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mercredi, 13 novembre 2013

Les Parlements nationaux ne seront pas consultés sur la ratification du Traité transatlantique

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Les Parlements nationaux ne seront pas consultés sur la ratification du Traité transatlantique

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Est-ce que, au terme des négociations, l’Accord de libre-échange UE-USA devra être ratifié par chacun des Etats membres ? Je me pose cette question depuis un bon bout de temps maintenant. Aucune source officielle n’a daignée ne répondre explicitement.

Les seuls éléments de réponse étaient des éléments d’ordre général, consistant à indiquer que les accords mixtes (ceux qui comprennent des dispositions de compétences européennes et nationales) doivent être ratifiés à la fois au niveau européen et au niveau national. Impossible de savoir si l’Accord UE-USA relèverait de cette catégorie.

La publication d’un entretien de Karel de Gucht par Jean Quatremer aujourd’hui [29 octobre 2013] au sujet de l’Accord de libre échange UE-Canada m’a fait reprendre mes recherches.

En effet, le Commissaire indique : « Il faudra ensuite que le Collège des 28 commissaires européens donne son feu vert au texte définitif que je lui présenterai avant de passer à la ratification par le Conseil des ministres (où siègent les États membres, NDLR) et le Parlement européen. »

A la lecture de cette réponse, je me dis que l’on peut vraisemblablement penser que l’Accord transatlantique connaitra le même sort : une ratification par le Conseil de l’Union européenne (les ministres du Commerce) et par les eurodéputés.

Les Parlements nationaux ne seront apparemment pas consultés sur la ratification du Traité transatlantique.

C’est ce que confirme une réponse parue récemment sur le site de la Commission européenne consacré aux négociations transatlantiques, dans la rubrique « Questions fréquentes » :

Il parait incroyable qu’un Traité d’une tel ampleur puisse être secrètement négocié par la Commission européenne et les ministres européens sans aucun contrôle, ne serait-ce qu’a posteriori, des représentants nationaux.

Encore une fois, le fonctionnement des institutions européennes permet de doubler sans difficulté les compétences historiques des parlementaires français. La ratification par le Parlement des Traités commerciaux est en effet inscrite dans l’article 53 notre Constitution.

Certains répondront que l’opinion publique et les parlementaires peuvent cependant tenir, par la pression, la position du gouvernement français.

Comme nous l’explique Craig Willy dans son dernier article « La France peut-elle rejeter le Grand Marché Transatlantique ? », les décisions du Conseil relatives [aux traités] restent prises à l’unanimité. Aucun accord ne sera validé sans l’appui du gouvernement français.

Mais il faudra garder à l’esprit que les discussions au sein du Conseil ne sont pas publiques.

ContreLaCour

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Le marché transatlantique va soumettre l’Union Européenne aux USA

TTIP : Le marché transatlantique qui va soumettre l’Union Européenne aux USA

par Roberto Fiorini

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Article de Roberto Fiorini initialement publié dans le Magazine Terre et Peuple n°57 – Automne 2013

Des négociations sont en cours pour préparer le grand marché transatlantique, ce nouveau marché unique entre les USA et l’UE. Cette zone de libre échange sans droits de douane, est en préparation depuis des décennies et devrait aboutir d’ici 2015. Les marchands aux commandes nous la présentent comme une évolution, inoffensive et bénéfique pour prolonger une croissance amorphe. Mais il est évident que les USA vont aussi neutraliser (définitivement ?) le potentiel politique de l’Europe, tout en mettant en laisse nos économies.

 

 

Le nom de code de cette opération de soumission de l’UE est désormais TTIP : Transatlantic Trade and Investment Partnership (1). Le volet de négociations qui s’est ouvert le 17 juin 2013, a surtout été médiatisé grâce à l’affaire d’espionnage des américains à l’encontre de leurs « alliés » européens .

L’esprit du projet économique masque d’autres ambitions

L’ensemble économique « occidental » qui va ainsi se constituer rassemblera 820 millions d’habitants et pèsera près de 50 % du PIB mondial, et 30 % des flux commerciaux. L’ «Occident», enfin réalisé, nous éloignera de nos propres intérêts géopolitiques, en consacrant, encore un peu plus, le règne de l’argent.

Les élites des deux entités aux manettes nous disent qu’il faut créer ce nouvel espace libéral afin de redonner un souffle à la croissance: ils espèrent au mieux une progression supplémentaire de 0,5 % du PIB de la zone UE et de 0,4 % pour le PIB des USA. Cette évolution n’est pas à la mesure des enjeux, car pour récréer de l’emploi il faudrait passer les 2 % de progression du PIB par an.


D’après Jacques Sapir, « si l’on regarde le taux de croissance sur longue période de la France, on voit qu’il est passé de 2,6% par an de 1980 à 1989, dans une période de libéralisation régulée des marchés à 1,8% par an de 1990 à 2007, dans une période de libéralisation déréglementée ». (2). Histoire de rappeler que le libéralisme « dérégulé » ne tient pas ses promesses. Pour 2014, on nous prévoit à peine, entre 0,5 et 0,9 % de croissance…

La fin des barrières douanières

Avant que ce projet n’aboutisse, chacune des deux parties devra faire des concessions dans ces négociations dites bilatérales.

Les négociateurs envisagent de supprimer les barrières douanières entre les deux zones, mais ces taxes aux frontières sont déjà faibles (4 % de moyenne). Une baisse potentielle des prix de revient de 4 %, qui ne profitera aux consommateurs que si les industriels concernés, baissent réellement leurs prix de vente. Sinon, cela augmentera leurs marges. Dans le contexte de compétition mondiale où l’air du temps sanctifie la compétitivité, que choisiront-ils à votre avis ?

Pour les états les conséquences seront autres: ces recettes douanières supprimées seront autant de ressources en moins, qui ne seront pas compensées ! Avec ce nouveau manque à gagner pour les caisses du pays, il faudra raboter encore quelques millions sur notre défense, notre santé, où notre sécurité…

L’ambigüité des barrières non tarifaires

Le plus gros changement, et donc le plus grand péril, viendra de la baisse des « barrières non tarifaires », qui sont des normes « qualitatives » qui sont imposées aux entreprises par le législateur européen, afin de façonner le commerce, tel que nous le voulons.

On parle ici de normes de sécurité, écologiques ou sanitaires qui représentent pour certains produits, des surcoûts augmentant le cout final de 10 à 20 %. Ces formes de protectionnisme s’imposaient déjà à nos entreprises, qui en supportaient le coût, face à une concurrence qui n’avait pas autant de contraintes.

Ces normes qui devront être harmonisées à l’issue de l’accord atlantique, que certains appellent déjà accord OTAN, pourront alors s’imposer au reste du monde, comme atout offensif dans la compétition économique mondiale. Ou comme boulet si les autres refusent ce que l’on voudra leur imposer, comme précédemment la taxe carbone, ou toute autre norme de développement durable… Protectionnisme à peine dissimulé.

Dans la vision Anglo-Saxonne du commerce, le principe de précaution est un frein à la liberté d’entreprendre: il faut être le premier à faire du fric avec une idée, et tant pis si au passage, on empoisonne quelques clients trop crédules. Il est donc évident que le principe de précaution instauré par Chirac dans la constitution française devra être abrogé.

Les secteurs visés par la négociation sont nombreux

De nombreux sujets sont posés sur la table des négociations, tous porteurs de leurs risques ou de leurs opportunités, selon que l’on se place d’un côté ou de l’autre: agriculture, agroalimentaire, matières premières, électronique, textiles, chimie, énergie, produits manufacturés, produits pharmaceutiques, accès aux marchés publics…

Sans oublier l’ouverture du secteur des services, (qui pèse 70 % de notre PIB) ou l’exception culturelle, défendue par la France et qui entraverait le déferlement de productions culturelles US sur le vieux continent.

Tout un programme de libéralisation. Mieux qu’un discours de Thatcher ou de Reagan, sans que les peuples aient à donner leur avis ! Mais comme certaines lois pourraient déplaire aux multinationales, ces dernières ont annoncé qu’elles pourraient se pourvoir en justice contre certaines des lois qui naitront dans cet occident Otanien ! La ploutocratie dans toute sa splendeur !

Les commissaires européens, travailleront sur mandats des pays pendant ces négociations ; mais certains points d’accroches sont déjà connus. Sur l’agriculture d’abord et surtout. Il faudrait réduire la PAC (Politique Agricole Commune) et donc la production autochtone européenne, pour se mettre un peu plus en dépendance alimentaire des multinationales US.

L’Europe ouverte à qui veut bien la prendre

15000 entreprises sont officiellement habilitées à faire de la préconisation aux parlementaires européens (lobbying). De nombreuses victoires peuvent être portées à leur actif: certaines entreprises demandaient que les semences non référencées dans le « catalogue » officiel (déterminé par les apprentis sorciers) ne puissent plus être plantées. L’UE leur a donné raison (directive du 12/07/2013) !

Pour le rinçage à l’acide lactique des carcasses de viandes, autorisé aux USA, plus besoin d’attendre, l’UE l’a aussi autorisé depuis mars 2013 ! (3)

Aux USA le lobbying a aussi fait interdire les petits jardins individuels: les peuples devront acheter, un point c’est tout. Produire pour son propre compte sans débourser un centime n’est plus envisageable dans le monde qu’ils nous préparent. Ni ici, ni là bas.

Parmi les grands gagnants, on pense d’abord à Monsanto, qui souhaite nous mettre en esclavage alimentaire, grâce à ses semences stériles, qui doivent être rachetées obligatoirement chaque année. Finie l’autosuffisance de nos agriculteurs, qui replantaient l’année suivante d’anciennes graines.

« Demain, ce sont les lobbies agricoles américains qui exigeront l’ouverture des frontières européennes aux produits OGM. Le blé Monsanto, qui n’avait, parait-il, pas quitté les laboratoires pousse actuellement gaiement dans l’Oregon. »(4) Blé, soja, maïs, tomates transgéniques…

Du côté des normes que l’UE bloque encore, on pense à cette viande bovine aux hormones ou encore à ces poulets rincés à l’eau de javel… en attendant les viandes clônées brevetées !

Dans le domaine numérique, on sait que Facebook, grâce aux lois US, devient propriétaire, à vie, de tout ce qui est publié sur ses pages. Des comportements contestés par l’Europe, mais pour combien de temps encore ? Big Brother a soif de données fiables pour organiser ses révolutions de velours…

Alors pourquoi l’affaire Snowden, à ce moment-là des négociations transatlantiques?

L’affaire d’espionnage est sortie à point nommé pour déstabiliser la délégation US, et renforcer certaines positions Européennes. Qui ignore encore qu’avec le réseau Echelon (5), les USA espionnent qui ils veulent ? Depuis bien longtemps les services de l’intelligence économique française tirent la sonnette d’alarme: grâce aux serveurs de messageries de Microsoft (Outlook, Live, Messenger…), Google, Yahoo, Black Berry, Apple ou Skype, les USA mènent une guerre économique impitoyable en surveillant la correspondance de leurs alliés.

Obama avait menacé la France de représailles massives, si elle maintenait l’exception culturelle. Il fallait rétablir l’équilibre des négociations car Barroso en fidèle toutou de ses vrais commanditaires, était revenu à la charge, dès le 17 juin, rappelant que la France voulait exclure le secteur audiovisuel du mandat des négociations commerciales avec les États-Unis: “Cela fait partie de ce programme antimondialisation que je considère comme totalement réactionnaire” (6).

Les Français ne lâchent pas la culture ? Qu’à cela ne tienne les USA ne veulent pas que l’on touche au secteur des assurances, ni à leur finance (trop pourrie ?). Donnant, donnant ? Ou trop de choses à cacher ?

Les américains pourraient aussi nous imposer leurs normes comptables, avec des conséquences qui sont à évaluer pour nos entreprises.

Les conséquences stratégiques de ces négociations

Au-delà de l’aspect purement commercial, les conséquences d’un tel accord sont mortelles pour l’indépendance politique de la France et de l’UE. C’est même toute l’histoire d’une mise en dépendance organisée des pays du vieux continent qui continue de s’écrire.

Ceux qui préparent le gouvernement mondial travaillent depuis très longtemps à cet ensemble transatlantique. Qui se souvient de l’Union Latine… qui regroupait la France, la Belgique, la Suisse, l’Italie, et la Grèce. Présidée par Félix Esquirou de Parieu, fervent partisan d’une union monétaire « prélude aux fédérations pacifiques du futur » (= étape préalable au gouvernement mondial), celui-ci proposa en 1867 d’introduire une monnaie commune dans une « Union européenne occidentale »,dont le nom pourrait être changé dans le cas où les États-Unis manifesteraient leur désir d’y participer.(7)

De Gaulle ne disait-il pas la même chose dans son discours du 15 mai 1962 ? (8). Il alertait sur la nature de la construction européenne qui se mettait en place. Il voyait bien qu’elle transformerait les pays européens en simples satellites des USA, comme on parlait alors des satellites de l’URSS: des pays dépendants, asservis et soumis, y compris militairement. Il parlait de fédérateur qui viendrait de l’extérieur, sous entendu pour prendre la direction de l’UE !

Bruxelles, Barroso, et la commission européenne travaillent donc à l’harmonisation des normes dans ce nouvel espace qui va naître. On doit limiter les écarts entre les deux continents, pour mieux préparer ce nouvel ordre mondial dont nous serons le socle… s’ils parviennent à leurs fins.

« Elles s’emploieront en outre à assurer la compatibilité de leur réglementation dans des secteurs spécifiques…. » (9)

La chimie américaine bénéficie actuellement d’une baisse des prix du gaz de près de 30%, grâce au gaz de schiste, qui leur fait bénéficier d’un avantage jugé déloyal par les européens. A moins que chez nous aussi la fracturation devienne possible… par soucis d’équité de traitement !

Le projet de loi Fioraso visant à faire de l’Anglais la langue universitaire en France, prépare, sous d’autres aspects, les nécessaires harmonisations pour fusionner les entités. Y compris en abandonnant notre langue !

L’exemple le plus flagrant de l’harmonisation qui est déjà réalisée, ce sont les coupes budgétaires automatiques qui s’imposeront désormais aux états européens, et qui sont constitutionalisées par le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance). Elles visent à nous aligner sur le modèle des coupes automatiques qui sont réalisées dans les dépenses publiques aux USA, lorsqu’ils sont confrontés au fameux mur budgétaire de la dette. L’asservissement à la dette et à l’usure est ainsi renforcé ! Merci à Giscard et Pompidou pour avoir initié ce chemin avec la loi du 3 janvier 1973.

Pour que cela puisse se poursuivre on nous demandera sous peu, d’aller vers une Europe Fédérale, ainsi seront réalisés les Etats Unis d’Europe, totalement inféodés aux intérêts US, et dépourvus de pouvoirs régaliens. La matrice de la soumission mondiale où chaque état ne décidera quasiment plus rien ! Qui protégera alors les peuples de la cruauté des hommes qui s’auto élisent à la direction des affaires du monde ?

L’évolution du libre échange ; quand le « bilatéral » modifie le visage de la mondialisation

L’entrée de la Chine à l’OMC, en 2001, a bouleversé les équilibres du commerce mondial ; son modèle capitaliste particulier fait trembler le maître américain, qui doit envisager d’autres règles pour tenter de se maintenir. Le cycle de Doha (libre échange multilatéral) est bloqué. Les ententes ne sont plus possibles, tant les intérêts divergents sont désormais inconciliables entre les différents pays, qui subissent à leur base, la pression de peuples mécontents.

Alors les maîtres du jeu modifient la donne et envisagent leur offensive économique sous une autre forme.

« On voit bien que le bilatéralisme se développe à mesure que le multilatéralisme se bloque. Et depuis 2008, qui a vu les négociations du cycle de Doha capoter,… lorsqu’on examine la politique commerciale américaine on voit bien qu’ elle a délibérément choisi d’abandonner le multilatéralisme commercial pour s’engager sur la voie d’un containment de la Chine en mettant en place deux mâchoires commerciales : la mâchoire asiatique avec le TPP (NDLR : accord bilatéral avec le Japon) et la mâchoire Atlantique avec le TTIP…

Les raisons de ce changement sont simples. Les États-Unis n’ont plus la force de soumettre le système commercial mondial à leurs exigences. En revanche ils s’estiment encore assez forts pour pouvoir le contourner. »(10)

Les promesses d’emplois au menu

« Cet accord, le plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, pourrait faire économiser des milliards d’euros aux entreprises et créer des centaines de milliers d’emplois. » (1). (NDLR: 2 millions d’emplois sont « espérés » dans l’UE). Quel avenir prometteur ! Que de promesses exaltantes: mais ces promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Quant aux milliards qui seront économisés par les entreprises, iront-ils en hausses de salaires quand les autres salariés du monde sont si peu payés ?

Démantèlement du « modèle social » de l’Europe continentale

Droit du travail, droit syndical, tout doit être laminé ! Supprimer ce qui protège les travailleurs… Ou corrompre !

Bien plus concrètement, il faut harmoniser les protections sociales et revoir à la baisse les ambitions des travailleurs européens. Puisque ces derniers sont désormais crédules, et décérébrés (parce que conditionnés), ils peuvent subir leur nouvelle destinée. Tout sera nivelé par le bas: à commencer par les salaires qui vont pouvoir baisser.

 

 

La protection sociale doit aussi baisser, et ne devra plus peser autant dans les comptes de la nation.

Regardez le graphique intitulé « les dépenses sociales comparées »: vous y verrez l’effort accompli par l’Allemagne depuis 2003 pour se rapprocher des standards Anglais et US. Leurs dépenses sociales convergent aux environs de 15/16 % de leurs PIB respectifs. Italiens et Français dépensent trop d’après la norme libérale: près de 20 % de leurs PIB sont encore réservés aux dépenses sociales.

Des réformes doivent être menées par ceux qui seront « nommés » au pouvoir, tels Monti en son temps, ou Hollande qui devra réduire les budgets sociaux de 4 % pour coller aux autres pays. Cela implique de les baisser de 80 mds € ! Tant pis pour ceux qui souffrent ; pendant ce temps on versera quand même les 50 mds € annuels d’intérêts aux usuriers !

A qui profitera cette baisse de la protection sociale « solidaire » ? Au privé bien sûr. Au fait qui a payé une partie de la campagne présidentielle du sieur Hollande ? Henri de Castries, le PDG d’Axa ; ce groupe qui vit de contrats de protection « privés »…

Sur le dos de qui va se faire ce renversement d’alliance ?

Selon le Wall Street journal: « David Cameron fait le pari que le TTIP, en cas de succès, réduira sensiblement les pressions exercées à son encontre pour qu’il obtienne, avant 2017 (NDLR: référendum de sortie de l’UE), une renégociation complète des conditions de l’affiliation de la Grande-Bretagne à l’UE. [...] » (11)

Die Welt en Allemagne explique que cet accord bénéficierait essentiellement aux USA dont le PIB par habitant pourrait croitre de 13,4 %. (11)

La Frankfurter Allgemeine Zeitung précise que suite à cet accord, les échanges commerciaux au sein de l’UE diminueraient également: « Le volume d’échanges commerciaux entre l’Allemagne et les pays d’Europe du sud baisserait de 30% [...] celui entre l’Allemagne et la France de 23% [...] tandis qu’il doublerait avec les États-Unis. [Ainsi] l’Union douanière [mise en place par l’UE en 1968] perdrait de sa valeur. » (11)

L’Allemagne fera cavalier seul, et délaisse l’UE ? Juste avant l’euro ?

L’Europe sortira laminée et divisée: ni plus ni moins, car l’Allemagne va changer de partenaires (c’est ça le libre échangisme !) et ceux qui vont être délaissés vont en souffrir ! Le commerce interne de l’UE se tasse ? Alors l’Allemagne cherche de meilleurs débouchés économiques pour ses entreprises. Au détriment de la construction européenne. Un choix qui sera lourd de conséquences… N’en doutons pas.

Le dollar favorisera les USA ?

En revanche rares sont les informations qui viendraient nous rappeler l’avantage compétitif incomparable dont disposent les USA avec leur monnaie, ce dollar qu’ils impriment à façon, et qui a une valeur inférieure à l’euro. Un vrai avantage, qui ne sera pas harmonisé pour le coup.

Et nos entreprises vont souffrir, face à la faiblesse du dollar, qui fait en réalité sa force ! Une force injuste, car déloyale du fait des manipulations sans fin qu’opère la FED.

Peuples et entreprises sous le rouleau compresseur

Les entreprises qui ont cru aux bienfaits des premiers temps de la mondialisation, vont désormais subir le rouleau compresseur des multinationales qui ne supportent pas la concurrence et tendent à grandir jusqu’à détenir des monopoles complets, grâce auxquels ils feront alors, seuls, le prix final !

C’est dans le contexte déjà dramatique de 2013 que ce marché transatlantique plante ses jalons. Cette nouvelle vague de libéralisme économique va déferler au moment où l’économie réelle est en train de s’arrêter. Au moment où les faillites d’entreprises sont nombreuses, entrainant des flots de chômeurs qui viennent peser sur les amortisseurs sociaux (déséquilibrés de ce fait).

La crise financière s’est transformée en crise bancaire ; la crise bancaire est devenue crise budgétaire pour les états qui se sont endettés pour les soutenir. La crise budgétaire ne permet pas la relance attendue pour éviter la crise économique (l’époque actuelle), avant de se transformer en quoi, en crise sociale ?

L’avenir n’est pas certain, mais il est évident que toutes les divisions de notre société seront exacerbées par ce qui se prépare ! A chacun de s’y préparer le plus consciemment possible.

Si vous aspirez à un autre destin que la dictature économique promise par les marchands, plus que jamais, il vous faut vous engager, pour militer activement et donner de votre temps pour travailler contre cette entreprise.

