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vendredi, 28 août 2020

Pierre-Yves Trémois, un grand illustrateur de Montherlant

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Pierre-Yves Trémois, un grand illustrateur de Montherlant

Ex: http://www.montherlant.be

“Le burin m’a appris la simplicité et la simplicité est terrible.”
(Trémois)

“Trémois, un grand artiste cosmique.”
(Montherlant)

“Il y a une allégresse de la tragédie. Je pense que l’éprouvent tous les poètes tragiques.
Derrière leur masque à la bouche retombante, il y a un visage qui rit.
Je pense que Trémois jubilait en jettant d’un trait sûr et fort ses têtes coupées,
ses mains sanglantes, ses Jeanne Moreau coiffées d’aigles et ses hommes.”
(Montherlant)

Biographie de Trémois

Pierre-Yves Trémois est né en 1921 à Paris. Il est peintre, graveur et sculpteur.


Il suivit des études à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il fut Grand Prix de Rome de Peinture en 1941. Il est membre de plusieurs Académies, dont l’Académie des Beaux-Arts, à l’Institut de France (1978).
Il a réalisé de somptueuses illustrations d’éditions de grand luxe originales de Montherlant, soit trois ouvrages de théâtre : en 1953 Pasiphaé, en 1960 Le Cardinal d’Espagne, et en 1964 La Guerre civile.


“Trémois, c’est la pureté et la décision du trait, le contraste entre la rigueur du graphisme et la liberté de l’imagination. Le trait, défi violent et sensuel qui domine la technique au point de la faire oublier, pas d’ombre, pas de couleurs, pas de sentiments, une précision diabolique, presque clinique.


Il est un des plus grands graveurs de son époque. Son œuvre est en partie érotique. Il représente les corps dans une irrésistible passion, dans des enlacements très sensuels. Il se désigne d’ailleurs comme un “érotographe”. Mais nulle pornographie, nulle laideur dans ces corps nus magnifiques.


Trémois écrit ceci : “L’érotisme est grave, un des moments les plus intenses de l’existence. On me traite parfois d’érotique. La morale en art n’existe pas. Elle n’existe pas non plus chez les animaux, elle n’existe pas non plus dans l’érotisme.”


Car Trémois est fasciné aussi par les animaux, (les batraciens notamment, et les insectes). II était très apprécié par le savant Jean Rostand qui était aussi un admirateur de Montherlant.


Trémois a illustré notamment Claudel, Jouhandeau, Jean de La Fontaine, Jean Rostand, Ovide, Giono, Verlaine, Nietzsche.


Il a exposé dans toute la France, en Belgique et au Japon depuis 1962.

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Trémois et Montherlant

Voici ce que Montherlant écrit de lui, en février 1971 :

“Le matador doit entrer l’épée dans le taureau “court et droit” : c’est la formule consacrée. Le graveur doit entrer le burin dans le cuivre “pur et sûr”. Les œuvres de Trémois, qu’elles soient peintures, dessins, monotypes ou gravures, étonnent l’écrivain habitué aux tripotages infinis ; nous autres nous n’avons pas besoin de ce jet infaillible et irrévocable.


La pornographie, telle qu’elle est exploitée commercialement et industriellement de nos jours, rend vulgaire et assommante la chose la meilleure, la moins vulgaire et la plus vénérable du monde, qui est l’acte érotique.
Trémois nous rend cet acte dans sa pureté. Double pureté : celle du trait ; celle de l’intention, comme lui, nette.
“Le monstre biforme, la grande rose humaine, se détacha et s’envola dans la nuit.
” J’ai écrit cette phrase bien avant de connaître Trémois. Elle pourrait être une de ses légendes. Quand elles ne sont pas lovées dans des conques, ses érotiques vaguent dans un univers de soleils, de rayons, de planètes, mêlés à des pieuvres et à des médrapores. C’est l’infini intérieur dans l’infini sous-marin et stellaire.


Et puis les insectes nets, compliqués, avisés. Et les difformes, chéris sans doute de la nature, qui les multiplie à satiété.


Le monde animal attire Trémois, et le monde humain. Mais plus que tout, les planches où s’accouplent les deux règnes touchent l’auteur de
Pasiphaé. On les dit “troubles” alors qu’elle sont limpides, et “inquiétantes” alors qu’il y a une paix sublime dans les deux règnes réconciliés par un bonheur commun.

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J’ai essayé maintes fois de convaincre Colette et Gide d’aborder ce profond et sublime sujet, soutenus par leur autorité d’écrivains : je leur fournirais une documentation invraisemblable. Tentés, sentant bien que cela était important et entièrement nouveau, ils prenaient peur et se dérobaient. Un grand artiste cosmique comme Trémois s’honorerait en traitant plus loin qu’il ne l’a fait cette fusion des espèces, juste un instant, avant qu’elle ne fut rejetée avec haine dans la fosse dantesque où grouillent les préjugés.”
(Février 1971, texte de Montherlant dans l’ouvrage Pierre-Yves Trémois, aux éditions Jacques Frapier, Paris 1971)

En 1927, déjà, interviewé par Frédéric Lefèvre, (Une Heure avec Henry de Montherlant dans Les Nouvelles littéraires du 15 octobre 1927), Montherlant insistait déjà sur la nécessité de ne pas être choqué par un “totalisme” érotique, selon lui, naturel. Il n’aura jamais renié cette vision du monde, originale et audacieuse, mais choquant les esprits encadrés par la morale judéo-chrétienne.


Il faut garder à l’esprit la pensée naturellement rebelle, totalement individualiste, de Montherlant en matière de mœurs.

Et cet autre texte de Montherlant : “J’écrivais en 1931 sur La Rose de sable, sans connaître encore
Trémois : “Ce qu’il voulait, c’était une ligne pure, et avant de la tracer, il avait de l’inquiétude, la bouche entrouverte comme un équilibriste qui se dispose à exécuter un saut périlleux.” De ce trait infaillible et irréversible, Trémois cerne les êtres et les êtres surtout dans l’instant de leur magnificence amoureuse.


Puis, il y a les bêtes encornées ou ailées, ou coruscantes, ou corsetées, fixées elles aussi dans leurs magnificences.
Puis il y a les femmes griffues ou aquilifères, et les hommes à torsades de serpents. (…)
Dans l’œuvre de ce grand artiste chacun comme de raison voit ce qu’il est soi-même, ou croit être, ou veut être. Pour moi, le burin cruel qui incruste au cuivre des visions fantastiques et des grimaces de cadavres me rappelle que, avec la force, la clarté et la précision sont les trois vertus théologales de l’art.

Détails sur les œuvres de Montherlant illustrées par Pierre-Yves Trémois :

Pasiphaé, le chant de Minos

de Henry de Montherlant.
Format 30 x 40 in-quarto.
Tirage à 225 exemplaires.
Avant-propos inédit de l’auteur.

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Les 29 eaux-fortes et burins originaux ont été tirés sur les presses de R. Lacourière par J. Frélaut sur vélin spécialement fabriqué et filigrané “à la tête de taureau”.
Cet ouvrage a été achevé d’imprimer par les soins de P. Bouchet à Paris en 1953.
En outre les éditions L. C. L “Les Peintres du livre” éditaient en 1967 une nouvelle forme de l’ouvrage tirée à 3000 exemplaires et comprenant la reproduction au format 21 x 22 de certaines planches de l’édition originale.

Le Cardinal d’Espagne

Edition originale de Henry de Montherlant.
Format 33 x 42.
Tirage à 250 exemplaires.
Les 34 eaux-fortes et burins originaux, ainsi que le texte calligraphié par l’artiste des extraits du texte de Montherlant, ont été tirés sur les presses de R. Lacourière par J. et R. Frélaut.
Cet ouvrage a été achevé d’imprimer par les soins de P. Viglino pour H. Lefebvre à Paris en 1960.
Les exemplaires ont été signés par l’éditeur et l’artiste.

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En plus de cette édition, un exemplaire unique a été constitué en 2 volumes grand in-folio, le premier contenant un des premiers exemplaires sur Japon, le second comprenant : 34 Monotypes
peints à l’encre d’imprimerie par l’artiste formant les “originaux”, tirés par Trémois sur les presses de R. Lacourière ; le manuscrit autographe de H. de Montherlant.
La couverture a été gravée au burin par l’artiste.

41jJENa0KOL._BO1,204,203,200_.jpgLa Guerre civile

Edition originale de Henry de Montherlant
Format 32 x 44 grand in-folio.
Tirage à 200 exemplaires.
Les 25 eaux-fortes et burins originaux dont certaine planches doubles à rabat, ainsi que le texte calligraphié par l’artiste des extraits du texte de Montherlant, ont été tirés sur les presses de R. Lacourière par J. et R. Frélaut.
Cet ouvrage a été achevé d’imprimer par les soins de D. Viglino pour H. Lefebvre à Paris en 1964. Tous les exemplaires ont été signés par l’éditeur et l’artiste.
La couverture, et la page de titre, ont été gravées par l’artiste au burin et à l’aquatinte.

Sources

  • Pierre-Yves Trémois, avant-propos de Louis Pauwels, textes de Henry de Montherlant et de Jean Rostand, gravures monotypes, Editions Jacques Frapier, 1971
  • OR, catalogue imprimé en mars 1972 à l’occasion de l’exposition de Trémois à la Galerie Maurice Garnier
  • Monographie sur Pierre-Yves Trémois, imprimée en Octobre 1974 sur les presses de la S. M. I à Paris
  • Catalogue sur Pierre-Yves Trémois, imprimé en octobre 1974, sur les presses de la SMI à Paris

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jeudi, 27 août 2020

Pierre-Yves Trémois : le génie du trait et la passion des corps

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Pierre-Yves Trémois : le génie du trait et la passion des corps

par Michel Thibault

Ex: https://rebellion-sre.fr

Mort le 16 août à l’âge de 99 ans du dessinateur, graveur, peintre et sculpteur Pierre Yves Trémois… Artiste d’un immense talent, nous avions consacré cette article à l’exposition qu’il avait réalisé sur l’ensemble de son oeuvre. 

Le 11 Avril 2013 s’ouvrait à Paris, au réfectoire des Cordeliers, une exposition intitulée : « Traits de Passion » – où sur toile et en noir et blanc, Pierre-Yves Trémois nous dévoilait avec sa puissance d’expression, l’univers passionnel qui accompagne l’homme depuis les origines, avec en ouverture la passion du Christ, acte fondateur et sacré, décrite avec toute sa cruauté, mais aussi porteuse d’espérance. Corps suppliciés, criants, hurlants ou érotisés dans l’acte d’amour, accompagnés de commentaires calligraphiés, Pierre-Yves Tremois dont l’esthétique a marqué le siècle, nous rappelait à 92 ans qu’il demeure le plus grand dessinateur et graveur de son temps.

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Le parcours de l’artiste est celui d’un homme discret pour ne pas dire secret, même si les honneurs et la reconnaissance ont été très tôt au rendez-vous. Pierre-Yves Trémois est né le 8 Janvier 1921 à Paris ; en 1938, il entre à l’école des beaux arts, et grave ses premières plaques en 1942. En 1943, il obtient le grand prix de Rome de peinture et participe à sa première exposition à la bibliothèque nationale. En 1945, il se fait connaître comme illustrateur en gravant des eaux- fortes pour l’ouvrage de Paul Vialar La Grande Meute, qui connaît un fort succès. C’est le début pour Trémois d’une enrichissante collaboration avec des auteurs, dont beaucoup deviendront des amis : Montherlant, Giono, Claudel, Jouhandeau etc. – Au total, plus de 40 ouvrages illustrés – En 1957, de la rencontre avec le biologiste Jean Rostand va naître une œuvre commune, Bestiaire d’Amour, qui traite des relations amoureuses chez les animaux, illustré de 22 planches ; une deuxième édition sera augmenté de 200 dessins. Rostand et Trémois partagent la même fascination pour le monde animal – pour le savant : « Dans l’animal, on se heurte au mystère de la vie à l’état pur. Tout l’essentiel de l’homme sans l’homme. » – et l’artiste de répondre : « J’ai autant de plaisir à dessiner des crapauds accouplés que des humains dans le même exercice. ».

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Désormais batraciens et singes vont devenir des éléments récurents dans l’œuvre de Trémois, comme une interrogation permanente sur les origines de l’homme et la théorie de l’évolution. En 1963,  Trémois lors d’un séjour en Bretagne rencontre Catherine, celle qui deviendra sa femme, sa muse et sa complice. Peu d’artistes osent pratiquer la gravure, car le burin qui prolonge la main n’a pas droit à l’erreur, le tracé doit refléter fidèlement l’esprit du créateur, la plaque de cuivre ne connaît pas la gomme. Le trait idéal, épuré, simple et complexe à la fois, Trémois l’a entrevu dans les estampes et la peinture japonaise, c’est une quête perpétuelle qui traverse les siècles, de Lascaux à nos jours. Trémois, en habitué de la culture asiatique, a choisi le trait noir, régulier et affirmé, sur fond blanc, le Yin féminin et le Yang masculin, dualité et complémentarité. Ce trait qui nous est familier aujourd’hui, s’est épanoui dans l’œuvre sensuelle et érotique, qui reste le fondement de l’inspiration de l’artiste : « Le désir de dessiner, de peindre, de graver, de sculpter des images de l’amour – c’est le seul sujet existant et excitant qui puise envahir l’existence d’un artiste. ». Trémois ignore superbement la « théorie du genre », dans ses créations la nudité définit les sexes, qui s’accouplent pour la plus saine des jouissances, corps sublimés par le génie de l’artiste ; sur ce « champ de bataille » la chair n’est jamais triste. Pierre-Yves Trémois est un créateur total, un alchimiste, aucune matière, aucun domaine ne lui est étranger, il travaille la toile mais aussi l’or, le bronze et la céramique : réalise des affiches, timbres, bijoux, tapisseries, médailles etc.

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En 1978 il est reçu à l’académie des beaux-arts, son épée est un sabre de samouraï, avec une lame du XVème siècle, ornée de deux plaques d’or sur lesquelles il a gravé ces mots : « La ligne est mon partage ». Les photos de l’événement montrent un homme élégant dans son habit vert, à la silhouette élancée et au visage d’une beauté grecque. Dans son discours en hommage au dessinateur Paul Lemagny, Trémois fait l’éloge du nu et dénonce la destruction des formes dans « l’art contemporain » : « Le nu, qui pendant des siècles, a été le prétexte de l’art, s’est peu à peu désacralisé ; il a même été tourné en dérision, pantin distordu du néant. Ce corps glorieux, en son jardin d’Akadêmos, ne reçoit plus, que des pierres gauchement lancées. ». Critique sur la voie où s’engage l’art moderne, il égratigne en 2008 l’ « Art officiel » et les « installations », lors de sa nomination dans l’ordre de la légion d’honneur, à quelques pas des colonnes de Buren.

Passionné par les rapport entre l’art et la science, Trémois est redevable après Galilée et Newton à Albrecht Dürer, artiste et mathématicien allemand, pour ses recherches sur la perspective et la divine proportion ; cette dette, il l’honore en 1981 par une série d’estampes intitulée Hommage à Dürer. En 1997 il expose à la galerie Victoria à Paris des sculptures où, outre son génie de la matière, on retrouve résumés ses thèmes de prédilection : le singe savant, les crapauds accouplés, l’étreinte amoureuse, ainsi qu’un saisissant portrait de Salvador Dali.

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Aujourd’hui Pierre-Yves Trémois, dévoué à l’art – et non au marché de l’art- se remet sans cesse en cause et poursuit sa quête d’excellence en solitaire, tel un moine zen, après 70 ans de créations. Comblé, honoré, son génie reconnu, il reste humble et déclare avec humour : « Si le Moi est haïssable, que dire du Très-moi ? ». Un dernier souci pourtant, trouver un lieu où déposer ses œuvres, car l’artiste qui a révolutionné l’art figuratif n’a toujours pas de proposition de musée permanent. Cela est d’autant plus révoltant que la ville de Nice est revenue sur un accord, qui prévoyait l’ouverture d’un musée Trèmois en 1992, dans un bâtiment construit par l’architecte japonais Kenzo Tange, avec une donation de 200 œuvres et une collection d’art japonais. Il n’est pas trop tard pour réparer cette injustice. Il y a deux types de génies : ceux que l’on admire et respecte, et ceux que l’on admire, respecte et aime. Pierre-Yves Trèmois appartient à ces derniers.

Michel Thibault

A lire : Yvan Brohard, « Trèmois, catalogue raisonné », Editions Monelle Hayot, 600 pages et 2500 illustrations pour découvrir l’oeuvre de l’artiste.

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Zur Nietzsche-Rezeption Arthur Moeller van den Brucks

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Armin Thomas Müller:

Zur Nietzsche-Rezeption Arthur Moeller van den Brucks

 
Vortrag an der Universität Freiburg, Februar 2017
 

Prussia - The Once and Future Reich

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Prussia - The Once and Future Reich

Alexander Jacob

 
Alexander Jacob - Readings on German Politics
 
Oswald Spengler (1880-1936)
Arthur Moeller van den Bruck (1876-1925)
Adolf Hitler (1889-1945)
Alfred Rosenberg (1893-1946)
 

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"Julien Freund: testigo del siglo XX" con Jerónimo Molina

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Entrevistas por el mundo:

"Julien Freund: testigo del siglo XX" con Jerónimo Molina

 
Hablamos con el profesor de la Universidad de Murcia, Jerónimo Molina Cano sobre la vida y la obra de Julien Freund.
 
Jerónimo Molina Cano es un polemólogo e historiador de las ideas políticas y jurídicas.
 
 
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Hinduism and the Culture Wars

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Hinduism and the Culture Wars

Koenraad Elst

#IndicTalks

 
 
In this introduction of his brilliant new book, Koenraad Elst talks about 'Hinduism and the Culture Wars'. Culture Wars are a common phenomenon in the West, where tradition represented often by the religious orthodoxy and the old establishment resists every new change that is being brought about in the society, even the necessary changes. The Old Guard, guided by religion, in this context, acts as the automatic resistance to anything new. That is the reason that Evolution and Abortion are still raging debates in the West, even in countries like the United States of America. This is because, the Prophetic Monotheism prevalent in the West and most of the world except India and China, resists change and ossifies time.
 
On the other hand is a pagan and polytheistic culture like Hinduism, where culture wars are hardly seen. Hindu society accepts necessary change because its guiding dharmic system of Sanatana Dharma has inbuilt mechanisms of social change. It keeps incorporating progressive ideas and necessary changes along with conserving the core civilizational beliefs. Listen to this brilliant Talk to know how unique India's dharmic way of life is and how it takes the middle path between tradition and change.
 
 
For related Indic Talks and Indic Courses, visit :

Ram Swarup And Sita Ram Goel: Their Importance For Hindu Thought

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Ram Swarup And Sita Ram Goel: Their Importance For Hindu Thought

Koenraad Elst 

Voice Of India

 
Shri Ram Swarup and Shri Sita Ram Goel always emphasized that the religion is the problem, not its followers. To talk about Muslims without implying Islam, is irrelevant. The essence of Islam is simply what is laid out in the Qur’an and the Hadith, i.e. Mohammed’s beliefs and conduct. Shri Ram Swarup and Shri Sita Ram Goel will be remembered by Hindus in India and around the world for a long time. For most of the last half of the twentieth century, they produced hundreds of books, articles and pamphlets praising the glories of Hinduism while warning of its most malicious foes.
 
