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lundi, 09 février 2015

Entretien avec le survivaliste Piero San Giorgio

TVL : Entretien avec le survivaliste Piero San Giorgio

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dimanche, 08 février 2015

Laurent Ozon: Reconstruire sur des ruines

Reconstruire sur des ruines : Emmanuel Ratier reçoit Laurent Ozon

Emission enregistrée le 15 octobre 2014

Dans son Libre Journal de la Résistance Française, Emmanuel Ratier recevait le 15 octobre Laurent Ozon, fondateur de Maison Commune, un mouvement de pensée d'inspiration localiste, protectionniste et écologiste, et, en septembre 2014, du Mouvement pour la Remigration (le discours inaugural tenu lors de la journée de fondation de ce mouvement est disponible sur cette chaine vidéo).

Sous l’intitulé « Reconstruire sur des ruines », la discussion s’articulait autour du livre que vient de faire paraître Laurent Ozon aux éditions Bios : « France, les années décisives ».

Partants du constat dramatique de la situation où se trouve aujourd’hui la France, entre crise économique et identitaire, faillite financière et éthique, ensauvagement et submersion migratoire, situation provoquée par plus de trente années de politique lamentable et destructrice, de gauche comme de droite, Laurent Ozon et Emmanuel Ratier évoquaient l’avenir et les conséquences inévitables qui ne peuvent que découler d’une telle catastrophe voulue, organisée par nos chères « élites ».

Sûr du fait que le rebond français ne peut qu’arriver, qu’il est seulement une question de temps, et pourrait d’ailleurs arriver bien plus rapidement qu’on ne le pense, compte tenu de l’emballement toujours possible des évènements économiques et géopolitiques aux niveaux européen ou mondial, Laurent Ozon envisage et travaille à des solutions pragmatiques dans tout un tas de domaines à même de permettre au peuple français de reprendre la main, notamment en matière d’écologie et de production, avec la relocalisation industrielle et agricole, ou en matière d’identité et de civilisation, avec non seulement l’arrêt de l’immigration, mais plus encore la remigration vers leurs pays d’origine des populations allogènes qui ne se sont pas intégrées dans le creuset français.

Une discussion prospective et positive passionnante, à même de nous permettre de mieux appréhender les années qui s’annoncent, et qui risquent fort, comme le dit Laurent Ozon, d’être décisives.

Marc LEROY – La Plume à Gratter

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » La Boétie

www.laplumeagratter.fr

Ukraine : le quotidien Le Monde répond à la voix de son maître

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Ukraine : le quotidien Le Monde répond à la voix de son maître

Après l’offensive de propagande médiatique du weekend dernier appelant à armer le gouvernement ukrainien dans une opération punitive contre les indépendantistes de l’est du pays, relayée notamment par les quotidiens Libération, Le Figaro, et le Nouvel Observateur, c’est autour du Monde de répondre à la voix de son maître.

Dans un éditorial paru le 3 février sous le titre « Faut-il armer l’Ukraine ? » le quotidien Le Monde milite en effet pour un soutien armé direct à l’armée ukrainienne. Cet article, comme les précédents, est basé sur une accumulation de mensonges. On peut d’abord lire :

« Chaque jour qui passe, les milices ukrainiennes pro-russes, encadrées sur le terrain par l’armée russe, dépècent un peu plus ce malheureux pays qu’est l’Ukraine. Elles accroissent le pseudo-Etat qu’elles se sont taillé dans l’est du pays. Sauf à se payer de mots, il faut décrire cette réalité pour ce qu’elle est : un pays, la Russie, en agresse un autre, l’Ukraine – par la guerre. Ce n’est pas une guerre froide, c’est une guerre chaude, et qui fait essentiellement des morts parmi les civils. »

Le fait que l’armée russe combatte sur le terrain aux côtés des indépendantistes et qui sous-tend les accusations colportées par les médias occidentaux d’une « agression russe » contre l’Ukraine, a pourtant été démentie ces derniers jours par le chef de l’état-major ukrainien en personne, Viktor Muzhenko, qui a déclaré lors d’un point presse :

« A ce jour nous n’avons que des faits de cas de participation individuelle des citoyens russes dans les actions militaires des groupes armés illégaux. Des actions militaires contre les unités de l’armée russe, nous n’en menons pas non plus à ce jour. »

Le Monde est factuel sur les morts, essentiellement civils, du conflit. Mais ce qu’il omet de préciser, c’est que ces victimes civiles sont des citoyens russophones de l’est du pays qui tombent sous les exactions des bataillons néonazis de la garde nationale ukrainienne, ceux-là même que Le Monde et les médias occidentaux appellent à armer. Pour mémoire, un charnier de 400 corps a été découvert fin septembre 2014 par les forces Armées de Novorossia au nord de Donetsk sur les anciennes positions tenues par la garde nationale ukrainienne.

Le bureau des Nations-Unies chargé de la coordination des affaires humanitaires évaluait en décembre dernier les victimes civiles à plus de 4600 et les personnes déplacées, qui ont essentiellement trouvé refuge en Russie, à plus d’un million.

On retrouve également dans l’article du Monde la fable de « l’annexion » de la Crimée :

« Celles-ci [les sanctions] ont eu un impact certain sur l’économie russe, mais pas au point de dissuader M. Poutine d’amputer l’Ukraine de sa partie orientale après avoir annexé, en 2014, l’ensemble de la Crimée. »

Rappelons donc une fois encore pour les journalistes du Monde que les habitants de Crimée se sont prononcés par référendum pour un rattachement à la Russie. L’annexion par voie référendaire constitue certes un nouveau concept journalistique audacieux, mais cela ne lui donne pas pour autant une quelconque réalité.

« Le Kremlin viole un cessez-le-feu conclu en septembre 2014. Il se refuse à toute négociation sérieuse. Ces dernières semaines, des centaines de chars, pièces d’artillerie autotractées, blindés divers, porte-missiles, stations radars ont été livrés aux milices. Inévitablement, le ton monte aux Etats-Unis. Des voix de plus en plus nombreuses, y compris dans les milieux officiels, se prononcent en faveur d’une livraison massive d’armes défensives à Kiev. »

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Les journalistes du Monde pourront se référer à ce sujet à mon précédent article listant les violations du cessez-le-feu de la part de l’armée ukrainienne, et plus particulièrement les bataillons de la garde nationale, durant l’automne 2014 : « Ukraine: l’armée continue son offensive avec le soutien des États-Unis, en violation des accords de Minsk »

Ils y apprendront notamment que les observateurs de l’OSCE présents sur le terrain ont constaté début novembre 2014 plus de « 2400 violations du cessez-le-feu par des groupes d’activistes », les « groupes d’activistes » désignant principalement les bataillons de la garde nationale ukrainienne.

Le 27 janvier, la correspondante du magazine russe Expert, Marina Akhmedova, interviewait un officier de l’armée régulière ukrainienne près de Slaviansk, sous couvert d’anonymat, voici ce qu’il déclarait :

« […] il y a beaucoup d’unités qui ne respectent tout simplement pas le haut commandement. Il n’y a pas de structure claire. Il y a seulement le ministère de l’Intérieur avec ses propres bataillons de volontaires qui, selon ses dires, est formé par le ministère même. » Le président russe Vladimir Poutine parlait ainsi à propos des bataillons de volontaires de la garde nationale, financés en grande partie par l’oligarque israélo-ukrainien Ihor Kolmoyski, d’une « légion étrangère de l’OTAN ».

Quant aux accusations de livraison de matériel lourd par la Russie, elles relaient là aussi les affabulations du gouvernement ukrainien et du président Poroshenko qui expliquent tous leurs échecs militaires par la présence de troupes russes, que n’ont jamais confirmée les observateurs de l’OSCE présents sur le terrain. Après l’échec de l’offensive de l’armée ukrainienne contre l’aéroport de Donetsk, le 18 janvier, en violation du cessez-le-feu et des accords de Minsk, le président ukrainien déclarait que les insurgés bénéficiaient du soutien de « 9000 soldats de la Fédération de Russie » et de « plus de 500 tanks, pièces d’artillerie lourde et véhicules de transport de troupes ». Ces affirmations ont été démenties par le chef d’état-major de l’armée ukrainienne, le général  Viktor Muzhenko, mais également par les représentants de l’OSCE qui se sont déclarés « incapables de confirmer ou démentir ces informations » et ont ajouté : « qu’avant de faire des déclarations retentissantes, il fallait tenir compte de la guerre de l’information en cours ».

L’éditorial du Monde se termine par un appel à armer le gouvernement ukrainien, sous l’euphémisme manipulateur d’une « assistance technologique » qui répond à la fausse interrogation posée dans le titre :

« Commençons par accéder à cet ensemble de demandes : sanctions, assistance technologique et aide financière. M. Poutine doit savoir que la guerre qu’il mène aura un coût de plus en plus élevé. »

Le fait que cet appel à armer le régime ukrainien soit publié sous la forme d’un éditorial engage la responsabilité collective des journalistes et rédacteurs du Monde qui se retrouvent ainsi embrigadés dans l’offensive de propagande globale menée par la presse française, dans un contexte militaire défavorable au régime ukrainien. Rappelons ici que les Forces Armées de Novorossia ont répliqué à l’attaque de l’armée ukrainienne de la fin janvier en lançant une vaste contre-offensive qui a conduit à la sécurisation de l’aéroport de Donetsk, à la progression vers la ville de Marioupol, et à la reprise de certaines localités de la banlieue de Donestk depuis lesquelles des unités de la garde nationale bombardaient les habitations civiles. 8000 hommes de l’armée régulière sont actuellement sur le point d’être totalement encerclés dans un « chaudron » au niveau de la ville de Debaltsevo.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien ne parvient plus à mobiliser les citoyens dans une guerre qui est de plus en plus largement perçue par la population comme instrumentalisée par les oligarques et contraire aux intérêts de l’Ukraine. Une quatrième vague de mobilisation a été lancée le 12 janvier par le régime de Kiev et se heurte à l’opposition croissante des ukrainiens.

Sur son compte Facebook, cité par la radio russe Sputnik, le conseiller du président Porochenko, Iouri Birioukov rapporte les éléments suivants :

« Les chefs de 14 conseils ruraux de la régon d’Ivano-Frankovsk ont refusé de recevoir les ordres de convocation. 57 % des habitants de la région d’Ivano-Frankovsk astreints au service et ayant reçu un ordre de convocation ne se sont pas rendus à la commission médicale. 37 % des habitants de la région ayant reçu un ordre de convocation ont quitté le territoire de l’Ukraine. »

Un officier de l’armée ukrainienne interviewé par la journaliste russe  Marina Akhmedova près de Slaviansk déclarait également :

« Je ne sais pas ce que pensent les dirigeants… Eux ne veulent sans doute pas que ça se termine. Les commandants des unités qui, avec leurs hommes, pourrissent dans les tranchées…Croyez-moi, nous en avons assez de cette guerre. »

Il y a quelques jours, Viktoria Shilova, leader du mouvement ukrainien « Anti-guerre », députée du conseil régional de la région de Dniepropetrovsk, a publié une vidéo sur Youtube appelant les citoyens ukrainiens à refuser la mobilisation. Elle y qualifie notamment les membres du gouvernement de « criminels de guerre » et déclare que « l’armée ne veut plus faire la guerre ».

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Quels sont les commanditaires de la propagande de guerre dans les médias français ?

Le mardi 27 janvier, le texte d’un appel intitulé « BHL et Soros lancent un SOS pour l’Ukraine » est paru sur le blog de Bernard-Henri Levy « La règle du jeu ». Cet appel a également été publié, « dans douze quotidiens américains et européens, dont en France Libération ».

Levy et Soros présentent le gouvernement ukrainien actuel, décrit par Victoria Shilova précédemment comme composé de « criminels de guerre » comme :

« une expérience rare de démocratie participative et de construction d’une nation par ses citoyens eux-mêmes. C’est une belle et noble aventure menée par un peuple rassemblé dans le projet commun de s’ouvrir à la modernité, à la démocratie, à l’Europe. »

Ils exhortent ensuite les dirigeants de l’Union Européenne à voler au secours du pays, au nom de l’expérience démocratique, confronté selon eux à « une agression russe » :

« Ou bien les dirigeants européens persistent dans leur inquiétante prudence et, alors, non seulement Poutine poursuivra sa double agression, mais il arguera que les problèmes rencontrés par sa propre économie sont dus à l’hostilité de l’Ouest et gagnera ainsi sur tous les tableaux à la fois. »

Les deux auteurs insistent également sur « la mise en place d’une société ouverte fondée sur le système des check and balances » et d’un modèle économique basé sur le libre-échange contre le modèle « soviétique » du « dirigisme d’Etat ».

Il faut noter ici que les réformes menées jusqu’à présent par le gouvernement d’Arseni Iatseniouk ont respecté à la lettre la « feuille de route » de M Georges Soros et Bernard-Henri Levy.

Selon le nouveau programme économique présenté pour la période 2015-2017, le budget de l’état devrait diminuer de 10%. Cet objectif sera atteint notamment en supprimant 10% des effectifs de la fonction publique, dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Les dépenses d’éducation devraient ainsi baisser de 20%, notamment par la fermeture d’écoles en milieu rural, et les dépenses de santé de 40%. Cette politique budgétaire est la conséquence de l’octroi par le FMI de différents prêts en échange de « réformes structurelles » et de la nécessité d’augmenter les crédits militaires. L’âge de la retraite a également été porté à 65 ans et les pensions ont été diminuées de 10% pour les fonctionnaires. Elles ne sont plus indexées sur l’inflation, qui atteignait 14% fin 2014. Les prix et le secteur de l’énergie ont  été déréglementés, ce qui s’est traduit pour les ukrainiens par une hausse de 50% du prix du gaz. Une vague de privatisations à grande échelle a touché les secteurs les plus rentables de l’économie, notamment celui du gaz, du charbon, et de l’industrie lourde. 37 mines de charbon vont être privatisées d’ici 2019. La principale société bénéficiaire de cette vague de libéralisations dans le secteur de l’énergie est la Burisma Holding, première compagnie privée. Le fils du vice-président américain Joe Biden, Hunter Biden, a été nommé en mai 2014 à son conseil d’administration…

Pour Bernard-Henri Levy et Georges Soros, cette véritable casse sociale qui a déjà conduit à une paupérisation massive de la population est cependant la preuve que le pays s’est ouvert « à la modernité, à la démocratie, à l’Europe. »

Le fait que Bernard-Henri Levy soit à l’origine de cette offensive médiatique en faveur d’une aide militaire au régime ukrainien est tout sauf une surprise. L’agent d’influence est omniprésent dans la presse française. Il tient une chronique dans l’hebdomadaire Le Point, propriété de François Pinault, et dont son ami Franz-Olivier Giesbert est le directeur. Il fut membre du conseil de surveillance du journal Libération, propriété de Patrick Drahi depuis l’été 2014, suite au rachat du journal par Edouard de Rotschild en 2005, dont il est proche. En 2010, il est entré au conseil de surveillance du journal Le Monde suite à son rachat par le trio Pigasse, Pierre Bergé, et Xavier Niel. On constate donc que Bernard-Henri Levy possède ses entrées dans les principaux organes de presse français sur lesquels il peut exercer, de par ses fonctions d’administrateur et son réseau relationnel, une influence certaine.

Lors de la guerre en Libye en 2011, il fut l’un des principaux agents d’influence occidentaux et a notamment œuvré avec Nicolas Sarkozy afin d’imposer les milices armées, par l’intermédiaire du CNT, comme l’interlocuteur légitime de l’opposition au régime de Kadhafi sur la scène internationale. Ces mêmes milices armées composées de militants takfiristes sèment depuis le chaos et la mort dans le pays. Bernard-Henri Levy milite également depuis le début du conflit syrien pour une intervention occidentale contre Bachar-al-Assad.

Le milliardaire américano-israélien Georges Soros a également été engagé, notamment par l’intermédiaire de sa fondation Open Society, dans toute une série d’actions d’ingérence contre des pays de l’ex-union soviétique et notamment l’Ukraine. Dans une interview sur CNN le 25 mai 2014, il reconnaissait l’implication de sa fondation dans le coup d’état du Maïdan qui avait abouti à la fuite du président Yanoukovitch et à l’accès de la mouvance néonazie au pouvoir. Il déclara notamment au journaliste Fareed Zakaria :

« J’ai créé une fondation en Ukraine avant que cette dernière ne devienne indépendante de la Russie. Cette fondation n’a pas suspendu son activité depuis lors et a joué un rôle important dans les événements auxquels nous avons récemment assisté. »

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L’Open Society de Georges Soros a également financé le mouvement serbe Otpor ayant conduit à la chute du régime de Slobodan Milosevic en 2000, et la révolution dite « des roses » en 2003 en Géorgie qui a débouché sur la démission du président Edouard Chevardnadze et l’accès au pouvoir en 2004 du candidat financé par cette même Open Society, Mikhail Saakachvili.

Les grands organes de presse français se sont donc faits les porte-voix de Bernard-Henri Levy et de Georges Soros, deux agents d’influence qui suivent selon toute vraisemblance l’agenda des néoconservateurs américains en Ukraine. Les médias nationaux sont de fait devenus des officines de propagande destinées à influencer l’opinion publique française dans le sens d’un soutien armé au régime ukrainien. Un régime qui s’est rendu coupable de crimes de guerre et utilise des bataillons de mercenaires néonazis comme principaux outils de la répression militaire engagée depuis bientôt un an contre la rébellion des provinces russophones de l’est du pays. La presse française a fait le choix de la lâcheté, du mensonge et de la collaboration, comme elle l’a déjà fait dans le passé. Elle a failli à sa mission d’information pour se faire la complice de criminels de guerre et se prêter à des opérations d’intoxication à grande échelle.

Guillaume Borel

Source: http://arretsurinfo.ch/ukraine-le-quotidien-le-monde-repond-a-la-voix-de-son-maitre/

Daech brûle 2.000 livres et manuscrits et détruit des œuvres datant de plus de 7.000 ans

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Daech brûle 2.000 livres et manuscrits et détruit des œuvres datant de plus de 7.000 ans
Ex: http://geopolis.francetvinfo.fr

L’autodafé géant est passé totalement inaperçu. Les combattants de l’organisation Etat islamique auraient envahi la Bibliothèque centrale de Mossoul et le Musée. Bilan: des centaines de manuscrits, des œuvres antiques et des vieux journaux détruits et incendiés.

C’est une information d’Alarabtv (lien en arabe), qui relate avec force détails ce qui pourrait être le plus grand autodafé de l’Histoire. Cette information Associated Press mise en ligne le 1er février n’a pas été encore confirmée par les autorités. Selon Alarabtv, courant janvier, des combattants de Daech auraient pris possession de la Bibliothèque centrale pour «assainir» les fonds documentaires. Selon les habitants, ils auraient emmené avec eux dans six pickups plus de deux milles livres pour les détruire. Etaient concernés, les livres pour enfants, de poésie, de philosophie, de santé, de sport et de sciences, ainsi que les journaux datant du début du XXe siècle, des cartes ottomanes et des collections privées offertes par les vieilles familles de Mossoul. Seuls les livres traitant de l’islam auraient été épargnés.

Désobéissance à Dieu

Un homme en tenue afghane aurait harangué la foule : «Ces livres appellent à la désobéissance à Dieu, ils doivent être brûlés.» Les assaillants auraient ensuite mis le feu aux documents devant les étudiants. «Les extrémistes ont déjà commencé à détruire les livres dans les autres bibliothèques publiques de Mossoul le mois dernier (janvier, NDLR) », témoigne un professeur d’histoire de l’Université de Mossoul. Selon lui, les préjudices touchent les archives d’une bibliothèque sunnite, celle de l’Eglise latine et le monastère des Dominicains.
 
Les combattants de Daech s’en sont ensuite pris à la bibliothèque du Musée de Mossoul et ont détruit des œuvres datant de 5.000 ans avant Jésus Christ. Daech «perçoit la culture, la civilisation et la science comme des ennemis féroces», remarque le député irakien Hakim Al Zamili.
 
Les bibliothèques de Mossoul avaient déjà subi deux pillages : en 2003 avec la chute de Saddam Hussein et en juin 2014 lorsque les djihadistes ont pris le contrôle de la ville. De nombreux manuscrits ont été exportés clandestinement. Les Dominicains, eux, avaient commencé à numériser les manuscrits dans les années 90.

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Les Etats-Unis, évincés d’Asie centrale?

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Les Etats-Unis, évincés d’Asie centrale?

Entretien avec le Dr. Johannes Hübner, député du Nationalrat autrichien, spécialiste des questions internationales. Sur l’Axe Moscou-Pékin. Sur la situation géopolitique en Asie orientale et en Asie centrale

Propos recueillis par Bernhard Tomaschitz

Q. : Dans le sillage du sommet de la Coopération Economique pour l’Asie-Pacifique, on a assisté à un nouveau rapprochement entre la Russie et la Chine. Peut-on dorénavant parler d’un « Axe stratégique Moscou-Pékin » ?

JH : Cet axe stratégique existe déjà depuis cinq ou six ans au moins. Jusqu’ici, il se concrétisait principalement dans l’Organisation de Coopération de Shanghai. Dorénavant, en effet, on devra évoquer une pluralité de liens entre les deux géants eurasiens : sur ce chapitre, il faudra surtout souligner les deux accords importants sur l’énergie, celui qui a été conclu en mai et celui qui vient d’être signé en novembre 2014. Ces deux accords renforcent puissamment les liens entre les deux économies. Plusieurs indices semblent accréditer désormais la thèse que la Chine considère in fine qu’une coexistence harmonieuse avec les Etats-Unis n’est plus possible sur le long terme. Voilà pourquoi, elle mise aujourd’hui sur la Russie malgré les désavantages qu’il y a à chercher en ce moment même une alliance avec Moscou.

Q. : Et quels seraient ces désavantages ?

JH : Il faut aller les chercher dans le domaine économique : face à cette nouvelle alliance eurasienne, les Etats-Unis vont essayer de saboter de leur mieux les accords de libre-échange que la Chine a forgé avec les Etats de toute la région extrême-orientale, surtout avec la Corée du Sud et le Japon, et dans le cadre des accords ASEAN. Il faudra aussi s’attendre à ce que le langage médiatique se fasse plus rude à l’endroit de la Chine, ce qui signifie que l’on entendra à nouveau parler du Tibet, des droits de l’homme en Chine, de l’opposition qui s’agite à Hong Kong ou d’autres thématiques similaires.

Q. : A quelles mesures faudra-t-il encore s’attendre, car on ne peut tout de même pas partir du principe que les Etats-Unis vont baisser les bras et se borner à observer une situation contraire à leurs intérêts, où la Chine et la Russie coopèreront toujours davantage en les excluant de leur jeu ?

JH : Il y a déjà une chose que l’on peut observer depuis plus d’un an, c’est l’aggravation du conflit pour les groupes d’îles de la Mer de Chine du Sud. Officiellement, et pour la galerie, les Etats-Unis préconisent une politique de « désescalade ». Ils ne cessent d’affirmer qu’ils mettront tout en œuvre pour que les conflits trouvent une solution par le dialogue. Mais, en coulisses, ils chercheront à renforcer les Etats qui prendront des positions fermes et tranchées face à la Chine. Ils essaieront à coup sûr d’exercer toute leur influence sur les Philippines, où existe certes un ressentiment hostile aux Américains mais où l’on se méfie aussi des menées chinoises parce que la Chine est un puissant voisin et que les Philippines abritent une forte minorité chinoise. Avec le Vietnam, ce sera moins facile. En effet, malgré les manifestations brutales de nationalisme antichinois de ces derniers temps, où des magasins de citoyens vietnamiens d’origine chinoise ont été saccagés et incendiés, les gouvernements des deux pays restent communistes et sont donc plus proches qu’on ne pourrait bien l’imaginer. Chinois et Vietnamiens ne changeront vraisemblablement pas de politique.

chinaNavy_1551150c.jpgQ. : La Chine craint d’être encerclée par les Etats-Unis ; Washington cherche à installer un système antimissiles en Asie orientale, sous le prétexte du danger nord-coréen. Dans quelle mesure ces plans pourront-ils contribuer à envenimer le climat dans l’espace Asie-Pacifique ?

JH : Il faut d’abord attendre pour voir si ce système antimissiles se mettra vraiment en place. N’oublions pas que le fameux bouclier antimissiles, prévu, disait-on dans les milieux atlantistes, pour contrer les fusées iraniennes, n’a jamais vraiment été installé en Europe centrale et orientale. Le plus important aujourd’hui est, me semble-t-il, d’observer comment se développeront les futures relations sino-japonaises. On a pu assister à un certain dégel pendant le sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique mais cet apaisement circonstanciel ne me semble guère significatif ; on ne perçoit pas encore clairement de quel côté viendront les gestes d’apaisement : d’un Japon très influencé par les Etats-Unis qui a tendance, sous cette pression constante, à adopter des positions hostiles à l’égard de la Chine et à provoquer délibérément son voisin continental ? D’une Chine qui, pour des raisons de politique intérieure et parce que les sentiments antijaponais persistent, préfèrera jouer la carte antijaponaise car celle-ci est plus facilement « articulable » qu’un anti-américanisme frontal ? Adopter une politique délibérément anti-américaine est dangereuse pour la Chine, bien plus dangereuse que d’utiliser la vieille image de l’ennemi japonais, héritée de la deuxième guerre mondiale.

Q. : Dans les futurs échanges gaziers entre Russes et Chinois, que vous avez maintes fois évoqués, les factures seront établies en roubles ou en renminbi. Cette décision doit alarmer les Etats-Unis car ce choix est une attaque directe contre le dollar qui, jusqu’ici, était la devise mondiale adoptée pour les échanges internationaux…

JH : C’est le cas, effectivement. Russes et Chinois conçoivent bel et bien ce choix de devises nouvelles comme une déclaration de guerre au système économique mondial dominé jusqu’ici par les Américains. Nous devons toutefois attendre et voir si cette facturation en roubles ou en renminbi pourra ou non s’imposer sur le long terme. L’accord énergétique ne prévoit pas, expressis verbis, que les factures ne seront établies qu’en devises locales ; plus exactement, il est dit qu’elles pourront, le cas échéant, être établies en devises locales, si les tractations commerciales réciproques le permettent. La Chine avait déjà pratiqué la même politique avec d’autres partenaires commerciaux comme la Mongolie ou certains Etats d’Asie centrale. Elle tente donc bel et bien d’internationaliser le renminbi. Mais ses tentatives sont très prudentes car l’internationalisation du yuan exposerait celui-ci, et avec lui l’économie chinoise, aux spéculateurs internationaux.

Q. : Dans les années 90 du 20ème siècle, les nouvelles républiques indépendantes d’Asie centrale, dont certaines sont très riches en matières premières, ont attiré l’attention des stratégistes américains. Plus tard, la Russie et la Chine ont créé l’Organisation de Coopération de Shanghai. Le « Grand Jeu » en Asie central est-il terminé... ?

JH : Il semble en effet que les Américains soient hors jeu dans la région. Après le dernier changement de gouvernement au Kirghizistan et après que les Américains aient dû rendre la base de Manas, il n’y a plus de présence militaire ou policière américaine visible en cette zone. Les ONG sont, elles, toujours présentes, ce qui a donc pour corollaire une présence très forte des services secrets qui tenteront de détacher les gouvernements centre-asiatiques de l’alliance qui les lie à la Russie et qui essaieront aussi de les détourner de tous rapports commerciaux de grande envergure avec la Chine. Dans le cas du Kazakhstan, ils n’ont pas réussi, même si certaines tensions ont troublé cette année les rapports entre ce pays et la Russie. Le Kirghizistan semble s’acheminer de manière irréversible vers une adhésion à la Communauté Economique Eurasienne. Quant aux autres Etats d’Asie centrale, toutes les options sont ouvertes. L’Ouzbékistan poursuit sa politique indépendante. Le Turkménistan aussi et le Tadjikistan est, finalement, un Etat sans guère d’importance pour les nouvelles dynamiques à l’oeuvre.

