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lundi, 20 janvier 2014

Al-Qaeda, marque déposée...

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Al-Qaeda, marque déposée...

Ex: http://www.dedefensa.org

11 janvier 2014 – Avec un ensemble sinon touchant du moins significatif, les USA et l’Iran ont déclaré presque parallèlement, comme s’il s’agissait d’un communiqué commun, qu’ils étaient prêts à soutenir par des envois de matériels les forces irakiennes contre les pseudo-“conquêtes” d’Al-Qaeda sur le territoire de l’Irak (voir le 6 janvier 2014), mais qu’il n’était pas question d’y envoyer des forces US ou iraniennes. Il y a dix ans et pendant quelques années après, on se bousculait plutôt entre ces deux puissances pour être présent physiquement (militairement) dans cet Irak, pour y prendre des gages stratégiques. Aujourd’hui...

A partir des déboires US sérieux en Irak, à partir de cette année 2004 dont les batailles pour Faloujah furent le symbole, jusqu’en 2008-2010, l’Irak fut le théâtre d’une bataille d’influence des deux puissances en Irak. L’Iran ne fut pas la dernière influence à y exercer dans de nombreux cas une forte prépondérance, à la grande fureur des planificateurs et idéologues US et neocons. (Voir, par exemple, le 29 avril 2008.) Aujourd’hui ? Ce serait plutôt “Après vous, je vous prie... Non non, je n’en ferais rien”.

C’est effectivement dans ce moment où al-Qaeda & Cie, marque déposée au rayon central de la guerre universelle de la Terreur, s’affirme d’une façon spectaculaire et particulièrement catastrophique pour le rangement habituel dans le chef des stratèges de l’ordre géopolitique, que ces adversaires-partenaires USA-Iran font assaut de retenue, sous le regard silencieux et peut-être un brin ironique des Russes... Kerry est crépusculaire («We are very, very concerned about the efforts of al-Qaida and the Islamic State of Iraq in the Levant – which is affiliated with al-Qaida – who are trying to assert their authority not just in Iraq, but in Syria. These are the most dangerous players in that region. Their barbarism against the civilians in Ramadi and Falluja and against Iraqi security forces is on display for everyone in the world to see.»)... Kerry est aussi, et tout soudain quoiqu’avec la discrétion qui sied au diplomate, assez arrangeant selon la référence américaniste avec le sujet si affreusement sensible de la participation de l’Iran à Genève-II sur la Syrie. (Dito, “sous le regard silencieux et peut-être un brin ironique des Russes...”) Cela, comme nous en informe le New York Times du 6 janvier 2014 , à partir d’une conférence de presse que Kerry, en tournée au Moyen-Orient pour la nième fois (il va pulvériser le record de présence et de “navettes” de Kissinger), donnait à Jérusalem ce même 6 janvier... Le propos est contorsionné, tordu, alambiqué, comme l’on se tord les mains lorsqu’il s’agit d’annoncer une nouvelle de type-nucléaire en la présentant comme un pétard de fêtes de fin d’année :

«It was the first time that a senior American official has indicated that Iran might be involved in the session, which is scheduled to begin Jan. 22, even if it was not a formal participant. Mr. Kerry said there would be limits on Iran’s involvement unless it accepted that the purpose of the conference should be to work out transitional arrangements for governing Syria if opponents of President Bashar al-Assad could persuade him to relinquish power. Iran has provided military and political support to Mr. Assad.

»“Now, could they contribute from the sidelines?” Mr. Kerry said, referring to a situation in which Iran sticks by the Assad government and does not accept that goal. “Are there ways for them conceivably to weigh in? Can their mission that is already in Geneva be there in order to help the process?” “It may be that there are ways that could happen,” Mr. Kerry added, but he said the question would have to be decided by Secretary General Ban Ki-moon of the United Nations, “and it has to be determined by Iranian intentions themselves.”»

