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jeudi, 05 mars 2015

L’empreinte de la Turquie dans la guerre de l’Occident contre la Chine et la Russie

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L’empreinte de la Turquie dans la guerre de l’Occident contre la Chine et la Russie

 
Alors que l’attention mondiale était focalisée sur la France à la suite des meurtres de Charlie Hebdo, la chasse à l’homme qui en a découlé, et sur les conséquences politiques de l’incident, de nombreuses informations importantes ont été discrètement repoussées dans les pages intérieures des principaux journaux mondiaux et sont passées derrière les premiers titres des programmes d’information des chaînes de télévision de la planète. Au Nigeria, Boko Haram est réapparu plus agressif que jamais, commettant une des pires atrocités de l’histoire récente de la région. En Syrie et en Irak, la guerre contre l’État islamique continue sans faiblir. En Grèce, une élection capitale aura lieu, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le futur de l’Union Européenne.Doucement, sans fanfare médiatique des médias internationaux, des articles sont sortis de Chine, indiquant que les autorités chinoises ont arrêté au moins dix Turcs suspectés d’avoir organisé et facilité le passage illégal de la frontière à de nombreux extrémistes ouïghours (un groupe ethnique musulman de l’Ouest de la Chine). Il a de plus été révélé que les extrémistes ouïghours avaient prévu d’aller en Syrie, en Afghanistan et au Pakistan, afin de s’entraîner et de combattre avec d’autres djihadistes.

Bien que les détails de l’enquête n’aient pas encore été entièrement révélés, l’incident dévoile un problème bien plus vaste que celui posé par quelques Turcs impliqués dans la fabrication de faux papiers et l’immigration illégale. L’histoire constitue plutôt une preuve de plus de l’existence d’un réseau terroriste international, bien financé et bien organisé, utilisé et/ou facilité par le gouvernement et les services de renseignement turcs. Depuis le refuge trouvé par les extrémistes le long de la frontière avec la Syrie jusqu’à la fourniture de soutien matériel aux terroristes en Chine, la Turquie s’est placée au centre d’un réseau de terrorisme international tourné vers les pays qui s’opposent à l’OTAN et qui barrent la route à la vision néo-ottomane que le président Erdogan et le Premier ministre Davutoglu promeuvent pour la Turquie.

Ce que nous savons et pourquoi c’est important.

Selon le ministère turc des Affaires étrangères, les dix citoyens turcs ont été arrêtés à Shanghai le 17 novembre 2014, pour avoir facilité l’immigration illégale. Alors que les accusations officielles portées contre eux vont de la fabrication de faux documents à l’assistance à l’immigration illégale, la question sous-jacente est celle, plus vaste, du terrorisme international. Parce que, bien sûr, les preuves indiquent que ces immigrants ouïghours ne voyageaient pas seulement pour aller voir des êtres chers dans un autre pays. Au contraire, ils appartenaient vraisemblablement à une tendance, déjà identifiée antérieurement, d’extrémistes ouïghours voyageant au Moyen-Orient pour s’entraîner et se battre aux côtés de l’État islamique ou d’autres groupes terroristes.

En fait, cette tendance avait été révélée deux mois auparavant, en septembre 2014, lorsque Reuters avait rapporté que Pékin avait formellement accusé les militants ouïghours de s’être rendus dans les territoires contrôlés par l’État islamique pour y être entraînés. Le Jakarta Times indonésien avait corroboré ces accusations en rapportant que quatre djihadistes ouïghours chinois avaient été arrêtés en Indonésie après avoir voyagé depuis le Xinjiang en passant par la Malaisie. De plus, d’autres rapports sont apparus ces derniers mois, dépeignant une campagne concertée pour aider les extrémistes ouïghours à se déplacer à l’intérieur de l’Asie, communiquant et collaborant avec des groupes terroristes transnationaux comme l’EI.

Maintenant, avec ces dernières révélations au sujet de Turcs impliqués dans le trafic d’extrémistes, un élément indispensable de l’infrastructure de transit des terroristes semble dévoilée. La question essentielle reste évidemment: pourquoi?

Pourquoi la Turquie, un pays qui a longtemps cherché à jouer sur les deux tableaux de la division Est-Ouest (qui est rapidement devenue une division entre l’Otan et le groupe BRICS/CSO [Conseil de sécurité de Shanghai: NdT], cherche-t-elle à déstabiliser la Chine de cette façon? Pourquoi prendre le risque de perdre un partenariat potentiellement lucratif avec Pékin pour aider un mouvement radical islamiste marginal au Xinjiang?

Le revanchisme turc ottoman

Si la politique d’Ankara fomentant un conflit régional par l’intermédiaire du terrorisme peut sembler contre-intuitive, étant donné les intérêts politiques et économiques actuels de la Turquie et l’importance pour elle d’entretenir des relations positives avec les pays non occidentaux, cette politique prend tout son sens dans une perspective néo-ottomane.

Il est peut être essentiel à ce stade de définir néo-ottoman simplement comme le terme servant à décrire le désir du gouvernement turc actuel de réunifier les peuples turcs dispersés entre Istanbul et la Chine occidentale, en passant par l’Asie centrale. Ainsi, Erdogan et Davutoglu voient-ils les djihadistes du Mouvement islamique de l’Est du Turkménistan (MIET ou les talibans chinois) du Xinjiang, et d’autres groupes similaires, non comme des terroristes chinois mais comme les enfants perdus de la Turquie, en quête désespérée d’une réunion avec leur patrie originelle. Même si une telle pensée à des relents évidents de néocolonialisme, elle n’est pas entièrement impopulaire en Turquie, surtout au sein de la base conservatrice qui soutient Erdogan.

L’attrait politique du revanchisme turc est essentiel à la compréhension de la raison pour laquelle il est mis en avant. Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP) ont galvanisé un large segment de la population devenu toujours plus sceptique à l’égard du libéralisme de l’Occident et de ses effets pernicieux, tels qu’ils sont perçus par la société turque. En retour, cela alimente une position agressive et militariste en matière de politique étrangère, où Erdogan joue avec les termes respect et honneur. C’est ce qu’a rapporté The Atlantic en 2013.

Mais, au delà de la politique étrangère, il y a une transformation intérieure significative,qui est aussi dictée par l'histoire.Dans le même discours,le ministre des Affaires étrangères à évoqué le besoin d'une grande restauration où «nous avons besoin d'adopter complètement les valeurs anciennes que nous avons perdues». Louant les liens historiques qui reliaient les peuples de Turquie par delà les «nouvelles identités qui nous ont été imposées par la période moderne», Davutoglu à soutenu que la route du progrès de la Turquie se trouvait dans son passé – une affirmation qui a suffisamment terrifié les détracteurs du gouvernement pour qu'ils en fassent une plate-forme politique perdante à chaque élection.

Mais lorsque l’on considère précisément les pays et les peuples qui sont affectés par cette pensée revancharde turque, les empreintes digitales de la politique étrangère de l’Occident – en particulier les États-Unis – deviennent immédiatement apparentes.

L’ Occident écrit la politique, la Turquie fait le sale boulot.

Plus on regarde la carte des peuples turcs, plus il est évident que le revanchisme turc (ou néo-ottomanisme) est une politique étrangère parfaitement alignée sur celles des États-Unis, puisque ses cibles principales sont la Russie et la Chine. En effet, une telle conclusion devient inévitable lorsque l’on considère le fait que les peuples turcs sont présents sur une large bande qui traverse les sphères d’influence, tant de la Chine que de la Russie. Des anciennes Républiques soviétiques d’Asie Centrale au Xinjiang en Chine occidentale, les populations turques sont devenus des foyers importants de terrorisme potentiel, de sécessionnisme et de déstabilisation. De plus, comme les États-Unis quittent formellement l’Afghanistan (restant bien entendu de façon informelle pour de multiples raisons), leur aptitude à influencer directement et/ou contrôler les événements sur le terrain en Asie centrale est considérablement diminuée.

Les États-Unis ont soutenu depuis longtemps des groupes terroristes dans toute la région du Caucase afin de déstabiliser et de contrôler la Russie et d’étouffer son développement politique et économique. La chose est aussi vraie pour le Xinjiang, en Chine, où les États-Unis, par l’intermédiaire de la National Endowment for Democracy et de nombreuses autres ONG chargées de promouvoir la démocratie, ont soutenu politiquement et financièrement durant des années les groupes séparatistes ouïghours. Pourtant, maintenant que la Turquie est devenue un acteur régional cherchant à affirmer sa propre hégémonie, Washington semble parfaitement se satisfaire de permettre à cette stratégie de se réaliser au détriment de la Russie et de la Chine.

Un bon indicateur de cette manière de voir de la part des États-Unis apparaît peut être dans le fait que des attaques terroristes à grande échelle au Xinjiang et en Chine occidentale ne sont généralement presque pas mentionnés par les médias occidentaux. Par exemple, le 31 mai 2014, 31 civils Chinois ont été tués dans une attaque terroriste sur un marché au Xinjiang. Presque trois fois le bilan des attentats contre Charlie Hebdo, mais à peine une mention de ces actions en Occident. C’est sans aucun doute dû au fait que l’Occident doit toujours présenter la Chine comme l’agresseur, jamais comme la victime du terrorisme. Au delà du double standard, une telle hypocrisie illustre l’état d’esprit insidieusement cynique des planificateurs occidentaux, qui considèrent toute les formes possibles de déstabilisation de la Chine comme un gain net pour leur hégémonie.

Les États-Unis sont gagnants lorsque la Chine et la Russie sont perdantes

flags8341c555853ef014.jpgCe sont finalement, la géopolitique et l’économie qui dictent l’agenda de la politique étrangère de l’Occident (et par extension de la Turquie) en Asie centrale et en Chine. Il s’agit d’une tentative d’étouffer le développement économique, tant de la Russie que de la Chine, et d’empêcher les deux puissances de poursuivre leur double démarche de coopération et d’intégration régionale. Ainsi considérée, la Turquie devient une pièce géante instrumentalisée pour garder la Russie et la Chine séparées mais aussi garder séparées la Chine et l’Europe. Il y a beaucoup de magie derrière le rideau proverbial.

Dans le contexte de la Chine, l’objectif premier de Washington est de l’empêcher d’étendre l’infrastructure de son développement économique, non seulement en Asie mais tout spécialement en Europe. Le plus important des grands projets de la Chine est la Nouvelle route de la soie – un projet ambitieux qui relierait la Chine à l’Europe par voie terrestre, grâce à des trains à grande vitesse, des nouveaux aéroports et un vaste réseau de distribution. Un tel développement transformerait le commerce mondial, et la Chine ne serait plus contrainte de dépendre presque entièrement des transports maritimes commerciaux, une sphère dominée par la force navale et l’influence des États-Unis.

La ville occidentale chinoise d’Urumqi, capitale de la province du Xinjiang, est un pivot de la Nouvelle route de la soie. Comme l’a expliqué Duan Zixin, le directeur général du Groupe Xinjiang Airport :

«Nous croyons que le nouvel aéroport international dans la capitale régionale d’Urumqi sera opérationnel vers 2020. Il deviendra une des plate-formes aéroportuaires les plus importantes d’Asie centrale. (…) Notre objectif est de lancer de nouvelles routes reliant le Xinjiang à des centres commerciaux essentiels en Asie centrale, à l’Est de l’Asie et en Europe. Ce sera une Route de la soie aérienne.»

L’expansion des aéroports, jointe à la proposition d’utiliser Urumqi comme plate-forme ferroviaire sur le réseau de distribution de la Nouvelle route de la soie, a propulsé le Xinjiang au centre des projets chinois d’expansion économique mondiale. C’est précisément cela qui a fait de la déstabilisation du Xinjiang une priorité pour les États-Unis et la Turquie, son alliée dans la région. En finançant, en entraînant et en fournissant un soutien matériel à l’ETIM et à d’autres groupes extrémistes dans la région, l’Occident espère en quelque sorte que le Xinjiang ne sera pas viable pour le développement économique, faisant ainsi dérailler les projets de la Chine.

De façon similaire, la Russie a commencé à mettre en œuvre ses projets les plus importants en Asie centrale, spécifiquement avec l’établissement et l’expansion de l’Union économique eurasienne – une alliance économique régionale incluant la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie et l’Arménie; le Kirghizistan doit la rejoindre cette année et le Tadjikistan a manifesté son intérêt. Si l’on considère l’immensité géographique de la zone couverte par l’UEE, on ne peut s’empêcher de la voir comme un élément fondamental pour le succès de la Nouvelle route de la soie. En fait, les planificateurs russes et chinois ont depuis longtemps reconnu ce partenariat naturel et cette trajectoire mutuellement bénéfique à leur développement.

Les importants contrats autour de l’énergie récemment signés entre la Russie et la Chine, dont des engagements à investir des sommes importantes pour le développement d’infrastructures d’oléoducs tant à l’Ouest – le pipeline Altaï, ce n’est pas une coïncidence, terminera sa route au Xinjiang – qu’à l’Est, ont rendu Washington toujours plus nerveux. Naturellement, les États-Unis comprennent le potentiel inhérent à une telle coopération, qui pourrait même finalement transformer l’Europe en un allié peu fiable pour eux. Par conséquent, ils feront tout pour empêcher la coopération russo-chinoise de se réaliser.

Ainsi, l’Occident laisse la Turquie plus ou moins libre de poursuivre sa stratégie néo-ottomane en recourant à des méthodes états-uniennes éprouvées: financer le terrorisme, fomenter des guerres civiles et alimenter le chaos, dans un but de gestion de crises. Cette politique a déjà conduit à des morts innombrables en Syrie et indéniablement, elle provoquera toujours plus de morts à l’avenir. Elle a créé des divisions et des conflits au Moyen Orient, au profit des États-Unis et de leurs alliés les plus proches dans la région, Israël et la Turquie. Elle place la Russie et la Chine directement dans le viseur de l’Empire. Il semblerait que cela ait toujours été le but.

Eric Draitser

Eric Draitser est un analyste géopolitique indépendant basé à New York City, il a fondé StopImperialism.org il est aussi éditorialiste pour Russia Today, exclusivement pour le journal en ligne New Eastern Outlook.

Par Eric Draitser – Le 2 février 2015 – Source NEO

Traduit par Lionel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

Source: http://lesakerfrancophone.net/lempreinte-de-la-turquie-dans-la-guerre-de-loccident-contre-la-chine-et-la-russie/

The Real American Exceptionalism

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The Real American Exceptionalism

Though the U.S. was once key in establishing what we now casually call "the international community," recent decades have seen the once noble idea of American leadership fall victim to the noxious paradigm of "American exceptionalism" — complete with drone attacks on civilian populations, endless and borderless wars, and human rights abuses that are a direct affront to some of the global institutions the U.S. once fought to create. (Photo: AP/Robert F. Bukaty)

"The sovereign is he who decides on the exception,” said conservative thinker Carl Schmitt in 1922, meaning that a nation’s leader can defy the law to serve the greater good. Though Schmitt’s service as Nazi Germany’s chief jurist and his unwavering support for Hitler from the night of the long knives to Kristallnacht and beyond damaged his reputation for decades, today his ideas have achieved unimagined influence. They have, in fact, shaped the neo-conservative view of presidential power that has become broadly bipartisan since 9/11. Indeed, Schmitt has influenced American politics directly through his intellectual protégé Leo Strauss who, as an émigré professor at the University of Chicago, trained Bush administration architects of the Iraq war Paul Wolfowitz and Abram Shulsky.

9780299234140_p0_v1_s260x420.JPGAll that should be impressive enough for a discredited, long dead authoritarian thinker. But Schmitt’s dictum also became a philosophical foundation for the exercise of American global power in the quarter century that followed the end of the Cold War. Washington, more than any other power, created the modern international community of laws and treaties, yet it now reserves the right to defy those same laws with impunity. A sovereign ruler should, said Schmitt, discard laws in times of national emergency. So the United States, as the planet’s last superpower or, in Schmitt’s terms, its global sovereign, has in these years repeatedly ignored international law, following instead its own unwritten rules of the road for the exercise of world power.

Just as Schmitt’s sovereign preferred to rule in a state of endless exception without a constitution for his Reich, so Washington is now well into the second decade of an endless War on Terror that seems the sum of its exceptions to international law: endless incarceration, extrajudicial killing, pervasive surveillance, drone strikes in defiance of national boundaries, torture on demand, and immunity for all of the above on the grounds of state secrecy. Yet these many American exceptions are just surface manifestations of the ever-expanding clandestine dimension of the American state. Created at the cost of more than a trillion dollars since 9/11, the purpose of this vast apparatus is to control a covert domain that is fast becoming the main arena for geopolitical contestation in the twenty-first century.

This should be (but seldom is considered) a jarring, disconcerting path for a country that, more than any other, nurtured the idea of, and wrote the rules for, an international community of nations governed by the rule of law. At the First Hague Peace Conference in 1899, the U.S. delegate, Andrew Dickson White, the founder of Cornell University, pushed for the creation of a Permanent Court of Arbitration and persuaded Andrew Carnegie to build the monumental Peace Palace at The Hague as its home. At the Second Hague Conference in 1907, Secretary of State Elihu Root urged that future international conflicts be resolved by a court of professional jurists, an idea realized when the Permanent Court of International Justice was established in 1920.

After World War II, the U.S. used its triumph to help create the United Nations, push for the adoption of its Universal Declaration of Human Rights, and ratify the Geneva Conventions for humanitarian treatment in war. If you throw in other American-backed initiatives like the World Health Organization, the World Trade Organization, and the World Bank, you pretty much have the entire infrastructure of what we now casually call “the international community.”

Breaking the Rules

Not only did the U.S. play a crucial role in writing the new rules for that community, but it almost immediately began breaking them. After all, despite the rise of the other superpower, the Soviet Union, Washington was by then the world sovereign and so could decide which should be the exceptions to its own rules, particularly to the foundational principle for all this global governance: sovereignty. As it struggled to dominate the hundred new nations that started appearing right after the war, each one invested with an inviolable sovereignty, Washington needed a new means of projecting power beyond conventional diplomacy or military force. As a result, CIA covert operations became its way of intervening within a new world order where you couldn’t or at least shouldn’t intervene openly.

All of the exceptions that really matter spring from America’s decision to join what former spy John Le Carré called that “squalid procession of vain fools, traitors... sadists, and drunkards,” and embrace espionage in a big way after World War II. Until the creation of the CIA in 1947, the United States had been an innocent abroad in the world of intelligence. When General John J. Pershing led two million American troops to Europe during World War I, the U.S. had the only army on either side of the battle lines without an intelligence service. Even though Washington built a substantial security apparatus during that war, it was quickly scaled back by Republican conservatives during the 1920s. For decades, the impulse to cut or constrain such secret agencies remained robustly bipartisan, as when President Harry Truman abolished the CIA’s predecessor, the Office of Strategic Services (OSS), right after World War II or when President Jimmy Carter fired 800 CIA covert operatives after the Vietnam War.

Yet by fits and starts, the covert domain inside the U.S. government has grown stealthily from the early twentieth century to this moment. It began with the formation of the FBI in 1908 and Military Intelligence in 1917. The Central Intelligence Agency followed after World War II along with most of the alphabet agencies that make up the present U.S. Intelligence Community, including the National Security Agency (NSA), the Defense Intelligence Agency (DIA), and last but hardly least, in 2004, the Office of the Director of National Intelligence. Make no mistake: there is a clear correlation between state secrecy and the rule of law -- as one grows, the other surely shrinks.

World Sovereign

America’s irrevocable entry into this covert netherworld came when President Truman deployed his new CIA to contain Soviet subversion in Europe. This was a continent then thick with spies of every stripe: failed fascists, aspirant communists, and everything in between. Introduced to spycraft by its British “cousins,” the CIA soon mastered it in part by establishing sub rosa ties to networks of ex-Nazi spies, Italian fascist operatives, and dozens of continental secret services.

As the world’s new sovereign, Washington used the CIA to enforce its chosen exceptions to the international rule of law, particularly to the core principle of sovereignty. During his two terms, President Dwight Eisenhower authorized 104 covert operations on four continents, focused largely on controlling the many new nations then emerging from centuries of colonialism. Eisenhower’s exceptions included blatant transgressions of national sovereignty such as turning northern Burma into an unwilling springboard for abortive invasions of China, arming regional revolts to partition Indonesia, and overthrowing elected governments in Guatemala and Iran. By the time Eisenhower left office in 1961, covert ops had acquired such a powerful mystique in Washington that President John F. Kennedy would authorize 163 of them in the three years that preceded his assassination.

As a senior CIA official posted to the Near East in the early 1950s put it, the Agency then saw every Muslim leader who was not pro-American as “a target legally authorized by statute for CIA political action.” Applied on a global scale and not just to Muslims, this policy helped produce a distinct “reverse wave” in the global trend towards democracy from 1958 to 1975, as coups -- most of them U.S.-sanctioned -- allowed military men to seize power in more than three-dozen nations, representing a quarter of the world’s sovereign states.

The White House’s “exceptions” also produced a deeply contradictory U.S. attitude toward torture from the early years of the Cold War onward. Publicly, Washington’s opposition to torture was manifest in its advocacy of the U.N. Universal Declaration of Human Rights in 1948 and the Geneva Conventions in 1949. Simultaneously and secretly, however, the CIA began developing ingenious new torture techniques in contravention of those same international conventions. After a decade of mind-control research, the CIA actually codified its new method of psychological torture in a secret instructional handbook, the "KUBARK Counterintelligence Interrogation" manual, which it then disseminated within the U.S. Intelligence Community and to allied security services worldwide.

