a enemigos, pero enfatizó que "hablar con Rusia utilizando el lenguaje de la fuerza no tiene ningún sentido".

"Es una especie de señal o estímulo para aquellos que se adhieren al sentido común en la política. Hay que entender claramente que cuando nos referimos al régimen de sanciones ello no quiere decir que la población de los países que imponen esas sanciones esté plenamente de acuerdo y se solidarice con tales medidas. No es así. Por ejemplo, en Alemania las encuestas de opinión pública indican que los alemanes no comparten las sanciones [contra Rusia]", explicó a la radio 'Sputnik' el abogado y representante del Centro de Estudios Europeos Vladímir Olenchenko, citado por RIA Novosti.

Además, Olenchenko recordó que contra las sanciones no solo se manifiestan empresas alemanas, sino que entre los líderes germanos tampoco hay unanimidad sobre esta cuestión. "Algunos políticos subrayan la importancia de pasar al lenguaje de diálogo y, en un sentido más amplio, señalan que es necesario encontrar maneras de salir del régimen de sanciones", recordó Olenchenko.

A juicio del experto, la situación es más o menos semejante en otros países de la UE. "Alemania es un país líder en Europa y lo que está sucediendo en este país muestra claramente lo que sucede en otros países de la Unión Europea", aseguró.

Por qué EE.UU. quiere desintegrar Europa en microestados

Olenchenko también hizo hincapié en las palabras de Putin respecto a que es imposible que en Rusia se dé un "escenario yugoslavo de desintegración". Este jueves el mandatario ruso indicó que en Occidente "querían desintegrar Rusia como hicieron con Yugoslavia". "Fracasaron porque los detuvimos", aseveró. 

El experto respalda al presidente y explica: "Uno de los escenarios era reducir el tamaño de los estados y su fragmentación en otros más pequeños. Por supuesto es más fácil presionar a los países pequeños de Europa: es más fácil ofrecerles propuestas. Si lo tomamos en un sentido más amplio, ello quiere decir que es más fácil promover sus intereses y políticas. Este es uno de los enfoques principales de los EE.UU. y ha habido intentos de aplicar esto a Rusia".

dimanche, 07 décembre 2014

Los enemigos fantasmales de la OTAN

 

por Harry J. Bentham*

Ex: http://paginatransversal.wordpress.com

Aún con la caza de submarino fantasma de los rusos en las costas de Suecia y el Reino Unido, la Organización del Tratado del Atlántico Norte (OTAN) no puede explicar que sus gastos superan el 70 % del gasto militar mundial. Pues podemos esperar más operaciones contra fantasmas rusas en las costas británicas en los próximos años, mientras el llamado valiente “Occidente” lanza una segunda febril y completamente injustificada Guerra Fría contra enemigos que no existen.

 

Recientemente, el 29 de octubre, la rama aérea de las Fuerzas Armadas Británicas, la Real Fuerza Aérea (RAF, por sus siglas en inglés) lanzó una operación de defensa cuando un supuesto bombardero ruso entró en el espacio aéreo británico. El atacante, que la RAF incluso amenazó con destruir, resultó ser un avión de carga de Letonia en un vuelo de rutina perteneciente a la era soviética.

 

Letonia, que anteriormente formaba parte de la Unión Soviética, es oficialmente un miembro de la OTAN o sea, un aliado de los Estados Unidos y del Reino Unido. Parece que este lazo carecía de interés para la RAF cuando amenazó con derribar el pobre avión y por lo tanto, hacer más daño a su propio supuesto aliado en comparación con lo que la ex Unión Soviética (ahora Rusia) jamás haya amenazado con hacer.

 

El incidente en el espacio aéreo británico, sigue a otro incidente parecido que tuvo lugar poco antes; la persecución sin sentido de un supuesto submarino ruso que nunca se materializó en el Mar Báltico. Por su parte, la Armada de Suecia, gastó tontamente una enorme cantidad de dinero persiguiendo un supuesto intruso bajo el agua debido a los rumores y habladurías. Los medios de comunicación, se apresuraron a identificar al intruso como un submarino ruso, a pesar de que no había prueba alguna que apoyara la existencia de un submarino en la región, ni algo que demostrara una disputa entre Rusia y Suecia.

 

El único beneficiario de la situación es EE.UU., que busca ampliar su ocupación militar a Europa y va a inventar tantas excusas y enemigos como sean necesarios para justificar su presencia en el viejo continente.

 

Lo lamentable es que la interceptación errónea del avión de Letonia por las paranoides fuerzas armadas del Reino Unido, en vez de convertirse en una enorme fuente de vergüenza, fue descrita en algunos medios de comunicación como prueba de la creciente amenaza que constituye Rusia para el Reino Unido. En otras palabras, el hecho de que no podemos encontrar pruebas de una amenaza se presenta como evidencia de una amenaza. Esta, es parte de una sicópata tendencia más amplia que tienen el Reino Unido y sus llamados “aliados” para impresionar al poderoso régimen de los EE.UU. mediante infligirse peores daños militares y políticos a sí mismos de los que cualquier enemigo puede hacerlos.

 

En medio de las “amenazas” falsas con las que los EE.UU. nos está alimentando, el Reino Unido no puede tener confianza alguna en que sus fuerzas armadas protejan los ciudadanos británicos. Los títeres de EE.UU., arribistas y sin escrúpulos que están al mando de las fuerzas del Reino Unido, priorizan las vidas de los estadounidenses y los intereses de los estadounidenses a los de británicos, y están dispuestos a poner en peligro y a sacrificar a su propia gente en guerras sin sentidos para impresionar a este poder extranjero.

 

Los EE.UU. no es aliado del Reino Unido sino un enemigo despiadado y caprichoso que se ha abierto su camino hasta la cima de las Fuerzas Armadas británicas anteriormente poderosas que se han deteriorado bajo el control de los EE.UU. Desde los aviones militares británicos estrellados y las vidas perdidas de los soldados en Afganistán hasta los inocentes, caídos a tiro por la Policía terrorista “contra terrorismo”, la relación especial entre EE.UU. y el Reino Unido mata a más británicos de los que salva.

 

Ni Rusia ni el grupo terrorista EIIL (Daesh, en árabe) están teniendo un efecto perjudicial tan grande en la seguridad del Reino Unido. La cooperación irreflexiva del Reino Unido con los EE.UU. se está erosionando nuestra seguridad y matando a los británicos. Lo mismo puede decirse de todos los grandes “aliados” de la OTAN, que son usados como escudo humano por parte de los EE.UU. para reducir sus bajas militares en sus imprudentes guerras expansionistas.

 

Esta política negativa, basada ​​en el miedo que coloca a los medios de comunicación supuestamente “independientes” en el mismo campo que están los gobiernos paranoides, es sólo comparable con el vil complot que organizaron los medios de comunicación y los belicistas después de los ataques del 11S.

 

Halcones psicópatas de la guerra, una vez más trabajan a lo alto de los medios de comunicación y los gobiernos del Reino Unido y EE.UU. para legitimar el fanatismo, el odio, la ignorancia y el miedo como instrumentos políticos, tal como lo hicieron en contra de la comunidad musulmana en el polémico ambiente reinante después de 11S.

 

La política del miedo no es nueva e sigue las mismas tácticas que hemos visto en la llamada guerra contra el terror. Adam Curtis, en su premiado documental, El Poder de las Pesadillas producido en 2004, explica cómo los enemigos fantasmas han sido utilizados, en ausencia de cualquier evidencia convincente, por ciertas élites de la política exterior para mantener la relevancia y credibilidad de las ideologías nacionalistas. También, al explicar el proceso del secuestro de la política exterior estadounidense por el movimiento neoconservador, nos ilumina sobre las medidas políticas basadas en la pesadilla que los EE.UU. impone a Europa.

 

Al tratarse de temas como el grupo terrorista EIIL, la presunta participación de Rusia en Ucrania, e incluso la propagación del Ébola, el Gobierno de Estados Unidos se basa en exagerar y distorsionar los temores del pueblo para dar al país norteamericano el papel del “líder” del mundo. Lo que hace aún más irónica esta lista de amenazas para la humanidad que Obama utilizó durante un discurso en las Naciones Unidas, es que los EE.UU. trató en su momento de utilizar al menos dos de ellas como armas: Ébola y EIIL. ¿El mundo debe ser sermoneado sobre las amenazas a la humanidad, por el mismísimo doctor Frankenstein que cultivó y promocionó estas amenazas en el primer lugar?

 

La amenaza a la humanidad es un poderoso instrumento de los Estados Unidos para aterrorizar, detener y torturar al pueblo estadounidense detrás de la farsa mentira de “democracia” bipartida y la creación de enemigos fantasmas para distraer la atención del pueblo de sus verdaderos enemigos.

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Un círculo malévolo de los diseñadores neoconservadores de la política, que han arraigado en Casa Blanca como un tumor maligno, es el origen de todas y cada una de estas crisis, y las abusa para ampliar la sombra de sus militares en otros países y el chantaje económico de la humanidad.

 

Contrariamente a los argumentos de política exterior de los EE.UU., la OTAN no salvaguarda la seguridad de Europa. Si tratamos de nombrar una sola guerra dirigida por la OTAN que haya sido lanzada para proteger los intereses nacionales de un país distinto de los EE.UU., nos daremos cuenta de que no hay ninguno.

 

Muchos miembros de la OTAN han estado en peligro a lo largo de su historia, sin embargo, la OTAN ha actuado sólo cuando los EE.UU. ha estado en peligro. Debemos considerar esto como un ejemplo de la cantidad de lo poco que vale la pena la “seguridad colectiva” prometida por la OTAN a sus estados miembros. La OTAN ha sido siempre una organización para proteger la seguridad de un solo régimen a expensa de todos los miembros.

 

El Pentágono y la OTAN son los fantasmas que están persiguiendo. Su obsesión por crear problemas y enemigos ficticios para enfrentar, sean las enfermedades, Estados rivales o grupos terroristas, es parte de su campaña negativa para apoyar la gran cantidad de dinero que gastan en su presupuesto militar. No tienen nada positivo ni progresivo para ofrecer, lo que les convierte en las más graves amenazas a la paz en Europa.

 

*Harry J. Bentham es un especialista británico en asuntos políticos. En la actualidad, es parte del consejo asesor de laboratorio de ideas, Lifeboat Foundation.

 

Fuente: El Espía Digital

vendredi, 28 novembre 2014

Traité transatlantique : l’ingérence des multinationales dans la vie politique

Traité transatlantique : l’ingérence des multinationales dans la vie politique

Auteur : Bruno Poncelet & Alex Anfruns 
Ex: http://zejournal.mobi

 

Entretien avec Bruno Poncelet, animateur de la plateforme No-Transat (www.no-transat.be), et auteur des livres « Europe, une biographie non autorisée », et « Le Grand Marché Transatlantique ».

Quelle est votre analyse des révélations de l’espionnage de la NSA, exposées au grand jour par son ex-agent et lanceur d’alerte Edward Snowden, qui ont été à l’origine de réactions très variées de la part de chefs d’état comme Dilma Roussef, Angela Merkel ou François Hollande il y a un an ?

Les ingérences américaines dans la vie européenne ne sont pas nouvelles, notamment au niveau sécuritaire. Rappellons-nous l’épisode des armées de l’ombre : après la Seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont encouragé le recrutement de nazis et de criminels de guerre pour constituer des armées secrètes en Europe, à l’insu des Parlements nationaux. Seules quelques élites européennes triées sur le volet (Premiers ministres, hauts gradés militaires, services secrets) étaient au courant et participaient activement à l’organisation de ces réseaux militaires clandestins…

Donc, l’ingérence américaine n’est pas une chose nouvelle, pas plus que l’accord tacite (ou la complicité active) d’une partie de nos dirigeants à développer ces projets à l’insu des populations. À la limite, le fait nouveau avec la NSA et l’espionnage des conversations téléphoniques d’Angela Merkel, c’est que l’ingérence américaine se fasse dans le dos… de nos décideurs politiques. Est-ce pour autant un cas majeur de casus belli entre eux et les Etats-Unis ? Franchement, je ne le crois pas.

Revenons un instant sur les armées de l’ombre de l’OTAN : quand ce scandale a éclaté (dans les années 90), le Parlement Européen exigeait de faire toute la lumière sur cette affaire dans laquelle on suspectait notamment des morts et des attentats… avec la complicité de nos services secrets et de certains militaires occidentaux !

Mais la suite de l’histoire, c’est très peu de lumière sur ce qui s’est réellement passé… et beaucoup de nouveaux accords d’entente sécuritaire entre l’Europe et les États-Unis ! Il y a donc de la marge, beaucoup de marge, entre les discours officiels d’un moment et les pratiques réelles qui s’inscrivent dans la durée…

Croyez-vous alors que la complicité entre les élites politiques et économiques européennes et états-uniennes va rester totale ?

Comme je viens de le dire, quand l’Europe est prise la main dans le sac, ou quand elle surprend les États-Unis la main dans le sac, à faire des trucs pas très démocratiques, pas très citoyens, eh bien on pousse certes des cris d’orfraie… mais ensuite c’est « business as usual », même si ce business, c’est la sécurité. Je veux dire par là qu’on revient vite à des méthodes d’entente et de complicité entre les États-Unis et l’Union européenne. Ainsi, suite aux révélations d’Edward Snowden, le Parlement Européen a voté deux fois sur le sujet, il y a un an.

Lors du premier vote (le 23 octobre 2013), les députés européens se sont demandés si l’espionnage de la NSA ne justifiait pas d’interrompre, au moins provisoirement, le programme d’échanges de données SWIFT.

Par ce programme, les États Unis ont accès aux données bancaires d’organisations et de citoyens européens, à condition qu’Europol, l’agence de police européenne, donne son accord. Ils ont donc un accès légal, mais conditionné à l’accord d’Europol. Or, on soupçonne fortement la NSA d’avoir espionné le serveur SWIFT pour accéder à l’ensemble des données, c’est-à-dire également celles auxquelles les Etats-Unis n’ont normalement pas accès. D’où le questionnement des Parlementaires européens : fallait-il interrompre, provisoirement, cet accord SWIFT avec les Etats-Unis (le temps de mener une investigation indépendante pour apprendre ce qui s’était réellement passé) ?

Une majorité du Parlement Européen a voté pour suspendre l’accord. C’est donc une très bonne chose. Malheureusement, ce vote était purement consultatif car le pouvoir de décision, dans ce dossier, est entre les mains de la Commission européenne qui a dit : « on continue comme avant notre programme d’échanges de données financières avec les États-Unis ».

