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samedi, 15 septembre 2012

Warum der Westen Russland braucht

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Warum der Westen Russland braucht

Die erstaunliche Wandlung des Zbigniew Brzezinski

Von Hauke Ritz

Der 1928 geborene Zbigniew Brzezinski ist eine der schillerndsten Figuren der außenpolitischen Elite der Vereinigten Staaten. Seine Schriften bestechen durch ihren Sinn für die machtpolitische Realität und irritieren zugleich durch die Konsequenz, mit der diese Machtpolitik entfaltet wird. Da Brzezinski an der Gestaltung des Kalten Krieges aktiv beteiligt war und bis heute eng mit den politischen Eliten Amerikas verbunden ist, sind seine Bücher nicht nur historische, sondern immer zugleich auch politische Dokumente, die einen tiefen Einblick in das Selbstverständnis amerikanischer Außenpolitik gewähren.

Nun ist Brzezinski mit einem neuen Buch an die Öffentlichkeit getreten. Dieses trägt den Titel „Strategic Vision“ und ist insofern höchst bemerkenswert, als Brzezinski darin eine weitreichende politische Wende vornimmt. Er fordert eine umfassende Revision der bisherigen Ausrichtung der amerikanischen Außenpolitik seit dem Ende des Kalten Krieges. Die zentrale These des Buches lautet, dass die USA sich heute in einer ähnlichen Situation befinden wie die Sowjetunion in den 80er Jahren.

Ging es in seinem letzten großen Buch „The Grand Chessboard“ noch darum, die politische Kontrolle über Zentralasien zu gewinnen und sprach er 2008 immerhin noch von einer „Second Chance“ zur Errichtung einer unipolaren Welt, so gesteht er jetzt ein, dass der Machtverlust der USA und die multipolare Welt Realität geworden sind. Damit kommt es zu einer ganzen Reihe von Neubewertungen. Am erstaunlichsten ist, dass er seine radikale Gegnerschaft gegenüber Russland, die in all seinen früheren Büchern direkt oder unterschwellig präsent ist, aufgegeben hat. Mehr noch: Für das Überleben des Westens sei es zentral, Russland zu integrieren.

Von Carter zu Reagan

Die ganze Bedeutung dieser Kehrtwende wird jedoch erst verständlich, wenn man sich den Verlauf von Brzezinskis Karriere vergegenwärtigt. Man könnte Brzezinski als eine moderne Erscheinung des königlichen Beraters bezeichnen. In ihm verbinden sich die Eigenschaften eines politischen Denkers und kühlen Praktikers fast bis zur Ununterscheidbarkeit. Schon in seinen frühen Büchern wird seine Faszination für Macht und ihre Analyse deutlich. Seinem vorrangigen Interesse, die bestehenden Machtstrukturen im Dienste und Sinne der Vereinigten Staaten zu stärken, folgte auch seine Arbeit als Sicherheitsberater unter Jimmy Carter. Damals, in den Jahren 1977 bis 1981, war er direkt an der Ausgestaltung des Kalten Krieges beteiligt.

Waren Nixon und Kissinger noch primär um eine Erhaltung des Status Quo bemüht gewesen, interessierte Brzezinski von Beginn an die Frage, wie man den Kalten Krieg erneut verschärfen und zu einer endgültigen Entscheidung bringen könnte. Sein Einfluss muss auch deshalb hoch veranschlagt werden, weil viele seiner Konzepte anschließend auch von der Reagan-Administration fortgeführt wurden. 1998 enthüllte er in einem Interview mit der französischen Zeitung „Le Nouvel Observateur“, dass die USA bereits vor dem Einmarsch der Sowjetunion in Afghanistan die Mudschaheddin finanziell unterstützt hätten. Ziel dieser Politik sei es gewesen, so Brzezinski, die Wahrscheinlichkeit eines Einmarsches der UdSSR in Afghanistan zu erhöhen. Gefragt, ob er die Unterstützung fundamentalistischer islamischer Gruppen inzwischen bereuen würde, antwortete er: „Was soll ich bereuen? Diese verdeckte Operation war eine hervorragende Idee. Sie bewirkte, dass die Russen in die afghanische Falle tappten und Sie erwarten ernsthaft, dass ich das bereue. Am Tag, da die Russen offiziell die Grenze überschritten, schrieb ich Präsident Carter: Jetzt haben wir die Möglichkeit, der UdSSR ihr Vietnam zu liefern.“ Als der Interviewpartner nachhakt und auf die Verknüpfung von islamischem Fundamentalismus und Terrorismus hinweist, antwortet Brzezinski: „Was ist wohl bedeutender für den Lauf der Weltgeschichte? […] Ein paar verwirrte Muslime oder die Befreiung Mitteleuropas und das Ende des Kalten Krieges?“[1]

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Aleksandr Dugin: Liberalism, Communism, Fascism, and the Fourth Political Theory

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Erdogan et la nouvelle Turquie

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Robert Steuckers:

Erdogan et la nouvelle Turquie

 

Conférence prononcée à la tribune de l’ASIN (“Association pour une Suisse Indépendante et Neutre”), Genève, 3 novembre 2011

 

Recension: Jürgen P. FUSS, Erdogan – Ein Meister der Täuschung – Was Europa von der Türkei wirklich zu erwarten hat, Bublies Verlag, D- 56.290 Beltheim/Schnellbach, 2011. Internet: http://www.bublies-verlag.de/

Adresse électronique pour toute commande: bublies-verlag@t-online.de .

 ISBN 978-3-937820-16-3.

 

Recep Tayyip Erdogan a fait advenir sur l’échiquier politique planétaire, et plus spécifiquement proche-oriental, une Turquie nouvelle, dans la mesure où sa politique intérieure n’est plus déterminée par le laïcisme kémaliste et par le pouvoir réel de l’armée (= l’“Etat profond”) et où sa politique étrangère n’est plus systématiquement alignée sur les concepts convenus de l’OTAN (du moins en apparence).

 

Une effervescence nouvelle

 

Ce glissement s’est opéré au moment où s’installait dans la région une effervescence plus complexe que celle impulsée jusqu’ici par le seul conflit israélo-palestinien et israélo-arabe. Cette effervescence nouvelle anime le Moyen Orient (Irak, Iran et Afghanistan compris), l’Asie mineure (avec le Caucase) et le Bassin oriental de la Méditerranée. En effet, à Chypre, le conflit greco-turc pour la maîtrise de l’île, qui avait conduit à l’invasion de l’été 1974, se double désormais d’un conflit pétrolier pour le partage des eaux territoriales et le partage des éventuelles nappes pétrolifères à découvrir dans le sous-sol de la Méditerranée. Ces nappes se situent à cheval sur les eaux territoriales libanaises et cypriotes, israéliennes et cypriotes, sur la portion de mer octroyée à la Bande palestinienne de Gaza. La Turquie, puissance occupante de la moitié septentrionale de Chypre, est le seul Etat au monde à reconnaître le “République turque de Chypre du Nord” et n’est pas autorisée à forer mais fait néanmoins valoir des “droits” sur les nappes à découvrir et exploiter, ce qui entraîne la constitution d’un nouvel axe Athènes/Nicosie/Tel Aviv, dirigé contre Ankara. Pour l’Europe, les menaces turques contre Chypre sont une menace directe contre un Etat appartenant à l’UE, qui, de surcroît, risque de devenir un fournisseur d’hydrocarbures. Ce qui ne devrait pas être pris à la légère.

 

En Syrie, en août 2011, le ministre turc des affaires étrangères, Davutoglu, a proposé au pouvoir baathiste de Bachar El Assad une alliance “néo-ottomane” afin de ré-ancrer la Turquie dans le monde arabo-musulman. Il a essuyé une fin de non recevoir car le baathisme syrien demeure une idéologie et une pratique laïques, fondées sur une option “arabiste”, excluant, modernisme oblige, toute notion archaïsante et néo-fondamentaliste de “Djalliliyâh” (n’a pas droit à l’existence toute forme d’organisation politique née en dehors de l’islam, que ce soit avant la prophétie ou après) et toute confrontation entre religions. Ensuite, Davutoglu ne proposait rien de concret pour réduire le “stress hydrique” que connaît la Syrie, où le débit des fleuves, le Tigre comme l’Euphrate, est considérablement diminué par l’installation, au temps d’Özal, de barrages en amont, sur territoire turc.

 

En Egypte, en Libye et en Tunisie, la disparition des pouvoirs laïques ou militaires semble faire place à de nouveaux pouvoirs, assez largement déterminés par les Frères Musulmans, qui peuvent prendre soit un visage “modéré”, et adopter dans ce cas le “modèle turc”, soit un visage plus radical et se rapprocher du wahhabisme saoudien voire d’Al Qaeda. Le voyage d’Erdogan en Tunisie semble avoir donné le coup d’envoi au parti “Ennahda”, posé comme “islamiste modéré”. L’exportation de ce “modèle turc” correspond souvent aux intérêts géostratégiques de la Turquie néo-ottomane.

 

Dans le Kurdistan irakien, les Kurdes d’Irak semblent vouloir, paradoxalement, devenir des vassaux de la Turquie, contrairement à leurs cousins d’Anatolie orientale, organisés par le PKK. L’alliance tacite entre l’Iran et la Turquie entraîne, semble-t-il, une alliance entre le PKK et les révoltés kurdes d’Iran.

 

Les gazoducs

 

A tout cela s’ajoutent les innombrables problèmes soulevés par le tracé des futurs oléoducs et gazoducs: 1) le North Stream qui achemine le gaz russe vers l’Allemagne via la Baltique; 2) le South Stream qui achemine le gaz russe vers l’Europe, en passant par l’Europe centrale; ces deux gazoducs ne concernent pas immédiatement la Turquie; 3) le tracé dit “Nabucco”, lui, doit acheminer du gaz de la région caspienne/caucasienne, voire des hydrocarbures en provenance d’Asie centrale ex-soviétique, vers l’Europe en passant par la Turquie, donnant ainsi à ce pays, un formidable atout géostratégique qu’il ne possédait pas auparavant; l’objectif, soutenu par les Américains, est de ne pas faire transiter de gaz ou de pétrole par l’Iran ou par la Russie, voire de verrouiller l’acheminement d’hydrocarbures vers l’Europe au cas où un éventuel conflit surviendrait entre une Europe, jugée trop russophile ou trop alignée sur le BRIC, et les Etats-Unis (où ceux-ci joueraient immédiatement, contre nous, la “carte islamique modérée”, et la “carte qatarie”, et, pour les sales travaux, la carte d’Al Qaeda, comme en Libye); enfin, 4) le tracé dit “Blue Stream”, qui doit acheminer le gaz russe en direction de la Turquie, pauvre en hydrocarbures. Le projet “Blue Stream” explique, qu’en dépit d’une inféodation à l’OTAN, d’une fidélité réelle à l’alliance américaine malgré le rideau de fumée de la diplomatie néo-ottomane et islamisante, la Turquie compose avec la Russie, même si celle-ci s’oppose au tracé “Nabucco” et privilégie le tracé “South Stream”, qu’elle estime suffisant. Les rapports russo-turcs ont toutefois été troublés par la fameuse affaire “Ergenekon” (cf. infra), mise en exergue par le gouvernement Erdogan, qui y voyait un complot contre la nouvelle orientation néo-ottomane et néo-islamisante que son parti, l’AKP, impulsait. Le mouvement “Ergenekon” aurait été une nouvelle mouture du panturquisme laïque, jadis anti-soviétique et anti-russe (avec les généraux Enver et Çakmak), mais devenu pro-russe sous l’influence du nouvel eurasisme, théorisé actuellement en Russie, notamment par le penseur politique Alexandre Douguine.

 

Voilà pour la nouvelle donne sur le théâtre proche-orientale et est-méditerranéen.

 

Du “Tanzimat” à Atatürk

 

Pour comprendre la dynamique à l’oeuvre, il faut expliciter préalablement quelques mots-clefs. Sous le sultanat, au 19ème siècle, des esprits “éclairés” (inspirés par les acquis positifs du despotisme éclairé de la seconde moitié du 18ème en Europe) suggèrent des réformes visant à redonner de la puissance à l’Empire ottoman en recul; ce train de réformes s’est appelé “Tanzimat” et s’est inspiré, dans la deuxième phase de son développement, des réformes impulsées par l’ère Meiji au Japon. C’est l’époque où les Ottomans se maintiennent dans les Balkans mais perdent la Roumanie, première puissance orthodoxe, jadis inféodée à l’Empire ottoman, qui accède à l’indépendance, avec l’appui européen mais surtout russe. La réforme “Tanzimat” vise un réaménagement intérieur sans toutefois pouvoir arrêter la déliquescence dans les Balkans, pièce maîtresse de l’Empire et principal réservoir humain (non musulman!). Cette ère de réformes culminera en 1908 avec la révolution des “Jeunes Turcs”, suite à l’annexion du centre névralgique des Balkans, la Bosnie-Herzégovine, par l’Autriche. En dépit de leur volonté première de s’aligner sur l’Occident français et anglais, les “Jeunes Turcs”, qui sont hostiles à la Russie, troisième puissance de l’Entente, basculent dans l’alliance allemande, ce qui induit Londres et Paris à faire éclore en Syrie et au Liban un “nationalisme arabe libéral” pour fragiliser l’Empire ottoman au Levant et le couper ainsi de ses possessions arabes, saoudiennes et égyptiennes. Dans le sillage des “Jeunes Turcs” naît l’idéologie panturquiste ou pantouranienne, visant l’unification en un seul bloc de tous les peuples turcs depuis l’Anatolie jusqu”au “Turkestan chinois” (le Sinkiang actuel). La première guerre mondiale, on le sait, conduit au démantèlement de l’Empire ottoman. Il est bon de le rappeler dans le contexte actuel car ce démantèlement avait contraint les Turcs à ne plus évoquer l’ottomanisme (phase de leur histoire considérée comme “révolue”). Aujourd’hui, le concept refait surface et l’abolition du califat, consécutive de la victoire des nationalistes kémalistes au début des années 20, est subrepticement rendue caduque, du moins en idée, par le recours à un “cadre islamique”, dans lequel la Turquie envisage de jouer un rôle majeur, comme au temps du califat, officiellement défunt. Au-delà de toutes les vicissitudes vécues par la Turquie de 1922 à l’avènement d’Erdogan, début du 21ème siècle, une Turquie strictement nationaliste, ethniquement turco-centrée, repliée sur le seul territoire anatolien, est une Turquie sans pétrole, sans réels débouchés pour son industrie en plein développement, puisqu’elle a renoncé aux régions kurdes et pétrolifères de Kirkouk et de Mossoul lors de la signature du Traité de Lausanne en 1923. Le néo-ottomanisme vise à renouer avec les zones ayant jadis appartenu à l’Empire ottoman et à sortir du cadre de plus en plus étroit de l’Anatolie ( vu la démographie galopante et le boom économique).

 

Laïcisme et hittitisme

 

Le sursaut kémaliste, après le désastre de la première guerre mondiale, est aussi et surtout une réaction à l’invasion grecque de 1921-22, laquelle avait annexé la Thrace et la région de Smyrne qui permettait à l’armée grecque de lancer aisément des promenades militaires dans les profondeurs territoriales anatoliennes. On lira avec profit le livre que l’historien et écrivain anglais Giles Milton a consacré à la tragédie de Smyrne, abandonnée par les Britanniques et les Américains à l’invasion turque. Pour surmonter l’émiettement potentiel du nouvel Etat turc fort hétérogène dans sa population (47 groupes ethniques et religieux) sans recourir à l’islam, qu’il détestait, Kemal Atatürk invente un “mythe hittite”: le nouvel Etat est l’héritier, non pas des hordes turques venues d’Asie centrale, non pas des bandes arabes qui y ont amené l’islam, mais d’un peuple indo-européen qui a bâti un empire en Anatolie et a fait face aux autres empires (souvent sémitiques) de son époque et à l’Egypte des Pharaons. Kemal Atatürk s’inscrivait ainsi, ou croyait s’inscrire, dans le club des nations modernes européennes. Son laïcisme et son “hittitisme”, version turque “mythologisée” du modernisme européen, doivent constituer un bastion contre l’obscurantisme arabe/sémitique, comme l’Empire hittite avait été une civilisation indo-européenne face à des empires plus autoritaires et plus hiérarchisés, en tout cas de facture non “européenne”. Cette vision sera d’abord contestée par le panturquisme ou pantouranisme qui se revendiquera des hordes de la steppe, tout en demeurant laïque comme l’était par ailleurs Atatürk. Avec Erbakan et Erdogan, l’idéologie d’Etat glisse à nouveau vers l’islam et se revendique du double héritage turc et islamique, celui où la steppe s’est alliée au Califat de Bagdad au 11ème siècle.

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, la Turquie, au départ, proclame sa neutralité, après avoir récupéré sur la France cette portion de la Syrie que l’on appelait alors le “Sandjak d’Alexandrette” (1939). Au moment où les armées allemandes victorieuses s’enfoncent dans le territoire soviétique, s’approchent du Caucase et de la Volga lors de la “Vormarsch” de 1942, un groupe de militaires panturquistes, regroupés autour du Général Çakmak, chef de l’état-major, proposent aux Allemands à Berlin une entrée en guerre de la Turquie, moyennant cession du Caucase et de toutes les républiques soviétiques turcophones d’Asie centrale. Ces projets sont jugés délirants à Berlin. L’Allemagne aurait servi de “janissaire” pour la création d’un Empire pantouranien, sans recevoir de réelles compensations et, pire, en voyant ces conquêtes sur l’URSS menacées exactement aux mêmes points que l’était l’ancienne Russie d’Ivan le Terrible à Catherine la Grande. En 1945, au moment où la Turquie déclare la guerre à l’Allemagne, les comploteurs panturquistes sont arrêtés, condamnés à de lourdes peines de prison mais rentrent chez eux au bout de quelques semaines... Parmi eux, un homme qui fera parler de lui: le Colonel Türkes du parti MHP.

 

Après 1945: démocratie, retour du religieux et destin tragique d’Adnan Menderes

 

Après 1945, la Turquie opte pour l’inféodation à l’OTAN. Pour prouver sa bonne volonté, elle paie le prix du sang, en envoyant plusieurs bataillons en Corée pour appuyer les Américains. Les pertes ont été lourdes. L’installation en Turquie de missiles américains pointés sur la Crimée et l’Ukraine entraîne la crise de Cuba de 1962: les Soviétiques ripostent en installant chez Castro des engins ballistiques équivalents, pointés sur le Texas et la Floride. Cependant, selon leur bonne habitude, les Etats-Unis réclament dès 1945 l’installation d’une démocratie pluripartite à l’occidentale en Turquie. L’installation d’un tel régime a tout de suite impliqué le retour de la religion, auquel aspirait une bonne partie de l’électorat dans les campagnes anatoliennes. Adnan Menderes, à la tête de son “Parti Démocratique”, gouverne la Turquie de 1950 à 1960 et édulcore la rigidité des principes laïques kémalistes, à la fureur des militaires et des nationalistes panturquistes, qui ont dû lâcher du lest en abandonnant sous pression américaine leur parti unique, le “Parti Républicain du Peuple”. Ces principes kémalistes, posés comme intangibles par les fondateurs de la République, sont au nombre de six: laïcité, nationalisme, populisme, étatisme, république, révolution. En 1961, un putsch renverse Menderes: il est condamné à mort et exécuté. Le putsch de 1961 sert de modèle régulateur à la démocratie turque: si le système pluripartite génère de l’anarchie ou enfreint l’un des six “principes”, l’armée intervient, rétablit l’ordre puis réinstalle la démocratie sur des bases rénovées. En 1971, l’armée interviendra à nouveau, suite aux conflits idéologiques et aux violences entre factions d’extrême-gauche et factions d’extrême-droite. En 1981, nouveau putsch rectificateur, sous l’impulsion du Général Kenan Evren, qui fait quelques concessions en faveur de la religion, permettant notamment de l’enseigner dans les écoles et lycées d’Etat. En 1997, les chars paradent, menaçants, dans les rues pour évincer l’islamisant Erbakan. Le recours au putsch constitue donc un expédient récurrent dans le fonctionnement de la démocratie turque, imposée au pays, fin des années 40, par les Etats-Unis, qui ferment les yeux quand les chars sortent de leurs casernes car la Turquie, membre de l’OTAN, est “un Etat sur la ligne de front”.

 

Trois facteurs idéologiques majeurs

 

Toute la période de l’histoire turque, avant Erdogan, est donc déterminée par trois facteurs idéologiques majeurs: 1) le laïcisme républicain (ou “kémalisme”), très intransigeant quant au respect de ses principes, une intransigeance qui a notamment imposé au parlement et au pouvoir civil certaines prérogatives de l’armée qui, entre autres choses, soumet son budget aux députés qui n’ont pas le droit de le contester; 2) le panturquisme laïc, représenté politiquement par le MHP, mais plus diffus dans la société et dont la laïcité a été édulcorée, elle aussi, dans la mesure où ce parti déclare représenter 2500 ans d’histoire turque, mille ans d’islam turc et quelques décennies de nationalisme républicain, comme couronnement et formule définitive de l’histoire du pays; 3) la religion, qui, avant Erdogan, subit deux échecs dans sa volonté de se ré-affirmer, d’abord avec Menderes, qui a fini tragiquement suite au putsch de 1961, ensuite avec Erbakan, démissionné sous la pression de l’armée. Face à ces deux échecs, comment expliquer, dès lors, qu’Erdogan a pu prendre le pouvoir, s’y accrocher et refouler le laïcisme républicain voulu par Mustafa Kemal?

 

Erbakan, Erdogan et le mouvement “Milli Görüs”

 

Pour comprendre la révolution erdoganienne, il faut commencer par situer le personnage. Il passe sa jeunesse dans les quartiers pauvres du port d’Istanbul. A quinze ans, il adhère au mouvement national-religieux “Milli Görüs”, dont Erbakan est une figure de proue. Il fréquente ensuite une école du réseau “Hatip”. Ce réseau scolaire forme des imams et des prédicateurs et axe son enseignement sur la rhétorique. Il communique à ses étudiants une synthèse islamiste, conservatrice et nationaliste. Les activités de “Milli Görüs” en Europe sont surveillées, notamment par le “Verfassungsschutz” allemand car il compterait 87.000 adhérents rien qu’en Europe occidentale, ce qui, d’après les estimations, représenterait 300.000 électeurs au moins (qui ont presque tous la double nationalité), car dans le système turc, très patriarcal, c’est le chef de famille qui décide du comportement politique des siens. Le mouvement anime également 514 centres culturels et de prière en Europe, dont 323 en Allemagne. La force d’Erdogan, grâce aux talents de rhétoricien qu’il a acquis dans le réseau scolaire “Hatip”, c’est d’avoir réinterprété le message: la synthèse islamiste, conservatrice et nationaliste de “Milli Görüs” et du réseau “Hatip” débouchera, via Erdogan, sur l’idéal d’une “nouvelle grande Turquie”, sur un conservatisme islamisant servant de modèle à toutes les anciennes composantes musulmanes de l’Empire ottoman (cf. le néo-ottomanisme du Prof. Davutoglu) et sur une ré-islamisation de la société turque envers et contre les volontés de l’armée et des forces laïques. Pour y parvenir, dans une première phase, Erdogan donnera à son gouvernement un “masque démocratique” qui va séduire l’UE.

 

L’ouverture aux techniques et aux sciences chez Saïd Nursi

 

Erdogan a reçu d’autres influences, qu’il me paraît important d’évoquer, pour bien comprendre les ressorts qui animent aujourd’hui la “Turquie néo-ottomane et ré-islamisée”. Pour Jürgen P. Fuss, un journaliste allemand qui a vécu et publié longtemps en Turquie, Erdogan a subi également l’influence d’un penseur turc (ethniquement kurde), Saïd Nursi. Ce penseur du 19ème siècle ottoman estime que l’islam, en tant que religion et que vision du monde, doit correspondre aux temps qui courent, tirer profit des innovations techniques et scientifiques pour ne pas les laisser en exclusivité aux autres, à ses ennemis. Saïd Nursi s’aligne ainsi sur d’autres penseurs du monde musulman de son époque comme l’Egyptien Abd al-Rahman al-Djabarti (1754-1825) ou l’Indien Sayyid Ahmad Khan (1817-1898). Pour donner corps à son idée, Saïd Nursi crée le “Jama’at-Un”, mouvement réformateur et religieux qui inclut dans ses réflexions la technique et les sciences modernes (européennes), ce qui doit déboucher sur une synthèse rationnelle, appelée à fortifier le mouvement “Tanzimat”, équivalent ottoman de l’ère Meiji japonaise. Vingt millions de musulmans appartiendraient aujourd’hui à ce mouvement fondé jadis par Saïd Nursi, qui avait amorcé ses réflexions au départ d’un constat, celui du recul général de l’aire civilisationnelle musulmane au 19ème siècle, face aux puissances occidentales. Atatürk s’est inspiré de lui mais a rejeté son message religieux. Erdogan accepte le message de Nursi, tant sur le plan rationnel (technique et scientifique) que sur le plan religieux.

 

L’influence de Fethullah Gülen

 

Erdogan a ensuite bénéficié de toute l’influence de Fethullah Gülen, un industriel turc milliardaire, prônant l’ascétisme et l’appliquant à lui-même, se nourrissant exclusivement de soupe et de yoghurt. Pour Gülen, l’origine de toute décadence se trouve dans la soif de luxe, l’extravagance et le déclin spirituel. Pour faire triompher ses visions spirituelles et ascétiques, Gülen a financé 200 fondations dans 54 pays; il a sponsorisé cinq universités en Asie centrale turcophone; il dirige simultanément 500 entreprises et possède une banque, l’”Asya Finans Bankasi” (= “Banque financière d’Asie”). Il est très actif dans le secteur immobilier, contrôlant 300 agences, 46 foyers créés pour activités diverses et seize instituts d’enseignement, sans compter d’innombrables commerces. Dans le domaine des médias, Gülen contrôle 25 stations de radio, l’hebdomadaire “Aksyon” (= “Action”), sur le modèle du “Spiegel” allemand, et le quotidien “Zaman”. Il est le chef de la fraternité des “Nourdjou”, dont les racines sont profondes dans l’histoire turque et ottomane. Au départ, Gülen avait soutenu le parti “Refah” d’Erbakan puis, après sa rupture avec ce dernier car il avait des vues différentes quant aux méthodes politiques (comme par ailleurs Erdogan), il a soutenu les partis sociaux-démocrates. Il influence également le mouvement des Naksibendis, créant un lien entre “Nourdjou” et “Naksibendis”, deux mouvements religieux très influents, notamment en Bosnie. Un bon tiers des Naksibendis soutient aujourd’hui l’AKP d’Erdogan.

 

Fethullah Gülen prêche “l’amour et la tolérance”, du moins en apparence car ce masque “boniste” camoufle un discours dirigé contre les militaires, diffusé pour opérer à terme un changement de régime, une dislocation de l’“Etat profond”, dirigé par les militaires laïques: le but est révolutionnaire même si le discours peut parfois paraître lénifiant. Gülen a notamment dirigé une campagne hargneuse contre un professeur d’origine turc de l’Université de Münster en Allemagne, Muhammad Sven Kalisch, qui enseigne la théologie islamique mais dont le message était jugé trop “libéral”. Le système conceptuel pensé par Gülen se veut application de la “taqiyya”, estime Fuss, c’est-à-dire de l’art de la dissimulation, inspiré, dans toute l’aire civilisationnelle arabo-musulmane par le “Livre des ruses”. Selon cette optique, il faut travailler avec patience et opiniâtreté pour renverser un Etat dominé par l’adversaire, en l’occurrence les militaires et les laïques, sans se faire repérer par ceux-ci. D’où, il faut présenter un extérieur moderne et affable, tout en cultivant, en secret, une intériorité ultra-conservatrice (islamiste), visant le changement de régime, au nom de la religion. Toujours d’après Jürgen P. Fuss, les deux influences, celle de Nursi et celle de Gülen, sont également déterminantes dans l’éclosion de l’erdoganisme.

 

La carrière politique malheureuse d’Erbakan

 

Comment Erdogan va-t-il déployer sa carrière politique? Dans un premier temps, il se mettra dans le sillage de Necmettin Erbakan (1926-2011), décédé au début de cette année, le 27 février. Erbakan a été un politicien maladroit. Sa carrière est une longue suite d’échecs, alors qu’il avait bien des atouts en main. Jugeons-en:

En 1970, Erbakan fonde le MNP (=”Parti de l’Ordre National”), qui, un an plus tard, est interdit sous pression des militaires.

En 1973, il fonde le MSP (= “Parti du Salut National”) qui lui permettra d’être vice-premier ministre dans plusieurs gouvernements de coalition entre 1974 et 1978.

En 1980, Erbakan est arrêté après le putsch du Général Evren. Tous les partis politiques sont interdits.

En 1982, Erbakan est condamné à dix ans d’interdiction politique.

En 1987, il devient le président du “Refah” (= “Parti du Bien-être”), avec lequel il connaîtra plus de succès.

En 1996, il devient premier ministre et, l’année suivante, il est “démissionné” sous pression des militaires. Le 20 mars 1998, il est condamné à un an de prison. Il fonde ensuite plusieurs partis qui ne donnent rien et, en 2003, il est condamné pour corruption à deux ans de prison.

 

La carrière d’Erbakan se solde donc par un échec politique total, qui est aussi l’échec d’une première vague de ré-islamisation. De 1969 à 2004, soit en trente-cinq ans d’activités politiques à haut niveau, Erbakan aura été premier ministre pendant 367 jours! Conclusion de Fuss: Erbakan n’a pas appliqué le “Livre des ruses”.

 

Après Erbakan, une nouvelle politique conservatrice et islamique

 

Lorsqu’Erdogan avait trente-deux ans, il était membre du comité exécutif du “Refah”. Il se dispute alors avec Erbakan, sans doute jaloux de l’ascension rapide et de l’ascendant de son cadet. Erbakan ne cessera plus de lui mettre des bâtons dans les roues, lors de sa candidature à la mairie d’Istanbul et lors d’élections législatives pour le Parlement d’Ankara. Erdogan veut gommer les apsérités du discours de ré-islamisation sans renoncer aux principes de base, comme l’enseigne le réseau scolaire “Hatip”. Mais le but ultime est de jeter bas la constitution laïque imposée jadis par Atatürk. Erdogan va déclarer vouloir “parachever l’oeuvre d’Atatürk” pour aboutir à un “nouvel empire ottoman” réalisé “dans la paix et la démocratie”. Quelle hypothèse pourrait-on émettre face à une telle déclaration, renforcée depuis par l’accession en mai 2009 au poste de ministre des affaires étrangères d’Ahmed Davutoglu, un géopolitologue surnommé le “Henry Kissinger” turc? Ce néo-ottomanisme ne recevrait-il pas le soutien indirect des Etats-Unis, grillés dans le monde arabe et soucieux de se faire discrets dans la région? Ensuite, les Etats-Unis, qui souhaitent malgré tout renouer des liens avec l’Iran, en dépit des discours bellicistes prononcés dans les médias, ne servent-ils pas de la Turquie comme intermédiaire? Ce soutien à un néo-ottomanisme ne vise-t-il pas à restaurer sous d’autres formes et d’autres signes l’aire couverte jadis par le “Pacte de Bagdad”, prélude à une unification, sous l’égide américaine, du “Grand Moyen Orient”, comprenant les anciennes républiques musulmanes et turcophones de l’Asie centrale ex-soviétique? Edward Luttwak, historien et géopolitologue dont l’oeuvre inspire toujours les grands stratégistes américains autour de Zbigniew Brzezinski, ne vient-il pas de sortir un nouveau chef-d’oeuvre, intitulé, “La stratégie de l’Empire byzantin”, une stratégie impériale (et de résistance impériale longue face à de multiples adversités) qui a été appliquée sur l’espace même que couvrait l’Empire ottoman en pleine ascension, notamment face aux incursions arabes et face à l’Empire perse?

 

Revenons à la carrière politique d’Erdogan, bien esquissée par Fuss. A quinze ans, en 1969, il est un jeune militant de “Milli Görüs”; en 1975, à 21 ans, il est le président des jeunes du MSP d’Erbakan dans le district portuaire de Beyoglu dans le Grand Istanbul. En 1976, à 22 ans, il est le Président des jeunes de tout le Grand Istanbul. En 1983, dès que les partis politiques sont à nouveau autorisés, il rejoint le “Refah” d’Erbakan. En 1989, il se heurte à Erbakan et réussit à s’imposer. En 1994, il est élu maire d’Istanbul et le restera jusqu’en 1998. Dans la gestion de la grande ville, il montre des qualités incontestables, comme Chirac à Paris dans les années 70. Il concentre ses efforts sur la propreté (une fois de plus comme Chirac avec son armée de balayeurs africains), sur la mobilité, sur l’approvisionnement en eau, obtient des crédits remboursés par des publicités sur les bus et dans les espaces publics et inaugure le métro (même si ce n’est pas lui qui a fait commencer les travaux). Parallèlement à ces travaux d’édilité à la romaine, il tente d’imposer les premières mesures “islamistes”, en interdisant la vente et la consommation d’alcool aux terrasses, sous prétexte d’éliminer les poivrots de la rue. Ce sera un échec. Ensuite, il essaie de supprimer les bus scolaires mixtes: ce sera un nouvel échec. Pour Faruk Sen, professeur allemand d’origine turque, et président de l’“Association des Etudes Turques” à Essen dans la Ruhr, le bilan du mayorat d’Erdogan à Istanbul est marqué d’ambivalence: il a effectué d’excellents travaux d’édilité mais son projet intime, celui de ré-islamiser la ville, a été un échec. Sa popularité, il la doit à des mesures pragmatiques, non tributaires de l’idéologie religieuse néo-islamiste qu’en revanche il n’a pas réussi à imposer. Cependant, il est parvenu à se donner une excellente présence médiatique.

 

Changements en Turquie

 

En 1998, suite aux démonstrations de force des blindés de l’armée turque et la démission forcée d’Erbakan, Erdogan est jugé et condamné à dix mois de prison et à l’inéligilité à vie par un tribunal militaire qui a préséance sur tous les tribunaux civils. Le motif de la condamnation est “conspiration contre la sûreté de l’Etat”, comme pour Erbakan. Cependant ces condamnations sont prononcées dans un contexte différent de celui des décennies antérieures. La Turquie a changé: les villes, surtout à l’Ouest, étaient généralement en majorité kémalistes, tandis que les campagnes anatoliennes étaient conservatrices et islamisantes; l’exode massif des campagnards vers les villes a installé dans la frange urbaine kémaliste une forte population d’origine rurale et d’idéologie conservatrice-islamiste. C’est cela qui avait déjà fait le premier succès d’Erdogan au mayorat d’Istanbul. C’est ce même glissement d’ordre démographique qui fera également ses succès ultérieurs.

 

On sait qu’Erdogan accorde beaucoup d’importance au port du voile par les femmes (à commencer par sa propre épouse), signe d’anti-kémalisme dans la mesure ou Atatürk avait moqué le port du voile et avait préconisé une mode moderne, différente de l’Europe, turque en son essence, et turque aussi par l’incontestable talent de ses stylistes très originaux, mais forcément non islamique. Le voile est donc signe d’islamité, de refus de l’occidentalisation imposée dès les années 20, signe aussi d’incompatibilité entre styles de vie propres à deux aires civilisationnelles. Nous avons là, dans le chef d’Erdogan, un paradoxe: il se veut “européen” et réclame l’adhésion pleine et entière de son pays à l’UE: il a adopté un style politique “démocratique”, pour plaire aux eurocrates, tout en cassant, par la même occasion, la logique “militariste” et “dirigiste” du kémalisme et des militaires, logique jugée peu démocratique dans les allées des parlements de Bruxelles et Strasbourg. Mais en dépit de cette “européisme”, tout de façade, et dicté par l’intérêt matériel (obtenir des subsides européens et déverser le trop plein démographique anatolien en Allemagne et ailleurs en Europe), il affirme clairement l’incompatibilité absolue entre les deux civilisation, l’islamique et l’européenne.

 

Erdogan et la théorie huntingtonienne du “choc des civilisations”

 

Le “démocratisme” affiché par Erodgan, selon les règles préconisées par le “Livre des ruses”, annulle la possibilité d’un nouveau putsch militaire, qui gèlerait toute négociation avec l’UE. En 1945, les Etats-Unis avaient réclamé la démocratisation mais avaient, chaque fois, minimisé les coups d’Etat de l’armée, les avaient considéré comme de petits dérapages sans grande importance. Erdogan, par son attitude rusée, capable de vendre un islamisme (à la Erbakan) aux Européens séduits par les seules apparences, obtient en 2005 que s’ouvrent les pourparlers en vue de l’adhésion définitive de la Turquie à l’UE, alors que, paradoxalement, il appartient à une sphère idéologique qui souligne sans cesse l’incompatibilité entre les deux aires civilisationnelles, dans la mesure où l’AKP d’Erdogan, selon le turcologue français Tancrède Josseran, “essentialise la notion de civilisation” comme l’avait fait aux Etats-Unis Samuel Huntington, dans un article de “Foreign Affairs” d’abord (en 1993), puis dans un célèbre ouvrage, best-seller dans le monde entier. L’Europe, dans ce contexte où les Turcs s’affirment clairement pour ce qu’ils sont et affirment virilement leurs choix, ne se déclare pas chrétienne, refuse même d’être un “club chrétien” et se pose comme un “carrefour” prêt à accepter en son sein l’islam ou toute autre religion d’origine extra-européenne. Vu d’Ankara, ou de toute autre capitale musulmane, c’est là un aveu de faiblesse, une attitude “femelle” de soumission. Erdogan profite de cette brèche pour introduire, à terme, un islamisme turc virulent et intransigeant dans la sphère de l’UE. Mais simultanément, il s’ouvre au monde arabe, garde des pions en Asie centrale malgré l’échec du pantouranisme de son prédécesseur Özal face au refus du Président kazakh Nazarbaïev, négocie avec l’Iran, s’aligne parfois sur le BRIC, scelle des accords nucléaires civils avec Téhéran au nom de la politique de “zéro problèmes avec les voisins” mise en oeuvre par Ahmed Davutoglu.

 

Sur le plan des droits de l’homme, Ali Bulaç, idéologue de l’AKP, signifie à l’UE que la Turquie a le droit d’exiger un “inventaire”, donc de faire le tri dans le corpus des droits de l’homme. Bulaç rejette par exemple l’idéologie des Lumières, ou, du moins, ce que les idéologues “droit-de-l’hommistes” entendent par là. L’Europe est, dit-il, “décadente” et la Turquie doit avoir la possibilité de s’immuniser contre les bacilles de cette décadence. Chez Erdogan, cela se traduit par: “Nous ne devons pas adopter les imperfections morales de l’Occident”.

