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jeudi, 28 mars 2013

Russie : La dénaturation du mariage en chute libre dans les sondages

Russie : La dénaturation du mariage en chute libre dans les sondages

Selon un sondage* publié mercredi par le Centre Levada, 5% des Russes étaient favorables à la dénaturation du mariage en février 2013 contre 14% en 2010. 87% sont opposés à la tenue de gay pride. 80% des Russes estiment que seuls un homme et une femme peuvent avoir un enfant. 5% pensent le contraire. Enfin, plus de deux Russes sur trois se disent « hostiles » ou « réservés » envers l’homosexualité. La Douma, la chambre basse du Parlement, a adopté en première lecture en janvier un projet de loi interdisant et punissant les auteurs de « propagande homosexuelle ». Une seconde lecture doit avoir lieu en mai prochain. Il y a un an, Saint-Pétersbourg avait légiféré dans ce sens. Les relations homosexuelles n’en restent pas moins libres en Russie.

*réalisé sur 1 600 personnes dans 45 régions de Russie.

Rassegna stampa (marzo 2013/2)

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Rassegna Stampa:
 
articoli in primo piano (marzo 2013/2)

Hoe staat de culturele strijd tegenover de economische?

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Hoe staat de culturele strijd tegenover de economische?

door  Theo Van Boom

 
De ideologie van de crisis is het Westers denken, het occidentalisme. Het staat hegemonisch in onze maatschappij, na meer dan 40 jaar (Mei'68) te zijn opgelegd geweest als een vanzelfsprekendheid. Daarom dat wij vaak moeite hebben om ermee te breken. Het is ook dit occidentalisme dat de recentelijke ideologische verschuivingen dicteert, om zo de hoofdzaak te ontwijken: het economisch systeem. Deze realiteit moeten wij niet uit het oog verliezen. Het Westen is een eufemisme voor het kapitalisme, voor haar financieel model en voor haar liberale droom. Het occidentalisme is er de accute en reactionaire uitdrukking van.

Het occidentalisme is hegemonisch in de zin dat het de extremen, de conservatieven, de sociaaldemocraten, feministen, holebi-beweging... gereconfigureerd heeft. Zelfs het secularisme is overgegaan in een symbolische strijd tegen de islam en zodoende per extensio tegen alle religies.

Hoewel links van de "verrechtsing" van de maatschappij spreekt, gaat dit ervan uit dat deze maatschappij op dit moment door links bezet wordt. Dat is niet langer het geval: links is in panne en haar invloed berust zich nog louter op het feit dat rechts het culturele veld verlaten heeft. Dit veld ligt op dit moment niet braak, maar wordt door ons economisch systeem gedomineerd: een pure marktcultuur, homo festivus met soms wat bourgeois-bohémiens ertussen voor de goede orde.

Thans staat rechts vandaag in een betere positie om een deel van dit terrein terug te winnen. Links verwijt rechts van een instrumentalisering van culturele kwesties om zo de economische crisis te ontwijken. Maar langs de andere kant heeft links de moed niet gehad zich in te laten over vragen zoals burgerzin en secularisme. De Wereld Morgen houdt een week van het feminisme, fijn, maar hoe rijmt zij dit met feministische intellectuelen zoals wijlen Oriana Fallaci en Caroline Fourest? Hoe kan links dan nog ontkennen de afgelopen decennia gewoonweg de instrumentalisering van het occidentalisme te zijn geweest?

In feite maakt elk economisch systeem van zichzelf een ideologie om de zaken te simplificeren. Het is een soort van étatisme die de contradicties aan de basis van de samenleving wil overstijgen met mooie woordjes. Het herhalen van mantra's zoals "samenleven" en "seculiere staat" overplakt de maatschappelijke kloven met holle retoriek. Dat neemt echter niet weg dat het een zwaktebod is: een echt maatschappelijk idee ontbreekt.

Echter, hier is waar conservatieven zich vergissen en waar links wel wakker blijft: tegenover het accute electoralisme van de partijpolitiek kan er geen louter culturele strijd staan om een deel van de publieke opinie mee te veroveren. Wie filibustert over liberalen zoals Dalrymple en De Wever, maakt exact dezelfde fout als links de afgelopen 40 jaar en zal daardoor net zo goed instrument van de Westerse hegemonie worden.

Links zelf heeft recentelijk dan weer succes door economisch een reactionair neocommunisme voor te stellen: het financieren van de Westerse miserie. Maar wie het maatschappelijk model van een partij zoals de PVDA bekijkt, die ziet dan meteen dat er niet met dat Westen gebroken wordt.

Wat dus wel kan is een alternatief denkbeeld voorstellen met een nieuwe horizont, maar: de cruciale voorwaarde om dit denkbeeld valabel te maken is dat er een andere economische politiek bij centraal staat. Er kan geen culturele strijd geleverd worden zonder met het economische systeem van het occidentalisme (supranationaal leenkapitalisme) te breken.

En ja, vice versa natuurlijk ook. Maar wil men de vooronderstellingen van linkse waarden in vraag stellen, stel dan ook die van de Westerse economische hegemonie in vraag. Wil men de Westerse economische hegemonie in vraag stellen, stel dan ook die van de linkse waarden in vraag.

Links van de economie, rechts van de waarden? Noem het wat je wil, maar het gaat hem hier wel degelijk om een totaalpakket.

mercredi, 27 mars 2013

Touche pas au mariage, occupe-toi du chômage!

 

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L’éveil d’une Grande Armée

L’éveil d’une Grande Armée

par Dominique Venner

 
 
L’éveil d’une Grande Armée – par Dominique Venner


Le 24 mars 2013, en interdisant les Champs Élysées à l’immense manifestation des familles françaises contre le mariage gay, le pouvoir a commis une erreur. Les centaines de milliers de manifestants (1 million 400 000 selon les organisateurs) confinés sur l’avenue de la Grande Armée ont vu dans ce nom un symbole : ils se sont sentis comme la « grande armée » des familles françaises qui se lève contre la « loi Taubira » destructrice de notre civilisation !

 
 
 
On peut détruire une civilisation en un instant, d’un trait de plume. Les Français savent cela pour l’avoir éprouvé plusieurs fois dans leur histoire depuis 1789. Ils savent aussi par expérience qu’il faut plusieurs siècles pour rebâtir une civilisation.

 
Mme Taubira (élue indépendantiste de la Gouadeloupe) est contestée au sein de son propre cabinet ministériel, comme l’avait été Mme Rachida Dati, autre gadget exotique du président précédant. C’est un signe des temps de décadence que de nommer à un ministère aussi symbolique que celui de la Justice des personnes si peu concernées par l’identité française et européenne, que leur intention affichée est de la bouleverser.

 
Après la manifestation du 13 janvier (1 million de participants « blancs de blanc », dont beaucoup de femmes et d’enfants), la manifestation du 24 mars a réuni plus de participants encore et toujours aussi blancs. Elle a même débordé largement sur l’avenue Foch et occupé finalement une partie des Champs-Elysées en fin de soirée, au cours d’un « sit-in » à la barbe des CRS impuissants.

 
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans cette mobilisation sa réalité : une calme révolte de masse contre la destruction de la famille, pilier ultime de notre civilisation européenne. Tout enfant a le droit de savoir d’où il vient, quel est son père et quelle est sa mère. Il n’est pas inutile de rappeler que, très symboliquement, voici 33 siècles, la guerre de Troie avait été provoquée pour faire respecter l’union du roi achéen Ménélas et de son épouse Hélène, enlevée par un prince troyen. Tous les rois de la fédération achéenne avaient fait serment de protéger le mariage d’Hélène et de Mélénas. Aussi s’unirent-ils pour ramener Hélène à son foyer. Et leur guerre eut pour conclusion la destruction de Troie. Elle fut aussi le prétexte de l’Iliade, poème fondateur de notre civilisation.

 
La première grande manifestation du 13 janvier s’était déroulée dans une atmosphère plutôt ludique. Les privilégiés qui nous gouvernent ont traité par le mépris l’appel qui leur était ainsi adressé par cette imposante manifestation contre la loi Taubira.  Et pourtant, aucun parti politique dans la France d’aujourd’hui n’aurait pu réunir un million de manifestants dans Paris. Il y avait là matière à réflexion.

 
C’est pourquoi la seconde manifestation du 24 mars, regroupant une nouvelle fois des familles entières, de jeunes mères et leurs enfants, a été plus tendue que la première. Les aveugles repus qui nous gouvernent, prendront sans doute exemples sur leurs devanciers soviétiques pour traiter avec le même mépris cette indignation populaire qu’ils ne contrôlent pas.

 
Ils commettront là une nouvelle faute. Quand l’indignation mobilise de telles masses, des familles entières, des femmes et de jeunes mères en charge d’enfants, c’est le signe que se trouve transgressée au-delà du supportable une part sacrée de la nation. Il est dangereux de provoquer la révolte des mères !

 
Dominique Venner
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Les Palestiniens n’ont rien à attendre d’Obama

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Les Palestiniens n’ont rien à attendre d’Obama

par K. Habib (Le quotidien d'Oran)

Ex: http://mediebenews.wordpress.com/


Les Palestiniens n’attendent rien de la visite qu’entame aujourd’hui en Israël le président américain Barack Obama qui se rendra ensuite chez eux à Ramallah pour y rencontrer Mahmoud Abbas. Ils n’ont pas tort tant depuis qu’il s’est installé à la Maison-Blanche Obama a fait la preuve de son inféodation à l’Etat sioniste qui a encouragé celui-ci à perpétuer et à aggraver son oppression à leur encontre.

Bien peu sont ces Palestiniens à croire que réélu pour un second mandat le président américain va imprimer un autre cours à sa position sur le dossier israélo-palestinien. S’il en existe, Obama s’est chargé de les détromper avant d’arriver dans leur région. Il a en effet accordé récemment une interview à un média israélien dans laquelle il a clairement fait savoir qu’il s’en tiendra au soutien inconditionnel qu’il a manifesté à l’Etat sioniste même quand celui-ci a multiplié les opérations de colonisation en territoires occupés et les actes punitifs barbares contre leurs populations.

La relance du « processus de paix » en mort clinique n’est pas l’objectif de la visite du président américain même si Washington a affirmé que c’est son but. Obama arrive en Israël « en repentant » plutôt qu’en chef de la plus grande puissance mondiale ayant subi publiquement durant son premier mandat rebuffades et humiliations publiques de la part du Premier ministre israélien et donc déterminé à laver l’affront. Dans l’interview précitée, Barack Obama a donné à comprendre qu’il ne se rendait pas en Israël pour faire pression sur ses autorités sur la question du conflit palestino-israélien dont il approuve la politique et les actes, mais pour leur délivrer le message que l’Amérique est à leur côté et garante de la sécurité d’Israël s’agissant des menaces que font peser sur elle la guerre civile syrienne et l’évolution de l’affaire du nucléaire iranien.

Avec de tels sujets au menu de leurs entretiens, Barack Obama et Benyamin Netanyahu administrent la preuve que la relance du « processus de paix » entre Palestiniens et Israéliens n’est pas leur préoccupation prioritaire. Ils en parleront bien sûr mais en occultant les sujets qui ont fâché entre eux et qui font que ce processus est bloqué. C’est sur les Palestiniens que le président américain exercera les pressions de son pays en vue de les faire renoncer à la fermeté retrouvée de leur attitude. Les Palestiniens ont donc raison de ne s’attendre à rien de bon pour eux de cette visite d’Obama. Elle ne fera en effet que renforcer l’arrogance et la brutalité à leur encontre de l’Etat sioniste qui s’en targuera comme démonstrative de l’indéfectible alliance stratégique israélo-américaine.

Le nouveau cabinet israélien que vient de former Benyamin Netanyahu est adossé à une coalition partisane dont toutes les formations membres sont opposées à la solution de deux Etats en guise du règlement du conflit palestino-israélien. La visite d’Obama en Israël lui vaudra caution à persévérer dans leur rejet de cette solution, sachant que du président américain ne viendront pas les puissantes pressions qui l’obligeraient à lâcher du lest. Cela d’autant que sur la question palestinienne les récentes élections législatives ont démontré que la classe politique et l’opinion israélienne sont presque unanimement en phase avec le cabinet Netanyahu et son intransigeance à ne pas accepter la solution des deux Etats.

A Ramallah, Obama aura des mots lénifiants à l’endroit des Palestiniens, il leur fera d’improbables promesses qu’il oubliera aussitôt. Ne s’est-il pas montré un spécialiste de l’exercice depuis son arrivée à la Maison Blanche ?

K. Habib – Le Quotidien d’Oran

Feminisme: kan links zich verantwoorden?

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Feminisme: kan links zich verantwoorden?

door  Theo Van Boom

Ex: http://www.solidarisme.be/  

Economische crisis en oorlog overal, we weten het ondertussen wel - denken ze daar allicht bij De Wereld Morgen. Dus is het nu de week van het feminisme, heel mooi. De steun die zij hiervoor krijgen uit PVDA+-hoek zal niemand verbazen en de argumenten (gelijk loon, tegen geweld etc.) zijn ook redelijk onschuldig.

Toch kan bij de acuutheid van het thema enkele vragen gesteld worden. Allereerst, waarom net nu de genderspanningen nog eens op doen wellen? Ja, men stelt wel dat "mannen ook meer moeten vervrouwelijken", maar daar moet in deze tijd van hipsters en Justin Bieber maar eens deftig debat over worden gevoerd. Idem dito de chimera aan pseudofreudiaanse en gendertheoretische onwaarheden die allang ontkracht zijn... maar ach. Niemand zal ontkennen dat wij allemaal samen in de miserie van de economische crisis delen en dat dit sowieso de sociale verhoudingen turbulent zal houden over de klassen, rassen en leeftijden heen.

Klassen, rassen, leeftijden... en geloofsovertuigingen ook? Want dat is nog iets, allicht kan de PVDA+ haar goedkeuren van de hoofddoek toelichten? Karima Amaliki, verkozen voor de PVDA+ in de Antwerpse districtsraad, draagt immers een hoofddoek. Geen probleem wat mij betreft, het valt zelfs feministisch te verantwoorden voor wie de redenering een beetje kent.

Maar die redenering is wel niet meer zo genderneutraal als men zou willen, de abrahamitische religies kan je maar zo ver relativeren. Wil de PVDA+ zich dan ondertussen dus even verantwoorden voor haar steun aan Pussy Riot en FEMEN? En neen, die steun vind je niet zo zeer terug op de site van de PVDA+, daar moet je al flink zoeken, maar elke satelliet- en randorganisatie van de PVDA+ heeft het afgelopen jaar al meermaals haar liefde verklaard voor de dolle mina's (AFF, Occupy, DWM, Apache...)

We trekken de kwestie wat verder open. De PVDA+ haar contacten met Iraanse moedjahedeen doen wel vragen stellen wanneer je bedenkt dat de bannelingen van de Iraanse Communistische Partij in Zweden een eigen FEMEN-actie op poten stellen. Wil mevrouw Maliki (overigens een vaak sji'itische achternaam) haar commentaar eens geven bij de uitspraken van haar ideologische zusters, uitspraken zoals:

"Neen tegen de hidjab" (Anke Vandermeersch, jou werd niets gevraagd!)

"Mijn naaktheid is mijn protest" (Was dat de hidjab daarnet nog niet?)

"In de historische strijd van 'vrouw VS islam' zal de vrouw winnen" (PVDA+ & Dewinter: één front!)

Het bleef in deze optiek immers al langer opvallend stil bij de PVDA+ omtrent Syrië (ondanks de verklaringen van de Internationale waar zij deel van uitmaakt). Dat Syrië staat of valt bij de steun van Iran, is zeker. Dat de PVDA+ het niet zo op Iran heeft en daarom al decennia met de marxistische moedjahedeen optrekt, dat ook. Dat commercieel en valselijk feminisme een instrument is om het regime van Iran onderuit te halen sinds de mislukte Groene Revolutie... Tja, waar ben je dan nog mee bezig?

Nog eentje, Nadia El Fani, Tunesische communistische cineaste met de film "Laïcité Inchallah" ("Secularisme in naam van Allah") op haar naam. Vandaag mogen wij ons aan een documentaire van haar over FEMEN verwachten, dit keer in samenwerking met Caroline Fourest en onder de wel heel feministische titel "nos seins, nos armes" ("onze borsten, onze wapens"). In Tunesië zelf moet zij haar gezicht al langer niet meer laten zien (allicht nog wel in boerka, oh snap), maar ook hier de vraag: helpt dit de rechten van de vrouwen vooruit, of mag dit in het licht van de recentelijk heropgeflakkerde politieke trubbels gezien worden? De onlangs vermoordde Tunesisiche oppositieleider Chokri was immers communist.

Dus de centrale vraag wordt in dit geval: hoe ernstig kan je de PVDA+ nemen wat betreft haar progressieve strijd in het licht van de onvermijdelijke geopolitieke implicaties? De vraagstukken en internationale verhoudingen zijn niet meer die van de Koude Oorlog, het lijkt mij dat communisten en aanverwanten of de boot missen of de kar van Westers imperialisme trekken met hun culturele revolutie.

Onvermijdelijk.

Dus als u toevallig iemand deze week in de naam van het feminisme tegenkomt, dan weet u wat het (hem/haar is vast seksistisch) te vragen.

mardi, 26 mars 2013

De erfenis van Hugo Chavez

De erfenis van Hugo Chavez

Door  

http://rechtsactueel.com/  

chaveznod.jpgNaargelang de politieke voorkeuren die men uitdraagt, is men in rouw of viert men in Venezuela. Het overlijden van Hugo Chavez is geopolitiek zeker van groot belang. Indien er nieuwe presidentsverkiezingen komen, dan zal men die zo snel mogelijk proberen te houden. Op deze manier kan de kandidaat van de “Chavezistas” mee glijden op de golf van emoties rond de dood van de president. Charismatische en gedreven leiders hebben echter maar zelden de neiging om zich te omringen met personen die hen zouden kunnen vervangen. Aangezien Chavez overtuigd was dat hij zou genezen, en ook zichzelf een historische rol toebedeelde, niet onterecht, kan het wel eens zijn dat zijn revolutie niet stand kan houden onder zijn opvolger.

