Ont-ils perdu toute décence ? Servir de danseuses à des milliardaires-prédateurs leur bloque-t-il désormais tout accès au réel ? Le terme “danseuse” est dur – mais c’est Libération du 16 décembre 2013 qui affirme “Niel a ‘niélisé’ le Monde, en a fait un journal d’influence des intérêts de la net-économie et du low cost contre l’économie traditionnelle”.
Ainsi, ces journaux d’“information” ne font même plus mine d’informer leurs lecteurs, partis qu’ils sont en une dérive propagandiste inouïe depuis La Chine en construction, magazine maoïste qui, lors du “Grand bond en avant” (vingt millions de morts de faim en 1958-1960…), vantait odieusement la joyeuse opulence du peuple chinois.
L’affaire débute au Brésil. Dès janvier 2010, l’auteur dénonçait des médias idolâtrant ce pays ravagé par le crime – googler “Brésil eldorado” expose sur-le-champ ce honteux panégyrique. Or cette violente criminalité – que tout Brésilien redoute -, ces médias l’ont camouflée cinq années durant derrière d’hystériques louanges (“Dieu est brésilien”…).
Le soufflé brésilien retombé (émeutes… monnaie en chute libre… capitaux étrangers en fuite), on espérait quelque décence, de la retenue dans la célébration d’autres miroirs aux alouettes. Eh bien non, car depuis, deux nouveaux “eldorados”, le Mexique et la Colombie, enflamment ces médias – précisément dans les mêmes termes.
Echantillon de ces contes de fées. Mexique : “Nouvel eldorado des entreprises françaises… Destination toujours plus prisée… cette énergie, ce sentiment que tout peut arriver… Pays ouvert et créatif… Audacieux !” Colombie : “Sa capitale attire touristes et étudiants du monde entier, séduits par le dynamisme de son économie… Les restaurants raffinés pullulent…”
Or ces pousse-au-crime en forme de publi-reportages incitent des touristes, entreprises et professionnels, à fréquenter des coupe-gorge dont ils peinent ensuite à sortir – s’ils en sortent. Coupe-gorge, vraiment ? Voici ce que cachent au public les médiatiques thuriféraires de ces “eldorados” – tous les faits ici énoncés émanent d’indéniables sources officielles.
D’abord, le Mexique :
- Premier distributeur mondial de vidéos pédopornographiques,
- Premier pays au monde pour les enlèvements crapuleux ; 911 (connus) de janvier à juillet 2013, contre 720 dans les mêmes mois de 2012,
- La criminalité coûte au Mexique de 8 à 15 % de son PNB annuel ; le racket (qui bondit de 170 % depuis 2006) a ruiné 40.000 PME en 2012,
- Les attaques de centrales électriques par des cartels de la drogue (pour venger la capture de leurs chefs) donnent désormais au chaos mexicain l’allure d’une “narco-guerre”,
- 98 % des homicides commis au Mexique restent impunis,
- Les “escadrons de la mort” (milices anti-crime, etc.) comptent, dit un député mexicain, 200.000 hommes armés agissant hors de tout contrôle.
- Un récent sondage demande aux entreprises : sont-elles “plus exposées à la fraude que l’an passé ?”… 93 % de “oui” (56 % en 2012).
Mais comme les ploutocrates type Goldman Sachs (inventeur de l’arnaque des Brics) font du Mexique le nouveau paradis, l’orchestre médiatique – censé informer ses lecteurs – manie l’hyperbole flatteuse, tandis que notre pauvre ministre du Commerce extérieur saute à pieds joints dans le piège de l’eldorado factice.
La Colombie, maintenant : vantée par divers médias comme parangon urbain de l’inventif et du moderne, Medellin est le fief “latino” du trafic de mineures. Tout riche amateur y achète aisément aux enchères la virginité de dizaines d’adolescentes. Mise à prix, 2.600 dollars US.
Autre capitale régionale, Cali (2,5 millions d’habitants) est ravagée par une sanglante guerre entre narco-gangs : 2.000 homicides en 2013. Rappel : la France (66 millions d’habitants), 900 homicides en 2013.
Autre domaine stratégique où la presse-des-milliardaires fuit le réel : le terrorisme islamiste.
D’abord, cette éclatante réalité : pour maints pays, Etats-Unis en tête, ce “terrorisme” n’est plus qu’un pur alibi pour l’opinion. Pour l’Amérique, cela ressort d’une édifiante étude (Esquire, octobre 2013). Le risque pour un citoyen américain de mourir d’un attentat est :
- 85 fois inférieur à celui de périr dans une fusillade,
- 262 fois inférieur… dans un incendie,
- 356 fois inférieur… lors d’une noyade,
- 1.595 fois inférieur… par homicide,
- 2.626 fois inférieur… par alcoolisme aigu,
- 3.468 fois inférieur… par accident de voiture.
Barack Obama l’affirme clairement à la National Defense University le 23 mai 2013 : “Aujourd’hui, le noyau dur d’al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan est en déroute. Ses dirigeants en vie passent plus de temps à se protéger qu’à comploter contre nous. Ce résidu n’a pas ordonné les attentats de Benghazi ni de Boston. Ils n’ont pu frapper sur notre sol depuis le 9/11”.
Prétexte, la preuve : qu’ont de commun Benyamin Netanyahu et Bachar al-Assad ? Ils “combattent le terrorisme”. En Irak, le Premier ministre Maliki exige la livraison d’avions américains F. 16 high-tech, pour… “combattre le terrorisme”. L’universel cyber-espionnage de Prism ? Washington “combat le terrorisme”…
Les terroristes, eux, survivent comme mercenaires d’Etats sunnites voulant “punir” l’Iran ou l’Irak, ou comme ultimes et sanglants zombies. Exemple, le raid des Shaabab de Somalie dans un centre commercial de Nairobi en septembre 2013. 61 otages massacrés, dont des enfants démembrés, aux yeux crevés et au sexe arraché. Qu’espèrent désormais de tels monstres ? Et qu’en faire, hormis les éliminer au plus vite ?
Or face à ces mutations, face à ces moujahidines-bandits syriens vendant des tonnes d’amphétamines et s’enrichissant à coups d’enlèvements crapuleux, les journaux d’information dépeignent indéfiniment un “al-Qaïda” inchangé depuis 1995. Le monde regorge désormais d’hybrides et ces médias, incapables de repérer les apparitions et de dépasser les apparences, sont aveugles à ce qui est en devenir, à l’entièrement inhabituel.