On n’est en rien obligé de ne pas voir une coïncidence dans cette évolution de la position US vis-à-vis de l’Iran dans la conférence Genève-II, avec la soudaine explosion de violence al-qaedienne en Irak et alentour, et en Syrie continûment. Pour autant, les Iraniens ne le cèdent pas d’un centimètre sur cette question, avec cette “proposition” de Kerry. Il la repousse tel qu’en l’état, arguant évidemment et avec les meilleures raisons du monde : «Foreign Ministry spokeswoman Marzieh Afkham underscored Iran’s willingness to help resolve the crisis in Syria, but made clear Iran would not do so at the whim of other countries. “In order to take part in the Geneva II conference, the Islamic Republic of Iran will not accept any proposal which does not respect its dignity,” Afkham said.» (Russia Today, le 7 janvier 2014). Il s’agit là d’une bataille tactique où les Iraniens sentent bien que Washington est bloqué entre sa coterie neocon à la sauce AIPAC du Congrès et la nécessité d’un rapprochement avec l’Iran qui est une des conditions essentielles pour tenter d’établir une sorte de cordon sanitaire et multinational autour du désordre tourbillonnant des divers al-Qaeda qui apparaissent comme autant de générations spontanées... C’est ce dernier point, bien plus que le sempiternel dossier du nucléaire iranien, qui mérite toute notre attention parce qu’il implique l’essentiel de la situation nouvelle qui s’est développée à partir de l’incendie syrien.

Que l’on apprécie peu ou que l’on n’apprécie pas du tout Obama, – nous en restons à cette alternative du jugement, – il faut lui reconnaître ceci qu’il a au moins admis in fine et sans trop le proclamer que tout engagement militaire important des Etats-Unis dans ces conflits dits “de basse intensité” et qu’on qualifierait plutôt de postmodernes contient en lui-même la prescription d’un désastre par le réflexe d’un enchaînement presque automatique vers un engagement terrestre tendant vers l’embourbement dont la machinerie militaire US ne peut se débarrasser. On dit “admis” plutôt que “compris” car nous pensons que ce faux “choix”, qui est d’abord une contrainte exercée par les événements incontrôlables, est accepté d’une façon inconsciente bien plus que selon l’expérience admise comme un enseignement historique. La psychologie américaniste, dont ce président est un excellent exemple, fonctionne de cette façon, refusant de reconnaître l’injustice ou la défaite de son propre fait et en assumant les conséquences sous de faux prétextes (ce sont les caractères d’“inculpabilité” et d’“indéfectibilité” qui sont ici en cause [voir par exemple le 7 mai 2011, ou encore le 28 janvier 2012]). Cet acquiescement contraint des USA à une expérience historique qui n’est pourtant pas reconnue en tant que telle est facilité par le déploiement de moyens d’intervention “isolationnistes”, tels que l’emploi des drones, l’espionnage universel de la NSA, les techniques d’“agression douce”, etc. Il s’agit de fictions scientistes, mécanistes et sémantiques (systèmes du technologisme et de la communication) fournissant un alibi de relations publiques pour justifier en la masquant comme telle la tendance marquée au non-interventionnisme des USA, ou “neo-isolationniste”, qui s’est affirmée depuis l’affaire libyenne, et ensuite l’affaire syrienne, et qui se renforce des échecs d’“agression douce”, comme à nouveau en Syrie, en Ukraine, en Russie.

Il faut remarquer, dans le cas US, la prolifération de commentaires et de jugements qui entérinent cette politique clairement neo-isolationniste de désengagement qui ne dit pourtant pas son nom, notamment pour cette zone cruciale du Moyen-Orient. On peut lire à cet égard l’article de William Pfaff du 7 janvier 2014 (sur Truthdig.org), qui observe, à propos des USA dans cette phase politique de désordre au Moyen-Orient, et notamment sur cet axes Irak-Syrie-Liban : «Nor does the Obama administration know which are its friends—nor indeed does it even seem to understand, with the lucidity this Israeli analysis displays, just what its own situation is. All one can really say to Mr. Obama is that American military intervention in the region has been the largest cause of the present chaos. Therefore, the isolationist instincts of the American people, displayed recently when the president rashly wanted to bomb Syria, were and remain sound ones. Don’t make things worse.»

En un sens, l’establishment US a inconsciemment admis le jugement selon lequel l’intervention en Irak a conduit à une situation de déstructuration complète du pays, relayée et amplifiée pour la région par les divers épisodes du “printemps arabe”, situation déstructurée se payant aujourd’hui par un terrain hautement propice au désordre et à la dissolution des légitimités et des autorités diverses, nationales ou pas. Le résultat est une incontrôlabilité grandissante, y compris d'acteurs mis en action et financés par les opérateurs US eux-mêmes (ou par des courroies de transmission des USA), sur les territoires concernés et se répandant alentour, sans aucune limite de légalité possible puisque le processus de dissolution a agi. Ce constat entérine sans surprise le jugement de Denis Halliday, ancien coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak, tel que le rapporte PressTV.ir le 6 janvier 2014.

«The former United Nations humanitarian coordinator in Iraq says that recent crises in some Iraqi cities have resulted from the US occupation of the country. “The recent fighting in Fallujah, Ramadi and other towns is a clear result of the American invasion and occupation of Iraq,” Denis Halliday told Press TV on Sunday.

