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lundi, 20 février 2012

Krantenkoppen Februari 2012 (2)

Krantenkoppen
Februari 2012 (2)

END OF GAME IN THE MIDDLE EAST.
"On 7 February, a large Russian delegation, including the highest ranking foreign intelligence officials, arrived in Damascus where it was greeted by cheering crowds, aware that Russia’s return to the international scene marked the end of their nightmare. The capital, but also Aleppo, the second largest city, were decked out in white, blue, red and people marched behind banners written in Cyrillic. At the presidential palace, the Russian delegation joined those of other states, including Turkey, Iran and Lebanon. A series of agreements were reached to re-establish peace. Syria has returned 49 military instructors captured by the Syrian army. Turkey intervened to obtain the release of the abducted Iranian engineers and pilgrims, including those held by the French (...). Turkey has ceased all support for the 'Free Syrian Army', closed down its facilities (except the one on the NATO base at Incirlik) and turned over its commander, Colonel Riad el-Assad. Russia, which is the guarantor of the agreements, has been allowed to reactivate the former Soviet listening base on Mount Qassioum. The next day, the US State Department informed the Syrian opposition in exile that it could no longer count on its military aid. (...)
After a period of 2 days required for the implementation of the agreements, not only the national armies of Syria, but also Lebanon, stormed the bases of the Wahhabi Legion. In northern Lebanon, a massive arsenal was seized in the town of Tripoli and 4 officers were taken prisoner in Akkar (...). In Syria, (...), at least 1,500 fighters were captured, including a French colonel of the DGSE technical communication services, and more than a 1,000 people were killed. At this stage it is not possible to determine how many among the victims are foreign mercenaries, how many are Syrians cooperating with foreign forces and how many are civilians trapped in the beleaguered city. Lebanon and Syria have restored their sovereignty over their entire territory.
(...) Having reconstituted its forces for years and asserted itself today on the international stage, Moscow has put an end to 2 decades of a unipolar world order, permitting Washington to expand its hegemony to achieve global domination. The choice was not between siding with tiny Syria or with the mighty United States, but between allowing the first world power to destroy yet another government or upsetting the balance of power to create a more just international order in which Russia has a say."
 
 
AMERIKAANSE MEDIA LEIDEN PROPAGANDACAMPAGNE TEGEN IRAN.
"Wanneer mensen voortdurend worden bestookt met reportages en artikels waarin autoritaire stemmen hen waarschuwen voor de Grote Dreiging van de Nieuwe Hitlers en wanneer daarbij zeer sterke beelden worden gebruikt waarbij dreigend oorlogsmateriaal wordt getoond en onbedwingbare leiders die die dreigingen kracht bijzetten, zullen zelfs rationele mensen uiteindelijk bezwijken en een volgende daad van agressie goedkeuren. Het ongewone met Iran is dat de Amerikaanse journalisten het voortouw lijken te hebben genomen in deze nieuwe propaganda-oorlog, daar waar we er eerder gewend aan waren geraakt dat ze braafjes achterop liepen."
http://www.express.be/joker/nl/brainflame/amerikaanse-media-leiden-propagandacampagne-tegen-iran/162013.htm
 
 
PUTIN WANTS MORE BABIES.
"Russia’s population decline is a longstanding problem for Russia and one that Putin has had some success in dealing with: 'When he first came to power 12 years ago, Putin inherited a catastrophic population crisis. The number of Russians ...was shrinking by 0.5% each year. But a decade of relative political stability, higher living standards and public health campaigns have boosted male life expectancy from a 2003 low of 58 years to 63 today and raised fertility rates from about 1.2 children-per-woman in 2002 to 1.6 in 2011 (...).
Despite these successes, the demographic outlook for Russia is still bleak. (...) If existing trends continue, Russia's present population of about 143 million will plunge to about 107 million people by 2050 – a disaster for a country that occupies such a vast territory and contains around 40% of the world's natural resources and an extraordinary population loss in peacetime.
Instead, if his policies are adopted and the country manages 'to formulate and implement an efficient, comprehensive policy for population saving' then Putin hopes that Russia’s population will increase to 154 million by 2050. (...) Putin (...) proposes a fresh assault on the endemic male alcoholism rates. Furthermore, he is promising improved housing and educational prospects for all Russians and a 'smart' immigration policy that will entice Russians living abroad to return to the motherland and attract educated and talented foreigners. (...) 
More concretely, he is promising to provide a special allowance for women who have more than 2 children – families with more than 3 children will receive housing priorities and a special allowance of 7,000 roubles ($250) per child monthly. Furthermore, other state benefits would make it easier for working mothers to find day care, adjust their schedules to maternal demands and upgrade their professional qualifications."
 
 
ISRAEL A L'ORIGINE DES ATTENTATS DANS SES AMBASSADES.
"Israël a déposé les explosifs dans ses ambassades en Inde et en Géorgie pour jeter une ombre sur les relations amicales entre l’Iran et ces pays, stipule le message de la Diplomatie iranienne publié après qu’Israël avait accusé Téhéran d’être à l'origine de ces attentats."
http://french.ruvr.ru/2012/02/14/66034621.html
 
 
HOLLYWOOD, REPAIRE DES PEDOPHILES.
"Hollywood a énormément influencé le monde, en mal, depuis des décennies. Connu pour être assez fermé aux goys, le milieu des cinéastes hollywoodiens est aussi un nid de pédomanes."
 
 
 
 

samedi, 18 février 2012

Alerte à l’attaque généralisée sur les libertés et autres principes démocratiques

Alerte à l’attaque généralisée sur les libertés et autres principes démocratiques

Ex: http://mediabenews.wordpress.com/

Si les révolutions arabes pouvaient donner l’impression d’un vent de liberté dans les bastions les plus fermés des dictatures orientales, les dernières nouvelles du monde ne sont pas bonnes du tout pour les amateurs de libertés. Démonstration des changements discrets et généralisés que nous subissons, et qui pourraient sonner le glas, pour le blog économique et social, de la démocratie en Occident.

 

 

Difficile de dire quand le mouvement a vraiment commencé, mais l’on peut considérer comme fait marquant et sorte de « go dictatorial » le Patriotic Act voté aux États-Unis à la suite du 11 septembre. Cette date a été l’occasion pour tous les dictateurs en herbe de serrer la vis de la démocratie avec une très belle excuse : lutter contre le terrorisme.

Il est clair que ce n’est qu’un prétexte, car le système Échelon — grandes oreilles des États unis sur toutes les communications de la planète — était souvent justifié par un besoin de se défendre contre des attaques terroristes. Or, il se trouve que l’attaque du 11 septembre n’a pas été empêchée par les écoutes d’Échelon, bien au contraire.
Si ce système s’est avéré redoutable lors de missions pour lesquelles il n’était pas prévu (comme, par exemple, espionner les communications d’Airbus afin de donner l’avantage à Boing sur de juteux contrats commerciaux), il s’est révélé incapable de repérer les échanges des terroristes.


Comme toujours ce genre de loi et d’outil ne protège pas le peuple d’individus malfaisants, mais les expose à toutes sortes de dérives politiques et démocratiques. Lesdits malfaisants étant très bien renseignés, ils évitent les pièges de ces systèmes et lois. Ce qui n’est pas le cas du citoyen lambda.

Le cas d’école du « Patriot Act »

Ainsi, le Patriot Act est de cette ordre : restreindre la liberté des Américains pour de fausses raisons de sécurité intérieures. Votée le 26 octobre 2001, soit à peine un mois après l’attentat du 11 septembre, ce texte de 132 pages permet aussi bien des choses en apparence inoffensives pour un citoyen américain et liées au terrorisme que des Easter Eggs (ici fonction cachées) étonnants.

Par exemple, le texte a permis la mise en place de Sneak and peek warrant, soit des perquisitions pouvant être menées sans la présence de l’intéressé, et ce même dans le cadre de simples délits. Il est clair que nous nous éloignons fortement de l’aspect terroriste de la loi. Cette partie du Patriot Act a été jugée, plus tard comme anticonstitutionnelle et a donné lieu a un scandale lorsqu’un innocent a été par erreur pris pour un terroriste par le FBI.

Le Patriot Act instaurait également des NSL — des mandats directement délivrés par le FBI sans nécessité d’un juge — qui donnaient libre accès au FBI à toutes les bases de données du territoire (fournisseurs internet, sites web, entreprises…) sans pour autant devoir informer les personnes concernées.
Bien qu’il devait rester exceptionnel, le recours au NSL s’est très vite installé dans le volume avec 70 000 demandes par an de 2003 à 2006. Y a-t-il autant de terroristes potentiels ?

En 2003, les données acquises par le NSL sont autorisées à être stockées par le FBI. Ce dont il profite pour se constituer une gigantesque base de données sur l’ensemble de la population américaine, innocente ou non.
Pire : l’accès à cette base fut étendu aux gouvernements locaux, à l’état et à de mystérieuses « entités appropriées du secteur privé » ! Dénomination floue permettant tout simplement d’abolir la notion de vie privée…
A la suite de divers plaintes, scandales et abus en tout genre commis principalement par le FBI et le département de la Défense, le NSL fut abandonné en 2008.

Dans le Patriot Act toujours, il était prévu de grandes facilités sur les écoutes téléphoniques et les accès aux fichiers personnels. Les demandes de données devaient être satisfaites par toutes les entreprises américaines même si lesdites données se situaient physiquement en Europe. Le FBI pouvait également perquisitionner, en plus des particuliers, les entreprises, les cabinets médicaux, les écoles et universités, les bibliothèques, les librairies, sans même recourir à un juge.
Heureusement, les atteintes aux libertés du Patriot Actont été limitées grâce à des actions comme celles de l’association de défense des droits de l’homme (ACLU) et par des résistances locales (360 villes américaines ont boycotté cette loi).

Grâce à cet exemple, nous pouvons constater le basculement d’une mesure justifiée àune mesure de contrôle de la population digne de 1984 de G. Orwell.

Le SOPA

La Stop Online Piracy Act (H.R.3261) est une loi visant à lutter contre la violation du droit d’auteur aux États-Unis. D’après cette loi, un site suspecté d’enfreindre le droit d’auteur peut se voir privé de ressources publicitaires, ses payements PayPal susceptibles d’être supprimés, sans compter le déréférencement des moteurs de recherches et enfin la sortie pure et simple d’Internet.

La SOPA interdit également le streaming d’œuvres protégées, qui deviendrait un crime. La SOPA permet de réclamer des sanctions judiciaires contre des sites situés hors des États-Unis et soupçonnés d’enfreindre ou de faciliter la violation de copyright. Pour satisfaire à ces obligations, il serait nécessaire de mettre en place des techniques d’espionnage massifs (Deep Packet Inspection, voire plus) rendant illusoire toute vie privée sur Internet.

Heureusement, si certains bénéficient de la SOPA d’autres verront leurs intérêts financiers menacés. C’est ainsi que Google, Facebook, Yahoo, eBay, AOL, Twitter, LinkedIn, Mozilla et Zynga ont cosigné une lettre ouverte contre le SOPA. L’application sauvage de la SOPA éliminerait une grande partie des logiciels libres et sonnerait le glas de l’innovation sur Internet et des startups.
Ainsi, une journée générale de fermeture des sites web américains a eu lieu le 18 janvier 2012 en signe de protestation contre SOPA et PIPA (voir ci-après). Ce jour-là, de nombreux services prestigieux étaient indisponibles et affichaient une page de protestation. La presse aussi faisait écho de ces problèmes comme le montre cet éditorial du magazine Fortune : « Une fois encore, le Congrès se contente d’adjuger les enchères de puissants lobbyistes — en l’occurrence, Hollywood et l’industrie musicale. Ce serait franchement banal si la législation proposée n’était pas si draconienne ».
La bataille a déjà eu des répercussions financières : une liste des entreprises supportant la SOPA a circulé sur Internet et l’hébergeur Go Daddy, partisan de cette loi, a perdu son client Wikipédia et a dû affronté une campagne de boycott, ce qui l’a obligé à faire machine arrière dans sa position.

La PIPA

Dans la même période que la SOPA, une autre loi similaire faisait débat : la Protect IP Act (PIPA, Preventing real online threats to economic creativity and theft of intellectual property act of 2011, ou S. 968). Comme la SOPA, le but est de donner des outils au gouvernement américain et aux ayants droits pour limiter l’accès aux sites dédiés au piratage et aux contrefaçons, avec une emphase sur les sites hébergés hors des États-Unis… PIPA est donc complémentaire de SOPA.

Depuis, le Sénat américain a décidé de suspendre le projet PIPA, puis le projet SOPA dans l’attente d’un accord plus large… Tout un programme.

L’anecdotique, mais terrifiant UEFI

L’Unified extensible firmware interface (UEFI) est une simple norme définissant le successeur du BIOS (logiciel qui démarre votre ordinateur avant de passer la main à Windows ou Linux). Jusque-là, rien d’extraordinaire. Pourtant, l’UEFI permet de protéger les systèmes d’exploitation installés sur la machine par l’usage de signatures numériques certifiant le système d’exploitation. Un système non autorisé (car non signé) serait interdit de démarrage.
Problème : Linux n’est pas signé et pourrait tout simplement disparaitre des PC de demain supportant l’UEFI ! Mais surtout, le système pourrait éliminer tous les logiciels gratuits du monde, car s’ils sont non signés ils ne pourront pas fonctionner !

Nous pouvons aller plus loin : imaginez que vous écriviez un texte déplaisant à un gouvernement ou une grande entreprise. Une fois publié sur Internet, le texte pourrait se voir instantanément interdit sur tous les ordinateurs de la planète par la simple inscription du fichier sur une liste noire ! L’outil idéal des dictatures et des grandes entreprises.

Google, Twitter, Skype : leurs impacts sur les autres pays

Depuis, de nombreux autres exemples américains sont à déplorer. L’affaire Wikileaks et tous les ennuis étranges de son non moins étrange dirigeant, avec des accusations de viols qui arrivent à point nommé… De même que son extradition vers les États-Unis.
De même, que penser de l’assaut militaire contre le patron de MegaUpload ?
Pourquoi ne pas utiliser des moyens judiciaires plus normaux ? Et cela soulève toujours la même question : un fournisseur d’accès est-il responsable de l’usage fait par ses utilisateurs ? Accuse-t-on le fabricant du couteau lors d’un meurtre ? MegaUpload supprimait-il rapidement les contenus illicites lorsqu’on les lui signalait ? Si c’était le cas, que reproche-t-on à ce service ?

Autres exemples récents : ces dérives ne concernent pas que le FBI, le département de la Défense ou le gouvernement, mais également les entreprises privées. Nous ne parlerons pas des nombreuses dérives et provocations du réseau social Facebook, mais un fait récent est tout de même « frappant ».
Google a discrètement annoncé que les requêtes d’accès aux blogs hébergés par l’entreprise seraient redirigées vers des serveurs locaux. Une phrase anodine qui pourtant révèle que cette mesure technique permettra à Google une plus grande coopération avec les pays tiers.

En clair : le respect des souhaits de censure de chaque pays sera pris en compte, quels qu’ils soient. Si Google s’était fait remarqué à l’origine par sa résistance à la censure chinoise, résistance qui liu avait valu un exil à Hong Kong, le mot d’ordre de Google a bien changé depuis cette époque. L’heure est désormais à la coopération avec les gouvernements.

Ainsi, en France, Google présentait jusqu’à présent les statistiques des requêtes en accès aux données personnelles ou aux demandes de retrait du gouvernement (mauvais chiffres en forte hausse dans le cas de la France), mais nous sommes en droit de nous demander si cette transparence va continuer.
Pourquoi un tel retournement ? Les raisons sont sûrement complexes, mais la principale étant surement d’ordre financier. En s’inscrivant dans les lignes politiques et législatives des pays, Google se met à l’abri des représailles et s’offre une plus grande ouverture aux marchés internes du pays, garant d’une progression de ses résultats financiers.

Est-ce un fait isolé ? Pas du tout ! Skype propose également un filtrage des communications suivant le pays d’usage du logiciel. Ainsi, en Chine, les conversations mentionnant le Dalaï-Lama sont censurées. Twitter suit exactement le même chemin. Raison officielle : se mettre en conformité avec les lois locales.
La vérité est que les filtrages — parfois complets — de ces services par certains gouvernements ont représenté un manque à gagner flagrant. Au diable la démocratie et vive le buisness, cela en dit long sur l’éthique associée. Il est probable que lorsque le grand public s’en rendra compte (parfois trop tard), l’image de marque et la sympathie envers la marque seront fortement écornées… mais en attendant, faisons du buisness !
Triste, lorsque l’on connaît le rôle de certaines de ces technologies lors des révolutions arabes. Il est probable qu’elles joueront, à l’avenir, un rôle inverse… Plus une technologie se démocratise, plus les censeurs veulent la contrôler.

La France n’est pas à la traîne sur le sujet…

Tout cela n’est qu’un délire américain, me direz-vous ?
Pas tout à fait puisque les nouvelles politiques de Google, Twitter, Skype et consorts impactent fortement tous les autres pays, y compris le nôtre. De plus, comme nous le verrons, la France n’est pas en reste sur le sujet. Depuis l’élection de Sarkozy, un vent liberticide a soufflé. Il y a eu la trop méconnue loi Loppsi puis la Loppsi II, l’Hadopi et l’Hadopi II.

Loppsi et Loppsi II

Grâce à ces lois, les officiers de police judiciaire — avec l’autorisation d’un magistrat — peuvent accéder directement à des fichiers informatiques à distance par voie télématique/informatique et y prendre les informations qu’ils désirent. De plus, le rassemblement de fichiers de données existants (STIC, fichiers de police, JUDEX, gendarmerie) au sein d’une même base appelée ARIANE permet de croiser les informations sur un individu.

LOPPSI II va beaucoup plus loin avec la création du logiciel Péricles qui permet de faciliter l’accès aux bases de données réunies. Elle prévoit l’extension des droits des policiers municipaux, elle facilite l’usage de caméras sur la voie publique et autorise la police à installer des logiciels-espions discrètement sur les ordinateurs des citoyens !

Elle permet également la surveillance des informations circulant sur Internet et la conservation durant une année de données liées à l’usage du Web : adresses IP (signature d’un internaute), pseudonymes, matériels utilisés, coordonnées, logins, mots de passe et tout autre identifiant ! Cette loi se réfère à la tentative chinoise d’installer en standard des logiciels espions sur les PC chinois (tentative finalement annulée vu le tollé en Chine).

Enfin, la France s’est tristement illustrée en Libye. Officiellement, nous aidions les opposants à vaincre un régime totalitaire (noble position!), mais officieusement nous étions les fournisseurs de logiciel d’espionnage redoutable des opposants libyens.
Avec les logiciels de Deep Packet Inspection qui retrace tous les échanges quel que soit leur format (mail, chat, site web, recherches sur Internet…), leur fréquence ou leur date afin d’espionner automatiquement et de manière exhaustive et homogène de tous les citoyens d’un pays. Il s’agit ni plus ni moins de « surveillance massive ».
Par la fourniture de ces logiciels, nous aidions indirectement ce régime dictatorial à identifier et surveiller ses opposants afin de les arrêter ! Bien sûr ce que nous disions sur MegaUpload est aussi valable pour AMESYS, l’entreprise n’est pas responsable de ce qu’en font ses clients.

En revanche, la vente de logiciels aussi sensibles, considéré comme une arme, implique forcément une autorisation de vente au plus haut niveau de l’Etat. Le fait est que le logiciel a été vendu en Libye et qu’il a donc reçu toutes les autorisations de ventes nécessaires. C’est là qu’intervient la responsabilité de la France dans cette affaire.
Il est étonnant de constater que la France est un des leaders de cette technologie DPI via la filiale de Bull nommée AMESYS, considéré comme une arme de guerre électronique. Ce marché est évalué à 5 milliards de dollars et a débuté en 2001 (encore…).
La presse révèlera que le logiciel — vendu à de nombreux pays dont des dictatures notoires — a permis de surveiller de nombreuses personnes et entités (poètes, journalistes, écrivains, historiens, intellectuels, ONG, des groupes de communication comme Al Jazeera ou la banque de Ben Ali…) et que le logiciel est également utilisé en France pour la surveillance quotidienne des Français !

Hadopi I et II

Dans la même veine, l’Hadopi était contestable puisqu’il se basait sur des données non fiables (adresse IP) pour incriminer tel ou tel citoyen de téléchargement illégal. Principal visé : le moyen de téléchargement peer to peer (pair à pair) qui fut, par conséquent, délaissé pour d’autres technologies non traitées par l’Hadopi (streaming, direct download…).

Depuis l’annonce de l’Hadopi II, nous savons que les prochaines cibles ne seront plus seulement la technologie peer to peer mais toutes les autres. Cela n’avait pas encore été fait non pas par négligence, mais parce que c’était plus difficile à tracer. Or avec la technologie DPI que nous avons évoquée ci-dessus, c’est un jeu d’enfant. Aussi, la mise en place de l’Hadopi 2 signifie officiellement l’usage massif du DPI en France, et ce, avec toutes les dérives que permet une technologie aussi puissante.

Les premières victimes ne seront pas celles que l’on croit : ce sera ceux qui ne savent pas se protéger, ceux qui ne sont pas spécialistes. Autrement dit nous tous. Les dérives existent, aux Etats-Unis comme en France (écoutes téléphoniques illégales).
Braves gens, soyez certains que cette nouvelle technologie (et toutes les autres évoquées ici et ailleurs) se retournera un jour contre d’honnêtes citoyens. Ce n’est qu’une question de temps.

La loi Secret des affaires

Après des années de négociations parlementaires menées par le député UMP Bernard Carayon, l’Assemblée nationale a adopté, lundi 23 janvier 2012, un texte qui sanctionne la violation du secret des affaires comme un délit.

Problème : le texte est suffisamment flou pour empêcher toute révélation de scandales futurs.
« Sont qualifiées d’informations à caractère économique protégées, les informations ne constituant pas des connaissances générales librement accessibles par le public, ayant, directement ou indirectement, une valeur économique pour l’entreprise, et pour la protection desquelles leur détenteur légitime a mis en œuvre des mesures substantielles conformes aux lois et usages, en vue de les tenir secrètes. »

La révélation d’une fraude financière, sociale, fiscale, écologique, constituerait une révélation d’information non « librement accessibles par le public » et « ayant, directement ou indirectement, une valeur économique » !
Cette loi du secret des affaires est une protection contre la divulgation de magouilles. Il est légitime de se demander si le laboratoire Servier aurait-il pu utiliser un tel dispositif juridique pour empêcher ou sanctionner les fuites sur le Mediator ? Idem pour les scandales PIP et de l’amiante. Une loi anti-Wikileaks et anti-lanceurs d’alertes en quelque sorte…
Pas sûr que la démocratie en sortira plus grande, mais il est certain que de futures catastrophes sanitaires seront systématiquement payées par les contribuables…

En Europe : le secret ACTA

Passé dans un silence organisé par ses défenseurs, le Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA, Accord commercial anti-contrefaçon) a été signé par l’Union européenne le 26 janvier 2012.
Kader Arif, le rapporteur du projet au Parlement européen, a démissionné le même jour, traitant l’ensemble du processus ayant abouti à la ratification de l’accord définitif de « mascarade ».
Il fit part des menaces que ce texte faisait peser sur la société civile, de la surdité du Parlement européen face aux revendications concernant les atteintes aux droits individuels, ainsi que de manœuvres pour que le traité soit adopté avant que l’opinion publique ne soit alertée.
L’absence de transparence dans les négociations avait fait débat. Remarquez bien qu’en France, la presse n’en a pratiquement pas parlé, alors que Wikileaks avait averti de ce projet dès 2008. Est-ce aussi pour cela qu’on s’est acharné sur cette organisation ?

De quoi s’agit-il ? Officiellement l’ACTA vise les pays émergents comme la Chine, la Russie et le Brésil qui ne respectent pas le droit d’auteur et sont une source de contrefaçon importante. Sur le principe, l’ACTA permet l’obtention de toute information détenue par une personne ou une organisation sur une potentielle violation du droit d’auteur.
Plus précisément : les autorités compétentes auront le pouvoir d’ordonner aux fournisseurs d’accès à Internet qu’ils livrent aux ayants droit l’identité de leurs abonnés suspectés de piratage. Les fournisseurs d’accès seraient également tenus de surveiller leur réseau afin de prévenir de tout trafic de contrefaçon.
Ils seraient alors, tels de super gendarmes, autoriser à surveilller toutes les communications de leurs clients.

L’ACTA prévoit également l’interdiction de protéger ses communications, par exemple par un chiffrage. Or nous savons bien que dans les pays totalitaires, le chiffrage des communications est la seule échappatoire pour les dissidents… Pire, l’ACTA impose des mesures susceptibles de bloquer la circulation de médicaments génériques au nom de la lutte contre la contrefaçon !
Une tendance déjà en place : en février 2009, des médicaments contre le sida achetés par Unitaid furent bloqués pendant un mois par les autorités douanières d’Amsterdam. Avec ACTA, ces mésaventures seront légendes, et même plus graves.
L’ACTA prévoie également l’obligation de sanctionner le contournement des protections numériques (DRM) ou la mise sur le marché (gratuite ou payante) d’appareils/logiciels permettant ce contournement : il s’agit tout simplement de la fin de la copie privée ! Transformer un CD en MP3 pour l’utiliser dans son baladeur ou son autoradio devient un acte de contrefaçon !

Il ne fait absolument aucun doute que l’ACTA est demandé par les mêmes entreprises que celles qui souhaitent  les lois SOPA et PIPA américaines. Les conséquences pour l’innovation et la liberté d’expression seront les mêmes et aboutissent aux mêmes solutions d’espionnage massif de l’Internet.

La démocratie menacée

Patriot Act, PIPA, SOPA, UEFI, ACTA, HADOPI, LOPPSI I & II, DPI, Secrets d’Affaires et bien d’autres dont nous n’avons pas parlé ici ne sont pas un hasard. Certes, c’est le résultat de lobbys puissants et généreux vis-à-vis des politiques, mais pas uniquement. Il est bien difficile de ne voir, dans ces attaques très bien coordonnées, qu’une simple volonté de protéger les ayants droits. Le marteau-piqueur est trop gros pour écraser une si petite noisette. À vous de vous faire une opinion, mais pour moi cela ne fait aucun doute : la démocratie est largement attaquée en occident. Comme souvent, les luttes contre une minorité provoquent au mieux des privations ou au pire des abus pour tous les autres. Cette idée du risque zéro est ridicule, car elle est impossible (nous l’avons vu, la technologie n’a pas empêché le 11 septembre et n’en empêchera pas un autre), il est même difficile de dire que grâce à elle le risque est diminué et de combien.

En revanche pour le citoyen lambda, elle est source de tous les risques, de tous les abus et symbolise le chemin discret — mais bien — que prennent nos démocraties : le totalitarisme. Il est difficile ou impossible de supprimer une dictature (regardez les problèmes actuels des pays du printemps arabe), mais maintenir une démocratie est encore plus difficile. Il y a toujours un groupe d’hommes qui ont du pouvoir et de l’argent et qui en veulent inéluctablement beaucoup plus.
Le pouvoir pour la gloire, le pouvoir pour le garder, le pouvoir pour gagner plus d’argent. Oui, ce qui est pénible avec les vraies démocraties, c’est que les scandales se savent un jour ou l’autre, et qu’elles sont de vraies empêcheuses de magouiller en rond… Corrigeons cela ! (Sic !)

Eugène

Viktor Orban And The National Question In Hungary

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Viktor Orban And The National Question In Hungary

Viktor Orban, prime minister of Hungary and leader of Hungary’s largest parliamentary bloc Fidesz—an abbreviation for Flatal Demokraták Szövetsége, the Alliance of Young Democrats)—perhaps the most controversial political figure in the former Soviet bloc, is deeply interesting to students of the “National Question.”

A young hero of the resistance to Soviet rule and now the most popular political figure in Hungary, Orban has aroused violent passions among Western, and some Hungarian, intellectuals. His first premiership, from 1998 until 2002, was for the most part uneventful, but his second term, beginning in May 2010, has been turbulent.

The Socialist-Liberal coalition that Orban replaced had expanded the civil service, trying to buy its loyalty with early retirement and fat pensions. It had also accepted as citizens a wandering gypsy population and offered asylum to non-Magyars, including a sizable group of apparent refugees from Tibet.

Orban has significantly curtailed or abolished this. He has denied citizenship to gypsies who cannot show a long period of residence in Hungary. He has put refugee communities on notice that they can no longer expect to receive support from the Hungarian taxpayer.

Since Orban now enjoys a supermajority in the Hungarian parliament, he has met minimal resistance in introducing his reforms. He has even reached out to the more rightwing nationalists in the Jobbik (= “movement”) Party, the third-largest party in Hungary. And he has put members of this controversial, emphatically anti-gypsy party on cultural committees in the National Assembly, an act of defiance to the Hungarian Left

Perhaps Orban’s boldest measure: declaring Hungarian minorities in neighboring countries such as Romania and Slovakia to be citizens of Hungary. Hungary was one of the losers in the Great War and the 1920 Treaty of Trianon stripped her of two-thirds of her land and about one-third of her Magyar (ethnic Hungarian) population. Those ethnic Hungarians assigned to Romania were particularly badly treated; the ones who landed up in Yugoslavia were killed or expelled at the end of World War II. Orban has not encouraged Hungarians outside of Hungary to rebel, but his reclaiming them as Hungarian citizens and urging them to think of themselves as his compatriots, has generated a certain amount of regional tension.

Orban has also changed the value of the Hungarian currency, the forint, without consulting the European Union, of which Hungary became a member in 2004, and has pointedly indicated that he will deal with monetary as well as human rights questions according to Hungarian national interest.

Most infuriating for the European multicultural or residually Marxist Left: the new constitution for Hungary,[PDF] which Orban promulgated in January 2 while tens of thousands of Hungarians celebrated around his residence. It vests considerable power in the prime minister as executive and also makes clear distinctions between members of the Hungarian nation, to whom full legal protections are awarded, and individuals who are merely Hungarian residents.