Vous avez souffert du marché Unique Européen ? Alors vous n’aimerez pas non plus sa version transatlantique !

Ceux qui voudraient creuser la question du marché transatlantique, et la régression sociale qui l’accompagne, peuvent écouter l’émission n° 140 réalisée par Méridien Zéro sur cette question intitulée l’offensive générale du système.

Notes:

(1) Ec.europa.eu

(2) Atlantico

(3) Le Figaro

(4) Libre échange transatlantique : Les-européens paieront

(5) La Tribune

(6) Le Monde

(7) Félix_Esquirou_de_Parieu

(8) De Gaulle: conférence de presse du 15 mai 1962 sur les questions européennes

(9) Europa.eu

(10) Telos

(11) Presseurop

Divers:

Début des négociations transatlantiques ambiance tendue et points délicats (France info)

L’Europe face aux États-Unis (France Info)

Libre échange : le précédent de 1860 (La Tribune)

mardi, 12 novembre 2013

Jacqueries, rébellions, révolution: quelle forme finira par prendre la révolte des Français?

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Jacqueries, rébellions, révolution: quelle forme finira par prendre la révolte des Français?

Par Serge Federbusch

Ex: http://fortune.fdesouche.com

C’est une révolte ? Non sire, c’est une ralbolution !“. Si l’écotaxe cristallise tous les mécontentements, les vraies raisons de la révolte grandissante des Français sont plus profondes.

1 – C’est une révolte ? Non sire, c’est une ralbolution !

L’écotaxe n’est évidemment qu’un abcès de fixation. Les vraies raisons de la révolte grandissante des Français ont pour noms récents la Redoute, Fagor, Cristal d’Arques, Alcatel, Michelin, Fralib, Electrolux et Gad. Altares, société spécialisée dans la collecte d’informations sur les entreprises, a recensé au troisième trimestre 13 140 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires d’entreprises) avec 52.700 emplois directs menacés.

Mieux vaut ne pas parler de leur impact indirect, sur le commerce, les revenus des familles, etc. Et il s’agit de vrais emplois, pas des cataplasmes dont Mou-Président espère une cosmétique et purement transitoire “inversion de la courbe du chômage“. Cette incantation a du reste tendance à se faire discrète ces derniers temps dans les services de communication du pouvoir. Les jobs bidons et subventionnés ne sont même pas capables de faire illusion quelques semaines !

La vraie question est donc : quel chemin prendra la rébellion qui vient ?


Les échauffourées bretonnes font pour le moment penser aux jacqueries médiévales qui perdurèrent jusqu’au 18ème siècle. Elles ont un caractère régional, sont plutôt ancrées dans les zones rurales et dirigées contre la cherté de la vie, la difficulté à joindre les deux bouts, la noblesse protégée – sous sa forme actuelle c’est à dire la fonction publique et les élus à vie – et, surtout, les impôts et octrois mis en place par l’État.

L’écotaxe est le nouveau nom de la gabelle. Les foules défilantes en ont d’ailleurs conscience lorsqu’elles revêtent le bonnet rouge qu’arborèrent leurs lointains prédécesseurs. La France que l’Enfumeur(*) nous prédisait apaisée est en pleine régression historique et sociale, conséquence de son déclin économique.

Pour que la jacquerie devienne révolte, il faut qu’elle se “nationalise”, qu’elle se transforme en contestation générale du pouvoir.

Des premiers bonnets rouges ont été signalés en région parisienne, signe d’un début de contagion. Les portiques d’Ecomouv risquent de devenir les portes d’entrée de la maladie, comme on dit en épidémiologie. Un d’entre eux a été incendié dans les Landes. La révolte en progression doit également, pour peser, fédérer des intérêts divers, ne pas se limiter aux agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et autres petits entrepreneurs.

Elle se nourrira quoi qu’il arrive du discrédit de la classe dirigeante. La grande jacquerie de 1358 fut attisée par les déboires de la noblesse d’épée, après les défaites de Crécy en 1346 et de Poitiers en 1356. La sourde colère actuelle est le fruit des défaites de Maastricht (1992) et Lisbonne (2007) qui ont ouvert les marchés français au grand vent de la concurrence internationale tout en leur imposant une monnaie, l’euro, qui les handicape gravement par sa surévaluation. La classe dirigeante française a failli à ces deux occasions. Elle commence à en payer le prix.

Mais ces accès de brutalité populaire, qui voient les équipements publics vandalisés et les représentants locaux du pouvoir malmenés, peuvent-ils se transformer en une révolution en bonne et due forme ?

Ce qui caractérise le processus révolutionnaire, par rapport aux jacqueries et révoltes ordinaires, est d’abord qu’il est précédé d’un travail idéologique, d’un soubassement théorique dont l’ambition est d’offrir une véritable alternative au pouvoir en place, un ordre nouveau en quelque sorte. Ce fut le rôle des philosophes des Lumières dans la France du 18ème siècle ou des marxistes cent ans plus tard.

L’opposition est encore aux balbutiements de cette entreprise intellectuelle. Elle est tiraillée entre critiques libérales de l’État, mots d’ordre protectionnistes et réflexes conservateurs. Que l’économie française ne puisse s’abriter plus de deux ou trois ans derrière de nouvelles barrières sans sombrer dans la sous productivité et l’inflation galopante est certes problématique. Mais l’essentiel n’est pas d’être convaincant, c’est d’être fédérateur. Les victimes de l’ordre européen sont en passe d’être majoritaires en France. D’une manière ou d’une autre, ce mouvement trouvera sa traduction idéologique, probablement dans la contestation de la représentation politique et l’exigence de démocratie directe.

 

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Il manquera alors un dernier ingrédient, indispensable à toute révolution : que les forces protestataires se fédèrent, d’où qu’elles viennent, contre les maîtres du moment. Que, comme sur la barricade peinte par Delacroix, le peuple, l’étudiant, l’artisan se retrouvent. C’est là que le bât révolutionnaire blesse encore.

Pour l’heure, la “ralbolution” progresse en ordre dispersé. Le meilleur allié du pouvoir s’appelle Jean-Luc Mélenchon. Il ne peut s’empêcher de ressortir le préchi-précha gauchiste sur le fait que la révolte bretonne serait téléguidée par un petit patronat revanchard. Il défile dans son coin, fustigeant les chouans et leurs croyances. Il est isolé mais il divise, jouant le rôle d’idiot utile du hollandisme qu’il avait déjà incarné lors de la dernière élection présidentielle. On peut également faire confiance à Sa Normalité élyséenne pour tenter d’affaiblir le mouvement de contestation en le noyant dans les méandres des tables rondes et autres processus de concertation, usines à parlote dont le parti socialiste détient les brevets.

Cependant, la persistance de la crise économique et des difficultés budgétaires peut finalement coaliser les forces de contestation, comme elles le firent sous Louis XVI et Necker. Le pouvoir n’ayant plus la moindre marge de manœuvre pour augmenter les impôts et n’ayant pas le courage de s’attaquer aux dépenses, est frappé de tétanie. Après l’écotaxe, dans quelques semaines, quelques mois, un prétexte quelconque, une mesure vénielle mettra à nouveau le feu aux poudres. Si ce n’est, à plus long terme, l’euro qui ne finisse par s’effondrer, semant le chaos dans l’économie.

Faisons confiance à François Hollande : il finira bien par trouver l’équivalent de la convocation des États généraux pour précipiter la fin du nouvel ancien régime…

2 – L’horizon fuyant du déficit

La Commission de Bruxelles, qui préfère ne pas voir que la hausse actuelle de l’euro va anéantir le timide début de reprise en Europe, est en tout cas pessimiste sur les chances de la France de passer en dessous des 3% de déficit public en 2015. Il sera selon elle d’au moins 4,1% du PIB cette année, 3,8% l’an prochain et 3,7% en 2015, très éloigné donc du chant des sirènes entendu depuis le pédalo présidentiel.

Dans ces conditions, la remontée des taux d’intérêt deviendra insupportable et la croissance de la dette publique ingérable. Tout ce qu’il faut pour justifier que la Commission, forte des nouveaux pouvoirs qui lui ont été conférés, demande au gouvernement français de réécrire son budget. Le grand problème de cette forme d’Europe est qu’elle ne parvient à étendre son pouvoir que sur les décombres des États membres.

3 – Senatus Consulte

100 % des sénateurs ont voté contre un projet de loi du gouvernement socialiste et pas le moindre puisqu’il s’agit de la réforme des retraites ! Comment disait-il déjà ? Une démarche d’écoute, consensuelle et apaisante.

Après tout, l’unanimité contre soi, c’est une façon de faire consensus. Il faut dire qu’au Sénat, on prend sa retraite très tard.

Atlantico.fr

(*) Titre du livre de Serge Federbusch (Ixelles éditions, 2013).

Bielorussia e Cina resistono alle pretese occidentali sui diritti umani

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Bielorussia e Cina resistono alle pretese occidentali sui diritti umani

Minsk, 1 novembre (BelTA)

Ex: http://www.statopotenza.eu

Bielorussia e Cina resistono agli assalti delle forze occidentali sui diritti umani. Il presidente della Bielorussia Aleksandr Lukashenko ha dichiarato incontrando Meng Jianzhu, membro dell’Ufficio Politico del Comitato Centrale del Partito Comunista Cinese, segretario della Commissione per gli affari politici e legali del Comitato centrale del PCC, membro del Consiglio di Stato della Cina, a Minsk il 1° novembre. Aleksandr Lukashenko ha detto: “Credo che la vostra visita come rappresentante del presidente cinese aprirà una nuova pagina nelle nostre intense consultazioni e relazioni“. Il Presidente ha osservato che non vi è alcuna necessità di analizzare la situazione nei rapporti bielorusso-cinesi e d’indicare l’importanza e l’intensità di queste relazioni per le nazioni bielorussa e cinese.


La Cina è un alleato strategico della Bielorussia. I nostri rapporti sono stati costruiti fin dal primo giorno dell’indipendenza, mentre le basi furono gettate ai tempi dell’Unione Sovietica“, ha detto il leader bielorusso. Secondo lui non vi sono assolutamente problemi tra la Bielorussia e la Cina dal punto di vista dei futuri sviluppi della situazione globale. “Oggi abbiamo le stesse idee sull’agenda internazionale“, ha sottolineato Aleksandr Lukashenko. Secondo il capo di Stato bielorusso, la Cina è in prima linea nel tentativo volto a realizzare un mondo multipolare. “Sosteniamo anche la stessa visione“, ha detto Aleksandr Lukashenko. “Abbiamo sempre sostenuto e sosterremo la Cina sull’integrità territoriale. Agiremo insieme anche nel contrastare gli assalti attuati da certe forze occidentali sui diritti umani e altre cose che conosciamo bene“. Aleksandr Lukashenko ha anche detto che i buoni rapporti e la visione comune sulle questioni politiche evolvono tra la Bielorussia e la Cina.

Traduzione di Alessandro Lattanzio

Warum die UKIP täuscht

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Warum die UKIP täuscht

von Johannes Konstantin Poensgen

Ex: http://www.blauenarzisse.de

Ein Rechter hierzulande muss, mangels ernstzunehmender Parteien, ins europäische Ausland blicken. Doch der Schein trügt: Eine Alternative wie die UKIP wird die Probleme nicht beseitigen.

Einen Großteil der deutschen konservativen Aufmerksamkeit hat in den letzten Jahren die britische „United Kingdoms Independence Party” (UKIP) auf sich gezogen. Dieser ist sowohl dank ihres charismatischen Führers Nigel Farage, als auch aufgrund der tiefen wirtschaftlichen Krise des Landes ein kometenhafter Aufstieg gelungen. Deshalb ist es wichtig, die Natur dieser Partei zu untersuchen ‒ und vor allem, was sie geleistet hat und was sie noch leisten kann.

Keine Ein-​Themen-​Partei

Die UKIP hat seit ihrer Gründung 1993 drei wichtige Etappenziele erreicht: 2004 gelang der Einzug ins Europäische Parlament. Die Partei gewann 16,8 Prozent der britischen Wählerstimmen und damit zwölf Sitze. Ironischerweise bot das Parlament in Straßburg der UKIP und insbesondere dem begnadeten Redner Farage eine gute Plattform. Es war ein Gütesiegel der Seriosität. Zweitens ist sie eine der wenigen Protestparteien, der es gelang, die Fixierung auf ein Thema zu überwinden und zu allen Politikbereichen ausgearbeitete Programme zu erstellen.

Hierbei verbindet UKIP ihre zentralen Forderungen nach einem Austritt aus der EU und einem Ende der Masseneinwanderung mit liberalen Positionen in Fragen der Wirtschaft wie der Gesellschaft. Drittens veränderte UKIP tatsächlich die politische Debatte in England. Mit dieser Leistung steht sie unter den Protestparteien Europas allein da. Selbst dem in Wahlen ebenfalls erfolgreichen Front National und und der FPÖ gelang es nie, dem Gegner die eigenen Themen und die eigene Debatte aufzuzwingen.

In Britannien müssen nun aber auch die alteingesessen Parteien zur Einwanderungs– wie zur Europafrage Farbe bekennen. Es zeichnet sich sogar ein, unter Umständen aber nur rhetorisches, Einschwenken auf UKIP-​Forderungen ab. Ein Beispiel dafür sind die jüngsten Forderungen von Premier David Cameron (Conservative Party) gegenüber der EU.

Das liberale Verhängnis der UKIP

Die UKIP stilisiert sich damit als Verteidigerin der britischen Demokratie. Liberales Gedankengut ist derart essenziell für die gesamte Programmatik dieser Partei, dass dieser Anspruch ernstzunehmen ist. Denn die Partei ist nur aus der liberal-​parlamentarischen Tradition Britanniens zu verstehen. Darin liegt das Geheimnis ihres Erfolgs und zugleich ihr Verhängnis.

Die UKIP braucht unter Briten niemanden von einer neuen Weltsicht zu überzeugen. Sie baut auf das auf, was auf der Insel eine lange Tradition hat. Nigel Farage will nichts umstürzen, sondern ein politisches System wieder in sein Recht setzen. Hinter dieser politischen Tradition steht die Geschichte und der Stolz des ganzen britischen Volkes. Unter Brüsseler Vormundschaft, ebenso wie unter dem Kartell seiner etablierten Parteien, droht es zu einer Karikatur herabzusinken.

An der ethnischen Krise ändert die UKIP nichts

Doch dadurch wird die UKIP trotz aller Erfolge zum Anachronismus. Es ist bezeichnend, dass die UKIP glaubt, der Einwanderungsproblematik sei allein mit einer Reduzierung der Migration beizukommen, als wenn zumindest die Großstädte Englands nicht bereits ethnisch zersplittert seien, als wenn es keine Unruhen in Tottenham gegeben hätte, als wenn nicht die großen Unterschiede in der Geburtenrate der einzelnen Gruppen diesen Prozess weiter treiben müssten, egal was an der Grenze geschieht.

Dem Erbe der Premiers Gladstones und Churchills, selbst dem Maggie Thatchers, wird zunehmend die Substanz entzogen. Eine liberale Partei wie die UKIP kann weder mit dieser noch gegen diese Entwicklung regieren. Wie will sie etwa die den Muslimen bereits eingeräumten Schariagerichte auflösen, ohne Widerstand in der muslimischen Bevölkerung auszulösen?

Farage: Der letzte britische Premier?

Es steht außer Zweifel: Die UKIP wird bei den Unterhauswahlen 2015 ins Parlament einziehen. Es ist sogar möglich, dass sie bald den Premierminister stellt. Das Mehrheitswahlrecht, welches sie bisher hinderte, muss sie fördern, sobald sie eine bestimmte Wählermasse erreicht. Es wäre ein demokratischer Traum. Die Bürger hätten tatsächlich eine ungeliebte Machtelite friedlich abgewählt, mit ihren Stimmen der Politik keine andere Fassade, sondern eine andere Richtung gegeben. Aus dieser Welt stammt die UKIP, darüber hinaus wird sie nicht aber nicht wachsen.

Nigel Farage könnte der letzte britische Premierminister werden. Dieser Ausdruck bleibt bewusst mehrdeutig: Er könnte der letzte Premierminister sein und bzw. oder der letzte Brite als Premierminister. Zumindest wird er wohl der letzte Premierminister, bei dessen Wahl britische Stimmen den Ausschlag gaben. Es wäre nicht das schlechteste Ende des britischen Parlamentarismus.

lundi, 11 novembre 2013

Kindersmokkel naar Europa voor orgaanhandel neemt snel toe

Kindersmokkel naar Europa voor orgaanhandel neemt snel toe

Ook autochtone meisjes slachtoffer van verkrachting en uitbuiting Aziatische bendes


Een nieuw soort mensenhandel, misschien nog wel erger dan de ouderwetse slavernij, is in opkomst: kinderen uit arme landen worden naar Europa gesmokkeld, alwaar hun organen worden 'geoogst' voor rijke patiënten. De Britse autoriteiten hebben een recent geval van een Somalisch meisje dat om die reden naar Groot Brittannië werd gesmokkeld, bevestigd. Tegenstanders van (automatische) orgaandonatie zeggen al jaren dat de kans op misbruik, waardoor het leven van 'gewone' mensen uit winstbejag wordt opgeofferd, aanzienlijk is.

De Britse Telegraph schreef dat 'een niet bij name genoemd meisje uit Somalië naar Engeland werd gebracht, zodat hier haar organen konden worden afgenomen, om deze aan ontvangers, die wanhopig op een orgaandonor wachten, te verkopen.' Kinderbeschermingsorganisaties waarschuwen dat het hier vermoedelijk niet om een incident gaat, en de mensenhandelaren waarschijnlijk een hele groep kinderen het land in hebben gesmokkeld.'

Buitenlandse, maar ook Britse meisjes het slachtoffer

Het aantal slachtoffers van mensenhandel in Groot Brittannië explodeerde vorig jaar met 50% naar een recordhoogte. In totaal werden er 371 gevallen geregistreerd van uitbuiting van kinderen. De meesten van hen werden als (seks)slaven gebruikt. 95 kinderen kwamen uit Vietnam, 67 uit Nigeria en 25 uit China. Anderen kwamen uit onder andere Roemenië en Bangladesh.

Volgens de krant waren echter ook 20 Britse meisjes het slachtoffer. Uit gerechtelijke stukken zou blijken dat Britse meisjes door Aziatische bendes worden verkracht en vervolgens uitgebuit.

De kinderbeschermingsorganisatie ECPAT UK zegt dat criminele bendes de grote vraag naar organen en de kwetsbaarheid van kinderen misbruiken. 'Het is onwaarschijnlijk dat een handelaar dit risico aangaat om slechts één kind naar Engeland te brengen. Waarschijnlijk gaat het om een hele groep.'

Levendige zwarte markt

Wereldwijd bestaat er een levendige zwarte markt voor alle mogelijke organen, zoals harten, longen en levers. Nieren zijn echter het meest gewild, omdat deze zonder al te veel gezondheidsschade zouden kunnen worden weggenomen. Volgens de Wereld Gezondheidsorganisatie (WHO) worden er jaarlijks 7000 illegale nieren door handelaren 'geoogst'.

Om kinderen naar Europa te smokkelen zijn meerdere personen nodig. Eerst moeten de kinderen worden uitgekozen, vervolgens getransporteerd, en daarna geopereerd, waarna de organen worden verkocht. Hier is een complete infrastructuur en veel geld voor nodig.

De Britse regering heeft aangekondigd de straffen voor deze moderne slavenhandelaren te verhogen van ten hoogste 14 jaar nu naar maximaal levenslang. 'Moderne slavernij is een verschrikkelijk kwaad in ons midden,' zei minister van Veiligheid James Brokenshire. 'Iedereen, de regering, de rechterlijke macht, de bedrijven en de hulporganisaties, moeten hun deel doen als we deze slavernij naar de geschiedenisboekjes willen verbannen, waar het thuishoort.'

'Ziekenhuizen halen organen van levende donors weg'

In juli berichtten we dat bewezen is dat in Amerikaanse ziekenhuizen de organen van nog levende donors routinematig worden weggehaald om getransplanteerd te worden, waarna de familie valselijk het nieuws krijgt dat hun geliefde op de operatietafel is overleden. We schreven tevens dat het onwaarschijnlijk is dat deze praktijken, waar artsen en ziekenhuizen enorm veel geld mee kunnen verdienen, tot de Verenigde Staten beperkt blijven. Critici waarschuwen al jaren om juist vanwege dit levensbedreigende risico géén orgaandonor te worden.

Xander

(1) KOPP

Zie ook:

15-07: Medisch schandaal: 'Ziekenhuizen VS transplanteren organen van levende donors'

00:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualité, criminalité, trafic d'organes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Las siete lecciones geopolíticas de las revelaciones de Edward Snowden

Ex: http://www.elespiadigital.com

EE.UU. se muestra tan preocupado por las filtraciones de Edward Snowden porque estas revelaron que la escala del control ejercido por Washington sobre numerosos países es tan grande que varían el panorama de toda la política mundial.

El portal de la Fundación rusa de la Cultura Estratégica publicó una lista de las lecciones geopolíticas que ofrecen al mundo las revelaciones del extécnico de la CIA sobre el espionaje de las agencias de inteligencia estadounidenses.

La primera y principal lección geopolítica de Snowden, según indica el analista Dmitri Minin, es que EE.UU. realiza constantemente un control tanto abierto como encubierto del ciberespacio mundial con el fin de mantener su liderazgo y al mismo tiempo de aprovechar los beneficios de las relaciones internacionales.

Minin señala que no se trata solo de recoger información confidencial sobre el resto de la humanidad a una escala sin precedentes, sino también del desarrollo de su capacidad de causar, a través del ciberespacio, daños materiales y militares a un enemigo potencial.

