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samedi, 10 décembre 2011

La Russie contre l’Ordre hollywoodien

La Russie contre l’Ordre hollywoodien

Claude BOURRINET

Comme un mauvais scenario de série B, le script diplomatique du camp atlantiste enchaîne les poncifs, les déclarations-types, les formules figées et usées à seule fin de déstabiliser l’Etat russe. Nous avons connu exactement la même rhétorique quand l’Iran a organisé des élections en 2009. On met d’abord en doute l’ « équité » de la campagne. Puis on jette la suspicion sur le modus operandi de l’élection, accusé de secréter une fraude massive. Des « observateurs » sont bien sûr invoqués pour valider ce réquisitoire, même s’ils ne sont pas sur place, et qu’ils sont enrégimentés dans les rangs des adversaires du régime. Bien entendu, tous les chiffres sont, soit fictifs, soit largement gonflés. Qu’importe, puisque les médias occidentaux les reprennent tels quels, sans autre forme de procès. En général, on cite, pour ce faire, des sources qui sonnent bien, où les expressions « droits de l’homme », ou des termes comme « liberté », « démocratie », « résistance » octroient une onction bienpensante. Ces « canaux » sont des entités plus ou moins fantomatiques, siégeant à l’extérieur, dans certains pays leur accordant une hospitalité généreuse, ou bien, sont des blogs parfaitement artificiels, manipulant l’opinion par des informations inventées ou déformées. Le cas est avéré aussi bien en Libye qu’en Syrie. D’un point de vue logistique, il est déterminent que des images de violence, de répression, que des victimes frappent les consciences. On manie alors la synecdoque, cette figure de style qui fait prendre la partie pour le tout. On trouvera toujours quelques excités pour se faire trouer la peau, surtout chez certains islamistes fanatisés, mais il est plus simple de gonfler les chiffres, de filmer en plan resserré des manifestations minoritaires pour faire croire à des protestations de masse, si possible en utilisant le téléphone portable, dont l’effet connote le danger, la clandestinité et un certain héroïsme, bref, le frisson. Ajoutez à cette salade les tremolos, le ton indigné, déclamatoire des journalistes, les injonctions et ultimatums des organismes liés à l’ONU, à l’OSCE, dont on a toutes les raisons de douter de l’impartialité, et beaucoup de dollars versés dans les poches de quelques consciences fraternitaires, et vous avez un bel et bon plan de subversion.

La Russie n’a donc pas échappé à ce machiavélisme, à vrai dire un peu réchauffé. Après avoir injurié, dévalorisé, dénoncé, calomnié, traîné dans la boue un Vladimir Poutine, qui n’a eu que le tort de redresser un pays bien mal en point, et de ne pas recommencer l’ « expérience » Eltsine, qui a vu la quasi disparition de l’Etat et la dilapidation des richesses russes, après avoir montré la paille dans l’œil du voisin quand le camp de Guantanamo, un mode de scrutin ubuesque, la loi du fric roi, la torture délocalisée, des procès expéditifs, un patriot act antidémocratique, et une agressivité permanente désignent la poutre du donneur de leçon américain, sans parler de ses larbins européens, on passe à la pratique. Les élections législatives du mois de décembre ont permis aux trafiquants d’opinions et aux petits comploteurs indigènes de briller dans leurs œuvres. Les ONG, comme Golos, se sont dites harcelées par le pouvoir, des sites internet auraient été bloqués. Puis, on a crié à la fraude, au bourrage d’urnes, sans en apporter la preuve. La seule confirmation de ces accusations est une série de déclarations des libéraux et des national bolchéviques, qui sont des ennemis jurés du régime, et qui se sont alliés dans un combat plus que douteux. Il est au demeurant plaisant de constater combien l’antisémite Limonov est maintenant devenu une star dans les milieux bobos parisiens ; mais il est vrai qu’aux dernières nouvelles, il aurait abandonné sa haine du Juif… Paris vaut bien un pourboire… Bref, pour un journaliste occidental, tel communiqué vaut preuve. Ensuite, on a organisé une petite manifestation, dont on a doublé le chiffre, et cette provocation a bien sûr, comme il est normal quand on a affaire à une agitation illégale, occasionné des arrestations. Des martyrs dans la musette, donc. Enfin, last but not least, quelques personnalités internationales ont réclamé une révision de l’élection, ou, mieux, comme Gorbatchev, dont le seul son du nom provoque en Russie un crachat de mépris, en ont ordonné l’annulation.

Logiquement, on devrait armer quelques terroristes, semer la pagaïe dans la rue, discrédité l’autorité russe. En fait, ce processus destructeur a déjà commencé, puisque plusieurs attentats sanglants ont eu lieu ces dernières années, dont celui de l'aéroport international Domodedovo de Moscou, le 24 janvier 2011, qui a fait plusieurs dizaines de morts.

La guerre est, de fait, commencée. Celle que livrent les services secrets et de propagande atlantistes sur le sol même de la Russie double l’offensive belliqueuse que mène de façon plus ouverte l’empire oligarchique et marchand, sur d’autres théâtres d’opération, comme la Libye, la Syrie, le Liban, l’Iran, la Géorgie… Que la Russie, redressée et restaurée par Poutine, et avec l’assentiment de la Chine, fasse mine de résister, en déplaçant la flotte russe en Méditerranée, ou en activant des missiles nucléaires à Kaliningrad, cela montre que la partie n’est pas encore gagnée pour les champions du gouvernement mondial.

Claude Bourrinet

ex: http://www.voxnr.com/

vendredi, 09 décembre 2011

„Wir können die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern“

„Wir können die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern“
Ex: http://www.eurasischesmagazin.de/
 
Alexander Rahr, Leiter des Berthold-Beitz-Zentrums in der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik, über die Rolle Russlands in Europa, die Modernisierung des Landes und die „westliche Arroganz“.

Eurasisches Magazin: Sie haben ein neues Buch über Russland geschrieben. Eine „Insider-Analyse“, heißt es auf dem Umschlag, die untersucht, „warum wir Russland brauchen“.  Wer ist mit „wir“ gemeint?

Alexander Rahr: Gemeint sind wir Europäer, vor allem Deutsche. Die Hauptthese des Buches lautet: Westeuropa scheint tatsächlich zu glauben, dass es seine Zukunft alleine auf die Schicksalsgemeinschaft mit den USA ausrichten und Länder wie Russland und Ukraine ignorieren kann. EU-Europa hat heute keinen Osten. Europa ist nicht fertiggebaut nach dem Kalten Krieg. Zwischen uns und Russland liegt eine neue „Mauer“ – die Visumsbarriere. Manche im Westen sehen Russland nicht als Partner, sondern als potenziellen Feind. Dabei können wir die Herausforderungen der Zukunft nur zusammen mit Russland meistern. Das Buch liefert dafür die notwendigen Argumente. 
  
EM: Inwiefern sind Sie Insider – Sie leben in Deutschland, arbeiten in der „Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik“ und beraten deutsche Politiker und Wirtschaftsbosse?

„Meine Aufgabe ist es nicht nur den Deutschen Russland zu erklären, sondern auch den Russen den europäischen Gedanken zu vermitteln“

Rahr: Ich leite seit Jahren das Berthold-Beitz-Zentrum im Think Tank Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik. Wer die Biographie des Industriellen Berthold Beitz liest, erkennt in ihm einen weit vorausschauenden Ostpolitiker. Er war ständig im Osten. Ich fühlte mich seinem Erbe verbunden und verheimliche dies auch nicht in meinem Buch. Ich berate gleichzeitig deutsche, russische und ukrainische Politiker und Unternehmer. Ich wandere und lebe zwischen zwei Welten. Meine Aufgabe ist es, nicht nur den Deutschen Russland zu erklären, sondern auch den Russen den europäischen Gedanken zu vermitteln. Ich bin eine wichtige europäische Stimme in der osteuropäischen Medienlandschaft, ein wichtiger Meinungsmacher in den Ländern des postsowjetischen Raums. Wer das nicht glaubt, kann mich entsprechend googeln. Ich hoffe, ich trage mit meinem Engagement zum besseren Dialog zwischen Russland und der EU bei. Wichtig ist, dass ich sowohl hier als auch dort akzeptiert bin. 

EM: Der Titel Ihres Buches lautet: „Der kalte Freund“. Inwiefern Freund?

Rahr: Bundeskanzlerin Angela Merkel sagte vor ihrem Amtsantritt 2005: Deutschland verbindet eine Freundschaft mit den USA, ob Russland irgendwann einmal unser Freund wird, muss sich zeigen. Der Kalte Krieg ist vorbei, aber wir sind noch keine echten Partner und Verbündeten geworden. Wir leben in der Zeit des kalten Friedens, oder – in einer (noch) kalten Freundschaft. Ich glaube, das ist eine passende Beschreibung des Zustands unserer Beziehungen zu Russland. 

„Die Deutschen sind das Lieblingsvolk der Russen“
 

EM: Sie gehen darauf ein, dass Deutsche zu Russland eine „besondere Beziehung“ hätten. Trifft das auch umgekehrt zu? Und wie kann man diese Beziehung von Deutschen und Russen zueinander charakterisieren?

Rahr: Die Russen mögen die Deutschen mehr als umgekehrt. Die Deutschen sind das Lieblingsvolk der Russen. Russland will eine Modernisierungs-Partnerschaft mit Deutschland. Sie wollen deutsches Know-how. Die Ware Made in Germany ist in Russland höchst attraktiv.  Im 20. Jahrhundert haben sich Deutsche und Russen auseinandergelebt und den schrecklichsten Krieg aller Zeiten geführt. Doch die Russen haben die deutsche Wiedervereinigung stärker unterstützt, als viele NATO-Verbündete Westdeutschlands. Deutschland hat 2008 die dritte NATO-Osterweiterung vor Russlands Toren aufgehalten, das vergisst Moskau Deutschland nicht.

EM: Nach dem deutschen Angriff auf die Sowjetunion im Zweiten Weltkrieg sind Millionen Russen gefallen. Zivilisten sind verhungert, wurden verschleppt und umgebracht. Dennoch gibt es kaum Hass von Russen gegenüber Deutschen. In anderen Ländern, die unter der Wehrmacht zu leiden hatten, ist solcher Hass durchaus lebendig. Können Sie das erklären?

Rahr: Die Russen haben das Gefühl, dass sie Deutschland vernichtend geschlagen und für den Hitler-Angriff bestraft haben. Ostdeutschland wurde von der UdSSR für 45 Jahre besetzt. Die tiefe Feindschaft und der Hass sind übergegangen in eine echte Versöhnung. Heute erinnert man sich in Russland wieder an die positiven Seiten der deutsch-russischen Beziehungen, an den Eisernen Kanzler Bismarck, an Willy Brandt. Gerhard Schröder wird als engster Freund Russlands gesehen. Bundespräsident Christian Wulff und Bundesaußenminister Guido Westerwelle haben im vergangenen Jahr Russland eine neue Zusammenarbeit in Rechtsfragen vorgeschlagen. Die Initiative ist in Russland, vor allem bei Präsident Dmitri Medwedew, auf großes Interesse gestoßen.

Deutschland als wichtigster Rechtspartner

EM: Worum geht es beim deutsch-russischen Rechtsdialog? 

Rahr: Ziel ist die Unterfütterung der anvisierten Modernisierungspartnerschaft mit konkreten Inhalten. Russland hat Interesse an einer Integration in den gesamteuropäischen Rechtsraum gezeigt, Deutschland kann mit seiner Erfahrung des Aufbaus eines Rechtsstaates in Ostdeutschland nach der Wende Moskau wertvolle Ideen vermitteln. Der Rechtsdialog ist keine Sackgasse, Deutschland spielt sich hier nicht als „Lehrmeister“ gegenüber dem vermeintlichen „Schüler“ Russland auf. Die zu diskutierenden Themen werden von beiden Ländern entsprechend ihren nationalen Bedürfnissen ausgesucht. Die Rechtsinitiative zielt keineswegs nur auf die Juristen beider Länder, sondern auf Wirtschaftskreise und die Zivilgesellschaft allgemein. Russland begrüßt den Rechtsdialog, denn er hilft bestehende Missverständnisse aus dem Weg zu räumen und zusätzliches Vertrauen zu gewinnen. In Deutschland benötigt vor allem der Mittelstand den Dialog, um in Russland besser Fuß zu fassen. Nach Meinung der offiziellen russischen Seite hätte der Rechtsdialog schon viel früher beginnen müssen, Russland sei in der Zarenzeit immer von der deutschen Rechtskultur beeinflusst gewesen. In den neunziger Jahren hätte Russland zunächst Rechtsnachhilfe von den USA bekommen, heute wünsche es sich Deutschland als wichtigsten Rechtspartner.

„Wenn die Türkei in die EU hinein geholt werden muss, dann Russland erst recht“

EM: Ist das heutige Russland wichtig für die Welt, für den Westen, für Europa, für Deutschland, oder könnte man es auch locker links liegen lassen?

Rahr: Mein Buch „Der kalte Freund“ ist als Appell an den Westen zu verstehen, das Bauwerk Europa mit der Integration Russlands – dem größten europäischen Land – abzurunden. Wir werden die sibirischen Rohstoffe brauchen wie noch nie. Auch sind die Russen vom Geist her Europäer. Wenn die Türkei in die EU hinein geholt werden muss, dann Russland erst recht. Russland wird bei fast allen künftigen Konfliktlösungen auf globaler Ebene benötigt. Wenn wir die letzten Wikileaks-Veröffentlichungen über die russische Außenpolitik betrachten, stellen wir fest, dass die russische Diplomatie in grundsätzlichen Fragen an der Seite der USA und des Westens steht. Das muss sich künftig institutionell für alle Seiten auszahlen. Viele kluge Leute plädieren für eine gemeinsame Raketenabwehr Russland – USA – EU. Sie schweißt uns gegen die kommenden Gefahren zusammen.

EM: Welche „kommenden Gefahren“ meinen Sie?

Rahr: Wir leben doch heute schon in einem Nord-Süd-Konflikt. Die NATO hat drei Kriege in der islamischen Welt geführt. Iran gilt als Hauptfeind des Westens. Europa muss theoretisch damit rechnen, dass in einigen Jahren moderne Raketensysteme aus dem arabischen Teil der Welt gegen den Westen gerichtet werden. Niemand kann voraussagen, wer in 10-20 Jahren den Atomstaat Pakistan wirklich regieren und wie sich Islamabad gegenüber dem Westen positionieren wird. Eine zweite reale Herausforderung ist die Sicherung der künftigen Rohstoff- und Handelsrouten nach Westen. Kommt es zu Konflikten am Persischen Golf, können Transporte zwischen EU und Asien über Russland abgewickelt werden.   

„Die grassierende Korruption ist Russlands größtes Übel“

EM: Warum funktioniert nichts in Russland, wie Wladimir Putin gesagt hat, als das Atom-U-Boot „Kursk“ im Inferno unterging und in Moskau der Fernsehturm brannte. Derzeit ist Russland das Land mit den schrecklichsten Flugzeugunfällen. Gibt es einen speziellen russischen Schlendrian oder hat der Kommunismus das Land so sehr verrotten lassen, dass es noch immer davon kaputt ist?

Rahr: Die industrielle Infrastruktur Russlands stammt noch aus der Zeit der Sowjetunion. Flugzeuge, Schiffe, Lastwagen – sie sind 30-40 Jahre alt. Russlands Modernisierungsbedarf ist riesig. Leider werden die für die Modernisierung bereitgestellten Gelder oft zweckentfremdet.  Die grassierende Korruption ist Russlands größtes Übel. In meinem Buch wird diese Tatsache nicht verschwiegen, im Gegenteil. Der Leser erkennt, vor welchen Herausforderungen Russlands Modernisierer stehen. Die Modernisierung kann durchaus scheitern. Die Frage ist dann, was wir mit einem schwachen Russland machen.    

„Auf Russland wird eingeprügelt, wo es nur geht“

EM: Geschieht dem „kalten Freund“ Unrecht, wird Russland vom Westen schlechter behandelt als andere Länder?

Rahr: Ich erkenne in der westlichen Wertedebatte eine große Arroganz und Doppelzüngigkeit. Auf Russland wird eingeprügelt, wo es nur geht. Stereotypen aus dem Kalten Krieg prägen leider noch immer unser Russlandbild. Manchmal scheint es, als ob manche im Westen ein Vergnügen entwickeln, dem stolpernden Erzfeind Russland vor das Schienbein zu treten. Wir dürfen nicht vergessen, dass Deutschland 25 Jahre nach der Stunde Null auch noch keine funktionierende Zivilgesellschaft hatte. Unser demokratisches Wertesystem hat sich mühsam entwickelt, wir müssen den Russen mehr Zeit geben Demokratie einzuführen. 

EM: Wer hat Russland im Westen eigentlich noch wirklich auf der Rechnung, außer vielleicht dem ehemaligen Bundeskanzler Gerd Schröder?

Rahr: Ich denke, nach der Lektüre des „Kalten Freundes“ werden sich auch bei den kritischsten Russland-Beobachtern positive Eindrücke in Bezug auf eine strategische Partnerschaft mit Russland festsetzen. Amerika schwächelt, wir müssen damit rechnen, dass Washington sich selbst isolieren wird. Die EU muss lernen auf eigenen Beinen zu stehen. Die Welt hat sich verändert. Wir brauchen eigenständige Beziehungen zu den neuen Machtpolen der Weltordnung, zu China, Indien, Russland.

„Möglicherweise wird Russland einmal zu einem zweiten Schutzpatron des Westens“

EM: Was hat Russland zu bieten, außer Gas und Öl?

Rahr: Einen riesigen wachsenden Markt, hochgebildete Menschen, die Brücke nach Asien, Kooperation in der Hochtechnologie, im Weltraum. Möglicherweise wird Russland einmal zu einem zweiten Schutzpatron des Westens neben den USA. Ich habe in meinem Buch den Weg zu einem solchen Bündnis aufgezeigt.

EM: Und was ist mit Gas und Öl?

Rahr: Der Ölpreis wird nicht sinken. Darauf müssen sich Europa und der Westen kurz-, mittel- und langfristig einstellen. Die Schlussfolgerung hieraus kann nur lauten, die strategische Partnerschaft zu Russland weiter zu vertiefen. Russland ist Europas natürlicher Partner, der sich trotz der häufig negativen Wahrnehmung über Jahrzehnte bewährt hat. Wir haben keine Alternativen, als unsere Beziehungen zu intensivieren.  Die Vorteile liegen für beide Seiten auf der Hand: Wir erhalten Zugang zu auf dem Weltmarkt immer teurer und knapper werdenden Ressourcen – Öl, Gas, aber auch anderen wichtigen Rohstoffen, etwa Seltenen Erden – und Russland profitiert vom größten Trumpf, den Deutschland vorzuweisen hat, der Technologie.

EM: Was hat Russland von unserer Technologie?

Rahr: Das Know-how unserer Unternehmen, die Technologieführerschaft Deutschlands wird helfen, das Potenzial der russischen Wirtschaft besser zu entfalten. So können perspektivisch vor Ort geförderte Rohstoffe beispielsweise auch direkt vor Ort veredelt werden. Bedenkt man die vorhandenen und geschätzten Reserven, wird diese Partnerschaft zur Rohstoffsicherheit Europas beitragen und auch die wirtschaftliche Entwicklung in Russland positiv beeinflussen. Man darf sich allerdings nicht täuschen, dass all dies so einfach zu haben und der Rohstoffbezug dann plötzlich für lange Zeit gesichert sein wird. Von beiden Seiten wird hart verhandelt werden müssen. Und auch hier muss sich Deutschland darüber im Klaren sein, dass es in Konkurrenz zu Ländern wie China steht. Der Erfolgsdruck ist auf beiden Seiten sehr hoch. Aber ich wiederhole: Bewähren wird sich diese Partnerschaft für beide Seiten.

„Russland hat keine Feinde, aber auch keine Verbündeten“

EM: Die kommunistische Sowjetunion hatte einst viele erklärte Feinde weltweit. Wie ist es mit dem heutigen Russland – wer sind seine Feinde?

Rahr: Russland hat keine Feinde, aber auch keine Verbündeten. Medwedew und Putin sind Europäer, die sehen, dass ein Bündnis mit China sie für lange Zeit von Europa abschneiden wird. Hinter den heute noch 148 Millionen Russen leben auf der gemeinsamen Festlandsmasse über 1,3 Milliarden Chinesen. Mit der 7.000 Kilometer langen, schwer kontrollierbaren Grenze dazwischen. Ohne den Chinesen Böses zu unterstellen: Russland sucht die Europa-Bande sogar sicherheitspolitisch wegen des gemeinsamen Interesses am europäischen Gleichgewicht. Wenn der Westen Russland als strategischen Interessenspartner stärker integriert hätte, wäre Putin niemals diesen heutigen taktischen Bund mit China eingegangen. Aber gegenwärtig lockt China Russland immer weiter nach Asien. Beijing möchte natürlich nicht, dass Russland der NATO beitritt und sich das Militärbündnis Chinas Grenze nähert.

EM: Eine der vielen plakativ formulierten Kapitelüberschriften Ihres neuen Buches lautet: „Was kann Russland wirklich?“ Das ist die Frage. Können Sie in der knappen Form des Interviews die Antwort geben?

Rahr: Wenn Russland die Gespenster des Kommunismus abwirft, die Korruption besiegt und versteht, dass der Erfolg und die Stabilität des Landes in der Demokratie und im Rechtsstaat liegen, wird es zu einem normalen europäischen Land.  Vor allem Präsident Dmitri Medwedjew stieß mit seinem Artikel „Vorwärts Russland“ eine strategische Debatte über die Modernisierung in Russland an.

„Die Abhängigkeit Russlands vom Rohstoffhandel ist demütigend“

EM: Welche Rolle spielt Wladimir Putin, der Verfechter des starken Staates und der gelenkten Demokratie im Modernisierungskonzept Russlands?

Rahr: Unter dem Eindruck der schweren Auswirkungen der Wirtschaftskrise auf Russland verstärkt sich der Eindruck, dass auch Putin selbst eingesehen hat, dass sein Konzept der engen Verflechtung von Staat und Wirtschaft in eine Sackgasse geführt hat. In Russland ist das Modernisierungskonzept derzeit alternativlos. Putin unterstützt dies durch den Plan, über 5000 Unternehmen zu privatisieren. Russland braucht nach der Krise Gelder aus dem Ausland. Die Staatsholdings haben ihre Chance nicht genutzt, deshalb scheinen die Voraussetzungen für einen nun beschleunigten marktwirtschaftlichen Reformprozess in Russland günstig, obwohl das Problem der staatliche Verwaltungsapparat bleibt.

Russland hat die Modernisierung und technologische Aufrüstung der russischen Wirtschaft zur höchsten Priorität erklärt. Dies sei eine Frage des „Überlebens“. Russland ist durch die Krise härter getroffen worden als die meisten anderen Staaten, dafür sind die Gründe im Inland zu suchen. Anstelle einer auf Rohstoffen basierten Ökonomie gehe es um den Aufbau einer „intelligenten“ und „grünen“ Ökonomie. Von dieser Prämisse ausgehend wird eine tiefgreifende Umgestaltung der russischen Gesellschaft gefordert. Die Abhängigkeit Russlands vom Rohstoffhandel ist „demütigend“, die Wirtschaftsstruktur „primitiv“ und die Wettbewerbsfähigkeit „beschämend niedrig“. Um diese Rückständigkeit aufzubrechen, müssen der staatliche Einfluss auf die Wirtschaft reduziert, Forschung und Entwicklung massiv gefördert, die endemische Korruption bekämpft, die Infrastruktur modernisiert, der Rechtsstaat ausgebaut und das Bildungssystem umfassend reformiert werden.

EM: Ist davon schon etwas zu sehen? Welche Wege wird Russland auf sein Ziel hin beschreiten?

Rahr: Russland will sich in Forschung und Entwicklung wieder an die Spitze bringen. Es spricht sich für vereinfachte Visaverfahren für Spitzenforscher, großzügige Stipendien und die finanzielle Unterstützung innovativer Unternehmen aus. Insbesondere will es das Programm zur Gründung eines prominenten Forschungs- und Entwicklungszentrums nach Vorbild des Silicon Valley zu einem erfolgreichen Ende bringen. Die Investitionsbedingungen in Russland sollen so gut sein wie bei den Wettbewerbern. Die Bürokratie, insbesondere Zertifizierungsprozesse, sollen keine Hürden für Investoren sein und stattdessen neue Abläufe zur Genehmigung von Investitionsprojekten in Russland erarbeiten. Doch Chancen der erfolgreichen Modernisierung sind nur in Kooperation mit dem Westen möglich. Der Druck auf Russland, sich für westliche Investoren nachhaltig zu öffnen, ist groß. Ohne radikale Veränderungen der eigenen Unternehmenskultur kann Russland die Korruption aber nicht besiegen.

EM: Eine abschließende Frage noch: Sie sind nicht nur Autor, sondern auch Politikberater. Welche Politiker suchen Ihren Rat? Gehört Angela Merkel auch dazu?

Rahr: Die DGAP gilt als Think Tank des Auswärtigen Amtes. Meine Kollegen und ich sprechen täglich mit Abgeordneten aller Parteien, Spitzenbeamten der Regierung, Diplomaten und Journalisten. Manche hören auf unseren Rat und kooperieren mit uns beim Aufbau wichtiger außenpolitischer Netzwerke. Die Bundeskanzlerin hat die DGAP einmal besucht und uns Experten aufgefordert, politische Fragen „einfach“ und nicht „zu wissenschaftlich“ zu erklären. Ich hoffe, Frau Merkel wird einen Blick in mein neues Russlandbuch hineinwerfen, denn das Werk entspricht ihren Anforderungen.   