Le second vote du Parlement Européen a eu lieu le 18 novembre 2013 et la question posée était la suivante : pour montrer aux États-Unis qu’on est fâché de leur espionnage illégal, ne faut-il pas geler les négociations transatlantiques sur le TTIP (autrement dit, le projet de création d’un grand marché commun UE-USA) ? Sur ce point précis, le Parlement européen a estimé que l’espionnage illégal des États-Unis n’était pas un motif suffisant pour arrêter les négociations transatlantiques (TTIP) en vue de créer un grand marché commun.

Donc voilà, ces deux exemples récents sont une illustration concrète du maintien d’une très vieille réalité politique : que les Américains nous espionnent ou que nos dirigeants s’entendent avec eux pour développer des stratégies sécuritaires antidémocratiques, cela fait certes scandale si c’est découvert et mis sur la place publique… Des instances élues (comme le Parlement Européen) vont notamment réagir et s’indigner… Mais tout compte fait, ces indignations sont comme des tempêtes dans un verre d’eau et rien de fondamental n’est remis en cause dans la politique commune européenne et américaine…

Ainsi, Angela Merkel n’aura vraisemblablement pas du tout apprécié le fait d’avoir été espionnée personnellement, mais ça ne suffit pas à remettre en cause le lien structurel entre l’Europe et les États-Unis.

Vous venez d’illustrer parfaitement ce que beaucoup de gens ressentent aujourd’hui, à savoir la méfiance vis-à-vis de tout ce qui concerne la vie politique. Pensez-vous que les élites financières puissent avoir un quelconque intérêt à décrédibiliser les répresentants politiques?

Honnêtement, je pense que non. Tout simplement parce que les élites financières ont besoin d’une partie du monde politique pour faire avancer leur projet de société. Prenons les négociations en vue de créer un marché transatlantique (TTIP) : ces négociations sont politiques et réclament donc des représentants politiques dotés d’une certaine légitimité.

En l’occurrence, il s’agit ici d’« experts » – ou plutôt de technocrates – désignés par la Commission européenne avec l’aval des gouvernements nationaux. Bref, les élites financières (mais aussi industrielles et marchandes) cherchent à déplacer, au sein du monde politique, la légitimité du pouvoir. Ce qu’elles veulent promouvoir, ce sont des formes de gouvernance opaque, éloignées des gens, et peuplées de décideurs non élus. À contrario, ce qu’elles ont intérêt à décrédibiliser, c’est la légitimité du pouvoir politique à une échelle locale (notamment nationale), ainsi que les finances publiques lorsque celles-ci sont au service de la solidarité.

On l’a bien vu avec la crise de la zone euro où, grosso modo, le scénario s’est joué selon moi en trois temps. Le premier temps est celui de la crise financière proprement dite, soit le moment où les banques (à force d’avoir spéculé sur les subprimes, qui incitaient des millions de pauvres à emprunter bien au-delà de leurs capacités financières) devaient logiquement faire faillite. Le deuxième épisode, c’est quand les gouvernements sauvent les banques de la faillite.

Selon la Commission européenne, ce sauvetage bancaire a coûté aux finances publiques européennes (autrement dit : à nous qui payons des impôts) la somme totale de 1.600 milliards d’euros.

À ce moment précis, nos élus politiques ont dit : « certes, ce n’est pas très moral de sauver les banques de la faillite alors qu’elles ont spéculé massivement, mais… on vous promet qu’on va mettre une muselière aux marchés financiers ». Vient alors l’épisode suivant, c’est le moment qu’on vit aujourd’hui lorsqu’on entend : « oh la la, les finances publiques ont vraiment trop déconné, la sécurité sociale est dans le rouge, on ne peut plus se permettre le luxe de la solidarité, il faut faire de l’austérité ».

À partir du moment où nos gouvernements acceptent ce scénario de l’austérité et lui donne même une force juridique contraignante en adoptant de nouveaux traités européens (ce qu’on appelle la nouvelle gouvernance économique européenne), je suis persuadé que les élites financières n’ont pas du tout intérêt à décrédibiliser les représentants politiques… qui agissent exactement dans le sens souhaité par les grandes multinationales. Le véritable enjeu, pour les réseaux d’affaires et leurs lobbies, consiste plutôt à rendre illégitime certaines politiques, et plus particulièrement les politiques de solidarité et de services publics. Ainsi, décrédibiliser les finances publiques, par exemple en disant des Grecs « qu’ils ont vécu au dessus de leurs moyens », etc…ça oui, je pense que c’est clairement à l’œuvre.

Pouvez-nous nous expliquer quel est le volet sécurité du TTIP ?

Je parlerais plutôt d’un volet « sécuritaire » que d’un volet « sécurité ». Après le 11 septembre 2001, les gouvernements américains et européens ont surfé sur la vague d’émotion et de peur pour faire passer de nouvelles législations, notamment antiterroristes. Officiellement, il s’agit de nous protéger contre les « méchants ». Le problème, c’est que ces législations sont conçues de la manière suivante : tout citoyen est un terroriste potentiel et doit pouvoir être surveillé de près par les autorités. Chemin faisant, on perd des libertés fondamentales (comme le droit à la vie privée) qui ne sont pas là par hasard…. mais qui résultent d’expériences historiques tragiques, notamment des répressions étatiques contre des mouvements sociaux jugés dérangeants. C’est pourquoi je parle de politiques « sécuritaires » : sous couvert de mieux nous protéger, on met en place un nouveau cadre juridique qui donne de nouveaux droits aux pouvoirs répressifs des Etats (forces de police, tribunaux), le tout étant basé sur une interprétation très libre – j’entends par là : trop floue et arbitraire – de qui est (ou n’est pas) un terroriste. Dans ce cadre-là, les États-Unis et l’Union européenne ont mis en place plusieurs accords sécuritaires transatlantiques.

En 2010, deux accords sont entrés en vigueur. Le premier est un accord d’enquête judiciaire transatlantique, qui prévoit que des enquêteurs américains puissent travailler sur le sol européen mais autorise également l’usage de vidéoconférences pour auditionner des témoins ou des experts situés aux États-Unis lors de procès en Europe, et vice-versa. Le deuxième accord entré en vigueur facilite grandement les extraditions judiciaires transatlantiques : à l’instar du mandat d’arrêt européen, son but est d’extrader beaucoup plus rapidement des détenus ou des suspects de l’UE vers les États-Unis. Pour y parvenir, on laisse tomber toute une série de garde-fous visant, par exemple, à garantir un procès équitable ou à s’assurer que la personne ne soit pas recherchée pour des raisons politiques. De fait, la seule réserve importante qui reste de mise, c’est la possibilité pour l’Europe de refuser l’extradition si la personne extradée risque d’être condamnée à la peine de mort aux États-Unis. Toujours dans le cadre de l’antiterrorisme, des accords transatlantiques d’échanges de données sont aussi en vigueur aujourd’hui. L’accord nommé Passenger Name Record transfère aux États-Unis, de façon automatique, toutes les données des compagnies aériennes sur les personnes qui vont atterrir ou survoler le territoire des États-Unis. Cela comprend votre numéro de compte en banque, votre adresse privée, le poids de vos bagages, les personnes en compagnie desquelles vous voyagez…

Il y a de cela quelques années, un avion a ainsi été détourné en plein vol parce qu’il avait parmi ses passagers… un juriste du groupe de la GUE (Gauche unitaire européenne) au Parlement Européen. Pour avoir critiqué la politique européenne en Amérique du Sud, ce passager était considéré comme potentiellement terroriste et dangereux pour les États-Unis ! Concrètement, l’avion a été obligé de refaire son itinéraire en plein vol, de modifier ses escales, ce qui a prolongé le voyage de plusieurs heures imprévues. Quant au juriste (qui se rendait en Amérique du Sud), il a été obligé de renégocier de nouveaux billets (et un temps de voyage beaucoup plus long) pour son vol retour, la compagnie aérienne refusant de l’embarquer pour un vol devant passer au-dessus du territoire des États-Unis.

L’autre grand accord transatlantique d’échange de données, c’est l’accord SWIFT dont nous avons parlé plus tôt : pour autant qu’Europol (l’agence de police européenne) donne son accord, les États-Unis reçoivent toutes les informations bancaires (comme les virements effectués) de telle personne ou de telle organisation… Ces accords sont en vigueur aujourd’hui et le restent malgré les viols de notre vie privée dont se sont rendus coupables les États-Unis (notamment via les écoutes de la NSA, mais aussi par l’enlèvement, sur le sol européen, de personnes extradées clandestinement par la CIA dans des pays tiers pour y être torturées). (5)

Quelle est selon vous la menace fondamentale que présente ce traité transatlantique ?

L’ambition première des actuelles négociations en vue de créer un grand marché transatlantique (le TTIP), est d’accorder davantage de pouvoirs aux multinationales. Notamment en leur laissant le choix des législations sous lesquelles elles veulent travailler : aujourd’hui, avec le marché unique européen, les multinationales peuvent déjà choisir entre 28 pays différents – donc entre 28 normes fiscales, salariales, sociales différentes – tout en ayant l’assurance que leurs produits peuvent circuler librement. Voilà ce qui tue, concrètement, les bons salaires, la sécurité sociale et les politiques de solidarité…. qui sont effectivement trop chers quand on décide de les mettre en concurrence avec des systèmes de travail (je devrais plutôt dire : d’esclavage) dignes du XIXème siècle. Or, l’enjeu des négociations transatlantiques, c’est d’offrir aux multinationales encore plus de choix de délocalisations opportunistes en ajoutant, aux 28 pays européens, 50 États américains qui ne sont vraiment pas des paradis sociaux pour travailleurs.

Dans ces négociations transatlantiques, l’enjeu prioritaire n’est pas sécuritaire. L’un des enjeux prioritaires consiste à transférer des pouvoirs politiques vers des instances de décision de plus en plus éloignées du citoyen. Un autre enjeu déterminant vise à mettre en concurrence des régimes démocratiques à forte protection sociale ou environnementale avec des régions aux normes juridiques bien plus faibles. L’arbitre de cette concurrence entre démocraties et zones de non-droit étant constitué de multinationales, il n’est pas très compliqué de deviner comment et pourquoi les législations écologiques et sociales protégeant le mieux la population sont appelées à disparaître ou à s’étioler… Sur certains points précis, ces négociations transatlantiques peuvent embrasser des thématiques sécuritaires : c’est notamment le cas des négociations touchant aux nouvelles technologies et au secteur numérique, dont de nombreuses applications (caméras, drones, robots) peuvent servir à « surveiller et punir ». Il y a donc moyen de faire des liens entre les accords sécuritaires (déjà en vigueur) et les négociations politiques (en cours).

À mes yeux, le lien principal résumant toute l’affaire est celui d’un manque crucial de démocratie et d’une confiance, bien trop aveugle, dans des pouvoirs éloignés de nous, à commencer par celui qu’exercent les multinationales.

The European New Right & its Animus against Western Civ

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The European New Right & its Animus against Western Civ

By Ricardo Duchesne 

Ex: http://www.counter-currents.com

My knowledge of the European New Right (ENR) is very scarce, no more than a few short articles and three books: Guillaume Faye’s Why We Fight [2], Alexander Dugin’s Fourth Political Theory, and Pierre Krebs’ Fighting for the Essence, Western Ethnosuicide or European Renaissance? [3]. I found Faye’s metapolitical dictionary substantively insightful and Dugin’s dissection of liberalism penetrating.

But Krebs’ book finally clarified for me something about the ENR I had sensed but was not sure about: its belief that Western Civ stands for the rise of multiracial societies in Europe.

drkrebs.jpgI noticed this animus against the West in Dugin’s book. In the case of Dugin it was more his identification of American Neoconservatism, or Mainstream Liberalism, with Western Civ as such, his rejection of Western rationalism, his condemnation of the idea of progress, his use of cultural Marxists and postmodernists (Franz Boas, Michel Foucault, Levi Strauss, Jean Baudrillard) to paint a picture of the West as the sickest, most destructive civilization in human history. Everything hateful about the world — consumerism, environmental despoliation, egalitarianism, plutocratic manipulation, erosion of ethnic and traditional differences — was explained by him as a direct product of the metaphysical orientation of the West.

In order to adequately understand the essence of liberalism, we must recognize that it is not accidental, that its appearance in the political and economic ideologies is based on fundamental processes, proceeding in all Western civilization. Liberalism is not only a part of that history, but its purest and most refined expression, its result (Fourth Political Theory, p. 140).

It is as if the West was from the beginning oriented towards our present-day pro-immigration regimen, driven by a rationalist logic dedicated to the reduction of cultural qualities to measurable quantities, by a will to a universal language for humanity based on mental constructs existing a priori in all humans, by an individualizing logic that seeks to free all concrete persons from any collective identities, and by a progressive view of history that ranks cultures in terms of how close they approximate the liberal-democratic aims of a West envisioned as the master culture led by a superior race. According to Dugin, the “very ideology of [Western] progress is racist in its structure.”

But I thought that these were the prejudices of a Russian nationalist, a keen defender of Putin’s foreign policies in the face of American Neocon wishes for control of former Soviet territories. But upon reading Pierre Krebs’ book a few days ago, I am starting to realize that opposition to the West (and, by direct necessity, opposition to almost the entire history of Europeans) is quite prominent among members of the ENR. I feel confident in making this generalization about the ENR, having read, additionally, some articles by and about Alain de Benoist, noticing right away that he too holds the West responsible for all the main maladies of our times: individualization, massification, desacralization, rationalization, and universalization. He traces the roots of these destructive trends to the Christian concept of equality and the Christian idea of progress, and then explains how these concepts were secularized in modern times. But my focus here will be on Krebs’ Fighting for the Essence, originally published in 1997.

PierreKrebs [4]I will engage with Krebs’ ideas by citing passages from his books, and then offering my responses below. I view Krebs as an ideological friend with whom I have a major disagreement about the nature of the West. He offers an effective rhetorical critique of the relationship between the homogenization of humanity and the celebration of diversity through miscegenation.

The originality and the richness of the human heritages of this world are nourished by their differences and their deviations, which surprise and fascinate as soon as one passes from the culture of one people to another. These originalities can find protection, in turn, only in the homogeneous ethno-cultural space that is proper to them. The defenders of multiracialism are the primary destroyers, consciously or unconsciously, of this elementary right. (p. 89)

But the claim that the West has been the destroyer of racial identities is very simplistic and evinces a truncated understanding of the history of the most enriching and complex civilization. Krebs distinguishes an “authentic” West that is Greek, Faustian, and Indo-European from a “Judeo-Christian West that came after. But he condemns the West in its entirety once it became “Judeo-Christian.” And this argument is historically flawed, starting with the term “Judeo-Christian,” which is a recent invention reflecting trends that cannot be teleologically attributed to the ancient past. “Genuine tragedies in the world are not conflicts between right and wrong. They are conflicts between two rights,” Hegel once wrote as he contemplated the history of Europe. Individualization, universalization, rationalization, and desacralization were inescapably connected to the rise of this civilization to world supremacy. They are part-expression of the tumultuous temperament and directional psyche of Europeans. You can’t condemn these world-historical processes without condemning Europeans as a people. These processes were not, historically for the longest time, and, therefore, in and of themselves, anti-White.

