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samedi, 10 décembre 2011

La Russie contre l’Ordre hollywoodien

La Russie contre l’Ordre hollywoodien

Claude BOURRINET

Comme un mauvais scenario de série B, le script diplomatique du camp atlantiste enchaîne les poncifs, les déclarations-types, les formules figées et usées à seule fin de déstabiliser l’Etat russe. Nous avons connu exactement la même rhétorique quand l’Iran a organisé des élections en 2009. On met d’abord en doute l’ « équité » de la campagne. Puis on jette la suspicion sur le modus operandi de l’élection, accusé de secréter une fraude massive. Des « observateurs » sont bien sûr invoqués pour valider ce réquisitoire, même s’ils ne sont pas sur place, et qu’ils sont enrégimentés dans les rangs des adversaires du régime. Bien entendu, tous les chiffres sont, soit fictifs, soit largement gonflés. Qu’importe, puisque les médias occidentaux les reprennent tels quels, sans autre forme de procès. En général, on cite, pour ce faire, des sources qui sonnent bien, où les expressions « droits de l’homme », ou des termes comme « liberté », « démocratie », « résistance » octroient une onction bienpensante. Ces « canaux » sont des entités plus ou moins fantomatiques, siégeant à l’extérieur, dans certains pays leur accordant une hospitalité généreuse, ou bien, sont des blogs parfaitement artificiels, manipulant l’opinion par des informations inventées ou déformées. Le cas est avéré aussi bien en Libye qu’en Syrie. D’un point de vue logistique, il est déterminent que des images de violence, de répression, que des victimes frappent les consciences. On manie alors la synecdoque, cette figure de style qui fait prendre la partie pour le tout. On trouvera toujours quelques excités pour se faire trouer la peau, surtout chez certains islamistes fanatisés, mais il est plus simple de gonfler les chiffres, de filmer en plan resserré des manifestations minoritaires pour faire croire à des protestations de masse, si possible en utilisant le téléphone portable, dont l’effet connote le danger, la clandestinité et un certain héroïsme, bref, le frisson. Ajoutez à cette salade les tremolos, le ton indigné, déclamatoire des journalistes, les injonctions et ultimatums des organismes liés à l’ONU, à l’OSCE, dont on a toutes les raisons de douter de l’impartialité, et beaucoup de dollars versés dans les poches de quelques consciences fraternitaires, et vous avez un bel et bon plan de subversion.

La Russie n’a donc pas échappé à ce machiavélisme, à vrai dire un peu réchauffé. Après avoir injurié, dévalorisé, dénoncé, calomnié, traîné dans la boue un Vladimir Poutine, qui n’a eu que le tort de redresser un pays bien mal en point, et de ne pas recommencer l’ « expérience » Eltsine, qui a vu la quasi disparition de l’Etat et la dilapidation des richesses russes, après avoir montré la paille dans l’œil du voisin quand le camp de Guantanamo, un mode de scrutin ubuesque, la loi du fric roi, la torture délocalisée, des procès expéditifs, un patriot act antidémocratique, et une agressivité permanente désignent la poutre du donneur de leçon américain, sans parler de ses larbins européens, on passe à la pratique. Les élections législatives du mois de décembre ont permis aux trafiquants d’opinions et aux petits comploteurs indigènes de briller dans leurs œuvres. Les ONG, comme Golos, se sont dites harcelées par le pouvoir, des sites internet auraient été bloqués. Puis, on a crié à la fraude, au bourrage d’urnes, sans en apporter la preuve. La seule confirmation de ces accusations est une série de déclarations des libéraux et des national bolchéviques, qui sont des ennemis jurés du régime, et qui se sont alliés dans un combat plus que douteux. Il est au demeurant plaisant de constater combien l’antisémite Limonov est maintenant devenu une star dans les milieux bobos parisiens ; mais il est vrai qu’aux dernières nouvelles, il aurait abandonné sa haine du Juif… Paris vaut bien un pourboire… Bref, pour un journaliste occidental, tel communiqué vaut preuve. Ensuite, on a organisé une petite manifestation, dont on a doublé le chiffre, et cette provocation a bien sûr, comme il est normal quand on a affaire à une agitation illégale, occasionné des arrestations. Des martyrs dans la musette, donc. Enfin, last but not least, quelques personnalités internationales ont réclamé une révision de l’élection, ou, mieux, comme Gorbatchev, dont le seul son du nom provoque en Russie un crachat de mépris, en ont ordonné l’annulation.

Logiquement, on devrait armer quelques terroristes, semer la pagaïe dans la rue, discrédité l’autorité russe. En fait, ce processus destructeur a déjà commencé, puisque plusieurs attentats sanglants ont eu lieu ces dernières années, dont celui de l'aéroport international Domodedovo de Moscou, le 24 janvier 2011, qui a fait plusieurs dizaines de morts.

La guerre est, de fait, commencée. Celle que livrent les services secrets et de propagande atlantistes sur le sol même de la Russie double l’offensive belliqueuse que mène de façon plus ouverte l’empire oligarchique et marchand, sur d’autres théâtres d’opération, comme la Libye, la Syrie, le Liban, l’Iran, la Géorgie… Que la Russie, redressée et restaurée par Poutine, et avec l’assentiment de la Chine, fasse mine de résister, en déplaçant la flotte russe en Méditerranée, ou en activant des missiles nucléaires à Kaliningrad, cela montre que la partie n’est pas encore gagnée pour les champions du gouvernement mondial.

Claude Bourrinet

ex: http://www.voxnr.com/

vendredi, 09 décembre 2011

„Wir können die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern“

„Wir können die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern“
Ex: http://www.eurasischesmagazin.de/
 
Alexander Rahr, Leiter des Berthold-Beitz-Zentrums in der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik, über die Rolle Russlands in Europa, die Modernisierung des Landes und die „westliche Arroganz“.

Eurasisches Magazin: Sie haben ein neues Buch über Russland geschrieben. Eine „Insider-Analyse“, heißt es auf dem Umschlag, die untersucht, „warum wir Russland brauchen“.  Wer ist mit „wir“ gemeint?

Alexander Rahr: Gemeint sind wir Europäer, vor allem Deutsche. Die Hauptthese des Buches lautet: Westeuropa scheint tatsächlich zu glauben, dass es seine Zukunft alleine auf die Schicksalsgemeinschaft mit den USA ausrichten und Länder wie Russland und Ukraine ignorieren kann. EU-Europa hat heute keinen Osten. Europa ist nicht fertiggebaut nach dem Kalten Krieg. Zwischen uns und Russland liegt eine neue „Mauer“ – die Visumsbarriere. Manche im Westen sehen Russland nicht als Partner, sondern als potenziellen Feind. Dabei können wir die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern. Das Buch liefert dafür die notwendigen Argumente. 
  
EM: Inwiefern sind Sie Insider – Sie leben in Deutschland, arbeiten in der „Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik“ und beraten deutsche Politiker und Wirtschaftsbosse?

„Meine Aufgabe ist es nicht nur den Deutschen Russland zu erklären, sondern auch den Russen den europäischen Gedanken zu vermitteln“

Rahr: Ich leite seit Jahren das Berthold-Beitz-Zentrum im Think Tank Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik. Wer die Biographie des Industriellen Berthold Beitz liest, erkennt in ihm einen weit vorausschauenden Ostpolitiker. Er war ständig im Osten. Ich fühlte mich seinem Erbe verbunden und verheimliche dies auch nicht in meinem Buch. Ich berate gleichzeitig deutsche, russische und ukrainische Politiker und Unternehmer. Ich wandere und lebe zwischen zwei Welten. Meine Aufgabe ist es, nicht nur den Deutschen Russland zu erklären, sondern auch den Russen den europäischen Gedanken zu vermitteln. Ich bin eine wichtige europäische Stimme in der osteuropäischen Medienlandschaft, ein wichtiger Meinungsmacher in den Ländern des postsowjetischen Raums. Wer das nicht glaubt, kann mich entsprechend googeln. Ich hoffe, ich trage mit meinem Engagement zum besseren Dialog zwischen Russland und der EU bei. Wichtig ist, dass ich sowohl hier als auch dort akzeptiert bin. 

EM: Der Titel Ihres Buches lautet: „Der kalte Freund“. Inwiefern Freund?

Rahr: Bundeskanzlerin Angela Merkel sagte vor ihrem Amtsantritt 2005: Deutschland verbindet eine Freundschaft mit den USA, ob Russland irgendwann einmal unser Freund wird, muss sich zeigen. Der Kalte Krieg ist vorbei, aber wir sind noch keine echten Partner und Verbündeten geworden. Wir leben in der Zeit des kalten Friedens, oder – in einer (noch) kalten Freundschaft. Ich glaube, das ist eine passende Beschreibung des Zustands unserer Beziehungen zu Russland. 

„Die Deutschen sind das Lieblingsvolk der Russen“
 

EM: Sie gehen darauf ein, dass Deutsche zu Russland eine „besondere Beziehung“ hätten. Trifft das auch umgekehrt zu? Und wie kann man diese Beziehung von Deutschen und Russen zueinander charakterisieren?

Rahr: Die Russen mögen die Deutschen mehr als umgekehrt. Die Deutschen sind das Lieblingsvolk der Russen. Russland will eine Modernisierungs-Partnerschaft mit Deutschland. Sie wollen deutsches Know-how. Die Ware Made in Germany ist in Russland höchst attraktiv.  Im 20. Jahrhundert haben sich Deutsche und Russen auseinandergelebt und den schrecklichsten Krieg aller Zeiten geführt. Doch die Russen haben die deutsche Wiedervereinigung stärker unterstützt, als viele NATO-Verbündete Westdeutschlands. Deutschland hat 2008 die dritte NATO-Osterweiterung vor Russlands Toren aufgehalten, das vergisst Moskau Deutschland nicht.

EM: Nach dem deutschen Angriff auf die Sowjetunion im Zweiten Weltkrieg sind Millionen Russen gefallen. Zivilisten sind verhungert, wurden verschleppt und umgebracht. Dennoch gibt es kaum Hass von Russen gegenüber Deutschen. In anderen Ländern, die unter der Wehrmacht zu leiden hatten, ist solcher Hass durchaus lebendig. Können Sie das erklären?

Rahr: Die Russen haben das Gefühl, dass sie Deutschland vernichtend geschlagen und für den Hitler-Angriff bestraft haben. Ostdeutschland wurde von der UdSSR für 45 Jahre besetzt. Die tiefe Feindschaft und der Hass sind übergegangen in eine echte Versöhnung. Heute erinnert man sich in Russland wieder an die positiven Seiten der deutsch-russischen Beziehungen, an den Eisernen Kanzler Bismarck, an Willy Brandt. Gerhard Schröder wird als engster Freund Russlands gesehen. Bundespräsident Christian Wulff und Bundesaußenminister Guido Westerwelle haben im vergangenen Jahr Russland eine neue Zusammenarbeit in Rechtsfragen vorgeschlagen. Die Initiative ist in Russland, vor allem bei Präsident Dmitri Medwedew, auf großes Interesse gestoßen.

Deutschland als wichtigster Rechtspartner

EM: Worum geht es beim deutsch-russischen Rechtsdialog? 

Rahr: Ziel ist die Unterfütterung der anvisierten Modernisierungspartnerschaft mit konkreten Inhalten. Russland hat Interesse an einer Integration in den gesamteuropäischen Rechtsraum gezeigt, Deutschland kann mit seiner Erfahrung des Aufbaus eines Rechtsstaates in Ostdeutschland nach der Wende Moskau wertvolle Ideen vermitteln. Der Rechtsdialog ist keine Sackgasse, Deutschland spielt sich hier nicht als „Lehrmeister“ gegenüber dem vermeintlichen „Schüler“ Russland auf. Die zu diskutierenden Themen werden von beiden Ländern entsprechend ihren nationalen Bedürfnissen ausgesucht. Die Rechtsinitiative zielt keineswegs nur auf die Juristen beider Länder, sondern auf Wirtschaftskreise und die Zivilgesellschaft allgemein. Russland begrüßt den Rechtsdialog, denn er hilft bestehende Missverständnisse aus dem Weg zu räumen und zusätzliches Vertrauen zu gewinnen. In Deutschland benötigt vor allem der Mittelstand den Dialog, um in Russland besser Fuß zu fassen. Nach Meinung der offiziellen russischen Seite hätte der Rechtsdialog schon viel früher beginnen müssen, Russland sei in der Zarenzeit immer von der deutschen Rechtskultur beeinflusst gewesen. In den neunziger Jahren hätte Russland zunächst Rechtsnachhilfe von den USA bekommen, heute wünsche es sich Deutschland als wichtigsten Rechtspartner.

„Wenn die Türkei in die EU hinein geholt werden muss, dann Russland erst recht“

EM: Ist das heutige Russland wichtig für die Welt, für den Westen, für Europa, für Deutschland, oder könnte man es auch locker links liegen lassen?

Rahr: Mein Buch „Der kalte Freund“ ist als Appell an den Westen zu verstehen, das Bauwerk Europa mit der Integration Russlands – dem größten europäischen Land – abzurunden. Wir werden die sibirischen Rohstoffe brauchen wie noch nie. Auch sind die Russen vom Geist her Europäer. Wenn die Türkei in die EU hinein geholt werden muss, dann Russland erst recht. Russland wird bei fast allen künftigen Konfliktlösungen auf globaler Ebene benötigt. Wenn wir die letzten Wikileaks-Veröffentlichungen über die russische Außenpolitik betrachten, stellen wir fest, dass die russische Diplomatie in grundsätzlichen Fragen an der Seite der USA und des Westens steht. Das muss sich künftig institutionell für alle Seiten auszahlen. Viele kluge Leute plädieren für eine gemeinsame Raketenabwehr Russland – USA – EU. Sie schweißt uns gegen die kommenden Gefahren zusammen.

EM: Welche „kommenden Gefahren“ meinen Sie?

Rahr: Wir leben doch heute schon in einem Nord-Süd-Konflikt. Die NATO hat drei Kriege in der islamischen Welt geführt. Iran gilt als Hauptfeind des Westens. Europa muss theoretisch damit rechnen, dass in einigen Jahren moderne Raketensysteme aus dem arabischen Teil der Welt gegen den Westen gerichtet werden. Niemand kann voraussagen, wer in 10-20 Jahren den Atomstaat Pakistan wirklich regieren und wie sich Islamabad gegenüber dem Westen positionieren wird. Eine zweite reale Herausforderung ist die Sicherung der künftigen Rohstoff- und Handelsrouten nach Westen. Kommt es zu Konflikten am Persischen Golf, können Transporte zwischen EU und Asien über Russland abgewickelt werden.   

„Die grassierende Korruption ist Russlands größtes Übel“

EM: Warum funktioniert nichts in Russland, wie Wladimir Putin gesagt hat, als das Atom-U-Boot „Kursk“ im Inferno unterging und in Moskau der Fernsehturm brannte. Derzeit ist Russland das Land mit den schrecklichsten Flugzeugunfällen. Gibt es einen speziellen russischen Schlendrian oder hat der Kommunismus das Land so sehr verrotten lassen, dass es noch immer davon kaputt ist?

Rahr: Die industrielle Infrastruktur Russlands stammt noch aus der Zeit der Sowjetunion. Flugzeuge, Schiffe, Lastwagen – sie sind 30-40 Jahre alt. Russlands Modernisierungsbedarf ist riesig. Leider werden die für die Modernisierung bereitgestellten Gelder oft zweckentfremdet.  Die grassierende Korruption ist Russlands größtes Übel. In meinem Buch wird diese Tatsache nicht verschwiegen, im Gegenteil. Der Leser erkennt, vor welchen Herausforderungen Russlands Modernisierer stehen. Die Modernisierung kann durchaus scheitern. Die Frage ist dann, was wir mit einem schwachen Russland machen.    

„Auf Russland wird eingeprügelt, wo es nur geht“

EM: Geschieht dem „kalten Freund“ Unrecht, wird Russland vom Westen schlechter behandelt als andere Länder?

Rahr: Ich erkenne in der westlichen Wertedebatte eine große Arroganz und Doppelzüngigkeit. Auf Russland wird eingeprügelt, wo es nur geht. Stereotypen aus dem Kalten Krieg prägen leider noch immer unser Russlandbild. Manchmal scheint es, als ob manche im Westen ein Vergnügen entwickeln, dem stolpernden Erzfeind Russland vor das Schienbein zu treten. Wir dürfen nicht vergessen, dass Deutschland 25 Jahre nach der Stunde Null auch noch keine funktionierende Zivilgesellschaft hatte. Unser demokratisches Wertesystem hat sich mühsam entwickelt, wir müssen den Russen mehr Zeit geben Demokratie einzuführen. 

EM: Wer hat Russland im Westen eigentlich noch wirklich auf der Rechnung, außer vielleicht dem ehemaligen Bundeskanzler Gerd Schröder?

Rahr: Ich denke, nach der Lektüre des „Kalten Freundes“ werden sich auch bei den kritischsten Russland-Beobachtern positive Eindrücke in Bezug auf eine strategische Partnerschaft mit Russland festsetzen. Amerika schwächelt, wir müssen damit rechnen, dass Washington sich selbst isolieren wird. Die EU muss lernen auf eigenen Beinen zu stehen. Die Welt hat sich verändert. Wir brauchen eigenständige Beziehungen zu den neuen Machtpolen der Weltordnung, zu China, Indien, Russland.

„Möglicherweise wird Russland einmal zu einem zweiten Schutzpatron des Westens“

EM: Was hat Russland zu bieten, außer Gas und Öl?

Rahr: Einen riesigen wachsenden Markt, hochgebildete Menschen, die Brücke nach Asien, Kooperation in der Hochtechnologie, im Weltraum. Möglicherweise wird Russland einmal zu einem zweiten Schutzpatron des Westens neben den USA. Ich habe in meinem Buch den Weg zu einem solchen Bündnis aufgezeigt.

EM: Und was ist mit Gas und Öl?

Rahr: Der Ölpreis wird nicht sinken. Darauf müssen sich Europa und der Westen kurz-, mittel- und langfristig einstellen. Die Schlussfolgerung hieraus kann nur lauten, die strategische Partnerschaft zu Russland weiter zu vertiefen. Russland ist Europas natürlicher Partner, der sich trotz der häufig negativen Wahrnehmung über Jahrzehnte bewährt hat. Wir haben keine Alternativen, als unsere Beziehungen zu intensivieren.  Die Vorteile liegen für beide Seiten auf der Hand: Wir erhalten Zugang zu auf dem Weltmarkt immer teurer und knapper werdenden Ressourcen – Öl, Gas, aber auch anderen wichtigen Rohstoffen, etwa Seltenen Erden – und Russland profitiert vom größten Trumpf, den Deutschland vorzuweisen hat, der Technologie.

EM: Was hat Russland von unserer Technologie?

Rahr: Das Know-how unserer Unternehmen, die Technologieführerschaft Deutschlands wird helfen, das Potenzial der russischen Wirtschaft besser zu entfalten. So können perspektivisch vor Ort geförderte Rohstoffe beispielsweise auch direkt vor Ort veredelt werden. Bedenkt man die vorhandenen und geschätzten Reserven, wird diese Partnerschaft zur Rohstoffsicherheit Europas beitragen und auch die wirtschaftliche Entwicklung in Russland positiv beeinflussen. Man darf sich allerdings nicht täuschen, dass all dies so einfach zu haben und der Rohstoffbezug dann plötzlich für lange Zeit gesichert sein wird. Von beiden Seiten wird hart verhandelt werden müssen. Und auch hier muss sich Deutschland darüber im Klaren sein, dass es in Konkurrenz zu Ländern wie China steht. Der Erfolgsdruck ist auf beiden Seiten sehr hoch. Aber ich wiederhole: Bewähren wird sich diese Partnerschaft für beide Seiten.

„Russland hat keine Feinde, aber auch keine Verbündeten“

EM: Die kommunistische Sowjetunion hatte einst viele erklärte Feinde weltweit. Wie ist es mit dem heutigen Russland – wer sind seine Feinde?

Rahr: Russland hat keine Feinde, aber auch keine Verbündeten. Medwedew und Putin sind Europäer, die sehen, dass ein Bündnis mit China sie für lange Zeit von Europa abschneiden wird. Hinter den heute noch 148 Millionen Russen leben auf der gemeinsamen Festlandsmasse über 1,3 Milliarden Chinesen. Mit der 7.000 Kilometer langen, schwer kontrollierbaren Grenze dazwischen. Ohne den Chinesen Böses zu unterstellen: Russland sucht die Europa-Bande sogar sicherheitspolitisch wegen des gemeinsamen Interesses am europäischen Gleichgewicht. Wenn der Westen Russland als strategischen Interessenspartner stärker integriert hätte, wäre Putin niemals diesen heutigen taktischen Bund mit China eingegangen. Aber gegenwärtig lockt China Russland immer weiter nach Asien. Beijing möchte natürlich nicht, dass Russland der NATO beitritt und sich das Militärbündnis Chinas Grenze nähert.

EM: Eine der vielen plakativ formulierten Kapitelüberschriften Ihres neuen Buches lautet: „Was kann Russland wirklich?“ Das ist die Frage. Können Sie in der knappen Form des Interviews die Antwort geben?

Rahr: Wenn Russland die Gespenster des Kommunismus abwirft, die Korruption besiegt und versteht, dass der Erfolg und die Stabilität des Landes in der Demokratie und im Rechtsstaat liegen, wird es zu einem normalen europäischen Land.  Vor allem Präsident Dmitri Medwedjew stieß mit seinem Artikel „Vorwärts Russland“ eine strategische Debatte über die Modernisierung in Russland an.

„Die Abhängigkeit Russlands vom Rohstoffhandel ist demütigend“

EM: Welche Rolle spielt Wladimir Putin, der Verfechter des starken Staates und der gelenkten Demokratie im Modernisierungskonzept Russlands?

Rahr: Unter dem Eindruck der schweren Auswirkungen der Wirtschaftskrise auf Russland verstärkt sich der Eindruck, dass auch Putin selbst eingesehen hat, dass sein Konzept der engen Verflechtung von Staat und Wirtschaft in eine Sackgasse geführt hat. In Russland ist das Modernisierungskonzept derzeit alternativlos. Putin unterstützt dies durch den Plan, über 5000 Unternehmen zu privatisieren. Russland braucht nach der Krise Gelder aus dem Ausland. Die Staatsholdings haben ihre Chance nicht genutzt, deshalb scheinen die Voraussetzungen für einen nun beschleunigten marktwirtschaftlichen Reformprozess in Russland günstig, obwohl das Problem der staatliche Verwaltungsapparat bleibt.

Russland hat die Modernisierung und technologische Aufrüstung der russischen Wirtschaft zur höchsten Priorität erklärt. Dies sei eine Frage des „Überlebens“. Russland ist durch die Krise härter getroffen worden als die meisten anderen Staaten, dafür sind die Gründe im Inland zu suchen. Anstelle einer auf Rohstoffen basierten Ökonomie gehe es um den Aufbau einer „intelligenten“ und „grünen“ Ökonomie. Von dieser Prämisse ausgehend wird eine tiefgreifende Umgestaltung der russischen Gesellschaft gefordert. Die Abhängigkeit Russlands vom Rohstoffhandel ist „demütigend“, die Wirtschaftsstruktur „primitiv“ und die Wettbewerbsfähigkeit „beschämend niedrig“. Um diese Rückständigkeit aufzubrechen, müssen der staatliche Einfluss auf die Wirtschaft reduziert, Forschung und Entwicklung massiv gefördert, die endemische Korruption bekämpft, die Infrastruktur modernisiert, der Rechtsstaat ausgebaut und das Bildungssystem umfassend reformiert werden.

EM: Ist davon schon etwas zu sehen? Welche Wege wird Russland auf sein Ziel hin beschreiten?

Rahr: Russland will sich in Forschung und Entwicklung wieder an die Spitze bringen. Es spricht sich für vereinfachte Visaverfahren für Spitzenforscher, großzügige Stipendien und die finanzielle Unterstützung innovativer Unternehmen aus. Insbesondere will es das Programm zur Gründung eines prominenten Forschungs- und Entwicklungszentrums nach Vorbild des Silicon Valley zu einem erfolgreichen Ende bringen. Die Investitionsbedingungen in Russland sollen so gut sein wie bei den Wettbewerbern. Die Bürokratie, insbesondere Zertifizierungsprozesse, sollen keine Hürden für Investoren sein und stattdessen neue Abläufe zur Genehmigung von Investitionsprojekten in Russland erarbeiten. Doch Chancen der erfolgreichen Modernisierung sind nur in Kooperation mit dem Westen möglich. Der Druck auf Russland, sich für westliche Investoren nachhaltig zu öffnen, ist groß. Ohne radikale Veränderungen der eigenen Unternehmenskultur kann Russland die Korruption aber nicht besiegen.

