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lundi, 22 mai 2017

Dilthey en su centenario Ignacio Gracia Noriega

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Dilthey en su centenario

Ignacio Gracia Noriega

Jose Ignacio Gracia Noriega ofrece una conferencia con ocasión del centenario de Guillermo Dilthey (1833-1911), en particular sobre aspectos literarios, seguida de un interesante coloquio con intervención de Gustavo Bueno, Tomás García López... (Escuela de Filosofía de Oviedo, 28 de febrero de 2011)

http://www.fgbueno.es/act/efo006.htm

Notre ami le Michéa

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Notre ami le Michéa

Pierre Le Vigan*,

urbaniste, essayiste

Ex: http://metamag.fr 

Jean-Claude Michéa a souvent dit lui-même qu’il écrivait toujours le même livre. C’est exact. Et pourtant, aucun de ses livres ne laisse indifférent. Car Michéa creuse et renouvelle toujours le sillon qu’il a lui-même ouvert. S’il n’y a pas de thèses nouvelles dans Notre ennemi le capital, on ne cesse de voir des points de vue neufs qu’ouvre la critique des illusions du progrès que produit l’auteur depuis plus de 15 ans. La gauche, en tant qu’elle est devenue essentiellement progressiste, est devenue le contraire du socialisme : telle est la thèse de Michéa.

Ce socialisme, on a reproché à Michéa de ne pas le définir, ou de le réduire à la décence du peuple, la décence commune des gens ordinaires. Cette décence est bien évidemment nécessaire, pour autant, elle n’a jamais été considérée par l’auteur comme ouvrant par elle seule au socialisme. Celui-ci, Michéa le définit, comme Proudhon, et comme le dernier Marx (qui rejoignait le premier Marx dans son a-scientisme), comme une autre organisation du pouvoir : de bas en haut, et de la circonférence au centre. C’est le fédéralisme, ou encore le communalisme libertaire. Il veut du commun et du public autant que possible, mais de l’État pas plus que nécessaire. Il donne au bien commun toute sa place, à l’intérêt privé rien que sa place. C’est un anarchisme qui recherche un ordre, sinon sans État, du moins avec un État le moins envahissant possible. C’est le contraire de l’ordre actuel, où l’État met ses moyens au service de plus en plus de marchandisation forcée de la société.

Jean-Claude Michéa éclaire toutes les raisons de se prononcer pour l’économie au sens d’Aristote (le soin de la maison, y compris les grandes maisons que sont les peuples) contre la chrématistique, contre le progrès mais pour des progrès, contre l’idéologie No border mais pour le local « moins les murs » (c’est-à-dire l’universel selon Miguel Torga), contre le revenu universel (p. 293) entérinant l’éviction des classes populaires, qui cesseraient de chômer pour être définitivement assistées, contre la double tyrannie du droit et du marché, qui s’alimentent l’un l’autre.

Ainsi, Michéa défend à la fois le socialisme et la cause du peuple, un peuple actuellement renvoyé, territorialement, symboliquement et idéologiquement, dans les périphéries (bien étudiées par Christophe Guilluy) d’un pouvoir auquel correspond bien l’expression de « capitalisme cool » (Thomas Frank, The conquest of cool) ou encore de tyrannie souriante. Si le capitalisme est avant tout « l’histoire d’une révolution permanente » (Joyce Appleby), et ce d’abord dans le domaine culturel, Michéa plaide pour le droit, qui est celui du peuple, à des permanences, à des sécurités. C’est ce qui fait taxer Michéa de « conservateur ». Ce n’est pas si faux. Sauf que, pour conserver ce qui mérite de l’être, il faut aujourd’hui être révolutionnaire. Donc s’inscrire dans tout autre chose que le bougisme actuel.

Jean-Claude Michéa, Notre ennemi le capital, Climats-Flammarion, 316 pages, 19 €.

Connaitre les ouvrages de Pierre Le Vigan : cliquer ICI

dimanche, 21 mai 2017

Sylvain Tesson On n'est pas couché 20 mai 2017

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Sylvain Tesson

On n'est pas couché 20 mai 2017

Sylvain Tesson - On n'est pas couché 20 mai 2017 #ONPC

On n'est pas couché
20 mai 2017
Laurent Ruquier avec Vanessa Burggraf & Yann Moix
France 2
#ONPC

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http://www.france2.fr/emissions/on-n-...

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Vingt utilisations pratiques avec du Coca-Cola : preuve que le Coca n’a pas sa place dans le corps humain

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Vingt utilisations pratiques avec du Coca-Cola : preuve que le Coca n’a pas sa place dans le corps humain

Ex: http://oragesdacier.info 

 
Coca-Cola est la marque la plus célèbre de l’histoire, et « Coca » est le deuxième mot le plus connu au monde après «bonjour». Cependant, la boisson en elle-même est un poison absolu pour le métabolisme humain. Niveau acidité, le Coca est très proche de celui de l’acide sulfurique et par conséquent il peut nettoyer des surfaces équivalentes et souvent mieux que de nombreux produits ménagers toxiques.Le Coca est moins cher et plus facile à acheter dans certains pays du tiers monde contrairement à l’accès à l’eau potable. Coca utilise la « propagande des relations publiques» pour convaincre les consommateurs et des nations entières qu’il s’agit d’une «société de l’environnement », alors qu’en réalité elle est liée à la pollution, aux pénuries d’eau, et à certaines maladies. 
 
Les personnes qui consomment des boissons gazeuses telles que le Coca augmentent de 48% le risque d’avoir une crise cardiaque et de faire un AVC, comparé aux personnes qui n’ont jamais bu de sodas ou seulement occasionnellement. Une étude publiée dans la revue Respirology révèle que la consommation de boissons gazeuses est également associée au cancer du poumon et aux troubles respiratoires comme l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

La carbonatation du Coca entraîne une perte de calcium dans les os à cause d’un processus en 3 étapes :  
1. La carbonatation irrite l’estomac.
2. L’estomac «soigne» l’irritation de la seule façon qu’il connaisse, Il ajoute de l’antiacide à sa disposition: le calcium. Il l’obtient à partir du sang.
3. Le sang, alors faible en calcium, se réapprovisionne à partir des os. S’il ne le faisait pas, la fonction musculaire et cérébrale serait gravement compromise. Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Un autre problème avec la plupart des Coca est qu’elle contient également de l’acide phosphorique (pas le même que la carbonatation, qui est le dioxyde de carbone mélangé à l’eau). L’acide phosphorique (E 338) ralentit le système immunitaire et puise dans le calcium.

Donc le Coca ramollit vos os (en fait, il les affaiblit et les fragilise) de 3 façons : 
1. La carbonatation réduit le calcium dans les os.
2. L’acide phosphorique réduit également le calcium dans les os.
3. La boisson remplace une solution contenant du calcium, comme le lait ou l’eau. Le lait et l’eau ne sont pas d’excellentes sources de calcium, mais ils en sont quand même.

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Le cancer de l’œsophage était très rare il y a deux générations, aujourd’hui, il est très courant. Le mécanisme de base fonctionne de manière suivante : 
1. Les dommages mécaniques des cellules sont un énorme facteur de risque de cancer. C’est pourquoi les particules d’amiante, par exemple, provoquent le cancer du poumon.
2. Toutes les boissons gazeuses causent le reflux gastrique (acide de l’estomac se levant à travers le clapet de l’œsophage). Celui-ci est plus prononcé lorsque le corps est à l’horizontal (comme dans le sommeil), mais la dose de Coca-Cola et de boissons gazeuses consommée aux États-Unis signifie que le reflux gastrique est bien supérieur à la limite recommandée. Chaque fois que vous buvez une boisson gazeuse, vous allez éructer et avoir de l’acide dans l’œsophage. De combien en trop ? La recherche ne dit pas où est la limite, elle montre seulement que nous sommes nombreux à l’avoir dépassée de beaucoup.
3. L’acide gastrique dissout les tissus : c’est son but. La muqueuse de l’estomac ne pénètre pas dans l’œsophage, de sorte que le bas de l’ œsophage est endommagé par l’acide beaucoup plus fréquemment chez ceux qui consomment des boissons gazeuses que ceux qui n’en consomment pas. Il en résulte une augmentation radicale des mutations cellulaires, et aussi un niveau beaucoup plus élevé de radicaux libres.

20 utilisations du quotidien avec du Coca
Le Coca agit comme un nettoyant acide. La quantité d’acide contenue dans le soda est suffisante pour enlever l’émail de vos dents, ce qui les rend plus sensibles aux caries. Dans les tests effectués sur les niveaux d’acidité des sodas, on a relevé que certains d’entre eux avaient des niveaux de PH très faibles (2,5). Pour mieux visualiser tout ça, prenons comme exemple l’acide sulfurique qui a un pH de 1 et de l’eau pure qui a un pH de 7.
 

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Pour prouver que Coca n’a pas sa place dans le corps humain, voici comment vous pouvez utiliser le Coca de 20 manières différentes en vous en servant comme nettoyant domestique : 
1. Enlève les taches de graisse sur les vêtements et les tissus
2. Enlève la rouille, les méthodes incluent l’utilisation de tissu trempé dans le Coca, une éponge ou même une feuille d’aluminium. Desserre également les boulons rouillés.
3. Enlève les taches de sang sur les vêtements et les tissus.
4. Nettoie les taches d’huile sur un plancher de garage, laissez tremper la tache, puis lavez à grande eau.
5. Tue les limaces et les escargots, l’acide les tue. (rassurant non ?)
6. Nettoie les casseroles brûlées, laissez-le Coca tremper dans la casserole , puis rincez.
7. Détartre une bouilloire (même méthode qu’avec les casseroles brûlées)
8. Nettoie les bornes de la batterie de la voiture en versant une petite quantité de Coca sur chacun d’eux.
9. Nettoie votre moteur; les distributeurs de Coca ont eu recours à cette technique pendant des décennies.
10. Rend les pièces de monnaie brillantes; les tremper dans Coca, elles ne seront plus du tout ternes.
11. Nettoie le coulis : versez du Coca sur le plancher de la cuisine, laissez agir quelques minutes, puis essuyez.
12. Dissout une dent ; Utilisez un récipient hermétique… cela prend un certain temps, mais ça fonctionne.
13. Enlève le chewing-gum des cheveux; faire trempette dans un petit bol de Coca-Cola, laisser quelques minutes.
14. Enlève les taches de porcelaine vitrifiée.
15. Vous avez une piscine sale ? Ajoutez deux bouteilles de 2 litres de Coca, cela efface la rouille.
16. Vous pouvez supprimer (ou faire disparaître) la couleur de vos cheveux en versant du Coca 0 dessus.
17. Enlève les taches de marqueur sur la moquette et les tapis. Mettez du Coca, lavez et nettoyez à l’eau savonneuse.
18. Nettoie les WC ; verser autour de la cuvette, laissez pendant un certain temps, rincez et c’est propre. 19. Du Coca et une feuille d’aluminium apporteront du Chrome pour une haute brillance.
20. Enlève les bandes de peinture sur les meubles en métal. Faire tremper une serviette dans le Coca et le poser sur la surface peinte.

Maintenant, pouvez-vous imaginer ce qui est fait aux parois de votre estomac ? Vous-êtes-vous déjà demandé ce qu’était exactement le Coca-Cola ? 
Après 10 minutes : Le sucre contenu dans un verre de Cola peut causer une «grève» dévastatrice dans le corps. La cause étant l’acide phosphorique qui inhibe l’action du sucre.

Après 20 minutes : Il y a un taux élevé d’insuline dans le sang.

Après 40 minutes : L’ingestion de caféine est enfin terminée. Les pupilles sont en expansion. La pression artérielle augmente parce que le foie dispose de plus de sucre dans le sang. Les récepteurs de l’adénosine sont bloqués empêchant ainsi la somnolence.

Après 45 minutes : Le corps augmente la production de dopamine, qui stimule le centre du plaisir du cerveau. Similaire à la réaction de l’héroïne.

Après 1 heure : L’acide phosphorique se mélange au calcium, au magnésium et au zinc dans le tractus gastro-intestinal, ce qui suralimente le métabolisme. Il y a alors libération de calcium par l’urine.

Après plus d’1 heure : Les effets diurétiques de la boisson entrent « en jeu ». Le calcium, le magnésium et le zinc sont éliminés hors du corps, qui sont une partie des os, ainsi que le sodium. A ce moment, nous pouvons devenir irritable. Toute l’eau, contenue dans un coca cola, est éliminée par l’urine.
 

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Lorsque l’on a une bouteille de Coca Cola fraîche et que l’on en profite, sommes-nous au courant du cocktail chimique que nous mettons dans notre corps ? L’ingrédient actif de Coca-Cola est l’acide ortho phosphorique. En raison de sa forte acidité, les citernes utilisées pour le transport de ces produits chimiques doivent être équipés de réservoirs spéciaux conçus pour des matériaux très corrosifs. 

Ayons un regard sur « l’anatomie » de l’un des produits les plus mis en avant de » Coca- Cola Co. » – Coca- Cola Light sans caféine . Cette boisson contient : Aqua gazéifiée, E150d , E952 , E951 , E338 , E330 , E211.

Aqua gazéifiée - c’est l’eau pétillante. On remue la sécrétion gastrique, cela augmente l’acidité du suc gastrique et provoque des flatulences. On utilise principalement l’eau du robinet filtrée.

E150d – il s’agit d’ un colorant alimentaire obtenu par le traitement du sucre, à des températures spécifiques, avec ou sans addition de réactifs chimiques. Dans le cas de Coca-Cola, on ajoute du sulfate d’ammonium.

E952 – le sodium cyclamate est un substitut du sucre. Le cyclamate est un produit chimique synthétique, a un goût sucré, qui est 200 fois plus sucré que le sucre, et est utilisé comme édulcorant artificiel. En 1969, il a été interdit par la FDA, car celui-ci, ainsi que la saccharine et l’aspartame, ont provoqué un cancer chez les rats.

E950 – l’acésulfame de potassium. 200 fois plus sucré que le sucre, contenant de la méthyl – éther. Elle aggrave le fonctionnement du système cardio-vasculaire. De même, elle contient de l’acide aspartique qui peut également avoir un effet excitant sur ​​notre système nerveux et dans le temps, il peut mener à la dépendance. L’acésulfame est mal dissoute et déconseillée pour les enfants et les femmes enceintes.