 

“Turcs blancs” et “Turcs noirs”

 

La modernisation économique, sous l’impulsion de ce que d’aucuns nomment une sorte de “calvinisme” islamique, correspondant à certains schémes de la pensée de Gülen, s’opère principalement par un assouplissement du dirigisme qui servait de praxis au nationalisme kémaliste et militaire. Elle est portée aussi par le développement récent des zones est-anatoliennes, où les “Turcs noirs”, c’est-à-dire les Turcs pauvres et ruraux du centre et de l’Est de l’Anatolie, antérieurement soumis à la férule des “Turcs blancs” laïcisés et urbains de l’Ouest, ont développé tout un nouveau réseau de petites et moyennes entreprises. C’est dans ces régions jadis excentrées et peu développées que s’est effectué le “boom” économique turc. Les bénéficiaires de ce nouveau réseau anatolien votent pour l’AKP et imposent leur conservatisme islamisant aux anciennes élites laïques des villes de l’Ouest.

 

La nouvelle donne, c’est donc cette nouvelle Turquie, plus développée que dans les décennies de la seconde moitié du 20ème siècle. Voyons quelle a été, en gros, l’histoire politique du pays pendant ce demi-siècle.

 

◊1. Le premier gouvernement de Bülent Ecevit, social-démocrate laïque, est l’amorce d’une brillante carrière, commencée sous un gouvernement de coalition en 1973, avec le CHP (socialiste) et le mouvement d’Erbakan. Ecevit gère la crise de Chypre de 1974 et se montre réticent quant à l’adhésion turque à l’UE jusqu’en 1978. Après cette date, il en sera un fervent adepte.

 

◊2. Avec Süleyman Demirel et sa coalition regroupant l’ANAP (droite libérale), le MHP (ultra-nationaliste; “Loups gris” ou “idéalistes”) et le CHP (le parti du social-démocrate Ecevit), la Turquie recule sur le plan économique, le chômage croît et l’émigration vers l’Europe augmente. Malgré l’idéologie libérale de l’ANAP, le dirigisme turc est, d’après les observateurs libéraux, trop rigide. Les tensions augmentent entre extrême-droite et extrême-gauche, avec affrontements dans les rues. Pour mettre un terme à ce désordre, le Général Kenan Evren fomente et réussit un coup d’Etat qui supprime tous les partis existants. Mais il fait quelques concessions à l’islamisme, dans lequel il perçoit un rempoart contre l’idéologie subversive des gauches radicales et contre la droite radicale, encore panturquiste et laïque. Le Général Evren déploie aussi une première mouture de diplomatie “tous azimuts” vers les pays voisins, dans les Balkans comme au Proche-0rient ou en Egypte, ainsi qu’en direction de l’URSS. En ce sens, il est un précurseur laïque et kémaliste de Davutoglu...

 

◊3. Les militaires, par le truchement du “Conseil de Sécurité Nationale” (CSN), rédigent la nouvelle constitution de 1982. Selon les termes de cette constitution, tout gouvernement doit impérativement s’aligner sur les recommandations de ce CSN, ce qui, pour les observateurs de la CEE, est anti-démocratique. La Constitution du CSN admet toutefois, pour plaire aux religieux, que des cours de religion soient dispensés dans les écoles. En 1983, Türgüt Özal, proche des Nakshibendis, de la finance islamique et de l’idéologie néo-libérale en vogue depuis l’accession de Reagan à la présidence des Etats-Unis, accède au pouvoir. Les entreprises de la nouvelle aire de développement économique en Anatolie se développent jusqu’à la fin de l’ère Özal, qui meurt en 1993. Erbakan lui succèdera brièvement.

 

◊4. Après les soubresauts de l’ère Erbakan, la Turquie vit sous le deuxième gouvernement Ecevit qui est ébranlé par la crise économique de 2001 et par la fragmentation de la gauche turque. Cependant, Ecevit avait, avant 1999, amorcé des réformes, visant à lutter contre l’inflation (qui était de 80 à 100%!). Erdogan va tirer profit des mesures envisagées et amorcées par Ecevit.

 

Les idéologues de l’AKP

 

Dans les restes pantelants du “Refah” d’Erbakan, Gül et Erdogan prennent la direction et ne la lâchent plus. C’est le départ du nouveau mouvement conservateur islamiste, l’AKP. Erdogan est certes condamné à l’inéligibilité à vie, mais il est président du parti. Parmi les autres fondateurs, nous avons: 1) Binali Yildirim, qui milite pour un “internet propre”, donc pour la censure sur la grande toile; 2) Faruk Çelik, organisateur des “Turcs de l’étranger”, qu’il entend lier à la “mère-patrie”, envers et contre toute politique d’assimilation des Etats-hôtes, accueillant une immigration turque; 3) Ali Babacan, responsable des négociations avec l’UE; 4) Abdullah Gül, l’homme de la finance islamique de Djeddah, qui a vécu une expérience professionnelle en Arabie Saoudite et qui aurait des liens avec les Frères Musulmans (comme il l’aurait avoué à Bachar El Assad en août 2011). Gül, qui deviendra président de la Turquie, est un disciple de Necip Fazil Kisakürek, éditeur de la revue “Grand Orient”, proche de “Milli Görüs” et des Nakshibendi (comme Özal), proche aussi jadis du MHP du Colonel Türkes et auteur de nombreux essais et ouvrages visant à développer une historiographie anti-kémaliste. Pour Kisakürek, une conspiration mondiale a été et est toujours à l’oeuvre contre l’Empire ottoman et contre l’islam turc. Le kémalisme fait partie de cette conspiration. Parmi ses disciples, les militants du “Front des Combattants du Grand Orient Turc”, qui, parfois, n’hésitent pas à passer à l’action violente. L’histoire turque, pour Kisakürek et ses disciples, combattants ou non, est l’histoire d’un déclin permanent, une longue succession de “trahisons” et de “démissions”, ce qui doit amener tout théoricien politique lucide à “rejeter tout ce qui est réformiste depuis le 19ème siècle”. Le kémalisme, dans le cadre de cette vaste conspiration, a détruit l’essence spirituelle de la nation turque. L’objectif de cette oeuvre critique de Kisakürek est de faire émerger une nouvelle élite et de renverser les principes et les partisans du kémalisme. Sur le plan pratique, cela signifie qu’il faut, dans l’avenir, développer les relations économiques entre la Turquie et les pays musulmans. Le kémalisme a isolé la Turquie de l’Umma. De plus, le kémalisme est un “racisme” qui détruit tout à la fois l’identité turque et l’identité kurde (Nursi était kurde mais avant tout musulman et hostile à tout conflit kurdo-turc, au nom de l’indispensable unité de l’Umma).

 

On le voit: l’alliance entre Erdogan, Gül, et tous les autres auteurs conservateurs-islamistes cités, dont Çelik, puise à des sources diverses mais convergentes. C’est cette synthèse (ouverte par définition puisqu’elle allie différences et convergences) qui prendra la succession du dernier gouvernement républicain de Bülent Ecevit, devenu impopulaire à cause des mesures d’austérité prises pour contrer la crise. Elles feront trop de mécontents. Dès l’accession de l’AKP au pouvoir, suite aux élections du 3 novembre 2002, Erdogan devient premier ministre, le 9 mars 2003. Ces victoires de l’AKP ont encore été renforcées lors du scrutin suivant du 22 juillet 2007, qui a conduit à l’élection, par le Parlement, de Gül au poste de Président de la république. Le 30 juillet 2008, la cour constitutionnelle, jadis très zélée quand il s’agissait d’interdire des partis qui enfreignaient les principes du kémalisme, décide de ne pas faire dissoudre l’AKP. Pendant cette période des premiers triomphes de l’AKP, cinquante-quatre modifications constitutionnelles sont votées pour détricoter l’héritage kémaliste, permettant notamment de suspendre l’inéligibilité d’Erdogan.

 

2002: les promesses de l’AKP et les chiffres réels

 

Lors de la campagne électorale de 2002, l’AKP promet que tout “ira mieux”. Elle promet une croissance économique, la création d’emplois, la diminution de l’inflation, la réforme de l’assurance sociale, une consolidation démocratique, le renforcement des droits de l’homme et la liberté d’opinion et de presse assortis d’une réforme de la justice (tout cela pour jeter de la poudre aux yeux des eurocrates, pour se tailler un bel alpaga de “démocrate” et pour éliminer les militaires, détenteurs du “pouvoir profond”). En réalité, le bilan du nouveau pouvoir civil et islamisant est plus mitigé: le PIB a certes augmenté (2003: +5,3%; 2004: +9,4%) puis décliné (2009: -4,7%) pour reprendre en 2010 (+4%); l’inflation était de 47% en 2002 (c’est elle qui provoque le départ du dernier gouvernement Ecevit) pour se stabiliser à 8,5% en 2010 (elle avait été au plus bas en 2005: 8,1%), alors que la Roumanie, le plus mauvais élève de l’UE affiche un taux d’inflation de 6,1%. La moyenne de l’UE était de 2,1% en 2002 (Turquie: 47%) et 1,9% en 2010 (Turquie: 8,5%). Le chômage a partout baissé en Turquie mais les emplois offerts ne sont guère durables, pour une main d’oeuvre fort peu qualifiée, vu le haut taux d’analphabétisme. La syndicalisation des travailleurs demeure faible. La démographie galopante augmente sans cesse la masse des sans emploi qui subit en plus la concurrence de l’Asie, notamment dans l’industrie textile. En 2002, le chômage était de 10,3%; en 2010, il est de 12,2%. La croissance, on oublie trop souvent de le dire, est essentiellement due aux sommes versées à la Turquie par l’UE: ainsi, en 2002, l’UE a versé 126 millions d’euros; en 2010, 654 millions d’euro; en 2011, les chiffres prévus sont de 782 millions d’euro et, pour 2013, les prévisions se chiffrent à 935 millions d’euro.

 

Sur le plan de la “démocratisation”, rappelons que l’AKP a imposé le scrutin majoritaire, lui assurant le nombre voulu de sièges. Les victoires qu’il enregistre sont importantes mais le parti ne dépassait pas au départ le tiers du total des voix. En 2007, suite à sa victoire lors des élections de juillet, l’AKP a obtenu 47% des voix mais 62% des sièges: l’écart est plus grand que dans les autres pays européens qui pratiquent le scrutin majoritaire. C’est là un déficit de “démocratie pure”. Sous l’AKP, partis et associations kurdes ont été interdites, comme auparavant sous les divers régimes kémalistes. Plusieurs journalistes kurdes ont été arrêtés et condamnés, dont, en décembre 2010, Eminé Demir, condamnée à 138 ans de prison, et Vadat Kursun, condamné à 525 ans de prison. Chaque condamné était jugé à chaque fois pour chaque exemplaire du journal, où était paru un article jugé “litigieux”, ou pour chaque article incriminé, ce qui explique le nombre impressionnant d’années de prison qu’ils écopaient.

 

En janvier 2011, l’OCDE demande à la Turquie que soit levée l’interdiction faite aux citoyens turcs de visiter 5700 sites de l’internet. A partir de 2010, tout citoyen turc reçoit gratuitement une boîte de courrier électronique mais exclusivement sur le serveur de l’Etat. L’adresse “e-mail” est donc obligatoire et figure sur la carte d’identité. L’UE et l’OCDE en sont demeurés perplexes...

 

Dans le domaine de la justice, l’AKP a nommé 4000 nouveaux procureurs (à sa dévotion?), tout en maintenant les entorses au droit de la défense; ainsi, l’avocat d’un prévenu ne peut pas faire partie d’une association proche de ce dernier, sinon il est suspendu du barreau pour deux ans...! D’où, grosso modo, nihil sub sole novi.

 

Les quatre plans d’Erdogan

 

En fait, selon Fuss, Erdogan et l’AKP visent à parfaire quatre plans.

 

PREMIER PLAN: Détruire le pouvoir des militaires.

Avant 2002, l’armée, que l’on a aussi appelé l’“Etat profond”, détenait dans le pays le pouvoir absolu, avec droit de préséance sur toute politique ou instance civiles. Les années 2002-2006 verront se dérouler les premières escarmouches puis les premiers affrontements sérieux entre le nouveau pouvoir et les restes de l’ancien régime en place. Les dernières victoires des militaires datent effectivement de 2006. Cette année-là, l’AKP lance un procès contre le général Yasar Büyükanit, commandant-en-chef des forces terrestres. Sous la pression de l’armée, la plainte est retirée. Le procureur est suspendu et ne peut même plus travailler comme simple avocat. L’armée, en 2006, est demeurée provisoirement maîtresse de la situation et a conservé sa préséance par rapport à la magistrature. L’AKP va contre-attaquer en 2008, lors de la fameuse affaire “Ergenekon”. Le 21 mars, l’affaire éclate, suivie immédiatement de treize arrestations, dont un recteur, plusieurs journalistes et le président du “Parti Ouvrier”. Le 1 juillet, nouvelle vague d’arrestations. Vingt-et-une persones sont interpellées par la police dont deux généraux d’active et quatre généraux à la retraite, ainsi que le président de l’Association “Souvenir d’Atatürk”, ce qui est très symbolique. D’autres journalistes se retrouvent dans cette “charette”, ainsi que le président de la chambre du commerce d’Ankara. Tous sont accusés de “terrorisme” et passent devant des tribunaux civils, y compris les militaires. Les eurocrates applaudissent: pour eux, c’est une manifestation de “démocratie”. En 2010, 196 officiers sont à leur tour incriminés. Le bras de fer continue. Mais d’ores et déjà, on peut prévoir la victoire de l’AKP mais, contrairement à ce que peuvent bien penser les Européens naïfs, ce n’est pas une victoire démocratique, nous explique Fuss, c’est l’arbitraire qui change de camp.

 

DEUXIEME PLAN: Renforcer l’autonomie des colonies turques en Europe (sous l’impulsion de Çelik).

Ce plan est de loin le plus inquiétant pour les Européens, les autres concernant soit la Turquie (libre d’agencer sa politique comme elle l’entend sur le plan intérieur) soit le Proche- et le Moyen Orient (sphère géopolitique dans laquelle elle se trouve et où elle a le droit de s’affirmer, même si cela contrarie des intérêts européens ou russes; c’est alors aux Européens et aux Russes de se défendre). A l’évidence, ce deuxième plan implique une ingérence directe dans la politique quotidienne de plusieurs Etats d’Europe centrale et occidentale. Les directives de cette politique d’ingérence, à pratiquer par l’intermédiaire des diasporas turques d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Autriche, de Belgique et d’autres pays d’Europe occidentale et centrale ont été lancées par Erdogan lui-même à l’occasion de deux discours, l’un tenu à Cologne en 2008, l’autre à Düsseldorf, cette année, en 2011. Des ressortissants des diasporas belges et néerlandaises étaient présents en masse lors de ces meetings, proches des frontières entre l’Allemagne et les pays du Benelux. Ces deux discours, appelant à refuser toute forme d’intégration et/ou d’assimilation à la culture allemande ou européenne, à constituer des minorités turques de blocage dans les assemblées locales ou nationales, font bien évidemment fi des règles diplomatiques d’usage: on pourrait les interpréter comme des déclarations de guerre (et de guerre sainte, de djihad) à l’encontre des polities européennes, ou, au moins, comme un scandaleux déni des règles de bienséance diplomatique, ce qui est un indice très net que la Turquie cherche à se dégager de l’européisme que voulait lui imposer le laïcisme d’Atatürk. Erdogan, comme Çelik, appelle à créer des “communautés solidaires”, détachées du peuple-hôte et destinées à promouvoir une politique turque en Europe, envers et contre les intérêts naturels des puissances qui ont accueilli des immigrants turcs. Prôner une assimilation des immigrés turcs serait, selon Erdogan, un “crime contre l’humanité”. Les hommes et les femmes politiques d’origine turque, élus par les diasporas dans les communes belges, allemandes ou néerlandaises, doivent se mobiliser pour favoriser les plans de la “mère-patrie”, donc se constituer en “cinquième colonne”, prête à abattre tout pouvoir en place qui ne sacrifierait pas aux caprices de l’AKP. Complot contre la sûreté de l’Etat? Assurément! Mais l’inféodation à l’OTAN, qui inhibe tout réflexe sain dans les pays adhérents, n’autorise pas le lamentable personnel politique en place à réagir vigoureusement contre cette véritable déclaration de guerre, prononcée par un homme cohérent et sûr de lui, qui se permet ce coup d’éclat dans un pays gouverné par des personnages falots et “impolitiques” (Julien Freund), un “impolitisme” dû à une crédulité idéologique imbécile, cultivée depuis des décennies, qui conduit le politicien à perdre tout sens des réalités et à idolâtrer les “nuisances idéologiques” (Raymond Ruyer). A l’évidence, tous les citoyens d’origine turque ne sont pas d’accord avec cette politique d’ingérence, préconisée par Erdogan; bon nombre d’entre eux souhaitent une intégration à la culture du pays-hôte, surtout s’ils sont originaires de la quarantaine de minorités ethniques et religieuses qui compose la population turque, minorités que les pouvoirs en place n’ont jamais ménagées. Mais le poids électoral de la fraction de la diaspora favorable à Erdogan et à ses plans est néanmoins considérable: il suffit de songer aux chiffres, avancés par Fuss, que représentent les militants de “Milli Görüs” en Europe occidentale, en Allemagne en particulier. Enfin dernière remarque, non dépourvue d’ironie: que dirait Erdogan si un premier ministre européen venait à Izmir ou à Konya, voire à Van ou à Diyarbakir, exhorter une minorité anatolienne quelconque à refuser toute assimilation à la turcicité ou au sunnisme? Sous prétexte que ce serait un “crime contre l’humanité” de biffer l’identité kurde, arménienne, araméenne ou alévite?

 

TROISIEME PLAN: Faire de la Turquie une des dix premières économies du globe.

Les dix premières économies du globe sont les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Canada, la Russie et le Brésil. Devant la Turquie, il y a l’Inde, la Corée du Sud, le Mexique et l’Australie. Cette classification révèle deux choses: 1) d’abord que la Turquie aura bien du mal à dépasser ses concurrents, surtout l”Inde vu son poids démographique; 2) que le boom démographique turc permet l’éclosion d’une masse de consommateurs immédiats, que ne peuvent plus aligner nos vieux pays fatigués et épuisés par deux guerres mondiales où le meilleur de leur population a péri. La Turquie augmente ainsi naturellement le nombre de consommateurs sur son propre marché intérieur, tandis que les vieilles nations européennes sont de plus en plus contraintes de chercher des débouchés à l’extérieur (en Chine par exemple), où la concurrence est dure et où les succès sont toujours aléatoires, non programmables sur le très long terme.

 

QUATRIEME PLAN: Faire de la Turquie une puissance mondiale.

C’est sans doute le noyau du rêve néo-ottoman: l’Empire, créé par Othman au 14ème siècle, était effectivement la principale puissance du globe, avec la Chine, au début du 16ème siècle. Mais elle a été battue à Lépante en 1571 puis à Vienne en 1683 et à Zenta en Hongrie en 1697, notamment grâce à la modernisation des armées autrichiennes et impériales par le génie militaire d’Eugène de Savoie-Carignan. Depuis lors, l’Empire ottoman n’a connu que ressacs et déclins. Erdogan et Davutoglu rêvent de recréer les conditions de la puissance turque d’antan. L’atout majeur des Turcs est la position géostratégique de leur pays, au point d’intersection entre l’Europe, l’Asie (occidentale) et l’Afrique nilotique (avec l’Egypte qu’ils ont dominée de Soliman le Magnifique à 1882, année où l’Angleterre fait du pays un protectorat britannique). L’instrument pour redonner une place incontournable à l’Etat turc est la “diplomatie multidirectionnelle” préconisée par Davutoglu et assortie du principe dit de “zéro conflits aux frontières”. Cela implique:

1)     une alliance avec les pays arabes, battue en brèche depuis la visite d’Erdogan et de Gül en Syrie, où le pouvoir syrien n’a pas voulu renoncer à son laïcisme et à son “arabisme”.

2)     De renforcer le poids de la Turquie dans l’Union Européenne, alors que toute adhésion pleine et entière de la Turquie à l’UE risque de faire imploser celle-ci.

3)     De créer une communauté des Etats turcophones, projet fragilisé par la résistance du Président kazakh qui n’entend pas être inféodé à la Turquie anatolienne et cherche à conserver des liens étroits avec la Russie et, dans une moindre mesure, avec la Chine, au sein du groupe dit “de Shanghai”. La Turquie entend créer cette communauté turcophone pour, à toutes fins utiles, faire contre-poids aux nations arabes au sein de la “Conférence des Etats islamiques”.

 

Le projet néo-ottoman: une belle cohérence

 

On ne peut nier la belle cohérence du projet néo-ottoman d’Erdogan, Gül et Davutoglu. Leurs idées sont incontestablement une bonne synthèse des idéologies turques depuis le “Tanzimat” du 19ème siècle. Mais cette cohérence et cette synthèse sont diamétralement opposées aux intérêts les plus élémentaires de l’Europe réelle, de l’Europe profonde en état de dormition (pour ne pas parler de cette Europe sans épine dorsale qu’est l’UE). Cependant, l’Europe d’aujourd’hui marine dans l’incohérence: elle garde trop de velléités atlantistes et quand elle se veut “eurocentrique”, elle ignore les dynamiques à l’oeuvre chez ses voisins musulmans, en minimise la portée ou les considère avec une condescendance qui n’est pas de mise car ces dynamiques sont portées par des projets idéologiques ou religieux cohérents, réellement politiques, alors que les élucubrations des eurocrates sont marquées d’un impolitisme délétère. Les velléités euro-sibériennes, on les perçoit essentiellement dans les rapports gaziers entre l’Allemagne et la Russie, via la gestion des gazoducs “North Stream” qui passent par les eaux de la Baltique et que co-gère l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (adepte en son temps de l’Axe Paris/Berlin/Moscou, cher au théoricien de Grossouvre). Les timides rapprochements avec les Etats du groupe BRIC, et surtout avec la Chine, voire l’Inde, nous les retrouvons notamment dans la politique commerciale belge, qui multiplie les “missions” à Pékin. Quant à la chimère euro-méditerranéenne de Sarközy, —réduite à néant par les “printemps arabes”, qui, contrairement aux voeux des eurocrates impolitiques, n’ont pas amené sur les rives méridionales de la Grande Bleue de belles démocraties sur le mode scandinave et n’ont généré que le chaos surtout après la chute de la Libye— elle est désormais à ranger au placard des illusions, surtout qu’en région arabo-méditerranéenne, la politique “islamiste modérée” d’Erdogan a plus de chances d’enregistrer des succès que les rêves sarközystes, saupoudrés par les fadaises et les philosophades de Bernard-Henri Lévy. On a maintes fois souligné l’impossibilité d’une politique étrangère commune à l’Europe: les deux principales puissances occidentales, la Grande-Bretagne et la France qui ont toutes deux droit de veto à l’ONU, posent problème; l’une, parce qu’elle cultive sa “special relationship” avec les Etats-Unis; l’autre, parce qu’elle a toujours eu des velléités anti-impériales hier, anti-européennes aujourd’hui. Elles chercheront toujours à imposer aux autres Européens leurs visions particularistes, et souvent bellogènes, sans jamais tenir compte des intérêts à long terme du continent. Face à cette incohérence européenne persistante, la Turquie d’Erdogan a beau jeu...

 

La problématique des “Droits de l’Homme”

 

En mars 2011, lors de ma première conférence, ici, sur l’état actuel de la Turquie, j’avais, sur base d’un travail réalisé par le député européen Filip Claeys (qui s’occupe de l’agence Frontex), mis en exergue plusieurs facteurs: le risque d’une adhésion turque pour le budget de la PAC (“Politique Agricole Commune”), le déséquilibre démographique entre une population anatolienne sans cesse croissante et une population européenne vieillissante, le laxisme cynique des autorités turques qui laissent passer les flux migratoires en direction de l’espace Schengen, la problématique des droits de l’Homme où les Européens se bornent à appliquer ou faire appliquer la charte telle qu’elle existe depuis 1789 et 1948 (San Fransisco) et où les Turcs veulent faire coexister avec cette charte celle de la déclaration du Caire sur les droits de l’homme musulman. L’application des deux déclarations, celle de 1789/1948 et celle du Caire, s’avère impossible vu les incompatibilités entre la sharia et le droit européen actuel, d’autant plus que l’UE a expressément déclaré que cette sharia islamique était incompatible avec les droits de l’Homme, telle qu’on les entend en Europe. Les deux aires civilisationnelles, l’européenne et la musulmane, ont chacune leurs logiques propres, surtout compte tenu du fait qu’Erdogan, comme l’explique par ailleurs le turcologue français Tancrède Josseran, essentialise le concept huntingtonien de “civilisation”, posant implicitement la Turquie comme puissance-guide du monde musulman, face à un Occident décadent, dont il ne faut pas imiter les principes délétères. La Turquie cherche donc à s’hermétiser (sans doute à rebours du concept premier de “Tanzimat”) et cette hermétisation va de paire avec l’essentialisation des aires civilisationnelles, telles que les avait définies Huntington.

 

Pour devenir puissance mondiale (et non plus régionale), la Turquie possède certes des atouts d’ordre géographique non négligeables, mais elle souffre d’un handicap, celui d’avoir trop de voisins, comme l’Allemagne en 1939, avait, elle aussi, trop de voisins hostiles. Chaque voisin est source potentielle de conflits: la Grèce et Chypre n’entendent pas capituler devant les exigences turques, quoi qu’il pourrait en coûter; dans le Caucase, l’Arménie, allié inconditionnel de la Russie néo-orthodoxe, veille, surarmée et renforcée par la présence de garnisons russes, entre la Turquie et son allié azéri (turcophone), qui pourrait lui offrir une fenêtre sur la Caspienne; l’Iran est certes “neutralisé” pour le moment, au nom de la doctrine de “zéro problème avec les voisins”, mais le contentieux perse/ottoman est ancien, profondément ancré dans les réalités stratégiques régionales et surplombant le vieux conflit sous-jacent entre sunnisme hanafite (réformiste au sens du “Tanzimat”, de Nursi, de Gülen et du triumvirat Erdogan/Gül/Davutoglu) et le chiisme iranien, duodécimain et non quiétiste (depuis Khomeiny); la Syrie reproche à la Turquie de lui infliger un “stress hydrique” (cf. supra) et de mettre en danger son option arabiste et laïque; le conflit avec Israël, depuis l’affaire de la flotille humanitaire turque qui emmenait vivres et matériels vers Gaza, est davantage un “show”, à nos yeux, qu’une inimitié profonde, que ne toléreraient d’ailleurs pas les Etats-Unis. L’escalade verbale avec Israël sert à faire accepter le modèle turc au monde musulman, pour réaliser, au profit du tandem américano-turc, le fameux projet de “Greater Middle East”. La Turquie, sans le soutien discret de l’“administration” Obama, serait un pays encerclé, le “cul entre six chaises”, et sans grands espoirs de se dégager de cette cangue. Quant au pro-arabisme, annoncé par Davutoglu, on voit ce qu’il en est advenu en Syrie, où la Turquie participe désormais à l’encerclement du pays de Bachar El Assad. Et fait donc la politique que réclament les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, Israël (qui n’aime pas les changements de donne), et que réclament aussi, dans un concert médiatique assourdissant, tous les thuriféraires du bellicisme occidental contemporain, de Fischer à Cohn-Bendit, et de Verhofstadt à Sarközy, avec la bénédiction du grand prêtre parisien de la jactance “universaliste”, Bernard-Henri Lévy.

 

Le monde est un “pluriversum”

 

Quant à l’Europe, elle oublie que la Déclaration des Droits de l’Homme est avant tout une “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen”, un citoyen fatalement inclu dans une Cité, qui a des limites géographiques précises, non extensibles à la planète toute entière, et que, par conséquent, cette dernière n’est pas un “universum” politique mais bien un “pluriversum”. Il n’existe pas et n’existera pas de “République planétaire”: ni les Etats-Unis (très protectionnistes en maintes occasions) ni l’UE n’ont sont donc les prémisses. D’autres polities de grandes dimensions coexistent sur la planète et font reposer leurs systèmes juridiques et politiques sur d’autres valeurs ou sur les mêmes valeurs, mais articulées de manière différente pour correspondre à des sensibilités précises et non aliénables, souvent d’ordre religieux ou philosophique. La problématique des Droits de l’Homme (où la notion de “citoyen” est désormais trop souvent escamotée) suscite en Europe des discussions infinies car cette déclaration, revue à la manière simpliste et propagandiste depuis 1978 par une équipe de “nouveaux philosophes”, dont Bernard-Henri Lévy est le plus médiatisé, le plus bruyant et le plus emblématique, est contestée partiellement par certains catholiques ou par ceux qui entendent réhabiliter des libertés et des droits plus concrets, issus de systèmes juridiques vernaculaires (et efficaces) ou par certains observateurs, soucieux du sort global de la planète, qui entendent tenir compte de Déclarations autres, comme celle de Bangkok pour les pays asiatiques ou qui estiment important de réfléchir sur la vision pluraliste des Droits de l’Homme et du droit des gens qu’entend généraliser la Chine.

 

Mais les risques de déséquilibres du budget de la PAC, le risque de voir une immigration désordonnée et débridée ruiner les budgets sociaux de tous les Etats européens en cas d’adhésion pleine et entière de la Turquie à l’UE, la politique d’ingérence dans les affaires intérieures des Etats-hôtes de l‘immigration turque préconisée par Erdogan lui-même à Düsseldorf et Cologne et, enfin, la question cypriote, où la Turquie agresse un Etat membre de l’UE (alors que les principes mêmes du premier “Marché Commun” du Traité de Rome de 1957 stipulaient que les Etats membres ne pouvaient plus se faire la guerre et devaient oublier leurs contentieux antérieurs) sont des motifs suffisants pour exclure la Turquie de toute adhésion pleine et entière à l’UE qui, en revanche, devrait faire de l’“Homme guéri (?) du Bosphore” un partenaire commercial privilégié à l’Est des Balkans.

 

Robert STEUCKERS.

(Forest-Flotzenberg, octobre/novembre 2011; rédaction définitive: août 2012).

 

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Articles anonymes:

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-          “Turkey and the European Union – Mountains still to climb”, The Economist, May 14th-20th, 2005.

-          “Turkish historians – When history hurts”, The Economist, August 6th, 2005.

-          “Turkey’s Kurds – Let Justice be done”, The Economist, Feb. 10th-16th, 2007.

-          “Turkey’s Kurds – Guns and Votes”, The Economist, June 23d, 2007.

-          “Turkey and the Kurds – Terror in the Mountains”, The Economist, Oct. 18th, 2008.

-          “La Turquie, pivot incontournable au Moyen-Orient”, in: Diplomatie magazine, n°44, mai-juin 2010.

-          “Nicosie et Athènes lancent un avertissement à la Turquie”, sur http://euro-synergies.hautetfort.com . Original italien: in Rinascita, 17 juillet 2010.

-          “Les métamorphoses de la Turquie”, sur http://euro-synergies.hautetfort.com/ . Original néerlandais: in ’t Pallieterke, 21 juillet 2010.

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Ouvrage lu après rédaction:

 

-          Peter EDEL,  De diepte van de Bosporus – Een politieke biografie van Turkije, EPO, Berchem, 2012.

 

Krantenkoppen Juli 2012 (3)

Krantenkoppen
 
Juli 2012 (3)
 
RUSLAND ONDERHANDELT OVER HEROPENING MILITAIRE BASIS OP CUBA EN IN VIETNAM.
"We blijven eraan werken dat de Russische zeemacht over basissen kan beschikken buiten de grenzen van de Russische Federatie", zei [bevelhebber der Russische marine] Tsjirkov (...) over de huidige stand van zaken in de onderhandelingen die enkele jaren geleden zijn opgestart. "In het kader van ons werk op internationaal vlak, onderzoeken we de oprichting van materiële en technische steunpunten op Cuba, de Seychellen en Vietnam". Vandaag had de Russische president Vladimir Poetin een ontmoeting met zijn Vietnamese collega Truong Tan Sang in Sotsji aan de Zwarte Zee.
http://www.demorgen.be/dm/nl/990/Buitenland/article/detail/1476790/2012/07/27/Rusland-onderhandelt-over-heropening-militaire-basis-op-Cuba-en-in-Vietnam.dhtml
 
 
CHAVEZ ET LE NATIONALISME BIELORUSSE.
 
 
VENEZUELA'S PARTNERSHIP WITH RUSSIA: AN EMBLEMATIC STEP.
“Over the past years, (…) the ties between Chávez and Putin have become stronger. Both leaders are ardent patriots, proud to serve their respective countries which they love with great intensity. Both men share similar views on many topics, for example the role of the USA in global economics. Hugo Chávez agreed with Vladimir Putin’s opinion that the USA is an ‘economic parasite’ because of its ‘constant instability and high debts, living far beyond its means and transferring the burden of its problems to the entire world economy’. (…)
In the 12 years of Hugo Chávez’ government, Venezuela transferred its international funds from US banks to other banks in different parts of the world. Furthermore Venezuela paid back all of its debts to US banks and ended its dependence on the IMF.
Venezuela is a strategic business partner for Russia in the exploitation of gas and crude oil. Since 2005, Venezuela’s state oil company PDVSA and the Russian oil company Lukoil have been drilling oil in the Venezuelan Orinoco Oil Belt together. Another joint venture contract was signed in 2011 between Russia’s Rosneft and PDVSA to exploit the oil reserves of the blocs Carabobo-2 North and East. Rosneft holds 40%, PDVSA owns the majority of 60%. Since 2008, PDVSA has furthermore been drilling gas jointly with Russia’s Gazprom in the Gulf of Venezuela. The Caribbean Gas Belt, which stretches along the coast of Venezuela, contains 200 trillion cubic feet of natural gas. President Chávez wants his country to produce its own gas with Russian help, thanks to the transfer of Russian technology and training. (…) Another shared Venezuelan-Russian enterprise is the mining of gold in Venezuela’s gold mines, Las Cristinas and Las Brisas. (…) The Russian firm Rusoro was granted partnership with Venezuelan state mining companies.
To finance these projects, a bi-national bank was created in 2009. Russia’s Gazprombank and VTB control 51%, Venezuela’s PDVSA and the National Treasury own 49%. The bi-national bank’s headquarters are located in Moscow, with offices established in Caracas and Beijing. The bi-national bank aims to boost financial cooperation between Venezuela and Russia. According to President Chávez, this bank is a step on the way ‘to transform the financial architecture of the 21st century’.
As Russia’s President Vladimir Putin remarked, the commercial exchange between Russia and Venezuela saw ‘a tenfold increase in 2011’. Russia exports busses to Venezuela, while the Russian car company Lada is looking to open up factories in Venezuela. The Latin American partner sends agricultural products to Russia: cacao, flowers and plantains (bananas). (…) In addition, Venezuela wants to export more homegrown tropical fruits to Russia: mangos, melons, pineapples. Coffee export shall also be boosted in the coming years.
(…) Venezuela built 10.000 new homes with Russian materials and technology (…). Chávez (…) is (…) stepping up the military training and equipment of the Venezuelan Armed Forces, mainly with Russian armament imports. President Chávez (…) expressed his fears of meeting the same fate as (…) Muammar Gaddafi: ‘We see that imperialism has dropped its mask, has put aside morals and found a pretext to bomb Libyan towns, killing Libyan civilians’. (…) Indeed, the parallels to Venezuela are striking, only a blind person would be unable to see them. President Chávez certainly does not suffer from blindness and is taking precautions.
(…) The Russian Federation sells various kinds of weapons and military equipment to Venezuela, including shoulder-fired anti-aircraft missiles, attack helicopters, combat aircraft, tanks, infantry fighting vehicles, armored personnel carriers, multiple rocket launchers, self-propelled howitzers, self-propelled mortars, assault rifles, sniper rifles, ammunition. (…) The Russian Federation is constructing a maintenance center for military equipment in Venezuela, specialized on repairing helicopters (…).
Meanwhile, Venezuela is not merely an importer any more, but has started producing its own armament and military equipment with Russian help. The country produces 2 types of ‘Catatumbo’ rifles with Russian design. (…) The newest feat (…) is Venezuela’s first unarmed drone, built with joint Russian, Iranian and Chinese technology and assistance. (…) Venezuela has begun to sell weapons and military vehicles to other Latin American countries within the alliances of ALBA and UNASUR. (…) Other Latin American states want to buy the drone. (…)
In the cultural area, Russian-Venezuelan cooperation has been intensified as well. The Russian language is taught in national education centers of Venezuela, supervised by the Agency of Cooperation with Russia. These centers organize activities to introduce Russian culture and history in Venezuela, for example with exhibitions, seminars and workshops. (…) Interest in the Russian culture is growing (…) due to the fact that Russian-Venezuelan ties have been intensified during the last ten years. (…) More and more Venezuelans are enrolling in Russian language courses. The Central University of Venezuela in Caracas trains future teachers of the Russian language. The Government of the Russian Federation offers scholarships to Venezuelan students who are interested in studying at Russian universities.
Last but not least, Venezuela is promoting tourism in Russia. (…) The Venezuelan Ministry of Tourism presented touristic points of interest in Venezuela to Russian travel agencies. The (…) delegation attended more than 190 meetings with international travel agents from Belarus, Ukraine, Kazakhstan, Uzbekistan and Russia, handing out brochures and promotional videos of Venezuela. They also met with officials of tourist magazines: TTG, Voyage, Travel Magazine, News Outdoor and the internet portal travel.rian.ru.
President Chávez promotes cooperation with Russia in other Latin American countries, just like the Russian Federation greeted the recent founding of CELAC (Community of Latin American and Caribbean States), launched in Caracas, in December 2011. (…) Russia supports the desire of Latin American countries for unity and the consolidation of their identity, of which Hugo Chávez is the first and foremost representative."
 
