Cet article s’intéresse à cette fraction particulière de l’écologie politique qu’on appelle « collapsologie ». Cette dernière fait florès un peu partout en Occident depuis quelques décennies. On peut la définir sommairement comme un courant intellectuel et politique, né à la fin du XXe siècle en Occident, annonciateur de catastrophes diverses menant à l’effondrement programmé, inéluctable et proche de la civilisation industrielle. Plus précisément, l’Institut Momentum (de gauche) le définit comme « le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ». C’est une définition acceptable.
Le phénomène n’est pas en lui-même surprenant, car il n’est pas dépourvu de bases rationnelles et survient à une époque de grands changements créateurs d’angoisse dans de vastes portions de la population, mais son ampleur et sa distribution politique le sont. Ses conséquences politiques sont potentiellement considérables. Revenons brièvement sur chacun de ces trois points.
1/ Le phénomène n’est nullement surprenant. Les grandes peurs ont jalonné la vie des hommes en société depuis toujours. La forme actuelle remonte en gros à la fin des trente glorieuses (1945 – 1973), avec la borne remarquable du célèbre Rapport Meadows sur les limites de la croissance (un rapport qui a d’emblée passionné le résolu droitard que j’étais déjà !), dont la date de sortie (1972) coïncide presque avec celle du premier choc pétrolier (1973), qui fut aussi le premier coup de semonce sérieux à l’encontre de l’univers libéral, optimiste, expansif, à grosses bagnoles, léger et stupide des sixties. La naissance de ce mouvement sera confirmée en France lors de l’élection présidentielle de 1974 avec la candidature, qui sera peu comprise sur le coup, de René Dumont, un précurseur. Au niveau international le GIEC est créé en 1988.
Depuis, le phénomène a beaucoup prospéré, surtout (voire seulement) dans le monde développé, notamment dans le monde anglo-saxon et en Europe. À la base, on trouve des constats objectifs de limites de ressources difficilement contournables, dont un Jean-Marc Jancovici est le très brillant et cassant dénonciateur dans l’espace francophone. Les grandes divergences apparaissent avec les préconisations : la gauche vient avec son néo-malthusianisme sous le bras, la droite qui titille le GIEC sur l’origine anthropique du réchauffement climatique apporte ses prévisions de guerre civile. Chacun son univers, mais les conclusions sont convergentes : ça va barder !

Tous ces mouvements tirent la sonnette d’alarme. L’écologie est mariée de naissance à une vision anti-humaniste et pessimiste du futur. Il s’agit d’une innovation, mieux, d’une rupture, pas seulement politique. Elle touche à tout, économie, politique, société, morale, anthropologie. Elle a des causes profondes : en toile de fond, ce qu’on appelle post-modernité (une modernité qui doute d’elle-même, mais continue de plus belle sur sa lancée) est marqué par une agitation vibrionnaire qui met à tout instant en péril tous les équilibres précaires d’un monde de plus en plus mobile, changeant, interdépendant et interconnecté. Le cœur battant de ce monde agité est la science et sa fille la technique, qui foncent droit devant elles sans regarder autour, libres de toute barrière politique ou morale, fofolles et inconscientes. Ces trublions dynamiques se soucient comme d’une guigne des bouleversements économiques, sociaux, politiques, idéologiques, démographiques, anthropologiques qu’elles charrient derrière eux : bouleversement des techniques et rapports de production, mondialisation de la production et des échanges, financiarisation de l’économie, monétisation des rapports humains, instantanéité et universalité de l’information, fragilisation de toutes les barrières et frontières, transhumances humaines transfrontières, transcontinentales et transculturelles, insécurité, évolution profonde des conceptions du monde, des désirs et de la morale, concurrence inter-religieuse, extension au monde entier du mode de vie occidental, recul au moins relatif de la puissance démographique, politique, économique, militaire, intellectuelle, artistique, religieuse des puissances occidentales dont le cœur historique est la vieille Europe. Simple résumé de quelque chose de très gros, très vivant, très divers, très bénéfique en surface et très dangereux en profondeur.
Le contexte humain d’aujourd’hui, chargé d’angoisse, est favorable aux révolutions mentales et à terme politiques. Ce bouleversement sans queue ni tête s’abat sur des hommes décérébrés et perdus, des individus paumés, des nostalgiques sans impact, ou des groupes rustiques et dangereux porteurs de solutions pires que le mal. Tout tourneboule, surtout les têtes, qui le plus souvent n’aiment pas le changement ou, croyant l’aimer, s’y perdent. La combinaison de la technique et du déracinement multiplie ruptures, désaccords et risques. Le risque est partout. La planète est devenue un grand volcan actif. À tout instant, une bombe nucléaire, la fusion du cœur d’une centrale nucléaire, des actes terroristes de grande ampleur, la pénurie d’énergie ou de matières premières, la montée des océans, les pénuries alimentaires, les épidémies, l’explosion de la zone euro, l’écroulement du dollar et la fuite devant toutes les grandes monnaies, les famines et émeutes, la guerre civile, la guerre ethnique, le délitement des services publics de base et de la sécurité civile peuvent survenir, presque n’importe où, presque n’importe quand, pour une infinité de motifs, suite à une infinité d’occasions, d’incidents même minuscules. Ces risques nouveaux s’ajoutent aux anciens, politiques, géopolitiques, bien connus et pas forcément mieux maîtrisés qu’au moment de la guerre du Péloponnèse ou de l’été 1914. À tes souhaits, cher lecteur !