 
About Speaker:
- Dr. Koenraad Elst was born in Leuven, Belgium, on 7 August 1959, into a Flemish (i.e. Dutch-speaking Belgian) Catholic family. He graduated in Philosophy, Chinese Studies and Indo-Iranian Studies at the Catholic University of Leuven. During a stay at the Benares Hindu University, he discovered India's communal problem and wrote his first book about the budding Ayodhya conflict. While establishing himself as a columnist for a number of Belgian and Indian papers, he frequently returned to India to study various aspects of its ethno-religio-political configuration and interview Hindu and other leaders and thinkers. His research on the ideological development of Hindu revivalism earned him his Ph.D. in Leuven in 1998. He has also published about multiculturalism, language policy issues, ancient Chinese history and philosophy, comparative religion, and the Aryan invasion debate.
 

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Indo Europeans and Horse

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Indo Europeans and Horse

 

 

mercredi, 26 août 2020

Droit et démocratie chez Carl Schmitt. Avec Ninon Grangé, Rainer Maria Kiesow, Daniel Meyer et Augustin Simard à la Maison des Sciences de l'Homme

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Droit et démocratie chez Carl Schmitt. Avec Ninon Grangé, Rainer Maria Kiesow, Daniel Meyer et Augustin Simard à la Maison des Sciences de l'Homme.

Durée : 1 heures 43 minutes 4 secondes

Pour écouter: http://ekouter.net/droit-et-democratie-chez-carl-schmitt-avec-ninon-grange-rainer-maria-kiesow-daniel-meyer-et-augustin-simard-a-la-maison-des-sciences-de-l-homme-5181#

Description :
Quatre livres de ou sur Carl schmitt on été récemment traduit en français : La loi désarmée. Carl Schmitt et la controverse légalité/légitimité sous Weimar (Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2009), Légalité et légitimité (Carl Schmitt, traduit par Christian Roy&Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2016), Loi et jugement. Une enquête sur le problème de la pratique du droit (Carl Schmitt, traduit de l'allemand et présenté par Rainer Maria Kiesow, Éditions de l’EHESS, 2019) et Carl Schmitt. Nomos, droit et conflit dans les relations internationales (Ninon Grangé, PUR, 2013).


C'est donc à une rencontre sur l'histoire politique des concepts du droit (légalité/légitimité, loi/jugement, etc.) (re)pensés par Carl Schmitt et étroitement liés au constitutionnalisme que nous avons droit, en compagnie des auteurs et traducteurs des livre pré-cités, qui s'avèrent être également parmi les meilleurs spécialistes au plan international de l'œuvre du plus grand juriste allemand du XXe siècle.

War Raok n° 58

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EDITORIAL:

La victoire de l’audace  ! 

«  La passion doit céder parfois à la raison, lorsque l’on veut réellement atteindre le but que l’on s’est assigné...  ».

Cela ne signifie nullement l’abandon de nos idées, de nos convictions, mais la situation en Bretagne est arrivée à un tel degré qu’il nous faut envisager une stratégie nouvelle, une stratégie d’alliance et d’union avec l’ensemble du mouvement national breton. 

Certains, idéologues sectaires, considèrent que l’union nationale est un classique de la rhétorique politique, une expression magique qui, à chaque crise grave, revient comme une arlésienne. C’est, chaque fois, la même musique... Ils font fausse route et négligent que dans le cadre de la Bretagne il ne s’agit pas d’une simple crise, il s’agit d’une lutte de libération nationale, d’une lutte pour l’émancipation d’un peuple… Cette notion unanimiste consiste à considérer que, pour un temps, ce qui nous rassemble est au-dessus de ce qui nous divise et doit requérir deux principales conditions : qu’il existe un ennemi bien identifié et qu’elle s’inscrive dans un horizon temporel bien défini.

Alors oui cette union est plus nécessaire que jamais, mais il n’y a d’union réellement féconde que sur des principes et fondements certains. Il n’y a d’union digne d’être recherchée et voulue que celle qui ne se fait pas pour un jour, mais pour toujours. De même, il ne peut y avoir unité sans action ou alors elle n’est qu’une banale farce ou duperie et nous n’avons aucun goût pour participer à un rassemblement de pure forme.

Les enthousiasmes les plus ardents, les meilleures volontés ont beau s’unir, s’il ne s’agit que de doctrines, d’idéologies, de plans douteux… les plus belles flammes s’éteignent et ne laissent subsister qu’un peu de cendre froide. La plupart des militants nationalistes bretons sont animés d’un enthousiasme à la fois passionné, exalté et d’une volonté sincère de réaliser le bonheur du peuple breton. La plupart de ces hommes et femmes sont également des militants de valeur et tous ou au moins presque tous ont de toute évidence l’esprit et le cœur frappés comme d’une espèce d’illumination par le terrible sort fait au peuple breton par une république française s’arc-boutant sur un colonialisme d’un autre âge.

L’union nationale, le rassemblement de bonnes volontés, qui ne sont pas seulement valables par ce qu’ils sont, mais aussi par ce qu’ils représentent de possibilités pour la nation bretonne, doivent être une chose vraie. Une union nationale, qui associerait pour un temps les bonnes volontés et laisserait de côté les intérêts partisans au profit de l’intérêt général, doit être une véritable arme que nous devons brandir plus hardiment que jamais. La tâche qui reste à accomplir n’est pas insurmontable. Les militants bretons ont assez de caractère, de détermination en eux-mêmes et s’il leur en manquait, ils les puiseraient dans le souvenir de leurs héros, pour ainsi faire face aux dangers des nombreux ennemis de l’émancipation de notre peuple et aux bassesses mesquines de l’État français.

Pobl vreizh n’eo ket marv koulskoude c’hoazh, met war-nes mervel emañ* 

La mise sur pied d’une authentique union nationale doit, pour tous les défenseurs des libertés bretonnes, être salutaire et c’est pourquoi, plus résolu que jamais à l’union dans le combat et pour une action précise, tout patriote breton doit prendre conscience que la libération de la Bretagne dépend du succès d’une telle expérience. Nos amis Corses ont bien compris la nécessité de s’unir malgré leurs divisions.

Cette tâche, ce véritable espoir pour la Bretagne et pour son peuple, doit être la plus belle mais aussi la plus efficace de toutes celles qui nous sont imparties. Nous devons la mener à bien et assurer sa pleine réussite. De sa réalisation dépend pour la plus grande part l’avenir de la nation bretonne et du peuple breton.

Peut-être est-il temps de changer d’état d’esprit ?

Padrig MONTAUZIER

* Le peuple breton n’est pas encore mort, mais il est sur le point de mourir.

Sommaire War Raok n° 58

Buhezegezh vreizh page 2

Editorial page 3

Buan ha Buan page 4

Terre d’Europe

Les coutumes des peuples de Russie page 12

Politique

Covid-19, muezzin et Le Camp des Saints page 14

Histoire de Celtie

La bataille de Culloden page 18

Billet d’humeur

Et si l’on arrêtait de stigmatiser les extraterrestres ! Page 20

Tribune libre

La guerre sociale qui vient page 22

Identité bretonne

Bretagne : la vie des paysans jadis page 24

Hent an Dazont

Votre cahier de 4 pages en breton page 25

Europe

Pourquoi nous combattons page 33

Écologie

L’écologie vue de droite page 35

Géopolitique

La Russie de Poutine page 37

Histoire de Bretagne

Cadoudal : l’attentat de la rue Saint-Nicaise page 39

Environnement

Un environnement sain : un atout majeur pour la Bretagne page 43

Civilisation bretonne

Rapports entre principes féminin et masculin page 45

Nature

Les pics, des percussionnistes agréables à entendre page 47

Lip-e-bav

Potée bretonne version quimperoise page 49

Keleier ar Vro

Pardons bretons et troménies, patrimoine culturel page 50

Bretagne sacrée

Le château de Trécesson page 51

La Syrie, l'Iran et les sanctions américaines: débat entre Kris Roman, Adnan Azzam, Emmanuel Leroy, Dmitry Babich & Ruben Rosiers

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ВРЕМЯ ГОВОРИТЬ

La Syrie, l'Iran et les sanctions américaines: débat entre Kris Roman, Adnan Azzam, Emmanuel Leroy, Dmitry Babich & Ruben Rosiers

 
 
ВРЕМЯ ГОВОРИТЬ! - TIME TO SPEAK!
Talk show in different languages
Ток-шоу на разных языках.
 
Conference skype 16.05.2020 : "La Syrie, l'Iran et les sanctions américaines"
 
Emission en français avec
Kris Roman - Belgique/Russie Moderateur/chef de programme
Adnan Azzam - Syrie écrivain, president du movement international pour la souveraineté du peuple “Souria al alam”
Dmitry Babich - Russie journaliste RIA Novosti
Emmanuel Leroy - France président de l'association "sauvez les enfants du Donbass"
Ruben Rosiers - Belgique spécialiste des affaires syriennes
 
 
Concept/Montage : Kris Roman
Musique/composition : Kris Roman
Enregistrement Skype : 16.05.2020
© ВРЕМЯ ГОВОРИТЬ/Kris Roman

Débat sur le Liban avec Kris Roman, Adnan Azzam & Dmitry Babich

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Время Говорить :

Débat sur le Liban avec Kris Roman, Adnan Azzam & Dmitry Babich

(en français)

 
ВРЕМЯ ГОВОРИТЬ! - TIME TO SPEAK!
Talk show in different languages
Ток-шоу на разных языках.
 
Conference skype 16.05.2020 :
"Le Liban"
Emission en français avec
Kris Roman - Belgique/Russie Moderateur/chef de programme
Adnan Azzam - Syrie écrivain, president du movement international pour la souveraineté du peuple “Souria al alam”
Dmitry Babich - Russie journaliste RIA Novosti
 
 
Concept/Montage : Kris Roman
Musique/composition : Kris Roman
Enregistrement Skype : 13.08.2020
© ВРЕМЯ ГОВОРИТЬ/Kris Roman

lundi, 24 août 2020

Analyse du féminisme

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Analyse du féminisme

par André Waroch

Le féminisme ne devrait pas exister. Tout comme l’Otan, qui était fait pour contrer une attaque de l’Occident par le Pacte de Varsovie, et qui aurait du donc être dissous après la disparition de l’URSS, et qui a pourtant a continué d’exister en devenant autre chose, le féminisme aurait dû disparaître après que l’égalité des droits totale ait été obtenue dans les années soixante-dix. Pour être honnête, le féminisme a bien disparu. Aucune trace de lui dans les années 80, 90, et pendant la plus grande partie des années 2000. Années que j’ai vécues, adolescent entouré d’adolescentes qui m’avaient l’air aussi libres que moi, qui se pensaient aussi libres que moi, qui ne menaient aucun combat contre « la charge mentale », « les inégalités de genre », « le mâle blanc », ou « le patriarcat ». Mais qui parfois avaient peur quand elles prenaient le train qui passait par Trappes. Moi aussi.

Le féminisme était mort, mort et enterré, tout simplement parce que l’égalité des femmes avait été gagnée, et depuis déjà longtemps. On pouvait donc se consacrer à autre chose qu’à ces vieilleries sans intérêt.

Mais cette absence apparente de problème majeur dans les relations entre les sexes, du moins à l’intérieur de la communauté française, représentait sans doute un problème pour certains. Un manque à gagner. Une possibilité de conflit humain qui n’était pas encore exploitée jusqu’à l’envenimer irrémédiablement. Une négligence qu’il fallait corriger. Le Système allait s’en charger.

A la fin des années 2000, à l’instigation de la militante socialiste Caroline de Haas, quelque chose qui se nommait toujours féminisme apparut, pour « sauver », tout d’un coup, celles qui pourtant ne leur demandaient rien, s’attelant, avec le concours et les subventions de l’Etat, du gouvernement, des multinationales, à organiser un lavage de cerveau massif sur les jeunes générations.

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On peut dater la prise de pouvoir des féministes du quinquennat de François Hollande qui nomma Najat Vallaud-Belkacem. Prise de pouvoir qui se confirma avec l’élection d’Emmanuel Macron et la nomination de Marlène Schiappa.

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Elle a coïncidé avec une explosion des violences contre les femmes, et notamment des plaintes pour viol, passées de 10406 en 2011 à 22848 en 2019, c’est-à-dire une augmentation de 120%. Evolution statistique totalement passée sous silence. Tout au plus admet-on parfois une légère augmentation d’une année sur l’autre, présentée par les militantes féministes comme « surtout une hausse des déclarations, mais pas forcément des viols eux-mêmes » (déclaration du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes). Hausse des déclarations qui serait due elle-même à une « prise de conscience collective des violences faites aux femmes née de l’affaire Wenstein qui a éclaté en octobre 2017 et du mouvement metoo qui s’en est suivi » selon un mystérieux « service statistique ministériel de la sécurité intérieure ».

Très à l’aise avec les chiffres, le dit service nous informe en outre que la hausse des plaintes « procède sans doute à la fois d’une plus grande révélation des faits et d’un abaissement du seuil de tolérance à ce type de violence ».

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« Sans doute », « peut-être », « si ça se trouve », sont donc des exemples-type de statistiques ministérielles. Je n’invente rien : il s’agit là de déclarations officielles (article du Monde).

Il est en tout cas impensable, pour les féministes, que l’augmentation du nombre de plaintes pour viol soit causée par l’augmentation du nombre de viols.

En réalité, tout le monde sait très bien que cette explosion des « violences faites aux femmes » s’inscrit dans le cadre d’une explosion de la délinquance, due à deux choses : la continuation d’une immigration massive et criminogène en provenance du continent africain, et le laxisme judiciaire (parallèlement à l’explosion des viols, les condamnations pour viol ont chuté de 40% entre 2007 et 2016.) : deux phénomènes dont les féministes se sont fait les championnes ; témoin, cette tout récente pétition adressée à Marlène Schiappa qui, depuis qu’elle a été dessaisie de son ministère, s’est sentie pousser des velléités de fermeté bien que sous son règne le nombre de viols ait encore augmenté de 40% : « Si la maison de votre voisin s’effondre, vous l’accueillez ! S’il se met à tabasser votre sœur, vous le virez ! C’est du bon sens ». Immédiatement, à l’instigation de l’ineffable Caroline de Haas, une tribune-pétition est lancée, stigmatisant le « fémonationalisme » (enième concept creux surgi de l’imagination sans limite des féministes) de Schiappa. Pour Caroline de Haas et ses amis, il est fondamental que les violeurs étrangers restent en France à l’issue de leur condamnation. L’intérêt des femmes ? Il n’est plus à l’ordre du jour.

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Citons ce passage de la pétition : « L'une des démonstrations implacables du mouvement #Metoo, est le caractère massif des violences sexuelles et sexistes. 90% des viols sont commis par une personne connue de la victime. 50% par un conjoint ou un membre de leur famille. Comme l'a dit Adèle Haenel, ces hommes, ce sont nos pères, nos frères, nos collègues, nos amis. Ce ne sont pas des monstres, et ce ne sont pas structurellement des hommes d'origine étrangère, loin de là. Ces violences prospèrent grâce à l'impunité massive des agresseurs et à un système judiciaire inefficient qui ne comprend rien au continuum des violences sexistes, comme l'illustrent si bien maintes tirades de notre nouveau garde des sceaux, M. Éric Dupont-Moretti. »

D’abord, on révise les fondamentaux : déchainer la haine de la femme contre les hommes qui lui sont les plus proches : le père, le frère, le conjoint, le petit ami, l’ami. C’est-à-dire ceux qui pourraient éventuellement la protéger pour ne pas qu’elle se retrouve toute seule face à la racaille.

Ensuite, mettre hors de cause ladite racaille, en sortant des chiffres plus ou moins bidons censés mettre hors de cause les « hommes d’origine étrangère », innocentés car la majorité des viols seraient commis par un proche, un conjoint ou un membre de la famille. Ce qui revient à dire qu’il est impossible qu’une victime de viol puisse avoir un proche, un conjoint ou un membre de sa famille d’origine étrangère, même dans le cas où elle serait elle-même d’origine étrangère : logique insondable des féministes.

Enfin, et bien qu’on vienne de plaider pour l’accueil perpétuel sur le sol de France des violeurs étrangers, se plaindre de « l’impunité massive des agresseurs ».

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Le rôle des féministes est de monter les femmes européennes contre leurs hommes, ce qui aboutit par ricochet à monter les hommes européens contre leurs femmes, et ainsi à détruire le mariage, le couple et la société. Pour cela, il serait bien sûr contre-productif d’isoler et de désigner les hommes qui s’en prennent réellement aux femmes, puisque ce ne sont pas des Européens ; cela pourrait même avoir pour effet de ressouder les autochtones entre eux. Au contraire, il faut convaincre à toute force les femmes que l’homme en général est un agresseur par nature, un porc transportant avec lui la « culture du viol ». Il faut noyer le poisson, en noyant la racaille responsable des exactions dans la masse des hommes, et ainsi opérer cet incroyable retournement de situation : les véritables agresseurs échappent à toute stigmatisation médiatique, alors que les mâles blancs inoffensifs sont chargés de tous les maux.

Les-hommes-viennent-de-Mars-les-femmes-viennent-de-Venus.jpgDans les années 2000, le livre de John Gray « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » eut en France un succès colossal. Les lecteurs des deux sexes le dévoraient pour essayer de comprendre le sexe opposé. On pouvait surement opposer beaucoup d’arguments à la méthode « vulgarisante » de Gray, mais son objectif était clair : aider les hommes et les femmes à mieux se comprendre pour mieux vivre ensemble, et particulièrement en couple.

Aujourd’hui, l’obsession des féministes, devenues les véritables prescriptrices d’opinion dans le domaine des relations entre les sexes (c’est dire l’ampleur de la catastrophe) est de dégouter définitivement la femme de l’homme. En assénant, par exemple, qu’il n’est envisageable de se mettre en couple avec lui que s’il se soumet totalement au diktat du « 50-50 » des « tâches ménagères ».

Prenons cette dernière thématique, particulièrement tordue et malhonnête. Imaginons une jeune femme et un jeune homme, amoureux, sur le point d’emménager ensemble. Pour l’heure, ils vivent encore chacun dans leur appartement. Celui du jeune homme est dans un état quelque peu « bordélique ». Celui de la jeune femme, par contre, est rangé avec un soin que nous pourrions qualifier de « maniaque ». Il y a une raison très simple à cela : le jeune homme en question accorde beaucoup moins d’importance au fait que son intérieur soit bien tenu que la jeune femme. Le conseil le plus constructif à donner au jeune couple, pour qu’il gère le mieux possible sa future cohabitation, serait que chacun fasse un pas vers l’autre : que l’homme fasse un peu plus d’effort sur le rangement, et que la femme devienne un peu plus tolérante au désordre.

 Voilà maintenant le conseil des féministes : la femme ne doit rien changer à ses habitudes, et doit obliger l’homme à devenir exactement comme elle.  

Qu’un homme devienne une femme, voilà quelque chose qui, dans les faits, s’avérera à peu près impossible. Beaucoup d’articles désappointés circulent à ce sujet dans les milieux féministes : « Le couple ou les convictions, une féministe aura difficilement les deux » (Slate). « Mes conseils aux hommes qui ont une toute petite charge mentale » (Huffington post). « 5 conseils pour bien répartir les tâches domestiques » (Webdemain).

Le féminisme est donc une idéologie qui, dans les faits, non seulement ne peut pas marcher, mais qui est faite pour ne pas marcher.

Mais les féministes ne s’arrêtent bien évidemment pas là. Elles s’attaquent, comme on l’a vu, aux abus sexuels. Pas aux vrais, évidemment, comme on l’a déjà vu aussi : loin d’elles l’idée de voler au secours de la fille trainée dans un buisson à la sortie d’une boite de nuit et violée par trois racailles d’importation. Surtout pas. Les seuls abus dénoncés par les féministes sont, comme par hasard, ceux qui auraient lieu dans le cercle intime, et particulièrement au sein du couple.