Pierre Krebs:

In the first stage which corresponds to its political phase, the egalitarian lie first turned the democratic integrity of the state on its head by progressively emptying the Greek model of the ethno-cultural organic principles of the demos which it purely and simply replaced with the vagabond and cosmopolitan institution of the parliament. (p. 18)

RD: Krebs is saying that the Greek polis which evolved gradually from the seventh century BC onward, a radically new form of governance based on laws, offices, and direct participation by members of the polis or city-state, in contrast to a form of rule based on the personal powers of a despot and his entourage, was not only a civic political community based on laws equally binding on all members, but was consciously grouped according to a shared sense of ethnic identity. The representative parliaments that emerged later were merely based on the civic identity of the members of the state, their shared political rights and responsibilities, which anyone regardless of ethnic identity could lay a claim to as long as he was or became a political member of the respective state.

I have heard this claim expressed in New Right circles, how Christians with their idea that we all have equal souls in the eyes of God were responsible for our current obsession with harmonizing all races inside the West, or how Romans with the granting of citizenship during the third century AD to inhabitants in the Empire of any race, started a new trans-racial concept of citizenship. My view is the opposite: racially conscious political communities were created only after the Enlightenment. Europeans were the first people in history to develop a science of race. Humans are ethnocentric by nature in showing a preference for their own linguistic, tribal, and ancestral groups, but this is not the same as being racially aware and having the intellectual wherewithal to articulate a rational argument about the existence of different races. Racial awareness began during the sixteenth century as Europeans were coming into contact with peoples in the Americas, Africa, and Asia with very different bodily attributes and customs. It was during the Enlightenment, however, that Europeans began to develop a scientific theory of race.

kampf.jpgThe same philosophers who announced that human nature was uniform everywhere, and united mankind as a subject capable of enlightenment, argued “in text after text . . . in the works of Hume, Diderot, Montesquieu, Kant, and many lesser lights” that men “are not uniform but are divided up into sexes, races, national characters . . . and many other categories,” so observes Aaron Garret in a book chapter titled “Human Nature” in The Cambridge History of Eighteenth-Century Philosophy [5] (2006). Eighteenth century talk about “human nature” and the “unity of mankind” was less a political program for a universal civilization than a scientific program for the study of man in a way that was systematic in intent and universal in scope. Enlightenment thinkers were not calling for the unity of humanity, the sameness of races, other than for a “federation of the peoples of Europe.” Garrett is stereotypically liberal and thus writes of “the eighteenth century’s dubious contributions to the discussion of race,” but what matters is that Enlightenment thinkers did engage in the scientific study of races in light of the evidence and the knowledge at the time. Most Enlightenment thinkers rejected polygenecism and asserted the fundamental (species) equality of humankind, but they also came to the conclusion that humanity was divided into different races with very different biological traits, behavioral dispositions and mental aptitudes.

One cannot speak of the suicide of Europeans in a racial way without the very “rationalism” Krebs condemns, which is presupposed in the scientific study of races. The Greeks were not yet rational in their understanding of races. Their concept of civic membership did presuppose membership of traditional kinship or tribal groupings, but it did not presuppose racial membership.The Greeks developed a Pan-Hellenic identity during the first century BC in the course of the Persian Wars (490-479 BC), but this was a cultural identity, easily fractured in the years ahead by the endemic wars between the city-states.

By contrast, in the nineteenth century, the age of full-blown individualization, universalization, and massification, the field of racial studies emerged, and it was in light of these studies that the United States, Australia, and Canada instituted in the twentieth century “white only” immigration policies. These policies were implemented in liberal democratic societies and accepted by the majority of citizens.

Pierre Krebs:

“[I]n the American-style ‘carnival’ multiculturalism, it is in fact the naturally aristocratic soul of Europe, its deeply individualist style, its essentially rebellious, Faustian and Promethean spirit that the globalist vulgate is in the process of attacking. Behind its multicultural alibi, Europe is invited to change its mentality — and so its skin — so that its lively identity may be silenced.” (p. 24)

RD:
Americans have been pushing multiculturalism and immigration in Europe for decades, and if the term “Western Civilization” is taken to mean that European nations should become as the US and Canada were in the 1960s, with multiple European ethnicities converging as members of one nation, then I am opposed to it. But the settler nations of America, Canada, and Australia (and New Zealand) are European creations and altogether they should be viewed as members of a Pan-European world we can conveniently label “Western Civilization” as a way of identifying common traits and common historical experiences in and outside Europe in North America and Australia, in contrast to that of other civilizations.

My book Uniqueness of Western Civilization emphasizes the roots of this civilization in the aristocratic culture of Indo-Europeans and the Faustian personality of Europeans. But it seems to me Krebs is making a mistake in assuming that the Faustian soul of the West was gradually eroded with the adoption of what he calls “the monster of Judaeo-Christianity” (p. 22). As I briefly argued in a prior essay [6], citing Spengler’s words:

Christianity, too, became a thoroughly Faustian moral ethic. “It was not Christianity that transformed Faustian man, but Faustian man who transformed Christianity — and he not only made it a new religion but also gave it a new moral direction.”

I will address in Part II Krebs’ erroneous understanding of Christianity. The point I like to make now is that the forces pushing for multiracialism inside the West are still imbued with a Faustian moral imperative, even as they seek to destroy this soul and are themselves already intermixed, in this late hour, with alien morals. The words cited about from Spengler come from Chapter X, “Soul-Image and Life-Feeling: Buddhism, Stoicism, Socialism.” I may write an essay exclusively on this magnificent chapter in the future. In it, Spengler specifically addresses the “morale” of Faustian man in the last stage of the West when it is about to exhaust itself, but before writing about this stage in particular, he notes that, for the Faustian morale in general,

everything is direction, claim to power, will to affect the distant. Here Luther is completely at one with Nietzsche, Popes with Darwinians, Socialists with Jesuits; for one and all, the beginning of morale is a claim to general and permanent validity. It is a necessity of the Faustian soul that this should be so. He who thinks or teaches “otherwise” is sinful, a backslider, a foe, and he is fought down without mercy. You “shall,” the State “shall,” society “shall — this form of morale is to us self-evident, it represents the only real meaning that we can attach to the word. (p. 341)

On the surface, or perhaps in a way that requires disentanglement, the socialists of Spengler’s day appeared to have rejected the Faustian aggressive will for overcoming all resistances when they spoke softly at conferences and at the ballot box about

the ideals of ‘welfare,’ ‘freedom,’ ‘humanity,’ the doctrine of the ‘greatest happiness of the greatest number’.

But

[i]t is a shallow judgment, and one incapable of inwardly understanding history, that cannot distinguish the literary chatter of popular social-moralists and humanity-apostles from the deep ethical instincts of the West-European Civilization. (p. 351)

metapo.jpgKrebs has an inverted understanding of the Faustian soul. He grasps the aggressive moral certainty of globalists against the heterogeneity of cultures and ethnicities, but attributes this drive to Judeo-Christianity, mainly on the basis of its monotheism and egalitarian impulses, while picturing the Faustian morality of Europeans as if it were inherently inclined toward a life without directionality, repetitive cycles, co-existence with other morals in the world, ecological harmony, and polytheism. Krebs misreads the Faustian will to power of the West; he wants Europeans to “return” to their pre-Christian pagan past. But the problem is, first, that our Indo-European ancestors were a uniquely expansionary and directional people exhibiting a glorious expansive drive since prehistoric times across the Old World, spreading their “Kurgan [7]” lifestyle across Asia and Europe, leading eventually to a situation in which Indo-European languages are spoken today by almost 3 billion native speakers, the largest number of any language family. The problem is also that the immense creativity of the ancient Greeks, Romans, Catholics, Protestants, and Moderns I have written about in previous essays was driven by this Faustian energy — before and after Christianity.

We are facing an enemy — both the Neocon assimilationists and the Left multiculturalists –possessed by a Faustian morale (intermixed with alien demonic motifs) dedicated to the destruction of European ethnic identity “without mercy” and in complete conviction of its ideals. We should not be surprised by this. But just because the proponents of European ethnic dissolution are Faustian it does not follow that this is what the West was always (since the inception of Christianity) inclined to do. The Faustian soul has expressed itself in multiple, conflicting ways throughout history. Europeans have been the most bellicose people in human history. They almost self-destructed in two world wars. Many other alternative outlooks were defeated or unable to gather sufficient support. Now we have a huge conflict opening up. In the Western world “life means struggling, overcoming, winning through” (343), and waging a successful political war against the prevailing Faustian ethic can only be accomplished with a Faustian ethnocentric morale.

Pierre Krebs:

Once the dangers have been perceived and the choices have been offered, we must then move to action, first refusing ‘compromise, weakness, and indulgence towards everything which, being derived from the Judaeo-Christian root, has infected our blood and our intelligence. Then secondly, return to our pagan Indo-European tradition without which ‘there will be no liberation and no true restoration, and conversion to the true values of spirit, power, hierarchy, and empire will not be possible.’ (p. 29)

RD:
The words cited by Krebs are from Julius Evola. Krebs sees how we are facing an ideology with which there can be no compromises, and yet he speaks of a “return to our pagan Indo-European tradition” without considering that this tradition welcomes the struggle for existence, overcoming limitations, mastering nature. Evola has a mythological understanding of European history, a preference for traditional cultures combined with an immense dislike for Western modernity. He writes of the “order of things” in traditional cultures without realizing that Faustian man refuses to be bounded by orders other than those he has subjected to rational investigation. I learned much from Evola’s Revolt Against the Modern World [8]; it offers fascinating ideas about the “higher world” of ancient cultures, how rulers, institutions, and laws were seen as divine in origin and how this divinity ensured spiritual stability with a clear sense of the proper ranking of classes and human activities, higher spiritual functions versus lower materialistic functions, giving purpose and meaning to life, uplifting everyone in the direction of the higher “invisible reality” and conferring a sacred dignity to leadership roles, rituals, and beliefs. His understanding of the meaning of “tradition” surpasses that of any sociologist.

But Evola is not a practical thinker in tune with the actualities of Western history, what is possible today in the modern world. Just as Spengler called for German conservatives to liberate themselves from Romantic, unrealistic goals based on “dead” programs, the New Right needs to accept and adapt to the realities of international finance, genetic engineering, and robotics. It must not let go of the Faustian ethos:

the Faustian technics, which with the full passion of the third dimension and, to sure, from the earliest days of the Gothic era thrusts itself upon Nature in order to hold sway over her (cited in Farrenkopf, p. 72).

Pierre Krebs:

. . . Judaeo-Christianity and its modern avatars, egalitarian democracy . . . and the mercantile ideologies of the Homo oeconomicus and all their variations. In fact, once the assumption that Europe and the West are synonymous, which was previously believed to be self-evident, has been turned on its head, the opposite idea becomes the rule: the West is then moved to the opposite pole as something absolutely alien, with the radical, exogenous character of a civilisation that must henceforth be perceived on the basis of the natural incompatibilities that separate it forever from the authentic European culture considered in all its aspects: ethnic, mental, and spiritual [ . . . ] Europe will be able to find itself, return to an obedience to its gods, purify the conscience of its being which has been adulterated for so long, and recreate in its liberated soul the vibrations of a forgotten transcendence and origin. (p. 39)

RD:
Homo oeconomicus was a unique creation of Europeans, authentic to them. Europeans were the first to develop a science of economics and to discover the laws behind the production and distribution of wealth. The first to separate analytically “economic man” and thereby understand the activities of this man without confounding these activities with religious and political motivations, and, in doing so, to apprehend the reality that a nation’s power is more efficiently sustained when a nation creates its own wealth through work rather that through conquest. This was another major step in redirecting the Faustian energies of European man into less destructive endeavors. This does not mean that one has to accept the principles of free market economics since there are other schools including the much neglected German school associated with the economics of Friedrich List’s National System of Political Economy (1841), which accepted the wealth-creating nature of capitalism based on the economic history and economic reality of nations.

The West is not alien to Europe but a creation of Europe’s incredible extension across the Atlantic in the modern era. Seeking a “return” to an “authentic” Europe of pagan gods, “transcendence and origin,” is Utopian. This Europe is nowhere to be found in the classical Greece Krebs cherishes. The ancient Greeks reinterpreted or limited the sphere of influence of their gods as they became self-conscious as distinctive personalities in possession of a faculty they called “mind” (in contradistinction to other bodily attributes and psychological drives) capable of self-grounding its own principles and criteria for truthful statements. The first step in the origins of self-awareness, or awareness of awareness, thinking about thinking, rather than thinking in terms of prescribed norms and mandated religious ordinances, came with the uniquely Indo-European fight to the death for the sake of pure prestige by aristocratic peers in the state of nature. I write about this in Chapter Eight of Uniqueness.

The liberation of Europe has to be grounded in its peculiar history rather than in some static “origin” disconnected from what came after.

Source: http://www.eurocanadian.ca/2014/09/the-european-new-right-and-its-animus.html [9]

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2014/11/the-european-new-right-and-its-animus-against-western-civ/

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[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2014/11/MichaelandDragon.jpg

[2] Why We Fight: http://www.arktos.com/guillaume-faye-why-we-fight.html

[3] Fighting for the Essence, Western Ethnosuicide or European Renaissance?: http://www.arktos.com/pierre-krebs-fighting-for-the-essence.html

[4] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2012/02/PierreKrebs.jpg

[5] The Cambridge History of Eighteenth-Century Philosophy: http://www.amazon.com/Cambridge-History-Eighteenth-Century-Philosophy-Haakonssen/dp/0521418542

[6] prior essay: http://www.eurocanadian.ca/2014/09/oswald-spengler-and-faustian-soul-of_4.html

[7] Kurgan: http://en.wikipedia.org/wiki/Kurgan_hypothesis

[8] Revolt Against the Modern World: http://en.metapedia.org/wiki/Revolt_Against_the_Modern_World

[9] http://www.eurocanadian.ca/2014/09/the-european-new-right-and-its-animus.html: http://www.eurocanadian.ca/2014/09/the-european-new-right-and-its-animus.html

lundi, 27 octobre 2014

Anatomie de l'Occident globalitaire

 

 

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Libre Journal des lycéens du 18 octobre 2014 :

“Anatomie de l'Occident “globalitaire” : de l'imposture sécuritaire à la tyrannie liberticide”

 

Par Pascal Lassalle

 

Pascal Lassalle recevait Georges Feltin-Tracol, essayiste, conférencier, rédacteur en chef du site Europe Maxima. Thème : “Anatomie de l'Occident “globalitaire” : de l'imposture sécuritaire à la tyrannie liberticide”.