2/ Sa distribution politique est paradoxale. Un certain Olivier Rey, mathématicien et philosophe, a récemment publié un article très fin et convaincant sur ce sujet, en s’appuyant sur l’exemple américain. J’en reprends ici certains thèmes.
Le premier gros accès de pessimisme des années 1970 n’était à l’époque pas franchement connoté politiquement, quoique sa nature profonde fût évidemment conservatrice. C’était un thème nouveau, disruptif, planétaire et potentiellement culpabilisant, donc mécaniquement connoté à gauche, mais c’était aussi un rappel du réel, du bon sens et de la mesure, du temps long, du tragique de la vie, donc par nature très collé au réel et conservateur. Depuis cette époque, la dynamique de la Gauche étant partout incomparablement plus forte que celle de sa concurrente de l’autre bord depuis 1945, la Gauche a fini par s’approprier un thème de pure droite. Les collapsologues les plus connus appartiennent à la Gauche, à commencer en France par Yves Cochet, déclinologue intelligent mais masochiste, et Pablo Servigne, gendre idéal, esprit brillant, et gentil Bisounours qui nous annonce que nous fonçons dans le mur en souriant.
On connaît la Gauche, ou du moins une certaine Gauche, car il ne faut pas mettre tous les hommes de Gauche ou qui se définissent comme tels dans le même panier, sa tendance à salir tout ce qu’elle touche, à mettre de l’envie et de la hargne partout, à utiliser la démagogie, à distribuer des richesses dont elle pénalise la production, à faire preuve de générosité avec l’argent des autres, à fabriquer des moulins à vent, à rêver, à nier le réel, à bousculer le bon sens, à moraliser à contre-sens, à foutre la pagaille de façon irresponsable puis à se défausser. Ces tendances, elle les a tout naturellement mises au service de l’écologie à sa manière. Au fil des ans la Gauche a tourné Savonarole. Elle s’est penchée sans le savoir sur la gnose et le millénarisme, bouillons anciens toujours sur le feu, toujours prêts à accueillir de nouveaux ingrédients sulfureux : la vengeance de Gaïa, l’antispécisme, la haine du réel, toutes les déclinaisons possibles de la haine de soi. Pour corser la potion, elle a ajouté quelques grosses louches d’autres ingrédients qui n’ont rien à voir, comme la théorie du genre, le féminisme ou l’antiracisme. Elle a jeté sur le breuvage quelques gros grains de sel, type trou dans la couche d’ozone, miraculeusement disparu le jour où j’ai changé mon frigo. Bref, elle a fait de l’écologie une annexe très moche de la pensée libertaire la plus caricaturale, individualiste, petit-bourgeoise, souvent bisounours, parfois agressive, toujours irréaliste, hypocrite et malsaine.

