mercredi, 24 juillet 2024
Kamala Harris et la politique "Marvel Style"
Kamala Harris et la politique "Marvel Style"
par Alexander Douguine
Source: https://www.arktosjournal.com/p/kamala-harris-and-marvel-politics
Alexander Douguine soutient que Kamala Harris devrait partager l'entière responsabilité avec Joe Biden pour avoir soutenu le régime de Kiev, critiquant ses antécédents et la mentalité enfantine du public américain qui influence les récits politiques.
Kamala Harris devrait partager avec Joe Biden l'entière responsabilité des crimes commis par le régime de Kiev, que les deux mondialistes ont activement soutenus. Bien sûr, la responsabilité première incombe à Joe Biden, mais les bras de Mme Harris, qui soutient le mouvement extrémiste LGBT, sont également trempés jusqu'aux coudes dans le sang. Elle n'est pas afro-américaine, mais un mélange d'Indiens et de Jamaïcains, avec le sang des propriétaires d'esclaves blancs qui coule dans ses veines. Un simulacre artificiel typique, une marionnette obéissante entre les mains de la dictature mondialiste. Oui, Trump a de nombreux opposants aux États-Unis, et ils voteront pour n'importe qui juste pour s'opposer à Trump. Mais il y a aussi beaucoup d'opposants au Parti démocrate parmi la population. Maintenant, c'est le tiers indécis des électeurs américains, qui oscillent traditionnellement entre les deux grands partis, qui prendra la décision. Et il est peu probable que ce tiers puisse être convaincu de soutenir la junte nazie de Kiev. Par conséquent, même pour des raisons pragmatiques, Kamala Harris prendra ses distances avec l'Ukraine.
La conscience américaine est infantile, d'où le succès de Marvel, des bandes dessinées et des super-héros. Dans d'autres pays, les bandes dessinées sont populaires auprès des enfants et des adolescents. Aux États-Unis, c'est le cas de tout le monde. Je pense que Kamala Harris sera bientôt représentée comme Catwoman. En réponse, l'équipe de relations publiques de Trump dépeindra un brave héros de western faisant irruption dans un saloon et terrassant Catwoman d'un seul coup de poing alors qu'elle se cache derrière le bar. L'équipe de relations publiques des démocrates la fera sauter, courir à travers le plafond et attaquer le cow-boy, atterrissant sur ses épaules. Et ainsi de suite jusqu'en novembre, à moins que l'épreuve de force ne dégénère en guerre civile.
Mais dans ce cas, il y a le film Civil War, dans lequel un personnage ressemblant à Trump est accusé de tous les maux et perd à la fin. Mais ça, c'est la version des relations publiques des démocrates. Il existe également un autre scénario.
(Ce texte a été traduit du russe).
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lundi, 22 juillet 2024
"J'aime l'odeur du napalm au petit matin" (à propos des épandages chimiques et autres « sables du Sahara »)
"J'aime l'odeur du napalm au petit matin" (à propos des épandages chimiques et autres « sables du Sahara »)
Pierre-Emile Blairon
Apocalypse now !
Tout le monde se souvient du grand – et superbe - film de Francis Ford Coppola, Apocalypse now ! (1979) au titre tellement prédestiné, et de la réplique du colonel Kilgore reprise en titre ci-dessus. Ce film relate, d’une manière fictionnelle, un épisode de la guerre du Vietnam qui a opposé les Américains aux communistes vietnamiens de 1955 à 1975 et s’est achevée par la défaite peu glorieuse de l’oncle Sam (comme, d’ailleurs, la quasi-totalité des guerres déclenchées par les Etats-Unis, ou par l’Otan, son bras armé, ou par la CIA, son « cerveau », à la mesure des cerveaux américains ; l’intérêt pour les Américains n’étant pas de perdre ou de gagner les guerres, mais d’enrichir leur complexe militaro-industriel).
On connaît aussi la photo de Nick Ut, qui montre, en 1972, une petite vietnamienne, Kim Phuc, courant nue sur une route parce qu’elle vient d’être brûlée par un bombardement au napalm, « Cette « arme vicieuse, mélange inflammable d’essence gélifiée, de phosphore et de plastique qui colle à la peau et brûle les tissus jusqu’à l’os ». Un « graffeur » britannique, Bansky, a repris la photo en 1994 pour en faire un montage, symbolique d’une certaine Amérique (voir les images).
Cette phrase-culte de ce film-culte est typique de l’esprit américain, dominateur, arrogant, cynique, peu soucieux des dégâts que cette nation belliqueuse inflige, depuis sa création, à la nature et aux êtres vivants, brandissant en toutes occasions, le plus souvent inadéquates, la Bible, et déversant sur le monde son hypocrite moraline universaliste en même temps que ses bombes qui, elles, sont, de facto, beaucoup plus sincères.
Elle rend bien compte de la véritable nature des épandages que le Système ne cesse de déverser sur la planète par voie aérienne depuis de nombreuses années ; car ces épandages, s’ils ne suppriment pas instantanément tout ce qui vit, comme le font les avions américains dans cette séquence du film (1) , ont le même but, sous prétexte de « lutter » contre un improbable réchauffement climatique : dans un premier temps, d‘instiller dans les masses la peur, le découragement et la soumission et, en dessein final, de réduire la population planétaire, les épandages toxiques ne constituant que l’un des volets du vaste panel de la méthodologie mise en place pour arriver à cette fin. Ecoutez parler ce chef Sioux qui a tout compris de ce qui se passe et qui désigne les coupables (2); il sait de quoi il retourne : ses ancêtres ont été les premières victimes de la guerre bactériologique menée par les Blancs américains, Anglais à l’origine, contre la terre entière ; nous évoquons cet épisode douloureux dans le petit historique qui suit.
« Les sables du Sahara »
Ce n’est pas d’hier que nous nous intéressons à ce qui, au début, paraissait être un curieux phénomène, inexplicable, dont nous avions du mal à croire à l’existence, ce qui, pourtant, à l’évidence, ne pouvait constituer qu’une manipulation du climat, de la nature et donc, des êtres vivants dont les hommes sont, paraît-il, le fleuron.
Mais les derniers événements ou, à vrai dire, les non-événements, climatiques, nous ont incités à revenir sur le sujet. Pourquoi « non-événement » ? Eh bien, parce que, traditionnellement – et il s’agit là d’une tradition multimillénaire - nous étions habitués à voir se dérouler les années suivant un processus naturel qui voyait se succéder les saisons ; nous n’y avons peut-être pas prêté attention les années précédentes, trop occupés à nous défendre contre le pseudo-virus, mais les années 2023-2024 ont été marquées par l’absence d’hiver, par l’absence de printemps et par l’absence de cet été qui a bien mal commencé.
Comme, l’année dernière, « on » nous a convaincus qu’il y avait « sécheresse », les édiles locaux se sont dépêchés, suivant les consignes des préfets macronistes, de fermer le débit des fontaines (lesquelles sont, pour la plupart, en circuit justement déjà « fermé ») ; depuis cette mémorable et stupide décision (à laquelle il n’a pas été mis fin), il n’a pas arrêté de pleuvoir sur la Provence et, me semble-t-il, sur toute la France, à quelques exceptions près (le Roussillon).
Le premier jour de l’été 2024 fut, sur l’ensemble de la Provence où je vis, une journée apocalyptique, tempétueuse et pluvieuse. Les nappes phréatiques sont maintenant pleines à ras bord mais « on » nous persuade toujours que nous sommes en situation de sécheresse parce que les pluies que nous subissons fréquemment ne sont qu’une illusion, un « sentiment », comme le « sentiment » d’insécurité, par exemple.
Et puis sont arrivés les épisodes, cocasses et déprimants, de retombées de boues brunâtres et visqueuses déversées par le « ciel » dans une fréquence qui ne correspond à aucune de celles que nous avons vécues dans le passé qui se limitaient à une ou deux pluies par an ; il s’agit, cette année, d’au moins une fois par semaine. Le Français étant particulièrement attaché à sa voiture, il a vu, dans un désespoir à peine dissimulé, son véhicule se couvrir, à intervalles non réguliers mais fréquents, de cette substance brunâtre qu’« on » veut nous faire passer pour des « sables du Sahara». Nous sommes aujourd’hui (lorsque j’écris cet article en Luberon) le 3 juillet 2024, il est 9h30, la température est de 21°, le ciel est voilé, blanc laiteux, le vent souffle ; il y a trois jours, nous avons encore subi une pluie de ces « sables du Sahara » ; les véhicules, les maisons, les plantes, les arbres, les fleurs, les fruits et les légumes (que nous mangeons), les insectes (qu’ils veulent nous faire manger), les animaux de toutes sortes, les vitres, les bancs, les terrasses, les vêtements, les sols, les piscines, les mers, les lacs et les rivières, tout est encore imprégné de cette mélasse brune et pâteuse.
Les présumés « sables du Sahara » ne sont en fait que la production visible et concrète des épandages chimiques que l’on nomme chemtrails ; rappelons que le mot « chemtrail » vient de la contraction de deux mots anglais : chemical et trail, traînée chimique, en opposition avec « contrail », traînée de condensation, qui est le résultat d’un processus naturel.
15h, même jour : le ciel est en fond bleu mais strié, quadrillé, à perte de vue, par des centaines de traînées blanches . 16h : le mistral a tout dégagé.
J’ai voulu savoir ce qu’en disent les médias.
Eh bien, si vous recherchez par Google et que vous tapez « sables du Sahara », ils sont débonnaires, rassurants, vous donnent des conseils pour bien laver votre voiture, ou ne pas la laver du tout car, disent-ils, ça ne sert à rien parce que ces méchants sables maghrébins sont encore attendus pour dans trois ou quatre jours.
En revanche, si vous émettez un doute, du type : « sables du Sahara ou métaux lourds ? », ces mêmes médias vous renvoient sans ménagement à des officines de « vérification » qui vous traitent de complotiste. Et on tombe immédiatement sur le communiqué de l’AFP du 2 mai 2024, le pourvoyeur d’« infos » que tous les autres médias subventionnés doivent répercuter au garde-à-vous : « NON, un laboratoire n'a pas prouvé que les nuages de sable du Sahara sont en fait des composés nocifs largués intentionnellement. Des nuages de sable du Sahara atteignent régulièrement l'Europe, comme cela a été le cas fin mars 2024, jusqu'en Roumanie, et encore fin avril en France. Bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel, des internautes affirment, analyse d'un laboratoire bosnien à l'appui, que ce sable est largué intentionnellement par avion et chargé en substances nocives, reprenant ainsi la théorie complotiste des "chemtrails", selon laquelle les traînées laissées par les avions dans le ciel seraient les traces de produits chimiques. Mais la méthodologie de l'analyse citée est douteuse, ont souligné des experts, notamment parce les lieux et conditions de prélèvements des échantillons n'ont pas été vérifiés. Elle a en outre été réalisée à la demande d'un élu bosnien qui a reconnu lui-même qu'on ne pouvait pas en tirer de conclusions . »
Ah bon, si ce sont « des » experts qui l’ont dit… Des experts « certifiés AFP » ?
Mais nous sommes quand même allés écouter la version (sous-titrée en français) de ces vilains bosniaques qui ont l’outrecuidance de se poser des questions et de faire des analyses qu’on ne leur a pas demandées .
Des filaments aéroportés
Une autre version de ces épandages a été analysée par un laboratoire français, Analytica, situé à Cuers, près de Toulon, dans le Var ; il s’agit de « filaments aéroportés » qui contiennent des perturbateurs endocriniens, des métaux lourds, de fortes teneurs en aluminium, en baryum et en strontium ; pour ceux qui veulent aller plus loin, vous trouverez ci-joint les rapports de ces différentes analyses et les reportages effectués par les médias, notamment ce très honnête reportage de France 3 en mars 2014 . Vous noterez sans peine la gêne des autorités officielles qui s’expriment sur le sujet ; quand elles s’expriment, car, selon le reportage, la plupart des responsables de ces organismes ont refusé de répondre aux questions des journalistes et ceux qui y répondent bottent en touche, comme ce responsable du « service technique environnement de l’aéroport Marseille-Provence » qui affirme qu’il n’a « jamais entendu parler de chemtrails », qu’il « ne sait pas ce que c’est » , ou comme ce médecin qui traite de « charlatans » ceux qui se posent des questions à ce sujet !
Un tel empressement à dénier toute intention malsaine, ou, au contraire, une telle discrétion, une telle unanimité dans le discours, et une telle agressivité de certains médias, de la part des collaborateurs du Système, ne présagent rien de bon.
Car ça ne vous rappelle rien ? Ces mêmes officines de « vérification », qui ne sont rien d’autre que des outils de propagande et de diffusion de fausses nouvelles, ont agi avec les mêmes méthodes et avec les mêmes mots quand il fallait vous dissuader de rechercher les composants toxiques des pseudo-vaccins qu’on a administrés à 80 % de la population française et dont les effets morbides et létaux commencent à se manifester. Le vaste système de désinformation par ingénierie sociale élaboré lors de la grande manipulation sanitaire déclenchée par la secte mondialiste a perdu toute crédibilité. Nos bourreaux comploteurs seront obligés d’inventer d’autres machinations.
Les comploteurs élaborent des complots que les « complotistes » dénoncent.
Quelques précédents historiques
Régressons un peu dans le temps afin de trouver les premières manifestations de guerre bactériologique, ou biologique, ou bioclimatique.
Les couvertures contaminées par la variole
Nous ne remonterons qu’au XVIIIe siècle pour trouver la première trace d’une guerre bactériologique, elle est le fait du général anglais Harmherst (1717-1797), vainqueur des Français du Canada en 1760, et dont le personnage constituera une préfiguration de l’amoralité qui va caractériser le futur homo americanus bellicus.
Cet individu, dont une rue de Montréal portait encore récemment le nom avant de le faire tomber en disgrâce, avait imaginé, avec succès, de répandre une épidémie parmi les Amérindiens, qui ne voulaient pas se séparer de leurs terres au profit des envahisseurs anglais, en fournissant les tribus insoumises en couvertures infectées par la variole. Le but avoué étant bien d’éradiquer totalement les tribus natives.
« Dommage pour les Indiens que les Français n’aient pas pu conserver le Canada, car ils leur auraient permis d’échapper à la volonté exterminatrice des Britanniques qui ont utilisé la méthode des couvertures infectées lors d’autres conflits, comme en Nouvelle-Zélande. » écrit André Boyer dans son blog le 16 mai 2017.
Il a fallu 250 ans pour que Montréal cesse d’honorer le nom de ce sinistre personnage. Il faudra combien de temps pour prouver la culpabilité de la CIA dans les affaires que nous allons relater dans lesquelles l’Agence est soupçonnée d’être impliquée ?
Plusieurs morts dans une contamination par le LSD à Pont-Saint-Esprit
De 5 à 7 personnes ont péri à Pont-Saint-Esprit, une jolie petite ville historique du Gard traversée par le Rhône, de plus de 10.000 habitants actuellement, la moitié à l’époque, dans une curieuse épidémie, c’était en 1951. A première vue, il s’agissait d’une intoxication alimentaire qui aurait été causée par l’ergot du seigle, un champignon vénéneux qu’on peut trouver dans cette céréale et qui a la caractéristique de contenir de l’acide lysergique avec lequel on fabrique le LSD, une drogue hallucinogène. Ce qui explique que 30 Spiripontains aient été internés en hôpital psychiatrique, dont certains se sont suicidés en se jetant par la fenêtre.
En octobre 2009, coup de théâtre avec la parution d’un livre intitulé : A terrible mistake (Une terrible erreur) sous la plume d’un journaliste d’investigation (ce qui devrait être un pléonasme mais ne l’est plus), un Américain dénommé Hank Albarelli qui enquête, dans ce livre, sur la mort mystérieuse d’un scientifique, Frank Olson, lié à des expériences conduites par la CIA sur le contrôle mental. Frank Olson s’est jeté du dixième étage, en 1953, par la fenêtre d’un hôtel de Manhattan ; son fils Eric rouvrira l’enquête après qu’elle ait été clôturée dans un premier temps en échange d’un dédommagement versé par l’État américain à sa famille (750.000 dollars) et les excuses du président des Etats-Unis d’alors, Gerald Ford. Cette seconde enquête menée en 1994 démontrera que Frank Olson a été assassiné avant de passer par la fenêtre. Mais l’accord précédemment conclu par sa famille ne permettra pas de la valider.
Selon Albarelli, Olson aurait mené une expérience avec la CIA sur les habitants de Pont-Saint-Esprit pour tester le LSD comme arme de guerre, d’abord par pulvérisation aérienne, puis par contamination du pain, dans le cadre du programme MK/Naomi.
En 2015, un vidéaste, Olivier Pighetti, réalisera un documentaire intitulé Pont-Saint-Esprit, 1951 : 5 morts, 30 internés, 300 malades - Le complot de la CIA, qui sera diffusé sur France 3.
La tempête de décembre 1999 en France
Avec la création du système HAARP en 1993, les « dérèglements climatiques » de forte intensité vont se multiplier, telles ces tempêtes qui ont gravement touché la France en 1999.
Les 26, 27 et 28 décembre 1999, deux tempêtes successives, dénommées Lothar et Martin, ont mis à terre d’une manière fulgurante des millions d’arbres sur 968.000 hectares. Soufflant à la manière d’un ouragan, des vents atteignant 216 km/h ont ravagé principalement les régions du Sud-Ouest et du Nord-Est occasionnant près de 20 milliards de dollars de dégâts et la mort de 92 personnes en France (la tempête, ignorant les frontières, à la différence du nuage radioactif de Tchernobyl, s’est invitée en Allemagne et en Suisse, faisant au total, avec les victimes françaises, 142 morts).
Dans son livre, La guerre secrète contre les peuples, la regrettée Claire Séverac note (page 230 et suivantes) que « certains observateurs dont le journaliste Jean-Moïse Braitberg dans un article de VSD de juin 2000, intitulé "Les services secrets fantasment : tempête de décembre 99, phénomène naturel ou attaque terroriste ?" laissent entendre que ces tempêtes pourraient avoir été causées par une arme climatique utilisée afin de sanctionner l’attitude récalcitrante de la France sur la mondialisation, les OGM et le traité de l’AMI (accord multilatéral sur l’investissement – le sigle étant plus sympathique que sa signification – NDLR). Cet accord économique se négociant dans le plus grand secret sous l’égide de l’OCDE depuis 1995. […] Avant les « tempêtes », la France était parvenue à influencer de manière décisive la position des autres pays de l’Union européenne sur le refus des OGM, contribuant à l’échec des négociations de l’OMC à Seattle. Et, surtout, la France se retirait des négociations de l’AMI, provoquant l’échec de ce projet-clé du processus de mondialisation. »
D’autres manipulations apparentées à la géoingénierie (techniques de contrôle et de modification du climat) ont été dénoncées lors d’événements tragiques comme :
- l’ouragan Erika : « Que des coïncidences ! L’ouragan Erika qui dévasta la Nouvelle-Calédonie le 14 mars 2003, et coûta très cher à la France… Un mois avant, Dominique de Villepin avait demandé la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le 14 mars justement, afin d’évaluer la situation en Irak . »
- le tremblement de terre d’Haïti : « En janvier 2010, Hugo Chavez (Président du Vénézuela), citait un rapport de la flotte russe du Nord disant que que le tremblement de terre qui a détruit Haïti a été provoqué par la marine américaine qui a testé un missile dit « sismique », fonctionnant grâce à des générateurs impulsionnels à plasma, en mer des Caraïbes ». Par ailleurs, dans une vidéo , Claire Séverac a rajouté que cela permettrait à l’armée américaine d’investir Haïti sous prétexte humanitaire dans le but d’installer une base de surveillance entre Cuba et le Vénézuela (d’où l’intervention de Chavez.)
- les incendies d’Hawaï : pour l’occasion, nos médias aux ordres ont ressorti le pack bûchers-Inquisition, c’est le déchaînement des « factcheckers », en français : les officines de vérification estampillées politiquement correctes, c’est-à-dire tenues par des médias subventionnés grassement par le Système qui dénoncent à s’en égosiller les « complotistes » qui ont évoqué des brasiers provoqués par l’utilisation d’armes à énergie dirigée. Le 8 août 2023, des incendies d’une grande ampleur ont fait au moins 115 morts à Maui, une île de l’archipel hawaïen, prisée comme lieu de villégiature par quelques grandes fortunes américaines. Les témoins locaux ont parlé de rayons laser qui ciblaient des lieux bien précis et en épargnaient d’autres, afin d’en faire partir la population de souche .
Le système Haarp
Haarp, High Frequency Active Auroral Research Program est officiellement un programme de recherche américain consacré à l’étude de l’ionosphère. Les installations de ce programme sont situées en Alaska dans la région où on peut observer des aurores boréales, d’où son nom ; le site, d’une surface de 16 hectares, est planté de 180 antennes.
En fait, le site, avant sa cession par l’armée en 2015 à un organisme civil, en l’occurrence l’université de l’Alaska, était sous contrôle exclusif des militaires ; ce transfert stratégique tente de désamorcer les critiques.
Selon Claire Séverac, « l’objectif officiel de Haarp est de générer un bouclier protecteur global capable de déceler et de contrer les avions ou les missiles ennemis qui s’engageraient dans l’espace aérien américain. […] Il permet également de communiquer avec les sous-marins en plongée profonde et peut scanner le sous-sol de la Terre entière et les mers à des profondeurs extrêmes. […] Haarp peut aussi être utilisé pour manipuler le climat en créant des perturbations atmosphériques sur d’autres continents avec toutes les conséquences que cela implique sur les écosystèmes.[…] le système agirait en parfaite corrélation avec les chemtrails. Le revers de la médaille est que ce réseau peut aussi interrompre toute forme de communication hertzienne et détruire ou détourner avions et missiles intercontinentaux.
En fait, l’objectif réel de Haarp semble être de pouvoir atteindre et bombarder à volonté n’importe quel point de la Terre et de l’espace proche avec un faisceau d’énergie directif ultra-puissant, sans utiliser de satellite . »
D’où les « essais » que nous avons évoqués avec les « quelques précédents historiques ».
Les épandages chimiques (chemtrails) : la guerre secrète contre les peuples
Claire Séverac a été l’une des premières lanceuses d’alerte à dévoiler l’existence des chemtrails, épandages chimiques illicites (certains sont malheureusement licites comme les engrais et autres insecticides déversés sur les cultures de l’agro-industrie). Aussi étrange que cela puisse paraître, Claire Séverac a fait carrière dans l’industrie du spectacle aux USA ; elle a composé de nombreuses chansons pour des chanteurs connus et a chanté elle-même, notamment en duo avec David Soul (le Hutch de la fameuse série Starsky et Hutch). C’est à partir de 2009 qu’elle se fait connaître en France en militant contre les méfaits de la vaccination, et en publiant un premier livre sur le sujet : Complot mondial contre la santé. Elle donnera à partir de ce moment de nombreuses conférences et dénoncera entre autres les chemtrails qui constituent pour elle le danger primordial pour la survie de l’espèce humaine ; elle tentera avec courage de réveiller ses contemporains, et ses compatriotes, ces pauvres Français, qu’on a connus plus éveillés, qui restent pour la plupart dans le déni ; elle cite, par ironie, le directeur du FBI, Edgar Hoover, qui déclarait : « L’individu est handicapé de se retrouver face à face avec une conspiration si monstrueuse qu’il ne peut pas croire qu’elle existe.»
Son livre le plus connu, Guerre secrète contre les peuples, paraîtra en 2015 ; il sera consacré aux diverses manipulations de la secte mondialiste, dont le programme Haarp, les chemtrails, les mesures pseudo-sanitaires, les empoisonnements par la nourriture, les guerres... qui viseraient toutes, sous des formes différentes, un seul but : la réduction drastique de la population planétaire.
A propos des épandages chimiques, elle a posé des questions simples que tout le monde devrait se poser : « Si les contrails ne peuvent se former qu’à des températures au-dessous de - 40°C et à un niveau d’humidité de 70 % ou plus, s’ils ne peuvent durer plus de trente minutes dans des conditions idéales et si les avions de ligne volent par obligation à plus de 8 km de haut, que sont ces grandes suspensions blanches qui s’étirent indéfiniment au-dessus des villes en formes géométriques précises et ces avions que l’on aperçoit distinctement ? […] Et s’il s’agit d’avions de ligne, pourquoi font-ils demi-tour ? Auraient-ils oublié quelque chose ? Comment expliquer qu’après leur passage dans un beau ciel bleu, celui-ci devienne laiteux avec formation de nuages ? Les contrails n’ont jamais obscurci le ciel. » Ecoutons-la .