La NSA elaboró en secreto métodos que permiten eludir los principales tipos de encriptación de información en Internet que se utilizan para proteger una gran variedad de datos, desde correos electrónicos a transacciones financieras.

Como parte de un programa secreto, la NSA, en colaboración con el Centro de Comunicaciones del Gobierno británico (GCHQ, por sus siglas en inglés), logró acceder a los protocolos de seguridad de la información más conocidos y supuestamente más fiables del mundo, entre ellos el protocolo SSL. El ‘hackeo’ de la protección criptográfica se realizó en el marco del programa de alto secreto BullRun. Actualmente, la NSA es capaz de interceptar el 75% de todo el tráfico de Internet en EE.UU., a través de cuyo territorio pasa la mayor parte del tráfico internacional.

Segunda lección. EE.UU. controla el ciberespacio con el apoyo de determinados países anglosajones vinculados con el país norteamericano cultural e históricamente: el Reino Unido, Canadá, Australia y Nueva Zelanda. Según Minin, el grado de participación de este grupo en las operaciones conjuntas de control cibernético global supera considerablemente al que tiene en los programas similares de cooperación entre Washington y sus otros aliados. Además, el intercambio de información entre los países anglosajones es más completo. Esta alianza informal se aprovecha, con fines geopolíticos entre otros, de la supremacía absoluta de las comunicaciones internacionales en el idioma inglés.

Snowden reveló que otros países aliados de EE.UU., como Dinamarca, Holanda, Francia, Alemania, España e Italia, también tienen acuerdos con Washington para proporcionar datos de sus líneas de comunicación a los estadounidenses. Sin embargo, el Reino Unido , Canadá, Australia y Nueva Zelanda gozan del nivel más alto de confianza.

Tercera lección. Las relaciones amistosas con Washington no garantizan a otros Estados que estén protegidos ante la violación de su soberanía sobre la información por parte de EE.UU. Con el control del ciberespacio los estadounidenses buscan principalmente lograr un objetivo estratégico tradicional que consiste en obtener el dominio geopolítico sobre los “grandes espacios”, publica el portal.

Los documentos presentados por Snowden demuestran que la NSA vigiló tanto a las autoridades de la Unión Europea como a las de los países no pertenecientes a la UE, incluidos sus aliados cercanos no anglosajones, como Japón, México, Corea del Sur y Turquía.

La mayoría de los 35 líderes mundiales, cuyas llamadas telefónicas fueron espiadas por la NSA son aliados del país norteamericano. Entre ellos figura el presidente francés, François Hollande, que siempre ha mostrado un grado elevado de solidaridad frente a Washington, y la canciller alemana, Angela Merkel, que fue sometida a escuchas durante años.

Cuarta lección. La vigilancia más persistente por parte de la NSA se realiza contra las principales potencias emergentes del mundo como China, India, Brasil y México. El portal destaca que Washington considera a estos países como Estados ‘que cambian de juego’ (‘game changers’, capaces de tener un impacto significativo en el equilibrio del poder existente en el mundo.

La intrusión cibernética de la NSA en estos países alcanzó una escala tan grande que la presidenta de Brasil, Dilma Rousseff, llegó a cancelar su visita oficial a EE.UU. y Canadá y a exigirles explicaciones en relación con el espionaje contra el país sudamericano. Un escándalo similar está a punto de estallar en México. China e India, por su parte, anunciaron el desarrollo de programas nacionales a gran escala de contramedidas cibernéticas.

Quinta lección. Rusia sigue siendo objetivo prioritario de las operaciones del ciberespionaje estadounidense. En contraste con las declaraciones públicas, en los documentos secretos de la NSA Moscú se considera un “socio condicional” contra el que se permite poner en práctica medidas extremas.

Asimismo, según un mapa entregado por Edward Snowden al diario británico ‘The Guardian’ que marca toda la red del espionaje extranjero de la NSA con el uso del sistema de vigilancia XKeyscore, uno de los servidores de XKeyscore más grandes se encuentra en la embajada de EE.UU. en Moscú.

Sexta lección. Las principales organizaciones internacionales, entre ellas la ONU y el Organismo Internacional de Energía Atómica (OIEA), son consideradas por EE.UU. como adversarios en la lucha global por el control del planeta, y por lo tanto, también son objeto de su permanente vigilancia, opina el analista Minin.

La NSA mantiene bajo un control total todo lo que sucede en la ONU, obteniendo así importantes beneficios para la diplomacia estadounidense. En las Naciones Unidas, así como en el OIEA y otra serie instituciones internacionales, siempre trabaja un grupo de especialistas de la agencia bajo cobertura diplomática que recopilan y transmiten datos importantes directamente a Washington.

Séptima lección. El control del ciberespacio implementado por EE.UU. no solo tiene el objetivo de recopilar información, sino también de poner en práctica acciones masivas dirigidas a generar un impacto psicológico a una escala sin precedentes y un control de la conducta de los usuarios de la Red global.

El portal concluye que es lógico que con el fin de proteger la seguridad nacional, los estadounidenses actúen del mismo modo que lo han hecho otras potencias de todo el mundo durante siglos. Sin embargo, en sus operaciones EE.UU. superó todos los límites imaginables y creó un ‘monstruo’ que actualmente trata de controlar todo lo que sucede en el planeta.

dimanche, 10 novembre 2013

Syrie-Iran-Arabie : Nouvel ordre mondial

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Syrie-Iran-Arabie : Nouvel ordre mondial
 

Global Research, novembre 04, 2013

Les informations en provenance de mes contacts en Syrie et au Liban confirment mes analyses de géopolitique : le monde bascule dans un nouvel ordre, les pôles de puissance changent entraînant de nouveaux rapports de forces qui s’exercent  sur de nouveaux points d’appui.

Le « pivotement » américain vers l’Asie, s’il est exagéré par certains n’en est pas moins réel. Il implique l’apaisement des tensions au Proche et Moyen-Orient en réglant les crises syrienne et iranienne et en mettant un terme aux affrontements chiites-sunnites instrumentés à des fins stratégiques.

L’Iran retrouvera prochainement sa place géostratégique essentielle dans la région, avec la « modération » dans les relations internationales prônée par le Président Rohani dans son discours aux Nations Unies fin septembre. Plusieurs pays l’ont compris qui cherchent à se rapprocher de Téhéran, comme la Turquie et même le Qatar et l’Arabie.

L’islam politique vit son chant du cygne : ce sont des musulmans sincères qui ont renversé Morsi en Egypte le 30 juin dernier. Les Frères Musulmans, organisation longtemps souterraine dans les états arabes,qui a remporté toutes les élections car elle était la seule structurée depuis longtemps et a disposé de puissants moyens financiers des pays du Golfe,  est l’expression politique de cette idéologie qui proposait de gouverner au nom de la charia. Ils ont prouvé leur incompétence et leur incapacité à répondre aux aspirations des peuples et à gérer des états modernes: la Tunisie les rejette, de même que l’Egypte et le chaos libyen finira par en faire de même. Les musulmans veulent vivre selon leur foi mais entendent être en harmonie avec le « village mondial ». (Expression de René Girard)

Dans les bouleversements politiques et sociaux du monde arabe, les chrétiens qui étaient présents sur ces terres six siècles avant l’islam, ont un rôle essentiel à jouer pour la cohésion sociale des populations et seront un facteur important des réconciliations nationales partout où des drames ont eu lieu. Les rapprochements entre Patriarches orientaux et Imams dans les pays en crise montrent que les appels du Pape François à l’union des fidèles chrétiens et musulmans  répondent à un besoin vital et sont entendus par les populations comme par les dirigeants. Par leurs positions en dehors des rivalités internes aux musulmans, mais profondément patriotes et ancrés dans la vie des pays arabes, ils sont un catalyseur d’harmonie entre les différentes ethnies et confessions de ces pays souvent très composites, notamment la Syrie.

Les islamistes takfiristes restent nombreux, encore soutenus par l’Arabie Séoudite pour les détourner de menacer le royaume des Séoud désormais menacé dans son existence même. Ce sera la tâche la plus ardue d’en finir avec eux après la solution négociée de la crise syrienne. Avec le revirement du Qatar qui cherche à se rapprocher de la Syrie de Bachar el Assad, on assiste à l’isolement des positions séoudiennes et israéliennes. Les deux pays ont d’ailleurs compris qu’ils n’étaient plus les alliés indéfectibles des Etats-Unis qui attendent d’eux des changements de position.

La destruction du stock d’armes chimiques syriennes, constitué pour répondre aux armes de destructions massives israéliennes, notamment nucléaires, biologiques et chimiques, met Tel Aviv en position délicate face aux initiatives pour un PO débarrassé de ces menaces.
L’Arabie est menacée par des dissensions internes à la famille régnante et des irrédentismes qui déboucheraient en une partition possible en trois parties, le nord avec la Jordanie et les Palestiniens, le centre avec  le sud du Yémen de l’Hadramaout à la mer, et l’est chiite et pétrolier.


Le terrorisme islamiste international pourra être éradiqué quand il aura perdu ses commanditaires et soutiens, d’autant plus qu’il représente aux yeux des musulmans sincères un véritable blasphème de l’interprétation du Coran. Simultanément au changement de stratégie américaine dans la région, l’Arabie Séoudite va devoir mettre un terme à sa croisade sunnite contre un axe chiite centré sur l’Iran et appuyé sur l’Iraq, la Syrie et le Liban. Il semble d’ailleurs que la brouille avec les Etats-Unis sur la question syrienne amène la monarchie à revoir ses fondamentaux, comme en attestent des visites récentes en Iran. Son refus d’occuper le siège où elle avait été élue à l’AG de l’ONU est à la fois un signe de son irritation et de sa prise de conscience des nouveaux rapports de force dans la région.

En réalité les Etats-Unis ne font qu’accompagner l’évolution du monde comme Chuck Hagel l’avait annoncé avant même sa prise de fonction de Secrétaire d’état à la Défense (voir PJ).

L’Occident dirigé par l’Amérique a fait croire, grâce à un énorme budget de communication, qu’il représentait le bien et la justice et qu’il avait le soutien de la majorité des peuples pour ses aventures guerrières. Mais lors des menaces de frappes occidentales contre la Syrie fin août-début septembre derniers, qu’en réalité Obama n’avait proférées que pour lâcher du lest aux groupes de pression américains, alors qu’il y était hostile au fond de lui en raison des conséquences catastrophiques qu’elles auraient entraînées, et que son Etat-Major connaissait, cette coalition guerrière « occidentale » ne représentait que 800 millions d’habitants, non consultés d’ailleurs sauf les Britanniques qui s’y étaient opposés, contre les quelques 6 milliards du reste du monde soutenant la Russie et la Chine. On sait les artifices qu’il a utilisés pour retarder la décision et ensuite s’engouffrer dans la proposition russe de destruction du stock d’armes chimiques de la Syrie. Simultanément, cette proposition acceptée avec soulagement entérinait la reconnaissance de Bachar el Assad comme Président d’une Syrie chargée de la faire appliquer jusqu’à son terme.

La réunion de la conférence de Genève II pour régler la crise est désormais inéluctable, quelles que soient les manœuvres de ceux qui y sont hostiles comme l’Arabie, et le plus intelligent est de s’en accommoder.

Les organisations rebelles civiles qui s’y opposent ne représentent que quelques poignées de Syriens déracinés et les militaires, comme les brigades Liwad al Tawhidi, Ahrar al Cham, Souqour al Cham sont des organisations terroristes composées majoritairement d’étrangers qui combattent pour un état islamique mondial et n’ont aucune identité syrienne.  Les forces de l’Armée Syrienne Libre sont devenues insignifiantes ou ont fait allégeance aux djihadistes, quand elles n’ont pas déposé les armes ou rejoint les forces régulières syriennes.

Quant aux Kurdes, l’Armée syrienne leur a donné la responsabilité de tenir leurs régions et ils s’en acquittent au prix de pertes sévères contre les djihadistes mais ils prennent le dessus de plus en plus.

Simultanément le dossier iranien sera également bouclé, peut-être même avant le syrien qui demande du temps pour régler le sort des takfiristes fanatiques qui sévissent sur le terrain. La reconstruction de la Syrie demandera du temps et beaucoup d’argent, de nombreuses infrastructures ayant été détruites. Mais il n’y a pas de solution sans Bachar et les Américains le savent, même si John Kerry est obligé, lui aussi,  de lâcher du lest par des déclarations hostiles ou ambiguës.

Le Liban multiconfessionnel, fragilisé par son voisinage de la Syrie d’où il reçoit plus d’un million de réfugiés de toutes confessions n’a toujours pas de gouvernement pérenne du fait des désaccords attisés par les appuis étrangers des parties prenantes. Cependant les structures étatiques comme l’Armée et la police restent cohérentes et accomplissent leur tâche malgré les difficultés. L’alliance, sans doute majoritaire dans le pays, entre les chrétiens du CPL du général Aoun, le Hezbollah composé principalement de chiites mais pas exclusivement, et le parti Amal de Nabih Berri reste la force politique dominante qui a soutenu le régime en place à Damas Habitués des discussions de diwan pour trouver des compromis, les dirigeants des grandes familles analysent les situations au regard de leurs alliances extérieures et, fins observateurs, ils semblent avoir admis que le régime syrien sortirait vainqueur de la crise et en tirent les conséquences ; le chef druze Walid Joumblatt a récemment apporté son soutien à Nabih Berri pour la formation d’un gouvernement, signe qu’une issue pourrait s’ouvrir, d’autant plus que l’Arabie pourrait la souhaiter aussi et le faire savoir à ses alliés locaux, le chrétien Samir Geagea et le sunnite Saad Hariri.

En l’absence d’état  solide, la fragilité du Liban tient à la présence armée forte du Hezbollah, au nom de la résistance à Israël, simultanément avec celle des milices sunnites présentes officiellement pour certaines ou dans les camps palestiniens, qui en sortent pour combattre en Syrie voisine ou dans la région de Tripoli au Nord, faisant déjà plusieurs dizaines de morts, soldats et civils. Ce mélange est dangereux et pourrait exploser dramatiquement si les djihadistes venaient à quitter la Syrie pour attaquer le Hezbollahau Liban. Des menaces sérieuses sont d’ailleurs annoncées sur la FINUL au Sud contre les soldats occidentaux, dont les Français.

La France a tout intérêt à reprendre langue diplomatiquement avec un régime qui sortira vainqueur d’une crise tragique et à utiliser les liens d’amitié qui demeurent malgré tout entre Syriens et Français, ancrés dans des échanges culturels anciens, en dépit des affrontements qui les ont aussi émaillés.

Elle aurait aussi tout intérêt à se rapprocher de la Russie dont la diplomatie toute en finesse a montré son efficacité. La Russie va marquer des points dans le règlement de ce conflit parce qu’elle a su offrir une porte de sortie honorable à la grande Amérique dans une crise où elle s’était embourbée. Elle défend  ses intérêts stratégiques mais aussi tactiques car de nombreux djihadistes sont des combattants tchétchènes qui se retourneront contre elle s’ils le peuvent.

La Turquie, la Jordanie, l’Arabie Séoudite seront les perdants à divers égards du règlement de la crise, de même qu’Israël. Sans doute ces états sauront-ils trouver une nouvelle posture pour limiter les dégâts avec opportunisme et s’adapter aux nouveaux équilibres du monde. Il faut s’attendre que la Chine nouera ou développera des liens avec les pays de la région, elle qui propose des investissements en échange de la fourniture de l’énergie dont elle a besoin pour sa croissance toujours forte.

Alain Corvez

Le colonel Alain Corvez est Conseiller en stratégie internationale.

samedi, 09 novembre 2013

Révolte de « bonnets rouges » bretons : la vraie cause

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Révolte de « bonnets rouges » bretons : la vraie cause

par Guillaume Faye

Ex: http://www.gfaye.com

La révolte des Bretons contre l’écotaxe (un impôt de plus parmi les milliers que comporte le Code le plus kafkaïen de la planète) est emblématique : toutes les professions réunies, agroalimentaires, pêche , agriculture ; les patrons et les employés, tous ligués contre l’État français spoliateur (on est loin du stupide schéma cégétiste et ”mélanchonien” de lutte des classes, des salauds de patrons capitalistes qui licencient pour maximiser leurs profits). La cause apparente, c’est la disparition progressive du tissu industriel des PME bretonnes, les difficultés des marins pêcheurs, la disparition des exploitations agricoles. Mais quelle est la vraie cause de ce naufrage, qui touche d’ailleurs toutes les autres régions de France ? 

Voyons voir…Les cyniques allemands qui font du dumping social, par exemple en refusant le salaire minimum et qui emploient à 5 € de l’heure  des travailleurs issus des pays de l’Est ?  Oui, mais comment se fait-il que seule la France soit victime de cette concurrence allemande ? C’est peut-être aussi la mondialisation et le libre-échangisme ? Ou les réglementations de la technocratie européenne ? Toutes ces raisons sont partiellement valables. Mais on oublie la cause principale des délocalisations, des fermetures d’usines et de PME, des licenciements, des absences d’embauches, en Bretagne notamment et ailleurs aussi : le fiscalisme délirant de l’État français bureaucratique.  Ce dernier, pourtant animé de bons sentiments ”socialistes” et redistributifs, voire écologistes, mène une politique objectivement anti-sociale dans ses résultats. Comment ? En étranglant les entreprises privées (des TPE aux filiales des groupes internationaux en passant par les PME) par les taxes et le harcèlement administratif. Ce qui tue leur compétitivité, les empêche de vendre, d’investir, d’innover et, évidemment, d’embaucher.

Le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, déclarait le 3  novembre, en marge de la révolte des « bonnets rouges » : « l’urgence, c’est de lever les contraintes fiscales, administratives, environnementales qui pèsent sur l’économie et empêchent les chefs d’entreprise, qu’ils soient agriculteurs, artisans ou dirigeants de PME  de travailler ou d’investir ». La cause première des faillites, des fermetures d’usine, des licenciements, ce n’est pas la ”crise”, ni la mondialisation, ni l’Europe ni la méchante Allemagne, c’est l’État-Providence français qui ponctionne, taxe, et qui, au lieu d’aider les entreprises créatrices d’emplois, est, en toute bonne conscience, leur pire ennemi. Bien pire que leurs concurrents.

Il ne s’agit pas d’être contre l’État ou de céder aux excès de l’idéologie libertarienne. Mais l’État français actuel a perdu son rôle d’initiateur, au sens gaullien ou…américain du terme : aider l’économie nationale et non pas la racketter. L’État français est aujourd’hui dirigé par une caste pléthorique de mandarins et de fonctionnaires qui n’ont jamais fait le lien mental entre leur salaire garanti à vie et la productivité de leur travail, imprégnés (même à droite, sans le savoir) par une vulgate socialiste qui enchante et fait rire tout le monde, même les ”communistes” chinois . Cette caste étatico-politique française (y compris chez les élus comme chez les apparatchiks des partis et des cabinets ministériels) ignore le fonctionnement d’une entreprise et n’a pas reçu de formation économique sérieuse. Elle n’est pas méchante, elle est ignorante et naïve.

La révolte des Bretons contre cet État français qui perd les pédales a puisé une certaine force dans l’identité bretonne (la vraie, pas celle des gauchistes), ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions. Bien sûr, au départ, la rébellion est économique. Mais les Bretons doivent se poser la question suivante : à qui va l’argent que leur ponctionne l’État français ? 

L’OCCIDENT MET LA MAIN SUR L’EAU

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L’OCCIDENT MET LA MAIN SUR L’EAU
Le grand enjeu du XXIème siècle


Auran Derien
Ex: http://metamag.fr

Parmi les produits fondamentaux pour la vie humaine on trouve l’eau, bien collectif pour les groupes humains, mais les congrégations multinationales la commercialisent désormais. Cette privatisation de l’eau est susceptible de servir de détonateur à des conflits entre groupes multinationaux et populations autochtones, puisque l’eau de qualité est de plus en plus difficile à obtenir. La chaîne allemande de télévision DW a produit un reportage dans lequel est exposé comment trois entreprises commercialisent 70% de l’eau qui se vend sur la planète. Le groupe Nestlé - puis Coca Cola et Pepsi Cola - est propriétaire de 73 marques et il en résulte à la fois une destruction de la qualité des eaux thermales lorsque le groupe a pu s’approprier l’exploitation de celles-ci et une spoliation de la population chaque fois que des accords ont été passés avec les politiciens locaux pour que le groupe Nestlé utilise l’eau déjà traitée par le pays. 

Un débat sans fin

 
Deux positions prétendent synthétiser les attitudes possibles à l’égard des droits de consommation et d’usage de ce produit indispensable. Certains Etats et des ONG affirment qu’il s’agit d’un bien public auquel chacun doit accéder ; le secteur “privé” considère qu’un produit alimentaire comme l’eau n’a rien qui justifie une modalité d’administration publique. Si des individus ne peuvent la payer, il appartient à l’Etat dont ils dépendent de prendre les mesures nécessaires. 

De temps à autre, on arrive à entendre la voix de Maude BARLOW, la spécialiste mondialement reconnue du thème, auteur du livre “l’or bleu”. Elle explique que les quelques entreprises qui ont accaparé le marché de l’eau se retrouvent dans plus de cent pays et dominent 70 % du marché. Elles utilisent pour arriver à leurs fins une méthode bien huilée. D’abord, elles demandent une concession et, en échange, fournissent prébendes, gratifications et soultes aux décideurs qui ont donné cette autorisation. Puis les prix augmentent car chaque activité est soumise à une tarification spéciale : la distribution, la purification, etc., Tout processus est calculé et justifie une hausse. Comme il est fréquent que des pays n’aient pas la technologie dont disposent ces multinationales, le discours en faveur de la privatisation - et des prix de pillage - en est facilité.
 