Perhaps most galling for intellectuals who served in the Communist regime: the passages in the Preamble, which refer to Hungary as an occupied country first under the Nazis, who took over Hungary in October 1944, and then later under the Soviets, until 1991.

Hungarian artists and writers, and most notably Jewish ones, easily made their peace with the Soviets and their agents. It is not surprising that a very intelligent Hungarian Jewish Marxist of my acquaintance, Agnes Heller, has been livid with rage against the “Victator,” as Orban is now contemptuously called by his opponents. 

One Green member of the European Parliament in particular, the famous lifetime leftist Daniel Cohn-Bendit, flies into rage when Orban’s name is mentioned. Describing the Hungarian head of state as an “authoritarian lunatic” may be the nicest thing that Cohn-Bendit has said about him.

Cohn-Bendit’s anger is spreading. As the Austrian member of the European Parliament Andreas Mölzer notes in Junge Freiheit, every day the European Union is looking for new measures by which to “quarantine” what it regards as the incipiently fascist regime in Budapest. .” [Hetzjagd gegen Budapest,(Google Translate) January 15, 2012]

This reminds Mölzer of the reaching for extremes that afflicted the same body in 2000, when it tried to punish Austria for allowing the supposedly extremist Freiheitliche Partei Östterreich and its leader Jörg Haider to participate in a coalition government.

Then as now, opponents of “extremism” appealed to Article Seven of the EU Charter, allowing for joint action against a country “violating human rights.” Then as now, the German Chancellor, wishing to show how antifascist Germany had become, assured the world that this rogue rightwing neighbor has been placed “under surveillance

Needless to say, such “surveillance” does not occur when former East German Stasi informers become major political actors in German affairs; or when the German Party of the Left, composed largely of recycled Communist officials, is allowed to muscle its way into provincial governments. Conservative nationalists and Communists (Christian Democratic Chancellor Angela Merkel was a member of the Communist youth movement in East Germany) are not to be seen as morally equivalent—at least, not by the Western intelligentsia.

And this may be the main lesson to be derived from this exercise in orchestrated anger. Western Europe is vastly different from the countries of the former Soviet bloc. Paradoxically, the Iron Curtain was an unintended protective blanket. Hungarians, Poles, Balts, Slovaks, etc. never underwent the kind of multicult indoctrination that has succeeded so well in “Western democracies.” They remain what the German philosopher Herder referred to as “historic, cultural nations.” They do not even pretend to, let alone actually, embrace the politics of guilt toward national or civilizational victims or  the human rights ideology that have stifled national awareness in Western Europe—above all in a “reeducated” and arrogantly masochistic Germany.

Orban exemplifies this post-Communist, nationalist leadership. The only evil he experienced is the longtime Communist dictatorship, the memory of which Western PC politicians try to ignore in favor of crusades against a largely declawed or mythical Right.

Not surprisingly, Orban was raised as a Reformed Protestant—that is, as a member of what Hungarian patriots even in a predominantly Catholic country, view as “the national church.” Most of the great Hungarian nationalists of the nineteenth and early twentieth centuries—and even earlier, like Ferenc Rákóczy in the early eighteenth century—were Protestants and, moreover, usually Calvinists. Catholics were seen as too closely allied to the Habsburgs and therefore as members of the religion of an occupying power.

And, not insignificantly, Orban was born and grew up in Székesfehérvár in Western Hungary, about midway between the Austrian border and Budapest. When I last visited Hungary in 1965, that fortress town (vár is the Hungarian word for a fort) housed the largest contingent of Soviet troops in the country. They had been left there after the Soviets put down the Hungarian uprising in 1956—as a reminder of who was in charge and as a means of dealing with future unrest in the Hungarian capital.

One can only imagine the impression this had on the young Orban.

But among those protesting Orban’s vision of a resurrected Hungarian nation, beside the inflamed multiculturalists and open-borders enthusiasts, is another group on the left.

They are the older, predominantly Jewish population—numbering now perhaps 100,000 out of a total TK population —whose families had been persecuted and sometimes murdered during the Nazi occupation and sometimes by Hitler’s Hungarian collaborators. Hungarian Jews often viewed Stalin’s armies and the Soviet victory as a godsend.

Indeed, Jews, including family members of mine, were heavily involved in two brutal communist dictatorships in Hungary, the first under Bela Kun (Kohn) 1919-1920 and the second under the Stalinist dictatorship of Matyas Rakosi ( Rosenfeld) 1945-1956. Wikipedia refers to these murderers as "atheists,” but they were ethnically Jewish. In Hungary the involvement of Jews in Communist regimes has inevitably generated anti-Semitism, which was already apparent in the uprising in 1956. Although the Israeli historian Jacob Talmon and Richard Pipes discuss this problem in their books, Wikipedia tries to ignore it and dwells on Christian and fascist anti-Semitism among the Magyars

Personally, I believe these overzealous critics of Orban are living with the ghosts of the past. And it must be said that, unfortunately, some of these critics compromised themselves by serving a brutal foreign dictatorship.

Nonetheless, their fears are real and to some extent understandable. These opponents of Orban would likely be content with a Hungarian government of the deracinated sort being urged by the EU.

But that is not likely to happen in Hungary, or in most places liberated from Soviet control. There the national spirit is still strong and thriving. 

From the perspective of a Western world that has moved too fast and too far in the opposite direction, it is gratifying to see the Hungarians are not imitating our example too closely.

 

Paul Gottfried [ email him ]  recently retired as Professor of Humanities at Elizabethtown College, PA. He is the author of After LiberalismMulticulturalism and the Politics of Guilt and The Strange Death of Marxism His most recent book is Leo Strauss and the Conservative Movement in America

jeudi, 16 février 2012

Brzezinski prend acte de la crise du Système

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Zbigniew Brzezinski a présenté son dernier ouvrage à la presse, et le moins qu'on puisse dire est que l'amoureux de la puissance mongole s'est assagi radicalement reconnaissant l'effondrement du système.

Brzezinski prend acte de la crise du Système

Ex: http://mbm.hautetfort.com/

Zbigniew Brzezinski a bien modifié sa vision du monde, depuis son jeu d’échec des années 1990 qui décrivait le triomphe global des USA grâce à d’habiles combinaisons géopolitiques mélangeant la force brute, le cynisme et les pressions d’influence. (Voir, le livre Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, en 1997.) Aujourd’hui, en 2012, il publie Strategic Vision: America and the Crisis of Global Power ; plus rien à voir avec les échecs, et tout avec l’échec de la puissance américaniste tant célébrée...

Arnaud de Borchgrave a écouté une conférence de présentation de son livre par l’auteur. Ainsi nous apprend-il que, pour Brzezinski, la crise est au cœur du pouvoir et de sa puissance, dans la notion même de pouvoir et dans la puissance que le pouvoir prétend exprimer et déployer à son profit ; dans la disparition des centres de pouvoir irrésistibles (des “empires”, si l’on veut), y compris le plus important de tous, les USA ; dans l’installation du désordre général, enfin… Bref, qui ne reconnaîtrait dans tout cela la grande crise d’effondrement du Système ?

Borchgrave rend compte de la chose pour UPI, le 13 février 2012

«Talking about his 20th book ‘Strategic Vision -- America and the Crisis of Global Power’ – and arguably best geopolitical tome, Zbig, as he is universally known, said: “After the dissolution of the Soviet Union, we saw the emergence of a single power -- the United States. Many believed we had been chosen by God and commissioned by history to be the world's dominant power.” “Now here we are, two decades later, no longer pre-eminent,” he told a luncheon at the Women's National Democratic Club. “We're not declining, as some are suggesting, but we no longer command the world's respect, and we keep reading that China will soon supersede the United States, somewhere between 2016 and 2018” – four to six years from now.

»“No single state is a hegemon,” Brzezinski, a Center for Strategic and International Studies counselor, points out, “and we are still the most powerful. But our society is stagnating. We have just blown $1.5 trillion on two unnecessary and costly wars, both in blood and treasure, that were falsely justified and totally unwinnable.” “The consequences,” he argues, “were a dramatic decline in America's global standing in contrast to the last decade of the 20th century, a progressive delegitimation of America's presidential and hence also national credibility and a significant reduction in the self-identification of America's allies with American security.”»

Le reste du propos tel que le rapporte Borchgrave est composé d’appréciations qu’on peut considérer comme justes si elles sont prises séparément, – d’une façon réductionniste et “négationniste” de la spécificité de la crise centrale, – mais qui se révèlent alors contradictoire du propos essentiel qui est la prise en compte, justement, de cette crise centrale. Ainsi apprend-on que les USA sont dans un état pitoyable (infrastructures désintégrées, gouvernement paralysé, direction politique continuellement à vendre, etc.), mais qu’ils ne sont pas en déclin et qu’ils restent tout de même capables de mener le bloc BAO vers des lendemains qui chantonneraient encore un peu ; mais que la crise iranienne, qui pourrait permettre à Israël d’entraîner les USA dans une attaque de l’Iran, serait catastrophique, d’abord pour les USA ; qu’il aurait fallu intégrer la Russie dans l’OTAN pour la “civiliser” (le Polonais Américain parle) ; que la Chine va devenir la puissance dominante qu’il ne faut surtout pas “démoniser”, alors que le même Zbig nous dit par ailleurs que le concept de “puissance dominante” ne signifie plus grand’chose…

«Why the United States no longer commands the world's respect as it did when it emerged victorious from the Cold War struggle with the Soviet Union isn't too hard to understand. But the United States is still the richest country in the world, innovative, with residual energy and patriotism, which can still be harnessed and led in the right direction. The United States can take the lead on human rights and freedom of the press and has what it takes to revitalize the Western powers in a concerted effort. […]

»Brzezinski argues the United States should enlarge the West by incorporating Russia. U.S. leaders missed the boat at the end of the Cold War when some leading Cold War warriors said publicly it was time to invite a new Russia into NATO, which would have compelled Russia's new leaders to opt for the democratic West. Vladimir Putin would like to create a Eurasian union, says Brzezinski, made up of the former states of the Soviet Union but most of these countries are determined not to go back in to a union dominated by the men in the Kremlin. […]

»Demonizing China, says Brzezinski, is simply to invite China's leaders to demonize the United States back. The United States is interdependent in many areas and weaving China's leadership into a web of mutual interests with the United States makes more geopolitical sense than confrontation.

»An Israeli attack on Iran, Brzezinski says, would be an unmitigated disaster for the United States more than for Israel in the short run and a fundamental disaster for Israel in the long run. It would trigger a collision with the United States and make our task in Afghanistan impossible. It would set the Persian Gulf ablaze; increase the price of oil three or fourfold. Americans, already paying almost $4 a gallon, would see this quickly escalate to $12 or more. Europe would become even more dependent on Russian oil than it already is. So what would be the benefit for the United States?»

D’une certaine façon, Brzezinski montre qu’il reste, parmi les vieux “penseurs” de l’américanisme qui s’appuient sur l’expérience et sur une vision intégrée du monde, certainement le plus “réaliste” et le plus apte à accepter les changements fondamentaux ; rien à voir avec un Kissinger, qui restera jusqu’au bout un puissant penseur “de cour”, attentif à flatter le pouvoir en place, quel qu’il soit. Brzezinski fut ainsi, au long des années 2000, celui qui se montra le plus critique de la conception alarmiste et obsessionnelle que l’Amérique a adoptée à l’égard du terrorisme. Il est aussi un des rares, à Washington toujours, à ne pas faire dépendre son jugement des chiffres faussaires du chômage soi disant en baisse ou des chiffres abracadabrantesques du budget du Pentagone soi-disant mesures de la puissance. Par conséquent, son diagnostic de la crise du pouvoir per se comme crise globale fondamentale, pour ne pas être exceptionnelle désormais, le distingue au moins de ses pairs washingtoniens. (On a vu tout de même que ce constat est désormais largement partagé, dans nombre d’administrations de sécurité nationale, dans nombre de pays, y compris du bloc BAO.)

Pour autant, Brzezinski ne va pas au bout de sa logique, qui est simplement la mise en cause du Système, c'est-à-dire sa perversité intrinsèque et sa destruction assurée. La logique est pourtant lumineuse (mais la lumière est parfois si vive qu’elle devient aveuglante pour certains, certes). Un tel effondrement du pouvoir et de la puissance, sans défaite majeure, et même sans défaite du tout, sans catastrophe bouleversante, au contraire avec une activité militariste impudente des USA dans le monde entier, avec des interventions discrétionnaires et comme en terrains conquis, avec des manipulations sans nombre, etc., devrait conduire à la conclusion qu’il y a quelque chose d’infiniment pourri au cœur de la chose, c’est-à-dire dans le Système lui-même. (Certes, la dynamique de la surpuissance se transformant en dynamique d’autodestruction.) Brzezinski ne va pas jusque là, parce qu’il s’agit d’un territoire véritablement inconnu pour lui, voire impensable et inconcevable pour un esprit qui s’est formé sous l’influence formidable du concept de puissance et du goût de la puissance de l’américanisme comme émanation du Système. Il n’empêche que tout se passe comme s’il le faisait, mais inconsciemment ; s’il ne l’affirme pas et s’il n’en a pas une conscience claire, Brzezinski prend donc acte de la crise d'effondrement du Système. Cette prise de position apporte sa contribution à la dissolution de l’édifice du Système.

 

La valeur travail dissoute
 dans le néolibéralisme

La valeur travail dissoute
 dans le néolibéralisme

En 2007, Nicolas Sarkozy avait fait de la « valeur travail » un argument central d’une campagne électorale victorieuse. Cinq ans plus tard, cette dernière est plutôt en lambeaux. Car ce discours, dont l’efficacité reposait à la fois sur les faiblesses de la gauche en ce domaine et sur une certaine confusion sémantique, s’est brisé sur les effets délétères des orientations économiques néolibérales que le gouvernement a impulsées contre vents et marées.

Promouvoir la « valeur travail »… En fait c’est avant tout le slogan « travailler plus pour gagner plus » qui a incarné cette démarche, explicitement hostile aux trente-cinq heures, parées de tous les défauts : étouffoir mis sur le pouvoir d’achat, encouragement à la paresse, carcan posé contre la nécessaire flexibilité et compétitivité de nos entreprises. Or les trente-cinq heures ne justifiaient pas cette diabolisation, même si on pouvait en critiquer nombre de limites. Si elles se sont traduites par une certaine modération salariale, elles ont tout de même aidé à la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois et n’ont guère freiné – on peut même le regretter – la tendance au développement de la flexibilité du temps de travail à l’initiative des directions d’entreprise. Leur faiblesse tenait plutôt dans l’intensification et la dégradation du sens du travail qu’elles ont accompagnées, notamment dans les secteurs les moins qualifiés et les moins organisés syndicalement du monde du travail. Pouvoir faire un travail de qualité, conforme aux valeurs que l’on investit dans son activité professionnelle, est devenu encore un peu plus difficile.

 

C’est sans doute pour avoir été insuffisamment attentive ou trop défensive à propos de cette dimension essentielle de la « valeur travail » – enjeu de sens et de reconnaissance, y compris bien entendu dans la dimension du salaire, mais aussi du pouvoir d’agir et de dire son mot sur le lieu de travail – que la gauche a été sévèrement battue il y a cinq ans.

Cinq ans plus tard, la preuve a été faite des impasses du néolibéralisme en matière de revalorisation du travail. Ce n’est pas sans raison qu’au cours des manifestations d’opposition aux décisions gouvernementales des dernières années le slogan initial a pu être retourné en « travailler plus pour gagner moins ». Car en quoi consiste la « valeur travail » dans notre société ? D’abord en la possibilité de travailler régulièrement : le nombre de chômeurs et de précaires atteint des records. Ensuite dans une rémunération décente : huit millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté et le bilan du RSA en matière de réinsertion est dérisoire. Enfin, en la possibilité de se reconnaître dans un travail de qualité, réalisé dans des conditions décentes : la souffrance au travail, qui trouve son expression extrême dans des suicides au travail, fait des ravages. Ajoutons un travail qui ne dégrade ni la santé ni l’environnement : les catastrophes alimentaires et sanitaires font la une de l’actualité.

Mais la victoire possible de la gauche dans quelques semaines se fera-t-elle simplement « par défaut », sur la base du bilan négatif de Nicolas Sarkozy en ce domaine comme en bien d’autres ? Où la revalorisation du travail trouvera-t-elle toute la place qu’elle mérite dans la campagne électorale ?

L’Humanité

Syrien: Geheimoperationen und Sabotage der CIA und des MI6

Syrien: Geheimoperationen und Sabotage der CIA und des MI6

Felicity Arbuthnot

Für alle, die sich über die tatsächlichen Ereignisse in Syrien unschlüssig sind, und sich fragen, wie Präsident Assad, der noch vor einem Jahrzehnt als »der heutige Atatürk« gepriesen wurde, so plötzlich zum letzten verbliebenen größenwahnsinnigen Gewaltherrscher mutierte, dessen Volk ein von den USA angeführtes Aufgebot an Staaten mit umfassenden Waffenlieferungen und unter Zerstörung ihrer Heime und ihres Landes, ihrer Existenzgrundlage und dem Verlust an Menschenleben die »Freiheit« bringen muss, hier nun ein heilsames Lehrstück aus der Geschichte.

»Um das Vorgehen von Befreiungskräften (sic) zu ermöglichen und zu befördern, … sollte man sich verstärkt bemühen, gleich in der Frühphase des Aufstandes und des Eingreifens wichtige Persönlichkeiten zu eliminieren,…

Sobald eine politische Entscheidung getroffen wurde, steht die CIA bereit, und der SIS (MI6) wird versuchen, kleinere Sabotageakte und Handstreiche in Syrien durchzuführen, wobei man sich der Kontakte zu einzelnen Personen bedienen würde… Zwischenfälle sollten sich nicht ausschließlich auf Damaskus beschränken…

Und weiter: Ein »notwendiges Ausmaß an Furcht … Grenzzwischenfälle und (manipulierte) Zusammenstöße an den Grenzen könnten dann als Vorwand für eine Intervention genommen werden… Die CIA und der SIS (MI6) sollten sich geeigneter Mittel der psychologischen Kriegsführung und geheimdienstlicher Operationen vor Ort bedienen, um Spannungen zu schüren,« Aus einem der Öffentlichkeit zugespielten amerikanisch-britischen Geheimdienstdokument , London, Washington, 1957)

»Die Vorstellung objektiver Wahrheit verliert in der Welt an Bedeutung. Lügen werden in die Geschichte eingehen.« George Orwell (Eric Arthur Blair 1903-1950)

Könnte es sein, dass das derzeitige Säbelrasseln gegen Syrien1 auf amerikanisch-britische Regierungskonzepte zurückgeht, die erst 2003 entdeckt wurden und seitdem verschwiegen oder selbst in Darstellungen des zeitlichen Ablaufs der BBC bewusst unterschlagen wurden?

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/felicity-arbuthnot/syrien-geheimoperationen-und-sabotage-der-cia-und-des-mi6.html

Eigene Bevölkerung im Visier: EU bereitet sich auf Niederschlagung von Unruhen vor

Eigene Bevölkerung im Visier: EU bereitet sich auf Niederschlagung von Unruhen vor

Udo Ulfkotte

 

Von Medien und Öffentlichkeit unbemerkt werden jetzt überall in Europa Sondereinsatzkräfte darauf vorbereitet, erwartete soziale Proteste mit Gewalt niederzuschlagen.

 

Nicht einmal die mit der Kontrolle der Geheimdienste befassten deutschen Abgeordneten wussten bis vor wenigen Tagen, dass es seit mehreren Jahren schon einen europäischen Geheimbund von Spitzeln gibt, dessen Ziel vor allem EU-Gegner und Euro-Kritiker sind. Der Gruppe gehören nicht nur Mitarbeiter von Sicherheitsbehörden aus EU-Staaten an. Auch Albanien, Kroatien, Mazedonien, Norwegen, Russland, die Schweiz, Serbien, die Türkei und die Ukraine sitzen mit am Tisch, wenn es um die Bekämpfung von »politisch motivierter Kriminalität« mit EU-Bezug geht. Die Sorge darüber, dass Menschenmassen in vielen Ländern zeitgleich auf die Straßen gehen und den Regierungen gefährlich werden könnten, ist derzeit das Hauptthema dieser Gesprächsrunden. Während sich in der geheim tagenden Gruppe vorwiegend Vertreter von Polizeibehörden treffen, geht es in einem noch weitaus geheimnisvolleren Arbeitskreis vor allem um den Austausch neuester Entwicklungen auf dem Gebiet der Überwachungstechnologie. Neben den EU-Staaten sitzen dann auch Vertreter aus Australien, Kanada, Israel, Neuseeland, Südafrika und den Vereinigten Staaten mit am Tisch, zudem Forschungseinrichtungen und Firmen, die Überwachungstechnologie herstellen. Die Arbeitsgruppen bilden länderübergreifend Teams, die beispielsweise potenzielle mutmaßliche Rädelsführer von inneren Unruhen beobachten und Kontaktpersonen in deren Umfeld einschleusen sollen.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/europa/udo-ulfkotte/eigene-bevoelkerung-im-visier-eu-bereitet-sich-auf-niederschlagung-von-unruhen-vor.html

mercredi, 15 février 2012

Krantenkoppen - Februari 2012 (2)

Krantenkoppen

Februari 2012 (2)

THE BEAUTIFUL DRESDEN BEFORE IT WAS DESTROYED BY GREAT BRITAIN AND THE USA:
 
 
BOERKABLABLA: REBELLIE OP DE ULB.
"[De ULB] organiseerde op dinsdag 7 februari een debat tussen de Franse journaliste Caroline Fourest en de ULB-historicus Hervé Hasquin, geleid door ULB-prof Guy Haarscher. De rector van de universiteit, Didier Vivier, was ook aanwezig. In de zaal begon een deel van het publiek al gauw te protesteren, en uiteindelijk boerka, blabla te roepen. De inrichters probeerden de zaal weer onder controle te krijgen, maar dat lukte niet en na korte tijd werd het evenement afgelast (...). Onder de protesterende mensen in de zaal bevond zich ook Souhail Chichah, die verbonden is aan de ULB, en die bij de voorbereiding van de protestactie betrokken was. (...)
Chichah toonde zich niet onder de indruk van de aangekondigde tuchtprocedure en het opgeroepen doembeeld van een schorsing of zelfs ontslag: ‘De ULB zal geconfronteerd worden met haar eigen contradicties en ze zal haar grove vergissing tegenover de publieke opinie moeten toegeven.’ Hoezo? ‘Ik ben zelf gecensureerd geworden, door de rector, tijdens een voordracht die ik moest geven in september. Leden van het academisch corps, waarvan er één uit de kringen van het CCOJB (Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique), hebben toen die voordracht verstoord en die zijn daar nooit op aangesproken. Er is dus duidelijk een politiek van 2 maten en 2 gewichten bij de universitaire autoriteiten, volgens de sociale herkomst.’ 
Chichah heeft enige ervaring met conflicten binnen de ULB en weet kennelijk waar hij mee bezig is. In 2010 plande hij een debatavond over de omstreden Franse komiek Dieudonné. La Libre Belgique merkt daarover op: ‘Destijds interpelleerde de voorzitter van het coördinatiecomité van joodse organisaties in België, Maurice Sosnowski, ook professor aan de ULB, hierover bij rector Viviers en vroeg hem te reageren op de negationistische en antisemitische uitspraken die Souhail Chichah zou hebben gedaan. Maar de rector antwoordde dat hij geen dergelijke elementen had kunnen identificeren en nam geen maatregelen tegen de economist.’ Sosnowski is de man die in 2010 probeerde om het ontslag van Karel de Gucht uit zijn functie van EU-commissaris te bekomen, omdat die een bedenking gemaakt had over de invloed van de joodse lobby in de VS. (...)  
Gelukkig lieten de rotte appels ook van zich horen. In een briljante beschouwing die op het internet circuleert, geeft een student van de ULB zijn visie en die van zijn medestanders op het gebeuren, en verschaft achtergrondinformatie. Zo komen we te weten dat er eigenlijk voorafgaand aan de protestactie wel pogingen tot onderhandeling geweest zijn. Van de kant van de studenten was er bezwaar tegen geuit Caroline Fourest vrij spel te geven, want zij achten haar mee verantwoordelijk voor het islamofobe klimaat in Frankrijk, en stelden dat haar werk de toets van de kritiek niet kan doorstaan. Zij drongen aan op een serieus, tegensprekelijk debat, iets wat bij andere gelegenheden door de universitaire overheid geëist werd als voorwaarde voor het toelaten van een evenement over omstreden onderwerpen. Maar dat werd geweigerd. (...) Niet alleen heeft de ULB blijkbaar een gestoorde relatie met haar studenten, of sommigen daarvan, haar idee van vrije meningsuiting is ook een top-down-concept. (...) 
Weet de ULB trouwens geen competentere en interessantere mensen uit te nodigen dan die Fourest? Waarom wordt haar werk niet eens historisch-kritisch en methodologisch doorgelicht? Waarom moet een debat over extreem-rechts, dat zich specialiseert in anti-boerkaretoriek, gehouden en geleid worden door 3 mensen die voor het verbod op hoofddoek of boerka zijn? Waarom als tegenspeler van Fourest Hervé Hasquin, oud-rector, oud-minister-president van de Franse Gemeenschap en parlementariër, van wie het eerste citaat dat ik op het internet tegenkom, luidt: 'Men kan niet ontkennen dat, in het bijzonder in de Brusselse regio, de sterke aanwezigheid van buiten-Europese vreemdelingen, die erg ver van onze culturele en filosofisch-religieuze tradities staan, bijzonder veel problemen creëert doordat velen van hen zich er niet voor willen inspannen om zich in onze bevolking te integreren (...). De tolerantiedrempel (...) is op verschillende plaatsen overschreden'. (...) 
De ULB heeft nog veel te leren: omgang met studenten, omgang met personeelsleden, omgang met dissidenten, hoe je pseudodebatten organiseert zonder door de mand te vallen, hoe je met 2 maten en 2 gewichten werkt zonder dat iemand het doorkrijgt, hoe je wegsteekt hoe autoritair je bent, en hoe je vermijdt dat de PR-zucht de academische standing onderuithaalt."
 
 
DE MAN DIE 7 MINUTEN PRESIDENT VAN AMERIKA WAS.
"De Amerikaanse presidentsverkiezingen van 2000 waren in vele opzichten (...) historisch. Nooit eerder werd een presidentsverkiezing door het Amerikaanse Hooggerechtshof beslist, nooit eerder in een verkiezing zouden een paar honderd stemmen in één staat (537 stemmen op een landelijk totaal van 105 miljoen) beslissen over het presidentschap en nooit eerder werd een kandidaat president nadat hij de popular vote met meer dan een half miljoen stemmen had verloren. (...) 
Om 9 uur ‘s ochtends op de dag van de stemming, begon de telefoon in LePore’s kantoor te rinkelen. Aan de andere kant van de lijn hoorde ze woedende kiezers, sommigen onder hen in tranen. Duizenden joodse kiezers - Miami heeft de op New York na grootste joodse gemeenschap van de VS - begonnen te vermoeden dat ze verkeerdelijk voor Buchanan hadden gestemd, de kandidaat van de Reform Party, die velen onder hen van antisemitisme verdachten (Buchanan stak zijn bewondering voor het Duitsland van Hitler nooit weg). (...) Buchanan zou later toegeven dat hij dacht dat 95 à 98% van de stemmen die hij in Palm Beach County had behaald voor Gore bedoeld waren. (...)
‎De rest is geschiedenis: 36 dagen lang keek Amerika toe hoe beide kandidaten rechtszaak na rechtszaak begonnen, hertellingen aanvroegen of net weigerden, giftige speeches debiteerden, lobbyden, de mening van rechtsgeleerden, rechters en opiniemakers inriepen en harde woorden en bedreigingen aan elkaars adres uitten in een vaak intriest politiek schouwspel, dat eindigde met een zeldzame beslissing van het Hooggerechtshof. 
De 5 Republikeinen en 4 Democraten die in de Supreme Court zetelden, spraken zich in Bush vs. Gore uit in het voordeel van George W. Bush. Niet op basis van de al dan niet behaalde stemmen, wel door het hertellen van de stemmen door de staat Florida onwettelijk te verklaren – terwijl de wet deze bevoegdheid wel degelijk aan de staat laat – met het oog op 'de nationale orde'. Toen Gore uiteindelijk Bush een tweede keer belde om zijn nederlaag toe te geven was het land er dan ook allerminst van overtuigd dat Bush de ‘echte’ winnaar van de stembusslag in Florida was.
Doch de les van deze verkiezingen was misschien dat (...) de Republikeinen een betere campagne voerden dan de Democraten, schrijft auteur Jeffrey Toobin daarover in zijn boek ‘Too Close to Call’. (...) In zowat elk aspect was George W. Bush Gore’s antipode. Hij liet het management van de zenuwslopende hertellingscarrousel over aan James A. Baker III, de ex-minister van Buitenlandse Zaken en ondertussen éminence grise, die zijn strepen had verdiend onder president George Herbert Bush, de vader van de toenmalige kandaat. (...) Bushs kracht schuilde ook in de mensen die hij rond zich had verzameld en die bereid waren voor hem door het vuur te gaan om het Witte Huis te heroveren, een wens die zeker niet enkel de verdienste van Bush jr. alleen was. Tijdens de 8 jaar dat Bill Clinton het Witte Huis bewoonde, waren vele Republikeinen hem gaan haten. (...) Pogingen om het Amerikaanse publiek van hun gelijk te overtuigen hadden gefaald, net als de talloze rechtszaken die ze tegen Clinton hadden aangespannen. Voor vele Republikeinen was de rechtsstrijd in Florida, niets meer en niets minder dan een verlengstuk van hun vruchteloze jacht op Al Gore’s baas. 
Maar er was ook een grote dosis geluk mee gemoeid. Dat de dominostenen zo zouden vallen dat in één enkele staat over het presidentschap zou worden beslist, bijvoorbeeld. In Florida dan nog wel, waar Bushs broer Jeb gouverneur was en de Republikeinen een thuismatch speelden. Er waren de 97.000 ‘groene’ stemmen die Ralph Nader in Florida won en waarvan een overgroot gedeelte ongetwijfeld bij Gore zou zijn beland had de kansloze Nader zich geen kandidaat gesteld. De minieme marge van 537 stemmen die beide kandidaten scheidden, de bizarre beslissing van het Hooggerechtshof, ... het waren alle onvoorziene omstandigheden.
Maar wat er ook van zij, mocht Therese LePore op die warme zomerdag van juni voor een enkelvoudig stembiljet hebben gekozen, de kans is reëel dat Al Gore langer dan 7 minuten president van de Verenigde Staten zou zijn geweest."
 