EM: Eine abschließende Frage noch: Sie sind nicht nur Autor, sondern auch Politikberater. Welche Politiker suchen Ihren Rat? Gehört Angela Merkel auch dazu?

Rahr: Die DGAP gilt als Think Tank des Auswärtigen Amtes. Meine Kollegen und ich sprechen täglich mit Abgeordneten aller Parteien, Spitzenbeamten der Regierung, Diplomaten und Journalisten. Manche hören auf unseren Rat und kooperieren mit uns beim Aufbau wichtiger außenpolitischer Netzwerke. Die Bundeskanzlerin hat die DGAP einmal besucht und uns Experten aufgefordert, politische Fragen „einfach“ und nicht „zu wissenschaftlich“ zu erklären. Ich hoffe, Frau Merkel wird einen Blick in mein neues Russlandbuch hineinwerfen, denn das Werk entspricht ihren Anforderungen.   

*

Siehe auch: „Gelesen“ – Rezension zu „Der kalte Freund – Warum wir Russland brauchen: Die Insider-Analyse“ von Alexander Rahr.

 

Das Interview führte Hans Wagner

La Russie envoie 284 tonnes d'aide humanitaire aux Serbes du Kosovo

La Russie envoie 284 tonnes d'aide humanitaire aux Serbes du Kosovo

Ex: http://fr.novopress.info/

MOSCOU (NOVOpress) – Un porte-parole du ministère russe des Situations d’urgence a annoncé qu’un convoi contenant 284 tonnes d’aide humanitaire était parti mercredi matin de Noguinsk (région de Moscou) à destination du Kosovo. Des groupes électrogènes, des couvertures, des vivres, de la vaisselle et des meubles composent le convoi, qui devrait arriver le 12 décembre prochain. D’autre part, 36 tonnes de vivres, réchauds et vaisselle ont été envoyés par avion, en novembre dernier, a rappelé le porte-parole.

Cette aide humanitaire est envoyée sur fond de tensions extrêmes au Kosovo, entre Serbes et musulmans albanais. Les Serbes du Kosovo, abandonnés voire combattus par la K-For et l’Otan, cherchent à bénéficier de la protection de la Russie, dans la grande tradition de la solidarité orthodoxe.

jeudi, 08 décembre 2011

Splitsing euro kan België doen barsten

Splitsing euro kan België doen barsten

 

Ex: http://www.politiek.net/

 

Het eventuele einde van de euro zal niet zonder slag of stoot verlopen, meent Derk Jan Eppink. 'Geruzie en monetaire conflicten zijn waarschijnlijk.' Tussen Duitsland en Frankrijk bijvoorbeeld, maar ook, eens te meer, tussen Vlamingen en Franstaligen in dit land.

Op de gezichten van Europese leiders tekent zich radeloosheid af. Elke keer als Commissievoor-zitter Barroso en Europees President Van Rompuy naar het Europees Parlement komen zien ze er moedelozer uit. Ze grossieren in bezweringsformules over de eurozone, maar beseffen intellectueel dat de munt zijn beste tijd heeft gehad. Het Europese bedrijfsleven, iets minder sentimenteel, bereidt zich voor op het leven na de euro.

Het grootste deel van de Europese politici leeft in de staat van ontkenning. Ze willen niet spreken over een omvorming, laat staan opdeling, van de muntunie. "De euro is een politiek project om een federale unie te bereiken en de economie moet volgen", zei het Ecolo-Europarlementslid Philippe Lamberts. Maar wat als de economie niet volgt? Is het niet beter een plan-B te maken zodra het droomplan in duigen valt? Europese bedrijven proberen zich een voorstelling te maken hoe hun markten er uitzien zonder euro. Welke afzetmarkten gaan behoren tot welke valutazone? Wat is de impact van devaluaties? Investeerders proberen intussen hun posities in euro te reduceren. Zwitserland geldt als veilige vluchthaven. Door de vlucht uit de eurozone besloten gisteren de centrale banken van de VS, de eurozone, Groot-Brittannië en Japan de globale valutamarkten liquide te houden met goedkope omruiloperaties.

Gewapende conflicten

Het onheilspellende van een splitsingsscenario is de ongewisheid. Economisch lijkt het niet zo moeilijk. Als men van zeventien munten één kan maken, kan met ook van één munt twee versies maken. Maar politiek is het een wespennest. Indien men de eurozone opdeelt in een zone met een harde valuta rondom Duitsland en een zone met een zachtere valuta rondom de EU-lidstaten aan de Middellandse Zee, waar staat Frankrijk dan? Frankrijk zal zich monetair willen vastklinken aan Duitsland, maar de Franse economie kan niet volgen. Het Franse begrotingstekort is ruim 7 procent. De gecombineerde schuld van de vier grootste Franse banken is 250 procent van het Franse BNP. Er hoeft weinig te gebeuren en Frankrijk verliest zijn 'triple A'-status. Een deling van de eurozone kan leiden tot een clash tussen Duitsland en Frankrijk. Alain Jupé, de Franse minister van Buitenlandse Zaken, voorspelt 'gewapende conflicten' als de eurozone breekt. Dit is bangmakerij en een voorschot op het intimideren van Duitsland, maar geruzie en monetaire conflicten zijn waarschijnlijk.

Hans-Olaf Henkel, de voormalige voorzitter van het Bundesverband der Deutschen Industrie (BDI), pleit al ruim een jaar voor een opdeling van de eurozone in een noordelijke zone met een 'neuro' en een zuidelijke zone met een 'zeuro'. Hij publiceerde vorig jaar zijn boek Rettet unser Geld. Henkel werd weggehoond door de Duitse politieke elite. In de jaren negentig verdedigde hij de invoering van de euro. Maar in de loop van de jaren besefte hij dat de gemeenschappelijke munt een vergissing was.

Volgens hem heeft de euro twee structurele defecten. Ten eerste werd de begrotingsdiscipline niet effectief afgedwongen en komen de huidige pogingen tien jaar te laat. Ten tweede probeert de muntunie een culturele kloof tussen Noord- en Zuid-Europese landen te overbruggen. Zuid-Europese landen als Griekenland en Italië waren altijd gewend te spenderen en te devalueren, terwijl het Noorden spaarde en investeerde. De euro probeert van Grieken Duitsers te maken, maar dat is tot mislukken gedoemd. Landen als Griekenland en Italië hebben in de eurozone hun concurrentiekracht verloren en zijn veroordeeld tot recessie en depressie zonder uitzicht.

Henkel ziet meer in een splitsingsscenario dan in een uitzettingsprocedure. Het verwijderen van landen uit de eurozone, bijvoorbeeld Griekenland, leidt tot een run op de Griekse banken en het instorten van het financieel systeem. Met een opdeling en een 'zeuro' houden Zuid-Europese landen een munt, die echter sterk zal devalueren. Daarmee kunnen ze hun concurrentiepositie herstellen. In de landen van de 'neuro' gebeurt het spiegelbeeld: de munt stijgt in waarde en de export wordt duurder. Volgens Henkel wordt dit opgevangen omdat bijvoorbeeld de Duitse industrie voor 45 procent half-fabrikaten en energie invoert. De lagere kostprijs van de import compenseert de duurdere export. Duitsland heeft met de sterke D Mark ook altijd goed geëxporteerd, zoals Nederland met de gulden.

En België? Europa's monetair-culturele scheidslijn loopt dwars door België, zij valt in feite samen met de communautaire grens. Vlaanderen is concurrerend en kan perfect functioneren in een harde valutazone, maar Wallonië niet. Die kloof wordt nu gedicht door de Belgische transfereconomie, met een subsidiestroom van noord naar zuid. Als de eurozone wordt gesplitst, staat België voor het blok met de keuze van de muntzone.

Financiële markten hebben net de vorming van een federale regering afgedwongen met verlaging van de Belgische kredietwaardigheid en nu zou een scheiding van de muntunie België wederom voor een existentiële crisis plaatsen. Vlaanderen in de neuro en Wallonië in de zeuro, met Brussel, hoofdstad van Europa, in beide muntzones? Het mislukken van de euro confronteert België met zichzelf. Juist daarom verkiezen Belgische politici voorlopig de oogkleppen.

mercredi, 07 décembre 2011

„Rußland braucht eine andere Entwicklung“

„Rußland braucht eine andere Entwicklung“

Johannes Hübner im ZZ-Gespräch über das „System Putin“, die Probleme Rußlands und Moskaus geopolitische Ambitionen

Ex: http://www.zurzeit.at/

1249876823.jpgAm Sonntag haben die Delegierten der Partei „Geeintes Rußland“ einstimmig Wladimir Putin als Kandidaten für die Präsidentenwahl im März 2012 vorgeschlagen. Kommt es zur Perpetuierung des „Systems Putin“, sofern es ein solches überhaupt gibt?

Johannes Hübner: Ein System Putin gibt es zweifellos, und eine „Perpetuierung“ dieses Systems wird es auch geben. Allerdings wird es auch Änderungen im System geben, weil Putin sicherlich die Fehler im wirtschaftlichen System verstanden hat. Denn in Rußland ist wieder eine Art Ära der Stagnation eingekehrt, und nach dem Ende des Immobilien- und Ölbooms 2008/2009 ist die russische Wirtschaft nicht mehr wirklich in Schwung gekommen. Die vorhandenen Probleme, vor allem der riesige technologische Rückstand, das Fehlen einer starken industriellen Basis, die erneuten Schwächen in der Finanzwirtschaft, all das macht sich jetzt in der weltweiten Weltwirtschaftsabflachung bemerkbar.

Westliche Kritiker werfen dem Kreml vor, eine gelenkte Demokratie zu betreiben. Braucht Rußland aufgrund seiner geschichtlichen Erfahrungen – 70 Jahre Kommunismus – vielleicht einen Sonderweg und eine andere Entwicklung?

Hübner: Es braucht jedenfalls eine andere Entwicklung als Westeuropa. Hier wurden über 70 Jahre alle politischen Strukturen nicht zur zerstört, sondern regelrecht vernichtet. Abweichende Meinungen wurden ja nicht nur mit dem Ausschalten aus dem politischen Leben, sondern mit der Liquidierung oder in der Endphase mit der Psychiatrisierung bestraft. Aber Rußland hat einen Weg genommen, der im Kern doch ein demokratischer ist, hat aber diejenigen, die die Demokratie mißbraucht und zur Ausplünderung des russischen Volkes verwendet haben...

... also die neoliberalen Reformer der Jelzin-Ära?

Hübner: Ja, diese wurden im „System Putin“ – wenn man diesen Begriff verwenden will – zurückgedrängt bis ausgeschaltet, wodurch für uns der Eindruck ensteht, als ob Rußland keine mit uns vergleichbare Demokratie wäre.

Vor 20 Jahren ist die Sowjetunion von der Landkarte verschwunden. Wie groß sind denn im heutigen Rußland die postimperialen Phantomschmerzen?

Hübner: Die sind sicher vorhanden. Wenn man mit Russen spricht, merkt man immer wieder die Sehnsucht nach vergangener Größe. Schließlich ist es in der russischen Seele über Jahrhunderte verankert gewesen, daß man Teil eines großen Imperiums ist. Zwar ist Rußland immer noch der größte Flächenstaat der Welt, hat aber durch die Amputationen 1991 ungefähr ein Drittel seiner Wirtschaftskraft und seiner Bevölkerung verloren und es hat vor allem in den Jahren unmittelbar vor und nach dem Ende der Sowjetunion einen Großteil seine militärischen Bedeutung eingebüßt, weil durch den wirtschaftlichen und technologischen Niedergang eine mit den USA und heute auch mit China gleichwertige Rüstung nicht mehr finanzierbar war.

Im Oktober kündigte Präsident Medwedew die Gründung einer Eurasischen Union an, der neben Rußland die zentralasiatischen Staaten angehören sollen. Sehen Sie darin den Versuch der Restauration vergangener Größe oder wendet sich Rußland von der EU ab und dem Osten zu?

Hübner: Beides. Die Staaten, die für diese Union vorgesehen sind, sind ehemalige Sowjetstaaten, die stark von der russischen Kultur geprägt sind und deren Verlust bis heute schmerzt. Auf der anderen Seite müssen die Russen realistischerweise sehen, daß sie in der EU, vor allem in der veröffentlichten Meinung, wo der Staat als Diktatur und Neoimperium dargestellt wird, nicht willkommen sind. Deshalb gibt es die Hinwendung nach Osten, die aber nicht neu ist: In der Schanghai-Gruppe reicht die Zusammenarbeit mit China und den asiatischen Ex-Sowjetrepubliken ja schon zehn Jahre zurück. Auch sind sich viele Kreise in Rußland darüber im Klaren, daß die Brücke nach Europa schwer zu schlagen ist, weil es nicht nur die Atlantiker gibt, die Rußland prinzipiell als Feinde der amerikanischen Vormacht ablehnen, sondern auch die ehemaligen Satellitenstaaten, wo es aufgrund der furchtbaren geschichtlichen Erfahrungen sehr starke antirussische Reflexe gibt. Hier sind es vor allem die Polen und die Balten, die sehr stark auf der Bremse stehen.

Kann Moskau aufgrund des rasanten Aufstieg Chinas und wegen des eigenen Bevölkerungsschwunds überhaupt eine gleichwertige Partnerschaft mit Peking bilden?

Hübner: Eine ganz gleichberechtigte nicht mehr, aber eine weitgehend gleichberechtigte, weil China nicht allzuviel Wahl hat. Ein chinesisch-amerikanisches Bündnis ist aufgrund des amerikanischen Selbstverständnisses nicht vorstellbar, und die anderen potentiellen Partner in Südostasien sind entweder zu klein oder aufgrund historischer Ressentiments oder Ängste nur bedingt paktfähig wie etwa Südkorea oder Japan.

Daher kommt nur Rußland als größtmöglicher Partner in Betracht, das alleine aufgrund seiner Weltraumtechnologie und seines Nukleararsenals immer noch eine Macht ist. Zudem hat Rußland Militärtechnologie, die die Chinesen zwar zu entwickeln versuchen, aber wo sie noch sehr weit hinten sind. Das betrifft die Raketentechnologie, aber auch die Flugzeugtechnologie. Hier sind die Chinesen in ihrem Aufholprozeß erstaunlich langsam.

Bei verschiedenen Gipfeltreffen zwischen der Europäischen Union und Rußland werden in blumigen Worten Absichtserklärungen beschlossen, während in der Politik keine konkreten Taten folgen. Besteht seitens der Europäischen Union überhaupt der politische Wille, die Beziehungen zu Moskau zu verändern, bzw. wird die EU, obwohl dieser Wille besteht, von den USA daran gehindert?

Hübner: Die EU ist sehr gespalten: Es gibt Staaten wie Deutschland, wo sich Teile der Politik sehr bemühen, das Verhältnis zu Rußland dauerhaft zu entspannen bzw. zu einer wirtschaftlichen Allianz zu kommen, während Länder wie Großbritannien, die sehr stark im amerikanischen Fahrwasser segeln, das nicht wollen. Frankreich schwankt zwischen starker Annäherung wie unter Chirac und neuer Vorsicht der transatlantisch orientierten Regierung Sarkozy. Auch die Italiener sind schwankend, wobei in der Ära Berlusconi viel Rücksicht auf amerikanische und israelische Wünsche genommen wurde und diese Wünsche gehen nicht in Richtung einer Annäherung an das Putin-Rußland.

Das Gespräch führte Bernhard Tomaschitz.

 

EU-Priorität Baltisch-Adriatische Achse

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EU-Priorität Baltisch-Adriatische Achse

Koralmbahn als Zukunftspotenzial für Österreich 

Ex: http://www.andreas-moelzer.at/

Ein strategischer Korridor

Um die Verlagerung des Gütertransports auf die Bahn anzukurbeln, muss die Politik (etwa auch im Rahmen der EU-Regionalpolitik) danach trachten, Industrieproduktion nahe logistischer Knoten zu halten. Eine konkurrenzfähige Schienenverbindung von der Ostsee bis zu den Adriahäfen und Norditalien kann aufstrebende Wirtschaftsregionen mit etablierten Wirtschaftsräumen vernetzen. 

Die Baltisch-Adriatische Verkehrsachse (BAA) gilt als strategischer Korridor für Europa. Sie verläuft zwischen den Regionen Danzig und Gdingen, Warschau, Lodsch, Olmütz, Brünn, Wien und Umgebung (Stadt Wien und Niederösterreich), Pressburg (Bratislava), Südösterreich (Obersteiermark, Graz und Mittelkärnten), Oberschlesien und Nordmähren (Kattowitz und Ostrau), sowie durch die italienischen Regionen Friaul-Julisch-Venetien (Triest und Udine), Veneto (Venedig, Padua) und Emilia Romagna (Bologna/Ravenna).

Kapazitätsengpässe auf Europas Straßen

Die Funktionsfähigkeit des europäischen Binnenmarktes bleibt langfristig wohl nur erhalten, wenn Schiene und Wasserwege einen großen Teil des erwarteten künftigen Güterverkehrs-wachstums übernehmen können, da mit dem kontinuierlich steigenden Individual- und Straßengüterverkehr Kapazitätsengpässe auf der Straße quasi vorprogrammiert sind. Zudem leistet die Güterverlagerung auf die Schiene einen wichtigen Beitrag zur Erreichung der international festgelegten Klimaziele und reduziert die Erdöl-Abhängigkeit. 


Tor zu boomenden Märkten und Tourismus-Magnet

Als eine der wichtigsten Nord-Süd-Transversalen Europas verbindet die BAA nicht nur die aufstrebenden Wirtschaftsregionen neuer EU-Mitgliedsländer (Polen, Slowakei, Tschechien) mit etablierten Wirtschaftsräumen, sondern verknüpft überdies andere prioritäre Achsen des Transeuropäischen Verkehrsnetzes (TEN-V). Durch die bessere Anbindung der nordadriatischen Häfen und damit an internationale Warenströme können sich diese über den Suez-Kanal zum Tor zu aufstrebenden asiatischen Märkten entwickeln. Das enorme Potential im Personenverkehr wiederum stellt eine Chance für den Tourismus der angeschlossenen Regionen dar, womit sich – nach Vorbildern der spanischen AVE-Med-Lineas oder dem französischen TGV-Méditerranée – die Baltisch-Adriatische-Verkehrsachse auch als attraktiver Urlaubsverkehr-Magnet entpuppen könnte.
 

Vorteile der Baltisch-Adriatischen Achse

  • Impulse für das Wirtschaftswachstum in den Regionen entlang der Achse,
     
    bessere Anbindung an europäische und asiatische Häfen und Bedeutungssteigerung der nord-adriatischen Häfen für den innereuropäischen und interkontinentalen Warenverkehr,
  • Erschließung neuer Märkte innerhalb der EU
  • Ankurbelung der Verlagerung des Güterverkehrs von der Straße auf die Schiene, damit umweltfreundlicher Transport durch CO2-Einsparung sowie massive Reduktion von transportverursachten Lärm sowie der Feinstaubbelastung und Entlastung des sensiblen alpinen Raums
  • Ausräumung von infrastrukturellen Verkehrsengpässen, Entlastung der Straße, weniger Unfälle
  • Verkürzung von Fahrtzeiten und somit Chance für den Tourismus

Die neue Achse in Zahlen

Diese Nord-Süd-Achse mit 1.820km Gesamtlänge verbindet fast 50 Mio. Menschen in 10 EU-Staaten. Sie umfasst 85 Ballungsräume und Wirtschaftszentren, 138 See- und Binnenhäfen sowie 28 Grenzübergänge zu Drittländern und zählt mit rund 24 Mio. Tonnen Güteraufkommen pro Jahr zu den wichtigsten Alpenquerungen. Ein Schiff benötigt 6-7 Tage für die Fahrt um Europa herum nach Rotterdam oder Hamburg. Auf der Schiene wäre dies wesentlich schneller möglich. 


Transeuropäische Asymmetrie im Güterverkehr beseitigen

Eine Schienen-Güterstromprognose macht eine transeuropäische Asymmetrie sichtbar: Ein Teil des Massengüterverkehrssegmentes spielt sich in Großbritannien, Frankreich, Spanien und Italien im „Short-Shipping- Küstenverkehr und auf Binnenkanälen ab, da dort auf den Hochgeschwindigkeitsstrecken die Güterverkehre nicht zugelassen sind. In Osteuropa bis Mitteleuropa boomt hingegen der Güterverkehr, der sich von Russland kommend ganz stark zum Baltisch- Adriatischen-Korridor hin ausrichtet, aber auch zu den Häfen des Schwarzen Meeres.

Die Baltisch-Adriatische Achse als neuer europäischer Verkehrskorridor ist umso wichtiger, weil sich die Häfen Venedig, Triest, Koper und Ravenna zur NAPA (North Adriatic Port Association) zusammenschlossen und Entwicklungsprojekte im Wert von 3,4 Milliarden Euro starteten. Mit dieser Kooperation wollen die nordadriatischen Häfen im Warenverkehr mit Asien den nordeuropäischen Häfen Rotterdam und Antwerpen durch kürzere Transportwege zum ost- und südosteuropäischen Markt Konkurrenz machen. 

Güterverkehrsdrehscheiben Wien, Kärnten und Steiermark

Der Aufstieg Wiens zu einer der wenigen 2-Millionen-Weltstädte am Ende des 19. Jh. steht hängt stark mit seiner Verkehrslage im Kreuzungspunkt der Ostsee-Adria- und der Donau-Achse zusammen. Wien ist ein Knoten von fünf „Vorrangigen transeuropäischen Verkehrsachsen“, davon 3 Eisenbahnachsen (PP17, PP22, PP23), die Autobahn Danzig–Wien (PP25) und die Donau-Binnenschiffsstraße (PP18). Zuletzt wurde ja die Schienenachse von den Ostseehäfen im Baltikum nach Wien und Pressburg von der EU bereits als vorrangiges Projekt eingestuft. Mit der Baltisch-Adriatischen Achse und dem Bau des neuen Hauptbahnhofs wird die Bedeutung Wiens als Verkehrsknotenpunkt weiter ausgebaut. 

Auch für die Wirtschaftsdynamik im Süden Österreichs bietet die bessere Anbindung durch die Baltisch-Adriatische Achse zeit- und kostengünstigere Transportmöglichkeiten und neue Absatzchancen in neuen Märkten. Überhaupt könnten die Terminals in Kärnten und der Steiermark sich zu Güterverkehrsdrehscheiben in den Südosten Europas entwickeln. Nimmt man Einwohnerzahl und Wirtschaftsleistung heran, erschließt diese Verbindung in Südösterreich (Niederösterreich, Obersteiermark, Graz, Klagenfurt, Villach) einen ähnlich großen Raum wie die Westbahn. 

Mit der Fertigstellung der Koralmbahn samt Koralmtunnel und des Semmering-Basistunnels wird die Steiermark über eine wesentlich bessere Erreichbarkeit verfügen was dem Wirtschafts- und Beschäftigungsstandort sowie dem 
Tourismusstandort Steiermark in den nächsten Jahrzehnten eine hohe zusätzliche Wertschöpfung bringen. Dazu kommt, dass die dafür notwendigen Baumaßnahmen arbeitsmarktpolitisch beachtliche Impulse für die Region bedeuten.

Durch die Integration von Regionalschnellbahnen und Regio-Busnetzen und die tief inneralpin hineingreifende Position des Achsenabschnittes in Österreich wird ein demographisches Abwanderungsgebiet mit eingebunden. Gelingt es Pendler zur Nichtaufgabe ihrer Wohnstandorte in strukturschwachen Gebieten zu bewegen, stellt dies einen wesentlichen Beitrag zur inneren Integration Österreichs dar.