Q. : Quelles potentialités recèlent les plans chinois de relier l’Extrême-Orient asiatique à l’Europe, via l’Asie centrale, par des lignes de chemin de fer à haute vitesse et à gros gabarit ?

JH : Ces plans pour une nouvelle route de la soie ont déjà bien progressé et reçoivent un soutien financier massif de la Chine. Il s’agit certes de la route de la soie terrestre par l’Asie centrale, que je viens d’évoquer, mais aussi de sa consoeur maritime qui doit passer par l’Asie du Sud-Est, par Singapour, pour aboutir en Inde et dans la région arabe. Il s’agit là d’une priorité centrale pour la Chine car elle doit impérativement assurer la sécurité de ses voies commerciales et de ses voies d’acheminement de matières premières. Elle doit aussi créer une zone neutre d’influence, libre de toute ingérence américaine, où les Etats-Unis ne pourront plus orchestrer des manœuvres antichinoises. Je ne dis pas une zone d’influence strictement chinoise car la Chine n’en aura pas les moyens.

Q. : Percevez-vous le danger de la formation de deux blocs avec, d’une part, les démocraties libérales, soit les Etats-Unis et les Etats membres de l’UE, et, d’autre part, une alliance d’Etats posés comme « autoritaires », comme le Chine, ou considérés comme des « démocraties non libérales » comme la Russie ?

JH : La formation de deux blocs, pareils à ceux que vous me décrivez, est effectivement en train de se faire et je pense aussi qu’une telle formation est souhaitée quelque part. Une telle division du monde va bien dans le sens des intérêts stratégiques américains car, d’un côté, ce nouveau clivage binaire justifie la perpétuation de l’OTAN ; d’un autre côté, il donne un prétexte parfait pour maintenir la présence de troupes américaines en Europe. Enfin, troisième raison qui me permet de conclure à l’hypothèse d’une nouvelle division du monde en deux blocs : celle-ci oblige les Européens à se soumettre sans restriction aux objectifs politiques des Américains.

(entretien paru dans « zur Zeit », n°47/2014, Vienne, http://www.zurzeit.at ).

samedi, 07 février 2015

Libre Journal de "Radio Courtoisie" avec Laurent Obertone

 

Libre Journal de "Radio Courtoisie" avec Laurent Obertone

Emission du 26 janvier 2015
Mensonge et Conditionnement sous la Ve République

Ukraine: Obama veut-il la guerre totale?

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Ukraine: Obama veut-il la guerre totale?
 
Qui alimente le brasier?
 
Écrivain
Ancien grand reporter au Figaro Magazine
Ex: http://www.bvoltaire.fr
 

La guerre fait rage au Donbass. L’est de l’Ukraine n’aura pas connu la trêve hivernale que beaucoup attendaient ou espéraient. Une guerre que trop de journalistes s’entêtent à qualifier de « civile »… En avril 2014, le nouveau pouvoir, issu du coup d’État du Maïdan du 22 février 2014, lance une vaste opération « antiterroriste » contre les régionalistes russophones du Donbass. Ceux-ci, devant l’intransigeance de Kiev, se radicalisent peu à peu et réclament l’autonomie au sein d’une fédération ukrainienne. Las, l’affaire dégénère vite après le massacre d’Odessa le 2 mai et le régionalisme se mue en séparatisme. D’après les Nations unies, le conflit aurait fait au total quelque 5.000 victimes civiles. Depuis le 9 janvier, l’intensité des combats ne cesse d’augmenter et parallèlement le nombre des morts… alors que plusieurs milliers de soldats gouvernementaux se trouvent pris au piège du « chaudron » de Debaltsevo.

Mais qui alimente le brasier ? Kiev ne cesse de clamer que la Russie fournit des armes et des hommes aux nouvelles républiques autonomes de Donetsk et Lougansk. Moscou oppose, pour sa part, démentis sur démentis à ces accusations, les dénonçant comme infondées, les autorités ukrainiennes n’ayant jusqu’à présent jamais fourni la moindre preuve à l’appui de leurs dires. Un certain écart apparaît d’ailleurs à ce sujet entre les déclarations des politiques et celles des militaires ukrainiens : le 31 janvier dernier, le général Victor Moujenko, chef d’état-major général, n’a-t-il pas avoué que « l’armée ukrainienne ne combattait pas contre des unités régulières de l’armée russe… la participation de citoyens et militaires russes aux combats n’étant que des faits isolés » ? Des propos à comparer avec ceux, aussi péremptoires que contradictoires, du président ukrainien Petro Porochenko, du secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg et, aux États-Unis, du belliqueux sénateur McCain.

Du côté américain, le 2 février, Washington confirmait une information du New York Times selon laquelle le commandant en chef des forces de l’OTAN, le général Philip Breedlove, serait favorable à la fourniture à l’armée ukrainienne d’armes défensives – élégant euphémisme — et autres équipements. La veille, un mémo d’experts cosigné par une brochette de diplomates et de militaires de haut rang était rendu public sous la forme d’un rapport pour Le maintien de l’indépendance ukrainienne et l’opposition à l’agression russe. Ce que doivent faire les États-Unis et l’OTAN*. Ce document, publié sous l’égide de l’Atlantic Council, de la Brookings Institution et du Conseil de Chicago pour les affaires globales, recommande fortement l’envoi au profit de l’armée ukrainienne d’équipements militaires létaux, parmi lesquels les fameux lance-missiles antichars Javelin… ceci pour un montant 3 milliards de dollars.

Une très mauvaise idée pour Berlin car « une solution militaire, ce n’est pas celle que le gouvernement fédéral voit comme issue possible à cette crise ». Déclaration frappée au sceau du bon sens de la porte-parole du gouvernement allemand, Christiane Wirtz. Celle-ci rejoignait la position exprimée à la Maison-Blanche par Ben Rhodes, conseiller adjoint à la Sécurité nationale du président Obama. Celui-ci estime en effet de façon dissonante que « la livraison d’armes aux forces ukrainiennes n’aiderait pas à régler le conflit dans le Donbass ». Dont acte !

Restera finalement à savoir si les intentions affichées à Washington auront été purement déclaratives, ou si le camp des partisans de la confrontation Est/Ouest, notamment au Sénat, parvient à l’emporter. En ce cas, l’escalade risque bien de se transformer très rapidement en montée aux extrêmes. Demain la guerre aux frontières de l’Union ?

* Parmi les signataires figurent l’ex-ambassadeur américain à l’OTAN Ivo Daalder, l’ancienne sous-secrétaire à la Défense Michèle Flournoy, l’ancien sous-secrétaire d’État Strobe Talbott, les anciens ambassadeurs des États-Unis en Ukraine Steven Pifer et John Herbst et l’ancien commandant adjoint du commandement de l’OTAN en Europe James Stavridis.

El sionismo cristiano: La nueva herejía que domina Estados Unidos

Por Stephen Sizer*

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El sionismo cristiano es una teología que apoya un régimen político basado en el apartheid y la discriminación – sin embargo, millones de personas en los EE.UU. expresan su apoyo al mismo. ¿Cuán peligroso es, dado el papel de EE.UU. en el Medio Oriente?

1. Introducción

“Sólo una nación, Israel, se encuentra entre… la agresión terrorista y la disminución total de los Estados Unidos como potencia mundial democrática … Si Israel cae, los Estados Unidos ya no pueden seguir siendo una democracia. … El dinero árabe se utiliza para el control y la influencia de las principales corporaciones de EE.UU., por lo que es económicamente más y más difícil para los Estados Unidos hacer algo en contra del terrorismo mundial “. [1]

Mientras que muchos de ellos no necesariamente van tan lejos como Mike Evans, sin embargo es asumido por una gran parte de los cristianos en Gran Bretaña y Estados Unidos que es su responsabilidad bíblica apoyar al Estado de Israel y que la bendición de Dios sobre ellos está condicionada a la bendición de Israel. Dale Crowley, en una emisora ​​religiosa de Washington, describe este movimiento como el “de más rápido crecimiento en Estados Unidos“:

“No esta compuesto de locos” sino por estadounidenses de clase media-alta. Que dan millones de dólares cada semana a los evangelistas de la televisión que exponen los fundamentos de la secta. Ellos leen a Hal Lindsey y Tim LaHaye, quienes difunden un objetivo:. “Ayudar a la mano de Dios para flotar hasta el cielo libre de todos los problemas, desde donde verán el Armagedón y la destrucción del planeta Tierra” [2]

Definición del sionismo cristiano

El sionismo cristiano es esencialmente el apoyo cristiano al sionismo. El sionismo es un sistema político basado en la exclusividad étnica judía dándoles derechos políticos preferenciales que se les niegan a los palestinos. Las Naciones Unidas han definido al sionismo como una forma de racismo y de apartheid. Sin embargo, en palabras de Grace Halsell el mensaje esencial de los sionistas cristianos es el siguiente: “todo acto adoptado por Israel está orquestado por Dios y debe ser tolerado, apoyado, e incluso ensalzado por el resto de nosotros“. [3]

La importancia del movimiento cristiano sionista

Las estimaciones sobre el tamaño del movimiento en su conjunto varían considerablemente. Mientras que críticos como Crowley afirman: “Por lo menos uno de cada 10 estadounidenses es un devoto ‘, es decir, entre ‘25 a 30 millones“, los sionistas cristianos por su parte, como Pat Robertson y Jerry Falwell, afirman tener acceso semanal a 100 millones de estadounidenses simpatizantes [4 ]. Cualquiera que sea la cifra real, todos están de acuerdo en que el número está creciendo en tamaño e influencia [5]. Ellos son guiados por 80.000 pastores fundamentalistas y sus puntos de vista difundidos por 1.000 emisoras locales de radio, así como 100 canales de televisión cristiana [6]. Doug Krieger dio una lista de más de 250 organizaciones pro-israelí fundadas solamente en la década de 1980 [7].

Por ejemplo, Unity Coalition for Israel, que es la más grande, reúne a 200 diferentes organizaciones sionistas judías y cristianas, incluyendo la International Christian Embassy, Christian Friends of Israel y Bridges for Peace . Ellos reclaman tener una base de apoyo de 40 millones de miembros activos [8]. Estas organizaciones conforman una amplia coalición que no sólo ayuda a mantener al gobierno racista de Sharon en el poder, sino también, como veremos más adelante, ayudan a dar forma a la postura agresiva de la política exterior de EE.UU. en el Medio Oriente.

El aumento del sionismo cristiano contemporáneo se remonta a la fundación del Estado de Israel en 1948, que llegó a ser vista como la realización más importante de la profecías bíblicas [9], de hecho, para muchos, “la mayor noticia profética que hemos tenido en el siglo XX ” [10]. Después de la Guerra de los Seis Días en 1967, Billy Graham, suegro de Nelson Bell, editor de Christianity Today, expresó los sentimientos de muchos evangélicos estadounidenses, cuando en una editorial de la revista, escribió: “por primera vez en más de 2.000 años Jerusalén está completamente en manos de los Judíos, lo que produce a un estudiante de la Biblia una emoción y una renovada fe en la exactitud y validez de la Biblia” [11].

christian-zionism38.jpgEn 1976, una serie de acontecimientos llevaron al sionismo cristiano a la vanguardia de la política dominante de EE.UU.. Jimmy Carter fue elegido como el “renacido” presidente que marcaría el apoyo de la derecha evangélica. En Israel, Menachem Begin y el ala derecha del partido Likud llegaron al poder al año siguiente. Una coalición tripartita emergió lentamente entre la derecha política, los evangélicos y el lobby judío. En 1978, Jimmy Carter reconoció cómo sus propias creencias pro-sionistas habían influido en su política en Oriente Medio [12]. En un discurso, describió el estado de Israel como “un retorno al pasado, a la tierra bíblica de la cual los Judíos fueron expulsados tantos cientos de años atrás… El establecimiento de la nación de Israel es el cumplimiento de la profecía bíblica y la esencia misma de su cumplimiento ” [13]. Sin embargo, cuando Carter vaciló sobre el agresivo programa del Likud y propuso la creación de un estado palestino, se distanció de la coalición de judíos pro- israelí, lo que condujo a que los evangélicos cambiaran su apoyo a Ronald Reagan en las elecciones de 1980. La elección de Reagan como presidente dio un impulso considerable a la causa sionista cristiana. Don Wagner explica: “La elección de Ronald Reagan marcó el comienzo no sólo de una tendencia aun más pro-Israel en la historia de la administración, sino que además dio importantes puestos en el gobierno a varios prominentes cristianos sionistas. Además del Presidente, quiene se suscribe a una teología premilenarista futurista y al sionismo cristiano, podemos mencionar al Procurador General Ed Meese, al Secretario de Defensa Casper Weinberger, y al secretario del Interior James Watt” [14].

Los White House Seminars se convirtieron en una característica regular de la administración Reagan, por los cuales se trajeron a sionistas cristianos como Jerry Falwell, Mike Evans y Hal Lindsey para tener acceso directo y personal con los dirigentes nacionales y el Congreso. En 1982, por ejemplo, Reagan invitó a Falwell para dar un informe al Consejo de Seguridad Nacional sobre la posibilidad de una guerra nuclear con Rusia [15]. Hal Lindsey también afirma que Reagan lo invitó a hablar sobre el tema de la guerra con Rusia para los funcionarios del Pentágono [16]. En una conversación personal publicada por el Washington Post dos años después, en abril de 1984, Reagan elaboró ​​sus propias convicciones personales con Tom Dine, uno de los principales lobbistas israelí que trabajó para la American Israel Public Affairs Committee (AIPAC): ‘Como saben, me dirijo de nuevo a los antiguos profetas en el Antiguo Testamento y a las señales anunciadas del Armagedón, y me pregunto si – si somos la generación que va a ver que esto se acerca. No sé si usted ha observado alguna de estas profecías últimamente, pero créanme, ciertamente describen los tiempos que estamos viviendo ” [17].

Mientras que George Bush padre, Bill Clinton y George W. Bush no parecen haber compartido los mismos presupuestos acerca de estos designios que Jimmy Carter y Ronald Reagan, sin embargo han mantenido, aunque sea a regañadientes, la fuerte posición pro-sionista de sus predecesores [ 18]. Esto se debe principalmente a la influencia del lobby sionista considerado por muchos como el más poderoso de los Estados Unidos [19]. Aluf Ben, un portavoz de Shimon Peres, fue citado por el diario de mayor circulación en Tel Aviv, Ha´aretz: “el 60 por ciento de toda la ayuda económica a los demócratas provenía de fuentes judías” [20]. Según el Informe de Washington Report on Middle East Affairs, “la mayoría de los recaudadores de fondos pro-Israel estiman que al menos del 60 al 90 por ciento de la campaña demócrata es financiada por fuentes judías, también suministran quizá el 40 por ciento del financiamiento republicano” [21]. Tal vez por eso es difícil encontrar a un solo político electo estadounidense dispuesto a criticar a Israel en público.

Tres líderes cristianos en particular, cada uno de ellos instalado en la Casa Blanca por Reagan, probablemente han logrado más que cualquier otro en los últimos treinta años en lo que respectaa a asegurar que la política exterior estadounidense sigue siendo pro-sionista. Son Jerry Falwell, Pat Robertson y Hal Lindsey, quienes se convirtieron en fervientes partidarios del Estado sionista. Grace Halsell describe la conversión de Falwell:

“La victoria israelí fue un hecho impresionante de gran impacto no sólo en Falwell, sino… para muchos de los estadounidenses. Recuerden que en el año 1967, los Estados Unidos estaban sumidos en la guerra de Vietnam. Muchos sintieron una sensación de derrota, impotencia y desánimo. Como estadounidenses, nos hicieron muy conscientes de nuestra disminuida autoridad, de no ser capaces de ser la policía del mundo o incluso de nuestros propios vecindarios… Muchos estadounidenses, incluyendo a Falwell, volvieron su mirada de adoración hacia Israel, viéndolo militarmente fuerte e invencible. Ellos dieron su aprobación sin límites a la toma de posesión de Israel de tierras árabes debido a que percibieron esta conquista como de poder y de justicia… Cristianos machos y musculosos como Falwell atribuyen al general israelí Moshe Dayan un “aura de héroe” por esta victoria sobre las fuerzas árabes y le llama el hombre de los milagros de la era, siendo invitado por el Pentágono a visitar Vietnam y decirnos cómo ganar esta guerra “. [22]

En 1979, el mismo año en el que Falwell fundó Moral Majority, el gobierno israelí le dio un avión Lear para que le ayudase en su defensa de Israel. Un año más tarde, en 1980, Falwell también se convirtió en el primer gentil en recibir la medalla Vladimir Ze’ev Jabotinsky por su excelencia sionista, de manos del Primer Ministro de Israel, Menachem Begin. Jabotinsky fue el fundador del sionismo revisionista y sostuvo que los judíos tenía un mandato divino para ocupar y colonizar “a ambos lados del río Jordán” y que no debían dar cuentas al derecho internacional [23]. Cuando Israel bombardeó la planta nuclear de Irak en 1981, llamaron por teléfono a Falwell antes de llamar a Reagan. Llamó a Falwell para preguntarle cómo “explicar al público cristiano las razones del atentado” [24]. Durante la invasión de Líbano en 1982, Falwell igualmente defendió las acciones de Israel:

“Cuando las masacres ocurrieron en los campos de refugiados palestinos, Falwell sólo imitó la línea israelí: “Los israelíes no están involucrados”. Y aun cuando el New York Times estaba dando testimonios de bengalas israelíes enviadas para ayudar a los falangistas a entrar en los campos, Falwell decía: “Eso es sólo propaganda” [25].

En marzo de 1985, Falwell habló ante la conservadora Asamblea Rabínica en Miami y se comprometió a “movilizar a 70 millones de cristianos conservadores por Israel” [26]. En enero de 1998, cuando el primer ministro israelí Benjamin Netanyahu visitó Washington, su primera reunión fue con Jerry Falwell y con The National Unity Coalition for Israel, en una gran reunión de más de 500 líderes cristianos fundamentalistas, en vez de con el presidente Clinton. De acuerdo con Donald Wagner, la multitud aclamó a Netanyahu como “el Ronald Reagan de Israel.” Esta vez Falwell prometió ponerse en contacto con 200.000 pastores y líderes de iglesias que reciben su National Liberty Journal [27], y pedirles que “digan al presidente Clinton que se abstengan de presionar a Israel para cumplir con los acuerdos de Oslo” [28]. En una entrevista con The Washington Post en 1999, Falwell describe a la ribera occidental [Cisjordania] como “una parte integral de Israel“. Ante la idea de presionar a Israel a retirarse, añadió, “sería como pedirle a Estados Unidos dejarle Texas a México, para lograr una buena relación. Es ridículo” [29]. En el 2000, Falwell reanima Moral Majority bajo el nombre de People of Faith 2000, “como un movimiento para recuperar América como una nación bajo Dios“, el cual también tiene una fuerte posición pro-israelí [30]. Falwell ha tenido éxito, probablemente mejor que cualquier otro líder cristiano estadounidense, en convencer a sus seguidores a reconocer que su deber cristiano consiste en proporcionar un apoyo incondicional al Estado de Israel.

Mientras que Jerry Falwell podría ser uno de los cristianos sionistas más influyentes, también es un mascarón de proa, junto con Pat Robertson, de una alianza mucho más amplia de más de 150 influyentes líderes fundamentalistas cristianos, que incluyen a Oral Roberts, Mike Evans, Tim LaHaye, Kenneth Copeland, Paul Crouch, Ed McAteer, Jim Bakker, Franklin Graham, James Dobson, Chuck Missler y Jimmy Swaggart, que han adoptado una postura pro-sionista en sus escritos o emisiones [31]. Estos líderes cristianos y sus organizaciones tienen acceso regular a más de 100 millones de cristianos, más de 100.000 pastores y a unos presupuestos conjuntos que alcanan cifras por encima de los 300 millones de dólares anuales. Ellos forman una coalición amplia e inmensamente poderosa que influye en la formación y la conducción de la política exterior de EE.UU. en el Oriente Medio, así como en el apoyo cristiano a Israel hoy en día.

El desarrollo histórico del sionismo cristiano

Si se desea explorar con más detalle las raíces históricas o la base teológica del movimiento, se debe echar un vistazo a la librerías, en las cuales hay algunos recursos útiles.

En su lugar, voy a centrarme ahora en seis aspectos de la agenda política del movimiento cristiano sionista, y a demostrar por qué los cristianos sionistas se oponen implacablemente al proceso de paz en Oriente Medio. De hecho quiero mostrar cómo pueden estar contribuyendo al holocausto que ellos predicen en el Medio Oriente .

La agenda política del sionismo cristiano

Vamos a examinar las seis formas en que la teología cristiana sionista ha sido traducida en acción política: Este esquema ilustra la correlación entre los movimientos de las doctrinas características y su agenda política.

Vamos a considerar cada uno de ellos:

1. El pueblo elegido: Apoyar el colonialismo israelí

La convicción de que el pueblo judío permanecerá como el “pueblo elegido” de Dios de alguna manera separado de la Iglesia, está profundamente arraigado en el sionismo cristiano. Una encuesta reciente de la revista Christianity Today sobre la opinión evangélica sobre Israel da una indicación de la fuerza del sionismo cristiano en Estados Unidos. La encuesta reveló que el 24% cree que “el mandato bíblico para los cristianos es apoyar el Estado de Israel” [32]. Esto se expresa en una variedad de maneras:

1.1 En pie con Israel

Después de la Guerra de los Seis Días en 1967, además del apoyo brindado por el gobierno de Estados Unidos, Israel ha estado en gran parte aislado de la comunidad internacional. Hal Lindsey se lamenta: “Hasta el momento de la Conferencia de Madrid de 1991, a los árabes se les llamaba “a” cumplir “,” desistir “,” abstenerse “, etc cuatro veces; en cambio a Israel se le “exigía”, “ordenaba”, etc, a cumplir la voluntad de la Asamblea General en trescientas cinco oportunidades. La ONU votó seiscientas cinco resoluciones entre su creación y la Guerra del Golfo. Cuatrocientas veinte y nueve de esas resoluciones, o el sesenta y dos por ciento del total de las resoluciones de la ONU fueron contra Israel o contra sus intereses ” [33].

Citando a Isaías 40, los cristianos sionistas consideran que su papel es “aliviar a Israel.” Así, por ejemplo, en octubre de 2000, pocos días después de la visita de Ariel Sharon al Haram Al-Sharif, que se programó deliberadamente para socavar al gobierno de Barak con miras a negociar con Arafat sobre una Jerusalén compartida [34], lo que provocó la segunda Intifada, se público un anuncio en el New York Times titulado “Open Letter to Evangelical Christians from Jews for Jesus.” En ella se hizo un llamamiento a los evangélicos para mostrar su solidaridad con el Estado de Israel en dicho momento crítico: “Ahora es el momento de apoyar a Israel. Queridos hermanos y hermanas en Cristo, nuestros corazones están tristes, mientras vemos las imágenes de violencia y derramamiento de sangre en el Medio Oriente … Amigos cristianos, “Los dones y el llamamiento de Dios son irrevocables” (Romanos 11:29). Por lo tanto nuestro apoyo a la supervivencia de Israel en esta hora oscura es irrevocable. Ahora es el momento para que los cristianos apoyen a Israel ” [35].

1.2 El lobby israelí en el Capitolio

Hasta la década de 1980, para EE.UU., Oriente Próximo fue en gran parte una instancia periférica de la amenaza global más amplia que planteaba el comunismo soviético. La protección de la Europa Occidental a través de la OTAN era una prioridad más importante. El colapso del comunismo, sin embargo, creó un vacío de poder en el Oriente Medio, que los EE.UU. han llenado. Después de la Guerra del Golfo para “liberar Kuwait” y luego, más recientemente, Afganistán de los talibanes y, a continuación, Irak del partido Baath de Saddam Hussein, los EE.UU. han aumentado considerablemente su influencia en el Medio Oriente. Muchos sostienen que la política exterior de EE.UU. se ha desviado por la influencia desproporcionada del lobby sionista. Michael Lind – analista político – resume la forma en que el lobby israelí ha distorsionado la política exterior de EE.UU.: “la ocupación israelí de Cisjordania y Gaza, habilitado por las armas y el dinero de EE.UU, inflama las actitudes anti-estadounidenses en los países árabes y musulmanes. La expansión de los asentamientos israelíes en territorio palestino es una burla del compromiso de EE.UU. a la autodeterminación de Kosovo, Timor Oriental y el Tíbet. Más allá de la región, la política de EE.UU. sobre la proliferación de armas nucleares es socavada por la doble moral que le ha llevado a ignorar el programa nuclear de Israel mientras condena los de India y Pakistán ” [36].

La derecha cristiana llegó a conformar la política exterior de EE.UU. en gran parte a través de la elección de Ronald Reagan en 1980. Su victoria sobre Jimmy Carter dio un impulso considerable a la causa sionista cristiana. Su elección, “marcó el comienzo no sólo de una tendencia más pro-Israel en la historia de la administración, otorgando varios importantes puestos políticos a sionistas cristianos. Los seminarios de la Casa Blanca se convirtieron en una característica regular de la administración Reagan, a través de la cual se instalaron líderes sionistas cristianos como Jerry Falwell, Mike Evans y Hal Lindsey, permitiéndoles contacto personal con los líderes nacionales y con el Congreso. En el mismo año, la International Christian Embassy of Jerusalem, fue fundada con el propósito de coordinar directamente las actividades del lobby político en cooperación con el gobierno de Israel” [37]. Junto con otras organizaciones que integran la Unity Coalition for Israel, tienen como principal estrategia presionar a los medios de EE.UU. y a la clase política, cuestionar lo que ellos llaman “la desinformación y la propaganda “, y expresar “la verdad acerca de Israel. “

Real.Americans.Defend.Israel.jpgEl poder del lobby pro-israelí asegura que Israel siga recibiendo entre 3 a 8 millones de dólares anuales de los EE.UU. en subvenciones, préstamos y subsidios, y ayuda militar. Este poder se puede medir por el hecho de que George Bush padre fue el último Presidente de los EE.UU. en criticar a Israel en público. Durante la Guerra del Golfo, causó disgusto en el lobby israelí que presionara a Israel para no tomar represalias contra los ataques de Irak, y prometió a los socios de la coalición árabe que él se ocuparía de la cuestión palestina. En septiembre de 1991, se quejó de que “hay 1.000 lobbystas en la colina del Congreso, presionando por las garantías de los préstamos para Israel, y soy un tipo un poco solitario aquí pidiendo al Congreso retrasar el examen de las garantías de préstamos por 120 días” [ 38]. Lind señala que el lobby pro-israelí también fue responsable de fomentar, “el mayor abuso del poder de indulto presidencial en la historia estadounidense“, cuando Bill Clinton, en su último día en el cargo, dio un polémico indulto a Mark Rich, el multimillonario fugitivo que en la lista del FBI figuraba como el “más buscado“. En un artículo del New York Times en febrero de 2001, Clinton explicó que lo había hecho por Israel:

“Muchos antiguos y actuales funcionarios de alto rango de Israel de los dos principales partidos políticos y los líderes de las comunidades judías en América y Europa me pidieron el perdón del señor Rich por sus aportaciones y servicios a los israelíes a través de causas benéficas” [39].

El lobby pro-israelí es también acusado de participar en la selección, nombramiento y despido de funcionarios del gobierno de EE.UU. [40]. En 1980, el ex embajador de EE.UU. en Qatar, Andrew Killgore, escribió en el Informe a Washington sobre Asuntos del Medio Oriente, críticas sobre el lobby israelí: “Es erróneo y perverso por parte de elementos fanáticos dentro del dos y medio por ciento de nuestra población que son de origen judío, mantener como rehén al Congreso … Estados Unidos debe considerar la evolución y penetración de la influencia de Israel en la dirección de la política exterior de EE.UU., como el trabajo de un maestro criminal ” [41].