Le fait que des zones entières manquent d’eau ou en nécessitent pour l’agriculture justifie des évolutions comme le transport par tankers, soit dans des cuves soit dans des sacs plastiques gigantesques. On envisage cette dernière solution pour déplacer par remorquage de grandes quantités d’eau depuis le lieu d’origine jusqu’au pays de destination. Il y a aussi les nouvelles constructions d’aqueducs  prévues par exemple à partir des Alpes pour l’Europe ou vers la Californie,aux Etats-Unis.

Il y a quelques années, à l’époque où le FMI avait à sa tête le français Camdessus, qui fut aussi un bon serviteur des néantologues mondialistes, il fut mis en avant le principe de la désalinisation de l’eau de mer. Mais le coût en limite la pratique à quelques pays aux revenus pétroliers plantureux. Les multinationales comme Nestlé, Coca-Cola, Pepsi-Cola, … préfèrent vider les nappes phréatiques que les techniques actuelles ont détectées. Un exemple très significatif se trouve en Amérique Latine avec la “quadruple frontière”.

Le cas de la quadruple frontière 

 
La nappe phréatique “Guaraní”, dans le sous-sol de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay est une justification à la présence de militaires étrangers qui disposent de bases, comme celle des USA au Paraguay, lieu où s’entraînent aussi des commandos aux fonctions douteuses. Il a déjà été évoqué, dans les années écoulées, la possibilité de transporter l’eau de cette réserve vers des pays demandeurs en utilisant les voies des fleuves Parana et Paraguay. Cela est susceptible de démarrer à n’importe quel moment car la corruption est aussi facile à mener à bien là-bas qu’ici.
 
L’été dernier, entre le 1 juillet et le 31 août, l’armée du Paraguay et les forces américaines ont mené de concert des exercices, dans la zone du “Chaco Paraguayo”, connue pour être un terrain très inhospitalier. Les trompettes de la propagande assurent que l’empathie et la camaraderie entre les militaires des Etats-Unis et du Paraguay est parfaite, aussi parfaite que l’était celle qui régnait en 1960 entre les pays bolchéviques et leur grand frère.  L’astuce, quoique grossière, continue à s’utiliser avec succès : nous sommes tous camarades et le pouvoir infâme aime tout le monde, à condition d’être son esclave obéissant. 

Depuis le 5 mai 2005, le Paraguay a autorisé le gang des néantologues à s’installer de manière permanente dans le pays. Les étatsuniens entrent et sortent sans contrôle, avec toutes les cochonneries qu’ils veulent, sous forme d’armes et autres...Ils ne sont responsables de rien vis à vis de la population ou du milieu ambiant. Leur base militaire est établie dans la province de Boqueronen à l’Ouest du Paraguay, soit à 250 Km de la Bolivie et proche de l’Argentine. Elle est dotée d’une piste d’atterrissage pour les avions B52 et autres Galaxie. De là, elle surveille les réserves de gaz et de pétrole de la Bolivie, puis la réserve d’eau douce, seconde en importance sur la planète, la nappe Guarani.

Les Israéliens aussi

Le Président Horacio Cartes est protégé par 5 gardes du corps israéliens, auxquels il conviendrait d’ajouter ceux qui veillent sur ses filles, sa femme, sa mère, etc., lesquels profitent de leur position pour inviter des coreligionnaires à arpenter le pays et ses frontières, afin de connaître et combattre l’Armée du Peuple Paraguayen. D’un bout à l’autre de l’Occident, les mensonges se ressemblent. Cette Armée du Peuple n’existe que dans l’imagination de ceux qui en ont besoin pour camoufler leurs infamies. Elle justifie une militarisation du pays et surtout la mise sous tutelle israélienne des ressources en eau. La nappe Guarani n’est pas une ressource pour les populations, mais un butin que les pillards de la planète veulent s’approprier.

Tout prendre, tout contrôler

 
La spécialiste de la question de l’eau en Argentine, Elsa Bruzzone, a rappelé qu’en 2004, le Pentagone avait adressé un rapport au gouvernement des Etats-Unis pour proposer de prendre le contrôle militaire des ressources en eau de la planète. Le rapport s’appuyait sur l’analyse des experts de l’ONU affirmant qu’entre 2020 et 2030, 90% de la population n’aura plus accès à une eau vraiment saine. Laissera-t-on piller l’eau de la réserve Guarani et organiser le contrôle de l’accès à l’eau un peu potable à travers quelques congrégations multinationales.
 
Comment tolérer cette infamie?

vendredi, 08 novembre 2013

Die Annäherung zwischen den USA und Iran: die Entwicklung einer neuen geopolitischen Lage?

Obama-Rohani.jpg

Die Annäherung zwischen den USA und Iran: die Entwicklung einer neuen geopolitischen Lage?

von Prof. Dr. Albert A. Stahel, Institut für Strategische Studien, Wädenswil

Ex: http://www.zeit-fragen.ch

Vor wenigen Wochen haben kurz vor dem Rückflug des iranischen Präsidenten nach Teheran Rouhani und Obama miteinander telefoniert. Beinahe gleichzeitig fand auch ein Treffen zwischen dem amerikanischen und dem iranischen Aussenminister statt. Zum ersten Mal seit der Besetzung der US-Botschaft in Teheran 1979 hat damit wieder eine direkte Begegnung zwischen den beiden Staaten stattgefunden. Obwohl das Treffen wie auch das Telefongespräch nur ein erster Schritt zu einer Normalisierung der Beziehungen zwischen den USA und Iran sein kann, könnte sich daraus eine neue geopolitische Lage im Mittleren Osten entwickeln.


Die Annäherung ist für beide Staaten zum gegenwärtigen Zeitpunkt notwendig und sinnvoll. Während die Wirtschaft Irans unter den Sanktionen leidet, wollen die USA ihre Präsenz im Mittleren Osten aus zwei Gründen reduzieren. Erstens wollen sie ihre Alliierten mit ihren Machtmitteln und mit ihrer Seemacht im westlichen Pazifik vermehrt bei der Eindämmung von China unterstützen und damit ihren neuen Rivalen in Schach halten. Zweitens müssen sie aus Gründen ihrer wirtschaftlichen und finanziellen Schwäche die Überdehnung ihrer Machtmittel dringend reduzieren. Eine gleichzeitige Präsenz in zwei Regionen können sich die USA nicht mehr leisten. Die Annäherung an Iran erfolgt deshalb zur richtigen Zeit und ist auch von der Obama-Administration in der letzten Zeit gefördert worden. Auch die Ayatollahs in Teheran dürften die Kontakte von Rouhani unterstützen. Wenn Revolutionsführer Khamenei öffentlich vor einer überhasteten Annäherung an die USA warnt, so ist dies als Beruhigung der Konservativen in Teheran zu verstehen. Rouhani hat mit Sicherheit seine Aktion mit Khamenei abgesprochen.


Zu welchen Folgen und Auswirkungen könnte eine Annäherung zwischen Iran und den USA führen? Zunächst einmal werden die USA schrittweise die Sanktionen und das Embargo gegenüber der iranischen Volkswirtschaft reduzieren müssen. Mit dieser Reduzierung dürfte auch die Aufnahme direkter diplomatischer Beziehungen einhergehen. Mittelfristig wird Teheran sein nukleares Programm der engen Kontrolle der Internationalen Energieagentur unterwerfen müssen. Im Gegenzug werden die USA die zivile Nutzung der Kernenergie durch Iran akzeptieren. Langfristig werden die USA nur schon wegen der Reduzierung ihrer Verpflichtungen im Mittleren Osten auch die iranische Vorherrschaft im Persischen Golf akzeptieren. Dies bedeutet, dass die Vereinigten Staaten das neue geopolitische Einflussgebiet Teherans, das sich auf Grund der verfehlten Intervention der Bush-Administration im Irak entwickelt, anerkennen werden. Dieses Einflussgebiet könnte sich nach dem Abzug der USA aus Afghanistan 2014 von Afghanistan bis einschliesslich Libanon erstrecken. Die Partnerschaft mit Iran wäre für die USA auch eine willkommene Eindämmung und Bekämpfung der sunnitischen Salafisten in Afghanistan, Pakistan und Syrien. In Syrien werden die Iraner im Gegenzug dem Ersatz von Assad durch einen anderen Alawiten zustimmen müssen.


Das eigentliche Opfer dieser geopolitischen Neuorientierung wird Saudi-Arabien sein. Die Zukunft des Königreichs, das bis anhin sehr aktiv die sunnitischen Extremisten weltweit unterstützt hat, könnte in Frage gestellt sein. Was Israel betrifft, so werden die USA weiterhin die Sicherheit des jüdischen Staates garantieren, allerdings ohne sich den Launen der jeweiligen Regierungen in Jerusalem unterwerfen zu wollen. Die Zeiten, in denen die USA im Mittleren Osten geopolitisch in israelischer Geiselhaft waren, dürften vorbei sein.
Die ersten Schritte der Obama-Administration zur Annäherung an Iran sind zu begrüssen. Sie waren dringend notwendig. Die Perser sind nur schon auf Grund der geostrategischen Lage Irans der natürliche Verbündete der USA in der Region.    •

jeudi, 07 novembre 2013

Conférence de Renaud Camus

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Le « Cercle Bourguignon » organise une nouvelle conférence sur le thème « Le Grand Remplacement », par Renaud CAMUS (www.renaud-camus.net).

Renaud CAMUS est écrivain et Président de NON au Changement de Peuple et de Civilisation.

La conférence aura lieu le vendredi 22 novembre 2013 à 20h.

La conférence commencera à 20h précises.

Si vous souhaitez assister à la conférence, merci de régler la PAF de 6€ avant la conférence (ou de 7€ par Weezevent pour compenser les frais de commission).

Ce règlement en amont nous permet de ne pas perdre de temps à l'entrée pour l'encaissement et ainsi faciliter l'organisation et la bonne tenue de la conférence.

Pour cela plusieurs moyens de paiement ont été mis en place :

  1. envoyer un chèque de 6€ à l’ordre du Cercle Bourguignon à l’adresse suivante :

Le Cercle Bourguignon - BP 50428 - 59337 Tourcoing Cedex

  1. en passant par Paypal (6€) en indiquant notre adresse mail : cerclebourguignon@gmail.com
  1. par virement bancaire : Le Cercle Bourguignon

IBAN FR76 3007 6029 2431 7116 0020 012

BIC NORDFRPP

  1. par carte bancaire (7€). Pour cela, merci de vous rendre sur : http://www.weezevent.com/conference-de-renaud-camus-sur-le-grand-remplacement

Ensuite, suivez les instructions afin de pouvoir payer en Carte Bleue.

A réception, vous recevrez le carton d’invitation par mail, vous indiquant le lieu de la conférence et le plan pour y accéder, la veille de la conférence.

N’hésitez pas à en parler autour de vous et à ne pas venir seul !

Votre réponse est souhaitée le plus tôt possible.

Si vous ne pouvez pas venir, merci également de m’en informer, ce qui m’évitera de ne pas vous relancer inutilement.

Dans l’attente de vos nouvelles.

Courtoises salutations,

Nicolas pour « Le Cercle Bourguignon »

P.S : ci-joint et ci-dessous le flyer d’invitation

 

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Le Cercle Bourguignon

BP 50428

59337 Tourcoing Cedex

 

Presseschau November 2013

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Presseschau
November 2013

Wieder mal einige Links. Bei Interesse einfach anklicken...
 
AUßENPOLITISCHES
 
Die neuen Superreichen
Die globale Elite und die Revolution von oben
 
Goldman Sachs, das heimliche Imperium
 
IWF
Die große Enteignung: Zehn Prozent „Schulden-Steuer“ auf alle Spar-Guthaben
Die große weltweite Enteignung wird konkret: Der Internationale Währungsfonds verlangt eine allgemeine „Schulden-Steuer“ in Höhe von 10 Prozent für jeden Haushalt in der Euro-Zone, der auch nur über geringe Ersparnisse verfügt.
 
EU beginnt nun offiziell mit dem Verbot der Meinungsfreiheit
 
Europäische Union will »intolerante Bürger« überwachen
 
EU-Staubsaugerregulierung stößt auf Kritik
 
(EU reguliert nun auch WC-Spülungen)
Commission to regulate flushing of toilets and urinals
 
Schuldenkrise
Ökonomie-Nobelpreisträger Pissarides zweifelt am Euro
 
Haushaltskrise in den USA: Warten auf die Eine-Billion-Dollar-Münze
Noch kürzt der amerikanische Staat nur einen Teil seiner Ausgaben, doch die Haushaltskrise könnte sich dramatisch verschärfen: Wenn die USA ihre Schulden nicht mehr bedienen, droht der Crash des globalen Finanzsystems. Dann hilft womöglich nur noch ein Trick.
 
Warum wir die USA zum Krisengebiet erklären müssen
 
US-Haushaltsstreit
Bizarrer Auftritt einer Parlamentsstenotypistin
 
Enthüllungsjournalist Greenwald
Geld spielt keine Rolle
 
Collapse - Über den Zusammenbruch der Wirtschaft
 
Martin Schulz makes a fool of himself
 
Geheimdienste
„Wir sind die Helden“: NSA-Chef Alexander weist Europäer in die Schranken
 
Norwegen rückt nach Rechts
 
Front National gewinnt Kommunalwahl mit 40%
 
Wahl in Südtirol Aufstieg der deutschsprachigen Populisten
 
Ungarn: Regierung will keine Obdachlosen in Weltkulturerbe-Zonen
 
EU verbietet Mentholzigaretten
 
Niederlande
Rassismus-Vorwurf Andersweiß
 
Vereinte Nationen verurteilen Nikolausfest
 
(Vom August, aber kaum in den Medien gewesen)
Aufstand gegen Amerika: Italiener stürmen Militärbasis in Sizilien
 
Nach Mord an einem jungen Russen
Rechtsradikaler Mob hetzt Migranten in Moskau – hunderte Festnahmen
 
Katyn: Gerichtshof weist polnische Klage gegen Rußland zurück
 
Edinburgh: Lehrer fliegt nach Hitler-Äußerung von Schule
 
Radioaktives Wasser
Japan bittet um ausländische Hilfe für Fukushima
Japan bekommt seine Probleme mit radioaktiv belastetem Wasser in Fukushima nicht in den Griff. Ministerpräsident Abe hat nun internationale Experten um Hilfe gebeten.
 
Fukushima: „Die Wahrscheinlichkeit, dass die Rettung gelingt, geht gegen Null“
 
Syrien: Islamisten massakrierten hunderte Dorfbewohner
 
Unnötige Erregung über Online-Sexshop für Muslime
In der Türkei herrscht viel Aufruhr um den ersten Online-Sexshop für Muslime. Aber warum nur? Wahrscheinlich gibt es ein weit verbreitetes Vorurteil, wonach Muslime und Sex nicht zusammen passen.
 
Brunei
Sultanat will Dieben Hand abhacken und Ehebrecher steinigen
 
Brasilien: Polizei erschießt Jugendlichen, schwere Ausschreitungen
 
INNENPOLITISCHES / GESELLSCHAFT / VERGANGENHEITSPOLITIK
 
Umfrage Deutsche finanziell in Bestlaune
Der Begriff Geldsorgen hat für viele Bundesbürger eine ganz neue Bedeutung: Sie haben nicht etwa zu wenig. Es fehlt eher an guten Anlagemöglichkeiten. Also geben die Deutschen ihr Geld aus.
 
Umfrage zur finanziellen Lage
Zufriedenheit der Deutschen auf "extrem hohen Niveau"
 
Preise für Grundnahrungsmittel steigen stark an
 
IWF empfiehlt Deutschland Steuererhöhungen
 
Wann wird rebelliert?
von Michael Paulwitz
 
AfD verhängt Aufnahmestop für „Die Freiheit“-Mitglieder
 
(Der "Welt"-Artikel hat noch nicht vom Wahlkampf- zum Hofberichterstattungsmodus umgeschaltet…)
"Hart aber fair"
Lucke findet große Gemeinsamkeiten mit der Linken
 
AfD-Chef Lucke muss sich bei „Hart aber fair“ für den Ausdruck „entartet“ rechtfertigen
 
Schmerzhafter Schnitt
von Marcus Schmidt
 
Freiheitliche Neue Volkspartei oder FDP 2.0 ohne Euro?
Überlegungen zur politischen Ausrichtung der AfD
 
Strategie für Europa-Wahl: Liberale AfD-Politiker wollen FDP ersetzen
 
AfD verteidigt Aufnahmestopp für „Die Freiheit“-Mitglieder
 
Aufnahmestopp
AfD streitet über Rechtspopulisten
 
Damit die AfD nicht die falsche Alternative wird
Anmerkungen zu aktuellen Misstönen
 
("Antifa"-Experte Alexander Häusler holt mal wieder die Keule raus)
AfD „eindeutig rechtspopulistisch, aber nicht rechtsextrem“
 
AfD wirft Gauck „Entgleisung“ vor
 
Richard Sulik: Nur die AfD kann die „Euro-Retter“ stoppen
Beeindruckender Aufritt des slowakischen Euro-Kritikers in Ingolstadt
 
FDP-Politiker verortet AfD im „braunen Sumpf“
 
Warum die FDP auch abgewählt wurde
Die Partei missachtete kritische Stimmen zum Islamunterricht
 
Ex-SPD-Abgeordneter tritt Bürgern in Wut bei
 
Frankfurt
Razzia bei CDU-Geschäftsführer
Frankfurter Politiker soll Kinderpornos besitzen
 
Dringender Verdacht auf Kindesmissbrauch
Haftbefehl gegen Büroleiter von Top-Grünen
 
Büroleiter soll Kinder vergewaltigt haben
Grünen-Politiker Koenigs: „Ich bin völlig schockiert“
 
Claudia Roth ist Bundestagsvizepräsidentin
 
(Zu Roth)
Parlamentarischer Brauch
 
(Zu Roth)
Empörungsbereite Übermutti
von Michael Paulwitz
 
(NSA-Merkel-Abhöraffäre)
Die geheuchelte Empörung
 
Bundeswehr in Afghanistan
Rückzug ins Nirgendwo
 
(Gegen Bundeswehr…)
Offenbach
Aachener Friedenspreis für Kollwitz-Schule
Angefeindet und gelobt
 
Weitere Artikel zum "Aachener Friedenspreis"
 
Schlesische Landsmannschaft trennt sich von Rudi Pawelka
 
100 Mio. Euro sichern Auschwitz-Gedenkstätte
 
Danzig entfernt Skulptur von vergewaltigendem Rotarmisten
 
(dazu)
„Frau, komm!“
 
Ehemaliger SS-Offizier: NS-Kriegsverbrecher Priebke ist tot
 
Streit um Beerdigung von Erich Priebke
 
NS-Kriegsverbrecher
Es gibt noch 30 Erich Priebke
 
(zu Priebke)
Unbarmherzig
Von Thorsten Hinz
 
(Skandal! Sensation…)
Mitglied der Waffen-SS
Oetker-Sohn: Mein Vater war Nazi
 
(1. Weltkrieg)
Der dritte Streich des Christopher Clark
 
Gedenken an Völkerschlacht
Die Freien Wähler gedachten der Niederlage Napoleons vor 200 Jahren in Leipzig
 
LINKE / KAMPF GEGEN RECHTS / ANTIFASCHISMUS / RECHTE
 
(DKP-Aktivistin schaltet sich plötzlich ein…)
Angeklagte soll kurz vor einem Mord mit NSU-Komplizen in Dortmund gewesen sein
Zeugin will Zschäpe erkannt haben
 
Ehemaliges DKP-Mitglied: Die dubiose NSU-Zeugin aus Dortmund
 
Nach dem 2. „zwischentag“
 
Rechte Messe in "Zwischentag" Berlin
Die Neuen Rechten vernetzen sich
 
Armin Mohler und die Freuden des Rechtsseins
 
Metapolitische Unterweisung (I)
 
Gewissensfragen (Fundstücke 19)
 
Rudolf Burger über Moral und Politik (Fundstücke 20)
 
Frauen in der NPD
Weiblich, selbstbewusst, rechtsextrem
 
Verfassungsgericht verbietet Überwachung von Bodo Ramelow
 
Die Universität Wien als Plattform linksradikaler Ideologien
 
(diskriminierendes Lokalverbot)
Linke Lokalbesitzer hetzen gegen FPÖ-Wähler
 
Berlin: Evangelische Kirche schließt Rechtsextreme von Mitarbeit aus
 
Linksextremisten randalieren in Hamburg
 
Berlin
Linksextremisten beschädigen Polizeiautos
 
Hanau
„Bündnis für Vielfalt“ formiert sich
„Gemeinsam gewaltfrei gegen Nazis“
 
Hanau
CDU fordert veränderte Strategie
„Nazis besser ins Leere laufen lassen“
 
EINWANDERUNG / MULTIKULTURELLE GESELLSCHAFT
 
(Neues prä-totalitäres EU-Netzwerk für "Toleranz")
Wollt ihr die totale Toleranz?
 
Betrachtungen über die Revolution des Michael Wolffsohn
 
Knallharte Sprüche statt Visionen
Die rechte Gefahr: Droht Europa eine Nazi-Revolution?
 
Einen Flüchtling heiraten
 
"Der Vorwurf, Europa schottet sich ab, ist falsch"
Innenminister Hans-Peter Friedrich fordert nach dem Flüchtlingsdrama vor Lampedusa einen verstärkten Kampf gegen Schleusungskriminalität. Gleichzeitig verteidigt er die eigene Flüchtlingspolitik.
 
Flüchtlings-Notstand im Kreis
Kommentar: Hilfe ist eine Christenpflicht
 
Gauck: Flüchtlinge besser schützen
Tragödie von Lampedusa: Bundespräsident und Menschenrechtler mahnen Berlin – Das Flüchtlingsdrama vor Lampedusa schreckt auch die deutsche Politik auf.
 
