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dimanche, 30 septembre 2012

De Franche-Comté en de Lage Landen

3de Ronde Tafel van www.eurorus.org  :

De Franche-Comté en de Lage Landen (Robert Steuckers)

Op vrijdag 28 september 2012 vond in het Euro-Rus Centrum in Dendermonde de 3de Ronde Tafel plaats. In een vol huis vertelde Robert Steuckers, bevoorrechte vriend van Euro-Rus, uitgebreid over de Franche-Comté, een geopolitiek belangrijke regio in Europa en zeer belangrijk voor de Lage Landen.

In zijn eigen stijl vertelde hij over de hele geschiedenis van deze regio. Het verhaal begon van voor de Romeinse periode tot en met vandaag.

Hij kon zeer moeilijk verbergen dat dit een iets ander soort voordracht is dan hij meestal gewend is : het was duidelijk dat hij een emotionele band heeft met de Franche-Compté. Verschillende malen kon hij zijn bewondering voor de schoonheid van de regio niet verbergen. De aanwezigen werden overstelpt met tientallen en tientallen gegevens en feiten. Ja, soms was het zwaar.

Laat het duidelijk wezen : dit alles aan de hand van een paar eenvoudige notities.

Het was een zeer technische en historische voordracht. Deze zware boterham werd nadien weggespoeld met een paar leuke dranken.

De tekst en de beelden van deze voordracht zullen dit jaar nog verschijnen.

samedi, 29 septembre 2012

La crise civilisationnelle que traverse l’Europe amène à s’interroger sur l’avenir des peuples en Europe

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La crise civilisationnelle que traverse l’Europe amène à s’interroger sur l’avenir des peuples en Europe

Entretien avec Jean-Marc Fonseca dit « Barbajohan »

L’émission de radio sur Internet, « Méridien Zéro », vient de commencer un cycle consacré aux « patries charnelles » de la France. Après la Bretagne, il y a eu la Corse. Espérons que viendront ensuite la Normandie, le Pays basque, la Flandre, la Bourgogne, la Franche-Comté, l’Alsace, la Lorraine, la Savoie, l’Arpitanie, la Provence, les Pays d’Oc, la Catalogne et… le Pays nissart ! Découvrons par cet entretien une histoire méconnue, hors de Paris et de sa centralité pesante.

 

Europe Maxima

Après la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal…, on nous annonce que ce sera bientôt le tour de la France. D’aucuns prédisent que la monnaie unique est condamnée à plus ou moins long terme. Qu’adviendra-t-il de nos « patries charnelles » ? Nous sommes en droit de nous poser des questions sur le futur de ce continent et des peuples qui y habitent. C’est pourquoi nous sommes allé à la rencontre de Jean-Marc Fonseca, délégué du M.C.P.N. (Mouvement citoyen du Pays niçois – Motou citadin dou Païs nissart) afin de connaître la position de ce mouvement et les solutions novatrices qu’il propose.

Robert Marie Mercier : Jean-Marc Fonseca, bonjour. Je suis très heureux de pouvoir vous rencontrer aujourd’hui car nous allons pouvoir enfin connaître « lou pastre rebel » dont certains de nos lecteurs ont pu apprécier les « coups de gueule » sur les réseaux sociaux ainsi que les Contes et histoires que vous signez « Barbajohan ». Mais, en plus, nous saisissons l’occasion d’inviter le délégué provisoire du M.C.P.N. (Mouvement citoyen du Pays niçois – Motou citadin dou Païs nissart) à nous parler de ce mouvement qui est en train de se mettre en place chez nous, mais aussi chez nos voisins.

Jean-Marc Fonseca : Aco mi fa plesi de poudè veni soubre lou vouostre sit…Cela me fait plaisir de pouvoir venir sur votre site… et je vous en remercie. Et, c’est une satisfaction réelle de pouvoir m’exprimer sur un média pour y apporter mon point de vue sans être censuré en aucune façon.

 

R.M.M. : Avant de nous lancer dans un débat de fond, pourriez-vous, Jean-Marc, nous dire quelles sont vos origines familiales, votre parcours jusqu’à aujourd’hui et ce qui vous a conduit vers cette forme d’action que vous développez à présent ?

 

J.-M.F. : Pour ce qui est de mes origines familiales, un mesclun ben nissart, du côté de mon grand-père maternel (Brignoni – Porraz) des États de Savoie. Du côté du grand-père paternel (Fonseca : Valencians – Catalans) immigrés en Algérie (Oranais) après 1848. Mon père, jeune sous-officier de carrière, a connu ma mère à Nice en 1939 alors que son unité se trouvait dans les environs du Mont Ours, puis il a été transféré sur le front de la Meuse. Après s’être évadé, il a rejoint Nice, car il ne connaissait personne en France. Instructeur itinérant de maquis; il m’a certainement passé l’idée du devoir de Résistance et le goût du baroud. Enfin quand je pense que mes deux épouses successives sont de famille corse, j’espère que mes enfants comme moi ne seront jamais soumis.

R.M.M. : Une fois évoquée votre histoire familiale, pouvez-vous nous faire connaître votre parcours professionnel ?

 

J.-M.F. : Oh là, je pourrai vous faire un roman : allergique à l’éducation nationale; je n’ai évidemment aucun diplôme issu de cette « vénérable institution ». Berger saisonnier très jeune, puis manutentionnaire à l’aéroport, puis ouvrier, enfin grâce à l’armée française, deux ans dans un centre de réadaptation où j’ai passé un brevet de technicien en électronique. Cela m’a donné l’envie des études jusqu’au C.N.A.M. Mais par chance j’ai toujours aimé lire et j’ai plutôt une bonne mémoire; ce qui fait qu’en réalité, je n’ai jamais cessé d’étudier et d’apprendre. Après avoir travaillé pour une entreprise dans le secteur de la défense (logistique, documentation technique, systèmes de formation et d’instruction). J’ai terminé ma carrière professionnelle (d‘immigré esclave salarié) comme directeur technique d’un grand groupe de télévision (A.B. Production – A.B. Télévision). Enfin après avoir participé au lancement et à la mise au point la télévision numérique par satellite en France. J’ai tout arrêté ! Je m’étais toujours dit à cinquante balais, je m’arrêterai et je retournerai faire le berger dans mes montagnes. C’est en gardant que j’ai pris conscience que je pouvais être utile à la cause de mon pays.

 

R.M.M. : Et je suppose que vous avez eu, comme la plupart d’entre nous un cheminement politique qui vous a amené où vous en êtes aujourd’hui.

 

J.-M.F. : Je vais, peut-être, faire bondir certains de vos lecteurs, ou les désorienter, mais, puisque vous me donnez la parole librement, je vais vous tracer mon parcours…

À 13 – 15 ans, j’avais plutôt des idées proche de ce qu’on appellerait aujourd’hui l’extrême droite nationale, conséquence logique de l’éducation de M. Jules Ferry.

Avec toutefois un gros bémol, c’est mon grand-père qui par tradition orale m’a transmis une partie importante de ce que je sais : les livres sur la véritable histoire du Comté de Nice n’existaient pas ou bien se trouvaient relégués  aux oubliettes (je souligne ici le remarquable travail d’Alain Roullier Lorens en ce qui concerne l’édition d’ouvrage sur l’histoire de notre Comté). Et puis, j’entendais toujours mon grand-père dire : « Ah, si nous étions restés indépendants en 1860, nous vivrions certainement plus heureux qu’aujourd’hui »… Cela se passait en 1956. C’est aussi mon grand-père qui, souvent en cachette de ma mère, me parlait et m’apprenait le nissart (1) que l’on parlait dans la rue et dans les métiers beaucoup plus qu’aujourd’hui. Bref, jeune, je me sentais avant toute chose Nissart (2) et je ressentais le fait que nous n’étions pas tout à fait des Français comme les autres.

R.M.M. : Donc, à ce moment là,  vous lancez dans le combat régionaliste ?

 

J.-M.F. : Pas du tout, je n’avais pas encore conscience de la nécessité absolue de retrouver notre souveraineté et, il faut le dire, les hommes politiques locaux (pas comme ceux d’aujourd’hui complètement asservis au pouvoir central de la République française), avaient pour la plupart un attachement à notre terre et à notre culture. Donc, nous étions plutôt dans une position de résistance au pouvoir établi et à son omniprésente « société de consommation »… Sur ce, arrive Mai 68, avec toute l’effervescence qui l’entoure et nous sommes une bande d’une douzaine de garçons, tous de milieu modeste, avec des pères ex-militaires puis A.S. ou O.R.A. (puis de nouveaux, campagne de France – Allemagne) et pour certains l’Indo. Nos pères, pour certains, ont viré à l’anti-gaullisme depuis la guerre d’Algérie. Il n’est pas question de soutenir le pouvoir gaulliste en place. Par ailleurs, le socialisme soviétique ne nous est pas sympathique. Ce sont d’autres copains de la bande dont les pères avaient été F.T.P. qui nous mettrons en contact avec les « pro-Chinois » tel qu’on les appelait à l’époque. En attendant aussi méfiant à l’égard des Américains que des Russes et croyant à la possibilité d’une Révolution, nous prenons le maquis dans la Haute-Tinée avec armes et bagages.

 

R.M.M. : Carrément le maquis ? Mais pourquoi, le mouvement étant parti des facultés, s’éloigner des centres de décision ?

 

J.-M.F. : L’idée (qui d’ailleurs s’est avérée fausse) est alors la suivante et elle découle directement des opérations qu’avaient montées, en 43 – 44, nos géniteurs.

La révolution se fera dans les villes, les forces de répressions exerceront donc leurs activités surtout sur les villes.

De petits groupes nomades, connaissant bien leur terrain, capable de monter des coups de main, de disparaître sur des positions préparées à l’avance et bénéficiant de la complicité des populations attireront sur elles une partie des forces de répressions qui feront défaut dans les villes.

 

R.M.M. : Pour ma part (un grand nombre de mes amis aussi), m’étant dégagé  des groupuscules politiques qui ne menaient à rien et conscient qu’il y avait un préalable culturel à l’action politique, je rejoins un groupe qui, s’étant fortement inspiré de la philosophie d’Antonio Gramsci, s’est mis à contester la société de consommation et son corollaire l’« homo economicus » bien avant que naisse le Mouvement du 22 Mars, parti de la fac’ de Nanterre, et qui allait amener « Mai  68 ». Par la suite, nous aurons quelques contacts avec les situationnistes, mais étant résolument tournés vers une action « métapolitique », nous ne nous engageons aucunement dans une mouvance politique  révolutionnaire, les conditions de celle-ci n’étant pas réunies. Nous pensions que la pensée dominante n’était pas prête pour faire cette révolution, ce qui sera confirmé par la suite. Confirmez-vous cela ?

J.-M.F. : Évidemment, la Révolution n’a pas eu lieu, même le P.C.F. n’en voulait pas, et en octobre, aux premières neiges, amaigris et affamés, nous nous sommes, alors, auto-démobilisés.

Rentrés en ville, nous  sommes montés à Carlone, avons repris des contacts, les étudiantes étaient jolies et sexuellement plus libres et comme nous  étions limite « Lumpen et prolos (3) », la bagarre entre bandes, et parfois contre les flics, ça nous connaissait: nous avons été de suite adopté par les étudiants gauchistes.

Au début, je n’y comprenais mancou (4) entre les trotskistes de diverses tendances, les maoïstes, les marxistes-léninistes chinois, les marxistes-léninistes albanais, les anarcho-quelque chose, le P.S.U. et même le P.N.O. – qui à l’époque était plus nissart qu’occitan de mes souvenirs de pastrouil (5) avec François Fontan.

De toute façon, nous étions trop indépendants et rebelles, ne reconnaissant pas la hiérarchie suprême souvent descendue de Paris pour rester longtemps dans la même organisation. J’ai passé mon temps à me faire virer, mais j’ai beaucoup appris. Et surtout j’ai commencé à lire autre chose que Bleck le Roc, Opalong Cassidi, Cochise et Battler Brighton, les lectures d’adolescent de l’époque.

 

R.M.M. : Alors, une fois l’échec de ce « mouvement romantique » qu’était Mai 68 consommé, qu’avez-vous fait ensuite ?

 

J.-M.F. : Oh, plein de choses… car nous avions toutefois une conscience « écologique » : nous avons coupé les clôtures des villas qui nous empêchaient l’accès à la mer, nous avons réalisé quelques sabotages de chantiers tels Isola 2000, Marina Baies des Anges … En fait tout cela, c’était parce que l’on se sentait dépossédés, par les puissance de l’argent et le tourisme, de notre territoire. Voilà comment cela a commencé. Mais rien n’a vraiment changé depuis.

 

R.M.M. : Je suppose que durant les années 70, vous avez redécouvert, comme la plupart d’entre nous, notre culture, mise au rancard par les institutions françaises, au travers de professeurs comme André Compan ou d’artistes comme Mauris, Pelhon et Sauvaigo ?

J.-M.F. : Oui, comme toute une génération, j’ai eu ces guides et j’ai continué la lutte au niveau politique avec  une certaine radicalisation du type « mili-poli » ou « poli-mili » (6) comme disent les Basques ou les Irlandais et des expériences dans d’autres pays. Treize ans après Mai 1968, c’est le tour de Mai 1981 avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, on souffle, mais c’est aussi une période d’extrême démobilisation entre les gouvernements de « gauche » et ceux de cohabitation : on se retrouve face à un manque de perspectives, sauf parmi les organisations indépendantistes.

 

R.M.M. : Déjà des déçus du socialisme ?

 

J.-M.F. : Et oui, déjà. Les années 1999 – 2005 seront mises à profit pour réfléchir sur le fait que, dans un espace fini, la croissance et le développement ne peuvent être infinis. Travailler justement sur la notion même de développement, sur la critique de la critique de l’idéologie du progressisme, s’intéresser aux civilisations des peuples premiers (ce que d’aucuns ont zappé par idéologisme débile concernant la lutte au Chiapas).

Et enfin s’apercevoir qu’il n’y avait rien de bon dans le système techno-industriel de la marchandisation du monde. Enfin, constater que, pour les peuples enracinés, ce système niveleur et assimilateur, disposant de moyens colossaux, n’avait pas été capable de les éradiquer en deux siècles.

Ceux-ci (à l’exemple des Mapuches) possédaient dans leurs cultures et leurs traditions à la fois les moyens de résister et de construire une autre société. D’où le fait de rompre avec la dictature de la pensée binaire Droite – Gauche. Les autres pages qui nous permettrons de recouvrer notre indépendance et nos libertés, nous sommes en trains de les écrire.

R.M.M. : Même si nous n’avons pas suivi des chemins identiques, je vois que notre démarche est similaire dans la mesure où nous avons évolué par rapport à une certaine vision du monde et ne sommes pas resté enfermés dans des schémas idéologiques sclérosés. Vous, comme moi, et bien d’autres que nous rencontrons aujourd’hui, ont fait la même démarche de dépasser les « présupposés idéologiques » dans la mesure où nous avons bien compris que le débat actuel et les confrontations en devenir, ne sont plus entre la droite et la gauche mais bien entre les tenants d’une société technomorphe américanocentrée universaliste standardisante (basée sur le « marché ») et les tenants de sociétés enracinées diverses et multiples proche de la nature (basées sur l’humain).

 

J.-M.F. : La ligne de démarcation ne passe plus par les thèmes Droite – Gauche, répartitionnistes, réformistes ou indignés, mais entre ceux qui sont capables d’apporter pour leur pays des réponses pour l’après-développement, l’après-croissance et les autres. Nous ne pouvons plus vivre comme des riches, des nantis, des privilégiés. Il va falloir devenir raisonnable pour simplement survivre frugalement.

Il n’y a plus de progression possible, la route de l’idéologie du toujours plus débouche sur du vide et comme il n’y a rien en face,  il n’y a même pas la possibilité d’imaginer un pont. Comme le disait un ami qui « milite » toujours au Parti niçois : « Il faut, aussi, avoir le courage de dire aux gens que notre niveau de vie sera plus frugal que celui qu’ils connaissent aujourd’hui et que c’est le prix à payer pour recouvrer nos libertés. »

 

R.M.M. : Oui, nous serons sûrement amené à vivre de façon plus frugale (mais est-ce qu’avec la crise du Système, ce ne sera pas le cas de la plupart des pays ?) mais d’un autre côté, nous pourrons distribuer les « richesses » générées à ceux de notre peuple qui en ont besoin à l’inverse d’aujourd’hui où les Niçois sont ponctionnés pour satisfaire les touristes et remplir les caisses d’une région et d’un État qui leurs sont étrangers. En fait, vous pensez qu’il faut changer de modèle.

 

J.-M.F. : Le combat que nous menons ne consiste pas à interchanger un personnel politique made in France par un personnel politique made in chez nous ou à amener le drapeau français pour le remplacer par le nôtre sans changer le cours des choses.

Il s’agit aussi de mener un combat émancipateur pour ne pas reproduire le même système que celui que nous a imposé la puissance coloniale.

C’est pour cela que la ligne de démarcation entre les différents groupes ou organisations (indépendantistes, régionalistes, autonomistes, séparatistes…) passe par l’affirmation d’un programme et d’une ligne politique et non pas seulement par le désir de séparation territoriale.

Nous sommes à la fois dans une politique de « Front unitaire » ou de « Front national de libération » vis-à-vis de l’État jacobin français (ou cavourien en ce qui concerne l’Italie), c’est-à-dire la constitution d’un rapport de force face à un ennemi identifié comme commun, mais aussi dans la constitution d’un rapport de force destiné à construire un autre projet de société et de civilisation. Et c’est sur ce plan que tout se joue.

 

R.M.M. : Je vois que nous nous rejoignons dans notre analyse. Nous n’avons cessé de dire qu’il ne servait à rien de se débarrasser de la « tutelle » française si on gardait le modèle de société que l’on nous a imposé depuis 152 ans. Nous avons toujours dit à ceux qui critiquent tout ce qui se fait dans le domaine culturel niçois (en dénigrant et en caricaturant à l’extrême toutes les associations et autres groupements musicaux, théâtraux, culinaires) qu’il ne servirait à rien d’avoir un Comté de Nice libéré s’il n’y avait plus de Niçois, plus d’organisation territoriale niçoise, plus de langue niçoise, plus de musique niçoise, plus de culture niçoise. Nous pensons, à l’image de tous les peuples qui se sont libérés, que le préalable culturel et structurel est fondamental.

 

J.-M.F. : Entre les différents mouvements de libération du Comté de Nice, il y a peu de différences d’interprétation sur les faits juridiques ou historiques. Par contre déjà sur l’analyse du système politique et économique français surgissent des contradictions. Des groupes comme la L.R.L.N., le Parti niçois, la Ligue savoisienne et même le Gouvernement « provisoire » de Savoie, font l’impasse sur la critique du système de développement français, car, semble-t-il, ils n’ont pas pour perspectives d’en changer.

Quand nous communiquons, nous ne devons pas nous contenter de fustiger l’aspect colonial immédiat, mais il nous faut pousser plus loin l’analyse et l’argumentaire, car nous nous adressons aussi aux victimes de ce système qui ont, hélas, assimilé l’idéologie jacobine et « progressiste » française du modèle dominant universel et à qui nous devons faire la démonstration des aberrations qu’il contient… Quant à la question de l’enracinement topique, il ne peut être dissocié de l’aspect culturel , et la reconquête de la langue est primordiale. Encore faut-il utiliser cette langue non seulement pour ses aspects « folklorique » mais, aussi, prouver que nos langues sont vivantes y compris dans l’expression politique de l’analyse de la situation actuelle et des propositions qui en découlent

L’art du bon forgeron, c’est d’être capable de mettre et de travailler deux fers au feu, c’est ce que nous devons tenter de faire.

 

R.M.M. : Pouvez-vous préciser votre pensée ?

 

J.-M.F. : En juin 2008, j’avais écrit ce texte : « Davan la fin do faiou » (7) :

« C’est fini, l’ingénierie financière a atteint ses limites ; elle n’est plus capable de générer les masses d’effets financiers et les profits qui ont soutenu la marche de l’économie dite virtuelle dont l’économie réelle tirait sa croissance et sa compétitivité.

De fait elle n’est plus capable de réaliser les profits qui soutenaient la croissance de notre niveau de vie.

Le monde de la finance finit par avouer ses limites, mais nous nous refusons de l’entendre comme nous nous sommes refusés depuis quarante ans d’écouter le message des vrais écologistes.

Notre modèle de développement, notre modèle sociétal est terminé.

Que l’on parle de rigueur, de décroissance, d’austérité, peu importe, c’est fini : il n’y aura plus de miracle ou de relance.

D’ailleurs cet espèce de Léviathan insaisissable que l’on appelle le « Marché » l’a bien compris lui, quelles que soient les mesures annoncées par nos politiques, de quelques bords dont ils se réclament : la bête s’affole.

Parce que la Bête n’est que le reflet de nous-mêmes, de nos besoins, de nos envies et de notre propre désarroi.

Notre modèle de progrès social et idéologique basé sur l’industrialisation du monde et le développement des techno-sciences a fait long feu :  que l’on se définisse comme partisan de l’économie de marché (capitalisme) ou partisan de l’économie sociale et solidaire (humanitaro-progressisme), il n’est pas possible de croître indéfiniment dans un espace fini. »

 

R.M.M. : En effet, vous aviez anticipé la crise.

 

J.-M.F. : Nos ressources énergétiques à bas coût ne vont pas tarder à s’épuiser, des changements climatiques sont en cours, la perte de notre biodiversité nous conduira inévitablement à des épizooties animales ou végétales de plus en plus fréquente. Quant aux technologies de substitution ou extrêmes, elles nous font prendre de jour en jour des risques inconsidérés : Tchernobyl, forages B.P., O.G.M., nanotechnologies, etc.

Les abeilles sont en train de disparaître  et nous sous félicitons de pouvoir remplacer, dans le coca, le sucre par de la Stévia. (Au secours, sauvons la recherche !)

Notre rapport au monde, à l’environnement qui nous entoure, n’est devenu qu’un rapport de force basé sur l’intérêt fonctionnel à court terme : nous avons perdu le sens des mesures et même le simple « bon sens ».

Tout est devenue valeur négociable, l’amitié s’est transformée en relationnel, le malheur fait augmenter le P.I.B., un bien commun (une ressource naturelle, un paysage) devient un produit touristique et une idée à la base généreuse se transforme en quelques années en un produit commercialisable. N’est-ce pas, chers alternatifs ?

En quelques années, le volume financier généré par les associations « dites  humanitaires »  (O.N.G. diverses) dépasse celui généré par l’industrie automobile.

Investir dans le malheur des autres est devenu un des meilleurs placements. Ce n’est pas un hasard si les grandes écoles privées et l’université s’investissent dans ce domaine.

L’humanitaire et l’environnement qui sont devenus les territoires mystiques des nouveaux missionnaires occidentaux.

 

R.M.M. : Alors que les églises se vident, la société « laïque » est devenue « christianomorphe » induisant la compassion, la culpabilisation (et son corollaire, l’humanitarisme) et l’on s’aperçoit que les structures qui ont servi de modèle dans le passé sont devenues obsolètes.

J.-M.F. : Ce n’est pas que notre modèle sociétal qui s’écroule : État-nation, consensus républicain, démocratie par délégation, libertés aseptisées. C’est notre modèle de civilisation.

Et ce modèle a cessé de faire rêver. Pire encore,  il ne nous apparaît pas d’autres solutions que de continuer le même chemin. En montagne, si l’on arrive devant un abysse avec son troupeau, on fait demi-tour, l’on rebrousse chemin, et l’on cherche un passage pour contourner l’obstacle. Nos « décideurs », les édiles politiques que nous élisons (avec un tel taux de réussite et un tel taux d’abstention que leur légitimité doit être contestée) continuent à faire avancer le troupeau dans la même direction.

Faisons semblant de faire différent pour essayer de continuer pareil. Cette phrase digne d’une cour d’école semble être devenu le slogan de nos chers « décideurs ».

En ce qui concerne notre modèle français républicain, il est encore plus obsolète que les autres : jacobin, parisianiste, imbu de lui-même, le coq gaulois continue à chanter les deux pieds dans le fumier. Toute sa légitimité repose en grande partie sur des impostures historiques longuement entretenues par l’éducation nationale et les médias. On continue d’encenser les grands hommes de l’histoire de France ceux qui ont renforcé le rôle centralisateur et omnipotent de l’État et ont participé à la fondation du mythe de la nation unique et civilisatrice, voire d’une virtuelle « race française » (de 1791 à 1945). Un des pires massacreur de l’humanité, Napoléon Buonaparte, reste ainsi un héros de l’histoire de France. Autres personnages peu recommandables: Charles Martel qui pilla surtout l’Occitanie, François Ier, Louis XIV, l’ensemble des dirigeants de la Convention et du Directoire, Napoléon III (celui des massacres d’insurgés au coup d’État dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence en 1851, celui de l’annexion de Nice et de la Savoie), Adolphe Thiers, Jules Ferry etc.

Il ne s’agit plus aujourd’hui de changer de logiciel ou d’améliorer celui que nous utilisons, il s’agit de se poser la question de savoir si, pour travailler la terre, faire pousser des légumes et se nourrir, une bêche n’est pas plus efficace qu’un ordinateur.

Parce qu’il ne faut pas nous leurrer, pour la génération de nos petits-enfants et de leur descendance, le problème essentiel ne sera pas celui du taux d’allongement de l’âge de la retraite ou de l’augmentation des cotisations sociales, ce sera celui des besoins élémentaires : l’accès à l’eau et à la terre pour se nourrir dans un monde où la guerre de tous contre tous sera devenue la règle du jeu.

 

R.M.M. : Mais on ne peut occulter le « fait démographique » qui pèse sur l’avenir harmonieux de notre planète (et de nos territoires). Nous sommes sept milliards d’individus et les « faiseurs d’opinions » se réjouissent que nous soyons toujours plus nombreux. Quand vous parlez de l’accès à l’eau et à la terre, on ne peut nier ce paramètre.

 

J.-M.F. : La question démographique est effectivement une question cruciale à aborder, mais elle est, de toute façon, liée au modèle développement.

Jean de Savoie avait, d’ailleurs, posé ce  principe : « Comment pérenniser les ressources d’un territoire de façon à les transmettre aux générations futures ? »

Il y a donc, de fait, une limite démographique à un territoire donné, ses ressources ne sont pas extensibles et pour qu’elles le demeurent pour les autres générations, il faut qu’elles soient utilisées de manière raisonnable (c’est-à-dire soutenables et reproductibles).

Le modèle de développement urbain universaliste n’a pas intégré cette vision des choses, puisque, compte tenu du prix de l’énergie (qui se répercute immédiatement sur le transport), il s’est contenté d’aller piller les ressources des autres peuples, leur imposant par ailleurs la vision réductrice de la civilisation occidentale.

La maîtrise de la démographie est fondamentale. Dans son ouvrage Traité de polémologie, Gaston Bouthoul, qui analyse la démographie comme facteur de guerre explique comment les civilisations anciennes avaient résolu le problème avant l’invention de la contraception chimique et malgré le taux de mortalité qui ne permettait pas toujours de réguler le phénomène. Il s’agissait par diverses méthodes de réguler l’aspiration à procréer des diverses classes d’âges. Nos partisans modernes et « progressistes » du multipliez-vous et croissez mettent en avant le fait qu’accédant au niveau de vie d’opulence occidentale : les femmes mieux éduquées ont moins d’enfants. Certes, mais ils oublient qu’une famille de ce type pèse cinq à huit fois plus sur l’équilibre de la planète qu’une famille de paysans de huit enfants du Viêt-Nam ou du Bengale.

 

R.M.M. :  Dans ce cas, ne pensez vous pas que les trois grandes religions du Livre (c’est-à-dire les monothéismes) sont un frein à cette régulation ?

 

J.-M.F. : Il est vrai que nous sommes entrés dans l’ère de la pensée la plus obscure de la civilisation humaine qui consiste à placer la vie biologique de la personne humaine au-dessus de toutes les autres vies, voire des autres valeurs. L’aspect uniquement matérialiste de la pensée humaine moderne considère aujourd’hui la mort comme l’ennemi de la vie, alors que, durant des siècles, nous l’avons considéré comme une étape. En fait c’est que nous avons perdu le sens au bénéfice de l’utile et du fonctionnel. Nous sommes arrivé à un degré de civilisation ou nous refusons à la fois l’accident, c’est à dire l’intrusion du hasard, et aussi jusqu’à l’expression « mourir de causes naturelles ». Peu importe que nous nous soyons seulement transformés en objet de consommation et non en sujet de notre vie. La vision « humanitaire et progressiste » de l’histoire, rejoignant ainsi la vision « libérale et  capitaliste »,  a tout fait d’ailleurs pour imposer ces fameuses versions universalistes des sociétés humaines en diabolisant les aspects spirituels, familiaux, claniques et traditionnels qui représentaient le principal obstacle à la modernité et en développant à outrance les liens d’interdépendance au système techno-industriel de la marchandisation du monde.

 

R.M.M. : Mais on nous rétorquera que la dépendance au Système a pour corollaire une protection de l’individu.

 

J.-M.F. : Ceci est un énorme mensonge. Ne vous faites pas d’illusion sur la capacité de l’État français à vous protéger en fonction de vos capacités de soumission. L’État s’est affalé deux fois dans notre histoire contemporaine en juin 1940 et en mai – juin 1968. Il suffirait de pas grand-chose pour qu’il disparaisse durant une période : un accident technologique majeur par exemple.

Plus un organisme développé est complexe et centralisé, et plus il est fragile.

Qu’avons-nous à espérer du modèle français et de son système politique ? Entre la famille des libéraux-démocrates sociaux (la droite) et les sociaux-démocrates libéraux (la gauche), nous donne-t-on véritablement un choix ? Entre les héritiers, aujourd’hui prétendument réformateurs, du léninisme et ceux des totalitarismes bruns, quel est le moins pire ? C’est en cela que le concept du slogan « Ni droite ni gauche » ne se résume pas à une référence seulement idéologique ou historique, voire à un mot d’ordre nationaliste, mais bien à une remise en question du système existant.

Entre être un citoyen sous tutelle ou un sujet libre et responsable, quel sera votre choix ?

R.M.M. : C’est donc remettre complètement en question notre façon « d’être au monde » ?

 

J.-M.F. : Absolument, il faut rompre avec un État fondé sur la contrainte pour retrouver nos « valeurs ancestrales ». Le Comté de Nice a constitué pendant des siècles une confédération de communes librement associées entre elles, dont l’économie était essentiellement autosuffisante et localisée.

Malgré les dégradations (bétonnage de nos côtes et de nos montagnes, destruction d’écosystèmes importants), nous disposons encore d’atouts majeurs : des terres peu polluées, de l’eau, une réserve de biomasse importante et un climat encore propice.

Alors ! Pourquoi pas ? Pourquoi ne pas faire valoir notre droit et reprendre nos libertés afin de construire un autre modèle de développement pendant qu’il en est encore temps.

Nous savons les efforts qu’il nous faut faire pour constituer un cheptel, pour qu’une terre nous nourrisse sans l’épuiser, pour entretenir un filet d’eau dans la montagne. Nous savons que la valeur d’un arbre ne se mesure pas qu’en stère de bois de chauffage ou en kilo de pâte à papier et qu’une prairie de fauche ne se mesure pas qu’en bottes de foin.

 

R.M.M. : Vous parlez d’agriculture dans notre pays, mais elle semble être de plus en plus menacée aujourd’hui. Quand on sait qu’avec les terres fertiles que nous avons dans notre Comté, nous produisions 90  % de nos besoins en fruits et légumes au début du XXe siècle alors qu’aujourd’hui cette production locale ne représente que 10 % de nos besoins, quelle serait la solution envisagée ?

J.-M.F. : On ne peut parler d’agriculture dans nos pays de montagnes, que ce soit dans le Comté de Nice, en Corse, en Provence, en Sardaigne (voire en « Occitanie » de montagne) en faisant l’impasse sur les réalités historiques.

C’est le système techno-industriel de la marchandisation du monde, ce que d’aucuns adorent mystiquement sous l’appellation de progrès auquel ils associent un hypothétique sens de l’histoire, qui a tué notre agriculture.

Deux phénomènes se sont conjugués pour en arriver à la disparition de l’agriculture dans nos pays.

Le premier est l’équivalent de l’enclosure (9) qui débute très tôt en Angleterre verra son application en France grâce aux suites de la Révolution française de 1789 qui favorise la propriété privée au détriment du droit d’usage et des communaux.

Pendant des siècles (de la civilisation du Bégo à la colonisation romaine), les tribus du Comté de Nice sont régies par la loi des « manses ». Chaque famille a droit à un lot de terre clôturée où il y établit une habitation, loge les bêtes, la basse-cour, et cultive une partie potagère. Cette propriété privée est volontairement limitée et nul pour s’agrandir ne peut acheter la manse du voisin (10). Tout le reste est commun (et non communal) et se réparti en termes de droits d’usage déterminés par les habitants d’un territoire. Chaque famille envoyant un représentant homme ou femmes à l’assemblée des « communeux ». Ces traditions traverseront en partie l’Empire romain, la féodalité, l’administration des ducs de Savoie, et céderont après la première occupation française (1792 – 1814). Les derniers vestiges : les droits de « bandites » qui découlent des droits de libres affouages, de glanage et de vaines pâtures seront abolies en 1962.

Jusqu’à l’établissement du chemin de fer (1870 – 1892) (11), l’agriculture est essentiellement vivrière à cause des difficultés de déplacements, seules les terres à proximité immédiate des villes suscitent des échanges économiques de produits agricoles. Il ne serait jamais venu à l’idée d’un paysan de la Haute-Roya, de la Tinée, de la Vésubie, ou du Haut-Var de descendre vendre ses surplus sur les villes de la côte. Mais les progrès des moyen de communication sont aussi à double tranchant : le modèle d’agriculture de nos pays n’est plus concurrentiels avec celui des grandes plaines fertiles de la France. La charrue vient de tuer l’araire (12).

La minoterie à vapeur vient d’étouffer le moulin (à vent, à eau ou à sang) (13).

Une autre institution viendra achever notre agriculture au nom d’une « égalité des territoires de la République Française » qui ne veut pas tenir compte justement de la diversité de ces terroirs. Ce sont les droits de succession et les mesures dissuasives visant à abroger l’indivision (14). À partir du moment où le revenu agricole diminue par fait de concurrence, les paysans de nos contrées ne sont plus en mesure de payer les droits de successions aussi, générations après générations, ils vont vendre petits bouts par petits bouts leur patrimoine aux touristes et aux spéculateurs. Ce phénomène est lui aussi lié au progrès des moyens de transport dans les années 1965 – 1985. L’autoroute de l’Estérel sera le départ de la disparition des maraîchers de la plaine du Var et de nos collines et si le développement du fret aérien permet aux horticulteurs de commencer à exporter, ils s’apercevront trente ans plus tard que les importations venues d’ailleurs commencent à les concurrencer sérieusement. Surtout pour leurs collègues en fruits et légumes. Les wagons et les camions frigorifiques, et surtout Nestlé avec son lait en poudre ou concentré, signeront la fin des vacheries du Comté de Nice (15).

Et je ne parlerai pas des dégâts de la P.A.C. et de son système de subvention qui pour l’élevage se révèle encore plus catastrophique, plutôt que de protéger nos exploitations des importations; on a choisi de compenser la différence de prix par un système d’exploitation qui favorise la possession d’hectares et la médiocrité du produit. Pour l’agriculture, on a favorisé la facture des semences et celle de l’eau au détriment aussi de la qualité de la récolte.

Lorsque l’on passe la frontière administrative avec la Ligurie ou le Piémont; la lecture du paysage est significative. Sur la Côte, non loin du bord de mer subsistent encore de nombreuses exploitations de fruits et légumes et dès que l’on attaque les collines et la montagne, on sent la présence encore active d’exploitation agricole. Il n’est pas étonnant que « slow food » soit une idée italienne.

Il n’est pas possible de sauver nos terres agricoles et de relancer une agriculture alimentaire et non de micro-niches réservée à une clientèle de « Bo-Bos résidents » ou de touristes de passages, sans remettre en cause, les causes fondamentales qui nous ont conduites à la situation actuelle. Il faut geler les terres agricoles ou celles qui sont susceptibles de le redevenir par des mesures draconiennes qui remettent en cause l’industrie touristique et les plans d’urbanisation; mais aussi par des mesures incitatives sur la transmission et la cession de terres agricoles à des agriculteurs. Sans qu’il soit nécessaire comme sous les lois françaises d’avoir un niveau Bac + 4 pour prétendre être éleveur ou cultivateur. Il faut exonérer de taxe et de droit de succession les terres lorsqu’elles sont destinées à des agriculteurs de la famille qui reprendront tout ou partie d’une exploitation.

Il faut taxer plus lourdement les grandes surfaces qui refuseraient de vendre moins de trente pour cent de produits locaux. Donner la priorité sur les marchés aux producteurs locaux même si ceux-ci ne peuvent occuper une place tout au long de l’année. Il faut simplifier les démarches administratives et les règlements qui ne sont là que pour favoriser la concurrence internationale et l’industrie agro-alimentaire. Taxer les produits au kilomètre parcouru en tenant compte des zones montagnes.

Le débat est ouvert, y compris avec les organisations agricoles locales dont on souhaiterait qu’elles fassent preuve d’un peu plus d’imagination et un peu moins d’idéologie.

 

R.M.M. : Vous évoquiez les Bo-Bos résidents et autres touristes, mais que dire de la « colonisation » de notre territoire par l’apport de population (un peu comme en Cisjordanie) ?

 

J.-M.F. : Une immigration qui coûte cher aux populations du Comté de Nice et dont on ne parle jamais ! Je veux, par exemple, parler des emplois de très haut niveau.

« Si le chômage augmente, c’est parce que nous créons des emplois » déclare, provocateur, Christian Estrosi. « Notre territoire compte des emplois de très haut niveau, et ces salariés viennent avec leurs conjoints, qui deviennent parfois demandeurs d’emploi », explique le président de la Métropole Nice – Côte d’Azur. Ce phénomène de chômeurs par ricochet représenterait de 500 à 750 personnes selon la C.C.I.

S’ils viennent avec leurs conjoints(-tes), c’est bien parce qu’on les faits venir d’ailleurs, car il reste évident, pour les décideurs français, que plus de 150 ans de colonisation, n’ont pas permis aux populations indigènes ou autochtones d’acquérir les formations et le niveau nécessaire à l’exercice de responsabilités à haut niveau. D’ailleurs il n’y a qu’à voir à qui sont confiés, par les municipalités de Nice qui se sont succédées, les postes de cadres supérieurs. Et cette situation se confirme, de jour en jour, avec les CANCA, les Métropoles et autres E.P.A. et O.I.N.

Seulement personne n’ose soulever le problème d’une discrimination positive qui serait en faveur non pas des « familles niçoises de sang bleu » mais au moins de celles qui résident à Nice et qui y ont pris racine.

La droite locale a peur que les responsables qu’elle emploie fassent un jour passer la sensibilité au patrimoine du « Païs Nissart » au-dessus des intérêts financiers et électoraux des clans en place. Quant à la gauche, c’est au nom de l’égalité républicaine et de la France territoriale une et indivisible qu’elle a toujours favorisé les clans parisianistes.

Ainsi ce phénomène conduit-il à une paupérisation accrue de notre population qui n’est pas sans conséquences, car qui dit hauts revenus dit spéculation foncière et immobilière jusque dans l’arrière-pays donc impossibilité pour les actifs niçois de se loger près du bassin d’emploi et, d’autre part, empêche les jeunes agriculteurs de s’installer pour « travailler au pays ».

Un deuxième aspect de ce phénomène est la pression constante sur les salaires et l’emploi :  en effet, les conjoint ou conjointes de ces hauts cadres immigrés à haut revenus peuvent souvent se satisfaire d’emplois à tiers-temps ce qui induit une rémunération concurrentielle, car, pour ceux-ci, cela ne constitue, bien souvent,  qu’un revenu d’appoint voire de l’argent de poche. On peut aisément imaginer que les projets O.I.N., Grand Stade, Nice Grand-Arénas, etc., vont largement amplifier ce phénomène.

Mais, comme toujours, aucun homme (ou femme) politique qui se propose de prendre en main les destinées des populations de Nice et de notre Comté n’osent soulever le problème ou faire des proposition visant à changer cet état de fait, on continue à réitérer les mêmes erreurs.

 

R.M.M. : D’où l’émergence du M.C.P.N. (Mouvement citoyen du Pays niçois) dont vous êtes le délégué provisoire ?

J.-M.F. : Exactement, cela est venu comme une conclusion évidente de discussions et analyses que nous avons eu entre amoureux de cette terre du Comté de Nice venus d’horizons fort divers mais conscient de l’échec des démarches politiques entreprises depuis très longtemps dans ce pays. Ces démarches ont toutes échouées car elles se sont inscrites dans le schéma conventionnel  défini par l’État français avec les règles du jeu de la « République une et indivisible ». Il nous a paru évident que le combat était perdu d’avance. C’est pourquoi, nous étant débarrassés de nos « présupposés idéologiques », nous avons tous fini par nous rencontrer pour définir une autre forme d’action inspiré du slogan employé par la branche politique de l’I.R.A. en Irlande « Sinn Féin » qui veut dire « Nous seuls ».

 

R.M.M. : Et qu’avez-vous produit, quelles actions avez-vous menées ?

 

J.-M.F. : Parce que nous sommes des gens responsables, nous n’avons rien voulu lancer sans être prêts à répondre aux questions que l’on ne manquera pas de nous poser et sans avoir un programme relativement complet à proposer. Mais cette période de réflexion a été vraiment intense dans l’élaboration de nos travaux préparatoires: recherches historiques, réflexion politique, travail sur une charte du M.C.P.N., travail de fond sur une « nouvelle constitution », rencontre avec d’autres mouvements citoyens (Piémontais, Savoisiens, Genevois, Ligure…), avancée sur la constitution d’un Arc Alpin, etc. Vous voyez nous ne sommes pas restés les bras croisés.

 

R.M.M. : Et vous comptez lancer, effectivement, le Mouvement citoyen du Pays niçois (Motou citadin dou Païs nissart) à quel moment ?

 

J.-M.F. : Nous prévoyons de tenir une réunion publique (à laquelle la presse sera, bien sûr, invitée) après la rentrée des grandes vacances en septembre (la date va être bientôt définie) pour présenter notre mouvement et l’inscrire dans le paysage niçois.

 

R.M.M. :  Et vous avez des manifestations prévues par la suite ?

 

J.-M.F.: Je ne récuse aucunement les opérations d’agit-prop (agitation-propagande) que nous pourrions être amenés à faire, en fonction de l’actualité, mais je pense que notre grand rendez-vous avec le peuple de Nice et de son Comté aura lieu en 2014. En effet, deux ans après les élections d’aujourd’hui, la France sera loin d’être sortie de l’ornière et les déçus seront nombreux. Cela correspondra au deux-centième anniversaire de la Restauration sarde, qui signe la fin de l’occupation française, mais également aux élections municipales (voire des nouvelles entités territoriales) et là il faudra aller au charbon et mettre les mains dans leur « cloaque politicien » pour participer, c’est-à-dire présenter des candidats dans les petites communes de montagnes. Car en Savoie comme chez nous, la résistance et la libération sont toujours venues des montagnes, quelles que fussent les époques. Cela permettra entre autre aux communes de retrouver leurs libertés  face à la volonté centralisatrice des Métropoles (Nice, Menton) qui ont calqué leur mode de fonctionner sur le modèle de la « République jacobine française ».

 

R.M.M. : Jean-Marc, nous souhaitons, donc, longue vie au M.C.P.N. et vous remercions de nous avoir accordé de votre temps pour permettre à nos lecteurs d’être informés de ce qui touche à leur avenir tout en étant un signe d’espoir.

J.-M.F. : Je tiens aussi à vous remercier de m’avoir ouvert les pages de votre  site pour me permettre de m’exprimer, et, ce sans aucune censure, ce que je tiens à souligner, car c’est quelque chose qui est devenu presque impossible de nos jours dans les médias traditionnels.

Notes

1 : Le nissart est la langue du pays niçois.

2 : Le Nissart est l’habitant enraciné du Pays niçois.

3 : L’auteur fait référence au Lumpenprolétariat pour désigner le sous-prolétariat.

4 : Ici dans le sens de « rien ».

5 : Discussion

6 : Référence au militaro-politique ou politico-militaire…, voir l’I.R.A., E.T.A., le F.L.N.C.

7 : Avant la fin des haricots.

8 : Au moment de cet entretien, il n’y avait pas encore eu Fukushima (note de R.M.M.).

9 : Le mouvement des enclosures fait référence aux changements qui, dès le XIIe siècle mais surtout à partir de la fin du XVIe et au XVIIe siècle ont transformé, dans certaines régions de l’Angleterre, une agriculture traditionnelle dans le cadre d’un système de coopération et de communauté d’administration des terres (généralement champs de superficie importante, sans limitation physique) en système de propriété privée des terres (chaque champ étant séparé du champ voisin par une barrière, voire bocage). Les enclosures marquent la fin des droits d’usage, en particulier des communaux, dont bon nombre de paysans dépendaient.

On peut trouver plusieurs raisons à ce mouvement d’enclosure :

— une raison juridique : les potentats locaux souhaitaient conserver l’exclusivité des terres mais l’absence de cadastre nécessitait de matérialiser les limites foncières;

— une raison « naturelle » : les haies permettent de parquer les animaux et de se protéger des bêtes errantes;

— une raison « environnementale » : les haies absorbent l’eau et les fossés ayant permis la surélévation desdites haies drainent cette eau. On crée soit des haies d’arbres fruitiers (pour améliorer la production agricole) soit des ronciers pour mieux encore défendre les parcelles.

Mais la raison fondamentale est la suppression des droits d’usage (vaine pâture, communaux) qui permet la liberté des assolements.

Le mouvement des enclosures a commencé en Angleterre au XVIIe siècle. Des champs ouverts et pâturages communs cultivés par la communauté, ont été convertis par de riches propriétaires fonciers en pâturages pour des troupeaux de moutons, pour le commerce de la laine alors en pleine expansion. Il s’est ensuivi un très fort appauvrissement de la population rurale de l’époque, entraînant parfois des mouvements de révolte, comme dans les Midlands en 1607.

Selon l’historien Patrick Verley, « l’historiographie a longtemps centré son attention sur le phénomène des enclosures et sur ses conséquences sociales, mais elles ne constituent pas une révolution agricole, elles n’en constituent qu’un préalable, qui n’entraîne pas automatiquement un progrès de la production et de la productivité ».