Korridor-Wettlauf

Das Ziel einer gesamteuropäischen Kohäsion führte im sog. TENTINA- Prozess zu einer Wettlauf-Situation der Staaten der Europäischen Union nach förderbaren EU-Korridor-Einstufungen, die diese an sich rissen, auch wenn sie im innerstaatlichen Budget die dafür nötigen Infrastrukturausgaben nicht unterbringen konnten. Selbst wenn das TINA-Projekt gelungen wäre und unter Einsatz von Zügen in Neigetechnik wäre die Konkurrenzachse PP6 (Tina Korridor V) für den Personenfernverkehr nicht annähernd konkurrenzfähig gewesen. Slowenien hätte auf Jahrzehnte nicht jene Trassenqualität erreichen können, wie im nun festgelegten Verlauf der Baltisch-Adriatischen Achse gegeben ist. 

 

Koralmtunnel wird mit Baltisch-Adriatischer Achse zur Lebensader

Die Schienenachse von den Ostseehäfen im Baltikum nach Wien und Pressburg wurde von der EU bereits als vorrangiges Projekt eingestuft. Wird die Verlängerung in Richtung Süden zu den Nordadriahäfen als EU-Priorität endgültig aufgenommen, stehen damit auch EU-Kofinanzierungsmittel etwa für den Semmering-Basistunnel und die Koralmbahn zur Verfügung.

Mitte Oktober 2011 hatte die EU-Kommission sowohl den Koralm- als auch den Semmering-Basistunnel auf die Liste der in den nächsten Jahren zu fördernden Großprojekte gesetzt. Die Südbahn in Österreich ist Teil des Baltisch-Adriatischen Korridors über Wien, den Semmering-Tunnel, Graz und den Koralm-Tunnel bis Klagenfurt und Villach. Der Koralmtunnel stellt das Kernstück der neu zu errichtenden Koralmbahn zwischen Graz und Klagenfurt dar, und damit einen wesentlichen Teil der genannten Achse des TEN-Korridors 23 zwischen Danzig, Warschau, Wien und Bologna. Die Koralmbahn und die Baltisch-Adriatische-Achse stellen eine internationale und wirtschaftliche Lebensader dar, um der infrastrukturellen Entwicklung der Verkehrsströme, die sich in den nächsten Jahrzehnten von der Straße auf die Schiene verlagern werden, gerecht zu werden und zwischen Nordosteuropa und dem adriatischen Raum neue Potentiale zu ermöglichen.

Die Nord-Süd-Verbindung von Salzburg nach Kärnten wird hingegen nicht als prioritär eingestuft. Wegen der starken Steigungen wurde die Strecke seitens der EU-Verkehrsexperten als für den schweren Gütertransport ungeeignet eingestuft und daher nicht ins Kernnetz aufgenommen. Weiters enthalten sind im Kernnetz im Wesentlichen die Nord-Süd-Verbindung durch Tirol und den Brenner-Tunnel nach Italien sowie die Westbahn.


Intervention für vorrangige Schienenachse

Zwischen Danzig und Wien/Pressburg wurde die Baltisch-Adriatische Achse bereits 2004 als vorrangige Schienenachse (TEN-Projekt 23) festgelegt. Im Oktober 2006 unterzeichneten die Anrainerstaaten Polen, Tschechien, Slowakei, Österreich und Italien einen "Letter of Intent" zur Verlängerung dieses Projekts über Südösterreich nach Italien. Nun, in der Ratspräsidentschaft des am Projekt sehr interessierten Polen gelang es, die Kommission dafür zu gewinnen, dass die Eisenbahnstrecke Danzig-Wien über Kärnten (Koralmbahn mit Koralmtunnel) bis Bologna verlängert wird und Teil des EU-Core-Networks.


Gemeinsamer Kampf für Koralmtunnel

Die Entscheidung, ob die Baltisch-Adriatische Achse über Semmering- und Koralmtunnel mit bis zu 30 Prozent europäischer Kofinanzierung – 20 Prozent für den Bau sowie 50 Prozent für Studien und Vorarbeiten – rechnen kann, hängt aber davon ab, ob der Kommissionsvorschlag eine Mehrheit im Europäischen Parlament und im Ministerrat der EU findet. 

Nun, nachdem die Karten auf dem Tisch liegen und die einzelnen Projekte bereits im Rahmen von Großveranstaltungen vorgestellt wurden, gilt es weiterhin Schlüsselpersonen und Entscheidungsträger, vor allem im EU-Parlament, von der Notwendigkeit der baltisch-adriatischen Achse zu überzeugen. Wird die Koralmbahn als Teil der Baltisch-Adriatischen-Achse in das prioritäre Verkehrsnetzwerk TEN aufgenommen, fließen allein dort hunderte Millionen Euro an Förderung in das Jahrhundertprojekt.

In der Konzentration auf den grenzüberschreitenden Personen- und kombinierten Verkehr darf keineswegs auf die regionalen Anschlüsse vergessen werden. Schließlich gab es gerade hier im letzten Jahrzehnt massive Einsparungen. Wenn eine regionale Anbindung an den internationalen und EU-Grenzen überschreitenden Schienenverkehr nicht gegeben ist, werden potentielle Kunden ausgesperrt. Zudem gilt es die Gefahr, dass eine Liberalisierung des Bahnverkehrs mit Konzentration auf attraktive Hauptrouten ländliche Regionen aushungert, abzuwenden. 

 

mardi, 06 décembre 2011

Unruheherd Kosovo

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Unruheherd Kosovo

Brüssel darf die Lage der Serben nicht länger gleichgültig sein

Ex: http://www.andreas-moelzer.at/

Der Kosovo ist und bleibt ein Unruheherd am Balkan. Vor allem im Norden des Landes kommt es wiederholt zu Zusammenstößen zwischen Serben und der internationalen KFOR-Schutztruppe, und jüngst sprach der serbische Innenminister Dacic sogar von Krieg. Denn bei einem eventuellen Angriff der Albaner auf die Kosovo-Serben würde Belgrad eingreifen, ließ Dacic wissen.

Somit wird immer deutlicher, daß der Kosovo weiter denn je davon entfernt ist, ein „multi-ethnischer Staat“ zu werden, wie man es sich in westlichen Staatskanzleien ausgedacht hatte. Daß die Europäische Union nun vor dem Scherbenhaufen ihrer Kosovo-Politik steht, ist jedoch nicht weiter verwunderlich. Denn es war ein Kardinalfehler, daß Brüssel der einseitigen und völkerrechtswidrigen Unabhängigkeitserklärung der Kosovaren nicht nur tatenlos zugesehen, sondern sie dazu geradezu ermutigt hat. Und nicht minder schwer wiegt die einseitige Haltung der Europäischen Union zugunsten der Kosovo-Albaner, während die berechtigten Interessen der Serben keinerlei Berücksichtigung finden.

Wenn die Europäische Union eine Eskalation verhindern will, dann wird sie gut beraten sein, sich endlich um einen wirksamen Schutz der verbliebenen Serben zu kümmern, anstatt im Zuge des Beitrittsprozesses Druck auf Belgrad zur Anerkennung der Unabhängigkeit des Kosovo auszuüben. Insbesondere wäre in einem ersten, aber wichtigen Schritt dafür zu sorgen, daß den Serben eine möglichst weitreichende Unabhängigkeit gewährt wird, damit sie ihre Angelegenheit so selbständig wie nur möglich regeln können. Zusätzlich muß endlich der Schutz der über den Kosovo verstreuten historischen serbischen Kulturgüter sichergestellt werden. Schließlich sind die wiederkehrenden Angriffe auf serbische Kirchen und Klöster nichts anderes als ein Akt von Kulturbarbarei und müssen abgestellt werden. Auch wenn es sich noch nicht bis nach Brüssel herumgesprochen hat: Die serbische Kultur gehört seit Jahrhunderten zu Europa.

 
 

lundi, 05 décembre 2011

European Integration & Globalization

European Integration & Globalization

By Andrew Hamilton

Ex: http://counter-currents.com/

European integration has been championed since the end of WW II by anti-white elites.

Beginning in 1948 with the establishment of the Benelux Customs Union (1948), increasingly powerful pan-European entities expanded their new institutional reach virtually without let-up: the European Coal and Steel Community (ECSC) (1951), the European Economic Community (EEC or “Common Market,” 1957), the European Community (EC, 1967), and, finally, the European Union (EU, 1991).

It is important to understand that the European Union is a supranational rather than intergovernmental organization. The latter depend upon voluntary compliance by their members. They possess no direct power of coercion to enforce their laws and regulations. Supranational organizations, on the other hand, can require members to cede control over policy and compel compliance with their mandates.

In Eastern Europe, Soviet armies and political agents established a tightly-knit colonial regime, thanks in part to Jewish and western elites’ intense ideological identification with and deep affection for their Communist bedfellows during and immediately after the war.

In the view of historian William H. McNeill, the war itself had been a major catalyst for pan-Europeanism:

Nazi racial and nationalist doctrines notwithstanding, the European continent witnessed a remarkable transnational economic and administrative integration during the latter phases of World War II. Having conquered most of Europe by 1942, the Nazis began to draw upon the manpower and material resources of the entire area under their command to supply the German armies. . . .

Memories of Europe’s war-time economic pattern could not be wiped away. When economic boom conditions returned to western Europe after 1948, men who had worked as slave laborers in German factories during the war were ready enough to return to Germany again as factory workers. Thousands of others followed. More generally, the postwar success of the Common Market was surely facilitated by recollections of the massive transnational migrations that had taken place during the war, when soldiers and prisoners of war as well as civilian slave laborers had criss-crossed Europe’s national boundaries by the hundreds of thousands. The breakdown of Europe’s national barriers thus appears as the ironic and altogether unexpected but probably most lasting monument to Hitler’s career. (The Shape of European History, 1974, 173-74)

In this connection, for example, it is not generally known that SS generals Otto Steinhäusl, Reinhard Heydrich, Arthur Nebe, and Ernst Kaltenbrunner all served as presidents of INTERPOL.

The most significant (of several) omissions from McNeill’s statement is that a German Europe, as distasteful as it would have been from the standpoint of freedom and representative government, would at least have been white, whereas the Europe that emerged is systematically cleansing whites from the continent and the planet, and lacks freedom besides.

Postwar European integration was in part a healthy reaction against the fratricidal nationalism that decimated the continent during World Wars I and II. And certain participants viewed the process as necessary to offset postwar American dominance. They believed that for the nations of Europe to exert a major role in world affairs, they would have to unite and command resources comparable to those of the US.

The formation of the European Union in 1991, though decades in preparation, was accelerated by the sudden collapse of Communism. Since then, ex-Communist Eastern Europe has been methodically incorporated into a single pan-European entity in the continuing attempt to realize the long sought-after “United States of Europe.”

One cannot help but recall in this regard former congressional investigator Norman Dodd’s 1982 (Cold War era) statement to interviewer G. Edward Griffin, subsequently quoted frequently by the John Birch Society (I have a taped copy of the interview, but it is also available online), that he had been told in the 1950s by Ford Foundation president H. Rowan Gaither that the leaders of major private foundations had all had either wartime OSS or postwar “European Economic Administration” (presumably European Recovery Program—ERP or Marshall Plan) experience after the war. Gaither allegedly told Dodd that the major foundations operated under executive branch directives to use their grant making power “so to alter life in the United States that it can be comfortably merged with the Soviet Union.”

Dodd’s statement sounded plausible at the time, and in light of subsequent events seems even more prophetic. If correct, it implies a time horizon generally uncharacteristic of whites acting on their own, as well as a form of elite dominance that many people will not believe in despite the 20th-century prevalence of centralized large-scale dictatorships, media operations, security agencies, and so on.

Way Station

The European Union is but one component in a much larger process of global integration.

In the decades following the Second World War, European elites systematically dismantled their colonial empires, and encouraged immigration of Third World populations into the European heartland.

In historical terms this occurred suddenly, and was a trans-European rather than national phenomenon. Britain, France, Holland, Spain, Portugal, Germany—literally everyone—cut their colonies loose within two or three decades. Despite surrendering white racial dominance, they retained the economic burden of empire in the guise of foreign aid.

Postwar elites also worked in deliberate, coordinated fashion, in parallel with Eastern European Communists, to destroy the First World nations of southern Africa and, ultimately, their white populations.

A trilateral regionalist structure emerged whose components are being integrated politically and economically in the same manner as Europe: North America and Latin America in the Western Hemisphere, and the numerous countries of Pacific Asia in the Far East (Australia and New Zealand are now classified as Asian).

All three regions will be mere way stations on the planned path to a unitary international order presently embodied institutionally in the United Nations.

Thus, the EU is not a destination in itself.

The Role of Capitalism

Although the process of globalization is politically-driven by internationalist planners, many multinational corporations already organize their foreign operations according to the following scheme: “the Americas”; “Europe, the Middle East and Africa (EMEA)”; and “Asia Pacific and Japan.”

Nevertheless, businesses and corporations are primarily instruments of academic, administrative, and planning elites rather than the other way around. This is unquestionably true of the vast majority of businesses, large and small, which are heavily regulated.

Few enterprises have any choice when it comes to globalization and deindustrialization. They are driven by the imperatives of the marketplace to remain price competitive or go under.

State and globalist entities and elites determine the economic framework within which businesses operate by establishing policies of globalization, autarky, or something in between. From the “egalitarian” and anti-white perspective of planners and administrators, globalization makes perfect sense.

This is not to say that big businessmen are good guys. The larger enterprises grow, the more they approximate collectivism. Business as such possesses no patriotism or racial loyalty. It will do whatever the state and the legal system instruct it to do.

But businesses do not determine policy. Because economic productivity is (or ought to be) important to ruling elites, enterprises must be granted leeway to compete and innovate effectively. So, to the extent that they are involved in generating economic change, corporations have independent significance.

A handful of multinational firms and executives interact with policymakers in more intimate fashion, including back-and-forth exchanges of personnel and active participation in internationalist organizations. In that sense they exert influence and even participate in setting the agenda.

It is striking, for example, that John D. Rockefeller Jr. donated the six blocks (18 acres) of midtown Manhattan real estate near the East River upon which the United Nations headquarters was built (today legally classified as international territory) after an initial offer to locate it on the Rockefeller family estate, Kykuit, was rejected (Rockefeller, who did not own the land, first had to purchase it from wealthy Jewish real estate developer William Zeckendorf), that Nelson, Winthrop, and John D. “Jay” Rockefeller IV were all powerful politicians, and that banker David Rockefeller founded the Trilateral Commission in 1973.

Finally, financiers are a stratum unto themselves, more intricately bound to globalist elites than other businessmen, a dual function of economics and ethnicity.

Ironically, the anti-capitalist mentality, combined with a genuine need to regulate the activities of multinational corporations and financial institutions, will ultimately be a major justification used by the Left for the establishment of a world state.

However, it was the desire for such a state by administrative elites, combined with an iron determination to destroy white populations and Western civilization, which brought globalization into being in the first place. For example, the construction of the European Union began with economic unification imposed from above creating a regulated trans-European substructure upon which supranational political, administrative, and judicial superstructures were subsequently erected.

Veil of Secrecy

Regionalization and globalization have been, and remain, anti-democratic, top-down, and effectively secret.

Rarely have votes been taken, but on the few occasions they have been and lost, the matter was rescheduled for a subsequent referendum to override the initial negative outcome, just as US school boards reappear on the ballot every year until the latest property tax increase is finally “approved.”

National populations certainly never understood (or were told) what was happening, and the same is true of most elites as well.

To drive home this point, ask yourself how much you know about the history of the EU or the UN, the key players involved, current organizational structures and processes, and degree of power possessed.

Virtually everyone’s answer will be Nothing or Next to nothing, no matter how well-educated, informed, or politically-savvy they are. Most politicians at the national, state, and local level, and most members of other elites in the US and Europe, would draw a similar blank.

The United Nations and the European Union are effectively black boxes. Nobody really knows much about their formation, history, current structures and activities, or evolutionary trajectory.

True, observers may be either favorably disposed or hostile to them, and their normative evaluations sound in terms of their own value systems, but that is different than being truly informed.

This is the consequence of misdirection, as in magic shows where the attention of the audience is focused on one thing in order to distract it from another. Though not “secret” in the intelligence agency sense, required information is not easily obtainable or part of the common discourse.

Racist and Totalitarian

Two of the most salient features of the integrative process are its racism and totalitarianism.

Inflexible racial, immigration, and anti-civil libertarian laws and policies in all three regions leave no doubt that whites are targeted victims and Jews and other non-whites privileged castes. Ultimately, they insure the physical destruction of the white race.

The EU remains committed to political integration and the mobility of labor (and hence residence and population mixture) across Europe, and so strives to widen cross-cultural communication, actively encouraging subjects to learn multiple European languages, reflecting the EU’s motto of “United in diversity.”

But because the ultimate objective of elites is an Arisch- and Christ- rein Europe (Europe purified of Aryans and Christians), linguistic homogenization in one form or another is inevitable. Indeed, innumerable European languages within individual states will serve no purpose once their native speakers have been eliminated.

Intra-white racial and ethnic homogenization would result from such a borderless labor and economic market even absent existing interracial population policies. Genetically, the effects would replicate the unplanned blending of European immigrants and their descendants in America, except that miscegenation with tens of millions of non-whites will now be added to the mix.

Liberty and human rights are abridged because it would be impossible to commit genocide or establish the new world order planners covet if freedom, representative democracy, or republicanism held sway.

The project is extremely long-term in nature, with a seemingly “inexorable” quality to it. Indeed, the process has spanned several generations of planners and technocrats already, yet still rolls relentlessly on, year after year, decade after decade, despite opposition.

This suggests a time horizon atypical of whites and more akin to the exceptionally extended time frames characteristic of Jewish immigration policy, Communism, Zionism, neoconservative foreign policy, and the implementation of hate laws negating centuries of Western liberties.

The scale of the project is massive, and requires the political and economic disempowerment of entire national populations and displacement of existing elites with interests deeply rooted in the old order.

The intergenerational approach helps accomplish this.

Another technique is to buy people off—to align personal greed with monetary and status rewards.

A vast army of whites in all countries is employed full-time in well-paying but culturally destructive jobs: law enforcement, military and veterans affairs, schools and academia, child and family services, counselors, case workers, government psychologists, immigration attorneys and administrators, welfare workers, civil rights professionals, diversity officers.

Churches and other local organizations are paid big bucks to integrate non-white immigrants into white communities. Immigrants are furnished with new houses, cars, and even businesses of their own.

I’ve dealt with a recent African immigrant to a white community who operated a private transportation service for the elderly and infirm, taking them to and from nursing homes, clinics, and hospitals, entirely funded by Medicare and Medicaid—a complex, heavily regulated activity. Another ran the local Neighborhood Service Center. Mexicans with enviable salaries staff a local immigration services-activist center that has a budget of several hundred thousand dollars per year.

In the ideological realm, intolerance of the most extreme kind enforces political correctness with a mailed fist and a jackboot to the teeth of everyone from top Hollywood stars, athletes, elected officials, and journalists down to random outbursts on a train [2] or objections to blacks urinating [3] outside one’s residence.

The racism and totalitarianism at the heart of globalization fuels the entire process, and is not open to discussion or alteration.

Only when the seamless perfection of such strategies stops working will exploitable opportunities begin to open up, for that will be the sign that the Jewish-totalitarian death grip over the white race has begun to slip at last.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2011/12/european-integration-and-globalization/

samedi, 03 décembre 2011

Presseschau - Dezember 2011 (1)

Presseschau

Dezember 2011 (1)

AUßENPOLITISCHES

Die Rückkehr der Nation
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d8e83a8c78.0.html?PHPSESSID=0c3870c09a3a30ac035e25db9ba23e03

Sexismus im „Spiegel“
http://www.sezession.de/28762/sexismus-im-spiegel.html#more-28762

(Bezeichnend auch der letzte Satz der taz-Journalistin, die die „wahren Täter“ benennt, nachdem zuvor ausschließlich über linksautonome Krawalle berichtet wurde: „Die wahren Täter aber waren Polens ureigene Rechtsradikale und Hooligans.“)
Krawalle in Polen
Wasserwerfer am Unabhängigkeitstag
http://www.taz.de/Krawalle-in-Polen/!81792/

(Auch bei „Spiegel-Online“ haben die „Linksautonomen“ ihre Verbündeten im Autorenstab…)
Ausschreitungen in Polen
Kaczynski hetzt gegen deutsche Linksautonome
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,797526,00.html

Kaczynski soll wegen antideutscher Äußerungen vor Ethikkommission
http://www.net-tribune.de/nt/node/76049/news/Kaczynski-soll-wegen-antideutscher-Aeusserungen-vor-Ethikkommission

Attentäter Breivik vor Gericht
Ein fast unerträglicher Auftritt
http://www.spiegel.de/panorama/justiz/0,1518,797671,00.html

(Sind die Quellen seriös? Wenn ja, eine Riesenschweinerei, bei der Nato mal wieder mitgemischt hat…)
Gaddafi vor seinem Tod drei Stunden gefoltert
http://www.pi-news.net/2011/11/gaddafi-vor-seinem-tod-drei-stunden-gefoltert/#more-218780

Arabische Revolution
Bernard-Henri Lévy verklärt den Sieg über Gaddafi
http://www.welt.de/kultur/article13716521/Bernard-Henri-Levy-verklaert-den-Sieg-ueber-Gaddafi.html

(Zu Cohn-Bendit und Libyen)
So denkt man in Frankfurter Altbauwohnungen
http://clauswolfschlag.blog.com/2011/11/15/so-denkt-man-in-frankfurter-altbauwohnungen/

Iranisches Atomprogramm
Angriff Israels auf den Iran „immer wahrscheinlicher“
http://www.focus.de/politik/weitere-meldungen/iranisches-atomprogramm-angriff-israels-auf-den-iran-immer-wahrscheinlicher_aid_682072.html

Sarkozy nennt Netanjahu einen Lügner
http://www.welt.de/print/welt_kompakt/print_politik/article13706326/Sarkozy-nennt-Netanjahu-einen-Luegner.html

Team Six über ihren Bin-Laden-Einsatz
Wie die Navy Seals Bin Ladens Ende schildern
http://www.sueddeutsche.de/politik/team-six-ueber-ihren-bin-laden-einsatz-wie-die-navy-seals-bin-ladens-ende-schildern-1.1183917

Afghanistan: Vorwürfe gegen USA wegen Drogen-Explosion
http://www.unzensuriert.at/content/006013-Afghanistan-Vorwuerfe-gegen-USA-wegen-Drogen-Explosion

(Mangelnde Pietät? Ist doch scheinbar auch egal. Ein paar Unterschichtler haben ihren Mohrendienst getan und wurden eben zum Kollateralschaden…)
US-Militär entsorgte Körperteile von Kriegstoten auf Mülldeponie
http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,797012,00.html

Ägypten
Ritual-Alarm in Gizeh
Gerüchte führen zur temporären Schliessung der Cheopspyramide
http://www.nzz.ch/nachrichten/panorama/aegypten_pyramide_schliessung_1.13289805.html

Organhandel im Sinai
http://www.welt.de/print/die_welt/politik/article13724869/Organhandel-im-Sinai.html

Deadly New Clashes in Egypt's Tahrir Square
(Auf „View Gallery“ klicken und die Fotogalerie der Proteste anschauen)
http://www.theatlantic.com/infocus/

Islamistischer Terror überzieht Nigeria
http://www.unzensuriert.at/content/006085-Islamistischer-Terror-ueberzieht-Nigeria

(Wohl den Falschen auf die Füße getreten? So sieht das Ergebnis aus…)
Nach Zahlungsstopp der USA
Unesco muss erste Aktivitäten aus Geldmangel streichen
http://www.abendblatt.de/politik/ausland/article2089663/Unesco-muss-erste-Aktivitaeten-aus-Geldmangel-streichen.html

65 Millionen Euro fehlen
Unesco bittet nach US-Zahlungsstopp um Spenden
http://www.welt.de/politik/ausland/article13711272/Unesco-bittet-nach-US-Zahlungsstopp-um-Spenden.html

US-Soziologin über Occupy-Bewegung
"Niemand will Arbeiterklasse sein"
http://www.taz.de/US-Soziologin-ueber-Occupy-Bewegung/!80929/

Belagerer mit beschränkter Haftung
Die Grenzen und Gefahren der "Occupy"-Bewegung
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=195

(genialer Text)
Occupy Frankfurt
Wie die Weltrevolution im Zeltlager scheitert
http://www.cicero.de/kapital/occupy-frankfurt-demo-camp-kleingeister/46616?seite=1

Franko-afrikanisches Damoklesschwert über der Euro-Zone
http://www.unzensuriert.at/content/006054-Franko-afrikanisches-Damoklesschwert-ueber-der-Euro-Zone