*

Siehe auch: „Gelesen“ – Rezension zu „Der kalte Freund – Warum wir Russland brauchen: Die Insider-Analyse“ von Alexander Rahr.

 

Das Interview führte Hans Wagner

Afghanistan-Krieg: US-Militär gibt zu, lukrativen Opiumhandel in Afghanistan zu schützen

Afghanistan-Krieg: US-Militär gibt zu, lukrativen Opiumhandel in Afghanistan zu schützen

Ethan A. Huff

Mit einem Marktanteil von 92 Prozent am globalen Opiumhandel ist Afghanistan das mit Abstand größte Anbau- und Exportland für Opium. Viele sind wahrscheinlich schockiert darüber, dass das US-Militär ausdrücklich beauftragt war, die afghanischen Mohnfelder, von denen das Opium stammt, zu bewachen, um die milliardenschwere Drogenindustrie zu schützen, an dem die Wall Street, die CIA, der MI6 und viele andere Gruppen in großem Stil verdienen.

Vor den tragischen Ereignissen vom 11. September 2001 gehörte Afghanistan nicht zu den Global Playern im Anbau von Mohn, dem Ausgangsstoff sowohl von illegalem Heroin als auch von Morphium für pharmazeutische Zwecke. In dem Bemühen, die Pflanze im Land auszurotten, hatten die Taliban sogar aktiv Mohnfelder zerstört, wie die Pittsburgh-Post-Gazette am 16. Februar 2001 in einem Artikel mit dem Titel »Opiumproduktion des Landes praktisch ausgerottet« berichtete.

Doch nach dem 11. September betrieb der militärisch-industrielle Komplex der USA die Invasion in Afghanistan und unterstützte umgehend den Wiederaufbau der Mohnindustrie im Lande. Nach Angaben des Drogenbekämpfungsprogramms der Vereinten Nationen (UNDCP) stieg der Opiumanbau in Afghanistan 2002, nach der Invasion amerikanischer Truppen unter Führung des damaligen US-Präsidenten George W. Bush, um 657 Prozent.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/ethan-a-huff/krieg-gegen-das-rauschgift-als-schwindel-entlarvt-us-militaer-gibt-zu-den-lukrativen-opiumhandel-.html

La Russie envoie 284 tonnes d'aide humanitaire aux Serbes du Kosovo

La Russie envoie 284 tonnes d'aide humanitaire aux Serbes du Kosovo

Ex: http://fr.novopress.info/

MOSCOU (NOVOpress) – Un porte-parole du ministère russe des Situations d’urgence a annoncé qu’un convoi contenant 284 tonnes d’aide humanitaire était parti mercredi matin de Noguinsk (région de Moscou) à destination du Kosovo. Des groupes électrogènes, des couvertures, des vivres, de la vaisselle et des meubles composent le convoi, qui devrait arriver le 12 décembre prochain. D’autre part, 36 tonnes de vivres, réchauds et vaisselle ont été envoyés par avion, en novembre dernier, a rappelé le porte-parole.

Cette aide humanitaire est envoyée sur fond de tensions extrêmes au Kosovo, entre Serbes et musulmans albanais. Les Serbes du Kosovo, abandonnés voire combattus par la K-For et l’Otan, cherchent à bénéficier de la protection de la Russie, dans la grande tradition de la solidarité orthodoxe.

jeudi, 08 décembre 2011

Splitsing euro kan België doen barsten

Splitsing euro kan België doen barsten

 

Ex: http://www.politiek.net/

 

Het eventuele einde van de euro zal niet zonder slag of stoot verlopen, meent Derk Jan Eppink. 'Geruzie en monetaire conflicten zijn waarschijnlijk.' Tussen Duitsland en Frankrijk bijvoorbeeld, maar ook, eens te meer, tussen Vlamingen en Franstaligen in dit land.

Op de gezichten van Europese leiders tekent zich radeloosheid af. Elke keer als Commissievoor-zitter Barroso en Europees President Van Rompuy naar het Europees Parlement komen zien ze er moedelozer uit. Ze grossieren in bezweringsformules over de eurozone, maar beseffen intellectueel dat de munt zijn beste tijd heeft gehad. Het Europese bedrijfsleven, iets minder sentimenteel, bereidt zich voor op het leven na de euro.

Het grootste deel van de Europese politici leeft in de staat van ontkenning. Ze willen niet spreken over een omvorming, laat staan opdeling, van de muntunie. "De euro is een politiek project om een federale unie te bereiken en de economie moet volgen", zei het Ecolo-Europarlementslid Philippe Lamberts. Maar wat als de economie niet volgt? Is het niet beter een plan-B te maken zodra het droomplan in duigen valt? Europese bedrijven proberen zich een voorstelling te maken hoe hun markten er uitzien zonder euro. Welke afzetmarkten gaan behoren tot welke valutazone? Wat is de impact van devaluaties? Investeerders proberen intussen hun posities in euro te reduceren. Zwitserland geldt als veilige vluchthaven. Door de vlucht uit de eurozone besloten gisteren de centrale banken van de VS, de eurozone, Groot-Brittannië en Japan de globale valutamarkten liquide te houden met goedkope omruiloperaties.

Gewapende conflicten

Het onheilspellende van een splitsingsscenario is de ongewisheid. Economisch lijkt het niet zo moeilijk. Als men van zeventien munten één kan maken, kan met ook van één munt twee versies maken. Maar politiek is het een wespennest. Indien men de eurozone opdeelt in een zone met een harde valuta rondom Duitsland en een zone met een zachtere valuta rondom de EU-lidstaten aan de Middellandse Zee, waar staat Frankrijk dan? Frankrijk zal zich monetair willen vastklinken aan Duitsland, maar de Franse economie kan niet volgen. Het Franse begrotingstekort is ruim 7 procent. De gecombineerde schuld van de vier grootste Franse banken is 250 procent van het Franse BNP. Er hoeft weinig te gebeuren en Frankrijk verliest zijn 'triple A'-status. Een deling van de eurozone kan leiden tot een clash tussen Duitsland en Frankrijk. Alain Jupé, de Franse minister van Buitenlandse Zaken, voorspelt 'gewapende conflicten' als de eurozone breekt. Dit is bangmakerij en een voorschot op het intimideren van Duitsland, maar geruzie en monetaire conflicten zijn waarschijnlijk.

Hans-Olaf Henkel, de voormalige voorzitter van het Bundesverband der Deutschen Industrie (BDI), pleit al ruim een jaar voor een opdeling van de eurozone in een noordelijke zone met een 'neuro' en een zuidelijke zone met een 'zeuro'. Hij publiceerde vorig jaar zijn boek Rettet unser Geld. Henkel werd weggehoond door de Duitse politieke elite. In de jaren negentig verdedigde hij de invoering van de euro. Maar in de loop van de jaren besefte hij dat de gemeenschappelijke munt een vergissing was.

Volgens hem heeft de euro twee structurele defecten. Ten eerste werd de begrotingsdiscipline niet effectief afgedwongen en komen de huidige pogingen tien jaar te laat. Ten tweede probeert de muntunie een culturele kloof tussen Noord- en Zuid-Europese landen te overbruggen. Zuid-Europese landen als Griekenland en Italië waren altijd gewend te spenderen en te devalueren, terwijl het Noorden spaarde en investeerde. De euro probeert van Grieken Duitsers te maken, maar dat is tot mislukken gedoemd. Landen als Griekenland en Italië hebben in de eurozone hun concurrentiekracht verloren en zijn veroordeeld tot recessie en depressie zonder uitzicht.

Henkel ziet meer in een splitsingsscenario dan in een uitzettingsprocedure. Het verwijderen van landen uit de eurozone, bijvoorbeeld Griekenland, leidt tot een run op de Griekse banken en het instorten van het financieel systeem. Met een opdeling en een 'zeuro' houden Zuid-Europese landen een munt, die echter sterk zal devalueren. Daarmee kunnen ze hun concurrentiepositie herstellen. In de landen van de 'neuro' gebeurt het spiegelbeeld: de munt stijgt in waarde en de export wordt duurder. Volgens Henkel wordt dit opgevangen omdat bijvoorbeeld de Duitse industrie voor 45 procent half-fabrikaten en energie invoert. De lagere kostprijs van de import compenseert de duurdere export. Duitsland heeft met de sterke D Mark ook altijd goed geëxporteerd, zoals Nederland met de gulden.

En België? Europa's monetair-culturele scheidslijn loopt dwars door België, zij valt in feite samen met de communautaire grens. Vlaanderen is concurrerend en kan perfect functioneren in een harde valutazone, maar Wallonië niet. Die kloof wordt nu gedicht door de Belgische transfereconomie, met een subsidiestroom van noord naar zuid. Als de eurozone wordt gesplitst, staat België voor het blok met de keuze van de muntzone.

Financiële markten hebben net de vorming van een federale regering afgedwongen met verlaging van de Belgische kredietwaardigheid en nu zou een scheiding van de muntunie België wederom voor een existentiële crisis plaatsen. Vlaanderen in de neuro en Wallonië in de zeuro, met Brussel, hoofdstad van Europa, in beide muntzones? Het mislukken van de euro confronteert België met zichzelf. Juist daarom verkiezen Belgische politici voorlopig de oogkleppen.

mercredi, 07 décembre 2011

„Rußland braucht eine andere Entwicklung“

„Rußland braucht eine andere Entwicklung“

Johannes Hübner im ZZ-Gespräch über das „System Putin“, die Probleme Rußlands und Moskaus geopolitische Ambitionen

Ex: http://www.zurzeit.at/

1249876823.jpgAm Sonntag haben die Delegierten der Partei „Geeintes Rußland“ einstimmig Wladimir Putin als Kandidaten für die Präsidentenwahl im März 2012 vorgeschlagen. Kommt es zur Perpetuierung des „Systems Putin“, sofern es ein solches überhaupt gibt?

Johannes Hübner: Ein System Putin gibt es zweifellos, und eine „Perpetuierung“ dieses Systems wird es auch geben. Allerdings wird es auch Änderungen im System geben, weil Putin sicherlich die Fehler im wirtschaftlichen System verstanden hat. Denn in Rußland ist wieder eine Art Ära der Stagnation eingekehrt, und nach dem Ende des Immobilien- und Ölbooms 2008/2009 ist die russische Wirtschaft nicht mehr wirklich in Schwung gekommen. Die vorhandenen Probleme, vor allem der riesige technologische Rückstand, das Fehlen einer starken industriellen Basis, die erneuten Schwächen in der Finanzwirtschaft, all das macht sich jetzt in der weltweiten Weltwirtschaftsabflachung bemerkbar.

Westliche Kritiker werfen dem Kreml vor, eine gelenkte Demokratie zu betreiben. Braucht Rußland aufgrund seiner geschichtlichen Erfahrungen – 70 Jahre Kommunismus – vielleicht einen Sonderweg und eine andere Entwicklung?

Hübner: Es braucht jedenfalls eine andere Entwicklung als Westeuropa. Hier wurden über 70 Jahre alle politischen Strukturen nicht zur zerstört, sondern regelrecht vernichtet. Abweichende Meinungen wurden ja nicht nur mit dem Ausschalten aus dem politischen Leben, sondern mit der Liquidierung oder in der Endphase mit der Psychiatrisierung bestraft. Aber Rußland hat einen Weg genommen, der im Kern doch ein demokratischer ist, hat aber diejenigen, die die Demokratie mißbraucht und zur Ausplünderung des russischen Volkes verwendet haben...

... also die neoliberalen Reformer der Jelzin-Ära?

Hübner: Ja, diese wurden im „System Putin“ – wenn man diesen Begriff verwenden will – zurückgedrängt bis ausgeschaltet, wodurch für uns der Eindruck ensteht, als ob Rußland keine mit uns vergleichbare Demokratie wäre.

Vor 20 Jahren ist die Sowjetunion von der Landkarte verschwunden. Wie groß sind denn im heutigen Rußland die postimperialen Phantomschmerzen?

Hübner: Die sind sicher vorhanden. Wenn man mit Russen spricht, merkt man immer wieder die Sehnsucht nach vergangener Größe. Schließlich ist es in der russischen Seele über Jahrhunderte verankert gewesen, daß man Teil eines großen Imperiums ist. Zwar ist Rußland immer noch der größte Flächenstaat der Welt, hat aber durch die Amputationen 1991 ungefähr ein Drittel seiner Wirtschaftskraft und seiner Bevölkerung verloren und es hat vor allem in den Jahren unmittelbar vor und nach dem Ende der Sowjetunion einen Großteil seine militärischen Bedeutung eingebüßt, weil durch den wirtschaftlichen und technologischen Niedergang eine mit den USA und heute auch mit China gleichwertige Rüstung nicht mehr finanzierbar war.

Im Oktober kündigte Präsident Medwedew die Gründung einer Eurasischen Union an, der neben Rußland die zentralasiatischen Staaten angehören sollen. Sehen Sie darin den Versuch der Restauration vergangener Größe oder wendet sich Rußland von der EU ab und dem Osten zu?

Hübner: Beides. Die Staaten, die für diese Union vorgesehen sind, sind ehemalige Sowjetstaaten, die stark von der russischen Kultur geprägt sind und deren Verlust bis heute schmerzt. Auf der anderen Seite müssen die Russen realistischerweise sehen, daß sie in der EU, vor allem in der veröffentlichten Meinung, wo der Staat als Diktatur und Neoimperium dargestellt wird, nicht willkommen sind. Deshalb gibt es die Hinwendung nach Osten, die aber nicht neu ist: In der Schanghai-Gruppe reicht die Zusammenarbeit mit China und den asiatischen Ex-Sowjetrepubliken ja schon zehn Jahre zurück. Auch sind sich viele Kreise in Rußland darüber im Klaren, daß die Brücke nach Europa schwer zu schlagen ist, weil es nicht nur die Atlantiker gibt, die Rußland prinzipiell als Feinde der amerikanischen Vormacht ablehnen, sondern auch die ehemaligen Satellitenstaaten, wo es aufgrund der furchtbaren geschichtlichen Erfahrungen sehr starke antirussische Reflexe gibt. Hier sind es vor allem die Polen und die Balten, die sehr stark auf der Bremse stehen.

Kann Moskau aufgrund des rasanten Aufstieg Chinas und wegen des eigenen Bevölkerungsschwunds überhaupt eine gleichwertige Partnerschaft mit Peking bilden?

Hübner: Eine ganz gleichberechtigte nicht mehr, aber eine weitgehend gleichberechtigte, weil China nicht allzuviel Wahl hat. Ein chinesisch-amerikanisches Bündnis ist aufgrund des amerikanischen Selbstverständnisses nicht vorstellbar, und die anderen potentiellen Partner in Südostasien sind entweder zu klein oder aufgrund historischer Ressentiments oder Ängste nur bedingt paktfähig wie etwa Südkorea oder Japan.

Daher kommt nur Rußland als größtmöglicher Partner in Betracht, das alleine aufgrund seiner Weltraumtechnologie und seines Nukleararsenals immer noch eine Macht ist. Zudem hat Rußland Militärtechnologie, die die Chinesen zwar zu entwickeln versuchen, aber wo sie noch sehr weit hinten sind. Das betrifft die Raketentechnologie, aber auch die Flugzeugtechnologie. Hier sind die Chinesen in ihrem Aufholprozeß erstaunlich langsam.

Bei verschiedenen Gipfeltreffen zwischen der Europäischen Union und Rußland werden in blumigen Worten Absichtserklärungen beschlossen, während in der Politik keine konkreten Taten folgen. Besteht seitens der Europäischen Union überhaupt der politische Wille, die Beziehungen zu Moskau zu verändern, bzw. wird die EU, obwohl dieser Wille besteht, von den USA daran gehindert?

Hübner: Die EU ist sehr gespalten: Es gibt Staaten wie Deutschland, wo sich Teile der Politik sehr bemühen, das Verhältnis zu Rußland dauerhaft zu entspannen bzw. zu einer wirtschaftlichen Allianz zu kommen, während Länder wie Großbritannien, die sehr stark im amerikanischen Fahrwasser segeln, das nicht wollen. Frankreich schwankt zwischen starker Annäherung wie unter Chirac und neuer Vorsicht der transatlantisch orientierten Regierung Sarkozy. Auch die Italiener sind schwankend, wobei in der Ära Berlusconi viel Rücksicht auf amerikanische und israelische Wünsche genommen wurde und diese Wünsche gehen nicht in Richtung einer Annäherung an das Putin-Rußland.

Das Gespräch führte Bernhard Tomaschitz.

 

EU-Priorität Baltisch-Adriatische Achse

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EU-Priorität Baltisch-Adriatische Achse

Koralmbahn als Zukunftspotenzial für Österreich 

Ex: http://www.andreas-moelzer.at/

Ein strategischer Korridor

Um die Verlagerung des Gütertransports auf die Bahn anzukurbeln, muss die Politik (etwa auch im Rahmen der EU-Regionalpolitik) danach trachten, Industrieproduktion nahe logistischer Knoten zu halten. Eine konkurrenzfähige Schienenverbindung von der Ostsee bis zu den Adriahäfen und Norditalien kann aufstrebende Wirtschaftsregionen mit etablierten Wirtschaftsräumen vernetzen. 

Die Baltisch-Adriatische Verkehrsachse (BAA) gilt als strategischer Korridor für Europa. Sie verläuft zwischen den Regionen Danzig und Gdingen, Warschau, Lodsch, Olmütz, Brünn, Wien und Umgebung (Stadt Wien und Niederösterreich), Pressburg (Bratislava), Südösterreich (Obersteiermark, Graz und Mittelkärnten), Oberschlesien und Nordmähren (Kattowitz und Ostrau), sowie durch die italienischen Regionen Friaul-Julisch-Venetien (Triest und Udine), Veneto (Venedig, Padua) und Emilia Romagna (Bologna/Ravenna).

Kapazitätsengpässe auf Europas Straßen

Die Funktionsfähigkeit des europäischen Binnenmarktes bleibt langfristig wohl nur erhalten, wenn Schiene und Wasserwege einen großen Teil des erwarteten künftigen Güterverkehrs-wachstums übernehmen können, da mit dem kontinuierlich steigenden Individual- und Straßengüterverkehr Kapazitätsengpässe auf der Straße quasi vorprogrammiert sind. Zudem leistet die Güterverlagerung auf die Schiene einen wichtigen Beitrag zur Erreichung der international festgelegten Klimaziele und reduziert die Erdöl-Abhängigkeit. 


Tor zu boomenden Märkten und Tourismus-Magnet

Als eine der wichtigsten Nord-Süd-Transversalen Europas verbindet die BAA nicht nur die aufstrebenden Wirtschaftsregionen neuer EU-Mitgliedsländer (Polen, Slowakei, Tschechien) mit etablierten Wirtschaftsräumen, sondern verknüpft überdies andere prioritäre Achsen des Transeuropäischen Verkehrsnetzes (TEN-V). Durch die bessere Anbindung der nordadriatischen Häfen und damit an internationale Warenströme können sich diese über den Suez-Kanal zum Tor zu aufstrebenden asiatischen Märkten entwickeln. Das enorme Potential im Personenverkehr wiederum stellt eine Chance für den Tourismus der angeschlossenen Regionen dar, womit sich – nach Vorbildern der spanischen AVE-Med-Lineas oder dem französischen TGV-Méditerranée – die Baltisch-Adriatische-Verkehrsachse auch als attraktiver Urlaubsverkehr-Magnet entpuppen könnte.
 

Vorteile der Baltisch-Adriatischen Achse

  • Impulse für das Wirtschaftswachstum in den Regionen entlang der Achse,
     
    bessere Anbindung an europäische und asiatische Häfen und Bedeutungssteigerung der nord-adriatischen Häfen für den innereuropäischen und interkontinentalen Warenverkehr,
  • Erschließung neuer Märkte innerhalb der EU
  • Ankurbelung der Verlagerung des Güterverkehrs von der Straße auf die Schiene, damit umweltfreundlicher Transport durch CO2-Einsparung sowie massive Reduktion von transportverursachten Lärm sowie der Feinstaubbelastung und Entlastung des sensiblen alpinen Raums
  • Ausräumung von infrastrukturellen Verkehrsengpässen, Entlastung der Straße, weniger Unfälle
  • Verkürzung von Fahrtzeiten und somit Chance für den Tourismus

Die neue Achse in Zahlen

Diese Nord-Süd-Achse mit 1.820km Gesamtlänge verbindet fast 50 Mio. Menschen in 10 EU-Staaten. Sie umfasst 85 Ballungsräume und Wirtschaftszentren, 138 See- und Binnenhäfen sowie 28 Grenzübergänge zu Drittländern und zählt mit rund 24 Mio. Tonnen Güteraufkommen pro Jahr zu den wichtigsten Alpenquerungen. Ein Schiff benötigt 6-7 Tage für die Fahrt um Europa herum nach Rotterdam oder Hamburg. Auf der Schiene wäre dies wesentlich schneller möglich. 


Transeuropäische Asymmetrie im Güterverkehr beseitigen

Eine Schienen-Güterstromprognose macht eine transeuropäische Asymmetrie sichtbar: Ein Teil des Massengüterverkehrssegmentes spielt sich in Großbritannien, Frankreich, Spanien und Italien im „Short-Shipping- Küstenverkehr und auf Binnenkanälen ab, da dort auf den Hochgeschwindigkeitsstrecken die Güterverkehre nicht zugelassen sind. In Osteuropa bis Mitteleuropa boomt hingegen der Güterverkehr, der sich von Russland kommend ganz stark zum Baltisch- Adriatischen-Korridor hin ausrichtet, aber auch zu den Häfen des Schwarzen Meeres.

Die Baltisch-Adriatische Achse als neuer europäischer Verkehrskorridor ist umso wichtiger, weil sich die Häfen Venedig, Triest, Koper und Ravenna zur NAPA (North Adriatic Port Association) zusammenschlossen und Entwicklungsprojekte im Wert von 3,4 Milliarden Euro starteten. Mit dieser Kooperation wollen die nordadriatischen Häfen im Warenverkehr mit Asien den nordeuropäischen Häfen Rotterdam und Antwerpen durch kürzere Transportwege zum ost- und südosteuropäischen Markt Konkurrenz machen. 

Güterverkehrsdrehscheiben Wien, Kärnten und Steiermark

Der Aufstieg Wiens zu einer der wenigen 2-Millionen-Weltstädte am Ende des 19. Jh. steht hängt stark mit seiner Verkehrslage im Kreuzungspunkt der Ostsee-Adria- und der Donau-Achse zusammen. Wien ist ein Knoten von fünf „Vorrangigen transeuropäischen Verkehrsachsen“, davon 3 Eisenbahnachsen (PP17, PP22, PP23), die Autobahn Danzig–Wien (PP25) und die Donau-Binnenschiffsstraße (PP18). Zuletzt wurde ja die Schienenachse von den Ostseehäfen im Baltikum nach Wien und Pressburg von der EU bereits als vorrangiges Projekt eingestuft. Mit der Baltisch-Adriatischen Achse und dem Bau des neuen Hauptbahnhofs wird die Bedeutung Wiens als Verkehrsknotenpunkt weiter ausgebaut. 

Auch für die Wirtschaftsdynamik im Süden Österreichs bietet die bessere Anbindung durch die Baltisch-Adriatische Achse zeit- und kostengünstigere Transportmöglichkeiten und neue Absatzchancen in neuen Märkten. Überhaupt könnten die Terminals in Kärnten und der Steiermark sich zu Güterverkehrsdrehscheiben in den Südosten Europas entwickeln. Nimmt man Einwohnerzahl und Wirtschaftsleistung heran, erschließt diese Verbindung in Südösterreich (Niederösterreich, Obersteiermark, Graz, Klagenfurt, Villach) einen ähnlich großen Raum wie die Westbahn. 

Mit der Fertigstellung der Koralmbahn samt Koralmtunnel und des Semmering-Basistunnels wird die Steiermark über eine wesentlich bessere Erreichbarkeit verfügen was dem Wirtschafts- und Beschäftigungsstandort sowie dem 
Tourismusstandort Steiermark in den nächsten Jahrzehnten eine hohe zusätzliche Wertschöpfung bringen. Dazu kommt, dass die dafür notwendigen Baumaßnahmen arbeitsmarktpolitisch beachtliche Impulse für die Region bedeuten.

Durch die Integration von Regionalschnellbahnen und Regio-Busnetzen und die tief inneralpin hineingreifende Position des Achsenabschnittes in Österreich wird ein demographisches Abwanderungsgebiet mit eingebunden. Gelingt es Pendler zur Nichtaufgabe ihrer Wohnstandorte in strukturschwachen Gebieten zu bewegen, stellt dies einen wesentlichen Beitrag zur inneren Integration Österreichs dar.


Korridor-Wettlauf

Das Ziel einer gesamteuropäischen Kohäsion führte im sog. TENTINA- Prozess zu einer Wettlauf-Situation der Staaten der Europäischen Union nach förderbaren EU-Korridor-Einstufungen, die diese an sich rissen, auch wenn sie im innerstaatlichen Budget die dafür nötigen Infrastrukturausgaben nicht unterbringen konnten. Selbst wenn das TINA-Projekt gelungen wäre und unter Einsatz von Zügen in Neigetechnik wäre die Konkurrenzachse PP6 (Tina Korridor V) für den Personenfernverkehr nicht annähernd konkurrenzfähig gewesen. Slowenien hätte auf Jahrzehnte nicht jene Trassenqualität erreichen können, wie im nun festgelegten Verlauf der Baltisch-Adriatischen Achse gegeben ist. 