Much of the torture that became synonymous with the era of authoritarian rule in Asia and Latin America during the 1960s and 1970s seems to have originated in U.S. training programs that provided sophisticated techniques, up-to-date equipment, and moral legitimacy for the practice. From 1962 to 1974, the CIA worked through the Office of Public Safety (OPS), a division of the U.S. Agency for International Development that sent American police advisers to developing nations. Established by President Kennedy in 1962, in just six years OPS grew into a global anti-communist operation with over 400 U.S. police advisers.  By 1971, it had trained more than a million policemen in 47 nations, including 85,000 in South Vietnam and 100,000 in Brazil.

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Concealed within this larger OPS effort, CIA interrogation training became synonymous with serious human rights abuses, particularly in Iran, the Philippines, South Vietnam, Brazil, and Uruguay. Amnesty International documented widespread torture, usually by local police, in 24 of the 49 nations that had hosted OPS police-training teams. In tracking torturers across the globe, Amnesty seemed to be following the trail of CIA training programs. Significantly, torture began to recede when America again turned resolutely against the practice at the end of the Cold War.

The War on Terror 

Although the CIA’s authority for assassination, covert intervention, surveillance, and torture was curtailed at the close of the Cold War, the terror attacks of September 2001 sparked an unprecedented expansion in the scale of the intelligence community and a corresponding resurgence in executive exceptions.  The War on Terror’s voracious appetite for information produced, in its first decade, what the Washington Post branded a veritable "fourth branch" of the U.S. federal government with 854,000 vetted security officials, 263 security organizations, over 3,000 private and public intelligence agencies, and 33 new security complexes -- all pumping out a total of 50,000 classified intelligence reports annually by 2010.

By that time, one of the newest members of the Intelligence Community, the National Geospatial-Intelligence Agency, already had 16,000 employees, a $5 billion budget, and a massive nearly $2 billion headquarters at FortBelvoir, Maryland -- all aimed at coordinating the flood of surveillance data pouring in from drones, U-2 spy planes, Google Earth, and orbiting satellites.

According to documents whistleblower Edward Snowden leaked to the Washington Post, the U.S. spent $500 billion on its intelligence agencies in the dozen years after the 9/11 attacks, including annual appropriations in 2012 of $11 billion for the National Security Agency (NSA) and $15 billion for the CIA. If we add the $790 billion expended on the Department of Homeland Security to that $500 billion for overseas intelligence, then Washington had spent nearly $1.3 trillion to build a secret state-within-the-state of absolutely unprecedented size and power.

As this secret state swelled, the world’s sovereign decided that some extraordinary exceptions to civil liberties at home and sovereignty abroad were in order. The most glaring came with the CIA’s now-notorious renewed use of torture on suspected terrorists and its setting up of its own global network of private prisons, or “black sites,” beyond the reach of any court or legal authority. Along with piracy and slavery, the abolition of torture had long been a signature issue when it came to the international rule of law. So strong was this principle that the U.N. General Assembly voted unanimously in 1984 to adopt the Convention Against Torture. When it came to ratifying it, however, Washington dithered on the subject until the end of the Cold War when it finally resumed its advocacy of international justice, participating in the World Conference on Human Rights at Vienna in 1993 and, a year later, ratifying the U.N. Convention Against Torture.

Even then, the sovereign decided to reserve some exceptions for his country alone. Only a year after President Bill Clinton signed the U.N. Convention, CIA agents started snatching terror suspects in the Balkans, some of them Egyptian nationals, and sending them to Cairo, where a torture-friendly autocracy could do whatever it wanted to them in its prisons. Former CIA director George Tenet later testified that, in the years before 9/11, the CIA shipped some 70 individuals to foreign countries without formal extradition -- a process dubbed “extraordinary rendition” that had been explicitly banned under Article 3 of the U.N. Convention.

Right after his public address to a shaken nation on September 11, 2001, President George W. Bush gave his staff wide-ranging secret orders to use torture, adding (in a vernacular version of Schmitt’s dictum),“I don’t care what the international lawyers say, we are going to kick some ass.” In this spirit, the White House authorized the CIA to develop that global matrix of secret prisons, as well as an armada of planes for spiriting kidnapped terror suspects to them, and a network of allies who could help seize those suspects from sovereign states and levitate them into a supranational gulag of eight agency black sites from Thailand to Poland or into the crown jewel of the system, Guantánamo, thus eluding laws and treaties that remained grounded in territorially based concepts of sovereignty.

Once the CIA closed the black sites in 2008-2009, its collaborators in this global gulag began to feel the force of law for their crimes against humanity. Under pressure from the Council of Europe, Poland started an ongoing criminal investigation in 2008 into its security officers who had facilitated the CIA’s secret prison in the country’s northeast. In September 2012, Italy’s supreme court confirmed the convictions of 22 CIA agents for the illegal rendition of Egyptian exile Abu Omar from Milan to Cairo, and ordered a trial for Italy’s military intelligence chief on charges that sentenced him to 10 years in prison. In 2012, Scotland Yard opened a criminal investigation into MI6 agents who rendered Libyan dissidents to Colonel Gaddafi’s prisons for torture, and two years later the Court of Appeal allowed some of those Libyans to file a civil suit against MI6 for kidnapping and torture.

But not the CIA. Even after the Senate’s 2014 Torture Report documented the Agency’s abusive tortures in painstaking detail, there was no move for either criminal or civil sanctions against those who had ordered torture or those who had carried it out. In a strong editorial on December 21, 2014, the New York Times asked “whether the nation will stand by and allow the perpetrators of torture to have perpetual immunity.” The answer, of course, was yes. Immunity for hirelings is one of the sovereign’s most important exceptions.

As President Bush finished his second term in 2008, an inquiry by the International Commission of Jurists found that the CIA’s mobilization of allied security agencies worldwide had done serious damage to the international rule of law. “The executive… should under no circumstance invoke a situation of crisis to deprive victims of human rights violations… of their… access to justice,” the Commission recommended after documenting the degradation of civil liberties in some 40 countries. “State secrecy and similar restrictions must not impede the right to an effective remedy for human rights violations.”

The Bush years also brought Washington’s most blatant repudiation of the rule of law. Once the newly established International Criminal Court (ICC) convened at The Hague in 2002, the Bush White House “un-signed” or “de-signed” the U.N. agreement creating the court and then mounted a sustained diplomatic effort to immunize U.S. military operations from its writ. This was an extraordinary abdication for the nation that had breathed the concept of an international tribunal into being.

The Sovereign’s Unbounded Domains

While Presidents Eisenhower and Bush decided on exceptions that violated national boundaries and international treaties, President Obama is exercising his exceptional prerogatives in the unbounded domains of aerospace and cyberspace.

Both are new, unregulated realms of military conflict beyond the rubric of international law and Washington believes it can use them as Archimedean levers for global dominion. Just as Britain once ruled from the seas and postwar America exercised its global reach via airpower, so Washington now sees aerospace and cyberspace as special realms for domination in the twenty-first century.

Under Obama, drones have grown from a tactical Band-Aid in Afghanistan into a strategic weapon for the exercise of global power. From 2009 to 2015, the CIA and the U.S. Air Force deployed a drone armada of over 200 Predators and Reapers, launching 413 strikes in Pakistan alone, killing as many as 3,800 people. Every Tuesday inside the White House Situation Room, as the New York Times reported in 2012, President Obama reviews a CIA drone “kill list” and stares at the faces of those who are targeted for possible assassination from the air.  He then decides, without any legal procedure, who will live and who will die, even in the case of American citizens. Unlike other world leaders, this sovereign applies the ultimate exception across the Greater Middle East, parts of Africa, and elsewhere if he chooses.

This lethal success is the cutting edge of a top-secret Pentagon project that will, by 2020, deploy a triple-canopy space “shield” from stratosphere to exosphere, patrolled by Global Hawk and X-37B drones armed with agile missiles.

As Washington seeks to police a restless globe from sky and space, the world might well ask: How high is any nation’s sovereignty? After the successive failures of the Paris flight conference of 1910, the Hague Rules of Aerial Warfare of 1923, and Geneva’s Protocol I of 1977 to establish the extent of sovereign airspace or restrain aerial warfare, some puckish Pentagon lawyer might reply: only as high as you can enforce it.

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President Obama has also adopted the NSA’s vast surveillance system as a permanent weapon for the exercise of global power. At the broadest level, such surveillance complements Obama’s overall defense strategy, announced in 2012, of cutting conventional forces while preserving U.S. global power through a capacity for “a combined arms campaign across all domains: land, air, maritime, space, and cyberspace.” In addition, it should be no surprise that, having pioneered the war-making possibilities of cyberspace, the president did not hesitate to launch the first cyberwar in history against Iran.

By the end of Obama’s first term, the NSA could sweep up billions of messages worldwide through its agile surveillance architecture. This included hundreds of access points for penetration of the Worldwide Web’s fiber optic cables; ancillary intercepts through special protocols and “backdoor” software flaws; supercomputers to crack the encryption of this digital torrent; and a massive data farm in Bluffdale, Utah, built at a cost of $2 billion to store yottabytes of purloined data.

Even after angry Silicon Valley executives protested that the NSA’s “backdoor” software surveillance threatened their multi-trillion-dollar industry, Obama called the combination of Internet information and supercomputers “a powerful tool.” He insisted that, as “the world’s only superpower,” the United States “cannot unilaterally disarm our intelligence agencies.” In other words, the sovereign cannot sanction any exceptions to his panoply of exceptions.

Revelations from Edward Snowden’s cache of leaked documents in late 2013 indicate that the NSA has conducted surveillance of leaders in some 122 nations worldwide, 35 of them closely, including Brazil’s president Dilma Rousseff, former Mexican president Felipe Calderón, and German Chancellor Angela Merkel. After her forceful protest, Obama agreed to exempt Merkel’s phone from future NSA surveillance, but reserved the right, as he put it, to continue to “gather information about the intentions of governments… around the world.” The sovereign declined to say which world leaders might be exempted from his omniscient gaze.

Can there be any question that, in the decades to come, Washington will continue to violate national sovereignty through old-style covert as well as open interventions, even as it insists on rejecting any international conventions that restrain its use of aerospace or cyberspace for unchecked force projection, anywhere, anytime? Extant laws or conventions that in any way check this power will be violated when the sovereign so decides. These are now the unwritten rules of the road for our planet.  They represent the real American exceptionalism.

Alfred W. McCoy is professor of history at the University of Wisconsin-Madison, a TomDispatch regular, and author most recently of the book, Torture and Impunity: The U.S. Doctrine of Coercive Interrogation (University of Wisconsin, 2012) which explores the American experience of torture during the past decade. Previous books include: A Question of Torture: CIA Interrogation, from the Cold War to the War on Terror (American Empire Project);Policing America’s Empire: The United States, the Philippines, and the Rise of the Surveillance State, and The Politics of Heroin: CIA Complicity in the Global Drug Trade. He has also convened the “Empires in Transition” project, a global working group of 140 historians from universities on four continents. The results of their first meetings were published as Colonial Crucible: Empire in the Making of the Modern American State.

How Washington will fan the flames of chaos in Central Asia

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Three fronts for Russia: How Washington will fan the flames of chaos in Central Asia

by Ivan Lizan for Odnako

Source: http://www.odnako.org/blogs/tri-fronta-dlya-rossii-kak-vashington-razduet-plamya-haosa-v-sredney-azii/

Translated by Robin
Ex: http://www.vineyardsaker.blogspot.com

U.S. Gen. “Ben” Hodges’ statement that within four or five years Russia could develop the capability to wage war simultaneously on three fronts is not only an acknowledgment of the Russian Federation’s growing military potential but also a promise that Washington will obligingly ensure that all three fronts are right on the borders of the Russian Federation.

In the context of China’s inevitable rise and the soon-to-worsen financial crisis, with the concomitant bursting of asset bubbles, the only way for the United States to maintain its global hegemony is to weaken its opponents. And the only way to achieve that goal is to trigger chaos in the republics bordering Russia.

That is why Russia will inevitably enter a period of conflicts and crises on its borders.

And so the first front in fact already exists in the Ukraine, the second will most likely be between Armenia and Azerbaijan over Nagorno-Karabakh, and the third, of course, will be opened in Central Asia.

If the war in Ukraine leads to millions of refugees, tens of thousands of deaths, and the destruction of cities, defrosting the Karabakh conflict will completely undermine Russia’s entire foreign policy in the Caucasus.

Every city in Central Asia is under threat of explosions and attacks. So far this “up-and-coming front” has attracted the least media coverage – Novorossiya dominates on national television channels, in newspapers, and on websites –, but this theater of war could become one of the most complex after the conflict in the Ukraine.

A subsidiary of the Caliphate under Russia’s belly

The indisputable trend in Afghanistan – and the key source of instability in the region – is to an alliance between the Taliban and the Islamic State. Even so, the formation of their union is in its early days, references to it are scarce and fragmentary, and the true scale of the activities of the IS emissaries is unclear, like an iceberg whose tip barely shows above the surface of the water.

But it has been established that IS agitators are active in Pakistan and in Afghanistan’s southern provinces, which are controlled by the Taliban. But, in this case, the first victim of chaos in Afghanistan is Pakistan, which at the insistence of, and with help from, the United States nurtured the Taliban in the 1980s. That project has taken on a life of its own and is a recurring nightmare for Islamabad, which has decided to establish a friendlier relationship China and Russia. This trend can be seen in the Taliban’s attacks on Pakistani schools, whose teachers now have the right to carry guns, regular arrests of terrorists in the major cities, and the start of activities in support of tribes hostile to the Taliban in the north.

The latest legislative development in Pakistan is a constitutional amendment to expand military court jurisdiction [over civilians]. Throughout the country, terrorists, Islamists and their sympathizers are being detained. In the northwest alone, more than 8,000 arrests have been made, including members of the clergy. Religious organizations have been banned and IS emissaries are being caught.

Since the Americans do not like putting all their eggs in one basket, they will provide support to the government in Kabul, which will allow them to remain in the country legitimately, and at the same time to the Taliban, which is transforming itself into IS. The outcome will be a state of chaos in which the Americans will not formally take part; instead, they will sit back on their military bases, waiting to see who wins. And then Washington will provide assistance to the victor. Note that its security services have been supporting the Taliban for a long time and quite effectively: some of the official security forces and police in Afghanistan are former Taliban and Mujahideen.

Method of destruction

The first way to destabilize Central Asia is to create problems on the borders, along with the threat that Mujahideen will penetrate the region. The testing of the neighbours has already started; problems have arisen in Turkmenistan, which has even had to ask Kabul to hold large-scale military operations in the border provinces. Tajikistan has forced the Taliban to negotiate the release of the border guards it abducted, and the Tajik border service reports that there is a large group of Mujahideen on its borders.

In general, all the countries bordering Afghanistan have stepped up their border security.

The second way is to send Islamists behind the lines. The process has already begun: the number of extremists in Tajikistan alone grew three-fold last year; however, even though they are being caught, it obviously will not be feasible to catch all of them. Furthermore, the situation is aggravated by the return of migrant workers from Russia, which will expand the recruiting base. If the stream of remittances from Russia dries up, the outcome may be popular discontent and managed riots.

Kyrgyz expert Kadir Malikov reports that $70 million has been allocated to the IS military group Maverenahr, which includes representatives of all the Central Asian republics, to carry out acts of terrorism in the region. Special emphasis is placed on the Fergana Valley as the heart of Central Asia.

Another point of vulnerability is Kyrgyzstan’s parliamentary elections, scheduled for this fall. The initiation of a new set of color revolutions will lead to chaos and the disintegration of countries.

Self-supporting wars

Waging war is expensive, so the destabilization of the region must be self-supporting or at least profitable for the U.S. military-industrial complex. And in this area Washington has had some success: it has given Uzbekistan 328 armored vehicles that Kiev had requested for its war with Novorossiya. At first glance, the deal isn’t profitable because the machines were a gift, but in reality Uzbekistan will be tied to U.S. spare parts and ammunition. Washington made a similar decision on the transfer of equipment and weapons to Islamabad.

But the United States has not been successful in its attempts to impose its weapons systems on India: the Indians have not signed any contracts, and Obama was shown Russian military hardware when he attended a military parade.

Thus the United States is drawing the countries in the region into war with its own protégés – the Taliban and Islamic State – and at the same time is supplying its enemies with weapons.

***

So 2015 will be marked by preparations for widespread destabilization in Central Asia and the transformation of AfPak into an Islamic State subsidiary on the borders of Russia, India, China, and Iran. The start of full-scale war, which will inevitably follow once chaos engulfs the region, will lead to a bloodbath in the “Eurasian Balkans,” automatically involving more than a third of the world’s population and almost all the United States’ geopolitical rivals. It’s an opportunity Washington will find too good to miss.

Russia’s response to this challenge has to be multifaceted: involving the region in the process of Eurasian integration, providing military, economic, and political assistance, working closely with its allies in the Shanghai Cooperation Organization and the BRICS, strengthening the Pakistani army, and of course assisting with the capture of the bearded servants of the Caliphate.

But the most important response should be the accelerated modernization of its armed forces as well as those of its allies and efforts to strengthen the Collective Security Treaty Organization and give it the right to circumvent the highly inefficient United Nations.

The region is extremely important: if Ukraine is a fuse of war, then Central Asia is a munitions depot. If it blows up, half the continent will be hit.

 

La Russie affirme que DSK avait découvert que les réserves d’or américaines avaient disparu

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La Russie affirme que DSK avait découvert que les réserves d’or américaines avaient disparu

Ex: http://nationalemancipe.blogspot.com

 
La Russie affirme que le directeur général du FMI a été emprisonné parce qu’il avait découvert que les réserves d’or des États Unis avaient disparu.
 
Un nouveau rapport préparé pour le Premier ministre Poutine par le Service de sécurité fédéral ( FSB ) dit que l’ancien chef du Fonds monétaire international (FMI)
 
Dominique Strauss-Kahn a été inculpé et emprisonné aux États-Unis pour des crimes sexuels pour l’empécher de révéler sa découverte du 14 mai : l’ or des États-Unis situé au Bullion Depository à Fort Knox etait "manquant ou porté disparu ".

Selon ce rapport secret du FSB, M. Strauss-Kahn était devenu «de plus en plus génant» plus tôt dans le courant du mois les États-Unis ont commencé à retarder la livraison promis au FMI de 191,3 tonnes d’or convenu dans le deuxième amendement de l’accord signé par le Conseil exécutif en avril 1978 qui devaient être vendus pour financer ce qu’on appelle les droits de tirage spéciaux ( DTS ) comme une alternative aux monnaies de réserve. Ce nouveau rapport stipule Strauss-Kahn avait soulevé la question avec des fonctionnaires du gouvernement américain proche du président Obama, il a été “contacté par la CIA qui a apporté la preuve que tout l’ or détenu par les États-Unis " avait disparu.
 
Strauss-Kahn reçoit la preuve de la CIA il prend donc des dispositions immédiates pour se rendre a Paris, mais lorsqu’il est contactépar les agents travaillant pour la France de la Direction générale de la sécurité extérieure ( DGSE ) et sachant que les autorités américaines étaient à sa recherche , il s’enfuit de New York vers l’aéroport JFK et les agents lui ordonnent de ne pas prendre son téléphone portable parce que la police des États-Unis pourrait suivre son emplacement exact. 
 
Strauss-Kahn a été arrêté sur un vol Air France a destination de Paris, cependant, ce rapport dit qu’il a fait une «erreur fatale» en appelant l’hôtel à partir d’un téléphone dans l’avion et en leur demandant de lui faire parvenir sont téléphone portable qu’il avait oublié . Ainsi les agents américains ont été en mesure de repérer son appel et l’arrêter. 
 
Durant la dernière quinzaine, le rapport stipule que , Strauss-Kahn a demande à son ami intime et banquier Mahmoud Abdel Salam Omar de récupérer aux États-Unis les éléments de preuve fournis par la CIA. Omar, cependant, et exactement comme Strauss-Kahn ,il a été accusé hier par les États-Unis pour délit sexuel envers une femme de chambre dans un hôtel de luxe, une accusation que les services du FSB a démenti . Omar est agé de 74-ans et est un fervent musulman. 
 
Poutine , après la lecture de ce rapport secret a pris la défense de M. Strauss-Khan et devient le1er leader mondial à dire que le directeur du FMI a été victime d’un complot des Etats-Unis . Poutine a ajouté : “Il est difficile pour moi d’évaluer les politiques des motifs cachés mais je ne peux pas croire à la version des faits tels qu’ils ont été présentés."
 
Intéressant à noter à propos de tous ces événements est que l’un des premiers États-Unis du Congrès, et en 2012 candidat à la présidence, Ron Paul ] a longtemps affirmé sa conviction que le gouvernement américain a menti sur ses réserves d’or détenues à Fort Knox. et accuse la Réserve fédérale de cacher la vérité au sujet des réserves d’or américaines, il a présenté un projet de loi à la fin 2010 à la force une vérification d’entre eux , mais qui a été ensuite été battu par les forces du régime Obama. 
 
