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samedi, 26 avril 2014

Mais où est le vol MH370 de Malaysian Airlines?

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Mais où est le vol MH370 de Malaysian Airlines?

Avez vous remarqué que l'on ne parle plus du tout du vol MH370 de Malaysian Airlines ? Il a disparu depuis le 8 mars 2014 une heure après son décollage de l’aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie vers l’aéroport internationale de Pékin en Chine. Cela fera bientôt 2 mois et subitement c'est silence radio à son sujet. Le mystère semble plus épais que jamais et suscite un florilège incroyable de versions toutes les plus insolites et fantaisistes les une que les autres. Voici quelques une des versions et des informations les plus rocambolesques sur la disparition de cet avion. Faites votre classement, perso je ne sais pas laquelle est la plus débile.

Le vol MH370 a été détourné de sa trajectoire par une unité de cyber-guerre relevant des armées des Etats-Unis avant d’être dirigée dans une zone précise de l’Océan indien et détruit.

Source :

http://strategika51.wordpress.com/2014/04/04/vol-mh370-entre-non-dits-et-theses-lappareil-a-t-il-ete-detourne-et-detruit-par-larmee-us/

Selon cette thèse chinoise, les Talibans d’Afghanistan aurait abattu par hasard au moyen d’un obus de mortier une sorte de drone d’un genre nouveau et inconnu jusque là et récupéré des débris. Ces derniers attirent la curiosité d’agents de trois pays voisins d’Afghanistan. Un morceau du fuselage est revendu à prix d’or à un homme d’affaire Chinois et atterrit chez China North Industries Corporation, le géant chinois des industries de défense. On arrive pas à reconnaître le matériau composite dont il est fait. C’est l’alerte générale et après tractations l’ensemble de ce qui a subsisté de l’épave est vendu aux chinois.

Des experts chinois sont dépêchés de Pékin en Malaisie afin de récupérer les débris qui ont été acheminés du Pakistan à Kuala Lumpur. Les débris sont chargés à bord du vol MH370 de MAS (Malaysia Airlines) du 8 mars 2014. La cargaison d’une capacité de 8 kilogrammes est accompagné par cinq experts et une douzaine de spécialistes appartenant à divers instituts de recherche sur les nouveaux matériaux en Chine. L'avion a été détourné par l’usage d’une technologie nouvelle avant d’être dirigée à très grande vitesse vers l’Ouest en plein océan indien. Comment ? On parle depuis quelque temps de moyens technologiques pouvant prendre le contrôle total de l’avionique embarquée des aéronefs et même des véhicules terrestres, y compris nos voitures…

L'ingénieur Philip Wood aurait envoyé une photo en provenance de l’île Diego Garcia

Source :

http://michelduchaine.com/2014/04/03/developpement-inattendu-sur-le-vol-mh-370-lingenieur-philip-wood-aurait-envoye-une-photo-en-provenance-de-lile-diego-garcia/

Philip Wood, ingénieur d’IBM qui a disparu avec une dizaine d’autres ingénieurs en haute technologie dans le vol de la Malaysia Airline aurait envoyé une photo (prise dans l’obscurité) à partir de son Iphone (caché dans son derrière depuis le prétendu détournement) et les coordonnées du téléphone correspondraient à un endroit situé près de l’île Diego Garcia (là où se trouve une base de l’Armée américaine). Plusieurs témoins, dans les jours qui ont suivis la disparition du vol 370, ont dit avoir vu l’avion atterrir à l’endroit exact où se trouve la base américaine Diego Garcia. Les témoignages de ces témoins ont vite été relayés aux oubliettes.

A la consultation des propriétés de la photo, vous trouvez les coordonnées GPS que voici:

Latitude 7; 18;58.308906555175781
Longitude 72; 25; 35 55908203125

La photo a été envoyé avec ce commentaire : «I have been held hostage by unknown military personal after my flight was hijacked (blindfolded). I work for IBM and I have managed to hide my cellphone in my ass during the hijack. I have been separated from the rest of the passengers and I am in a cell. My name is Philip Wood. I think I have been drugged as well and cannot think clearly

Philip Wood, aurait envoyé une photo sur le web et aurait dit être détenu dans une prison avec d’autres passagers. L’homme aurait prétendu avoir les yeux bandés et être incapable d’enlever son bandeau puisqu’un sac verrouillé l’empêchait de le faire. Ses mains étant libres puisqu’il est impossible d’enlever le voile sur les yeux, il aurait réussi à tirer de ses fesses son Iphone 5 avec lequel il a pris une photo de l’obscurité de la pièce où il se trouve. Il a utilisé une commande vocale pour dicter son emplacement et quelques faits entourant sa détention. Les données Exif confirmeraient que Philip Wood se trouve dans un endroit proche de Diego Garcia.  

Un coup des Rothschild et du complot Illuminati

Sources :

http://michelduchaine.com/2014/03/28/vol-mh-370jaccuse-les-rothschild-et-le-complot-illuminati-voici-les-preuves/

http://1eclaireur.wordpress.com/2014/03/26/rothschild-se-serait-debarrasse-du-vol-mh370-de-malaysia-airlines-pour-obtenir-les-droits-dun-brevet-de-freescale-semiconductor/

Plusieurs personnages importants du géant de la technologie basée au Texas, Freescale Semiconductor Ltd, auraient bénéficiés de la disparition de 20 employés extrêmement talentueux et précieux dans le domaine technologique de Freescale. Freescale Semiconductor Ltd est principalement détenue par le groupe Blackstone, à savoir Lord Jacob Rothschild. Pourquoi tant de salariés de Freescale étaient sur le même vol en même temps ? Quatre d’entre eux étaient les titulaires de brevets des États-Unis touchant une nouvelle technologie. Peid Ong Wang, Suzhou, Zhijun Chen, Suzhou, Zhihong Cheng, Suzhou et Li Ying, Suzhou, les employés de Freescale en provenance de Chine auraient été à bord du vol 370, et chacun d’eux possédait 20% de la valeur , en tant que titulaires du brevet US # US008671381B1. Étonnamment, les 20% restants ont été signalés comme étant détenu par Freescale Semiconductor Ltd, qui maintenant, après la disparition du vol 370, devient le seul titulaire du brevet. Lord Jacob Rothschild est aujourd’hui le titulaire du brevet et cerise sur le gâteau, la dynastie Rothschild possède la Banque centrale de Malaisie qui en est elle-même fortement investie dans le gouvernement malaisien et Malaysian Airlines.

Le 11 Mars huit villageois de Marang ont affirmés dans des rapports de police avoir entendu l'avion sans le voir… Comment tout un Boeing 777-200ER peut disparaître de radars militaires de plusieurs pays et de devenir invisible aux gens sans une sorte de technologie militaire de pointe utilisée?L’Angleterre et les USA se seraient accaparés un brevet chinois en l’utilisant contre eux, une arme électronique qui permet de faire disparaître un avion d’un radar et d’en contrôler les commandes.

Le Vol 370 a atterri à la base militaire de Diego Garcia, l’avion et les passagers à l’intérieur, puis fut placé dans un hangar de style Faraday. L'avion étant ensuite écrasé dans l’océan pour la couverture de presse et aucun des passagers sera récupéré comme ils probablement sont toujours détenus dans un camp militaire.

Le Vol MH370 retrouvé à Kandahar, en Afghanistan

Source :

http://allainjules.com/2014/04/08/scoop-vol-mh370-lavion-de-la-malaisya-airlines-retrouve-a-kandahar-en-afghanistan/

L'avion retrouvé à Kandahar en Afghanistan selon les Russes. Info ou intox ?

Le vol MH370 a été détourné vers l’Afghanistan et des négociations secrètes sont en cours avec les Etats-Unis et la Chine. Tous les passagers seraient vivants et malheureusement en très mauvais état. L’avion n’a eu qu’une aile brisée après son atterrissage en catastrophe. L’information émanerait de la "Scovksy Kmsmolic" source de sécurité de Russie.

NDLR

Vous voyez que la paranoïa des hommes n'a pas de limites. Néanmoins, fidèles à notre devise « il faut douter de tout », nous garderons dans un coin de notre tête toutes ces explications saugrenues avec la pensée que s'il faut de manière certaine penser qu'elles sont toutes fausses, il faut aussi douter qu'elles soient toutes fausses de manière catégorique. Ouf !

Il est grand temps que nous ayons la vérité sur ce vol MH370 afin d'arrêter tout ce cirque. Il faut penser aux victimes innocentes et à leur famille. Quelle horreur pour elles…

Reste, que quelque chose est étrange, un satellite peut retrouver une voiture dans une ville, un terroriste dans un désert, mais pas un avion. On nous prend vraiment pour des cons…    

La rémigration pour les nuls

 La rémigration pour les nuls

Méridien Zéro a donné la parole à Laurent Ozon - Conférencier, fondateur et dirigeant du club Maison Commune - afin qu'il nous éclaire sur la notion centrale de remigration.

A la barre Jean-Louis Roumégace.

Pour écouter:

http://www.meridien-zero.com/archive/2014/04/17/emission-...

remigration, émigration, immigration, laurent ozon, vérité, maison commune, identité

EU-elite stuur bewust aan op humanitaire catastrofe

Onderzoeksjournalist: EU-elite stuur bewust aan op humanitaire catastrofe

Ex: http://xandernieuws.punt.nl

‘Hoge schulden en reddingsfondsen lang van tevoren gepland om controle over landen over te nemen’


Langzaam maar zeker wordt de strop van de elite om de halzen van het gewone volk steeds strakker aangestrokken.

Jürgen Roth, één van de bekendste onafhankelijke Duitse onderzoeksjournalisten, komt in zijn nieuwste boek ‘Der Stille Putsch’ (De Stille Coup) tot de conclusie dat de Europese elite doelbewust een humanitaire catastrofe op ons continent wil veroorzaken, om deze vervolgens aan te grijpen om een politieke unie op te richten. De veel te hoge schulden en daardoor ‘noodzakelijke’ reddingsfondsen zijn juist om dat doel te bereiken al jaren van tevoren gepland. De media werken ondertussen volop mee om de burgers zo onwetend mogelijk te houden – totdat het te laat is.

Volgens Roth hebben de eurocraten al lang geleden een begin gemaakt met het veroorzaken van deze humanitaire ramp. Een insider legde uit dat ‘wij iets besluiten, het dan in de openbaarheid brengen, en enige tijd afwachten. Als er dan geen opstanden ontstaan, omdat de meeste mensen totaal niet begrijpen wat er besloten werd, gaan we verder, stap voor stap, totdat er geen weg terug meer is.’

Hoge schulden en reddingsfondsen lang van tevoren gepland

Daarmee bevestigt de insider zo’n beetje alle ‘complot’theorieën over Brussel. Nog een verhelderende uitspraak: ‘Zou het misschien zo kunnen zijn dat de schulden ondertussen bijna net zo waardevast zijn als goud, omdat de schuldeisers –banken, hedgefondsen en multinationals- daardoor macht over de zuidelijke crisislanden kunnen uitoefenen, en hun hulpbronnen kunnen uitbuiten?’

Het maken van veel te veel schulden door de zuidelijke lidstaten kan daarom wel eens doelbewust zijn gestimuleerd door Brussel, zodat met de latere ‘nodig’ zijnde ‘reddingsfondsen’ tamelijk eenvoudige de controle over deze landen en hun bevolking kon worden overgenomen.

Roth onthult dat de daaruit volgende bezuinigingseisen in werkelijkheid een ‘koude coup’ waren, waarmee de fundamentele mensenrechten werden geschonden. Loonsverlagingen en ingrepen in de sociale zekerheid, gezondheidszorg en onderwijs reduceren de werknemersrechten en leiden tot massale verarming, en zelfs tot meer doodgeboorten, HIV-infecties en zelfmoorden, zoals onderzoekers van de Britse universiteiten in Cambridge, Oxford en London hebben geconstateerd.

Volk door media misleid met leugens en desinformatie

In het zuiden van Europa zien we dat sociale hervormingen met een paar pennenstreken werden afgeschaft, waardoor een humanitaire catastrofe in gang werd gezet: de verarming en onteigening van de burgers. De politiek correcte en gecontroleerde media helpen met hun leugens en misleidingstactieken mee om dit zo onopvallend mogelijk te laten gebeuren. Het ‘simpele’ volk krijgt bewust desinformatie –over economisch ‘herstel’, e.d.- voorgeschoteld. Deze ‘stille’ staatsgreep heeft als doel de macht van de EU-elite nog veel groter te maken.

Tot deze elite behoren enkel zorgvuldig geselecteerde personen, die allen een masker ophebben en door hun economische langetermijnstrategieën de EU-landen willen destabiliseren en van al hun macht willen beroven. Het zal geen verbazing wekken dat veel van deze ‘politieke terreurbewegingen’, die worden geleid door de superrijken, hun wortels hebben in de VS.

Stemt Nederland op eigen ondergang?

In zijn boek laat Roth ook zien hoe de gewone bevolking zich met succes tegen deze aan de gang zijnde stille staatsgreep kan verzetten. Volgende maand kunt u daar zelf een rol in spelen, door bij de verkiezingen voor het Europese Parlement in ieder geval niet op één van de gevestigde partijen, die dit antidemocratische en in toenemende mate zelfs antihumane systeem hebben helpen opzetten, te stemmen.

Wat dat betreft geven opiniepeilingen –indien deze nog niet worden gemanipuleerd- helaas weinig reden tot optimisme: D66, de enige partij die openlijk streeft naar het einddoel van de elite -een politieke unie en het overdragen van zoveel mogelijk macht aan Brussel-, zou nu de grootste partij van Nederland worden (2). Het toont aan dat Roth niet overdrijft als hij schrijft dat de gecontroleerde massamedia erin zijn geslaagd de meeste mensen dom en onwetend te houden over de werkelijke doelstellingen van de EU-elite in Brussel, Den Haag en andere Europese regeringssteden.


Xander

(1) KOPP
(2) NU

La fière et discrète République de Gagaouzie

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La fière et discrète République de Gagaouzie

Territoire oublié d’Europe d’environ 150 000 habitants seulement, sa petitesse (18323 km²) pouvant pousser à croire que c’est un artefact (ou l’origine d’une célèbre chanson britannique). Au contraire, c’est l’héritage d’une riche histoire, celle de turcs chrétiens ayant une filiation avec les peuplades mongoles qui dominèrent un temps l’Europe, de l’Est en particulier.

Peuple turcophone donc, creuset des tribus Oghouzes qui immigraient vers l’Ouest de l’Europe entre les X et XIIe siècle ap. J.-C.

Ils ont été christianisés au cours du XIXe siècle à partir d’un échange de territoires entre les empires russe et ottoman en 1812 (l’Empire russe obtenant la Bessarabie).

Le chemin de l’indépendance de la Gagaouzie débute dès le XXe siècle. Ainsi, et dès 1906, la République de Komrat est proclamée, sa durée de vie ne dépasse pas les 15 jours. Puis, en 1917 les députés Gagaouzes votent l’indépendance de la Moldavie et leur rattachement à la Roumanie. Rétrospectivement, c’est assez ironique avec la configuration de la fin du XXe siècle. Enfin, en 1940 la Moldavie est annexée à l’URSS. Sous administration soviétique, les revendications gagaouzes sont gêlées.

Le cheminement de l’accession à l’indépendance des Gagaouzes débute, comme beaucoup de choses en Europe de l’Est, par l’invitation du président Boris Eltsine à prendre autant de libertés que possible. Ou plutôt, la célèbre formule eltsienne ne sera là que pour sanctionner un mouvement largement entamé. Les revendications nationalistes gagaouzes se font jour dès les années 1980. En 1990, les Gagaouzes se révoltent lors de la chute de l’empire soviétique. En août 1990 la République de Gagaouzie est autoproclamée. Le leader indépendantiste Sepan Topal est élu à la présidence du Soviet suprême le 31 octobre 1990.

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© Wikipédia.

La Moldavie ne peut que trouver une solution avec cette turbulente république. Chose pressante puisque les évènements gagaouzes sont simultanées à ceux de Transdniestrie… La souveraineté et l’intégrité territoriale de la Moldavie se fera au prix d’une certaine souplesse. Après trois années de conflit, en 1994, la région autonome de Gagaouzie est créée entraînant l’officialisation du gagaouze comme langue de cette région autonome. Les gagaouzes gèrent aussi leur politique éducative désormais.

Les Gagaouzes parlent une langue altaïque qui est relativement différente de la langue turque. Cela n’empêche pas la Turquie d’entretenir des liens culturels fort avec ce territoire. Depuis la dissolution de l’URSS, Ankara conserve des liens par les créations d’un centre culturel turc et d’une bibliothèque en République de Gagaouzie.

Le partage des population s’est fait relativement pacifiquement. Toutes les localités comprenant plus de 50% de Gagaouzes ont été intégrées. Dans les autres au peuplement plus métissés des référendums furent organisés.

Les relations avec les autorités centrales restent encore aujourd’hui très tendues. Par exemple, en janvier 2014, la région autonome de Gagaouzie annonçait son intention de consulter ses administrés par référendum. Ce serait une réaction à l’agenda pro-européen du gouvernement moldave. Il trahirait la volonté de s’unir à terme à la Roumanie. Les résultats du référendum du 2 février 2014, qui a atteint un taux de participation de plus de 70% (présence d’observateurs bulgares, polonais et ukrainiens, entre autres), ont été connu le 3 février : 98,4% des électeurs ont voté pour l’intégration de la Gagaouzie à l’Union douanière (Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan) et 98,9% à avoir voté en faveur du droit de la Gagaouzie à déclarer son indépendance, si la Moldavie devait perdre ou abandonner sa propre souveraineté.

Enfin, il reste la question de l’accès à la mer. Sans cela, il y a de quoi s’interroger sur la crédibilité et la profondeur de la volonté d’engagement dans la communauté économique russe. C’est bien en raison de la proximité de la mer Noire et de l’importance de la crise de Crimée de 2014 qui pousse à imaginer que Moscou a quelques gains territoriaux à négocier pour offrir cet accès à la mer.

© Inconnu.

Le drapeau non-officiel des Gagaouzes de tous pays est très original. Il détonne dans le concert européen des drapeaux. Il est à ne pas confondre avec l’emblême de la maison Stark de la fiction « Game of Thrones » (George R. R. Martin). Ainsi qu’il est dit dans l’ouvrage précité (et très bien expliqué à la page 116), ce drapeau est constitué d’une tête de loup rouge (mémoire de l’empire Couman du XIe siècle, peuple turcophone originaire des bords de la Volga ayant émigré en Europe dont les Gagaouzes sont des descendants) dans un cercle blanc, sur fond bleu azur, ce qui détonne en Europe où le lion est roi (et le coq l’exception culturelle). Ce bleu clair est la couleur traditionnelle des Turcs et des Mongols.

Le drapeau officiel est des plus classiques.

Le marquis de Seignelay

Bibliographie :

Atlas des Nations sans Etat en Europe – Peuples minoritaires en quête de reconnaissance, dirigé par BODLORE-PENLAEZ Mikael, éditions Yoran Embanner, Fouesnant, 2010.

vendredi, 25 avril 2014

Pourquoi les «idéopôles» votent-ils encore à gauche ?

Pourquoi les «idéopôles» votent-ils encore à gauche ?

 
par Fabien Escalona et Mathieu Vieira
Ex: http://aucoeurdunationalisme.blogspot.com
 
Depuis le milieu des années 1990, ces villes post-industrielles fondées sur l'économie de la connaissance sont de nouveaux bastions du PS. Il y a mieux résisté aux municipales, mais est menacé par la gauche alternative, qui confirme son implantation.
 
Qu'ont en commun Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Grenoble, Nantes, Lille et Aix-en-Provence –et, à un degré moindre, Rennes et Bordeaux? Selon une note que nous avions écrite pour la Fondation Jean-Jaurès en 2012 (1), il s'agit d'idéopôles, c'est-à-dire des villes-centres des métropoles les plus intégrées à la globalisation, dont ils représentent des «points d'ancrage».
 
Ce sont les territoires gagnants d'un processus qui accroît la polarisation entre, d'un côté, l'archipel métropolitain qu'ils dessinent, et de l'autre, leurs périphéries urbaines et rurales. Des lieux qui concentrent plus qu'ailleurs les groupes sociaux pour lesquels la mondialisation est une source d’opportunités ou, tout du moins, ne représente ni une menace matérielle ni une menace identitaire.
 
Quatre critères permettent de les définir (et nous ont notamment conduit à en écarter Marseille): une métropole régionale (taille critique), une production axée sur la connaissance et l’innovation (profil économique), une population qualifiée (profil sociologique) et l’attractivité du territoire.
 
Il faut bien sûr prendre garde à ne pas fétichiser ces territoires, sociologiquement divers et stratifiés. Une explication sociologique reste en effet bien plus pertinente qu'une explication géographique pour comprendre les différences de comportements électoraux entre le XVIème et le XXème arrondissement de Paris (au passage, la même observation peut être faite à propos du fameux espace «périurbain», qui est loin d'avoir l'homogénéité qui lui est abusivement prêtée). Cela dit, les idéopôles nous semblent précisément être des laboratoires privilégiés pour observer les alliances et les rivalités entre groupes sociaux qui se déploient dans le grand jeu de la «révolution globale».
 
Mutation dans les années 1990
 
Dans de précédents travaux, nous avons mis en évidence la surreprésentation du PS dans ces grandes villes post-industrielles depuis le milieu des années 1990, qui témoigne de la capacité de ce parti à prospérer dans les zones les plus dynamiques du capitalisme contemporain.
 
Elle constitue aussi un indice, fondé sur des résultats réels, de l'importance de certains groupes dans le noyau électoral socialiste, à savoir un salariat diplômé et urbain mais pas forcément riche en patrimoine (les «classes moyennes et supérieures intellectuelles») et les milieux populaires à forte proportion de Français d'origine étrangère.
 
Un survote socialiste a pu être mesuré pour les élections présidentielles depuis 1995, et dans une moindre mesure lors des scrutins européens, pour lesquels la concurrence écologiste a joué à plein. En effet, les idéopôles constituent incontestablement les zones de force des écologistes, comme en a attesté le doublement de leur score national dans ces territoires lors de la dernière élection présidentielle. En y réalisant un score moyen de 23,8% à l’occasion des européennes de 2009 (soit +7,5 points par rapport à sa moyenne nationale), EELV avait même devancé les listes socialistes de 5,5 points.
 