 

Koralmtunnel wird mit Baltisch-Adriatischer Achse zur Lebensader

Die Schienenachse von den Ostseehäfen im Baltikum nach Wien und Pressburg wurde von der EU bereits als vorrangiges Projekt eingestuft. Wird die Verlängerung in Richtung Süden zu den Nordadriahäfen als EU-Priorität endgültig aufgenommen, stehen damit auch EU-Kofinanzierungsmittel etwa für den Semmering-Basistunnel und die Koralmbahn zur Verfügung.

Mitte Oktober 2011 hatte die EU-Kommission sowohl den Koralm- als auch den Semmering-Basistunnel auf die Liste der in den nächsten Jahren zu fördernden Großprojekte gesetzt. Die Südbahn in Österreich ist Teil des Baltisch-Adriatischen Korridors über Wien, den Semmering-Tunnel, Graz und den Koralm-Tunnel bis Klagenfurt und Villach. Der Koralmtunnel stellt das Kernstück der neu zu errichtenden Koralmbahn zwischen Graz und Klagenfurt dar, und damit einen wesentlichen Teil der genannten Achse des TEN-Korridors 23 zwischen Danzig, Warschau, Wien und Bologna. Die Koralmbahn und die Baltisch-Adriatische-Achse stellen eine internationale und wirtschaftliche Lebensader dar, um der infrastrukturellen Entwicklung der Verkehrsströme, die sich in den nächsten Jahrzehnten von der Straße auf die Schiene verlagern werden, gerecht zu werden und zwischen Nordosteuropa und dem adriatischen Raum neue Potentiale zu ermöglichen.

Die Nord-Süd-Verbindung von Salzburg nach Kärnten wird hingegen nicht als prioritär eingestuft. Wegen der starken Steigungen wurde die Strecke seitens der EU-Verkehrsexperten als für den schweren Gütertransport ungeeignet eingestuft und daher nicht ins Kernnetz aufgenommen. Weiters enthalten sind im Kernnetz im Wesentlichen die Nord-Süd-Verbindung durch Tirol und den Brenner-Tunnel nach Italien sowie die Westbahn.


Intervention für vorrangige Schienenachse

Zwischen Danzig und Wien/Pressburg wurde die Baltisch-Adriatische Achse bereits 2004 als vorrangige Schienenachse (TEN-Projekt 23) festgelegt. Im Oktober 2006 unterzeichneten die Anrainerstaaten Polen, Tschechien, Slowakei, Österreich und Italien einen "Letter of Intent" zur Verlängerung dieses Projekts über Südösterreich nach Italien. Nun, in der Ratspräsidentschaft des am Projekt sehr interessierten Polen gelang es, die Kommission dafür zu gewinnen, dass die Eisenbahnstrecke Danzig-Wien über Kärnten (Koralmbahn mit Koralmtunnel) bis Bologna verlängert wird und Teil des EU-Core-Networks.


Gemeinsamer Kampf für Koralmtunnel

Die Entscheidung, ob die Baltisch-Adriatische Achse über Semmering- und Koralmtunnel mit bis zu 30 Prozent europäischer Kofinanzierung – 20 Prozent für den Bau sowie 50 Prozent für Studien und Vorarbeiten – rechnen kann, hängt aber davon ab, ob der Kommissionsvorschlag eine Mehrheit im Europäischen Parlament und im Ministerrat der EU findet. 

Nun, nachdem die Karten auf dem Tisch liegen und die einzelnen Projekte bereits im Rahmen von Großveranstaltungen vorgestellt wurden, gilt es weiterhin Schlüsselpersonen und Entscheidungsträger, vor allem im EU-Parlament, von der Notwendigkeit der baltisch-adriatischen Achse zu überzeugen. Wird die Koralmbahn als Teil der Baltisch-Adriatischen-Achse in das prioritäre Verkehrsnetzwerk TEN aufgenommen, fließen allein dort hunderte Millionen Euro an Förderung in das Jahrhundertprojekt.

In der Konzentration auf den grenzüberschreitenden Personen- und kombinierten Verkehr darf keineswegs auf die regionalen Anschlüsse vergessen werden. Schließlich gab es gerade hier im letzten Jahrzehnt massive Einsparungen. Wenn eine regionale Anbindung an den internationalen und EU-Grenzen überschreitenden Schienenverkehr nicht gegeben ist, werden potentielle Kunden ausgesperrt. Zudem gilt es die Gefahr, dass eine Liberalisierung des Bahnverkehrs mit Konzentration auf attraktive Hauptrouten ländliche Regionen aushungert, abzuwenden. 

 

mardi, 06 décembre 2011

Unruheherd Kosovo

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Unruheherd Kosovo

Brüssel darf die Lage der Serben nicht länger gleichgültig sein

Ex: http://www.andreas-moelzer.at/

Der Kosovo ist und bleibt ein Unruheherd am Balkan. Vor allem im Norden des Landes kommt es wiederholt zu Zusammenstößen zwischen Serben und der internationalen KFOR-Schutztruppe, und jüngst sprach der serbische Innenminister Dacic sogar von Krieg. Denn bei einem eventuellen Angriff der Albaner auf die Kosovo-Serben würde Belgrad eingreifen, ließ Dacic wissen.

Somit wird immer deutlicher, daß der Kosovo weiter denn je davon entfernt ist, ein „multi-ethnischer Staat“ zu werden, wie man es sich in westlichen Staatskanzleien ausgedacht hatte. Daß die Europäische Union nun vor dem Scherbenhaufen ihrer Kosovo-Politik steht, ist jedoch nicht weiter verwunderlich. Denn es war ein Kardinalfehler, daß Brüssel der einseitigen und völkerrechtswidrigen Unabhängigkeitserklärung der Kosovaren nicht nur tatenlos zugesehen, sondern sie dazu geradezu ermutigt hat. Und nicht minder schwer wiegt die einseitige Haltung der Europäischen Union zugunsten der Kosovo-Albaner, während die berechtigten Interessen der Serben keinerlei Berücksichtigung finden.

Wenn die Europäische Union eine Eskalation verhindern will, dann wird sie gut beraten sein, sich endlich um einen wirksamen Schutz der verbliebenen Serben zu kümmern, anstatt im Zuge des Beitrittsprozesses Druck auf Belgrad zur Anerkennung der Unabhängigkeit des Kosovo auszuüben. Insbesondere wäre in einem ersten, aber wichtigen Schritt dafür zu sorgen, daß den Serben eine möglichst weitreichende Unabhängigkeit gewährt wird, damit sie ihre Angelegenheit so selbständig wie nur möglich regeln können. Zusätzlich muß endlich der Schutz der über den Kosovo verstreuten historischen serbischen Kulturgüter sichergestellt werden. Schließlich sind die wiederkehrenden Angriffe auf serbische Kirchen und Klöster nichts anderes als ein Akt von Kulturbarbarei und müssen abgestellt werden. Auch wenn es sich noch nicht bis nach Brüssel herumgesprochen hat: Die serbische Kultur gehört seit Jahrhunderten zu Europa.

 
 

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Novlangue médiatique :

« Islamistes modérés »

et « populistes extrémistes »

Andrea MASSARI

Ex: http://www.polemia.com/

Nouveau pouvoir libyen sous influence islamiste, succès électoral d’Ennhada, le parti islamiste tunisien, victoire électorale des islamistes du Parti de la justice et du droit au Maroc, Frères musulmans en position de force en Egypte : le message des « révolutions arabes » est clair. Les régimes laïcs et autoritaires, fruits du nationalisme arabe issu de l’Occident et enfants tardifs du kémalisme, ne cèdent pas la place à des démocrates libéraux mais à des islamistes.

Les médias de la superclasse mondiale qui avaient salué, début 2011, les « révolutions arabes » se tranquillisent néanmoins fin 2011, en parlant « d’islamistes modérés ». Une manière de se rasséréner, tout en continuant à rassurer la population française confrontée à une poussée de l’Islam sur son propre territoire.

« Islamiste modéré », un mot vide de sens

Pourtant ce terme d’islamiste modéré est vide de sens : les islamistes en question ne sont ni « extrémistes » ni « modérés » ; ce sont tout simplement des musulmans qui se réfèrent à l’islam comme guide de l’action politique. Dans le Dictionnaire historique de l’islam, paru aux PUF en 1996, Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, écrivent : « L’islamisme est actuellement une tendance qui consiste à exiger l’application stricte des préceptes de la loi religieuse ou chari’a. » (…) Les islamistes prônent le jihad, d’une part dans leur propre pays contre les « mauvais » musulmans et les gouvernants corrompus de manière à instaurer si besoin est un Etat purement islamique, d’autre part, de façon plus générale, contre les valeurs séculières qui dominent le monde non musulman. » Attitude non dénuée de cohérence puisque l’islam est une totalité qui ne distingue pas le domaine de Dieu de celui de César.

« Modérés » ou non, les islamistes tunisiens, libyens, marocains et égyptiens ont tous pour projet d’islamiser la société, ce qui implique :

  • - de rapprocher le droit local des préceptes de la chari’a ;
  • - d’en revenir à une conception soumise et minorée de la femme, dont le voile islamique est le symbole visible ;
  • - de marginaliser, sinon d’éliminer, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes.

Toutes choses que font d’ailleurs, tranquillement mais fermement, les « islamistes modérés » de l’AKP turque qui sert de modèle.

Là encore il n’y a pas lieu d’être surpris : dans leurs réactions au modèle occidental, les peuples musulmans se retournent vers leurs racines. Quoi de plus normal ? D’autant que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi, c’est surtout une civilisation.

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » : une imposture

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » est une imposture : un fait que les oligarchies occidentales sont incapables de comprendre. D’où l’usage du mot « modéré » qui sert de cache-sexe à une réalité qui sinon les révulserait. Sur le site Oummah.com Mohamed Tahar Bensaada propose une explication complémentaire : selon Le Monde, « Ils (les islamistes) n’ont pas de doctrine économique précise - et sont souvent, en la matière, très libéraux ». Et le commentateur d’Oummah d’ironiser ainsi : « Le terme magique est lancé : “libéraux” ! C’est donc cela qui explique que tous les médias sont unanimes à parler de la victoire des “islamistes modérés” ? Les termes “modérés” et “libéraux” sont donc devenus synonymes dans le nouveau dictionnaire de la science politique française et on ne le savait pas ? ». Et l’analyste musulman de poursuivre : « L’imposture intellectuelle est plus grave. D’abord, on fait preuve de légèreté en cherchant à confondre “modération politique” et “libéralisme économique” (…) Ensuite, la “modération” et le “libéralisme” encensés le sont en fait pour des raisons que généralement les éditorialistes ne divulguent pas et qu’il faut aller rechercher entre les lignes. Le “libéralisme” qui vaut aux “islamistes” la sympathie relative des médias et des intellocrates occidentaux signifie que ces derniers ont montré patte blanche et qu’ils ne vont pas tomber dans le “protectionnisme” et le “nationalisme économique” synonymes d’une tentative de renégociation des rapports de dépendance qui lient leurs pays aux centres du capitalisme mondial ! »

« Populiste extrémiste » : un terme disqualifiant

Les médias de la superclasse mondiale gardent leurs réserves de répulsion aux « populistes » : ces mouvements qui partout en Europe sont à l’écoute des peuples, ce qui les conduit :

  • - à s’opposer à la poursuite de l’immigration de peuplement que les nations européennes subissent ;
  • - à refuser l’implantation de coutumes étrangères contraires à leurs règles d’urbanisme (mosquées avec minarets) ou leurs modes de vie (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, invasion des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise) ;
  • - à réaffirmer leur identité européenne et chrétienne ;
  • - à refuser que les valeurs issues de leurs traditions soient placées sur le même plan que celles de religions étrangères ;
  • - à défendre la séparation du spirituel et du temporel et la laïcité ;
  • - à remettre en cause le libréchangisme mondial.

Populistes européens et islamistes du Maghreb et du Machrek ont néanmoins un point commun : les uns et les autres s’inscrivent dans une démarche identitaire. Ils veulent que leurs peuples restent ou redeviennent eux-mêmes.

De ce point de vue-là, les uns et les autres s’opposent à la marche triomphale du mondialisme. Car ils rétablissent, sinon des frontières physiques, du moins des frontières mentales et psychologiques.

Il est donc naturel que les médias de la superclasse mondiale s’opposent aux populistes européens en les qualifiant « d’extrémistes » pour mieux les disqualifier. Il l’est moins qu’ils baptisent « modérés » les islamistes qui prennent le pouvoir au sud de la Méditerranée et dans les banlieues européennes.

Le formatage de l’opinion par les médias de la superclasse mondiale

Utiliser les termes « extrémistes » et « modérés » pour définir une idéologie politique est d’ailleurs stupide. La modération, l’extrémisme ou la radicalité ne sont pas en soi des idéologies, ce sont des attitudes, des comportements qui dépendent des personnalités et des circonstances.

Cette confusion des termes et des analyses s’explique : les médias de la superclasse mondiale ne cherchent pas à éclairer l’opinion, ils cherchent à la formater ; les médias de la superclasse mondiale ne sont pas des médias d’information mais des médias de manipulation qui appliquent les commandements du discours dominant : faisant contre mauvaise fortune bon cœur à propos des évolutions au sud de la Méditerranée, ils continent de militer pour des sociétés les plus ouvertes possibles au nord.

Andrea Massari
30/11/2011

Voir aussi :

« Dictionnaire historique de l'islam », par Jeanne et Dominique Sourdel
Les 20 Commandements du discours dominant Un nouveau « Novlangue » (mise à jour 1)
Réflexions sur les révolutions dans le monde arabe.
Le lotus et le jasmin sont-ils déjà fanés ?
De la Révolution de jasmin à la révolution islamique ? (Tunisie - 5e volet)
Oskar Freysinger, éveilleur des peuples européens
« Des hommes et des dieux » : un film beau et poignant mais lourd d'influence pernicieuse
Ce que nous voile le voile

Correspondance Polémia – 30/11/2011

lundi, 05 décembre 2011

European Integration & Globalization

European Integration & Globalization

By Andrew Hamilton

Ex: http://counter-currents.com/

European integration has been championed since the end of WW II by anti-white elites.

Beginning in 1948 with the establishment of the Benelux Customs Union (1948), increasingly powerful pan-European entities expanded their new institutional reach virtually without let-up: the European Coal and Steel Community (ECSC) (1951), the European Economic Community (EEC or “Common Market,” 1957), the European Community (EC, 1967), and, finally, the European Union (EU, 1991).

It is important to understand that the European Union is a supranational rather than intergovernmental organization. The latter depend upon voluntary compliance by their members. They possess no direct power of coercion to enforce their laws and regulations. Supranational organizations, on the other hand, can require members to cede control over policy and compel compliance with their mandates.

In Eastern Europe, Soviet armies and political agents established a tightly-knit colonial regime, thanks in part to Jewish and western elites’ intense ideological identification with and deep affection for their Communist bedfellows during and immediately after the war.

In the view of historian William H. McNeill, the war itself had been a major catalyst for pan-Europeanism:

Nazi racial and nationalist doctrines notwithstanding, the European continent witnessed a remarkable transnational economic and administrative integration during the latter phases of World War II. Having conquered most of Europe by 1942, the Nazis began to draw upon the manpower and material resources of the entire area under their command to supply the German armies. . . .

Memories of Europe’s war-time economic pattern could not be wiped away. When economic boom conditions returned to western Europe after 1948, men who had worked as slave laborers in German factories during the war were ready enough to return to Germany again as factory workers. Thousands of others followed. More generally, the postwar success of the Common Market was surely facilitated by recollections of the massive transnational migrations that had taken place during the war, when soldiers and prisoners of war as well as civilian slave laborers had criss-crossed Europe’s national boundaries by the hundreds of thousands. The breakdown of Europe’s national barriers thus appears as the ironic and altogether unexpected but probably most lasting monument to Hitler’s career. (The Shape of European History, 1974, 173-74)

In this connection, for example, it is not generally known that SS generals Otto Steinhäusl, Reinhard Heydrich, Arthur Nebe, and Ernst Kaltenbrunner all served as presidents of INTERPOL.

The most significant (of several) omissions from McNeill’s statement is that a German Europe, as distasteful as it would have been from the standpoint of freedom and representative government, would at least have been white, whereas the Europe that emerged is systematically cleansing whites from the continent and the planet, and lacks freedom besides.

Postwar European integration was in part a healthy reaction against the fratricidal nationalism that decimated the continent during World Wars I and II. And certain participants viewed the process as necessary to offset postwar American dominance. They believed that for the nations of Europe to exert a major role in world affairs, they would have to unite and command resources comparable to those of the US.

The formation of the European Union in 1991, though decades in preparation, was accelerated by the sudden collapse of Communism. Since then, ex-Communist Eastern Europe has been methodically incorporated into a single pan-European entity in the continuing attempt to realize the long sought-after “United States of Europe.”

One cannot help but recall in this regard former congressional investigator Norman Dodd’s 1982 (Cold War era) statement to interviewer G. Edward Griffin, subsequently quoted frequently by the John Birch Society (I have a taped copy of the interview, but it is also available online), that he had been told in the 1950s by Ford Foundation president H. Rowan Gaither that the leaders of major private foundations had all had either wartime OSS or postwar “European Economic Administration” (presumably European Recovery Program—ERP or Marshall Plan) experience after the war. Gaither allegedly told Dodd that the major foundations operated under executive branch directives to use their grant making power “so to alter life in the United States that it can be comfortably merged with the Soviet Union.”

Dodd’s statement sounded plausible at the time, and in light of subsequent events seems even more prophetic. If correct, it implies a time horizon generally uncharacteristic of whites acting on their own, as well as a form of elite dominance that many people will not believe in despite the 20th-century prevalence of centralized large-scale dictatorships, media operations, security agencies, and so on.

Way Station

The European Union is but one component in a much larger process of global integration.

In the decades following the Second World War, European elites systematically dismantled their colonial empires, and encouraged immigration of Third World populations into the European heartland.

In historical terms this occurred suddenly, and was a trans-European rather than national phenomenon. Britain, France, Holland, Spain, Portugal, Germany—literally everyone—cut their colonies loose within two or three decades. Despite surrendering white racial dominance, they retained the economic burden of empire in the guise of foreign aid.

Postwar elites also worked in deliberate, coordinated fashion, in parallel with Eastern European Communists, to destroy the First World nations of southern Africa and, ultimately, their white populations.

A trilateral regionalist structure emerged whose components are being integrated politically and economically in the same manner as Europe: North America and Latin America in the Western Hemisphere, and the numerous countries of Pacific Asia in the Far East (Australia and New Zealand are now classified as Asian).

All three regions will be mere way stations on the planned path to a unitary international order presently embodied institutionally in the United Nations.

Thus, the EU is not a destination in itself.

The Role of Capitalism

Although the process of globalization is politically-driven by internationalist planners, many multinational corporations already organize their foreign operations according to the following scheme: “the Americas”; “Europe, the Middle East and Africa (EMEA)”; and “Asia Pacific and Japan.”

Nevertheless, businesses and corporations are primarily instruments of academic, administrative, and planning elites rather than the other way around. This is unquestionably true of the vast majority of businesses, large and small, which are heavily regulated.

Few enterprises have any choice when it comes to globalization and deindustrialization. They are driven by the imperatives of the marketplace to remain price competitive or go under.

State and globalist entities and elites determine the economic framework within which businesses operate by establishing policies of globalization, autarky, or something in between. From the “egalitarian” and anti-white perspective of planners and administrators, globalization makes perfect sense.

This is not to say that big businessmen are good guys. The larger enterprises grow, the more they approximate collectivism. Business as such possesses no patriotism or racial loyalty. It will do whatever the state and the legal system instruct it to do.

But businesses do not determine policy. Because economic productivity is (or ought to be) important to ruling elites, enterprises must be granted leeway to compete and innovate effectively. So, to the extent that they are involved in generating economic change, corporations have independent significance.

A handful of multinational firms and executives interact with policymakers in more intimate fashion, including back-and-forth exchanges of personnel and active participation in internationalist organizations. In that sense they exert influence and even participate in setting the agenda.

It is striking, for example, that John D. Rockefeller Jr. donated the six blocks (18 acres) of midtown Manhattan real estate near the East River upon which the United Nations headquarters was built (today legally classified as international territory) after an initial offer to locate it on the Rockefeller family estate, Kykuit, was rejected (Rockefeller, who did not own the land, first had to purchase it from wealthy Jewish real estate developer William Zeckendorf), that Nelson, Winthrop, and John D. “Jay” Rockefeller IV were all powerful politicians, and that banker David Rockefeller founded the Trilateral Commission in 1973.

Finally, financiers are a stratum unto themselves, more intricately bound to globalist elites than other businessmen, a dual function of economics and ethnicity.

Ironically, the anti-capitalist mentality, combined with a genuine need to regulate the activities of multinational corporations and financial institutions, will ultimately be a major justification used by the Left for the establishment of a world state.

However, it was the desire for such a state by administrative elites, combined with an iron determination to destroy white populations and Western civilization, which brought globalization into being in the first place. For example, the construction of the European Union began with economic unification imposed from above creating a regulated trans-European substructure upon which supranational political, administrative, and judicial superstructures were subsequently erected.

Veil of Secrecy

Regionalization and globalization have been, and remain, anti-democratic, top-down, and effectively secret.

Rarely have votes been taken, but on the few occasions they have been and lost, the matter was rescheduled for a subsequent referendum to override the initial negative outcome, just as US school boards reappear on the ballot every year until the latest property tax increase is finally “approved.”

National populations certainly never understood (or were told) what was happening, and the same is true of most elites as well.

To drive home this point, ask yourself how much you know about the history of the EU or the UN, the key players involved, current organizational structures and processes, and degree of power possessed.

Virtually everyone’s answer will be Nothing or Next to nothing, no matter how well-educated, informed, or politically-savvy they are. Most politicians at the national, state, and local level, and most members of other elites in the US and Europe, would draw a similar blank.

The United Nations and the European Union are effectively black boxes. Nobody really knows much about their formation, history, current structures and activities, or evolutionary trajectory.

True, observers may be either favorably disposed or hostile to them, and their normative evaluations sound in terms of their own value systems, but that is different than being truly informed.

This is the consequence of misdirection, as in magic shows where the attention of the audience is focused on one thing in order to distract it from another. Though not “secret” in the intelligence agency sense, required information is not easily obtainable or part of the common discourse.

Racist and Totalitarian

Two of the most salient features of the integrative process are its racism and totalitarianism.

Inflexible racial, immigration, and anti-civil libertarian laws and policies in all three regions leave no doubt that whites are targeted victims and Jews and other non-whites privileged castes. Ultimately, they insure the physical destruction of the white race.

The EU remains committed to political integration and the mobility of labor (and hence residence and population mixture) across Europe, and so strives to widen cross-cultural communication, actively encouraging subjects to learn multiple European languages, reflecting the EU’s motto of “United in diversity.”

But because the ultimate objective of elites is an Arisch- and Christ- rein Europe (Europe purified of Aryans and Christians), linguistic homogenization in one form or another is inevitable. Indeed, innumerable European languages within individual states will serve no purpose once their native speakers have been eliminated.

Intra-white racial and ethnic homogenization would result from such a borderless labor and economic market even absent existing interracial population policies. Genetically, the effects would replicate the unplanned blending of European immigrants and their descendants in America, except that miscegenation with tens of millions of non-whites will now be added to the mix.

Liberty and human rights are abridged because it would be impossible to commit genocide or establish the new world order planners covet if freedom, representative democracy, or republicanism held sway.

The project is extremely long-term in nature, with a seemingly “inexorable” quality to it. Indeed, the process has spanned several generations of planners and technocrats already, yet still rolls relentlessly on, year after year, decade after decade, despite opposition.

This suggests a time horizon atypical of whites and more akin to the exceptionally extended time frames characteristic of Jewish immigration policy, Communism, Zionism, neoconservative foreign policy, and the implementation of hate laws negating centuries of Western liberties.

The scale of the project is massive, and requires the political and economic disempowerment of entire national populations and displacement of existing elites with interests deeply rooted in the old order.

The intergenerational approach helps accomplish this.

Another technique is to buy people off—to align personal greed with monetary and status rewards.

A vast army of whites in all countries is employed full-time in well-paying but culturally destructive jobs: law enforcement, military and veterans affairs, schools and academia, child and family services, counselors, case workers, government psychologists, immigration attorneys and administrators, welfare workers, civil rights professionals, diversity officers.

Churches and other local organizations are paid big bucks to integrate non-white immigrants into white communities. Immigrants are furnished with new houses, cars, and even businesses of their own.

I’ve dealt with a recent African immigrant to a white community who operated a private transportation service for the elderly and infirm, taking them to and from nursing homes, clinics, and hospitals, entirely funded by Medicare and Medicaid—a complex, heavily regulated activity. Another ran the local Neighborhood Service Center. Mexicans with enviable salaries staff a local immigration services-activist center that has a budget of several hundred thousand dollars per year.

In the ideological realm, intolerance of the most extreme kind enforces political correctness with a mailed fist and a jackboot to the teeth of everyone from top Hollywood stars, athletes, elected officials, and journalists down to random outbursts on a train [2] or objections to blacks urinating [3] outside one’s residence.

The racism and totalitarianism at the heart of globalization fuels the entire process, and is not open to discussion or alteration.

Only when the seamless perfection of such strategies stops working will exploitable opportunities begin to open up, for that will be the sign that the Jewish-totalitarian death grip over the white race has begun to slip at last.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2011/12/european-integration-and-globalization/

Patrick Buchanan’s Suicide of a Superpower

He Told Us So:
Patrick Buchanan’s Suicide of a Superpower

By Greg Johnson

Ex: http://www.counter-currents.com/

Patrick J. Buchanan
Suicide of a Superpower: Will America Survive to 2025? [2]
New York: Thomas Dunne Books, 2011

As a White Nationalist, my darkest political fear (for the short run, anyway) is that the United States might retain sufficient vestiges of political realism to pull itself together for an Indian Summer of Caesarism before the big cold sets in. Specifically, I fear that someone could put our present Jewish-dominated, multiracial system on firmer economic and political footing. All the instincts of our best conservative thinkers and politicians, like Patrick Buchanan, strain in this direction.