Ainsi, le fameux « devoir conjugal » lointaine notion juridique héritée du catholicisme, qui désigne aujourd’hui le fait d’accepter, pour un des deux membres du couple, à accepter une relation sexuelle sans en ressentir particulièrement l’envie, juste pour satisfaire l’autre membre. Les féministes ont tranché, et c’est catégorique : le fait qu’une femme accepte un rapport sexuel sans en avoir envie, simplement pour faire plaisir à son partenaire, c’est un viol.

51bYHE7XW5L.jpgQu’une call-girl accepte une relation sexuelle pour de l’argent ne dérange pas les féministes. Qu’une carriériste accepte une relation sexuelle avec son supérieur pour obtenir une promotion ne dérange pas les féministes. Ce qui dérange les féministes, ce qui pour elle relève de l’abomination, c’est qu’une femme accepte, parfois, une relation sexuelle par amour pour son mari.

Voilà comment les féministes aboutissent à la conclusion que «50% des viols sont commis par un conjoint ou un membre de la famille ».

Une femme qui applique jusqu’au bout le féminisme ne se mettra tout simplement pas en couple. En tout cas pas avec un homme (le lesbianisme, contrairement à l’homosexualité masculine, est avant tout une démarche politique, consécutive au lavage de cerveau féministe et à la haine des hommes qu’elle engendre).

Mais peut-être est-ce que ce que veulent les femmes ? Peut-être suis-je aveuglé par mon égoïsme masculin ? Pourtant, une récente enquête du magazine Elle, publiée en 2017, prétend que leur principale source de bonheur et d’épanouissement réside dans la vie de famille (39%), la vie sociale (25%) et la vie amoureuse (21%), celle-ci étant évidemment liée intimement à la première.  La vie professionnelle est très largement négligée (7%). Si l’on en croit ce sondage, le rêve des femmes reste donc de rencontrer l’homme de leur vie et d’avoir des enfants qu’elles élèveront avec lui : ce qu’on appelle fonder une famille.

Alors il est important qu’elles comprennent cette chose fondamentale : le but des féministes est de leur faire faire exactement le contraire ; de les convaincre qu’elles doivent vivre une vie solitaire et égoïste, une vie consacrée au travail et à la consommation. Une vie sur laquelle elles se retourneront, la cinquantaine passée, avec le sentiment, inassumé mais persistant, d’être passé à côté de ce qu’elles voulaient vraiment.

Une société totalement gérée par les féministes ressemblerait à une société totalement atomisée, de plus en plus urbaine et de plus en plus laide, faite d’hommes et de femmes condamnés au célibat et à la solitude, se défiant les uns des autres, sans enfants, ou avec des enfants sans père, trouvant un exutoire dans les mondes virtuels, enfermés chez eux pendant qu’au dehors roderont les bêtes sauvages, et que règnera sur ce chaos l’hyper-bourgeoisie mondialisée. Cela y ressemble déjà.

André Waroch.

Notes et sources

Afin de répondre à l’argument « il n’y a pas une augmentation des viols, mais juste une augmentation des plaintes pour viol, car les femmes, grâce à nous autres féministes, osent davantage porter plainte depuis l’affaire Wenstein, leur parole s’est libérée, la peur a changé de camp, etc. » je reproduis les chiffres disponibles depuis l’années 2005. Ce sont des chiffres officiels, disponibles sur le net. Il manque les années 2007, 2008,2009, 2012 et 2013. Si quelqu’un dispose d’une source à ce sujet, qu’il me contacte. Précisons que l’affaire Wenstein a éclaté en 2017.

Année                                    nombre de plaintes pour viol                    évolution

2005                          9993

2006                          9784                                                              -2%

2010                          10762                                                           +10%

2011                          10406                                                           -3%

2014                          12768                                                           +22%

2015                           13881                                                           +8%

2016                          15848                                                           +14%

2017                          16400                                                           +3%

2018                          19200                                                            +17%

2019                          22848                                                           +19%

 

Ajoutons que la Suède, considéré comme un des pays les plus féministes du monde, voire le plus féministe, est un des cinq pays du monde où le taux de viols est le plus élevé :

https://fr.actualitix.com/pays/wld/nombre-de-viol.php. https://en.wikipedia.org/wiki/Rape_statistics#By_country

Il semble donc que plus les féministes acquièrent du pouvoir dans un pays, plus le nombre de viols explose.

Une des causes évidentes de cette explosion en France, outre l’immigration et le phénomène racaille qui en découle, est le fait que les condamnations pour viol ont baissé de 40% entre 2007 et 2016 : 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/09/14/...

On cherchera en vain une quelconque protestation des féministes envers ce laxisme judiciaire.

Sur le caractère éminemment politique de l’orientation lesbienne :

https://www.ifop.com/publication/lorientation-politique-d...

dimanche, 23 août 2020

De La Paz à Minsk, un même scénario coloré ?

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De La Paz à Minsk, un même scénario coloré ?

par Georges FELTIN-TRACOL

La manœuvre de déstabilisation en cours au Bélarus rappelle furieusement le « Printemps bolivien » de 2019. Les saisons étant inversées dans l’hémisphère Sud, le 20 octobre de l’an passé, des manifestants s’indignent de la réélection du chef de l’État Evo Morales. Celui-ci vient de recueillir au premier tour 47,08 % des voix, ce qui lui suffit pour remporter l’élection présidentielle selon les règles électorales locales en vigueur.

À l’origine de la contestation se trouvent la coalition électorale hétéroclite de l’opposition, les milieux universitaires et l’extrême droite séparatiste et évangélique de la riche province de Santa Cruz. Fort de son droit, le président Morales tente de résister tant aux pressions intérieures qu’aux menaces extérieures de Washington et de Brasilia. Le 23 octobre, une grève dite « civique et citoyenne » (!) paralyse toute la Bolivie. Le 10 novembre suivant, l’état-major militaire et la hiérarchie policière contraignent le président Morales, son vice-président Alvaro Garcia Linea et la présidente du Sénat Adriana Salvatierra à démissionner. Afin de combler le vide institutionnel, une certaine Jeanine Áñez, deuxième vice-présidente du Sénat membre de l’opposition droitière pro-yankee, assume l’intérim de la présidence de l’État plurinational de Bolivie. Des élections générales auraient dû se dérouler si la crise du coronavirus ne les avait pas reportées sine die. Quant au président légitime bolivien, il bénéficie de l’asile politique en Argentine.

Une semblable « révolution de couleur » frappe dorénavant le Bélarus. Depuis la réélection du président Alexandre Loukachenka avec 80,08 % des suffrages, soit une baisse de plus de 4 %, l’opposition crie à la fraude électorale massive, proclame élue sa candidate, une certaine Svetlana Tsikhanovskaïa (10,09 %) et provoque dans tout le pays des troubles pensés bien en amont du scrutin. Ces dernières années, le président Loukachenka a autorisé la présence de nombreuses ONG financées par les États-Unis et George Soros, ONG qui constituent l’avant-garde professionnelle du mouvement protestataire. C’est une erreur de sa part; il ne faut jamais discuter avec des ONG certifiées par l’Occident. La mégère de Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la clownesque Commission « européenne », ose de son côté octroyer deux millions d’euros pour le soutien aux victimes de la répression et de la violence policière, et un million d’euros supplémentaire pour financer les médiats indépendants de la fameuse et fumeuse société civile. Forconi et Gilets jaunes attendent toujours la moindre aide financière des charlots de la Commission bureaucratique. Et que penser de cette ingérence médiatique indirecte de l’Occident ? Comment auraient réagi ces mêmes charlots si le Bélarus ou, horreur suprême, la Russie avait offert un million d’euros à des médiats dissidents français et européens ? Ils auraient hurlé à l’« ingérence » !

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D’un charisme d’huître, Svetlana Tsikhanovskaïa est l’épouse de Siarhei Tsikhanovski, un blogueur et homme d’affaire assez interlope en détention pour avoir qualifié son président de « cafard ». En patriote exemplaire, la dénommée Tsikhanovskaïa se réfugie en Lituanie dès le 11 août. Elle y monte dans la foulée un pseudo-conseil de coordination pour le transfert du pouvoir, une sorte de gouvernement provisoire en exil. En France, les agissements de cette dame, piètre oratrice, lui vaudraient une mise en examen pour « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Plutôt que de sanctionner le Bélarus et de ne pas reconnaître le résultat des élections d’un État non membre de l’Union dite européenne, les 27 devraient s’élever contre le régime arbitraire imposé par la lie travailliste dans l’État fédéré australien de Victoria. Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire contre le covid-19, la police a désormais le droit de violer les domiciles privés, sans l’autorisation du propriétaire et sans mandat de perquisition afin d’effectuer des « contrôles ponctuels ». Que veut donc vérifier la police australienne chez les particuliers ? L’état de leurs chiottes ?

Encouragées par l’insidieuse propagande de la BBC et de Radio Free Europe, cette dernière continue à polluer les ondes malgré la fin de la Guerre froide, grèves et manifestations se multiplient dans tout le Bélarus, nonobstant les risques de contamination du coronavirus. Au printemps dernier quand se confinait presque toute l’Europe, le Bélarus était alors accusé de mettre en péril l’univers entier pour ne pas vouloir enfermer sa population chez elle et maintenir au contraire les compétitions sportives. Maintenant, l’Occident dégénéré, la mémère de Berlin en tête, approuve des manifestants qui n’appliquent aucun geste barrière et qui ne portent aucun masque. C’est à se demander si le virus coronal ne fuirait pas les manifs pro-Floyd, pro-Adama Traoré et anti-Loukachenka…

Cette « révolution des pantoufles » n’est pas la première révolution colorée qui essaie de renverser le président Loukachenka. Dès 2005, il sut arrêter la minable « révolution des jean’s ». Les masses bélarussiennes semblent lasses des vingt-six ans de présidence d’Alexandre Loukachenka. Elles rêveraient d’avoir des partis politiques voleurs, incompétents et menteurs, d’être gouvernées par François Hollande, Nicolas Sarközy, Joe Biden ou Charles Michel. Elles souhaiteraient voir la fin de leur tissu industriel, l’éradication du secteur agricole et l’abaissement du niveau scolaire. Elles voudraient voir des Gay Prides journalières, l’ouverture quotidienne de « salles de shoot » et l’impunité des dealers. Elles paieraient bien sûr cette « ouverture au monde » par le viol de leurs femmes, filles et sœurs, l’assassinat des personnes âgées, la découverte des joies du vivre-ensemble multiculturaliste, la privatisation des retraites et le naufrage néo-libéral de l’institution hospitalière.

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Cette fois-ci, la responsabilité de l’agitation n’incombe pas aux seuls Occidentaux. Dans la nuit du 27 au 28 juillet, le KGB a arrêté trente-trois employés en transit du groupe russe de mercenaires Wagner avant de les relâcher quelques jours plus tard. Par ailleurs, si des commissions électorales locales publient des résultats falsifiés et des présentateurs de la télévision publique osent critiquer le président, c’est parce qu’ils se sentent appuyés par leur grand voisin oriental. Cependant, les services russes ne sont pas directement à la manœuvre.

C’est un fait avéré que les relations entre Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenka n’ont jamais été cordiales. Le président russe n’ignore pas que dans les années 1997 – 1998, Alexandre Loukachenka se déplaçait régulièrement en Russie, rencontrait les gouverneurs régionaux élus et se posait en prochain successeur de Boris Eltsine. L’entourage libéral d’Eltsine fit annuler au dernier moment le traité d’union Russie – Bélarus qui lui aurait donné indirectement le pouvoir. Autre divergence majeure, Minsk ne reconnaît toujours pas l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ainsi que l’annexion russe de la Crimée.

Le régime poutinien n’est pas un bloc monolithique. Comme le montre très bien Mikail Zygar dans Les hommes du Kremlin. Dans le cercle de Vladimir Poutine (Le cherche midi, coll. « Documents », 2018), Vladimir Poutine est l’arbitre et le point d’équilibre entre les différents groupes qui l’entourent. Cessons de penser à une dichotomie simpliste entre « libéraux » et « siloviki ». Derrière ces deux camps supposés existent en réalité plusieurs milieux en compétition interne. Certains d’entre eux s’offusquent que le président Alexandre Loukachenka ait refusé d’associer le Bélarus dans un ensemble supranational russocentré qui aurait permis à Vladimir Poutine d’éviter une révision constitutionnelle, de briguer un nouveau mandat en 2024 et d’assumer une nouvelle fonction régalienne. D’autres veulent que la Fédération de Russie intègre tout simplement le Bélarus au nom de leur histoire tsariste et soviétique commune. Quelques Français encouragent cette perspective. On les attend pour qu’ils soutiennent aussi le rattachement de la Flandre française à la future république flamande, le retour à l’Allemagne de l’Alsace-Lorraine, l’annexion par l’Italie de la Savoie, du Pays nissart et de la Corse et la cession du Pays basque français et du Roussillon à l’Espagne sans oublier le rétablissement de la Normandie en duché indépendant gouverné par la reine d’Angleterre…

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Des proches du Kremlin liés aux oligarques lorgnent enfin avec une rare gourmandise sur les richesses du Bélarus : son excellente agriculture, son industrie performante, ses raffineries pétrolières. Dès 1994, le président Loukachenka a écrasé les oligarques locaux. En arrivant au pouvoir, Vladimir Poutine, malgré le soutien des structures de force, a dû composer avec ses propres oligarques. Il n’a sévi que contre Boris Bérézovski et Mikhaïl Khodorkovski. Au Bélarus, les oligarques n’existent plus. En Russie, tels de grands fauves, les oligarques ne sont que domestiqués. Il faut y ajouter l’action diplomatique perverse de la Lituanie et de la Pologne. Du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle, ces deux États n’en formaient qu’un seul dont le territoire couvrait la majeure partie de l’Ukraine et du Bélarus actuels. Vilnius et Varsovie aimeraient reconstituer leur ancienne zone d’influence de la Baltique à la Mer Noire et ainsi former un glacis occidentaliste anti-russe presque aux portes de Moscou. Le Bélarus devient donc la proie évidente de l’hyper-classe mondialiste à la fois occidentale, balte et ex-soviétique.

Si les présidents Evo Morales et Alexandre Loukachenka aiment profondément leur peuple, le président du Bélarus n’est pas aussi indécis que son homologue bolivien. Il a l’habitude de résister aux tentatives de subversion. Il n’est pas en outre isolé. Les médiats centraux d’occupation mentale occidentaux occultent volontiers les importantes manifestations de soutien au chef de l’État bélarussien qui s’organisent dans tout le pays. Dans l’intérêt du respect des peuples à disposer d’eux-mêmes hors de toute influence délétère, il faut souhaiter que le président Loukachenka surmonte cette nouvelle crise.

Il est aussi risible d’observer que depuis son château estival de Brégançon, le garnement sanguinaire de l’Élysée soutienne l’opposition à un chef d’État légitime alors que la police française a montré une rare brutalité à l’encontre des Gilets jaunes. Ce n’est d’ailleurs pas dans la soi-disant « dernière dictature d’Europe » que se déplacer sans attestation dérogatoire ou ne pas porter de masque dans des lieux publics vaut une amende de cent trente-cinq euros, voire six mois de prison en cas de récidive. Ce n’est pas à Minsk, à Gomel, à Mogiliev que les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits, mais en France. L’Hexagone attend toujours sa propre « révolution colorée » pour se débarrasser de toute sa clique kleptocratique. Les Français se montreront-ils pour une fois à la hauteur des Maliens ?

Georges Feltin-Tracol.

samedi, 22 août 2020

Pourquoi l’enseignement à distance gâche la joie d’apprendre

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Pourquoi l’enseignement à distance gâche la joie d’apprendre

par Marianne Kutscher, Cologne

Ex: https://www.zeit-fragen.ch

Notre petit-fils Jan est élève de première année et vit avec nous depuis trois ans. Il est fasciné par la lecture et l’arithmétique, comprend très vite et aime apprendre. Son enseignante est enthousiasmée par sa classe, elle est très engagée gardant «les pieds sur terre». Jusqu’à présent, les médias numériques n’ont quasiment pas joué de rôle dans son enseignement. Comme je suis moi-même ancienne enseignante d’une école de rattrapage, Jan a bénéficié de conditions optimales dans l’enseignement à distance, avec une personne de référence professionnelle abordable et disponible. Pendant les 2 ou 3 premières semaines de fermeture d’école, nous avons eu beaucoup de plaisir, Jan effectuant ses tâches rapidement et volontiers. Les plans et fiches de travail imprimés l’intéressaient particulièrement. 

Le matin, à 9 heures au plus tard, «la classe» commençait chez nous: Jan attachait pourtant une grande importance à ce que nous ne jouions pas à «la classe» et que je n’étais pas son enseignante – car, comme je le pense, son école et son enseignante sont des choses «sacrées» pour lui. L’enseignante de Jan a sérieusement veillé à ce que la matière soit préparée et retransmise le mieux possible, en général par courrier électronique. Elle ne cessait d’envoyer des photos de la mascotte de la classe, à savoir le zèbre Milo qui, comme les élèves, ne vivait plus à l’école, mais chez elle. Milo a posé des énigmes ou des tâches répondant toujours promptement par courrier électronique. Au début, Jan avait du plaisir d’avoir l’écho de Milo, mais bientôt l’attraction diminua au point de prendre note des réponses de Milo en vitesse et sans en demander davantage. Malheureusement, pendant toutes ces semaines, une seule réunion avec l’enseignante d’environ cinq minutes a pu se tenir, au seuil de notre porte d’entrée, à l’occasion de la remise des devoirs. Jan s’est apparemment réjoui de cette courte rencontre, mais me semblait retenir sa joie puisqu’il savait, c’était mon impression, qu’elle ne serait que momentanée et que personne ne savait si et quand «la vie normale» recommencerait.

Après les vacances de Pâques, Jan a commencé à se plaindre des tâches: pas toujours les pages pour la nouvelle lettre au «Caribou» (titre du manuel)! Pas toujours les fiches de travail! Je vais les faire cet après-midi comme «devoirs»! Ces «devoirs» ont été faits peut-être deux fois sans râler. Puis, il n’avait plus envie de les faire et les a reportés au soir ou au week-end. A ce moment-là, les tâches contenaient de plus en plus des informations sur les liens utiles ouvrant la voie sur des films YouTube, chacun d’une durée d’environ trois minutes en guise d’enseignement de matières concrètes (science, histoire locale) ou des explications de maths, par exemple concernant l’addition du passage par la dizaine. Bien que les films soient assez compréhensibles, Jan y a bientôt montré très peu d’intérêt. De même, il a reçu la tâche de travailler chaque semaine avec les programmes didactique appelés «Anton» ou «Antolin», à savoir deux programmes d’apprentissage de la lecture et du calcul où il s’agit d’acquérir des points; mais ils perdaient très vite, eux aussi, leur attrait initial, tout comme le «passeport pour la lecture» avec lequel, le jour réservé à «l’enseignement en face à face», on pouvait obtenir une perle de l’enseignante, sur la base des exercices de lecture de dix minutes reconnus par les parents.