E951 – L’aspartame. Un substitut du sucre pour les diabétiques et qui est chimiquement instable à des températures élevées, il se décompose en méthanol et en phénylalanine. Le méthanol est très dangereux car seulement 5 à 10 ml peuvent entraîner la destruction du nerf optique et une cécité irréversible. Dans les boissons chaudes et douces, l’aspartame se transforme en formaldéhyde qui est un carcinogène très élevé. Les symptômes d’empoisonnement d’aspartame incluent : perte de conscience, maux de tête, fatigue, étourdissements, nausées, palpitations, prise de poids, irritabilité, anxiété, perte de mémoire, troubles de la vision, évanouissements, douleurs articulaires, dépression, infertilité, perte auditive… L’aspartame peut aussi provoquer les maladies suivantes : tumeurs cérébrales, sclérose en plaques, épilepsie, la maladie de Basedow, fatigue chronique, maladie d’Alzheimer, diabète, déficience mentale et tuberculose. A la base, cette substance était illégale en raison de ses dangers, mais elle a été de nouveau rendue légale de manière suspecte. 
 

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E338 – L’acide ortho phosphorique. Cela peut causer une irritation de la peau et des yeux. Il est utilisé pour la production de sels d’acide phosphorique de l’ammoniaque, de sodium, de calcium, de l’aluminium et également dans la synthèse organique pour la production de charbon de bois et des bandes de films. Il est également utilisé dans la production de matériaux réfractaires, des céramiques, du verre, des engrais, des détergents synthétiques, la médecine, la métallurgie, ainsi que dans les industries du textile et du pétrole. Il est connu que l’acide ortho phosphorique empêche l’absorption du calcium et du fer dans l’organisme ce qui peut provoquer une fragilisation des os et l’ostéoporose. Il y a d’autres effets secondaires comme la soif et les éruptions cutanées.

E330 – L’acide citrique. Il est largement utilisé dans les industries pharmaceutiques et alimentaires . Les sels d’acide citrique (citrates) sont utilisés dans l’industrie alimentaire en tant qu’acides, conservateurs, stabilisants, et dans le domaine médical pour la conservation du sang – . 

E211 -Le benzoate de sodium. Il est utilisé dans la production de certains produits alimentaires à des fins anti-bactériennes et anti-fongiques. On le trouve souvent dans les confitures, jus de fruits et les yaourts aux fruits. Il n’est pas recommandé pour les asthmatiques et les personnes qui sont sensibles à l’aspirine. Une étude menée par Peter Piper de l’Université de Sheffield en Grande-Bretagne, a constaté que ce composé provoquait des dommages importants de l’ADN. Selon Peter, le benzoate de sodium, qui est un composant actif dans les agents de conservation, ne détruit pas l’ADN, mais il le désactive. Cela peut conduire à une cirrhose et des maladies dégénératives telles que la maladie de Parkinson.

Ainsi, le Coca-Cola est incontestablement un produit très utile. Mais un conseil, utilisez-le uniquement à des fins qui n’incluent pas sa consommation !

12:30 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, coca-cola, sodas, consommation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Nouveau Gouvernement Macron : ultra-libéralisme, soumission à Bruxelles et bellicisme

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Nouveau Gouvernement Macron : ultra-libéralisme, soumission à Bruxelles et bellicisme

Nous avons un nouveau gouvernement. Qu'importe, d'ailleurs ! C'est Macron qui gouvernera, ou plutôt l'éminence noire Attali ; l'un des maîtres du monde les plus redoutables, Rothschild ; l'UE des banksters et l'Amérique profonde des néo-conservateurs. Et ce gouvernement, sans doute très provisoire, n'est là que pour flouer les futurs électeurs aux Législatives.

D'ores et déjà, quatre tendances:

- Ultra libéralisme,

- Soumission à Bruxelles,

- Mise en place du Nouvel Ordre Mondial, totalitaire (un seul Parti), liberticide, asexué..

- Préparation aux guerres...

L'ultra libéralisme saute aux yeux. Peu importe d'ailleurs que l'on se dise de gauche, de droite, du centre, il suffit de voir arriver Gérard Collomb, grand bourgeois partisan de la mondialisation malheureuse, ou au Travail (quelle provocation !) Muriel Pénicaud, engagée dans les multinationales notamment du CAC40. La contestation sera dans la rue, et de masse ! Surtout avec le grand perdant de la Primaire, Bruno Le Maire, parrain des jobs à 5 euros (http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-cr...), qui hérite de l'Economie. L'homme est choisi par Macron pour son libéralisme impitoyable...
 

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La TOTALE soumission à Bruxelles passera entre autres par deux Européistes acharnées, la Modem De Sarnez pour toujours plus d'UE des banksters, et horreur suprême, pour le TAFTA (https://www.libre-echange.info/veille/article/vote-desast...), et la « centriste » Goulard, ne voyant pas l'austérité dans les politiques actuelles, et adversaire résolue de la liberté d'information sur le Net. Cette politique de folle soumission à Bruxelles sera totalement contraire aux intérêts des Français. Et au numérique, voici un homme issu de la diversité, d'une famille marocaine, pour créer des « French Bureau ». On est loin d'un Montebourg...

Le Nouvel Ordre Mondial (NWO) cher à Attali se met INSIDIEUSEMENT en place, dès ce mercredi matin avec l'annonce du choix des rythmes scolaires par nos écoles, pour pas après pas, mener à l'autonomie des établissements, et à la PRIVATISATION de l'enseignement public ; qui le voit ? Tout est si bien présenté pour nous berner ! Le NWO est totalitaire, avec un seul Parti - comme celui que le pion Macron prépare discrètement -, des médias collabos (ainsi, C dans l'Air annonce déjà « la palme d'or du casting » pour ce gouvernement), des lois liberticides (Macron a prévu la poursuite de la loi d'Urgence, et qu'il gouvernera par ordonnances ; Mme Goulard veillera à bâillonner la ré-information), la préparation à un monde asexué (la féministe Marlène Schiappa travaillera au respect de l'égalité des femmes et des hommes, prélude d'un futur monde asexué)...
 

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Pire que tout, des va-t-en guerres réputés rentrent dans le nouveau gouvernement Macron-Rothschild, de Mme De Sarnez mettant sur le même plan l'humaniste (http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un...) Assad et les égorgeurs de Daesh, à Sylvie Goulard (on peut s'attendre avec elle à un déploiement en Syrie voire contre la Russie, et à une Défense européenne soumise à l'OTAN), et ne parlons pas de Le Drian, qui a fait ses preuves en ciblant obsessionnellement le Président Assad, en osant soutenir et armer (au nom, l'hypocrite, de la « lutte contre le terrorisme ») l'I, en laissant prospérer Boko Haram, en jouant au pompier-pyromane en Afrique, pour après avoir délégué des mercenaires islamistes, proposer les services de la France afin de « rétablir l'ordre », comprenez : contrôler la politique d'Etats africains, et piller leurs ressources. Le Drian ne va-t-il pas aussi se confronter à Poutine ? Alerte, la France sera sur un volcan...

De toutes façons, même si nous avons là une idée de la politique qui sera menée par Macron-Rothschild, il s'agit certainement d'un gouvernement provisoire, mélangeant individus de Droite, de Gauche, du Centre, au bilan désastreux, recyclés pour donner aux Français l'illusion de « rassemblement », alors que le but est de draguer les Electeurs déboussolés par tous les bouleversements, en particulier par les difficultés que connaissent actuellement les Partis traditionnels, victimes du machiavélisme du pouvoir actuel appuyé en coulisses par le plus perfide, François Hollande, et les médias aux ordres du Système.

Pour séduire les Electeurs, on fait miroiter un rassemblement harmonieux, alors qu'il a en son sein un Bayrou qui sera vite floué (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou...), le leurre provisoire Hulot prié de collaborer avec un gouvernement pour qui le profit prime sur tout, sur la défense de l'environnement en particulier, et qui défendra les centrales nucléaires comme le gaz de schiste !
« Un pathétique pitre dont la veste est évidemment réversible vient d'être nommé premier sinistre » (AbdalahGeronimoCohen)
La vie politique moralisée ? Foutaises ! Le Premier Ministre lui-même traîne plusieurs boulets (https://www.legrandsoir.info/edouard-philippe-implique-da..., http://www.lexpress.fr/actualite/politique/edouard-philip.....), et le travail de la Haute Autorité est toujours contestable, car elle n'a jamais dénoncé, par ex, les multiples casseroles de Macron (voir mon dossier http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou...).
 

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Ainsi, tout est imposture : Gouvernement au casting fourre-tout pour berner les indécis, ministres leurres, pseudo renouveau, buts réels masqués dont le plus important est de « diviser pour régner »... Et la menace Macron est plus que jamais d'actualité (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron...).

Les Français vont-ils mordre à l'hameçon, ou enfin démasquer l'imposteur Macron ?
 
 
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“Histoire mondiale de la guerre économique” de Laïdi Ali

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“Histoire mondiale de la guerre économique” de Laïdi Ali

par Auran Derien, universitaire

Ex: http://metamag.fr 

Il y a toujours eu une dimension économique dans les conflits. Cet ouvrage s’efforce de prouver ce point et y parvient à la perfection.

Les intérêts s’affrontent, d’où l’on déduit naturellement un aspect polémologique dans les contacts économiques. L’auteur a décidé de balayer les siècles pour nous sortir de l’obscurantisme dans lequel veulent nous maintenir les professionnels de la justification mensongère : soit il n’y aurait pas de guerre économique car le commerce est pacifique (niaiserie énoncée par Montesquieu) ; soit le thème de la guerre économique servirait à détruire les classes moyennes et les conditions des travailleurs. Pourtant, la guerre pour les ressources a véritablement une longue histoire.

Dès les temps préhistoriques, le parasitisme prit son envol. Si certains groupes se comportent comme des fourmis, accumulent des provisions pour traverser la ténèbre hivernale, d’autres les attaquent pour voler les réserves ou simplement prendre leur place là où les conditions de survie paraissent plus favorables, comme par exemple près des sources.

Tant que la fonction politique s’exerce sous la forme de fédérations, d’empires instables, de tributs, les marchands prennent souvent l’initiative de démarrer des conflits. Les foires commerciales du Moyen Âge furent l’occasion de regroupements entre trafiquants afin de promouvoir la guerre militaire, le blocus contre d’autres foires ou d’autres centres de pouvoir. Ces associations de trafiquants se payent des mercenaires, développent des politiques d’influence auprès de princes auxquels elles peuvent fournir des produits car elles détiennent le monopole du commerce. Le cas de la Hanse, au XIVème siècle, illustre cet usage de la force par les marchands.

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A partir de la Renaissance, lentement, l’État prend son envol et intervient pour s’emparer des ressources découvertes dans les nouveaux continents. Depuis les pirates anglais, appuyés par la royauté, la guerre économique s’est systématisée, devenant l’utilisation de moyens illégaux et déloyaux pour protéger et conquérir des marchés. Cette utilisation de la violence en économie sert aussi la puissance publique lorsque l’Etat et les trafiquants ne font qu’un. Il est normal que les Anglo-saxons, inspirés par l’Ancien Testament où l’on proclame que les trafiquants sont des élus, se soient lancés dans toutes les crapuleries susceptibles de donner de la puissance. Le cas du thé, développé au chapitre 17 de l’ouvrage, est très significatif. Robert Fortune, biologiste, fut utilisé par la Compagnie des Indes pour remplir une mission de renseignement: aller voler le secret de fabrication du thé ainsi que des plans. Il se déguise, vole, plante en Inde les fruits de ses larcins. Et cela fonctionne. Les anglais pourront inonder le monde du thé produit en Inde.

L’auteur soutient que la guerre économique contemporaine prend son envol avec la chute du mur de Berlin (1989). Les services de renseignement quittent le secteur public, sortent du domaine politique pour se préoccuper de protéger l’information de l’entreprise. Avec l’obsession de la global-invasion, volonté de quelques gangs de s’emparer des richesses du monde, l’espionnage et la protection se privatisent. Le problème de tous les agents importants se formule de la même manière: être le leader, soit en économie, soit en technologie, en propagande ou en politique.

Ali Laïdi regrette que l’Europe soit incapable de se protéger et de s’affirmer. Sans boussole, sans volonté propre, le déclin voire la chute que tout le monde observe est inévitable. En France, depuis peu, une réflexion sur la guerre économique a lieu, mais sans être suivie d’applications. La vente de toutes choses aux mafias étrangères est la preuve d’une absence dramatique d’élites. Les petits trafiquants à la Macron sont sélectionnés par des Maîtres tout à fait visibles pour incarner la fonction la plus veule qui ait jamais existé, celle du larbin volontaire.

Pour cette première partie du XXIème siècle, l’agenda de la guerre, comme disent les Américains, est avant tout établi par la guerre économique « celle qui fait rage et qui ne dit pas son nom » selon feu Mitterrand – et plus encore la guerre monétaire, basée sur le mensonge et la dette. Aussi il paraît difficile d’accepter que les formes actuelles de la guerre économique soient une conséquence directe de la chute du mur de Berlin. La guerre monétaire a commencé en 1971, avec l’abandon de la convertibilité « or » du dollar, avec la déréglementation et les taux de changes flottants. Les USA sont devenus la patrie des faux monnayeurs. Leurs établissements financiers ont évidemment corrompu les dirigeants des pays européens afin qu’ils endettent leurs pays, donnant en gage les biens nationaux que les assassins globalitaires s’approprient ainsi gratuitement.

On ne saurait terminer ce tour d’horizon sans rappeler les falsifications des statistiques économiques, dont les intellectuels honnêtes encore en vie font grand cas pour démonter les vérités révélées des criminels en col blanc désormais à la tête de l’occident. On a eu un bel aperçu en 2008 lors de la crise des “subprimes”, puisque deux sociétés de crédit les mieux cotées du marché, Freddie Mac et Fannie Mae, ainsi que la banque Lehman Brothers trafiquaient leurs bilans. Auparavant, l’affaire Enron avait déjà amplement démontré le trucage et les évaluations de complaisance. De même, depuis 1988 a été créé le « Working Group on Financial Market » chargé d’orienter la bourse suivant les indications de la Réserve Fédérale, dont chacun sait qu’elle appartient à un consortium de banques privées. Les manipulations des cours de l’or, de l’argent et autres métaux précieux, ceux des matières premières industrielles ou agricoles, tout est frelaté à travers les produits dérivés et autres outils spéculatifs.