10 : Un moyen d’éviter l’accumulation du capital.

11 : C’est l’invention de la dynamite qui permettra l’essor du réseau routier de montagne.

12 : L’araire à été l’outil le plus utilisé dans nos terroirs depuis la fin du Néolithique jusque dans les années 1900. En effet et avant les Bourguignons (La terre et le sol), nos paysans incultes et rétrogrades (voire réactionnaires) avaient compris qu’en retournant la terre, on bouleversait l’équilibre des couches qui compose un sol fertile. L’araire ne retourne pas le sol, mais le fend et le décompacte sur une profondeur maximale de 14 à 15 cm.

13 : Voir « Le secret de maître Cornille » dans Les Lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet.

14 : Le Crédit Fonciers de France jouera d’ailleurs un rôle essentiel dans la confiscation des terres des Niçois dès l’arrivée du train en gare de Nice (promesse de Napoléon III motivant l’annexion de Nice) en prêtant à faible taux aux investisseurs étrangers et en refusant le crédit aux autochtones s’ils n’étaient pas cautionnés par un intérêt étranger (Français ou Européen, voire Brésilien).

15 : C’étaient les camions de la S.A.P. qui retournaient depuis les vallées sur Nice en fin d’après-midi qui se chargeaient du ramassages des bidons de lait dans les villages et les déposaient devant la laiterie Otto Bruck (située rue de France).

Propos recueillis par Robert Marie Mercier.

• D’abord mis en ligne sur Racines du Pays niçois, le 5 mai 2012.


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vendredi, 28 septembre 2012

C’est toujours à l’Est que se lève le monde…

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C’est toujours à l’Est que se lève le monde…

Entretien avec Gilles Arnaud

L’agence russe Itar-Tass a organisé, du 4 au 7 juillet 2012, un forum mondial rassemblant 213 médias de plus de cent pays à Moscou. Parmi les participants se trouvait une délégation de l’Agence2Presse, comprenant les trois directeurs exécutifs de la branche vidéo des Éditions d’Héligoland. À son retour de Russie, nous avons rencontré Gilles Arnaud.

Le Magazine national des Seniors : Vous avez participé au deuxième Sommet mondial des médias (W.M.S. en anglais) organisée par l’agence Itar-Tass à Moscou les 5, 6 et 7 juillet dernier. Quel était le thème de ce colloque ?

 

Gilles Arnaud : Le thème général était les « Médias globaux : défis du XXIe siècle ». En clair, les enjeux d’Internet dans l’information et la désinformation des masses, le rôle des journalistes et de l’État dans l’équilibre des pouvoirs. Les nouveaux médias comme les télévisions connectées, les réseaux sociaux… Il est évident que le métier traditionnel du journaliste a considérablement évolué avec l’urgence de l’information.

La nécessaire vérification de sources multiples peut passer à la trappe devant l’obligation du scoop

 

L.M.N.S. : Mais pourquoi est-ce une agence russe qui organise ce forum ?

 

G.A. : Sans doute parce que la Russie a été confrontée à une virulente campagne de désinformation lors de ses élections présidentielles. On a vu les médias occidentaux ne relayer que les informations et les témoignages de l’opposition, sans trop d’ailleurs se soucier de leur crédibilité. Ou assimiler le peuple russe à quelques centaines de manifestants urbains, dans un pays qui compte 140 millions d’habitants et est le plus étendu du monde. Ou trafiquer des photos pour illustrer des manifestations anti-Poutine pas assez importantes. Ou faire croire que les opposants à Vladimir Poutine ne sont qu’un seul bloc, alors que c’est un agglomérat de groupes aussi différents que des néo-nazis en allant aux L.G.T.B. (lesbiennes, gays, trans- et bisexuels). Aucun média occidental n’a informé ses lecteurs du rôle des blogueurs et des associations financées par les États-Unis dans ces manifestations de rue fort peu spontanées. Ce manque total d’objectivité et d’honnêteté a beaucoup choqué les Russes, car, qu’on le croit ou non, il y a de très nombreux médias d’opposition en Russie, et le réseau Internet est très bien développé. L’information est plus libre qu’en France.

 

L.M.N.S. : Votre délégation était importante ?

 

G.A. : L’Agence2Presse a dépêché sur place ses trois directeurs opérationnels, et nous nous étions attachés les services de trois interprètes.

 

L.M.N.S. : Quels étaient les autres médias français présents à ce sommet ?

 

G.A. : (Rires !) En fait il y avait huit Français accrédités à ce sommet : les trois directeurs de l’Agence2Presse, leurs trois interprètes… et les deux dirigeants d’Havas dont Jacques Séguéla. C’est-à-dire qu’à part une agence de presse de réinformation et un publiciste manipulateur d’opinions ayant travaillé pour Mitterrand et Sarközy, il n’y avait aucun media français. Cela reflète l’état désastreux de la presse française. À n’en pas douter, les raisons de cette absence remarquée sont d’ordre idéologique. Elle reflète bien le profond mépris affiché par la caste médiatique occidentale. Seulement, ce que cette caste n’a pas encore compris, c’est que le monde continue de tourner sans elle, et que les « petits » d’autrefois ont remplacé l’admiration certaine qu’ils portaient aux grands médias occidentaux par une méfiance et un rejet qui scelle la fin d’une hégémonie aussi prétentieuse qu’obsolète. L’intervention du Ministre des médias du Congo-Kinshasa a été, sur cette question, d’une remarquable actualité et faite dans un français qui a depuis longtemps déserté les salles de rédaction françaises!

 

L.M.N.S. : Et vous pourquoi avez-vous répondu favorablement à l’invitation d’Itar-Tass ?

 

G.A. : L’Agence2Presse est très présente aux côtés de la représentation consulaire russe en France, puisqu’elle a notamment diffusé en direct et en français l’investiture du Président Poutine le 7 mai 2012. Nous apprécions la liberté d’esprit et de ton qui caractérise les diplomates et les media russes. Nous avions assisté à un autre colloque médiatique organisée par des journalistes russes en mars dernier à Strasbourg. Nous étions là encore les seuls Français présents, et les interventions nous avaient marqué par leur franchise. La richesse des contacts noués à cette occasion nous a fait entrevoir le IIe W.M.S. comme une opportunité unique de rencontrer des confrères du monde entier.

 

L.M.N.S. : Croyez-vous qu’un tel sommet aurait pu se tenir en France ?

 

G.A. : Sur un plan purement technique, sans doute. Il n’y a pas de raisons valables pour affirmer l’inverse. Néanmoins, il est fort probable que la présence de certaines délégations aurait été mal vue ou à tout le moins déconsidérée chez nous. Pour aller plus loin, disons que la plupart des interventions des participants n’auraient pu s’exprimer de la même manière en France où un seul avis aurait prédominé. La pensée unique a encore de beaux jours devant elle. Lors du Congrès de Strasbourg, par exemple, suite à une intervention musclée de Alexandre Sevastianov (un polémiste et écrivain russe renommé), un technocrate de Bruxelles présent sur la tribune a déclaré : « Vous n’avez pas le droit de dire ça! »… Stupeur dans la salle. Mêmes ceux qui n’étaient pas d’accord avec Sevastianov ont protesté contre les propos du technocrate, en lui disant que s’il avait le droit de ne pas être d’accord, il ne pouvait interdire à quiconque de s’exprimer… Moscou a permis de laisser entendre de nombreuses réclamations contre la presse occidentale, son monopole mondial et sa supériorité souvent déplacée. Cela aurait été difficilement envisageable à Paris ou à Londres. Il n’y a plus de liberté de pensée ou de parole en Occident, c’est un fait.

 

L.M.N.S. : Avez-vous pu participer aux débats ?

 

G.A. : Nous y avions été invités par Itar-Tass, notamment pour exposer nos réalisations en matière de T.V. connectées. Nous avons pu exposer comment nous organisions techniquement et financièrement nos télés sur Internet, en illustrant nos propos avec T.V.NormanChannel, qui est un peu notre vitrine technologique. Et en fait cela a intéressé des pays comme l’Ossétie, soucieuse de développer une télévision professionnelle à moindre coût.

 

L.M.N.S. : Ne pensez-vous pas que ce genre de rencontres internationales soient plus des opérations de relations publiques d’envergure que de véritables sources de résolutions des problèmes mondiaux ?

 

G.A. : Oui et non. Il est clair que ce ne sont pas les grandes déclarations de principes prises lors de la plénière finale qui vont modifier sensiblement l’état de la presse dans le monde. Mais ce grand rendez-vous est indispensable pour prendre le pouls du « pays réel » de la presse mondiale, et de mesurer la volonté de résistance aux manipulations de masse. Il est plus facile de résister dans son coin, si l’on se sait en harmonie de pensée avec des centaines de médias dans le monde. Et il n’y a que ces « grand-messes » pour permettre ces rencontres. Non, ce colloque d’Itar-Tass est réellement de salubrité publique !

 

L.M.N.S. : Comment percevez-vous l’horizon médiatique après ces trois jours de congrès ?

 

G.A. : Il est clair qu’il existe des volontés de par le monde pour renverser l’uniformisation médiatique que l’on connaît actuellement et que tous sont demandeurs d’échanges d’informations, de reportages, et de relais à l’étranger. Dans notre volonté de créer une télévision nationale, nous sommes bien conscients qu’il nous faudra des partenaires à l’étranger. Nous ne serons pas en mesure d’envoyer des journalistes aux quatre coins du monde. Dès lors, ou l’on se contente de resservir la soupe frelatée des agences occidentales, où nous allons directement chercher l’information sur place, auprès des journaux, des télés, des agences de presse locales. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que même si la vérité n’est jamais toute entière du même côté, elle sera beaucoup plus proche de ces sources locales que présente dans les dépêches de l’A.F.P., de la B.B.C. ou de Reuters !

 

L.M.N.S. : Quels sont les contacts que vous avez pu nouer sur place alors ?

 

G.A. : Il y en a beaucoup et il est difficile de dresser une liste exhaustive. Disons que nous retiendrons particulièrement les échanges fructueux avec nos collègues d’Ossétie, de Roumanie, d’Indonésie et du Congo. De la même manière, nous avons pu conclure des accords de collaboration avec l’agence iranienne Mehr, et bien entendu avec Itar-Tass et la radio La Voix de la Russie.

 

L.M.N.S. : Pour vous quel a été l’événement marquant de ce sommet ?

 

G.A. : La passe d’armes entre le directeur de la B.B.C. qui demandait fort hypocritement une totale liberté de la presse dans les pays de l’« Axe du Mal » (Russie, Iran, Syrie, Venezuela, etc.) et la délégation iranienne en session plénière. Le responsable de l’agence Mehr a rappelé à cette occasion que le seul pays qui avait qualifié ses propres ressortissants de pillards lors de manifestations sociales en août 2011 tout en interdisant l’accès des quartiers à la presse, en censurant les réseaux sociaux, en désactivant les téléphones portables, était justement… le Royaume-Uni.

 

L.M.N.S. : Était-ce votre premier voyage en Russie ?

 

G.A. : C’était le deuxième en réalité pour l’Agence2Presse. Nous nous étions déjà rendus à Moscou en octobre 2011. C’est donc une ville que nous connaissions un peu, puisque nous y séjournons à chaque fois plusieurs semaines, et que nous avons retrouvée avec plaisir. Nous allons d’ailleurs y retourner tous les mois, dans le cadre d’une coopération avec Voix de la Russie. Et nous allons probablement aider le plus grand groupe universitaire privée de Russie à se doter d’une télévision interne en connexion avec ses différentes facultés, réparties sur onze oblasts (régions). C’est un beau projet, qui nous demandera sans doute de rester sur place quelques mois.

 

L.M.N.S. : Est-ce que la Russie que vous avez pu voir correspond à l’image qui est véhiculée dans la plupart des médias ?

 

G.A. : Nous n’avons peut-être pas encore une connaissance suffisante de la Russie pour nous permettre de donner un avis définitif, mais il est certain que la plupart des clichés que nous connaissons tous, à savoir une corruption endémique, un autoritarisme contraire à la démocratie, une opposition muselée, et bien d’autres, sont en grande partie faux. Nous avons au contraire pu prendre acte du fait que la presse et la liberté des médias en général était extrêmement dynamique, et ne semblait pas souffrir d’une quelconque censure. Lors de notre séjour, il y a eu d’importantes inondations dans le sud du pays, et les débats sur les causes de la catastrophe ont été lancés immédiatement et sans volonté de nier les éventuelles responsabilités humaines et étatiques. De plus, on sait sur un tout autre aspect que d’importantes mesures ont été prises et appliquées pour lutter contre la corruption quotidienne de certains agents de l’État qui avaient acquis de mauvaises habitudes. Personnellement, nous n’avons pas eu à subir d’éventuelles tracasseries administratives que d’aucuns colportent en affirmant qu’il s’agit d’une constante pour tout étranger venant en Russie.

 

L.M.N.S. : Avez-vous un regret ?

 

G.A. : Sur le congrès en lui-même et son organisation, aucun. Il faut vraiment saluer la réussite d’Itar-Tass et des bénévoles de l’Université de journalisme de Moscou qui ont rempli leur mission avec brio et disponibilité. Après, on éprouve toujours une certaine tristesse lorsque que de tels événements prennent fin, et qu’il faut rentrer au pays.

 

L.M.N.S. : Vous ne voulez plus travailler en France ?

 

G.A. : Si, bien sûr ! Nous avons toujours la volonté de créer cette télé nationale, qui serait la source de réinformation permettant à toutes les structures de notre famille de pensées de s’exprimer et de donner à leur combat une audience jamais atteinte jusqu’à présent. Mais nous sommes sans cesse confronter à la division et aux manques de financement. Nous supportons seuls le développement de ce pôle multimédia depuis quatre ans, sans aucune aide financière. C’est très lourd. Nous utilisons de la haute technologie, et devons suivre une veille technologique permanente. Il est vrai que travailler en Russie est plus facile. Quand la décision est prise, une fois le projet étudié et les relations humaines nouées, les fonds sont mis à disposition. On peut se consacrer à la mission, sans perdre son temps en ronds de jambe ou en mendiant la tranche suivante du financement.

 

L.M.N.S. : Vous conseillerez à nos lecteurs d’aller en Russie ?

 

G.A. : Bien sûr ! Moscou est la plus grande ville d’Europe, c’est la destination idéale d’un week-end. Personne ne peut oublier ses premiers pas sur la Place rouge ! Même ses stations de métro sont des musées. Le renouveau spirituel qui a accompagné les présidences Poutine est palpable dans tous ses monuments. Et puis il y a Saint-Pétersbourg, et toutes ces petites villes qui sont des joyaux d’architecture et d’histoire, comme Novgorod ou Voronej. Pour les plus sportifs, il y a aussi toutes les étendues de la Sibérie, ou la Carélie. Quand on est à Moscou, il ne faut pas oublier que la Russie s’étend encore 7000 km plus loin, à l’Est, vers Vladivostok. Il n’y aucune doute sur le fait que notre soleil se lève à l’Est et que nous n’en sommes qu’au réveil de ce géant.

 

Propos recueillis par Franck Le Dun.

 

Entretien d’abord paru dans Le Magazine national des Seniors, n° 16, juillet 2012, et mis en ligne sur le site d’Agence2Presse, le 24 juillet 2012.


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jeudi, 27 septembre 2012

Het Russisch-Tsjetsjeens conflict en de internationale factoren

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Peter LOGGHE:
Het Russisch-Tsjetsjeens conflict en de internationale factoren
 
Ex: Nieuwsbrief Deltastichting nr 63 - September 2012
 
Waarom houdt Rusland zo hardnekkig vast aan het binnen de Russische grenzen houden van Tsjetsjenië?

Waarom, als men weet dat de bevolking van Tsjetsjenië met moeite die van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest overtreft? En wat hebben de VS en islamisten aan gemeenschappelijke belangen in datzelfde Tsjetsjenië?

Even Tsjetsjenië situeren, want buiten het feit dat hier tussen 1994-1995 en 1999-2000 twee bloedige oorlogen tussen Rusland en Tsjetsjenië werden uitgevochten, is in Europa weinig over dit gebied gekend. Een blik op de geografische ligging en op de geschiedenis zal ons echter al een ruim inzicht in dit conflict verschaffen.

2002562315_1.jpgTsjetsjenië ligt in het noordelijke gedeelte van de Kaukasus, op de grens dus van de oude USSR en van het voormalige Russische rijk. Geprangd tussen Rusland en Turkije leven verschillende Kaukasische volkeren, waarvan sommigen een Indo-Europese taal spreken, en andere dan weer niet. Kalmoekië, Dagestan, Ossetië, Balkarië. En Tsjetsjenië. Aan de grens van Georgië, dat sinds de verkiezing van Saakashvili tot het westerse kamp behoort. In Tsjetsjenië vindt men belangrijke grond- en energiestoffen terug: petroleum, gas, enzovoort.
  
Er bestaat geen volk ter wereld dat zo aan de vrijheid vasthoudt als de Tsjetsjenen, zo blijkt uit de geschiedenis. Ze drinken vrijheid zoals ze moedermelk drinken, liet een Franse auteur zich ooit eens ontvallen.  Ook de Romein Pompeius moest dat (in 66 voor onze jaarrekening) tot zijn scha en schande ervaren. Keizer Justinianus probeerde – tevergeefs – het christendom in dit gebied in te voeren. Soefistische strekkingen binnen de soennitische islam – een eerder gematigde vorm dus – konden het gebied Tsjetsjenië wel islamiseren.

Vanaf de 16de eeuw begint de ‘Russische tijdperk’. Kleine groepen kozakken versmelten er met Kaukasische volkeren. In 1783 nemen de Russen het ganse Noord-Kaukasisch gebied onder controle en beginnen ze aan de bouw van vestingen onder andere in Tsjetsjenië (waarvan Grozny, in het Russisch “Verschrikkelijk”). De Tsjetsjenen laten dit niet zomaar gebeuren, en verschillende legendarische aanvoerders als sjeik Mansoer, Taimiev en vooral Sjamil trekken volksopstanden op gang.  Met de overgave van Sjamil in 1859 werd de russificatie pas echt een feit. Russische kolonisten bezetten voortaan de vruchtbare vlakten.

Net als zovele volkeren tijdens de Sovjettijd kregen ook de Tsjetsjenen een voorzichtig begin van autonomie in 1922, maar enkele jaren later was ook dat voorbij. Onder Stalin ging het helemaal fout en werden de landbouwgronden gedwongen gecollectiviseerd, wat tot de collaboratie met Duitsland leidde van een belangrijk deel van de bevolking. Begin 1944 werden ongeveer 500.000 Tsjetsjenen en andere Kaukasische volkeren gedeporteerd, en hieraan zou pas een einde komen in 1957. Tot in de jaren 90 van de vorige eeuw waren de Russen goed voor 30% van de bevolking in Tsjetsjenië.

Tsjetsjenië verklaarde zich op 2 november 1991, een maand voor de opheffing van de USSR, onafhankelijk en deze onafhankelijkheid werd in eerste instantie alleen erkend door de talibanstaat Afghanistan – niet toevallig zoals we zullen zien. Tsjetsjeense milities zouden zich in deze periode ernstig misdragen hebben en verschillende tienduizenden niet-Tsjetsjenen verlieten het land.  Islamitische bewegingen uit Jordanië, Saoedi-Arabië, Afghanistan en andere landen vonden de weg naar Grozny, de toon in Moskou werd ook harder. De sharia zou uiteindelijk in 1999 worden ingevoerd, maar dan in combinatie met het oud-Tsjetsjeens gewoonterecht.

De twee oorlogen tussen Rusland en Tsjetsjenië zorgden voor een verdieping van de kloof tussen de beide landen, met wreedheden langs beide kanten. Tot diep in Rusland werden Tsjetsjeense aanslagen gepleegd, en beelden van onthoofdingen door Tsjetsjeense strijders gingen de wereld rond.

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Nochtans zou het verkeerd zijn, aldus Maria Rechova in haar doctoraatsthesis, om de oorzaak van dit zéér gewelddadig conflict, de oorzaak van de niets ontziende wreedheden en het radicalisme waarmee de strijd wordt gevoerd, terug te brengen tot de invloed van het wahhabitische islamfundamentalisme. Er is meer aan de hand. Tsjetsjenen zijn nu eenmaal zeer radicaal in hun verwerping van alles wat Russisch is. Dit leidde tot een spiraal van geweld waarin ook criminele elementen hun rol speelden.  Het is met andere woorden niet te vergelijken met de Iraakse opstand of de Afghaanse oorlogen, het is een typisch Kaukasisch conflict. Reeds van in het begin van het gewapend conflict in 1994 bijvoorbeeld was duidelijk dat zich rond de onafhankelijkheidsstrijd een crimineel net aan het ontwikkelen was, dat miljarden zwarte dollars heeft witgewassen. Tsjetsjenië groeide uit tot een draaischijf van de internationale wapenhandel, en ook de heroïneproductie draaide er op volle toeren. Al gebiedt de waarheid wel te zeggen dat de radicaal-islamitische Al Qaida-inbreng niet heeft gezorgd voor het meer aanvaardbaar maken van een verregaande vorm van autonomie.

Rusland heeft dus gereageerd, op een zeer harde manier. Maar bleven haar veel andere opties over? Een van de redenen van het belangenconflict is natuurlijk van internationale aard. En dan heb ik het niet zozeer over de controle over de energiebronnen op het grondgebied – al speelt dat ook mee – maar vooral over de controle over de energieleidingen. De oliepijpleidingen met name die in het geopolitiek belangrijke gebied passeren (Georgië, Armenië en de Noord-Kaukasus), en de gaspijpleidingen. Rusland doet er dus alles aan om haar belangen in dit gebied te consolideren, te behouden en zo mogelijk uit te breiden. Voor de VS en haar bondgenoten biedt het Tsjetsjeens conflict de uitgelezen gelegenheid om Rusland te destabiliseren en latente oude conflicten in de Kaukasus aan te wakkeren.

Rusland werd door verschillende internationale instanties gepakt op haar zwakke kant: die van de mensenrechten met name en de vele inbreuken die op Tsjetjeens grondgebied werden gemeld.  Het Kremlin heeft daarom onlangs gekozen om het conflict met de separatisten te “tsjetsjeniseren”. De Tsjetsjeens regering (al dan niet een marionettenregering, dat laat ik even in het midden) kreeg de controle over het grondgebied terug, de controle over de strijdkrachten, en de controle over de economie. Al blijft er wel steeds een ‘oeil de Moscou’ in de buurt natuurlijk.

Zo is een conflict dat in eerste instantie een beperkte regionale impact had, uitgegroeid tot een internationaal geopolitiek conflict.


Peter Logghe

mardi, 25 septembre 2012

Global Blitzkrieg: West's Terror Battalions Eye Russia Next

Global Blitzkrieg: West's Terror Battalions Eye Russia Next

 
Reuters lays groundwork for Western support of Al Qaeda terrorists in Russia's Caucasus region.
by Tony Cartalucci 

August 31, 2012 - With the US openly supporting, arming, and literally "cheering" for Al Qaeda in Syria, it should be no surprise that their support for Al Qaeda's other operations is now slowly revealing itself. For decades, brutal terrorist campaigns have been carried out in Russia by Al Qaeda's Caucasus Mountains faction, constituting the backbone of the so-called "Chechen rebels."



Image: Must be seen to believe - screenshot of FP's article literally titled, "Two Cheers for Syrian Islamists." The writer, Gary Gambill, comes from the Middle East Forum which regular features the warmongering rants of Neo-Cons like Daniel Pipes and Islamophobia-propagandist Robert Spencer. With the West now embracing "Islamists" (Al Qaeda), it has now begun selling the terrorists' cause in Russia's Caucasus region.  

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While there was a time the US feigned solidarity with the Russian government as it fought listed Al Qaeda affiliates carrying out attacks across the Caucasus Mountains in Russia's southern region, as well as attacks across the country including in Moscow itself, research reveals that the United States has been covertly backing these terrorists all along. Just as the US created, funded, armed, and directed Al Qaeda in the mountains of Afghanistan during the 1980's, they are to this day funding, arming, and directing Al Qaeda from Libya, to Syria, and in Russia.

US is Attempting to Undermine and Overrun the Russian Political Order

The US State Department has been recently exposed interfering heavily in Russian politics. From funding so-called "independent" election monitor GOLOS, who sought to write off recent elections as "stolen," to street protests led by US-funded opposition members who have been caught literally filing into the US embassy in Moscow, the US is clearly attempting to undermine and overrun the current political order in Russia. The recent "Pussy Riot" publicity stunt has also been arranged by US-funded opposition as well as fully leveraged by these organizations, their foreign sponsors, and the Western media.

While these so-called "soft-power" options are running their course, a more sinister plot is being prepared - one involving the resurgence of terrorism in Russia's Caucasus region, and sure to spill over into the rest of Russia. It is now revealed that many of the propaganda fronts acting as clearinghouses for the Chechen militants were in fact US subsidized.

Corporate Media Laying Groundwork for Renewed Terrorism

Just like in Syria, where foreign terrorists are fallaciously portrayed as indigenous, justified "pro-democracy" "freedom fighters," a similar narrative is being spun to whitewash terrorists operating in Russia's Caucasus Mountains. In Reuters' recent report, "Insight: Brutality, anger fuel jihad in Russia's Caucasus," readers are barraged by outright lies regarding the genesis and underlying cause of violence in the region.

Reading like a US State Department press release, we are told that Chechens are "sick of official corruption" and want change "like that seen in last year's Egyptian revolution." Reuters fails to acknowledge that "last year's revolution" has sprung this year's Muslim Brotherhood tyranny, already curbing civil liberties and muzzling criticism in the press at home, while supporting Wall Street and London adventures abroad

Like in Syria, where we are constantly reassured that the revolution "mostly" rejects the sectarian extremism that is demonstrably charging the violence, Reuters attempts to claim that while the violence in Russia seems "religious," most people reject the "Shairia law" that will inevitably be imposed by Al Qaeda. 

Likewise, we are introduced to Doku Umarov, who Reuters claims "leads an underground movement to create an Emirate across the Caucasus region." Reuters fails to mention that Umarov is listed by the United Nations as an associate of Al Qaeda. According to the UN:

Doku Umarov was directly involved in organizing a number of major terrorist acts: the capture of residential areas of the Vedenski and Urus-Martanovski districts of the Chechen Republic the Russian Federation (August 2002); the kidnapping of staff from the Office of the Public Prosecutor of the Chechen Republic (December 2002); and the bombings of the building housing the Department of the Russian Federal Security Service for the Republic of Ingushetia, in the city of Magas, and of two railway trains in Kislovodsk (September 2003). He was one of the main organizers of the raid on Ingushetia by militants on 22 June 2004, the sortie into Grozny on 21 August 2004, the hostage-taking in Beslan of 1-3 September 2004 and the terrorist attacks in Moscow metro stations on 29 March 2010.
Umarov, and the terrorists under his command, leading the so called "Jihad" Reuters is attempting to whitewash and spin, are unequivocally terrorists associated with Al Qaeda, and in no way "freedom fighters" - their cause and methods by no means justified in any manner.

Image: "Russia's Bin Laden," Doku Umarov led terrorist death squads in Chechnya during the 1990's up until 2011 when the UN finally listed him as an Al Qaeda-affiliated terrorists. At one point, Umarov even declared himself "Emir of the Russian North Caucasus." His propaganda clearinghouse, the Kavkaz Center, was funded by the US State Department, as well as several supporting fronts including the National Endowment for Democracy-funded Russian-Chechen Friendship Society. The former currently supports US efforts to overthrow the Syrian government. The latter organization is currently backing the US State Department's recent PR ploy, "Pussy Riot." 
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Reuters does concede that Chechnya's Muslim faith has been transformed from traditional practices to Saudi-perverted teaching spread from madrases both abroad and now springing up across the Caucasus Mountains over the last 20 years. Coincidentally, Saudi Arabia had created as a joint effort with the US, Al Qaeda over the past 30 years. It is young men passing through these madrases, teaching this perverted revision of Islam, that keep the ranks topped off of the West's foreign legion, Al Qaeda.  

Reuters claims efforts by former-Russian President Dmitry Medvedev to rebuild the region and relax measures put in place to rein in sectarian extremism were widely praised. The recent violence flaring up in the Caucasus region is explained by Reuters as the result of Vladimir Putin returning to the Russian presidency - and more specifically the result of Chechen President Ramzan Kadyrov "crushing all dissent." However, this sophomoric excuse ignores the fact that Kadyrov was actually president throughout Medvedev's "progressive" term in office, and assumes that readers are simplistic enough to believe President Putin's 4 months in office is long enough to so drastically upturn Chechnya's political landscape, that it would spur people to already take up arms and suicide-bombing belts.

Reuters attempts to sell the idea that armed militants are rising up against the government, and the idea it attempts to leave readers with is that people are turning to terrorism for a lack of a better alternative. Paradoxically, Reuters writes in the same report that these terrorists are also targeting indigenous Muslim sects, because, Reuters claims, they are "state-backed." In reality, this Al Qaeda led militancy is attempting to carve out the entire Caucasus region by either indoctrinating or killing off the local inhabitants - which is in essence a form of US-Saudi-backed imperialism on par with anything the rebels accuse Russia of.

The Joining US State Department-funded Opposition with US-Saudi-armed Terrorists

In reality, the West is opposed to President Putin's return to office. The West is also opposed to providing him with the stability to advance Russia socially, economically, and geopolitically outside the Wall Street-London consensus. Therefore, it has been determined that foreign-armed and directed mercenary militancy, a much more realistic explanation for the sudden surge in violence, will be used to ensure President Putin rules over a destabilized nation instead.

The tool of choice, as it has been since the 1980's in Afghanistan, are US-Saudi-funded terrorists indoctrinated with sectarian extremism, armed to the teeth, and unleashed to spread regression and destruction against all targets of Western foreign policy.

While US-backed opposition groups attempt to lay the groundwork for demonizing President Putin and the current Russian political order in Moscow, Washington is working diligently to raise a militant threat that can throw off balance Russia's superior security apparatus in a very similar fashion prescribed by US policy makers in Brookings Institution's "Which Path to Persia?" report in regards to Iran.

Providing Russia with a sizable militant threat inside its borders also blunts Russia's ability to thwart the West's hegemonic campaigns elsewhere - such as in Syria, against Iran, and throughout Central Asia. Ideally, linking the militancy to US-backed protesters in Moscow, and portraying it as a singular "political uprising" as it has done in Syria is the ultimate goal, opening the door for wider covert operations to be carried out across the entire country, as well as justification for sanctions and other punitive measures to be taken.

The trick left to professional propagandists like Reuters, CNN, BBC, and others, is to somehow mesh the US State Department's stable of proxies in Moscow with the militancy in Chechnya. By adopting the same language and alleged causes of  fighting "corruption" and  "oppression," already the media is attempting to entwine both movements, even though the two are in no way related aside from their foreign backing.

Clearing a Path for the Hordes: From Libya to the Caucasus Mountains.

The creation of a united front against Iran was the immediate goal of the Arab Spring. It has left the Arab World in disarray and has outright toppled nationalist governments, replacing them with pliable Western proxies. Tunisia, Libya, and Egypt are run by direct proxies of US foreign policy, while Syria, Lebanon, and Iran are left fighting foreign terrorists fueled by emerging sectarian extremist governments across the region.


Image: AQIM from northern Mali, LIFG from Libya, Muslim Brotherhood from Egypt, and with support from Saudi Arabia, Israel, Qatar, Turkey, and others - all are converging on Syria (in black), and then Iran. Should Syria or Iran, or both fall to Western-backed terrorist brigades, and if the West manages to use Kurds across Turkey and northern Iraq to create a conduit (in red), a path will be cleared into Russia's restive Caucasus Mountains and onto Moscow itself.  Nations standing in the way of this horde, including Turkey and Georgia, risk being carved up or drawn into protracted, costly conflict. Other nations at grave risk from Western-backed terrorism include Algeria, Pakistan, and China.
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Libya has become a safe-haven for Al Qaeda, a nation-sized terrorist encampment funneling NATO weapons, cash, and trained fighters to the borders of the West's enemies. Syria is facing what is essentially a military invasion led by Libyan terrorists, facilitated by NATO, specifically Turkey, and the Gulf Cooperation Council (GCC), specifically Saudi Arabia and Qatar.

Should Syria or Iran, or both collapse, and the West succeeds in carving out a Kurdish region controlled by militants armed and loyal to its cause, militants from across the Arab World can be trained from Mali and Libya, to Syria and Kurdistan, with weapons and supplies from everywhere in between being directed together, up through the Caucasus Mountains and into Russia.

Turkey of course would be the big loser, being carved up and added as part of Kurdistan to form part of the conduit - a gambit current Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan is both aware of and maliciously indifferent to - to the perceived benefit of his own advancement within the Wall Street-London elite, and to the collective detriment of Turkey and its foreseeable future.  

While it seems unfathomable that such a gambit can be conceived let alone executed, it should be remembered that the Arab Spring and the subsequent violent subversion of Syria was planned as far back as 2007-2008, with the indirect consequence of undermining Iran as the ultimate objective. That this itself is part of a grander strategy originating from machinations hatched as far back as 1991, orchestrated by US policy makers who compare geopolitics and the world map to a "Grand Chessboard," is fairly easy to comprehend.

There is no better way to control the vast resources, geography, and populations of Eurasia and beyond than granting everything from North Africa, the Middle East, and Eurasia to ignorant, indoctrinated, medieval zealots led by duplicitous co-conspirators who will wheel-and-deal with the corporate-financiers of the West while keeping their own populations in fear and darkness - simultaneously, perpetuating Al Qaeda throughout the developing world allows the West to impose draconian repressive measures at home, stifling true political and economic independence and self-determination across their own populations.

The result is global hegemony uncontested both at home and abroad, with a world population subjected to the machinations and whims of a scientific dictatorship rooted in Hilterian eugenics and Malthusian ideology.
 

Daling rente op spaargeld: hold-up Europees leenkapitaal

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Daling rente op spaargeld: hold-up Europees leenkapitaal

door 

Ex; http://www.solidarisme.be/

De reële rente (nominaal min inflatie) die men op zijn spaargeld ontvangt, is nu al een hele tijd negatief. Een gemiddelde van 2% (premie inbegrepen) is nu courant en soms liggen de percentages al lager dan dat. De mogelijkheid dat we naar een nultarief gaan, is dan ook niet ondenkbaar, zeker als de ECB (Europese Centrale Bank) donderdag de termijnrente van 0,5%  nu naar een nog lager niveau  zal laten zakken.

De argumentatie van de ECB en van de kapitaalselite is officieel dat men door een verlaging van de rente het volume aan spaargeld wil verminderen bij de gezinnen, door die aan te zetten tot consumptie en investering. Met de hoop dat dit een economische relance zal aanwakkeren voor de kapitaalselite.

Maar de propaganda die het systeem hanteert om het sparen op die manier te ontmoedigen - en die in haar argumentatie een collectieve burgerplicht sugereert (het opdrijven van consumptie zal voor economische relance zorgen en zo werkgelegenheid scheppen) - is in feite bedoeld als rookgordijn waarachter zich grote kapitaalsbelangen verschuilen. En die kapitaalsbelangen worden gecoördineerd en georchestreerd vanuit de nieuwe hoofdkwartieren van de transnationale Europese instellingen, de "EU".

Met name de ECB die nieuwe tegoeden aan banken distribueert en dat aan historisch lage kosten (zie rentepeil). Op dit ogenblik kunnen banken tegen 0,5% rente geld ontlenen bij de ECB. Het is dus evident dat banken niet geneigd zijn om voor het geld van hun spaarders meer te betalen dan voor nieuw gedrukt geld. Het nieuwe geld ligt zo voor het rapen.

De elites van het leenkapitaal plegen op die manier en gigantische rooftocht op de burger. Want terwijl u de financiële kapitalisten spaargeld in onderpand geeft, waarvoor men u in feite niks geeft aangezien de inflatie de rente overtreft, storten de banken dat geld de facto op de rekeningen van de ECB. De ECB leent op haar beurt dat geld (en het bijgedrukte geld waarvoor de fractie aan reëel geld als onderpand dient) dan opnieuw aan de banken. Maar nu dus tegen een tarief van 0,5% en binnenkort tegen een nog lager tarief.

De banken lenen dat geld dan weer uit, maar deze keer helemaal niet aan het Sinterklaastarief waarvoor zij het geleend hebben. Zo vraagt een bank al vlug tot 5% op een hypotheek op 20 jaar. En voor consumentenkrediet wordt op een middellange termijn van 2 tot 5 jaar al vlug 6% en meer aangerekend. En dat terwijl juist het aanzwengelen van consumptie als argument dient om spaarders lage en negatieve rentes te geven.

Zo ziet u maar dat de "argumenten" van het leenkapitaal moeten gezien worden als wat ze zijn: propagandapraat.

De massa geld die banken op deze manier gratis ter beschikking krijgen, kan men dan verder nog lucratiever aanwenden. Bijvoorbeeld door extra geld van de ECB te lenen en dat geld daarna te beleggen in Europese probleemlanden. Daar kan men de winst maximaliseren, want 'de markten' krijgen er zoals geweten zeer hoge rentes. De Duitse (en andere) banken hebben voordien op deze manier een zeepbel in bepaalde lidstaten gevormd. Zij hebben geld aan landen geleend die daarmee een hypotheek op hun toekomst hebben genomen.

En nu krijgen diezelfde kapitalisten - naast miljarden aan staatsgeld waarmee ze hun verliezen kunnen dekken - ook nog eens gigantische bedragen toegestopt van de Europese Centrale Bank tegen een belachelijke rentevoet, zodat ze weer superwinsten op de kap van de spaarders kunnen maken! Twee keer bingo: de spaarders en burgers mogen collectief de verliezen (of beter gezegd: de verduisterde winsten) van de banken betalen en nu mogen ze ook hun spaargeld aan dumpingprijzen uitlenen aan diezelfde banken.

Waar het dus eigenlijk op neerkomt, is het volgende: de Europese transnationale elite heeft de belasting van burgers door de staat overgenomen in de vorm van leenkapitaal. Het zijn privébedrijven (banken) die de burgers nu belasten via een sluipweg. Dit door het laten betalen van bankenschulden door de burger. En vervolgens door het confisceren van geld door een lagere vergoeding van spaargeld te betalen dan het peil van de inflatie.

En dat allemaal georganiseerd vanuit en in naam van een niet bestaande superstaat: de Europese Unie. Het conglomeraat van het leenkapitaal en de transnationale elite uit de lidstaten.

lundi, 24 septembre 2012

Die Medien manipulieren und täuschen uns

Die Medien manipulieren und täuschen uns

Michael Vogt am Top Info Forum - 31.03.2012

 

dimanche, 23 septembre 2012

Rassegna Stampa - Settembre 2012 (2)

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Rassegna Stampa
 
Settembre 2012 (2)
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les Révolutions non-violentes: sont-elles instrumentalisées par les Etats-Unis?

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Les Révolutions non-violentes: sont-elles instrumentalisées par les Etats-Unis?

par Albert A. Stahel, Institut d’Etudes stratégiques, www.strategische-studien.com

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch/

Le 10 octobre 1998, l’organisation OTPOR (la résistance) a été crée dans l’ancienne République fédérale de Yougoslavie.1 Beaucoup de ses membres étaient des étudiants et membres de la nomenclature de la République fédérale de Yougoslavie. Les membres d’OTPOR ont analysé les points faibles du régime de Slobodan Milosevic et ont établi un plan stratégique à l’aide duquel ils voulaient renverser le régime. Au début, l’agitation d’OTPOR se limitait à l’Université de Belgrade. Pendant la guerre aérienne de l’OTAN «Allied Force», il n’y avait pas d’activités d’OTPOR. Début 2000, les activités contre le régime ont recommencé. Pendant les élections du mois de septembre 2000 en Yougoslavie, l’opinion contre Milosevic a été attisée par des slogans tels que «Gotov Je» (il est fini) ou «Vreme Je» (il est temps).2 Le 5 octobre 2000, Milosevic a été renversé. Pendant cette année, OPTOR a mis en action tous les moyens tactiques d’agitation politique. Milosevic a été ridiculisé, des barrages routiers ont été montés, des boycotts proclamés, l’adversaire a été dérouté par de fausses informations et des bâtiments publics ont été occupés. La communication entre les différents groupes s’effectuait à l’aide d’Internet.


Plus tard, il a été révélé que, pour définir leur stratégie, les membres d’OTPOR s’étaient appuyés sur un livre écrit par Gene Sharp,3 un pacifiste américain ayant fait des études en sciences politiques. Si l’on examine attentivement cet ouvrage, on s’attend d’abord à un manuel sur la pratique révolutionnaire, mais il s’agit plutôt d’un traité théorique de la pensée stratégique. Seule l’annexe, avec une liste des méthodes d’actions non-violentes, contient des instructions concrètes concernant les activités à entreprendre contre une dictature.4 Concernant ces méthodes, Sharp se réfère à son ouvrage de l’année 1973. Le glossaire est également très intéressant, particulièrement en ce qui concerne le jiu-jitsu politique.5 A l’aide de ce jiu-jitsu, il est possible de continuellement répondre à la répression violente de la dictature par une résistance non-violente au lieu de contre-violence. L’appareil répressif est discrédité à l’aide de médias internationaux.


A l’aide des notes bibliographiques de Gene Sharp, on découvre qui est le véritable pionnier de la stratégie moderne de la résistance non-violente, à savoir le Britannique Adam Roberts. Il a promu au cours des années soixante-dix du siècle dernier, en raison de la résistance non-violente des citoyens de la Tchécoslovaquie contre l’occupation de leur pays par les divisions du Pacte de Varsovie en 1968, la résistance non-violente comme la seule réponse efficace à l’occupation d’un pays par une puissance étrangère.6 Déjà à cette époque, Roberts a décrit dans ses opuscules la tactique de la résistance non-violente dont Sharp a parlé beaucoup plus tard. Il s’agit notamment des «Methods of Persuasion, of Non-Cooperation and of Intervention».7 Les premières directives concrètes pour l’agitation tactique contre une dictature ont cependant été décrites par l’ami et collaborateur de Karl Marx, Friedrich Engels dans son essai «L’insurrection»: «L’insurrection est un calcul avec des variables très incertaines dont l’importance peut changer de jour en jour …».8


Après la chute de Milosevic, la question s’est posée, de savoir qui avait financé OTPOR et l’agitation coûteuse. En novembre 2000, dans un article paru dans le New York Times Magazine, le journaliste Roger Cohen a donné des informations concernant les financiers d’OTPOR. Selon Cohen, OTPOR a apparemment obtenu de l’argent de la National Endowment for Democracy (NED), de l’International Republican Institute (IRI) et de l’US Agency for International Development (USAID). Alors que la NED et IRI étaient proches de l’administration Clinton de ce temps-là, USAID fait aujourd’hui encore partie de l’administration fédérale des Etats-Unis. Déjà en septembre/octobre 1989 (donc avant le lancement des attaques aériennes Allied Force), Paul B. McCarthy du NED aurait rencontré l’équipe dirigeante d’OTPOR dans la capitale de Monténégro, Podgorica et en Hongrie, à Szeged et Budapest.9


L’équipe dirigeante d’OTPOR (Srdja Popovic et Ivan Marovic entre autres) a tenté, après la chute de Milosevic, de transformer l’organisation en un parti politique. Suite au petit nombre de voix qu’OTPOR a obtenu lors des élections législatives de 2003, le coup n’a pas réussi.10 Mais les activistes d’OTPOR auraient aussi été financés de l’étranger par la suite. Ainsi, Popovic a obtenu un engagement comme Visiting Scholar au Harriman Institut de la Columbia University. Ces pensées idéologiques ont continué de gagner du terrain. Des écrits sur la mise en œuvre d’une révolution à la mode OTPOR ont été rédigés. En outre, on a publié le film «How to Start a Revolution» avec Popovic comme un des acteurs.11 On prétend que les manifestations et révolutions suivantes ont été organisées selon le modèle OTPOR:12
–    Kmara en Géorgie a été partiellement responsable de la chute du président Eduard Schewardnaze,
–    Pora (partie de la Révolution orange) avec des manifestations en Ukraine,
–    Zbur en Biélorussie, avec des manifestations contre le président Alexander Lukaschenko,
–    Oborona en Russie, avec des manifestations contre le président Vladimir Poutine,
–    KelKel au Kirghizistan, a participé au renversement du président Askar Akayev,
–    Bolga en Ouzbékistan, avec des manifestations contre le président Islam Karimov.
Il est tout à fait possible qu’un certain nombre de ces manifestations et insurrections ont également été financées par les organisations américaines susmentionnées.13
Dans la foulée de la répression d’une grève d’ouvriers du 6 avril 2008, un mouvement de jeunes, dénommé le 6 avril a été créé en 2008 en Egypte. Les partisans de ce groupe ont été conseillés par des militants d’OTPOR à Belgrade et ils ont repris le logo d’OTPOR.14 Conformément aux instructions et conseils reçus, on a organisé en 2011 la révolution égyptienne et occupé la place Tahrir. Il n’est pas impensable que la première phase des révoltes en Tunisie, en Libye et en Syrie aie aussi été planifiée selon la tactique d’OTPOR.
Jusqu’à présent, les révolutions réussies n’ont pas seulement abouti au renversement du pouvoir sur place. Suite aux putschs et aux révolutions tunisiennes et libyennes, les structures étatiques et les administrations se sont également effondrées. Ainsi, ces deux pays sont actuellement presque acéphales et désorientés et leur état correspond à celui des «Etats en déliquescence». Mais, de tels Etats ne sont plus en mesure de faire face aux influences de pays tiers. Compte tenu du financement ainsi que des références répétées concernant le «maître à penser» Gene Sharp, il est imaginable que les Etats-Unis ont instrumentalisé certaines manifestations et révoltes pour leurs objectifs.     •
(Traduction Horizons et débats)

1    OTPOR! (2012). Wikipedia. en.wikipedia.org/wiki/Otpor! p. 2, 15/8/12
2    OTPOR! (2012). Wikipedia; p. 5
3    Sharp, G. (1993). From Dictatorship to Democracy. En allemand: Von der Diktatur zur Demokratie. Ein Leitfaden für die Befreiung. Traduit de l’anglais par Andreas Wirthensohn. Editions C.H. Beck. «Tages-Anzeiger» (17/2/11). Wie man einen Diktator stürzt: Eine Anleitung auf 93 Seiten. www.tagesanzeiger.ch/21758820/print.html, 17/8/12
4    Sharp, G. (1993). pp. 101–108
5    Sharp, G. (1993). pp. 116/117
6    Roberts, A. (1972), Total Defence and Civil Resistance, Problems of Sweden’s Security Policy. The Research Institute of Swedish National Defence, FOA P Rapport C8335/M, Stockholm
7    Roberts, A. (1972). p. 132
8    Stahel, A.A. (1987). Terrorismus und Marxismus, Marxistisch-Leninistische Konzeptionen des Terrorismus und der Revolution. ASMZ, Allgemeine Schweizerische Militärzeitschrift, Huber & Co. AG, Frauenfeld, p. 29.
9    OTPOR! (2012). Wikipedia, p. 6
10    OTPOR! (2012). Wikipedia, p. 9
11    OTPOR! (2012). Wikipedia, p. 10
12    OTPOR! (2012). Wikipedia, p. 12
13    OTPOR! (2012). Geplante Revolutionen.
schnittpunkt2012.blogspot.ch/2011/05/otpor-geplante-revolutionen.html. p. 3, 15/8/12
14    Hermann, R. (2011), Revolution nach Plan, Protestbewegung in Ägypten. Frankfurter Allgemeine Zeitung du 15/2/11, pp.1–4. www.faz.net/aktuell/politik/arabische-welt/protestbewegung-in-aegypten-revolution-nach-plan-1589885.html, 17/8/12

Gewaltlose Revolutionen: Werden diese durch die USA instrumentalisiert?