 
NEPHUWELIJK IN RUIL VOOR BRAZILIAANS WERK: EUROPEANEN GAAN SCHIJNHUWELIJKEN AAN IN BRAZILIË.
"Brazilië, met zijn imago van groei en bloei, is een paradijs geworden voor werklozen uit het ‘oude continent'. (…) In Spanje heeft 1 op de 4 inwoners geen baan meer. In Brazilië is wel werk, zeker met de Olympische Spelen en het WK Voetbal in het verschiet. (…) 
De afgelopen 2 jaar is het aantal buitenlanders hier verdubbeld van 1 naar 2 miljoen. (…) Het effect van de crisis is duidelijk: mensen vertellen me dat ze geen toekomst meer zien in eigen land. Behalve de Portugezen zijn het vooral Spanjaarden, Italianen en Fransen die de oceaan oversteken.
Maar waarom dan een schijnhuwelijk? De Braziliaanse wetgeving is heel streng. De bureaucratie om een werkvisum te krijgen, is bijzonder groot. Brazilianen moeten bovendien voorrang krijgen op de arbeidsmarkt, zo is de filosofie. Doordat het aantal aanvragen de laatste jaren zo groot geworden is, hebben de procedures behoorlijk wat vertraging opgelopen. Scheiden is dan weer een pak gemakkelijker. Maar niet alleen schijnhuwelijken zijn een groeiend probleem. Ik ken veel buitenlanders, ook Europeanen, die hier illegaal aan de slag zijn. Zelfs architecten en ingenieurs. Ze stellen zich tevreden met een minimumloon. Ze laten zich gewoon uitbuiten: slavernij light, noem ik het. Het is schrijnend.
En zo hebben de Brazilianen alweer iets nieuws om zich vrolijk over te maken: nadat ze hun gewezen kolonisator geld hadden aanboden om uit de financiële put te klimmen en nadat het land voor veel Portugezen aantrekkelijker was geworden dan het moederland, zijn de rollen alweer omgedraaid. Het is nu de Braziliaanse politie die de bedden van gemengde paren komt controleren om schijnhuwelijken te ontmaskeren."
 
 
DE SYRISCHE VREDESBEWEGING.
"De Amerikaanse invasie van Irak in 2003 maakte duidelijk hoe gevaarlijk het is uitsluitend één doel voor ogen te hebben – namelijk het ten val brengen van een regime – zonder de daaruit voortvloeiende consequenties goed te hebben doordacht. Niets is gevaarlijker dan een machtsvacuüm en mét het Syrische regime zal waarschijnlijk ook de Syrische staat met al haar instituties in elkaar storten. Uit vrijwel alle recente analyses van Westerse denktanks blijkt dat er in Syrië rekening wordt gehouden met jarenlange chaos en anarchie waarbij het veiligstellen van het Syrische arsenaal aan chemische wapens de topprioriteit is geworden. (…) Men hoort niemand spreken over (…) de vreselijke toekomst die (…) het Syrische volk te wachten staat. Alle partijen beweren in naam van dit volk te spreken en te handelen, maar ondertussen wordt over hun hoofden een bloedige strijd uitgevochten. In dit drama is het Syrische volk vooral de rol toebedeeld van slachtoffers. Ze worden uit hun huizen, wijken en dorpen verdreven door het geweld van gewapende rebellen en het tegengeweld van het Syrische leger (…).
Op internationale conferenties blijken alleen díe Syrische oppositiegroeperingen te worden uitgenodigd die namens dit Syrische volk om nóg hardere sancties en militaire interventie vragen. Het is daarom verheugend dat in de Syrische samenleving zelf een vredesbeweging is ontstaan die nationale dialoog en verzoening nastreeft. Te vrezen valt dat dit precies niet is wat de zelfbenoemde ‘Vrienden van Syrië’ beogen. (…) 
Het Arabische woord ‘musalahah’ betekent ‘verzoening’ en staat voor een interreligieuze beweging die enkele maanden geleden spontaan werd geboren uit een initiatief van Syriërs die ieder vertrouwen in de officiële politiek hadden verloren om tot een oplossing te komen voor de bloedige crisis in hun land. In de nieuwe regering die enkele weken geleden in Syrië aantrad, zijn ook een aantal oppositieleden aangesteld als minister en een van hen is Ali Haider die lid is van de oppositionele Syrische Sociale Nationalistische Partij. Ali Haider leidt thans een nieuw opgericht (…) ‘Ministerie voor Nationale Verzoening’ (…). De minister symboliseert op bepaalde wijze de Musalahah-beweging: zijn eigen zoon werd enkele maanden geleden vermoord (…).
De bedoeling van dit ministerie is om bruggen te bouwen tussen de talloze religieuze en etnische groeperingen in de Syrische samenleving waarin diepe wonden zijn geslagen door het niets ontziende geweld dat slachtoffers heeft gemaakt in alle gemeenschappen. Landsgrenzen kunnen verdedigd worden met militaire middelen, maar hoe kan een maatschappelijk weefsel worden geheeld dat ruw uit elkaar is gescheurd? In pogingen om een antwoord te vinden op deze brandende vraag bleek afgelopen weken dat dit initiatief van hogerhand – namelijk een Ministerie voor Nationale Verzoening – vrijwel naadloos aansluiting vond bij het volksinitiatief van (…) de Musalahah-beweging. (…) 
Het is (…) in Homs dat de interreligieuze verzoeningsbeweging Musalahah de afgelopen weken zeer actief is geworden. Religieuze leiders van álle in Syrië levende geloofsgemeenschappen komen hier regelmatig (…) samen met tribale leiders, de civiele autoriteiten en vele gewone burgers van goede wil. Ze spreken (…) over hun vurige verlangen om het sektarische geweld (…) te stoppen en een vreedzame beschaving op te bouwen van broederlijke coëxistentie. 
De beweging mag zich momenteel verheugen in een snelle groei qua leden en naambekendheid en vindt steeds meer belangrijke Syrische groeperingen en invloedrijke persoonlijkheden aan haar zijde. (…) De Musalahah-beweging heeft een aantal belangrijke uitgangspunten inzake (…) de Syrische samenleving: (…) de eenheid van het Syrische volk dat één familie vormt, (…) de doelstelling om sektarisme en geweld te bestrijden en de bereidheid om plaats te nemen aan de onderhandelingstafel. Vorige week kwamen meer dan 800 persoonlijkheden uit de hele Syrische samenleving samen in de oostelijke stad Deir Zor waar ze de boodschap van de Musalahah-beweging onderstreepten: de énige oplossing voor de huidige Syrische impasse is gelegen in het afzweren van geweld en het streven naar onderlinge dialoog. (…) 
De afgelopen dagen kwam er echter ook nog ander nieuws uit Homs dat gerust spectaculair genoemd mag worden. Meer dan 300 gewapende rebellen kondigden aan bereid te zijn hun wapens neer te leggen en hun strijd voort te zetten als ‘politieke oppositie’. Waarbij ze onder de directe bescherming zullen komen te staan van de Musalahah-beweging. Dit is het resultaat van een overeenkomst die deze beweging wist te sluiten met de Syrische autoriteiten (…).
Het grootste probleem in Homs wordt gevormd door de aanwezige gewapende rebellen met een niet-Syrische nationaliteit en die daarom niet in aanmerking komen voor dit Musalahah-initiatief. Gehoopt wordt thans dat het Internationale Rode Kruis hier iets kan betekenen.
Zoals te verwachten viel, wordt de Musalahah-beweging er door bepaalde oppositiegroeperingen van beschuldigd ‘een instrument te zijn in handen van het Syrische regime’. Het zijn de krachten en groeperingen die iedere dialoog met het regime afwijzen. In plaats van dialoog willen ze de gewapende strijd tegen het regime in Damascus net opvoeren (…). De Musalahah-beweging verweert zich tegen deze kritiek door er op te wijzen dat de beweging niet ‘van boven af’ maar ‘van onder op’ is ontstaan en een steeds breder draagvlak vindt in de Syrische samenleving die na bijna 1,5 jaar strijd en bloedvergieten moe en uitgeput is. De beweging kreeg recentelijk bovendien de steun van de Ierse Mairead Maguine die in 1976 de Nobelprijs voor de Vrede kreeg.”
 
 
 
 
CIA AGENT EXPLAINS HOW AL QAIDA DOESN'T EXIST.
 
 
GROEIENDE SPANNING EN TOENEMENDE ISLAMISERING IN ALBANIË.
"In Albanië verkondigen jonge imams een andere vorm van islam dan wat men daar tot nu toe gewoon was. Dat leidt tot toenemende spanningen. (...) De imams zijn opgeleid in Turkije en in Saoedi-Arabië en staan voor een strengere (...) islam (...). Deze handelswijze veroorzaakt niet alleen spanningen binnen de moslimgemeenschap, maar creëert (...) ook zenuwachtigheid in de relaties met de christenen.
( ...) De conflicten worden vanuit het buitenland geïmporteerd in Albanië, dat een brug vormt met de rest van Europa (...). Hij merkte wel op dat de meerderheid van de bevolking in Albanië vreedzaam samenleeft. Maar we mogen de sterke belangstelling van Turkije en Saoedi-Arabië voor Albanië toch niet uit het oog verliezen. Zo promoten beide landen de bouw van islamitische scholen!
Op lange termijn wordt (...) het land echter bedreigd door 2 andere problemen: de wijdverspreide corruptie en de onzekerheid over eigendomsrechten. Ze beïnvloeden eveneens de projecten van de katholieke Kerk. Dat houdt in dat de bouw van kapellen, kerken en parochiegebouwen worden verhinderd (...).
Het is dikwijls moeilijk om te achterhalen welke religie (...) iemand aanhangt omdat velen maar over een gebrekkige geloofskennis beschikken. Men schat dat 60% van de 3,2 miljoen Albaniërs soennitische moslims zijn. Ongeveer 8% behoort tot de alevieten die het bektasisme aanhangen, een geloofsovertuiging die nauw verbonden is met het islamitische soefisme. Orthodoxe christenen maken 20% van de bevolking uit en de katholieken bijna 10%."

 http://www.rorate.com/nieuws/nws.php?id=72123
 
 
 
 
 
ÄGYPTENS CHRISTEN VERWEIGERN TREFFEN MIT DER GESANDTEN SATANS.
"Die US-Regierung unterstützt Bewegungen, die den politischen Islam repräsentieren. (...) Die Christen zahlen den Preis.
Christliche Politiker Ägyptens, gesellschaftliche Aktivisten und Geistliche haben ein Treffen mit Hillary Clinton – der Außenministerin des US-Reiches des Bösen – verweigert. (...) 
Frau Clinton stattete am Samstag und Sonntag bei der US-israelischen Satelliten-Regierung Ägyptens einen Kontrollbesuch ab. Bei dieser Gelegenheit protestierten die Christen gegen die Unterstützung, die das US-Regime der regierenden Muslimbruderschaft erweist. (...) 
'Die Besuche von Hillary Clinton und anderer US-Politiker in Kairo nach der Revolution und die Treffen, die dabei stattgefunden haben, zeugen davon, daß die US-Regierung Bewegungen unterstützt, die den politischen Islam repräsentieren" – hieß es in einer gemeinsamen Erklärung der christlichen Vertreter.
Außerdem zeugen die separaten Treffen der US-Politiker mit Vertretern der Muslimbruderschaft, der Salafiten-Parteien und der Christen davon, "daß die Ägypter nach dem religiösen Prinzip aufgeteilt werden". 
In Kairo und Alexandria fanden große Protestaktionen gegen den Besuch der Vertreterin Satans statt. Daran nahmen auch Vertreter nichtreligiöser Parteien und Bewegungen teil. Am Sonntag wurde die Wagenkolonne der Vertreterin Satans in Alexandria als Zeichen der Verachtung mit Tomaten, Wasserflaschen und Schuhen beworfen."
 
 
 
EGYPTIANS PELT CLINTON WITH TOMATOS AND CHANT 'MONICA'.
"­The two-day visit by the US Secretary of State to Egypt ended in scandal when the convoy she was driving in from the newly-opened American consulate in (...) Alexandria was attacked by local citizens chanting anti-American slogans. The protesting crowds hailed the motorcade with vegetables and other objects, reportedly hitting one of the Egyptian officials in the convoy in the face. (...)
(...) The protesters chanted 'Leave, Clinton' and 'Monica, Monica', presumably referring to the scandal with the secretary’s husband, former US President Bill Clinton’s extra-marital affair (...). The protesters were holding banners in Arabic and English, accusing the US of interfering into Egypt’s internal affairs.
(...) Demonstrators surrounded Clinton’s hotel later on Saturday, chanting anti-Islamist slogans and putting the blame on Washington for the Islamists’ rise to power and victory in the country’s presidential elections. Many of the protesters accused Mohammed Morsi of 'selling out' to Washington. 
'I want to tell the Americans who are supporting democracy that we don't have any democracy in Egypt', one demonstrator (...) told AP. 'Egyptians of all sects – Muslims, Christians and minorities – do not have any rights in this country'."
http://www.rt.com/news/clinton-egypt-tomato-bombardment-243/
 
 
 
 
"If you are in favour of global liberal hegemony, you are the enemy. If you are against it, you are a friend.
The first is inclined to accept this hegemony; the other is in revolt!"
 
Alexandr Dugin

vendredi, 14 septembre 2012

Arabie saoudite: l’allié problématique de Washington

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Bernhard TOMASCHITZ:

Arabie saoudite: l’allié problématique de Washington

 

C’est avec un acharnement véritablement opiniâtre que l’Arabie saoudite défend ses intérêts stratégiques. Après les soulèvements d’Egypte et de Libye, où Ryad a chaque fois soutenu l’opposition islamiste, le royaume du désert arabique s’immisce désormais dans la guerre civile syrienne. Comme le rapportait le journal britannique “The Guardian”, le 22 juin 2012, les Saoudiens s’apprêtaient à financer les combattants de la dite “Armée Syrienne Libre”. Ensuite, des pourparlers étaient en cours entre les Saoudiens, d’une part, et des représentants des Etats-Unis et d’autres pays arabes afin de fournir des armes aux rebelles syriens, tant et si bien qu’on peut dire que l’Arabie saoudite et l’émirat du Qatar “entraient de plein pied sur le théâtre des affrontements syriens”.

 

C’est donc clair désormais qu’une sorte de “division du travail” a été décidée entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite pour favoriser en Syrie un “changement de régime”. La réputation de Washington est bien écornée dans le monde arabe: c’est pourquoi les Etats-Unis se tiennent en apparence en dehors du conflit et font faire le travail sur le terrain par leurs alliés de la région. Dans ce contexte, les Etats-Unis cherchent à lier plus étroitement à leur politique et à celle de l’OTAN leur allié problématique qu’est l’Arabie saoudite, qui finance partout dans le monde les mouvements islamistes. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a déclaré, à l’occasion d’une visite au quartier général de l’Alliance Atlantique du ministre saoudien des affaires étrangères, Nizar Madani, à la mi-juin 2012, que l’Arabie saoudite était “un pays-clef dans la région et que l’OTAN serait ravi d’accueillir le royaume wahhabite comme partenaire lors de l’ “Istanbul Cooperation Initiative” (ICI)”. L’ICI a été créée en 2004 sous l’impulsion du Président américain George W. Bush, avec pour mission de lier les pays arabes à l’OTAN.

 

Dans le but de faire tomber le leader syrien Bachar el-Assad, les Etats-Unis parient, une fois de plus, sur un allié fort douteux. Les deux partenaires veulent certes affaiblir l’Iran, leur ennemi commun, en provoquant un changement de régime à Damas; mais, mis à part cet objectif précis et circonscrit, les intérêts des deux puissances se limitent à cela. Washington raisonne sur le court terme et veut protéger Israël du danger hypohétique d’une attaque nucléaire iranienne mais raisonne aussi à moyen terme en spéculant sur un écroulement du régime des mollahs pour s’emparer des réserves de pétrole et de gaz d’Iran. Les Saoudiens, eux, veulent devenir une puissance régionale incontestée sur les rives du Golfe Persique; ils veulent aussi devenir l’Etat arabe le plus influent et exporter leur forme d’islam, le wahhabisme, partout dans la région. Si l’Iran chiite s’affaiblit, l’Arabie saoudite en profitera pour barrer, sur son propre territoire, la route à Téhéran qui cherche à influencer les ±10% de la population saoudienne qui est d’obédience chiite.

 

Comme en d’autres points chauds du monde musulman, les Saoudiens soutiennent les djihadistes syriens, en liaison avec le réseau terroriste d’Al-Qaeda, ce qui contrarie fortement les projets américains pour une Syrie post-Assad. “Ces éléments (djihadistes) bénéficient du soutien de l’Arabie saoudite et du Qatar et joueront indubitablement un rôle en Syrie après la chute d’Assad”, écrit, sur le ton de l’avertissement, une étude publiée par le “Royal United Services Institute” (RUSI), une boîte à penser britannique qui entretient d’excellents contacts avec les ministères de la défense de Londres et de Washington.

 

Qui plus est, l’étude du RUSI retient que l’Arabie saoudite sait parfaitement bien utiliser les milliards de sa rente pétrolière pour téléguider à sa guise les bénéficiaires du “printemps arabe”. Ryad aurait essayé “avant que n’éclate la vague des soulèvements arabes de se réconcilier avec Assad”. Dans ce contexte, les Saoudiens auraient été prêts à “accepter que le Liban fasse partie de la zone d’influence syrienne”. Mais il est cependant sûr que “les Saoudiens soutiendront tout nouveau gouvernement, après la chute éventuelle d’Assad, qui travaillera pour les intérêts à long terme de l’Arabie saoudite”.

 

Néanmoins les Saoudiens peuvent toujours compter sur le soutien inconditionnel de Washington. Même si, dans leur pays, on ne trouve ni démocratie ni droits de l’Homme. On peut considérer, à première vue, que cette alliance est incongrue, mais elle est pourtant une donnée constante dans la région; dans ce cas, on peut aussi conclure que Washington, en dépit des discours répétés à satiété dans les médias, ne cherche nullement à “démocratiser” le Proche Orient mais uniquement à consolider ses intérêts économiques les plus évidents, quitte à faire de l’Arabie saoudite un “modèle”.

 

Fin décembre 2011, Washington et Ryad ont signé un accord quant à la livraison d’armes pour une valeur de 30 milliards de dollars. Les Saoudiens devraient recevoir notamment 84 avions de combat de type F15, un modèle américain. Cette coopération “en matières de sécurité” sert surtout à aider l’économie américaine qui est en train de battre de l’aile et à donner un coup de manivelle au “complexe militaro-industriel” des Etats-Unis.

 

Lors d’une conférence téléphonique, tenue le 14 juin 2012 et disponible en script sur le site du ministère américain des affaires étrangères, le sous-secrétaire d’Etat aux affaires politico-militaires, Andrew J. Shapiro, a évoqué les vraies raisons de la vente d’armes à l’Arabie saoudite. Selon Shapiro, cet accord entraîne “des effets considérables sur le développement de l’économie américaine”. Grâce à ce contrat, disent des spécialistes de l’industrie, 50.000 emplois se créeront aux Etats-Unis, impliquant 600 fournisseurs et sous-traitants dans 44 Etats de l’Union. Cela rapportera chaque année 3,5 milliards de dollars à l’économie américaine. Et Shapiro conclut: “Cela ne créera pas seulement des emplois dans le secteur de l’aéronautique mais aussi auprès de nos sous-traitants qui ont tous un rôle décisif à jouer dans le maintien de notre défense nationale”.

 

Par cette livraison d’armes aux Saoudiens, une course aux armements menace la région du Golfe Persique car on peut s’attendre à ce que l’Iran à son tour renforce son arsenal. On ne peut plus exclure l’éventualité d’une guerre irano-saoudienne à moyen terme dont le but serait d’asseoir l’hégémonie du vainqueur dans la région.

 

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans “zur Zeit”, n°33-34/2012; http://www.zurzeit.at/ ).

Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?

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Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?

 

La presse étrangère s’est passionnée pour un fait divers pourtant relativement sans importance : le dit procès des Pussy Riot. Reprenons les faits. Le 21 février 2012, 3 jeunes femmes encagoulées et déguisées envahissent la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou avec guitares et matériel sonores, et y entament une sorte de prière sous forme de chanson, blasphématoire et grossière (Avec des paroles telles que "Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe" ou encore "merde, merde, merde du Seigneur"), politiquement dirigée contre le candidat à l’élection présidentielle Vladimir Poutine, mais également contre le patriarche orthodoxe accusé de "croire en Poutine plus qu’en dieu". Les jeunes femmes sont rapidement interpellées, arrêtées et déférées devant un tribunal qui ordonne leur mise en détention préventive en attendant leur procès, qui a lieu actuellement. L’église orthodoxe a de son côté  réagi en organisant une grande manifestation autour de cette même cathédrale en avril dernier, manifestation dédiée à "a correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Eglise" et a laquelle ont pris part des dizaines de milliers de fideles pour afficher leur soutien à l’église et au patriarche.

Le main Stream médiatique a largement surmédiatisé cette affaire. Pour certains la Russie "retournerait au moyen âge", quand d’autres estiment que le pouvoir "durcit sa répression" qui serait dirigée contre la « société civile qui se mobilise». Enfin la majorité des commentateurs ont estimé que les 3 jeunes femmes seraient en prison à cause de leur "prière anti-Poutine". Le groupe Pussy Riot s’est créé en 2011 quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle. L’une des trois jeunes femmes arrêtée, Nadezhda Tolokonnikova, est par ailleurs une militante active LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Les chansons du groupe traitent principalement des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes.

Si beaucoup de journalistes français présentent les jeunes filles comme les victimes d’une Russie quasi-totalitaire, il faut néanmoins rappeler que les Pussy Riot ont plusieurs fois durant les derniers mois organisé des actions "coup de poing" portant atteinte à l’ordre public (voir par exemple ici ou la). Pussy Riot n’est en outre pas seulement un groupe de rock, mais le volet musical d’un groupe anarchiste du nom de Voina (la guerre) et qui ces derniers mois a revendiqué de nombreuses actions que l’on peut ne pas trouver ni "drôles" ni "subversives". Parmi elles l’organisation d’une orgie sexuelle avec des femmes enceintes dans un musée (le nom de l’action étant une insulte violente adressée au président Medvedev), se montrer en public nul et couvert de cafards, se masturber avec une carcasse de poulet dans une épicerie et en sortir en marchant avec la carcasse enfoncée dans les parties génitales, l’attaque à l’urine sur des policiers ou encore de tenter d’embrasser sur la bouche des représentants de l’or
dre du même sexe. Ajoutez à cela de dessiner à la peinture des penis géants sur les routes ou encore la destruction de véhicules de police.

Bien sur donc, celles-ci ne sont pas en détention provisoire et jugée pour des délits d’opinion, contrairement ) ce que l’on peut être amené à croire en lisant la presse internationale, mais parce qu’elles font face à une accusation de hooliganisme, punie de jusqu’à 7 ans de prison en Russie. Les commentateurs français qui lèvent les yeux au ciel lorsqu’ils prononcent cette durée de peine feraient bien de relire le code pénal français, et surtout l’article 322-3-1 qui punit de sept ans de prison et 100.000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte. A ce jour, si aucune dégradation n’a cependant été (à ce qu’il semble) constatée lors de leur intervention, il est plausible que les Pussy Riot soient condamnées pour dédommager "les profondes blessures morales infligées à des chrétiens orthodoxes" et ce malgré l’intervention en leur faveur de Vladimir Poutine. Mais surtout et probablement à titre d’exemple pour créer un précédent destine à ne pas déstabiliser la société russe. La Russie est un pays multiconfessionnel, pluriculturel, et qui sort de relatives tensions interreligieuses et intercommunautaires à la dislocation de l’Union-Soviétique. C’est un pays encore aujourd’hui victime du terrorisme fondamentaliste et qui maintient assez habilement et une cohabitation entre des groupes religieux et ethniques très variés, sur un territoire gigantesque. Plus que cela, au sortir de presqu’un siècle de dictature athéiste, le renouveau de la foi est quelque chose de particulièrement sensible.

Leur procès qui a débuté le 30 juillet 2012, passionne sans doute plus les commentateurs étrangers que russes. De nombreuses figures de la société civile et de l’intelligentsia libérale russe ont manifesté leur soutien aux Pussy Riot, tout comme l’internationale du Show-bizness, allant des stars de musique internationalement connues comme Madonna, Sting, Patty Smith ou encore des acteurs américains comme Danny de Vito. En face, l’église orthodoxe fait relativement front unique, le porte-parole du patriarcat (le très conservateur Vsevolod Tchapline) affirmant même que les jeunes femmes avaient commis un "crime pire qu’un meurtre" et devaient être "punies". Le département d’état américain, via le porte-parole de la diplomatie américaine Patrick Ventrell, a enfin lui déclaré que du point de vue des États-Unis, l'affaire Pussy Riot était politiquement motivée et que Washington la considérait comme un harcèlement de l'opposition. Récemment c’est donc le président russe Vladimir Poutine lui-même est lui-même interv
enu, appelant à la clémence et jugeant que les Pussy Riot avaient obtenu ce qu’elles souhaitaient, à savoir un battage médiatique fort. Ce faisant, il coupe l’herbe sous le pied à ceux qui ont affirmé que les Pussy Riot étaient enfermées pour des raisons politiques, car elles s’en seraient prises à lui via les paroles de leurs chansons. Mais malgré l’énorme battage médiatique qui est consacré à ce procès, seuls 15% des Russes sondés à ce sujet souhaitent que ces dernières soient amnistiées.

Je reste donc perplexe face a cette affaire et doute par ailleurs très sincèrement que nombre de commentateurs puissent trouver "drôle et subversive" une action similaire dans une mosquée, une synagogue ou un temple bouddhiste, notamment en France. On peut du reste se demander ce qui pousse des gens quels qu’ils soient à aller importuner des croyants quels qu’ils soient et porter atteinte à l’intégrité de lieux de cultes quels qu’ils soient.

Preuve de l’utilité certainement unique de leur action, un journaliste au pseudo de Dick Riot accompagne désormais chaque événement politique de l’opposition en tentant de discuter et de poser des questions, le visage vêtu d’une cagoule noire, tout comme les Pussy Riot. Visiblement, les leaders de l’opposition interrogés, qui soutiennent pourtant tous très activement les Pussy Riot, n’apprécient guère la plaisanterie (voir ici).

Deux poids deux mesures ?

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

 

Le point démographique de juin 2012 en Russie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe de 1991 à 2012

"Un autre regard sur la Russie": Et la démographie russe dans tout ca?

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Russie - éducation et modernisation

Rébellion n°54

 

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Au sommaire du numéro de l'Eté (n°54) :
Edito : Rebelle décennie.
Réflexion : Qu'est-ce que l'aliénation ? 
Dossier : 2002-2012 - Dix ans de combat ! 
Société : Qu'est-ce que l'autorité ?
(Thibault Isabel)  
L'éducation, otages des idéologies ( Zentropa).
L'épuissement consumériste de la civilisation occidentale
( Thibault Isabel) . 
Histoire : Martin Buber - "Nous sommes tous des juifs allemands".
( Thierry Mudry)  
 
Le numéro est disponible contre 4 euros ( port compris)
à notre adresse : 
Rébellion - RSE BP 62124 31020 TOULOUSE cedex 02 . 
http://rebellion.hautetfort.com/

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Krantenkoppen - Juli 2012 (1)

 

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Krantenkoppen
Juli 2012 (2)
 
PSA PEUGEOT CITROËN SUBIT LE CONTRECOUP DES SANCTIONS CONTRE L'IRAN.
"Le renforcement des sanctions américaines et européennes vis-à-vis de l'Iran et la toute nouvelle alliance signée avec General Motors sont en train de jouer un vilain tour à PSA Peugeot Citroën. Déjà confronté à un marché européen déprimé, le constructeur français voit se dérober le marché iranien, son premier débouché à l'export. Avec 458.000 véhicules écoulés - sur un total de 3,5 millions - en 2011, l'Iran est, en volume de véhicules vendus, le deuxième marché dans le monde pour la marque au lion, derrière le marché français. (…) PSA, via son partenaire local Iran Khodro, détient 30 % de ce marché. Mais tout pourrait s'arrêter cette année.
Mercredi 28 mars, United Against Nuclear Iran, un lobby américain hostile à Téhéran, a interpellé General Motors pour qu'il force PSA, dont il détient désormais 7% des actions, à cesser tout commerce avec l'Iran. (…) GM [et] Peugeot (…) 'avaient décidé de suspendre la production et l'expédition de matériel vers l'Iran il y a quelque temps, avant que nous signions notre alliance avec eux, et nous avons décidé de maintenir cette suspension’. (…)
Les premières victimes du gel des envois d'éléments, reconduit en avril, puis sans doute dans les mois à venir, sont les 350 salariés en charge de ces envois au sein du centre mondial des pièces détachées de Peugeot Citroën, à Vesoul (Haute-Saône). Depuis février, ils sont au chômage technique, envoyés en formation ou redéployés vers d'autres services sur ce site, qui compte plus de 3.000 salariés.
Egalement installé en Iran, Renault, lui, dit ne pas avoir ‘de souci. Même si travailler là-bas est toujours compliqué, l'an dernier nous avons produit et vendu 93.578 véhicules, contre 46.587 en 2010’, explique-t-on à la direction du constructeur, ce qui lui permet de détenir 6% de part de marché. Et sur les 2 premiers mois de 2012, la firme au losange a écoulé 19.500 véhicules, notamment ses Tondar90, la version locale de la Logan, contre 8.850 sur la même période en 2011.
S'il devait tirer un trait sur l'Iran, PSA perdrait 15% de ses ventes (en volumes), ce qui le ferait dégringoler au classement mondial des constructeurs. Mais Peugeot devrait en conserver certaines, puisque Iran Khodro poursuit la vente sous licence des 405 et 206 qu'il fabrique de plus en plus avec des pièces produites localement. Il devra trouver une solution pour les pièces qu'il importait."
 
 
GM RENTRE AU CAPITAL DE PSA.
‎"PSA a annoncé (...) 'le succès de son augmentation de capital'. (...) Le constructeur automobile américain General Motors 'devient le deuxième actionnaire de PSA Peugeot-Citroën, avec 7% du capital', à travers l'acquisition et l'exercice des droits préférentiels de souscription. (...) 
PSA et General Motors ont annoncé le 29 février une alliance stratégique. Dans ce cadre, les 2 constructeurs 'se concentreront sur les véhicules particuliers de petite et moyenne taille, les monospaces et les crossovers (4x4)'. Les premiers véhicules communs n'arriveront qu'en 2016. Par la suite, les 2 partenaires 'prévoient de développer conjointement une nouvelle plateforme pour les véhicules à faibles émissions de CO2'. L'accord doit permettre par ailleurs aux 2 groupes d' 'opérer sous la forme d'une seule et même structure d'achat à l'échelle mondiale pour leur approvisionnement en matières premières, composants et services auprès des fournisseurs', avec un 'volume d'achat combiné de (...) 95 milliards d'euros'."
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20120327trib000690579/gm-devient-le-deuxieme-actionnaire-de-psa-peugeot-citroen.html?google_editors_picks=true
 

lundi, 23 juillet 2012

Amnesty International et Human Rights Watch mercenaires de l’Empire ?

Amnesty International et Human Rights Watch mercenaires de l’Empire ?


Ex. htt://mediabenews.wordpress.com/

Sous la présidence d’Obama, l’impérialisme étasunien a endossé les habits de protecteur des peuples de la planète grâce à une rhétorique humanitaire bien ficelée qui sert aujourd’hui à enrober chaque agression, chaque violation de la loi internationale, chaque guerre de pillage et/ou de conquête.
 

Les anciens colonisateurs européens et leurs cousins d’Amérique, naguère enrichis par le génocide des Indiens et l’esclavage africain, veulent nous faire croire qu’ils protègent aujourd’hui les peuples qu’ils massacraient hier. Mais si la liberté, voire la vie, des peuples de couleurs ou non-chrétiens, n’avaient jusqu’ici que peu d’intérêt pour les défenseurs des valeurs démocratiques, force est de constater que, dans la configuration géopolitique actuelle, les droits de l’homme sont devenus le mot d’ordre de l’Empire. Et les soi-disant organisations occidentales spécialisées dans la défense des droits humains occupent une place stratégique de premier plan.

Parmi ces organisations, Amnesty International et Human Rights Watch. Elles dépensent ainsi toutes les deux une grande partie de leur énergie à soutenir les États-Unis et leurs affidés, pourtant bien connus pour piétiner allégrement la souveraineté des pays les plus faibles comme s’ils incarnaient à eux seuls le droit international.

Á la mi-mai, des milliers de manifestants pacifistes ont protesté contre le sommet de l’OTAN à Chicago. Dans le même temps, Amnesty International organisait un contre-sommet dont les rangs étaient formés de militants favorables à l’intervention de l’Oncle Sam en Afghanistan. La tristement célèbre Madeleine Albright, qui estimait il n’y a encore pas si longtemps que la guerre en Irak et l’embargo, pourtant responsable de la mort de milliers d’enfants, se justifiaient, s’est naturellement joint à ce macabre cortège.

L’ancienne secrétaire d’Etat (sous l’ère Bush, excusez du peu) et l’ONG ont depuis estimé que la présence étasunienne en Afghanistan devait se prolonger autant que nécessaire pour le bien des femmes afghanes. Un exemple parmi d’autre de la collusion entre les uns et les autres… Et une position d’autant plus incompréhensible que les États-Unis ont dépensé des milliards de dollars dans une joint-venture avec le Pakistan et l’Arabie saoudite pour aider les islamistes à renverser le président Mohammed Nadjibullah qui, soutenu par l’Union soviétique et animé par des idées progressistes, avait pourtant plaidé la cause des femmes afghanes.

Aujourd’hui, Amnesty International et Human Rights Watch accusent de concert la Chine et la Russie d’être des ennemies des droits humains en Syrie parce que ces pays ont tous deux refusé de jouer la carte de l’intervention militaire dont on connaît désormais les conséquences en Libye.

Lorsqu’Amnesty International et Human Rights Watch font activement campagne en faveur d’une guerre, il est curieux de constater que cette dernière colle systématiquement aux plans de l’Empire.

Ces deux organisations humanitaires ont fourni objectivement, durant la guerre contre la Libye, une grande partie des « munitions » aux rebelles libyens -en se faisant caisse de résonnance de la propagande étasunienne- en faisant croire au monde entier qu’un massacre imminent allait se perpétrer à Benghazi.

Ces deux associations pratiquent en réalité l’imposture à l’échelle planétaire, feignant d’un côté de s’occuper des droits humains et en soutenant de l’autre les États-Unis et leurs affidés dans leurs guerres impérialistes, tout en se drapant des oripeaux du droit international.

Amnesty International et Human Rights Watch sont bel et bien de parfaits mercenaires de l’Empire.

Capitaine Martin

Source :http://www.resistance-politique.fr/article-amnesty-international-et-human-rights-watch-les-mercenaires-de-l-empire-107829312.html

Krantenkoppen - Juli 2012 (3)

Krantenkoppen
Juli 2012 (3)

HET NIEUWE SOCIAAL-ECONOMISCHE PROGRAMMA VAN HET VLAAMS BELANG IS GEBAKKEN LUCHT.
"Het nieuwe sociaal-economische programma van het Vlaams Belang (...) is (...) gebakken lucht. Er wordt met geen woord gerept over inflatie, het aan banden leggen van (gevaarlijke) speculatieve activiteiten van verscheidene (grote) banken ...en - vooral - het globalisme.
Dat laatste is meta-politiek en partijpolitiek-strategisch gezien ronduit een ramp (zeker voor een partij die zich 'nationalistisch' noemt), want het globalisme zou strijdpunt nr. 1 moeten zijn vandaag en kan overkoepelend werken (zowel sociaal, monetair, financieel, economisch, massamigratie, ecologisch als wat betreft supranationalistische dictaten, ...). (...) Terwijl die problemen uiteindelijk allemaal teruggebracht kunnen worden onder één noemer, één oorzaak: het globalisme.
(...) Los (...) van de zware inhoudelijke gebreken en fouten van (...) zal dit programma toch nooit écht aan bod komen binnen de partij. Het Vlaams Belang maakt van de economie nog altijd niet haar 'core business' (wat dus wel absoluut noodzakelijk zou moeten zijn). Een campagne of een (grote) betoging van het Vlaams Belang over economie? Dat zie ik zelfs in de verste verten nog niet gebeuren! En wat heb je aan een programma als je er niets mee doet?"
 
 
EET GEZOND, EET GEEN APPEL.

‎"Wie een appel eet, loopt het meeste gevaar om pesticiden binnen te krijgen. (…) Belgische experts beamen: ‘Goed wassen of schillen, dat is het minimum. We mogen niet te nonchalant worden’.
De (…) Amerikaanse Environmental Working Group (...…) nam tussen 2000 en 2010 niet minder dan 60.700 stalen van groenten en fruit en onderzocht die op pesticiden. Appels bevatten de meeste chemische resten, gevolgd door selder en rode paprika. (…) 
De kans dat Europese appels betere resultaten halen, is uitermate klein. Ook in onze groenten en fruit zitten te veel chemische bestrijdingsmiddelen, zo besluit het Pesticide Action Network (PAN) na een analyse op basis van de gegevens van de Europese autoriteit voor voedselveiligheid. Ons dagelijkse eten is vervuild met resten van meer dan 30 pesticiden. En ook hier scoort de appel opvallend slecht.
‘Dat verrast me niets’, zegt professor Marc Boogaerts, expert in milieu en gezondheid aan de KULeuven. ‘Alle studies tonen aan dat appels gevaarlijke resten bevatten. Zelf eet ik nooit een appel zonder die eerst te wassen en te schillen. Herinner je je nog die colacrisis in België (…)? Op tv zag je toen hoe die automaten met tape werden afgeplakt en hoe een man in grijze stofjas een bak appels naar de speelplaats sleurde. De appels die die kinderen toen ongewassen naar binnen hebben gewerkt, waren nochtans veel ongezonder dan die cola.’ (…)
Ook een schijfje limoen of citroen in cola of thee is (…) niet aan te raden. ‘Tenzij het om biologische vruchten gaat, zit die dikke schil vol pesticiden. Chemische stoffen die je dan gewoon in je drankje laat oplossen. Ik kan daar echt kregelig van worden als ik zoiets geserveerd krijg'."