Lorsque la question a été directement posée par des journalistes s’il croyait qu’il n’y avait pas d’or à Fort Knox Paul a donné la réponse incroyable, ” Je pense que c’est une possibilité . ” 
 
Il est également intéressant de noter qu’à peine 3 jours après l’arrestation de M. Strauss-Kahn, le député Paul a fait un nouvel appel aux États-Unis de vendre ses réserves d’or en disant: « Compte tenu du prix élevé et le problème de la dette énorme il faut par tous les moyens vendre au prix le plus haut. Cependant, des rapports des États-Unis diffusés en 2009 affirment qu’il n’y a pas d’or à vendre, en 2009 : 
 
“En Octobre 2009, la Chine a reçu une cargaison de lingots d’or. L’or régule les échanges entre les pays pour payer leur dettes et le soi-disant équilibre du commerce. La plupart de l’or est échangé et stocké dans des coffres sous la supervision d’un organisme spécial basé à Londres, le London Bullion Market Association (LBMA ). Lorsque l’envoi a été reçu, le gouvernement chinois a demandé que des tests spéciaux soient effectués pour garantir la pureté et le poids des lingots d’or.Auatre petits trous sont percés dans les lingots d’or et le métal est ensuite analysé. Dans cet essai, quatre petits trous sont percés dans les lingots d'or et le métal est ensuite analysé.résultat les lingot etaient faux ce qui à amené les chinois a traiter les banquier US d'escroc et demandé a sa population de se reporter massivement sur les réserves d'argent
 
Pour les effets pratiques sur l’économie mondiale devrait-il être prouvé que les États-Unis, en effet, a menti sur ses réserves d’or ? La Banque centrale de Russie hier a ordonné que le taux d’intérêt élevé de 0,25 à 3,5 pour cent et Poutine a ordonné l’interdiction d’exportation sur le blé et les céréales cultures a partir du 1er Juillet pour remplir les coffres du pays avec de l’argent qui, normalement, aurait du être versée aux États-Unis. 
 
 
Les américains ont le droit de savoir que leur pays se prépare a un terrible effondrement économique de leur nation et ce sera plus tôt que prévu. 
 
 
Posté par rusty james 
http://rustyjames.canalblog.com/ 
http://rustyjames.canalblog.com/archives/2011/05/31/21275105.html

mercredi, 04 mars 2015

Today's news on http://www.atimes.com

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Today's news on http://www.atimes.com

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Tackling Tehran: Netanyahu vs Obama
As negotiations over Iran's nuclear program continued in Europe, Israeli Premier Netanyahu told US Congress he feared the White House was close to striking a "very bad" deal. The absence of dozens of Democrats and the cheers that greeted his warnings of a "nuclear tinderbox" demonstrated the divisive nature of the issue in Washington. - James Reinl (Mar 4, '15)

Obama's nuclear squeeze
Netanyahu's address to the US Congress will have no effect on the future modalities of US-Iran nuclear negotiations. But if he can nudge Congress not to relax sanctions on Iran, even after a nuclear deal, then Tehran might retaliate by reversing some agreed upon issues of those intricate negotiations. - Ehsan Ahrari (Mar 4, '15)

Iran squashes IS, US seeks cover
An operation by Iraqi government forces to recapture Tikrit, north of Baghdad, from Islamic State militants, has resulted in fierce fighting around the town, seen as the spiritual heartland of Saddam Hussein's Ba'athist regime. This hugely important development has three dimensions. - M K Bhadrakumar (Mar 4,'15)

Israeli ex-generals condemn Netanyahu
In an unprecedented move, 200 veterans of the Israeli security services have accused Prime Minister Benjamin Netanyahu of being a “danger” to Israel, their protest coming on the even of his visit to address a joint meeting of the US Congress against the wishes of the White House. - Jonathan Cook (Mar 2, '15)


The Middle East and perpetual war
There is a popular idea in Washington, DC, that the United States ought to be doing more to quash the Islamic State: if we don't, they will send terrorists to plague our lives. Previously, the canard was that we had to intervene in the Middle East to protect the flow of oil to the West. So why in fact are we there? The only answer is: "Israel". - Leon Anderson (Mar 2, '15)



A Chechen role in Nemtsov murder?
For many in Russia and the West, the Kremlin is inevitably the prime suspect in the assassination of opposition leader Boris Nemtsov. But the possibility of a Chechen connection should not be dismissed out of hand, given Nemtsov's repeated criticism of Chechen Republic head Ramzan Kadyrov. (Mar 4, '15)

Obama, Shell, and the Arctic Ocean's fate
Despite the glut of new American oil on the market (and falling oil prices), not to mention a recent bow to preservation of the Arctic, the Obama administration stands at the edge of once again green-lighting a foray by oil giant Shell into Arctic waters. - Subhankar Banerjee (Mar 4, '15)


Germany's future lies East
Germany, sooner or later, must answer a categorical imperative - how to keep running massive trade surpluses while dumping its euro trade partners. The only possible answer is more trade with Russia, China and East Asia. It will take quite a while, but a Berlin-Moscow-Beijing commercial axis is all but inevitable. - Pepe Escobar (Mar 3, '15)

 

mardi, 03 mars 2015

Six alliés dont l'Amérique doit se séparer

Le club des cœurs brisés: six alliés dont l’Amérique doit se séparer

Auteur : Doug Bandow
Traduction Felicia Bufi RI 
Ex: http://zejournal.mobi

Il est difficile de mettre fin à une mauvaise relation. Même si les bons moments sont passés et les connections qui vous faisaient vibrer se sont désormais dissipées, on a toujours du mal à admettre qu’il est temps de se dire au revoir.

Pour les pays c’est la même chose, surtout quand il s’agit des USA. Pendant des décennies Washington a tenté de se faire des alliés tout comme beaucoup de personnes se font des « amis » sur Facebook. Indépendamment des changements de circonstances, l’Amérique n’a quasiment jamais laissé tomber un allié. En effet, les représentants américains insistent sur le « renforcement » et « l’élargissement » des relations la où les liens sont moins forts.

A l’approche de la Saint-Valentin, l’administration Obama devrait porter un regard implacable sur la foule grandissante d’alliés américains et sur ceux qui voudraient l’être. Le moment est venu d’envoyer une lettre de rupture à une demi-douzaine de capitales étrangères.

Par où commencer? Il y a tellement de mauvais amis peu méritants.

Arabie Saoudite

king-obama-300x253.jpgQuand il s’agit d’émettre des garanties militaires et de rédiger des rapports somptueux pour noter les nations, les représentants américains accordent beaucoup d’importance aux valeurs partagées. Personne ne peut se méprendre sur les seuls points communs entre l’Arabie Saoudite et l’Amérique, voir le commerce du pétrole et les ennemis occasionnels tels qu’Oussama Ben Laden.

Il n’est toutefois pas indispensable d’être alliés pour coopérer quand les intérêts des deux nations coïncident. Les Saoudiens doivent vendre du pétrole pour survivre et ils sont prêts à encaisser n’importe quel chèque, ami ou ennemi. Et lorsque la monarchie est menacée, elle répond avec vigueur, sans pitié et sans aucune pression extérieure.

Quand il s’agit de valeurs, Riyad est synonyme de terrible embarras pour les États Unis. Fondamentalement totalitaire, la monarchie pille le peuple, brutalise l’opposition politique, réprime l’expression religieuse et exporte la tyrannie sunnite aux pays voisins comme le Bahreïn. Dans le cadre d’une des sociétés les moins libres au monde le feu roi Abdallah était salué comme étant modéré et modernisateur. Son successeur le roi Salman semble déterminé à freiner voire inverser ce minuscule progrès des deux dernières décennies.

C’est le moment d’envoyer un message de rupture à Riyad. Bien sûr, les deux gouvernements peuvent continuer à coopérer si nécessaire. Toutefois, les visites présidentielles en signe de révérence respectueuse envers le trône saoudien ne devraient plus avoir lieu, tout comme les rencontres intimes à la retraite présidentielle. L’armée américaine ne devrait plus être traitée comme le garde du corps peu onéreux de la famille al-Saoud, prêt à exécuter les ordres de Riyad.

Corée du Sud

Si jamais il devait y avoir une alliance même non pertinente étant donné les circonstances, se serait pour l’Amérique une garantie de défense de la République de Corée. Les deux nations partagent quelques valeurs, du moins depuis que Séoul est devenue une démocratie, et ce malgré le soutien de Washington aux dictateurs de la Corée du Sud qui remonte à bien longtemps. Les vastes liens culturels, économiques et familiaux vont de toute manière perdurer peu importe la sécurité de la relation.

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Les USA ont été entraîné dans une guerre en Corée non pas à cause de l’importance stratégique propre à la péninsule (même le Gén. Douglas MacArthur exclut l’importance géopolitique du territoire), mais plutôt du fait que Washington portait une part de responsabilité dans la guerre ayant partagé la péninsule avec les Soviétiques et ayant refusé d’armer le jeune État. Quant à la sécurité, les responsables politiques ont interprété à tort l’attaque de la Corée du Nord comme un coup bien calculé de Joseph Staline, en y voyant probablement un prélude d’une attaque à l’Europe.

Les troupes américaines furent alors appelées sur la péninsule jusqu’à ce que le Sud gagne la stabilité politique et le développement économique. Cependant, dans les années ’80 l’économie de la République de Corée devança celle de la Corée du Nord. Dans les années ’90 Séoul adopta la démocratie; cela ne laissa pas les alliés de la guerre froide du Nord dans l’indifférence. De fait, ni la Russie ni la Chine n’envisagèrent d’offrir leur soutien à la Corée du Nord pour une nouvelle attaque. La Corée du Sud détient à présent 40% du pouvoir économique, 20% des frontières, une ample supériorité technologique ainsi que un large soutien diplomatique.

La dépendance de la Corée du Sud des aides américaines à la défense est semblable au soutien que Washington implore à l’Europe contre le Mexique. Il est vrai que le Sud est capable de se défendre seul. Certains américains imaginent même que Séoul puisse rejoindre une grande alliance afin de contenir la Chine. Mais les sud-coréens doivent être inconscients de transformer cette grande puissance voisine en ennemi permanent en prenant le parti de Washington dans les désaccords de moindre importance pour la République de Corée (Taïwan, les îles Spratleys et Senkaku). Des formes de coopération alternatives telles que le partage de renseignements seraient avantageuses mais pourraient être menées sans un « Traité de défense mutuelle » et n’auraient de mutuel que le nom.

Irak

L’invasion de l’administration Bush en Irak se basait sur un certain nombre d’illusions comme la présence d’armes de destruction massive. Les américains se faisaient des illusions quant à la naissance d’une démocratie irakienne libérale et tolérante et quant à la reconnaissance d’Israël. Ils croyaient également recevoir des bases militaires pour les utiliser contre l’Iran chiite et que les Irakiens se joindraient à la grande marche vers un futur progressiste et social. Ce ne fut hélas qu’un long cauchemar, de drôles de fantasmes qui coûteraient la vie à 4500 américains et à plus de 200000 irakiens.

Le résultat fut à l’inverse la montée de l’État islamique. Les USA provoquèrent une guerre sectaire en se débarrassant du dictateur laïc Saddam Hussein. Les Chiites prirent finalement la domination politique avec violence en poussant les sunnites à se tourner vers l’État islamique à la recherche de protection. Washington fit son retour dans la guerre en se mettant en détresse au nom d’un allié symbolique.

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Il est fort improbable que ces deux pays puissent partager des valeurs. L’Irak manque de traditions démocratiques, d’institutions civiques et de philosophie de la tolérance. Certes, cela ne signifie pas qu’il n’y a aucun intérêt à aller vers une société plus libérale. Toutefois les réactions publiques en Amérique et en Irak restent fort différentes et ne sembles pas prêtes à vouloir converger.

Il n’existe même pas de véritable accord stratégique. Les relations entre Bagdad et l’Iran seront toujours celles du cœur, tandis qu’avec l’Amérique ce seront celles des intérêts. Les autorités chiites sont allées trop loin et risquent de perdre leur pays. Appelez les Américains! Le pouvoir menaçant l’État islamique d’Irak ne met pas l’Amérique en danger. Bagdad a mêlé les USA à une guerre sectaire au nom des chiites radicaux qui continuent encore à massacrer des irakiens sunnites.

Il vaut mieux garder un rapport purement transactionnel. Et si les USA devaient fournir des armes ou entrainer des militaires irakiens? Ça dépend si cela aurait du sens à ce moment-là et dans cette circonstance-là. Il faut coopérer quand cela peut être utile, dans le cas contraire il vaut mieux garder ses distances car il ne devrait pas y avoir de prétexte pour entretenir une relation d’alliance prolongée.

Le trio Baltique

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont mal entourées. Ayants fait partie pendant longtemps de l’Empire Russe et ensuite ayant été englouties par l’Union Soviétique après une brève période d’indépendance, elles vivent maintenant dans la crainte et dans l’ombre de Moscou. À présent elles demandent la présence des troupes de l’OTAN, voire des forces américaines et veulent être incessamment « rassurées » sur le fait que Washington soit prête à entrer en guerre pour les défendre.

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L’élargissement de l’OTAN aux pays baltes est un bon exemple de comment Washington a oublié ce que les alliances devraient être. La plupart des pays choisissent des alliés afin de renforcer leur propre sécurité. Suite à la Seconde Guerre Mondiale, les États Unis craignaient la domination soviétique sur l’Eurasie et créèrent l’OTAN à utiliser comme un bouclier derrière lequel les pays de l’Europe occidentale pouvaient renaitre.

Cette politique fonctionna, peut-être même trop, vu que les membres européens de l’alliance choisirent de ne pas dépenser grand-chose pour les États Unis même après s’être remis et que l’économie ait rebondi. Avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale il n’était plus nécessaire d’élargir cette alliance qui n’avait plus aucune raison d’être. Les problèmes liés à la sécurité auraient pu être traités par les européens, donc soit par une alliance continentale qui aurait succédé à l’OTAN, soit dirigée par l’Europe même. L’arrivée des pays baltes fut un exemple spectaculaire de comment l’incorporation de pays dont la sécurité est un véritable « trou noir » ne fait que fragiliser les pays à capacité militaire réduite, tout en renforçant les conflits avec la Russie.

Jusqu’à présent l’Estonie est la seule à répondre aux 2% du PIB recommandés par l’OTAN qui en soi est un taux dérisoire pour un pays craignant l’invasion de la grande puissance voisine. La Lettonie et la Lituanie en sont à la moitié du taux mais espèrent pouvoir atteindre elles aussi les 2%. Les pays baltes seraient tout de même ravis si l’Amérique pouvait placer quelques troupes les long de leurs frontières pour les protéger, même si ils sont bien conscients du fait qu’elle est fort occupée un peu partout dans le monde.

Ce ne serait pas raisonnable de chasser les pays baltes de l’OTAN, même si alors le véritable problème de l’Amérique serait l’OTAN et non pas ses membres. Washington devrait alors laisser tomber l’alliance et ne pourrait sceller que des accords de coopération militaire plus restreints avec l’Union européenne et avec les pays européens ayant les bases militaire les plus puissantes et importantes. Il est inutile de dire que ni l’Estonie, ni la Lettonie, ni la Lituanie ne seraient sur cette liste.

Philippines

Les États Unis ont longtemps entretenu une relation tumultueuse avec cet état semi-échec du Pacifique. Dans un premier moment les États Unis se sont emparés des Philippines comme faisant partie du projet d’expansion impérialiste de William McKinley vers la Chine. L’Océan Pacifique était de fait la tribune politique de l’impérialisme, voir la suite des revendications du grandiloquent Sénateur Albert Beveridge. Les USA ont dû réprimer un puissant mouvement d’indépendance très actif contre l’Espagne coloniale. Près de 200.000 philippins moururent dans ce premier exemple de promotion de la « démocratie ».

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Ayant l’indépendance finalement accordée, le pays s’est vu envahi pendant la Seconde Guerre Mondiale par le Japon. Depuis leur libération, les Philippines sont passées de la dictature à une démocratie corrompue et incompétente et autres curieuses combinaisons, comme l’armée qui place un vice-président au-dessus d’un président. Le peu de stabilité que le pays avait, a été ébranlée par les perpétuelles insurrections menées par les groupes radicaux islamiques.

L’armée de Manila reflète ces bases imparfaites. Le Ministre de la défense se plaignait d’une flotte incapable de naviguer et d’une force aérienne incapable de voler. De fait, même leur vaisseau amiral est un vaisseau américain de seconde main. Mais les Philippines veulent à présent défier la Chine sur le récif the Scarborough ainsi que sur d’autres territoires de la mer de Chine méridionale.

Plus précisément, Manille souhaiterait que les USA s’en chargent. Quelques décennies après avoir fermé les principales bases militaires américaines et avoir chassé l’armée américaine du pays, les Philippines ont négocié l’an passé un accord sur le statut des forces (SOFA) pour rendre visite aux troupes américaines afin de mêler leurs amis superpuissants à la dispute maritime locale, d’aucun intérêt pour Washington. Les USA préféreraient que ces querelles régionales pour le territoire soient réglées pacifiquement. L’Amérique n’a aucune raison de se placer entre un pays qui n’agit jamais sérieusement pour son propre compte et un pouvoir croissant qui veut en faire trop. Chère Manille,…. C’est ainsi que devrait commencer la lettre rédigée par le Président Barack Obama.

Ukraine

Techniquement Kiev n’est pas un allié des USA, même si on ne le dirait pas à la façon dont l’administration américaine traite l’Ukraine, ou plutôt à la façon dont le troupeau de faucons néoconservateurs et hyper-nationalistes veut traiter l’Ukraine, ni de comment le gouvernement de Kiev souhaite être traité par l’Amérique.

L’histoire et la géographie n’ont pas été tendres avec l’Ukraine qui a longtemps souffert sous l’Empire Russe et sous l’Union Soviétique, ne jouissant que de brèves périodes de liberté, de moindre importance pour les américains. Même si pendant la Guerre Froide l’Ukraine était considérée comme une « nation en captivité », aucun stratège américain n’a jamais avancé l’hypothèse que le contrôle de Moscou sur ce pays impliquerait de laisser de côté d’importants intérêts vitaux. Kiev a été libérée beaucoup trop tard, il y a environ un quart de siècle

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En 1994 les États Unis ont signé le Mémorandum de Budapest après que l’Ukraine se soit débarrassée des armes nucléaires. Mais l’accord n’offrait que des platitudes en promettant par exemple l’intervention des Nations Unies si une autre puissance menaçait Kiev avec les armes nucléaires. L’intervention de Washington en 2004 et 2005 a porté Viktor Yushchenko au pouvoir, mais malheureusement il s’est avéré être incohérent, incompétent et détaché de son propre peuple. La promotion que l’administration actuelle a faite du coup d’état de l’année dernière s’est retournée de manière catastrophique aussi bien contre l’Amérique que contre l’Ukraine, en amenant la Russie à séparer la Crimée et à reculer les séparatistes du Donbass.

Bien que les gens, tels que les peuples baltes, comprennent la raison qui pousse les Ukrainiens à vouloir que l’Amérique envoie sa cavalerie, Washington, elle, n’en a aucune. La lutte est tragique, complexe, un mélange entre guerre civile et intervention étrangère. Tout ce que le gouvernement accuse la Russie de faire, l’Amérique l’a fait aussi, y compris lancer une invasion, repousser les insurgés et déstabiliser les gouvernements. L’Ukraine n’est pas importante pour la sécurité des États Unis, certainement pas assez importante pour justifier un affrontement avec une puissance en possession d’armes nucléaires. L’Ukraine aura toujours plus d’importance pour la Russie qui est prête à payer plus et à prendre plus de risques pour prévaloir.

Les USA devraient indiquer clairement que Kiev ne fera jamais partie de l’OTAN et qu’il n’y aura jamais de troupes américaines en Ukraine. Washington ne fournira pas d’armes à l’Ukraine. Les intérêts économiques, culturels et humanitaires de l’Amérique pour l’Ukraine sont très limités. Même si dans le futur il y aura une relation bilatérale, ce ne sera pas une alliance.

Depuis que l’Amérique s’est convaincue d’être la plus grande puissance mondiale, elle a du mal à dire non. Peu importe les pays qui font appel à elle, que ce soit l’Albanie, la Roumanie, l’Afghanistan, le Monténégro, la Géorgie ou d’autres pays encore, Washington répond toujours par un oui. Oui à l’aide, oui aux armes, oui aux bases, oui aux promesses, oui à l’alliance.

Commencer à dire non n’est pas suffisant. L’Amérique devrait commencer à élaguer ceux qui dépendent d’elle. Après tout, sur Facebook on efface régulièrement les personnes avec qui on se dispute, de notre liste d’amis. Washington devrait commencer à se débarrasser des faux alliés car il est bien mieux d’accroître la sécurité américaine plutôt que d’élargir les engagements et les garanties aux pays faibles sans importance.

Doug Bandow est un Membre important du Cato Institute et ancien assistant du Président Ronald Reagan. Il est auteur et éditeur de plusieurs livres dont Foreign Follies: America’s New Global Empire.

Amerikas Politik treibt Asien in die Arme Chinas

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Amerikas Politik treibt Asien in die Arme Chinas

Ulson Gunnar

Als die damalige Außenministerin Hillary Clinton die »Hinwendung Amerikas nach Asien« verkündete, glaubten sie und die Politikheinis, die sich die neue Strategie erdacht hatten, vermutlich, sie hätten einen geopolitischen Geniestreich gelandet. Stattdessen ähnelt das Ganze doch eher einem Elefanten, der so wild durch den Dschungel trampelt, dass er alle in die Flucht schlägt.

Die Rhetorik, die mit der Ankündigung einherging, blieb leer und führte nie zu etwas Konkretem. Wenn man zwischen den Zeilen liest, sieht man, was die »Hinwendung« tatsächlich bedeutet: Südostasien, Südasien und Ostasien sollen künftig mit doppelter Energie untergraben, eingepfercht und mit Daumenschrauben bearbeitet werden, bis sie nach Washingtons Pfeife tanzen und zu Washingtons Vorteil agieren. Der wachsende Einfluss und die zunehmende Macht Pekings sollen auf diese Weise gekontert werden.

Von Malaysia bis Thailand sind die amerikanischen Pläne gescheitert. Nur in Myanmar und im Südchinesischen Meer scheint die Hinwendung bislang Früchte zu tragen. In der einen Region wächst die politische Unterwanderung, in der anderen nehmen die Spannungen zu. Trotz dieser »Erfolge« ist es unrealistisch, dass Myanmar sich gegen wachsende und engere Verbindungen zu Peking sperrt.