 
RENE GUENON ON TRADITION, CIVILIZATION AND THE MODERN WORLD.
 
 
MET RUDI DUTSCHKE DE NACHT IN.
"Rudi Dutschke (1940-1979) was een van de prominentste studentenleiders tijdens de revoltes in de jaren '66-'69. Hij werd in heel Europa bekend als een voorvechter voor onafhankelijkheid van machtsblokken als de USA, de NATO alsook de CCCP, hoewel hij overtuigd marxist was. (...)   
Toen in 1956 de Hongaarse crisis uitbrak, ervoer hij voor het eerst politieke interesses in zichzelf. Hij sympathiseerde met de Hongaarse opstandelingen. Voor hem was de CCCP en ook zijn eigen land, de DDR, symbool voor machtswellust en onnodige autoritair optreden. Twee jaren later weigerde hij de militaire dienst als 18-jarige. (...) In 1961 vluchtte hij naar West-Berlijn (...). In die beginjaren '60 werd [hij] nog radicaler tegenover machtsposities: zowel de CCCP, de DDR, als de USA. Ook begon hij te ageren tegen de NATO. Hij wou Duitsland als een autonoom land, een land onafhankelijk van machtsblokken. Sinds 1966 organiseerde hij betogingen voor de SDS, de socialistische Duitse Studentenbond, betogingen die massaler werden sinds de student Benno Ohnesorg door politie tijdens een manifestatie doodgeschoten werd. (...)  
In 1972 (...) zette hij zich opnieuw in voor het blokvrij maken van West-Duitsland, alsook van Oost-Duitsland. (...) In 1977 kreeg hij een leerstoel aan de universiteit van Groningen (Nederland)."
 
 
CONVERSION DE CASTRO: LE PLUS GRAND DON DE LA VISITE DU BENOIT XVI A CUBA, EN MARS?
"La conversion de Fidel Castro, après une vie de militant athée, son «oui» à la foi religieuse après son excommunication par le pape Jean XXIII le 3 Janvier 1962, pourraient être le don le plus grand de la prochaine visite de Benoît XVI à Cuba à la fin de Mars. 'Ces derniers temps - a dit Alina (ndlr: une des filles naturelles de Castro) - Fidel Castro s'est rapproché de la religion, il a redécouvert Jésus'." 
http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2012/02/02/conversion-de-castro-le-plus-grand-don-de-la-visite-de-benoi.html
 
 
CHAVEZ WAARSCHUWT VK: 'ARGENTINIE STAAT NIET ALLEEN'.
"Het is belachelijk dat de Britse regering Argentinië bedreigt, terwijl de Britten de Islas Malvinas (Spaanse naam voor de Falklands), die van Argentinië zijn, moeten verlaten."
 
 
SEIT 1972 GAB ES 141 US-AMERIKANISCHE VETOS GEGEN VN-RESOLUTIONEN.
"Danke Rußland, danke China für das Veto gegen den US-Schurkenstaat und den von ihm geplanten Völkermord. Gott liebt Euch. (...) Das Ziel der US-amerikanischen Polit-Verbrecher und ihrer Vasallen ist einfach. Sie wollen ihre Kolonialkriege führen. Die UNO soll ihre Schweinereien absegnen. Doch (...) Rußland und China haben mit ihrem Veto Syrien vor einem Krieg wie in Libyen (...) bewahrt. Jetzt tun die Medienbosse im Dienst der US-Propaganda so, als ob ein Veto in der UNO etwas Schreckliches wäre. Doch seit 1972 gab es 141 US-amerikanische Vetos gegen UN-Resolutionen."
http://kreuz.net/article.14673.html
 
 
WARUM WIR RUSSLAND UNRECHT TUN.
"Russland musste zudem die Erfahrung machen, dass man sich auf westliche Zusagen nicht verlassen kann. Die Dramatik der damaligen Auseinandersetzung zum Thema NATO-Osterweiterung ist im Westen weitgehend vergessen. In Russland ist sie immer noch mit einem Wortbruch verbunden. (...)
Und wie sieht es in unmittelbarer Nachbarschaft Russlands aus? (...) In der Ukraine tobt ein Machtkampf zwischen Am...erika-Fans (...) und Russland-Orientierten (...). Kaukasus und Mittelasien sind vollgestopft mit amerikanischen Militärberatern und der Kampf ums Erdöl wird mit harten Bandagen ausgetragen. Die amerikanische Politik macht keinen Hehl daraus, überall auf der Welt mit Waffengewalt einzugreifen, wenn die USA es für geboten halten. Und jetzt: ein Raketenabwehrsystem (...)."
http://www.cicero.de/weltbuehne/syrien-veto-warum-wir-russland-unrecht-tun/48249
 
 
HUGE CROWDS WELCOME RUSSIAN MINISTER OF FOREIGN AFFAIRS LAVROV IN SYRIA:
http://www.youtube.com/watch?v=IBBbikkWk44
 
 
AL-QAEDA REFASHIONED BY THE UK.
"As we had anticipated in May 2011, the media production of Osama bin Laden’s death was the prelude to the recycling of his men in the interests of the new US strategy. After helping to fight the Soviets in Afghanistan, serving as patsies of the September 11 attacks and finally being used against the Iraqi resistance, their new assignment is to hijack the 'Arab Spring' and subvert the Resistance Alliance (Iran, Syria, Hezbollah). Thus, in Syria, (...) Al-Qaeda, funded by Qatar and overseen by Turkish, British and French military instructors, constitutes the bulk of the contingent that the Western press calls the 'Free Syrian Army'."
http://www.voltairenet.org/Al-Qaeda-refashioned-by-the-UK
 
 
JIHADISTS AND WEAPONS MOVING FROM IRAQ TO SYRIA.
"Jihadists are moving from Iraq to Syria and arms are also sent across the border to opponents of Syrian President Bashar al-Assad":
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ieZhI-Ef6qIsGk1Rc48np5UVKBLQ?docId=CNG.08fe9711909c30405b5cb685b6d1bb03.811
 
 
DAS ERGEBNIS WIDERSPRICHT DER PROPAGANDA.
"Immer das gleiche Spiel: Die USA infiltrieren Syrien mit Al-Kaida-Terroristen aus dem Libanon, um das Land zu irakisieren und ins Chaos zu stürzen. (...) 
Die Mission [der Arabischen Liga] stellt fest, daß viele Gruppen fälschlicherweise von Explosionen oder Gewalt berichteten, die an verschiedenen Orten stattgefunden hätten. Wenn die Beobachter dorthin kamen, stellte sich heraus, daß diese... Berichte gegenstandslos waren. Ferner stellte die Mission fest, daß die Medien die Art der Vorkommnisse und die Zahl der Toten und Verletzten bei Vorkommnissen und Protesten übertrieben. (...) 
Die Beobachter standen unter dem Druck einer bösartigen Medienkampagne. (...) Die Mission stellte fest, daß die Regierung bestrebt war, ihre Aufgaben zu erfüllen und jegliche Hindernisse aus dem Weg zu räumen. Die Regierung ermöglichte Treffen mit allen Gruppen. Es gab keine Restriktionen der Bewegungsfreiheit der Mission und die Möglichkeit syrische Bürger zu interviewen, sowohl opponierende als auch regierungstreue."

http://kreuz.net/article.14651.html
 
 
REBELLEN IN HOMS KRIJGEN STEUN VAN BRITSE EN QATARESE TROEPEN.
"Britse en Qatarese speciale troepen zijn als 'tactische adviseurs' aanwezig in de Syrische stad Homs, het bolwerk van de gewapende opstand. (...) De aanwezigheid van buitenlandse troepen op Syrisch grondgebied is, bij gebrek aan een (...) resolutie (...) van de VN, een schending van de soevereiniteit van een staat. Ook de financiële en/of logistieke steun aan gewapende groepen - waarvan de VS, Saoedi-Arabië, Qatar, (...), Groot-Brittannië en Frankrijk worden verdacht - is eveneens een overtreding van de internationale wetgeving":
http://www.demorgen.be/dm/nl/990/Buitenland/article/detail/1392596/2012/02/09/Rebellen-in-Homs-krijgen-steun-van-Britse-en-Qatarese-troepen.dhtml
 
 
SYRIAN PRESIDENT ASSAD VISITING A VICTIM OF THE AMERICAN SPONSORED TERRORISTS IN THE HOSPITAL. DO YOU STILL WONDER WHY THE SYRIAN PEOPLE SUPPORTS THIS MAN?

 
 
ISRAEL BETAALT TERRORISTEN OM KERNWETENSCHAPPERS TE DODEN.
"Een Amerikaanse vertegenwoordiger [zei] aan de Amerikaanse nieuwszender NBC News [dat] (...) de Iraanse Volksmudjahedin de aanslagen op 5 Iraanse wetenschappers hebben uitgevoerd. Die groepering werd door de VS lang beschouwd als een terroristische groepering. (...) De beweging wordt gefinancierd, getraind en bewapend door Israël. Iran beschuldigde Israël en de groepering al langer van de aanslagen. 'Alle beschuldigingen kloppen', zei een Amerikaanse vertegenwoordiger die anoniem wil blijven. Israël weigert te reageren."
 
 
VREES VOOR TOEKOMST CHRISTENEN IN SYRIË:
"Mgr. Jean-Clément Jeanbart, aartsbisschop van de Grieks-melkitische Kerk (...) verwijt de internationale media tegen het Syrische regime te zijn en vals nieuws over Syrië te verspreiden: 'De media melden niets over de extremisten en huurlingen uit Turkije, Irak, Jordanië, Libië, Pakistan en Afghanistan die in ons land geweld zaaien'."
http://www.rorate.com/nieuws/nws.php?id=69934
 
 
IRAQ BECOMES DOLLAR-SOURCE FOR SANCTIONS-HIT IRAN AND SYRIA.
"Iranian rials and Syrian pounds are pouring into the shops as Western economic sanctions against those 2 countries make it harder for them to conduct trade with much of the rest of the world, arrange international bank transactions and obtain hard currency. (...) Iraq is a convenient place for both countries to obtain dollars because business ties have been growing rapidly. Since the fall of Iraq's (...) Saddam Hussein, its (...) government has brought the country closer to (...) Iran and to (...)Syria (...). Baghdad has rejected Arab League calls to impose economic sanctions on Damascus (...), citing Iraq's own painful experience with sanctions during the Saddam era."
http://www.reuters.com/article/2012/02/01/us-iraq-sanctions-idUSTRE81018820120201
 
 
WAHRUNGSKRIEG: RICHTET SICH DAS EMBARGO WIRKLICH GEGEN IRAN?
"Das Erdölembargo der EU gegen den Iran wird den Euro destabilisieren und dann lawinenartig auch andere Volkswirtschaften außerhalb der EU in Mitleidenschaft ziehen. Teheran hatte gewarnt, die USA zielten eigentlich darauf ab, über die Durchsetzung des EU-Erdölembargos konkurrierende Volkswirtschaften zu schwächen. Vor dem Hintergrund dieser Überlegung ergibt es dann auch einen Sinn, dass die USA versuchen, in Asien China, Indien, Südkorea und Japan dazu zu bewegen, ihre iranischen Erdölimporte zu drosseln oder ganz einzustellen. (...)
Die Erdölraffinerien in den EU-Ländern, die bisher iranisches Erdöl verarbeitet hatten, werden sich neue Lieferanten suchen und ihr weiteres operatives Vorgehen den neuen Gegebenheiten anpassen müssen. Einer der führenden Manager der italienischen Unione Petrolifera, Piero De Simone, erklärte, es sei damit zu rechnen, dass bis zu 70 Erdölraffinerien geschlossen werden müssten. Möglicherweise würden dann asiatische Länder raffiniertes iranisches Erdöl zulasten der lokalen Raffinerien und Erdölindustrie an die EU verkaufen.
Trotz gegenteiliger politisch motivierter Stellungnahmen zur Unterstützung des Erdölembargos gegen den Iran wird Saudi-Arabien kaum in der Lage sein, die aufgrund des Embargos in der EU und auf anderen Märkten entstehenden Lieferlücken auszugleichen. Ein Engpass in der Erdölversorgung und die veränderten Produktionsbedingungen dürften sich in vielerlei Hinsicht verschärfend auf die Lage in der Europäischen Union auswirken und die Kosten für die Produktion industrieller Güter, den Transport und die Marktpreise in die Höhe treiben. Es ist daher damit zu rechnen, dass sich die Krise in der Euro-Zone noch weiter verschärfen wird.
Aber der Preisanstieg bei Gütern des alltäglichen Bedarfs, von Nahrungsmitteln bis zum Transport- und Verkehrswesen, wird nicht auf die EU beschränkt bleiben, sondern wird weltweit Auswirkungen nach sich ziehen. Und wenn die Preise auf weltweiter Ebene anziehen, werden sich die Volkswirtschaften Lateinamerikas, der Karibik, Afrikas, des Nahen und Mittleren Ostens und der Pazifik-Region neuen Schwierigkeiten gegenübersehen, die die Finanzwirtschaft in den USA und einige ihrer Partner, darunter auch EU-Mitgliedsstaaten, zu ihrem Vorteil ausnutzen und bestimmte Bereiche und Märkte in den genannten Regionen übernehmen könnten. Der IWF und die Weltbank könnten in ihrer Funktion als Bretton-Woods-Sachwalter der Interessen der Wall Street unter Ausnutzung der wirtschaftlichen Schwierigkeiten dieser Länder versuchen, dort weitere Privatisierungsprogramme durchzusetzen, die letzten Endes nur der Finanzwirtschaft der USA und ihrer wichtigsten Verbündeten zugute kämen. So gesehen wird viel davon abhängen, an wen der Iran seine durch das EU-Embargo frei gewordenen Erdölfördermenge von immer 18% der Tagesförderung verkaufen wird. (...) 
Das EU-Erdölembargo gegen den Iran könttte letztlich die EU stärker treffen als den Iran. Auf lange Sicht könnte auch die USA davon betroffen werden. In struktureller Hinsicht werden die Folgen des EU-Embargos die EU noch stärker an die USA binden, aber diese Folgen könnten die gesellschaftliche Opposition gegen Washington stärken, was sich dann in der politischen und wirtschaftlichen Arena auswirken könnte."
 
 
EUROPEANS FIRST VICTIMS OF SANCITONS AGAINST IRAN.
"The head of Italy’s refiners’ lobby, Mr. Piero de Simone, has revealed that Italy is preparing to close 5 refineries because of the European Union’s unilateral sanctions against Iran and the boycott of its oil resources. (...) Mr. Simone claims that at the European level some 70 refineries could be shut down as a result of these decisions.
However, the sanctions will have little impact on Iran since its main buyers, India and China, with a growing demand for energy, have already found ways to skirt the embargo. (...)
The Ministers alleged that sanctions against Iran were fueled by their fears regarding the nature of Tehran’s nuclear program. European suspicions could not be confirmed by the International Atomic Energy Agency, notwithstanding the fact that Iran is the most inspected state in the world in this domain. They are based solely on Israeli intelligence reports, even though Israel does not hide its intention to provoke an armed conflict against Iran.
In the final analysis, the sanctions against Iran adopted by EU foreign ministers to please their Israeli partner are backfiring against European companies and employees."
 
 
FRANZ OBERMAYR (FPÖ): L'EUROPE DOIT RAPIDEMENT SE DISTANCER DES INTERETS ANGLO-AMERICAINS.
  "L’Europe devrait le plus rapidement possible prendre ses distances d’avec les intérêts anglo-américains. À court terme l’embargo européen frappera les populations civiles. À moyen terme, c’est à la Chine que profiteront ces capacités de production [de pétrole] libérées, et ce sera pour elle une chance pour couvrir ses besoins énergétiques croissants":
http://fr.novopress.info/107379/franz-obermayr-fpo-leurope-doit-rapidement-se-distancer-des-interets-anglo-americains/
 
 
HOW THE ARAB LEAGUE HAS BECOME A TOOL OF WESTERM IMPERIALISM.
"The arrangement works like this: foment violence and instability within the country of choice, arm dissident groups, and direct these same groups with covert special forces; when government forces move to quell the insurrection, then accuse them of violating human rights. The Arab League then suspends the country, marking it out for international pariah status, which in turn provides a pretext f...or Western powers to mount military strikes, committing atrocities in the name of 'responsibility to protect' and engineering regime change in the interests of the Western powers. It’s neocolonialism in Arab lands – with the help of other Arab states. (...)
The pay-off for these Arab despots is that they continue to enjoy Western patronage and support in suppressing their own people. Additionally, the Sunni monarchs share the Western agenda to destroy the Syrian-Iranian alliance, which garners much greater regional popular respect and influence than any of the Persian Gulf tyrants."
 
 
ROTHSCHILD WANTS IRAN'S BANKS.
"Iran is 1 of only 3 countries left in the world whose central bank is not under Rothschild control. Before 9-11 there were reportedly 7: Afghanistan, Iraq, Sudan, Libya, Cuba, North Korea and Iran. By 2003, however, Afghanistan and Iraq were swallowed up by the Rothschild octopus and by 2011 Sudan and Libya were also gone. In Libya, a Rothschild bank was established in Benghazi while the country was still at war. Islam forbids the charging of usury, the practice of charging excessive, unreasonably high and often illegal interestrates on loans, and that is a major problem for the Rothschild banking system.
Since the Rothschilds took over the Bank of England they have been expanding their banking control over all the countries of the world. Their method has been to get a country’s corrupt politicians to accept massive loans, which they can n...ever repay, and thus go into debt to the Rothschild banking powers. If a leader refuses to accept the loan, he is oftentimes either ousted or assassinated. And if that fails, invasions can follow, and a Rothschild usury-based bank is established.
The Rothschilds exert powerful influence over the world’s major news agencies. (...) The Rothschilds control the Bank of England, the Federal Reserve, the European Central Bank, the IMF, the World Bank and the Bank of International Settlements. Also they own most of the gold in the world as well as the London Gold Exchange, which sets the price of gold every day. It is said the family owns over half the wealth of the planet—estimated by Credit Suisse to be $231 trillion—and is controlled by Evelyn Rothschild, the current head of the family.
(...) Iran is not being demonized because they are a nuclear threat, just as the Taliban, Iraq’s Saddam Hussein and Libya’s Muammar Qadaffi were not a threat. What then is the real reason? Is it the trillions to be made in oil profits or the trillions in war profits? (...) Is it to destroy Israel’s enemies or to destroy the Iranian central bank so that no one is left to defy Rothschild’s money racket? It might be any one of those reasons or, worse—it might be all of them."

 http://www.moneytrendsresearch.com/rothschild-wants-irans-banks/
 
 
CRISE MONETAIRE EUROPEENE, UNE CONSPIRATION DES REQUINS DE LA FINANCE.
"Il est évident que les attaques spéculatives en cours contre la Grèce, ainsi que d'autres pays comme l'Espagne, l'Irlande, le Portugal et l'Italie, ne sont pas le reflet de fondamentaux économiques, ni un mouvement spontané issue de la mé...canique des marchés, mais plutôt une orchestrées comme une action de guerre économique.
Le dollar avait été sans cesse tomber tout au long de l'été et l'automne de 2009. Il semblait donc opportun aux yeux de divers bailleurs de fonds anglo-américains que d'une attaque de diversion sur l'euro, en commençant par quelques-uns des pays les plus faibles de la Méditerranée, serait un moyen idéal de soulager la pression sur le billet vert. Étant donné que les élites dégénérées sont incapables de régler le problème directement sur le dollar, en augmentant la production, le plein emploi, et la reprise économique, l'une des rares alternatives qui leur reste est de créer une situation dans laquelle l'euro s'effondre rapidement, laissant le dollar comme le bénéficiaire de certains vols résiduelle à la qualité ou un refuge sûr réflexe.
C'est ce qui a émergé au cours de la première semaine de décembre avec un assaut spéculatif contre le gouvernement espagnol et les obligations grecques ainsi que par conséquence sur l'euro lui-même, le tout accompagné d'une campagne de presse calomnieuse visant la PIIGS (Portugal, Italie, Ireland, Grèce, Espagne), un acronyme pour les pays ciblés issus tout droit des entrailles de Goldman Sachs.
Concrètement cette conspiration vit naissance au cours d'un dîner le 8 février 2010 à New York, organisé par le courtier Monness, Crespi, Hardt & Co. Parmi les personnes présentes on peut citer SAC Capital Advisors, David Einhorn de Greenlight Capital (un vétéran de l'agression mortelle sur Lehman Brothers dans la fin de l'été 2008), Donald Morgan de la Brigade de la capitale et Soros Fund Management. Le consensus qui s'est dégagé ce soir-là en plein filet mignon, c'est que les obligations du gouvernement grec ont été le talon d'Achille de l'euro, et qu'une fois une crise de la dette grecque aurait été déclenchée, les résultats seraient catastrophiques mauvais pour l'euro. Les prédateurs réunis ont convenu que la Grèce a été le premier domino européen à faire tomber. Donald Morgan a maintenu catégoriquement que la contagion grecque pourrait rapidement contaminer tous les emprunts souverains dans le monde, y compris nationaux, étatiques, municipaux et toutes les autres formes de la dette publique. 
Cela signifie en Californie, au Royaume-Uni et aux États-Unis parmi beaucoup d'autres. Les détails de ce dîner ont été révélés dans le Wall Street Journal du e vendredi 26 Février 2010. (...)
Cet article indique aussi qu'une tentative délibérée pour créer une crise monétaire à l'échelle européenne entraînerait avec elle une vague de dépression économique. En effet, la création du chaos monétaire en Europe par destruction convulsive de l'euro induite par une attaque spéculative paralyserait la production de marchandises en Europe occidentale. Ce qui pourrait être à l'origine d'un déclin de l'économie mondiale. Les conséquences sont graves et évidentes, mais les hyènes de la finances ne se sentent pas concernées."
 
 
 
 
JERUZALEM: ANTI-CHRISTELIJKE GRAFITTI ZORGT VOOR OPSCHUDDING.
"‘Dood aan de christenen’, is een van de bedreigingen die in het Hebreeuws op de muren [van een Grieks-orthodox klooster] zijn aangebracht":
http://www.katholieknieuwsblad.nl/nieuws/item/1642-jeruzalem-‘dood-aan-de-christenen’-zorgt-voor-opschudding.html
 
 
VLADIMIR PUTIN EMERGES AS PROTECTOR OF EASTERN CHRISTIANS.
"Russian Prime Minister Vladimir Putin pledged to make the protection of persecuted Christians one of his foreign policy priorities if he wins the 2012 presidential election."
http://www.voltairenet.org/Vladimir-Putin-emerges-as
 
 
AARTSBISSCHOP: INVAL IN IRAK NEKTE CHRISTENEN.
"De Amerikaanse katholieke aartsbisschop Timothy P. Broglio, in dienst van het Amerikaanse leger, zegt dat het aantal Iraakse christenen in elkaar geklapt is sinds de Amerikanen in 2003 het land binnenvielen. (...) De aartsbisschop is speciaal bezorgd over de Irakese katholieken: Saddam Hussein (...) 'gaf hen verantwoordelijkheid en ze bekleedden posten in (overheids)instellingen. (...) Toen waren ze een minderheid die werd beschermd'."
http://www.rorate.com/nieuws/nws.php?id=70043
 
 
IK WAS DE SLAAF VAN RYANAIR.
"Op een jobsite zag ik een aanbieding van Ryanair. Och, waarom niet? Airhostess, klinkt chic, dacht ik. Nog één ding scheidde Virginie van (...) een carrière boven de wolken: een cursus van 6 weken. ‘En 1.800 euro. Wie hostess bij Ryanair wil worden, moet zelf betalen voor die cursus. Gelukkig stak mijn pa me het geld toe.  Achteraf bekeken had mijn frank toen al moeten vallen. In die 6 weken waren er al tekenen van uitbuiting. Niet alleen dat cursusgeld, hoor. Het waren ook zeer lange dagen. Van 8 uur 's morgens tot 8 uur 's avonds (...). De praktijk gebeurde 's nachts. Soms moesten we er om 2 uur in de nacht uit voor training in het vliegtuig. Overdag vliegen de toestellen, hé. Als er één een dag aan de grond moet blijven voor een opleiding, brengt het niets op.'
De weken vlogen voorbij, maar een contract kwam nooit ter sprake. ‘Laat staan de inhoud ervan. Tot de laatste dag. Plots stond daar een dame van de firma Crewlink. Niet Ryanair dus, want ze huren personeel van een ander bedrijf. Dan kunnen ze zeggen dat zij het niet zijn als er klachten komen van personeel. Soit. Die dame was zeer kordaat. Hier zijn de contracten, graag afgeven binnen het halfuur. Miserie op papier, dat was het. (...) Van dan af regen de ontgoochelingen zich aaneen. (...) De plaats van het werk, bijvoorbeeld. Ik had gesolliciteerd in Spanje met het idee daar aan de slag te gaan. Niets van: Charleroi, kreeg ik te horen. Zij beslissen dus waar je werkt en na een jaar kunnen ze je net zo goed in Dublin plaatsen.
De grootste ramp zijn de rechten die je als werknemer gewoon niet hebt. Je wordt ingeschreven onder de Ierse wetgeving. Sociale zekerheid: zo goed als nul. De eerste 20 dagen van ziekte word je niet betaald. En wie werkt op een vliegtuig is vaak ziek, geloof me. Want 's morgens sta je bij 5 graden in de regen in België, 2 uur later bij 25 graden in Italië. En dan weer terug naar de kou.
Dan is er de verloning. Je wordt alleen betaald als het vliegtuig beweegt. De briefings voor het vertrek, het helpen instappen, rommel of kots van passagiers opkuisen tussen 2 vluchten, 7 uur wachten op de luchthaven met klagende reizigers omdat het vliegtuig niet vertrekt wegens sneeuwval: dat blijft allemaal onbezoldigd. Meestal was ik per dag 11 uur in de weer, maar werd ik maximaal voor een uur of 6 betaald. Er waren maanden dat ik amper 700 of 800 euro verdiende.
Werken op zondag, feestdagen, 's nachts of in de week: dat maakte geen enkel verschil. (...) Ik had geen dertiende maand, er werd bijna niets afgehouden voor mijn pensioen, ik moest niet rekenen op ziektegeld of steun na een arbeidsongeval, kreeg geen bijdrage voor woon-werkverkeer, had geen recht op een ontslagpremie en kon van de ene op de andere dag met onbetaald verlof naar huis worden gestuurd, tot 5 maanden aan een stuk. En ik moest ook zelf mijn uniform betalen. Tijdens het eerste jaar houden ze maandelijks 30 euro af van je loon voor dat uniform. In het tweede jaar betalen ze dat maandelijks terug. Wie dus opstapt na enkele maanden, is zijn geld kwijt. (...)
Daarom zitten er in Charleroi tussen de 300 personeelsleden maar een stuk of 10 Belgen. De rest zijn Polen, Spanjaarden of Portugezen. Mensen uit landen waar het niet zo denderend gaat of waar werken in die omstandigheden en tegen dat loon zelfs dik oké is. Maar ook zij houden het maximaal 3 jaar vol."
 