 
 
JULIAN ASSANGE OF HOE DE STANDAARD EEN KARIKATUUR WORDT.
"De berichtgeving over Assange en Ecuador (...) bevestigt de trend. Assange heeft het verkorven bij de grote media. Twee jaar al proberen ze hem te marginaliseren en toch blijft het publiek hem steunen. (…) Rafael Correa, president van Ecuador, de man waar de VS zeer verveeld mee zit, onder meer omdat hij volgens door Wikileaks uitgelekte rapporten van de Amerikaanse ambassade in Quito moeilijk te verwijderen zal zijn, omdat hij 'de meest populaire president is in de Ecuadoriaanse geschiedenis'. (…) 
Assange is 'als de dood voor een uitlevering aan de VS'. (…) 'Assange is ervan overtuigd dat de VS druk uitoefenen op Zweden om hem uit te leveren. Toch is daar geen enkele aanwijzing voor. Er is geen officieel verzoek.' Er is nogal wat mis met die bewering. De VS hoeven helemaal geen druk uit te oefenen op Zweden om hem uit te leveren. De politieke krachten in Zweden die de zaak tegen hem hebben heropend - nadat ze oorspronkelijk was geseponeerd omdat een eerste Zweedse onderzoeksrechter van mening was dat het bewijsmateriaal te zwak was om een rechtszaak te beginnen - hebben al openlijk verklaard dat ze een dergelijk verzoek met veel plezier zouden inwilligen. Assange heeft een team juristen die zijn zaak verdedigen. Voor De Standaard zijn die geen bron van informatie. Die vertellen een heel ander verhaal. Er zijn wel degelijk duidelijke aanwijzingen (…) dat er wel degelijk een uitleveringsverzoek klaar ligt voor gebruik.
(…) Er zijn redenen waarom de VS zijn uitlevering niet vraagt aan Groot-Brittannië. Dat land mag dan wel de sterkste ideologische bondgenoot van de VS ter wereld zijn, het heeft zeer strikte rechtsprocedures voor uitleveringen. De VS zou verplicht worden zijn aanklacht openbaar te maken en moet dan met andere woorden zijn argumenten prijsgeven. Bovendien zouden ze dan verplicht worden een aantal afspraken te respecteren. Groot-Brittannië weigert immers uitleveringen als de doodstraf toepasbaar is. Daarnaast zou ook een openbaar burgerlijk proces geëist worden, wat de VS niet van plan is. Moet het gezegd dat de rechtsprocedures die de VS tegenwoordig toepast in de VS, o.a. voor de zaak tegen Bradley Manning, door de rest van de wereld niet erkend worden. (…)
Niets van dit alles in Zweden. Daar zou hij bij zijn aankomst in verband met de zedenfeiten onmiddellijk aangehouden worden en van de buitenwereld afgesloten. Zijn advocaten zouden er aan een strenge zwijgplicht onderworpen zijn. Het klopt wel dat hij voorlopig nog altijd niet beschuldigd wordt en dat het Zweeds gerecht hem enkel wil ondervragen. Vreemd dus dat Zweden daarvoor niet de meest gebruikte en zeer eenvoudig uit te voeren procedure volgt van de rogatoire commissie, een delegatie van het Zweeds gerecht die hem in het buitenland kan ondervragen. Het klopt ook dat het zeer goed mogelijk is dat na ondervraging de zaak wordt geseponeerd zonder gevolg. In Zweden kan de VS ondertussen een verzoek indienen volgens de Zweedse procedures, dat wil zeggen achter gesloten deuren, terwijl Assange ondertussen eveneens incommunicado is. Daar gaat het dus om. (…)
Waarom de ambassade van Ecuador? Dat blijft, aldus De Standaard, een vreemd verhaal. (…) De Standaard voegt er nog wat nieuwe argumenten aan toe om Ecuador af te beelden als een land dat het niet te nauw neemt met de persvrijheid. (…) Het klopt dat journalisten vroeger niet werden veroordeeld voor smaad om hen te censureren. Ze werden immers toen alleen maar gefolterd en afgeslacht, hun redacties opgeblazen, hun families afgedreigd en naar het buitenland verjaagd door paramilitaire milities. (…) 
Is Ecuador nu een vrij land waar vrijheid van meningsuiting gegarandeerd is? Niet echt. De commerciële media zijn er volledig in handen van grote bedrijven en de banksector [en] (…) spuien hun giftige kritiek op de nieuwe president. Hier in Europa denken wij bij termen als 'oppositie' en 'kritiek' aan iets anders dan ginder. Men heeft er hier nauwelijks een idee van hoe laag bij de gronds, achterbaks en zonder meer openlijk agressief die oppositiemedia ginder zijn, die bovendien nog steeds het leeuwenaandeel van de mediamarkt in Ecuador bezitten. Er is inderdaad een probleem met de vrijheid van meningsuiting in Ecuador. De politieke meerderheid beschikt slechts over een klein deel van de mediamarkt om weerwerk te geven aan de oppositie. Net als Evo Morales in Bolivia en Hugo Chavez in Venezuela probeert Rafael Correa daar wat tegengewicht te geven door de oprichting van openbare media (in Bolivia bestond er niet eens een openbare omroep). Dat wordt hier steevast afgeschilderd als dictatoriale overname van de media. Als je bedenkt dat zelfs de president die daar het best in gelukt is, Hugo Chavez in Venezuela, nog steeds maar amper 12% van de mediamarkt beheert, dan weet je hoe het in Ecuador en Bolivia is.
(…) Bovendien wordt op dit ogenblik een wetsvoorstel besproken in het parlement van Ecuador dat de wettelijke verantwoordelijkheden van de media gaat vastleggen. Ook dit wordt in de media van de oppositie fel bestreden en in het buitenland klakkeloos overgenomen als een bewijs van de dictatoriale eigenschappen van het regime. Lectuur van die wet toont echter aan dat de politieke meerderheid in Ecuador een wettelijk kader wil invoeren zoals pakweg hier en in de meeste Europese landen. Ook hier kan je niet zomaar mensen persoonlijk beledigen, oproepen tot geweld (…) en dergelijke. (…) 
Het fundamentele probleem: een nieuwe studie van de Katholieke Universiteit Leuven toont aan dat de geloofwaardigheid van de media op een absoluut dieptepunt is beland. Alleen de politiek scoort nog slechter. Dat is onder meer een gevolg van de selectieve en tendentieuze manier waarop de media over de politiek berichten. (…) De morele crisis van de grote media is een gevaar voor de democratie."
 
 
 
OOGGETUIGENVERSLAG: MEDIALEUGENS OVER SYRIE.
"De hele wereld kijk naar een film over iets wat eigenlijk niet bestaat; het is een fictief plot onder de mantel van echte gebeurtenissen. Dit is een manipulatie van de publieke opinie."
http://mediawerkgroepsyrie.wordpress.com/2012/06/28/ooggetuigenverslg-medialeugens-over-syrie/
 
 
ENDE EINES PHANTOM-FLUGES.
"Folgt man den - per Radarplot erhärteten - syrischen Aussagen, so hat es sich keineswegs nur um einen Übungsflug gehandelt. Die Maschine vollführte mehrere Manöver unmittelbar vor der Küste des im Bürgerkrieg befindlichen Landes und überflog Festland bis zu einer Tiefe von 20 Kilometern. Erst als sich der Jet dann extrem tief und extrem schnell abermals dem Festland näherte, feuerten (...) von einem Hügel Flakgeschütze verschiedener Kaliber. (...) Der Flugverlauf deutet darauf hin, dass die türkische Besatzung die syrische Luftabwehr testen wollte. (...) Den Aufklärungsversuch haben die beiden türkischen Piloten vermutlich mit dem Leben bezahlt."
 
 
REVEALED: CIA SECRETLY OPERATES ON SYRIAN BORDER, SUPPLIES ARMS TO REBELS.
"American secret service operatives are distributing illegal assault rifles, anti-tank rocket launchers and other ammunition to Syrian opposition, the New York Times reports. (...) ­The paper reports that for weeks now, officers based in southeast Turkey have supervised the flow of illegal arms to numerous opposition factions ready to fight the regime of President Bashar Assad. (...) Arms and ammunition are being brought into Syria mainly over the Turkish border with the help of Syria’s Muslim Brotherhood network and other groups, the report says. Expenses are being shared by Turkey, Saudi Arabia and Qatar."
http://www.rt.com/news/cia-officers-turkey-syria-378/
 
 
200-300 HUURLINGEN (WAARONDER 40-60 DUITSERS) OPGEPAKT IN SYRIE.
"Tenminste 200-300 particuliere beveiligingswerknemers worden vastgehouden, naast honderden buitenlandse militairen en dienstpersoneel (...). Onder hen zijn Portugese onderdanen, para’s waarvan Syrië zich afvraagt hoe ze het land zijn binnengekomen. (...) Sommige van die buitenlandse ambtenaren vestigden zich (...) in de regio minstens maanden voordat ze begonnen met hun terreurcampagne. Ook 40-6...0 Duitsers zijn in Syrische hechtenis. (...) De Duitsers werden op heterdaad betrapt aan de Syrische kust terwijl ze drukdoende waren met het smokkelen van wapens en benodigdheden naar rebellen in Syrië. De Syrische veiligheidsdienst concentreert de buitenlandse huurlingen voor opsluiting in een streng beveiligde omgeving in Damascus." 
http://mediawerkgroepsyrie.wordpress.com/2012/06/19/christoph-r-horstel-200-300-huurlingen-waaronder-40-60-duitsers-opgepakt-in-syrie/
 
 
MEXICO: WASHINGTON'S LEAST LOVED CANDIDATE WINS.
The (...) victory of the candidate of the (...) PRI Enrique Pena Nieto at the Mexican presidential election on Sunday is reflected in the US media as a somewhat surprising success (...). It was widely believed in the US at the break of PRI’s 70 years long monopoly on power (...) in the year 2000 (...) the first non-PRI president, Vicente Fox, would eliminate PRI politically or, at least, irrevocably sideline it. And here we have – surprise, surprise – Enrique Pena Nieto leading in counts with 36% of the vote against 31% for Andres Manuel Lopez Obrador, the candidate of another opposition party, the Party of Democratic Revolution. The ruling party’s candidate finishes as a distinct loser, with 27% of the vote.
It means that the picture of Mexican politics, carried for years by the US media, was somewhat simplified. 'PRI was certainly underestimated and demonized by the American media', notes Yekaterina Chernova, an expert at the Moscow-based Institute of Latin America, Russian Academy of Sciences. 'US media tends to overestimate the influence and the popularity of institutions which get support from American foundations and use US-approved technologies. PRI was not among such institutions, it used its own methods, and it won. Their slogan 'There is no other country like Mexico!' worked, since people are fed up with liberal, monetarist solutions imposed in similar ways on lots of countries in the epoch of globalization. In the minds of an average Mexican, PRI is associated with the times of stability of the second half of the 20th century, when Mexico had its own powerful industry and was not so dependent on the US'."
http://english.ruvr.ru/2012_07_02/80018361/
 
 
DES NOUVELLES DE LA BIELORUSSIE.

‎"Quel a été le résultat de cette avalanche de sanctions de l’UE et de cette guerre médiatique anti Loukachenko? Elles ont incité la Biélorussie à prendre ses distances vis-à-vis de l’Ouest et à se tourner vers l’Est, c’est à dire vers la Russie et l’Asie.
En mai 2011 c’est la Communauté économique eurasiatique qui a accordé à la Biélorussie un crédit de 3 à 3,5 milliards de dollars, dont les 2 premières tranches ont déjà été versées. Fin 2011 c’est Pékin qui a accordé un prêt d’un milliard de dollars à la petite Biélorussie. Le premier voyage du président Poutine après son élection en mars dernier a été en Biélorussie, le pays faisant partie de l’union douanière eurasiatique avec la Russie et le Kazakhstan, entrée en fonction le 01 janvier 2012. La Russie a récemment racheté la société gazière Beltransgaz, qui gère le transfert du gaz russe en Biélorussie et vers d’autres pays voisins, en échange du maintien de la vente du pétrole et du gaz à un tarif préférentiel (165 dollars les 1000 mètres cubes de gaz contre 265 dollars en 2011 et 450 dollars pour l'Ukraine a titre de comparaison). C’est une aide directe de grande ampleur. La Russie devrait également rapidement entamer la construction d’une centrale nucléaire sur le territoire de la Biélorussie. Pendant que l’économie de l’UE hésite sur la situation de la Grèce, l’économie biélorusse se ressaisit, notamment grâce aux prêts russes et chinois, et grâce à l’union économique Russie Kazakhstan Biélorussie. Le rouble biélorusse est remonté à 8.140 roubles pour un dollar, contre 8.900 au cœur de la crise, mi 2011. Les échanges avec la Chine ont atteint en 2011 prés de 3 milliards de dollars. En mars 2012 la balance du commerce extérieur biélorusse a affiché en mars 2012 un solde positif record, le meilleur des 10 dernières années. En avril 2012 les réserves de change biélorusses étaient remontées à 8 milliards de dollars. En dépit du blocage politique affiché par l’UE, et loin des discours moralisateurs, le volume des échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Biélorussie affiche bien au terme de l'année 2011 un essor de 69%, le pays bénéficiant de son statut d’exportateur de matières premières (russes) vers l’UE, et nul doute que ce phénomène devrait s’amplifier rapidement."

 
 
NSA WON'T SAY HOW MANY AMERICANS THEY'VE SPIED ON, CITE 'PRIVACY' CONCERNS.
"Responding to a request made recently by 2 leading lawmakers in Congress, the NSA (…) refuses to reveal the number of Americans that they have spied on. (…) Under the last batch of amendments tagged onto FISA, the US government is given the power to pry into email, phone logs and other modes of communication that cross international borders — all in the name of national security, of course."
http://rt.com/usa/news/nsa-government-fisa-inspector-222/
 
 
JOURNALISTEN SPIONEERDEN VOOR AIVD.
"Een groep Nederlandse sportverslaggevers heeft informatie vergaard voor de Nederlandse geheime dienst AIVD tijdens de Olympische Zomerspelen in China in 2008."
http://www.telegraaf.nl/binnenland/12359038/__Journalisten_spioneerden_voor_AIVD__.html
 
 
NEDERLANDSE JOURNALISTEN LIETEN ZICH BETALEN DOOR AIVD.
"7 Nederlandse sportverslaggevers hebben tegen betaling informatie vergaard voor de AIVD (...) tijdens de Olympische Zomerspelen in China in 2008. (...) De journalisten werden gevraagd foto's te maken van Chinese officials die contact zochten met de Nederlandse vertegenwoordigers van het bedrijfsleven en de overheid."
http://nos.nl/audio/384188-nederlandse-journalisten-lieten-zich-betalen-door-aivd.html
 
 
EERSTE GAY PRIDE IN LAOS.
"Laos heeft in de hoofdstad Vientiane zijn eerste gay pride georganiseerd, onder de bescherming van de Verenigde Staten. Het evenement was (...) een eerste stap naar de erkenning van de rechten van homoseksuelen in een heel conservatieve samenleving. Homoseksualiteit is (...) in het communistische land (...) weinig aanvaard. In de Amerikaanse ambassade verzamelde zich een honderdtal homoseksuele en transseksuele deelnemers voor enkele optredens, terwijl enkele homovriendelijke bars uit de stad zorgden voor drank."
http://www.demorgen.be/dm/nl/990/Buitenland/article/detail/1461107/2012/06/27/Eerste-gay-pride-in-Laos.dhtml
 
 
OEGANDA VERBIEDT NGO'S DIE HOMOSEKSUALITEIT PROMOTEN.
"Oeganda gaat 38 niet-gouvernementele organisaties (ngo's) verbieden die volgens het Afrikaanse land 'promotie maken' voor homoseksualiteit. Dat heeft de Oegandese minister van Ethiek en Integriteit (...) aangekondigd. (...) Homoseksualiteit is onwettig in Oeganda en wordt bestraft met zware gevangenisstraffen. Sinds 2009 wordt een wetsontwerp behandeld dat de doodstraf zou vastleggen voor bepaalde homoseksuele daden." 
http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20120621_004
 
 
 
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain." 

Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français.
 

samedi, 21 juillet 2012

En 1979, l’administration US considérait Obama comme étranger

En 1979, l’administration US considérait Obama comme étranger et la biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA

 

obama cia
 

Ex. http://mediabenews.wordpress.com/

Depuis plus de trois ans, les indices s’accumulent laissant penser que Barack Obama n’est pas né Etats-unien et n’était pas constitutionnellement éligible à la présidence des Etats-Unis.

Plusieurs actions en justice ont été entreprises pour casser son élection sous ce motif, mais elles ont toutes été jugées irrecevables. A ce jour, Barack Obama a dépensé 950 000 dollars pour ne pas avoir à produire son acte de naissance original.

Le Parti républicain n’a pas souhaité s’emparer de cette polémique. D’autant qu’il avait investi comme candidat rival John McCain, qui lui aussi n’était pas éligible (le sénateur McCain est né Etats-unien, mais sur une base militaire US à l’étranger et non pas sur le sol des Etats-Unis comme l’exige la constitution). Tout laisse à penser qu’un accord était intervenu entre les deux grands partis avant l’élection présidentielle.

Par défaut, ce sont donc surtout des groupes extrémistes qui se sont intéressés à cette affaire. Certains par évidente xénophobie, voire négrophobie.

Quoi qu’il en soit, depuis un an de nombreuses associations cherchent à établir l’identité exacte de Barack Obama. Dans ce contexte, la publication de son dossier d’inscription à l’école Saint François d’Assise à Jakarta, a jeté un premier trouble : l’enfant y a été inscrit comme Indonésien de religion musulmane. Mais il ne s’agit pas là d’un document officiel et l’on peut concevoir qu’il ait été mal remplis.

Un nouveau document, rendu public par l’avocat ultra-conservateur Gary Kreep, montre que Barack Obama a bénéficié d’une bourse Fullbright pour suivre deux ans de scolarité à l’Occidental College (1979-80). Or, ces bourses ne sont accordées par le département d’Etat qu’aux étrangers. De deux choses l’une, soit le président Obama n’est pas né Etats-unien et n’était pas éligible, soit il est né Etats-unien mais a fait de fausses déclarations pour bénéficier indument d’une bourse du département d’Etat.

La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA

Le journaliste d’investigation Wayne Madsen a compilé plusieurs archives de la CIA établissant les liens entre l’Agence et des institutions et des personnes ayant eu des relations étroites avec Barack Obama, ses parents, sa grand-mère et son beau-père. La première partie de son dossier souligne l’implication de Barack Obama senior dans les actions menées par la CIA au Kenya. Ces opérations visaient à contrer la montée du communisme sous influence sino-soviétique dans les cercles étudiants ; au-delà, elles avaient également pour objectif de faire obstruction à l’émergence de leaders africains non-alignés.

 
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De 1983 à 1984, Barack Obama exerça en tant qu’analyste financier au sein de la Business International Corporation, connue comme société écran de la CIA.

Business International Corporation, la société écran de la CIA dans laquelle exerçait le futur président des États-Unis, organisait des conférences réunissant les dirigeants les plus puissants et employait des journalistes comme agents à l’étranger. Le travail qu’y a mené Barack Obama à partir de 1983 concorde avec les missions d’espionnage au profit de la CIA qu’a remplies sa mère, Stanley Ann Dunham dans les années 1960, après le coup d’État en Indonésie, pour le compte d’autres sociétés écrans de la CIA, dont l’East-West Center de l’Université de Hawaii, l’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, USAID) [1]et la Fondation Ford [2]. Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, le beau-père d’Obama, à l’East-West Center en 1965. Soetoro fut rappelé en Indonésie en 1965 en tant qu’officier de haut rang afin d’assister le général Suharto et la CIA dans le sanglant renversement du président Sukarno [3]

Barack Obama senior rencontra Dunham en 1959 lors de cours de russe à l’Université de Hawaii. Il figurait parmi les heureux élus d’un convoyage aérien entre l’Afrique de l’Est et les États-Unis pour faire entrer 280 étudiants dans diverses institutions universitaires états-uniennes. Selon un rapport de l’agence Reuters de Londres du 12 septembre 1960, cette opération bénéficiait simplement d’une « aide  » de la seule Fondation Joseph P. Kennedy. Elle visait à entraîner et endoctriner de futurs agents d’influence en Afrique, un continent alors en passe de devenir le terrain de la lutte de pouvoir entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine pour peser sur les régimes des pays nouvellement indépendants ou sur le point de le devenir.

Lors du choix des étudiants expatriés, Masinda Muliro, le vice-président de l’Union démocratique africaine du Kenya (Kenyan African Democratic Union, KADU), avait dénoncé les préférences tribales favorisant la majorité ethnique des Kukuyus et du groupe minoritaire des Luo. Ce favoritisme privilégiait les sympathisants de l’Union nationale africaine du Kenya (Kenyan African National Union, KANU), dirigée par Tom Mboya, au passé nationaliste et syndicaliste. C’est Mboya qui choisit d’envoyer Barack Obama senior étudier à l’Université de Hawaii. Obama senior, alors marié, père d’un enfant et en attente d’un deuxième enfant au Kenya, épousa Dunham sur l’île de Maui le 2 février 1961. Dunham était enceinte de Barack Obama depuis trois mois au moment de son union avec Obama senior. Celui-ci devint le premier étudiant africain à intégrer une université états-unienne.

Toujours selon Reuters, Muliro aurait également déclaré vouloir envoyer une délégation aux États-Unis pour enquêter sur les étudiants kenyans ayant reçu des « présents » de la part des États-Uniens et pour « s’assurer que les cadeaux faits aux étudiants à l’avenir [soient] gérés par des personnes sincèrement soucieuses du développement du Kenya. »

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La CIA habría reclutado a Tom Mboya en el marco de un programa llamado « liberación selectiva », programa generosamente financiado por la CIA y cuyo objetivo era aislar al presidente Kenyatta, quien fue el fundador de la República de Kenia, y considerado por la agencia de espionaje estadounidense como una persona de « no confianza ».

Mboya reçut à l’époque une subvention de 100 000 dollars de la part de la Fondation Joseph P. Kennedy, dans le cadre du programme d’invitation d’étudiants africains, après avoir refusé la même offre de la part du Département d’État. À l’évidence, Mboya s’inquiétait des soupçons qu’aurait éveillés une assistance états-unienne directe chez les politiques kenyans procommunistes, déjà suspicieux de ses liens avec la CIA. Le programme fut financé par la Fondation Joseph P. Kennedy et par la Fondation des étudiants afro-américains. Obama senior ne faisait pas partie du premier groupe acheminé par avion aux États-Unis mais de l’un des suivants. Ce programme d’aide aux étudiants africains, organisé par Mboya en 1959, incluait des étudiants originaires du Kenya, de l’Ouganda, du Tanganyika, de Zanzibar, de la Rhodésie du Sud et du Nord et au Nyassaland (l’actuel Malawi).

Reuters rapporte également que Muliro accusait le favoritisme présidant à la sélection des bénéficiaires de l’aide états-unienne « de perturber et d’aigrir les autres étudiants africains. »Muliro affirmait que « l’avantage était donné aux tribus majoritaires [les Kikuyus et les Luo] et que de nombreux étudiants sélectionnés par les États-Unis avaient échoué aux examens d’admission alors que d’autres étudiants non-sélectionnés faisaient état de meilleures recommandations. »

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Enviado a Hawai por la CIA, Barack Obama senior, es decir el padre del actual presidente de los EEUU, Barack Obama junior, llevando las tradicionales flores en el cuello símbolo de bienvenida en la isla, se deja fotografiar en compañía de Stanley Dunham (a la izquierda de Obama senior), es decir el abuelo materno del presidente Barack Obama.

Obama senior était l’ami de Mboya et originaire de la tribu des Luo. Après l’assassinat de Mboya en 1969, Obama senior témoigna au procès du meurtrier présumé. Obama senior affirma avoir été la cible d’une tentative de meurtre en pleine rue après sa comparution au tribunal.

Obama senior quitta Hawaii pour Harvard en 1962 et divorça de Dunham en 1964. Il épousa une étudiante de Harvard, Ruth Niedensand, une Etats-unienne juive, avec qui il retourna au Kenya et eut deux enfants. Leur union se termina également par un divorce. Obama senior travailla au ministère des Finances et au ministère des Transports kenyans ainsi qu’au sein d’une compagnie pétrolière. Obama senior se tua dans un accident de voiture en 1982 ; les principaux hommes politiques kenyans assistèrent à ses funérailles, dont Robert Ouko, qui deviendra ministre des Transports et sera assassiné en 1990.

Les documents de la CIA indiquent que Mboya était un important agent d’influence pour le compte de la CIA, non seulement au Kenya mais dans toute l’Afrique. D’après un rapport hebdomadaire secret de la CIA (CIA Current Intelligence Weekly Summary) en date du 19 novembre 1959, Mboya était chargé de surveiller les extrémistes lors de la deuxième Conférence panafricaine de Tunis (All-Africa People’s Conference, AAPC). Le document rapporte que « de sérieuses frictions[s’étaient] développées entre le Premier ministre du Ghana, Kwame Nkrumah, et le nationaliste kenyan Tom Mboya qui [avait] activement participé en décembre [1958] à la surveillance des extrémistes lors de la première Conférence panafricaine à Accra. » Les termes « activement participé » semblent indiquer que Mboya coopérait avec la CIA, dont le rapport fut établi par ses agents sur le terrain à Accra et à Tunis. C’est pendant cette période de « collaboration » avec la CIA à Accra et à Tunis que Mboya alloua à Obama senior une bourse d’études et lui offrit la possibilité de s’expatrier et d’entrer à l’Université de Hawaii, où il rencontra et épousa la mère de l’actuel président des États-Unis.

Dans un rapport hebdomadaire secret de la CIA plus ancien, daté du 3 avril 1958, apparaissent ces mots : « [Mboya] reste l’un des dirigeants africains les plus prometteurs. » La CIA, dans un autre rapport hebdomadaire secret, daté du 18 décembre 1958, qualifie le nationaliste kenyan MBoya de« jeune porte-parole capable et dynamique » lors de sa participation aux débats de la Conférence panafricaine ; il fut perçu comme un opposant aux « extrémistes » tels que Nkrumah, soutenu par« les représentants sino-soviétiques. »

Dans un document de la CIA déclassifié sur la Conférence panafricaine de 1961, le conservatisme de Mboya, à l’instar de celui du Tunisien Taleb Slim, est clairement défini comme le contrepoids à la politique de gauche du clan Nkrumah. Les procommunistes avaient été élus à la tête du comité organisateur de la Conférence panafricaine lors de la conférence du Caire en 1961, à laquelle assista Mboya. Dans le rapport de la CIA, le nom de plusieurs de ces dirigeants sont cités : celui du Sénégalais Abdoulaye Diallo, le Secrétaire général de la Conférence panafricaine, de l’Algérien Ahmed Bourmendjel, de l’Angolais Mario de Andrade, de Ntau Mokhele du Basutoland (ex-Lesotho), du Camerounais Kingue Abel, d’Antoine Kiwewa du Congo belge (l’actuelle RDC), du Ghanéen Kojo Botsio, du Guinéen Ismail Touré, de T. O. Dosomu Johnson du Liberia, du Malien Modibo Diallo, du Marocain Mahjoub Ben Seddik, de Djibo Bakari du Niger, de Tunji Otegbeya du Nigeria, de Kanyama Chiume du Nyassaland, du Somalien Ali Abdullahi, du Sud-Africain Tennyson Makiwane, et de Mohamed Fouad Galal des Émirats arabes unis.

Les seuls participants ayant reçu l’approbation de la CIA furent Mboya (dont tout porte à croire qu’il était un indicateur de la CIA), Joshua Nkomo, originaire de Rhodésie du Sud, B. Munanka du Tanganyika, le Tunisien Abdel Magid Shaker et l’Ougandais John Kakongé.

Nkrumah sera finalement limogé en 1966, après un coup d’État militaire organisé par la CIA, alors qu’il effectuait une visite d’État en Chine et au Nord-Viêt-Nam. Cette opération fut mise en œuvre un an après celle que l’Agence mena contre le président Sukarno, autre coup d’État militaire dans lequel la famille maternelle d’Obama joua un rôle. Certains éléments donnent à penser que l’assassinat de Mboya en 1969 fut organisé par des agents chinois agissant pour le compte des factions gouvernementales chargées par le président kenyan, Jomo Kenyatta, de lutter contre Mboya et par là même, d’éliminer un homme politique africain pro-états-unien de premier plan. Toutes les ambassades de Nairobi avaient mis leurs drapeaux en berne en hommage à Mboya, sauf une, celle de la République populaire de Chine.

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Jomo Kenyatta, primer presidente de Kenia después de salir del colonialismo.

L’influence qu’exerça Mboya sur le régime de Kenyatta se prolongera longtemps après sa mort, quand Obama senior était toujours en vie. En 1975, Josiah Kariuki, un socialiste membre du parti KANU (parti dont il aida à la mise en place avec Mboya et Obama senior) était assassiné. Après ce meurtre, Kenyatta renvoya du gouvernement trois ministres insoumis qui « étaient liés personnellement soit à Kariuki, soit à Mboya. » Cette information fut d’abord classée secrète (niveau de classification Umbra) ; elle apparait dans plusieurs notes de service de la CIA au Moyen-Orient, en Afrique et en Afrique du Sud. Elle fut par la suite diffusée sur le réseau COMINT le 24 juin 1975. Les renseignements figurant dans ce rapport, comme le montre son niveau de classification, proviennent d’écoutes effectuées par le ministère de l’Intérieur kenyan. Personne n’a jamais été accusé du meurtre de Kariuki.

La mise sur écoute des associés de Mboya et de Kariuki est une preuve que la NSA et la CIA maintinrent leur surveillance sur Barack Obama senior ; un individu, en sa qualité de ressortissant étranger aux États-Unis, qui était susceptible d’être soumis occasionnellement à la mise sur écoute légale, dont se chargent la NSA et le Government Communications Headquarters (GCHQ, le service de renseignement électronique du gouvernement britannique).

[1] « L’USAID et les réseaux terroristes de Bush », par Edgar González Ruiz, Réseau Voltaire, 17 août 2004.

[2] « La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 5 et 19 avril 2004.

[3] « 1965 : Indonésie, laboratoire de la contre-insurrection », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 25 mai 2004.

Dans la seconde partie de son enquête, Wayne Madsen s’intéresse à la biographie de la mère et du beau-père du Président Barack Obama. Il retrace leur parcours en tant qu’agents de la CIA d’abord à l’Université de Hawaii, où s’élaboraient quelques-uns des projets les plus sombres de l’Agence, puis en Indonésie, alors que les États-Unis préparaient un immense massacre de sympathisants communistes. Leur carrière s’inscrit dans cette période qui vit les débuts de la mondialisation en Asie et dans le reste du monde. À la différence de la dynastie Bush, Barack Obama a su cacher ses propres liens avec la CIA et en particulier, ceux de sa famille, jusqu’à aujourd’hui. Madsen conclut par cette question : « Que cache encore Barack Obama ? »

Dans la première partie de ce dossier spécial, le Wayne Madsen Report (WMR) révélait les liens entre Barack Obama senior et le convoyage aérien entre l’Afrique et les États-Unis d’un groupe de 280 étudiants originaires d’Afrique du Sud et des nations d’Afrique de l’Est indépendantes ou sur le point de le devenir. En leur attribuant des diplômes universitaires, les États-Unis s’assuraient la sympathie des heureux élus et espéraient contrer les projets similaires que mettaient en œuvre l’Union soviétique et la Chine. Barack Obama senior fut le premier étudiant étranger à s’inscrire à l’Université de Hawaii. Obama senior et la mère de Barack Obama, Ann Stanley Dunham, se rencontrèrent en cours de russe en 1959 ; ils se marièrent en 1961.

Le programme d’invitation d’étudiants africains était géré par le leader nationaliste Tom Mboya ; il était le mentor et ami d’Obama senior, et comme lui originaire de la tribu des Luo. Les documents de la CIA cités dans la première partie de ce dossier établissaient la collaboration active de Mboya avec la CIA dans le but d’empêcher les nationalistes prosoviétiques et prochinois de prendre l’ascendant sur les mouvements nationalistes panafricains dans les milieux politique, étudiant et ouvrier.

L’un des opposants les plus acharnés de Mboya était le premier Président de la République du Ghana, Kwame Nkrumah, renversé en 1966 lors d’une opération montée par la CIA. L’année suivante, Barack Obama et sa mère rejoignirent Lolo Soetoro en Indonésie. Soetoro avait rencontré Ann Dunham en 1965 à l’Université de Hawaii, alors que le jeune Barack était âgé de quatre ans.

En 1967 donc, Barack et sa mère s’installaient à Jakarta. En 1965, Lolo Soetoro avait été rappelé par le général Suharto pour servir dans le haut-commandement militaire et aider à la planification, avec le soutien de la CIA, du génocide d’Indonésiens et de Sino-indonésiens procommunistes à travers tout le pays. Suharto consolida son pouvoir en Indonésie en 1966, l’année même où Mboya aida la CIA à trouver les soutiens nécessaires parmi les nationalistes panafricains pour renverser le Président Nkrumah au Ghana.

L’East-West Center de l’Université de Hawaii et le coup d’État de la CIA contre Sukarno

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Liens entre les diverses institutions et la CIA.

Ann Dunham rencontra Lolo Soetoro à l’East-West Center de l’Université de Hawaii. Ce centre était lié depuis longtemps aux activités de la CIA dans la zone Asie / Pacifique. En 1965, l’année où Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, un nouveau doyen fut nommé à l’East-West Center : Howard P. Jones, qui avait été l’ambassadeur des États-Unis en Indonésie lors de sept années capitales pour le pays entre 1958 et 1965. Jones était présent à Jakarta quand Suharto et ses officiers agissant pour le compte de la CIA planifièrent le renversement de Sukarno, accusé, à l’instar du PKI (le Parti communiste indonésien), d’être allié à la Chine [1].

Le 10 octobre 1965, alors qu’il était le doyen de l’East-West Center, Jones publia un article pour leWashington Post dans lequel il prenait la défense de Suharto dans le coup d’État contre Sukarno. Le Post l’invitait à commenter ce coup d’État, décrit comme un « contre-coup d’État » pour reprendre le pouvoir aux mains des communistes. Jones déclarait que Suharto n’avait fait que répondre à un putsch communiste contre Sukarno mené par le Lieutenant-colonel Untung, « un capitaine de bataillon relativement inconnu, en poste dans la garde présidentielle. »

Jones, dont les propos reflètent le contenu des rapports de la CIA issus de l’ambassade des États-Unis à Jakarta, poursuivait son article en affirmant que le prétendu putsch communiste du 30 septembre 1965 « était tout près de réussir, après le meurtre de six officiers du haut-commandement. Il aurait bien pu réussir si le ministre de la Défense Nasution et un certain nombre d’autres généraux n’avaient pas réagi suffisamment rapidement pour organiser un contre-putsch spectaculaire. » Bien entendu, ce dont Jones se garda d’informer les lecteurs duPost était que Suharto avait fortement bénéficié du soutien de la CIA.

Ni Sukarno ni le gouvernement indonésien, au sein duquel siégeaient les leaders de deuxième et de troisième rang du PKI, ne reprochèrent aux communistes ces assassinats. On ne peut pas exclure l’hypothèse que ces meurtres soient une opération sous fausse bannière organisée par la CIA et Suharto, destinée à porter les accusations sur le PKI. Deux jours après le putsch de Suharto, les participants à une manifestation orchestrée par la CIA incendièrent le quartier général du PKI à Jakarta. En défilant devant l’ambassade états-unienne, qui abritait également une antenne de la CIA, ils scandaient les mots : « Longue vie aux États-Unis ! »

Untung déclara quant à lui que, lorsqu’il réalisa que Suharto et la CIA préparaient le coup d’État pour le jour de parade de l’armée indonésienne, le 5 octobre 1965, Sukarno et lui, suivis des militaires leur étant restés fidèles, passèrent les premiers à l’action. Jones répondit qu’il voyait dans cette version « la traditionnelle propagande communiste. » Suharto s’engagea contre Sukarno le 1er octobre. Jones répéta « qu’il n’y avait pas une once de vérité dans l’accusation portée contre la CIA d’avoir agi contre Sukarno. » Les historiens ont prouvé le contraire. Jones accusait les communistes de profiter de la santé fragile de Sukarno pour exclure tout candidat susceptible de lui succéder. Leur but, toujours selon Jones, était d’imposer D. N. Aidit, le chef du PKI, à la succession de Sukarno. Sukarno ne mourut qu’en 1970, alors qu’il se trouvait en résidence surveillée.

Un document de la CIA, auparavant classé secret et non daté, mentionne que « Sukarno[souhaitait] revenir à la configuration d’avant-putsch. Il [refusait] d’accuser le PKI et le Mouvement de 30 septembre [du Lieutenant-colonel Untung] ; il [appela] plutôt à l’unité du peuple indonésien et [dissuada] les velléités de vengeance. Mais il ne [parvint] pas à empêcher l’armée de poursuivre ses opérations contre le PKI ; il [agit] même dans leur sens en nommant le général Suharto à la tête de l’armée. » Suharto et le beau-père de « Barry » Obama Soetoro, Lolo Soetoro, ignorèrent les appels de Sukarno à l’apaisement, comme le découvriraient très vite les Indonésiens.

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Après l’échec du coup d’État militaire attribué aux officiers des mouvances de gauche en 1965, Suharto (à gauche) déclencha de sanglantes purges anticommunistes au cours desquelles un million de civils furent tués.

Le massacre des populations sino-indonésiennes par Suharto est évoqué dans les documents de la CIA au travers de la description du parti Baperki : « Les sympathisants du parti de gauche Baperki, très implanté dans les zones rurales, sont majoritairement d’origine sino-indonésienne. » Une note déclassifiée de la CIA, datée du 6 octobre 1966, démontre l’étendue du contrôle et de la supervision exercés par la CIA dans le coup d’État contre Sukarno ; de nombreux agents servaient d’intermédiaires avec les unités armées de Suharto postées aux abords du palais présidentiel à Bogor et de diverses ambassades dans tout le pays, dont le consulat des États-Unis à Medan. Ce consulat surveillait les sympathisants de gauche dans cette ville de l’île de Sumatra et, selon un mémo de la CIA du 2 octobre 1965, porta à la connaissance de l’Agence le fait que « le consul soviétique disposait d’un avion prêt à évacuer les citoyens soviétiques de Sumatra. » La note du 6 octobre recommandait également d’empêcher Untung de recueillir trop de soutien parmi les populations de l’intérieur de l’île de Java.

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Ann Dunham Soetero « gagnant les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais dans le village de Kajar.