Lampedusa und das Palais Lobkowitz
 
(Ein klarer Kommentar zu Lampedusa)
Das Heerlager der Heuchler
 
Vom Dilemma zum Desaster
Von Michael Paulwitz
 
Krisenfestigkeit und das humanitäre Ethos
 
Motive für die Öffnung von Grenzen: Selbsthaß und Senkung des Lohnniveaus
 
Jean Raspail: “Unsere Zivilisation ist dabei zu verschwinden”
 
Demographie: Japans erloschener Lebenswille
 
Zahl tschetschenischer Asylbewerber steigt um mehr als 500 Prozent
 
Großbritannien: “Feindliche Umgebung für illegale Einwanderer schaffen”
 
Flüchtlinge
Europas gefährliches Spiel mit den Afrikanern
Von Gunnar Heinsohn
 
(Wer konditioniert ist, kennt keine Zukunftsprobleme…)
Paris
Nach Abschiebung von Roma-Mädchen: Tausende Pariser Schüler blockieren Schulen
 
Nach Abschiebung von 15-Jähriger
Schüler gehen auf die Straße
Frankreichs Innenminister gerät im Streit um die Abschiebung von Jugendlichen immer mehr in Bedrängnis. Wieder demonstrieren französische Schüler.
 
Frankreich
Präsident Hollande hemmungslos vorgeführt
Der Fall eines Roma-Mädchens wird für François Hollande zum Albtraum. Die 15-Jährige stellt Forderungen, die eigene Partei fällt dem französischen Präsidenten in den Rücken, die Opposition frohlockt.
 
NSU: Opferanwälte fordern neue Ermittlungen gegen Ex-Verfassungsschützer
 
Anders Breivik und der Kampf gegen die Islamisierung Europas. Eine Streitschrift
 
("Hassprediger"-Vorwurf)
Linksparteichef beschimpft Innenminister
 
Berlin: Flüchtlingscamp versinkt im Dreck
 
Hungerstreik vor dem Brandenburger Tor Völker der Welt, schaut auf diesen Platz!
(Auf die im Bild gezeigte Losung achten)
 
Hungerstreikende Flüchtlinge Wowereit: Campieren ist keine Lösung
Mit einem Appell hat Berlins regierender Bürgermeister Wowereit die hungerstreikenden Asylbewerber aufgefordert, ihre Aktion zu beenden. Der Sprecher der Protestbewegung sprach von „seelischer Folter“, die in Deutschland verübt werde.
 
Hamburger CDU: Kirche mitverantwortlich für gewaltsame Flüchtlingsproteste
 
Hamburg: Afrikanische Flüchtlinge drohen weiter mit Gewalt
 
Siedler, nicht Flüchtlinge
 
(Comicclip)
How Whites Took Over America
 
Grüne fordern Einwanderung in die Sozialsysteme
 
Grüne: Wir brauchen Flüchtlinge für unsere Sozialsysteme
 
Kriminelle Asylbewerber bekommen volle Sozialbezüge
 
Türkische Gemeinde setzt SPD unter Druck
 
DLRG soll Vereinsheim für Asylbewerber räumen
 
Vereinte Nationen verurteilen Nikolausfest
 
Hannover streicht Zigeunerschnitzel von der Speisekarte
 
Angeblicher Rassismus: Klage gegen Münchner Diskotheken
 
Muslime missbrauchen Rassismusbegriff
Der menschliche Makel
 
Migrantische Kriminalität: Desinformation durch Behörden in Deutschland (aktualisiert)
 
Fall Jonny K.: Täter weiter auf freiem Fuß
 
(Asmir A.)
Berlin
Anklage gegen mutmaßlichen Münzhändler-Mörder
 
(Kujtim A.)
Dietzenbach
Erschütternde Bandaufnahme
Bewährung: Ehefrau im Wald gewürgt und verprügelt
 
Nachts knallt’s in Berliner Bankfilialen
 
Aachen
Großrazzia nach Hetzjagd auf Polizisten
 
Frankfurt: Polizei sucht südeuropäischen Sexualstrafttäter
 
KULTUR / UMWELT / ZEITGEIST / SONSTIGES
 
Berlin
Die ersten Fensteröffnungen sind fertig
Erstes Stück Stadtschloss steht schon!
 
Porta Westfalica: Kaiser-Wilhelm-Denkmal wird für 2,8 Millionen Euro saniert
 
Bruckhausen-Blog dokumentiert die Zerstörung des gründerzeitlichen Ruhrgebietsstadtteils Duisburg-Bruckhausen durch die Stadt Duisburg
 
Limbach-Oberfrohna
Rittergut darf abgerissen werden
Die Denkmalschutzbehörde hat nach sechs Jahren die Erlaubnis für den Abriss des historischen Gebäudes erteilt. Dort soll eine Grünfläche entstehen.
 
Abriss wegen Garzweiler II
Des Teufels Werk
2017 soll Immerath weggebaggert werden. Das Dorf steht leer, die Kirche ist ausgesegnet. Was ist, wenn dem Braunkohleabbau nun doch das Ende droht?
 
(Tebartz-van Elst vs. Wowereit)
Die säkularisierte Inquisition
 
(Sprachschutz)
Ministerin für Verständlichkeit
 
ARD und ZDF könnten halbe Milliarde Euro sparen
Laut einer Studie des Deutschen Steuerzahlerbundes arbeiten ARD und ZDF extrem unproduktiv. Grundsätzliche Kritik wird an der "grenzenlosen Expansion" der Öffentlich-Rechtlichen geübt.
 
Die Besserer
 
Kinder nach Maß
Unternehmen sichert sich Patent auf „Designer-Babys“
 
Design Blond
 
(Auch mal wieder ein bezeichnender Moment der gedankenlosen Konsumgesellschaft...)
New York
Bei Victoria's Secret
Teenager ging mit Babyleiche Dessous shoppen
 
Kolumne Die gute Ausländerin
Türken lecken nicht, Ossis immer
Sagt die Bereitschaft zum Cunnilingus etwas über die ethnische Zugehörigkeit des Lovers aus? Und wenn ja, darf man das einfach so sagen?
 
(Frauenquote)
Quoten-Spielverderber
 
USA: Universal-Studios streichen nach Protest schwule Superman-Parodie
 
Französische Promis reichen Petition ein
Freier sollen 1500 Euro Strafe zahlen
Paris -Prominente um den französischen Erfolgsautor Frédéric Beigbeder machen mit einer Petition gegen Pläne mobil, Besuche von Prostituierten unter Strafe zu stellen.
 
Armin Mohler und die Freuden des Rechtsseins
 
Geist und Pampe oder Die Dämmwolle des Bösen (Fundstücke 18)
 
Peter Brandt über Willy Brandt
„Mein Vater hat sich nicht verstellt“
Der Historiker Peter Brandt ist der älteste Sohn von Willy Brandt. Ein Gespräch über den Kanzler zu Hause, Wutausbrüche, Liebe und Verrat.
 
(Coefficients)
Der Club der Selbstgerechten
 
Unsere Welt ist seit 1900 viel besser geworden
Die Zukunft der Erde wird immer düsterer? Von wegen: Die wichtigsten Indikatoren haben sich seit 1900 zum Positiven verändert. Und zur Lösung der Probleme haben wir heute mehr Ressourcen denn je.
 
Klimapolitik Wo bleiben die Zumutungen?
Einen Veggie-Tag pro Woche? Fünf wären besser.
 
Hostien-Burger sorgt in Chicago für Aufregung
 
High-Tech-Brille übersetzt japanische Speisekarten
 
Facebook lockert seine Privatsphäre-Einstellungen
Schützt unsere Kinder endlich vor Facebook!
 
Leben und Umwelt - Genforschung
Per Schnellzug in die Südsee
Das Volk der Polynesier stammt ursprünglich aus Taiwan und hat sich auf seiner Reise durch Ozeanien kaum mit den eingeborenen Melanesiern vermischt.
 
Nach dieser Karte müsste Amerika Deutsch sprechen
150 Jahre nach der Gettysburg Address gedenken die USA auch ihrer ethnischen Vielfalt. Nicht die Nachfahren von Engländern dominieren im Land, sondern Menschen mit deutschen Vorfahren.
 
Auch Schimpansen mögen Gleichgesinnte
 
Finsterworld von Frauke Finsterwalder und Christian Kracht
 
(ach hätte Napoleon doch gesiegt…)
Sahra Wagenknecht liest Safranski
Goethe sah die Gefahren einer durchkommerzialisierten Gesellschaft vor Marx
 
 
 
 
 

El control social sin fusiles

por Manuel Freytas

Ex: http://paginatransversal.wordpress.com

Por su altísimo potencial formador y orientador de conducta social a escala masiva (conseguido a través de la manipulación informativa) los medios de comunicación se han convertido en la columna vertebral de las estrategias de dominio del sistema capitalista a escala global. En términos concretos (y disfrazados de servidores públicos de la comunicación social), los consorcios mediáticos que realizan el control político y social (en sustitución de los militares) son auxiliares complementarios de la “Justicia” (del sistema) en la tarea represiva, y el sujeto a reprimir ya no es el “subversivo comunista” sino el “violento social”. Se trata de una represión sin fusiles, donde la acción militar es sustituida por la manipulación mediática en alta escala orientada al direccionamiento pasivo de la conducta social hacia los objetivos de preservación del sistema capitalista.

Quien observe atentamente el mapa político y social tanto de los países centrales como de los periféricos, podrá comprobar que el uso de la represión policial y militar de los (hoy reducidos y escasos) conflictos sociales y sindicales es mínima y solo se la utiliza en casos extremos.

Y eso tiene una explicación: Los gobiernos del mundo (técnica y funcionalmente, gerencias de enclave de los bancos y corporaciones trasnacionales) no se mueven dentro de un esquema militar (el viejo sistema de dominación) sino dentro de un esquema político-democrático (el nuevo sistema de dominación).

Por lo tanto, si caen en la tentación de reprimir policialmente, la corporación mediática les arroja la sociedad en contra calificándolos de “represivos y violentos”.

Los gobiernos que cometen el error de reprimir militarmente son inmediatamente rechazados por la sociedad masivamente nivelada en la condena a ” toda forma de violencia”, más allá de sus contenidos.

De la misma manera que en la década del setenta, los medios de comunicación utilizaban la figura del “subversivo” (como expresión de demonización social justificatoria de la represión militar), hoy utilizan la figura del “violento social” para aislar, deslegitimar y condenar socialmente las luchas sindicales y sociales que atentan contra la “estabilidad económica”, la “gobernabilidad” y la “paz social” del sistema.

De esta manera, y a la luz del crecimiento desmesurado a nivel global de los activos empresariales y de las fortunas personales (con su contracara de pobreza y exclusión social masiva) se verifica aquel axioma que expresa que “la paz es el negocio del dominador”.

Y prueba la efectividad de las técnicas mediáticas para controlar las protestas sociales y sindicales con la lógica represiva de la “antiviolencia” predominando sobre las razones de los reclamos.

No importa que el que corte ruta sea un hambriento o un desocupado (en el mundo hay 1000 millones de hambrientos y más de 2000 personas que viven por debajo de las necesidades básicas), la opinión pública está masivamente “adoctrinada” (por los medios de comunicación y sus conductores) para rechazar (sin ningún análisis de las causas) las huelgas y los cortes de ruta que generan “violencia social”.

La nueva estrategia represiva tiene su matriz funcional en la nivelación masiva de una conciencia y opinión “antiviolencia” que se superpone a cualquier lógica de legitimidad o de justicia social expresada por los grupos que cortan calles, rutas o hacen huelgas para reclamar por sus derechos o por una mayor distribución de la riqueza.

Asi como durante las dictaduras militares se demonizaba al “subversivo” para descalificar su proyecto de cambio del sistema capitalista por otro más justo, a los que ahora hacen huelga y cortan rutas se los demoniza como “violentos” para deslegitimar las luchas sociales por un mejor reparto de la riqueza.

En términos concretos (y disfrazados de servidores públicos de la comunicación social), los consorcios mediáticos que realizan el control político y social (en sustitución de los militares) son auxiliares complementarios de la “Justicia” (del sistema) en la tarea represiva, y el sujeto a reprimir ya no es el “subversivo comunista” sino el “violento social”.

Se trata de una represión sin fusiles, donde la acción militar es sustituida por la manipulación mediática en alta escala orientada al direccionamiento pasivo de la conducta social hacia los objetivos de preservación del sistema capitalista.

En este escenario, las fuerzas policiales y militares tienen como función principal: disuadir antes que reprimir, para preservar a su vez, los acontecimientos que pudieran desbordar y alterar la “paz social” del sistema.

Es así que el gobierno que decide utilizar la fuerza policial o militar, también pierde inmediatamente legitimidad política y apoyo social, tarea de la que se encargan los propios medios de comunicación, cuya misión es preservar el “sistema democrático” (de dominación capitalista) en los parámetros establecidos de la “estabilidad económica, la “gobernabilidad política” y la “paz social”.

(*) Manuel Freytas es periodista, investigador, analista de estructuras del poder, especialista en inteligencia y comunicación estratégica. Es uno de los autores más difundidos y referenciados en la Web. Ver sus trabajos en Google y en IAR Noticias

Fuente: IAR Noticias

La désislamisation du terrorisme

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La désislamisation du terrorisme

Ex: http://www.dedefensa.org

Dans une contribution pour appuyer une campagne d’appel à donation du site CounterPunch, Noam Chomsky écrit :«It is, regrettably, no exaggeration to say that we are living in an era of irrationality, deception, confusion, anger, and unfocused fear — an ominous combination, with few precedents.» Plutôt que “few precedents”, nous avancerions droitement qu’il n’y a pas de précédent. Aujourd’hui, les actes et les paroles des courroies de transmission du Système, principalement les directions politiques du bloc BAO, semblent dépasser le stade de l’irrationalité pour explorer les rives de la simple folie. Tout cela peut éventuellement être habillé d’explications rationnelles, mais ces explications, justement à cause de leur rationalité, seront toujours trop courtes pour définir l’état de la chose. Par contre, la production de ces actes qui est complètement dans le cadre du Système, comme c'est le cas, rend justice de logique à ces actes, au simple constat d'évidence que le Système est folie pure dans son entreprise de déstructuration-dissolution-entropisation.

Le dernier exemple en date est à la fois symbolique, révélateur et stratégiquement fondamental. (Sur ce dernier point, on verra plus loin pourquoi.) Il s’agit d’une sorte de mémorandum (Ports Circulation Sheet) conjointement écrit par Scotland Yard et le MI5, adressé à la police des frontières britannique, pour exposer les facteurs qui doivent être pris en considération pour soupçonner, sinon identifier formellement une personne comme “terroriste”. Le document a été produit dans le dossier qui doit servir dans l’examen de la plainte (cette semaine) déposée par David Miranda contre les autorités britanniques, en vue de récupérer le matériel lui appartenant, qui fut saisi à l’aéroport de Heathrow le 19 août dernier (voir notre texte du 20 août 2013) durant les neuf heures de détention qu’il dut subir. Miranda est le compagnon, ou partner, de Glenn Greenwald, il venait de Berlin où il avait rencontré Laura Poitras, complice de Greenwald, et devait prendre une correspondance pour Rio. C’est Reuters qui a diffusé l’information concernant ce mémorandum et son contenu, et qui a obtenu les commentaires de Greenwald. (Reuters, le 2 novembre 2013.)

«At a London court hearing this week for Miranda's lawsuit, a document called a “Ports Circulation Sheet” was read into the record. [...] “Intelligence indicates that Miranda is likely to be involved in espionage activity which has the potential to act against the interests of UK national security,” according to the document. “We assess that Miranda is knowingly carrying material the release of which would endanger people's lives,” the document continued. “Additionally the disclosure, or threat of disclosure, is designed to influence a government and is made for the purpose of promoting a political or ideological cause. This therefore falls within the definition of terrorism...” [...]

»In an email to Reuters, Greenwald condemned the British government for labeling his partner's actions “terrorism.” “For all the lecturing it doles out to the world about press freedoms, the UK offers virtually none...They are absolutely and explicitly equating terrorism with journalism,” he said.»

Le cas de cette circulaire destinée à expliciter l’action lancée contre Miranda le 19 août a été largement commentée à Londres, tant elle expose très clairement une conception et un comportement extrêmement spécifiques dans le chef des autorités, allant jusqu’au bout de la logique d’une pathologie sécuritaire de la psychologie. Comme d’habitude, le Guardian fait une large place à la chose, ce 3 novembre 2013, et développe diverses réactions.

«The detention of the partner of a former Guardian journalist has triggered fresh concerns after it emerged that a key reason cited by police for holding him under terrorism powers was the belief that he was promoting a "political or ideological cause". The revelation has alarmed leading human rights groups and a Tory MP, who said the justification appeared to be without foundation and threatened to have damaging consequences for investigative journalism. [...]

»Shami Chakrabarti, director of Liberty, said the police assessment represented a “chilling” threat to democracy. “More and more we are shocked but not surprised,” she said. “Breathtakingly broad anti-terror powers passed under the last government continue to be abused under the coalition that once trumpeted civil liberties.” “The express admission that politics motivated the detention of David Miranda should shame police and legislators alike. It's not just the schedule 7 detention power that needs urgent overhaul, but a definition of terrorism that should chill the blood of any democrat.”

»Padraig Reidy of Index on Censorship, which campaigns for free speech, said that the police's justification for Miranda's detention was “very dangerous” for investigative journalism. “The whole point of such journalism is to find stuff the government doesn't want raised,” he said. “The message this gives off is 'don't find this sort of stuff, or you will be treated as a terrorist’.” [...] ... Conservative MP Dominic Raab said: “The assertion that national security has been undermined has been bandied around wildly and not explained in any cogent way.” And he questioned the police's handling of the Miranda affair. “If he was behaving in such a nefarious way why wasn't he arrested, charged and bailed?” Raab said. “If he was guilty of putting national security at risk, then why did they let him go?”

»Gwendolen Morgan of Bindmans, Miranda's solicitors, said this week's judicial review will focus on whether the use of schedule 7 was disproportionate and whether it was incompatible with the inalienable right to freedom of expression. “We will argue that draconian counter-terrorism powers were used in our client's case for an improper purpose,” Morgan said. “Not to determine whether our client could in any sense be considered a ‘terrorist’, but rather to retrieve potentially embarrassing journalistic material in his possession.”»

... Dans ce cas, on atteint à une définition quasi-parfaite dans le sens orwellien et ubuesque du “terrorisme”, dans le chef des autorités du Système. La logique à l’œuvre est que le terrorisme devient une évidence catastrophique et une menace universelle constitutives de tout ce qui n’est pas l’autorité-Système dans ceci que tout ce qui se conçoit, se pense et se fait qui ne soit pas strictement conforme aux consignes du gouvernement (dito, du Système) relève nécessairement du domaine de la “terreur”. La définition implicite est vertigineuse et dépasse largement dans son opérationnalité sophistiquée la raideur un peu abrupte et sommaire du cas orwellien, et on doit alors la qualifier également d’ubuesque par le ridicule dont elle témoigne dans le chef perturbé de ceux qui l’ont conçue. Dans ce cas, on ne touche plus seulement aux questions politiques, de pouvoir discrétionnaire, du totalitarisme dans la justification systématique par la surveillance intrusive et globale de la prévention répressive (tactique délicieusement en forme d’oxymore puisque mariant les deux termes de l’alternative d’habitude contradictoire, entre prévention et répression, ou la prévention pour éviter la répression, alors qu’il s’agit de la prévention devenue répression) ; dans ce cas, on touche à un comportement de pure pathologie, habillé d’une dialectique sécuritaire à la fois grossière et monstrueusement disproportionnée (indice de la pathologie) quant à l’objet considéré et aux conditions à la fois légales et sémantiques où on le considère.

La définition du “terrorisme” telle qu’elle est exposée montre crûment l’état de la pensée répressive du Système et l’état de la psychologie de ceux qui la définissent. Une telle dégénérescence des services de sécurité marque l’évolution elle-même dégénérative, à mesure, de la politique-Système et de la pensée politique dans les pays du bloc BAO, mais singulièrement au Royaume-Uni qui se détache de plus en plus, dans l’excès des symptômes, des autres pays européens à cet égard. (Les USA sont un objet remarquable d'originalité à part, de type pathologique accompli depuis l’origine dans son “exceptionnalisme” affirmé, et plutôt plongé dans le désordre politique et mental complet, dans une schizophrénie complète entre ses mesures ultra-répressives et le corpus libéral de la protection du droit d’expression de sa législation.)

C’est une chose importante qu’une telle confirmation de la pathologie générale du Système, mais le plus important est sans aucun doute au-delà ; où l’on verra que cette démarche pathologique répond néanmoins à une logique-Système impeccable, le diagnostic de la pathologie étant simplement étendu et fixé où il doit être. Le plus important se trouve dans ce que cette sorte de démarche conduit à une révision extraordinaire de la situation du terrorisme, qui est le soutien fondamental et le fond de commerce de toute la politique-Système depuis plus d’une décennie, et en plus l’aliment de la pathologie psychologique gloutonne des directions politiques du Système. C’est une démarche de banalisation sans aucune limite, puisque le concept de “terrorisme” devient lui-même sans limite ni restriction, qu’il s’applique de plus en plus à des porteurs et à des diffuseurs d’informations qui sont les constituants même du système de la communication formant aujourd’hui la substance même de la vie politique dans toute la sphère du Système. (C’est un signe de plus que le système de la communication se transmue de plus en plus en antiSystème.) Qui plus est, et plus important encore, cette banalisation du terrorisme s’effectue dans deux directions, qui définissent par conséquent un terrorisme en cours accéléré de transmutation.

