L’Armada yankee constituerait - à en croire le sénateur Alexeï Pouchkov sur Twitter - un signe évident de « soutien à Ankara », membre de toute évidence peu fiable de l’Otan et qui a, dans l’affaire syrienne, peut-être vu plus grand que son ventre… car le président Erdogan ne peut désormais plus reculer, l’escalade étant amorcée de façon irréversible, sauf à se déjuger gravement. Là réside certainement un vrai danger sachant qu’en Orient il n’est pas envisageable de perdre la face sans essuyer aussitôt de cuisants dommages collatéraux. Or si actuellement les pertes turques sont officiellement d’une cinquantaine de morts, la réalité serait toute autre et le chiffre de 250 militaires tombés à l’occasion de l’actuelle offensive en territoire syrien serait plus en accord avec l’information disponible.
L’escalade vertigineuse autour de la poche djihadiste d’Idlib
Le 27 février, des éléments du groupe takfiriste Hayat Tahrir al-Cham3 (antérieurement connu sous le label Front al-Nosra, si estimé pour leur « bon boulot » par le ministre des Affaires étrangères, actuel président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, par ailleurs célèbre pour la sinistre affaire dite du “sang contaminé” et pour les frasques de son joueur de fils) lançaient une attaque contre les positions de l’Armée arabe syrienne (loyaliste). La riposte de l’armée syrienne fut sévère et 33 soldats turcs qui se trouvaient là – certainement par hasard – trouvèrent la mort4. Reste qu’en fonction des informations transmises par Ankara, aucune unité de l’armée turque « n’était présente ou n’aurait dû se trouver dans la zone concernée aux côtés des formations terroristes qui ont été pilonnées » à proximité du village de Bekhoun, comme le précise un communiqué du ministère russe de la Défense du 28 février. En outre « Le 1er mars, les forces de défense aérienne syrienne détruisaient six drones offensifs de l’armée turque agissant en soutien aux groupes terroristes » [sputniknews.com1ermars20].
La Turquie a depuis multiplié (le samedi 29) les frappes de drones contre les positions de l’armée syrienne, mais pour la première fois Ankara reconnaît ouvertement que celles-ci s’inscrivent dans le cadre d’une opération offensive générale dénommée “Bouclier de printemps”… dont le lancement a pris pour prétexte les bombardements syriens du 27 février. Damas déplore ainsi : « À 13h25, deux avions de chasse syriens [Su-25] ont été abattus dans l’espace aérien syrien lors de leur mission de combat contre des groupes terroristes dans la région d’Idlib » … Lesquels, selon Ankara, s’en seraient pris à des appareils turcs ! Les pilotes réussirent néanmoins à s’éjecter et sont saufs. Au reste des chasseurs-bombardiers F-16 turcs ne s’étaient pas gênés pour violer à deux reprises l’espace aérien du pays alors que ce 1er mars la Syrie venait de fermer son espace aérien au nord-ouest du pays, le ministère turc de la Défense prétendant sur Twitter avoir détruit trois systèmes de défense aérienne antimissiles. L’Aéroport d’Alep aurait été lui aussi dévasté. Le ministre de la Défense nationale turque, Hulusi Akar se vantait le 1er mars des succès de “Bouclier du printemps” avec la « neutralisation d’un drone, de huit hélicoptères, de 103 chars, de 72 obusiers [artillerie de 150], de trois systèmes de défense aérienne et de 2.212 militaires du régime [syrien] ». Rien que ça !