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Im Iran hat ein großartiger Staatsmann die politische Bühne verlassen. Ahmadi Nedjad hat sich während seiner Amtszeit, für alle Zeiten einen würdigen Platz in der Geschichte gesichert. Seine Größe besteht nicht nur darin, besonderes diplomatisches Geschick bewiesen zu haben, sondern auch darin, dass er sich nicht nur für die sozialen Belange seines eigenen Volkes, sondern auch stets warmherzig für die Rechte der unterdrückten und ausgegrenzten Völker engagiert hat.


Le fondateur et directeur de Skyrock, Pierre Bellanger (photo), par ailleurs créateur du premier réseau social français (skyrock.com), expert en Internet et analyste des médias, signe un nouveau livre, La souveraineté numérique (Stock, 253 p.), qui est probablement l’analyse la plus originale et fouillée de la Toile – et de son futur – parue à ce jour. Au rebours de l’optimisme béat souvent de mise en ces matières, la thèse de l’auteur fait froid dans le dos. Il faut citer ici intégralement la quatrième de couverture : « la mondialisation a dévasté nos classes populaires. L’Internet va dévorer nos classes moyennes. La grande dépression que nous connaissons depuis cinq ans n’est qu’un modeste épisode en comparaison du cataclysme qui s’annonce. La France et l’Europe n’ont aucune maîtrise sur cette révolution. L’Internet et ses services sont contrôlés par les Américains. L’Internet siphonne nos emplois, nos données, nos vies privées, notre propriété intellectuelle, notre prospérité, notre fiscalité, notre souveraineté.




State & Society





Mohamed Morsi, déposé le 3 juillet 2013, était le seul président élu démocratiquement en Egypte, et le premier non issu des rangs de l'armée, à diriger le plus peuplé des pays arabes. Tout le week-end, des manifestations et des heurts ont agité le Caire laissant à l'anniversaire des trois ans de la révolution un goût plutôt amer. Le général Mohamed Saïd, chef du bureau technique du ministère de l'intérieur égyptien, a été tué mardi 28 janvier dans la capitale égyptienne par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui, selon les services de sécurité du pays. Cet assassinat survient en pleine vague de répression sanglante de toute manifestation des partisans des frères musulmans et de toute une série d'attentats djihadistes visant les forces de l'ordre.