De dood van Chavez en de daaruitvolgende taferelen van grote rouw en grote vreugde bij verschillende groepen tonen aan hoezeer de maatschappij gepolitiseerd is geraakt en ook gepolariseerd. Chavez was een charismatisch leider met een groot rechtvaardigheidsgevoel die streefde naar een betere wereld. “Maar tussen droom en daad staan wetten in de weg, en praktische bezwaren”. Op het vlak van buitenlandse politiek was Chavez zijn beleid een succes. Zijn, terechte, anti-Amerikaanse houding zorgde ervoor dat Latijns-Amerika meer ademruimte kreeg en dat Venezuela ook politiek op de voorgrond kwam. Chavez gaf verder nog een ferme steek door stookolie te leveren aan getroffen Amerikaanse gezinnen na de orkaan Katrina. Dat Chavez een bedreiging vormde voor de Amerikaanse belangen werd ook aangetoond na de mislukte staatsgreep tegen hem in 2002. Die laatste toonde tevens aan dat Chavez zijn regime werd gedragen door een zeer groot deel van de bevolking die ook militant genoeg was om op straat hem te komen verdedigen. Venzuela werd onder zijn beleid ook een wereldspeler en kende een nooit geziene invloed in de regio en daarbuiten.

Helaas zit er een gevaar in zich te beroepen op de “volonté general”. Niets is immers zo gevaarlijk voor de menselijke geest als het idee dat men strijdt voor de volksmassa en door hen onvoorwaardelijk daarin gesteund wordt. Chavez begon zich uiteindelijk meer en meer te gedragen als een autocraat. Men kan daarbij zeggen dat dat eigen is aan een socialistische ideologie, maar zoveel verschil is er niet te vinden tussen zijn optreden of die van de Belgische regering die onwettige verkiezingen uitschrijft om die daarna te laten goedkeuren door het parlement. Dat hij de media domineerde was ook een feit, maar valt nog in het niets tegenover het imperium van Berlusconi. Allerlei bezwaren vanuit de elites in Europa of de VSA dat Chavez een dictator zou zijn, zijn dan ook volledig ongegrond. Het systeem is in die landen immers niet veel beter. Het socialisme van Chavez was dan ook een ecclectisch gegeven waarbij hij de staatscontrole over de economie sterk uitbreidde, maar tegelijkertijd niet wenste in te gaan tegen de katholieke ziel van zijn volk. Indien men Chavez zijn manier van regeren dan toch wenst te vergelijken, naar de geest en niet naar de praktische institutioneel vormgegeven stijl, dan ligt het precedent in het klassieke Griekenland. Daar heersten over polissen “tirannen”, toen nog geen negatieve connotatie, die over een enorme macht beschikten die als legitimatie de volksmassa had.  Dat Chavez geen liberaal-democraat was, is geen geheim. Mijn inziens ook geen probleem aangezien hij nooit heeft verkondigd dat te zijn. De participatie in de politiek is onder zijn beleid ook toegankelijker geworden. Dat daarbij zijn partij een groot deel van de maatschappij overheerste, is dan weer typisch te noemen voor een democratisch functioneren. Voor meer over deze discussie verwijs ik liever naar het boek “Waarom democratie?” van Fred Hamburg in plaats van hier een ideologische discussie te houden.

Politiek gezien kan men Chavez een succes noemen: het terugdrijven van Amerikaanse inmenging; het overleven van staatsgrepen e.d. vanuit de VSA gedirigeerd en betaald; bouwen aan Latijns-Amerikaanse samenwerking en het breken van de corrupte oligarchie zijn stuk voor stuk goede zaken. Waar Washington een typische verdeel-en-heers-strategie volgde in Latijns-Amerika, waarbij de eigen Amerikaanse belangen centraal stonden en men niet vies was om een dictator meer of minder te steunen, was Chavez één van de voormannen van een politieke generatie die dit patroon doorbraken. Op (geo)politiek vlak was zijn beleid dan ook ronduit nationalistisch te noemen.

Ook analisten die niet pro-Chavez zijn, zullen toegeven dat het politieke systeem van Chavez meer open is dan dat van zijn voorgangers. Wanneer we zijn sociaal beleid bekijken en er de Gini-coëfficiënt bijhalen, zien we ook een verbetering. Dit is de schaal waarmee ongelijkheid in ontwikkeling wordt uitgedrukt. 0 impliceert volledig gelijkheid waarbij iedereen krak hetzelfde inkomen bezit, 1 impliceert volledige ongelijkheid waarbij één persoon alle inkomen heeft en de rest niets. In Venezuela is dit 0,39, ter vergelijking is dit in Brazilië 0,52 (ook een historisch laagtepunt). Sociaal gezien is Chavez een zeer grote verbetering tegen zijn voorgangers, waarbij de Venezolanen nu mee kunnen genieten van de grote staatsinkomsten. De sociale ongelijkheden waren voor Chavez ronduit schrijnend.

Economisch gezien daarentegen staat de erfenis van Chavez op een wankele bodem. Zijn manier van besluitvoering was vaak ronduit impulsief te noemen. Politiek-institutioneel gezien kan zoiets een positief schokeffect als gevolg hebben, economisch gezien is dit absoluut geen goede zaak. Beleidswijzigingen werden wel eens ad hoc genomen tijdens zijn televisieprogramma “Alo Presidente”.  Vergeleken met het systeem voor zijn aantreden kende Chavez wel meer succes, maar wanneer men het gaat vergelijken met de buurlanden is het allemaal niet meer zo positief. Tijdens het presidentsschap van Chavez waren het linkse Brazilië en het rechtse Colombië veel grotere successen. Tel daar nog eens bij dat de olieprijs per vat een historisch hoogtepunt heeft bereikt in die periode, dan kan men stellen dat Chavez economisch gezien veel geluk heeft gehad.

De economie van Venezuela leunt momenteel immers zo goed als helemaal op olie-export. 90% van alle buitenlandse kapitaal komt binnen via de olie-export. De helft van het overheidsinkomen komt ook binnen via de olie-industrie. Het merendeel komt van het staatsbedrijf PDVSA dat in 2003 door Chavez werd genationaliseerd. PDVSA werd voortaan vooral als melkkoe gebruikt en kende zeer weinig investeringen om de productie op te drijven, te verbeteren of verder te beveiligen. Via een ander staatsbedrijf, Fonden, werd meer dan 100 miljard dollar uit PDVSA geïnvesteerd in de economie. Fonden zelf is goed voor een derde van alle investeringen in de Venezolaanse economie. Naar aanloop van de vorige verkiezingen namen overheidsinvesteringen in de Venezolaanse economie zelfs nog eens toe met 30%. Dit leidde echter niet tot grote successen. Een studie naar de gevolgen van de investeringen van Fonden leidde tot de ontdekking van tientallen verlaten of niet afgewerkte bedrijven en een vloot ongebruikte bussen. Veel geld zou ronduit verspild zijn geweest. Einde januari 2013 sneed de Venezolaanse overheid dan ook 19% uit de bijdragen van PDVSA naar Fonden.

De overheidsfinanciën in het algemeen zijn ook niet rooskleurig te noemen. Het Venezolaanse begrotingstekort bedroeg 9% in 2012, volgens berekeningen zou het naar 12% gaan in 2013. Dit was mogelijk door de groeiende olie-export, waardoor het land een groei kende van iets meer dan 5% in 2012. Voor 2013 wordt echter maar een groei van 1,8% verwacht. Inflatie werd dan ook een toenemend probleem, waarop de staat reageerde met de lonen op te trekken. Het resultaat is een inflatie van rond de 20%. In februari werd de Venezolaanse munt, de bolivar met 32% gedevalueerd. Doordat olie verkocht wordt in dollars, landen die het anders wensen, durven wel eens “bevrijd” te worden door de NAVO, zou zo’n devaluatie een voordeel moeten geven in de export. De Venezolaanse economie drijft echter te veel op olie om een verschil te maken.  Economisch gezien kunnen we Chavez zijn regime dan ook een grote gemiste kans noemen. Wat zal er immers overblijven van zijn sociaal beleid indien de economische basis wegvalt?

Nu Chavez als charismatisch leider weg is gevallen, is het nog maar de vraag of zijn opvolger, indien herverkozen, Nicolas Maduro hetzelfde élan heeft als Chavez. De grote Amerikaanse multinationals aasden reeds langer om in Venezuela hun macht te heroveren. Ook werden kort voor Chavez’ dood nog Amerikaanse geheime agenten uitgewezen die destabiliserende activiteiten aan het voorbereiden waren. Hoe het ook verlope, één ding is duidelijk. Men mag dan nog een groot charismatisch leider zijn en gedragen worden door miljoenen, uiteindelijk is men maar gewoon een mens. De mens wikt, God beschikt. Iets dat de zeer katholieke Chavez ook geweten zal hebben.

R.I.P. Chavez (1954-2013)

Guillaume Faye chez les Ronchons!

La Turquie: plaque tournante des trafics de chair humaine

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Dietmar HOLZFEIND:

La Turquie: plaque tournante des trafics de chair humaine

 

Les réseaux criminels de la mafia turque et les “Kaçakçi”

 

La Bulgarie et la Roumanie, qui sont les deux pays qui ont adhéré le plus récemment à l’UE, insistent depuis un an, avec force véhémence, pour être inclus dans l’ “espace Schengen”, demande qui a été refusée jusqu’ici grâce au veto qu’opposent les Pays-Bas. L’Autriche, comme un brave petit chien, ne s’y est pas opposée. L’adhésion de ces deux pays à l’espace Schengen, où les frontières sont abolies, pourrait augmenter considérablement le nombre de migrants illégaux en Europe. Déjà actuellement de plus en plus de personnes, venues de Turquie, entrent dans l’UE via le territoire bulgare, considéré comme le pays de transit idéal. Dès que ces migrants arrivent en Bulgarie, ils empruntent une route qui les mène en Macédoine puis en Serbie; depuis le territoire serbe, ils débarquent en Hongrie et se retrouvent dans l’espace Schengen. Une autre route les amène de Serbie au Monténégro et, de là, via la Bosnie en Croatie puis en Slovénie, donc dans l’espace Schengen.

 

Les autorités bulgares ont constaté un doublement du nombre des migrants ayant franchi la frontière en octobre et en novembre 2012, mais elles ne peuvent rien entreprendre contre les bandes de passeurs, apparemment bien organisées. Tout cela se passe alors que dans les cercles bien pensants de l’eurocratie on répète à satiété que la Bulgarie est presque prête à faire partie de l’espace Schengen. Vu les chiffres et les faits, cette adhésion ne devrait même pas être envisagée. Reste à espérer que la Bulgarie et la Roumanie, derniers pays arrivés au sein de l’UE, ne seront reçus que le plus tard possible dans l’espace sans frontières et que les passeurs devront abandonner leurs routes balkaniques, circonstancielles et difficiles, vu les nombreuses frontières à franchir, et seront dès lors plus facilement démasqués.

 

La politique la plus efficace et la plus intelligente à mener serait évidemment de combattre les passeurs et de les neutraliser dès leur point de départ. Les autorités turques pourraient, à ce niveau, avoir un champ d’action idéal pour prouver qu’elles sont mûres pour entrer dans l’UE et qu’elles utilisent de manière appropriée les milliards d’euro qu’elles perçoivent grâce à la générosité de l’UE, qui vise encore et toujours une politique d’intégration de la Turquie dans l’orbite européenne. Mais au lieu d’agir, les autorités turques pratiquent la politique de l’autruche, plongent la tête dans le sable et observent la contrebande de chair humaine sans lever le petit doigt.

 

Les passeurs, installés dans la métropole turque du Bosphore, sont désignés par les candidats à l’immigration dans l’UE sous le nom de “kacakci”. Chaque groupe ethnique parmi les migrants a ses propres réseaux de “kacakci”. Les plus puissants d’entre eux disposent de cellules à l’intérieur de l’UE. Dans la plupart des cas, ils sont éparpillés en plusieurs domaines d’activités, constate un diplomate de l’UE: ils ne confondent pas narco-trafic et trafic d’êtres humains.

 

Il semble qu’il n’existe pas d’organisation générale chapeautant le travail des passeurs, impliqués dans la contrebande d’êtres humains au départ de la Turquie et à destination de l’UE, c’est-à-dire une organisation qui règlerait l’ensemble du voyage des candidats à l’immigration, par exemple depuis l’Afghanistan jusqu’à l’Autriche. Mais il existe assurément en Turquie un solide réseau mafieux coordonnant les activités des passeurs. Ces réseaux ne sont pas directement impliqués mais fournissent aux passeurs des contacts, des informations sur les données locales et sur les infrastructures, de même que tout autre renseignement utile. Pour les “kacakci”, ces réseaux sont bien entendu indispensables pour corrompre les fonctionnaires turcs.

 

Chaque démarche entreprise par les passeurs est bien organisée et planifiée. Ils savent toujours parfaitement qui sont les migrants qui arrivent et surtout combien d’argent ils ont sur eux. Sur base de ce savoir relatif aux personnes candidates à l’immigration dans l’UE, les “kacakci” programment individuellement l’entrée des migrants en Europe. Les “kacakci” sont répartis en différentes cellules qui, chacune pour elle-même, encadrent une portion du voyage. Les candidats à l’immigration doivent au départ de chaque portion de route payer immédiatement 50% des frais de transit aux passeurs, le reste étant payé à l’issue de la partie effectuée du voyage.

 

Pour un Afghan, le passage d’Istanbul en Grèce coûtait environ 1500 euro en novembre 2012. L’ensemble du trajet de Kaboul à Athènes coûte actuellement entre 5000 et 8500 euro, selon la qualité des services offerts par les passeurs et selon les difficultés qui se présentent. Nous examinerons les politiques envisagées par l’UE dans un prochain article.

 

Dietmar HOLZFEIND.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°11/2013; http://www.zurzeit.at/ ).

Viaje de Xi Jinping a Rusia y África

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Viaje de Xi Jinping a Rusia y África

Antecedentes. Las relaciones internacionales pasan por momentos delicados en varias partes del mundo, cuando la dinámica de confrontación entre China y Japón (azuzada por Estados Unidos) por la posesión de las islas Diaoyu ha arrastrado a Norcorea, que ha endurecido su postura, mientras Siria se desangra, y enfrente Chipre sufre un descalabro financiero que ha puesto a temblar a la eurozona y ha enfurecido a Rusia, cuyos ciudadanos tienen 3 mil 500 millones de dólares en depósitos en ese paraíso fiscal isleño. Tampoco se puede soslayar la sensible coyuntura de Venezuela, la mayor reserva de petróleo (convencional/no convencional) del planeta, donde Estados Unidos /España/Israel buscan dar un zarpazo para apoderarse de su oro negro.

Con o sin meteoritos y asteroides, la prensa rusa ha estado muy pesimista y se han generado noticias tangenciales muy extrañas sobre despliegues tanto de submarinos (cerca de la costa de Estados Unidos) como de aviones rusos cerca de la isla de Guam, en el océano Pacífico (DeDefensa.org, 18 y 19/2/13; Bajo la Lupa, 24/2/13).

Konstantin Sivkov, primer vicepresidente de la Academia de Problemas Geopolíticos (IAGP, por sus siglas en inglés) de Rusia, desde 2010 avizora que la tercera guerra mundial empezará 100 años después de la primera (2014) ( Pravda, 25/3/10).

Si resulta correcta la postura de los estrategas de Estados Unidos sobre el gas esquisto ( shale gas) –que otorgaría a Wa­shington tanto la autosuficiencia energética como su preponderancia geopolítica–, Rusia, hoy la mayor productora mundial de gas, se vería seriamente amenazada, como le sucedió con el desplome del petróleo, lo cual la obligaría a una contraofensiva.

Hechos. Dadas las condiciones de alta tensión entre las tres superpotencias geoestratégicas (Estados Unidos, Rusia, China), no es gratuito que la primera visita del mandarín chino Xi Jinping sea a Rusia y luego a tres países del continente africano durante su viaje de nueve días: Tanzania, Sudáfrica (a Durban: a la quinta cumbre de los BRICS) y la República del Congo. No pasa inadvertido que tres de los cuatro países que visita sean africanos.

Cinco días antes de la llegada de Xi Jinping a Moscú vinieron dos jugadas de parte de Estados Unidos: la visita a Pekín del flamante secretario del Tesoro Jacob Lew (muy cercano a Israel), donde se entrevistó con el nuevo mandatario chino, y cuyo enfoque versa sobre la relación comercial entre los dos gigantes económicos, el contencioso del yuan, los derechos de propiedad intelectual y los ciberataques ( Global Times,19/3/13). El mandatario chino le señaló a Jacob Lew los enormes intereses compartidos ( naharnet,18/3/13).

Así como llama la atención que la primera visita de Xi Jinping sea a Moscú, la primera del secretario del Tesoro Lew fue a Pekín, después de laevangelización sobre las reformas neoliberales que debe adoptar China de parte del ex secretario del Tesoro Hank Paulson a The Financial Times(14/3/13), que naturalmente servirían para rescatar a la banca de Estados Unidos de su insolvencia.

Estas visitas en sí solas al más alto nivel denotan la hipercomplejidad de las relaciones, los traslapes y desencuentros de los tres gigantes geoestratégicos.

En paralelo a la visita de Jacob Lew a Pekín, Estados Unidos decidió detener en forma sorprendente la fase final del despliegue del escudo misilístico de la OTAN en Europa, a cinco días del arribo de Xi Jinping a Moscú. Según The Moscow Times(19/3/13), ello se debe al deseo de mejorar las relaciones entre Rusia y Estados Unidos.

Pronto se sabrá el efecto de los recientes acercamientos triangulados entre las tres capitales geoestratégicas, cuando Rusia y China coordinarán su reacción a los planes de Estados Unidos para estimular su defensa de misiles en la región Asia-Pacífico(Ria Novosti, 19/3/13), ya que una cosa es el despliegue misilístico de Estados Unidos en las fronteras europeas de Rusia (bajo el cuento texano de prevenir un ataque de Irán) y otra la instalación de su escudo balístico en la región Asia-Pacífico en la cercanía de las fronteras chinas (bajo el otro cuento texano de impedir un ataque de Norcorea), lo cual afecta en su conjunto el balance estratégico global.

A juicio de Zhou Wa ( China Daily,19/3/13), la visita de Xi Jinpingestablecerá la dirección de los lazos futuros entre China y Rusia, que pretenden alcanzar 200 mil millones de dólares de comercio en el año 2020. Cita a Alexander Lomanov, del Instituto de Estudios del Lejano Oriente (Academia de Ciencias Rusa), quien aduce que la visita de Xi tiene mayor significado simbólico que práctico, cuando los dos países adoptan las mismas o similares posiciones en temas globales, mientras que para el presidente Putin la visita del mandatario chino representa un evento mayúsculo ( People’s Daily,18/3/13).