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C’est surtout pendant les exercices de lecture que j’ai remarqué ce qui lui manquait le plus: le contact humain avec l’enseignante et les camarades de classe, la nécessité de parler plus fort pour que les autres comprennent, l’écoute des autres, la confirmation ou même la correction et l’encouragement par l’enseignante, réfléchir pendant que d’autres camarades de classe lisent, qu’eux aussi font des erreurs...! A la maison, Jan n’a lu que silencieusement ses textes, en effet la grand-mère ne pouvait pas remplacer la communauté d’une classe! Finalement, une mère a eu l’idée d’organiser des conférences «zoom» pour la classe. Lors de la première conférence, nous n’avons pas pu travailler avec le microphone de notre téléphone mobile, mon portable, quelque peu démodé, il est vrai, ne disposant pas encore de caméra. Jan a vu son enseignante comme à la télévision, non pas comme elle «vit et respire», mais plutôt comme «conservée». Tous les signaux fins entre l’enseignante et les élèves et une infinité de facettes de la communication sans mots, qui dans l’enseignement réel transmettent une atmosphère amicale, chaleureuse, encourageante, intensive et parlante, sont impossibles dans l’enseignement numérique. Jan a vu certains de ses camarades de classe dans des extraits d’image. Certains d’entre eux étaient à peine compréhensibles. Jan lui-même n’aime pas apparaître devant la caméra, c’est pourquoi il n’a pas participé aux «conférences». Il n’a pas demandé d’autre conférence. Son ami Tim, selon sa mère, ne voulait rien avoir à faire avec ces ré-unions avec l’ordinateur. La «réticence» de Jan à travailler est devenue de plus en plus forte. J’étais vraiment peinée de voir qu’il perdait de plus en plus le goût d’apprendre et comment son humeur se détériorait. Comme il a fait correctement ce que l’enseignante exigeait, ni plus ni moins – ce qui montre la forte orientation des enfants envers l’enseignante – je n’ai pas réussi à le convaincre avec mes tentatives d’approcher l’ensemble de façon créative. Comme l’enseignante n’avait pas le temps de réviser toutes les fiches de travail le jour de l’«enseignement en face à face», Jan envisageait de ne plus les travailler. Mais quand son ami lui a raconté qu’elle les avait révisées un autre jour, il a changé d’avis. Pour la première fois, la fiche de travail disait qu’il devait davantage veiller à son écriture. A ma suggestion d’écrire correctement, il n’a accordé aucune attention, si bien que son écriture se dégradait un peu. J’ai décidé d’inviter l’ami de Jan les mardis et les jeudis pour qu’ils apprennent ensemble. C’était le «sauvetage»! 

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Les parents étaient soulagés. Ils travaillaient tous les deux dans le bureau au domicile, ils avaient encore un autre écolier à la maison et Tim faisait preuve des mêmes «symptômes de réticence» que Jan. Immédiatement, tout fut différent, le souvenir d’avoir appris ensemble est revenu aussitôt et ils ont retrouvé l’épanouissement perdu. Les deux se sont assis et ont tout de suite commencé leur travail. Ils se sont échangés sur le contenu, ils se sont amusés à faire des blagues, ils se sont encouragés réciproquement en accélérant leur rythme. Grâce à leur coopération, j’ai pu imaginer de façon vive comment les choses se passaient dans la classe. Jan s’est vraiment épanoui! L’amitié qui s’était développée à l’école et qui allait s’affaiblissant au cours des dernières semaines était de retour. Les jours où Tim n’est pas venu, Jan faisait preuve du même état d’esprit de refus et de rejet qu’avant.

Pendant cette période, je me suis rendue compte, une fois de plus, de l’immense importance de l’enseignant comme première personne de référence après les parents et du fait qu’un enseignement sans relations humaines réelles manque de «vie». Rien ne peut remplacer une école pleine de vie! •

Le gazoduc Nord Stream 2 et les sanctions des Etats-Unis

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Le gazoduc Nord Stream 2 et les sanctions des Etats-Unis

par Jochen Scholz*

Ex: https://www.zeit-fragen.ch

Dès le début de la construction du gazoduc Nord Stream, les Etats-Unis ont rendu clair qu’ils empêcheraient coûte que coûte la construction d’un deuxième gazoduc menant de la Russie en Allemagne en passant sous la mer. On a d’abord essayé d’influencer par voie diplomatique ou par les médias les membres de la Commission Européenne et du Parlement Européen sous l’emprise aux intérêts des Etats-Unis ainsi que les pays membres de l’Union Européenne qui répandent la chimère d’une Russie menaçante depuis des années. Maintenant, le congrès et le gouvernement américains commencent à serrer les vis. Toujours est-il qu’il faut tolérer cette ingérence dans la souveraineté (des pays respectifs).

De quoi s’agit-il? A la base de l’article 232 du «Countering America’s Adversaries Through Santions Act» (https://congress.gov/bill/115th-congress/house-bill/3364/...les Etats-Unis ont décidé d’imposer des sanctions aux entreprises et aux personnes qui construisent le gazoduc ou sont associées à ce projet. Ces sanctions représentent une violation sans équivoque du droit international parce qu’on applique la loi nationale d’un pays dans un contexte extraterritorial. Comme l’exemple de l’Iran le montre, ce comportement n’a rien de particulier. Les Etats-Unis l’ont souvent appliqué ces dernières années. Mais les sanctions appliquées sont seulement efficaces à cause du rôle du dollar dans le système financier mondial. A vrai dire, il s’agit du chantage.

Certes, le gouvernement allemand a officiellement interdit toute ingérence en ce qui concerne ses activités économiques, mais cela ne dissuadera pas les Etats-Unis d’empêcher l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2. Un criminel se trouvant l’arme à la main devant sa victime ne sera pas dissuadé non plus de son attaque par la seule discussion. Ce n’est rien d’autre que le droit international créé par la Charte des Nations Unies après l’an 1945 qui est mis en jeu. Il semble de plus en plus être remplacé par le droit du plus fort qui ne cesse de se propager depuis la fin de l’Union Soviétique.

Donc, quel conseil donner au gouvernement allemand? Il faut surtout éviter de rendre la pareille, c’est-à-dire de menacer les Etats-Unis de sanctions. Ceci accélérait l’érosion du droit international dont le gouvernement allemand se plaint. La Charte des Nations Unies montre le chemin. Jusqu´à la fin de l’année 2020 l’Allemagne sera membre non permanent du Conseil de sécurité et le présidera jusqu’à la fin juillet. Je lui conseille de prendre l’initiative pour appliquer l’article 96 de la Charte:

«Article 96

a. L’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité peut demander à la Cour internationale de Justice un avis consultatif sur toute question juridique.

b. Tous autres organes de l’Organisation et institutions spécialisées qui peuvent, à un moment quelconque, recevoir de l’Assemblée générale une autorisation à cet effet ont également le droit de demander à la Cour des avis consultatifs sur des questions juridiques qui se poseraient dans le cadre de leur activité.

(https://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-xiv/ind...)

Au lieu d’être pour l’instant uniquement discuté en Europe et aux Etats-Unis1, le problème sera ainsi un sujet plus connu, voire mondialement connu, même au cas où les Etats-Unis y opposeraient leur véto au Conseil de sécurité ce qui est probable.

La raison principale de l’opposition des élites se trouvant au pouvoir indépendamment de la présidence états-unienne est de nature géopolitique. Car la collaboration de l’Allemagne et de la Russie dans le domaine de l’énergie représente sans aucun doute un élément constitutif d’un espace économique eurasien en train de naître qui entraînera par conséquent une nouvelle architecture de sécurité. Ceci dit, la lutte anglo-américaine pour contrôler «l´île-monde» qui dure depuis des décennies aurait été vaine. Car d’après Halford Mackinder la domination de l’île-monde est la condition préalable à la domination du monde entier.2 D’autres raisons comme par exemple la vente du gaz de fracturation sous forme liquide à l’UE sont moins importantes et représentent plutôt un sujet de la campagne électorale du président Trump. Le gazoduc par contre est très important pour la Russie en ce qui concerne sa géopolitique et sa structure économique.

Il serait donc à souhaiter que la Russie en tant que membre permanent du Conseil de sécurité réfléchisse à appliquer le paragraphe/article 96 de la charte.•


1Y inclus la Russie
 https://www.lettre.de/beitrag/mccoy-alfred-w_herzland-und-weltinsel https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_du_Heartland


*Jochen Scholz, ancien lieutenant-colonel de l’armée allemande (Bundeswehr) a travaillé pendant plusieurs années à l’OTAN à Bruxelles. Pendant la guerre contre la Yougoslavie, il faisait partie du ministère fédéral de la défense où il apprit que les discours officiels des hommes politiques sur la violation des droits de l’homme par les Serbes ne correspondaient pas à ce qu’en rapportaient les experts sur place. En 1999, il quitta le Parti social-démocrate allemand SPD à cause de ces mensonges.

Utopisme technologique et nationalisme ethnique

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Utopisme technologique et nationalisme ethnique

Greg Johnson

Note de l’auteur :

C’est le texte de mon discours à la quatrième réunion  du Forum de Scandza à  Copenhague, Danemark, le 15 septembre 2018. Dans mon précédent discours au Forum de Scandza, j’ai argué que nous devons créer des messages ethnonationalistes pour tous les groupes blancs, même les randonneurs. C’est mon Epître aux Randonneurs. Je veux remercier tous ceux qui étaient présents alors, et tous ceux qui ont rendu le Forum possible. 

Dune2-e1454611110862.jpgL’idée de créer une société utopique au moyen du progrès scientifique et technologique remonte à des fondateurs de la philosophie moderne comme Bacon et Descartes, bien que l’idée ait déjà été effleurée par Machiavel. Mais aujourd’hui, les visions de la plupart des gens concernant l’utopie technologique sont dérivées de la science-fiction. A l’exception notable de la série Dune de Frank Herbert, la science-fiction tend à identifier le progrès au libéralisme politique et au globalisme. Pensez seulement à Star Trek, où la Fédération libérale et multiraciale se bat constamment contre des maux éternels comme le nationalisme et l’eugénisme. Donc cela vaut la peine de poser la question : le nationalisme ethnique – qui est illibéral et anti-globaliste – est-il compatible avec l’utopisme technologique ou pas ?

Mon opinion est que l’utopisme technologique est non seulement compatible avec le nationalisme ethnique mais aussi que le libéralisme et la globalisation minent le progrès technologique, et que l’ethno-Etat est en réalité l’incubateur idéal pour l’apothéose technologique de l’humanité.

Avant de développer ces points, je dois parler un peu de ce que l’utopisme technologique entraîne et pourquoi les gens pensent qu’il va naturellement de pair avec la globalisation. Le mot utopie signifie littéralement nulle part et désigne une société qui ne peut pas être réalisée. Mais les progrès de la science et de la technologie concernent entièrement la conquête de la nature, c’est-à-dire l’expansion du pouvoir et de l’allonge de l’homme, pour que l’utopie deviennent atteignable. Des ambitions spécifiques de l’utopisme scientifique incluent l’abolition de la pénurie matérielle, l’exploration et la colonisation de la galaxie, la prolongation de la vie humaine, et l’évolution ascendante de l’espèce humaine.

Il est naturel de penser que le progrès scientifique et technologique va main dans la main avec la globalisation. La réalité est une, donc la science qui comprend la réalité et la technologie qui la manipule doit aussi être une. La science et la technologie parlent un langage universel. Ce sont des entreprises collaboratives et cumulatives qui peuvent mobiliser les contributions des meilleurs gens sur le globe. Donc il semble raisonnable de penser que la route de l’utopie technologique ne peut être qu’entravée par les frontières nationales. Je proposerai trois arguments pour montrer que ce n’est pas le cas.

  1. Globalisation contre Innovation

Je définis la globalisation comme la destruction des barrières s’opposant à l’uniformité : le même marché, la même culture, la même forme de gouvernement, le même mode de vie – ce qu’Alexandre Kojève appelait l’“état homogène universel”.

9780753555200.jpgComme Peter Thiel le dit d’une manière convaincante dans Zero to One, la globalisation et  l’innovation technologique sont en réalité deux modes de progrès très différents. L’innovation  technologique crée quelque chose de nouveau. La globalisation copie simplement des choses nouvelles et les diffuse partout. Thiel dit aussi que la globalisation sans l’innovation  technologique n’est pas soutenable. Par exemple, il n’est simplement pas possible que la Chine et l’Inde consomment autant de combustible fossile que les pays du Premier Monde, mais cela est impliqué par la globalisation dans le contexte technologique actuel. A court terme, ce genre de globalisation aura des effets environnementaux catastrophiques. A long terme, cela hâtera la venue du jour où notre présente forme de civilisation s’effondrera quand les combustibles fossiles seront épuisés. Pour écarter cette apocalypse, nous avons besoin de nouvelles innovations, particulièrement dans le domaine de l’énergie.

Les innovations technologiques les plus importantes du XXe siècle sont probablement la fission de l’atome et la conquête de l’espace. Aucune des deux ne fut accomplie par l’entreprise privée stimulée par la demande des consommateurs dans une société libérale-démocratique globale. Au contraire, elles furent créées par des gouvernements rivaux enfermés dans une guerre chaude et froide : d’abord les Etats-Unis et leurs Alliés contre les puissances de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale, puis les Etats-Unis et l’Occident capitaliste contre le Bloc Soviétique jusqu’à l’effondrement du communisme en 1989-1991.

En fait, on peut dire que la rivalité entre le capitalisme et le communisme commença à perdre son dynamisme technologique sous la présidence de Richard Nixon, qui commença la détente avec l’URSS par les Strategic Arms Limitations Talks [accords SALT] en 1969, puis se rendit en Chine en 1971, diminuant la menace d’un retour à une coalition des puissances communistes en un seul bloc. La détente se termina avec l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979. L’Initiative de Défense Stratégique de Ronald Reagan aurait pu stimuler des avancées technologiques majeures, mais la simple menace de le faire fut suffisante pour persuader Gorbatchev de rechercher une solution politique. La situation idéale pour stimuler le progrès technologique est donc la rivalité politique sans solution politique, nécessitant donc d’immenses dépenses en recherche et développement pour obtenir des avantages technologiques.

Depuis l’effondrement du communisme et la montée d’un ordre mondial libéral-démocratique unipolaire, cependant, la force directrice du changement technologique a été la demande des consommateurs. L’énergie atomique et l’envoi d’hommes dans l’espace ont été pratiquement abandonnés, et le progrès technologique a été principalement canalisé dans la technologie de l’information, qui a rendu quelques-uns d’entre nous plus productifs mais qui pour le plus grande nombre nous permet seulement de nous amuser avec des smartphones pendant que la société se dégrade autour de nous.

Mais nous ne pourrons pas nous sortir des crises environnementales menaçantes et des pièges malthusiens avec de simples tweets. Seules des innovations fondamentales dans la technologie de l’énergie nous le permettront. Et seul l’Etat, qui peut diriger d’énormes ressources et unir une société autour d’un but commun, a enregistré des réussites dans ce domaine.

Bien sûr aucun des participants dans les grands conflits qui stimulèrent les progrès technologiques n’étaient ethnonationalistes au sens strict, pas même les puissances de l’Axe. En fait, la démocratie libérale et le communisme étaient simplement des visions rivales de la société globale. Mais quand des visions rivales de la globalisation s’affrontent pour le pouvoir, cela signifie que le globe est divisé entre une pluralité d’acteurs politiques différents.

Le pluralisme et la rivalité ont poussé des Etats aux plus grandes avancées technologiques dans l’histoire. La globalisation, la pacification et le libéralisme n’ont pas seulement mis fin au progrès mais ont nourri l’autosatisfaction face aux désastres globaux potentiels. Un grand marché mondial n’emmènera jamais l’humanité vers les étoiles. Il nous fournira seulement des distractions jusqu’à ce que la civilisation s’effondre et que la Terre devienne un ossuaire desséché.

  1. Innovation contre Réduction des coûts

En économie, la productivité est définie comme une formule mathématique : les dépenses  divisées par les entrées, c’est-à-dire le coût du produit. Mathématiquement parlant, on peut accroître la productivité soit en rendant le travail plus productif, principalement par des innovations technologiques, soit en réduisant les coûts.

unnamednatecoeur.jpgLa plupart des gains de productivité qui viennent de la globalisation économique son tune question de réduction des coûts, réduisant principalement les coûts du travail. Le Tiers Monde a une immense quantité de main d’oeuvre à bon marché. La globalisation économique permet le libre mouvement du travail et du capital. Les entreprises peuvent réduire les coûts de la main d’oeuvre en déplaçant les usines outre-mer ou en important de nouveaux travailleurs pour faire baisser les salaires dans les pays industrialisés.

Historiquement parlant, la plus grande stimulation économique pour l’innovation technologique a été celle des coûts élevés de la main d’oeuvre. La manière d’élever les coûts du travail est de mettre fin à la globalisation économique, en supprimant l’immigration et en mettant des tarifs douaniers importants sur les produits manufacturés. Bref, nous avons besoin de nationalisme économique. En fait, seul le nationalisme économique peut conduire à une économie post-pénurie.

Qu’est-ce qu’une “économie post-pénurie” exactement, et comment pouvons-nous y entrer? Avant tout, toutes les formes de pénurie ne peuvent pas être abolies. Les objets unique et faits à la main seront toujours rares. Il n’y aura qu’une seule Mona Lisa. La pénurie ne peut être abolie que pour des objets produits en masse. Deuxièmement, le coût de ces objets ne fera qu’approcher de zéro en termes de travail. Fondamentalement, nous arriverons à une économie post-pénurie quand les machines remplaceront tous les gens impliqués dans la production de masse. Mais les machines, les matières premières, et l’énergie utilisées pour la production auront encore un certain coût. Ainsi l’économie post-pénurie arrivera du fait de l’innovation dans la robotique et la production d’énergie. La meilleure image d’un monde post-pénurie est le “réplicateur” dans Star Trek, qui peut changer la structure atomique des fournitures de base pour matérialiser les choses à partir de rien.

Bien sûr on ne peut pas laisser mourir de faim les travailleurs qui sont remplacés par les machines. Les produits des machines doivent être consommés par quelqu’un. La production peut être automatisée mais la consommation ne peut pas l’être. Ce serait une absurdité dystopique si la mécanisation conduisait à la famine des travailleurs, donc la consommation devrait aussi être automatisée. Une série de robots produirait des choses, puis une autre série de robots les consommerait et ajouterait des zéros aux équilibres bancaires d’une poignée de ploutocrates solitaires.

Pour faire fonctionner l’économie post-pénurie, nous devons nous assurer que les gens peuvent se permettre d’acheter ses produits. Il y a deux manières basiques de faire cela.

D’abord, les gains de productivité du capital doivent être partagés avec les travailleurs, en augmentant les salaires ou en raccourcissant les semaines de travail. Quand les travailleurs seront entièrement éliminés, ils devront recevoir des pensions généreuses.

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Deuxièmement, tout système économique requiert un moyen d’échange. Dans le système actuel, l’Etat donne à des banques privées la capacité de créer de l’argent et de gagner des intérêts sur son usage. L’Etat fournit aussi toute une série de paiements directs aux individus : aide sociale, pensions de vieillesse, etc. Un revenu de base universel est un paiement direct du gouvernement à tous les citoyens, qui est suffisant pour assurer la survie de base dans un pays du Premier Monde.  Un tel revenu permettrait à l’Etat d’assurer une liquidité économique, pour que chaque produit ait un acheteur, tout en éliminant deux intermédiaires très coûteux : les banques et les bureaucraties d’aide sociale.

Tout cela a l’air génial. Mais c’est parfaitement irréalisable dans l’actuel système globalisé, où la réduction des coûts se transforme en haute technologie, et les économies industrielles du Premier Monde en économies de plantation de basse technologie avec une main d’oeuvre bon marché du Tiers Monde. Seul le nationalisme économique peut stimuler les innovations technologiques nécessaires pour créer une économie post-pénurie en accroissant les coûts de la main d’oeuvre, par le contrôle de l’immigration ainsi que par des tarifs douaniers dirigés contre les produits manufacturés étrangers bon marché.

  1. Ethnonationalisme et Science

Jusqu’ici nous avons établi que le progrès scientifique et technologique est miné par la globalisation et encouragé par des politiques économiques nationalistes et par les rivalités entre nations et blocs civilisationnels. Mais nous avons besoin d’une argumentation plus spécifique pour établir que l’ethnonationalisme est spécialement en harmonie avec le progrès scientifique et technologique.