3/ Quelles conséquences en tirer pour un homme de droite ? J’en ai des tas, mais une prioritaire : travailler sérieusement à une alternative de droite de l’écologie.
La Droite a bien de la chance, car l’Histoire, rusée et friande en hétérotélies de toutes sortes, pourrait bien lui donner un coup de main. La Gauche qui a réussi l’exploit de s’approprier une cause et des mots d’ordre qui, en définitive et en profondeur, la nient, s’est collé sur le dos une maladie honteuse dont elle a des chances de crever : d’une part, le dieu de gauche Progrès en prend un vilain coup sur le museau, d’autre part elle renie avec clarté et véhémence les conséquences de tout ce qu’elle adore par ailleurs depuis toujours : le culte de la science et de la technique, les lendemains qui chantent, le bonheur pour tous tout de suite sur la terre plutôt qu’au ciel, la fraternité universelle, la négation des frontières, la société multiculturelle. Elle essaie désespérément de faire une salade du tout, mais l’art de la vinaigrette n’est pas donné à tout le monde, et la perspective finale de l’austérité pour tous n’enchante ni les gros bataillons gauchards bien de chez nous, ni les aspirants au bonheur du monde entier qui migrent en masse vers le Nirvana consommatoire. La Gauche est tombée amoureuse du malheur, elle fricote avec le tragique ! Le rose vire au violet ! Avec la collapsologie, la Gauche s’est foutu dans le pied une écharde qui risque fort de s’infecter !
Il existe bien entendu une pensée écologique de droite, très variée. Malgré l’optimisme vissé au corps de la droite BFM, façon Luc Ferry ou Nicolas Bouzou, les thèmes de la prolifération des risques et de la coupable hubris vont comme un gant à la pensée de droite la plus pure. Depuis Nietzsche, la Droite s’est fait un principe d’aimer le réel et le tragique de l’existence. Ce fait reste solide, même si la Droite s’est fait piquer le pessimisme dont elle avait longtemps (et sans effort, pour cause de dédain du camp opposé) gardé le monopole. Nous ouvrons là un très gros dossier à nombreux sous-titres : risques politiques et géopolitiques, nucléaires, militaires, sanitaires, démographiques, économiques, monétaires, climatiques, écologiques, etc., etc. Les raisons de s’inquiéter pour de bon ne manquent pas !

L’écologie est en recherche d’un local politique durable, qui l’obligera à quitter le fond instable de la scène à gauche pour une avant-scène solide à droite. Elle y sera accueillie par une assemblée de têtes bien faites et de glorieux prédécesseurs, par exemple, pour l’ensemble francophone, Antoine Waechter, Laurent Ozon, Alain de Benoist, Piero San Giorgio, et dans un genre différent Guillaume Faye.
Le programme est vaste. La première priorité consistera à dépolluer l’écologie des corps étrangers et malsains que la Gauche y a artificiellement accrochés (égalitarisme, lutte contre les discriminations, antiracisme, féminisme, métaux lourds idéologiques divers). Son public aussi est à renouveler en profondeur, par l’appel sans complexe à tout ce qui est réellement traditionnel et identitaire, à commencer par les agriculteurs, les ruraux et les chasseurs (les « bons chasseurs » des Inconnus). Sa doctrine est à reprendre de façon très diverse et inclusive autour d’un cœur franchement conservateur axé sur le temps long, d’une certaine écologie profonde néo-païenne façon Alain de Benoist à une dose raisonnable d’écologie verte non subventionnée à la sauce libérale façon Laurent Alexandre. L’écologie de droite sera pure, profonde, diverse, lucide et active.
Quel programme ! Divers et contradictoire comme la vie !
Jacques Georges




del.icio.us
Digg















Goscinny et Uderzo créent ensemble la première version des aventures de l'indien Oum-Pah-Pah ainsi que les aventures du corsaire Jehan Pistolet. Les deux hommes se spécialisent. Goscinny réalise les scénarios et Uderzo les dessins. René mène une vie rangée, habitant avec sa mère à Paris et travaillant avec acharnement. Peu à peu, le succès lui sourit. Au milieu des années cinquante, il crée avec le dessinateur Sempé le personnage du Petit Nicolas, chronique tendre de l'enfance. En 1955, commence sa longue collaboration avec Morris, dont il va désormais écrire les scénarios de Lucky Luke. Il révèle un formidable talent d'humoriste dans la réalisation de ces parodies de westerns. Certains albums sont de véritables chefs-d'œuvre du genre. Aujourd'hui encore, les albums scénarisés par Goscinny n'ont pas vieilli.
En 1959, l'hebdomadaire pour la jeunesse Pilote est créé avec le soutien de Radio-Luxembourg. Pilote, auquel il collabore activement, va cependant connaître un demi-succès et de réels déboires. En 1963, le propriétaire, Dargaud, nomme Goscinny et Charlier co-rédacteurs en chef. Ils augmentent la part de la bande dessinée dans l'hebdomadaire. Le succès est alors incontestable et Goscinny en devient directeur en 1967 Pilote sera une pépinière de talents et un espace de liberté. Goscinny y révélera ses qualités humaines et d'animateur d'une équipe très diverse.



