China y Rusia (con amplias reservas de agua y abundantes recursos naturales) han caminado rutas paralelas desde la invasión de Estados Unidos a Afganistán e Irak: forman parte del Grupo de Shanghai (un poco aletargado) y de los resplandecientes BRICS (Brasil, Rusia, India, China, Sudáfrica), al que muchos países llamados pivote y amortiguadoresdesean ingresar, como es el caso público del candidato a la presidencia de Venezuela Nicolás Maduro.

La asociación –que no alianza– estratégica entre los dos gigantes vecinos es ya complementaria: Rusia abastecerá con 20 millones de toneladas a China desde 2013, lo cualen el futuro la capacidad de los oleoductos excederían 13 millones de toneladas al año (Xinhua, 19/3/13). Se espera un mayor bombeo del petróleo ruso y mayores oleoductos a la región Asia-Pacífico, cuando existen amplios prospectos para la cooperación futura en el espacio, aviación, energía nuclear y construcción de infraestructura (carreteras, vías ferroviarias, aeropuertos, etcétera).

Conclusión. No pasó por alto que esta misma semana se haya difundido la noticia de que China desplazó a Gran Bretaña entre los cinco primeros exportadores globales de armas (People’s Daily, 18/3/13).

Se repite el corolario de siempre: una economía sólida va aparejada a una defensa robusta, cuando las exportaciones de China aumentaron 162 por ciento en el periodo de 2008 a 2012. El salto se ha debido a la mejoría tecnológica y a la productividad de la industria armamentista china con precios muy competitivos. Suena interesante que sus mayores importadores sean Pakistán, Argelia, Venezuela y Marruecos.

Mijail Margelov, enviado de Rusia al continente africano, considera que la próxima quinta cumbre de los BRICS en Durban (marzo 26/27) tendrá como enfoque a África ( The Voice of Russia, 18/3/13), lo que de cierta manera se acopla al viaje de Xi Jinping, quien visitará también Tanzania y la República del Congo.

China es ahora la principal socia comercial de África (mil millones de personas: 15 por ciento del total mundial; PIB: 1.8 billones de dólares), con un volumen bilateral de 166 mil 300 millones de dólares, que se incrementó más de 30 por ciento en promedio anual durante la pasada década ( China Daily, 13/7/12).

Bien vale la pena, con 98 por ciento del cromo del mundo, 90 por ciento del cobalto y platino, 50 por ciento del oro, 70 por ciento de tantalita y coltán, 64 por ciento de manganeso y 30 por ciento de diamantes, darse una vuelta por África, con una escala geoestratégica en Moscú, sin indisponer demasiado a Estados Unidos.

Ex: www.alfredojalife.com

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François Hollande, jusqu'ici tout va bien...

François Hollande, jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien...jusqu'a la chute finale

Ex: http://malvox.over-blog.com/

Pour paraphraser la bande annonce du célèbre film la haine(LIEN), ou il est dit qu'un homme se jette d'un immeuble de 50 étage en se répétant pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'au moment ou il  s'écrase par terre, l'important n'est pas la chute mais l'atterrissage.

Et bien, il va falloir que les socialistes et particulièrement François hollande et son acolyte Hayrault (portant bien mal un tel nom) préparent leur atterrissage forcé en pleine réalité.

Réalité sociale et réalité face au désastre que les  bisounours de gauche on créer en 40 de pouvoir.

Pouvoir qu'ils ont eu en 81 et qu'ils n'ont jamais réellement lâché. L'important pour comprendre un pays comme la France est de savoir que ceux qui dirigent le pays sont en coulisse et non  les pantins affable "vu a la télé".

Leur idéologie libéral libertaire, néo-soixanthuitarde teinté d'obsessions immigrationnistes et d'obsession sexuel tel la pédophilie et l'unisexualité (dixit j.Attali récemment) (LIEN), mêlé de fariboles sociétale qui éclatent au grand jour  en ce moment, va bien finir par achever ce grand pays qu'a été la France (la grande nation comme on l'appelait autrefois dans toute l'Europe) .

Déjà, le président par hasard, aussi nommé tout mou premier a (peut être) comprit que pour retarder la chute finale il fallait habiller sa présidence d' un camouflage sociétal du plus bel effet.

Avec l'aide des journaleux habituel (a 90% de gauche je vous rappel) chose fut faite, et brillamment réussi.

On ne parle plus des lors dans les gazettes bien pensantes que de mariage gay (je ne suis pas contre, mais je m'en fous) et maintenant de GPA.

Les journalopes traitant de fasciste tous ceux qui osent ne pas penser comme les demi dieux de la modernitude que sont les paroissiens de gauche.

Hérétiques on vous dit!!! sortez les bûchers.

Après La guerre au Mali, la théorie folle-dingue du genre, le cirque du mariage gay, voila la GPA puis la PMA, et plus tard  ils trouveront encore un rideau de fumée, la pédophilie peut  être, puisqu'il existe un lobby pedo au PS et que ça les obsèdent, mais plus vraisemblablement  le vote des immigrés.

Vote des immigrés qui leur permettra d'être élus quasiment indéfiniment (c'est le but ).

Tout cet étalage de bondieuserie de gauche pour faire oublier l'incompétence grave ainsi que les renoncements et  échecs du gouvernement Hollande/Hayrault.

entre autre (et d'autres sont a venir, n'en doutons pas) :

  - l'abandon de la séparation de l'activité finance et banque de détail qui a ravi le secteur bancaire

  - le tour de cochon d'Arcelor Mittal

  - l'arrêt du cumul des mandats, si lucratifs pour nos députés et sénateurs

  - la délinquance qui ravage le pays (dont tous les chiffres officiels sont manipulés), impossible a juguler par des mesures bisounoursiennes et sciemment niée.

  - les entreprises qui ferment pour plaire aux actionnaires et qui partent après avoir empochées les subventions (non remboursables)

  - la France-Afrique (ou a fric) qui ne prendra jamais fin, il faut être naïf pour croire que la guerre au mali est faite par pur humanisme, alors que la pays regorge d'uranium, d'or de diamants, de terres rare, dans des sites non exploités.

(lien)   et (LIEN)

  - La modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises, abandonnée comme un chien sur une aire d'autoroute en juillet.

  - le doublement du plafond du livret A, qui ne sera finalement relevé que de 56%, avec une diminution du taux de 2,25 a 1,75!!

  -  une hémorragie d'entreprises qui ferment et font faillite.

  -  l' incapacité chronique de la gauche a juguler les dépenses pharaoniques de l'état et des collectivités.  

  -  l'incapacité a lutter contre le chômage, qui officieusement doit bien atteindre 5ou 6 millions de citoyens et non 3.

etc...etc la liste peut devenir aussi longue qu'une section  d'autoroute.

La chute est longue, l'agonie du gouvernement peut  se prolonger au delà du raisonnable, une euthanasie du gouvernement Hollande devra être pratiquée. Qui osera la faire, le peuple? Non, le peuple français en votant pour tout-mou-premier a montré qu'il était un indéfectible rêveur, stupide naïf et romantique.

Le peuple français s'écrasera au sol comme un étron fumant, main dans la main avec la gauche.

Ou alors peut être que grâce un coup du destin, dont seul un dieu grec a le secret, ou dans un  triste éclair de lucidité, François Hollande démissionnera,  le poids des échecs  faisant ployer ses frêles épaules de calinours.

On peut rêver, on est français.

 hollande chute finale

                        venez admirer la chute d'icare-hollande, l'homme qui voulut atteindre le soleil

lundi, 25 mars 2013

Giu le mani dai nostri soldati!

Hier verdwijnt de winter, daar verdwijnt de Lente

Peter W. LOGGHE:
Hier verdwijnt de winter, daar verdwijnt de Lente
 
Uit: Nieuwsbrief Deltastichting nr. 69, maart 2013
 
Tijdens de eerste manifestaties in en rond Tunesië, Marokko en Algerije leek het alsof de Europese intelligentsia een bijna metafysische eenheid vond in het bejubelen van de eerste tekenen van wat men later de Arabische Lente zou gaan noemen. Links en rechts klonken de meningen bijna unisono: We kunnen een ereschuld ten opzichte van de Arabieren delgen.  Eindelijk kwam die er, de emancipatie van de gewone Arabier, en met hem zouden ook andere bevolkingsgroepen zich – naar Europees model natuurlijk – gaan emanciperen: de vrouw, de homoseksueel, en wie vergeten we nog?

Ondertussen valt het niet te ontkennen dat er zich grote omwentelingen hebben voorgedaan, in die landen waar de zogenaamde Arabische Lente is voorbijgetrokken. Men kan er niet omheen dat de oude, dikwijls vermolmde regimes van de kaart werden geveegd. Men kan er ook niet omheen dat de Grote Emancipatie naar Europees model is uitgebleven, en misschien verder af is dan ooit. Want de regimes die in de plaats kwamen, bleken in de meeste gevallen Arabische versies van een soort conservatieve revoluties te zijn, Arabisch-islamitische versies zelfs.

De regimes staan inhoudelijk en wat de waarden en normen betreft, verder af van Europa dan ze ooit stonden. De nieuwe regimes hebben komaf gemaakt met het seculiere panarabisme, dat de vorige eeuw beheerste en dat in elk geval een heel stuk dichter bij Europa aanleunde. In Syrië, waar de strijd momenteel nog steeds woedt, en waar zelfs Franse en Belgische salafisten aan de kant van de rebellen zouden meevechten, probeert het seculiere regime onder Assad zich staande te houden, onder een groeiende internationale druk om een stap opzij te zetten.

Hoe zat dat nu ook weer met Assad, Saddam Hoessein en de Baath partij? In Irak – en we danken het Duitse conservatieve weekblad Junge Freiheit voor zijn steeds accurate informatie – kwam de Baath partij in februari 1963 aan de macht, en bracht het generaal Qassem ten val. Een maand later, begin maart, nam dezelfde Ba’ath parij ook in Syrië de macht over, en ze bleef tot op vandaag aan de macht.

De partij Ba’ath werd in 1940 in Damascus opgericht, maar dat is dan ook het enige waar men het over eens is. De stichters zouden twee oud-Sorbonne-studenten zijn geweest, Michel Aflaq en Salah ad-Din al-Bitar, die de naam Ba’ath gebruikten, omdat het perfect weergaf waarover het ging: “Wedergeboorte”, “Vernieuwing”.  Een term die men – niet toevallig – aan de Italiaanse nationalist, democraat en vrijheidsstrijder Mazzini had ontleed. Als officiële oprichtingsdatum geldt nog steeds 7 april 1947.

Michel AflaqIn wezen stond de Ba’athpartij voor een niet-marxistisch socialisme, en voorzag het plaats in zijn rangen voor alle mogelijke religieuze stromingen. De partij was strikt seculier, en zou dat ook blijven. Ze was ook duidelijk nationalistisch. Heel snel zouden er ook zusterafdelingen ontstaan in Libanon, in Palestina, in Irak.

Het is niet moeilijk te begrijpen waarom de Ba’athpartij al snel door de linkse intelligentsia aan de borst werd gedrukt: ze was socialistisch van inspiratie en wilde de Arabische identiteit propageren tegen de koloniale supermachten in. Het vaderland was de panarabische eenheid. Het motto: Eenheid, vrijheid en socialisme.  Een tweede poging, de eenmaking van Egypte, Irak en Syrië, hield het maar enkele maanden uit (in 1963). Nasser stelde zich tegen de beide Ba’athregimes op.

De nagestreefde vrijheid en onafhankelijkheid hadden voor gevolg, dat vele Arabische landen, ex-kolonies van vooral Groot-Brittannië en Frankrijk, het gezicht in de richting van het Oostblok wendden: Syrië en Irak werden heel trouwe bondgenoten van de USSR. En ook de organisatie van de Ba’athpartij deed leentjebuur in het oosten: voortaan was ze georganiseerd volgens het principe van het “democratisch centralisme”.

De Ba’athpartij – of het nu in Irak was of in Syrië – kon het gemakkelijkst de mensen overtuigen met haar panarabisch programma, en de reden daarvoor ligt eigenlijk voor de hand. De grenzen die door de koloniale machten waren getrokken – Groot-Brittannië, Frankrijk, wie herinnert zich niet de speelfilm Lawrence of Arabia? – waren zo willekeurig en zonder het minste respect op volkeren en stammen en leefgebieden, dat spanningen niet konden uitblijven. Voeg daarbij de ontdekking van aardolie, die ook werd ontgonnen zonder ook maar één moment het belang van de inwoners mee te betrekken.

In Syrië en Irak stelde de Ba’athpartij zich derhalve zeer anti-Brits en anti-Frans op, maar het valt op dat dit antikolonialisme gaandeweg een anti-Amerikaans en anti-israëlitisch karakter kreeg. Die twee staten werden door veel Arabieren beschouwd als de plaatsvervangers van de oude koloniale machten.

Salah ad-Din al-BitarDe Ba’athpartijen in Syrië en Irak kunnen gerust als voorhoedepartijen worden beschouwd van het panarabisme, zoals Khadaffi in Libië en Nasser in Egypte. Maar het schisma van 1966 dreef Syrië en Irak zoveel uiteen, dat Syrië zich bijvoorbeeld in 1990 – ondanks het zware voorbehoud – toch aan de zijde van de VS schaarde in de Golfoorlog tegen het Irak van Saddam Hoessein.

Het Westen ging er in de jaren 90 van de vorige eeuw van uit dat de Ba’athpartij in Syrië door het wegvallen van de USSR zich met Hafez al-Assad in de richting van interne hervormingen zou bewegen en dat het misschien zelfs zou aanleunen bij het Westen. Zover zou het echter nooit komen. Assad voerde weliswaar enkele liberaal-economische wijzigingen door, maar hij veranderde de politieke organisatie niet. Hij was bijvoorbeeld de man die eerste scherpe moorddadige acties opzette tegen religieuze en andere oppositiepartijen in Syrië. In 2000 kwam hij om het leven, en nam Baschir het roer over, met – opnieuw, en keer op keer, is men geneigd te zeggen – de hoop in Amerika op verandering. Ook dit keer bleek de inschatting van Amerika verkeerd.

Feit is dat een aantal Angelsaksische landen al langer dan vandaag uit zijn op de verdrijving van de Ba’athpartijen in de Arabische wereld. Volgens bepaalde experts om op die manier de Arabische wereld gemakkelijker onder Amerikaanse controle te krijgen. Volgens anderen om op die manier het ontstaan van een democratie op zijn Arabisch mogelijk te maken. Tot hier toe kregen we heel weinig democratische resultaten te zien. In Syrië houdt Assad voorlopig stand, en met hem de Ba’athpartij.

Hoelang nog?
 
Peter Logghe

Interview with Mr Leonid SAVIN

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Interview with Mr Leonid SAVIN of the International Eurasian Movement

 

- Could you describe in a few key words the essence and goals of your movement? Does it place itself in an existing sociopolitical-historical trend of Russian politics? Does it lobby in Russian government circles to achieve its goals?

 

The main idea and goal of the International Eurasian Movement is to establish a multipolar

world order, where there will be no dictatorship of the U.S. anymore or of any other country or actor of world politics. In the sector of ideology we strongly reject (neo)liberalism and the

globalization process as its derivative. We agree that we (as well as other nations) need a

constructive platform for our alternative future. In the search of it, our work is directed to

dialogue with other cultures and peoples who understand the meaning and necessity of

conservative values in contemporary societies. Speaking about Russian reality, we are heirs and assigns to the former eurasianists (this ideology was born in the 1920s): Piotr Savitsky, Nikolay Trubetskoy, Nikolay Alekseev as well as Lev Gumilev – the famous Soviet scholar. They all studied historical processes and proposed a unique vision of our history, separate from the eurocentric science approach. The understanding that Russia is not part of Europe or Asia, but forms a very own unique world, named Eurasia, is also implemented in our political activity. In cooperation with members of parliament or the Council of the Federation or other governmental bodies, with our advices and recommendations, we always provide a strong basis linked to our history, culture, diversity and so on. And I must tell you that many people understand and support our ideas and efforts (in governmental structures, local and regional authorities, science and education, religious institutions and in society at large).

 

- What is your vision on a multipolar world? Which role do you see for Western European

nations? Do they have any future at all on the world stage of the 21st century? Will they

surmount the actual crises on a demographic, metaphysical and mental level?

 

In my opinion, a multipolar world is the order with 5 or more centers of power in the world and this reality will keep our planet more safe and balanced with shared responsibility between the regions. But it is not just interdependence by the logic of liberalism: some regions might well exist in relative political and economic autarky. Beside that, there might exist a double core in one center (for example Arabs and Turks in a large Muslim zone or Russia and Central Asian states for Eurasia) and shifted and inter-imposed zones, because, historically, centers of power can be moved. Of course at the moment the most significant centers of power are described in terms of nuclear arms, GDP, economic weight/growth and diplomatic influence. First of all we already have more poles than during the Soviet-US opposition. Secondly, everybody understands the role of China as a ‘Bretton Woods-2’, as well as emerging countries under acronyms as BRICS or VISTA, “anchor countries” and so on. And, thirdly, we see the rise of popular and unconventional diplomacy and the desire of many countries (many of them are strong regional actors such as Iran, Indonesia and Brazil) to not follow the U.S. as satellites or minor partners.

 

Of course, Washington does not like this scenario and tries to make coalitions based on states

with a neocolonial background or on dutiful marionettes. But even in the U.S., politicians and

analysts understand that the time of unipolar hegemony has gone. They are trying to build a more flexible approach to international relations, called ‘multilateralism’ (H. Clinton) or ‘non-polarity’ (R. Haas), but the problem is that the U.S. do not have enough confidence in foreign actors united as joint, but who still have no strong alternative to the contemporary world order. So, they use another option for destabilization of rising regions, known as controlled chaos. Because of its military presence over most parts of the globe and its status of promoter of democracy and the protection of human rights, the White House can justify its own interests in these places. And cyberspace is also the object of manipulation, where the whole world is divided in two camps that remind us of the times of the Cold War (I call it ‘Cold Cyber War’).