En novembre 2008, à l’occasion du G20, la Chine se faisant le porte-parole des pays émergents (Brésil, République sud-africaine, Inde…) a demandé qu’à la référence dollar soit désormais substituée un panier de matières premières (or, argent, pétrole, etc. ) comme étalon de la valeur. D’autres États préconisent de revenir à des systèmes mixtes associant au métal des paniers de monnaies. À défaut de guerre ouverte, la guerre des matières premières, la manipulation de leurs cours, la dictature insupportable du dollar changent peu à peu les équilibres de force. Cela n’est pas en faveur de l’Occident en crise, quels que soient ses talents en matière d’ingénierie financière car les guerres peuvent se gagner et en même temps sonner le glas final de la puissance.

La guerre économique a donc un bel avenir et l’OTAN, ce machin au service des trafiquants, aura encore de nombreuses occasions de bombarder et tuer des civils sans défense, car il convient de matraquer les faibles et d’éviter la confrontation avec les puissances montantes.

Ali Laïdi : Histoire mondiale de la guerre économique. Perrin, 1976, 576p., 26€.

samedi, 20 mai 2017

La NSA, fléau mondial

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La NSA, fléau mondial

par Jean-Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu 

La cyber-attaque qui a infecté cette dernière semaine 200.000 ordinateurs dans le monde entier serait due selon les experts en cyber-sécurité à un ransomware nommé Wannacrypt. Tout laisse craindre que cette attaque ne se renouvelle en s'amplifiant cette semaine.

On nomme ransomware un logiciel malveillant (malware) qui crypte les fichiers d'un ordinateur infecté, et demande une rançon en Bitcoin pour en restaurer l'accès. Nul en principe ne connait les bénéficiaires de cette rançon, puisque le bitcoin est une monnaie virtuelle dont les mouvements peuvent être cryptés. On peut penser cependant qu'avec les moyens dont ils disposent, les gouvernements pourraient identifier ces bénéficiaires, s'ils existaient vraiment. Mais existent-ils réellement ? Peut-être s'agit-il de créations virtuelles inventées par les malwares.

On pouvait s'attendre à ce que la Russie soit accusée d'être derrière cette attaque, comme elle l'a été à propos des fichiers du Democratic National Committee soutien de la candidature d'Hillary Clinton et de John Podesta, l'un de ses agents. Ces documents ont considérablement gêné la candidature de Hillary Clinton en montrant d'une part les manœuvres par lesquelles celle-ci avait déconsidéré son rival au sein du parti démocrate, Bernie Sanders, et d'autre part comment la candidate s'était mise au service de Wall Street et plus particulièrement de Goldman Sachs. On peut penser que ces révélations, diffusées par Wikileaks, avaient favorisé l'élection de Donald Trump.

Or comme Trump avait été accusé par les services de renseignement d'être une marionnette dans les mains de Vladimir Poutine, la fuite a-t-on assuré ne pouvait que provenir de Moscou. Cependant, malgré tous leurs efforts, les services américains avaient été incapables de prouver l'interférence de Moscou dans le processus électoral ayant finalement abouti à l'élection de Trump. L'un des arguments employés contre Moscou était que le piratage (hacking) était si sophistiqué qu'il ne pouvait que provenir d'un grand Etat, en l'espèce la Russie.

Aujourd'hui par contre les divers services de sécurité informatique n'ont mis que quelques heures pour penser pouvoir identifier l'auteur de l'attaque. Il s'agirait d'une organisation criminelle encore non identifiée utilisant des outils développés par la NSA, sous le nom de code Eternal Blue, afin d'attaquer les ordinateurs des Etats et organisations que la NSA a décidé d'espionner pour son propre compte. Malheureusement pour la NSA, ces outils auraient été piratés par un groupe de hackers jusqu'ici anonymes connus sous le nom de “Shadow Brokers.”

Ceux-ci seraient-ils des agents de la NSA elle-même, devenus criminels pour leur propre compte ? S'agit-il de cyber-criminels venus de l'extérieur ? Peu importe. Le point important, qui devrait être souligné avec plus de véhémence par les victimes de ces cyber-attaques, est que la NSA par sa puissance et par sa volonté d'infiltrer tous les systèmes informatiques, amis comme ennemis, se révèle être une menace contre la sécurité de l'ensemble des réseaux numériques mondiaux. Ni la Russie ni la Chine ne disposent à ce jour d'une arme de cette puissance.

Or ni le gouvernement américian, ni aucun autre gouvernement, ne se déclare désireux de mettre un terme aux activités de la NSA. Si pourtant celle-ci continue d'avoir les mains libres pour espionner le monde entier avec ses malwares, on peut être certain que la dernière cyber-attaque sera suivie par de nombreuses autres, de plus en plus graves. L'appel lancé à une plus large utilisation de logiciels de cryptage n'aura guère d'effets. Ceux-ci pourront facilement être contournés par les puissants moyens dont dispose la NSA.

Ce service deviendra-t-il le nouveau maître du monde?

Note

Sur la cyber-attaque, voir Mediapart https://blogs.mediapart.fr/ivan-kwiatkowski/blog/130517/q...

Henning Eichberg ist verstorben

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Henning Eichberg ist verstorben

Ex: http://www.sezession.de 

Wie Karlheinz Weißmann bekanntgemacht hat, verstarb bereits am 22. April der ehemalige Nationalrevolutionär Henning Eichberg. Im folgenden der biographische Text aus dem Band "Vordenker" des Staatspolitischen Handbuchs.

Eichberg wuchs nach der Flucht aus Schlesien in der DDR auf, bevor seine Familie nach Hamburg übersiedelte. Politisch gehörte er ursprünglich zum Lager der Nationalneutralisten und geriet Anfang der sechziger Jahre an – wie er selbst sagte – parteipolitisch »ungebundene Zirkel der Rechten« um die Zeitschrift Nation Europa und einen Diskussionskreis, der sich in Nachfolge des verbotenen »Bundes nationaler Studenten« (BNS) gebildet hatte.

Aus diesem Zirkel ging dann die Initiative zur Gründung der Zeitschrift Junges Forum hervor, des wichtigsten Organs der nationalrevolutionären »Neuen Rechten«. Diese Publikationsmöglichkeit nutzte Eichberg in der unruhigen Zeit, um seine politischen Ideen zu entwickeln. Seine Mitgliedschaft in der CDU zwischen 1964 und 1968 war dagegen nur Ausgangspunkt einer Unterwanderungsstrategie, die allerdings so erfolglos war wie alle anderen Versuche Eichbergs, praktisch tätig zu werden.

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Seine Führungsposition innerhalb der Neuen Rechten hatte auch nichts zu tun mit organisatorischem Talent oder Einsatzbereitschaft, sondern mit einem gewissen Charisma und einer auf der Rechten ungewohnten intellektuellen Angriffslust. Sein erklärtes Ziel war es, die Ideologiefeindschaft und Rückwärtsgewandtheit der deutschen Rechten hinter sich zu lassen. Er setzte deshalb auf Terminologie und Konzepte, die sonst bevorzugt von der Linken verwendet wurden, zitierte in der Auseinandersetzung Lenin oder Mao und übernahm bestimmte Argumente der APO – »Demokratisierung«, Kritik des »Establishments« – nicht aus taktischen Gründen, sondern weil sie ihm zeitgemäß erschienen.

Was Eichberg in den unruhigen Jahren 1967/68 anstrebte, war eine »Alternativpartei«, weder bürgerlich noch marxistisch, die die Dynamik der jugendlichen Revolte in sich aufnehmen und sinnvoll umlenken sollte. Er selbst wollte nicht Kopf, sondern Theoretiker einer solchen Bewegung sein.

Deutlicher als in den Veröffentlichungen, die damals unter seinem Namen erschienen, wird dieses Ziel an jenen Texten, die Eichberg als »Hartwig Singer« schrieb. Seit dem Frühjahr 1967 hatte er unter entsprechendem Pseudonym eine Reihe von Aufsätzen veröffentlicht, die die Möglichkeiten eines »progressiven Nationalismus« ausloteten. Eichberg interessierte sich zwar auch für verschiedene neokonservative Bewegungen, aber sein Hauptaugenmerk galt den »europäischen Nationalisten« und dem Versuch, eine geschlossene rechte Ideologie zu schaffen. Die sollte auf einer »neuen Rationalität« beruhen, die sich später an der Erkenntnistheorie des »Wiener Kreises« orientierte, und Ergebnisse der Sozial- wie Naturwissenschaften nutzen, um mit dem unbrauchbar gewordenen Traditionsbestand – unter Einschluß des Christentums – aufzuräumen.

Eichberg betonte immer das »Futuristische« seines Entwurfs, den er als Ergebnis der Entwicklung eines spezifischen »okzidentalen Syndroms« betrachtete. »Nationalismus« war insofern weder Nostalgie noch »Blut und Boden«, sondern eine revolutionäre Kraft, die erst in der Industriegesellschaft vollständig zur Durchsetzung kam und »nationale Identität« zum Bezugspunkt einer neuen Ordnung machte.

Vieles von dem, was er vortrug, war inspiriert durch das französische Vorbild einer neuen rechten Intelligenz, da der »betonte Irrationalismus des deutschen Nationalismus« seiner Meinung nach hinderte, eine adäquate Weltanschauung zu begründen.

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Der Einfluß von Eichbergs Ideen – insbesondere des »Ethnopluralismus« – auf eine ganze Generation der jungen rechten Intelligenz war erheblich, wenngleich seine Sprunghaftigkeit und fehlende Bereitschaft zur Ausarbeitung seiner Weltanschauung letztlich immer mit der Enttäuschung seiner Anhänger endete.

Die Möglichkeiten, Mensch zu sein, sind vielfältig. Die Vielfalt in ihrer Differenzierung zwischen den Völkern schwerwiegender als bei oberflächlicher Betrachtung oft angenommen. Das ist die Grundeinsicht des Ethnopluralismus.

Eichbergs Versuche, die französischen Ansätze auf Deutschland zu übertragen, scheiterten in den siebziger Jahren genauso wie seine Bemühungen, eine akademische Laufbahn einzuschlagen. Daraus zog er zwei Konsequenzen: die Umdeutung des nationalrevolutionären zu einem linken Ansatz und die Übersiedlung nach Dänemark, wo er als Sportsoziologe an verschiedenen Universitäten arbeitete. Obwohl das von der Antifa immer wieder in Abrede gestellt wird, hat sich Eichberg mit seiner »volklichen«, an den skandinavischen Basisnationalismus anknüpfenden Weltanschauung wie seiner theoretischen Konzeption, insbesondere dem Materialismus seiner »Körper«-Auffassung, eindeutig auf die Seite der Linken geschlagen.

Schriften:

[Hartwig Singer]: »Nationalismus ist Fortschritt«, in: Junges Forum 3 (1967), Heft 1;

[Hartwig Singer]: »Mai ’68. Die französischen Nationalisten und die Revolte gegen die Konsumgesellschaft«, in: Junges Forum 5 (1969), Heft 1;

Der Weg des Sports in die industrielle Zivilisation, Baden-Baden 1973;

Militär und Technik, Düsseldorf 1976;

Nationale Identität. Entfremdung und nationale Frage in der Industriegesellschaft, München 1978;

Minderheit und Mehrheit, Braunschweig 1978;

Abkoppelung. Nachdenken über die neue deutsche Frage, Koblenz 1987;

»Volk, folk und Feind. Grenzüberschreitungen – und eine umstrittene politische Biographie«, in: wir selbst (1998), Heft 1.

Literatur: Frank Teichmann: Henning Eichberg – Nationalrevolutionäre Perspektiven in der Sportwissenschaft. Wie politisch ist die Sportwissenschaft?, Frankfurt a. M. 1991.

Sylvain TESSON – Sur les chemins noirs

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Sylvain TESSON – Sur les chemins noirs

par Paul NAYRAL de PUYBUSQUE

Sylvain TESSON – SUR LES CHEMINS NOIRS – Gallimard, octobre 2016 (144p)

On pourra s’étonner de voir un site consacré à l’innovation et à la prospective, porter son attention sur un livre qui loue la France rurale et les bienfaits d’un monde déconnecté, qui célèbre la lenteur et les vertus des savoirs ancestraux, et qui juge sans aménité le monde moderne marqué par le culte de la vitesse et du changement.

Justement, il n’est pas mauvais de considérer l’opinion de ceux qui s’inquiètent des dérives possibles voire avérées de notre modernité, et de faire la part entre la nostalgie un peu stérile d’un monde défunt, et la véracité de l’appel d’un « lanceur d’alerte »  inquiet devant un avenir où se met en place un « dispositif » qui tendrait à asservir l’individu (mot qui revient souvent sous la plume de Sylvain Tesson et emprunté au philosophe italien Agamben).

Sylvain Tesson est connu comme un écrivain prolifique et talentueux qui, le plus souvent, a mis en scène sa vie aventureuse entre Himalaya et Sibérie. Son sens de la formule, ses considérations sur le fond de la nature humaine qui se construit dans l’ancrage à une histoire et des cultures, et qui se révèle face à la nature, enfin son sens picaresque de la vie, rendent ses ouvrages toujours enrichissants à lire.

Ses plus récents succès, Six Mois dans les Forêts de Sibérie, expérience de solitude sur les bords glacés du Lac Baïkal, et Bérézina qui narre son parcours hivernal en side-car sur les traces de la Grande Armée, témoignent de son style original.

Sur les Chemins Noirs marque une sorte de rupture dans l’aventure. En effet, à la suite d’une chute du haut d’un toit qui lui cause de multiples fractures, dont une sorte de paralysie faciale (il avoue y être monté dans un état fortement alcoolisé), il doit suivre une longue rééducation et doit renoncer à sa précédente vie aventureuse. Sylvain Tesson décide alors de cheminer pour parachever cette rééducation, et ainsi s’éprouver pour contrer son désespoir d’avoir pour compagnon un corps désormais amoindri.

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Comme il le dit, il veut remonter la pente qui le conduira à retrouver ses capacités physiques précédentes, et, en quelque sorte, à nouveau vieillir normalement.