»Halliday said the United States has created sectarian divisions in Iraq since it invaded the country in 2003. “During that period they encouraged division between Sunni and Shia in Iraq, which had not been the case generally speaking prior to the American invasion.” He went on to say that “the tragedy now is that the strife between religious interests in Iraq as in other parts of the region has become dangerous and life-threatening calamitous to Iraq, to Syria, to Lebanon as well.” “Americans can be blamed” Halliday said, but added that “only the people of the Middle East can resolve this.”»

Devant ce comportement nouveau des USA, les autres acteurs nationaux de la région tendent, non pas à mettre en place une politique hégémonique à la place de celle des USA, mais à choisir plutôt une politique de “containment” du désordre pour ceux qui le peuvent, avec la même politique de limiter leurs engagements à ce qui peut être strictement contrôlé. Leur attitude est nécessairement la prudence, pour des raisons diverses, internes pour certains, par compréhension de la situation générale pour d’autres.

Le seul acteur qui semble échapper à cette règle est l’Arabie Saoudite, non pas parce que ce pays complètement conservateur sinon ossifié par essence s’est découvert une dynamique hégémonique, mais parce que sa direction est elle-même dans une dynamique de dissolution. En un sens, l’Arabie est en train d’être dévorée par les diverses créatures de la “marque déposée” al-Qaeda qu’elle couvre de ses prébendes depuis des décennies. Le désarroi saoudien est du essentiellement au fait que ce pays a perdu la dynamique référentielle habituelle de son action constituée par la politique expansionniste-interventionniste active des USA transformée comme on l’a vue. C’est un renversement radical, ou une inversion si l’on veut, par rapport à ce que fut l’Arabie ; ce pays devient une sorte de rogue state, effectivement par absence soudaine de sa référence habituelle de légitimité qu’étaient les USA, cette référence que son habituelle capacité de manipulation et de corruption de cette puissance tutélaire depuis les promesses d’un FDR mourant en février 1945 lui permettait d’entretenir... (Sans doute mesurera-t-on plus tard comme un fait bouleversant pour la maison des Saoud le refus qui est sans doute autant contraint que politique des USA, en août-septembre 2013, de garantir la sécurité du royaume en cas d’attaque US en Syrie et de riposte iranienne : «In the run-up to the expected U.S. strikes, Saudi leaders asked for detailed U.S. plans for posting Navy ships to guard the Saudi oil center, the Eastern Province, during any strike on Syria, an official familiar with that discussion said. The Saudis were surprised when the Americans told them U.S. ships wouldn't be able to fully protect the oil region, the official said.» [voir le 23 octobre 2013].)

... Mais ce nouveau rogue state est aussi vif qu’un dinosaure en voie d’extinction, avec ses milliers de princes alternant la valse du pouvoir et les séjours effectivement princier à Davos, à Singapour ou à Vegas, au rythme des manigances à l’efficacité de plus en plus douteuse de Prince Bandar. Il est producteur d’un désordre étrange, plutôt tournoyant, paralysant, fixateur de situations effectivement plus conformes au qualificatif de dissolution qu’à aucun autre. A ce jeu qui a la particularité de ne répondre à aucune règle ni à aucune logique bien qu’il se pare de diverses explications savantes concernant l’imbroglio des tendances religieuses, on cherche en vain les indices de grands reclassements stratégiques, c’est-à-dire d’une évolution politique cohérente de la situation. Il semblerait que l’on assiste à une sorte de “jeu à somme nulle” évoluant vers une sorte d’“entropisation géopolitique”, d’une complète originalité de forme puisque activée par des forces qui n’ont pas d’identification humaine et politique précise. Aucune action d’un des acteurs, aucune coordination de plusieurs de ces actions, ne permettent de conclure qu’il y a eu une évolution consciente et calculée de la part de tels ou tels intervenants, vers la situation qui s’implante de plus en plus fortement. On croirait que les acteurs humains ont été conduits à leurs actions bien plus qu’ils ne les ont conduites, sans envisager une seconde les conséquences qu’elles engendreraient.