Auch die Vorstellung, dass ein militärisch wieder aufrüstendes Japan China in Schach halten kann, wird von Tag zu Tag unglaubwürdiger.

Weiterlesen:

http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/ulson-gunnar/amerikas-politik-treibt-asien-in-die-arme-chinas.html

dimanche, 01 mars 2015

Regime-change – fortwährende Fehlschläge der USA

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Regime-change – fortwährende Fehlschläge der USA
 
 
Ex: http://www.strategische-studien.com

Entsprechend der im Weissen Haus herrschenden politischen Ausrichtung nach Republikanern oder Demokraten fordern in regelmässiger Folge rechte Neokonservative oder Linksliberale in den jeweiligen Administrationen den Sturz nicht genehmer Herrscher in der Welt und deren Auswechseln durch demokratische Regierungen. Dieses durch die USA propagierte und geförderte Regime-change hat in der neueren Zeit mit dem Sturz des afghanischen Präsidenten Mohammed Najibullah im April 1992 eingesetzt. Das Ergebnis war aber keine Demokratie in Afghanistan, sondern ein Bürgerkrieg zwischen den verschiedenen Mujaheddin-Parteien, der zur Zerstörung Kabuls und später zur Machtübernahme durch die Taliban führte, die schliesslich, am 27. September 1996, Najibullah in Kabul ermordeten. Es folgten weitere Regime-change nach gleichem Muster:

  • Im Dezember 2001 wurde das Regime der Taliban in Kabul nach dem Luftkrieg der USA und dem Vorstoss der Nordallianz beseitigt. Die Konsequenz: der Krieg dauert unvermindert an und der Drogenanbau und –handel ist regelrecht aufgeblüht.
  • Am 5. Oktober 2000 wurde der serbische Präsident Slobodan Milosevic durch Massendemonstrationen in Belgrad zum Rücktritt gezwungen. Nach wie vor ist Serbien kein stabiler Staat.
  • Am 9. April 2003 wurde Saddam Hussein durch den Angriff und der Besetzung des Iraks durch die USA und ihre Allianz der Willigen gestürzt und am 30. Dezember 2006 von den neuen Machthabern hingerichtet. Die Folgen dauern bis heute an. Die Beseitigung des Regimes von Saddam Hussein hat die Macht des Irans im Irak gestärkt und schliesslich zur Entstehung des Islamischen Staats im westlichen Irak geführt.
  • Durch die Rosenrevolution in Georgien wurde am 23. November 2003 der Präsident Eduard Schewardnadse gestürzt. Unter seinem Nachfolger orientierte sich Georgien nach den USA. 2008 zettelte dieser indirekt einen Krieg gegen Russland an, der zur Aufteilung des Landes führte.
  • Am 14. Januar 2011 wurde der tunesische Diktator Zine al-Abidine Ben Ali durch Demonstrationen vertrieben und floh nach Saudi-Arabien. Das Resultat: in Tunesien streiten Islamisten und Anhänger von Ben Ali immer noch um die Macht. Tunesien gilt nach wie vor als instabiler Staat.
  • Durch Massenproteste wurde am 11. Februar 2011 der langjährige Machthaber Ägyptens, Hosni Mubarak, gestürzt. In der Folge wurde der Moslembruder Mursi als Präsident gewählt, aber am 3. Juli 2013 durch einen Militärputsch von Feldmarschall Abd al-Fattah as-Sisi gestürzt. Letzterer wurde 2014 zum Präsidenten gewählt. Seine Sicherheitskräfte befinden sich in einem Abnützungskrieg mit Islamisten in Ägypten und dem Sinai.
  • Im März 2011 sind in Syrien, gefördert durch Neocons-Organisationen in den USA sowie durch die Türkei und Saudi-Arabien, Massenproteste gegen das Regime von Baschar al-Assad ausgelöst worden. Heute tobt in Syrien ein Bürgerkrieg, der u.a. durch die Salafisten-Organisationen des Islamischen Staates und der Jabhat al-Nusra beherrscht wird. Syrien gilt als zerstört. Millionen Menschen sind auf der Flucht.
  • Unterstützt durch den Luftkrieg der USA, von Grossbritannien und Frankreich haben Milizen in Libyen die Macht an sich gerissen und am 20. Oktober 2011 den libyschen Machthaber Gaddafi zuerst auf der Kühlerhaube eines Autos kastriert und anschliessend getötet. Heute gilt Libyen als zerfallener Staat, in dem ein brutaler Bürgerkrieg tobt.
  • Am 22. Februar 2014 ist der gewählte Präsident der Ukraine, Wiktor Janukowitsch, nach Massenprotesten in Kiew durch das Parlament abgesetzt worden. Er ist nach Russland geflohen. Der Präsident Russlands, Waldimir Putin, hat die nachfolgende Destabilisierung der Ukraine zur Annektierung der Krim ausgenützt. Im Osten der Ukraine kämpfen seither Separatisten gegen die Milizen und Armee von Kiew. Die Ukraine ist in zwei Teile zerfallen.

Aufgrund dieser verschiedenen Beispiele kann der Schluss gezogen werden, dass die amerikanische Politik des Regime-change nirgends zur Demokratie geführt hat. Im Gegenteil – beinahe in allen diesen Staaten herrschen heute Bürgerkriege und Chaos. Die USA hätten sinnvoller das dafür verwendete Geld zur Lösung ihrer eigenen Probleme eingesetzt und damit ihre beinahe nicht mehr funktionierende Infrastruktur, ihr schlechtes Bildungs- und Gesundheitswesen und ihr darniederliegendes Rentenwesen saniert.

samedi, 28 février 2015

L’aide américaine à DAESH se confirme

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L’aide américaine à DAESH se confirme : des Marines et des hélicoptères Apaches chez les djihadistes

Auteur : Al Manar
Ex: http://zejournal.mobi

Les Irakiens continuent de détecter des contacts entre les Américains en Irak et Daesh (Etat islamique-EI) dans les régions que celui-ci occupent.

Contrairement aux allégations américaines de combattre cette milice wahhabite takfiriste dans le cadre de la coalition internationale, de plus en plus d’accusations sont proférées par des dirigeants irakiens sur des liens qu’ils entretiennent avec elle.

Selon le site d’information Arabi-Press, deux nouveaux faits ont été révélés cette semaine par le chef des forces de mobilisation populaire qui comptent dans ses rangs les jeunes volontaires irakiens, depuis la prise de Mossoul et d’al-Anbar par Daesh.

Ces agissements coincident avec les avancées de l’armée irakienne et de ses supplétifs des forces paramiltaires populaires dans ces régions. Mercredi, le ministère irakien de la Défense a affirmé avoir libéré deux régions situées entre les deux provinces Diyala et Salaheddine, Albou Baker et Albou Awwad.

Selon Thamer al-Khafaji qui s’exprimait pour la correspondante du site d’information Arabi-Press, trois Marines américains ont été parachutés dans la province de Babel ,  et deux hélicoptères d’origine inconnue ont atterri dans deux régions de la province de Diyala, à deux moments différents.

S’agissant des parachutistes, ils ont été vus à l’aube de mercredi dernier, en train de se jeter à partir d’un hélicoptère Apache dans la région al-Obaidate, dans le caza de Moussayyab, au nord de la province de Babel.

Concernant le deuxième évènement, il est question d’abord d’un Apache qui avait été vu  dans la nuit de mardi à mercredi en train d’atterrir dans les parages du village al-Safra , dans le prolongement de la région al-Azim, au nord de Diyala

Quelques heures plus tard, mercredi matin un hélicoptère d’origine inconnu est descendu à son tour au sud de la région de Bahraz du côté de Kanaane, au sud de la province de Diyala. Il y est resté quelques 15 minutes avant de décoller de nouveau.

Nombreux sont les responsables locaux dans cette province qui ont assuré avoir vu des hélicoptères non identifiés atterrir dans les bastions de Daesh au nord-est de Diyala et avoir largué des armes et des approvisionnements.

Un législateur irakien, Hamed al-Zameli a rapporté pour l’agence Fars news que l’actuel gouvernement de Bagdad reçoit quotidiennement des rapports des forces de sécurité dans la province d’al-Anbar sur des parachutages d’armes pour Daesh. Et d’accuser les Etats-Unis de vouloir provoquer le chaos en Irak en soutenant l’Etat islamique.

D’autres députés irakiens se plaignent de cette situation.
« Nous avons découvert des armes fabriquées aux Etats-Unis, dans les pays européens et en Israël dans les zones libérées du contrôle de l’EI dans la région Al-Baqdadi », écrit le site d’information al-Ahad, citant Khalaf Tarmouz, le chef du Conseil provincial d’al-Anbar. Tarmouz a également dit que des armes fabriquées en Europe et en Israël ont aussi été découvertes à Ramadi.


« Les Etats-Unis lâchent des armes pour l’EI avec l’excuse qu’ils ne savent pas où sont les positions de l’EI et s’efforcent de tordre la réalité avec ce genre d’allégations », dit-il.

Selon InfoWars, en décembre, les médias étatiques iraniens avaient affirmé que l’armée de l’air états-unienne avait largué pour la seconde fois des armes dans les zones tenues par l’Etat islamique.

En novembre, des sources des services de renseignement irakiens ont dit que les Etats-Unis approvisionnent activement l’EI en armes. « Les services de renseignement irakiens ont répété que les avions militaires états-uniens avaient largué plusieurs cargaisons d’aide pour les terroristes de l’EI afin de les aider à résister au siège de l’armée irakienne, des forces de sécurité et du peuple », explique un rapport.

En octobre, les sources de la coalition avaient reconnu ce qu’elles ont considéré être un parachutage prétendument erroné d’armes qui sont tombées aux mains des combattants de l’Etat islamique à l’extérieur de Kobané en Syrie.

En juillet (2014), Infowars faisait état de la grande quantité d’armes états-uniennes capturées par l’EI.

En plus des véhicules de combat et de l’artillerie acquise précédemment par l’armée irakienne, la mine d’armement provenant des bases US incluait plus de 50 batteries d’artillerie de 155mm M-198 et 4000 mitrailleuses PKC.


- Source : Al Manar

«Regime change» – les perpétuels échecs des Etats-Unis

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«Regime change» – les perpétuels échecs des Etats-Unis

par Albert A. Stahel, Institut für strategische Studien, Wädenswil

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

Selon l’orientation politique prédominante à la Maison Blanche – républicaine ou démocrate – il est devenu habituel que dans les administrations respectives, les néoconservateurs de droite ou les libéraux de gauche exigent régulièrement, dans le monde entier, la chute de dirigeants embarrassants et leur remplacement par des gouvernements démocratiques.


Ce «regime change» (changement de régime), propagé et promu par les Etats-Unis, a commencé en avril 1992 avec la chute du président afghan Mohammed Najibullah, qui a eu comme résultat non pas la démocratie afghane mais la guerre civile entre les différents partis moudjahidin. Une guerre qui déboucha sur la destruction de Kaboul et ensuite sur la prise du pouvoir par les Talibans qui finirent par assassiner Najibullah à Kaboul le 27 septembre 1996. D’autres «regime changes» se sont succédés selon le même modèle.


En décembre 2001, le régime taliban à Kaboul fut liquidé suite à la guerre aérienne des Etats-Unis et l’avancée de l’Alliance du Nord. Depuis lors, la guerre persévère sans relâche tandis qu’on assiste à une véritable éclosion de la culture et du trafic de drogues.


Le 5 octobre 2000 à Belgrade, le président serbe Slobodan Milosevic fut contraint, par des manifestations de masse, à démissionner. Aujourd’hui encore la Serbie demeure dans un état d’instabilité.


Le 9 avril 2003, Saddam Hussein fut renversé pendant l’agression et l’occupation de l’Irak par les Etats-Unis et la soi-disant coalition de bonnes volontés avant d’être exécuté, le 30 décembre 2006, par les nouveaux maîtres. Les conséquences de cet événement persistent jusqu’à nos jours: le démantèlement du régime de Saddam Hussein a rendu plus forte l’influence iranienne au sein de l’Irak aboutissant finalement à la création de l’EI en Irak occidental.


Le 23 novembre 2003 en Géorgie, Edouard Chevardnadze fut renversé par la révolution des roses. Son successeur suivit l’orientation politique des Etats-Unis; et en 2008, il déclara une guerre indirecte contre la Russie qui déboucha sur la division du pays.


Le 14 janvier 2011, le dictateur tunisien Zine el-Abidine Ben Ali fut expulsé par les manifestants et se réfugia en Arabie saoudite. Comme conséquence, les islamistes et les adhérents de Ben Ali se combattent toujours à la quête du pouvoir et la Tunisie continue à être considérée comme un Etat instable.


Le 11 février 2011, Hosni Moubarak, dirigeant de l’Egypte pendant de nombreuses années, fut renversé par des manifestations de masse. Suite à cet événement, Mohamed Morsi, Frère musulman, fut élu président mais renversé, lui aussi, le 3 juillet 2013, par un coup d’Etat militaire du maréchal Abdel Fattah al-Sissi. Ce dernier a été élu président en 2014, alors que ces forces de sécurité mènent une guerre d’usure contre les islamistes en Egypte et au Sinaï.


En mars 2011 en Syrie, encouragés par des organisations néoconservatrices américaines, turques et saoudiennes, des manifestations massives furent déclenchées contre le régime de Bachar el-Assad. Aujourd’hui, une guerre civile ravage la Syrie, dominée entre autres par les organisations salafistes telles l’EI et Jabhat al Nosra. Des millions d’êtres humains ne cessent de s’enfuir de ce pays détruit.
Soutenues par la guerre aérienne des Etats-Unis, du Royaume Uni et de la France, les milices libyennes se sont emparées du pouvoir et ont, le 20 octobre 2011, castré le dirigeant libyen Khadafi sur le capot d’une voiture avant de le tuer. Aujourd’hui, la Libye passe pour un Etat décomposé où fait rage une guerre civile brutale.


Le 22 février 2014, en Ukraine, Victor Ianoukovitch, le président élu, fut destitué par le Parlement suite à des manifestations de grande envergure à Kiev; il s’est réfugié en Russie. Le président russe Vladimir Poutine a profité de la déstabilisation de l’Ukraine pour annexer la Crimée. Dorénavant, dans l’est de l’Ukraine, les séparatistes se battent contre les milices et l’armée de Kiev. L’Ukraine est divisée en deux parties.


Ces divers exemples amènent à la conclusion que la politique américaine du «regime change» n’a mené à la démocratie dans aucun pays. Tout au contraire: aujourd’hui, les guerres civiles et le chaos prédominent dans la quasi-totalité de ces Etats.


Les Etats-Unis auraient mieux fait d’investir les fonds utilisés pour ces interventions dans la résolution de leurs propres problèmes pour assainir leurs infrastructures délabrées, leurs mauvais systèmes de formation et de santé et le système de pensions mal en point.     •

Source: Institut für Strategische Studien, www.strategische-studien.com du 17/1/15

(Traduction Horizons et débats)

vendredi, 27 février 2015

Kagan + Nuland: Liberal Interventionists

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Kagan + Nuland: Liberal Interventionists

By

Ex: http://www.lewrockwell.com

Why is Victoria Nuland reliably confrontational and antagonistic toward Russia? Why does she push power, force, and military might to the forefront in Ukraine? Why does she risk war with Russia? Why does she even care about Russia’s relations with Ukraine enough to inject the U.S. government into their affairs and conflicts?

Her philosophy is the same as her husband’s, Robert Kagan. One article calls them “THE ULTIMATE AMERICAN POWER COUPLE“. It says “Victoria Nuland and Robert Kagan fell in love ‘talking about democracy and the role of America in the world’ on one of their first dates. It’s a shared passion that hasn’t faded over time.” Presumably that inner quote is from one or both of them.

For a brief profile of Robert Kagan’s ideas, shared by Victoria Nuland, see here. That article contains some criticism of their positions coming from the academic side. It is enough to know that Kagan supports Hillary Clinton in foreign policy and that she appointed Nuland to see that in foreign policy Americans at the moment have no major party presidential choice except more of the same.

Kagan and Nuland advocate U.S. activism and intervention throughout the world. Kagan has always endorsed more and more and more U.S. commitments worldwide. In September, 2003, he endorsed “a ‘generational commitment’ to bringing political and economic reform to the long-neglected Middle East–a commitment not unlike that which we made to rebuild Europe after the Second World War.” (The phrase “generational commitment’ is Condoleezza Rice’s.) The article’s title is “Do what it takes in Iraq”, which is never enough to suit Kagan. This is one of his excuses for why the policies of war and might that he advocates have failed. The U.S. doesn’t try hard enough to suit him. The U.S. tried very, very hard in Vietnam, Iraq and Afghanistan, however. It still did not produce what Kagan and Kristol glowingly wanted in any of these countries and in Libya: “American ideals and American interests converge in such a project, that a more democratic Middle East will both improve the lives of long-suffering peoples and enhance America’s national security.” The very opposite has resulted!

The projection of American power and might into these lands has not produced what Kagan and Kristol forecasted would be the result.

The ideas and policies of Kagan and Nuland are influential in Washington and on Obama. They are always the most hawkish. In a Sept. 5, 2014 essay, Kagan wrote “The most hawkish members of Congress don’t think it safe to argue for a ground attack on the Islamic State or for a NATO troop presence in Ukraine.”

hqdefault.jpgKagan wants both an American ground attack on IS, which would mean attacks in three or more countries, and NATO in Ukraine. Nuland has constantly made provocative statements about Russia and she supports every move by Washington deeper and deeper into Ukraine’s politics and military campaigns. If Poroshenko is removed from office by another coup, Nuland will be there to influence and control the new leaders. She will anoint and bless them, even if they are neo-nazis.

The same article contains Kagan’s distorted interpretation of history. Kagan stands for the liberal values that came out of the Enlightenment and characterize the Western states. But he also believes that these states are pansies who need to be muscular in defense of these values. “Muscular” means interventionist and ever-willing to insert force and arms in foreign lands; not in classic self-defense but on a pro-active, preemptive basis. In other words, to maintain liberal values and promote liberalism worldwide, the liberal states have to behave illiberally. They have to attack other countries that they deem threatening. They have to be provocative toward any country that doesn’t meet their standards of liberality.

Kagan prefers the title “liberal interventionist” (Nuland presumably is the same.) This policy position is self-contradictory. A liberal position allows for self-defense, but it does not allow for remaking the world and attacking other countries. It is not necessarily the case that when the U.S. government provokes and confronts, or even invades, other nations that have different political setups, this benefits Americans.

Kagan’s idea is that there are military solutions to what he assumes are American problems in Syria and Ukraine. He bemoans “‘There is no military solution’ is the constant refrain of Western statesmen regarding conflicts from Syria to Ukraine…”, implying that there are such solutions. But are these lands actually problems for Americans in the first place? It’s hardly obvious that they are. They become problems only when the U.S. government follows the Kagan-Nuland philosophy of liberal interventionism and inserts itself into these conflicted lands. Kagan wants military solutions for problems that he has helped to create by his constant support and promotion of interventions.

Kagan’s justification of pro-active and preemptive military interventions and military solutions goes back to his interpretation of 20th century history, in particular, the role of Germany and Japan versus the western powers. He sees appeasement as a basic component of World War II. And he argues that Germany and Japan had grievances and resentments that could not be assuaged by concessions or accommodations from the West. He transfers this argument to the present and sees new enemies and threats in Russia, China and the Middle East.

Kagan’s ideas about Japan are oversimplified. The history of Japanese-American relations has to go back to armed U.S. naval expeditions in 1846, 1848 and 1852. It has to go back to friction over the Open Door Policy and U.S. immigration policy. China became an important bone of contention. Appeasement is hardly a consideration in any of this. Just the opposite. It is American resistance to Japan’s policies in China that is a nexus of frictions.

To engage in appeasement is to make a concession over what one owns or has a legitimate interest or obligation in. What concessions or legitimate interests did the U.S. sacrifice in order to avoid war with Japan and Germany? The U.S. did not have a treaty obligation to Czechoslovakia. The U.S. didn’t sign the Munich Agreement. The U.S. didn’t undertake to enforce Wilson’s idea of self-determination of nations when they came under threat from larger powers. It cannot be said that the U.S. appeased Germany. Furthermore, the U.S. participation in World War I, which would have been approved of by the Kagan-Nuland philosophy, had results that led to World War II. It cannot be argued that the U.S. appeased Germany in and before World War I.

With respect to the U.S. and NATO, it cannot be argued today that Ukraine is another Sudetenland or Czechoslovakia. The U.S. has no treaties with Ukraine to protect the territorial integrity of Ukraine or prevent it from breaking apart in a civil war. If it did have such a treaty, as it does with a good many other countries, it would only be asking for trouble.

Kagan’s understanding of the 19th century and appeasement is subject to serious questions. And when one considers how different the situations are today with respect to those states or countries that he seeks to replace Germany and Japan with, such as Iraq, Libya, Afghanistan, Islamic State, Russia and China, the Kagan-Nuland philosophy of American force projection is far more simply needless provocation and war-making than the non-appeasement that Kagan and Nuland envision it to be. Furthermore, the military intrusions of the U.S. can hardly be said to have appeased anyone; and they have done nothing to promote those liberal interventionist aims that Kagan and Nuland fell in love over.

jeudi, 26 février 2015

L’arme de l’information « Made in USA » contre les dirigeants européens …

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L’arme de l’information « Made in USA » contre les dirigeants européens …

Auteur : Georgy Voskresensky
Traduction Christophe
Ex: http://zejournal.mobi

Doit on les appeller « alliés »? Nous n’arrivons plus à digérer tout ce qui vient de l’autre côté de l’Atlantique. Les moyens de pressions qu’ils emploient envers tous ceux qui ont des vélléités d’indépendance, sont à la mesure des mètres carrés de leur territoire. Ils ne reculeront devant aucune bassesse, pour maintenir leur « titre » de « gendarme du monde ». Quitte pour cela, à fomenter guerre et atrocités, dont ils s’empresseront de rejeter la responsabilité sur ceux qu’ils ont osé leur résister. Quels moyens de pressions ont ils sur la France, pour que nous soyons à genoux devant ces « va t-en guerre »?