Gewaltlose Revolutionen: Werden diese durch die USA instrumentalisiert?

von Prof. Dr. Albert Stahel, Institut für Strategische Studien, www.strategische-studien.com

Ex: http://www.zeit-fragen.ch/  

pussy-Riot3180812300.jpgAm 10. Oktober 1998 wurde in der damaligen Bundesrepublik Jugoslawien die Organisation OTPOR (der Widerstand) gegründet.1 Viele ihrer Mitglieder waren Studierende und Angehörige der Nomenklatur der Bundesrepublik Jugoslawien. Die Mitglieder von OTPOR analysierten die Schwachstellen des Regimes von Miloševic und erstellten einen Strategieplan, mit Hilfe dessen sie das Regime zu Fall bringen wollten. Zu Beginn beschränkten sich die Agitationen von OTPOR auf die Universität Belgrad. Während des Nato-Luftkrieges «Allied Force» gab es keine Aktionen von OTPOR. Ab 2000 setzten die Aktivitäten gegen das Regime wieder ein. Während der Wahlen vom September 2000 in Jugoslawien wurde die Stimmung gegen Miloševic mit Schlagwörtern wie «Gotov Je» (er ist erledigt) oder «Vreme Je» (es ist Zeit) angeheizt.2 Am 5. Oktober 2000 wurde Miloševic gestürzt. Während jenes Jahres setzte OTPOR die gesamte Bandbreite der taktischen Mittel der politischen Agitation ein. Miloševic wurde lächerlich gemacht, Strassensperren wurden errichtet, Boykotts wurden ausgerufen, der Gegner durch Falschmeldungen in die Irre geführt und öffentliche Gebäude wurden besetzt. Die Kommunikation zwischen den verschiedenen Gruppen erfolgte mit Hilfe des Internets.


Später wurde bekannt, dass sich die Mitglieder von OTPOR für die Formulierung ihrer Strategie auf ein Buch des amerikanischen Pazifisten und Politikwissenschafters Gene Sharp3 gestützt hatten. Studiert man dieses Werk, erwartet man zuerst ein Handbuch der Revolutionspraxis, aber es handelt sich dabei eher um eine theoretische Abhandlung des strategischen Denkens. Nur der Anhang mit der Auflistung von Methoden des gewaltlosen Vorgehens führt konkrete Anleitungen für das Vorgehen gegen eine Diktatur auf.4 Bezüglich dieser Methoden verweist Sharp auf sein früheres Werk aus dem Jahre 1973. Auch das Glossar ist besonders mit dem Hinweis auf das politische Jiu-Jitsu sehr interessant.5 Mit diesem Jiu-Jitsu soll die gewaltsame Unterdrückung durch die Diktatur fortlaufend mit gewaltlosem Widerstand und nicht mit Gegengewalt beantwortet werden. Der Unterdrückungsapparat wird mit Hilfe der internationalen Medien diskreditiert.


Anhand der Literaturhinweise von Gene Sharp wird aufgedeckt, wer der eigentliche Vordenker der modernen Strategie des gewaltlosen Widerstandes ist, der Brite Adam Roberts. Dieser propagierte in den siebziger Jahren des letzten Jahrhunderts auf Grund des gewaltlosen Widerstands der Bürgerinnen und Bürger der Tschechoslowakei gegen die Besetzung ihres Landes durch die Divisionen des Warschauer Paktes im Jahre 1968 den gewaltlosen Widerstand als die einzige wirksame Antwort auf die Besetzung eines Landes durch eine fremde Macht.6 Bereits zur damaligen Zeit führte Roberts in seinen Traktaten die von Sharp viel später erwähnte Taktik des gewaltlosen Widerstandes auf. Dazu gehörten «Methods of Persuasion, of Non-Cooperation and of Intervention»7. Die ersten konkreten Richtlinien für die taktische Agitation gegen eine Diktatur ist aber durch den Freund und Mitarbeiter von Karl Marx, Friedrich Engels, in seinem Aufsatz «Der Aufstand» beschrieben worden: «Der Aufstand ist eine Rechnung mit höchst unbestimmten Grössen, deren Wert sich jeden Tag ändern kann …»8

 


Nach dem Fall von Miloševic stellte sich die Frage, wer OTPOR und die kostspielige Agitation finanziert hatte. Im November 2000 berichtete der Journalist Roger Cohen in einem Artikel im New York Times Magazine über die Financiers von OTPOR. Gemäss Cohen hatte OTPOR offenbar Geld vom National Endowment for Democracy (NED), vom International Republican Institute (IRI) und von der US Agency for International Development (USAID) erhalten. Während NED und IRI der damaligen Clinton-Administration nahestanden, ist USAID heute noch ein Teil der Bundesverwaltung der USA. Bereits September/Oktober 1989 (also noch vor der Auslösung von Allied Force) soll Paul B. McCarthy vom NED die Führungsequipe von OTPOR in der Hauptstadt von Montenegro, Podgorica, und in Ungarn, Szeged und Budapest, getroffen haben.9

 


Die Führungscrew von OTPOR (Srdja Popovic und Ivan Marovic u.a.) versuchte nach dem Sturz von Miloševic aus der Organisation eine politische Partei zu bilden. Wegen der geringen Stimmenzahl, die OTPOR bei den Parlamentswahlen von 2003 erhielt, scheiterte dieser Versuch.10 Die Aktivisten von OTPOR sollen aber weiterhin vom Ausland gefördert worden sein. So erhielt Popovic später die Stellung eines Visiting Scholar am Harriman Institute der Columbia University. Das Gedankengut wurde weiter getragen. Schriften über die Durchführung einer Revolution à la OTPOR wurden verfasst. Des weiteren erschien der Film «How to Start a Revolution» mit Popovic in einer Rolle.11 Folgende Demonstrationen und Revolutionen sollen entsprechend dem OTPOR-Vorbild organisiert worden sein:12
–    Kmara in Georgien war zum Teil für den Sturz von Präsident Eduard Schewardnaze verantwortlich,
–    Pora (Teil der Orange-Revolution) mit Demonstrationen in der Ukraine,
–    Zbur in Weissrussland mit Demonstrationen gegen Präsident Alexander Lukaschenko,
–    Oborona in Russland mit Demonstrationen gegen Präsident Vladimir Putin,
–    KelKel in Kirgisien hat zum Sturz von Präsident Askar Akayev beigetragen,
–    Bolga in Usbekistan mit Demonstrationen gegen Präsident Islam Karimow.
Denkbar ist, dass einige dieser Demonstrationen und Aufstände auch von den bereits erwähnten amerikanischen Organisationen finanziert worden sind.13
Im Anschluss an die Niederschlagung eines Arbeiterstreiks am 6. April 2008 wurde in Ägypten 2008 die Jugendbewegung 6. April gegründet. Anhänger dieser Gruppe sollen in Belgrad von OTPOR-Aktivisten beraten worden sein und das Logo von OTPOR übernommen haben.14 Entsprechend deren Anweisungen und Ratschlägen soll 2011 die ägyptische Revolution organisiert und der Tahrir-Platz besetzt worden sein. Denkbar ist auch, dass die erste Phase der Aufstände in Tunesien, Libyen und Syrien entsprechend der OTPOR-Taktik geplant wurde.


Bis zum jetzigen Zeitpunkt haben nicht alle erfolgreich durchgeführten Revolutionen lediglich zum Sturz der jeweiligen Machthaber geführt. Durch die Umstürze und Revolutionen in Tunesien und Libyen sind auch die staatlichen Strukturen und Verwaltungen kollabiert. Damit sind diese beiden Staaten heute fast führungs- und orientierungslos, und ihr Zustand entspricht jenem von «failed states». Solche Staaten sind aber nicht mehr fähig, sich der Einwirkungen von Drittstaaten zu erwehren. In Anbetracht der Finanzierung und auch der wiederholten Hinweise auf den «Vordenker» Gene Sharp ist es denkbar, dass die USA gewisse Demonstrationen und Aufstände für ihre Ziele instrumentalisiert haben.    •

1    OTPOR! (2012). Wikipedia. en.wikipedia.org/wiki/Otpor! S. 2, 15.8.2012
2    OTPOR! (2012). Wikipedia. S. 5
3    Sharp, G. (1993). From Dictatorship to Democracy. Deutsch: Von der Diktatur zur Demokratie, Ein Leitfaden für die Befreiung. Aus dem Englischen von Andreas Wirthensohn. Verlag C.H. Beck. «Tages-Anzeiger» (17.2.2011). Wie man einen Diktator stürzt: Eine Anleitung auf 93 Seiten. www.tagesanzeiger.ch/21758820/print.html, 17.8.2012
4    Sharp, G. (1993), S. 101–108
5    Sharp, G. (1993), S. 116/117
6    Roberts, A. (1972), Total Defence and Civil Resistance, Problems of Sweden’s Security Policy. The Research Institute of Swedish National Defence, FOA P Rapport C8335/M, Stockholm
7    Roberts, A. (1972), S. 132
8    Stahel, A.A. (1987). Terrorismus und Marxismus, Marxistisch-Leninistische Konzeptionen des Terrorismus und der Revolution. ASMZ, Allgemeine Schweizerische Militärzeitschrift, Huber & Co. AG, Frauenfeld, S. 29.
9    OTPOR! (2012). Wikipedia, S. 6
10    OTPOR! (2012). Wikipedia, S. 9.
11    OTPOR! (2012). Wikipedia, S. 10
12    OTPOR! (2012). Wikipedia, S. 12
13    OTPOR! (2012). Geplante Revolutionen. schnittpunkt2012.blogspot.ch/2011/05/otpor-geplante- revolutionen.html. S. 3, 15.08.2012
14    Hermann, R. (2011), Revolution nach Plan, Protestbewegung in Ägypten. Frankfurter Allgemeine Zeitung 15.2.2011, S.1–4. www.faz.net/aktuell/politik/arabische-welt/protestbewegung-in-aegypten-revolution-nach-plan-1589885.html, 17.8.12

vendredi, 21 septembre 2012

Pussy Riot – Secret History

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Pussy Riot – Secret History

by Israel Shamir


Universally admired, Pussy Riot (or PR for short) have been promoted as superstars. But what are they? A rock or punk group they are not. A British journalist marvelled: they produce no music, no song, no painting, nada, rien, nothing. How can they be described as “artists”? This was a severe test for their supporters, but they passed it with flying honours: that famous lover-of-art, the US State Department, paid for their first ever single being produced by The Guardian out of some images and sounds.We are able to stomach obscenity and blasphemy; I am a great admirer of Notre Dame de Fleurs by Jean Genet, who combined both. However, the PR never wrote, composed or painted anything of value at all. Chris Randolph defended them in Counterpunch by comparing them with “the controversial Yegor Letov”. What a misleading comparison! Letov wrote poetry, full of obscenity but it still was poetry, while the PR have nothing but Public Relations.

Hell-bent on publicity, but artistically challenged, three young women from Russia decided – well, it sounds like a limerick. They stole a frozen chicken from a supermarket and used it as dildo; they filmed the act, called it “art” and placed it on the web. (It is still there) Their other artistic achievements were an orgy in a museum and a crude presentation of an erect prick.

Even in these dubious pieces of art their role was that of technical staff: the glory went to a Russian-Israeli artist Plucer-Sarno of Mevasseret Zion, who claimed the idea, design and copyright for himself and collected a major Russian prize. The future PR members got nothing and were described by Plucer as “ambitious provincials on the make”, or worse.

Lately they have tried to ride on a bandwagon of political struggle. That was another flop. They poured a flood of obscene words on Putin – in Red Square, in subway (underground) stations – with zero effect. They weren’t arrested, they weren’t fined, just chased away as a nuisance. And they did not attract the attention of people. It is important to remember that Putin is an avowed enemy of Russian oligarchs, owners of the major bulk of Russian media and providers of the Moscow literati, so they print on a daily basis so much anti-Putin invective, that it’s lost its shock value. You can’t invent a new diatribe against Putin – it has been already said and published. And Putin practically never interferes with the freedom of the press.

My foreign journalist friends are usually amazed by the unanimity and ferocity of the anti-Putin campaign in Russian media. It can be compared with the attacks on G W Bush in the liberal papers in the US, but in the US, there are many conservative papers that supported Bush. Putin has practically no support in the mainstream media, all of it owned by media barons. A valuable exception is TV, but it is expressly apolitical and provides mainly low-brow entertainment, also presented by anti-Putin activists like Mlle Xenia Sobtchak. So PR failed profoundly to wake up the beast.

Eventually the young viragos were mobilised for an attack on the Church. By that time they were willing to do anything for their bit of publicity. And the anti-Church campaign started a few months ago, quite suddenly as if by command. The Russian Church had 20 years of peace, recovering after the Communist period, and it was surprised by ferocity of the attack.

Though this subject calls for longer exposition, let us be brief. After the collapse of the USSR, the Church remained the only important spiritual pro-solidarity force in Russian life. The Yeltsin and Putin administrations were as materialist as the communists; they preached and practiced social Darwinism of neo-Liberal kind. The Church offered something beside the elusive riches on earth. Russians who lost the glue of solidarity previously provided by Communists eagerly flocked to the alternative provided by the Church.

The government and the oligarchs treated the Church well, as the Church had a strong anti-Communist tendency, and the haves were still afraid of the Reds leading the have-nots. The Church flourished, many beautiful cathedrals were rebuilt, many monasteries came back after decades of decay. The newly empowered church became a cohesive force in Russia.

As it became strong, the Church began to speak for the poor and dispossessed; the reformed Communists led by the Church-going Gennadi Zuganov, discovered a way to speak to the believers. A well-known economist and thinker, Michael Khazin, predicted that the future belongs to a new paradigm of Red Christianity, something along the lines of Roger Garaudy’s early thought. The Red Christian project is a threat to the elites and a hope for the world, he wrote. Besides, the Russian church took a very Russian and anti-globalist position.

This probably hastened the attack, but it was just a question of time when the global anti-Christian forces would step forward and attack the Russian Church like they attacked the Western Church. As Russia entered the WTO and adopted Western mores, it had to adopt secularization. And indeed the Russian Church was attacked by forces that do not want Russia to be cohesive: the oligarchs, big business, the media lords, the pro-Western intelligentsia of Moscow, and Western interests which naturally prefer Russia divided against itself.

This offensive against the Church began with some minor issues: the media was all agog about Patriarch’s expensive watch, a present from the then President Medvedev. Anti-religious fervour was high among liberal opposition that demonstrated against Putin before the elections and needed a new horse to flog. A leading anti-Putin activist Viktor Shenderovich said he would understand if the Russian Orthodox priests were slain like they were in 1920s. Yet another visible figure among the liberal protesters, Igor Eidman, exclaimed,“exterminate the vermin”- the Russian Church – in the rudest biological terms.

The alleged organiser of the PR, Marat Gelman, a Russian Jewish art collector, has been connected with previous anti-Christian art actions which involved icon-smashing, imitation churches of enemas. His – and PR’s problem was that it was difficult to provoke reaction of the Church. PR made two attempts to provoke public indignation in the second cathedral of Moscow, the older Elochovsky Cathedral; both times they were expelled but not arrested. The third time, they tried harder; they went to St Savior Cathedral that was demolished by Lazar Kaganovich in 1930s and rebuilt in 1990s; they added more blasphemy of the most obscene kind, and still they were allowed to leave in peace. Police tried their best to avoid arresting the viragos, but they had no choice after PR uploaded a video of their appearance in the cathedrals with an obscene soundtrack.

During the trial, the defence and the accused did their worst to antagonize the judge by threatening her with the wrath of the United States (sic!) and by defiantly voicing anti-Christian hate speeches. The judge had no choice but to find the accused guilty of hate crime (hooliganism with religious hate as the motive). The prosecution did not charge the accused with a more serious hate crime “with intent to cause religious strife”, though it could probably be made to stick. (It would call for a stiffer sentence; swastika-drawers charged with intent to cause strife receive five years of jail).

Two years’ sentence is quite in line with prevailing European practice. For much milder anti-Jewish hate talk, European countries customarily sentence offenders to two-to-five years of prison for the first offence. The Russians applied hate crime laws to offenders against Christian faith, and this is probably a Russian novelty. The Russians proved that they care for Christ as much as the French care for Auschwitz, and this shocked the Europeans who apparently thought ‘hate laws’ may be applied only to protect Jews and gays. The Western governments call for more freedom for the anti-Christian Russians, while denying it for holocaust revisionists in their midst.

The anti-Putin opposition flocked to support PR. A radical charismatic opposition leader,  poet  wrote that the opposition made a mistake supporting PR, as they antagonize the masses; the chasm between the masses and the opposition grows. But his voice was crying in the wilderness, and the rest of the opposition happily embraced the PR cause, trying to turn it into a weapon against Putin. The Western media and governments also used it to attack Putin. A Guardian editorial called on Putin to resign. Putin called for clemency for PR, and the government was embarrassed by the affair. But they were left with no choice: the invisible organizers behind PR wanted to have the viragos in jail, and so they did.

Commercially, they hit jackpot. With support of Madonna and the State Department, they are likely to leave jail ready for a world tour and photo ops at the White House. They registered their name as a trade mark and began to issue franchises. And their competitors, the Femen group (whose art is showing off their boobs in unusual places) tried to beat PR by chopping down a large wooden cross installed in memory of Stalin’s victims. Now the sky is the limit.

In August, vacation season, when there is not much hard news and newspaper readers are at the seashore or countryside, the PR trial provided much needed entertainment for man and beast. Hopefully it will drop from the agenda with the end of the silly season, but do not bet on it.

Israel Shamir reports from Moscow, his email is adam@israelshamir.net

Russia e Ucraina verso l’Unione doganale

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Russia e Ucraina verso l’Unione doganale

L’idea del capo del Cremlino di creare un’unione eurasiatica con gli ex Stati dell’Urss coinvolge anche Kiev. Gli eurocrati criticano Yanukovych

Andrea Perrone

Ex: http://rinascita.eu/


La Russia spera che la pressioni sull’Ucraina messe in atto dall’Unione europea spingano Kiev tra le sue braccia. Per questo il Cremlino sta facendo pressione sul governo di Kiev, affinché sottoscriva con la Russia un’Unione doganale, tale da rappresentare un’alternativa all’integrazione nell’Ue. I leader europei hanno avvertito l’Ucraina e in particolare il suo presidente, il filorusso Viktor Yanukovych (nella foto), proprio nel fine settimana, che Kiev rischia di non conseguire l’obiettivo di una maggiore partnership con l’Unione europea, fin quando l’ex primo ministro Yulia Tymoshenko resta in carcere. Per tutta risposta Yanukovych, parlando ad un forum a Yalta (Crimea), ha ribadito che l’Ucraina è determinata a proseguire in una maggiore integrazione con l’Europa, ma gli è stato risposto molto chiaramente e senza mezzi termini che la porta dell’Ue è chiusa fino a quando non saranno attuate le riforme nel Paese. Le causa principale di questa opposizione da parte dei leader europei è costituita dalla detenzione della Tymoshenko, che è stato condannata a sette anni per abuso di potere nei negoziati sul gas con la Russia. Tutto questo a causa di uno status giuridico che gli Stati europei affermano debba venire meno. Ma in molti sottolineano che Yanukovych ha preso la decisione di mettere in carcere la sua rivale politica per le numerose e gravi accuse che le vengono addebitate. In più, le autorità ucraine hanno affermato di essere pronte a muovere nuove accuse ai danni della Tymoshenko e per questo propongono un secondo processo contro la rappresentante dell’Occidente euro-atlantico ed ex “golpista arancione” per i suoi numerosi reati. La questione ha naturalmente allarmato i Soloni europei. “Non ha idea di quanto questo caso abbia danneggiato l’immagine dell’Ucraina in Europa”, ha sottolineato il deputato portoghese Mario David, ai ministri ucraini. “Se non avremo valori comuni, allora si può dimenticare l’Accordo di associazione”, ha proseguito il politico lusitano. È necessario ricordare che nei mesi scorsi l’Ucraina e l’Ue hanno sottoscritto un documento che apre la strada a Kiev a stringere una partnership via via sempre più stretta con l’Unione europea, ma l’Ue ha messo in chiaro che l’intesa non sarà ratificata fin quando rimarrà in vigore a Kiev il clima politico attuale. Nonostante le posizioni espresse dagli eurocrati, Yanukovych non si è fatto intimorire affatto e ha annunciato che il suo Paese è deciso a favorire una maggiore integrazione, ma ora che l’Unione europea sta facendo pressioni su Kiev affinché cambi la politica interna, espresse dai tecnocrati di Bruxelles e Strasburgo, stanno spingendo l’Ucraina tra le braccia della Russia, grazie alle proposte di quest’ultima per portare sempre più Kiev nella sua orbita. I funzionari russi, a Yalta nel fine settimana per partecipare al Forum, hanno sollecitato i leader di Kiev a prendere parte alla formazione dell’Unione doganale tra Russia, Bielorussia e Kazakistan. Alexei Kostin, responsabile russo della VTB Bank e vicino al presidente Vladimir Putin, ha detto che la Russia non imporrebbe alcuna precondizione all’Ucraina. Per quanto riguarda l’Unione europea ciò che rovina le relazioni tra Kiev e Bruxelles è la detenzione della Tymoshenko, ma indubbiamente anche le posizioni filo-russe espresse da Yanukovych che certamente all’Occidente euro-atlantico non sono affatto gradite. Dal canto suo Carl Bildt, ministro degli Esteri svedese, ha dichiarato al quotidiano britannico The Independent che, nel corso di un incontro con Yanukovych, ha spiegato al presidente ucraino che l’Unione europea vuole vedere elezioni libere e corrette prima che l’accordo di adesione all’Ue venga ratificato. “La questione riguardante Yulia è in realtà soltanto la punta dell’iceberg e vi è grande preoccupazione riguardo allo Stato di diritto e alla politicizzazione dei tribunali”, ha commentato il capo della diplomazia di Stoccolma, sottolineando le critiche degli eurocrati all’indirizzo dell’Ucraina, che preferiscono sia sotto il controllo di Washington e Bruxelles, piuttosto che di Mosca. Adesso tutto è rimandato alle elezioni parlamentari previste per il mese prossimo, quando capo dello Stato e leader del Partito delle Regioni Yanukovych, si scontrerà con il partito BYuT della Tymoshenko e con diversi partiti di opposizione minori. Yanukovych dal canto suo ha ricordato che gli osservatori europei sono stati invitati a controllare lo svolgimento del voto, insistendo sul fatto che le elezioni saranno libere ed eque. Ma gli analisti, i media embedded e il mondo euro-atlantico hanno espresso il loro disaccordo, anche per la situazione che vive la fedelissima degli Stati Uniti e del mondo atlantico, Yulia Tymoshenko ancora in carcere per le accuse mosse contro di lei, tra cui un presunto omicidio di un avversario politico, che evidenziano i numerosi reati e il ruolo negativo da lei giocato nella politica ucraina dalla “rivoluzione arancione” (2004) in poi.


18 Settembre 2012 - http://rinascita.eu/index.php?action=news&id=16779

jeudi, 20 septembre 2012

Allemagne/Russie: alliance eurasiatique!

 

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Giacomo GABELLINI:

Allemagne/Russie: alliance eurasiatique!

 

La rigidité, qui caractérise les rapports que Berlin vient d’instaurer avec l’Europe (suite à la crise grecque), ne correspond nullement au dynamisme dont l’Allemagne fait preuve en se rapprochant de la Chine, de la Russie et de l’Inde, trois Etats qui forment les principaux piliers de soutien de l’ensemble désormais dénommé BRICS. La visite d’Angela Merkel à la Nouvelle Delhi en mai 2011 est venue sceller la collaboration avec l’Inde, surtout dans le domaine de la haute technologie. Les échanges entre l’Allemagne et la Chine en 2011 s’élevaient, en chiffres, à 144 milliards de dollars et seront sans nul doute doublés d’ici 2015, année où on les estime d’ores et déjà à quelque 280 milliards. Ces chiffres permettront à l’Allemagne de se hisser sur le podium des principaux pays exportateurs de biens et de services vers la Chine et de dépasser les Etats-Unis. Berlin resserrera ispso facto ses rapports stratégiques avec la Chine. En avril 2012, le premier ministre chinois Wen Jibao s’est rendu à Wolfsburg, la ville-mère de l’entreprise automobile Volkswagen, dans le but de sceller un accord visant à installer une nouvelle usine Volkswagen dans la région du Xinjiang (le “Turkestan” chinois). Les autorités chinoises prévoient, par cet accord, de diminuer le taux élevé de chômage dans cette province, qui a contribué, dans un premier temps, à alimenter les sentiments centriguges de la population indigène.

 

Cette intensification des rapports avec la Chine constitue la part intégrante et principale d’un processus qui vise le repositionnement de l’économie allemande en direction des marchés émergeants. Selon un rapport établi par l’“European Council on Foreign Relations”, “l’Allemagne tend désormais à se considérer comme une force crédible dans un monde multipolaire, ce qui alimente son ambition de devenir ‘globale’ en tablant sur ses propres forces” (1).

 

Cet accroissement important des échanges germano-chinois est toutefois dû au rôle joué par la Russie, à laquelle l’Allemagne est liée par le biais d’une alliance stratégique et énergétique de tout premier ordre. Outre la mise en oeuvre du gazoduc “Nord Stream” —qui permet au méthane russe de s’acheminer vers le terminal allemand de Greifswald et d’alimenter ainsi la croissance économique allemande— et la présence de 6000 entreprises allemandes sur le territoire russe, il faut compter le projet d’aménager une ligne ferroviaire moderne capable de transporter 400.000 tonnes de marchandises de la Chine à l’Allemagne, grâce à un accord conclu entre les chemins de fer allemands (Deutsche Bundesbahn) et leurs homologues russes (Rossiyskie Zheleznye Dorogi). Il s’agit là d’une réalisation économique d’importance fondamentale qui garantira des perspectives stratégiques de premier plan. Le but ultime de cet accord se perçoit dans l’émergence d’une nouvelle société mixte, l’“Eurasia Rail Logistics”, par laquelle les chemins de fer allemands sont appelés à s’occuper de la modernisation des lignes russes en fournissant les services d’ingénierie technique —subsidiés par des entreprises comme “Simens”— afin de remplacer des milliers de kilomètres de vielles voies binaires par des parcours de haute vitesse. Cette modernisation concerne surtout le “Transsibérien” —le “pont eurasiatique” par antonomase— dont on doit la construction, commencée en 1890 et terminée en 1916, à la volonté de ce grand premier ministre russe que fut Sergueï Witte, qui voulait relier par fer tous les points de l’immense espace couvert par l’Empire russe. Le “Transsibérien”, dont le trajet dépasse les 9000 km, demeure la plus longue voie ferrée du monde. Il relie le port russe de Vladivostok à Moscou. Le tracé qui reliera Moscou au port hollandais de Rotterdam allongera le trajet Pacifique/Atlantique de quelque 3000 km. Il sera construit ultérieurement. Les problèmes de manutention et la vitesse maximale réduite constituent les deux facteurs qui avaient, jusqu’ici, limité considérablement les potentialités de ce formidable corridor eurasiatique. L’intervention de la Deutsche Bundesbahn renverse la situation. La modernisation des structures du Transsibérien par les chemins de fer allemands a permis, en janvier 2008, de transporter par voie ferrée des marchandises par le “Beijing-Hamburg Container Express”, connecté au Transsibérien au point de jonction russe d’Oulan Oudé. Ces marchandises sont arrivées à destination en l’espace de quinze jours alors que le transport par mer demande le double de temps au minimum. Cet “exprès” a parcouru plus de 10.000 km, en passant par la Mongolie, la Russie, la Biélorussie et la Pologne.

 

 

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De cette façon, la Russie aura la possibilité de moderniser ses propres voies de communication stratégiques, en apprenant des Allemands comment construire des chemins de fer à haute vitesse et à géer le trafic par ordinateurs. Ils revendront ensuite cette technologie allemande à des pays asiatiques comme l’Iran et l’Inde. L’Allemagne a ainsi obtenu l’accès direct à la Chine, à travers l’immense territoire russe. La Deutsche Bundesbahn, grâce à cette formidable projection vers l’Est, pourra diffuser dans toute l’Eurasie les critères stabilisés par l’UE et consignés dans le “Trans-European Transport Network” (TEN), un projet visant à favoriser les trafics en provenance d’Europe et en direction de l’Extrême-Orient et, à l’inverse, à transporter des matières premières vers les industries européennes. Le projet TEN, pour lequel on prévoit des crédits de 400 milliards d’euro, n’envisage pas seulement de construire des voies de chemin de fer mais aussi de faciliter la construction de routes et d’autres “corridors transcontinentaux”. L’Allemagne cherche donc à se redonner du “Lebensraum”, de l’“espace vital”, en reprenant sa politique traditionnelle de “Drang nach Osten” (de “poussée vers l’Est”) et, par la même occasion, en créant une série de corridors stratégiques qui partent de l’Ouest vers l’Est. Le concept d’“espace vital” avait été élaboré par le géopolitologue allemand Karl Ernst Haushofer, bien avant qu’il ne fut exploité et détourné de son sens par les Nazis). Il suffit de jeter un coup d’oeil sur une carte géographique pour constater que la “poussée vers l’Est” est la voie traditionnelle de l’expansion allemande. Seul l’Est est capable de rapporter des bénéfices énormes, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan économique, non seulement à la métropole allemande mais aussi à tous les pays impliqués, tout simplement parce qu’elle permet d’accélérer l’inéluctable intégration économique de la Russie, riche en matières premières, et de l’Allemagne, qui dispose d’une industrie très importante et d’un savoir-faire technologique enviable. C’est justement pour empêcher l’émergence d’un aussi formidable bloc économique intégré, qui assurerait l’hégémonie germano-russe sur l’ensemble de l’Eurasie, que les Etats-Unis ont déclenché l’attaque contre la Serbie de Slobodan Milosevic. En 1999, les premières cibles détruites par les bombardiers de l’OTAN ont été les ponts sur le Danube et sur la Save parce que l’objectif principal était de barrer la route au trafic fluvial allemand (comme nous avons déjà eu l’occasion de le démontrer) en direction du Sud-Est de l’Europe (et donc de la Méditerranée orientale).

 

Les prémices de la formation d’un bloc hégémonique continental similaire se sont manifestés dès 1989, suite à l’écroulement du Mur de Berlin. L’Allemagne s’est alors réunifiée sous la houlette du Chancelier Helmut Kohl et, surtout, d’un homme très habile, le Président de la “Deutsche Bank”, Alfred Herrhausen. “D’ici dix ans, affirmait Herrhausen, l’Allemagne de l’Est deviendra le complexe technologiquement le plus avancé de l’Europe et, en même temps, le tremplin qui permettra de lancer notre économie vers l’Est, de manière telle que la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et aussi la Bulgarie joueront, à leur tour, un rôle essentiel dans le développement européen” (2). En conformité avec cet objectif, Herrhausen entendait supprimer la dette “inter-entreprises”, fait comptable qui pesait sur l’industrie ex-communiste (en 1994, cette dette s’élevait à 200 milliards de marks), en considérant que cette dette, précisément, était un atout entre les mains de la Banque Mondiale et du FMI qui, tous deux, s’opposaient, de manière irréductible, à tout assainissement du secteur industriel hérité par l’Allemagne suite à la réunification. Le Président de la Deutsche Bank soutenait, entre autres choses, le projet, jugé nécessaire, de construire des voies ferrées rapides menant à Moscou. C’est là exactement le type de projet que les puissances maritimes —l’Angleterre d’abord, les Etats-Unis ensuite— ont toujours rejeté. Herrhausen se distinguait en proposant une vision nouvelle et innovante des rapports internationaux et proposait de redimensionner le rôle de l’Allemagne qui, selon sa conception, devrait fonctionner comme un “pont” entre l’Est et l’Ouest et comme le moteur d’une reconversion industrielle et d’un développement nouveau dans une Europe soustraite au contrôle de la Banque Mondiale et du FMI.

 

 

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Tandis qu’il se décarcassait pour mettre ses plans en oeuvre, Herrhausen dénonçait ceux qui le critiquaient outrageusement (3), quand il exposait ses vues et demandait à la Banque Mondiale et au FMI d’épargner aux pays ex-communistes la “thérapie de choc” préconisée par un Jeffrey Sachs; il demandait, en insistant beaucoup, que soit accordé à ces pays un moratoire sur leurs dettes pendant quelques années, de manière à ce qu’ils puissent exploiter leurs propres ressources pour la reconstruction plutôt que payer immédiatement aux banquiers, dès l’exercice suivant, une part de leurs dettes, ou les intérêts dus. Malgré l’hostilité de la BM et du FMI, Herrhausen réussit à trouver bon accueil partout en Europe pour ses idées et projets; en l’espace de quelques petites années, la traduction de ses plans dans les réalités européennes et euro-russes aurait pu s’avérer suffisante pour faire décoller ses grands projets. Le plus important de ceux-ci fut la création, à Varsovie, d’une banque pour le développement, destinée à financer la reconstruction et l’intégration de l’Europe centrale et orientale à l’Europe occidentale. Le 1 décembre 1989, avec une ponctualité effrayante, un engin explosif —équipé d’un système d’amorçage sophistiqué fonctionnant au laser— fait sauter l’automobile blindée dans laquelle Herrhausen se déplaçait. La responsabilité de l’attentat a été attribuée au groupe terroriste communiste de la “Rote Armee Fraktion” (RAF), après une enquête des plus superficielles.

 

Immédiatement après la disparition tragique de Herrhausen, un économiste mieux noté, comme Detlev Karsten Rohwedder, a cherché à poursuivre le sillon ouvert par son malheureux prédécesseur. Rohwedder était le chef de la “Treuhandanstalt”, un holding public qui regroupe toutes les industries d’Etat de l’ex-République Démocratique Allemande (DDR/RDA), après une belle carrière déjà, où il avait préparé et géré en personne le plan d’assainissement et la réorganisation du colosse chimique et pharmaceutique Hoechst AG. Rohwedder affirmait: “A partir du moment où un libéralisme de marché de type doctrinaire ne fonctionne plus, il faut néanmoins privilégier une politique publique d’assainissement dans le cadre plus général des privatisations” (4). C’était là la politique contraire de celle réclamée par le FMI et la Banque Mondiale. Rohwedder avait l’intention de favoriser les investissements publics pour remettre en état de marche et pour moderniser le vieil appareil industriel hérité de la RDA, afin que “la population d’Allemagne de l’Est puisse dépasser au plus vite sa condition d’infériorité matérielle” (5). Cet économiste, relativement inconnu, projettait de transférer le contrôle de la “Treuhandanstalt” du ministère des finances à celui de l’économie, de façon à ce que le holding devienne l’organe central d’un dirigisme allemand rénové. Le 12 avril 1991, un ou plusieurs assassins stipendiés prennent Rohwedder pour cible, tirent trois coups de fusil à visée infra-rouge qui fracasent une fenêtre de sa maison à Düsseldorf, la fenêtre de la pièce où il se trouvait, et le tuent. La RAF revendique la responsabilité de l’attentat, ce qui démontre, une fois de plus, quelle est la véritable fonction de tout “terrorisme extrémiste”. La menace que représentait des personnalités comme Herrhausen et Rohwedder est dénoncée, de manière très précise, par un Henry Kissinger, d’après qui: “Si les deux puissances que sont l’Allemagne et la Russie s’intègrent économiquement, en tissant des liens plus étroits entre elles, alors surviendra le péril que peut représenter leur hégémonie” (6). Le rapprochement actuel entre l’Allemagne et la Russie est dû essentiellement, aujourd’hui, aux efforts de Vladimir Poutine: c’est lui qui met tout en oeuvre pour que les plans d’intégration, pensés par Herrhausen et Rohwedder, reçoivent une nouvelle chance. La situation actuelle montre que l’Allemagne a reconsidéré de manière radicale son positionnement stratégique, en se repprochant des nouveaux centres de gravité de la planète, soit les centres que représente le BRICS, qui sont en train de faire basculer l’axe de la croissance mondiale de l’Atlantique en direction des Océans Indien et Pacifique, tout en ouvrant des perspectives nouvelles et profondément révolutionnaires pour le continent européen tout entier.

 

Si l’Allemagne parvient à bétonner solidement sa tentative d’entraîner l’Europe dans le sillage de Berlin, le péril, que pointait Zbigniew Brzezinski dans ses admonestations aux Etats-Unis, risquerait bien de prendre forme. Brzezinski: “Pour tout dire en des termes qui rappellent l’ère la plus brutale des empires antiques, les trois grands impératifs de la géostratégie impériale des Etats-Unis sont d’empêcher la collusion entre les vassaux et de les maintenir dans la dépendance (en ce qui concerne leur défense), de garder des tributaires faibles qu’il faut protéger et d’empêcher les barbares de s’unir” (7). Une “union des barbares” est justement en train de se forger et elle pourrait apporter une certaine discontinuité dans les scénarios du futur...

 

Giacomo GABELLINI,

Article paru sur le site: http://www.eurasia-rivista.org/

URL: http://www.eurasia-rivista.org/germania-russia-l’alleanza-eurasiatica/16549/print/ - Mis en ligne le 26 juillet 2012.

 

Notes:

(1)   Corriere della Sera, 24 avril 2012.

(2)   Il Tempo, 30 novembre 2009.

(3)   Ibid.

(4)   Frankfurter Allgemeiner Zeitung, 30 mars 1991.

(5)   Ibid.

(6)   Welt am Sonntag, 1 mars 1992.

(7)   Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier.

mercredi, 19 septembre 2012

Millet + Breivik ou l’équation insoluble

Thomas FERRIER:

Millet + Breivik ou l’équation insoluble

Ex: http://thomasferrier.hautetfort.com/

millet.jpgDix-sept pages qui déchaînent une tempête médiatique. Dix-sept pages pour un étrange essai « littéraire » dédié au criminel Anders Breivik, célèbre pour avoir assassiné dans la fleur de l’âge une jeunesse européenne insouciante. C’est peu dire que l’ouvrage de Millet pose de manière abrupte la question des responsabilités, mais fallait-il pour autant se servir du cas Breivik pour dénoncer la décadence de la civilisation européenne ? C’est la question fondamentale qui se pose à propos de cet essai « littéraire ».

Pour l’éditeur Jean Robin, l’essai de Millet est « mauvais » et même fondamentalement banal. Bruno Larebière, journaliste, va beaucoup plus loin, dénonçant l’élitisme arrogant de l’auteur, sa gallophobie (« francophobie ») son absence de souci de l’intérêt du peuple. Sa conclusion est terrible car, affirme-t’il, « Camus comme Millet ne font que propager leurs pulsions suicidaires ». En revanche, Dominique Venner, directeur de la « Nouvelle Revue d’Histoire », estime que Millet a fait preuve de courage intellectuel en dénonçant le suicide de l’Europe par le biais de l’immigration.

Ces critiques dures ou ces soutiens mesurés restent dignes et élèvent le débat comme la réflexion. En revanche, la dénonciation par Annie Ernaux de Richard Millet dans Le Monde du 10 septembre est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire. Le qualifier de « fasciste » qui déshonorerait la littérature est grotesque. Qu’elle ne soit pas dupe des intentions politiques qu’on peut trouver dans cet essai de Millet est son droit. Qu’elle considère que la dénonciation de l’immigration extra-européenne à laquelle procède l’auteur heurte ses convictions cosmopolites, c’est aussi son droit. En revanche, elle dépasse les bornes lorsqu’elle suggère implicitement une collusion idéologique entre Millet et Breivik, que le premier se serait même « mis au service du fusil d’assaut d’Anders Breivik ». La médiocrité de son analyse, qui se limite au fond à traquer le « raciste » et le « fasciste » caché selon elle en Millet, est le reflet même d’une société européenne incapable de penser par elle-même. Enfin, le comble de la naïveté est atteint lorsque Mme Ernaux nous assène son amour de la diversité, qu’elle cotoierait en grande banlieue, alors que les électeurs français qui y vivent, se tournent vers le vote en faveur du FN, manifestant par là un sentiment bien différent. Cela démontre qu’elle ne sait simplement pas de quoi elle parle, et qu’elle se gargarise de poncifs « bobos » déconnectés du réel. Citant une de ses amies, elle affirme que Millet attaque « le multiculturalisme et le métissage ». C’est indiscutablement ce qu’il fait, et ce que l’on ne veut pas lui pardonner. Or c’est, malheureusement pour Mme Ernaux, là où Millet est le moins contestable.

Pour autant, je vois dans l’essai de Millet une énorme erreur d’analyse de sa part. Son éloge « littéraire » n’a fondamentalement rien de littéraire. Ce n’est que l’analyse politique engagée d’un acte terroriste, Breivik n’étant qu’un prétexte à une attaque en règle contre l’idéologie dominante. Etait-ce habile d’associer l’opposition à l’immigration extra-européenne à l’action d’un déséquilibré assassinant de sang froid de jeunes compatriotes ? Cela ne l’était évidemment pas. Etait-ce habile de cacher derrière ce mot « littéraire » un discours strictement politique mais qui n’ose pas s’affirmer comme tel ? Je vous laisse juges.

Millet nous parle ainsi des « nations européennes », lesquelles seraient « inquiètes d’une immigration extra-européenne, le plus souvent musulmane, qui entretient une intimidation victimaire, voire une peur quotidienne, donc un ferment de guerre civile, en même temps que l’illusion oxymorique d’un islamisme modéré ». Il évoque avec des mots durs « la fracture idéologico-raciale que l’immigration extra-européenne a introduite en Europe depuis une vingtaine d’années ».

Par le biais de Breivik, il s’en prend aussi aux journalistes qui ont attaqué les fondements de la tradition scandinave, ceux qui ont affirmé que Breivik était l’héritier de Knut Hamsun ou de l’Edda. En réalité, l’idéologie néo-templière de ce tueur, alibi pour une crise existentielle qui l’a conduit au crime, n’a rien à voir avec la morale scandinave d’un viking du Xème siècle. Sur cette distinction, là encore, Millet est inattaquable.

S’étant montré idéologue, et non pas critique littéraire, Millet s’est essayé dans un domaine où il n’est pas maître, avec la lourdeur d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit férocement attaqué par tout ce que la profession d’écrivain a d’indignés professionnels, cachant leur médiocrité littéraire derrière un discours bien pensant, serviteurs zélés d’une classe politique médiocre dont ils se font les relais médiatiques et dogmatiques.

Il faut voir que Millet n’assume pas publiquement ses propres thèses, qui sont contestables dans la forme ou dans le fond. Car Millet est un hexagonaliste doublé d’un occidentaliste. S’il admet dans son vocabulaire le mot « extra-européen », en revanche le mot « européen » seul lui écorche la gorge. Occidentaliste quand il faudrait être européiste, libéral quand le modèle « libéral » a du plomb dans l’aile, et en plus chrétien, il est l’antagoniste classique du monde islamique dans sa caricature. Il chérit fondamentalement les causes de ce qu’il déplore. S’il dénonce le marxisme comme l’un des éléments d’une « ouverture à l’autre » qu’il conteste, il épargne en revanche la religion catholique, le christianisme en général, de cette critique, alors qu’elle serait aussi justifiée dans ce cas.

En outre, Millet ne propose aucune solution à ce qu’il dénonce d’une manière si dure et, au final, si maladroite. Dans le nihilisme absolu, l’auteur, tout comme le Céline des temps sombres, s’expose à nu. Le résultat n’est pas nécessairement heureux. Il est vrai que le contexte général rend très difficile toute finesse d’interpréation à propos des actes de Breivik. C’est parfaitement illustré par la démission/exclusion de Laurent Ozon du FN après avoir fait un lien implicite entre la hausse de l’immigration en Norvège et ce drame.

Avec le déchaînement médiatique contre lui, qu’il a en partie justifié par la faiblesse de sa réponse ultérieure, n’assumant pas les passages les plus provocateurs par exemple, déchainement qui fait aussi de son ouvrage un succès de librairie, on aurait pu penser que son éditeur, Antoine Gallimard, lui aurait apporté son soutien, comme ses premières réactions le laissaient supposer. En réalité, Le Monde du 15 septembre 2012 nous fournit une précieuse indication. Gallimard aurait ainsi écrit à Millet qu’il ne saurait « approuver aucune de [ses] thèses politiques » et qu’il exige « le respect d’une idéologie confraternelle », expression qu’on peut traduire par un « politiquement correct ». Il est vrai que la maison Gallimard, qui a offert à Drieu La Rochelle la direction de la NRF pendant l’occupation, puis édité après-guerre des auteurs célèbres mais controversés comme Céline, lequel dénonçait après-guerre lui aussi l’immigration extra-européenne, dans une même logique nihiliste qu’on retrouve chez Millet et Renaud Camus, ou comme Jouhandeau et Montherlant, cette maison ne peut se permettre de donner la leçon.

En un mot comme en cent, Millet a été lâché. Il a ainsi dû se résoudre à démissionner du comité de lecture de Gallimard, ce qui ne suffira pas à ses détracteurs, comme Ben Jelloun ou Le Clézio, lesquels vont vouloir sa tête, et qui l’auront.