Los cristianos sionistas también han influido en la creación de una relación más estrecha con Israel, facilitando visitas de solidaridad a Tierra Santa.

1.3 Viajes de Solidaridad a Israel

Desde 1967, tras la captura de la mayoría de los sitios importantes relacionados con las peregrinaciones bíblicas de Jordania y Siria, Israel ha explotado sistemáticamente lo que ha sido descrito como un lucrativo negocio, una “mina de oro” [42], siendo este turismo también una herramienta de propaganda [43 ]. Sin embargo, el mayor de los éxitos de Israel ha sido el contar con líderes evangélicos estadounidenses, tales como Pat Boone y Jerry Falwell, como aliados en la promoción de sus tours de solidaridad pro-israelíes. Por ejemplo, los Friendship Tours de Falwell incluyen no sólo reuniones con el gobierno de Israel (a alto nivel) y con oficiales militares, sino también … incluyen “paseos” a lugares y campos de batalla de Israel… Visita oficial a una instalación de defensa de Israel… a posiciones militares estratégicas, además de experimentar de primera mano la batalla que enfrenta Israel como nación [44].

Los sionistas cristianos no se contentan sólo con apoyar al Estado de Israel, política y financieramente. También son activos en convencer a judíos a emigrar a Israel y cumplir su destino.

2. Restauracionismo: Facilitar la Aliyah desde Rusia y desde Europa del Este

Los sionistas cristianos están convencidos de que es la voluntad de Dios que el pueblo judío regrese a Israel desde que éste fue dado a perpetuidad a los descendientes de Abraham. Con la caída del comunismo en la ex Unión Soviética (URSS) y Europa del Este, los cristianos sionistas han sido cada vez más activos en facilitar emigrantes judíos para hacer la aliyah [45].

Desde 1980, una coalición de agencias cristianas sionistas ha tomado la iniciativa para alentar a los judíos a emigrar a Israel, viendo esto como el cumplimiento de la profecía. Exobus probablemente fue la primera agencia sionista cristiana sionista en implantar la doctrina del Restauracionismo como una realidad y ayudar a los judíos en la antigua Unión Soviética (URSS) para hacer la aliyah. Fundada en 1984, han ayudado a más de 56.000 judíos a emigrar a Israel, en estrecha colaboración con la Agencia Judía. Exobus es también, probablemente, la mayor agencia cristiana en facilitar la aliyah, comprende 80 grupos procedentes de 13 países, y trabajan con 40 vehículos que transportan aproximadamente 1.200 judíos por tierra desde 16 bases diferentes en la antigua Unión Soviética, cada mes [46].

Desde 1991, la ICEJ [International Christian Embassy Jerusalem] también ha pagado por el transporte de otros 40.000 inmigrantes, 15.000 de los cuales fueron llevados a Israel en 51 vuelos patrocinados por la ICEJ [47]. Los miembros rusos de la ICEJ son especialmente activos en las regiones más remotas de la antigua Unión Soviética. Localizan a judíos, los persuaden a emigrar, y les ayudan a obtener los documentos para probar su origen judío, distribuyen paquetes humanitarios y pagan los permisos de salida, pasaportes, pago de deudas de transporte y alojamiento [48]. Una vez en Israel, la ICEJ ayuda a los emigrantes con los costos de reasentamiento, el suministro de alimentos, ropa, mantas, cocina y útiles escolares, así como equipos médicos [49]. Creyendo los judíos que siguen siendo el pueblo elegido de Dios y que Dios los está trayendo de vuelta a la tierra, es imperativo que sepan que retornan a la tierra que Dios prometió a sus antepasados.

3. Eretz Israel: Mantenimiento de los asentamientos en Cisjordania


usjews1.jpgPara el sionismo religioso, judío y cristiano, las fronteras legítimas de Israel son considerablemente mayores que las que actualmente se disputa con Siria, Jordania y la Autoridad Palestina. La participación cristiana en la realización de la Tierra de Israel incluye la justificación militar de la ampliación de estas fronteras, la adopción de políticas del programa de asentamientos, y el apoyo económico para el movimiento de los colonos. Por ejemplo, David Allen Lewis, presidente de Christians United for Israel, sitúa las reivindicaciones territoriales de Israel en el contexto más amplio del Oriente Medio. Observa que “Los árabes ya tienen el 99,5 por ciento de la tierra… esto no puede ser tolerado” [50]. En respuesta a los llamamientos internacionales para que Israel devuelva la Ribera Occidental, Bridges for Peace hace la siguiente pregunta retórica: “¿Qué es tan sagrado con respecto a la línea establecida el 04 de junio 1967?” Nada, dice, ya que históricamente esto era parte del Israel bíblico y “justamente ganado en batallas defensivas en 1967 y 1973” [51]. Esta convicción de que toda la Ribera Occidental es parte integral de Israel ha llevado a muchos cristianos sionistas a “adoptar” los asentamientos judíos para reforzar su derecho a la tierra.


La adopción de los asentamientos


Desde 1967, con diversos incentivos económicos y fiscales, así como apelando a la retórica bíblica, Israel ha animado a más de 400.000 judíos a colonizar Jerusalén Oriental, Cisjordania, Gaza y los Altos del Golán, a través de 190 asentamientos ilegales [52]. Varias organizaciones cristianas han dado su pleno apoyo a esta judaización de los territorios ocupados. The Christian Friends of Israeli Communities (CFOIC), fundada por Ted Beckett en 1995, trabaja en colaboración con Christian Friends of Israel (CFI) definiendo los asentamientos como: “Un pedazo de tierra donde los valientes pioneros judíos han establecido su residencia. En la mayoría de los casos es una colina rocosa estéril creada para establecer una comunidad judía que no había existido desde hace miles de años ” [53].Hasta ahora, el CFOIC afirma que 39 asentamientos israelíes ilegales han sido adoptados por 50 iglesias en los EE.UU., Sudáfrica, Alemania, Holanda y Filipinas. Por ejemplo, Ariel ha sido adoptado por Faith Bible Chapel, Arvada, Colorado; Hevron por Greater Harvest, Tallahassee, Florida; Alei Zahav por Calvary Chapel, Nashville. Para fortalecer la demanda de los colonos de la tierra, CFOIC publica mapas en su página web que muestran las pocas áreas de Cisjordania devueltas a la Autoridad Palestina. Lamentablemente, el CFOIC describe la “partición” de la tierra como “la realidad del “proceso de paz” para los que viven en la tierra que Dios prometió a los descendientes de Abraham, Isaac y Jacob para siempre!” [54]. La realidad es que Palestina ya no existe más. El muro de separación ha arrojado en forma de hormigón la realidad de que todos los palestinos sólo pueden esperar unos bantustanes aislados y empobrecidos, similares a las reservas indígenas de América del Norte, aunque en la Ribera Occidental también se les niega la libertad de movimiento entre ellos.

Los sionistas cristianos no sólo han mantenido una posición clara de justificación de los asentamientos ilegales de Israel en Cisjordania. Su programa de “adopción” también pretende ser un medio por el cual se entrega ayuda financiera así como apoyo práctico a los colonos.Financiación a los colonosAdemás de facilitar la emigración de los judíos a Israel, algunos cristianos sionistas son los organizadores activos del financiamiento ilegal de los asentamientos judíos en Cisjordania. Por ejemplo, durante la fiesta de celebración del Tabernáculo de 1991, representantes del ICEJ de 12 países dieron cheques al primer ministro israelí, Yitzhak Shamir, para ayudar a financiar los asentamientos [55]. A través del “Programa de Asistencia Social” del ICEJ “también se ofrece apoyo financiero a proyectos en los asentamientos judíos, incluyendo chalecos antibalas para fortalecer la resolución de los colonos, que viven entre lo que describen como ‘3 millones de palestinos hostiles ” [56]. El ICEJ, a través de su programa “Bulletproof Bus for Efrat”, ha recaudado 150,000 dólares para comprar un autobús blindado para el transporte de poblaciones dentro y fuera de la Ribera Occidental desde los asentamientos de Efrat [57]. Bridges for Peace (BFP) tiene un plan similar llamado “Operation Ezras”, que financia más de 50 proyectos de otra manera no sostenibles, como el establecimiento de granjas, Sde Bar, cerca de Beit Jala y de Herodes [58]. Parte integral de esta estrategia es la judaización de Jerusalén y la progresiva ocupación y asentamientos de Jerusalén Este y de la Ciudad Vieja. Para el sionismo no puede haber ningún compromiso, ya que el control de Jerusalén ha sido siempre un barómetro de su existencia como nación.


4. Jerusalén: Lobby para el Reconocimiento Internacional


En el corazón de los cristianos sionistas, con respecto al apoyo para el establecimiento de Israel en los territorios ocupados, se encuentra la convicción de que Jerusalén es y debe seguir siendo la capital judía exclusiva e indivisible. Los intentos de llegar a un acuerdo en el más amplio conflicto árabe-israelí hasta el momento se han estancado o se han tambaleado acerca del estatuto definitivo de Jerusalén. Los cristianos sionistas se oponen firmemente a cualquier propuesta de soberanía conjunta o a la creación de una capital palestina en Jerusalén Este.


Ya en febrero de 1984, el ICEJ envió a un representante, Richard Hellman, para dar testimonio ante el Comité del Senado de EE.UU. de Relaciones Exteriores en Washington, para instar a los EE.UU. a trasladar su embajada de Tel Aviv a Jerusalén y reconocer la ciudad como capital de Israel [59]. Jerry Falwell y el lobby de la AIPAC también hablaron a favor de esa medida. El senador Bob Dole, más tarde, introdujo en el Senado estadounidense la ley que busca que la Embajada de los EE.UU. sea reconstruida en Jerusalén el 31 de mayo de 1999, y autorizó 100 millones de dólares para gastos “preliminares” [60]. En octubre de 1995 declaró, “la capital de Israel no está en la mesa en el proceso de paz, y trasladar la embajada de Estados Unidos a Jerusalén no hace nada por alterar el resultado de cualquier negociación futura” [61]. Lamentando el hecho de que el Presidente de EE.UU. ratificara la decisión del Senado, Dole comentó: “Jerusalén es hoy como lo ha sido durante tres milenios, el corazón y el alma del pueblo judío. También es, y debe seguir siendo siempre, la capital eterna e indivisible del Estado de Israel… Ha llegado el momento… de ir más allá de las letras, de las expresiones de apoyo, y el sentido de las resoluciones del Congreso. Ha llegado el momento de promulgar la legislación que conseguirá que el trabajo sea hecho” [62].


En 1997, el ICEJ también dio apoyo a un anuncio de página completa en el New York Times titulado: “Christians Call for a United Jerusalem”. Fue firmado por 10 líderes evangélicos como Pat Robertson, presidente de la Christian Broadcasting Network y presidente de la Christian Coalition, Oral Roberts, fundador y rector de la Oral Roberts University, Jerry Falwell, fundador de la Moral Majority; Ed McAteer, Presidente de la Religious Roundtable, y David Allen Lewis, Presidente de Christians United for Israel: “Nosotros, los abajo firmantes, líderes espirituales cristianos, comunicamos que semanalmente más de 100 millones de cristianos americanos se sienten orgullosos de unirse en el apoyo a la soberanía continuada del Estado de Israel sobre la santa ciudad de Jerusalén… creemos que Jerusalén, o cualquier porción de ella, no será negociable en el proceso de paz. Jerusalén debe permanecer unida como la capital eterna del pueblo judío ” [63].


Los lectores fueron invitados a “Únanse a nosotros en nuestra misión santa“. “La batalla por Jerusalén ha comenzado, y es hora de que los creyentes en Cristo apoyen a nuestros hermanos judíos y al Estado de Israel. Es ahora el momento de la unidad con el pueblo judío” [64].


En 2002, Falwell ligó polémicamente los ataques terroristas contra el World Trade Center con el derecho exclusivo de Israel sobre Jerusalén. Hizo un llamamiento a sus partidarios a acatar la petición del Presidente de los EE.UU. para “mantener a Jerusalén libre” [65]. Los cristianos sionistas están resueltos en sus esfuerzos para lograr que la comunidad internacional reconozca a Jerusalén como la capital de facto de Israel. Sin embargo, más criticable todavía es la lectura cristiana sionista de la profecía de la necesidad de reconstruir el Templo judío.


5. El Templo: La identificación con el sionismo religioso [Ver vídeo: Reconstrucción del Tercer Templo, la Vaca Roja y el Arca de la Alianza]


Los cristianos sionistas, en particular, están convencidos de que el Templo judío debe ser reconstruido, ya que, en base a su escatología futurista basada en Daniel, el anticristo debe profanarlo justo antes de la venida de Cristo. David Brickner afirma que los preparativos para la reconstrucción del templo comenzaron en 1967 con la captura de la ciudad vieja de Jerusalén [66]. Lindsey está igualmente seguro de que, “ahora mismo, mientras usted lee esto, se están haciendo preparativos para la reconstrucción del Tercer Templo” [67]. Actualmente, cristianos sionistas están trabajando para lograr este objetivo.


La promoción del movimiento del Monte del Templo


Randall Price es el principal experto sobre los planes inminentes para reconstruir el Templo judío. En las 735 páginas de su libro The Coming Last Days Temple, ofrece detalles completos de todas las organizaciones judías implicadas en los intentos por apoderarse del Monte del Templo, destruir la mezquita de Al Aqsa y la Cúpula de la Roca, reconstruir el Templo judío y volver a instituir el culto del Templo, el sacerdocio y los sacrificios. Estas incluyen el Temple Institute y Temple Mount Faithful [68]. Gershon Salomon es la figura controvertida del movimiento y fundador de The Temple Faithful. Zhava Glase,r de Jews for Jesus, alaba a G. Salomon por su valentía al hablar sobre “el tema más importante en la religión judía“. Hablando como invitado de la ICEJ, en el congreso cristiano sionista en 1998, Salomon insistió:
“La misión de la generación actual es liberar el Monte del Templo y quitar – repito, eliminar – la abominación y profanación efectuada allí… el pueblo judío no se detendrá ante las puertas de acceso al Monte del Templo… Vamos a hacer flamear la bandera de Israel sobre el Monte del Templo, nos encargaremos de la Cúpula de la Roca y sus mezquitas, y sólo estará la bandera de Israel y nuestro Templo. Esto es lo que nuestra generación debe llevar a cabo” [69].


Entrevistado por el Times de Londres, Salomon insistió en que el santuario islámico debe ser destruido: “El Gobierno israelí debe hacerlo. Debemos tener una guerra. Habrá muchas naciones en contra de nosotros, pero Dios será nuestro general. Estoy seguro de que esto es una prueba que Dios espera de nosotros, que movamos el domo sin temor de otras naciones. El Mesías no vendrá por sí mismo, habrá que llamarlo por la lucha” [70]. Desde 1967 ha habido más de 100 asaltos a mano armada en el Haram Al-Sharif por parte de militantes judíos, a menudo dirigidos por rabinos. “En ningún caso el primer ministro israelí o el gran rabino han criticado estos ataques” [71].

 

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Facilitar el Programa de Desarrollo del Templo


A fin de mantener el Templo en pleno funcionamiento, también es necesario identificar, capacitar y consagrar a los sacerdotes que van a servir en el mismo. De acuerdo con el Libro de los Números, las cenizas de una vaquilla roja pura sin mancha, debe ser previamente ofrecida por un sacerdote ritualmente puro, deben ser mezcladas con agua y rociadas sobre ellos y sobre el mobiliario del Templo. Con la destrucción del Templo en el año 70 las cenizas usadas en la ceremonia se perdieron y los judíos de la diáspora han permanecido por lo tanto ritualmente impuros desde entonces.


En 1998, sin embargo, Clyde Lott, un ganadero Pentecostal de Mississippi, formó Canaan Land Restoration of Israel, Inc. con el propósito de criar de ganado apto para el sacrificio en el Templo [72]. Según la revista Newsweek, en 1997, la primera vaca roja desde hace 2000 años nació en el Kfar Hassidim kibbutz cerca de Haifa y fue llamada ‘Melody’ [73]. Por desgracia, con el tiempo le crecieron pelos blancos en la cola y las ubres. Sin desanimarse, Chaim Richman, un rabino ortodoxo, y Clyde Lott, el ganadero pentecostal, se han unido para inseminar a las vaquillas rojas en el Valle del Jordán, con la esperanza de producir un espécimen perfecto para el sacrificio [74].


El trabajo de diseño y construcción, mobiliario y utensilios, la formación de sacerdotes y la cría de los animales para los sacrificios requiere de fondos y en gran medida, al igual que la vaca roja, éstos están siendo proporcionados por los sionistas cristianos. De acuerdo con Grace Halsell, Stanley Goldfoot elevo a 100 millones de dólares al año las aportaciones para la Jerusalem Temple Foundation a través de la American Christian TV, las estaciones de radio y las iglesias evangélicas [75]. “El anhelo judío del templo, las esperanzas cristianas acerca del Rapto y la paranoia musulmana sobre la destrucción de las mezquitas [es lo que] agita una ebullición apocalíptica” [76].


6. El futuro: la oposición a la paz y el aceleramiento del Armagedon
La Alianza de Estados Unidos e Israel


Jerry Falwell ofrece una explicación simple de la estrecha relación entre Estados Unidos e Israel. Dios ha sido bueno con Estados Unidos porque “Estados Unidos había sido amable con los Judíos” [77]. Gary Bauer, presidente de American Values, se expresó de esta manera. “Los terroristas no entienden por qué Israel y Estados Unidos se unen en el corazón” [78]. Mike Evans, fundador y presidente de los Lovers of Israel Inc. describe la relación especial entre Israel y Estados Unidos: “Sólo una nación, Israel, se encuentra entre… la agresión terrorista y la disminución total de los Estados Unidos como potencia mundial democrática… Sin duda, la presión demoníaca se esforzará en alentar a traicionar a su Israel… Israel es la clave para la supervivencia de Estados Unidos… Ahora que nos encontramos con Israel, creo que veremos a Dios realizar una obra poderosa en nuestros días. Dios va a bendecir a los Estados Unidos e Israel, así… Si Israel cae, los Estados Unidos ya no puede seguir siendo una democracia ” [79].


Para los cristianos sionistas como Falwell y Evans, Estados Unidos es visto como el gran redentor, el papel de la superpotencia en el mundo anunciada en las Escrituras [80] y providencialmente ordenada [81]. Las dos naciones – América e Israel – son percibidas como hermanos siameses que se enfrentan contra un mundo dominado por el mal del comunismo y del Islam, la antítesis de los valores democráticos judeo-cristianos de Estados Unidos e Israel [82].


La antipatía hacia los árabes


Ramon Bennett ilustra cómo estos prejuicios siguen siendo comunes en la actualidad al describir a las naciones árabes modernas como “bárbaros” [83]. “Las costumbres de hospitalidad y generosidad han cambiado poco en 4.000 años“, afirma, “ni tener la costumbre de asaltar (el robo, el robo de ganado), guardar las apariencias o el salvajismo” [84]. Bennett sostiene que el árabe “es, ni un vicioso, ni, por lo general, un mentiroso calculador, sino natural” [85].


Franklin Graham, presidente de Billy Graham Evangelistic Association, hizo comentarios similares pero imprudentes en una entrevista para el diario Charlotte Observer en 2000: “Los árabes no serán felices hasta que cada judío este muerto. Ellos odian al Estado de Israel. Todos odian a los judíos. Dios dio la tierra a los judíos. Los árabes nunca aceptarán eso ” [86].
El odio hacia los árabes se personifica en las actitudes con respecto a Yasser Arafat. En febrero de 1999, por ejemplo, Arafat fue invitado a asistir al 47 ª Congreso anual patrocinado por National Prayer Breakfast en Washington. Al desayuno suelen asistir cada año más de 3.000 líderes políticos y religiosos, pero en esta ocasión la invitación de Arafat generó una considerable controversia. La Traditional Values Coalition, fundada por Pat Robertson y que representa a 40.000 iglesias, instó a los congresistas a boicotear el desayuno [87]. El ICEJ dijo que la asistencia al desayuno con Arafat sería “como orar con el mismo Satanás” [88]. A pesar de una considerable presión de los grupos pro-israelíes la invitación no fue retirada. La Casa Blanca a través del secretario prensa, Joe Lockhart, defendió la invitación. Se lamentó, “se hace cada año con espíritu de reconciliación. Y lo lamentable es que hay algunos que no entienden completamente el espíritu de reconciliación e inclusión “. [89] Pero me temo que esto se pone todavía peor…


Justificando la limpieza étnica de Palestina


Frecuentemente, la defensa de los cristianos sionistas de Israel lleva a negar a los palestinos los mismos derechos humanos básicos de los israelíes. Algunos incluso son reacios a reconocer la existencia de los palestinos como un pueblo distinto. Dave Hunt es el ejemplo típico de aquellos que equiparan a los palestinos con los filisteos antiguos, y el uso de la palabra Palestina es utilizado en un sentido totalmente peyorativo.


“El conflicto central en el Oriente Medio es hoy el problema del llamado pueblo palestino… ¿Palestinos? Nunca hubo un pueblo palestino, nación, lengua, cultura o religión. ¡La reivindicación de descendencia de un pueblo palestino que vivió hace miles de años en una tierra llamada Palestina es una broma! [90].


Basándose en la lógica de Hunt, presumiblemente los mismos argumentos podrían ser utilizados contra el derecho a la libre determinación de los ciudadanos de los Estados Unidos o incluso de varias docenas de naciones fundadas en el siglo XX. La historia de la persecución de los judíos ilustra la facilidad de denigrar un grupo “inferior” de personas o la negación de su existencia como pueblo diferenciado, pudiendo dar lugar a la racionalización de su erradicación.


En mayo del 2002, Dick Armey, el ex líder de la mayoría republicana, fue noticia al justificar la limpieza étnica de palestinos de los Territorios Ocupados. En una entrevista con Chris Matthews en la CNBC el 1 de mayo de 2002, Armey declaró que: “La mayoría de las personas que ahora pueblan Israel fueron trasladadas desde todas partes del mundo para que esa tierra se convirtiera en su hogar. Los palestinos pueden hacer lo mismo y estaremos contentos de trabajar con los palestinos en ello. No estamos dispuestos a sacrificar a Israel por la noción de un estado palestino… me conformo con que Israel tome toda la Ribera Occidental… Hay muchos países árabes que tienen cientos de miles de acres de tierra; la tierra, la propiedad y la oportunidad para crear un Estado palestino ” [91].a


Matthews dio Armey varias oportunidades para aclarar que él no estaba defendiendo la limpieza étnica de los palestinos de Cisjordania, pero Armey no estaba arrepentido. Cuando se le preguntó “¿Alguna vez le dijo a George Bush, el Presidente de su estado natal de Texas, que cree que los palestinos deben irse y abandonar Palestina y que esa era la solución? “, Armey respondió: “Probablemente estoy diciéndoselo en este momento… me conformo con que Israel ocupe esa tierra que ahora ocupan ellos, y que esas personas que han sido agresores de Israel se retiren a otra tierra” [92].


El punto de vista de Armey sobre que los palestinos deben ser “erradicados” es sólo el último de una serie de llamadas, en la corriente principal de EE.UU. y en los medios de comunicación del Reino Unido ,a la limpieza étnica de los palestinos de los Territorios Ocupados [93]. Mientras que tales actitudes racistas entre los cristianos sionistas hacia los árabes son comunes, como lo es la imagen de los palestinos como terroristas, más especialmente demonizados son los musulmanes.


Demonizar el Islam


Los sentimientos anti-árabes y la islamofobia se han convertido en lgo aún más ampliamente tolerado desde el 11 de septiembre de 2001. Estos puntos de vista han sido recientemente descritos como una forma de nuevo “Mc’Cartismo” [94]. En febrero del 2002, por ejemplo, Pat Robertson causó considerable controversia cuando describió al Islam como una religión violenta inclinada a dominar el mundo. También afirmó que entre los musulmanes estadounidenses se estaban formando células terroristas con el fin de destruir el país. Robertson hizo estas acusaciones en su club cristiano Broadcasting Network ‘700 ‘. Después de mostrar clips que mostraban a los musulmanes en Estados Unidos, el locutor, Lee Webb le preguntó a Robertson, “En cuanto a los inmigrantes musulmanes Pat, deja que te pregunte, si tienen tal desprecio por nuestra política exterior, ¿por que querrían vivir aquí? Robertson dijo: “Bueno, como misioneros, posiblemente, para difundir la doctrina del Islam… He discrepado con nuestro Presidente con respecto a su postura de decir que el Islam es una religión pacífica. Puesto que no lo es. Y el Corán lo deja muy claro, si usted ve a un infiel, usted debe matarlo… el hecho es que nuestras políticas de inmigración son tan sesgadas hacia el Medio Oriente y alejadas de Europa que han introducido estas personas entre nosotros y, sin duda, hoy hay células terroristas por todos lados” [95].


En el 2002 en la Convención Bautista del Sur [96] , celebrada en Florida, el ex líder de la convención nacional, el reverendo Jerry Viñes, pastor de 25.000 miembros de la First Baptist Church de Jacksonville, se llevó aplausos de varios miles de participantes de la conferencia de los pastores cuando describió a Muhammad como “un pedófilo poseído por el demonio” [97], tal inquina hacia los árabes, la denigración de los palestinos y el odio hacia el Islam, conduce invariablemente a los cristianos sionistas a oponerse también a cualquier solución pacífica del conflicto árabe-israelí que podría requerir u obligar a Israel a ceder territorio o a comprometer su seguridad.


Oponerse al Proceso de Paz


Mientras que los cristianos sionistas aprueban la reclamación unilateral de Israel de los territorios ocupados, se oponen a las aspiraciones de los palestinos a la autodeterminación, ya que creen que los dos son intrínsecamente incompatibles. Los sionistas cristianos han sido los más vociferantes en su oposición a la Hoja de Ruta para la Paz, iniciativa del gobierno de EE.UU., de las Naciones Unidas, de la Comunidad Europea y de Rusia. Hal Lindsey, por ejemplo, se lamentaba de “Yo tengo el corazón roto por la última etapa de la” hoja de ruta para la paz “, y lo describió como un lugar “odisea hacia el Holocausto ” [98]. Luego pasó a reprender al presidente de los EE.UU..


“Yo me sentía enfermo al ver a un bien intencionado presidente de Estados Unidos cristiano hablar incesantemente sobre su visión de un Estado Palestino y de un Estado Judío viviendo juntos en paz” [99]. En la Cumbre Interfaith Zionist Leadership, celebrada en Washington, en mayo del 2003, judíos y líderes sionistas cristianos se reunieron para estudiar la forma de convertir la “hoja de ruta” en una barricada. Gary Bauer llamó a la iniciativa del presidente “un plan satánico” [100]. Para muchos cristianos sionistas, las conversaciones de paz no son sólo una pérdida de tiempo, demuestran ser un desafío rebelde ante los designios de Dios. Tales certezas infalibles llevan a algunos cristianos sionistas a anatemizar a aquellos que no comparten sus premisas.


Forzar la mano de Dios


Los sionistas cristianos a menudo tratan de silenciar a los críticos con la amenaza de un castigo divino. Por ejemplo, recientemente Hal Lindsey dijo: “Mi gran temor es que el presidente Bush por ignorancia, conduzca a los Estados Unidos ante el juicio de Dios. Dios nos ha advertido que ha de juzgar a todas las naciones que han contribuido a separar a Israel de vivir en la tierra sobre la cual les dio su soberanía” [101].


Los cristianos no dejan ninguna duda sobre de qué lado hay que estar. En la edición del 1 de enero del 2002 del CBN 700 Club, Pat Robertson advirtió que si los EE.UU: “Quieren interferir con la profecía bíblica y quieren entrar y arrebatar Jerusalén Este a los Judios y dársela a Yasser Arafat… que el cielo ayude a nuestra nación… Si Estados Unidos toma Jerusalén Este y la convierte en la capital del Estado Palestino, entonces estamos pidiendo que la ira de Dios caiga sobre esta nación ” [102].