Il décide pour cela de traverser la France à pied par une grande diagonale qui le mènera du Mercantour au Cotentin en empruntant le plus possible « les chemins noirs », ceux qui sont méconnus, loin des grands axes des randonneurs ou des pèlerins. Il s’ingénie ainsi  à traverser la France de « l’hyper-ruralité », dont il fera un de ses thèmes majeurs. C’est là un choix délibéré, à contre-courant de la modernité pour lesquelles notre piéton a peu d’appétence ; « ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis terre – l’ensauvagement, la préservation, l’isolement – était considéré par l’Etat comme des catégories du sous-développement. »

C’est là, il le reconnait, une forme de fuite devant un monde qui l’inquiète. « Les nouvelles technologies envahissaient les champs de mon existence, bien que je m’en défendisse. Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut. Elles n’offraient pas un aimable éventail d’innovations, elles modifiaient notre présence sur cette terre. Il était « ingénu de penser qu’on pouvait les utiliser avec justesse », écrivait le philosophe italien Giorgio Agamben[1] dans un petit manifeste de dégout. Elles remodelaient la psyché humaine. Elles s’en prenaient aux comportements. Déjà, elles régentaient la langue, injectaient leurs bêtabloquants dans la pensée. Ces machines avaient leur vie propre. Elles représentaient pour l’humanité une révolution aussi importante que la naissance de notre néocortex il y a quatre millions d’années. Amélioreraient-elles l’espèce ? Nous rendraient-elles plus libres et plus aimables ? La vie avait-elle plus de grâce depuis qu’elle transitait sur les écrans ? Cela n’était pas sûr. Il était même possible que nous soyons en train de perdre notre pouvoir sur nos existences. »

Sa randonnée dans la variété des paysages français lui permet d’observer la ruralité, qu’il partage en quatre temps :

  • L’antique, disparue, celle du Giono des Hauts plateaux provençaux.
  • Celle des Trente Glorieuses, qui perdure mais « perfusée de subventions », agriculture technique devenue une industrie comme une autre, en charge de produire. Durement confrontée par ailleurs aux circuits économiques ouverts et concurrentiels de la mondialisation.
  • La ruralité des néoruraux, qui cherchent à vivre « à l’ancienne » et dans une atmosphère un peu muséale.
  • Enfin le quatrième visage, celui des « paysans pionniers » qui veulent « cultiver sans user des méthodes de l’aviation américaine ». « Ils recouraient à une agriculture vieille comme l’antique, à qui ils donnaient le nom d’ « innovation », ou bien ils qualifiaient de « traditionnelles » des pratiques ultra-techniques. Mais la cause était belle, et ses fruits étaient bons.»

Sylvain Tesson pose ainsi la question du lieu de vie, du territoire ; précédemment local, charnel et le plus souvent rural, demain urbain (avec un « chez soi » souvent locatif), connecté et dématérialisé.  Comment résister à l’écartèlement entre lieux physique et virtuel, sans possibilité de se ressourcer au sein d’un espace lié à la nature et où l’on se sent véritablement « chez soi » ?  Comme le dit Jacques Arènes, « La pauvreté n’est pas l’absence d’espace. C’est la désarticulation des espaces[2]»

Traversant la France, à la lisière des villes ou au plus profond des forêts, il  s’interroge sur le monde qui vient, véritable métamorphose, où les notions de vitesse et de transformation deviennent prégnantes. Or, dit-il, « Personne se savait très bien ce que lui promettaient les métamorphoses. Les nations ne sont pas des reptiles : elles ignorent de quoi sera faite leur mue. » Philippe Tesson sait-il que le général de Gaulle en 1970 dans ses Mémoires d’espoir soulignait une inquiétude similaire ? Le monde virtuel qu’il le déplore est-il l’ultime avatar des temps modernes ? « Dans le progrès général, un nuage est suspendu sur le sort des individus. A l’antique sérénité d’un peuple de paysans certains de tirer la terre une coexistence médiocre mais assurée, a succédé chez les enfants du siècle la lourde angoisse des déracinés ».

Alors, « pauvre cloche romantique », ou lanceur d’alerte à écouter avec attention ? A chacun d’en décider, et, pour cela, auparavant, l’accompagner sur les chemins noirs.

[1] Qu’est-ce qu’un dispositif ? Payot, 2007

[2] In Au crépuscule des lieux, habiter ce monde en transition fulgurante. Pierre Giorgini. Bayard. 2017

Renaissance des Konfuzianismus oder warum die Chinesen weltweit so erfolgreich sind

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Renaissance des Konfuzianismus oder warum die Chinesen weltweit so erfolgreich sind

Dr. Manfred Osten
Ehem. Generalsekretär der Alexander von Humboldt-Stiftung, langjähriger Mitarbeiter im Auswärtigen Amt und Kenner der fernöstlichen Kultur

Chinas Expansionsdrang zeigt sich inzwischen auch in der Kultur- und Wissenschaftspolitik. Der unter Mao verfemte Philosoph Konfuzius erfährt eine staatlich getragene Renaissance, die sich besonders deutlich auf die Bereiche Erziehung, Bildung und Forschung auswirkt. Was folgt aus dem politisch verordneten Konfuzius-Programm der „harmonischen Gesellschaft“ für das Reich der Mitte und für seine Wettbewerbsrolle im Prozess der Globalisierung? Welche Zielsetzungen verfolgt die chinesische Industrie-, Wirtschafts- und Wachstumspolitik im Namen des Konfuzius und wie kann der Westen sich ggf. darauf einstellen?

vendredi, 19 mai 2017

Ellen Kositza über »Sex, Macht, Utopie«

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Ellen Kositza über »Sex, Macht, Utopie«

Das Buch hier bestellen:
https://goo.gl/DqwsgG

Wie ist die »sexuelle Revolution« in den USA wirklich verlaufen? Was hat sie angerichtet und tut es bis heute? Und worauf müssen wir uns in Deutschland und Europa noch gefaßt machen, wenn die nächste Feminismuswelle über den großen Teich schwappt?

In ihrer 18. Buchbesprechung befaßt sich »Sezession«-Literaturredakteurin Ellen Kositza mit dem Werk des US-Kulturphilosophen F. Roger Devlin. »Sex, Macht, Utopie« ist kein Buch für das konservative Nachtschränkchen, sondern eine knallharte Abrechnung mit dem Projekt der Zerstörung der Familie an sich.

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Populismi: evoluzione o emergenza democratica?

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Populismi: evoluzione o emergenza democratica?

Biennale Democrazia 2017

Yves Mény, Valentina Pazé, Marco Tarchi
Coordina Massimiliano Malvicini
Circolo dei Lettori - Torino

Emmanuel Macron et la soumission de la France aux Etats-Unis

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Emmanuel Macron et la soumission de la France aux Etats-Unis

par Jean-Paul Baquiast

Ex: http://www.europesolidaire.eu 

Le nouveau gouvernement français désigné par Emmanuel Macron comporte certes des personnalités intéressantes. Mais la ligne politique de ce gouvernement et sa marge de manoeuvre dépendront du résultat des élections législatives du 18 juin
 Selon le poids et la nature de l'opposition à Macron qui en résultera, le programme de celui-ci, au plan intérieur, pourra plus ou moins bien être appliqué. De toutes façons, tout laisse penser qu'il sera plus orienté à droite qu'à gauche. La France en Marche a beau vouloir refuser le recours à ce qu'elle prétend être une terminologie dépassée, l'opinion continuera à reconnaître les différences entre la droite et la gauche. Ainsi une législation du travail faisant comme il est prévisible une large part aux exigences du MEDEF et du CAC 40, au détriment des intérêts des salariés, sera sans ambiguïté ressentie comme de droite.

Mais la question n'est pas là. La vraie question concerne le positionnement de la France au plan international. Ceci tant en ce qui concerne l'Union européenne que dans le domaine des relations avec les Etats-Unis et la Russie. En ce qui concerne l'Union, nous avons précédemment indiqué que malgré les demandes de la France, renouvelées lors de la dernière entrevue à Berlin Merkel-Macron, rien ne changera. L'Allemagne continuera à refuser toute politique visant à relancer l'économie française par des investissements industriels européens, comme à protéger l'économie, non seulement française mais européenne, par un minimum de barrières extérieures. Or comme l'Allemagne a réussi à la suite d'abandons français successifs, à mettre la politique de l'Union au service de ses intérêts à court terme, les nouveaux ministres « européens » du gouvernement Macron n'obtiendront aucune concession de sa part.

Il y a plus grave. Aucun effort ne sera fait par la France pour se dégager de la domination des intérêts de la finance américano-centrée. Ceci d'autant plus que les intérêts économiques des groupes qui ont financé la campagne de Macron et qui continueront à l'appuyer vivent essentiellement de leurs activités à Wall Street. Aucun effort ne sera fait non plus pour rapprocher la France d'un rôle qui correspondrait pourtant à sa situation géographique et à ses intérêts pour l'avenir, celui d'une puissance eurasiatique. Les candidats aux présidentielles qui proposaient un début de rapprochement avec Moscou n'ont pas été entendu. Emmanuel Macron n'a jamais proposé la moindre démarche en ce sens, le nouveau gouvernement français vu sa composition n'en fera rien non plus.

Or des évènements très importants se préparent au plan intérieur américain. Tout laisse penser qu'à Washington la campagne anti-Donald Trump prendra de plus en plus d'ampleur. Il risque d'être prochainement destitué. Les éléments les plus bellicistes du complexe militaro-diplomatique américain prendront alors le pouvoir. Si la France n'a pas su prendre ses distances vis-à-vis des Etats-Unis, elle sera entrainée, comme tous les alliés de ceux-ci, notamment au sein de l'Otan, dans des affrontements pouvant prendre une forme militaire avec la Russie et la Chine.

Mais manifestement Macron dans ce domaine n'est pas et ne sera pas De Gaulle. Se positionner d'une façon équilibrée entre l'Est et l'Ouest ne paraît pas être le moindre de ses soucis. Atlantiste il est, atlantiste il restera.

Les fruits pourris de la partitocratie allemande

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Les fruits pourris de la partitocratie allemande

par Karl Müller

Ex: http://www.zeit-fragen.ch 

A la veille des élections au Bundestag allemand de septembre 2017, la Landeszentrale für politische Bildung [«Centrale pour la formation politique»] de Bade-Wurtemberg a publié une étude de 88 pages concernant le «populisme de droite». Cette institution étatique de droit public est soumise au Landtag [Parlement] de Bade-Wurtemberg. Actuellement, cinq partis politiques sont représentés au Landtag: l’Alliance 90/Les Verts, la CDU, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), la SPD et la FDP. L’AfD a, lors des élections au Landtag en mars 2016, obtenu la troisième place en nombre de voix, soit 15,1% des électeurs en faveur des candidats de ce parti. La situation est similaire dans d’autres Länder du pays. Les adversaires de l’AfD sont choqués et s’efforcent de faire diminuer le nombre d’électeurs en faveur de ce parti afin de le faire disparaître de la scène politique.

Une institution étatique discrimine un parti

Avec sa nouvelle brochure, la «Centrale pour la formation politique» s’immisce activement dans la campagne électorale. Elle apparaît comme un soutien aux autres partis, car dans ce cahier, dans le chapitre consacré au «populisme de droite» se trouvent des textes dépréciatifs visant l’AfD, donc l’un des partis se présentant aux élections de septembre.
Les concurrents de l’AfD ont le droit, dans le cadre de leur liberté d’opinion, de s’exprimer sur l’AfD comme sur d’autres partis. Mais ce n’est pas le cas pour une institution étatique telle que la «Centrale pour la formation politique du Bade-Wurtemberg».
Dans son article 21, la Loi fondamentale allemande règle le rôle des partis politiques et les relations entre l’Etat et les partis. On y trouve les formulations suivantes:

«(1) Les partis concourent à la formation de la volonté politique du peuple. Leur fondation est libre. Leur organisation interne doit être conforme aux principes démocratiques. Ils doivent rendre compte publiquement de la provenance et de l’emploi de leurs ressources ainsi que de leurs biens.
(2) Les partis qui, d’après leurs buts ou d’après le comportement de leurs adhérents, tendent à porter atteinte à l’ordre constitutionnel libéral et démocratique, ou à le renverser, ou à mettre en péril l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont inconstitutionnels. La Cour constitutionnelle fédérale statue sur la question de l’inconstitutionnalité.
(3) Les modalités sont réglées par des lois fédérales.»

Les organes et les institutions étatiques ne peuvent intervenir dans la vie des partis que dans la mesure où ces derniers ne répondent pas aux conditions de l’alinéa 1 de l’article 21 ou si, selon l’alinéa 2, ils sont inconstitutionnels.
 Au préalable de l’éventuelle reconnaissance par la Cour constitutionnelle allemande d’une violation de la Constitution, les partis peuvent être observés par les autorités des Länder et l’Office fédéral pour la protection de la Constitution, lors d’un soupçon fondé d’inconstitutionnalité. Il est alors possible de mentionner les partis concernés dans les rapports publiquement accessibles de ces offices.

«Populisme de droite», une notion agressive …

«Populisme de droite» n’est pas une notion constitutionnelle ou d’importance juridique. C’est, tout au contraire, une notion chargée d’émotion et de ce fait plutôt diffuse utilisée dans les débats d’idées entre les partis et très souvent à caractère plutôt dépréciatif. Il vise une mise à l’écart de la société et donc à la discrimination. Il n’est pas compatible avec la participation à la vie politique et sociale sur un pied d’égalité de tous les partis et toutes les personnes.