Ma première prémisse est : Aucune forme de gouvernement n’est pleinement compatible avec le progrès scientifique et technologique s’il est fondé sur des dogmes qui sont contraires aux faits. Par exemple, la république d’Océania peut avoir une population de gens intelligents et industrieux, un excellent système éducatif, une infrastructure de qualité supérieure, et une économie florissante. Mais si la religion d’Etat de l’Océania affirme que la Terre est plate et qu’elle se trouve au centre de l’univers, l’Océania ne nous emmènera pas vers les étoiles.

Ma seconde prémisse est : La défense des sociétés racialement et ethniquement diverses – qu’elles aient des régimes libéraux ou conservateurs – est basée sur le déni de l’expérience politique et de la science de la diversité biologique humaine.

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L’histoire des sociétés humaines offre des preuves abondantes que mettre des groupes ethniques multiples sous un même système politique est une recette pour des tensions et des conflits ethniques qui seraient évitables sans cela. De plus, la science indique que les facteurs les plus importants pour le progrès scientifique et technologique – l’intelligence et la créativité – sont principalement génétiques, et qu’ils ne sont pas également distribués entre les races. Finalement, la Théorie de la Similarité Génétique prédit que les sociétés les plus harmonieuses et heureuses seront les plus homogènes génétiquement, les conflits sociaux s’accroissant avec la diversité génétique.

Nier ces faits est doublement anti-scientifique. D’abord et très évidemment, c’est simplement le refus de regarder les faits objectifs qui contredisent le dogme selon lequel la diversité améliore la société. Ensuite, baser une société sur ce dogme mine les conditions génétiques et sociales nécessaires pour le progrès et l’innovation, par exemple en faisant baisser le QI moyen et en créant davantage de conflits sociaux. Toutes autres choses étant égales, ces facteurs feront qu’une société aura moins de chances de stimuler l’innovation scientifique et technologique.

Ma troisième prémisse est : L’ethnonationalisme est basé sur l’expérience politique ainsi que sur la science de la diversité biologique humaine – et ne nie aucun autre fait. Par conséquent, l’ethnonationalisme est plus compatible avec le progrès scientifique et technologique que ne le sont les sociétés racialement et ethniquement diverses – toutes autres choses étant égales.

Bien sûr certaines recherches et certains projets de développement requièrent tant d’argent et d’expertise qu’ils ne peuvent être entrepris que par de grands pays comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou la Russie. Bien que nous pouvons prédire avec confiance que toutes ces sociétés amélioreraient leurs résultats en recherche et développement si elles étaient plus homogènes racialement et culturellement, même dans leur état actuel elles peuvent accomplir des choses que de petits ethno-Etats homogènes ne peuvent simplement pas rêver de faire.

Par exemple, si un pays de deux millions d’habitants comme la Slovénie devait adopter l’ethnonationalisme, il performerait probablement mieux qu’une société plus diverse ayant la même taille et les mêmes ressources en recherche et développement. Mais il ne pourrait pas coloniser Mars. Cependant, de même que de petits pays peuvent se défendre contre de grands pays en passant des alliances, de petits Etats peuvent travailler ensemble sur des projets scientifiques et technologiques trop gros pour qu’ils les entreprennent tout seuls. Aucune alliance n’est plus forte que son membre le plus faible. Puisque la diversité est une faiblesse et que l’homogénéité est une force, nous pouvons prédire que les efforts de recherche et développement coopératifs entre des ethno-Etats seront probablement plus fructueux que ceux entre des sociétés diverses.

Maintenant quelqu’un pourrait objecter qu’on peut améliorer l’ethno-Etat en acceptant seulement des immigrants à haut QI issus d’autres races. Les Américains sont pourtant allés sur la Lune sans importer des Asiatiques et des Indiens. Ces gens sont importés aujourd’hui pour deux raisons. D’abord, importer des cerveaux étrangers nous permet d’échapper aux problèmes de produire les nôtres, c’est-à-dire la fertilité dysgénique et l’effondrement du système éducatif américain, en grande partie du fait du politiquement correct, c’est-à-dire l’intégration raciale et le déni des différences biologiques concernant l’intelligence. Ensuite, les gains de productivité attribués à la diversité dans la technologie sont simplement dus à la réduction des coûts. Mais la vraie réponse est : L’Internet permet aux Blancs de collaborer avec les meilleurs scientifiques dans le monde. Mais nous n’avons pas besoin de vivre avec eux.

Pour résumer : l’idée que l’utopie technologique ira main dans la main avec l’émergence d’une société homogène globale est fausse. Les plus grandes avancées en technologie ont été stimulées par les rivalités de puissances politiques hostiles, et avec l’émergence d’un monde unipolaire, le développement technologique s’est ralenti.

L’idée que l’utopie technologique va main dans la main avec la démocratie libérale est fausse. Depuis ses débuts, le libéralisme a été opposé à l’idée qu’il y a un bien commun dans la société. Le libéralisme se préoccupe uniquement de donner le pouvoir aux individus de rechercher des buts et des avantages privés. Il nie que le bien commun existe ; ou, si le bien commun existe, le libéralisme nie qu’il soit connaissable ; ou si le bien commun existe et est connaissable, le libéralisme nie qu’il puisse être recherché par l’Etat, mais au contraire il sera réalisé par une main invisible si nous permettons simplement aux individus privés de s’occuper de leurs affaires.

La seule chose qui peut réunir les démocrates libéraux pour poursuivre de grands buts communs est la menace de guerre. C’est ce qui a envoyé les Américains sur la Lune. Les plus grandes réussites technologiques de l’Amérique furent stimulées par le gouvernement, pas par l’entreprise privée, et dans des époques de guerre chaude et froide, pas de paix. Depuis la fin de la Guerre froide, cependant, la victoire nous a vaincus. L’Amérique n’est plus un pays sérieux.

La solution, cependant, n’est pas de revenir à la guerre, mais de jeter le libéralisme à la poubelle et de revenir à l’idée classique qu’il existe un bien commun qui peut et doit être poursuivi par l’Etat. Une démocratie libérale ne peut être un pays sérieux que si quelqu’un comme les Russes  menace de nous rayer de la carte chaque jour et chaque minute. Les gens normaux et les sociétés normales poursuivent le bien commun, parce que dès que l’on est convaincu qu’une chose est vraiment bonne, on n’a pas besoin de raisons additionnelles pour la rechercher. Mais si vous avez besoin de quelques incitations supplémentaires, regardez la dévastation environnementale et l’effondrement civilisationnel qui nous attendent à mesure que l’économie du combustible fossile continue de se développer comme une culture d’algues, jusqu’à ses limites globales. Cela devrait merveilleusement éclaircir les esprits.

L’idée que l’utopie technologique ira main dans la main avec le capitalisme global est fausse. La globalisation a miné l’innovation technologique en permettant à des entreprises d’augmenter leurs profits simplement en réduisant les coûts. Les plus grandes avancées dans la technologie de fabrication ont été stimulées par des coûts élevés de main d’oeuvre, qui sont les résultats d’un mouvement ouvrier puissant, des frontières fermées, et du protectionnisme.

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Finalement, l’idée que l’utopisme technologique ira main dans la main avec des sociétés racialement et ethniquement diverses est fausse. C’est là que l’ethnonationalisme prouve sa supériorité. La diversité promeut le conflit ethnique et supprime les barrières à la reproduction dysgénique. Le QI moyen global est trop faible pour créer une utopia technologique. Le mélange racial global fera tomber les Européens au niveau de la moyenne globale. Par conséquent, il mettra fin à tous les rêves de progrès. Mais les ethnonationalistes sont vraiment désireux de remplacer les tendances reproductives dysgéniques par des tendances eugéniques, pour assurer que chaque génération future comptera plus de génies, incluant des génies scientifiques. Et si vous avez besoin d’une incitation supplémentaire, considérez le fait que la Chine poursuit des politiques eugéniques pendant qu’en Occident la mode est d’adopter des bébés haïtiens. L’ethnonationalisme, de plus, promeut l’harmonie et la cohésion sociales, qui rendent possibles des efforts coordonnés vers des buts communs.

Quelle sorte de société vaincra la pénurie, vaincra la mort, et colonisera le cosmos ? Une société qui pratiquera le nationalisme économique pour encourager l’automatisation. Une société homogène à haut QI avec des tendances reproductives eugéniques plutôt que dysgéniques. Une société harmonieuse, cohésive, avec un niveau de confiance élevé, qui pourra travailler en commun sur des projets communs. Une société illibérale qui sera prête à mobiliser ses habitants et ses ressources pour atteindre de grands buts communs. Bref, si la démocratie libérale et le capitalisme global nous ramènent à la boue, c’est l’ethnonationalisme qui nous emmènera vers les étoiles.

La Turquie, victime d'un complot international ou fauteur de troubles?

vendredi, 21 août 2020

The Albanians of Afghanistan, the 2300-years old unwritten History

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The Albanians of Afghanistan, the 2300-years old unwritten History

Jean-Jacques Vinamont & Renaissance Paienne Européenne (via facebook)

We are dealing with a unique case of the existence of our ancestors, the Illyrians, in another corner of the world, with thousands of kilometers away, which could shed light on their history, but also can enrich our historiography. Because it was a hideaway for thousands of years, they have kept alive popular features, language and Arberesh-Pelasgian-Illyrian-Albanian customs.

The discovery

There is existence of Illyrians in the region Indochina in Qafiristan (today Nuristan), a place where Afghanistan, Pakistan, China and Tajikistan, are met, precisely in the area where some time ago was killed Bin Laden, originally discovered by American screenwriter James Hilton, who shot a documentary titled Lost Horizons. In May 1983, Ernesto Skura wrote on League newspaper of Antonio Bellushi an article entitled "The Illyrians in Afghanistan." The same thing did in his book "Arvanites" the great historian of Albanian descent, Aristides Kola, which describes the time of placement of the Illyrians in this distant place.

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The most stable hypothesis, descendants of Alexander's army

History explored to date shows that they are descendants of 6000 Illyrian fighters fled their country after the assassination of king Kliti by Alexander the Great around 300 BC. They remained there, because of distance they could not return home, but settled in this region, where they were forced to marry local women. Their language was called "burrashka", the language of men, while women spoke another language. Now this language is called again "burrashka", but is mixed and not written.

Language, many words are vestiges of Albanian

The characteristics of these residents are different from those of the Pakistanis, they live longer, are taller and have brown hair, they make and drink wine as none of these areas and the region where they live. Valley where they live nowadays is called "hundëza" (small nose) and really it closes with a spout between two mountains that surround it. Another site called is called "balta" (mud). The mounting in front is called Torabora (falling snow). Another mountain next to the valley is covered with glaciers, that slide over time. This mountain is called "rakaposhi" (falling downwards).

Although the country is mountainous, it is very prolific in producing vegetables, fruits and various grains, such as: potatoes, peas, cucumbers, wheat, corn, barley, apricots, pears, apples, peaches, plums, figs, cherries , grapes, watermelon, etc., products that locals does not cultivate. The inhabitants are excellent farmers and have created a stunning and majestic system of rooftops and irrigation that connect and feed terraces with. People are very friendly and helpful to each other. President of Hundzës has the title Mir (the best). Their largest holiday is the solar New Year (as Pelasgians and Arberesh), called Naurosh (wish us) and falls on March 21.

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The Hunza are very different compared with the Pakistanis with dark skin or the Afghans and the Chinese. Hunza are white skinned with red cheeks. Most of the 50 thousand Hunza have blue, green or gray eyes, and hairs ranging from the yellow of maize to the black of raven. Some children also have red hair. Up in the mountains is a great tribe called Kalash and their similarity with European ancestors leaves you dumbfound. Kalash gods headed by the god Di-Zau (Sun-Zeus). Kalash display on their gates a symbol which expresses their ancient origins of Illyrian and their connection to Alexander the Great, two-horned goat (the goat of Skanderbeg had two horns on the helmet). A wild flower in yellow that children gather it in the mountain or field is called "Bisha". Men wear white pants called "shalëvare" (hanged saddle), while women call their shirt kamish (worn in the flesh). Hundza dances are accompanied by drums, pipes or nozzles and the dancers jump to catch it around the circle. An important folk dance is the dance of the swords, which is always danced by men and the dancers wear colorful robes called "kamarbunde".

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Scholar Dr. J. M. Hoffman has twice visited Hunza and draw the following conclusions: The settlement of the Illyrians is where Afghanistan, Pakistan, China, Tajikistan are meet and is part of Pakistan. The valley where they live today is called spout (small nose). It closes with a spout area, surrounded by two mountains 6000-7500 meters above sea level. A swampy place there is called Clay, etc.

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Livre recencé en 1987 dans "Orientations"

jeudi, 20 août 2020

Entretien sur Guillaume Faye et l’archéofuturisme - Robert Steuckers répond aux questions de Philip Stein

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Entretien sur Guillaume Faye et l’archéofuturisme

Robert Steuckers répond aux questions de Philip Stein

Monsieur Steuckers, vous êtes de nationalité belge et je suis Allemand mais nous pouvons réaliser cet entretien en langue allemande, sans avoir besoin de traducteur. Si je ne m’abuse, j’aurais pu poser mes questions en espagnol, en français ou en anglais. Comment êtes-vous parvenu à maitriser autant de langues européennes?

Ce n’est nullement étonnant: je ne suis pas le seul dans ce cas en Belgique. Le Prof. David Engels écrit tout aussi bien en français qu’en allemand (et en polonais!), sûrement parce qu’il est originaire d’Eupen; mon collègue linguiste et journaliste Lionel Baland, qui s’est spécialisé dans l’étude des partis et mouvements non-conformistes et populistes, qui est natif de Liège, travaille, lui aussi, en quatre langues (français, allemand, néerlandais et anglais); le Dr. Frank Judo a également eu l’occasion de prendre la parole en allemand lors d’un symposium dans la „Bibliothek des Konservativismus“, etc. Dans un groupe d’amis, à Louvain, nous utilisons très souvent la langue allemande et tous les membres de ce petit club sont invités à bien la connaître pour continuer à en faire partie. Par ailleurs, je suis diplômé de l’école des traducteurs. On peut aussi dire qu’entre néerlandophones et germanophones, la différence est mince: nous ne sommes séparés que par deux mutations consonantiques. Ensuite, j’ai suivi les cours de latin en secondaire à une époque où cela valait encore la peine d’étudier une langue morte, car ce n’était pas inutile, comme le racontent à l’envi tous les adeptes de la jactance néolibérale et festiviste. Sur base de ce savoir scolaire, les langues romanes sont d’un accès facile, du moins à la lecture. Finalement, mon épouse est née à Madrid, au pied du monticule où se trouve le palais royal. Cela aide.

Bildschirmfoto-2020-05-14-um-11-39-36_720x600.pngMalgré vos innombrables activités éditoriales et métapolitiques, nous n’allons pas parler de vous aujourd’hui mais de Guillaume Faye, plus précisément de sa brève nouvelle intitulée „Une journée dans la vie de Dimitri Léonidovitch Oblomov“ qui est parue en traduction allemande dans notre maison d’édition il y a quelques semaines. Sur votre compte Twitter, vous avez annoncé cette parution avec enthousiasme, sinon de manière euphorique. Révélez-nous pourquoi un tel enthousiasme ?

Le grand espoir de Faye était de voir ses travaux édités en allemand. Vous êtes donc ceux qui, post mortem, ont réalisé ce voeu très cher de mon vieux camarade décédé. En étalant cet enthousiasme euphorique, comme vous dites, j’ai voulu exprimer la joie que Faye aurait ressentie s’il avait pu savoir qu’un petit livre de lui était enfin paru en allemand, du moins après tant d’années. L’éditeur Wigbert Grabert avait certes fait traduire quelques-uns de ses textes mais non ses brochures théoriquement si importantes sur l’économie, la sexualité, la nouvelle société de consommation, la modernité, etc. Ces petits travaux, très denses, ont vraiment été pionniers dans notre mouvance. Faye a toujours essayé, dans les années 1980, d’être actif dans des cercles avant-gardistes. Récemment, j’ai découvert sur Facebook une brève allusion à ses „Soirées Avant-Guerre“ de Paris. Pierre Robin, un compagnon de Faye à cette époque, en est l’auteur.

Robin nous révèle, très exactement, ce que Faye concoctait dans ces années-là. Robin écrit, avec pertinence, que Faye, in petto, n’était pas vraiment intéressé par les musiques et les modes dites de la „New Wave“ mais, en revanche, il savait très bien que sans une „mise à jour“, rien ne serait plus possible. Dans ses souvenirs des „Soirées Avant-Guerre“ de Paris, Robin nous dit que, pour Faye, il n’était pas possible de réanimer la Weltanschauung classique, grecque et aristotélicienne, ni même le dionysisme des anciens Hellènes en répétant de manière scolaire les cours donnés jadis dans les classes d’humanités classiques. Il fallait donc d’autres moyens, d’autres instruments, pour tenter de sortir de l’étau de la modernité mortifère.

Ce n’est pas un secret de dire que cette petite nouvelle, que nous avons éditée en allemand, n’est qu’une annexe à son épais volume titré „L’archéofuturisme“, où il expose ses idées sur le monde futur après la „grande catastrophe“. Pouvez-vous nous esquisser ce que Faye entendait par „archéofuturisme“ et quel en était le noyau idéologique?

La réponse à votre question se repère aisément dans la nouvelle: on y décèle parfaitement ce qu’il a voulu dire. L’élite de l’Etat, de l’Empire, les dirigeants de la „Fédération“, avec leur formation pluridisciplinaire, les chefs des armées futures, seront futuristes, bénéficieront de toutes les technologies hypermodernes et les utiliseront comme instruments pour asseoir une puissance planétaire indestructible. Le reste de la population sera à nouveau lié à la terre, aura un mode de vie agraire, et développera une culture populaire stable et éternelle. L‘“archéofuturisme“ est donc archaïque, agraire, écologique pour la grande masse des populations et hyper-technique et futuriste pour les élites.

9781907166099-fr.jpgFaye s’intéressait très fort aux projets de chemins de fer, surtout pour la ligne transsibérienne „Baïkal-Amour“, aussi pour les anciens projets allemands de la „Breitspurbahn“, pour l’aérotrain de la France de De Gaulle, pour les projets japonais similaires, etc. Voilà pourquoi Oblomov passe sa journée dans un train, partiellement souterrain. Pour Faye, la tâche première de tout Etat ou de tout Empire était d’organiser des communications ultra-rapides, exactement comme l’empire romain reposait sur ses routes et en dépendait. Mon fils et moi-même fumes un jour très étonné de constater qu’il lisait avec grand intérêt des revues de vulgarisation scientifique traitant de toutes les nouvelles technologies et biotechnologies, comme Science & Avenir, Sciences & Vie, etc. Même si quelques gros malins, croyant tout savoir et se piquant d’être omniscients, considéraient que ce genre de préoccupation était ridicule, je persiste à croire, avec le recul, que les diplômés en sciences humaines, littéraires ou sociologiques, doivent se donner pour hygiène mentale de glaner du savoir sur les révolutions en cours dans les sciences naturelles, physiques, et dans les domaines des hautes technologies (comme la nanotechnologie par exemple), afin de ne pas énoncer des théories boiteuses et incomplètes.

Pourquoi Faye s’est-il décidé à ajouter cette petite nouvelle, un travail purement littéraire, à son livre sur l’archéofuturisme? Pour donner une teneur littéraire à la matière? Ou doit-on émettre l’hypothèse qu’il y a un „plus“ derrière cette décision, l’enthousiasme de Faye pour la littérature?