Robertson sugiere que incluso el asesinato de Rabin fue un acto de Dios, un juicio por su traición a su propio pueblo: “Esto es la tierra de Dios y Dios tiene palabras fuertes acerca de quien separe y divida su tierra. Los rabinos enviaron una maldición sobre Yitzhak Rabin cuando comenzó a dividir la tierra ” [103].


Tales pronunciamientos provenientes de los líderes cristianos de gran influencia parecen poco diferentes de los de los fundamentalistas musulmanes que piden una “guerra santa” contra Occidente. Karen Armstrong señala que el sionismo cristiano occidental evidencia el legado de las cruzadas. Fundamentalistas, según ella, “estamos volviendo a una cruzada religiosa clásica y extrema” [104].


7. Conclusiones: Las implicaciones políticas del sionismo cristiano


Hemos visto cómo el sionismo cristiano es un movimiento que tiene consecuencias políticas profundas y destructivas. El sionismo cristiano ha mostrado diferentes grados en su entusiasmo por la aplicación de seis convicciones teológicas que surgen de su lectura literal y futurista de la Biblia:


1. La creencia de que los judíos siguen siendo el pueblo elegido de Dios lleva a los cristianos sionistas a justificar la ocupación militar israelí de Palestina.
2. Como el pueblo escogido de Dios, la restauración final de los judíos en Israel es por lo tanto, fomentada y facilitada activamente a través de alianzas entre las organizaciones cristianas y la Agencia Judía.
3. Eretz Israel, como se expone en las Escrituras, pertenece exclusivamente al pueblo judío, por lo tanto, la tierra debe ser anexada, los asentamientos adoptados y reforzados.
4. Jerusalén es considerada como la capital eterna y exclusiva de los judíos, y no se puede compartir con los palestinos. Por lo tanto, estratégicamente, los gobiernos occidentales se deben de colocar bajo la presión de los cristianos sionistas para trasladar sus embajadas a Jerusalén y por lo tanto reconocer el hecho.
5. El Tercer Templo aún no se ha construido, el sacerdocio no se ha consagrado y los sacrificios no han sido restituidos. Los cristianos sionistas, en particular, creen que esto está profetizado, por lo cual, ofrecen distintos grados de apoyo a las organizaciones del Monte del Templo judío comprometidas a lograrlo.
6. Puesto que los sionistas cristianos están convencidos de que habrá una guerra apocalíptica entre el bien y el mal en un futuro cercano, no hay perspectivas de una paz duradera entre los judíos y los árabes. De hecho, defender el compromiso de Israel con el Islam o la coexistencia con los palestinos es identificarse con aquellos destinados a oponerse a Dios y a Israel en la inminente batalla del Armagedón.
Evidentemente, no todos los cristianos sionistas aceptan estos puntos de vista con el mismo grado de convicción o participación. Sin embargo, las consecuencias generales del apoyo incondicional al Estado de Israel, especialmente entre los evangélicos, es inherentemente patológica y destructiva.
En la primera gran conferencia internacional y ecuménica para examinar esta cuestión, celebrada en Jerusalén en abril de este año, bajo los auspicios de Sabeel, más de 600 delegados afirmaron una declaración que incluía lo siguiente:.
“Rechazamos las enseñanzas heréticas del sionismo cristiano que facilita y ayudan… una forma de exclusividad racial y la guerra perpetua en lugar del evangelio del amor universal, redención y reconciliación enseñado por Jesucristo“.
En lugar de condenar al mundo a la destrucción del Armagedón hacemos un llamamiento a todos a liberarse de las ideologías del militarismo y la ocupación, y en su lugar, seguir la curación del mundo…

Vamos a defender la justicia. ¿Podemos hacer otra cosa?. Sólo la justicia garantiza una paz que conduzca a la reconciliación y a una vida de seguridad y prosperidad para todos los pueblos de nuestra tierra. Al estar en el lado de la justicia, nos abrimos a la obra de la paz – y el trabajar por la paz nos hace hijos de Dios “.


Garth Hewitt ha escrito muchas canciones sobre la situación de la comunidad cristiana en Israel y Palestina. Uno de ellas, sobre la base de algunos versículos del Talmud judío, se llama “Ten measures of beauty God gave to the world“. Me gustaría terminar con una parte de esta oración.


“Que la justicia de Dios caiga como el fuego
y traiga un hogar para los palestinos.

Que la misericordia de Dios se derrame como lluvia
y protega al pueblo judío.

Y que los bellos ojos de un Dios Santo
que llora por sus hijos

Traiga la esperanza de curación para sus heridas
para los judíos y los palestinos.


Notas


1.- Mike Evans, Israel, America’s Key to Survival, (Plainfield, NJ: Haven Books), la última página, p. xv.
2.- Dale Crowley, ‘Errors and Deceptions of Dispensational Teachings.’ Capital Hill Voice, (1996-1997), citado en Halsell, op.cit., P5. Grace Halsell define al sionismo cristiano como una secta. Ver Halsell, op.cit., P. 31.
3.- Grace Halsell, ‘Israeli Extremists and Christian Fundamentalists: The Alliance’, Washington Report, December (1988), p31.
4.- Christians Call for a United Jerusalem’ New York Times, 18 April (1997)
5.- Halsell, Forcing, op.cit., p50.
6.- Halsell, Forcing, op.cit., p50.
7.- Grace Halsell, Prophecy and Politics, (Westport, Connecticut, Lawrence Hill, 1986), p 178.
8.- www.israelunitycoalition.com
9.- Stanley J. Grenz, The Millennial Maze, (Downers Grove, Illinois, InterVarsity, 1992), p92; Hal Lindsey, The Late Great Planet Earth, (London, Lakeland, 1970), pp43, 53-58; Hannah Hurnard, Watchman on the Walls, (London, Olive Press, 1950), pp11-12.
10.- Louis T. Talbot & William W. Orr, The Nation of Israel and the Word of God!, (Los Angeles, Bible Institute of Los Angeles, 1948), p8.
11.- Donald Wagner, ‘Evangelicals and Israel: Theological Roots of a Political Alliance’ The Christian Century, Noviembre 4, (1998), pp1020-1026.
12.- Jimmy Carter, The Blood of Abraham, (London, Sidgwick & Jackson, 1985).
13.- Speech by President Jimmy Carter on 1 May 1978, Department of State Bulletin, vol. 78, No. 2015, (1978), p4, cited in Sharif, op.cit., p136.
14.- Donald Wagner, ‘Beyond Armageddon’, The Link, New York: Americans for Middle East Understanding; Octubre-Noviembre, (1992), p5.
15.- Halsell, Prophecy., op.cit., p47
16.- Ibid.
17.- Ronnie Dugger, ‘Does Reagan Expect a Nuclear Armageddon?’ Washington Post, 18 Abril (1984).
18.- George Bush, Speech to the American Jewish Committee, Mayo 3, (2001)
19.- Michael Lind, ‘The Israel Lobby and American Power’ Prospect, Abril (2002), pp22-29; Halsell, Prophecy., op.cit.
20.- Israel Shahak, “Ability of U.S. Jewish Groups to set Clinton Agenda Depends on Media.” Washington Report, Junio 1995, pp. 10, 94.
21.- Publisher’s Page, Washington Report, Junio 1995, pp. 122.
22.- Ibid.
23.- Allan C. Brownfeld, ‘Fundamentalists and the Millennium: A Potential Threat to Middle Eastern Peace’ The Washington Report, Junio (1999), pp82-84.
24.- Donald Wagner, ‘Evangelicals and Israel: Theological Roots of a Political Alliance.’ The Christian Century, Noviembre 4, (1998), pp1020-1026.
25.- Brownfeld, op.cit., pp82-84.
26.- Wagner, ‘Evangelicals’, op.cit., pp1020-1026.
27.- www.nljonline.com
28.- Wagner, ‘Evangelicals’, op.cit., pp1020-1026.
29.- Brownfeld, op.cit., pp82-84.
30.- Jerry Falwell
31.- Las reuniones regulares entre los líderes cristianos sionistas y los funcionarios israelíes tienen lugar en Harvard Business School. En algún lugar a principios de 2002, los participantes incluyeron a Avigdor Itzchaki, el Director General del Gabinete Israeli, James Watt, ex-Secretario del Interior, Mike Evans y Richard Hellman de CIPAC. Entre los invitados también estaban Tony Campolo, James Dobson, Kenneth Copeland, Robert Schuller, Chuck Smith, Joyce Meyers, E.V. Hill y Marlin Maddoux.
32.- Citado en Prior, op.cit., p143.
33.- Hal Lindsey, ‘The UN & Israel’ International Intelligence Briefing, 29th Octubre (1998): Énfasis en el original.
34.- En Julio del 2001 el Consejo Rabínico de Judea, Samaria y Gaza, pidió a todos los rabinos a llevar a sus comunidades a visitar el Monte del Templo. Esta fue la primera vez que un grupo de rabinos que representan una proporción significativa de la comunidad religiosa judía había decidido que era permisible para los judíos ascender al Monte del Templo. Anteriormente esto había sido prohibido por los judíos ortodoxos. Los rabinos también pidieron al Consejo Yesha de asentamientos judíos de organizar visitas masivas al Monte del Templo de los judíos de la derecha más religiosa de los asentamientos . . Ver N. Shragai, ‘Rabbis call for mass visits to Temple Mount,’ Ha’aretz, 19 July (2001).
35.- ‘Open Letter to Evangelical Christians from Jews for Jesus: Now is the Time to Stand with Israel.’ The New York Times, 23 Octubre (2000).
36.- Michael Lind, ‘The Israel Lobby’, Prospect, April (2002).
37.- Wagner, Anxious., op.cit., p107.
38.- Lind, op.cit.
39.- Ibid.
40.- Ibid.
41.- Ibid.
42.- Shirley Eber, ‘Getting Stoned on Holiday: Tourism on the Front Line’. In Focus: Tourism Concern. 2, Otoño (1991), pp4-5.
43.- Glen Owen ‘Tourists warned to avoid flashpoints.’ The Times, 14 Agosto (1997), p2.
44.- Don Wagner, ‘Beyond Armageddon’. The Link (Americans for Middle East Understanding) Vol. 25 No. 4 Octubre/Noviembre (1992) p. 3.
45.- ‘Aliyah’ significa ‘subir’ y se utiliza para describir la peregrinación a Jerusalén. El gobierno de Israel resta importancia a la participación de los cristianos en llevar judíos desde la antigua Unión Soviética. Brearley afirma que sólo el 2% del presupuesto de la Agencia Judía de ‘puente aéreo’ para los inmigrantes soviéticos ha sido aportados por los sionistas cristianos. Esto sólo incluye las donaciones hechas directamente a la Agencia Judía. Margaret Brearley, ‘Jerusalem for Christian Zionists’ in Jerusalem, Past an d Present in the Purposes of God, edited by P.W.L. Walker (Croydon, Deo Gloria Trust, 1992), p112. Ver www.christiansforisrael.org
46.- www.christiansforisrael.org
47.- Patricia Golan, ‘On Wings of Faith’ Jerusalem Post, 20 Diciembre 2001.
48.- Ibid.
49.- Wagner, op.cit., p108; Golan, op.cit.
50.- David Allen Lewis, ‘Christian Zionist Theses’, Christians and Israel, (Jerusalem, International Christian Embassy, Jerusalem, 1996), p9.
51.- Bridges for Peace ‘The Golan Heights Déjà vu’, Despatch from Jerusalem, Septiembre (1999), pp10-11.
52.- ‘Israeli Settlements in the Occupied Territories’ Foundation for Middle East Peace, Marzo (2002). FMEP da una lista de 190 asentamientos con una población total de 213.672 en Cisjordania y Gaza; 170.400 en Jerusalén Este, y 17.000 en los Altos del Golán, lo que hace un total de 401.072 colonos basado en cifras de 2001.
53.- www.cfoic.com
54.- Ibid.
55.- Wagner, Anxious, op.cit., p108.
56.- International Christian Embassy; ‘Life in the Settlements’, Word from Jerusalem, Mayo (2002), p7.
57.- International Christian Embassy, ‘Bulletproof Bus for Efrat’ appeal, Word from Jerusalem, Mayo (2002).
58.- Bridges for Peace, ‘New Life on the Farm’ Despatch from Jerusalem, Enero (2000), p5.
59.- Donald Wagner, Anxious, op.cit., p108.
60.- ‘Bill to re-locate the United States Embassy from Tel Aviv to Jerusalem’
61.- Middle East Realities ‘Lie of the Week’ MiddleEast@aol.com , 01/11/95
62.- Donald Neff, ‘Congress has been irresponsible on the issue of Jerusalem’, Washington Report, Enero (1998), pp90-91.
63.- ‘Christians Call for a United Jerusalem’ New York Times, 18 Abril (1997)
64.- Ibid.
65.- Jerry Falwell Ministries, ‘Keep Jerusalem Free Petition,’
66.- Brickner, Future, op.cit., p137.
67.- Lindsey, Planet, op.cit., p156; Final, op.cit., p103.
68.- Rich Robinson, ‘Israeli Groups Involved in Third Temple Activities’ Jews for Jesus Newsletter 10, (1993).
69.- Nadav Shragai, ‘Dreaming of a Third Temple’, Ha’aretz, 17 Septiembre (1998), p3, citado en Price, Coming, op.cit., p417.
70.- Sam Kiley, ‘The righteous will survive and the rest will perish’ The Times, 13 Diciembre (1999), p39.
71.- Grace Halsell, ‘The Hidden Hand of the Temple Mount Faithful’ The Washington Report, Enero (1991), p8.
72.- Randall Price incorrectamente atribuyó la historia al Time cuando realmente apareció en Newsweek. Él también escribe mal uno de los nombres del contribuyente. Price, Coming, op.cit., p375. ‘Red Heifers’ New York Times, 27 Diciembre (1998), citado en Halsell, Forcing, p65.
‘Poco después de esto, el Rev. Lott (que también es un ganadero de profesión) llegó a poseer una vaca roja que cumplió con todos los requisitos bíblicos del capítulo 19 de Números. Desde ese momento histórico, 11 de noviembre de 1994, Dios milagrosamente dio a conocer su plan divino para la restauración de Israel, a la Iglesia. El Espíritu Santo ha trabajado durante este tiempo para revelar a los ministros apostólicos y laicos la necesidad de unificar sus esfuerzos con el fin de ver este movimiento hacia adelante, tanto en Espíritu como en lo material. El 11 de agosto de 1998 Israel estaba a la espera de recibir de Canaan Land Restoration, 500 cabezas de novillas registrados por Red Angus Heifers.’ Joe Atkins, ‘Biblical mystery of the red heifer affects farmer in Mississippi’ The Daily Mississippian, 23 de julio (1998), Ethan Bronner, ‘Portent in a Pasture? Appearance of Rare Heifer in Israel Spurs Hopes, Fears’, The Boston Globe, Sunday, Abril 6, (1997), pp1, 22.
73.- Kendall Hamilton, Joseph Contreras & Mark Dennis, ‘The Strange Case of Israel’s Red Heifer,’ Newsweek, Mayo 19, (1997).
74.- Jeremy Shere, ‘A Very Holy Cow’ Jerusalem Post, Mayo 25, (1997).
75.- Halsell, Prophecy, op.cit., p106.
76.- Lawrence Wright, ‘Forcing the End’, Frontline.
77.- Cited in Halsell, Forcing, op.cit., p100.
78.- Julia Duin, “Zionists meeting brands ‘road map a heresy’ The Washington Times,.
79.- Mike Evans, Israel, America’s Key to Survival, (Plainfield, New Jersey, Haven Books, 1980), back page, xv.
80.- Noah Hutchings, U.S. in Prophecy, (Oklahoma City, Hearthstone Publishing, 2000); Arno Froese, Terror in America, Understanding the Tragedy, (West Columbia, Olive Press, 2001); Mark Hitchcock, Is America in Prophecy? (Portland, Oregon, Multnomah, 2002); Hal Lindsey, Where is America in Prophecy? video (Murrieta, California, Hal Lindsey Ministries, 2001).
81.- Michael Lienesch, Redeeming America: Piety and Politics in the New Christian Right, (Chapel Hill, North Carolina, University of North Carolina, 1993), p197.
82.- Simon, op.cit., pp71-72.
83.- Bennett, op.cit., p23.
84.- Ibid., p21.
85.- Ibid., p23; John Laffin, The Arab Mind, (London, Cassell, 1975), p70.
86.- Charlotte Observer, 16 Octubre (2000).
87.-Christian Daily News, 4 Febrero, (1999)
88.- Ibid.
89.- Ibid.
90.- Dave Hunt, ‘O Jerusalem, Jerusalem.’ TBC, Septiembre 2000.
91.- Dick Armey, ‘Hardball with Chris Matthews’, CNBC, 1 Mayo (2002), citado en ‘Republican Party Leader calls for Ethnic Cleansing of Palestinians on Prime Time Talk Show’ The Electronic Intifada.
También ver ‘Rep. Dick Armey calls for Ethnic Cleansing of Palestinians’ Counterpunch editado por Alexander Cockburn y Jeffrey St. Clair. Dick Armey and his family are members of Lewisville Bible Church, Lewisville, Texas.
92.- Ibid.
93.- Charles Krauthammer, ‘Mideast Violence: The Only Way Out’, Washington Post, 15 Mayo (2001); Emmanuel A. Winston writing in USA Today called for the ‘resettling the Palestinians in Jordan’ USA Today, 22 Febrero (2002); John Derbyshire, ‘Why don’t I care about the Palestinians?’, National Review, 9 Mayo (2002); Clarence Wagner, ‘Apples for Apples, Osama Bin Laden and Yasser Arafat’, Dispatch from Jerusalem, Mayo (2002), p1, 6, 17.
94.- Un término acuñado por William Safire, un ex redactor de discursos de Nixon y republicano conservador que pensaba George Bush padre no era lo suficientemente pro-Israel. Citado Lind, op.cit.
95.- Alan Cooperman, ‘Robertson Calls Islam a Religion of Violence, Mayhem.’ Washington Post. 22 Febrero (2002), pAO2.
96.- The Southern Baptist Convention es una coalición de 42,000 iglesias con 16 millones de miembros. Desde 1980 se han ido convertido cada vez en más fundamentalista. Ver www.sbcannualmeeting.org
97.- Richard Vara, ‘Texas secession rumor, attacks on Islam mark Baptist meeting’, Houston Chronicle, 10 Junio (2002); Alan Cooperman, ‘Anti-Muslim Remarks Stir Tempest’, Washington Post 19 Junio (2002). De acuerdo con Cooperman, el recién elegido presidente de Southern Baptists, el Rev. Jack Graham defendió discurso Vine como “exacto’.
98.- Hal Lindsey, ‘If the blind lead the blind.’ WorldNetDaily.com 5 Junio 2003.
99.- Ibid.
100.- Duin, op.cit.
101.- Lindsey “Blind” op.cit.
102.- Howard Mortman, ‘Don’t ignore Pat Robertson’, The Frontline, 7 Enero (2002).
103.- Pat Robertson, ‘Pat answers your questions on Israel,’ 700 Club, Christian Broadcasting Network.
104.- Karen Armstrong, Holy War, The Crusades and Their Impact on Today’s World, (London, Macmillan, 1988), p377.
*Stephen Sizer es pastor anglicano, autor, productor de tv y reportero gráfico.

Der vergessene Gigant

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Der vergessene Gigant

von Robin Classen

Ex: http://www.blauenarzisse.de

Gerne setzen Patrioten auf Russland oder China als Alternative zur nationalen und internationalen US-​Dominanz. Dabei gibt es einen weitaus besseren außenpolitischen Partner, meint Robin Classen.

In diesen Tagen blickt die Welt angespannt auf die Ukraine: Dort nimmt der Stellvertreterkonflikt zwischen Russland und den USA langsam wieder an blutiger Fahrt auf. Auch der IS steht weiter im Fokus des öffentlichen Interesses.

Die größte Demokratie der Erde

Etwas in den Hintergrund geriet jedoch der Besuch von US-​Präsident Barack Obamas in Indien Ende Januar. Es handelt sich um ein Land, dem geopolitisch auch in Deutschland viel zu wenig Aufmerksamkeit geschenkt wird. Dabei ist Indien nicht nur eines der größten Länder der Welt, sondern beherbergt auch unvorstellbare 1,2 Milliarden Menschen. Es ist damit die größte Demokratie der Erde.

Im IT– und Pharmazie-​Sektor hat das Land längst internationale Spitzenqualität erreicht. Und auch anderweitig geht es seit dem langsamen Ausstieg aus dem Sozialismus bergauf: Indien gehört längst zu den zehn größten Volkswirtschaften der Erde. Kein Wunder also, dass Obama den Kreis seiner asiatischen Partnerländer – neben Südkorea und Japan – um das Riesenreich erweitern will. Bei den jetzigen Verhandlungen geht es vornehmlich darum, dass die USA gerne die veraltete russische Atomtechnik im Land ersetzen würden. Milliardenaufträge für US-​Unternehmen stehen im Raum.

Die USA und China werben um Indien

Auch im Anti-​Terror-​Kampf und vor allem bei der Verteidigung soll stärker kooperiert werden. Die Ausgaben für letztere wurden von der indischen Regierung gerade erst um 15 Prozent erhöht. Laut der Welt besitzt Indien zugleich die international größte Artillerie-​Streitmacht.

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Indien verspricht sich seinerseits von den USA Unterstützung bei dem Streben nach einem ständigen Sitz im UN-​Sicherheitsrat. Das würde eine enorme weltpolitische Aufwertung bedeuten. Doch China will ein Bündnis zwischen den USA und Indien unbedingt verhindern. Ihm allerdings Konflikte mit letzteren in Sri Lanka, Bangladesch und Nepal im Weg. China unterstützt beispielsweise die Regierung Sri Lankas im Kampf gegen die Tamilen. Es darf dafür einen weiteren Hafen in seine „Perlenkette“ aus geopolitisch und wirtschaftlich wichtigen Häfen einreihen – auch in Bangladesch steht mittlerweile einer.

Indien ist schon ähnlich eingekreist wie Russland von Seiten der NATO. Kein Wunder, dass sich die Sympathien zueinander in Grenzen halten. Zumal auch noch um eine indische Provinz gestritten wird, die China als Süd-​Nepal ansieht. Doch China will Indien nicht an die USA verlieren – und bot daher im September 2014 Investitionen im Umfang von 20 Milliarden Dollar an.

Nicht jeder Gegner der USA ist unser Freund

Angesichts dieser Ouvertüren von allen Seiten lehnt sich das seit 2014 unter dem Premierminister und Hindu-​Nationalisten Narendra Modi neu erstarkte Indien zurück und genießt. Für eine geopolitische Seite entscheiden wird sich das Land nicht so schnell. Das muss es auch gar nicht, solange die globalen Konfliktlinien nicht direkt vor der Haustür verlaufen. Indien hat zudem noch regional mit der islamischen, terrorgeplagten Atommacht Pakistan einen regionalen Gegner.

Von Deutschland aus halten sich die Offerten sowohl von der etablierten als auch von der alternativen Politik eher in Grenzen. Die Etablierten betreiben sowieso keine Geopolitik, sondern halten sich sklavisch an die von den USA vorgegebene Richtung. Andere – links wie rechts – sind der absurden Vorstellung verhaftet, die Auswüchse der US-​Außenpolitik seien nicht etwa die logische Konsequenz des Großmachtdaseins. Stattdessen meinen sie das Ergebnis einer von dunklen Kreisen herbeigeführten, besonderen Boshaftigkeit der USA zu erkennen. Jeder ihrer Gegner soll aus dieser abstrusen Perspektive automatisch unser Freund sein. Auf Grund dieser Denkweise blieb das eher neutrale Indien meist außen vor. Oder es wurde im holzschnittartigen Weltbild dieser Personen als chinesisches Anhängsel betrachtet.

Deutschland: In Indien sehr geschätzt

Für Anhänger eines neutralen, souveränen und ungebundenen Deutschlands als mitteleuropäischer Friedensmacht, wie ich es bin, ist das ebenfalls ungebundene Indien hingegen ein idealer Partner im asiatischen Raum. Gerade der Nationalist und Islamkritiker Modi ist ein Garant für eine positive Entwicklung des Riesenreichs und eine erfrischende, charismatische Gestalt auf der internationalen Bühne.

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Indien genießt zudem mit seinen Gurus, seiner reizvollen Kultur und deren Derivaten wie dem westlichen Entspannungs-​Yoga einen guten Ruf in Deutschland. Umgekehrt wird Deutschland auf Grund des gemeinsamen indogermanischen Erbes als Brudernation gesehen und für seine wirtschaftliche Potenz verehrt. Deutschkurse an zahlreichen Schulen erfreuten sich – bis zu ihrer Abschaffung zugunsten der Klerikersprache Sanskrit – größter Beliebtheit.

Die Voraussetzungen für eine vertiefte Zusammenarbeit wären also vorhanden. Wenn Deutschland sich aus den Fängen der USA befreien und dann nicht gleich wieder in die Russlands oder Chinas springen würde, sollten Berlin und Neu-​Delhi mal telefonieren. Dringend.

Presseschau, Februar 2015: KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

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Presseschau, Februar 2015: KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES
 
(Video)
Eröffnung 2019 geplant
Wiederaufbau des Berliner Stadtschlosses
 
(Interessanter Artikel des SPIEGEL aus dem Jahr 1959 zur DDR-Bauplanung mit dem Titel "Wider Preußens Gloria")
 
(Video)
Spessart und Karwendel
Die Bombardierung Nürnbergs vor 70 Jahren
 
(Video)
Topographie (1982)
Die Farbe
 
Jan Gehl im Interview
„Die Menschen in Bewegung setzen“
Jan Gehl ist der Mann hinter dem Boom seiner Heimatstadt Kopenhagen, dem Umbau Moskaus und der Wiederbelebung Manhattans. Früher wurde er belächelt. Heute gilt er als einer der einflussreichsten Stadtplaner der Welt. Dabei stellt er nur eine einfache Frage: Wie wollen wir eigentlich leben?
 
Dämmungslos, hemmungslos
Der Architekt Konrad Fischer erreicht eine schillernde Prominenz mit seinem Protest gegen Wärmedämmung. Zu dieser ist ihm jeder Vergleich recht – selbst der mit dem Nazi-Völkermord
 
Dogmenwechsel: gut statt neu!
Das Dogma der „Zeitgenossenschaft“ führt zu einem ständigen Neuheitenzwang. Aber Häuser sollen 100 Jahre lang gefallen, statt zehn Tage lang modisch aktuell und danach ein Ärgernis zu sein | Text: Tobias Nöfer
 
(Neu eröffnete modernistische Wirtschaftsuniversität Wien schon heute lebensgefährlicher Bauschrott)
Wieder Platte von WU-Fassade gestürzt
 
Virginia
Diebe stehlen komplette Heizanlage aus Kirche
 
Ausstellung im Schloss Heringen
Hermann Hendrich [2K]
 
Neues Rundbild im Asisi-Panometer zeigt Dresden nach der Zerstörung 1945
 
Gleichberechtigung
Japaner verklagt Frauen-Uni wegen Diskriminierung
 
Nach Lesbenkuss
Wien schämt sich für Café Prückel
Weil sie sich küssten, wurde ein lesbisches Paar in einem Traditionscafé des Lokals verwiesen. Die Wiener sind empört, der Vorfall schlägt nun internationale Wellen – ausgerechnet kurz vor dem European Song Contest.
 
Café Prückel wegen 2000 Küssender geschlossen
Das Lokal reagierte mit Ruhetag auf die Kundgebung. Die Demonstranten zelebrierten die Farben des Regenbogens.
 