Lors de l’élection présidentielle de 2012, l’avance relative de la gauche dans les idéopôles ne s'est pas démentie, en particulier dans les espaces dits «gentrifiés» (2) de ces derniers, comme les Ier et IVe arrondissements de Lyon ou les Xe et XIe arrondissements de Paris. Ce scrutin a aussi marqué l’apparition du phénomène pour le Front de gauche, qui a dépassé la barre des 15% à Toulouse, Montpellier, Grenoble et Lille, alors que les candidats communistes avaient jusque-là été clairement sous-représentés dans ces territoires.
 
A l'inverse, les idéopôles sont devenus des terres de faiblesse structurelle pour le Front national, dont la sous-représentation aux élections présidentielles s'est toujours plus accentuée de 1995 (-5% par rapport à sa moyenne nationale) à 2012 (-39%). Le graphique ci-dessous illustre la sur- ou la sous-représentation des forces politiques de gauche par rapport à leur moyenne nationale.
 
Fabien Escalona et Mathieu Vieira
 
 
 

NASA-studie: Ondergang Westerse beschaving nauwelijks te vermijden

NASA-studie: Ondergang Westerse beschaving nauwelijks te vermijden

Groeiende ongelijkheid tussen rijke elite en arme massa breekt iedere samenleving op – ‘The Fourth Turning’: Instorting nog vóór 2025


De Westerse beschaving koerst op een bijna niet meer te vermijden ineenstorting af. Dat is althans de ontnuchterende conclusie van een onderzoek, dat mede door het Goddard Space Center van de NASA werd gefinancierd. Historisch gezien stortten hoog ontwikkelde beschavingen ineen omdat de ongelijkheid tussen rijk en arm uiteindelijk te groot werd. Wat dat betreft bevindt ook Nederland zich op een erg gevaarlijk pad: op 12 april schreef de Volkskrant dat rijkste 1% van ons land ondanks de crisis bijna een kwart van het totale vermogen in bezit heeft, meer dan ooit tevoren, en vergelijkbaar met de extreem ongelijke situatie in de VS (2).

Groeiende ongelijkheid belangrijkste oorzaak

Volgens de studie, onder leiding van de wiskundige Safa Motesharrei (National Socio-Environmental Synthesis Center) verricht door een groep sociale- en natuurwetenschappers, zal het Westen binnen enkele tientallen jaren ten onder gaan. Historisch gezien overkomt dit alle hoog ontwikkelde beschavingen. Zij doorlopen een vergelijkbare cyclus van opkomst, ontwikkeling, neergang en uiteindelijk instorting.

De wetenschappers vergeleken de ontwikkelingen in het Westen met die van de imperiums van de Romeinen, Han, Maurya, Gupta en Mesopotamiërs. Daaruit concludeerden ze dat in de afgelopen 5000 jaar iedere hoog ontwikkelde, complexe en creatieve beschaving zich niet permanent kan handhaven. Naast het overmatige gebruik van natuurlijke hulpbronnen blijkt de scheuring in de samenleving door de groeiende ongelijkheid tussen een rijke elite en de arme massa de belangrijkste oorzaak van iedere instorting te zijn.

Oneerlijke verdeling rijkdom cruciale fout

Iedere beschaving blijkt de cruciale fout te maken de toenemende rijkdom niet gelijkmatig over de samenleving te verdelen. Het overgrote deel van deze rijkdom komt steevast bij een zeer klein eliteclubje terecht, en dat terwijl die rijkdom juist door de armere massa wordt geproduceerd. Die ziet daar echter nauwelijks iets van terug, hooguit iets meer dan het absolute bestaansminimum.

In tegenstelling tot wat vaak wordt beweerd, kunnen technologische ontwikkelingen dit proces niet omkeren. Efficiënter gebruik van grondstoffen leidt namelijk doorgaans tot een nog hoger verbruik, waardoor de toegenomen efficiëntie weer teniet wordt gedaan. Volgens de wetenschappers is dat precies wat er de afgelopen 200 jaar is gebeurd. De enorme technologische vooruitgang heeft niet kunnen voorkomen dat er almaar meer hulpbronnen worden verbruikt.

Hongersnood

Maar zelfs als een samenleving erin slaagt dit proces onder controle te krijgen, zal de elite teveel blijven consumeren. In het eerste scenario veroorzaakt dat uiteindelijk een hongersnood onder de gewone bevolking, en uiteindelijk de instorting van de beschaving. ‘Het is belangrijk te benadrukken dat deze Type-L instorting niet het gevolg van een milieu-instorting is, maar van een door ongelijkheid veroorzaakte hongersnood, waar arbeidskrachten in mee worden gesleurd.’

In het tweede scenario wordt er niets gedaan aan de uitbuiting van grondstoffen, waardoor ‘de ondergang van de massa sneller verloopt, terwijl het de elite eerst nog goed gaat. Aan het eind komt het tot een totale instorting van de massa, gevolgd door de elite.’ (1)

‘Instorting nog vóór 2025’

In het in 1997 gepubliceerde boek The Fourth Turning (Het Vierde Keerpunt) toonden auteurs William Strauss en Neil Howe aan de hand van 500 jaar Westerse geschiedenis aan dat de opkomst en ondergang van een beschaving volgens bepaalde wetten en patronen verloopt die niet vermeden blijken te kunnen worden. Deze historische wetmatigheden zullen ertoe leiden dat de Westerse beschaving, met name de Amerikaanse, nog voor het jaar 2025 totaal zal instorten, wat vrijwel zeker zal uitmonden in de Derde Wereldoorlog.

Anno 2014 gaat het economische en morele verval van onze beschaving echter al zo hard, dat dit fatale 'Zenith' moment mogelijk al in 2016 wordt bereikt. Volgens Strauss en Howe bevinden we ons sinds ongeveer 2005 in de laatste fase, het ‘Vierde Keerpunt’, waarin politici naar steeds wanhopigere middelen grijpen om de status quo te handhaven.

Deze laatste fase kenmerkt zich door het razendsnel aan de kant schuiven van decennia in stand gehouden wetten, regels en normen (bijv. de talloze gebroken verkiezingsbeloften en EU verdragen; omgekeerde discriminatie waarmee het belang en de opvattingen van minderheidsgroepen boven die van de meerderheid worden gesteld, etc.). De jongeren, verstikt door teveel bescherming en structuur, breken met de waarden van de ouderen en richten zich vooral op persoonlijk succes.

De algehele interesse voor spiritualiteit neemt verder af, mensen nemen steeds grotere risico's, en de greep van overheid, politie en veiligheidsdiensten op de samenleving wordt verstevigd. Uiteindelijk ontstaan er nieuwe, hevige oorlogen, uitmondend in een ‘totale (wereld)oorlog’. (zie verder dit artikel van 2 mei 2013).

 

Xander

(1) KOPP
(2) NU

Zie ook o.a.:

2013:
28-12: DHS-insider geeft laatste waarschuwing voor totale instorting
15-12: 14 experts: 2014 wordt ongekend financieel en economisch rampjaar
01-12: Wereld slaapwandelend naar een nieuwe Wereldoorlog
21-11: 'Valutaoorlog losgebarsten; Koopkracht burgers zal worden vernietigd' (/ '2012 zal bekend worden als het jaar dat Amerika stierf' - Financiële experts: Beurzen en Westerse systeem op rand van instorten)
23-10: Trends Institute: Wereldwijde totale instorting in 2014
01-09: Pentagon bereidt zich voor op 'grootschalige economische instorting'
26-05: Bank-insider: Wereldwijde financiële crash en tirannie aanstaande
02-05: Zenith 2016: Eindigt historische cyclus met een nieuwe wereldoorlog?
26-01: Scheidende voorzitter Eurogroep: 2013 = 1913, het jaar voor een wereldoorlog

jeudi, 24 avril 2014

The Strangelove Effect

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Or How We are Hoodwinked into Accepting a New World War

The Strangelove Effect

by JOHN PILGER
 

I watched Dr. Strangelove the other day. I have seen it perhaps a dozen times; it makes sense of senseless news. When Major T.J. “King” Kong goes “toe to toe with the Rooskies” and flies his rogue B52 nuclear bomber to a target in Russia, it’s left to General “Buck” Turgidson to reassure the President. Strike first, says the general, and “you got no more than 10 to 20 million killed, tops.”

President Merkin Muffley: “I will not go down in history as the greatest mass-murderer since Adolf Hitler.”

General Turgidson: “Perhaps it might be better, Mr. President, if you were more concerned with the American people than with your image in the history books.”

The genius of Stanley Kubrick’s film is that it accurately represents the cold war’s lunacy and dangers.  Most of the characters are based on real people and real maniacs. There is no equivalent to Strangelove today, because popular culture is directed almost entirely at our interior lives, as if identity is the moral zeitgeist and true satire is redundant; yet the dangers are the same. The nuclear clock has remained at five minutes to midnight; the same false flags are hoisted above the same targets by the same “invisible government”, as Edward Bernays, the inventor of public relations, described modern propaganda.

In 1964, the year Strangelove was made, “the missile gap” was the false flag. In order to build more and bigger nuclear weapons and pursue an undeclared policy of domination, President John Kennedy approved the CIA’s  propaganda that the Soviet Union was well ahead of the US in the production of Intercontinental Ballistic Missiles. This filled front pages as the “Russian threat”. In fact, the Americans were so far ahead in the production of ICBMs, the Russians never approached them. The cold war was based largely on this lie.

Since the collapse of the Soviet Union, the US has ringed Russia with military bases, nuclear warplanes and missiles as part of its “Nato Enlargement Project”. Reneging a US promise to Soviet President Mikhail Gorbachev in 1990 that Nato would not expand “one inch to the east”, Nato has all but taken over eastern Europe. In the former Soviet Caucuses, Nato’s military build-up is the most extensive since the second world war.

In February, the United States mounted one of its proxy “colour” coups against the elected government of Ukraine; the shock troops were fascists. For the first time since 1945, a pro-Nazi, openly anti-Semitic party controls key areas of state power in a European capital. No Western European leader has condemned this revival of fascism on the border of Russia.  Some 30 million Russians died in the invasion of their country by Hitler’s Nazis, who were supported by the Ukrainian Insurgent Army, the UPA, responsible for numerous Jewish and Polish massacres. The UPA was the military wing, inspiring today’s Svoboda party.

Since Washington’s putsch in Kiev — and Moscow’s inevitable response in Russian Crimea, to protect its Black Sea Fleet — the provocation and isolation of Russia have been inverted in the news to the “Russian threat”. This is fossilised propaganda. The US Air Force general who runs Nato forces in Europe  – General Breedlove, no less — claimed more than two weeks ago to have pictures showing 40,000 Russian troops “massing” on the border with Ukraine. So did Colin Powell claim to have pictures of weapons of mass destruction in Iraq. What is certain is that Obama’s rapacious, reckless coup in Ukraine has ignited a civil war and Vladimir Putin is being lured into a trap.

folamour.jpgFollowing a 13-year rampage that began in stricken Afghanistan well after Osama bin Laden had fled, then destroyed Iraq beneath a false flag, then invented a “nuclear rogue” in Iran, dispatched Libya to a Hobbesian anarchy and backed jihadists in Syria, the US finally has a new cold war to supplement its worldwide campaign of murder and terror by drone.

A Nato Membership Action Plan or MAP — straight from the war room of Strangelove — is General Breedlove’s gift to the new dictatorship in Ukraine. “Rapid Trident” will put US troops on Ukraine’s Russian border and “Sea Breeze” will put US warships within sight of Russian ports. At the same time, Nato war games throughout eastern Europe are designed to intimidate Russia. Imagine the response if this madness was reversed and happened on America’s borders. Cue General “Buck” Turgidson.

And there is China. On 24 April, President Obama will begin a tour of Asia to promote his “Pivot to China”. The aim is to convince his “allies” in the region, principally Japan, to re-arm and prepare for the eventual possibility of war with China. By 2020, almost two-thirds of all US naval forces in the world will be transferred to the Asia-Pacific area. This is the greatest military concentration in that vast region since the second world war.

In an arc extending from Australia to Japan, China will face US missiles and nuclear-armed bombers. A strategic naval base is being built on the Korean island of Jeju less than 400 miles from the Chinese metropolis of Shanghai and the industrial heartland of the only country whose economic power is likely to surpass that of the US.  Obama’s “pivot” is designed to undermine China’s influence in its region. It is as if world war has begun by other means.

This is not a Strangelove fantasy. Obama’s defence secretary, Charles “Chuck” Hagel, was in Beijing last week to deliver a menacing warning that China, like Russia, could face isolation and war if it did not bow to US demands. He compared the annexation of Crimea with China’s complex territorial dispute with Japan over uninhabited islands in the East China Sea. “You cannot go around the world,” said Hagel with a straight face, “and violate the sovereignty of nations by force, coercion or intimidation”. As for America’s massive movement of naval forces and nuclear weapons to Asia, that is “a sign of the humanitarian assistance the US military can provide”.

Obama is currently seeking a greater budget for nuclear weapons than the historical peak during the cold war, the era of Strangelove. The United States is pursuing its longstanding ambition to dominate the Eurasian landmass, stretching from China to Europe: a “manifest destiny” made right by might.

John Pilger is the author of Freedom Next Time. He can be reached through his website: www.johnpilger.com

Vraie cause de la crise ukrainienne : la guerre économique

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Vraie cause de la crise ukrainienne : la guerre économique

par Guillaume Faye

Ex: http://www.gfaye.com

Les sanctions économiques stupides contre la Russie prises par les USA et l’Union européenne sont une énorme erreur qui va d’abord nuire à l’Europe et surtout… à la France. Elles sont un moyen pour Washington de casser le lien économique euro-russe en construction. Voilà les vraies raisons, économiques, de la crise ukrainienne, provoquée par l’Occident (USA et EU soumise) à son bénéfice.  

Les sanctions anti-russes (complètement contraires au droit international, par ailleurs) nuisent d’abord à l’économie russe, qui souffre de son manque de diversification et de sa trop grande dépendance du secteur énergétique pétrogazier, en favorisant une fuite des capitaux russes. La Banque centrale russe a déjà enregistré 50 milliards de dollars d’actifs désertant Moscou. (1)

 Les États-Unis poussent à l’accord de libre-échange avec l’UE, accord inégal qui les favorisera grandement, et que la Commission européenne n’ose pas contrecarrer. Leur but est d’éviter à tout prix  une zone de libre échange euro-russe incluant l’Ukraine, et la naissance d’un espace économique continental euro-russe qui pourrait marginaliser et affaiblir la position économique dominante américaine.

L’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine, concocté par la Commission européenne sans mandat clair, fut la provocation  qui déclencha la crise actuelle (voir autres articles de ce blog). Cet accord était économiquement irréalisable, invivable, l’Ukraine n’étant même pas au niveau économique d’un pays émergent. Il violait des conventions passées entre la Russie et l’Ukraine. La crise fut déclenchée lorsque, sous pression du Kremlin, l’ancien pouvoir de Kiev revint en arrière et renonça à l’accord proposé par Bruxelles. Le nouveau pouvoir ukrainien russophobe par idéologie (illégitime au regard du droit international puisque issu d’un coup d’État) entend reprendre cet accord absurde avec l’UE. Les mesures russes de rétorsion contre l’Ukraine (fin du tarif gazier préférentiel et facturations rétroactives) semblent peut-être dures mais elles sont conformes à toutes les pratiques commerciales internationales, par exemple celles qui ont toujours été pratiquées par l’Opep – Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Petit rappel historique : début 2012, une zone de libre échange euro-russe avait été programmée par Paris et Moscou, avec l’accord du gouvernement Sarkozy et du Kremlin, incluant l’Ukraine et la Communauté des États indépendants (CEI). Berlin était d’accord, vu que l’Allemagne est dépendante du gaz russe et investit énormément en Russie. Mais Washington et Londres étaient très inquiets, vieux réflexe géopolitique anglo-saxon. D’autant plus que la France avait passé des accords d’exportation de navires militaires de type BPC Mistral avec la marine russe, ce qui constitue pour l’Otan une entorse aux règles implicites, une ligne rouge à ne pas franchir.

La Russie était d’accord pour entrer dans l’Organisation mondiale du commerce en échange d’un partenariat privilégié avec l’UE.  Cet objectif est inacceptable pour Washington : en effet, les Américains exigent la signature de l’accord (inégal) de libre échange avec l’UE qui favorise tous leurs intérêts.

En décembre 2012, Manuel Barroso, président de la Commission européenne,  a rejeté la proposition de M. Poutine d’une zone de libre-échange euro-russe incluant l’Ukraine ; puis, il a proposé  à l’Ukraine de s’associer à l’UE pour une future adhésion, solution qu’il savait impossible. Mais Manuel Barroso, outrepassant ses fonctions et violant juridiquement son mandat, est-il un simple agent de Washington ? N’aurait-t-il pas volontairement provoqué la crise, afin de briser dans l’œuf une union économique euro-russe ?  

Les intérêts économiques européens en Russie  dépassent de très loin ceux des USA, ce qui dérange ces derniers. La moitié des investissements en Russie sont européens. Même proportion pour les exportations russes.

Les sanctions contre Moscou, décidées en fait à Washington et à Bruxelles – l’UE jouant le rôle peu reluisant de filiale des USA –  vont d’abord nuire aux investissements européens et français en Russie et à leurs exportations industrielles et de services. Les sanctions anti-russes risquent de mettre en péril non seulement les importations vitales de gaz russe mais de nombreuses participations françaises dans l’économie russe : industries ferroviaire, automobile, pharmaceutique, travaux publics, luxe, viticulture, aéronautique, agro-alimentaire, grande distribution, défense. Au moment même où la France a un besoin vital d’exporter pour rééquilibrer sa balance des paiements déficitaire et créer des emplois.

Le gouvernement socialiste français, dont la diplomatie est dirigée par l’atlantiste Laurent Fabius (qui n’a pas de doctrine précise à part la vacuité des ”Droits de l’homme”) a enterré la position gaullienne et indépendante de la France. Il s’est aligné, contre les intérêts de la France et de l’Europe (la vraie, pas celle de l’UE) sur la position de Washington. En réalité, Washington et l’UE ont instrumentalisé l’Ukraine au seul bénéfice des intérêts économiques américains.

Il existe un autre aspect fondamental : tout se passe, par ces sanctions économiques anti russes,  comme si Washington voulait créer une crise des approvisionnements gaziers russe en Europe, afin d’y substituer les exportations américaines de gaz de schiste liquéfié, nouvelle source d’énergie extrêmement juteuse pour l’économie américaine. 

 D’un point de vue géostratégique, l’axe Paris-Berlin-Moscou est le cauchemar  des milieux atlantistes, ainsi que son corollaire, un espace économique de complémentarité mutuelle ”eurosibérien”, ainsi qu’une coopération militaro-industrielle franco-russe. Le président russe a eu le tort pour Washington de vouloir esquisser cette politique.

C’est pourquoi la crise ukrainienne – latente depuis longtemps – a été instrumentalisée, entretenue, amplifiée par les réseaux washingtoniens (2) pour tuer dans l’œuf un grand partenariat économique et stratégique euro-russe. Pour découpler l’Europe de la Fédération de Russie.

N’en voulons pas aux USA et ne sombrons pas dans l’anti-américanisme dogmatique. Ils jouent leur carte dans le poker mondial. Seuls responsables : les Européens, qui sont trop mous, faibles, pusillanimes pour défendre leurs intérêts, qui laissent la Commission européenne  décider – illégalement – à leur place.  De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

Mais il n’est pas évident que cette stratégie de la tension avec la Russie et que cette réactivation de la guerre froide soient dans l’intérêt des USA eux-mêmes.  Car cette russophobie – qui prend prétexte du prétendu ”impérialisme” de M. Poutine (3), cette désignation implicite de la Russie comme ennemi principal ne sont pas intelligentes à long terme pour les Etats-Unis. Pour eux, le principal défi au XXIe siècle est la Chine, sur les plans économique, géopolitique et stratégique globaux. Pékin se frotte les mains de cette crise, en spectateur amusé.

Dans l’idéal, il reviendrait à la France et à l’Allemagne (négligeant le Royaume–Uni aligné sur les USA et la Pologne aveuglée par une russophobie émotionnelle et contre-productive) de négocier, seules, avec Moscou, un compromis sur la crise ukrainienne. En passant par dessus la technocratie bruxelloise qui usurpe la diplomatie européenne et qui, comme toujours, marque des buts contre le camp européen. On peut toujours rêver.   

Notes:

1. AFP, 15/04/2014

2. Barack Obama, qui est un président faible de caractère et indécis, ne voulait plus impliquer son pays dans les affaires européennes et russes, préférant se tourner vers l’Asie. Ce qui était réaliste. Mais il a dû s’incliner devant les lobbies qui ont toujours  dirigé la politique étrangère américaine, souvent plus pour le pire que pour le meilleur.

3. ”Impérialisme” minuscule face aux interventions armées des USA et de l’Otan (mais toujours pour la bonne cause) depuis la fin de l’URSS.

Jeugdvriendin: Leven Obama draaide om seks, leugens en cocaïne

Jeugdvriendin: Leven Obama draaide om seks, leugens en cocaïne

‘Obama noemde zichzelf een buitenlandse student en was een pathologische leugenaar’ – Larry Sinclair beleefde twee one-night-stands met Obama


'Barry Soetoro was een coke snuivende, crack rokende homo en een pathologische leugenaar.'

Volgens diverse personen die hem vroeger hebben gekend is Barack Hussein Obama één grote vervalsing. Dan hebben we het nog niet eens over de bewezen fraude met zijn geboortecertificaat, maar over zijn complete bestaan als man en gezinshoofd. Een voormalige jeugdvriendin van Obama is de volgende die een boekje opendoet over de eerste zwarte Amerikaanse president.  Zij zegt dat er drie dingen centraal stonden in Obama’s leven: cocaïne, leugens en homoseksuele vrienden. Ze is zeker niet de enige die Obama op deze wijze herinnert.

Hoewel, ‘Barack Obama’? De in 1963 geboren Mia Marie Pope kende hem enkel onder een naam die de afgelopen jaren al vaker de revue is gepasseerd: Barry Soetoro. Toen ze beiden op Hawaii woonden behoorden ze tot hetzelfde vriendenclubje.