Faye, tout comme Jean Thiriart d’ailleurs, n’était pas tellement intéressé à la pure littérature, du moins pendant les années où je l’ai connu (car sa culture littéraire n’est pas négligeable pour autant). Il lisait essentiellement des ouvrages de sociologie (Maffesoli, Lipovetsky), de philosophie (Heidegger), de sciences politiques (Freund), d’économie (List, Perroux, Grjebine), d’histoire et de géographie, comme le prouve les recensions qu’il publiait dans éléments ou dans des feuilles internes du G.R.E.C.E. Une exception toutefois chez ces deux penseurs politiques non-conformistes: Louis-Ferdinand Céline, que tous deux appréciaient grandement. L’objectif de cette petite nouvelle bien ficelée de Faye, que vous venez de traduire et d’éditer, est d’éveiller l’attention de ses lecteurs sur le double aspect que porte en lui son concept d’archéofuturisme, notamment la nécessité de penser simultanément hypertechnicisme et archaïsme organique. Faye regrettait que les cercles de la nouvelle droite n’évoquaient jamais de telles thématiques ou les refoulaient. Cette attitude négative face aux hautes technologies ou aux biotechnologies était l’indice, à ses yeux, d’une attitude impolitique, contemplative et „muséale“, ce qu’il explique d’ailleurs très clairement, et avec emphase, dans son livre intitulé L’archéofuturisme. Il a très certainement souhaité créer un monde de science-fiction pour obliger les „littéraires“ de la nouvelle droite (comme les appelait Thiriart en se foutant d’eux copieusement!) à s’intéresser enfin à des thématiques porteuses d’avenir. Ce souhait englobait également les biotechnologies, thème choisi, pour l’un de ses livres, par son vieil ami italien, le juriste Stefano Sutti Vaj. Le futurisme de Faye doit être pensé simultanément avec le biotechnologisme de Sutti Vaj. Les deux approches, celle de Faye et celle de Sutti Vaj, sont malheureusement restées dans une impasse dans le petit univers néo-droitiste franco-italien.   

9781910524923-fr.jpgL’intérêt de Faye pour ce type de littérature se repère également dans le livre qui fait suite à L’archéofuturisme, soit L’Archéofuturisme V2.0: Nouvelles cataclysmiques, un volume constitué seulement de courtes historiettes, qui se focalisent toutes sur la thématique de l’archéofuturisme? Mais en 1985 déjà, Faye s’était profilé comme l’auteur d’une bande dessinée intitulée Avant-Guerre, où plusieurs éléments de ses futures nouvelles apparaissent, comme l’idée d’une „Fédération euro-sibérienne“. Faye a-t-il inventé un grande histoire, un monde qui lui était propre, auquel il a réfléchi pendant de longues années, qu’il a peaufiné en sa tête… ?

Oui, c’est certain. Il s’est aussi toujours intéressé à la conquête spatiale, aux projets européens Ariane. C’est aussi le résultat qu’un intérêt enthousiaste, depuis son enfance et son adolescence, pour la bande dessinée franco-belge, pour les „romans graphiques“ comme disent les Anglais aujourd’hui. Deux séries ont été déterminantes pour l‘engouement que Faye a eu, pendant toute sa vie, pour la conquête spatiale, pour les sciences et la haute technologie, soit pour le „futurisme“.  D’abord la série „Spirou et Fantasio“ de Franquin où deux scientifiques entrent en concurrence: d’une part, Zorglub, qui conçoit et construit d’étonnantes machines volantes puis envoie des centaines de fusées sur la lune pour y inscrire une publicité pour Coca-Cola; d’autre part, Pacôme, Comte de Champignac, qui est chimiste et crée des armes organiques inouïes au départ de champignons, comme, par exemple, le „Metamol“, qui ramollit et liquéfie tous les métaux. Le „Métamol“ détruit ainsi une armée sud-américaine et des tanks chinois. La base de Zorglub dans la jungle amazonienne est détruite par quelques grenades au „Métamol“ contenant un extrait de champignon capable de tout dévorer: toutes les constructions humaines sont alors englouties dans un magma vert et organique, à une vitesse inimaginable.

61sIMJwhfPL._SX380_BO1,204,203,200_.jpgEnsuite, il y a la série „Blake et Mortimer“ d’Edgard P. Jacobs, où l’on trouve un „roman graphique“, qui nous décrit et nous dessine un royaume d’Atlantide se situant sous les flots au beau milieu de l’Océan Atlantique, juste en dessous des Açores. Ce royaume sous-marin est dirigé avec sagesse par un vieux Basileus, inspiré par l’harmonie grecque antique, mais, il est simultanément menacé par des barbares surexcités qui entendent prendre le pouvoir et massacrer les Atlantes. Ces barbares finissent par vaincre mais détruisent les barrages qui protègent des flots la cité sous-marine d’inspiration platonicienne qui est alors engloutie par l’océan. Mais les Atlantes et leur Basileus peuvent quitter la Terre à temps à bord de centaines de fusées pour se donner un avenir sur une autre planète.

Faye était ensuite fasciné par les avions que Jacobs avait dessinés pour sa trilogie de la série „Black et Mortimer“, intitulée Le secret de l’Espadon, notamment „l’aile rouge“ du Colonel Olrik, incarnation du mal, et l’Espadon de ses adversaires anglais. Cet appareil a très nettement inspiré Faye quand il imaginait ses propres chasseurs „Squalines“, fers de lance des forces aériennes de la „Fédération“. On peut également ajouter que Faye a lu, avec beaucoup d’attention, les deux albums de „Tintin et Milou“, où Tintin s’embarque pour la lune avec le Capitaine Haddock dans une fusée qui ressemble aux V2 allemands de la seconde guerre mondiale. Les armes à ultra-sons inventées par le Professeur Tryphon Tournesol dans L’Affaire Tournesol l’intéressaient beaucoup, elles aussi.

6151weT+qiL.jpgLa fascination de Faye pour les technologies futuristes, pour l’exploration spatiale et les armes biologiques découle certainement d’une connaissance profonde des „romans graphiques“ belges de Franquin, Jacobs et Hergé. Dans la mouvance en France, il n’était d’ailleurs pas le seul dans ce cas: le musicien et dessinateur Jack Marchal, qui avait inventé le petit peuple des rats noirs néofascistes, avait à l’évidence puisé son inspiration chez le dessinateur wallon Raymond Macherot qui, lui aussi, avait créé un peuple de méchants rats vivant dans les égouts d’une ville imaginaire et en sortaient pour commettre mille méfaits. Ensuite son ami le peintre Olivier Carré et son camarade de combat (du moins au début de sa carrière) Grégory Pons étaient également „tintinophiles“, tout comme l’avocat genevois Pascal Junod (toujours très actif en Suisse romande) et moi-même. Cette influence de la bande dessinée belge ne se perçoit quasiment pas dans les milieux politiques germanophones. Je pense en outre qu’il aurait trouvé cela fantastique si des dessinateurs avaient utilisé les thèmes de son oeuvre métapolitique pour lancer de nouvelles séries de BD sur le marché !

Je serai direct: combien de science-fiction y a-t-il dans „Une journée dans la vie de Dimitri Leonidovitch Oblomov“ et dans les autres courtes nouvelles de Faye? Il affirme cependant qu’il s’agit d’une vision d’avenir très réaliste…

Oui, de fait, Faye rêvait d’un partenariat euro-russe où les distances immenses entre la Bretagne  -qu’il aimait parce que son meilleur ami, le nationaliste culturel breton Yann-Ber Tillenon lui avait communiqué le sens de la „bretonnitude“ tout en demeurant son plus fidèle soutien-   et la Sibérie orientale, plus exactement le Kamtchatka, auraient été surmontées par des moyens de communication hyperrapides. Dans sa courte nouvelle, une telle „Fédération“ euro-russe ou euro-sibérienne est devenue réalité. Et, comme je viens de le dire, l’élite de cette „Fédération“ est marquée et formée par une praxis hypertechnicisée et futuriste tandis que les masses populaires vivent à un rythme agraire et conservent, de manière vivante et créative, leurs vieilles racines culturelles celtiques, germaniques ou slaves. Faye réconcilie, dans cette nouvelle, les deux pôles, en apparence foncièrement différents, qui s’opposent au sein des mouvances conservatrices-révolutionnaires voire nationales-révolutionnaires et qui existaient déjà au temps de Weimar: le monde du „Travailleur“ d’Ernst Jünger et l’anti-technicisme de son frère Friedrich-Georg.  

En publiant L’archéofuturisme, Faye opère son retour dans la mouvance néodroitiste en 1998, après avoir passé de nombreuses années dans une sphère apolitique, où il a été animateur de radio et avait tourné le dos à la (méta)politique. Juste avant cette parenthèse, il s’était détaché de la „Nouvelle Droite“ d’Alain de Benoist ou, plutôt, en fut expulsé de manière particulièrement inélégante. Vous avez subi un sort analogue. Aviez-vous des contacts à cette époque? Comment, à votre avis, faudrait-il interpréter le retour de Faye, avec, pour arrière-plan, cette utopie archéofuturiste? Comment caractériser Faye à ce moment-là de son existence?

Le processus de rupture avec Benoist a duré environ huit mois, entre l’été 1986 et mars 1987, avant de devenir définitif. L’université d’été du G.R.E.C.E. de 1986 avait été un fiasco total. Faye a ensuite exprimé ses griefs à l’occasion du colloque annuel de l’association en novembre 1986. En mai 1987, il publie sa lettre d’adieu, rédigée en des termes courtois et modérés. Je l’ai traduite en allemand pour le bulletin de la D.E.S.G. (Deutsch-Europäische Studien-Gesellschaft), qui paraissait à Hambourg. A cette époque-là, grâce au soutien de Jean van der Taelen et de Guibert de Villenfagne de Sorinnes, j’étais parfaitement indépendant de la clique parisienne rassemblée autour de Benoist. Jean-Marie Simar, un ami de Liège, avait édité trois brochures de Faye avec de très modestes moyens: Europe et modernité (à coup sûr, l’essai le plus profond que Faye ait jamais écrit), Petit lexique du partisan européen (la première mouture de Pourquoi nous combattons ?) et L’Occident comme déclin (autre essai magistral qui, hélas, n’a jamais été traduit, pas même en anglais).

index.jpgAprès la rupture entre Faye et Benoist, je n’ai évidemment pas eu les réflexes imbéciles de la secte, en excommuniant à mon tour mon vieux camarade Guillaume Faye. Nous nous sommes vus en août 1987 en Suisse, où Pascal Junod, qui n’était pas encore un avocat renommé, avait organisé une fête paneuropéenne. Faye y a distribué sa lettre d’adieu et y a rencontré un bon paquet d’amis venus des quatre coins de la France et d’ailleurs. J’ai profité de l’occasion pour l’inviter en septembre à Bruxelles, dans les salons de l’Hôtel Métropole (aujourd’hui fermé pour cause de faillite suite au confinement de ce printemps 2020), afin qu’il puisse y présenter un livre et un thème, La soft-idéologie, qu’il avait travaillé et rédigé avec le grand analyste et stratégiste français des médias et des guerres de quatrième dimension, François-Bernard Huyghe. Faye, à l’époque, avait des contacts avec les cercles académiques les plus prestigieux. Sa conférence à Bruxelles sur la soft-idéologie fut la dernière qu’il fit à une tribune de la mouvance dite de „nouvelle droite“. Ensuite, pour moi, il a disparu, sans traces et sans donner signe de vie, dans le labyrinthe des médias alternatifs, polissons mais toutefois notoirement connus sur la place de Paris, où il joua, entre autres facéties, le rôle de Skyman, une sorte de superman vengeur des opprimés, capable d’organiser les plus désopilants des canulars.     

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Son retour, dans un premier temps, a été discret mais, selon sa bonne habitude, percutant. Il accorda un entretien à la rédaction d’une jeune revue à l’époque, Réfléchir & Agir (que l’on trouve dans tous les kiosques de France aujourd’hui). Le thème principal qu’il aborda dans cet entretien était les courants musicaux de l’époque qui auraient pu provoquer un effet de rupture salutaire dans la société et l’espace politique, du moins s’ils étaient impulsés dans la bonne direction par une élite porteuse d’une véritable Weltanschauung alternative. De cette manière, un monde alternatif aurait pu émerger. Un ami commun, qui militait pour diffuser Réfléchir & Agir, nous organisa une rencontre à Bruxelles, parce que Faye souhaitait me revoir avant de réapparaître pour de bon dans la mouvance. Un beau jour du printemps 1998, Faye sonna à la porte de ma maison. Il avait certes pris un coup de vieux car la vie dans le petit monde du „Showbiz“ n’est bien sûr ni paisible ni sobre. Cela avait laissé des traces. Mais nous avons entamé la conversation comme si la dernière réunion de son département „Etudes & Recherches“ avait eu lieu une semaine auparavant. Il était resté joyeux, espiègle et polisson, son rayonnement intellectuel était intact. Il nous expliqua ce que signifiait son concept d’archéofuturisme et annonça à tous les amis présents la parution imminente de son livre sur le sujet. Quelques membres de la section hambourgeoise de „Synergon“ étaient présents, de même que le Dr. Tomislav Sunic. Ce fut l’une des journées les plus inoubliables de mon existence !

Le terme central: „Fédération euro-sibérienne“: Faye, en fait, prend une position dans sa nouvelle, qui s’oppose à la conception que se fait Douguine de l’Eurasie. Faye plaide pour une „Euro-Sibérie“ qui ne comprend que la partie européenne de la Russie. Comment jugez-vous cette position aujourd’hui, en tenant compte de l’arrière-plan des querelles qui se sont faites jour dans les rangs de la nouvelle droite française?

Je pense qu’il ne faudrait pas prendre trop au sérieux les différences perceptibles dans les emplois des termes „Eurasie“ et „Euro-Sibérie“. Certes, Douguine est politiquement plus conséquent car il est derechef ancré dans les réalités de l’histoire russe, ce qui l’oblige à tenir compte des anciennes frontières de l’URSS défunte, où Staline a été, volens nolens, un successeur de Catherine II, la « rassembleuse des terres ». Douguine n’escamote pas de manière simpliste l’histoire de l’Union Soviétique. Faye, en fait, développe et élargit une perspective que l’on trouve tout à la fois chez De Gaulle et chez Thiriart: il espère ainsi faire émerger un „grand-espace continental“ qui serait suffisamment autarcique pour pouvoir résister aux entreprises malveillantes d’autres grands espaces impériaux. Faye est ici disciple de Friedrich List et de François Perroux, lequel avait esquissé des plans pour donner de la cohérence au continent latino-américain afin qu’il puisse s’affirmer contre les menées impérialistes de Washington. Pour Faye, pour Thiriart ou pour Perroux, les Etats, petits et moyens, de l’Europe sont trop exigus et l’Europe seule, sans la Russie-Sibérie, n’est pas suffisamment autarcique pour simplement survivre sur le long terme. La Russie, de son côté, est trop peu densément peuplée pour avoir un poids démographique suffisant, face à des adversaires potentiels.

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Le débat Faye/Toulaev à Moscou.

A Moscou et à Termonde (Dendermonde, Flandre orientale, une petite ville à proximité de Bruxelles), Faye a mené des débats intéressants avec un idéologue national russe, hispaniste et historien de l’art: Pavel Toulaev. Ce dernier critiquait le concept d’Euro-Sibérie dans la mesure où la Sibérie n’a jamais été un sujet de l’histoire et que, dans l’espace sibérien, seule la Russie l’a été et l’est restée, puisque l’empire mongol de Gengis Khan et de ses successeurs a définitivement disparu. C’est la raison pour laquelle Toulaev et l’activiste flamand russophone Kris Roman parlent plutôt d’Euro-Russie. On voit ici qu’il y a une différence notable entre cette perspective euro-russe, qui table sur des peuples de souche purement européenne, et la perspective „touranienne“ que Douguine a faite sienne, suite à d’autres eurasistes du 20ème siècle russe, qu’ils aient été « blancs » ou « rouges ». Quoi qu’il en soit, Faye a toujours été partisan d’une alliance euro-soviétique ou euro-russe, comme l’attestent ses très nombreux articles, parus sur son site, sur celui de Thomas Ferrier ( http://thomasferrier.hautetfort.com ) ou sur mon blog http://euro-synergies.hautetfort.com.

unnamed.jpgIl était, sur ce plan, sur la même longueur d’onde qu’Yvan Blot, un très ancien animateur de la nouvelle droite qui avait aussi rompu avec l’inénarrable de Benoist et qui est, hélas, décédé quelques mois avant Guillaume Faye, laissant un vide énorme dans la mouvance, qui n’est guère perçu dans l’espace germanophone, alors que Blot parlait parfaitement l’allemand. Il n’y a guère de querelles sur ce sujet dans les rangs de la nouvelle droite française actuelle: la plupart des activistes et sympathisants sont plutôt pro-russes, y compris bon nombre de catholiques de la vieille droite, bien que quelques-uns, et non des moindres, soutiennent l’ultra-droite ukrainienne (PS d’août 2020: les événements tout récents de Biélorussie modifieront sans doute quelque peu la donne, wait and see).  

Les Etats-Unis, dans sa nouvelle, connaissent un sort peu enviable, celui d’une implosion. Or Faye, à la fin de sa carrière, a pris parti pour Israël et a défendu une vision très négative de l’islam, qui correspond à celle des néoconservateurs américains, théoriciens du „Contre-Djihad“. Comment expliquez-vous cette mutation dans son discours? Est-ce une posture à prendre au sérieux?

De concert avec d’autres observateurs de la société américaine de ses dernières décennies, comme, par exemple, James Howard Kunstler ou Dmitry Orlov, Faye était convaincu que la trépidance qui sous-tend le dynamisme erratique de la société américaine ne pouvait se maintenir sur le long terme. En plus, pensait-il, les Etats-Unis sont marqués par une idéologie libérale incapacitante, un biblisme irréaliste et anti-scientifique et un moralisme agressif. Ces idéologèmes ne peuvent constituer de véritables fondements politiques, au sens où Carl Schmitt et Julien Freund entendaient et définissaient „le politique“. Sans fondements véritablement politiques, un Empire ne peut durer. Il est alors condamné à entrer en décadence. Dès lors, quand a émergé un gigantesque empire, fictif mais peut-être réel demain, comme la „Fédération“, les Etats-Unis se sont automatiquement ratatinés sur le plan de la puissance parce que, contrairement à la figure mythologique grecque d’Antaios, ils ne puisent pas leur force dans un terreau culturel „tellurique“, en entrant à intervalles réguliers en contact avec la Terre, ne se revigorent pas au contact d’un sol à eux. L’avenir appartient à des empires liés à leurs propres sols, qui construisent leur avenir à partir des forces vives de leur „arkhè“. La „Fédération“ euro-russe, tout comme la Chine ou l’Inde, est un empire de ce type, ancré sur son propre sol. La jeune femme indienne, qui voyage en compagnie d’Oblomov dans la nouvelle de Faye, appartient, elle aussi, à un empire ancré dans ses fondements védiques, comme elle le dit d’ailleurs dans la conversation qu’elle a engagée avec le haut fonctionnaire russe de la „Fédération“. Elle voyage en direction d’un autre empire traditionnel, la Chine, dont elle étudiera les fondements traditionnels sans s’y immiscer.