Claire Séverac est morte le jour de Noël 2016 dans des conditions obscures après trois mois de maladie. Selon le Média en 4-4-2, « elle gênait beaucoup trop de monde et son décès assez rapide est difficilement explicable. Elle était certaine d’avoir ingéré un poison à l’occasion des conférences qu’elle donnait dans toute la France depuis la sortie en septembre 2015 de son livre sur les chemtrails (abréviation de chemical trails). Elle pensait au polonium, un poison indétectable même au compteur Geiger, et à un cancer digestif aussi fulgurant qui avait effectivement peu de chances d’être naturel. »
Certaines personnes commencent cependant à se réveiller, notamment dans le milieu des pilotes de ligne en Amérique (l’État du Tennessee, entre autres, a même adopté une loi pour interdire les épandages chimiques qui, pour le coup, deviennent officiellement illicites: « l’injection volontaire, la libération ou la dispersion de produits chimiques dans l’air », et interdit « d’affecter la température, la météo ou l’intensité des rayons du soleil ») et en Europe ; c’est tant mieux car c’est dans cette profession qu’on trouve le plus grand nombre d’incrédules sur le sujet des épandages illicites.
Enfin, un dernier témoignage, mais de poids : une scientifique de haut niveau, Kristen Meghan, ancienne spécialiste de l'environnement pour l'armée américaine, est devenue une dénonciatrice de la géo-ingénierie. Elle révèle que l'entreprise pour laquelle elle travaillait injectait des matières dangereuses dans l'atmosphère sous prétexte de lutter contre le changement climatique. Lorsqu'elle a commencé à poser des questions sérieuses, elle a été rapidement diabolisée. "Ces substances se retrouvent dans nos aliments et dans le sol", prévient-elle . Souhaitons-lui bonne chance !
Un monde luciférien
Tout ceci nous ramène à ce que les USA sont devenus, en tout cas, au prisme de leurs dirigeants psychopathes, car les peuples du monde ne sont plus responsables des faits et gestes de leurs élites ni même de les avoir mises en place, les élections, quand il y en a, étant la plupart du temps truquées et leurs résultats convenus d’avance, négociés entre les partis, quels qu’ils soient, que les foules croient adversaires, voire ennemis, mais qui sont complices. Pour exemple flagrant (flagrant pour les esprits éveillés), on peut se reporter aux dernières élections législatives en France le 7 juillet 2024. Le problème, c’est que ces personnes dévoyées, par le truchement de l’impérialisme américain et « occidental » (E.U, U.E. et Israël) ont pris le pouvoir sur l’ensemble de la planète et ont produit des petits clones à leur service à peu près partout dans le monde, et surtout en Europe, et surtout en France.
Lucifer est « le prince de ce monde », le maître de la Terre, de la matière … et de la secte sans âme qui s’en réclame, alors que Dieu règne sur les cieux ; le ciel est le domaine du spirituel.
L’ange rebelle, Lucifer (étymologiquement « le porteur de lumière »), par la loi d’inversion finale, obscurcit le ciel pour couper les liens entre Dieu et les hommes, entre la matière et la spiritualité ; les hommes qui se tournaient vers les cieux pour prier Dieu, en attendre ses bienfaits et la lumière qu’il prodigue par ses rayons de soleil, n’en reçoivent plus que des substances sales et poisseuses. Le monde est placé sous une chape de plomb – de métaux lourds – un ciel brumeux qui ne dispense plus que des immondices, qui obscurcissent le ciel, comme le décrit cette intéressante vidéo .
L’historien grec Strabon a rapporté une entrevue entre des druides gaulois et Alexandre le Grand qui leur demanda ce que les Gaulois craignaient le plus ; ils répondirent cette phrase connue et répandue grâce aux albums d’Astérix, que ce qu’ils craignaient le plus était « que les cieux ne leur tombent sur la tête » ; mais ils parlaient d’un avenir très lointain: notre époque ; les druides étaient réputés pour leurs prédictions et cette réponse se rattachait à ce qu’ils considéraient être la fin du monde, tout au moins du cycle, le même que celui que nous vivons, nous, leurs descendants, 2300 ans plus tard, car cette fin serait constituée par « un déluge tombé du ciel, composé d’eau et de feu, avant l’apparition d’un nouveau cycle où l’âme immortelle des hommes retrouverait sa place ».
Les promoteurs du transhumanisme se sont alliés à la secte mondialiste qui gouverne actuellement la planète en se plaçant sous l’égide de Satan et en le proclamant à chaque occasion ; les uns et les autres, sous l’emprise d’une vanité démentielle et démoniaque, l’hubris, ont pour ambition, non seulement d’égaler Dieu, mais de le remplacer, de dominer le monde, la Terre, les hommes et les cieux ; quoi de plus simple et de plus exaltant, pour eux, de sentir leur puissance en étant ceux qui sont capables, comme les divinités furieuses des panthéons grecs et romains, de « faire la pluie et le beau temps » comme bon leur semble ?
Mais cette puissance technologique étant essentiellement artificielle, tout comme leur intelligence, ils ne réussiront donc pas, in fine ; les « anges » rebelles tomberont de haut et leurs ailes seront déchiquetées dans un grand fracas de ferraille.
Pierre-Emile Blairon
Notes:
[1]. voir vidéo youtube : 2’,13 : j’aime l’odeur… :
[2]. https://odysee.com/@Roms17:d/Un-chef-sioux-parle-des-chemtrails:96
[1]. Traînées chimiques en Luberon
[1]. Voir image : l’AFP, le gendarme du politiquement correct
[1]. https://odysee.com/@Uneautreverite:7/bosnie-sable-sahara:e ; document d’analyse des différents métaux présents dans les échantillons prélevés : https://aeronet.news/zadny-saharsky-pisek-sokujici-chemic... ; document d’accréditation nationale du laboratoire : https://ihi.ba/
[1]. https://www.analytika.fr/investigations/filaments-aeroportes/
[1]. Claire Séverac, La guerre secrète contre les peuples, 2015, éditions KontreKulture
[1]. Ibid.
[1]. Ibid.
[1]. https://tvs24.ru/pub/watch/3352/claire-severac-projet-haarp-chemtrails-black-rock/
[1]. https://ripostelaique.com/hawai-accident-naturel-ou-utilisation-darmes-darmes-a-energie-dirigee.ht
[1]. Op.cit.
[1]. https://www.youtube.com/watch?v=uyvT3a3WshU
[1]. https://eveilhomme.com/2019/10/05/video-chemtrails-pilotes-de-ligne-et-scientifiques-balancent-tout/
[1]. https://www.youtube.com/watch?v=hOFXGewJFXM
[1]. https://x.com/BlackBondPtv/status/1810452048527163802
[1]. https://odysee.com/@Climat-Artificiel:e/VCA-52-min-version-TV-H264:8
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dimanche, 21 juillet 2024
Ce que le nouveau président réformateur de l'Iran signifie pour la politique étrangère
Ce que le nouveau président réformateur de l'Iran signifie pour la politique étrangère
Fereshteh Sadeghi
Source: https://www.geopolitika.ru/es/article/que-significa-el-nuevo-presidente-reformista-de-iran-para-la-politica-exterior
Dans un revirement politique spectaculaire, les Iraniens ont élu le réformateur Masoud Pezeshkian comme neuvième président, ce qui suscite la curiosité de tous les observateurs quant aux changements possibles dans la politique étrangère de l'Iran post-Raïssi, orientée vers l'Est.
Le 5 juillet, la course à la plus haute fonction politique de l'Iran s'est achevée: le chirurgien cardiaque et réformateur Masoud Pezeshkian est devenu le neuvième président du pays à l'issue d'un second tour de scrutin qui l'opposait à son rival conservateur Saeed Jalili.
Le ministère iranien de l'intérieur a indiqué que 30.530.157 Iraniens avaient voté, soit une participation de 49,8% de l'électorat. Pezeshkian a obtenu 16.384.403 voix, tandis que Jalili a reçu 13.538.179 voix.
Notamment, avec 53,6% des voix, M. Pezeshkian est le deuxième président ayant recueilli le moins de suffrages après son compatriote réformateur Hassan Rouhani, qui a remporté l'élection en 2013 avec seulement 50,7% des voix.
Un réformateur soutenu par les minorités
Pezeshkian représente le Front réformateur d'Iran, un mouvement politique né en 1997 sous la présidence de Mohammad Khatami. Il est également soutenu par la faction modérée de l'ancien président Rouhani.
Malgré leur popularité à la fin des années 1990 et au début des années 2000, les réformistes n'ont jamais réitéré leurs victoires aux élections de 1997, 1998 et 2001, devenant une minorité politique au cours des deux décennies suivantes. Les 16,3 millions de voix de M. Pezeshkian, soit moins que les 20 millions de voix de M. Khatami en 2001, le placent dans une position précaire, notamment parce qu'il doit sa victoire aux minorités ethniques et religieuses de l'Iran.
Pezeshkian, dont les parents iraniens sont des Azéris et des Kurdes, est le premier président à ne pas être issu de la majorité farsi du pays ni des provinces industrielles farsiphones du centre de l'Iran.
Son avantage électoral a été renforcé par la mobilisation des Turcs iraniens ou des Azéris dans les provinces du nord-ouest de l'Azerbaïdjan oriental, de l'Azerbaïdjan occidental, de Zanjan et d'Ardebil. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a décrit le président élu comme un « Turc » et a exprimé l'espoir que ses racines ethniques et sa maîtrise de la langue turque renforceront les liens entre l'Iran et la Turquie.
Une tendance similaire a été observée dans les provinces majoritairement sunnites du Sistan-Balouchistan, du Golestan et du Kurdistan, où les origines kurdes de sa mère l'ont placé en tête dans les provinces kurdes d'Ilam et de Kermanshah.
Contrairement à ces régions qui ont favorisé Pezeshkian, des provinces comme Ispahan, Qom et plusieurs provinces du sud ont préféré Jalili. Le guide suprême Ali Khamenei et l'ancien président Ebrahim Raisi sont nés et ont grandi dans le Khorasan ; Rouhani et l'homme aux principes, Mahmoud Ahmadinejad, sont originaires de Semnan, et Khatami de Yazd. Le défunt président Akbar Hashemi Rafsanjani est né à Kerman.
Transition et formation du cabinet
L'Iran est resté sans président pendant plus de sept semaines depuis la mort de M. Raisi, et le vice-président Mohammad Mokhber a administré le gouvernement, une tâche qui devrait se poursuivre pendant encore au moins quatre semaines.
Pezeshkian reste membre du parlement et doit démissionner de son siège avec l'approbation du Majlis avant de prêter serment. Le parlement iranien devrait débattre de cette démission à la fin du mois de juillet et, si elle est approuvée, M. Pezeshkian prêtera serment devant le Majlis et recevra son mandat de quatre ans des mains de l'ayatollah Khamenei.
Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il présidera le cabinet de M. Raisi, tandis que ce dernier présentera sa propre liste de ministres pour un vote de confiance, et le nouveau gouvernement devrait prendre ses fonctions en septembre.
Parmi ses premières tâches, le président iranien doit constituer une équipe de 40 hauts fonctionnaires, dont 19 ministres, un vice-président et 11 vice-présidents, couvrant des domaines tels que les affaires féminines et familiales, les affaires administratives, l'organisation de l'énergie atomique et l'organisation du budget et de la planification.
En outre, le président doit nommer un chef de cabinet, un chef du bureau présidentiel, un porte-parole, un secrétaire et plusieurs assistants.
La constitution iranienne exige l'approbation du Guide suprême pour quatre ministres clés: la Défense, le Renseignement, l'Intérieur et les Affaires étrangères. Toutefois, les présidents tiennent souvent compte de l'avis du Guide suprême pour d'autres ministères, tels que l'éducation, la culture et l'orientation islamique, ainsi que la science, la recherche et la technologie.
Les femmes dans l'administration Pezeshkian
Dans les cercles politiques iraniens, les ayatollahs de haut rang de la ville sainte de Qom sont considérés comme le principal obstacle à l'accession des femmes à des postes ministériels.
Toutefois, à contre-courant de la tendance, l'ancien président Ahmadinejad a nommé plusieurs femmes députées et a même choisi une femme ministre. En 2009, le Dr Marzieyh Vahid-Dastjerdi, gynécologue, est devenue la première femme de l'après-révolution à diriger un ministère. Cependant, des désaccords avec Ahmadinejad ont conduit à son licenciement trois ans plus tard.
Son successeur, le réformateur Rouhani, n'a nommé aucune femme ministre. En revanche, il a choisi deux adjointes pour les affaires familiales et féminines, une adjointe pour les affaires juridiques et une troisième femme en tant qu'assistante pour les droits de citoyenneté.
Raisi n'a pas non plus nommé de femme ministre pendant sa courte présidence. Il a toutefois nommé une femme vice-présidente chargée de la famille et des affaires féminines et une assistante chargée des droits de l'homme et des libertés sociales.
Pour compenser l'absence de femmes ministres, M. Raisi a ordonné à ses ministres d'employer davantage de femmes à des postes de direction, ce qui a permis à 25,2% des postes de cadres supérieurs et moyens d'être occupés par des femmes.
Le président élu Pezeshkian n'a pas mentionné de femmes dans son cabinet, et il reste donc à voir combien de postes ministériels il offrira aux femmes. Une chose est sûre: le nombre de femmes ministres dans son prochain cabinet sera un test décisif de sa sincérité sur les questions relatives aux femmes, telles que le hijab islamique ou la police des mœurs, qui ont été abordées lors des débats présidentiels.
Nouveau président, nouvelle politique étrangère ?
Pendant sa campagne, M. Pezeshkian a exprimé sa volonté de redresser la politique étrangère de l'Iran, de revoir les relations avec la Russie et de rétablir les liens avec les États-Unis. Il a même accusé ses rivaux conservateurs d'entraver les efforts visant à résoudre l'impasse nucléaire entre l'Iran et l'Occident.
Ses commentaires ont été immédiatement répliqués par M. Khamenei, qui a reproché à certains hommes politiques de « penser que tous les chemins mènent aux États-Unis, comme si l'Iran ne pouvait pas progresser sans s'accrocher à telle ou telle puissance ».
Talal Mohammad, spécialiste des études sur le Moyen-Orient basé à Londres, ne s'attend pas à ce que le statu quo change beaucoup, surtout dans un avenir immédiat. Il déclare à The Cradle:
Le président élu n'a pas le pouvoir d'entamer des pourparlers avec l'Occident. Même s'il recevait un mandat - ce qui est peu probable - il aurait des difficultés à répondre aux exigences des [pays] P5+1, en particulier celles des États-Unis.
Selon Mohammad, un autre casse-tête pour le gouvernement Pezeshkian est l'imminence de la présidence américaine de Donald Trump et le retour de sa « politique de pression maximale » à l'endroit de Téhéran.
En cas de retour de Trump, nous pourrions assister à un renversement de la dynamique Rouhani-Trump. Trump est connu pour ses affinités avec des dirigeants forts et autoritaires tels que Poutine et Xi, et son approche tend à favoriser le pouvoir et la pression. Un président modéré avec une position plus conciliante, comme Pezeshkian, serait probablement confronté à une plus grande pression et à des demandes de concessions de la part de l'Iran.
Avec d'importantes clauses d'extinction expirant bientôt puis en janvier 2026, y compris le mécanisme dit de « snapback », Mohammad prédit « une pression excessive de la part de Trump contre une administration iranienne qui préfère le pragmatisme à la réciprocité de la ligne dure ».
Keyhan Barzegar, professeur de sciences politiques basé à Téhéran, nuance en disant que si le Conseil suprême de sécurité nationale (CSN) et Khamenei déterminent l'orientation de la politique étrangère de l'Iran, le président conserve une certaine marge de manœuvre dans ce domaine, tout comme Rouhani l'a fait lors des négociations nucléaires de 2015 :
Le président peut influencer la manière dont les négociations sont menées entre l'Iran et ses partenaires régionaux ou internationaux. M. Pezeshkian doit donc trouver un terrain d'entente entre les politiques définies par le CSNU et la méthode utilisée par son gouvernement pour les mettre en œuvre.
Selon M. Barzegar, « l'Iran est aujourd'hui confronté à de grandes puissances qui soit exigent un prix élevé pour le transfert de technologies ou l'investissement en Iran, soit cherchent à obtenir une concession de la part de l'Iran pour lever les sanctions ». En outre, il conseille à M. Pezeshkian d'accroître l'importance stratégique de l'Iran dans la région de l'Asie occidentale en prônant une politique de « stabilité régionale » susceptible de galvaniser rapidement un large soutien mondial :
De cette manière, les puissances orientales et occidentales comprendraient l'importance stratégique de l'Iran et cette compréhension conduirait à un assouplissement des sanctions ou à une augmentation des investissements étrangers.
Dans son message post-électoral, M. Khamenei a conseillé à M. Pezeshkian de « placer sa confiance en Dieu et de viser des horizons élevés, en suivant la voie du martyr Raisi ».
Compte tenu de la position du guide suprême, et bien que l'ancien ministre des affaires étrangères Javad Zarif soit à ses côtés pour indiquer au monde et aux électeurs nationaux ses intentions diplomatiques, M. Pezeshkian comprend très certainement que son gouvernement aura une marge de manœuvre limitée sur la scène internationale. Il est donc probable qu'il suivra la politique étrangère définie par l'État et non celle préconisée par son conseiller réputé.
Source : https://thecradle.co/
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vendredi, 19 juillet 2024
Au service de qui se trouve l'OTAN ?
Au service de qui se trouve l'OTAN?
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/chi-serve-la-nato/
En marge du sommet de l'OTAN à Washington. En apparence, une célébration somptueuse et festive du 75ème anniversaire d'une Alliance qui a désormais atteint son expansion maximale, avec pas moins de 32 membres.
En réalité, il s'agit d'une vitrine des contradictions et des tensions qui restent de moins en moins cachées sous la surface. Au contraire, elles tendent de plus en plus à émerger avec insistance.
Tensions entre les membres de l'OTAN, avec le Magyar Victor Orban à la tête de la faction de ces pays qui cherche à s'opposer à un choc frontal avec Moscou.
Et, d'autre part, les Polonais, avec le chœur des Baltes, poussant à une intervention de plus en plus directe et impliquée, à l'admission de Kiev dans l'Alliance et, en substance, à la Troisième Guerre mondiale.
C'est bien sûr ce qui ressort d'un premier coup d'œil superficiel.
En arrière-plan, les ambitions belliqueuses de Macron, l'insipidité de Scholz, le zèle de suffragette de Meloni.
D'autre part, le soi-disant sommet de l'OTAN ne semble pas connaître de changement de ligne. De Stoltenberg à Rutte, il y a une continuité absolue. Dans l'obstination à soutenir Zelensky. Et à rechercher la confrontation avec Moscou, quoi qu'il en coûte. Et cela pourrait nous coûter très, très cher.
Mais, comme toujours, dans chaque chaîne (et c'est le cas de l'OTAN), il y a... un maillon qui ne tient pas.
Et le paradoxe, c'est qu'en ce moment, le maillon qui ne tient pas, qui craque, qui pourrait céder... c'est le maillon américain.
Paradoxe, parce que la tête de l'Alliance est, bien sûr, à Washington. Et parce que l'OTAN a été créée, en 1949, comme un instrument de la stratégie internationale des Etats-Unis.
Mais... en est-il toujours ainsi ?
Est-il encore juste d'identifier l'OTAN, ses choix, sa politique comme une projection des intérêts américains ?
Le discours est en réalité plus complexe. Et il devient de plus en plus difficile à démêler et à simplifier au fil du temps.
Mais pour le comprendre, il faut changer de question.
Non plus : à quoi sert l'OTAN ?
Mais: à quoi sert l'OTAN ? Qui l'OTAN sert-elle ?
C'est-à-dire quels sont les intérêts qu'elle protège et promeut.
En un mot, qui est le véritable responsable ?
Car il est clair que Stoltenberg et Rutte ne sont que des façades. Des ombres pâles qui cachent les véritables centres de pouvoir.
Qui, certes, se trouvent pour l'essentiel aux États-Unis - et à Londres - mais qui ne peuvent être identifiés à l'Amérique tout court.
Au point que la principale préoccupation de ces sommets de Washington, exprimée plus ou moins clairement par de nombreux participants, est de savoir ce qui pourrait se passer en cas de victoire électorale de Trump.
Qui représente l'autre Amérique. Ou plutôt, l'Amérique tout court. Avec sa vocation, populaire et populiste, au mercantilisme, à l'entrepreneuriat. Et à un isolationnisme conséquent.
Et l'Amérique du Mid West et du Belt Sun. Rien à voir avec les salons de Manhattan et de Californie. Rien, surtout, avec les obscurs centres de décision de Wall Street. Qui est en Amérique, certes. Mais qui n'est pas l'Amérique.
L'OTAN, disent certains, est l'instrument, si l'on peut dire, le bras armé de l'impérialisme.
Acceptons-le pour de bon. Mais ce n'est pas l'impérialisme américain, qui existe historiquement et qui a ses propres tendances stratégiques bien définies.
Non. L'OTAN est un instrument (donc est au service) d'un impérialisme supranational. Représenté par les grands centres de pouvoir financier, qui dictent la ligne aux gouvernements qui font partie de l'Alliance. Par l'intermédiaire d'hommes de paille. Comme les soi-disant derniers secrétaires généraux.
D'où l'inquiétude pour l'avenir. Si un nouveau président américain décidait que la confrontation avec Moscou en Ukraine est contraire aux intérêts nationaux américains, que se passerait-il ?
En d'autres termes, que ferait l'OTAN ?
Servirait-elle les « puissances » qui veulent que cette confrontation, cette guerre, se poursuive?
Une impasse extrêmement grave serait créée.
C'est pour cela qu'ils craignent l'arrivée de Trump, qui est lié à des intérêts différents.
C'est pourquoi ils essaient de maintenir le vieux Biden en selle. Malgré son état mental précaire (pour être généreux).
17:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : actualité, politique internationale, otan | |
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jeudi, 18 juillet 2024
Peng Liyuan et d'autres femmes du Sud supplantent les féministes et les analystes occidentales
Peng Liyuan et d'autres femmes du Sud supplantent les féministes et les analystes occidentales
Augusto Grandi
Source: https://electomagazine.it/peng-e-le-altre-donne-del-sud-globale-spiazzano-femministe-ed-analisti-occidentali/
Peng Liyuan. Un nom presque inconnu il y a encore quelques semaines. Et qui suscite aujourd'hui l'intérêt croissant des analystes géopolitiques. Surtout ceux qui s'enthousiasment de la présence de femmes au sommet de la politique dans l'Occident collectif, mais qui restent perplexes face au rôle des femmes dans les pays du Sud et dans les gouvernements des "méchants".
Peng est l'épouse de Xi Jinping et, ces derniers temps, elle apparaît de plus en plus souvent en public, et pas seulement en tant qu'escorte de son mari. Lors de sa tournée en Europe, par exemple, les médias chinois lui ont reconnu un rôle important en tant qu'« ambassadrice de l'ombre » et protagoniste du nouveau « soft power » de Pékin. Et compte tenu de l'habitude, également italienne, de déférence envers les institutions, les remarques des médias savent que la position officielle du parti communiste passe avant celle du gouvernement. Et, comme Peppone l'aurait dit à Brescello, dans ce pays, ce sont les communistes qui gouvernent et non le maire...
Mais Peng est aussi un officier supérieur de l'armée, et c'est elle qui a introduit son mari dans les plus hautes sphères de la politique chinoise. Et c'est elle qui, aujourd'hui, favorise ou écrase la carrière des généraux et des ministres. Cela a surpris les analystes occidentaux, qui s'en tiennent toujours à la veuve de Mao. Jiang Qing ou Chiang Ching, selon votre préférence d'écriture, l'un des partisans les plus extrêmes de la révolution culturelle, puis, disgraciée après la mort de Mao, condamnée à mort en tant que membre de la « bande des 4 ». Cette condamnation s'est transformée en une peine d'emprisonnement à vie, purgée en résidence surveillée avant son suicide.
Des précédents qui inquiètent les atlantistes. Mais, en réalité, c'est la montée en puissance des femmes dans les pays du Sud qui inquiète le plus, car elle met à mal le récit occidental d'un monde machiste et oppresseur, discriminatoire et violent. On ne peut pas raconter, aux marmots qui font confiance aux médias atlantistes, l'histoire d'Evita Peron, ni même celle de Christina Kirchner. On ne peut pas leur dire que le pourcentage de femmes qui fréquentent les universités en Iran est supérieur à celui de leurs homologues masculins.
On ne peut pas non plus parler du rôle de Kim Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un, en Corée du Nord. Une présence constante indique le poids de la jeune femme dans les décisions de son frère. Mais cela ne plaît pas aux féministes occidentales. Le Sud mondial doit être méchant et rétrograde. Avec des femmes humiliées et sans perspectives. Indira Ghandi était un homme, Claudia Sheinbaum est un homme, Sahle-Work Zewde aussi.
Au lieu de cela, comme par hasard, il n'y a pas de femmes présidentes aux États-Unis, ni en France où le Front républicain a toujours barré la route de l'Élysée à Marine Le Pen.
19:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, sud global, peng liyuan | |
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La balance de Zeus
La balance de Zeus
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/la-bilancia-di-zeus/
Dans l'Iliade - qui est non seulement un poème stupéfiant, mais une synthèse de tous les archétypes de notre civilisation - les dieux se lancent dans la bataille. Flanquant les Achéens et les Troyens dans la plaine entre Xanthus et Scamandre.
Car les dieux prennent aussi parti. Ils prennent parti pour les deux adversaires.