 

We think that the contemporary West European nations are one of the poles (centers of power) in a forthcoming multipolar world order). But the problem for now is their engagement in U.S. proatlanticist politics, as manifested in the Euro-Atlantic chart of cooperation (common market, legislation and regulation mechanisms, including items of domestic politics), as well as NATO activity. The same we see on the other side of Eurasia – attempts of Washington to start trans-Atlantic cooperation with Asian countries. The contemporary crisis is neither good nor bad. It’s a fact. And the European nations must think about the way they’ll choose, because it will form the future (at least in Europe). It is not the first time in history: during the middle ages there was decline of population because of pestilence and wars. Religious schisms also occurred, so Europeans have some experience in metaphysics and ethics dealing with system failure too. The point is that now we have more interconnected reality and the speed of information sharing is fantastic, that was not possible, imagine, a century ago. And European society becomes more consumerist! But even in Europe, there are a lot of voices in respect of nature (organic greens), anti-grow movements (in economics) and traditionalists who try to keep and preserve ethnic and historical values and manners. Even the Soviet experience could be useful: after the Great Social Revolution there was a strong anti-church attitude promoted by the government, but after 70 years we’re back at our roots (of course during all this time not all people were atheists and the return to church happened during Stalin’s period when the institute of the Patriarchy was restored).

 

- How do you see the dialogue of civilizations in the light of more than 10 years of wars

between the West and the Muslim world? Where does Russia stand in this opposition? Are there fears of an islamization process within the Russian Federation, or are Russian

authorities setting on long-time accommodation with Muslim minorities and actors?

 

At first we must bear in mind that the idea of Huntington (the ‘clash of civilizations’) was

developed out of necessity of justifying the U.S.’s military and economic expansion. His book

was issued when the first wave of globalization as the highest principle of Westcentrism just

began its tide in the Third World. By the logic of neoliberal capitalism it must be re-ordered and re-programmed in the search for new markets. All non-western societies must consume western products, services and technologies by this logic. And let’s remember that war against the Muslim countries originated from the neocons from Washington. So, these 10 years of wars that you to mention is nothing more than a provoked conflict by a small group that was very powerful in American politics at the beginning of the 2000s. By the way, all kinds of radical Islam (Wahhabism) were promoted by the United Kingdom. This version of Islam was founded in Saudi Arabia only with London’s special support. The Great Game in Eurasia was started many years ago and Britain has played here a most significant role. The U.S. took this role only after WW2, but many destructive processes were already unleashed. Of course, Russia is suspicious of the radical Islam, because emissaries of the wahhabis and al-Qaeda were already in the Northern Caucasus. And still now, there are different terrorist groups with the idea of the socalled “Emirate of the Caucasus”. There were also attempts to spread another sectarian belief promoted by Fetullah Gullen (Nurjular), but for now this sect is prohibited here. Actually Islam is not a threat to Russia, because, traditionally, a lot of people living here are Muslim. Regions like Tatarstan, the North Caucasus republics, Bashkortostan have an Islamic population. And our government supports traditional Islam here.

 

- What do you think about the American/Western strategy of strategic encirclement of

Russia? Can we see this as well in the process of the so-called 'Arab Spring'? Is an open,

Western-waged war against Syria and Iran possible and would it be the onset to a major

world conflict, a 'Third World War'? Where would Russia stand?

 

It works. Not only because of the reset of the Anaconda strategy for Eurasia by means of military presence. Sometimes it doesn’t manifest in classical bases. Logistics is the main element of contemporary warfare, as well as C4ISR – Command, Control, Computer, Communications, Intelligence, Surveillance, Reconnaissance – works in the vein of smart engagement. Other tools are: economics, promotion of democracy and human rights, cyber politics. The Arab Spring is a very complex phenomenon – there are a couple of components, but you can see that the U.S. has a bonus anyway: Egypt has asked for a huge loan from the World Bank; Western companies go to Libya; Muslim extremists are being manipulated against moderate Muslims, because they are a threat to western interests and so on. Organized chaos is just another view on the socio-political reality in turbulence. As Steve Mann (famous theorist of the chaos principle in diplomacy) wrote: the state is just hardware and ideology is its soft version. It were better to use ‘virus’ (in other words ‘promoting democracy’) and not to break PC. Syria and Iran are interesting for many nations now. The hysteria of Israel is not good, because this country has nuclear weapons. What will come of Israel using it? The Palestinian question is also on the table. I think that Israel is a more serious problem than Syria and Iran. Russia firmly supports Syria and takes a moderate

position on Iran. During the presidency of Dmitry Medvedev, Russia declined to provide the “S-300” rocket complex to Iran (we had already signed the contract) and the deal was canceled. You bear in mind that during the same time Russia supported resolution 1973 of UN Security Council and the West started operation “Odyssey Dawn” against Libya. So, even VIP politicians in Russia sometimes do wrong things! But Mr. Putin is actively pro-Syrian and I think that the position of Russia about Iran and about Western pressure will be more adequate than before. As foreign minister Sergey Lavrov told: “we got experience with Libya and don’t believe the West anymore”.

 

- What do you think about the Western Europeans: should they remain loyal to their

historical-political heritage of individualism and atlanticism, or should they rethink

themselves and orient themselves towards Russia and continentalism? What about pro-

Russian elements in European society? Can they be partners or are they, politically and

socially spoken, too marginal for that?

 

John M. Hobson, in his brilliant work The eurocentric conception of world politics, made very

clear that the West is rooted in the logic of immanence instead of the logic of co-development

that is characteristic of non-western societies. He continues that the formula “the West and the Rest” is wrong, because without the rest there is no place for the West. Now we see one United Europe, but in real life we have two levels. The first one is presented by the bureaucratic establishment with its symbols, history, power projections and procedures. The second one is active publicity with movements, political parties and personal activists who are not interested in an Orwellian future with “Big Brother”, universal values and so on. Actually, in geography we have more than one substance. And where is the border between Southern, Western and Eastern Europe? It’s mostly in the minds. From history we remember the Celtic space, the Roman Empire, the Germanic and nomad invasions (Huns, Avars, etc.), that shows that the face of Europe permanently changed throughout the centuries. Now the European population includes people from Africa and Asia and soon the demographic balance will change. Political culture will change too. Without Russia, Europe is impossible. Not only because of geography (just look at the map and you will see that the EU is just the small, overpopulated western peninsula of Eurasia), but also because of the role of Russia in European history. Napoleon and Hitler – the two most significant unifiers of Europe - were stopped and defeated in Russia and, after that, new political orders were established. And for now in Europe we have so many Russian “prints”: in culture, history, the role of some persons and diasporas. I think that pro-Russian elements just now have a very good choice, because the window of opportunity is open. All these elements could form an avant-garde of a new kind of cooperation: in trade relations, science, art and education and public diplomacy. The last one is the tie for all activities. Actually Minister Lavrov just today (i.e. 26.02.2013) announced that, because of the Russia year in the Netherlands and vice versa, there will be more than 350 actions on state level. It is a good sign of mutual respect and it may be deeper.

 

- What about key power Germany? Do you believe in, let's say, an 'Indo-European bloc',

an axis Berlin-Moscow-New Delhi, as a formidable counterweight to the atlanticist bloc of

the axis Washington-London-Paris? Do the horrors of the Second World War still affect

Russians' views of Germany and the Germans, or is it possible to turn the page on both

sides and look forward? What about the French: do they belong in the atlanticist bloc, or

can they be won for the continentalist bloc without giving in to their chauvinism? And what

about China: will it turn out to be an even more dangerous enemy than the USA, or will

both Russia and China remain strategic partners, e.g. within the SCO?

 

Because the EU has two levels, the same is true for Germany. One Germany, represented by the political establishment, is pro-U.S. and cannot do anything without Washington. Another one (latent or potential) is looking for closer cooperation with Russia. At the time of the Russian Empire a lot of German people came to our country at the invitation of Empress Catherine the Great. Even before that, many foreigners were in Russia as military officers, teachers, technical specialists, etc. People’s potential can do a lot of things. We must keep in mind that, besides Sea Power and Land Power in geopolitics, we have Man Power, which is the unique and main axis of any politics. The problem is that, after WWII, there was in most European countries a strong influence of Britain and the U.S.. They used very black propaganda and the peoples of Europe were afraid of a communist invasion. The U.S. even started more horrible projects in Western Europe (for example Propaganda-Due and operation “Gladio” in Italy, as well as “Stay Behind” NATO secret armies, formed from right-wing extremist elements). Still now in the EU, we see anti-Russian propaganda, but our borders are open and any European can go to Russia and see what happens here. The case of Gérard Depardieu is just one example.

 

If we look at what happens in China we’ll understand that it is a very strong actor and that its

power grows from year to year. In the UN Security Council China is an important partner of

Russia (for the Syria voting too). Russia is a supplier of oil and gas to China and we have new

agreements for the future. Besides that we provide military equipment to China, though they

have good weapon systems of their own as well. In the SCO we had good results and I think that cooperation in this organization must be enlarged through strategic military elements with the entry at least of Iran, Belarus, India and Pakistan (they have an observer or dialogue partner status). Turkey is interested as well, but because of its NATO membership it will be difficult to join.

 

I know that some Russians and Europeans describe China as a possible enemy, a “yellow threat” (the Polish writer Ignacy Witkiewicz even wrote about it in his novel in 1929!!!) and so on, but in reality China has no intents of border pretence to Russia. We have had some incidents in Siberia with contraband, but these are criminal cases which do not deal with state politics. China will focus on Taiwan and on the disputed islands in the Pacific and it will take all geopolitical attention and may be some loyalty from Russia and SCO members.

 

Also China has the same view on the future world order – multipolarity. Actually this idea

(duojihua) was born in China in 1986. And with the strategic cooperation with many other

countries in Africa and South America, joint efforts against western hegemony will be fruitful.

So, I think China and Russia can do a lot for a reform of the forthcoming world order.

A lot of people now want to forget their own origins and the origins of other peoples. Bavaria,

for example, was populated centuries ago by Avars from Asia (part of them still live in the

Caucasus) during the Migration Period. Groups of Turkish origin also went to lands of

contemporary Austria. So in contemporary Europe we have a lot of Asian elements. And vice

versa in Asia we have people of Aryan origin. Not only in the North of India, but also in

Tajikistan, Pakistan, Iran (arya is the self-name of the people of Iran and India). And

hybridization is continuing as we speak in Europe and in other regions. Just before Hitler's attack on the Soviet Union we had a pact with Germany and had been cooperating extensively in technologies and in the economy. And France was attacked first by Germany, but now relations between both countries are normal. I think that historical harms between Germany and Russia have been mostly forgotten. And I think that many Germans still remember that the most destructive attacks did not come from the Soviet army but from U.S. and British air forces (Dresden, Leipzig...). It was not a war, but a deliberate destruction of cities and non-armed refugees. Actually now Germans is mostly good businessmen for Russians, compared to representatives of other European nations (these facts have been confirmed by many friends who do business with Europeans).

 

I can not to speak with enough certainty of what happens with Russian-French relations, because I'm not very interested in this sector. During the XXth century we had many deals with France and after WWII it was the idea of Stalin to give the winner status to France. Charles de Gaulle also was pro-Soviet in a geopolitical sense. But after the legalization of the gay marriage in France, many Russians feel suspicious about this country. But every people and every country has its own specifics. We have had many interesting philosophers from France who have had influence on Russian thinkers too.

 

- Turning to domestic Russian problems: Russia under President Putin has been able to

make enormous progress in the social field, mainly due to energy sales during the 2000s.

Has this changed the face of Russia? Has this period come to an end or is there stagnation? How will Russia cope with its domestic problems, such as the demographic crisis, which it shares with Western Europe? Should the Siberian land mass be 're-colonized' by Russians and other Europeans, in order to make it an impregnable 'green lung fortress' for the white peoples?

 

The grand contribution of Mr. Putin is that he stopped liberal privatization and the process of

separatism in Russia. Persons such as Chodorkovsky were representatives of the Western

oligarchy, especially of powerful financial clans (for example, he is a personal friend of

Rothschild) and he had plans to usurp power in Russia through the corruption of parliament. We still have the rudiments of predatory liberalism such as misbalances, corruption, fifth column, degradation of traditional values, etc. For now we see in Russia efforts to build a smarter kind of economics, but it must be done very carefully. The questions that must be at the center are: how to deal with the Federal Reserve System? What about a new currency order that may be represented by BRICS? How to start mobilization? What to do with the neoliberal lobby within the government? The demographic crisis is also linked with neoliberalism and consumerism. A century ago, there was a rise of population in Russia, but two world wars have cut it. Even during Soviet times we had a good demography index. Now the government has started supporting young families and the process of human reproduction. In addition to birth programs we have an initiative dealing with the return of compatriots to Russia and all people who were born in the USSR can come to Russia very easily and get certain funding from the state. But I think that, because the Russians were the state-forming people, there must be a preference for Slavonic origin, because migrants from Asian countries (who do not speak Russian and have other traditions) will flow to Russia for economic reasons. Many Russian activists who take a critical stance on Asian people are already disappointed by this program. I think that the attraction of Byelorussians and Ukrainians can equalize this disproportion. But, strategically, the state must support a system of child-bearing with all necessary needs (fosterage, education, working place, social environmental, etc.). In some regions governors personally start up that kind of programs dealing with local and regional solidarity. First of all, Siberia is still Russian. The Siberian type of Russian is different from citizens from the central or southern regions, but till now it's still mainly Russian, not only institutionally, but also ethnically. Actually, according to our statistics, most labor migrants to Russia come from Ukraine! So, in spite of strange relations between both countries and with strong anti-Russian stances on the part of Ukrainian nationalists and pro-western "democrats", people just make their own choice. Rationally speaking, Siberia is not only interesting, because of its virgin forests and natural resources, but also because of its neighbors - and China is one of them with an emerging economy. So Siberia could serve as a hub in the future. I think that Europeans would also go to

Russia (not only to Siberia), but this migration must be done meticulously, because of the

language barrier, with a period of adaptation to different social conditions and so on. Maybe it could be useful to organize towns of compact residence and also city-hubs for foreign people who come to live in Russia, where they can live and work in new conditions. New Berlin, New Brussels, New Paris (of course translated into the Russian language) will then appear on a new Russian map.

 

- What is your opinion about the future of Putinist Russia? Will the government be able to

enduringly counter Western propaganda and destabilization campaigns, and come to a

'generation pact' between the older generation, born during Soviet times, and the younger

generation, born after 1991? What will be President Putin's fundamental heritage for

Russian history?

 

The key problem for Russia is a neoliberal group inside the Kremlin. Putin has the support of

people who want more radical actions against corruption, western agents and so on. But a

“colored revolution” in Russia is impossible, because the masses do not believe in the prowestern opposition. Ideas of democracy and human rights promoted by West have been

discredited worldwide and our people understand well what liberalization, privatization and such kind of activities in the interest of global oligarchy mean. And because of the announcement of the Eurasian Customs Union Russia must work hard the coming years with partners from Kazakhstan and Belarus. As for counterpropaganda, the new official doctrine of Russian foreign policy is about soft power. So Russia has all the instruments officially legalized to model its own image abroad. In some sense we do this kind of work, just as other non-governmental organizations and public initiatives. You mention a “generation pact”, referring to different ideals of young and older people, especially in the context of the Soviet era. Now, you would be surprised that a figure as Stalin is very popular among young people and thinking part of the youth understands well that Soviet times were more enjoyable than contemporary semi-capitalism. As I told in my previous answer, Putin is important because he stopped the disintegration of Russia. He already is a historical figure.

 

- Is there a common 'metaphysical future' for the whole of Europe after the downfall of

Western Christianity (catholicism, protestantism)? Can Russian Orthodoxism be a guide?

What do you hold of the modest revival of pre-Christian religious traditions across the

continent? What about countering the influence of Islam on the European continent? Is

there a different view concerning that discussion between Russia and Western Europe?

 

Russian Christian Orthodoxy is not panacea, because there are also some problems. Christianity in XIIth century, XVIth century and nowadays is very different. Now many formal orthodox Christians go to church two times a year, at Easter and at Christmas. But Orthodox Christianity is also a thesaurus of wisdom where you can find ideas from ancient Greek philosophy, metaphysics, cultural heritage, transformed paganism and psychology. In this sense, Russian Christian Orthodox old believers keep this heritage alive and may be interested as well in forms (ceremonies) as in the spiritual essence with its complex ideas. Speaking about paganism, Russia is the only country in Europe that still has authentic pagan societies (Republics of Mari-El, Mordovia, Komi) with very interesting rites and traditions. Actually Finno-Ugric peoples historically were very close to Slavonic people and assimilated together, so there is a good chance to research these traditions for those who are interested in Slavonic pre-Christian culture. But the postmodern version of a restored paganism in Europe or any other region to my opinion is just a fake and there is not so much from true paganism. As for Islam, as I told before, in Russia there exist a couple of versions of traditional Islam, which are presented by several law schools (mazhabs). In the Northern Caucasus, the regional government has tried to copy the idea of multiculturalism and to implement EuroIslam as an antithesis to spreading wahhabism. But it has not worked and now more attention is paid to traditional religious culture linked with education and the social sector. But the project of multiculturalism has failed in Europe as well, so all common Euro-Russian outlooks on Islam are finished. But, to be honest, I think that Europe must learn from the Russian experience of coexistence of different religions (not forgetting paganism and shamanism – this belief is widely found in Siberia). In Europe, they use the term tolerance but we, eurasianists, prefer the term complimentarity, proposed by Lev Gumilev, meaning a subconscious sympathy between different ethnic groups. As Gumilev explained, Russia became so large because Russians, during the expansion, looked on other people as on their own and understood them. This differs from the point of view (more specifically in ethnosociology) that all ethnic groups have the idea of “We are” against “The Other”, represented by another group. The imperial principle works with the idea of mosaics where every ethnos is a “We are”. And our famous writer and philosopher Fjodor Dostoevsky told about all-human (all-mankind) nature (not common to all mankind) that is represented by

the Russians, because inside, you can find all radical oppositions. I think it is a good reason to turn to Russia and its people.

 

Thank you, Mr Savin, for this very interesting and open-hearted interview.

 

Incertitude au Venezuela

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Bernhard TOMASCHITZ:

Incertitude au Venezuela

 

Après la mort du Président Hugo Chavez, les Etats-Unis tentent leur chance: ils veulent provoquer un “changement de régime” à Caracas

 

Après la mort du Président Hugo Chavez, le Venezuela risque bien d’entrer dans une période de turbulences politiques. Immédiatement après que l’on eût annoncé le décès d’“El Comandante”, les forces armées ont été mises en état d’alerte, pour qu’elles soient prêtes à faire face à tous désordres éventuels. On ne peut exclure non plus l’éventualité de querelles violentes dans le camp gouvernemental actuel pour déterminer qui prendra en charge l’héritage de Chavez sur le plus long terme. Les élections présidentielles anticipées qui, selon la constitution, doivent avoir lieu au plus tard trente jours après la mort de Chavez, ont un favori: Nicolas Maduro, désigné successeur par El Comandante lui-même, peu avant sa mort. D’après les premiers sondages, il apparait que Maduro, que Chavez présentait comme un “révolutionnaire plein et entier”, l’emportera contre le candidat de l’opposition conservatrice, Henrique Capriles. La campagne électorale, qui sera de courte durée, se déroulera bien évidemment sous l’ombre du défunt.