Anonymous est apparu pour la première fois sur la toile d’Internet en 2003 comme un groupe de hackers activistes défendant la liberté d’expression et opérant comme un «  cerveau digital global anarchiste. » Il s’agit d’un instrument, ou plutôt d’une arme destinée à être utilisée dans la guerre de l’information. Et cette arme a un avantage considérable : il s’est bien souvent avéré difficile de savoir qui l’utilisait vraiment. Pourtant, le problème ne se posait pas lorsqu’Anonymous publiait en 1993 une photo d’Angela Merkel rendant visite au Club Elbterrassen pour y rencontrer quelques skinheads et quelques autres personnages dont l’un exécutait un salut nazi…

Berlin s’était alors fendu d’explications circonstanciées, mais ce n’est pas là le problème. Une photo vieille de plus de 12 ans vient d’être publiée le 9 février dernier, juste avant la visite d’Angela Merkel à Washington, et après sa rencontre avec le président français François Hollande et le président russe Vladimir Poutine à Moscou, une réunion qui a duré plusieurs heures.

En publiant cette photo, Anonymous demandait si, pour diriger l’Allemagne, on pouvait vraiment faire confiance à une femme politique qui fut membre de l’Organisation de la Jeunesse socialiste en Allemagne de l’Est, qui était une espionne de Berlin Est, et qui fricotait avec les nazis.

L’attaque médiatique a été précédée par un événement notable : la chancelière s’est opposée à l’idée de fournir des armes léthales à  l’Ukraine. Angela Merkel a pris la parole lors d’une conférence sur la Sécurité à Munich le 7 février pour dire que « la situation de l’Ukraine ne s’améliorera pas en fournissant plus d’armes. » Et elle a réitéré cette affirmation un certain nombre de fois lors de ses récents voyages aux États-Unis et au Canada. Aux USA, ce sont le sénateur John McCain et la secrétaire d’État adjointe aux affaires européennes et asiatiques, Victoria Nuland, qui ont répondu en premier. Le Sénateur a comparé les tractations entre Merkel, Hollande et Poutine à la réunion d’apaisement entre Neville Chamberlin et Adolf Hitler. Mme Nuland a, comme à son habitude, utilisé un langage particulièrement obscène pour qualifier la dirigeante du principal État européen.

Il faut se rappeler aussi que depuis un certain temps, les services secrets américains ont abondamment collecté toute sorte d’informations, par différents moyens, dans le but de pouvoir les utiliser contre la chancelière allemande. On a appris par exemple en octobre 2013 que la NSA (National Security Agency) avait mis sur écoute le téléphone personnel de Mme Merkel, et l’information selon laquelle l’Agence américaine maintenait depuis plus de 10 ans la Chancelière sous surveillance a provoqué un énorme scandale. Mme Merkel a expliqué qu’elle n’attendait ni n’exigeait aucune excuse particulière, mais cette affaire a ouvert une importante brèche dans la confiance mutuelle et il a fallu des efforts importants pour tenter de la restaurer. Les promesses n’ont pas suffi, et la situation imposait des changements. Dans ces circonstances, la Chancelière pouvait difficilement calmer l’indignation générale, mais Washington a fait la sourde oreille sur ce qu’elle disait. L’histoire des enregistrements a finalement été étouffée et il n’y a eu aucun réel changement.

Angela Merkel n’est pas la seule dirigeante européenne à avoir fait l’expérience des pratiques de Washington concernant toute « liberté de pensée »  des leaders européens, en particulier quand il  s’agit de la Russie. Les exemples ne manquent pas.

La Hongrie, emmenée par son premier ministre Victor Orban, a signé avec la Russie un contrat pour achever la construction de deux centrales nucléaires situées à 100 km de Budapest. Les États-Unis ont [immédiatement] imposé des sanctions contre la Hongrie. Le Sénateur McCain, toujours aussi prompt à dégainer, a qualifié le premier ministre hongrois de « dictateur fasciste ». [Dans le même temps], le président Poutine était attendu à Budapest le 17 février.

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L’administration US est aussi insatisfaite de la position de Milos Zeman, le président de la République tchèque, qui a osé demander des preuves que les troupes russes ont bien envahi l’Ukraine, et a appelé les États-Unis et l’Union européenne à mettre fin aux sanctions. Les USA ont alors utilisé leurs réseaux dans le pays pour lancer une vaste campagne discréditant le Président.

Alors qu’il était premier ministre de l’Italie, Silvio Berlusconi n’hésita pas à affirmer que la compréhension mutuelle entre la Russie et les États-Unis était une exigence pour la stabilité en Europe. Il a déclaré que les USA avaient agi de façon irresponsable en déployant des missiles de défense en Pologne et en République tchèque, en reconnaissant l’indépendance du Kosovo, et en poussant la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN.

Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur du fonds monétaire international, a été victime d’une provocation planifiée longtemps à l’avance et organisée contre lui aux États-Unis où il a été accusé d’avoir violé une femme de chambre noire lors de son séjour à New York. Il a dû faire faire à un procès aux États-Unis. On a su par la suite que la femme de chambre avait menti, mais cela est passé totalement inaperçu. Strauss-Kahn a perdu son poste au FMI et n’a pas pu se présenter aux élections présidentielles en France.

Orban, Zeman, Berlusconi, Strauss-Kahn, et maintenant Merkel : tous sont devenus des cibles pour les frappes chirurgicales des armes de l’information US contre les politiciens européens montrant de bien trop grandes velléités d’indépendance en matière de politique étrangère, au goût de Washington.

L’establishment américain pense que l’Europe doit rester sur sa ligne et suivre la politique étrangère US sans aucune variante possible. Selon eux, c’est comme cela que s’obtient la quintessence de la coopération transatlantique. Juste après sa rencontre avec Angela Merkel, le président américain a expliqué lors d’une interview à Vox.com, que les États-Unis étaient  obligés d’avoir « la plus puissante armée du monde. » Et il a ajouté « nous devons parfois tordre un peu le bras de certains pays qui ne veulent pas faire ce qu’on leur demande. » La brutalité de cette déclaration ne laisse aucun doute sur le fait que les États-Unis sont prêts à « tordre le bras » de n’importe quel allié qui n’aurait pas les mêmes vues qu’eux sur les différents problèmes dans le monde.

Les alliés (vassaux ?) européens, ou asiatiques peuvent être certain de cela. Le président turc Erdogan est très certainement le prochain sur la liste. On ne lui pardonne pas d’avoir signé avec Poutine l’accord sur le gazoduc « Turkish Stream ». Et on entend clairement le tic-tac de l’horloge.


- Source : Georgy Voskresensky-Traduction Christophe

The Wreckage of American Democracy

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The Wreckage of American Democracy

The Logic of the Imperial Security State

by LUCIANA BOHNE
Ex: http://www.counterpunch.org

What to think of a policy that bombs countries and leaves them to their fate? Most observers of US foreign policy since 2001 regard this policy as a failure. They look upon the ruins of Iraq, Afghanistan, Libya, Somalia, Yemen, and see no victory parade, no reconstruction, no stable government, no democracy, and no human rights. These are observers whose mindset is stuck in models of the past. They may have in mind WW II, a declared war, battles, victory, negotiations, treaties, and reconstruction. Say, Europe and the Marshall Plan or Japan. They may be thinking of a world order ruled by international law, Geneva Conventions, the United Nations, and of America as safeguarding this order. Consequently the disorder that the United States is sowing across the planet makes no sense. The politicos on the Potomac must be crazy—is the conclusion.

No such thing. They may be megalomaniacs, but they have a plan for precisely disorder, no less a plan than to subdue the world to its economic will militarily. America is slipping from its rank as the #1 economy in the world, a record held since the 1870s. History instructs that it is impossible to maintain a global empire without economic primacy. The American empire has its back to the wall, but it still has military supremacy, after the exit of its main challenger, the USSR, the greatest tragedy to relative peace in the world of our era. The world really did change on 11 September 2001. It gave America the excuse to choose the military option to keep dominating the world, which it could no longer do economically. The United States, too, took the opportunity to effect a silent coup at home, starting with the Patriot Act, and moving gradually forward to change the US from a democracy to a security state and to destroy, unopposed by a frightened domestic population, pieces of the world, one inconvenient country at a time. It’s a way of doing WW III without anybody but the victims noticing.

Failure? Look at Iraq, the epitome of a cancer cell eating the vital organs of the body, producing pain and suffering as it dies. But do, too, look at Iraq’s border with Iran and see that it is dotted with US military bases. Afghanistan? Permanent and indefinite US military occupation, clothed as a security agreement between Washington and Kabul, squeezing Iran on its eastern border. Libya? The removal of Muanmar Qaddafi in 2011 has left the whole continent bereft of protection from neo-colonial penetration. Since then, we’ve had the French invasion of Mali. Since the fall of Qaddafi, Libya’s North-African coast has become a gigantic refugee port, where thousands of desperate people gather chaotically to flee war and famine to reach Italy, 200 miles away, in inflatable boats. According to the United Nations, 90% of those fleeing Libya land in Italy. Only a few weeks ago 300 of these refugees drowned off the coast of Lampedusa, the volcanic island north of Sicily. According to Amnesty International’s latest report, 37,000 refugees are waiting to brave the sea to reach the shores of Europe. Two governments, two parliaments, and two armies currently rule Libya. Both vie for power and for control of the oil fields on the Gulf of Sirte. Islamist militia rule in Tripoli; a government recognized by the international “community” rules in Tobruk. In this institutional vacuum, the IS are moving in. They are in Derna, applying the whip to young men known to have imbibed alcohol. Perhaps in two months, IS will control the Libyan coast. The US is not stopping them.

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Libya, in fact, provides the example, as good as any, of the logic of American imperial policy. After the bombing and the grotesque spectacle of the leader’s assassination, chaos ensues. Then, the “terrorists” move in to mop up the territory. Is there anyone sentient who still believes that the “terrorists” are the enemies of the empire? Is there anyone who still doesn’t see that the “terrorists” are the equivalent of the einsatzgruppen of the Hitlerite SS? With their sadistic theatre of public and grotesque terror, they provide the empire with reasons for intensifying interventions (Iraq) and renewing bombing campaigns for regime change (Syria). Moreover, the supposed advance of the “terrorist threat” serves to bind the empire’s vassals together in a common goal in the supposed struggle against terrorism– to “tighten security” at home and “to internationalize” foreign policy abroad. In reality, to get with the empire’s long-term goal of world domination.

Italy currently provides a good example of this vassalage to the empire’s goal. With the advance of IS in Libya, feudatory Italy prepares “to internationalize” a response to this perceived threat. To this end, it raises the specter of the black flag of IS flying on top of St. Peter’s. Italian Foreign Minister, Paolo Gentiloni, alerted viewers recently on SkyTg24 that Italy is threatened by the alarming situation in Libya, failing to note that the crisis is the result of Italy’s participation in the coup in Libya. Gentiloni warned that if mediation fails to produce results in reconciling the warring parties in Libya it is necessary “to do something more. . . . Italy is prepared to fight in a scenario of international legality.”

The “war on terror” was a brilliant propaganda idea. It created a state of exception to democratic order throughout the West, one that facilitated a craven and unquestioned transition from constitutional democracies to control states. In the US, the Patriot Act inaugurated this control state, which politologists like to call a “security state” to avoid calling it a police state, in which every citizen is regarded as a potential terrorist. The function of this type of state is not to promote order but to manage the disorder that it produces. On the world stage, terrorism is used as the instrument for creating the disorder that the world’s policeman—the United States—and its “allies” are called to manage.

Unquestionably, America is a basket case–and should be hospitalized in one of history’s asylums for states with Napoleonic delusions—but not because of its failures but because of its successes in achieving their ends: they make a wreckage of democracy and call it security; they terrorize the world one country at a time and call it . . . what? Anti-terrorism. They create the effect and call it the cause.

Is this a failure? In moral terms, yes. In imperial-policy terms, no.

Luciana Bohne is co-founder of Film Criticism, a journal of cinema studies, and teaches at Edinboro University in Pennsylvania. She can be reached at: lbohne@edinboro.edu

Clint Eastwood: „Manche Kulturen brauchen einen Diktator“

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Clint Eastwood: „Manche Kulturen brauchen einen Diktator“

Ex: http://www.jungefreiheit.de

MÜNCHEN. Oskar-Preisträger und Regisseur Clint Eastwood hat scharfe Kritik an der amerikanischen Außenpolitik geäußert. „Wir versuchen ständig, andere Kulturen zur Demokratie zu erziehen, obwohl sie eine komplett andere Mentalität haben. Vielleicht brauchen manche Kulturen einen Diktator, damit das System funktioniert“, sagte Eastwood dem Focus.

Das Problem sei, daß die meisten Diktatoren ab einem gewissen Punkt nur noch das eigene Wohl im Sinne hätten und nicht das der Menschen. Die USA hätten zwar Saddam Hussein gestürzt, aber am Ende komme der Nächste an die Macht, der genauso schlimm sei, wenn nicht noch schlimmer.

Kritik am Sturz von Gaddafi

„In Libyen war es auch so. Wir dachten, wir sind die Heilsbringer, aber ist das Land nun wirklich besser dran?“ Schließlich herrsche dort nun Chaos und Krieg und die IS-Milizen sorgten für Terror.

„Gaddafi war ein Tyrann, klar. Aber wenigstens lebten die Menschen in Frieden unter seinem Regime. Nun ist die ganze Region noch instabiler geworden“, kritisierte der Hollywood-Star, dessen neuer Film „American Sniper“ in dieser Woche in Deutschland in den Kinos anläuft. (krk)

lundi, 23 février 2015

La « fausse guerre » d’Obama contre le groupe État islamique

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La « fausse guerre » d’Obama contre le groupe État islamique, protégé par les États-Unis et leurs alliés

Auteur : Michel Chossudovsky
Traduction Julie Lévesque
Ex: http://zejournal.mobi 

Depuis août 2014, l’US Air Force, avec le soutien d’une coalition de 19 pays, mène sans relâche une intense campagne de bombardements aériens contre la Syrie et l’Irak ciblant supposément les brigades du groupe État islamique (EI).

Selon Defense News, plus de 16 000 frappes aériennes ont été effectuées entre août 2014 et la mi-janvier 2015. Soixante pour cent des frappes aériennes ont été menées par l’US Air Force à l’aide de chasseurs à réaction perfectionnés (Aaron Mehta, “A-10 Performing 11 Percent of Anti-ISIS Sorties”, Defense News, 19 janvier 2015.)

Les frappes aériennes ont été simplement décrites par les médias comme faisant partie d’une « légère » opération antiterroriste, plutôt que comme un acte de guerre totale contre la Syrie et l’Irak.

Cette campagne aérienne à grande l’échelle, ayant fait d’innombrables victimes civiles, a fait l’objet d’une mauvaise couverture dans les médias traditionnels. Selon Max Boot, attaché supérieur de recherche sur la sécurité nationale au Council on Foreign Relations (CFR) : « La stratégie d’Obama en Syrie et en Irak ne fonctionne pas [parce que] la campagne de bombardements étasuniens contre l’EI a été remarquablement modérée. » ( Newsweek, 17 février 2015 c’est l’auteur qui souligne.)

Les Étasuniens sont portés à croire que le groupe État islamique constitue une formidable force face à l’armée des États-Unis et une menace pour la civilisation occidentale. L’idée qui ressort des reportages est que l’US Air Force a échoué et qu’« Obama devrait se ressaisir » pour affronter efficacement cet « ennemi extérieur » de l’Amérique.

Selon Max Boot du CFR, l’escalade militaire est la solution : le président doit « envoyer plus d’avions, de conseillers militaires, et de forces d’opérations spéciales, tout en assouplissant les restrictions auxquelles ils sont soumis ». (Ibid.)

Quel type d’avions sont utilisés dans la campagne de bombardements aériens? Le F-16 Fighting Falcon, le F-15E Strike Eagle, l’A-10 Warthog, sans compter le F-22 Raptor, un chasseur d’appui tactique indétectable de Lockheed Martin.

Question pour nos lecteurs

Pourquoi l’US Air Force n’a-t-elle pas pu anéantir le groupe État islamique, qui dès le début a été largement équipé avec de petites armes conventionnelles, sans compter les camionnettes Toyota à la fine pointe de la technologie?

Depuis le début, cette campagne aérienne n’est PAS dirigée contre l’EI. Les preuves confirment que e groupe État islamique n’est pas la cible. Bien au contraire.

Les raids aériens visent à détruire l’infrastructure économique de l’Irak et de la Syrie.

Nous appelons nos lecteurs à réfléchir attentivement à l’image d'illustration (voir en grand format sur la source de l'article), qui montre le convoi de camionnettes du groupe État islamique entrant en Irak et traversant un espace ouvert de 200 km de désert séparant les deux pays.

Ce convoi est entré en Irak en juin 2014.

D’un point de vue militaire qu’aurait-il fallu faire pour éliminer un convoi de l’EI sans capacités antiaériennes efficaces?

Il n’est pas nécessaire de comprendre les questions militaires, il suffit d’un peu de bon sens.

S’ils avaient voulu éliminer les brigades du groupe État islamique, ils auraient pu bombarder massivement leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin.

La réponse est assez évidente, mais pas un seule média de masse ne l’a reconnu.

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir carte à droite). D’un point de vue militaire, avec des avions de combat perfectionnés (F15, F22 Raptor, F16), cela aurait été « un jeu d’enfant », une opération de haute précision rapide et utile qui aurait décimé les convois de l’État islamique en quelques heures. Nous avons plutôt vu six mois de raids et de bombardements aériens interminables, et l’ennemi terroriste est apparemment toujours intacte.

(En comparaison, les bombardements de l’OTAN en Yougoslavie en 1999 ont duré environ trois mois, du 24 juin au 10 mars 1999).

Et nous sommes portés à croire que le groupe État islamique ne peut être vaincu par une puissante coalition militaire de 19 pays dirigée par les États-Unis.

La campagne de bombardements aériens n’était pas destinée à décimer le groupe État islamique.

Le mandat de lutte contre le terrorisme constitue de la fiction. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

Le groupe armé État islamique n’est pas seulement protégé par les États-Unis et leurs alliés, il est entraîné et financé par les États-Unis et l’OTAN avec le soutien d’Israël et des alliés de Washington dans le golfe Persique.


- Source : Michel Chossudovsky-Traduction Julie Lévesque

Obama vindt dat wereld begrip moet hebben voor ISIS

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Obama vindt dat wereld begrip moet hebben voor ISIS

President weigert nog altijd te spreken van ‘islamitische terreurgroepen’

Amerikaans ministerie BuZa: ISIS aanpakken door hen niet te vermoorden, maar een baan te geven

Obama blijft volhouden dat islamitisch terrorisme niet bestaat en dat christenen daarom niet het slachtoffer kunnen zijn. Dus waarom zou hij daar dan aandacht aan besteden?

De Amerikaanse president Barack Hussein Obama heeft opnieuw een verbijsterende uitspraak gedaan door te zeggen dat de wereld meer begrip moet hebben voor de ‘grieven’ van ISIS. Tevens weigert hij nog steeds om ISIS ‘islamitisch’ te noemen. Op een gisteren gehouden conferentie over ‘extremisme’ werden de termen ‘islamitische terreur’ of ‘moslim terreur’ dan ook niet één keer door hem genoemd. Tegelijkertijd had Obama wel openlijk extremistische en antisemitische moslims uitgenodigd.

‘Pogingen om gewelddadig extremisme tegen te gaan zullen alleen succes hebben als burgers hun legitieme grieven op democratische wijze en door sterke burgergemeenschappen kenbaar kunnen maken,’ schreef Obama in een ingezonden artikel in de L.A. Times.

ISIS - moslims die massaal vrouwen en zelfs peuters verkrachten, kinderen executeren omdat ze naar voetbal kijken, en christenen onthoofden? Die overal waar ze komen op de meest gruwelijke wijze dood en verderf zaaien als mensen zich weigeren tot de islam te bekeren en zich aan de racistische Sharia wetten te onderwerpen? Burgers? Democratisch? Legitieme grieven?

Truth-Has-Been-Spoken.jpgMassaslachting van christenen door moslims doodgezwegen

Niet alleen weigert Obama stelselmatig hen islamitische terroristen te noemen –ondanks het feit dat ze zich terecht beroepen op de Koran, de uitspraken van Mohammed en de bevelen van Allah-, hij weigert ook nog altijd om ook maar één keer rechtstreeks te veroordelen dat het vooral christenen zijn die het doelwit zijn van ISIS, en dat enkel vanwege hun geloof.

‘Geef ISIS-strijders een baan’

In de persverklaring van het Witte Huis over de onthoofdingen door ISIS op een strand in Libië zult u dan ook tevergeefs zoeken naar de woorden ‘christenen’, ‘Kopten’, ‘islam’ of ‘moslims’. Een woordvoerder van het ministerie van Buitenlandse Zaken verklaarde in een TV interview zelfs dat ISIS beter zou kunnen worden aangepakt door de jihadisten niet te vermoorden, maar hen een baan te geven.

New York Post: Opstelling president ‘gestoord’

De New York Post vindt het letterlijk ‘gestoord’ dat Obama al die terreurgroepen zoals ISIS, Al-Qaeda, de Taliban en Boko Haram, die openlijk de islam als basis hebben, weigert te associëren met de islam. Zelfs liberale en linkse Amerikaanse media zoals CNN, die de afgelopen jaren vrijwel kritiekloos achter Obama hebben gestaan, protesteren nu (1).