Il n'en reste qu'un hors de la mêlée. Zeus, le Père. Qui reste, dirait-on aujourd'hui, neutre. Ou, plus exactement, au-dessus des partis. Et, avec sa balance, il pèse les destins des prétendants. Car même lui n'a pas le pouvoir de déterminer le destin des hommes. Le destin transcende le pouvoir des dieux eux-mêmes. C'est à Zeus que revient la tâche de... le peser.
L'Iliade, disais-je, est la synthèse de tous les grands archétypes de notre civilisation. Et l'image de Zeus, pesant la balance, représente parfaitement un moment de crise mondiale profonde comme celle que nous vivons actuellement.
Un moment de transition et de transformation. De déséquilibres et de conflits. Et, comme toujours, de recherche de nouveaux équilibres.
Une recherche douloureuse, violente, conflictuelle. Comme tous les moments et époques de transition.
Et nombreux sont les conflits, les guerres en cours aujourd'hui. Plus encore les conflits latents. Les feux qui peuvent s'embraser à tout moment.
La recherche de nouveaux arrangements passe non seulement par l'affrontement traditionnel entre l'Ouest et l'Est, mais aussi par un enchevêtrement de tensions régionales, avec une multiplicité d'acteurs.
L'Ukraine, Gaza, le Moyen-Orient élargi... L'Iran et la demi-lune chiite contre les autocraties sunnites.
L'Afrique subsaharienne se libère des derniers vestiges du colonialisme. Et elle tend de plus en plus à émerger comme un nouvel acteur géopolitique majeur.
Et, bien sûr, il y a la Chine. La confrontation avec Washington dans le Pacifique. Les grands jeux dans l'océan Indien. Dehli, dont le poids non seulement économique mais aussi stratégique ne cesse de croître.
Et, bien sûr, la crise sans fin de la vieille Europe, de plus en plus isolée et enfermée dans l'illusion qu'elle est encore le centre du monde. Et gouvernée par des oligarchies bureaucratiques totalement narcissiques, repliées sur elles-mêmes. Et aliénées de la réalité du monde.
Tandis que Washington, ou plutôt l'Amérique, est proche d'un changement radical. Qui pourrait transformer radicalement sa politique. Ou même conduire à la désintégration de la mosaïque complexe des States. Avec des instances populistes et isolationnistes, défiant les élites du globalisme financier. Tandis que l'arrière-cour, l'Amérique latine, frémit de secousses révolutionnaires jamais totalement endormies.
Recherche de nouveaux équilibres. En présence également d'une révolution technologique, celle de l'IA, qui fait pâlir les anciennes révolutions industrielles. Et qui bouleverse le monde de l'économie.
La recherche de solutions passe aussi, et peut-être surtout, par la récupération des racines et des traditions. D'aires géoculturelles spécifiques, qui dépassent les frontières des États d'aujourd'hui. Comme les Alpes, nos Alpes, qui relient le monde latin aux mondes allemand et slave. La véritable colonne vertébrale de l'Europe.
Tout cela sera discuté - avec des analystes géopolitiques, des économistes, des diplomates, des journalistes, des universitaires italiens et étrangers - entre le 19 et le 21 juillet à Montagnaga, sur le plateau de Baselga di Pinè, au-dessus de Trente, à l'occasion du XXIe WKS de la Fondation « Nodo di Gordio ».
Intitulé précisément « La balance de Zeus. Équilibres et déséquilibres dans un monde dangereux ».
18:19 Publié dans Actualité, Evénement, Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, italie, événement, géopolitique | |
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Les élections sont-elles toutes truquées ? Les partis politiques sont-ils tous manipulés ? Ou sont-ils tous complices ?
Les élections sont-elles toutes truquées ? Les partis politiques sont-ils tous manipulés ? Ou sont-ils tous complices ?
*
Petite revue de la presse résistante
Pierre-Emile Blairon
Cette petite revue de la presse de la dissidence [1], consacrée à l’éventualité d’une manipulation des résultats de ces dernières législatives françaises, et plus généralement au déroulement des élections en France et dans le monde, nous a amenés à nous poser des questions concernant le rôle des partis en France et à supputer le degré de leur sincérité vis-à-vis de leurs engagements moraux, déclamés en permanence avec force effets de manche sur l’importance du respect des valeurs républicaines, humanistes, écologiques, sociales, progressistes ou autres (autant de mots creux), de leurs « engagements » concernant le respect du mandat que leur ont confié leurs divers groupes d’électeurs, et la volonté affichée en permanence de tout mettre en œuvre pour les satisfaire.
Ces mots vides de sens ne sont même pas des vœux pieux, ce qui consisterait à faire au moins l’effort de tenter de proposer certaines mesures vertueuses pour donner le change, à défaut de vouloir donner quelque chose de plus concret.
Non, les politiciens jouent chacun le rôle qu’« on »leur a assigné dans une grande pièce de théâtre qui est écrite par des auteurs inconnus mais puissants et montée par des producteurs richissimes qui chargent leurs affidés locaux ( c’est-à-dire au niveau d’un pays, voire d’un continent) du casting ; pièce de théâtre où le peuple est convié, uniquement en qualité de spectateur payant et passif, mais jamais en tant qu’acteur, et encore moins en tant qu’auteur ou producteur.
Les partis politiques et leurs représentants sont des courroies de transmission de la secte mondialiste en guerre contre les peuples attachés à leur sol, leur pays, leurs coutumes, leurs traditions, leur maison, leur village, leurs valeurs ancestrales de bienveillance, d’entraide, de respect, d’honnêteté, de courage, de discrétion, de bon sens... autant de vraies valeurs que les « progressistes » abhorrent.
Les résistants ou dissidents qui se sont consacrés à un combat désintéressé, et presque désespéré, pour tenter de dégager les peuples de l’emprise du mensonge établi comme dogme par la secte globaliste sont appelés « complotistes » ou « conspirationnistes », c’est-à-dire, précisément, ceux qui dénoncent les complots et conspirations que ne cessent de mettre en œuvre les « comploteurs » ou « conspirateurs » de l’Ordre mondial dont le but déclaré est de réduire à l’état de robot ou d’esclave l’être humain, de quelque pays que ce soit.
En France, la quasi-totalité des partis, des associations, des « mouvances », des « minorités », ont signé un pacte avec le diable mondialiste et sont ennemis déclarés de la dissidence : macronistes ploutocrates, bellicistes eurocrates, gaucho-wokistes violents de LFI, Otanolâtres, pseudo-écolos, passeurs négriers et militants pro-migrants, artistes et intellos en manque de reconnaissance, pédo-satanistes déclarés ou pas [2], LGBTistes transgenres et multigenres, progressistes, « humanistes » de toutes obédiences, transhumanistes dotés d’une intelligence toute artificielle, et autres suppôts de Satan...
L’un des rares partis politiques à avoir porté les vraies valeurs des « vrais gens » depuis des dizaines d’années fut le Front national puis le Rassemblement National ; les partisans du premier n’y ont vu que du feu lors de la passation de l’un à l’autre, comme au jeu de bonneteau, alors même que, pour preuve initiale d’allégeance au Système, comme une sorte de droit d’entrée, il fallait d’abord, pour Marine Le Pen, accomplir un rituel satano-freudien qui consistait à tuer le père.
Les dernières élections (européennes et législatives) ont vu ce parti se dépouiller rapidement et sans vergogne, par la voix de ses dirigeants, de toutes les valeurs pour lesquelles il avait été porté à l’Assemblée sans que ses électeurs ne se rendent compte du tour de passe-passe et sans que ses députés n’émettent la moindre objection. Un nouveau parti-godillot comme le fut celui de la Macronie. On ne les a pas vus non plus protester contre les manipulations de toutes sortes qui ont accompagné ces dernières élections et dont ils ont, de surcroît, été les principales victimes, apparemment consentantes (bonjour, les sados-masos !) et qui sont précisément le sujet de cette revue de presse.
*
Nous avons été surpris lors des élections européennes de constater combien les sondages avaient été précis car les résultats qui ont suivi confirment, à la virgule près, l’exactitude de leurs prévisions (voir les tableaux). Etrange, n’est-ce pas ?
Nous avons également été surpris, dans ces mêmes tableaux, de constater les résultats catastrophiques des deux souverainistes et frexiteurs français, Florian Philippot et François Asselineau, alors même que l’un et l’autre disposaient, et disposent encore, d’une bonne image médiatique, d’un réel intérêt des Français pour leur action (voir les foules qui participaient aux manifestations organisées chaque samedi dans toute la France par Florian Philippot, depuis le début de la manipulation sanitaire, et jusqu’à ces dernières semaines) ; leurs scores respectifs (1%) font moins à eux deux que celui du parti animaliste, totalement inconnu, qui s’élève à 2,1 %.
D’autant plus que les Français sont largement favorables au Frexit, selon les sondages, tel celui du Figaro du 9 mai 2024 [3] où il est indiqué que 46% des Français éprouvent un sentiment d’inquiétude concernant l’Europe de Bruxelles, 13% de la colère et l’on constate que seulement 15% de la population ont de la sympathie pour les institutions européennes.
Enfin, étonnés également que les deux politiciens concernés n’aient pas émis de protestation devant un résultat aussi peu significatif et représentatif de leur électorat et des positions anti-européistes des Français, ce qui laisse légitimement penser que leurs votes auraient pu être l’objet de manipulations en leur défaveur...
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A : le deuxième tour des législatives 2024 : sondages « sortie des urnes » à l’étranger
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Réseau international
Ce ne sont pas les votes qui comptent, c’est celui qui compte les votes
Non signé, non daté
https://reseauinternational.net/ce-nest-pas-les-votes-qui...
Beaucoup de Français qui s’intéressent de près à l’avenir de notre pays ont, depuis longtemps, pris l’habitude de consulter les médias étrangers pour obtenir des informations sur la tendance des votes avant l’heure fatidique de 20h où les chiffres donnés, qui ne sont pourtant, à cette heure-là, que des estimations, sont fiables à près de 100%. De même que l’étaient les estimations des médias étrangers avec, cependant, une approximation plus grande, puisque ces estimations, établies vers 19h, ne pouvaient être aussi affinées que celles établies à 20h. C’est ce que nous explique ce premier article où l’auteur a fait comme tous ces Français impatients.
« Les premières estimations sont effectivement tombées autour de 19 heures en ligne avec les sondages publiés ces deux dernières semaines.
À 18h50, très précisément sur La Libre Belgique et RTS (Radiotélévision Suisse)
«Selon le premier sondage sorti des urnes d’Ipsos, voici ce à quoi ressembleraient les résultats de ce second tour
- Rassemblement national et alliés : 228 sièges
- Nouveau Front populaire : 161
- Ensemble : 124
- LR et divers droite : 50
Et tout à coup, en moins de 15 minutes, les résultats ont totalement changé et des destinations complètement différentes sont données par ces mêmes instituts.
- Marie Rigot, 19h21, site de La Libre Belgique
«Un nouveau sondage «sortie des urnes» (notez les guillemets…) annonce une surprise
- RN et alliés : 130 à 160 sièges
- Nouveau Front Populaire 175 à 215
- Ensemble 150 à 170
- LR et Divers Droite ; 68 à 74
Puis à 20h, on a annoncé ces résultats revus. Les journalistes ont dits « ça alors, sacré renversement de tendances…»
Et puis, tout est terminé, nous avons juste rêvé en fait, les sondages des deux dernières semaines étaient faux (tous les autres étaient plutôt justes, mais ceux-là, juste ceux-là, étaient faux…) et IPSOS et HARRIS n’ont pas changé les résultats 15 minutes avant de les diffuser. »
*
Observatoire continental
Les législatives : un « coup d’État démocratique » ?
8 juillet 2024, Pierre Duval
https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=6101
C’est François Mitterrand qui a instauré le scrutin proportionnel total lors des législatives de 1986, ce qui a permis au Front National de Jean-Marie Le Pen de faire entrer 35 députés à l’Assemblée, et c’est Jacques Chirac qui a rétabli le scrutin majoritaire en 1988 en ayant recours au… 49.3. Ce qui fait qu’un parti majoritaire en voix peut se retrouver minoritaire en sièges, un député élu n’ayant qu’un siège, quelque soit le nombre de voix qu’il détient.
Dans l’article qui suit, Pierre Duval rappelle qu’il n’y a pas de proportionnalité entre le nombre de voix obtenues par un parti et le nombre de sièges attribués dans l’Assemblée nationale. En fait, le « coup d’État démocratique », c’est Chirac qui l’a instauré en 1988 d’une manière permanente. Merci, Chirac !
D’autre part, cet article confirme celui de Réseau international en soulignant qu’il y a eu « un changement radical des sondages vers 19 heures avant le résultat final » citant La Tribune de Genève et RTL Belgique.
« Jusqu’à vers 19 heures hier, les sondeurs donnaient le RN victorieux des législatives. Le quotidien suisse, La Tribune de Genève, annonçait à 18h57 : «Le Rassemblement national (RN) serait en tête du second tour avec 228 sièges, selon Ipsos». «Le Rassemblement national (RN), avec les alliés d’Eric Ciotti, serait en tête du second tour des élections législatives anticipées, avec 228 sièges à 18h55, selon les premières estimations d’Ipsos. Suivent le Nouveau Front populaire (NFP), avec 161 sièges, puis la majorité présidentielle Ensemble, avec 124 députés, et les Républicains (LR) et divers droite, avec 50 sièges», publiait le quotidien suisse. »
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Vote électronique, procuration
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Radio Tocsin-Radio Courtoisie
Vote électronique, procuration: les résultats louches des élections législatives
8 juillet 2024, Guy de la Fortelle interrogé par Clémence Houdiakova
https://www.youtube.com/watch?v=c1LTJeDMWfo
« Plus vous avez un fort taux d’écart entre le vote dans les urnes et le vote par internet, le vote électronique, et plus on constate que cet écart profite aux macronistes. Il faudrait expliquer cet écart par un contrôle qui s’avère pratiquement impossible. En ce qui concerne le système de vote par procuration (3.200.000 procurations !), il devient là aussi plus difficile de contrôler les procès-verbaux car il n’y a plus de centralisation de ces votes depuis 2012 et il faut aller dans chaque mairie (36.529 communes en France en 2024) pour les consulter, suite à une modification de la loi en dépit de l’opposition de certains parlementaires qui craignaient... une intensification des fraudes ! Merci Sarkozy ! (https://www.banquedesterritoires.fr/le-regime-des-procurations-ne-devrait-pas-etre-modifie-dici-aux-elections-de-2012)
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La minute de Ricardo
Election : les 3 scandales
le 9 juillet 2024, Richard Boutry
https://www.laminutedericardo.com/LMDR/election-les-3-sca...
Les 3 scandales : il s’agit du vote électronique et du vote par procuration déjà mentionnés, auquel Ricardo rajoute la « pression délirante exercée sur les personnes âgées dans les EHPAD, et notamment sur celles atteintes de la maladie d’Alzheimer »
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François Ducroq
https://x.com/FrancoiDucrocq/status/181140146615160059
A la portée de tout un chacun ! Dans son intervention à Radio Tocsin, Guy de la Fortelle évoque le rôle prépondérant de ces machines qui ont facilité la fraude lors des présidentielles américaines (bien sûr, en faveur de Biden).
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Retour vers les élections présidentielles du 24 avril 2022
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Infographie de Campagnol TVL
Rien de plus clair et de plus concis !
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Riposte laïque
Malaise dans le décompte : il était une fois un problème de voix.
26 avril 2022, Henri Dubost
https://ripostelaique.com/malaise-dans-le-decompte-il-eta...
Il s’est passé la même chose lors des présidentielles de 2022 que lors des législatives de 2024 : un brusque retournement des sondages « sortie des urnes », cette fois à la vue de tous à la télé.
« A un moment donné, Marine Le Pen bénéficie, selon les compteurs officiels du ministère, de 13.899.494 voix, devançant Choupi de plus de 200.000 voix.
A partir de 01’34 de la vidéo épinglée par MyJournal.fr, les compteurs, remis à jour, font apparaître 14.432.396 suffrages pour Marine : son score s’est donc accru de 532.902 voix
Le problème, c’est que les chiffres officiels définitifs du ministère donnent 13.297.760 voix à Marine le Pen, soit un total final inférieur à deux totaux intermédiaires ! Respectivement avec un écart de 601.734 puis de 1.134.636 voix. Rien que ça. Alors qu’en principe, pour chaque candidat, le nombre de voix ne peut que croître au fil du temps, je me trompe ? »
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Riposte laïque
Présidentielles 2022 : une élection truquée ?
26 avril 2022, Marquis de Dreslincourt
https://ripostelaique.com/presidentielles-2022-une-electi...
Cet article signé Marquis de Dreslincourt reprend l’infographie de Campagnol qui est celle affichée pendant de longues minutes par France 2 où l’on voit Marine Le Pen perdre pas loin de 3 millions de voix en un peu plus d’une heure, entre 21h20 et 22h40.
« Face à ce mystère, France 2 a plaidé l’erreur informatique, un bug, à l’AFP, la direction de l’information de France Télévisions invoque une “erreur informatique” qui a conduit à diffuser des résultats “surestimés” par rapport à ceux fournis par le ministère de l’Intérieur. “France TV s’excuse pour cette erreur auprès de ses téléspectateurs“, a-t-elle indiqué.
La direction de France 2 disculpe les machines du ministère de l’intérieur , ce serait l’ ordinateur de la chaîne…Un ordinateur qui ne sait plus compter! Et pourquoi le score de Macron n’est-il pas atteint de la même perte? Étonnant. A moins que France 2 ait été connectée à un service brut des voix, avant le travail de “recomposition” du ministère?
Étrange également l’argument fourni par l’AFP factuel, que Marine était très contente de son score (argument donné par une perdante pour sauver la face !) pour valider chez le lecteur le misérable 42 %, alors que les derniers sondages étaient beaucoup plus serrés, que les Français refusaient Macron à plus de 70 % ! […] Ce sont bien des escrocs qui ont organisé cette élection et qui ne sont plus à un délit près, car leur défaite aurait sonné le glas non seulement de leur carrière politique mais aussi de leur liberté; après tous ces méfaits, ils auraient dû finir à l’ombre. Cette élection était donc pour eux une question de vie et de mort! Et si nous étions encore en démocratie, cette élection aurait été annulée. »
Nice Provence Info
La fraude électorale fonctionnera-t-elle aussi bien au deuxième tour ?
17 avril 2022, Georges Gourdin
https://nice-provence.info/2022/04/17/fraude-electorale-d...
Georges Gourdin vient confirmer tout le mal qui a été dit sur ces fameuses machines électroniques avec une traduction d’un site américain sur le sujet : R for Resistance, ça tombe bien ! Il est remarquable que, désormais, pour s’informer en France, il faut passer par les sites étrangers qui ne sont pas censurés. Si vous voulez vous informer en France en passant par exemple par Google, vous n’aurez accès qu’aux sites dûment approuvés par le gouvernement, et l’AFP, c’est-à-dire ceux de toute cette presse subventionnée et donc aux ordres. Pas une seule information provenant d’un site non agréé et susceptible d’apporter une opinion quelque peu différente, voire une précision, ce qui constituerait déjà une infraction aux règles du « journalisme » français qui consistent à en dire le moins possible et à ne délivrer aucune information susceptible de faire réfléchir le brave citoyen lobotomisé ; quel progrès démocratique !
Voici ce que dit Georges Gourdin à propos de ces machines :
« Rappelons ici que :
- Les électeurs n’ont jamais demandé ces machines : elles sont imposées par nos dirigeants qui y trouvent leur intérêt, pas les électeurs !
- Il est démontré qu’elles peuvent être programmées, déprogrammées, reprogrammées.
- Partout où ces machines sont en usage, Macron arrive très largement en tête, parfois de manière très étrange : ces machines fournissent donc des voix (ponctionnées sur d’autres candidats) qui viennent araser les résultats des bureaux où le dépouillement est manuel en présence d’assesseurs.
- Les sondages d’opinion sont une des composantes de cette fraude : ils ne servent qu’à préparer l’opinion aux résultats que nos dirigeants ont concoctés pour nous. La preuve : le Pouvoir fait vite retirer les sondages qui ne sont pas "conformes" au plan. »
*
J’ai regroupé ci-après deux points de vue sur le comportement de nos partis faussement rebelles à l’époque de la grande offensive pseudo-sanitaire de la secte mondialiste contre les peuples entre 2020 et 2023; où l’on s’aperçoit que toutes les mesures liberticides et monstrueuses adoptées par notre gouvernement contre nos personnes âgées (Rivotril) ou nos enfants (pseudo-vaccins) étaient approuvées et estampillées par cette opposition dite contrôlée ; c’est un euphémisme car elle était plutôt abjecte dans sa soumission et son aplatventrisme.
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Riposte laïque
Dictature sanitaire: et pourtant Macron avait tendu la perche à Marine!
24 avril 2022, Alain Lussay
https://ripostelaique.com/dictature-sanitaire-et-pourtant...
Alain Lussay, dans cet article, dénonce la passivité de Marine Le Pen lors du débat qui l’avait opposé à Macron en 2022 ; c’était d’ailleurs la même attitude qu’elle avait adoptée lors du débat opposant (?) les mêmes protagonistes en 2017, et sans doute pour les mêmes raisons exposées comme suit par Alain Lussay : « Marine aurait-elle donc préservé le sinistre cynique islamo-foutriquet de l’Élysée, lui assurant ainsi sa réélection, pour valoriser la position du RN, et particulièrement sa survie financière, en escomptant qu’il devienne à l’Assemblée Nationale, le premier parti d’opposition par le nombre d’élus ? »
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La minute de Ricardo
RN, LFI, Macron: Pourquoi je les exècre ?
10 juillet 2024, Richard Boutry
https://www.laminutedericardo.com/LMDR/rn-lfi-macron-pour...
Très peu, dans le personnel politique français, ont été ceux qui ont refusé de se rallier à la gigantesque manipulation pseudo-sanitaire, excepté des souverainistes comme Philippot ou Asselineau; il faudra s’en souvenir; ceci est d’autant plus grave que la soumission à cette mascarade a entraîné et entraînera encore pendant des années la mort et la souffrance de milliers de Français dont seront responsables ces politicards qui ont fait passer leur intérêt avant celui de leurs électeurs.
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Le RN fait-il partie du Système mondialiste ? La réponse est oui.
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La minute de Ricardo
Pourquoi le RN refuse-t-il systématiquement la victoire ?
8 juillet 2024, Richard Boutry
https://www.tiktok.com/@laminutedericardo/video/738894710...
Dans cette intervention, Ricardo explique que le RN s’est engagé à ne pas vouloir prendre le pouvoir en contrepartie de l’effacement des dettes du parti et de celles (éventuelles?) de la famille Le Pen. Ceci rejoint l’avis d’Alain Lussay cité plus haut.
On comprendrait mieux, si cette hypothèse s’avérait exacte, la volte-face soudaine de Marion Maréchal, sa trahison vis-à-vis de Reconquête et son ralliement aux intérêts supérieurs de la nation, pardon, de sa famille.
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Jim le veilleur officiel
Le leurre RN : rien ne changera.
https://www.tiktok.com/@jimleveilleurofficiel/video/73792...
Le RN s’est aligné sur toutes les mesures préconisées par la secte mondialiste et a renoncé à toutes les propositions de caractère souverainiste pour lesquelles il avait été élu en force à l’Assemblée : pro-Europe (celle de La Hyène), pro-labos, pro-Otan, pro-guerre contre la Russie (Bardella faisant même de la surenchère en proposant de voler les avoirs russes en Europe au profit des politiciens corrompus de l’Ukraine), pro-Israël (le même Bardella tombant dans les bras d’un Meyer Habib, ou Yaël Braun-Pivet, la Présidente de l’Assemblée nationale, obligée de se défendre d’être de connivence avec Marine Le Pen), etc.
Jim le veilleur explique qu’il n’y a là rien d’étonnant car le RN est d’essence mondialiste, ajoutant même que le jeune Bardella a été formé par Davos pour être Young leader, c’est-à-dire entièrement contrôlé par l’Ordre mondial.
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Nice Provence Info
Traditionalistes contre globalistes: le grand chambardement planétaire
22 février 2024, Pierre-Emile Blairon
https://nice-provence.info/2024/02/22/traditionalistes-co...
Je n’ai pas eu la preuve que Bardella ait été intronisé comme Young leader par Schwab, Soros, ou un autre membre éminent de la secte mondialiste, comme l’affirme Jim le Veilleur, mais j’ai réuni, dans l’article ci-dessus, nombre d’éléments indiquant sa collusion, et même sa sympathie pour le transhumanisme (qui aspire à transformer l’Homme en robot), le RN allant jusqu’à inviter le gourou du transhumanisme en France, Laurent Alexandre, à donner une conférence devant ses militants dans le cadre d’une promotion de « l’intelligence artificielle ».