 

Quant à savoir si Maduro pourra emprunter la même voie que son prédécesseur, les faits devront le déterminer. D’abord, Maduro, âgé de 50 ans, n’a pas le charisme de Chavez et, ensuite, il lui faudra résoudre les problèmes qu’affronte désormais le Venezuela. En effet, malgré les recettes du pays, qui sont indubitablement énormes, les infrastructures sont dans un état déplorable et les coupures d’électricité à grande échelle se font de plus en plus fréquentes. Maduro devra aussi lutter contre les Etats-Unis, puissance hégémonique étrangère qui n’a qu’une idée en tête, briser au plus vite l’élan du “socialisme du 21ème siècle” qu’avait voulu forger Chavez. Le Président américain Barack Obama, à l’occasion de la mort d’Hugo Chavez, a exprimé le voeu d’entretenir des “relations constructives” avec le gouvernement de Caracas, tout en demeurant fidèle à la politique américaine qui veut partout dans le monde “la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme”: ce qui, au-delà des euphémismes diplomatiques en de telles circonstances de deuil, peut être interprété comme une menace bien claire.

 

On doit surtout s’attendre à ce que les Etats-Unis poursuivent et renforcent leur politique de subversion au Venezuela dans les mois à venir. Nik Nikandrov, attaché à la “boite à penser” dénommée “Strategic Culture Foundation”, repère bien dans ses écrits que le but principal des services secrets américains est “d’enfoncer le pieu de la discorde dans les milieux dirigeants vénézuéliens, afin de déstabiliser le pays, de consolider l’opposition, surtout son aile la plus radicale, afin qu’elle puisse exprimer son désir de vengeance”. Sous Chavez, l’opposition conservatrice qui, traditionnellement, entretient des relations étroites avec les Etats-Unis, s’était marginalisée, ce qui avait ôté à Washington la possibilité d’influencer le cours des événements au Venezuela.

 

Deux des principaux piliers de la politique de Chavez avaient tout particulièrement rencontré la franche désapprobation de Washington: 1) les rapports étroits que Chavez avait toujours entretenu avec les autres Etats ibéro-américains dans le cadre de la dite “révolution bolivarienne” puis les rapports amicaux avec l’Iran et avec la Russie. Cuba avait échappé à l’effondrement complet suite à la crise financière et économique mondiale grâce aux livraisons de pétrole vénézuélien à bon marché; la Bolivie et l’Equateur ont suivi les traces du Venezuela en modelant leurs politiques étrangère et économique sur le “socialisme bolivarien” de Chavez, ce qui avait réduit considérablement l’influence de Washington dans la région. 2) Chavez s’opposait efficacement au processus de globalisation voulu par la Maison Blanche et Wall Street. Ainsi dans l’économie pétrolière et dans le secteur de l’acier, ainsi que dans l’agriculture, on a assisté à des privatisations à grande échelle et, en décembre 2010, comme on peut le lire dans le “CIA Factbook”, le “système dual des changes”, préalablement installé par Chavez, avait été “éliminé” et remplacé par un taux de change unique de 4,3 bolivars pour un dollar.

 

Mais malgré les ressacs subis, le Venezuela est resté, comme il ressort d’un “papier” stratégique publié par l’influent “Council on Foreign relations” à l’automne 2012, un partenaire économique important de Washington: “Un nombre considérable d’entreprises américaines ont des filiales au Venezuela; le pays reste un marché important pour les produits américains et pour certains services, surtout ceux qui sont liés à l’exploitation pétrolière”.

 

Déjà en 1998, lorsque Chavez fut élu Président pour la première fois, les Etats-Unis avaient mobilisé tout leur arsenal d’instruments “immixtionnistes”, pour chasser du pouvoir l’ancien lieutenant-colonel des parachutistes vénézuéliens. “Les ONG ont jailli du sol vénézuélien comme les champignons d’un sol humide dès le triomphe électoral de Chavez en 1998 et, actuellement, on peut estimer que leur nombre s’élève à plusieurs centaines”, écrivait Nik Nikandrov en février 2012. Les observateurs s’aperçoivent que c’est surtout la NED (“National Endowment for Democracy”), considérée comme le “bras civil” de la CIA, qui se révèle hyper-active au Venezuela. Son objectif “officiel” est d’aider ce pays latino-américain à accéder à la “démocratie libérale”. Ainsi, au cours des dernières années écoulées, la “Fondation Nationale pour la Démocratie” a soutenu divers projets et diverses organisations pour renforcer “les capacités de la société civile” ou pour éveiller les consciences “aux valeurs démocratiques”. Comme l’atteste un memorandum édité par le ministère américain des affaires étrangères en 2011, les Etats-Unis, au Venezuela comme en Bolivie, installent des équipes de “praticiens de la démocratie” car, est-il écrit, dans ces deux pays, la démocratie serait de plus en plus menacée par des “conceptions alternatives de démocratie participative”!

 

Jusqu’ici, toutes les tentatives d’immixtion américaine ont échoué. Au contraire, Washington a même dû encaisser des défaites comme l’avoue un autre “papier stratégique” du “Council on Foreign Relations”: “Dans les années qui viennent de s’écouler, Chavez s’est montré de plus en plus autoritaire, a miné plusieurs dispositifs politiques importants, ce qui a donné plus de pouvoir au Président et a affaibli tant la société civile que les médias indépendants”. Sous le successeur de Chavez, les choses devraient aller autrement, selon les Américains. En effet, déjà avant les dernières élections présidentielles d’octobre 2012, le “Council on Foreign Relations” avait échafaudé des plans pour chasser Chavez du pouvoir. Un des scénarios concocté spéculait sur la possibilité de déclarer les élections “falsifiées”, un procédé qui a déjà été employé avec succès en Europe orientale. Et si Chavez (ou le candidat qui le remplace) est éliminé de la course, les Etats-Unis “offriront immédiatement leur soutien à une transition ordonnée et pacifique”.

 

Bernhard TOMASCHITZ.

(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°11/2013; http://www.zurzeit.at/ ).

Cina e Italia più vicine grazie ad ENI

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Cina e Italia più vicine grazie ad ENI

di Michele Franceschelli

Ex: http://www.statopotenza.eu/

ENI continua a dimostrare di essere il principale vettore per un’azione politico-economica italiana libera dagli schemi atlantici, volta in direzione dell’Eurasia e dei BRICS. Dello spirito gagliardo del “cane a sei zampe” di “matteiana” memoria non è rimasto molto, tuttavia ENI è ancora oggi un colosso nazionale capace di muoversi sullo scenario mondiale – pur tra numerosi ostacoli, interni ed esterni, compromessi e cedimenti alle ingiunzioni euro-atlantiche – con un certo grado di autonomia, stringendo alleanze e collaborazioni con paesi non-allineati all’Occidente come Venezuela, Russia, Kazakhstan e Cina, tenendo aperta una fondamentale porta per una politica nazionale orientata in senso multipolare. Un “cane” pertanto non ancora addomesticato ai voleri nordatlantici e che rimane una delle risorse economiche trainanti della nazione proprio per questa sua “selvatichezza”, sempre più necessaria in un mondo di giorno in giorno più dinamico e multipolare. Per quanto tempo ancora ENI riuscirà a mantenere questo carattere non è dato sapere, anche se gli sviluppi recenti non fanno presagire niente di buono: dalle inchieste giudiziarie ad orologeria alle interessate pressioni degli ambienti euroatlantici per la cessione di Saipem, da un’opinione pubblica avversa eterodiretta con i temi del giustizialismo e dell’anti-industrialismo alle pulsioni ecoterrorriste di associazioni e gruppi eversivi e, soprattutto, per la continua assenza di un ceto politico nazionale autonomista capace di fare da scudo e di attuare in modo solido e continuativo un gioco di sponda con le scelte strategiche del management.
La sorte di ENI sembra parallela a quelle delle poche altre grandi aziende semi-pubbliche italiane, in primis Finmeccanica. Se per quest’ultima però le manovre tese a mantenerla dentro un politicamente rassicurante – ma economicante disastroso – perimetro d’azione commerciale euroatlantico sembrano avere ottenuto gli effetti desiderati, non si può ancora dire la stessa cosa per ENI, anche se entrambe lavorano in settori sensibili e strategici. E’ evidentemente decisiva in tal senso la direzione aziendale di ENI che, a differenza di quella di Finmeccanica, è ancora capace di esprimere una certa dose di forza, autonomia e continuità di vedute, pur in presenza di un quadro politico italiano inerte se non apertamente ostile. 
Il recente annuncio di Paolo Scaroni dell’accordo raggiunto con la China National Petroleum Corporation si inserisce all’interno di questo complesso quadro. Con il ceo Zhou Jiping di Petrochina Company Limited, società controllata da CNPC, è stato firmato un accordo per la vendita del 28,57% delle azioni della società Eni East Africa, titolare del 70% della partecipazione nell’Area 4, nell’offshore del Mozambico, in Africa, dove si trovano alcuni dei più importanti giacimenti mai scoperti da ENI nella sua storia. Contestualmente, ENI e CNPC hanno firmato un joint study agreement per la cooperazione finalizzata allo sviluppo del blocco a shale gas Rongchang, che si estende per circa 2.000 chilometri quadrati nel Sichuan Basin, in Cina.
E’ un accordo di mutuo vantaggio. L’ingresso nel gas non convenzionale in Cina rappresenta un’enorme opportunità di business per l’azienda italiana, dato l’incredibile sviluppo che sta attravendo il grande paese asiatico affamato di energia. Dall’altra parte, lavorare con ENI in Africa permette alla CNPC di sfruttare i posizionamenti italiani per consolidare ed ampliare la propria penetrazione nel continente. La Cina è alla ricerca di sempre nuove fonti energetiche per sostenere i suoi alti tassi di sviluppo e la partnership con i paesi dell’Africa è considerata di fondamentale importanza in questo senso. Pechino ha d’altronde un modus operandi con questi paesi diamentralmente opposto alle prassi colonialiste e neocolonialiste che contraddistinguono numerosi paesi occidentali, permettendole di essere ben vista dalle popolazioni locali; una prassi che ricorda molto da vicino quella incarnata da Enrico Mattei – che ha improntato il lavoro dell’azienda italiana per tantissimi anni – e che potrebbe essere un ulteriore punto di contatto per ampliare la collaborazione tra le due realtà aziendali in altri paesi del continente africano. 
Aiutare la penetrazione cinese in Africa – così come è stato fatto con la Russia attraveso Gazprom – non è certamente in linea con la strategia occidentale volta al contenimento della Repubblica Popolare nel continente. Questa alleanza tra ENI e CNPC rappresenta pertanto un ulteriore “peccato” commesso dall’azienda di San Donato Milanese, anche se le è economicamente molto vantaggioso con proficue ricadute per tutto il sistema-Italia; come e quando dovrà essere “lavato” questo peccato lo vedremo nel prossimo futuro sulla pelle di tutti quegli italiani che fanno sempre più fatica ad arrivare alla fine del mese. 

dimanche, 24 mars 2013

The death of Hugo Chavez, and the trend of hi-tech assassinations in global politics

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The death of Hugo Chavez, and the trend of hi-tech assassinations in global politics

Ex: http://english.pravda.ru/

by Peter Baofu

Hugo Chavez, the Socialist president of Venezuela for 14 years, died on March 05, 2013, after having courageously fought against cancer in the last few months. Media reports superficially stated "heart attack" as the cause. But a troubling question is, Who killed him? This question is not rhetorical, since its answer points to the trend of hi-tech assassinations in contemporary global politics.


I. HISTORICAL CASES
 
In the last few years alone, quite a number of prominent individuals who opposed the policies of some powerful states on the world stage had been targeted for hi-tech assassination, which often leaves no trace behind and can kill the victim silently (often in a slow and painful death), and this kind of silent killing becomes an increasingly preferred form of very sophisticated assassination by some powerful states in our time -- unlike the crude use of shooting by an assassin in the older days. 

For illustration, just consider some controversial cases of both successful and unsuccessful hi-tech assassinations in the past 2 decades, as shown below:

1.  Cristina Kirchner, current president of Argentina, with thyroid cancer in 2011 
2.  Ollanta Humala, current president of Peru, with cancer in the gut in 2011 
3.  Hugo Chavez, former president of Venezuela, with prostate Cancer in 2011  
4.  Luiz Inácio Lula da Silva, former president of Brazil, with cancer of the larynx in 2011 
5.  Nestor Kirchner, former president of Argentina, with colon cancer in 2010  
6.  Fernando Lugo, former president of Paraguay, with lymph cancer in 2010
7.  Evo Morales, current president of Bolivia, with cancer in the nasal cavities in 2009 
8.  Dilma Vana Rousseff, current president of Brazil, with cancer in the lymphatic system 
     in 2009 
9.  Alexander Litvinenko, former Russian secret service officer, with polonium-210 
     poisoning in 2006
10. Yassar Arafat, former chair of the PLO, with brain hemorrhage in 2004 
11. Khaled Meshaal, the leader of the Hamas, with the poisonous shutdown of the brain 
     in 1996

Of course, there can be other examples, so the ones above are illustrative, not exhaustive. At first glance, all these cases seem isolated incidents, but, upon closer examination, reveal a growing and disturbing trend of hi-tech assassinations in contemporary global politics, in that all these individuals with the diseases were major opponents of the policies of some powerful states.

For example, the first 8 cases above (cases #1-8) involve some recent leftist opponents of American intervention in South America. This led Mr. Chavez to thus wonder, back in 2011, "Would it be so strange that they [in the U.S.] have invented the technology to spread cancer and we won't know about it for 50 years?" and then added: "I don't know but...it is very odd than we have seen Lugo affected by cancer, Dilma when she was [presidential] candidate, me, going into an election year, not long ago Lula and now Cristina....It is very hard to explain, even with the law of probabilities, what has been happening to some [leftist] leaders in Latin America. It's at the very least strange, very strange," as reported by Tom Phillips on December 29, 2011. 

His friend Fidel Castro in Cuba, who himself had survived hundreds of hi-tech assassination attempts by the U.S. in the past half of a century, therefore gave him some advice: "Chávez, take care. These people have developed technology. You are very careless. Take care what you eat, what they give you to eat...a little needle and they inject you with I don't know what." 

On the day of Chavez's death, Vice President of Venezuela, Nicolas Maduro, said in an address to the nation that "there's no doubt that Commandante Chavez's health came under attack by the enemy," in that "Chavez's cancer was an 'attack' by his enemies" (meaning the U.S.), as reported by Tracy Connor for NBC News on March 06, 2013. Then, General Jose Ornella, head of Venezuela's presidential guard, "echoed the concern of Vice President Nicolas Maduro that some sort of foul play was involved in Chavez's cancer. 'I think it will be 50 years before they declassify a document (that) I think (will show) the hand of the enemy is involved,' he said. The general didn't identify who he was talking about [or what the classified document was exactly], but Maduro suggested possible U.S. involvement...," as reported by Fabiola Sanchez for the Associated Press on March 06, 2013.

Shortly after the death of Chavez, Kurt Nimmo wrote on March 6, 2013: "For the naysayers who dispute that the CIA was responsible for the cancer death of Hugo Chavez, note the device in the following video. It is a dart gun developed in the 1970s (or possibly earlier) by the CIA. In the video, the weapon is described as inducing heart attacks. Cancer is not mentioned. However, we know that the CIA used Dr. Alton Oschner, the former president of the American Cancer Society, to run covert cancer research for the agency." If they could invent devices like this back in the 1970s, just imagine how much more they could do now in the 2010s!

In addition, Lubov Lulko wrote in January 05, 2012 that there were different technologies to inflict cancer on opponents, like "alpha radiation, electromagnetic waves, or chemicals" which can "cause emergence and development of cancer," as part of the larger efforts by some powerful states to "invent new kinds of biological, chemical and electronic weapons" to kill their enemies.

Then, case #9 on the list (above) has to do with the assassination of Alexander Litvinenko by the Russian government under Putin, since "upon his arrival to London, he [Litvinenko] continued to support the Russian oligarch in exile, Boris Berezovsky, in his media campaign against the Russian government" under Putin, and "the main suspect in the case, a former officer of the Russian Federal Protective Service (FSO), Andrei Lugovoy, remains in Russia," and "subsequent investigations by British authorities into the circumstances of Litvinenko's death led to serious diplomatic difficulties between the British and Russian governments," as reported in an article on Wikipedia.

And cases #10-11 on the list (above) has to do with the Israeli involvement, for the critics, in the assassination of Yassar Arafat, former chair of the PLO, with brain hemorrhage in 2004, and of Khaled Meshaal, the leader of the Hamas, with the poisonous shutdown of the brain in 1996. 

II. SUCCESSES AND FAILURES

Hi-tech assassinations can be both successful and unsuccessful, of course.
On the one hand, the practice of hi-tech assassination has its own successes. For instance, in the above 11 illustrative cases, 4 attempts were successful, namely, the cases involving Hugo Chavez, Nestor Kirchner, Alexander Litvinenko, and Yassar Arafat.

On the other hand, there are failures, in 2 major ways, as explained below. 
Firstly, some attempts (like the 9 cases as mentioned earlier) have not been successful, for the time being at least -- and the most notorious one concerns case #11, when Israel unsuccessfully attempted to silently kill Khaled Meshaal (with poison), but "one of Meshaal's bodyguards, Muhammad Abu Saif, had chased the two Mossad agents who had carried out the operation and, with the help of a passing Palestinian Liberation Army officer, later captured them," and "the failed assassination proved to be one of the greatest fiascos in the history of special operations, and a pivotal moment in the rise of Hamas," and it had also humiliated Binyamin Netanyahu, the Israeli prime minister at the time (1996-1999) and also now (since 2009), since he was forced not only to provide "the antidote and the nature of the [toxins] used against Meshaal," but also "to release the founder of Hamas [Sheikh Ahmed Yassin] from jail in a prisoner exchange deal," as reported by Al Jazeera World on January 30, 2013.