Quoi qu’on puisse penser de l’essai de Millet, ou de l’idéologie qui est la sienne, cet autodafé symbolique est insupportable et s’inscrit dans une démarche totalitaire où un Zemmour est privé d’antenne, où un Ménard est rejeté comme un malpropre. En faisant de lui un martyr de plus de la liberté d’expression, de médiocres inquisiteurs donnent une audience immense à ses thèses. La peur paranoïaque, qui fait dire à Annie Ernaux que « si ces idées devaient prendre corps et réalité, nous serions bien seuls », prouve que Millet est paradoxalement gagnant pour avoir démontré, par la haine dont il a été l’objet, qu’il y a bien quelque chose de pourri en république de France.

Thomas FERRIER (PSUNE)

Rassegna Stampa - Settembre 2012 (1)

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Rassegna Stampa
Settembre 2012 (1)
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Aux origines de la crise grecque

 

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Safet BABIC:

Aux origines de la crise grecque

 

Il ne suffit pas de dénoncer le laxisme économique des Grecs, il faut se rappeler les méfaits de l’impérialisme occidental en Grèce!

 

Tous les jours que Dieu fait, on entend parler dans les médias de la menace qui pèse sur la Grèce, celle d’une faillite totale de l’Etat. Ce serait une conséquence de la crise économique mondiale et de la dette pharamineuse qu’aurait accumulée la Grèce, devenue ainsi insolvable face à ses créanciers.

 

Le gouvernement grec a donc été obligé d’adopter des mesures d’austérité drastique, ce qui a provoqué de violentes manifestations de masse dans tout le pays et à des turbulences sur les marchés financiers internationaux, turbulences qui, à leur tour, menacent l’euro en tant que monnaie commune de l’UE. En Allemagne, les faiseurs d’opinion comme le journal “Bild” et l’ancien socialiste berlinois Thilo Sarrazin explique cette crise par les déficiences caractérielles qu’ils prêtent au peuple grec; celui-ci se sent plutôt victime d’une conspiration ourdie à l’étranger et d’un diktat imposé par les Allemands.

 

Cependant, une analyse politique de la situation, sérieuse et documentée, nous prouve que l’opinion dominante, qui est l’opinion des dominants, nie ou déforme la vérité et ne nous révèle pas les causes et les effets de cette crise grecque; cette opinion des dominants préfère envenimer les rapports entre les peuples pour tirer profit de la zizanie entre Européens.

 

La Grèce est un pays du Sud-Est de l’Europe, dont l’histoire, si riche, la culture et la philosophie constituent, depuis la plus lointaine antiquité, les fondements de l’identité et de la pensée européennes. Seuls les Juifs et les Perses peuvent prétendre disposer d’une continuité ethno-culturelle aussi ancienne et comparable.

 

Sur le plan culturel, la Grèce appartient à la sphère chrétienne-orthodoxe, ce qui implique des relations et des contacts étroits avec la Serbie, la Bulgarie et surtout la Russie. Certains milieux n’ont dès lors pas pardonné à la Grèce de ne pas avoir participé aux attaques aériennes subies par l’ex-Yougoslavie en 1999, alors qu’elle est pourtant membre de l’OTAN.

 

La Grèce se situe, géostratégiquement parlant, dans une zone importante qui forme le point de contact entre le Proche Orient, l’Europe et l’Afrique du Nord. En effet, Beyrouth, Jérusalem, Le Caire et Tripoli ne sont qu’à 1100 km à vol d’oiseau d’Athènes, tandis que Munich est à 1500 km. Cette situation géographique explique pourquoi la Grèce opte pour une “politique étrangère multidimensionnelle” qui lui permet d’entretenir des contacts étroits avec l’UE, les Etats balkaniques et les Etats-Unis mais aussi, à peu près à égalité, avec la Russie et les pays arabes. Pour l’approvisionnement de l’Europe en énergie, la Grèce joue également un rôle-clef.

 

La politique étrangère de la Grèce reflète bien la contradiction qui peut exister entre l’opinion du peuple réel et les intérêts des 20.000 membres de la superclasse. En 1981, l’adhésion de la Grèce à la “Communauté européenne”, c’est-à-dire au “Club des riches”, avait d’abord été refusée par Andreas Papandréou et son parti, le PASOK (ou “Mouvement socialiste pan-hellénique”). Jusqu’au début des années 90, le PASOK cherchait d’ailleurs son inspiration auprès des modèles socialistes des pays arabes.

 

Un conflit irrésolu avec la Turquie

 

Les bonnes relations qu’entretient traditionnellement la Grèce avec les pays arabes ont notamment été évoquées lorsqu’Athènes avait signé un accord de coopération bilatéral avec le leader libyen Mouamar al-Khadafi en juin 2010. Mais fait significatif de notre époque de confusion: la Grèce, tarabustée par la crise, prend part de facto, quelques mois plus tard, en mars 2011, à la guerre lancée contre la Libye, en mettant à la disposition des avions de l’OTAN les bases situées sur sol hellénique pour l’Opération “Odyssey Dawn”.

 

Pour un Etat qui souhaite adhérer à l’UE, comme Israël, la Grèce est perçue comme le “littoral d’en face”, ce qui lui confère une importance géostratégique de premier plan. Il me paraît intéressant de noter que ces deux Etats, l’hellénique et l’hébreu, n’entretiennent des relations diplomatiques que depuis 1991 car, auparavant, la population grecque se solidarisait majoritairement avec les Palestiniens à cause du conflit cypriote; avant la crise, d’importantes collectes d’argent s’effectuaient en Grèce au bénéfice des populations palestiniennes des territoires occupés.

 

Le souvenir de l’occupation ottomane, qui a duré du 14ème au 19ème siècle, et l’invasion en 1974 de la partie septentrionale de l’Ile de Chypre, entièrement grecque au départ, font que la Turquie est toujours perçue par la Grèce officielle comme une menace permanente contre l’hellénité. C’est ce qui explique pourquoi la Grèce consacre des sommes, qui semblent disproportionnées, à l’entretien de son armée. La tâche que la Grèce devait assumer dans le cadre de l’alliance atlantique était de contrôler le bassin oriental de la Méditerranée; les Etats-Unis, pour permettre à Athènes d’assurer cette mission, ont pris en charge une bonne partie des dépenses grecques en matière de défense. Ainsi, en 1990, les Américains ont versé à l’armée hellénique 351 millions de dollars, soit 24,3% du budget “défense” de la Grèce. La Grèce entretient toujours une armée de 157.000 soldats, ce qui la place au cinquième rang des Etats de l’UE pour ce qui concerne les effectifs, après la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne. Au cours de ces dix dernières années, la Grèce a dépensé 50 milliards d’euro pour l’équipement de son armée; elle est ainsi le cinquième acheteur d’armements conventionnels au monde.

 

Le conflit de Chypre demeure actuel: rappellons, à ce propos, que le premier ministre turc Erdogan a déclaré en juillet 2011 que la Turquie gèlerait tous ses contacts avec l’UE si Chypre, en vertu du principe de rotation établi au sein de l’UE, prenait en charge la présidence du Conseil pour six mois, soit pour la seconde moitié de l’année 2012. On ne doit pas oublier non plus que ce sont les colonisateurs britanniques qui ont empêché l’union entre Chypre et la Grèce, alors qu’en 1950, 96% des Chypriotes s’étaient exprimé, lors d’un référendum, pour l’ “Enosis”, le rattachement de Chypre à la mère-patrie grecque. Selon la constitution cypriote de 1960, la Grèce, la Turquie et la Grande-Bretagne sont les puissances protectrices et garantes de Chypre. Mais Londres, on le sait, est dominée par le cartel ploutocratique des banques de la “City”.

 

Après la chute de Constantinople en 1453, lorsque les Ottomans s’emparent de la métropole de l’ancien Empire byzantin, toute forme d’Etat grec cesse d’exister. Constantinople cesse de s’appeler ainsi et prend le nom turc d’Istanbul (ce qui est, en fin de compte, le même nom, mais prononcé à la façon turque). Les Grecs, comme les autres peuples balkaniques, se dresseront contre la gestion arbitraire des Turcs et de leurs collaborateurs autochtones, les “Phanariotes”. La révolte éclate en 1821 et donne le coup d’envoi à la révolution grecque.

 

De nos jours encore, l’événement est célébré dans la mesure où la Fête Nationale grecque est fixée au 25 mars, date qui marque le début de l’insurrection populaire et de la lutte de libération nationale contre le pouvoir ottoman. Le mouvement indépendantiste grec a bénéficié du soutien de la Russie, de la France et de la Grande-Bretagne, ainsi que de celui de nombreux volontaires “philhéllènes” comme le poète anglais Lord Byron. Les forces terrestres turques, présentes en Grèce à cette époque, ont pu être facilement vaincues. Mais les luttes intestines, entre fractions politiques rivales, ont, elles, été exploitées par les Ottomans.

 

C’est ce qui a permis au pacha égyptien Mehmet Ali de reprendre Athènes et d’autres villes importantes en 1825/1826. Ce n’est que par une “intervention humanitaire” avant la lettre, proposée et soutenue par la Russie et la Grande-Bretagne, et par un débarquement de 14.000 soldats français en 1828 que l’indépendance de la Grèce a pu devenir possible. Lors de la Conférence de Londres de 1830, ce sera chose faite. Sans l’aide massive de l’étranger, il n’y aurait jamais eu d’Etat grec.

 

Une dépendance permanente

 

la-grece-sur-les-ruines-de-missolonghi-1826.jpgLe premier roi du royaume de Grèce fut le prince bavarois Otto, sacré Otto I. Son accession au trône fut aussi un faux-fuyant. Tandis que des investisseurs capitalistes britanniques et français faisaient des affaires juteuses en Grèce, des fondations privées allemandes finançaient, sans aucun esprit de lucre, les infrastructures naissantes de l‘Etat grec et contribuaient à la renaissance de l’hellénité. Il semble que l’histoire se répète...

 

La politique budgétaire du nouvel Etat laissait à désirer, si bien qu’après un putsch militaire en 1862, le Roi Otto I a dû abdiquer. Ce fut la fin de la “bavarocratie”. Depuis son indépendance (informelle), acquise en 1826, la Grèce n’a cessé de souffrir d’un déficit permanent: sa balance commerciale était toujours déficitaire face à l’étranger, comme l’expliquent Carmen M. Reinhart et Kenneth S. Rogoff dans leur livre “Dieses Mal ist alles anders. Acht Jahrhunderte Finanzkrisen” (“Cette fois, c’est différent – Huit siècles de crises financières”).

 

Depuis 1826, il y a eu trois grandes crises bancaires en Grèce et l’Etat y a été cinq fois en cessation de paiement, réagissant à cette situation en rééchelonnant les dettes: ce fut le cas en 1826, en 1843, en 1860, en 1893 et en 1932. L’état de crise permanent, subi par la Grèce, dès sa  naissance en 1926, chaque fois qu’elle n’a plus plus pu payer ses dettes à l’étranger, l’a exclue pendant 53 ans des marchés financiers internationaux.

 

Dans la seconde moitié du 19ème siècle, une masse de capitaux étrangers a afflué en Grèce, attirée par des taux d’intérêt variant entre 40% et 50%, ce qui a permis de développer l’agriculture et l’industrie textile, tandis que des entreprises frnaçaises réactivaient les mines de Laurion.

 

En même temps que l’Egypte et la Turquie, la Grèce, à la fin du 19ème siècle, a, elle aussi, dû aliéner une part de sa souveraineté en confiant sa politique budgétaire à l’Empire britannique. Le pays était de facto gouverné depuis Londres, ce qui explique l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés des Britanniques en 1917.

 

 

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A la suite de plusieurs guerres, jusqu’en 1923, la Grèce a pu agrandir son territoire et lui donner ses dimensions actuelles, après l’échec de la reconquête des régions peuplées de Grecs en Asie Mineure. Lors du Traité de Lausanne de 1923, la Grèce et la Turquie ont décidé un échange de populations. Après la première guerre mondiale, la Grèce appartenait de fait à la sphère d’influence britannique; après 1947, d’aucuns ont appelé l’ambassade des Etats-Unis à Athènes, le “gouvernement annexe”. Sans l’accord tacite des Etats-Unis, la dictature militaire, qui a gouverné le pays entre 1967 et 1974, n’aurait jamais pu se maintenir.

 

La Grèce dans l’Europe de Bruxelles

 

La Grèce est devenue membre de la “Communauté Européenne” en 1981. Cette adhésion lui a permis d’obtenir plus facilement des crédits au bénéfice de l’Etat grec. Depuis 1981, le déficit et l’endettement de la Grèce n’ont fait que croître à grande vitesse. Ainsi, la Grèce est tombé toujours davantage dans la dépendance par rapport au système international du crédit. Si, en 1981, la Grèce avait 7,8 milliards de dollars de dettes vis-à-vis de l’étranger, elle en avait déjà 17 milliards en 1986. La dette publique grecque s’élevait déjà à 40% du PIB en 1981. En 1986, c’était 62%. En 1989, près de 100%.

 

L’adhésion à la CE s’est donc avérée fatale sur le plan budgétaire. En 1985, la CE a accordé à son nouveau membre grec un crédit d’une valeur de 1,75 milliard d’ECU, ce qui a permis au gouvernement socialiste d’entamer des négociations en vue de rééchelonner la dette et de contourner, de cette façon, les conditions très strictes imposées notamment par le FMI. La Grèce a raté ainsi la chance historique de consolider son budget par le biais de réformes générales.

 

Pour des raisons politiques, le programme de stabilisation a échoué dès les années 1985-87 et en 1991. Cette année-là, une crise bancaire a provoqué en Grèce une crise financière, tant et si bien que l’aide de l’Etat a été nécessaire à grande échelle jusqu’en 1995. Tandis que l’argent des contribuables allemands, sous forme de subsides de l’UE, inondait la Grèce et se perdait dans des canaux douteux, le statut de membre de la CEE a modifié de manière négative la structure même de l’économie grecque. Depuis l’“ouverture à l’Europe”, tout a été fait au bénéfice du tourisme et au détriment de l’agriculture, de l’industrie et de l’exportation. Par conséquent, on peut dire que la crise grecque est un résultat, immanent au système, de l’intégration européenne, ennemie des peuples réels d’Europe.

 

Safet BABIC.

(article paru dans “Deutsche Stimme”, Juli 2012; http://www.deutsche-stimme.de/ ).

mardi, 18 septembre 2012

Tiberio Graziani: 'US uses Europe as a bridge-head to attack Eurasia'

Tiberio Graziani:

'US uses Europe as a bridge-head

to attack Eurasia'

 

De oorlog tegen Europa begon in Servië

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Chris ROMAN:

De oorlog tegen Europa begon in Servië

 

 

Inleiding :

 

Zo’n 10 jaar geleden zei Zbigniew Brzezinski, stichtend lid van de Council of Foreign Relations, één van de organen van de wereldregering :“Er staat meer op het spel dan het eenvoudige lot van Kosovo. Het is niet overdreven te stellen dat een mislukking van de NAVO tegelijkertijd het eindde zou betekenen van de geloofwaardigheid van het mondiale Amerikaanse leiderschap.”

 

 

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We kunnen vaststellen dat Europa een ware agressiegolf ondergaat van de Verenigde Staten. Laten we er onmiddellijk aan toevoegen dat we hier zeker niet het hele Amerikaanse volk stigmatiseren, maar wel hun leidende klassen, zoals hoge politieke verantwoordelijken, industriëlen, geldschieters en bankiers, strategen, inlichtingendiensten, enzovoort. Sinds het begin van de jaren 1900 kunnen zij hun wereldlijke machtswellust niet meer voor de opmerkzame toeschouwer verbergen. Eén van de door hen gebruikte tactieken is die van divide et impera. De buitenlandse politiek van de VS bestaat  uit het vasthouden van de Amerikaanse hegemonie en het uitschakelen van geo-economische concurrenten. Dit zeker in West-Europa. De buitenlandse politiek richt zich in de eerste plaats tegen de belangen van Europa. Binnen de door Samuel Huntington gestelde Westerse zone zijn de VS tegenstanders-concurrenten van Europa. Een tegenstander die zeer gevaarlijk kan zijn, want hij aarzelt geen seconde om alle mogelijke middelen in te zetten om zijn doel te bereiken, ook de meest gruwelijke. Een gevaarlijke tegenstander die er alles zal aan doen om Europa te verhinderen zich te “emanciperen” en zo vanonder de Amerikaanse vleugels weg te glippen. De zogenaamde “Westerse” wereld – De VS, West-Europa en de Slavisch-Orthodoxe wereld – zouden, gezien de huidige wereldsituatie en de enorme kracht die uitgaat van de islamitische wereld, de handen bij elkaar moeten steken. Dit gebeurt niet. Integendeel. De VS ondersteunen bepaalde islamistische regimes zoals Saoedi-Arabië en Pakistan. Bin Laden is een product van de Amerikaanse veiligheids- en informatiediensten. De Amerikaanse regering houdt halsstarrig vast aan haar pro-islamistische koers, zeker in Europa . Dit wordt opgelegd door de CIA, het Pentagon en de internationale bankiers, lobby’s zoals de ADL, enzovoort. Voor alle duidelijkheid  : ik gebruik de term “islamistisch” en niet  “islamitisch’, omdat ik wens te benadrukken dat de meeste moslims in vrede willen leven, in eigen land blijven en met rust willen gelaten worden. De islamisten zijn een extremistische minderheid.

 

 

Het doel van de VS was niets minder dan het verzwakken van de Sovjetunie. Ondanks het anti-Americanisme van de islamisten en de Arabo-moslimwereld, blijven de Amerikaanse machthebbers de islamistische extremisten ondersteunen, met als doel het huidige Rusland te omsingelen en in te sluiten. We kunnen gerust stellen dat onze “Amerikaanse geallieerde”  zich zeer weinig loyaal en weinig solidair met Europa opstelt. Door de zijde te kiezen van Turkije, Saoedi-Arabië, de islamitische republieken van de voormalige Sovjetunie tégen Rusland en daardoor ook tégen West-Europa, en door zich systematisch aan de zijde te scharen van weinig democratische islamistische regimes zoals Afghanistan, Koeweit, Bosnië, Kosovo, Albanië en dit ten nadele van anti-islamistische regimes, zoals Rusland, Iran, Irak en Servië, hebben de VS elke vorm van solidariteit met Europa verbroken en verraden.

 

Door te kijken naar de anti-orthodoxe en pro-islamistische koers van de VS, kunnen de Europeanen de NAVO terecht beschouwen als een verdedigingsmechanisme dat enkel de belangen verdedigt van de Amerikaanse geo-economische belangen en moet Europa beseffen dat de NAVO het Oude Continent in geen enkel geval kan beschermen tegen gelijk welke dreiging. Integendeel, het is de NAVO die niet zal aarzelen om een Europees land aan te vallen. We hebben Servië als voorbeeld. De NAVO viel in 1999 een Europees christelijk land aan om een door islamistische immigranten bewoonde  provincie ter hulp te komen. De NAVO is niets anders dan het meesterstuk op het Amerikaanse schaakbord om de wereldheerschappij te behouden.

 

De VS-regeringen en -lobby’s zijn zich zeer bewust van het feit dat een ééngemaakt en onafhankelijk Europa hen op alle terreinen, zoals economie en militair, binnen de kortste keren zal voorbijsteken. De Amerikaanse strategen willen ten allen prijze verhinderen dat Europa één wordt, dat de twee “longen” van Europa – de westerse en de orthodoxe -  goede maatjes worden met elkaar. Daarom willen de VS ons verzwakken door Turkije binnen de Europese Unie te sleuren en door Rusland van ons weg te duwen.

 

Om dit te bereiken, volgen de VS een dubbele weg. Ten eerste : De NAVO tot voor de poorten van Rusland brengen alsook het laten ‘integreren’ binnen de ‘westers-europese wereld’ van anti-Russische staten; Ten tweede : zoveel mogelijk Rusland verzwakken en haar wegduwen richting Azië, om het land weg te houden van het westelijk deel van Europa. Hierbij hoort het reactiveren van de “Koude Oorlog”.

 

 

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Elke bom op Belgrado of Pristina zorgt ervoor dat de oude wonden tussen de Europese ‘longen’ zich opnieuw openen. Europa werd ooit verdeeld door het Grote Schisma van 1054 , Yalta (4 tot 11 februari 1945). Door de val van de Berlijnse Muur bestond echter de hoop op een hereniging van het gehele Oude Continent. Maar de internationale bankiers beslisten er anders over : er moet opnieuw een Muur komen, een Gordijn van Yzer en Bloed, om de twee Europese blokken van elkaar weg te houden.

 

De Russische socioloog Alexander Zinoviëv spreekt van ‘Occidentisme’. We kunnen ook het begrip ‘Atlantisme’ gebruiken. Het begrip ‘het Westen’ dient voor niets anders meer dan het bedriegen van onszelf en ons in de pas te laten lopen van lugubere Amerikaans-zionistische plannen. De prijs die Europa zal betalen voor de verkeerde strategische keuze, zal zeer hoog zijn. Onze regeringen zijn vazallen van de VS, Europa is in twee blokken verscheurd, aan onze zuidelijke grenzen wachten miljoenen gelukzoekers om ons demografisch deficit op te vullen. We bevinden ons in een tang : in het zuiden islamististen die het met ons niet zo goed voor hebben; en bij ons ‘McWorld’, het ‘Amerikaans westen’ dat culturen vernietigt, zoals de Amerikaanse socioloog Benjamin Barber het stelt. Het gevaar is groot dat het Europa als meerduizendjarige beschaving dat we nu kennen zal verdwijnen, indien we niet zeer snel iets ondernemen. Andere slachtoffers zijn de islamitische volkeren uit de Arabo-islamitische wereld. Ook zij lijden onder de VS-steun aan islamistische regimes. In de plaats van ons bij te staan sticht de VS binnen de Europese grenzen verschillende ‘Afghanistans’ die zich op twee à drie uren vliegen van Rome, Parijs of Brussel bevinden.

 

De gevolgen van de ‘Westerse’ oorlog tegen Servië, met de afscheuring van Kosovo als gevolg, zijn enorm. De posities van de “islamistische internationale’ werden versterkt. De ‘wereld mijn dorp’ waar alles één is, zoals sommige links-liberalen  stellen, is nog niet voor morgen. Wel is het zo dat er twee werelden zijn : de westerse – om bij het ‘westen’ te behoren moet een bepaald land niet in het ‘westen’ liggen zoals Japan, Australië of Nieuw-Zeeland – en de niet-Westerse, zoals Rusland, Wit-Rusland, Servië, China, Noord-Korea, Venezuela, Cuba, Iran, Syrië en ga zo maar door. Een aantal van de opgesomde landen behoren tot de zogenaamde “As van het Kwaad”.  Dit begrip werd door George Bush op 29 januari 2002 tijdens de State of Union voorgesteld. Irak en Libië staan niet meer op de lijst. Het begrip werd uitgedacht door de tekstschrijver van Bush, de miljonair David Frum. Deze laatste werd geboren in een Canadees-joods gezin. Hij ging naar de Yale-universiteit, waar zowat alle leden van Skull & Bones uit voortkomen. Oorspronkelijk bedacht hij “As van de Haat”, maar daar zouden teveel neo-cons zichzelf kunnen mee vereenzelvigen.

 

Voor de VS-strategen is het “kamp van de opstandigen” in staat om de hele Amerikaanse economisch-militaire strategie, met een raketschild als kers op de taart, op zijn minst in vraag te stellen. De VS willen zich indekken tegen raketaanvallen vanuit Rusland en China. Vanuit de “schurkenstaten (dixit de neo-cons) kunnen er immers geen ernstige raketaanvallen komen. Daarvoor is de reikwijdte van hun raketten te klein. Zij kunnen enkel Israël raken, maar dat is zeker het probleem van de Europeanen niet. Rusland en China landen bedreigen de Amerikaanse wereldheerschappij. Daarom dient het Amerikaanse schild. Daarom moeten er raketten komen in Polen en Tsjechië.

 

Het Westen valt Joegoslavië aan :

 

Indien we naar de conflicten kijken in  voormalig Joegoslavië, Tsjetsjenië en andere ex-Sovjet-Republieken zoals Nagorno-Karabach, dan zien we steeds een conflict tussen de Slavisch-orthodoxe wereld en het islamo-Turks imperialisme. De Slavische wereld ‘geniet’ daarboven nog eens van een aanval in de rug van het Amerikaans-economisch systeem, welke zo snel mogelijk Rusland wil omvormen tot hun 51 ste staat. De Franse geo-politicoloog François Thual zegt duidelijk dat de interne conflicten in de Balkan gebruikt worden om bepaalde landen uit de regio weg te houden.

 

De vicieuze cirkel van oorlogen in voormalig Joegoslavië werd niet enkel aangestoken door de separatistische moslims maar eveneens door katholieke Slaven (Kroatië, Slovenië), gesteund door Duitsland. Toen beide katholiek-slavische landen zich afscheidden, wilden de moslims hun voorbeeld volgen. Bosnië was de eerste steen van een reeks domino’s. Bosnië kreeg de volle steun van de VS, Duitsland en zowat de gehele islamitische wereld. Er ontstond een tegennatuurlijke alliantie : moslims en katholieken verenigden zich tegen de Orthodoxe Serviërs.

 

Het multi-religieuze Joegoslavië barstte uit elkaar met de onafhankelijkheid van het door het ‘Westen’ gesteunde Slovenië en Kroatië tot gevolg. Duitsland was het eerste land dat Slovenië en Kroatië  erkende (december 1991). Dit gebeurde nog voor de erkenning van beide landen door de EU. De rol van Duitsland in de erkenning door de EU was fundamenteel. De UNO stemde op 25 september 1991 een wet die alle mogelijke wapenleveringen aan alle partijen in Joegoslavië verbood. Duitsland leverde toch in het geheim wapens en munitie aan Kroatië. Hierdoor werden 25.000 Serviërs uit Slavonië verjaagd (oktober 1991). In de regio Slavonska Pozega werden 25 Servische dorpen met de grond gelijk gemaakt. In december 1991 stemden 11 van de 12 EU-lidstaten voor het behoud van de Joegoslavische staat. Duitsland slaagde erin na een lange nachtelijke vergadering de EU te chanteren. Bonn was immers belangrijk voor de invoering van de euro en dreigde zelfs het gehele Verdrag van Maastricht te kelderen. Duitsland zorgde ervoor dat de EU zowel Kroatië als Slovenië  erkende.  Voor het eerst sinds de Tweede Wereldoorlog toonde Duitsland opnieuw haar Ost-Politik. Enorme anti-Servische gevoelens speelden hierbij de hoofdrol. Sinds 1914 tot op heden heeft Duitsland (alsook Oostenrijk) nog niet kunnen afrekenen met haar oude anti-Servische demonen. De eenheid van Joegoslavië werd opgeofferd om de eenheid van de EU te bewaren. Als reactie op de Kroatische onafhankelijkheid eisten de Serviërs in Kroatië onafhankelijkheid voor hun regio. Deze Servische republiek, de Krajina, werd door de EU … niet erkend. Wat aan de Kroaten, Slovenen, Bosnische moslims en Albanese Kosovaren werd toegestaan, werd verboden aan de Serviërs. De  westerse media toonde de Serviërs als ‘indringers’. Het Oostenrijks-Hongaars Rijk had hen drie eeuwen daarvoor naar daar verhuisd om een buffer te vormen tegen de aanvallen van de Turken. Het in de hoek drummen van de Serviërs leidde naar een hevige anti-Kroatisch reactie. De vuile politiek van de EU leidde naar duizenden onschuldige doden, zowel Kroaten als Serviërs, en de verdrijving van 300.000 Serviërs uit Slavonië en Krajina in mei en augustus 1995. Duitsland, Oostenrijk, Hongarije, Polen maar ook Chili en Bolivië leverden wapen aan de Kroaten. De rijke Kroatische diaspora in de VS organiseerde enorme geldinzamelingen om voor Zagreb wapens te kopen. Daardoor konden de Kroaten de duizenden Serviërs verjagen uit gebieden waar zij al zeer lang woonden. Nadien kreeg Servië ook steun, meer bepaald van Rusland, Bulgarije, Roemenië en Griekenland. Moskou leverde alleen al voor 300 miljoen dollar aan tanks. Hoewel, op zich is dit niet zoveel. De steun van Rusland viel al vlug weg. De Russische president Jeltsin stak totaal in de zak van de VS en de VS-gezinde oligarchen. Moskou deed niets toen de NAVO in 1995 het Servische deel van Bosnië aanviel. Daardoor kon de Kroatisch-islamitische alliantie het  halen op de nationalistische Serviërs.

 

Vanaf april 1992 wilden de VS Joegoslavië onherroepelijk uit elkaar. Op 10 maart 1992 bevindt James Baker, Amerikaans staatssecretaris, in Brussel en vraagt aan alle ministers van Buitenlandse Zaken om Bosnië te erkennen. Op 7 april 1992 krijgt hij zijn zijn : Bosnië wordt door het Westen erkend. Sindsdien stoken de Amerikanen steeds ruzie. In maart 1992 zeggen ze de moslim Alija Izetbegovic zijn eerder aangegane akkoord van Lissabon te verwerpen. Dit akkoord hield een opdeling in van Bosnië volgens etnische lijnen. 44% zou islamitisch gebied worden. Onder druk van de Amerikanen zegt hij het akkoord op dat hij eerder had ondertekend met de Kroaten (Mate Bobben) en de Serviërs (Radovan Karadzic). Washington zet alles in op islamitisch Bosnië. Om de zaak aanvaardbaar te maken voor de massa, misbruiken ze het drama van de explosie van een bakkerij in Sarajevo (16 doden). Hoewel de verantwoordelijkheid voor het drama totaal bij de moslim-Bosniërs ligt – duidelijk gesteld door het hoofd van de Blauwhelmen, de veiligheidsdiensten van Frankrijk en Engeland en de vertegenwoordiger van de EU – slagen de VS er dank zij CNN in om de Serviërs te barbariseren. Ja, de Serviërs krijgen de schuld van iets wat zij niet hebben gedaan. Daarop stemt de Veiligheidsraad voor sancties tegen Servië. Die Veiligheidsraad geeft de NAVO en dus aan Washington toestemming om de sancties hard te maken. De VS eisen rechten op voor de Bosnische Kroaten, Bosnische moslims en Albanezen, maar weigeren diezelfde rechten aan Bosnische Serviërs. Deze Bosnische Serviërs worden geregeerd door een moslim en hebben niet het recht om de Servische nationaliteit te hebben of in Servië te mogen stemmen, wat de Kroaten wel gegund wordt. Op 21 en 22 september 1997 stelt zelfs Henri Kissinger zich vragen bij de leefbaarheid van Bosnië. Hij zegt dat Bosnië pas leefbaar wordt indien één van de strijdende partijen de totale overwinning behaalt. Bosnië ‘libaniseert’ zich spoedig. De drie kampen bestrijden elkaar, elk met zijn buitenlandse steun.

De moslims eisen zowat alles op : zij baseren zich op hun demografische groei. In 1961 maakten de Serviërs 43% uit van de bevolking, de moslims 26% en de Kroaten 22%. In 1991, vlak voor  de onafhankelijkheid maakten de Serviërs 31% uit van de bevolking, de moslims 44% en de Kroaten 17%. Samuel Huntington stelt : “De expansie van één groep leidt tot de verdrijving van de andere”. De Bosnische moslims krijgen enorme steun van Saoedi-Arabië en nog niet zo lang geleden van Iran. Turkije gebruikt enorme diplomatieke druk om het Westen te doen kiezen voor de moslims van Bosnië. Bosnië maakte tot 1876 deel uit van het Ottomaanse Rijk. Izetbegovic kreeg in Riad in 1993 de mooie som van 93.333 dollar. Koning Faycal van Saoedi-Arabië keek toe en zag dat het goed was. Hij kreeg deze som voor zijn “uitmuntend islamiserend werk”. Zijn eerste actie bestond uit het toetreden tot de Organisation of the Islamic Conference, zwaar ondersteund door Saudi-Arabië. Nochtans zijn de christenen in Bosnië in de meerderheid. Izetbegovic voerde de sharia in. Het leger en de politie werden geïslamiseerd, straatnamen veranderden van naam. Voorbeeld : de Maarschalk Titostraat werd de Mula-Mustapha-Baseskijastraat (een moslimtheoloog uit de 18de eeuw). Vele kerken, zowel orthodoxe als katholieke, werden vernietigd. Duizenden Serviërs en Kroaten werden verjaagd. De Kroaten zijn nu zelf slachtoffers van hun voormalige islamitische bondgenoten. Zij luisterden naar het dictaat van de VS. De prijs is hoog.

 

postcard.jpgIn Zagreb – Kroatië – staat daarentegen de grootste moskee van Joegoslavië. Sarajevo is in twee stukken gedeeld : een Kroatisch en een islamitisch. In het islamitische deel kan men er Albanezen, Tsjetsjenen, Turken, Afghanen, Pakistanen ontmoeten, allen genaturaliseerd als dank voor de bewezen diensten.

 

Yossef Bodansky, zich in Angelsaksische veiligheidsmiddens begevend, zegt dat Kosovo en Albanië haarden van islamistisch terrorisme en toegangspoorten tot Europa zijn voor islamistische extremisten.

 

De islamistische extremisten vonden elkaar in Afghanistan. Zij kwamen “broeders in nood” helpen in Kosovo en Albanië om de islamitische as Sarajevo-Tirana te verstevigen. Deze militaire islamistische as loopt van Albanië over Macedonië, Montenegro, Bosnië tot in … Milaan ! Het doel van deze islamistische as in Europa en meer bepaald de Balkan is :

- een commercieel bruggenhoofd opzetten dat op enkele stappen van West-Europa ligt;

- het verstevigen van de islamitische as Sarajevo-Tirana, om zo politieke druk te kunnen uitoefenen;

- het organiseren van spionage basissen om zo West-Europa te infiltreren.

 

In 1997 steunde Teheran (toen een ander, door de VS aan de macht, gebracht regime dan vandaag !) het terreurnetwerk van de UCK. Het UCK kreeg granaten, machinegeweren, aanvalsgeweren, nachtkijkers en communicatiemateriaal om een lijn aan te leggen tussen Tirana en Kosovo.

 

Albanië en Kosovo, een nieuw Europees Afghanistan ?

 

Voor Saudi-Arabië is Groot-Albanië (Albanië, Kosovo, delen van Macedonië, Griekenland en Montenegro) islamitisch gebied, een Dar-al-Islam. Saudi-Arabië betaalt de bouw van vele moskeeën in Kosovo. Tegelijkertijd vernietigde het UCK er tot nu toe al meer dan duizend kerken, kloosters en orthodoxe kerkhoven, dit ondanks de aanwezigheid van de KFOR-troepen. De KFOR-troepen bouwden samen met de UNMIK (UNO-Missie in Kosovo ) en de EU aan nieuwe moskeeën, en dit terwijl de Albanezen op hetzelfde ogenblik honderden kerken vernietigen … .

 

De eerste stap die het UCK ondernam, was de strijd voor de Kosovaarse afscheuring van Servië. In 1999 was deze stap eigenlijk al geregeld. Door de vlucht van duizenden Serviërs werd de regio etnisch gezuiverd. De drie maanden durende NAVO-bombardementen waren daarin van zeer groot belang.

 

De tweede stap is de afscheuring van een deel van Macedonië, het noordwesten van Griekenland en van Montenegro, immers al onafhankelijk, tot groot jolijt van sommige bekrompen Vlaams-nationalisten. Zo zal Groot-Albanië tot stand komen. Met het verlies van Montenegro verliest Servië haar havens en haar gunstige ligging aan zee. De overwinning van het UCK in Kosovo stimuleert deze door de VS gesteunde terreurgroep om verder te gaan in genoemde gebieden met veel Albanezen.

 

In Tetovo, Macedonië, leven Macedoniërs een Albanezen op gespannen voet. De “Democratische Albanese Partij” maakt onder grote druk van de VS deel uit van de regering.

 

De nieuwe republiek Macedonië ondervond weinig tot geen gevolgen van de Oorlogen in Joegoslavië begin jaren 90. Dat veranderde toen in 1998 een extreem-nationalistische orthodoxe regering onder premier Gregoriefski aan de macht kwam en bovendien oorlog uitbrak in Kosovo. Veel etnische Albanezen vluchtten uit Kosovo, waarvan een deel naar Macedonië waar al een etnisch-Albanese minderheid woonde. De Albanezen in Macedonië, georganiseerd in de UCK-M, streefden naar onafhankelijkheid. Dit leidde ertoe dat er in 2001 in Macedonië een korte maar hevige strijd woedde tussen etnische Albanezen en het Macedonische regeringsleger. Als gevolg hiervan stopte het geweld en werd door Macedonische en etnisch-Albanese leiders het Akkoord van Ohrid ondertekend.

Besloten werd dat de NAVO zou assisteren bij het innemen van de wapens van de etnische Albanezen. Deze missie kreeg de naam Task Force Harvest (oogst). De NAVO werd gevraagd om Macedonië na beëindiging van TFH te ondersteunen bij het vredesproces en de parlementsverkiezingen van 15 september 2002. Hierop stationeerde de NAVO de vredesmacht Task Force Fox in Macedonië. Nadat de verkiezingen naar tevredenheid verlopen waren werd deze missie opgevolgd door een kleinere EU-vredesmacht “Concordia”, die later weer werd opgevolgd door een EU politie-missie met de naam “Proxima”, die een jaar (tot 15 december 2004) actief zou zijn. Vlak voor die tijd werd de missie met één jaar verlengd (Proxima II). Deze missie eindigde op 15 december 2005.

 

“De moslims in de Balkan weten dat ze op Bill Clinton kunnen rekenen”, zo schreef Denise Artaud, VS-deskundige. Islamitisch Bosnië en Kosovo hebben zich na de val van het Ottomaanse Rijk kunnen ontwikkelen dankzij de steun van de VS. Het UCK werd door de CIA opgeleid en ondersteund. Maar ook door Amerikaanse veteranen, ex-legerofficieren en bedrijven zoals Armor Holdings, Airscan, MPRI (Military Professional Resources Incorporated). De MPRI werkt onder controle van Amerikaanse geheime diensten en wordt ingezet bij delicate opdrachten zoals het sturen van huurlingen en raadgevers. Tijdens de Kroatisch-Servische oorlog leidde deze organisatie in Duitsland (Garmisch) de Kroatische officieren op.

Het bewijs dat de VS niet tussenbeide kwamen omwille van de mensenrechten werd geleverd op 3 augustus 1995. Het Kroatische leger voerde Operatie Storm (oluja) uit, alles georganiseerd door de MPRI. Doel was het verdrijven van alle Serviërs uit Krajina, dit met medewerking van de UNO en de logistieke steun van de NAVO. De VS-diplomaten en politici hebben een algemeen kenmerk : arrogantie. Peter Galbraith verklaarde op arrogante wijze dat hij de eerste was die het gezuiverde Knin binnen reed.

 

Peter Galbraith heeft meerdere posities bekleed binnen de Amerikaanse regering en bij de Verenigde Naties. In de jaren 1993 tot 1998 was hij als ambassadeur voor Amerika in Kroatië actief betrokken bij het Kroatische en Bosnische “vredesproces”.

In de jaren tachtig heeft hij gerapporteerd over het zogenaamde gebruik van chemische wapens tegen de Koerden in Noord-Irak (met toenmalig akkoord van de CIA !), wat uiteindelijk heeft geleid tot het instellen van Amerikaanse sancties tegen Saddam Hussein.

 

Washington traint het UCK

 

In Bosnië leidde de MPRI het islamitisch leger op. Voor de opleidingen in Kroatië en Bosnië tikte de factuur voor de MPRI zo’n 600 miljoen dollar aan. Washington vertelde de wereld dat de MPRI er was “om de overgang naar democratie bij te staan”. Het programma heette Train & Equip.

 

Volgens het gespecialiseerde blad Soldiers of Fortune deed in Kosovo niet alleen MPRI mee, maar ook de firma Duncorp. MPRI en Duncorp leidden rechtstreeks de terroriisten van het UCK op. Dit gebeurde in Albanië, waar de NAVO een stevige basis heeft. Het UCK kon tegelijkertijd genieten van zowel Amerikaanse als islamitische steun. James Rubin, VS-woordvoerder, had zelf besloten om de radicale Hashim Taci te steunen en niet de veel gematigder Ibrahim Rugova. Op 15 maart  2005 overleefde Rugova een bomaanslag. Nadien zou hij officieel stervan aan kanker. we kennen allemaal de truc van de geheime diensten om een klein beetje uranium in één of andere zetel in te planten, opdat de lastigaard onopvallend door kanker zal sterven. Is dit Rugova overkomen ? De CIA weet er waarschijnlijk meer van. Volgens Greg Copley, directeur van het Amerikaanse blad Defence and Foreign Affairs Strategic Studies “is het duidelijk dat vanaf 1992 de VS en de Duitse regering het UCK actief hebben gesteund. Zonder de steun van Clinton zou het UCK zeker de slagkracht niet hebben die ze nu bezit ”. Het UCK is de lokale geallieerde van de NAVO. De terreurgroep deelt aann de NAVO alle belangrijke Servische stellingen mee. Generaal wesley Clarck rekende op het UCK voor het geval er op Servië een NAVO-aanval met grondtroepen zou komen. De Amerikanen hadden zelf niet veel zin in een man tegen man gevecht met de Serviërs. Clinton was tegen een grondaanval. Hij wilde zich houden aan de “nul doden aan westerse zijde”-doctrine. Vandaar de laffe bombardementen op vrouwen en kinderen en daarom vanop onbereikbare hoogte.

 

We weten nu zeker dat de CIA, de SAS en de NAVO met het UCK samenwerkten sinds zeker 1999 met als doel van dat UCK een infanterieleger te  maken. Ben Works van het SRI (Strategic Rechearch Institute) zegt duidelijk : “De politiek van de VS bestaat in het helpen van Bin Laden. De politiek van Clinton bestaat uit het garanderen van nog meer terrorisme.” De Amerikaanse kolonel Harry Summers zei in die tijd : “De Amerikanen gedragen zich in Kosovo als de verdedigers van terroristische groepen, die nochtans onze aartsvijanden zijn.”

 

Zowel Henry Kissinger, Samuel Huntington, Yossef Bodansky en Noam Chomsky stelling zich de vraag : “Waar zijn de VS het enige niet-moslimland dat zo de belangen van de moslimlanden verdedigt en zich manoeuvreert in de richting van de moslimlanden ?” Eén van de doelstellingen is het creëren van een soort westerse en pro-westerse islam, gemaakt dank zij de Turks-Amerikaanse as. Deze idee werd in Amerikaanse loges uitgebroed. De islam op zich is een gevaar voor de Israëlische staat, dus moet die islam omgevormd worden tot pro-westers. Er zijn in Europa nationalistische partijen die het maçonnieke discours vanuit de VS gratis overnemen. Maar hier kunnen de VS en hun bondgenoten zich lelijk vergissen. Mooi meegenomen is dan het gegeven dat de VS het terrein al bezet waar anders hevig anti-westerse stromingen zich zouden kunnen nestelen.

 

Ook is het zo dat de VS in zwart-wit termen van goed en kwaad denken. Het Kwaad is iedereen die de belangen van de VS op één of andere manier tegenwerkt.

 

Voor de VS is Europa van zeer groot geopolitiek belang. Het is voor hen de toegang tot het gehele Euro-Aziatische continent. De helft van de Amerikaanse handel gebeurt met Europa. Zeker meet Duitsland, Engeland en Nederland. Om dit te bekomen creëerden ze de Atlantische As. Daarbovenop is hun hulp aan de constructie van de EU in de jaren ‘50 niet zonder reden. Daarom moet, volgens de VS, elke vorm van nationalisme binnen de EU teniet gedaan worden. De VS willen een EU als vazal  en uitvoerder van hun belangen, maar schuwen een sterk onafhankelijk Europa. De Amerikaanse advocaten van Jean Monnet fluisterden hem in het oor de anti-trust-wet zodanig op te stellen dat de  Amerikaanse staalindustrie geen hinder zou ondervinden van de later opgerichte EGKS. Voor de VS is de EU een zwakke partner, wat ze willen. Een steeds maar ouder wordende bevolking, en technologisch meer en meer achterstand oplopend op de rest van de wereld. Daarbij komt nog dat door het verplicht aanvaarden van de EU-regels alle landen hun soevereiniteit verliezen, waardoor ze zaken moeten aanvaarden die hen eigenlijk meer kwaad dan goed doen. Hoe meer landen bij de EU, hoe zwakker dit continent, redeneren ze daar over de plas. Door de vrije uitwisseling van mensen en goederen is een interne controle vrijwel onbestaande en ideaal voor de maffia van de internationale bankiers. Dank zij de VS ( en de zwakte en de corruptie van de EU-ambtenaren) heeft Europa zelfs geen leger. Europa is enorm afhankelijk van de NAVO, het privé leger van de Bilderbergers. Het kan ongelooflijk klinken, maar de kracht van Europa bestaat uit de verdeeldheid. Anders zouden alle landen in koor op de Amerikaanse deuntjes dansen. Europa heeft duizenden jaren geschiedenis geschreven. Nu dreigt Europa de geschiedenis langs een achterpoortje te verlaten.

De NAVO is niet enkel een militair instrument, maar een macht om een bepaalde politieke en economische aanwezigheid te behouden. Dit onder voorwendsel ons te beschermen. Zbigniew Brzezinsky zegt dat Europa een geostrategisch bruggenhoofd is op het Euro-Aziatische continent gericht naar het Nabije en het Midden-Oosten. Nog belangrijker dan de alliantie met Japan, want Europa is de toegang tot het gehele Euro-Aziatische continent. Vlak daar onder ligt Afrika. Europa is het punt waar de belangrijkste energieën ter wereld zich elkaar ontmoeten. Europa is letterlijk een Amerikaans protectoraat. Haar afwezigheid tijdens het debat over Joegoslavië spreekt boekdelen. Haar zwakheid tegenover de VS werd zeer duidelijk tijdens de Amerikaanse aanval op een Europees land, op Servië. In de plaats van de Amerikanen van antwoord te dienen en duidelijk te stellen dat dit een Europese kwestie is die door Europeanen moet worden opgelost, collaboreerde de EU mee met de vrouwen en kinderen dodende NAVO, steeds in handen van een Amerikaan, ook de Europese afdeling. Brzezinsky vreest een autonoom Europa. Dit grootse Europa, het Euro-Russische Europa, kan, zoals de naam het zelf aangeeft, een alliantie sluiten met een stabiel Rusland en zelf een eigen super defentieapparaat uitbouwen. Brzezinsky gaat verder : “Hierdoor zou de NAVO-aanwezigheid in Europa onnuttig worden. Maar indien de Atlantische as zich verwijdert, is het gedaan met de Amerikaanse voorrechten op het Euro-Aziatisch continent. Met een sterk Europa is het gedaan de Atlantische Oceaan te beheersen alsof ze enkel aan de VS behoort. En daarmee wordt het penetratievermogen van de VS in het Euro-Aziatische continent enorm ingeperkt. Gelukkig heeft Europa ons nodig omwille van haar verdediging. De westelijke staten (van Europa) blijven in grote mate een protectoraat van de VS. Deze staten herinneren zich zeer goed wat het is om een vazal te zijn van een Rijk.” Daarom stellen ze alles in het werk om Oost en west-Europa tegen elkaar op te zetten en Rusland te omsingelen. De VS voeren heden de meeste anti-Europese strategie uit sinds de val van de Sovjetunie.