Buitenlandse student en ‘pathologisch leugenaar’

Volgens Pope noemde Obama zich in die tijd zelf een ‘buitenlandse student’, en was het algemeen bekend dat hij in homokringen verkeerde. ‘Wij wisten van Barry dat hij zich nog nooit voor meisjes had geïnteresseerd. Voor mij als jonge meid was het duidelijk dat hij enkel in mannen was geïnteresseerd.’

Daarnaast herinnert ze Barry als een ‘pathologische leugenaar’. Zijn leugens waren allen ‘egoïstisch’ gemotiveerd en hadden als doel om mensen een totaal ander beeld van hem te geven. ‘Het leek erop dat hij in wat voor relatie dan ook niet eerlijk kon zijn,’ aldus Pope. Met andere woorden: de perfecte kwalificatie voor een toekomstige politicus.

In hun vriendenkring stond Barry behalve zijn cocaïnegebruik ook bekend vanwege zijn voorliefde voor ‘oudere blanke mannen’, die hem van coke voorzagen. ‘Hij had dus seks met deze oude mannen, en zo kwam hij aan zijn cocaïne.’

Obama als gezinsman is theater

Dat Obama homo zou zijn is wettelijk niet verboden, maar dat hij voor de ogen van de hele wereld een misleidend theaterspelletje opvoert dat hij een keurige heteroseksuele vader zou zijn, geeft zeer te denken. Feit is dat het leeuwendeel van de bevolking hetero is, en niet zo gauw op een homo zou stemmen – niet eens per se om discriminerende redenen, maar puur omdat zo iemand een totaal ander wereldbeeld heeft doordat hij of zij doorgaans geen kinderen en gezin heeft, en zich daar als politicus mogelijk minder voor zal willen inzetten.

Cocaïne, crack en twee one-night-stands

Pope is niet de eerste die Obama ervan beschuldigt zich anders voor te doen. Larry Sinclair schreef in 2009 in zijn boek ‘Barack Obama & Larry Sinclair: Cocaïne, Sex, Lies & Murder’ dat hij ooit eventjes de ‘lover’ was van de huidige president. Dat gebeurde in november 1999, toen Obama 38 jaar oud was.

Sinclair was toen voor zaken een paar dagen in Chicago, huurde een chauffeur en vroeg hem of hij iemand kende die wel zin had in bepaald gezelschap. De chauffeur pleegde een telefoontje en reed hem naar een bar. ‘Toen ik uit de limousine stapte, zag ik een smal gebouwde, keurig verzorgde, lichtzwarte man met grote oren staan. De bestuurder stelde hem voor als zijn ‘vriend Barack Obama’.’

Die naam zei Sinclair helemaal niets, ook al was Obama toen al lid van de Senaat van de staat Illinois. Ze dronken wat aan de bar, en toen Sinclair aan Obama vroeg of hij hem een of twee ‘lijntjes’ kon bezorgen, vroeg Obama of hij daarmee cocaïne bedoelde. ‘Nadat ik ja zei, antwoordde hij dat hij daar wel voor kon zorgen.’ Ze vertrokken met de limo, en Obama deed wat hij beloofde. Hij stuurde de chauffeur naar een onbekend adres, stapte uit, en toen hij terug kwam gaf hij Sinclair 3,5 gram coke.

Zelf pakte Obama een crackpijp uit zijn broekzak.’Obama rookte crack terwijl ik hem op de achterbank oraal bevredigde,’ aldus Sinclair. De volgende dag ontmoetten ze elkaar opnieuw voor drugs en seks.

Lastercampagne na confrontatie

Sinclair schreef dat hij tot 2004 geen benul had met wie hij destijds van doen had. ‘De meeste mensen zouden niet verwachten met iemand te feesten, drugs te gebruiken en een dubbele one-night-stand te hebben, en dan diezelfde persoon een paar jaar later op TV op de partijdag van de Democraten te zien spreken. Maar dat was precies wat mij overkwam.’

Pas toen Obama zich in 2007 kandidaat stelde voor het presidentschap, besloot Sinclair hem met zijn crack-verleden te confronteren. Daar kreeg hij al gauw spijt van, omdat er onmiddellijk een lastercampagne tegen hem werd opgestart, en hij onder grote druk werd gezet.

Drie homo’s voortijdig gestorven

Bovendien bleek een andere vroegere veronderstelde gaylover van Obama, Donald Young, onder mysterieuze omstandigheden om het leven te zijn gekomen. ‘Dat was een man die enkel stierf om Barack Obama’s image te beschermen,’ zei Sinclair. ‘Youngs vroege dood voorkwam dat de wereld Obama leerde kennen zoals hij is: een wc-homo.’ Naast Young bleken er nog minstens 2 anderen uit de homoscene in Chicago die contact met Obama zouden hebben gehad, plotseling te zijn gestorven.

Young was koordirigent in Obama’s toenmalige kerk. Hij en twee andere homoseksuele gemeenteleden kwamen eind 2007 onverwacht om het leven, zogenaamd door bloedvergiftiging, lontontsteking en AIDS. Volgens Young zijn zij echter geëxecuteerd. In een interview met The Globe beweerde ook Youngs moeder Norma Jean dat haar zoon was vermoord, zodat Obama’s homoseksuele verleden niet aan het daglicht zou komen.

In dienst van politieke tegenstanders?

Sceptici concludeerden natuurlijk dat Sinclair in opdracht van Obama’s politieke tegenstanders handelde. Het campagneteam van Hillary Clinton, die destijds met Obama om de presidentsnomimatie streed, zou aanvankelijk de onthullingen hebben willen gebruiken, maar dit niet hebben gedaan omdat Obama’s team terug dreigde te slaan met de bewering dat Hillary lesbisch zou zijn.

Waar of niet, Sinclairs in 2009 verschenen boek, waarin hij nauwkeurig beschrijft hoe Obama’s geslachtsdelen eruit zien, is nog steeds te koop, wat impliceert dat Sinclair in tenminste enkele opzichten de waarheid lijkt te hebben gesproken.


Xander

(1) KOPP

Zie ook o.a.:

06-03: Crisis Oekraïne: Is Obama zwak en naïef, of de critici die hem zo noemen?
14-02: 'Als Obama niet wordt gestopt, stort Amerika binnen 18 maanden in' (/ Zelfs Wall Street Journal noemt Obama 'wetteloos')
30-01: Obama zegt Congres te negeren; Eerste dictatuur VS een feit
26-01: Obama begonnen met uitschakelen politieke vijanden
10-01: Generaal en oud-vicestafchef: Moslim Broederschap in regering Obama

mercredi, 23 avril 2014

Le passé colonial français : nouveau levier de déstabilisation des entreprises françaises?

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Le passé colonial français : nouveau levier de déstabilisation des entreprises françaises?

L’assignation en justice de deux entreprises françaises SPIE Batignolles et SPIE pour « crime contre l’humanité » par le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) fait émerger un nouvel angle d’attaque informationnelle contre les entreprises françaises.

Le 28 février, le CRAN a déposé plainte pour « crime contre l’humanité » auprès du TGI de Pontoise contre l’Etat, SPIE, SPIE-Batignolles et Clayax Acquisition Holding de SPIE pour leur rôle dans la construction de la ligne de chemin de fer Congo-Océan (CFCO).  Le chemin de fer Congo-Océan a été construit entre 1921 et 1934 par la Société des Batignolles, dont sont issues SPIE Batignolles et SPIE, afin de relier Brazzaville au port de Pointe-Noire. Le CRAN accuse ces sociétés d’avoir eu recours au travail forcé et causé la mort de plus de 17 000 indigènes. Cette plainte s’appuie sur la base de la loi Taubira de 2001 qui, en qualifiant l’esclavage de crime contre l’humanité, l’a rendu imprescriptible.

Cette assignation s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne  du CRAN pour obtenir réparations « des crimes d’esclavage ». Le 10 mai 2013, le CRAN a assigné la Caisse des Dépôts et Consignations pour « avoir profité de l’esclavage » et s’être enrichie grâce à la traite négrière en Haïti. Derrière les objectifs affichés d’obtention de réparations, il convient de s’attarder sur les réelles motivations et conséquences pour les entreprises françaises de cette campagne. En effet, le CRAN revendique ouvertement ses liens avec les Etats-Unis et l’influence américaine dans ses campagnes et revendications. L’assignation de SPIE et SPIE Batignolles s’inspire directement de la class action lancée au début des années 2000 aux Etats-Unis par un groupement de descendants d’esclaves contre la Banque JP Morgan accusée d’avoir utilisée des esclaves pour construire des lignes de chemin de fer.

Par ailleurs, le CRAN est majoritairement financé par des intérêts privés et américains, parmi eux la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et la Fondation Ford. Cette dernière créée en 1936 s’est rapidement positionnée comme un instrument du soft power américain par le soutien financier à des projets de défense de la Démocratie ou promotion de la bonne entente entre les peuples. Sa stratégie principale, dite du «cadeau  empoisonné » consiste à intervenir dans les rapports de forces internes de leur opposants afin d’alimenter des conflits et des rivalités internes. Les divisions suscitées par ces conflits et rivalités constituent un facteur d’affaiblissement de cet opposant.

La campagne du CRAN apparaît de nature à déstabiliser les entreprises françaises visées dans leur développement à l’international et particulièrement en Afrique. Les accusations de « crime contre l’humanité » constituent une attaque directe à la réputation de l’entreprise et ce quel que soit le verdict en devenir. Cette accusation peut être un obstacle ou un motif d’exclusion dans le cadre d’appels d’offres internationaux. Des mouvements de boycotts et campagnes contre les entreprises accusées sont également à anticiper de la part de la société civile. En effet, le CRAN a récemment indiqué vouloir associer la société civile et les Etats des pays concernés à sa campagne de réparation des « crimes de l’esclavage ».

Les Tatars de Crimée

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Les Tatars de Crimée

Lors des récents troubles en Ukraine consécutifs au rapprochement du président Viktor Yanoukovitch vers l’Union douanière plutôt que l’Union Européenne, il a été évoqué les risques d’une partition du pays en deux entités géographiques. Pour plausible, cette hypothèse méconnait pourtant une autre réalité ukrainienne qui pèse pourtant dans le contentieux entre autorités ukrainiennes, européennes et russes. Celle d’une région qui se révéla souvent au cours de l’Histoire un véritable enjeu géostratégique, la Crimée et le destin mouvementé d’un peuple multiséculier : les Tatars de Crimée.

Tatar drapeau

Les Tatars, fer de lance de la conquête mongole

Les Tatars ont souvent été confondus au fil des chroniques occidentales avec les envahisseurs mongols. S’ils ont été soumis puis intégrés aux forces mongoles, et ce dans une très large proportion, ils ne furent pas cependant pas à l’initiative des grandes campagnes du XIIIème siècle. En revanche leur combativité et leur dextérité attirèrent favorablement l’attention de leurs maîtres mongols qui les employa pour briser toute force ennemie. En vérité, les tatars sont d’origine turque, ce qui déjà les distinguait nettement des mongols qui composait un groupe ethnico-linguistique à eux seuls. En somme, les tatars ont fait écran auprès des européens, malgré la connaissance de peuples turcophones comme les Coumans ou Kiptchaks, faisant des mongols de parfaits inconnus. Une lacune informationnelle qui allait avoir de graves conséquences par la destruction de la Rus’ de Kiev en 1240 et par les défaites écrasantes de forces européennes coalisées en 1241 [1].

La route vers la naissance du Khanat de Crimée

Par une ironie dont l’Histoire a seule le secret, ceux qui servaient les mongols vont progresivement former des territoires où le substrat des khans de Karakorum va s’effacer au fil des décennies. Les tatars bien plus nombreux que les mongols, vont à partir du XIVème siècle profiter de l’affaiblissement du pouvoir central pour s’implanter durablement sur les territoires d’Europe de l’Est et d’Asie Centrale. C’est à partir de ce moment qu’est consolidé l’implantation des tatars en Crimée au sein d’un ensemble géopolitique plus large s’étendant des Carpates aux confins du Kazakhstan actuel : la Horde d’Or. Celle-ci demeurera pendant près de deux siècles et demi (1240-1502) un territoire autonome puis clairement indépendant des autres seigneurs mongols.

Une donnée fondamentale va changer la physionomie des relations avec les voisins de la Mer Noire : l’adoption en 1313 par le khan Öz-Beg de la religion musulmane. Si ce choix va le rapprocher de la force ottomane grandissante sur l’autre rive depuis le règne d’Osman Ier (1299-1326), elle va aviver les tensions avec les peuplades de confession chrétienne jouxtant son périmètre de souveraineté, à savoir les moscovites, les polonais et les lituaniens [2] puis ultérieurement les cosaques. Leurs qui pousseront siècle après siècle irrésistiblement vers les eaux chaudes. Cette poussée couplée à une contestation interne de plus en plus virulente du fait d’identités multiples vont aboutir à la création en 1441 d’un gouvernorat de Crimée puis en 1502 du Khanat de Crimée. Lequel par l’emploi successif ou cumulatif de la diplomatie, des armes et de son aura culturelle saura persister pendant plus de trois siècles. Précisons que ce khanat en dépit de son indépendance ne manquera pas de revendiquer ultérieurement sa filiation avec la Horde d’Or pour tenter de rassembler les tatars en une entité géographique mais se heurtera aux ambitions identiques affichées par les Khanats de Kazan et surtout d’Astrakhan, scellant de fait l’impossible réconciliation entre frères.

Devenu un quasi-protectorat ottoman [3], la Crimée s’installe dans le paysage de la Mer Noire et pèse sur les conflits du bassin. Pour preuve de sa large autonomie, Bakhtchyssaraï devient en 1532 la capitale de cet acteur stratégique, et dont la magnificience sera chantée par l’illustre poète russe Pouchkine. L’opulence de la région attire inexorablement les convoîtises des forces environnantes. Sa résistance est d’autant plus remarquable que lesdites forces sont des puissances majeures, et qu’elles se livrent un combat à distance. Au XVIIIème siècle cependant la situation empire nettement, et si la République des deux nations (union de la Pologne et de la Lituanie depuis 1569) quitte progressivement la table de jeu, l’Empire Russe et l’Empire Ottoman se font désormais seuls face par delà les rives de la Mer Noire avec pour enjeu principal la propriété de la Crimée.

Khanat Crimée

Carte russe de l’Europe orientale fin du XVème siècle

L’annexion par l’Empire Russe et le rattachement à la République socialiste soviétique d’Ukraine

La guerre russo-turque (1768-1774), dont peu d’écho arrive en Europe occidentale occupée à panser les plaies de la guerre de sept ans, est l’aboutissement du rêve de Pierre le Grand quelques décennies auparavant : disposer d’une autre fenêtre maritime plus propice que celle de la Baltique. Catherine II selon les termes du traité de Küçük Kaynarca ne s’approprie pas directement la Crimée mais seulement quelques territoires dans le Caucase et à l’Ouest du Dniepr. Cependant le vrai fait majeur est le détachement imposé du Khanat de Crimée de la sphère d’influence ottomane en lui interdisant toute ingérence future : le traité de Niš conclu en 1739 et défavorable à la Russie était devenu caduc, tout en devenant de facto le nouveau « protecteur » des tatars de Crimée.

Dès lors, l’histoire de la Crimée et de ses habitants (qui comprenaient outre les tatars de nombreux grecs, juifs et italiens) se confond avec les vicissitudes de la Russie impériale car l’impératrice Catherine II s’empresse d’intervenir lors de la guerre civile découlant du refus des clauses du traité de Küçük Kaynarca pour l’annexer.

Malgré tout, le renouveau par sa codification de la langue tatare à la fin du XIXème siècle a pour première ambition de ne pas rompre les liens passés avec les turcs ottomans.

C’est principalement durant la seconde guerre mondiale qu’eut lieu l’un des épisodes les plus tragique de leur existence : la déportation le 18 mai 1944 (kara gün, jour noir en langue tatare) de la population suspectée par Joseph Staline de sympathie envers l’ennemi (la Crimée fut occupée par les nazis entre 1941 et 1944). Le chiffre de 240 000 individus impactés est cité pour un ratio de mortalité de plus de 46% dû aux conditions de transport puis de détention. Une réalité qui ne se fit jour qu’après la déstalinisation et qui conduit seulement après 1991 au difficile retour des populations des milliers de kilomètres de là où elles se trouvaient (généralement en Asie centrale, et plus particulièrement en Ouzbékistan).

Le destin va basculer derechef en 1991 et l’effondrement de l’Union Soviétique. La fameuse phrase de Boris Eltsine engageant les républiques à prendre autant de souveraineté que possible aboutira à la séparation des différentes entités. À peine réunies sous l’égide d’une Communauté des États Indépendants qui ne trouvera guère sa place les deux décennies à venir, plusieurs entités vont effectivement prendre le large et se défier ouvertement de la Russie. Les Pays Baltes, la Géorgie et l’Ukraine seront de ceux-ci. La singularité de la Crimée en 1991 tient à ce que ce territoire est d’une part peuplé très majoritairement de russophones mais aussi que son rattachement administratif à l’Ukraine n’a été effectif qu’en 1954 sur décision unilatérale de N. Khrouchtchev. Cette décision lourde de conséquences avait été prise dans un contexte post-conflit dans le souci de raffermir les liens entre les deux républiques au sein d’une union que l’on voyait durer encore bien longtemps, et surtout pour faire oublier son rôle d’exécutant durant la grande famine des années 30 [4]. Subiste cependant une particularité ressurgie de l’époque soviétique : le statut de république autonome de Crimée au sein de l’Ukraine : un statut qui avait été rétabli en 1991 après sa dissolution en 1945 sur ordre de Staline. Le gouvernement ukrainien s’employa les années suivantes à favoriser le retour des exilés tatars, tout en leur réservant certains postes dans l’administration.

Situation contemporaine, les Tatars entre deux communautés

Reste depuis les années 1990 une situation difficile à gérer. Le port militaire de Sébastopol est le plus connu mais pas le seul. Ainsi, les russophones de Crimée se sont retrouvés dans un embroglio juridique peu enviable faisant d’eux des apatrides. La solution trouvée, et relativement matoise, par le gouvernement moscovite fut de leur délivrer des passeports russes. Une décision qui implique de jure une protection de ces nouveaux ressortissants, de la même manière que pour les alains du Sud (ossètes) [5].

Du reste, le retour des tatars de Crimée et leurs descendants ainsi qu’une démographie favorable ont abouti à ce qu’ils représentent désormais près de 10% à 12% de la population de la péninsule (depuis 2001, il n’y a plus eu de recensement de la population, il est donc malaisé d’évaluer avec exactitude leur nombre actuel). Accroissant les sujets de tension avec les russes sur place.

Recensement 2001

Relativement réticents envers la Russie, les tatars sont désormais considérés comme des supplétifs de la politique nationaliste ukrainienne. Cependant si les intérêts convergent de même que les rancoeurs à l’égard du grand voisin russe, rien n’est fondamentalement inscrit dans le marbre de la realpolitik et quelques décisions maladroites pourraient fort bien rééquilibrer la balance des relations communautaires et avec le pouvoir central.

À ce titre, l’abrogation précipitée et inopportune le 23 février 2014 de la loi sur les langues régionales votée en juillet 2012 est certes mal vécue dans l’Ouest de l’Ukraine mais tout autant en Crimée où près de 60% de la population est russophone mais où l’on parle les dialectes turcophones comme… le tatar. D’où un sentiment d’écrasement par un pouvoir non reconnu par les autorités locales, ayant même désigné leur propre maire à Sébastopol alors que celui-ci est généralement nommé par le gouvernement de Kiev. À Simferopol en revanche, c’est un tatar, Albert Kangiyev, qui gère les affaires locales et qui entend ne mener aucune mesure à l’encontre de ses administrés russophones. De plus, les officiels du Tatarstan, un sujet de la Fédération de Russie, peuvent très bien proposer leurs bons offices à leurs cousins afin d’éviter que la situation ne dégénère d’autant que la tension restera longtemps palpable dans cette zone contestée. C’est ce qui s’est par ailleurs déroulé peu après la première rédaction du présent texte avec la venue du président de cette république russe en Crimée le 5 mars.

Signe de ces relations complexes, le 26 février, le Mejlis, le parlement régional des tatars a subi une tentative d’occupation par des manifestants pro-russes, symbole de tensions croissantes entre les communautés.

Les tatars sont une donnée à prendre en considération lorsque l’on évoque la Crimée en sus de la communauté russophone et du port de Sébastopol. Ils n’entendent pas se laisser à nouveau déposséder de sa terre et sont prêts à se rapprocher de ceux qui leur garantiront des droits conséquents. Si les rapports avec les russes ne sont aucunement simples et restent tendus, ils ne sont pas obligatoirement immuables et peuvent fluctuer dans une certaine mesure vers l’objectif partagé par exemple d’une autonomie renforcé à l’égard de l’Ukraine. L’appel téléphonique du 12 mars entre Vladimir Poutine à Moustafa Djemilev, chef de la communauté tatare locale et ancien président du Mejlis, était une façon courtoise mais ferme de prévenir que leur neutralité était la meilleure des options à envisager dans l’intérêt de tous. Quant à la Turquie, celle-ci si l’occasion se présentait ne manquerait pas de pousser ses propres pions sur un terrain ayant appartenu à l’Empire Ottoman dont elle est l’héritière en prenant la défense d’une population turcophone. Quant aux nouvelles autorités ukrainiennes, elles bénéficient de l’option, même risquée, d’employer les tatars comme une tête de pont afin de bénéficier d’une assise administrative locale favorable. Dans un scénario comme dans l’autre, les tatars savent que leur position est scrutée avec attention et en définitive en ces temps troublés, extrêmement précaire.

[1] En 1241, à deux jours d’intervalle une armée polonaise renforcée de chevaliers de toute l’Europe est défaite à Liegnitz/Legnica tandis que les troupes hongroises renforcées par des auxilliaires coumans ayant fui l’avancée mongole sont écrasées à Mohi.

[2] Le terme de Fédération Międzymorze désignait les royaumes de Pologne et de Lituanie s’étendant entre les deux mers (Baltique et Noire). Le terme est parfois employé de nos jours pour mettre en exergue une perspective géopolitique énoncée par la Pologne.

[3] Les khans de Crimée malgré la tutelle ottomane effective depuis 1478 purent continuer à battre monnaie et à disposer d’une relative autonomie en matière de relations étrangères. Du reste, cet appui somme toute loin d’être étouffant, se révèlera profitable puisque Mengli Ier Giray rassuré sur les intentions de son puissant voisin pourra entreprendre une campagne contre la Horde d’Or et se défaire de son emprise définitivement.