And secondly, even the killings of the opponents do not necessarily bring the results as intended. For instance, the death of Nestor Kirchner has not made Argentina more pro-American; on the contrary, it only brought his widow Cristina Kirchner into power, who has sided with Chavez instead. The death of Yassar Arafat has not brought peace to the Middle East, nor has it made Israel safer from the Hamas, as the two sides recently had another military clash in December of 2012. The death of Alexander Litvinenko has not silenced the opposition against the presidency of Vladimir Putin; on the contrary, the opposition has grown even stronger nowadays, from 29% of the vote in the presidential election in 2004 to 37% of the vote in 2012. And the death of Hugo Chavez has made him a martyr in the eyes of his supporters, both at home and abroad, for his dual achievements (and visions) to give the poor (long treated with contempt and abused by the aristocrats in the region) a voice in the public sphere and to stand up against "yankee imperialism" for South American independence as a larger integrated bloc.  

Luiz Inácio Lula da Silva, former president of Brazil, eloquently wrote about Chavez in The New York Times on March 6, 2013, the day after his death: "No remotely honest person, not even his fiercest opponent, can deny the level of camaraderie, of trust and even of love that Mr. Chavez felt for the poor of Venezuela and for the cause of Latin American integration."

At home, "Chávez's social campaigns, especially in the areas of public health, housing and education, succeeded in improving the standard of living of tens of millions of Venezuelans," as Mr. Lula wasted no time to point out.

Abroad, "Mr. Chávez was instrumental in the 2008 treaty that established the Union of South American Nations, a 12-member intergovernmental organization that might someday move the continent toward the model of the European Union. In 2010, the Community of Latin American and Caribbean States leapt from theory to practice, providing a political forum alongside the Organization of American States. (It does not include the United States and Canada, as the O.A.S. does.) The Bank of the South, a new lending institution, independent of the World Bank and the Inter-American Development Bank, also would not have been possible without Mr. Chávez's leadership. Finally, he was vitally interested in fostering closer Latin American ties with Africa and the Arab world," as Mr. Lula thus praised him.

But this does not mean that Mr. Chavez has no faults of his own making. On the contrary, as Lula thus criticized him: "One need not agree with everything Mr. Chavez said or did....There is no denying that he was a controversial, often polarizing, figure...." And, for his enemies, especially those in the corporate world of big-business capitalism, Mr. Chavez can be regarded as a curse from hell.

Yet, for all those countless folks who completely crowded the streets of Caracas on March 06, 2013 and waited for many hours only in order to bid him farewell when his coffin passed through in a military procession, with many crying and mourning, and some even stayed into the night to see his body at the Fort Tiuma military academy -- his death has made him larger than life in their hearts and minds, to the point that, as Lula aptly put it, "his ideas will come to inspire young people in the future, much as the life of Simón Bolívar, the great liberator of Latin America, inspired Mr. Chávez himself."

Already, "within hours of Hugo Chavez's death, makeshift altars were going up in homes and on street corners around Venezuela with candles, photos and offerings for the late president. Weeping beside his coffin, supporters are likening him to independence hero Simon Bolivar and even Jesus Christ. Ministers quote his words and precepts in reverential tones," as reported by Andrew Cawthorne on March 8, 2013. And Chavez's body will be "embalmed" and be "permanently displayed" inside "a glass tomb" at a military museum in Caracas, as reported by the Associated Press on March 07, 2013.

This then is the best thing that his enemies have done to him: his painful and untimely death makes him a martyr for his followers both at home and abroad, in the present and in the future. 

Peter Baofu
 

Дмитрий Судаков

Obama et son parti se dirigent vers la dictature

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Submergés par l’hypocrisie et la prétention, Obama et son parti se dirigent vers la dictature

par Michael Scheuer*

Ex: http://www.horizons-et-debats.ch/

Joseph Staline est connu pour avoir dit quelque chose allant dans le sens de: «Un mort c’est une tragédie, 25 000 morts sont une statistique.» Depuis les fusillades au Connecticut, le président Obama a démontré presque chaque jour que l’oncle Joe avait raison.
Vous rappelez-vous de la prise de position «touchante» et larmoyante du président après cette fusillade? Il a versé des larmes de crocodile au sujet de la mort de ces 20 enfants et a fait une représentation de la qualité et la sincérité d’un acteur. Il nous fait presque oublier qu’il dirige un parti qui a protégé un «droit» des femmes américaines – et leurs bourreaux affairistes de l’American Medical Association –, qui depuis 1973 a provoqué la mort de plus de 50 millions d’enfants américains. La mort de ces enfants du Connecticut n’est rien d’autre qu’une catastrophe humaine; face à cela la mort de ces 50 millions d’autres enfants est un holocauste humain, qui fait ressembler Hitler à un assassin-amateur et qui fait apparaître Obama, Clinton, Carter et leur parti, avec Staline et Mao, à la pointe de la liste des plus grands tueurs de l’histoire.
Le zèle d’Obama d’utiliser la mort des enfants de Connecticut pour mieux pouvoir abolir le deuxième amendement [de la Constitution des Etats-Unis] n’est pas son unique utilisation d’Américains tués afin de faire avancer ses buts idéologiques et sa passion du pouvoir. Chaque membre du Corps des marines américain et chaque soldat qui est mort après l’annonce du gouvernement Obama que les Forces armées des Etats-Unis quitteraient le pays en 2014, est mort absolument pour rien. Leur vie a été gaspillée pour promouvoir la carrière politique de Barack Obama. En annonçant cette décision, Obama et son parti on déclaré la défaite des Etats-Unis et pendant que les Américains sans connaissances d’histoire ont applaudi à cette décision, les ennemis des Etats-Unis – notamment les Talibans, Al-Qaïda, l’Arabie saoudite – ont exactement compris cet homme. Ils ont réalisé qu’Obama avait hissé le drapeau blanc pour leur dire: «C’est vous qui gagnez, nous nous retirerons aussi­tôt que j’aurais été réélu.» Obama va terminer le retrait américain d’Afghanistan et chaque vie que l’armée américaine va perdre jusqu’à la fin du retrait, sera une vie gaspillée. Et que va-t-il se passer avec les Afghans qui se sont mis au service des Etats-Unis et de l’OTAN? Eh bien, ils mourront, ils seront tués par des groupes d’islamistes militants, qui désignent l’Administration Obama – sur ordre du Committee on American Islamic Relations (CAIR) – d’organisation d’extrémistes non islamique et violente. Prochainement les Américains réaliseront que ces groupes – favorisés par les démocrates et le CAIR – mèneront la guerre à l’intérieur des Etats-Unis.
Le travail bâclé d’Obama concernant l’utilité personnelle et politique de meurtres sans raison n’apparaît nulle part plus clairement que dans les relations confidentielles que lui et le parti démocrate ont avec les vendeurs de la mort, qui dominent l’industrie américaine de divertissement. Lors de la dernière campagne présidentielle nous avons pu observer qu’Obama n’a laissé passer aucune occasion de se montrer en compagnie avec des acteurs et des metteurs en scène qui produisent des films et des programmes de télévision, qui conditionnent les enfants américains à accepter le meurtre et les mutilations à grande échelle en tant que normal et de considérer les femmes principalement comme putes. Il s’est aussi montré avec des chanteurs, qui utilisent des textes qui célèbrent le meurtre ou plaident même en sa faveur et dans lesquels les femmes sont représentées en sous-hommes qui ne servent qu’à remplir les désirs des hommes. On l’a aussi vu entouré de génies de l’informatique, spécialistes de la production de jeux vidéo qui permettent aux enfants de tuer quotidiennement pendant plusieurs heures un énorme nombre d’êtres humains. Précisément ce mois (janvier 2013), lorsque Obama, le vice-président Biden et le gouverneur de New York, Cuomo, ont propagés l’abolition du deuxième amendement, leurs copains et sponsors de Hollywood ont rafflé plus de 40 millions de dollars par semaine avec leurs derniers films qui propagent des «tueries pour s’amuser»: «Texas Chainsaw – 3-D» et «Django Unchained».
Obama et son parti radotent sans fin sur l’éducation, mais en la restreignant soigneusement à l’éducation en classe, le milieu, dans lequel eux et leurs amis du syndicat des enseignants ont enseigné à plusieurs générations de lycéens et de collégiens, de se méprendre des Etats-Unis et d’haïr leur pays, de refuser la religion en tant que superstition ou maladie mentale, d’attendre du gouvernement fédéral de l’aide à vie et ainsi d’éviter tout travail sérieux et dur et de croire fanatiquement à des conceptions fantaisistes et socialement destructrices de diversité et de multiculturalisme.
Mais tant la substance de l’enseignement des lycéens et des collégiens est actuellement pitoyable et tordue aux Etats-Unis, tant l’éducation pénétrante, puissante, insidieuse et motivant à la violence qu’on inculque à nos enfants est l’expression des convictions principales, orientées vers la mort, d’Obama et de son parti:
Le «droit» des citoyennes américaines, de faire tuer leurs enfants selon leurs désirs, par des bourreaux à louer, faisant partie de l’American Medical Association qui se trouve sous protection du gouvernement fédéral.
Le «droit» de l’exécutif du gouvernement fédéral d’appliquer uniquement les lois qui lui plaisent; de vouloir éliminer de manière agressive la croyance religieuse de la place publique; de détruire la sécurité nationale des Etats-Unis suite au refus de contrôler les frontières; et d’envoyer à l’étranger nos soldats et nos membres du Corps des marines pour lutter dans des guerres, qu’on ne prévoit même pas de gagner, et continuer à les y faire tuer, jusqu’à ce qu’il soit politiquement opportun à les rapatrier.
Le «droit» de l’industrie de divertissement, de réaliser des bénéfices énormes avec des produits, qui réduisent nos enfants à un système de valeurs correspondant à des barbares tuant à discrétion, tout en leur inculquant que la misogynie, les perversions sexuelles et toute variété d’immoralité humaine ne sont que des formes alternatives de la «normalité» et qu’il ne faut pas seulement les tolérer, mais aussi les solenniser en tant que preuve de leur loyauté envers la diversité.
Le «droit» de l’establishment éducatif américain, de supprimer l’éducation des enfants, afin de mieux pouvoir servir d’agents de recrutement dans les écoles pour le parti démocrate, qui fait auprès des enfants de la propagande pour qu’ils deviennent dépendants du gouvernement fédéral; diaboliser les fondateurs de l’Amérique en tant que négriers morts, blancs et masculins et de dénigrer tous ce qu’ils ont fait; soutenir de manière irréfléchie une politique extérieure interventionniste, qui résulte en une guerre interminable avec l’islam – ou, si vous préférez être politiquement correct, avec des organisations extrémistes violentes (Violent Extremist Organisations) –, suite à laquelle les Etats-Unis vont mourir d’une hémorragie suite à la perte de vies humaines, de finances et de stabilité politique interne.
Dans l’ensemble l’Amérique, qui a été créée au cours de 60 dernières années, lorsque le pouvoir était en main d’Obama et de ses prédécesseurs démocrates et leur parti – secondé par les alliés de Hollywood, Silicon Valley et des syndicats d’enseignants –, une Amérique, qui est plus que jamais, depuis la veille de la guerre civile américaine, divisée dans un grand nombre de questions fondamentales. En outre, c’est un pays, dont la Constitution est attaquée de front par l’administration Obama. Premièrement, les réglementations d’Obama concernant le contrôle des naissances/l’avortement violent les droits de l’église catholique américaine garantis au premier amendement [First Amendment], de même que ceux d’une partie des paroisses protestantes, musulmanes et juives. Et hier [le 9 janvier 2013] Biden a communiqué à ses alliés des médias hurlants, mous et opposés aux armes à feu, qu’Obama pense à restreindre les droits du deuxième amendement à l’aide d’une ordonnance.
C’est justement à cause de la possibilité d’attaques arbitraires de l’exécutif du gouvernement fédéral contre la Constitution et/ou le Bill of Rights que les fondateurs du pays ont garanti le droit des Américains de s’armer autant qu’ils l’estiment nécessaire. La Constitution et le Bill of Rights peuvent être révisés par un processus constitutionnel officiel, mais ils ne peuvent pas être changés uniquement par un acte législatif du Congrès ou par une ordonnance de l’exécutif. Une révision selon les directives fixées dans la Constitution est légale si elle a le soutien de la population, mais un amendement uniquement par voie législative ou par un diktat présidentiel n’est rien d’autre qu’une dictature pure et simple – dont les fondateurs du pays auraient approuvés l’anéantissement à qu’ils voulaient justement favoriser avec le deuxième amendement.•

Source: non-intervention.com du 10/1/13
(Traduction Horizons et débats)

* Michael Scheuer, 1952, historien et analyste politique. Jusqu’en 2004, Scheuer a été collaborateur de la CIA pendant 22 ans, où il a dirigé de 1996 à 1999 l’unité «Usama-bin-Ladin». Après avoir quitté la CIA, il a travaillé comme journaliste pour CBS News et The Jamestown Foundation. Actuellement, il enseigne à l’Université Georgetown de Washington. En outre, il est spécialiste en sécurité auprès de diverses chaines de télévision et écrit des livres. Il est devenu célèbre notamment suite à son livre «Imperial Hybris: Why the West is Losing the War on Terror.» [Hybris impériale: Pourquoi l’Occident va perdre la guerre contre le terrorisme] qu’il a, à la demande de la CIA, d’abord publié anonymement. En 2012, il a soutenu la candidature de Ron Paul à cause de ses positions dans le domaine de la politique extérieure.

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US’ New “Syrian PM” Yet Another Muslim Brotherhood Extremist

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US’ New “Syrian PM” Yet Another Muslim Brotherhood Extremist

Ex: http://counterpsyops.com/

March 19, 2013 (LD) – The Western media eagerly announced that long time US resident Ghassan Hitto was chosen as the new “interim prime minister” of NATO’s proxy forces fighting in Syria. While most headlines attempted to focus solely on Hitto’s long stay in the US and his role in a tech firm based in Texas, The Globe and Mail reported in their article, “Canadian loses bid to lead Syria’s rebels; Ottawa’s stance assailed,” that:

Ghassan Hitto, a Kurd with links to the Muslim Brotherhood, was elected in the early hours of Tuesday at a meeting of leading opposition figures of the Syrian National Coalition.

Some reports indicate that Hitto was in fact pushed forward specifically by the Muslim Brotherhood. The AFP reported in their article, “Ghassan Hitto voted premier of Syria’s rebel territory,” that:

Some Coalition members described Hitto as a consensus candidate pleasing both the opposition’s Islamist and liberal factions.

But some of the 70-odd Coalition members withdrew from the consultations before the vote could take place, accusing opposition heavyweight Muslim Brotherhood of imposing Hitto as a candidate.

The article would also say:

“We don’t want what happened in Egypt to happen in Syria. They hijacked the revolution,” Coalition member Kamal Labwani, who walked out of the vote, told AFP.

Associated Press would report in their article, “Syrian opposition elects Ghassan Hitto as interim PM,” that:

Mr Hitto, 50, who is believed to have Islamist leanings, received 35 of 49 votes in a meeting of the Syrian National Coalition (SNC) in Istanbul in the early hours yesterday. He was supported by the Muslim Brotherhood, which is a powerful bloc within the opposition.

This latest round of political “musical chairs” is meant to once again clear the board for the West in hopes of confusing the public, while NATO’s proxies remain firmly led and comprised primarily of hardcore terrorists and sectarian extremist intent on the ruination of Syria, just as was done in the now decimated North African nation of Libya. Hitto takes the reins of this Western-contrived front from fellow sectarian extremist, Moaz al-Khatib, also an affiliate of the Muslim Brotherhood and an unabashed defender of Al Qaeda’s al-Nusra frontwho frequently takes credit for the indiscriminate bombings, murder and maiming of civilians across Syria.

Since long before the 2011 violence began, the US, Israel, and Saudi Arabia had conspired to use sectarian extremists, specifically the Muslim Brotherhood and terrorist groups linked directly to Al Qaeda as the main force with which to overthrow the Syrian government, not for “spreading democracy,” but specifically to undermine and destroy neighboring Iran and reassert Western hegemony across the Middle East.

West Planned Overthrow of Syria Via the Brotherhood Since 2007

Pulitizer Prize-winning journalist Seymour Hersh, in his 9-page 2007 New Yorker report titled, “The Redirection: Is the Administration’s new policy benefiting our enemies in the war on terrorism?” stated explicitly that:

“To undermine Iran, which is predominantly Shiite, the Bush Administration has decided, in effect, to reconfigure its priorities in the Middle East. In Lebanon, the Administration has coöperated with Saudi Arabia’s government, which is Sunni, in clandestine operations that are intended to weaken Hezbollah, the Shiite organization that is backed by Iran. The U.S. has also taken part in clandestine operations aimed at Iran and its ally Syria. A by-product of these activities has been the bolstering of Sunni extremist groups that espouse a militant vision of Islam and are hostile to America and sympathetic to Al Qaeda.”

Hersh’s report would also include:

“the Saudi government, with Washington’s approval, would provide funds and logistical aid to weaken the government of President Bashir Assad, of Syria. The Israelis believe that putting such pressure on the Assad government will make it more conciliatory and open to negotiations.”

Hersh also reported that a supporter of the Lebanese pro-US-Saudi Hariri faction had met Dick Cheney in Washington and relayed personally the importance of using the Muslim Brotherhood in Syria in any move against the ruling government:

“[Walid] Jumblatt then told me that he had met with Vice-President Cheney in Washington last fall to discuss, among other issues, the possibility of undermining Assad. He and his colleagues advised Cheney that, if the United States does try to move against Syria, members of the Syrian Muslim Brotherhood would be “the ones to talk to,” Jumblatt said.”

The article would continue by explaining how already in 2007 US and Saudi backing had begun benefiting the Brotherhood:

“There is evidence that the Administration’s redirection strategy has already benefitted the Brotherhood. The Syrian National Salvation Front is a coalition of opposition groups whose principal members are a faction led by Abdul Halim Khaddam, a former Syrian Vice-President who defected in 2005, and the Brotherhood. A former high-ranking C.I.A. officer told me, “The Americans have provided both political and financial support. The Saudis are taking the lead with financial support, but there is American involvement.” He said that Khaddam, who now lives in Paris, was getting money from Saudi Arabia, with the knowledge of the White House. (In 2005, a delegation of the Front’s members met with officials from the National Security Council, according to press reports.) A former White House official told me that the Saudis had provided members of the Front with travel documents.”