… et le rôle ambigu de certains professeurs universitaires

Il n’est guère possible d’améliorer cette situation quand des professeurs universitaires se mêlent de cette lutte d’opinion, comme cela est le cas dans la brochure de la «Centrale pour la formation politique». Il s’agit bien plus d’une instrumentalisation alarmante des Hautes écoles afin d’enrober une certaine position d’une touche «scientifique». Pour l’instant, on ne se préoccupe guère publiquement de ce procédé. La grande majorité des membres des Hautes écoles continuent de se prévaloir d’une aura scientifique impliquant soi-disant l’objectivité et la vérité. Des études, telle celle de Tim B. Müller parue en 2010 concernant l’instrumentalisation de milliers de «scientifiques» par les services secrets américains – «Les va-t’en-guerre et les savants. Herbert Marcuse et les systèmes de pensée pendant la guerre froide» – ne sont guère publiquement discutées. On peut estimer qu’il n’en ira pas autrement en Allemagne, alors même que la Loi fondamentale élève la «liberté de la science» à un droit fondamental. C’est donc cette dépendance bien visible et cet esprit partisan de nombre de scientifiques qui répand dans la population un scepticisme concernant les performances des universités. Malheureusement, cela mène également au scepticisme envers la science elle-même.
Pour un pays comme l’Allemagne, prétendant appliquer la séparation des pouvoirs et être un Etat de droit libre et démocratique, cette prise de parti de la part des organes et des instances étatiques représente un grand danger. Par la soumission de scientifiques aux puissants partis politiques, on augmente gravement ce danger.

L’Allemagne, une partitocratie

L’Allemagne est depuis longtemps caractérisée de «partitocratie», c’est-à-dire un Etat dans lequel les partis politiques tiennent fortement en mains le pouvoir étatique. Il existe cependant diverses appréciations de ce fait. Les partis utilisent-ils ce pouvoir pour le bien commun, ou en profitent-ils pour des intérêts personnels? L’exemple de la «Centrale pour la formation politique» de Bade-Wurtemberg se prête à la deuxième version, comme bien d’autres organismes. Des esprits critiques envers la partitocratie, à l’instar de Karl Albrecht Schachtschneider et Hans Herbert von Arnim, tous deux spécialistes de droit public, mettent depuis de nombreuses années le doigt sur ce phénomène.
Il semble cependant que tous les partis ne sont pas les bienvenus dans cette partitocratie. Pour «y avoir accès» en tant que parti, il faut remplir des «conditions d’accès» se trouvant au-delà du droit et de la loi. C’est ainsi que les partis se départagent les possibilités d’influer sur le pouvoir étatique afin de discriminer un nouveau parti qui, au cours des élections des trois dernières années, a connu d’importants succès et caresse l’espoir de faire son entrée dans le Bundestag en septembre prochain.

«Course au pouvoir» et «oubli du pouvoir»

Richard von Weizsäcker, membre du CDU et ancien président fédéral du pays, avait déjà déclaré – il y a 25 ans, dans une interview accordée à l’hebdomadaire allemand Die Zeit – que l’orientation vers partitocratie était une erreur. Il estima que l’influence des partis dépassait de loin ce que la Loi fondamentale avait voulu: «Ils [les partis] s’infiltrent dans toutes les structures de notre société, y compris dans la vie des sociétés pourtant apolitiques […]. Cela s’étend, directement ou indirectement, dans les médias, dans la justice lors des élections de juges, mais également dans la vie culturelle et sportive, dans les instances cléricales et les universités.» Les organes étatiques, prévus par la Loi fondamentale, «ont passé sous la houlette d’une influence grandissante […] d’un centre ne faisant pas partie des organes constitutionnels, mais se trouvant pratiquement au dessus d’eux: les centrales des partis politiques.» Richard von Weizsäcker parlait de la «course au pouvoir» et de l’«oubli du pouvoir» des partis. Course au pouvoir, car le seul but des partis consiste à gagner les élections et à renforcer ses positions au sein du pouvoir étatique; oubli du pouvoir, car les partis ont totalement perdu de vue leur mission constitutionnelle de contribuer à la formation de la volonté politique du peuple tout en respectant la souveraineté populaire et l’ordre étatique constitutionnel.

L’injustice ne peut être combattue que par la justice

Il y a 25 ans de cela et l’état des choses n’a pas avancé. Bien au contraire. L’absence de scrupules des partis, dans leur façon de traiter le pouvoir étatique qu’ils ont usurpé, s’est accrue. Aujourd’hui, on entend dire que l’Allemagne se rapproche, ou se trouve
déjà, dans une situation remplissant les conditions mentionnées dans l’article 20 al. 4 de la Loi fondamentale. Cet article précise que «tous les Allemands ont le droit de résister à quiconque entreprendrait de renverser cet ordre, s’il n’y a pas d’autre remède possible.»
«Résistance» signifie uniquement rétablir l’ordre étatique prévu par la Loi fondamentale. Cela correspond à dire que la «résistance» ne doit pas dépasser le cadre de l’ordre constitutionnel et étatique, qu’elle est limitée par les droits fondamentaux formulés dans le cadre de la Loi fondamentale. L’injustice doit être combattue par la justice.

jeudi, 18 mai 2017

José Javier Esparza: "Las ideas siempre tienen consecuencias"

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José Javier Esparza: "Las ideas siempre tienen consecuencias"

Entrevista con uno de los divulgadores más prolíficos y más a contracorriente del momento.

Elites installées, élites naturelles et populisme...

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Elites installées, élites naturelles et populisme...

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue cueilli sur le site Idiocratie, qui rappelle avec talent la différence entre la technocratie prédatrice et l'aristocratie organique...

Élites installées, élites naturelles et populisme

Dans le langage officiel sans cesse martelé, celui des élites installées, le « populisme » semble synonyme d'immaturité politique. Mais, peut-on se demander, ce travers d'immaturité, à quoi conviendrait-il de le reconnaître ? A la fâcheuse volonté de poser certaines questions, notamment celles qui renvoient à des enjeux décisifs ? Curieuse immaturité ! Pourtant, c'est ce qu'expriment nombre de dirigeants politiques, le plus souvent à mots couverts, mais parfois directement comme le fit un jour Ségolène Royal.

Celle-ci répondit en effet à un journaliste qui l'interrogeait quant à la possibilité d'un référendum sur le maintien de la France dans l'UE : « nous croyons en la démocratie, mais nous croyons aux bonnes questions par rapport aux bonnes réponses ». Autrement dit, nous, classes dirigeantes, décidons unilatéralement quelles sont les bonnes réponses. Résultat : il n'y a pas vraiment de questions, pas autrement que pour la forme. Ce qui témoigne d'une vision purement oligarchique de la démocratie et énonce la vérité profonde du système. A ce titre, on ne saurait trop remercier Ségolène Royal pour l'inégalable candeur dont elle fait preuve dans l'expression du cynisme. Pour cela, nul doute, on la regrettera.
 
Remarquons-le, si l'élite dirigeante prétend ainsi exercer une tutelle éclairée sur la communauté politique, c'est précisément parce qu'elle se considère éclairée : elle posséderait d'emblée les bonnes réponses. A vrai dire, le mode de connaissance qu'elle revendique ainsi implicitement procède d'une fonction oraculaire, vieille comme le monde mais jamais disparue. C'est le tropisme archaïque des initiés qu'ont notamment vécu les Romains pendant quelque temps avec les fameux pontifes, détenant seuls la connaissance mystérieuse des règles applicables, et dont la communauté civique s'est par la suite libérée au profit des jurisconsultes et de l'élaboration ouverte du droit. C'est cette tendance récurrente, dans l'histoire des sociétés, selon laquelle se forment périodiquement des castes se voulant productrices et dépositaires d'un savoir, non pas issu d'un effort dialectique, comme toute connaissance exigeante, mais d'un savoir autogène et imposé comme tel. Aujourd'hui, il y a là un trait qui ne trompe pas, quant à la nature oligarchique de l'élite qui nous gouverne.
 
Or, barricadée dans ce fantasme oraculaire, cette élite tente constamment de disqualifier le courant populiste. Non seulement en déniant tout jugement lucide au commun de la population sur ce qui le concerne, mais encore en laissant planer l'idée suivante : le peuple - qui, en pratique, correspond à l'ensemble de la communauté nationale, interclassiste par définition - serait dépourvu d'élites par nature. En somme, l'excellence serait du côté du système (haute finance, grands médias et gouvernants) et la médiocrité dans le camp de ceux qui le subissent. On doit le constater, il s'agit bien là d'une vision dualiste de la communauté politique, dans laquelle existerait ainsi une séparation étanche entre les meilleurs et les autres, vision relevant d'un biais cognitif proprement oligarchique.
 
De fait, la sécession des élites, évoquée par Christopher Lasch, est d'abord une sécession accomplie dans les représentations. L'oligarchie ne conçoit la cité qu'à travers une division de principe : d'un côté, une caste qui, forte du magistère qu'elle n'hésite pas à s'attribuer, exerce un pouvoir unilatéral, de l'autre, une masse indifférenciée. Sur la base de cet imaginaire, cette même oligarchie entretient avec la cité un rapport ambivalent. Elle est dans la cité, mais sans en jouer le jeu. Elle est à la fois à l'intérieur et en dehors, son but, en tout état de cause, n'étant pas de détruire la cité mais de l'instrumentaliser à son profit.
 
Selon une conception traditionnelle de type aristocratique, apparaît au contraire un tout autre rapport entre les meilleurs et les autres, entre le petit nombre et le grand nombre. Prenons ici la notion d'aristocratie non au sens sociologique mais en référence au principe d'excellence réelle. Principe que, comme l'enseigne la moindre expérience, certains individus incarnent mieux que d'autres (d'où une inégalité foncière, différenciation irréductible qui constitue sans doute l'invariant anthropologique le plus embarrassant pour notre époque).
 
L'excellence à la place des oracles
 
On peut observer que, dans le monde hellénique et romain, toutes considérations de statut mises à part, les meilleurs (aristoï, en grec) sont, idéalement, ceux qui pratiquent le mieux les vertus de courage, de sagesse pratique (phronesis) et de justice. Il faut insister ici sur la notion de phronesis. Disposition de la personne au jugement perspicace non dogmatique et sens aigu des limites, elle constitue « l'une des facultés fondamentales de l'homme comme être politique dans la mesure où elle le rend capable de s'orienter dans le domaine public, dans le monde commun », selon les termes d'Hannah Arendt. Cette phronesis, comme l'avait antérieurement montré Aristote, s'inscrit dans une conception délibérative de l'action et notamment de l'action commune. A ce titre, notons-le particulièrement, elle apparaît comme un précieux garde-fou contre toute velléité de sécession.
 
Pour bien saisir à quel point une telle vertu favorise un engagement non faussé dans la vie de la cité, il faut situer la question au niveau des modes de perception commune. Il apparaît en effet qu'en pratiquant la vertu prudentielle de phronesis, les meilleurs, s'ils cultivent une exigence singulière, n'ont pas pour autant un rapport au réel foncièrement différent de celui du peuple en général. Ils procèdent là pleinement de la matrice communautaire. De ce point de vue, il n'y a donc pas de fossé entre les meilleurs et le grand nombre, tous partageant, pour l'essentiel, la même vision du monde. Qu'il s'agisse de mythes, de religions ou de toute autre conception globale de l'existence, il y a unité de tradition. N'en déplaise aux défenseurs d'un lien social magique, prétendument libre de toute détermination, la solidarité du cadre de perception est une condition de la solidarité de destin.
 

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Dans un modèle de ce type, le souci de stabilité qui anime les meilleurs reflète ainsi largement les préoccupations de la population. D'où la volonté aristocratique traditionnelle, attestée dans la Rome antique et dans l'ancienne Europe, d'assurer la protection des mœurs et des coutumes. A rebours de la chimère des avant-gardes éclairées, les meilleurs n'incarnent, à ce titre, que la composante la plus dynamique de la sagesse commune. Aussi n'est-il pas absurde de dire que l'aristocratie bien comprise, loin de tout esprit de caste, n'est que la fine fleur du peuple. Du moins tant qu'elle n'emprunte pas la voie d'un contrôle et d'une transformation de ces mœurs et règles communes et ne se transforme alors elle-même, de facto, en oligarchie, avec son esprit de rupture, sa vulgarité et ses rêves de yachts.
 

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Différenciation et liberté commune
 
On ne doit pas cesser de le dire, la communauté politique, aujourd’hui comme hier, recèle des élites naturelles, lesquelles ne s'adonnent généralement pas à la vaine quête du pouvoir. De toute évidence, le rejet des élites que manifeste le populisme ne relève donc nullement d'une quelconque opposition à la compétence, à l'efficacité, au principe de l'élite en soi. C'est au contraire en vertu de ce principe qu'est contestée la nomenklatura, souvent douée pour l'incurie.
 
Il n’en faut pas moins tenir compte de l’entropie actuelle. Celle-ci peut être enrayée cependant. De fait, en misant davantage sur les ressources de l'excellence, en donnant la priorité à ses élites naturelles, toujours renaissantes, sur les technocraties prédatrices et niveleuses, la communauté peut et doit retrouver toute la vitalité de ses différenciations organiques. Rien n'est pire en effet qu'un peuple réduit à l'état de foule sentimentale et versatile, tantôt saisie d'une saine réactivité, tantôt séduite par les illusionnistes au pouvoir et inclinant à la servitude volontaire. Qui dit foule dit aliénation et, partant, impuissance à défendre la liberté commune : question vitale au cœur de l'enjeu populiste. A cet égard, notons-le, il est bien établi qu'une longue tradition aristocratique, avec son art de la bonne distance, sa lucidité au long cours et sa culture de l'exemple, a beaucoup fait, dans l’histoire européenne, pour la liberté concrète du peuple. C'est précisément à ce rôle salutaire joué par les meilleurs que faisait allusion Ernst Jünger quand il parlait, dans « Le Noeud gordien », de « la liberté élémentaire, c'est-à-dire la liberté des patres*, dont dispose un peuple ». En définitive, serait-il hasardeux de penser qu'un populisme conséquent ne saurait qu'être, au sens indiqué du terme, aristocratique ?
 
Des idiots (Idiocratie, 13 mai 2017)
 
*patres : la noblesse romaine, dans la rhétorique latine classique. Sens symbolique, ici.

L’œuvre politique de l’Impératrice Marie-Thérèse

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Helge Morgengrauen :

L’œuvre politique de l’Impératrice Marie-Thérèse

Dans le prologue de sa trilogie dramatique de 1798, Schiller aborde la figure du chef de guerre Wallenstein : son souvenir dans l’histoire, écrit-il, mêle dans la confusion faveurs et haines. Marie Thérèse Walburga Amalia Christina, future reine de Bohème et de Hongrie, épouse de l’Empereur romain-germanique François I Etienne de Lorraine, on ne peut certes pas en dire autant : l’Impératrice, au contraire de Wallenstein, demeure respectée en sa mémoire, jusqu’à nos jours, au-delà de toutes les frontières. Bien sûr, nous vivons à l’ère du « politiquement correct », idéologie néfaste qui tente de tout dénigrer. Quelques tenants de cette nuisance idéologique cherchent à dénoncer cette bonne Impératrice en la décrétant « antisémite ». Leurs efforts semblent vains. Ils se condamnent ainsi à la marginalité.