I speak of “Caesarism” because the existing democratic system produces politicians too beholden to special interest groups to serve the common good, thus it has become increasingly necessary to repose important political decisions in the hands of non-elected bodies, such as the commission that oversaw the closing of military bases. The logical extension of this trend is the emergence of a dictatorship, which at least would have a chance of saving America.

But a period of conservative Caesarism would be the worst possible outcome for our race, for no conservative would address Jewish power or the danger of whites being demographically swamped by non-whites who are already here legally. Thus a benevolent conservative dictator just might prolong the system’s life long enough for the forces of anti-white racial degradation and replacement to drive our people past the point of no return.

I agree that we need a time-out from immigration to give White Nationalists some extra time to get our act together. I wish all immigration restrictionists well. But the last thing I want is the present system to stabilize itself, for realistically the system’s collapse is our only hope for the creation of a White Republic—provided, of course, that White Nationalists develop into a viable political movement that can offer a credible alternative once the present system collapses.

Patrick Buchanan’s Suicide of a Superpower argues, with crushing persuasiveness, that the United States is headed toward a collapse. He is so convinced of this that he is even willing to venture an end date in his subtitle, albeit in the form of a question: Will America Survive to 2025? I found this striking, because when I first conceived of Counter-Currents in the Spring of 2010, I found myself thinking in terms of a 15-year make or break period for a North American New Right. At the very least, such a date focuses the mind wonderfully.

In Chapter 11, “The Last Chance,” Buchanan offers a slate of reforms that might actually prolong the life of the republic (if implemented by a dictator). But I see no reason to think that any of his proposals will be implemented given the generally low levels of intellect and courage among American conservatives. But ultimately, that is a good thing for whites.

Chapter 1, “The Passing of a Superpower,” summarizes America’s economic decline particularly vis-à-vis China. This chapter, like the rest of the book, is extremely well-documented. I will be returning to this book again and again for data, and for that reason alone, I recommend it to all white advocates.

Chapter 4, “The End of White America,” chronicles our race’s demographic and cultural decline in America because of low white fertility, high non-white fertility, and torrents of non-white immigration. Chapter 5, “Demographic Winter,” puts the American experience in global perspective. It seems that below replacement fertility is a characteristic of every First World society, including practically every white nation plus Japan, China, Singapore, Korea, and Jews in Israel.

The common denominator in is not modernity, or mere secularism, as Buchanan argues, because the Soviet bloc countries were modernist, materialist, and secularist yet had growing populations. Nor is it a Jewish conspiracy to suppress fertility, which could not explain the trends in Israel and the Far East.

Rather, the problem seems to be a form of modernity that stresses individualism and consumerism. We have created societies in which the people who should be having families instead restrict their fertility to pursue higher education, careers, hobbies, or ecological responsibility, allowing the stupid and ugly people to inherit the earth.

In the white nations, this problem is compounded with Jewish-engineered race replacement policies, primarily non-white immigration. Jews do not have the power to impose these handicaps on Asian nations, and they have no interest in imposing them on themselves.

Chapter 6, “Equality or Freedom?,” is a surprisingly frank and utterly devastating critique of egalitarianism. Chapter 7, “The Diversity Cult” and Chapter 8, “The Triumph of Tribalism” are similarly frank and crushing critiques of the idea that diversity is a strength. Tribalism, not globalism and universalism, are deeply rooted in human nature. Buchanan shows that despite economic globalization, political nationalism has been the dominant trend in the 20th and 21st centuries. Thus, by pursuing diversity, America and other white nations are betting against history and human nature.

Chapter 9, “‘The White Party,’” explains why the Republicans are the de facto party of white America, arguing that the party has no future if it refuses to represent the interests of the white majority. Beyond that, the party must work to preserve the white majority. Again, Buchanan presents a devastating case. But is there one Republican in a thousand with the moral courage necessary to explicitly represent white interests, much less act to preserve a white majority?

Chapter 10, “The Long Retreat,” is a critique of US foreign policy, arguing that the United States needs to downsize its international commitments and expenditures. Currently we maintain more than 1,000 military installations around the world. US troops are present in 148 countries and 11 territories. The United States is committed to intervene on behalf countries around the world, and to maintain our massive budget deficits, we are borrowing from our allies and their enemies alike. Again, Buchanan’s argument is carefully documented and quite compelling.

I saved the bad chapters for last. In Chapter 2, “The Death of Christian America,” Buchanan has the brazen effrontery to assert that Europe civilization is identical to Christianity, such that the decline of Christianity entails the decline of European civilization. Historically, this is of course false. European man existed before Christianity and will persist after Christianity disappears. Christianity, like Marxism, may be just a phase our people are going through, one of many in our long history since the Ice Ages.

Yes, religious people are currently more fertile than non-religious people, but religion is not the only factor that encourages fertility. During the baby boom of the Third Reich, Germans did not suddenly become more religious. Nor did Americans during the post-WW II baby boom. The common denominator was high national optimism. And even if people need an Imaginary Friend to tell them to have babies, Christianity is not the only pro-natal religion.

A White Republic should at least try to preserve freedom of religion (or irreligion) and work to create secular incentives for the best people to reproduce early and often. For example, why not encourage bright young women to have families before going to college by offering a free college undergraduate degree to every mother of three children who stays home with them to the age of six?

Buchanan also asserts that America is a Christian nation. This is false on the face of it, as the United States has never had an established church and the inhabitants of America have never been entirely Christian. That did not, of course, prevent Christians from thrusting their religion into the public square anyway. Over the last hundred years, there has been an attempt to push Christianity back out of the public square by atheists, agnostics, liberals, and members of other religious groups, including Jews. Buchanan sees this as a terrible decline. I am not entirely comfortable with the process [3], but overall, I consider it progress toward religious tolerance, which is a worthy ideal.

In Chapter 3, “The Crisis of Catholicism,” Buchanan discusses his own church’s decline from its post-WW II heyday due to Vatican II. He says nothing about how the Catholic Church became so large and influential in America before it committed suicide. He does, however, mention that there were only a few thousand Catholics in America at the time of the Founding. Given the strength of anti-Catholic sentiment in America, the rise of Catholicism was made possible only by the so-called separation of church and state, i.e., the refusal to allow an established church and the embrace of religious toleration, which is a product of the Enlightenment liberals, Freemasons, and deists whom Buchanan despises. It is a heritage worth defending from Muslims—and Christians—who would turn back the clock.

Now, some might be tempted to think that Buchanan is engaged in a cynical bait and switch routine: “Now that I have gotten your attention with the impending doom of the white race, can I interest you in a time-share . . . ?” But Buchanan sincerely believes the package deal of Christianity, the white race, and European civilization. (Let’s hope they hurry up and elect a black pope.) He puts his chapters on Christianity right near the beginning, where the foundations of an argument go. But Buchanan’s in-your-face Christian apologetics are quite unfortunate, for if our race is going to have a future on this continent, it is by uniting on the basis of deep roots of common identity, not by emphasizing highly divisive religious differences.

There are many ways in which it is true that America is committing suicide. But there is also a sense in which America is being murdered. Kevin MacDonald, among others, has chronicled how America is ruled by a hostile Jewish elite that has instituted many of the ideologies and trends decried by Buchanan as suicidal, including multiculturalism and massive non-white immigration. Jews, of course, more than any other people, are aware of the necessary conditions of collective survival. They are concerned to secure these conditions for their own people even as they deny them to us. The obvious conclusion is that they mean for us not to survive as a people. America is being corrupted, exploited, degraded, and murdered by the organized Jewish community.

Buchanan, of course, knows all this. But he has avoided saying so because it is not politic. He wishes to maintain his access to television and publishers. He wishes to maintain his credibility and connections. His friend Sam Francis felt the same way. He wanted to bide his time, preserve and augment his capital, keep his powder dry. But he fantasized about the day when he would finally whip it out, when he would drop the J-bomb. Unfortunately, Sam died with his credibility intact. And you can’t take it with you. You can only spend it while you are here. Patrick Buchanan is now 73 years old, sixteen years older than Sam was when he died. What is he saving himself for? There is so much more he could do for our people.

Suicide of a Superpower is a useful and important book. I recommend it to all White Nationalists. It is not a White Nationalist book, but it gets the reader almost all the way there. If we can’t close the deal with this kind of set-up, we aren’t worth our salt.

Suicide of a Superpower could save America, although it will not be heeded. And when America goes down, people will say that Patrick Buchanan told us so. That will be a nice epitaph for America—and for Buchanan.

But saving America is not the same thing as saving the white race. If our people have a future on this continent, it will only be by freeing ourselves of the wreckage of America and American conservatism. Conservatism is all well and good if one has something worth conserving. Once we have the White Republic, then we can dust off Buchanan’s proposals and put them to work conserving our system, not the enemy’s.

 


Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com

URL to article: http://www.counter-currents.com/2011/11/he-told-us-so-patrick-buchanans-suicide-of-a-superpower/

dimanche, 04 décembre 2011

Geopolitisches Schachbrett

Geopolitisches Schachbrett: Teile, erobere und beherrsche den »neuen Nahen und Mittleren Osten«

Mahdi Darius Nazemroaya

 

Der Ausdruck »Arabischer Frühling« ist ein Schlagwort, das in weit entfernten Büros in Washington, London, Paris und Brüssel von Personen oder Gruppen erfunden wurde, die sehr wenig über die Araber wissen und keinesfalls über irgendwelches Expertenwissen über die Region verfügen. Was sich derzeit in den arabischen Bevölkerungen entwickelt, besitzt keine homogene Struktur, sondern ist von vielfältigen Faktoren bestimmt. Der Wille zum Aufstand gehört ebenso wie Opportunismus dazu. Und jede Revolution ist mit einer Gegenrevolution konfrontiert.

 

Die Aufstände und Proteste in der arabischen Welt stellen auch kein »arabisches Erwachen« dar; ein solcher Begriff setzte voraus, dass die Araber die ganze Zeit geschlafen hätten, während um sie herum Diktatur und Ungerechtigkeit herrschten. Im Gegensatz zu dieser landläufigen Auffassung kam es in der arabischen Welt, die zur umfassenderen turko-arabisch-iranischen Welt gehört, immer wieder zu Aufständen, die von den arabischen Diktatoren dann in Absprache mit und mit Unterstützung von Ländern wie den USA, England und Frankreich niedergeschlagen wurden. Die Einmischung dieser Mächte trat immer als Gegengewicht zur Demokratie auf, und dies wird wohl auch so bleiben.

Mehr: http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/geostrategie/mahdi-darius-nazemroaya/das-geopolitische-schachbrett-wird-fuer-den-kampf-der-kulturen-vorbereitet-teile-erobere-und-beh.html

Réflexions sur la "victoire politique" des islamistes marocains

Bernard LUGAN:

Réflexions sur la "victoire politique" des islamistes marocains

Ex: http://fr.novopress.info/

Contrairement à ce qui est affirmé par les médias, c’est une victoire relative que viennent de remporter les islamistes marocains alors même qu’ils menèrent une très forte campagne de mobilisation et annonçaient un raz de marée électoral. Leur victoire apparente n’est due en effet qu’à une nouvelle disposition constitutionnelle faisant obligation au roi de nommer un Premier ministre issu du parti arrivé en tête lors des élections législatives. Sans cela, ils auraient été mathématiquement écartés du pouvoir.

Que l’on en juge :
Le parti islamiste PJD (Parti de la Justice et du développement) qui affirme à la fois sa « modération » et son attachement à la monarchie, a réuni 30 % des votants, soit 15% des inscrits, et obtenu 107 sièges sur 395 dans la nouvelle assemblée. Il est donc clairement minoritaire, à la fois dans l’absolu mais également face aux deux grandes coalitions sortantes. En renversant la perspective nous constatons en effet que 70% des votants ne lui ont pas accordé leurs suffrages et qu’au parlement, 288 députés appartiennent à des formations autres que la sienne.

Le parti arrivé en seconde position est l’Istiqlal, parti nationaliste historique ancré comme le PJD sur le terreau islamique et qui remporte 60 sièges au Parlement. En troisième et quatrième position, nous trouvons deux partis liés au Palais, à savoir le RNI (Rassemblement national des Indépendants) qui obtient 52 sièges et le PAM (Parti Authenticité et Modernité) 42 sièges, soit à eux deux quasiment autant que le PJD. En cinquième place, l’USFP (Union socialiste des Forces Populaires) poursuit son délitement avec 39 sièges, puis, arrivent le MP (Mouvement Populaire), parti berbériste monarchiste avec 32 sièges, l’Union Constitutionnelle avec 23 sièges et le PPS (Parti du progrès et du Socialisme) avec 18 sièges. Dix autres partis totalisent les sièges restants.

Les responsables du PJD ont déclaré qu’ils étaient prêts à former un gouvernement de coalition, ce que, avec sa légèreté coutumière, la presse française a salué comme une preuve de maturité politique. Or, cette « conscience démocratique » doit, elle aussi, être relativisée car le PJD n’a pas d’autre choix que de nouer des alliances. Il est même acculé à trouver des alliés puisqu’il lui manque au moins 90 sièges pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Quelques réflexions et questions :
- On ne peut comparer le référendum du 1° juillet 2011 sur la Constitution qui a rassemblé 72% des inscrits et les dernières élections législatives, avec un taux de participation de 45,4%. Le premier fut en réalité un référendum sur la Monarchie au moment où, monté en épingle par la presse internationale, un mouvement révolutionnaire agitait la rue, demandant sa mise sous tutelle ou même sa disparition. Or, 99 % des Marocains, ont voté en faveur d’une monarchie certes modernisée, mais d’abord traditionnelle avec un roi qui continue à régner, même s’il ne dirige plus seul. Si le présent scrutin législatif n’a réuni qu’un peu plus de 45 % des citoyens inscrits sur les listes électorales – pour mémoire celui de 2002 n’en avait attiré que 37 % -, la raison de cette faible participation n’est pas à rechercher dans un désaveu du souverain, mais dans celui de la classe politique et de partis totalement discrédités.
- Le roi Mohammed VI va laisser les partis jouer le jeu constitutionnel après avoir nommé un membre du PJD comme Premier ministre. Puis, deux cas de figure se présenteront :
Une majorité de gouvernement sera constituée avec pour conséquence la dissolution des revendications du PJD qui n’aura pas la force politique lui permettant d’imposer un retour en arrière au sujet des grandes réformes entreprises par le souverain au début de son règne, notamment le code de la famille.
Un blocage du système avec anarchie parlementaire et impossibilité de constituer une véritable et stable majorité de gouvernement, ce qui contraindrait alors le roi à intervenir pour mettre fin à la crise. Ne perdons pas de vue, et le règne d’Hassan II l’a montré, que chaque tentative d’instauration d’une démocratie véritable au Maroc a, par le passé, débouché sur des évènements gravissimes obligeant le souverain à reprendre directement le contrôle des affaires [1].
- Autre question : le PJD a-t-il atteint son étiage ou bien ce scrutin n’est-il qu’une étape dans une lente et inexorable progression ? Ne va-t-il pas profiter du discrédit qui va encore davantage entourer des partis politiques s’entre-déchirant pour le pouvoir et ses avantages ? Ne risque t-il pas au contraire d’être emporté dans le tourbillon des intrigues parlementaires qui s’annoncent et dans ce cas, laisser filer ses électeurs déçus vers ces radicaux extra parlementaires qui contestent à la fois la monarchie et la notion de Commandeur des Croyants ?

[1] Voir à ce sujet les pages 327 à 332 de mon livre intitulé Histoire du Maroc, Ellipses, 2011.

The End of Americanism

The End of Americanism

Pat Buchanan's Suicide of a Superpower

Alex KURTAGIC

Ex: http://www.alternativeright.com

Pat Buchanan’s Suicide of a Superpower is an apt follow-up to his 2002 volume, The Death of the West. Although the new book focuses on the United States, it restates and updates the narrative of the older book. It is no coincidence, therefore, that the former refers briefly to the latter early on.

Buchanan’s main thesis is this:

When the faith dies, the culture dies, the civilization dies, the people die. That is the progression. And as the faith that gave birth to the West is dying in the West, peoples of European descent from the steppes of Russia to the coast of California have begun to die out, as the Third World treks north to claim the estate. The last decade provided corroborating if not conclusive proof that we are in the Indian summer of our civilization.

Buchanan_Pat_-_Suicide_of_a_SuperpowerSuicide has stirred some controversy in the mainstream media for stating what for many is, or should be, known and obvious, but which for the majority is either not so or taboo: the negative consequences of immigration, diversity, and multiculturalism.

Yet, the book has obtained wide coverage and seems widely available—last month, while travelling in the United States, it saw it prominently displayed in the bookshops of major airports. This is a significant achievement that must not pass without notice, for there are others who have been advancing identical theses without the same level of exposure.

Suicide, however, is not without significant limitations, and these merit detailed discussion, for they stem from an outlook that will need to be overcome if we are ever to move forward with an effective solution to the suicide of America and the rest of the West.

The Pluses

With 428 pages of meat in it, Suicide is divided into 11 chapters, each of which is in turn divided into shorter sections with lapidary titles. The chapters are: The Passing of a Superpower, The Death of Christian America, The Crisis of Catholicism, The End of White America, Demographic Winter, Equality or Freedom, The Diversity Cult, The Triumph of Tribalism, The ‘White’ Party, The Long Retreat, and The Last Chance.

In none does Buchanan flinch from presenting the facts as they are. And where there are lacunae, Kevin MacDonald has already filled them with his Culture of Critique. The first chapter is in tone apocalyptic, yet the sheer rapidity of the United State’s decline as a superpower justifies that tone; Rome’s decline in wealth and capability may have taken longer, but America’s is comparable and, as Buchanan presents it, suggests familiar buildings and everyday objects one day becoming ruins and broken artefacts in a continent abandoned to a dark age. Buchanan proposes solutions in the final chapter, but, besides flawed (and I get to that further down), they are conditional, which lends the trajectory of decline traced throughout most of the volume an aura of inevitability. This is not an indulgence on pessimism, because all previous empires eventually collapsed, and all previous great civilisations in history came to an end.

In his detailed discussion of Christianity’s role in the United State, and of the crisis of Catholicism, Buchanan acknowledges the importance of the transcendent. Many of the ills that afflict the West in our age are linked to, if not the result of, a materialist conception of life, and of the consequent subjection to a secular economist criterion of all matters of importance to a nation and a people. The dispossession and loss of moral authority of the White race in their own traditional homelands was to a significant degree achieved through, or caused by, economic arguments. It was not the so-called ‘civil rights’ movement in the United States that turned Detroit into a ruin; what turned it into a ruin was the reliance on economic arguments—so characteristic of the materialist liberal outlook—that enabled the decision to purchase Black slaves in African markets and ship them to North America. Similarly, the loss of moral and spiritual vigour, which has so enfeebled the White race and sapped its will to live, can be traced to the rise of secularism, to the severing of the race’s link to the transcendent. ‘Where are the martyrs for materialism?’ he asks.

To this Buchanan adds a helpful discussion about equality and freedom. He explodes the liberal conception of them as concomitant concepts, and convincingly presents them as polar opposites in a dichotomy: greater equality means less freedom, greater freedom means less equality. Buchanan makes clear that the only possible way to see these two concepts as concomitant is by ignoring human biodiversity, for, where inborn differences in physiology impose upper limits to human plasticity, equality—the elimination disparities in outcome—cannot be achieved without handicapping the cause of those disparities. Thus, the freedom to choose among the best universities is limited for bright White students when entry requirements are relaxed among less able non-White students in the effort to achieve equal outcomes among all racial groups.

The chapters on the diversity cult and tribalism re-state arguments that have for years been advanced by Jared Taylor. Taylor has done it in much greater detail, but Buchanan will reach a much wider audience, so this is a gain. Buchanan also echoes the Sailer Strategy—‘the idea that inreach to its white base, not outreach to minorities, is the key to future GOP success’—in his discussion of his party’s prospects as Whites decline in the United States. And, like Taylor, he ridicules those who see this decline as a cause for celebration.

Also like Taylor, but in the economic area, Buchanan reveals some astonishing facts. Apparently, the United States military relies on equipment that cannot be made without parts manufactured by potential enemies and economic rivals. Did you know that?

Another helpful discussion is introduced in the final fourth of the book, where Buchanan, following Amy Chua, deals with the fatal design flaw that afflicts multiethnic nations that have embraced democracy and capitalism:

Free markets concentrate wealth in the hands of a market-capable ethnic minority. Democracy empowers the ethnic majority. When the latter begin to demand a larger share of the wealth, demagogues arise to meet those demands.

This is a reply to the economic argument for the state-sponsored policy of immigration, diversity, and multiculturalism in the West, repeated without proof and refuted by empirical studies everywhere, that supposedly boosts economic growth because diverse immigrants ‘bring in skills’ and foster greater creativity. In fact, said policy leads to Whites becoming dispossessed minorities, as they already did in a number of other former European colonies. Buchanan points out that people like Evo Morales, president of Bolivia, and Hugo Chavez, president of Venezuela, use ‘principles invented by white men—universal franchise and majority rule—to dispossess white men’. He also quotes 19th century Rightist Louis Veuillot to describe how democrats are dispossessed by non- (or ‘instrumental’) democrats: ‘When I am the weaker I ask you for my freedom because that is my principle; but when I am the stronger I take away your freedom because that is my principle’. He asks: ‘What does the future hold for the West when people of European descent become a minority in nations they created, and people of color decide to vote themselves proportionate or larger shares of the national wealth?’

In terms of solutions, Buchanan offers common sense advice: the United States should live within its means and actively take steps to cut its deficits. For him this means pruning government and government expenditure, including social security benefits and military bases overseas; and instituting a policy of economic nationalism, levying tariffs on imports and cutting corporation tax to zero, so as to revive manufacturing in the United States, attract overseas investment, and reduce reliance on imports. I do not think even economists will agree on whether this would yield the desired results, but at least Buchanan is making concrete policy proposals that place the interests of his country first, and is willing to accept that ethnonationalism is an inescapable reality of the human condition. 

The Minuses

There are fundamental flaws in Buchanan’s exposition.

Firstly, he equates European civilisation with Christianity. This is surprising, particularly coming from an American writer, advancing an Americanist position, given that some of the basic principles and practices upon which America was founded, such as the constitutional republic, originated or had their roots in Europe well before the dawn of Christianity. What about ancient Greece? What about ancient Rome? Were those not European civilisations? A more accurate statement is that the United States is a Christian country. This is defensible, even if the United States never had an established religion and even if not all Americans were Christian. Perhaps what Buchanan means is that Faustian civilisation—the civilisation of Northern Europe, of which North America is an extension—is a Christian civilisation.

Edward_GibbonBuchanan is correct to identify the decline of Christianity in America as one of the roots of its decline. In doing so, however, he has Edward Gibbon as his inverse counterpart, for Gibbon identified the rise of Christianity in Rome, that is, the decline of the Roman religion, as one of the causes of Rome’s fall. Gibbon would have sympathised, perhaps, with the statement, ‘When the faith dies, the culture dies, the civilization dies, the people die.’ Yet, given that the fall of Rome did not mean the end of European man, and that if the rise of Christianity was linked to Rome’s fall, the rise of Christianity was also linked to the rise of Faustian civilisation. All this tells us, therefore, is that we may be witnessing the end of a cycle involving Christianity. However, even if it is Christianity’s fate to pass, as have other religions, or to become a ‘Third World religion’, as Buchanan puts it, European man will still be there, at least for a while, and, provided he survives as a race, he will give rise to a new civilisation, traceable to the Greek, the Roman, and the Faustian, but founded on somewhat different principles. This will bring no comfort to Christians, nevertheless, and Buchanan, as a Christian, is justified in his alarm.

Gibbon would concede that Buchanan makes a powerful argument for Christianity. A monotheistic religion with a personal god can be a potent unifying force, eliciting much stronger commitments from its followers. The Roman pagans were easygoing, and vis-à-vis other religions, the pagan outlook, as expressed by Nehru in a conversation with the former Chilean Ambassador in India, Miguel Serrano, is generally ‘live and let live’. One can easily accept that it is not difficult to decimate a people with that outlook, for, in as much as it resembles the multiculturalists’ easygoing attitude to all religions except Christianity, it is proving daily in our society an agent of dissolution. It may well be that in a world of intense ethnic competition, a high-tension—even totalitarian and intolerant—religion is the more adaptive group evolutionary strategy. Buchanan’s discussion on the growth and endurance of evangelical Christianity, Orthodox Judaism, and militant Islam indicates he is of this view, and that is a plus consistent with his recognition of the importance of the transcendent. Yet he inadvertedly exposes a conundrum: if Christianity is a universal faith, accommodating every race and nationality, as he says, and if, as he also says, non-evangelical forms of Christianity have declined because they are accommodating, then, would this not suggest that Christianity will not survive in practice as the White man’s religion unless it becomes a non-accommodating faith?

Secondly, Suicide makes it clear that Buchanan cannot conceive of anything beyond the America of the 1950s. This is the most unfortunate aspect of this book. It is also the reason why Buchanan offers no real solutions, other than turning back the clock. Were his recommendations implemented in the United States, they would only retard the processes that are in place, achieving a temporary reprieve, a momentary stabilisation, before resuming their course, perhaps with renewed vigour and speed.