At one point in Hersh’s report, it is even admitted that officials from US ally Saudi Arabia admitted to “controlling” the “religious fundamentalists.” The report states specifically:

“…[Saudi Arabia's] Bandar and other Saudis have assured the White House that “they will keep a very close eye on the religious fundamentalists. Their message to us was ‘We’ve created this movement, and we can control it.’ It’s not that we don’t want the Salafis to throw bombs; it’s whothey throw them at—Hezbollah, Moqtada al-Sadr, Iran, and at the Syrians, if they continue to work with Hezbollah and Iran.”

Also in 2007, the Wall Street Journal would publish a report titled, “To Check Syria, U.S. Explores Bond With Muslim Brothers.” In this report, it was revealed that even in 2007, Syrian opposition groups were being created from whole-cloth by the US State Department and paraded around in front of Syria’s embassies in the West. The article begins with one such protest, stating:

On a humid afternoon in late May, about 100 supporters of Syria’s largest exile opposition group, the National Salvation Front, gathered outside Damascus’s embassy here to protest Syrian President Bashar Assad’s rule. The participants shouted anti-Assad slogans and raised banners proclaiming: “Change the Regime Now.”

Later in the article, it would be revealed that the National Salvation Front (NSF) was in contact with the US State Department and that a Washington-based consulting firm in fact assisted the NSF in organizing the rally: 

In the weeks before the presidential election, the State Department’s Middle East Partnership Initiative, which promotes regional democracy, and NSF members met to talk about publicizing Syria’s lack of democracy and low voter turnout, participants say. A Washington-based consulting firm, C&O Resources Inc., assisted the NSF in its planning for the May 26 anti-Assad rally at the Syrian embassy, providing media and political contacts. State Department officials stress they provided no financial or technical support to the protestors.

And while the Wall Street Journal then, just as the US State Department and the Western media houses are now portraying the Syrian opposition as representing a wide range of interests across Syrian society, it was admitted then, just as it is plainly obvious now, that the sectarian extremist Muslim Brotherhood was in fact at the very center of the “uprising:”

One of the NSF’s most influential members is the Syrian branch of the Muslim Brotherhood — the decades-old political movement active across the Middle East whose leaders have inspired the terrorist groups Hamas and al Qaeda. Its Syrian offshoot says it has renounced armed struggle in favor of democratic reform.

The continuous necessity of the West to rebrand its proxy front stems from the fact that it, along with the Western agenda that created it, lacks any dimension of legitimacy. Combined with the increasingly tenuous reputation of the West’s media monopolies and a better informed public, the lifespan of each new proxy is decreasing exponentially.

Hitto has yet to form a “government,” and already his ties to extremists are being exposed – even by other members of his own contrived front – perhaps realizing the difficulties that lie ahead with disasters like Libya and Egypt smoldering behind. Any aid or political support the US, UK, France, and its partners in the Middle East including Israel, Saudi Arabia, and Qatar attempt to lend Hitto’s foreign-contrived government will be done so with the public’s full understanding that such support is being willfully given to sectarian extremists who not only fail to represent the West’s ideals of “democracy” or “freedom,” but fail to represent even the majority of people living in Syria.

Yet despite these apparently insurmountable difficulties, should the West pick a leader not affiliated with the Muslim Brotherhood and its terrorist spin-offs, the opposition in Syria would splinter and collapse – because the “secular moderates” the White House keeps telling the world about, simply do not exist. Its otherwise irrational insistence on propping up one discredited Muslim Brotherhood dictator after another is clearly indicative of this.

Source: Land Destroyer

Die Stille vor dem Sturz

Die Stille vor dem Sturz

Von Michael Ley (Die Presse)

Ex: http://diepresse.com/

Verfehlte Einwanderungspolitik. Altersarmut. Konflikte zwischen Menschen mit Kindern und ohne Kinder. Ende des Gesellschaftsvertrages. Ende des Wohlfahrtsstaates. – Die kommende Revolte: ein Szenario.

ley51LbfWl1ffL.jpgDer Multikulturalismus als postmoderne Ideologie und Alternative zum homogenen Nationalstaat – soweit meine Behauptung – erwies sich als gesellschaftspolitische Sackgasse, als eine realitätsferne Utopie. Die mühsame Überwindung der nationalen Kulturalismen wurde durch die unreflektierte Aufnahme anderer Kulturen und Religionen konterkariert. Alle Erfahrungswerte klassischer Einwanderungsländer wurden konsequent negiert, um eine vielfach von vornherein zum Scheitern verurteilte Integration zu bewerkstelligen. Die Integration von Migranten – ausgenommen Asylsuchende! – kann sinnvollerweise nur nach Maßgabe ihrer beruflichen Qualifikation und der Bedürfnisse der aufnehmenden Gesellschaften erfolgen. Historisch integriertkeine Gesellschaft in Friedenszeiten Menschen anderer Kulturen in größerem Umfang aus anderen als ökonomischen Gründen. Ausnahmen waren immer nur politisch, ethnisch und religiös Verfolgte.

Migranten haben vor allem ökonomischeInteressen an einem Einwanderungsland: Aus diesen Gründen ist es legitim, dass diese Interessenlage auch für die Aufnahmegesellschaften gegenüber ihren Zuwanderern gilt. Sinnvolle Zuwanderung kann nichts anderes bedeuten als diese Kongruenz der materiellen Interessen. – Die gesellschaftliche Integration istneben der beruflichenan die Bildung, Religion und Ethnizität der Migranten gebunden, sie oszilliert also zwischen der individuellen Einstellung und den religiösen und ethnischen Voraussetzungen. Kulturelle und religiöse Unterschiede zwischen Migranten und der Mehrheitsbevölkerung können in der Regel nur durch eine entsprechend hohe Bildung kompensiert werden.

Junge, dynamische, flexible und bestens ausgebildete Einwanderer und deren Nachkommen sind das wichtigste Gut einer schrumpfenden und alternden Wissensgesellschaft. Von ihrer Bildung und ihrem Integrationswillen hängt in hohem Maße die Zukunft einer Einwanderungsgesellschaft ab. Die Leistungs- und Konkurrenzfähigkeit der westlichen Nationen wird im globalen Kampf um die fähigsten Köpfe entschieden werden. Bildung und Integration werden zu den wichtigsten Zukunftsinvestitionen und entscheiden über das weitere Schicksal der Nationen. Die Migrationsströme werden in die Länder mit den besten Arbeits- und Integrationsbedingungen fließen, der hoch qualifizierte Migrant wird die am meisten umworbene „Ware“ auf dem Arbeitsmarkt und ein gefragter Bürger der Nation werden.

Diesem begehrten Personenkreis werdenMillionen ungelernter Migranten gegenüberstehen, die in die entwickelten Gesellschaften drängen, um wenigstens im tristen Milieu europäischer Suburbs die letzten Brosamen einstiger Wohlstandsgesellschaften zu ergattern. Sie werden mit dem schon ansässigen Subproletariat – das postmodern als Prekariat firmiert – um die schmäler werdenden Budgets des Sozialstaats wetteifern. Die Randzonen vieler Großstädte werden durch Armut, ethnisch-religiöse Parallelgesellschaften und schwere soziale und politische Spannungen geprägt sein.

Die Entwicklung in Deutschland, in Österreich, in einigen weiteren europäischen Staaten wird jedoch nicht von gut ausgebildeten und gesellschaftlich integrierten Migranten bestimmt sein, diedie einheimischen geburtenschwachen Generationen auf dem Arbeitsmarkt ergänzen und damit die Renten- und Sozialsysteme entscheidend mitfinanzieren. Da die Bildungsunterschiede zwischen Einheimischen und Zugewanderten beträchtlich sind und der Anteil der 20- bis 40-jährigen Zuwanderer überproportional gewachsen ist beziehungsweise wächst, wird das Bildungs- und Ausbildungsniveau ständig zurückgehen. Mit dieser Entwicklung werden die Einkommen sinken und die ökonomischen Aussichten grosso modo sich wesentlich verschlechtern.

Die jahrzehntelang propagierte These, dass die verstärkte Zuwanderung von Migranten notwendig sei, um die Renten- und Sozialsysteme zu erhalten, war zwar richtig, erwies sich jedoch in der gesellschaftlichen und ökonomischen Realität als Trugschluss. Konsequenzen dieser verfehlten Einwanderungspolitik sind die Verarmung großer Bevölkerungsteile, also ein Kampf zwischen Armen und Reichen, ein Generationenkonflikt zwischen den älteren und jüngeren Generationen und insgesamt das ökonomische Abgleiten in die Mittelmäßigkeit, in die globale Bedeutungslosigkeit. Der Bevölkerungswissenschaftler und Migrationsforscher Herwig Birg beschreibt diese Entwicklung folgendermaßen: „Die Hauptwirkung der demografischen Veränderungen ist eine extreme Zunahme der sozialen Gegensätze und die Gefahr gesellschaftlicher Konflikte durch die Erosion des sozialen Sicherungssystems und durch stagnierende oder sinkende Pro-Kopf-Einkommen. Dabei zeichnen sich vier Konfliktlinien ab: ein Generationenkonflikt, ein Regionalkonflikt, Konflikte zwischen den Bevölkerungsgruppen mit und ohne Migrationshintergrund, Konflikte zwischen Menschen mit Kindern und ohne Kinder.“


Besorgniserregend ist indes nicht allein die Schrumpfung der Gesamtbevölkerung, sondern vielmehr die Scherenentwicklung zwischen der stark wachsenden Zahl der älteren und der gleichzeitig sinkenden Zahl der mittleren und jüngeren Altersgruppen, durch die das soziale Sicherungssystem erodiert und die Armut, besonders im Alter, zunimmt. Die steigende Armut lässt sich auch nicht durch eine enorme Steigerung der Arbeitsproduktivität ausgleichen, da Innovationen in der Arbeitswelt in aller Regel mit dem Abbau von Arbeitsplätzen verbunden sind.

In Zukunft werden die sozialen Spannungen und Auseinandersetzungen zunehmen; der überschuldete Staat wird nicht mehr in der Lage sein, die Grenzen des Wohlfahrtsstaates auszuweiten, um den sozialen Frieden zu erhalten. Er wird im Gegenteil die Transferleistungen kürzen müssen, um nicht die Steuerzahler vollends zu verprellen.

Der Generationenkonflikt wird nichtmehr aufzuhalten sein, weil auf die jüngere Bevölkerung eine enorme Belastung zur Erhaltung des überproportional großen Anteils an älteren Menschen zukommt. Der Ruf nacheiner Verlängerung der Lebensarbeitszeit, er wird lauter und entschiedener zu hören sein, während die „Alten“ ihre Besitzstände verteidigen werden. Das bisherige Umlagesystem, die Finanzierung der Altersbezüge durch Beitragszahlung der Arbeitnehmer, wird nicht mehr funktionieren. Um der drohenden Altersarmut zu entgehen, werden viele junge Menschen – nicht nur die Hochqualifizierten – ihr Land verlassen und damit die Probleme noch verschärfen.

Die Verteilung islamischer Migranten ist regional unterschiedlich und wird in Zukunftverschiedene Formen von Konflikten enthalten. Es besteht die Gefahr, dass bestimmte Stadtteile in Ballungsgebieten zu islamischen Ghettos werden und damit zu Trutzburgen der religiös-ethnischen Auseinandersetzungen. Die kommenden kulturellen und politischen Auseinandersetzungen zwischen großen Teilen der eingesessenen Gesellschaft und den islamischen Parallelgesellschaften werden jedoch nicht mehr unter Kontrolle gehalten werden können, mit der Folge einer Radikalisierung und einer Abnahme des Dialogs auf beiden Seiten.


Insgesamt droht eine tiefe Spaltung unserer Gesellschaft, die die Grundlagen ebendieser Gesellschaft nicht nur erschüttert, sondern schleichend erodiert. Hinzu kommt die Krise der Europäischen Union und ihrer Mitgliedsstaaten: Immobilienblasen, Bankenpleiten, gigantische Staatsverschuldungen und sich abzeichnende Staatsbankrotte sind das neue Erscheinungsbild. Europa droht eine Götterdämmerung, die den Traum von einer neuen Zivilisation zu verschlingen scheint. Die europäische Währungsunion und die Einhaltung wirtschaftspolitischer Kriterien der einzelnen Mitgliedsländer sollten den stabilen Anker der Mitgliedsländer der Union darstellen. Tatsächlich waren wirtschaftlich schwache Länder nicht willens beziehungsweise nicht fähig, eine gemeinsame Wirtschafts- und Finanzpolitik zu gestalten. Günstige Kredite der Europäischen Zentralbank luden sowohldie staatlichen Akteureals auch Banken geradezu ein, eine Verschuldungspolitik und riskante Finanzgeschäfte zu betreiben. Spätestens mit dem Bankrott Griechenlands, der keiner sein durfte, wich die schimärische Idylle der Union der krassen Realität. Das Grundproblem der Europäischen Union sind die ökonomischen Disparitäten: die immensen Verschuldungen einzelner Länder.

Eine gemeinsame Währung setzt sowohl eine übereinstimmende Finanz- und Wirtschaftspolitik voraus als auch eine vergleichbare ökonomische Entwicklung. Beide Voraussetzungen erfüllen viele Länder der Union nicht: Weder betrieben Griechenland, Portugal, Spanien und Italien eine konsequente Finanzpolitik, noch wurden entsprechende ökonomische Reformen eingeleitet. Die Bedenken der Deutschen Bundesbank hinsichtlich der Integration finanzschwacher Länder waren, nachträglich betrachtet, vollkommen berechtigt.

Die Umstellung der Währungen hätte von vielen Mitgliedsstaaten eine Änderung ihrer Finanz- und Wirtschaftspolitik erfordert, weil Wettbewerbsnachteile und hohe Verschuldung nicht mehr mit Abwertungen der eigenen Währung ausgeglichen werden konnten. Im Rahmen einer gemeinsamen europäischen Finanzpolitik hätte man die nationalen Entwicklungen nicht nur überwachen, sondern von vornherein korrigieren respektive bestimmen können.

Der Beitritt einiger Länder zur gemeinsamen Währung war verfrüht, und die europäischen Politiker waren nicht gewillt, diese Risiken sowie die Gefahr der Beibehaltung nationaler Eigenheiten kritisch zu bedenken. Eine Hilfe für die angeschlagenen Länder kann entweder in der Unterstützung durch die anderen EU-Staaten bestehen oder im Zwang zur Umschuldung oder in einem Staatsbankrott. Die ökonomische Unterstützung mit den Mitteln eines sogenannten Schutzschirmes durch die Staaten der Nettozahler oder durch europäische Anleihen sind langfristig weder finanzierbar noch politisch zu verantworten. Wenn einige Staaten auf Dauer finanzschwache Mitglieder mit Transferleistungen stützen müssen, ist die Europäische Union in ihrem Bestand gefährdet.

Die Verschleierung der demografischen Probleme und ihrer sozialen, ökonomischen und zivilisatorischen Folgen werden von allen Parteien betrieben. Es ist das große Tabu unserer Politik und Medien, um die Illusion einer Wohlstandsgesellschaft und eines fürsorgenden Wohlfahrtsstaates aufrechtzuerhalten. Beide gehören jedoch der Vergangenheit an und können nicht wiederbelebt werden. In wenigen Jahren wird diese Blase platzen, und spätestens dann müsste die Historikerin Barbara Tuchman ihrem Buch über „Die Torheit der Regierenden“ ein weiteres Kapitel hinzufügen: über die Torheit der Politik im ausgehenden 20. und im frühen 21. Jahrhundert.


Das Totschweigen eines der größten Probleme unserer Gesellschaftspolitik wird sich bitter rächen und die Legitimation des politischen Systems und ihrer Vertreter in ungeahnter Weise erschüttern. Die Wucht und die Tragweite dieser gesellschaftlichen Zäsur dürften unabsehbare Folgen haben.

Nach Max Weber sind die beiden Todsünden der Politik: „Unsachlichkeit und – oft, aber nicht immer, damit identisch – Verantwortungslosigkeit.“ Diesen Tatbestand erfüllen die meisten Vertreter der politischen und medialen Eliten, indem sie versuchen, die Folgen der demografischen Entwicklung und des gescheiterten Multikulturalismus im politischen Diskurs zu verschweigen oder jedenfalls zu bagatellisieren. Die Eliten möchten die Verantwortung für die gesellschaftlichen Entwicklungen der vergangenen Jahrzehnte nicht übernehmen und erweisen sich als unfähig im Sinne einer Verantwortungsethik, die dramatischen Fehler einer völlig verfehlten Einwanderung einzugestehen. Damit verspielen sie die Zukunft unserer Gesellschaft. – Populistische Parteien werdendie Krise der traditionellen Parteien nützen und sich im Parlament etablieren. Es wird deshalb in Zukunft immer schwieriger werden, einigermaßen stabile Regierungsmehrheiten zubilden, womit sich das politische System tendenziell selbst blockiert. Schwache Regierungen sind nicht in der Lage, wichtige Reformen vorzunehmen und überhaupt eine langfristig orientierte Politik zu betreiben.

Die Spirale der sozialen und ethnisch-religiösen Auseinandersetzungen, der zunehmenden Pauperisierung breiter Bevölkerungsteile und der mangelnden politischen Handlungsfähigkeit des Staates wird sich immer weiter drehen, bis sie in soziale und politische Gewalt umschlägt: in den Bürgerkrieg.

Die Zukunft vieler europäischer Gesellschaften wird dadurch geprägt sein, dass sich immer mehr Menschen nicht mehr der Mehrheitsgesellschaft verpflichtet sehen und in Gegenkulturen leben werden. Mit dieser Entwicklung wird jedoch der Gesellschaftsvertrag zwischen den Generationen, den verschiedenen Schichten und Milieus nur noch bedingt Bestand haben. Die Folgen sind leicht vorhersehbar: steigende Kriminalität, urbaner Zerfall durch Entstehung von Slums, ethnische Auseinandersetzungen und Bandenkriege, politische Radikalisierung unddamit der Zerfall des politischen und gesellschaftlichen Konsenses.


Die kommende Revolte wird zu einer asymmetrischen Revolution ausarten: Ohne eine politische Führung, die über ein klares politisches Konzept verfügt, werden unzählige Konflikte ausgetragen werden, die gerade nicht zu einem neuen Gesellschaftsvertrag führen. Damit ist das „Projekt der Moderne“ unweigerlich gescheitert.