[4] L’Ukraine eut à subir une terrible famine, holodomor, entre 1931 et 1933 où l’on recensa entre 2,5 et 3,5 millions de morts.

[5] De cette situation découla la guerre russo-géorgienne en 2008 puisqu’au bombardement de Tskhinvali par les forces géorgiennes répondirent les troupes russes au prétexte que les habitants disposaient de passeports russes et devaient être protégés comme des ressortissants de la Fédération de Russie.

Bibliographie :

N. Riasanovski, Histoire de la Russie, Robert Laffont, 1996

O. Serebrian, Autour de la mer Noire géopolitique de l’espace pontique, Artège, 2011

I. Lebydynsky, La Crimée, des Taures aux Tatars, L’Harmattan, 2014

B.G. Williams, The Crimean Tatars: The Diaspora Experience and the Forging of a Nation, Brill, 2001

Валерий Возгрин, Исторические судьбы крымских татар, Мысль, 1992

VS drijft conflict verder op door Putins privévermogen te willen blokkeren

VS drijft conflict verder op door Putins privévermogen te willen blokkeren

Amerikaans schaliegas voor Europa komende 10 jaar geen alternatief voor Russisch gas – Rusland en Oekraïne beschuldigen elkaar van breken bestand


Bij Slavyansk vond gisteren het eerste echte vuurgevecht plaats waarbij 2 tot 3 doden vielen. Rusland en Oekraïne geven elkaar de schuld.

Van de afgesproken de-escalatie van het conflict in en rond Oekraïne is nog altijd geen enkele sprake. Het Witte Huis van president Obama is niet alleen blijven dreigen met nieuwe sancties, maar wil volgens de Times of London nu ook het privévermogen van de Russische president Vladimir Putin, die zo’n $ 40 miljoen op Zwitserse bankrekeningen zou hebben staan, blokkeren. ‘Dit betekent oorlog,’ is de conclusie op Zero Hedge. (1)

 

Het Witte Huis heeft nog geen officiële reactie op het bericht in de Times gegeven, maar maakte opnieuw duidelijk dat Russische individuen, officials, leidinggevenden en oligarchen potentieel het doelwit van sancties kunnen worden.

 

Het Westen dreigt tevens met verdergaande economische sancties als Rusland geen stappen onderneemt om de spanningen te verminderen. Afgelopen week gebeurde juist het tegendeel; nadat de VS aankondigde militairen naar Polen te sturen, verklaarde het Kremlin dat het zijn troepenmacht aan de grenzen met Oekraïne verder heeft versterkt.

 

Weinig effect

 

Tot nu toe hebben de Amerikaanse en Europese dreigementen niet veel effect. Economische sancties zouden het Westen namelijk minstens zo zwaar treffen als Rusland zelf. Zo zullen de Russische gasleveranties via Oekraïne in gevaar komen, en vreest Bulgarije dat de South-Stream-Pipeline door de EU zal worden geblokkeerd. (2)

 

Amerikaanse schaliegas geen optie

 

President Obama kondigde onlangs aan om in het geval van een Russische gasblokkade Europa te compenseren met Amerikaans (schalie)gas, maar analisten hebben dat idee onmiddellijk weggewuifd. Voordat de VS überhaupt in staat is om grote hoeveelheden schaliegas naar Europa te exporteren, zullen er minstens 10 jaar zijn verstreken. Daarnaast worden steeds meer schaliegasprojecten opgegeven omdat ze onrendabel zijn. (3)

 

VS niet langer enige wereldleider

 

Enkele dagen geleden zei Putin tijdens een open Vraag&Antwoord debat op TV dat ‘de VS... op een bepaald moment de enige wereldleider in een unipolair systeem was. Dat lijkt nu niet het geval. Alles in de wereld is afhankelijk van elkaar, en zodra je iemand probeert te straffen, dan snij je uiteindelijk je eigen neus eraf om jezelf in je gezicht te spugen.’ (1)

 

Eerste vuurgevecht, Rusland en Oekraïne beschuldigen elkaar

 

Gisteren vonden bij Slovyansk de eerste vuurgevechten plaats sinds het uitbreken van het conflict in Oekraïne. Oekraïense militanten van de Rechtse Sector vielen een pro-Russische controlepost aan. Hierbij zouden twee tot drie mensen om het leven zijn gekomen. De Oekraïense geheime dienst beweerde echter dat de aanval in scene was gezet door ‘buitenlandse provocateurs’ die zouden bestaan uit ‘Russische special forces’. (4)

 

De pro-Russische militanten lijken niet van plan hun wapens te willen inleveren, zoals enkele dagen geleden was afgesproken. Rusland en Oekraïne geven elkaar de schuld van het breken van het bestand. (5)

 

Xander

 

(1) Zero Hedge
(2) Deutsche Wirtschafts Nachrichten
(3) KOPP
(4) CTV News
(5) Reuters (via Infowars)

 

Vladimir Poutine dialogue avec Alexandre Rahr

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Vladimir Poutine dialogue
avec Alexander Rahr
Ce 17 avril avait lieu la « ligne directe » de Vladimir Poutine, rendez-vous annuel avec le peuple russe au cours duquel le président répond aux questions de ses concitoyens. Cette année, le président Poutine a répondu à 81 questions pendant 3h55.
Fait exceptionnel lors de cette douzième édition de la ligne directe, Vladimir Poutine a répondu à une question posée en duplex par Alexander Rahr, un analyste politique allemand membre du club Valdaï. Lui étant demandé s’il croyait que l’Europe représenterait dans cinq ou dix ans un espace uni du Pacifique à l’océan Atlantique ou s’il y aurait plutôt deux Europe aux valeurs différentes, le chef de l’Etat russe a rappelé une fois de plus l’appartenance de la Russie à la civilisation européenne ainsi que son souhait de voir émerger une véritable Europe fidèle à ses valeurs, unie, et puissante : « Au fond, les valeurs de la Russie ne diffèrent pas radicalement des valeurs européennes. Nous appartenons tous à la même civilisation. Oui, nous sommes tous différents, nous avons nos particularités, mais nos valeurs fondamentales sont identiques. Je pense qu’il faut nécessairement chercher à bâtir une Europe de Lisbonne à Vladivostok. Si nous y parvenons, nous aurons à l’avenir une chance d’occuper une place digne. Mais si nous empruntons une autre voie, si nous continuons à diviser l’Europe, les valeurs et les peuples européens, si nous pratiquons le séparatisme dans le sens large de ce terme, nous finirons par devenir des acteurs insignifiants et sans intérêt et n’exercerons aucune influence sur le développement mondial et même sur notre propre développement. »

The Ukraine Imbroglio and the Decline of the American Empire

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A CounterPunch Special Report: Reflections on the Wages of “Immoderate Greatness"

The Ukraine Imbroglio and the Decline of the American Empire

by ARNO J. MAYER
 

When discussing the Ukraine-Crimea “crisis” it might be hygienic for Americans, including their political class, think-tank pundits, and talking heads, to recall two striking moments in “the dawn’s early light” of the U. S. Empire: in 1903, in the wake of the Spanish-American War, under President Theodore Roosevelt America seized control of the southern part of Guantanamo Bay by way of a Cuban-American Treaty which recognizes Cuba’s ultimate sovereignty over this base; a year after the Bolshevik Revolution, in 1918, President Woodrow Wilson dispatched 5,000 U. S. troops to Arkhangelsk in Northern Russia to participate in the Allied intervention in Russia’s Civil  War, which raised the curtain on the First Cold War.  Incidentally, in 1903 there was no Fidel Castro in Havana and in 1918 no Joseph Stalin in the Kremlin.

It might also be salutary to note that this standoff on Ukraine-Crimea is taking place in the unending afterglow of the Second Cold War and at a time when the sun is beginning to set on the American Empire as a new international system of multiple great powers emerges.

Of course, empires have ways of not only rising and thriving but of declining and expiring.  It is one of Edward Gibbon’s insightful and challenging questions about the Decline and Fall of the Roman Empire that is of particular relevance today.  Gibbon eventually concluded that while the causes for Rome’s decline and ruin were being successfully probed and explicated, there remained the great puzzle as to why “it had subsisted for so long.”  Indeed, the internal and external causes for this persistence are many and complex.  But one aspect deserves special attention: the reliance on violence and war to slow down and delay the inevitable.  In modern and contemporary times the European empires kept fighting not only among themselves, but also against the “new-caught, sullen peoples, half-devil and half-child,” once these dared to resist and eventually rise up against their imperial-colonial overlords.  After 1945 in India and Kenya; in Indochina and Algeria; in Iran and Suez; in Congo.  Needless to say, to this day the still-vigorous

U. S. empire and the fallen European empires lock arms in efforts to save what can be saved in the ex-colonial lands throughout the Greater Middle East, Africa, and Asia.

There is no denying that America’s uniquely informal empire, without settler colonies, expanded headlong across the globe during and following World War Two.  It did so thanks to having been spared the enormous and horrid loss of life, material devastation, and economic ruin which befell all the other major belligerents, Allied and Axis.  To boot, America’s mushrooming “military-industrial complex” overnight fired the Pax Americana’s momentarily unique martial, economic, and soft power.

By now the peculiar American Empire is past its apogee.  Its economic, fiscal, social, civic, and cultural sinews are seriously fraying.  At the same time the BRICS (Brazil, Russia, India, China, and South Africa) and Iran are claiming their place in the concert of world powers in which, for a good while, one and all will play by the rules of a new-model mercantilism in a globalizing soit-disant “free market” capitalist economy.

America’s splendid era of overseas “boots on the ground” and “regime change” is beginning to draw to a close.  Even in the hegemonic sphere decreed by the Monroe Doctrine there is a world of difference between yesteryear’s and today’s interventions.  In the not so distant good old times the U. S. horned in rather nakedly in Guatemala (1954), Cuba (1962), Dominican Republic (1965), Chile (1973), Nicaragua (1980s), Grenada (1983), Bolivia (1986), Panama (1989), and Haiti (2004), almost invariably without enthroning and empowering more democratic and socially progressive “regimes.”  Presently Washington may be said to tread with considerably greater caution as it uses a panoply of crypto NGO-type agencies and agents in Venezuela.  It does so because in every domain, except the military, the empire is not only vastly overextended but also because over the last few years left-leaning governments/“regimes” have emerged in five Latin American nations which most likely will become every less economically and diplomatically dependent on and fearful of the U. S.

Though largely subliminal, the greater the sense and fear of imperial decay and decline, the greater the national hubris and arrogance of power which cuts across party lines.  To be sure, the tone and vocabulary in which neo-conservatives and right-of-center conservatives keep trumpeting America’s self-styled historically unique exceptionalism, grandeur, and indispensability is shriller than that of left-of-center “liberals” who, in the fray, tend to be afraid of their own shadow.  Actually, Winston Churchill’s position and rhetoric is emblematic of conservatives and their fellow travelers in the epoch of the West’s imperial decline which overlapped with the rise and fall of the Soviet Union and Communism.  Churchill was a fiery anti-Soviet and anti-Communist of the very first hour and became a discreet admirer of Mussolini and Franco before, in 1942, proclaiming loud and clear: “I have not become the King’s First Minister in order to preside over the liquidation of the British Empire.”  By then Churchill had also long since become the chief crier of the ideologically fired “appeasement” mantra which was of one piece with his landmark “Iron Curtain” speech of March 1946.  Needless to say, never a word about London and Paris, in the run-up to Munich, having willfully ignored or refused Moscow’s offer to collaborate on the Czech (Sudeten) issue.  Nor did Churchill and his aficionados ever concede that the Ribbentrop-Molotov Pact (Nazi-Soviet Pact) of August 1939 was sealed a year after the Munich Pact, and that both were equally infamous ideologically informed geopolitical and military chess moves.

To be sure, Stalin was an unspeakably cruel tyrant.  But it was Hitler’s Nazi Germany that invaded and laid waste Soviet Russia through the corridor of Central and Eastern Europe, and it was the Red Army, not the armies of the Western allies, which at horrendous cost broke the spinal cord of the Wehrmacht.  If the major nations of the European Union today hesitate to impose full-press economic sanctions on Moscow for its defiance on Crimea and Ukraine it is not only because of their likely disproportionate boomerang effect on them.  The Western Powers, in particular Germany, have a Continental rather than Transatlantic recollection and narrative of Europe’s Second Thirty Years Crisis and War followed by the American-driven and –financed unrelenting Cold War against the “evil empire”—practically to this day.

During the reign of Nikita Khrushchev and Mikhail Gorbachev NATO, founded in 1949 and essentially led and financed by the U. S., inexorably pushed right up to or against Russia’s borders.  This became most barefaced following 1989 to 1991, when Gorbachev freed the “captive nations” and signed on to the reunification of Germany.  Between 1999 and 2009 all the liberated Eastern European countries—former Warsaw Pact members—bordering on Russia as well as three former Soviet republics were integrated into NATO, to eventually account for easily one-third of the 28 member nations of this North Atlantic military alliance.  Alone Finland opted for a disarmed neutrality within first the Soviet and then post-Soviet Russian sphere.  Almost overnight Finland was traduced not only for “appeasing” its neighboring nuclear superpower but also for being a dangerous role model for the rest of Europe and the then so-called Third World.  Indeed, during the perpetual Cold War, in most of the “free world” the term and concept “Finlandization” became a cuss word well-nigh on a par with Communism, all the more so because it was embraced by those critics of the Cold War zealots who advocated a “third way” or “non-alignment.”  All along, NATO, to wit Washington, intensely eyed both Georgia and Ukraine.

By March 2, 2014, the U. S. Department of State released a “statement on the situation in Ukraine by the North Atlantic Council” in which it declared that “Ukraine is a valued partner for NATO and a founding member of the Partnership for Peace . . . [and that] NATO Allies will continue to support Ukrainian sovereignty, independence, territorial integrity, and the right of the Ukrainian people to determine their own future, without outside interference.”  The State Department also stressed that “in addition to its traditional defense of Allied nations, NATO leads the UN-mandated International Security Assistance Force (ISAF) in Afghanistan and has ongoing missions in the Balkans and the Mediterranean; it also conducts extensive training exercises and offers security support to partners around the globe, including the European Union in particular but also the United Nations and the African Union.”

Within a matter of days following Putin’s monitory move NATO, notably President Obama, countered in kind: a guided-missile destroyer crossed the Bosphoros into the Black Sea for naval exercises with the Romanian and Bulgarian navies; additional F-15 fighter jets were dispatched to reinforce NATO patrol missions being flown over the Baltic states of Estonia, Latvia, and Lithuania; and a squadron of F-16 fighter bombers and a fulsome company of “boots on the ground” was hastened to Poland.   Of course, theses deployments and reinforcements ostensibly were ordered at the urging of these NATO allies along Russia’s borders, all of whose “regimes” between the wars, and especially during the 1930s, had not exactly been paragons of democracy and because of their Russo-cum-anti-Communist phobia had moved closer to Nazi Germany.  And once Hitler’s legions crashed into Russia through the borderlands not insignificant sectors of their political and civil societies were not exactly innocent by-standers or collaborators in Operation Barbarossa and the Judeocide.

To be sure, Secretary of State John Kerry, the Obama administration’s chief finger wagger, merely denounced Putin’s deployment in and around Ukraine-Crimea as an “act of aggression that is completely trumped up in terms of pretext.”  For good measure he added, however, that “you just do not invade another country,” and he did so at a time there was nothing illegal about Putin’s move.  But Hillary Clinton, Kerry’s predecessor, and most likely repeat candidate for the Democratic nomination for the Presidency, rather than outright demonize Putin as an unreconstructed KGB operative or a mini-Stalin went straight for the kill: “Now if this sounds familiar. . . it is like Hitler did back in the ‘30s.”  Presently, as if to defang criticism of her verbal thrust, Clinton averred that “I just want people to have a little historic perspective,” so that they should learn from the Nazis’ tactics in the run-up to World War II.

As for Republican Senator John McCain, defeated by Barack Obama for the Presidency in 2008, he was on the same wavelength, in that he charged that his erstwhile rival’s “feckless” foreign policy practically invited Putin’s aggressive move, with the unspoken implication that President Obama was a latter-day Neville Chamberlain, the avatar of appeasement.

But ultimately it was Republican Senator Lindsey Graham who said out loud what was being whispered in so many corridors of the foreign policy establishment and on so many editorial boards of the mainline media.  He advocated “creating a democratic noose around Putin’s Russia.”  To this end Graham called for preparing the ground to make Georgia and Moldova members of NATO.  Graham also advocated upgrading the military capability of the most “threatened” NATO members along Russia’s borders, along with an expansion of radar and missile defense systems.  In short, he would “fly the NATO flag as strongly as I could around Putin”—in keeping with NATO’s policy since
1990.  Assuming different roles, while Senator Graham kept up the hawkish drumbeat on the Hill and in the media Senator McCain hastened to Kiev to affirm the “other” America’s resolve, competence, and muscle as over the fecklessness of President Obama and his foreign-policy team.  He went to Ukraine’s capital a first time in December, and the second time, in mid-March 2014, as head of a bipartisan delegation of eight like-minded Senators.

On Kiev’s Maidan Square, or Independence Square, McCain not only mingled with and addressed the crowd of ardent anti-Russian nationalists, not a few of them neo-fascists, but also consorted with Victoria Nuland, U. S. Assistant Secretary of State for European and Eurasian Affairs.  Too much has been made of her revealing or unfortunate “fuck the EU” expletive in her tapped phone conversation with the local U. S. Ambassador Geoffrey Ryatt and her distribution of sweets on Maidan Square.   What really matters is that Nuland is a consummate insider of Washington’s imperial foreign policy establishment in that she served in the Clinton and Bush administrations before coming on board the Obama administration, having close relations with Hillary Clinton.

Besides, she is married to Robert Kagan, a wizard of geopolitics who though generally viewed as a sworn neo-conservative is every bit as much at home as his spouse among mainline Republicans and Democrats.  He was a foreign-policy advisor to John McCain and Mitt Romney during their presidential runs, respectively in 2008 and 2012, before President Obama let on that he embraced some of the main arguments in The World America Made (2012), Kagan’s latest book.  In it he spells out ways to preserve the empire by way of controlling with some twelve naval task forces built around unsurpassable nuclear-powered aircraft carriers, its expanding Mare Nostrum in the South China Sea and Indian Ocean.

As a disciple of Alfred Thayer Mahan, quite naturally Kagan earned his spurs and his entrée to the inner circles of the makers and shakers of foreign and military policy by spending years at the Carnegie Endowment and Brookings Institution.   That was before, in 1997, he became a co-founder, with William Kristol, of the neo-conservative Project for the New American Century, committed to the promotion of America’s “global leadership” in pursuit of its national security and interests.  A few years later, after this think tank expired, Kagan and Kristol began to play a leading role in the Foreign Policy Initiative, its lineal ideological descendant.

But the point is not that Victoria Nuland’s demarche in Maidan Square may have been unduly influenced by her husband’s writings and political engagements.  Indeed, on the Ukrainian question, she is more likely to have been attentive to Zbigniew Brzezinski, another highly visible geopolitician who, however, has been swimming exclusively in Democratic waters ever since 1960, when he advised John F. Kennedy during his presidential campaign and then became national security advisor to President Jimmy Carter.  Heavily fixed on Eurasia, Brzezinski is more likely to stand on Clausewitz’s rather than Mahan’s shoulders.  But both Kagan and Brzezinski are red-blooded imperial Americans.  In 1997, in his The Great Chessboard Brzezinski argued that “the struggle for global primacy [would] continue to be played” on the Eurasian “chessboard,” and that as a “new and important space on [this] chessboard . . . Ukraine was a geopolitical pivot because its very existence as an independent country helps to transform Russia.”  Indeed, “if Moscow regains control over Ukraine, with its [then] 52 million people and major resources, as well as access to the Black Sea,” Russia would “automatically again regain the wherewithal to become a powerful imperial state, spanning Europe and Asia.”  The unwritten script of Brzezinski, one of Obama’s foreign policy advisors: intensify the West’s—America’s—efforts, by means fair and foul, to detach Ukraine from the Russian sphere of influence, including especially the Black Sea Peninsula with its access to the Eastern Mediterranean via the Aegean Sea.

Presently rather than focus on the geopolitical springs and objectives of Russia’s “aggression” against Ukraine-Crimea Brzezinski turned the spotlight on the nefarious intentions and methods of Putin’s move on the Great Chessboard.  To permit Putin to have his way in Ukraine-Crimea would be “similar to the two phases of Hitler’s seizure of Sudetenland after Munich in 1938 and the final occupation of Prague and Czechoslovakia in early 1938.”  Incontrovertibly “much depends on how clearly the West conveys to the dictator in the Kremlin—a partially comical imitation of Mussolini and a more menacing reminder of Hitler—that NATO cannot be passive if war erupts in Europe.”  For should Ukraine be “crushed with the West simply watching the new freedom and security of Romania, Poland, and the three Baltic republics would also be threatened.”  Having resuscitated the domino theory, Brzezinski urged the West to “promptly recognize the current government of Ukraine legitimate” and assure it “privately . . . that the Ukrainian army can count on immediate and direct Western aid so as to enhance its defense capabilities.”  At the same time “NATO forces . . . should be put on alert [and] high readiness for some immediate airlift to Europe of U. S. airborne units would be politically and militarily meaningful.”  And as an afterthought Brzezinski suggested that along with “such efforts to avoid miscalculations that could lead to war” the West should reaffirm its “desire for a peaceful accommodation . . . [and] reassure Russia that it is not seeking to draw Ukraine into NATO or turn it against Russia.”  Indeed, mirabile dictu, Brzezinski, like Henry Kissinger, his fellow geopolitician with a cold-war imperial mindset, adumbrated a form of Finlandization of Ukraine—but, needless to say, not of the other eastern border states—without, however, letting on that actually Sergey Lavrov, the Russian Foreign Minister, had recently made some such proposal.

Of course, the likes of Kagan, Brzezinski, and Kissinger keep mum about America’s inimitable hand in the “regime change” in Kiev which resulted in a government in which the ultra-nationalists and neo-fascists, who had been in the front lines on Maidan Square, are well represented.