Un rapport hebdomadaire déclassifié de la CIA concernant l’Indonésie, daté du 11 août 1967 et intitulé « Le Nouvel ordre en Indonésie », fait apparaître qu’en 1966, l’Indonésie restructura son économie pour remplir les conditions d’attribution de l’aide du FMI. Dans ce rapport, la CIA se réjouissait du nouveau triumvirat installé au pouvoir en Indonésie en 1967 : Suharto, le ministre des Affaires étrangères, Adam Malik, et le Sultan de Jogjakarta [2], qui était aussi ministre de l’Économie et des Finances. La CIA se félicitait également de l’interdiction du PKI, mais concédait qu’il « rassemblait néanmoins de nombreux partisans à l’est et au centre de Java » ; c’est dans cette région que, par la suite, Ann Dunham Soetoro concentrerait ses activités pour le compte de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), la Banque mondiale et la Fondation Ford, des sociétés écrans de la CIA. Sa mission était de « gagner les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais.

Dans une note déclassifiée de la CIA du 23 juillet 1966, le parti musulman Nahdatul Ulama (NU), le parti le plus puissant en Indonésie, est clairement vu comme un allié naturel des États-Unis et du régime de Suharto. Le rapport établit que Suharto bénéficia d’une assistance pour renverser les communistes pendant la période de contre-putsch, notamment là où le NU était le mieux implanté : à l’est de Java, au nord de Sumatra et dans plusieurs zones de l’île de Bornéo. Une autre note déclassifiée de la CIA, datée du 29 avril 1966, fait référence au PKI : « Les extrémistes musulmans ont surpassé l’armée à bien des égards en traquant et en tuant les membres du [PKI]et d’autres groupes affiliés servant de couverture. »

Dunham et Barry Soetoro à Jakarta et les activités secrètes de l’USAID

Enceinte de Barack Obama, Dunham abandonna en 1960 ses études à l’Université de Hawaii. Barack Obama senior quitta Hawaii en 1962 pour étudier à Harvard. Dunham et Obama senior divorcèrent en 1964. À l’automne 1961, Dunham s’inscrivit à l’Université de Washington et éleva son enfant. Elle réintégra l’Université de Hawaii entre 1963 et 1966. Lolo Soetoro, qui s’unit à Dunham en mars 1965, quitta Hawaii pour l’Indonésie le 20 juillet 1965, trois mois avant les opérations de la CIA contre Sukarno. Il est clair que Soetoro, promû colonel par Suharto, était rappelé à Jakarta pour participer au coup d’État contre Sukarno, des troubles qui causèrent la mort d’environ un million d’Indonésiens parmi les populations civiles. Le Président Obama préfèrerait que la presse ignore ce passé ; c’est bien ce qu’elle a fait pendant la campagne des primaires et de l’élection présidentielle de 2008.

En 1967, après son arrivée en Indonésie avec Obama junior, Dunham enseigna l’anglais à l’ambassade états-unienne de Jakarta, où se trouvait l’une des antennes de la CIA les plus importantes en Asie, relayée par d’importants bureaux situés à Surabaya, à l’est de Java, et à Medan, sur l’île de Sumatra. Jones quitta son poste de doyen à l’Université de Hawaii en 1968.

En fait, la mère d’Obama enseignait l’anglais pour le compte de l’USAID, une vaste organisation qui servait de couverture aux activités secrètes de la CIA en Indonésie et dans toute l’Asie du Sud-Est, en particulier au Laos, au Sud-Viêt Nam et en Thaïlande. Le programme de l’USAID est connu sous le nom de Lembaga Pendidikan Pembinaan Manajemen. Bien que son fils et les gens qui l’ont côtoyée à Hawaii décrivent Dunham comme un esprit libre et une « enfant des sixties », les activités qu’elle a exercées en Indonésie viennent contredire la thèse qui fait d’elle une « hippy. »

L’apprentissage du russe que suivit Dunham à Hawaii a dû se révéler très utile à la CIA en Indonésie. Dans une note déclassifiée, datée du 2 août 1966, son auteur, le Secrétaire général du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Bromley Smith, relatait qu’à l’instar du Japon, de l’Europe occidentale, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Malaisie et des Philippines, l’Union soviétique et ses alliés en Europe de l’Est avaient bien accueilli la nouvelle du putsch de Suharto car il créait une Indonésie non-alignée qui « représentait un contrepoids en Asie face à la Chine communiste. » Des archives prouvent que, comme Ann Dunham, plusieurs agents de la CIA, en poste à Jakarta avant et après le coup d’État de 1965, parlaient couramment le russe.

Lorsqu’elle séjourna en Indonésie, puis au Pakistan, Dunham Soetoro travailla pour la Fondation Ford, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la banque Rakyat (la banque publique indonésienne, propriété du gouvernement) et l’USAID.

L’USAID fut impliquée dans des opérations secrètes de la CIA en Asie de Sud-Est. Le 9 février 1971, le Washington Star publia l’information selon laquelle les responsables de l’USAID au Laos savaient que le riz dont l’USAID approvisionnait l’armée laotienne était revendu à l’armée nord-vietnamienne au Laos même. Le rapport révèle que les États-Unis toléraient la revente du riz de l’USAID car l’armée laotienne n’avait ainsi plus à craindre les attaques du Nord-Vietnam et de leurs alliés communistes du Pathet Lao. L’USAID et la CIA utilisaient l’approvisionnement de riz pour obliger les tribus Méo du Laos à rejoindre le camp des États-Unis dans la guerre contre les communistes. Des fonds de l’USAID étaient destinés à venir en aide aux civils blessés et à instaurer un système d’assurance-maladie au Laos ; ils furent détournés et utilisés à des fins militaires.

En 1971, le Centre d’études vietnamiennes à l’Université de l’Illinois à Carbondale, financé par l’USAID, fut accusé d’être une société écran de la CIA. Les projets financés par l’USAID par le biais du Consortium des universités du Midwest pour les activités internationales (Midwest Universities Consortium for International Activities, MUCIA), qui inclut les Universités de l’Illinois, du Wisconsin, du Minnesota, de l’Indiana, et du Michigan, furent soupçonnés d’être des projets secrets de la CIA. Parmi ceux-ci, figuraient les programmes « d’éducation agraire » en Indonésie et d’autres projets en Afghanistan, au Mali, au Népal, au Nigeria, en Thaïlande et au Sud-Viêt Nam. Ces accusations furent émises en 1971, quand Ann Dunham travaillait pour l’USAID en Indonésie.

Dans un article du 10 juillet 1971, le New York Times accusait l’USAID et la CIA d’avoir « perdu » 1,7 milliards de dollars dévolus au programme CORDS (Civil Operations and Revolutionary Development Support). Ce programme faisait partie de l’Opération Phénix, dans le cadre de laquelle la CIA procéda à la torture et à l’assassinat de nombreux civils, patriarches et moines bouddhistes dans les villages du Sud-Viêt Nam [3]. Des sommes d’argent en provenance de l’USAID furent également reçues par une ligne aérienne détenue par la CIA en Asie du Sud-Est, Air America. En Thaïlande, le financement par l’USAID du Programme de développement rural accéléré (Accelerated Rural Development Program) cachait en fait les opérations de lutte contre l’insurrection communiste. De même, en 1971, dans les mois précédant le déclenchement de la troisième guerre indo-pakistanaise, les fonds de l’USAID destinés aux projets de travaux publics dans l’est du Pakistan furent utilisés pour la consolidation militaire des frontières avec l’Inde. Ces détournements étaient contraires à la loi états-unienne qui interdit l’utilisation des fonds de l’USAID pour des programmes militaires.

En 1972, dans un entretien avec Metromedia News, le directeur de l’USAID, le Docteur John Hannah admit que la CIA se servait de l’USAID comme société écran pour ses opérations secrètes au Laos. Hannah affirmait que l’USAID était une société écran uniquement au Laos. Pourtant, l’USAID s’est avérée servir de couverture également en Indonésie, aux Philippines, au Sud-Viêt Nam, en Thaïlande et en Corée du Sud. Les projets de l’USAID en Asie du Sud-Est devaient être approuvés par le SEADAG (Southeast Asian Development Advisory Group), un groupe élaborant des projets publics en Asie, qui devait en réalité se ranger derrière l’avis de la CIA.

En 1972, il fut prouvé que le programme Food for Peace, administré par l’USAID et le Département de l’agriculture états-unien, reçut un financement à visée militaire pour des projets au Cambodge, en Corée du Sud, en Turquie, au Sud-Viêt Nam, en Espagne, à Taïwan et en Grèce. En 1972, l’USAID ne fit parvenir de l’argent que dans les zones méridionales du Nord-Yémen, dans le but d’armer les forces nord-yéménites contre le gouvernement du Sud-Yémen, alors dirigé par les socialistes, opposés à l’hégémonie états-unienne dans la région.

L’une des institutions affiliées aux travaux de l’USAID en Indonésie était la Fondation Asie (Asia Foundation), créée dansles années 1950 avec l’aide de la CIA pour contrer l’expansion du communisme en Asie. La pension de l’East-West Center à l’Université de Hawaii était financée par la Fondation Asie. Obama senior séjourna dans cette pension à son arrivée du Kenya, après avoir bénéficié du programme d’aide aux étudiants africains organisé par l’un des agents d’influence de la CIA en Afrique, Tom Mboya.

Dunham séjourna également au Ghana, au Népal, au Bangladesh, en Inde et en Thaïlande dans le cadre de projets de microfinancement. En 1965, Barack Obama senior quitta Harvard et retourna au Kenya, accompagné de sa nouvelle épouse états-unienne. Obama senior reprit contact avec son vieil ami, le « golden boy » de la CIA Tom Mboya, et avec d’autres hommes politiques d’origine Luo, la tribu d’Obama senior. Philip Cherry dirigea l’antenne de la CIA à Nairobi de 1964 à 1967. En 1975, il fut nommé à la tête de l’antenne de la CIA à Dacca au Bangladesh. L’ambassadeur états-unien au Bangladesh de l’époque, Eugene Booster, accusa Cherry d’être impliqué dans l’assassinat du premier Président du Bangladesh, Sheik Mujiur Rahman, et d’autres membres de sa famille. L’exécution de la famille présidentielle bangladaise auraient vraisemblablement été ordonnée par le Secrétaire d’État Henry Kissinger. Le Bangladesh constituait également une étape sur l’itinéraire qu’Ann Dunham suivait pour le compte de la CIA dans le cadre de projets de micro et de macro-financement.

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Obama et ses grands-parents maternels, Madelyn et Stanley Dunham, en 1979. Sa grand-mère fut vice-présidente de la Banque de Hawaii, une institution bancaire utilisée par diverses sociétés écrans de la CIA.

Les banques de la CIA et Hawaii

Ann Dunham resta en Indonésie quand le jeune Obama retourna à Hawaii en 1971 ; elle confia son fils à sa mère, Madelyn Dunham. Cette dernière fut la première femme à occuper le poste de vice-président de la Banque de Hawaii à Honolulu. Diverses sociétés écrans de la CIA utilisaient alors la Banque de Hawaii. Madelyn Dunham s’occupait de la gestion des comptes cachés que la CIA utilisait pour les transferts de fonds au bénéfice des dictateurs en place en Asie, tels que le Président de la République des Philippines, Ferdinand Marcos, le Président de la République du Viêt Nam, Nguyen Van Thiêu, et le Président de la République d’Indonésie, le général Suharto. En effet, la Banque de Hawaii se chargeait du blanchiment d’argent de la CIA, afin de dissimuler le soutien qu’accordait la CIA à ses leaders politiques préférés dans la région Asie-Pacifique.

À Honolulu, l’une des sociétés bancaires les plus utilisées par la CIA pour le blanchiment d’argent était la BBRDW (Bishop, Baldwin, Rewald, Dillingham & Wong). En 1983, la CIA donna son accord pour la liquidation de la BBRDW, soupçonnée de n’être qu’une chaîne de Ponzi. À cette occasion, le sénateur Daniel Inouye — membre du Comité du renseignement du Sénat états-unien (US Senate Select Committee on Intelligence) et l’un des meilleurs amis au parlement de l’ancien sénateur de l’Alaska, Ted Stevens — déclara que le rôle de la CIA dans la BBRDW était « insignifiant. » Plus tard, on découvrit qu’Inouye mentait. En fait, la BBRDW était largement impliquée dans le financement des activités secrètes de la CIA dans toute l’Asie, dont celles d’espionnage industriel au Japon, de vente d’armes aux guérillas anticommunistes des Moudjahidine afghans et à Taïwan. John C. « Jack » Kindschi était l’un des dirigeants de la BBRDW ; avant de partir à la retraite en 1981, il fut chef de poste de la CIA à Honolulu. Le diplôme universitaire ornant le mur du bureau du président de la BBRDW, Ron Rewald, était un faux, fourni par les experts en falsification de la CIA ; son nom fut également ajouté aux archives des anciens étudiants.

Le passé de la BBRDW fut réécrit par la CIA pour faire croire à la présence de cette banque à Hawaii dès l’annexion de l’archipel en tant que territoire des États-Unis [4]. Le Président Obama se bat actuellement contre les accusations selon lesquelles ses diplômes et ses notes de cours seraient des faux, tout comme le seraient son numéro de sécurité sociale établi dans le Connecticut et certains éléments qui agrémentent son CV. La découverte des documents falsifiés de la BBRDW serait-elle à l’origine des questions qui font surface à propos du passé de Barack Obama ?

La BBRDW était installée dans le quartier d’affaires d’Honolulu, près du siège de la Banque de Hawaii, là où étaient détenus les comptes cachés de la CIA gérés par Madelyn Dunham, la grand-mère d’Obama. La Banque de Hawaii s’occupa de très nombreuses transactions financières secrètes opérées par la BBRDW.

Obama-Soetoro et « les années de tous les dangers » [5] à Jakarta

Il est clair qu’Ann Dunham Soetoro et son mari indonésien, Lolo Soetoro, le beau-père du Président Obama, étaient très étroitement liés aux activités de la CIA visant à neutraliser l’influence sino-soviétique en Indonésie pendant « les années de tous les dangers » après l’éviction de Sukarno. Le Wayne Madsen Report a découvert que des agents de haut-rang de la CIA furent nommés officiellement et officieusement à des postes de couverture en Indonésie pendant la même période, des couvertures fournies, entres autres, par l’USAID, les Peace Corps et l’USIA (US Information Agency).

L’un des contacts les plus proches de Suharto à la CIA était Kent B. Crane, qui avait figuré parmi les agents de la CIA en poste à l’ambassade états-unienne à Jakarta. Crane était si proche de Suharto, qu’après « son départ à la retraite » de la CIA, il aurait été l’un des rares hommes d’affaires « privés » à obtenir un passeport diplomatique indonésien du gouvernement Suharto. La société de Crane, le Crane Group, fournissait des armes de petit calibre aux forces militaires états-uniennes, indonésiennes et d’autres pays. Crane fut le conseiller aux Affaires étrangères du vice-président des États-Unis, Spiro Agnew ; il fut par la suite nommé ambassadeur des États-Unis en Indonésie par le Président Ronald Reagan. Cette nomination resta lettre morte à cause de ses liens suspects avec Suharto. John Holdridge, un proche de Kissinger, fut nommé à sa place ; à son départ de Jakarta, c’est Paul Wolfowitz qui le remplaça.

Les protégés de Suharto, parmi lesquels comptaient aussi Mokhtar et James Riady de Lippo Group, se virent accusés d’avoir injecté plus d’un million de dollars par le biais de contributions étrangères illégales vers les comptes de campagne de Bill Clinton en 1992. À deux reprises, le Président Obama a repoussé sa visite officielle en Indonésie ; peut-être craint-il l’intérêt que pourrait éveiller un tel déplacement sur les liens de sa mère et de son beau-père avec la CIA ?

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Ann Dunham en visite dans un élevage de canards à Bali, officiellement dans le cadre de son travail pour développer des programmes de crédit bancaire aux petites entreprises.

Dans les années 1970 et 1980, Dunham s’occupait de projets de microcrédit en Indonésie pour la Fondation Ford, l’East-West Center et l’USAID. Le Docteur Gordon Donald junior était l’une des personnes en poste à l’ambassade des États-Unis. Il aida à protéger les bâtiments de l’ambassade lors des violentes manifestations étudiantes anti-états-uniennes pendant la période du putsch contre Sukarno. Rattaché au Bureau des affaires économiques, Donald était responsable du programme de microfinancement de l’USAID destiné aux paysans indonésiens ; c’est sur ce même programme que Dunham travailla en collaboration avec l’USAID dans les années 1970, après avoir enseigné l’anglais en Indonésie, toujours pour le compte de l’USAID. Dans l’ouvrage Who’s Who in the CIA, publié en 1968 en Allemagne de l’Ouest, Donald est décrit comme un agent de la CIA, ayant également été en poste à Lahore au Pakistan, une ville dans laquelle Dunham séjournerait plus tard, dans une suite de l’hôtel Hilton, pour mener les projets de microfinancement pour la Banque asiatique de développement, durant cinq ans.

Parmi les hommes en poste à Jakarta, le Who’s Who in the CIA fait apparaitre Robert F. Grealy ; il deviendrait par la suite le directeur des relations internationales dans la zone Asie-Pacifique chez J. P. Morgan Chase, puis le directeur de la Chambre de commerce pour les États-Unis et l’Indonésie. Le Pdg de J. P. Morgan Chase, Jamie Dimon, a en outre récemment été cité comme un remplaçant potentiel de Richard Geithner, le Secrétaire du Trésor, dont le père, Peter Geithner, travaillait à la Fondation Ford et avait le dernier mot pour l’attribution des fonds destinés aux projets de microfinancement de Dunham.

Les projets inavouables de la CIA et Hawaii

Alors qu’elle séjournait au Pakistan, Ann Dunham reçut la visite de son fils Barack en 1980 et en 1981. Obama se rendit par la même occasion à Karachi, à Lahore et dans la ville indienne d’Hyderabad. Pendant cette même période, la CIA intensifiait ses opérations en Afghanistan depuis le territoire pakistanais.

Le 31 janvier 1981, le directeur-adjoint du Bureau des recherches et des rapports de la CIA (ORR, Office of Research and Reports) transmit au directeur de la CIA, Allen Dulles, une longue note, classée secret, code NOFORN [6], et aujourd’hui déclassifié. Il y fait le rapport d’une mission de collecte de renseignements diligentée entre le 17 novembre et le 21 décembre 1957 en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.

Le chef de l’ORR y évoquait sa rencontre avec l’équipe du général à la retraire Jesmond Balmer, alors haut-responsable de la CIA à Hawaii, au sujet de la demande formulée par le chef de l’US Pacific Command pour « la collecte de nombreuses informations nécessitant de longues recherches. » Le chef de l’ORR mentionnait ensuite les recherches effectuées par la CIA pour recruter « des étudiants sinophones de l’Université de Hawaii capables de mener à bien des missions de renseignement. » Il abordait ensuite les débats qui s’étaient tenus lors d’un séminaire sur le contre-espionnage de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est qui eut lieu à Baguio entre le 26 et 29 novembre 1957. Le Comité économique avait d’abord discuté des « fonds pour le développement économique » destinés à combattre « les activités de subversion exercées par le bloc sino-soviétique dans la région », avant « d’envisager toutes les réactions susceptibles d’être mises en œuvre. »

Les délégations thaïlandaise et philippine firent beaucoup d’efforts pour obtenir le financement états-unien d’un fonds de développement économique, qui aurait enclenché d’autres projets de l’USAID dans la région, du même type que ceux dans lesquels Peter Geithner et la mère de Barack Obama s’investissaient intensément.

Une importante littérature existe sur les aspects géopolitiques des opérations secrètes de la CIA menées depuis l’Université de Hawaii ; il n’en est pas de même pour les éléments les plus inavouables de la collecte de renseignements et des opérations de type MK-ULTRA, qui n’ont pas été associées de manière systématique à l’Université de Hawaii.

Plusieurs notes déclassifiées de la CIA, datées du 15 mai 1972, font référence à l’implication du département de la Défense ARPA (Advanced Research Projects Agency) et de l’Université de Hawaii dans un programme d’études comportementales de la CIA. Ces mémos furent rédigés par Bronson Tweedy, alors directeur-adjoint de la CIA, le directeur du PRG (Program Review Group) de l’US Intelligence Community et le directeur de la CIA, Robert Helms. Ces mémos ont pour thème « les recherches menées par l’ARPA concernant le renseignement. » La note provenant du directeur du PRG aborde une conférence à laquelle participa le Lieutenant-colonel Austin Kibler, le directeur des études comportementales de l’ARPA, le 11 mai 1972. Kibler supervisait les recherches de l’ARPA sur les modifications comportementales et la surveillance à distance. Les mémos du directeur du PRG évoquent plusieurs hauts-responsables : Edward Proctor, le directeur-adjoint en charge du renseignement à la CIA, Carl Duckett, le directeur-adjoint en charge des sciences et des technologies à la CIA et John Huizenga, le directeur de l’Office of National Estimates [7].

En 1973, après que James Schlesinger, alors directeur de la CIA, ordonna une enquête administrative sur tous les programmes de la CIA, l’Agence produisit un éventail de documents sur divers programmes, désigné par l’expression « bijoux de famille. » La plupart de ces documents furent publiés en 2007 ; en même temps, on apprenait que Helms avait donné l’ordre au Docteur Sidney Gottlieb de détruire les documents portant sur les recherches qu’il menait ; ce dernier était le directeur du projet MK-ULTRA, un programme de recherche de la CIA sur les modifications comportementales, le lavage de cerveau et l’injection de drogues. Dans un mémo rédigé par l’agent de la CIA Ben Evans et adressé à William Colby, le directeur de la CIA, daté du 8 mai 1973, Duckett confiait son avis : « Il serait mal venu que M. le Directeur se déclare au courant de ce programme », désignant les expérimentations menées par Gottlieb pour le projet MK-ULTRA.

Après la publication des « bijoux de famille », plusieurs membres de l’administration du Président Gerald Ford, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, s’assurèrent qu’aucune révélation ne soit faite à propos des programmes de modifications comportementales et psychologiques, parmi lesquels figuraient les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE.

Plusieurs mémos du 15 mai 1972 font référence au projet SCANATE, initié la même année. Il s’agit de l’un des premiers programmes de recherche de la CIA sur la guerre psychologique, en particulier, sur l’utilisation de psychotropes à des fins de surveillance à distance et de manipulation psychologique. Y sont mentionnés Kibler de l’ARPA, et « son sous-traitant » ; plus tard, on apprendrait qu’il s’agissait du Stantford Research Institute (SRI), situé à Menlo Park en Californie.

Helms adressa un mémo à, entre autres, Duckett, Huizenga, Proctor et au directeur de l’Agence pour le renseignement militaire (Defence Intelligence Agency, DIA) — ce dernier hériterait par la suite du projet de la CIA « GRILL FLAME » concernant la surveillance à distance. Helms insistait sur le fait que l’ARPA soutenait « depuis un certain nombre d’années » les recherches sur le comportement et les applications potentielles dont le renseignement pourrait bénéficier, « avec la participation du M.I.T., de Yale, de l’Université du Michigan, de l’UCLA, de l’Université de Hawaii et d’autres institutions ou groupes de recherche. »

La collaboration de l’Université de Hawaii avec la CIA dans le domaine de la guerre psychologique se poursuit encore aujourd’hui. Le Docteur Susan Brandon, l’actuel directeur du programme d’études comportementales mené par le Centre de contre-espionnage et de renseignement (Defence Counterintelligence and Human Intelligence Center, DCHC) au sein de la DIA, a obtenu son doctorat de Psychologie à l’Université de Hawaii. Brandon aurait été impliquée dans un programme secret, issu de la collaboration de l’APA (American Psychological Association), de la RAND Corporation et de la CIA, destiné à « améliorer les procédés d’interrogatoire » ; l’objet de ses recherches portait sur les privations de sommeil et de perception sensorielle, la soumission à des douleurs intenses et l’isolation complète, des procédés mis en œuvre sur les prisonniers de la base aérienne de Bagram en Afghanistan et d’autres prisons secrètes [8]. Brandon fut également l’assistante du directeur du Département des sciences sociales, comportementales et éducatives au Bureau des sciences et des technologies dans l’administration de George W. Bush.

Ainsi, les liens entre la CIA et l’Université de Hawaii ne s’érodèrent pas à la fin des années 1970 ; l’ancien président de l’Université de Hawaii entre 1969 et 1974, Harlan Cleveland, fut invité à donner une conférence au quartier général de la CIA le 10 mai 1977. Avant de prendre ses fonctions à l’Université de Hawaii, Cleveland fut secrétaire du Bureau pour les affaires liées aux organisations internationales (Bureau of International Organization Affairs) de 1965 à 1969.

Un mémo du directeur de la formation de l’agence, daté du 21 mai 1971, indique que la CIA recruta un officier de la Marine qui entamait le deuxième cycle de ses études à l’Université de Hawaii.

La famille Obama et la CIA

De très nombreux documents sont disponibles au sujet des liens de George H. W. Bush avec la CIA et des activités de son père et de ses enfants, dont l’ancien Président George W. Bush, pour le compte de la CIA. Barack Obama, quant à lui, a réussi à dissimuler les traces de ses propres liens avec l’Agence, tout autant que ceux de ses parents, de son beau-père et de sa grand-mère (très peu de choses sont connues à propos de son grand-père, Stanley Armour Dunham ; il est sensé avoir dirigé un commerce de meubles à Hawaii après avoir servi en Europe pendant la Deuxième guerre mondiale). Les Présidents et les vice-présidents des États-Unis ne sont soumis à aucune enquête sur leurs antécédents avant leur prise de fonction, à la différence des autres membres du gouvernement fédéral. Ce travail de vérification est laissé à la presse. En 2008, les journalistes ont lamentablement failli à leur devoir d’information en enquêtant trop superficiellement sur l’homme qui allait entrer à la Maison Blanche. Les liens de ses parents avec l’Université de Hawaii et le rôle de cette université dans les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE invitent à ce questionnement : « Que cache encore Barack Obama ? »

Traduction
Nathalie Krieg

[1] Sur ces événements, voir également l’article « 1965 : Indonésie, laboratoire de la contre-insurrection », par Paul Labarique, Voltairenet, 25 mai 2004.

[2] N.d.T. ou Yogyakarta

[3] Sur l’Opération Phénix, voir également Opération Phénix : le modèle vietnamien appliqué en Irak », par Arthur Lepic, Voltairenet, 16 novembre 2004.

[4] N.d.T. en 1898

[5] N.d.T. Le film L’Année de tous les dangers (The Year of Living Dangerously) de Peter Weir, est sorti en 1982. Il a pour cadre la tentative de coup d’état attribuée aux communistes en Indonésie en 1965.°

[6] N.d.T. pour « no foreign dissemination », non divulgation des informations aux services étrangers

[7] N.d.T. bureau en charge de l’évaluation des services de renseignement états-uniens, aujourd’hui le National Intelligence Council

[8] Sur ce thème, voir également l’article « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan,Voltairenet, 28 octobre 2009.

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Calls to Destroy Egypt’s Great Pyramids Begin

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Calls to Destroy Egypt’s Great Pyramids Begin

By Raymond Ibrahim

According to several reports in the Arabic media, prominent Muslim clerics have begun to call for the demolition of Egypt’s Great Pyramids—or, in the words of Saudi Sheikh Ali bin Said al-Rabi‘i, those “symbols of paganism,” which Egypt’s Salafi party has long planned to cover with wax.    Most recently, Bahrain’s “Sheikh of Sunni Sheikhs” and President of National Unity, Abd al-Latif al-Mahmoud, called on Egypt’s new president, Muhammad Morsi, to “destroy the Pyramids and accomplish what the Sahabi Amr bin al-As could not.”

This is a reference to the Muslim Prophet Muhammad’s companion, Amr bin al-As and his Arabian tribesmen, who invaded and conquered Egypt circa 641.  Under al-As and subsequent Muslim rule, many Egyptian antiquities were destroyed as relics of infidelity.  While most Western academics argue otherwise, according to early Muslim writers, the great Library of Alexandria itself—deemed a repository of pagan knowledge contradicting the Koran—was destroyed under bin al-As’s reign and in compliance with Caliph Omar’s command.

However, while book-burning was an easy activity in the 7th century, destroying the mountain-like pyramids and their guardian Sphinx was not—even if Egypt’s Medieval Mamluk rulers “de-nosed” the latter during target practice (though popular legend still attributes it to a Westerner, Napoleon).

Now, however, as Bahrain’s “Sheikh of Sheikhs” observes, and thanks to modern technology, the pyramids can be destroyed.  The only question left is whether the Muslim Brotherhood president of Egypt is “pious” enough—if he is willing to complete the Islamization process that started under the hands of Egypt’s first Islamic conqueror.

Nor is such a course of action implausible.  History is laden with examples of Muslims destroying their own pre-Islamic heritage—starting with Islam’s prophet Muhammad himself, who destroyed Arabia’s Ka‘ba temple, transforming it into a mosque.

Asking “What is it about Islam that so often turns its adherents against their own patrimony?” Daniel Pipes provides several examples, from Medieval Muslims in India destroying their forefathers’ temples, to contemporary Muslims destroying their non-Islamic heritage in Egypt, Iraq, Israel, Malaysia, and Tunisia.

Currently, in what the International Criminal Court is describing as a possible “war crime,” Islamic fanatics are destroying the ancient heritage of the city of Timbuktu in Mali—all to Islam’s triumphant war cry, “Allahu Akbar!”

Much of this hate for their own pre-Islamic heritage is tied to the fact that, traditionally, Muslims do not identify with this or that nation, culture, heritage, or language, but only with the Islamic nation—the Umma.

Accordingly, while many Egyptians—Muslims and non-Muslims alike—see themselves as Egyptians, Islamists have no national identity, identifying only with Islam’s “culture,” based on the “sunna” of the prophet and Islam’s language, Arabic.  This sentiment was clearly reflected when the former Leader of the Muslim Brotherhood, Muhammad Akef, declared “the hell with Egypt,” indicating that the interests of his country are secondary to Islam’s.

It is further telling that such calls are being made now—immediately after a Muslim Brotherhood member became Egypt’s president.  In fact, the same reports discussing the call to demolish the last of the Seven Wonders of the World, also note that Egyptian Salafis are calling on Morsi to banish all Shias and Baha’is from Egypt.

In other words, Morsi’s call to release the Blind Sheikh, a terrorist mastermind, may be the tip of the iceberg in coming audacity.  From calls to legalize Islamic sex-slave marriage to calls to institute “morality police” to calls to destroy Egypt’s mountain-like monuments, under Muslim Brotherhood tutelage, the bottle has been uncorked, and the genie unleashed in Egypt.

Will all those international institutions, which make it a point to look the other way whenever human rights abuses are committed by Muslims, lest they appear “Islamophobic,” at least take note now that the Great Pyramids appear to be next on Islam’s hit list, or will the fact that Muslims are involved silence them once again—even as those most ancient symbols of human civilization are pummeled to the ground?

Freedom Center pamphlets now available on Kindle: Click here.


Article printed from FrontPage Magazine: http://frontpagemag.com

URL to article: http://frontpagemag.com/2012/raymond-ibrahim/muslim-brotherhood-destroy-the-pyramids/

vendredi, 20 juillet 2012

Krantenkoppen - Juli 2012 (2)

Krantenkoppen
Juli 2012 (2)
 
SLOVENIA'S LEADING NEWSPAPER CALLS FOR COUNTRY TO LEAVE NATO.
"Slovenia's leading newspaper Delo on Saturday criticized NATO's failure in Afghanistan and suggested that the government consider leaving 'this anachronistic organization'.
Slovenia would be wise to leave NATO because its money is being spent on the alliance's 'failed project' in Afghanistan while domestic spending cuts are affecting pensioners, young families, culture and education (...). The... fact is that joining the alliance was the biggest and most expensive mistake of Slovenian foreign policy (...). The newspaper said that NATO is no longer an alliance for the protection of its members and instead has become an organization that intervenes around the world. 'The current crisis is an excellent opportunity to leave this anachronistic organization, which is lost in time and space'."
 
 
VEEL MEDIABERICHTGEVING UIT SYRIÊ IS FOUT.
"De internationale katholieke hulporganisatie 'Kerk in Nood' vindt dat de mediaberichtgeving over de situatie in Syrië heel kritisch en met de grootste voorzichtigheid moeten benaderd en gelezen worden.
Pater Andrzej Halemba, de verantwoo...rdelijke voor de projecten in Syrië, verklaart: 'Ik ben voortdurend in contact met de vertegenwoordigers van de Kerk in Syrië. Sommige reportages van Westerse media worden er met grote verontwaardiging onthaald. De mensen voelen zich gebruikt en misleid door de internationale media. Ze beklagen er zich over dat het Westen er alleen op uit is om de eigen belangen na te streven.' Kerk in Nood, zo vervolgt hij, heeft als eerste taak de mensen in nood te helpen en hoeft zich niet te mengen in het politieke debat. Maar het is nodig te begrijpen 'dat de situatie in het land veel complexer en moeilijker is dan wat de media er in het Westen van maken. Veel TV-makers draaien heel slordige reportages. (...)'
Een vertegenwoordiger van de Kerk, die om veiligheidsredenen anoniem wenst te blijven, vertelde aan Halemba: 'We zijn de getuigen van grove vervalsingen die een kleine betoging van 50 personen schaamteloos opblazen tot een demonstratie van honderden en duizenden personen. Foto’s worden in studio’s aan elkaar geplakt, speciaal met het doel de publieke opinie te misleiden. Ooggetuigenverslagen worden genegeerd in naam van een zogenaamd hoger belang. Bovendien gebruikt men oude beelden uit de oorlog in Irak en in andere conflicthaarden om een beeld te schetsen van de situatie in Syrië'."
 
 
WIKILEAKS' SYRIAN FILES OBTAINED BY FLAME TO SET UP ASSAD.
"Questions concern Assange’s connections to the CIA and his ability to expose 'leaked' information. As a psy-op, the manifestation of Assange and WikiLeaks has effectively used engineered operations of secret document exposure to give the ...appearance of forced political responsibility for intelligence and policy failures. (...) 
The origination of Anonymous is traceable to the CIA as an attempt of the US government to create a false flag threat that justifies the Obama administration’s restriction of information flow and freedom on the internet. (...) The leaks Assange has revealed directly benefit the US, Israeli and UN campaign to remove Assad from his governmental seat and implant a stooge. (...) 
This is all very easy to understand: a CIA operation where information stolen from Syrian computer servers by Flame (which is the cyber-weapon of the US government) was given to Anonymous (who are CIA agents) and 'leaked' by WikiLeaks (the fake whistleblower website)."
 
 
DON'T BE 'COGNITIVELY INFILTRATED': WIKILEAKS IS WAR AGAINST YOUR MIND.
"WikiLeaks and Julian Assange are NOT a genuine attempt to undermine the New World Order establishment – quite the contrary. Wittingly or unwittingly, WikiLeaks SERVES the interests of the bankrupt Anglo-American establishment. (...)
In recent weeks the WikiLeaks operation plans to release documents on Syria to select media organizations. These organizations are now cognitively infiltrated. It claims that it will be compromising for both the Syrian government and opposition. This is bait. The information is likely to be more damaging against the SAR government who is defending itself from an externally driven ‘revolution’. Don’t fall for it. Any honest observer knows that the main problem in Syria is the presence of rebel bandits and ‘death-squads’ who terrorize and kill all who oppose them. (…) 
The lure of ‘secret’ information is tempting, but don’t fall for it – don’t become cognitively infiltrated. WikiLeaks is just one more gambit in the war against the nation-state."
 
 
The Syrian youth stands for president Assad and their country!

Presseschau - Juli 2012 (1)

Presseschau


Juli 2012 (1)


Anbei einige Links. (Diesmal viel zum ESM) Bei Interesse anklicken...