Pour écouter:

http://www.radiocourtoisie.fr/22436/libre-journal-des-lyceens-du-18-octobre-2014-anatomie-de-loccident-globalitaire-de-limposture-securitaire-a-la-tyrannie-liberticide/

 

samedi, 25 octobre 2014

The Ukraine, Corrupted Journalism, and the Atlanticist Faith

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The Ukraine, Corrupted Journalism, and the Atlanticist Faith
 

The European Union is not (anymore) guided by politicians with a grasp of history, a sober assessment of global reality, or simple common sense connected with the long term interests of what they are guiding. If any more evidence was needed, it has certainly been supplied by the sanctions they have agreed on last week aimed at punishing Russia.

One way to fathom their foolishness is to start with the media, since whatever understanding or concern these politicians may have personally they must be seen to be doing the right thing, which is taken care of by TV and newspapers.

In much of the European Union the general understanding of global reality since the horrible fate of the people on board the Malaysian Airliner comes from mainstream newspapers and TV which have copied the approach of Anglo-American mainstream media, and have presented ‘news’ in which insinuation and vilification substitute for proper reporting. Respected publications, like the Financial Times or the once respected NRC Handelsblad of the Netherlands for which I worked sixteen years as East Asia Correspondent, not only joined in with this corrupted journalism but helped guide it to mad conclusions. The punditry and editorials that have grown out of this have gone further than anything among earlier examples of sustained media hysteria stoked for political purposes that I can remember. The most flagrant example I have come across, an anti-Putin leader in the (July 26) Economist Magazine, had the tone of Shakespeare’s Henry V exhorting his troops before the battle of Agincourt as he invaded France.

One should keep in mind that there are no European-wide newspapers or publications to sustain a European public sphere, in the sense of a means for politically interested Europeans to ponder and debate with each other big international developments. Because those interested in world affairs usually read the international edition of the New York Times or the Financial Times, questions and answers on geopolitical matters are routinely shaped or strongly influenced by what editors in New York and London have determined as being important. Thinking that may deviate significantly as can now be found in Der Spiegel, the Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Zeit and Handelsblatt, does not travel across German borders. Hence we do not see anything like a European opinion evolving on global affairs, even when these have a direct impact on the interests of the European Union itself.

The Dutch population was rudely shaken out of a general complacency with respect to world events that could affect it, through the death of 193 fellow nationals (along with a 105 people of other nationalities) in the downed plane, and its media were hasty in following the American-initiated finger-pointing at Moscow. Explanations that did not in some way involve culpability of the Russian president seemed to be out of bounds. This was at odds right away with statements of a sober Dutch prime minister, who was under considerable pressure to join the fingerpointing but who insisted on waiting for a thorough examination of what precisely had happened.

The TV news programs I saw in the days immediately afterwards had invited, among other anti–Russian expositors, American neocon-linked talking heads to do the disclosing to a puzzled and truly shaken up audience. A Dutch foreign policy specialist explained that the foreign minister or his deputy could not go to the site of the crash (as Malaysian officials did) to recover the remains of Dutch citizens, because that would amount to an implicit recognition of diplomatic status for the “separatists”. When the European Union en bloc recognizes a regime that has come into existence through an American initiated coup d’état, you are diplomatically stuck with it.

The inhabitants and anti-Kiev fighters at the crash site were portrayed, with images from youtube, as uncooperative criminals, which for many viewers amounted to a confirmation of their guilt. This changed when later reports from actual journalists showed shocked and deeply concerned villagers, but the discrepancy was not explained, and earlier assumptions of villainy did not make way for any objective analysis of why these people might be fighting at all. Tendentious twitter and youtube ‘news’ had become the basis for official Dutch indignation with the East Ukrainians, and a general opinion arose that something had to be set straight, which was, again in general opinion, accomplished by a grand nationally televised reception of the human remains (released through Malaysian mediation) in a dignified sober martial ceremony.

Nothing that I have seen or read even intimated that the Ukraine crisis – which led to coup and civil war – was created by neoconservatives and a few R2P (“Responsibility to Protect”) fanatics in the State Department and the White House, apparently given a free hand by President Obama. The Dutch media also appeared unaware that the catastrophe was immediately turned into a political football for White House and State Department purposes. The likelihood that Putin was right when he said that the catastrophe would not have happened if his insistence on a cease-fire had been accepted, was not entertained.

As it was, Kiev broke the cease-fire – on the 10th of June – in its civil war against Russian speaking East Ukrainians who do not wish to be governed by a collection of thugs, progeny of Ukrainian nazis, and oligarchs enamored of the IMF and the European Union. The supposed ‘rebels’ have been responding to the beginnings of ethnic cleansing operations (systematic terror bombing and atrocities – 30 or more Ukrainians burned alive) committed by Kiev forces, of which little or nothing has penetrated into European news reports.

It is unlikely that the American NGOs, which by official admission spent 5 billion dollars in political destabilization efforts prior to the February putsch in Kiev, have suddenly disappeared from the Ukraine, or that America’s military advisors and specialized troops have sat idly by as Kiev’s military and militias mapped their civil war strategy; after all, the new thugs are as a regime on financial life-support provided by Washington, the European Union and IMF. What we know is that Washington is encouraging the ongoing killing in the civil war it helped trigger.

But Washington has constantly had the winning hand in a propaganda war against, entirely contrary to what mainstream media would have us believe, an essentially unwilling opponent. Waves of propaganda come from Washington and are made to fit assumptions of a Putin, driven and assisted by a nationalism heightened by the loss of the Soviet empire, who is trying to expand the Russian Federation up to the borders of that defunct empire. The more adventurous punditry, infected by neocon fever, has Russia threatening to envelop the West. Hence Europeans are made to believe that Putin refuses diplomacy, while he has been urging this all along. Hence prevailing propaganda has had the effect that not Washington’s but Putin’s actions are seen as dangerous and extreme. Anyone with a personal story that places Putin or Russia in a bad light must move right now; Dutch editors seem insatiable at the moment.

There is no doubt that the frequently referred to Moscow propaganda exists. But there are ways for serious journalists to weigh competing propaganda and discern how much veracity or lies and bullshit they contain. Within my field of vision this has only taken place a bit in Germany. For the rest we must piece political reality together relying on the now more than ever indispensable American websites hospitable to whistleblowers and old-fashioned investigative journalism, which especially since the onset of the ‘war on terrorism’ and the Iraq invasion have formed a steady form of samizdat publishing.

In the Netherlands almost anything that comes from the State Department is taken at face value. America’s history, since the demise of the Soviet Union, of truly breathtaking lies: on Panama, Afghanistan, Iraq, Syria, Venezuela, Libya and North Korea; its record of overthrown governments; its black-op and false flag operations; and its stealthily garrisoning of the planet with some thousand military bases, is conveniently left out of consideration. The near hysteria throughout a week following the downed airliner prevented people with some knowledge of relevant history from opening their mouths. Job security in the current world of journalism is quite shaky, and going against the tide would be almost akin to siding with the devil, as it would damage one’s journalistic ‘credibility’.

What strikes an older generation of serious journalists as questionable about the mainstream media’s credibility is editorial indifference to potential clues that would undermine or destroy the official story line; a story line that has already permeated popular culture as is evident in throwaway remarks embellishing book and film reviews along with much else. In the Netherlands the official story is already carved in stone, which is to be expected when it is repeated ten-thousand times. It cannot be discounted, of course, but it is based on not a shred of evidence.

The presence of two Ukrainian fighter planes near the Malaysian airliner on Russian radar would be a potential clue I would be very interested in if I were investigating either as journalist or member of the investigation team that the Netherlands officially leads. This appeared to be corroborated by a BBC Report with eyewitness accounts from the ground by villagers who clearly saw another plane, a fighter, close to the airliner, near the time of its crash, and heard explosions coming from the sky. This report has recently drawn attention because it was removed from the BBC’s archive. I would want to talk with Michael Bociurkiw, one of the first inspectors from the Organization for Security and Cooperation in Europe (OSCE) to reach the crash site who spent more than a week examining the wreckage and has described on CBC World News two or three “really pock-marked” pieces of fuselage. “It almost looks like machine gun fire; very, very strong machine gun fire that has left these unique marks that we haven’t seen anywhere else.”

I would certainly also want to have a look at the allegedly confiscated radar and voice records of the Kiev Air Control Tower to understand why the Malaysian pilot veered off course and rapidly descended shortly before his plane crashed, and find out whether foreign air controllers in Kiev were indeed sent packing immediately after the crash. Like the “Veteran Intelligence Professionals for Sanity”, I would certainly urge the American authorities with access to satellite images to show the evidence they claim to have of BUK missile batteries in ‘rebel’ hands as well as of Russian involvement, and ask them why they have not done so already. Until now Washington has acted like a driver who refuses a breathalyzer test. Since intelligence officials have leaked to some American newspapers their lesser certainty about the American certainties as brought to the world by the Secretary of State, my curiosity would be unrelenting.

To place European media loyalty to Washington in the Ukraine case as well as the slavish conduct of European politicians in perspective, we must know about and understand Atlanticism. It is a European faith. It has not given rise to an official doctrine, of course, but it functions like one. It is well summed up by the Dutch slogan at the time of the Iraq invasion: “zonder Amerika gaat het niet” (without the United States [things] [it] won’t work). Needless to say, the Cold War gave birth to Atlanticism. Ironically, it gained strength as the threat from the Soviet Union became less persuasive for increasing numbers among European political elites. That probably was a matter of generational change: the farther away from World War II, the less European governments remembered what it means to have an independent foreign policy on global-sized issues. Current heads of government of the European Union are unfamiliar with practical strategic deliberations. Routine thought on international relations and global politics is deeply entrenched in Cold War epistemology.

This inevitably also informs ‘responsible’ editorial policies. Atlanticism is now a terrible affliction for Europe: it fosters historical amnesia, willful blindness and dangerously misconceived political anger. But it thrives on a mixture of lingering unquestioned Cold War era certainties about protection, Cold War loyalties embedded in popular culture, sheer European ignorance, and an understandable reluctance to concede that one has even for a little bit been brainwashed. Washington can do outrageous things while leaving Atlanticism intact because of everyone’s forgetfulness, which the media do little or nothing to cure. I know Dutch people who have become disgusted with the villification of Putin, but the idea that in the context of Ukraine the fingerpointing should be toward Washington is well-nigh unacceptable. Hence, Dutch publications, along with many others in Europe, cannot bring themselves to place the Ukraine crisis in proper perspective by acknowledging that Washington started it all, and that Washington rather than Putin has the key to its solution. It would impel a renunciation of Atlanticism.

Atlanticism derives much of its strength through NATO, its institutional embodiment. The reason for NATO’s existence, which disappeard with the demise of the Soviet Union, has been largely forgotten. Formed in 1949, it was based on the idea that transatlantic cooperation for security and defense had become necessary after World War II in the face of a communism, orchestrated by Moscow, intent on taking over the entire planet. Much less talked about was European internal distrust, as the Europeans set off on their first moves towards economic integration. NATO constituted a kind of American guarantee that no power in Europe would ever try to dominate the others.

NATO has for some time now been a liability for the European Union, as it prevents development of concerted European foreign and defense policies, and has forced the member states to become instruments serving American militarism. It is also a moral liability because the governments participating in the ‘coalition of the willing’ have had to sell the lie to their citizens that European soldiers dying in Iraq and Afghanistan have been a necessary sacrifice to keep Europe safe from terrorists. Governments that have supplied troops to areas occupied by the United States have generally done this with considerable reluctance, earning the reproach from a succession of American officials that Europeans do too little for the collective purpose of defending democracy and freedom.

As is the mark of an ideology, Atlanticism is ahistorical. As horse medicine against the torment of fundamental political ambiguity it supplies its own history: one that may be rewritten by American mainstream media as they assist in spreading the word from Washington.

There could hardly be a better demonstration of this than the Dutch experience at the moment. In conversations these past three weeks I have encountered genuine surprise when reminding friends that the Cold War ended through diplomacy with a deal made on Malta between Gorbachev and the elder Bush in December 1989, in which James Baker got Gorbachev to accept the reunification of Germany and withdrawal of Warsaw Pact troops with a promise that NATO would not be extended even one inch to the East. Gorbachev pledged not to use force in Eastern Europe where the Russians had some 350,000 troops in East Germany alone, in return for Bush’s promise that Washington would not take advantage of a Soviet withdrawal from Eastern Europe. Bill Clinton reneged on those American promises when, for purely electoral reasons, he boasted about an enlargement of NATO and in 1999 made the Czech Republic and Hungary full members. Ten years later another nine countries became members, at which point the number of NATO countries was double the number during the Cold War. The famous American specialist on Russia, Ambassador George Kennan, originator of Cold War containment policy, called Clinton’s move “the most fateful error of American policy in the entire post-cold-war era.”

Historical ignorance abetted by Atlanticism is poignantly on display in the contention that the ultimate proof in the case against Vladimir Putin is his invasion of Crimea. Again, political reality here was created by America’s mainstream media. There was no invasion, as the Russian sailors and soldiers were already there since it is home to the ‘warm water’ Black Sea base for the Russian navy. Crimea has been a part of Russia for as long as the United States has existed. In 1954 Khrushchev, who himself came from the Ukraine, gave it to the Ukrainian Socialist Republic, which came down to moving a region to a different province, since Russia and Ukraine still belonged to the same country. The Russian speaking Crimean population was happy enough, as it voted in a referendum first for independence from the Kiev regime that resulted from the coup d’état, and subsequently for reunification with Russia.

Those who maintain that Putin had no right to do such a thing are unaware of another strand of history in which the United States has been moving (Star Wars) missile defense systems ever closer to Russian borders, supposedly to intercept hostile missiles from Iran, which do not exist. Sanctimonious talk about territorial integrity and sovereignty makes no sense under these circumstances, and coming from a Washington that has done away with the concept of sovereignty in its own foreign policy it is downright ludicrous.