‘Circusvoorstelling’: Obama nodigde extremisten uit

MSNBC, al jaren een fervente propagandist voor het Witte Huis, noemde Obama’s conferentie over extremisme letterlijk een ‘circusvoorstelling’ (4). Dat kwam mede omdat Obama juist enkele bekende moslimextremisten had uitgenodigd, zoals Israëlhater Ali Jakvani, die op zijn Facebook een selfie heeft staan met sjeik Khalid Yasin, een voorstander van de Sharia –zo verheerlijkt hij het afhakken van handen en hoofden- en iemand die preekt dat moslims geen niet-moslims als vrienden mogen hebben.

Andere zeer dubieuze eregasten van de president waren Jihad Turk, president van een Islamitische Hogeschool die pleit voor een totale boycot van Israël; professor Ahmed Younis, die beweert dat Nazi kopstuk Adolf Eichmann een Jood was, dus de Joden in feite zelf de Holocaust pleegden, en Salam Al-Maryati, president van MPAC, die al jaren openlijk achter Hezbollah staat en het streven om de Joodse staat weg te vagen. (5)

Tijdens het recente Nationale Ontbijtgebed riep Obama zich ook al de verontwaardiging van het land over zich af door de wandaden van  ISIS te bagatelliseren door te wijzen op de ‘gruweldaden’ die christenen 800 tot 1000 jaar geleden zouden hebben begaan tijdens de kruistochten.

Focus op ‘extreemrechtse’ Amerikanen

Volgens vaste Infowars auteur Paul Joseph Watson past Obama’s weigering het islamitische terrorisme te benoemen perfect in zijn tactiek om zijn beleid te focussen op het ‘binnenlandse extremisme’. In de laatste ‘terreur beoordelingslijst’ van de FBI worden islamitische terreurgroepen niet één keer genoemd, maar ligt de nadruk enkel op het bestrijden van zogenaamd ‘extreemrechtse’ Amerikaanse burgers en milities die openlijk het gezag van de federale overheid betwisten en ‘de vrijheid van het individu benadrukken’, zoals al in 2012 in een officieel onderzoek van het ministerie van BuZa werd gesuggereerd. (2)

Moslim Broederschap terroristen hebben vrij toegang tot VS

Vorig jaar lekte er zelfs een lijst van het ministerie van Homeland Security naar buiten met daarop de namen van moslims met aangetoonde banden met het terrorisme (zoals de Moslim Broederschap terreurbeweging), die uitdrukkelijk NIET mogen worden tegengehouden en zelfs niet mogen worden gevisiteerd of ondervraagd als ze het land in willen reizen. (3)


Xander

(1) Infowars
(2) Infowars
(3) Infowars
(4) Breitbart
(5) Breitbart

samedi, 21 février 2015

Equation : la plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

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Equation: la plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

 

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.


Des programmes cachés dans les tréfonds du disque dur

La particularité des attaques menées par le groupe Equation est qu’elles s’en prennent directement aux disques durs des ordinateurs. Ces derniers étaient reprogrammés afin que les virus deviennent quasi impossibles à éliminer.

Pour l’expert de Kaspersky Serge Malenkovich, ces logiciels espions sont “invisibles et indestructibles” et constituent un véritable cauchemar en sécurité informatique.

Mais cette attaque est si complexe à exécuter, a-t-il noté, “que même le groupe Equation ne l’a probablement réalisée qu’à quelques reprises”. Exemple : des scientifiques participant à une conférence au Texas ont reçu des CD-ROMS consacrés à l’événement, mais aussi porteurs de ces virus capables de transmettre leurs informations vers des serveurs du groupe Equation.

L’opération ne daterait pas d’hier : “On ne peut dire quand le groupe Equation a commencé son ascension, précisent les experts. Les échantillons de logiciels espions que nous avons vus ont été identifiés en 2002, mais leur centre de commandement a été repéré dès 2001.” Selon le rapport, il est même possible de remonter la filière jusqu’en 1996.

Plusieurs grands fabricants de disques durs, dont Western Digital, Seagate, Samsung et Maxtor ont été piégés. Le logiciel espion a été conçu de telle manière qu’il résistait à un reformatage du disque dur et à l’installation d’un nouveau système d’exploitation sur l’ordinateur infecté.

Les entreprises Western Digital, Seagate et Micron nient avoir connaissance du programme d’espionnage, indique Recode, alors que Toshiba et Samsung ont refusé de s’exprimer.

Les attaques ont été en mesure d’infecter “environ 2.000 utilisateurs par mois” dans 30 pays, mentionne le rapport. La majorité d’entre eux ont été détectés en Iran, en Russie, au Pakistan et en Afghanistan. Parmi les autres pays touchés, on compte la Syrie, le Kazakhstan, la Belgique, la Somalie, la Libye, la France, le Yémen, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Inde et le Brésil.

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Kaspersky établit un lien avec le virus Stuxnet

Qui est derrière tout ça? Selon l’éditeur, le virus Fanny porte des traces qui indiquent que “les développeurs d’Equation et Stuxnet sont soit les mêmes, soit coopèrent étroitement“. Le virus Stuxnet est à l’origine d’attaques contre le programme nucléaire iranien et utilisé, selon Téhéran, par les Etats-Unis et Israël.

La NSA a refusé de confirmer toute implication dans le programme. “Nous sommes au courant du rapport. Nous ne commenterons publiquement aucune allégation soulevée par le rapport, ni aucune autre information”, a indiqué Vanee Vines, la porte-parole de la NSA à l’AFP.

Sean Sullivan, de la firme de sécurité finlandaise F-Secure, a pour sa part mentionné que le rapport de Kaspersky semble décrire une division de la NSA connue sous l’acronyme ANT, qui a fait l’objet d’un rapport en 2013 sur les portes dérobées (backdoor) dans les produits technologiques.

L’étude de Kaspersky fait référence à un groupe nommé Equation, dont le pays d’origine est tenu secret, mais qui possède exactement les capacités d’ANT“, a -t-il précisé sur son blog mardi.

L’Expansion

vendredi, 20 février 2015

Los yihadistas del Isis no son medievales, están influenciados por la filosofía moderna occidental

por Kevin McDonald

Ex: http://paginatransversal.wordpress.com

En las últimas semanas ha habido un constante ruido de fondo que sugiere que “Estado Islámico” (Isis) y su ideología son una especie de retorno a un pasado remoto. A menudo se enmarca en un lenguaje como el utilizado la semana pasada por el viceprimer ministro, Nick Clegg, quien dijo Isis era “medieval”. De hecho, el pensamiento de la banda terrorista es en gran medida de una tradición mucho más moderna, occidental.

La intervención de Clegg no es sorprendente. Dada la extrema violencia de los combatientes de Isis y las imágenes frecuentes de cuerpos decapitados, es comprensible que se intenta dar sentido a estos actos como algo radicalmente “diferente”.

Pero esto no necesariamente nos ayuda a comprender lo que está en juego. En particular, se tiende a aceptar una de las afirmaciones centrales del yihadismo contemporáneo, a saber, que “se remonta a los orígenes del Islam”. A un partidario del Isis que sigo en Twitter le gusta decir: “El mundo cambia; El Islam no”.

Esto no es sólo una cuestión de debate académico. Tiene un impacto real. Uno de los atractivos de la ideología yihadista a muchos jóvenes es que desplaza el poder generacional en sus comunidades. Los yihadistas, y más ampliamente los islamistas, se presentan como “fieles a su religión”, mientras que sus padres en su opinión, están sumidos en la tradición o la “cultura”.

Necesita ser dicho muy claramente: el yihadismo contemporáneo no es una vuelta al pasado. Es una ideología moderna, anti-tradicional con una deuda muy importante hacia la historia y la cultura política occidental.

Cuando hizo su discurso en julio en la Gran Mezquita de Mosul declarando la creación de un “estado islámico” con él mismo como su califa, Abu Bakr al-Baghdadi citó una larga cita del pensador indio / paquistaní Abul A’la Maududi, el fundador de la Jamaat- e-Islami en 1941 y creador término contemporáneo de estado islámico.

El “Estado islámico” de Maududi está originariamente caracterizado por ideas y conceptos occidentales. Toma una creencia compartida entre el Islam y otras tradiciones religiosas, a saber, que sólo Dios es el juez último de una persona, y la transforma – convirtiendo la posesión del juicio de Dios en posesión de, y en última instancia, en monopolio de la “soberanía”. Maududi también se basa en la comprensión del mundo natural que se rigen por leyes que son expresiones del poder de Dios – ideas que que proceden de la revolución científica del siglo 17. Compagina estos en una visión de la soberanía de Dios, y luego pasa a definir esta soberanía en términos políticos, afirmando que “sólo Dios es el soberano” (El modo de vida islámico). El Estado y lo divino así se fusionan, por lo que a medida que Dios se convierte en política, la política se convierte en sagrada.

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Esa soberanía es completamente ajena a la cultura medieval, con su mundo fragmentado y varias fuentes de poder. Sus orígenes se encuentran en su lugar en el sistema westfaliano de estados y la revolución científica moderna.

Pero la deuda de Maududi a la historia política europea se extiende más allá de su comprensión de la soberanía. El centro de su pensamiento es su comprensión de la revolución francesa, que a su juicio ofreció la promesa de un “estado fundado en un conjunto de principios”, en oposición a uno basado en una nación o un pueblo. Para Maududi este potencial se marchitó en Francia; su logro tendría que esperar “un estado islámico”.

En la Francia revolucionaria, es el Estado el que “crea” a sus ciudadanos y nada debe actuar como barrera entre el ciudadano y el Estado. Es por eso que hoy en día las agencias del gobierno francés todavía tienen una ley que impide la recogida de datos sobre el origen étnico, considerada una potencial comunidad intermediaria entre el Estado y los ciudadanos.

Este “ciudadano universal” separado de la comunidad, su nación o de la historia, es el núcleo de la visión de Maududi de “ciudadanía en el Islam”. Así como el Estado francés revolucionario creó sus ciudadanos, con el ciudadano impensable fuera del estado, así también el estado islámico crea sus ciudadanos. Esta es la base del argumento de otro modo ininteligible de Maududi de que sólo se puede ser musulmán en un estado islámico.

No mire al Corán para entender esto – mire a la revolución francesa y en última instancia a la secularización de una idea que encuentra sus orígenes en la cristiandad europea: Extra Ecclesiam nulla salus (fuera de la Iglesia no hay salvación), una idea que se transformó con el nacimiento de los estados modernos europeos extra stato nulla persona (fuera del estado no hay personalidad jurídica). Esta idea todavía demuestra un poder extraordinario hoy: es la fuente de lo que significa ser un refugiado.

Si el estado de Isis es profundamente moderno, también lo es su violencia. Los combatientes del Isis no simplemente matan; sino que tratan de humillar, como vimos la semana pasada, cuando acorralados reservistas sirios vistiendo sólo su ropa interior fueron conducidos a su muerte. Y buscan deshonrar los cuerpos de sus víctimas, en particular a través de manipulaciones postmortem.

Tales manipulaciones tienen como objetivo destruir el cuerpo como una singularidad. El cuerpo se convierte en una manifestación de una colectividad a ser borrada, su manipulación convirtiendo lo que antes era una persona humana en un “extraño abominable”. Tales prácticas son cada vez más evidentes en la guerra hoy.

Centro para el programa de Isis es su pretensión de herencia musulmana – observen la vestimenta de al-Baghdadi. Parte de contrarrestar esto requiere la comprensión de las fuentes de la época de su ideología y de su violencia. De ninguna manera se puede entender eso como una vuelta a los orígenes del Islam. Se trata de una tesis central de sus partidarios, a la que no se debe dar ningún crédito en absoluto.

Este artículo fue publicado originalmente en “The Conversation”.

Fuente: El Espía Digital

jeudi, 19 février 2015

Après la mort du Roi Abdullah, l’alliance américano-wahhabite se poursuit

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Après la mort du Roi Abdullah, l’alliance américano-wahhabite se poursuit

Par Bernhard Tomaschitz

Les relations entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite resteront étroites !

Après la mort du Roi Abdullah d’Arabie saoudite, survenu le 23 janvier dernier à l’âge de 90 ans, les hommes d’Etat du monde entier se sont rendus à Ryad pour rendre hommage au nouveau monarque, Salman bin Abdulaziz. Barack Obama a même interrompu sa visite officielle en Inde pour se rendre aux obsèques du roi saoudien. Le Président américain a prononcé les louanges du défunt Abdullah, le décrivant comme un homme qui « a eu le courage de s’engager pour ses convictions ». Obama en a également profité pour rappeler que les relations étroites entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite sont les garantes « de la stabilité et de la sécurité au Proche-Orient et au-delà ».

De fait, Abdullah n’était nullement un « réformateur » comme il aimait à être décrit en Occident. En effet, sous son règne, les groupes islamistes ont reçu son soutien, grâce à la manne pétrolière, non seulement ceux qui s’activent au Proche Orient mais aussi ceux qui sèment le trouble ailleurs dans le monde. On sait que dans ce royaume du désert, le wahhabisme, une forme particulièrement passéiste de l’islam, est religion d’Etat et que, selon certaines statistiques, les prisons du pays accueillent quelque 30.000 prisonniers politiques. Cette situation ne semble pas particulièrement déranger les Etats-Unis, officiellement propagateurs sourcilleux de l’idéal démocratique et des droits de l’homme sur cette planète. Finalement, ce silence s’explique parce que les Saoudiens sont les principaux alliés de Washington dans la région du Golfe, hautement stratégique.

Un publiciste de gauche américaine, Bill Van Auken, donne une explication : « l’impérialisme américain a toujours dépendu du prosélytisme saoudien car l’idéologie islamiste et wahhabite est un moyen facile pour lutter contre les régimes séculiers, nationalistes-arabes et socialistes de la région ». Plus tard, les Saoudiens, devenus entretemps la puissance dominante dans le « Conseil de Coopération du Golfe », ont été appelés à jouer le rôle de bastion offensif dans la stratégie américaine visant à endiguer l’Iran. Téhéran continue à refuser catégoriquement l’hégémonisme américain. Les Etats-Unis dès lors se comportent autrement avec l’Arabie saoudite. Celle-ci laisse Washington faire tant que les intérêts américains ne contrecarrent pas les siens, surtout dans la région du Golfe. Quant aux Américains, ils savent comment s’y prendre pour atteler les alliés des Saoudiens à leur propre machinerie stratégique.

Pour Andrew Korybko, journaliste et géopolitologue américain d’origine russe, « les Etats-Unis savent apprécier la valeur régionale des objectifs d’Abdullah pour leur propre grand projet stratégique ; c’est pourquoi ils ont jeté tout leur poids derrière les activités déstabilisatrices du monarque wahhabite ». Abdullah a soutenu des groupes islamistes en Syrie qui ont engagé la lutte contre le Président Bachar El-Assad. Il a également soutenu les frappes aériennes des puissances de l’OTAN et des Etats-Unis en Libye. De plus, Abdullah a apporté son indéfectible soutien au militaire égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Mursi, le président démocratiquement élu appartenant au mouvement des frères musulmans.

Selon Korybko, Washington souhaiterait mettre en place un monde multipolaire où des « zones de responsabilité régionale » seraient confiées à des alliés fidèles. Pour la région du Golfe, c’est l’Arabie saoudite qui est le partenaire désigné. Korybko poursuite son raisonnement : « Les Etats-Unis veulent utiliser les potentialités des Saoudiens et de leurs vassaux du Conseil de Coopération du Golfe comme sous-traitant militaires dans tout futur conflit contre l’Iran. Dès lors, les Etats-Unis et l’OTAN arment ces pays jusqu’aux dents ».

L’exemple le plus probant de cette alliance entre Washington et Ryad s’observe dans la chute des prix du pétrole : l’Arabie saoudite refuse de diminuer sa production et accepte par conséquent un déficit budgétaire de 39 milliards de dollars pour cette année 2015. On devine tout de suite contre qui cette politique s’articule car, à l’évidence il y a collusion entre les deux pays : contre la Russie et contre l’Iran.

Le nouveau roi Salman ne changera rien à l’alliance américano-saoudienne.  Ce qui laissera intact le double jeu que pratique Ryad. Le journaliste d’investigation américain Wayne Madsen rappelle qu’en 2006, Salman, alors gouverneur de Ryad, avait été accusé par des opposants saoudiens exilés en Grande-Bretagne « d’avoir apporté une aide matérielle aux forces d’Al-Qaeda opérant en Afghanistan avant et après le 11 septembre 2001 ». Depuis son bureau, Salman payait en espèces certains membres d’Al-Qaeda et prenait en charge frais d’hôtel et billets d’avion.

Madsen est convaincu que ces activités de soutien et de financement s’effectuaient au su des services secrets américains : « On ne doutera guère que les activités de Salman en lien avec Al-Qaeda étaient connues de la CIA qui, elle, avait autorisé le soutien saoudien aux combattants arabes du djihad antisoviétique en Afghanistan pour chasser du pouvoir le gouvernement séculier et socialiste afghan, soutenu par l’URSS dans les années 80 ». Madsen a mené également une enquête sur l’implication du nouveau Prince héritier Mohammed ben Najef, un neveu de Salman, dans le trafic international des drogues.

Les grands défis que devra relever le nouveau roi Salman, âgé de 79 ans, seront incarnés 1) par l’organisation terroriste « Etat islamique », sur lequel Ryad n’exerce aucun contrôle et 2) par l’effondrement progressif du Yémen, le voisin du Sud. Autre défi préoccupant : la croissance démographique en Arabie saoudite. Selon une étude publiée par la CIA, près de la moitié des 28 millions d’habitants de l’Arabie saoudite a moins de trente ans et déjà plus d’un demi million de jeunes saoudiens n’ont pas de travail et se pressent aux bureaux de chômage et de recrutement.

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans « zur Zeit », Vienne, n°6-7/2015 ; http://www.zurzeit.at ).

Great War of the American Empire or Great War II

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Great War of the American Empire or Great War II

By

Ex: http://www.lewrockwell.org

Looking at a map of current American military engagements overseas, one cannot help but notice their wide geographical spread and their seemingly interminable nature. Battles have raged in Europe (Yugoslavia and Ukraine), in Africa, in the Middle East, and in central Asia. The American Empire has launched this country into a series of battles that have no end in sight and no location that may not become a focal point of military force. These battles, each a war in its own right, have drawn in forces and resources from U.S. allies in Europe through NATO and even drawn in Japan. The scope of this war is global. In fact, one part of this war has been called the Global War on Terror. To understand this war and grasp its meaning, in the hope of bringing it to an end, a descriptive name is needed that tells us what this war is about. The name suggested here is the “Great War of the American Empire”. Since World War I, another disastrous war that American joined, is called the Great War, we can refer to the Great War of the American Empire also as Great War II.

Great War II comprises a number of sub-wars. The American Empire is the common element and the most important driver in all the sub-wars mentioned below. American involvement has never been necessary in these sub-wars, but the decisions to make them America’s business have come from the Empire’s leaders. The name “Great War of the American Empire” emphasizes the continuity of all the sub-wars to produce one Great War, and the responsibility of the American Empire in choosing to participate in and create this Great War. Had America’s leaders chosen the radically different path of non-intervention and true defense of this continent, rather than overseas interventions, Great War II would not have occurred and not still be occurring.

The Great War of the American Empire began 25 years ago. It began on August 2, 1990 with the Gulf War against Iraq and continues to the present. Earlier wars involving Israel and America sowed the seeds of this Great War. So did American involvements in Iran, the 1977-1979 Islamic Revolution in Iran, and the Iran-Iraq War (1980-1988). Even earlier American actions also set the stage, such as the recognition of Israel, the protection of Saudi Arabia as an oil supplier, the 1949 CIA involvement in the coup in Syria, and the American involvement in Lebanon in 1958. Poor (hostile) relations between the U.S. and Libya (1979-1986) also contributed to a major sub-war in what has turned out to be the Great War of the American Empire.

The inception of Great War II may, if one likes, be moved back to 1988 and 1989 without objection because those years also saw the American Empire coming into its own in the invasion of Panama to dislodge Noriega, operations in South America associated with the war on drugs, and an operation in the Philippines to protect the Aquino government. Turmoil in the Soviet Union was already being reflected in a more military-oriented foreign policy of the U.S.

Following the Gulf War, the U.S. government engages America and Americans non-stop in one substantial military operation or war after another. In the 1990s, these include Iraq no-fly zones, Somalia, Bosnia, Macedonia, Haiti, Zaire, Sierra Leone, Central African Republic, Liberia, Albania, Afghanistan, Sudan, and Serbia. In the 2000s, the Empire begins wars in Afghanistan, Iraq, and Libya, and gets into serious military engagements in Yemen, Pakistan, and Syria. It has numerous other smaller military missions in Uganda, Jordan, Turkey, Chad, Mali, and Somalia. Some of these sub-wars and situations of involvement wax and wane and wax again. The latest occasion of American Empire intervention is Ukraine where, among other things, the U.S. military is slated to be training Ukrainian soldiers.

Terror and terrorism are invoked to rationalize some operations. Vague threats to national security are mentioned for others. Protection of Americans and American interests sometimes is made into a rationale. Terrorism and drugs are sometimes linked, and sometimes drug interdiction alone is used to justify an action that becomes part of the Great War of the American Empire. On several occasions, war has been justified because of purported ethnic cleansing or supposed mass killings directed by or threatened by a government.