Proteste: Prückel wurde beschmiert
Nicht nur das Image des Cafe Prückel, auch das Gebäude selbst ist angepatzt. Noch vor der Demo wegen des Rauswurfs von küssenden Frauen wurde die Fassade beschmiert. Die Veranstalter der Demo distanzierten sich von dem Vandalenakt.
 
Französisches Gericht entscheidet 
Eltern dürfen ihre Kinder nicht "Nutella" und "Erdbeere" nennen
 
Tageszeitungen: Warum sich die Leser abwenden
 
»Das finde ich furchtbar«: ARD kapituliert vor der Kritik eines Zuschauer-Vereins
 
(Ein russischer Ex-Minister und Bankchef plaudert über die Manipulation der Massen)
Man versucht uns absichtlich dumm zu halten. Herman Gref
 
Geschäft mit vorgetäuschter Diskriminierung
 
Dieter Hallervorden hat Ärger wegen "Mohrenstraße"
 
Endstation Mohrenstraße
 
Harald Martenstein
Ein Wort zum Thema Mohrenstraße in Berlin
 
Indianerkostüm sorgte für Shitstorm
 
(der Text unten, nicht das Dschungelcamp-Video oben)
(Lasche Justiz, ein Beispiel)
Offenbach
Automaten-Aufbrüche in der Region: Offenbacher Firma Hofmann bestückt in fast ganz Süddeutschland die Stationen
 
Maritime Wirtschaft: Forscher entwickeln Frachter mit Windantrieb
 
Laien, Frust und Selbstformung
Gedanken zur Organisationsstruktur
 
Neuer Roman von Houellebecq: Islamisierung Frankreichs
 
(Neuer Roman von Houellebecq)
Buchbesprechung „Unterwerfung“
Was nach Hollande kommt
 
"Soldaten des Lichts"
"In ewiger Liebe"
Bei einem der Geiselnehmer lag ein Buch der Islamistin Malika El Aroud. War es das Drehbuch des Terrors?
 
Ernst Nolte zum Dank
 
Plan B
Revolution des Systems für eine tatsächliche Neuordnung
von Andreas Popp und Rico Albrecht
 
(Der deutsche Michel verschwindet)
Michelalarm
 
Herz aus Stahl: Tarantino ohne Waltz
 
Nazi-Alarm im Tatort “Hydra”
 
(10 Jahre alt, aber immer noch amüsant)
Gerhard Polt – Toleranz
 
Linke Musik für Rechte III

 

vendredi, 06 février 2015

US-Cuban Rapprochement

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US-Cuban Rapprochement: Remedy to the Growing Isolation of the US in Latin America?

Mahdi Darius NAZEMROAYA

Ex: http://www.strategic-culture.org

 

It is important to pay attention to the events in Latin America. Not only are the events there indicative of regional changes, but they are also indicative to events in Eurasia. The US decline in the Middle East and Washington’s increasing tensions with the Russian Federation and the People’s Republic of China are playing out in the Caribbean, Central America, and South America.

US Rapprochement with Cuba

Havana and Washington announced that they were going to respectively reopen their embassies in one another’s capitals on December 17, 2014. After secret negotiations that were facilitated by the Canadian government and Vatican City, the last three of the Cuban Five—Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, and Ramón Labañino—were freed in exchange for the US agent Alan Gross. Not long after the Cuban government also released several Cuban prisoners at the request of Washington as part of the agreement struck between Havana and Washington for rapprochement.

There are multiple factors behind the US move to normalize relations with Cuba, but one of the most important factors is that the political establishment in the Washington Beltway realized in 2013 that the US was increasingly losing influence in the Western Hemisphere. The Community of Latin American and Caribbean States (CELAC), which by design excludes the US and Canada, has increasingly sidestepped the Organization of American States (OAS). Even attempts to reinvigorate the OAS, which Washington uses as a panel of influence in the Western Hemisphere, have failed. In this regard, the Cubans flatly refused in 2009 to normalize their participation in the OAS after they were invited back into the pan-American organization.

South of Cuba, Argentine and Brazilian cooperation with China, India, Iran, Russia, and other independent powers has intensified. Inversely, Argentine and Brazilian relations with the US have declined. The two South American giants openly sided with the Chinese, Iranians, and Russians against US plans to bomb Syria in 2013 and joined ranks with Russia, India, China, Indonesia, and South Africa against the US, Britain, France, Canada, Saudi Arabia, Turkey, and their allies at the September 2013 G-20 Summit held in the Russian city of St. Petersburg [1]. 

Tensions between the US and Brazil and Argentina

Not only was Washington challenged on its war plans against Syria by most of Latin America and the independent strata of the international community in 2013, but the US began to be challenged even more openly by the South American giants Argentina and Brazil. Brasilia has not hidden its anger over the fact that the US has used its surveillance agency the National Security Agency for industrial espionage against Brazil and to monitor Brazilian political leaders. [2] While there has been an attempt to whitewash this by the US government and mainstream media outlets, US espionage against the Brazilians has widened the chasm of differences between the Washington and the Portuguese-speaking South American giant.

In 2013, at about the same time that the US government was challenged about Syria at the G-20 Summit, Brazilian President Dilma Vana Rousseff would denounce Washington and its intelligence agencies. President Rousseff would condemn the US for violating international law in front of the entire United Nations. [3] Not only were Washington’s claims of using surveillance and spying practices only for security reasons and against enemies proven to be false, but the revelations of US spying further exposed the criminal and degenerating nature of US foreign policy. In a visible gesture to US elites demonstrating Brazilian resentment, Brasilia rejected giving the US company Boeing a lucrative contract to replace its fighter jets. [4] Instead the Swedish company Saab was given the $4.5 billion (US) contract. [5]

Washington opted to keep silent when confronted by Brazil. This was also the case in 2014 when the US government was openly challenged by Argentina. Speaking during a televised broadcast from the Casa de Gobierno, Argentine President Cristina Fernández de Kirchner accused the US of wanting to assassinate her or toppled her government via regime change in Buenos Aires on September 30, 2014. [6] Hours after the US Embassy in Buenos Aires issued a security warning to US citizens either already inside or traveling to her country, she told the people of Argentina that that «if something happens to me, don’t look to the Mideast, look north» to the US government. [7]

Madame Kirchner’s statements were a visible signal of the deterioration of relations between Argentina and the US as a result of US machinations to manipulate Argentinean policy by exploiting Argentina’s debt through a group of bond holders known as the vulture funds. Early in the same month as her television address accusing the US of having nefarious plans against Argentina, President Fernández de Kirchner and Argentina opted to address «economic terrorism» at the UN as the most malignant force in the world instead of the mythical terrorists that are constantly reinvented and rebranded by the US and its allies to wage their war of conquest.

Madame Kirchner even diplomatically challenged the US at a high-level meeting of the UN Security Council that was held on September 24, 2014. After UN Security Council Resolution 2178 was unanimously passed, Kirchner reminded President Obama and his delegation that the terrorist the gathered world leaders were addressing were called «freedom fighters» by Washington just a year earlier in 2013 and Washington’s «War on Terror» has actually helped increase terrorism instead of reducing it. She finished by saying that Argentina was under siege by the vulture funds while her country was working to develop its energy resources and become an energy exporter.

Not only was Cristina Fernández de Kirchner diplomatically alluding to the US delegation that she knew that the US was using the vulture funds as leverage against Argentina, she also said she knew it was linked to petro-politics. To the anger of NATO member Spain, Argentina had taken back control of Yacimientos Petrolíferos Fiscales (YPF), its national energy company, from the Spaniard oil conglomerate Repsol on March 3, 2012. One of the reasons for this was that Argentina planned on developing its shale oil and natural gas reserves with hydraulic fracking. Argentina, however, upset the US by decided to do this with the help of the Russians. It is in this context that Russian President Vladimir Putin had visit Argentina two months earlier and announced that Moscow and Buenos Aires were strategic partners after signing an entire package of agreements, including information, energy, and military cooperation deals, with the Argentines on July 12, 2014. [8] It was no coincidence that a Putin and Kirchner jointly inaugurate the maiden broadcast of Russian news channel RT en Español in Argentina on October 9, 2014. [9] A few days after Madame Kirchner challenged the US at the UN, Moscow and Buenos Aires signed «an important bilateral energy contract for Gazprom to cooperate with YPF to explore and develop Argentina’s natural gas reserves.» [10] According to Reuters, the «Gazprom deal would be the second major investment for Argentina after Chevron Corp agreed last year to invest $1.24 billion into the promising Vaca Muerta [despoits]» in South America’s southernmost region of Patagonia. [11] This is why President Fernández de Kirchner has commented the vulture funds «look a lot like the eagles of empires.» [12]

2014 Saw a Failed Coup in Venezuela

It should be noted that the renewal of Cuban-US relations by Washington took place almost one full year after the US-supported anti-government riots failed to bring about regime change Venezuela again. 

After the Coalition for Democratic Unity (MUD) candidate Governor Henrique Capriles Radonski—a wealthy lawyer that became the governor of Miranda in 2008 who has openly called for the reversal of Chavista policies and the cancellation of Venezuelan ties with Cuba, China, Iran, and Russia—lost the April 2013 presidential elections to Nicolás Maduro Moros, the MUD refused to admit defeat and unceremoniously alleged fraud. The unraveling of events went thus: «With the initial support of the US government, Governor Capriles refused to accept the results even after an audit of more than half the votes was conducted through his insistence. Capriles then demanded that all the votes be recounted, which was accepted by the National Electoral Council. Capriles, however, made additional demands including a call for the full audit of the voter registry and essentially a retracing of all the votes cast (not merely a vote count). Even when the National Electoral Council with great hardship tried to meet his increasing demands and did verify that Maduro won the election fairly, Governor Capriles refused to admit defeat and said that the election was a hoax. Even the US government was forced to back down from supporting him.» [13]

Instead Capriles and the MUD incited street violence in Caracas and other Venezuelan cities. Using the opposition’s ownership of most the Venezuelan media, a distorted image of the protests was presented and the MUD misled some Venezuelan citizens with legitimate grievances about crime and inflation into supporting its attempts to remove President Maduro. Trying to win international opinion, at the same time doctored images were circulated by the anti-government forces. The anti-government forces and their supporters also used Argentine, Brazilian, Bulgarian, Chilean, Egyptian, Greek, and Singaporean protest pictures where security forces were confronting protesters. Using these pictures, they dishonestly claimed that the photographs were evidence that government in Caracas was using brute force against peaceful protesters.

A good and bad cop strategy was used by the opposition. Capriles started a dialogue with Maduro to get concessions, while pressure was exerted from the street riots by the convicted embezzler Leopoldo Lopez Mendoza and the US-funded Maria Corina Machado, two opportunists that signed were involved with the US-supported military coup in 2002 signed the Carmona Decree that suspended democracy and democratic institutions in Venezuela. Not only did Lopez support a suspension of democracy, «he was also a key figure in instigating the anti-government protests and violence in front of the Miraflores Palace that was used as a pretext to declare Chavez illegitimate.» [14] Their tactics were the same in 2014 as in 2002: pushing for bloodshed and a loss of life by planting gunmen that would start firing at the security forces among protesters. This is an approach that is best described as follows: «[The aims are] to instigate violence and a loss of human life as a tactic to delegitimize the Venezuelan government and to justify the mainstream opposition’s strategy to work outside of any democratic framework. It cannot be emphasized enough that their aims are to increase political chaos and to disrupt Venezuela’s political stability with the goal of creating a vacuum to justify acting outside of the democratic framework of elections.» [15]

This is exactly what happened in 2002. After nineteen people died, the opposition-controlled media constructed a false narrative to present the coup to the people and the international community as a noble reaction against a brutal government that had lost all legitimacy by killing its own people. The above events in Venezuela—from the good cop and bad cop strategy to the instigation of violence and media deceptions—are almost a cut-and-paste model of EuroMaidan in Ukraine.

Washington is Refocusing on Latin America

Washington is worried that the Kremlin could reciprocate the US and NATO military buildup in Eastern Europe by initiating their own military movements in the Western Hemisphere. The Pentagon has been concerned that the Kremlin could establish a permanent military presence in the Gulf of Mexico from places like Maiquetia in Venezuela with Russian strategic nuclear assets as an answer to Pentagon moves on the borders of Russia and the Collective Security Treaty Organization. Although it was denied shortly after by the Kremlin, during the same 2014 tour in which he visited Argentina, it was reported that Putin had made a deal with Havana to reuse the Russian signals facility in Lourdes that it abandoned in 2001 so that Russia could monitor the US. [16]

The US has anxiously been watching as the Chinese lead the construction of the Grand Canal of Nicaragua and while the Farabundo Martí National Liberation Front (FMLN) in El Salvador carefully reaches out to Beijing and Moscow; El Salvador is already a quasi-member of the Bolivarian Bloc through joint projects between Cuba, Venezuela, and FMLN-controlled structures such as the Intermunicipal Energy Association for El Salvador (ENEPASA) which owns ALBA Petróleos with Caracas. Although incomplete, the title of an article published by Forbes says a lot about what is happening: «As The US Sleeps, China Conquers Latin America.»14 In this regard, there should be no mistake about it: the US is trying to reassert itself in Latin America and the Caribbean. Not only is Washington trying to push out competitors like Russia and China, it is also trying to abate the rise of the Argentineans and Brazilians as world powers. Furthermore it wants to dissolve or control the Bolivarian Bloc and undo its work through ALBA.

Targets for Regime Change: Venezuela and Argentina

Both Havana and Washington think that they can manage and capitalize from Cuban-US rapprochement and not be manipulated by the other side. In regards to Cuba, a wing of the US foreign policy establishment—as well as opponents of the Cuban government working in US think-tanks—believes that the United States can co-opt Cuba and entrenching it into Washington’s orbit through trade and economic reforms that will change Cuba’s normative system. [17] 

Elite opinion in Washington, however, still believes that the US can re-conquer Latin America and the Caribbean. This is why Venezuela and Argentina are US targets. Regime change in both Buenos Aires and Caracas is part of a global strategy. Even the energy war that includes price drops target Argentina and Venezuela simultaneously with Washington’s rivals in Eurasia. With the manipulated price drop in energy prices—which hurts US rivals like Iran, Russia, and Ecuador—the Venezuelan government has had to make cuts in its budget while Argentina’s ambitions to become an energy exporter with Russian help are now in question.

In Venezuela, the price in energy prices is hurting the economy and the Venezuelan government’s ability to sustain its social programs. The economic problems being caused by the energy price drops is being used by the US-supported opposition to stoke the flames of sedition in Venezuela again with the hopes of renewing anti-government protests in 2015. Regime change is still on the drawing board in Caracas. 

South of Venezuela, pressure has been renewed on the Argentine government using the death of Alberto Nisman on January 18, 2015. Nisman, who had been investigating the bombing of a building belonging to the Argentine Israelite Mutual Association (Asociación Mutual Israelita Argentina; AMIA) for ten years as a special prosecutor, was found dead with a gunshot wound to the side of his head in the bathroom of his locked apartment on January 18, 2015. [18] Before he died, it was revealed that he has been working with elements of Argentina’s Secretariate of Intelligence to build a case against President Kirchner that would have probably been used to remove the government. [19] Like the vulture funds, his death and the politicization of the AMIA case are being used as a pretext for US interference in Argentina’s affairs. 

NOTES
 
[1] Joe Murphy, «Divided they stand: G20 ends with East and West still split over Syria action», Independent, September 7, 2013; Matt Spetalnick and Alexei Anishchuk, «Obama rejects G20 pressure to abandon Syria air strike plan», Reuters, September 6, 2013.
[2] Julian Borger, «Brazilian president: US surveillance a ‘breach of international law,’» Guardian, September 24, 2013; Daniel Trotta, «At U.N., Brazil’s Rousseff blasts U.S. spying as breach of law», Reuters, September 24, 2013.
[3] Ibid.
[4] Alonso Soto and Brian Winter, «Saab wins Brazil jet deal after NSA spying sours Boeing bid», Reuters, December 18, 2013.
[5] Ibid.
[6] Daniel Merolla, «US could topple my government, kill me: Argentina’s Kirchner», Agence France-Presse, October 1, 2014.
[7] Ibid.; Bureau of Diplomatic Security, US Department of States, «Security Message for U.S. Citizens: Buenos Aires (Argentina), General Security Awareness», September 9, 2014:
[8] «Russia, Argentina sign several documents on strengthening cooperation», ITAR-TASS, July 13, 2014.
[9] Mahdi Darius Nazemroaya, «Eagles of Empire and economic terrorism: Are vulture funds instruments of US policy?» RT, October 24, 2014.
[10] Ibid.
[11] «Argentina says natural gas deal reached with Russia’s Gazprom», Reuters, October 8, 2014.
[12] Uki Goñi, «Argentina president claims US plotting to oust her», Guardian, October 1, 2014.
[13] Mahdi Darius Nazemroaya, «Rise of the Anti-Government Flash Mobs: First Ukraine, Now Venezuela», Global Research, February 20, 2014.
[14] Ibid.
[15] Ibid.
[16] Alec Luhn, «Russia to reopen spy base in Cuba as relations with US continue to sour», Guardian, July 16, 2014; «Putin denies Russia plans to reopen spy base in Cuba», British Broadcasting Corporation News, July 17, 2014; «Putin Denies Plans to Re-open Soviet-Era Intel Outpost in Cuba», RIA Novosti, July 17, 2014.
[17] Mahdi Darius Nazemroaya, «Verso una restaurazione capitalista nella società cubana?»[«Towards capitalist restoration in Cuban society?»], trans. Filomena Guglielmi and Daniele Scalea, Geopolitica 1(4) (2012): pp.101-112.
[18] Almudena Calatrava, «Supporters doubt Argentine prosecutor killed self», Associated Press, Janaury 20, 2015; Jonathan Watts, «Argentinian government moves to dissolve domestic intelligence agency», Guardian, January 27, 2015.
[19] Jonathan Watts, Argentinian governments moves», op. cit. 

La recherche-développement militaire américaine

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La recherche-développement militaire américaine: vecteur de domination mondiale...

par Sylvain Gimberlé

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Sylvain Gimberlé, cueilli sur Infoguerre et consacré à l'effort considérable fourni par les Etats-Unis en matière de recherche et développement dans le domaine militaire et à ses retombées...

Les USA à l’orée de la 2ème Guerre Mondiale ne disposent pas réellement d’industries de l’armement à l’instar de nombreux autres pays. Tout au long de la guerre les USA vont véritablement devenir l’arsenal des Alliés et pour pourvoir à cet effort gigantesque l’État américain va investir énormément aussi bien dans l’outil de production que dans tous les domaines de la recherche scientifique. Ceci s’appelle de nos jours R&D. À la fin du conflit il leur a fallu continuer cet effort pour tenter d’être toujours devant l’URSS. Pendant quarante-cinq ans cela leur a ainsi permis d’être le leader incontesté du bloc occidental en tirant vers le haut non seulement leur économie mais également celles de leur bloc. Avec l’effondrement de l’URSS, les USA sont devenus la superpuissance mondiale aussi bien militairement qu’économiquement. Voulant garder leur leadership mondial ils se doivent de maintenir leur effort de R&D militaire car qui dispose de la plus forte armée peut contraindre à sa guise aussi bien physiquement que par pression diplomatique. Néanmoins cet effort économique en terme de R&D militaire, même s’il draine des fonds et des moyens humains et industriels spectaculaires, peut aussi bien être vu comme un manque d’investissements dans des domaines de R&D civile tout en sachant que nombre de technologies militaires se retrouvent dans le civil mais que la réciproque est vraie également de plus en plus.

La R&D se décompose en trois domaines essentiellement, à savoir la recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimental (définition établie par l’OCDE). Cependant les moyens humains, industriels et surtout financiers qu’ils octroient à leur R&D ne sont pas répartis de façon homogène sur tous les Departments. De plus le budget fédéral et les entreprises civiles ne contribuent pas financièrement de la même manière selon les secteurs d’activités comme la santé, l’énergie, l’espace, les télécommunications etc… Pour cela ils ont dû et doivent encore consacrer une part importante de leurs dépenses fédérales (environ 4% en moyenne sur les 20 dernières années) à la R&D. Le résultat est qu’ils dépensent dans le domaine militaire plus que tous les autre pays au monde réunis et la tendance s’est encore accentuée depuis les attentats du 11 septembre 2001 et avec l’invasion de l’Afghanistan puis de l’Irak qui ont nécessités des investissements massifs. Le budget du DoD a ainsi presque doublé en dix ans. La R&D militaire américaine a donc fortement augmenté car l’investissement en R&D est resté quasiment stable en pourcentage du budget fédéral. Le budget fédéral alloué au DoD représente ainsi 20% du budget total de l’État américain. La R&D militaire américaine est essentiellement tournée vers le développement, le test et l’évaluation de systèmes d’armes avec 80% des dépenses en R&D du DoD qui représentent 60% de la R&D fédérale des USA. Cependant 66% de la R&D totale des USA (État + entreprises privées) proviennent du secteur privé et le budget fédéral en R&D ne représente que 27% des dépenses totale en R&D. Ces 27% sont drainés à 97% par huit ministères et agences. Il reste ainsi près de 40% du budget fédéral américain alloué aux dépenses civiles même si certaines des découvertes de part et d’autres peuvent trouver des applications dans le civil et le militaire.

L’émergence d’une R&D civile de plus en plus indépendante de la R&D militaire a commencé avec la course à l’espace, dans les années 60, que se livraient les USA et l’URSS. Même si cette R&D pouvait avoir des répercussions dans le domaine militaire, ce dernier n’en était plus l’unique bénéficiaire. Les recherches dans les secteurs de la santé, des télécommunications, de la biologie, de l’énergie etc… ont nécessité des dépenses que n’était pas capable d’assumer seul l’État fédéral et donc des entreprises privées ont été mises a contribution pour faire avancer les recherches. Mais l’État fédéral et les entreprises du secteur privé ne pouvaient plus à ce moment là investir dans la R&D sans un retour sur investissement à court ou moyen terme. Ils ont donc commencé à faire de la R&D à fin duale (à des fins civiles et militaires) afin de pouvoir adapter rapidement d’un domaine à l’autre les recherches qui aboutissaient. Pour le long terme elles privilégiaient la R&D militaire qui nécessite des investissements plus lourds et est donc plus longue à amortir et pour le court terme de la R&D civile.

Ainsi même si le DoD reste aujourd’hui le ministère bénéficiant des plus gros investissements en R&D de l’État américain, il n’est plus celui qui donne les avancées les plus significatives dans la recherche. Pour qu’il y ait des transferts de technologies du domaine militaire au domaine industriel civil, il faut que non seulement le DoD finance des programmes et projets d’armement mais aussi que les entreprises privées qui travaillent en collaboration avec lui aient suffisamment de ressources humaines, matérielles et financières pour pouvoir honorer ces programmes. Les firmes privées aux USA disposent de près de 80% des chercheurs ce qui leur confère une grande capacité à innover et à proposer des solutions rapidement aux exigences du DoD. Cette capacité en R&D des entreprises américaines se retrouve pour plus de 70% dans le secteur de l’industrie contre 13% dans les universités. Cela montre la forte compétitivité des entreprises américaines par rapport aux entreprises d’autres pays. En effet elles peuvent à la fois innover tester et mettre en production beaucoup de programmes en même temps. Elles ont donc tout intérêt à investir dans la R&D puisque plus elles auront d’avance technologique, plus elles auront la possibilité de décrocher des contrats du DoD.

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En outre le DoD a d’autres instruments pour favoriser les investissements des firmes dans la R&D militaire. L’un de ceux-ci est la R&D dite indépendante, ou IR&D. L’IR&D est une R&D conduite à l’initiative des firmes d’armement, en dehors de leurs contrats courants, sans contrôle et sans financement direct du DoD. Le contractant finance au départ lui-même l’entièreté des dépenses, mais il sait qu’une partie de celles-ci pourront ultérieurement être imputées comme coûts indirects dans les contrats conclus avec le DoD. Ainsi grâce à l’IR&D les entreprises sont encore plus fortement incitées à investir en R&D et c’est pour cela que c’est dans l’industrie que les investissements en R&D sont les plus massifs. C’est pour maintenir ce haut niveau d’IR&D et ainsi défendre leur position a commencé une vague de fusions-acquisitions dans les années 80-90 et qui se poursuit de nos jours.

 

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Beaucoup de firmes concurrentes travaillent sur les mêmes projets (ce qui stimule les entreprises) et pour maintenir les investissements en R&D il faut réaliser des économies de fonctionnement et d’échelle. Les retombées de la R&D miliaire américaine sont profitables au domaine civil en cela qu’il stimule les entreprises et permet des investissements privés massifs dans l’industrie. En contrepartie ce sont des investissements qui ne sont pas mis dans d’autres secteurs de recherche et c’est alors au budget fédéral d’investir dans la R&D civile. Les investissements en R&D liés à la conquête spatiale ont fait progresser les STIC de façon significative avec toutes les découvertes qui en découlent telles la mise en orbite des satellites, le radioguidage ou encore la navigation GPS. Même si les crédits alloués à la R&D STIC civile sont plus importants en Europe qu’aux USA, quand on regarde les crédits alloués à la R&D STIC militaire, les USA sont largement en tête car la majorité des crédits publics en R&D STIC bénéficiant aux entreprises relève des crédits de défense. En effet l’investissement de crédits publics en R&D STIC aux USA représente 60% des investissements de la R&D fédérale et est réalisé majoritairement par le DoD. Ceci a pour conséquence que le ratio R&D STIC entreprises / R&D STIC fonds publics n’est que de 4,2 aux USA alors qu’il est plus important en Europe ou encore au Canada.

Un projet néanmoins a eu un développement particulier à partir des années 60, à savoir l’ARPANET l’ancêtre d’Internet. En effet même s’il a été développé par le DARPA, ce réseau informatique a relié en premier des universités pour faciliter l’échange de données. Le réseau évoluant suite au succès rencontré, il fut décidé en 1980 de le scinder en deux réseaux : l’un militaire, l’autre universitaire. Ce dernier a continué à grandir, s’est connecté à d’autres réseaux et ainsi petit à petit a donné l’Internet que tout le monde connaît et qui est de nos jours indispensable dans notre quotidien et dont la majorité des serveurs mondiaux sont situés sur le sol américain. Les USA ont donc compris très tôt que le monde, se rétrécissant grâce aux télécommunications, il allait être nécessaire de faire de gros investissements militaires dans les STIC pour à la fois conserver leur force militaire en C3I et leur contrôle civil de l’Internet ; les deux assurant leur maîtrise de l’information et ainsi leur hégémonie. Au sein même des STIC la part réservée à la cybersécurité va croissante depuis le 11 septembre 2001. En effet l’acquisition d’informations ainsi que la maîtrise de sa propre information fournissent le moyen d’avoir en permanence un coup d’avance et ainsi de posséder un atout maître dans sa prise de décision que cela soit au niveau stratégique, opératif ou encore tactique.

C’est par des investissements massifs en R&D que les USA peuvent encore conserver l’avance technologique militaire dont ils ont besoin pour influer sur la géopolitique mondiale. Ces efforts n’ont pas été, au fil du temps, axés sur les mêmes priorités avec notamment depuis la chute de l’URSS des dotations en R&D à la fois dans l’armement mais aussi dans le domaine de la santé. Celui-ci est d’ailleurs le premier poste de dépense fédéral de nos jours (environ 22%), bien que le budget du DoD soit juste derrière avec 20%. L’industrie civile est grandement stimulée car près de 80% des chercheurs sont dans les entreprises ce qui leur donne une immense capacité d’innovation qui se retrouve pour 70% dans l’industrie et ainsi a permis jusqu’à présent au DoD de maintenir l’avance technologique militaire des USA. Cependant les dépenses en R&D de l’État dans les universités pour la recherche fondamentale et les investissements dans le domaine de la santé ne compensent que faiblement les fonds pour les STIC.