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AUßENPOLITISCHES

Bloomberg klagt gegen die EZB: Was hat Mario Draghi zu verbergen?
Vor dem Europäischen Gerichtshof in Luxemburg läuft ein spektakulärer Prozess: Der Nachrichtendienst Bloomberg fordert von der EZB die Herausgabe der Dokumente über die gefälschten griechischen Defizit-Zahlen. Die EZB blockt massiv ab - und befeuert damit die Spekulationen über die Rolle von Mario Draghi, die dieser als Goldman Sachs-Banker bei dem Deal gespielt hat.
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2012/06/15/bloomberg-klagt-gegen-die-ezb-was-hat-mario-draghi-zu-verbergen/

Euro und Europa: Spaltung und Zerfall 
Angst ist kein guter Ratgeber. Da die Währungsunion und die Methode der beständig fortschreitenden Integration nicht recht funktionierten, soll die Integration erst recht vertieft werden. Ein Paradox, der Panik geschuldet. - Die Vorgeschichte des Euro begann nicht 1933 oder 1945, sondern 1919.
http://www.mmnews.de/index.php/wirtschaft/10242-euro-und-europa-spaltung-und-zerfall

Komödiantischer Zwischenakt der griechischen Tragödie
http://diepresse.com/home/meinung/kommentare/leitartikel/766908/Komoediantischer-Zwischenakt-der-griechischen-Tragoedie?direct=766052&_vl_backlink=/home/index.do&selChannel=103

Schulden-Chaos in der Eurozone: Europa reißt die Weltwirtschaft in den Abgrund
http://www.propagandafront.de/1117600/schulden-chaos-in-der-eurozone-europa-reist-die-weltwirtschaft-in-den-abgrund.html

Spanien: Schuldenlawine aus klammen Regionen
http://www.cash.ch/news/alle/spanien_schuldenlawine_aus_klammen_regionen-1184825-448

Spaniens Krisenopfer "Sie ließen nur die Gerippe zurück"
Die Wirtschaftskrise erreicht Spaniens Bauern. Marodierende Banden plündern Felder, schlachten Tiere, klauen alles vom Stromgenerator bis zum Schraubenzieher. Unter den Dieben finden sich immer öfter auch Rentner und Arbeitslose.
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/spaniens-wirtschaftskrise-treibt-diebe-auf-bauernhoefe-und-felder-a-841183.html

Die spanische Krise
- Ein Augenzeugenbericht -
http://fotografiona.wordpress.com/2012/06/26/krise/

(vergleichbares in Deutschland…)
Kupferklau nimmt zu 
Metalldiebe legen Bahnverkehr lahm
http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/kriminalitaet/kupferklau-nimmt-zu-metalldiebe-legen-bahnverkehr-lahm-11801048.html

ESM - Der europäische Rettungschirm
http://www.youtube.com/watch?v=r4crr-kX9zc

ESM
Europa ist blind
http://georgtsapereaude.blogspot.de/2012/06/europa-ist-blind.html

Detroit in der Krise 
In Motor City gehen die Lichter aus
http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/detroit-in-der-krise-in-motor-city-gehen-die-lichter-aus-1.1367441

Nicht einmal die Richter sind in Österreich unabhängig
http://www.unzensuriert.at/content/008874-Nicht-einmal-die-Richter-sind-sterreich-unabh-ngig

Parlamentswahlen in Frankreich 
Risse in der Front gegen Rechts
http://www.sueddeutsche.de/politik/parlamentswahlen-in-frankreich-risse-in-der-front-gegen-rechts-1.1384505

Burg abgebrannt – Auseinandersetzungen um slowakische Roma
http://www.unzensuriert.at/content/008822-Burg-abgebrannt-Auseinandersetzungen-um-slowakische-Roma

(Ab Minute 7:30 wird’s außenpolitisch)
Marc Faber: "Der mittlere Osten wird in Flammen aufgehen."
http://www.youtube.com/watch?v=aAkNVhkP75E&feature=relmfu

(Deutschland als aktiver Unterstützer des Islamismus)
Bundesrepublik liefert mehr als 600 Kampfpanzer an Saudi-Arabien
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55d3b12c01e.0.html

Syrien
Nach den ersten Zeugenaussagen ist klar: Hula war ein Massaker unter falscher Flagge
http://medien-luegen.blogspot.de/2012/06/nach-den-ersten-zeugenaussagen-ist-klar.html

Syrien
Der nächste Krieg wird herbeigelogen: Das Beweisfoto von Al Houla stammt von 2003
http://www.schildverlag.de/blog/der-n%C3%A4chste-krieg-wird-herbeigelogen-das-beweisfoto-von-al-houla-stammt-von-2003

Ägyptische Revolution hat Situation der Frauen verschlechtert
http://www.unzensuriert.at/content/008853-gyptische-Revolution-hat-Situation-der-Frauen-verschlechtert

Parlamentswahl ungültig
Militärrat in Ägypten bekommt alle Macht zurück
http://www.focus.de/politik/ausland/krise-in-der-arabischen-welt/aegypten/parlamentswahl-ungueltig-militaerrat-in-aegypten-bekommt-alle-macht-zurueck_aid_767374.html

Indonesien rüstet auf: Deutsche Panzer gegen Islamisten
http://www.unzensuriert.at/content/008706-Indonesien-r-stet-auf-Deutsche-Panzer-gegen-Islamisten

Indonesier muss wegen Atheismus auf Facebook ins Gefängnis
http://www.volksblatt.li/?newsid=153902&src=sda®ion=in

Mali
Islamisten zerstören Weltkulturerbe in Timbuktu
http://www.derwesten.de/politik/islamisten-zerstoeren-weltkulturerbe-in-timbuktu-id6825591.html

Der Konflikt in Mali bedroht eine reiche Schriftkultur
Gefahr für die Schätze Timbuktus
http://www.nzz.ch/aktuell/feuilleton/uebersicht/gefahr-fuer-die-schaetze-timbuktus-1.17295385

Jerusalem 
Gedenkstätte Jad Vaschem geschändet
http://www.spiegel.de/politik/ausland/gedenkstaette-jad-vaschem-mit-graffiti-geschaendet-a-838107.html

Geldstrafe wegen Hammer und Sichel am Auto - Litauer muss zahlen
http://www.europeonline-magazine.eu/geldstrafe-wegen-hammer-und-sichel-am-auto---litauer-muss-zahlen_218354.html

INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

(Zu Sarrazin und dem Euro)
Die Mannequins der Meinungmache
http://www.sezession.de/32366/die-mannequins-der-meinungmache.html#more-32366

Felix Zulauf im Interview
„Es wird unendliches Leid über Europa gebracht“
Griechenland wird nicht das einzige Land sein, das wegen der wirtschaftlichen Depression den Euro bald aufgeben muss, sagt der Finanzmarktexperte Felix Zulauf. Wie Anleger ihr Kapital in dem drohenden Chaos retten.
http://www.handelsblatt.com/finanzen/boerse-maerkte/anlagestrategie/felix-zulauf-im-interview-es-wird-unendliches-leid-ueber-europa-gebracht-seite-all/6699746-all.html

Euro-Krise
"Große Inflation kommt 2013"
http://www.fr-online.de/schuldenkrise/euro-krise--grosse-inflation-kommt-2013-,1471908,11088898.html

Berlin: Vierhundert demonstrieren gegen Euro-Rettung
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5360824f4c2.0.html

Euro-Krise Kurz vor dem Kollaps
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/euro-krise-der-euro-zone-droht-der-kollaps-a-838581.html

Zugespitzte Schuldenkrise
Lagarde gibt dem Euro drei Monate
http://www.n24.de/news/newsitem_7992051.html

CDU-Wirtschaftstag
Europas dreieinhalb Horrorszenarien
http://www.wiwo.de/politik/deutschland/cdu-wirtschaftstag-europas-dreieinhalb-horrorszenarien/6742516.html

Harvard-Ökonom zur Euro-Krise: „Die Deutschen müssen in jedem Fall zahlen“
http://www.deutsche-mittelstands-nachrichten.de/2012/06/43871/

Michael Krons im Dialog mit Hans-Werner Sinn
http://www.phoenix.de/content/phoenix/tv_programm/im_dialog/504320#

Zitat: "He sees the turmoil as not an obstacle but a necessity. "We can only achieve a political union if we have a crisis," Mr. Schäuble said."
(November 2011)
Seeing in Crisis the Last Best Chance to Unite Europe
http://www.nytimes.com/2011/11/19/world/europe/for-wolfgang-schauble-seeing-opportunity-in-europes-crisis.html?_r=4&pagewanted=2

ESM
Unfassbare Risiken vor der Übernahme
http://www.querschuesse.de/unfassbare-risiken-vor-der-ubernahme/

Nikolaus Blome und Jakob Augstein zum Endspiel um den Euro
http://www.phoenix.de/content/425300

"Ekelerregender antideutscher Ausfall sondergleichen"
NPD-Fraktionschef Holger Apfel erstattet Strafanzeige gegen den Journalisten Jakob Augstein
http://npd-fraktion-sachsen.de/index.php?s=3&aid=1798

Murdoch rät Deutschen zum Euro-Austritt
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5510a66ea72.0.html

Gastbeitrag von Thilo Sarrazin 
Griechen, Euro und die deutsche Schuld
http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/gastbeitrag-von-thilo-sarrazin-griechen-euro-und-die-deutsche-schuld-11788263.html

Nichts als Nullnummern
Eine Langzeitstudie des Bundes der Steuerzahler widerlegt eine vermeintliche Politikerweisheit: Steigende Staatseinnahmen führen nicht zu sinkenden Schulden, sondern zu höheren Ausgaben
http://www.focus.de/finanzen/news/staatsverschuldung/tid-26160/politik-nichts-als-nullnummern_aid_761674.html

Eurokrise: die Stunde der Putschisten
http://www.sezession.de/32763/eurokrise-die-stunde-der-putschisten.html

Eurokrise: Die Putschisten Österreichs
http://www.sezession.de/32773/eurokrise-die-putschisten-osterreichs.html

Auf die Krise reagieren
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c42e38c75c.0.html

Lasst uns feiern!
Wie Deutschland freudig aus der Krise kommt, wo die Griechen-Kicker wohl ihr Geld haben, und was nur ein Hellene hinkriegt / Der Wochenrückblick mit Hans Heckel
http://www.preussische-allgemeine.de/nachrichten/artikel/lasst-uns-feiern.html

(Attac macht einmal etwas richtig, und sofort wird die „Nazi-Verharmlosungs“-Keule herausgeholt, um das Hündchen an die Leine zu nehmen)
"Ungeheuerlich und geschichtslos"
Attac vergleicht Fiskalpakt mit Nazi-Gesetz
http://www.welt.de/politik/deutschland/article107302303/Attac-vergleicht-Fiskalpakt-mit-Nazi-Gesetz.html
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/attac-sorgt-mit-aktion-gegen-fiskalpakt-fuer-empoerung-a-841508.html

(Nur zur Erinnerung…)
Theo Waigel gibt dem Euro noch weitere 400 Jahre
http://www.welt.de/wirtschaft/article13782188/Theo-Waigel-gibt-dem-Euro-noch-weitere-400-Jahre.html

Beschlossen: 491 für Fiskalpakt + 493 für ESM
http://www.pi-news.net/2012/06/platzt-heutige-esm-und-fiskalpaktabstimmung/#more-262187

40.000 Euro als Grenze
Kipping will 100-Prozent-Steuer für Spitzenverdiener
http://www.tagesschau.de/inland/linkspartei432.html

(Zitat: „Rapp kritisierte auch die sofortige Kürzung aller staatlichen Leistungen, wenn Jugendliche gegen Auflagen wie eine bestimmte Anzahl von Bewerbungen verstießen. `Das ist für uns einer der großen Skandale der Sozialgesetzgebung.´“)
Sozialstudie mit alarmierendem Ergebnis
Viele junge Erwachsene sind von Armut bedroht
http://www.focus.de/finanzen/news/sozialstudie-mit-alarmierendem-ergebnis-viele-junge-erwachsene-sind-von-armut-bedroht-_aid_767664.html

Jürgen Trittin nimmt an Bilderberg-Konferenz teil
Transatlantische Machtelite trifft sich unter Ausschluss der Öffentlichkeit in den USA
http://www.heise.de/tp/blogs/8/152110

Wie war’s denn nun, Herr Trittin? Erzählen Sie mal…
http://carta.info/44380/wie-wars-denn-nun-herr-trittin-erzahlen-sie-mal/

Trittin nach Bilderberg-Konferenz in Erklärungsnot
http://www.welt.de/politik/deutschland/article106419336/Trittin-nach-Bilderberg-Konferenz-in-Erklaerungsnot.html

Jürgen Trittin zur Bilderberg-Konferenz 2012
http://www.trittin.de/texte/papiere/20120605_bilderberg.shtml?navanchor=1110011

Was macht Trittin bei den Bilderbergern?
http://www.sezession.de/32528/trittin-bilderberger-konferenz-2012.html

Weiß die Crowd, was gut für sie ist?
Für viele Linke ist Diskurs noch etwas Angelerntes - auch deshalb liegt der Ball im Feld der Piraten
http://www.taz.de/1/archiv/digitaz/artikel/?ressort=ku&dig=2012%2F06%2F16%2Fa0038&cHash=cf9f847155

CDU will im Landtag über Patriotismus und EM diskutieren
Titel "Patriotismus und Unterstützung der deutschen Nationalmannschaft schließen sich nicht aus"
http://www.welt.de/newsticker/news3/article107265468/CDU-will-im-Landtag-ueber-Patriotismus-und-EM-diskutieren.html

Die SPD und die Medien
http://www.flegel-g.de/spd-verlagswesen.html

Grüne und Piraten als postmoderne Staatsparteien
http://carta.info/44496/grune-und-piraten-als-postmoderne-staatsparteien/

(Zum Betreuungsgeld)
Der Bundestag als Kindergarten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58355406226.0.html

Soldaten brauchen kein Mitleid
http://www.sezession.de/32594/soldaten-brauchen-kein-mitleid.html#more-32594

(Nachtrag zur Neutralitätsdebatte)
Lieber raus aus der Nato
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5dddd759c3f.0.html

Junge Liberale wollen Strafe für Holocaust-Leugnung abschaffen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c5d08c42f9.0.html

Die Siegessäule in Berlin ist Heiner Geisslers schönste Bausünde. 
"Das unnötigste und sinnloseste Denkmal Deutschlands" - sowohl architektonisch als auch in seiner ganzen Symbolik.
http://www.zdf.de/ZDFmediathek/beitrag/video/1663960/Heiner-Geissler-Siegessaeule-muss-weg%2521#/beitrag/video/1663960/Heiner-Geissler-Siegessaeule-muss-weg

(„grüner“ Selbsthass)
Dresden: Grüne scheitern mit Antrag für Guernica-Straße
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5bccf889d22.0.html

(Zu Margarete Mitscherlich)
Unfähig zu trauern
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58081777599.0.html

LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS

Antifa fordert Abschaffung Deutschlands
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5882f206fdd.0.html

CDU kritisiert Anti-Deutschland-Aufkleber der Grünen Jugend
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5b4943b1040.0.html

Grüne Jugend verteidigt Anti-Patriotismus-Aufkleber
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f6bbced7ac.0.html

Grüne Jugend Hessen kritisiert Anti-Patriotismus-Kampagne
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56ab6f8ebfa.0.html

Brandstifter zündeten nach EM-Spiel Deutschland-Fahnen in Obermeiderich an
http://www.derwesten.de/staedte/duisburg/brandstifter-zuendeten-nach-em-spiel-deutschland-fahnen-in-obermeiderich-an-id6770578.html

Die Fahne ist kein Spaß, sondern die Lizenz zur Regression
Fahnensucht und Volks-TV
Kommentar von Georg Seesslen
http://taz.de/Das-Schlagloch/!96146/

(Zu Ulf Poschardt)
Das Urdeutsche der Antideutschen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5dcc3985675.0.html

SPD-Oberbürgermeister verteidigt Coburger Convent
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d873483ad8.0.html

Deutsche Burschenschaft
Streit nach Leserbrief eskaliert: Burschen vor Gericht
http://www.unzensuriert.at/content/009139-Streit-nach-Leserbrief-eskaliert-Burschen-vor-Gericht

(ein amerikanischer Linker im Interview)
"Unsere große Stärke liegt in unserer Machtlosigkeit"
http://www.heise.de/tp/artikel/37/37071/1.html

Bessere Welt? Adenauer-Stiftung gegen linke Propaganda
http://www.unzensuriert.at/content/008970-Bessere-Welt-Adenauer-Stiftung-gegen-linke-Propaganda

Deutsche Verfassungsschützer decken linksextreme Hass-Musik auf
http://www.unzensuriert.at/content/008788-Deutsche-Verfassungssch-tzer-decken-linksextreme-Hass-Musik-auf

Ermittlungen gegen NSU
Mutmaßlicher Terrorhelfer frei
http://taz.de/Ermittlungen-gegen-NSU/!95338/

(Ein Schelm, der böses dabei denkt…)
Unterlagen zu Neonazi-Trio
Verfassungsschutz soll NSU-Akten beseitigt haben
http://www.focus.de/politik/deutschland/unterlagen-zu-neonazi-trio-verfassungsschutz-soll-nsu-akten-beseitigt-haben_aid_774426.html

(Zu Willy Pohl)
Terror in München 1972
Olympia-Attentäter hatten offenbar Neonazi-Helfer
http://www.focus.de/politik/deutschland/terror-in-muenchen-1972-neonazi-half-unbewusst-den-olympia-attentaetern_aid_768460.html

(Andreas Speit wider Dietmar Munier und Ernst Zündel)
Rechte feiern Sonnenwende
http://www.ndr.de/regional/schleswig-holstein/rechtesh119.html

NPD wegen Thor-Steinar-Hemden aus Landtag geworfen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5742f66ebac.0.html

Kauder kritisiert Verharmlosung kommunistischer Jugendgefängnisse
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M581917fcaca.0.html

Großbritannien
Zwangsadoption im Kampf gegen Rechts
http://www.pi-news.net/2012/06/zwangsadoption-im-kampf-gegen-rechts/#more-259488

SPD will Rasse-Begriff aus Gesetzen streichen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56506949348.0.html

CDU-Mitglieder werfen SPD-Landtagspräsidentin Denunziation vor
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f9d70fd789.0.html

Ordnungsamt Dessau
Rechtsextremes Vokabular in Amtsschreiben
http://www.mz-web.de/servlet/ContentServer?pagename=ksta/page&atype=ksArtikel&aid=1338485315795

NGOs: Vom Staat finanzierte linke Lobbying-Vereine
http://www.unzensuriert.at/content/008960-NGOs-Vom-Staat-finanzierte-linke-Lobbying-Vereine

Stasis versus Gruftis
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56e81600042.0.html

Nazi-Gegner wüten im Hamburger Stadtteil Wandsbek
http://www.welt.de/politik/deutschland/article106408179/Nazi-Gegner-wueten-im-Hamburger-Stadtteil-Wandsbek.html

Hamburg
Krawalle bei Neonazi-Demo (Nicht bei linksradikaler Demo???)
http://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/hamburg_journal/media/hamj19849.html
(Eine Sendung, die vor allem im Interview bemüht ist, möglichst wenig Fakten der wahren Vorgänge preiszugeben.)

"Hasta la vista, Salafista"-Kundgebung in FFM am 23.06.12; Rede von Tony Fiedler, PRO NRW
http://www.youtube.com/watch?v=jJrFxkWuqbk

Demo gegen Rechts - Gegendemonstrant für Hitler-Gruß angezeigt
http://www.fnp.de/fnp/region/hessen/demo-gegen-rechts-gegendemonstrant-fuer-hitlergruss-angezeigt_rmn01.c.9938802.de.html

Die Welle glatt gebügelt
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51a16118d75.0.html

(Werden auch die Hells Angels nun Teil des „antifaschistischen Konsens“?)
Hells Angels: Nazis passen nicht zu uns
In den Reihen der Hells Angels finden sich nach Worten des Hannoveraner Rockerchefs Frank Hanebuth keine Rechtsradikalen.
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/hells-angel-chef-haben-keine-nazis-2342133.html

Wer hat Angst vorm weißen Mann? – Razzia gegen die „Unsterblichen“
http://www.sezession.de/32629/wer-hat-angst-vorm-weisen-mann-razzia-gegen-die-unsterblichen.html

Bildungswerk-Chef Thorsten Thomsen: “NPD muss sich Gedanken über programmatische Nach- oder Neujustierungen machen”
http://deutschlandecho.org/index.php/2012/06/22/bildungswerk-chef-thorsten-thomsen-npd-muss-sich-gedanken-uber-programmatische-nach-oder-neujustierungen-machen/

(Prozess gegen NPD-Mann)
“Er hat die Situation missbraucht”
http://www.pi-news.net/2012/06/er-hat-die-situation-missbraucht/#more-259820

Bubacks Plädoyer endet im Eklat
http://www.abendblatt.de/newsticker/dpa_nt/infoline_nt/brennpunkte_nt/article2309429/Bubacks-Plaedoyer-endet-im-Eklat.html

RAF-Terroristen hatten angeblich Freigang
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53f627d3b8d.0.html

Duisburg: Pro-NRW-Wahlhelfer zusammengeschlagen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M548800e0cb4.0.html

Linker Politiklehrer nach Rede bei Pro NRW suspendiert
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5216fcb37b9.0.html

Linksextremisten beschmieren Gefallenendenkmal
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M565146ec094.0.html

Linksextremisten bekennen sich zu Anschlag auf Polizeiauto
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57bdfd9826d.0.html

Linksextremisten jagen Makler und Investoren
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M578cccff6f1.0.html

Linker Anschlag auf Immobilienmakler
http://www.fnp.de/fnp/region/lokales/frankfurt/linker-anschlag-auf-immobilienmakler_rmn01.c.9943525.de.html

Über die Militanz der Antimilitaristen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5bbd0875867.0.html

EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

Grüne fordern „weltoffene“ Visavergabe
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d559602afa.0.html

(eine Art Anti-Sarrazin…)
Deutschland ohne Ausländer
http://www.sezession.de/32582/deutschland-ohne-auslander.html#more-32582

Deutschland hat die meisten Flüchtlinge
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5420ffd9bbd.0.html

Mannheimers “Islamkritisches Manifest”
http://michael-mannheimer.info/2012/05/31/mannheimers-islamkritisches-manifest/

Islamkritiker sehen sich in der Tradition des deutschen Widerstands
http://www.unzensuriert.at/content/008793-Islamkritiker-sehen-sich-der-Tradition-des-deutschen-Widerstands

(Der normale Ablauf einer islamkritischen Demo)
München: Diskussionen mit Moslems & Linken
http://www.pi-news.net/2012/06/munchen-diskussionen-mit-moslems-linken/#more-262154

Boris Rhein über Muslime
Das „Wir“ und der „gedankliche Extremismus“
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=324

Fremdsprache Schulen
Rot-Grün will Fach Türkisch
http://www.fr-online.de/rhein-main/fremdsprache-schulen-rot-gruen-will-fach-tuerkisch,1472796,16386564.html

(Das heißt faktisch: Türken können sich eine 5 mehr einfangen und werden trotzdem versetzt)
Ex-Kultusminister will Türkisch an Schulen aufwerten
http://www.allgemeine-zeitung.de/nachrichten/politik/hessen/12084208.htm

Iraker, Afghanen, Pakistani 
Alarmierend hohe Hartz-IV-Quoten bei Ausländern
http://www.bild.de/geld/wirtschaft/arbeitslosenzahlen/hartz-iv-hohe-qouten-bei-auslaendern-22083758.bild.html

Großbritannien
Einwanderer verklagt Staat wegen Unzufriedenheit
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M555221685a3.0.html

(„Antirassistische“ UEFA-Propaganda plädiert für „Diversity“)
"Respect Diversity"-Botschaft vor den Halbfinals
http://de.uefa.com/uefa/socialresponsibility/respect/news/newsid=1834553.html

Internet-Hetze gegen Mesut Özil
Friedrich empört: "Ich schäme mich als deutscher Patriot"
http://www.abendblatt.de/sport/fussball/em-2012/article2314549/Friedrich-empoert-Ich-schaeme-mich-als-deutscher-Patriot.html

Özil und die Deutschen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55ce93ebf2c.0.html

Das Ende vom Lied
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51e191462da.0.html

(Zu Klaus Farin…)
„Krieg in den Städten“ – eine Rezension
http://www.sezession.de/32806/krieg-in-den-stadten-eine-rezension.html

Nürnberg: Tumulte bei Kundgebung “Freiheit oder Islamisierung”
http://www.bayern.diefreiheit.org/nurnberg-tumulte-bei-kundgebung-freiheit-oder-islamisierung/

Drei jüdische Jugendliche in Lyon überfallen
http://www.n24.de/news/newsitem_7974186.html

Berlin: Türkischer Fußballverein für Entgleisungen gegenüber jüdischem Verein bestraft / „Du stinkst schon wie ein Jude“
http://www.deutscheopfer.de/3658/berlin-tuerkischer-fussballverein-fuer-entgleisungen-gegenueber-juedischem-verein-bestraft-du-stinkst-schon-wie-ein-jude.html

Fakeshop-Bande prellte über 2000 Kunden mit 187 Fakeshops - langes Gesicht statt Goldbarren
http://www.bullion-investor.net/2012/06/fakeshop-bande-prellte-ueber-2000-kunden-mit-187-fakeshops-langes-gesicht-statt-goldbarren/

Frankfurt: Südländer verletzt 49-jährigen Kioskbesitzer lebensgefährlich
http://www.deutscheopfer.de/3680/frankfurt-suedlaender-verletzt-49-jaehrigen-kioskbesitzer-lebensgefaehrlich.html

2 Raubüberfälle in Offenbach und Sprendlingen
http://www.ad-hoc-news.de/polizeipraesidium-suedosthessen-offenbach-pol-of--/de/News/23594928

KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

(hier geht es um ein Fachwerkhaus als pars pro toto)
Abbruch oder Erhalt? - Beirat berät über Fragen zum Denkmalschutz
http://www.osthessen-news.de/B/1215245/ruppertenrod-abbruch-oder-erhalt--beirat-beraet-ueber-fragen-zum-denkmalschutz.html

(Abbruch in Bochum)
Gasthaus
Adieu, Grunewald!
http://www.derwesten.de/staedte/bochum/sued/adieu-grunewald-id6793418.html

Gentrifizierung
Die Wut der Soziologen über die neue Urbanität
Jahrzehntelang wetterten Sozialingenieure gegen die Stadtflucht der Besserverdienenden. Jetzt kehren diese in die wiederbelebten Innenstädte zurück und provozieren erneut die Kritik der Planer.
http://www.welt.de/kultur/article106583398/Die-Wut-der-Soziologen-ueber-die-neue-Urbanitaet.html

(amüsant)
Schönheit des Kommunismus - Wählt PDS
http://www.youtube.com/watch?v=bYVmv31lDo4

Geklontes Hallstatt 
Chinesen bauen Alpendorf nach
http://www.bild.de/video/clip/china/chinesen-klonen-alpendorf-agvideo-24468424.bild.html

(grassierendes Müllproblem…)
Dietzenbach
Bewusstsein für Müllvermeidung
„Ein Umdenken muss einsetzen“
http://www.op-online.de/nachrichten/dietzenbach/praevention-sanktionen-muell-dietzenbach-2360867.html

(grassierendes Schmierproblem…)
Offenbach
Wachmann zusammengeschlagen
Rabiate Sprayer am Kaiserlei zugange
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/rabiate-sprayer-kaiserlei-offenbach-wachmann-zusammengeschlagen-2368460.html

Wer rettet die deutsche Sprache?
http://www.youtube.com/watch?v=VJ29F_rlzRI

Thesen-durch-Fakten-Anschläge: Blaue Narzisse startet mit einzigartiger Plakatzeitschrift durch
http://www.blauenarzisse.de/index.php/aktuelles/3312-thesen-durch-fakten-anschlaege-blaue-narzisse-startet-mit-einzigartiger-plakatzeitschrift-durch

(Das Ende der „Frankfurter Rundschau“?)
Personalwechsel bei Dumont
Der Patriarch ist sauer
http://taz.de/Personalwechsel-bei-Dumont/!94516/

Eklat um Jonathan Meese: "Die Documenta? Dünnpfiff!"
http://www.spiegel.de/video/eklat-um-jonathan-meese-in-kassel-video-1200950.html

Aids-Verschwörung: Das Propaganda-Virus des KGB
http://einestages.spiegel.de/static/topicalbumbackground/25017/das_propaganda_virus_des_kgb.html

Thema Energiesparlampen
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ihbEv21ZfnM

(Neue Kontrolle der Internet-Informationen?...)
Links auf Youtube-Videos können 1000 Euro kosten
http://www.welt.de/wirtschaft/webwelt/article106400450/Links-auf-Youtube-Videos-koennen-1000-Euro-kosten.html

Adidas
Ärger mit „Sklaven-Schuh“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d01cdbe1e1.0.html

(Nicht das schlechteste Urteil)
Richter verhängt Haarschnitt als Strafe
http://www.news.de/gesellschaft/855324690/kurioses-urteil-richter-verhaengt-haarschnitt-als-strafe/1/

Film: Deutschland von oben
http://www.deutschland-von-oben.com/

(die haben Deutschland auch mal von oben gesehen…)
Britische Königin weiht Denkmal für Bomberpiloten ein
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c9419f0ead.0.html

Paläokonservative Punkrocker
http://www.sezession.de/32540/palaokonservative-punkrocker.html#more-32540

Niederösterreich
Extremes Musik-Festival sorgt für Empörung
http://www.unzensuriert.at/content/008837-Extremes-Musik-Festival-sorgt-f-r-Emp-rung

Robert-Havemann-Gesellschaft e. V.
http://www.havemann-gesellschaft.de/

jeudi, 19 juillet 2012

Krantenkoppen - Juli 2012 (1)

Krantenkoppen
Juli 2012 (1)
 
THE CAREFULLY ORGANIZED PARAGUAY COUP.
‎"Under Barack Obama’s watch, Paraguay’s Fernando Lugo is the second Latin American leftist president to have been deposed from office in a scenario orchestrated by his political opponents and (…) the U.S. Embassy (…). This pattern of constitutional ‘soft’ coups against defiant leaders - successfully tested by Washington in Honduras and, now, in Paraguay - will be extensively replicated in other countries over the coming years. The insidious interference by Uncle Sam in the domestic affairs of the region will apparently not be relegated to the ash heap of history any time soon."
http://www.voltairenet.org/The-carefully-organized-Paraguay
 
 
 
 
 
TOETREDING VENEZUELA TOT MERCOSUR "ENORME STRAF VOOR PARAGUAY".
"Venezuela wordt volwaardig lid van de Mercosur, het Zuid-Amerikaanse handelsblok. (...) Venezuela was al lid van de Mercosur sinds 2006. Maar volwaardig was dat lidmaatschap nooit geworden omdat de Paraguayaanse senaat bleef weigeren om d...at akkoord te ratificeren. Maar nu Paraguay geschorst is, een gevolg van de afzetting van president Federico Lugo, beslisten de 3 andere landen in het handelsblok om Venezuela op 31 juli, op een top in Rio de Janeiro, volwaardig Mercosurlid te maken.
'Een enorme straf' voor Paraguay, zegt analist Atilio Borón, docent politieke theorie aan de Universiteit van Buenos Aires. 'De Paraguayaanse senaat is een instrument van de buitenlandpolitiek van de Verenigde Staten, die van de niet-toetreding van Venezuela tot de Mercosur het belangrijkste beleidspunt binnen het blok heeft gemaakt.'
(..) De afzetting van president Federico Lugo door het parlement op 22 juni (...) wordt door de buurlanden als een verkapte staatsgreep gezien. Paraguay blijft geschorst zolang de democratische orde niet hersteld is (...). Economische sancties komen er niet, om de bevolking te sparen."
 
 
PARAGUAY'S DESTRUCTIVE SOY BOOM.
"It’s the rise of the humble soy plant — and the oceans of land upon which it grows in Paraguay — that links Lugo’s ouster in a historical struggle between the country’s powerful landed elite and its poverty-stricken farmers, on the one hand, and a world that has no apparent limit to its appetite for soy-fed animal meat and biofuels, on the other." 
http://www.nytimes.com/2012/07/03/opinion/paraguays-destructive-soy-boom.html?_r=2&smid=fb-share
 
 
 
 
 

mercredi, 18 juillet 2012

De misvattingen van de liberaal-Westerse visie op het Nabije Oosten

De misvattingen van de liberaal-Westerse visie op het Nabije Oosten

door Filip Martens

 

Islamitisch falen en Westers succes


De islam was eeuwenlang een grote cultuur, die toonaangevend was inzake wetenschap en technologie. In de 19deeeuw ging deze cultuur echter op korte termijn ten onder door het imperialistische Europa. Militair werden de mohammedanen keer op keer verslagen en zelfs het machtige Ottomaanse Rijk werd gedwongen om door Europa gedicteerde vredesverdragen te sluiten. Tevens bleken de liberale Westerse economieën veel krachtiger dan die van de moslimwereld. Ook politiek telde het Nabije Oosten niet meer mee. Dit leidde in de mohammedaanse wereld tot een debat over wat er verkeerd gelopen was.

De verschuiving van de eeuwenoude handel en intellectuele uitwisseling tussen Europa en het Nabije Oosten naar de Atlantische Oceaan betekende de neergang van het Nabije Oosten. Door de ontdekking van Amerika in 1492 veranderden de eeuwenoude handelsroutes, waardoor die niet langer door het Nabije Oosten liepen: West-Europa dreef nu handel met Afrika (slaven) en zijn Aziatische en Amerikaanse kolonies. Ondertussen ontwikkelde Europa ook betere wapens en gaf het opkomende kapitalisme het kolonialisme een stevige impuls door grote kapitalen te mobiliseren. Tot het einde van de 16de eeuw bleef het Nabije Oosten wel nog textiel leveren aan Europa.

De moderne geschiedenis van het Nabije Oosten begint in 1798 met de invasie van generaal Napoleon Bonaparte in Egypte en Palestina. Het proces van islamitische nederlagen en terugtrekking was toen in de Balkan en Oost-Europa al begonnen. De Franse invasie leerde de moslimwereld dat een Europese macht ongestraft kon binnenkomen en doen wat hij wou. Zelfs het vertrek van de Franse troepen werd niet bewerkstelligd door de Egyptenaren of Ottomanen, maar door de Britse vloot van admiraal Nelson, wat een 2de les betekende: alleen een andere Europese macht kon een binnenvallende Europese macht weer wegkrijgen.

Vanaf de 18deeeuw verzwakte het Ottomaanse Rijk dus en begon Europa er zijn invloedssfeer uit te bouwen. De diverse religies in het Ottomaanse Rijk vormden elk een ‘millet’, waardoor iedere geloofsovertuiging zo zelfbestuur genoot op religieus vlak. Dit vergemakkelijkte de Europese infiltratie. Onder andere de ‘capitulaties’ waren hierbij heel belangrijk. Dit waren verdragen tussen het Ottomaanse Rijk en een overwonnen christelijk land, waardoor de christenen niet onder het Ottomaanse strafrecht vielen, maar volgens het recht van hun land berecht werden. Het bekendste verdrag is dat tussen Frankrijk en het Ottomaanse Rijk uit 1536, waar Frankrijk zich in de 19de eeuw terug op beriep om zich in het zwakke Ottomaanse Rijk te kunnen inmengen.

Na onderzoek van het islamitische falen en van het Westerse succes werden hervormingen ingezet: modernisering der legers (Westerse methodes, wapens en training), industrialisering van de economie en overname van het Westerse politieke systeem. Het bleek echter tevergeefs. Het Ottomaanse Rijk trachtte de hele 19deeeuw het groeiende imperialisme van het liberale en industriële Europa het hoofd te bieden. Toch werden veel Ottomaanse gebieden in Noord-Afrika en Zuidwest-Azië nu Europese kolonies of invloedszones. Er vonden dan ook diverse hervormingen van de Ottomaanse imperiale structuren plaats om het rijk beter te kunnen verdedigen tegen buitenlandse dominantie. Hoewel hierdoor tegen het begin van de 20ste eeuw de rechtspraak, het leger en de administratie grondig hervormd werden, leidde dit tevens tot een groeiende Europese economische en culturele aanwezigheid en tot het ontstaan van beginnende nationalistische bewegingen bij vele volkeren in het Ottomaanse Rijk, bijvoorbeeld bij de Armeniërs, de Arabieren en de maronietische christenen in het Libanongebergte. De islamitische wereld werd de voorbije 3 eeuwen dus niet alleen overtroffen door Europa, maar er ook door gedomineerd en gekoloniseerd.

Ook het debat van ‘ijtihad’ in de islamitische wereld duurt al 3 eeuwen en biedt steeds nieuwe verklaringen. ‘Ijtihad’ betekent rede, maar deze term slaat vooral op de diverse bewegingen die sinds het einde der 18de eeuw ontstonden en verandering eisten. Deze bewegingen waren primo het reformistische wahhabisme en het conservatieve salafisme; secundo het islamitische modernisme van Jamal ad-Din al-Afghani en Mohammed Abdu; en tertio de combinaties die Rashid Rida en Hassan al-Banna er van maakten. 

Clash of Definitions’


Samuel Huntingtons boek ‘Clash of Civilizations’ uit 1993 kondigde een totaal nieuwe wereldpolitiek aan, maar is een mythe. Huntington stelde dat oorlog tot dan gevoerd werd tussen ideologieën en dat internationale conflicten voortaan een culturele oorzaak zouden hebben. Deze ‘botsende beschavingen’ – i.e. Westerse vs. niet-Westerse beschavingen – zouden voortaan de internationale politiek domineren. Hij speelde hiermee in op het door president Bush sr. gelanceerde idee van een ‘New World Order’ en de aankomende millenniumwissel.

Huntingtons stelling is een gerecycleerde versie van de Koude Oorlogsthese dat conflicten ideologisch zijn: voor hem draait immers alles om de Westerse liberale ideologie vs. andere ideologieën. De Koude Oorlog ging met andere woorden gewoon verder, maar dan op nieuwe fronten (islam & Nabije Oosten). Volgens Huntington moest het Westen een interventionistische en agressieve houding aannemen tegenover niet-Westerse beschavingen om dominantie over het Westen te vermijden. Hij wou dus de Koude Oorlog voortzetten met andere middelen in plaats van de wereldpolitiek proberen te begrijpen of om culturen proberen te verzoenen. Deze oorlogszuchtige taal was koren op de molen van het Pentagon en van het Amerikaanse militair-industriële complex.

Huntington was echter niet geïnteresseerd in de geschiedenis van culturen en was ook erg misleidend! Veel van zijn argumenten kwamen immers uit indirecte bronnen: hij analyseerde bijgevolg niet goed hoe culturen werken, omdat hij zich vooral baseerde op journalisten en demagogen in plaats van op wetenschappers en theoretici. Zelfs de titel van zijn boek haalde hij uit Bernard Lewis’ artikel ‘The Roots of Muslim Rage’: een miljard moslims zouden woedend zijn op onze Westerse moderniteit, doch dit idee van een miljard moslims die allemaal hetzelfde denken versus een homogeen Westen, is echter simplistisch. Huntington nam dus van Lewis over dat culturen homogeen en monolitisch zijn, evenals het onveranderlijke verschil tussen ‘wij’ en ‘zij’.

Het Westen zou verder ook superieur zijn aan alle andere culturen en de islam zou per definitie anti-Westers zijn: dat de Arabieren echter al lang vóór Marco Polo en Colombus grote delen van de wereld (Europa, Zuid-Azië, Oost-Afrika) verkenden, deed er voor hem niet toe. Huntington meende tevens dat alle culturen (China, Japan, de Slavisch-orthodoxe wereld, islam, …) vijanden van elkaar zijn en hij wou bovendien deze conflicten beheren als een crisismanager in plaats van ze op te lossen. Hierbij kunnen we ons de vraag stellen of het wel verstandig is om zo’n simplistisch beeld van de wereld te schetsen en generaals en politici op basis daarvan te laten handelen. Dit mobiliseert immers nationalistisch-patriottische oorlogsstokerij. Eigenlijk moeten we ons afvragen waaróm iemand überhaupt de kans op conflict wil doen toenemen!

Groteske, vage en manipuleerbare abstracties als ‘het Westen’, ‘de islam’, ‘de Slavische cultuur’, … zijn heden alomtegenwoordig en drongen door in racistische en provocatieve ideologieën, die veel erger zijn dan die van het Europese imperialisme uit de tweedehelft der 19deeeuw. Imperialistische machten vinden dus eigen culturele theorieën uit om hun expansiedrang te rechtvaardigen, zoals de Manifest Destiny van de VS of Huntingtons ‘Clash of Civilizations’. Deze theorieën zijn gebaseerd op strijd en botsingen tussen culturen. Ook in Afrika en Azië bestaan er zo´n bewegingen, zoals het islamcentrisme, het Israëlische zionisme, het voormalige Zuid-Afrikaanse Apartheidsregime, …

In iedere cultuur definiëren cultureel-politieke leiders op dergelijke wijze wat ‘hun’ cultuur inhoudt, waardoor bijgevolg eerder van een ‘Clash of Definitions’ dan van een ‘Clash of Civilizations’ dient gesproken te worden. Deze officiële cultuur spreekt in naam van de gehele gemeenschap. Nochtans zijn er in iedere cultuur alternatieve, heterodoxe, niet-officiële cultuurvormen, die de orthodoxe officiële cultuur bekampen. Huntingtons ‘Clash of Civilizations’ houdt geen rekening met deze tegencultuur van arbeiders, boeren, bohémiens, buitenstaanders, armen, … Geen énkele cultuur is echter te begrijpen zonder rekening te houden met deze uitdaging van de officiële cultuur, want daardoor mist men net wat vitaal en vruchtbaar is in die cultuur! Zo zou volgens historicus Arthur Schlesinger de Amerikaanse geschiedenis van grote politici en ranchers moeten herschreven worden en ook rekening houden met slaven, personeel, immigranten en arbeiders, wiens verhalen doodgezwegen worden door Washington, de New Yorkse investeringsbanken, de universiteiten van New England en de industriële magnaten in de Midwest. Deze groepen beweren immers het discours van de doodgezwegen groeperingen te vertegenwoordigen.