What Buchanan seems not to recognise is that, while the 1950s may have felt good for many, the conditions for the modern trends that he condemns were already in place then. They were simply masked by the transient prosperity, stability, and romanticism of the era. The 1950s led to the 1960s. And the upheavals of the 1960s had their roots in the academics of the 1930s, who in turn had their roots in Marxism, dating back to the 19th century, which in turn had its roots in liberalism and the Enlightenment in the 18th century. And this is not merely a question of there having always been a hostile faction within the American republic, seeking to undermine it with its insidious liberalism; the conservatives who opposed Marxism also had their intellectual roots in 18th-century liberalism. Buchanan makes it seem as if the United States has been hijacked by liberals, but the fact is that it has always been in the hands of liberals, right from the beginning: the United States was founded and is predicated on the ideas of liberal intellectuals, and its Founding Fathers were liberals. If the United States seems to be spearheading the process of Western decline, bringing everyone down with it, it is because liberalism took stronger root there than anywhere else, due to a lack of opposition to liberal ideas.

From this perspective it can be argued that Buchanan’s Suicide of a Superpower is not the result of the United States’ being ‘far off the course set by [the] Founding Fathers’, but rather of the United States’ being exactly on that course, even if the Founding Fathers never anticipated that it would lead where it has led.

As a conservative in a republic founded by liberals, Buchanan is by definition a liberal, defending a previous stage in the development of liberalism. Hence his failure to see beyond liberalism’s event horizon.

Liberals have a linear conception of history. Thus Buchanan hopes that by prescribing better liberal policies (what he would call conservative policies), the American republic can be set back on course and resume its trajectory of endless progress and economic growth. Unfortunately, treating the problem as if it were a disease in need of a cure is futile when the problem is a congenital defect. In such cases the best hope is genetic resequencing, a form of death and rebirth. Most likely it will mean certain death and a possible rebirth, elsewhere, as something else, perhaps in North America, but at first, if at all, only in a part of it. Concretely this means the break-up of the union into regions and the emergence among them of a dominant republic among weaker ones, with strength or weakness being a function of the dominant racial group in each case.

Similarly futile is the attempt to revert a civilisation to an earlier stage of development. In the Spenglerian view this would be like trying to turn an old dog back into a puppy, or an old tree back into a bush. Technology may make it possible one day to reverse the physical effects of ageing, but it will not erase the memories and conclusions of a lifetime, and therefore not rejuvenate the spirit. This applies even in the non-organic realm: we may be able to restore an old mechanical typewriter so that it looks and works like new, but it will still be obsolete technology, and its reason for being will shift from usable tool to unusable antique.

Unfortunately for those living today, reality is more in accord with the organic conception of history, whereby things go in cycles and slow build-ups lead to rapid changes in state. Following Spengler, Francis Parker Yockey argued that attempts to cause a reversion into an earlier state of development will at best yield temporary results, introducing distortions that will be magnified as the next stage of development indefectibly follows.

One can sympathise with the argument that it would be worse if the current political leadership in the United States managed to stabilise the economy and perform plastic surgery on the face of America, as this would buy said leadership more time and permit existing trends to remain in place until the possibility of a White rebirth in North America, even without United States, became extinct. A Spencerian collapse sooner may open up avenues that may be closed later.

Ruins_of_American_Civilization

Buchanan wonders whether the United States will implode by 2025. This was my own scenario in Mister, where the United States disintegrates in a hyperinflationary chaos. But it is difficult to predict with accuracy and I would not want to speculate beyond a possible dismemberment along regional lines sometime this century. When it happens, whenever it may happen, those who remember the America we know today and who did not know better until it was too late will be amazed that people thought the United States would go on forever. They will also be amazed that people ever thought as they do now, despite the final outcome being so blatantly obvious. Buchanan’s diagnosis is mostly accurate, but his treatment, well intentioned as it is, is part of the problem, not part of the solution.

The Balance

Despite its defects, there is no escaping it: Suicide of a Superpower is a punishing indictment of the United States’ post-war political leadership, authored by a prominent conservative who speaks as part of America’s mainstream establishment. Any White American fed up with the way things have been going in recent decades and looking for new politics beyond Democrat or Republican will find here solid justifications for going beyond convention and eventually adding his muscle to the struggle for fundamental change.

Suicide will not awaken the complacent, induce the fearful to speak up, or cause ideological enemies to change their views. The complacent is comfortable in his ignorance and does not want his world disrupted by inconvenient truths; in most cases he has the means to avoid them by insulating himself economically. The fearful, who knows but remains silent, will not be emboldened by Buchanan’s confirming him in his views; he will wait, as he has always waited, and then side with change once it looks like it is going to win. The ideological enemy is beyond convincing; the only solution is to crush him thoroughly.

Should you buy Suicide of a Superpower? The answer is yes. Not only is it brave, but it contains many helpful insights and bewildering facts to fuel a healthy debate. The fact that the book is everywhere has also infuriated the radical Left, who have renewed their efforts to have Buchanan fired by MSNBC. The radical Left does not want this kind of discussion to take place in a mainstream media forum. In fact, radical Leftists would like Buchanan to be banned from the networks, shunned by his publishers, phlebotomised by the taxman, prosecuted by the ICC, and sent to the gulags, to spend his old age in poverty, obscurity, and hard labour—surrounded, of course, by politically correct diversity. To his credit, Buchanan has not buckled in to criticism. Therefore, every copy that is sold is a kick to the radical Left, and added impetus for the book to reach more persuadables.

With enough manpower and talent it will be possible to survive the cataclysm and make it through to the other side. The other side is something entirely new; traditional, but different—it is not the White America of the 1950s, nor Reagan on steroids, nor is it a linear extrapolation of what is good about the 2010s minus what is bad. For Whites to survive in America, Americanism must end. Those who survive will be the architects of what comes after Americanism; they will not call themselves Americans—the designation may not even make sense for them. Viewed from the other side, with the old certainties gone and new ones in place, it will be impossible to think as we do today, even if future generations carry forward much of our knowledge, traditions, and cultural legacy.

samedi, 03 décembre 2011

Turquie : un faux miracle économique ?

Ex: Le Courrier des Balkans (balkans.courriers.info/ )

Turquie : un faux miracle économique ?

 
En quasi banqueroute il y a dix ans, la Turquie est aujourd’hui une puissance régionale incontournable, tant sur le plan économique que politique. Croissance qui flirte avec les 10% en 2011, dette publique de moins de 40% et inflation contenue, la santé d’Ankara contraste avec les déboires de la zone euro. Pourtant, ce « miracle économique » cache une réalité bien moins reluisante. Analyse.
 
Par Vincent Doumayrou et Simon Rico
 
La Turquie connaît depuis quelques années un succès économique spectaculaire. Le PIB a augmenté de plus de 5% par an ces dix dernières années, et atteignait près de 9% au premier semestre 2011. La dette publique est passée de plus de 75 % du produit intérieur brut (PIB) en 2001 à 40 % aujourd’hui, bénéficiant des retombées de la politique d’austérité drastique menée par l’AKP. Le taux officiel d’inflation est également passé de plus de 100 % au milieu des années 1990 à moins de 5 % aujourd’hui, notamment parce que la Banque centrale s’est émancipée du Trésor.
 
Cette bonne santé économique, qui contraste avec la crise financière du début des années 2000, explique en bonne partie les succès électoraux de l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002. Il donne également à la Turquie les moyens de sa politique extérieure de rayonnement régional dans le Caucase, dans les Balkans, dans le monde arabe. Le Premier Ministre Recep Tayyip Erdoğan a même fixé comme objectif à la Turquie de faire partie des dix premières puissances économiques mondiales en 2023 - l’année où le pays fêtera le centenaire de la République fondée par Mustafa Kemal sur les décombres de l’Empire ottoman.
 
Une puissance fragile ?

17e puissance économique mondiale avec un PIB de 1.105 milliards de dollars (2010) selon le FMI et membre du G20, la Turquie est devenue en moins de dix ans un poids lourds émergent, aux côtés de la Chine, l’Inde ou du Brésil. La croissance de l’économie turque offre un contraste singulier avec la stagnation de l’Union européenne, et tout particulièrement avec la grande dépression que subit son voisin et rival grec. Mais alors que la crise de l’euro est observée avec une certaine joie rentrée par les dirigeants turcs, la santé économique du pays pourrait s’avérer fragile. D’abord parce que la moitié des exportations de la Turquie se fait, précisément, vers l’Union européenne. Une chute de la demande serait donc particulièrement préjudiciable pour les entreprises qui travaillent avec les 27.

De manière plus générale, la Turquie a une balance des paiements qui fait plus penser à celle de la France qu’à celle de la Chine. Son déficit courant, qui a atteint le chiffre record de 72,5 milliards de dollars en juin pourrait atteindre les 10 % du PIB d’ici la fin de l’année de l’aveu même du ministre de l’Économie. Ce rythme, intenable sur le long terme, signifie que la consommation des ménages et des entreprises dépend des financements extérieurs, et donc de la confiance que les investisseurs internationaux mettent dans le pays. On estime que le pays aura besoin de 200 milliards de dollars de financements extérieurs en 2012.
« Nous n’allons pas laisser la crise nous affecter psychologiquement, notre économie est loin d’être fragile » a expliqué, confiant, Recep Tayyip Erdoğan au cours de l’été. Dix ans après l’intervention du FMI pour éviter la banqueroute, Ankara peut s’enorgueillir de son succès. Système bancaire assaini - les banques ont un taux de solvabilité bien supérieur à leurs homologues européennes -, inflation en (forte) baisse, une dette publique contenue, la santé économique turque fait pâlir de jalousie la zone euro.

« Le message de M. Erdoğan est d’autant plus fort qu’après la chute du PIB en 2009 (-4,8%) le rebond de l’économie turque a été immédiat », constate Güldem Atabay, analyste chez UniCredit avant de préciser que « la Turquie n’est pas pas immunisée contre la crise. L’économie va ralentir et il y a encore un énorme problème de déficit courant ». Rétrospectivement, la profonde crise de 2001 a été une chance pour Ankara, lui permettant d’assainir son secteur bancaire à temps, avant que n’explose la bulle des subprimes en 2008.
 
De nombreux problèmes structurels

Aujourd’hui, un nouveau spectre guette le pays : celui de la hausse des crédits à la consommation au moment où la demande intérieure explose, comme en témoignent la joie des vendeurs de téléphones mobiles ou de voitures. Or ce boom - réel - est basé avant tout sur une hausse du crédit et non sur l’augmentation des revenus. Et tout le monde sait la bombe à retardement que peut représenter un endettement privé excessif pour la santé économique et sociale d’un État. Plus inquiétant, depuis un peu plus d’un an, les capitaux spéculatifs envahissent le marché turc, faisant craindre une bulle financière. En outre, la facture énergétique pourrait s’avérer lourde dans ce pays qui dépend largement des importations russes, que ce soit pour le pétrole ou pour le gaz.

La Turquie fait aussi face à divers problèmes d’ordre structurel. Elle pâtit d’un manque de compétitivité qui pourrait entraver sa croissance dans les années à venir. Le salaire moyen, qui atteint les 450 dollars mensuels, est plus élevé que dans la plupart des nouveaux États membres de l’UE alors que le pays dispose d’une main d’œuvre faiblement qualifiée. Le coût du travail est donc excessif au regard de la productivité. De plus, le pays n’a pas été capable de faire monter en gamme ses principales industries (textile, électronique de base, chimie, automobile), largement concurrencées à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, plus de la moitié des 15-19 ans ne sont pas scolarisés, ce qui freine la mise en place de filières locale de recherche et développement.
 
Deux Turquies : industrielle à l’Ouest, rurale à l’Est

De même, le boom économique ne doit pas cacher le creusement des inégalités entre une Turquie urbaine à l’Ouest, qui bénéficie des avancées liées à la croissance, et une Turquie rurale à l’Est, marginalisée. Le salaire moyen dépasse désormais les 8.000 dollars à Istanbul, quatre fois plus que dans la zone jouxtant l’Iran. De même, « les femmes sont totalement exclues de la création de richesse nationale », rappelle Deniz Ünal, économiste au Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII). À peine 30% sont actives, et les deux tiers ne sont plus scolarisées après 15 ans.

Officiellement, le taux de chômage atteint 11,5% de la population, mais on estime qu’à peine 50% de la population active participe à l’économie, le reste étant constitué d’un secteur informel hypertrophié. « Il existe aujourd’hui une vraie dualité entre les grandes entreprises internationales, qui déclarent leurs salariés, et les PME qui emploient au noir », explique Sinan Ülgen, chercheur à l’ONG Carnegie Europe et président du think tank turc EDAM. La rigidité du marché du travail - procédure de licenciement très encadrée, quasiment pas d’intérim - favorise le travail au noir, de même que les charges élevées (impôts, cotisations sociales) qui atteignent 45% du salaire brut contre une moyenne de 38% en Europe.
Si la Turquie veut atteindre son objectif d’intégrer d’ici douze ans le cercle des dix nations les plus riches du monde, Ankara va devoir procéder à de nombreux ajustements, notamment pour accroître sa compétitivité et monter en gamme. Sinon, le pays risque de voir sa croissance stagner à moyen terme, quand des concurrents à bas coûts capteront ses parts de marché. Pour le moment, le futur géant dont rêvent les dirigeants de l’AKP a encore des pieds d’argile.

(Avec l’Expansion, la Tribune et The Financial Times)

Presseschau - Dezember 2011 (1)

Presseschau

Dezember 2011 (1)

AUßENPOLITISCHES

Die Rückkehr der Nation
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d8e83a8c78.0.html?PHPSESSID=0c3870c09a3a30ac035e25db9ba23e03

Sexismus im „Spiegel“
http://www.sezession.de/28762/sexismus-im-spiegel.html#more-28762

(Bezeichnend auch der letzte Satz der taz-Journalistin, die die „wahren Täter“ benennt, nachdem zuvor ausschließlich über linksautonome Krawalle berichtet wurde: „Die wahren Täter aber waren Polens ureigene Rechtsradikale und Hooligans.“)
Krawalle in Polen
Wasserwerfer am Unabhängigkeitstag
http://www.taz.de/Krawalle-in-Polen/!81792/

(Auch bei „Spiegel-Online“ haben die „Linksautonomen“ ihre Verbündeten im Autorenstab…)
Ausschreitungen in Polen
Kaczynski hetzt gegen deutsche Linksautonome
http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,797526,00.html

Kaczynski soll wegen antideutscher Äußerungen vor Ethikkommission
http://www.net-tribune.de/nt/node/76049/news/Kaczynski-soll-wegen-antideutscher-Aeusserungen-vor-Ethikkommission

Attentäter Breivik vor Gericht
Ein fast unerträglicher Auftritt
http://www.spiegel.de/panorama/justiz/0,1518,797671,00.html

(Sind die Quellen seriös? Wenn ja, eine Riesenschweinerei, bei der Nato mal wieder mitgemischt hat…)
Gaddafi vor seinem Tod drei Stunden gefoltert
http://www.pi-news.net/2011/11/gaddafi-vor-seinem-tod-drei-stunden-gefoltert/#more-218780

Arabische Revolution
Bernard-Henri Lévy verklärt den Sieg über Gaddafi
http://www.welt.de/kultur/article13716521/Bernard-Henri-Levy-verklaert-den-Sieg-ueber-Gaddafi.html

(Zu Cohn-Bendit und Libyen)
So denkt man in Frankfurter Altbauwohnungen
http://clauswolfschlag.blog.com/2011/11/15/so-denkt-man-in-frankfurter-altbauwohnungen/

Iranisches Atomprogramm
Angriff Israels auf den Iran „immer wahrscheinlicher“
http://www.focus.de/politik/weitere-meldungen/iranisches-atomprogramm-angriff-israels-auf-den-iran-immer-wahrscheinlicher_aid_682072.html

Sarkozy nennt Netanjahu einen Lügner
http://www.welt.de/print/welt_kompakt/print_politik/article13706326/Sarkozy-nennt-Netanjahu-einen-Luegner.html

Team Six über ihren Bin-Laden-Einsatz
Wie die Navy Seals Bin Ladens Ende schildern
http://www.sueddeutsche.de/politik/team-six-ueber-ihren-bin-laden-einsatz-wie-die-navy-seals-bin-ladens-ende-schildern-1.1183917

Afghanistan: Vorwürfe gegen USA wegen Drogen-Explosion
http://www.unzensuriert.at/content/006013-Afghanistan-Vorwuerfe-gegen-USA-wegen-Drogen-Explosion

(Mangelnde Pietät? Ist doch scheinbar auch egal. Ein paar Unterschichtler haben ihren Mohrendienst getan und wurden eben zum Kollateralschaden…)
US-Militär entsorgte Körperteile von Kriegstoten auf Mülldeponie
http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,797012,00.html

Ägypten
Ritual-Alarm in Gizeh
Gerüchte führen zur temporären Schliessung der Cheopspyramide
http://www.nzz.ch/nachrichten/panorama/aegypten_pyramide_schliessung_1.13289805.html

Organhandel im Sinai
http://www.welt.de/print/die_welt/politik/article13724869/Organhandel-im-Sinai.html

Deadly New Clashes in Egypt's Tahrir Square
(Auf „View Gallery“ klicken und die Fotogalerie der Proteste anschauen)
http://www.theatlantic.com/infocus/

Islamistischer Terror überzieht Nigeria
http://www.unzensuriert.at/content/006085-Islamistischer-Terror-ueberzieht-Nigeria

(Wohl den Falschen auf die Füße getreten? So sieht das Ergebnis aus…)
Nach Zahlungsstopp der USA
Unesco muss erste Aktivitäten aus Geldmangel streichen
http://www.abendblatt.de/politik/ausland/article2089663/Unesco-muss-erste-Aktivitaeten-aus-Geldmangel-streichen.html

65 Millionen Euro fehlen
Unesco bittet nach US-Zahlungsstopp um Spenden
http://www.welt.de/politik/ausland/article13711272/Unesco-bittet-nach-US-Zahlungsstopp-um-Spenden.html

US-Soziologin über Occupy-Bewegung
"Niemand will Arbeiterklasse sein"
http://www.taz.de/US-Soziologin-ueber-Occupy-Bewegung/!80929/

Belagerer mit beschränkter Haftung
Die Grenzen und Gefahren der "Occupy"-Bewegung
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=195

(genialer Text)
Occupy Frankfurt
Wie die Weltrevolution im Zeltlager scheitert
http://www.cicero.de/kapital/occupy-frankfurt-demo-camp-kleingeister/46616?seite=1

Franko-afrikanisches Damoklesschwert über der Euro-Zone
http://www.unzensuriert.at/content/006054-Franko-afrikanisches-Damoklesschwert-ueber-der-Euro-Zone

Attacke aus Großbritannien
"Deutschland hat der Euro-Zone den Krieg erklärt"
http://www.welt.de/politik/ausland/article13731382/Deutschland-hat-der-Euro-Zone-den-Krieg-erklaert.html

Die Schulden aller Länder auf einer Karte
http://www.spiegel.de/flash/flash-26720.html

Venezuela: Chavez holt die Goldreserven heim
http://www.unzensuriert.at/content/006259-Venezuela-Chavez-holt-die-Goldreserven-heim

Nur wegen Sarrazin-Vortrag? Bauernbund-Chef Grillitsch tritt ab
http://www.unzensuriert.at/content/006089-Nur-wegen-Sarrazin-Vortrag-Bauernbund-Chef-Grillitsch-tritt-ab

Sarkozy verteidigt Frankreichs Nuklearindustrie
http://www.suedostschweiz.ch/politik/sarkozy-verteidigt-frankreichs-nuklearindustrie

(Zu Berlusconi…)
Der Spiegel seiner Klasse
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55ab09cd520.0.html?PHPSESSID=6c560b706ec0877b67891f35481a7e0b

Urteil im Vergewaltigungsprozess
Israels Ex-Präsident Katzav muss hinter Gitter
http://www.stern.de/panorama/urteil-im-vergewaltigungsprozess-israels-ex-praesident-katzav-muss-hinter-gitter-1749744.html

George Wright
Legendärer Gangster nach 41 Jahren Flucht wieder frei
http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/george-wright-legendaerer-gangster-nach-41-jahren-flucht-wieder-frei-11532994.html

Wahlen in Spanien
Der Krisengewinnler ohne Profil
http://www.focus.de/politik/ausland/wahlen-in-spanien-der-krisengewinnler-ohne-profil_aid_686040.html

Porträt Mariano Rajoy
Ein Farbloser endlich am Ziel
http://derstandard.at/1319183378660/Portraet-Mariano-Rajoy-Ein-Farbloser-endlich-am-Ziel

Spanien
Nach der Wahl ist immer noch Krise
http://wissen.dradio.de/spanien-nach-der-wahl-ist-immer-noch-krise.33.de.html?dram:article_id=13609

Ortega siegt bei umstrittenen Wahlen in Nicaragua
http://newsticker.sueddeutsche.de/list/id/1229188

Nicaragua - Präsidentschaftswahlen - Zusammenstösse + Unruhen Krawalle nach Ortega-Wahlsieg
http://de.euronews.net/2011/11/09/krawalle-nach-ortega-wahlsieg/

Klimagipfel: Dramatische Appelle, zurückhaltende USA
http://diepresse.com/home/panorama/klimawandel/712394/Klimagipfel_Dramatische-Appelle-zurueckhaltende-USA

INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK

Meinungsfreiheit in Deutschland
http://www.sezession.de/29032/meinungsfreiheit-in-deutschland.html#more-29032

(Europa als Freiheitsprojekt?)
Fragwürdige Sprachspiele
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54a90e8e217.0.html?PHPSESSID=3b78a57948cc027ccc2fce0365143354

China kommt über Griechenland
Die Flucht der „Demokraten“ aus der Demokratie
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=189

Wir sind das Volk!
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f1125658d8.0.html

Schluß mit dem Ausverkauf! …
http://www.sezession.de/28710/schlus-mit-dem-ausverkauf.html

Petitionsausschuß lehnt Deutsch im Grundgesetz ab
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M517070825d1.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

Experten fordern Englisch als Gerichtssprache
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56f4eca0ac1.0.html

Kapitalismus-Kritik
Occupy-Frankfurt – Gehört der hierhin?
http://www.fr-online.de/frankfurt/kapitalismus-kritik-occupy-frankfurt---gehoert-der-hierhin-,1472798,11121476.html

Stirbt der Euro, soll sein Mahnmal leuchten!
Frankfurts Wahrzeichen plötzlich heiß umstritten
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=198

Adieu, Grundgesetz!
Von Dieter Stein
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M57009055471.0.html?PHPSESSID=c4e53e876190648511af39166b9bee26

Zwölf Thesen zur Skandalokratie
http://www.sezession.de/29019/zwolf-thesen-zur-skandalokratie.html#more-29019

Entscheidungsstrukturen der Piraten
Wie "flüssige Demokratie" funktioniert
http://www.taz.de/Entscheidungsstrukturen-der-Piraten/!80976/

Piraten-Politiker weist Kritik von Charlotte Knobloch zurück
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5cb98256745.0.html?PHPSESSID=048c6436e027b2e41b6e594bbfccd7d9

Erfolg der Piratenpartei
Endlich haben wir unseren Generationenkonflikt!
http://www.sueddeutsche.de/politik/erfolg-der-piratenpartei-netzwaerts-1.1181574

Piratenpartei
Man muss sie nicht hassen
http://www.perlentaucher.de/artikel/7249.html

Endlich normale Menschen
Eine binär codierte Geschlechtergerechtigkeit ist der Piratenpartei zu wenig
http://www.heise.de/tp/artikel/35/35904/1.html

Augen zu und durch
Keine Partei stößt auf so viel Misstrauen wie die Berliner Piraten.
Von Juli Zeh
http://szmstat.sueddeutsche.de/texte/anzeigen/36648

Polit-Legende
Cohn-Bendit hat Krebs
http://www.fr-online.de/frankfurt/polit-legende-cohn-bendit-hat-krebs,1472798,11127566.html

Die grünen Geschäfte des Politikers Christoph Chorherr
http://www.unzensuriert.at/content/006047-Die-gruenen-Geschaefte-des-Politikers-Christoph-Chorherr

Statt Betroffenheitslyrik brauchen wir mehr Verstand
Von Cora Stephan
http://www.welt.de/debatte/article13731405/Statt-Betroffenheitslyrik-brauchen-wir-mehr-Verstand.html

Guttenberg bricht sein Schweigen
http://www.sz-online.de/nachrichten/artikel.asp?id=2918577

Protest gegen Homosexualität im Pfarrhaus
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M51501d61c52.0.html?PHPSESSID=6c560b706ec0877b67891f35481a7e0b

Spion aus Leidenschaft
Die unaufhaltsame Karriere des Mehrfachagenten Peter Weinmann
http://wissen.spiegel.de/wissen/image/show.html?did=13684365&aref=image017/SP1994/007/SP199400700360040.pdf&thumb=false

Briten legen Fahrplan für Truppenabzug vor
http://www.bild.de/regional/ruhrgebiet/ruhrgebiet-regional/briten-legen-fahrplan-fuer-truppenabzug-vor-20939892.bild.html
http://www.dw-world.de/dw/function/0,,123370_cid_15525014,00.html

Grafenwöhr bangt um die Zukunft des Armee-Standorts
http://www.nordbayern.de/nuernberger-nachrichten/politik/grafenwohr-bangt-um-die-zukunft-des-armee-standorts-1.1643431

Schweinfurt
US-Army streicht bald 72 Stellen
Deutsche Beschäftigte sind besonders betroffen
http://www.mainpost.de/regional/schweinfurt/US-Army-streicht-bald-72-Stellen;art742,6416026

Schäuble: Wir waren nie souverän
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M55d3c4039c6.0.html?PHPSESSID=be9261ef878e092cec52dc9cc588c86e

Leo-Baeck-Preis 2011 für Bundespräsidenten Wulff
http://www.evangelisch.de/themen/politik/leo-baeck-preis-2011-f%C3%BCr-bundespr%C3%A4sidenten-wulff51971

Forschung zu NS-Beutekunst
Schaut hinter die Bilder
http://www.sueddeutsche.de/kultur/forschung-zu-ns-beutekunst-schaut-hinter-die-bilder-1.1174235

Geschichte
NS-Raubkunst: Berlin gibt Gemälde zurück
http://www.morgenpost.de/printarchiv/kultur/article1831376/NS-Raubkunst-Berlin-gibt-Gemaelde-zurueck.html

Die Lückentheorie: Der Streit um die Raubkunst
http://www.news.de/medien/855239751/die-lueckentheorie-der-streit-um-die-raubkunst/1/

Quandts spenden für Berliner NS-Gedenkstätte
http://www.morgenpost.de/berlin-aktuell/article1818090/Quandts-spenden-fuer-Berliner-NS-Gedenkstaette.html

(ging´s nicht etwas größer? Na dann eben beim nächsten mal…)
Denkmal
Erinnerung an Georg Elser ist genau 17 Meter hoch
http://www.morgenpost.de/printarchiv/berlin/article1820830/Erinnerung-an-Georg-Elser-ist-genau-17-Meter-hoch.html
http://www.spiegel.de/kultur/gesellschaft/0,1518,796600,00.html

(Kellerhoff mal ungewöhnlich klarsichtig)
Die unheimliche Konjunktur des Georg Elser
http://www.welt.de/kultur/history/article13705188/Die-unheimliche-Konjunktur-des-Georg-Elser.html

Viel Spaß in Auschwitz?
http://www.sezession.de/28696/viel-spas-in-auschwitz.html#more-28696

(Holocaust-Religion zur ethischen Stärkung…)
Zeichen gegen Gewalt
Dortmund schickt Ultras nach Auschwitz
http://www.focus.de/sport/fussball/bundesliga1/zeichen-gegen-gewalt-dortmund-schickt-ultras-nach-auschwitz_aid_682656.html

Zweiter Weltkrieg (betr. Rheinwiesen)
Autor: Sven Felix Kellerhoff
Schurkenstück um tote deutsche Kriegsgefangene
Eine Million Soldaten sollen 1945/46 in US-Lagern umgekommen sein, behauptet ein Brief, der in rechten Kreisen kursiert. Die These ist längst widerlegt.
http://www.welt.de/kultur/history/article13718678/Schurkenstueck-um-tote-deutsche-Kriegsgefangene.html
(man beachte die eindeutigen Leserkommentare)

LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS

(Beckstein gibt offen zu, den Rechtsstaat missachtet zu haben. Zitat: “Wir sind bei Rechtsextremisten härter vorgegangen als bei Linksextremisten – weil die Zustimmung in der Bevölkerung hier viel größer ist. Manchmal gingen wir sogar weiter, als der Rechtsstaat eigentlich erlaubt.”
Günther Beckstein, Merkur 16.11.11)
Beckstein: "Wir gingen weiter als der Rechtsstaat erlaubt"
http://www.merkur-online.de/nachrichten/bayern-lby/beckstein-wir-gingen-weiter-rechtsstaat-erlaubt-1491473.html
(Welche juristischen Konsequenzen ergeben sich aus Becksteins Eingeständnis? Wird er angeklagt?)