Upon close inspection, all of these rationales fall apart. None is satisfactory. The interventions are too widespread, too long-lasting and too unsuccessful at what they supposedly accomplish to lend support to any of the common justifications. Is “good” being done when it involves endless killing, frequently of innocent bystanders, that elicits more and more anti-American sentiment from those on the receiving end who see Americans as invaders? Has the Great War II accomplished even one of its supposed objectives?

The Great War of the American Empire encompasses several sub-wars, continual warfare, continual excuses for continual warfare, and continual military engagements that promise Americans more of the same indefinitely. There is a web site called “The Long War Journal”that catalogs events all over the globe that are part of the Great War II, what the site calls the Long War. This site is a project of the “Foundation for Defense of Democracies”, which is a neocon organization that is promoting the Great War of the American Empire.

What they see, and accurately see, as a Long War is a portion of what is here called the Great War of the American Empire. The difference is that all the interventions and sub-wars of the past 25 years and all the military outposts of the U.S. government that provide the seeds of future wars and interventions are included in the Great War II. They all spring from the same source, even though each one has a different specific character.

lundi, 16 février 2015

The Warmongering Record of Hillary Clinton

 

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“I urged him to bomb..."

The Warmongering Record of Hillary Clinton

by GARY LEUPP
Ex: http://www.counterpunch.org

If reason and justice prevailed in this country, you’d think that the recent series of articles in the Washington Times concerning the U.S.-NATO attack on Libya in 2011 would torpedo Hillary Clinton’s presidential prospects.

Clinton as U.S. Secretary of State at that time knew that Libya was no threat to the U.S. She knew that Muammar Gadhafi had been closely cooperating with the U.S. in combating Islamist extremism. She probably realized that Gadhafi had a certain social base due in part to what by Middle Eastern standards was the relatively equitable distribution of oil income in Libya.

But she wanted to topple Gadhafi. Over the objections of Secretary of “Defense” Robert Gates but responding to the urgings of British Prime Minister David Cameron and French President Nicholas Sarkozy, she advocated war. Why? Not for the reason advertised at the time. (Does this sound familiar?) Not because Gadhafy was preparing a massacre of the innocents in Benghazi, as had occurred in Rwanda in 1994. (That episode, and the charge that the “international community” had failed to intervene, was repeatedly referenced by Clinton and other top officials, as a shameful precedent that must not be repeated. It had also been deployed by Bill Clinton in 1999, when he waged war on Serbia, grossly exaggerating the extent of carnage in Kosovo and positing the immanent prospect of “genocide” to whip up public support. Such uses of the Rwandan case reflect gross cynicism.)

No, genocide was not the issue, in Libya any more than in Kosovo. According to the Washington Times, high-ranking U.S. officials indeed questioned whether there was evidence for such a scenario in Libya. The Defense Intelligence Agency estimated that a mere 2,000 Libyan troops armed with 12 tanks were heading to Benghazi, and had killed about 400 rebels by the time the U.S. and NATO attacked. It found evidence for troops firing on unarmed protestors but no evidence of mass killing. It did not have a good estimate on the number of civilians in Benghazi but had strong evidence that most had fled. It had intelligence that Gadhafy had ordered that troops not fire on civilians but only on armed rebels.

The Pentagon doubted that Gadhafi would risk world outrage by ordering a massacre. One intelligence officer told the Washington Times that the decision to bomb was made on the basis of “light intelligence.” Which is to say, lies, cherry-picked information such as a single statement by Gadhafi (relentlessly repeated in the corporate press echoing State Department proclamations) that he would “sanitize Libya one inch at a time” to “clear [the country] of these rats.” (Similar language, it was said, had been used by Hutu leaders in Rwanda.) Now that the rats in their innumerable rival militias control practically every square inch of Libya, preventing the emergence of an effective pro-western government, many at the Pentagon must be thinking how stupid Hillary was.

No, the attack was not about preventing a Rwanda-like genocide. Rather, it was launched because the Arab Spring, beginning with the overthrow of the two dictators, President Ben Ali of Tunisia and President Mubarak of Egypt, had taken the west by surprise and presented it with a dilemma: to retain longstanding friendships (including that with Gadhafi, who’d been a partner since 2003) in the face of mass protests, or throw in its lot with the opposition movements, who seemed to be riding an inevitable historical trend, hoping to co-opt them?

hillary_rambabe.jpg_1033_403809.jpeg_answer_9_xlarge.jpegRecall how Obama had declined up to the last minute to order Mubarak to step down, and how Vice President Joe Biden had pointedly declined to describe Mubarak as a dictator. Only when millions rallied against the regime did Obama shift gears, praise the youth of Egypt for their inspiring mass movement, and withdraw support for the dictatorship. After that Obama pontificated that Ali Saleh in Yemen (a key ally of the U.S. since 2001) had to step down in deference to protesters. Saleh complied, turning power to another U.S. lackey (who has since resigned). Obama also declared that Assad in Syria had “lost legitimacy,” commanded him to step down, and began funding the “moderate” armed opposition in Syria. (The latter have at this point mostly disappeared or joined al-Qaeda and its spin-offs. Some have turned coat and created the “Loyalists’ Army” backing Assad versus the Islamist crazies.)

Hillary, that supposedly astute stateswoman, believed that the Arab Spring was going to topple all the current dictators of the Middle East and that, given that, the U.S. needed to position itself as the friend of the opposition movements. Gadhafy was a goner, she reasoned, so shouldn’t the U.S. help those working towards his overthrow?

Of course the U.S. (or the combination of the U.S. and NATO) couldn’t just attack a sovereign state to impose regime change. It would, at any rate, have been politically damaging after the regime change in Iraq that had been justified on the basis of now well discredited lies. So the U.S. arm-twisted UNSC members to approve a mission to protect civilians in Libya against state violence. China and Russia declined to use their veto power (although as western duplicity and real motives became apparent, they came to regret this). The Libya campaign soon shifted from “peace-keeping” actions such as the imposition of a “no-fly” zone to overt acts of war against the Gadhafy regime, which for its part consistently insisted that the opposition was aligned with al-Qaeda.

The results of “Operation Unified Protector” have of course been absolutely disastrous. Just as the U,S. and some of its allies wrecked Iraq, producing a situation far worse than that under Saddam Hussein, so they have inflicted horrors on Libya unknown during the Gadhafi years. These include the persecution of black Africans and Tuaregs, the collapse of any semblance of central government, the division of the country between hundreds of warring militias, the destabilization of neighboring Mali producing French imperialist intervention, the emergence of Benghazi as an al-Qaeda stronghold, and the proliferation of looted arms among rebel groups. The “humanitarian intervention” was in fact a grotesque farce and huge war crime.

But the political class and punditry in this country do not attack Hillary for war crimes, or for promoting lies to promote a war of aggression. Rather, they charge her and the State Department with failure to protect U.S. ambassador to Libya John Christopher Stevens and other U.S. nationals from the attack that occurred in Benghazi on September 11, 2012. And they fault her for promoting the State Department’s initial “talking point” that the attack had been a spontaneous reaction to an anti-Muslim YouTube film rather than a calculated terrorist attack. They pan her for sniping at a senator during a hearing, “What difference does it make (whether the attack had been launched by protestors spontaneously, or was a terrorist action planned by forces unleashed by the fall of the Gadhafi regime)”?

In other words: Hillary’s mainstream critics are less concerned with the bombing of Libya in 2011 that killed over 1100 civilians, and produced the power vacuum exploited by murderous jihadis, than by Hillary’s alleged concealment of evidence that might show the State Department inadequately protected U.S. diplomats from the consequences of the U.S.-orchestrated regime change itself. In their view, the former First Lady might have blood on her hands—but not that, mind you, of Libyan civilians, or Libyan military forces going about their normal business, or of Gadhafi who was sodomized with a knife while being murdered as Washington applauded.

No, she’s held accountable for the blood of these glorified, decent upstanding Americans who’d been complicit in the ruin of Libya.

This version of events is easy to challenge. It’s easy to show that Clinton skillfully—in full neocon mode, spewing disinformation to a clueless public—steered an attack an attack on Libya that has produced enormous blowback and ongoing suffering for the Libyan people. If a right-wing paper like Washington Times can expose this, how much more the more “mainstream” press? Could they at least not raise for discussion whether what Rand Paul calls “Hillary’s war” was, like the Iraq War (and many others) based on lies? Shouldn’t Hillary be hammered with the facts of her history, and her vaunted “toughness” be exposed as callous indifference to human life?

* * *

While championing the rights of women and children, arguing that “it takes a village” to raise a child, Clinton has endorsed the bombing of villages throughout her public life. Here are some talking points for those appalled by the prospects of a Hillary Clinton presidency.

*She has always been a warmonger. As First Lady from January 1993, she encouraged her husband Bill and his secretary of state Madeleine Albright to attack Serbian forces in the disintegrating Yugoslavia—in Bosnia in 1994 and Serbia in 1999. She’s stated that in 1999 she phoned her husband from Africa. “I urged him to bomb,” she boasts. These Serbs were (as usual) forces that did not threaten the U.S. in any way. The complex conflicts and tussles over territory between ethnic groups in the Balkans, and the collapse of the Russian economy following the dissolution of the Soviet Union, gave Bill Clinton an excuse to posture as the world’s savior and to use NATO to impose order. Only the United States, he asserted, could restore order in Yugoslavia, which had been a proudly neutral country outside NATO and the Warsaw Pact throughout the Cold War. President Clinton and Albright also claimed that only NATO—designed in 1949 to counter a supposed Soviet threat to Western Europe, but never yet deployed in battle—should deal with the Balkan crises.

The Bosnian intervention resulted in the imposition of the “Dayton Accord” on the parties involved and the creation of the dysfunctional state of Bosnia-Herzegovina. The Kosovo intervention five years later (justified by the scaremongering, subsequently disproven reports of a Serbian genocidal campaign against Kosovars) involved the NATO bombing of Belgrade and resulted in the dismemberment of Serbia. Kosovo, now recognized by the U.S. and many of its allies as an independent state, is the center of Europe’s heroin trafficking and the host of the U.S.’s largest army base abroad. The Kosovo war, lacking UN support and following Albright’s outrageous demand for Serbian acquiescence—designed, as she gleefully conceded, “to set the bar too high” for Belgrade and Moscow’s acceptance—of NATO occupation of all of Serbia, was an extraordinary provocation to Serbia’s traditional ally Russia. “They need some bombing, and that’s what they are going to get,” Albright said at the time, as NATO prepared to bomb a European capital for the first time since 1945.

*Clinton has been a keen advocate for the expansion of an antiquated Cold War military alliance that persists in provoking Russia. In the same year that NATO bombed Belgrade (1999), the alliance expanded to include Poland, Hungary and Czechoslovakia. But Clinton’s predecessor George H. W. Bush had promised Russia in 1989 that NATO would not expand eastward. And since the Warsaw Pact had been dissolved in 1991, and since Russia under Boris Yeltsin hardly threatened any western countries, this expansion has understandably been viewed in Russia as a hostile move. George Kennan, a former U.S. ambassador to the USSR and a father of the “containment” doctrine, in 1998 pronounced the expansion a “tragic mistake” with “no reason whatsoever.” But the expansion continued under George W. Bush and has continued under Obama. Russia is now surrounded by an anti-Russian military alliance from its borders with the Baltic states to the north to Romania and Bulgaria. U.S.-backed “color revolutions” have been designed to draw more countries into the NATO camp. Hillary as secretary of state was a big proponent of such expansion, and under her watch, two more countries (Albania and Croatia) joined the U.S.-dominated alliance.

(To understand what this means to Russia, imagine how Washington would respond to a Russia-centered “defensive” military alliance requiring its members to spend 2% of their GDPs on military spending and coordinate military plans with Moscow incorporating Canada and all the Caribbean countries, surrounding the continental U.S., and now moving to include Mexico. Would this not be a big deal for U.S. leaders?)

hilla93121420_o.png*As New York senator Clinton endorsed the murderous ongoing sanctions against Iraq, imposed by the UN in 1990 and continued until 2003. Initially applied to force Iraqi forces out of Kuwait, the sanctions were sustained at U.S. insistence (and over the protests of other Security Council members) up to and even beyond the U.S. invasion in 2003. Bill Clinton demanded their continuance, insisting that Saddam Hussein’s (non-existent) secret WMD programs justified them. In 1996, three years into the Clinton presidency, Albright was asked whether the death of half a million Iraq children as a result of the sanctions was justified, and famously replied in a television interview, “We think it was worth it.” Surely Hillary agreed with her friend and predecessor as the first woman secretary of state. She also endorsed the 1998 “Operation Desert Fox” (based on lies, most notably the charge that Iraq had expelled UN inspectors) designed to further destroy Iraq’s military infrastructure and make future attacks even easier.

*She was a strident supporter of the Iraq War. As a New York senator from 2001 to 2009, Hillary aligned herself with the neoconservatives in the Bush administration, earning a reputation as a hawk. She was a fervent supportive of the attack on Iraq, based on lies, in 2003. On the floor of the Senate she echoed all the fictions about Saddam Hussein’s “chemical and biological weapons stock, his missile delivery capability, and his nuclear program.” She declared, “He has also given aid, comfort, and sanctuary to terrorists, including Al Qaeda members.” She suggested that her decision to support war was “influenced by my eight years of experience on the other end of Pennsylvania Ave. in the White House watching my husband deal with serious challenges to our nation.” (Presumably by the latter she meant the threats posed by Serbs in Bosnia and Kosovo.) Her loss to Obama in the Democratic primary in 2008 was due largely to Obama’s (supposed) antiwar position contrasting with her consistently pro-war position. She has only vaguely conceded that her support for the invasion was something of a mistake. But she blames her vote on others, echoing Dick Cheney’s bland suggestion that the problem was “intelligence failures.” “If we knew know then what we know now,” she stated as she began her presidential campaign in late 2006, “I certainly wouldn’t have voted” for the war.

*She actively pursued anti-democratic regime change in Ukraine. As secretary of state from 2009 to 2013, Clinton as noted above endorsed NATO’s relentless expansion. She selected to serve as Assistant Secretary of State for European and Eurasian Affairs the neocon Victoria Nuland, who had been the principal deputy foreign advisor to Cheney when he was vice president. The wife of neocon pundit Robert Kagan, Nuland is a war hawk whose current mission in life is the full encirclement of Russia with the integration of Ukraine into the EU and then into NATO. The ultimate goal was the expulsion of the Russian Black Sea Fleet from the Crimean Peninsula (where it has been stationed since 1783). She has boasted of the fact that the U.S. has invested five billion dollars in supporting what she depicts as the Ukrainian people’s “European aspirations.” What this really means is that the U.S. exploited political divisions in Ukraine to topple an elected leader and replace him with Nuland’s handpicked prime minister, Arseniy Yatsenyev, deploying neo-Nazi shock troops in the process and generating a civil war that has killed over 5000 people.

Clinton has increasingly vilified Vladimir Putin, the popular Russian president, absurdly comparing the Russian re-annexation of the Crimean Peninsula following a popular referendum with Hitler’s annexation of the Sudetenland. She is totally on board the program of producing a new Cold War, and forcing European allies to cooperate in isolating the former superpower.

*She wanted to provide military assistance to the “moderate” armed opposition in Syria, to effect regime change, and after leaving office criticized Obama for not supplying more than he did. In 2011 Clinton wanted the U.S. to arm rebels who quickly became aligned with the al-Nusra Front (an al-Qaeda affiliate) and other extreme Islamists, in order to bring down a secular regime that respects religious rights, rejects the implementation of Sharia law, and promotes the education of women. The U.S. indeed has supplied arms to anti-Assad forces from at least January 2014, But as it happens the bulk of U.S. aid to the “moderate rebels” has been appropriated by Islamists, and some of it is deployed against U.S. allies in Iraq. It is now widely understood that the bulk of “moderate” rebels are either in Turkish exile or directed by CIA agents, while the U.S. plans to train some 5000 new recruits in Jordan. Meanwhile Assad has won election (as fair as any held in a U.S. client state like Afghanistan or Iraq) and gained the upper hand in the civil war. U.S. meddling in Syria has empowered the Islamic State that now controls much of Syria and Iraq.

*She has been an unremitting supporter of Israeli aggression, whenever it occurs. The Israeli newspaper Haaretz described her last year as “Israel’s new lawyer” given her sympathetic view of Binyamin Netanyahu’s 2014 bombardment of Gaza and even his desire to maintain “security” throughout the occupied West Bank. She postured as an opponent of Israel’s unrelenting, illegal settlements of Palestinian territory in 2009, but backed down when Netanyahu simply refused to heed U.S. calls for a freeze. In her memoir she notes “our early, hard line on settlements didn’t work”—as though she’s apologizing for it.

In 1999 as First Lady, Hillary Clinton hugged and kissed Yassir Arafat’s wife Suha during a trip to the West Bank. She advocated the establishment of a Palestinian state. She changed her tune when she ran for the New York Senate seat. When it comes to the Middle East, she is a total, unprincipled opportunist.

*Hillary tacitly endorsed the military coup against elected Honduran president Manuel Zelaya in 2009, refusing to call it such (even though Obama did). She made common cause with those who feared his effort to poll the people about constitutional reform would weaken their positions, made nice with the ensuing regime and made sure Zelaya would not return to office.

*She provoked China by siding with Japan in the Senkaku/ Daioyutai dispute. Departing from the State Department’s traditional stance that “we take no position” on the Sino-Japanese dispute about sovereignty over the Senkaku/ Daioyutai islands in the East China Sea, seized by Japan in 1895, Clinton as secretary of state emphasized that the islands fall within the defense perimeters of the U.S.-Japanese alliance. The warmongering neocon National Review in a piece entitled “In Praise of Hillary Clinton” praised her for “driving the Chinese slightly up a wall.”

*She helped bring down a Japanese prime minister who heeded the feelings of the people of Okinawa, who opposed the Futenma Marine Corps Air Force Station on the island. The new president Yukio Hatoyama, whose Democratic Party of Japan defeated the slavishly pro-U.S. Liberal Democratic Party in the general election of 2009, had promised to move the hated U.S. base in the heart of Ginowan city for the noise, air pollution and public safety hazards it causes. Clinton met with him, listened sympathetically, and said “no.” Hatoyama was obliged to apologize to the people of Okinawa, essentially conceding that Japan remains an occupied nation that doesn’t enjoy sovereignty. Nationwide his public support ratings fell from 70 to 17% and he was obliged to resign in shame after eight months in office.

*She made countless trips to India, signing bilateral economic and nuclear cooperation agreements with a country her husband had placed under sanctions for its nuclear tests in 1998. While castigating North Korea for its nuclear weapons program, and taking what a CIA analyst called a “more hard line, more conditional, more neoconservative [approach] than Bush during the last four years of his term,” she signaled that India’s nukes were no longer an issue for the U.S. India is, after all, a counterweight to China.

hillarahil.jpgWhat can those who revere her point to in this record that in any way betters the planet or this country? Clinton’s record of her tenure in the State Department is entitled Hard Choices, but it has never been hard for Hillary to choose brute force in the service of U.S. imperialism and its controlling 1%.

This is a country of 323 million people. 88% of those over 25 have graduated high school. The world respects U.S. culture, science, and technology. Why is it that out of our well-educated, creative masses the best that the those who decide these things—the secretive cliques within the two official, indistinguishable political parties who answer to the 1% and who decide how to market electoral products—can come up with is the likely plate of candidates for the presidential election next year? Why is it that, while we all find it ridiculous that North Korea’s ruled by its third Kim, Syria by its second Assad, and Cuba by its second Castro, the U.S. electorate may well be offered a choice between another Clinton and another Bush? As though their predecessors of those surnames were anything other than long-discredited warmongering thugs?

GARY LEUPP is Professor of History at Tufts University, and holds a secondary appointment in the Department of Religion. He is the author of Servants, Shophands and Laborers in in the Cities of Tokugawa JapanMale Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan; and Interracial Intimacy in Japan: Western Men and Japanese Women, 1543-1900. He is a contributor to Hopeless: Barack Obama and the Politics of Illusion, (AK Press). He can be reached at: gleupp@granite.tufts.edu

dimanche, 15 février 2015

Five Reasons Congress Should Reject Obama’s ISIS War

No More Rubber Stamps

Five Reasons Congress Should Reject Obama’s ISIS War

by PETER CERTO

Ex: http://www.counterpunch.org

clear.jpgAt long last, the Obama administration has submitted a draft resolution to Congress that would authorize the ongoing U.S.-led military intervention against the Islamic State, or ISIS.

The effort comes more than six months after the U.S. began bombing targets in Iraq and Syria. Since then, some 3,000 U.S. troops have been ordered to Iraq, and coalition air forces have carried out over 2,000 bombing runs on both sides of the border. Better late than never? Maybe not. The language proposed by the White House would authorize the president to deploy the U.S. military against the Islamic State and “associated persons or forces” for a period of three years, at which point the authorization would have to be renewed. In an attempt to reassure members of Congress wary of signing off on another full-scale war in the Middle East, the authorization would supposedly prohibit the use of American soldiers in “enduring offensive ground combat operations.” It would also repeal the authorization that President George W. Bush used to invade Iraq back in 2002.

The New York Times describes the draft authorization as “a compromise to ease concerns of members in both noninterventionist and interventionist camps: those who believe the use of ground forces should be explicitly forbidden, and those who do not want to hamstring the commander in chief.” As an ardent supporter of “hamstringing the commander in chief” in this particular case, let me count the ways that my concerns have not been eased by this resolution.

1. Its vague wording will almost certainly be abused. For one thing, the administration has couched its limitations on the use of ground forces in some curiously porous language. How long is an “enduring” engagement, for example? A week? A year? The full three years of the authorization and beyond? And what’s an “offensive” operation if not one that involves invading another country? The resolution’s introduction claims outright that U.S. strikes against ISIS are justified by America’s “inherent right of individual and collective self-defense.” If Obama considers the whole war “inherently defensive,” does the proscription against “offensive” operations even apply? And what counts as “combat”?