Since critics of America’s subversive interventions tend to be dismissed as knee-jerk left-liberals wired to exaggerate their dark anti-democratic side it might help to listen to a voice which on this issue can hardly be suspect.  Abraham Foxman, national director of the Anti-Defamation League and renowned inquisitor of anti-Semitism, concedes that “there is no doubt that Ukraine, like Croatia, was one of those places where local militias played a key role in the murder of thousands of Jews during World War II.”  And anti-Semitism “having by no means disappeared from Ukraine . . . in recent months there have been a number of anti-Semitic incidents and there are at least two parties in Ukraine, Svoboda and Right Sector, that have within them some extreme nationalists and anti-Semites.”

But having said that, Foxman insists that it is “pure demagoguery and an effort to rationalize criminal behavior on the part of Russia to invoke the anti-Semitism ogre into the struggle in Ukraine, . . . for it is fair to say that there was more anti-Semitism manifest in the worldwide Occupy Wall Street movement than we have seen so far in the revolution taking place in Ukraine.”  To be sure, Putin “plays the anti-Semitism card” much as he plays that of Moscow rushing to “protect ethnic Russians from alleged extremist Ukrainians.”  Even at that, however, “it is, of course, reprehensible to suggest that Putin’s policies in Ukraine are anything akin to Nazi policies during World War II.”  But then Foxman hastens to stress that it “is not absurd to evoke Hitler’s lie” about the plight of the Sudeten Germans as comparable to “exactly” what “Putin is saying and doing in Crimea” and therefore needs to be “condemned . . . as forcefully . . . as the world should have condemned the German move into the Sudetenland.”

Abraham Foxman’s tortured stance is consonant with that of American and Israeli hardliners who mean to contain and roll back a resurgent great-power Russia, as much in Syria and Iran as in its “near abroad” in Europe and Asia.

As if listening to Brzezinski and McCain, Washington is building up its forces in the Baltic states, especially Poland, with a view to give additional bite to sanctions.  But this old-style intervention will cut little ice unless fully concerted, militarily and economically, with NATO’s weighty members, which seems unlikely.  Of course, America has drones and weapons of mass destruction—but so does Russia.

In any case, for unreconstructed imperials, and for AIPAC, the crux of the matter is not Russia’s European “near abroad” but its reemergence in the Greater Middle East, presently in Syria and Iran, and this at a time when, according to Kagan, the Persian Gulf was paling in strategic and economic importance compared to the Asia-Pacific region where China is an awakening sleeping giant that even now is the globe’s second largest economy—over half the size of the U. S. economy—and the unreal third largest holder of America’s public debt—by far the largest foreign holder of U. S. Treasury bonds.

In sum, the unregenerate U. S. empire means to actively contain both Russia and China in the true-and-tried modus operandi, starting along and over Russia’s European “near abroad” and the South China Sea and Taiwan Strait connecting the South China Sea to the East China Sea.

Because of ever growing budgetary constraints Washington has long since complained about its major NATO partners dragging their financial and military feet.  This fiscal squeeze will intensify exponentially with the pivoting to the Pacific which demands steeply rising “defense” expenditures unlikely to be shared by a NATO-like Asia-Pacific alliance.  Although most likely there will be a cutback in bases in the Atlantic world, Europe, and the Middle East, with the geographic realignment of America’s global basing the money thus saved will be spent many times over on the reinforcement and expansion of an unrivaled fleet of a dozen task forces built around nuclear-powered aircraft carriers.   After all, the Pacific and Indian oceans combined being easily more than twice the size of the Atlantic and though, according to Kagan, China is not quite yet an “existential threat” it is “developing one or two aircraft carriers, . . . anti-ship ballistic missiles . . . and submarines.”  Even now there are some flashpoints comparable to Crimea, Baltic, Syria, and Iran: the dustup between Japan and China over control of the sea lanes and the air space over the potentially oil-rich South China Sea; and the Sino-Japanese face-off over the Senkaku/Diaoyu Islands in the East China Sea.  Whereas it is all but normal for Taiwan, Japan, the Philippines, and South Korea to have tensions, even conflictual relations, with China and North Korea, it is something radically different for the United States to NATOize them in the pursuit of its own imperial interest in the furthest reaches of its now contested Mare Nostrum.

The Pacific-Asian pivot will, of course, further overstretch the empire in a time of spiraling fiscal and budgetary constraints which reflect America’s smoldering systemic economic straits and social crisis, generative of growing political dysfunction and dissension.  To be sure, rare and powerless are those in political and academic society who question the GLORIA PRO NATIONE: America the greatest, exceptional, necessary, and do-good nation determined to maintain the world’s strongest and up-to-date military and cyber power.

And therein lies the rub.  The U.S.A. accounts for close to 40% of the world’s military expenditures, compared to some 10% by China and 5.5% by Russia.  The Aerospace and Defense Industry contributes close to 3% oi GDP and is the single largest positive contributor to the nation’s balance of trade.  America’s three largest arms companies—Lockheed Martin, Northrop Grumman, and Boeing—are the world’s largest, employing some 400,000 hands, and all but corner the world’s market in their “products.”  Of late defense contracting firms have grown by leaps and bounds in a nation-empire increasingly loathe to deploy conventional boots on the ground.  These corporate contractors provide an ever greater ratio of contract support field personnel, many of them armed, over regular army personnel.  Eventually, in Operation Enduring Freedom in Afghanistan and Operation Iraqi Freedom private contract and regular military personnel were practically on a par.

This hasty evocation of the tip of America’s military iceberg is but a reminder of President Dwight Eisenhower’s forewarning, in 1961, of an “immense military establishment” in lockstep with “a large arms industry. . . [acquiring] unwarranted influence, whether sought or unsought,” injurious to democracy.  At the time Ike could hardly have imagined the gargantuan growth and political weight of this military-industrial complex or the emergence, within it, of a corporate-contract mercenary army.

The formidable oligarchy of arms makers and merchants at the heart of the military-industrial complex fields a vast army of lobbyists in Washington.  In recent years the arms lobby, writ large, spent countless millions during successive election cycles, its contributions being all but equally divided between Democrats and Republicans.  And this redoubtable octopus-like “third house” is not about to sign on to substantial cuts in military spending, all the less so since it moves in sync with other hefty defense-related lobbies, such as oil, which is not likely to support the down-sizing of America’s navy which, incidentally, is far and away the largest plying, nay patrolling, the world’s oceans—trade routes.

There is, of course, a considerable work force, including white-collar employees, that earns its daily bread in the bloated “defense” sector.  It does so in an economy whose industrial/manufacturing sectors are shrinking, considerably because of outsourcing, most of it overseas.   This twisted or peculiar federal budget and free-market economy not only spawn unemployment and underemployment but breed growing popular doubt about the material and psychic benefits of empire.

In 1967, when Martin Luther King, Jr., broke his silence on the war in Vietnam, he spoke directly to the interpenetration of domestic and foreign policy in that conflict.  He considered this war an imperialist intervention in far-distant Southeast Asia at the expense of the “Great Society” which President Johnson, who escalated this war, proposed to foster at home.  After lamenting the terrible sacrifice of life on both sides, King predicated that “a nation that continues year after year to spend more money on military defense than on programs of social uplift is approaching spiritual death.” He even intimated that “there is nothing except a tragic death wish to prevent . . . the richest and most powerful nation in the world . . . from reordering our priorities, so that the pursuit of peace will take precedence over the pursuit of war.”

Almost 50 years later President Obama and his staff, as well as nearly all Democratic and Republican Senators and Representatives, policy wonks and pundits, remain confirmed and unquestioning imperials.  Should any of them read Gibbon they would pay no mind to his hunch that “the decline of Rome was the natural and inevitable effect of immoderate greatness” which by blowback corroded the polity, society, and culture that carried it.  Of course today, with no barbarians at the gates, there is no need for legions of ground forces so that the bankrupting “defense” budget is for a military of airplanes, ships, missiles, drones, cyber-weapons, and weapons of mass destruction.  Si vis pacem para bellum—against whom and for which objectives?

In the midst of the Ukraine “crisis” President Obama flew to The Hague for the third meeting of the Nuclear Security Summit (NSS) chartered in 2010 to prevent nuclear terrorism around the world.  The NSS was Obama’s idea and project, spelled out in an official statement issued by the White House Press Secretary on the eve of its founding meeting in April 2010 in Washington.  This statement stressed that “over 2,000 tons of plutonium and highly enriched uranium exist in dozens of countries” and that there have been “18 documented cases of theft or loss of highly enriched uranium or plutonium.”  But above all :”we know that al-Qaeda, and possibly other terrorist or criminal groups, are seeking nuclear weapons—as well as the materials and expertise needed to make them.”  But the U. S., not being “the only country that would suffer from nuclear terrorism” and unable to “prevent it on its own,” the NSS means to “highlight the global threat” and take the urgently necessary preventive measures.

Conceived and established in the aftermath of 9/11, by the latest count the NSS rallies 83 nations bent on collaborating to head off this scourge by reducing the amount of vulnerable nuclear material worldwide and tightening security of all nuclear materials and radioactive sources in their respective countries.  At The Hague, with a myriad of journalists covering the event, some 20 heads of state and government and some 5,000 delegates took stock of advances made thus far in this arduous mission and swore to press on.  But there was a last minute dissonance.  Sergey Lavrov, the Foreign Minister of Russia, and Yi Jinping, the President of China, along with 18 other chief delegates, refused to sign a declaration calling on member nations to admit inspectors of the International Atomic Energy Agency (IAEA) to check on their measures to rein in the menace of nuclear terrorism.

Inevitably the standoff over Ukraine-Crimea dimmed, even overshadowed, the hoped-for éclat of the Nuclear Security Summit.  President Obama’s mind was centered on an ad hoc session of the G 8  in the Dutch capital; a visit to NATO Headquarters in Brussels; an audience with Pope Francis at the Vatican, in Rome; and a hastily improvised meeting with King Abdullah of Saudi Arabia in Riyadh.  Except for his visit with the Holy Father, from which he may have hoped to draw a touch of grace and indulgence, in his other meetings the President reasserted and proclaimed that America was and meant to remain what Hubert Védrine, a former French Foreign Minister, called the world’s sole “hyperpower.”  The Ukraine-Crimea imbroglio merely gave this profession and affirmation a greater exigency.

It is ironical that the scheduled Nuclear Security Summit was the curtain-raiser for the President’s double-quick imperial round of improvised meetings in the dawn of what Paul Bracken, another embedded and experienced geopolitician, avers to be The Second Nuclear Age (2012), this one in a multipolar rather than bipolar world.  Actually Bracken merely masterfully theorized what had long since become the guiding idea and practice throughout the foreign policy-cum-military establishment.  Or, as Molière’s Monsieur Jourdain would put it, for many years the members of this establishment had been “speaking prose without even knowing it.”

The negotiated elimination or radical reduction of nuclear weapons is completely off the agenda.  It is dismissed as a quixotic ideal in a world of nine nuclear powers: U. S., Russia, United Kingdom, France, China, India, Pakistan, North Korea—and Israel.  It was on Obama’s watch that the U. S. and post-Soviet Russia agreed that neither would deploy more than roughly 1,500 warheads, down from many times that number.  But now, with Russia’s reemergence as a great power and China’s prodigious forced-draft renascence, in a multipolar world the U. S. seems bent on keeping a considerable nuclear superiority over both.  Whereas most likely Washington and Moscow are in the throes of “modernizing” their nuclear arsenals and delivery capabilities, in this sphere China is only beginning to play catch-up.

Standing tall on America’s as yet unsurpassed military and economic might, Obama managed to convince his partners in the G 8, the conspicuous but listless economic forum of the world’s leading economies, to suspend, not to say expel, Russia for Putin’s transgression in Ukraine-Crimea.  Most likely, however, they agreed to make this largely symbolic gesture so as to avoid signing on to ever-stiffer sanctions on Moscow.  With this American-orchestrated charade the remaining G 7 only further pointed up the prepossession of their exclusive club from which they cavalierly shut out the BRICS.

The decline of the American Empire, like that of all empires, promises to be at once gradual and relative.  As for the causes of this decline, they are inextricably internal / domestic and external / foreign. There is no separating the refractory budgetary deficit and its attendant swelling political and social dissension from the irreducible military budget necessary to face down rival empires.  Clearly, to borrow Chalmers Johnson’s inspired conceptually informed phrase, the “empire of bases,” with a network of well over 600 bases in probably over 100 countries, rather than fall overnight from omnipotence to impotence risks becoming increasingly erratic and intermittently violent in “defense” of the forever hallowed exceptional “nation.”

As yet there is no significant let-up in the pretension to remain first among would-be equals on the seas, in the air, in cyberspace, and in cyber-surveillance.  And the heft of the military muscle for this supererogation is provided by a thriving defense industry in an economy plagued by deep-rooted unemployment and a society racked by a crying income and wealth inequality, growing poverty, creeping socio-cultural anomie, and humongous systemic political corruption.  Notwithstanding the ravings of the imperial “Knownothings” these conditions will sap domestic support for an unreconstructed interventionist foreign and military policy.  They will also hollow out America’s soft power by corroding the aura of the democratic, salvific, and capitalist City on the Hill.

Whereas the Soviet Union and communism were the polymorphic arch-enemy during the First Nuclear Age terrorism and Islamism bid well to take its place during the Second Nuclear Age.  It would appear that the threat and use of nuclear weapons will be even less useful though hardly any less demonic today than yesterday.  Sub specie aeternitatis the cry of the terrorist attack on New York’s World Trade Center and Boston’s Marathon was a bagatelle compared to the fury of the nuclear bombardment of Hiroshima and Nagasaki in August 1945.  It is, of course, commendable that so many nations now seek to prevent “nuclear terrorism” by way of the Nuclear Security Summit.  However, there being no fail-safe systems of access control this endeavor is bound to be stillborn without a simultaneously resolute drive to radically reduce or liquidate the world’s staggering stock of nuclear weapons and weapons-grade nuclear materials.  After all, the greater that stock the greater the opportunity and temptation for a terrorist, criminal, or whistle-blower to pass the Rubicon.

According to informed estimates presently there are well over 20,000 nuclear bombs on this planet, with America and Russia between them home to over 90% of them.  No less formidable are the vast global stockpiles of enriched uranium and plutonium.

In September 2009 Obama adjured the U. N. Security Council that “new strategies and new approaches” were needed to face a “proliferation” of an unprecedented “scope and complexity,” in that “just one nuclear weapon exploded in a city—be it New York or Moscow, Tokyo or Beijing, London or Paris—could kill hundreds of thousands of people.”  Hereafter it was not uncommon for Washington insiders to avow that they considered a domestic nuclear strike with an unthinkable dirty bomb a greater and more imminent security risk than a prosaic nuclear attack by Russia.  All this while the Nuclear Security Summit was treading water and the Pentagon continues to upgrade America’s nuclear arsenal and delivery capabilities—with chemical weapons as a backstop.  With the cutback of conventional military capabilities nuclear arms are not about to be mothballed.

Indeed, with this in mind the overreaction to Russia’s move in Ukraine-Crimea is disquieting.  From the start the Obama administration unconscionably exaggerated and demonized Moscow’s—Putin’s—objectives and methods while proclaiming Washington’s consummate innocence in the unfolding imbroglio.   Almost overnight, even before the overblown charge that Moscow was massing troops along Ukraine’s borders and more generally in Russia’s European “near abroad” NATO—i. e., Washington—began to ostentatiously send advanced military equipment to the Baltic counties and Poland.   By April 4, 2014, the foreign ministers of the 28 member nations of NATO met in Brussels with a view to strengthen the military muscle and cooperation not only in the aforementioned countries but also in Moldova, Romania, Armenia, and Azerbaijan.  In addition NATO air patrols would be stepped up while anti-missile batteries would be deployed in Poland and Romania.  Apparently the emergency NATO summit also considered large-scale joint military exercises and the establishment of NATO military bases close to Russia’s borders which, according to Le Figaro, France’s conservative daily, would be “a demonstration of force which the Allies had themselves foregone during the years following the collapse of the Soviet Union.”  Would tactical nuclear weapons and nuclear-capable aircraft—or nuclear-capable drones—be deployed on these bases?

To what end?  In preparation of a conventional war of the trenches, Guderian-type armored operations or a total war of Operation Barbarossa variety?   Of course, this being post Hiroshima and Nagasaki, there must be a backup or contingency plan for nuclear sword play, with both sides, should reciprocal deterrence fail, confident in their first and second strike capabilities.  Not only Washington but Moscow knows that in 1945 the ultimate reason for using the absolute weapon was transparently geopolitical rather than purely military.

With the weight of the unregenerate imperials in the White House, Pentagon, Congress, the “third house,” and the think tanks there is the risk that this U. S.- masterminded NATO “operation freedom in Russia’s European “near abroad” will spin out of control, also because the American Knownothings are bound to have their Russian counterparts.

In this game of chicken on the edge of the nuclear cliff the U. S. cannot claim the moral and legal high ground since it was President Truman and his inner circle of advisors who unleashed the scourge of nuclear warfare, and with time there was neither an official nor a popular gesture of atonement for this wanton and excessive military excess.  And this despite General Eisenhower’s eventual plaint that the “unleashing of the atomic infernos on mostly civilian populations was simply this: an act of supreme terrorism (emphasis added) . . . and of barbarity callously calculated by the U. S. planners to demonstrate their country’s demonic power to the rest of the world—and the Soviet Union in particular.”  Is there a filiation between this cri de coeur and the forewarning about the toxicity of the “military industrial complex” in President Eisenhower’s farewell address?
This is a time for a national debate and a citizen-initiated referendum on whether or not the U. S. should adopt unilateral nuclear disarmament.  It might be a salutary and exemplary exercise in participatory democracy.

Arno J. Mayer is emeritus professor of history at Princeton University. He is the author of The Furies: Violence and Terror in the French and Russian Revolutions and Plowshares Into Swords: From Zionism to Israel (Verso). 

Laurent Ozon: L'oligarchie : la comprendre et la combattre...

L'oligarchie : la comprendre et la combattre...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une conférence de Laurent Ozon prononcée début 2014 à Lille, dans le cadre d'un séminaire du mouvement localiste et identitaire Maison commune, et consacrée à la question de l'oligarchie.

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Cataclysme aux municipales: la raison méconnue

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Cataclysme aux municipales: la raison méconnue

par Xavier Raufer

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Ignorée par la gauche, négligée par les libéraux, mal mesurée par la droite nationale, l’origine profonde du séisme est la “politique de la ville”

La société humaine est toujours plus complexe ; tout problème grave y forme désormais un inextricable écheveau de causes et conséquences, de tenants et aboutissants. Il est donc rafraîchissant de pouvoir analyser simplement le résultat des dernières élections municipales et l’origine de la débâcle socialiste ; d’accéder sans peine à une lumineuse explication.

Car au-delà du superficiel et du brouhaha médiatique, une cause décisive explique à la fois le dégoût d’une part de l’électorat et la fureur de l’autre ; la percée de la droite nationale et la déroute de l’ “antifascisme” onirique. En toile de fond, ignorée par la gauche, négligée par les libéraux, mal mesurée par la droite nationale, l’origine profonde du séisme est la “politique de la ville”.

Ni cette désastreuse, ruineuse et interminable (1977-2014) “politique”, ni l’aveuglement des politiques, ni les alertes de l’auteur ne sont nouveaux ; mais désormais les dégâts sont si vastes, le gouffre financier si profond – et si cruelle la détresse des victimes de cette “politique” -, qu’on doit à nouveau remonter à ses origines, exposer ses folies et son tragique échec, sur fond de ghettos et de prolifération des gangs.

[Par souci d’objectivité, l’auteur ne cite ici que des médias favorables en principe à la politique de la ville.]

-“Politique de la ville”, son objectif autoproclamé : Dès l’origine (1977), il est clair : “éviter le décrochage social… corriger les inégalités… fournir un cadre permettant de résorber la misère” ; loi Borloo, août 2003 : “Réduction progressive des écarts constatés avec les autres villes et quartiers, retour au droit commun.”

Or c’est tout l’inverse. Pour Libération (22/07/2013), on rejoue aujourd’hui “le même mauvais film que celui des Minguettes, il y a plus de trente ans”. Documentation française, rapport, décembre 2012 : “La plupart, sinon tous les quartiers qui furent l’objet des premières interventions de la politique de la ville, à la fin des années 70, sont encore prioritaires en 2012.” Dans ces quartiers dits “populaires” (comme l’Allemagne de l’Est était une démocratie “populaire”…) cette politique “n’a pas empêché la ghettoïsation progressive… la répétition des émeutes et la montée des violences des bandes en lien avec les trafics de drogues” (Nouvel Obs’, 10/01/13). Et sur les territoires subissant cette “politique”, les disparités s’accroissent toujours : 45 % de pauvres à Roubaix aujourd’hui – mais 7 % seulement à Versailles… (L’Express, 28/01/14).

- L’origine du drame : après 1968, un malfaisant urbanisme gauchiste – avoué du bout des lèvres par des journalistes eux-mêmes de gauche : “le temps des grandes espérances”… un “pari de mixité sociale et de nouveautés urbaines”… (Le Monde, 19/02/2013 et 7/2/2014). Trente ans plus tard, voilà sur quoi débouche la “douce utopie” : “Les populations gauloises ont déserté”… “Des quartiers où ne vit plus aucun Blanc” (Le Monde, 27/10/2010).

- Le stalinisme à visage urbain : pendant trente ans, tous nient un échec pourtant patent dès la décennie 1990 : sur le ton d’Aragon à Tcheliabinsk (1931) on parle de “plus grand chantier du siècle” et, à l’instar du Gosplan soviétique, on regrette du bout des lèvres le “caractère mitigé” du bilan de la politique de la ville, ses “résultats nuancés”.

- Que fait, que coûte, la “politique de la ville” ? Mystère. Un rapport après l’autre en dénonce la parfaite opacité : “Les députés ont tenté, en vain, de mesurer l’effort des différentes administrations dans les zones urbaines sensibles” (Le Monde, 16/10/2010)… “Il reste difficile aujourd’hui d’identifier les mécanismes sous-jacents producteurs d’inégalités, de discrimination et d’exclusion… Il faut encore construire ou parfaire les outils de l’observation… absence de données permettant d’objectiver la mobilité sociale…” (Documentation française, op. cit.). “Gestion chaotique… Il n’existe aucun outil permettant de chiffrer, donc de vérifier, les efforts des administrations envers les quartiers en difficulté” (Cour des comptes, juillet 2012).