A detestable Atlanticist move was the exclusion of Putin from the meetings and other events connected with the commemoration of the Normandy landings, for the first time in 17 years. The G8 became the G7 as a result. Amnesia and ignorance have made the Dutch blind to a history that directly concerned them, since the Soviet Union took the heart out of the Nazi war machine (that occupied the Netherlands) at a cost of incomparable and unimaginable numbers of military dead; without that there would not have been a Normandy invasion.

Not so long ago, the complete military disasters of Iraq and Afghanistan appeared to be moving NATO to a point where its inevitable demise could not to be too far off. But the Ukraine crisis and Putin’s decisiveness in preventing the Crimea with its Russian Navy base from possibly falling into the hands of the American-owned alliance, has been a godsend to this earlier faltering institution.

NATO leadership has already been moving troops to strengthen their presence in the Baltic states, sending missiles and attack aircraft to Poland and Lithuania, and since the downing of the Malaysian airliner it has been preparing further military moves that may turn into dangerous provocations of Russia. It has become clear that the Polish foreign minister together with the Baltic countries, none of which partook in NATO when its reason for being could still be defended, have become a strong driving force behind it. A mood of mobilization has spread in the past week. The ventriloquist dummies Anders Fogh Rasmussen and Jaap de Hoop Scheffer can be relied upon to take to TV screens inveighing against NATO member-state backsliding. Rasmussen, the current Secretary General, declared on August 7 in Kiev that NATO’s “support for the sovereignty and territorial integrity of Ukraine is unwavering” and that he is looking to strengthen partnership with the country at the Alliance’s summit in Wales in September. That partnership is already strong, so he said, “and in response to Russia’s aggression, NATO is working even more closely with Ukraine to reform its armed forces and defense institutions.”

In the meantime, in the American Congress 23 Senate Republicans have sponsored legislation, the “Russian Aggression Prevention Act”, which is meant to allow Washington to make the Ukraine a non-NATO ally and could set the stage for a direct military conflict with Russia. We will probably have to wait until after America’s midterm elections to see what will become of it, but it already helps provide a political excuse for those in Washington who want to take next steps in the Ukraine.

In September last year Putin helped Obama by making it possible for him to stop a bombing campaign against Syria pushed by the neocons, and had also helped in defusing the nuclear dispute with Iran, another neocon project. This led to a neocon commitment to break the Putin-Obama link. It is hardly a secret that the neoconservatives desire the overthrow of Putin and eventual dismemberment of the Russian Federation. Less known in Europe is the existence of numerous NGOs at work in Russia, which will help them with this. Vladimir Putin could strike now or soon, to preempt NATO and the American Congress, by taking Eastern Ukraine, something he probably should have done right after the Crimean referendum. That would, of course, be proof of his evil intentions in European editorial eyes.

In the light of all this, one of the most fateful questions to ask in current global affairs is: what has to happen for Europeans to wake up to the fact that Washington is playing with fire and has ceased being the protector they counted on, and is instead now endangering their security? Will the moment come when it becomes clear that the Ukraine crisis is, most of all, about placing Star Wars missile batteries along an extensive stretch of Russian border, which gives Washington – in the insane lingo of nuclear strategists – ‘first strike’ capacity?

It is beginning to sink in among older Europeans that the United States has enemies who are not Europe’s enemies because it needs them for domestic political reasons; to keep an economically hugely important war industry going and to test by shorthand the political bona fides of contenders for public office. But while using rogue states and terrorists as targets for ‘just wars’ has never been convincing, Putin’s Russia as demonized by a militaristic NATO could help prolong the transatlantic status quo. The truth behind the fate of the Malaysian airliner, I thought from the moment that I heard about it, would be politically determined. Its black boxes are in London. In NATO hands?

Other hindrances to an awakening remain huge; financialization and neoliberal policies have produced an intimate transatlantic entwining of plutocratic interests. Together with the Atlanticist faith these have helped stymie the political development of the European Union, and with that Europe’s ability to proceed with independent political decisions. Since Tony Blair, Great Britain has been in Washington’s pocket, and since Nicolas Sarkozy one can say more or less the same of France.

That leaves Germany. Angela Merkel was clearly unhappy with the sanctions, but in the end went along because she wants to remain on the good side of the American president, and the United States as the conqueror in World War II does still have leverage through a variety of agreements. Germany’s foreign minister, Frank-Walter Steinmeier, quoted in newspapers and appearing on TV, repudiated the sanctions and points at Iraq and Libya as examples of the results brought by escalation and ultimatums, yet he too swings round and in the end goes along with them.

Der Spiegel is one of the German publications that offer hope. One of its columnists, Jakob Augstein, attacks the “sleepwalkers” who have agreed to sanctions, and censures his colleagues’ finger-pointing at Moscow. Gabor Steingart, who publishes Handelsblatt, inveighs against the “American tendency to verbal and then to military escalation, the isolation, demonization, and attacking of enemies” and concludes that also German journalism “has switched from level-headed to agitated in a matter of weeks. The spectrum of opinions has been narrowed to the field of vision of a sniper scope.” There must be more journalists in other parts of Europe who say things like this, but their voices do not carry through the din of vilification.

History is being made, once again. What may well determine Europe’s fate is that also outside the defenders of the Atlanticist faith, decent Europeans cannot bring themselves to believe in the dysfunction and utter irresponsibility of the American state.

 

Karel van Wolferen is a Dutch journalist and retired professor at the University of Amsterdam. Since 1969, he has published over twenty books on public policy issues, which have been translated into eleven languages and sold over a million copies worldwide. As a foreign correspondent for NRC Handelsblad , one of Holland’s leading newspapers, he received the highest Dutch award for journalism, and over the years his articles have appeared in The New York Times , The Washington Post , The New Republic , The National Interest , Le Monde , and numerous other newspapers and magazines.

UPDATE 2: Scott Horton has a podcast interview of Karel van Wolferen regarding his article at: http://scotthorton.org/interviews/2014/08/15/081514-karel-van-wolferen/

jeudi, 18 septembre 2014

Misère de l'occidentalisme: les Européens de l'Ouest ne veulent rien savoir de la Russie

Misère de l'occidentalisme: les Européens de l'Ouest ne veulent rien savoir de la Russie

Auteur : Slobodan Despot
 
russie.jpgCette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l'une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l'espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l'architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l'utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l'espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu'il s'agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

L'Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à “Putler”-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l'URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage «parce-qu'ils-nous-ont-libérés-en-45» n'ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l'hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d'affaires est suspendue au bon vouloir d'obscures commissions européennes dont les peuples qu'elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d'un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu'un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n'est encore rien. C'est dans l'ordre des choses. L'Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l'infini, du conflit Rome-Byzance en l'étendant aux continents voisins voire à l'espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C'est le seul piège, du reste, que l'empire occidental n'ait pas posé tout seul et qu'il ne puisse donc désamorcer. (Etant entendu que la menace islamique n'est que le produit des manoeuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l'action de services d'Etat occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité).

La menace russe, elle, est d'une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d'elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l'Arctique comme à l'Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d'Empereurs chrétiens siégeant dans l'ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l'Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l'histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu'on peut l'imaginer, mêlant au sein d'un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l'Asie. Ils n'ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l'ont dans leur sang, si bien assimilé qu'ils n'y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu'on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

Cela ressemble tellement à l'Europe. Et c'en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — gênois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l'odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d'un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n'est pas qu'ils ne pourraient pas l'apprendre. C'est qu'ils n'en ont pas envie. Pas plus qu'ils ne veulent connaître, vraiment, l'esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu'ils accueillent désormais par millions et qu'ils laissent s'agglutiner en ghettos parce qu'ils ne savent comment leur parler.

J'ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d'immigré. J'en ai appris d'autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m'étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu'il parle ? C'est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d'anglais d'aéroport.

De même font les Russes, dont l'éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l'ouest du Dniepr ? Depuis Pierre le Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres ? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l'Europe s'est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par coeur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L'Europe de Lisbonne à Vladivostok n'aura été réelle qu'à l'Est. À l'Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L'Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d'un tel ensemble ? Non. On préfère « definitely » se mirer dans l'Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres « outlaws » mal dégrossis s'étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu'un miroir ou un butin. Leur derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu'une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l'OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu'ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n'aimeront le tsar que tant qu'il détruira la Russie ! » « Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j'ai fini par comprendre. Ce n'est pas « nous les Slaves » qui avons de l'aisance pour les langues : c'est vous, les « Européens » qui n'en avez pas. Qui n'en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre package linguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s'escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu'au-delà de votre civilisation, c'est le limes (comme au temps de César), et qu'au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l'abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c'est du chinois. Et le chinois de l'arabe, et l'arabe de l'ennemi. Vous n'avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l'arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s'il vous était donné de saisir la finesse de l'humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu'eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d'obus.

Tout ceci n'est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d'Ukraine dont vous ignoriez jusqu'à l'existence. Vous leur en voulez d'être ce qu'ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l'héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu'on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l'amour de l'Autre la haine du Soi. Vous les enviez d'avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu'à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d'être !

Ce qui impressionne le plus, c'est la quantité d'ignorance et de bêtise qu'il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du « ramassis de brutes qu'il s'agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation ». Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l'habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l'inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C'est que ce ramassis de brutes croit encore à l'instruction et au savoir quand l'école européenne produit de l'ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l'UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d'Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu'à l'air qu'on respire. Le gouvernement d'Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D'un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l'autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s'était engagé à ne jamais s'approcher. Votre gouvernement contre leur régime…

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ?

Du refuge ultime de vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d'une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d'emmener vos gens dans l'espace. Mais qu'importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu'être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l'a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. À quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n'est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n'hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l'issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous vouloir contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? Destituer de l'extérieur un chef d'Etat plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Etes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l'« Occident » puisse y cohabiter avec un Etat russe ?

C'est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l'avant-poste, aujourd'hui, d'un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. À moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n'y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.


- Source : Slobodan Despot

vendredi, 12 septembre 2014

Roland Dumas : "La France, chien d’avant-garde de l’OTAN"

 

Roland Dumas : "La France, chien d’avant-garde de l’OTAN"

Auteur : Emilie Denètre

Les 4 et 5 septembre, les membres de l’OTAN se sont réunis à Newport, au Royaume-Uni. Au menu des discussions : l’Ukraine. Alors que le pays en appelle à l’Alliance et envisage de relancer son processus d’adhésion, l’OTAN devra trancher sur l’envoi ou non d’une aide matérielle à Kiev. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, nous livre son inquiétude sur la dérive de l’OTAN et sur ses conséquences sur la diplomatie française.

Humanité Dimanche. Est-ce que l’OTAN a encore une raison d’être ?


Roland Dumas. Elle peut en avoir une, pour ceux qui la gèrent ! Historiquement, l’Alliance atlantique était une alliance militaire qui avait une compétence géographique très limitée, l’Atlantique Nord, et qui avait un objectif : finir la guerre contre l’Allemagne. Donc, si l’on regarde l’ensemble de ces éléments, on se rend compte qu’elle n’a plus aujourd’hui de raison d’être. On avait décidé, alors que j’étais aux Affaires, du démantèlement des pactes. On ferait disparaître les deux alliances : l’Alliance atlantique et le pacte de Varsovie. Le pacte de Varsovie a bien été dissous mais l’OTAN, non... elle s’est même élargie (avec la Pologne et les États baltes) et renforcée. Il suffit d’écouter M. Rasmussen, son secrétaire général, pour se rendre compte que l’OTAN est devenue un instrument guerrier.

HD. Justement, l’Ukraine appelle l’OTAN à l’aide et envisage d’intégrer l’Alliance...


R. D. L’OTAN intervient à tout propos. En quoi son secrétaire général peut prendre la parole pour dire comme il l’a fait : « Je somme les Russes de ne plus envoyer d’armements aux russophones d’Ukraine ! » Au nom de quoi cette Alliance, qui était faite pour finir la guerre contre l’Allemagne avec une compétence sur l’Atlantique Nord, peut se mêler de choses aussi importantes que l’Ukraine ? Lorsque nous discutions du désarmement (lors de la chute de l’URSS – NDLR), mon homologue russe insistait pour que l’OTAN ne dispose pas d’armements dans les pays qui avaient fait partie du pacte de Varsovie, c’est-à-dire à proximité de sa frontière. C’était l’essence même de la paix. Tout le monde était d’accord. Eh bien, les Américains n’en ont pas tenu compte. Ils ont acheminé des armes dans les pays Baltes et en Pologne. D’où la controverse lorsque Poutine arrive au pouvoir. Il dit : « Vous n’avez pas tenu votre parole. » On n’a vraiment aucun intérêt à agiter le chiffon rouge devant le nez des Russes pour les effrayer ou pour les faire caler. En réalité, en quoi la Russie nous menace-t-elle ? Ce n’est pas une façon de traiter une grande puissance, qui a eu, au même titre que les Américains, sa part dans la victoire de 1945. La situation est devenue explosive et elle va l’être de plus en plus. Il existait un équilibre du monde et c’est cet équilibre qui est rompu.

« SORTIR DE L’OTAN ? IL FAUDRAIT UNE AUTORITÉ MONDIALE INCONTESTABLE. CE N’EST PAS POUR DEMAIN, CAR AUJOURD’HUI, CE SONT DES NAINS. »

HD. Quelles ont été les conséquences, pour la France, de la réintégration du commandement intégré de l’OTAN ?


R. D. Chirac voulait déjà réintégrer le commandement mais avec des compensations. Les Américains lui ont ri au nez. Les choses sont restées en l’état. Puis Sarkozy lui a emboîté le pas, mais cette fois-ci sans demander la moindre compensation ! Quant à Hollande, il n’a pas remis en cause cette décision, et ce à mon grand désespoir. Il l’a dit quasiment au lendemain de son élection... c’était assez caractéristique. Je pensais qu’il n’aurait pas, au moins dans ce domaine, un réflexe de suivisme. Aujourd’hui, la voix de la France est totalement occultée. Nous suivons la diplomatie américaine tout en essayant de donner l’illusion que nous existons sur la scène internationale. Alors nous aboyons plus fort que les autres. La France est devenue le chien d’avant-garde de l’Alliance, au risque d’apparaître comme une nation « va-t-enguerre ». Nous avons complètement tourné le dos à la position « traditionnelle », adoptée dès l’aprèsguerre. À chaque fois que j’allais à l’OTAN, le président Mitterrand me disait : « Surtout Dumas, souvenezvous, nous ne sommes pas dans le commandement intégré. » Comprendre : n’obéissez pas à toutes les décisions qui seront prises ! Avant, la voix de la France comptait et elle était souvent écoutée.

HD. Peut-on encore sortir de l’OTAN ?