Ook in de islam bestaat een gelijkaardig cultureel debat en het is net dát dat Huntington niet inzag! Er is géén vastomlijnde, éne cultuur! Iedere cultuur bestaat immers uit interagerende groepen én iedere cultuur wordt ook nog eens beïnvloed door andere culturen. 

Het leed van de islamitische wereld


Islamieten zien de teloorgang van het Ottomaanse Rijk in de Eerste Wereldoorlog als dé ultieme vernedering. Toch was de ondergang al voordien ingezet als een pijnlijk en langzaam proces (cfr. supra). Kernland Turkije kwam dit weliswaar te boven doordat de opstand van Mustafa Kemal (Atatürk) in Centraal-Anatolië de geallieerde bezetters verdreef, doch dit was echter géén islamitische overwinning, maar een nieuwe islamitische nederlaag! Mustafa Kemal was immers een seculier én hij schafte het sultanaat en het kalifaat af. Vooral de ondergang van het kalifaat was een ramp omdat de religieuze eenheid in de islamwereld er door teloorging. Iederéén in het Nabije Oosten beseft dit zeer goed!

Heden is het voormalige Ottomaanse Rijk verdeeld in door Frankrijk en Groot-Brittannië kunstmatig gecreëerde natiestaten. Nochtans zien islamieten zichzelf niet in nationale en regionale termen, maar wel in termen van religieuze identiteit en politieke trouw.

De profeet Mohammed werd geboren in Mekka en stichtte de islam in Medina, van waaruit hij ook Mekka veroverde. Niet-moslims mogen deze 2 heilige steden én de hele Hedjaz [1] niet betreden om de profeet niet te onteren! Volgens sommigen geldt dit verbod zelfs voor héél Arabië. Vandaar dat de aanwezigheid van Amerikaanse troepen (hoewel niet in de Hedjaz) voor islamieten zo problematisch is! Bovendien vielen die troepen vanuit het ontstaansland van de islam Irak aan, dat gedurende een half millennium – tevens de meest glorierijke periode in de islamitische geschiedenis – de zetel van het kalifaat was. De Britten begaven zich echter net om die redenen nooit in het binnenland van Arabië, maar beperkten zich tot de randgebieden (Koeweit, Bahrein, Qatar, Verenigde Arabische Emiraten, Oman, Aden). 

De misleidingen van het oriëntalisme


De Brits-Amerikaanse joodse oriëntalist Bernard Lewis poneerde dat er sinds 1990 een groeiende vijandigheid van de islamitische wereld tegen de VS bestond. Hoewel Lewis in 1986 op emeritaat ging, bleef hij toch tot zéér invloedrijk! Zowel het Witte Huis als de beide Amerikaanse partijen vroegen hem om advies over het Nabije Oosten, wat betekent dat hij een enorme invloed uitoefende op het Amerikaanse buitenlands beleid.

Bernard Lewis zag een strijd tussen ‘de’ islam en ‘het’ Westen die al 13 eeuwen duurt (kruistochten, jihad, Reconquista, …), waarbij nu eens de ene en dan weer de andere wint. Na de implosie van de USSR in 1991 bleef er volgens hem voor de islam nog één grote vijand over: de VS. Hij zwaaide daarbij zelfs met grote woorden als “de overleving van onze beschaving”. Nu de VS delen van het Nabije Oosten militair bezet en lijkt te winnen, groeit het verzet. Bijvoorbeeld het Somalische verweer tegen de VS in 1993 vermeed Amerikaanse dominantie over Somalië.

Lewis stelde tevens dat het tot dan toe gevoerde Westerse beleid tegenover het Nabije Oosten niet goed was. Zijn advies voor de Amerikaanse regering was: get tough or get out! ‘Get tough’ stond daarbij voor het voortzetten van het in Afghanistan begonnen ‘goede’ werk en dus nog meer aanvallen op zogenaamd ‘terroristische’ landen en groeperingen. Met ‘get out’ bedoelde hij dat er een vervangmiddel voor olie moest gevonden worden, zodat het Nabije Oosten niet langer belangrijk is.

Bernard Lewis’ simplistische theorie van de ‘Clash of Civilizations’ gaat terug op het oriëntalisme. Wat heden als ‘islam’ omschreven wordt in het liberale Westen door de theorie van de ‘Clash of Civilizations’, gaat terug op het discours van het oriëntalisme. Dit is een gefabriceerde constructie om vijandigheid te creëren tegen een werelddeel dat voor de VS van belang is omwille van zijn olie en concurrentiestrijd met het Westen. Oriëntalisme biedt ons een bepaald beeld van het Nabije Oosten, waardoor wij menen te weten hoe de mensen zich daar gedragen en welk soort mensen daar leeft. Daardoor gaan wij die mensen bekijken vanuit die ‘kennis’ die wij over hen menen te hebben. Oriëntalisme biedt echter geen onschuldige of objectieve kennis over het Nabije Oosten, maar weerspiegelt bepaalde belangen!

De zogezegd onafhankelijke media in een liberale maatschappij worden gecontroleerd door commerciële en politieke belangen: er is géén onderzoeksjournalistiek, maar slechts herhaling van het regeringsstandpunt en van de meest invloedrijksten binnen de regering. Zij gebruiken de islam als externe bliksemafleider om de ernstige sociale, economische en financiële problemen in onze samenleving te verdoezelen. Doordat de media zo gemakkelijk de aandacht kunnen vestigen op één negatief aspect van de islam, was het op het einde van de Koude Oorlog ook erg gemakkelijk om een nieuwe, buitenlandse vijand te creëren en om het enorme Amerikaanse leger te blijven legitimeren.

Amerikanen kennen niet veel van geschiedenis, ook hooggeschoolde Amerikanen niet. Daarom kunnen ze geen historische verwijzingen maken, noch begrijpen. Toen Osama Bin Laden het bijvoorbeeld had over “de ramp van 80 jaar geleden”, wist iedereen in het Nabije Oosten dat hij het had over de ondergang van het Ottomaanse Rijk. Amerikanen hadden echter geen flauw benul waarover Bin Laden het had. Daarnaast is het in de VS erg moeilijk om literatuur te vinden die sympathiek staat tegenover de islam, omdat de islam als een bedreiging wordt beschouwd voor de joods-protestantse natie die de VS is. 

‘Clash of Ignorance’


Edward Saïds ‘Clash of Ignorance’ weerlegde Lewis’ stellingen: ieder land in het Nabije Oosten heeft zijn eigen geschiedenis en zijn eigen interpretatie van de islam. Bovendien moet men het Nabije Oosten niet begrijpen als aparte landen, maar via de dynamieken tussen de diverse landen. Saïds ‘Clash of Ignorance’ toonde aan dat Lewis’ oriëntalisme ‘de’ islam simplistisch veralgemeent: er zijn immers meerdere soorten islam! Desondanks domineert Lewis’ Clash of Civilizations het Amerikaanse buitenlands beleid inzake het Nabije Oosten. Deze liberaal-Westerse visie op ‘islam’ is echter iets totáál anders dan hoe moslims de islam zien! Er is bijvoorbeeld een wereld van verschil tussen de islam in Algerije en in Indonesië! Het is dus bijzonder onverstandig om dat werelddeel als één islamitisch, irrationeel, terroristisch en fundamentalistisch geheel te zien. Volgens Edward Saïd is één exclusieve cultuur onmogelijk: we moeten ons dus afvragen of we willen streven naar het scheiden van culturen of naar het samenleven van culturen.

Huntingtons versie van Lewis ‘Clash of Civilizations’ verscheen eerst als tijdschriftartikel in Foreign Affairs, omdat het zo beleidsmakers kon beïnvloeden: dit discours liet de VS immers toe om het denkpatroon van de Koude Oorlog voort te zetten. Veel bruikbaarder is echter een nieuwe mentaliteit die bewust is van de gevaren die de hele mensheid momenteel bedreigen: toenemende armoede, etnische en religieuze haat (Bosnië, Congo, Kosovo, Somalië, Tsjetsjenië, …), toenemend analfabetisme én een nieuw analfabetisme (inzake elektronische communicatie, TV en de informatiesnelweg).

Geschiedenis zou moeten gedenationaliseerd worden en moeten duidelijk maken dat we in een erg complexe en vermengde wereld leven, waarin culturen niet zomaar kunnen gescheiden worden: geschiedenis moet gedoceerd worden als een uitwisseling tussen culturen, zodat duidelijk wordt dat conflicten nutteloos zijn en slechts mensen isoleren. Heden geeft geschiedenis echter nog steeds mee dat wij het centrum van de wereld zijn.

Er moet tevens verschil blijven tussen culturen: zowel het willen uitvlakken van culturen als het willen doen botsen van culturen, zijn niet goed. We moeten streven naar coëxistentie van verschillende culturen, talen en tradities en dus deze verschillen bewaren in plaats van naar één wereldcultuur of – zoals Huntington en Lewis – naar oorlog te streven.

De foutieve oriëntalistische idee van de ‘Clash of Civilizations’ dient bestreden te worden door te onthullen wat er echt achter zit, door er over te debatteren, door onderwijs en door de Amerikaanse en Europese intellectuelen te doen beseffen wat een enorme impact de buitenlandse interventies van het Westen hebben op andere culturen. 

 
Noot


[1] De Hedjaz is een landstreek in Noordwest-Arabië, waartoe de heilige islamitische steden Mekka en Medina behoren. 

Referenties:


1. Boeken:

BARBER (Benjamin), Jihad vs. McWorld: how globalism and tribalism are reshaping the world, New York, Ballantine Books, 1996, pp. 389.

HUNTINGTON (Samuel), Botsende beschavingen, Antwerpen, Icarus, 1997, pp. 412.

LEWIS (Bernard), What went wrong? Western Impact and Middle Eastern Response, Oxford, Oxford University Press, 2002, pp. VII + 180.

OWEN (Roger), State, Power and Politics in the Making of the Modern Middle East, Londen, Routlegde, 2007, pp. XVI + 279.

POLK (William), The Arab World Today, Cambridge (Massachusetts), Harvard University Press, 1991, pp. 538.

SAÏD (Edward), Orientalism, Londen, Penguin, 2003, pp. 396.

SCHLESINGER (Arthur), The Disuniting of America, New York, Norton, 1992, pp. 160.

TIBI (Bassam), Conflict and War in the Middle East: From Interstate War to New Security, New York, Palgrave Macmillan, 1998, pp. 334.

2. Tijdschriftartikel:

LEWIS (Bernard), The Roots of Muslim Rage, in: The Atlantic Monthly, 1990.

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lundi, 02 juillet 2012

Conférence Piero san Giorgio et Michel Drac à Bordeaux

Conférence

Piero san Giorgio et Michel Drac

à Bordeaux

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dimanche, 01 juillet 2012

Pour l’hyperclasse mondiale et l’ONU, l’UE doit « saper l’homogénéité » de ses Etats membres !

Pour l’hyperclasse mondiale et l’ONU, l’UE doit « saper l’homogénéité » de ses Etats membres !

Comme l’indique un article de la BBC, au moins les choses sont claires pour Peter Sutherland, représentant spécial de l’ONU pour les affaires de migration en tant que dirigeant du « Forum Mondial sur la Migration et le Développement » : L’UE devrait « faire de son mieux pour saper l’homogénéité » de ses Etats membres !

Interrogé par le sous-comité aux affaire internes de l’UE de la Chambre des Lords en Angleterre, qui mène actuellement une enquête sur les migrations globales, il a pris pour modèle « les Etats-Unis, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande » qui « sont des sociétés d’immigrés » s’accommodant donc « plus facilement des gens d’autres horizons que nous le faisons nous-mêmes »,  qui « entretenons un sens d’homogénéité et de différence par rapport aux autres. Et c’est exactement ce que l’Union Européenne, selon moi, devrait s’efforcer de saper ».

Avant d’ajouter devant le comité de la Chambre des Lords que les migrations étaient une « dynamique cruciale pour la croissance économique » dans certaines nations de l’UE, « malgré le fait que cela soit difficile à expliquer aux citoyens de ces Etats ». La population vieillissante et en déclin dans des pays comme l’Allemagne ou le Sud de l’UE était « l’argument-clef, je rechigne à utiliser ce mot car des gens l’ont attaqué, pour le développement d’Etats multiculturels », a-t-il ajouté. « Il est impossible de considérer que le degré d’homogénéité que l’autre argument implique puisse survivre car les Etats doivent devenir plus ouverts, au niveau des gens qui les peuplent. Tout comme le Royaume-Uni l’a démontré ».

Homme aux multiples casquettes, Peter Sutherland est aussi président non-exécutif de Goldman Sachs International, recteur à la London School of Economics, ancien président du géant du pétrole BP et membre important du Groupe Bilderberg. Ainsi que le patron européen du Transatlantic Policy Network, un institut euro-américain ultra-puissant dont le but est de faire émerger un bloc euro-atlantique unifié dans tous les domaines d’ici 2015. Et de 2001 à 2010, il a présidé la section Europe de la Commission Trilatérale.

Novopress

Europa verteidigen – gegen die selbstzerstörende Hassideologie!

Europa verteidigen – gegen die selbstzerstörende Hassideologie!

 

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Fjordmans Texte bei Antaios

     


Geschrieben von: Harald Schmidt-Lonhart   

 

Ex: http://www.blauenarzisse.de/

 

Mit ihrer Textsammlung Europa verteidigen betreten die Herausgeber Manfred Kleine-Hartlage und Martin Lichtmesz kontaminiertes Gelände. Das Buch umfasst zehn Texte des norwegischen Bloggers Fjordman, der durch den Attentäter von Oslo und Utoya, Anders Breivik, zweifelhafte Berühmtheit erlangte. Man stellt sich unmittelbar die Frage, ob es sinnig ist, Texte einer solchen „Persona non grata“ zu veröffentlichen? Macht man sich damit nicht unnütz die Hände schmutzig? Schlägt man der Gegenseite nicht unnötig eine Flanke in den eigenen Strafraum oder ist es eine mutige Tat?

Mehr als bloße Islamkritik

Vor Breivik war Fjordman, der in Wahrheit den bürgerlichen Namen Peder Jensen trägt, eigentlich nur einer kleinen islamkritischen Szene bekannt. Dabei gehen die zahlreichen Essays weiter als bloße Islamkritik und befassen sich auch mit grundlegenden Sachverhalten, wie beispielsweise dem Zusammenwirken von Liberalismus und Neomarxismus oder der Verbindung zwischen Macht und Elite.

Die ausgewählten Texte Fjordmans wurden von den beiden Herausgebern Kleine-Hartlage und Lichtmesz in drei Kapitel unterteilt. Das erste bündelt das Thema Islamkritik. Der zweite Text „Was kostet Europa die islamische Zuwanderung?“ kann von demjenigen, der seine Hausaufgaben bei Oberlehrer Sarrazin gemacht hat, getrost übersprungen werden. Jedoch ist es wichtig, in Kapitel Zwei (Kulturkritik) und Drei (Globalismus/EU) am Ball zu bleiben. Hier liegt der Hase im Pfeffer. Dieser Aufbau des Herausgeberduos ist durchaus gelungen, da es die anfängliche Sicht gen Mekka um 180 Grad in Richtung des eigenen Inneren bzw. den Westen dreht und so für die richtige Frontstellung sorgt. So faßt Fjordman den Islam nicht als Gegner, sondern vielmehr die Islamisierung als Symptom einer „mit kulturellem AIDS“ geschwächten Gesellschaft auf.

Die kalte Dusche der Lageerkennung

Den Essays fehlt es dessen ungeachtet spürbar an der gewissen Portion sprachlicher Feinheiten und Raffinessen. Den Grund hierfür wird man im Übersetzungsprozess vom Norwegischen über das Englische ins Deutsche zu suchen haben. Auch der Vortragsstil von Fjordman ist stellenweise ermüdend. Der Norweger häkelt seine Gedanken Masche für Masche aneinander und arbeitet dabei auf eine Grundthese hin, die er am Ende seiner Texte zusammenfasst. Die einzelnen Maschen füllt er mit Beispielen und Zitaten. Dabei geraten einige Maschen zu weit und werden zu ausführlich. Andere wiederholen sich oder sind hinsichtlich der finalen Grundthese gar überflüssig. Auch das Niveau der Zitierten schwankt von zweitklassigen Bloggern oder kanadischen Polizisten bis hin zu einem Staatsmann wie Vaclav Klaus oder dem marxistischen Philosophen Antonio Gramsci.

Trotz dieser gefühlsarmen, leicht klotzigen Ausdrucksform fabriziert die Lektüre innerlich Erstaunen, Kummer, manchmal auch Zorn. Dieser gefühlstechnische Wellengang wird durch das mit Fakten untermauerte, meist einleuchtende Gesamtbild der fjordmanschen Texte erzeugt. Der Autor verpasst dem Leser die kalte Dusche der Lageerkennung. Fjordman fegt Wohlstand und Spaß bei Seite und ermöglicht Einblick in die Lava, welche längst unter der Oberfläche der Gesellschaft brodelt.

Wer Optimismus sucht, ist hier verkehrt

Wer die Gefahren einer schleichenden Islamisierung bislang nicht sehen wollte und Islamkritik pauschal für einen von Rassismus geschwängerten, populistischen Gedankenschluckauf hielt, muß angesichts der Faktenlage, die Fjordman zusammenträgt, seine Augen zukünftig noch fester zu kneifen, wenn er seine Sicht auf die Dinge nicht ändern will. Wer in der Political Correctness lediglich einen lästigen Schabernack von Freund Zeitgeist sah, erhält Einsicht in den langwierigen Hintergedanken, der damit verfolgt wird. Worthülsen wie „Toleranz“ und „Multikulturalismus“ werden von Fjordman als Teil einer selbstzerstörenden Hassideologie entlarvt und das dahinter stehende Kalkül zum Machterhalt der Eliten erklärt. Ähnlich geht Fjordman mit Feminismus und Gleichberechtigung ins Gericht, indem er die positiven Errungenschaften der Frauenrechtsbewegung von den Schäden für Gesellschaft und Individuum durch den Galle geifernden Feminismus ab den 60er Jahren trennt.

Das Buch Europa verteidigen ist keine angenehme Gutenachtlektüre. Man wird stetig von dem Gefühl heimgesucht, das man bekommt, wenn man im Sommer die Sonnenbrille absetzt und schlagartig das grelle Licht der Sonne wahrnimmt. Es brennt auf der Netzhaut und man ist gewillt, sogleich wieder die Brille auf die Nase zu schieben. Trotzdem ist es wichtig und richtig, die von Fjordman beackerten Themengebiete nicht kampflos aufzugeben. Ein Rückzug in diesem Bereich der freien Meinungsäußerung würde ein wichtiges Ventil verschließen und letztlich den Weg in die Eskalation beschleunigen. Denn man darf sich sicher sein, dass die schreckliche Bluttat von Breivik nur der Vorgeschmack von dem Chaos ist, welches Fjordman fürchtet und zu verhindern sucht.

Fjordman: Europa verteidigen. Zehn Texte. Herausgegeben von Martin Lichtmesz und Manfred Kleine-Hartlage. 240 Seiten, Edition Antaios, 2011. 19,00 Euro.

Over zogenaamd “democratisch” onderwijs, nivellering en verkleutering

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De geur van eenheidsworst

Ex: http://visionairbelgie.wordpress.com/

Over zogenaamd “democratisch” onderwijs, nivellering en verkleutering

Zopas werd het steeds bitsiger wordende, en naar een nieuwe strijd-om-de-ziel-van-het-kind neigende onderwijsdebat in Vlaanderen even onderbroken voor een jolig intermezzo: ene Dirk Smeesters, een Belgische hoogleraar aan de Erasmus Universiteit in Rotterdam, heeft bekend dat hij met wetenschappelijke gegevens gesjoemeld heeft. En nog geen beetje: samen met zijn evenknie, de al eerder betrapte Diederik Stapel, zoog hij complete studies uit zijn duim, manipuleerde gegevens, vervalste statistieken, om te bewijzen wat moest bewezen worden.

Hun onderzoek leidt tot waarlijk grensverleggende conclusies, als daar zijn: “vleeseters zijn egoïstischer dan vegetariërs”, “zwerfvuil op straat maakt mensen racistisch”, of “mensen met zelfmoordplannen eten meer snoep”. Nulliteiten dus. Beiden gaan dan ook door het leven als sociale psychologen,- een discipline die zich uitstekend leent tot snelle extrapolaties, statistisch broddelwerk en al dan niet verdoken plagiaat. Ondervraag vijf mensen op straat over de kleur van hun onderbroek, en naar welk soort muziek ze luisteren, en je hebt gegarandeerd een “significant verband” dat als groot nieuws naar een wetenschappelijk vaktijdschrift kan worden gestuurd.

Krabbenmand

Want daar gaat het natuurlijk om: ook de universiteit is een afspiegeling van deze samenleving, namelijk een overbevolkte krabbenmand waar de slechte smaak en de middelmaat regeert, en waar men zich slechts kan handhaven door koelbloedige, meedogenloze ikkerigheid.

A la guerre comme à la guerre: een combinatie van massale doorstroming naar het universitair onderwijs, én een beperkt aantal vacatures voor het wetenschappelijk personeel in een sector waar de bomen al lang niet meer tot aan de hemel groeien, zorgt ervoor dat vooral de lefgozers komen bovendrijven. Jongens (en meisjes) die hun meer timide, scrupuleuze studiegenoten en collega’s zo wegblazen. Stapel en Smeesters (een prachtige naam voor een reclamebureau) liepen dan wel tegen de lamp, doch reken maar dat het “onderzoeken” zal blijven regenen van twijfelachtig allooi, met dit soort resultaten.

De oorzaken van de academische overbevolking en de daarmee gepaard gaande verloedering moeten we niet ver gaan zoeken 1) Universiteiten worden per student betaald 2) We beschouwen ons als mislukt als zoon- of dochterlief geen universitair diploma haalt 3) De helft van de studenten hoort er dus eigenlijk niet thuis en zorgt voor een nivellering 4) Ook het middelbaar onderwijs zakt af naar de middelmaat, en levert een instroom af van een bedenkelijk niveau. Middelmatige leerkrachten kweken middelmatige leerlingen op. Een fatale neerwaartse spiraal.

De universiteit is een afspiegeling van deze samenleving, namelijk een overbevolkte krabbenmand waar de slechte smaak en de middelmaat regeert.

De boutade van Geert Lernout, prof literatuur aan de UA, dat “de universiteit de babysitter van rijke kinderen is’”, klopt jammer genoeg helemaal: in Vlaanderen moét iedereen van de middenklasse naar de unief. Zelfs de hogeschool is te min: moeke en vake en de grootouders moeten kunnen vertellen aan de buren dat zoon- of dochterlief les volgt in Gent bij prof. Carl Devos-van-de-tv.

Loodgieter gezocht

Dat brengt ons terug naar de discussie rond het B-attest en het door Pascal Smet verdedigde eenheidsonderwijs. Vanuit een socialistisch standpunt wordt het motto “iedereen gelijk” moeiteloos vervormd tot “voor iedereen hetzelfde”. Het is in dat perspectief dat we de academische beunhazerij à la Stapels en Smeesters moeten zien: een gelijke-kansen-onderwijs waar er gewoon géén lat meer gelegd wordt. Allen daarheen. Het door de media gepromote postmoderne pseudo-intellectualisme viert hoogtij. Vooral in de softe menswetenschappen is er zoveel kaf tussen het koren, dat het wel moét mislopen. Echt, eigenzinnig talent moet zich hier kapot vervelen.

Waar ondertussen vrijwel niemand iets aan doet, is de schrikbarende sociale devaluatie van zgn. “technische” beroepen, van haarkapper, over loodgieter en slager, tot verpleger (-ster), tuinaanlegger, kok of electromechanicus. Uit de disciplinaire wantoestanden in het technisch-en beroepsonderwijs, waar blijkbaar alleen nog allochtone amokmakers de toon zetten tegenover uitgebluste leerkrachten, spreekt een absolute afkeer van onze maatschappij voor stiel en ambacht. We zoeken allemaal die loodgieter voor ons dak, maanden aan een stuk, maar het mag vooral onze eigen zoon niet zijn. In een door de dienstensector overwoekerde economie wil niemand nog zijn handen vuil maken. Terwijl een goede vakman evenveel kan verdienen als een dokter. En terwijl bakkers of slagers ook naar de opera gaan en boeken lezen, misschien meer dan de “masters” die door de universiteit in vrac worden afgeleverd.

Vooral in de softe menswetenschappen is er zoveel kaf tussen het koren, dat het wel moét mislopen. Echt, eigenzinnig talent moet zich hier kapot vervelen.

We moeten dringend naar een herwaardering van praktische intelligentie en technisch vernunft,- dat is de eerste voorwaarde om het “hoger onderwijs” (term die eigenlijk moet geschrapt worden) te ontlasten. De verkleutering en verloedering van de “humane” wetenschappen moet plaats maken voor nieuwe kwaliteitsnormen, niet gebaseerd op inkomen maar op talent. En als het even kan met een serieuze ingangsproef. Streng, hoogdrempelig en kwaliteitsbewust. Drie woorden die ik in de discussie van de laatste weken veel te weinig heb gehoord.

Deglobalisering

Via grootse en logge, op ministeries uitgedachte blauwdrukken, wil de overheid de maakbare samenleving voorafbeelden in een uitgelijnd onderwijsmodel, gebaseerd op eenheid en vermenging. Onderscheid moet zoveel mogelijk onder de mat worden geveegd. Het is van onderuit, aan de basis, heel moeilijk om op te roeien tegen de vervlakking, de door een Angelsaksische eenheidscultuur geïnspireerde obsessie van de uitwisseling en de grootschaligheid, het Bologna-getoeter, en het haast Orwelliaans generalisme van Pascal Smet.

Toch zijn er, haast onzichtbaar, kleine scholen en schooltjes die een eigen profiel trachten te behouden. Voorbij en achter de grote onderwijsnetten, overblijfsels van de Belgische zuilentraditie, trachten hier en daar gedreven individuen kleinschalige kernen te handhaven die zowel levensbeschouwelijk als kennismatig afwijken van de algemene norm. Of ouders die zelf het onderwijs organiseren. Dat is een interessante ontwikkeling. We hebben dringend behoefte aan een deglobalisering van het onderwijs, die uiteindelijk kan leiden tot een deglobalisering van de kennis.

Dit leidt tot meer intellectuele vrijheid, heterodoxie, een verveelvoudiging van wetenschappelijke denksporen. Ideologisch pluralisme moet uiteindelijk het recht op wetenschappelijk andersdenken impliceren, anders is het prularisme. Zo ben ik als atheïst helemaal gewonnen voor de evolutietheorie, maar van mij mag een school gerust het zo vermaledijde creationisme als kosmisch model hanteren. En daarnaast liefst nog een dozijn andere scholen met nog andere visies op mens, samenleving en wereld.

We hebben dringend behoefte aan een deglobalisering van het onderwijs, die uiteindelijk kan leiden tot een deglobalisering van de kennis.

Dat gaat natuurlijk in tegen de eenheidsworstvisie die zoveel mogelijk tussenschotten wil slopen, om uiteindelijk één gestandardiseerde canon over te houden, die voor andersdenken geen ruimte laat. Aan de Gentse univ hebben we al gezien hoe het nieuwe neo-positivistische eenheidsdenken de psychoanalytische school probeert uit te drijven als “onwetenschappelijk”. Dat is onrustwekkend, en komt in feite voort uit een voorbijgestreefd globalistisch kennismodel. Meer scholen, meer kleine scholen, met een meer eigen intellectuele “drive” zijn het antwoord.

Oude talen en teksten zullen er overleven, maar tegelijk,- en dat is vooral mijn hoop-, zullen daar, in de luwte, misschien volstrekt nieuwe inzichten ontkiemen die in een aula’s van de pensée unique volstrekt ondenkbaar zijn.

Johan Sanctorum

samedi, 30 juin 2012

Syrie – Comment la CIA contrôle la livraison d’armes aux rebelles

Syrie – Comment la CIA contrôle la livraison d’armes aux rebelles

Financées par les pays du Golfe, ces livraisons clandestines via la Turquie sont contrôlées par l’agence américaine.

Sans armes capables de détruire les chars syriens, point de salut pour l’opposition à Bachar el-Assad. Depuis des mois, Nasser le répétait à ses amis occidentaux ou arabes. Mi-mai, cet opposant en exil affichait donc le sourire lorsqu’une quarantaine de dirigeants des conseils militaires de la révolution se sont discrètement rendus en Turquie pour recevoir un précieux arsenal.

« Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG 7 puisées sur les stocks de l’armée saoudienne », confiait-il lors d’un récent passage à Paris. « Elles ont été acheminées par avion, jusqu’à l’aéroport d’Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées ». Pour rassurer ses hôtes, Nasser garantit que leur utilisation allait être supervisée par « des leaders traditionnels proches des insurgés, histoire d’éviter les dérives mafieuses ».Les roquettes ont été convoyées à Douma et Harasta, dans la banlieue de Damas, Zabadani sur la route du Liban, Deraa au sud, et dans la région d’Idleb, frontalière de la Turquie.

Nasser n’en parle pas, mais, en coulisses, les agents de la CIA veillent à ce que ces nouvelles armes qui parviennent en plus grand nombre aux activistes ne tombent entre les mains de djihadistes, infiltrés en Syrie. Le New York Times va même jusqu’à affirmer que les localisations des dépôts et leurs destinataires sont déterminés en coordination avec les espions américains.

Pour les Occidentaux, qui ont beaucoup hésité avant d’accepter l’armement des insurgés, l’organisation de ces filières est une priorité : « Nous discutons même avec les Turcs de cibles à frapper », poursuit Nasser. « Et nous comptons maintenant hors de Syrie des représentants des conseils militaires qui ont chacun un relais dans une ville de l’intérieur ».

 

Ses rivaux islamistes liés aux Frères musulmans disposent eux aussi de leurs propres canaux d’approvisionnements. Et eux militent pour que ces armes aillent à leurs seuls partisans, afin d’être les grands vainqueurs de l’après-Assad. Pour les monarchies du Golfe, principaux fournisseurs en armes des rebelles, ces livraisons doivent rééquilibrer le rapport de forces sur le terrain, pour forcer Assad à accepter un compromis sur le modèle yéménite. « Les diplomates saoudiens nous répètent que tant que Bachar gardera une nette supériorité militaire sur ses ennemis, il n’aura aucun intérêt à négocier son départ », confie un diplomate français, qui rappelle que l’ex-président « Saleh au Yémen n’a discuté de sa sortie uniquement parce que l’opposition et ses partisans faisaient à peu près jeu égal ».

Ces livraisons d’armes doivent également accélérer les défections parmi les fidèles à Assad. « De nombreux militaires hésitent, mais s’ils voient qu’avec des missiles antitanks, nous infligeons de lourdes pertes aux pro-Bachar, ils seront alors plus nombreux à nous rejoindre », jure Mohannad, un membre de l’Armée syrienne libre, réfugié en Jordanie. Les premiers effets de ces approvisionnements se font sentir. Une douzaine de généraux ont rallié la Turquie, tandis que huit pilotes auraient fui en Jordanie. De leur côté, les activistes conduisent des opérations plus audacieuses, contre des hélicoptères notamment. « Avec ces armes, espère Kamal, nous pourrons également libérer des régions comme Idleb ».

Mais face à un pouvoir prêt à tout pour survivre, l’opposant se veut prudent. « L’utilisation d’armes plus sophistiquées entraînera une riposte encore plus dure. Nous aurons des pertes, et en face, nous allons détruire notre armée. Or les militaires sont nos frères, pas nos ennemis. Ces armes », dit-il, « doivent surtout faire peur à Assad ». Leur mise à disposition nourrit la lutte d’influence entre les parrains des insurgés.

« Les Français aimeraient bien être dans la salle des opérations à Adana », sourit Kamal, « mais les Turcs s’y opposent. À défaut d’armes qu’ils ne veulent pas livrer, que les Français nous donnent des équipements pour sécuriser les communications de nos combattants ». Après s’être montré hostile à la militarisation de la révolte au printemps, le nouveau gouvernement laisse faire aujourd’hui. Qu’on le veuille ou non, « les armes passent », reconnaît Laurent Fabius au quai d’Orsay. Incapables d’intervenir militairement en Syrie, les Occidentaux ne peuvent plus refuser aux rebelles des armes pour se défendre. Mais le pari de renverser Assad est encore loin d’être gagné.

Le Figaro

L’incident du F-4 vu par M K Bhadrakumar

L’incident du F-4 vu par M K Bhadrakumar

L’appréciation de l’incident du F-4 turc abattu par les Syriens, par le diplomate-devenu-commentateur, l‘Indien M K Bhadrakumar, est très intéressante, notamment à cause de ses très grandes connaissances et sources en Turquie, où il a été ambassadeur de l’Inde. M K Bhadrakumar avait déjà mis en évidence (le 30 avril 2012) les difficultés d’Erdogan avec sa politique syrienne par rapport à son opposition et à l’opinion publique. Ce facteur compte beaucoup pour l’incident du F-4, estime M K Bhadrakumar.

Les autres éléments qu’il met en évidence sont, d’une part, le jeu très appuyé de la Syrie et l’attitude extrêmement ferme de la Russie, et en constant affermissement, notamment vis-à-vis de cet incident. Pour M K Bhadrakumar, Syriens et Russes ont agi de concert, et l’incident constitue un net avertissement à la Turquie, au risque assumé d’une aggravation des relations de la Syrie avec la Turquie. De toutes les façons, pour M K Bhadrakumar, il ne semble faire guère de doute que le F-4 effectuait une mission de surveillance hors des normes internationales, et la riposte syrienne fut à mesure. M K Bhadrakumar met également en évidence que la Turquie est, dans ce jeu de la montée des tensions, assez isolée dans la région. (Son article, pour ATimes.com, est du 26 juin 2012.)

«The shooting down of a Turkish fighter aircraft by Syria on Friday has become a classic case of coercive diplomacy.

»A Turkish F-4 Phantom fighter aircraft disappeared from radar screens shortly after taking off from the Erhach airbase in Malatya province in southeastern Turkey and entered Syrian airspace. According to Syrian Arab News Agency (SANA), air-defense forces shot down the plane 1 kilometer off the coast from the Syrian port city of Latakia. A Turkish search-and-rescue aircraft rushed to the area of the crash but came under Syrian fire and had to pull out.

»The Russian naval base at Tartus is only 90 kilometers by road from Latakia. The incident took place on a day that Syrian Foreign Minister Walid al-Moualem was on a visit to Russia. It also happened within a week of Britain staging a high-profile publicity event to humiliate Russia by canceling the insurance of a ship when it was off the coast of Scotland en route to Syria from Russia's Baltic port in Kaliningrad. British Foreign Secretary William Hague scrambled to take credit for that in the House of Commons.

»The shooting down of the Turkish jet also coincides with a hardening of the Russian position on Syria. Moscow refused to comment on the incident when Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoglu telephoned his Russian counterpart Sergey Lavrov on Sunday seeking understanding. Itar-Tass quoted the Russian Foreign Ministry as saying the two diplomats “discussed the situation around Syria, including within the context of the incident with a Turkish fighter jet”. Plainly put, Moscow was unwilling to treat Friday's incident in total isolation. Nor was it prepared to censure Damascus. […]

»It is against the totality of this background that the Syrian action against the Turkish aircraft needs to be weighed. Damascus has a reputation for “poker diplomacy”. It may have conveyed a host of signals to Turkey (and its Western allies):

»Syria's air-defense system is effective and lethal;

»There will be a price to pay if Turkey keeps escalating its interference in Syria;

»Turkey's military superiority has its limits;

»The Syrian crisis can easily flare up into a regional crisis. […]

»Davutoglu claimed that Turkey had intercepted radio communications from the Syrian side suggesting that they knew it was a Turkish aircraft. "We have both radar info and Syria's radio communications." There was no warning from Syria before the attack, he said. "The Syrians knew full well that it was a Turkish military plane and the nature of its mission.” Conceivably, Syria wanted Turkey to know that its decision to shoot down the jet was deliberate. An exacerbation of Turkish-Syrian tensions is in the cards. […]

»Knowing Erdogan's ability to whip up nationalistic sentiments, the opposition parties quickly concurred that Turkey must respond to incident. But they point out that Erdogan needlessly provoked Damascus and has destroyed Turkey's friendly ties with Syria. 

The leader of the main opposition Republican People's Party (CHP), Kemal Kilicdarglu, pointedly asked on Sunday after meeting with Erdogan: “Why have Turkey and Syria come to the brink of war?” The CHP's deputy head Faruk Logoglu, who is a distinguished former diplomat (ex-head of the Foreign Ministry and former ambassador to the US), said: “We are very critical of the way AKP [Erdogan's Justice and Development Party] is handling the situation. There should be no outside intervention of any sort and any intervention must be mandated by a resolution of the UN Security Council. In the absence of such a resolution, any intervention would be unlawful.”

»In short, the Turkish opposition will be free to dissociate from any response that Erdogan decides on, especially if things go haywire downstream… […]

»But the point is, even within Turkey, there is skepticism about what really happened. The veteran Turkish editor Yousuf Kanli wrote: “Did the plane violate Syrian airspace? ... On the other hand, why was the Turkish reconnaissance plane flying so low, in an area close to a Russian base, and why did it keep on going in and out of Syrian airspace so many times in the 15-minute period before it was downed? Was it testing the air-defense capabilities of Syria (or the Russian base) before an intervention which might come later this year?” […]

»[…T]he painful reality is that Turkey's most ardent allies in the present situation, who have encouraged Ankara on the path of intervention in Syria, are of absolutely no use today – Saudi Arabia and Qatar. They are nowhere in a position to engage Syria militarily. Turkey, in short, is left all by itself to hit back at Syria. […] […A]ny Turkish military steps against Syria would be a highly controversial move regionally. Iraqi Foreign Minister Hoshiyar Zebari (who, interestingly, visited Moscow recently for consultations over Syria) voiced the widely held regional opinion when he warned of a “spillover the crisis into neighboring countries”, including Iraq, Lebanon, Jordan and Turkey itself. […]

»The influential Turkish commentator Murat Yetkin wrote on Monday, “It is clear that the incident will result in increased pressure on Syria and its supporters, mainly Russia. But what Bashar al-Assad cares for seems to be keeping his chair and the Russian naval base in Tartus strong, whatever the cost, also knowing that neither the Turkish government, nor the opposition and people, want war.” 