Résultat, ce terrible aveu de la députée communiste Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis) : “Cela fait trente ans que le ministère de la Ville existe, ces hommes et femmes n’ont pas vu changer leur vie… Nous avons des cités qui deviennent des ghettos.” (Le Monde, 11/03/2012). Le Monde, encore du 7/02/2014, sur la cité du Mirail, à Toulouse : “Ghettoïsation d’une population issue de l’immigration maghrébine, désarroi social, chômage des jeunes, précarité, pauvreté, violence et trafics en tout genre”… “On meurt dans les cités sensibles plus que partout ailleurs en France.” (Le Monde, 7/06/2013).

Pire encore, si possible : depuis trente ans, par milliards d’euros, la “politique de la ville” a multiplié des programmes de rénovation urbaine… dont au détour d’une phrase, on découvre aujourd’hui qu’ils n’ont servi à rien ! Le Monde, 19/12/2013, citant l’Observatoire national des zones sensibles : “72 % des ménages interrogés estiment que [ces travaux de rénovation urbaine] n’ont pas changé leur quotidien.”

Face à ce terrifiant aveu, face à trente ans de massives souffrances, face à ces milliards dont nul ne peut expliquer l’usage, les ténors politiques sont dans le déni. Pour l’élection présidentielle de 2012, Les Echos (5/03/2012) signalent que “la thématique des banlieues en souffrance brille aujourd’hui par son absence dans les discours de campagne et les programmes des candidats”.

Ainsi, depuis trente ans, nulle décision politique sérieuse n’a été prise pour résoudre, une bonne fois pour toutes, un drame affectant des millions de personnes. Or ici, décider est tout : “Les décisions ne s’obtiennent pas du fait de discourir à leur sujet, mais du fait qu’est créée une situation et que sont appliquées des dispositions, au sein desquelles la décision est inéluctable et où toute tentative pour l’éluder revient en fait à la décision la plus grave.” (Martin Heidegger).

Xavier Raufer (Le nouvel Economiste, 11 avril 2014)

mardi, 22 avril 2014

In America è boom di vendite per il libro “1984″

In America è boom di vendite per il libro “1984″

Ex: http://luciananonconforme.wordpress.com

L’opera deve il suo nuovo successo allo scandalo scoppiato dopo le rivelazioni del giovane informatico Edward Snowden, che ha svelato al mondo alcuni dettagli sul programma di sorveglianza dell’intelligence statunitense

Il Grande Fratello, il personaggio immaginario creato da George Orwell nel suo celebre libro “1984″, sta avendo un nuovo successo commerciale alimentato, molto probabilmente, dallo scandalo intercettazioni che coinvolge l’intelligence americana, come rivelato dallo scoop del quotidiano britannico Guardian.

Su Amazon le vendite di “1984″ non hanno cessato di aumentare negli ultimi giorni. Il romanzo, pubblicato nel 1949, un anno prima della morte del suo autore, alle 16,30 italiane era uno dei cinque libri più venduti delle ultime 24 ore, ed era balzato dalla 6.208 posizione alla 193esima.

L’opera deve il suo nuovo successo allo scandalo scoppiato dopo le rivelazioni del giovane informatico Edward Snowden, che ha svelato al mondo alcuni dettagli sul programma di sorveglianza dell’intelligence statunitense. Nella società che Orwell descrive, ciascun individuo è tenuto costantemente sotto controllo delle autorità.

 

La guerre contre le dollar va s'intensifier

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La guerre contre le dollar va s'intensifier

par Jean-Paul Baquiast
 
 
Nous avons déjà signalé que, face à l'intensification de la guerre anti-russe menée en Ukraine, sous couvert de l'Otan, par Washington, Moscou préparait une riposte qui, bien que non militaire, serait aussi dévastatrice de l'économie américaine qu'une bombe atomique sur Wall Street.  
 
Voir à ce sujet notre papier du 22 mars qui demeure d'actualité: « La réaction russe aux « sanctions » occidentales » http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1283&r_id= .

L'économiste Peter Koenig, ancien membre de la Banque mondiale, dans un article de The 4th Media Russia Will Decouple Trade From Dollar http://www.4thmedia.org/2014/04/09/russia-announces-decoupling-trade-from-dollar/ confirme l'hypothèse dont nous nous étions fait l'écho. Le gouvernement russe, soutenu évidemment par Gazprom, étudierait un accord de grande ampleur avec la Chine, permettant à celle-ci de payer ses futures importations de pétrole et de gaz russes avec des yuans, dans un premier temps, avec une monnaie commune aux pays du BRICs, dans un second temps. Celle-ci pourrait être indexée sur l'or. Une zone de stabilité commerciale et financière s'établirait alors. Elle serait très vite renforcée par la participation de l'Allemagne et par celle d'autres pays européens ne volant pas en être tenus à l'écart.

Il s'agirait très vite d'une nouvelle monnaie non seulement consacrée aux échanges internationaux mais d'une monnaie de réserve, que les promoteurs essaieraient de tenir à l'abri des opérations spéculatives menés par le Fed américaine et par la Banque des Règlements internationaux de Bâle. Dans un premier temps, le nouveau système devrait être décidé dans le cadre d'une négociation, très proche d'aboutir, concernant les marchés énergétiques entre la Russie et la Chine. Un circuit qui ne serait complexe qu'en apparence s'établirait ainsi: 1. Gazprom livre à la Chine le gaz dont elle a besoin. 2. La Chine paye Gazprom en yuans convertibles en roubles. 3.Gazprom finance une partie croissante de ses nouveaux investissements en yuans. 4. Parallèlement la Russie importe de plus en plus de biens chinois en les payant également en yuans.

Il va de soi que le système ne pourrait être éternel, les réserves de gaz russe ne l'étant pas. Mais progressivement, comme indiqué plus haut, une nouvelle zone économique impliquant le BRIC et l'Europe se créerait à côté de la zone dollar. Cette zone serait de plus en plus attrayante pour les épargnants mondiaux, Chine en tête. D'autant plus que pour lutter contre la concurrence de la nouvelle monnaie internationale, la Fed serait tentée d'imprimer de plus en plus de dollars. Il en résulterait un manque accru de crédibilité de la monnaie américaine, poussant les détenteurs de dollars à s'en débarrasser massivement. La domination sur le monde des pouvoirs économiques et politiques américains serait ainsi sérieusement ébranlée. (Voir aussi sur ce sujet un article de ZeroHedge http://www.zerohedge.com/news/2014-04-08/40-central-banks-are-betting-will-be-next-reserve-currency ).

Serait-ce la fin de la mondialisation? Sans doute pas, mais sans doute de la mondialisation aux couleurs de la bannière étoilée. On peut craindre cependant que, devant la perspective d'un tel choc le lobby militaro-industriel américain ne mobilise toutes ses forces contre la Russie. Il ne s'agirait plus alors de payer des « contras » déguisés en manifestants pro-russes afin d'attiser la tension en Ukraine orientale, mais de pousser à une véritable guerre de grande intensité, mobilisant l'Otan en première ligne.

NB. Merci une nouvelle fois à Dedefensa, sur ces sujets comme sur d'autres incomparable sonneur d'alerte

Cybergeopolitica

Cybergeopolitica

Desde nuestra red de alianzas con think-tanks acercamos el análisis del intelectual ruso Leonid Savin. Siguiendo el objetivo de acercar diferentes perspectivas desde diversas capitales del mundo, compartimos conceptos sobre la evolución de la geopolítica en la interpretación de Leonid Savin sobre “cybergeopolítica” y otro espacio para la disputa de intereses.

Este año se podría llamar un punto de inflexión para el surgimiento de una nueva tendencia que yo llamo cybergeopolítica. El impacto de las redes sociales es cada vez más palpable. La divulgación de Edward Snowden destacó la importancia y la instrumentalidad del cyberespacio para la seguridad nacional y los procesos de la política internacional.

Si la geopolítica ya tiene definiciones y aparatos científicos muy desarrollados, operados por los políticos, expertos y académicos, el cyberespacio ha sido la «terra incognita». Y para la posesión de este espacio, se despliega la lucha muy activa.

Es muy significativo la confrontación entre diferentes Estados en la regulación del espacio de Internet. Esta dicotomía literalmente reproduce el deslinde megacivilizacional que se ha operado entre los países y pueblos  pertenecientes al Poder Marítimo (Sea Power) y al Poder Terrestre (Land Power), según la geopolítica clásica. EE.UU., los países de la UE y sus satélites  velan por el “Internet libre”, lo que es una hipocresía evidente, mientras que Rusia, Irán, China, India, Brasil y algunos otros Estados requieren que Internet fuera soberano y estuviera bajo la jurisdicción del derecho internacional, o bien de la Unión Internacional de Telecomunicaciones en el sistema de las Naciones Unidas. En este caso, la distinción claramente encaja en el esquema de Carl Schmitt, indicador fiable de lo Político, -  las categorías duales “amigo” y “enemigo”. Estas categorías no son las morales, sino las características técnicas que se manifestaron en las posiciones acerca del funcionamiento del espacio de Internet.

El cyberespacio tiene una diferencia significativa respecto con la tierra, mar, aire y espacio cósmico, o sea, no es creado por la naturaleza sino es una construcción artificial que tiene componentes que pueden cambiarse con el tiempo.

Sin embargo, todas las vías de comunicación, servidores y sitios industriales que están relacionados con Internet tienen una ubicación geográfica. En segundo lugar, ciberáreas tienen cierta identidad nacional en el sentido de las zonas de dominio, del control estatal y del lenguaje utilizado. En tercer lugar, el cyberespacio hace hincapié en la geografía física de una manera especial – con sensores de diferentes servicios, dispositivos de navegación, dispositivos técnicos y dispositivos móviles que incorporan un mapa interactivo con los flujos cruzados de la información, la tecnología y las personas.

El cyberespacio arregla y homogeniza el espacio físico de modo especial -  con el uso de la tecnología GPS y otras herramientas, la globalización se mete en los rincones más recónditos del planeta.

¿Qué es la cybergeopolitica? Creo que tenemos que entender este neologismo en doble sentido:1) como la nueva disciplina científica que estudia lo que pasa con una interfaz hombre-máquina en el contexto de la política y la geografía, incluyendo, pero no limitándose, con la interacción interactiva de las redes sociales, el espacio virtual, la diplomacia web.2.0 y 2) como la actividad corriente que afecta e incluye los principios de relación retroactiva en los sectores sociales, políticos y militares, y donde el establecimiento y la propagación del poder, aunque sea en la forma más sofisticada, es el imperativo.

Es importante entender que el prefijo “cyber” significa algo más amplio que lo que algunos creen, o sea, la comunicación via Internet y el espacio virtual. Por supuesto, esta palabra se deriva de la cybernética. Como en el caso de la geopolítica, el surgimiento del término “cybernética” viene de la Grecia antigua. La palabra Κυβερνητική era mencionada por primera vez por Platón en su obra “Las Leyes”. Se traduce como “el arte del timonel”. En el tercer libro de aquel filósofo griego del período tarde, quizás el más sólido en la redacción y la estructura de la obra, el Estado se compara con el barco, y su timoneles son el Dios, el destino y el buen tiempo. La imagen del Estado-barco y el soberano-timonel se encuentra también en otras obras de Platón. Además, hay una expresión similar en la poesía griega de Alceo, utilizada más adelante por el poeta romano Horacio. El físico y matemático francés Andre-Marie Ampere en su estudio “Ensayo sobre la Filosofía de la Ciencia” llamó de cybernética a la ciencia sobre el gobierno, que debería proporcionar una variedad de beneficios a los ciudadanos. Ampere escribió: “(el gobierno) tiene que elegir constantemente entre las diversas medidas más adecuadas para lograr el objetivo, y sólo con el profundo estudio y comparación de los diferentes elementos aportados por los conocimientos de todo lo que tiene que ver con la nación, es capaz de gobernar de acuerdo con su propio carácter, costumbres, medios de vida y la prosperidad, las leyes de la organización, que pueden servir como las normas generales de conducta y que estaba actuando en cada caso particular. Así, sólo después de todas las ciencias que se ocupan de estos diferentes objetos, es necesario poner esta ciencia que ahora está en cuestión y que yo lo llamo de cybernética; la palabra tomada al principio en el sentido restringido del arte de navegación, en los mismos griegos ya cobró el contenido mucho más amplio del arte de gestión en el sentido general.
 

Stuart Umpleby destacó que la cibernética ha desarrollado los estudios relacionados con una amplia gama de procesos, incluyendo a las personas como organizadores activos, comunicadores, los que intercambian información y son personas responsables.
Como la geopolítica, la cybernética también se aplica a muchas áreas de la vida pública. Por lo menos, a ella se dedicaron y desarrollaron sus definiciones no sólo los físicos y matemáticos, sino también los políticos, sociólogos, teóricos de la gestión y la educación, antropólogos, lingüistas, filósofos y estrategas militares.

Alguien puede preguntar – ¿qué pasa con la política, también considerada por los filósofos griegos antiguos como el arte de la administración del Estado? Hay que señalar la diferencia fundamental. La cybernética trata más bién con la gestión eficaz (el timonel del barco, y en un sentido más amplio el gobernador  es el cibernético), pero no con todos los casos que involucran la participación de la gama mucho más amplia de los ciudadanos (residentes de la ciudad o los súbditos del imperio). El principio fundamental de la política es tener un oponente, y en el caso límite, el enemigo. No por casualidad, las palabras griegas antiguas «guerra» πόλεμος y “política” πολιτική tienen la misma raíz.

En 1987 el profesor Larry Richards, eminente estudioso norteamericano cibernético, dijo que la cybernética deben aprender algo “nuevo” de la interacción dinámica del sujeto y la práctica de la comunicación, independientemente de sus intereses en el campo de la electrónica, la vida, la sociedad, o lo que toman de la ciencia, el arte o la política.

Jeff Dooley sugirió el nombre “cybernética” para la ciencia sobre el comportamiento intencional. Nos ayuda a explicar el comportamiento como una acción continua de alguien (o algo) en el proceso, tal como lo vemos, manteniendo ciertas condiciones cercanas a la situación de la meta.

La cybernética se dedicó activamente a la ciencias políticas en los años 90 del siglo pasado. Se vio afectado por una serie de nuevos conceptos, como los de la evolución política, del ecosistema político, synergetics, biopolítica, etc. Peter Corning del Instituto del Estudio de Sistemas Complejos menciona que la característica más importante de un sistema cybernético es que está controlada por la relación entre tareas endógenas y medio ambiente externo… Cybernética habla de la viabilidad, los objetivos, los flujos de información, la toma de decisiones en la gestión y la retroalimentación (bien definido) en todos los niveles de los sistemas vivos. Hay muchas otras definiciones de la cybernética, que se interpreta incluso como “el estudio de la intervención bien fundada”.

Ya en estos ejemplos se puede encontrar mucho en común con la geopolítica: la forma de vida, el proceso de control, la propagación del poder, la dinámica del cambio político, el diseño de los objetivos y de su posterior aplicación, e incluso las circunstancias de fuerza mayor.

Sin embargo, en los últimos treinta años se ha vuelto más común la primera parte de la palabra – “cyber”, que se hizo la narrativa en la política, la cultura, los medios de comunicación y las distintas ciencias.

Daniel Coelho, profesor de la Universidad Nacional EE.UU. de Defensa, sugirió dividir esta palabra en tres elementos distintos. Primero, comunicación-red, segundo, el contenido -mensaje, y tercero, el concepto del efecto obtenido a partir del mensaje. Esta deconstrucción muestra cómo se diferencian las habilidades de individuos y organizaciones, que van desde las operaciones en una red informática hasta los asuntos públicos, que también están involucrados en la gestión de la información, ya que éste pasa entre la máquina y el hombre.
En consecuencia, no se trata tanto de las redes de información computarizada como de los procesos sociales más amplios. Y puesto que con el advenimiento de Internet, y más recientemente, debido a la disponibilidad de los aparatos técnicos para el público en general y la institucionalización de la cybergeopolitica, estos procesos se hicieron internacionales, podemos hablar con certeza de su escala geopolítica y global.
Así, la geopolítica cobró otra área, la cybernética, a la cual sus axiomas básicos se han extendido; al mismo tiempo, es la realidad de otro nivel, donde operan nuevas reglas, y existen otros niveles, zonas, límites y posibilidades.
 
*Jefe editor de revista Geopolítica, Moscu, Rusia.
 
elespiadigital.com
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La dérive sociétale sanctionnée par le vote musulman

La dérive sociétale sanctionnée par le vote musulman

Les immigrés contre la gauche
Raoul Fougax
Ex: http://metamag.fr

Le grand « remplacement électoral » n’aura pas lieu. C’était l’une des grandes espérances de la gauche. Garder la majorité notamment dans les grandes villes grâce au vote immigré. L’analyse des dernières municipales le prouve, les immigrés, notamment musulmans, de loin les plus nombreux, ne votent plus en majorité à gauche. La stratégie consistant à palier le vote populaire et ouvrier de souche par un apport de suffrages communautaristes a fait long feu.

Comme annoncé ici, avant tout le monde, il y a bien eu dans les banlieues, vis-à-vis du pouvoir Ps, une «  quenelle municipale ». Cela est dû à l’échec des politiques de la ville mais surtout aux évolutions sociétales du Ps et de la gauche autour du sexe et des sexes. Les musulmans de France, comme les juifs d’ailleurs, rejoignent les catholiques et une partie de l’électorat attaché aux valeurs traditionnelles sur ces sujets. Les musulmans sont plus proches aujourd’hui de la droite et du Fn, que du Ps. Il faut bien sur être prudent. Ce renforcement des mobilisations pour les valeurs traditionelles est initié tout de même par un rassemblement islamiste proche des frères musulmans. Le Fn le sait bien qui tente de ne pas tout mélanger.
 
 
 
Le thème du 31ème rassemblement des musulmans de France est d’ailleurs  « L'Homme, la famille et le vivre-ensemble ». « Les thèmes collent toujours à l'actualité », explique Amar Lasfar, président de l'Union des organisations islamiques de France, à l'initiative de l'événement. « Le mariage pour tous, les ABCD de l'égalité.... Cela heurte notre religion et ça nous inquiète", poursuit-il , en référence à la légalisation du mariage homosexuel et à la  polémique autour de la « théorie du genre » à l'école qui avait nourri des appels au boycott des classes en janvier.
 
 
«Aux municipales, le Parti socialiste a été lâché par les musulmans justement à cause de ces questions relatives à la famille », complète le secrétaire général de l'UAM93 (Union des Associations musulmanes 93). « Si certains ont vu dans le mariage gay une sorte de permission, comme c'est le cas pour l'alcool ou le porc, d'autres ont été profondément choqués par ce débat. Ils se sont sentis menacés. Quant au plus grand traumatisme, il provient du débat autour de la théorie du genre qui a parfois été interprété comme une incitation à devenir homosexuel.» 
 
La nomination de Laurence Rossignol au poste de secrétaire d'Etat à la Famille n'a pas été vue d'un bon œil par ces musulmans, faute à sa phrase « les enfants n'appartiennent pas à leurs parents », petite phrase digne d’ailleurs des régimes totalitaires. La gauche s’est donc tiré une balle dans le pied et a réduit son électorat aux bobos citadins et aux «  gay friendly ». Elle avait perdu le vrai vote populaire, elle perd le vote  immigré avant celui des fonctionnaires.

Comment garder le pouvoir électoralement quand on n’a plus d’électeurs ?

Qui alimente l'euroscepticisme?

Qui alimente l'euroscepticisme?

par Thomas Ferrier

Ex: http://thomasferrier.hautetfort.com

euroscepticisme,mondialisme,souverainisme,atlantisme,marine le pen,martin schulzLe Front National est crédité dans le dernier sondage IFOP de 24% des suffrages si les élections européennes de mai 2014 avaient lieu ce dimanche, devenant ainsi le premier parti de France à cette élection, une élection qui permit son éclosion en 1984 lorsqu’il atteignit 11% des voix, un score qu’il ne fut en mesure d’égaler qu’en 1989. En 2009, au creux de la vague, il n’obtenait même que 6,34% des voix, contre 9,8% en 2004. C’est dire si le FN en « temps normal » ne brille guère à cette élection. Avec seulement trois députés sortants, il est pourtant parti pour remporter en France les élections européennes et rafler ainsi aux alentours de vingt députés. Et ce phénomène ne concerne pas que la France, puisque de nombreux députés nationalistes et souverainistes devraient faire leur entrée à Strasbourg. C’est le cas des britanniques de UKiP, des finlandais du Perussuomalaiset, des danois du DFP, des autrichiens du FPÖ ou encore des néerlandais du PVV de Wilders. Si les nationalistes régressent en Europe centrale et orientale, ils connaissent à l’ouest une expansion sans précédent.

Qu’est-ce qui peut expliquer un tel regain d’euro-scepticisme, même si les électeurs qui votent pour ces partis le font pour des raisons multiples, et la déception de l’actuelle Union Européenne n’est pas nécessairement la cause principale de leur vote ? Est-ce la force de conviction de ces partis qui expliquerait leur capacité à convaincre un nombre croissant d’électeurs européens de leur faire confiance ?

Ce jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était l’invitée de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2. De l’avis de tous, elle a dominé le débat. Tel n’est pas mon avis. Le Pen « fille » ne m’a pas paru brillante ni même inspirée. Ce qui m’a frappé au contraire, c’est la médiocrité de ceux qu’on a voulu lui opposer ou qu’elle a accepté de se voir opposer. Ce n’est donc pas par le talent du nouveau FN ou de sa dirigeante actuelle que ce parti a le vent en poupe. C’est parce qu’en face d’elle, il n’y a rien. Et la nature a horreur du vide. Durant l’émission, on aura eu droit aux leçons de morale d’un riche représentant de la diversité, assénant ses « vérités » au peuple parce que ce dernier vote « mal ». De même, un syndicaliste de Force Ouvrière, de cette corporation qui en France ne représente pas 6% des travailleurs, aura manifesté son ire face à un parti qui rassemble désormais près de 45% des ouvriers. Enfin, le représentant de l’Union Européenne, le tiède UMP Alain Lamassoure, se sera montré incapable de démontrer les bienfaits de la construction européenne depuis un demi-siècle.

Il nous expliquera ainsi doctement que faire l’Europe c’est utile pour encourager la paix en Palestine, ce dont 99% des électeurs se moquent. On se souvient d’un Bayrou qui avait expliqué en 2009 qu’il fallait faire l’Europe… mais pour aider l’Afrique. En clair, pour eux, les problèmes des Européens n’ont pas d’importance et la construction d’une Europe politique n’a pas lieu à leur attention et pour résoudre la crise. Alors que l’Ukraine se déchire à nos portes, parce que les Européens ont agi une fois de plus en valets de l’Amérique, l’Union Européenne propose un traité transatlantique qui nous est très défavorable et s’associe aux sanctions américaines contre la Russie voisine.