Guerre sur le terrain diplomatique
La Turquie avec une formidable bonne foi – celle de l’agresseur se faisant passer pour une victime - qualifie la réplique syrienne du 27 février d’attaque contre l’Otan et bat le rappel de ses alliés. Le Département d’État américain ne se faisait pas tirer l’oreille et apportait aussitôt son soutien au gentil allié turc. Erdogan, sollicitait directement l’appui de l’Hexagonie et joignait le Petit Chose élyséen par téléphone. Pourtant, la réplique syrienne, en toute logique aurait due être considéré comme un acte de légitime défense. Les forces turques sont entrées sur le territoire d’un État souverain sans y avoir été invitées (a contrario des Russes, des Iraniens et du Hezbollah, Parti libanais de gouvernement), par le pouvoir légal, seul légitime et unique représentant de la Syrie dans les cénacles de l’Organisation des Nations Unies. La Syrie ne s’expose donc à aucun blâme de la part du Conseil de Sécurité et bien entendu l’article V de la Charte atlantique (secours mutuel assuré en cas d’agression de l’un des membres du Pacte) ne peut en aucun cas être invoqué !
Par ailleurs une “déclaration” de l’Otan visant à soutenir (moralement) la Turquie a été bloquée par la Grèce qui entendait voir figurer dans ce document le respect de l’obligation faite à Ankara de retenir sur son territoire les réfugiés syriens, cela suivant l’accord Union européenne/Turquie de mars 20165. Migrants, parmi lesquels beaucoup d’Afghans, qui se concentrent aujourd’hui par milliers devant les barbelés de la frontière grecque, tandis qu’en Ionie, à Lesbos, particulièrement, les autochtones manifestent violemment contre l’installation de camps de rétention sur leurs îles. Trop, c’est trop, une situation explosive ! La proposition grecque s’est heurtée à l’hostilité du Royaume-Uni, de l’Allemagne, des États-Unis et de la France compradore. Athènes déboutée, a, en conséquence, mis son véto à la satisfaction des exigences d’Ankara qui demande par le truchement de son ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, d’entamer le processus de consultation politique prévu à l’article IV du Traité de Washington : « Les parties se consulteront chaque fois que, de l’avis de l’une d’elles, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des parties sera menacée » [sputniknews.com29fev20]. C’est ainsi que le Loup se saupoudre le museau de farine pour mieux se faire passer pour l’agneau innocent… c’est avec la lâche complicité des Européens, qu’Erdogan tente de se réfugie dans les jupes de l’Alliance… par crainte assurément des S400 Triumph de la Fédération de Russie.

En passant l’on voit bien dans quel camp se positionne l’Union européenne, à savoir dans celui du terrorisme international dont l’islamisme radical n’est qu’un faux nez et un instrument. On le voit bien avec M. Lévy qui, de média en média, arrache des sanglots aux foules à propos des « femmes et des enfants » pris en otage par les combats. C’est oublier les indissolubles liens de parenté qui unissent les djihadistes et leur famille (qui les suivraient en enfer : on l’a bien vu avec ces françaises partant rejoindre leurs compagnons sur les champs de bataille de l’État islamique – voir infra), ces mêmes islamistes qui égorgeaient à qui mieux mieux le 13 novembre 2015 au Bataclan.
Nos chers djihadistes sont ici chez eux
“Un ancien porte-parole du groupe islamiste syrien Jaysh Al-Islam soupçonné d’actes de barbarie et de crimes de guerre, a été interpellé le 31 janvier en possession d’un visa parfaitement en règle” !
Arrêté à Marseille, le djihadiste syrien Majdi Mustafa Nema, ex tortionnaire de l’État islamique, séjournait en France avec un visa totalement en règle… “Cet homme, né en 1988, se trouvait sur le sol français nanti d’un visa Erasmus”… Comment un individu de ce calibre est-il parvenu à se faire passer pour un étudiant ? Mystère ! L’Europe sans frontières des DDH est devenue un gruyère habité de courants d’air, mais à ce point ? Il vient, at last, d’être arrêté à Marseille par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCHGCG), la section de recherches de Marseille et le GIGN.