R. D. On peut, mais c’est une décision si importante qu’il faudrait le prestige de De Gaulle pour faire cela. Il faudrait quelqu’un avec une autorité mondiale incontestable et des circonstances qui feraient que tout le monde comprendrait cette décision. Ce n’est donc pas pour demain car aujourd’hui, ce sont des « nains ».


- Source : Emilie Denètre

mardi, 10 juin 2014

26 juin : NON AU TRAITE TRANSATLANTIQUE !

Jeudi 26 juin : NON AU TRAITE TRANSATLANTIQUE !

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lundi, 05 mai 2014

Usa : Une impuissante arrogance

Usa : Une impuissante arrogance
 
La politique internationale américaine a perdu sa boussole
 
Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr

four-more-wars.jpgLes Usa continuent à se comporter comme s’ils étaient le phare du monde et l’unique super puissance. Ils se mêlent donc de tout, jugent et interviennent quand ils le peuvent. Ils le font sans tenir compte de leurs erreurs passées. Ils n’arrivent plus à s’en tenir à une doctrine cohérente et efficace. En fait, ils ont été incapables de s’adapter raisonnablement à la chute de l’URSS. Ils sont devenus relativement surpuissants au moment même où leur domination internationale reculait. Ils ne l’ont pas admis, ni géré. Il y a un échec américain et même un aventurisme qui rend le monde moins sûr depuis la fin des deux blocs. 


La lutte contre le terrorisme islamique aurait pu être la colonne vertébrale d’une diplomatie combattante contre les tenants d’un obscurantisme religieux universel. Mais il n’en a rien été. Le péché original reste sans doute la guerre inutile et imbécile contre l’Irak. Ce pays n’existe plus. Le modèle  de démocratie multiculturelle et ethnique que les Usa voulaient offrir au monde arabo-musulman est un chaos sanglant. Un  pays divisé, éclaté, une insécurité qui explose et des élections inutiles sont là pour le prouver. Le retrait américain avant toute stabilisation de l’Irak est la preuve de la faiblesse américaine et de son incapacité à agir dans un temps long. Cette preuve est confirmée par la recrudescence de la violence en Afghanistan alors que les élections vont confirmer dans ce pays les clivages ethniques. Le soutient aux révolutions égyptiennes et tunisiennes n’ont pas été menées à bien. L’intervention contre la Lybie, même modeste, aux cotés des Français et des Anglais a déstabilisé non seulement un pays mais l’ensemble du Sahel et au-delà certaines régions de l’Afrique noire. On prend en Syrie, malgré tout cela, des risques inconsidérés par rapport à toute la région. Enfin, une fois de plus, les Usa ont échoué dans leur tentative de relancer le dialogue entre Israël et les palestiniens. Ils n’osent pas défier l’état juif dans sa vision de ce qu’il doit être de la région et de la paix qu’il veut imposer.


Tant d’échecs devraient pousser les Etats-Unis à une mise à plat de leur politique internationale ou, en tout cas, à moins d’arrogance. Et pourtant, l’Ukraine le prouve, les Usa veulent régenter, au nom de la démocratie, toutes les puissances susceptibles de la concurrencer sur le plan politique, militaire et surtout énergétique. La Russie a le sentiment que Washington veut l’enfermer dans un  espace réduit et contrôlé par des états soumis à l'influence américaine. C’est indiscutable. Les Usa en ont-ils encore les moyens alors que leur leadership est contesté également par la Chine en attendant le tour de l’Inde où les nationalistes hindous vont certainement prendre le pouvoir.


L’arrogance américaine est en contradiction avec la réalité internationale et les conséquences de la politique des Usa dans le monde depuis le début du siècle. Washington veut que le XXIème siècle soit comme le XXème un siècle américain. Ce pari s’annonce irréaliste et déjà largement perdu. Il met en danger les équilibres mondiaux historiques et civilisationnels avec tous les risques que cela comporte à moyen terme.

vendredi, 25 avril 2014

NASA-studie: Ondergang Westerse beschaving nauwelijks te vermijden

NASA-studie: Ondergang Westerse beschaving nauwelijks te vermijden

Groeiende ongelijkheid tussen rijke elite en arme massa breekt iedere samenleving op – ‘The Fourth Turning’: Instorting nog vóór 2025


De Westerse beschaving koerst op een bijna niet meer te vermijden ineenstorting af. Dat is althans de ontnuchterende conclusie van een onderzoek, dat mede door het Goddard Space Center van de NASA werd gefinancierd. Historisch gezien stortten hoog ontwikkelde beschavingen ineen omdat de ongelijkheid tussen rijk en arm uiteindelijk te groot werd. Wat dat betreft bevindt ook Nederland zich op een erg gevaarlijk pad: op 12 april schreef de Volkskrant dat rijkste 1% van ons land ondanks de crisis bijna een kwart van het totale vermogen in bezit heeft, meer dan ooit tevoren, en vergelijkbaar met de extreem ongelijke situatie in de VS (2).

Groeiende ongelijkheid belangrijkste oorzaak

Volgens de studie, onder leiding van de wiskundige Safa Motesharrei (National Socio-Environmental Synthesis Center) verricht door een groep sociale- en natuurwetenschappers, zal het Westen binnen enkele tientallen jaren ten onder gaan. Historisch gezien overkomt dit alle hoog ontwikkelde beschavingen. Zij doorlopen een vergelijkbare cyclus van opkomst, ontwikkeling, neergang en uiteindelijk instorting.

De wetenschappers vergeleken de ontwikkelingen in het Westen met die van de imperiums van de Romeinen, Han, Maurya, Gupta en Mesopotamiërs. Daaruit concludeerden ze dat in de afgelopen 5000 jaar iedere hoog ontwikkelde, complexe en creatieve beschaving zich niet permanent kan handhaven. Naast het overmatige gebruik van natuurlijke hulpbronnen blijkt de scheuring in de samenleving door de groeiende ongelijkheid tussen een rijke elite en de arme massa de belangrijkste oorzaak van iedere instorting te zijn.

Oneerlijke verdeling rijkdom cruciale fout

Iedere beschaving blijkt de cruciale fout te maken de toenemende rijkdom niet gelijkmatig over de samenleving te verdelen. Het overgrote deel van deze rijkdom komt steevast bij een zeer klein eliteclubje terecht, en dat terwijl die rijkdom juist door de armere massa wordt geproduceerd. Die ziet daar echter nauwelijks iets van terug, hooguit iets meer dan het absolute bestaansminimum.

In tegenstelling tot wat vaak wordt beweerd, kunnen technologische ontwikkelingen dit proces niet omkeren. Efficiënter gebruik van grondstoffen leidt namelijk doorgaans tot een nog hoger verbruik, waardoor de toegenomen efficiëntie weer teniet wordt gedaan. Volgens de wetenschappers is dat precies wat er de afgelopen 200 jaar is gebeurd. De enorme technologische vooruitgang heeft niet kunnen voorkomen dat er almaar meer hulpbronnen worden verbruikt.

Hongersnood

Maar zelfs als een samenleving erin slaagt dit proces onder controle te krijgen, zal de elite teveel blijven consumeren. In het eerste scenario veroorzaakt dat uiteindelijk een hongersnood onder de gewone bevolking, en uiteindelijk de instorting van de beschaving. ‘Het is belangrijk te benadrukken dat deze Type-L instorting niet het gevolg van een milieu-instorting is, maar van een door ongelijkheid veroorzaakte hongersnood, waar arbeidskrachten in mee worden gesleurd.’

In het tweede scenario wordt er niets gedaan aan de uitbuiting van grondstoffen, waardoor ‘de ondergang van de massa sneller verloopt, terwijl het de elite eerst nog goed gaat. Aan het eind komt het tot een totale instorting van de massa, gevolgd door de elite.’ (1)

‘Instorting nog vóór 2025’

In het in 1997 gepubliceerde boek The Fourth Turning (Het Vierde Keerpunt) toonden auteurs William Strauss en Neil Howe aan de hand van 500 jaar Westerse geschiedenis aan dat de opkomst en ondergang van een beschaving volgens bepaalde wetten en patronen verloopt die niet vermeden blijken te kunnen worden. Deze historische wetmatigheden zullen ertoe leiden dat de Westerse beschaving, met name de Amerikaanse, nog voor het jaar 2025 totaal zal instorten, wat vrijwel zeker zal uitmonden in de Derde Wereldoorlog.

Anno 2014 gaat het economische en morele verval van onze beschaving echter al zo hard, dat dit fatale 'Zenith' moment mogelijk al in 2016 wordt bereikt. Volgens Strauss en Howe bevinden we ons sinds ongeveer 2005 in de laatste fase, het ‘Vierde Keerpunt’, waarin politici naar steeds wanhopigere middelen grijpen om de status quo te handhaven.

Deze laatste fase kenmerkt zich door het razendsnel aan de kant schuiven van decennia in stand gehouden wetten, regels en normen (bijv. de talloze gebroken verkiezingsbeloften en EU verdragen; omgekeerde discriminatie waarmee het belang en de opvattingen van minderheidsgroepen boven die van de meerderheid worden gesteld, etc.). De jongeren, verstikt door teveel bescherming en structuur, breken met de waarden van de ouderen en richten zich vooral op persoonlijk succes.

De algehele interesse voor spiritualiteit neemt verder af, mensen nemen steeds grotere risico's, en de greep van overheid, politie en veiligheidsdiensten op de samenleving wordt verstevigd. Uiteindelijk ontstaan er nieuwe, hevige oorlogen, uitmondend in een ‘totale (wereld)oorlog’. (zie verder dit artikel van 2 mei 2013).

 

Xander

(1) KOPP
(2) NU

Zie ook o.a.:

2013:
28-12: DHS-insider geeft laatste waarschuwing voor totale instorting
15-12: 14 experts: 2014 wordt ongekend financieel en economisch rampjaar
01-12: Wereld slaapwandelend naar een nieuwe Wereldoorlog
21-11: 'Valutaoorlog losgebarsten; Koopkracht burgers zal worden vernietigd' (/ '2012 zal bekend worden als het jaar dat Amerika stierf' - Financiële experts: Beurzen en Westerse systeem op rand van instorten)
23-10: Trends Institute: Wereldwijde totale instorting in 2014
01-09: Pentagon bereidt zich voor op 'grootschalige economische instorting'
26-05: Bank-insider: Wereldwijde financiële crash en tirannie aanstaande
02-05: Zenith 2016: Eindigt historische cyclus met een nieuwe wereldoorlog?
26-01: Scheidende voorzitter Eurogroep: 2013 = 1913, het jaar voor een wereldoorlog

mercredi, 02 avril 2014

L'atlantisme est un piège!...

L'atlantisme est un piège!...

par Bertrand Renouvin

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bertrand Renouvin, cueilli sur son blog et consacré à l'atlantisme et à ses œuvres...

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L'atlantisme est un piège

Les manifestants de Kiev qui brandissaient des drapeaux bleus ont obtenu ce qu’ils voulaient : la signature du volet politique de l’accord d’association entre l’Union européenne et le pouvoir né de l’insurrection. Ils feraient bien de lire ce texte et de le mettre en relation avec les conditions posées par le Fonds monétaire international au début des discussions sur le prêt à l’Ukraine.

Il va presque sans dire que l’accord signé le 21 mars détruit définitivement l’illusion d’une intégration de l’Ukraine dans l’Union. En attendant la signature du volet économique qui devrait avoir lieu après l’élection présidentielle du 25 mai, les Ukrainiens noteront qu’ils sont désormais soumis aux principes de l’économie de libre marché (titre I, article 3) et qu’ils sont engagés dans une coopération impliquant des contacts militaires (titre II, article 5) avec des pays qui sont membres de l’Otan. Il s’agit donc d’un accord d’association européo-atlantique, qui réjouit les plus occidentalistes des Ukrainiens, soucieux de trouver assistance et protection contre le voisin russe. Leur joie sera de courte durée. Ils ont déjà constaté que l’Occident n’a pas empêché le rattachement de la Crimée à la Russie et ils auraient déjà dû s’apercevoir que l’économie de marché est celle du renard libre dans le poulailler libre. Pourquoi ?

Parce que le FMI exige, comme d’habitude, les « réformes » qui entraînent l’appauvrissement et le pillage des pays qui les acceptent : privatisations, annulation des subventions, augmentation des taxes, augmentation de l’âge de la retraite, augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité,  réduction de la protection sociale et des dépenses d’éducation… Choisi par les Etats-Unis et soutenu par Bruxelles, Arseni Yatseniouk, qui fait fonction de Premier ministre, a déjà engagé un programme de restrictions budgétaires pour prouver sa pleine et entière collaboration à cette sauvagerie programmée.

L’Ukraine est dans la mâchoire du piège atlantiste. La France aussi.

A Kiev, l’accord d’association et le prêt de 15 milliards de dollars constituent l’appât. A Paris, il se présente sous la forme du Pacte transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI). Avec d’autres peuples européens, nous sommes confrontés à la même idéologie libre-échangiste assortie de la même promesse d’avenir radieux par les progrès de la concurrence sur le marché dérégulé. En France et dans d’autres pays, nous constatons que le gouvernement des Etats-Unis est le maître de la manœuvre commerciale et financière comme il est, avec l’Otan, le maître de la manœuvre militaire. La solidarité avec les Ukrainiens insurgés n’est pas plus gratuite que le partenariat transatlantique : il s’agit d’assurer la domination américaine sur un territoire européen aussi étendu que possible afin qu’un bloc atlantique puisse être opposé à la Chine – par ailleurs bordée par le Partenariat transpacifique.

Il ne s’agit pas d’un complot machiavélique mais d’une logique de puissance qui s’est réaffirmée après l’effondrement de l’Union soviétique. Au mépris de la promesse faite par James Baker à Mikhaïl Gorbatchev, l’Otan s’est étendue à l’Est, puis l’influence américaine s’est renforcée dans les Balkans, la France, divine surprise, est revenue dans le commandement militaire intégré et il a paru possible de rejeter la Russie encore plus loin vers l’Est par une révolution en Ukraine en attendant de faire la même opération en Biélorussie. Le Partenariat transatlantique ferait quant à lui l’affaire des multinationales américaines dans des secteurs-clés et permettrait à l’Allemagne de réorienter son approvisionnement énergétique. Alors que la France a tout à redouter d’un accord qui mettrait en péril ses secteurs les mieux protégés, François Hollande a souhaité une conclusion rapide des négociations pour éviter « une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ». Cela signifie que, comme le retour dans l’Otan sous Nicolas Sarkozy, le PTCI doit être adopté sans débat public, à l’insu des peuples qu’on espère berner par la promesse d’un « plus de croissance ».