Fort peu de lecteurs auront la chance de tenir entre leurs mains la belle quadruple étude de Jacques Dewitte, Le pouvoir de la langue et la liberté de l'esprit, sous-titré Essai sur la résistance au langage totalitaire, que l'éditeur, Michalon, n'a pas jugé utile de rééditer depuis 2007. Il n'est donc pas étonnant que cet ouvrage atteigne désormais des sommes coquettes sur les différents sites de librairies en ligne. Au moins, ce lecteur curieux n'aura pas le regard épouvanté par la première de couverture, très laide illustration imbriquant un labyrinthe et un goéland toutes ailes déployées qui, je le suppose, dans l'esprit du crétin responsable d'un tel saccage inesthétique, doit parfaitement convenir au mouvement de balancier que l'auteur imprime à sa problématique : d'un côté le langage à visée totalitaire, englobant tout, prétendant du moins tout englober, de l'autre la réalité qu'il tente à n'importe quel prix de gauchir, de grimer, jusqu'à ce qu'elle corresponde à ses mots et slogans pourris. Il ne s'agit cependant point, en analysant le langage vérolé, de s'exonérer du langage lui-même, car Jacques Dewitte a raison de nous rappeler que, sans la médiation complexe qu'imposent les mots, la réalité n'est rien. Dès lors, il faut parier qu'il n'y a «dépassement de l'emprise totalitaire que par un mouvement double où l'on retrouve une forme de circularité», à savoir «un mouvement vers les choses», mais aussi la «mise en œuvre des mots», et, à cette fin, la «remise en route de la parole lorsqu'elle s'est enlisée, mais encore, compte tenu de sa fréquente détérioration», la «remise en état de la langue» (1). Nous verrons qu'il n'est pas si facile que cela, en soignant le langage contaminé par le bacille du slogan, de la langue de bois, de la fausse langue à visées hégémoniques, de retrouver le monde : le langage totalitaire, le langage maléfique, même, que Jacques Dewitte évoque hélas trop peu, ont pour particularité, en contaminant celles et ceux qui l'emploient, de saper les fondements de notre confiance dans le monde.
C'est dire qu'il ne faut pas seulement parler de «bouclage absolu» (2) à propos de la fable langagière génialement dépeinte par George Orwell dans 1984, mais, aussi et voilà qui ne laisse pas d'être inquiétant, pour notre si irénique et consensuelle société dont nous ne manquerions pas de choquer les commis si nous leur prouvions qu'ils ne tolèrent rien de ce qui serait susceptible de heurter leurs petites convictions normativement castrées. Et force est alors de constater que le langage totalitaire n'est pas celui, d'acier ou d'airain, mis en circulation par les seuls régimes autoritaires, puisque nous pourrions à bon droit prétendre que la novlangue (3) démocratique, comme n'importe lequel de ces langages cherchant à triompher de ses concurrents,
Jacques Dewitte, hélas, ne poursuit pas plus avant son exploration de ces contrées interdites, ne se dirige pas, hardiment, vers le Kurtz de Conrad et son décalque steinerien comme j'ai pu tenter de le faire dans
Cette confiance dans le langage sortira même renforcée de «l'expérience totalitaire» et de «la crise contemporaine» (p. 235) sur laquelle, hélas, Jacques Dewitte ne s'attarde guère (6), préférant insister, je l'ai dit, sur des remèdes qui sont à la portée de tout un chacun mais me paraissent pourtant absolument ridicules face au déferlement des langages viciés, dont la novlangue managériale, que Baptiste Rappin analyse comme le bras armé de la Machine, est le masque le plus grimaçant et redoutable. S'il est certes absolument évident à mes yeux que «l'existence d'un ordre stable du monde et de la langue (7) est une condition de la liberté (et pas seulement de la vérité), et qu'une liberté devenue un arbitraire institutionnalisé se révèle le pire ennemi de la vraie liberté individuelle» (p. 252), je suis bien davantage sceptique sur la belle confiance dont témoigne Jacques Dewitte évoquant «la fin du cauchemar engendré par les utopies», censé inaugurer «le retour à une vie humaine finie et imparfaite», ainsi qu'un «retour au champ où la parole rencontre la réalité, où une relation mutuelle peut s'établir entre elles», un «retour à une situation où la pensée qui se cherche doit aussi chercher et choisir ses mots, c'est-à-dire effectuer un va-et-vient entre la chose-à-dire et les ressources de la langue héritée, sans être d'emblée captivée par tel vocable devenu quasi compulsif». 
Les gens du vulgaire qui comme nous lisent et relisent avec humilité la contribution de 
Robert Dragan