Attacke aus Großbritannien
"Deutschland hat der Euro-Zone den Krieg erklärt"
http://www.welt.de/politik/ausland/article13731382/Deutschland-hat-der-Euro-Zone-den-Krieg-erklaert.html

Die Schulden aller Länder auf einer Karte
http://www.spiegel.de/flash/flash-26720.html

Venezuela: Chavez holt die Goldreserven heim
http://www.unzensuriert.at/content/006259-Venezuela-Chavez-holt-die-Goldreserven-heim

Nur wegen Sarrazin-Vortrag? Bauernbund-Chef Grillitsch tritt ab
http://www.unzensuriert.at/content/006089-Nur-wegen-Sarrazin-Vortrag-Bauernbund-Chef-Grillitsch-tritt-ab

Sarkozy verteidigt Frankreichs Nuklearindustrie
http://www.suedostschweiz.ch/politik/sarkozy-verteidigt-frankreichs-nuklearindustrie

(Zu Berlusconi…)
Der Spiegel seiner Klasse
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55ab09cd520.0.html?PHPSESSID=6c560b706ec0877b67891f35481a7e0b

Urteil im Vergewaltigungsprozess
Israels Ex-Präsident Katzav muss hinter Gitter
http://www.stern.de/panorama/urteil-im-vergewaltigungsprozess-israels-ex-praesident-katzav-muss-hinter-gitter-1749744.html

George Wright
Legendärer Gangster nach 41 Jahren Flucht wieder frei
http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/george-wright-legendaerer-gangster-nach-41-jahren-flucht-wieder-frei-11532994.html

Wahlen in Spanien
Der Krisengewinnler ohne Profil
http://www.focus.de/politik/ausland/wahlen-in-spanien-der-krisengewinnler-ohne-profil_aid_686040.html

Porträt Mariano Rajoy
Ein Farbloser endlich am Ziel
http://derstandard.at/1319183378660/Portraet-Mariano-Rajoy-Ein-Farbloser-endlich-am-Ziel

Spanien
Nach der Wahl ist immer noch Krise
http://wissen.dradio.de/spanien-nach-der-wahl-ist-immer-noch-krise.33.de.html?dram:article_id=13609

Ortega siegt bei umstrittenen Wahlen in Nicaragua
http://newsticker.sueddeutsche.de/list/id/1229188

Nicaragua - Präsidentschaftswahlen - Zusammenstösse + Unruhen Krawalle nach Ortega-Wahlsieg
http://de.euronews.net/2011/11/09/krawalle-nach-ortega-wahlsieg/

Klimagipfel: Dramatische Appelle, zurückhaltende USA
http://diepresse.com/home/panorama/klimawandel/712394/Klimagipfel_Dramatische-Appelle-zurueckhaltende-USA

INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

Meinungsfreiheit in Deutschland
http://www.sezession.de/29032/meinungsfreiheit-in-deutschland.html#more-29032

(Europa als Freiheitsprojekt?)
Fragwürdige Sprachspiele
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54a90e8e217.0.html?PHPSESSID=3b78a57948cc027ccc2fce0365143354

China kommt über Griechenland
Die Flucht der „Demokraten“ aus der Demokratie
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=189

Wir sind das Volk!
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f1125658d8.0.html

Schluß mit dem Ausverkauf! …
http://www.sezession.de/28710/schlus-mit-dem-ausverkauf.html

Petitionsausschuß lehnt Deutsch im Grundgesetz ab
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M517070825d1.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

Experten fordern Englisch als Gerichtssprache
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56f4eca0ac1.0.html

Kapitalismus-Kritik
Occupy-Frankfurt – Gehört der hierhin?
http://www.fr-online.de/frankfurt/kapitalismus-kritik-occupy-frankfurt---gehoert-der-hierhin-,1472798,11121476.html

Stirbt der Euro, soll sein Mahnmal leuchten!
Frankfurts Wahrzeichen plötzlich heiß umstritten
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=198

Adieu, Grundgesetz!
Von Dieter Stein
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57009055471.0.html?PHPSESSID=c4e53e876190648511af39166b9bee26

Zwölf Thesen zur Skandalokratie
http://www.sezession.de/29019/zwolf-thesen-zur-skandalokratie.html#more-29019

Entscheidungsstrukturen der Piraten
Wie "flüssige Demokratie" funktioniert
http://www.taz.de/Entscheidungsstrukturen-der-Piraten/!80976/

Piraten-Politiker weist Kritik von Charlotte Knobloch zurück
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5cb98256745.0.html?PHPSESSID=048c6436e027b2e41b6e594bbfccd7d9

Erfolg der Piratenpartei
Endlich haben wir unseren Generationenkonflikt!
http://www.sueddeutsche.de/politik/erfolg-der-piratenpartei-netzwaerts-1.1181574

Piratenpartei
Man muss sie nicht hassen
http://www.perlentaucher.de/artikel/7249.html

Endlich normale Menschen
Eine binär codierte Geschlechtergerechtigkeit ist der Piratenpartei zu wenig
http://www.heise.de/tp/artikel/35/35904/1.html

Augen zu und durch
Keine Partei stößt auf so viel Misstrauen wie die Berliner Piraten.
Von Juli Zeh
http://szmstat.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/36648

Polit-Legende
Cohn-Bendit hat Krebs
http://www.fr-online.de/frankfurt/polit-legende-cohn-bendit-hat-krebs,1472798,11127566.html

Die grünen Geschäfte des Politikers Christoph Chorherr
http://www.unzensuriert.at/content/006047-Die-gruenen-Geschaefte-des-Politikers-Christoph-Chorherr

Statt Betroffenheitslyrik brauchen wir mehr Verstand
Von Cora Stephan
http://www.welt.de/debatte/article13731405/Statt-Betroffenheitslyrik-brauchen-wir-mehr-Verstand.html

Guttenberg bricht sein Schweigen
http://www.sz-online.de/nachrichten/artikel.asp?id=2918577

Protest gegen Homosexualität im Pfarrhaus
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51501d61c52.0.html?PHPSESSID=6c560b706ec0877b67891f35481a7e0b

Spion aus Leidenschaft
Die unaufhaltsame Karriere des Mehrfachagenten Peter Weinmann
http://wissen.spiegel.de/wissen/image/show.html?did=13684365&aref=image017/SP1994/007/SP199400700360040.pdf&thumb=false

Briten legen Fahrplan für Truppenabzug vor
http://www.bild.de/regional/ruhrgebiet/ruhrgebiet-regional/briten-legen-fahrplan-fuer-truppenabzug-vor-20939892.bild.html
http://www.dw-world.de/dw/function/0,,123370_cid_15525014,00.html

Grafenwöhr bangt um die Zukunft des Armee-Standorts
http://www.nordbayern.de/nuernberger-nachrichten/politik/grafenwohr-bangt-um-die-zukunft-des-armee-standorts-1.1643431

Schweinfurt
US-Army streicht bald 72 Stellen
Deutsche Beschäftigte sind besonders betroffen
http://www.mainpost.de/regional/schweinfurt/US-Army-streicht-bald-72-Stellen;art742,6416026

Schäuble: Wir waren nie souverän
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55d3c4039c6.0.html?PHPSESSID=be9261ef878e092cec52dc9cc588c86e

Leo-Baeck-Preis 2011 für Bundespräsidenten Wulff
http://www.evangelisch.de/themen/politik/leo-baeck-preis-2011-f%C3%BCr-bundespr%C3%A4sidenten-wulff51971

Forschung zu NS-Beutekunst
Schaut hinter die Bilder
http://www.sueddeutsche.de/kultur/forschung-zu-ns-beutekunst-schaut-hinter-die-bilder-1.1174235

Geschichte
NS-Raubkunst: Berlin gibt Gemälde zurück
http://www.morgenpost.de/printarchiv/kultur/article1831376/NS-Raubkunst-Berlin-gibt-Gemaelde-zurueck.html

Die Lückentheorie: Der Streit um die Raubkunst
http://www.news.de/medien/855239751/die-lueckentheorie-der-streit-um-die-raubkunst/1/

Quandts spenden für Berliner NS-Gedenkstätte
http://www.morgenpost.de/berlin-aktuell/article1818090/Quandts-spenden-fuer-Berliner-NS-Gedenkstaette.html

(ging´s nicht etwas größer? Na dann eben beim nächsten mal…)
Denkmal
Erinnerung an Georg Elser ist genau 17 Meter hoch
http://www.morgenpost.de/printarchiv/berlin/article1820830/Erinnerung-an-Georg-Elser-ist-genau-17-Meter-hoch.html
http://www.spiegel.de/kultur/gesellschaft/0,1518,796600,00.html

(Kellerhoff mal ungewöhnlich klarsichtig)
Die unheimliche Konjunktur des Georg Elser
http://www.welt.de/kultur/history/article13705188/Die-unheimliche-Konjunktur-des-Georg-Elser.html

Viel Spaß in Auschwitz?
http://www.sezession.de/28696/viel-spas-in-auschwitz.html#more-28696

(Holocaust-Religion zur ethischen Stärkung…)
Zeichen gegen Gewalt
Dortmund schickt Ultras nach Auschwitz
http://www.focus.de/sport/fussball/bundesliga1/zeichen-gegen-gewalt-dortmund-schickt-ultras-nach-auschwitz_aid_682656.html

Zweiter Weltkrieg (betr. Rheinwiesen)
Autor: Sven Felix Kellerhoff
Schurkenstück um tote deutsche Kriegsgefangene
Eine Million Soldaten sollen 1945/46 in US-Lagern umgekommen sein, behauptet ein Brief, der in rechten Kreisen kursiert. Die These ist längst widerlegt.
http://www.welt.de/kultur/history/article13718678/Schurkenstueck-um-tote-deutsche-Kriegsgefangene.html
(man beachte die eindeutigen Leserkommentare)

LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS

(Beckstein gibt offen zu, den Rechtsstaat missachtet zu haben. Zitat: “Wir sind bei Rechtsextremisten härter vorgegangen als bei Linksextremisten – weil die Zustimmung in der Bevölkerung hier viel größer ist. Manchmal gingen wir sogar weiter, als der Rechtsstaat eigentlich erlaubt.”
Günther Beckstein, Merkur 16.11.11)
Beckstein: "Wir gingen weiter als der Rechtsstaat erlaubt"
http://www.merkur-online.de/nachrichten/bayern-lby/beckstein-wir-gingen-weiter-rechtsstaat-erlaubt-1491473.html
(Welche juristischen Konsequenzen ergeben sich aus Becksteins Eingeständnis? Wird er angeklagt?)

Verfassungsmedaille: Freistaat ehrt Wunsiedel
Stellvertretend für viele Bürger erhält Bürger- meister Beck die Verfassungsmedaille. Damit ehrt der Freistaat den Einsatz gegen Neonazis.
http://www.frankenpost.de/regional/oberfranken/laenderspiegel/art2388,1827869

Fraktur - Die Sprachglosse
Rechts ist nur noch das Nichts
http://www.faz.net/aktuell/politik/fraktur/fraktur-die-sprachglosse-rechts-ist-nur-noch-das-nichts-11540891.html

Experten warnen vor Terror von rechts
Nach den jüngsten Erkenntnissen zum Heilbronner Polizistenmord von 2007 und den sogenannten Döner-Morden (2000-2006) werden Warnungen vor rechtsextremem Terrorismus laut.
http://www.badische-zeitung.de/experten-warnen-vor-terror-von-rechts

Ermittlungen in Döner-Mordserie
Rechtes Rätsel
http://www.spiegel.de/panorama/justiz/0,1518,797355,00.html

Braune Armee Fraktion?
http://www.sezession.de/28771/braune-armee-fraktion.html#more-28771

Fragen an die Konstrukteure der Braunen Armee Fraktion
http://www.sezession.de/28784/fragen-an-die-konstrukteure-der-braunen-armee-fraktion.html

Jeder Serienmörder ein Terrorist?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56f2ebea9d1.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

„Döner-Morde“: „Spiegel“ kaufte Bekennervideo von Linksradikalen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M569b07a7a8c.0.html?PHPSESSID=c4e53e876190648511af39166b9bee26

Existentielle Fragen – ein Interview mit Arne Schimmer (NPD)
http://www.sezession.de/28886/existentielle-fragen-ein-interview-mit-arne-schimmer-npd.html#more-28886

Wer sind die Terroristen?
http://www.sezession.de/28793/wer-sind-die-terroristen.html#more-28793

Eine mysteriöse Terrorgruppe
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5a553b036b6.0.html

Terrorzelle: Neue Liste mit tausenden Namen aufgetaucht
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/terrorzelle-neue-liste-tausenden-namen-aufgetaucht-1494711.html

Brauner Terror in Deutschland? – Ende der Berichterstattung
http://www.sezession.de/28897/brauner-terror-in-deutschland-ende-der-berichterstattung.html#more-28897

Beruf Neonazi, Todesursache unklar. Die Döner sind noch lange nicht vom Tisch
http://doriangrey.net/index.php?issue=11&page=article&p=2&id=z&c=3

Tochter von Nazi-Mordopfer: Entschädigungssumme ist beleidigend
http://www.op-online.de/nachrichten/hessen/tochter-nazi-mordopfer-entschaedigungssumme-beleidigend-1500857.html

(logische Konsequenz der Kampagne)
Bundestag fordert verstärkten „Kampf gegen Rechts“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c491e40b99.0.html?PHPSESSID=5cb6dc964b781e9d0478c1d872d79619

Du bist Terrorist!
http://www.sezession.de/28908/du-bist-terrorist.html#more-28908

Vermischtes zu den angeblichen Neonazi-Morden
http://www.dasgelbeforum.net/forum_entry.php?id=241130

Immer mehr Ungereimtheiten: Verfassungsschutz im Zwielicht
Mehrere 1000 V-Leute?
http://geotumor.blogspot.com/2011/11/immer-mehr-ungereimtheiten.html

Ausstellung über Opfer rechter Gewalt
Bewegende Schicksale
http://www.nordbayern.de/nuernberger-zeitung/nuernberg-region/ausstellung-uber-opfer-rechter-gewalt-1.1692144

(Repression - Arbeitsplatzverlust)
Deutsche: Schreibt nicht für Sezession!
http://www.sezession.de/29090/deutsche-schreibt-nicht-fur-sezession.html#more-29090

(Antifanten versuchen die aktuelle Kampagne zu Vorstößen gegen das bündische Milieu zu nutzen…)
Hintergrund: Das Umfeld der Rechtsterroristen, deren Sympathisanten und der Freibund
http://rechte-jugendbuende.de/?p=1755#more-1755

Denkmal der Alten Synagoge in Magdeburg geschändet
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/denkmal-alten-synagoge-magdeburg-geschaendet-1493993.html

Studie: "Neue Rechte" in sozialen Netzwerken
http://www.unzensuriert.at/content/006065-Studie-Neue-Rechte-sozialen-Netzwerken

Erlangen
Streit um Internetverweis auf Burschenschaft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54bd2c8951e.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

Neonazi bei CDU Kassel
Parteimitglieder ahnungslos
http://www.hr-online.de/website/rubriken/nachrichten/indexhessen34938.jsp?rubrik=36086&key=standard_document_43259332

"Freier Widerstand Kassel"
CDU-Politiker in rechtsextremer Organisation aktiv
http://www.stern.de/politik/deutschland/freier-widerstand-kassel-cdu-politiker-in-rechtsextremer-organisation-aktiv-1756243.html

(wieder mal die unsägliche Jutta Ditfurth…)
Frankfurt
Römer-Hetzjagden gegen Mitglieder der FDP-Fraktion
Absurde Vorwürfe vergiften Parlament
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=194

Grüne und Demokratie
http://www.sezession.de/29024/grune-und-demokratie.html#more-29024

„Grüne“
Van der Bellens antisemitischer Freund im Europarat
http://www.unzensuriert.at/content/006192-Van-der-Bellens-antisemitischer-Freund-im-Europarat

(Zum unsäglichen Ströbele)
Lausbubenstück ohne Lerngewinn
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M541bba5d4e7.0.html?PHPSESSID=fefb9e05533543a29ba1b6fd24cec2e6

Willi Mernyi: Bezahlter Linksaktivist im Kampf gegen die FPÖ
http://www.unzensuriert.at/content/006197-Willi-Mernyi-Bezahlter-Linksaktivist-im-Kampf-gegen-die-FPOe

(Na ja, sie hat schließlich auch keine NS-Verbrechen geleugnet…)
Inge Viett
Ex-RAF-Terroristin kommt mit Bußgeld davon
http://www.focus.de/politik/deutschland/inge-viett-ex-raf-terroristin-kommt-mit-bussgeld-davon_aid_687201.html

Freispruch für „Junge-Welt“-Chefredakteur
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M568276ada3f.0.html?PHPSESSID=3b78a57948cc027ccc2fce0365143354

Wolf Biermann attackiert Linkspartei
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5bcfcaeb9d2.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Neues Portal dokumentiert Repressionsorte in der SBZ/DDR
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5a523bdd7fc.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Verdi-Kooperation mit Linksextremisten stößt auf Kritik
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54692eed2b4.0.html?PHPSESSID=f1b02526bd82c0bb9327ad125042133f

SPD zeichnet Antifa-Verein aus
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M533d4acfb14.0.html?PHPSESSID=78b034a292d700eeee26d6a6bf21878b

Soldatenehrenmal in Bochum erneut geschändet
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M562f20c7a78.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Berlin
Linksextremisten attackieren Polizisten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58f445e16af.0.html?PHPSESSID=be9261ef878e092cec52dc9cc588c86e

(auch mal ein Fall für die Anti-Diskriminierungsstelle, oder?...)
Facebook-Freunde
Ikea wirft Mitarbeiter mit NPD-Kontakten raus
http://www.welt.de/wirtschaft/webwelt/article13730929/Ikea-wirft-Mitarbeiter-mit-NPD-Kontakten-raus.html

Wiener Korporationsball 2012 zum letzten Mal in der Hofburg Vienna
http://www.ots.at/presseaussendung/OTS_20111201_OTS0283/wiener-korporationsball-2012-zum-letzten-mal-in-der-hofburg-vienna

EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

Deutsche Opfer, deutsche Täter
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M564b33d439a.0.html?PHPSESSID=fefb55d2d800feefd3911b49e7920948

Amerikanischer Druck und türkisches Interesse. Deutschland schloss das Anwerbeabkommen mit der Türkei nur zögerlich
http://gruenevorwahl.files.wordpress.com/2011/11/faztc3bcrkischesanwerbeabkommenutarasche.pdf

Fremde und entfremdete Heimat
http://www.sezession.de/28616/fremde-und-entfremdete-heimat.html#more-28616

Von Rosa Parks zu Emma West
http://www.sezession.de/29088/von-rosa-parks-zu-emma-west.html

In Deutschland geboren, ausländische Eltern
Bundestag lehnt dauerhaften Doppelpass ab
http://www.stern.de/politik/deutschland/in-deutschland-geboren-auslaendische-eltern-bundestag-lehnt-dauerhaften-doppelpass-ab-1749930.html

Böhmer fordert mehr Ausbildungsplätze für Einwanderer
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56082b48eef.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4
http://www.migazin.de/2011/11/08/arbeitgeber-sollen-offene-ausbildungsplatze-mit-migranten-zu-besetzen/

(Lustige Böhmer. Ihre Forderung passt gut zu folgender Meldung…)
30.000 Lehrstellen sind noch unbesetzt
Die Betriebe bilden immer mehr aus. Das ist die gute Nachricht. Gleichzeitig wird die Zahl der Bewerber aber immer kleiner, wie die Partner des Ausbildungspaktes heute in Berlin erklärten.
http://www.deutsche-handwerks-zeitung.de/30000-lehrstellen-sind-noch-unbesetzt/150/3091/100726

Azubis in Deutschland dringend gesucht
Mehr Lehrstellen offen, weniger Bewerber. Regierung und Wirtschaftsverbände feiern Erfolg des Ausbildungspaktes
http://www.welt.de/print/die_welt/wirtschaft/article13704346/Azubis-in-Deutschland-dringend-gesucht.html

Serbien: Immigrantenflut als Preis für den Eintritt in die EU
http://www.unzensuriert.at/content/006189-Serbien-Immigrantenflut-als-Preis-fuer-den-Eintritt-die-EU

Berliner Moslem darf in Schule nicht nach Mekka beten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5002fe9bc49.0.html?PHPSESSID=0594a5673e650b6f5911ce973cfc76b9

Luxemburg plant Geschlechtertrennung im Schwimmunterricht
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53f65fbb009.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Muslime fühlen sich durch Studie verunglimpft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e64e32bf37.0.html

Islamkritik: Anschlag auf französische Satire-Zeitschrift
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d8b424037d.0.html?PHPSESSID=7ebc6fe60aa23c293f9c9ee237ccc4b4
http://www.pi-news.net/2011/11/charlie-hebdo-mit-molotow-cocktail-angegriffen/

Evangelische Theologin kritisiert „rassistische“ Kinderbücher
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f40166b7bf.0.html?PHPSESSID=1b1a10da80b485f7097dd6b38c870313

Siegburg
Scheidung mit Richter und Mullah
http://www.ksta.de/html/artikel/1321373160681.shtml

Duisburg-Marxloh
Korruptionsvorwurf
Ermittlungen wegen Betrugs in islamischer Begegnungsstätte
http://www.derwesten.de/staedte/duisburg/ermittlungen-wegen-betrugs-in-islamischer-begegnungsstaette-id6122210.html

Nachlese zur „Burka-Frau im Frankfurter Bürgeramt“
Verschleppungstaktik
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=193

Seligenstadt
Moslems demonstrieren gegen „beleidigendes“ Buch
http://www.op-online.de/nachrichten/seligenstadt/moslems-seligenstadt-demonstrieren-gegen-beleidigendes-buch-1476022.html

Demo gegen das Buch "Die Verbrechen des Propheten Mohammed"
http://www.youtube.com/watch?v=5DIAYtzTqDk

VGH kippt Ausweisung von mutmaßlichem Hassprediger
http://www.bild.de/regional/frankfurt/frankfurt-regional/vgh-kippt-ausweisung-von-mutmasslichem-hassprediger-21057584.bild.html

Mahmut Yigit aus Offenbach vertritt im Parlament die Interessen von Migranten
Gelebte Integration
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/gelebte-integration-1470496.html
(incl. kontroverser Leserdiskussion)

Wir bitten um Entschuldigung
http://www.youtube.com/watch?v=QRnH_FskoAI
Erst seit 50 Jahren bereichern uns Menschen islamischen Glaubens und orientalischer Abstammung. Dabei hätten sie viel früher hier sein können! Die Übeltäter, die den Zustrom von Fachkräften verzögert haben, entschuldigen sich.