 

De strategie van het omsingelen van de orthodoxe wereld en meer bepaald Rusland :

 

Het aanhouden van een pro-islamitische koers, als onderdeel van de Amerikaanse buitenlandse politiek, alsook het toepassen van de “roll-back” tactiek (het terugdringen) van de orthodoxe wereld, de strategie van de groene gordel, staat voor het omcirkelen van Rusland en haar broedervolkeren, door middel van het ondersteunen van de islamitische ramkoers van Turkije , de Turkstalige landen van de voormalige Sovjetunie en die van de Kaukassus en de Balkan. De islamitische gordel is hoofdzakelijk gericht tegen de Orthodoxie. Hiervoor worden drie islamitische machten gebruikt :

- Saudi-Arabië, als geldschieter van de anti-slavische islamisten in Tsjetsjenië, Afghanistan, Bosnië, Kosovo, Albanië, UCK, enzovoort;

- Turkije, zuidelijke pijler van de NAVO, overal het ‘turkiseren’ ondersteunend;

- Pakistan en Afghanistan, basis voor de internationale soennitische islam.

 

De Amerikanen hebben steeds de islamisten rond Rusland gesteund. Tijdens het bestaan van de Sovjetunie en erna. Tussen 1994 en 1998 steunden de VS de Taliban in Afghanistan. Na het ‘verraad’ van Gulbuddin Hekmatyar, een Pashtun van de Kharoti-stam, als gevolg van de Golfoorlog, plaatste de VS hem op de zwarte lijst (19 februari 2003). Plots werd zijn groep “een bende terroristen”. Want de Taliban werd geacht de orde te handhaven op de firma Unocal kon beginnen met het graven van kanalen om daar nadien pijpleidingen te leggen. Daardoor zouden van Turkmenistan over Afghanisstan olie en gas naar Europa moeten stromen. Om de Taliban bij de publieke opinie gunstig te stemmen, werd verteld dat ze de drugstraffiek zouden doen stoppen. Afghanistan is immers de allergrootste producent van hard-drugs. De Taliban controleren meer dan 90% van de drugsproductie in het land. De CIA sloot er de ogen voor. We kunnen ons de vraag stellen in hoeverre de CIA niet zelf in de drugshandel is ingeburgerd.

 

Later handhaafden de VS een embargo tegen Afghanistan. Bin Laden, een CIA-product, keerde zich tegen zijn meesters.

 

De geostrateeg Bruno Colson legt uit dat de politiek van de VS eruit bestaat systematisch potentiële rivalen te verzwakken of uit  te schakelen, of ze nu vriend of vijand zijn, opdat deze staat haar supermacht behoudt. Op 8 maart 1992 verscheen er in de New York Times een versie van de Defence Planning Guidance die de Amerikaanse Veiligheidsstrategie uitlegde. Er werd samengewerkt met de NSA, een Amerikaanse veiligheidsdienst die vele malen sterker is dan de CIA. De Amerikaanse missie bestaat erin nooit toe te staan dat één of andere rivaal in West-Europa, Azië of de GOS het hoofd recht zodat de Amerikaanse economische belangen in het gedrang komen. Er staat eigenlijk letterlijk dat Europa en Japan – gealllieerden ! – klein moeten worden gehouden. Het rapport stelt letterlijk : “Wat belangrijk is, is het gevoel dat de internationale orde ondersteund wordt door de VS en dat die VS om de orde te bewaren op elk moment moet kunnen ingrijpen wanneer een collectieve actie niet mogelijk is.”  U begrijpt nu waarom de VS zich achter de UNO schuilen om Irak aan te vallen. “De UNO staat machteloos en aldus nemen de VS de zware taak op zich om zelf en alleen aan te vallen.” De Amerikaanse leiders zeggen ons dat hun wereldheerschappij nodig is om de mensheid democratie en vrede te verzekeren. Papa Bush noemde dit de Nieuwe Wereldorde.

 

Heerschappij over Eurazië, constante in de Angelsaksische geopolitiek :

 

In zijn boek “Het Grote Schaakbord” legt Brzezinski uit dat voor de VS de heerschappij over Eurazië, gaande van West-Europa tot China, van hoogste belang zijn. Een sterke aanwezigheid op het Euro-Aziatisch continent garandeert wereldheerschappij. Zeker dank zij de daar aanwezige   grondstoffen. De VS zijn een supermacht dank zij de aanwezigheid in de drie randzones van het continent. Eurazië is het enige terrein waar een eventuele rivaal van de VS zou kunnen verschijnen. Daar bevindt zich de sleutel van de Amerikaanse geopolitiek. De gedachtengang van Brzezinski wordt al jaren door de Engelsen uitgevoerd. De evolutie van de geopolitieke geschiedenis wordt bepaald door een botsing van continentale machten meet maritieme machten. Men kan ook spreken over Thalassocratie. Een thalassocratie (thálassa =  zee; krateín = macht hebben over, heersen) is de naam die reeds in de Griekse oudheid werd gebruikt om een maatschappij aan te duiden die de macht had op zee of deze toch nastreefde. Essentieel voor een thalassocratie was natuurlijk een vloot, die zowel een handels- alsoorlogsvloot kon zijn.

 

De Britten stelden zich reeds de vraag : “Wat zou er met de maritime machten gebeuren indien het grote Eurazische continent zich zou verenigen in één blok en een hele Armada verbergen ?” Het antwoord is devide et impera. “De NAVO is het middel om te verhinderen dat het blok ooit één wordt,” zegt generaal Gallois. Volgens geopolitieker Halford John Mackinder (1861-1947) is het ergste wat er kan gebeuren deDrang nach Osten van Duitse keizer Willem II of een continentale alliantie van Duitsland met Rusland. Deze kunnen de wereldsuprematie van de Angelsaxen beëindigen. Daarom pleit Mackinder voor een gordel van staten tussen Duitsland en Rusland om het militair sterke Duitsland in een eerste tijd te absorberen. Maar de Bolsjewieken veranderen de  geopolitiek in Europa. Vanaf 1943 bepleit Mackinder de theorie van “Heartland” . Voor hem is dit de gehele voormalige Sovjetunie met Centraal- en Oost-Europa aan de rand. Mackinder stelt : “Wie Oost-Europa beheerst, beveelt het hart van de wereld. Wie het hart van de wereld beheerst, beveelt het eiland van de wereld. Wie het eiland van de wereld beheerst, beveelt de wereld.” Oost-Europa is aldus één van de meest strategische gebieden. De Balkan verbindt het Heartland met de Middellandse Zee. Maar Centraal- en Oost-Europa zijn de sleutel tot eenheid van het grote continent. Men kan duidelijk begrijpen waarom de zeemachten Groot-Brittannië en Amerika aan Rusland een vloot hebben willen onthouden en de toegang tot warme zeeën in de Kaukassus, Centraal-Azië en de Balkan. Ook de Britse geopolitieker Homer Lea gaat uit van de land-zee-verhouding. In zijn boek “The Day of the saxons” pleit hij voor het indijken van Rusland. De Russen mogen zelfs niet onrechtstreeks de Bosporus en de Dardanellen beheersen. Tijdens de Krimoorlog werd zijn theorie toegepast. Engeland en Frankrijk steunden de Turken tegen de Russen. Het doel van de orthodoxe Tsaar was om het Heilige land te bevrijden en Constantinopel opnieuw in te nemen. Vandaar konden de Russen doorstoten naar de Indische Oceaan. De Westerse mogendheden schrokken van de gedachte dat de Russische hoofdstad Sint-Petersburg kon verhuisd worden naar de Middellandse Zee. De Vrede van Parijs kwam op 30 maart 1856 (met tsaar Alexander II)  tot stand tijdens een congres in Parijs en bezegelde het einde van de Krimoorlog. Rusland werd teruggedrongen op de Zwarte Zee en mocht langs de kusten geen oorlogshavens meer bouwen. Rusland gaf ook zijn belang op de christenen in het Ottomaanse Rijk te beschermen. De machten beloofden elkaar de integriteit van het Ottomaanse Rijk te behouden. Moldavië en Walachije (die in 1858 zouden worden verengd als Roemenië) en Servië werden erkend als autonoom onder de bescherming van de Europese machten.

 

Het staat vast dat de Angelsaksische mogendheden doorheen de hele geschiedenis alles hebben gedaan om Rusland tegen te werken. Zij steunden steeds de vijanden van Rusland. Een ander voorbeeld van Britse steun is de Russisch-Japanse oorlog. Zowel Groot-Brittannië als Japan maakten zich zorgen om de groeiende macht van Rusland in Mantsjoerije. Op 30 januari 1902 sloten zij een bondgenootschap. Hierin werd overeengekomen dat indien één van beide landen in een oorlog werd meegesleept ter verdediging van haar regionale belangen, de andere natie niet alleen neutraal zou blijven maar er alles aan zou doen om te vermijden dat het conflict zou uitbreiden. Indien andere landen aan de oorlog zouden gaan deelnemen – men dacht aan Frankrijk en Duitsland – dan zou dit land haar bondgenoot ter hulp komen. In feite vergemakkelijkte dit verdrag van 1902 de verwerving van Korea door Japan en versterkte het haar verlangen om het gevecht aan te gaan tegen de Russen in Mantsjoerije.

 

In een boek “Vertelsels en legenden van de ethische oorlogvoering” legt auteur Daniël Bensaïd  de ware redenen uit van de aanval op Joegoslavië. Dank zij deze oorlog hebben de Amerikanen de hand kunnen leggen op een regio waarvan zij beseffen dat zij die in handen moeten hebben om een eventuele opmars van Rusland te dwarsbomen. Het doel van de VS ligt helemaal in dezelfde lijn als die van de Engelsen in de 19de eeuw.

 

In zijn boek “Rusland na het jaar 2000” schrijft Guennady Zjoeganov, leider van de Russische Communistische Partij (In Rusland zijn de Communisten eveneens nationalisten), over de Russisch-Amerikaanse strijd voor de controle van het Heartland “dat de uitkomst van deze strijd over het lot van de wereld zal beslissen. Het Westen wordt aldus verplicht om de Russische heerschappij in de Euro-Aziatische kern te breken”. Zjoeganov is een uitmuntend geopolitieker. Dit kan eveneens gezegd worden van de ultra-nationalist Vladimir Zjirinovsky. Henri Kissinger zegt dat “men Rusland moet aanmoedigen zich enkel op haar eigen grondgebied bezig te houden. Een land dat zich uitstrekt over 11 tijdszones, van Sint-Petersburg tot Vladivostok, heeft niet veel last van claustrofobie.” Een rapport van de Amerikaanse Landsverdediging van 1992 stelt dat de VS-regeringen er rekening mee houden dat de omcirkeling van Rusland tot een hevige toename van Russisch-nationalisme kan leiden. Maar die risico’s nemen ze er graag bij. Het rapport bevestigd dat er Amerikaanse nucleaire wapens op Rusland gericht blijven“want Rusland is de enige macht ter wereld die in staat is de Amerikaanse wereldheerschappij te doorbreken”.

 

Dit document van 1992 houdt het plan in om alle landen van het voormalige Warchaupackt op te zetten tegen Rusland. U begrijpt nu waarom het raketschild in Polen en Tsjechië voor dienen. Niet voor het stoppen van de raketten van Hamas en Hezbollah (die trouwens kleine Russische raketten zijn). Met de uitbreiding van de NAVO richting Oost-Europa knaagt Amerika stilletjes aan de invloedssferen van Moskou.

 

Brzezinski (CFR) zei dat “de NAVO moet uitgebreid worden naar het Oosten om elke dreiging van Rusland in Oost-Europa tegen te gaan”. Ook daarom eisen de Amerikanen dat Turkije bij de EU komt. Dan is Rusland zowel economisch als militair omsingeld. Turkije bij de EU is slecht voor Europa maar goed voor de geopolitieke belangen van de VS. Om de omsingelingen tegen te gaan rekent Rusland op Servië, Griekenland, Iran en Armenië.

Kissinger schrijft : “Indien we falen bij het uitbreiden van de NAVO richting Oost-Europa, dan kan dit leiden naar gevaarlijke geheime akkoorden tussen Rusland en Duitsland”. Bondskanselier Kohl had al zo’n geheim akkoord overwogen en met de Russen besproken.

 

De ware reden voor de Amerikaanse interventie in Kosovo :

 

Charles de Gaulle, voormalig Frans president en aanhangers van de Euro-Russische as, omschreef de NAVO als volgt : “Navo : Organisatie opgedrongen aan de Atlantische Alliantie die niets meer is dan de militaire en politieke onderwerping van West-Europa aan de VS”.

 

De strategie van de NAVO-interventie in Servië lijkt soms onsamenhangend, zelfs leeg. Officieel bombarderen ze om “een menselijke catastrofe te vermijden”. De NAVO heeft niet enkel de menselijke catastrofe kunnen vermijden maar heeft die zelfs uitgelokt. De luchtaanvallen – de Angelsaxen zijn de tientallen laatste jaren niet beroemd omwille van hun moed man tegen man te vechten -  lokten van Servische kant begrijpelijkerwijze harde tegenreacties op. De NAVO-aanvallen zorgen voor een exodus van Albanezen, veel materiële schade maar ook veel doden. De NAVO bombardeerde zelfs vluchtende Albanezen.

 

De Franse generaal Salvan zegt zelf dat de bombardement Milosevic groen licht geeft om Kosovo op te ruimen.

 

We kunnen er niet omheen : ofwel is het nooit het doel van de NAVO geweest mensen te redden ‘van de gruwelijke Serviërs’ ofwel zijn ze bij de NAVO vreselijk naïef en onkundig. Indien we uitgaan van de eerste stelling, dan stellen we vast dat het doel steeds is veranderd en dat de acties incoherent zijn. Het doel van de oorlog tegen Servië is nooit heel duidelijk gesteld, waardoor de Amerikanen een zeer ruime speelmarge hebben waardoor zij hun eigen doel steeds voor ogen konden houden. De media, allen vazal van de internationale bankiers, vertelden ons verschillende doelen :

- de Albanese bevolking in Kosovo beschermen (dixit Blair, Chirac, Clinton, Schröder);

- een algemene destabilisatie van de Balkan vermijden (dixit Chirac);

- Slobodan Milojevic verplichten de akkoorden van Rambouillet te aanvaarden, die voor de Serviërs naar collectieve zelfmoord leiden. (Tijdens de besprekingen zijn Madeleine Albright : “We’ll bomb them”)

- eisen van het veertrek van de Serbo-joegoslavische troepen uit Kosovo;

- het verbieden van elke grove handeling van een dictator tegen een minderheid (dixit Blair);

- het rechtvaardigen van het bestaan van de NAVO, die toen haar 50-jarig bestaan  vierde;

- het militair potentieel van Joegoslavië vernietigen. Dit houdt ook de vernietiging in van het gehele militair-economische potentieel van het land.

 

Sommigen zeggen dat de NAVO aanviel “omdat Europa zelf passief en zwak handelde”; “De Amerikanen zijn naïef zoals kleine kinderen”; “De Amerikanen streden in de Balkan op om de publieke opinie weg te leiden van de sexschandalen van Clinton en Lewinsky”;

Eric de la Maisonneuve, Frans hoofd van de Société de Stratégie, zegt :”De niet-strategie van de NAVO maskeert perfect de strategie van de Amerikanen. De sinds 1994 in de Balkan door de Amerikanen geleide operaties beantwoorden aan een ware strategie. De Kosovaarse Albanezen worden gebruikt voor de Amerikaanse strategie.” Doorheen de hele geschiedenis van de moderne tijd zien we dat de vijand steeds op voorhand wordt gediaboliseerd met als de massa in te pompen dat ‘de aanvallen op de duivel’ gewettigd zijn.

 

Toen de piloten opdracht kregen een rijdende colonne te bombarderen maar meldden dat er geen tanks maar burgers en tractors waren, gaf het NAVO-opperbevel : “toch bombarderen”. Deze communicatie tussen en verontwaardigde piloot en de NAVO-top in Kosovo werd afgeluisterd en wereldkundig gemaakt.

 

Geopolitieke doelstelling en Amerikaanse strategie in de Balkan en Europa :

 

1. De stichting van een Groot-Albanië om de Balkan te destabiliseren:

 

Milosevic is al een tijdje weg. We kunnen zien dat het UCK haar eigen doelstellingen heeft kunnen bereiken : etnische zuivering van Kosovo (er wonen bijna geen Serviërs meer), onafhankelijkheid, het invoeren van een andere munt (jaren geleden was de Deutsche Mark er de munt !) en het onmogelijk maken aan de Serviërs om hun grondgebied – want Kosovo is Servisch – te controleren.

 

Het doel van de Albanese separatisten is niet enkel een onafhankelijk Kosovo, maar eveneens de aansluiting bij Albanië , samen met delen van Macedonië, Griekenland en Montenegro. Op dit ogenblik wordt Macedonië het meest bedreigd want de mot zit er intern al diep in. Meer dan 30% van de bevolking is van Albanese origine.  In 1997 trainden de FARK , de milities van Rugova en concurrent van het UCK, al in de Macedonisch-Kosovaarse grenstreek. Dit deden ze samen met Turkse officieren. De Amerikanen keken welwillend toe. Washington besloot toen al om Macedonië als achtertuin te gebruiken voor haar operaties.

De onafhankelijkheid van Kosovo dient als dominoeffect om  de andere Albanezen in de andere landen aan te sporen hetzelfde te doen. Nu wordt duidelijk waarom het UCK bij de onafhankelijkheid van Kosovo massaal op straat kwam met Albanese … en Amerikaanse vlaggen ! De andere grote winnaars zijn Turkije en Duitsland.

 

De VS hebben vanaf 1999 steeds het UCK gesteund. Richard Holbrooke zei dat de Serviërs verantwoordelijk waren voor etnische botsingen van 2000. Toen stapten 50.000 Albanezen op naar  het door Serviërs bewoonde deel van Kosovska Mitrovica, een stad in het Noorden van Kosovo, met als doel de stad te zuiveren van Serviërs. De stad had eind 2003 een geschat inwonertal van 68.929, bestaande uit zo’n 80% etnische Albanezen in het zuiden van de stad, zo’n 10-15% etnische Serven in het noorden van de stad en zo’n 2% Bosniakken, die in het noorden en het zuiden wonen.

 

Om de rust in de stad te bewaren en de Albanezen en Serven uit elkaar te houden zijn enkele duizenden KFOR-militairen en UNMIK-politietroepen in de stad gelegerd. De grens tussen de Albanezen en de Serven verloopt over de rivier de Ibar.

Servië heeft aan de rand met Kosovo troepen geplaatst. De VS stellen dat de NAVO of KFOR in Servië zelf (ten noorden van Kosovo !) kan optreden in Servië “het zou aandurven misdaden te plegen tegen de Albanezen” in Kosovo ! Iedereen weet dat het UCK er in opdracht op uit is de Serviërs tot harde represailles uit te lokken. Daarom dat het UCK er zijn hand niet voor omdraait om op te treden op een wijze waar zelfs de grootste tiran uit de geschiedenis nog iets kan van leren.

 

2. Het stichten van een NAVO-protectoriaat in Centraal-Europa, Balkan en Albanië:

 

De bescherming van de Franse KFOR-troepenmacht, samen met de Turks-Duits-Amerikaanse samenwerkingen de Balkan, en door de internationale gemeenschap gelegitimeerd dankzij de UNO en de daarbij horende administratie in Kosovo, laat het westers protectoraat van de NAVO toe dat de VS de Russisch-orthodoxe wereld aan haar zuidflank omsingelen en alzo de toegang beletten tot de Middellandse Zee. Tegelijkertijd bezetten ze het geostrategische kruispunt waar drie werelden elkaar ontmoeten : de Middellandse Zee, de Turko-islamitische wereld een de Slavisch-orthodoxe wereld. De NAVO zal er voor minstens 20 tot 30 jaar aanwezig zijn en haar positie versterken.

 

3. Het heroprichten van een nieuw Ijzeren Gordijn tussen West-Europa en de Slavisch-Orthodoxe wereld :

 

De Amerikaanse strategie bestaat uit het aanbrengen van een duurzame breuk tussen west-Europa en de Slavisch-Orthodoxe wereld, en dit zowel op politiek, psychologisch, economische en geostrategisch vlak. De VS willen west-Europa er van overtuigen dat ze meer gemeen hebben met hun Amerikaanse beschermheren dan met hun Slavische broeders en buren.

- De NAVO wordt direct gelinkt aan de UNO omwille van Amerikaanse heerschappij over het Westen;

- het verdedigen van de belangen van de Amerikaanse oliemaatschappijen;

- om bovenstaande te bekomen : Rusland afsnijden van de rest van de wereld, desnoods met stromen van bloed.

 

De aanval op Servië (en Irak) is eveneens een waarschuwing aan tegenpruttelende staten zoals Rusland, Wit-Rusland, China, India, en anderen.

 

Het nieuwe Gordijn van Yzer en Bloed zet beide delen van Europa nog meer tegen elkaar op dan e voorbije 50 jaar.

 

4. Het stichten enclaves, aparte entiteiten en islamitische “abcessen” binnen Europa :

 

Het doel is dubbel :

- destabiliseren van Europa door het creëren van een “islamistisch, pro-Turks en separatitisch  abces” en dit in het hart van het Oude Continent; Op dit punt botsen de westerse, islamitische en de Orthodoxe beschaving. De NAVO heeft dan een goede reden om iedereen te komen beschermen.

- Amerika zich door de Arabische staten “laten vergeven” voor de onvoorwaardelijke steun aan Israël, steun die washington meer en meer in de problemen brengt. Washington wil een goede toegang tot de meer dan een miljard moslims, die wel antiwesters zijn maar toch – in de ogen van het Amerikaanse grootkapitaal – consumenten. En niet vergeten : onder hun voeten bevindt zich 75% van de oliereserves ter wereld.

 

5. De EU compromitteren een ervoor zorgen dat dat er een Atlantische vrijhandelszone komt alsook een bruggenhoofd naar het Euro-Aziatisch continent :

 

De VS willen de Europeanen doen inzien dat ze “onbekwaam” zijn om zelf een buitenlandse politiek te voeren en zelf een gemeenschappelijke defensie in stand te houden, die los staat van Washington. De NAVO, en aldus Washington, moeten dan instaan voor de verdediging van het Oude Continent. De EU is dan niets  anders dan een bruggenhoofd voor het Euro-Atlantisch Blok.

 

Conclusie :

 

Dank zij de Amerikaanse bemoeienissen in Europa voelen vele Europeanen geen binding met heet Oude Continent. In tegendeel : sommigen plooien zich  – als reactie – terug op kleine grenzen omdat ze binnen zeer die kleine grenzen nog één of andere vorm van identiteit ontdekken. Het gevaar bestaat erin dat ze zich daardoor de meest bekrompen mentaliteit aanmeten. Kleine volksentiteiten zijn een must, maar men moet beseffen dat men samen leeft met de buurman, ook al heeft die in de loop der geschiedenis meer dan eens oorlog gevoerd tegen ons volk.

 

Rusland werd steeds vakkundig ver weg gehouden van het theater in West-Europa. Sommigen zeggen dat Rusland geluk heeft gehad en niet veel hinder heeft ondervonden van de bedreigingen die Europa boven het hoofd hangen. maar dat is vergeten dat de Russen ook hun deel van de koek hebben gekregen.

 

Zij hebben Europa indertijd verdedigd tegen de aanvallen van de Tartaro-Mongolen. (De Litouwers sloten zich bij de Slag van Koelikovo, 8 september 1380, aan bij de Mongolen). Maar zij hebben ook veel bloed verloren in Afghanistan en verdedigen heden Europa tegen het islamisme in Tsjetsjenië.

 

Vladimir Volkoff zegt duidelijk dat de Amerikaanse bezetting in de eerste plaats een zorg is voor Europa. Daarom moet er geen as komen van Washington over Brussel naar Tel Aviv. Ook geen as van Portugal tot de Oeral; maar een as van Gibraltar tot Vladivostok, omdat dit laatste één geografisch geheel is.

 

Enkel deze laatste as betekent de laatste overlevingskans voor Europa. Enkel deze laatste As kan Europa, en daardoor de hele wereld, behoeden voor toestanden neergeschreven door Georges Orwell’s 1984.

 

We staat voor de keuze : met de internationale bankiers en slavernij of met Rusland en de vrijheid. Ik heb al gekozen.

 

Kris Roman

Woordvoerder Euro-Rus (www.eurorus.org)

Gent, 3 maart 2008

lundi, 17 septembre 2012

Presseschau - September 2012 (1)

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September 2012 (1)

Presseschau

Bei Interesse einfach den jeweiligen Link anklicken...

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AUßENPOLITISCHES

USA
Ringen um den rechten Weg
Warum die Schriftstellerin Ayn Rand die Republikaner vor eine regelrechte Zerreißprobe stellt
Claus Leggewie im Gespräch mit Dieter Kassel
http://www.dradio.de/dkultur/sendungen/thema/1839238/

USA: Countdown zum Kollaps    
Die Welt schaut auf Europa. Doch in den USA sieht es noch bedrohlicher aus. Viele amerikanische Regionen, Gemeinden und Städte sind bankrott. Das einstige Land der unbegrenzten Möglichkeiten erinnert 100 Tage vor der Präsidentenwahl mancherorts an die Dritte Welt. Die USA brauchen allein jeden Tag 2 Milliarden Dollar neue Schulden um zu überleben. - Wie lange noch?
http://www.mmnews.de/index.php/politik/10525-usa-kollaps-unausweichlich

US-Staatsschulden steigen um 10 Millionen Dollar pro Minute
http://www.goldreporter.de/us-staatsschulden-steigen-um-10-millionen-dollar-pro-minute/news/25379/

(Misswirtschaft - Ein Beispiel)
US-Post bleibt auf „Simpsons“ Sondermarke sitzen
http://www.focus.de/panorama/welt/jede-dritte-sondermarke-wandert-in-den-schredder-us-post-bleibt-auf-simpsons-sondermarke-sitzen_aid_804351.html

(etwas reißerisch, aber es dürfte auch einiges dran sein…)
Federal Reserve
Die wahren Herrscher der Welt
http://www.youtube.com/watch?v=0MLBGDTvpZU

Total Information Awareness: National Security Agency betreibt eingestelltes Überwachungsprogramm weiter
https://netzpolitik.org/2012/total-information-awareness-national-security-agency-betreibt-eingestelltes-uberwachungsprogramm-weiter/

(Währungskrise detailliert erklärt)
"Europa im Abgrund" Die Eurokrise - Prof. Dr. H. Flassbeck 07.03.2012
http://www.youtube.com/watch?v=2o0qwhSVz68

Euro-Rettung: Empörung über Monti-Vorschlag
Die Empörung ist groß: Italiens Premier Monti empfiehlt den Regierungschefs der Eurozone weniger Rücksichtnahme auf ihre Parlamente
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/empoerung-ueber-monti-kritik-gabriel-2448179.html

Europa-Zweifler, die "Staatsfeinde” von heute
Von Henryk M. Broder
http://www.welt.de/kultur/article108550411/Europa-Zweifler-die-Staatsfeinde-von-heute.html

Euro-Krise
"Wir erleben eine Liraisierung des Euro”
Wer weiß schon, wie die Euro-Krise ausgeht? Jene vielleicht, die sie erforschen. "Welt"-Autorin Anja Ettel hat drei Ökonomen um Prognosen gebeten. Sie reichen von Happy End bis Katastrophe.
http://www.welt.de/wirtschaft/article108571671/Wir-erleben-eine-Liraisierung-des-Euro.html

Euro-Zerfall
EZB-Direktor Asmussen ruft Alarmstufe Rot aus
http://www.welt.de/finanzen/article108843256/EZB-Direktor-Asmussen-ruft-Alarmstufe-Rot-aus.html

(Lösungsweg EU-Superstaat)
Eurokrise bringt Inflation oder Steuern
http://derstandard.at/1345165724773/Treichl-Inflation-Steuern-oder-Einkommensverluste-kommen

Zentralbank
Italienische Verhältnisse bei der EZB
http://www.wiwo.de/politik/europa/zentralbank-italienische-verhaeltnisse-bei-der-ezb/7049322.html

Bürgermeister plündert Supermarkt
Spanischer Linker spielt Robin Hood
http://www.welt.de/print/welt_kompakt/print_politik/article108563174/Buergermeister-pluendert-Supermarkt.html

Bürgermeister plündert Supermarkt aus
http://www.ovb-online.de/nachrichten/welt/buergermeister-pluendert-supermarkt-2453198.html

Protestaktion gegen die Krise
Bürgermeister plündert Kaufhaus
http://www.n-tv.de/politik/Buergermeister-pluendert-Kaufhaus-article6933666.html

Griechen plündern in der Not die Bauernhöfe
http://www.welt.de/politik/ausland/article108768350/Griechen-pluendern-in-der-Not-die-Bauernhoefe.html

Luxemburg warnt Bundesregierung vor EU-Volksabstimmung
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51c76079304.0.html

Ungarn spottet über EU-Krisenstrategie
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c5a7d78efe.0.html

(Auch zur Euro-Krise)
Auf Durchzug
Warum sich Merkel ein bisschen Wahrheit traut, wieso Rösler immer noch flunkert, und wo wir Saddams Waffen gefunden haben / Der Wochenrückblick mit Hans Heckel
http://www.preussische-allgemeine.de/nachrichten/artikel/auf-durchzug.html

Obama unterstützt syrische Rebellen mit 25 Millionen Dollar
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e8521d9dc2.0.html

Syrien
Ausländische Militärs festgenommen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M556ab68e521.0.html

Syrien
Rebellen bekommen Stinger-Raketen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5344083da7e.0.html

Islamist greift deutsche Botschaft in Kairo an
Mit vier Sprengsätzen und einem Hammer wollte ein islamischer Extremist die deutsche Botschaft in Kairo attackieren. Wachleute und ägyptische Polizisten konnten den Mann überwältigen.
http://www.welt.de/politik/ausland/article108740753/Islamist-greift-deutsche-Botschaft-in-Kairo-an.html

War es ein Racheakt?
Taliban enthaupten afghanischen Jungen
http://www.op-online.de/nachrichten/welt/taliban-enthaupten-afghanischen-jungen-zr-2482879.html

Olympia-Streit
Saudisch-arabische Judoka darf mit Kopfbedeckung starten
http://www.spiegel.de/sport/sonst/olympia-2012-judoka-wodjan-shahrkhani-darf-starten-a-847292.html

Schwedische Verteidigungsministerin bezeichnet Saudi-Arabien als Diktatur
http://www.unzensuriert.at/content/009793-Schwedische-Verteidigungsministerin-bezeichnet-Saudi-Arabien-als-Diktatur

London
Al-Kaida-Unterstützer Katar kauft Teile des größten Flughafens von Europa
http://www.unzensuriert.at/content/009840-Al-Kaida-Unterst-tzer-Katar-kauft-Teile-des-gr-ten-Flughafens-von-Europa

Türkei plant Kirchen in Moscheen umzuwandeln
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e76cb5e8ed.0.html

(Über künstliche Intelligenz)
"Seine Strategie hat etwas Gutes gebracht"
Der US-Journalist Daniel Pearl wurde vor etwa zehn Jahren von al-Qaida entführt und ermordet. Leon de Winter sprach mit dessen Vater über die Kraft des freien Willens
http://www.welt.de/print/die_welt/politik/article108767165/Seine-Strategie-hat-etwas-Gutes-gebracht.html

Skandal
Amerikanischer Hähnchenbrater bringt Schwule und Lesben gegen sich auf
http://www.augsburger-allgemeine.de/panorama/Amerikanischer-Haehnchenbrater-bringt-Schwule-und-Lesben-gegen-sich-auf-id21315986.html

Abstimmung mit dem Gaumen
Tausende Amerikaner essen aus Protest bei Chick-fil-A Hühnchen-Sandwiches
http://www.general-anzeiger-bonn.de/news/vermischtes/Tausende-Amerikaner-essen-aus-Protest-bei-Chick-fil-A-Huehnchen-Sandwiches-article823433.html

Streit um Homo-Ehe in den USA
Knutsch-Protest gegen homophobe Hühnchen-Kette
http://www.focus.de/panorama/welt/streit-um-homo-ehe-in-den-usa-knutsch-protest-gegen-homophobe-huehnchen-kette_aid_793471.html

Homophobie am Hähnchengrill?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e4bda204b6.0.html

Streik-Eskalation
Südafrikanische Polizei erschießt 30 Minenarbeiter
http://www.welt.de/vermischtes/article108659762/Suedafrikanische-Polizei-erschiesst-30-Minenarbeiter.html

Kein Spaß mit Pussy Riot
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d10f2148d2.0.html

Pussy Riot und die deutsche Ochlokratie
http://korrektheiten.com/2012/08/19/pussy-riot-ochlokratie/#more-10589

Nach Pussy-Riot-Urteil: Moskau verweist auf deutsches Gesetz
http://www.focus.de/politik/ausland/justiz-nach-pussy-riot-urteil-moskau-verweist-auf-deutsches-gesetz_aid_802615.html

(Großer Mist. Aber immerhin sehen in Russland die Feministinnen gut aus…)
Nach dem Pussy Riot-Urteil
Femen zerstören Kreuz
In Kiew hat die ukrainische Frauengruppe Femen als Reaktion auf das Pussy-Riot-Urteil ein Holzkreuz mit der Motorsäge gefällt. Nur dumm, dass das Kreuz 2004 als Mahnmal für die Opfer des Stalinregimes errichtet sein soll. Was wollen sie damit bezwecken?
http://www.br.de/radio/bayern2/sendungen/zuendfunk/politik-gesellschaft/pussy-riot-femen-100.html

SriLanka
Küsse für Buddha-Statue in Sri Lanka sorgen für Empörung
http://www.zeit.de/news/2012-08/22/srilanka-kuesse-fuer-buddha-statue-in-sri-lanka-sorgen-fuer-empoerung-22195604

Sri Lanka: Touristen nach Buddha-Kuss zu sechs Monaten Haft verurteilt
http://www.spiegel.de/reise/aktuell/sri-lanka-touristen-nach-buddha-kuss-zu-sechs-monaten-haft-verurteilt-a-851708.html

Juristisches Tauziehen um mutmaßlichen NS-Verbrecher Csatary
http://www.unzensuriert.at/content/009789-Juristisches-Tauziehen-um-mutma-lichen-NS-Verbrecher-Csatary

INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

Nordeuropa arbeitet – und zahlt für den Süden
Südeuropas Kaffeehauskultur ist lustiger als die Disziplin des Nordens. Doch mit dem Versuch, die Lebensverhältnisse in Europa zu homogenisieren, wird die Rechnung an den Norden weitergereicht. Von Henryk M. Broder
http://www.welt.de/debatte/henryk-m-broder/article108470738/Nordeuropa-arbeitet-und-zahlt-fuer-den-Sueden.html

(Habermas fordert Souveränitätsübertragung an undemokratischen EUdSSR-Großstaat)
Habermas, Bofinger, Nida-Rümelin
Für einen Kurswechsel in der Europapolitik
http://www.faz.net/aktuell/habermas-bofinger-nida-ruemelin-fuer-einen-kurswechsel-in-der-europapolitik-11843182.html

Deutschlands ESM-Haftung visualisiert
Ein TV-Beitrag setzt die drohenden Haftungssummen Deutschlands im Rahmen des permanenten Rettungsmechanismus ESM in anschauliche Bilder um.
http://www.goldreporter.de/deutschlands-esm-haftung-visualisiert/news/25018/

Richard Sulík
Euro-Rettung - Deutschland ruiniert sich
Wie lange sollen die Deutschen noch für die Euro-Rettung zahlen? Eine Replik auf Franziska Brantner
http://www.zeit.de/2012/33/Euro-Rettung-Zahlung-Deutschland

ESM verfügt de facto über Banklizenz
„Bundestag gab Euro-Rettern Blankoscheck“
http://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/esm-verfuegt-de-facto-ueber-banklizenz-bundestag-gab-euro-rettern-blankoscheck/7068358.html

(SPD-Vorsitzender fordert Vergemeinschaftung der Euro-Schulden)
Lösung der Eurokrise
SPD vor Strategiewechsel in der Euro-Debatte
http://www.berliner-zeitung.de/finanzkrise/eurokrise-spd-vor-strategiewechsel-in-der-euro-debatte,10808234,16809790.html

(Griechenland-Hilfe)
SPD wirft Union „nationalistische Hetze“ vor
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M542e37b42a3.0.html

Reichensteuer und Co.
Angriff der Umverteiler
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/reiche-sollen-mehr-steuern-zahlen-fordern-spd-gruene-linke-a-848060.html

Zwangsabgabe für unsere Bürger in Vorbereitung
http://www.compact-magazin.com/index.php?option=com_content&view=article&id=316

Vermögenssteuern
Reichenabgabe kann Mittelschicht treffen
http://www.manager-magazin.de/politik/deutschland/0,2828,851748,00.html

Reichensteuer
Der Erfolgreiche ist in Deutschland der Dumme
http://www.welt.de/debatte/kommentare/article108475427/Der-Erfolgreiche-ist-in-Deutschland-der-Dumme.html

Linkspartei will Unternehmern die Staatsbürgerschaft entziehen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d617d62371.0.html

(Webseite der sozialistischen Umverteiler)
UmFAIRteilen - Reichtum besteuern
http://umfairteilen.de/

Steuerboykott
http://www.steuerboykott.org/

Krise hat jeden Deutschen schon 3125 Euro gekostet
http://www.welt.de/finanzen/article108624344/Krise-hat-jeden-Deutschen-schon-3125-Euro-gekostet.html

Studie: Lebensstandard in Deutschland sinkt seit Euro-Einführung
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2012/08/20/studie-euro-hat-rueckgang-des-lebensstandards-in-deutschland-verursacht/

(„Durchgängig auf der Verliererseite des ersten Euro-Jahrzehnts befanden sich auch die deutschen und irischen Haushalte.“)
Österreich: Reale Einkommen seit Euro-Einführung gesunken
http://diepresse.com/home/wirtschaft/international/1280962/Oesterreich_Reale-Einkommen-seit-EuroEinfuehrung-gesunken?_vl_backlink=/home/index.do

Martin Walser Das richtige Europa
Die Trennung eines Landes vom Euro? Ein Horrorszenario! Denn der Euro ist mehr als eine Währung. Er ist eine Sprache, die jeder versteht. So wie es einmal das Griechische war, dem die deutsche Sprache ihre schönsten Dichtungen verdankt.
http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/debatten/europas-zukunft/martin-walser-das-richtige-europa-11862185.html

Westerwelle hält Euro-Kritik für unpatriotisch
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e86e785746.0.html

Kein Wachstum mehr ohne Schulden?
Gedanken zu einer wichtigen Diskussion
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=366

Umfrage
Deutsche wünschen sich neue Wirtschaftsordnung
http://www.zeit.de/wirtschaft/2012-08/umfrage-deutschland-wirtschaftsordnung

(Zu ESM)
Beerdigung der Demokratie
Von Robert Hepp
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54fba0be439.0.html

Staatsstreich und Widerstandsrecht
http://www.sezession.de/33471/staatsstreich-und-widerstandsrecht.html

Alarmierende Statistik
Zahl der Einbrüche in Deutschland schnellt hoch
http://www.focus.de/panorama/welt/alarmierende-statistik-zahl-der-einbrueche-in-deutschland-schnellt-hoch_aid_752007.html

Der Staat als häßliches Monster
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M550534e3060.0.html

Finanz-Armageddon: Die 11 Phasen des System-Zusammenbruchs
http://www.propagandafront.de/1129620/finanz-armageddon-die-11-phasen-des-system-zusammenbruchs.html

Ehrensold für Christian Wulff steigt um 18.000 Euro
http://www.welt.de/politik/deutschland/article108705996/Ehrensold-fuer-Christian-Wulff-steigt-um-18-000-Euro.html

Pleite am Nürburgring: SPD-Finanzminister vor Gericht
http://www.unzensuriert.at/content/009839-Pleite-am-N-rburgring-SPD-Finanzminister-vor-Gericht

Karlsruhe erlaubt Bundeswehr-Einsätze im Inland
In Ausnahmefällen darf die Bundeswehr auch im Inland militärische Mittel einsetzen. Das hat das Bundesverfassungsgericht entschieden. Es müssen aber bestimmte Voraussetzungen erfüllt sein.
http://www.welt.de/politik/deutschland/article108661110/Karlsruhe-erlaubt-Bundeswehr-Einsaetze-im-Inland.html

Bundesverfassungsgericht erlaubt Militäreinsätze im Inland
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57821e13156.0.html

Gender-Kompetenz bei der Bundeswehr
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M52f4a2cc3f6.0.html

(mit kontroverser Leserdiskussion)
Homosexuelle hetzen gegen CSU-Politiker Geis
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d8d823abb4.0.html

Landkreis Weilheim-Schongau
Wallfahrtspfarrer der Wieskirche brutal überfallen
http://www.augsburger-allgemeine.de/aichach/Wallfahrtspfarrer-der-Wieskirche-brutal-ueberfallen-id21150456.html

Verfassungsschutz nicht reformieren - abschaffen!
von Claus Leggewie, Horst Meier
http://www.tagesspiegel.de/meinung/andere-meinung/gastkommentar-verfassungsschutz-nicht-reformieren-abschaffen/6950998.html

(Satire)
Verfassungsfeind Nr.1: Die Regierung http://www.youtube.com/watch?gl=DE&v=KX63_Zvc93c

Bürgerbegehren für Platz-Umbennenung
Münster will den Reichspräsidenten
http://www.taz.de/Buergerbegehren-fuer-Platz-Umbennenung/!98798/

(Auch zur Vergangenheitsbewältigung)
Heldenplatz
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M52f8198dd91.0.html

(Artikel zur Situation in Hagen - in gewohnt roter Schreibe)
Hindenburg
Hagen ehrt Hindenburg mit Straße und Ehrenbürgerschaft
http://www.derwesten.de/staedte/hagen/hagen-ehrt-hindenburg-mit-strasse-und-ehrenbuergerschaft-id7043696.html

(Zur US-Propaganda betr. NS-Deutschland und Sowjetunion)
Innenansichten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5eb2f287339.0.html

Bombenfund
Feuerwehr gibt Entwarnung nach Bombensprengung in München
http://www.zeit.de/gesellschaft/zeitgeschehen/2012-08/muenchen-fliegerbombe-sprengung

(Sehr interessante Diskussion, und die „Freitag“-Leser laufen Sturm mit „Rassismus“-Vorwürfen)
Das Privateste wird politisch
Beschneidung
Das von mir (Christa Ritter) bearbeitete Gespräch zwischen Freunden über die Verletzung der Menschenrechte durch die Beschneidung
http://www.freitag.de/autoren/darkshark/das-privateste-wird-politisch
(mittlerweile gelöscht oder in den Abonnentenbereich geparkt)

LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS

(Schon älter, aber interessant)
Heilbronner Polizistinnenmord
Waren Verfassungsschützer Zeuge beim Mord an Michèle Kiesewetter?
http://www.stern.de/politik/deutschland/heilbronner-polizistinnenmord-waren-verfassungsschuetzer-zeuge-beim-mord-an-michele-kiesewetter-1757092.html
http://www.stimme.de/heilbronn/polizistenmord/Polizistenmord-Die-naechste-unglaubliche-Theorie;art15061,2308113

Compact Magazin August 2012
Jürgen Elsässer zur NSU
http://www.youtube.com/watch?v=Diuh2Ezjx84&feature=player_embedded

(Zu VS und NSU)
Beamter „Klein-Adolf“
http://www.jungewelt.de/2012/07-06/057.php

(zu Jan Wienken)
Verfassungsschutz verteidigt Beobachtung von Grünen-Politiker
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51ef3d6baaa.0.html

Oppositions-Bespitzelung
Grüne beschäftigen Verfassungsschutz
Weil Niedersachsens Grünen-Landtagskandidat Jan Wienken vom Verfassungsschutz beobachtet wird, fragen Parteifreunde an, ob der Dienst auch über sie Informationen sammelt.
http://taz.de/Oppositions-Bespitzelung/!98824/

Frankfurts erwünschtes Elend
Occupy-Camp und das Denken der Linken
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=357

Frankfurts SPD trifft Occupy
Ratlose auf dem Weg zu den Sternen
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=365

(Sippenhaftung wieder eingeführt…)
Olympia 2012
Kontakt zu Neonazis? Deutsche Ruderin reist ab
http://www.welt.de/sport/olympia/article108467391/Kontakt-zu-Neonazis-Deutsche-Ruderin-reist-ab.html

(Antifant Andreas Speit darf in der taz seinen Kommentar dazu abgeben)
Skandal im deutschen Olympia-Team
Rechte Schlagseite
http://www.taz.de/Skandal-im-deutschen-Olympia-Team/!98758/

Neudeutscher Neofaschismus bei Olympia
Rostocker Ruderin in Sippenhaftung genommen
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=359

Die verlorene Ehre der Nadja Drygalla
Aus dem Innern der deutschen Gesinnungsdiktatur
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=360

Sippenhaft: Ruderin Nadja Drygalla muß gehen
http://www.sezession.de/33376/sippenhaft-ruderin-nadja-drygalla-mus-gehen.html#more-33376

Solidarität mit Nadja Drygalla!
http://juergenelsaesser.wordpress.com/2012/08/04/solidaritat-mit-nadja-drygalla/

Pervertierung des olympischen Gedankens
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M502e6e5304c.0.html

Fall Drygalla: Auslöser war “Indymedia”-Artikel
http://www.pi-news.net/2012/08/fall-drygalla-ausloser-was-indymedia-artikel/#more-270219