In his last State of the Union address, Obama proclaimed that “our combat mission in Afghanistan is over.” But only two months earlier, he’d quietly extended the mission of nearly 10,000 U.S. troops in the country for at least another year. So the word seems meaningless. In short, the limitation on ground troops is no limitation at all. “What they have in mind,” said California Democrat Adam Schiff, “is still fairly broad and subject to such wide interpretation that it could be used in almost any context.” Any context? Yep. Because it’s not just the ISIS heartland we’re talking about.

2. It would authorize war anywhere on the planet. For the past six months, we’ve been dropping bombs on Iraq and Syria. But the draft resolution doesn’t limit the authorization to those two countries. Indeed, the text makes no mention of any geographic limitations at all. That could set the United States up for war in a huge swath of the Middle East. Immediate targets would likely include Jordan or Lebanon, where ISIS forces have hovered on the periphery and occasionally launched cross-border incursions. But it could also rope in countries like Libya or Yemen, where ISIS knockoff groups that don’t necessarily have any connection to the fighters in Iraq and Syria have set up shop. This is no theoretical concern. The Obama administration has used Congress’ post-9/11 war authorization — which specifically targeted only the perpetrators of the 9/11 attacks and their patrons and supporters — to target a broad array of nominally “associated forces” in a stretch of the globe reaching from Somalia to the Philippines.

In fact, the administration has used the very same 2001 resolution to justify its current intervention in Iraq and Syria — the very war this new resolution is supposed to be authorizing. How does the new resolution handle that?

3. It leaves the post-9/11 “endless war” authorization in place. Yep. That means that even if Congress rejects his ISIS resolution, Obama could still claim the authority to bomb Iraq and Syria (not to mention Lebanon, Jordan, Yemen, Libya, and beyond) based on the older law. It also means that if Congress does vote for the war but refuses to reauthorize it three years from now, some future president could fall back on the prior resolution as well.

Obama is explicit about this point. In his accompanying letter to Congress, the president claims that “existing statutes provide me with the authority I need to take these actions” against ISIS. Yes, you read that right: Obama claims he doesn’t even need the authority he’s writing to Congress to request. And he’s saying so in the very letter in which he requests it. So what does that say about this authorization?

obama_isis_war_460.jpg4. It’s a charade. Obama says that the war resolution is necessary to “show the world we are united in our resolve to counter the threat posed by” ISIS. Secretary of State John Kerry added in a statementthat an authorization would send “a clear and powerful signal to the American people, to our allies, and to our enemies.” But as any kid who’s taken middle school civics could tell you, the point of a war resolution is not to “show the world” anything, or “send a signal” to anyone.

The point is to encourage an open debate about how the United States behaves in the world and what acts of violence are committed in our name. Most importantly, it’s supposed to give the people’s representatives (such as they are) a chance to say no. Without that, it’s little more than an imperial farce. Which is a shame. Because an empty shadow play about the scope of the latest war leaves out one crucial perspective…

5. War is not going to stop the spread of ISIS. ISIS has flourished almost entirely because of political breakdown on both sides of the Iraq-Syria border.

That breakdown has been driven by a mess of factors — local sectarian tensions and a brutal civil war in Syria, assuredly, but also the catastrophic U.S. invasion of Iraq, ongoing U.S. support for a sectarian government in Baghdad that has deeply alienated millions of Sunnis, and helter-skelter funding for a variety of Syrian rebel groups by Washington and its allies. Military intervention fixes precisely none of these problems, and indeed it repeats many of the same calamitous errors that helped to create them. A better strategy might focus on humanitarian assistance, strictly conditioned aid, and renewed diplomatic efforts to secure a ceasefire and power-sharing agreement in Syria, equal rights for minority populations in Iraq, and a regional arms embargo among the foreign powers fueling the conflict from all sides. But as Sarah Lazare writes for Foreign Policy In Focus, saying yes to any of those things requires saying no to war. That means not just rejecting the ISIS authorization the administration wants now, but also the 2001 law it’s used to justify the war so far. If you feel similarly, I’d encourage you to write your member of Congress immediately and let them hear it: No more rubber stamps. No more shadow play.

Peter Certo is the editor of Foreign Policy In Focus.

samedi, 14 février 2015

Autoriser Obama à faire usage de la force militaire est un chèque en blanc pour la guerre mondiale

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Autoriser Obama à faire usage de la force militaire est un chèque en blanc pour la guerre mondiale

Ron Paul,  a siégé longtemps à la Chambre des représentants des USA. Il s’est même présenté à deux reprises à l’investiture du Parti Républicain pour les élections présidentielles de 2008 et de 2012. Partisan du libertarianisme, il prône une politique étrangère non interventionniste. Il s’est souvent distingué pour s’être opposé aux interventions militaires des États-Unis.

Le président demande au Congrès de voter une résolution autorisant l’usage de la force militaire contre l’Etat islamique. Le Congrès n’a pas émis de résolution similaire depuis 2002, quand le président Bush avait reçu l’autorisation de faire la guerre en Irak. L’objet de cette résolution est de donner au président l’autorité officielle pour faire ce qu’il fait depuis six ans. Cela peut paraître étrange mais c’est typique de Washington. Le président Obama affirme qu’il n’a pas besoin de cette autorité. Il fait valoir, comme l’ont fait les présidents récents, que l’autorité de faire la guerre au Moyen Orient est accordée par les résolutions votées en 2001 et 2002 et par l’article II de la Constitution. Demander cette autorité à présent est une réponse à la pression publique et politique.

On rapporte que le président va demander que l’autorité limite l’usage de forces terrestres. Toutefois, ceci ne s’appliquerait pas aux milliers de soldats déjà engagées en Syrie et en Irak. Cette nouvelle autorité reconnaîtra que davantage de conseillers seront envoyés. Plus significativement, elle paraîtra donner une sanction morale à des guerres en cours depuis des années.

Il est intéressant de noter qu’elle va réellement élargir la capacité pour le président de mener la guerre alors même que lui-même indique publiquement qu’il souhaiterait la restreindre. La nouvelle autorisation n’impose pas explicitement de limites géographiques à l’usage de forces armées où que ce soit dans le monde et elle élargit la définition de l’Etat islamique à toutes « les forces associées ». Accorder cette autorité ne fera rien pour limiter notre dangereuse participation à ces guerres constantes du Moyen Orient.

Les propagandistes de la guerre sont très actifs et gagnent le soutien de bien des citoyens américains non avertis. Il n’est pas difficile de motiver la résistance à une organisation telle que l’Etat islamique qui se livre à de tels déploiements maléfiques de violence horrible.

Nous nous battons au Moyen Orient depuis vingt-cinq ans. Il n’y a eu ni victoires ni « missions accomplies ». En dépit de beaucoup de morts et de dépenses inutiles, nous n’avons jamais reconsidéré notre politique d’interventionnisme à l’étranger. On pourrait penser qu’après l’humiliante défaite des Républicains en 2008 en réaction à la politique étrangère désastreuse de George W Bush, le peuple américain se montrerait plus prudent quant à apporter son soutien à une expansion de notre présence militaire dans la région.

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Même si notre politique n’entraînait pas davantage de bottes sur le terrain, les conséquences non voulues d’un retour de bâton et de l’obtention par l’ennemi de davantage d’armes américaines continuera. La CIA a dit que 20.000 étrangers sont en route vers l’Irak et la Syrie pour rejoindre l’Etat islamique. Notre gouvernement n’est pas plus crédible pour nous dire la vérité sur les faits qui nous forcent à accroître notre présence militaire dans cette région que ne l’est Brian Williams*. La guerre de propagande constante s’est trop souvent avérée être notre Némésis dans le soutien à la guerre permanente promue par les néo-conservateurs et le complexe militaro-industriel.

A mon avis, donner davantage d’autorité à la poursuite de la guerre au Moyen Orient est une erreur grave. A la place, l’autorité accordée en 2001 et 2002 devrait être abrogée. Une solution simple et correcte serait que nos dirigeants élus suivent les règles de la guerre telles qu’elles sont définies dans la Constitution.

L’ironie, c’est qu’il se trouvera bien quelques Républicains au Congrès pour s’opposer à cette résolution en raison de leur désir de guerre à tout va et de n’être limités en aucune façon par le nombre de combattants que nous devrions envoyer dans cette région. La seule façon de convaincre le Congrès de faire marche arrière dans notre dangereux interventionnisme, que ce soit au Moyen Orient ou en Ukraine, est que le peuple américain exprime haut et fort son opposition.

Il ne fait pas de doute que l’Etat islamique constitue un problème monstrueux – un problème que doivent résoudre les millions d’Arabes et de musulmans dans la région. L’Etat islamique ne peut exister sans le soutien du peuple dans la région. A l’heure actuelle on estime ses effectifs dans les 30.000. Ceci n’est pas la responsabilité des soldats américains ni des contribuables américains.

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Déclarer la guerre à l’Etat islamique c’est comme déclarer la guerre au communisme ou au fascisme. L’ennemi ne peut être identifié ou circonscrit. Il s’agit là d’une idéologie et les armées sont incapables d’arrêter une idée, bonne ou mauvaise, à laquelle le peuple ne résiste pas ou qu’il soutient. En outre, ce sont nos efforts qui ont renforcé l’Etat islamique. Notre engagement au Moyen Orient est utilisé comme un très efficace instrument de recrutement pour augmenter le nombre de djihadistes radicaux prêts à se battre et mourir pour ce qu’ils croient. Et malheureusement nos efforts ont aggravé la situation, les armes que nous envoyons finissant entre les mains de nos ennemis et utilisées contre nos alliés, avec des Américains pris entre deux feux. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Une politique sage et le bon sens contribueraient grandement à œuvrer pour la paix et la prospérité au lieu de promouvoir une escalade de la violence et de motiver l’ennemi.

Ron Paul | 11 février 2015

* Présentateur de NBC limogé le 11 février pour sa version fantaisiste des dangers qu’il aurait encourus en Irak en 2003.

Article original: ronpaulinstitute.org

Traduit par Marcel Barang pour Arrêt sur Info

Source: http://arretsurinfo.ch/autoriser-obama-a-faire-usage-de-la-force-militaire-est-un-cheque-en-blanc-pour-la-guerre-mondiale/

vendredi, 13 février 2015

Reagan, Iran and the Descent into Darkness

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Author: Gordon Duff

Reagan, Iran and the Descent into Darkness

The organization isn’t a new one, the basis for the Islamic State come from the Reagan presidency, the banking mechanisms used during Iran Contra when 123 Reagan appointees were convicted of crimes from Treason to Obstruction of Justice. ISIS is also a descendant of Gladio, the “stay behind” terror worldwide terror network controlled by Freemasons responsible for attacks across Europe and Latin America for over 3 decades.

Reagan’s real goal was taking down two enemies, the Soviets and Iran. His personal war on Iran, both economic and military nearly sent him to prison were he not able to prove he was mentally unfit for office while serving as president, as evidence in his testimony at the Iran Contra hearings.

Terror Funding Origins

The financial network used to back the terror organizations, Gladio, Al Qaeda and their current incarnations along with dozens of contrived “national fronts began with the moves against world banking.

In the US it began with the deregulation of “thrifts,” locally owned Savings and Loans quickly bankrupted through fraud, a move led by the Bush family and Senator John McCain but set up by the Reagan Treasury Department. 1.5 trillion US dollars were stolen from these financial organizations with only Charles Keating, close friend of Senator John McCain, and 40 low level operatives to go to prison.

McCain escaped prison and suffered only minor rebukes for his part in the Keating scandals.

Reagan’s domestic agenda rocked America, destroying unions, sent millions of skilled jobs overseas, ran up trillions in debt and destroyed America’s middle class. Reagan’s restructuring of the US economy eliminated over 5 million skilled labor and management jobs and millions of American families were set adrift, living in automobiles, sleeping under bridges and in makeshift “communities” much as during the Great Depression.

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The closing of mental hospitals send nearly 500,000 patients into communities unprepared to deal with the influx. When you combined this population with the burgeoning “crack cocaine” epidemic begun by the Reagan White House operatives and CIA, America had become a festering hell hole.

The response was to begin a massive campaign of building prisons and a restructuring of the legal system with longer sentences for drug offenses and life imprisonment for petty crimes making America the most imprisoned society in the world. Reagan did this.

With cutbacks in aid to education, the typical American home became multi-generational and home ownership was no longer considered the “norm” for an American family.

Many remember iconic issues, one in particular when school lunch programs needed to be cut to finance a tax cut for the wealthiest 1%. Rules were changed to change dietary requirements and condiments such as catsup and mustard were allowed to replace fresh vegetables and salads.

What wasn’t mentioned is that orange juice was replaced by colored water with corn sweetener and carcinogenic food coloring. Food safety became a thing of the past as a massive influx of undocumented workers from Mexico were allowed to enter the US, part of Reagan’s plan to kill labor unions. They took over food processing jobs first, particularly slaughterhouse and meat packing jobs. E.coli outbreaks began sweeping the nation.

More Progress

Dangerous untested pharmaceuticals were released, killing thousands, industrial pollution of water and air was legalized and workplace safety measures were overturned. Reagan was a champion of “big agriculture,” and GMO became a national cause.

Thousands of other examples of government cruelty and corruption were buried beneath the trials and hearings over drug running and fraud.

Defenders of the Reagan government have blinders on and very short memories. Lauding the destruction of the Soviet Union, it was really America that died under Reagan. Paul Craig Roberts, champion of America’s right, speaks glowingly of Reagan.

He cites “liberals” as criticizing Reagan’s divisive policies and “trickle down” economics. I worked for the Carter administration and stayed on when Reagan took office.

The CIA and Organized Crime

time850225_400.jpgA parallel version of the CIA was set up under Lt. Colonel Oliver North and members of the Bush family, and ratlines were created from the cocaine centers of Colombia, through Noriega’s Panama to the secret landing fields in Costa Rica and ending in America’s cities.

An epidemic of crack cocaine, aimed at America’s African-American population, as reported by Gary Webb and Mike Ruppert, financed Reagan initiatives, done in partnership with Israel, key Saudi figures and American organized crime.

Wanted members of the drug cartels bought up luxury condominiums in Miami and openly used CIA safehouses for meetings. CIA personnel were quietly “made aware” that things had changed, that a new administration had come to power and that drug cartels had become the close allies of the administration in Washington. Anyone that objected was threatened or worse.

Drug running was the “go to” solution for any black money shortfall during Reagan’s rule. Increasingly, financial institutions beginning with the breakaway Mormon communities of the South West, all “Red States” today. A “marriage” was consummated, tying these states, Arizona, New Mexico, Colorado, Utah, Nevada and regions of Texas to the drug cartel run regions of Mexico. Over the next 3 decades, county by county, town by town, state by state, drug cartels took control of government operations and financial institutions, eventually controlling several US Senators, state governors, prosecutors, sheriffs and countless judges. Those who failed to play along were killed.

Middle East Policy

Reagan represented an end to efforts to seek justice for the Palestinian people and stability in the Middle East. Reagan’s real focus was on Iraq and their war against Iran, a keystone to his foreign policy.

The Reagan administration’s goal was control of not just narcotics but world oil markets. The aftermath of the 1973 war had shown the power oil pricing had on the world economy. Oil could be used as a tool of war as much as any army and Reagan’s economic advisors pushed for seizure of Iran’s oil field as a lynchpin to that policy. To do that, Iran had to be destroyed. From Wikipedia:

“Starting in 1982 with Iranian success on the battlefield, the United States made its backing of Iraq more pronounced, normalizing relations with the government, supplying it with economic aid, counter-insurgency training, operational intelligence on the battlefield, and weapons.

President Ronald Reagan initiated a strategic opening to Iraq, signing National Security Study Directive (NSSD) 4-82 and selecting Donald Rumsfeld as his emissary to Hussein, whom he visited in December 1983 and March 1984. According to U.S. ambassador Peter W. Galbraith, far from winning the conflict, “the Reagan administration was afraid Iraq might actually lose.”

To think America would go to war to eliminate weapons of mass destruction given to Iraq by the United States is no secret. From the 1970s onward, the partnership between Israel, South Africa and Libya, fostered by the Reagan CIA, would develop and test, in Angola and elsewhere, new biological and chemical weapons later to be used by Saddam against Iran.

The Reagan administration, in order to facilitate the destruction of Iran, made it possible to supply Iraq with anything imaginable.

In 1982, Iraq was removed from a list of State Sponsors of Terrorism to ease the transfer of dual-use technology to that country. According to investigative journalist Alan Friedman, Secretary of State Alexander Haig was “upset at the fact that the decision had been made at the White House, even though the State Department was responsible for the list. I was not consulted,” Haig is said to have complained.

The Intel Partnership

What Wikipedia fails to tell of the 1983 Teicher/Rumsfeld meeting with Aziz in Baghdad is that they were sent there by the Israeli government, not America. Teicher presented a letter from Shamir to Saddam which was refused by Tarik Aziz, Iraq’s Foreign Minister.

Howard Teicher served on the National Security Council as director of Political-Military Affairs. He accompanied Rumsfeld to Baghdad in 1983. According to his 1995 affidavit and separate interviews with former Reagan and Bush administration officials, the Central Intelligence Agency secretly directed armaments and hi-tech components to Iraq through false fronts and friendly third parties such as Jordan, Saudi Arabia, Egypt and Kuwait, and they quietly encouraged rogue arms dealers and other private military companies to do the same:

Wikipedia also fails to mention the “ratline” for not just poison gas but biological agents as well, the German companies represented by Vice President George Herbert Walker Bush’s older brother, Prescott, nominally an “insurance executive,” in reality the largest arms trader in the world, and their role in arming Saddam against Iran.

Donald Rumsfeld meets Saddām on 19–20 December 1983. Rumsfeld visited again on 24 March 1984, the day the UN reported that Iraq had used mustard gas and tabun nerve agent against Iranian troops. The NY Times reported from Baghdad on 29 March 1984, that “American diplomats pronounce themselves satisfied with Iraq and the U.S., and suggest that normal diplomatic ties have been established in all but name.”

Conclusion

Torturing history is perhaps one of the greatest failings of our era. The abuses of wartime propaganda or the ideological struggles of the Cold War now permeate every aspect of our lives, creating a mythological unreality sustained only through considerable effort. It has gone far beyond repeating past mistakes but has become an organic movement of contrived entropy fueled through systematic denialism.

The Reagan era in the United States is cited for a reason. An actor was elected president, someone who played president and in some ways did so better than anyone in the past, with tremendous success, were reality a “play.”

Political theatricality had always been with us. However, it was once assumed that ideology and men of conscience would engage in meaningful conflicts, guns or ideas, but moving, once believed inexorably, toward human advancement. This is a failed hypothesis.

Gordon Duff is a Marine combat veteran of the Vietnam War that has worked on veterans and POW issues for decades and consulted with governments challenged by security issues. He’s a senior editor and chairman of the board of Veterans Today, especially for the online magazine “New Eastern Outlook
First appeared: http://journal-neo.org/2015/02/09/reagan-iran-and-the-descent-into-darkness/

jeudi, 12 février 2015

Pakistaanse IS-leider: “Amerika betaalt de recrutering van terroristen voor Syrië”

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Pakistaanse IS-leider: “Amerika betaalt de recrutering van terroristen voor Syrië”

FARS – 30 januari 2015 – Een vooraanstaande Pakistaanse krant meldde dat een man die beweert een Pakistaanse commandant van de terroristische groep Islamitische Staat (IS) te zijn, aan wetgevers  in Pakistan heeft bekend fondsen te ontvangen via de Verenigde Staten (VS).

“Tijdens het onderzoek maakte Yousaf al-Salafi bekend dat hij gefinancierd werd via de VS  om de organisatie in Pakistan aan te sturen en jongeren te werven om te vechten in Syrië,” aldus  de bron op voorwaarde van anonimiteit dicht bij het onderzoek aan het in het Urdu verschijnende medium Daily Express.

De krant beweerde ook dat al-Salafi vorig jaar in december werd gearresteerd.

Al-Salafi bekende naar verluidt ook het ronselen van terroristen om ze naar Syrië te sturen en ontving daarvoor ongeveer 600 Amerikaanse dollar per persoon. Hij gaf ook toe dat hij had gewerkt met een Pakistaanse medeplichtige.

“De VS veroordeelden de activiteiten van IS, maar slaagden er helaas niet in om de financiering van deze organisatie via de VS te stoppen. De VS gaf de indruk dat het de terreurgroep financiert uit eigen belang en organiseerde daarom het offensief tegen de organisatie in Irak, en niet in Syrië,” zei een bron.

Het is echter niet duidelijk waar in de Verenigde Staten het geld precies vandaan kwam.

“Ja, het is correct dat dit probleem verschillende keren aan bod kwam in de lokale media en zelfs in de diplomatieke contacten tussen de VS en Pakistan. Journalisten suggereerden dat honderden rekruten werden overgebracht naar Pakistan,” vertelde een veiligheidsbron in Pakistan aan het persbureau Sputnik.

De bronnen die spraken met Express Tribune openbaarden ook de onhandige aanpak door de Amerikaanse minister van Buitenlandse Zaken John Kerry op zijn recente reis naar Islamabad in Pakistan.

“De zaak werd ook doorgenomen met de leider van CENTCOM (US Central Command), generaal Lloyd Austin, tijdens zijn bezoek aan Islamabad eerder deze maand,” zei een bron.

Een andere bron vertelde het Britse persagentschap Reuters vorige week dat al-Salafi een Pakistaans-Syrische man is die vijf maanden geleden naar Pakistan kwam via Turkije en dat hij de terreurgroepering IS in Pakistan oprichtte.

Bron: Fars.