D’une certaine façon, si l’on plaçait ces développements dans la logique d’une nouvelle phase du “printemps arabe” et si l’on faisait effectivement de ce “printemps arabe” un processus révolutionnaire comme l’ont fait certains, on pourrait se trouver conduits à une analyse métahistorique de la séquence semblable à celle que Joseph de Maistre donna de la Révolution française dans son Considérations sur la France de 1796  : «On a remarqué, avec grande raison, que la révolution française mène les hommes plus que les hommes la mènent. Cette observation est de la plus grande justesse... [...] Les scélérats mêmes qui paraissent conduire la révolution, n'y entrent que comme de simples instruments; et dès qu'ils ont la prétention de la dominer, ils tombent ignoblement.» ... Et plus loin, encore : «Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique.»

“Mise en ordre” du désordre

Cette ouverture vers la métahistoire et vers l’un de ses plus grands et inspirés commentateurs, et cela à propos du “printemps arabe” puisque finalement ces événements décrits en sont la désormais lointaine conséquence, constitue de notre part une invitation à considérer les événements en cours dans l’ensemble Irak-Syrie-Liban et alentour comme une sorte de paradoxale “mise en ordre” d’une situation nouvelle, – sans rapport avec ce qu’on pouvait logiquement en prévoir et en craindre en première analyse. Constater une accentuation accélérée du désordre et baptiser cela “mise en ordre” est bien assez paradoxal pour inciter à des conclusions que cette même observation jugerait absurde, ou bien interdire quelque conclusion que ce soit dans l’ordre du raisonnement géopolitique. Mais notre raisonnement dépend d’un autre ordre d’idée puisque nous jugeons que la raisonnement géopolitique n’explique plus rien du fondamental de la situation présente du monde.

Notre idée est d’abord symbolisée, – nous parlons bien de symbole, – par un développement sémantique et grotesquement bureaucratique qui nous paraît significatif, non pas d’un “ordre” mais d’une habitude postmoderne de dissimulation du désordre derrière des habillages sémantiques, des narrative, etc., parce que la sémantique bureaucratique des acronymes, comme c’est le cas, représente bien cela ; il s’agit de la création continuelle, à peu près depuis l’affaire libyenne, de nouveaux appendices sous cette forme bureaucratique et étrangement symbolique de la prolifération d’acronymes construits autour d’al-Qaeda et figurant on ne sait exactement quoi (AQIM, AQI, AQAP, ISIS, ISIL, etc.)... Ce symbole de la création tourbillonnante de multiples al-Qaeda à partir de la “marque déposée” initiale, dans le style du capitalisme hyperlibéral et hyperdérégulé que nous connaissons, est celui du désordre camouflé par conséquent, et donc d’une certaine “mise en ordre” du désordre. Si nous arguons que cette extension d’un désordre insaisissable, sans aucun sens, plutôt tourbillonnant comme une spirale que déferlant comme un fleuve furieux, représente en réalité une “mise en ordre” symbolisée par la diarrhée acronymique de la marque déposée “made in al Qaeda”, c’est en nous appuyant sur les remarques que nous faisions en proposant l’hypothèse de l’apparition d’un monde “apolaire” ou “antipolaire” (le 16 novembre 2013). Nous en reprenons ici un extrait, mais en déplaçant le souligné en gras initial vers un autre membre de cette citation, qui intéresse plus directement la situation qui nous intéresse :

«Ainsi dirions-nous effectivement que le monde apolaire n’est pas seulement un “monde sans pôle” comme un constat statique, disons par “absence de pôle”, mais qu’il est également un monde antipolaire qui repousse quelque pôle que ce soit, et ainsi comme un constat dynamique, une force en action qui interdit et rejette toute prétention de l’un ou de l’autre, ou de plusieurs, à être “un pôle” ou “plusieurs pôles”. Il s’agit d’un monde vivant, activement rétif à toute “structuration polaire”, et d’ailleurs à toute structuration tout court.

»C’est à cette lumière qu’il faut voir la situation apolarité-antipolarité du monde. Ce n’est pas une situation génératrice de désordre, c’est une classification actant le désordre du monde, qui existe largement depuis 9/11, qui existait déjà auparavant, et qu’on paraît d’attributs divers et dissimulateurs dont les plus récents furent les fictions d’unipolarité et de multipolarité. Réaliser la vérité de la situation du monde au lieu de rester la dupe d’une dissimulation de cette même situation de la vérité du monde ne peut être en aucun cas considéré comme un événement catastrophique...» (Et parlant d’“événement catastrophique”, nous parlons certes de l’“événement intellectuel” que constitue ce nouveau jugement.)