 
LA CONDAMNATION DE L'IDEOLOGIE SIONISTE PAR L'EGLISE CATHOLIQUE.
"'Les Juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur et nous ne pourrons donc pas reconnaître le peuple juif. Non possumus.' (Saint Pie X, 1904, Cité du Vatican). Cette position fut ensuite reprise et réaffirmée par Benoît XV, qui souligna de façon extrêmement explicite: 'Les Juifs n'ont aucun droit de souveraineté sur la terre sainte.' (1917)."
http://www.la-question.net/archive/2009/01/11/sionisme-et-catholicisme.html
 
 
POURQUOI ISRAEL N'AIME PAS LE PAPE.
"Le Pape Benoît XVI (...) est confronté (...) à une formidable gageure: rendre force et vigueur à un catholicisme qui, triomphant à la mort de Pie XII, s'étiole au bout de réformes modernistes qui ne remplissent pas les églises et vident les séminaires. Qu'il se soit donc réconcilié avec les 'intégristes' qui comptent des communautés ferventes, militantes et convaincues, est logique. Pourquoi une... équipe se priverait-elle d'un joueur qui a du talent?
Il veut la réunification avec les orthodoxes. Il a raison. Ces derniers conservent une foi intacte et n'ont avec les catholiques romains aucun désaccord théologique majeur. (...) Il veut protéger les chrétiens du Proche-Orient. Pour cela, l'alliance objective des musulmans, des juifs pieux antisionistes et des chrétiens est nécessaire face au sionisme américano-protestant.
Laissons, dès lors, les sionistes à leurs humeurs et paranoïa diverses et compulsives et rendons à ce Pape, dont la dévotion ne va qu'au Christ, l'hommage qui lui est dû!":
http://eurempire.skynetblogs.be/archive/2012/01/28/pourquoi-israel-n-aime-pas-le-pape.html
 
 
HUNGARY DESTROYS ALL MONSANTO GMO MAIZE FIELDS.
"Almost 1000 acres of maize found to have been grown with genetically modified seeds have been destroyed throughout Hungary. (...) Unlike several EU members, GMO seeds are banned in Hungary. (...) Seed traders are obliged to make sure that their products are GMO free."
http://planetsave.com/2011/07/21/hungary-destroys-all-monsanto-gmo-maize-fields/
 
 
WHY INDIA CHOSE TO DISAPPOINT THE US.
The Indian Air Force (...) felt that the newer French and European fighters performed better in India's often challenging operating environments. The Europeans also went further on technology transfer, while the US's end user agreements struck India as needlessly prohibitive. (...) 
By opting for a European aircraft, India is not seeking to avoid aligning itself with the US. India clearly is aligning itself with the US, but as a partner rather than a client; it also sees the US as one of several key strategic partners, rather than the only ally that counts. India's strategy, above all, is to spread the risk. It has already signed significant contracts with the US for military surveillance and transport aircraft, as well as civil nuclear development."
 
http://atimes.com/atimes/South_Asia/ME11Df04.html
 
 
THE GEOPOLITICAL STAKES IN NIGERIA.
"Despite its oil riches, Nigeria remains one of Africa’s poorest countries. (...) Nigeria’s oil is exploited and largely exported by the Anglo-American giants—Shell, Mobil, Chevron, Texaco. Italy’s Agip also has a presence and most recently, to no one’s surprise, the Chinese state oil companies began seeking major exploration and oil infrastructure agreements. (...) Ironically, despite the fact that Nigeria has abundant oil to earn dollar export revenue to build its domestic infrastructure, government policy has deliberately let its domestic oil refining capacity fall into ruin. The consequence has been that most of the gasoline and other refined petroleum products used to drive transportation and industry, has to be imported, despite the country’s abundant oil. In order to shield the population from the high import costs of gasoline and other refined fuels, the central government has subsidized prices. Until January 1, 2012, that is. That was the day when, without advance warning President Goodluck Ebele Azikiwe Jonathan announced immediate removal of all fuel subsidies. Prices for gasoline shot up almost threefold. (...)
The huge unexpected price hike for domestic fuel triggered nationwide protests that threatened to bring the economy to a halt. (...) All that took place during one of the bloodiest waves of bombings and murder rampages by the terrorist Boko Haram sect creating a climate of extreme chaos. 
What has been buried from international accounts of the unrest is the explicit role the US-dominated IMF played in the situation. With suspicious timing IMF Managing Director Christine Lagarde was in Nigeria days before the abrupt subsidy decision (...). Further confirming the role US and IMF pressure on the Nigerian government played, Jeffery Sachs, Special Adviser to the UN Secretary General, during a meeting with President Jonathan in Nigeria in early January days after the subsidy decision, Sachs declared Jonathan’s decision to withdraw petroleum subsidy 'a bold and correct policy'. (...) 
Making the sudden decision to end the domestic fuel subsidy even more suspicious is the manner in which Washington and the IMF are putting pressure on only select countries to end subsidies. (...) That means the IMF and Washington have forced one of the poorest economies in Africa to impose a huge tax on its citizens on the implausible argument it will help eliminate corruption in the state petroleum sector. The IMF knows well that the elimination of subsidies will do nothing about corruption in high places. (...)
One major geopolitical factor that is generally ignored in recent discussion of Nigerian oil politics is the growing role of China in the country. In May 2010 only days after President Jonathan was sworn in, China signed an impressive $28.5 billion deal with his government to build 3 new refineries, something that in no way fit into the plans of either the IMF or of Washington or of the Anglo-American oil majors. 
China State Construction Engineering Corporation Limited (CSCEC) signed the deal to build 3 oil refineries with Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), in the biggest deal China has made with Africa. Shehu Ladan, head of NNPC, said at the signing ceremony that the added refineries would reduce the $10 billion spent annually on imported refined products. As of January 2012 the 3 Chinese refinery projects were still in the planning stage, reportedly blocked by the powerful vested interests gaining from the existing corrupt import system. (...) 
Last September on a visit to Beijing, Nigeria central bank governor Lamido Sanusi announced his country planned to invest 5% to 10% of its foreign exchange reserves in China’s currency, the (...) yuan, noting that he sees the yuan becoming reserve currency. In 2010 China’s loans and exports to Nigeria exceeded $7 billion, while Nigeria exported $1 billion of crude oil. Until now Nigeria has held some 79% of her foreign currency reserves in dollars, the rest in Euro or Sterling, all of which look dicey given their financial and debt problems. The move of a major oil producer away from dollars, added to similar moves recently by India, Japan, Russia, Iran and others, augurs bad news for the continued role of the dollar as dominant world reserve currency. 
The Chinese are also bidding to get a direct stake in Nigeria’s rich oil reserves, until now an Anglo-American domain. In July 2010, China’s CNPC (China National Petroleum Corporation) won 4 prospective oil blocks (...). As well China’s oil company, CNOOC Ltd has a major offshore production area in Nigeria.
The IMF and Washington pressure to lift subsidies on imported fuels is at this point in question as is the future of China in Nigeria’s energy industry. Clear is that lifting subsidies in no way will benefit Nigerians. More alarming in this context is the orchestration of a major new wave of terror killings and bombings by the mysterious and suspiciously well-armed Boko Haram. This we will look at next in the context of Nigeria’s recent transformation into a major narcotics hub."
 
 
DUITSE ACTIVITEITEN IN PERZIE EN AFGHANISTAN 1914-1918.
"In de zomer van 1914 werden in Berlijn gedachten ontwikkeld om het de Britse vijand in zijn Indiase bezittingen lastig te maken. Max von Oppenheim was hierbij de leidende figuur. (...) Ook de Turkse leider Enver opperde het plan om samen met de Duitsers via de neutrale staten Perzië en Afghanistan de inheemse bevolking van Brits-Indië tot verzet aan te sporen. (...) De Duitsers waren van plan om de Shatt al Arab aan het einde van de Perzische Golf af te sluiten om de olietoevoer uit de Perzische bronnen voor de Britse marine te stoppen. Dit lukte niet, want er was een leger uit Brits-Indië in de regio, dat tijdig deze olievelden had bezet. En toen in oktober Turkije de zijde van Duitsland had gekozen, was het voor de Britten een kleine moeite om op 5 november de Turkse haven Basra te bezetten. In andere delen van Perzië wisten de Duitsers Britse en Russische consuls te verdrijven en vestigingen van de Royal Bank of Persia over te nemen":
http://wwhttp/://www.wereldoorlog1418.nl/duitse%20activiteiten-wo1/index.htmlw.wereldoorlog1418.nl/duitse%20activiteiten-wo1/index.html
 
 
US SOLDIERS GUARDING OPIUM IN AFGHANISTAN:
 
 
EURASION UNION A SURVIVAL OPTION FOR EUROPE.
"The European integration project that has been Europe’s leading narrative ever since the early 1950s seems stalled as experts explicitly opine that the EU is not capable of managing the crisis on its own. The only glimpse of hope for Euro...pe in the present situation comes from the notion of Eurasian integration. (...) 
Over one year ago Vladimir Putin proposed forging a common economic space and a pan-continental market stretching 'from Lisbon to Vladivostok'. German Chancellor Angela Merkel (...) noted, however, that Russia would have to join the World Trade Organization before it could have a free trade area with the EU. Today, Russia is a WTO member. So isn’t it time to revisit Vladimir Putin’s proposal? All the more so, as the Russian prime minister reiterated the prospective advantages of such partnership (...) last October, stating that 'establishing an economical and well-balanced partnership framework between the EU and the Eurasian Union would enable feasible progress in the entire continent’s geopolitical and geo-economic configuration, and undoubtedly deliver a positive global effect'. 
In a situation where a devastating financial meltdown threatens the very integrity of the European Union, I see Vladimir Putin’s initiative as the only option for preserving both economic and political stability in Europe. A unified system comprising the supercontinent’s diverse economies such as a Eurasian Union would help secure Europe against any downturn. A Eurasian Union essentially spells survival for the grand European project, and one on mutually beneficial terms. (...) I am convinced that a Eurasian Union that would pursue close partnership with the EU represents a viable option for ensuring stable development and prosperity for both Europe and the rest of Eurasia."
 
 
TRAVAILLER EN RUSSIE.
"Selon les chiffres officiels des contrôles aux frontières pour l’année 2010, ce ne sont pas moins de 13.6 millions d’étrangers qui sont entrés sur le territoire de la fédération de Russie. (...) Le gros des étrangers entrants pour l’année 2010 venait d’Ukraine (21%), devant l’Ouzbékistan (14%), Kazakhstan (10%), le Tadjikistan (7%), l’Azerbaïdjan (6%) et la Moldavie. Ces 6 pays du monde postsoviétique ont totalisé à eux seuls près de 8,5 millions d’entrées. (...) 
Il faut préciser qu’a ces immigrés légaux, s’ajoutent des immigrés illégaux, très nombreux (...). En juillet 2010, Dimitri Medvedev affirmait que 4 millions de travailleurs se trouvaient en situation irrégulière en Russie. Des associations de défense des droits de l'homme évoquent 5 à 7 millions de personnes, dont la majorité se trouverait dans la région de Moscou. (...). Une grande partie de ces clandestins vient des pays d’Asie centrale (hors Kazakhstan) et ces migrants constituent le gros des troupes des gaustarbeiters, ce nouveau lumpenprolétariat. Par exemple, pas moins de 580.000 citoyens kirghizes, soit un dixième de la population de ce pays centre-asiatique, résideraient en Russie, dont une infime partie d'entre eux de façon légale. (...) 
Mais les citoyens de l’espace postsoviétique ne sont pas les seuls à émigrer en Russie, les Européens de l’ouest sont également de plus en plus nombreux à choisir la destination russe. C’est l’Allemagne qui est en tête en Europe puisque pas moins de 482.000 Allemands sont entrés sur le territoire de la Fédération de Russie en 2010! Il ne s’agit pas de 482.000 immigrants bien sur, mais la bonne santé des relations économiques entre les deux pays encourage l’expatriation des Allemands. (...) On dénombre en Russie (...) 4.000 sociétés allemandes qui ont presque toutes des représentations à Moscou."
 
 
JEAN PIERRE VAN ROSSEM BLAAST R.O.S.S.E.M. NIEUW LEVEN IN.
"Genoeg met het politieke geklungel van onze politici, genoeg met banken die ons in de andere Europese landen met hun gefoefel verplichten tot bezuinigen en inleveren". Van Rossem hekelt vooral de grote nadruk op begrotingsdiscipline: "Je moet toch geen groot licht zijn om te zien dat je met besparingen geen economische groei creëert. (...) De gewone man heeft alle redenen om echt kwaad te zijn op de onkunde van een handvol politici dat ieder elementair macro-economisch doorzicht mist":
http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20120130_222
 
 
VAN ROSSEM AL DIT JAAR NAAR DE KIEZER.
"Jean-Pierre Van Rossem neemt met zijn partij ROSSEM dan toch deel aan de gemeenteraadsverkiezingen van oktober. (...) 'Ik wil de mensen duidelijk maken dat ze noch links, noch rechts maar averechts moeten stemmen'."
http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20120201_179
 
 
JEAN PIERRE VAN ROSSEM: NEEN, HERMAN EN ANGELA, ZO KAN DAT TOCH NOOIT WERKEN!
"Laten we even Herman en Angela volgen. Wat stellen zij voor? Om de publieke financiën weer op orde te zetten moeten lidstaten zo veel mogelijk bezuinigen en de belastingsdruk maar met mate verhogen. Nemen we het geval van België. Daar von...d de Nationale Bank dat het land in 2012 minstens 11.3 mld zal moeten bezuinigen. Voeg daar de (...) failliet gegane coöperatieve ARCO aan toe (1 mld) en het feit dat de economische groei noch + 0.8 %, noch + 0.5 % maar (volgens de Nationale Bank) - 0.5 % zal zijn, dan moet daar nog eens 3.3 mld bijkomen. Dat brengt ons op een totaal van 11.3 + 1.0 + 3.3 = 15.6 mld. En dan is dit allicht nog een misrekening want eind 2012 zal de economische groei niet -0.5 % zijn, wel -1.4 %. 
Dat wil zeggen dat, als we het begrotingstekort op de beloofde 2.8% willen houden, er nog 2.97 mld extra moet worden gevonden. Laten we gul zijn en dit naar beneden afronden tot 2.9 mld, dan betekent dit dat er niet 11.3 mld moet worden gevonden, maar de 15.6 mld + 2.9 mld = 18.5 mld en dat scheelt dus al meer dan een slok op een borrel. Ik wacht met ongeduld tot iemand van die bollebozen uit de Wetstraat de moed zal hebben om de juiste cijfers mee te delen.
Met 18.5 mld gaat het hier wel om 5.6% van het BBP. (...) Nu moeten Herman en Angela mij eens uitleggen hoe je dergelijke inspanningen van gezinnen en bedrijven kunt vragen zonder dat je hele economie de kramp krijgt. (...)
Het enige middel tot economische groei bestaat er nog steeds in dat de private consumptie, de investeringen van gezinnen (bouw) en bedrijven (machines en gebouwen) en export geen slachtoffer mogen zijn van bezuinigingen (die de publieke consumptie doen dalen). Alle maatregelen die de private consumptie verlagen, de investeringen verminderen en de export ondermijnen, sluiten iedere hoop op economische groei uit. (...) Je moet dus al een perverse gelover zijn om aan te nemen dat zoveel bezuinigingsgeweld ook maar een morzel hoop op groei zou toelaten! En men realisere zich dat al dit besparingswgeweld veel minder moet dienen om de euro te redden, dan wel om de dichtgevroren interbancaire markt te helpen ontdooien. Want uiteindelijk zijn de pathologische hebzuchtigen van de banksector de enige verantwoordelijken voor al die ellende.
Goed, waar moeten de 18.5 mld dan wel worden gevonden? Als men het verstandig aanpakt, is er in het geheel niet zulke grote som nodig. Door het oprichten van een parastatale holding die 4 jaar na elkaar 50.000 sociale woningen gaat bouwen, kan er eind 2012 een positieve economische groei zijn van 1% in de plaats van die -0.5 of - 1.4%. De financiering van die openbare werken kan verlopen langs het uitschrijven van kortlopende kasbons met een netto rendement van 4%. Nu spaarboekjes met hun 2.5% opbrengst zelfs geen garantie meer zijn voor de uitholling van de koopkracht bij een inflatie van 3.65%, zullen heel wat spaarders bereid zijn hun spaargeld veilig te beleggen bij de parastatale holding die de sociale woningen gaat bouwen. Hoeveel hebben we dan wél nodig?
Niet eens de 11.3 mld die berekend was op een negatieve groei van -0.5%. Wel integendeel stijgt na uitvoering van mijn plan die groei met 1%, wat 1.5% (4.95 mld, laat ons afronden op 5 mld) verschil uitmaakt. Het te financieren tekort zakt hierdoor van 11.3 naar 6.3 mld, wat meteen een heel ander verhaal is. En waarom zouden we Jan met de Pet en ons bedrijfsleven hiervoor laten opdraaien. Mits het aanleggen van een vermogensregister en het belasten van alle vermogens groter dan 2.5 miljoen met 1.5% kunnen we al de 3.3 mld vinden bij de rijken in onze samenleving. (...) 
Het kan dus allemaal op een elegante manier worden opgelost zonder dat de man of de vrouw in de straat er een pak geld voor moeten ophoesten. En wat de 1 mld van het failliete ARCO betreft, zou men wel gek moeten zijn die uit te betalen aan zogezegde leden van een coöperatieve. Dat waren ze in het geheel niet - hoe hard CD&V het tegendeel moge beweren - het waren doodgewone beleggers die geen recht hebben op dat geld. Er bestond dus hoop indien men het probleem correct zou hebben aangepakt in plaats van de dwaze lijn van Herman en Angela blindelings te volgen! Het is maar dat u het weet."
 
 
JEAN PIERRE VAN ROSSEM: OOK MAAGKRAMPEN GEKREGEN NA DE 7DE DAG VAN VANDAAG?
"In de politiek gaat het er anders aan toe: geen van de geïnterviewden snapt een bal van macro-economie, maar toch wauwelen ze – vrijwel allen opgeleid als jurist – er lustig op los zonder het geringste benul hoezeer ze platitudes en vooroordelen aan elkaar breien."
 
 
JEAN PIERRE VAN ROSSEM: OVER DE CONCURRENTIEKRACHT VAN ONZE ECONOMIE.
"Denken in termen van 1 of 2 indexsprongen is niet de juiste oplossing, omdat dit om ingrepen ad hoc gaat, niet om structurele oplossingen, terwijl de huidige crisis net een structurele crisis is, geen conjuncturele crisis. (...) Waarom? (...) Het herstel van onze concurrentiepositie op de wereldmarkt kan pas effect hebben bij (1) of een GRONDIGE HERZIENING van ons indexmechanisme of (2) bij een ...forse DALING VAN DE SOCIALE LASTEN.
Wat de herziening van de sociale lasten betreft, zouden die met 8 à 9 % moeten kunnen dalen om de concurrentiekracht van de Belgische economie weer op het niveau van Duitsland te brengen. Zulke besparingen zijn wegens het ponzisysteem van onze sociale zekerheid onuitvoerbaar op het eigenste ogenblik dat op Diktat van de Europese Unie – lees Angela Merkel – het begrotingstekort moet reduceren tot 3 %. (...) 
Wat ons indexmechanisme betreft, moet worden opgemerkt dat dit al meerdere decennia fout wordt berekend. (...) Door het werken met vaste wegingscoëfficiënten berekenen wij de index (waaraan de lonen zijn gekoppeld) verkeerd. Hier dringt een correcte berekening zich op. Een herziening van de index zal echter nooit leiden tot de fameuze daling van de loonkost met 4%.
De voornemens van Alexander de Croo om de concurrentiekracht van onze economie te herstellen zijn wis en zeker nobel – daar hadden we in perioden van hoogconjunctuur al werk van moeten maken – maar zijn onuitvoerbaar of weinig relevant in perioden waar we op Diktat van Merkel en haar troika het begrotingstekort onder de 3% moeten houden. Dit alles illustreert hoe moeilijk het zal worden economische groei te regeneren in tijden van opgelegde begrotingscontrole. (...)
De oprichting van een sociale holding die 4 jaar lang 50.000 goedkope maar kwaliteitsvolle woningen bouwt – woningen bedoeld voor de verkoop – is het meest probate middel om in crisistijden economische groei te realiseren. Een deel van die groei zorgt voor de nodige ontvangsten die we kunnen gebruiken voor het herstel van de concurrentiekracht van de economie. En laat net dit het verhaal zijn waarnaar De Croo misschien wil luisteren."
http://columns.skynetblogs.be/archive/2012/02/13/over-de-concurrentiekracht-van-onze-economie-door-jp-van-ros.html
 
 
ULTRA-KATHOLIEKEN VERSTOREN PREMIERE CASTELLUCCI.
"De première van een controversiële voorstelling van Romeo Castellucci in de Singel in Antwerpen is met 3 uur vertraging gestart omdat een onbekende een stinkbom in het verluchtingssysteem had gegooid. (...) Het stuk (...) van (...) Castellucci is fel gecontesteerd. Ultra-katholieke groeperingen nemen er aanstoot aan omdat het blasfemisch zou zijn. (...) De voorbije maanden demonstreerden ultra-katholieke groeperingen al voor theaterhuizen in Parijs, Rennes, Toulouse en Villeneuve d'Ascq. In Parijs werd de voorstelling zelfs onderbroken. Ook in Italië werd vorige week opgeroepen om te protesteren tegen het stuk":
http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/cultuur%2Ben%2Bmedia/kunsten/120102CastellucciVerstoord
 
 
GROTE BELANGSTELLING VOOR VOEDSELTEAMS IN DE GROOTSTAD.
"Veel mensen willen voeding rechtstreeks bij de lokale producent kopen, maar worden afgeschrikt door de prijs en praktische beslommeringen. De vzw Voedselteams verzamelt gezinnen per regio in een team, drukt het kostenplaatje door de georganiseerde aanpak en maakt kopen bij de boeren erg gemakkelijk (...). Wie zich aansluit bij een voedselteam, bestelt zijn boodschappen online en gaat wekelijks a...lles afhalen in een depot in de buurt.
De vzw Voedselteams organiseert sinds 1996 lokale teams van consumenten en treft (...) steeds meer belangstellenden. Vlaanderen telt meer dan 130 voedselteams. Bij veel teams is er een wachtlijst en vorig jaar zijn er nog 13 nieuwe groepen bijgekomen. Van oudsher telt Vlaams-Brabant het meeste voedselteams (49). De groei situeert zich vooral in Oost-Vlaanderen en Antwerpen waar vorig jaar 11 van de 13 nieuwe teams van start gingen. Vooral in en rond de grootsteden Gent en Antwerpen gaat het snel."
http://www.vilt.be/Grote_belangstelling_voor_voedselteams_in_de_grootstad
 
 
Even if there comes a time when you do not hear my voice, do not give up. Do not despair. Do not stop fighting for your freedom until you have victory!” 
- Brother Leader Muammar Gaddafi -
 

Egypte : Les Etats Unis et l’ UE à la tête d’un complot visant à diviser le pays en quatre mini-Etats ?

Egypte : Les Etats Unis et l’ UE à la tête d’un complot visant à diviser le pays en quatre mini-Etats ?

 
Des unités des forces armées ont été déployées dans les rues et les artères de l’ensemble des villes égyptiennes. Des blindés et des véhicules militaires ont pris position tout au long de la route menant vers l’aéroport, devant les édifices publics, les alentours des bâtiments et les immeubles abritant les sièges administratifs.

Il en est de même pour les représentations diplomatiques qui furent également quadrillées par les militaires. Si les autorités et le conseil militaire ne se sont pas encore exprimés sur ces nouveaux développements de la situation, la presse égyptienne, citant des sources judiciaires, évoquent la mise à nu d’un complot visant à diviser le pays en quatre mini-Etats. La thèse d’un éventuel coup d’Etat militaire a été également évoquée par des milieux islamistes mais sans donner de détails. En effet, les forces armées se sont déployées dans les principales artères de la capitale alors que des unités militaires ont quadrillé les institutions de l’Etat, a rapporté la presse égyptienne. Il en est de même pour Alexandrie et les autres grandes villes du pays qui sont sous le contrôle des forces armées.

La presse égyptienne parle de mise à nu d’un complot visant à diviser le pays en quatre mini-Etats. Selon l’information rapportée par plusieurs titres, le projet prévoit la création de trois nouveaux Etats, l’un pour les chrétiens avec comme capitale Alexandrie, le deuxième au Sinaï. Le troisième pour les Berbères et le quatrième à Nouba. Cet état de fait intervient également à la veille du début d’une grève générale et à deux jours de la désobéissance civile, lancées par le mouvement des jeunes du 6 avril et plusieurs organisations de la société civile. Le Conseil militaire n’a pas justifié pour l’instant le déploiement de ses troupes dans les villes égyptiennes. Seul un communiqué du Conseil suprême des forces armées (CSFA) a annoncé l’envoi de patrouilles à travers le pays pour maintenir la sécurité des bâtiments publics et privés. De son côté, le général Sami Anane, chef d’état-major des forces armées égyptiennes, a exhorté les citoyens à préserver la sécurité et la stabilité du pays par le travail et la production, a-t-il indiqué.

Le complot contre l’Etat est la thèse retenue par deux magistrats instructeurs dans l’enquête incriminant des organisations nationales et étrangères activant sous le chapeau d’associations à caractère caritatif. Ces organisations avaient pour mission de diviser le pays en quatre mini-Etats, a indiqué le journal Al-Ahram, citant des sources judiciaires. En plus du plan dudit découpage, des cartes géographiques détaillées du territoire égyptien, des photos de casernes et d’églises auraient été découvertes au siège d’une association. Une autre organisation allemande, la fondation Konrad Adenauer, et deux de ses employés de nationalité allemande sont accusés dans cette affaire. Des sommes d’argent estimées à 55 millions de dollars avaient été utilisées entre les mois de mars et décembre 2011, par cinq organisations américaines, selon les deux magistrats. Quant à l’organisation allemande, elle a dépensé une somme de 1 600 000 euros. A ce même sujet, les associations égyptiennes ont reçu le financement de 85 millions de dollars, selon les enquêteurs.

Quarante personnes égyptiennes et étrangères, dont 19 Américains, sont poursuivies par la justice mais n’ont pas encore été jugées. Des interdictions de quitter le territoire concernant les Egyptiens et les étrangers avaient été délivrées par la justice égyptienne. Ces mesures ont touché le fils d’une haute personnalité américaine, a-t-on appris. Ces membres d’associations sont accusés d’avoir agi sans autorisation pour mener des activités purement politiques. «Nous sommes en possession de l’acte d’accusation et nous sommes en train de l’étudier pour comprendre qui est mis en cause et ce à quoi nous pouvons nous attendre». Telle a été la réaction du département d’Etat américain à ce sujet. L’aide annuelle américaine, estimée à 1, 3 milliard de dollars en faveur de l’armée, aurait été suspendue. Un autre sénateur républicain, Lindsey Graham, avait averti que l’aide militaire américaine à l’Egypte était, selon lui «en jeu». Trois autres sénateurs américains – les républicains John McCain et Kelly Ayotte ainsi que leur collègue indépendant Joe Lieberman – ont mis en garde l’Egypte sur ce sujet, estimant que le risque d’une rupture entre les deux pays avait rarement été aussi grand. Répliquant aux déclarations des Américains, le Premier ministre égyptien a indiqué que son pays ne céderait pas au chantage de quiconque et que la justice mènerait son travail jusqu’au bout, a-t-il conclu.

Comme nous l’avons indiqué dans nos précédentes éditions, un appel à la désobéissance civile à partir du 12 février a été lancé par plusieurs organisations égyptiennes à travers le réseau social «Facebook». Néanmoins, des politologues égyptiens expliquent que le déploiement des forces armées avait des relations non seulement après les informations évoquant un complot contre l’Etat mais également à la suite de la grève générale et à l’appel à la désobéissance civile. Une quarantaine d’organisations et d’associations égyptiennes ainsi que 16 pays auraient indiqué qu’ils respecteraient l’appel à la grève et à la désobéissance civile. Selon un représentant de l’organisation du 6 Avril, la durée de la grève et de la désobéissance civile est fixée à 3 jours. Des leaders islamistes ont déclaré à la presse qu’un coup d’Etat militaire n’est pas à écarter mais sans donner plus de détails. Ces remous interviennent aussi à la veille du premier anniversaire du renversement de l’ex-Président Hosni Moubarak.

Les protestataires et les activistes des mouvements cités plus haut réclament le transfert immédiat du pouvoir aux civils. A ce sujet, les Frères musulmans ont indiqué que leurs militants ne suivraient pas le mot d’ordre visant à paralyser le pays alors que la confrérie a appelé les Egyptiens à resserrer les rangs et à ne pas mettre le pays en péril. Ces dernières 24 heures, la télévision d’Etat a multiplié les entretiens avec les citoyens et les responsables des entreprises qui rejettent l’appel lancé par le mouvement des jeunes et plusieurs autres organisations indépendantes.

Moncef Rédha

mardi, 14 février 2012

Vers un scénario libyen en Syrie ?

Vers un scénario libyen en Syrie ?

Les récentes révélations des médias israéliens selon lesquelles le Royaume-Uni et le Qatar auraient déployé en Syrie des unités de leurs forces spéciales n’ont pas laissé les autorités de Moscou indifférentes.

Jeudi, le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch, a déclaré que si ces informations s’avéraient exactes ce serait «une nouvelle très inquiétante». En effet, le site israélien Debkafile a rapporté jeudi que les combattants qui luttent contre l’armée syrienne aux alentours de la ville de Homs sont assistés par des instructeurs appartenant à des forces spéciales du Royaume-Uni et du Qatar. Selon Debkafile, les militaires étrangers ne participent

"C'est un fait que personne ne peut nier: la Syrie reçoit des armes destinées aux insurgés et aux extrémistes religieux qui profitent des mouvements de contestation pour s'emparer du pouvoir", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov

pas directement aux hostilités, mais agissent comme con-seillers militaires, assurent la communication et fournissent aux combattants armes et munitions. En outre, ces spécialistes étrangers assurent également le transport des combattants dans la zone du conflit, ainsi que la livraison de cargaisons militaires en provenance de différents fournisseurs, dont la Turquie.

Pour sa part, Hanane Aâchraoui, membre du comité exécutif de l’OLP, a considéré que l’étape franchie par la Tunisie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), consistant dans le renvoi des ambassadeurs syriens, prouve l’existence d’une coordination entre Israël, les USA et certains pays arabes. Pour Mme Aâchraoui, les USA tentent de semer la division dans toute la région et pas seulement en Syrie, afin d’obtenir un Grand Moyen-Orient qui réponde aux attentes américaines donc israéliennes dans cette région névralgique du globe. Elle ne manquera pas, ainsi, d’exprimer, la mort dans l’âme, sa profonde désolation de voir des pays arabes impliqués dans ce plan américano-sioniste dont l’exécution ressemble étrangement au scénario libyen. Mme Aâchraoui a même précisé au journal palestinien Al Thawra al Ikhberia que l’expulsion des ambassadeurs syriens faisait partie des résolutions du congrès de Herzlia tenu en Israël sur le thème de la sécurité du Grand Israël. De nombreuses sources font état de plus en plus fréquemment  d’une subversion en Syrie fomentée depuis l’étranger.

Damas affirme que le pays est en proie à des terroristes islamistes financés et armés depuis l’étranger et déplore la perte de plus de 2 000 militaires et membres des forces de l’ordre. La télévision nationale a rapporté jeudi que l’armée syrienne a mené une opération antiterroriste dans la ville d’Al-Qoussaïr, dans la province de Homs. D’après cette source, les commandos islamistes ont disposé des explosifs dans les immeubles et  dans les rues de cette ville frontalière avec le Liban. Au terme de l’opération, l’armée syrienne aurait réussi à arrêter plusieurs terroristes, mais elle aurait, aussi, essuyé des pertes, deux soldats tués et plusieurs autres blessés. Un reportage de la chaîne Surya TV a montré, jeudi soir, que la vie reprend progressivement son cours à Homs, théâtre depuis cinq jours d’une opération antiterroriste d’envergure.  Pour sa part, l’opposition syrienne a signalé de lourdes pertes humaines.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme basé à Londres, plus de 400 personnes ont péri dans la ville depuis le 4 février. Les autorités syriennes démentent ce chiffre et assurent que la ville était pilonnée par des commandos qui, en outre, distribuaient des vidéos truquées pour compromettre le pouvoir et provoquer une ingérence étrangère en Syrie. Sur ce dernier point, personne n’a pu contredire jusqu’à présent les responsables syriens. Ni le Royaume-Uni, ni  le Qatar, soupçonnés, eux, d’avoir envoyé des troupes au sol.