Les investissements en R&D militaire des USA sont donc un immense atout pour leur économie et un vecteur de domination mondiale car massifs et réalisés aussi bien par les entreprises que par l’État. De nos jours, ces investissements sont essentiellement concentrés dans les STIC afin que les USA puissent garder l’avance qu’ils ont dans la maîtrise de l’information. En effet ces derniers savent que la Chine et l’Inde rattrapent à grande vitesse leur retard dans ce domaine et que ces pays essaieront à court terme de leur ravir cette maîtrise de l’information qui est l’arme du XXIème siècle.

Sylvain Gemberlé (Infoguerre, 25 janvier 2015)

RIC ou BRICS

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RIC ou BRICS

par Jean-Paul Baquiast
Ex: http://www.europesolidaire.eu
 
Les deux ne sont pas incompatibles. Nous avons assez souvent présenté le BRICS ici pour ne pas revenir sur celui-ci, ni sur ses grands projets de dédollarisation, mise en place d'un Fonds monétaire et d'une Banque internationale BRICS.

Néanmoins dans l'immédiat, même si Dilma Rousseff, pour le Brésil, ne se retire en rien du BRICS, c'est le rapprochement Moscou, Pékin et New Dehli qui se précise. Nous pouvons donc parler de RIC. Or les éventuelles difficultés de coopération pouvant naitre d'une compétition entre la Russie, la Chine et l'Inde, semblent en voie de se résoudre. Une réunion entre les trois ministres des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Wang Yi et Sushma Swaraj (la ministre indienne) tenue le 2 février paraît en témoigner.

Sur le plan politique, on retiendra que la Chine et l'Inde ont confirmé leur attitude de neutralité au sujet de l'Ukraine. Ceci peut paraître un peu décevant pour Moscou, mais au contraire a été perçu comme positif, le reste de la « communauté internationale » incarnée par les Etats-Unis et les pays de l'Otan souhaitant une condamnation de la Russie de la part des Chinois et des Indiens. La récente visite de Obama à New Dehli visait en partie à provoquer une telle condamnation.

Par ailleurs, l'Inde et la Chine ont soutenu l'initiative de la Russie de faire adopter à l'Onu une résolution sur le caractère inadmissible d'une ingérence dans les affaires intérieures des États, ainsi que sur le refus de reconnaître un coup d'État comme un moyen de changement de pouvoir. En outre, New Dehli et Pékin ont rejoint la position de Moscou concernant le caractère inadmissible de sanctions unilatérales.

Concernant le fond de la coopération au sein du RIC, Sergueï Lavrov et Wang Yi ont annoncé soutenir la volonté de l'Inde d'adhérer à l'APEC (Coopération économique en Asie-Pacifique) et l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai). Mais le point le plus important est que le ministre chinois aurait convaincu les représentants de la Russie et de l'Inde du fait qu'au sein du RIC, la Chine n'entendait pas affirmer une suprématie qui aurait à terme conduit l'accord entre les trois parties à l'échec.

Wang Yi a entrepris de démontrer à ses homologues que le projet commercial et économique ambitieux de la Chine, dit de la Ceinture ou Nouvelle Route de la Soie, serait bénéfique pour la Russie et l'Inde. Jusque là, Moscou et New Dehli restaient méfiants à l'égard de ce programme, craignant que les tentatives de relier la Chine à l'Europe par une "ceinture économique" via l'Asie centrale et orientale puissent détériorer les positions de la Russie et de l'Inde dans la région.

Le BRICS et la Grèce

Bien sûr, tout cela sera à concrétiser, mais débattre ouvertement de ces questions et s'engager à les résoudre ne pourra que donner une plus grande autorité aux projet du BRICS résumés en introduction. Rappelons que pour les Etats-Unis, la concrétisation de ces projets sera considérée comme une menace majeure à l'égard de leurs intérêts au sein de la zone dollar. Il n'est pas exclu que pour les contrer, Washington recoure à des moyens militaires.

Pour l'Europe, ces projets représenteraient également une menace si cédant aux pressions américaines, elle persistait à se tenir à l'écart du BRICS. Il s'agirait au contraire d'une opportunité considérable si elle s'engageait dans un rapprochement euroBRICS que de plus en plus d'Européens avertis demandent.

Dans l'immédiat si le gouvernement grec Tsipras désirait renforcer sa position par une coopération même limitée avec la Russie, élargir cette coopération à l'échelle du BRICS constituerait un atout considérable. La Grèce est un nain économique au regard des pays du BRICS, mais elle pourrait devenir un géant diplomatique si elle se rapprochait résolument des géants du BRICS.

Jean Paul Baquiast

Syrien-Konflikt: Dänemark ruft zu Verhandlungen mit Regierung Assad auf

 
Ex: http://www.zuerst.de

Kopenhagen/Damaskus. Die dänische Regierung drängt zur Lösung des Konflikts in Syrien auf eine Lösung unter Einbeziehung der Regierung von Präsident Bashar al-Assad.

Wer den seit 2011 andauernden Konflikt beenden wolle, müsse mit der gegenwärtigen Regierung sprechen, sagte Außenminister Martin Lidegaard nach Angaben der Nachrichtenagentur AP. Damit setzt sich Dänemark von zahlreichen anderen westlichen Regierungen ab, die Verhandlungen mit der syrischen Regierung kategorisch ausschließen. Allerdings sei Bedingung, daß Assad bereit sei, auf sein Amt zu verzichten, so Lidegaard.

Insgesamt kämpfen im Mittelmeerland Syrien rund 100.000 Rebellen gegen die Armee, etwa die Hälfte davon gehörte einer britischen Studie zufolge Ende 2013 islamistischen Gruppierungen wie der Jabhat al-Nusra oder dem “Islamischen Staat” (IS, vormals “Islamischer Staat im Irak und Syrien”, ISIS) an - seit September 2014 wird allein für IS von 31.500 bis 50.000 Kämpfern ausgegangen, rund 15.000 davon stammen aus dem Ausland. Finanzielle Unterstützung bekommen die Islamisten vornehmlich aus Saudi-Arabien, das als Verbündeter der USA an einer Schwächung des Iran interessiert ist, welcher wiederum auf der Seite Syriens und des Irak steht. Neben zahlreichen ausländischen Kämpfern vor allem aus dem arabischen Raum stammen auch rund 3.500 der kämpfenden Islamisten aus Europa. Aus Deutschland sind rund 600 Kämpfer - zumeist Personen ausländischer Abstammung, aber auch Konvertiten – nach Syrien ausgereist. Etwa 65 von ihnen sind in Gefechten von der syrischen Armee, der Regierung nahestehenden Milizen, kurdischen Verbänden oder rivalisierenden islamistischen Gruppierungen getötet worden, der bekannteste von ihnen war der ehemalige U18-Fußballnationalspieler Burak Karan. Mehrere, darunter der Berliner Ex-Rapper “Deso Dogg” alias Denis Mamadou Cuspert, wurden verwundet. Inzwischen sind nach Syrien ausgereiste Islamisten aus Deutschland grenzübergreifend auch im benachbarten Irak aktiv: In mindestens neun Fällen sprengten sich deutsche IS-Kämpfer sogar als Selbstmordattentäter in die Luft. Es wird befürchtet, daß in dem Konflikt weiter radikalisierte Islamisten nach ihrer Rückkehr Terroranschläge auch in Deutschland planen könnten. (lp)

Presseschau, Februar 2015: EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

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Presseschau, Februar 2015: EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT
 
Merkel wiederholt Wulff-Zitat 
"Der Islam gehört zu Deutschland"
 
(Kommentar gegen die Verwestlichung des Islam)
Luxusprobleme einer Religion
 
Die Zuwanderung nach Europa ist außer Kontrolle
Zwei Drittel der Bundesbürger haben das Gefühl, dass der Zustrom von Flüchtlingen in die Europäische Union unbeherrschbar ist. Dieser Eindruck täuscht nicht. Er erinnert fatal an die Schuldenkrise.
 
Jeder dritte Deutsche würde alle Asylbewerber aufnehmen
 
Gericht stoppt Abschiebungen nach Ungarn
 
Flüchtlinge fordern andere Nahrung - Netzplanet.net
 
Ein paar Fotos aus einem "sauberen" Asylheim
 
Theo Faulhaber: Thesen zum Islam
 
(älter, aber köstlich)
Video
Mit der Burka am Oktoberfest.
 
Kassler Terror-Verdächtiger arbeitete als Anti-Gewalt-Trainer
 
Streit um Schweine in britischen Kinderbüchern
 
Predigten auch auf Deutsch
Mittlerweile 14 Prozent der Offenbacher Muslime
 
Promi-Ansagen in der U2
Schon wieder antisemitischer Übergriff durch Araber in Berlin
 
Hameln: Gewaltexzeß durch libanesische Großfamilie
 
Berlin-Kreuzberg
"Ich dachte, die stechen sie nieder"
Eine junge Frau wird mitten in Kreuzberg gewaltsam in ein Auto gezerrt. Später erscheint sie mit Vater und zwei Brüdern bei der Polizei und sagt aus, es sei "nichts gewesen". Kein Einzelfall, sagen Streetworker. Aber es gibt Hilfsangebote.
 
Junge Flüchtlinge greifen Betreuer mit Messer an
Großeinsatz der Polizei in der Unterbringung Feuerbergstraße. Bedrängter Beamter zieht Dienstwaffe. Problem besteht schon länger
 
(Türke verbrennt 19-jährige Schwangere)
Verbrannte Schwangere in Köllnischer Heide
Tatverdächtiger Ex-Freund meldete Opfer bei der Polizei als vermisst
 
Getötete Frau in Darmstadt
„Ehrenmord“ wegen des falschen Bräutigams?

jeudi, 05 février 2015

Comment Washington, Tel-Aviv et Riyad travaillent à la création d’un Etat Islamique docilisé

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Comment Washington, Tel-Aviv et Riyad travaillent à la création d’un Etat Islamique docilisé

Auteur : ef 
Ex: http://zejournal.mobi

Le fameux croissant chiite qui va de Téhéran au Sud-Liban, en passant par Bagdad et Damas, reste plus que jamais la bête noire des Etats-Unis, d’Israël et des pays du Golfe. Aujourd’hui, ce triumvirat et leurs laquais travaillent d’arrache-pied à la création de facto de cet Etat islamique qu’ils prétendent combattre. En réalité, la campagne de bombardements en cours ne sert qu’à en fixer les futures limites géographiques. Ensuite, la zone ainsi créée sera «docilisée» par un océan de pétrodollars et l’extermination des récalcitrants. But final de l’opération: créer un ventre mou régional sunnite qui permette enfin de casser physiquement ce diable d’axe chiite et affaiblir ainsi à la fois l’Iran, le Hezbollah et par ricochet le Hamas palestinien.

Le triumvirat des peuples élus autoproclamés…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit détour par notre fameux triumvirat, histoire de présenter les acteurs du dernier jeu de massacre géopolitique en cours.

On connaît par cœur l’alliance indéfectible qui unit les Etats-Unis à son 51ème Etat israélien, et qui permet à l’entité sioniste d’accumuler en Palestine et au Liban les pires boucheries et crimes de guerre depuis 60 ans sans aucun souci du lendemain.

On connaît aussi la révérence humide (1) de Washington et des pays du Bloc atlantiste pour la monarchie saoudienne, même si cette dernière est l’une des plus brutales théocraties du monde arabo-musulman; même si son wahhabisme rétrograde est la matrice idéologique des terroristes d’al-Qaïda, Daech, al-Nosra et Cie.

On connait moins en revanche l’axe Riyad-Tel-Aviv puisque, instinctivement, on aurait plutôt tendance à classer la Grande Mosquée saoudienne dans le rang des ennemis «naturels» d’Israël. Sauf que, comme on dit, les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Or dans sa course effrénée pour conserver le leadership du monde musulman, Riyad n’a qu’un seul véritable ennemi: l’Iran chiite et ses alliés (2). Et il se trouve que pour des raisons sécuritaires cette fois, c’est exactement le cas pour Tel-Aviv qui craint par-dessus tout l’Iran et l’arsenal du Hezbollah.

Avec l’axe Washington–Tel-Aviv–Riyad, qui regroupe l’«exceptionnalisme» américain, l’Etat-juif militarisé et la Mecque du salafisme: c’est un peu le triumvirat des peuples élus autoproclamés réunis dans la plus improbable et effrayante des coalitions.

Alimenter mais circonscrire l’incendie

Au plan opérationnel, l’idée est donc simple et complexe à la fois. Simple car il s’agit d’un côté d’alimenter l’incendie(argent, armes, combattants) des djihadistes de Daech, al-Nosra et consorts mais aussi, de l’autre, de circonscrire ses contours pour qu’il ne ravage que la zone voulue (>>voir la carte).

Au nord, pas question ainsi de s’approcher de la zone kurde et d’Erbil, chasse-gardée à la fois des Américains et des Israéliens pour lesquels le clan Barzani roule à tombeau ouvert si l’on ose dire.
Pas question non plus d’exercer une trop forte pression sur la frontière turque, pays membre de l’OTAN par où nombre de djihadistes étrangers passent. Les frappes US se concentrent d’ailleurs majoritairement sur ces deux zones pour fixer de facto la limite nord de l’EI en Syrie, et sa limite Est en Irak.

En Irak toujours, la limite Sud de l’EI se dessinera naturellement en venant buter contre la partie chiite du pays où il n’a aucune chance de s’implanter.
Pour la limite Ouest irakienne, elle devra nécessairement être fixée assez loin des frontières du grand allié des Etats-Unis qu’est la Jordanie, où nombre de mercenaires font escale en ce moment pour y être formés par des instructeurs américains avant de partir semer la terreur en Syrie.

Hezbollah-armée: le binôme gagnant

Enfin, reste le problème de la frontière Ouest de l’Etat islamique en Syrie, frontière qui longe les zones particulièrement sensibles que sont le Liban et Israël.
S’agissant du Liban, il est évident que c’est grâce à l’engagement du Hezbollah, puis de celui de l’armée libanaise, que le Pays du Cèdre a pu éviter d’être aspiré dans la spirale de la guerre. Notons aussi à ce stade que c’est l’entente entre le Courant Patriotique Libre du général chrétien Michel Aoun et le Hezbollah qui a permis actuellement la stabilité du pays dans son versant politique. Mais la pression reste très forte et des attaques sanglantes occasionnent de nombreuses pertes dans l’anti-Liban par exemple.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, plusieurs milliers de terroristes de EI et al-Nosra sont coincés dans un chaudron dans le Jurd, entre le Liban et la Syrie, pris sous les feux croisés de l’armée loyaliste de Bachar el-Assad, de l’armée libanaise et des forces du Hezbollah.
Inutile de dire que l’hiver aidant, l’espérance de survie des djihadistes pris dans la nasse fond comme neige au soleil…

Quand Israël parie sur al-Nosra

Plus au sud, Israël a engagé une partie particulièrement perverse en soutenant clairement les bouchers d’al-Nosra.«Nous savons qu’Israël accueille des blessés d’al-Nosra dans ses hôpitaux pour les renvoyer ensuite au combat», nous confiait hier une source libanaise très bien informée.
Pour l’Etat hébreu, l’objectif est en effet de tisser des liens étroits avec le groupe salafiste dont il entend se servir ensuite comme d’une force supplétive pour tenir une zone tampon qui courre le long du Golan. Un peu comme il l’avait fait en son temps avec l’Armée du Liban Sud (ALS).
«Lorsque vous avez aidé des combattants, précise notre source, négocié avec ses chefs et fait en sorte qu’ils vous doivent finalement beaucoup de leur succès et de leur survie, il est facile ensuite de traiter l’après-guerre avec eux en bonne intelligence.»

Ainsi, pour Israël, une chute de Bachar el-Assad – qui ferait voler en éclat le croissant chiite et casserait les lignes d’approvisionnement en armes du Hezbollah et du Hamas – représente ainsi un bénéfice bien supérieur au risque encouru par la présence de djihadistes aisément manipulables.
Et puis, souvenons-nous que l’éclatement de l’Irak et de la Syrie figure au programme de l’Etat-major israélien depuis les années ’80.

Iran et Russie en embuscade

En résumé, l’Etat islamique ainsi créé avec les garde-fous adéquats – dont pourquoi pas des casques bleus pour faire tampon –, pourrait même devenir à terme un partenaire officieux tout à fait convenable pour le Bloc atlantiste et Israël, une fois la poussière de la bataille retombée; les tribus sunnites achetées et les cadres djihadistes récalcitrants exterminés lors d’une opération de nettoyage inspirée de celles conduites au Vietnam (Phoenix) ou en Amérique latine (Condor).
Reste qu’évidemment tout cela est très joli sur le papier, mais l’affaire est loin d’être pliée.
Car hormis le risque de perte de contrôle de l’incendie par le Bloc atlantiste, l’Iran, la Russie, la Syrie légaliste et la résistance libanaise sont également à la manœuvre et sont loin, très loin, d’avoir dit leur dernier mot.

PS : Une attaque du Hezbollah dans la zone des Fermes de Chebaa occupée par Israël a fait deux morts et des blessés dans les rangs de l’armée sioniste mercredi.
Il s’agissait d’une riposte attendue à l’attaque perpétrée par Israël en Syrie il y a une dizaine de jours, et qui avait provoqué la mort de six combattants du Hezbollah et d’un général iranien. Mais le Hezbollah a aussi clairement voulu dire à l’entité sioniste qu’elle n’avait pas les mains libres dans la région du Golan. Israël a riposté à son tour, tuant… un soldat espagnol de la Finul.
Il est peu probable qu’Israël prenne le risque de déclencher aujourd’hui une nouvelle guerre contre le Hezbollah qui lui avait déjà infligé l’humiliant revers que l’on sait en 2006, alors qu’à l’époque, la résistance libanaise disposait d’un arsenal bien moindre que celui qu’elle détient aujourd’hui (env. 100’000 roquettes).

Notes

1 Cette révérence est bien évidemment liée au ciment nauséabond du pétrole, mais pas seulement. Les USA se sont en effet toujours appuyés sur les sunnites pour conduire leur conquête du Moyen-Orient. Le sunnisme est en effet un pouvoir de marchands. Il préconise d’obéir au prince, fusse-t-il corrompu, puisque l’on ne saurait présumer du jugement final de dieu sur le bonhomme. A l’inverse, le chiisme ne fait pas de compromis avec le prince si celui-ci est perverti et préconise dès lors son renversement. Comme le souligne François Thual dans sa Géopolitique du chiisme: «Vivre dans l’attente du retour de l’Imam en luttant contre l’injustice sur cette terre est, très globalement, le programme de cette religion dans son aspect profane.» La pire des hérésies pour l’Occident qui, comme la Sunna, est un pouvoir de marchands qui veut bien traiter avec n’importe quel prince, tortionnaire, dictateur ou despote on s’en fout, pourvu qu’il ait le même dieu que lui, la Grande Calculette donc.

2 Depuis la première guerre du Golfe, jamais les pétromonarchies n’ont été plus éloignées de leurs références islamiques et leur soumission aux intérêts américains, voire israéliens, est très mal perçue par la rue arabe. Avec des positions (anti-israéliennes, anti-américaines) aux antipodes de ses voisins du Golfe, Téhéran s’affirment donc de plus en plus comme une référence religieuse plus convaincante malgré le fossé qui sépare les branches sunnites et chiites de l’Islam. Au demeurant, on constatera aussi que les pays du Golfe sont en proie à des troubles souvent liés à leurs très fortes minorités chiites, sans parler de Bahrein dont la population est à 70% chiite. Pour les puissances du Golfe, la priorité absolue est donc la chute de l’Iran chiite, dont la déstabilisation du régime chiite alaouite de Bachar al-Assad est un préalable.


- Source : ef

Anti-terrorisme: l'Europe comme un cabri...

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ANTI-TERRORISME: L’EUROPE COMME UN CABRI…

Richard Labévière
Journaliste, Rédacteur en chef  du magazine en ligne : prochetmoyen-orient.ch

Ex: http://www.lesobservateurs.ch

Le 19 janvier dernier à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont réunis pour discuter des moyens pour améliorer la coopération anti-terroriste après les attentats de Paris. A l’ordre du jour : l'amélioration de la coopération avec les pays arabes, le renforcement des contrôles aux frontières de l'espace Schengen, la lutte contre le trafic d'armes et la création d'un registre commun des passagers aériens : le Passenger Name Record (PNR). Ce registre permettrait aux Etats européens d'échanger les données personnelles des voyageurs aériens et de les croiser, avant leur entrée sur le territoire européen, avec des bases de données concernant les personnes dangereuses. La directive relative au PNR est dans les tuyaux depuis 2011, mais sa mise en œuvre reste bloquée par le Parlement européen qui réclame d'abord l'adoption d'une législation européenne sur la protection des données… Hallucinant ! Une quinzaine de pays européens se sont toutefois déjà dotés de systèmes nationaux.


Parallèlement à ces difficultés, « il faut qu'on renforce notre façon de coopérer (...) avec les pays arabes », a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini avant la réunion des 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE à laquelle était convié le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi. « Les attaques terroristes ciblent surtout les musulmans dans le monde, il nous faut donc une alliance, un dialogue pour faire face ensemble » a-t-elle insisté. C’est bien, mais concrètement qu’est-ce que cela signifie ?

Face à une telle impuissance, résonnent ces mots prononcés par le général de Gaulle lors d’un entretien télévisé le 14 décembre 1965 : « dès lors que nous ne nous battons plus entre Européens occidentaux, dès lors qu'il n'y a plus de rivalités immédiates et qu'il n 'y a pas de guerre, ni même de guerre imaginable, entre la France et l'Allemagne, entre la France et l'Italie et, bien entendu, entre la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre, eh bien ! il est absolument normal que s'établisse entre ces pays occidentaux une solidarité. C'est cela l'Europe, et je crois que cette solidarité doit être organisée. Mais il s'agit de savoir comment et sous quelle forme (…) Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l'Europe ! », « l'Europe ! », « l'Europe ! » mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien ».

Toujours prisonnière de cette « logique du cabri », l’Europe - malgré toutes ses pesanteurs et dysfonctionnements -, reste confrontée à des menaces terroristes ciblant tant son territoire que ses intérêts à l’étranger. Celles-ci s’avèrent maintenant d’autant plus dangereuses que les organisations qui les portent, disposent de bases-arrières, de profondeurs géographique et stratégique de plus en plus étendues et organisées. Par conséquent, et c’est un constat de simple bon sens, l’Europe doit mettre en œuvre une véritable coopération policière et judiciaire permettant d’identifier et de tracer, le plus en amont possible, les acteurs susceptible de passer à l’acte. L’Europe doit aussi apporter des réponses concrètes et opérationnelles aux structures implantées sur ses territoires qui diffusent la propagande salafo-jihadiste (idéologies des Frères musulmans et du wahhabisme) à destination de citoyens fragilisées par la crise économique, sociale et culturelle.

Compte-tenu de la fluidité de déplacement instaurée par l’espace Schengen, il sera vain de travailler « nationalement » sur ces deux priorités précédemment soulignées, si les informations recueillies ici ou là ne sont pas immédiatement mises en commun par tous les membres de ce même espace. Et ici point n’est besoin de réactiver la « logique du cabri » en attendant la mise sur pied d’un improbable « service européen de renseignement ». Un travail efficace de renseignement ne peut s’effectuer que sur des bases stato-nationales, une coopération non moins efficace ne pouvant se développer que de manière strictement bilatérale. Toutefois, ce rappel du réel n’empêche absolument pas les coopérations européennes nécessaires que nous venons de rappeler… ne serait-ce que pour assurer l’identification, sinon la prise en charge des éventuels candidats européens au jihad en Irak, en Syrie, au Sahel ou ailleurs !

Dans une note pour la Fondation Robert Schuman[1], Alain Chouet - ancien chef du Service de renseignement de sécurité des services extérieurs français -, rappelle : « quant à l’inévitable risque terroriste sur sol européen, qui ne relève en aucun cas d’une prévention militaire mais - comme toute menace criminelle - de l’action des services de renseignement, de police et de justice appuyée sur une politique commune de prévention éducative, culturelle et social, il requiert une réelle coopération multilatérale des 28 Etats membres, sans a priori ni tabous de « bien -pensance », pour l’identification, la surveillance, le suivi et, le cas échéant, la neutralisation des personnes et milieux à risques, qu’ils soient résidents ou de retour des théâtres d’affrontement ».

Principale difficulté : la « bien - pensance » qui irrigue encore nombre d’institutions et de mécanismes européens. Ainsi, l’abondante jurisprudence de la Commission européenne des droits de l’homme ne tient pas compte, le plus souvent, ni de la géographie ni de l’histoire mais avant tout des prescriptions d’une « bobologie » hors-sol partant du principe que l’homme est naturellement et foncièrement bon ensoi/pour soi, mais que c’est la société qui le corrompt… En Europe, et pas seulement contre la « logique du cabri », une véritable révolution culturelle s’impose…

Richard Labévière, 2 février 2015

Rédacteur en chef du magazine en ligne : prochetmoyen-orient.ch

[1] Questions d’Europe, numéro 339, 12 janvier 2015.

The Global De-dollarization and the US Policies

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Vladimir Odintsov:

The Global De-dollarization and the US Policies

Ex: http://journal-neo.org

In its quest for world domination, which the White House has been pursuing for more than a century, it relied on two primary tools: the US dollar and military might. In order to prevent Washington from establishing complete global hegemony, certain countries have recently been revising their positions towards these two elements by developing alternative military alliances and by breaking with their dependence on the US dollar.

Until the mid-twentieth century, the gold standard was the dominant monetary system, based on a fixed quantity of gold reserves stocked in national banks, which limited lending. At that time, the United States managed to become the owner of 70% of world’s gold reserves (excluding the USSR), therefore it pushed its weakened competitor, the UK, aside resulting to the creation of the Bretton Woods financial system in 1944. That’s how the US dollar became the predominant currency for international payments.

But a quarter century later this system had proven ineffective due to its inability to contain the economic growth of Germany and Japan, along with the reluctance of the US to adjust its economic policies to maintain the dollar-gold balance. At that time, the dollar experienced a dramatic decline but it was saved by the support of rich oil exporters, especially once Saudi Arabia began to exchange its black gold for US weapons and support in talks with Richard Nixon. As a result, President Richard Nixon in 1971 unilaterally ordered the cancellation of the direct convertibility of the United States dollar to gold, and instead he established the Jamaican currency system in which oil has become the foundation of the US dollar system. Therefore, it’s no coincidence that from that moment on the control over oil trade has become the number one priority of Washington’s foreign policy. In the aftermath of the so-called Nixon Shock the number of US military engagements in the Middle East and other oil producing regions saw a sharp increase. Once this system was supported by OPEC members, the global demand for US petrodollars hit an all time high. Petrodollars became the basis for America domination over the global financial system which resulted in countries being forced to buy dollars in order to get oil on the international market.

Analysts believe that the share of the United States in today’s world gross domestic product shouldn’t exceed 22%. However, 80% of international payments are made with US dollars. As a result, the value of the US dollar is exceedingly high in comparison with other currencies, that’s why consumers in the United States receive imported goods at extremely low prices. It provides the United States with significant financial profit, while high demand for dollars in the world allows the US government to refinance its debt at very low interest rates.

Under these circumstances, those heding against the dollar are considered a direct threat to US economic hegemony and the high living standards of its citizens, and therefore political and business circles in Washington attempt by all means to resist this process.This resistance manifested itself in the overthrow and the brutal murder of Libyan leader Muammar Gaddafi, who decided to switch to Euros for oil payments, before introducing a gold dinar to replace the European currency.

However, in recent years, despite Washington’s desire to use whatever means to sustain its position within the international arena, US policies are increasingly faced with opposition. As a result, a growing number of countries are trying to move from the US dollar along with its dependence on the United States, by pursuing a policy of de-dollarization. Three states that are particularly active in this domain are China, Russia and Iran. These countries are trying to achieve de-dollarization at a record pace, along with some European banks and energy companies that are operating within their borders.