Jean-Patrick Arteault



Pierre Vial










Omnímoda porque la economía productiva y la explotación del trabajador sólo son una parte vivificante de su propia dinámica especulativa. Hace ya tiempo que se ha desconectado la economía especulativa de la economía productiva, y al desconectarse, las plusvalías obtenidas de la explotación directa del trabajador no constituyen ningún “reloj” o indicador regulativo del ritmo especulador de acumulación de beneficios. El poder omnímodo del “Señor”, se asemeja a un polo o, quizá mejor, a un agujero negro: hacia allí converge toda materia y toda energía. El agujero la devora de manera insaciable, y, además, cuanto más devora, más rápida y extensamente se traga la materia y la energía restante, potencial, hasta llegar a caer por ese sumidero la totalidad del cosmos. Así, el “Señor” en el sentido fusariano se tragará al empresario mismo, lo rebajará a la categoría de plebe parasitaria junto con las demás clases. El filósofo italiano a quien sigo aquí, muestra con claridad la idea ya contenida in nuce en el marxismo: el capitalismo cava su propia tumba, se convierte en un turbocapitalismo, se impone un ultra-liberalismo que mina las propias bases genéticas de su existencia. No obstante, falla en el clásico esquema del marxismo el otro “polo”, para que ese socavamiento tenga lugar: el proletariado.
Recargar de energía el polo del “Siervo” frente al polo del “Señor” consiste en volver a iluminar un espacio de lucha, llevar la guerra de clases al primer término de la geopolítica mundial y del interés nacional. Dotar de armas, empezando por las armas críticas, al polo de los “Siervos” consiste, en primer lugar, en desenmascarar a toda esa izquierda glamurosa de “almas bellas” que lloran como cocodrilos o damiselas hipersensibles antes los males oficiales que los “trending topics” de sus sagradas cuentas de Twitter marcan como Males malísimos.
La conversión del “Estado del Bienestar” en un supuesto “Estado Asistencial” responde a la lógica malévola del “Señor”. Los señores mundialistas del dinero, en su despiadada avaricia, no dudan en convertir a capas cada vez más amplias de la sociedad en “dependientes”. Gente sana y fuerte, cerebros bien preparados y dispuestos, manos libres y aptas para ganarse la vida, todos, son reducidos a la peor condición posible: plebe, masa sostenida por un ingreso mínimo social facilitado por el Estado. El Estado se despoja de su cometido ético, garantizar a los ciudadanos el Bien Común, y se disfraza de Buen Samaritano. Pero no es la generosidad la que le mueve a distribuir ayudas, sino su lacayuna naturaleza de Siervo subsidiario del verdadero Señor globocrático. La universalización del rentista (peligro que siempre anida en un comunismo mal entendido) se traduce, en la práctica, en la universalización del mendigo. El Estado asistencial, lacayo de los Señores mundiales de la especulación, cumple con la sucia labor de gestionar la “masacre de clases”. Los Señores liquidan a los productores (clase obrera, campesina, clase media) y a los restos y despojos hay que suministrarles un “mínimo vital” para que el caos, los saqueos, la guerra urbana, etc. no se apoderen de las calles y no se adelante la catástrofe, que, de todas las maneras, es inevitable a medio plazo.













Massimo Magliaro a été un haut cadre du parti nationaliste italien dénommé Mouvement Social Italien (MSI) et a été très proche de l’ancien dirigeant de cette formation politique Giorgio Almirante. Après le décès de ce dernier en mai 1988, Massimo Magliaro est devenu journaliste à la Radio-Télévision italienne, puis directeur de la RAI Internationale et enfin président de la RAI Corporation, filiale de la RAI en Amérique. Il est l’auteur du numéro des Cahiers d’histoire du nationalisme consacré au Mouvement Social Italien (MSI). Lionel Baland l’a interrogé pour Eurolibertés.
En janvier 1995, à Fiuggi, le MSI s’autodissout. L’Alliance nationale (AN) y tient ensuite son premier congrès. Vous écrivez : « Dans son rapport d’ouverture, Fini affirme que les thèses du congrès d’AN, rédigées par un groupe de diverses extractions intellectuelles, ‘’sont les contenus d’une formation politique libérale-démocratique’’. » 