A. Abdelghafour

Pechino scopre in Berlino un alleato vulnerabile

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Ex: http://www.eurasia-rivista.org

Pechino scopre in Berlino un alleato vulnerabile

La visita di due giorni della Cancelliera tedesca Angela Merkel in Cina la scorsa settimana è coincisa con notevoli progressi nella cooperazione bilaterale nonostante la persistente divergenza relativa a diverse questioni, tra cui l’Iran.

Come ha dichiarato il Presidente Hu Jintao durante l’incontro dello scorso venerdì con la Merkel, la visita di quest’ultima cementa “la fiducia e la sintonia” tra i due Paesi.

I tempi della visita della Merkel rendono bene l’idea di come i due Paesi prestino grande attenzione alla cura delle relazioni bilaterali. La Cina è il primo Paese extraeuropeo che la Merkel visita quest’anno, e la Merkel stessa è in assoluto il primo leader straniero che i dirigenti cinesi hanno incontrato nell’Anno del Dragone.

Nel corso del suo incontro con Hu la Merkel non ha mancato di sottolineare come in Germania questo sia l’Anno della Cultura Cinese e come la Cina sia l’ospite d’onore dell’annuale fiera espositiva Hannover Messe.

In occasione di un incontro separato tenuto giovedì con la Merkel, il Premier cinese Wen Jiabao ha reso noto che la Cina potrebbe decidere di contribuire al fondo europeo salva-Stati, anche se non ha fornito le cifre esatte del contributo economico. “La Cina sta analizzando e sta valutando attraverso il Fondo Monetario Internazionale (FMI) le vie più indicate per essere coinvolta più profondamente nella soluzione definitiva della crisi dei debiti sovrani europei usando i canali preposti dal Meccanismo Europeo di Stabilità/Fondo Europeo di Stabilità Finanziaria”, ha detto Wen nel corso di una conferenza stampa congiunta con la Merkel.


La visita cinese della Merkel è solo l’ultima di una lunga serie negli ultimi due anni. La frequenza con cui i rappresentanti ufficiali dei due Paesi fanno la spola tra Pechino e Berlino mette bene in luce come i legami tra le due maggiori Nazioni esportatrici al mondo non siano mai stati tanto stretti, e come i due Stati non abbiano mai avuto tanti interessi strategici in comune come oggi.

Apparentemente Pechino considera il miglioramento delle proprie relazioni con la Germania, leader economico dell’eurozona, come la chiave di volta per intensificare i rapporti con l’UE. Il fatto che Wen abbia annunciato il possibile soccorso cinese all’Europa proprio in occasione della visita della Merkel non è certo una semplice coincidenza.

Prima di lasciare la Cina la Merkel ha poi osservato come la sua amministrazione stesse attualmente adoperandosi per implementare gli accordi di cooperazione strategica tra i due Paesi in una serie di campi che vanno dallo sviluppo tecnico, all’economia, al sistema legale fino alla tecnologia agricola. Presso l’Accademia Cinese delle Scienze Sociali ha dichiarato: “Oggi possiamo parlare a pieno titolo di una partnership di cooperazione strategica, vista la nostra stretta collaborazione in diversi settori. Oggi arrivo qui proprio nella speranza di consolidare ulteriormente tale cooperazione”.

Soltanto tre mesi prima del viaggio della Merkel in Cina (il quinto da quando ha assunto la carica istituzionale nel 2005), il Ministro degli Esteri cinese Yang Jiechi si trovava a Berlino per il secondo appuntamento del dialogo strategico sino-tedesco tra i rispettivi Ministri degli Esteri. In quell’occasione ha dichiarato:

“Il Mondo Moderno sta vivendo un periodo di profondi cambiamenti. La comunità internazionale deve prestare sempre maggiore attenzione nei confronti di temi quali cooperazione e sviluppo. Sebbene l’Europa stia attualmente vivendo dei momenti difficili, essa rappresenta ancora uno degli attori più importanti sulla scena internazionale. Cina e Germania rafforzano i loro rapporti di cooperazione bilaterale, e la loro rispettiva influenza sugli eventi globali è in continua crescita. Entrambi i Paesi dovrebbero sfruttare la situazione globale e le occasioni uniche che ci si presentano per il futuro sviluppo delle relazioni bilaterali per promuovere senza sosta l’accrescimento stabile e a lungo termine della partnership strategica tra i due Stati”.

Il dialogo strategico, la cui prima tornata si è svolta lo scorso aprile a Pechino, rappresenta solo la punta della fitta e profonda serie di scambi di visite ufficiali in corso tra i due Paesi.

Nel gennaio 2011, il Vice Primo Ministro cinese Li Keqiang, favorito per succedere a Wen Jiabao nella veste di premier a inizio 2013, è stato in visita a Berlino. Il Vice Cancelliere e Ministro degli Esteri Guido Westerwelle ha visitato Pechino tra marzo e aprile dell’anno passato. E’ di tutta evidenza come le relazioni sino-tedesche vivano uno stato di salute decisamente buono dopo avere toccato il punto più basso nel corso del 2008.

I rapporti tra Cina e Germania avevano raggiunto la massima freddezza nel 2008, dopo che la Merkel nel 2007 aveva incontrato il Dalai Lama (la massima autorità spirituale del Tibet attualmente in esilio). Berlino aveva anche offerto il suo sostegno indiretto al Movimento per il Tibet Libero e aveva deciso di boicottare la cerimonia di apertura dei Giochi Olimpici Estivi di Pechino nel 2008 adducendo a motivazione il sostegno cinese al regime del Sudan, che Berlino accusava di genocidio.

La crisi era giunta dopo che la Merkel si era recata in visita ufficiale in Cina nel 2007, facendo sorgere la speranza di un roseo futuro per le relazioni sino-tedesche sulla scia dell’operato dei suoi predecessori, Helmut Kohl e Gerhard Schroeder. Questo però non le impedì di virare ben presto verso una diplomazia “orientata dai valori” come esplicitato nella relazione strategica sull’Asia presentata dal suo partito nel 2007.

Pechino giudicò mosse ostili l’incontro della Merkel col Dalai Lama e le iniziative prese dall’amministrazione tedesca; in risposta rimandò o cancellò del tutto una serie di visite ufficiali, incontri e forum di cooperazione bilaterale. Le relazioni non ritornarono a livelli normali fino a quando la Merkel non rilasciò alcune dichiarazioni che correggevano il tiro a margine del summit Asia-Europa tenutosi nell’ottobre del 2008 a Pechino.

Le relazioni sino-tedesche ritornarono gradualmente ai livelli standard, tanto che oggi Berlino appare l’alleato informale di Pechino in Europa (specialmente per quel che riguarda gli affari internazionali), e Pechino sembra dal canto suo l’alleato strategico di Berlino nel continente asiatico.

Questa evoluzione nei rapporti tra i due Paesi è arrivata senza alcun cambio delle rispettive classi dirigenti ai vertici, a dimostrazione che i due Stati hanno trovato un terreno d’incontro comune sebbene Berlino non abbia abbandonato la sua Strategia Asiatica “orientata dai valori”.

Ci sono diversi elementi concreti alla base dei passi in avanti della “partnership strategica” tra Cina e Germania.

Il più importante è probabilmente quello dei legami economici e degli interessi finanziari in comune. Si stima che il volume di interscambio commerciale tra Cina e Germania sia destinato a raggiungere i 160 miliardi di dollari quest’anno, in crescita rispetto ai 142 dell’anno passato, e pari a un terzo del volume totale del commercio della Cina con l’Unione Europea. Ciò mette chiaramente in luce come i due Paesi siano diventati ancora più dipendenti dai mercati dell’altro, in particolare in un periodo di recessione economica globale come quello presente in cui poi l’UE è sottoposta alla forte pressione della crisi interna dei debiti sovrani.

Dal momento che l’UE assorbe il 60% delle esportazioni tedesche, la Germania (in quanto economia fondamentalmente basata sull’export) ha dovuto sondare il terreno alla ricerca di nuovi mercati. La Cina è divenuta naturalmente la destinazione ideale per i prodotti tedeschi. Anche la Germania da parte sua costituisce un importante mercato di riferimento per la Cina, nonché partner di rilievo nel settore della cooperazione tecnologica.

Pechino e Berlino hanno inoltre posizioni simili in tema di affari economici internazionali. Sia la Cina che la Germania si oppongono a forme di protezionismo, in costante crescita per via dei dazi doganali diretti o indiretti che diversi Paesi adottano per “tutelare” i propri mercati interni.

I due Stati sono accomunati anche da visioni comuni in politica estera. Nel marzo del 2011 sia Pechino che Berlino si sono astenute dal votare la Risoluzione 1973 delle Nazioni Unite che sosteneva l’imposizione di una no-fly zone sulla Libia. Atteggiamento analogo tenuto anche nelle settimane seguenti nei confronti dell’azione militare intrapresa contro il regime di Tripoli dalla North Atlantic Treaty Organization (NATO) col sostegno degli Stati Uniti d’America.

Punti di vista simili sui maggiori temi internazionali hanno anche indotto i rappresentanti diplomatici dei due Paesi ad esprimere apprezzamento e sostegno reciproco nei loro confronti, nonostante tali prese di posizione siano fondate su concezioni ideologiche totalmente differenti. E’ interessante notare a tal riguardo come il Cancelliere tedesco Merkel abbia ricevuto la nomina come candidata al premio Confucio per la Pace (riconoscimento nato dall’iniziativa di un privato in risposta al Premio Nobel per la Pace) per essersi opposta all’attacco aereo della NATO in Libia.

Lo scorso giovedì Wen ha affermato che Cina e Germania dovrebbero operare congiuntamente in risposta ai temi della crisi finanziaria internazionale e dei debiti sovrani europei. Se l’offerta di aiuto della Cina in merito alla crisi del debito europeo potrebbe essere più retorica che concreta (Wen ha fatto notare come spetti all’Europa risolvere la propria crisi interna, anche se la Cina continuerà a sostenere la stabilità dell’Euro), resta il fatto che l’annuncio del sostegno cinese al piano di salvataggio è rilevante per lo sviluppo della partnership strategica.

E’ fondamentale che la Germania, in quanto leader di punta dell’economia dell’eurozona, cerchi il sostegno di altri Paesi per la risoluzione della crisi attuale, dal momento che ogni successo in tal senso andrebbe a rafforzare la leadership di Berlino all’interno della UE. Ciò ha un suo significato particolare anche perché Pechino non si affida più alla tattica del “divide et impera” nel suo approccio alla politica europea (cosa che faceva quando raffreddava i rapporti con uno Stato stringendo contemporaneamente quelli con un altro).

Per la Cina intrattenere oggi buoni rapporti con la Germania significa intrattenerli con l’Unione Europea, che considera attore di vitale importanza nella lotta per arrivare a un mondo multipolare e alla fine dell’egemonia statunitense.

Mentre gli USA procedono nella loro strategia di “ritorno in Asia” e la Cina viene messa sotto pressione dai Paesi confinanti alleati di Washington, garantirsi buone relazioni con l’UE attraverso buone relazioni con la Germania può contribuire in maniera positiva a sconfiggere i disegni statunitensi per isolare la Cina sullo scenario globale.

Se da un lato Berlino può beneficiare del mercato cinese in costante crescita e della cooperazione economica, dall’altro la Cina può beneficiare della Germania e dell’Europa sul piano economico e su quello politico. In altre parole: una Cina in rapido sviluppo e un’Europa forte e unita hanno potenzialmente diversi interessi in comune.

Questo matrimonio apparentemente sereno non è comunque costruito unicamente su basi solide, se si considera il rischio legato a scontri valoriali e ideologici.

Una volta che la crisi del debito nella UE sarà stato risolto e l’Occidente si sarà risollevato dalla sua crisi odierna, potrebbe riemergere e tornare in primissimo piano il “vecchio” spirito di critica dell’Europa verso Pechino su diritti umani, protezionismo commerciale e diritti sulla proprietà intellettuale. Ritornerà prepotentemente sulla scena l’obiettivo strategico dell’Europa di “allineare” o “normalizzare” (leggasi “occidentalizzare”) la Cina. Va poi detto anche che le relazioni atlantiche tra Stati Uniti ed Europa resteranno sempre più salde rispetto a quelle di quest’ultima con la Cina.

A questo scenario generale si aggiunga poi il conflitto di interessi euro-cinese per quanto attiene tre settori di competenza principali: l’alta tecnologia (la Cina sta velocemente colmando il divario che la separa dall’Occidente), l’export su scala globale e il mercato delle risorse naturali (soprattutto provenienti dai Paesi in via di sviluppo). Questo significa di non doversi aspettare che la Cina possa in futuro continuare a mantenere una partnership accomodante e priva di problemi con la Germania e l’Europa senza ostacoli di alcun tipo. I punti di vista condivisi e gli interessi in comune tra le parti sono tante quante le loro divergenze.

Per questa ragione Cina e Germania devono necessariamente stabilire i propri legami per lo sviluppo nel lungo termine sulla base di considerazioni pragmatiche e razionali. Lasciare che l’emotività abbia la meglio sulla diplomazia può avere potenzialmente ricadute pesanti in uno scenario internazionale complesso come quello attuale.

Dottor Jian Junbo, ricercatore universitario dell’Istituto di Studi Internazionali dell’Università di Fudan, in Cina, attualmente assistente accademico in visita presso la London School of Economico and Political Sciente nel Regno Unito.

(Copyright 2011 Asia Times Online (Holdings) Ltd.).

Traduzione di Alessandro Iacobellis

lundi, 13 février 2012

La réponse du berger à la bergère

La réponse du berger à la bergère

Ex: http://www.europesolidaire.eu/
 
La diplomatie américaine tente d'entraîner l'Union européenne dans une guerre pétrolière avec l'Iran. Les Européens ont ainsi accepté de menacer l'Iran d'un embargo sur les achats de pétrole iranien. La suite des évènements risque de montrer qu'il est comme d'habitude très dangereux pour l'Europe de suivre passivement l'Amérique dans les divagations de sa politique internationale.

Des sources européennes indiquent que les Russes viennent d'aviser officieusement leurs collègues diplomates de l'Union Européenne que les menaces iraniennes d'interrompre immédiatement leurs exportations de pétrole vers l'Union, en rétorsion de l'embargo et sans l'attendre, sont à prendre très au sérieux.

On dira que ce faisant l'Iran se privera ipso facto des devises provenant de ses exportations. Mais le front Russie-Chine-Iran qui s'est établi depuis quelques semaines apportera des solutions. La Chine en particulier a déjà fait savoir qu'elle serait très favorable à des importations massives de pétrole iranien, si celui-ci était vendu à un cours inférieur à celui du marché.

Dans le même temps, l'Europe ne s'est pas préparée à remplacer immédiatement le pétrole iranien par un autre. Les monarchies pétrolières du Golfe préféreront certainement réserver leurs augmentations éventuelles de production à d'autres clients plus politiquement importants pour elles que les pays européens: l'Amérique notamment. Plus généralement, on ne peut pas changer de fournisseur en un simple clic. Les débats au sein de l'Union européenne   aboutissant à la décision d'embargo  ont affiché la vulnérabilité extrême de certains de ses Etats-membres face aux conséquence d'une disparition brutale des importations en provenance de l'Iran.

Les pays les plus menacées par cette mesure le sont d'autant plus qu'ils combinent une double vulnérabilité ; ils sont à la fois les plus en difficulté économiquement et les plus dépendants des importations iraniennes. Ce sont eux, – l'Espagne, la Grèce et l'Italie, – qui ont obtenu un délai de six mois pour l'instauration de l'embargo, au lieu du délai de trois mois que voulaient les maximalistes de l'Union (France en tête, avec les Britanniques, les Hollandais et les Allemands). Cela revenait à affirmer clairement qu'un embargo immédiat serait une catastrophe pour ces pays, et par conséquent pour l'Europe. Les Iraniens l'ont immédiatement compris.

La fragilité européenne dans cette affaire montre une fois de plus que, tant que l'Europe ne se sera pas donné les moyens d'une politique globale de l'énergie, toutes sources confondues, l'addiction permanente de certains de ses membres au pétrole et au gaz rend très dangereuse une diplomatie qui se borne à suivre stupidement les positions américaines. Si le département d'Etat nous imposait demain de suspendre nos importations en provenance de la Russie, sous prétexte que ce pays  contrarie les ambitions américaines au Moyen-Orient ou en Asie centrale, nous aurions bonne mine.

Comme indiqué dans un article précédent il serait urgent, tant pour l'Europe que pour la Russie, and beyond,  de mettre des maintenant en place les bases d'une stratégie industrielle et géographique euro-russe, voire euro-asiatique, plutôt qu'attendre les conflits découlant du refus d'envisager des coopérations sur un pied de réciprocité.   

Jean Paul Baquiast

JAPON : LE TRAUMATISME DE 1945 PEUT-IL ÊTRE SURMONTÉ ?

JAPON : LE TRAUMATISME DE 1945 PEUT-IL ÊTRE SURMONTÉ ?

Ex: http://lepolemarque.blogspot.com/

Le 3 décembre 2011, le Polémarque était l’invité du Centre d’Histoire et de Prospective Militaires à Pully Verte Rive en Suisse.

Thème de la communication, convenu avec Pierre Streit (cf. l’entretien du mois de septembre 2011 avec le directeur scientifique du CHPM sur ce même blog) : « Japon : le traumatisme de 1945 peut-il être surmonté ? » Une heure durant, le Polémarque put ainsi donner libre cours à ses penchants nippophiles devant un parterre d’intéressés de tous âges, réunis sous l’œil complice, mais point complaisant, du général Guisan.

La version étoffée, enrichie des questions posées par le public, paraîtra dans les Actes du CHPM à la fin de l’année 2012.
 

C’est sa première mouture que nous livrons ici.

L. Schang

(crédit photo : wuxinghongqi.blogspot.com)


INTRODUCTION

Que savons-nous des événements en Extrême-Orient ? Savons-nous même qu’au moment où je vous parle, des faits d’une portée considérable s’y déroulent, bien au-delà de l’Asie ? Éblouis par les projecteurs braqués sur l’Afghanistan et dans une moindre mesure sur l’Irak, nous oublions qu’à l’autre bout du continent eurasiatique, une partie se joue, dont le résultat encore incertain va dessiner le visage du 21e siècle. Bien plus que l’avenir de la Syrie ou l’éclatement de la zone euro.
 
1. Songez qu’en 2010, la moitié des matières premières et des biens échangés dans le monde ont transité par les routes maritimes que bordent la Chine, la Corée du Sud et le Japon. Soit trois des douze premières puissances économiques mondiales, dont la 2e : la Chine, et la 3e : le Japon. Dans 20 ans – demain – tous les indicateurs nous montrent que la zone du Pacifique Nord, aussi appelée Asie du Nord-Est, sera le nouveau centre du monde économique et financier. C’est dire si un conflit à cet endroit affecterait l’économie mondiale.
 
2. Or, entre avril et septembre 2011, l’armée de l’air chinoise a violé 83 fois l’espace aérien japonais. Elle l’avait fait 386 fois en 2010.
 
En octobre 2008, une flottille de 4 bâtiments de la marine chinoise traversait impunément le détroit de Tsugaru, situé dans les eaux territoriales japonaises. Il ne s’agissait pas de sa première incursion.
 
Au mois de novembre de cette année ont eu lieu au large des îles Spratley – vietnamiennes mais revendiquées par les Chinois – des manœuvres aéronavales conjointes réunissant Américains et Philippins.
 
En décembre 2010, des manœuvres américano-japonaises avaient mobilisé pas moins de 44.000 hommes (imaginez de tels effectifs pour des manœuvres en Europe), dont 34.000 Japonais, 400 avions et 60 bâtiments dans l’archipel des Ryukyu, entre le Japon et l’île de Taiwan. Elle aussi revendiquée par la RPC. Cette fois-ci, le message était adressé à la Corée du Nord.

La même Corée du Nord, détentrice de l’arme nucléaire depuis 2000, s’est payé le luxe en 2009 de tester un vecteur balistique au-dessus du Japon. En mars 2010, toujours pour la Corée du Nord, une corvette sud-coréenne était torpillée par un sous-marin nord-coréen. Total des pertes : 50 marins. Enfin, le 23 novembre 2010, ce sont 170 obus qui étaient tirés depuis la Corée du Nord sur l’île sud-coréenne de Yeongpyeong. Je m’arrête là, la liste n’est pas exhaustive.

3. Vous en conviendrez, en droit international, autant de casus belli. J’ajouterai que nous parlons d’une zone où il n’existe pas d’architecture militaire type OTAN mais plusieurs puissances économiques rivales, au fort potentiel militaire et nucléaire et dont les contentieux historiques restent très vivaces.
Des pays où la mondialisation n’a pas dépassé le stade des échanges de biens et de capitaux et qui, de plus, se livrent depuis les années 90 à une surenchère dans la course aux armements.

Pensez que le seul budget militaire du Japon a augmenté de 100% entre 1985 et 2001.

4. Pour autant, celui-ci reste étrangement timide dans ses réactions. En effet, le Livre blanc 2010 admet bien qu’il lui faut se doter d’une force militaire plus ambitieuse, plus en phase avec la situation que je viens d’évoquer. Mais dans le même temps, le Livre blanc réitère la doctrine officielle du Japon, basée uniquement sur la prévention et le rejet d’une agression sur son sol.

À l’évidence, le Japon rechigne toujours à s’affirmer comme une puissance militaire avec laquelle il faut compter. J’en veux pour preuve l’article 9 de la Constitution de 1946. Cet article oriente encore en 2011 la politique de défense du Japon. Je vous le livre :
« Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur l’ordre et la justice, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation. Il ne fera pas usage de la force armée ou ne menacera pas d’y avoir recours, en tant que moyen de règlement des conflits internationaux – afin d’atteindre le but indiqué ci-dessus, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales ou aériennes, ou tout autre potentiel de guerre – le droit de belligérance de l’État n’est pas reconnu. »

5. Les raisons historiques sont connues et de fait, de leur création à la première guerre du Golfe, les Forces d’autodéfense japonaises ou FAD furent conçues sous la seule forme d’une « Reichswehr » limitée au rôle d’appoint à l’armée américaine.

6. Ceci étant, on le constate, depuis le début du 21e siècle, le Japon renoue avec une diplomatie plus active et redécouvre, bon gré mal gré, la puissance militaire qui l’accompagne – sans oser encore se l’avouer.

La question est de savoir si cette position restera encore longtemps tenable. Le maintien de ce que d’aucuns nomment un carcan institutionnel, voire une « camisole juridique », pose en effet la question de la normalisation de l’État japonais sur la scène internationale.
C’est cette question que je me propose de voir avec vous.

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I.

1. L’histoire des Forces d’autodéfense japonaises commence avec la guerre de Corée. Le Japon et la Corée du Sud constituent alors les éléments clé du dispositif américain dans le Pacifique face au bloc sino-soviétique.

Trois ans après le désarmement du Japon, les Américains commencent à envisager la reconstitution de forces armées dans l’archipel, ceci afin de les assister en cas d’invasion par le Nord, depuis les îles Kourile occupées par les Soviétiques. Les Américains voient d’abord leur propre intérêt. Il ne s’agit que d’une police : 75.000 hommes chargés de la sécurité intérieure et d’un corps de garde-côtes, tous civils. Okinawa et les îles Ryukyu restent placées sous le contrôle exclusif de l’armée américaine.

2. Je l’ai dit, l’élément déclencheur va être l’invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord en 1950. À noter que si le général Mac Arthur, commandant suprême des forces d’occupation américaines au Japon, se rallie à l’idée d’une police autochtone, lui qui y était hostile par crainte des réactions en Asie, le gouvernement japonais se montre peu enthousiaste. Cinq ans après la fin de la guerre, les Japonais sont surtout préoccupés par la reconstruction du pays et ils s’inquiètent d’un possible retour du militarisme, ajouté aux coûts engendrés par la reconstitution d’une telle armée.

3. Une première étape est néanmoins franchie le 4 septembre 1951, lors de la Conférence de la paix de San Francisco. La souveraineté japonaise se voit rétablie sur ses îles contre le renoncement à son empire et la cession à l’URSS des îles Kourile et de Sakhaline. Les Américains conservent la maîtrise des Ryukyu et de l’archipel Nanpô (si ce nom ne vous évoque rien, pensez à Iwo Jima) – petit aparté, l’île d’Okinawa ne rentrera dans le giron japonais qu’en 1972. Enfin, sous l’égide de l’ONU, le droit à l’autodéfense est rendu au Japon, toujours sous la protection des Américains qui restent les garants de la sécurité des quatre îles principales.

4. À partir de cette date, on peut considérer la machine comme lancée.

Outre les forces de sécurité côtière et de la police de réserve, l’Agence nationale de sécurité voit le jour le 1er août 1952 – on ne parle pas encore de ministère.

Le 1er juillet 1954, neuf ans après la reddition du Japon, l’acte de naissance officiel des FAD est signé, en japonais Jieitai – on ne parle toujours pas d’armée – avec ses trois composantes, terrestre, les FTAD, maritime, les FMAD, et aérienne, les FAAD. Ses missions sont la préservation de la paix et de l’indépendance, le maintien de l’ordre public et de la sécurité nationale. Demeurent interdits la conscription, le droit à la belligérance et le déploiement à l’étranger, préservant l’esprit de l’article 9.

5. En 1956, un Conseil national de Défense vient coiffer l’ensemble, présidé par le Premier ministre, encadré par le ministre des Affaires étrangères, le ministre des Finances, le directeur de l’Agence de sécurité et le directeur de l’Agence de planification économique. Il s’agit donc bien d’une « force pacifique » subordonnée à l’autorité civile.

6. Le 19 janvier 1960, un nouveau traité américano-japonais dit de Washington accélère la coopération entre les deux pays. Les Américains n’occupent plus l’archipel, ils le protègent seulement.

Globalement, le Japon assure à moindre frais sa sécurité. La réduction des FAD à une force d’appoint minimale permet au pays de se concentrer sur son développement économique. La mission des FAD se résume à recevoir le premier choc de l’agression ennemie – jamais nommée – en attendant la réplique américaine.

7. La doctrine ne bougera plus jusqu’en 1976. Cette année-là, les FAD vont opérer une mue spectaculaire avec la publication d’un Livre blanc intitulé Grandes Lignes du Programme de Défense Nationale (acronyme anglais : NDPO).

Plusieurs raisons expliquent ce virage.

Fait inédit depuis 1945, des militaires osent prendre la parole en public pour exiger du gouvernement qu’il pose les bases d’une vraie politique de défense. Leur constat est simple : sans vision politique, pas de politique de défense possible. De plus, l’équipement des troupes terrestres est encore hérité de la Deuxième Guerre mondiale, mélange de matériels américains et japonais. À quoi bon dans ce cas continuer à entretenir une pseudo-armée ?
Ce mouvement de fond correspond aussi à un revirement de la diplomatie américaine, laquelle insiste désormais pour que les Japonais s’investissent davantage dans leur autodéfense. Une insistance prise très au sérieux par Tokyo. Pour la première fois dans le Livre blanc de 1977, la menace du retrait du parapluie nucléaire américain est abordée.

8. Le deuxième coup de semonce va retentir à l’orée des années 80. L’étau soviétique se resserre : ouverture de bases navales au Vietnam, invasion de l’Afghanistan. Une grande première : le Livre blanc de 1979 cible nommément la menace soviétique.

Les Américains exigent un nouveau partage des tâches, d’autant plus que l’économie des États-Unis montre des signes de fléchissement. Les Républicains arrivés au pouvoir à Washington le commandent sans ambiguïté : les FAD doivent se transformer. Les Japonais prennent alors conscience qu’il leur faut à la fois moderniser et autonomiser leur défense. De cette époque date notamment la fixation du budget militaire japonais à 1% du PNB.

9. Lors de la première guerre du Golfe en 1990, les Américains sollicitent l’intervention militaire du Japon. Sauf qu’un déploiement hors des limites du territoire japonais invaliderait l’article 9. En réponse à la demande des Américains, les Japonais financent la guerre à hauteur de 13 milliards de dollars mais n’interviennent pas directement, ce qui va durablement refroidir les relations entre Tokyo et Washington. De toute évidence, les Japonais doivent repenser leur stratégie et surtout sortir de leur isolement militaire.

10. Ils vont commencer à le faire, modestement, en participant à plusieurs missions de paix dirigées par les États-Unis avec l’aval de l’ONU. Une loi est votée en ce sens par la Diète japonaise, loi dite PKO : Peace Keeping Operations.

La première opération extérieure du Japon a lieu au Cambodge au début des années 90 : 600 casques bleus japonais sont envoyés sur place. Suivront quelques dizaines d’autres déployés dans le Golan et au Mozambique, 480 au Rwanda, 2000 en Indonésie, 1500 au Timor oriental, 160 à Haïti : mais toujours dans le cadre de missions civilo-militaires, comme dernièrement en Afghanistan, où les FAD ont participé à la formation de la police et à des projets de reconstruction, et pour lequel le Japon a débloqué 5 milliards de dollars étalés sur 5 ans. Les FAD demeurent donc bien une « force pacifique », ce que montre la catastrophe survenue en mars 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima, où avec 107.000 hommes issus des 3 armes, les FAD ont été la cheville ouvrière de l’assistance aux populations sinistrées.

Cantonnées à des missions non-combattantes : soutien logistique, surveillance des routes maritimes, soutien médical, ravitaillement, les FAD le sont, y compris en zone de conflit ouvert. C’est le cas en Irak où 600 hommes des FTAD sont déployés en novembre 2003. En effet, si la possibilité de recourir à leurs armes leur a été accordée pour la protection des populations placées sous leur autorité, leur propre sécurité est confiée aux soldats néerlandais de la coalition. En tout, de 2003 à 2008, date de leur retrait complet, 5700 soldats des FAD opèrent en Irak. On pourra relativiser cette participation au vu de ce qui vient d’être rapporté, néanmoins un pas important est franchi, car il s’agit bien du premier déploiement de troupes japonaises en armes à l’étranger.