(Auch ein EKD-Pharisäer musste seinen Senf dazugeben…)
EKD-Vorsitzender ruft Drygalla zur Buße auf
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M52eb2cb640c.0.html

(dazu ein Kommentar)
Das goldene Kalb
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5460b25fa5a.0.html

(Zu Drygalla, der „Zeit“, Jens Jessen und Cohn-Bendit)
Guter Polizist, böser Polizist
http://www.sezession.de/33417/guter-polizist-boser-polizist.html#more-33417

Interview
„Der Fall Drygalla kann sich jederzeit wiederholen“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5ed73065867.0.html

Stasi-Spitzel Kahane hetzt gegen den Staat
http://www.pi-news.net/2012/08/stasi-spitzel-kahane-hetzt-gegen-den-staat/#more-272588

NPD-Aussteiger Andreas Molau
„Ich war kein Opfer“
Interview mit Andreas Molau
http://www.cicero.de/berliner-republik/interview-npd-aussteiger-andreas-molau-ich-war-kein-opfer/51435

Ex-Funktionär Molau steigt aus
"Ich dachte, ich könnte die NPD reformieren"
http://www.tagesschau.de/inland/npd-interview-molau100.html

Andreas Molau wechselt zum Verfassungsschutz
http://www.sezession.de/33391/andreas-molau-wechselt-zum-verfassungsschutz.html#more-33391

(Ebenfalls zu Molau und NPD)
Über Ächtung und Ausstieg
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M526cb3680ee.0.html

Der Nazi als Projektionsfigur
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5791c55e6a2.0.html

Zur Personalie Molau
http://hurenkind.wordpress.com/2012/08/06/zur-personalie-molau/

Radiosender entlässt Moderatorin wegen Auschwitz-Zitat
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M59b6984594f.0.html

John Galliano aus französischer Ehrenlegion ausgeschlossen
Modemacher wegen judenfeindlicher Beleidigungen verurteilt
http://www.welt.de/newsticker/news2/article108780990/John-Galliano-aus-franzoesischer-Ehrenlegion-ausgeschlossen.html

(Im Tonfall typischer Anprangerungsbeitrag)
Rechte Buchhandlung im Visier
Die Klosterhaus-Buchhandlung in Lippoldsberg war jahrzehntelang Pilgerstätte für Ewiggestrige – und vertreibt bis heute kriegsverherrlichende Schriften und Ratgeber für Neonazis. Stören tut das vor Ort offenbar kaum jemanden.
http://www.hr-online.de/website/rubriken/nachrichten/indexhessen34938.jsp?rubrik=36086&msg=36086&mediakey=fs/defacto/20120820_buchhandlung_df1&type=v&key=standard_document_45797417

Linke geht auf Distanz zu Diktator Castro
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5302147371f.0.html

"Junge Welt" huldigt kubanischem Diktator Castro
http://www.unzensuriert.at/content/009693-Junge-Welt-huldigt-kubanischem-Diktator-Castro

(auch ein guter Gag…)
Piratenchef sieht „rechtsradikale Tendenzen“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5330871e40d.0.html

Linksautonome klagen, dass die Polizei sie behinderte, ein kleines Grüppchen NPD-Leute zu zerstückeln
http://www.kybeline.com/2012/08/04/linksautonome-klagen-dass-die-polizei-sie-behinderte-ein-kleines-gruppchen-npd-leute-zu-zerstuckeln/

Linke Anarchisten rasten bei Hamburger Schanzenfest aus
http://www.unzensuriert.at/content/009833-Linke-Anarchisten-rasten-bei-Hamburger-Schanzenfest-aus

Messerstechereien auf linkem Schanzenfest
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5982d56c028.0.html

Anstoß für Verbotsverfahren?
Polizei findet bei Razzia 1000 NPD-Plakate
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/polizei-findet-razzia-1000-npd-plakate-2471794.html

SPD drängt auf neues NPD-Verbotsverfahren
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M571189b5deb.0.html

Polizei Dortmund: Spontanversammlung von Neonazis aufgelöst - Strafanzeigen gefertigt -Platzverweise erteilt.
http://www.presseportal.de/polizeipresse/pm/4971/2315729/pol-do-spontanversammlung-von-neonazis-aufgeloest-strafanzeigen-gefertigt-platzverweise-erteilt
(dazu Fotos: http://www.facebook.com/photo.php?fbid=173678819435098&set=o.261725823936568&type=1&theater)

(NPD-Wahlerfolg im Dortmunder Nord-Osten)
Wahl der Bezirksvertretungen
So hat der Dortmunder Nord-Osten gewählt
http://www.ruhrnachrichten.de/lokales/dortmund/nordosten/So-hat-der-Dortmunder-Nord-Osten-gewaehlt%3Bart2576,1747785

(Wieder ein schauderhaft skandalöser Vorgang oder wie sich die „multikulturelle Gesellschaft“ stets ihre eigenen neuen Straftatsbestände erschafft)
Dortmund Banner für verbotene Neonazi-Kameradschaft bei BVB-Spiel gezeigt
http://www.spiegel.de/panorama/justiz/rechtsradikales-banner-bei-bvb-spiel-dortmunder-polizei-ermittelt-a-852559.html

Politisch-korrektes Gedenken mit Gauck in Rostock
http://www.unzensuriert.at/content/009886-Politisch-korrektes-Gedenken-mit-Gauck-Rostock

(Kotzbrocken in Mecklenburg)
Cem Özdemir und Claudia Roth Grüne erinnern in Rostock an Ausschreitungen von 1992
Klare Worte gegen Rechts: Bei der Tagung der Rechtsextremismus-Kommission von Bündnis 90/Die Grünen in Rostock-Lichtenhagen sprachen sich die beiden Bundesvorsitzenden für mehr Zivilcourage aus.
http://www.stern.de/politik/deutschland/cem-oezdemir-und-claudia-roth-gruene-erinnern-in-rostock-an-ausschreitungen-von-1992-1884282.html

Grüne erinnern in Rostock an Ausschreitungen von 1992
http://www.donaukurier.de/nachrichten/topnews/D-Rechtsextremismus-Auslaender-Gedenken-Gruene-erinnern-in-Rostock-an-Ausschreitungen-von-1992%3Bart154776,2646868

(Auch eine Witznummer im Irrenhaus)
Rassismus beim offiziellen Gedenken in Rostock-Lichtenhagen?
http://blog.zeit.de/stoerungsmelder/2012/08/28/rassismus-beim-offiziellen-gedenken-in-rostock-lichtenhagen_9618

EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

(Zu Breivik und der Einwanderung)
Horrorshow im Sommerloch
http://www.sezession.de/33499/horrorshow-im-sommerloch.html

(Zum österreichischen „Standard“…)
In der rosaroten Gehirnwindung
http://www.sezession.de/33351/in-der-rosaroten-gehirnwindung.html#more-33351

Hamburg fordert Rücksichtnahme auf muslimische Schüler
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M528c0e4aec4.0.html

Evangelische Kirche fordert mehr Toleranz gegenüber dem Islam
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f675c3b781.0.html

Politik
Empörung über Irmers Kritik am Islam
http://www.derwesten.de/politik/empoerung-ueber-irmers-kritik-am-islam-id6954588.html

Islam-Unterricht
FDP genervt von Irmers Dauerkritik
http://www.welt.de/regionales/frankfurt/article108495633/FDP-genervt-von-Irmers-Dauerkritik.html

FDP fordert islamischen Feiertag in Bayern
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e4cf3e0b68.0.html

Kauder für weitere Moscheebauten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53f642f2a1d.0.html

Ehemaliger SVP-Nationalrat wehrt sich wortgewaltig gegen Rassismus-Vorwurf
http://www.unzensuriert.at/content/009815-Ehemaliger-SVP-Nationalrat-wehrt-sich-wortgewaltig-gegen-Rassismus-Vorwurf

Hanau
Ramadan: Fest auf dem Marktplatz
http://www.op-online.de/nachrichten/hanau/ramadan-fest-marktplatz-2450223.html

(erweiterte Ökumene)
Berlin
Interreligiöse Stätte am Petriplatz
Ein Bethaus für Drei
http://www.berliner-zeitung.de/berlin/interreligioese-staette-am-petriplatz-ein-bethaus-fuer-drei,10809148,16796556.html

Bosnien zeigt: Flüchtlinge kehren selten in die Heimat zurück
http://www.unzensuriert.at/content/009657-Bosnien-zeigt-Fl-chtlinge-kehren-selten-die-Heimat-zur-ck

Gericht verbietet Abschiebungen nach Ungarn
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M52c5e020d2a.0.html

17 Kinder: Belgische Behörden prüfen Vaterschaften
http://brf.be/nachrichten/national/446384/

Türkische Migranten hoffen auf muslimische Mehrheit
Studie: Gerade die jüngeren sind religiöser und zeigen mehr Vorurteile. Große Zustimmung zur Koran-Verteilung
http://www.welt.de/print/die_welt/politik/article108673458/Tuerkische-Migranten-hoffen-auf-muslimische-Mehrheit.html

Beiruter Bischof warnt vor Islamisierung Europas
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M519dac2be18.0.html

Entsetzen über Anti-Islamismus-Kampagne des Innenministeriums
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5b0a56df041.0.html

Studie
Weniger Türken empfinden Heimatgefühl für Deutschland
http://www.abendblatt.de/politik/deutschland/article2373528/Weniger-Tuerken-empfinden-Heimatgefuehl-fuer-Deutschland.html

(Zu Ausländer-Sexismus)
Sofie Peeters wundert sich
http://www.sezession.de/33430/sofie-peeters-wundert-sich.html#more-33430

Polizeibekannter Islamist an BER-Zugangskontrolle tätig
http://www.welt.de/politik/deutschland/article108614686/Polizeibekannter-Islamist-an-BER-Zugangskontrolle-taetig.html

Hamburg kündigt Einführung islamischer Feiertage an
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5623cbe5798.0.html

Hanau
Verärgerung bei Anwohnern
Milli Görüs-Plakate kommen weg
http://www.op-online.de/nachrichten/hanau/milli-goerues-plakatekommen-2469208.html

(Amtsstuben überfordert)
Zu lange Wartezeiten im Bürgerbüro Offenbach
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/geduldsprobe-buergerbuero-2462507.html

Offenbach
Ansturm auf Bürgerbüro
Städte ächzen unter Zuwanderung
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/erster-linie-buerger-2472351.html

Zuwanderung in Offenbach
Kommentar: Absehbare Entwicklung
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/kommentar-staedte-aechzen-unter-zuwanderung-offenbach-2472988.html

(Noch mehr Beratung und Sozialbetreuung lautet die hilflose Antwort…)
Offenbach
Zuwanderung im Mathildenviertel
Durchgreifen und beraten
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/mathildenviertel-offenbach-gespraech-bulgarische-zuwanderer-2482035.html

Berlin
Senat entscheidet
Lenau-Schule löst deutsche Klassen auf
http://www.bz-berlin.de/bezirk/kreuzberg/lenau-schule-loest-deutsche-klassen-auf-article1522659.html

Offenbach
„Gipfel der Des-Integration“ in Offenbach über Rassismus und fehlende Integration
Gefühl, nicht dazuzugehören
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/gefuehl-nicht-dazuzugehoeren-2480531.html

Flucht über die Türkei
Todesschütze aus Neuss im Irak?
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/todesschuetze-neuss-irak-2471456.html

Kriminalitätsatlas
"Es gibt in Berlin keine No-go-Areas"
http://www.tagesspiegel.de/berlin/kriminalitaetsatlas-es-gibt-in-berlin-keine-no-go-areas/7061408.html
(So hätten überdurchschnittlich viele Straftäter (68,4 Prozent) einen Migrationshintergrund, was so definiert ist, dass entweder sie selbst oder mindestens ein Elternteil Staatsangehörige anderer Länder sind oder waren. Linken-Fraktionschef Udo Wolf warf Koppers und Henkel vor, mit derartigen Zuschreibungen eine „stigmatisierende Debatte“ anzuheizen.)

Berlin
Rabbiner zusammengeschlagen
"Das war eine Attacke auf die Religionsfreiheit"
http://www.tagesspiegel.de/berlin/polizei-justiz/rabbiner-zusammengeschlagen-das-war-eine-attacke-auf-die-religionsfreiheit/7067800.html

(Passend dazu)
Antisemitismus ist böse, Judenhass verständlich
Ein skandalöser Bericht des Frankfurter Magistrats
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=370

(An den Falschen geraten)
Friedrichshain
Raubopfer sticht Angreifer nieder
http://www.tagesspiegel.de/berlin/polizei-justiz/friedrichshain-raubopfer-sticht-angreifer-nieder/7056296.html

(Die Mutter klagt)
Falsche Freunde, falscher Kiez
So wurde mein Celio (15) zum Kriminellen
http://www.berliner-kurier.de/polizei-prozesse/berlin-brutal-so-wurde-mein-celio--15--zum-kriminellen,7169126,16983732.html

Österreich
Jeder dritte ausländische Mörder ist ein Asylwerber
http://www.unzensuriert.at/content/009866-Jeder-dritte-ausl-ndische-M-rder-ist-ein-Asylwerber

KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

Historische Rekonstruktion
Die Sehnsucht nach der alten Stadt ist ungebrochen
http://www.welt.de/kultur/kunst-und-architektur/article108806293/Die-Sehnsucht-nach-der-alten-Stadt-ist-ungebrochen.html

Hamburgs Ex-Oberbaudirektor rechnet ab
Egbert Kossak: „Die HafenCity ist eine Schande“
http://www.mopo.de/politik/ex-oberbaudirektor-rechnet-ab-egbert-kossak---die-hafencity-ist-eine-schande-,5067150,16813610.html

Heimkehr zum Hünengrab
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53999a7bc33.0.html

(Zur überaus dämlichen Multikulti-Propaganda in „Stern“ und „Spiegel“)
Sind wir alle Türken?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5757290f644.0.html

Kassel
Jesus-Karikatur nach Protesten entfernt
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/jesus-karikatur-nach-protesten-entfernt-2472484.html

Österreichische Sprache in Not "Bundesdeutsch" sekkiert den "Paradeiser"
http://www.sueddeutsche.de/medien/oesterreichische-sprache-in-not-bundesdeutsch-sekkiert-den-paradeiser-1.1438109

(Sehr interessant)
Buchrezension mit der Frage: Ist Moral und Ethik automatisch Antiamerikanismus?
http://jomenschenfreund.blogspot.de/2012/08/buchrezension-mit-der-frage-ist-moral.html

(Zu Hunger in der 3. Welt)
Die digitale Guillotine
Als ich mal einen halben Tag lang die TODESSTRAFE gut fand
http://jensbest.net/2012/08/14/die-digitale-guillotine/

Wie auf das Schlimmste vorbereiten?
Sie sind vorbereitet auf alle Eventualitäten, selbst auf den Untergang der Zivilisation.
http://orf.at/stories/2131687/2130596/

„Wir wissen nicht mehr weiter“
Gesellschaftliche Systeme sind als Folge von narzisstischen Störungen in früher Kindheit erklärbar, sagt Hans-Joachim Maaz in seinem Buch „Die narzisstische Gesellschaft“
http://www.freitag.de/autoren/jana-hensel/wir-wissen-nicht-mehr-weiter

»Gefoltert zu werden verändert einen Menschen für immer. Dein altes Selbst bekommst du nie wieder zurück«
Ein Gespräch mit dem brasilianischen Bestseller-Autor Paulo Coelho über sein Leben als Drogenabhängiger, Folteropfer, Satanist, Psychiatrieinsasse, Buchautor und vieles mehr.
http://sz-magazin.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/38005/1/1

KenFM im Gespräch mit: Evelyn Hecht-Galinski
http://www.youtube.com/watch?v=00qV1icAi0E

(Gender-Quatsch)
Nils und sein Sohn verkleiden sich
http://www.sezession.de/33487/nils-und-sein-sohn-verkleiden-sich.html#more-33487

Der gute Papa im Rock
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M50cb4965573.0.html

Schweizer Männerbeauftragter musste nach drei Wochen aufgeben
http://www.unzensuriert.at/content/009629-Schweizer-M-nnerbeauftragter-musste-nach-drei-Wochen-aufgeben

"Bravo"-Sex-Experte Martin Goldstein
"Dr. Sommer" ist tot
http://www.op-online.de/nachrichten/welt/dr-sommer-bravo-sexualaufklaerer-martin-goldstein-2483107.html

(Zur Urheberschutz-Debatte)
Willkommen im vergangenen Jahrhundert, Deutschland!
http://www.indiskretionehrensache.de/2012/08/leistungsschutzrecht-vosshoff/

(Zur Urheberschutz-Debatte - Linksetzung und Zensur)
Das Internet war eine Episode der Freiheit
http://www.perlentaucher.de/feuilletons/2012-08-30.html

Bislang greifen Behörden bei der Facebook-Party kaum durch
http://www.welt.de/newsticker/dpa_nt/infoline_nt/computer_nt/article108664538/Bislang-greifen-Behoerden-bei-der-Facebook-Party-kaum-durch.html

Ältestes Geld Mecklenburgs entdeckt
Der Silberschatz vom Acker
http://www.n-tv.de/wissen/Der-Silberschatz-vom-Acker-article7040916.html

(Zu Trumans Atombombenabwurf)
Tugend und Präsidentschaft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e9407011c7.0.html

Konservativer Stil
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51545d91e0c.0.html

Rammstein: Das SZ-Magazin begleitete die Band auf ihrer Amerika-Tour - Musik
http://sz-magazin.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/37769/USA-2056-Uhr

dimanche, 16 septembre 2012

R. Steuckers: Entretien accordé à Thorsten Thomsen

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Entretien accordé à Thorsten Thomsen

Sur l’Europe, la Belgique, les cantons d’Eupen-Malmédy, Ernst Jünger, Carl Schmitt et... la “nouvelle droite”...

 

Monsieur Steuckers, c’est désormais un secret de polichinelle: l’eurocratie bruxelloise planifie, via une union monétaire centrée autour de l’euro et pratiquant le transfert systématique, l’avènement d’un  gigantesque Etat unitaire de la Méditerranée à l’Arctique, dans lequel les différents peuples d’Europe finiront par être dissous. Or c’est justement votre pays, la Belgique, qui sert aujourd’hui  d’exemple, pour dénoncer l’impossibilité de tout assemblage de peuples divers au sein d’un Etat unitaire artificiel. Malgré l’apparent apaisement de la longue crise politique belge, qui ne saurait être que passager, voyez-vous encore un avenir pour l’Etat belge?

 

Le problème majeur, c’est justement que ces maudits eurocrates veulent nous fabriquer un “Etat unitaire”; je dirais plutôt qu’ils vont nous mitonner une panade insipide, où l’on mélangera tous les ingrédients possibles et imaginables, la rendant totalement immangeable; tous les ingrédients seront finalement détruits lors de ce processus de mixage, comme on peut déjà l’observer aujourd’hui. Mais je reste “européiste”: l’Europe a surtout besoin d’une unité spirituelle, de devenir un “grand espace” le plus autarcique possible, indépendant sur le plan alimentaire (ce qui s’avèrera une tâche bien difficile); l’Europe, comme toute autre entité politique, ne peut être déterminée par l’économie seule (par l’ “illusion économique” dirait Emmanuel Todd), car l’économie, conçue chez les libéraux comme chez les socialistes non pas comme une pratique nécessaire, comme une pratique d’intendance, mais comme une idéologie universaliste, est appelée à gérer sur des modes préconçus (a priori) et homogènes un ensemble bigarré de différences désordonnées et irréconciliables dans leurs altérités: dans cette optique, même si j’étais, par exemple, le producteur agricole idéal selon l’eurocratisme, je ne pourrais pas faire pousser les mêmes denrées végétales en Finlande et en Sicile, je ne pourrais pas élever des rennes en Grèce et faire croître une oliveraie en Laponie. L’eurocratisme abscons et caricatural se heurte là à une impossibilité physique, géographique et naturelle. Cette lapalissade, que je viens d’énoncer, les eurocrates ne semblent pas la comprendre. Toutes les zones agricoles qui composent l’Europe devraient dès lors pouvoir conserver leurs propres rythmes.

 

Les peuples d’Europe se liquéfient, s’évaporent dans le néant, basculent dans l’impolitisme, c’est certain, mais ce n’est pas uniquement parce qu’il existe une UE; d’autres facteurs sont depuis longtemps déjà entrés en jeu: la circulation accélérée des biens et des personnes (qui n’est pas un mal en soi mais qui exige des  régulations rigoureuses), le tourisme de masse, l’abêtissement généralisé et l’exotisme des “informations” (on devrait dire: des “dés-informations”) diffusées par les ondes ont contribué à dissoudre la notion de peuple, telle qu’on la concevait jusqu’à la moitié du 20ème siècle. C’est une raison pour lire et relire le discours qu’avait tenu Martin Heidegger sur la généralisation de la télévision au début des années 60, discours que lui avaient réclamé ses concitoyens et ses amis d’enfance de Messkirch en 1961. La “proximité”’ (die Nähe), que Heidegger a pensée à fond, est une force qui disparaît, en même temps que le nécessaire ancrage local, territorial et “vernaculaire” (E. Goldschmidt, L. Ozon) de toute activité humaine (cf. Emil Kettering, Nähe – Das Denken Martin Heideggers, Neske, Pfullingen, 1987). Finalement, au bout de ce processus de disparition de la “proximité”, nous voyons apparaître ou, pire, s’amplifier, les nouvelles “maladies de civilisation”, dont on escamote symptômes, effets et ampleur depuis quelques décennies. Aujourdhui, des auteurs comme Tony Anatrella en Italie ou Nicole Aubert en France les ont dénoncées avec justesse et vigueur, du moins celles qui génèrent des pathologies neurologiques ou mentales. Lorsque le “lointain” (die Ferne) déboule sans aucune forme de régulation dans notre propre “proximité” (Nähe), un chaos difficilement maîtrisable s’installe, celui dans lequel nous vivons aujourd’hui: Julius Evola aurait très justement nommé une telle époque “Kali Yuga”. L’immigration n’est ici sans doute qu’un phénomène connexe.

 

L’Europe aurait pu et dû devenir une “Union douanière” (Zollunion) rationnelle, visant une forme d’autarcie bien équilibrée. Les principes de Friedrich List auraient dû servir d’orientation et non pas une idée d’unité impossible à réaliser parce que dépourvue de toute concrétude, a fortiori quand, depuis une trentaine d’année, on se vautre dans l’idéologie et la pratique néolibérales et planétaristes, impliquant d’ouvrir toute grandes les frontières à des produits provenant de pays extérieurs au “grand espace” européen. A tout cela s’ajoute la calamité des délocalisations. L’idée d’unité aurait dû signifier simultanément “unité spirituelle” et “autarcie économique”, avec zones agricoles différenciées, gérées de manière autonome, et avec la possibilité, pour les pays moins développés, d’une protection de la production intérieure, surtout celle des PME  (“Petites et Moyennes Entreprises”), de manière à ne pas miter et disloquer le tissu social. Il faut encore dire que l’Europe est aussi totalement dépendante des Etats-Unis sur le plan militaire, tout en étant continuellement espionnée par un système satellitaire comme Echelon. L’Europe demeure entièrement dépendante de certaines matières premières qui ne se trouvent pas sur son sol et ne bénéficie pas d’une indépendance alimentaire suffisamment solide malgré les milliards que gaspille l’eurocratie dans une “politique agricole commune”, dont on ne perçoit pas très bien le sens et la rationalité. L’idéologie pacifiste, cultivée par l’eurocratisme, est un pacifisme mal conçu dans la mesure où il a toujours empêché les décideurs européens d’apporter les bonnes réponses à ces problèmes de défense et d’indépendance alimentaire. Au lieu de croire aveuglément aux “bonnes intentions” proclamées par les Américains, l’Europe aurait dû chercher des solutions adéquates.

 

La Belgique? C’est une autre histoire. D’abord, je dois vous dire, comme à tous mes lecteurs non belges, que la production de bons livres pertinents et que l’organisation de séminaires et de colloques de grande qualité sur les questions belges ou sur l’identité des peuples, régions ou sous-régions du pays, connaissent dans le royaume une floraison inédite: on commence enfin à penser de manière différenciée et fondée, sans tenir compte de toutes les apologies de ce statu quo, que le système entend pérenniser jusqu’à la consommation des siècles. J’espère pouvoir vous en dire plus dans d’autres textes ou entretiens. Je me contenterai d’apporter une réponse simple et directe à votre question: depuis le début de la crise belge actuelle, c’est-à-dire depuis les élections législatives pour le Parlement fédéral en 2007, je me suis mis, comme beaucoup d’autres, à potasser grimoires anciens et ouvrages récents sur des thèmes dits de “Belgicana”. A l’étranger, toute cette littérature n’est jamais lue ni a fortiori citée, si bien qu’on se contente de répéter les poncifs habituels, qu’ils soient “belges” (belgicains), flamands ou wallons. La façon dont votre question est formulée le prouve déjà. D’abord, lorsque vous parlez d’un “assemblage hétéroclite” de peuples, parqués dans une zone donnée, il faut savoir que cet “assemblage” date déjà d’il y a 500 ans, depuis que l’Empereur Charles-Quint a créé le fameux “Cercle de Bourgogne” (Burgundischer Kreis) dans le cadre du Saint Empire et depuis que les provinces méridionales de cet ensemble ont opté pour la contre-réforme catholique. La division qui traverse la Belgique n’est donc pas déterminée par un facteur religieux comme dans l’ancienne Yougoslavie. C’est pourquoi, contrairement à mon ami Tomislav Sunic, je ne parle jamais de “Belgoslavie”. Le penseur russe Alexandre Douguine avait très bien vu et analysé la situation yougoslave, au moment où l’enfer se déchaînait dans les Balkans au début de la décennie 90, dans le sens où, là-bas, trois forces métaphysiques planétaires, disait Douguine, se télescopaient frontalement, surtout en Bosnie. Ici, dans l’espace belge, les clivages, générateurs d’antagonismes, sont plus récents et donc moins profonds.

 





 

L’histoire intellectuelle du mouvement flamand nous enseigne que la querelle a certes une dimension linguistique (ethno-linguistique) mais que la révolte flamande est aussi, politiquement parlant, une révolte populaire diffuse et largement inconsciente contre les avatars évidents ou déguisés des idées de la révolution française, une révolte plus prononcée côté flamand parce que les productions idéologiques françaises n’y détiennent aucun monopole. En Wallonie, alors que certains régions rurales se sont aussi rebellées contre les idées de la révolution française, l’influence actuelle (depuis une soixantaine d’années) des productions politico-intellectuelles parisiennes et surtout des médias audiovisuels vicient considérablement la situation et impriment dans les cerveaux une vulgate de gauche, favorable aux idées de la révolution française et du bonapartisme même à ses aspects libéraux et anti-populaires, une vulgate reprise par le parti socialiste dominant. La révolte contre la francophonie en Flandre est une révolte contre les “idées révolutionnaires institutionalisées” de Paris tandis qu’en Wallonie la dominante est une acceptation de fait de ces discours. Le fait que la Wallonie accepte ces discours, et renonce à certains accents de ses propres productions non révolutionnaires et souvent catholiques, fait que la Flandre ne veut plus avoir à faire avec le Sud du pays. La révolte sourde et permanente que connaissent les pays flamands contre les discours révolutionnaires institutionalisés venus de France, ou contre les nouvelles moutures libérales ou gauchistes, panmixistes ou mondialistes, de ce discours, n’est pas pour autant une attitude qualifiable de réactionnaire: le pays aurait pu forger un socialisme vernaculaire, plus conforme aux stratifications sociales et idéologiques qui ont existé depuis la fin du régime autrichien au 18ème siècle, stratifications sociales et idéologiques qui étaient d’ailleurs bien différentes de celles qui régnaient en France à la même époque.

 

La crise belge durera tant qu’il y aura trace, dans le pays, d’idéaux ou de discours “républicains” importés de France par les médias français (presse, télévision), tant que des esprits en seront influencés, tout comme par ailleurs la France elle-même ne se redonnera pas de destin si elle persiste à aduler les “nuissances idéologiques” modernes que les périodes troubles de son histoire ont générées. Et, en Belgique, cette crise touchera aussi les entités qui pourraient naître d’une éventuelle dissolution du pays car l’influence trop prononcée des médias parisiens fait que plus personne ne pense en terme d’identité (il y a irruption constante d’idées “lointaines”, et abstraites, dans ma proximité concrète), en termes politiques locaux, hérités de notre histoire et non pas importés d’ailleurs. Ce n’est pas là une idée qui m’est personnelle: c’est bien la volonté de recentrer les discours politiques sur ce qu’ont produit les identités de l’espace belge au cours des siècles (et surtout du 19ème siècle si fécond en érudition historique) qui explique pourquoi, au cours de ces dernières décennies, et surtout depuis la crise de 2007, de très nombreux universitaires se sont penchés en profondeur sur les “identités” (au pluriel!), en commençant par réhabiliter la littérature belge complètement éclipsée des programmes scolaires, universitaires et médiatiques dans les années 50, 60 et 70 (parce qu’elle était assez souvent “politiquement incorrecte” au regard des médiacrates parisiens et de leurs nombreux “collabos” locaux). Dans l’entre-deux-guerres, on était très conscient de l’enjeu des lettres et du danger français: c’est ce qui explique l’engouement pour l’ “idée bourguignonne” dans tous les cercles culturels francophones, y compris les plus officiels, et pas seulement chez les rexistes de Léon Degrelle. Après 1945, tout cela a été “oublié” et la francisation de la culture francophone belge et wallonne a pu battre son plein, accélérée par la télévision (confirmant cette idée heidegerrienne de la perversité intrinsèque que constitue l’irruption du “lointain” dans notre “proximité”, exprimé dans un discours à Messkirch en 1961). Cela ne veut pas dire que la Flandre était mieux lotie: si les Wallons et les francophones étaient décervelés par les médias parisiens, les Flamands, eux, subissaient une américanisation galopante, comme partout ailleurs en Europe. Cette américanisation entraînait aussi la “dégermanisation” de la Flandre, qui perdait tous ses liens culturels avec l’Allemagne, a fortiori quand l’enseignement de l’allemand n’était guère mieux organisé qu’en Wallonie, au profit du “tout-anglais”. Ces deux processus d’aliénation, la francisation des francophones wallons et bruxellois et l’américanisation des Flamands, entrainent une incompréhension mutuelle qui explique le caractère durable de la crise belge actuelle. Bien sûr, cette crise a aussi des motifs purement politiciens.

 

Quelle sont les clivages conflictuels majeurs qui provoqueront à votre avis l’échec définitif de la Belgique?

 

Si en fin de compte la Belgique échouera, éclatera, ou si elle se maintiendra, personne ne peut le dire à l’avance. Mais il est une chose certaine: nous assisterons, nous assistons déjà, à l’émergence d’une zone “neutralisée” (au sens où l’entendaient Carl Schmitt et Christoph Steding) au Nord-Ouest de l’Europe. L’écrivain flamand Rik Van Walleghem a publié récemment une livre remarquable, et en même temps très drôle, sur la mentalité belge actuelle: l’individualisme forcené, perceptible dans toute la population (en Flandre comme en Wallonie), est devenu si fort que plus aucune politique de “Bien commun” n’est possible. Cela signifie que le pays est de facto “neutralisé” dans la mesure où toute politique véritablement “politique” (Julien Freund) n’y est désormais déployable, parce que plus aucune “position” claire ne peut encore s’y manifester, l’espace belge, dans ces conditions, ne pouvant plus demeurer un “sujet politique” même de modestes dimensions. Le refus du “Bien commun”, ou l’impossibilité de le servir, et la disparition de la “subjectivité politique” relèvent bel et bien de cette attitude anti-impériale et anti-politique que dénonçait un auteur allemand de la “révolution conservatrice”, aujourd’hui largement méconnu et oublié, Christoph Steding. Peu avant sa mort en 1934, Steding ne comptait pas la Belgique parmi les nations “impolitiques” d’Europe, comme la Suisse, les Pays-Bas et la Scandinavie. Aujourd’hui, s’il pouvait lire le livre de Van Walleghem, il la compterait sûrement parmi les pays “impolitiques”!

 

Le problème linguistique belge n’est pas bloqué en Flandre ou en Wallonie, mais à Bruxelles et dans les six communes flamandes autour de la capitale où se sont installés des francophones ou des Flamands devenus francophones dans les années 60, 70 et 80: c’est là que réside le contentieux territorial et politique; les Flamands estiment que le principe de territorialité doit primer (une seule langue pour un territoire délimité et défini par le législateur lors de la fixation de la frontière linguistique); les Francophones estiment, pour leur part, que l’emploi d’une langue par une personne lui donne automatiquement le droit à être servie dans cette langue par l’administration de la commune ou de la région; le nombre de locuteurs d’une langue déterminant de la sorte le statut linguistique du territoire, en dépit de toute décision antérieure du législateur. On le voit: les deux positions sont antagonistes, sans la moindre possibilité de négociation fructueuse ou de compromission féconde. L’immigration à Bruxelles pose un problème supplémentaire: en Flandre, tous sont plus ou moins en faveur d’une réduction drastique des flux migratoires mais, chez les francophones, qui “in petto” veulent la même chose, on est trop influencé par l’idée d’une panade “panmixiste” prêchée depuis Paris. On n’ose pas prendre de position plus radicale parce que cela déclencherait immédiatement une campagne de haine et de diffamation dans les médias français. Si des socialistes ou des démocrates-chrétiens wallons se mettaient à voter des mesures limitant les flux migratoires, des journaux parisiens comme “Libération” ou “Le Monde”, lus par les francophones belges, déclencheraient automatiquement des campagnes de presse contre le pays, stigmatisant, une fois de plus, un racisme ou un fascisme imaginaires, comme ce fut le cas avec Haider, Berlusconi ou Orban.

 

 

Autre problème récurrent de la Belgique: l’état de son système judiciaire, qui fonctionne très mal surtout à Bruxelles. L’ancien recteur des Facultés universitaires Saint Louis de Bruxelles, le Prof. François Ost, laisse sous-entendre, dans un ouvrage remarquable, que les problèmes de la justice, surtout en Belgique mais aussi ailleurs en Europe ou dans le monde, ont commencé lorsque la plupart des juristes (juges, procureurs et avocats) n’ont plus reçu une formation philosophique et littéraire solide et adéquate, surtout à partir du moment où l’on n’exigeait plus d’eux, comme auparavant, d’avoir bénéficié d’une formation classique, impliquant l’étude, à l’école secondaire, des racines grecques et latines de notre civilisation. Le Prof. Ost plaidait pour un formation générale et classique plus étoffée du personnel de la justice, faute de quoi les jugements posés deviendraient “mécaniques” et donc, souvent, “kafkaïens”. A côté de ce déclin culturel général, qui frappe aussi magistrature et barreau, règne un laxisme qu’a révélé la fameuse “affaire Dutroux” dans les années 90 du 20ème siècle. Les délinquants juvéniles, nombreux dans les grandes villes, s’en tirent trop souvent à bon compte: on ne leur inflige que quelques vagues réprimandes, dans un français ou un néerlandais qu’ils ne comprennent généralement pas. La confiance dans les professions juridiques en est profondément ébranlée: les avocats sont perçus comme des “raboulistes” aux yeux des simples citoyens; quand ce sont plutôt les règles qui jouent au détriment des faits dans les procès, le bon peuple ne comprend pas pourquoi les délinquants sont acquittés pour des “vices de procédure” sans qu’il ne soit tenu compte des faits répréhensibles qu’ils ont commis, fussent-ils des crimes effroyables. Les colonnes des journaux, notamment le plus lu du royaume, “Het Laatste Nieuws”, fourmillent de lettres de lecteurs dépités qui n’usent généralement pas d’un vocabulaire amène à l’égard des juristes, avocats comme magistrats.

 

L’implosion de la société belge n’est donc pas seulement politique, avec la crise permanente que vit le royaume, ou sociologique, avec le repli sur l’égoïté de chacun comme le démontre l’ouvrage de Rik Van Walleghem, elle se niche également dans la perte de confiance totale dans l’appareil judiciaire. Pour la Belgique, il faudrait plutôt parler d’implosion que d’explosion ou d’éclatement. Tout phénomène d’implosion politique est un phénomène plus lent que l’explosion, brutale et soudaine. Dans les cas d’implosion politique, les institutions semblent encore fonctionner mais seulement vaille que vaille sans l’adhésion de la population qui devient de plus en plus sceptique, méfiante et hostile. Un fatalisme, tissé d’indifférence et de sombre mélancolie, s’installe dans une sorte de Château de Kafka postmoderne. Tout Etat affligé de tels maux survit misérablement mais cette simple survie ne recèle aucune valeur constructive sur les plans spirituel, intellectuel, politique ou historique.

 

Reste à évoquer le problème du coût exorbitant de l’énergie, aux mains de grands consortiums français, tels Suez-GDF. L’énergie (gaz + électricité) est bien plus chère en Belgique que partout ailleurs en Europe. La ponction mensuelle effectuée par le secteur de l’énergie sur le budget des ménages entraîne un amoindrissement dramatique de l’épargne populaire, surtout quand les loyers augmentent terriblement, comme à Bruxelles et y absorbent souvent plus du tiers du salaire, et que la fiscalité ne s’allège pas. Un peuple ne peut pas faire confiance à un pouvoir politique qui laisse un secteur privé, et étranger de surcroît, comme celui de l’énergie, pomper déraisonnablement le budget des ménages, appauvrissant ainsi la population toute entière. Quand le pouvoir politique, tout au début du gouvernement di Rupo, a élevé faiblement la voix pour dénoncer le scandale, le secteur énergétique a superbement ignoré ce reproche et a encore augmenté les prix une semaine plus tard, signifiant ainsi au monde politique qu’il comptait pour du beurre. Ajoutons aussi que ce secteur énergétique ne paie que des impôts dérisoires et renâcle quand le pouvoir tente vaille que vaille de remédier à cette situation. A quoi peut donc bien servir un tel pouvoir politique, s’il se montre incapable de protéger la population contre des abus manifestes? Ni les partis traditionnels ni les partis challengeurs (Ecolo, Groen, NVA et Vlaams Belang) n’ont formulé un programme visant à mettre au pas le secteur énergétique étranger: une grave, très grave, lacune, surtout dans le cas de l’opposition marginalisée par le nouveau “super-cordon sanitaire”.

 

Le “Vlaams Belang” est sans nul doute le fer de lance politique du mouvement indépendantiste flamand. Pourtant, les cercles et partis nationalistes en Europe critiquent, parfois sévèrement, certaines lignes adoptées par ce parti. Partagez-vous cette critique et, question connexe, comment jugez-vous, dans le contexte flamand  actuel, l’avènement du nouveau parti qui concurrence ce “Vlaams Belang”, soit la NVA  (“Nieuwe Vlaamse Alliantie”) de Bart De Wever?

 

Je n’ai jamais été membre d’un parti, tout simplement parce que je n’ai jamais cru à l’utilité de partis nouveaux et à leur éventuelle efficacité sur le long terme dans le cadre belge. Le journaliste flamand Paul Belien, qui est très actif dans les pays anglo-saxons et écrit beaucoup en anglais, a pu très justement observer que la Belgique officielle suit un modèle, un “patron”, fixé une fois pour toutes. Ce modèle a été conçu en 1919, immédiatement après la Première Guerre Mondiale et a été sanctionné par des accords pris dans le Château de Loppem (près de Bruges) par le Roi, les chefs des trois principaux partis politiques, le patronat et les syndicats. A l’époque, on craignait surtout une révolution communiste/spartakiste car bon nombre d’ouvriers belges avaient sympathisé avec les “conseils d’ouvriers et de soldats” que les troupes allemandes, en rébellion ouverte contre leur hiérarchie, avaient proclamés dans les villes belges qu’elles occupaient. C’est pourquoi, le Roi, les syndicats, les associations patronales et les directions des trois partis dits “traditionnels” (catholiques, socialistes et libéraux) ont décidé que seuls ces partis signataires des accords de Loppem avaient droit à une représentation politique et parlementaire normale. Les innovations politiques et les nouveaux partis, qui se présenteraient éventuellement sur la scène électorale, devaient dès lors être secrètement combattus et tenus éloignés du pouvoir réel. La “Troïka de Loppem” devait, dans l’optique de ses protagonistes, devenir un bastion inébranlable contre toute innovation partisane qui surviendrait sur la scène politique belge. A l’époque, on visait surtout les communistes et les nationalistes flamands. Pour le journaliste Belien, les accords de Loppem sont toujours valides, surtout quand il s’agit de barrer la route à de la nouveauté, sauf peut-être aux “Ecolos”, et, pour Belien, ces mécanismes de fermeture fonctionnent surtout face à de la nouveauté flamande. Je partage son opinion même si je rejette sa volonté de faire d’une Flandre éventuellement devenue indépendante la féale alliée des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre une UE trop déterminée par le binôme franco-allemand à ses yeux. La Flandre, tout comme les Pays-Bas, est la façade sur la Mer du Nord de l’Europe centrale, de la Mitteleuropa, tout en étant le prolongement occidental de la plaine nord-allemande. Elle ne saurait se satisfaire d’un statut de simple comptoir des thalassocraties anglo-saxonnes, comme le sont actuellement, du moins  dans une certaine mesure, les Pays-Bas.

 

La critique, que certains cercles nationaux ou nationalistes ont émise, que ce soit en Flandre même, notamment avec les néo-solidaristes, ou chez certains francophones de diverses obédiences partisanes ou associatives, s’adresse essentiellement aux prises de position ouvertement pro-américaines ou pro-israéliennes de quelques pontes du parti, comme ce soutien enthousiaste et irrationnel à George W. Bush, lors d’une de ses visites au quartier général de l’OTAN à Bruxelles, qui s’est exprimé naguère dans les colonnes du quotidien “Het Laatste Nieuws”. J’ai personnellement trouvé ce soutien puéril, particulièrement stupide et niais. Par ailleurs, l’idée de créer sur le modèle de l’alliance Berlusconi/Fini/Bossi une “Forza Flandria” qui devrait advenir avec les libéraux du VLD est considérée comme absurde par bon nombre d’observateurs, surtout parce que les libéraux ne veulent absolument pas en entendre parler! Une telle alliance, qui serait automatiquement dominée par les idées libérales et néo-libérales, ne reçoit pas, c’est sûr, l’aval de la majorité des électeurs. Le peuple veut un nouveau parti populaire, aux assises rénovées et “nettoyées” (une opération “mains propres”) qui proposerait un programme socio-économique solide que l’on retrouve aussi chez les socialistes et les démocrates-chrétiens historiques, mais que l’on épurerait de ses innombrables corruptions, de tous les oripeaux de festivisme soixante-huitard et de toutes les dérives abracadabrantes de la “nouvelle élite intellectuelle” (celle que dénonce Christopher Lash), une fausse élite “catamorphique” qui se pique, elle, de permissivité et de gauchisme utopique. Le peuple veut donc un Etat social plutôt flamand que belge en Flandre, comme l’était jadis l’Etat belge jusque dans les années 60 et 70, mais un Etat social efficace et non inutilement dispendieux, basé sur le sérieux politique, sans le carnaval permanent des gauches molles en folie. Les électeurs ne veulent surtout pas que le système belge des allocations familiales soit détricoté ou battu en brèche par des mesures néolibérales.

 

Les succès de la NVA s’expliquent parce que ce parti a commencé sa véritable ascension en 2007 comme partenaire mineur du parti démocrate-chrétien CD&V, encore très puissant à l’époque. Avec lui, la NVA a formé un “cartel” pour les élections législatives de juin 2007. Yves Leterme, qui était alors le chef du CD&V, a laissé tomber la NVA entre 2007 et 2010, afin de pouvoir gouverner le pays (avec les libéraux et les socialistes, obsession “lopemienne” oblige...), après que la presse francophone ait mené une campagne de haine et de dénigrement contre lui, accusé d’être le Cheval de Troie des méchants dissidents (contre-lopemistes) de la NVA. Ensuite, après les élections législatives anticipées de 2010, les rôles se sont inversés: la NVA de Bart De Wever a absorbé complètement les électeurs de la CD&V: si le “cartel” avait encore existé, le partenaire mineur serait devenu le partenaire majeur! Mais cette victoire électorale de la NVA a fragilisé le schéma voulu par les fameux accords de Loppem de 1919, qui doivent encore et toujours servir de modèle pour l’éternité. Le système belge fonctionne sur base de cette illusion d’avoir fabriqué, un jour, il y a près de cent ans, un “modèle”, établi une fois pour toutes; or l’histoire, en aucun cas, en aucun lieu, ne retient de tels modèles pour l’éternité. La NVA, comme avant elle, le “Vlaams Belang” ou d’autres partis wallons ou francophones, doit donc être adroitement, machiaveliquement, écartée des centrales du pouvoir. Ceci dit, le message politique de la NVA demeure très flou, très “fuzzy” pour reprendre un vocable anglo-saxon à la mode, si bien que tout esprit politiquement rationnel ne peut ni développer une critique de son contenu idéologique ou programmatique ni y adhérer en toute connaissance de cause. Reste à constater que le “cordon sanitaire” se perpétue et s’amplifie, en tant qu’expédient pour maintenir inamovible, sans changement aucun, la teneur des accords de Loppem envers et contre tout changement de donne et toute rationalité; ce “cordon”, que l’on avait mis en place pour barrer la route au “Vlaams Blok/Vlaams Belang”, s’installe dorénavant, de manière tacite, sans bruit, pour contrer toute participation de la NVA à la gestion de l’Etat, du moins au niveau fédéral; cette extension du “cordon sanitaire” fait que près de 45% des électeurs flamands (NVA + Vlaams Belang) n’ont plus aucune représentation au sein du Parlement fédéral belge! Bonjour la démocratie!

 

 

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Aux questions de la revue des corporations étudiantes autrichiennes, “Die Aula”, le chef de fraction du “Vlaams Belang” au parlement flamand, Filip De Winter, répondait que l’annexion d’Eupen-Malmédy au Land de Rhénanie du Nord/Westphalie était parfaitement envisageable en cas de dissolution de la Belgique. Estimez-vous que cette solution est réaliste? Côté allemand, personne ne semble intéressé à la question, exactement comme en l’année 1990, lorsque Moscou offrait de redonner la Prusse orientale à l’Allemagne...