Wider die Klischees - Kunst von Sinti und Roma
http://www.dw-world.de/dw/article/0,,6669650,00.html

Zuschuss für Sinti- und Roma-Gedenkort
http://www.volksfreund.de/nachrichten/region/trier/Kurz-Zuschuss-fuer-Sinti-und-Roma-Gedenkort;art777,2979336

Sinti, Roma und Juden gegen Diskriminierung
http://www.bild.de/regional/hannover/hannover-regional/sinti-roma-und-juden-gegen-diskriminierung-20894170.bild.html

(ein eindeutig mit rassistischen Vorurteilen beladener Artikel. Wo bleibt die Staatsanwaltschaft?)
Roma und Sinti
Zehn Cent sind Bettlern in Berlin zu wenig
http://www.morgenpost.de/berlin/article1820634/Zehn-Cent-sind-Bettlern-in-Berlin-zu-wenig.html

Briefverteiler war scharf auf Handys und Schmuck
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/briefverteiler-scharf-handys-schmuck-1480365.html

Taxifahrer in Frankfurt ausgeraubt
http://www.op-online.de/nachrichten/frankfurt-rhein-main/taxifahrer-frankfurt-ausgeraubt-1498941.html

Krawall in Kreuzberg
Gewalt zwischen Kurden und Türken nach Demo
http://www.morgenpost.de/berlin-aktuell/article1838504/Gewalt-zwischen-Kurden-und-Tuerken-nach-Demo.html

Schweiz
Kriminalität von Asylbewerbern nimmt zu
http://www.tagesschau.sf.tv/Nachrichten/Archiv/2011/11/27/Schweiz/Kriminalitaet-von-Asylbewerbern-nimmt-zu

Offenbach
Rentner in eigenem Haus brutal ausgeraubt
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/rentner-eigenen-haus-brutal-ausgeraubt-1511770.html

KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

Architekten-Streit
Wieviel "Veraltertümelung" vertragen unsere Städte?
http://www.welt.de/kultur/article13729313/Wieviel-Veraltertuemelung-vertragen-unsere-Staedte.html

Schiefer Turm in Bad Frankenhausen offenbar vor Abriss
http://www.otz.de/startseite/detail/-/specific/Schiefer-Turm-in-Bad-Frankenhausen-offenbar-vor-Abriss-1538665591

(Bombenangriff auf die neutrale Schweiz im zweiten Weltkrieg)
Schaffhausen brennt!
http://schaffhausen-nostalgie-foto.ch/266,0,schaffhausen-bombardiert-,index,0.html

WW2 Schweiz: 1944 Bomben auf die Schweiz: Bombardierung Schaffhausens durch die USA
http://www.youtube.com/watch?v=gs52AAqnNJE

Umstrittene Neubauten
Verbaut sich Hamburg seine Schönheit?
http://www.mopo.de/nachrichten/umstrittene-neubauten-verbaut-sich-hamburg-seine-schoenheit-,5067140,11220376.html

Schluss mit klotzig!
Warum viele deutsche Städte in Hässlichkeit versinken. Das Beispiel Hamburg
http://www.zeit.de/2011/48/Hamburgs-Haesslichkeit

Rückschau: Dämmwahn
Nicht immer macht Energiesparen Sinn
http://www.daserste.de/plusminus/beitrag_dyn~uid,0u9rr5zt0cqtjic3~cm.asp

Styropor-Platten in Fassaden
Wärmedämmung kann Hausbrände verschlimmern
http://www.spiegel.de/wissenschaft/technik/0,1518,800017,00.html

(Schwachsinn)
Ein grünes Kleid für den Eiffelturm
http://www.wienerzeitung.at/nachrichten/panorama/chronik/415680_Ein-gruenes-Kleid-fuer-den-Eiffelturm.html

„Zur Zeit“
Formwandel der rechten Publizistik
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e26a8ae429.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

(zum neuesten reformpädagogischen Experiment)
Lesän duach Schraiben
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5be777fca46.0.html?PHPSESSID=1f177696a00de939a9b2e569f6ce629b

Deutsch als Ausschussware
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f674c9a2a1.0.html?PHPSESSID=e0de0bce0ca85aaf43ce34a9c4c820ba

(bundesweiter Trend)
Rotstift bedroht Schüler-PCs
http://www.op-online.de/nachrichten/rodgau/rotstift-bedroht-schueler-pc-wilhelm-busch-schule-rodgau-1502387.html

Indiens mörderischer Verkehr
http://www.sz-online.de/nachrichten/artikel.asp?id=2912678

(Armes Mädchen. Jetzt wird sie noch für die politisch-unkorrekte Liebe bestraft.)
Vanessa Hessler: Aus für „Alice" – Model stolpert über Gaddafi-Affäre
http://www.abendblatt.de/vermischtes/promi-news/article2078224/Aus-fuer-Alice-Model-stolpert-ueber-Gaddafi-Affaere.html
http://www.gala.de/stars/news/163524/Vanessa-Hessler-Alice-ist-jetzt-arbeitslos.html

Liebe unerwünscht – Der Fall “Alice” alias Vanessa Hessler
http://clauswolfschlag.blog.com/2011/11/02/liebe-unerwunscht-der-fall-alice-alias-vanessa-hessler/

Kleines Wunder
Baby in Israel 18 Jahre nach künstlicher Befruchtung geboren
http://www.abendblatt.de/vermischtes/article2095895/Baby-in-Israel-18-Jahre-nach-kuenstlicher-Befruchtung-geboren.html

Berthold Seliger
Die Leistungsschutzgelderpresser
Wie die Kulturindustrie am altbackenen Urheberrecht festhält, um es zu ihren Gunsten auszuschlachten.
http://www.konkret-verlage.de/kvv/txt.php?text=dieleistungsschutzgelderpresser&jahr=2011&mon=11

Das Virtuelle und der Geist
Ein Gespräch mit 68er-Ikone Rainer Langhans
http://www.zeitjung.de/POLITIK/artikel_detail,7038,Das-Virtuelle-und-der--Geist.html

Elementarfragen
Rainer Langhans
http://elementarfragen.de/

Solidarische Lebens Kunst Berlin
sucht noch engagierte Teilnehmer
https://www.facebook.com/SoLeKuBerlin

Neue Bezahlpflicht
Google will für Maps-Einbindung kassieren
http://www.spiegel.de/netzwelt/netzpolitik/0,1518,794935,00.html

Kürbiskult
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M502b577c9b0.0.html

(die haben alle auch Probleme…)
Bartstreit: Amischen droht lebenslange Haft für "Hassverbrechen"
http://www.morgenpost.de/printarchiv/panorama/article1837555/Bartstreit-Amischen-droht-lebenslange-Haft-fuer-Hassverbrechen.html

USA
Festnahmen nach Bartschneide-Aktion unter Amish-Mitgliedern
Ein bizarrer Streit innerhalb der Religionsgemeinschaft der Amish beschäftigt derzeit die US-Ermittler
http://www.augsburger-allgemeine.de/panorama/Festnahmen-nach-Bartschneide-Aktion-unter-Amish-Mitgliedern-id17668706.html

Zum Tod von Lana Peters, Stalins Tochter
Vom Zwang, weglaufen zu müssen
http://www.sueddeutsche.de/kultur/zum-tod-von-lana-peters-stalins-tochter-vom-zwang-weglaufen-zu-muessen-1.1222253

(Querulantentum)
Nicht angeschnallt
Papst kriegt kein Verkehrsknöllchen
http://www.focus.de/politik/ausland/papst/nicht-angeschnallt-papst-kriegt-kein-verkehrsknoellchen_aid_689471.html

Zerstörte Kippenberger-Installation
Wenn es auf den Fleck ankommt
http://www.sueddeutsche.de/kultur/zerstoerte-kippenberger-installation-wenn-es-auf-den-fleck-ankommt-1.1181031

Sprengstoffverdacht bei Mühlheimern
Kontrolle am Flughafen wird zum Albtraum
http://www.op-online.de/nachrichten/muehlheim/kontrolle-flughafen-wird-albtraum-1486518.html

Verurteilter Forscher
Eklat um Klimaberater der Bundesregierung
http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/0,1518,796623,00.html

Klimaschutz-Index 2011
http://www.spiegel.de/flash/0,,27554,00.html

Hunde dürfen getötet werden
Viele Streuner in Rumänien
http://www.badische-zeitung.de/panorama/hunde-duerfen-getoetet-werden--52328603.html

Indonesien: Zwei Männer wegen dutzendfacher Affen-Tötung verhaftet
http://www.elo-forum.net/shortnews/2011112239856.html

Eklat bei Preisverleihung
Rosenstolz kritisiert Bambi für Bad Boy Bushido
http://www.morgenpost.de/vermischtes/article1823569/Rosenstolz-kritisiert-Bambi-fuer-Bad-Boy-Bushido.html

Protest
Heino gibt seinen „Bambi“ zurück
http://www.morgenpost.de/printarchiv/leute/article1825171/Heino-gibt-seinen-Bambi-zurueck.html

Die Grünen sollten Verständnis für Bushido haben
Bushido ist ein Musterbeispiel gelungener Integration. Der Skandal um seine Auszeichnung zeigt auch die Verlogenheit der selbsternannten Herolde der Migranten.
Von Ulf Poschardt
http://www.welt.de/debatte/kommentare/article13713685/Die-Gruenen-sollten-Verstaendnis-fuer-Bushido-haben.html

jeudi, 01 décembre 2011

Entretien avec Enrique Ravello (PxC) sur les élections espagnoles

Entretien avec Enrique Ravello (PxC) sur les élections espagnoles
 
Ex: http://fr.novopress.info/
 
Dimanche, les élections législatives espagnoles ont vu la victoire écrasante des conservateurs sur les socialistes, au pouvoir depuis 2004 (ils avaient à l’époque profité de façon inattendue des attentats du 11 mars 2004).

Outre cette victoire de la droite, le parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya (PxC) a confirmé sa laborieuse percée politique, qui s’affirme élection après élection. Cette année, PxC avait présenté des listes dans les quatre provinces de Catalogne (Barcelona, Tarragona, Lérida, Gerona). Les identitaires catalans n’ont pas encore réussi à décrocher un siège de député (il leur aurait fallu obtenir 3% des suffrages dans la province de Barcelone, mais PxC est resté scotché à 2%). Cependant c’est la première fois depuis longtemps qu’une formation identitaire ou nationaliste pouvait espérer décrocher un siège. Et devrait être en mesure de le faire lors des prochains scrutins.

Pour faire le point sur la situation politique en Espagne et l’avenir du mouvement identitaire outre-Pyrénées, nous avons rencontré Enrique Ravello, responsable des affaires extérieures de Plataforma per Catalunya.

 

 

Quel est votre sentiment sur les résultats de votre mouvement aux élections législatives ?

 

Nous obtenons 60.000 voix sur l’ensemble de la Catalogne (59781 pour être précis), dont 52985 dans la province de Barcelone (soit 2,02% des voix à Barcelone). Nous avons beaucoup travaillé et progressé dans la banlieue de Barcelone, mais la capitale catalane nécessite encore du temps pour que nous y progressions de façon suffisante pour obtenir un siège de député dans la province.

 

Nous sommes un mouvement jeune, il nous a donc manqué encore quelques années de travail et un peu de couverture médiatique, mais pour la prochaine fois cela devrait être la bonne !

 

En comparaison, les autres partis espagnols de tendance nationaliste ont obtenu des scores extrêmement faibles, aucun d’entre eux ne rassemblant plus de 10.000 voix sur l’ensemble du territoire espagnol, alors que nous en rassemblons 60.000 sur la seule Catalogne.

 

En conclusion, nous aurions bien évidemment préféré faire un peu plus et entrer au Parlement espagnol, mais ce n’est vraiment pas un mauvais résultat pour nous.

 

Pouvez-vous nous décrire rapidement l’histoire de votre mouvement, ses orientations politiques ? Comment conciliez-vous votre régionalisme catalan avec l’Espagne ?

 

Plataforma per Catalunya a vu le jour en 2001, lorsque Josep Anglada décida de se présenter aux municipales dans sa ville, Vic (ville de 40.000 habitants près de Barcelone), avec pour slogan « pour un meilleur contrôle de l’immigration, améliorons la sécurité de la ville ». En 2001, l’Espagne vivait en pleine démagogie immigrationiste, et autant les conservateurs du Parti Populaire que les socialistes du PSOE clamaient les bienfaits de la légalisation massive des immigrés qui « contribuaient au développement économique du pays » et « s’intégraient très bien dans notre société ». Anglada fut l’un des premiers à remarquer que ce n’était pas le cas, et aujourd’hui ce sont ces mêmes conservateurs et socialistes qui veulent se rapprocher de notre discours anti-immigration devant le chaos généré par la légalisation de millions d’étrangers dans notre pays.

 

En 2002, Plataforma per Catalunya a effectué sa première percée médiatique, après avoir rassemblé de nombreux manifestants contre la construction d’une mosquée à Premia de Mar, que nous avons réussi à stopper.

 

Rappelons qu’en 1996, l’Espagne comptait 1% de population étrangère (quasiment tous venus de l’Europe du nord, vivant ici leur retraite et étant parfaitement acceptés par la population espagnole). Aujourd’hui, nous avons 14% d’étrangers en Espagne, légalisés de nombreuses façons, et provenant de divers pays du Tiers Monde.

 

Aux élections locales de 2003, cinq conseillers municipaux ont été élus et la presse commence à parler de « l’effet Anglada ». En 2007, le nombre de conseillers municipaux s’élève à 17. Cette même année, des délégations du Vlaams Belang et de la Lega Nord participent au 5ème congrès du parti, marquant l’intégration de PxC au réseau des partis identitaires européens.

 

En novembre 2010 ont eu lieu les élections au Parlement catalan : Plataforma per Catalunya a obtenu 2,6% des votes, il ne nous a manqué que quelques milliers de voix pour atteindre les 3% nécessaires pour obtenir une représentation au Parlement catalan. Au printemps suivant, en mai 2011, PxC a rencontré le succès aux élections locales, en obtenant 67 élus.

 

Concernant les relations entre notre défense de la Catalogne au sein de l’Espagne notre position est claire : nous plaidons la défense et la promotion maximales de la langue, de la culture et de l’identité catalanes, par là nous demandons également un maximum d’autonomie, tout en restant au sein de l’Etat espagnol et en faisant preuve de solidarité et de coopération avec les autres populations (basque, castillane, gallique) qui composent notre Etat historique.

 

Il faut savoir que le processus de formation de l’Espagne est assez différent de celui de la France, qui est depuis toujours beaucoup plus centralisée. Durant l’Espagne des rois catholiques, on ne parlait que le catalan en Catalogne, et le castillan ne commença à être introduit qu’à partir de 1714 et Philippe V, premier Bourbon à régner en Espagne. Jusqu’alors, la Catalogne avait gardé sa langue, ses lois et son autonomie et cela ne l’empêche pas de se sentir pleinement espagnole, tout comme la Castille.

 

En ce sens, Plaraforma per Catalunya est pour réactualiser la forme traditionnelle selon laquelle l’Espagne fut organisée durant des siècles, qui n’était pas celle de l’assimilation à un modèle central unique, mais l’intégration harmonieuse de tous les territoires et peuples qui composent l’Espagne dans le plus grand respect et la promotion de ses identités respectives.

 

Les medias parlent de votre projet de créer un parti national, avec d’autres « Plataforma ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

Lors de notre prochain congrès, nous annoncerons la création de ce parti national avec un nouvel acronyme et avec une action dans tout le territoire espagnol. Ce parti aura des délégations dans chacune des communautés autonomes (régions) espagnoles, où il pourra agir sous un acronyme général et, comme cela est le cas en Catalogne, avec l’acronyme de cette communauté (région). En Catalogne, nous continuerons donc à rester Plataforma per Catalunya.

 

Le parti national continuera à avoir une structure unique d’organisation et de direction, et sera dirigé par l’actuel président et comité exécutif de Plataforma per Catalunya, qui logiquement iront investir des personnes d’autres lieux en Espagne.

 

Nous ferons une présentation médiatique au courant de l’année à venir. Nous sommes totalement assurés que ce parti sera la force identitaire de référence pour tous nos amis européens.

 

 Lors de votre campagne, vous avez reçu le soutien de partis populistes et nationalistes comme le Vlaams Belang, le FPÖ ou la Lega Nord. En France, vous avez des contacts avec plusieurs structures. Quelle est votre stratégie au niveau européen ?

 

Avant toute chose, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers le FPÖ et le Vlaams Belang, pour tout l’appui logistique, politique, personnel de toute sorte qu’ils nous ont donné durant ces dernières années.

 

Nous entretenons avec ces deux mouvements d’étroites relations officielles, et ils sont notre référence pour toute alliance et discussions au niveau européen. Nous tenons aussi à signaler que nous avons une relation fluide avec la Lega Nord, dont nous savons qu’elle va être plus étroite encore dans un futur proche.

 

Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Représentants de la Lega Nord au dernier congrès de PxC

 

Notre stratégie européenne est simple. Nous pensons que la coordination et la collaboration entre tous les mouvements identitaires européens est une nécessité absolue par ce que nous voulons éviter la déliquescence de notre continent et répondre à la menace mortelle que rencontre notre civilisation millénaire : l’immigration, la mondialisation, l’islamisation, la régression démographique, la colonisation par des millions d’immigrés installés sur notre territoire, la soumission de notre économies aux marchés financiers internationaux sont des dangers d’une telle dimension à laquelle seule une réponse coordonnée de toutes les forces identitaires européennes peuvent faire face.

 

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas subordonner les intérêts de l’Europe au bénéfice des pouvoirs atlantistes pilotés par Washington au nom d’une soi-disant « lutte contre l’Islam », qui est un sophisme de la propagande du système, comme on a pu le constater récemment en Libye.

 

 L’Espagne fait partie des pays en situation délicate en ce qui concerne sa dette publique. Quelles en sont selon vous les causes, et quelles solutions préconisez-vous ? Etes-vous partisan, comme Marine Le Pen, d’une sortie de l’euro ?

 

Le niveau de la dette de l’Espagne est intolérable, comme pour tous les pays de notre environnement (y compris les Etats-Unis), nous sommes arrivés à un niveau de dette que nous ne sommes plus en mesure de dominer.

 

Cette situation est une conséquence d’une des plus grandes erreurs de la classe politique occidentale : penser à court terme et privilégier l’intérêt du parti à celui de la communauté nationale. C’est ainsi que les politiques se sont endettés (ou plus exactement nous ont endetté) de manière irresponsable, uniquement pour obtenir les faveurs de l’électorat et réussir leur réélection, sans se soucier des proportions que prenait la dette.

 

Eh bien, le moment du remboursement arrive désormais, et il n’y a plus d’argent pour le faire. Dans ces circonstances, le pire est que les banques qui ont prêté cet argent ne veulent pas seulement être remboursées mais veulent aussi obtenir la subordination intégrale du pouvoir politique au pouvoir économique, avec pour conséquence le sacrifice de l’Etat-providence pour les intérêts des marchés financiers internationaux. Un désastre, avec des coupables connus : les hommes politiques libéraux et socio-démocrates.

 

Dans ce contexte, à court terme, il faut générer urgemment des excédents budgétaires aptes à réduire progressivement la dette. Mais il faudra pour cela obligatoirement encadrer le paiement des intérêts de la dette, et imposer à l’avenir des limites légales aux conditions d’endettement.

 

Dans le même temps, il faut taxer l’hyper-classe et l’Empire bancaire, notamment les bénéfices bancaires et les transactions financières internationales, et éliminer tous les paradis fiscaux et autres stratégies de défiscalisation (résidences et nationalités de « convenance ») qui sont la base de l’évasion fiscale. Le remboursement de la dette ne peut pas se faire que sur le seul dos de la classe moyenne !

 

Bien que l’Euro ait appauvri l’économie espagnole, une sortie unilatérale ne serait pas possible, et en ce moment cela générerait plus de problèmes que de solutions pour l’Espagne. Le problème de l’Euro, c’est qu’il n’est soumis au contrôle d’aucun pouvoir public, sinon à celui de la Banque Centrale Européenne, une entité financière indépendante et sans responsabilité ni légitimité politique ou démocratique. C’est cet aspect que nous reprochons à l’UE, qui est hélas une institution technocratique et mondialiste, c’est pour cela que nous disons non à l’Europe des banquiers et des technocrates, mais nous dirons toujours oui à l’Europe des peuples et des nations, à cette Europe que nous voulons construire autrement.

 

Par ailleurs, nous sommes en accord avec les déclarations de Marine Le Pen demandant une sortie de la France de l’OTAN, une politique de défense indépendante des Etats-Unis, et un rapprochement stratégique avec la Russie. Cela pourrait modifier l’équilibre international actuel et permettre d’en finir avec l’hégémonie des Etats-Unis sur la scène mondiale.

 

 Comment expliquez-vous qu’en dehors de votre mouvement, les autres partis nationalistes en Espagne réalisent des scores incroyablement faibles ?

 

Il me semble difficile de critiquer le travail des autres partis nationalistes, ce sont eux qui doivent établir une autocritique, qui doit être basée sur un seule mot d’ordre : rénovation et capacité de communication avec les électeurs.

 

Plataforma per Catalunya a réussi parce que nous avons su aborder les problèmes contemporains (immigration, islamisation, mondialisation, finance internationale) et présenter nos solutions sans les interférer avec des considérations passéistes. Beaucoup de partis nationalistes espagnols ont trop de tabous sur les identités régionales et continuent de s’arcbouter sur une conception centraliste de l’Etat espagnol.

 

Je ne suis pas là pour décider à leur place, mais je crois que tant qu’ils ne rompront pas avec les références centralistes du passé, ils ne pourront pas escompter de se développer. C’est d’autant plus regrettable que ces mouvements disposent de personnes de grande valeur.

 

Cependant, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons fait l’annonce de notre parti national, nous serons un catalyseur pour tous ceux qui veulent avec nous renouveler et faire avancer les idées identitaires et sociales.

 

 Propos recueillis par Philippe Derricks

mercredi, 30 novembre 2011

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

« Le problème de la dette dans la zone euro représente la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale  », a estimé lundi dernier la chancelière allemande. Pour l’historien Pierre Grosser, ce n’est pas l’économie qui fait défaut à l’Europe, mais l’absence de leadership politique.

Nos dirigeants, qui connaissent de moins en moins l’Histoire, martèlent que nous vivons la pire crise depuis les années 1930, voire du XXe siècle. Il suffit de connaître un peu l’état de l’Europe dans les années 1930 et surtout aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale pour mettre en doute ces affirmations ! Les économies européennes ont absorbé les deux Guerres Mondiales, et en ont fait surgir de réels progrès sociaux : cela doit limiter les pessimismes… A moins qu’il faille considérer que les Européens ne réagissent que si la situation est vraiment catastrophique !

Thérapies de choc…

Il n’y a pas d’effondrement de la production, et nous sommes, fort heureusement, très loin des chiffres du chômage du début des années 1930. La fin complète du rationnement est intervenue seulement au début des années 1950 dans nombre de pays. La crise des années 1970 fut sévère, notamment parce qu’elle signifiait la fin du système productif issu de la révolution industrielle, et notamment de ses secteurs porteurs (charbon, acier).

 

Elle a été marquée dans les pays communistes, aux industries plus traditionnelles, et qui se sont endettés. La chute du communisme fut aussi le produit de cette vulnérabilité économique et de cette dépendance, notamment au Deutsche Mark. Bref, l’Est, comme le Sud, a connu crise de la dette, ajustements structurels, et donc des purges sévères imposées par les institutions financières internationales. C’est à l’Europe du Sud qu’on inflige désormais ces thérapies de choc…

Le tournant des années 1970-80 est essentiel

C’est le début d’une sorte de contre-révolution globale qui dure encore. Sous couvert de sauver le capitalisme de la crise et de le rénover, il fallait délégitimer les modèles socialistes et « étatistes ».

L’héritage du New Deal et du Welfare State (État providence) doivent être grignotés ; la droite nous dit que ces modèles sont périmés, et fait miroiter une modernité qui ressemble fort au XIXe siècle ! L’inflation, la hantise des rentiers, est depuis trente ans l’ennemi public n°1. Les impôts sur les entreprises et sur les riches ont massivement diminué. On a tout voulu faire passer par le marché, et on s’aperçoit qu’il est n’est pas seulement une ressource inépuisable de capitaux. Rappelons-nous Nicolas Sarkozy vantant l’Angleterre qui a sacrifié son industrie – comme l’Espagne avec sa bulle immobilière.

La crise est-elle si forte ?

Les entreprises se portent souvent bien, même si un système de comptabilité absurde fait chuter leur valeur en bourse alors que le volume d’échange d’actions a rarement été aussi faible. L’Europe reste attractive pour les investisseurs. La valeur de l’euro ne s’est pas effondrée. On est loin du sauve-qui-peut ! Le chiffre de la dette rapporté au PIB d’une seule année montre bien les absurdités du courtermisme. Il en est de même de la logique d’étouffement de la consommation par l’austérité – surtout si on n’a pas les capacités de se projeter sur les immenses marchés émergents.

La nouvelle configuration de la puissance montre qu’il faut du politique. La construction européenne est née du politique, avant de se figer dans des règles… qui n’ont même pas été respectées. Mais on a vendu aux peuples l’Europe libérale en promettant monts et merveilles, lors de l’Acte Unique en 1986, lors de Maastricht, ou lors de la création de l’Euro.

Faut-il vendre désormais plus d’Europe en faisant au contraire craindre la catastrophe et en demandant des sacrifices, la plupart du temps aux moins aisés ? Les fondations ne seront guère solides. Le problème est que la génération actuelle des hommes politiques n’a pas de vision à long terme, et que la dramatisation de la crise provoque des crispations nationales et électorales. Surtout, cette génération a une vision technocratique des enjeux, alors que la plupart des règles sont fixées par les lobbies bancaires… auxquels elle est toujours plus liée.

Est-ce une vision politique que de se précipiter vers une solution chinoise ? L’Europe reste le premier pôle économique mondial. Américains et Chinois pensent intérêt américain et intérêt chinois. Mais qui pense en termes d’intérêt européen ?