11. Par ailleurs, les très graves crises de 2001, 2002 et 2003 avec la Corée du Nord et l’acquisition par celle-ci de l’arme nucléaire vont provoquer un resserrement des liens, quelque peu distendus, entre le Japon et les États-Unis. Ceci notamment avec la mise en œuvre du projet BMD (Balistic Missiles Defense) qui oblige le Japon à entrer dans un système de défense collective, ce qui lui était jusqu’à présent interdit.

Un nouveau cap est franchi en 2004. Le Livre blanc japonais change de nom. Il s’appellera désormais « Directives sur le Programme de la Défense Nationale » et sera établi pour une période de dix ans. Ce document est assorti d’un autre, plus concret, le MTDP ou Programme de Défense à Moyen Terme, qui détaille les mesures à adopter, entre autres une interopérabilité accrue, le renforcement qualitatif des matériels, la création d’une force de réaction rapide et l’autonomisation de la collecte des renseignements. Une action plus directe donc et une capacité de projection militaire inconcevable dix ans plus tôt.

Mais toujours dans le respect des contraintes imposées par l’article 9, soit une armée tournée entièrement vers la défense, dans l’impossibilité pratique de mener une guerre à l’extérieur.
Moins d’hommes, mais mieux formés, une tendance qu’on retrouve dans toutes les armées occidentales, et moins de matériels mais de meilleure qualité. Les garde-côtes montrent l’exemple avec 12.000 hommes et 455 navires en première ligne face aux Chinois et aux Nord-Coréens. C’est eux, et non les FMAD, qui couleront un bateau espion nord-coréen en décembre 2001.

12. Ce qui nous amène à examiner les FAD telles que nous les connaissons aujourd’hui. En décembre 2006, l’Agence de la défense a enfin pris le nom de Ministère et ce nouveau Ministère s’est doté d’un Conseil d’État-major réduit, aux prérogatives renforcées autour du Premier ministre et du ministre de la défense. Le Japon occupe aujourd’hui le 6e rang mondial en termes de budget militaire, sans dépasser le 1% de son PNB. Il a développé son industrie militaire, acquis une autonomie technologique et monté des programmes d’armement. Poussé par les événements, un amendement lui accorde désormais le droit de riposte en cas d’attaque balistique, mais aussi, ce qui est plus important, le droit à l’attaque préventive.

13. L’accession historique du Parti Démocrate Japonais au pouvoir en 2006 n’a pas remis fondamentalement en cause ces dispositions. La proposition du Premier ministre Hatoyama aux Chinois d’une communauté régionale sur le modèle de l’Union européenne a fait long feu, avec une monnaie unique et un Parlement commun, et le Japon est revenu à sa logique de coopération étroite avec les États-Unis, tout en s’ouvrant à des partenariats avec ses voisins et en inscrivant l’utilisation de l’espace dans sa politique de défense, un domaine jusqu’ici réservé aux Américains.

Ceci étant, parler d’une normalisation complète serait abusif. À l’heure actuelle, ni les Japonais ni leur allié américain ne semblent pressés d’en débattre, chacun ayant ses raisons.
Dans les faits, si décision il y a, elle pourrait bien venir de l’extérieur, en l’occurrence de la Chine.

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II.

1. En effet, nul n’est plus censé l’ignorer, la Chine affirme son ambition sur l’Asie-Pacifique et l’océan Indien.

2. Quelques faits d’abord. Avant 2050, la Chine sera la première puissance mondiale. Elle est le premier importateur du Japon devant les États-Unis et le deuxième consommateur de pétrole au monde. Un pétrole qu’elle importe d’Afrique via l’océan Indien, ceci pour échapper à la mainmise américaine sur les gisements du Moyen-Orient. 80% des importations chinoises en hydrocarbures passent par le détroit de Malacca. Autant dire que son économie dépend des routes maritimes, du golfe d’Arabie à la mer de Chine.

3. Le Japon, lui, est le premier investisseur en Chine, après avoir contribué à l’envolée économique des pays de l’Asie de l’Est.

Mais Chine et Japon sont de gros consommateurs et concurrents en hydrocarbures et des différends territoriaux subsistent, notamment autour des îles japonaises de Senkaku (que les Chinois nomment Diaoyutai), des îles situées entre Taiwan et les Ryukyu, minuscules par la taille mais supposées riches en hydrocarbures. D’où les pénétrations régulières de la marine chinoise dans la zone maritime japonaise, à des fins d’intimidation. Cette agressivité s’est encore manifestée en septembre 2010 par un incident : un bateau de pêche chinois a délibérément heurté deux bâtiments des garde-côtes japonais au large des Senkaku, et un porte-hélicoptères chinois est intervenu sur zone. Il va de soi que de tels actes ont ravivé les craintes et des Japonais et des Sud-Coréens.

4. C’est un fait, la décennie 2000 a vu les Américains reculer en Asie-Pacifique et les Chinois en ont profité pour renforcer leurs positions dans la région par divers programmes de développement économique, technologique et militaire. Les Chinois savent que les FAAD sont vieillissantes. Là aussi les nombreuses violations de l’espace aérien japonais doivent être comprises comme des tests.

5. De son côté, le Japon dépend lui aussi des mers de par sa situation géographique, et donc de sa force navale pour la sécurisation de ses approvisionnements. Son économie est tout autant tributaire du fret maritime : 1 milliard de tonnes de marchandises entrent et sortent des ports japonais chaque année : matières premières, produits industriels, agroalimentaire, etc. Or, dans un contexte où le trafic maritime international s’intensifie, le Japon voit une marine chinoise se développer, jusqu’à construire des ports particuliers dans les pays en bordure de l’océan Indien, baptisée par les Chinois du nom poétique de « Collier de perles ».

6. Aujourd’hui les Chinois ne font plus mystère de leurs ambitions. Ils pensent et font savoir à tous que l’heure d’une nouvelle ère de domination chinoise en Asie de l’Est est venue. Et ni le Japon ni les États-Unis ne sauraient contrarier leurs projets.

D’où un changement notable de sa stratégie, avec un passage à une capacité de projection militaire au-delà des mers littorales, jusqu’à ce que les experts appellent les « 3 chaînes d’îles » : 1) une première chaîne Japon/Taiwan/Philippines ; 2) une deuxième des îles Sakhaline au sud-ouest du Pacifique ; 3) une troisième des îles Aléoutiennes, au large de l’Alaska, à l’Antarctique.

7. La sortie en août 2011 du premier porte-avions chinois, l’ex Varyag ukrainien, a donc retenu toute l’attention des spécialistes occidentaux, pour qui elle inaugure sa future force de projection aéronavale. Info ou intox, les Chinois ont annoncé le lancement de deux autres porte-avions à propulsion classique d’ici à 10 ans. Un 3e porte-avions, nucléaire cette fois et de fabrication nationale, serait également à l’étude. D’ores et déjà la Chine aligne la 3e flotte militaire mondiale en tonnage derrière les États-Unis et la Russie. Après plusieurs siècles d’absence, on parle bien d’un retour à une marine océanique chinoise.

8. Autre dossier sensible : Taiwan. La Chine garde toujours en ligne de mire sa réunification, qu’elle juge inéluctable, y compris si une guerre avec les États-Unis s’avérait nécessaire. En dépit d’un accord de libre-échange signé en juin 2010, Beijing maintient la pression sur Taipei. Pour la Chine communiste, il ne s’agit pas seulement d’une question d’orgueil national, car Taiwan verrouille le passage entre la mer de Chine de l’Est et la mer de Chine du Sud, ce qui bien sûr contrecarre ses plans de projection maritime en direction du Pacifique. Les eaux taiwanaises redevenues chinoises formeraient un promontoire sur l’océan. D’où aussi l’importance de son indépendance pour les États-Unis qui viennent encore de lui vendre pour 6 milliards et demi de dollars d’hélicoptères, de missiles antimissiles, de chasseurs de mines et de matériel de guerre électronique.

9. La conclusion de tout ceci, partagée par Washington et Tokyo, est que la Chine n’entend pas renoncer au « hard power » dans sa stratégie de puissance, à l’inverse du Japon qui, lui, continue de miser sur le « soft power » économique et culturel pour s’imposer sur la scène asiatique.

10. La Chine ira-t-elle jusqu’au bout de ses ambitions ? Les Américains y réfléchissent, sans exclure la possibilité d’une confrontation directe du fort au fort, que précéderaient une vague massive de cyberattaques sur leurs réseaux informatisés et leurs systèmes de communication.
De même Washington ne cache pas son inquiétude devant le succès remporté par les Chinois avec leur missile balistique ZID « Dong Feng », d’une portée de 2000kms, qualifié par eux de « tueur de porte-avions ».

11. De fait le budget militaire chinois ne cesse d’augmenter et si les données communiquées sont en dessous de la réalité, il frise ou atteint les deux chiffres tous les ans depuis plusieurs années, soit 65 milliards de dollars par an minimum – à relativiser toutefois par rapport aux 500 milliards américains. Et lorsqu’on les interroge sur cette boulimie, les Chinois arguent qu’Indiens et Russes en font autant. Ce qui est vrai.

12. Cependant il ne faut pas s’y tromper, cette puissance, ce « hard power » affichés, a aussi valeur de symbole pour des Chinois qui se perçoivent comme encerclés, assiégés par l’Occident. Et toute cette politique de puissance vise en priorité à desserrer cet étau présumé autour de la Chine pour pouvoir maintenir son niveau de développement.

D’une armée pauvre et comptant sur le nombre, l’Armée populaire de libération se mue en une armée riche, avec aussi les problèmes que représentent la coopération interarmes, la mise en réseau des échelons conventionnel/électronique/cybernétique/spatial, la multiplicité des systèmes d’armes, la mise en place d’un bouclier antimissiles étanche.

13. Des doutes subsistent également sur sa marine : si elle dispose d’environ 1000 bâtiments, soit le double de la marine américaine, la marine chinoise s’est développée en totale autarcie, sans coopération ni expérience acquise lors d’exercices communs avec ses homologues internationaux. Sa technologie copie encore pour beaucoup celle des Russes. Quant à avoir un groupe aéronaval opérationnel, on sait le temps que cela nécessite.

14. Pour l’instant les Chinois pratiquent donc une guerre économique à coups de finance et de commerce, d’investissements tous azimuts – une guerre somme toute pacifique et capitaliste ; une guerre d’influence et pas d’expansion territoriale. Pour l’instant…

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III.

1. Aussi, parce que cet instant pourrait ne pas durer et parce que le développement économique mutuel ne constitue pas une garantie fiable contre la guerre, les Japonais ont veillé à réaffirmer l’alliance avec les États-Unis dans leur Livre blanc 2010, tout en prenant en compte leur déclin relatif. Si le Japon a rétrogradé à la 3e place mondiale des puissances économiques, son armée est de l’avis général de qualité. Le petit 1% du budget consacré aux FAD n’en fait pas moins un des plus élevés au monde avec 51 milliards de dollars investis en 2010 et 276 autres milliards programmés pour sa défense d’ici à 2015, avec l’accent mis sur la modernisation et le renforcement du nombre des sous-marins d’attaque, qui devraient passer de 16 à 22 unités. Au programme, voté le 17 décembre 2010, figurent les grandes lignes suivantes : prévenir et rejeter toute agression extérieure, promouvoir la coopération internationale, maintenir les 3P, participer plus activement à la paix du monde, créer une force rapide crédible, mieux équipée, développer la production nationale et suivre les progrès technologiques internationaux.

2. Le Livre blanc axe ses priorités sur la Chine et la Corée du Nord, cette dernière étant désignée nommément comme l’ennemi numéro.

3. Plus concrètement les FMAD comme les autres composantes des FAD sont en cours de déménagement du nord au sud-ouest de l’archipel.

4. Détail emblématique : alors que pendant la Deuxième Guerre mondiale, le Japon était passé expert dans l’arme aéronavale, les FMAD renouent avec les navires porte-aéronefs, mais seulement pour hélicoptères, car jugés moins offensifs que des avions de combat.
À l’horizon 2015, la classe 22DDH, avec un emport de 14 voiles tournantes, devrait avoir remplacé la classe 16DDH, qui en accueille 11 à son bord. Personne ne doute cependant qu’ils soient rapidement transformables en porte-avions. Et on pourrait dire la même chose de l’arme nucléaire.

Au total, l’aéronavale (45.000 hommes) devrait aligner 48 destroyers, 22 sous-marins et 150 appareils de combat.

5. Le Livre blanc se préoccupe également de la piraterie, une activité en plein essor et un sérieux problème pour le Japon quand 70 % de son approvisionnement énergétique passe lui aussi par le détroit d’Ormuz, le golfe d’Aden et le détroit de Malacca, trois haut lieux de la piraterie en ce début de 21e siècle. Raison pourquoi le Japon participe depuis 2009 à la lutte anti-piraterie, tout comme les Chinois d’ailleurs. À cet effet les Japonais ont installé au premier semestre 2011 une base à Djibouti, ce qui là aussi constitue en soi un événement historique.

6. Le Japon garde une avance certaine sur son rival asiatique en matière d’armement de pointe. L’armée de l’air va ainsi remplacer ou moderniser l’ensemble de son parc aérien, soit par l’achat d’appareils américains fabriqués sous licence, soit par des productions nationales. 47.000 soldats, tous engagés volontaires, travailleront en 2015 sur 340 appareils, dont 260 avions de combat.

7. Le climat avec les États-Unis semble lui aussi apaisé. Le PDJ avait été appelé au pouvoir sur un programme de réformes socio-économiques, par conséquent centré sur la politique intérieure ; un programme dans lequel figurait la renégociation du maintien des troupes américaines sur le sol japonais : 47.000 hommes dans la seule préfecture d’Okinawa contre 18.000 pour toute la Corée du Sud. Une présence, faut-il dire, entièrement financée par l’impôt japonais. Le gouvernement japonais a retenu la leçon, l’incident diplomatique provoqué, les 20 et 21 octobre 2009, par le secrétaire d’État américain à la Défense Robert Gates, qui excédé par ces discussions avait refusé d’honorer les invitations des ministres de la Défense et des Affaires étrangères japonais, est oublié.

8. Malgré l’acquisition de plusieurs destroyers de type AEGIS spécialisés dans l’interception des missiles, le Japon sait sa marine insuffisante pour garantir seule la protection de l’archipel.

Sa proximité avec le continent, son insularité devenue inutile avec les missiles à longue portée : tout plaide pour le maintien du bouclier anti-missiles américain au-dessus de sa tête et de la 7e flotte américaine dans ses eaux.

9. De plus, si la Chine agresse militairement Taiwan, simple aberration historique à ses yeux, le Japon n’aura d’autre choix que d’engager ses forces dans le conflit. En attendant, le ministère des Affaires étrangères japonais s’émancipe et propose en réponse aux manœuvres diplomatiques des Chinois la constitution d’un arc des démocraties, tendu de l’océan Indien au Pacifique Sud, regroupant l’Inde, les États-Unis, la Corée du Sud, Singapour et l’Australie. Depuis quelques années Tokyo accroît en particulier sa coopération économique et militaire avec l’Inde, dont les Japonais ont fait leur partenaire privilégié dans leur stratégie pour prendre à revers la Chine et la contrer dans l’océan Indien.

10. Reste la Corée du Nord.

État imprévisible, la Corée du Nord se doit de créer de la tension à l’extérieur pour maintenir sa cohésion interne. Son seul objectif n’est pas comme on pourrait le croire l’invasion de sa voisine du sud mais sa sauvegarde et toute son action internationale consiste à obtenir de ses vis-à-vis les concessions nécessaires à sa survie. Les pourparlers à six sur le désarmement nucléaire en Corée du Nord ou PP6 réunissant les deux Corées, les États-Unis, la Russie, la Chine et le Japon, l’ont montré.

Pour les États-Unis, Pyongyang légitime le renforcement de leur présence dans la région Asie-Pacifique.

Pour la Chine, la Corée du Nord forme un État tampon entre ses frontières et la Corée du Sud pro-américaine.

Quant aux Japonais, malgré le danger potentiel que représente le régime de Pyongyang, ils n’envisagent pas la possible réunification des deux Corées sans appréhension.
Pour l’heure, on le voit, le statu quo dans la péninsule coréenne arrange plutôt leurs affaires.

---

CONCLUSION

1. En conclusion de cette rapide analyse, que peut-on dire ? Peut-être avec l’ancien leader du PLD, Ozawa Ichirô, que le temps est venu pour le Japon de passer d’un « pacifisme passif à un pacifisme actif ». Car au vu de la situation décrite, les contraintes constitutionnelles qui restreignent l’usage de la force à la seule autodéfense pourraient bien aujourd’hui se retourner contre le Japon.

2. Le regain des tensions intercoréennes a momentanément fait taire les discours anti-américains au Japon. Au contraire, réalistes, les gouvernements qui se sont succédé depuis deux ans, bien qu’issus du même parti, ont contribué à redonner une dynamique à l’alliance avec les États-Unis. Le parapluie nucléaire américain est maintenu, la 7e flotte de l’US Navy reste sur zone.

3. En soi le Japon demeure donc une anomalie : un État anormal qui n’est pas doté des moyens militaires de sa puissance économique. « Nation riche, armée forte », souvenons-nous, tel était déjà le mot d’ordre de l’ère Meiji. Toutefois, on ne saurait nier que le Japon a commencé à repenser sa politique de défense nationale. Si l’abrogation de l’article 9 n’est pas à l’ordre du jour, on peut considérer que la normalisation militaire suivra automatiquement la normalisation politique du pays. Cela dépend de la Chine. In fine cela dépendra des Japonais eux-mêmes et d’une chose : de leur capacité à admettre leur premier mort au combat.

Je vous remercie.

L. Schang


Bibliographie indicative

-Jean-Marie Bouissou, François Gipouloux, Éric Seizelet, Japon : le déclin ?, Bruxelles, Éditions Complexe, 1995
-Christopher Hughes, Japan’s Re-emergence as a « Normal » Military Power, Londres, Routledge, 2004
-Glenn D. Hook, Julie Gilson, Christopher W. Hughes, Hugo Dobson, Japan’s International Relations : Politics, Economics and Security, Londres, Routledge, 2005
-Valérie Niquet, Chine-Japon L’affrontement, Paris, Perrin, 2006
-Richard J. Samuels, Securing Japan. Tokyo’s Grand Strategy and the future of East Asia, Ithaca et Londres, Cornelle University Press, 2007
-Mémoire de géopolitique du Capitaine de Frégate Marc Elsensohn, De quelle manière le Japon va-t-il conserver sa position prédominante en Asie orientale ?, Collège Interarmées de Défense, avril 2007
-Peter J. Katzenstein, Rethinking Japanese Security. Internal and external dimensions, Londres & New York, Routhledge, 2008
-Éric Seizelet, Régine Serra, Le pacifisme à l’épreuve, le Japon et son armée, Paris, Les Belles Lettres, 2009
-Guibourg Delamotte, La Politique de défense du Japon, Paris, PUF, 2010
-Barthélémy Courmont, Géopolitique du Japon, Perpignan, Artège, 2010
-Sophie Boisseau du Rocher (dir.), Asie. Forces et incertitudes de la locomotive du monde, Paris, La Documentation française, 2010

Publications périodiques

Défense et Sécurité Internationale Magazine (DSI)
Diplomatie Magazine

Sites Internet

www.mod.go.jp
www.iris-france.org
www.diploweb.com
www.realpolitik.tv

Le Mali, première victime « collatérale » de l'intervention occidentale en Libye

 

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Le Mali, première victime « collatérale » de l'intervention occidentale en Libye

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Depuis le début de cette erreur politique majeure que fut l’ingérence franco-otanienne dans la guerre civile libyenne, j’ai expliqué qu’avec l’élimination du colonel Kadhafi, l’arc de tension saharo-sahélien allait de nouveau être bandé. La raison en est simple, et il est proprement affligeant que les conseillers africains de l’Elysée, informés aux meilleures sources, n’aient pas réussi à freiner les ardeurs guerrières de certains.
 
Après avoir longtemps déstabilisé la région, le colonel Kadhafi avait changé de politique depuis quelques années et au moment où nous lui avons déclaré la guerre, il la stabilisait. Il avait ainsi mis « sous cloche » les velléités des Toubou libyo-tchadiens et l’irrédentisme des Touaregs du Mali. Etrangement, nous l’avons supporté quand il nous combattait, et nous l’avons combattu dès lors qu’il était devenu notre allié…
L’intervention franco-onusienne s’étant produite avec les résultats que l’on sait, à savoir l’anarchie libyenne, les forces de déstabilisation saharo-sahéliennes qui avaient perdu leur mentor ont aussitôt repris leur autonomie.
Du côté des Toubou et apparentés, la situation est pour le moment sous contrôle en raison de la présence d’Idriss Deby Itno que la presse française, toujours prompte à déstabiliser les pouvoirs stabilisateurs, ne cesse d’attaquer. Son pouvoir est solide, mais la question de sa succession se posera un jour avec toutes les conséquences qui en découleront.
Aujourd’hui, le maillon le plus faible de l’arc saharo-sahélien est le Mali. Or, c’est très exactement là que se produisent actuellement des évènements dont les conséquences risquent d’être catastrophiques en raison de la proximité de ces trois autres foyers de déstabilisation que sont le nord du Nigeria avec la secte fondamentaliste Boko Haram, la région du Sahara nord occidental avec Aqmi et les confins algéro-maroco-mauritaniens avec le Polisario.
 
Au Mali où, depuis 1962, la guerre n’a jamais véritablement cessé entre les Touaregs et l’Etat contrôlé par les Noirs sudistes, les hostilités ont repris au mois de janvier 2012. Plusieurs milliers de Touaregs, dont nombre d’anciens militaires libyens, ont en effet pris le contrôle de l’Azawad, le nord nord est du Mali.
Leur chef militaire est Ag Mohammed Najem, de la tribu des Igforas. Cet ancien colonel de l’armée libyenne qui commandait une unité spécialisée dans le combat en zone désertique et qui était casernée à Sebha, a quitté la Libye avec armes et bagages quelques jours avant le lynchage du colonel Kadhafi par les fondamentalistes de Misrata. Son groupe dispose d’un matériel de pointe, y compris des missiles sol-air ; l’un d’entre eux a semble t-il abattu un avion de l’armée malienne.

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Remarque importante : ces rebelles qui se réclament du MNLA (Mouvement national pour la Libération de l’Azawad) ne demandent plus une meilleure intégration des Touaregs dans l’Etat malien, comme lors des précédentes insurrections, mais la sécession pure et simple. Ils combattent ainsi pour la prise en compte de la réalité géographique et humaine régionale contre l’utopie consistant à vouloir faire vivre dans le même Etat les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères du Nord. Nous retrouvons là l’idée qui fut longtemps portée par le colonel Kadhafi qui prônait la création d’un Etat touareg au centre du Sahara.
 
Totalement dépassées par la situation, les autorités maliennes tentent d’obtenir une intervention directe des Occidentaux en affirmant que les insurgés ont des liens directs avec Aqmi. Ces derniers disent au contraire qu’étant Berbères, ils sont le meilleur rempart contre les fondamentalistes arabo-musulmans. Certes, mais un petit groupe touareg, très minoritaire toutefois, ayant participé à une récente opération menée par Aqmi, le risque de porosité n’est pas exclu.

La situation est donc à suivre[1].
 
 
Bernard Lugan
07/02/12 


[1] Cette question sera développée dans le prochain numéro de l’Afrique réelle que les abonnés recevront par PDF le 15 février.

dimanche, 12 février 2012

"Tintin au Congo" ne sera pas interdit

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"Tintin au Congo" ne sera pas interdit

BRUXELLES (NOVOpress) – La justice belge vient de refuser d’interdire la commercialisation de la bande dessinée « Tintin au Congo ». Les exigences de Mbutu Mondondo, un ressortissant congolais, et du Conseil représentatif des associations noires (Cran), ont été déclarées non fondées. Le tribunal a estimé que l’éditeur Casterman, et Moulinsart, la société ayant les droits commerciaux de l’œuvre d’Hergé autres que les droits d’édition, ne s’étaient pas rendus coupables d’infraction à loi de 1981 visant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie.

Selon Mbutu Mondondo, « Tintin au Congo » est une « BD raciste, qui fait l’apologie de la colonisation et de la supériorité de la race blanche sur la race noire ». Pour Alain Berenboom, représentant de Casterman et de Moulinsart, cette œuvre n’est « pas du racisme mais du paternalisme gentil ». « Tintin au Congo » reste aujourd’hui l’un des albums de la série les plus vendus au monde. Il continuera donc à enthousiasmer petits et grands, à la grande fureur des tenants du politiquement correct.

http://fr.novopress.info/107927/tintin-au-congo-ne-sera-pas-interdit/

Le rapport de la Ligue Arabe donne des preuves de l’implication de la CIA, du MI6 et du Mossad derrière les violences en Syrie

Le rapport de la Ligue Arabe donne des preuves de l’implication de la CIA, du MI6 et du Mossad derrière les violences en Syrie

Ex: http://mediabenews.wordpress.com/

 

Des extraits du rapport des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie montrent clairement que les médias ne disent qu’une partie de l’histoire et exagèrent la violence exercée par le gouvernement Al-Assad et ses forces de l’ordre.

Le rapport mentionne une “entité armée” qui tue des civils et des policiers et perpétue des attaques terroristes ciblant des civils innocents. Les pertes de ces attaques sont ensuite attribuées au gouvernement Al-Assad et utilisées pour construire de toute pièce un cas contre la Syrie aux Nations-Unies.

D’après le rapport de la Ligue Arabe, “l’armée libre syrienne” et les “groupes d’opposition armés” sont responsables de bon nombre des meurtres commis.

Des rebelles à Idlib, des preuves récoltées par la Ligue arabe démontrent l'implication de la CIA, du Mossad et du MI6

En Janvier, il a été rapporté que le MI6 britannique, la CIA et les forces spéciales du SAS britannique étaient en Syrie et travaillaient avec l’armée libre syrienne et le Conseil National Syrien (CNS) afin de renverser le régime du président Al-Assad. L’armée syrienne libre est largement reconnue comme étant une création de l’OTAN. Elle est pour la plus grande partie composée de militants des frères musulmans, confrérie elle-même création des services de renseignement britanniques et est soutenue et financée par les Etats-Unis, Israël et la Turquie.

Le rapport fait confiance à des rapports écrits en Novembre par le journaliste Webster Tarpley lors de sa visite dans la nation moyen-orientale.

“Ce que les citoyens de base de tous groupes ethniques confondus disent, est que ce sont des francs-tireurs qui leur tirent dessus. Les gens se plaignaient qu’il y avait des tireurs embusqués terroristes qui tiraient sur les civils, manœuvre de terrorisme aveugle désignée pour le simple but de déstabiliser le pays. Je n’appellerai pas cela une guerre civile, c’est un terme très ambigu. Ce à quoi les gens font face sont des escadrons de la mort, ils doivent gérer des commandos de la terreur, ce qui est une méthode typique de la CIA. Dans ce cas précis, c’est une opération jointe entre la CIA, le MI6, le Mossad, avec de l’argent saoudien, émirati et qatari”, avait dit Tarpley à RT.

Tarpley avait dit que les Etats-Unis poussaient un “modèle ruiné de révolution colorée, soutenu par des groupes terroristes, des gens d’Al Qaïda et des frères musulmans” et que l’objectif était de “détruire le Moyen-Orient en suivant les lignes ethniques”.

Les extraits du rapport des observateurs de la Ligue Arabe établissent “qu’il y a une violence émergeant des deux côtés, mais que l’opposition et les médias occidentaux ont exagéré la violence et le nombre de victimes imputées aux forces gouvernementales”, écrit Nicolas Davies pour le blog War Is A Crime, ex-After Downing Street.

“L’ONU a cessé d’accepter les chiffres des victimes donnés par l’opposition et a gelé ses estimations officielles de morts de civils au chiffre de 5 400, sans reconnaître le fait que cela pourrait déjà être exagéré”, a expliqué Davies. “Ceci n’est pas encore un bain de sang à l’échelle de la Libye, où même le nouveau gouvernement admet qu’au moins 25 000 personnes ont été tuées lors de la guerre menée par l’OTAN. La Syrie pourrait bien suivre le modèle Libyen si l’OTAN et le CCG continuent à donner des armes et de l’entrainement miliaire à l’armée libre syrienne et sont préparés à développer plus de forces spéciales au sol et aussi loin que l’ONU approuve une zone d’interdiction aérienne pour pouvoir protéger une nouvelle bordée de quelques 9 700 attaques aériennes.”

Les médias de masse mettent le nombre de morts à entre 1000 et 5000. La cour internationale de justice, Hisham Abu Hajer (des “rebelles libyens, en d’autres termes: Al Qaïda), la Pravda et d’autres sources mettent ce chiffre entre 50 000 et 100 000 morts. Tarpley a estimé le nombre à environ 150 000, un chiffre incroyable pour une population de juste 6 millions et demi de personnes.

Des extraits intéressants du rapport du chef de la mission des états de la Ligue Arabe en Syrie du 24 Décembre 2011 au 18 Janvier 2012 stipulent:

“La mission a déterminé qu’il y avait une entité armée qui n’est pas mentionnée dans le protocole. Ce développement sur le terrain peut indubitablement être imputé à l’emploi excessif de la force par les forces gouvernementales en réponse aux manifestations qui se sont déroulées avant le déploiement de la mission demandant la chute du régime. Dans certaines zones, cette entité armée a réagi en attaquant les forces de sécurité syriennes, ce qui occasionna une plus violente réaction du gouvernement. A la fin, des citoyens innocents paient le prix de ces actions de leur vie et de leurs membres.

A Homs, Idib et Hama, la mission d’observation a été témoin d’actes de violence commis contre les forces du gouvernement et des civils ce qui a résulté en plusieurs morts et de nombreux blessés. Des exemples de ces actes incluent le bombardement d’un bus de civil, tuant 8 personnes et en blessant d’autres, femmes et enfants inclus et le bombardement d’un train transportant du gasoil. Dans un autre incident a Homs, un bus de la police a explosé, tuant deux policiers. Un pipeline et des petits ponts ont également été endommagés par des bombes.