Yetkin was sure that “Turkey will do everything to make Syria pay for the attack”, but “payment doesn't mean war, there are other options”.

»In reality, Damascus has put a double whammy on Turkey. It not only lost a Phantom and its two pilots but is now under compulsion to take the loss calmly, exercising self-restraint. »



 

dedefensa.org

Les législatives sans le peuple

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Les législatives sans le peuple

par Michel GEOFFROY et Andrea MASSARI

 

Les soirées électorales sont ainsi faites que les réalités concrètes y sont souvent camouflées. L’élection de Jacques Bompard à Orange avait mille fois plus de sens que la débâcle de Ségolène Royal à La Rochelle. Mais on en a moins parlé… Voici une première réaction, encore à chaud, de Polémia. Michel Geoffroy et Andrea Massari s’interrogent sur la légitimité réelle des nouvelles instances de gouvernement. Nous publierons une étude chiffrée d’Étienne Lahyre d’ici quelques jours.

 

Polémia

 

N.D.L.R. : Polémia vient de mettre en ligne cette remarquable étude d’Étienne Lahyre en format pdf, le 22 juin dernier, dans le cadre de l’article « Résultats des législatives 2012 : attention à l’intoxication médiatique ! » sous le titre de « Législatives 2012 : analyse et décryptage. Défaite politique de la droite parlementaire, victoire idéologique de la droite nationale ». Une analyse de haut vol !

 

Europe Maxima

 

1 – Une abstention record

 

Au deuxième tour de l’élection législative, le 17 juin 2012, 47,60 % des électeurs se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. C’est un record absolu sous la Ve République. Plus de la moitié des moins de 44 ans se sont abstenus, tout comme la majorité des employés et des ouvriers. Illustration du désintérêt pour l’élection : durant l’entre-deux-tours, les couvertures des magazines (Le Nouvel Observateur, L’Express, Marianne) titraient, non sur l’enjeu du scrutin, mais sur la guerre des concubines présidentielles (« La première femme contre la première dame », selon France Dimanche).

 

2 – Une assemblée à la représentativité douteuse

 

Avec 16,5 % des inscrits au premier tour, le Parti socialiste a la majorité absolue. Avec 2 % à l’élection présidentielle, les écologistes disposent de 18 élus. Avec 18 % à l’élection présidentielle, le Front national dispose de 2 élus.

 

On notera, en contrepoint, que les minorités ethniques disposent au titre de la « diversité » de 10 députés et de 3 ministres.

 

Précisons que la circonscription de Marine Le Pen avait été redéfinie par le gouvernement Fillon pour rendre la victoire de la gauche plus facile (avec l’ancien découpage Marine Le Pen aurait été élue avec 53 % des suffrages !).

 

Marine Le Pen (18 % à la présidentielle), Jean-Luc Mélenchon (11 %), François Bayrou (9 %) sont exclus de l’Assemblée nationale : soit trois personnalités représentatives de 38 % des électeurs.

 

3 – La stratégie centriste de Fillon, Copé, Juppé a démobilisé les électeurs U.M.P.

 

Avec la « stratégie Buisson », celle d’un langage à droite toute, Nicolas Sarkozy est parvenu à rassembler 48,5 % suffrages, le 6 mai 2012. A contrario, la mollesse de la campagne législative Copé/Fillon a accentué la démobilisation naturelle de l’électorat. L’U.M.P. ne retrouve que 44 % des suffrages, soit 4,5 points de moins qu’à la présidentielle.

 

Les reports du F.N. vers l’U.M.P. ont été découragés par les déclarations politiquement correctes des Juppé, Dati, Jouanno (tous non candidats), N.K.M. [Nathalie Kosciusko-Morizet] et autres Copé.

 

A contrario, les médias ont beaucoup glosé sur la défaite des élus U.M.P. de la « Droite populaire », sans voir que beaucoup d’entre eux partaient de situations très défavorables; pourtant, dans leurs circonscriptions, Jean-Paul Garraud, Brigitte Barèges ou Bernard Carayon, quoique battus, limitent les pertes par rapport à la moyenne nationale.

 

4 – L’union à droite, cela marche : le populiste Bompard élu à Orange

 

L’élection de Jacques Bompard à Orange a été très largement passée sous silence par les médias. Or Bompard a été particulièrement bien élu, obtenant près de 59 % des suffrages. Parti de 22 % au premier tour, il a réuni sur son nom la quasi-totalité des 40 % de suffrages dispersés sur le Front national, l’U.M.P. et les candidats divers droite. Ce brillant résultat est le fruit d’une fidélité sans faille à ses convictions politiques, d’un travail de terrain constant et d’une habile stratégie électorale. C’est dans ce contexte, propre au Comtat Venaissin, que Marion Le Pen a été élue à Carpentras avec l’aide de l’équipe de campagne de son suppléant intelligemment choisi parmi la Ligue du Sud de Bompard.

 

5 – Les reports U.M.P./F.N. ont existé et le Front national est donc entré dans un processus de normalisation politique

 

Là où le F.N. était fort, il a bénéficié de bons reports de l’U.M.P. : notamment à Hénin-Beaumont dès le premier tour; dans le Gard pour Gilbert Collard qui a même bénéficié, au deuxième tour, d’un « vote utile » en sa faveur; et aussi dans les Bouches-du-Rhône où deux candidats F.N. ont atteint 49 % : des chiffres insuffisants pour gagner mais néanmoins très significatifs, puisque supérieurs aux résultats obtenus en 1988 et 1997. De même, Florian Philippot a bénéficié de bons reports U.M.P. en Lorraine.

 

Le Front national est donc bien entré dans un processus de normalisation politique, au grand dam de la gauche et de l’oligarchie.

 

Cela tient à la fois à la personne et à l’action de Marine Le Pen, mais aussi au fait que la situation générale de notre pays et de l’Europe confirme les analyses de la droite identitaire. Le discours d’ostracisme vis-à-vis du Front national est donc de moins en moins audible, dans un pays de plus en plus en crise. Le Front de gauche, malgré un soutien systématique de l’oligarchie médiatique, a d’ailleurs été incapable de supplanter le Front national, en particulier à cause de sa position sur l’immigration.

 

6 – La partialité médiatique a une fois de plus biaisé l’élection en faveur des médiagogues

 

Il y a une grande différence entre un référendum et une élection représentative. À un référendum les électeurs votent pour des idées et des projets. À une élection représentative les électeurs votent aussi en fonction des images des candidats. Ainsi certains candidats – N.K.M. par exemple – sont angélisés. D’autres sont diabolisés, comme le furent Christian Vanneste (éliminé dès le premier tour), Nadine Morano ou Jean-Paul Garraud. Et l’opinion est, volens nolens, influencée par les personnalités les plus présentes dans les médias qui sont précisément celles qui tiennent le discours le plus convenu et le plus politiquement correct.

 

7 – Hollande : des pouvoirs réduits, une légitimité faible

 

Les médias ont glosé sur les pouvoirs rassemblés par Hollande : la majorité absolue de l’Assemblée nationale, la majorité du Sénat, la majorité des collectivités territoriales.

 

Mais ces pouvoirs sont limités par ceux des organisations internationales : l’Union européenne, l’Organisation mondiale du commerce, l’O.T.A.N. Sa marge de manœuvre est dérisoire.

 

En interne, ses pouvoirs sont limités par les organes juridictionnels : sait-on, par exemple, que depuis 40 ans, 90 % des lois et décrets sur l’immigration ne sont pas le fait des députés mais celui du Conseil d’État, de la Cour de cassation, du Conseil constitutionnel, de la Cour de justice européenne, de la Cour européenne des droits de l’homme ?

 

Hollande a été choisi (à défaut de D.S.K. [Dominique Strauss-Kahn], indisponible) comme gérant d’apparence des intérêts de la super-classe mondiale. Sa marge de manœuvre est faible. De retour de la conférence du Bilderberg (où il a séjourné, en Virginie, du 29 mai au 3 juin), Érik Israélewicz, directeur du Monde (dont Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, est l’actionnaire de référence), fixe la feuille de route présidentielle : dans des éditoriaux à l’arrogance mal dissimulée, le patron du Monde dit au président de la République ce qu’il doit faire, sur l’euro, l’Europe, la Grèce, le redressement des comptes publics et même comment il doit recadrer sa concubine…

 

8 – Hollande, une légitimité fragile

 

Or Hollande, malgré les discours euphoriques de médias versatiles, a une légitimité faible : il n’a obtenu que 48,64 % des votants du deuxième tour, davantage par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion. Et il n’a obtenu la majorité des suffrages exprimés que par le vote des minorités ethniques dont les représentants les plus agités ont fêté la victoire en agitant des drapeaux étrangers.

 

Aux législatives, on l’a dit, et là aussi malgré la mobilisation du vote ethnique en sa faveur, le Parti socialiste n’a rassemblé que 16,1 % des suffrages.

 

Jamais sous la Ve République la coupure entre le pays légal et le pays réel n’a donc été aussi profonde; l’usure du système politique français, de moins en moins représentatif, est manifeste et le clivage gauche/droite recouvre donc de plus en plus un clivage identitaire, ce qui va contribuer à radicaliser le débat politique.

 

Sur le plan du style, la « présidence normale » et son gouvernement se sont coulés dans la continuité de l’hyperréactivité émotionnelle, les morts de militaires et de gendarmes et les blessures de policier servant cyniquement de carburant électoral. C’est une stratégie médiatique efficace à court terme mais dangereuse dans la durée.

 

Bon courage, M. Hollande.

 

Michel Geoffroy et Andrea Massari

 

• Texte d’abord mis en ligne sur Polémia, le 19 juin 2012.

 


 

Article printed from Europe Maxima: http://www.europemaxima.com

 

URL to article: http://www.europemaxima.com/?p=2589

Les tactiques ” psy-ops ” de l’OTAN en Europe

Les tactiques ” psy-ops ” de l’OTAN en Europe

Ex: http://mediabenews.wordpress.com/

Il semble que les “spin doctors” américains aient déployé un arsenal médiatique sur les territoires dématérialisés de la Toile dans le but de permettre, aux Etats-Unis, de légitimer leur pré-positionnement stratégique massif sur le territoire des pays européens “alliés” au sein de  l’organisation otanienne (Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique, etc.), dont le sommet de Chicago s’est déroulé le 20 et 21 mai dernier. Cette propagande, plutôt basique de contenu, montre que la tactique “psy-ops” ne se fait pas uniquement sur des “théâtres d’opérations” (hard power), mais aussi sur des “théâtres d’occupation” (soft power)…
 
 
Cette campagne intervient en parallèle au débat sur le programme de bouclier anti-missile, qui se concrétise cette année par la création du centre de commande, dont l’installation sur la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, fait suite à l’acceptation, par la Turquie en 2011, de l’implantation d’un radar otanien à Kürecik et l’annonce du stationnement de 4 navires de types Aegis dans le port de Rota, en Espagne. Les étapes suivantes seront l’installation d’une base au sol en Roumanie, d’ici 2015, et en Pologne, d’ici 2018, année où le bouclier sera en théorie complétement opérationnel.

 


base aérienne de Ramstein

 
Il est à noter que la mise en œuvre du radar sur le sol turc a provoqué de vives contestations de la part de la population et du Premier ministre, Erdogan, qui refusent que la Turquie, pays membre de l’Otan, subvienne, selon les principes d’un accord vu comme clairement unilatéral, à la protection balistique d’Israël, pays non membre, et que ce dernier ait accès aux données produites par le système ; la Turquie a dénoncé le fait que son voisin iranien soit qualifié d’état-voyou.
 
 
Corollairement, dans le Pacifique, les Américains annoncent le retrait de 9.000 Marines, de l’île japonaise d’Okinawa, qui seront redéployés sur trois secteurs : l’île de Guam, Hawaï et l’Australie. Okinawa est une source de tensions entre le Japon et les États-Unis ; la population japonaise réclamant depuis plusieurs années la fermeture définitive de la base de Futenma, située en pleine zone urbaine.
 
 
Une place pour twitter et facebook à côté du Northrop B-2 Spirit
 
 
Une ère nouvelle numérique par le biais des réseaux sociaux permet des révolutions, permet de “ruiner” un pays en quelques clics, permet de gripper le programme de prolifération nucléaire d’un “état-voyou”. Cette ère voit aussi l’avènement d’une guerre de l’information accélérée et globalisée. Pourquoi ne pas utiliser l’extraordinaire potentialité d’influence de ces réseaux sociaux pour servir les efforts de guerres protéiformes contre des menaces dites hybrides ? Et ce sur des terrains aussi divers que l’ordinateur personnel d’un citoyen, l’esprit du soldat engagé dans une mission pour le “bien commun” avec sa capacité à alimenter de la bonne idéologie… orientée Uncle Sam?
 
 
 
 
Il est intéressant d’observer les pages et groupes du commandement de l’armée américaine en Europe (EUCOM) sur Twitter et Facebook. Tout d’abord Twitter : on y voit apparaître depuis 4 semaines un fil rouge avec l’entête “#100USAREUR”. De manière quasi quotidienne, apparaît sur la page, fondu parmi les autres tweets du jour, un insert présentant une des 100 raisons majeures qui expliquent pourquoi les Etats-Unis sont en Europe. A la date de rédaction de cet article, la dix-neuvième raison a été énoncée sur Twitter et relayée sur Facebook.
 
 
Au regard de la concision et du caractère immédiat réclamés par l’ergonomie de l’interface Twitter, il apparaît que ce vecteur sert d’amorce, de levier à la diffusion de cette légitimation. Dans le cartouche au sommet de la page siège le logo de l’entité et l’accroche qui définit le produit : “US Army Europe. Positionnée de manière unique pour mettre en avant les intérêts stratégiques américains à travers l’Eurasie, en construisant des équipes, en s’assurant des alliances et en dissuadant les ennemis”. Il s’agit donc clairement de défendre et d’étendre l’influence des Etats-Unis et ses intérêts seuls, avec le généreux concours de ses “amis” autochtones de l’Otan.
 
 
La page Facebook s’oriente davantage vers un amateurisme calculé, qui tend à rendre le contact plus convivial et plus relâché que sur l’interface Twitter. Elle sert de relais et permet, par son ergonomie plus flexible, une plus grande interactivité avec l’usager. Outre le logo des forces armées américaine en Europe en avatar, la page est ornée d’un cliché représentant 6 soldats d’Amérique du Nord et du Vieux Continent ayant pris part à l’exercice Rapid Trident 2011 (de gauche à droite : 1 Américain, 1 Canadien, 1 Britannique, 1 Biélorusse, 1 Polonais et 1 Ukrainien). Une moitié anglo-saxonne et l’autre issue de pays directement situés dans la zone d’influence stratégique et économique russe. La même accroche définissant les objectifs de la présence américaine y est insérée, faisant ainsi écho à la page Twitter.
 
 
Après avoir appréhendé le contenant, voyons le contenu, la liqueur qui nous est proposée. Comment s’articulent cette vingtaine de raisons majeures déjà publiée ?
 
 
Des camarades soldats européens qui parlent anglais
 
 
Les angles d’attaques choisis touchent différentes sensibilités et les alternent pour créer un dogme multi-facettes. Malgré une intelligence dans la conception de cette propagande, il s’avère que la plupart des raisons invoquées demeurent très creuses sur le plan argumentaire et semblent profondément ancrées dans un romantisme angélique, relié à la touche “pathos”. Les 4 premières (non numérotées) se réfèrent aux exercices communs interarmes engageant l’armée américaine “taillée pour entraîner, déployer et soutenir de multiples commandements opérationnels” et les camarades otaniens d’Europe, et des partenaires de coopération. Ce quatuor inaugural, et les autres assertions fondées sur la même thématique, font appel à la photo utilisée sur Facebook et appuie sur les touches “camaraderie”, “fraternité”, “unité d’action” forgée par un entraînement commun face aux ennemis communs, qui menacent les Etats-Unis et l’Occident.
 
 
Un entraînement qui permet un formatage des unités projetées sur des théâtres d’opérations, tant structurel, que technique lorsque tout doit être calibrés Otan (Etats-Unis) et transparaît dans les usages linguistiques. Pourquoi un groupement tactique français, un battle group, doit, une fois sur deux, arborer un sobriquet anglophone (Raptor, Tiger, Black Rock, Wild Geese) ? On ne dit plus base avancée mais forward operating base (FOB) ; on ne dit plus force opérationnelle mais task force. Tout converge vers les critères américains (Otan), afin de servir les intérêts américains (monde occidental), parce que “l’armée américaine en Europe = des milliers de soldats européens qui travaillent à nos côtés en Afghanistan” (15e raison) et que, relativement à cela, “près de 90% des forces de la coalition en Afghanistan viennent d’Europe” (9e raison).
 
 
Dans cet inventaire de légitimation, on trouve des motifs beaucoup moins teintés de fraternité car clairement américano-centrés. L’armée américaine en Europe permet à ses “soldats, civils de la défense et leurs familles de vivre des expériences inaccessibles ailleurs dans l’armée” (5e raison) et sert “à maximiser les possibilités d’entraînement, la capacité de déploiement et la qualité de vie des soldats et de leurs familles” (14e raison). Le storytelling se poursuit ici par les touches “famille” et “mode de vie”, le fameux American way of life. Une qualité de vie meilleure à préserver, dont la pérennité dépend bien sûr de la défense pré-positionnée des intérêts américains dans le monde occidental.
 
 
L’OTAN (les USA) est une mère pour l’Europe
 
 
Dans cette suite de références émotionnelles, surgit immanquablement les références naïves à l’Histoire, qui vit, de si nombreuses fois, la collaboration de la vieille Europe et des Etats-Unis se jouer sur la scène de la Liberté. En effet, “60 ans à tisser des liens ont produit des dividendes dans la Guerre froide, la guerre du Golfe, en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak et en Lybie” (7e raison). A cette raison est joint un lien conduisant à un texte narrant toutes les grandes interventions et coopérations américaines en Europe, au cours du XXe siècle et dans la première décennie du nouveau siècle.
 
 
Et quelles raisons seraient plus prégnantes, plus évidentes, que celles formulées par les dirigeants américains ? Si le Président Obama ou la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton, le disent, cela vaut toutes les justifications du monde, surtout face aux puissances économiquement “inférieures”, toutes alliées qu’elles soient. Might is right. Sobrement, Barack Obama explique que les relations américaines avec les alliés et partenaires européens sont “la pierre angulaire de notre [des Etats-Unis] engagement vis-à-vis du monde” (13e raison). Hilary Clinton pose plus directement les jalons stratégiques du positionnement militaire américain en Eurasie, en signifiant que “la sécurité européenne demeure essentielle à la politique étrangère et de sécurité des Etats-Unis” (17e raison), en particulier grâce au programme de bouclier anti-missile.
 
 
Plus généralement, même si les “coalitions sont essentielles à la lutte contre les menaces hybrides” (8e raison), comme “la guerre coûte plus chère que la paix” (18e raison), que “les amis ne sont pas gratuits, et les ennemis et pays neutres peuvent revenir chers” (16e raison), que “il est plus économique de créer des alliances que de combattre des ennemis” (20e raison, écho de la 16e), il est préférable pour le monde occidental, avide de liberté et de tranquillité face aux adversaires par-delà l’axe du Mal, de laisser faire les professionnels pour réduire les coûts et empêcher le “dilettantisme” de petites armées retarder la pacification planétaire. Sachant que “la zone de responsabilité de l’armée américaine en Europe s’étend sur 3 continents, 20 million de km2, 1/8 de la population mondiale et 1/4 du produit intérieur brut mondial” (6e raison), est-il raisonnable de nier l’évidence? We need you, America ! Please, come on !
 
 
A travers toutes les raisons invoquées jusqu’à ce jour, on distingue, par incidence, le socle indéfectible de l’idéologie civilisationnelle des Etats-Unis : le messianisme, qu’on retrouve dans le “nation building”. En tant que pays élu de Dieu, il est le seul à apporter la vérité, la connaissance et le mode de vie idoine aux nations et aux peuples “amis”, et la paix et le mode de vie idoine dans les pays qui n’arrivent pas à marquer leur autonomie. Seuls les Etats-Unis savent entraîner des troupes, choisir ses ennemis comme ses amis, ont des intérêts souverains à défendre et une mécanique régalienne à mettre en œuvre.
 
 
Devraient encore échoir 80 raisons de la présence militaire américaine en Europe. Notons qu’aucune raison n’a été publiée durant le sommet du G8 à Camp David, résidence de villégiature des présidents américains et le sommet de l’Otan à Chicago.
 
 

Sofortmaßnahmen einer griechischen Volksregierung

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Ein europäisches und internationales Problem

Das Leben ist ein Nichts, wenn es nicht allem, was kommt, die Stirn bietet. Heute scheint es aber in dieser EU so zu sein, als lebten mehr Halbtote als Lebende unter uns. Es wird hingenommen, was über einen hereinbricht, man läßt die Oligarchen schalten und walten, obwohl deren tödlichen Früchte bereits heranreifen. Die Schuldknechtschaft, die keiner wahrnehmen will, soll verewigt werden.

Es gibt aber noch aufrichtige, lautere Widerstandskämpfer, Rechts wie Links. die dagegen und gegen weitere politische und gesellschaftliche Übel ihre Stimme erheben. Zu ihnen kann Wilhelm Langthaler, ein eher unorthodoxer Linker, gezählt werden. In einem bemerkenswerten Beitrag (anläßlich der Griechenland-Krise) für die Antiimperialistische Koordination aik@antiimperialista.org setzt er sich nicht nur damit auseinander, sondern zeigt aus seiner Sicht mögliche Gegenstrategien auf.                                                                                                                                                      

Wenn es einmal hieß, es sei nicht alles falsch, was Haider sagt, so gilt natürlich auch, daß so manches richtig ist, was von Linken kommt.

Der nachfolgende Beitrag Wilhelm Langthalers möge von recht vielen Grüppchen und politisch Bewegten  trotz seiner Länge aufmerksam gelesen werden und als eine Anregung für fruchtbare Diskussionen dienen. Persönlich bin ich von dem vorgebrachten Denkanstoß dieses linken Querdenkers beeindruckt, könnten diese Überlegungen  ja doch auch weitgehend als nationalrevolutionär eingestuft werden.  Und so bietet dieser idealistische Linke dem “Establishment” also die Stirn:

***Griechenland***                                                                                                                  

Sofortmaßnahmen einer griechischen Volksregierung/                                          Überlegungen zu den Möglichkeiten und Zwängen

von Wilhelm Langthaler

Es geht nicht darum in alter, schlechter, linker Tradition Aktionsprogramme von weit weg zu verordnen und über eine nicht zugängliche konkrete Situation abstrakt drüberzustülpen. Doch Griechenland ist kein isolierter Fall. Sein Problem ist europäisch und sogar international.Dann kommt hinzu: Es ist das erste Mal seit vielen Jahrzehnten, dass in Europa die Oligarchie auf massive und frontale Opposition der Mehrheit des Volkes trifft. Es ist die Wiederauferstehung eines totgesagten Subjekts, der Voraussetzung für alternative Politik schlechthin. Auf europäischer Ebene gibt es so was nur ansatzweise in Südeuropa, im Zentrum überhaupt nur in homöopathischen Dosen.

Griechenland ist jedenfalls Ausgangspunkt und Fallbeispiel für Europa. Es kann nur von dort ausgehend diskutiert werden. Daher dieser Versuch. In einem europäischen Programm muss aber viel mehr enthalten sein, namentlich der Sprung von der Peripherie ins Zentrum – etwas, was bisher historisch bisher immer im Ansatz stecken blieb.

1) Sofortiges Schulden-Moratorium

Die allererste Maßnahme ist ein Schulden-Moratorium. Die Schulden werden mit sofortiger Wirkung nicht mehr bedient. Das bedeutet aber nicht automatisch die Streichung der Schulden, sondern auch die Bereitschaft zur Umschuldung, wenn dabei der größte Teil der Schulden erlassen wird. Für kleine Besitzer von Staatstiteln können auch günstigere Ersatzquoten vereinbart werden, denn es geht ja nicht darum, den unteren Mittelstand zu enteignen, sondern die großen Vermögen für die Allgemeinheit heranzuziehen. Auch größere inländische Gläubiger können bevorzugt behandelt werden, wenn sie zur weiteren Kooperation bereit sind und ihr Kapital nicht abziehen wollen (so wie das in Argentinien passierte).

Grundsätzlich geht es darum, die nationale Souveränität wiederherzustellen, wozu nur die Mehrheit des Volkes fähig ist, denn die griechische Oligarchie ist integraler Bestandteil der globalen Elite. Der Bruch ist mit dieser Oligarchie ist also unbedingt notwendig. Die Härte und Schärfe des Bruchs sollte konkret an die Reaktion der Herrschenden angepasst werden.                                    

Historische Vorbilder von sich auch wirtschaftlich unabhängig machenden Peripheriestaaten zeigen den totalen Vernichtungswillen der Herrschenden mit vollständigem Boykott und militärischer Invasion. Doch oft können die Eliten nicht wie sie wollten oder wollen gar nicht, weil sie denken, es gäbe andere Lösungen oder weil sie schlicht uneinig sind.                                                                                                                           

Es ist also ratsam nicht sofort alle Türen zuzuschlagen und sich Zugänge zum Welt(kapital)markt offenzuhalten. Argentinien gelang das trotz Schuldenannulierung recht gut, allerdings unter völlig anderen Bedingungen.

2) Austritt aus dem Euro

Die Geld- und Währungspolitik ist ein entscheidender Bestandteil der Wirtschaftspolitik. Der Euro wird von der europäischen Finanzoligarchie kontrolliert. Nur der Austritt ermöglicht die Währungssouveränität im Sinne der Interessen der Mehrheit. Das heißt gleichzeitig die Nationalbank unter die Kontrolle der Politik und zwar der Subalternen zu stellen.

Eine starke Abwertung im Falle des Austritts ist zweifellos unvermeidlich. Das trifft unmittelbar alle Lohnempfänger und Besitzer von kleinen Geldvermögen, die nicht außer Landes gebracht wurden. Denn die großen Geldkapitalien werden zu einem solchen Zeitpunkt das Land bereits verlassen haben.                                                                           Dagegen sind aber ausgleichende staatliche Maßnahmen möglich, die die Last auch den Reichen aufbürdet. Der Verbleib in der Eurozone würde indes fortgesetzte Austerität bedeutet, die ganz explizit die Unteren trifft.

Mit erhöhter Inflation ist natürlich zu rechnen. Doch geht diese über ein gewisses Maß nicht hinaus, ist sie kein Schreckgespenst. In der Substanz handelt es sich um Eigentumsübertragung der Geldbesitzer an den Staat, der als unter Kontrolle des Volkes stehend angenommen wird.                                                                                                            Wichtig ist nur, dass das Umkippen Richtung Hyperinflation vermeiden wird, welches zu einer massiven Kontraktion der Wirtschaftsleistung führt und damit ein Scheitern des gesamten alternativen Projekts anzeigen würde.

3) Kapitalverkehrskontrollen, Zölle

Die Kapitalflucht muss staatlich unterbunden werden. Kapital darf nicht unkontrolliert außer Landes geschafft werden. In weiterer Folge muss auch der Freihandel eingeschränkt werden und ein Zollregime wieder aufgerichtet werden. Dieses muss den politisch festgelegten wirtschaftlichen Zielen entsprechen und die eigenen Produzenten vor dem Weltmarkt schützen.

4) Enteignung und Verstaatlichung der Banken

Die Banken waren und sind das Zentrum der Umverteilung von unten nach oben. Das Finanzkapital hat im Neoliberalismus auf Kosten der Unteren gewaltige Reichtümer angehäuft und will diese in der Krise vom Staat gesichert haben. Doch dieser abermalige Schub der Umverteilung von unten nach oben darf nicht zugelassen werden. Unproduktive Sektoren können durchaus in den Bankrott geschickt und ihr Kapital ausgelöscht werden (was übrigens nichts anderes als der normale kapitalistische Prozess ist).                                                                                                                                                                Die für die Gesellschaft wichtigen Unternehmen müssen aber weiterhin finanziert werden, wofür es die entsprechenden Institute (Banken) braucht. Werden diese vom Staat rekapitalisiert, dann muss auch die Kontrolle in die Hand des Staates übergehen. Das wird für alle größeren griechischen Geldhäuser gelten.

5) Reiche und Kapital besteuern

Im neoliberal-kapitalistischen System tragen die Mittelschichten die steuerliche Hauptlast, während die unteren Schichten verarmen. Die oberen Schichten bereichern sich auch mit Hilfe des Staates ununterbrochen, ganz oben manchmal selbst in Krisenzeiten. Dieses System muss umgekehrt werden.                                                                                                   Vor allem die unproduktiven, großen Vermögen, aber bis zu einem gewissen Maß auch produktiv investiertes Kapital (es darf indes keine De-facto-Investitionssperre sein), müssen die Hauptlast des staatlichen Haushalts tragen.

Nimmt man eine kapitalistische Volkswirtschaft isoliert, vom Weltmarkt abstrahiert, d.h. man schließt die Kapitalflucht gedanklich aus, dann führt                                                            

a) Umverteilung nach unten zu mehr Konsum und Nachfrage und                                            

b) sind staatliche Investitionen zielgerichteter und ausgewogener hinsichtlich der Interessen der Mehrheit als private. Das Problem ist die globale Oligarchie und ihr Weltmarkt, gegenüber denen man strukturell der Schwächere ist.

6) Politisch-staatliches Investitions- und Wirtschaftsprogramm

Die skizzierten Notmaßnahmen entziehen der globalen Oligarchie mit einem Schlag die Kontrolle über die Wirtschaft und legen sie in die Hand der politisch-staatlichen Institutionen über die die alten Elite die Herrschaft verloren hat und auch haben muss (denn sonst sind solche Schritte gar nicht möglich).                                                                        Es bedarf also eines Wirtschaftprogramms, eines Rahmenplans. Dabei geht es um nichts weniger als um eine Alternative zur Herrschaft der globalen kapitalistischen Elite in einem Land der Peripherie, einer Problemstellung, die das ganze 20. Jahrhundert beherrschte – diesmal aber verdammt nahe am Zentrum.

a) Lebensmittel und einfache Konsumgüter können und müssen im Inland produziert werden. Dazu bedarf es des Zollschutzes und günstiger Kreditbedingungen für Produzenten. Damit kann der wirtschaftliche Kreislauf wieder in Schwung gebracht werden. Allerdings darf die staatliche Protektion nicht zur Bewahrung unproduktiver Verhältnisse führen.                                                                                                                             

Es ist ein schwieriger Gang auf des Messers Schneide zwischen Verteidigung gegen einen strukturell überlegenen Weltmarkt auf der einen Seite und dem gleichzeitigen Aussperren der Produktivitätspeitsche auf der anderen Seite. Diese soll zu spüren bleiben, aber eben abgefedert. Messbar muss das an der Verringerung des Produktivitätsabstandes sein, der aber nie ganz eingeholt werden kann. Diesen Abstand gilt es staatlich auszugleichen.

b) Der Staat muss große strategische Industrie- und Infrastrukturprojekte anstoßen, lenken, fördern oder auch selbst durchführen. Dabei ist die Kooperation mit ausländischem Großkapital oft unvermeidlich, will man nicht heillos unproduktiv sein. Dabei müssen möglichst hohe Auflagen hinsichtlich inländischer Wertschöpfung und Technologietransfer gesetzt werden.                                                                                                                          

Vielleicht kann an dieser Stelle die Tendenz zur multipolaren Welt von Vorteil sein und den zu befürchtenden politischen Boykott aufweichen.

c) Die Autarkie ist ein definitiv gescheitertes Konzept. Der Weltmarkt bleibt Messlatte auch wenn er nur sehr begrenzt erreicht werden kann. Nachdem Außenhandel unerlässlich ist, will man nicht völlig aus der Welt fallen (Treibstoffe, Elektronik, Pharma, usw.) müssen entsprechend Produkte exportiert werden, die auf dem Weltmarkt reüssieren können. Das heißt auch der Kampf um die Wettbewerbsfähigkeit.                                                                 

Als kleine Volkswirtschaft empfiehlt sich einerseits eine Strategie der Nischen- und Spezialprodukte, andererseits der internationalen Kooperation eventuell mit Kräften, die ebenfalls im Konflikt mit der globalen Finanzoligarchie stehen.

d) Investitionen in Bildung, Gesundheit und Forschung. Diese sind nicht zwar nicht unmittelbar produktiv, befriedigen aber elementare Bedürfnisse der Bevölkerung, steigern so die Loyalität und ermöglichen mittel- und langfristig die Steigerung der Produktivität und die Entwicklung der Wettbewerbsfähigkeit.

e) Die Handelsbilanz muss im Großen und Ganzen ausgeglichen sein. Nur so können notwendige Güter eingeführt und finanziert werden. Nur so kann eine gewisse Kreditfähigkeit wiederhergestellt werden, die zur Erhöhung der Produktivität durch kreditfinanzierte Investitionen notwendig ist. Nur so kann die Entwertung der Währung mit den entsprechenden sozialen Folgen hintangehalten werden und die eigene Währung eine global handelbare Ware bleiben. (Ist sie das nicht, können auf der einen Seite keine Kredite aufgenommen werden.                                                                                                         

Auf der anderen Seite verliert die Wirtschaftssteuerung über die Geldpolitik an Wirkung und der Weltmarkt kehrt als Schwarzmarkt mit all seinen negativen Folgen zurück.) Nur so kann die Inflation im Zaum gehalten werden.

f) Wie bereits angedeutet ist eine winzige Volkswirtschaft wie die griechische allein gegen die kapitalistische Oligarchie chancenlos. Kooperation mit kleinen und großen Partnern ist unerlässlich, wobei die Bedingungen nicht immer selbst bestimmt werden können, insbesondere was die großen Spieler anbelangt, die selbst kapitalistisch sind, aber eventuell trotzdem im Konflikt mit dem Zentrum stehen.                                                                         

Daher sind Verbindungen mit anderen „Schurkenstaaten“ besonders wichtig. So können beispielsweise Treibstoffe gegen Nischenprodukte zu günstigen Bedingungen ausgetauscht werden. (Venezuela hält so Kuba am Leben.)

Grundsätzliche Bemerkungen

Die angeführten Punkte sind eine Skizze, wie unmittelbare und mittelfristige Maßnahmen für den Bruch mit der Oligarchie in einem winzigen Staat der „zentralen Peripherie“ aussehen können. Die Geschichte wiederholt sich zwar nie, dennoch gibt es Analogien und die bereits angedeutet kann man auf Erfahrungen des vergangenen Jahrhunderts zurückgreifen. Ich möchte sie folgendermaßen auf den Punkt bringen:

1) Demokratische Mitwirkung und Konsens

Da man strukturell der Schwächere ist und ständig sich am Rande des wirtschaftlichen Ausnahmezustands bewegt, ist die Tendenz zur Diktatur der anfangs vom Volk mandatierten neuen politischen und in der Folge auch wirtschaftlichen Elite groß.           

Das aktive Mitwirken, die demokratische Partizipation, die ständige Erneuerung des politischen Mandats ist ein entscheidendes Kriterium des Erfolgs auch der Wirtschaft. Denn es geht darum Politik, Wirtschaft und Gesellschaft letztlich unter die Herrschaft und Gestaltungshoheit der Mehrheit zu stellen. Das ist ein gewaltiger, auch kultureller Transformationsprozess, der nur langfristig zu leisten sein wird. Doch auf die Bewegungsrichtung kommt es an.

2) Möglichst langsamer Übergang weg vom Kapitalismus

Der Bruch, die Entmachtung und die Enteignung der Oligarchie müssen sofort und blitzschnell erfolgen und auch mit der nötigen Härte und Vehemenz durchgezogen werden. Das bedeutet jedoch noch nicht automatisch den Bruch mit dem Kapitalismus als solchen. Der Übergang zu sozialistischen Formen hat sich an der Peripherie als äußert schwierig, langwierig und von tiefen, zerstörerischen Rückschlägen gekennzeichnet erwiesen.                                                                                                                                                       

Die Idee des Einholens und Überholens hat sich selbst in einem riesigen Volkswirtschaftsverbund wie der UdSSR und seines Blockes als nicht möglich erwiesen, ganz zu schweigen von kleinen Staaten. Das oligarchische Zentrum kontrolliert das kollektive Erbe der Menschheit. Solange das so ist, bleibt man wirtschaftlich unterlegen. Das Ziel kann nur sein diese Herrschaft politisch zu beenden.

Daher ist es angezeigt, einen langsamen Übergang weg vom Kapitalismus zu konzipieren. Die Brüche und Attacken kommen ohnehin, welche zu forcierten Maßnahmen zwingen, zu mehr als einem lieb sein wird. Selbst muss man schauen die kulturellen Voraussetzungen für diese Transformation zu schaffen.

3) Inhomogene Gesellschaft

Man muss die Koexistenz verschiedener kultureller, politischer, wirtschaftlicher und sozialer Formen als strukturell und unvermeidlich konzipieren. Während ein Sektor weit vorstürmt, kann es durchaus gleichzeitig andere Sektoren geben, die nicht können oder wollen und denen materiell wenig angeboten werden kann.                                                      

Es ist eine Frage von Vorbild, Bespiel und Überzeugung und nicht von Zwang, der nur kurzfristig wirkt. Der Nachteil der Inhomogenität, der Differenz, des Konflikts kann an einem gewissen Punkt zum Vorteil umschlagen, weil er auch Akzeptanz und Konsens in der Unterschiedlichkeit schafft.                                                                                                            

Es ist auch ein Moment der realen Freiheit und der Massendemokratie, was einen wesentlichen Vorteil gegenüber der Herrschaft der kapitalistischen Oligarchie ausmacht.

Anmerkung: Wenn Wilhelm Langthaler nun meint, die politische Herrschaft der Oligarchen gehöre beendet, dann müßten dazu wohl erst einmal Links und Rechts  zusammengeführt werden. Das aber werden die Oligarchen mit allen Mitteln (und Helfershelfern) zu verhindern  trachten.