Atlantico

mardi, 29 novembre 2011

L'Union Européenne contre l'Europe

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L'Union Européenne contre l'Europe

par Andrea Massari

Ex: http://fr.novopress.info & http://www.polemia.com/

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

- ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
- ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
- c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
- ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
- ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
- ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’euro et le retour de la germanophobie

L’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

Hémicycle du parlement européen

Hémicycle du parlement européen

L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
- l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
- et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
•l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
•l’impérialisme commercial des Chinois ;
•l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

Russie : Le « mouvement prométhéen » travaille au morcellement de la Fédération

Russie : Le « mouvement prométhéen » travaille au morcellement de la Fédération

Par Alexandre Latsa

Ex: http://fortune.fdesouche.com/

Dans mon avant dernière tribune, j’ai abordé la situation de différents groupuscules radicaux russes qui prônent la sécession d’avec certaines républiques musulmanes du nord du Caucase russe pour supprimer le fardeau financier qu’elles feraient peser sur la fédération de Russie.

« Le Titan Prométhée apportant le feu à l'humanité », sculpture de Paul Manship, Rockefeller Center (USA)

Ces partisans de la sécession territoriale avancent des arguments qui sont que quelques républiques caucasiennes sont plus qu’instables, mais que surtout elles se dépeupleraient de leur population russe orthodoxe et qu’ainsi leur appartenance à la fédération de Russie devrait être remise en cause.

C’est surtout la Tchétchénie qui est visée. Dans la population de la Tchétchénie, il y avait 23,1 % de russes avant le recensement de 1989, il n’en reste que 3,7% aujourd’hui. Le phénomène Kadyrov (on dit qu’il aime ce surnom) dirige la république d’une main de fer depuis 2007, en y ayant réinstauré un régime hybride, mélange de traditionalisme tchétchène et de rigueur religieuse, le tout subventionné par Moscou.

Il est évident aujourd’hui qu’un morcellement du Caucase russe pourrait déclencher des affrontements multiples dans l’ensemble du Caucase, et dans tous les pays limitrophes. Cette région est stratégique pour la fédération de Russie, et on n’imagine pas qui, à part la fédération de Russie, serait capable d’y maintenir la paix et la sécurité.  C’est tellement vrai que le Caucase est aujourd’hui et a toujours été un objectif géopolitique prioritaire, pour la Russie comme pour les occidentaux.

 

Cette vidéo récente montre des images de la capitale tchétchène reconstruite et même si le document est en russe, les images sont vraiment spectaculaires. Aujourd’hui, le centre ville de Grozny est d’une beauté à couper le souffle. Pour autant, si on peut reconnaître que Ramzan Kadyrov a réellement pacifié la république (contrairement à sa turbulente voisine le Daghestan) on ne peut que sourire lorsque celui-ci affirme que le budget des luxueuses festivités de son 35ème anniversaire en octobre dernier lui a été fourni par « Allah ».

Dès la première partie du 19ème siècle, pendant que le grand jeu faisait rage en Asie centrale (pour aboutir notamment à la création de l’Afghanistan), l’Angleterre avait bien compris l’importance et la menace pour elle des récentes conquêtes russes aux dépens de l’empire Ottoman dans la région du Caucase. Elles ouvraient en effet à la Russie l’accès à la mer noire et à la méditerranée, aux détroits,  et à une position géostratégique renforcée. L’Angleterre (puissance maritime) a donc tenté de déstabiliser la Russie notamment par des livraisons d’armes dans le Caucase ou par la création de comités tchétchènes et tcherkesses lors du congrès de Paris en 1856, après la guerre de Crimée.

Le but était déjà clair, créer et soutenir un front Caucasien pour repousser l’empire russe (puissance continentale) loin des mers. Cette mosaïque de peuples, dans le Caucase, restera au cours du 20 ème siècle une sorte de ventre mou de l’impérium russe. Dès le début du 20 ème siècle du reste, des responsables des républiques musulmanes de Russie, principalement dans le Caucase et en Asie centrale, tenteront d’organiser la bataille vers leur indépendance avec le soutien de l’occident.

C’est la naissance du “Prométhéisme“, un mouvement peu connu qui à travers le siècle va lutter pour réveiller les identités et encourager les séparatismes, afin d’affaiblir la Russie. Le prométhéisme aura son centre névralgique en Pologne, comme viennent de le démontrer certaines archives déclassifiées. Elles démontrent en effet « l’existence d’une unité spéciale chargée de travailler avec les minorités nationales sur le territoire de l’URSS (…) et ce fin de déstabiliser la situation en Ukraine, dans la région de la Volga et au Caucase, ainsi que de démembrer et d’anéantir l’Union Soviétique ».

Les Bolcheviques ne pouvaient pas tolérer ces tendances au morcellement du territoire et en 1922, les principaux responsables politiques indépendantistes (Ukrainiens, Georgiens, Bachkirs, Tatars, Azéris…) s’exilent dans deux directions différentes: une première vague vers Istanbul, qui contribuera à développer la « conscience turque » au sein du mouvement et une seconde vague vers l’Europe notamment en France et en Allemagne pré-nazie. La France est déjà qualifiée à cette époque par le Bachkir Zeki Velidov  de « centre de combat » contre la Russie. En 1924, à Berlin, une rencontre a lieu entre Velidov et un officiel polonais qui lui explique une idée polonaise: lancer un mouvement des « indigènes de Russie » pour aider ces peuples à obtenir leur indépendance.

Ensuite, la revue Prométhée se développera dans de nombreux pays (France, Allemagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, Pologne, Turquie ou Roumanie) mais la montée du nazisme en Allemagne change la donne et après le pacte Germano-Soviétique le mouvement se déclare « anti nazi et anti soviétique. » Les prométhéens se rangeront du côté de l’Angleterre et de la Pologne, contre l’Allemagne et l’URSS. Dès lors le mouvement bénéficiera de forts soutiens financiers en Pologne ou de soutiens politiques en France, avec par exemple la création du comité France-orient sous le parrainage du président du sénat Paul Doumer. Le principal projet du comité sera la création d’une fédération du Caucase sur le modèle helvétique.

Mais ce projet n’aboutira jamais, la Société Des Nations reconnaissant finalement les frontières de l’URSS et surtout les tenants de ce prométhéisme se révélant incapables de s’unir.  En 1939, la perte de la Pologne fut un choc pour le mouvement qui fut rapidement happé par l’Allemagne hitlérienne. Les stratèges nazis envisagèrent eux aussi un éventuel morcellement de l’URSS en petites entités, plus faciles à contrôler. Les Allemands créeront notamment une légion Turkestan constituée de Tatars et de Turkestanais mais celle-ci disparaîtra dans l’échec de l’offensive allemande à l’est.

A la fin de la guerre, l’URSS est plus forte que jamais et les Prométhéens se tournent vers l’Amérique avec la création d’une « ligue prométhéenne de la charte de l’Atlantique ». Le mouvement deviendra un pion made in USA de lutte contre l’URSS pendant la guerre froide via la création d’organisations tel que « l’Institute for the study of URSS » ou « l’American Commitee for Liberation of Bolchevism ».

La grande confusion idéologique qui ressort de cette période amènera au développement d’une ligne « prométhéenne » qui se définira par défaut comme défendant un projet fondé sur le nationalisme ethnico-régional en Eurasie. Ce projet de démembrement de la Russie en de multiples entités a été pensé tant par des stratèges nazis comme Alfred Rosenberg en 1939, que par des stratèges Américains comme Zbigniew Brezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier » publié en 1997.

Alors ce n’est pas une surprise si ces idées de découpage de la Russie « pour le bien des peuples » sont aujourd’hui reprises tant par des groupuscules néo-nazis que par les porte-voix de l’influence occidentale.

En Russie, il y a une multitude de peuples éparpillés sur un immense territoire. L’organisation du pays est  un modèle  de société fédérale unique au monde. On voit que les appels à la destruction de ce modèle de société unique ne sont pas une nouveauté, ils sont le dernier épisode d’une histoire commencée au 19° siècle.

*

Les lecteurs souhaitant en savoir plus sur le Prométhéisme peuvent lire cette analyse très instructive en Français.

lundi, 28 novembre 2011

Reflexiones sobre Europa

Reflexiones sobre Europa.

Ernesto MILA

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El referéndum griego y el “tutelaje” a la economía italiana

La Unión Europea se ha construido mal, en realidad muy mal: en primer lugar se configuró como una “unión económica” (la famosa “Europa de los tenderos”), no se construyó con vocación política y, para colmo, cuando se inició la construcción, Europa era muy diferente en los años 50 que en la actualidad. Entonces, Alemania estaba en plena reconstrucción y otro tanto le ocurría a Francia. De lo que se trataba era que ambos países que se habían enzarzado en tres guerras demoledoras en apenas tres generaciones, no volvieran a las andadas de nuevo con una cuarta que sería peor que las anteriores juntas. A partir de 1989, con la caída del muro de Berlín, Alemania reconstruyó su espacio territorial y su potencia económica hasta el punto de poder permitirse la reconstrucción del Este y financiar a los nuevos socios.

Este fue el segundo problema: los nuevos socios del “mercado común” llegaban con ideas muy diferentes cada uno. Los países mediterráneos (Grecia, España y Portugal) necesitaban liquidez y financiación para abordar la construcción de infraestructuras y estaban dispuestos a liquidar sectores enteros de su economía a cambio para evitar hacer la competencia al eje franco-alemán que siempre se ha configurado como “núcleo duro” de la UE. A medida que a UE fue ampliando su superficie, se fue dispersando cada vez más. El conjunto era, en consecuencia, cada vez más heteróclito. Hoy todavía es un misterio que diablos hace el Reino Unido en la UE, país que desde el último tercio del siglo XIX no es más que la quintacolumna de los EEUU en Europa.

Había un tercer problema: los Estados europeos estaban regidos por principios democráticos, unos Estados funcionaban mejor y otros peor, pero la democracia era la norma obligada para entrar en el club (España no pudo negociar en serio su entrada en las Comunidades Europeas sino hasta la muerte de Franco), sin embargo, ¿quién elegía a las autoridades de Bruselas, esto es, a los rectores del a UE? Desde el principio fue evidente que el control de los mecanismos rectores estaba en manos de una casta de tecnócratas y burócratas a los que nadie había elegido pero que hacían y deshacían a su antojo.

Finalmente se llegó en Maastrique al cambio de paradigma: de ser una mera “unión económica”, se pasaría a una “unión política”. Sin embargo, diez años después resultaba imposible redactar una constitución europea aceptable por todas las partes. Y, para colmo, quienes construyeron Maastrique hoy ya no gobiernan, con lo que la consolidación de Europa se ha ido haciendo a base de avances y retrocesos inimaginables. Y aquello ya dura más de medio siglo sin que sea vean perspectivas claras de cómo se puede ir evolucionando en el futuro.

Desde Maastrique el avance más sustancial fue la creación del euro que, indudablemente ha tenido la ventaja de evitar los cambios de moneda en cada frontera, pero también generó problemas: el euro era una emanación del eje franco-alemán y su gestión quedaba regida por el Banco Central Europeo, una especie de emanación del Deutsches Bank que restaba a los países periféricos miembros posibilidad de jugar con políticas monetaristas para rectificar sus problemas económicos.

Hubo muchos más errores en la construcción de Europa (la creación a partir de Schenghen de un “espacio común europeo” sin antes haber creado una legislación que lo regulara e impidiera que las mafias de delincuentes hicieran de este avance una ventaja para su actuación) que no se advirtieron apenas mientras la UE se iba ampliando y repartiendo fondos estructurales. Pero llegaron las vacas flacas y fue entonces cuando se empezó a notar lo mal que se habían hecho las cosas.

El elemento esencial de la polémica actual es quién tiene la primacía, si la autoridad económica-tecnocrática o la soberanía de los Estados miembros. Nadie ha elegido a la autoridad económica-tecnocrática de la Unión Europea, por tanto, situarla en la cúspide de cualquier poder, parece excesivo y antidemocrático. En lo que se refiere a los Estados miembros, lo cierto es que en toda Europa gobiernos inoperantes e incapaces de gestionar sus propios países, irresponsables con orientaciones partidocráticas mucho más que democráticas, han gestionado el poder de manera torpe y nefasta. Hay errores por un lado y errores por otro. La soberanía nacional debería tener como contrapartida la eficacia en la gestión… y los errores en los últimos 25 años han sido tantos que resulta imposible reconocer un atisbo de eficacia y de previsión del futuro en todos los gobiernos europeos.

El hecho de que la UE haya presionado sobre Grecia hasta el punto de obligarle a retirar la propuesta de referendo y el que las autoridades económicas de la UE y del FMI, sigan en Italia si este país cumple las orientaciones que propuso para sanear su economía, son las consecuencias de algo caótico y desordenado, sin orientación precisa y sin rumbo que lleva prolongando su existencia por espacio de 50 años, demasiado tiempo para tanto caos.

Europa es necesaria en estos momentos. Debería configurarse como un bloque económico y de poder desde Gibraltar a los Urales y desde Narvik a Chipre. Hoy es un enano político y un caos económico. Hay presupuestos y proyectos que solamente pueden abordarse desde una perspectiva europea y si Europa es necesaria, sobre todo hay que abordar su construcción desde un punto de vista político. Muy poco de lo construido hasta hoy puede servir para gran cosa sino para acelerar el euroescepticismo, pero Europa es necesaria para la supervivencia de nuestra cultura, de nuestra economía y para que nuestro continente siga siendo faro y guía de civilización como lo fue en otro tiempo. Por eso la consigna no puede ser otra más que “Sí a Europa, No a esta Europa”.

© Ernesto Milá – Infokrisis@yahoo.eshttp://infokrisis.blogia.comhttp://info-krisis.blogspot.com - Twitter/#ernestomila – facebook/ernestomila – google+/ernestomila – Linkedin/ernestomila – Prohibida la reproducción de este texto sin indicar origen.

Royaume-Uni : La tension monte entre Britanniques au chômage et immigrés au travail

Royaume-Uni : La tension monte entre Britanniques au chômage et immigrés au travail

Par Michèle Tribalat

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La crise n’a pas réduit l’afflux de travailleurs étrangers outre-Manche, notamment non Européens. Ni leur capacité à trouver du travail : plus flexibles sur les horaires et les salaires, ils sont toujours plus nombreux à exercer une activité, alors que de plus en plus de Britanniques se retrouvent eux au chômage.

L’immigration au Royaume-Uni n’a guère faibli pendant les années de crise avec, cependant, moins d’entrées au motif du travail mais un accroissement très important des entrées d’étudiants.

David Cameron avait promis de traiter la question migratoire dans son ensemble pour qu’il n’y ait pas de report et éviter l’abus du statut d’étudiant. Il n’a manifestement pas réussi. Entre juin 2009 et juin 2010, le nombre d’étudiants ayant reçu un visa est passé de 268.000 à 362.000, soit une augmentation de 35 %.

Si la migration en provenance des nouveaux entrants dans l’Union européenne s’est ajustée à la crise – le solde des entrées et des sorties est désormais très faible -, il n’en va pas de même pour le reste de l’immigration étrangère. Le solde migratoire annuel des étrangers, en moyenne mobile, était encore supérieur à 200.000 en mars 2010, soit un niveau comparable à celui observé en mars 2006. Le repli de l’immigration en provenance des nouveaux entrants de l’UE a donc eu peu d’effet sur le niveau d’ensemble des flux.

L’Office national de la statistique vient de publier une statistique qui fait scandale. En un an, l’emploi des personnes nées à l’étranger s’est accru de 181.000 alors que celui des Britanniques nés au Royaume-Uni s’est effondré (- 311.000). La motivation et l’acceptation d’horaires et de conditions de travail pénibles seraient plus grandes chez ceux qui viennent de l’étranger. Les employeurs trouvent les jeunes Britanniques trop feignants et démotivés.

 

Ces arguments ne sont pas nouveaux. Les employeurs préfèrent recruter des immigrés plus qualifiés que les natifs, ou alors plus disposés à accepter les conditions de travail et les salaires que ces derniers refusent. En 2008, le rapport de la Chambre des Lords sur l’impact de l’immigration faisait déjà part de ses craintes que ne « se développe une demande spécifique des employeurs pour des immigrants aux exigences faibles en matière de salaire et de conditions de travail ». Nous y sommes. En période de crise, la situation semble sans doute encore plus choquante.

Par ailleurs, une pétition lancée par Migration Watch UK demandant à ce que l’immigration soit progressivement réduite afin de revenir à un solde migratoire ne dépassant pas 40.000 a été signée, en une semaine, par 100.000 personnes. Avec les statistiques publiées sur les créations d’emploi par l’ONS, nul doute que la pression va s’accroître sur le gouvernement britannique pour faire baisser l’immigration étrangère.

Atlantico

La France a-t-elle été attaquée par des puissances étrangères au cours des émeutes de 2005 ?

La France a-t-elle été attaquée par des puissances étrangères au cours des émeutes de 2005 ?

samedi, 26 novembre 2011

Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !

Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !

Marc Rousset.jpgPar Marc Rousset

Ex: http://synthesenationale.hautetfort.com/

C’est encore l’Allemagne qui, seule contre tous les Etats démagogues européens nous ayant amené à la situation catastrophique actuelle, a entièrement raison ! Avoir recours immédiatement à la BCE amènerait une inflation substantielle et aurait pour effet de diminuer la pression pour les réformes structurelles indispensables à effectuer en Grèce, en Italie, en Espagne et en France ! L’Allemagne a heureusement été vaccinée contre l’hyper-inflation  en 1924 !

Or que se passerait-il si l’on écoutait le Président  Nicolas Sarkozy, toujours à  la recherche de la facilité avec des propos lénifiants pour satisfaire sa seule ambition de se faire réélire : recourir à la planche à billets de la BCE ! Et pourtant quel serait aujourd’hui le réel, urgent intérêt de la France ? Que les réformes structurelles soient mises en place immédiatement pour rassurer les marchés, à savoir lutte effective dès maintenant contre les dépenses : fin des 35 h, retraite à 65 ans, diminution des prestations sociales, arrêt de l’immigration dont le coût est de 70 milliards par an, s’attaquer aux dépenses publiques et au surnombre des 2 millions de fonctionnaires français (90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France contre 50 seulement pour l’Allemagne, soit un surcoût par rapport à L’Allemagne de 120 milliards d’euros par an !) Si notre Président avait la carrure et la grandeur d’un Charles De Gaulle en pensant au seul intérêt de la France, il prendrait au mot les socialistes et mettrait en place pour le budget 2012 la fameuse règle d’or, ce qu’il se garde bien de faire ! Si les vannes de la BCE devaient s’ouvrir dès  maintenant, les réformes structurelles en Italie, en Espagne, en Grèce et à venir en France après l’élection présidentielle n’auraient aucune chance de se réaliser. Etant donné l’absence totale de vertu et de sérieux des politiciens sud-européens France incluse, la zone euro et l’Allemagne se trouveraient embarquées vers l’inflation monétaire avec des dépenses publiques et sociales toujours aussi folles diminuées seulement par des effets d’annonces pour satisfaire la galerie (« lip service ») !

Il est peu probable que le mécanisme du Fond européen de stabilité financière de 1 000 milliards d’euros se mette en place comme prévu car les investisseurs ,soucieux du risque qu’il représente, comme l’a montré le dernier emprunt de 3 milliards d’euros, ne sont pas enthousiastes. Quant aux pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil, ils comprennent mal à juste titre pourquoi ils devraient prêter et faire l’aumône à des pays hédonistes insouciants six fois plus riches qu’eux, mais  incapables de se serrer la ceinture !

S’il est donc vrai que la BCE détient la seule solution finale à la crise, qu’elle est la seule à même de soutenir la confiance envers les banques et les investisseurs, il faut qu’elle intervienne seulement dans un deuxième temps , les réformes effectuées, afin d’apporter un règlement effectif et non inflationniste à la crise de l’euro. Si la BCE se mettait au niveau de ses homologues anglaises et américaines (quantitative easing), elle pourrait racheter selon l’économiste Laurence Boone de BofA Merrill Lynch « entre 750 et 1 500 milliards d’euros d’obligations d’Etat, sans remettre en cause son mandat de stabilisation des prix ». Ces montants colossaux montrent qu’ils ne sont pas illimités et que pour se sauver, la zone euro doit commencer par se sauver elle-même avec des drastiques réformes structurelles et budgétaires.  Aide toi et le Ciel t’aidera ! C’est bien comme cela que l’entendent et le comprennent à juste titre le très francophile Wolfgang  Schaüble et  la chancelière Merkel !

De même que l’Allemagne a su tirer très habilement son épingle du jeu après la création de l’euro en augmentant sa compétitivité grâce à son sérieux, à l’intelligence de ses syndicalistes et aux lois Hartz IV de Gerhard Schroeder, prenons l’opportunité que nous donne cette très grave crise de l’euro pour faire un bien d’un mal en rétablissant la compétitivité de la France, en lui redonnant de sa puissance économique par rapport à l’Allemagne, tout en sauvant l’euro sans inflation et en avançant dans la création d’une Europe continentale politique, économique, sociale, fiscale et militaire sous directoire franco-allemand se rapprochant enfin officiellement  de la Russie (1) !  La seule alternative, c’est la fin de la monnaie unique et la dévaluation des monnaies  nationales avec l’hyperinflation, le chaos économique et politique, un coup sans doute fatal porté à l’Europe Puissance. Le choix devrait être vite fait… Il n’y a pas à hésiter ! Que les pays sud-européens dont la France commencent par se réformer en arrêtant de rêver et en se regardant dans une glace! Retour aux réalités économiques et à la Real-Politik !

Note

(1) La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou, Marc Rousset, Editions Godefroy de Bouillon, 589 pages, 2009

LA CLAVE REAL DEL 20-N

LA CLAVE REAL DEL 20-N.

Por Ernesto Milá

Ex: http://areaidentitaria.blogspot.com/

 
 
 
¿Por qué los ataques AHORA a la deuda española?.- El día 13, el rey encargará a Mariano Rajoy la formación de nuevo gobierno y una semana después los nuevos ministros jurarán su cargo. Salvo que el día de las elecciones ocurriera un imprevisto como el del 11-M, o similar, la victoria de Rajoy está tan cantada que resulta ocioso convocar elecciones y hubiera valido más realizar el cambio de gobierno de espaldas a los electores. Total, desde hace treinta años los diputados votan lo que su jefe de grupo parlamentario quiere, así que el embrollo electoral sirve para muy poco. Y últimamente para menos aún. Nos explicamos.

El poder financiero internacional

El 20-N la inmensa mayoría de electores irá a votar olvidándose de lo que ha ocurrido en Italia hace menos de una semana e incluso olvidando lo que ha ocurrido en Grecia, países mediterráneos ambos, como por lo demás el nuestro. En ambos países han gobernado hasta ahora mandatarios elegidos democráticamente en elección directa. Insistimos: hasta ahora. Ha bastado un ataque de “los mercados” para que fueran elegidos nuevos gobernantes… ¡a los que nadie ha elegido! Perdón, sí, han sido elegidos por “los mercados”.

¿Y qué son “los mercados”? Con este eufemismo se conoce a los rectores de los grandes fondos de inversión, a las “300 familias” que “gobiernan el mundo” desde hace tres siglos y medio, al “poder del dinero”, a la alta finanza internacional que, en el fondo, tiene como denominador común y ariete a las llamadas “agencias de ratting” que quitan y ponen “aes” de manera más o menos arbitraria y, a despecho de las situaciones reales.

Estas agencias, por ejemplo, atribuían a la deuda española y a nuestra economía la mejor de las calificaciones cuando se estaba gestando la burbuja inmobiliaria que, cualquier observador provisto de buenas dosis de sentido común podía advertir que iba a estallar antes o después, pero que fue creciendo sin que institución bancaria alguna, ni agencia de “ratting”, dijeran ni mú. Las agencias ratting tienen buena parte de responsabilidad en la actual crisis y son, desde luego, los primeros responsables, la punta de lanza, de eso que se conoce como “ataques de los mercados”.