28. La mission a remarqué que beaucoup de parties ont reporté de manière erronnée que des explosions ou des violences ont eu lieu dans plusieurs endroits. Quand les observateurs se rendirent sur place, ils se rendirent compte que ces rapports étaient totalement infondés.

29. La mission a aussi remarqué que, d’après ses équipes de terrain, les médias exagéraient la nature des incidents et le nombre de personnes tuées dans ces incidents ainsi que les manifestations dans certains endroits.

D’après leurs derniers rapports et leurs briefings au chef de mission le 17 Janvier 2012, en préparation de ce rapport, les chefs de groupes ont été témoins de manifestations pacifiques à la fois par les supporteurs du gouvernement et de l’opposition et ce en plusieurs endroits différents. Aucune de ces manifestations ne fut dérangée, à part quelques disputes mineures entre la mission, les loyalistes et l’opposition. Celles-ci n’occasionèrent aucune mort depuis la dernière présentation devant le comité ministériel arabe sur la situation en Syrie du 8 Janvier 2012.

Quelques observateurs ont fait défaut à leur devoir et ont brisé le serment prêté. Ils ont pris contact avec des officiels de leur pays et leur ont donné un compte exagéré des évènements. Ces officiels ont conséquemment développé une image sombre et non réaliste de la situation.

Les audiences arabes et étrangères de certaines organisations médiatiques ont questionné la crédibilité de la mission parce que ces organisations utilisent les médias pour déformer les faits. Il sera difficile de résoudre ce probème à moins qu’il n’y ait un soutien politique et médiatique pour la mission et son mandat. Il est naturel que certains incidents négatifs se produisent alors qu’elle vaque à ses activités, parce que ces incidents sont normaux au cours de missions d’observation similaires.

75. Il y a eu récemment des incidents qui pourraient creuser le fossé et augmenter l’amertume entre les parties incriminées. Ces incidents pourraient avoir des conséquences graves et mener à la perte de vies humaines et de propriétés. Ces incidents incluent le bombardement de buildings, de trains transportant du fuel domestique, des véhicules transportant du gasoil et des explosions visant la police, des membres des médias et des pipelines. Certaines de ces attaques ont été perpétrées par l’armée syrienne libre et par d’autres groupes membre de l’opposition armée.

Depuis le départ, les attitudes envers la mission ont été caractérisées par le manque de sincérité ou, de manière plus générale, par un manque de sérieux. Avant même qu’elle commence à exercer son mandat et même avant que ses membres n’arrivent sur place, la mission a été prise pour cible dans une campagne vicieuse dirigée contre les états de la Ligue Arabe et le chef de mission, une campagne qui a augmentée en intensité après le déploiement des observateurs. La mission n’a toujours pas reçu le soutien politique et médiatique nécessaire pour remplir correctement son mandat. Si ce mandat est prolongé, les objectifs établis dans le protocole ne pourront pas être atteints à moins que le soutien ne soit fourni et que la mission reçoive le soutien nécessaire pour assurer le succès de la solution arabe.”

url de l’article orginal:

http://www.infowars.com/arab-league-report-provides-evidence-cia-mi6-mossad-behind-violence-in-syria/print/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Der neue Totalitarismus

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Der neue Totalitarismus

Von Michael Paulwitz

Ex: http://www.jungefreiheit.de/

Adolfs Machtergreifung steht offenbar mal wieder vor der Tür. „Neonazi“-Zentralregister, Untersuchungsausschüsse, interministerielle „Kompetenzzentren“ – im Wochentakt werden neue Instrumente aus der Taufe gehoben, um der allenthalben vermuteten „braunen Gefahr“ entgegenzutreten. Beim Einstreichen der Dividende aus dem Auffliegen der Zwickauer Neonazi-Zelle verliert die Gesinnungsindustrie keine Zeit: Der „Kampf gegen Rechts“ geht in die nächste Runde und legt wieder ein paar hysterische Umdrehungen zu.

Fakten spielen dabei wie immer keine Rolle. Daß es im Fall der beiden toten Zwickauer Neonazis noch immer mehr Fragen und Mutmaßungen als Antworten gibt, daß man noch nicht einmal das Geständnis der Dritten im Bunde hat, das aus zwei Serienkillern mit irrer Ideologie erst eine „terroristische Vereinigung“ machen würde – einerlei; auch der Dynamik des Schröderschen „Aufstands der Anständigen“ hat es vor gut einem Jahrzehnt nicht geschadet, daß die antisemitischen Attentäter, die als Anlaß dienten, sich schon nach wenigen Wochen als islamistisch verblendete Einwanderer herausstellten.

Wo sind die keulenschwingenden Klischeenazis?

Ebensowenig zählt die Alltagswahrnehmung der Bevölkerung. Wer nicht gerade in der entlegensten mitteldeutschen Provinz lebt, wird kaum je einen jener Springerstiefel-Nazis zu Gesicht bekommen, die derzeit wieder jeden zweiten Alarm-Artikel in Zeitungen und Netzmedien illustrieren. Für den durchschnittlichen Bewohner einer deutschen Großstadt ist es auch nach „Zwickau“ und „NSU“ noch immer wahrscheinlicher, sein Auto an zündelnde Linksextremisten zu verlieren, von einer deutschenhassenden Jung-Immigranten-Gang auf Beutezug aufgemischt zu werden oder zwischen die Fronten schwarzvermummter linksterroristischer Bürgerkriegsarmeen zu geraten, die der Polizei regelmäßig Straßenschlachten liefern und die Kontrolle über ganze Straßenzüge beanspruchen, als auf einen keulenschwingenden Klischeenazi zu treffen.

Echte „Rechtsextremisten“ sind in einem Land, in dem man als Mitglied einer einschlägig etikettierten Partei nicht einmal Schornsteinfeger, Fußballtrainer oder Reservistenverbandsmitglied bleiben darf und in dem katholische Priester öffentlich darüber lamentieren, Gemeindemitglieder mit falschem Parteibuch nicht einfach aus der Kirche werfen zu können, ohnehin nicht nur politisch, sondern auch gesellschaftlich bis zur sozialen Auslöschung marginalisiert. Da muß man schon halluzinieren, um eine allgegenwärtige Nazi-Gefahr wahrzunehmen und eine schläfrige Gesellschaft, die „den Neonazis“ immer noch „viel zu leichtes Spiel“ (Charlotte Knobloch) lasse.

Politisch und finanziell einträgliche Halluzinationen

Die Pflege solcher Halluzinationen ist allerdings politisch und finanziell recht einträglich. Damit der Popanz von der so ungreifbaren wie allgegenwärtigen Neonazi-Bedrohung, der bisweilen fatal an die Haß-Suggestionen der „Five minutes’ hate“-Wochenschauen in George Orwells Dystopie „1984“ erinnert, auch aufrechterhalten werden kann, muß das Feindbild entgrenzt werden: vom Kriminellen, Terroristen und Gewalttäter, zu dessen Bekämpfung ja das für alle geltende Strafrecht ausreichend wäre, weil er mit Aufklärungs- und Umerziehungsprogrammen ohnehin kaum zu erreichen ist, auf den „Rechtsextremen“ als Gesinnungsverbrecher und vom „Rechtsextremen“ auf den „Rechten“ an sich, der den Vorgenannten erst den Boden „in der Mitte der Gesellschaft“ bereite. Und das kann dann im Prinzip jeder sein, der nicht links ist.

Das Ergebnis ist die Verankerung der Gleichung „rechts = böse“ in den Köpfen als Grundlage einer neuen Zivilreligion, deren Glaubenssätze absolut und unhinterfragbar gelten sollen. Daß es beim „Kampf gegen Rechts“ hauptsächlich um Geld und Macht geht, wird auch ganz offen ausgesprochen. „Kompetenzzentren“ seien ja schön und gut, aber vor allem müsse doch mehr Geld und vor allem dauerhaft und ohne Vorbedingungen an all die vielen Initiativen „gegen Rechts“ fließen, heißt es unisono von links; auch die Hohepriester und Laienprediger der neuen Zivilreligion streben nach Versorgungssicherheit.

„Kampf gegen Rechts als Staatsräson“

Derweil sonnen sich die Oberhäupter von Lobbyverbänden und Einwanderer-Organisationen, die wie selbstverständlich an den ministeriellen Presseterminen teilnehmen, im Glanz der ihnen zugefallenen quasi-hoheitlichen Mitspracherechte bei der Gesinnungsbewertung der gewöhnlichen Bürger des Staatsvolkes. „Kampf gegen Rechts als Staatsräson“ war ein Zeitungskommentar zur Bundestagsgedenkstunde am Jahrestag der Befreiung des Konzentrationslagers Auschwitz überschrieben – eines der alljährlich zelebrierten Hochämter der neuen „antifaschistischen“ Zivilreligion.

Dem Schreiber war vermutlich nicht bewußt, was er da aussprach: Sieht der Staat seinen Daseinszweck nicht mehr in der unparteiischen Gewährleistung von Freiheit, Rechtsstaatlichkeit und Sicherheit nach innen und außen für alle Bürger, sondern im Niederkämpfen bestimmter Gesinnungen, wird er zwangsläufig zur Partei in einem institutionalisierten geistigen Bürgerkrieg und zielt in letzter Konsequenz auf eine totalitäre Gesinnungsdiktatur à la soviétique.

Der Gesinnungsstaat verdrängt den Rechtsstaat

Daß das den in der Wolle gefärbten Kommunisten von der SED-PDS-„Linken“ zusagt und diese sich aggressiv gegen jede Gleichsetzung links- und rechtsextremistischer Gewalttäter wehren, wundert nicht. Eher schon muß besorgt stimmen, daß sie sich damit inzwischen in einer ganz großen Volksfront quer durch alle Bundestagsparteien befinden und die geistige Bürgerkriegsterminologie des „Kampfs gegen Rechts“ auch in der medialen Öffentlichkeit kaum noch hinterfragt wird.

Wo Meinungen von Staats wegen bekämpft werden, wo das staatliche Gewaltmonopol mißbraucht wird, um Delinquenten nach Gesinnungen zu sortieren und unterschiedlich zu behandeln, sind Rechtsstaat und Demokratie in ernster Gefahr.

In the House of Pound - An Interview with Gianluca Iannone

In the House of Pound

An Interview with Gianluca Iannone

 
By Colin Liddell
 
Ex: http://www.alternativeright.com/

iannone_monolayer_web.jpgCasaPound is an Italian political movement that takes its name from the American poet and Fascist sympathizer, Ezra Pound. Although it is inevitably referred to as "extremist," "racist," and "neo-fascist," the movement, which was founded in 2003, is in fact more complex and interesting, especially from an alternative right perspective. It takes a holistic and grass roots approach to politics, focusing on culture, community, and a variety of activities for its members, as much as on traditional street politics. This is an interview I did by email with Gianluca Iannone, the movement's leader, in early 2011 for an article I was writing.

 

CasaPound is still not so well known in the English-speaking countries, even by those active in right wing politics. Could you introduce your movement to our readers and describe it? How big is CasaPound? How many members and how much support do you have?

First of all, linking CasaPound to the right wing is a bit restrictive. CasaPound Italia is a political movement organized as an association for social promotion. It starts from the right and goes through the entire political panorama. Right or left are two old visions of politics, we need to give birth to a new synthesis. CPI has more than 4000 members all over Italy but the supports and sympathy we gain days after days is far larger… Just think that the Blocco Studentesco, our student organization, obtained 11,000 votes in Rome and the Province for the students’ elections.

Please tell us a little about yourself personally and your background.

I was born in August 1973 and started political activism at 14 in the Fronte della Gioventù (Youth Front) in Acca Larenzia, one of Rome's downtown neighborhood. Since then I have never stopped to be part of this world. Journalist since 1999, I worked for TV and radio stations and also wrote for national newspapers on international conflicts, literature, cinema and music.

Why did you become politically active? Was there some event, action, or person that triggered your political activism?

To tell the truth, there is not one thing in particular. I think it was just fate.

What are main policies and objectives of CasaPound, both short-term and long-term?

CPI works on everything that concerns the life of our nation: from sport to solidarity, culture and of course politics. For sports, we have a soccer teams and academy, we do hockey, rugby, skydiving, boxing, Brazilian jiu-jitsu, scuba diving, hiking groups, caving, climbing. For solidarity, we have first aid teams, we do fundraising activities for the Karen people, and we provide help to orphans and single-mums. A phone line called "Dillo to CasaPound" (tell it to CasaPound) is active 24/7 to give free advises on legal and tax issues. On the cultural ground, we host authors and organize book presentations; we have an artist club, a theater school, free guitar, bass guitar and drum lessons, we created an artistic trend called Turbodinamismo, we have a publishing company, dozens of bookshops and websites. Politically we propose various laws like the Mutuo sociale (social mortgage), Tempo di essere Madri (Time to be a mother) or against water privatization and so many more. Speaking about CPI is never easy because all these things are CASAPOUND. All of these represent our challenges and projects for now and the millennium.

Do you have any significant links with groups or parties outside Italy?

No.

The first thing that strikes people in the English-speaking countries is the name of your group, which, of course, refers to the famous American poet Ezra Pound. How important are Pound's ideas to your movement? Why have you chosen to include his name in your movement’s title?

Ezra Pound was a poet, an economist and an artist. Ezra Pound was a revolutionary and a fascist. Ezra Pound had to suffer for his ideas, he was sent to jail for ten years to make him stop speaking. We see in Ezra Pound a free man that paid for his ideas; he is a symbol of the "democratic views" of the winners.

Ezra Pound is also a name routinely associated with Anti-Semitism. Some will automatically see the invocation of his name as a rallying cry for Anti-Semitism. Could you clarify CasaPound's position with regard to the Jews and Israel?

To associate Ezra Pound and anti-Semitism is an absolute twist. It is the same for CasaPound, it has no sense. It is true that we are against Israel politics towards Palestinians, against the bombing of civilians, and the embargo on international help. To say so does not mean to be anti-Semitic, it means analyzing facts.

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You are also known for anti-usury rhetoric. Most sensible people oppose excessive usury, but are you opposed to all usury? If not, where does constructive credit end and destructive usury begin?

Usury is the worst thing. It is the head of the octopus. It is it that initiated the wars that are starting around the Mediterranean Sea, which generates illegal immigration and destruction. It is it which creates unemployment, debts. It is it that threatens the future of our children, which make them weak and ready for the massacre.

My impression of CasaPound is that it is very much a grass roots organization that operates successfully in the "arena of street politics," with marches, parades and events that build identity and community, rather than through conventional elections. In Anglo countries right-wing street politics backfired in the past, allowing the mainstream media to paint very negative images of the National Front in the 1970s and the BNP later. Because of this the BNP now avoids the street as a political arena. Your group's success suggests that the street is a much more acceptable political arena for the right in Italy. Why do you think this is? What are the differences that make this possible?

First of all, England was never a fascist state. This creates a big cultural difference. Also, as I said before CPI works on dozens of projects and with various methods: from conferences to demonstrations, distribution of information, posters. The important thing is to generate counter information and to occupy the territory. It is fundamental to create a web of supporters other than focusing on elections. For election, you are in competition with heavily financed groups and with only one or two persons elected, you can't change anything. Politics for us is a community. It is a challenge, it is an affirmation. For us, politics is to try to be better every day. That is why we say that if we don't see you, it is because you are not there. That is why we are in the streets, on computers, in bookshops, in schools, in universities, in gymnasium, at the top of mountains or in the newsstands. That is why we are in culture, social work and sport. That is a constant work.

Because of the differences between Britain and Italy do you think it is better for the right-wing in the UK to avoid street politics? In this context, what is your view of the English Defence League, a group that obviously sees the street as its arena or forum?

I think that the EDL is going on the ground of the clash of civilization. For me and Casa Pound, this provokes a kind of disgust. If the British right is reduced to this, then let's speak about soccer, it will be better.

samedi, 11 février 2012

Les liens secrets entre la CIA et les pères fondateurs de l’Europe Schuman et Monnet

Les liens secrets entre la CIA et les pères fondateurs de l’Europe Schuman et Monnet

Ex: http://mediabenews.wordpress.com/

 

À quelques pas de la tour Hoover, sorte de minaret central d’une centaine de mètres de haut, la Hoover Institution détient dans ses archives sept boîtes intitulées ACUE Collection, un échantillon de l’histoire secrète de l’Europe politique. Fondé en 1948, l’American Committee on United Europe était une organisation privée qui finança des mouvements fédéralistes européens bien avant les traités de Rome. L’ACUE n’avait pas pour seule obsession le décollage économique de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, son objet était également politique : faire barrage à la pression communiste sur l’ouest de l’Europe.

Ce cénacle était d’ailleurs clairement une émanation des services secrets américains. Son président, William J. Donovan, avait dirigé à partir de 1942 l’Office of Strategic Services (OSS), une agence qui disposait de près de 35 000 agents. Inspirateur de la CIA, il est considéré comme « le père de l’Intelligence Service américain ». Le vice-président de l’ACUE ? Allen Dulles, qui avait dirigé le bureau de l’OSS à Berlin, avant de prendre en 1953 la direction de la Central Intelligence Agency pour plus de huit ans. (…)

Au-delà du soutien moral, le comité « accorde un soutien financier absolument nécessaire à des structures travaillant pour l’unité de l’Europe ». À la lecture de ces documents, il apparaît noir sur blanc que cette émanation des services secrets américains a financé le Mouvement européen, rassemblement d’unionistes et de fédéralistes européens fondé en 1948. Les noms des présidents honoraires du Mouvement européen figurent d’ailleurs sur la page de garde du document. Ce sont ceux de quelques pères de l’Europe : Winston Churchill, Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Paul-Henri Spaak. (…)

Le soutien de l’ACUE au projet européen durera jusqu’en 1960, trois ans après le traité de Rome. Douze ans en tout, douze ans seulement, mais qui auront changé le monde et l’Europe. Le 20 avril 1960, son président, William C. Foster, qui a pris la succession de Donovan, annonce par écrit au président du Mouvement européen, Robert Schuman, qu’il s’apprête à suspendre les activités du comité et fermer ses bureaux à New York et Paris. En cas de besoin, le comité pourrait être réactivé, mais son œuvre historique est désormais réalisée : « Aujourd’hui, la Communauté européenne, avec ses institutions, la Cour et l’assemblée parlementaire, constitue une réalité[1]. »

Foster ne manque pas l’occasion de souligner le rôle de son cercle d’influence : « Nous croyons que le progrès de la décennie passée doit beaucoup au travail du Mouvement européen, à ses partenaires nationaux et internationaux et à d’autres organisations privées. Par divers moyens – manifestations publiques, recherche, programmes d’échanges, information, éducation –, ces groupes ont cherché à créer un nouveau climat en Europe. Nous avons eu le privilège de contribuer financièrement et moralement à ce travail. »

Robert Schuman répond dès le 8 mai 1960 au président de l’American Committee on United Europe : « Je ne puis que prendre acte, avec regret, de votre décision de suspendre, dans les tout prochains mois, vos activités[2]. » Mais pour l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a prononcé, le 9 mai 1950, la fameuse déclaration considérée comme le discours fondateur de la construction européenne, le processus européen est loin d’être achevé : « Ce sont les raisons pour lesquelles je note avec le plus grand intérêt que la décision que votre comité a prise n’est pas de mettre fin à ses activités mais seulement de les suspendre provisoirement. » Schuman prend bien garde d’évoquer les financements du Mouvement européen par l’ACUE, comme l’a fait William C. Foster. Avec l’argent, les Américains n’ont pas nos pudeurs.

Au moment de la suspension des activités de ce lobby qui ne dit pas son nom, son trésorier est John McCloy, un juriste et banquier américain proche des compagnies pétrolières baptisées les « sept sœurs ». Très lié à la famille Rockefeller, ce dirigeant de la Chase Manhattan Bank et du Council on Foreign Relations était un ami personnel de Jean Monnet, considéré comme l’inventeur du projet européen. Conseiller de plusieurs présidents américains, McCloy fut l’un des contacts essentiels de Monnet au sein de l’appareil d’État américain, de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années 60. Juste avant de trouver la mort à Dallas le 22 novembre 1963, Kennedy avait attribué aux deux hommes les premières Presidential Medals of Freedom. Lors de la cérémonie, le président Johnson prononcerait à propos du père de l’Europe les mots rédigés par son prédécesseur : « Citoyen de France, homme d’État du monde, il a fait de la persuasion et de la raison les forces politiques conduisant l’Europe vers son unité et les nations atlantiques vers un partenariat plus efficace[3]. » Mais Monnet ne frayait pas seulement avec McCloy. (…)

Constantin Melnik, conseiller du Premier ministre Michel Debré pour la sécurité et le renseignement entre 1959 et 1962 témoigne : « Dulles estimait avoir sauvé l’Europe à travers les contacts avec les politiques. Et il me citait notamment le rôle de Schuman et Monnet. Oui, Schuman et Monnet avaient des liens avec la CIA. » Le Général en concevait de l’agacement : « De Gaulle voulait que les contacts avec la CIA soient concentrés au niveau des services et que les gens de la CIA cessent de voir directement Monnet et Schuman. »

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Extraits de Circus politicus, Editions Albin Michel (1 février 2012)

1]Lettre de William C. Foster, président de l’ACUE, à Robert Schuman, président du Parlement européen, 20 avril 1960.

[2] Lettre de Robert Schuman, président du Mouvement européen, à William C. Foster, président de l’ACUE, 8 mai 1960.

[3] Jean Monnet, Mémoires, Fayard, 1976.

Richard Millet - La dépossession

 

Richard Millet

La dépossession

vendredi, 10 février 2012

The Coming Battle of Britain

The Coming Battle of Britain

The secret coalition that will ensure Scottish independence

by Colin Liddell

Ex: http://www.alternativeright.com/

This article was originally published on the website of Civil Liberty, an organization in the UK dedicated to fighting the tyranny of political correctness.

David Cameron's stint as prime minister has been dominated by four main political narratives:

1. Britain's opposition to the ongoing Franco-German centralization of Europe
2. The maintenance of financial credibility
3. The "Big Society"
4. The question of Scottish independence

The government's inability to stem the rising tide of immigration and the ongoing economic and social chaos this is spreading throughout the land has, in the absence of a potent British nationalist party, largely fallen off the political stage.

But back to the four main political narratives, it is easy to see a synergy between these. The "Big Society," essentially the concept of volunteerism writ large as an alternative to the state doing everything, is an aspect of the government's attempt to curtail public spending in order to maintain financial credibility. This in turn is linked to Britain's supposed opposition to Euro centralization, which is how the main EU countries are dealing with similar problems created by their public sector bloating.

Of course, it could be pointed out that the "Big Society" is nothing more than aspirational hot air and a political device to offload onerous responsibilities, while also stealing easy credit for successful private, charitable, and communal initiatives.

Likewise, Cameron's opposition to the Evil Merkozy that lies at the dark heart of Europe is, on deeper analysis, rather hollow; certainly as long as voters are denied a referendum on Europe, and Pan-European institutions, such as the European Court of Human Rights continues to interfere in British affairs. Also, although the Euro may be temporarily weakened it is clearly not dead. There is a very real sense that once it recovers, the pound and Britain’s partial economic independence will be the next item on its ongoing project of financial gleichschaltung.

What is significant about these political narratives is not the actual level of achievement, which is minimal or non-existent, but the extent to which Cameron has dominated them and turned them to his political advantage, even in the case of the "Big Society." Although this has an increasingly hollow ring with the British public, it still allows the PM to posture as a compassionate anti-statist.

Cameron is apparently on top of all these political narratives except the last one, the issue of Scottish independence. This is the joker in the pack, both because of its complexity and unpredictability and because of its potential to far outweigh all the other political narratives put together.

Scottish independence is the game changer

While the Euro-stropping, "Big Society" posturing, and budget balancing bickering will all fizzle out in the usual political and technocratic compromise zone and slide slowly into the swamp of political amnesia, Scottish independence could be a real game changer.

There are several aspects of this issue that do not get much publicity but probably should. First of all, there is no doubt that both the EU and David Cameron would benefit enormously from it.

Although the EU has been badly winded by recent financial events, the vested interests involved mean that it will probably weather this storm and emerge even stronger and more set on its long term goals of European economic and political integration. It should be noted that this tendency seems to progress regardless of whether European voters are electing centre left or centre right politicians, and there is every possibility that even if 'far right' or even 'far left' candidates were elected in significant numbers a similar modus operandi could be maintained as the EU seems to have power political and economic benefits that appeal to any ruling class.

Scottish independence would strengthen the EU hand vis-à-vis Westminster, reducing England to a smaller and weaker entity, and one that would also be demoralized from the loss of a vital component of its identity and power. In cultural semantic terms, the name "Britain" is the name of a conquering entity that has straddled the globe and proved invincible. The vestiges of this greatness are still what power the vision of a Britain independent from the EU. The name "England," by contrast, is historically that of a smaller, weaker entity, rather easily conquered by Dane and Norman, and only saved from the Spaniard by the vagaries of the weather. At least that's the mythic image or perception, and such factors will work like a Fifth Column to reduce the resistance to the warm, all-enveloping embrace of Europe.

Given that the EU would benefit from Scottish independence, we must expect some tangible support for it at some stage.

What form this will take is hard to predict, but possibly it will take the form of economic guarantees when the unionist campaign raises questions of Scottish economic viability in the absence of the Barnett Formula.

The second main point, that David Cameron would benefit greatly from Scottish independence, is perhaps more counter-intuitive but just as rational. This is based on the widespread loathing for the Conservative Party that has existed in Scotland since the tenure of Margaret Thatcher. In addition to her de-industrializing economic policy that hit Scotland (and my family) particularly hard, her personification of bossy, middle-class, Margot Leadbetter, WI-style Englishness did not go down particularly well in a society that has always been dominated by a tough male, working-class ethos.

People see Scotland as a Labour country and this is easily 'proved' by the results of almost every Westminster election over the last several decades, but the recent rise of the SNP, which is politically more centrist, reveals the true story. The main reason that Scots have voted overwhelmingly Labour in the past has simply been because it was the most effective way to hurt another party that was indelibly linked in the Scottish mind with domineering Englishness.

The political side effects of Scottish independence

Scottish independence would have powerful effects on each side of the border. With Scotland freed from Westminster, there would be much less reason for Scottish voters to vote Labour. This would effectively result in the collapse of Labour in Scotland. Of course, the SNP, having fulfilled its historical purpose, might also face a serious drop in support as a range of new parties rose up to take advantage of the new political ecosystem.

In England, the removal of approximately 50 Labour MPs to the one Tory that Scotland still sends to Westminster would have a cataclysmic effect on Labour's prospects of ever winning outright power again.

A large part of the support that a major political party receives is not because of agreement with its policies, but because it has the capability of winning. Voters are rather like London-based Manchester United fans. As long as Man Utd are the big club, these fans, with no real connection to the city of Manchester, will continue to associate themselves with the success of the club, but once the club starts losing championships these fans quickly move on. The same phenomenon can be observed in politics. Americans tend to vote overwhelming Republican or Democrat because these two parties are the only ones that can grant access to representation through the extremely undemocratic American system.

The Labour Party is essentially the expression of the class politics of the early 20th century, but has managed to trade on the electability created by those limited conditions to draw out its political life long past its sell-by date. The very name of the party, which has an unpleasant, antiquated ring for voters in a post-industrial society, reveals this very clearly. The sudden removal of its contingent of Scottish MPs from the political equation would very likely deliver it a death blow.

With the Labour party removed or truncated to midget proportions, British politics would start to resemble the present governing coalition, while in the remaining White working class areas we could expect to see a post-Griffinite BNP or a new English nationalist party hoovering up votes on an identitarian basis of both race and class.

Given that the Tory Party would benefit from Scottish independence, we must expect some tangible support for it at some stage.

This is despite Mr. Cameron's professions of unionism. What form this will take is hard to predict, but possibly it will take the form of Mr. Cameron earnestly entering into patronizing Lord-Snooty-style debates with that wee ghillie Alex Salmond. With Cameron and the Eurocrats secretly or not so secretly on Salmond's side, the unionists are probably marching to the political equivalent of the Second Battle of Bannockburn!

Roll on 2014!!

Le Département d'Etat US joue avec le feu en alimentant la subversion afin d'encourager le départ des militaires égyptiens

Le Département d'Etat US joue avec le feu en alimentant la subversion afin d'encourager le départ des militaires égyptiens

L'Egypte pourrait se retrouver bientôt dans le camp du BRICS avec Iran et Syrie comme alliés

Les militaires égyptiens contre Washington, pour leur sauvegarde ?

Ex: http://mbm.hautetfort.com/

Est-il si difficile de prévoir qu’un pouvoir aux abois, pressé par un mécontentement populaire très puissant et qui a entre ses mains divers membres d’organisations activistes dépendant d’une puissance étrangère, dont il est aisé de prouver l’activisme dans le soutien des manifestations de certains aspects de ce mécontentement, trouve dans cette occurrence une voie idéale pour tenter de désamorcer une partie de ce mécontentement en dénonçant une violation de la souveraineté nationale ? Mais les USA ne s’intéressent pas à cette sorte de prolongement, s’ils l’imaginent seulement.

Par conséquent, c’est une crise en aggravation rapide, qui s’installe entre l’Égypte et les USA. En cause, cette vilaine affaire d’ONG, dont certaines de nationalité US bien entendu, qui sont désormais la cible privilégiée des autorités égyptiennes, militaires et civiles réunies en l’occurrence. Les USA ont réagi avec violence devant la perspective du jugement de 19 citoyens US impliqués dans des ONG de même nationalité, avec un discours où Clinton menace de suspendre l’aide annuelle de $1,5 milliard à l’Égypte. Toujours la même fine tactique, avec une légèreté de souliers cloutés et de bruits de bottes… Les Égyptiens ont à leur tour réagi avec violence, – avec une délégation militaire qui se trouvait à Washington pour parler de cette affaire, annulant brutalement, pour repartir en Égypte, une rencontre avec des sénateurs pompeux et puissants, crime de lèse-majesté pour des visiteurs venus à Washington selon un rituel d’allégeance minutieusement conformé aux conceptions de l’establishment américanistes… Ce que résume ainsi Russia Today le 7 février 2012

«Egyptian military officials who were scheduled to meet with US Senators John McCain, Joseph Lieberman and Carl Levin on Tuesday were reportedly recalled to Egypt, according to Reuters. This comes following Hillary Clinton’s warning that a crackdown by Egypt's military rulers on US and local pro-democracy groups could put aid for the Arab nation at risk.