The Russian government held a meeting on de-dollarization in spring of 2014, where the Ministry of Finance announced the plan to increase the share of ruble-denominated contracts and the consequent abandonment of dollar exchange. Last May at the Shanghai summit, the Russian delegation manged to sign the so-called “deal of the century” which implies that over the next 30 years China will buy $ 400 billion worth of Russia’s natural gas, while paying in rubles and yuans. In addition, in August 2014 a subsidiary company of Gazprom announced its readiness to accept payment for 80,000 tons of oil from Arctic deposits in rubles that were to be shipped to Europe, while the payment for the supply of oil through the “Eastern Siberia – Pacific Ocean” pipeline can be transferred in yuans. Last August while visiting the Crimea, Russia’s President Vladimir Putin announced that “the petrodollar system should become history” while “Russia is discussing the use of national currencies in mutual settlements with a number of countries.” These steps recently taken by Russia are the real reasons behind the West’s sanction policy.

In recent months, China has also become an active member of this “anti-dollar” campaign, since it has signed agreements with Canada and Qatar on national currencies exchange, which resulted in Canada becoming the first offshore hub for the yuan in North America. This fact alone can potentially double or even triple the volume of trade between the two countries since the volume of the swap agreement signed between China and Canada is estimated to be a total of 200 billion yuans.

China’s agreement with Qatar on direct currency swaps between the two countries are the equivalent of $ 5.7 billion and has cast a heavy blow to the petrodollar becoming the basis for the usage of the yuan in Middle East markets. It is no secret that the oil-producing countries of the Middle Eastern region have little trust in the US dollar due to the export of inflation, so one should expect other OPEC countries to sign agreements with China.

As for the Southeast Asia region, the establishment of a clearing center in Kuala Lumpur, which will promote greater use of the yuan locally, has become yet another major step that was made by China in the region. This event occurred in less than a month after the leading financial center of Asia – Singapore – became a center of the yuan exchange in Southeast Asia after establishing direct dialogue regarding the Singapore dollar and the yuan.

The Islamic Republic of Iran has recently announced its reluctance to use US dollars in its foreign trade. Additionally, the President of Kazakhstan Nursultan Nazarbayev has recently tasked the National Bank with the de-dollarization of the national economy.

All across the world, the calls for the creation of a new international monetary system are getting louder with each passing day. In this context it should be noted that the UK government plans to release debts denominated in yuans while the European Central Bank is discussing the possibility of including the yuan in its official reserves.

Those trends are to be seen everywhere, but in the midst of anti-Russian propaganda, Western newsmakers prefer to keep quiet about these facts, in particular, when inflation is skyrocketing in the United States. In recent months, the proportion of US Treasury bonds in the Russian foreign exchange reserves has been shrinking rapidly, being sold at a record pace, while this same tactic has been used by a number of different states.

To make matters worse for the US, many countries seek to export their gold reserves from the United States, which are deposited in vaults at the Federal Reserve Bank. After a scandal of 2013, when the US Federal Reserve refused to return German gold reserves to its respective owner, the Netherlands have joined the list of countries that are trying to retrieve their gold from the US. Should it be successful the list of countries seeking the return of gold reserves will double which may result in a major crisis for Washington.

The above stated facts indicate that the world does not want to rely on US dollars anymore. In these circumstances, Washington relies on the policy of deepening regional destabilization, which, according to the White House strategy, must lead to a considerable weakening of any potential US rivals. But there’s little to no hope for the United States to survive its own wave of chaos it has unleashed across the world.

Vladimir Odintsov, political commentator, exclusively for the online magazine “New Eastern Outlook”
First appeared:
http://journal-neo.org/2015/02/02/rus-dedollarizatsiya-i-ssha/

Charles Martel et les « Sarrasins » : Lorànt Deutsch répond aux universitaires du Front de Gauche

Charles Martel et les « Sarrasins » : Lorànt Deutsch répond aux universitaires du Front de Gauche

Invité jeudi 3 octobre de l’émission « C à vous » sur France 5, Lorànt Deutsch a répondu aux critiques formulées par quelques historiens et des membres du Front de gauche qui tentent depuis quelques jours de discréditer son nouveau livre Hexagone : Sur les routes de l’Histoire de France (tiré à 220 000 exemplaires) et l’héroïsation qu’il fait de Charles Martel et de la bataille de Poitiers, en 732, au cours de laquelle les « Sarrasins » ont été repoussés.

 

« Je n’ai rien inventé, se défend Lorànt Deutsch. Je me suis basé sur des auteurs, des historiens très qualifiés, (…) je vous conseille la biographie de Charles Martel, de Jean Deviosse. »

L’acteur féru d’histoire, accusé par ses détracteurs de glorifier une référence des groupes identitaires et de l’extrême droite, dénonce des « gens encartés », notamment Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, élu du Conseil de Paris :

« Il y a 500 pages et ils ne retiennent qu’une page sur la bataille de Poitiers. (…) Il ne faut jamais juger l’histoire avec les yeux du 21e siècle. Leur problème, c’est qu’ils quittent le champ sémantique de l’histoire pour faire de la politique. Je n’ai rien à leur répondre. »

Sources : France 5 / Le Journal du Siècle

Presseschau, Februar 2015: LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS / RECHTE

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Presseschau, Februar 2015:
LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS / RECHTE
 
Wegen Pegida-Demonstration
Politiker loben Verdunkelung von Kölner Dom
 
ZDF tivi: Deutschlandfahne ist rechtsextrem!
 
Merkels Neujahrsansprache als Ansporn für die gewalttätige Antifa
 
(EKD gegen Bürgerproteste)
Warnungen vor Pegida
„Christen haben bei diesen Demos nichts zu suchen“
 
Pegida ist harmlos? Dieser brutale Überfall auf junge Migranten belegt das Gegenteil
 
Cem Özdemir – Gemeinsam gegen Pegida
 
Türkei geißelt Pegida-Kundgebungen
 
Köln
Zeichen gegen Fremdenfeindlichkeit
Der Dom schickt Pegida ins Dunkel
 
Linksextremismus
Bei diesen Anti-Pegida-Demonstrationen kam es zu Gewalt
 
Antifa-„Toleranz“ in Frankfurt in Aktion
Versammlungsfreiheit für Demokraten nur noch unter Polizeischutz?
 
Die BILD-„Volksgemeinschaft“ gegen das Volk
Auf dem Weg zur Demokratur von Antifa und Arrivierten
 
AfD und Pegida sehen Gemeinsamkeiten
 
Nicht in neokonservative Denkmuster verfallen
 
Pegida Shitstorm gegen Alice Schwarzer
„Wo bleibt die Empörung über Islamismus?“ fragt Alice Schwarzer und wird dafür auf „twitter“ beschimpft. Der bekanntesten deutschen Feministin wird vorgeworfen, Verständnis für Pegida zu zeigen.
 
Alice Schwarzer
Sie fliehen vor den Islamisten!
 
(Leserdiskussion beachten)
Terroranschlag gegen Charlie Hebdo
Es ist Zeit für eine islamische Revolution
 
Das Schlagen der Seismographen
von Michael Paulwitz
 
Widerlich sind Sie, Herr Justizminister Maas!
 
Oppermann: "Politische Brandstiftung"
Kritik an AfD wächst nach Anschlag in Paris
 
(tolles Foto)
Bewegung "nicht islamfeindlich"
AfD sieht "Schnittmengen" mit Pegida
 
(Zur Pegida-Kritik in der Presse)
Charlie Hebdo und Berthold Kohler
 
"BILD-Lügenfresse will erstochenen Asylanten Pegida in die Schuhe schieben"
 
Hadmut Danisch
Ansichten eines Informatikers
Ende der Presse, wie sie war. Oder: Rache im Namen des Propheten
 
„Charlie Hebdo": Es ist ekelhaft, wie deutsche Islamhasser versuchen, aus dem Massaker von Paris Profit zu schlagen
(Hier sieht man, dass Autor Sebastian Christ in der "Huffington Post" vor allem gegen Pegida und AfD sowie für Einwanderung und Islam schreibt. Artikelliste:
 
Ayaan Hirsi Ali
Doch, dieses Massaker hat mit dem Islam zu tun!
Nach jeder Attacke von Islamisten heißt es, sie dürfe nicht in Verbindung gebracht werden mit dem Islam, der eine Religion des Friedens sei. Dieses Beschwichtigen muss endlich aufhören.
 
Wir sind im Krieg
von Georg Immanuel Nagel
 
Von PEGIDA lernen
von Marc P. Ihle
 
Frankfurt
Protest gegen Freie Wähler
Schweigemarsch blockiert
Von Hanning Voigts
 
"Charlie Hebdo"
Weiter Trauer um Terroropfer
 
Wer die Grundrechte blockiert, schafft sie ab
Zum Frankfurter Schweigemarsch für die Opfer von Paris
 
Frankfurt: Trauerzug mit Pogrom-Stimmung
 
Das wahre Gesicht der politischen Klasse
Nachbemerkungen zum blockierten Trauermarsch der Freien Wähler
 
Wir sind Charlie!
Frank-Furter Schnauze: Offener Brief an die „Lügenpresse“
 
Ich bin nicht Charlie (Teil 1)
 
Ich bin nicht Charlie (Teil 2) – „Schonungslose Wahrheiten“
 
Ich bin nicht Charlie (Teil 3) – Das Ziel der Kampagne
 
Ich bin nicht Charlie (Teil 4) – Die Freiheit und die Andersdenkenden
 
Terror in Frankreich: Kurze Zwischenmeldung
 
Vorsicht, Falle!
Von Manfred Kleine-Hartlage
 
Charlie oder nicht
 
Türkischer Ministerpräsident vergleicht Pegida und IS
 
Legida, zum Ersten
 
LEGIDA, die Zweite
 
(Video)
Pegida - Stress ohne Grund ?
 
Wieder Gewalt bei Anti-Pegida-Demonstrationen
 
Charlie Hebdo: Gründungsakt eines totalitären Europa
Gerhard Wisnewski
 
Pegida, Islam, Integration
Zehn Fragen an den rasenden Zeitgeist
von Malte Lehming
(dazu)
 
JU-Bremen demonstriert mit Antifa gegen AfD
 
Lügenpresse und Politik lügen immer frecher über Pegida
 
Mundlos, Böhnhardt und Zschäpe bei LEGIDA?
 
Pegida-Chef Bachmann im März vor Gericht
 
Islamistische Drohungen: Polizei verbietet Pegida-Demonstration
 
Drohung gegen Pegida: Polizei in Dresden verbietet für Montag alle Kundgebungen
 
Eilmeldung: PEGIDA sagt Kundgebung in Dresden wegen akuter Mord-Drohung ab!
 
(dazu ein passender Kommentar)
Meinung
Eine Schande für Deutschland
von Henning Hoffgaard
 
Das Dresdner Verbot ist auch die faule Frucht der Hetze
Angela Merkel muss jetzt in Dresden Flagge zeigen
 
(Video)
Dr. Alfons Proebstl 53 - Art. 8 GG ausgesetzt!
 
Linkspartei macht Pegida für Terrordrohungen verantwortlich
 
Interview mit Eva Herman und Andreas Popp zu “Lügenpresse”
 
Neues von der Lügenpresse
 
Pegida ist angekommen – im Fernsehen
 
"Selbst auf Schippe nehmen" 
Hitler-Foto von Pegida-Chef Lutz Bachmann sorgt für Wirbel
 
Meinung
Bachmanns Rücktritt war notwendig
von Christian Vollradt
 
"Bomber Harris do it again"
Nackt-Studentin provoziert Pegida mit Weltkriegsvergleich
 
Abnehmen
Pegida ist das perfekte Fitnesstraining
Unser Kolumnist nimmt gerne ab. Deshalb betreibt er den deutschen Nationalsport: Demonstrieren mit den allergrößten Fahnen. Am besten geht das in Dresden. von Tuvia Tenenbom
 
Nach Auftritt bei Kundgebung: Bischof erteilt Pegida-Pfarrer Predigtverbot
Ein katholischer Pfarrer ist bei einer Pegida-Kundgebung in Duisburg mitmarschiert und beschwor den seit 1400 Jahren währenden "Glaubenskrieg" mit dem Islam. Sein Dienstherr reagierte prompt.
 
(dazu)
Umstrittene Predigt
Wird jetzt gegen den Bremer Pastor ermittelt?
 
(dazu)
18.01.2015 - An Gideon die Reinigung von den fremden Göttern lernen
 
Staatsanwaltschaft prüft Ermittlungen gegen evangelikalen Pastor
 
Anti-Legida-Anschläge in Leipzig
 
Götz Kubitschek
LEGIDA, 21. Januar – Rede in Leipzig
 
Dügida Rede Baal Müller 26.01.2015
(2. Teil)
 
Facebook-Kommentare enthüllten:
Skandal: 1000 Lübecker Schüler mussten gegen Pegida demonstrieren
 
Studie
Pegida-Gegner: Alleinstehend, jung und Grünen-Wähler
 
PEGIDA, die „Lügenpresse“, der Historiker und der Asylant
 
Massiver Gegenprotest
Pegida sagt Schweigemarsch in Frankfurt ab
Stell Dir vor, es ist Pegida - und kaum einer geht hin. In Frankfurt war die erste Kundgebung der islamkritischen Bewegung kaum zu erspähen. Die Gegner verhinderten den geplanten Schweigemarsch.
 
Kommentar
Pegida in Frankfurt
Keine Jagd auf Menschen
 
Pegida bricht auseinander / Demonstration abgesagt
 
Mitläufer und Demonstranten
 
PEGIDA zerlegt sich, Sigmar Gabriel freut sich
 
Keine Bewegung ohne Turbulenzen!
Zu den Vorgängen bei PEGIDA in Dresden
 
Islam und Gewalt
Die Linke im Muff von tausend Jahren
Man konnte aus Algerien berichten, was man wollte, die kleine linke Dynastie im Frankfurter Nordend wollte von einem verknöcherten Islam nichts wissen. Sie sagte: Wer den Islam angreift, greift die Muslime an. Ein Weggefährte berichtet.
 
Linksextremismus
Duisburger Polizeipräsidentin über Ausschreitungen entsetzt
 
Brandsätze geworfen
Linksextremisten greifen Leipziger Polizeiwache an
 
"Bulle, dein Duldungsstatus ist aufgehoben"
Trauriger Höhepunkt einer Anschlagsserie auf die Polizei: 16 Angriffe gab es bereits auf eine Polizeiwache in Leipzig. Doch jetzt erreichen die Anschläge aus der linken Szene eine neue Qualität.
 
Schon wieder linksextreme Krawalle Leipzig
 
Linksextreme bekennen sich zu Randalen in Leipzig – Polizei beschlagnahmt Handys
 
Bernd Merbitz und die linke Gewalt in Leipzig
 
Polizeigewerkschaft entschuldigt sich bei Antifa
 
Neue Attacke auf Leipziger Polizeirevier
 
Demonstration gegen Sexualkundezwang
Linksextremisten verletzen 15jährige Schülerin
 
(Was steckt hinter der Mordserie?)
Ceska-Mordserie, Michele Kiesewetter
NSU-Opfer wurden vor Hinrichtung bedroht!
 
Demonstration verboten
Linksextremisten kündigen Gewalt gegen FPÖ-Gäste an
 
Wien
Zwischenbilanz der linksextremistischen Gewalt gegen den Akademikerball

mercredi, 04 février 2015

Conférence pour le Kosovo

Conférence CNC / Front Européen pour le Kosovo (14.02.2015)

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Note: Roeselare est une commune belge proche de l'autoroute E 403. Elle se situe à une demi-heure de la frontière (côté Lille).

Presseschau, Februar 2015: INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

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Presseschau, Februar 2015: INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK
 
Bundesbank
120 Tonnen Gold zurück in heimischen Tresoren
Die Bundesbank holt verstärkt ihr Gold zurück. 120 Tonnen wurden im vergangenen Jahr aus New York und Paris nach Frankfurt überführt. Angesichts der aktuellen Bedrohungslage sollen Polizisten das Gold sichern.
 
Mario Draghi lädt 1.140.000.000.000-Euro-Bazooka
 
Nicht Draghi ist das Problem, sondern Merkel!
Euro-Tsunami der EZB mit stillschweigender Berliner Billigung
 
Die Haftungsgemeinschaft in Europa beginnt
Mit ihrem Anleihenkaufprogramm verwischt die EZB die Grenzen der Schuldenhaftung. Und doch hat sie sich für das kleinere Übel entschieden. Dass es überhaupt so weit kommen musste, verantworten andere.
 
Partei in Erklärungsnot: Metallverband spendet Grünen 100.000 Euro
Rekordgeschenk kurz vor Weihnachten für die Grünen: Nach Informationen des SPIEGEL erhielt die Partei eine großzügige Spende der Südwestmetall - 100.000 Euro. Zu dem Arbeitgeberverband gehören auch eine ganze Reihe von Rüstungsfirmen.
 
Hanfpflanze auf Balkon: Drogen-Ermittlung gegen Grünen-Chef Özdemir
 
Getöteter Asylbewerber
„Geistiger Brandstifter“: Kriminalbeamte zeigen Volker Beck an
 
Ermittlungen gegen Volker Beck nach Anzeige gegen Dresdner Polizei
 
(Und es war, trotz Volker Becks Aufregung, kein Pegida-Mord in Dresden…)
Mord an Dresdner Asylbewerber († 20) wohl aufgeklärt
Khaleds Mitbewohner legt Geständnis ab
 
(dazu ein Kommentar)
Meinung
Aus Sebnitz nichts gelernt
 
Grünes Hobeln und die Späne des Rechtsstaats
 
Nach interner Kritik
Hessischer CDU-Bildungspolitiker Irmer tritt zurück
Der hessische CDU-Politiker Hans-Jürgen Irmer ist zurückgetreten, nachdem er intern abermals scharf attackiert worden ist. Der Zündstoff dieses Mal: Eine von ihm herausgegebene Publikation zu Islamismus.
 
„Das ist wie Staatsfernsehen“
Scharfe Kritik an Bodo-Ramelow-Sendung
 
Untersuchungsausschuss
Die SPD versinkt im Edathy-Sumpf
Der Untersuchungsausschuss im Fall Edathy droht für die SPD zu einem Fiasko zu werden. Ein Gemisch aus Lügen, Heuchelei und Kriminellem schadet der Partei. Sie will es nicht wahrhaben.
 
Kinderporno-Verdacht Wiesbadener Politiker in U-Haft
Ein Kommunalpolitiker der Piraten-Partei aus Wiesbaden steht im Verdacht, kinderpornografisches Material besessen und verbreitet zu haben. Die Frankfurter Staatsanwaltschaft ermittelt.
 
Gewerkschaften nehmen AfD-Parteitag ins Visier
 
(Zu den Vorstößen zur Vorratsdatenspeicherung)
Schluß mit der Verlogenheit
von Fabian Schmidt-Ahmad
 
Christian Wulff in Arabien 
Der langsame Wiederaufstieg des gefallenen Ex-Präsidenten
 
Eine Erwiderung
Stefen Scheil antwortet Lothar Kettenacker
 
"Bundeszentrale für politische Bildung"
Krüger fordert Aus für Stasi-Aufarbeitungsbehörde
 
Frankfurt
„Fantastisches“ Bürgerengagement unerwünscht
Kostenlose Sanierung eines Kriegerdenkmals vereitelt
 
Kriegerdenkmal wird doch nicht saniert
Ein Baudekorateur aus Frankfurt hatte angeboten, das Denkmal für die Opfer des Ersten Weltkriegs in Bockenheim kostenlos wieder auf Vordermann zu bringen. Ihm stellen sich Politik und Ämter entgegen.

Bien analysée par Obertone dans La France Big Brother, la double-pensée orwellienne…

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Bien analysée par Obertone dans La France Big Brother, la double-pensée orwellienne…

 
par Marcus Graven
Ex: http://www.lesobservateurs.ch

Un ami m’a envoyé la copie d’un texte du général Jean Delaunay, ancien chef d’Etat–Major de l’armée française.

Comme beaucoup d’entre nous, il s’insurge contre les « Je suis Charlie ».

« Alors, comme ça, vous êtes des Charlie? demande-t-il. Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre camp ? 

“ Je suis Charlie ”, scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux.

Seulement…

Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’iTélé pour raisons politiques. Pire encore : vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public. »

Le général Delaunay dénonce le peu de soutien reçu par Robert Redeker, Clément Weill-Raynal, Renaud Camus, Michel Houellebecq, Robert Ménard ou Christine Tasin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.

Il conclut par : « Les mots manquent pour dénoncer une telle débilité intellectuelle…..

Comme quoi la preuve est faite, à chaque drame, que les gens dits intelligents sont souvent beaucoup plus crétins que le commun des mortels.

Mais ça nous le savions déjà… »

Le général Delaunay n’a aucune chance d’avoir un poste important au sein de la caste médiatico-politique.

Il n’a pas compris qu’il ne s’agit pas d’une débilité intellectuelle mais d’un système subtil qui permet d’être à la fois Charlie et contre Zemmour, pour la liberté d’expression et la censure de Richard Millet, pour une manifestation d’union nationale d’où sera exclu le F.N.

C’est un mécanisme mental qu’Orwell, dans 1984, appelle la double-pensée. C’est réussir, en soi, à résoudre sans problème psychique majeur des contradictions apparentes avec des arguments de raison, tout au moins d’illusion de la raison.

Laurent Obertone dans La France Big Brother analyse très finement ce procédé.

La double-pensée permet de prétendre que les races et les sexes n’existent pas (suppression du mot « race » dans les textes de loi, oubli systématique des travaux scientifiques démontrant l’existence de races, théorie de l’indifférenciation sexuelle mise en pratique dans les maternelles) tout en dénonçant le racisme et le sexisme et en demandant dans la foulée la discrimination positive dans les concours.

C’est grâce à cette gymnastique de l’esprit que l’artiste crache sur la religion chrétienne (Piss Christ, flacon d’urine de l’artiste dans laquelle baigne un crucifix) et vante, dans le même mouvement, la religion des droits de l’Homme tout en cajolant l’islam à laquelle s’attaque les méchants islamophobes.

C’est encore par cette démarche mentale que le journaliste affirme que toutes les cultures se valent (relativisme qui tue l’intellect depuis des décennies) tout en exprimant la nécessité que les autres adoptent notre vision du progrès, de la démocratie, notre déclaration des droits de l’Homme.

oberpolll.jpgL’adepte de la double-pensée hait le déterminisme tout en prétendant que « tout est social » ; rejette la peine de mort tout en militant pour l’avortement et l’euthanasie; abhorre la famille tout en imposant le mariage homosexuel, la GPA et la PMA pour les couples gays et lesbiens ; prétend que les immigrés sont des chances-pour-la-France (ils vont payer les retraites des Français de souche, faire les travaux dont ceux-ci ne veulent plus, remédier à la fécondité dérisoire des femmes autochtones), tout en dénonçant le fait que les immigrés sont les plus touchés par le chômage, souffrent de l’apartheid, et, en parallèle, constate que les retraites diminuent et le gouffre de la sécu ne cesse de s’agrandir ; refuse le lien entre le multiculturalisme (un enrichissement !) et les tensions communautaires qui agitent la rue ; parle d’un sentiment d’insécurité (sauf quand ce sont des locaux de Libé et de Charlie-Hebdo qui sont attaqués), tout en affirmant que la violence est due à la pauvreté des habitants des quartiers « sensibles »…

La double-pensée autorise à brandir la liberté de se déplacer et de s’établir où l’on veut tout en vomissant sur Depardieu qui s’installe en Belgique ; de refuser toute idée d’hérédité tout en lançant c’est« inscrit dans votre ADN »,« le naturel revient au galop » à l’hérétique, généralement étiqueté d’extrême-droite, identitaire.

La double-pensée promeut la charité ostensible (ronde de nuit en voiture sérigraphiée et gilets fluo, aide humanitaire en Afrique ou en Asie), la sensibilité, l’émotion, la compassion à condition qu’elles ne s’adressent pas à un Blanc d’origine européenne, toujours coupable d’être victime. La double-pensée le dénonce alors comme raciste, sexiste, homophobe, xénophobe aux goûts de chiotte, à la mentalité de merde, aux habitudes alimentaires de porc, aux idées forcément de beauf et d’inculte, au vote bas du Front, à la morale simplette de pue-de-la-gueule et de sans-dents.

La double-pensée procure une supériorité morale qui permet de détruire les rares intellectuels qui affirment la supériorité morale de notre civilisation.

Refuser la double-pensée revient à s’exclure de la caste médiatico-politique, et ainsi perdre beaucoup : studios de télé et de radio interdits (terminées les promotions de film, disque, livre, spectacle), finis les articles dithyrambiques dans les journaux, oubliés les repas dans les grands restaurants, les nuits tous frais payés dans les hôtels de luxe, les voyages en première classe à l’œil, les croisières offertes en échange d’une conférence bidon d’une dizaine de minutes.

La double-pensée, cette souplesse cérébrale des avaleurs de slogans, des traqueurs d’hérésies, de ceux qui étouffent délibérément la réalité, est obligatoire pour faire partie de la caste, même aux plus bas échelons. Elle procure une immunité qui permet de se croire rebelle tout en salivant sur ce que la caste souhaite que vous léchiez.

Les enfants y sont formés dès la première année d’école, le reste n’est plus que formalités : collège, lycée, université, show-biz, médias, monde politique.

Obertone termine son livre par « Cesse d’être foule et sois un homme ».

C’est précisément ce que déteste la caste dans son entreprise de domestication du peuple grâce à la double-pensée.

Marcus Graven (article paru en premier sur RL)

mardi, 03 février 2015

Réflexions géopolitiques en début d’année

Réflexions géopolitiques en début d’année

par Bruno Bandulet

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

geopol502c0dce70542.jpgToute personne à la recherche d’explications concernant la politique étrangère et la géopolitique russe sous l’ère de Poutine tombe inévitablement sur deux versions différentes. L’une voit la Russie comme étant une puissance agressive, désireuse de démanteler l’ordre européen tel qu’il s’est établi après la chute du Mur de Berlin et de récupérer ce qu’elle a perdu lors de l’effondrement de l’Union soviétique. L’autre version dit que la Russie sous Poutine ne se comporte pas différemment des autres grandes puissances, y compris d’occasionnelles violations du droit international, que ce n’est pas à tort que les dirigeants à Moscou se sentent encerclés par les Etats-Unis et l’OTAN et qu’ils défendent essentiellement les intérêts nationaux d’un Etat souverain. Pour anticiper le résultat de mon analyse: je suis convaincu que l’initiative stratégique dans le nouveau conflit Est-Ouest part des Etats-Unis, qu’il a été sciemment provoqué par Washington et que la Russie opère dans une situation de défense stratégique.

«Les Etats-Unis sont une puissance navale typique»

Ce sont d’abord les rapports de force réels qui vont à l’encontre de la thèse que la Russie serait un agresseur dangereux. La Russie est avec ses 17 millions de km2 le pays le plus grand du monde et, avec ses réserves en gaz naturel les plus grandes du monde, un géant en ressources naturelles et certes, avec ses milliers d’ogives nucléaires, une puissance nucléaire égalant les Etats-Unis et, quant aux armes conventionnelles, la puissance militaire la plus puissante d’Europe. Il serait tout de même suicidaire de risquer une guerre contre les Etats-Unis. La puissance militaire dépend toujours aussi de la force économique. Faisons un calcul simple: le produit intérieur brut des Etats-Unis s’élevait en 2013 à 16?800 milliards de dollars, celui de la Russie à 2?100 milliards. Puisque la part du PIB réservée aux dépenses militaires était avec 4,4% plus ou moins identique, les Etats-Unis peuvent donc se permettre un budget de défense huit fois plus élevé. Les Etats-Unis sont une puissance navale typique avec des centaines de bases militaires dans le monde entier, avec une marine d’une puissance irrattrapable et pouvant intervenir militairement à n’importe quel point du globe. La Russie, quant à elle, est une puissance terrestre typique qui, après avoir perdu son influence suite à sa défaite lors de la guerre froide, dut se retirer sur son propre territoire. Pour des raisons géographiques, la Russie est invincible alors que les Etats-Unis ne sont même pas attaquables.