Eine zukunftsversprechende Perspektive für europäische Gesellschaften kann nur in der Überwindung der multikulturellen Ideologie und in der Thematisierung der verdrängten Probleme liegen. Eine Rückkehr zum klassischen Nationalstaat samt seiner Kultur ist weder wünschenswert noch möglich; die einzige sinnvolle Alternative könnte nur eine universalistische europäische Zivilisation sein, die konsequent ihre Werte einfordert und verteidigt. Dies würde jedoch bedeuten, dass die Europäer ihre romantischen Utopien begraben und das Projekt einer postmodernen offenen Gesellschaft neu überdenken. ■

("Die Presse", Print-Ausgabe, 14.04.2012)

samedi, 23 mars 2013

Nouvelles pressions européennes sur la Hongrie

Nouvelles pressions européennes sur la Hongrie

La Commission européenne, le Conseil de l’Europe et les États-Unis exercent de nouvelles pressions sur ce petit État d’Europe centrale de 10 millions d’habitants dirigé par le gouvernement conservateur du Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orbán. Début mars, José Manuel Barroso a fait part dans une conversation téléphonique avec le premier ministre hongrois de ses « craintes » que les nouvelles modifications de la constitution hongroise puissent être contraires aux règles européennes et aux principes démocratiques. La chancelière allemande Angela Merkel a de son côté appelé le gouvernement hongrois à user de manière responsable de la majorité des deux tiers dont il dispose au Parlement.

Pour Viktor Orbán, les objections des institutions européennes pourraient être discutées si elles s’appuyaient réellement sur des points concrets, ce qui n’est pas le cas selon lui. Et si le 12 mars les leaders de certains groupes politiques du Parlement européen ont demandé à la Commission européenne de contrôler si les modifications de la constitution hongroise ne portaient pas atteinte aux règles de la démocratie et de l’État de droit, Martin Schulz, le président socialiste du Parlement européen, a dû reconnaître qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour affirmer aujourd’hui que la Hongrie ne respectait pas les valeurs démocratiques inscrites dans les traités de l’UE.

Va-t-on avoir un remake des attaques politiques et médiatiques qui s’étaient déchaînées début 2012 au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution hongroise ? Une nouvelle constitution remplaçant tardivement une constitution datant de l’époque stalinienne et rafistolée au fil des années depuis la chute du communisme.

Les modifications adoptées le 11 mars par le Parlement hongrois permettent au Parlement de décider à quelles organisations l’État hongrois reconnaît le statut d’Église (il existe aujourd’hui environ 300 Églises en Hongrie, le Parlement prévoit de réduire ce nombre à 30). Elles interdisent les campagnes électorales dans les médias commerciaux et elles autorisent les collectivités locales à sanctionner les personnes sans domicile fixe qui dorment et laissent leurs affaires dans certains lieux publics. Pour le gouvernement hongrois, les centres d’accueil ont suffisamment de place pour accueillir toutes ces personnes et personne n’est obligé de dormir dans la rue, et il s’agit de contraindre les collectivités locales à fournir un toit aux personnes qui n’en ont pas. Une autre modification permettra d’obliger les étudiants à travailler en Hongrie pendant une durée au moins deux fois égale à celle de leurs études ou à rembourser la moitié du coût de leurs études.

Ces modifications de la constitution hongroise doivent permettre au Fidesz de contourner des décisions récentes de la Cour constitutionnelle hongroise qui avaient déclaré inconstitutionnelles des lois du Parlement allant dans le même sens. Une des modifications de la constitution adoptées cette année interdit d’ailleurs à cette Cour constitutionnelle de s’appuyer sur sa jurisprudence antérieure à l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution de 2012.

Si la Hongrie est régulièrement attaquée par les élites politico-médiatiques européennes, c’est aussi parce que le gouvernement du Fidesz, qui dispose avec sa majorité des deux tiers d’un mandat pour modifier la constitution comme il l’entend et qui reste très populaire auprès des Hongrois, mène une politique hors-norme : impôt sur le revenu linéaire à 16% pour tous les citoyens, impôt sur les bénéfices des PME à 10 %, des réductions d’effectifs importantes dans l’administration, des allocations familiales indépendantes des revenus mais moins d’aides sociales pour les plus pauvres, la mention de Dieu et des racines chrétiennes de la Hongrie dans la nouvelle constitution, la définition dans la constitution du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme et aussi la mention du droit à la vie de la conception à la mort naturelle. Autre motif de critique, si le gouvernement Orbán a retardé l’âge de la retraite pour tous, il l’a avancé pour les juges pour se débarrasser plus vite des magistrats formés à l’époque communiste. Dans les pays de l’ancien bloc de l’Est, la présence de ces magistrats habitués à prendre leurs ordres auprès du pouvoir en place et à rendre des verdicts très politiques reste un sérieux obstacle à une vraie démocratie. Ce problème a été mis en évidence à l’occasion d’un récent scandale judiciaire en Pologne.

Cependant, malgré le feu des critiques, la politique du parti conservateur hongrois semble porter ses fruits : chômage en baisse, natalité en hausse, réduction du déficit budgétaire en dessous de la barre des 3 %… Une situation qui contraste avec ce qui se passe dans les pays qui appliquent les plans de rigueur européens, ceci alors que la situation économique et budgétaire héritée des socialistes en 2010 était véritablement catastrophique et que la Hongrie était alors dans une situation nettement plus défavorable que l’Espagne, pour ne citer que l’exemple d’un pays qui applique à la lettre les recommandations européennes et dont le gouvernement « de droite » a choisi de trahir ses électeurs en renonçant à ses valeurs et en entérinant la révolution sociale du gouvernement Zapatero, notamment le « mariage » et l’adoption pour les homosexuels.

En 2012, la Hongrie s’est même payé le luxe de refuser l’aide du FMI, considérant ses conditions comme inacceptables et nuisibles pour le pays.

Même les complotistes sont dépassés…

Même les complotistes sont dépassés…

Ex: http://www.dedefensa.org/

Dans notre petit inventaire des références significatives à propos de l’événement “extraordinaire-courant”, de “la crise du jour”, – l’affaire chypriote et les prélèvements-braquages sur les comptes bancaires, – il vous faut souffrir que l’on commence avant d’autres considérations qui suivront par la mention explicitée du site exotique What Does It Means de la fameuse (entre nous) Sorcha Faal. (“Fameuse” entre nous, d’abord parce que cette personne mythique serait de tendance féminine, ensuite et surtout parce qu’il nous est déjà arrivé plusieurs fois d’en parler.) Le site est connu, – dans tous les cas entre nous, – pour ses parutions régulières décrivant des montages et des complots extraordinaires, avec parfois une chose intéressante ou l’autre à glaner. Bien entendu et de façon classique pour la manufacture de cette sorte de textes, on y trouve fort peu de références, si pas du tout, puisque la chose est censée venir exclusivement des arcanes secrètes des réseaux de l’auteur. Nous avions commencé à remarquer chez Sorcha Faal, depuis quelques temps, d’abord que le nombre de textes augmentaient, ensuite que ces textes disons “complotistes” étaient de moins en moins de cette sorte de manufacture maison sans autres références que les sources mystérieuses de l’auteur, et de plus en plus avec une présence marquée de références “sérieuses” auxquelles tout le monde a accès.

Le texte du 17 mars 2013 sur l’affaire chypriote passe tout… Après le premier paragraphe classique, type “copié-collé” («A truly grim Ministry of Finance (MOF) report circulating in the Kremlin today says…»), tout le reste n’est effectivement qu’une compilation de nouvelles et d’analyses dites “sérieuses” décrivant la situation à Chypre et les perspectives. (Même la comptabilité y est : dans ce texte de Sorcha Faal d’à peu près 8.000 signes, on en trouve autour de 3.500 utilisés pour des citations directe du site ZeroHedge, du Washington Post, du secrétaire US à la justice, etc., en même temps qu’une quinzaine de liens renvoyant à des références “ouvertes” et “sérieuses” nous est proposé…) Il n’est pas dans notre intention, à partir de l’expérience que nous avons de la technique du métier de journaliste et de commentateur , de supposer que Sorcha Faal est à court d’imagination (si l’auteur était à court d’imagination, l'emprunt aux “sources sérieuses” se ferait surtout sans les citer), alors qu’elle publie de plus en plus ; notre observation est plutôt et d’une façon plus simple du domaine du constat, savoir que la réalité va plus vite que son imagination, pour lui (nous) offrir des occurrences sensationnelles… En d’autres mots, les complotistes n’ont plus besoin d’imaginer et de développer des complots de leur propre cru, ils n’ont qu’à rendre compte des événements qui sont eux-mêmes un “complot” général, – et cela, bien entendu, à un point où le “complot” n’en est plus un (même si l’effet de déstructuration-dissolution est le même, et même pire) puisqu’il se fait à ciel ouvert, au vu et au su de tout le monde, sans la moindre dissimulation.

(Pour rappel, selon notre appréciation et conformément à la définition même du mot, nous sommes de l’avis que pour l’être effectivement un complot doit être à la fois secret et illégal. La circonstance n’est pas du tout ce cas dans l’affaire chypriote, comme dans bien d’autres mais cette fois si évidente, puisque la mesure de “prélèvements-braquages sur les comptes bancaires” aussitôt perçue comme folle à force d’être grossie et incongrue, est annoncée et commentée partout, et qu’elle demande pour être appliquée le vote du Parlement chypriote. Quoi qu’on pense de ces dispositions, y compris de la façon dont on peut faire voter un parlementaire chypriote, il n’en reste pas moins qu’il n’y a ni secret ni illégalité stricto sensu, donc pas de complot. Là-dessus, on peut épiloguer sur l’inversion que subissent certains mots, tel que “légalité”, et épiloguer sur le fait des pressions, des actes subversifs et arbitraires, etc., et c’est toucher là au cœur de la crise générale d’effondrement du Système ; mais nous sommes bien au-delà du complot. Une telle manigance faite à ciel ouvert et soumise à leur “processus démocratique” mesure bien que plus personne n’a besoin de l’imagination des chroniqueurs pour apprécier les caractères tragique, furieux et rocambolesque de la situation.)

Ainsi en arrive-t-on au constat suivant. On parvient aujourd’hui à faire des textes de commentaires, de théories diverses, etc., ayant un effet aussi sinon plus “sensationnel” que la description d’un complot plus ou moins imaginaire, simplement en décrivant une situation réelle. Eliminons donc le mot complot, qui n’a plus de raison d’être dans ce cas : la situation réelle fournit elle-même, sans besoin de supputations imaginatives et rêveuses, tous les éléments d’une nouvelle aussi sensationnelle, et même plus, qu’un complot plus ou moins fantasmagorique. Nous ferions l’hypothèse que l’auteur ne s’aperçoit pas qu’il fait de moins en moins de textes complotistes de son cru. (Nous pourrions croire, par exemple, que, prisonnière de sa formule, Sorcha Faal, l’auteur en question, ne s’aperçoit pas du caractère un peu incongru, et dans tous les cas peu utile pour le reste, de continuer à introduire le texte à propos d’un «[a] truly grim Ministry of Finance (MOF) report…» concernant un événement qui est partout, dans tous les esprits, dans toutes les nouvelles “du jour”, etc., et qui est parfaitement décrit par lui-même sans l’aide du fameux “rapport”.) Sorcha Faal étant prise ici comme exemple, il s’avère alors que le découvreur mystérieux de complots est soudain submergé, dépassé par les événements qui s’imposent par leur caractère sensationnel et dépassent tout ce qu'on pourrait supposer ou imaginer dans le sens d'une machination dissimulée…

L’affaire chypriote est un événement deux fois “sensationnel”… Par lui-même, certes, tel qu’il est, mais aussi par le fait que, d’une façon aussi affirmée, évidente, extraordinaire, il révèle ceci que la vérité du monde s’impose désormais directement et au grand jour dans les circonstances et les événements, d’une façon encore plus sensationnelle et évidente que toutes les occurrences terribles et cachées, tous les actes vicieux, jusqu’aux plus complètement supposées, qu’on peut prétendre débusquer et dans nombre de cas supposer ou imaginer. Le Système et son infamie d’une part, le Système et sa folie d’autre part, ces deux occurrences du même monstrueux sujet s’agitent furieusement, à visage découvert, à ciel ouvert, sans plus s’attacher à se dissimuler de rien. Ce n’est pas un signe de sa surpuissance, c’est un signe de sa surpuissance quand le Système réalise que cette surpuissance est inexorablement productrice de son autodestruction, exactement en même temps qu'elle se manifeste, par sa manifestation même. Parmi les enseignements importants de cette formidable affaire cypriote nous suggère, nous ne serions pas si loin de penser qu’il s’agit peut-être bien du plus important.

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vendredi, 22 mars 2013

Bobards d'or 2013

Les Bobards d'Or

Le palmarès 2013

Suivie en direct par des milliers d’internautes, la IVe cérémonie des Bobards d’Or a eu lieu mardi 19 mars 2013, en présence de 250 personnes qui ont attribué les prix suivants :

Bobard d’Or : Philippe ManièreBobard d’Or : Philippe Manière (C’ dans l’air, France 3) pour le bobard professoral, pour avoir osé affirmer de manière péremptoire « Nos flux migratoires en France sont extrêmement ténus » alors qu’il entre en France de l’ordre de 200.000 étrangers supplémentaires par an.

Bobard d’Argent : Serge Le Luyer (Ouest France, Le Monde) pour le bobard d’état civil : comment transformer le nom du meurtrier d’un collégien, de Souleymane en Vladimir ? Ou l’art de faire d’une pierre deux coups : on cache l’origine musulmane du meurtrier, on diabolise le prénom du « méchant » président Poutine.

Bobard de Bronze : Jean-Jacques BourdinBobard de Bronze : Jean-Jacques Bourdin (RMC), pour le bobard par immigrophilie : comment faire croire qu’il y avait moins d’immigration en 2012 qu’en 1931 ? En mentant purement et simplement, en donnant des chiffres bidons pour 2012 : 5,8% d’immigrés au lieu de 8,4% (source INSEE) ; en prétendant qu’il y avait deux fois plus d’Italiens en 1931 que d’Algériens en 2012 alors que leur nombre est équivalent et que l’assimilation des uns et des autres n’est pas comparable.

Mouton d'orPrix spécial du jury : un Mouton d’Or attribué à l’ensemble des médias pour le bobard total, à l’occasion de l’affaire du terroriste islamiste d’origine algérienne Mohamed Merah. Présenté avant sa découverte par la police comme « blanc, blond, aux yeux bleus », puis après sa neutralisation comme un « Français de Toulouse, un gentil garçon, au visage d’ange ».

Enfin, hors concours, une muselière d’or a été attribuée à Patrick Cohen, patron de la matinale de France Inter, qui a répondu « non » à la question « on a le droit de penser ce qu’on veut ? » Avant de préciser : « on a le droit de penser ce qu’on veut dans les limites de la loi. » Phrase orwellienne, s’il en est.

Merci
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Chypre : braquage à l’européenne

Chypre : braquage à l’européenne

C’est peut être le faux pas européen de trop!

par Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr/

 
Le gouvernement de Nicosie, sous la pression de l’Europe, a pris la décision de ponctionner les comptes des épargnants pour obtenir un  prêt de 10 milliards d’euros, C’est en contradiction totale avec les promesses de la crise de 2008 pour éviter un retrait massif et une panique bancaire. Devant l’émotion, le gouvernement de l’ile a accepté de ne « raquetter » que les comptes supérieurs à 20.000 euros mais bien au dessous des 100.000 garantis par Bruxelles.
 
 
Cela signifie que plus personne n’est à l’abri et que si nécessité financière s’en fait sentir, l’Europe n’épargnera personne….. Surtout pas les épargnants. C'est d'autant plus surprenant qu'il était à l'origine question de coupes dans les salaires ou dans les pensions, qui font partie des mesures "traditionnelles" appliquées dans les autres pays européens sous assistance financière.
 
Nous sommes en face d’une Europe en qui il n’est plus possible d’avoir confiance du tout. Le scandale de Chypre marque peut-être un tournant. « Ce qui se passe avec Chypre est stupéfiant », a dénoncé le président de l'Udi, Jean-Louis Borloo sur BFMTV. « C'est totalement une violation démocratique ».  Pour le président du Modem, François Bayrou, « il n'y a pas de vie politique européenne accessible aux citoyens, les décisions tombent du ciel et elles sont incompréhensibles ».
 
 
Face aux protestations de la rue et à la menace d'un rejet par le Parlement de Nicosie, l'Eurogroupe a recommandé lundi soir de ne pas taxer les comptes dont le solde est inférieur à 100.000 euros - le seuil de garantie publique des dépôts dans l'Union - et d'alourdir la taxation au-dessus de ce montant afin d'assurer que le produit global du dispositif atteigne les 5,8 milliards prévus initialement. Mais le gouvernement chypriote n'a suivi qu'à moitié ces conseils : le projet de loi révisé, que s'est procuré Reuters, n'exempte que les dépôts inférieurs à 20.000 euros et prévoit de taxer à 6,75% les sommes situées entre 20.000 et 100.000 euros, puis à 9,9% les comptes de plus de 100.000 euros.
 
Peu importe au finish que la taxe soit modifiée ou même annulée…. Ils ont osé. Cela intervient après la décision d’autoriser la bureaucratie européenne à contrôler les budgets des pays membres.
 
On peut se poser quelques questions
 
Que vient faire Chypre en Europe, étant un état divisé, coupé en deux avec le nord occupé par la Turquie. C’est aussi un paradis fiscal pour les fortunes libanaises puis pour les oligarques russes. On ne pleurera pas sur leur argent perdu. Mais ce pays n’a vraiment rien à faire aux cotés de l’Allemagne ou de l’Italie et même de la Grèce. L’élargissement a été une catastrophe et condamne l’euro et les pays qui, ne pouvant dévaluer, trouvent d’autres chemins pour se réaligner sur leur économie réelle et doivent se coucher devant les diktats de Bruxelles.
 
Si l’on  est démocrate, on sait que ce système politique repose sur  le contrôle parlementaire des dépenses de l’état. Si ce contrôle échappe aux parlements nationaux, ces pays perdent une partie capitale et fondamentale de leur souveraineté démocratique. On peut l’approuver, mais certes pas au nom de la démocratie. En deux semaines l’Europe technocratique et financière a révélé son vrai visage, celui du totalitarisme financier qui impose sa logique aux peuples et aux états.
 
Ce qui était une hypothèse aventureuse – le retrait de cette Europe là – risque de devenir une obligation  de salut public pour les peuples des pays membres.