 

L’histoire des deux cercles autour des petites villes germanophones pittoresques, que sont Eupen et Saint-Vith (Malmédy a toujours été wallonne, y compris sous le IIème Reich de Bismarck, où la langue wallonne avait un statut officiel, ce qu’elle n’a par ailleurs jamais eu sous aucun autre régime politique) est une histoire complexe. Pour y voir clair, il faut relire attentivement une thèse de doctorat, celle du Dr. Klaus Pabst (Eupen-Malmédy in der belgischen Regierungs- und Parteienpolitik 1914-1940, Sonderdruck des Aachener Geschichtsvereins, Band 76, Aachen, 1964). Nous ne le répéterons jamais assez: l’imbroglio est très complexe. Ces deux cercles ne sont pas les seuls cercles germanophones de la région: les communes de Plombières (Bleiberg), Henri-Chapelle (Heinrichkappelle), Welkenraedt et Baelen au Nord et de Bocholz, Urth, Lamerschen et Steinbach au Sud sont également germanophones mais ne firent jamais partie du Royaume de Prusse. Malmédy appartenait, sous l’Ancien Régime, à un tout petit Etat ecclésiastique, celui de l’Abbaye de Stavelot (Stablo)/Malmédy. Les habitants de Malmédy, bien que non germanophones, ont toujours été considérés comme des sujets prussiens plus fidèles que ceux d’Eupen, qui, en 1848, avaient sympathisé avec les révolutionnaires berlinois. Par ailleurs, en 1919, la Belgique annexe également des portions de la commune allemande de Monschau (Montjoie). Les communes germanophones de la “Wallonie de l’Est”, qui n’ont jamais été prussiennes, sont appelées, dans le langage du peuple, “altbelsch” (vieilles-belges) tandis que les cercles devenus belges en 1919 sont appelés “neubelsch” (nouveaux-belges). Pour rendre encore les choses plus compliquées, les Allemands (les Prussiens) ont négocié en 1919-1920 sur base du fait “linguistique” et voulaient que la frontière linguistique, séparant l’allemand de Rhénanie du wallon, devienne frontière d’Etat, mais forcément sans revendiquer les communes “altbelsch” et sans Malmédy, tandis que les négociateurs belges voulaient obtenir les frontières d’Ancien Régime, celle d’avant le Traité de Campo Formio de 1795 (où l’Autriche cédait les Pays-Bas méridionaux à la République française victorieuse), parce qu’à leurs yeux, les frontières des principautés et duchés du Saint-Empire étaient idéales et seules légitimes! Un tracé de la frontière belgo-allemande selon le découpage territorial de l’ancien régime aurait eu une configuration différente: certains territoires de l’ensemble Eupen-Malmédy seraient restés allemands tandis que plusieurs communes allemandes seraient revenues à la Belgique, héritière des anciens duchés de Limbourg et de Luxembourg, jadis inclus dans les résidus du Cercle de Bourgogne qu’étaient les Pays-Bas espagnols puis autrichiens; héritière aussi, depuis 1815, de la Principauté ecclésiastique de Liège et du territoire impérial de l’Abbaye de Stavelot-Malmédy. Tous les territoires ayant appartenu à ces entités d’ancien régime auraient dû revenir selon les négociateurs belges à la Belgique, posée comme héritière de l’Autriche et du Saint Empire dans la région, tandis que les négociateurs prussiens souhaitaient conserver tous les territoires germanophones des cantons d’Eupen, Malmédy et Saint-Vith et ne laisser que les communes wallones à la Belgique.

 





 

 

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Dans le cas d’un éclatement de la Belgique, les cercles d’Eupen et de Saint-Vith pourraient tout naturellement redevenir allemands. Ce serait certes une solution raisonnable car la géographie locale lie ces communes à leurs consoeurs allemandes comme Aix-la-Chapelle, Düren, Prüm et Bitburg. Il y a quelques années, un sondage a été effectué dans toute la Wallonie et aussi dans la région germanophone; les citoyens devaient répondre à une question: que voulez-vous devenir si la Belgique cesse d’exister? Les habitants des cercles d’Eupen, Saint Vith et Malmédy, de même que les habitants des arrondissements purement wallons de Verviers (province de Liège) et de toute la province du Luxembourg belge (wallon), de même que bon nombre d’arrondissements de la province de Namur ont dit souhaiter l’annexion au Grand-Duché du Luxembourg, plutôt que de devenir français. De Winter et beaucoup d’hommes politiques flamands et wallons oublient trop souvent, comme je l’avais d’ailleurs oublié moi-même, que les oeuvres littéraires des écrivains wallons évoquaient souvent avec anxiété les liens brisés avec l’Allemagne du fait des deux guerres mondiales du 20ème siècle. Pour l’un des meilleurs écrivains wallons contemporains, décédé depuis quelques années, Gaston Compère, c’est presque un leitmotiv récurrent de son oeuvre. Et même celui qui a bruyamment milité entre 1918 et 1920 pour faire annexer ces cantons des Fagnes et de l’Eifel à la Belgique, je veux parler de Pierre Nothomb, le grand-père de l’écrivain belge contemporain Amélie Nothomb, n’a plus cessé, après la seconde guerre mondiale de parler de ses chères Ardennes et de son non moins cher Eifel, devenant dans la foulée un des meilleurs avocats de la réconciliation. Voilà comment tourne la roue de l’histoire dans l’est de la Wallonie... Tout cela nous explique pourquoi, dans le sondage que je viens de mentionner, le Grand-Duché du Luxembourg est préféré à la France jacobine, avec laquelle pourtant ces Wallons partagent la langue. N’oublions pas non plus que lors d’une conférence de presse officielle pendant la longue crise politique de 2007-2011, un ministre wallon, Magnette, a évoqué, sous forme de boutade, l’Anschluss de toute la Wallonie à l’Allemagne, tout simplement, argumentait-il, parce que les liens économiques entre la région belge et l’Allemagne sont très forts, bien plus forts qu’avec la France, à l’exception de quelques zones frontalières en Hainaut (et en Flandre...). De plus, les systèmes sociaux belges et allemands sont similaires et méritent d’être conservés. C’était évidemment du temps de Sarközy, que les socialistes wallons n’appréciaient guère...

 

On évoque parfois la possibilité d’inclure tout le Land allemand de Rhénanie du Nord/Westphalie dans le Benelux, sous prétexte que les liens économiques sont tellement étroits que ce Land en fait partie de facto. Les cercles nationaux en Allemagne craignent qu’une telle démarche, qu’une adhésion au Benelux de la RNW déclencherait un processus de dissolution de l’Etat allemand, justement dans le but de faire advenir cette panade panmixiste d’indifférenciation que les eurocrates veulent imposer à tous, notamment sous l’impulsion de certains professeurs de la “London School of Economics”. Dans le cas qui nous préoccupe, je pense qu’il ne faut pas dramatiser: le Benelux n’est pas une instance qui fonctionne très bien; ses composantes gardent farouchement leur identité et les Néerlandais ne souhaitent certainement pas être entraînés dans les dysfonctionnements patents et récurrents de l’Etat belge, au cas où le Benelux s’avèrerait subitement plus “intégrateur” qu’auparavant. Je pense plutôt que cette idée de “bénéluxer” la RNW, certes un peu loufoque car on pourrait tout aussi bien réclamer la fusion des Etats du Benelux et de la RFA tout entière (et pourquoi pas de l’Autriche?), montre fianlement, mais par l’absurde, que ces pays de langues germaniques ou de parler roman (comme la Wallonie et, au Sud des Ardennes, la Lorraine romane), ont été déterminés, qu’ils le veuillent ou non par l’histoire germanique et impériale jusqu’en 1914; ils (re)trouvent inévitablement, dans l’Europe d’aujourd’hui, une sorte de destin commun, mieux des affinités et des “affinités électives” évidentes, tout simplement parce qu’au cours de l’histoire, ils ont toujours été étroitement liés et parce que leur folklore, leurs légendes et leurs traditions sont très souvent les mêmes. Seules les deux guerres mondiales —brève parenthèse dans l’histoire millénaire de la chose impériale, bien que parenthèse effroyablement tragique et surtout disloquante—  ont créé une césure que l’on est seulement aujourd’hui en train de surmonter. Il existe également une “Euro-Regio” comprenant la province flamande du Limbourg (Hasselt, Tongres, Saint-Trond), la province néerlandaise du Limbourg (Maastricht, Venlo), la province wallonne de Liège, le territoire de la Communauté germanophone de Belgique et les cercles d’Aix-la-Chapelle et Düren. Cette “Euro-Regio” fonctionne surtout dans le domaine du tourisme sans que les trois langues utilisées lors des diètes officielles ne posent problème. Les Allemands d’aujourd’hui doivent savoir que de telles initiatives, qui partent de sentiments positifs, ne nous préparent pas une “panade eurocratique”, tout simplement parce qu’elles sont étroitement ancrées dans une région frontalière spécifique, découpée par des frontières récentes, qu’elles sont conscientes de leur identité commune “rhénane-mosane” et qu’elles partagent, dans leur folklore, les mêmes éléments de base mythiques et liturgiques (notamment dans les carnavals); on songera ensuite, dans le domaine de la musique et du chant, à un ténor sympathique et populaire comme André Rieu, natif de Maastricht, chanteur populaire en Allemagne, au patronyme d’origine wallonne! Ces initiatives, de surcroît, ont l’avantage non négligeable, de déconstruire la germanophobie née des deux guerres mondiales du 20ème siècle, ce qui, dans l’Ouest du continent est une nécessité impérieuse, surtout qu’en France, le nouveau “culte de la mémoire (courte)” revient sans cesse sur les événements tragiques de la seconde guerre mondiale, génèrant en sourdine une nouvelle germanophobie, et ruinant, par la même occasion, les efforts de réconciliation entrepris depuis l’entrevue De Gaulle/Adenauer en 1963. La RFA ne songe évidemment pas à une récupération des cantons d’Eupen et de Saint Vith, dans les circonstances actuelles, parce qu’il n’existe plus aucune forme d’hostilité dans la région et que les pouvoirs publics, de part et d’autre des frontières belges, allemandes et néerlandaises, coopèrent étroitement et amicalement, comme avant 1914, où la commune de Moresnet, par exemple, était gérée conjointement par les trois puissances, dans la bonne humeur et la convivialité. On imagine douaniers et gendarmes, tous uniformes confondus, chantant à pleins poumons autour de bons hanaps de bière, lors des kermesses, carnavals et autres fêtes paroissiales!

 

 

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La Prusse orientale est, dans le contexte actuel, une zone de bien plus grande importance stratégique parce que c’est par elle que transitent les gazoducs de la Baltique.

 

Dans un article nécrologique à l’occasion de la mort de l’écrivain Ernst Jünger en 1998, vous expliquiez que vous le lisiez et l’admiriez depuis l’âge de dix-huit ans. Pourquoi cette admiration pour sa biographie et son oeuvre littéraire?

 

Oui, j’ai commencé très tôt à lire les écrits d’Ernst Jünger. Je prépare pour l’instant un long entretien sur son oeuvre et suis en train de lire les formidables biographies et monographies qui lui ont été consacrées récemment, notamment par des germanistes comme Meyer, Kiesel, Wimbauer, Ipema, Blok, Schwilk ou Weber. C’est exact: je suis admiratif de tous les aspects de l’oeuvre de Jünger. La clarté de ses articles et essais nationaux-révolutionnaires demeure exemplaire et le Dr. Armin Mohler en a adapté le contenu pour présenter, dans feue la revue “Criticon” sa vision d’un conservatisme rénové, même si Ernst Jünger n’était guère satisfait de voir ainsi réactualisés ses écrits politiques de jeunesse, dans le contexte totalement différent des années 50 et 60.

 

 

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L’attitude, face à la vie, du Jünger devenu homme mûr, qui se retire de la politique et part à la recherche de paysages inviolés par la modernité, m’interpelle tout aussi profondément, même si, pour nous, hommes jeunes ou matures du début du 21ème siècle, une telle quête s’avère de moins en moins possible: les paysages jusqu’au fin fond de la Pampa (n’en déplaise à Jean Raspail!) ou jusqu’aux recoins les plus réculés du Sahara ou du Désert de Gobi, portent tous, maintenant, quelque part, des traces et des souillures de modernité. Au-delà de toutes prises de position politiques ou métapolitiques, cette attitude, cette volonté de trouver des paysages silencieux ou bruisant de milles bruits prémodernes exerce sur moi une véritable fascination. Je recommande tout particulièrement aux jüngeriens en herbe de lire et de relire les pages du journal de Jünger relatives à son voyage au Brésil en 1936 (et, effectivement, trouvera-t-on encore ce Brésil indemne aujourd’hui?), à son séjour en Angola et à son excursion en Islande dans les années 60. Beaucoup de choses vues par Jünger et ses compagnons de voyage (dont son frère en Islande) ont été irrémédiablement détruites par la modernité. Personnellement, j’essaie encore de trouver des paysages indemnes ou d’en redécouvrir, mais je ne le puis que sur des espaces réduits à des distances de cinq ou dix kilomètres: partout, on trouve les blessures indélébiles infligées par les “temps de l’accélération” (die Beschleunigung), blessures qui n’avaient pas encore été infligées dans les années 60, quand j’étais un enfant et quand la “connexion totale”, crainte par Friedrich-Georg Jünger dans son ouvrage Die Perfektion der Technik, n’avait pas encore l’ampleur étouffante qu’elle détient de nos jours. Aujourd’hui, objets et villages, villes et paysages, en sont affectés. Le germaniste Weber, qui a sorti récemment chez Matthes & Seitz à Berlin, une monographie remarquable sur l’oeuvre de Jünger, démontre que l’idée fondamentale de cet auteur est justement l’idée de “décélération”, d’Entschleunigung. Il a raison. J’aimerais bien, comme le souhaite aussi un autre écrivain allemand, Martin Mosebach, appartenir dorénavant au cercle insigne des “retirés” et des “décélérants” (Entschleuniger), car le monde misérable des alignés et des conformistes de la modernité accélératrice, fébrile et frénétique, m’indispose et me déplait. Martin Meyer, dans son ouvrage sur Ernst Jünger, rappelle que notre auteur, au-delà des formes totalitaires ou non totalitaires du Léviathan moderne aux racines idéologiques “bourgeoises”, voit avec anxiété et réprobation se multiplier les “structures” qui étouffent les “ordres vitaux”, seuls réceptacles de véritable liberté, et les remplacent par des “Funktionsbeziehungen”, de purs et froids “rapports de fonctionnement”, totalement abstraits, inorganiques et insensibles à toutes nuances et circonstances. Aucune spontanéité vitale, donc aucune liberté vraie, ne peut plus se déployer sous le joug de telles abstractions: telle est aussi la grande leçon de l’anarque Jünger, qui nous incite à vivre le plus possible détaché de ces structures oblitérantes. Ensuite, ce mélange de sérénité (Gelassenheit), de cynisme désabusé et de quiétude souveraine chez notre auteur, je le trouve admirable. J’aime souvent citer cette anecdote que Schwilk, je crois, met en exergue dans sa monographie, au ton si vivant et chaleureux: devenu centenaire, Jünger est hospitalisé quelque part en pays souabe. Le “Bild-Zeitung”, journal de boulevard ne visant que le sensationnel, titre: “Un grand Allemand s’est couché pour mourir”. La femme de Jünger, qu’il surnommait “Mon petit Taureau”, lui apporte le journal. Jünger ricane et dit: “Ce plaisir-là, je ne vais pas encore le leur faire!”. Le reste de mes cogitations jüngeriennes, je le laisse pour l’entretien que je prépare depuis au moins six bons mois. Si vous le souhaitez, je vous en traduirai quelques extraits...

 

Cet article nécrologique de votre plume était paru dans “Junge Freiheit”. Pourquoi ne lit-on plus rien de vous dans les pages de ce journal?

 

Pour la direction de “Junge Freiheit”, il n’existe qu’une seule et unique personne en Europe de l’Ouest (et pas seulement en France) qui peut fonctionner comme correspondant: Alain de Benoist. Mais comme celui-ci s’est chamaillé avec tout le monde (ou se chamaillera si ce n’est pas encore le cas...) et comme ce solitaire grognon croit dur et ferme qu’il incarne tout seul sa fantômatique nouvelle droite (canal historique) et comme il croit aussi, tel un spectre errant, qu’il est le seul autorisé à représenter sa nouvelle droite dans le vaste monde ou même au niveau intergalactique, il met tout en oeuvre pour empêcher d’autres de s’exprimer à la tribune qu’offrent les journaux ou les revues bienveillantes à l’égard de ce vaste courant de pensée, à têtes multiples, que représente, partout dans le monde, la mouvance “nouvelle droite”. C’est ainsi, on n’y peut rien et l’on n’y changera rien! Je me souviens toutefois que jadis, il y a bien des années, “Junge Freiheit” avait un autre correspondant à Paris. Un homme solide, bon vivant et rigolard, avec une barbe de ténor wagnérien, originaire d’Alsace, bilingue, qui avait appartenu fidèlement à la ND (canal historique) aux temps héroïques du mouvement. Il régalait les lecteurs de JF d’articles bien tapés sur les affaires françaises. Au bout de quelques mois, sa signature a malheureusement disparu des colonnes de “Junge Freiheit” et de toutes les autres initiatives qualifiables, en France, de ND, fort probablement parce qu’il a été “purgé” à la suite de l’une ou de l’autre révolution de Politburo (de sotie) à Paris. L’attitude de la direction de “Junge Freiheit” en ce domaine est navrante: elle relève d’un pauvre travers, celui qui consiste à idolâtrer des gourous, au lieu de penser et d’agir objectivement et rationnellement. J’avais proposé de traduire les entretiens que prenait avec brio Xavier Cheneseau, un journaliste de la revue des chasseurs français, “Le Saint-Hubert”, d’accord en toute courtoisie pour que l’hebdomadaire berlinois les reprennent, et cela, gratuitement. J’avais traduit un premier entretien avec Brigitte Bardot: sitôt celui-ci paru, nous avons appris que quelqu’un, à Paris, avait chuchoté à l’oreille de la direction berlinoise de JF, que ces entretiens étaient “faux”, comme si une revue aussi diffusée que “Le Saint-Hubert” se permettrait de publier de faux entretiens! Exit Cheneseau! Et, du coup, exit tous les auteurs ou hommes politiques interviewés par cet infatigable garçon! Une coopération avec Cheneseau se serait avérée bien fructueuse et aurait donné à la rédaction berlinoise un succulent zeste d’originalité dans la presse allemande. On a, à Berlin, choisi de ne pas faire mariner ce zeste de bon fruit gaulois dans la tisane “néo-conservatrice”, offerte aux lecteurs allemands. Dommage. Navrant.

 

eierkorb.jpgEn ce qui me concerne, si je ne ne puis écrire dans telle ou telle revue à cause des intrigues parisiennes de la ND, je ne m’en soucie guère: le monde est vaste, j’écris pour d’autres, je me promène, j’arpente mes “Holzwege”, je travaille (car je ne suis pas un marginal, moi, qui vit des cotises de quelques naïfs dont j’abuserais de la générosité) et je médite en rigolant l’adage qu’aimait à répéter ma grand-mère maternelle ouest-flamande, originaire de Zonnebeke: “Qui ne veut point de mes oeufs, les laissera dans mon panier” (“Wie van mijn eieren niet wil hebben, die laat ze maar in mijn mand”).

 

Vous vous êtes également intéressé à un autre grand format de la pensée allemande: Carl Schmitt. Bon nombre d’observateursestiment que sa pensée reviendra bien vite à la surface vu la crise financière et économique qui dure et persiste, et vu les conflits d’ordre géopolitique qui secount l’échiquier planétaire. Comment voyez-vous les choses?

 

J’ai découvert Schmitt assez tôt et ai entamé la lecture de ses oeuvres, surtout parce que je suis tout simplement un compatriote de ce cher professeur d’université que fut Piet Tommissen, malheureusement décédé en août 2011. Il nous a carrément donné l’ordre de lire Schmitt. Il venait régulièrement, fin des années 70, prononcer quelques allocutions à la tribune des cercles Evola en Flandre, créés à l’initiative du surréaliste historique, le peintre Marc. Eemans. Ensuite, j’ai connu Günter Maschke à la Foire du Livre de Francfort en 1984 et depuis lors, quand nous sommes assis autour d’une table, avec un bon verre de vin de Hesse à la main, nous parlons immanquablement de thèmes relevant des “Schmittiana” et devisons sur la théorie du “grand espace” que Carl Schmitt avait commencé à théoriser dans les années 30. Pour être exact, mon intérêt pour Schmitt dérive d’un intérêt pour la géopolitique car je suis, en fait, un disciple du Général von Lohausen. J’ai toujours été d’avis qu’il fallait lire Schmitt en même temps qu’Haushofer et que d’autres auteurs de sa “Zeitschrift für Geopolitik” ou de la collection géopolitique (intitulée “Zeitgeschehen”) des éditions Goldmann de Leipzig dans les années 30 et 40. Nous avons là un filon quasi inépuisable d’auteurs très pertinents, malheureusement oubliés aujourd’hui mais qu’il vaudrait la peine de redécouvrir: il y a du pain sur la planche car ce sont des rayons entiers de bibliothèque que ces hommes ont remplis. Maschke et moi avons d’ailleurs un faible pour l’un d’eux: le journaliste Colin Ross, mort foudroyé sur la rive d’un fleuve russe en 1943. Allez donc chez un bouquiniste, pour rechercher ses livres et lisez-les! Malgré les bons travaux du Prof. Jacobsen et du politologue Hans Ebeling, de même ceux des Prof. Klein et Korinman en France, un travail systématique reste à faire sur la “Zeitschrift für Geopolitik”, qui mérite franchement d’être lue avec toute l’acribie voulue et d’être complétée d’un appareil de notes comme l’a fait Maschke pour les “Positionen und Begriffe” de Carl Schmitt, ainsi que Tommissen pour toute l’oeuvre et la correspondance de Schmitt pendant de longues décennies. Question simple: pourquoi faut-il relire Schmitt (et Haushofer) aujourd’hui? Quelques critiques de Schmitt dans les cercles nationaux disent qu’il a été un “Etatiste” trop rigide. Je rejette cette objection et je dis qu’il a été, au contraire, l’un des critiques les plus avisés de l’impérialisme britannique et américain. Tout comme Haushofer d’ailleurs. Plutôt que de fabriquer une Europe libérale et de la maintenir vaille que vaille en vie, les Européens devraient plutôt songer à recréer un “grand espace” autarcique ou semi-autarcique.

 

quarit.gifLa meilleure esquisse de cette notion schmittienne de “grand espace” se trouve dans le volume “Coincidentia Oppositorum” (édité chez Duncker u. Humblot, Berlin) et dû à la plume d’un ami que j’ai connu jadis, Maître Jean-Louis Feuerbach de Strasbourg, perdu de vue, hélas, depuis de nombreuses années. Ce texte a sans doute échappé à bon nombre de lecteurs allemands parce qu’il a été rédigé et publié en français, l’éditeur, Helmut Quaritsch (photo), hélas aussi décédé en 2011, étant le premier énarque allemand, sorti de la fameuse “Ecole Nationale d’Administration” de Paris et donc parfait bilingue. Un homme dont je garde un souvenir ému, depuis un séminaire de la DESG à Sababurg, le long de la “Märchenstrasse”. Cela me force à terminer cette réponse à votre question par une note toute empreinte de tristesse: pour les sciences politiques, telles que nous les entendons, l’année 2011 a été vraiment catastrophique, avec la double disparition de Quaritsch, ancien éditeur de la revue “Der Staat”, et de Tommissen. Deux hommes irremplaçables....

 

Pour terminer, une question sur la “nouvelle droite”, à laquelle, paraît-il, vous appartiendriez... Les anciens protagonistes de ce mouvement se sont disputés entre eux, ont opté pour des voies différentes voire divergentes. La “nouvelle droite” a-t-elle échoué sur toute la ligne ou, selon vous, ses idées sont-elles encore, quelque part, ancrées dans le réel?

 

En fait, j’en ai plein les bottes de la “nouvelle droite” et je préférerais ne pas répondre à votre question. Mais vous êtes un honnête homme et vos lecteurs méritent de recevoir quelques explications. Cela fait plus de vingt ans maintenant que je n’ai plus vu ce monsieur de Benoist ou seulement furtivement, lors de la Foire du Livre de Francfort en octobre 1999 mais il s’est enfui quand il m’a aperçu ou, la deuxième fois que nos chemins et nos regards se sont croisés, il s’est dissimulé derrière un exemplaire largement déployé de “Junge Freiheit” dans le stand loué par cet hebdomadaire. Voilà pourquoi je ne peux plus rien vous dire de fort précis sur les aléas qui ont ponctué la vie vivotante de ce mouvement parisien au cours de ces dernières années. Pour les terribles simplificateurs et pour bon nombre de clochards mentaux installés dans un anti-fascisme autoproclamé et souvent alimentaire, j’appartiendrais à la ND (française!) seulement parce que j’ai été, pendant neuf mois en 1981, secrétaire de rédaction de “Nouvelle école”, la revue d’Alain de Benoist, et parce que j’ai participé à deux ou trois universités d’été en Provence (où j’avoue d’ailleurs m’être bien amusé, ce qui est l’essentiel, Carpe diem!). Plus tard, mon propre mouvement, “Synergon” ou “Synergies européennes”, a puisé à d’autres sources (Haushofer, Wittfogel, Pernerstorfer, de Jouvenel, Jean de Pange, Willms, etc.). De plus, au sein de la “nouvelle droite” française, j’ai toujours été une voix critique. J’ai surtout été profondément choqué et meurtri par le sort cruel que la direction parisienne et faisandée de ce mouvement a infligé au malheureux Guillaume Faye, non seulement dans les années 80, mais aussi en l’an 2000, lorsque l’Etat lui faisait un procès pour le contenu de son ouvrage “La colonisation de l’Europe”. Benoist et son satellite de l’époque, Charles Champetier (entretemps ce féal d’entre les féaux a également été “purgé”...), n’ont rien trouvé de mieux, dans ce contexte, alors que le jugement n’avait pas encore été prononcé, de traiter Faye de “dangereux raciste” dans les colonnes du journal italien “Lo Stato”. Faye a par la suite été condamné pour “racisme”. La ND parisienne avait promis à tous ses adhérents de leur offrir une “communauté” d’amis et de camarades. Et voilà comment les bons camarades sont devenus parjures, voilà comment ils ont traité Faye, un garçon qui leur avait donné le meilleur de lui-même, jusqu’à accepter une vie de misère et de privations...

 

Je ne dirais pas que la ND a échoué, parce que de Benoist s’est comporté en égocentrique voire en égomane: la ND a vu passer une quantité de personnes dans ses rangs, qui ont fait beaucoup ou peu pour elle, mais qui, après l’avoir quittée pour trente-six raisons, valables ou non, ou après en avoir été évincées pour satisfaire les caprices d’un philosophe auto-proclamé et sans bacchalauréat qui se veut “figure de proue”, demeurent actives dans une quantité impressionnante de clubs, d’associations ou de formations plus ou moins politiques, qui ont souvent un ancrage local. Lorsque je traverse la France en tant que touriste, pour me rendre en Suisse, en Italie ou en Espagne, j’ai toujours le plaisir de retrouver des camarades actifs quelque part, militant au sein de structures diverses ou produisant des oeuvres ou des publications intéressantes. La ND française n’a jamais eu qu’une tête parisienne pourrie, ce qui correspond au dicton français, “le poisson pourrit toujours par la tête”. Les cercles demeurés actifs dans les provinces françaises sont généralement restés sains et continuent à oeuvrer dans la discrétion et avec efficacité. Dommage, qu’à cause de certains blocages, dus aux manigances sordides de la “caboche putréfiée”, le public allemand (et bénéluxien et italien et espagnol et américain, etc.) n’en sache rien, n’en soit jamais informé. Ensuite, il faut dire, pour paraphraser Max Weber, que les valeurs ne meurent jamais. Nous vivons dans une époque très triviale de l’histoire, où les valeurs sont refoulées, foulées aux pieds ou moquées, mais les périodes triviales de l’histoire (comme les périodes sublimes d’ailleurs, que Sorokin qualifiait d’“ideational”) ne sont jamais éternelles, que ce soit dans l’histoire européenne ou dans l’histoire de la ND.

 

Monsieur Steuckers, nous vous remercions d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

 

Réponses rédigées à Forest-Flotzenberg, juillet 2012.

 

Presseschau - August 2012 (1)

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Presseschau

August 2012 (1)

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AUßENPOLITISCHES

(von Sarrazin…)
Zukunft Europas
Geburtsfehler Maastricht
http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/debatten/europas-zukunft/zukunft-europas-geburtsfehler-maastricht-11822292.html

Der große Euro-Schwindel - Wenn jeder jeden täuscht
http://mediathek.daserste.de/sendungen_a-z/799280_reportage-dokumentation/11016614_der-grosse-euro-schwindel-wenn-jeder-jeden

ESM: Der ganz große Coup!
von Rolf von Hohenhau
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2012/07/19/esm-der-ganz-grosse-coup/

Versteckte Billionen: Steht die Blase vor dem Platzen?
http://www.theintelligence.de/index.php/wirtschaft/finanzen/4710-versteckte-billionen-steht-die-blase-vor-dem-platzen.html

Banken in der Finanzkrise
Monster in unserer Mitte
http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/banken-in-der-finanzkrise-monster-in-unserer-mitte-1.1402049

"Dicke Bertha und Bazooka" – Die Waffen der EZB
Die EZB will eine Eskalation der Euro-Krise verhindern, doch allmählich gehen ihr die Optionen aus. Ein paar Waffen hat sie aber noch im Schrank, bevor am Ende nur noch die große Geldflut bleibt.
http://www.welt.de/wirtschaft/article108352272/Dicke-Bertha-und-Bazooka-Die-Waffen-der-EZB.html

Schuldenkrise in Spanien
Wie Kleinanlegern spanische Bankaktien aufgedrängt wurden
http://www.spiegel.de/wirtschaft/wie-kleinanlegern-spanische-bankaktien-aufgedraengt-wurden-a-841791.html

Schuldenkrise Jetzt brennt Spanien
http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/europas-schuldenkrise/spanien/schuldenkrise-jetzt-brennt-spanien-11827688.html

In den Niederlanden droht eine Immobilienblase zu platzen
http://diepresse.com/home/wirtschaft/eurokrise/1269777/In-den-Niederlanden-droht-eine-Immobilienblase-zu-platzen?_vl_backlink=/home/index.do

Finnland droht: „Wir sind auf einen Euro-Austritt vorbereitet“
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2012/07/06/finnland-droht-%E2%80%9Ewir-sind-auf-einen-euro-austritt-vorbereitet/

Griechen machen Jagd auf korrupte Politiker
http://www.welt.de/politik/ausland/article108335323/Griechen-machen-Jagd-auf-korrupte-Politiker.html

Gigantische Öl- und Gasvorkommen in Griechenland
Verarmtes Griechenland schläft über die größten Bodenschätze der heutigen Zeit.
http://www.grevenbroichtv.de/index.php?id=2583

Griechenlandkrise - Öl, Bodenschätze und Rüstung
http://www.youtube.com/watch?v=UD6FNUfHjxo

Bedeutende Öl- und Gasfunde lassen die Spannungen in der Ägäis anwachsen
http://www.neopresse.com/politik/bedeutende-ol-und-gasfunde-lassen-die-spannungen-in-der-agais-anwachsen/

(Eurokrise)
Panik-Manipulation
http://www.saarbruecker-homepage.de/startseite-k2/item/311-panik-manipulation

INDECT - EU-Überwachunsgprojekt
http://de.wikipedia.org/wiki/INDECT

EU-Übelsetzungen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M569d2fe2ce5.0.html

Auslandsverschuldung der USA steigt auf $ 5,26 Billionen
http://www.goldreporter.de/auslandsverschuldung-der-usa-steigt-auf-526-billionen/news/24616/

US-Rentensystem wankt: Finanzloch von unfassbaren $ 4,6 Billionen!
http://www.wirtschaftsfacts.de/?p=21976

Chinas Konjunktur
Die Volksrepublik steht vor dem Absturz
Nach Jahrzehnten des steilen Wachstums schwächt sich Chinas Entwicklung ab. Viele bisher gut vertuschte Strukturprobleme treten nun zu Tage. Experten warnen vor dem ganz lauten Knall.
http://www.welt.de/wall-street-journal/article107809053/Die-Volksrepublik-steht-vor-dem-Absturz.html

Deutscher Kunstmanager seit Monaten in Haft
In den Fängen des chinesischen Staatskapitalismus
Der Kunstspediteur Nils Jennrich wurde wegen Schmuggels verhaftet und sitzt isoliert in einem chinesischen Gefängnis. Anklage wurde nicht erhoben. Beobachter vermuten dahinter eine Staatskampagne - und keinen Einzelfall.
http://www.handelsblatt.com/politik/international/deutscher-kunstmanager-seit-monaten-in-haft-in-den-faengen-des-chinesischen-staatskapitalismus-seite-all/6827316-all.html

Bergkarabach: Konfliktregion im Grenzgebiet
http://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/weltbilder/media/weltbilder2291.html

Russland
Heilige Werte beschädigt: Punk-Musikerinnen bleiben in Haft
http://www.unzensuriert.at/content/009406-Heilige-Werte-besch-digt-Punk-Musikerinnen-bleiben-Haft

(Moldawien)
Parlament verbietet Hammer und Sichel
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57d5840116b.0.html

Spindelegger zeigt kein Engagement für geschändetes Donauschwaben-Denkmal
http://www.unzensuriert.at/content/009252-Spindelegger-zeigt-kein-Engagement-f-r-gesch-ndetes-Donauschwaben-Denkmal

Yad Vashem ändert Pius-Gedenktafel
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5351e7dd965.0.html

(skurril)
Miss Holocaust-Überlebende in Israel gekürt
http://www.spickmich.de/news/201207011700-miss-holocaust-ueberlebende-in-israel-gekuert

(Deutsche Eliten in Kumpanei mit US-Interessen und Islamisten)
Syrische Aufständische planen in Berlin Zeit nach Assad
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55f64ccf762.0.html

Niederlage der Islamisten in Libyen ist paradox
http://www.welt.de/debatte/die-welt-in-worten/article108363124/Niederlage-der-Islamisten-in-Libyen-ist-paradox.html

(Der ewige Kampf gegen das „Heidentum“…)
UNESCO-Erbe zerstört: Hintergründe der Gewalt in Timbuktu
http://www.unzensuriert.at/content/009243-UNESCO-Erbe-zerst-rt-Hintergr-nde-der-Gewalt-Timbuktu

„Interreligiöser Dialog“: Jungem Buddhisten droht bei Saudis die Todesstrafe
http://www.unzensuriert.at/content/009311-Interreligi-ser-Dialog-Jungem-Buddhisten-droht-bei-Saudis-die-Todesstrafe

Ägypten soll minderjährigen Christen freilassen
http://www.idea.de/detail/menschenrechte/detail/aegypten-soll-minderjaehrigen-christen-freilassen.html

CJD setzt sich für Kopten ein
http://newsofcid.wordpress.com/2012/07/23/cjd-setzt-sich-fur-kopten-ein/

Mailand: Pfarrer verwehrt Zigeunern Zutritt
http://www.unzensuriert.at/content/009244-Mailand-Pfarrer-verwehrt-Zigeunern-Zutritt

John Young
"WikiLeaks hat sich mit den Regierungen verbündet"
http://www.zeit.de/digital/internet/2012-07/john-young-cryptome-interview-wikileaks

(So werden im britischen Heer Infanteristen auf den Kampfeinsatz vorbereitet. In der Bundeswehr wohl undenkbar ...)
British Army Bayonet Training
http://www.youtube.com/watch?v=_Op1zjd7KKE

Europarat fordert Überprüfung der „Goldenen Morgenröte“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56051d31522.0.html

Belgiens Zerfall
http://www.fr-online.de/meinung/auslese-belgiens-zerfall,1472602,16635766.html

INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

Wird mit dem ESM der Weg zur Finanzdiktatur frei?
Fragen zur Finanzkrise, dem Euro, Griechenland und dem ESM, aber auch zum Stil ihrer Politik und der Logik des permanenten Rettungsimpulses in Europa. Ein Brief zum 58. Geburtstag der Kanzlerin. Von Cora Stephan
http://www.welt.de/debatte/kommentare/article108305679/Wird-mit-dem-ESM-der-Weg-zur-Finanzdiktatur-frei.html

Deutschland bekommt ein gewaltiges Schuldenproblem
http://www.goldreporter.de/deutschland-bekommt-ein-gewaltiges-schuldenproblem/gold/24367/

So gefährlich kann der ESM für Deutschland werden
http://www.welt.de/finanzen/article108285556/So-gefaehrlich-kann-der-ESM-fuer-Deutschland-werden.html

(Grusel-Oetti meldet sich mal wieder…)
Oettinger wirbt für Vereinigte Staaten von Europa
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M597411f726e.0.html

(Er muss noch viele Medienkampagnen anstossen…)
Mehrheit der Deutschen gegen Vereinigte Staaten von Europa
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53bfbb176e0.0.html

(na, ist doch alles in Butter…)
Deutsche mit Angela Merkel zufrieden
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5b08908d449.0.html

Raus aus dem Euro! – Rein in den Knast?
Christian Wolf
Tummeln sich in Deutschland die dreistesten und heuchlerischsten Verfassungsfeinde der Welt? Man müsste gar nicht lange nach ihnen fahnden. Sie sitzen im Parlament – als Zweidrittel-Mehrheit der Bundestagsabgeordneten. Und denken nicht daran, das Grundgesetz (das ja auch nur als Vorstufe zu einer vom Volk legitimierten Verfassung dienen soll) zu achten oder den Willen der überwältigenden Mehrheit der Deutschen zu respektieren oder gar zu vertreten.
http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/deutschland/christian-wolf/raus-aus-dem-euro-rein-in-den-knast-.html

Euro-Krise: Sarrazin attackiert Schäuble
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M587ae243a0d.0.html

Juncker geht hart mit Deutschland ins Gericht
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57a27f7e011.0.html

Anrufe bei Professoren
Regierung setzt kritische Ökonomen unter Druck
http://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/anrufe-bei-professoren-regierung-setzt-kritische-oekonomen-unter-druck/6901090.html

ESM-Widerstand: Schachtschneider, Hankel, Popp
http://www.youtube.com/watch?v=dwoGTy4UTxU

Brief an Bundestagsabgeordnete
NPD stellt Demokratie "Todesbescheinigung" aus
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/npd-verschickt-demokratie-todesbescheinigung-an-bundestagsabgeordnete-a-844511.html

Wir selbst in Europa – Identitäre Notizen (1)
http://www.sezession.de/32867/wir-selbst-in-europa-identitare-notizen-1.html

Wir selbst in Europa (2) – Einheit und Souveränität
http://www.sezession.de/32940/wir-selbst-in-europa-2-einheit-und-souveranitat.html

Helmut Schmidt "Weltmacht wird Europa nicht"
Wir wollen unsere nationalen Identitäten bewahren, doch an der europäischen Integration führt kein Weg vorbei.
http://www.zeit.de/2012/28/Schmidt-Rede-Warburg-Preis

Spekulationen über wahre Beweggründe der Regierung
Die Eurokrise – eine deutsche Verschwörung?
http://www.focus.de/finanzen/doenchkolumne/spekulationen-ueber-wahre-beweggruende-der-regierung-die-eurokrise-eine-deutsche-verschwoerung_aid_776054.html

Europa
Die Mär vom Euro-Gewinner Deutschland
http://www.tagesspiegel.de/meinung/europa-die-maer-vom-euro-gewinner-deutschland/6830732.html

"Europa ist ohne die Beteiligung der Bürger aufgebaut worden. Das war ein großer Fehler"
Oskar Lafontaine spricht im Interview über die Piraten, Demokratiedefizite in Europa und die Bilderberg-Konferenzen
http://www.heise.de/tp/artikel/37/37291/1.html

(Ein guter Kommentar zum ESM von Stefan Scheil)
Der Prozeß
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M59b99ce675f.0.html

Albtraumhafte Schuldenbombe: Die nächste Krisenwelle wird verheerend sein
http://www.propagandafront.de/1120720/albtraumhafte-schuldenbombe-die-nachste-krisenwelle-wird-verheerend-sein.html

Schuldenkrise Berlins
Widerstand gegen Euro-Bonds bröckelt
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/von-der-leyen-schliesst-euro-bonds-nicht-aus-a-843205.html

Wenn der Euro crasht…
http://krisenfrei.wordpress.com/2012/05/23/wenn-der-euro-crasht/

Zwangsanleihen wegen Euro-Crash
http://pit-hinterdenkulissen.blogspot.de/2012/07/zwangsanleihen-wegen-euro-crash.html

Angriff auf Nation und Demokratie
Deutschlands politische Elite sucht den Fluchtweg
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=345

Linke Journalistin wird Sprecherin Gaucks
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5ba18bd1779.0.html

Bundestag verkauft Bürgerrechte in nur 57 Sekunden
Ein Video entlarvt die Heuchelei der Politik: Die Abstimmung darüber, dass Meldeämter alle Bürgerdaten an Adresshändler und Werbetreibende weitergeben dürfen, ist ein Tiefpunkt des Parlamentarismus.
http://www.welt.de/debatte/kommentare/article108124972/Bundestag-verkauft-Buergerrechte-in-nur-57-Sekunden.html

Meldegesetz: Der populistische Empörungssturm
http://uhupardo.wordpress.com/2012/07/09/meldegesetz-der-populistische-emporungssturm/

Beschneidung von Jungen
Kommentar: Unauflösbarer Widerspruch
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/beschneidung-juedischer-muslimischer-jungen-problem-religion-entscheidungsfreiheit-kinder-2430978.html

Der antiliberale Affekt: Fundamentalismus ohne Fundament
http://www.sezession.de/33187/der-antiliberale-affekt-fundamentalismus-ohne-fundament.html#more-33187

Identitäre Notizen zur Beschneidungsfrage
http://www.sezession.de/33191/identitare-notizen-zur-beschneidungsfrage.html/3

(Zur Kampagne für Kitas…)
Die Familie als nächtliche Parkgarage
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5749d21b5e6.0.html

Diese drei Entwürfe sind im Finale
DAS wird Leipzigs Einheitsdenkmal
http://www.bild.de/regional/leipzig/denkmal/so-wird-leipzigs-einheitsdenkmal-25039180.bild.html

Fünf Randnotizen zum Leipziger Einheits- und Freiheitsdenkmal
http://www.sezession.de/33136/funf-randnotizen-zum-leipziger-einheits-und-freiheitsdenkmal.html

Gesellschaftskritik
Über Piraten-Kluft
http://www.zeit.de/2012/27/Gesellschaftskritik-Piraten-Kluft

(Zur SPD)
Vaterlandslos
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M532a40e22f3.0.html

Grüne Gedenkkultur holt Guernica nach Dresden
http://www.unzensuriert.at/content/009274-Gr-ne-Gedenkkultur-holt-Guernica-nach-Dresden

(Für NVAs aber sicher schon…)
Linkspartei gegen Ehrengeleit für verstorbene Wehrmachtsoffiziere
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55dccc09833.0.html

(Antideutsche Klischees im Film)
Nachtrag am Ende des heutigen Tages – Marie Ketteler, Gretel Bergmann, Berlin 1936
http://www.sezession.de/33024/nachtrag-am-ende-des-heutigen-tages.html#more-33024

(amüsant)
Neues vom Hakenkreuz
http://www.sezession.de/32937/neues-vom-hakenkreuz.html#more-32937

(etwas älter, aber sehenswert)
ARD-exclusiv: Rot - Grün macht Kasse - Panorama - NDR - DAS ERSTE
http://www.youtube.com/watch?v=vGeLYQzDgEY

LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS

„NSU“-Ausschuss
Abgeordnete fordern „Stopp der Aktenvernichtung“
Ausgerechnet das Bundesinnenministerium soll im November 2011 die Vernichtung von Protokollen des Verfassungsschutzes zur Terrorgruppe „NSU“ angeordnet haben. Abgeordnete des Untersuchungsausschusses im Bundestag sind „fassungslos“.
http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/rechtsextremismus/nsu-ausschuss-abgeordnete-fordern-stopp-der-aktenvernichtung-11825077.html

Was der Verfassungsschutz verschweigt,
http://www.sezession.de/32851/was-der-verfassungsschutz-verschweigt.html#more-32851

Verfassungsschutzchef Fromm reicht Rücktritt ein
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54c77e26837.0.html

Schlapphut ade?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M572ee578b92.0.html

Neue Vorwürfe gegen Thüringens Ex-Verfassungsschutz-Chef Roewer
Deutschlands peinlichster Geheimdienstler
http://www.bild.de/politik/inland/nsu/verfassungsschutz-chef-helmut-roewer-25100734.bild.html

Thierse fordert Bundesstiftung gegen Rechts
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58b843fb69d.0.html

(Hervorragender Kommentar von Michael Klonovsky zu linken Zensurbestrebungen)
Die Ver.di-Jugend spielt FDJ
http://s14.directupload.net/images/120704/u6yjef35.jpg

(Akademische Anti-Nationalisten)
Flaggengefahr: EM-Nachtag
http://www.sezession.de/32929/flaggengefahr-em-nachtag.html#more-32929

(Zum Netzwerk FARE)
Der Ball ist nicht rund, sondern antirassistisch
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5fed9c531f8.0.html

Occupy-Camp wird Auffanglager für Randgruppen, die Kapitalismuskritik wenig interessiert
http://www.op-online.de/nachrichten/frankfurt-rhein-main/statt-protest-viele-probleme-2414572.html

„Institut für vergleichende Irrelevanz“ in einem besetzten Haus erhitzt die Gemüter in Frankfurt / Räumung naht
Gegen-Uni oder „Hort der Irren“?
http://www.op-online.de/nachrichten/frankfurt-rhein-main/gegen-uni-oder-hort-irren-2384929.html

(Zum „Institut für vergleichende Irrelevanz“ (IVI))
Intellektuelle Heimatlosigkeit
Gedanken zu den Raumdieben im Westend
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=347

Dortmund
CDU warnt vor linksextremem Antifacamp
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58a71342a6b.0.html

(„No-Border-Camp“)
Düsseldorf
Aktivisten müssen mit Strafanzeigen rechnen
http://www.rp-online.de/region-duesseldorf/duesseldorf/nachrichten/aktivisten-muessen-mit-strafanzeigen-rechnen-1.2917987
(mit Fotostrecke)

(„No-Border-Camp“)
Grüne rechtfertigen Räumung besetzter Geschäftsstelle
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c37b64744f.0.html

“OP Blitzkrieg”: Anonymous-Hacker veröffentlichen Kundendaten von konservativem Modelabel konmo.de
http://deutschlandecho.org/index.php/2012/07/05/op-blitzkrieg-anonymous-hacker-veroffentlichen-kundendaten-von-konservativem-modelabel-konmo-de/