Ces technocrates déconnectés du réel, ces « bourgeois bohémiens » qui vivent dans les beaux quartiers préservés de la « diversité » dont ils font la promotion permanente mais pour les autres, ont choisi de laisser le monopole du réel au Front National, qu’ils continuent de diaboliser malgré les courbettes devant l’idéologie dominante qu’exécute Marine Le Pen, parce qu’il s’agit surtout d’enterrer les questions. Mais le peuple ne se fait plus prendre par ces méthodes surannées.

Alors certes, la démagogie du FN sur l’€uro ou sur l’Union Européenne est sans limites, mais après tout, il a bien raison de la pratiquer puisque personne n’ose se confronter à lui en regardant les faits tels qu’ils sont. L’Union Européenne a si peu d’importance aux yeux de nos dirigeants qu’on peut sans vergogne nommer « secrétaire d’état aux affaires européennes » le si médiocre Harlem Désir, en récompense de ses déloyaux services. Pour les partisans de « Bruxelles », l’immigration est une chance quand 76% des Français pensent que c’est une calamité. Pour ces technocrates, il est important, qui plus est en période de chômage, d’encourager le travail des femmes mais surtout pas la natalité européenne en berne. S’il ne faut pas rappeler les racines païennes et chrétiennes de l’Europe, au nom d’une laïcité pervertie, ce n’est pas gênant pour eux d’affirmer de prétendues racines « musulmanes ». On autorise le Kosovo à se séparer de la Serbie mais pas la Crimée à rejoindre la Russie.

Marine Le Pen a eu peur d’affronter Martin Schulz, qui lui a fait une réponse cinglante dans le Nouvel Obs mais n’est-ce pas ce même Schulz qui s’est rendu, pour sa première visite de campagne électorale en France, à Saint-Denis, au cœur même de la « diversité » dont de plus en plus de Français et d’Européens ne veulent pas.

Ce sont ces mêmes responsables qui prétendent défendre l’€uro et l’Union Européenne contre Marine Le Pen mais qui lui donnent en réalité un boulevard en refusant de se mettre au service des Européens et d’assumer ainsi une politique très différente. Il ne peut y avoir d’« Autre Europe » que si elle est bâtie sur des principes et des valeurs radicalement différents. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne opposant à l’immigration post-coloniale qu’acceptent une Le Pen et un Farage les principes d’une européanité assumée. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne qui ose prôner l’abrogation du traité de l’Atlantique Nord et exiger le démantèlement des bases américaines de l’OTAN en Europe. Je rêve d’une Europe politique qui tende la main à Vladimir Poutine et se mette avec lui autour d’une table pour régler la crise ukrainienne.

Si on veut pouvoir faire reculer l’euroscepticisme qui bénéficie à une Marine Le Pen, à un Nigel Farage ou à un Geert Wilders, il faut oser leur opposer une Europe politique déterminée à combattre les maux que la classe politique nationale a renoncé à vaincre. En clair, la seule façon de les étouffer, c’est de les priver de raisons d’être. Si l’Europe réussit demain là où l’état-nation historique a échoué hier et échoue encore, alors les souverainistes disparaîtront en même temps que les mondialistes qu’ils prétendent dénoncer.

Car le premier allié du souverainiste, c’est l’atlantiste de Bruxelles, de Paris ou de Berlin, le mondialiste qui veut livrer le peuple européen à la concurrence déloyale du « tiers-monde » émergent, celui qui veut nous céder pieds et mains liés à Washington. L’euroscepticisme c’est Le Pen mais c’est surtout Hollande et Merkel, chargés par Obama d’empêcher l’émergence de l’Europe Puissance, de la Nation Européenne en devenir. Ils se plaignent de la montée des populistes ? Ils en sont les principaux fourriers.

L’euroscepticisme est fort parce qu’il n’a en face que des menteurs et des renégats. Et pourtant, les Européens ont un impérieux besoin d’une Europe politique unie, mais pas celle-là. Opposons aux souverainistes et aux mondialistes, rejetés d’un même élan et mis dans un même sac, le discours de l’Europe authentique, celle des Européens ! Le succès de « Marine » n’est que la preuve de l’échec de l’Union Européenne. Si les Européens s’en détournent de plus en plus, pour retomber dans les vieilles lunes du nationalisme rétrograde des imbéciles qui ont détruit par deux fois notre continent et notre civilisation, à qui la faute ? A vous, les gouvernements « nationaux », de « droite » ou de « gauche », partisans d’un même projet suicidaire, d’un même ralliement à votre maître ultra-atlantique.

Pour sauver l’Union Européenne, il faut la refonder sur des valeurs vraiment européennes, et non pas universelles, et la réorienter au service de l’identité européenne authentique, plurimillénaire, non pour maintenir une paix de tièdes, mais pour forger une paix virile, avec une armée européenne crainte et respectée, des frontières qui ne seront pas considérées comme des passoires, et pour une prospérité retrouvée pour les Européens. L’Europe doit faire sa révolution. Si les Européens veulent à nouveau du pain, il leur faut d’abord du fer. Mais en attendant ce réveil salutaire, nous assisterons impuissants à ces joutes funestes, opposant tenants d’un système en place ayant échoué mais prétendant réussir, et partisans d’un « c’était mieux avant » illusoire et mensonger. La duperie, c’est de nous faire croire que l’alternative serait dans le camp souverainiste.

 
Thomas FERRIER
Secrétaire Général du PSUNE

lundi, 21 avril 2014

Die «Behörden» in Kiew lehnen Föderalismus und Sprachenrechte ab

Die «Behörden» in Kiew lehnen Föderalismus und Sprachenrechte ab

Die Kiewer «Regierung» zieht es vor, mit der Nato zu flirten

von James George Jatras, stellvertretender Direktor des American Institute in Ukraine, AIU

Ex: http://www.zeit-fragen.ch


Vor nicht allzu langer Zeit war «Föderalismus» kein Schimpfwort in der ukrainischen Politik, selbst aus einer westlich orientierten, nationalistischen Perspektive. Professor Alexander J. Motyl von der Rutgers Universität [New Jersey] zum Beispiel, der häufig Kommentare zur ukrainischen Politik verfasst, machte im letzten Jahr einige wohlüberlegte Vorschläge, warum Dezentralisierung Sinn mache, besonders für die Bekämpfung der Korruption (dazu, wie das AIU zu der Zeit kommentierte, siehe «Decentralizing Ukraine: an Issue that Deserves Serious Discussion», August 2013).


Heute jedoch sehen westliche Regierungen die Aussicht auf Föderalismus nur als Trick, um die Ukraine aufzubrechen. Aussenminister John Kerry überliess die Frage des Föderalismus der ungewählten «Regierung» in Kiew, welche die USA und Europa [die EU, Anm. der Red.] unkritisch als rechtmässige Regierung und massgebliche kollektive Stimme aller Menschen der Ukraine anerkannt haben. Ihr Wortschwall überrascht nicht:

«Warum führt Russland nicht den Föderalismus ein? … Warum gibt es den nationalen Regionen der (Russischen) Föderation nicht mehr Befugnisse? … Warum führt es keine weiteren Staatssprachen ein ausser Russisch, unter anderem Ukrainisch, das von Millionen von Russen gesprochen wird?» […]
«Es gibt keinen Grund, anderen zu predigen. Besser ist es, die Dinge im eigenen Haus in Ordnung zu bringen», … [Reuters, «Ukraine hits back at proposals by Russia’s Lavrov,» 31. März]

Selbstverständlich hat die Russische Föderation in Wirklichkeit eine zweckmässige föderale Struktur. Gemäss Artikel 68 der Russischen Verfassung haben Subjekte der Föderation das Recht, Staatssprachen anzunehmen, was mehr ist als ukrainische Oblaste [Bezeichnung für einen grösseren Verwaltungsbezirk, Anm. des Übersetzers] tun können. Es gibt Dutzende offizieller Sprachen der Republik, und dazu gehören auch Ukrainisch und Krimtatarisch, genauso wie andere Sprachen mit offiziellem Status. Es ist umgekehrt. Da generell keine andere Sprache als Russisch landesweit üblich ist, ist es die einzige Staatssprache auf dem gesamten Territorium der Föderation.


Das steht in scharfem Gegensatz zur Ukraine, wo in vielen, wenn nicht in den meisten Landesteilen ukrainisch-russische Zweisprachigkeit eine Tatsache des alltäglichen Lebens ist. Dennoch erklärt Artikel 10 der ukrainischen Verfassung absurderweise, Russisch sei lediglich die Sprache einer «nationalen Minderheit». Falls die Ukraine beschliesst, einen selbstkritischen Blick auf den Föderalismus zu werfen, muss der Tatsache der funktionalen Zweisprachigkeit ein realistischerer Gesetzesrahmen gegeben werden, der die Einheit und nicht die Zerrissenheit fördert, indem man von der Erfahrung anderer zwei- oder mehrsprachiger Länder profitiert.


Eine Möglichkeit, das zu tun, wäre in der Form eines landesweiten Übereinkommens, das die Rollen des Ukrainischen und Russischen als Landesprachen in einer föderalen verfassungsmässigen Struktur genau festlegt. Nur ungenügend erfüllt Kiew ausserdem die Forderungen der Europäischen Charta der Regional- oder Minderheitensprachen im Hinblick auf tatsächliche Minderheitensprachen wie Rumänisch, Bulgarisch oder Gagausisch – oder Rusinisch, das Kiew überhaupt nicht anerkennen will, und dies, obwohl es als offizielle Minderheitensprache in der Slowakei, in Serbien, in Rumänien und in anderen Ländern geschützt ist.

Die harsche und unangemessene Antwort der Kiewer «Regierung», die sogar eine Diskussion des Föderalismus und der Sprachenrechte ablehnt, kann nur zu einer weiteren Schwächung des Zusammenhaltes der Ukraine führen, nicht zu einer Stärkung. Leider ist es klar, wo die Kiewer «Regierung» ihre Prioritäten setzt: bei ihrer geopolitischen und militärisch-strategischen Agenda. Gestern [am 1. April] hat die Nato-Ukraine-Kommission eine Stellungnahme herausgegeben, die (vermutlich nicht als Aprilscherz gemeint) beinhaltete:
«Wir begrüssen die Unterzeichnung der politischen Kapitel des Assoziierungsabkommens mit der Europäischen Union durch die Ukraine vom 21. März.»

Man sollte meinen, die «politischen Kapitel» in einem Abkommen mit einer völlig anderen Organisation – der Europäischen Union – wären nicht Angelegenheit der Nato. Aber natürlich ist es sehr wohl das Geschäft der Nato, weil das Abkommen, das am 21. März unterzeichnet wurde, Kiew dazu verpflichtet, seine Aussen- und Sicherheitspolitik mit Brüssel in Übereinstimmung zu bringen, die gemäss der «Berlin Plus»-Vereinbarung von 2002 wiederum der Nato unterstellt ist.
Die ständige falsche Prioritätensetzung durch westliche Regierungen bei ihrer strikten Unterstützung für die nicht repräsentative und nicht gewählte Kiewer «Regierung» kann die bereits brüchige Einheit der Ukraine nur weiter gefährden.     •

Quelle: AIU, 3. April 2014
(Übersetzung Zeit-Fragen)

Immer mehr Deutsche pro Putin – großartig!

Immer mehr Deutsche pro Putin – großartig!

Ex: http://juergenelsaesser.wordpress.com

Abo_AZ_NATO-1Je aggressiver die NATO-Faschisten vorgehen, umso mehr sehen im russischen Präsidenten eine coole Alternative.

Von Jürgen Elsässer, Chefredakteur COMPACT-Magazin

Heute auf Seite 1 in der Frankfurter Allgemeinen Zeitung:

“Ganz unverständlich ist es nicht, dass der russische Präsident Putin so viele Anhänger in Deutschland hat. Denn er führt Amerika und die EU an der Nase herum, und beides findet inzwischen bis weit ins bürgerliche Lager hinein Beifall.”

So ist es! Man muss sich nur die Kommentare unter den Artikeln in den Mainstream-Medien durchlesen – es ist wie ein Erdrutsch! Kaum einer wagt, die Einheitsmeinung (Einheizmeinung) der bezahlten Redakteure und Claqeure zu verteidigen – fast alle beweisen gesunden Menschenverstand und haben Verständnis für die russische Position. Nicht wenige sind sogar begeistert, dass es ENDLICH einer wagt, dem Imperium der Wallstreet-Banker die Stirn zu bieten. Man kann wirklich im Augenblick stolz sein auf die Stimmungslage der ganz normalen Deutschen (und übrigens ach großer Teile der Wirtschaftsführer!). Umso ekelhafter der primitive Russenhass der Politdarsteller und Mediennutten!

Diese Pro-Putin-Stimmung überspringt sogar politische Gräben: Sie verbindet “Bio-Deutsche” und Migranten (mit Ausnahme der verrückten Salafisten). Und sie verbindet – über die Mitte hinweg – Linke und Rechte (mit Ausnahme der NATO-Faschisten). Die Linken sind für Putin, weil er in ihren Augen bestimmte Elemente des sowjetischen Sozialismus bewahrt, vor allem die Staatskontrolle über Schlüsselelemente der Wirtschaft, die Sozialpolitik und ein nicht-rassistischer Begriff von Nation. Und die – vernünftigen – Rechten sind für Putin, weil er mit bestimmten Elementen des sowjetischen Sozialismus aufgeräumt hat, vor allem mit dessen zeitweiliger Feindschaft zu Familie, Christentum und Nation.

Putin wird so, auf internationaler Ebene und auch in Deutschland,  zu einem Kristallisationspunkt eines neuen Volkswiderstandes, der die anachronistische Spaltung in Links und Rechts überwindet. Da ist wirklich Musik drin!

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«Donner la priorité au droit humain à l’autodétermination»

«Donner la priorité au droit humain à l’autodétermination»

Interview d’Alfred de Zayas, Genève

Ex: http://horizons-et-debats.ch

thk. La situation mondiale actuelle montre très clairement qu’il faut engager les plus grands efforts pour préserver les générations futures du «fléau de la guerre» comme le déclare le préambule de la Charte des Nations Unies. Le professeur de Zayas, est «expert indépendant des Nations Unies pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable». Au cours de l’interview qui suit, il se prononce sur son mandat, mais également sur des questions brûlantes de la politique internationale.

Horizons et débats: A l’issue de la session de printemps, diverses résolutions ont été adoptées au Conseil des droits de l’homme. L’une d’elles concernait votre mandat au sein de l’ONU. Etes-vous satisfait du résultat?

Alfred de Zayas: La résolution sur mon mandat pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable n’a pas été adoptée à l’unanimité mais à une très grande majorité et ainsi les Résolutions 18/6 et 21/9 antérieures ont été confirmées et renforcées. Il va de soi que ce n’est pas satisfaisant qu’il y ait des Etats restant sceptiques sur ce sujet si fondamental pour les buts et principes des Nations Unies. Ce mandat est universel, il représente une synthèse des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Dans mes rapports adressés à l’Assemblée générale et au Conseil des droits de l’homme, j’ai montré cette convergence et entamé les diverses tâches qui en résultent. Je ne dirais pas résolu ces tâches, car la thématique est beaucoup trop complexe et ambitieuse. Mais j’ai identifié les défis et formulé des propositions pragmatiques et concrètes à l’adresse de l’Assemblée générale et du Conseil des droits de l’homme. Je travaille déjà à mon rapport de cette année pour le Conseil des droits de l’homme dans lequel je présente la nécessité du désarmement comme condition préalable à l’installation d’un ordre international pacifique, démocratique et équitable.

Comment faut-il comprendre le fait qu’il y a des pays qui ne soutiennent pas les efforts de paix exprimés dans votre mandat?

Il n’y a pas de consensus concernant mon mandat, tout comme il n’y a pas de consensus concernant le mandat de la solidarité internationale ou les résolutions du droit à la paix. Une des raisons est l’influence des lobbys de l’armement dans un certain nombre de pays qui tiennent absolument à maintenir la guerre et le désordre pour pouvoir continuer à faire des affaires et à réaliser des profits. Ils veulent produire des drones, des avions, des sous-marins, des mines antipersonnels etc. Ils veulent des conflits permanents pour que les armes soient utilisées et qu’ils puissent constamment en reproduire et en revendre. Ce n’est cependant pas ainsi qu’on instaure un ordre mondial plus pacifique, plus démocratique et plus équitable, tout au contraire, on instaure un ordre défini par l’agression, la peur, la terreur et l’instabilité. Espérons qu’il sera peu à peu possible de persuader les Etats sceptiques que mon mandat apporte une «valeur ajoutée» c’est-à-dire qu’il amène des avantages pour tous. Les Etats occidentaux veulent plus de démocratie, plus de liberté de la presse, plus de liberté pour manifester et s’organiser. Voilà ce qui est promu par mon mandat et mes rapports.
D’un autre côté, on voudrait un ordre mondial plus équitable. Cela revient à dire qu’il faut arrêter d’exploiter les pays pauvres, qu’il faut partager les richesses du monde de façon plus juste, qu’il faut stopper toutes spéculations des marchés portant sur les récoltes et les ressources naturelles. Il faut également aider les pays pauvres car ils ont un droit au développement. Il faut promouvoir ce droit, ce qui n’est possible qu’en se réorientant; il faut désarmer pour libérer les moyens nécessaires à favoriser la paix et les droits de l’homme – non pas l’espionnage, l’agitation belliciste, les interventions et les guerres. Mon mandat est le mandat de réconciliation en soi. Il fait du bien au Nord et au Sud, à l’Ouest et à l’Est.

Quel pourrait être un pas vers plus de paix et de justice?

Les Etats doivent diminuer radicalement leurs dépenses militaires. Pour cela, ces dépenses doivent être rendues transparentes et il faut consulter le peuple à ce sujet. Depuis le 11 septembre 2001, aux Etats-Unis, (et pas seulement dans ce pays), on dépense d’énormes sommes pour l’armement et des soi-disant mesures de sécurité nationale, mais personne ne connaît exactement, ni le montant des sommes, ni de quelle manière elles sont utilisées. Il y a des «black budgets» et des «slush funds». Je signale que lundi 14 avril, on observe la Journée d'action mondiale sur les dépenses militiares (Global Day of Action on Military Spending). Avant Eduard Snowden, personne ne savait que le gouvernement américain espionnait aussi les citoyens américains; nous ne savions pas que l’argent du contribuable était utilisé pour des activités d’espionnage au niveau mondial. La NSA emploie environ 35 000 collaborateurs à cette tâche. Il n’y a aucun processus démocratique. Il aurait fallu en informer la population avant que ces activités commencent. Dans toute démocratie, il existe une obligation d’information positive de la part du gouvernement. La population doit avoir la possibilité de décider des finalités auxquelles est destinée la dépense de son argent. Il faut en débattre publiquement, si l’on désire surveiller le courrier électronique privé de presque chaque citoyen. C’était une mesure arbitraire prise par le gouvernement, ce qui viole la Constitution américaine et est illégal et illégitime. La prétendue guerre contre le terrorisme ne peut être utilisée pour bafouer les droits humains et pour détruire la sphère de la vie privée des gens. De cette manière, on a violé l’article 17 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. D’ailleurs, nous voulons également savoir quelles armes nous nous procurons et quelle en est l’utilisation. Le peuple doit avoir voix au chapitre, comme c’est le cas en Suisse. Si l’on avait tenu, aux Etats-Unis, un référendum sur les activités de la NSA, 80% de la population l’auraient rejeté. Jamais la population n’aurait accepté de dépenser de telles sommes prises de l’argent du contribuable pour de l’espionnage au lieu de les attribuer aux écoles ou les hôpitaux.

Ne dépense-t-on pas également d’énormes sommes pour l’Alliance militaire de l’Atlantique nord?

Beaucoup trop et sans justification. Au fond, l’OTAN devrait servir exclusivement à la défense et non pas à l’agression ou à l’ingérence dans les affaires internes d’autres Etats. Les pays membres ont des engagements au sein de l’OTAN et l’OTAN attend que tout pays membre engage de grosses sommes d’argent dans son armement. Au début, c’était une alliance défensive. Elle a été créée, après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la guerre froide comme rempart contre une éventuelle expansion du communisme vers l’Ouest. Mais au plus tard dès 1990/91, l’ancienne menace que représentait l’Union soviétique a disparu. Le Pacte de Varsovie est dissous et on aurait pu s’attendre à la dissolution de l’OTAN. Mais elle n’a pas été dissoute, elle a été élargie. Les dépenses militaires de l’OTAN continuent à grimper et les pays membres sont soumis à de fortes pressions politiques pour consacrer une part plus élevée de leur budget aux dépenses militaires. Si la dissolution de l’OTAN n’avait pas été souhaitée afin de pouvoir la transformer en «troupes de la paix», dans le sens défini par les objectifs des Nations Unies, on aurait pu ainsi inviter d’autres membres des Nations Unies, par exemple la Biélorussie ou la Russie, à adhérer à l’OTAN, des Etats susceptibles de se sentir menacés par l’OTAN. De cette façon, l’Alliance serait plus compatible avec l’ONU et ne serait pas ressentie comme un danger par les Etats non-membres. On doit poser la question si l’existence et le comportement de l’OTAN ne constitue pas une «menace contre la paix» dans le sens de l’article 39 de la Charte des Nations Unies.

L’OTAN est-elle encore une alliance défensive?

En réalité, c’est différent. Depuis la guerre contre la Serbie en 1999, l’OTAN mène également des guerres d’agression, soit en tant qu’alliance ou sous forme d’une «coalition de volontaires» (Coalition of the Willing)comme en 2003 contre l’Irak, une guerre qui a été désignée par M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, et divers spécialistes du droit international comme étant contraire à la Charte des Nations Unies et au droit international. La guerre contre la Libye a également été menée principalement par l’OTAN. Tous ces milliards dépensés pour l’OTAN et ses guerres auraient pu être attribués pour le respect du droit au développement. On aurait pu aider de multiples manières les pays pauvres par le transfert technique, la formation et le développement des infrastructures. On aurait pu atteindre les objectifs de développement du Millenium (Millennium Development Goals) longtemps avant 2015. Le droit au développement pourrait, à l’avenir, nous apporter beaucoup d’aspects positifs. Pour pouvoir récolter des fruits – dans le sens de la paix, de la justice et de la solidarité internationale –, nous devons changer nos priorités et engager toutes nos forces et nos ressources en faveur de la paix dans le monde.