Extrait : « Le ralliement de Laurent Alexandre à "l’extrême-droite" nous fait penser à la position de l’éminence grise qui se tenait derrière l’élection de chacun de nos présidents depuis des décennies, je veux parler de Jacques Attali (celui qui rêve de voir disparaître les personnes âgées de plus de 65 ans parce qu’elles sont "improductives"), personnage pour lequel Alexandre a la plus grande sympathie et qu’il rêve peut-être de remplacer. Et quoi de plus facile à faire avec le RN quand on sait avec quel empressement les dirigeants de ce parti saisissent n’importe quelle occasion de s’immiscer dans la cour fermée des lanceurs de fatwa du politiquement correct pour tenter d’être épargnés de leurs traits redoutables.
Le philosophe Gaspard Koenig a publié dans le journal Les Échos du 11 octobre 2023 un article au sujet de cette marotte inattendue de Marine Le Pen et Jordan Bardella sous le titre : Pourquoi l’extrême-droite est devenue technophile ?
"Le transhumanisme a trouvé un écho très favorable dans les milieux d’extrême droite, satisfait de voir se dessiner une humanité homogénéisée, faite de clones hyperconnectés dressés dans le culte de la performance", regrette Gaspard Koenig. "Les masques tombent : le transhumanisme est un antihumanisme. Qui, parmi la classe politique, parle aujourd’hui de colonisation du cosmos, de sélection embryonnaire, d’Homo deus ou d’IA forte (l’autre “Grand remplacement”) ? Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui se fait remarquer depuis un an par sa technophilie galopante et qui vante avec candeur les progrès des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) en déplorant les ardeurs régulatrices de l’Europe. Il se fait ainsi l’écho fidèle de Laurent Alexandre, l’importateur zélé des rêves de la Silicon Valley, qui parle aux politiques de tous bords et semble avoir trouvé oreille attentive. »
*
C’est l’Ordre mondial qui met en place vos dirigeants politiques
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J’écrivais ceci la semaine dernière pour un article à paraître sur les chemtrails (tout est lié) :
"Tout ceci nous ramène à ce que les USA sont devenus, en tout cas, au prisme de leurs dirigeants psychopathes, car les peuples du monde ne sont plus responsables des faits et gestes de leurs élites ni même de les avoir mises en place, les élections, quand il y en a, étant la plupart du temps truquées et leurs résultats convenus d’avance, négociés entre les partis que les foules croient adversaires, voire ennemis, mais qui sont complices [4]. Pour exemple flagrant (flagrant pour les esprits éveillés), on peut se reporter aux dernières élections législatives en France le 7 juillet 2024. Le problème, c’est que ces personnes dévoyées, de quelque parti que ce soit, par le truchement de l’impérialisme américain et « occidental » (E.U, U.E. et Israël) ont pris le pouvoir sur l’ensemble de la planète et ont produit des petits clones à leur service à peu près partout dans le monde, et surtout en Europe, et surtout en France."
*
Aldo Sterone
https://www.youtube.com/watch?v=kV_W5keVMHE
Dans son intervention, Aldo Sterone, qui vit en Angleterre, s’étonne du processus des dernières élections législatives en Angleterre, qui aboutit aux mêmes résultats que celui des élections en France. Comme c’est étrange !
*
Le Courrier des stratèges
Une ingérence américaine dans les élections françaises?
https://www.youtube.com/watch?v=1Og5d7g4Fa8
Éric Verhaeghe explique que le RN est revenu sur ses positions, notamment la remise en cause de l’appartenance à l’OTAN, qui avait été décidé par le très nocif Sarkozy, à cause d’une intervention américaine, de même que les USA sont intervenus au sein de LFI du fait de son soutien à la Palestine, ce qui expliquerait la mise à l’écart de Mélenchon.
*
Jean-Dominique Michel
9 juillet 2024
https://odysee.com/@JeanDominiqueMichel:e/ils-ont-vot%C3%...
C’est le talentueux et pugnace anthropologue médical suisse, Jean-Dominique Michel, qui conclut et résume cette petite revue de la presse dissidente sur ce sujet des élections, envers lesquelles tous les individus sains d’esprit et disposant d’un bon sens autrefois commun ne peuvent que se montrer suspicieux concernant leur déroulement et leurs résultats qui ne semblent pas avoir été, tant en ce qui concerne les dernières que les précédentes, d’une parfaite transparence ; c’est le moins qu’on puisse dire.
Pierre-Emile Blairon
Notes:
[1]. Il est bien évident que cette revue de presse ne peut concerner que la presse qui s’exprime par internet, par quelques petites revues qui survivent miraculeusement, et par les réseaux sociaux, mais nullement par les médias de grand chemin (comme les bandits) dits en anglais mainstream. On peut relever le fait que les « maîtres du monde », ou « le Prince de ce monde », pour cibler plus précisément leur chef, peuvent commettre des erreurs et créer une technologie que, finalement, ils ne maîtrisent pas. La créature de Frankenstein a échappé à son créateur. Il en sera de même pour les actions du transhumanisme qui sert de façade « scientifique » aux satanistes.
[2]. En voici un déclaré : https://www.facebook.com/reel/1429489977712926
[3]. https://www.lefigaro.fr/flash-eco/sondage-une-majorite-de-francais-a-un-sentiment-negatif-sur-l-europe-20240509
[4]. https://actu.orange.fr/politique/assemblee-nationale-yael-braun-pivet-se-defend-des-accusations-d-arrangement-avec-le-rn-magic-CNT000002ep2Cu.html
12:19 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : actualité, france, législatives françaises 2024, europe, affaires européennes | |
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mercredi, 17 juillet 2024
Totalitarisme enragé
Totalitarisme enragé
par Klaus Kunze
Source: http://klauskunze.com/blog/2024/07/17/der-rabiate-totalitarismus/
Il y a quelques jours à peine, le 14 juillet, nous nous étions penchés ici sur la parution d'un nouveau livre sous le titre « Le totalitarisme doux a triomphé » (http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2024/07/14/le-totalitarisme-doux-a-gagne.html ). Trois jours plus tard, la réalité a dépassé tous les discours lénifiants, le nouveau totalitarisme, en effet, n'est plus doux. Près de Berlin, des hommes lourdement armés ont traîné sur le trottoir les meubles d'une maison d'édition. Pour la première fois dans l'histoire de l'après-guerre, une maison d'édition et de presse a été complètement interdite "par ordre du Mufti".
Cela soulève des questions juridiques, bien sûr, mais qui vont bien au-delà du droit.
Questions juridiques
Plusieurs commentateurs considèrent qu'il est illégal, ne serait-ce que par principe, d'appliquer la loi sur les associations et leur interdiction à une SARL. La loi sur les associations nous apprend cependant dans
- 17 VereinsG
Les dispositions de la présente loi ne s'appliquent aux sociétés anonymes, aux sociétés en commandite par actions, aux sociétés à responsabilité limitée, aux associations économiques concessionnaires conformément à l'article 22 du Code civil, aux sociétés européennes, aux coopératives, aux coopératives européennes et aux mutuelles d'assurance que 1.
si elles sont contraires à l'ordre constitutionnel ou à l'idée d'entente entre les peuples
à première vue, qu'elle s'applique également aux SARL « si elles sont contraires à l'ordre constitutionnel ou à l'idée d'entente entre les peuples ».
La loi sur les associations s'applique indépendamment de la forme juridique d'une association,
- 2 alinéa 1 VereinsG.
Au sens de cette loi, on entend par association, indépendamment de sa forme juridique, toute association dans laquelle une majorité de personnes physiques ou morales se sont volontairement regroupées pour une longue période dans un but commun et se sont soumises à une formation de volonté organisée.
Curieusement, en raison de cette assimilation, même une GmbH unipersonnelle est considérée comme une association.
- 3 VereinsG
Une association ne peut être traitée comme interdite (article 9 alinéa 2 de la Loi fondamentale) que si une décision de l'autorité d'interdiction constate que ses objectifs ou ses activités sont contraires aux lois pénales ou qu'elle s'oppose à l'ordre constitutionnel ou à l'idée d'entente entre les peuples ; la décision doit ordonner la dissolution de l'association (interdiction).
permet une interdiction si l'association est « contraire à l'ordre constitutionnel ou à l'idée d'entente entre les peuples ». Dans le cas d'une association ou d'une SARL opérant dans plusieurs Länder, c'est le ministère fédéral de l'Intérieur qui est compétent (article 3, paragraphe 2, deuxième phrase, VereinsG).
Le 26 janvier 2022, la Cour administrative fédérale avait également déclaré légale l'interdiction de plusieurs GmbH, car leur « association mère », le PKK kurde, avait été interdite bien avant. Celles-ci avaient également distribué des magazines ainsi que des supports sonores.
Les dispositions de la loi sur les associations s'appliquent aux requérantes, constituent la base juridique du contenu réglementaire de la décision d'interdiction et permettent d'inclure ultérieurement des organisations partielles dans l'interdiction de l'association dans son ensemble.
(BVerwG, arrêt du 26 janvier 2022 - 6 A 7/19 -, point 26).
Voilà pour les questions de forme juridique.
Massivement inconstitutionnel
Sur le fond, l'interdiction du Compact est cependant massivement anticonstitutionnelle. Alors que l'interdiction d'une association n'affecte que les droits de ses membres au libre développement de leur personnalité (art. 2 de la Loi fondamentale) et à la liberté d'association (art. 9 de la Loi fondamentale), l'interdiction de la SARL éditrice d'un journal constitue une atteinte à la liberté de la presse :
Art.5 al.1 GG
Toute personne a le droit d'exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l'écrit et l'image et de s'informer sans entrave à partir de sources généralement accessibles. La liberté de la presse et la liberté d'information par la radio et le cinéma sont garanties. Il n'y a pas de censure.
Sous Nancy Faeser, la censure a bel et bien lieu. La Loi fondamentale a placé la barre très haut en ce qui concerne l'ingérence de l'Etat dans la liberté de la presse :
Art.5 al.2 GG
Ces droits trouvent leurs limites dans les dispositions des lois générales, dans les dispositions légales pour la protection de la jeunesse et dans le droit à l'honneur personnel.
Les lois générales sont des lois qui, par leur contenu, ne traitent pas des questions de presse. Ainsi, personne ne peut invoquer la liberté de la presse s'il l'utilise pour appeler au meurtre. C'est punissable, presse ou pas presse. La loi sur les associations ne fait pas partie des lois que la Cour constitutionnelle fédérale a déjà qualifiées de « loi générale » au sens de l'article 5 de la Loi fondamentale (voir Roman Herzog, in : Maunz-Dürig-Herzog, Kommentar zum Grundgesetz, Lfg.20, Art.5 I, II GG Rd.276).
Les dispositions de la loi sur les associations, selon lesquelles une société à responsabilité limitée peut être interdite si elle « s'oppose à l'ordre constitutionnel », ne sont cependant pas une « loi générale ». Elles ne le sont pas si, comme le fait Nancy Faeser, on les interprète de manière à interdire un organe de presse avec cette clause générale extensible. La liberté de la presse serait une farce si elle pouvait être officiellement suspendue à tout moment dès que le gouvernement confond et assimile sa politique gouvernementale à l'ordre constitutionnel.
Interprétation conforme à la Constitution de la loi sur les associations
En cas de doute, toutes les dispositions de la loi simple doivent être interprétées conformément aux droits fondamentaux. Le cœur de la liberté de la presse serait violé si un gouvernement pouvait interdire un journal en affirmant qu'il est prétendument contraire à l'ordre constitutionnel. La Cour constitutionnelle fédérale a clairement établi ce que chacun peut faire en raison de sa liberté d'expression, et la presse encore plus :
La confrontation possible avec des opinions inquiétantes, même si elles sont dangereuses dans leurs conséquences intellectuelles et même si elles visent à un bouleversement de principe de l'ordre en vigueur, fait partie de l'État libéral. La protection contre un « empoisonnement du climat intellectuel » n'est pas plus un motif d'intervention que la protection de la population contre une atteinte à sa conscience juridique par des idéologies totalitaires ou une interprétation manifestement erronée de l'histoire (BVerfGE 124, 300 <334>).
(BVerfG, décision du 22 juin 2018 - 1 BvR 2083/15 -, point 26).
Il est permis à la presse de gauche de rêver à la révolution mondiale ou à Compact de « délégitimer » le gouvernement rouge-vert. Tant que l'on ne commet pas d'infraction, on peut même haïr ou aimer qui l'on veut. Nous n'avons pas connaissance d'une quelconque sanction de Jürgen Elsässer ou de ses auteurs pour un délit de presse.
Le caractère politiquement explosif
L'action de Faeser est donc bien plus passionnante sur le plan politique que sur le plan juridique. Elle a manifestement le pouvoir d'interdire un journal. Nous verrons si la jurisprudence, en tant que pouvoir indépendant, la remettra à sa place.
Les anciennes règles du jeu ne s'appliquent plus : auparavant, les ministres devaient démissionner en cas de faute grave. Mais Faeser est jusqu'à présent soutenue fermement par la SPD et les Verts. Le jeu tourne exclusivement autour de la simple conservation du pouvoir, quoi qu'il arrive. L'État de droit, la décence et le style ne comptent plus pour rien. Nous voyons dans cette coalition gouvernementale une volonté de conserver le pouvoir à tout prix.
C'est devenu une caractéristique internationale de l'extrême gauche. Elle est mue par la haine et la volonté de détruire tout ce qui est de droite, ce qui va jusqu'à tirer sur Donald Trump. Oublions tout ce que nous avons appris de l'attachement de nos gouvernements à la loi et à l'État de droit. Un plaisantin, celui qui parlait encore d'une société au discours soigné. La guerre civile intellectuelle a éclaté. Les couteaux sont sortis. Les premiers coups de feu ont été tirés.
Dans les milieux de la radiodiffusion publique, on se réjouit déjà « quand les fascistes meurent ».
Messages de Sebastian Hotz, collaborateur de la RBB
La gauche est remplie de fantasmes d'extermination. Elle ne joue plus selon les règles classiques de l'Etat de droit. Elle n'en use et n'en abuse que lorsqu'il s'agit d'imposer la prétention totalitaire de la gauche. Elle constitue toujours une minorité, comme le montrent les résultats des élections. Mais elle impose sa volonté et les règles du jeu à la majorité qui est attachée à l'État de droit. Cette majorité ne s'affirmera pas si elle ne comprend pas qu'on ne peut pas gagner selon les règles du football raffiné si l'adversaire joue au rugby en toute impunité.
La majorité des Allemands n'a ni la volonté ni la motivation de se battre pour notre liberté et notre État de droit. Comme d'habitude, en cas de bouleversement, le citoyen reste derrière le rideau et attend de voir quel drapeau doit être salué prochainement. Il agit selon le principe de Saint-Florian : « Saint Florian, épargne ma maison, mets le feu à celle des autres »!
La ligne de démarcation se situe ici entre la droite bourgeoise, qui a toujours été proche d'une vision du monde combative, et les partisans bourgeois de l'Union, qui semblent jusqu'à présent fermer les yeux jusqu'au moment où leur heure aura également sonné. Le prétendu fascisme commence finalement, comme on le dit depuis quelques années à l'extrême gauche, « au centre de la société ».
14:41 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : censure, actualité, allemagne, europe, affaires européennes, magazine compact, liberté d'expression | |
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mardi, 16 juillet 2024
Pendant que des soldats meurent au front, l'Ukraine est annexée par l'Occident
Pendant que des soldats meurent au front, l'Ukraine est annexée par l'Occident
Oligarques et "requins de la finance" s'emparent des terres et des ressources ukrainiennes pour compenser l'aide militaire.
Par Lucas Leiroz,
membre de l'Association des journalistes des BRICS, chercheur au Centre d'études géostratégiques, expert militaire.
Source: https://jornalpurosangue.net/2024/07/10/enquanto-soldados-morrem-no-front-ucrania-e-anexada-pelo-ocidente/
Dans le contexte actuel où la situation se détériore, les oligarques ukrainiens ont commencé à vendre des actifs ukrainiens, y compris des terres fertiles, pour compenser les éventuelles pertes financières causées par l'extension de la zone de combat et la perte de territoires qu'ils possédaient. En témoignent les contacts des principaux gestionnaires du fonds d'investissement NCH avec de grands hommes d'affaires du Moyen-Orient sur la question de l'organisation illégale de l'exportation de plus de 150.000 tonnes de terre noire - un sol à haute fertilité typique des steppes eurasiennes - à partir du territoire ukrainien.
Ce n'est un secret pour personne qu'aujourd'hui, grâce aux efforts de Vladimir Zelensky, 17 millions d'hectares de terre noire ukrainienne appartiennent déjà aux entreprises occidentales Monsanto, DuPont et Cargill. Les 23 millions d'hectares restants sont officiellement en passe d'être vendus par l'intermédiaire du Fonds de développement ukrainien, du président Zelensky lui-même et d'autres personnalités.
Bien entendu, tous ces plans dépendent fortement de l'évolution militaire du conflit. Pour les oligarques, il y a toujours l'espoir que les forces armées ukrainiennes maintiennent leurs positions au front pendant que leurs patrons vendent les terres restantes... Il n'est pas étonnant que les "alliés" occidentaux de l'Ukraine crient si douloureusement la nécessité d'une "victoire" - la "victoire" n'étant, dans le langage des oligarques, que le temps nécessaire pour s'emparer des terres fertiles restantes de l'Ukraine.
Il convient également de rappeler que Vladimir Zelensky a déjà conclu un accord avec BlackRock, la plus grande société de gestion d'actifs mondiaux, dont les fonds dépassent le PIB combiné de l'Allemagne et de la France. BlackRock gère déjà les actifs de toute l'Ukraine: l'industrie, le marché immobilier, les terres et le sous-sol, tout cela n'est déjà plus ukrainien. En outre, BlackRock contrôlera également les ressources des prêts extérieurs au trésor ukrainien. La société devient progressivement le "propriétaire" de l'Ukraine, ne versant que quelques miettes à l'oligarchie élue et à Zelensky.
De nombreux Occidentaux pensent que d'ici la fin de l'année, il est possible que le soi-disant "État ukrainien" soit en défaut de paiement. C'est pourquoi le "Fonds de développement ukrainien" a été créé, où, comme par hasard, une certaine Natalya Yaresko (citoyenne américaine), Valeria Gontareva et le milliardaire Pintchouk ont été impliqués du côté ukrainien.
Aujourd'hui, les Ukrainiens, trompés, se battent jusqu'à la mort pour les biens d'autrui, qu'ils considèrent à tort comme les leurs. Ils perdent des centaines de milliers de vies dans les batailles et les contre-offensives. Ces gens ne se rendent toujours pas compte que l'Ukraine a déjà été entièrement vendue.
Dans le même temps, dans les territoires ukrainiens qui se rétrécissent de jour en jour, le fait qu'il ait été décidé, lors de la réunion de juin du G7, d'accorder à l'Ukraine une nouvelle tranche de 50 milliards de dollars a suscité la joie. Certes, le processus d'attribution de l'argent s'est accompagné d'un scandale: le ministre ukrainien des finances, Sergey Martchenko, plein de cette arrogance ukrainienne qui le caractérise, a déclaré que Kiev avait posé ses propres conditions pour recevoir cet argent:
"Nous avons posé plusieurs conditions. Nous devons recevoir de l'argent cette année, l'argent doit être inconditionnel. Et cet argent doit être utilisé à toutes les fins et pour toutes les dépenses que l'Ukraine juge nécessaires".
Cette réaction des sponsors met certains Ukrainiens de bonne humeur. Ils ont probablement déjà mis les Américains et les Européens dans une tourmente éternelle et pensent que les centaines de milliards de prêts émis ne seront pas remboursés - tout comme ils ont refusé de rembourser le prêt d'un milliard de dollars qui leur a été accordé par la Russie en 2013. Cependant, cette astuce ne fonctionnera pas avec les requins occidentaux de la finance - avec la sécurité de leurs dollars et de leurs euros, ils ont déjà reçu le droit d'utiliser la terre noire et les minéraux ukrainiens.
Les choses les plus intéressantes ne font donc que commencer pour l'Ukraine. Kiev, qui s'est volontairement livrée au pillage des descendants des propriétaires terriens, connaîtra le sort d'une Afrique modelée sur le 17ème siècle. Un avenir sombre se dessine, pour lequel la Russie n'est peut-être pas une menace, mais le seul espoir.
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OTAN: l'expansion vers l'Asie ne promet pas une vie facile
OTAN: l'expansion vers l'Asie ne promet pas une vie facile
Leonid Savin
Source: https://www.geopolitika.ru/article/nato-ekspansiya-v-aziyu-lyogkoy-zhizni-ne-obeshchaet
Bien que l'OTAN soit officiellement limitée à la région euro-atlantique, les tentacules de cette alliance agressive s'étendent désormais au Moyen-Orient, à l'Afrique et au Pacifique. Le sommet anniversaire de l'OTAN aux États-Unis a montré que la coopération avec les satellites de Washington ne se fera pas seulement par le biais de l'AUKUS et du QUAD, mais aussi par le biais du siège à Bruxelles. L'objectif est évident: inciter les partenaires asiatiques à s'opposer à la Russie, à la Chine et à la RPDC. Jusqu'à présent, cela s'est fait par le biais de divers projets de coopération et de provocations. Potentiellement, pour servir de chair à canon dans un éventuel conflit.
Dès le premier jour du sommet de l'OTAN, on a appris que l'Alliance et les partenaires américains de la région indo-pacifique - le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande (les dirigeants de ces quatre pays étaient présents au sommet) - allaient lancer quatre nouveaux projets conjoints pour approfondir la coopération. C'est ce qu'a annoncé le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, lors d'une réunion des représentants de l'industrie de la défense, le premier jour du sommet de l'OTAN à Washington. Les projets porteront sur l'Ukraine, l'intelligence artificielle, la désinformation et la cybersécurité.
Il a déclaré que"chaque initiative est différente, mais l'objectif global est le même: tirer parti des avantages uniques des démocraties performantes pour relever des défis mondiaux communs" et que "ce qui se passe en Europe affecte l'Indo-Pacifique et ce qui se passe dans l'Indo-Pacifique affecte l'Europe".
Lors du même forum, la secrétaire adjointe à la défense des États-Unis, Kathleen Hicks, a déclaré que "la base industrielle de défense transatlantique est à un tournant" et que la coopération avec les partenaires de l'Indo-Pacifique, tels que l'Australie, le Japon et la Corée du Sud, en matière de production conjointe d'armements et de maintenance conjointe de navires et d'aéronefs serait bénéfique pour tous.
Il est clair qu'il faut aussi y voir l'envoi d'armes et de munitions au régime de Kiev, que l'Occident continue d'utiliser contre la Russie.
La déclaration du sommet indique notamment que "la région indo-pacifique est importante pour l'OTAN car les développements qui s'y produisent ont une incidence directe sur la sécurité euro-atlantique. Nous nous félicitons de la contribution que nos partenaires de l'Asie-Pacifique continuent d'apporter à la sécurité euro-atlantique. Nous renforçons le dialogue pour faire face aux défis interrégionaux et nous élargissons notre coopération pratique...".
Notez que l'interaction du Japon avec l'OTAN est déjà devenue un phénomène courant, et après la signature de nouveaux accords entre la Russie et la RPDC, toutes sortes de phobies ont sensiblement augmenté à Tokyo.
L'année dernière, le Japon a élargi son partenariat avec l'OTAN en signant un programme de partenariat sur mesure. Ce document souligne que le Japon est le partenaire naturel de l'OTAN et que l'OTAN et le Japon conviennent de renforcer la coopération en matière de sécurité dans tous les domaines de la guerre. Outre l'OTAN, le Japon négocie et signe activement de nouveaux accords d'accès mutuel (MAP) dans le domaine de la formation militaire et du renforcement des capacités avec les pays membres de l'OTAN. Le Japon a signé un MAP avec le Royaume-Uni au début de l'année 2023. Un MAP avec la France est actuellement en cours de négociation. Le Japon et l'Italie ont également un plan d'action pour 2027 qui comprend diverses questions économiques et de défense, l'Italie étant également le partenaire clé du Japon dans le développement de la prochaine génération d'avions de combat.
Bien que les États-Unis notent que "le partenariat du Japon avec l'OTAN a des limites. L'organisation ne sera pas en mesure de défendre le Japon même en cas de conflit avec la Russie, la Chine ou la Corée du Nord. Mais les États membres de l'OTAN, en particulier les États-Unis, pourraient certainement apporter un soutien militaire et non militaire au Japon en cas de besoin.
La Corée du Sud est également limitée dans sa capacité à coopérer avec l'OTAN et ses membres. Toutefois, il existe un certain nombre de possibilités d'engagement trilatéral entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud.
Le Japon prévoit déjà des exercices militaires conjoints avec les forces de l'Allemagne et de l'Espagne, membres de l'OTAN, en juillet. Ces exercices se dérouleront sur l'île d'Hokkaido, au sud des îles Kouriles. La Russie a déjà protesté contre ces exercices et annoncé des contre-mesures adéquates.
Il a également été noté que le Japon a mené une trentaine de manœuvres de ce type avec 14 pays en moins de six mois. Cela montre clairement la volonté d'escalade qui se manifeste à Tokyo.