“Mao managed to light the fuse that would lead to that huge explosion, the Cultural Revolution,” wrote Leys. The sequence of events he described that led to that upheaval makes the process sound methodical, but the rage and violence unleashed defy rational analysis. Roving mobs of Red Guards composed of teens and children murdered with impunity. Ancient statues, temples, and buildings were destroyed. All books, films, and magazines that predated the Cultural Revolution were withdrawn, and universities and schools were closed. Professors were harassed by the “Workers-Soldiers Propaganda Teams of the Thought of Mao Tse-Tung,” and were sent to factories or the countryside. “Proletarians” replaced them when the universities tentatively reopened in 1972. This policy did not prove to be successful. Re-educated professors were allowed to return to teaching, but only under the watchful eye of the worker-soldiers propaganda teams. The content of the classes was now predominantly political theory.
Leys didn’t turn to an analysis of Marxist theory to unlock the true character of Maoist rule because he didn’t feel this was driving it. His understanding of the dynamics of the regime came from his own observations, as well as the writings of Father Ladany, a Hungarian Jesuit and China watcher based in Hong Kong. Referencing Ladany, Leys wrote in an essay The Hall of Uselessness: “A communist regime is built on a triple foundation: dialectics, the power of the party, and secret police—but as to its ideological equipment, Marxism is merely an optional feature.” According to this analysis, the Communist Party is best understood as essentially a secret society that rules through terror and deception. The Party’s path to power was obscure, arising out of economic and social chaos of the 1940s. It used propaganda and tight organization to turn a miniscule movement into the embodiment of the nation’s will.
The Batavia was a merchant ship which set sail on its maiden voyage in 1628 from the Netherlands to Java under the command of Dutch East Asia Company official, Francisco Pelsaert. The ship, for its time, was massive—it carried 330 people and was double hulled for the 15,000 mile journey. (It was, in fact, so tall that a replica could only clear Sydney Harbor Bridge at low tide.) Such a long and dangerous voyage in the largely unexplored Southern Ocean attracted only the most desperate crew, who were unable to find employment in the Dutch Navy or the Army. Pelsaert was a merchant, not a sailor. The actual skipper, a drunk named Ariaen Jacobsz, was therefore technically not in charge of the ship and the two men hated one another. Also aboard was Jeronimus Cornelisz, a failed apothecary who now worked for the Dutch East India Company. Cornelisz was a known associate of the painter Torrentius, who had recently been arrested for heresy and satanism, and the authorities were searching for any accomplices.
The Batavia carried a small open boat, and under cover of darkness, the skipper and captain set off from the island to Java over 1,800 miles away to seek help (or simply to save themselves). The survivors of the Batavia awakened to find that they had been abandoned. Cornelisz was the most senior remaining Dutch East Asia Company employee and was therefore the natural leader of the survivors. Unfortunately, he turned out to be a psychopath. Under Company rule, all decisions had to be made by committee. Cornelisz had made certain that all committee members were his fellow plotters in the planned mutiny. Now, they controlled all of the weapons from the Batavia, as well as a few rafts constructed out of its wreckage. The committee almost immediately ordered the execution of a soldier accused of stealing wine. This was the first of many murders.
But Cornelisz held his own heretical beliefs which were independent of the provocations of Torrentius. Cornelisz was an Anabaptist, an often violent millenarian sect that favored adult baptism—a profoundly shocking and subversive heresy at the time—and foresaw an apocalyptic struggle for salvation as described in the Book of Revelation. (In 1553, the Anabaptists established a millenarian proto-communist city state in Münster, characterized by common property, polygamy, and terror. Although Leys didn’t mention it, Maoism and Stalinism were intellectual descendants of Anabaptism. Here the millenarian ideology was delivered in secular form with leaders prepared to precipitate an apocalypse in pursuit of utopia.)




Le tigre, au sens qu'envisage Evola, c'est la force dissolvante et destructive qui entre en jeu vers la fin de tout cycle cosmique. En face d'elle, dit l'auteur, il serait vain de maintenir les formes et la structure d'une civilisation désormais révolue ; la seule chose qu'on peut faire, c'est de porter la négation au-delà de son point mort et de la faire aboutir, par une transposition consciente, non pas au néant mais à « un nouvel espace libre, qui sera peut-être la prémisse d'une nouvelle action formatrice ».