Las agencias de ratting representan el poder del dinero. Son, de hecho, el poder del dinero. Las agencias de ratting no trabajan para advertir del valor de tal o cual deuda nacional o del valor de las acciones de la banca. Simplemente actúan para ¡poner de rodillas a países enteros al margen de su situación real y de la capacidad de un país! De hecho, la primera condición para reconstruir la normalidad económica es PROHIBIR EN EL SENO DEL TERRITORIO EUROPEO LA ACTIVIDAD DE LAS AGENCIAS DE RATTING, JUZGAR A SUS PROPIETARIOS Y FUNCIONARIOS COMO CRIMINALES DE GUERRA –DE GUERRA ECONÓMICA, QUE SUELE DESEMBOCAR EN GUERRAS CALIENTES- Y ENCERRAR A SUS RESPONSABLES COMO SE ENCIERRA A LOS PERROS RABIOSOS JUSTO ANTES DE SACRIFICARLOS.

Mientras las agencias de ratting actúen libremente en el territorio de la Unión Europea, no habrá paz en los mercados, ni tranquilidad en los hogares. ¡Hay que acabar con ellos como se termina con las ratas: erradicándolas de una vez y para siempre de la sagrada tierra de Europa! ¿Creéis que los “mercados” recuperarán la normalidad mientras los “señores del dinero” no adquieran lo que los gobiernos privatizan? ¿Creéis que habrá alguna libertad que quede libre cuando los “señores del dinero” no tengan ningún contrapeso a su ambición sin límites.

Dicho esto, vale la pena situar nuestro momento histórico.

La ofensiva contra la Europa Mediterránea

Estamos registrando un proceso de ofensiva final de los “señores del dinero” contra Europa. Están atacando a los eslabones más débiles de la cadena capitalista, allí en donde existen los gobiernos más débiles y corruptos: los países mediterráneos. Ahora toca a España.

Es la ofensiva final la que se está desarrollando ante nuestros ojos y ante nuestros cerebros desinformados por empresas periodísticas agónicas, tertulianos profesionales de pocas entendederas que no quieren problemas y economistas liberales que creen que cualquier cosa es buena si viene de “los mercados” (Rodríguez Braun, vamos a ver ¿Por qué se obstina en presentar al neoliberalismo como la única solución y al mercado como el gran mito de nuestro tiempo, cuando en realidad no habrá paz y seguridad entre la mayoría de la población cuando los mercados sean disciplinados y sometidos al poder político –a un poder político “de verdad” y no a la miserable clase política actual, timorata y hueca, incapaz de algo más que no sea una campaña electoral mediocre- y cuando el poder de “los señores del dinero” no sea quebrado.

En las últimas dos semanas, se han producido cambios de gobierno en Gracia y en Italia y estamos en puertas de que se produzca otro más en España. En Grecia, Lukas Papademos es el nuevo primer ministro y en Italia, Mario Monti ha sustituido a Berlusconi. Para colmo, Mario Draghi, estos mismos días ha sido nombrado nuevo director del Banco Central Europeo. Algunos medios han destacado que los tres individuos responden a las mismas características hasta el punto de que resulta increíble que los tres hayan ascendido con una diferencia de menos de un mes.

¿Qué tienen en común? Primero: que han formado sus criterios profesionales en los EEUU al servicio de “los señores del dinero” apalancados tras organismo internacionales (FMI y Banco Mundial). Segundo: los tres han sido funcionarios de una banca de inversión, Goldman&Sachs. Draghi es economista por el MIT y entre 2002 y 2006 fue vicepresidente para Europa de Goldman&Sachs, que como banco ha difundido productos tóxicos derivados de las subprimes (por ahí empezó la actual crisis) norteamericanas: y resulta imposible pensar que esa negligencia fue involuntaria. Goldman&Sachs, para colmo estuvo en el origen de la crisis griega: ocultó los desfases contables que disminuían el importe de la deuda soberana griega… recibiendo por ello, en pago al falseamiento de datos ¡300 millones de dólares! Del gobierno griego conservador. Esta es la solvencia moral de los tres nuevos “validos” de Goldman&Sachs que están al frente de dos países y del BCE… Por lo demás, el nuevo primer ministro griego colaboró en el enmascaramiento del valor real de la deuda griega realizado por Goldman&Schas. Por su parte, el sustituto de Berlusconi fue consejero internacional del banco-agencia en 2005.

El significado de un cambio histórico de gobernantes

¿Qué representa el ascenso de estos técnicos a puestos de relevancia política? Muy sencillo: representa que en Grecia e Italia, el “poder económico de la alta finanza internacional” ha tomado el control de los organismos de poder político, sustituyendo definitivamente a la clase política convencional en los resortes clave del poder.

Por mucho que Berlusconi haya podido parecernos a muchos lo que en Italia se llama “un coglione”, lo cierto es que a ese “coglione” lo votó el electorado. Y, por mucho que Papandreu fuera un socialista que hizo muy poco por disciplinar a la sociedad griega y desterrar la corrupción que está anidada en todo el país como en lugar alguno de Europa, lo cierto es que también subió al poder a través de unas elecciones más o menos democráticas. Los que hoy gobiernan, en cambio, nunca han pasado por las urnas. Si Berlusconi y Papandreu temían a los “señores del dinero” y actuaban a remolque de sus exigencias, Draghi, Papademos y Monti han trabajado siempre para esos mismos “señores del dinero”.

Se ha producido, casi sin darnos cuenta, una USURPACIÓN DEL PODER POLÍTICO POR PARTE DEL PODER ECONÓMICO INTERNACIONAL. Es fácil suponer lo que va a ocurrir a partir de ahora: todas aquellas propiedades de los Estados afectados serán privatizados y en la privatización se harán grandes negocios que beneficiarán a los “señores del dinero”. Pagar la deuda hará que las clases medias, acogotadas a impuestos, se encierren en sí mismas y, ante la posibilidad de perderlo todo, o de sobrevivir en la precariedad, optarán por esto último. Los “señores del dinero”, la “alta finanza internacional”, habrán tomado definitivamente el control de la Europa Mediterránea.

Ahora España…

A partir de todos estos datos, se entiende mejor lo que está ocurriendo ahora mismo con la deuda española y por qué ha superado los 500 puntos de diferencial con Alemania. Se trata de un aviso para Rajoy: “o pasas por el aro y privatizas todo lo privatizable, exprimiendo a la sociedad para pagar la deuda a la voz de ya y con los intereses más altos, o bien tienes por delante el caos”, que es lo mismo como decir: “Aunque tu seas un político de cartoné y te falten redaños para enfrentarte a los “señores del dinero”, te vamos a exigir que pongas a un ministro de economía que “de los nuestros” y del que estemos seguros que nos va a servir como un perro fiel. Queremos un ministro de economía que no sea uno de tus hombres de confianza… sino que sea de nuestro gusto”.

¿Quién será ese individuo que se le impondrá a Rajoy como ministro de economía, perdón, como “ministro plenipotenciario de los señores del dinero”?

Su perfil es simple: será un economista con experiencia en el FMI y en el Banco Mundial, habrá trabajado como funcionario de algunos de los grandes bancos de inversión o de alguna agencia de ratting y su carrera no estará ligado tanto a un país como a una institución financiera. Pongan nombres, porque de lo que no cabe la menor duda es que el próximo ministro de economía va a ser el verdadero poder en España, va a mandar mucho más que Rajoy aunque éste sea el Tancredo de los próximos años. Y eso no es bueno para España, no es bueno para nuestro pueblo, ni siquiera es bueno para nuestra economía. Así que estar atentos porque nos jugamos que la política sea vencida por la economía y que esto suponga también una merma a nuestras libertades. Para salir del entuerto, desde luego, la actual clase política, corrupta y corruptora, timorata y compuesta por vientres agradecidos, no tiene nada que decir: hay que renovarla, superarla y sustituirla.

© Ernesto Milá – infokrisis – http://infokrisis.blogia.com –

Europe, plus que jamais notre destin

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Europe, plus que jamais notre destin

par Jacques GEORGES

 

Tout va pour le mieux en notre beau pays : nous naviguons vers un P.I.B. immobile, quatre millions de chômeurs, une dette de 100 % du P.I.B., un déficit extérieur de soixante-dix milliards d’euros et une dépense sociale incontrôlable qui dépasse déjà le tiers du P.I.B. Nos usines fondent depuis des décennies comme neige au Soleil, affaiblissant structurellement notre appareil productif. Les trains de banlieue et les écoles témoignent d’une substitution de population très avancée et d’une identité en perdition. La pauvreté progresse, et la classe moyenne craint pour son avenir. Nous vivons une crise existentielle dans un monde dangereux. On songe irrésistiblement au scénario de la convergence des catastrophes imaginé il y a plus de dix ans par le visionnaire Guillaume Faye.

 

La crise frappant l’Europe aujourd’hui ressemble beaucoup à celle de 2008, dite des subprimes. Elle en partage les causes profondes, financières, économiques, sociales, commerciales, industrielles, politiques et morales, qui sont pour l’essentiel communes à tout le monde occidental. Elle en partage également la nature, puisque ce sont toutes deux des crises de l’endettement. Mais celle-ci est plus grave pour nous Européens pour trois raisons :

 

* L’origine de la crise vient cette fois-ci de chez nous. Il n’est plus guère possible de chercher des coupables ailleurs. Il s’agit d’une crise de la dette publique de certains pays d’Europe, suite à trente années de laxisme budgétaire, qui n’est que le révélateur d’une pente politique et morale profonde et ancienne.

 

* Les munitions tirées pour contrer les effets de la première crise sont en large partie tirées et ne sont pas renouvelables. Les États se sont endettés pour lancer des plans de relance peu efficaces qui apparaissent surtout comme des répits coûteux aggravant le mal en profondeur. Les Banques centrales tendent à se transformer en structures de défaisance et planches à billets. Bref, on a combattu l’excès d’endettement par un surcroît d’endettement. Les manœuvres dilatoires sont de moins en moins de mise. Il va falloir tailler dans le vif des dépenses publiques de l’État, des collectivités territoriales, et plus encore des budgets sociaux. C’est une volte-face radicale vis-à-vis de la politique menée par tous bords confondus depuis soixante ans, et toujours immensément populaire.

 

* La crise partage l’Europe en deux : l’Europe du Nord (Allemagne, Pays Bas, Belgique, Autriche, Finlande, Slovaquie, Slovénie) à la gestion budgétaire rigoureuse, à l’endettement public contenu et au commerce extérieur équilibré ou excédentaire, et l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal Grèce, Irlande) combinant forts déficits publics, endettement dépassant 60 % du P.I.B., et déficit commercial extérieur.

 

La question qui se pose est celle de la pérennité de la zone euro, de son rôle dans l’Europe communautaire, et plus largement de l’avenir de la construction européenne. La réponse engagera notre destin de peuple français et européen pour des décennies. En gros, trois voies sont ouvertes :

 

1.Faut-il, comme le préconisent les souverainistes, sortir de l’euro ? jeter le bébé européen avec l’eau du bain ? Laisser les endettés gérer seuls et individuellement leurs problèmes de déficit budgétaire, de déficit commercial et d’endettement ? Réduire l’Europe à une alliance interétatique et nous redonner des marges de manœuvre nationales ? Retrouver notre souveraineté monétaire ?

 

2.Faut-il accepter, voire promouvoir une scission en deux de la zone euro, la France prenant la tête d’une zone Sud incluant les « mauvais » élèves de la classe européenne ?

 

3.Faut-il au contraire retourner la force de l’adversaire à notre profit, jouer à fond la solidarité européenne dans une optique de très long terme et de destin continental, et faire faire à l’Europe le bond fédéral qu’elle aurait dû faire il y a une décennie pour retrouver le fil de sa très longue histoire ?

 

Des hommes de droite sincères et de qualité se trouvent parmi les partisans des trois réponses. Le choix est complexe et pas entièrement rationnel. Pour ma part, je n’ai aucune tentation pour la solution 1. Je suis esthétiquement à fond pour la solution 3. Mais je me rallierais si besoin était et par réalisme à la solution 2, à condition qu’elle soit conduite comme une étape tactique vers la solution 3.

 

Voici en résumé mes raisons :

 

1.Le repli souverainiste me paraît extrêmement risqué sur tous les plans. Sur le plan économique, il me paraît synonyme de chacun pour soi, de monétisation de la dette, de forte régression du P.I.B., de vaste paupérisation, d’inflation et donc de ruine de pans entiers de la société, bref de chambardements aux conséquences incalculables. Plus encore, ce choix me paraît petit et médiocre sur le plan moral. Ce serait en quelque sorte le parachèvement de l’œuvre de destruction de notre génération, celle de 68, celle qui a laissé filer la démographie, a développé ou laissé se développer l’immigration, a bien vécu à crédit, a refilé la facture aux générations suivantes, et viendrait in fine saborder sa seule œuvre historique et de long terme, l’unité européenne. Un désastre et un vide sidéral venant clôturer soixante ans de laxisme, d’hypocrisie, de dictature des bons sentiments, de trahison et d’égoïsme forcené.

 

2.La scission en deux de la zone euro est une possibilité techniquement réalisable et non sans avantages. Elle est réaliste et, bien menée, permet à terme d’une décennie de restructurer nos finances et de reconstruire une base industrielle, tout en gardant un esprit et un objectif européens. Une étude Natixis de septembre 2011 intitulée « Que se passerait-il si l’euro se coupait en deux ? » en détaille le contenu technique et les conséquences positives et négatives. Sa conclusion est la suivante : « au total, à court terme, la séparation en deux de l’euro est très coûteuse pour tous les pays; à moyen terme, elle est coûteuse pour les pays du Nord et favorable pour les pays du Sud ». Le risque de cette solution est celui de la dynamique ainsi créée : l’éclatement de la zone euro ne serait-elle pas alors la première étape de l’éclatement de l’Europe institutionnelle, du détricotage des traités, de la sortie de l’Histoire, bref du scénario 1 ci-dessus ? Si cette solution « raisonnable » devait avoir lieu, il faudrait la gérer avec force et détermination comme une étape tactiquement nécessaire vers le scénario 3 ci-dessous.

 

3.La solution « héroïque » de la solidarité européenne consiste à jouer à fond la carte de la solidarité à travers notamment le F.E.S.F. (Fonds européen de stabilité financière) et l’émission d’euro-obligations, accompagnés bien sûr d’un véritable contrôle budgétaire européen et d’une mise sous tutelle financière et budgétaire temporaire, rigoureuse et acceptée par référendum, des pays aidés. La facture est certes potentiellement lourde (la seule dette publique grecque approche le budget français de 2011), mais doit être relativisée, si l’on prend en compte le montant des engagements des États de l’Union européenne envers leur système financier depuis 2008, de l’ordre de 4 600 milliards d’euros, plus de deux fois le P.I.B. français. In fine, faisons le pari qu’il n’en coûtera pas plus cher que de soutenir à bout de bras le tonneau des Danaïdes des confettis de l’Empire encore sous notre dérisoire « souveraineté », et infiniment moins cher que de financer une immigration sans limite. Cette solution est celle d’une Europe qui ne marchande pas son destin, celle qui a la vision d’un Empire romain du XXIe siècle et de l’Europe-puissance de la Méditerranée à la Baltique et de l’Océan Atlantique aux frontières de la Russie, voire un jour à Vladivostok. C’est l’Europe de l’Empire, soit, en termes contemporains et juridiques, de la Fédération Européenne. Prenons aujourd’hui le chemin d’une grande Patrie qui produise ses effets de puissance dans cent ans.

 

Jacques Georges

 

D’abord mis en ligne sur Novopress, le 26 octobre 2011.

 


 

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vendredi, 25 novembre 2011

Enric Ravello: “Los petrodólares financian mezquitas que predican la intolerancia”

Enric Ravello: “Los petrodólares financian mezquitas que predican la intolerancia”

 

gfp-er.jpgSeguimos con nuestras particulares entrevistas relacionadas con la política internacional. Hoy tenemos el placer de colgar la entrevista que le hemos hecho a Enric Ravello, responsable de los asuntos internacionales del partido Plataforma X Catalunya. Pese a tener una agenda muy apretada, agradecemos al señor Ravello su predisposición a colaborar con nuestro blog.

PREGUNTA: Países como Guinea Ecuatorial o Venezuela cada año nos suministran petróleo a cambio de apoyar a los gobiernos de Obiang y Chávez. ¿Ven ustedes este hecho como algo aceptable?

RESPUESTA: La salida a esta situación pasa por tomar la iniciativa en materia energética y por buscar subministradores  estables con los que se pueda establecer un marco de cooperación global en el que el subministro energético sea una variable estratégica más. En este sentido volvemos a señalar la falta de visión y de capacidad de la diplomacia española. Hoy hay una apuesta clara para Europa y es la del petróleo y el gas ruso.

P: Ahora que Palestina ha entrado en la UNESCO, cada vez tiene más cerca la independencia total. ¿Su partido apoya o no la soberanía del estado palestino y por qué?

R: Nosotros apoyamos la existencia de un Estado palestino, que recientemente ha sido reconocido también por el Parlamento catalán. La creación de un Estado palestino es condición necesaria para alcanzar una paz duradera en la zona, que sólo será viable si se termina con la injusticia histórica hacia el pueblo palestino. El mayor peligro para la estabilidad en Oriente Medio es el crecimiento del fanatismo religioso, y nos referimos tanto al extremismo musulmán como al judío.

 

P: Parece que China se ha convertido en la superpotencia que sustituye a la URSS en la nueva carrera por la hegemonía mundial. ¿Qué opinión le merece a su partido este país? ¿Condenan ustedes su nula preocupación por los derechos humanos?

R: La irrupción de potencias como China muestra que estamos muy lejos del “Fin de la Historia” que anunció precipitadamente Francis Fukuyama. China, como una de las superpotencias del siglo XXI ejerce una acción expansiva global. Financieramente compra deuda europea y norteamericana con lo que se asegura una presión sobre los mercados y sobre todo una capacidad política para evitar que estos países impongan cualquier tipo de barrera arancelaria a sus productos. Desde el punto de vista industrial, el control político y social de la población por parte del gobierno chino les permite producir a precios y coste contra los que nadie puede competir, a no ser por las barreras arancelarias que citaba más arriba y que su “estrategia financiera” hacen imposibles de aplicar. Desde el punto de vista demográfico, es alarmante, las cuotas de inmigrantes chinos en Europa occidental se disparan año tras año. Nos preocupa enormemente.

Pero para oponerse a esta expansión china es necesario algo de lo que carecen los actuales dirigentes políticos españoles y europeos: Pensar y hacer una política de largo plazo.

P: Con respecto a Cuba, ¿Qué posición mantiene su partido con el gobierno de los Castro? 

R: Nuestro partido tiene una opinión muy negativa de la dictadura marxista que ha arrastrado a Cuba a la ruina y a la miseria. La imposición de modelos socio-económicos caducos y esclerotizados han llevado a la población cubana a una situación insostenible. Deseamos que el pueblo cubano pueda decidir lo antes posible sobre su futuro. Dicho lo cual, queremos añadir que el bloqueo y la actitud de los Estados Unidos hacia Cuba nos parecen intolerables, y dejar bien claro que Cuba debe evitar que su salida del comunismo signifique ponerse de rodillas ante los Estados Unidos.

P: ¿Qué opina su partido de que actualmente la política económica nacional esté sujeta a las decisiones de París o Berlín?

R: La situación es peor que la que describe en su pregunta. Las decisiones no las toman París o Berlín, sino lo que ahora se llaman eufemísticamente “mercados internacionales” y que no es más que la alta finanza especulativa situada en los centros bursátiles y financieros de todo el mundo, la misma que nos ha llevado a la actual crisis económica.

Sarkozy ha traicionado a la V República francesa, su política exterior ha dejado de ser autónoma y ha apostado por vincularse a los Estados Unidos, es un hecho objetivo y que ha tenido graves consecuencias para Europa, también en el aspecto económico. Por su parte, Angela Merkel alterna una política propia (llamémosla germano-europea) con otra proatlantista.  Sarkozy ha destrozado lo que supuso de avance y consolidación de un eje europeo, la sinergia Kohl-Mitterrand, esperemos que esa tendencia se recupere alguna vez. En ese caso las decisiones Berlín-París serían mucho más beneficiosas para el conjunto de la UE.

P: Una de las cuestiones de más trascendencia en estos últimos años de la política exterior española es el posicionamiento a favor o en contra del Sáhara Libre. ¿Están ustedes a favor o en contra y por qué?

 
R: El proceso de descolonización del Sáhara fue caótico e improvisado. La situación necesita una revisión en la que estén implicadas las potencias de la zona, Marruecos, Argelia, el Frente Polisario y España como antigua potencia colonial, que tenga el visto bueno de la ONU y que pase necesariamente por la expresión mediante referéndum de los saharauis a decidir libremente sobre su futuro. Un Sáhara independiente, con el que se tendrían que establecer las mejores relaciones diplomáticas, tendría implicaciones geopolíticas positivas para España.  Su proximidad a Canarias y a la zona pesquera vital convierten a esta zona en un área de interés básico. Una buena relación entre España y Sahara serviría de contrapeso a la constante acción hostil que desarrolla Marruecos contra nuestro Estado.
En ese sentido una política exterior española pasaría por el establecimiento de lazos estrechos con los países de la Europa mediterránea (Italia, Francia y Grecia) para liderar la política de la UE en esta zona tan sensible y de tanta importancia geopolítica en el inmediato futuro. Además este eje euromediterráneo no debería conformase con tener una posición subordinada en la dirección de la UE, sino debe ser un complemento activo del eje carolingio (franco-alemán) en la creación de un espacio europeo cada vez más compacto y con mayor presencia en la escena internacional.

P: El Consejo Nacional de Transición libio ha declarado su intención de basar la nueva constitución en la Sharia. Además en Túnez y posiblemente en Egipto los islamistas moderados han o van a ganar las elecciones. ¿Qué opinión le merece a su partido todos estos hechos?

20-21.JPGR: Es una constante contrastada que la llamada “primavera árabe” se ha constituido sobre la alianza política de dos elementos que a priori podrían parecer no compaginables: los liberales occidentalistas y los islamistas moderados y no tan moderados. Hay un tercer factor que ha tenido un protagonismo destacado en la extensión de estas revoluciones árabes la cadena televisiva Al-Yazira, que es mayoritariamente de capital saudí, catarí e israelí.

Otra constante de estas revoluciones es que han derrotado a gobiernos que mantenían una política de cierta colaboración con Europa en materia energética y de control de la inmigración, es curioso ver cómo por ejemplo a Marruecos no ha llegado este “viento de libertad”. Mucho nos tememos que los nuevos gobiernos den un giro a esta situación y el Mediterráneo se convierte en una zona de inestabilidad creciente y con tendencia al enfrentamiento entre ambas orillas, algo que entra dentro dela estrategia del Choque de las civilizaciones del Pentágono.

Todo esto demuestra una vez más la falacia del pretendido antiislamismo de los Estados Unidos pues precisamente la política de Washington en Oriente Medio consiste en usar a los islamistas para derrocar a los regímenes árabes laicos como Irak o la propia Libia.

De todas formas hay que estar atentos al papel que juega en la zona la emergente potencia turca, en tensión creciente con Estados Unidos y con Israel por la hegemonía en el mundo árabe-islámico. La reciente visita de Erdogan a El Cairo hay que entenderla en este sentido. Turquía está en una nueva y diferente pase de sus relaciones internacionales y el neo-otomomanismo de su ministro de Asuntos Exteriores, Ahmet Davotoglu, será un factor de creciente importancia.

P: Si su partido ganase las elecciones, ¿Qué posición tomaría con respecto a Gibraltar?

R: El primer objetivo en esta cuestión debería ser iniciar un proceso gradual y negociado con Londres para terminar con la situación colonial de ese territorio. A su  vez, España debe actuar de forma clara y enérgica para que Gibraltar deje de ser un punto oscuro en el tráfico de drogas y de evasión de capitales.

Como partido catalán debemos recordar que si Gibraltar pasó a manos británicas como consecuencia del Tratado de Utrecht tras nuestra Guerra de Sucesión, algo similar ocurrió con los territorios catalanes y españoles de Perpiñán y la Cerdanya, que fueron incorporados a Francia y sometidos a una política de asimilación y despersonalización. España no puede olvidar definitivamente esa cuestión y debe apoyar una política cultural de vinculación de esos territorios con Cataluña, como parte histórica de Cataluña y de España que fueron.

P: ¿Impulsará su partido las cumbres iberaomericanas como un auténtico foro de los países de habla hispana y portuguesa?

R: Sin duda. Iberoamérica se está convirtiendo cada vez más en un bloque geopolítico de creciente importancia económica, energética (recordemos el reciente descubrimiento de petróleo en el sur de Argentina) y política.