«Jamais auparavant un empire de cette envergure s’était dissolu lui-même si vite et si paisiblement»

Les Européens, ont-ils au moins eu raison de craindre les Russes? A considérer les faits, l’hystérie incitée de manière particulièrement pénétrante par le quotidien «Bild-Zeitung», n’est nullement justifiée. Avec ses 13?000 milliards d’euros, la production économique annuelle des 28 Etats de l’UE excède de loin celle de la Russie. Même pour l’armée, les Européens dépensent considérablement plus que les Russes: plus de 200 milliards d’euros contre 85 milliards. Ainsi, on est en droit de se demander pourquoi 505 millions d’Européens doivent se faire protéger par 316 millions d’Américains contre 143 millions de Russes, et à quoi servent en réalité les bases militaires américaines en Europe occidentale et orientale.
La version de l’éternel agresseur Russie n’est pourtant pas nouvelle, elle faisait, notamment pendant l’ère d’Adenauer, l’unanimité également en Allemagne. A cette époque, parut un livre intitulé «Das Perpetuum mobile» présentant toute l’histoire russe en tant que l’histoire d’une perpétuelle expansion violente, interrompue uniquement par d’occasionnelles phases de faiblesse. Adenauer lui-même tenait beaucoup à ce livre. La thèse a pourtant été ouvertement falsifiée lorsque l’Union soviétique libéra, en 1990 dans son avant-dernière année d’existence, la voie pour la réunification allemande – et, ensuite, en offrant l’indépendance non seulement aux Etats du bloc de l’Est, mais à de grandes parties de son propre territoire, y compris les pays baltes. Jamais auparavant un empire de cette envergure s’était dissolus lui-même si vite et si paisiblement. Dans une perspective réelle, l’Armée rouge aurait bel et bien pu maintenir ses positions en Allemagne centrale et dans le Bloc de l’Est pendant encore quelques années.

«Les oligarques pillent l’Etat»

En compensation, James Baker, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, garantit aux Russes que l’OTAN n’avancerait pas vers l’Est. Gorbatchev et également Eltsine, qui démantela l’Union soviétique au tournant de l’année 1991/92 et prit la fonction du président russe, devinrent les chouchous des médias occidentaux et cela probablement parce que Eltsine représentait un Etat militairement impuissant, économiquement ruiné et sans aucune influence au niveau géopolitique – une Russie totalement inoffensive qui semblait sur le point de s’intégrer dans l’Occident. Pour les Russes eux-mêmes les années sous la présidence d’Eltsine et toute la décennie des années 90 représentèrent un cauchemar. Les privatisations préconisées par les conseillers occidentaux permirent à un petit cercle d’oligarques – comme on les nomma par la suite – de piller l’Etat et d’amasser des fortunes allant à des milliards. La population fut livrée à la paupérisation et à une inflation galopante. Le taux des naissances s’effondra et l’espérance de vie baissa rapidement. Le 17 août 1998, la Russie était en faillite. Lors de cette période de déclin, la direction à Moscou n’avait cependant pas oublié ou éliminé ses traditions et intérêts géopolitiques. Le fait qu’en 1999 l’OTAN intégra la Pologne, la République tchèque et la Hongrie dans une première tranche de son élargissement, irrita sérieusement le Kremlin. Mais Eltsine était trop faible pour s’y opposer.

«Le retour phénoménal de la Russie»

Le vent tourna à nouveau quand Eltsine, présenta sa démission le 31 décembre 1999 en passant les affaires de l’Etat, conformément à la Constitution, à Vladimir Poutine, le Premier ministre en exercice depuis août 1999. En mars 2000, Poutine fut élu président de la Fédération de Russie, avec 52,9% des voix. Sans la hausse du prix du pétrole, le retour phénoménal de la Russie n’aurait certes pas été possible dans la même mesure. A la fin de l’année 1998, le prix de la sorte WTI avait chuté à 10,65 dollars et grimpa jusqu’en 2008 à 147 dollars, ce qui fit affluer des torrents d’argent dans les caisses de l’Etat permettant ainsi la renaissance russe. A la même époque, l’index des actions russes RTS explosa de 38 à 2?498.
«Der Gegner heisst Moskau» [L’ennemi s’appelle Moscou] voilà le gros titre de la une de l’édition du 6 septembre 2014 du quotidien strictement pro-américain «Neue Zürcher Zeitung». Mais cette Russie n’était plus un cas désespéré en voie de devenir un second Bangladesh, mais à nouveau une grande puissance de taille moyenne disposant d’une armée entièrement réaménagée et prête à intervenir, un bilan équilibré, un taux de dettes de 12% seulement, avec des réserves monétaires en devises et en or à hauteur de 470 milliards de dollars et avec des dettes extérieurs maîtrisables, en dépit des diverses sanctions occidentales. Et il s’agissait d’une Russie sûre d’elle et avec de moins en moins de scrupules à défendre ses intérêts et à essayer de les imposer.
Cela ne veut pas du tout dire que Moscou puisse prendre les sanctions occidentales à la légère. Les Etats-Unis ont lancé une guerre financière et économique contre la Russie, à laquelle les Européens participent bon gré mal gré. Washington poursuit peut-être même le but final naïf de renverser Poutine pour le remplacer par un gouvernement pro-américain. A Washington, l’«Office of Terrorism and Financial Intelligence» est responsable de cette guerre. C’est l’un des 16 services secrets américains pour lesquels les Etats-Unis investissent davantage d’argent que l’Allemagne pour toute sa Bundeswehr. La direction de cette entité incombe à David S. Cohen, sous-secrétaire au département des Finances des Etats-Unis.
Une des subdivisions de cette entité est l’«Office of Foreign Assets Control». C’est là qu’on trouve la liste des individus, des banques, des entreprises pétrolières et gazières russes soumises aux sanctions. L’effet de cette liste repose sur le fait que tout citoyen américain contrevenant est punissable. Donc ces sanctions sont reprises par l’UE ou si elles ne le sont pas encore, toutes les entreprises non-américaines la respectent en obéissant par avance, parce qu’elles craignent la vengeance de l’Oncle Sam. C’est ainsi que les choses se passent depuis longtemps, par exemple avec les sanctions contre Cuba et contre l’Iran. Le cas de BNP Paribas est l’exemple le plus récent de cette sorte d’abus de pouvoir.

«Les Saoudiens font baisser le prix du pétrole»

Il serait particulièrement néfaste pour les Russes s’ils étaient exclus – comme l’Iran depuis plusieurs années – du réseau Swift, le réseau interbancaire pour les virements bancaires internationaux basé à Bruxelles. Si cela était le cas, des parties essentielles du système financier international ne seraient plus accessibles. Les Européens participeraient-ils à une telle opération? Jusqu’à présent, les sanctions visent l’industrie du pétrole et du gaz russe ainsi que les banques. Le financement des grands groupes sur les marchés des capitaux étrangers ont été entravés ou limités et en outre, on a interdit aux groupes pétroliers occidentaux tels Exxon et Royal Dutch de continuer leur coopération contractuelle avec les entreprises russes pour l’exploration, notamment en Sibérie et en Arctique.
En même temps, les Saoudiens, alliées des Etats-Unis, font baisser le prix du pétrole. Cela a été probablement planifié lors de la visite du secrétaire d’Etat américain John Kerry en Arabie saoudite en septembre. Cette monarchie fondamentaliste a son propre agenda. Elle nuit à son rival l’Iran pour qui le prix du baril devrait excéder les 100 dollars. Elle nuit à l’Irak gouverné par des chiites, mais également à la Russie qui, par son intervention diplomatique, a sauvé le souverain syrien Assad d’une attaque militaire américaine – et probablement aussi l’Iran.
Pour maintenir son budget d’Etat équilibré, la Russie a besoin d’environ 100 dollars par baril. Cet automne, le prix du pétrole de la sorte américaine WTI est descendu à moins de 80 dollars, car l’Arabie saoudite et le Koweït ont ouvert les robinets. Il est juste que l’extraction du pétrole aux Etats-Unis même, en particulier celle de l’huile de schiste, exige un prix relativement élevé pour rester rentable – 80 dollars en moyenne et la limite critique est déjà presque atteinte aux Etats-Unis. Cela semble être accepté jusqu’à nouvel ordre, puisque les prix bas du pétrole sont une puissante arme dans le conflit avec la Russie et qu’ils agissent tel un programme conjoncturel sur l’économie américaine. La question est seulement de savoir qui aura le plus long souffle. Si l’année prochaine le prix du pétrole baisse encore une fois d’un tiers ou même de la moitié, les finances publiques russes arriveront à leur limite et les Américains devront également s’attendre à des faillites d’entreprises et – à moyen terme – à une nouvelle réduction de la production de pétrole.

«Vers une vaste coopération égale en droits dans l’Europe toute entière»

On ne peut pas reprocher à Poutine d’avoir voilé ses ambitions. Son «grand design» géopolitique est assez transparent. Le 25 septembre 2001, il a parlé en allemand devant le Bundestag et a invité l’Europe – en insistant spécialement sur la République fédérale, «partenaire économique principal de la Russie» et «interlocuteur déterminant en politique extérieure» – à coopérer. Et Poutine de proclamer devant les députés allemand: «Aujourd’hui, nous devons déclarer avec certitude et détermination que la guerre froide est définitivement terminée!» Il a également plaidé en faveur d’une «vaste coopération égale en droits dans l’Europe toute entière». L’année suivante, il alla plus loin et conjura à Weimar l’esprit de Rapallo.
Poutine avait sous-estimé à quel point l’Allemagne était liée à l’alliance avec l’Amérique et à quel point sa marge de manœuvre en politique étrangère était limitée. Malgré diverses tentatives, l’idée d’un partenariat ou même d’un axe germano-russe ne put être réalisé. Les signes précurseurs d’une confrontation avec les Etats-Unis se sont profilés pour la première fois lorsque Vladimir Poutine a tenu son discours le 10 février 2007 au Forum de Munich sur les politiques de défense – un discours dont les médias allemands n’ont pas réalisé toute la portée.
Poutine a reproché aux Etats-Unis d’avoir «dépassé leurs frontières nationales en tout point». Il a qualifié le «modèle unipolaire» – donc l’hégémonie américaine – comme étant «non seulement inacceptable, mais impossible à maintenir dans le monde actuel». Il s’est exprimé sur les plans américains d’installer un système antimissiles en Europe ce qui inquiéterait «sérieusement» la Russie, sur des bases américaines en Bulgarie et en Roumanie, sur le manque d’intérêt de l’Occident à continuer le désarmement et sur l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est, ce qui représente une «provocation sérieuse»: «Nous sommes en droit de demander qui est visé par cette expansion.» Et le président russe de rappeler l’engagement donné le 17 mai 1990 à Bruxelles par le secrétaire général de l’OTAN Wörner que l’Alliance ne déploiera pas de troupes en dehors du territoire de la République fédérale.
On pouvait conclure, suite au discours de Munich de Poutine, que le Kremlin s’était plus ou moins accommodé au deuxième élargissement de l’OTAN, c’est-à-dire à l’adhésion en 2004 des trois Etats baltes, mais qu’il s’opposerait à un élargissement de l’Occident vers l’Est. Lors d’une autre occasion, Poutine a déclaré qu’une adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN représenterait une «menace directe» pour la Russie.

«Installer un Premier ministre soutenu par les Américains»

A Munich, Poutine a précisé ses conditions pour une entente avec l’Ouest. Les Américains ne les ont pas acceptées. Avec l’adhésion formelle ou non-officielle de l’Ukraine, l’OTAN gagnerait en importance stratégique, et la Russie en perdrait. Suite à l’opposition de Berlin et Paris, le Sommet de l’OTAN à Bucarest en avril 2008 a renoncé à lancer le processus d’adhésion formel de l’Ukraine et de la Géorgie, tout en décidant fondamentalement: «Ces pays deviendront membres de l’OTAN.»
Quatre mois plus tard, en août 2008, la Géorgie attaqua avec le soutien américain l’Ossétie du Sud dissidente. La Russie est intervenue et a gagné la guerre – un prélude au conflit beaucoup plus dangereux au sujet de l’Ukraine. Il couvait depuis des années et éclata ouvertement lorsqu’en novembre 2013 le président ukrainien Ianoukovitch s’opposa à l’accord d’association avec l’UE et accepta les rabais de gaz proposés par la Russie ainsi qu’un crédit de 15 milliards de dollars.
La suite est connue. Après plusieurs semaines de manifestations sanglantes à Kiev, l’opposition et Ianoukovitch se mirent d’accord le 21 février 2014 sur un compromis et de nouvelles élections. Un jour plus tard, on mit en œuvre une sorte de coup d’Etat avec le soutien de l’Occident, Ianoukovitch s’enfuit en Russie et à Kiev, on installa un Premier ministre soutenu par les Américains. En mars, Moscou annexa la Crimée, en juillet, un avion de ligne malaysien fut abattu au-dessus de l’Ukraine orientale, le troisième tour des sanctions occidentales contre la Russie suivit et également en été, l’Ukraine signa avec l’UE l’accord économique qui avait échoué en novembre 2013.
Résultat intermédiaire: une impasse. Le Kremlin a fait en sorte que la Crimée et donc aussi la mer Noire échappent à l’emprise de l’OTAN; maintenant, l’Ukraine réduite, financièrement ruinée dépend de la perfusion de l’UE et du FMI; l’adhésion à l’OTAN reste, malgré une coopération militaire étroite, pour le moment en suspension; et Moscou s’est assuré un gage avec la partie dissidente de l’Ukraine orientale pour pouvoir participer aux négociations, quand il s’agira de l’état définitif du pays et des droits de la minorité russe.

«Discrimination de la minorité russe»

Avant que les Américains, les Allemands et également les Polonais n’interviennent massivement dans la politique intérieure de l’Ukraine pour imposer un changement de régime, rien n’indiquait que la Crimée était en danger. Ce n’est pas tout, Moscou avait même accepté le mauvais traitement de la minorité russe dans les Etats baltes. En Lettonie et en Estonie, les Russes ayant immigré après 1940 n’ont pas obtenu automatiquement la citoyenneté lors de l’indépendance de ces pays en 1990. Encore aujourd’hui, 13% de la population lettone ne possède ni la citoyenneté ni le droit de vote passif et actif. Et elle est exclue de la fonction publique. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a critiqué la Lettonie encore en mars 2014 pour sa discrimination de la minorité russe. En Estonie vivent également des Russes classés comme «non citoyens» et ne possédant suite à cela aucun droit.
L’idée que la Russie pourrait envisager d’attaquer et de conquérir l’Ukraine, comme certains journaux l’ont insinué, est totalement absurde. Les conséquences politiques et les coûts seraient énormes, sans parler de la longue guerre de partisans soutenue par les Américains, à laquelle l’armée d’invasion devrait faire face. En réalité, il s’agit pour Poutine de trouver un arrangement avec l’Occident et avec Kiev pour profiter le plus possible – dans le cas idéal ce serait un statut de neutralité pour le pays à l’instar de la Finlande, et Moscou participerait à financer les charges. Les régions prorusses de Lougansk et Donetsk sont à disposition, mais pas la Crimée qui avait déjà essayé en vain en 1992 et en 1995 sous l’aire d’Eltsine de se séparer de l’Ukraine et de se déclarer indépendante.
Il est difficile de prédire si les Américains consentiront à un tel arrangement. Un état de tension lié en permanence avec des sanctions de longue durée aurait aussi de leur point de vue des avantages: la justification de l’existence de l’OTAN serait garantie, l’Europe occidentale et l’Allemagne resteraient sous contrôle, toute tentative d’une coopération à l’échelle européenne serait stoppée. Rien ne cimente mieux une alliance que la définition d’un adversaire.

«Il n’y a pas de stabilité en Europe sans la Russie»

D’autre part, la Russie est toujours plus poussée dans les bras de la Chine et un bloc russo-chinois dont les contours se dessinent déjà ne serait contestable ni au niveau économique ni au niveau financier. Les Américains pourraient en venir finalement à la conviction qu’il existe dans le monde de plus gros problèmes que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et que la Russie pourrait être plus utile en tant que partenaire par exemple dans la lutte internationale contre le terrorisme qu’en tant qu’adversaire. L’Ukraine est située très loin des Etats-Unis et très près de la Russie – un facteur géographique que l’on ne doit pas sous-estimer. C’est tout spécialement aux Polonais, qui poursuivent une stratégie clairement antirusse et qui étaient derrière les coulisses très actifs à Kiev, qu’il faut recommander d’étudier plus souvent la carte géographique du monde.
C’est ce que fait apparemment, Hans-Dietrich Genscher, ancien ministre des Affaires étrangères allemand qui dit: «En Europe, il n’y a pas de stabilité sans la Russie et encore moins contre la Russie.» Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Phoenix le 19 septembre 2014, il a critiqué les sanctions occidentales, a soutenu l’ancienne proposition de Poutine d’impliquer la Russie dans une zone européenne de libre-échange et a exigé que l’Occident «désarme» tout d’abord son langage. Poutine est un homme avec des objectifs clairs et ceux-ci n’ont plus rien à voir avec la «position faible» d’un Eltsine. Genscher avait du reste lui-même promis à l’ancien ministre des Affaires étrangères Chevardnadze, que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’Est. Cela donne à penser que non seulement Genscher mais trois autres anciens chanceliers – Schröder, Schmidt et Kohl – sont de l’avis que la voie américaine face à la Russie est une erreur. Cela donne à réfléchir et la raison est claire: les intérêts allemands dans cette question ne sont pas les mêmes que les intérêts américains.
Les critiques fusent aussi aux Etats-Unis. Ainsi, le professeur Jeffrey Sachs, un conseiller de la Russie dans les années 90 a reproché dans la «Neue Zürcher Zeitung» du 12 mai 2014 aux Américains, partisans de la ligne dure, que leur stratégie avait conduit à des conflits durables en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie avec de très nombreux morts, mais à aucune solution sensée. Le seul espoir est que les deux parties – l’Occident et la Russie – reviennent aux principes fondamentaux du droit international.

«L’Occident a provoqué Poutine»

 

C’est très étonnant que récemment même Richard N. Haass, le président du Council on Foreign Relations, a avoué que Washington avait commis des erreurs envers la Russie. Beaucoup de Russes auraient vu dans l’extension de l’OTAN «une humiliation, une trahison ou les deux à la fois». Les Etats-Unis auraient méprisé le conseil de Churchill, sur la manière dont on traite un adversaire battu. Maintenant, on doit proposer une issue diplomatique à la Russie – avec la garantie que l’Ukraine ne deviendra pas membre de l’OTAN dans un avenir prévisible et qu’elle ne nouera pas des «liens exclusifs» avec l’UE.
Un critique particulièrement sévère de la politique américaine face à la Russie est le professeur John J. Mearsheimer, le représentant le plus éminent de l’école réaliste aux Etats-Unis. Dans le numéro de septembre/octobre du magazine Foreign Affairs, il décrit comment l’Occident a provoqué Poutine et comment celui-ci a réagi. Il cite Victoria Nuland, responsable des affaires européennes et eurasiennes auprès du secrétariat d’Etat américain, qui a révélé que les Etats-Unis ont investi depuis 1991 plus de 5 milliards de dollars pour que l’Ukraine obtienne l’avenir «qu’elle mérite». [cf. aussi Horizons et débats n° 22 du 15/9/14] Une grande partie de cet argent a été attribué à des organisations non gouvernementales, telle la «National Endowment for Democracy» qui a systématiquement organisé l’opposition antirusse à Kiev.
Puis, il y a aussi George F. Kennan, le grand seigneur de la géopolitique américaine, dont l’analyse célèbre de 1947 était déterminante pour la conversion des alliances de guerre et pour la rupture avec Staline. Kennan était en fait l’inventeur de la guerre froide. Déjà en 1998, lorsque le Sénat américain venait d’approuver la première ronde de l’extension de l’OTAN vers l’Europe de l’Est, Kennan avait mis en garde dans une interview: «Je pense que les Russes réagiront peu à peu assez hostilement et que cela influencera leur politique. Je pense, que c’est [l’extension de l’OTAN vers l’Est, BB] une erreur tragique. Il n’y avait aucune raison pour cela. Personne n’était menacé.»

«Transformation de l’OTAN en une entreprise de prestation de service en faveur de la politique de grande puissance américaine»

Une évaluation pertinente et un excellent pronostic quand on pense qu’en 1998 la Russie était à plat, que le buveur Eltsine siégeait au Kremlin et que réellement personne ne pensait à Poutine. Quelle contradiction avec cette remarque stupide d’Angela Merkel, que Poutine est irrationnel et qu’il vit «dans un autre monde». C’est tout aussi vaseux que le reproche fait à Poutine dans les journaux allemands de ne pas vouloir «s’intégrer» dans l’Occident. Pourquoi devrait-il? Nous ne devrions pas transposer notre propre refus de la souveraineté à d’autres. Il s’agit là d’un long processus, mais le monde se transforme de plus en plus en un monde multipolaire, les Etats-Unis n’ont depuis longtemps plus tous les atouts en main. Même l’hégémonie du dollar en tant que monnaie de référence diminue et avec elle l’influence écrasante de la «seule puissance mondiale». La transformation de l’OTAN d’une alliance de défense de l’Atlantique du Nord en une entreprise de prestation de service en faveur de la politique de grande puissance américaine était du point de vue allemand et européen une erreur. Nous avons créé un adversaire qui ne voulait pas en être un. Au lieu de rester à distance, l’OTAN et l’UE se sont approchés du grand ours russe. Ils l’ont provoqué. Le fait que l’UE emprunte sa politique étrangère aux Etats-Unis parce qu’elle même n’en a pas, n’est guère glorieux. Une stratégie pour l’avenir doit respecter les intérêts légitimes de l’Europe, de la Russie et de l’Amérique et ceux-ci doivent être coordonnés afin de trouver un modus vivendi avant que ce conflit ne s’attise. Cela veut dire concrètement qu’aussi bien l’OTAN, que l’UE et que la Russie renoncent à vouloir s’emparer de l’Ukraine. L’initiative doit être prise à Berlin. Elle ne peut venir que de là. Il faudra voir si le gouvernement allemand, à défaut d’un Bismarck, s’avère être à la hauteur. Je crains plutôt que non.    •
(Traduction Horizons et débats)

Il y a 15 ans en arrière, Bruno Bandulet a publié son livre «Tatort Brüssel» [Lieu du crime: Bruxelles] (1999, ISBN 3-7833-7399-7), dans lequel il a analysé un scandale de corruption au sein de la Commission européenne, très actuel en ce temps-là. Il y tire également un bilan mitigé des 40 ans de prétendue intégration européenne. Depuis, il a rédigé de nombreuses autres publications critiques face à l’UE et l’euro, notamment «Das geheime Wissen der Goldanleger» (2014, 4e édition), «Die letzten Jahre des Euro» (2011, 3e édition) et en 2014 «Vom Goldstandard zum Euro. Eine deutsche Geldgeschichte am Vorabend der dritten Währungsreform». Avant 1999, il avait déjà mis en garde contre les suites de l’introduction de l’euro dans son ouvrage «Was wird aus unserem Geld» (1997). Bruno Bandulet a rédigé sa thèse de doctorat sur le sujet «Die Bundesrepublik Deutschland zwischen den USA, der Sowjetunion und Frankreich – Alternativen der deutschen Aussenpolitik von 1952 bis 1963». Il a, entre autre, été chef de service responsable de la Ostpolitik de l’Allemagne au sein de la direction de la CSU bavaroise à Munich et chef d’édition auprès du quotidien allemand «Die Welt». Actuellement, il est éditeur des publications «Gold & Money» et «Deutschlandbrief».

Presseschau, Februar 2015: AUßENPOLITISCHES

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Presseschau, Februar 2015: AUßENPOLITISCHES
 
Tote bei Anschlag auf islamkritisches Satiremagazin
Die Angreifer kamen mit Kalaschnikow und Raketenwerfer: Bei einem Angriff auf das Satiremagazin "Charlie Hebdo" in Paris hat es zwölf Tote gegeben. Die Regierung rief die höchste Terrorwarnstufe aus.
 
"Charlie Hebdo": Radikale Muslime feiern im Netz den Anschlag
 
Islamistischer Terror
Frankreich: Polizei tötet alle Attentäter
 
"Wir müssen den Geist von 1968 verteidigen"
Alle reden gerade von freiheitlichen Werten, aber um welche geht es genau? Ein Gespräch mit Daniel Cohn-Bendit über das Recht auf Ironie – und das Lächeln seines ermordeten Freundes Cabu.
 
(Le Pen fordert Todesstrafe; doch was bringt das bei Selbstmordattentätern?)
Wehrhaft gegen Twitter, wehrlos gegen Kugeln
 
Foto-Bschiss am Trauermarsch
So täuschten die Spitzenpolitiker die Welt
 
Paris march: TV wide shots reveal a different perspective on world leaders at largest demonstration in France’s history
 
(Kommentar zu diesem Fotobetrug)
Schein und Sein – Bildikonen der Geschichte
 
"Charlie Hebdo"-Anschlag: Schüler stören Gedenkveranstaltungen
17 Tote in Paris? Etliche Schüler in Frankreich geben sich unbeeindruckt. Sie stören Schweigeminuten an ihren Schulen und verherrlichen Terrorismus - Lehrer meldeten mehr als 200 Vorfälle. Auch deutsche Schüler benehmen sich daneben.
 
Drei Tote bei Anti-Terroraktion in Belgien
 
Interview mit Alain de Benoist
„Hauptnutznießer ist die politische Klasse“
 
Propaganda-Vorwurf: Massen-Proteste gegen Medien in Großbritannien und USA
 
Vergleich von EU und Römischem Reich
Vor dem Untergang
 
Der Euro wird zum politisch manipulierten Weichgeld
 
Nach Parlamentswahl in Griechenland
Streit um Schuldenerlaß für Griechenland / Koalition mit Rechtskonservativen
 
(zur Griechenland-Wahl)
Jetzt wird es richtig teuer
von Michael Paulwitz
 
Rumänien drängt in Schengen-Raum
 
(Exilrussen gegen Russland-Bashing)
Ein aristokratischer Zwischenruf
 
"Gutes Signal": Türkei genehmigt Neubau einer Kirche in Istanbul
 
Istanbuler Kirchen-Neubau Mogelpackung
 
Linksradikale Terrorgruppe verübt Anschlag in der Türkei: Polizist stirbt
 
Harte Strafe in Saudi-Arabien
1000 Peitschenhiebe für islamkritischen Blogger
 
Syriens Goldbesitzer werden zur Kasse gebeten
Syriens Regierung hat Ende Dezember ein neues Gesetz verabschiedet, laut dem Syriens Goldbesitzer ihr Gold registrieren lassen und Gebühren dafür bezahlen müssen. Seit November hat der Goldpreis in Syriens Währung gerechnet um 18 Prozent zugelegt.
 
Guantanamero
Schuldig bis zum Beweis des Gegenteils: Mohamedou Ould Slahi veröffentlicht erstes Tagebuch eines CIA-Häftlings aus dem Lager auf Kuba
 
(Kriminelle und korrupte Zustände)
Mexiko
Killer gestehen Ermordung von 17 Studenten
 
Paraguay
Guerilla-Gruppe ermordet deutsches Ehepaar
Ein deutsches Farmer-Paar ist in Paraguay verschleppt und erschossen worden. Die Regierung macht die „Paraguayische Volksarmee“ verantwortlich. Sie soll nur wenige Mitglieder zählen, ist aber äußerst brutal.