L’enquête conduite par le pôle “Crime contre l’humanité” du parquet national antiterroriste et l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre s’orientent vers ses innombrables contacts, les circonstances de son entrée en France et ses voyages en Europe, notamment en Italie. Ayant obtenu un visa Schengen délivré par le consulat de France à Istamboul, Majdi Mustafa Nema se trouvait, ici, chez nous, en situation régulière ! Dès le début de la révolution syrienne en 2011 (comprendre la guerre civile ethno-confessionnelle opposant les sunnites – en l’occurrence les Frères musulmans - aux Alaouites– assimilés à des chiites - et aux chrétiens), cet officier déserteur de l’armée gouvernementale avait rejoint les rebelles de la faction radicale islamiste Jaysh al-Islam (Armée de l’islam). Un parcours exemplaire en quelque sorte. Les quelque 20.000 combattants de Jaysh al-Islam ont tenu sous leur impitoyable férule la Ghouta orientale6, dans la grande banlieue de Damas. Ils sont entre autres soupçonnés d’avoir enlevé et torturé quatre militants des droits humains, dont une des têtes de file de la révolution syrienne, Razan Zaitouneh, tous aujourd’hui présumés morts, dont les corps n’ont cepndant jamais été retrouvés. C’est sous le nom de guerre d’Islam Alloush que Nema deviendra porte-parole de son organisation et recruteur hors pair d’enfants soldats [lemonde.fr1fév20].
En 2016, il rejoint la Turquie, considéré dans les milieux diplomatiques occidentaux comme étant l’une des marraines politico-militaires de l’Armée de l’islam. Sans se cacher le moins du monde, il se présentait sur les réseaux sociaux en tant que géopolitologue spécialiste des conflits au Proche-Orien, fréquentant – à ses dires - le « Toran Center for strategic studies » d’Istamboul. En France, le groupe Jaysh al-Islam n’étant pas catalogué comme terroriste – et pour cause – lors de la délivrance de son visa, Majdi Mustafa Nema n’était à ce titre visé par aucun mandat d’amener ! C’est donc depuis Istamboul qu’il va solliciter, sous sa véritable identité, la délivrance d’un visa pour étudier en France après avoir rédigé une lettre de motivation destinée à l’Institut de recherche sur le monde arabe et musulman (Iremam) de l’université Aix-Marseille, celui-ci dépendant du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Le djihadisme sanguinaire comme branche de recherche subventionnée par l’État, cela ne manque pas de sel. Certes après les « études de genre » plus rien ne doit surprendre ! Il obtient sans difficulté l’exeat valable à partir du 5 novembre 2019, délivré « sur la base d’un dossier complet » ainsi que l’a confirmé ce jeudi 27 la porte-parole du Quai d’Orsay après consultation du ministère de l’Intérieur [leparisien.fr6fév20]. Qu’en déduire ou qu’en conclure ? Majdi Mustafa Nema était-il un agent des Services français à l’instar du petit gars qui logea une balle dans la tête de Mouammar Kadhafi à l’occasion de son lynchage le 20 octobre 2011 à Syrte, sa ville natale, par une foule déchaînée… et qui vint mourir dans les bras des infirmières de l’hôpital militaire Val de Grâce ?
La veulerie occidentale a de beaux jours devant elle
En tout cas, il est ardu d ene pas voir dans une telle complaisance comme un aveu de complicité de la part de la France qui ne regardait pas – rappelons-le - les tueurs de Jaysh al-Islam comme des terroristes, mais comme des alliés dans la sourde lutte de nos démocraties libérales contre tous les intolérables souverainismes du monde arabe… ceux qui n’avaient pas fait allégeance à la République universelle comme Al Sissi en Égypte. Toutefois pour un djihadiste mis temporairement hors d’état de nuire - victime de la guerre des polices et des Services ? - trop nombreux sont ceux qui demeurent opérationnels… Car, le fait est formellement documenté, plusieurs dizaines de djihadistes français combattent en ce moment même en Syrie sur le front volcanique d’Idlib… France 24 diffusait ce vendredi 28 des images accablantes d’hommes – des ressortissants français, apparaissant dans une séquence vidéo d’une quarantaine de secondes - tirant au moyen d’armes automatiques sur un ennemi invisible et s’exprimant très clairement dans la langue fleurie du 9-3. Ces gens sont « présents sur zone depuis 2013, ont établi un camp à la frontière turco-syrienne » rapporte le journaliste, Wassim Nasr, après s’être entretenu deux heures durant sur Skype avec le recruteur français Omar Omsen, chef de cette unité djihadiste.