Verfassungsmedaille: Freistaat ehrt Wunsiedel
Stellvertretend für viele Bürger erhält Bürger- meister Beck die Verfassungsmedaille. Damit ehrt der Freistaat den Einsatz gegen Neonazis.
http://www.frankenpost.de/regional/oberfranken/laenderspiegel/art2388,1827869

Fraktur - Die Sprachglosse
Rechts ist nur noch das Nichts
http://www.faz.net/aktuell/politik/fraktur/fraktur-die-sprachglosse-rechts-ist-nur-noch-das-nichts-11540891.html

Experten warnen vor Terror von rechts
Nach den jüngsten Erkenntnissen zum Heilbronner Polizistenmord von 2007 und den sogenannten Döner-Morden (2000-2006) werden Warnungen vor rechtsextremem Terrorismus laut.
http://www.badische-zeitung.de/experten-warnen-vor-terror-von-rechts

Ermittlungen in Döner-Mordserie
Rechtes Rätsel
http://www.spiegel.de/panorama/justiz/0,1518,797355,00.html

Braune Armee Fraktion?
http://www.sezession.de/28771/braune-armee-fraktion.html#more-28771

Fragen an die Konstrukteure der Braunen Armee Fraktion
http://www.sezession.de/28784/fragen-an-die-konstrukteure-der-braunen-armee-fraktion.html

Jeder Serienmörder ein Terrorist?
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56f2ebea9d1.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

„Döner-Morde“: „Spiegel“ kaufte Bekennervideo von Linksradikalen
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M569b07a7a8c.0.html?PHPSESSID=c4e53e876190648511af39166b9bee26

Existentielle Fragen – ein Interview mit Arne Schimmer (NPD)
http://www.sezession.de/28886/existentielle-fragen-ein-interview-mit-arne-schimmer-npd.html#more-28886

Wer sind die Terroristen?
http://www.sezession.de/28793/wer-sind-die-terroristen.html#more-28793

Eine mysteriöse Terrorgruppe
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5a553b036b6.0.html

Terrorzelle: Neue Liste mit tausenden Namen aufgetaucht
http://www.op-online.de/nachrichten/politik/terrorzelle-neue-liste-tausenden-namen-aufgetaucht-1494711.html

Brauner Terror in Deutschland? – Ende der Berichterstattung
http://www.sezession.de/28897/brauner-terror-in-deutschland-ende-der-berichterstattung.html#more-28897

Beruf Neonazi, Todesursache unklar. Die Döner sind noch lange nicht vom Tisch
http://doriangrey.net/index.php?issue=11&page=article&p=2&id=z&c=3

Tochter von Nazi-Mordopfer: Entschädigungssumme ist beleidigend
http://www.op-online.de/nachrichten/hessen/tochter-nazi-mordopfer-entschaedigungssumme-beleidigend-1500857.html

(logische Konsequenz der Kampagne)
Bundestag fordert verstärkten „Kampf gegen Rechts“
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5c491e40b99.0.html?PHPSESSID=5cb6dc964b781e9d0478c1d872d79619

Du bist Terrorist!
http://www.sezession.de/28908/du-bist-terrorist.html#more-28908

Vermischtes zu den angeblichen Neonazi-Morden
http://www.dasgelbeforum.net/forum_entry.php?id=241130

Immer mehr Ungereimtheiten: Verfassungsschutz im Zwielicht
Mehrere 1000 V-Leute?
http://geotumor.blogspot.com/2011/11/immer-mehr-ungereimtheiten.html

Ausstellung über Opfer rechter Gewalt
Bewegende Schicksale
http://www.nordbayern.de/nuernberger-zeitung/nuernberg-region/ausstellung-uber-opfer-rechter-gewalt-1.1692144

(Repression - Arbeitsplatzverlust)
Deutsche: Schreibt nicht für Sezession!
http://www.sezession.de/29090/deutsche-schreibt-nicht-fur-sezession.html#more-29090

(Antifanten versuchen die aktuelle Kampagne zu Vorstößen gegen das bündische Milieu zu nutzen…)
Hintergrund: Das Umfeld der Rechtsterroristen, deren Sympathisanten und der Freibund
http://rechte-jugendbuende.de/?p=1755#more-1755

Denkmal der Alten Synagoge in Magdeburg geschändet
http://www.op-online.de/nachrichten/deutschland/denkmal-alten-synagoge-magdeburg-geschaendet-1493993.html

Studie: "Neue Rechte" in sozialen Netzwerken
http://www.unzensuriert.at/content/006065-Studie-Neue-Rechte-sozialen-Netzwerken

Erlangen
Streit um Internetverweis auf Burschenschaft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54bd2c8951e.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

Neonazi bei CDU Kassel
Parteimitglieder ahnungslos
http://www.hr-online.de/website/rubriken/nachrichten/indexhessen34938.jsp?rubrik=36086&key=standard_document_43259332

"Freier Widerstand Kassel"
CDU-Politiker in rechtsextremer Organisation aktiv
http://www.stern.de/politik/deutschland/freier-widerstand-kassel-cdu-politiker-in-rechtsextremer-organisation-aktiv-1756243.html

(wieder mal die unsägliche Jutta Ditfurth…)
Frankfurt
Römer-Hetzjagden gegen Mitglieder der FDP-Fraktion
Absurde Vorwürfe vergiften Parlament
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=194

Grüne und Demokratie
http://www.sezession.de/29024/grune-und-demokratie.html#more-29024

„Grüne“
Van der Bellens antisemitischer Freund im Europarat
http://www.unzensuriert.at/content/006192-Van-der-Bellens-antisemitischer-Freund-im-Europarat

(Zum unsäglichen Ströbele)
Lausbubenstück ohne Lerngewinn
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M541bba5d4e7.0.html?PHPSESSID=fefb9e05533543a29ba1b6fd24cec2e6

Willi Mernyi: Bezahlter Linksaktivist im Kampf gegen die FPÖ
http://www.unzensuriert.at/content/006197-Willi-Mernyi-Bezahlter-Linksaktivist-im-Kampf-gegen-die-FPOe

(Na ja, sie hat schließlich auch keine NS-Verbrechen geleugnet…)
Inge Viett
Ex-RAF-Terroristin kommt mit Bußgeld davon
http://www.focus.de/politik/deutschland/inge-viett-ex-raf-terroristin-kommt-mit-bussgeld-davon_aid_687201.html

Freispruch für „Junge-Welt“-Chefredakteur
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M568276ada3f.0.html?PHPSESSID=3b78a57948cc027ccc2fce0365143354

Wolf Biermann attackiert Linkspartei
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5bcfcaeb9d2.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Neues Portal dokumentiert Repressionsorte in der SBZ/DDR
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5a523bdd7fc.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Verdi-Kooperation mit Linksextremisten stößt auf Kritik
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M54692eed2b4.0.html?PHPSESSID=f1b02526bd82c0bb9327ad125042133f

SPD zeichnet Antifa-Verein aus
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M533d4acfb14.0.html?PHPSESSID=78b034a292d700eeee26d6a6bf21878b

Soldatenehrenmal in Bochum erneut geschändet
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M562f20c7a78.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Berlin
Linksextremisten attackieren Polizisten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M58f445e16af.0.html?PHPSESSID=be9261ef878e092cec52dc9cc588c86e

(auch mal ein Fall für die Anti-Diskriminierungsstelle, oder?...)
Facebook-Freunde
Ikea wirft Mitarbeiter mit NPD-Kontakten raus
http://www.welt.de/wirtschaft/webwelt/article13730929/Ikea-wirft-Mitarbeiter-mit-NPD-Kontakten-raus.html

Wiener Korporationsball 2012 zum letzten Mal in der Hofburg Vienna
http://www.ots.at/presseaussendung/OTS_20111201_OTS0283/wiener-korporationsball-2012-zum-letzten-mal-in-der-hofburg-vienna

EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT

Deutsche Opfer, deutsche Täter
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M564b33d439a.0.html?PHPSESSID=fefb55d2d800feefd3911b49e7920948

Amerikanischer Druck und türkisches Interesse. Deutschland schloss das Anwerbeabkommen mit der Türkei nur zögerlich
http://gruenevorwahl.files.wordpress.com/2011/11/faztc3bcrkischesanwerbeabkommenutarasche.pdf

Fremde und entfremdete Heimat
http://www.sezession.de/28616/fremde-und-entfremdete-heimat.html#more-28616

Von Rosa Parks zu Emma West
http://www.sezession.de/29088/von-rosa-parks-zu-emma-west.html

In Deutschland geboren, ausländische Eltern
Bundestag lehnt dauerhaften Doppelpass ab
http://www.stern.de/politik/deutschland/in-deutschland-geboren-auslaendische-eltern-bundestag-lehnt-dauerhaften-doppelpass-ab-1749930.html

Böhmer fordert mehr Ausbildungsplätze für Einwanderer
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M56082b48eef.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4
http://www.migazin.de/2011/11/08/arbeitgeber-sollen-offene-ausbildungsplatze-mit-migranten-zu-besetzen/

(Lustige Böhmer. Ihre Forderung passt gut zu folgender Meldung…)
30.000 Lehrstellen sind noch unbesetzt
Die Betriebe bilden immer mehr aus. Das ist die gute Nachricht. Gleichzeitig wird die Zahl der Bewerber aber immer kleiner, wie die Partner des Ausbildungspaktes heute in Berlin erklärten.
http://www.deutsche-handwerks-zeitung.de/30000-lehrstellen-sind-noch-unbesetzt/150/3091/100726

Azubis in Deutschland dringend gesucht
Mehr Lehrstellen offen, weniger Bewerber. Regierung und Wirtschaftsverbände feiern Erfolg des Ausbildungspaktes
http://www.welt.de/print/die_welt/wirtschaft/article13704346/Azubis-in-Deutschland-dringend-gesucht.html

Serbien: Immigrantenflut als Preis für den Eintritt in die EU
http://www.unzensuriert.at/content/006189-Serbien-Immigrantenflut-als-Preis-fuer-den-Eintritt-die-EU

Berliner Moslem darf in Schule nicht nach Mekka beten
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5002fe9bc49.0.html?PHPSESSID=0594a5673e650b6f5911ce973cfc76b9

Luxemburg plant Geschlechtertrennung im Schwimmunterricht
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M53f65fbb009.0.html?PHPSESSID=46ec8cbf713e63b1878f6439bbe08d95

Muslime fühlen sich durch Studie verunglimpft
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e64e32bf37.0.html

Islamkritik: Anschlag auf französische Satire-Zeitschrift
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5d8b424037d.0.html?PHPSESSID=7ebc6fe60aa23c293f9c9ee237ccc4b4
http://www.pi-news.net/2011/11/charlie-hebdo-mit-molotow-cocktail-angegriffen/

Evangelische Theologin kritisiert „rassistische“ Kinderbücher
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f40166b7bf.0.html?PHPSESSID=1b1a10da80b485f7097dd6b38c870313

Siegburg
Scheidung mit Richter und Mullah
http://www.ksta.de/html/artikel/1321373160681.shtml

Duisburg-Marxloh
Korruptionsvorwurf
Ermittlungen wegen Betrugs in islamischer Begegnungsstätte
http://www.derwesten.de/staedte/duisburg/ermittlungen-wegen-betrugs-in-islamischer-begegnungsstaette-id6122210.html

Nachlese zur „Burka-Frau im Frankfurter Bürgeramt“
Verschleppungstaktik
http://www.freie-waehler-frankfurt.de/artikel/index.php?id=193

Seligenstadt
Moslems demonstrieren gegen „beleidigendes“ Buch
http://www.op-online.de/nachrichten/seligenstadt/moslems-seligenstadt-demonstrieren-gegen-beleidigendes-buch-1476022.html

Demo gegen das Buch "Die Verbrechen des Propheten Mohammed"
http://www.youtube.com/watch?v=5DIAYtzTqDk

VGH kippt Ausweisung von mutmaßlichem Hassprediger
http://www.bild.de/regional/frankfurt/frankfurt-regional/vgh-kippt-ausweisung-von-mutmasslichem-hassprediger-21057584.bild.html

Mahmut Yigit aus Offenbach vertritt im Parlament die Interessen von Migranten
Gelebte Integration
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/gelebte-integration-1470496.html
(incl. kontroverser Leserdiskussion)

Wir bitten um Entschuldigung
http://www.youtube.com/watch?v=QRnH_FskoAI
Erst seit 50 Jahren bereichern uns Menschen islamischen Glaubens und orientalischer Abstammung. Dabei hätten sie viel früher hier sein können! Die Übeltäter, die den Zustrom von Fachkräften verzögert haben, entschuldigen sich.

Wider die Klischees - Kunst von Sinti und Roma
http://www.dw-world.de/dw/article/0,,6669650,00.html

Zuschuss für Sinti- und Roma-Gedenkort
http://www.volksfreund.de/nachrichten/region/trier/Kurz-Zuschuss-fuer-Sinti-und-Roma-Gedenkort;art777,2979336

Sinti, Roma und Juden gegen Diskriminierung
http://www.bild.de/regional/hannover/hannover-regional/sinti-roma-und-juden-gegen-diskriminierung-20894170.bild.html

(ein eindeutig mit rassistischen Vorurteilen beladener Artikel. Wo bleibt die Staatsanwaltschaft?)
Roma und Sinti
Zehn Cent sind Bettlern in Berlin zu wenig
http://www.morgenpost.de/berlin/article1820634/Zehn-Cent-sind-Bettlern-in-Berlin-zu-wenig.html

Briefverteiler war scharf auf Handys und Schmuck
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/briefverteiler-scharf-handys-schmuck-1480365.html

Taxifahrer in Frankfurt ausgeraubt
http://www.op-online.de/nachrichten/frankfurt-rhein-main/taxifahrer-frankfurt-ausgeraubt-1498941.html

Krawall in Kreuzberg
Gewalt zwischen Kurden und Türken nach Demo
http://www.morgenpost.de/berlin-aktuell/article1838504/Gewalt-zwischen-Kurden-und-Tuerken-nach-Demo.html

Schweiz
Kriminalität von Asylbewerbern nimmt zu
http://www.tagesschau.sf.tv/Nachrichten/Archiv/2011/11/27/Schweiz/Kriminalitaet-von-Asylbewerbern-nimmt-zu

Offenbach
Rentner in eigenem Haus brutal ausgeraubt
http://www.op-online.de/nachrichten/offenbach/rentner-eigenen-haus-brutal-ausgeraubt-1511770.html

KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES

Architekten-Streit
Wieviel "Veraltertümelung" vertragen unsere Städte?
http://www.welt.de/kultur/article13729313/Wieviel-Veraltertuemelung-vertragen-unsere-Staedte.html

Schiefer Turm in Bad Frankenhausen offenbar vor Abriss
http://www.otz.de/startseite/detail/-/specific/Schiefer-Turm-in-Bad-Frankenhausen-offenbar-vor-Abriss-1538665591

(Bombenangriff auf die neutrale Schweiz im zweiten Weltkrieg)
Schaffhausen brennt!
http://schaffhausen-nostalgie-foto.ch/266,0,schaffhausen-bombardiert-,index,0.html

WW2 Schweiz: 1944 Bomben auf die Schweiz: Bombardierung Schaffhausens durch die USA
http://www.youtube.com/watch?v=gs52AAqnNJE

Umstrittene Neubauten
Verbaut sich Hamburg seine Schönheit?
http://www.mopo.de/nachrichten/umstrittene-neubauten-verbaut-sich-hamburg-seine-schoenheit-,5067140,11220376.html

Schluss mit klotzig!
Warum viele deutsche Städte in Hässlichkeit versinken. Das Beispiel Hamburg
http://www.zeit.de/2011/48/Hamburgs-Haesslichkeit

Rückschau: Dämmwahn
Nicht immer macht Energiesparen Sinn
http://www.daserste.de/plusminus/beitrag_dyn~uid,0u9rr5zt0cqtjic3~cm.asp

Styropor-Platten in Fassaden
Wärmedämmung kann Hausbrände verschlimmern
http://www.spiegel.de/wissenschaft/technik/0,1518,800017,00.html

(Schwachsinn)
Ein grünes Kleid für den Eiffelturm
http://www.wienerzeitung.at/nachrichten/panorama/chronik/415680_Ein-gruenes-Kleid-fuer-den-Eiffelturm.html

„Zur Zeit“
Formwandel der rechten Publizistik
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5e26a8ae429.0.html?PHPSESSID=af5dd15712e130e11cac99bc9c9ac9e4

(zum neuesten reformpädagogischen Experiment)
Lesän duach Schraiben
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5be777fca46.0.html?PHPSESSID=1f177696a00de939a9b2e569f6ce629b

Deutsch als Ausschussware
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M5f674c9a2a1.0.html?PHPSESSID=e0de0bce0ca85aaf43ce34a9c4c820ba

(bundesweiter Trend)
Rotstift bedroht Schüler-PCs
http://www.op-online.de/nachrichten/rodgau/rotstift-bedroht-schueler-pc-wilhelm-busch-schule-rodgau-1502387.html

Indiens mörderischer Verkehr
http://www.sz-online.de/nachrichten/artikel.asp?id=2912678

(Armes Mädchen. Jetzt wird sie noch für die politisch-unkorrekte Liebe bestraft.)
Vanessa Hessler: Aus für „Alice" – Model stolpert über Gaddafi-Affäre
http://www.abendblatt.de/vermischtes/promi-news/article2078224/Aus-fuer-Alice-Model-stolpert-ueber-Gaddafi-Affaere.html
http://www.gala.de/stars/news/163524/Vanessa-Hessler-Alice-ist-jetzt-arbeitslos.html

Liebe unerwünscht – Der Fall “Alice” alias Vanessa Hessler
http://clauswolfschlag.blog.com/2011/11/02/liebe-unerwunscht-der-fall-alice-alias-vanessa-hessler/

Kleines Wunder
Baby in Israel 18 Jahre nach künstlicher Befruchtung geboren
http://www.abendblatt.de/vermischtes/article2095895/Baby-in-Israel-18-Jahre-nach-kuenstlicher-Befruchtung-geboren.html

Berthold Seliger
Die Leistungsschutzgelderpresser
Wie die Kulturindustrie am altbackenen Urheberrecht festhält, um es zu ihren Gunsten auszuschlachten.
http://www.konkret-verlage.de/kvv/txt.php?text=dieleistungsschutzgelderpresser&jahr=2011&mon=11

Das Virtuelle und der Geist
Ein Gespräch mit 68er-Ikone Rainer Langhans
http://www.zeitjung.de/POLITIK/artikel_detail,7038,Das-Virtuelle-und-der--Geist.html

Elementarfragen
Rainer Langhans
http://elementarfragen.de/

Solidarische Lebens Kunst Berlin
sucht noch engagierte Teilnehmer
https://www.facebook.com/SoLeKuBerlin

Neue Bezahlpflicht
Google will für Maps-Einbindung kassieren
http://www.spiegel.de/netzwelt/netzpolitik/0,1518,794935,00.html

Kürbiskult
http://www.jungefreiheit.de/Single-News-Display-mit-Komm.154+M502b577c9b0.0.html

(die haben alle auch Probleme…)
Bartstreit: Amischen droht lebenslange Haft für "Hassverbrechen"
http://www.morgenpost.de/printarchiv/panorama/article1837555/Bartstreit-Amischen-droht-lebenslange-Haft-fuer-Hassverbrechen.html

USA
Festnahmen nach Bartschneide-Aktion unter Amish-Mitgliedern
Ein bizarrer Streit innerhalb der Religionsgemeinschaft der Amish beschäftigt derzeit die US-Ermittler
http://www.augsburger-allgemeine.de/panorama/Festnahmen-nach-Bartschneide-Aktion-unter-Amish-Mitgliedern-id17668706.html

Zum Tod von Lana Peters, Stalins Tochter
Vom Zwang, weglaufen zu müssen
http://www.sueddeutsche.de/kultur/zum-tod-von-lana-peters-stalins-tochter-vom-zwang-weglaufen-zu-muessen-1.1222253

(Querulantentum)
Nicht angeschnallt
Papst kriegt kein Verkehrsknöllchen
http://www.focus.de/politik/ausland/papst/nicht-angeschnallt-papst-kriegt-kein-verkehrsknoellchen_aid_689471.html

Zerstörte Kippenberger-Installation
Wenn es auf den Fleck ankommt
http://www.sueddeutsche.de/kultur/zerstoerte-kippenberger-installation-wenn-es-auf-den-fleck-ankommt-1.1181031

Sprengstoffverdacht bei Mühlheimern
Kontrolle am Flughafen wird zum Albtraum
http://www.op-online.de/nachrichten/muehlheim/kontrolle-flughafen-wird-albtraum-1486518.html

Verurteilter Forscher
Eklat um Klimaberater der Bundesregierung
http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/0,1518,796623,00.html

Klimaschutz-Index 2011
http://www.spiegel.de/flash/0,,27554,00.html

Hunde dürfen getötet werden
Viele Streuner in Rumänien
http://www.badische-zeitung.de/panorama/hunde-duerfen-getoetet-werden--52328603.html

Indonesien: Zwei Männer wegen dutzendfacher Affen-Tötung verhaftet
http://www.elo-forum.net/shortnews/2011112239856.html

Eklat bei Preisverleihung
Rosenstolz kritisiert Bambi für Bad Boy Bushido
http://www.morgenpost.de/vermischtes/article1823569/Rosenstolz-kritisiert-Bambi-fuer-Bad-Boy-Bushido.html

Protest
Heino gibt seinen „Bambi“ zurück
http://www.morgenpost.de/printarchiv/leute/article1825171/Heino-gibt-seinen-Bambi-zurueck.html

Die Grünen sollten Verständnis für Bushido haben
Bushido ist ein Musterbeispiel gelungener Integration. Der Skandal um seine Auszeichnung zeigt auch die Verlogenheit der selbsternannten Herolde der Migranten.
Von Ulf Poschardt
http://www.welt.de/debatte/kommentare/article13713685/Die-Gruenen-sollten-Verstaendnis-fuer-Bushido-haben.html

vendredi, 02 décembre 2011

« La Finance pousse-au-crime » de Xavier Raufer

« La Finance pousse-au-crime » de Xavier Raufer ou Quand le crime et la fraude nourrissent la crise

Ex: http://www.polemia.com/

Du blanchiment de l’argent de la drogue à la machine infernale des « subprimes », voici comment la fraude a profité de l’aveuglement des États et de la naïveté des citoyens.