• Il y a d’abord la direction du constat d’activités en plus en plus sophistiquées et d’activités de communication, et d’activités de communication extrêmement précises et ajustées. C’est une inversion complète du concept de “terrorisme” impliquant violence aveugle et brutalité pure. Il y a eu pourtant une sorte de transition dans cette transmutation : l’activité initiale de violence aveugle et de brutalité pure du terrorisme a évolué d’abord vers l’acte symbolique à signification politique, puis vers l’acte médiatisé, c’est-à-dire de communication, ouvrant ainsi la voie à cette évolution du “terrorisme” de communication, non violent, sophistiqué, etc., que l’on découvre aujourd’hui dans le chef de l’interprétation des autorités-Système. De ce premier point de vue, l’évolution du concept de “terrorisme“ tel que le voient le Yard et le MI5 n’est pas fondamentalement fausse même si la cause de leur propre évolution est évidemment pathologique. Si l’on considère le “terrorisme” comme antiSystème il est évident que Snowden-Greenwald, et Miranda pour le cas, sont bien plus des terroristes que les guerriers barbares d’al Qaïda & compagnie. L’avantage est effectivement que cette définition disons du “néo-terrorisme”, ou “terrorisme postmoderne”, exonère les “néo-terroriste” de tous les facteurs de violence et de brutalité directement condamnables et rencontrent la tactique naturelle de retourner la spécificité de l’ennemi contre lui-même en se coulant dans ses lois de protection de la liberté de parole.

• Il y a également la direction fondamentalement stratégique d’une désislamisation du terrorisme, effectivement événement stratégique fondamental par rapport à ce qui a été développé comme politique pathologique dans le cadre de la politique-Système depuis 9/11. Désormais, les terroristes sont de plus en plus, et très rapidement dans l’opérationnalisation de ce changement, des citoyens des pays du bloc BAO, particulièrement des USA, et souvent, effectivement des journalistes, des commentateurs, des observateurs antiSystème, etc. (“Nous sommes tous des ‘terroristes’” par conséquent, y compris à dedefensa.org bien entendu.). A côté des aspects barbares de leurs actes qui continuent à impressionner le système de la communication mais de façon de plus en plus trouble et ambiguë, les actions des terroristes du type-al Qaïda, de plus en plus productrices de désordre sans but et de criminalisation, vont se trouver de plus en plus dépassées et incertaines dans leur définition. Au reste, l’on sait bien que les gouvernements des pays du bloc BAO et leurs divers services de sécurité pris dans les nœuds effroyablement complexes de leurs manipulations dans tous les sens, jusqu’à leur propre manipulation d’eux-mêmes par eux-mêmes, se trouvent engagés dans des actions objectivement favorables aux terroristes dépassés (voir le chaos syrien). Cela montre de facto que cette transmutation du terrorisme, sa désislamisation et son occidentalisation, sont une réalité objective.

... Certes, l’on peut et l’on doit dénoncer cette “terrorisation” des métiers de la communication comme fait Greenwald, en jugeant que l’autorité-Système assimile le journalisme au terrorisme. Cette dénonciation fait d’ailleurs objectivement parlant de l’action antiSystème. Au reste, on doit admettre également que, du point de vue de l’autorité-Système aux abois, ce basculement complet de la définition du concept de “terrorisme” est justifié par la puissance extraordinaire des “néo-terroristes”. Simplement, il faut user contre le Système de cette dénonciation de la violation de ses propres règles du droit de l’expression par lui-même, mais reconnaître in fine comme fondée cette transmutation de la définition du concept de “terrorisme”. Il s’en conclut que ce terrorisme-là, ou “néo-terrorisme”, est l’arme antiSystème par excellence, qu’elle est donc vertueuse par nature, et le terrorisme ainsi transmuté avec elle ... D’ailleurs, mener une action terroriste contre ce Système qui ne produit que de la subversion, de la déstructuration et de la dissolution, en terrorisant les esprits pour leur faire prendre comme bénéfique cette action, est la définition de la vertu même. Quant au basculement stratégique avec la désislamisation du terrorisme, vers son occidentalisation, il s’agit d’un événement stratégique logique qui nous conduit au cœur du sujet, au cœur du monstre, au cœur de la bataille contre le Système.

On ne dira jamais assez tout le bien qu’il faut penser de ce “freluquet de 30 ans”, alias Edward Snowden.

mercredi, 06 novembre 2013

Du P.S.

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Du P.S.

par Georges FELTIN-TRACOL

 

Le thème principal du n° 44 (été 2013) de la revue quadrimestrielle Réfléchir et Agir porte sur le socialisme identitaire. À côté de diverses contributions, on peut lire un bref débat sur le mot même de socialisme entre l’ami Eugène Krampon et l’auteur de ces lignes. Eugène soutient la nécessité d’en conserver le terme parce qu’il demeure compréhensible, en dépit de tous les dévoiements imaginables, alors que le solidarisme et le justicialisme restent obscurs pour les populations européennes.

 

La question sémantique garde toute son importance dans la guerre des idées. Si le socialisme devient identitaire ou « européen » comme l’écrivait régulièrement Jean Mabire, il importe néanmoins d’en redéfinir le concept et de lui redonner un sens révolutionnaire, novateur et rebelle, quitte éventuellement à le reformuler à l’aune de la quatrième théorie politique conceptualisée par Alexandre Douguine. Ce travail lexical exige en priorité une claire distinction du Parti socialiste (P.S.) de Flamby, de Jean-Marc (Z)Ayrault et d’Harlem Désir ainsi que de leurs pitoyables homologues sociaux-démocrates.

 

La tâche semble impossible. En réalité, elle est fort simple grâce du fait des reniements successifs des dirigeants du P.S. Lui-même ancien responsable de la formation de Léon Blum, de Guy Mollet et de François Mitterrand, le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, assène de rudes coups à ses anciens camarades. Favorable à l’« éco-socialisme » dans une perspective développementaliste et industrialiste, Mélenchon s’estime seul véritable héritier de Jean Jaurès et des ténors du socialisme institutionnalisé. Avec la virulence qu’on lui connaît, il ose dénier au P.S. – aujourd’hui au pouvoir – de se qualifier de « socialiste » et préfère le nommer avec un mépris superbe de « solférinien », de la célèbre adresse parisienne de son siège national du P.S., rue de Solférino.

 

Pour une fois, le camarade Mélenchon a raison de contester à son ancien parti l’emploi du mot « socialiste ». Depuis le tournant de la rigueur en 1983, le P.S. s’est plié au Diktat des marchés mondiaux, de la finance planétaire et de l’Oligarchie transnationale. Sa soumission au mondialisme après avoir célébré pendant des décennies un internationalisme éthéré a été récompensée par la nomination à la direction générale de l’O.M.C. et du F.M.I. de Pascal Lamy et de Dominique Strauss-Kahn. Les « solfériniens » ont tué leur socialisme au nom du financiarisme le plus débridé.

 

Cette trahison, en germe dès la naissance de la S.F.I.O. en 1905 avec les possibilistes et les partisans de l’action parlementaire, s’accompagne d’un changement profond de l’électorat « socialiste ». Si les ouvriers, les employés et le gros des catégories populaires et moyennes l’ont délaissé, une compensation s’effectue avec de nouveaux électeurs issus des couches intermédiaires aisées, des catégories sociales à haut revenu et des effets d’une immigration de peuplement massive. Dompté et désormais laquais du fric sans frontières (pléonasme !), le P.S. détourne son désir de révolution en s’attaquant aux normes culturelles traditionnelles européennes.

 

Hantant les coulisses d’un pouvoir légal mais illégitime, les « solfériniens » propagent par différents canaux des thèmes homosexualistes (le mariage inverti), relativistes (réformes judiciaires qui livrent l’Hexagone à la délinquance), libertaires (dépénalisation du cannabis, voire de toutes les drogues) et extrême-féministes (pénalisation des clients de prostituées, interdiction de la fessée et de la gifle adressées aux enfants par leurs parents) qui ne répondent pas aux attentes de la population. Qu’il est loin le temps où les députés socialistes comptaient parmi eux Alfred Gérault-Richard (1860 – 1911) ! D’abord élu du XIIIe arrondissement de Paris entre 1895 et 1898, il sera ensuite le représentant de la Guadeloupe de 1902 jusqu’à sa mort. Cet ami de Jaurès et d’Aristide Briand conviendrait certainement à la fort prude Najat Vallaud-Belkacem, Pasionaria à la petite semaine du néo-puritanisme gauchard. Auteur d’une courte biographie, Bruno Fuligni le qualifie d’« ouvrier tapissier, maquereau, poète, spadassin, maître chanteur, industriel, séparatiste montmartrois… (1) ». Outre qu’on a l’impression qu’il décrit une formation politique particulière, Bruno Fuligni ne cache pas que Alfred Gérault-Richard vécut un temps grâce aux charmes de sa petite amie… On a enfin dénicher la figure tutélaire d’Osez le féminisme et des FemHaine ! Au moins, cet homme-là n’escroquait pas ses électeurs… La volonté effrénée des nouveaux « gardes roses » de sanctionner des comportements ataviques accompagne la mutation anthropologique hyper-individualiste à l’œuvre.

 

En acceptant le « bougisme », le P.S. a récusé le socialisme pour devenir un Parti sociétaliste. Qu’est-ce que le sociétalisme ? C’est une idéologie post-moderniste qui privilégie le sociétal. Expression venue d’outre-Atlantique, « sociétal » se distingue du « social ». Son « emploi correspond à un déplacement des idées au sein de la gauche », indique Chantal Delsol (2). Selon la philosophe libérale-conservatrice, « le social relève de l’organisation et de la distribution de la production. Il est clairement lié à l’économie, aux biens quantifiables et monnayables, et à leur répartition. Tandis que le terme sociétal est employé pour désigner ce qui a trait aux comportements de l’individu et à l’évolution des mœurs – il s’agit des normes et non plus de la redistribution des biens; cela concerne la famille, le couple, la liberté individuelle, la vie privée, le sens de la vie, et non plus le niveau de vie, le confort, la sécurité (3) ». Elle ne saisit toutefois pas que la perception sociétale convient parfaitement à l’essence liquide de l’ultra-modernité libérale.

 

Bénéficiaires de la mondialisation globale, les sociétalistes ont entamé la démolition des dernières résistances à l’indifférenciation mortifère de la vie et du monde. Après avoir rejeté le spirituel, occulté le politique, hypertrophié l’économique et perverti le culturel, les voilà en train de s’affranchir du social afin de privilégier un sociétal compris comme d’une morale universaliste dissolvante. La félonie est donc totale.

 

Face à cette tendance inquiétante, il est temps de redécouvrir le social, cette dimension réelle, concrète, tangible du politique. Contre les métastases du sociétalisme présentes tant chez les « solfériniens » qu’au sein de la fumeuse U.M.P., la nécessité impose de relever un socialisme véritable, de relancer le solidarisme et d’encourager le justicialisme. Les peuples ne vivent pas en société, mais constituent des ensembles complexes de communautés qui perdurent malgré tout sous les gravats individualistes et médiatiques du sociétal délétère.

 

Georges Feltin-Tracol

 

Notes

 

1 : Bruno Fuligni, La Chambre ardente. Aventuriers, utopistes, excentriques du Palais-Bourbon, les Éditions de Paris – Max Chaleil, 2001, p. 213.

 

2 : Chantal Delsol, « La gauche préfère le “ sociétal ” au “ social ” », Le Figaro, 12 août 2013.

 

3 : art. cit.

 


 

Article printed from Europe Maxima: http://www.europemaxima.com

 

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La chute de Sfeira près d'Alep

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La chute de Sfeira près d'Alep, un changement stratégique majeur

Auteur : Ghaleb Gandy 
 
Ex: http://www.zejournal.mobi

Les échanges d'accusations de trahison et de lâcheté sur les médias des groupes armés en Syrie suffisent à eux seuls à comprendre l'importance stratégique de la libération de la ville de Sfeira, au sud-est d'Alep, par l'Armée arabe syrienne et les unités de la défense nationale.

Ces derniers mois, les groupes armés avaient massé dans cette localité d'importantes troupes, les unités les mieux équipées et celles disposant des plus gros moyens financiers. On y trouvait le Front al-Nosra et l'Etat islamique d'Irak et du Levant, affiliés à Al-Qaïda, Liwaa al-Islam, dirigé par Zahran Allouche, l'homme de Bandar Ben Sultan en Syrie, Ahrar al-Cham, et un conseil militaire local rattaché à l'Armée syrienne libre. Ces groupes jouissaient de lignes de ravitaillement ouvertes vers la frontière avec la Turquie, d'où étaient acheminés armes, munitions, argents et renforts en combattants venus de l'étranger. Le soutien le plus importants provenait d'Arabie saoudite, selon les correspondants de la presse étrangère.

Ces groupes ont jeté toutes leurs forces dans la bataille pour tenter de garder Sfeira en raison de sa position stratégique. Il s'agit en effet d'un nœud important commandant l'accès à la campagne sud-est d'Alep ; elle est située non loin de l'aéroport international d'Alep et de l'aéroport militaire de Koueirès ; elle est proche de la région d'Al-Bab, qui commande l'accès à Alep.

Elle constitue un point d'équilibre décisif à l'intérieur d'Alep et de sa province, car elle est située non loin des industries de la défense et de la route d'approvisionnement, qui relie les provinces de Hama et d'Alep. De plus, elle se trouve sur l'axe de communication routier entre la province d'Alep et des régions de l'est, à Raqqa.

Pour toutes ces raisons, la libération de Sfeira aura des répercussions décisives sur les équilibres militaires dans le pays.

L'Armée arabe syrienne et les unités de la défense civile ont réussi à libérer Sfeira après la reprise de Khanasser et de ses environs, il y a quelques semaines, ce qui lui avait permis de rouvrir la voie approvisionnement Hama-Alep, appelée la "route du désert".

L'avancée rapide de l'armée syrienne est une preuve de ses hautes capacités et de sa solidité, qui surprennent les observateurs. Mais elle confirme, aussi, le changement de l'humeur populaire des Syriens, qui rejettent les exactions des groupes extrémistes, déchirés par des luttes intestines autour des butins. L'effondrement du camp hostile à la Syrie avec l'apparition de profondes divergences entre l'Arabie saoudite d'un côté, le Qatar et la Turquie de l'autre, est un signe supplémentaire de l'échec de la guerre universelle contre la Syrie.

Les groupes armés qui combattent l'Etat syrien, ne sont que des façades pour des puissances étrangères. Ils ont sombré dans une profonde dépression après que les Etats-Unis aient été contraints d'abandonner leur projet d'agression contre la Syrie. Leurs défaites sur le terrain s'accélèrent et la reprise de Sfeira sera suivie d'autres victoires dans les différentes régions du pays.

 - Source : Ghaleb Gandy

Europa opta por South Stream

Ex: http://www.elespiadigital.com/

Continúa el tendido del gasoducto South Stream (Flujo Sur) en Europa. Bulgaria ha empezado a constuir el tramo que suministrará el gas ruso a Europa Central y del Sur. En lo que resta de año, se dará inicio a la construcción de la correspondiente infraestructura en Serbia, luego de lo cual le tocará el turno a Hungría. Además, los contratos sobre el tendido ya están suscritos con Grecia, Eslovenia, Croacia y Austria.

La extensión del tramo búlgaro supera 500 kilómetros. Las obras de construcción se iniciaron en la más económicamente deprimida parte noroccidental de Bulgaria, donde la tasa de desempleo supera el 20 %. Se pronostica que la ejecución del proyecto impulsará el crecimiento económico del país. Gracias a South Stream, Bulgaria recibirá inversiones por importe de tres mil quinientos millones de euro, casi tres mil millones de euro engrosarán sus arcas públicas, exenciones sobre el precio del gas y trabajo para los contratistas locales.

Además, al Holding energético de Bulgaria, socio del gigante gasístico ruso Gazprom, se le otrogará un crédito por el monto de seiscientos veinte millones de euro.

South Stream es un proyecto costoso, los gastos en su tendido ascienden a 16 mil millones de euro. Pero, desde la óptica de la seguridad energética, sus ventajas son evidentes, según ha expresado en Bulgaria el presidente de Gazprom, Alexéi Míller:

–Se trata de un importantísimo componente de la seguridad energética para todo el continente europeo, pues el gas se suministrará directamente desde Rusia a Bulgaria y a la Unión Europea, sin atravesar los países de tránsito.

Bajo el término "los países de tránsito" se sobrentiende a Ucrania que sistemáticamente genera problemas, icnumpliendo los compromisos de pago, bombeando ilíctamente este hidrocarburo en sus depósitos subterráneos. En un pasado, este país eslavo causó irregularidades en el suministro de gas a Europa. Al alcanzar South Stream la capacidad proyectada, estos problemas pasarán a la historia, se muestra seguro el director del departamento analítico en la entidad Alpari, Alexánder Razuváev:

–Después de que Gazprom adquiriera Beltransgaz (operadora del sistema de gasoductos de Bielorrusia) y se pusiera en marcha la tubería North Stream, estos riesgos disminuyeron considerablemente. Cuando comience a funcionar South Stream, los riesgos prácticamente dejarán de existir. Por lo que se refiere a Europa, tendrá los suministros garantizados. Se barajaba una variante optativa, el gasoducto Nabucco, que no resultó ser viable. Correspondientem ente, Europa optó por South Stream.

South Stream empezará a suministrar gas a la población de Europa ya a finales de 2015. La capacidad de su primera ramificación superará los quince mil millones de metros cúbicos anuales. En toral, a esta arteria gasera le corresponderá un 10 % del consumo continental de este hidrocarburo.

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House of Saud May Throw Oily Spanner into US-Iran Talks Gambit

House of Saud May Throw Oily Spanner into US-Iran Talks Gambit

by Finian Cunningham

Ex: http://www.strategic-culture.org/

Obama-and-Hassan-Rohani.jpgThe Saudi spat with its historic Washington ally has several ways of playing out. Jilted over American «double standards» in the Middle East (how ironic is that?), senior members of the House of Saud, including intelligence chief Prince Bandar bin Sultan, have hinted that the oil-rich kingdom may shop elsewhere for its billion-dollar weapons toys that it traditionally sources from Washington. Given the parlous state of the US industrial economy, such a loss of exports in a key revenue sector, would be a nasty blow... 

Another line for a Saudi sting against the «feckless Americans» might be to throw an oily spanner into US-Iran talks over the long-running nuclear dispute. Specifically, Saudi Arabia – the main productive force in the OPEC oil cartel – could make sanctions relief for Iran a problematic order.

Not that Washington cares too much about affording sanctions relief per se, but the Saudi recalcitrance could damage what appears to be a cynical gambit by the US to engage with Iran diplomatically for geo-strategic reasons. 

For the Saudis, this opportunity for vandalism would be sweet revenge for their exasperation with perceived American flip-flopping on Syria and Iran. The Wahhabi Saudi kingdom is obsessed with the defeat of Shia Islam represented by Iran and its allies in Syria and the Hezbollah militia in Lebanon. That obsession is borne out of arcane sectarian religious animosity and also out of more mundane political rivalry. The prestige of the Iranian revolution across the Middle East and its trenchant anti-imperialism are dangerous inspirations to the Arab Street, from the House of Saud’s point of view. 

So, the apparent about-turn in US policy, first in baulking at the launch of an all-out military strike on Syria last month, and then secondly, the surprise US-led rapprochement towards Tehran over the decade-old nuclear dispute, has provoked Saudi ire to its very theocratic foundations. 

That explains the extraordinary huff expressed recently by Prince Bandar, the Saudi spymaster. Given his close contacts with the Washington establishment owing to his role as ambassador for 22 years (1983-2005), we can be sure that Bandar’s reported griping and threat-making to Western diplomats was designed to send a stern message from the House of Saud to senior US government figures. The Saudis are not merely disgruntled with their American patron; they are aggrieved by what they perceive as betrayal.

From the House of Saud’s precarious position as unelected rulers of the world’s biggest oil-exporting country – where elite wealth sits incongruously alongside massive poverty among the 20 million indigenous population – there stems an intense zero-sum mentality. Any perceived setback to the rulers or concession to rivals is intolerable to the despotic regime’s sense of its own insecure authority, both at home and regionally. That is why its reactions are so vehement, such as the furious rejection earlier this month of a non-permanent member seat on the UN Security Council – again, another action aimed at showing displeasure with Washington. 

Saudi animosity towards Iran, Syria and Hezbollah – the Shia Crescent – is of course nothing new. Such geopolitical envy can be traced back to the Islamic Revolution of 1979. For its own hegemonic reasons, Washington has cultivated the Saudi rivalry with Iran, viewing the Saudi-led Sunni monarchies of the Persian Gulf as a bulwark against Iranian-inspired popular uprisings. Bahrain is perhaps the best example, where the US and Saudi Arabia have colluded in crushing the pro-democracy movement in Bahrain that arose during the Arab Spring of 2011. The counter-insurgency propaganda of the Bahraini and Saudi regimes, with tacit approval from Washington, blames the uprising on the subversive agency of Iran and Hezbollah. Iran denies any such political interference in the internal affairs of the Sunni monarchies. Tehran maintains, with sound reasoning, that the unrest in Bahrain, Saudi Arabia and the other oil sheikhdoms is simply a reflection of the gross democratic deficit in these fascistic states. 

The Arab Spring also gave the House of Saud a golden opportunity to hit back against the Shia Crescent by joining in the Western-led covert war for regime change in Syria. By unseating the government of President Bashar al-Assad that would, so the logic went, deliver a powerful blow to Iran’s regional influence. 