Femmes et enfants sont évidemment sur place et l’un des fils d’Omar Omsen figuerait parmi les tireurs faisant les beaux dans ce bout de film. Ayant prêté allégeance à Al-Qaïda à son arrivée en Syrie, ces djihadistes français auraient soi-disant « repris leur autonomie en 2018 », toujours à en croire Omar Omsen, lequel, bien sûr, ne nous dira pas pour qui, in fine, tout ce petit monde travaille vraiment : en faveur de l’islam radical wahhabite ou, joignant l’utile à l’agréable, pour l’État profond transnational ?
2 mars 2020




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A third idea was to speak about the air power, mentioning authors such as Giulio Duhet, William Mitchell or John Boyd, because surely the air power was one of the most relevant strategic and military innovations in the 20th century with a huge impact on war and warfare. Then, I was thinking of Bernard Brodie because he was an initial architect of nuclear deterrence strategy, tried to find out the role and value of nuclear weapons and was one of the first strategic thinker to recognize the role and impact of missile.
Another Schelling’s central idea is that an interplay of motives between adversaries exists and so he stressed the role of communication, understandings, compromise, and restraint. Communication between opponents can take two forms: verbal or written communication is known as “explicit”; action-based communication and involves the use of violence to indicate to an adversary that the costs of not agreeing to an opponent’s political demands will outweigh the costs of concession.








Coaching & conflicts deals with the theory concerning the “new art of war”, which is also the title of the Italian edition [1]: not only information and disinformation as they are generally understood but also, among other things, the set of methods by which a country can be affected economically and socially through the manipulation of its economy on international markets, so as to favor a change of government (or “regime”, just to use a word that makes so much bad anti-demokrats...). From these manipulations to the sadly known colored revolutions, perhaps followed by an external military intervention, the step may not be really immediate but still remains tragic: Libya docet, the Latins would say, and so also Syria even if right against the lions of Damascus the mechanism has jammed, showing its inevitable limits.
Q) Why did you want to publish Leonid Savin's essay?


Ce paradigme spatial apparaît très explicitement dans la doctrine Monroe de 1823. Cette théorie américaine revendique l’indépendance de tous les Etats américains, interdit leur colonisation par des Etats tiers et défend à ceux-ci d’intervenir en leur sein. Elle crée donc un corpus de règles ayant vocation à s’appliquer à un grand espace qui est l’espace américain. La difficulté réside dans le fait que la doctrine Monroe a évolué avec le temps. Elle est passée d’un non-interventionnisme catégorique à un impérialisme intransigeant, d’une neutralité à une position morale donnant le droit de s’ingérer dans les affaires des pays du monde entier. « L’aversion de tous les juristes positifs contre une telle doctrine est bien compréhensible ; devant pareille imprécision du contenu normatif, le positiviste a le sentiment que le sol se dérobe sous lui », ironise l’auteur. En fait, les américains ont modifié leur interprétation de la doctrine Monroe au fil du temps et de leurs intérêts. La raison d’Etat se passe facilement des débats juridiques car contrairement à ce que de nombreux juristes pensent, dans la lignée du positivisme juridique, le droit ne créé rien. Il est simplement le reflet d’un rapport de forces. Les marxistes le désigneraient comme étant une superstructure.