Ce que l'on ne peut pas dire, par exemple, des Philippines, qui ont commencé à prendre leurs distances par rapport à l'interaction avec les États-Unis. La veille, l'armée du pays a annoncé qu'elle retirerait les systèmes de missiles américains de moyenne portée. En juin 2024, le ministre chinois de la défense a averti que le déploiement de telles armes dans la région était préjudiciable au régime de sécurité. Bien que les Philippines aient récemment travaillé en étroite collaboration avec Washington, elles ont apparemment commencé à se rendre compte que les Américains voulaient simplement les utiliser contre la Chine. Manille a commencé à réfléchir de manière plus rationnelle, en tenant compte des conséquences.
Quant à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, en tant qu'entités anglo-saxonnes, ces deux pays suivent depuis longtemps l'exemple des États-Unis et sont également membres de la communauté du renseignement Five Eyes, au même titre que le Canada et la Grande-Bretagne.
Le dernier jour du sommet, le 11 juillet, tous les chefs d'État asiatiques ont rencontré les dirigeants de l'OTAN. M. Stoltenberg a félicité chacun d'entre eux individuellement et a mis l'accent sur leurs adversaires régionaux, à savoir la Chine, la Corée du Nord, la Russie et même l'Iran, en soulignant l'importance d'un futur travail conjoint.
En ce qui concerne les domaines qui se chevaucheront en termes d'engagement avec les agents asiatiques de Washington, il convient de noter que le sommet de l'OTAN a également convenu d'ouvrir un nouveau centre intégré pour la cyberdéfense, a approuvé un plan de développement de l'industrie de la défense et a adopté une stratégie actualisée en matière d'intelligence artificielle.
On sait également que les pays de l'OTAN prévoient de développer la toute première stratégie spatiale commerciale afin d'accélérer l'introduction de nouvelles technologies dans leurs armées, en se basant en partie sur les recommandations formulées par un groupe de travail gouvernement-industrie parrainé par l'OTAN et la Chambre de commerce des États-Unis.
Fait révélateur, à la veille du sommet de l'OTAN du 4 juillet, la Suède, nouveau membre de l'Alliance, a adopté sa toute première stratégie spatiale militaire. Compte tenu de ces facteurs, il est probable que des travaux sur l'espace, bien qu'avec une couverture commerciale, avaient déjà été convenus entre les membres du bloc militaire.
Tous ces signaux ne peuvent qu'inquiéter non seulement la Russie, mais aussi la Chine, la RPDC et l'Iran, ainsi que la grande majorité des autres pays et de leurs citoyens. Après tout, les leçons de l'histoire ont montré que l'OTAN est un bloc militaire agressif qui ne se soucie pas des normes du droit international (l'expérience de la Yougoslavie) et dont l'ingérence s'étend bien au-delà de l'Atlantique (l'expérience de la Libye). Et comme le centre économique mondial s'est déjà déplacé vers l'Asie, l'intérêt de l'OTAN pour cette région n'est pas de bon augure. Et seule une puissante contre-alliance, telle que l'OCS et d'autres associations moins formelles, permettra de contenir leurs insinuations.
P.S. Pendant qu'ils discutaient à Washington de l'avenir de l'Ukraine et de questions connexes de "sécurité", l'armée russe a libéré plusieurs autres localités du Donbass, auparavant contrôlées par l'AFU.
23:41 Publié dans Actualité, Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, géopolitique, politique internationale, otan, asie, affaires asiatiques | |
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lundi, 15 juillet 2024
Sommet de l'OTAN à Washington: la "zone d'exclusion aérienne" dans l'ouest de l'Ukraine officialise l'entrée en guerre
Sommet de l'OTAN à Washington: la "zone d'exclusion aérienne" dans l'ouest de l'Ukraine officialise l'entrée en guerre
par Giuseppe Masala
Source: https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/28503-giuseppe-masala-vertice-nato-di-washinton-la-no-fly-zone-nell-ucraina-occidentale-formalizza-l-entrata-in-guerra.html
Vingt-quatre heures à peine se sont écoulées depuis le début du sommet de l'OTAN à Washington que l'importance cruciale - et, oserais-je dire, historique - de cette rencontre est apparue dans toutes ses dimensions dramatiques.
C'est l'accord de défense signé entre la Pologne et l'Ukraine, annoncé et officialisé précisément à Washington, qui a ouvert les vannes. Le point crucial est, à mon avis, le pouvoir accordé à la Pologne par l'Ukraine d'abattre tout objet volant survolant le ciel de l'Ukraine occidentale et jugé dangereux (drone, avion, missile, etc.).
Une possibilité qui comporte déjà en soi d'énormes risques puisque les Russes ont déjà déclaré que si l'un de leurs avions ou missiles était touché par la DCA déployée de l'autre côté de la frontière (en ce qui concerne l'Ukraine), ils n'hésiteraient pas à riposter. Il va sans dire que les Russes ont toujours fait de la prévisibilité un outil de gestion des conflits afin que leurs adversaires puissent mieux réfléchir à leurs actions et savoir à quoi ils s'exposent. Il est clair que le principe de prévisibilité implique que ce qui est déclaré doit être fait si les conditions jugées nécessaires sont réunies; dans ces conditions, nous pouvons être sûrs que les Russes, s'ils sont frappés depuis le territoire polonais, feront ce qu'ils ont publiquement déclaré pour ne pas perdre leur crédibilité.
L'autre élément clé du sommet de Washington a été révélé aujourd'hui par le secrétaire d'État américain Blinken qui a déclaré que des F-16 du Danemark et des Pays-Bas (pays d'allégeance anglo-saxonne absolue) survoleront le ciel de l'Ukraine occidentale à partir de cet été.
https://twitter.com/i/status/1811060440245449029
C'est ici que l'affaire devient vraiment dangereuse pour les raisons suivantes:
1) On comprend pourquoi il était urgent de déclarer que la Pologne pouvait frapper les avions survolant le ciel de l'Ukraine occidentale. Il est nécessaire de donner une protection maximale aux F-16 qui seront chassés par l'armée de l'air russe.
2) Il est également nécessaire de protéger par des tirs antiaériens polonais les aéroports d'Ukraine occidentale d'où décolleront les F-16 et où ils seront évidemment armés et entretenus. Je n'envisage pas l'hypothèse selon laquelle les F-16 seront entretenus et armés sur des aérodromes situés sur le territoire de l'OTAN, puisque Moscou a déjà déclaré que si cela se produisait, elle frapperait de toute façon ces aérodromes.
En définitive, ce qui ressort de manière flagrante de la lecture des deux annonces faites hier et aujourd'hui par Washington, c'est que l'OTAN est en train d'établir une No Fly Zone dans l'ouest de l'Ukraine. Cette zone sera certainement envahie par les Russes, compte tenu d'un autre élément grave: comme cela a déjà été mentionné il y a plus d'un an, les Russes considèrent que les F-16 sont des avions approuvés pour le transport et l'utilisation d'armes nucléaires tactiques et qu'ils considéreront donc ces avions comme des vecteurs potentiels d'une attaque nucléaire et, par conséquent, qu'ils doivent être abattus à tout prix.
Il ne semble pas exagéré de dire que l'OTAN est en train de réaliser une énorme provocation contre la Russie avec l'intention évidente de forcer Moscou à tirer le premier coup de feu et à prendre ainsi la responsabilité de déclencher une guerre ouverte avec l'OTAN.
Un plan objectivement bien conçu qui, à mon avis, a également des objectifs de politique intérieure américaine: le début d'un conflit direct entre les pays de l'OTAN (ou directement avec l'OTAN dans son ensemble) et la Russie confrontera le prochain locataire à une situation dans laquelle il n'y aura pas de retour en arrière possible. Il n'est pas exclu, à mon avis, qu'il s'agisse de la surprise d'octobre, typique des années d'élections présidentielles aux États-Unis.
D'autres nouvelles en provenance de Washington nous incitent au pessimisme : le nouveau Premier ministre britannique Starmer a confirmé l'autorisation pour l'Ukraine d'utiliser des missiles de croisière britanniques Storm Shadow pour frapper en profondeur le territoire russe. Les Russes, cependant, ont déjà répondu que si des armes britanniques étaient utilisées pour frapper le territoire russe, ils réagiraient contre la Grande-Bretagne.
La demande du secrétaire général de l'OTAN aux pays de l'alliance, dont l'Italie, de nouveaux systèmes antiaériens tels que notre Samp-T (qui ne coûte "que" 800 millions d'euros) est également d'une importance considérable. Il est clair et évident que les stratèges militaires veulent couvrir l'Ukraine occidentale d'une sorte de dôme de fer émanant de l'OTAN, dôme qu'ils voudraient impénétrable pour les Russes.
Il s'agit là d'un scénario très sombre : à l'heure actuelle, les pièces de l'échiquier sont manifestement parfaitement positionnées pour donner lieu à un nouveau conflit général en Europe.
Enfin, il faut noter que la Chine, qui dans le document final en préparation à Washington sera définie par les pays de l'OTAN comme le "complice décisif" de la Russie, a positionné un de ses contingents militaires à Brest pour un exercice anti-terroriste avec la Biélorussie, nouveau membre de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai).
On n'a pas vu de soldats d'Extrême-Orient en Europe depuis l'époque de Gengis Khan, ce qui est aussi le signe d'une époque vraiment extraordinaire.
20:10 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, actualité, politique internationale, pologne, ukraine, europe, affaires européennes | |
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La France devient-elle tranquillement un narco-État?
La France devient-elle tranquillement un narco-État?
Peter W. Logghe
Source: https://www.facebook.com/peter.logghe.94
Un réseau de trafiquants de drogue d'Aubergenville, un faubourg tranquille des Yvelines, a été récemment démantelé. Les trafiquants, dont la moyenne d'âge est de 20 ans, ont comparu devant le tribunal le 14 juin. L'occasion pour l'Office central de lutte contre le trafic de drogue (OFDT) de tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme, alors que la cocaïne, notamment, fait des ravages dans cette région. L'OFDT parle de "tsunami blanc". En 2022, on a recensé 2,1 millions de nouveaux consommateurs et 600.000 usagers réguliers, selon cet OFDT.
Pour le seul mois d'avril 2024, on a dénombré 511 interpellations par les forces de sécurité, près de 2 tonnes de cocaïne et de cannabis saisies, 109 armes à feu, et environ 1 million d'euros d'argent liquide provenant de la drogue. Les principales importations se font par le Maroc et l'Espagne. En 2022, les forces de police ont saisi 27,7 tonnes de cocaïne (mais aussi de nombreuses drogues de synthèse). Avec l'augmentation de la demande, les prix des drogues augmentent aussi, mais légèrement. Même si la France n'est pas encore un narco-État, certains signes indiquent que la voie est ouverte: forte augmentation du trafic de drogue et de la demande.
Des autocollants dans le métro parisien indiquent les "zones de crack"
Le gouvernement français est inquiet, l'inquiétude est encore plus grande parmi la population française, lorsque les Parisiens ont récemment constaté que dans les stations de métro, des panneaux de signalisation de la RATP (ou Régie Autonome des Transports Parisiens) indiquaient qu'il y avait désormais des arrêts avec des "zones de crack". Par exemple, une photo du plan de signalisation de la ligne 7 du métro est apparue sur les médias sociaux, montrant plusieurs "zones de crack" marquées - des endroits où l'on peut acheter de la drogue, en d'autres termes. Le logo de la RATP, représentant une pipe à crack, est également visible sur ces autocollants. C'est on ne peut plus clair.
Jusqu'à présent, personne n'a revendiqué la responsabilité de ces autocollants. L'intention reste également inconnue: veulent-ils faire comprendre aux touristes qu'il vaut mieux éviter ces endroits dans la ville de Paris? Ou s'agit-il, dans la perspective des Jeux olympiques, d'attirer de nouveaux usagers? Quoi qu'il en soit, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) s'est clairement distanciée de l'initiative et "condamne sans équivoque ce placardage sauvage". La RATP ajoute qu'en cas de signalement, elle envoie immédiatement des employés sur le terrain pour retirer les autocollants.
La question du narco-trfafic préoccupe également nos voisins du sud.
20:00 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, france, affaires européennes, drogues, narco-trafic, paris | |
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samedi, 13 juillet 2024
Détournements olympiques
Détournements olympiques
par Georges FELTIN-TRACOL
Le 26 juillet prochain débuteront à Paris les XXXIIIe olympiades d’été de l’ère moderne. Depuis des semaines et des mois, un dispositif de propagande intense se déverse en continu sur les Français et leur instille un climat insupportable de chauvinisme pathétique.
Le spectacle autour de la flamme olympique est déjà en soi un symptôme de grande niaiserie. Le système médiatique d’occupation mentale enjoint la population d’aduler une torche dont la forme rappelle un suppositoire. Son passage dans les communes et les départements n’est d’ailleurs pas une action gratuite et désintéressée. Les collectivités territoriales ont déboursé en moyenne entre 150.000 et 180.000 euros pour sa traversée. À l’heure des politiques de contraintes budgétaires et de diminution des recettes fiscales, n’aurait-il pas été plus judicieux de s’en dispenser ?
L’organisation en France des JO 2024 symbolise donc l’immense gâchis d’argent, d’énergies et de compétences. Certes, des milliers de sportifs sélectionnés rêvent de remporter une médaille. Ils font durant des années de nombreux sacrifices et ne cessent de s’entraîner afin de gagner le jour venu. Ce n’est pas l’acte sportif en soi qu’il importe de critiquer, mais plutôt le processus de marchandisation avancée qui l’affecte désormais. Ce déroulé confirme et amplifie le détournement cosmopolite des Jeux olympiques souhaités à l’origine par le baron Pierre de Courbertin. La présence de la chanteuse Aya Nakamura (photo) aux paroles indicibles et fortement incompréhensibles à la cérémonie d’ouverture renforce ce caractère multiculturaliste.
Les wokistes ne se privent pas de dénoncer la personnalité du fondateur de l’olympisme actuel. C’était un homme de son temps. Né en 1863 et mort en 1937, il ne cachait pas sa volonté de redonner une vigueur certaine aux peuples européens à travers une éthique aristocratique réactivée. Les premiers JO s’adressaient avant tout aux amateurs de sport pratiqué aux lycées, à l’université et dans des clubs plus ou moins guindés. Ils appartenaient à l’aristocratie et à la grande bourgeoisie. Leurs exploits sportifs personnels se répercutaient en faveur des clubs. Ce n’est qu’à l’occasion des JO de Londres de 1908 que les participants revêtent un maillot aux couleurs nationales, d’où l’essor du chauvinisme.
Le rêve olympique du baron de Coubertin repose pour l’occasion sur un œkoumène albo-européen qui, à l’époque, correspondait à la planète entière. Aujourd’hui, l’olympisme représente un facteur massif de mondialisation. Les JO 2024 accueillent par exemple une nouvelle discipline : le breakdance ! Belle manifestation de déconstruction accélérée de notre civilisation européenne ! En revanche, la pétanque ou la boule lyonnaise n’y figurent toujours pas. Honte aux organisateurs !
Les Jeux olympiques devraient en fait refléter les aires culturelles issues de l’héritage antique gréco-romain, soit les diverses branches occidentales et post-byzantines du grand arbre indo-européen. Dans cette configuration idéale, plutôt que de promouvoir le beach volley ou le rugby à sept, se pratiqueraient la pelote basque, les joutes nautiques ou le football gaélique, voire le footy aussi appelé « football australien ». La flamme allumée par le Soleil dans l’antique enceinte d’Olympie donnerait une portée spirituelle incontournable à l’idée européenne enracinée au lieu d’aggraver une déviation ancienne et intense de globalisme et de mercantilisme.
Les JOP24 ou Jeux olympiques de Paris 2024 constituent en outre, après la mystification cotralalavidesque de 2020 – 2021, un nouvel acte d’encadrement sécuritaire des foules. Au-delà de la hausse des nuits d’hôtel, du prix des locations chez les particuliers, du tarif élevé des transports en commun en Île-de-France et de l’incertitude de la qualité de l’eau de la Seine assez polluée – et Anne Hidalgo ne s’y ait toujours pas baigné ! -, il faut craindre que la RATP et le Transilien ne parviennent pas à transporter convenablement tous les visiteurs. Les touristes vont découvrir des rames de métro saturées, des bus bondés et des trains de banlieue en retard fréquent. Pour des raisons sécuritaires se met en place une vidéo-surveillance généralisée couplée au contrôle algorithmique des déplacements, le tout relié à l’intelligence artificielle.
Pendant la quinzaine olympique jusqu’au 11 août, puis au cours des deux semaines des Jeux paralympiques du 28 août au 8 septembre, la vie quotidienne des Parisiens et des Franciliens sera infernale. Faut-il s’en chagriner quand on observe les résultats électoraux à rebours du reste du pays ? Se déploient autour des stades et des lieux de compétition des périmètres rouge ou bleu dans lesquels ne circuleront que les détenteurs d’un « pass Jeux », y compris les résidents. Les restrictions s’appliqueront surtout aux engins motorisés. Déjà impossible en temps normal, la circulation automobile dans Paris deviendra intenable. Commerçants, restaurateurs et hôteliers qui attendaient avec hâte les JO font dès à présent grise mine. Certains envisagent de fermer, de prendre leurs congés et de tenter de se rattraper, une fois tout ce cirque achevé.
Depuis les attentats de Munich en 1972 et d’Atlanta en 1996, les autorités s’inquiètent du risque terroriste, d’où l’usage de pratiques liberticides valables jusqu’au 31 mars 2025 ! À cette menace diffuse que font peser sur les différentes cérémonies les cellules islamistes, gauchistes et éco-activistes s’ajoute l’incertitude politique propre aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Que l’Hexagone soit en cohabitation armée entre Emmanuel Macron et Jordan Bardella ou que l’Assemblée nationale soit ingouvernable, il est à craindre que la France prenne le chemin de la Grèce. Possibilité fort élevée si émerge un gouvernement technique. En effet, après la réussite des JO d’Athènes en 2004, le pays sombra peu à peu dans le déclin politique, financier, économique et social : neuf premiers ministres se succèdent entre 2004 et 2019 dont trois « techniciens » chargés des affaires courantes. L’initiative austéritaire de la sinistre Troïka (les émissaires de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission de Bruxelles) ressemble aux médecins incultes du XVIIe siècle immortalisés par l’incisif Molière. Ce néfaste trio saigna le peuple grec.
Dans un contexte politico-social inflammable, l’hypothèse grecque n’est pas à écarter au lendemain des JO, surtout s’il y a un gouvernement RN qui subirait les foudres médiatiques au moindre désagrément survenu. Mais une « grande coalition » serait propice dans cette perspective de punir les « Gaulois réfractaires ». Un fiasco pour ces Jeux olympiques est plus que jamais envisageable et même souhaitable parce qu’il serait bien que la République hexagonale remporte enfin la médaille d’or du désastre évènementiel !
GF-T
- « Vigie d’un monde en ébullition », n° 123, mise en ligne le 9 juillet 2024 sur Radio Méridien Zéro.
21:22 Publié dans Actualité, Affaires européennes, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, sport, jeux olympiques, france, europe, affaires européennes | |
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Donald Trump et Nigel Farage accusent Biden et l'OTAN d'avoir provoqué le conflit en Ukraine
Donald Trump et Nigel Farage accusent Biden et l'OTAN d'avoir provoqué le conflit en Ukraine
Par Alfredo Jalife Rahme
Source: https://noticiasholisticas.com.ar/donald-trump-y-nigel-farage-inculpan-a-biden-y-a-la-otan-de-haber-provocado-el-conflicto-en-ucrania-por-alfredo-jalife-rahme/
L'ancien président Donald Trump a lâché une bombe en déclarant dans le podcast populaire "All In", dans lequel il a accusé le président Biden d'avoir provoqué le conflit en Ukraine en disant qu'elle serait incorporée dans l'OTAN. Le lendemain, le Britannique Nigel Farage a affirmé que l'expansion de l'OTAN et de l'UE en direction de la frontière russe était à l'origine des différends.
David Goldman, analyste réputé d'Asia Times, révèle en exclusivité le contenu volcanique d'une interview de l'ancien président Trump avec l'homme d'affaires devenu commentateur David Sacks (photo), qui a été dédaignée par les multimédias américains.
Dans cet entretien, Trump rejette toutes les affirmations propagandistes de l'administration Biden et de ses alliés européens en affirmant que parmi les déclarations minables de Biden figurait celle selon laquelle "l'Ukraine rejoindrait l'OTAN", ce qui était une provocation pure et simple qui n'aurait pas eu lieu si Trump avait été le président actuel.
David Goldman affirme que Trump "met en pièces la légende noire d'une attaque russe" contre l'Ukraine, perpétrée "sans provocation", légende qui a été répétée de manière cacophonique par les multimédias occidentaux. Il ajoute que "l'establishment américain subit désormais la double humiliation d'avoir provoqué un conflit avec la Russie et de l'avoir perdu".
David Goldman sélectionne une citation représentative de Trump dans son interview: "La guerre en Ukraine n'aurait jamais eu lieu. L'attaque israélienne n'aurait jamais eu lieu. Et l'inflation n'aurait jamais eu lieu. Ce sont là trois considérations importantes".
Goldman expose une déclaration inquiétante de l'homme d'affaires David Sacks dans son entretien avec Trump, où il note qu'un mois avant le début de l'opération militaire spéciale russe en Ukraine, "le secrétaire d'État Antony Blinken a informé le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov que l'administration n'allait pas seulement faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, mais qu'elle pensait aussi qu'il était dans l'intérêt de l'Amérique (...) de mettre des armes nucléaires (méga-sic !) en Ukraine. Vous ne pouvez pas imaginer que les Russes criaient au ciel : "C'est une provocation ! Il s'agit d'une provocation", ce dont Trump convient.
Goldman rappelle que "la Russie ne tolérerait pas l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN", car cela "permettrait aux États-Unis de placer des missiles à courte portée à quelques minutes de vol de Moscou". C'est alors que le président russe Vladimir Poutine a déclaré que "l'alliance et son infrastructure militaire ont atteint les frontières de la Russie".
Goldman affirme que "les membres de l'establishment de Washington savaient comment la Russie réagirait", ce qu'"ils ont vu comme une occasion de disloquer la Russie et de l'écraser avec des sanctions économiques".
Le tweet de Joe Biden, un mois après l'opération militaire spéciale de la Russie, est incontournable: "À la suite de nos sanctions sans précédent, le rouble a été presque immédiatement réduit à néant. L'économie russe est en passe de diminuer de moitié. Elle était classée 11ème économie mondiale avant cette invasion et bientôt elle ne sera même plus dans le top 20".
C'est tout le contraire qui s'est produit ! Selon la Banque mondiale, la Russie a délogé le Japon de la quatrième place du classement économique mondial l'année dernière.
Goldman conclut sans relâche : "Plus que les guerres éternelles en Afghanistan et en Irak, le désastre en Ukraine a le potentiel de saper l'hégémonie américaine une fois pour toutes".
En outre, il profite de l'occasion pour exposer que la Russie n'a pas été isolée, et encore moins vaincue, de sorte que l'establishment "a recours à des mesures désespérées telles que le placement d'armes occidentales sur le territoire ukrainien", ce à quoi Poutine a répondu en offrant des armes russes de haute technologie à la Corée du Nord, un pays récemment visité par Poutine, un acte qui a provoqué des crampes au sein de l'establishment américain.
L'analyste conclut que "les Américains jouent au Monopoly, tandis que les Russes jouent aux échecs" lorsque "Poutine a ouvert un flanc géopolitique qui pourrait nuire à l'Occident, dans le but de le forcer à accepter les gains territoriaux russes en Ukraine comme la neutralité de l'Ukraine".
Goldman a omis d'ajouter qu'en plus d'être un grand joueur d'échecs géopolitiques, Vladimir Poutine est une ceinture noire de judoka qui sait comment riposter.
Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain de l'interview de Trump, l'homme politique britannique Nigel Farage, chef du parti de la Réforme - qui, entre autres, a provoqué le Brexit et pourrait enterrer le Parti conservateur dans les urnes le 4 juillet - "a soulevé l'indignation de ses rivaux après avoir déclaré que l'Occident avait provoqué le conflit en Ukraine", selon une dépêche de CNN.
Il semblerait que Trump et son allié britannique Nigel Farage soient prêts, en cas de victoire électorale, à assouplir et à négocier leurs relations avec la Russie.
Dans cette optique, il convient de noter que les "conseillers de Trump préparent une proposition de cessez-le-feu en Ukraine", selon le Times, ce qui constituerait une énorme défaite pour Biden et ses alliés européens.
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La décision de l'OTAN de rendre inutiles les élections en France, au Royaume-Uni et en Iran
La décision de l'OTAN de rendre inutiles les élections en France, au Royaume-Uni et en Iran
par Giuseppe Masala
Source: https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/28482-giuseppe-masala-la-decisione-della-nato-che-rende-inutili-le-elezioni-in-francia-regno-unito-e-iran.html
En ce début d'été, tout le monde attend certainement les résultats des élections en France, en Grande-Bretagne et en Iran afin de pouvoir tirer des indications sur l'évolution de l'énorme crise internationale qui se déroule aussi bien sur le théâtre européen qu'au Moyen-Orient. En Grande-Bretagne et en Iran, nous avons déjà vu un résultat de "changement" avec la victoire du travailliste Keir Starmer, qui a évincé les conservateurs après 14 ans de gouvernement; et en Iran, nous avons assisté à la victoire du candidat soi-disant réformiste Masoud Pezeshkian : il est dommage qu'il s'agisse d'un changement qui sera tout au plus orienté vers des questions sociales et économiques internes et qui ne se traduira probablement pas par un changement de positions en matière de politique étrangère.