El acercamiento entre Buenos Aires y Brasilia y la llegada a varios países de la zona de gobiernos que podríamos llamar nacionalistas de izquierda, hará que Sudamérica tienda a tener voz propia y unificada en la escena internacional. España, como parte fundamental del bloque europeo, debería tiene un papel crucial para establecer relaciones de amistad y cooperación entre nuestro bloque geopolítico europeo y el bloque geopolítico sudamericano. Lograrlo podría modificar la relaciones de poder e influencia en el equilibrio geopolítico mundial.

P: ¿Le parece correcto que los Estados Unidos aun mantengan bases militares en territorio español?

R: Nos oponemos  abiertamente a la presencia de bases norteamericanas en territorio español y europeo pedimos la desmantelación de las mismas. Estados Unidos y Europa están en una dinámica de progresiva divergencia, los intereses económicos y políticos respectivos no sólo no coinciden sino que son cada vez más contrapuestos.  Europa sólo podrá ser un actor internacional de peso y defender su posición en la escena internacional, con una política exterior y militar propia, en este sentido abogamos por la creación de una Organización militar de Defensa exclusivamente europea al margen de los Estados Unidos,  y en consecuencia la desmantelación de las bases norteamericanas en España y en Europa occidental, donde la única presencia militar de fuerzas militares debe ser la propia.

P: ¿Qué opina usted de la política de inmigración de Sarkozy, que ha obligado a miles de gitanos a abandonar Francia?

R: Que es una pantomima y una farsa. La pseudoexpulsión de gitanos rumanos de Francia fue un brindis al sol y una medida cara al electorado que Sarkozy consiguió arrancar a Jean Marie Le Pen en las últimas elecciones presidenciales y que necesitará mantener a toda costa si pretende ser reelegido como Presidente de Francia en la primavera de 2012. Esos gitanos rumanos son una pequeña anécdota del gravísimo problema real que supone la avalancha migratoria y la sumersión demográfica en Francia. Sarkozy sabía perfectamente que esos gitanos de pasaporte rumano podrían volver a Francia en pocos meses –como así ha sido- en función de su ciudadanía comunitaria.

En cuanto al problema real de la inmigración en Francia, es decir los millones de árabes, subsaharianos, asiáticos instalados en el país vecino y que con los actuales ritmos de crecimiento demográficos pueden subvertir la composición étnica de la República francesa en pocos años; la política de Sarkozy ha sido de puro continuismo con la de los gobiernos anteriores, es decir:  suicida.

P: ¿Qué opina de que la OTAN actúe en los conflictos armados internos? ¿Considera que en el caso libio se ha actuado para proteger al pueblo o que ha sido un ataque a un Estado soberano con intereses ocultos?

R: Que la OTAN actúe y ataque unilateralmente a cualquier Estado soberano nos parece lo que es: un atropello a la legalidad internacional.   Con la coartada de imponer un supuesta democracia que sólo existe en la imaginación de los estrategas del Pentágono y de Wall Street, los Estados Unidos han desencadenado absurdas guerras en Oriente Medio cuyo único objetivo era el control por parte de EE UU de zonas estratégicas desde el punto de vista energético y el control de las comunicaciones y rutas comerciales euroasiáticas que siguen pasando por la antigua Ruta de la Seda por la que fluyen el petróleo y el gas. También hay que señalar la importancia que tienen el control de esta ruta en el narcotráfico a escala mundial.

P: Cómo ve su partido que países islamistas conservadores como Catar o Arabia Saudí se estén convirtiendo en los máximos inversores en España?

R: Con inquietante y creciente preocupación.  Arabia Saudí y Catar son dos regímenes islamistas-wahabitas dictatoriales que  niegan los derechos de la mujer. Son tiranías corruptas, su dinero no debe ser bienvenido en España ni en ningún país europeo.

Además sus inversiones están dentro de la lógica del expansionismo islamista que defienden mantienen y financian el gobierno saudí y el qatarí. Es intolerable que se permita que esos petrodólares sirvan para financiar mezquitas en España donde se predica el odio y la intolerancia islamista. España debería hacer como Noruega e impedir con las medidas legislativas oportunas, que ninguna mezquita sea financiada con dinero saudí.

Por lo llamativo y lo visible es vergonzoso ver cómo nuestro fútbol se vende a los intereses de estos tiranos. Que el Santiago Bernabeu vaya a llamarse el Arena, y que el Barça lleve la camiseta de la Fundación Qatar, son algo más que anécdotas, son el síntoma de la facilidad y la profundidad con el que penetra el capital wahabita en España, y eso tendrá consecuencias nefastas en los próximos años.

Hay que señalar que Arabia Saudí y Catar, precisamente los dos grandes aliados de Estados Unidos en la zona,  son los dos únicos países árabes en los que no está permitido ningún otro culto público que no sea el islámico.

Trente ans de laxisme socialiste conduisent à la mort de l’euro !

Trente ans de laxisme socialiste conduisent à la mort de l’euro !

 

par Marc ROUSSET


Mort-de-L-euro.jpgÀ titre personnel, j’ai toujours été et suis toujours un grand défenseur de l’euro, mais… pour faire l’euro avec les Allemands… faut-il encore être sérieux ! Or les Français avec leurs rêveries socialistes et syndicalistes, les trente-cinq heures, la retraite à soixante ans, leurs deux millions de fonctionnaires en trop par rapport à l’Allemagne (coût : cent vingt milliards d’euros par an) dont personne ne parle, l’immigration extra-européenne folle et inconsciente dont tout le monde parle, mais dont  presque personne ne met sur la table le coût astronomique de soixante-dix milliards d’euros par an, ne sont  malheureusement plus un peuple sérieux ! De Gaulle l’avait laissé entendre, même s’il avait réservé l’appellation « peu sérieux » pour le Brésil qui est à la France ce que la France représente pour l’imaginaire allemand. Faut-il aussi rappeler que l’Allemagne connaît un endettement légèrement inférieur à la France alors qu’elle a supporté le coût monstrueux de la réunification. Le seul moment  depuis 1945 où les Allemands, à juste titre, ont eu de la considération pour la France, ce fut sous le Général de Gaulle. Même le terme de « Bömbchen » (« petite bombe ») employé par certains hommes politiques allemands  pour caractériser l’effort nucléaire de défense français, était en fait un signe de jalousie…

 

La France continue d’afficher un « déficit primaire », ce qui signifie que les comptes publics du budget sont déficitaires avant même le paiement des intérêts annuels à nos créanciers. De ce point de vue, notre situation est pire que celle de l’Italie qui se trouve en situation d’« excédent primaire ». La France enregistre également un déficit de ses comptes extérieurs, ce qui dénote un manque de compétitivité. N’oublions pas que sans de Gaulle et Pompidou nous n’exporterions pas d’Airbus et qu’il n’y aurait même pas de Kourou. La France devrait dévaluer pour être à nouveau compétitive par rapport à l’Allemagne. Quant aux défis des pays émergents et de la Chine en particulier, seul un protectionnisme intelligent, dans le cadre d’une préférence communautaire, pourrait nous permettre de réindustrialiser l’Hexagone.

 

 

Dans ses discussions avec la chancelière Merkel, l’alternative aujourd’hui, pour le Président Sarkozy, n’est plus que la monnaie commune avec le retour au franc et la dévaluation, ou le maintien de l’euro comme monnaie unique en rétablissant progressivement sur une période de dix ans la compétitivité française, mais  en bénéficiant d’un soutien allemand direct ou indirect pour la dette française stricto sensu, ce qui est peu probable car impossible à accepter par l’électorat allemand. Cela équivaudrait de facto à une mise sous tutelle de la France par l’Allemagne…

 

Le plus triste, c’est que la grande majorité des Français n’a toujours pas encore vraiment réalisé ce qui se passe ! Le capitalisme financier est certes en partie responsable de la crise actuelle, à cause de l’escroquerie anglo-saxonne du « subprime » (« crédit pourri »),  mais il sert aussi de bouc émissaire et il est plutôt  l’arbre  qui cache la forêt du laxisme ambiant ! Il ne manquerait plus que François Hollande, comble tragico-comique de la pantomime socialiste franco-française, pour couronner le tout ! Nous allons malheureusement bientôt réaliser, après le festival insouciant  de ces trente dernières années, comme l’écrivait Céline , que « la Vie, c’est plutôt un hôpital qu’un festival ». Selon Henri-Louis Mencken, « pour chaque problème, il y a une solution qui est simple, claire et fausse »; en France, ce sont les rêveries, les âneries et les tromperies socialistes de l’U.M.P.S. à la sauce keynésienne, droit-de l’hommiste, toujours plus d’impôts et de dépenses publiques à l’exception des dépenses militaires qui, elles, fondent à vue d’œil, toujours plus d’immigrés, de fonctionnaires, d’emplois aidés sans lendemain, avec des  relances aussi coûteuses qu’inutiles de la consommation en lieu et place de la création ou du renforcement de nos entreprises.

 

Marc Rousset

 


 

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jeudi, 24 novembre 2011

Le piège kosovar

 

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Bernhard TOMASCHITZ:

Le piège kosovar

L’Europe des eurocrates soutient la politique pro-kosovar des Etats-Unis et nuit aux intérêts de notre Europe!

Le Kosovo ne parvient pas à se stabiliser. Les Serbes du Nord de ce nouveau pays bloquent les routes pour obliger les douaniers kosovars-albanais à se retirer et à ouvrir ainsi les postes frontières avec la Serbie. Les Serbes du Kosovo veulent que la situation dans la zone frontière redevienne comme avant le 25 juillet, c’est-à-dire sans la présence de douaniers kosovars-albanais. Les Serbes entendent ainsi empêcher toutes les mesures visant à consolider l’indépendance du Kosovo albanais, proclamé unilatéralement en février 2008.

La communauté internationale veut aider à construire un “Etat multi-ethnique” viable dans cette ancienne province du Sud de la Serbie: elle tente de l’imposer par une armée internationale, la KFOR, et par la mission EULEX, mandatée par l’UE pour établir un “Etat de droit”. En agissant de la sorte, la communauté internationale se place résolument du côté des Albanais. Ce ne devrait pas être un motif d’étonnement: les Etats-Unis, qui donnent toujours et partout le ton, ne viennent-ils pas de déclarer sans ambages en juin dernier, qu’une éventuelle partition du Kosovo n’était pas envisageable. “Une partition du Kosovo pourrait entraîner des effets à l’échelle locale qui pourrait s’avérer négatifs pour toute la région”, a déclaré Philip Gordon, vice-ministre des affaires étrangères, responsable pour les affaires européennes. Et il concluait: “Cette position est claire pour les Etats-Unis et elle le restera”. La Russie, on peut s’y attendre, ne comprend guère la position adoptée par les Etats-Unis et l’UE. La Russie est une alliée traditionnelle de la Serbie. Alexandre Lukachevitch, porte-paroles du ministère russe des affaires étrangères, voit là “des conséquences négatives considérables pour tout règlement futur de la question kosovar”, vu “le soutien accordé aux ambitions démesurées des Albanais du Kosovo”.

Malgré l’absence totale de succès de l’Etat kosovar, Américains et eurocrates s’accrochent au statu quo présent et oublient que le Kosovo dépend financièrement de la communauté internationale et est entièrement aux mains de la criminalité organisée. Mais les Etats-Unis tirent profit de cette situation à plus d’un titre: d’abord, les Albanais du Kosovo constituent un gage pour pouvoir, le cas échéant, punir Belgrade si les Serbes adoptent un comportement jugé déviant, comme par exemple un alignement trop prononcé sur Moscou. Washington a depuis longtemps décidé que la Serbie devait être inféodée aux “structures euro-atlantiques”, ce qui ôterait à la Russie son allié le plus sûr en Europe. Ensuite, la question kosovar offre à Washington la possibilité de saboter tout rapprochement entre l’UE et la Russie.

Par ailleurs, il s’agit d’attiser les conflits ethniques et religieux dans les Balkans et de les faire durer car, de cette façon, les Etats-Unis pourront arguer de la nécessité de leur présence dans la région. Manifestement, les Américains poursuivent le plan d’installer au beau milieu du Kosovo le fameux “Camp Bondsteel”, une base militaire capable d’abriter 5000 soldats sur une surface de 386 hectares, et d’en faire un élément permanent de leurs dispositifs en Europe. Pour les Américains, il sera plus facile de parachever leur politique balkanique si cette région comporte des constructions étatiques fragiles et instables comme la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, dont ils pourront faire des vassaux obéissants, qui exécuteront sans trop tergiverser les ordres de Washington. En juin dernier, Gordon, vice-ministre des affaires étrangères aux Etats-Unis, a déclaré, à propos de la Bosnie, qui devrait adhérer à long terme à l’OTAN comme tous les autres Etats des Balkans: “Des Balkans où il y aurait des frontières tracées autour de chaque groupe ethnique nous conduiraient à la catastrophe. En tous les cas de figure, ce n’est pas là un projet que nous soutiendrons”.

Finalement, les Etats-Unis tentent d’établir en Europe des Etats dits “multi-ethniques”, comme la Bosnie ou le Kosovo qui sont majoritairement musulmans, afin que deux corps étrangers soient implantés au sein de la communauté des Etats européens avec la circonstance supplémentaire qu’ils attireront à eux les “sociétés parallèles” (soit les “diasporas mafieuses”) de confession musulmane qui étendent leurs réseaux dans toute l’Europe (avec l’appui d’Erdogan, Gül et Davutoglu, ndt) et disposeront ainsi de deux sanctuaires.

Au vu de tous ces faits, il apparaît incompréhensible que l’eurocratie bruxelloise soutienne sans sourciller la politique kosovar des Etats-Unis. James Bissett, ancien ambassadeur dans l’ex-Yougoslavie, s’est exprimé à ce sujet: “Depuis qu’il prétend s’être libéré de la Serbie, le Kosovo est devenu un Etat failli avec un taux très élevé de chômage, où dominent la corruption et la criminalité, avec des dirigeants qui sont profondément impliqués dans l’importation d’héroïne et d’armes ainsi que dans le trafic de chair humaine”. A cette forte parole de Bissett s’ajoute encore une flopée de reproches à l’adresse de Hashim Thaçi, chef du gouvernement du Kosovo, qui s’est livré au trafic d’organes et à d’autres activités illégales.

Malgré ces accusations graves, Thaçi et d’autres dirigeants kosovars sont carressés dans le sens du poil par les eurocrates et les Américains, car les anciens combattants de l’UÇK, l’armée de l’ombre avant l’indépendance du Kosovo, sont considérés comme des “héros” de la démocratie. Il est intéressant d’observer que l’UÇK est bien vite passé du statut de paria à celui d’allié bénéficiant d’une haute considération. En 1998 encore, un rapport du ministère américain des affaires étrangères considérait que cette armée clandestine kosovar était “terroriste” et constituait un élément-clef dans le commerce illicite de drogues en échange d’armes, trafic qui avait contribué chaque année “à transporter des drogues pour une valeur totale de deux milliards de dollars américains en Europe occidentale”.

Il n’a pourtant pas fallu attendre un an pour que l’UÇK bénéficie de l’aide américaine dans la guerre de l’OTAN contre la Serbie, guerre contraire au droit des gens. D’après le “London Sunday Times”, des agents des services secrets américains ont avoué avoir aidé l’armée de libération du Kosovo, c’est-à-dire l’UÇK, à s’entraîner. A cette époque déjà, on soupçonnait les Etats-Unis de vouloir établir une base militaire fort importante au Kosovo.

Bernhard TOMASCHITZ.

(Article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°45/2011, http://www.zurzeit.at/ ).

 

Moscou étoffe son projet d'« Union eurasienne »

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Moscou étoffe son projet
d'«Union eurasienne »
 
Des experts proches du Kremlin ont étoffé un récent projet du premier ministre russe, Vladimir Poutine, visant à créer une « Union eurasienne » composée de la Russie et d'autres Etats post-soviétiques.
Vladimir Poutine, qui devrait redevenir président de la Fédération de Russie l'an prochain (voir « Contexte »), a présenté ses ambitions géopolitiques, selon un article dans les Izvestia.
Lors d'une table ronde organisée à Moscou par le parti au pouvoir, Russie Unie, ces idées ont été étoffées, a rapporté la presse russe aujourd'hui (17 novembre).
En dehors des pays de l'ex-URSS, l'« Union eurasienne » devrait rassembler des pays qui sont historiquement ou culturellement liés à la Russie et qui sont « loyaux aux intérêts de la Russie », ont expliqué les experts.
Le politologue russe Dmitri Orlov a indiqué que les pays concernés pourraient être la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie, la Mongolie, la République tchèque et le Vietnam, ainsi que deux pays qui ne se trouvent ni en Europe, ni en Asie, à savoir Cuba et le Vénézuéla.
Un représentant de Russie Unie aurait nié que ces pays aient été approchés. Toutefois, Boris Grizlov, le président de la Douma d'Etat, la chambre basse du parlement russe, a déclaré que « des instruments et des arguments historiques plaidaient en faveur de l'établissement de ce projet eurasien rassemblant 250 millions de personnes. La population de la Fédération de Russie est de 143 millions d'habitants.
Selon M. Grizlov, l'un de ces arguments est l'histoire commune de ces pays et s'agissant des « instruments », il a mentionné la langue russe comme « langue de la communication internationale », ainsi que la coopération économique. Il a précisé qu'il ne s'agissait pas de bâtir un Etat, mais bien une union d'Etats souverains.
L'ambassadeur de la Russie auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozin, a été cité affirmant que ce projet n'avait pas vraiment été conçu pour unir des terres, mais plutôt des populations et des citoyens grâce à « organe public commun ».
M. Rogozin a également argué que la Russie devrait porter la plus grande attention aux 200 000 Serbes du Kosovo qui ont récemment demandé la citoyenneté russe.
Belgrade considère ce geste comme un signe de déception à Moscou quant au destin des Serbes du Kosovo qui accusent les autorités de Belgrade de ne pas protéger leurs intérêts vis-à-vis de la majorité albanaise ethnique qui peuple l'ancienne province serbe.
M. Rogozin a également plaidé pour que le russe devienne l'une des langues officielles de l'UE et a affirmé qu'il défendrait cette cause en rassemblant un million de signatures dans le cadre du programme récemment lancé de l'Initiative citoyenne européenne (ICE).
Meksat Kunakunov, un conseiller du président du parlement au Kyrgyzstan, a cité M. Poutine disant : « Ceux qui ne regrettent pas l'époque de l'URSS n'ont pas de cœur. Ceux qui rêvent de revenir à l'URSS n'ont pas de cerveau. » Il a quant à lui ajouté : « Ceux qui doutent que nous pourrions créer une nouvelle union sont des imbéciles. »

EurActiv.com - traduit de l'anglais par Amandine Gillet

Brauner Terror – eine Schattendebatte

Brauner Terror – eine Schattendebatte

John Lanta

Immer wieder ist erstaunlich, wie Politik und Medien mit wichtigen Fragen umgehen. Die jüngste Sau, die sie durchs deutsche Dorf treiben: die in ekelhafter Manier so getauften »Döner-Morde«. Hier soll nicht zum hundertsten Mal beleuchtet werden, dass ja nicht etwa Nahrungsmittel umgebracht wurden, sondern Mitmenschen – oder dass mit dem Wort ›Döner‹ eine Ferne signalisiert wird, die dem Töten in der Nachbarschaft nicht zukommt.

 

 

Das »Celler Loch« (1978), der Anschlag auf das Münchner Oktoberfest (1980) waren nur Kleinigkeiten. Hier geht es um mehr. Hier soll gezeigt und nachgewiesen werden, dass unsere Geheimdienste, Polizei und Bundeswehr ständig in blutigste Geschäfte verwickelt sind, in riesigem Ausmaß, in Deutschland, in Europa – und weltweit.

Seit Bestehen der Bundeswehr können ausgewählte Soldaten – aber auch Nachrichtendienstler – sich freiwillig für geheime Sonderkommandos in aller Welt melden, werden mit anderen Uniformen oder in zivil irgendwohin geflogen, töten Menschen und kehren zurück.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/deutschland/john-lanta/brauner-terror-eine-schattendebatte.html

mardi, 22 novembre 2011

Le franc-CFA africain est une épée de Damoclès pour la France

 

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Dietmar HOLZFEIND:

 

Le franc-CFA africain est une épée de Damoclès pour la France

 

L’établissement eurocratique cherche depuis deux ans déjà à postposer la faillite définitive de l’Etat grec. Les responsables de la “zone euro” ouvrent sans cesse de nouveaux “parapluies protecteurs” qui ne rapportent finalement qu’aux seules banques. Dans les pays concernés, les citoyens sont priés de cracher au bassinet via des mesures d’austérité rigoureuses et les économies nationales se voient étranglées. La charge qu’impliquent ces “parapluies protecteurs” incombe surtout à la France et à l’Allemagne. Or cette charge va avoir des effets considérables.

L’élargissement planifié du fonds de sauvetage de l’euro, l’EFSF, menace, selon l’avis émis par l’agence de “rating” Standard & Poor, la solvabilité et la crédibilité de l’Allemagne. C’est bien ce qu’a dit récemment David Beers, responsable auprès de cette agence d’évaluer la crédibilité des Etats. La prime de risque sur le marché, pour l’Allemagne et pour tous les dérivés en cas de perte de crédit, a quasiment triplé depuis le début du mois de juillet, vu ce nouveau souci. Nous débouchons là sur une situation problématique qu’avaient bel et bien prévu, et depuis longtemps, quelques économistes lucides. Toutes les prévisions estiment que les crédits seront bientôt indisponibles, ce qui augmente simultanément le coût du service de l’intérêt sur les marchés nationaux. Des sommes toujours croissantes au sein des budgets en cours doivent être mobilisées dans ce cadre, et manquent cruellement ailleurs, que ce soit pour réparer des routes en mauvais état ou pour soutenir les familles.

politique internationale,france,europe,euro,affaires européennes,afrique,affaires africaines,monnaie,franc-cfa,crise financière,crise économique,crise monétaireAu cours de ces dernières semaines, les rapports se sont accumulés pour signaler que la France aussi commence à ressentir les problèmes. De nombreuses banques françaises s’étaient trop massivement couvertes par des emprunts grecs à intérêts élevés, qui viennent de perdre plus de la moitié de leur valeur. La nécessité de les amortir se fait cruellement sentir mais le gouvernement français a expliqué déjà à plusieurs reprises qu’en cas de nécessité il contribuerait à l’amortissement de tous les instituts en difficulté, ce qui grève lourdement la solvabilité de la France.

Mais il y a un autre danger qui guette la France et les autres pays de la zone euro, et que l’on n’a guère pris en compte jusqu’ici: il vient d’Afrique. Lorsqu’en 1999 l’euro est devenue la monnaie de crédit et, trois ans plus tard, le moyen de paiement, cela signifiait simultanément la fin du franc français. Pour Paris, cela constituait un problème, vu les anciennes colonies françaises d’Afrique occidentale. Quelques pays francophones de cette région du monde s’étaient regroupés au sein de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) et de la CEMAC (Guinée Equatoriale, Gabon, Cameroun, Congo, Tchad, République centre-africaine). Leur monnaie commune était le franc-CFA. Celui-ci était lié au franc français. Comme la France ne voulait pas perdre son influence dans ses anciennes colonies, le Président socialiste François Mitterrand s’était engagé à ce que la monnaie commune africaine soit liée à l’euro, après la disparition du franc français.

Le Conseil des Communautés Européennes prit une décision en ce sens le 23 novembre 1998, englobant également le franc des Comores. Dans le document signé à l’époque par le Président de ce Conseil, le ministre socialiste des finances de la République d’Autriche, Rudolf Edlinger, il était stipulé que la convertibilité du franc-CFA et du franc des Comores serait garantie par une obligation budgétaire contractée par l’Etat français.

Les autorités françaises ont assuré leurs partenaires européens, à l’époque, que les accords avec l’UEMOA, la CEMAC et les Comores n’auraient aucun effet financier sur la France elle-même.

Mais si une nouvelle crise économique frappe l’Europe, et on peut supposer qu’il en sera ainsi, et si d’aventure les pays africains, dont question, connaissent à leur tour des problèmes, alors que leur commerce est tourné à 60% vers l’Europe, la France aura un boulet supplémentaire au pied, qui pourra l’entraîner dans l’abîme.

Dietmar HOLZFEIND.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°45/2011, http://www.zurzeit.at ).