But the military option against Syria and Iran has proven to be a blunt instrument that has yielded little result, as far as Western strategic objectives are concerned. Both Syrian and Iranian governments remain unbowed despite years of brutal aggression in the form of proxy mercenary armies against the former and a barrage of economic sanctions on the latter.   

This would explain why Washington and its Western allies, Britain and France, now seem prepared to exercise the political option through diplomatic negotiations. It’s not that Washington has given up on its strategic objectives of thwarting both Syria and Iran. It is just that the tactics are shifting, from military aggression to political wrestling. As Prussian military theorist Carl Von Clausewitz (1780-1831) aptly put it, war is but a continuation of politics by other means, and vice versa. 

From Washington’s point of view, this shift would kill two strategic birds with one stone. By engaging Iran and Syria into a political process, concessions might be traded one against another, with the all-important result of undermining both governments. A potential point of attack would be Iran’s urgent need for economic sanctions to be lifted.

The alacrity of Iran’s new diplomatic push over the nuclear deadlock shows that the Islamic Republic has an acute need to remove the Western embargo on its economy. It is reckoned that the combination of US and European Union sanctions imposed on Iran in mid-2012 alone has hit oil exports by more than half, resulting in a loss of revenues of $35 billion over the past year. That can only be described as devastating, to say nothing of criminal aggression.

The Iranian election of President Hassan Rouhani in mid-June and the appointment of Western-educated Mohammed Javad Zarif as foreign minister have brought a sea-change in Iran’s relations with Washington, the P5+1 group of UN Security Council members plus Germany, the EU and the UN’s atomic watchdog, the International Atomic Energy Agency. Talks with the IAEA this week in Vienna were described as «serious and earnest». All such talks have been reported as «constructive» and «progressive». This dramatic change can largely be seen as a manifestation of Iran’s pressing need to alleviate Western strictures on its economy.

But this diplomatic development can also be viewed as Washington and its Western allies wanting to engage Iran politically for their own pressing tactical reasons, with regards to realizing strategic objectives towards both Iran and Syria. 

Following the first round of negotiations between Iran and the P5+1 group in Geneva last month, there was dizzying high praise from Washington and European powers. But ahead of the second round of talks scheduled in Geneva next week, there have been assorted signals that Washington and the Europeans are reverting to playing hardball. 

The Obama administration is saying that there will no sanctions relief any time soon and that Iran will have to present concrete evidence that it is not pursuing nuclear weapons. The US Congress is also preparing to pass a bill that will ratchet up the sanctions regime even more, while the EU is reportedly stepping up enforcement of its embargoes on Iranian shipping and finance. 

The effect of this hardball will make Iran amenable to acceding to political concessions, especially as it gains the tantalizing whiff of sanctions relief. Here Iran has to tread carefully because of its own domestic population who are deeply suspicious of Western intentions. So far, the Rouhani presidency insists that the country’s right to enrich uranium at the 20 per cent level for civilian purposes is non-negotiable. It is inconceivable that the government in Tehran would survive politically if it were to give way on such a redline issue. That raises the question of what other concessions the West might demand from Iran for the latter’s much-needed sanctions relief?

Perhaps the Iranians might be asked to act as an interlocutor to enable the West to extract concessions from the government in Damascus regarding the imposition of a transitional government there.  

In pursuing its political machinations, the West has to proceed smartly and delicately too. For one thing, it has to appear to be giving the Iranians something, otherwise Iran will not engage, or the Iranian masses will demand complete withdrawal from a futile process. 

In that regard, it is significant that the White House is saying that it is considering the unfreezing of Iranian assets worth up to $50 billion. That amount would more than compensate for the loss in oil revenues for Iran over the past year. 

And it seems that Iran is anticipating a return to international oil markets because of the warmer diplomatic climate. The Reuters news agency reported last week: «Iran is reaching out to its old oil buyers and is ready to cut prices if Western sanctions against it are eased.»

The report added: «New Iranian President Hassan Rouhani's ‘charm offensive’ at the United Nations last month, coupled with a historic phone call with US President Barack Obama, revived market hopes that Iranian barrels could return with a vengeance if the diplomatic mood music translates into a breakthrough in the standoff over Tehran's disputed nuclear program.»

Reuters quoted a senior oil trader as saying: «The Iranians are calling around already saying ‘let's talk’ ... You have to be careful, of course, but there is no law against talking.»

Now, here is where the Saudis smarting over US «betrayal» could play havoc with Washington’s tactical engagement with Iran and Syria. 

Iran’s forced withdrawal from oil markets due to Western sanctions has been replaced by a spike in Saudi oil production, which has helped to maintain market prices at around $100 a barrel over the past year. Saudi oil output is said to be at an all-time high, towards its full capacity of 12 million barrels a day. 

For Washington to engage Iran in a political process, even for entirely cynical reasons, it will need to show a certain degree of flexibility in allowing Iran to resume at least a portion of vital oil exports. However, that overture is, as it turns out, the prerogative of Saudi Arabia, whose extra oil output has covered the global shortfall from sanctioned Iranian supplies. The Saudis are unlikely to facilitate any resumption of Iranian oil business. 

In that way, the Saudis have the power to throw a very oily spanner in the diplomatic wheels that Washington is trying to turn with Iran.




Republishing is welcomed with reference to Strategic Culture Foundation on-line journal www.strategic-culture.org.

Al Qaeda in China, Islamic Insurgency in Uighur-Xinjiang, China and the US-Saudi-Israeli Plan for the Middle East

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Al Qaeda in China, Islamic Insurgency in Uighur-Xinjiang, China and the US-Saudi-Israeli Plan for the Middle East

 
Global Research, October 30, 2013

THE YINON PLAN LIVES ON

Named after Israel’s minister of foreign affairs at the time of the 1982 invasion of Lebanon and occupation of Beirut, with about 25 000 dead, this divide-and-rule geostrategy plan for the MENA (Middle East and North Africa) lives on.

Already victims of this strategy since 2011 – operated by Israel, the US and Saudi Arabia – we have the divided and weakened states of Iraq, Libya, Yemen and Syria. Egypt and even Tunisia can also possibly be added to the list. Others can be identified as likely short-term target victim countries.

In February 1982 the foreign minister Oded Yinon wrote and published ‘A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties‘, which outlined strategies for Israel to become the major regional power in the Middle East. High up the list of his recommendations was to decapitate and dissolve surrounding Arab states into sub-nations, warring between themselves. Called the peace-in-the-feud or simply divide and rule, this was part of Yinon’s strategy for achieving the long-term Zionist goal of extending the borders of Israel, not saying where but potentially a vast region. His strategy was warmly and publicly supported by leading US policy makers with close ties to Israel, like Richard Perle, by the 1990s.

This regional balkanization plan is centred on the exploitation of ethnic, religious, tribal and national divisions within the Arab world. Yinon noted the regional landscape of the MENA was “carved up” mainly by the US, Britain and France after the defeat and collapse of the Ottoman empire in 1917. The hastily traced and arbitrary borders are not faithful to ethnic, religious, and tribal differences between the different peoples in the region – a problem exactly reproduced in Africa, when decolonization started in the 1950s and 1960s. Yinon went on to argue this makes the Arab world a house of cards ready to be pushed over and broken apart into tiny warring states or “chefferies” based on sectarian, ethnic, national, tribal or other divisions.

Central governments would be decapitated and disappear. Power would be held by the warlord chiefs in the new sub-nations or ‘mini-states’. To be sure, this would certainly remove any real opposition to Israel’s coming regional dominance. Yinon said little or nothing about economic “collateral damage”.

To be sure, US and Saudi strategy in the MENA region is claimed to be entirely different, or in the Saudi case similar concerning the means – decapitating central governments – but different concerning the Saudi goal of creating a huge new Caliphate similar to the Ottoman empire. Under the Ottomans nations did not exist, nor their national frontiers, and local governments were weak or very weak.

ISLAMIC INSURGENCY IS WELL KNOWN IN CHINA

China knows plenty about Islamic insurgency and its potential to destroy the nation state. Even in the 1980s and 1990s, some 25 years ago, China had an “Islamic insurgency” threat concentrated in its eastern resource-rich and low population Xinjiang region. Before that, since the early days of the Peoples’ Republic in the 1950s, China has addressed Islamic insurgency with mostly failed policies and strategies but more recently a double strategy of domestic or local repression, but aid and support to Islamic powers thought able to work against djihadi insurgents – outside China – has produced results.

The Chinese strategy runs completely against the drift of Western policy and favours Iran.

A report in ‘Asia Times’, 27 February 2007, said this: “Despite al-Qaeda’s efforts to support Muslim insurgents in China, Beijing has succeeded in limiting (its) popular support….. The latest evidence came when China raided a terrorist facility in the country’s Xinjiang region, near the borders with Pakistan, Afghanistan, Tajikistan and Kirgizstan. According to reports, 18 terrorists were killed and 17 were captured”.

Chinese reporting, even official white papers on defence against terror are notoriously imprecise or simply fabricated. The official line is there is no remaining Islamic insurgency and – if there are isolated incidents – China’s ability to kill or capture militants without social blowback demonstrates the State’s “hearts and minds” policy in Xinjiang, the hearth area for Chinese Muslims, is working.

Chinese official attitudes to Islamic insurgency are mired with veils of propaganda stretching back to the liberation war against anti-communist forces. These featured the Kuomintang which had a large Muslim contingent in its Kuomintang National Revolutionary Army. The Muslim contingent operated against Mao Zedong’s central government forces – and fought the USSR. Its military insurgency against the central government was focused on the provinces of Gansu, Qinghai, Ningxia and Xinjiang and continued for as long as 9 years after Mao took power in Beijing, in 1949.

Adding complexity however, the Muslim armed forces had been especially active against the Soviet Union in the north and west – and by 1959 the Sino-Soviet split was sealed. Armed hostilities by Mao’s PLA against the Red Army of the USSR broke out in several border regions, with PLA forces aided by former Muslim insurgents in some theatres. Outside China, and especially for Arab opinion, Mao was confirmed as a revolutionary nationalist similar to non-aligned Arab leaders of the period, like Colonel Husni al-Zaim of Syria and Colonel Nasser of Egypt.

CHINA’S THREAT TO WESTERN STRATEGY IN THE MENA

Especially today, some Western observers feign “surprise” at China’s total hostility towards UN Security Council approval for “surgical war” strikes against Syria. The reasons for this overlap with Russia’s adamant refusal to go along with US, Saudi Arabian, Turkish and French demands for a UNSC rubber stamp to trigger “regime change” in Syria but are not the same. For China the concept of “regime change” with no clear idea – officially – of what comes next is anathema.

As we know, when or if al Assad falls, only chaos can ensue as the country breaks apart, but this nightmare scenario for China is brushed aside by Western politicians as a subject for “later decision”.

China’s successful efforts to keep the global jihad from spreading into its territory is surely and certainly taken as a real challenge by Saudi-backed insurgents in western China. Various reports indicate the al-Qaeda organization trains about 1 000 mostly Xinjiang-origin Uighurs and other Chinese Muslims every year. Located in camps in Afghanistan, Pakistan, Kirgizstan and elsewhere, this terror training has continued since at least the mid-1990s, for a total of more than 15 years.

The focus on Xinjiang, formerly called Turkestan is no accident. The region’s Russian influence is still strong, reinforced by Muslim migration from Russia in the 19th century, accelerated by the Russian Civil War and 1917 revolution. During China’s warlord era preceding Mao’s rule, the USSR armed and supported the Muslim separatist East Turkestan Republic which only accepted Mao’s rule when the PRC under the Chinese communists was fully established in 1949. The longstanding East Turkestan jihadi movement (ETIM) is highly active today after being relaunched in the early 2000′s, especially since the Iraq war of 2003. It however mainly acts in “external theatres” such as Pakistan’s Baluchistan province. The Baluchi of Pakistan have long-term rebellious relations with the central government in Islamabad, and are allied with Kurd nationalists in Iraq, Syria, Lebanon and Turkey.

The US Council on Foreign Relations in a 29 May 2012 briefing on Xinjiang noted that since the Chinese Qing dynasty collapse of 1912, the region has experienced various types of semi-autonomy and on several occasions declared full independence from China. The Council for example notes that in 1944, factions within Xinjiang declared independence with full support from the USSR, but then cites US State Dept. documents claiming that Uighur-related terrorism has “declined considerably” since the end of the 1990s and China “overreacts to and exaggerates” Islamic insurgency in Xinjiang.

Notably, the US has declassified the ETIM Islamic movement – despite its terror attacks – as a terrorist organization. The ETIM was defined as such during the Bush administration years, but is no longer listed as a Foreign Terrorist Organization (FTO) in the State Dept. FTO list as from January 2012.

China has fully recognized the Islamic insurgency threat, with its potential for drawing in hostile foreign powers seeking to destroy national unity and break the national government. Its concern, shared by Indian strategists and policy makers is to “stop the rot” in the MENA.


THE CHINESE STRATEGY

Unofficially, China regards the US and Saudi strategy in the MENA and Central Asia as “devil’s work” sowing the seeds of long-term insurgency, the collapse of the nation state and with it the economy. The US link with and support to Israel is in no way ignored, notably Israel’s Yinon plan for weakening central governments and dissolving the nation state right across the MENA.

China’s main concern is that Central Asian states will be affected, or infected by radical Islamic jihadi fighters and insurgents drifting in from the West, from the Middle East and North Africa. These will back the existing Islamic insurgent and separatist movement in resource-rich Xinjiang. To keep Central Asian states from fomenting trouble in Xinjiang, China has cultivated close diplomatic ties with its neighbors, notably through the Shanghai Cooperation Organization which has a secretariat concerned with counter-insurgency issues.

US analysts however conclude, very hastily, that China “instinctively supports the status quo” and therefore does not have an active international strategy to combat djihadi violence and anarchy outside China. US analysts say, without any logic, that China will respond to and obediently follow initiatives from Washington and other Western powers – as it has starkly not done in the UN Security Council when it concerns the Western powers’ long drawn out attempt to repeat, for Syria, their success in 2011 for getting UNSC approval to the NATO war in Libya!

China was enraged, and regarded it as betrayal when its support for limited action by NATO in Libya – a rare instance of China compromising on nonintervention – turned into an all-out “turkey shoot” to destroy the Gaddafi clan. Libya was handed over to djihadi militants, who subsequently declared war against central government, an accelerating process resulting in Libya, today, having no central government with any real authority. That experience certainly hardened Beijing’s responses on Syria.

Post-Mao China has restored the concept of Chinese cultural continuity, with a blend of Confucian, Taoist and Buddhist strands which had been been weakened but not completely destroyed in the years of ideologically-driven Communism. For the Communists of Mao’s era “history was bunk”, not even a mixed bag but an unqualified evil that must be smashed. The Chinese attitude to radical Islam as embodied in the ideologies of Wahabism and Salafism is the same – they are treated as a denial of world history and its varied cultures, with immediate and real dangers for China. Its counter-insurgency strategy against Islamic radicals is the logical result.

This strategy ensures closer Tehran-Beijing relations, usually described by Western analysts as a “balancing act” between ties to Washington and growing relations with Iran. China and Iran have developed a broad and deep partnership centered on China’s oil needs, to be sure, but also including significant non-energy economic ties, arms sales, defense cooperation, and Asian and MENA geostrategic balancing as a counterweight to the policies and strategies of the United States and its local allies, Saudi Arabia and Israel. Chinese attention now focuses the Washington-Riyadh axis and its confused and dangerous MENA region geostrategy, resulting in a de facto proliferation of Islamic djihadi insurgents and the attack on the basic concept of the nation state across the region. The Chinese view is that Iran’s version of “Peoples’ Islam” is less violent and anarchic, than the Saudi version.

OPPOSING THE WASHINGTON-RIYADH AXIS

Both Chinese and Indian strategists’ perceptions of the US-Saudi strategy in the MENA, and other Muslim-majority regions and countries is that it is dangerous and irresponsible. Why the Western democracies led by the US would support or even tolerate the Saudi geostrategy and ignore Israel’s Yinon Plan – as presently shown in Syria – is treated by them as almost incomprehensible.

China is Tehran’s largest trading partner and customer for oil exports, taking about 20% of Iran’s total oil exports, but China’s co-operation is seen as critical to the Western, Israeli and Arab Gulf State plan to force Iran to stop uranium enrichment and disable the capacity of its nuclear program to produce nuclear weapons. Repeated high-level attempts to “persuade Beijing” to go along with this plan, such as then-US Treasury Secretary Timothy Geithner’s 2012 visit to Beijing, however result each time in Chinese hosts politely but firmly saying no. This is not only motivated by oil supply issues.

Flashpoints revealing the Chinese-US divide on Iran crop up in world news, for example the US unilateral decision in January 2012 to impose sanction on Chinese refiner Zhuhai Zenrong for refining Iranian oil and supplying refined products back to Iran. This US action was described by China’s Foreign Ministry spokesman as “totally unreasonable”. He went on to say that “China (has) expressed its strong dissatisfaction and adamant opposition”.

At the same time, China’s Xinhua Agency gave prominence to the statement made by Iran’s OPEC delegate Mohamed Ali Khatibi: “If the oil producing nations of the (Arab) Gulf decide to substitute Iran’s oil, then they will be held responsible for what happens”. Chinese analysts explained that China like India was irritated that Iranian oil sanctions opened the way for further de facto dominance of Saudi Arabia in world export supplies of oil, as well as higher prices.

Iran is however only the third-largest supplier of oil to China, after Angola and Saudi Arabia, with Russia its fourth-largest supplier, using EIA data. This makes it necessary for China to run sustainable relations with the Wahabite Kingdom, which are made sustainable by actions like China’s Sinopec in 2012 part-funding the $8.5 billion 400 000 barrels-per-day refinery under construction in the Saudi Red Sea port city of Yanbu.

The Saudi news and propaganda outlet Al Arabiya repeatedly criticises China and India for their purchase of Iranian oil and refusal to fully apply US-inspired sanctions. A typical broadside of February 2013 was titled “Why is China still dealing with Iran?”, and notably cited US analysts operating in Saudi-funded or aided policy institutes, such as Washington’s Institute for Near East Policy as saying: “It’s time we wised up to this dangerous game. From Beijing’s perspective, Iran serves as an important strategic partner and point of leverage against the United States”. US analysts favourable to the Saudi strategy in the MENA – described with approval by President Eisenhower in the 1950s as able to establish a Hollywood style Saudi royal “Islamic Pope” for Muslim lands from Spain to Indonesia – say that Iran is also seen by China as a geopolitical partner able to help China countering US-Saudi and Israeli strategic action in the Middle East.

A 2012 study by US think tank RAND put it bluntly: “Isolated Iran locked in conflict with the United States provides China with a unique opportunity to expand its influence in the Middle East and could pull down the US military in the Gulf.” The RAND study noted that in the past two decades, Chinese engineers have built housing, bridges, dams, tunnels, railroads, pipelines, steelworks and power plants throughout Iran. The Tehran metro system completed between 2000 and 2006 was a major Chinese engineering project.

THE BIG PICTURE

China’s Iran policy and strategy can be called “big picture”. Iranian aid and support to mostly but not exclusively Shia political movements, and insurgents stretches from SE Asia and South Asia, to West and Central Asia, Afghanistan, the Caspian region, and SE Europe to the MENA. It is however focused on the Arabian peninsula and is inevitably opposed to Saudi geostrategy. This is a known flashpoint and is able to literally trigger a third world war. Avoiding this is the big picture – for China.

Li Weijian, the director of the Research Center of Asian and African Studies at the Shanghai Institute for International Studies puts it so: “China’s stance on the Iranian nuclear issue is not subject to Beijing’s demand for Iranian oil imports, but based on judgment of the whole picture.” China is guided in foreign relations by two basic principles, both of them reflecting domestic priorities. First, China wants a stable international environment so it can pursue domestic economic development without external shocks. Second, China is very sensitive to international policies that ‘interfere in or hamper sovereign decisions”, ultimately tracing to its experience in the 19th and 20th centuries at the hands of Western powers, and the USSR, before and after the emergence of the PRC. It adamantly opposes foreign interference in Taiwan, Tibet, and Xinjiang.

This includes radical Islamist or djihadi interference, backed by any foreign power. While China has on occasions suspected Tehran of stirring Islamic insurgency inside its borders it sees the US-Saudi geostrategy of employing djihadists to do their dirty work as a critical danger, and as wanton interference. Indian attitudes although not yet so firm, are evolving in the same general direction. Both are nuclear weapons powers with massive land armies and more than able to defend themselves.

Claims by Western, mostly US analysts that China views Iran as exhibiting “unpredictable behaviour” in response to US-led sanctions and that Iran is “challenging China’s relations with its regional partners” can be dismissed. In particular and concerning oil, China is well aware that Iran will need many years of oil-sector development to return to anything like pre-Islamic revolution output of more than 5 million barrels a day. Unless oil sanctions are lifted, Iran’s oil output will go on declining, further increasing the power of the Gulf States led by Saudi Arabia, and Shia-governed but insurgency threatened Iraq to dictate export prices.

China dismisses the claim that its policies have hampered US and other Western political effort to dissuade Iran from developing nuclear weapons capability.

China’s distaste for toppling almost any central government, even those run by dictatorial strongmen springs from a deep sense of history – marked by insecurity about the uncertain political legitimacy of governments arising from civil war and revolution – like the PRC. At its extreme, this Chinese nightmare extends to fears that if the US-Saudi geostrategy can topple governments in the Middle East almost overnight, what will stop them from working to bring down China’s government one day? Unlike almost all MENA countries minus the oil exporters, China has scored impressive victories in the fight against poverty. Its economy although slowing creates abundant jobs and opportunity.

For China, this is the only way to progress.