Betrugsvorwurf gegen Skandalautor Wallraff
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5122fd36513.0.html

(Zum Internet-Mobbing)
„Martin Mollnitz“ oder Kleines Toleranzstückchen
http://www.sezession.de/32978/martin-mollnitz-oder-kleines-toleranzstuckchen.html#more-32978

Urteil im Burschenschafter-Streit gefallen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M500789cb02d.0.html

Politische Justiz: der Fall Norbert Weidner
http://www.sezession.de/33141/politische-justiz-der-fall-norbert-weidner.html#more-33141

Deutsche Burschenschaft nicht verfassungsfeindlich
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M50f2b8ffb14.0.html

Türken-Zeitung Hürriyet interessiert sich für Deutsche Burschenschaft
http://www.unzensuriert.at/content/009242-T-rken-Zeitung-H-rriyet-interessiert-sich-f-r-Deutsche-Burschenschaft

(Linke Aufregung um ein „Sleipnir“-Lied bei Hunsrück-Schulfeier)
Im Sommerloch – und plötzlich: Nazis!
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M523ed242931.0.html

Schulabschluß mit Sleipnir
http://www.sezession.de/33339/schulabschlus-mit-sleipnir.html#more-33339

Hakenkreuz-Cup in Karlsruhe: "Ich vermiete nicht an Nazis"
http://www.ka-news.de/region/karlsruhe/Hakenkreuz-Cup-in-Karlsruhe-Ich-vermiete-nicht-an-Nazis;art6066,844803

Polizei verhindert rechten Kick in Schluttenbach
http://www.ka-news.de/region/ettlingen/Polizei-verhindert-rechten-Kick-in-Schluttenbach;art6012,911088

(Auch hier ist mal wieder eine „antifaschistische“ Großtat vollbracht worden…)
NPD Kundgebung Wiesbaden und Frankfurt
Kein Platz für die Rechten
http://www.fr-online.de/rhein-main/npd-kundgebung-wiesbaden-und-frankfurt-kein-platz-fuer-die-rechten,1472796,16733358.html
(Man achte einmal auf die Zahlenangaben zu diesem mutigen Protest im Jubelartikel der „Frankfurter Rundschau“: „Rund 200 Demonstranten hatten die neun NPDler am Bahnhofsvorplatz so laut ausgepfiffen, dass von ihren Reden kaum etwas zu verstehen war. Zudem übertönte immer wieder lautes Glockengeläute die Redner.“)

Dortmunder erstattet Anzeige wegen NPD-Wahlplakat
http://www.derwesten.de/politik/dortmunder-erstattet-anzeige-wegen-npd-wahlplakat-id6886330.html

Vermummte Linksextremisten überfallen Berliner Bio-Hotel
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56ca896a1f7.0.html

Berlin
Bio-Hotel lässt sich nicht vertreiben
http://www.tagesspiegel.de/berlin/bio-hotel-laesst-sich-nicht-vertreiben/6889084.html

EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

Peter Sutherland, UN-Migrationsbeauftragter: “EU soll ethnische Homogenität zerstören!”
http://korrektheiten.com/2012/06/23/peter-sutherland-un-migration-ethnische-homogenitaet-multikulturell/

EU-Kommissarin plädiert für mehr Einwanderung nach Europa
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M575174ce784.0.html

(Deutschland beliebter als der EU-Standard…)
Gericht untersagt Abschiebung nach Italien
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5ded38a8204.0.html

Tschetschenen-Flüchtlinge fahren auf Heimaturlaub
http://www.unzensuriert.at/content/009463-Tschetschenen-Fl-chtlinge-fahren-auf-Heimaturlaub

Der Untergang des Abendlandes in Anekdoten (2) – Neues von der Gebärfront
http://www.sezession.de/32983/der-untergang-des-abendlandes-in-anekdoten-2-neues-von-der-gebarfront.html

Post bringt Integrationsbriefmarke raus
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5fe63f71c1b.0.html

(Kommentar zur Propagandabriefmarke)
Klebrige Integration
http://www.sezession.de/32877/klebrige-integration.html#more-32877

(Man wüsste gerne, welche Klientel vorrangig diesen Ärger fabriziert…)
Darmstadt: Konflikte und Pöbeleien sind laut einer Studie in manchen Branchen fast schon Alltag
http://www.op-online.de/nachrichten/hessen/frustrierte-kunden-schreien-drohen-2424120.html

(„Im Visier der Ermittler: Dr. Aiman O. (45). Er soll vermögende Patienten aus dem Ausland bevorzugt haben und schneller mit Spenderorganen versorgt haben.“)
Organspende-Skandal! Staatsanwalt prüft Ermittlungen wegen Tötung durch Unterlassen
http://www.bild.de/news/inland/transplantation/staatsanwalt-ermittelt-gegen-mediziner-25264710.bild.html

(Zu Bebenburg/Thieme)
Übrig blieben dummdeutsche Biersäufer
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53757b1fd74.0.html

FDP fordert Willkommenskultur für Einwanderer
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5ab024ced8f.0.html

Grüne fordern Gleichstellung des Islam mit Christentum
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5cf0516d45d.0.html

(Rassismus-Vorwurf gegen griechische Sportlerin)
Vorauseilender Gehorsam
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5dc261d1b72.0.html

Unglaubliche Rassismus-Vorwürfe gegen Fußballklub
http://www.unzensuriert.at/content/009228-Unglaubliche-Rassismus-Vorw-rfe-gegen-Fu-ballklub

Stoppt Racial Profiling!
http://openpetition.de/petition/online/stoppt-racial-profiling
(Spielfilm-Propaganda)
Kebab mit alles
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5076c353bba.0.html

Frankfurt
Polizeibeamter in Nieder-Eschbach Opfer von Migranten-Gewalt
Täter auf freien Füßen
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=341

(Antwort an die „Frankfurter Rundschau“)
Der Wahrheit und Realität verpflichtet
FREIE WÄHLER in Frankfurt bleiben unbeirrt
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=342

Schläger im Auto unterwegs - Offenbach
Am Samstagabend, gegen 23:30 Uhr, wurden ein 29 und 31 Jahre alter Offenbacher im Französischen Gässchen aus einem Pkw heraus angepöbelt. Der silberfarbene Audi A4 mit Aschaffenburger Kennzeichen hielt anschließend an und die vier Insassen griffen die beiden zuvor angepöbelten Männer tätlich an. Beide Männer wurden auf offener Straße niedergeschlagen und am Boden liegend getreten. Die Geschädigten konnten keinerlei Beschreibung der Täter abgeben. Ihrer Schilderung nach, soll es sich jedoch um Menschen russischer Abstammung handeln. Hinweise nimmt die Polizei unter der Telefonnummer 069/8098-1234 entgegen.
http://www.24pr.de/polizei/polizeimeldung-587762.html

Auf der Straße zusammengeschlagen - Rodgau
Am Sonntagmorgen, gegen 2.30 Uhr, gingen vier Personen laut streitend die Frankfurter Straße entlang. Aus einem Pkw heraus, der an ihnen vorbei fuhr, wurden die Streithähne angesprochen, dass sie zu laut seien. Unmittelbar danach wurde das Fahrzeug in der Hanauer Straße geparkt und die vier Insassen kamen auf die Streithähne zu und griffen diese an. Es entwickelte sich eine Schlägerei, bei welcher drei der vier Ruhestörer nicht unerheblich verletzt wurden. Anschließend flüchteten die Angreifer in Richtung ihres Pkw. Nach Angaben der Opfer soll es sich bei den Tätern um vier 20 bis 25 Jahre alte Südländer mit dunklen Haaren handeln. Die Frisuren der Schläger sollen teilweise extrem kurz und an den Seiten rasiert gewesen sein. Die Polizei bittet um Hinweise unter der Telefonnummer 069/8098-1234.
http://www.24pr.de/polizei/polizeimeldung-587762.html

Mord von Sarstadt
Lebenslange Haft für 38-Jährigen
http://www.haz.de/Nachrichten/Der-Norden/Uebersicht/Lebenslange-Haft-fuer-38-Jaehrigen

Chaos im Gerichtssaal nach "Ampelmordprozess"
http://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/hallo_niedersachsen/hallonds10465.html

Massenschlägerei in Münchner Moschee fordert viele Verletzte
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5fe199b6097.0.html

KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

Häusle-Bauer aufgepasst: Abzocke mit Wärmedämmung
http://www.compact-magazin.com/index.php?option=com_content&view=article&id=297:haeusle-bauer-abzocke-durch-waermedaemmung&catid=3:newsflash

(Architektur der Moderne)
Pinakothek der Moderne – wegen Pfusch am Bau geschlossen
http://www.tagesschau.sf.tv/Nachrichten/Archiv/2012/07/12/Kultur/Pinakothek-der-Moderne-wegen-Pfusch-am-Bau-geschlossen

(Zum Kampf um den Abriss des DDR-Mercure-Hotels in Potsdam und die ostalgische Mentalität im Jahr 22 nach der Wiedervereinigung)
Potsdamer Phantomschmerzen
Bei den Schlachten für und gegen Schlösser oder Kunsthallen geht es um mehr als Architektur und Stadtgestaltung
http://www.maerkischeallgemeine.de/cms/beitrag/12359603/62249/Bei-den-Schlachten-fuer-und-gegen-Schloesser-oder.html

Schlösser im Land Brandenburg - Vergessene Kostbarkeiten !?!
http://brandenburg.rz.htw-berlin.de/kostbarkeiten.html

Zionskirche Dresden - Das Lapidarium
http://www.youtube.com/watch?v=3ulgrVI82eg

Deutschlands hektischer Kampf gegen das Beschneidungsverbot
http://www.unzensuriert.at/content/009320-Deutschlands-hektischer-Kampf-gegen-das-Beschneidungsverbot
   
Der soldatische Mann
Rückzug der Vernunft: Die Debatten um das Beschneidungsverbot von Köln und Martin Mosebachs Forderung nach einer Strafe für Blasphemie täuschen Mehrheitsmeinungen vor
http://www.boent.eu/beschneidung.html

„Wenn die Eliten ratlos sind, fragen sie die Anarchisten“
Der US-amerikanische Ethnologe und Anarchist David Graeber erläutert, weshalb die freie Weltgesellschaft nicht auf Geld verzichten muss und warum wir heute schon im Kommunismus leben.
http://jungle-world.com/artikel/2012/28/45865.html

Interview mit Alexander Demandt
"Die trotzige Haltung - sie steckt den Deutschen im Blut"
http://www.weltwoche.ch/ausgaben/2009-19/artikel-2009-19-interview-alexan.html

Neue Spur im Fall Barschel
http://www.berliner-zeitung.de/panorama/barschel-neue-spur-im-fall-barschel,10808334,16739238.html

Sag ja zur 24-Stunden-Kita!
http://faz-community.faz.net/blogs/deus/archive/2012/07/10/sag-ja-zur-24-stunden-kita.aspx

Das letzte Hemd für Merkel…
http://www.meinletzteshemd.eu/

W.I.R. - Wiens Identitäre Richtung
http://wirfürwien.at/?page_id=47

Der Funke
http://www.der-funke.info/

Zeitgeist und Demokratismus
http://bv-journal.blogspot.de/2012/07/zeitgeist-und-demokratismus.html?spref=fb

Wissensmanufaktur
http://www.wissensmanufaktur.net/

Wo, bitte, geht's zum „Bätscheler“?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5125332af28.0.html

Digitale Bohème in Berlin
Diese verflixten tausend Euro
http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/debatten/digitale-boheme-in-berlin-diese-verflixten-tausend-euro-11823254.html

Der Wettbewerb der Gauner: Über das Unwesen der Demokratie und den Ausweg in die Privatrechtsgesellschaft
http://www.amazon.de/Der-Wettbewerb-Gauner-Demokratie-Privatrechtsgesellschaft/dp/392639658X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1341862999&sr=8-1

(Kampf der Saatgutkonzerne gegen private Gärtner und Kleinbauern…)
EU-Gericht bricht die Macht der Saatgut-Weltkonzerne
http://www.mainpost.de/ueberregional/politik/brennpunkte/EU-Gericht-bricht-die-Macht-der-Saatgut-Weltkonzerne;art112,6895041
KOKOPELLI – Wir überlassen das Saatgut nicht den Konzernen
http://renegraeber.de/blog/kokopelli-ueberlassen-saatgut-nicht-konzernen/

(In Neuseeland haben sie schon gewonnen)
Lobbyarbeit von Monsanto: Anbau eigener Lebensmittel in Neuseeland genehmigungspflichtig
http://www.goldseiten.de/artikel/135680--Lobbyarbeit-von-Monsanto~-Anbau-eigener-Lebensmittel-in-Neuseeland-genehmigungspflichtig.html

Ökowatch
http://oekowatch.org/index.php/de/ueber-oekowatch

Dreschflegel - Saatguthandel
http://www.dreschflegel-saatgut.de/index.php

(Ein Projekt der Deutschen Bank)
Vegetarisches Restaurant GoboChia in Frankfurt spendet Umsätze
http://www.gastronomieguide.de/blog/vegetarisches-restaurant-gobochia-frankfurt-spendet-umsaetze/

Obdachlosen-Tafeln
Fiskus greift sich Lebensmittel-Spender
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/steuern-fuer-sachspenden-an-tafeln-lebensmittel-besser-wegwerfen-a-845365.html

(Political Correctness treibt neue Blüten)
Australien
Rennpferd muss anstößigen Namen wechseln
http://www.suedostschweiz.ch/vermischtes/rennpferd-muss-anstoessigen-namen-wechseln

Entdeckung des Verlustprinzips
Ein in Berlin entwickeltes Videospiel belebt die Pazifismus-Debatte in den USA neu: Das Kriegsepos "Spec Ops" bringt dem Spieler bei, sich für die eigenen Gräueltaten zu schämen
http://www.welt.de/print/die_welt/kultur/article107702204/Entdeckung-des-Verlustprinzips.html

Gema-Reform: Das Ende der Clubszene?
http://www.wz-newsline.de/lokales/moenchengladbach/gema-reform-das-ende-der-clubszene-1.1038509

Batman abgestumpft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5bdaa626446.0.html

(Buch: Matthew Stokoe: High Life)
Wie Chandler auf Heroin und Hammett auf Crack
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54af7fe6a00.0.html

„Picasso war wie ein Taliban“
Die Malerin Françoise Gilot lebte zehn Jahre mit Pablo Picasso zusammen. Eine Katastrophe, sagt sie – aber eine wunderschöne.
http://sz-magazin.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/37801

(Political Correctness hat neues Opfer gefunden…)
Deutschland 2012: Krankland, Feigland
Russischer Starsänger aus Bayreuth vertrieben
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=351

(Ebenfalls zu Bayreuth)
Die Frist ist um …
http://www.sezession.de/33203/die-frist-ist-um.html#more-33203

(Zu Black Metal)
Schwarze Berserker
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f8b9958f60.0.html

(Tja, so stellen sich Pop-Linke vermutlich den Weg zur antikapitalistischen Gesellschaft vor…)
Disturbed - Land Of Confusion
http://www.youtube.com/watch?v=wmE-fh6oqJ4&feature=related


Alexander Dugin on Obama's Visit to Russia

Alexander Dugin on Obama's Visit to Russia

(English subtitles)

samedi, 15 septembre 2012

Warum der Westen Russland braucht

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Warum der Westen Russland braucht

Die erstaunliche Wandlung des Zbigniew Brzezinski

Von Hauke Ritz

Der 1928 geborene Zbigniew Brzezinski ist eine der schillerndsten Figuren der außenpolitischen Elite der Vereinigten Staaten. Seine Schriften bestechen durch ihren Sinn für die machtpolitische Realität und irritieren zugleich durch die Konsequenz, mit der diese Machtpolitik entfaltet wird. Da Brzezinski an der Gestaltung des Kalten Krieges aktiv beteiligt war und bis heute eng mit den politischen Eliten Amerikas verbunden ist, sind seine Bücher nicht nur historische, sondern immer zugleich auch politische Dokumente, die einen tiefen Einblick in das Selbstverständnis amerikanischer Außenpolitik gewähren.

Nun ist Brzezinski mit einem neuen Buch an die Öffentlichkeit getreten. Dieses trägt den Titel „Strategic Vision“ und ist insofern höchst bemerkenswert, als Brzezinski darin eine weitreichende politische Wende vornimmt. Er fordert eine umfassende Revision der bisherigen Ausrichtung der amerikanischen Außenpolitik seit dem Ende des Kalten Krieges. Die zentrale These des Buches lautet, dass die USA sich heute in einer ähnlichen Situation befinden wie die Sowjetunion in den 80er Jahren.

Ging es in seinem letzten großen Buch „The Grand Chessboard“ noch darum, die politische Kontrolle über Zentralasien zu gewinnen und sprach er 2008 immerhin noch von einer „Second Chance“ zur Errichtung einer unipolaren Welt, so gesteht er jetzt ein, dass der Machtverlust der USA und die multipolare Welt Realität geworden sind. Damit kommt es zu einer ganzen Reihe von Neubewertungen. Am erstaunlichsten ist, dass er seine radikale Gegnerschaft gegenüber Russland, die in all seinen früheren Büchern direkt oder unterschwellig präsent ist, aufgegeben hat. Mehr noch: Für das Überleben des Westens sei es zentral, Russland zu integrieren.

Von Carter zu Reagan

Die ganze Bedeutung dieser Kehrtwende wird jedoch erst verständlich, wenn man sich den Verlauf von Brzezinskis Karriere vergegenwärtigt. Man könnte Brzezinski als eine moderne Erscheinung des königlichen Beraters bezeichnen. In ihm verbinden sich die Eigenschaften eines politischen Denkers und kühlen Praktikers fast bis zur Ununterscheidbarkeit. Schon in seinen frühen Büchern wird seine Faszination für Macht und ihre Analyse deutlich. Seinem vorrangigen Interesse, die bestehenden Machtstrukturen im Dienste und Sinne der Vereinigten Staaten zu stärken, folgte auch seine Arbeit als Sicherheitsberater unter Jimmy Carter. Damals, in den Jahren 1977 bis 1981, war er direkt an der Ausgestaltung des Kalten Krieges beteiligt.

Waren Nixon und Kissinger noch primär um eine Erhaltung des Status Quo bemüht gewesen, interessierte Brzezinski von Beginn an die Frage, wie man den Kalten Krieg erneut verschärfen und zu einer endgültigen Entscheidung bringen könnte. Sein Einfluss muss auch deshalb hoch veranschlagt werden, weil viele seiner Konzepte anschließend auch von der Reagan-Administration fortgeführt wurden. 1998 enthüllte er in einem Interview mit der französischen Zeitung „Le Nouvel Observateur“, dass die USA bereits vor dem Einmarsch der Sowjetunion in Afghanistan die Mudschaheddin finanziell unterstützt hätten. Ziel dieser Politik sei es gewesen, so Brzezinski, die Wahrscheinlichkeit eines Einmarsches der UdSSR in Afghanistan zu erhöhen. Gefragt, ob er die Unterstützung fundamentalistischer islamischer Gruppen inzwischen bereuen würde, antwortete er: „Was soll ich bereuen? Diese verdeckte Operation war eine hervorragende Idee. Sie bewirkte, dass die Russen in die afghanische Falle tappten und Sie erwarten ernsthaft, dass ich das bereue. Am Tag, da die Russen offiziell die Grenze überschritten, schrieb ich Präsident Carter: Jetzt haben wir die Möglichkeit, der UdSSR ihr Vietnam zu liefern.“ Als der Interviewpartner nachhakt und auf die Verknüpfung von islamischem Fundamentalismus und Terrorismus hinweist, antwortet Brzezinski: „Was ist wohl bedeutender für den Lauf der Weltgeschichte? […] Ein paar verwirrte Muslime oder die Befreiung Mitteleuropas und das Ende des Kalten Krieges?“[1]

>> weiter in den ‘Blättern für deutsche und internationale Politik

Krantenkoppen Juli 2012 (3)

Krantenkoppen
 
Juli 2012 (3)
 
RUSLAND ONDERHANDELT OVER HEROPENING MILITAIRE BASIS OP CUBA EN IN VIETNAM.
"We blijven eraan werken dat de Russische zeemacht over basissen kan beschikken buiten de grenzen van de Russische Federatie", zei [bevelhebber der Russische marine] Tsjirkov (...) over de huidige stand van zaken in de onderhandelingen die enkele jaren geleden zijn opgestart. "In het kader van ons werk op internationaal vlak, onderzoeken we de oprichting van materiële en technische steunpunten op Cuba, de Seychellen en Vietnam". Vandaag had de Russische president Vladimir Poetin een ontmoeting met zijn Vietnamese collega Truong Tan Sang in Sotsji aan de Zwarte Zee.
http://www.demorgen.be/dm/nl/990/Buitenland/article/detail/1476790/2012/07/27/Rusland-onderhandelt-over-heropening-militaire-basis-op-Cuba-en-in-Vietnam.dhtml
 
 
CHAVEZ ET LE NATIONALISME BIELORUSSE.
 
 
VENEZUELA'S PARTNERSHIP WITH RUSSIA: AN EMBLEMATIC STEP.
“Over the past years, (…) the ties between Chávez and Putin have become stronger. Both leaders are ardent patriots, proud to serve their respective countries which they love with great intensity. Both men share similar views on many topics, for example the role of the USA in global economics. Hugo Chávez agreed with Vladimir Putin’s opinion that the USA is an ‘economic parasite’ because of its ‘constant instability and high debts, living far beyond its means and transferring the burden of its problems to the entire world economy’. (…)
In the 12 years of Hugo Chávez’ government, Venezuela transferred its international funds from US banks to other banks in different parts of the world. Furthermore Venezuela paid back all of its debts to US banks and ended its dependence on the IMF.
Venezuela is a strategic business partner for Russia in the exploitation of gas and crude oil. Since 2005, Venezuela’s state oil company PDVSA and the Russian oil company Lukoil have been drilling oil in the Venezuelan Orinoco Oil Belt together. Another joint venture contract was signed in 2011 between Russia’s Rosneft and PDVSA to exploit the oil reserves of the blocs Carabobo-2 North and East. Rosneft holds 40%, PDVSA owns the majority of 60%. Since 2008, PDVSA has furthermore been drilling gas jointly with Russia’s Gazprom in the Gulf of Venezuela. The Caribbean Gas Belt, which stretches along the coast of Venezuela, contains 200 trillion cubic feet of natural gas. President Chávez wants his country to produce its own gas with Russian help, thanks to the transfer of Russian technology and training. (…) Another shared Venezuelan-Russian enterprise is the mining of gold in Venezuela’s gold mines, Las Cristinas and Las Brisas. (…) The Russian firm Rusoro was granted partnership with Venezuelan state mining companies.
To finance these projects, a bi-national bank was created in 2009. Russia’s Gazprombank and VTB control 51%, Venezuela’s PDVSA and the National Treasury own 49%. The bi-national bank’s headquarters are located in Moscow, with offices established in Caracas and Beijing. The bi-national bank aims to boost financial cooperation between Venezuela and Russia. According to President Chávez, this bank is a step on the way ‘to transform the financial architecture of the 21st century’.
As Russia’s President Vladimir Putin remarked, the commercial exchange between Russia and Venezuela saw ‘a tenfold increase in 2011’. Russia exports busses to Venezuela, while the Russian car company Lada is looking to open up factories in Venezuela. The Latin American partner sends agricultural products to Russia: cacao, flowers and plantains (bananas). (…) In addition, Venezuela wants to export more homegrown tropical fruits to Russia: mangos, melons, pineapples. Coffee export shall also be boosted in the coming years.
(…) Venezuela built 10.000 new homes with Russian materials and technology (…). Chávez (…) is (…) stepping up the military training and equipment of the Venezuelan Armed Forces, mainly with Russian armament imports. President Chávez (…) expressed his fears of meeting the same fate as (…) Muammar Gaddafi: ‘We see that imperialism has dropped its mask, has put aside morals and found a pretext to bomb Libyan towns, killing Libyan civilians’. (…) Indeed, the parallels to Venezuela are striking, only a blind person would be unable to see them. President Chávez certainly does not suffer from blindness and is taking precautions.
(…) The Russian Federation sells various kinds of weapons and military equipment to Venezuela, including shoulder-fired anti-aircraft missiles, attack helicopters, combat aircraft, tanks, infantry fighting vehicles, armored personnel carriers, multiple rocket launchers, self-propelled howitzers, self-propelled mortars, assault rifles, sniper rifles, ammunition. (…) The Russian Federation is constructing a maintenance center for military equipment in Venezuela, specialized on repairing helicopters (…).
Meanwhile, Venezuela is not merely an importer any more, but has started producing its own armament and military equipment with Russian help. The country produces 2 types of ‘Catatumbo’ rifles with Russian design. (…) The newest feat (…) is Venezuela’s first unarmed drone, built with joint Russian, Iranian and Chinese technology and assistance. (…) Venezuela has begun to sell weapons and military vehicles to other Latin American countries within the alliances of ALBA and UNASUR. (…) Other Latin American states want to buy the drone. (…)
In the cultural area, Russian-Venezuelan cooperation has been intensified as well. The Russian language is taught in national education centers of Venezuela, supervised by the Agency of Cooperation with Russia. These centers organize activities to introduce Russian culture and history in Venezuela, for example with exhibitions, seminars and workshops. (…) Interest in the Russian culture is growing (…) due to the fact that Russian-Venezuelan ties have been intensified during the last ten years. (…) More and more Venezuelans are enrolling in Russian language courses. The Central University of Venezuela in Caracas trains future teachers of the Russian language. The Government of the Russian Federation offers scholarships to Venezuelan students who are interested in studying at Russian universities.
Last but not least, Venezuela is promoting tourism in Russia. (…) The Venezuelan Ministry of Tourism presented touristic points of interest in Venezuela to Russian travel agencies. The (…) delegation attended more than 190 meetings with international travel agents from Belarus, Ukraine, Kazakhstan, Uzbekistan and Russia, handing out brochures and promotional videos of Venezuela. They also met with officials of tourist magazines: TTG, Voyage, Travel Magazine, News Outdoor and the internet portal travel.rian.ru.
President Chávez promotes cooperation with Russia in other Latin American countries, just like the Russian Federation greeted the recent founding of CELAC (Community of Latin American and Caribbean States), launched in Caracas, in December 2011. (…) Russia supports the desire of Latin American countries for unity and the consolidation of their identity, of which Hugo Chávez is the first and foremost representative."
 
 
NEPHUWELIJK IN RUIL VOOR BRAZILIAANS WERK: EUROPEANEN GAAN SCHIJNHUWELIJKEN AAN IN BRAZILIË.
"Brazilië, met zijn imago van groei en bloei, is een paradijs geworden voor werklozen uit het ‘oude continent'. (…) In Spanje heeft 1 op de 4 inwoners geen baan meer. In Brazilië is wel werk, zeker met de Olympische Spelen en het WK Voetbal in het verschiet. (…) 
De afgelopen 2 jaar is het aantal buitenlanders hier verdubbeld van 1 naar 2 miljoen. (…) Het effect van de crisis is duidelijk: mensen vertellen me dat ze geen toekomst meer zien in eigen land. Behalve de Portugezen zijn het vooral Spanjaarden, Italianen en Fransen die de oceaan oversteken.
Maar waarom dan een schijnhuwelijk? De Braziliaanse wetgeving is heel streng. De bureaucratie om een werkvisum te krijgen, is bijzonder groot. Brazilianen moeten bovendien voorrang krijgen op de arbeidsmarkt, zo is de filosofie. Doordat het aantal aanvragen de laatste jaren zo groot geworden is, hebben de procedures behoorlijk wat vertraging opgelopen. Scheiden is dan weer een pak gemakkelijker. Maar niet alleen schijnhuwelijken zijn een groeiend probleem. Ik ken veel buitenlanders, ook Europeanen, die hier illegaal aan de slag zijn. Zelfs architecten en ingenieurs. Ze stellen zich tevreden met een minimumloon. Ze laten zich gewoon uitbuiten: slavernij light, noem ik het. Het is schrijnend.
En zo hebben de Brazilianen alweer iets nieuws om zich vrolijk over te maken: nadat ze hun gewezen kolonisator geld hadden aanboden om uit de financiële put te klimmen en nadat het land voor veel Portugezen aantrekkelijker was geworden dan het moederland, zijn de rollen alweer omgedraaid. Het is nu de Braziliaanse politie die de bedden van gemengde paren komt controleren om schijnhuwelijken te ontmaskeren."
 
 
DE SYRISCHE VREDESBEWEGING.
"De Amerikaanse invasie van Irak in 2003 maakte duidelijk hoe gevaarlijk het is uitsluitend één doel voor ogen te hebben – namelijk het ten val brengen van een regime – zonder de daaruit voortvloeiende consequenties goed te hebben doordacht. Niets is gevaarlijker dan een machtsvacuüm en mét het Syrische regime zal waarschijnlijk ook de Syrische staat met al haar instituties in elkaar storten. Uit vrijwel alle recente analyses van Westerse denktanks blijkt dat er in Syrië rekening wordt gehouden met jarenlange chaos en anarchie waarbij het veiligstellen van het Syrische arsenaal aan chemische wapens de topprioriteit is geworden. (…) Men hoort niemand spreken over (…) de vreselijke toekomst die (…) het Syrische volk te wachten staat. Alle partijen beweren in naam van dit volk te spreken en te handelen, maar ondertussen wordt over hun hoofden een bloedige strijd uitgevochten. In dit drama is het Syrische volk vooral de rol toebedeeld van slachtoffers. Ze worden uit hun huizen, wijken en dorpen verdreven door het geweld van gewapende rebellen en het tegengeweld van het Syrische leger (…).
Op internationale conferenties blijken alleen díe Syrische oppositiegroeperingen te worden uitgenodigd die namens dit Syrische volk om nóg hardere sancties en militaire interventie vragen. Het is daarom verheugend dat in de Syrische samenleving zelf een vredesbeweging is ontstaan die nationale dialoog en verzoening nastreeft. Te vrezen valt dat dit precies niet is wat de zelfbenoemde ‘Vrienden van Syrië’ beogen. (…) 
Het Arabische woord ‘musalahah’ betekent ‘verzoening’ en staat voor een interreligieuze beweging die enkele maanden geleden spontaan werd geboren uit een initiatief van Syriërs die ieder vertrouwen in de officiële politiek hadden verloren om tot een oplossing te komen voor de bloedige crisis in hun land. In de nieuwe regering die enkele weken geleden in Syrië aantrad, zijn ook een aantal oppositieleden aangesteld als minister en een van hen is Ali Haider die lid is van de oppositionele Syrische Sociale Nationalistische Partij. Ali Haider leidt thans een nieuw opgericht (…) ‘Ministerie voor Nationale Verzoening’ (…). De minister symboliseert op bepaalde wijze de Musalahah-beweging: zijn eigen zoon werd enkele maanden geleden vermoord (…).
De bedoeling van dit ministerie is om bruggen te bouwen tussen de talloze religieuze en etnische groeperingen in de Syrische samenleving waarin diepe wonden zijn geslagen door het niets ontziende geweld dat slachtoffers heeft gemaakt in alle gemeenschappen. Landsgrenzen kunnen verdedigd worden met militaire middelen, maar hoe kan een maatschappelijk weefsel worden geheeld dat ruw uit elkaar is gescheurd? In pogingen om een antwoord te vinden op deze brandende vraag bleek afgelopen weken dat dit initiatief van hogerhand – namelijk een Ministerie voor Nationale Verzoening – vrijwel naadloos aansluiting vond bij het volksinitiatief van (…) de Musalahah-beweging. (…) 
Het is (…) in Homs dat de interreligieuze verzoeningsbeweging Musalahah de afgelopen weken zeer actief is geworden. Religieuze leiders van álle in Syrië levende geloofsgemeenschappen komen hier regelmatig (…) samen met tribale leiders, de civiele autoriteiten en vele gewone burgers van goede wil. Ze spreken (…) over hun vurige verlangen om het sektarische geweld (…) te stoppen en een vreedzame beschaving op te bouwen van broederlijke coëxistentie. 
De beweging mag zich momenteel verheugen in een snelle groei qua leden en naambekendheid en vindt steeds meer belangrijke Syrische groeperingen en invloedrijke persoonlijkheden aan haar zijde. (…) De Musalahah-beweging heeft een aantal belangrijke uitgangspunten inzake (…) de Syrische samenleving: (…) de eenheid van het Syrische volk dat één familie vormt, (…) de doelstelling om sektarisme en geweld te bestrijden en de bereidheid om plaats te nemen aan de onderhandelingstafel. Vorige week kwamen meer dan 800 persoonlijkheden uit de hele Syrische samenleving samen in de oostelijke stad Deir Zor waar ze de boodschap van de Musalahah-beweging onderstreepten: de énige oplossing voor de huidige Syrische impasse is gelegen in het afzweren van geweld en het streven naar onderlinge dialoog. (…) 
De afgelopen dagen kwam er echter ook nog ander nieuws uit Homs dat gerust spectaculair genoemd mag worden. Meer dan 300 gewapende rebellen kondigden aan bereid te zijn hun wapens neer te leggen en hun strijd voort te zetten als ‘politieke oppositie’. Waarbij ze onder de directe bescherming zullen komen te staan van de Musalahah-beweging. Dit is het resultaat van een overeenkomst die deze beweging wist te sluiten met de Syrische autoriteiten (…).
Het grootste probleem in Homs wordt gevormd door de aanwezige gewapende rebellen met een niet-Syrische nationaliteit en die daarom niet in aanmerking komen voor dit Musalahah-initiatief. Gehoopt wordt thans dat het Internationale Rode Kruis hier iets kan betekenen.
Zoals te verwachten viel, wordt de Musalahah-beweging er door bepaalde oppositiegroeperingen van beschuldigd ‘een instrument te zijn in handen van het Syrische regime’. Het zijn de krachten en groeperingen die iedere dialoog met het regime afwijzen. In plaats van dialoog willen ze de gewapende strijd tegen het regime in Damascus net opvoeren (…). De Musalahah-beweging verweert zich tegen deze kritiek door er op te wijzen dat de beweging niet ‘van boven af’ maar ‘van onder op’ is ontstaan en een steeds breder draagvlak vindt in de Syrische samenleving die na bijna 1,5 jaar strijd en bloedvergieten moe en uitgeput is. De beweging kreeg recentelijk bovendien de steun van de Ierse Mairead Maguine die in 1976 de Nobelprijs voor de Vrede kreeg.”
 
 
 
 
CIA AGENT EXPLAINS HOW AL QAIDA DOESN'T EXIST.
 
 
GROEIENDE SPANNING EN TOENEMENDE ISLAMISERING IN ALBANIË.
"In Albanië verkondigen jonge imams een andere vorm van islam dan wat men daar tot nu toe gewoon was. Dat leidt tot toenemende spanningen. (...) De imams zijn opgeleid in Turkije en in Saoedi-Arabië en staan voor een strengere (...) islam (...). Deze handelswijze veroorzaakt niet alleen spanningen binnen de moslimgemeenschap, maar creëert (...) ook zenuwachtigheid in de relaties met de christenen.
( ...) De conflicten worden vanuit het buitenland geïmporteerd in Albanië, dat een brug vormt met de rest van Europa (...). Hij merkte wel op dat de meerderheid van de bevolking in Albanië vreedzaam samenleeft. Maar we mogen de sterke belangstelling van Turkije en Saoedi-Arabië voor Albanië toch niet uit het oog verliezen. Zo promoten beide landen de bouw van islamitische scholen!
Op lange termijn wordt (...) het land echter bedreigd door 2 andere problemen: de wijdverspreide corruptie en de onzekerheid over eigendomsrechten. Ze beïnvloeden eveneens de projecten van de katholieke Kerk. Dat houdt in dat de bouw van kapellen, kerken en parochiegebouwen worden verhinderd (...).
Het is dikwijls moeilijk om te achterhalen welke religie (...) iemand aanhangt omdat velen maar over een gebrekkige geloofskennis beschikken. Men schat dat 60% van de 3,2 miljoen Albaniërs soennitische moslims zijn. Ongeveer 8% behoort tot de alevieten die het bektasisme aanhangen, een geloofsovertuiging die nauw verbonden is met het islamitische soefisme. Orthodoxe christenen maken 20% van de bevolking uit en de katholieken bijna 10%."

 http://www.rorate.com/nieuws/nws.php?id=72123
 
 
 
 
 
ÄGYPTENS CHRISTEN VERWEIGERN TREFFEN MIT DER GESANDTEN SATANS.
"Die US-Regierung unterstützt Bewegungen, die den politischen Islam repräsentieren. (...) Die Christen zahlen den Preis.
Christliche Politiker Ägyptens, gesellschaftliche Aktivisten und Geistliche haben ein Treffen mit Hillary Clinton – der Außenministerin des US-Reiches des Bösen – verweigert. (...) 
Frau Clinton stattete am Samstag und Sonntag bei der US-israelischen Satelliten-Regierung Ägyptens einen Kontrollbesuch ab. Bei dieser Gelegenheit protestierten die Christen gegen die Unterstützung, die das US-Regime der regierenden Muslimbruderschaft erweist. (...) 
'Die Besuche von Hillary Clinton und anderer US-Politiker in Kairo nach der Revolution und die Treffen, die dabei stattgefunden haben, zeugen davon, daß die US-Regierung Bewegungen unterstützt, die den politischen Islam repräsentieren" – hieß es in einer gemeinsamen Erklärung der christlichen Vertreter.
Außerdem zeugen die separaten Treffen der US-Politiker mit Vertretern der Muslimbruderschaft, der Salafiten-Parteien und der Christen davon, "daß die Ägypter nach dem religiösen Prinzip aufgeteilt werden". 
In Kairo und Alexandria fanden große Protestaktionen gegen den Besuch der Vertreterin Satans statt. Daran nahmen auch Vertreter nichtreligiöser Parteien und Bewegungen teil. Am Sonntag wurde die Wagenkolonne der Vertreterin Satans in Alexandria als Zeichen der Verachtung mit Tomaten, Wasserflaschen und Schuhen beworfen."
 
 
 
EGYPTIANS PELT CLINTON WITH TOMATOS AND CHANT 'MONICA'.
"­The two-day visit by the US Secretary of State to Egypt ended in scandal when the convoy she was driving in from the newly-opened American consulate in (...) Alexandria was attacked by local citizens chanting anti-American slogans. The protesting crowds hailed the motorcade with vegetables and other objects, reportedly hitting one of the Egyptian officials in the convoy in the face. (...)
(...) The protesters chanted 'Leave, Clinton' and 'Monica, Monica', presumably referring to the scandal with the secretary’s husband, former US President Bill Clinton’s extra-marital affair (...). The protesters were holding banners in Arabic and English, accusing the US of interfering into Egypt’s internal affairs.
(...) Demonstrators surrounded Clinton’s hotel later on Saturday, chanting anti-Islamist slogans and putting the blame on Washington for the Islamists’ rise to power and victory in the country’s presidential elections. Many of the protesters accused Mohammed Morsi of 'selling out' to Washington. 
'I want to tell the Americans who are supporting democracy that we don't have any democracy in Egypt', one demonstrator (...) told AP. 'Egyptians of all sects – Muslims, Christians and minorities – do not have any rights in this country'."
http://www.rt.com/news/clinton-egypt-tomato-bombardment-243/
 
 
 
 
"If you are in favour of global liberal hegemony, you are the enemy. If you are against it, you are a friend.
The first is inclined to accept this hegemony; the other is in revolt!"
 
Alexandr Dugin

vendredi, 14 septembre 2012

Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?

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Pussy Riot : pourquoi une telle médiatisation?

 

La presse étrangère s’est passionnée pour un fait divers pourtant relativement sans importance : le dit procès des Pussy Riot. Reprenons les faits. Le 21 février 2012, 3 jeunes femmes encagoulées et déguisées envahissent la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou avec guitares et matériel sonores, et y entament une sorte de prière sous forme de chanson, blasphématoire et grossière (Avec des paroles telles que "Sainte Marie mère de Dieu, deviens féministe" ou encore "merde, merde, merde du Seigneur"), politiquement dirigée contre le candidat à l’élection présidentielle Vladimir Poutine, mais également contre le patriarche orthodoxe accusé de "croire en Poutine plus qu’en dieu". Les jeunes femmes sont rapidement interpellées, arrêtées et déférées devant un tribunal qui ordonne leur mise en détention préventive en attendant leur procès, qui a lieu actuellement. L’église orthodoxe a de son côté  réagi en organisant une grande manifestation autour de cette même cathédrale en avril dernier, manifestation dédiée à "a correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Eglise" et a laquelle ont pris part des dizaines de milliers de fideles pour afficher leur soutien à l’église et au patriarche.

Le main Stream médiatique a largement surmédiatisé cette affaire. Pour certains la Russie "retournerait au moyen âge", quand d’autres estiment que le pouvoir "durcit sa répression" qui serait dirigée contre la « société civile qui se mobilise». Enfin la majorité des commentateurs ont estimé que les 3 jeunes femmes seraient en prison à cause de leur "prière anti-Poutine". Le groupe Pussy Riot s’est créé en 2011 quand il a semblé clair à ces jeunes femmes que la Russie manquait cruellement d’émancipation politique et sexuelle. L’une des trois jeunes femmes arrêtée, Nadezhda Tolokonnikova, est par ailleurs une militante active LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Les chansons du groupe traitent principalement des ravages de la routine dans la vie quotidienne, des conditions de travail difficiles pour les femmes et de la bonne façon de réprimer les hommes.

Si beaucoup de journalistes français présentent les jeunes filles comme les victimes d’une Russie quasi-totalitaire, il faut néanmoins rappeler que les Pussy Riot ont plusieurs fois durant les derniers mois organisé des actions "coup de poing" portant atteinte à l’ordre public (voir par exemple ici ou la). Pussy Riot n’est en outre pas seulement un groupe de rock, mais le volet musical d’un groupe anarchiste du nom de Voina (la guerre) et qui ces derniers mois a revendiqué de nombreuses actions que l’on peut ne pas trouver ni "drôles" ni "subversives". Parmi elles l’organisation d’une orgie sexuelle avec des femmes enceintes dans un musée (le nom de l’action étant une insulte violente adressée au président Medvedev), se montrer en public nul et couvert de cafards, se masturber avec une carcasse de poulet dans une épicerie et en sortir en marchant avec la carcasse enfoncée dans les parties génitales, l’attaque à l’urine sur des policiers ou encore de tenter d’embrasser sur la bouche des représentants de l’or
dre du même sexe. Ajoutez à cela de dessiner à la peinture des penis géants sur les routes ou encore la destruction de véhicules de police.

Bien sur donc, celles-ci ne sont pas en détention provisoire et jugée pour des délits d’opinion, contrairement ) ce que l’on peut être amené à croire en lisant la presse internationale, mais parce qu’elles font face à une accusation de hooliganisme, punie de jusqu’à 7 ans de prison en Russie. Les commentateurs français qui lèvent les yeux au ciel lorsqu’ils prononcent cette durée de peine feraient bien de relire le code pénal français, et surtout l’article 322-3-1 qui punit de sept ans de prison et 100.000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte. A ce jour, si aucune dégradation n’a cependant été (à ce qu’il semble) constatée lors de leur intervention, il est plausible que les Pussy Riot soient condamnées pour dédommager "les profondes blessures morales infligées à des chrétiens orthodoxes" et ce malgré l’intervention en leur faveur de Vladimir Poutine. Mais surtout et probablement à titre d’exemple pour créer un précédent destine à ne pas déstabiliser la société russe. La Russie est un pays multiconfessionnel, pluriculturel, et qui sort de relatives tensions interreligieuses et intercommunautaires à la dislocation de l’Union-Soviétique. C’est un pays encore aujourd’hui victime du terrorisme fondamentaliste et qui maintient assez habilement et une cohabitation entre des groupes religieux et ethniques très variés, sur un territoire gigantesque. Plus que cela, au sortir de presqu’un siècle de dictature athéiste, le renouveau de la foi est quelque chose de particulièrement sensible.

Leur procès qui a débuté le 30 juillet 2012, passionne sans doute plus les commentateurs étrangers que russes. De nombreuses figures de la société civile et de l’intelligentsia libérale russe ont manifesté leur soutien aux Pussy Riot, tout comme l’internationale du Show-bizness, allant des stars de musique internationalement connues comme Madonna, Sting, Patty Smith ou encore des acteurs américains comme Danny de Vito. En face, l’église orthodoxe fait relativement front unique, le porte-parole du patriarcat (le très conservateur Vsevolod Tchapline) affirmant même que les jeunes femmes avaient commis un "crime pire qu’un meurtre" et devaient être "punies". Le département d’état américain, via le porte-parole de la diplomatie américaine Patrick Ventrell, a enfin lui déclaré que du point de vue des États-Unis, l'affaire Pussy Riot était politiquement motivée et que Washington la considérait comme un harcèlement de l'opposition. Récemment c’est donc le président russe Vladimir Poutine lui-même est lui-même interv
enu, appelant à la clémence et jugeant que les Pussy Riot avaient obtenu ce qu’elles souhaitaient, à savoir un battage médiatique fort. Ce faisant, il coupe l’herbe sous le pied à ceux qui ont affirmé que les Pussy Riot étaient enfermées pour des raisons politiques, car elles s’en seraient prises à lui via les paroles de leurs chansons. Mais malgré l’énorme battage médiatique qui est consacré à ce procès, seuls 15% des Russes sondés à ce sujet souhaitent que ces dernières soient amnistiées.

Je reste donc perplexe face a cette affaire et doute par ailleurs très sincèrement que nombre de commentateurs puissent trouver "drôle et subversive" une action similaire dans une mosquée, une synagogue ou un temple bouddhiste, notamment en France. On peut du reste se demander ce qui pousse des gens quels qu’ils soient à aller importuner des croyants quels qu’ils soient et porter atteinte à l’intégrité de lieux de cultes quels qu’ils soient.

Preuve de l’utilité certainement unique de leur action, un journaliste au pseudo de Dick Riot accompagne désormais chaque événement politique de l’opposition en tentant de discuter et de poser des questions, le visage vêtu d’une cagoule noire, tout comme les Pussy Riot. Visiblement, les leaders de l’opposition interrogés, qui soutiennent pourtant tous très activement les Pussy Riot, n’apprécient guère la plaisanterie (voir ici).

Deux poids deux mesures ?

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

 

Le point démographique de juin 2012 en Russie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe de 1991 à 2012

"Un autre regard sur la Russie": Et la démographie russe dans tout ca?

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Russie - éducation et modernisation