Le grand laxisme de l’Administration Obama

En mai 2010, James K.Galbraith, éminent professeur d’économie, dépose devant la sous-commission des affaires criminelles de la commission de justice du Sénat américain. Le fils du Prix Nobel éponyme fustige Tim Geithner (ministre des Finances des États-Unis) pour avoir refusé de commanditer un rapport approfondi sur l’étendue de la fraude dans la documentation des prêts hypothécaires, demandé en 2009 par le représentant Lloyd Doggett. « L’étude de la fraude financière a été négligée, s’indigne Galbraith, les économistes ont minimisé le rôle de la fraude dans toutes les crises analysées […] et ils continuent à le faire. »

En juin 2010, la Cour suprême des États-Unis restreint la notion de honest services, (services honnêtes) désormais uniquement invocable s’il y a eu, preuves à l’appui, rétrocommissions ou pots-de-vin.

Comme d’usage, un point mineur, un sujet abscons, perdu dans l’infinité des lignes d’un texte immense, une retouche d’allure anodine et technique, et une conséquence claire : épingler les délinquants en col blanc va devenir encore plus ardu pour les procureurs américains. On a bien lu : aux États-Unis, deux ans après Madoff, son futur successeur sera plus difficile encore à attraper et à condamner.

Le scandale des bureaux de change mexicains

En avril 2006, un DC-9 est saisi sur le tarmac de l’aéroport de Ciudad del Carmen (Mexique) ; il contient près de 6 tonnes de cocaïne. L’enquête révèle que l’avion a été acheté à Oklahoma City (États-Unis) avec des fonds transférés par Wachovia Corp. et Bank of America.

Wachovia n’est pas novice, dit le procureur fédéral américain chargé du dossier : quatre « narco-avions » ont été achetés par son truchement, ayant au total transporté 22 tonnes de cocaïne d’Amérique latine à la frontière des États-Unis. De 2004 à 2007, Wachovia a traité environ 380 milliards de dollars pour le compte de « bureaux de change » mexicains implantés aux États-Unis, bureaux dont chacun sait qu’ils sont la commode « pompe à fric » des narcos. Ce flagrant manque de compliance [soumission aux règles, NDLR], ajoute le procureur, a donné à ces derniers « carte blanche pour financer leurs opérations ». […]

Fin 2009, Antonio Maria Costa, qui dirige l’Onu Drogue and Crime (OnuDC), avertit qu’au plus fort de la crise (dix-huit mois entre 2007 et 2009, pendant lesquels le système bancaire mondial est quasi paralysé), des banques sevrées de liquidités ont absorbé d’importants flux d’argent criminel, certaines étant sauvées par cet afflux d’argent « noir ». A.M. Costa estime les profits annuels de la criminalité organisée internationale à environ 350 milliards de dollars…

Pire que les « subprimes », le scandale des saisies

L’enchaînement des fraudes ayant servi de détonateur à la crise des subprimes est désormais bien établi : des masses de prêts prédateurs- menteurs distribués à des ménages modestes et insolvables ; la titrisation de ces prêts en produits financiers innovants très risqués et abusivement bien notés par des agences spécialisées complices ; enfin leur vente par les grandes banques d’investissement de Wall Street à des clients mal conseillés. Cependant, après le déclenchement de la crise en 2008, on pouvait imaginer que les fraudes avaient cessé. Il n’en fut rien. Depuis, un nouveau scandale en partie criminel a émergé : le foreclosure gate ou le scandale des saisies.

Pourquoi ? Avec l’éclatement de la bulle immobilière (la chute des prix), les ménages américains piégés par les prêts prédateurs se sont révélés rapidement incapables d’assumer leurs échéances. Or les procédures de saisies immobilières menées par les mortgage lenders (les organismes de prêts) et les banques apparaissent piégées par une multitude d’éléments défectueux (pièces manquantes, erronées ou incomplètes) ou frauduleux (pièces maquillées, signatures falsifiées, documents antidatés, etc.).

Pour comprendre une situation aussi étrange, il faut remonter le temps. Pendant les années d’euphorie, des institutions financières ont fait fortune en revendant les prêts hypothécaires sous forme de produits financiers (titrisation) et ont créé à cette fin leur propre système informatisé (appelé MERS) enregistrant ces milliers de transactions de ventes et d’achats. Ce système MERS fait gagner du temps et surtout facilite la revente aux investisseurs de ces tonnes d’hypothèques frauduleuses car il produit des documents peu détaillés sur l’hypothèque et l’emprunteur.

Sans documentation suffisante, les acheteurs des produits financiers ne peuvent donc en évaluer la qualité réelle. La crise survenue, les banques et les lenders ont tenté de récupérer les maisons des propriétaires incapables d’honorer leurs échéances de prêts mais ont eu des difficultés à reconstituer la chaîne de la propriété des hypothèques et à retrouver les documents originaux.

Certaines banques ont alors contourné l’obstacle en fabriquant de faux documents. La confusion est si grande désormais que parfois plusieurs banques se retrouvent à réclamer la même maison ou à saisir des maisons sans incident de paiement !

Comme l’écrit le Prix Nobel d’économie Paul Krugman à propos de ces saisies immobilières douteuses : « Les histoires horribles prolifèrent. »

Le chaos de la documentation juridico-financière ainsi dévoilé n’est pas accessoire dans cette crise des subprimes mais un de ses éléments centraux de puis le début.

On comprend pourquoi en octobre 2010, les procureurs généraux des cinquante États ont annoncé leur décision d’ouvrir une enquête commune sur les suspicions de fraudes dans ces procédures de saisies immobilières déjà mises en œuvre ou non encore appliquées. L’enjeu est de taille : près de 11 millions de ces procédures ont été lancées entre 2008 et 2010, 20 millions de personnes sont concernées dont 2,8 millions ont déjà perdu leur logement.

Si ces fraudes sont avérées, les banques feront face à des montagnes de procès et perdront leurs droits sur des milliers de maisons. Les pertes pourraient s’avérer abyssales (des centaines de milliards de dollars) et condamner à la faillite certaines banques. Seront-elles à nouveau sauvées ? Le chaos en partie frauduleux des saisies immobilières pourrait compromettre le rétablissement du marché de l’immobilier aux États-Unis. Les enjeux sont donc considérables.

Cassandre à Wall Street

On l’ignore souvent, mais une partie importante de l’opposition entre régulateurs et dérégulateurs s’est précisément cristallisée sur la question des fraudes. Loin des débats théoriques et abstraits, la « question criminelle » a été en coulisses au centre du débat. Les dérégulateurs ont toujours considéré que les fraudes seraient absorbées, blanchies et évacuées par des marchés autorégulateurs ; leur réalité et leur influence ne pouvant s’avérer que marginales. Les régulateurs, en revanche, doutant de l’infaillibilité quasi divine des marchés, considéraient indispensable l’action d’un arbitre neutre afin de faire respecter les règles des marchés ; faute de quoi les comportements les plus louches prendraient le dessus et les dérégleraient.

Lors des années d’euphorie, la majorité des républicains et des démocrates se trouvait du côté des dérégulateurs, avec à leur tête Alan Greenspan. Les voix discordantes étaient isolées. Parmi celles-ci, il y eut Brooksley E. Born qui incarna le rôle d’une Cassandre moderne. À la tête d’une agence aussi stratégique que méconnue, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), en charge des marchés à terme, elle n’aura eu de cesse de mettre en garde contre les dérives d’un marché sensible et insuffisamment contrôlé.

Une anecdote significative mettant en présence ces deux personnalités montre bien la réalité de ce débat cachée aux yeux du plus grand nombre.

Peu après sa nomination en 1996 à la tête de la CFTC, B. E. Born est invitée par Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale, à un déjeuner privé au siège de l’institution à Washington. Que se disent-ils ? B. E. Born rapporte ce surprenant dialogue :

A. Greenspan – « Eh bien, Brooksley, je parie que vous et moi ne serons jamais d’accord au sujet des fraudes.
B. E. Born – Sur quoi ne sommes-nous pas en accord ?
A. Greenspan – Eh bien, vous croirez probablement toujours qu’il faudrait qu’il y ait des lois contre les fraudes, et je ne pense pas quant à moi qu’il y ait un besoin quelconque d’une loi contre les fraudes. »

Ce déjeuner résonne pour B. E. Born comme une sonnette d’alarme.

Elle réalise l’absolutisme d’Alan Greenspan dans son opposition à toute forme de régulation. Pour un dogmatique comme A. Greenspan, la fraude est simplement un non-sujet. À la tête de la CFTC, B. E. Born constate combien le marché des produits dérivés est dangereux : « Il n’y avait aucune transparence sur ces marchés. Aucune supervision.

Aucun régulateur ne savait ce qui s’y passait. Il n’y avait aucun compte à rendre à personne. » En résumé, c’était le Far West. Elle comprend qu’en fait personne ne veut savoir […].

B. E. Born aurait été écoutée à l’époque, la crise des subprimes aurait pu être évitée…

La « tromperie » de Goldman Sachs

L’affaire Goldman Sachs éclate mi-avril 2010 après une plainte de la Securities and Exchange Commission (SEC). Le gendarme de la Bourse reproche à cette banque un double jeu de grande ampleur au préjudice de ses clients. D’un côté, leur avoir vendu des titres subprimes à hauts risques mais très bien notés par les agences et, d’un autre côté, d’avoir créé dans le même temps un produit financier (un CDO) pour et avec un fonds spéculatif (Paulson & Co) en pariant sur son effondrement. Ce type de pari financier à la baisse porte un nom à Wall Street : selling short ou short selling position. Goldman Sachs s’est comporté en « agent double » : comme banquier, il a semblé représenter les intérêts des investisseurs acheteurs de CDO, mais comme trader il a plutôt privilégié ceux de la salle de marché en pariant à la baisse contre ses clients investisseurs. Le cynisme du procédé est patent : est-il illégal ? Cette forme de déloyauté est-elle une fraude ?

La banque se défend alors de tout « conflit d’intérêts », arguant d’une étanchéité totale (Chinese wall) entre ses activités de trading et de conseil. Mais personne à Wall Street n’envisageait sérieusement que la SEC et Goldman Sachs poursuivent trop longtemps leur querelle. Dès juillet 2010, la SEC annonce qu’elle a conclu un accord avec la banque d’affaires.

Goldman Sachs s’engage à payer la somme de 550 millions de dollars pour avoir « trompé » ses investisseurs, soit un des settlements les plus importants de l’histoire financière américaine.

Cependant, même avec une sanction si rude, la SEC peut-elle réellement triompher ? Pas vraiment puisque ces 550 millions de dollars ne représentent que l’équivalent de 15 jours de profits de la banque en 2009, ou 3 % de l’enveloppe de primes de 16,2 milliards de dollars distribuée en 2009, ou encore 16 % de ses bénéfices du premier trimestre 2010. Surtout, cette pénalité semble bien modeste au regard des bénéfices que les tromperies en cause auraient rapporté à la banque : 15 milliards de dollars.

C’est pourquoi nombre d’experts prévoyaient ou espéraient que la SEC imposerait une somme au moins double. Dans cet accord, la banque ne reconnaît pas formellement la « tromperie » mais admet que les documents marketing présentant le CDO douteux (Aba cus) « contenaient des informations incomplètes »(incomplete informations) et que cela avait été « une erreur »(mistake) de ne pas révéler le rôle joué par le fonds Paulson. Finalement, la banque s’en sort bien : le PDG Lloyd C. Blankfein sauve sa tête et la banque réalise en plus un profit substantiel. En effet, dès l’annonce de l’accord avec la SEC, la valeur du titre de la banque augmentait de 2 % à la Bourse de New York dans un marché moribond. Un gain bien supérieur à l’amende fédérale. La réaction du « marché » signifie que, pour les investisseurs, cet accord est favorable à la banque. […] Goldman Sachs se voit désormais attribuer des surnoms probablement caricaturaux mais révélateurs de la perception d’une partie de l’opinion américaine : « Government Sachs » pour pointer son entrisme à Washington ou « Goldman Sacks » (to sack : piller) de manière plus infamante.

Encore faut-il ne pas se tromper dans l’analyse. Ainsi que le note Paul Krugman : « Goldman Sachs fait très bien son métier. Malheureusement, ce qu’elle fait est mauvais pour l’Amérique.» Et même pour le reste du monde.

On ne peut en effet reprocher à un renard d’être un renard, ni à une poule d’être une poule : on peut en revanche s’interroger sur les responsabilités et les raisons de ceux ayant consciemment ouvert les portes du poulailler.

Valeurs actuelles
24/11/2011
Valeurs actuelles.com

Xavier Raufer (Sous la direction de), La Finance pousse-au-crime, Choiseul Editions, octobre 2011, 144 pages, 17 €.

Correspondance Polémia – 28/11/2011

jeudi, 01 décembre 2011

Entretien avec Enrique Ravello (PxC) sur les élections espagnoles

Entretien avec Enrique Ravello (PxC) sur les élections espagnoles
 
Ex: http://fr.novopress.info/
 
Dimanche, les élections législatives espagnoles ont vu la victoire écrasante des conservateurs sur les socialistes, au pouvoir depuis 2004 (ils avaient à l’époque profité de façon inattendue des attentats du 11 mars 2004).

Outre cette victoire de la droite, le parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya (PxC) a confirmé sa laborieuse percée politique, qui s’affirme élection après élection. Cette année, PxC avait présenté des listes dans les quatre provinces de Catalogne (Barcelona, Tarragona, Lérida, Gerona). Les identitaires catalans n’ont pas encore réussi à décrocher un siège de député (il leur aurait fallu obtenir 3% des suffrages dans la province de Barcelone, mais PxC est resté scotché à 2%). Cependant c’est la première fois depuis longtemps qu’une formation identitaire ou nationaliste pouvait espérer décrocher un siège. Et devrait être en mesure de le faire lors des prochains scrutins.

Pour faire le point sur la situation politique en Espagne et l’avenir du mouvement identitaire outre-Pyrénées, nous avons rencontré Enrique Ravello, responsable des affaires extérieures de Plataforma per Catalunya.

 

 

Quel est votre sentiment sur les résultats de votre mouvement aux élections législatives ?

 

Nous obtenons 60.000 voix sur l’ensemble de la Catalogne (59781 pour être précis), dont 52985 dans la province de Barcelone (soit 2,02% des voix à Barcelone). Nous avons beaucoup travaillé et progressé dans la banlieue de Barcelone, mais la capitale catalane nécessite encore du temps pour que nous y progressions de façon suffisante pour obtenir un siège de député dans la province.

 

Nous sommes un mouvement jeune, il nous a donc manqué encore quelques années de travail et un peu de couverture médiatique, mais pour la prochaine fois cela devrait être la bonne !

 

En comparaison, les autres partis espagnols de tendance nationaliste ont obtenu des scores extrêmement faibles, aucun d’entre eux ne rassemblant plus de 10.000 voix sur l’ensemble du territoire espagnol, alors que nous en rassemblons 60.000 sur la seule Catalogne.

 

En conclusion, nous aurions bien évidemment préféré faire un peu plus et entrer au Parlement espagnol, mais ce n’est vraiment pas un mauvais résultat pour nous.

 

Pouvez-vous nous décrire rapidement l’histoire de votre mouvement, ses orientations politiques ? Comment conciliez-vous votre régionalisme catalan avec l’Espagne ?

 

Plataforma per Catalunya a vu le jour en 2001, lorsque Josep Anglada décida de se présenter aux municipales dans sa ville, Vic (ville de 40.000 habitants près de Barcelone), avec pour slogan « pour un meilleur contrôle de l’immigration, améliorons la sécurité de la ville ». En 2001, l’Espagne vivait en pleine démagogie immigrationiste, et autant les conservateurs du Parti Populaire que les socialistes du PSOE clamaient les bienfaits de la légalisation massive des immigrés qui « contribuaient au développement économique du pays » et « s’intégraient très bien dans notre société ». Anglada fut l’un des premiers à remarquer que ce n’était pas le cas, et aujourd’hui ce sont ces mêmes conservateurs et socialistes qui veulent se rapprocher de notre discours anti-immigration devant le chaos généré par la légalisation de millions d’étrangers dans notre pays.

 

En 2002, Plataforma per Catalunya a effectué sa première percée médiatique, après avoir rassemblé de nombreux manifestants contre la construction d’une mosquée à Premia de Mar, que nous avons réussi à stopper.

 

Rappelons qu’en 1996, l’Espagne comptait 1% de population étrangère (quasiment tous venus de l’Europe du nord, vivant ici leur retraite et étant parfaitement acceptés par la population espagnole). Aujourd’hui, nous avons 14% d’étrangers en Espagne, légalisés de nombreuses façons, et provenant de divers pays du Tiers Monde.

 

Aux élections locales de 2003, cinq conseillers municipaux ont été élus et la presse commence à parler de « l’effet Anglada ». En 2007, le nombre de conseillers municipaux s’élève à 17. Cette même année, des délégations du Vlaams Belang et de la Lega Nord participent au 5ème congrès du parti, marquant l’intégration de PxC au réseau des partis identitaires européens.

 

En novembre 2010 ont eu lieu les élections au Parlement catalan : Plataforma per Catalunya a obtenu 2,6% des votes, il ne nous a manqué que quelques milliers de voix pour atteindre les 3% nécessaires pour obtenir une représentation au Parlement catalan. Au printemps suivant, en mai 2011, PxC a rencontré le succès aux élections locales, en obtenant 67 élus.

 

Concernant les relations entre notre défense de la Catalogne au sein de l’Espagne notre position est claire : nous plaidons la défense et la promotion maximales de la langue, de la culture et de l’identité catalanes, par là nous demandons également un maximum d’autonomie, tout en restant au sein de l’Etat espagnol et en faisant preuve de solidarité et de coopération avec les autres populations (basque, castillane, gallique) qui composent notre Etat historique.

 

Il faut savoir que le processus de formation de l’Espagne est assez différent de celui de la France, qui est depuis toujours beaucoup plus centralisée. Durant l’Espagne des rois catholiques, on ne parlait que le catalan en Catalogne, et le castillan ne commença à être introduit qu’à partir de 1714 et Philippe V, premier Bourbon à régner en Espagne. Jusqu’alors, la Catalogne avait gardé sa langue, ses lois et son autonomie et cela ne l’empêche pas de se sentir pleinement espagnole, tout comme la Castille.

 

En ce sens, Plaraforma per Catalunya est pour réactualiser la forme traditionnelle selon laquelle l’Espagne fut organisée durant des siècles, qui n’était pas celle de l’assimilation à un modèle central unique, mais l’intégration harmonieuse de tous les territoires et peuples qui composent l’Espagne dans le plus grand respect et la promotion de ses identités respectives.

 

Les medias parlent de votre projet de créer un parti national, avec d’autres « Plataforma ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

Lors de notre prochain congrès, nous annoncerons la création de ce parti national avec un nouvel acronyme et avec une action dans tout le territoire espagnol. Ce parti aura des délégations dans chacune des communautés autonomes (régions) espagnoles, où il pourra agir sous un acronyme général et, comme cela est le cas en Catalogne, avec l’acronyme de cette communauté (région). En Catalogne, nous continuerons donc à rester Plataforma per Catalunya.

 

Le parti national continuera à avoir une structure unique d’organisation et de direction, et sera dirigé par l’actuel président et comité exécutif de Plataforma per Catalunya, qui logiquement iront investir des personnes d’autres lieux en Espagne.

 

Nous ferons une présentation médiatique au courant de l’année à venir. Nous sommes totalement assurés que ce parti sera la force identitaire de référence pour tous nos amis européens.

 

 Lors de votre campagne, vous avez reçu le soutien de partis populistes et nationalistes comme le Vlaams Belang, le FPÖ ou la Lega Nord. En France, vous avez des contacts avec plusieurs structures. Quelle est votre stratégie au niveau européen ?

 

Avant toute chose, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers le FPÖ et le Vlaams Belang, pour tout l’appui logistique, politique, personnel de toute sorte qu’ils nous ont donné durant ces dernières années.

 

Nous entretenons avec ces deux mouvements d’étroites relations officielles, et ils sont notre référence pour toute alliance et discussions au niveau européen. Nous tenons aussi à signaler que nous avons une relation fluide avec la Lega Nord, dont nous savons qu’elle va être plus étroite encore dans un futur proche.

 

Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Représentants de la Lega Nord au dernier congrès de PxC

 

Notre stratégie européenne est simple. Nous pensons que la coordination et la collaboration entre tous les mouvements identitaires européens est une nécessité absolue par ce que nous voulons éviter la déliquescence de notre continent et répondre à la menace mortelle que rencontre notre civilisation millénaire : l’immigration, la mondialisation, l’islamisation, la régression démographique, la colonisation par des millions d’immigrés installés sur notre territoire, la soumission de notre économies aux marchés financiers internationaux sont des dangers d’une telle dimension à laquelle seule une réponse coordonnée de toutes les forces identitaires européennes peuvent faire face.

 

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas subordonner les intérêts de l’Europe au bénéfice des pouvoirs atlantistes pilotés par Washington au nom d’une soi-disant « lutte contre l’Islam », qui est un sophisme de la propagande du système, comme on a pu le constater récemment en Libye.

 

 L’Espagne fait partie des pays en situation délicate en ce qui concerne sa dette publique. Quelles en sont selon vous les causes, et quelles solutions préconisez-vous ? Etes-vous partisan, comme Marine Le Pen, d’une sortie de l’euro ?

 

Le niveau de la dette de l’Espagne est intolérable, comme pour tous les pays de notre environnement (y compris les Etats-Unis), nous sommes arrivés à un niveau de dette que nous ne sommes plus en mesure de dominer.

 

Cette situation est une conséquence d’une des plus grandes erreurs de la classe politique occidentale : penser à court terme et privilégier l’intérêt du parti à celui de la communauté nationale. C’est ainsi que les politiques se sont endettés (ou plus exactement nous ont endetté) de manière irresponsable, uniquement pour obtenir les faveurs de l’électorat et réussir leur réélection, sans se soucier des proportions que prenait la dette.

 

Eh bien, le moment du remboursement arrive désormais, et il n’y a plus d’argent pour le faire. Dans ces circonstances, le pire est que les banques qui ont prêté cet argent ne veulent pas seulement être remboursées mais veulent aussi obtenir la subordination intégrale du pouvoir politique au pouvoir économique, avec pour conséquence le sacrifice de l’Etat-providence pour les intérêts des marchés financiers internationaux. Un désastre, avec des coupables connus : les hommes politiques libéraux et socio-démocrates.

 

Dans ce contexte, à court terme, il faut générer urgemment des excédents budgétaires aptes à réduire progressivement la dette. Mais il faudra pour cela obligatoirement encadrer le paiement des intérêts de la dette, et imposer à l’avenir des limites légales aux conditions d’endettement.

 

Dans le même temps, il faut taxer l’hyper-classe et l’Empire bancaire, notamment les bénéfices bancaires et les transactions financières internationales, et éliminer tous les paradis fiscaux et autres stratégies de défiscalisation (résidences et nationalités de « convenance ») qui sont la base de l’évasion fiscale. Le remboursement de la dette ne peut pas se faire que sur le seul dos de la classe moyenne !

 

Bien que l’Euro ait appauvri l’économie espagnole, une sortie unilatérale ne serait pas possible, et en ce moment cela générerait plus de problèmes que de solutions pour l’Espagne. Le problème de l’Euro, c’est qu’il n’est soumis au contrôle d’aucun pouvoir public, sinon à celui de la Banque Centrale Européenne, une entité financière indépendante et sans responsabilité ni légitimité politique ou démocratique. C’est cet aspect que nous reprochons à l’UE, qui est hélas une institution technocratique et mondialiste, c’est pour cela que nous disons non à l’Europe des banquiers et des technocrates, mais nous dirons toujours oui à l’Europe des peuples et des nations, à cette Europe que nous voulons construire autrement.

 

Par ailleurs, nous sommes en accord avec les déclarations de Marine Le Pen demandant une sortie de la France de l’OTAN, une politique de défense indépendante des Etats-Unis, et un rapprochement stratégique avec la Russie. Cela pourrait modifier l’équilibre international actuel et permettre d’en finir avec l’hégémonie des Etats-Unis sur la scène mondiale.

 

 Comment expliquez-vous qu’en dehors de votre mouvement, les autres partis nationalistes en Espagne réalisent des scores incroyablement faibles ?

 

Il me semble difficile de critiquer le travail des autres partis nationalistes, ce sont eux qui doivent établir une autocritique, qui doit être basée sur un seule mot d’ordre : rénovation et capacité de communication avec les électeurs.

 

Plataforma per Catalunya a réussi parce que nous avons su aborder les problèmes contemporains (immigration, islamisation, mondialisation, finance internationale) et présenter nos solutions sans les interférer avec des considérations passéistes. Beaucoup de partis nationalistes espagnols ont trop de tabous sur les identités régionales et continuent de s’arcbouter sur une conception centraliste de l’Etat espagnol.

 

Je ne suis pas là pour décider à leur place, mais je crois que tant qu’ils ne rompront pas avec les références centralistes du passé, ils ne pourront pas escompter de se développer. C’est d’autant plus regrettable que ces mouvements disposent de personnes de grande valeur.

 

Cependant, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons fait l’annonce de notre parti national, nous serons un catalyseur pour tous ceux qui veulent avec nous renouveler et faire avancer les idées identitaires et sociales.

 

 Propos recueillis par Philippe Derricks

mercredi, 30 novembre 2011

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

L’Europe : Premier pôle économique mondial sans tête !