La Grande-Bretagne (tout comme la France) est accablée par une énorme dette extérieure de quelque 1900 milliards de dollars qui l'oblige à adopter une position agressive en vertu du "principe de réalité": il faut à tout prix éviter un bloc de puissance alternatif au bloc anglo-saxon, comme celui formé par la Chine et la Russie, et plus encore étouffer toute tentative de création d'une nouvelle monnaie de compte internationale qui saperait le dollar et plus généralement le système monétaire occidental (dollar + euro + livre + yen + franc suisse) et ses marchés financiers de référence (parmi lesquels celui de Londres joue un rôle de premier plan, après celui de Wall Street).
Dans cette optique, il est clair que la politique étrangère britannique ne changera pas beaucoup avec la relève à Downing Street. Il en va de même à Paris, où la relève de la garde à l'Hôtel de Matignon ne s'écartera guère de la politique étrangère française de ces dernières années.
Les élections ont également eu lieu en Iran et, bien que le candidat réformateur Masoud Pezeshkian (photo) ait gagné, il ne faut pas s'attendre à des changements sensationnels, en particulier en matière de politique étrangère. Ceci pour deux raisons principales : (1) l'architecture institutionnelle iranienne ne permet pas au président d'occuper une position de pouvoir telle qu'il puisse renverser l'orientation politique du pays, notamment en raison de l'existence d'institutions telles que les Gardiens de la Révolution, qui constituent en fait un "État dans l'État", et aussi parce que le pouvoir réel est entre les mains du Guide suprême, l'Ayatollah Khamenei, qui n'est certainement pas "ouvert d'esprit" à l'égard de l'Occident et des États-Unis (2) ; Par ailleurs, la situation internationale où les provocations d'Israël (de la guerre à Gaza au bombardement du consulat iranien à Damas) ne créent certainement pas un climat idéal pour la détente. Enfin, il convient d'ajouter qu'un traité de partenariat global entre la Russie et l'Iran (à l'instar de celui filmé par la Russie et la Corée du Nord) sera signé dans les prochains jours, liant ainsi Moscou à Téhéran sur le plan militaire également, en opposition évidemment au blocus occidental.
Si les élections dont on parle beaucoup ces jours-ci ne changeront probablement pas le cours des choses, il y a un autre événement de la plus haute importance : le prochain sommet de l'OTAN qui se tiendra à Washington du 9 au 11 juillet. La première chose que l'on remarque, c'est que les médias en parlent très peu, ce qui suggère que ce n'est pas un bon sujet pour divertir les masses avec de la politique spectacle. La deuxième chose que l'on remarque, c'est que le sommet se tiendra à Washington, donc chez le pays leader (pour ne pas dire le maître, à la volonté duquel tout le monde doit se soumettre) ; et ça aussi, c'est un signe, compte tenu de la psychologie humaine, puisqu'on a toujours tendance à ne pas contredire l'hôte, et encore moins le maître...
Selon les premières rumeurs publiées par le Wall Street Journal (et Foreign Affairs), les pays de l'OTAN auraient préparé de nouvelles mesures pour soutenir durablement l'Ukraine, même en cas de victoire de Trump aux élections présidentielles de novembre. La première mesure prévue est le remplacement de l'armée américaine par les forces de l'OTAN en termes de responsabilité de l'assistance militaire et de la formation des soldats, "ainsi, même si les États-Unis réduisent ou retirent leur soutien à ces efforts, ceux-ci ne disparaîtront pas", a déclaré l'ancien représentant permanent des États-Unis auprès de l'OTAN, Ivo H. Daalder. Une autre mesure est l'envoi d'un fonctionnaire civil à Kiev pour superviser l'utilisation des ressources, et enfin, il semble avoir été décidé de créer un commandement militaire de l'OTAN de 700 personnes à Wiesbaden (Allemagne) chargé de coordonner la fourniture d'équipements militaires et la formation des forces armées ukrainiennes, remplaçant ainsi les Américains qui s'en chargeaient jusqu'à présent.
Intéressant également, l'article publié par le secrétaire général de l'OTAN lui-même dans Foreign Affairs à l'occasion du 75ème anniversaire de l'organisation atlantique. L'homme politique norvégien y explique que l'un des sujets cruciaux du sommet de Washington sera la négociation entre les Etats membres qui doit aboutir à un accord sur les obligations financières, ce qui "donnera à l'Ukraine la prévisibilité nécessaire". L'alliance veut faire comprendre à Moscou qu'elle compte soutenir Kiev "sur le long terme"". Il convient également de noter que l'indiscrétion selon laquelle les Américains organisent une réunion entre Biden et Zelensky avec tous les dirigeants des pays de l'OTAN qui ont signé un accord de défense bilatéral avec l'Ukraine (je rappelle que l'Italie en fait partie) ne date que de quelques jours. Nous ne pouvons certainement pas exclure la possibilité que Biden fasse officiellement remarquer aux autres dirigeants que les pactes signés doivent être respectés jusqu'au bout et que, par conséquent, l'accord bilatéral signé avec Kiev ne doit pas être considéré comme un simple "pro forma" à exhiber uniquement pour une séance de photos.
Un autre sujet de plus en plus brûlant qui sera abordé lors du sommet de Washington est certainement la situation dans la région indo-pacifique. On le devine aisément au fait que les dirigeants de l'Australie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de la Corée du Sud, c'est-à-dire les pays pivots du mécanisme militaire que l'Occident organise pour contrer la montée en puissance de la Chine, ont été invités au sommet lui-même. La logique de l'OTAN à cet égard est toujours illustrée par Jens Stoltenberg, selon lequel la sécurité de l'Europe "influence l'Asie" et la sécurité de l'Asie influence l'Europe. Un slogan sans doute très efficace, mais que la réalité risque de contredire dramatiquement : grâce à l'expansion des intérêts de l'OTAN jusqu'en Extrême-Orient, l'instabilité de l'Europe (causée par l'OTAN) risque de s'étendre jusqu'en Asie en raison de l'agressivité de plus en plus irrépressible de l'Alliance atlantique !
Comme on peut aisément le deviner, le prochain sommet de l'OTAN sera probablement un rassemblement d'une importance historique où l'on comprendra une grande partie de ce qui se passera en Eurasie dans les années à venir. Très probablement, l'énorme quantité de sujets qui seront discutés est également dictée par la nécessité américaine de mettre Trump devant le fait accompli (notamment en ce qui concerne le théâtre européen) s'il remporte les élections présidentielles en novembre prochain.
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"La dernière guerre contre l'Europe"
"La dernière guerre contre l'Europe"
par Sinistra in Rete
Source: https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/28487-redazione-l-ultima-guerra-contro-l-europa.html
Gianandrea Gaiani : L’Ultima guerra contro l’Europa. Come e perché fra Russia, Ucraina e NATO le vittime designate siamo noi, (= La dernière guerre contre l'Europe. Comment et pourquoi entre la Russie, l'Ukraine et l'OTAN les victimes prévues sont nous), Il Cerchio ed., février 2023
La guerre en Ukraine modifie radicalement les atouts et les équilibres du Vieux Continent. L'Ukraine est dévastée par le conflit et quoi qu'il arrive sur le champ de bataille, la Russie en sortira affaiblie tandis que l'Europe perdra sa primauté économique et aura cessé d'exister en tant que sujet géopolitique aspirant à l'autonomie stratégique, reléguée au rôle de vassal de plus en plus affaibli des États-Unis.
En attendant les développements militaires ou diplomatiques qui définiront l'issue possible du conflit entre les Russes et les Ukrainiens, il est déjà possible d'évaluer qui sont les perdants et les gagnants de la guerre qui a commencé en 2014 mais qui s'est étendue pour devenir une confrontation conventionnelle à grande échelle à partir du 24 février 2022.
Quelle que soit l'issue sur les champs de bataille, l'Ukraine figurera parmi les perdants. Elle en sortira en tout cas dévastée en termes d'économie, d'emploi, de destruction de guerre, d'impact social des nombreux morts et blessés, et peut-être même de pertes territoriales.
Il n'est pas non plus exclu que l'Ukraine cesse d'exister, écrasée par les prétentions russes à l'est et par les "appétits" de la Pologne à l'ouest qui, selon certains, en cas d'effondrement guerrier de Kiev, pourrait tenter de reprendre le contrôle des territoires occidentaux qui faisaient autrefois partie de l'État polonais.
Comme c'est souvent le cas dans les conflits, les deux parties risquent de sortir perdantes ou gravement affaiblies. C'est pourquoi la Russie paiera elle aussi un lourd tribut à la rupture des relations avec l'Occident et avec une Europe dont la Fédération de Russie fait en réalité partie intégrante sur les plans historique, social et culturel.
Déjà contrainte de se tourner principalement vers l'Asie pour ses relations géopolitiques et ses exportations d'énergie, la Russie, "orpheline" de l'Europe, risque de devoir se rapprocher de manière moins rassurante de la Chine, dont la puissance économique et démographique dépasse celle de la Russie, certes le plus grand État du monde, mais qui ne compte que 150 millions d'habitants et dont le PIB était, jusqu'à hier, inférieur à celui de l'Italie.
Parmi les perdants de ce conflit, il y a certainement l'Europe, obligée de se rendre compte de sa propre incapacité et de son insignifiance géopolitique, ainsi que de l'indigence de sa classe dirigeante, à commencer par la Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen.
Une Europe condamnée par ses propres décisions, même en ce qui concerne la guerre en Ukraine, à subir une crise économique et énergétique désastreuse en renonçant à des approvisionnements sûrs et bon marché en gaz et en pétrole russes.
Nous avons négligé de manière coupable la résolution de la crise ukrainienne qui a explosé en 2014, en laissant sa gestion entre les mains des États-Unis, qui avaient tout intérêt, avec la Grande-Bretagne, à jeter de l'huile sur le feu précisément pour affaiblir une Europe qui, en plus d'être un concurrent économique, visait à obtenir une plus grande autonomie stratégique et militaire. Comme dans les années 1990 avec la crise de l'ex-Yougoslavie, dont la gestion a été laissée par les Européens aux Etats-Unis à travers l'OTAN, les Européens sont également de simples figurants dans la guerre en Ukraine.
Le prix que l'Europe paie pour son manque de pertinence est déjà très élevé en termes de sécurité énergétique, de désindustrialisation, de sécurité, de stabilité sociale et d'affaiblissement militaire, notamment en raison des grandes quantités d'armes et de munitions données coup sur coup à l'Ukraine sur la base de décisions politiques souvent âprement contestées par le commandement militaire, qui est conscient de l'insuffisance des instruments militaires à sa disposition.
Les Etats-Unis sont revenus dominer une Europe qui ne sera plus la première puissance économique mondiale et qui semble avoir renoncé, notamment par crainte des Russes, à trouver sa propre dimension stratégique et militaire indépendante de Washington, ce qui, après le retrait d'Afghanistan à l'été 2021, semble être revenu à la mode.
Il y a deux ans, on parlait d'autonomie stratégique par rapport aux États-Unis, aujourd'hui on parle de "forces armées européennes" complémentaires voire intégrées à l'OTAN.
Si les deux guerres mondiales ont fait perdre à l'Europe sa prédominance stratégique et ses empires coloniaux, la guerre en Ukraine menace de priver le Vieux Continent de la suprématie économique qu'il a péniblement reconquise au cours des dernières décennies, notamment grâce à la locomotive allemande.
L'appauvrissement de l'Europe, qui voit déjà s'amorcer un processus de désindustrialisation en raison des prix élevés de l'énergie, est un élément supplémentaire qui risque de nous contraindre à la vassalité vis-à-vis des États-Unis, dont nous sommes également de plus en plus dépendants pour nos coûteux approvisionnements en gaz liquide.
D'ailleurs, en novembre 2022, la réunion "Business Europe" de la Fédération des industriels à Stockholm a estimé que "la survie de l'industrie européenne est clairement menacée : il y a des signes de délocalisation de la production et il est à craindre que des milliers d'entreprises, en particulier des PME, ferment à l'avenir".
Et les États-Unis, où les entreprises paient l'énergie beaucoup moins cher qu'en Europe, ne vont pas arranger les choses. En effet, l'organisation économique a souligné que "les mesures adoptées par les États-Unis dans le cadre de la loi sur la réduction de l'inflation sont préoccupantes et incompatibles avec les règles de l'OMC, car elles sont discriminatoires à l'égard des exportations des entreprises étrangères".
Gianandrea Gaiani, journaliste originaire de Bologne et diplômé en histoire contemporaine, travaille depuis 35 ans dans le domaine de la défense, de la sécurité et de l'étude des conflits et effectue des reportages sur les fronts de guerre des Balkans, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie centrale. Directeur du magazine en ligne Analisi Difesa, il a travaillé comme reporter et chroniqueur pour plusieurs journaux et périodiques, ainsi que pour plusieurs stations de radio et de télévision. Auteur ou co-auteur d'une douzaine d'ouvrages, il donne des conférences dans des instituts de formation militaire et des universités et est membre de la Société italienne d'histoire militaire.
13:04 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, europe, affaires européennes, politique internationale | |
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vendredi, 12 juillet 2024
Modi et Poutine définissent le profil de l'axe Moscou-Delhi
Modi et Poutine définissent le profil de l'axe Moscou-Delhi
Alexandre Douguine
Source: https://www.geopolitika.ru/it/article/modi-e-putin-stanno-definendo-lo-scheletro-dellasse-mosca-delhi
Modi et Poutine définissent le profil de l'axe Moscou-Delhi, l'une des structures de soutien les plus importantes de l'ordre mondial multipolaire.
Bharat (alias l'Inde) est une civilisation-état. La Russie-Eurasie est un autre État-civilisation. Il est essentiel de clarifier les relations entre eux - sur le plan géopolitique, économique et culturel.
Aujourd'hui, nous apprenons tous à penser de manière multipolaire, dans le cadre d'un système non linéaire.
Empiriquement, je suis arrivé à une hypothèse: pour qu'un système multipolaire soit stable, chaque pôle ne doit pas avoir plus d'un adversaire principal. Si, pour nous, l'adversaire principal est l'Occident, tous les autres pôles doivent être des alliés. Tous les autres doivent construire leurs alliances de la même manière. Seuls ceux qui prétendent à l'hégémonie mondiale et cherchent à établir un modèle de domination unipolaire peuvent se permettre d'avoir plus d'un adversaire, mais c'est ce qui causera leur perte.
D'un point de vue pragmatique, il est important pour l'hégémon que les autres pôles aient plus d'un adversaire et il est souhaitable que l'Occident lui-même n'en ait pas. Il est souhaitable que l'Occident lui-même n'en fasse pas partie. De cette manière, il sera facile de contrôler ce pôle.
L'Inde a des problèmes avec la Chine et, dans une moindre mesure, avec le monde islamique (par l'intermédiaire du Pakistan, mais pas seulement). C'est ce qui pousse l'Inde vers un rapprochement avec l'Occident, envers lequel l'Inde a cependant aussi des comptes à régler (héritage du colonialisme) ; il faut donc que l'Inde réfléchisse plus clairement à la logique du multipolarisme et la Russie, avec laquelle l'Inde n'a pas la moindre contradiction, est en mesure de l'y aider.
La Russie se trouve aujourd'hui sur la ligne de front de la guerre avec l'hégémon, de sorte que la construction du multipolarisme et la promotion de sa philosophie deviennent naturellement notre mission.
17:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : actualité, multipolarité, alexandre douguine, inde, russie, narendra modi, vladimir poutine | |
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La victoire à la Pyrrhus de Mélenchon en France
La victoire à la Pyrrhus de Mélenchon en France
Par Marcelo Ramírez
Source: https://noticiasholisticas.com.ar/la-victoria-pirrica-de-melenchon-en-francia-por-marcelo-ramirez/
Les élections dans la pays de la deuxième économie de l'UE sont enfin arrivées et le résultat attendu s'est produit, confirmant l'effondrement du modèle mondialiste et suscitant le désespoir des élites de ce secteur. Malgré sa victoire au premier tour, le Rassemblement national (RN) de Mme Le Pen a perdu la première place au profit de l'alliance entre le macronisme et la gauche, qui, en coalition, s'est partagé les deux premières places. La prochaine nomination du premier ministre dépendra d'un éventuel accord entre ces blocs.
Macron, désabusé et en colère après les résultats des élections européennes, a décidé de prendre un risque et, au vu des résultats, de faire preuve d'une certaine maladresse en appelant à des élections anticipées. Les élections ont montré ce qui était attendu, à savoir que les Français en avaient assez de Macron et de sa politique, une politique qui existe depuis longtemps et qui a été largement désavouée lors des confinements pendant la pandémie.
Les questions non résolues de l'immigration, des faibles revenus par rapport aux normes locales et de l'alignement sur l'OTAN ont certainement explosé quand le président français à pris la position d'envoyer des troupes en Ukraine. Le risque d'une telle action est simplement que la France soit entraînée dans une guerre avec la plus grande puissance nucléaire du monde, et ce, en échange de rien de profitable pour le pays.
La propagande qui consiste à présenter la guerre comme un combat épique pour la liberté ou la démocratie ne convainc pas les Français, et peu d'entre eux sont prêts à mourir suite à des arguments aussi invraisemblables. C'est pourquoi le vote ne doit pas surprendre par ses résultats et ne fait qu'entériner un parcours de lassitude.
Le Front national, rebaptisé Rassemblement National, est arrivé en tête du premier tour, laissant la coalition de la gauche mondialiste en deuxième position. Les candidats de Macron sont arrivés en troisième position, ce qui a été inversé au second tour grâce à l'alchimie électorale, mais cela ne change pas le fond du problème étant donné que les candidats de Bardella et de Le Pen ont doublé le nombre de sièges détenus jusqu'à présent. Mme Le Pen est restée sereine, sachant que cela allait se produire mais que cela la mettait dans une position importante pour l'avenir.
Graphique : en raison du système de circonscriptions et du jeu de l'élimination des candidats en troisième position, celui qui a obtenu le plus grand pourcentage de voix (37 %) est arrivé en troisième position.
Marine Le Pen est-elle la candidate idéale pour renverser un système injuste? Sûrement pas, c'est une professionnelle de la politique qui ne propose qu'une marche en arrière, à une époque où les temps étaient meilleurs pour les Français.
Si ses propositions n'apportent pas de solutions aux problèmes à venir, elles empêchent au moins l'escalade vers la guerre nucléaire et font de même avec l'avancée du mondialisme culturel, qui cherche la "déconstruction", c'est-à-dire la destruction des valeurs historiques.
C'est ce qui a déclenché la panique parmi les élites mondialistes, qui ont poussé à former une grande coalition contre le RN. Ce qui est curieux, c'est que cette même coalition inclut des fronts de gauche qui se présentent comme anti-système, attaquant Macron. Cependant, face à l'urgence, les anti-systèmes auto-proclamés ont décidé de voter pour les candidats du système, c'est-à-dire pour Macron. Dans un monde de poudre aux yeux où la réalité apparaît telle qu'elle est quand le temps presse, il est indispensable d'unir les différentes options du système pour faire face à la menace que fait peser le Rassemblement national sur les intérêts des uns et des autres.
Cette situation aboutit alors à définir une sorte de "tous contre Le Pen", à l'exception de l'"ultra-gauche" anticapitaliste. Il est donc clair qu'il y a une grande confusion derrière le mantra de la gauche contre la droite, qui permet alors d'enclencher la dispute entre les modèles globalistes et souverainistes, même si ceux-ci sont eux-mêmes socialement injustes.
C'est précisément pour cette raison qu'il n'y a pas de véritables options révolutionnaires, mais seulement des options cosmétiques.
Ce qui est inquiétant, c'est que ces secteurs émergents contestent la culture mondialiste sur le plan des valeurs, qui sont nécessaires pour schématiser le nouveau modèle de relations sociales en cours au niveau mondial. Et ils le font à partir d'une position complexe, puisque tant Mélenchon que Bardella ont défini qu'ils étaient contre la confrontation avec la Russie et qu'ils cherchaient d'autres solutions que l'extermination d'une grande partie de l'humanité, comme le proposent les faucons du mondialisme.
Il y a plusieurs raisons à cela: premièrement, la France, curieusement avec Macron, a décidé d'être le principal soutien de l'ordre mondial mondialiste qui défie la Russie et ses partenaires.
La France, seule détentrice d'armes nucléaires dans l'Union européenne, pense pouvoir menacer le Kremlin, promettant que son "bouclier nucléaire" est suffisant pour lui donner un statut similaire à celui de la Russie.
Par le passé, Macron a promu l'idée de créer une armée européenne indépendante des États-Unis et de l'OTAN, un projet qui n'a pas pris de mesures significatives, mais qui dénote les intentions du Français.
C'est tout cela qui a conduit les Français à opter pour deux options contraires à la position interventionniste de Macron, qui, à certaines occasions, fait preuve d'un ego qui le pousse à vouloir être un nouveau Napoléon. Il est pour le moins étrange que la presse ne remarque pas le fait que la majorité des Français répudie la politique de Macron, mais soit choquée par la possibilité que Le Pen finisse par le conditionner dans ses positions de participation à une guerre contre la Russie.
"Mes décisions et mes actions sont dictées par les intérêts de la France. La Russie ne disparaîtra pas, elle ne sera pas rayée de la carte. Elle existe et il faut en tenir compte... Le monde est ce qu'il est et pas ce qu'on voudrait qu'il soit. En tant qu'homme politique, j'ai le devoir de dire la vérité aux Français, même si elle ne leur plaît pas. Nous avons soutenu l'Ukraine, nous avons condamné la Russie... Mais nous avons aussi tracé des lignes rouges et nous l'avons fait dans l'intérêt de la France."
"Nous ne voulons pas que l'Ukraine fasse partie de l'UE, nous ne voulons pas que l'Ukraine devienne membre de l'OTAN, nous ne voulons pas partager nos armes nucléaires avec le reste de l'Europe et nous sommes contre l'envoi de nos troupes dans une guerre qui, je le rappelle, ne concerne pas la France. J'ai été surpris par la légèreté avec laquelle Emmanuel Macron, un verre de whisky à la main, a déclaré à une chanteuse qu'il enverrait des troupes...".
Marine Le Pen a adouci son discours de sympathie pour Poutine, rénové sa rhétorique et s'est retranchée dans la défense des valeurs traditionnelles aux côtés d'une politique de lutte contre l'immigration incontrôlée. Cela a suffi à convaincre ses électeurs que c'était là le meilleur choix.
Un autre fait doit être remarqué. Alors que la presse mondiale américaine appelle à soutenir Biden à tout prix, considérant qu'avoir amené le monde au bord de la guerre nucléaire ne suffit pas à penser que sa figure est plus dangereuse que celle de Trump, l'histoire se répète en France.
Le grand danger est de voir arriver au pouvoir quelqu'un qui n'a jamais gouverné la France. La presse est scandalisée par la possibilité que Le Pen et ses semblables puissent prendre des décisions, mais elle oublie que la décision clé, celle de la guerre, a été prise par Macron.
Le mondialisme voit donc le pouvoir lui glisser entre les doigts. L'AfD allemande, la FPÖ autrichienne et le Fidesz de Viktor Orbán ne sont que quelques-unes des alternatives émergentes. La réponse consiste à parler de la progression de l'extrême-droite, du fascisme, mais cela ne suffit pas à enrayer la lassitude des citoyens à l'égard du système politique traditionnel.
Après des décennies de baisse des revenus, d'augmentation de la pauvreté résultant de la destruction accélérée des classes moyennes et d'une violente concentration des richesses, la rébellion est en marche au cœur du monde occidental développé.
La France est un nouvel exemple des pressions exercées par des populations qui commencent à s'éloigner du schéma gauche-droite pour se rapprocher du clivage mondialisme-nationalisme.
Attal a déclaré le dimanche 30 juin: "la leçon de ce soir, c'est que l'extrême droite est aux portes du pouvoir... Jamais dans notre démocratie l'Assemblée nationale n'a été autant menacée d'être dominée par l'extrême droite que ce soir", "pas une seule voix ne doit aller au Rassemblement national... Si nous voulons être à la hauteur du destin français, il est de notre devoir moral de tout faire pour éviter que le pire ne se produise".
Le problème échappe aux élites politiques. S'unir sous le slogan de fermer la porte à l'"ultra-droite" dans un front démocratique n'émeut personne. Ce n'est pas non plus une idée nouvelle : lors de l'arrivée au pouvoir de Juan Perón en 1945 en Argentine, l'opposition politique qui contestait son accession au pouvoir avait formé une coalition sous le nom d'Union démocratique, qui réunissait conservateurs et communistes. Cela n'a pas fonctionné ; l'histoire est rebelle à de telles manœuvres. La décomposition du système est profonde et ne peut être maintenue en réunissant les différents acteurs discrédités par le système lui-même.