Ouvrage court mais très exigeant, Le droit des peuples réglé sur le grand espace constitue une bonne introduction à l’ouvrage majeur Le nomos de la terre qu’écrira par la suite Carl Schmitt. Ecrit dans un style toujours clair sans être universitaire, le livre présente le grand mérite d’être en avance sur son temps. A une époque où l’on réfléchissait encore en termes de nation, il anticipe largement les grandes évolutions du monde. Aujourd’hui, comment nier que le monde est traversé par une logique de blocs animés par une puissance dominante. L’espace américain est dominé par les Etats-Unis, l’espace asiatique par la Chine et l’espace eurasiatique par la Russie. Il n’y a guère que l’Europe qui ne suit pas cette évolution. En effet, au lieu de s’ancrer dans son espace culturel et religieux, elle a préféré se dissoudre dans un système technico-économique abstrait sous-tendu par les inévitables droits de l’homme. A trop nier l’espace, on finit par nier l’homme comme produit d’un enracinement culturel pour aboutir à l’homme-marchandise.


















Dans un 

Ces sirènes ont été sculptées par Tullio et Antonio Lombardo, fils de Pietro Lombardo, maîtres vénitiens de la fin du XVe et du début du XVIe siècle – « et Tullio Romano a sculpté les sirènes, comme le dit l’ancienne gardienne : de sorte que depuis lors, personne n’a pu en sculpter d’autres pour la boîte à bijoux, Santa Maria dei Miracoli », comme on peut le lire dans le Canto 76.
La dolce vita aura 60 ans en 2020. Tout comme les sirènes de Pound, le tour de force aujourd’hui légendaire de Fellini à Rome est comme un palimpseste en celluloïd noir et blanc d’une époque révolue, la naissance des Swingin’ Sixties. Marcello (Marcello Mastroianni) et Maddalena (Anouk Aimée), impossiblement cool et chic, apparaissent comme la dernière femme et le dernier homme avant le déluge de « vulgarité bon marché ». À la fin, Fellini nous montre Marcello désespéré par la laideur et, oui, la vulgarité qui s’immiscent dans son magnifique mini-univers – l’esquisse de la culture trash fabriquée et vendue par le ‘leader du système’ qui allait rapidement nous engloutir tous.

Spykman est un personnage assez fascinant. De nombreux auteurs de géographie politique le classent parmi les géopoliticiens « matérialistes », uniquement préoccupés de quantification des facteurs de force, en particulier militaires, et obnubilés par les déterminismes liés à la localisation des acteurs étatiques.
L’interdépendance économique est certes une réalité. Elle l’était aussi à la veille de 1914.
Dans son récent essai, L’affolement du monde, Thomas Gomart dit que nous vivons un moment « machiavélien », au sens où l’analyse des rapports de force, qui était passée au second plan à l’ère des grandes conférences sur le désarmement, reprend une importance fondamentale dès lors que les trois principales puissances, Etats-Unis, Russie et Chine, réarment comme jamais. Après avoir contribué à stabiliser le monde, ce que le général Gallois appelait « le pouvoir égalisateur de l’atome » est-il en train de devenir obsolète ?
Du point de vue des apprentissages, la « géopolitique » n’y fera rien, ni l’économie, ni la « communication ».



En este mundo que cambia, los grandes poderes económicos británicos quieren caminar solos; ponen sus intereses estratégicos en el centro y, desde su autonomía, buscarán alianzas con Europa; mejor dicho, con algunos países europeos. Nadie cuestiona sus acuerdos de fondo con los EEUU, y el Reino Unido seguirá en ellos con voz e intereses propios. El otro lado de la cuestión debería suscitar alguna reflexión a los europeístas de andar por casa que hoy nos abruman. El dato más relevante para los hombres y mujeres que estamos en el marco de la UE es que a más integración, menos capacidad de Europa para ser un sujeto autónomo y diferenciado en unas relaciones internacionales donde las grandes potencias están definiendo intereses y marcos de actuación.
Manolo Monereo