»Clinton said the US has worked very hard to put in place financial assistance and other support for the economic and political reforms in Egypt. However, under the current circumstances the aid will have to be reviewed. “Problems that arise from this situation that can impact all the rest of our relationship with Egypt,” she said. The US Secretary of State spoke to the media in Munich, where she met Egyptian Foreign Minister Mohamed Kamel Amr on the sidelines of an international security conference.

Auparavant, RT avait publié un texte plus général sur la détérioration continuelle des relations entre le pouvoir égyptien et les USA, à la lumière de cette affaire des ONG. (Le 6 février 2012.)

«The honeymoon between the United States and the new post-Mubarak government in Egypt didn't last long. […] The Egyptian government vows that they will bring 19 Americans to trial for allegedly influencing the violent revolutions after last year’s ousting of former President Hosni Mubarak with the aid of foreign funds. Nearly 20 Americans have been named in an Egyptian investigation over how foreign pressure help fund unrest by way of international pro-democracy groups. An English-language website out of Egypt published the names of 43 persons being charged on Monday, including 19 Americans.

»Washington initially vowed to impose sanctions on Egypt if they follow through with charges against the Americans. On Monday, Cairo ignored warnings and insisted that the 19 Americans will be brought to trial. Egyptian leaders say that during and after the fall of Mubarak, the nearly four dozen people in question used foreign funds to encourage violence, unrest and revolution in Egypt. Among the Americans that are facing trial are the son of US Transportation Secretary Ray LaHood, and Patrick Butler, the vice president of programs at the DC-based International Center for Journalists…»

Cette affaire est effectivement un feu de discorde qui sera difficile à éteindre, car il y a une épreuve de force entre deux pouvoirs qui ont également mis leur prestige, ou ce qu’il leur reste de prestige dans la balance ; et cette épreuve de force portant sur une procédure judiciaire, un procès, etc., toutes choses qui prennent du temps et entretiennent constamment la tension ; et, naturellement, cette épreuve de force avec un aspect public à forte pression de communication, qui pousse encore plus à l’intransigeance les deux partis.

Les militaires au pouvoir en Égypte sont dans une situation extrêmement précaire et, avec le pouvoir civil qu’ils ont installé, ils sont de plus en plus irrités par les menaces US constantes de rupture de l’aide annuelle des USA à l’Egypte. Ils le sont d’autant plus qu’ils sont persuadés que cette menace est un pur moyen de pression et de chantage. Selon leurs sources à Washington, et notamment avec le Pentagone, en effet, les militaires égyptiens savent que le Pentagone est opposé à cette mise en cause de l’aide (essentiellement militaire), principal lien d’influence et de coopération avec les forces armées égyptiennes, qui constituent traditionnellement (constituaient ?) un point d’appui puissant de sa présence dans la région… Mais, dans cette affaire, le département d’Etat joue sa propre carte, avec soutien de la Maison-Blanche, et du Congrès bien entendu, et cette ligne dure est pour l’instant privilégiée à Washington selon l’équation des pouvoirs impliqués et les pressions de communication. Certaines indications montrent que le Pentagone, ou dans tous les cas certaines fractions du Pentagone, encouragent secrètement cette riposte égyptienne dans l’espoir qu’elle brisera la politique dure du département d’Etat et permettra une détente avec l’Égypte.

Mais le jeu est délicat, et il n’est nullement assuré que l’ Égypte ne se dirige pas, plus radicalement, vers une réorientation radicale de sa politique à l’occasion de cette affaire des ONG. L’intransigeance des militaires observée jusqu’ici constitue une carte majeure de communication, pour tenter de désamorcer le mécontentement populaire en jouant sur le réflexe nationaliste et l’exaspération générale des intrusions US dans les affaires intérieures du pays. Parallèlement, le pouvoir militaire ne lutte guère contre les activités clandestines dans le Sinaï (anti-israéliennes, naturellement), dont un des effets est un très récent nième attentat de rupture d’une oléoduc vers Israël. Enfin, il y a la possibilité pour l’instant théorique mais favorisé éventuellement par les évènements, d’un rapprochement avec la Russie, voire de l’établissements de liens inédits avec la Chine, qui pourraient se faire en même temps qu’une évolution de l’Égypte vers une opposition marquée à la politique du bloc BAO en Syrie. Il s’agit d’options classiques d’un dispositif de réalignement de l’Égypte, qui choisirait alors un réalignement d’abord international (et non pas régional en premier), par la seule nécessité d’une ferme prise de distance des USA et d’une ouverture vers la tendance des pays du BRICS. A ce moment, le réalignement régional suivrait naturellement, avec la confirmation de la politique de méfiance vigilante contre Israël et une possible mise en cause du traité de paix de Camp-David, avec une plus grande implication anti-US en Syrie, avec la possibilité d’une évolution vers des relations plus actives avec l’Iran. Tout cela mettrait-il également en péril les relations de l’Egypte avec l’Arabie ? La direction égyptienne n’en est pas assurée, estimant que l’Arabie est beaucoup moins contrainte par sa politique activiste qu’on ne croit, et qu’elle est plus que jamais inquiète des rapports et des évolutions politiques des USA et d’Israël, dans les deux crises, syrienne et iranienne.

On voit combien cette affaire des ONG, que Washington traite avec son habituelle arrogance, constitue bien plus qu’un vif incident de parcours, combien elle pourrait servir de détonateur pour le pouvoir militaire égyptien, pour un prolongement politique important dont il attendrait des dividendes intérieurs, lui-même dans cette situation précaire qu’on sait. En d’autres mots, l’“incident de parcours” tomberait à point pour justifier un tournant décisif vers une voie plus “panarabe” selon la vieille formule nassérienne mais avec l’apport islamiste supposé pacifié comme différence et contre la tendance libérale pro-occidentaliste en Égypte, tout cela vu comme une voie décisive pour rompre le cercle vicieux de l’impopularité et des troubles intérieurs. Le schéma prend en compte également un réalignement général international de la situation avec la crise iranienne, et la potentialité d’un activisme nouveau des pays du BRICS, qui constitue une des nouveautés potentielles révolutionnaires dans le jeu des influences au Moyen-Orient. L’essentiel à retenir dans ces hypothèses est le climat dans la direction militaire égyptienne : cette direction se trouve de plus en plus aux abois face aux pressions populaires et il lui faut trouver un évènement politique important qui rompe cette pression en constante augmentation, qui risque de lui faire perdre le contrôle de la situation. (Et, à ce point du raisonnement, nous revenons à notre point de départ ; car les militaires, qui commencent à bien connaître les USA dans leur actuelle période, soupçonnent des organisations US de continuer à jouer un jeu de soutien subversif dans les troubles actuels, – soupçon qu’on ne serait nullement surpris de voir justifié.)

 

Chypre, tête de pont russe en méditerranée

L'histoire d'amour entre Chypre et la Russie pourrait sembler suspecte à certains bien-pensants européistes sinon internationalistes.

Chypre, tête de pont russe en méditerranée

Les présidents chypriote et russe, Dimitris Christofias et Dmitry Medvedev, en 2010. / Petros Karadjias/AP/SIPA

Ex: http://mbm.hautetfort.com/

Illustration des relations russo-chypriotes: un cargo russe chargé d'armes transite par Chypre, qui le laisse filer en Syrie. Entre intérêts stratégiques de la grande Russie et nécessité économique pour la petite Chypre, les deux pays entretiennent des rapports ambigus et légalement douteux.

Le 10 janvier 2012, le cargo russe MV Chariot chargé de 35 à 60 tonnes de munitions type AK-47 en partance pour la Syrie était interpellé à Chypre, dans le port de Limassol.

Game over pour le convoyeur d’armes ? Pas tout à fait. Quelques heures plus tard, et malgré l’embargo sur les armes décidé par l’Union européenne contre le régime d'Hafez al-Assad, le gouvernement chypriote l’a laissé filer. Et le navire et ses kalachnikovs sont arrivés finalement à bon port, celui de Tartus, en Syrie.

Cette surprenante mansuétude chypriote est-elle innocente? Les liens avec la Russie sont étroits et la petite île a beaucoup à gagner du soutien russe.

  • Qu’ils soient économiques: Vladimir Poutine a promis à l’île un prêt de 2.5 milliards d’euros (dont une partie a déjà été versée), pour affronter la crise. Un chèque dont le montant équivaut à 10% du PIB de Chypre…
  • Ou politiques: la Russie défend par tradition les intérêts de Chypre au Conseil de sécurité de l’ONU, notamment sur la question de la RTCN (la "République turque de Chypre du Nord", Etat autoproclamé par Ankara après l'invasion turque de 1974, Ndlr). RTCN que Moscou ne reconnait pas. Alors le moment est mal choisi pour froisser le Kremlin.

"Limassolgrad"

Au-delà du jeu diplomatique, l’entente russo-chypriote saute aux yeux sur l’île d’Aphrodite. A Chypre, 35.000 à 40.000 habitants sont russophones. La destination plaît aux touristes russes, ils ont été 56.400 en 2011, selon le service russe des statistiques des agences de voyage.

C’est à Limassol (Sud), deuxième ville du pays, importante pour son port, que l’on peut mesurer l’emprise de la diaspora. A tel point que la ville est baptisée "Limassolgrad". Restaurants, menus, enseignes de boutiques, tout est traduit en russe. Ιl y a un journal russe, une chaine de télé, une autre de radio, et deux écoles.

Historiquement, Chypre a connu plusieurs vagues d’immigration russe. L’une d’elles à la suite de la Révolution soviétique, dans les années 20, lorsque sont arrivés les Russes travaillant dans les mines d’amiante. L’autre, beaucoup plus récente, est celle des "Pontiques", des Russes d’origine grecque venus s’installer à Chypre après la chute de l’URSS. Aujourd’hui, le visage de la diaspora a changé. Armateurs, promoteurs immobiliers, entrepreneurs, ce sont désormais ces "nouveaux Russes" qui viennent investir sur l’île.

Ils sont attirés par un taux d’imposition bas (10% pour les entreprises chypriotes) et la facilité du business. Un quart des dépôts bancaires à Chypre sont d’origine russe, tout comme le tiers des investissements étrangers. Comme hier les Libanais, ces russes multiplient les sociétés écran et compagnies off-shore.

Ιls débarquent avec des valises pleines. Ils placent leurs fortunes dans les banques ou l’immobilier. La plupart viennent à Chypre pour laver cet argent"

témoigne Irène Efstathiou, franco-russe mariée à un chypriote et membre de la communauté russe à Chypre.

"Le mouton rouge de l’Europe"

Tous ne s’y installent pas. Chypre, Etat-membre de l’UE depuis 2004, demeure une étape, un trait d’union méditerranéen utile à la Russie pour étendre certains commerces plus ou moins avouables. En particulier celui des armes, vers les pays du Moyen-Orient (Syrie, Liban, Iran et Irak) mais aussi, vraissemblablement, vers la Chine et l’Inde.

Et la Russie peut compter sur un allié de marque: le président chypriote, Demetris Christofias, russophone (il a étudié en Russie soviétique) et ex-dirigeant du parti communiste Akel. En 2008, au détour d’un voyage à Moscou, Christofias ne s’est-il pas vanté d’être "le mouton rouge de l’Europe" ?

Auch Bin Laden wurde mal unterstützt. Der Westen gegen Assad

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Auch Bin Laden wurde mal unterstützt. Der Westen gegen Assad
       
Geschrieben von: Robin Classen   
Ex: http://www.blauenarzisse.de/

Es war ein seltsames Schauspiel, was sich Beobachtern der letzten Tagung des UN-Sicherheitsrates bot. Schon vor der Abstimmung waren die Gesichter der Vertreter der westlichen Länder, insbesondere der US-Botschafterin Susan Rice, von Frustration und Missmut gezeichnet. Nach der Abstimmung, bei der Russland und China ihr Veto einlegten, eskalierte die Situation beinahe. Susan Rice giftete ins Mikrofon, dass man „angewidert“ sei, der britische Außenminister William Hague fragte offen, wie viele Menschen denn noch sterben müssten, bis Russland und China ihre eigenen Interessen hinten anstellten und handelten. Peter Wittig, deutscher Vertreter und der einzige Botschafter, der seine Erklärung nicht in der Landessprache vorlas, griff zum Schul-Englisch und kommentierte das Abstimmungsverhalten der beiden östlichen Vetomächte mit: „This is the real scandal.“

Russland und China legen Veto ein

Man fragt sich, worum es bei dieser Abstimmung überhaupt ging, wenn das Thema offensichtlich so polarisierend wirkte. Die Resolution, über die letztlich abgestimmt wurde, sah keine zusätzlichen Sanktionen und auch keine Rücktrittsforderung vor, sondern unterstützte einfach nur die Forderungen der Arabischen Liga. Diese, euphemistisch „Friedensplan“ genannten, Forderungen besagten, dass Assad alle Sicherheitskräfte aus den syrischen Städten binnen 15 Tagen abziehen, sämtliche Terrorverdächtige freilassen und arabische „Beobachter“ ins Land lassen müsse. Für Syrien würden diese Forderungen letzten Endes bedeuten, dass Islamisten und Terroristen ohne Strafverfolgung auf freien Fuß gesetzt und die Sicherheit in Syriens Städten, gerade für ethnische und religiöse Minderheiten, völlig aufgegeben würde.

Außerdem bliebe Assad im Falle einer Befolgung dieser Forderungen der mehrheitlich islamistischen Mitglieder der Arabischen Liga wohl nur noch der Rücktritt. Kein Wunder also, dass Assad zwar verbal zugestimmt, aber bisher noch nicht gehandelt hat. Dieser Umstand wird von China und Russland kritisiert, von denen vor allem die Russen natürlich auch eigene Interessen verfolgen dürfte, denn Syrien ist einer ihrer besten Handelspartner in der arabischen Welt. Nichtsdestotrotz erscheinen die Argumente der beiden Großmächte überzeugend: An die gewalttätigen Demonstranten, die Islamisten, stellt die UN-Resolution nämlich keinerlei Forderungen, verurteilt deren menschenverachtendes Treiben in keiner Silbe.

Die Arabische Liga: Ein Zusammenschluss islamistischer Staaten?

Es ist ein handfester Skandal, dass der UN-Sicherheitsrat sich allen Ernstes einer Forderung anschließt, die von theokratischen Diktaturen ausgearbeitet wurde, um ihren militanten Dschihadisten in Syrien an die Macht zu verhelfen. In der Arabischen Liga finden sich die üblichen Verdächtigen der islamischen Revolution von 2011, von Ägypten, Marokko, Tunesien über Libyen bis hin zum internationalen Islamisierungs-Financier Saudi Arabien. Wenn man bedenkt, dass Ägypten zeitweise ausgeschlossen war, weil es einen Friedensvertrag mit Israel geschlossen hatte, dürfte jeder wissen, woher der Wind in dieser Organisation weht.

Am nächsten Tag ging es auf der Münchner Sicherheitskonferenz dann auch munter weiter mit dem Russen- und Chinesen-Bashing. Diesmal nahmen die arabischen Nationen Stellung zu den Geschehnissen im Sicherheitsrat. Zunächst durfte die vollverschleierte Tawakkul Karman die Bühne betreten und ins Mikrophon bellen, dass Russen und Chinesen „die menschliche Verantwortung“ für ein bis heute nicht bewiesenes „Massaker“ in Syrien trügen und sie „im Namen der arabischen Jugend“ die Haltung der beiden Länder aufs schärfste verurteile. Erstmals auf internationalem Parkett konnte sich auch gleich der tunesische Ministerpräsident Hamad Jebali von der radikal-islamistischen Ennahda-Partei in die internationale Front einreihen und kündigte an, er sei „stolz darauf“, nun den syrischen Botschafter nach Hause zu schicken.

Meldungen über Syrien-Massaker berufen sich auf zwielichtige Nachrichtenagentur

In Syrien gehen derweil die islamistischen Proteste weiter. Was die FAZ kleinlaut preisgibt, wird ansonsten in den Medien totgeschwiegen: Die Demonstrationen werden unter dem einfachen wie unmissverständlichen Motto „Alla'hu akbar“ beworben und durchgeführt. Der Grund für die einseitige Berichterstattung im Westen, ja sogar für die Haltungen der europäischen Regierungen, dürfte in einem handfesten Medienskandal liegen. Fast alle Horrormeldungen über angebliche Massenerschießungen und Ähnlichem gehen nämlich auf ein kleines Ein-Mann-Nachrichtenbüro in London zurück, das „Syrian Observatory for Human Rights“, von dem vorher noch kein Mensch etwas gehört hat, auf dessen Meldungen sich aber nahezu alle Presseberichte berufen. Unbekannt ist, welcher Geheimdienst oder welche Organisation diese selbsternannte Nachrichtenagentur nun ins Leben gerufen hat. Manche vermuten, es handle sich um eine US-Organisation, wahrscheinlicher könnte sogar sein, dass der „Präsident“ Rami Abdul-Rahman von Saudi Arabien finanziert wird, um Europa zu einem Eingreifen in seinem Sinne zu überreden.

Fakt ist, dass Syrien mit Assad einen der liberalsten und menschlichsten Präsidenten in der gesamten arabischen Welt hat. Assad ist Alevit und gehört somit einer sehr liberalen Glaubensrichtung an, die von der Mehrheit der Muslime korrekterweise gar nicht zum Islam gezählt wird. Assad posiert mit seiner grundsätzlich unverschleierten Frau, die mit ihren engen Jeans, ihrem Schmuck und ihren modischen Blusen in keiner westlichen Großstadt auffallen würde, ganz offen im Fernsehen beim Spielen mit seinen Kindern.

Assad gehört zu den liberalsten und menschlichsten Präsidenten der arabischen Welt

Dabei scheint ihn noch nicht einmal zu stören, dass seine Frau steht und er mit den Kindern spielt, was dem aufmerksamen Araber wohl als Symbolik gelten dürfte, dass er „unter Pantoffel“ steht. Außerdem wird Assad von nahezu allen ethno-religiösen Minderheiten, gerade auch den Christen, offen unterstützt. Kaum ein Herrscher im Nahen Osten hat Minderheitenrechte so rigoros umgesetzt, kaum jemand hat Islamisten so effektiv von Übergriffen abgehalten, wie Präsident Assad. Richtig ist aber, dass er zu keinem Zeitpunkt ein Präsident der Mehrheit war, sondern immer nur ein überparteilicher, überkonfessioneller Verwalter, mit dem sich ganz Syrien mehr oder minder arrangieren konnte.

Dies war nur deshalb möglich, weil er auch den Muslimen in vielerlei Hinsicht freie Hand ließ: Unvergessen ist der Besuch von Ahmadinedschad vor zwei Jahren, als das ganze Land mit iranischen Fahnen geschmückt war und man merkte, dass Assad für die muslimische Bevölkerung weniger als Identifikationsfigur diente, als der Präsident des islamistischen Nachbarstaates. Ins Fadenkreuz der USA dürfte Assad auch deshalb gelangt sein, weil unter seiner Regie ein nordkoreanischer Atomreaktor auf syrischem Boden gebaut wurde, der dann in einer international nur rudimentär medial behandelten Nacht-und-Nebel-Aktion von israelischen Militärflugzeugen noch während der Errichtung zerstört wurde.

Auch Osama Bin Laden wurde mal unterstützt

Gerade in der letzten Zeit war aber eine verstärkte West-Anbindung Assads zu bemerken – die Lage in Syrien hatte sich beruhigt. Dies lässt die jetzige harte Hand Amerikas gegenüber dem „Verwaltungsherrscher“ Assad als ungerechtfertigt und die Unterstützung der islamistischen Opposition als naiv erscheinen. Offensichtlich hat man in Amerika vergessen, dass man vor Jahren auch Osama Bin Laden im Kampf gegen die Sowjetunion unterstützte, und genau dieser Bin Laden dann im Jahr 2001 tausende amerikanische Staatsbürger tötete. Angesichts des islamistischen Mobs auf den Straßen, der dank der amerikanischen Unterstützung über kurz oder lang wohl Assad stürzen wird, könnte man meinen, die Geschichte würde sich wie so oft wiederholen.

jeudi, 09 février 2012

Russie: rapport de force

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Russie: rapport de force

par Alexandre LATSA

Ex: http://fr.rian.ru/

Moscou et la Russie toute entière ont encore connu une grande journée de manifestations le samedi 4 février 2012. Il était intéressant d’observer ces manifestations et de les comparer aux manifestations de décembre 2011. Une première grande manifestation de l’opposition avait eu lien le 10 décembre 2011 sur la place Bolotnaya à Moscou, regroupant entre 35 et 45.000 personnes. Beaucoup de manifestants contestaient les résultats des dernières élections législatives, mais le meeting s’était rapidement transformé en un meeting anti-Poutine.

Le succès de cette première manifestation a incité un certain nombre de personnalités de l’opposition politique, de leaders de mouvements et d’associations mais également de membres de la société civile (blogueurs, journalistes) à créer un mouvement protestataire de fond avec deux revendications principales: annuler les élections législatives et surtout exiger le départ du premier ministre et candidat à l’élection présidentielle, Vladimir Poutine. 

Dans cet élan, le 24 décembre, une seconde grande journée de contestation a été organisée à Moscou et dans toute la Russie afin de maintenir la pression et d’annoncer un grand mouvement de protestation durant le mois de février, destiné à faire vaciller le pouvoir de Russie Unie, et à forcer les autorités à tenir compte des revendications des manifestants.

Cette seconde grande journée  de mobilisation n’aura été finalement un succès qu’à Moscou, car le 24 décembre, en province et même à Saint-Pétersbourg, la mobilisation aura été bien plus faible que le 10 décembre. Mais à Moscou, la manifestation qui a eu lieu sur l’avenue Sakharov a réuni sans doute près de 50.000 personnes, soit plus que lors de la manifestation du 10 décembre. 

Encouragés par ce succès Moscovite, les organisateurs prévoyaient déjà l’Armageddon pour la rentrée 2012. Ceux-ci avaient réservé les emplacements du 10 et du 24 décembre pour la manifestation du 04 février. Le charismatique blogueur nationaliste-libéral Alexey Navalny, une des figures de ce mouvement de contestation, avait annoncé la couleur en affirmant avant le rassemblement du 4 février 2012: "La prochaine fois, nous allons faire descendre un million de personnes dans les rues de Moscou".

Pourtant la réalité des manifestations de samedi dernier a été toute autre, puisque ce sont moins de 260.000 manifestants qui ont choisi de politiser activement leur samedi 4 février dans le pays, à travers une centaine d’événements. Cette journée du 4 février semble bien marquer le début de la campagne électorale pour les présidentielles.

Contrairement à certains grands titres de la presse Française, la province n’a pas manifesté contre Poutine mais plutôt pour Poutine. Faisons un tour d’horizon des rapports de force à travers le pays, pendant ces manifestations du 4 février:

A Koursk, 5.000 personnes ont défilé pour Poutine contre 7.000 à Briansk 7et 3.000 a Novgorod. Dans ces trois ville l’opposition n’a pas pu rassembler plus d’une 50aine de personnes. A Voronej, 12.000 manifestants ont soutenu le pouvoir, l’opposition a rassemblé 1.000 personnes. A Tambov, 500 pour et 300 contre. A Nijni-Novgorod, 1.000 personnes ont réclamé des élections honnêtes. Vers la Volga, à Oulianovsk 5.000 personnes ont soutenu le premier ministre, l’opposition à elle rassemblé prés de 300 personnes. A Penza, le meeting pro-Poutine a rassemblé 3.000 personnes contre 300 pour l’opposition. A Saransk, 7.000 pro-Poutine ont défilé. Dans le centre du pays, A Kazan seuls 300 militants de l’opposition ont défilé. A Oufa en Bachkirie, un meeting de soutien à Vladimir Poutine a attiré environ 5.500 personnes, contre 800 pour celui de l’opposition. Dans l’Oural, à Iekaterinbourg: les pro-Poutine ont initié le mouvement un peu plus tôt puisque le 28 janvier de 6 à 7.000 manifestants avaient manifesté leur soutien à Vladimir Poutine. Les opposants à Vladimir Poutine ont eux rassemblé ce samedi 4 février près de 3.000 personnes dans la même ville. A Tcheliabinsk, 4.000 personnes ont défilé en soutien du pouvoir, contre 800 pour l’opposition. A Kourgan, seuls 4.000 pro-Poutine ont défilé alors qu’à Perm l’opposition a rassemblé 2.000 manifestants.

En Sibérie, à Novossibirsk, l’opposition a rassemblé 1.500 personnes contre 3.000 le 10 décembre. A Kemerovo le meeting de soutien au pouvoir a rassemblé 1.000 personnes contre 300 pour le meeting d’opposition. A Omsk environ 6.000 personnes ont participé à une manifestation de soutien à Vladimir Poutine, alors que l’opposition a mobilisé 2.000 personnes. A Irkoutsk, l’opposition a rassemblé entre 300 et 400 personnes. A Kyzyl ce sont prés de 1.500 personnes qui se sont rassemblées en soutien du premier ministre. A Krasnoïarsk, 4.000 militants pro- Poutine ont manifesté contre 700 pour l’opposition.

Le sud s’est faiblement mobilisé, à Krasnodar, 500 personnes ont défilé pour des élections honnêtes, 800 à Samara, 300 à Saratov et 1.000 à Rostov. Rostov ou prés de 4.000 partisans pro Poutine ont également défilé. A Astrakhan 4.000 manifestants ont soutenu le premier ministre, et 150 l’opposition. Enfin dans le Caucase, seulement 500 personnes sont descendues dans la rue, le plus gros meeting étant celui de soutien au premier ministre en Karachevo-Cherkessie, qui a réuni près de 350 participants.

En Extrême-Orient, 3.500 personnes ont défilé à Petropavlovsk Kamtchatka en soutien de Vladimir Poutine, l’opposition n’ayant réuni que 200 personnes. L’opposition a également réuni 300 personnes à Khabarovsk. 50 à Magadan et 200 à Vladivostok, alors que 600 supporters du premier ministre ont manifesté à Birobidjan. Enfin 1.500 personnes ont manifesté en soutien du premier ministre en république de Komi, et plus d’un millier à Narïan-Mar la capitale du district autonome Nénet. A Blagoveschensk, 1.000 manifestants ont apporté leur soutien à Vladimir Poutine, alors que l’opposition réunissait environ 150 personnes.

Les meetings d’oppositions étaient du reste souvent organisés par le parti communiste, le parti libéral-démocrate de Vladimir Jirinovski ou le parti d’opposition libéral Iabloko.

(Sources: Ridus, Kommersant, Ria-Novosti et Kommersant).

Mais la grande question concernait la nature et l’importance de la mobilisation à Moscou et Saint-Pétersbourg. A Saint-Pétersbourg, la manifestation d’opposition n’a réuni que 3.000 personnes contre 4.000 le 24 décembre dernier, et 10.000 le 10 décembre. A Moscou sur la place Bolotnaya, là ou la manifestation du 10 décembre avait eu lieu, ce sont 50 à 60.000 personnes qui se sont rassemblées, soit sensiblement le même nombre que le 10 décembre dernier, ce qui laisse penser que l’opposition contestataire a fait le plein dans la capitale. Sur l’avenue Sakharov, la seconde manifestation n’a attiré que 150 personnes, sur les  30.000 qui étaient attendues. Par contre un meeting de soutien à Vladimir Poutine a réuni plus de 100.000 personnes sur le mont de la victoire (voir photos ici et un film la à partir de 1:10). Cette manifestation se voulait une manifestation conservatrice, pour un pouvoir fort et sur le thème: "nous avons quelque chose à perdre". Les différents orateurs et organisateurs du meeting (Serguey Kourganian, Maksim Shevshenko, Nikolaï Starikov, Tatyana Tarassova, Alexandre Douguine, Michael Leontiev...) ont insisté sur la nécessité pour la Russie de se préserver de la peste orange, tout en appelant à des élections honnêtes.

Quelles conclusions peut-on tirer de cette journée de manifestation?

1/ Tout d’abord que l’opposition contestataire qui défile depuis le 04 décembre ne peut plus désormais prétendre représenter la voix du peuple puisque de nombreux rassemblements populaires ont eu lieu dans de nombreuses villes du pays, en faveur d’un Vladimir Poutine qui vient tout juste de rentrer en campagne présidentielle.

2/ En l’espace d’une semaine, le front contestataire s’est totalement fissuré. Non seulement il n’a  plus le monopole de la rue, mais il est désormais évident que le pays réel s’est réveillé et va faire entendre sa voix. Les partis politiques sont mobilisés pour la campagne présidentielle.

3/ Le front d’opposition contestataire qui a rassemblé tant des mouvements libéraux, nationalistes, d’ultra-gauche, anarchistes, tiers-mondistes, monarchistes que des membres de la société civile n’a pas créé de mouvement unifié. Sans programme et sans candidat, ce  front né pendant les manifestations de décembre 2011 semble être amené a disparaître à très court terme, surtout lorsque certains des leaders politiques (notamment extrémistes de gauche) appellent publiquement a une révolution orange en Russie, ce que la très grande majorité des russes ne souhaite pas.

4/ Les manifestants anti-Poutine se seraient sans doute bien passés de l’encombrant soutien du terroriste Dokou Oumarov, qui a appelé a une trêve des attentats en Russie contre les civils russes, car ceux-ci manifestent contre Vladimir Poutine.

5/ La société civile russe tant décriée a montré sa capacité à se mobiliser et à défiler sans incidents. Pour autant, on est loin de la mobilisation incroyable qui a accompagné la ceinture de la vierge en décembre dernier, et qui a mobilisé 3 millions de russes à travers tout le pays.

6/ Mention spéciale a l'agence AP qui a réussi a comptabiliser 20.000 manifestants a la manifestation pro-Poutine, et enfin au Parisien qui illustre la manifestation d'opposition avec des photos de la manifestation pro-Poutine, ce qui a valu au journal une pleine page dans la presse russe :)

 

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.