La grandeur des empereurs de la lignée des Habsbourg, en Autriche comme à l’étranger, est incontestée. Marie Thérèse fut la plus forte des femmes de ce lignage. L’Autriche lui doit beaucoup. Elle est un exemple lumineux d’épouse et de mère, de monarque avisée et clairvoyante, de réformatrice radicale, de stratège pertinente et de bienfaitrice miséricordieuse.

Fille de l’Empereur Charles VI, elle est née le 13 mai 1717 à Vienne. Dans un premier temps, il n’était pas question de faire de cette jeune femme le successeur de son père l’Empereur. Mais quand il s’est avéré que le monarque n’allait jamais avoir de descendant masculin, celui-ci concocta la fameuse « Pragmatique Sanction », stipulant qu’une femme pouvait assurer la succession dynastique. L’objectif de Charles VI était de conserver l’unité des territoires autrichiens. Jusqu’à sa mort le 20 octobre 1740, il lutta pour que toutes les puissances européennes reconnaissent la « Pragmatique Sanction ». Son successeur sur le trône romain-germanique fut toutefois, non un Habsbourg comme ce fut le cas pendant des siècles, mais un Wittelsbach bavarois, Charles Albert de Bavière, couronné Empereur sous le nom de Charles VII.

Le 25 juin 1741, Marie Thérèse est couronnée Reine de Hongrie à Pressburg/Bratislava, alors capitale du Royaume de Hongrie. Le 12 mai 1743, elle devient, à Prague, la Reine de Bohème. Après la mort de Charles VII, François Etienne de Lorraine, que Marie Thérèse avait épousé en février 1736, devient l’Empereur du Saint-Empire romain-germanique. Vingt ans plus tard, François-Etienne meurt à son tour et son fils aîné, Joseph, devient son successeur. Marie Thérèse ne fut jamais formellement « Impératrice » mais se faisait appeler ainsi.

Son grand ennemi à l’intérieur du Saint-Empire fut le Roi de Prusse Frédéric II le Grand, qui dut bien reconnaître, lorsqu’elle mourut, « qu’elle avait fait honneur à son trône et à son sexe ». Frédéric n’avait fait que guerroyer contre elle mais ne l’avait jamais considérée comme son ennemie. Avec la montée en puissance de la Prusse, le déclin du Saint-Empire, déjà fortement affaibli en tant qu’institution, ne fit que s’accroître. Quarante-deux ans après la fin de la Guerre de Sept Ans, le vieil Empire cessa d’exister. Cent-trois ans plus tard, l’Autriche, meurtrie par sa défaite face à la Prusse à Königgrätz/Sadowa, se retira du « Deutscher Bund ». Quatre-vingt ans plus tard, la Prusse, à son tour, n’existait plus et l’Autriche était réduite à la taille d’un micro-Etat.

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L’œuvre bénéfique de Marie Thérèse se constate encore 237 ans après sa mort. En 1774, elle introduisit l’école obligatoire, dont l’Autriche est encore très fière. La Prusse, il faut le dire, l’avait précédée en ce domaine, en introduisant l’obligation scolaire dès 1717, année de la naissance de Marie Thérèse. La Prusse avait aboli la torture dès 1740, la première année de la régence de Marie Thérèse. La Saxe l’abolit à son tour en 1760. L’Autriche suivit en 1776 et les Etats Pontificaux seulement en 1815 !

Les réformes thérésiennes ont touché tous les domaines de la vie. Elles ne concernent donc pas seulement les institutions politiques et militaires mais aussi la jurisprudence, l’enseignement, l’économie et la religion. Toutes ces mutations profondes et durables s’appellent les « réformes thérésiennes ». Par une politique dynastique et matrimoniale avisée, Marie Thérèse et son ministre d’Etat von Kaunitz ont réussi à améliorer la position de l’Autriche sur l’échiquier européen.

Cette stratégie ne tenait toutefois pas compte des désirs et des besoins des princesses autrichiennes. Une seule d’entre elles a pu librement se choisir un époux : Marie Christine a pu convoler avec son élu, le Duc Albert de Saxe-Teschen dont on se rappelle à Vienne parce qu’il y a fondé l’Albertina, une collection célèbre dans le monde entier, conservée dans un bâtiment sis derrière l’Opéra de la capitale autrichienne.

La très belle archiduchesse Marie Elisabeth devait épouser le Roi de France Louis XV mais elle fut frappée de la variole et rien ne résulta de ce projet. La plus jeune des princesses, Marie-Antoinette devint l’épouse du futur Roi de France Louis XVI. Princesse héritière puis Reine, Marie-Antoinette ne cessa de correspondre avec sa mère qui, toujours, lui recommandait de ne pas oublier sa germanité. La pauvre Reine de France fut victime de la guillotine après le déclenchement de la révolution française.

Quand Marie Thérèse quitta la vie en novembre 1780, elle avait maintenu son héritage. Elle n’avait perdu que la Silésie et quelques territoires en Haute-Italie. Elle laissa à ses héritiers un Etat que l’on peut qualifier de très moderne pour son époque. Deux de ses fils lui succédèrent, Joseph II et Léopold II.

Helge Morgengrauen.

(article paru dans « zur Zeit », Vienne, n°19/2017, http://www.zurzeit.at ).

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Yémen : la Russie entre en jeu !

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Bernhard TOMASCHITZ :

Yémen : la Russie entre en jeu !

Moscou cherche à jouer les intermédiaires dans le conflit du Yémen afin de trouver une solution et de se réserver une base navale en Mer Rouge

L’opinion publique internationale n’en est guère informée mais un terrible conflit secoue le Yémen depuis trois ans. Au moins 10.000 personnes y ont trouvé la mort. Plus de trois millions de réfugiés ont quitté leurs foyers. Des millions de Yéménites luttent pour leur simple survie, constate l’agence de presse Reuters. Ce conflit qui tourmente le sud de la péninsule arabique oppose le président destitué Abed Rabbo Mansur Hadi, soutenu par une partie de l’armée régulière et par des milices tribales sunnites, à l’ancien président Ali Abdullah Saleh, soutenu, lui, par les rebelles houthi d’obédience chiite.

Mais, on doit dire que la guerre qui sévit au Yémen est plutôt un conflit par clans interposés. Les rebelles houthi peuvent compter sur le soutien de l’Iran, tandis qu’une alliance militaire soutenue par l’Arabie saoudite intervient dans le pays depuis mars 2015. Cette alliance bénéficie à son tour du soutien logistique des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne. Cette alliance a pour objectif de réduire toute influence de l’Iran dans la région. L’Occident et ses alliés accusent en outre l’Iran de déstabiliser le Yémen. Le 19 avril 2017, le nouveau ministre américain de la défense, James Mattis, un faucon, déclarait : « Nous allons freiner tous les efforts de l’Iran visant à déstabiliser des pays tiers et de soutenir une milice semblable à celle du Hizbollah au Liban. L’essentiel est que nous sommes en bonne voie de le faire ».

Les Etats-Unis ne se bornent pas à soutenir l’Arabie saoudite dans sa guerre contre le Yémen voisin mais interviennent eux-mêmes militairement dans le conflit. La revue spécialisée en questions militaires et diplomatiques National Interest écrit : «A peine deux semaines après son accession au pouvoir, le Président Donald Trump a ordonné une attaque militaire parce qu’il subodorait des menées d’Al-Qaeda dans le pays ». Fin mars, le Washington Post relatait qu’au sein du gouvernement américain, le ministre de la défense Mattis insistait pour que les Etats-Unis mettent un terme aux limites que le Président Obama avait imposées à tout soutien militaire aux pays du Golfe qui participaient à la guerre du Yémen. De plus, dans un mémorandum adressé au conseiller national en matière de sécurité, H. R. McMaster, Mattis demandait à ce qu’un soutien soit apporté « dans une certaine mesure » à l’opération menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen. Ce soutien devait aussi avoir pour but de « reconquérir un port important dans la Mer Rouge ». En fin de compte, dixit Mattis, il s’agit « d’aider à combattre une menace commune ».

En tenant compte de la perspective d’une aggravation du conflit yéménite, la Russie offre ses services pour un règlement à l’amiable. Fin avril, le caucus néoconservateur « American Enterprise Institute » a sorti un rapport intitulé « Critical Threats Project » dans lequel on pouvait lire que la Russie, sans passer par l’intermédiaire de l’ONU, cherchait en fait une solution politique à la guerre du Yémen afin de se réserver une base navale dans ce pays. Les Emirats arabes unis ont joué un rôle-clef dans ces négociations parce qu’ils estimaient qu’un éventuel accord de paix constituait une voie commode pour bloquer l’influence iranienne au Yémen sans devoir encore soutenir les frais d’une guerre. Récemment les liens entre la Russie et les Emirats arabes unis sont devenus plus étroits qu’auparavant. Ce nouveau partenariat informel est décrit par la boite à penser américaine « Atlantic Council » qui explique que Moscou utilisera dans l’avenir les Emirats comme plaque tournante pour se tailler des créneaux au Yémen, dans d’autres parties du Proche et du Moyen Orient, de l’Afrique et de l’Asie. Les Emirats, de leur côté, cherchent, en s’appuyant sur la Russie, leur nouveau partenaire stratégique, à augmenter leur poids dans la région, pour se positionner comme des intermédiaires incontournables.

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L’ancien président du Yémen, Saleh, contrôle la partie occidentale du pays avec ses milices houthi. Il a promis à la Russie de soutenir ses demandes d’un point d’appui naval dans le pays, estime l’ « American Enterprise Institute ». Si ce scénario se concrétise, alors, effectivement, le poids de Moscou dans le Proche et Moyen Orient augmentera considérablement : « Ce point d’appui permettra à la Russie d’exercer sa puissance sur les voies maritimes les plus fréquentées du globe et sur le Détroit de Bab El Mandeb, qui, comme on le sait, est un goulot d’étranglement hautement stratégique ». L’ « Atlantic Council », très lié au Pentagone, commente, lui aussi, les plans attribués au Kremlin.

Selon cette boite à penser américaine, la Russie obtiendrait un port d’attache à Aden, lui octroyant du même coup une base supplémentaire entre la Mer Méditerranée et la Mer d’Arabie. A cela s’ajoute que la Russie envisage de se doter d’une marine de haute mer légère, rapide et moderne. Avec le point d’appui potentiel qu’elle acquerra, le cas échéant, à Aden, « sa stratégie sera considérablement consolidée dans toutes les opérations navales dans la région du Proche et du Moyen Orient ».

Dans l’ensemble, on peut dire que ces tractations signifient le grand retour de la Russie aux extrémités méridionales de la péninsule arabique. En effet, au début des années 1990, l’Union Soviétique possédait des points d’appui au Sud-Yémen (avant la réunification yéménite), qui était un Etat communiste et vassalisé.

Il faudra dorénavant observer avec la plus grande attention quelles seront les réactions américaines. Une chose est sûre : pour Washington, ce grand retour est un cauchemar géostratégique. Si Moscou réussit à s’incruster au Yémen, les Russes contrôleront partiellement la Mer Rouge.

Bernhard Tomaschitz.

(article paru dans « zur Zeit », n°19/2017, Vienne, http://www.zurzeit.at ).

mercredi, 17 mai 2017

Major Developments Strongly Suggest the End of Unipolar World Order

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Major Developments Strongly Suggest the End of Unipolar World Order

With Moon Jae-In’s victory in South Korea, the period of tension on the Korean Peninsula is likely to end. With the rise to power of the new president, South Korea can expect a sharp decline in hostilities with North Korea as well as a resumption of dialogue with China.

An expected and highly anticipated victory was confirmed in South Korea on May 9, with candidate Moon winning South Korea’s presidential race over his rivals Hong Joon-pyo (Liberty Korea Party) and Ahn Cheol-soo (People’s Party). After the resignation and arrest of former President Park Geun-hye over an immense corruption scandal, public opinion turned away from her party in favour of the main opposition representative, a center-left lawyer specializing in humanitarian issues.

Moon spent several years in the opposition party advocating for greater cooperation in the region and dialogue with Pyongyang as well as with Beijing, representing quite a contrast to Guen-Hye’s pro-Americanism. Along the lines of Duterte in the Philippines, Moon intends to resume dialogue with all partners in order not to limit his options in the international arena. Such an approach reflects the essence of the multipolar world order: cooperation and dialogue with all partners in order to achieve a win-win outcome.

Looking at the situation in the region, the victory of a politician who seems to have every intention of negotiating an agreement rather than supporting military escalation seems to provide for a hopeful future for China and her neighbors. The level of cooperation and trade between South Korea and China is fundamental to the economy of both countries, so a return to the negotiating table over the issues surrounding the deployment of THAAD are a hopeful sign that the business communities of China and South Korea value deeply.

Duterte Strategy

The United States is again faced with a Filipino-like scenario. Historically, South Korea and the Philippines have always been two fundamental US allies, more concerned with Washington’s interests than their own national political agendas. Over the last few decades, both countries have been governed by politicians careful not to upset the sensibilities of US policy makers. South Korea and the Philippines are at the heart of the political strategy Obama called the Asian Pivot, more explicitly, a policy aimed at containing China and its expansion as a regional hegemon in Asia.

Following the Trump administration’s focus and threats against North Korea in recent weeks, war has seemed more likely on the peninsula. But with Moon’s victory, it has probably been permanently excluded as a possibility. In several interviews weeks prior to the election, Moon stated that a war between the US and the North Korea would constitute an impossible burden for South Korea to sustain. Moon is very realistic about the conventional deterrence that North Korea possesses, maybe even more so than the nuclear development.

Even though Trump has said he is willing to meet with Kim Jong-un, most of his decisions seem to depend on the hawks surrounding him. Looking at the first hundred days of the Trump administration shows a remarkable departure from electoral promises, with the influence of generals he nominated, leading to various escalations in the hot regions of the world. Bottom line is, Trump’s intentions and words matter to a certain extent as US posture in the region seems to be guided by military generals and inner circle family members. Fortunately for the world, the tentative moves in Syria and Afghanistan have not amounted to much, such as with the bombing of the Shayrat airbase or the show in Afghanistan involving the MOAB.