Face au déni de démocratie, face au piège atlantiste, nous développerons, avec nos amis, le projet salutaire d’une confédération européenne des Etats nationaux de l’ensemble du continent. L’avenir de l’Europe ne doit plus s’écrire à Washington.

Bertrand Renouvin (Blog de Bertrand Renouvin, 25 mars 2014)

dimanche, 30 mars 2014

West’s antiquated unipolar world collides with the East’s vision of a mulipolar future

politique internationale, occidentalisme, atlantisme, russie, états-unis, occident, multipolarité, unipolarité,

Tony Cartalucci

West’s antiquated unipolar world collides with the East’s vision of a mulipolar future

Ex: http://journal-neo.org

In Reuters’ 2007 article, “Putin says Russia threatened by ‘Unipolar World’,” Russian President Vladimir Putin stated: 

Some people are constantly insisting on the necessity to divide up our country and are trying to spread this theory.”

Reuters would also quote President Putin as saying: 

“There are those who would like to build a unipolar world, who would themselves like to rule all of humanity.” 

While Reuters then attempted to spin the comments as Russian paranoia, in the wake of recent events in Ukraine, the timelessness and accuracy of President Putin’s assessment years ago are apparent. 

 Setting the Board 

For years the West has been cultivating a proxy political machine inside of Ukraine for the purpose of peeling the nation away from its historical and socioeconomic ties to Russia. The deep relationship between Western corporate-financier interests on Wall Street and in London and the opposition in Ukraine are best summarized in PR Weeks “Analysis: PR gets trodden underfoot as sands shift in Ukraine.” In the article, the involvement of some of the most notorious corporate lobbying firms on Earth, including Bell Pottinger and the Podesta Group, are revealed to have been involved in Ukraine’s internal affairs since the so-called “Orange Revolution” in 2004 – a coup admittedly orchestrated by the West and in particular the US government

The article chronicles (and defends) the continuing, unabated meddling of the West up to and including the most recent turmoil consuming Ukraine.   

PR Week’s article revealed that heavily funded networks propping up the proxy regime in Kiev are sponsored by “individuals and private companies who support stronger EU-Ukraine relations.” It is these Western corporate-financier interests, not Ukrainian aspirations for “democracy” and “freedom,” that kicked off the “Euromaidan” mobs in the first place – and will be the driving force that misshapes and deforms the regions of western Ukraine now overrun by the West’s proxies. 

To the east in Ukraine, people are prominently pro-Russian, sharing closer cultural, linguistic, and socioeconomic ties to Russia as well as long historical parallels. They have welcomed moves by Russia to counter the coup in Kiev and protect eastern Ukraine from the corrosive influence that will grow as the West further entrenches itself.  

A democratic referendum held on the Crimea peninsula overwhelmingly chose independence from the fascist regime in Kiev, separating from the now dysfunctional and downward spiraling western region and beginning the process of formally joining the Russia Federation. This resulting lay of Ukraine will be a proving ground where in the West, Wall Street and London’s unipolar order, will face off against the East and Russia’s vision of a multipolar order. The predictable outcome of financial and social ruination in the West, versus a stable status quo in the East will vindicate the growing perceptions held regarding both. 

The Predictable Fate of Western Ukraine Already Unfolding 

With the vacant chair of deposed Ukrainian President Viktor Yanukovych still warm, the tentacles of Western corporate-financier interests have already wound themselves around Kiev and have begun to squeeze. 

Chevron, which had signed a multi-billion dollar deal with Ukraine in November, 2013, was operating in the west of Ukraine, and alongside other Western energy giants such as ExxonMobil and Shell. The deals were part of President Yanukovych’s apparent gravitation toward the West and impending integration with the EU which was then suddenly overturned in favor with re-cementing ties with Russia. Western oil giants clearly saw the benefit of backing a putsch that would leave the western half firmly in the orbit of the US, UK, and EU. They can not only continue their business on the western edge of Ukraine, but expand their interests unabated across the country now that a capitulating, puppet regime sits in Kiev.  

While Western big-oil plans to move in and siphon billions, the International Monetary Fund (IMF) is already planning deep cuts in social benefits as part of a staggering austerity regime to restructure financially the seized western region of Ukraine, and if possible, all of Ukraine proper.

RT reported in its article, “Pensions in Ukraine to be halved – sequestration draft,” that:

The self-proclaimed government in Kiev is reportedly planning to cut pensions by 50 percent as part of unprecedented austerity measures to save Ukraine from default. With an “empty treasury”, reduction of payments might take place in March. 

According to the draft document obtained by Kommersant-Ukraine, social payments will be the first to be reduced.

The proxy regime set up in Kiev has already indicated its eager acceptance to all IMF conditions. The fate of western Ukraine will be no different than other members of the European Union preyed upon by the corporate-financier interests that created the supranational consolidation in the first place. The reduction of a multipolar Europe into a unipolar, supranational consolidation which can be easily and collectively looted is a microcosm of what the West’s Fortune 500 plan as part of their global unipolar order.  

The natural resources, human capital, and geopolitical advantages found within the borders of Ukraine, will now become the natural resources, human capital, and geopolitical advantages of Chevron, BP, Monsanto, a myriad of defense contractors, telecom corporations, and other familiar brands seen marauding across the planet leaving in its wake destitution, socioeconomic disparity, and perpetual division they intentionally sow in order to protect their holdings from any form of unified or organized opposition.   

No matter how obvious the West’s game may be to some, had Ukraine fallen entirely under the control of Western interests, a multitude of excuses could and would have been peddled to explain the unraveling of Ukrainian society in terms that would exonerate the corporate-financier interests truly driving the crisis. But Ukraine has not entirely fallen to the West, and because of that, the planned decimation of western Ukraine, its economy, and its sovereignty will stand out in stark contrast to the eastern region that has remained beyond the West’s reach and within the orbit of Russia’s multipolar vision of the future.  

 The East’s Chance to Showcase a Multipolar Future

The West has made an entire industry out of “democracy promoting,” or in other words, the facade and insidious geopolitical mechanics behind it, it spreads its hegemony across the globe with. It has ingrained its superficial and ultimately disingenuous definitions of “elections,” “democracy,” and “freedom” into the minds of millions through political movements, mass media, and entertainment. However, this facade in recent years has suffered many setbacks as its opponents poke holes through it and reveals what lies beneath more clearly. 

What must be done next is the introduction of a new set of principles by which the global population can embrace – that of a multipolar world order where power is balanced, national sovereignty reigns, and international institutions mediate, not dictate, the interactions and conduct between nation-states. 

Unlike the West’s unipolar order which depends on the massive and perpetual manipulation of public perception to maintain itself, a multipolar world must be promoted through transparent, demonstrated examples. Russia’s evolving relationship with Ukraine, particularly in the midst of the recent turmoil in Kiev, will help demonstrate both the folly of dealing with the West and its global supranational consolidation and the benefits of maintaining traditional, sovereign bi-lateral relations with other states.

Already, Russia has exhibited crucial differences in its foreign policy – its stationing of troops in Ukraine already covered under long-standing treaties and their mission clearly provoked by documented extremists admitted even across the Western press as being armed and promoting universally unacceptable and dangerous ideologies rooted in racism, bigotry, and genocide. 

While the West eagerly traverses the globe thousands of miles from its borders, under patently false, fabricated pretenses (such as in Iraq) to execute military force against nations that posed it no conceivable threat and in hindsight its motives being clearly self-serving, Russia has waited perhaps too long to act directly along its own borders against clear and present dangers being fomented overtly by foreign interests openly seeking to encircle and overrun Russia itself

This difference in foreign policy and indeed in the vision the West and East hold for the future – one of unipolar global domination and the other of multipolar coexistence – will be tested in Ukraine in front of the world. While the West has little choice but to continue along its long-established trajectory toward confrontation and exploitation, Russia and its growing list of allies has an opportunity to offer an alternative, not only to solve its own problems along its border – but for other nations as well chaffing under the growing disparity created by the West’s antiquated paradigm.

Tony Cartalucci, Bangkok-based geopolitical researcher and writer, especially for the online magazine New Eastern Outlook”

jeudi, 27 mars 2014

OTAN GO HOME !

OTAN GO HOME !

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Un communiqué du Réseau Identités:

En 1991 l‘Union Soviétique s’effondrait et avec elle la menace militaire qu’elle représentait. En effet, immédiatement, la Russie nouvelle sabordait le Traité de Varsovie: dès lors l’OTAN n’avait plus de raisons d’être. Mais au lieu de jouer le jeu de la réciprocité, les U.S.A. poussaient leurs pions un peu plus profond en Europe. Ce furent les épisodes du démembrement de la Yougoslavie et de la Serbie, puis des “révolutions oranges” téléguidées depuis Washington.  Aujourd’hui, Russie et « Occident » sont à nouveau face à face à l’occasion de la crise Ukrainienne.

Souvenons-nous de ces mains tendues… Gorbatchev et sa « Maison commune », Poutine et sa « Grande Europe »… Autant de plaidoyers pour un partenariat euro-russe enterré par nos dirigeants corrompus inféodés à Washington tels les Hollande, Fabius cornaqués par  l’ineffable Bernard Henri Lévy. Concrètement, l’OTAN divise notre continent alors que nous devrions l’unir. Nous ne pouvons demeurer les complices silencieux de l’OTAN quand elle bombarde une capitale européenne comme Belgrade, quand elle installe des républiques musulmanes comme le Kosovo ou la Bosnie en plein coeur de l’Europe, ou quand elle tente de déstabiliser la Russie comme on l’a vu en Géorgie ou en Ukraine…

C’est pourquoi le Réseau-Identités entreprend aujourd’hui une campagne visant à libérer l’Europe de la tutelle des USA en abrogeant le Traité de l’Atlantique Nord qui ne sert ni le continent européen, ni les nations qui le composent. A la place, nous devons oeuvrer pour une armée européenne au service des intérêts européens et de leur diplomatie. On est en droit de se demander aujourd’hui quelle sera l’attitude de l’OTAN quand les peuples de France ou d’autres pays d’Europe auront décidé de se réapproprier les outils de leur souveraineté et de s’atteler au grand défi de la re-migration. Décidemment, non! Nous ne voulons plus d’une ingérence étrangère dans les affaires de notre continent car nous voulons l’Europe aux Européens…

Alors, comme De gaulle en son temps, disons non à l’OTAN…

OTAN hors de France !!! OTAN hors d’Europe !!! OTAN GO Home !!!

lundi, 24 mars 2014

The NATO Syndrome, the EU’s Eastern Partnership Program, and the EAU

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Kto Kogo?*

 

The NATO Syndrome, the EU’s Eastern Partnership Program, and the EAU

By

Ex: http://www.lewrockwell.com

In 2009, Poland and Sweden, ever attentive to the US’s geostrategic goals of isolating Russia and gaining control of China thereafter, initiated the Eastern Partnership program, which its sponsors said was intended to tighten ties with former Soviet Republics, such as Moldova, Armenia, Kyrgyzstan, and Ukraine.  A trade pact is a part of the Partnership’s Association Agreement (AA) deal.

What the Russians saw in the EU initiative was a repeat of the “NATO Syndrome,” in that what was promised would soon be betrayed, i.e. no NATO expansion in exchange for a Soviet agreement to the reunification of Germany.

To Russian eyes, NATO’s 1999 expansion throughout Eastern Europe and the subsequent celebratory bombing campaign against Serbia, inaugurated just one month later, and the still later Albanian annexation of Serbia’s heartland province of Kosovo, were altogether the Clinton Administration’s triple-combo opening salvos in an American campaign to recreate the Versailles Treaty’s cordon sanitaire.  And the 2009 Association Agreement is but a Trojan horse whose only practical purpose is to advance US and EU interests at the expense of the former Soviet republics’ naïve hopes and Russian security.

Dangling the Association Agreement’s implied – but not certain – right of eventual EU membership before the economically struggling former Soviet republics was but a means to beguile them into the EU orbit and thus US control with a future as NATO base hosts and IMF lab rats.

When the terms of the AA are examined, Russian skepticism is understandable.  The 350 laws alone that Ukraine would be required to institute over a ten-year period at a cost of twice the nation’s projected GNP in the same time period would overwhelm the struggling country, few of whose industrial and manufacturing products are either wanted or needed in the EU.

But whether or not Ukraine ever managed to fulfill EU conditions for membership would be of no importance to the U.S.  Once bound tight with IMF conditions and saddled with World Bank loans and perpetual debt, thereafter the west could leave the AA’s signatories to rot in limbo for years while their territory, cheap labor and resources were put to other, alien purposes.

The Russians saw as well that both the countries of the former Soviet Union and Russia, sandwiched as they are between large geopolitical units (China and the EU,) are disadvantaged when negotiating trade treaties and other matters.  Thus was born the idea of a new structure, the Eurasian Union (EAU), which began with the establishment of a Customs Union between Russia, Belarus and Kazakhstan in 2010.  The Russian plan was to inaugurate the Eurasian Union in 2015 with the inclusion of Armenia, Kyrgyzstan and Ukraine.

It is the Russian EAU initiative which is said to be Putin’s ham-fisted attempt to re-establish the Soviet empire, and not the plan of a man who accepts the world’s current political configuration and is attempting to place his country within that configuration as advantageously as possible.  It’s been a hard sell.

Without Ukraine, a Eurasian Union is at risk of never coalescing usefully, leaving the former republics and Russia vulnerable to neocon and globalist raids and incursions, possibly under cover of staged terrorist events.  In effect, the consequences might not be dissimilar from the days when Russian princes were run ragged repelling Tartar incursions from the south or the east, only having to turn and race westerly to beat back Lithuanian or Polish brigands.

By the week of the EU’s Eastern Partnership’s signing debut at the end of November 2013, Vladimir Putin had told Ukrainian president Viktor Yanukovich that he could continue flirting with the EU, if he wished.  But if Ukraine wanted a trade agreement with Russia, with whom the lion’s share of Ukraine’s trade actually occurs, $15 billion in the coming year, cut-rate gas prices, industrial co-operation projects, and possible further credits, the country would agree to the EAU.  Compared to the $200 million the EU offered out of a total of $799 million for all eight targeted Association Agreement signers and a certain decade in EU cold storage while the country underwent an IMF-directed mauling, Yanukovich made the prudent choice.

When the Ukrainian president informed the EU that Ukraine’s participation in the AA would require further discussion, a reasonable position considering the AA as drafted, and that the country had agreed to the join the EAU, thousands of misguided and confused protestors appeared in the Maidan.  Once the terms of the Russian offer were made public, the protests began petering out.