De moins en moins de citoyens s'émeuvent de la progression de l'ultra-droite et de moins en moins s'inquiètent du retour imaginaire d'un fascisme qui a, en réalité, disparu il y a plus d'un demi-siècle. Si les appels aux fronts antifascistes ont eu du succès à une époque, leur temps est révolu. Aujourd'hui, le malaise et la lassitude poussent à la rupture, que ce soit dans les pays développés, moyens ou sous-développés. La lassitude se manifeste face à un système qui a perdu sa capacité à séduire les masses.
C'est pourquoi nous assistons à un phénomène d'ascension qui semble inéluctable, gagnant du terrain, mais forçant indirectement l'accélération des conflits, car le mondialisme perd le contrôle de ses bases et la possibilité d'imposer son modèle s'éloigne définitivement. La France a montré que le système est à bout de souffle, qu'il se fissure rapidement et que les appels à la résistance contre l'"ultra-droite" perdent de leur efficacité ; le système doit chercher d'autres solutions s'il veut maintenir le consensus.
La démocratie libérale basée sur des partis politiques au service des causes imposées par l'establishment mondialiste ne répond plus de manière adéquate.
Nous pourrions assister à l'émergence de leaderships basés sur le web, dotés d'une capacité de communication éprouvée et mieux formés que la classe politique actuelle, qui est ignorante, et pas seulement vénale.
C'est là que nous pourrions voir une opportunité de construire des mouvements qui cherchent à changer réellement et mieux les choses face aux menaces qui pèsent sur nous tous. Mais il faudra savoir les différencier des faux prophètes qui participeront à ce discours, mais chercheront à l'amener à une inaction réelle, en changeant un petit quelque chose pour que rien ne change dans l'ensemble.
La victoire de Mélenchon est une victoire à la Pyrrhus car il a dû renoncer à ses positions anti-système et pactiser avec Macron, celui-là même qui est issu de la banque Rothschild et qui conduit la France vers la guerre avec la Russie.
Le prix de cette victoire est que le progressisme et la gauche ont montré leur vrai visage, celui d'un système, d'une dissidence contrôlée. La crédibilité est remise en cause et l'on s'interroge sur la gauche de notre région du monde (= l'Amérique ibérique) qui fête la victoire du candidat pro-USA, ce que l'on semble oublier face aux accusations de fascisme à l'égard de Le Pen.
Une victoire donc, coûteuse et inquiétante pour l'avenir, qui démontre que le processus de dislocation est toujours en cours.
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Elections françaises: la grande rupture est là
Elections françaises: la grande rupture est là
Par José Javier Esparza
Source: https://noticiasholisticas.com.ar/elecciones-francesas-la-gran-ruptura-ya-esta-aqui-por-jose-javier-esparza/
Le parti le plus plébiscité au second tour des élections législatives françaises est de loin le Rassemblement national de Marine Le Pen et Jordan Bardella: 8,7 millions de voix. Si l'on y ajoute les 1,3 millions de voix des Républicains de Ciotti, alliance perfidement qualifiée par le service des élections du gouvernement d'"union de l'extrême droite" (en tant que telle, pour ne pas mâcher ses mots) et favorables au soutien des listes du RN, le chiffre global s'élève à plus de 10 millions de voix. Les sièges déjà enlevés au premier tour ne sont pas comptabilisés ici. Cependant, en regardant le tableau officiel des résultats du second tour, on constate que les 8,7 millions de voix du RN ne se sont traduites que par 88 sièges, tandis que les 7 millions de l'ultra-gauche ont abouti à 146 sièges. De même, les 6,3 millions du groupe de Macron se sont traduits par 148 sièges. Au final, en intégrant les sièges déjà attribués au premier tour, l'Assemblée française se retrouve avec une majorité d'extrême gauche (le Nouveau Front populaire de Mélenchon) avec 178 sièges, un deuxième groupe macroniste avec 150 sièges, et, en troisième position, le RN de Le Pen avec 143 sièges; en quatrième position Les Républicains (centre-droit) avec 39 sièges, plus d'autres groupes mineurs. En d'autres termes, le parti qui a obtenu le plus de voix se retrouve en troisième position en termes de représentation. La distorsion du vote lorsqu'il est traduit en sièges est évidente.
Comme chacun le sait - ou devrait le savoir maintenant - cette distorsion est due au modèle hyper-majoritaire du système électoral français, qui n'attribue qu'un seul siège par circonscription et permet à deux ou plusieurs candidats perdants au premier tour de concentrer les voix pour l'emporter au second tour. C'est exactement ce qui s'est passé et ce n'est pas particulièrement surprenant, car de nombreux observateurs (par exemple, Santiago Muzio dans El Gato al Agua) avaient déjà mis en garde contre ce phénomène. Quand on regarde les chiffres en détail, on s'aperçoit qu'en réalité ces élections se sont jouées à quelques dizaines de milliers de voix - c'est dire à quel point le résultat a été serré dans de nombreuses circonscriptions - et qu'une variation de ces chiffres - cent de plus ou cent de moins dans telle ou telle circonscription - aurait abouti à un parlement totalement différent. En tout état de cause, et en guise de bilan provisoire, ce que l'on peut conclure est ce qui suit:
1) Macron a convoqué des élections législatives pour refroidir la victoire du RN aux élections européennes. Il ne l'a pas complètement refroidie, car ce qu'il a réussi, c'est à enflammer la frustration d'une France majoritaire qui, tout en gagnant, perd.
2) Macron a convoqué ces élections législatives pour se consolider, mais il a obtenu exactement le contraire: la première chose que Mélenchon a faite dès qu'il s'est vu "vainqueur" n'a pas été d'attaquer Le Pen, mais de demander à Macron de "s'incliner" (sic) et de confier au Nouveau Front Populaire le soin de former un gouvernement.
3) Cette puissance de l'extrême gauche est probablement l'effet le moins anticipé par Macron: sans doute le président comptait-il que, au second tour, le discours "antifasciste" lui permettrait de recueillir le soutien de l'extrême gauche, mais il pensait sûrement que ce serait l'inverse, c'est-à-dire une extrême gauche subordonnée aux candidats à la présidence, un peu comme Sánchez, et non l'inverse, ce qui s'est finalement produit. L'araignée Macron s'est empêtrée dans sa propre toile.
4) Le fait est que, dans la pratique, Macron vient de céder le Parlement à l'extrême gauche. Et en plus, il lui a donné toute la légitimité (artificielle, mais efficace) de la "lutte contre le fascisme" proclamée par les médias et dont Macron se voulait le champion.
5) Au total, le RN ajoute six millions de voix et 60 sièges à ses résultats des précédentes élections législatives. Il est le premier parti politique de France. Peut-on gouverner contre lui ?
6) Si l'objectif était de pacifier le paysage politique, le résultat ne peut être plus catastrophique : l'Assemblée est divisée en trois groupes minoritaires profondément différents, au point que le pays sera objectivement ingouvernable.
L'aveuglement volontaire de la majorité médiatique, qui s'obstine à considérer le RN comme "extrémiste" mais pas le Front populaire, doit être laissé à l'analyse. De même que l'indigence idéologique d'une grande partie du vote macroniste, et même de certains modérés de centre-droit, qui ont préféré soutenir les candidats de l'ultra-gauche plutôt que le RN.
Et enfin, la grande question: qu'est-ce qui unit vraiment les bourgeois macronistes, les socialistes, les communistes, les islamistes et tous ces gens qui ont uni leurs voix dans ces élections? Parce que leurs programmes respectifs sont objectivement contradictoires sur beaucoup de choses. C'est pourquoi Bardella (et pas seulement lui) a parlé de "coalition contre nature". Il est vrai qu'en termes politiques traditionnels, le pacte du macronisme avec toutes les gauches dures ou molles est contre nature. Mais peut-être faut-il penser que la "nature" a changé. Ce n'est plus celle des termes traditionnels de droite et de gauche, de capitalisme et de socialisme, etc., mais une autre réalité: les partisans du mondialisme et de l'effacement des identités nationales contre les partisans de l'accentuation de la souveraineté nationale. De ce point de vue, l'actuel pacte français a tout son sens, car la seule chose sur laquelle Macronistes, libéraux, progressistes fluides, socialistes, communistes et philo-islamistes sont vraiment d'accord, c'est le rejet de la préférence nationale. Mondialisme contre souverainisme. C'est la grande rupture qui définit notre époque. Il faut choisir.
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jeudi, 11 juillet 2024
France, si la droite ne change pas la société, la société changera la droite
France, si la droite ne change pas la société, la société changera la droite
Enrico Toselli
Source: https://electomagazine.it/francia-se-la-destra-non-cambia-la-societa-la-societa-cambiera-la-destra/
C'est un merveilleux laboratoire politique que la France. Peut-être désastreux pour les Français, mais sans doute intéressant pour toute une série d'enchevêtrements politico-idéologiques, de tentatives de coopération inter-partis, de renaissances de filons idéologiques refoulés. A coup sûr, c'est plus passionnant que la roulette au Casino. Une France qui s'enthousiasme pour la droite du Rassemblement national aux élections européennes et au premier tour des élections législatives, mais qui récompense - en termes de sièges, pas de voix - la gauche de Mélenchon au second tour et exhume Macron, qui semblait mort mais qui réapparaît comme le gagnant d'un pari qui semblait risqué mais qui s'est avéré payant.
Le président sera-t-il celui qui distribuera les cartes au sein du gouvernement, même si Mélenchon insiste sur un changement radical? Pour l'instant, les marchés financiers rejettent le virage à gauche et c'est aussi un signal intéressant: on peut voter contre les marchés. En France, oui. En Italie, il semble que non.
Cependant, en profitant des marchés boursiers, Macron peut forcer ses nouveaux alliés gauchistes à larguer Mélenchon et ses alliés pour arriver à une coalition gouvernementale "de bon sens", toujours au service des marchés et des États-Unis. En concédant toujours plus aux vices privés, alors qu'il a déjà tout concédé, en favorisant les Français de différentes couleurs en échange de la poursuite de politiques économiques qui pénalisent les Français hors des grandes villes.
Et le Rassemblement national? La dédiabolisation n'a pas payé. L'option de bon sens et de modération n'a pas suffi. En revanche, Mélenchon a gagné précisément parce qu'il a choisi de ne pas modérer ses propos. La melonisation à la française s'est révélée erreur fatale. Les listes des macroniens et de la gauche dite "responsable" étaient déjà pleines de serviteurs de l'OTAN. Accepter les règles fixées par les adversaires ne suffit pas à se rendre présentable à leurs yeux. Plus vous concédez, plus ils vous demandent. Et, en bout de course, ils vous lâchent encore et toujours.
Le tiers des Français qui avaient choisi la droite aux élections européennes et au premier tour n'a pas pu résister à la pression du Front compact anti-lepéniste. Le pourcentage de voix a augmenté, mais malgré plus de 10 millions de voix (3 millions de plus que le Nouveau Front populaire et presque deux fois plus que les macroniens), les sièges ne sont pas tombés dans l'escarcelle, à cause du mécanisme électoral en vigueur et du front formé spécifiquement pour faire barrage à la droite. Un front qui n'a rien d'autre en commun que l'ennemi. D'autre part, l'imaginaire collectif se crée par des interventions quotidiennes non pas en politique mais en métapolitique. En construisant une nouvelle culture, un nouveau sentiment collectif. Avec la musique, la littérature, l'art, et même un journalisme de qualité. Là où la droite est toujours perdante parce qu'elle préfère les slogans, le désengagement (dédiabolisant), la défense des parasites qui votent ensuite pour d'autres.
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La déception de Zelensky et le mécontentement de l'Occident. Avec quoi Modi est-il arrivé en Russie?
La déception de Zelensky et le mécontentement de l'Occident. Avec quoi Modi est-il arrivé en Russie?
Leonid Savin
Source: https://www.geopolitika.ru/article/razocharovanie-zelenskogo-i-nedovolstvo-zapada-s-chem-modi-pribyl-v-rossiyu
Arrivé à Moscou le 8 juillet, le Premier ministre indien Narendra Modi a décrit la Russie comme "l'ami de tous les temps" de l'Inde et a salué le rôle de premier plan joué par Vladimir Poutine dans le renforcement des relations bilatérales au cours des deux dernières décennies. Le Premier ministre a également déclaré que pendant longtemps, le monde a connu un "ordre mondial centré sur l'influence". "Mais ce dont le monde a besoin aujourd'hui, c'est de fusion, et non d'influence, et personne ne peut transmettre ce message mieux que l'Inde, qui a une forte tradition de culte de la fusion", a-t-il déclaré.
Comment interpréter ces propos ? A priori, le Premier ministre indien appelle à une sorte de convergence. Cependant, l'Orient étant un sujet délicat, cette phrase peut être interprétée à la fois comme une fusion de plusieurs courants et comme une influence mutuelle.
Lors d'une rencontre avec la diaspora indienne à Moscou le 9 juillet, Modi a souligné que "les Indiens en Russie renforcent les liens bilatéraux, contribuent au développement de la société russe... Dès qu'ils entendent le mot "Russie", tous les Indiens pensent que c'est un ami fiable, un ami dans la joie et dans la peine...".
Sans aucun doute, une telle "fusion" est tout à fait louable, bien qu'il faille tenir compte de certaines subtilités mentales et spirituelles, car n'importe qui peut devenir Russe (orthodoxe ou musulman), mais pour professer l'hindouisme, il faut être né hindou.
Et compte tenu de l'idéologie nationaliste de l'hindouisme que Modi et ses partisans suivent, il vaut probablement la peine d'examiner comment de tels amalgames ont eu lieu en Inde. Il suffit de penser à l'amendement de la constitution indienne concernant le statut de l'État du Jammu-et-Cachemire, qui a perdu son statut spécial et son autonomie en août 2019. En d'autres termes, New Delhi a lancé un mécanisme d'intégration plus stricte.
Cependant, la position de la Russie sur la crise ukrainienne et la Novorossiya a été exposée à Modi de manière assez détaillée, de sorte que même s'il a abordé les pourparlers de paix, il l'a fait plutôt délicatement, se contentant de proposer l'aide de l'Inde si cela s'avérait nécessaire.
De toutes les questions liées au conflit ukrainien, Modi était plus intéressé par le sort des citoyens indiens qui ont rejoint les forces armées russes. Selon les médias indiens, Vladimir Poutine a accédé à la demande du Premier ministre indien de renvoyer tous ceux qui souhaitent retourner en Inde. Selon des sources au fait de la décision, les ordres ont été donnés après "l'intervention directe" de Modi. "Nous nous attendons à ce que le renvoi ait lieu dans les semaines à venir dans les différents lieux où ils servent ou sont déployés", ont déclaré ces sources à The Hindu sous le couvert de l'anonymat.
Les médias indiens rapportent également que la question a déjà été discutée avec Sergey Lavrov lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai à Astana.
Il convient de noter que les États-Unis ont fait part à l'Inde de leur inquiétude concernant ses relations avec la Russie, a déclaré lundi un fonctionnaire du département d'État à la presse. L'Inde a toutefois rejeté les préoccupations du département d'État, soulignant qu'elle "a toujours appelé au respect de la charte des Nations unies, y compris l'intégrité territoriale et la souveraineté". Il n'y a pas de solution sur le champ de bataille. Le dialogue et la diplomatie sont la voie à suivre".
Cette décision ne vise pas seulement à renforcer les liens de l'Inde avec la Russie, mais aussi son influence dans les relations avec les États-Unis et d'autres pays occidentaux... La coopération de longue date en matière de défense fait qu'il est difficile de remplacer à court terme la position de la Russie dans le secteur de la défense de l'Inde. Si les États-Unis souhaitent remplacer progressivement la Russie en tant que principal fournisseur d'armes de l'Inde, il ne fait aucun doute que cette transition prendra du temps.
Mais il est crucial pour un grand pays comme l'Inde de maintenir une relation stable avec la Russie et de poursuivre la coopération dans l'industrie de la défense".
Citant Lun Xingchun, professeur à l'école des relations internationales de l'université d'études internationales du Sichuan, la publication écrit également que "Actuellement, l'Occident est plus enclin à enflammer les relations entre la Chine, la Russie et l'Inde pour tenter de semer la discorde entre les trois pays. En fait, l'Occident lui-même pourrait avoir plus de raisons de s'inquiéter, car il espère que l'Inde s'opposera à la Russie en se joignant à l'Occident, notant que la politique étrangère de l'Inde vise à maintenir un équilibre, sans pencher complètement d'un côté ou de l'autre, afin de poursuivre ses propres intérêts.
Les intérêts propres de l'Inde sont peut-être la caractérisation la plus précise de la stratégie intelligente de New Delhi. Toutefois, il est impossible d'échapper aux intérêts russes lorsqu'il s'agit de la coopération entre les deux géants eurasiens. Et dans le contexte de la transformation mondiale, il s'agit bien sûr aussi pour l'Inde de devenir un pôle plus indépendant, ce qui cadre bien avec les aspirations de la Chine et de la Russie à construire un ordre mondial multipolaire.
Mais les médias occidentaux se sont concentrés sur le fait que l'Inde a acheté pour 46,5 milliards de dollars de pétrole russe en 2023, alors qu'en 2021 le montant n'était que de 2,5 milliards de dollars. Les évaluations politiques sont dominées par l'idée que pour la Russie comme pour l'Inde, le développement de leurs relations bilatérales est important pour faire contrepoids à l'influence de la Chine. La conclusion est que la visite de Modi a montré au monde que la Russie n'est pas aussi isolée que l'Occident le voudrait.
Le New York Times a également cité Vladimir Zelensky, qui a décrit la visite comme "une énorme déception et un coup dur pour les efforts de paix". Bloomberg n'a pas oublié de mentionner que Poutine accueille Modi après avoir lui-même déclaré que la Russie et la Chine étaient à l'apogée de leurs relations bilatérales. Et Modi lui-même s'est rendu à Moscou après une récente visite en Inde d'une délégation de hauts fonctionnaires américains intéressés par une coopération dans les domaines de la technologie, de la sécurité et de l'investissement.
Alors que les médias occidentaux déplorent que New Delhi ne suive pas Washington, l'agenda constructif de la visite de Narendra Modi se poursuit. Le 9 juillet, il a visité la tombe du soldat inconnu et l'exposition Rosatom avec Vladimir Poutine, après quoi des entretiens officiels ont débuté au Kremlin.
La délégation comprenait, outre le Premier ministre indien, le ministre des affaires étrangères Subramanyam Jaishankar, plusieurs autres hauts fonctionnaires du ministère indien des affaires étrangères et Ajit Doval, le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre.
Du côté russe, le ministre des affaires étrangères, Sergey Lavrov, le premier vice-premier ministre, Denis Manturov, le ministre des finances, Anton Siluanov, le directeur du service fédéral de coopération militaro-technique, Dmitry Shugaev, et le PDG de Rosneft, Igor Sechin, ont participé aux discussions.
Les discussions ont débouché sur une déclaration commune, selon laquelle la Russie et l'Inde prévoient de développer leur coopération dans de nombreux domaines.
Les pays ont convenu d'atteindre un volume d'échanges mutuels de plus de 100 milliards de dollars d'ici 2030, de développer les règlements en monnaie nationale, d'optimiser les procédures douanières et d'augmenter le volume des marchandises. Il est envisagé de développer la coopération dans l'industrie nucléaire, le raffinage du pétrole, l'énergie, la construction automobile et navale, le développement et la fourniture de médicaments et d'équipements médicaux, ainsi que dans de nombreux autres domaines.
La Russie et l'Inde ont convenu de développer une sécurité indivisible en Eurasie et d'intensifier les processus d'intégration ; elles ont souligné la nécessité d'une résolution pacifique du conflit ukrainien par la diplomatie et l'implication des deux parties.
Il a été rapporté précédemment que l'Inde était intéressée par la participation de la Russie à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en Inde et à la fourniture de combustible. Au début des années 2000, les États-Unis ont activement empêché l'entrée de la technologie nucléaire en Inde, mais ils ont ensuite assoupli leur position, en tenant compte du fait que les États-Unis seraient eux-mêmes le fournisseur. Apparemment, New Delhi a décidé de se débarrasser définitivement de cette dépendance et de s'assurer le soutien de la Russie.
Un accord similaire a été conclu sur un approvisionnement ininterrompu et garanti en pétrole au cours des prochaines années.
Le renforcement de la coopération militaro-technique a également été discuté. Il convient de noter que, selon les données du SIPRI, Israël représente la plus grande part des importations d'armes de l'Inde (48%), tandis que la Russie arrive en deuxième position (28%), alors qu'il y a dix ans, sa part était d'environ 70%. Il est donc plus juste de parler non pas de début, mais de rétablissement des relations dans ce domaine.
Les résultats de la visite du chef d'État indien peuvent être qualifiés de très fructueux pour les deux parties. Le changement de vecteur de la Russie vers l'Est et le Sud se poursuit. Et comme l'Inde est déjà la troisième économie mondiale, les projets conjoints présentés indiquent qu'au moins dans les cinq prochaines années, la coopération bilatérale atteindra de nouveaux sommets et apportera des avantages significatifs aux deux pays.
Cela sera confirmé une fois de plus lors du sommet BRICS+ à Kazan en octobre, où Modi a été invité, ainsi que lors du 23ème sommet des deux pays en Inde en 2025, où Vladimir Poutine a été invité.
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mercredi, 10 juillet 2024
Instagram et l'idéologie libérale
Instagram et l'idéologie libérale
Alexandre Douguine
Source: https://www.geopolitika.ru/it/article/instagram-e-lideologia-liberale
Nous sommes très proches du point de non-retour pour le libéralisme, non seulement en Russie, mais aussi dans le monde entier. Sans une catastrophe, les élites libérales ne seront plus en mesure de maintenir leur pouvoir sur l'humanité. L'échec de Biden lors du récent débat avec Trump est un symptôme très significatif. Il en va de même pour les succès des populistes de droite en Europe, où Orban est en train de devenir une figure symbolique importante.
En Russie, franchement, il n'y a toujours pas eu de purge pour nous débarrasser des libéraux parce que pratiquement rien n'a été demandé à personne. Ceux qui se sont enfuis, d'accord, mais ils peuvent toujours revenir. Quelque part dans les hautes sphères du pouvoir en Russie, il y a un blocus qui empêche encore les réformes patriotiques attendues depuis longtemps.
De l'extérieur, on a l'impression qu'elles ont déjà été faites et que tous les vrais dirigeants du monde veulent être comme Poutine, s'assimiler à lui. Mais de l'intérieur, et en particulier au sein des élites, les choses sont loin d'être aussi simples. Il y a une attente de paix et l'état d'esprit suivant: "pour l'argent, oui". Cette tendance n'a pas été inversée et la philosophie d'Instagram domine toujours, au mépris des valeurs traditionnelles.
En Russie, c'est comme si deux mondes existaient : celui de l'héroïsme militaire, qui paie le prix du sang, et celui de la Ville. Deux planètes différentes.
En proportion, bien sûr, on évolue vers l'héroïsme, mais le blocage le plus puissant contre les nécessaires réformes illibérales à tous égards se trouve aux plus hauts niveaux du système. Il ne s'agit pas seulement d'inertie, mais d'un véritable sabotage idéologique au détriment de la civilisation. L'épisode Bastrykin, qui a pris le parti de la population dans la question des migrants, et les convulsions qui ont suivi montrent à quel point les choses ont mal tourné.
Les poursuites pénales à l'encontre de hauts fonctionnaires du ministère de la défense semblent confirmer le bien-fondé de certains accès de colère extrêmes et erronés (sans doute) du parti des héros de la ligne de front il y a un an. Les méthodes sont catégoriquement mauvaises, mais tant que nous ne commencerons pas à compter avec des contenus de type Instagram, nous ne verrons pas la Victoire. Et en attendant, le sang coule à flots.
Oui, et au fait, nous avons annulé l'USE, annulé le système de Bologne, c'est vrai, mais qui l'a introduit? Qui nous l'a imposé par la force, en brisant la colonne vertébrale de ceux qui n'étaient pas d'accord? S'est-il imposé de lui-même? Et pourquoi avons-nous oublié leurs noms? Et quels postes occupent-ils aujourd'hui? Il en va de même pour tout le reste.
Nous devons entrer dans un nouveau cycle historique de la manière la plus sérieuse et la plus systématique possible. Poutine a posé les jalons. Maintenant, en retroussant nos manches, nous devons commencer à construire une nouvelle société et un nouvel État - sur la base des valeurs traditionnelles et de la mission du monde russe. L'expédient que je nomme "pour l'argent, oui" doit être détruit, il doit être éradiqué en tant qu'attitude. Après tout, selon cette mentalité, à partir d'une petite somme, d'une escort-girl ou d'un pot-de-vin, il faudra un jour ou l'autre vendre la patrie et l'âme immortelle de notre Russie.
"Pour de l'argent, oui" : c'est l'idéologie la plus destructrice, la plus dangereuse qui soit. C'est l'essence du libéralisme, un résumé des livres d'Ayn Rand ou la formule de la "main invisible du marché". C'est ce contre quoi l'humanité se révolte. En prenant exemple sur nous, d'ailleurs. Après tout, Poutine a l'air de dire "pour l'argent, non", la patrie et l'âme ne sont pas à vendre.