HARDENING POLICIES AND POSITIONS

The emerging Chinese anti-Islamist strategy also underlines a menacing reality for the US and other Western powers. China rejects the belief there is still only one superpower in today’s world—the USA. The USA’s weakened economy and uncontrollable national debt, its confused and cowardly drone war, its slavish support to Israeli and Saudi whims do not impress China – or India.

To be sure China’s classic-conventional weapons development programs lag far behind the US. The Chinese military strategy for pushing back US dominance focuses global reach ballistic missiles, tactical nuclear weapons, drones, submarines, and military space and cyberwarfare capabilities.

With the PLA it possesses the biggest land army in the world. No US warmonger, at least saner versions would “take on China”.

China has invested heavily in Iraq, Saudi Arabia and other Gulf states, as well as Iran. It does not want to see its investment effort destroyed by deliberately promoted Islamic anarchy. Also, its Middle Eastern presence will continue due to the fact that while US dependence on oil imports is declining, China overtook the US as the world’s largest oil importer on a daily basis, this year, several years ahead of analysts’ consensus forecasts.

The likely result is that China is now poised and almost certain to strengthen relations with Iran. The intensifying Syrian crisis as well as the dangerously out of control US-Saudi-Israeli djihadi strategy, of fomenting sectarian conflict and destroying the nation state in the MENA, will likely prompt China to soon take major initiatives.

mardi, 05 novembre 2013

En de laatste Duitser is Ethiopisch

En de laatste Duitser is Ethiopisch

 
Asfa-Wossen AsserateEx: Nieuwsbrief / Deltastichting, Nr. 76, Oktober 2013

Een wat provocatieve titel? Allicht wel, maar dat zal allicht misschien zelfs de bedoeling zijn van Asfa-Wossen Asserate. Nog nooit van gehoord, zegt u? Dat zou kunnen, maar ik meen mij te herinneren dat ik in TeKoS een tijd geleden van deze auteur – tevens Ethiopische prins en volle neef van de voormalige keizer van Ethiopië Haile Selaissie – het boekje Manieren heb besproken, in Duitsland in elk geval een bestseller in 2003. Het boekje was niets meer maar ook niets minder dan een schatkist vol goede manieren, het laatste compendium van de nette, burgerlijke manieren, intussen helemaal losstaand van de multiculturele massamaatschappij waarin we met z’n allen leven.

Asserate verzamelde in dit eerste boekje een schat aan anekdotes en kritische bedenkingen, volgens bepaalde commentaren stond het bol van de cultuurkritiek. Hij schreef met veel liefde en genegenheid neer dat Duitse burgerlijkheid niets te maken had met ‘donkere kantjes van het bestaan’, met ‘lompheid’ of onderworpenheid, maar alles met fijnzinnigheid, oprechtheid en een zekere culturele erfenis. Eén van zijn boeken, Draussen nur Kännchen. Meine deutschen Fundstücke, is een échte liefdesverklaring , waarmee de prins wil bijdragen om de reserves van de Duitsers voor hun eigen geschiedenis en hun eigen identiteit af te bouwen. De Duitsers moeten begrijpen én erkennen “in welk fantastisch land zij leven en tot welk cultuurvolk zij eigenlijk behoren”, aldus de auteur. Ook zijn jongste boek, Deutsche Tugenden Von Anmut bis Weltschmerz (Uitgeverij C.H. Beck, München 2013, ISBN 978-3-406-64504-4), leest als een zeer interessante kijk van buitenaf op de ziel van de Duitser.

Asfa-Wossen Asserate werd in 1948 in Addis-Abeba geboren en kwam in 1968 naar Duitsland studeren. Hij werd er Corpsstudent in Tübingen en trad dus toe tot de Duitse Burschenschaften. De communistische omwenteling in zijn thuisland in 1974 zorgde ervoor dat hij in Duitsland zou blijven, waar hij intussen een gedreven bedrijfsconsulent werd. De keizersspruit met een familiestamboom van meer dan duizend jaar oud werd een Duits staatsburger, en ontpopte zich zelfs tot een enthousiast patriot en Avondlander.

Hij beseft maar al te goed dat hij een  ‘aangespoelde’ Duitser is, een nieuwe Duitser. Hij wil de Duitsers nochtans dringend aanzetten om hun eigen identiteit terug met warmte te omhelzen. Zijn boodschap is zeer duidelijk: zonder tradities geen waarden, en zonder manieren geen identiteit.  Zonder de beide is er geen zelfrespect.

Is de titel bovenaan dan zo misplaatst?
 
Peter Logghe

La Turquie déjà en Europe grâce au Kosovo

La Turquie déjà en Europe grâce au Kosovo
 
Erdogan jette le masque

Jean Bonnevey
Ex: http://metamag.fr
1372453379-people-in-kosovo-protest-in-favor-of-turkish-pm-erdogan_2203285.jpgLes turcs ne se sentent certes pas européens mais ils sont en Europe physiquement déjà et de plus en plus. L’Europe s’est laissée entraîner par les Usa et l’Otan dans une guerre stupide contre la Serbie, contre le dictateur Milosevic pour les gentils kosovars.

C’était objectivement faire le jeu des musulmans contre les chrétiens dans une région d’affrontement historique entre la civilisation helléno- judéo-chrétienne et la civilisation arabo musulmane. Le perdre de vue était totalement stupide. La reconquête de la quasi-totalité des Balkans sur les turcs qui ont achevé contre l’empire romain d’orient ce que les arabes avaient commencé, est comparable à la reconquista espagnole.
 
Le Kosovo, patrie d’origine des Serbes, devenu un état musulman kosovar, c’est une chose terrible et parlante au niveau du poids de la démographie et des migrations de remplacement. La revendication de cette terre, au nom d’un passé commun, par la Turquie est plus terrifiante encore et rappellera, à certains démocrates sourcilleux, des thèses de l’époque la plus sombre de notre histoire.

En visite officielle au Kosovo à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport de Pristina, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lâché une petite bombe en déclarant : « la Turquie, c’est le Kosovo, et le Kosovo, c’est la Turquie ». Le chef du gouvernement turc a déclaré que les citoyens du Kosovo et de Turquie faisaient toujours partie d’un même pays. « Chers frères et amis, nous partageons la même histoire culturelle et la même civilisation. N’oubliez pas que la Turquie, c’est le Kosovo et que le Kosovo, c’est la Turquie. Nous sommes à ce point proches que l’auteur de l’hymne turque, Mehmet Akif Ersoj, est originaire du Kosovo, de la ville d’Ipek-Peć-Peja », s’est exclamé Recep Tayyip Erdoğan. 

 
Hashim Thaçi, le Premier ministre du Kosovo, a remercié son homologue turc de la qualité de la coopération entre les deux pays et a rappelé que la Turquie était le premier pays à avoir reconnu l’indépendance du Kosovo. Le Premier ministre albanais, Edi Rama a, quant à lui, déclaré que les citoyens du Kosovo et de la Turquie, Albanais et Turques, étaient des peuples frères, qui devaient travailler ensemble à construire un avenir meilleur. Banques, autoroutes, aéroport de Pristina : la Turquie est le premier investisseur étranger au Kosovo. Cette présence économique massive alimente toutes les théories du complot. Le Kosovo serait-il, comme certains le prétendent, le « point d’ancrage » dans les Balkans d’une Turquie, qui aurait retrouvé ses ambitions impériales ?

Du côté de Belgrade, les propos de Recep Tayyip Erdoğan ont provoqué de très vives réactions. « Je considère ces déclarations scandaleuses  et j’attends des excuses rapides de la Turquie et de son Premier ministre. Ce comportement est inacceptable et incompatible avec de bonnes relations diplomatiques », a déclaré jeudi 24 octobre le vice-Premier ministre Aleksandar Vučić, avant d’ajouter que la Turquie savait très bien que le Kosovo n’était plus turc « depuis les Guerres balkaniques ».

Ce que semble oublier ce premier ministre très pro-occidental, c’est que les guerres balkaniques ont repris, menées par l’occident contre la Serbie et apparemment au profit de l’ottoman. Détruire la grande Serbie pour instaurera au cœur de l’Europe une nouvelle grande Turquie, ça c’est bien joué !

Moi aussi je soutiens les bonnets rouges bretons

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Moi aussi je soutiens les bonnets rouges bretons

Samedi 2 novembre, à l’appel du « collectif pour l’emploi en Bretagne » et du collectif « révolte bretonne », mais aussi de nombreuses organisations syndicales, associatives, politiques, ce sont des dizaines de milliers de Bretons qui vont défiler dans les rues de Quimper, pour dénoncer l’agonie économique et sociale dans laquelle est actuellement plongée la Bretagne.
Paysans, marins-pêcheurs, ouvriers, artisans, chefs d’entreprise seront tous réunis et soudés pour défendre le droit de vivre et de travailler au pays, ce droit que les dirigeants politiques au pouvoir refusent aux Bretons, comme ils le refuseront demain à tous ceux qui refusent les licenciements, la mondialisation forcenée, la fiscalité démesurée, le grand remplacement de population.
C’est en solidarité avec ces nouveaux chouans, avec ces nouveaux bonnets rouges, que je signe cette pétition, qui sera adressée au premier ministre Jean Marc Ayrault. C’est en solidarité avec ces révoltés que je diffuse la pétition tout autour de moi.
Les Bretons entrent en résistance, suivons-les, soutenons-les, aidons-les
Solidarité avec les Bonnets-Rouges
 
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lundi, 04 novembre 2013

Big Brother is watching you !

 

L'EUROPE DOIT ETRE UNE PUISSANCE

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L'EUROPE DOIT ETRE UNE PUISSANCE
 
Redevenons optimistes !

Georges Maurice*
Ex: http://metamag.fr
Les années actuelles nous ont légué une ironie de principe, un nihilisme ricaneur. Tout se vaut dans un monde dominé par la marchandise ... Or, on assiste à une sorte de saturation de modèle individualiste, car les valeurs de rationalité issues du Siècle des Lumières, c'est à dire le progrès, l'individu, la raison, l'universel, n'enchantent plus le monde. Bien plus, les concepts « universalisables » de mondialisation, voire d'Humanité, attirent et inquiètent à la fois, car les forces qui poussent vers l'universel ne sont plus humanistes mais économiques ; dominées par l'hyper puissance américaine, ces forces effrayent et n'a-raisonnent plus les territoires du monde. A l'homogénisation du monde répondent les mots d'identité, de tribalisme mais les lignes de métamorphoses existent. (M. Maffesoli, La violence totalitaire, éd. Des clefs de Brouwer 1999).


Cette tribalisation est-elle l'annonce de la fin de l'individualisme ? Certains auteurs évoquent une « reféodalisation » de la Société ou encore d'un nouveau moyen-âge . Il est clair que la renaissance des communautés, que l'aspiration à l'authentique, au patrimoine, à la bonne bouffe selon José Bové participent des traits de la post modernité. Cette dernière fait et fera coexister technologie de pointe et références « archaïques ».

Si l'on admet que le lien social ne peut faire retour que dans l'instance du collectif, alors on assiste bien aujourd'hui à une véritable prolifération identitaire. Elle est aujourd'hui une donnée de base de la socialité, post moderne » : love parade, gay pride, techno parade, promenades collective en rollers, déferlent dans les rues de nos mégapoles ... C'est à la fois un narcissisme collectif et la fin de l'individualisme calculateur. 


Ces mécanismes identitaires ont connu plusieurs vagues. Des années 60 au années 80, ce fut la revendication éthnoculturelle et régionaliste. C'était le renouveau des appartenances locales, le retour des traditions. La seconde période fut celle des années 80. La crise s'installait, les plus fragiles, notamment ceux issus de l'immigration, cherchent un sens et une unité que la Société globale ne leur accorde pas. Ils renouent avec leurs origines, et constituent des communautés alliant la promotion d'intérêts particuliers à l'affirmation d'une culture spécifique, (c'est l'éthnic - business). Les années 90 accentuent le repli communautaire, tous les secteurs de la Société sont touchés ... Pour les uns, immigrés souvent, c'est une demande égalitaire formulée au nom de la différence (Fred Constant : La citoyenneté, clé Montchrestien 2000). Pour les autres, c'est une volonté de ne partager qu'entre soi. Depuis tout s’est aggravé. 

Ainsi, soit la communauté d'appartenance (de couleur, de race, de religion...), permet de revendiquer un droit à une dignité collective ; soit elle permet de revendiquer le droit à l'indifférence. Le temps des allégeances multiples est arrivé, sauf que par définition, la République ne reconnaît pas les minorités, mais que des citoyens.

Téléscopage de certitude qui voit s'opposer le citoyen héritier au consommateur de citoyenneté ! Les nouveaux chefs de ces identités concurrentes ont des ambitions parfois contradictoire. Ils peuvent contribuer à l'explosion de ce que l'on appelle pudiquement « les incivilités » alors qu'il s'agit de viser la rupture du lien social supérieur. Pourtant, des indices font apparaître dans ces « incivilités » les atteintes aux biens sont en constante augmentation de même que la juvénilisation.  Ce phénomène des bandes s'exprime aussi par une dimension contestataire de l'ordre établi.


En tout cas, ces nouveaux chefs démontrent tous les jours que la puissance publique n'est ni puissante, ni publique. On assiste alors inéluctablement à une privatisation de la sécurité, tandis que les quartiers difficiles sont devenus le no man's land de la Société (Philippe Cohen, Protéger ou disparaître : les élites face à la montée de l’insécurité, Ed. Gallimard 1999). Dans ces lieux, il est convenu de parler de politique de la ville qui en fait n'est rien d'autre que l'achat de la paix sociale au prix fort en instrumentalisant notamment les chefs de bande, comme naguère on le faisait avec les fils de chefs ... dans l'Afrique coloniale ! Toutefois, la différence est de taille, on exige plus que soit apprise la langue française ! Le business ethnique dans les banlieues, les disparitions des sanctuaires (on vole, on racket, on tue même à l'Ecole ....), les transports en commun sous contrôle policier, l'explosion de la délinquance des mineurs annoncent l'apparition de Seigneurs de guerre comme au temps de la Chine à la fin de la dynastie mandchoue. L'individu narcisse se réveille de son euphorie pour découvrir que les mafia sont devenues un mode de socialisation concurrents des Etats .

La communautarisation produit un monde en peau de léopard, à côté des zones prospères offrant les capitaux par une fiscalité douce, on voit se multiplier des « zones grises » qui valorisent les matières premières du crime: drogue, armes, êtres humains… La classe dirigeante s'est dissoute dans un individualisme ambiant dont elle a organisé le triomphe. Elle s'est déracinée, diluant ses responsabilités dans un espace indéterminé, sorte de hub mondial, d'où elle regarde ébahie le monde changer. Tandis que la caméra filme avec douceur les horreurs, rythmant ses découvertes obligés de jeux imbécile ouvrant la voie du hub à quelques gagnants éberlués. La classe dirigeante « deshistoricisée » ... a choisi d'être le spectateur désengagé de l'effroi sans fin dans lequel s'installent nos Sociétés en peau de léopard.

La reconfiguration d'un monde en commun demeure-t-elle encore possible ? 

Les lignes de la métamorphose européenne sont éternelles. Elles ne passent pas par la nostalgie mais par la volonté de l'optimisme. La douceur amère de la nostalgie a toujours séduit les spectateurs lucides mais fatigués car incarnant une fin de race ; esthètes et fascinés à la fois par leur propre vulnérabilité.

On connaît leurs phrases dont le désarroi émeut : « tout a changé, la vie va trop vite... nous ne savons plus quoi transmettre... il y a plus en plus d'étrangers... je ne me sens plus chez moi... bientôt on ne pourra plus être Français... ». Il existe même une certaine fierté à regarder un monde qui mime l'occident... mais est-il encore Européen, cet occident ? Il est déjà cette Californie qui devient l'épicentre de l'occident hollywoodien.

Certains plus volontaristes revendiquent, au nom d'un judo intellectuel, une sorte de communautarisation territoriale par un fédéralisme généralisé où l'organique reviendrait par les canaux de l'affectif patrimonial. En fait c'est méconnaître la formidable juvénilité des peuples européens. Ils n'en sont pas à une révolution près, ni à une renaissance. Mais les lames de fond qui agitent les peuples qui font et défont les empires sont les métamorphoses.

Elles mettent en jeu des forces géopolitiques, démographiques, culturelles, militaires, technologiques. Elles ne sont ni des progrès, ni des décadences, mais des mouvements d'immenses mutations par lesquelles les peuples répondent aux défis de l'histoire. Il y a des peuples qui restent immobiles, figés dans les banquises de leurs traditions mortes... ils meurent dès que les défis du monde les provoquent. Mais il y a aussi les peuples qui combattent, qui font sur eux-mêmes des révisions déchirantes et qui connaissent des mutations. C'est à ces peuples et à leurs mutations que l'Europe doit d'être toujours présente dans l'arène du monde.

Depuis l'aube de son Destin, la civilisation Européenne a connu trois grandes métamorphoses : la première vit des tribus nomades indo europénnes se muer en peuples celtes, germains, hellène, latins et éclore en hautes civilisations antiques païennes. La seconde, sous l'assaut du christianisme contraignit les peuples européens à un syncrétisme religieux et à l'établissement des royaumes médiévaux. La troisième fut la transformation de l'Europe en occident. Transformation d'abord positive, puis négative.

Redevenir optimistes


Nous sommes donc appelés à notre quatrième métamorphose, ce que Claude Imbert, dans « Ce que je crois » Ed Grasset,  a appelé le grand passage... c'est le recommencement grec... en esthétique, en politique, en science, en philosophie, la civilisation européenne saccage et reconstruit, elle est métamorphique par essence. Ce tragique mouvement de l'histoire, nous habite.

Réfléchissons encore ! L'Europe est plus qu'une culture, plus qu'une civilisation... N'y a-t-il pas entre Mycènes, Chartres et la fusée Ariane, entre la société italienne et les moeurs suédois, entre l'art flamand de XVllème siècle et l'esthétique classique française, à la fois une immense distance et une mystérieuse unité. L'Europe est selon le génie italien une civiltà, rencontre détonante de stabilité et de mouvement. Aussi, le premier travail à accomplir est celui d'une métamorphose mentale de nous-même. Redevenons optimistes !

Redevenir optimistes c'est d'abord ne pas avoir peur de nos faiblesses. C'est faire l'inventaire de nos forces et d'engager les reconquêtes. Nos forces sont puissantes ! Prenons seulement l'exemple de la France que les français par autoflagellation se plaisent à sous-estimer. L'hexagone est par sa superficie le plus grand pays d'Europe, peuplé comme la Grande Bretagne dont le territoire est deux fois moindre, il compterait 120 millions d'habitants ! La forte natalité des 30 glorieuses (1945 - 1974) lui assure encore pour dix ans « une inertie démographique positive ». Si on avait le courage d'engager une politique nataliste et familiale, nous n'aurions aucune difficulté à régler à terme la question des retraites, plutôt que d'envisager l'importation d'immigrés ! Puissance militaire non négligeable, la France est présente partout sur le globe. Puissance commerciale, puissance linguistique, création cinématographique, maîtrise des hautes technologie, confèrent à la France un rôle essentiel dans la promotion du thème de l'Europe puissance.

Car l'Europe peut et doit être une puissance... 

La métamorphose commence déjà dans les esprits : elle progresse dans quatre domaines distincts social, culturel, idéologique, et géopolitique. Un trop plein d'égalitarisme a créé les prémices d'un mouvement en retour : regain des idées anti-égalitaires dans l'éducation, renouveau des écoles technoréalistes de peinture, apparition d'écoles de pensées plus centrées sur l'imaginaire et l'irrationnel. Dans le domaine idéologique, de nouvelles configurations, de nouveaux clivages apparaissent opposants droits de l'homme et droits des citoyens ou posant la question de la résistance à la mondialisation ou à l'homogénisation culturelle.

Sur le plan géopolitique et économique, on ressent une volonté de construire autre chose que la société de Mac World, celle qui fait du commerce l'alpha et l'omega du monde. Il faudra oser appeler l'Amérique le Vieux continent par rapport à la jeune Europe ! Ce jour là, la métamorphose aura lieu, les reconquêtes seront assumées. Reconquête de notre propre vitalité démographique, condition essentielle de notre pérennité par l'aristocratie de la jeunesse. Reconquête spacio-temporelle enfin.

Il y a bien en effet deux façon d'envisager l'homme et la société. Ou bien la valeur fondamentale est placée dans l'individu et par suite dans l'humanité ou bien la valeur fondamentale, ce sont les peuples et les cultures. Dans un cas l'humanité est la somme des hommes, dans le second cas l'humanité est l'ensemble des appartenances de chacun. D'un côté l'individu revendique la liberté intimité, dans l'autre il exige la liberté participation.

Le choix de la métamorphose, c'est-à-dire du sens, s'inscrit dans une démonstration simple. En effet, une société et un peuple sont en forme quand ils restent conscients de leurs origines et de leur histoire ; quand ils peuvent s'incarner dans un système de symboles ; quand ils conservent le courage de désigner leur ennemi ; Poser le problème de la forme qui définit une société, c'est poser le problème du sens et donc donner à nouveau son manteau de majesté à l'Auctoritas.

Le sens est une notion qui s'adresse au groupe afin qu'il puisse clairement identifier les valeurs partagées... Il n'y a pas de cohérence du groupe parce qu'il y a un sens aux choses, mais il y a du sens parce qu'il y a cohésion du groupe. Or, cette cohésion vient du retour de l'Histoire, or le retour de l'Histoire c'est l'acceptation du Tragique, de la Mort et donc la volonté de vivre en sculptant le futur. C'est peut-être encore au Cid qu'il appartiendra d'incarner le Destin des peuples Européens mais c'est à la techné grecque que reviendra le soin de forger les armes de la reconquête.

Puisse ceux qui nous gouvernent, retrouver le sens de leur Histoire. 

* Professeur des Facultés de Droit