Couv-elements-53.jpgFaye a été dans les années 80, le fougueux avocat d’une coopération euro-arabe anti-impérialiste. Un colloque euro-arabe, visant un tel objectif, a eu lieu à l’université de Mons en Hainaut en 1985, auquel deux Allemands de la mouvance nationale-révolutionnaire, autour de la revue Wir Selbst,  ont participé: Siegfried Bublies et Karl Höffkes (et, moi, j’étais leur interprète). C’était au temps où le monde arabe était dominé par le nationalisme militaire (Algérie), par le laïcisme, le nassérisme, le baathisme ou l’idéal de la „troisième théorie universelle“ de Khadafi. Depuis lors, la donne a considérablement changé. Les réseaux salafistes et wahhabites saoudiens ont oblitéré toute la scène politico-religieuse arabe. Or le salafisme, le frèrisme et le wahhabisme sont des instruments de l’impérialisme américain tout comme le sionisme. Le salafisme a ébranlé durablement l’Algérie et, plus tard, a déstabilisé l’Egypte et meurtri la Syrie, qui se trouve aujourd’hui dans un bien triste état. Chacun sait aujourd’hui que Brzezinski a soutenu les moudjahiddins afghans et leur a fourni des missiles Stinger, tout en recrutant Ben Laden comme mercenaire saoudien pour combattre les Soviétiques dans les montagnes de l’Hindou Kouch. La situation n’est plus aussi simple, aussi gérable, que dans les années 1980.

Entre 2000 et 2004, Faye s’était lié d’amitié avec le géopolitologue Alexandre Del Valle, qui s’était posé comme l’avocat d’une orientation pro-sioniste. La plupart des observateurs de la mouvance nationale-révolutionnaire et néodroitiste en ont conclu que Faye avait opté pour un pro-sionisme radical. Ce qui est plus patent, ce qu’il serait plus pertinent de dire, c’est qu’il a réagi de manière trop émotionnelle et trop passionnelle, notamment dans son livre La nouvelle question juive parce qu’il en avait marre, plus que marre, d’entendre pérorer un certain Arnaud Guyot-Jeannin, satellite de l’inénarrable de Benoist, qui, avec une jactance aussi débile qu’insupportable, tentait de nous vendre un islamisme superficiel, caricatural et schématique. Les thèses de Del Valle se sont étoffées aujourd’hui et sont présentes dans bien des débats en France et en Italie. Dans son dernier livre, Le projet, il met l’accent sur le rôle des Frères musulmans dans l’émergence d’un indescriptible chaos au sein du monde arabe : la thèse est évidemment pertinente, on ne peut le nier. Del Valle avait commencé sa carrière, vers 1999, en dénonçant très clairement, et à très juste titre, l’alliance secrète entre les fondamentalistes islamistes et les faucons néoconservateurs américains. Sur ce plan, on ne peut pas dire qu’il s’est trompé. Son analyse de la situation en Syrie est également correcte. Mais, ce qu’il ne veut pas dire (ou ne peut pas dire), c’est que le sionisme est aussi un instrument de l’impérialisme américain. Les baathistes de Syrie, les Russes, les Chinois et les Chiites d’Iran ou du Liban forment ensemble, eux aussi, une alliance „contre-djihadiste“. Sans les salafistes, les wahhabites et les sionistes.

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Alain de Benoist s’est exprimé de manière très négative dans la recension qu’il a consacrée au livre de Faye L’archéofuturisme. De Benoist écrivait en conclusion: „Faye esquisse un univers fictif dans lequel je ne voudrais pas vivre“. Puis-je vous demander, tout en restant neutre et objectif, ce qui distingue Faye, le penseur et le provocateur, de ses anciens compagnons du G.R.E.C.E et ce qui rend la lecture de ses textes particulièrement intéressante?

Benoist ne s’intéresse pas du tout à la géopolitique, aux communications (terrestres et aériennes) ou aux hautes technologies (il est tenaillé par un affect anti-techniciste finalement très puéril). Ces désintérêts pour les thèmes concrets expliquent sa réaction négative, outre la haine viscérale qu’il portait à Faye. La vie idéale, pour le bonhomme de Benoist, se déroulerait dans des espaces intérieurs étroits et confinés, bourrés de bouquins et noyés dans un âcre brouillard de fumée de cigarettes, où erreraient aussi quelques chats discrets et fantomatiques qui compisseraient allègrement tapis et fauteuils (j’en ai fait la malodorante expérience dans un certain appartement sis dans une impasse parisienne à proximité du cimetière du Père Lachaise). Bien sûr, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je n’ai rien contre les chats (à condition qu’ils puissent grimper aux arbres avant de venir ronronner près de mon poêle à bois). Je trouve que les chats sont des animaux formidables. Mais, je vous l’avoue, je préfère me promener dans la forêt avec un chien.

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Une planche "publicitaire' dans la BD de Faye, intitulée "Avant-Guerre": la fascination pour les grands projets ferroviaires transparait ici nettement !

Mais, trêve de plaisanterie, je vais, comme vous, essayer d’être neutre et objectif: des centaines de gens ont été actifs dans les cercles et unités régionales du G.R.E.C.E. Chacune de ces femmes et chacun de ces hommes avaient derrière lui un itinéraire personnel, un vécu spécifique, un bagage intellectuel précis, des engouements particuliers voire des dadas agaçants. Beaucoup appréciaient Faye comme homme et, après qu’il eut quitté l’association, beaucoup la quittèrent aussi, remplacés notamment par de très jeunes éléments qui ont gobé tous les ragots vomis par le pontife Benoist. En gros, nous pourrions dire que Faye, comme il l’écrit du reste dans L’archéofuturisme, moquait copieusement le paganisme naïf et rejetaient les dadas (droitiers) sempiternellement répétés. Ceux qui ne pratiquaient pas ce paganisme de pacotille, ceux qui ne cultivaient ni dadas ni obsessions incapacitantes (ce terme est de Faye!) étaient ses camarades. Il faut répéter ici, pour dissiper les méchants ragots, que Faye était un personnage affable, toujours à l’écoute d’autrui pourvu que cet autrui racontait des choses pertinentes, lui faisait découvrir de nouveaux territoires intellectuels ou culturels; il n’aimait pas les polémiques personnelles. Moi, que voulez-vous, je suis un vieux Bruxellois, moqueur et sarcastique, cru et caustique, et je ne peux m’empêcher de me foutre de parigots arrogants et prétentieux qui dissimulent mal leur vide intellectuel derrière leurs vilaines grimaces. C’est ainsi et je paraphraserais volontiers Luther en disant: „Me voici, je ne peux autrement“ (Hier bin ich, ich kann nicht anders).

Guillaume Faye est mort en mars 2019. Vous l’aviez connu pendant des décennies. Quel type d’homme était-il? Quels livres lisait-il en privé? Quelles anecdotes pouvez-vous nous rappeler?  

91dD1-WQymL.jpgJ’ai connu Faye au début de l’année 1976 (ou fin 1975), une journée où il faisait très froid et où il prononçait une conférence à Lille sur l’indépendance énergétique de l’Europe (toujours des thèmes concrets !). Comme je viens de le dire, il était un homme très aimable, amical, toujours bienveillant, jamais agressif. Quand quelqu’un venait à lui en lui faisant entrevoir des perspectives nouvelles, il l’écoutait toujours attentivement (ce fut mon cas, alors que j’étais encore un gamin). Faye avait étudié dans un collège des Jésuites à Angoulême, où il avait reçu une solide formation classique, gréco-latine. De fait, sa culture antique était époustouflante. Il avait lu tout Platon et tout Aristote, avait intériorisé leur savoir et leur sagesse. Plus tard, quand il est venu à Paris pour étudier et qu’il s’est rapproché des cercles premiers de la „nouvelle droite“ dans la capitale française, c’est-à-dire les Cercles Vilfredo Pareto et Oswald Spengler, il s’est mis à lire Jouvenel, Freund, Schmitt et Raymond Ruyer. Plus tard, il découvrit les premiers livres, fondamentaux, de Michel Maffesoli. Ses axes de recherche étaient essentiellement politiques, au sens du politique tel que défini par Aristote, Schmitt et Freund, du politique au sens le plus noble du terme.

Quant aux anecdotes, il y en aurait des centaines à raconter ! Je n’en évoquerai qu’une. Immédiatement après son retour, lors de l’université d’été de Synergies Européennes 1998 qui se déroulait dans le Trentin, Faye est arrivé avec un léger retard à un séminaire sur l’oeuvre de Bertrand de Jouvenel. Le jeune conférencier expliquait très en détails tous les aspects que pouvaient revêtir les concepts forgés jadis par Bertrand de Jouvenel dans ses nombreux ouvrages. C’était complexe et assez fastidieux. Tout d’un coup, Faye a dit: „Minute, j’ai assisté jadis aux cours de Jouvenel en 1967. C’est ainsi qu’il expliquait ces notions…“. Et Faye commença à répéter magistralement les leçons de Jouvenel, comme s’il les avait entendues la veille. Il faut aussi ajouter qu’il avait la faculté de pratiquer ce que l’on appelle désormais „l’art de la mémoire“, soit une méthode que l’on a utilisée en Europe jusqu’au 18ème siècle, pour retenir les lignes d’un discours à prononcer. Comme les orateurs de jadis, Faye griffonnait quelques mots-clefs et quelques flèches sur des bouts de papier minuscules, concevait ainsi ce que les anciens nommaient un „chemin“, ce qui lui permettait, comme eux, de tenir un discours continu pendant deux heures ou plus. Je l’ai vu faire à Bruxelles, le jour où il a présenté son livre prophétique La convergence des catastrophes. Le tout tenait sur le côté pile d‘un sous-bock, le verso étant une réclame pour une cervoise quelconque. J’ai été posément étonné et ai admiré d’autant plus son savoir-faire.

Et pour terminer, cher Monsieur Steuckers, quels projets comptez-vous poursuivre, quelles idées entendez-vous défendre dans un avenir proche?

D’abord, il faut tenir. Je veux maintenir intact le rythme avec lequel je travaille aujourd’hui en gérant les sites et les comptes à mon nom ou à celui de Synergies européennes. Ensuite je souhaite publier et compléter mes archives et les éditer sous forme de livres, avec le concours de mes éditeurs. Ce sera beaucoup de travail. Enfin, je souhaite sillonner l’Europe (mais pas trop!) pour rencontrer ceux et celles qui travaillent avec assiduité pour faire triompher la même Weltanschauung.

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Pour commander la traduction allemande de la nouvelle de Faye: https://www.jungeuropa.de/buecherschrank/192/ein-tag-im-leben-des-dimitri-leonidowitsch-oblomow?c=37

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Pour commander "Guillaume Faye, cet esprit-fusée" auprès des éditions du Lore: http://www.ladiffusiondulore.fr/home/765-guillaume-faye-cet-esprit-fusee-hommages-verites.html

Von der SED in die Corona-Diktatur – das System Merkel

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Stefan Schubert:

Von der SED in die Corona-Diktatur – das System Merkel

Ex: https://kopp-report.de

Dieses Jahr wurde im Namen der Corona-Krise im Schnellschritt der Abbau elementarster Grundrechte umgesetzt. Begonnen hatte diese negative Entwicklung jedoch bereits seit Jahren durch die Regierung Merkel. Im Angesicht dieses nun offenen Trends in Richtung einer im Endeffekt geradezu totalitären Gesellschaft ist eine Neubewertung von Angela Merkels Vergangenheit dringend erforderlich. Nicht nur, dass die Kanzlerin im Unrechtsregime der DDR sozialisiert wurde, sie war Teil dieses Systems und arrangierte sich zudem perfekt mit dem autoritären Überwachungssystem, machte Karriere und genoss Privilegien.

Immer mehr Bürger stellen sich die berechtigte Frage, ob der angeordnete gesellschaftliche und wirtschaftliche Lockdown in dieser Weise gerechtfertigt war. Ob die Einschränkung elementarer Grundrechte in nie dagewesenem Ausmaß nicht viel früher und weitreichender hätte wieder aufgehoben werden müssen.

Die Bundeskanzlerin gehört zu den höchsten Repräsentanten unserer Demokratie, und die Grundlagen einer Demokratie bestehen in der ständigen Debatte mit dem Bürger und dem Hinterfragen von Regierungsentscheidungen, gerade wenn diese die rigidesten Maßnahmen seit dem Zweiten Weltkrieg darstellen. Merkel hatte somit die Pflicht, vor der Bevölkerung jeden Tag aufs Neue zu rechtfertigen, warum diese einschneidenden Maßnahmen weiter aufrechterhalten werden sollten und warum der permanente Ausnahmezustand die durch die Berliner Eliten propagierte neue Normalität sein sollte. Doch diese Diskussion versuchte Merkel mit einer Wortschöpfung abzuwürgen, die nichts Geringeres als eine Verhöhnung der Demokratie und der Bürger bedeutet

Diesen zwingenden demokratischen Diskurs erklärte Merkel zu »Öffnungsdiskussionsorgien«, die es zu beenden gelte.

Dies belegt nicht nur die demokratiefeindliche Einstellung einer Angela Merkel, sondern wie abgehoben, wie empathielos sie dem Volk gegenübersteht. Sie verfügt über keinerlei Gespür für die Sorgen der Bürger, die zu Millionen um ihre Existenz bangen und befürchten, von der Kurzarbeit direkt in die Arbeitslosigkeit abgeschoben zu werden. Zudem droht 70000 Gastronomiebetrieben durch den Corona-Lockdown der Konkurs, und Zoos stellten Listen für die Schlachtung der Tiere auf, da sie aufgrund der Schließungen über keinerlei Einnahmen verfügten, um Futter zu kaufen. Und Millionen Menschen, die dieses Land nach dem Krieg wiederaufgebaut haben, sind gezwungen, ihren verbleibenden Lebensabend in der Isolation von Alten- und Pflegeheimen zu verbringen.

Angesichts dieser Zustände äußerte sich die Kanzlerin genervt, wenn Debatten und Antworten eingefordert wurden – »Öffnungsdiskussionsorgien«, die es zu beenden gelte; das war das Einzige, was der Kanzlerin dazu einfiel. Darum stellt sich heute umso dringender die Frage: Wie wurde Angela Merkel zu der, die sie heute ist?

Angela Merkel – Profiteurin und Teil der SED-Diktatur

Im Netz kursieren zahlreiche Behauptungen, die Angela Merkel eine Spitzeltätigkeit für die Staatssicherheit unterstellen. Zwar war Merkel gerade am Anfang ihrer politischen Karriere von einem dichten Netz von Stasi-Top-Informanten wie Wolfgang Schnur umgeben, doch der ultimative Beweis der Existenz von »IM Erika« (angeblicher Deckname Merkels bei der Stasi) konnte bisher nicht erbracht werden. Zur umfangreichen Information sei der gut recherchierte Artikel »IM Erika – eine Spurensuche« auf der Website hubertus-knabe.de empfohlen.

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Der Historiker Knabe war unter anderem Gründungsdirektor der Gedenkstätte im früheren zentralen Stasi-Gefängnis Berlin-Hohenschönhausen, bis ihm durch den sozialistischen Berliner Kultursenator Klaus Lederer (Die Linke/SED) mit einer fadenscheinigen Begründung gekündigt wurde Doch auch ohne den Fall »IM Erika« abschließend bewerten zu können, wird eines bei den Recherchen zu Merkels familiärem und politischem Werdegang deutlich: Sie war umgegeben von einem Netzwerk sozialistischer Ideologen, die dem SED-Stasi-System angehörten. Besonders prägend für Merkels politische Ausrichtung war unzweifelhaft ihr Vater.

Hubertus Knabe schreibt dazu:

»In vielen Internet-Veröffentlichungen wird auch darauf hingewiesen, dass Angela Merkels Vater Anhänger des SED-Regimes oder sogar IM der Stasi gewesen sei. Tatsächlich siedelte er 1954 als Pfarrer aus Hamburg in die DDR über und beteiligte sich an führender Stelle an der Zerschlagung der damals noch gesamtdeutschen Organisation der Evangelischen Kirchen. Er war Mitglied des Stasi-gesteuerten ›Weißenseer Arbeitskreis‹ sowie der kommunistisch gelenkten Christlichen Friedenskonferenz (CFK). In Kirchenkreisen galt er deshalb als der ›rote Kasner‹, wie der Mädchenname Merkels lautet.«

9783929886375.jpgDer Autor der Jungen Freiheit, Hinrich Rohbohm, hat zudem für sein Buch System Merkel monatelang im Umfeld von Merkels Familie recherchiert. Demnach lehnte ihr Vater nicht nur die Wiedervereinigung, sondern auch die Gesellschaftsordnung der BRD ab. Am Abendbrottisch der Familie wurde ebenso intensiv über Politik gesprochen wie bei den regelmäßigen Treffen seines politischen »Hauskreises«, an denen auch Angela Merkel rege teilnahm. In Konflikt mit der SED-Diktatur kamen weder die Familie noch Merkel; ganz im Gegenteil, sie waren Teil der privilegierten Oberschicht und besaßen neben einem Dienstwagen auch einen Privatwagen. Ferner waren der Familie zahlreiche Russlandaufenthalte sowie Westreisen gestattet. Der SED-Staat ermöglichte Merkel zudem das Abitur und ein Physikstudium an der »roten« Karl-Marx-Universität in Leipzig, die als deutlich SED-konformer als andere Hochschulen galt. Ein Klassenkamerad Merkels erinnert sich, dass diese am Ende ihrer Schulzeit an den FDJ-Aktivitäten ihrer Abiturklasse führend mitwirkte. Auch an der Karl-Marx-Universität, wo die ideologische Indoktrination stark ausgeprägt war und es von Stasi-Mitarbeitern nur so wimmelte, übernahm sie FDJ-Funktionen. Gemäß Rohbohms Recherchen wurde Merkel von Kommilitonen als FDJ-Funktionärin bezeichnet, die Studenten »auf Linie gebracht« habe.

Weiterhin beschreibt Knabe den späteren Personenkreis, in dem sich Merkel bewegte:

»Tatsächlich waren wenigstens drei ihrer Kollegen am Zentralinstitut beim Staatssicherheitsdienst als Informanten erfasst: Hans-Jörg Osten (IM ›Einstein‹), Frank Schneider (IM ›Bachmann‹) und Michael Schindhelm (IM ›Manfred Weih‹). Mit Letzterem, den PDS-Kultursenator Thomas Flierl 2005 zum Generaldirektor der Berliner Opernstiftung berief, teilte sie sich eine Zeit lang ihr Büro. Als sie 1989 zum Demokratischen Aufbruch stieß, arbeitete sie mit einem weiteren Stasi-Informanten, dem ersten Parteivorsitzenden Wolfgang Schnur (IM ›Torsten‹ und ›Dr. Ralf Schirmer‹), zusammen. Im April 1990 wurde sie schließlich stellvertretende Regierungssprecherin unter dem letzten DDR-Ministerpräsidenten Lothar de Maizière, der in MfS-Unterlagen als IM ›Czerny‹ erfasst ist.«

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Im aktuellen Buch des Autors Vorsicht Diktatur! Wie im Schatten von Corona-Krise, Klimahysterie, EU und Hate Speech ein totalitärer Staat aufgebaut wird, wird der gesamte Komplex Merkel in der SED-Diktatur akribisch recherchiert und analysiert.

Auch die Recherchen der Merkel-Biografen Günther Lachmann (Welt) und Ralf Georg Reuth (Bild) haben Widersprüche, um nicht zu sagen Lügen von Merkel über ihre Rolle im SED-Staat enthüllt. So ist es als bewiesen anzusehen, dass sie als FDJ-Sekretärin für Agitation und Propaganda zuständig war.

Merkel bestreitet bis heute ihre Propagandatätigkeit für die SED-Diktatur, doch dem widerspricht ihr damaliger Gruppenleiter Hans-Jörg Osten. In den folgenden Jahren zwang Merkel der CDU kontinuierlich einen immer weiteren Linkskurs auf. Nach der Sozialdemokratisierung folgte die Öffnung der CDU zu Koalitionen mit den Grünen, die immer noch stark von ehemaligen Angehörigen der K-Gruppen geprägt waren und es bis heute sind. Schauen wir uns einmal genauer die Transformation der CDU unter Merkel in Sozialpolitik, Klimapolitik, Finanzpolitik, Wirtschaftspolitik, Energiepolitik, Europapolitik und nicht zuletzt in der Migrationspolitik an, dann ist eine Übereinstimmung mit Positionen des sogenannten demokratischen Sozialismus nicht von der Hand zu weisen.