THAAD to Divide

The deployment of the THAAD system continues as part of a belligerent attitude towards North Korea. The strong and firm rhetoric of Pyongyang is justified and not surprising given the context and the threats facing the country in wake of US provocations. The deployment of THAAD has had consequences, such as increasing tensions between South Korea and China. Moon’s victory goes contrary to the goal of the US policy-makers in Washington to isolate China. In this light, the hurried deployment of THAAD before the South Korean election obliged the probable winner, Moon, to be faced with an accomplished fact. This first step makes it clear what Washington’s attitude towards the new South Korean president will be.

The THAAD has also been deployed to antagonize the most frustrating point between Seoul and Beijing: North Korea. The measure was intentionally taken by Washington to pressure Seoul. THAAD has all the characteristics of a Trojan horse. Placed to reassure an ally (Seoul) against a fake-threat (Pyongyang), it becomes a weapon against China that puts in place a system, only a few hundred miles from its border, potentially able to affect China’s strategic nuclear forces. The US military accelerated the deployment of THAAD in the knowledge that this would immediately place the future president in a difficult situation, in that removing THAAD would not be easy in the face of huge American pressure. This may perhaps be Moon’s first challenge; to use the dismantling of THAAD as a means of exchange with Beijing to return to a normal relationship of co-operation. If Beijing wants to believe Moon’s goodwill in eliminating the THAAD system, it may begin to loosen some of the measures imposed on Seoul as retaliation for the deployment of the US system.

Multipolar world to the rescue

In this scenario, one must not make the mistake of believing that Moon’s victory means that a major US ally will cease its support for Washington. As always, in this era of transition from a unipolar to a multipolar world, the pressure that Washington will decide to apply to South Korea will affect the nature of the US-ROK alliance. The United States will have to abandon the warlike posture so dear to Mattis, McMaster and Admiral Harris (the commander of the US Pacific Fleet). In this Tillerson as a realist might be the right man at the right place to negotiate with Moon. Potentially it could be possible to solve the problem in whole by dealing with North Korea, although that seems unlikely given the pressures the deep state will put on the administration to continue using North Korea to create instability in the region.

This is why much of the region’s future will remain subordinated to potential negotiations between Beijing, Pyongyang and Seoul on the Korean peninsula, especially after Moon’s victory. If these three nations succeed in finding common ground on which to set upon a path of reconciliation, the region will benefit greatly. Of course, in this context, the one most likely to lose influence is the United States. If Washington wants to remain relevant, it should abandon the Chinese containment plan through the Korean peninsula by exploiting North Korean problems. If they instead decide to try to sabotage any peace agreement in the peninsula, this will only push Seoul and Pyongyang even closer together, to Beijing’s great pleasure.

Recent years have seen a mounting showdown between the old world order configuration based on chaos and destruction and led by Washington, and the new multipolar order that focuses on win-win opportunities, dialogue and sincere cooperation. If Washington decides not to accept the new rules of the game, where it can no longer dictate the law, it will end up producing more damage against itself than any foreign country could actually do, in actual fact accelerating the formation of the multipolar world and putting to bed the unipolar world order for good. 

mardi, 16 mai 2017

Guillaume Faye & Yann-Ber Tillenon: Macron président, quel avenir pour la France ?

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Guillaume Faye & Yann-Ber Tillenon:

Macron président, quel avenir pour la France ?

Forgotten White Slaves - Irish, Scots, poor Englishmen ended up as slaves in America

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Forgotten White Slaves - Irish, Scots, poor Englishmen ended up as slaves in America

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Red Ice Radio - They Were White and They Were Slaves: The Untold History of the Enslavement of Whites in Early America. First, Michael shares his inspiration for writing this book and why it is important to highlight this dark corner of suppressed history. He’ll tell of a hidden epoch, the slave trade of Whites, hundreds of thousands of whom were kidnapped, chained, whipped and worked to death in the American colonies and during the Industrial Revolution. We’ll learn about the artificial creation of the underclass and the emergence of the pauper class in England, which led to abduction into slavery. Michael explains how many poor Whites were taken from the British Isles and sent to America for slave labor against their will. He also elaborates on the false narrative surrounding indentured servitude. Additionally, we talk about how the cover-up of White slavery has impacted race relations today. Later, we talk about other historical aspects of slavery that are not discussed. In the second hour, we’ll discuss how the exclusion of politically incorrect aspects of history remains closeted and what must be done about it. Then, Michael talks about the Judas factor among White elites. Where is the yeoman resistance? We’ll also discuss the emergence of the idea of racial supremacy found in Judaic doctrine. He’ll explain the difference between self defense and racial supremacy and how it’s relevant today. Later, Michael comments on the root of White European problems. At the end, we return to White slavery as Hoffman explains the gradual transition from slavery to contractual servitude and he reminds us of the White slaves who were forcefully send to Australia.

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Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose

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Het psychotisch discours in dialogisch perspectief

Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose

Arne Saeys

Scriptie voorgelegd aan de FACULTEIT PSYCHOLOGIE EN
PEDAGOGISCHE WETENSCHAPPEN,
voor het behalen van de graad van
Licentiaat in de
Psychologie.

Academiejaar: 2003-2004

KATHOLIEKE UNIVERSITEIT LEUVEN

Promotor: Prof. Dr. Jan Godderis 

Inleiding

Hoofdstuk 1. Verklaren, begrijpen, interpreteren en dialogeren

  1. Nosologie: van Kraepelin tot DSM-IV 
  2. Jaspers’ methodologie

        2.1. Ontwikkeling van de persoon

        2.2. Empathisch begrijpen vs interpreteren

  1. Fenomenologisch begrijpen
  2. Psychoanalytisch interpretaties
  3. Sociale verhoudingen

Hoofdstuk 2. Taal en de Ander: Bakhtin & Lacan

  1. De symbolische orde en de psychose
  2. 1. De symbolische orde
  3. 2. De verwerping van de Vader-metafoor
  4. Taal: Structuralisme & dialogisme
  5. Het taalsysteem en het individuele spreken
  6. Het probleem van de verwijzing 
  7. De gelaagdheid van de taal .
  8. Bemiddeling van het onmiddellijke
  9. 5. Metafoor en metonymie

             5.1. Jakobsons metafoor en metonymie

             5.2. Jakobsons functies van de taal

             5.3. Lacans metafoor en metonymie

             5.4. Metafoor en cultuur

  1. Omtrent betekenis
  2. De Ander en de anderen in het discours

            7.1. Het gedeelde subject

            7.2. De geadresseerde ander

            7.3. Dubbelstemmig discours

                 7.3.1. De vrije indirecte rede

                 7.3.2. Het gelijk gerichte dubbelstemmige woord

                 7.3.3. Het verschillend gerichte dubbelstemmige woord

                 7.3.4. Interne en externe dialoog

            7.4. De polyfone auteur

    III. Subject: Psychoanalyse & literaire creatie

  1. Het Spiegelstadium en de Dubbelganger
  2. Auteur en Held
  3. De sociale band 
  4. Het dialogische zelf
  5. ‘Het onbewuste is gestructureerd als een taal’
  6. Het groteske lichaam & de driften
  7. Besluit: Taal, subject & lichaam

Hoofdstuk 3. De schizofrene psychose: taal en subject

  1. Het psychotisch discours
  2. Een discours zonder referentie
  3. Neologisme, refrein en onderbreking
  4. Dromen en associaties
  5. De hallucinatie
  6. De psychotische structuur
  7. Mislukking van de Symbolische identificatie
  8. Mislukking van de Imaginaire identificatie
  9. De horror van het Reële

    III. Psychose en sociale band

  1. De breuk in ‘het dialogische zelf’
  2. De narratieve structuur in de psychose 
  3. Positieve en negatieve symptomen
  4. Afwezigheid van een handelende protagonist
  5. Intersubjectiviteit als bedreiging
  6. De ‘psychotische structuur’ en de dialogische ontwikkeling
  7. Het groteske en het schizofrene lichaam 
  8. Niet-symbolisatie van het lichaam
  9. Lust en onlust
  10. De verwerping van het groteske lichaam
  11. Besluit: Taal, structuur en lichaam in de psychose

Hoofdstuk 4. Therapie en dialoog

  1. Narratieve transformaties
  2. Dialogische overdracht
  3. Het groteske lichaam in therapie
  4. De Open-Dialoog-Benadering
  5. Besluit

Conclusie

Referenties

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Samenvatting

Saeys, Arne. Het psychotisch discours in dialogisch perspectief. Mikhail Bakhtins taalfilosofie en de psychoanalyse van de schizofrene psychose.

Verhandeling aangeboden tot het verkrijgen van de graad van Licentiaat in de Psychologie, september 2004.

Leiding: Prof. Dr. Jan Godderis 

Deze literatuurstudie tracht bestaande fenomenologische en psychoanalytische betekenissen die aan het psychotisch discours verleend zijn in het licht te plaatsen van de taalfilosofische noties van de Russische linguïst Mikhail Mikhailovich Bakhtin. Bakhtin heeft evenwel zelf nooit iets over psychopathologie geschreven. Zijn reflecties betreffen in hoofdzaak het proces van literaire creatie zoals bijvoorbeeld in het werk van Dostojevski en Rabelais. Bakhtin is echter meer dan een literatuurwetenschapper. Vanuit zijn literatuurtheorie ontwikkelde hij een heel eigen filosofie die in grote mate toepasbaar is op domeinen ver buiten de literatuurtheorie.

Bakhtin stelt dat de mens op de eerste plaats een talig en cultureel subject is. Deze zienswijze toont overeenkomsten met de structuralistische visie op taal en subject van Jacques Lacan. Gezien de baanbrekende opvattingen van Lacan inzake de psychose lijkt het interessant zijn visie op taal en subject met die van Bakhtin te vergelijken. Beiden beklemtonen het belang van de taal in de subjectwording. Er zijn evenwel verschillen in hun taalopvattingen. Het probleem van de verwijzing, betekenisverlening, metaforisatie, dubbelstemmig discours en andere taalfenomenen worden uitgebreid besproken. Het wordt duidelijk dat Lacans benadering een grote nadruk legt op het structurerende van de taal. Bakhtin daartegenover stelt dialogische relaties boven het systeem van de taal. Waar Lacan de taal voornamelijk ziet als de structuur die orde schept in de sociale relaties tussen mensen, zal Bakhtin de rol van de taal vooral zien als datgene wat mensen met elkaar verbindt. Na een confrontatie tussen structuralistische en dialogische taalopvattingen wordt het belang van het Spiegelstadium bij Lacan vergeleken met het proces van de literaire creatie bij Bakhtin. In de de-individualisering van het menselijke subject wordt een belangrijk punt van overeenkomst gevonden tussen beide denkers. Waar het subject bij Lacan slechts verdeeld wordt door dé Ander, drijft Bakhtin de verdeling van het subject nog verder door. Uiteindelijk belandt men bij een ‘meerstemmig’ of ‘dialogisch zelf’, dat uit zovele posities bestaat, dat er een levendige innerlijke dialoog kan plaatsvinden. Ook het lichaam wordt bij Bakhtin ontdaan van zijn individualiteit, wanneer hij spreekt over het ‘groteske lichaam’. In de carnavalsgemeenschap overschrijdt het groteske lichaam zijn grenzen, waardoor het een sociale betekenis krijgt.

In een volgend luik worden de implicaties van deze bevindingen voor het spreken van de psychoticus uitgewerkt. Eerst worden de merkwaardigheden uit het psychotisch discours bekeken vanuit een linguïstisch standpunt. Daarna volgt een psychoanalytische interpretatie van de psychotische taalfenomenen en de hallucinatie. Het ontbreken van een symbolische bemiddeling in de psychose staat centraal. Lacan beschrijft vandaar uit de psychotische structuur. Door een mislukking van een symbolische en een imaginaire identificatie zou het subject ten prooi vallen aan de horror van het reële. De psychoticus plaatst zich buiten de taal als sociale band met de Ander. Geïnspireerd door Bakhtins filosofie werd recentelijk een theorie uitgewerkt die het psychotische subject vanuit een dialogisch perspectief bekijkt. Centraal staat de breuk in het ‘dialogische zelf’. Het psychotische subject zou moeilijkheden hebben om zich te positioneren in de interne en externe dialoog. Vanuit een integratie van de theorie van het ‘dialogische zelf’ en de psychoanalyse zouden we kunnen zeggen dat de psychotische structuur gekenmerkt wordt door een verstoorde dialogische positionering tegenover de Ander(en). Tenslotte wordt de houding van de psychoticus ten opzichte van het eigen lichaam besproken. Het lichaam zou niet gesymboliseerd zijn en zou beheerst worden door de ‘doodsdrift’. Vanuit Bakhtin kunnen we stellen dat de psychoticus het groteske lichaam verwerpt.

Uit de hier voorgestelde visies vloeien een aantal psychotherapeutische praktijken voort. De narratieve benadering van het ‘dialogische zelf’ richt zich op het versterken van de innerlijke dialoog. De psychoanalyse gaat dieper in op het verschijnsel van de overdracht in de externe dialoog. Er wordt gesteld de overdracht te laten plaatsgrijpen op het niveau van het lichamelijke. Tenslotte wordt vanuit een systemische hoek het belang van een Open Dialoog met allen die betrokken zijn bij de crisis van de psychoticus benadrukt, zodat de psychose vanuit de dialoog een gedeelde betekenis kan krijgen.

Howard Kunstler et le désastre de la civilisation américaine

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Howard Kunstler et le désastre de la civilisation américaine

Par Nicolas Bonnal 

Ex: http://lesakerfrancophone.fr

On a parlé ici de la crise du tourisme en Amérique. Parlons de la crise de la civilisation en Amérique, cette nation indispensable qui crée un monde zombi à son image.
 
Il reste un cinéaste américain, Alexander Payne, qui nous conte, à travers des films comme Les Descendants, Monsieur Schmidt ou Nebraska, le désastre de la civilisation américaine. La matrice américaine entre les mains des oligarques a tué la civilisation américaine et l’a dévitalisée. Michael Snyder, sur son blog, ne cesse de nous donner, semaine après semaine, des nouvelles de cet effondrement physique de l’Amérique, cette Amérique représentée par les jeunes filles odieuses et monstrueuses comme la grosse Kardashian ou l’Ivanka Trump-Kushner.