But in both the Russians’ EAU game plan and that of the US’s effort to sabotage the EAU, Ukraine is key.  Protest crowds on the Maidan began to grow again amid reports that many in the crowd were working for a daily wage.  Whether paid or unpaid, bussed in from Moldova or fresh off the Kiev city tram, it’s certain Ukrainians were not demonstrating for the establishment of NATO bases or IMF agreements, a number of which have already floundered and failed.

Recent events are not the first time the US has used Ukraine in an attempt to displace Russia as a significant power by piercing its sphere of influence.

In 2004, Putin and then Prime Minister Viktor Yanukovich had begun to tackle the politicized supply structure Stalin created to make permanent the Soviet Union.  By changing national borders and spreading key industrial components over two or more republics, Stalin bound the Soviet empire together.  When the 15 constituent republics that made up the Soviet Union became independent nations in 1992, this cross-border supply structure created havoc.

Mighty Soviet aluminum smelters were located in Siberia, but supplies of bauxite were to be had only in Ukraine.  A component an electronics manufacturer in Kharkiv needed could only be obtained from a manufacturer in Vilnius.  Multiplying the complications for obtaining key inputs throughout the industrial and manufacturing sectors of 15 nascent and bankrupt governments gives a fuller understanding of why the former republics have failed to successfully restructure their national economies.

Putin’s and Yanukovich’s initial efforts were beneficial, particularly to eastern Ukraine, in which the republic’s industrial sector is concentrated.  In 2004, Ukraine experienced a 12% increase in GNP, and the national currency, the hryvnia, enjoyed a modest appreciation.

The US-sponsored 2004 Orange Revolution put paid to the Putin-Yanukovich initiatives, and the Ukrainian cycle of state officials’ theft and oligarchical favoritism began anew under US-presidential pick Viktor Yushchenko, a recent tradition of sorts which Yanukovich was eager to honor, as well.

Fast forward to 21 February 2014, the day of the Yanukovich government’s violent ouster.  Earlier that day, Germany, France and Poland had brokered a compromise agreement between the elected Ukrainian government and the protestors’ spokesmen.  Having already agreed and executed much of the protestors’ agenda, the pre-2004 Ukrainian constitution was to be restored and Yanukovich, in turn, would stay in the diminished office of the presidency until new elections could be organized.

Within 12 hours of the agreement’s signing, dozens of corpses of demonstrators and police killed by sniper fire were reported in the Maidan.  On Saturday, in an un-constitutional procedure the Ukrainian parliament impeached Yanukovich, who then fled to Russia in fear of his life.

The Russian Foreign Ministry Russian Foreign Ministry observed that the Friday agreement was used “with the tacit consent of its external sponsors” as a “cover to promote the script of a forced change of power in Ukraine.”  In other words, the Russians smelled a high-stakes trick.

Now that the Ashton-Paet tape has leaked, and despite its being obediently ignored by the mainstream media, one wonders what other actions the west may have known about, but left unremarked on that Friday. Did the EU negotiators know that the opposition they were then championing in accordance with US preferences had possibly directed snipers into the Maidan to murder demonstrators and policemen alike?

Russian warnings to the US and the EU about the rough crowd in Kiev they’d taken up with were ignored. An arrogant Washington, in accord with a famous Leninism regarding the expediency of temporary alliances, sees no problem.  Once Ukrainian hotheads and thugs have been bled of all possible utility, they will be eliminated. Think Egypt.

In response to the coup, Moscow swiftly drew a red line so bright it might as well have been flashing in neon: within a day of Yanukovich’s shambolic impeachment 150,000 Russian soldiers were engaged in military exercises not so very far from Russia’s border with eastern Ukraine, almost overnight Crimea was under Russian military control, a bottled-up Ukrainian navy was registering little alarm at their predicament, and further payments on the remaining $12 billion of the $15 billion cash infusion and cut-rate prices for Russian gas Putin had earlier agreed with the overturned Yanukovich government were shelved.

What the US and the EU immediately claimed was a Russian invasion of Ukraine was a long term leaseholder’s defense of its property right.  Even with 16,000 troops in Ukraine, Russia is not in violation of the terms of its lease on the Sevastopol naval base.  The lease, a treaty in fact, permits the stationing and multiple movements on Crimean territory of as many as 25,000 Russian troops.

The west’s claim of a Russian invasion of Crimea is intended to support Ukrainian control of the Kerch Strait, a waterway at the northern end of the Black Sea which separates Ukraine’s Crimea Peninsula from the coast of Southern Russia and is one of Ukraine’s three potentially oil-producing provinces. Gas reserves lie offshore of the peninsula.

The US believes Ukraine’s long term needs for energy and income can be satisfied by cutting deals with Big Oil to drill for oil and gas, which can then be shipped through Ukrainian pipelines to the EU, and Europe’s dependence on Russian gas a forgotten inconvenience.

Complicating western media scripts, the Crimean parliament voted on 6 March to rejoin the Russian Federation.  A public referendum on Sunday, 16 March, confirmed the parliament’s earlier vote and the 96.7% of the electorate that voted its approval tallies with a 93.2% approval when the same question was put to the electorate in a 1991 referendum.  In the run-up to the recent public vote, 1000s-strong pro-Russian demonstrations erupted in the eastern Ukrainian cities of Donetsk and Lugansk at which possibly western mercenaries hired by wealthy Ukrainian oligarchs played the role of spoilers.

Without foreign largesse, the new Ukrainian coup government can’t even pay the nation’s light bill much less a single Ukrainian soldier’s combat pay.  In fact, the cost of tidying up a Ukraine that has been criminally misgoverned for over two decades in order to accommodate EU standards and procedures is in the neighborhood of a $200 billion, years-long taxpayer liability.

To date, the US has pledged $1 billion and the EU is planning a $1.5 billion emergency transfer to tide the coup government over prior to an IMF agreement and all before the 25 May elections.  Within a week of their elevation-by-mob, interim government leaders embarked on a palms-out Grande Tour of sorts.  A combined sum of $35 billion in promised IMF loans is now the west’s opening bid.

US policy achievements on behalf of American taxpayers for their $5 billion investment to date:  State Department-approved Ukrainian coup government officials have asked for money to finance an “independent Ukraine,” the US and the EU have offered up a promise of $35 billion to insure an “independent Ukraine,” and an “independent Ukraine” has agreed to take the money.

Where are the Pravy Sektor defaulters when you need them?  Hmm?

Over the horizon lies a propaganda campaign devoted to browbeating at least some of the Ukrainians’ requested billions from Russia’s earlier deal with the Yanukovich government on what will be said to be a “humanitarian” basis.  Rather like the ancient practice of the condemned paying the executioner’s fee, it will be an effort to maneuver Russia into paying the initial costs of Ukraine’s first steps towards EU membership.

When the Ukrainian people understand that the price for daydreams of strolling the Champs d’Elysées with a pocketful of euros is an IMF restructuring that entails the devaluation of the hryvnia, cuts in pensions, benefits and salaries to state employees, raising of the retirement age, the removal of subsidies to coal and other underperforming industries, the growth of natural gas prices, and other toxic rules and conditions that will translate into a life harder and colder than it now is, more turmoil is guaranteed.

Turmoil is the very aim of contemporary US statecraft.  In the “divide and rule” political schemata of empire, US blunders are but new opportunities to tighten the screws on what the US policymakers regard not as nations, but as subject territories.

What is extraordinary is that EU officials are persisting in the attempt to squeeze agreement with the IMF and to the Eastern Partnership from Ukraine’s coup government prior to the 25 May elections, and thereby secure their agents’ permanent presence in the country as a thing done.  The EU rush speaks to the insincerity and weakness of any substantial EU commitment to aid Ukraine or her people.

The Russians’ refusal to recognize the coup government is correct; doing so would only work to support the inevitable US effort to trade a Ukrainian agreement to the AA to Russia in return for Ukraine’s acceptance of the loss of Crimea.

In the wake of the Crimean referendum, a hysterical western and specifically US-aligned media has been shouting warnings of a sudden Russian grab for eastern Ukraine.  Stalin could have written the script – for the Americans, who without any foreign influence whatsoever long ago established their own history of provoking attacks.

Confused overnight media reports of the death of a Ukrainian soldier in Crimea, which imply that Russian troops are responsible, but which locals say was a tragic consequence of a dust-up with Crimean self-defense forces and an unknown sniper,  are indicative of the Russians’ concern that the west will create the evidence that compels Putin to make good his promises of protection of Russians in western Ukraine.

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov said that Russian support for an OSCE observer mission in Ukraine is based on the need “of preventing provocations by ultranationalist and radical forces against Russian speakers and our compatriots in southeastern Ukraine and other regions.”

Contrary to western media’s repeated provocations, Russia has no interest in a divided Ukraine.  A divided country would only open Russia to endless enmity from western Ukrainians, and ongoing cross-border violence.  A division would be a tragedy for western Ukraine, which would bring increased economic misery and leave the country subject to a possible Polish annexation.

In truth, US scheming and bellicosity in Ukraine have only worked to drag the world back to the tired rhetoric of the cold war and to that era’s nuclear dangers and destructive tit-for-tat policies of economic sanctions, asset freezes, and boycotts.  The only bit of “new” is the threat of kicking Russia out of the irrelevant G-8’s treehouse.

The experience is rather like watching dinosaurs crashing about in a Steven Spielberg film.

The world is de-centralizing, and neither the rapidly changing times nor the world’s finances favor out-of-date multinational organizations, run-a-muck central banks, or rolling superpower seditions and military aggressions.

If so, then what explains Germany’s support of the US lead?  Since Russia supplies a third of the gas for Germany’s economy, risking Russia’s alienation seems unwise.

The cat western media doesn’t let out of the bag is the fact that Germany has a full tank of gas, and there’s plenty more from where that came from.

Gazprom’s Baltic Sea ‘Nord Stream’ project is complete and is now transporting Russian gas to Germany through a pipeline that transverses the bottom of the Baltic Sea, and the pipe’s capacity is double the amount of gas Germany purchased from Russia in 2012.  Since 2005, the chairman of the supervisory board of the management company of Nord Stream is Gerhard Shröder, the former German chancellor.

Gazprom in conjunction with Italy, France and Germany is building a second pipe, South Stream. The former SPD mayor of Hamburg, Henning Voscherau, plays the same supervisory role at South Stream Transport AG as Shröder does at Nord Stream.

Interestingly, the Financial Times reported that the City’s skittishness in the wake of John Kerry’s idiotic ultimatum to Putin to renounce in advance the results of the referendum in Crimea put ‘half a dozen live deals to fund some of Russia’s biggest companies” in limbo.”  But the FT article highlighted one deal that was not put in limbo:  “South Stream announced that it had signed a contract worth about EUR2 billion with Saipem of Italy to build the offshore stretch of the route under the Black Sea from Russia to Bulgaria. Construction is scheduled to start in June.”

Gazprom CEO Alexei Miller has been quoted as saying that the two projects in combination with the already-existing Belorussian “Beltansgaz” pipe would turn Ukraine’s network of gas pipelines and biggest strategic asset into “scrap.”

In other words, Germany’s verbal support for the west’s initiatives costs Germany exactly nothing.  Any actions beyond the symbolic would cost Germany.  Therefore, there will be no EU sanctions of consequence.  Even were Germany on side for a US-decreed suicide mission, twenty-eight nations’ governments are not going to agree to economic policies that will take the cost out of their own hides. In other words, no State Department neo-con princess is going to ‘’F**k the EU.”

With the Nord and South stream projects in hand, Germany, which has prospered mightily from the euro, but whose taxpayers are weary of bankrolling the sinking Mediterranean countries’ loans made by the prosperous north’s banks, has positioned itself remarkably well; in an EU financial pile-up, exiting the EU wouldn’t amount to much more than a fender bender.

Now that west has adopted Bolshevik political tools, the Russians ought to keep turning the tables and counter with what the west advocates only with words, i.e. freedom and economic competition.

An EAU based on free trade in which there are no tariffs, no quotas, and no favoritism by or for any member and which allowed for associate members would put the Soviet boogieman back in the closet.  A free trade pact would allow Russia and the former republics to reap the benefits of the spontaneous order that the world’s people are building daily on the internet without any state’s direction or even much of an awareness of what they are doing.

There would be costs to Russia for such an arrangement, and a subsidized energy program for certain former republics would have to be included initially, (and would be difficult to retire when no longer needed.)  But those initial costs would be less than the long term ones of state-managed trade agreements at which literally thousands of government lawyers and bureaucrats labor continually in order to first design and then police the treaties, which protect and favor individual nation’s corporate political funders at consumers’ expense.

An unhindered market-driven trade block would quickly rationalize the last vestiges of Stalin’s cross-border supply system at no cost to the Kremlin.  Endemic corruption would diminish since no bribes need be paid for permissions no longer required.  Overall, commerce and enterprise would be favored throughout the EAU.

A trade apparatus in which competing private entities provide reliable and efficient transport, short and intermediate term trade finance, goods insurance, and rapid dispute resolution in private courts would work to swell EAU membership rolls.  An EAU supportive of co-operative and unfettered trade would draw foreign investment, and new applicants for membership both within and outside of the CIS (Commonwealth of Independent States).

Would Russia ever initiate such a system?

The Russian love of everything big rather than the small and the quick argues against.  An unfortunate predilection towards monopoly, a modern manifestation of the legacy of the votchina structure of property rights established in the ancient Kievian state of ‘Rus, also posits a no.  Ditto the exhaustively detailed agreements covering every right and every duty between contracting parties. These elements all boil down to, for instance, Gazprom’s cultural and business preference for signing a single, complex, multi-year contract with Germany’s Ruhrgas, and not many agreements with a plethora of independent suppliers.

Still, the west would be wrong to write off the possibility of having to compete with a lean and mean EAU trade block.  Russia has demonstrated a capability for surprise.

After all, who would have thought in 2001 that the president of the Russian Federation, Vladimir Putin, would liberate the greatest number of people on the planet?

“Say what!?” you ask.

If any reader knows of another leader of a major power, who instituted a flat tax of 13% or less, and thereby liberated his people from the necessity of burdensome record keeping and government tracking, while eliminating from households’ budgets the grievous costs of accountants, tax lawyers, offshore scams, and sparing everyday life the social costs inherent in a society riven by the divisiveness that comes of progressive taxation, then, dear reader, please do email me that name.

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Kto kogo? was one of Vladimir Lenin’s favorite expressions. Literally, the phrase means “Who of whom,” and is perhaps best translated as “Who will triumph (over whom)?”  The ‘g’ in kogo is pronounced as a ‘v’.