« Le problème de la dette dans la zone euro représente la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale  », a estimé lundi dernier la chancelière allemande. Pour l’historien Pierre Grosser, ce n’est pas l’économie qui fait défaut à l’Europe, mais l’absence de leadership politique.

Nos dirigeants, qui connaissent de moins en moins l’Histoire, martèlent que nous vivons la pire crise depuis les années 1930, voire du XXe siècle. Il suffit de connaître un peu l’état de l’Europe dans les années 1930 et surtout aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale pour mettre en doute ces affirmations ! Les économies européennes ont absorbé les deux Guerres Mondiales, et en ont fait surgir de réels progrès sociaux : cela doit limiter les pessimismes… A moins qu’il faille considérer que les Européens ne réagissent que si la situation est vraiment catastrophique !

Thérapies de choc…

Il n’y a pas d’effondrement de la production, et nous sommes, fort heureusement, très loin des chiffres du chômage du début des années 1930. La fin complète du rationnement est intervenue seulement au début des années 1950 dans nombre de pays. La crise des années 1970 fut sévère, notamment parce qu’elle signifiait la fin du système productif issu de la révolution industrielle, et notamment de ses secteurs porteurs (charbon, acier).

 

Elle a été marquée dans les pays communistes, aux industries plus traditionnelles, et qui se sont endettés. La chute du communisme fut aussi le produit de cette vulnérabilité économique et de cette dépendance, notamment au Deutsche Mark. Bref, l’Est, comme le Sud, a connu crise de la dette, ajustements structurels, et donc des purges sévères imposées par les institutions financières internationales. C’est à l’Europe du Sud qu’on inflige désormais ces thérapies de choc…

Le tournant des années 1970-80 est essentiel

C’est le début d’une sorte de contre-révolution globale qui dure encore. Sous couvert de sauver le capitalisme de la crise et de le rénover, il fallait délégitimer les modèles socialistes et « étatistes ».

L’héritage du New Deal et du Welfare State (État providence) doivent être grignotés ; la droite nous dit que ces modèles sont périmés, et fait miroiter une modernité qui ressemble fort au XIXe siècle ! L’inflation, la hantise des rentiers, est depuis trente ans l’ennemi public n°1. Les impôts sur les entreprises et sur les riches ont massivement diminué. On a tout voulu faire passer par le marché, et on s’aperçoit qu’il est n’est pas seulement une ressource inépuisable de capitaux. Rappelons-nous Nicolas Sarkozy vantant l’Angleterre qui a sacrifié son industrie – comme l’Espagne avec sa bulle immobilière.

La crise est-elle si forte ?

Les entreprises se portent souvent bien, même si un système de comptabilité absurde fait chuter leur valeur en bourse alors que le volume d’échange d’actions a rarement été aussi faible. L’Europe reste attractive pour les investisseurs. La valeur de l’euro ne s’est pas effondrée. On est loin du sauve-qui-peut ! Le chiffre de la dette rapporté au PIB d’une seule année montre bien les absurdités du courtermisme. Il en est de même de la logique d’étouffement de la consommation par l’austérité – surtout si on n’a pas les capacités de se projeter sur les immenses marchés émergents.

La nouvelle configuration de la puissance montre qu’il faut du politique. La construction européenne est née du politique, avant de se figer dans des règles… qui n’ont même pas été respectées. Mais on a vendu aux peuples l’Europe libérale en promettant monts et merveilles, lors de l’Acte Unique en 1986, lors de Maastricht, ou lors de la création de l’Euro.

Faut-il vendre désormais plus d’Europe en faisant au contraire craindre la catastrophe et en demandant des sacrifices, la plupart du temps aux moins aisés ? Les fondations ne seront guère solides. Le problème est que la génération actuelle des hommes politiques n’a pas de vision à long terme, et que la dramatisation de la crise provoque des crispations nationales et électorales. Surtout, cette génération a une vision technocratique des enjeux, alors que la plupart des règles sont fixées par les lobbies bancaires… auxquels elle est toujours plus liée.

Est-ce une vision politique que de se précipiter vers une solution chinoise ? L’Europe reste le premier pôle économique mondial. Américains et Chinois pensent intérêt américain et intérêt chinois. Mais qui pense en termes d’intérêt européen ?

Atlantico

mardi, 29 novembre 2011

L'Union Européenne contre l'Europe

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L'Union Européenne contre l'Europe

par Andrea Massari

Ex: http://fr.novopress.info & http://www.polemia.com/

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

- ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
- ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
- c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
- ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
- ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
- ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’euro et le retour de la germanophobie

L’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

Hémicycle du parlement européen

Hémicycle du parlement européen

L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
- l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
- et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
•l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
•l’impérialisme commercial des Chinois ;
•l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

Russie : Le « mouvement prométhéen » travaille au morcellement de la Fédération

Russie : Le « mouvement prométhéen » travaille au morcellement de la Fédération

Par Alexandre Latsa

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Dans mon avant dernière tribune, j’ai abordé la situation de différents groupuscules radicaux russes qui prônent la sécession d’avec certaines républiques musulmanes du nord du Caucase russe pour supprimer le fardeau financier qu’elles feraient peser sur la fédération de Russie.

« Le Titan Prométhée apportant le feu à l'humanité », sculpture de Paul Manship, Rockefeller Center (USA)

Ces partisans de la sécession territoriale avancent des arguments qui sont que quelques républiques caucasiennes sont plus qu’instables, mais que surtout elles se dépeupleraient de leur population russe orthodoxe et qu’ainsi leur appartenance à la fédération de Russie devrait être remise en cause.

C’est surtout la Tchétchénie qui est visée. Dans la population de la Tchétchénie, il y avait 23,1 % de russes avant le recensement de 1989, il n’en reste que 3,7% aujourd’hui. Le phénomène Kadyrov (on dit qu’il aime ce surnom) dirige la république d’une main de fer depuis 2007, en y ayant réinstauré un régime hybride, mélange de traditionalisme tchétchène et de rigueur religieuse, le tout subventionné par Moscou.

Il est évident aujourd’hui qu’un morcellement du Caucase russe pourrait déclencher des affrontements multiples dans l’ensemble du Caucase, et dans tous les pays limitrophes. Cette région est stratégique pour la fédération de Russie, et on n’imagine pas qui, à part la fédération de Russie, serait capable d’y maintenir la paix et la sécurité.  C’est tellement vrai que le Caucase est aujourd’hui et a toujours été un objectif géopolitique prioritaire, pour la Russie comme pour les occidentaux.

 

Cette vidéo récente montre des images de la capitale tchétchène reconstruite et même si le document est en russe, les images sont vraiment spectaculaires. Aujourd’hui, le centre ville de Grozny est d’une beauté à couper le souffle. Pour autant, si on peut reconnaître que Ramzan Kadyrov a réellement pacifié la république (contrairement à sa turbulente voisine le Daghestan) on ne peut que sourire lorsque celui-ci affirme que le budget des luxueuses festivités de son 35ème anniversaire en octobre dernier lui a été fourni par « Allah ».

Dès la première partie du 19ème siècle, pendant que le grand jeu faisait rage en Asie centrale (pour aboutir notamment à la création de l’Afghanistan), l’Angleterre avait bien compris l’importance et la menace pour elle des récentes conquêtes russes aux dépens de l’empire Ottoman dans la région du Caucase. Elles ouvraient en effet à la Russie l’accès à la mer noire et à la méditerranée, aux détroits,  et à une position géostratégique renforcée. L’Angleterre (puissance maritime) a donc tenté de déstabiliser la Russie notamment par des livraisons d’armes dans le Caucase ou par la création de comités tchétchènes et tcherkesses lors du congrès de Paris en 1856, après la guerre de Crimée.

Le but était déjà clair, créer et soutenir un front Caucasien pour repousser l’empire russe (puissance continentale) loin des mers. Cette mosaïque de peuples, dans le Caucase, restera au cours du 20 ème siècle une sorte de ventre mou de l’impérium russe. Dès le début du 20 ème siècle du reste, des responsables des républiques musulmanes de Russie, principalement dans le Caucase et en Asie centrale, tenteront d’organiser la bataille vers leur indépendance avec le soutien de l’occident.

C’est la naissance du “Prométhéisme“, un mouvement peu connu qui à travers le siècle va lutter pour réveiller les identités et encourager les séparatismes, afin d’affaiblir la Russie. Le prométhéisme aura son centre névralgique en Pologne, comme viennent de le démontrer certaines archives déclassifiées. Elles démontrent en effet « l’existence d’une unité spéciale chargée de travailler avec les minorités nationales sur le territoire de l’URSS (…) et ce fin de déstabiliser la situation en Ukraine, dans la région de la Volga et au Caucase, ainsi que de démembrer et d’anéantir l’Union Soviétique ».

Les Bolcheviques ne pouvaient pas tolérer ces tendances au morcellement du territoire et en 1922, les principaux responsables politiques indépendantistes (Ukrainiens, Georgiens, Bachkirs, Tatars, Azéris…) s’exilent dans deux directions différentes: une première vague vers Istanbul, qui contribuera à développer la « conscience turque » au sein du mouvement et une seconde vague vers l’Europe notamment en France et en Allemagne pré-nazie. La France est déjà qualifiée à cette époque par le Bachkir Zeki Velidov  de « centre de combat » contre la Russie. En 1924, à Berlin, une rencontre a lieu entre Velidov et un officiel polonais qui lui explique une idée polonaise: lancer un mouvement des « indigènes de Russie » pour aider ces peuples à obtenir leur indépendance.

Ensuite, la revue Prométhée se développera dans de nombreux pays (France, Allemagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, Pologne, Turquie ou Roumanie) mais la montée du nazisme en Allemagne change la donne et après le pacte Germano-Soviétique le mouvement se déclare « anti nazi et anti soviétique. » Les prométhéens se rangeront du côté de l’Angleterre et de la Pologne, contre l’Allemagne et l’URSS. Dès lors le mouvement bénéficiera de forts soutiens financiers en Pologne ou de soutiens politiques en France, avec par exemple la création du comité France-orient sous le parrainage du président du sénat Paul Doumer. Le principal projet du comité sera la création d’une fédération du Caucase sur le modèle helvétique.

Mais ce projet n’aboutira jamais, la Société Des Nations reconnaissant finalement les frontières de l’URSS et surtout les tenants de ce prométhéisme se révélant incapables de s’unir.  En 1939, la perte de la Pologne fut un choc pour le mouvement qui fut rapidement happé par l’Allemagne hitlérienne. Les stratèges nazis envisagèrent eux aussi un éventuel morcellement de l’URSS en petites entités, plus faciles à contrôler. Les Allemands créeront notamment une légion Turkestan constituée de Tatars et de Turkestanais mais celle-ci disparaîtra dans l’échec de l’offensive allemande à l’est.

A la fin de la guerre, l’URSS est plus forte que jamais et les Prométhéens se tournent vers l’Amérique avec la création d’une « ligue prométhéenne de la charte de l’Atlantique ». Le mouvement deviendra un pion made in USA de lutte contre l’URSS pendant la guerre froide via la création d’organisations tel que « l’Institute for the study of URSS » ou « l’American Commitee for Liberation of Bolchevism ».

La grande confusion idéologique qui ressort de cette période amènera au développement d’une ligne « prométhéenne » qui se définira par défaut comme défendant un projet fondé sur le nationalisme ethnico-régional en Eurasie. Ce projet de démembrement de la Russie en de multiples entités a été pensé tant par des stratèges nazis comme Alfred Rosenberg en 1939, que par des stratèges Américains comme Zbigniew Brezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier » publié en 1997.

Alors ce n’est pas une surprise si ces idées de découpage de la Russie « pour le bien des peuples » sont aujourd’hui reprises tant par des groupuscules néo-nazis que par les porte-voix de l’influence occidentale.

En Russie, il y a une multitude de peuples éparpillés sur un immense territoire. L’organisation du pays est  un modèle  de société fédérale unique au monde. On voit que les appels à la destruction de ce modèle de société unique ne sont pas une nouveauté, ils sont le dernier épisode d’une histoire commencée au 19° siècle.

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Les lecteurs souhaitant en savoir plus sur le Prométhéisme peuvent lire cette analyse très instructive en Français.

lundi, 28 novembre 2011

Reflexiones sobre Europa

Reflexiones sobre Europa.

Ernesto MILA

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El referéndum griego y el “tutelaje” a la economía italiana

La Unión Europea se ha construido mal, en realidad muy mal: en primer lugar se configuró como una “unión económica” (la famosa “Europa de los tenderos”), no se construyó con vocación política y, para colmo, cuando se inició la construcción, Europa era muy diferente en los años 50 que en la actualidad. Entonces, Alemania estaba en plena reconstrucción y otro tanto le ocurría a Francia. De lo que se trataba era que ambos países que se habían enzarzado en tres guerras demoledoras en apenas tres generaciones, no volvieran a las andadas de nuevo con una cuarta que sería peor que las anteriores juntas. A partir de 1989, con la caída del muro de Berlín, Alemania reconstruyó su espacio territorial y su potencia económica hasta el punto de poder permitirse la reconstrucción del Este y financiar a los nuevos socios.

Este fue el segundo problema: los nuevos socios del “mercado común” llegaban con ideas muy diferentes cada uno. Los países mediterráneos (Grecia, España y Portugal) necesitaban liquidez y financiación para abordar la construcción de infraestructuras y estaban dispuestos a liquidar sectores enteros de su economía a cambio para evitar hacer la competencia al eje franco-alemán que siempre se ha configurado como “núcleo duro” de la UE. A medida que a UE fue ampliando su superficie, se fue dispersando cada vez más. El conjunto era, en consecuencia, cada vez más heteróclito. Hoy todavía es un misterio que diablos hace el Reino Unido en la UE, país que desde el último tercio del siglo XIX no es más que la quintacolumna de los EEUU en Europa.

Había un tercer problema: los Estados europeos estaban regidos por principios democráticos, unos Estados funcionaban mejor y otros peor, pero la democracia era la norma obligada para entrar en el club (España no pudo negociar en serio su entrada en las Comunidades Europeas sino hasta la muerte de Franco), sin embargo, ¿quién elegía a las autoridades de Bruselas, esto es, a los rectores del a UE? Desde el principio fue evidente que el control de los mecanismos rectores estaba en manos de una casta de tecnócratas y burócratas a los que nadie había elegido pero que hacían y deshacían a su antojo.

Finalmente se llegó en Maastrique al cambio de paradigma: de ser una mera “unión económica”, se pasaría a una “unión política”. Sin embargo, diez años después resultaba imposible redactar una constitución europea aceptable por todas las partes. Y, para colmo, quienes construyeron Maastrique hoy ya no gobiernan, con lo que la consolidación de Europa se ha ido haciendo a base de avances y retrocesos inimaginables. Y aquello ya dura más de medio siglo sin que sea vean perspectivas claras de cómo se puede ir evolucionando en el futuro.

Desde Maastrique el avance más sustancial fue la creación del euro que, indudablemente ha tenido la ventaja de evitar los cambios de moneda en cada frontera, pero también generó problemas: el euro era una emanación del eje franco-alemán y su gestión quedaba regida por el Banco Central Europeo, una especie de emanación del Deutsches Bank que restaba a los países periféricos miembros posibilidad de jugar con políticas monetaristas para rectificar sus problemas económicos.

Hubo muchos más errores en la construcción de Europa (la creación a partir de Schenghen de un “espacio común europeo” sin antes haber creado una legislación que lo regulara e impidiera que las mafias de delincuentes hicieran de este avance una ventaja para su actuación) que no se advirtieron apenas mientras la UE se iba ampliando y repartiendo fondos estructurales. Pero llegaron las vacas flacas y fue entonces cuando se empezó a notar lo mal que se habían hecho las cosas.

El elemento esencial de la polémica actual es quién tiene la primacía, si la autoridad económica-tecnocrática o la soberanía de los Estados miembros. Nadie ha elegido a la autoridad económica-tecnocrática de la Unión Europea, por tanto, situarla en la cúspide de cualquier poder, parece excesivo y antidemocrático. En lo que se refiere a los Estados miembros, lo cierto es que en toda Europa gobiernos inoperantes e incapaces de gestionar sus propios países, irresponsables con orientaciones partidocráticas mucho más que democráticas, han gestionado el poder de manera torpe y nefasta. Hay errores por un lado y errores por otro. La soberanía nacional debería tener como contrapartida la eficacia en la gestión… y los errores en los últimos 25 años han sido tantos que resulta imposible reconocer un atisbo de eficacia y de previsión del futuro en todos los gobiernos europeos.

El hecho de que la UE haya presionado sobre Grecia hasta el punto de obligarle a retirar la propuesta de referendo y el que las autoridades económicas de la UE y del FMI, sigan en Italia si este país cumple las orientaciones que propuso para sanear su economía, son las consecuencias de algo caótico y desordenado, sin orientación precisa y sin rumbo que lleva prolongando su existencia por espacio de 50 años, demasiado tiempo para tanto caos.

Europa es necesaria en estos momentos. Debería configurarse como un bloque económico y de poder desde Gibraltar a los Urales y desde Narvik a Chipre. Hoy es un enano político y un caos económico. Hay presupuestos y proyectos que solamente pueden abordarse desde una perspectiva europea y si Europa es necesaria, sobre todo hay que abordar su construcción desde un punto de vista político. Muy poco de lo construido hasta hoy puede servir para gran cosa sino para acelerar el euroescepticismo, pero Europa es necesaria para la supervivencia de nuestra cultura, de nuestra economía y para que nuestro continente siga siendo faro y guía de civilización como lo fue en otro tiempo. Por eso la consigna no puede ser otra más que “Sí a Europa, No a esta Europa”.

© Ernesto Milá – Infokrisis@yahoo.eshttp://infokrisis.blogia.comhttp://info-krisis.blogspot.com - Twitter/#ernestomila – facebook/ernestomila – google+/ernestomila – Linkedin/ernestomila – Prohibida la reproducción de este texto sin indicar origen.

Royaume-Uni : La tension monte entre Britanniques au chômage et immigrés au travail

Royaume-Uni : La tension monte entre Britanniques au chômage et immigrés au travail

Par Michèle Tribalat

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La crise n’a pas réduit l’afflux de travailleurs étrangers outre-Manche, notamment non Européens. Ni leur capacité à trouver du travail : plus flexibles sur les horaires et les salaires, ils sont toujours plus nombreux à exercer une activité, alors que de plus en plus de Britanniques se retrouvent eux au chômage.

L’immigration au Royaume-Uni n’a guère faibli pendant les années de crise avec, cependant, moins d’entrées au motif du travail mais un accroissement très important des entrées d’étudiants.

David Cameron avait promis de traiter la question migratoire dans son ensemble pour qu’il n’y ait pas de report et éviter l’abus du statut d’étudiant. Il n’a manifestement pas réussi. Entre juin 2009 et juin 2010, le nombre d’étudiants ayant reçu un visa est passé de 268.000 à 362.000, soit une augmentation de 35 %.

Si la migration en provenance des nouveaux entrants dans l’Union européenne s’est ajustée à la crise – le solde des entrées et des sorties est désormais très faible -, il n’en va pas de même pour le reste de l’immigration étrangère. Le solde migratoire annuel des étrangers, en moyenne mobile, était encore supérieur à 200.000 en mars 2010, soit un niveau comparable à celui observé en mars 2006. Le repli de l’immigration en provenance des nouveaux entrants de l’UE a donc eu peu d’effet sur le niveau d’ensemble des flux.

L’Office national de la statistique vient de publier une statistique qui fait scandale. En un an, l’emploi des personnes nées à l’étranger s’est accru de 181.000 alors que celui des Britanniques nés au Royaume-Uni s’est effondré (- 311.000). La motivation et l’acceptation d’horaires et de conditions de travail pénibles seraient plus grandes chez ceux qui viennent de l’étranger. Les employeurs trouvent les jeunes Britanniques trop feignants et démotivés.

 

Ces arguments ne sont pas nouveaux. Les employeurs préfèrent recruter des immigrés plus qualifiés que les natifs, ou alors plus disposés à accepter les conditions de travail et les salaires que ces derniers refusent. En 2008, le rapport de la Chambre des Lords sur l’impact de l’immigration faisait déjà part de ses craintes que ne « se développe une demande spécifique des employeurs pour des immigrants aux exigences faibles en matière de salaire et de conditions de travail ». Nous y sommes. En période de crise, la situation semble sans doute encore plus choquante.

Par ailleurs, une pétition lancée par Migration Watch UK demandant à ce que l’immigration soit progressivement réduite afin de revenir à un solde migratoire ne dépassant pas 40.000 a été signée, en une semaine, par 100.000 personnes. Avec les statistiques publiées sur les créations d’emploi par l’ONS, nul doute que la pression va s’accroître sur le gouvernement britannique pour faire baisser l’immigration étrangère.

Atlantico

dimanche, 27 novembre 2011

P. Vial: bientôt la guerre en Iran?


Pierre VIAL:

Bientôt la guerre en Iran ? 

samedi, 26 novembre 2011

Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !

Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !

Marc Rousset.jpgPar Marc Rousset

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C’est encore l’Allemagne qui, seule contre tous les Etats démagogues européens nous ayant amené à la situation catastrophique actuelle, a entièrement raison ! Avoir recours immédiatement à la BCE amènerait une inflation substantielle et aurait pour effet de diminuer la pression pour les réformes structurelles indispensables à effectuer en Grèce, en Italie, en Espagne et en France ! L’Allemagne a heureusement été vaccinée contre l’hyper-inflation  en 1924 !

Or que se passerait-il si l’on écoutait le Président  Nicolas Sarkozy, toujours à  la recherche de la facilité avec des propos lénifiants pour satisfaire sa seule ambition de se faire réélire : recourir à la planche à billets de la BCE ! Et pourtant quel serait aujourd’hui le réel, urgent intérêt de la France ? Que les réformes structurelles soient mises en place immédiatement pour rassurer les marchés, à savoir lutte effective dès maintenant contre les dépenses : fin des 35 h, retraite à 65 ans, diminution des prestations sociales, arrêt de l’immigration dont le coût est de 70 milliards par an, s’attaquer aux dépenses publiques et au surnombre des 2 millions de fonctionnaires français (90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France contre 50 seulement pour l’Allemagne, soit un surcoût par rapport à L’Allemagne de 120 milliards d’euros par an !) Si notre Président avait la carrure et la grandeur d’un Charles De Gaulle en pensant au seul intérêt de la France, il prendrait au mot les socialistes et mettrait en place pour le budget 2012 la fameuse règle d’or, ce qu’il se garde bien de faire ! Si les vannes de la BCE devaient s’ouvrir dès  maintenant, les réformes structurelles en Italie, en Espagne, en Grèce et à venir en France après l’élection présidentielle n’auraient aucune chance de se réaliser. Etant donné l’absence totale de vertu et de sérieux des politiciens sud-européens France incluse, la zone euro et l’Allemagne se trouveraient embarquées vers l’inflation monétaire avec des dépenses publiques et sociales toujours aussi folles diminuées seulement par des effets d’annonces pour satisfaire la galerie (« lip service ») !

Il est peu probable que le mécanisme du Fond européen de stabilité financière de 1 000 milliards d’euros se mette en place comme prévu car les investisseurs ,soucieux du risque qu’il représente, comme l’a montré le dernier emprunt de 3 milliards d’euros, ne sont pas enthousiastes. Quant aux pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil, ils comprennent mal à juste titre pourquoi ils devraient prêter et faire l’aumône à des pays hédonistes insouciants six fois plus riches qu’eux, mais  incapables de se serrer la ceinture !

S’il est donc vrai que la BCE détient la seule solution finale à la crise, qu’elle est la seule à même de soutenir la confiance envers les banques et les investisseurs, il faut qu’elle intervienne seulement dans un deuxième temps , les réformes effectuées, afin d’apporter un règlement effectif et non inflationniste à la crise de l’euro. Si la BCE se mettait au niveau de ses homologues anglaises et américaines (quantitative easing), elle pourrait racheter selon l’économiste Laurence Boone de BofA Merrill Lynch « entre 750 et 1 500 milliards d’euros d’obligations d’Etat, sans remettre en cause son mandat de stabilisation des prix ». Ces montants colossaux montrent qu’ils ne sont pas illimités et que pour se sauver, la zone euro doit commencer par se sauver elle-même avec des drastiques réformes structurelles et budgétaires.  Aide toi et le Ciel t’aidera ! C’est bien comme cela que l’entendent et le comprennent à juste titre le très francophile Wolfgang  Schaüble et  la chancelière Merkel !

De même que l’Allemagne a su tirer très habilement son épingle du jeu après la création de l’euro en augmentant sa compétitivité grâce à son sérieux, à l’intelligence de ses syndicalistes et aux lois Hartz IV de Gerhard Schroeder, prenons l’opportunité que nous donne cette très grave crise de l’euro pour faire un bien d’un mal en rétablissant la compétitivité de la France, en lui redonnant de sa puissance économique par rapport à l’Allemagne, tout en sauvant l’euro sans inflation et en avançant dans la création d’une Europe continentale politique, économique, sociale, fiscale et militaire sous directoire franco-allemand se rapprochant enfin officiellement  de la Russie (1) !  La seule alternative, c’est la fin de la monnaie unique et la dévaluation des monnaies  nationales avec l’hyperinflation, le chaos économique et politique, un coup sans doute fatal porté à l’Europe Puissance. Le choix devrait être vite fait… Il n’y a pas à hésiter ! Que les pays sud-européens dont la France commencent par se réformer en arrêtant de rêver et en se regardant dans une glace! Retour aux réalités économiques et à la Real-Politik !

Note

(1) La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou, Marc Rousset, Editions Godefroy de Bouillon, 589 pages, 2009