Le néant US accompagne bien sûr une extension du domaine de la lutte, pour reprendre l’expression de Houellebecq. Car la matrice fait vivre de plus en plus mal les gens à l’intérieur, et elle fait souffrir ou extermine de plus en plus de peuples à l’extérieur, du monde musulman aux banlieues industrielles chinoises et bengalis (cinq euros par mois pour fabriquer des chemises vendues soixante chez Gap) en passant par la banlieue française. Comme dans un livre de Jack London que j’ai analysé récemment, l’oligarchie devient de plus en plus fasciste et dangereuse, car elle carbure moins à l’impérial qu’au prétexte humanitaire : réparation du monde (tikkun), lutte contre le nationalisme, le sous-développement, le terrorisme (sauf Daesh), l’islamisme, etc.

Jack London écrit dans le Talon de fer : « La force motrice des oligarques est leur conviction de bien faire. » Les milliardaires éduquent ensuite leurs enfants et les rendent tout prêts à amender l’humanité, et à l’exterminer comme populiste quand elle ne veut pas être amendée !

Et s’il y a un cinéaste, il y a aussi un grand analyste du désastre US (qui est devenu le nôtre lors de notre passage à la globalisation), et qui se nomme Howard Kunstler. Je donne ici deux extraits de son dernier texte, qui résume son œuvre maîtresse, The Long Emergency.

Froidement, Kunstler présente ainsi son pays :

Je vis dans un coin de cette Amérique périphérique, où vous pouvez facilement lire les conditions de vie sur les murs : les rues principales vides, surtout quand la nuit tombe, les maisons sans soins et se dégradant d’année en année, les fermes abandonnées avec des granges qui tombent en ruine, les outils agricoles rouillant sous la pluie et les pâturages couverts de sumacs, ces chaînes nationales de magasins parasites, poussant comme des tumeurs aux abords de chaque ville.

Ce pourrissement culturel créé par l’oligarchie avide et folle, les Wal-Mart, la multiplication des « détritus urbains » (Lewis Mumford) et la crétinisation médiatique créent une humanité à la hauteur :

Vous pouvez le lire dans le corps des gens dans ces nouveaux centre-ville, c’est-à-dire le supermarché : des personnes prématurément vieilles, engraissées et rendues malades par la consommation de mauvaises nourritures, faites pour avoir l’air et avoir un goût irrésistible pour les pauvres qui s’enfoncent dans le désespoir, une consolation mortelle pour des vies remplies par des heures vides, occupées à regarder la trash-télé, des jeux informatiques addictifs et leurs propres mélodrames familiers conçus pour donner un sens narratif à des vies qui, autrement, ne comportent aucun événement ou effort.

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Tout programme télé me semble à moi aujourd’hui totalement insupportable. Il ne faut plus être tout à fait humain pour se gaver de télé. Évidemment, cela rend ensuite la démarche plus dure à l’antisystème : comment peut-il expliquer le monde à un zombi nourri de l’arme de destruction massive qu’est la télévision ? Et l’on rencontre ce problème tous les jours. On est dans le classique de Don Siegel.

Une illustration donnée par Snyder a magnifiquement illustré l’involution américaine des années Eisenhower aux années Obama. On peut en dire autant du cinéma. Godard disait qu’il ne critiquait pas le cinéma américain contemporain parce qu’il était anti-américain, mais parce que ce cinéma est devenu mauvais. Où sont passés les Walsh, Ford et Minnelli d’antan ?

Il y a dix-sept ans, j’avais publié un roman d’anticipation sur ce thème, les territoires protocolaires. C’est que la construction européenne avait facilité l’émergence d’une Europe déracinée et défigurée, présente déjà en France à l’époque de Pompidou : les grandes surfaces, les autoroutes, les zones de luxe, le pourrissement culturel par la télévision. Cet anéantissement de toute civilisation présent aussi au Maroc (agglomérations interminables autour de Tanger, aéroports, centres commerciaux, villas et immigration de luxe – gourbis et HLM pour les autochtones) se répand dans le monde comme un cancer. L’insensibilité des populations toujours plus hébétées (Baudrillard) par les médias accompagne ce phénomène. On cherche à en savoir plus sur le simulacre Kardashian (soixante millions de tweeter ; et je rappelle : un million de commentaires par chanson Gaga) que sur la prochaine guerre ou l’état de son âme.

Lorsque j’avais découvert et commenté – en 2012 – Howard Kunstler pour la presse russe, il était encore à la mode en Amérique, et prévoyait comme toujours une catastrophe énergétique (prévoir une catastrophe financière ou autre est devenu une usine à gaz), mais surtout il décrivait cette apocalyptique réalité – celle que Kunstler appelle le sprawling, la prolifération de cette géographie du nulle part, qui s’étend partout et pourrit tout l’espace mondial (repensons à Guénon).

L’impérialisme américain devenu risible et hors de contrôle, mais impuissant aussi, ne doit pas nous faire oublier la vraie menace, celle du modèle économique et urbain. C’est par là que l’on devrait commencer les prochains combats qui nous guettent. Au lieu de prévoir des catastrophes imprévisibles, voir enfin ce désastre américain qui nous entoure et nous consume.

Nicolas Bonnal

Ses dernières publications sur Amazon

Sources

  • Le blues national – Le Saker Francophone
  • Nicolas Bonnal – les territoires protocolaires ; les grands auteurs et la théorie… (Kindle)
  • Kunstler, James Howard, The Geography of Nowhere (Simon and Schuster, 1994). Kunstler, James Howard, The Long Emergency (Atlantic Monthly Press, 2005).
  • Jack London – Le talon de fer (ebooksgratuits.com)
  • Lewis Mumford – La cité dans l’histoire

 

Imperiofobia y leyenda negra

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Imperiofobia y leyenda negra

Esto es HistoCast. No es Esparta pero casi. ¿Existe una aversión a los imperios? Esta es la tesis de María Elvira Roca Barea, que pone varios ejemplos y nos desgrana extensamente la hispanofobia y la leyenda negra utilizada en este caso. Es acompañada por @HugoACanete y @goyix_salduero. Os recordamos que nos podéis seguir a través de nuestra cuenta de twitter @histocast y en facebook.

Libro de Imperiobia y la leyenda negra: bit.ly/2j1nLZ9

Secciones Historia:
- Imperios y leyendas negras - 4:45
- Orígenes de la hispanofobia - 38:49
- Asunción de la hispanofobia - 2:19:44
- Bibliografía - 3:26:37

Bibliografía:
- Imperiofobia y la leyenda negra - María Elvira Roca Barea
- Memorias de un tambor 19 - La Leyenda Negra (podcast)


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Soundtrack (CC BY 3.0):
_ghost - Reverie (small theme)
Ivan Chew - I have often told you stories
Onlymeith - Quiet rain
Pitx - Chords for David
Doxent - Forgotten land
Snowflake - Ethereal space
Kirkoid - Space bazooka
Gurdonark - Plains
Ivan Chew - Nanyang journey
Flatwound - The long goodbye
Pitx - Hidden blues
Javolenus - Ianiscus
_ghost - Two swords
Alxd - Epic trailer 2
Stephane Lorello - Epic fantasy
Peritune - Material epic
Marc Fussing Rosbach - Epic greenland - Hourglass
Alex Beroza - Improvisation on friday...
Ivan Chew - Dark woods II

Soundtrack (CC BY-NC 3.0) y autorizado por el autor:
Ruin roads - On the edge
Ruin roads - Diamond white

lundi, 15 mai 2017

Préciser au plus vite les thèmes des futures oppositions

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Préciser au plus vite les thèmes des futures oppositions

par Jean-Paul Bastiat & Jean-Claude Empereur

Ex: http://www.europesolidaire.eu 

Emmanuel Macron a été élu avec plus de 65% des votes, comme le laissaient présager les sondages. Mais il a été élu avec un nombre important d'abstentions, environ 26% et un nombre record de votes blancs estimés à 8% . Même si tous les abstentionnistes ne peuvent être comptabilisés comme anti-Macron, l'essentiel de ceux-ci, ainsi que les votes blancs résultant du refus de choisir entre Macron et Marine Le Pen, font que l'élection du nouveau Président, en fait sinon en droit, n'a été décidée que par une minorité d'électeurs.
Macron n'aura recueilli sur son nom qu'environ 20 millions de suffrages sur les 46 millions de français en âge de voter. De plus, de nombreux électeurs d'Emmanuel Macron n'ont voté pour lui que pour faire barrage à Marine le Pen. Sauf erreur, c'est la première fois dans l'histoire de la 5e République qu'un Président aura été si mal élu.

On peut donc penser que le pays est profondément divisé et n'arrivera pas à s'unir sous ce nouveau Président. Des pans entiers de la population paraissent prêts à entrer dans une opposition radicale, que certains observateurs pensent pouvoir qualifier de future sécession.

Ce qui sauvera momentanément le nouveau pouvoir sera l'incapacité, pour un temps, des opposants de tous bords à s'unir dans une opposition cohérente. Ceci apparaît déjà dans la préparation des futures élections législatives. Face aux candidats de En Marche, une gamme incohérente d'adversaires se prépare. Elle réunit ce qui reste de vrais réfractaires dans le Parti socialiste, les soutiens de la France Insoumise, c'est-à-dire de Jean-Luc Mélenchon, quelques « communistes » et bien évidement les membres du Front National. Ceux-ci, même s'ils se divisent entre durs et moins durs, sur le mode de Florian Philippot, même si beaucoup reprochent à Marine Le Pen de nombreuses erreurs de campagne, ne devraient jamais accepter de se rallier à la nouvelle majorité présidentielle. On voit mal d'ailleurs pourquoi Marine Le Pen refuserait à l'avenir d'en prendre la direction.

Parmi ces opposants, on ne comptera évidemment pas ceux qui, chez Les Républicains, le Parti socialiste ou le Modem, font aujourd'hui quelques objections de forme à rejoindre En Marche, non par conviction mais pour faire payer plus cher leur ralliement.

Les conflits de principe ou oppositions personnelles caractérisant ces divers opposants les empêcheront de se présenter rassemblés aux électeurs, en se mettant d'accord sur des candidats uniques face à ceux de En Marche. Tout laisse donc penser qu'une majorité présidentielle substantielle favorable au nouveau Président se dégagera, lui laissant les mains libres pour appliquer ses objectifs politiques et géostratégiques, ou plutôt ceux des forces profondes qui ont provoqué sa candidature et financé sa campagne.

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Deux France

Il en résultera qu'à terme, deux France se dégageront et nécessairement s'opposeront. La première sera une France des beaux quartiers profondément imbue de libéralisme économique, de soumission aux intérêts financiers et à l'Amérique. La deuxième France sera celle des quartiers urbains périphériques et d'une partie de la France rurale, qui refuseront de plus en plus de servir les intérêts de la première. Mentionnons seulement pour être précis que dans la première France, celle dite ici des beaux quartiers, figurent aussi un certain nombre d'opposants à Emmanuel Macron se présentant eux-mêmes comme de gauche – notamment un certain nombre de militants de la France Insoumise.

Confrontés aux prochaines élections législatives, comme aux 5 années suivant ces dernières, les opposants ont théoriquement deux possibilités. La première consistera à s'unir quelles que soient leurs divergences pour constituer à tous une forte minorité voire une majorité de députés. Cette union n'est pas impossible, mais paraît cependant très improbable vu les antagonismes actuels entre les diverses oppositions. La France Insoumise et le Front national, par exemple, accepteraient-ils de s'entendre sur le candidat le mieux placé pour l'emporter sur un candidat En Marche ou Les Républicains.

L'autre solution serait que les deux composantes majeures de l'opposition, France Insoumise et Front national, se bornent à tenter, dans les circonscriptions où ils pourraient l'emporter sur En Marche ou Les Républicains, de faire élire un de leurs représentants. Ils pourraient ainsi constituer dans la future Assemblée Nationale des minorités plus ou moins fortes susceptibles de gêner beaucoup la mise en oeuvre du programme d'Emmanuel Macron, comme les dérives possibles de ce dernier vers un pouvoir personnel.

Dans les deux cas, ces minorités seront, lors des élections comme durant les 5 années qui viennent, d'autant plus aptes à susciter des soutiens dans l'électorat qu'elles préciseront les grandes lignes de leurs objectifs politiques, en mettant en évidence les points de convergence, nombreux selon nous, que ces objectifs pourraient présenter.

Il devrait leur être possible de recenser ces points de convergence et de préciser les questions sur lesquelles les divers programmes demeurent encore trop flous. Ainsi, concernant l'Union européenne ou l'euro, il serait indispensable, sans mentionner une possible sortie qui paraît aujourd'hui très impopulaire, de se mettre d'accord sur les aménagements que France Insoumise et Front national jugent aujourd'hui nécessaires. L'opposition se distinguerait ainsi de la soumission à des institutions conçues dès l'origine pour imposer le poids des Etats-Unis et de la finance atlantiste sur l'ensemble de l'Europe, et en particulier sur une France jugée encore trop « gaullienne ».

Nous nous efforcerons pour notre compte de recenser sur ce site les divers éléments qui devraient selon nous être pris en compte par les futures oppositions, quelles que soient par ailleurs leurs divergences.

( A suivre. Ci-dessus, version révisée à la date du 13/05/2017)

 

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En relisant notre article, j'ai un commentaire

Par Jean-Claude Empereur
 
Je pense que tôt ou tard il faudra créer et structurer un véritable " bloc national" que seul l'approfondissement de la crise sous sa triple composante financière , identitaire et au bout du compte, géopolitique rendra inévitable.
La question est de savoir de quoi sera composé ce bloc.
Deux questions se posent aujourd'hui qui n'ont pas été posées dans le bon ordre au cours de cette passionnante campagne  : que faire? et comment en est on arrivé, là ?
Malheureusement les différents candidats, par opportunisme et par électoralisme, voire par démagogie,se sont contentés de ne poser que la première c'est ã dire la plus facile ,sans jamais aborder la seconde qui , bien entendu , était un préalable , mais qui était aussi la plus difficile et surtout la plus dangereuse.
Tout est donc ã recommencer. Il faudra du temps...