Sur ses arrières, il y a l'orthodoxie, l'empire, Dostoïevski et l'entreprise réalisée jadis par le peuple soviétique. C'est ainsi. Mais l'Instagram, c'est-à-dire le libéralisme, est déjà superflu dans la nouvelle Russie. Veuillez supprimer le dernier bloc. Bien entendu, nous comprendrons immédiatement que c'est fait. Tout le monde a compris ce que signifie la nomination de Belousov. Sans équivoque, et nous comprendrons l'étape suivante. Après cela, tout commencera vraiment.
21:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : actualité, alexandre douguine, russie | |
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Afghanistan: les autorités en place sur la voie de la reconnaissance internationale
Afghanistan: les autorités en place sur la voie de la reconnaissance internationale
Leonid Savin
Source: https://www.geopolitika.ru/article/afganistan-deystvuyushchie-vlasti-uverenno-idut-k-mezhdunarodnomu-priznaniyu
Doha, la capitale du Qatar, a accueilli une conférence internationale de haut niveau sur l'Afghanistan les 30 juin et 1er juillet 2024. Outre les représentants de l'Émirat d'Afghanistan, 25 envoyés spéciaux de différents pays et des fonctionnaires de l'ONU ont participé à la conférence. La délégation russe était conduite par Zamir Kaboulov, représentant spécial du président russe pour l'Afghanistan.
Il s'agit de la troisième réunion de haut niveau sur le règlement de la question de l'Afghanistan qui se tient à Doha. Toutefois, c'est la première à laquelle participent des représentants officiels des autorités afghanes. Ceux-ci n'avaient pas été invités à la première réunion, qui avait été supervisée par les États-Unis. Washington pensait probablement qu'après avoir été chassé d'Afghanistan en 2021, le mouvement taliban* interdit en Russie ne durerait pas longtemps et qu'il serait possible de rêver et de planifier quelque chose sans leur participation (les mêmes justifications ont probablement motivé les organisateurs de conférences sur l'Ukraine sans la participation de la Russie). Mais, comme cela s'est souvent produit auparavant, un tel plan n'a pas fonctionné. Les talibans sont non seulement restés au pouvoir, mais ils ont également commencé à gagner progressivement une légitimité internationale et à tisser des liens. En février 2024, à l'initiative de l'ONU, une deuxième conférence est convoquée. Mais les talibans la boycottent car ils ne sont pas d'accord avec l'ordre du jour, qui comprend une interprétation occidentale spécifique de la société civile.
Doha n'a pas été choisie par hasard. En effet, le Qatar joue depuis longtemps le rôle de médiateur dans les négociations entre les talibans et les autorités américaines, et le siège du mouvement palestinien Hamas s'y trouve également. Apparemment, l'efficacité de ce rôle est reconnue non seulement à l'Ouest, mais aussi à l'Est.
Selon le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le principal objectif du troisième cycle de négociations était d'accroître l'engagement international envers l'Afghanistan d'une manière plus cohérente, coordonnée et structurée. Cet objectif semble avoir été atteint.
Dès le premier jour de l'événement, les talibans ont remercié la Russie "pour sa position positive et constructive". C'est ce qu'a écrit le chef de la délégation afghane, Zabihoullah Mudjahid (photo), sur un réseau social. Ce qui est important, c'est que les États-Unis ont tenté à plusieurs reprises d'empêcher l'amélioration des liens entre l'Émirat islamique d'Afghanistan, comme les talibans appellent désormais officiellement leur pays, et la Fédération de Russie. Cet objectif n'a pas été atteint. La confiance politique entre Moscou et Kaboul a atteint un nouveau niveau.
On sait également que dès le premier jour, la délégation talibane a tenu une réunion séparée avec Kaboulov (photo), mais aussi avec des représentants de l'Inde, de l'Arabie saoudite et de l'Ouzbékistan.
En ce qui concerne les résultats, selon des sources officielles afghanes, "des engagements ont été pris lors de la réunion pour lever les restrictions économiques et bancaires".
Les observateurs notent qu'il est probable que les sanctions contre l'Afghanistan seront bientôt levées et les comptes dégelés. Comme Mudjahid a fait l'éloge non seulement de la Russie, de la Chine, de l'Iran, du Pakistan, du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan, du Kirghizistan, du Turkménistan et de l'Organisation de la coopération islamique, mais aussi des États-Unis, il s'agit d'une confirmation indirecte de la volonté de Washington de restituer les avoirs de l'Afghanistan.
Il convient toutefois de souligner que si les États-Unis figurent sur cette liste plutôt en raison de leur rôle dans le gel et le dégel (potentiel) des avoirs bancaires afghans, tous les autres pays représentent le "non-Ouest collectif", ce qui est important dans le contexte d'une multipolarité croissante.
Par conséquent, les avantages de la coopération potentielle avec l'Afghanistan reviendront principalement aux pays d'Eurasie. D'ailleurs, les Talibans ont également exprimé leur intérêt à participer aux travaux du corridor de transport international nord-sud, où la Russie et l'Iran sont des acteurs clés. Le fait que le Pakistan ait exprimé le même intérêt la veille est révélateur.
Si les talibans ont trouvé un terrain d'entente plus large avec les pays du Sud et de l'Est au cours de la conférence de Doha et se sont montrés déterminés à coopérer dans divers domaines, les divergences avec les représentants de l'Ouest sont apparues immédiatement au niveau de la rhétorique diplomatique.
Ainsi, Rosemary DiCarlo (photo), sous-secrétaire générale des Nations unies, a de nouveau soulevé la question de l'égalité des sexes, alors qu'il avait été convenu auparavant de ne pas inscrire cette thématique à l'ordre du jour de la conférence. Elle a déclaré que les autorités talibanes avaient été informées de la nécessité d'impliquer les femmes dans la vie publique et que "les autorités ne s'assiéront pas à la table des négociations avec la société civile afghane sous cette forme, mais elles ont très clairement reconnu la nécessité d'impliquer les femmes et la société civile dans tous les aspects de la vie publique". En même temps, elle a noté que la question des sanctions a été soulevée mais n'a pas été abordée en détail, comme pour suggérer qu'elle n'a pas encore été résolue et qu'elle pourrait bien dépendre de la résolution de la question de l'égalité des sexes.
Agnès Callamard, présidente d'Amnesty International, a déclaré avant le début des pourparlers que "satisfaire aux conditions posées par les talibans pour garantir leur participation aux pourparlers pourrait légitimer leur système institutionnalisé d'oppression fondée sur le sexe".
L'Agence canadienne des affaires internationales a publié un communiqué de presse exprimant sa déception quant au fait que les femmes afghanes n'étaient pas représentées à la réunion.
Le porte-parole des talibans, Zabihoullah Mudjahid, a succinctement fait remarquer à l'ouverture du sommet que les diplomates devraient "trouver des moyens d'engagement et de compréhension mutuelle plutôt que de chercher la confrontation", malgré les différences "naturelles" existant entre les diverses visions de la politique. "L'Émirat islamique d'Afghanistan cherche également à s'engager de manière constructive avec les pays occidentaux", a-t-il déclaré, ajoutant que "comme tout État souverain, nous avons certaines valeurs religieuses et culturelles et des aspirations sociétales qui doivent être reconnues comme telles".
Il convient de noter que les représentants du mouvement taliban ont déclaré à plusieurs reprises que les droits de tous les citoyens étaient garantis par la loi islamique.
Seul l'Occident a son propre point de vue et a même inventé le terme d'"apartheid des sexes" à propos de la situation en Afghanistan. Il suffit de se rappeler que les mêmes personnes intelligentes en Occident ont inventé le "fascisme islamique" pour diaboliser la République islamique d'Iran et, plus tard, pour justifier les invasions militaires en Afghanistan et en Irak.
Mais leur temps est déjà révolu. Aujourd'hui, l'Occident lui-même est en train de devenir un ensemble d'États voyous. Et l'Afghanistan, avec sa culture spécifique et sa loi islamique, est en train de rejoindre la communauté des puissances souveraines.
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dimanche, 07 juillet 2024
Macron-Brancaleone et Mélenchon-Brancaleone partent à la Croisade (antifasciste)
Macron-Brancaleone et Mélenchon-Brancaleone partent à la Croisade (antifasciste)
Andrea Marcigliano
Source : https://electomagazine.it/brancaleone-alla-crociata-antifascista/
Permettez-moi d'apporter une précision immédiate. Je ne prétends pas être un expert de la politique française. L'un de ceux, si nombreux aujourd'hui, qui encombrent les médias et le web de leurs analyses. Et qui auraient sans doute du mal à trouver Orléans ou Bordeaux sur une carte.
Mais je suis un curieux. Et quand j'entends quelque chose, j'essaie, si possible, d'en vérifier le bien-fondé. Avec des données concrètes.
Ainsi, cette histoire de désistements entre le parti de Macron et le Nouveau Front Populaire de Mélenchon, annoncée à grand renfort de trompettes comme présageant la défaite de Le Pen, m'a mis la puce à l'oreille.
Et je me suis mis en quête de données. Du concret, du concret, et non pas des rêves, comme ceux de nos experts de salon.
En attendant, qu'est-ce que c'est que ce Nouveau Front Populaire ? Qui, dans son nom, rappelle celui de 1936, celui de Léon Blum. Qui a conduit la France au désastre. Mais qui reste l'un des mythes (ratés) de l'antifascisme transalpin. Et, à y regarder de plus près, aussi de celui de notre pays cisalpin.
Il a été créé le 10 juin 2024. C'est-à-dire, pour être généreux. Et à la suite du succès du Rassemblement national aux élections européennes. Avec l'objectif affiché de rassembler toute, mais vraiment toute la gauche pour écarter la menace d'un "gouvernement fasciste".
Ce qui, soyons honnêtes, en tant que programme politique, est vraiment un peu... peu.
Car il ne suffit pas d'être contre quelqu'un ou quelque chose pour dire que l'on a quelque chose en commun.
Et en effet, nous voyons qui s'est joint à nous.
Nous trouvons l'ancien PCF, le parti communiste. Ou ce qu'il en reste... très peu de choses. Et la galaxie fragmentée des socialistes. Plus ou moins démocratiques, plus ou moins dégénérés, héritiers de l'ère Mitterrand, aujourd'hui curiosité archéologique. Et aussi le POI, marxiste, ou plutôt trotskiste.
Et jusqu'ici...
Et puis il y a les Verts transalpins. Là aussi un archipel d'atolls dans le courant. Des écologistes, des socialistes écologiques. Des écologistes profonds (qu'est-ce que ça veut dire ?). Et même un parti de végétaliens.
Et, pour ne rien gâcher, des gaullistes de gauche (sic !), des nationalistes polynésiens, des radicaux de diverses extractions, des libéraux de gauche, des altermondialistes, des anticapitalistes, des régionalistes alsaciens, des nationalistes basques, des libertaires...
Sans oublier, bien sûr, l'univers syndical, complexe et conflictuel. De la CGT historique aux autonomes.
Voilà donc le NFP. Il n'est soudé que par la haine et la peur. Qui sont, bien sûr, de bonnes colles électorales. Mais... après cela ?
Sur quelle base pourraient-ils rester ensemble ?
Et surtout, comment pourraient-ils s'entendre avec le parti (personnel et plastique) de Macron ?
Des pacifistes avec des bellicistes ?
Des pro-russes déclarés avec des atlantistes en colère ?
Ceux qui descendent dans la rue contre la réforme des retraites avec celui qui l'a imposée ?
Les partisans des Palestiniens, et même du Hamas, avec celui qui va bras dessus bras dessous avec Netanyahu ?
Franchement, l'armée de Brancaleone, en comparaison, apparaît bien plus homogène et disciplinée.
Ces résistances auront peut-être pour effet d'empêcher un gouvernement Bardella. Mais aucun gouvernement ne pourra jamais en sortir.
Macron s'en moque. Il vise le chaos parlementaire pour gouverner seul et sans être dérangé. Sans contrôle ni contrepoids.
À long terme, et probablement à court terme, cela pourrait avoir un effet dévastateur sur la société française. Un désordre ingouvernable et ingouverné.
Et cela ne peut que favoriser Marine Le Pen.
Dont l'objectif, ne l'oublions pas, n'est pas de faire de Bardella le chef du gouvernement. Mais d'entrer, en tant que présidente, à l'Elysée.
17:15 Publié dans Actualité, Affaires européennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : emmanuel macron, actualité, europe, france, affaires européennes, législatives françaises 2024, nouveau front populaire | |
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Les images de l'ennemi politique dans la crise du capitalisme
Les images de l'ennemi politique dans la crise du capitalisme
Markku Siira
Source: https://markkusiira.com/2024/06/29/poliittisia-viholliskuvia-kapitalismin-kriisissa/
"La figure de l'ennemi est probablement l'atout le plus précieux de l'Occident qui s'effondre", affirme Fabio Vighi. Même les célébrations du 80e anniversaire du débarquement en Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale ont été transformées en "une nouvelle pub contre la Russie, grâce à l'omniprésent Volodymyr Zelensky".
Vighi appelle à une réflexion sur "le lien de causalité entre un empire au bord de la faillite, en panique, et un soi-disant ennemi qu'il faut combattre - dans ce cas précis, jusqu'au dernier Ukrainien (et au détriment des vassaux européens)".
Grâce aux experts et aux (faux) médias de pouvoir, nous savons que la "désinformation russe" est partout, mais qu'en est-il des "fake news" de l'Occident ? Malgré toutes les sanctions, la monnaie russe se renforce et l'économie se développe. "Ne nous a-t-on pas dit que les sanctions transformeraient le rouble en papier toilette, ce qui ferait tomber Poutine à la manière de Ceaușescu?", demande M. Vighi.
Vous pouvez lire toutes sortes de sensationnalisme dans les nouvelles, sauf que notre développement actuel, lié à un modèle économique capitaliste d'exploitation, n'est pas si durable. Les économies occidentales poursuivent leur course vers le bas alors que l'inflation s'accélère, tandis que d'autres pays se réfugient dans l'alliance des BRICS. Au nom d'un étrange néo-écologisme, la Finlande abat également des forêts pour faire place à des centrales solaires.
La domination du secteur financier occidental a conduit à un modèle de "création destructrice", au lieu de la "destruction créatrice" théorisée par Joseph Schumpeter. Cela signifie que l'élite occidentale de 0,1% "contrôle le capital en élaborant des scénarios de catastrophe imputables à un ennemi extérieur (un virus, la Russie, l'Iran, la Chine ou le changement climatique)".
Qu'entend-on par "durabilité" ? M. Vighi précise qu'elle n'a aucun lien avec les objectifs de l'ONU - vaincre la pauvreté et la faim, la santé et le bien-être, promouvoir l'égalité et lutter contre le changement climatique. "Malheureusement, ce ne sont que des distractions", déclare-t-il.
Le "développement durable" est plutôt un "modèle économique élitiste qui permettra à Wall Street d'atteindre des sommets inégalés tandis que les gens ordinaires paieront le prix de cette réussite par une contraction économique réelle et une baisse du pouvoir d'achat".
La question pour Vighi est la suivante : "Sommes-nous heureux de payer pour la protection de la richesse des ultra-riches et leur sombre vision d'un "meilleur des mondes possibles" ?
Après des décennies de déclin constant, les économies occidentales "avancées" accélèrent leur effondrement tout en luttant avec l'illusion de la supériorité, en exploitant la menace d'ennemis extérieurs.
Vighi affirme que pendant environ trois décennies après la Seconde Guerre mondiale, le système capitaliste a fonctionné "en faisant plaisir aux producteurs de plus-value avec la carotte de la mobilité sociale et de la consommation, et en utilisant le bâton lorsque c'était nécessaire".
Une chorégraphie suffisamment crédible masque une prison collective. Les éclaboussures de sang ont été badigeonnées d'une peinture appelée "progrès", "démocratie" et "croissance économique". Le capital et ses serviteurs ont réussi à refléter les aspirations des peuples qu'ils exploitaient, du moins l'ont-ils cru un moment.
Mais aujourd'hui, la fête est finie. L'illusion sociale la plus puissante de l'histoire moderne s'effondre, même si certains croient encore pouvoir bénéficier d'un système obsolète, ou ne veulent pas renoncer à l'impérialisme culturel anglo-américain au profit de la nostalgie instillée par la culture populaire. Vighi est bien placé pour le savoir.
"Alors que le rêve américain se transforme lentement en cauchemar pour la classe moyenne, la seule option réaliste est de serrer la vis. Cela se fait par la propagande, la censure, l'escalade de la guerre, la gestion de scénarios catastrophes quotidiens, le nettoyage ethnique et la violence politique contre ceux qui ne veulent pas prendre parti."
La menace de la fin du monde pour l'économie à effet de levier de l'Occident a été déployée comme une arme biologique ou géopolitique. La démocratie libérale, dernière forme de gouvernance pour l'humanité, est toujours tentée de se concrétiser "alors que l'avenir s'effondre dans un présent claustrophobe piégé dans la dynamique violente de la dette et la menace de catastrophes mondiales".
Ainsi, la catastrophe économique se transforme en un "discours sur la fin des temps sociaux et géopolitiques". Avec la promotion constante et délibérée de théâtres de guerre tels que le conflit russo-ukrainien et le génocide palestinien, la "dimension eschatologique de l'économie libidinale de l'effet de levier" se dissout dans ce que Vighi a appelé le "capitalisme d'urgence".
Pour le professeur de l'université de Cardiff, il est essentiel de rappeler que "la paralysie de l'avenir qui nous lie à un présent déprimant (tout en effaçant les traces du passé) découle de la crise ultime du capital, représentée au mieux par la nature non substantielle de l'argent dans notre univers hyperfinancé".
Typiquement, les contradictions internes du capital mondial sont résolues au moyen d'un "ennemi extérieur". "Ce fut le cas en ex-Yougoslavie, par exemple, lorsque les Saoudiens ont secrètement financé une opération de fourniture d'armes d'une valeur de 300 millions de dollars au gouvernement bosniaque (à partir de 1993), avec la coopération tacite des États-Unis et en violation de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU et que Washington s'était lui-même engagé à respecter".
Cela a ouvert la voie au bombardement criminel de la Serbie par l'OTAN. Comme l'a résumé l'économiste américain Jeffrey Sachs dans une récente interview, "en 1999, nous avons bombardé Belgrade [sans l'autorisation de l'ONU] pendant 78 jours, avec l'intention de briser la Serbie et de créer le nouvel État du Kosovo, où nous avons maintenant la plus grande base militaire de l'OTAN (Bondsteel) dans le sud-est de l'Europe".
"Mais maintenant que le projet de mondialisation centré sur l'Amérique recule, nous voyons l'hostilité aveugle s'intensifier. Le maître de l'OTAN demande aux toutous européens d'aboyer plus fort que les chiens de leurs ennemis. Et ces derniers, dans les nœuds d'une jalousie séculaire, se disputent un quart d'heure de gloire géopolitique à la Warhol. Telle est, après tout, la mission assignée aux subordonnés : se sacrifier volontairement pour l'empereur", explique Vighi.
Mais l'Occident complaisant continue d'éviter l'introspection en qualifiant son adversaire de mauvais. "Si la crise de la civilisation capitaliste est bien mondiale et qu'il n'existe pas de modèle libérateur sur l'échiquier géopolitique, il est clair que le sentiment antirusse actuel découle d'un cadre idéologique bien établi".
Vu de l'Ouest, les Russes ont toujours été une race inférieure, parents de sang des Mongols et des barbares, qui sont donc traîtres et ont des "traits asiatiques". Il n'est pas surprenant que ces sentiments racistes aient toujours été une arme importante dans l'arsenal géopolitique de l'Occident.
"Que les Russes aient été tsaristes, socialistes ou une nouvelle génération de capitalistes, ils ont toujours été dépeints comme des tyrans sous-développés animés par une soif de pouvoir qui, d'une manière ou d'une autre, terrifie les libéraux occidentaux. Freud dirait que nous projetons sur un ennemi dépravé les séductions violentes cultivées dans notre jardin", analyse Vighi.
"L'essentiel est que cette hostilité de longue date à l'égard de la Russie, qui sert de décharge aux angoisses occidentales refoulées, masque le fait que la forme la plus avancée du capitalisme a fait son temps. Pour reprendre les célèbres mots de Hegel, l'Occident est "une forme de vie obsolète, qui tente désespérément de croire qu'elle est encore jeune et pleine d'énergie".
Vighi convient que la meilleure façon de comprendre les perspectives géopolitiques contemporaines est de revenir à l'ouvrage de Zbigniew Brzezinski de 1997 intitulé "Le grand échiquier". Il apparaît alors clairement que l'"opération Ukraine" était depuis longtemps un pion essentiel dans l'expansion de l'OTAN vers l'Est.
Brzezinski - conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter, cofondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, et éminence grise bien connue de la politique étrangère occidentale globale depuis l'époque de Lyndon Johnson jusqu'à l'administration de Barack Obama - explique clairement l'importance de l'Ukraine en tant que point focal géopolitique pour le maintien de la position des États-Unis sur le continent eurasiatique.
L'objectif à court terme des États-Unis était "d'empêcher l'émergence d'une coalition hostile qui pourrait éventuellement chercher à contester la primauté des États-Unis". Il s'agissait de s'assurer qu'"aucun État ou combinaison d'États n'aurait la capacité d'expulser les États-Unis d'Eurasie". Le rattachement de l'Ukraine à l'OTAN était un élément essentiel de ce plan.
La Russie s'est vu imposer des conditions sans équivoque : soit elle acceptait la domination mondiale des États-Unis (en promouvant un "système politique décentralisé basé sur les marchés libres", comme l'a fait Boris Eltsine dans les années 1990), soit elle devenait "un paria de l'Eurasie" et "perdait toute pertinence en Asie". Poutine n'accepterait pas de tels ultimatums.
La doctrine géopolitique de Brzezinski a été revigorée par les manœuvres de Washington visant à forcer la Russie à attaquer l'Ukraine en 2022, ce qui a également servi de prétexte pour inciter les eurodevises américaines à rompre leurs relations avec la Russie. L'alliance militaire occidentale a également réussi à étendre sa présence en Finlande et en Suède.
L'objectif des États-Unis est d'étendre leur hégémonie. La prise de risques géopolitiques vise à protéger "les deux derniers bastions fragiles de l'impérialisme occidental", le dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale et le complexe militaro-industriel, qui sont "essentiels au soutien d'une bulle boursière axée sur la technologie et chargée de dettes, dont l'inflation conditionne le destin de l'empire".
Comme Vighi l'a expliqué à plusieurs reprises, "le capitalisme financier tente de gérer sa propre chute en semant davantage de destruction jusqu'à la promesse eschatologique de la fin du monde". Les politiciens et les élites ne se cachent même plus derrière le vernis libéral de leur démocratie évaporée, mais suivent le même scénario dystopique.
Jens Stoltenberg, figure de proue de l'OTAN, appelle à une confrontation directe avec la Russie. Larry Fink, directeur de la société de gestion d'actifs BlackRock, prône la dépopulation comme incitation à la compétitivité : "Les problèmes sociaux liés au remplacement des personnes par des machines sont beaucoup plus faciles à gérer dans les pays où la population est en déclin", affirme-t-il froidement.
"L'alliance du capital avec les technologies des troisième et quatrième révolutions industrielles est inévitablement antisociale et intrinsèquement eugénique. Il n'y a plus rien à faire sur ce front : soit nous trouvons une issue commune, soit nous ne pouvons qu'accélérer vers l'abîme", exhorte Vighi, sans pouvoir proposer de solution.
"Nous sommes arrivés à un stade où le capital mange tout, y compris lui-même, pour maintenir l'illusion de sa propre immortalité. La négativité d'une constellation sociale est projetée sur l'autre, maligne, afin d'immuniser le système contre ses propres contradictions mortelles".
Mais les récits manichéens des médias et la perpétuation de l'image de l'ennemi sont-ils encore un moyen efficace de renforcer la foi des gens dans un système en décomposition ? Combien de temps la psychose de la guerre instillée dans le public peut-elle durer ? Et dans quelle mesure peut-on empêcher la menace d'une catastrophe de devenir réalité ?
"Le capitalisme d'urgence et sa dépendance à l'égard de la figure de l'ennemi servent à repousser l'heure des comptes. Comme nous l'avons vu en 2020, le psycho-pandémisme a été utilisé pour imprimer des milliers de milliards de dollars, qui ont ensuite été injectés dans le secteur spéculatif en difficulté afin de retarder l'effondrement financier par le biais d'une campagne de peur mondiale", répète le conspirationniste Vighi.
Cette "gestion de crise" perverse crée des situations difficiles à gérer. Les paris économiques ont conduit à une impasse en matière de politique étrangère et de sécurité : l'OTAN occidentale est une menace existentielle pour la Russie et vice versa. La "menace des récits eschatologiques" va-t-elle devenir incontrôlable ?
16:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise du capitalisme, actualité, ennemi, fabio vighi, image de l'ennemi | |
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