Pourquoi ne le fait-on pas?

Parce que le complexe militaro-industriel n’en veut pas. L’industrie de l’armement n’a qu’une chose en tête, ce sont les profits en permanence. C’est pourquoi on gaspille l’argent du contribuable pour le développement et la production d’armes, mais aussi pour leur démantèlement. Quant je pense aux anciennes armes nucléaires, elles représentent des coûts et des risques énormes. Dans mon rapport à l’Assemblée générale, j’ai souligné cette problématique que Mikhaïl Gorbatchev avait déjà abordée: la problématique d’une guerre nucléaire qui ne se déclenche pas suite à une menace concrète, mais tout simplement suite à une erreur humaine ou technique, électronique ou informatique, ne laissant pas assez de temps aux hommes politiques de reconnaître s’il s’agit d’une «fausse alerte» ou d’une réelle attaque avant que la réaction soit déclenchée. De tels dangers doivent être bannis une fois pour toute afin de protéger l’humanité.

Dans quelle mesure, le désarmement est-il un devoir au niveau du droit international?

L’article 26 de la Charte des Nations Unies prévoit le désarmement. En outre, l’article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques l’article 2 du Pacte relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels stipulent que tous les Etats membres doivent réaliser tous les droits humains mentionnés dans ces pactes, ce qui inclut nécessairement les devoirs de désarmer et d’empêcher les guerres, car on ne peut garantir le droit à la vie autrement. Dans ce sens, on a créé la Conférence de l’ONU sur le désarmement et à UNIDIR (Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement) afin de définir les modalités pour remplir au mieux ces devoirs de désarmement.

N’y a-t-il pas de contradiction avec le droit de l’autodéfense?

Non, en aucun cas. Bien entendu toute agression est déja interdite par l’article 2, alinéa 4 de la Charte. C’est l’affaire des Nations Unies et du Conseil de sécurité d’empêcher les agressions et de punir les agresseurs. Il va de soi que tout Etat possède le droit à l’autodéfense, tel que cela est défini dans l’article 51 de la Charte. Chaque Etat doit protéger ses citoyens d’agressions et de menaces venant de l’extérieur. C’est légitime et cela fait partie des fonctions fondamentales de tout Etat. Mais il n’y a pas de droit à la «guerre préventive», uniquement un droit à la défense, en cas d’agression – et là seulement jusqu’à ce que le Conseil de sécurité prend responsabilité sur l’affaire. Naturellement, la défense et la préparation à la défense ne sont pas gratuites, mais cela ne veut pas dire qu’il faille dépenser d’autres milliards pour des armes nucléaires qu’il faut constamment renouveler. Nous avons actuellement déjà la capacité de détruire la planète plusieurs fois, c’est l’«Overkill», c’est un gaspillage énorme des ressources financières. De telles dépenses astronomiques doivent être discutées en toute transparence. Il faut mettre sur la table tous les faits.

Mais en mettant les faits sur la table, on n’a pas encore banni l’utilisation de ces armes.

C’est vrai. La population doit, comme c’est le cas ici en Suisse, voter et demander des comptes aux hommes politiques s’ils gaspillent de façon désinvolte l’argent du contribuable. Ce n’est qu’ainsi qu’on arrivera à davantage de paix et de justice.

Ce serait, évidemment, un pas très important.

Le problème de ces soi-disant démocraties «modernes», soumises à des groupes d’influence, est que ces groupes non élus au pouvoir, notamment le complexe militaro-industriel, exercent une influence directe sur les sénateurs et les membres du Congrès. On prend alors des décisions au Congrès, qui n’ont jamais été discutées avec la population et sans tenir compte de son avis. Il faut absolument changer cela, si nous aspirons à un ordre mondial démocratique et équitable.

Le droit des peuples à l’autodétermination n’en fait t-il pas partie?

L’ordre mondial se base à la fois sur la souveraineté des Etats et sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’autodétermination est un droit, qui est reconnu par la plupart des professeurs de droit international public comme jus cogens, c’est-à-dire comme droit international impératif et contraignant. L’Article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que l’article 1 du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels considère le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes comme un des droits fondamentaux de l’ordre mondial.

Y a-t-il de l’opposition à ce sujet?

Comme dans la vie normale, il existe aussi dans le droit international des droits et des intérêts concurrents. Pour la stabilité de l’ordre mondial, nous voulons des frontières étatiques stables. Nous voulons garantir à l’aide de la diplomatie et de négociations un ordre mondial stable, qui respecte les frontières des Etats. Si dans un Etat il y a un chaos ou l’anarchie, la stabilité est détruite. C’est alors qu’on déploie souvent de multiples efforts pour modifier les frontières. L’exemple classique est un pays avec des groupes de population qui se sentent opprimés, discriminés ou mal représentés. Ceux-ci espèrent souvent obtenir davantage d’autonomie ou le droit de se séparer et d'être indépendants.

Pourriez-vous nous citer un exemple historique concret?

Considérons la situation de la Yougoslavie dans les années 1991/95. C’était une nation implosée parce que la population de Slovénie, de Bosnie et Herzégovine, de Croatie, de Macédoine, du Monténégro et finalement également du Kosovo aspiraient à l’indépendance. Jusque là, le droit international prévoyait l’autodétermination dans le cadre de la décolonisation en Afrique et en Asie, mais pas concernant les aspirations sécessionnistes au sein d’Etats européens.

Alors, il s’agissait à cette époque d’un nouveau développement?

Oui, en quelque sorte. Le droit international est dynamique, c’est un système juridique vivant. Lors d’évolutions, comme par exemple l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, lorsque les 15 diverses Républiques se sont déclarées indépendantes, cela allait certainement de pair avec le principe de l’autodétermination. L’intégrité territoriale de l’Union soviétique a été terminée par la secession de ses Républiques. Ainsi, en Yougoslavie, les Slovènes, les Croates et les Bosniaques ont réussi à se séparer de l’ancienne Yougoslavie, et cela a détruit bien sûr l’intégrité territoriale du pays, tout en correspondant au droit à l’autodétermination. Dans le droit international moderne, lors d’intérêts concurrents, l’intégrité territoriale versus l’autodétermination, on donne souvent la priorité au droit humain à disposer de lui-même.

Comment doit-on juger cette étape au niveau du droit international?

L’intégrité territoriale ne doit pas être préservée à tout prix. Ce n’est pas quelque chose d’irrévocable ou pour l’éternité. Cependant, un changement doit avoir lieu à l’aide de moyens pacifiques et de négociations.

Si nous transposons cela à la situation de l’Ukraine, qu’est-ce que cela signifie?

Dans ce cas, nous avions un gouvernement élu démocratiquement qui a été menacé par des manifestants violents et qui a finalement été renversé par un coup d’Etat. Le gouvernement ukrainien avait le droit de résoudre cette situation, d’abord de façon interne, de manière pacifique et à l’aide de négociations. Cela a en partie eu lieu. Le gouvernement Ianoukovitch s’est montré prêt à négocier avec les manifestants, qui agissaient en partie de manière très violente, tout en ayant obtenu du soutien de l’étranger. Malheureusement, plusieurs Etats se sont massivement mêlés de l’affaire, ce qui a enfreint plusieurs principes du droit international.

A quoi pensez-vous en disant cela?

L’entretien enregistré de la vice-ministre américaine Victoria Nuland avec l’ambassadeur américain en Ukraine illustre de manière éloquente une «culture de l’ingérence» dans les affaires intérieures d’autres Etats. Si les autres Etats avaient respecté le droit de l’Ukraine à l’autodétermination et avaient laissé les Ukrainiens négocier seuls, le tout aurait probablement évolué différemment.

Le gouvernement Ianoukovitch était-il prêt à faire un compromis?

Le 21 février, les ministres des Affaires étrangères français, polonais et allemand se sont rencontrés avec Ianoukovitch et les représentants des insurgés, de l’opposition. Là, on s’est mis d’accord sur une feuille de route commune. Elle était raisonnable et prévoyait de nouvelles élections avancées et une transition graduelle. L’accord aurait du être respecté par toutes les parties selon l’Article 26 de la Convention de Vienne sur le droit des traités.  En premier lieu par les Etats qui se sont engagés, tels l’Allemagne, la Pologne et la France, mais aussi par Ianoukovitch et l’opposition.

Qui a rompu le traité?

L’opposition ukrainienne. Le Président Ianoukovitch a dû fuir le pays parce que sa vie était en danger. C’était un réel coup d’Etat, un putsch. Cela n’a aucune légitimité. Il est regrettable que cet accord du 21 février, conforme au droit international, n’ait été ni protégé ni mis en pratique par les Etats signataires. Au lieu de se baser sur la mise en œuvre de l’accord et de soutenir le Président légitime, les Etats occidentaux ont reconnu l’opposition, qui venait de rompre l’accord. C’est une situation absolument anormale qui représente un grave précédent d’interventionnisme dans les affaires internes d’un Etat indépendant.

Qu’est-ce que cela signifie pour un pays, quand un Président élu démocratiquement est renversé?

Il est clair que certaines parties de la population de l’Ukraine sont en soucis. En particulier ceux qui possédaient déjà une certaine autonomie dans le pays et, comme dans le cas de la Crimée, également un Parlement à eux. Les gens se sont demandés, comment cela allait continuer. Les représentants de la population en Crimée ont décidé, que dans cette situation, où la population russe de la région était menacée par les nouvelles forces au pouvoir, leur propre sécurité figurait au premier rang. Ils ne voulaient pas coopérer avec les putschistes et se sont déclarés indépendants.

Etait-ce une situation similaire au Kosovo?

Là, il y a eu uniquement une déclaration d’indépendance par le Parlement du Kosovo. Selon la Cour internationale de justice, cette déclaration du Parlement kosovar du 17 février 2008, était conforme au droit international.

La population a-t-elle pu s’exprimer au Kosovo?

Au Kosovo, il n’y a pas eu de plébiscite, mais une déclaration d’indépendance par le Parlement, qui a été tout de suite reconnue par les Etats-Unis et une série d’Etats européens. Entre-temps ce sont 108 Etats qui ont reconnu le Kosovo. Cependant cela n’est en aucune façon conforme à la résolution 1244 du Conseil de sécurité, qui considère le Kosovo comme une partie de l’ancienne Yougoslavie, c’est-à-dire de la Serbie et qui garantit les frontières de ce pays. L’intégrité nationale de la Serbie a été violée – et le monde l’a accepté.

Comment cela a-t-il pu se passer?

On a donné la priorité au droit à l’autodétermination et l’a placé au-dessus de l’intégrité territoriale de la Serbie. Cela a des conséquences automatiques et contraignantes pour le droit international. Le fait que cela ait été possible sans référendum au Kosovo, uniquement sur la base d’une décision parlementaire, de se séparer d’un Etat souverain, signifie que c’est également possible dans d’autres régions du monde. De ce fait, le principe de l’intégrité territoriale des Etats n’est pas un absolu.

Comment cela s’est-il passé en Crimée?

Selon les informations existantes, la décision du Parlement a été prise librement, sans pression militaire de l’extérieur. Le plébiscite s’est déroulé de manière pacifique avec une grande participation. Plus de 80% sont allés voter et 96% se sont prononcés en faveur de l’indépendance de la Crimée respectivement pour sa réinsertion dans la Russie. Dans cette situation, en se basant sur le précédent du Kosovo, on doit dire que cela a une plus grande légitimité démocratique, parce que la population a été consultée. Bien sûr, il y a des experts en droit international qui disent que c’est illégitime, parce qu’ils n’aiment pas la Russie ou parce qu’ils n’aiment pas la personne de Poutine. Mais la plupart des spécialistes en la matière approuvera la conformité avec le droit international.

Mais ici, vous êtes en contradiction avec votre Président?

C’est gênant quand on doit créer des faits parce qu’en réalité ils n’existent pas. A Bruxelles, le président des Etats-Unis a affirmé, que le procédé au Kosovo était légal et que celui en Crimée était illégal et qu’au Kosovo un référendum reconnu par la communauté internationale avait eu lieu. Nous savons tous qu’il n’y a pas eu de référendum au Kosovo. Néanmoins, on a crée des faits accomplis. Je ne pense pas qu’on puisse encore changer la situation au Kosovo. Je dis seulement qu’au Kosovo, on a produit un précédent qui aura des conséquences. Ce n’est pas seulement important pour la Crimée, mais également pour l’Ossétie du Sud, l’Abkhazie, la Transnistrie, le Haut-Karabakh. Il est difficile de s’imaginer que l’on puisse revenir en arrière. Ce serait une menace pour la paix internationale contraire à l’article 39 de la Charte de l’ONU et serait en même temps antidémocratique et contre la volonté des populations concernées.

Dans quelle mesure d’autres populations sont-elles touchées?

Par exemple, les populations en Corse, en Catalogne, les Kurdes, les Tamouls, les Ibos du Biafra (Nigéria), les Moluques, les Papous de l’Ouest, les autochthones polynésiens de Rapa Nui (Iles de Pâques) et divers autres groupes populaires, qui aspirent à l’indépendance.

Que faut-il faire dans cette situation?

Ma proposition est de négocier, de discuter selon la Charte de l’ONU et de retrouver des possibilités d’une vie commune paisible. Cela peut être réalisé à condition qu’on travaille de bonne foi et qu’on veuille  réellement trouver une solution pacifique. N’oublions pas que tous les Etats membres de l’ONU se sont engagés selon l’article 2, alinéa 3 de la Charte à régler «leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger». Il existe donc une obligation à négocier, ce qui est également sensé pour la situation générale de l’Ukraine.

Cela veut dire qu’il faut un dialogue sincère?

Oui, le dialogue franc et sincère. Il ne faut pas vouloir forcer un autre Etat, au moyen de menaces ou de sanctions unilatérales, à faire quelque chose qu’il ne veut pas et que la population du pays concerné ne veut pas non plus. Je suis optimiste que la situation va se calmer, je ne crois pas que les Etats baltes sont en danger. Je vois plutôt un danger dans l’incitation à la guerre, soutenue par de nombreux médias. Cette incitation à la guerre signifie une menace de la paix dans le sens de l’article 39 de la Charte de l’ONU.

L’incitation à la guerre n’est-elle pas en contradiction avec le droit international?

Bien sûr. Elle représente une violation de l’article 20 du Pacte relatif aux droits civils et politiques. L’article 20 interdit l’incitation à la guerre et à la propagande en faveur de la guerre. Il est regrettable qu’actuellement de nombreux médias pratiquent cela et jouent les oiseaux de mauvais augure. Ils sèment la panique en éveillant l’impression que la Russie se prépare à attaquer les Etats baltes et à occuper toute l’Ukraine ou d’autres pays encore. On diabolise le gouvernement russe et la personne de Poutine bien que celui-ci ait proposé à maintes reprises une conférence internationale en exigeant le dialogue. Suite à la Charte de l’ONU, nous sommes contraints à résoudre tous les différends par des moyens pacifiques. C’est aussi l’objectif de mon mandat: parvenir à davantage de paix et de justice grâce à un dialogue franc et sincère. Il n’existe pas d’autres voies, l’histoire l’a largement prouvé.
Je veux espérer que dans les années à venir, s’installera un consensus au sujet de mon mandat et que les sceptiques seront finalement convaincus qu’un ordre mondial pacifique, démocratique et équitable est possible.

Monsieur de Zayas, merci beaucoup de cet entretien sincère.   

(Interview réalisée par Thomas Kaiser)

Cet entretien correspond à l’opinion personnelle du Professeur de Zayas et n’a pas été mené en sa fonction de rapporteur spécial.
Voir aussi www.alfreddezayas.com  et http://dezayasalfred.wordpress.com/  

Poutine «Nouveau Tsar» ou chef d'Etat populaire ?

Poutine «Nouveau Tsar» ou chef d'Etat populaire ?

Christian Combaz*

Ex: http://synthesenationale.hautetfort.com

PictureDans le fayotage systématique à l'égard des intérêts américains notre gouvernement nous a fait honte à plusieurs reprises, jusqu'à refuser le survol du territoire à Edward Snowden, un épisode dont les manuels d'histoire se souviendront certainement. L'empressement ultra-suspect avec lequel le président français a en outre devancé les thèses américaines sur les armes chimiques syriennes (dès le mois qui a suivi son élection, c'est à dire à froid) , fut un autre sujet de doute et d'inquiétude. On nous a dit ensuite que la Russie, qui était déjà le pays plus vaste de la terre, voulait s'agrandir aux dépens de la Crimée, mais la France est mal placée, après avoir laissé voter Mayotte pour le rattachement en 1976, pour reprocher aux Criméens de vouloir se détacher de l'Ukraine, dont l'économie ne sera bientôt guère plus brillante que celle de la grande Comore .

Et puis il y a l'influence de cette Cinquième colonne qui s'arroge toujours une place «à la Une», pour reprendre le titre d'un magazine d'information des années 60. L'émission Complément d'Enquête, sur Poutine trahissait un tel changement de réglage de l'artillerie médiatique qu'on peut l'imaginer inspiré par l'entourage du Pouvoir afin d' accompagner les négociations en cours à Genève. On vise désormais moins bas mais les projectiles sont les mêmes. On ne s'attaque pas au train de vie de Vladimir Poutine pour le présenter comme un émule de Moubarak. Les artifices déployés pour nous faire croire qu'il achète des robinets en or, circule en voiture de milliardaire ou se fournit en call girls auprès des oligarques n'ont jamais mordu sur l'opinion parce qu'on n'a pas trouvé grand-chose. La corruption, les budgets d'équipement délirants des Jeux olympiques n'ont pas permis non plus de mettre en cause l'entourage direct du président. Même la question homosexuelle a été éludée lors des Jeux, c'est tout dire. Et pourtant tout avait l'air au point. La place centrale de Kiev surpeuplée, survoltée, quadrillée par les télévisions internationales comme en Egypte, la foule s'emparant du palais d' un dirigeant cupide et névrosé, devaient être la dernière étape avant un printemps de Pétersbourg. Après l'Ukraine on voyait le système Poutine s'effondrer sur une émeute géante pendant les Nuits Blanches.

C'est là qu'il faut souligner la navrante naïveté de la diplomatie américaine, qui a probablement cru, il y a trois  ou quatre ans, pouvoir se «payer» le Président russe comme un vulgaire Ben Ali, et qui n'a pas compris que le Peuple russe , à cause de son passé prodigieux, gardait une unité d'âme qu'elle vient de décupler.

Du coup, le nouvel angle choisi par les médias occidentaux n'est plus la corruption, mais la Grande Russie comme on parlait naguère de «Grande Serbie» ou de «Grande Syrie». Comme le soulignait l'ambassadeur Orlov à l'oreille de son interlocuteur pendant l'émission, la Russie est déjà le pays le plus grand de la terre, on se demande à quoi rimerait un désir d'expansion territoriale. N'importe, insistait le journaliste, «on voit désormais de jeunes recrues à qui, dès l'enfance, on inculque l'amour de leur pays et qui prient».

Ah bon? Et les jeunes Américains des Summer Camps du Minnesota, ils ne saluent pas le drapeau et ne vont pas à l'office? Et les jeunes Chinois n'aiment pas leur pays dès l'âge de douze ans? Il n'y a guère que dans le nôtre qu'on n'inculque rien aux enfants, ni dans ce domaine, ni dans les autres.

Donc, Vladimir Poutine a une haute idée de son pays qui a désormais une haute idée de lui-même: on mesure le scandale. Mais il y a pire: dans la rue de son enfance, les journalistes essaient de trouver la trace d'un culte de la personnalité or il n'y a rien. Pas la moindre plaque. Ce Poutine est vraiment très fort. Il ne se teint pas les cheveux, sa vie privée est opaque, il ne traverse pas Moscou en scooter, il parle un russe châtié, il ne dit pas oui et non en même temps, il n'a rien de «normal» et tout cela n'est pas un handicap pour plaire à son peuple. Un jour ou l'autre, le nôtre va s'en souvenir.

Hélas! l'émission étant diffusée sur internet, malgré des efforts assidus, pendant l'intervention de Bernard Henri Lévy le système de diffusion en streaming du réseau FranceTV Pluzz, comme chaque fois, s'est mis en rideau. Chaque tentative pour relancer l'image obligeait le spectateur à s'infliger une publicité Fleury-Michon -d'ailleurs très fluide mais fastidieuse, surtout la cinquième fois. La bande passante n'était donc pas en cause, c'est le service public qui ne fait pas son métier sur la chaine Pluzz (et si le CSA pouvait faire le sien cela nous arrangerait). La publicité sur le surimi Fleury-Michon apportait donc une touche de fantaisie à l'intervention de BHL qui en est très avare - de fantaisie, parce que côté interventions c'est le contraire. Pour l'anecdote, le Danube de la pensée avait convoqué le journaliste au bord de la Seine, conversation dont j'ignore tout mais il n'est pas certain que j'aie raté grand chose.

En revanche les propos de l'ambassadeur de Russie méritaient qu'on y prête l'oreille parce qu'il n'a pas écarté le danger d'une guerre civile liée aux tensions inter-communautaires que déchaîne l'influence de l'OTAN en Europe. Dans tout cela, la question de la langue nous a été présentée, à juste titre, comme primordiale. Les malheureuses questions du journaliste à propos de Sarajevo et du déclenchement de la guerre de 14 n'ont pas pu cacher le principal: si la ligne de partage est désormais tracée entre Russophones et Ukrainophones, il est probable que le prochain pays à faire parler de lui en Europe, cette fois au sein de l'Union , ce sera la Hongrie. Le traité de Trianon ayant privé le peuple hongrois des deux tiers de son territoire et exilé une grande part de sa population hungarophone hors frontières, l'OTAN sera bientôt obligée de lutter contre les partisans de la réunification , lesquels risquent d'aller chercher leurs recettes en Crimée.

La prochaine décennie promet donc d'être assez fatigante et Poutine n'y sera pour rien. Toutes ces fadaises sur «le nouveau Tsar» sont là pour nous faire oublier que ce sont les Peuples qui décident de leur sort, et la seule habileté de Poutine est de mener le sien où il veut aller.

(*) Christian Combaz est un excellent écrivain et essayiste. Dernier ouvrage paru : Gens de Campagnol, Flammarion, 2012.

Source Le Journal du Chaos cliquez là