Die entscheidende Frage im Jahr 2020 angesichts einer immer autoritärer agierenden Bundesregierung ist daher nicht, wie viel totalitärer SED-Sozialismus in der ehemaligen FDJ-Funktionärin Angela Merkel steckte, sondern wie viel totalitärer SED-Sozialismus noch heute in Angela Merkel steckt.

Bestellinformationen:

» Rainer Mausfeld: Angst und Macht, 128 Seiten, Paperback, 14,00 Euro – hier bestellen!

» Stefan Schubert: Vorsicht Diktatur!, 320 Seiten, 22,99 Euro – hier bestellen!

Montag, 17.08.2020

Tim Marshall’s Prisoners of Geography

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Tim Marshall’s Prisoners of Geography

Tim Marshall
Prisoners of Geography: Ten Maps That Tell You Everything You Need to Know About Global Politics
London: Elliot and Thompson (2015)

The physical realities that underpin national and international politics are too often disregarded in both writing about history and in contemporary reporting of world affairs. Geography is clearly a fundamental part of the “why” as well as the “what.”

prisonersgeo-200x300.pngEver since I was a small child, roughly from age three or four, I remember staring transfixed at any map I could get my hands on. Atlases, globes, wall charts, everything to satisfy my voracious appetite for map-reading. It’s important to not confuse the map for the territory, but a map is a story of the territory, for those who know how to read it. I would scan maps for hours on end, learning to the best of my ability the various geographical features, the names of countries, cities, and capitals. Much of it I still remember even at my embarrassingly advanced age. So, it should come as no surprise to anyone that I was positively giddy when I heard that a book about maps that explain the world exists. And indeed, Prisoners of Geography: Ten Maps That Explain Everything About The World [1] claims that such maps exist.

The premise of the book is remarkably solid — you could even call it self-evident: the foreign policy and geopolitical decisions made by world leaders are constrained by geography, that nations, states, and leaders are in many ways prisoners of geography. For example, no matter the political system or leadership structure, a leader of Russia has an interest in exerting influence over Poland [2] due to the geography of the European Plain, which is narrowest in Poland — therefore, control of Poland means control of the land gateway between Western Europe and Russia. A Chinese leader, irrespective of political system or leadership structure, has an interest in controlling Tibet, given that all of China’s major and life-giving rivers spring from the Tibetan plateau. And an American state, regardless of political system or leadership structure, must control the port of New Orleans and its gates to the outside world – Florida, Cuba, and the Caribbean. Only then can the world oceans communicate with the vast inland of the North American continent through the many navigable waterways of the Mississippi-Missouri watershed. And of course, dreams of a politically united Europe remain just that: dreams. Unlike North America, a map of European watersheds [3]reveals a patchwork of medium and small riverbeds, with the notable exceptions of the Danube, Dniepr, Don, and Volga.

But aside from the great insights with regard to geography, Tim Marshall’s erstwhile effort gives us a case study of what mistakes smart and insightful people make when they are blinded to certain realities of the world. Indeed, how can the author — a British journalist and international correspondent in good standing — do something as crass as noticing the biological realities of nation and race?

A good example of the inner contradictions within the book itself resulting from race-blindness, and more importantly, blindness to racial conflict, arise when comparing and contrasting chapter 3 (which deals with the United States) and chapter 7 (which deals with India and Pakistan).

Marshall rightfully criticizes Pakistan as having no internal cohesive mechanism outside of Islam and opposition to India given that Pakistan consists of several squabbling ethnic groups. It’s dominated by and resentful of a Punjabi majority, and Marshall predicts a turbulent future for it. But he also gleefully predicts that the United States will keep on going, even as it wanes in power, completely ignoring the problem posed by the emergence of ethnic groups resentful of America’s historic people who are now on the way to becoming a minority. The crux of the argument for America’s continued wealth and power is predicated on the assumption that the port of New Orleans, connecting the Mississippi watershed to the Gulf of Mexico and the Florida peninsula — the gateway between the Gulf and the sea — will remain in American hands. But it is precisely these lands in America that are facing intense replacement migration. A majority Hispanic Florida might choose to leverage its geographic position, possibly in concert with Cuba and other Caribbean nations, and dictate terms to America’s inland, whose navigable rivers are meaningless without access to the high seas. Marshall describes the absolute necessity of the Mexican-American war and the importance of pushing the potentially hostile Mexican state far away from the port of New Orleans, but fails to see the danger that a majority-Hispanic Texas, or even Louisiana, could have on that same port. If the loyalty of the Pakistani Pashtuns to the regime in Islamabad cannot be counted on, can American Hispanics, especially Mexicans, be counted on to be loyal to the regime in Washington?

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Nowhere are the epicycles explaining away racial and ethnic differences more obvious than in the section on South America. The wealth of Chile, Argentina, Uruguay, and the Brazilian states of Rio Grande do Sul and Santa Catarina is due to the Rio de la Plata and the natural harbor of Buenos Aires, and in no way due to the white majority in South America’s Southern Cone. Or could it be that European settlers had the foresight to settle these productive regions? Hmm. Either way, a good deal of rationalization could be done away with if only the element of race were to be taken into account. Sadly, what could be an excellent exploration of African geography in chapter 5 descends into similar epicycles.

What can we, as Dissident Rightists and white nationalists, garner from this book? First of all, let’s look at the situation in America. Whites on the North American continent have leveraged the interconnectedness of its waterways to great effect and wealth, but, as mentioned before, the economic utility of the Mississippi-Missouri watershed depends on control of the gates of New Orleans and Florida. Many people assume that the Midwest, possibly the Pacific Northwest, and parts of inland Canada could become a homeland for whites on the North American continent. However, without control of New Orleans and Florida, or at the very least parts of the East Coast, such a country would have no means of entering the Atlantic and coordinating with Europe — preventing the cross-Atlantic cooperation that we have hitherto had for better or worse. Absent the Rio Grande, there are precious few natural barriers between the proposed Midwestern-Pacific Northwestern white homeland and Mexico — opening up the state to hostile invasion and infiltration. All of these factors will dictate the extent and borders of the proposed new homeland. It is important to remember that the USA and Canada took the shapes they took due to geographic expedience and constraints.

Second, we must look to Europe and her defenses. I’ve already written extensively about the possibility of a European alliance to defend the continent’s borders [5]. Geography works to our advantage here — Europe is easily defensible from the south and south-east, and extra layers of defense can be added by exerting influence on the Mediterranean’s south and Eastern shores. [6] The Atlantic to the West seems to be an unlikely route of attack, as does the Arctic to the north (although, as chapter 10 points out, the Arctic is now very much in play as icebreaker technology advances and the polar ice cap recedes). This leaves the East and our old friends of Velikaya Rus, whose loyalty to a potential alliance of European nations and potential imperial ambitions on Europe are something we have yet to determine. Poland will once again take center stage in world history, as it is there that the European plain is narrowest.

Thinking about maps and geography is good for its own sake, too. Obviously, it is fun, but more importantly, we who would be thinkers and rulers must of necessity take into account the facts on the ground; including the literal ground, the climate, the populations, the tides and ebbs and flows of rivers, the mountains, the woods, the deserts, and the seas. The land speaks.

But maps and lands do not tell the whole story. History and the future are tales not only of geography, but also of biology. Tim Marshall is fond of pointing out that geography is destiny, that nations and leaders are prisoners of geography. Our movement’s most emblematic maxim is that demographics are destiny. But a view of one without the other is incomplete. Just as a man needs two eyes to see properly, to perceive depth and nuance, so too does a geopolitical thinker need both geography and biology.

In any case, I warmly recommend everyone imbibe this excellent tome. Unfortunate though his blind spots may be, Marshall has much to teach us.

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Article printed from Counter-Currents Publishing: https://www.counter-currents.com

URL to article: https://www.counter-currents.com/2020/08/prisoners-of-geography/

URLs in this post:

[1] Prisoners of Geography: Ten Maps That Explain Everything About The World: https://www.goodreads.com/book/show/25135194-prisoners-of-geography

[2] exerting influence over Poland: https://www.counter-currents.com/2019/09/barbarians-from-the-east/

[3] map of European watersheds : https://www.thegeographeronline.net/uploads/2/6/6/2/26629356/3622986_orig.jpg

[4] here.: https://www.counter-currents.com/the-world-in-flames-order/

[5] European alliance to defend the continent’s borders: https://www.counter-currents.com/2020/04/good-fences-make-good-neighbors/

[6] exerting influence on the Mediterranean’s south and Eastern shores.: https://www.counter-currents.com/2020/04/mare-nostrum/

[7] our Entropy page: https://entropystream.live/countercurrents

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Au Touring Café de Hossegor: réflexions ironiques sur les masques et le covid-19

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Au Touring Café de Hossegor: réflexions ironiques sur les masques et le covid-19
Christian Garrabos

(via Facebook)

Hier, comme prévu, je suis allé prendre mon café au centre-ville d’Hossegor (au Touring, pas au Sporting comme je l’avais écrit !)

Port du masque obligatoire dans la ville. J’ai donc mis le mien. Tout le monde sait que je suis particulièrement discipliné ! (héhé…).

Dès l’instant où j’ai été mettre de l’argent dans l’horodateur, j’ai constaté que cette règle n’était pas respectée par tous, loin de là… et ce n’était pas que les jeunes qui oubliaient ce nouvel appendice. Arrivé au café, assis en vue du va-et-vient des passants. Je me suis mis à compter…

Très vite, je me suis dit qu’il serait intéressant, de séparer les jeunes des moins jeunes… (Je n’emploierais pas le qualificatif de « personnes à risque », tellement vague et subjectif, d’autant que les jeunes peuvent eux aussi, être à risques !)

Aussi vite, je me suis dit qu’il y avait les jeunes, réellement jeunes, moins de 30 ans… et les jeunes, un peu moins jeunes… Dans la même réflexion, je me suis dit qu’il serait intéressant de trouver le pourcentage de ceux qui portent un masque par rapport à ceux qui n’en portent pas dans leur catégorie d’âge… Sinon, mes chiffres risquaient de manquer de pertinence, n’est-ce pas ?

Il aurait été bien aussi, de voir quel est le nombre de ceux que ne portent pas un masque étant debout dans la rue, mais mangeant une glace. Et de ceux qui sont assis à la terrasse d’un bar, et qui voient passer des centaines de personnes à moins de 1 mètre d’elles !... Les mêmes et d’autres que j’ai retrouvés allant à la plage, sans masque cette fois-ci, et se croisant à touche-touche dans les allées menant à la plage !

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Pour résumer, avec tout ça j’étais un peu perdu pour assurer la pertinence et la fiabilité des statistiques que je voulais faire… Je dirais même que je me suis totalement perdu… Bref, à vue de nez (hihihi…), je pense que pas loin de 20 % des gens ne portaient pas de masque !

Je me suis posé alors une autre question… (C’est grave docteur ? Je n’y peux rien, je suis comme ça, depuis tout petit, en plus !) Dans tous ces gens que je voyais, combien étaient porteurs du virus ?

Je viens de lire les statistiques données par le journal Sud-ouest ce matin, ici, le taux de contamination est de 1,9 individu pour 100 000…, c’est dire que sur tout Hossegor, y compris Capbreton et les alentours, il doit y en avoir 1 ! Pas de bol de le croiser juste au moment où il postillonne !

Je parlais de statistiques officielles… La réflexion qui m’est venue devant mon café : comment arriver à connaitre le nombre de gens qu’un « positif » (pas un malade…) contamine, alors que l’on ne connait pas le nombre réel de malades ? Des projections ? Certes, mais sur des échantillons non représentatifs !

Et surtout, comment peut-on affirmer que la seconde vague se prépare, avec des malades qui ne sont pas malades, alors que les vrais malades sont en diminution et que le nombre de morts journaliers ne doit pas excéder celui que l’on aurait avec toutes les maladies liées à des insuffisances respiratoires ?

Vu les questions que je me suis posées, comment se fait-il que l’on ait des statistiques aussi simplistes, avec des critères de validité qui changent chaque semaine…

Quand je lis les données qui nous sont présentées par le bon professeur Salomon, et ce, depuis plus de six mois, j’ai la même sensation que celle que j’avais, les soirs de cuite, alors que je devais rendre un devoir auquel je n’avais rien compris et dans lequel il fallait bien que je donne quelques conclusions !

Certains d’entre vous auront peut-être vu à la télé, comme moi, fin mars, début avril, un homme présenté comme statisticien à l’Institut Pasteur, qui parlait du taux de dangerosité du virus, affirmer : « j’ai eu une intuition ! »
Admirable !

C’est vrai que l’on peut faire des statistiques sur les tirages de cartes et interpréter cela.
N’est-ce pas de la Chiromancie ?

Notes sur le commerce des Ménapiens

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Porcs antiques génétiquement reconstitués sur l'ancien territoire des Ménapiens.

Notes sur le commerce des Ménapiens
Sam D'roo

"Les Ménapiens étaient très réputés à l’époque romaine, pour leurs jambons. Ils étaient des produits de luxe que l’on offrait. Pour ces salaisons, les Ménapiens avaient besoin d’un produit indispensable : le sel. Ce sel était produit en grandes quantités sur les rivages de la façade maritime de la cité, depuis l’époque gauloise (Site de bray-Dunes) jusqu’au IIIe siècle. L’eau très salée, la saumure, était mise à chauffer dans des petits récipients, les godets, posés sur des fours à grille ou à pilier. Le sel était produit par évaporation de la saumure.

Dans la partie française du territoire, en bordure de la Colme, ainsi que dans la partie belge, plusieurs ateliers de fabrication de sel ont été retrouvés. On y retrouve beaucoup de ces piliers de four.

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Jambon de porc antique reconstitué

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Les fabricants de sel étaient des salinatores. Deux inscriptions retrouvées à Rimini mentionnent les salinatores originaires des cités des Ménapiens et des Morins. Ils offrent une dédicace de remerciement à un centurion de la légion V Victrix, basée sur le Rhin (entre 70 et 79 ap.), avec lequel ils commercent très probablement.
Enfin, tout au nord de la cité des Ménapiens, deux sanctuaires dédiés à la déesse Dea Néhalennia ont été mis en évidence par des stèles, des autels et des inscriptions. Il s’agit d’une déesse du sel qui protège les marins et marchands de sel." (OC 08 : Les Ménapiens, 23 avril 2020 in Les Patrinautes.fr)

"Mais si les Ménapiens et les peuplades voisines, abrités contre l'influence étrangère par les sables et par les eaux, demeurèrent Germains sur la frontière de la Gaule romaine, le contact des hommes du Midi n'en fut pas moins pour eux une cause puissante de progrès et de développement social. L'histoire a conservé quelques traces de l'activité que prit alors leur commerce naissant. On voit d'abord apparaître sur la table des Romains les viandes salées de la Ménapie, et les oies nourries dans les mêmes parages, qu'on amenait par centaines en Italie en leur faisant traverser les Alpes. Les étoffes de laine grossières mais chaudes qu'on tissait en Belgique. étaient recherchées à Rome pour les habillements d'hiver dès le premier siècle de l'ère chrétienne. Arras est indiqué comme le lieu où leur fabrication devint le plus importante ; mais il n'est pas douteux qu'elle ne se répandît tout le long du littoral, puisque les âges suivants nous la montrent déjà familière aux habitants de la Frise. Les salines établies sur la côte même, et où les indigènes tiraient le sel des eaux de la mer en les faisant évaporer à l'aide du feu, prirent assez d'importance pour que les sauniers ménapiens fissent ériger à Ancône une statue monumentale en l'honneur d'un officier romain, de la protection duquel ils avaient sans doute à se louer. L'état florissant de la navigation est démontré par les autels votifs que les marchands faisaient élever à Néhalennia et à Neptune pour leur rendre grâce du succès de leurs entreprises. On en a retrouvé plusieurs dans une partie de l'île de Walcheren, aujourd'hui submergée par les flots, et il n'est pas douteux qu'un plus grand nombre n'ait été détruit partout où ils restaient à découvert après la conversion des peuples du Nord au christianisme." (Henri Guillaume Philippe Moke, Moeurs, usages, fêtes et solennités des Belges, Volume 1, Bruxelles : A. Jamar, 1854, p.57-58)

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"La situation topographique des sites de Steene-Pitgam est très proche de celle des Noires Terres à Ardres et des sites de Cappelle-Brouck. Ils sont localisés au bord de la zone de contact entre les limons et les dépôts marins de la transgression dunkerquienne à une altitude comprise entre 2,5 et 5 m. Les sites salins de la côte flamande sont situés en net retrait de l'ancien rivage. L'implantation en retrait du littoral, dans des zones marécageuses, est induite par le contexte géographique : ces marécages étaient inondés par la marée et ils permettaient de profiter de retenues naturelles dans lesquelles pouvait s'opérer la concentration de la saumure." (Hannois Philippe. Répertoire céramique ménapien et données nouvelles sur la fabrication du sel. In: Revue du Nord, tome 91,n°333,1999. Archéologie de la Picardie et du Nord de la France. pp. 116)

mercredi, 19 août 2020

Pourquoi Poutine s'intéresse-t-il désormais à la Biélorussie ?

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Pourquoi Poutine s'intéresse-t-il désormais à la Biélorussie ?

par Jean-Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu

Contrairement à ce que nous pensions et avions écrit dans un article du 12/08, intitulé La Biélorussie, la « dernière dictature d'Europe » Vladimir Poutine semble désormais prêt à soutenir, y compris militairement, le président biélorusse Alexandre Loukachenko au cas d'une intervention des Occidentaux.

Ceux-ci pourraient être tentés, comme le demande actuellement la Pologne, d'appuyer les manifestations incessantes de citoyens biélorusses protestant contre la réélection de Loukachenko qu'ils considèrent comme le résultat de fraudes électorales massives de la part du pouvoir. Notons en passant que des manifestations similaires en soutien de Loukachenko se produisent ailleurs.

L'appui occidental pourrait se traduire par des interventions militaires provenant des Etats de l'Otan proches de la Biélorussie, Pologne et Etats Baltes notamment. Nul n'ignore que les Etats-Unis en profiteraient pour rétablir leur influence dans cette région, influence actuellement très en recul.

Ceci justifie le fait que Vladimir Poutine, qui paraissait jusqu'à présent se désintéresser de l'avenir politique de Loukachenko, semble désormais prêt à le soutenir, y compris là encore militairement. Mais ceci serait au prix de l'acceptation par Minsk d'une entrée dans la Fédération de Russie, c'est-à-dire d'une perte d'autonomie politique au profit de Moscou. Il semble désormais que Louchachenko pourrait s'y résigner.

Dans l'immédiat, Moscou vient d'annoncer le déploiement de missiles tactiques à courte portée Iskander-M, à capacités tant conventionnelles que nucléaires, sur les frontières de la Biélorussie, prêts à intervenir en cas d'invasion de l'OTAN. Les militaires russes ont même laissé dire que pourraient s'y joindre, si nécessaire, des missiles hypersoniques. L'emploi de missiles air-sol Kinjai portés par des Mig 31 et pouvant atteindre Mach 10, avec une portée de 2 000 km portée, est notamment envisagé.

Il ne s'agit encore que de simples menaces . Mais elles permettent d'ores et déjà à Vladimir Poutine de démontrer l'intérêt stratégique de tels missiles face aux armes conventionnelles de l'US Air Force. La leçon ne sera pas perdue par le Pentagone, qui cherche actuellement l'accord du Congrès pour faire réaliser ses propres missiles. Mais ceux-ci auront toujours un retard technologique face aux missiles russes.