Selon cette méthodologie d’analyse, le désordre qui s’étend dans la zone considérée est par définition un désordre infécond, destinée à s’autodétruire en même temps qu’il se développe au lieu d’installer une nouvelle situation générale. (La perception d’un désordre en spirale que nous privilégions plutôt qu’un désordre déferlant suggère cette infécondité par enfermement, tout en reconnaissant la durabilité du processus.) Ce désordre a pour première conséquence de renforcer les points de résistance régionaux au désordre de diverses sortes et souvent par simple mécanisme de résistance au désordre, voire de susciter de nouvelles alliances de circonstance avec des acteurs jusqu’alors rétifs à de telles initiatives et fixés dans des objectifs de déstructuration massifs qu’ils vont devoir abandonner. (Le cas d’Israël, avec le jugement de DEBKAFiles rapporté le 6 janvier 2014, qui ne laisse pas de susciter des réflexions sur la profondeur des changements en cours... «In these circumstances, Israel finds it increasingly difficult to determine which are its friends in the Middle East arena – and worth helping – and which its foes.». Cela impliquant effectivement qu’Israël, principal perturbateur déstructurant de la région pendant des décennies pourrait effectivement se retrouver dans l’obligation de soutenir et de porter assistance, aux côtés d’autres, à ces “points de résistance régionaux au désordre”.)

Le premier effet général régional serait une nouvelle structuration de la zone, marquée par ces “points régionaux de résistance au désordre”, cherchant effectivement à enfermer le désordre non pas dans une zone géographique donnée, mais dans son mouvement même, dans sa course tourbillonnante parce que cette course en spirale opérationnalise autant d’effets autodestructeurs que d’effets de développement et tend à se contenir elle-même. Quant au nouveau rogue state apparu dans ce tourbillon, lui aussi se trouverait de plus en plus confronté à la contradiction de sa nouvelle dynamique productrice d’un désordre sans véritable effet durable et fixé, et les tendances internes de dissolution de son pouvoir.

Le second effet général régional serait effectivement dans le sens qu’on a observé plus haut avec les USA et l’Iran (et d’autres, éventuellement comme Israël, etc.), c’est-à-dire, pour les grands acteurs qui jusqu’alors dominaient le jeu à partir de positions soit extérieures soit excentrées et dont on attendait de grands effets géopolitiques, une évolution vers un repli ou une politique plutôt attentiste et défensive de containment, avec dans tous les cas une aide militaire sans engagement direct apportée aux “points régionaux de résistance au désordre”. Cet ensemble d’évolutions qui tentent de donner un sens général, sinon structuré, à ce qui semblerait à première vue n’en avoir pas puisque s’exprimant essentiellement par des dynamiques de désordre, pourrait alors trouver une explication générale dans des remarques que nous faisions dans un autre texte, mais toujours à propos de l’idée d’un monde antipolaire, et dans cette occurrence pour le cas russe (dans notre texte du 2 décembre 2013 :

«...Ici, l’on peut prolonger notre raisonnement concernant cette évolution vers un monde antipolaire qui justifie, dans le chef de la Russie prise comme exemple, de n’avoir pas besoin de stratégie, en posant la question de savoir pourquoi le monde est devenu antipolaire. [...] Il est manifeste aujourd’hui que les événements produisent eux-mêmes leur logique et l’hypothèse d’un lien entre eux et des forces extrahumaines qu’on mesurera sans difficultés comme “supérieures” ne peut être écartée. Dans ce cas, la “stratégie” organisée hors de la maîtrise humaine va à l’essentiel, qui est la crise de civilisation opérationnalisée par la crise du Système...»

Nous parlons alors, plus loin, de la «question métahistorique fondamentale accompagnant cette sorte d’hypothèses concernant des activités échappant aux normes humaines [, qui] est de savoir si, à l’heure d’une crise d’une importance si grande qu’elle détermine le sort d’une civilisation universelle et du Système qui la soumet, l’Histoire n’est pas en train d’acquérir un sens, c’est-à-dire une signification plus qu’une orientation, qui serait lui-même déterminé par des facteurs complètement étrangers, – mises à part certaines séquences paroxystiques comme la Révolution française, – aux habituelles polémiques, idéologies, constructions et narrative humaines formant depuis au moins plusieurs siècles l’essentiel de la réflexion historique.»

Développée pour la Russie, cette réflexion exprime bien dans notre chef une universalité du jugement, valant autant pour le Moyen-Orient que pour les affaires russes, exprimant bien la dimension universelle que nous voulons donner à une analyse qui affecterait sous diverses formes toutes les situations du monde. La réflexion doit donc également constituer une méthodologie d’interprétation des événements tels que nous avons tentés de les décrire selon les circonstances actuelles au Moyen-Orient, adaptée aux conditions spécifiques de cette région. On y trouve une situation de finitude, sinon d’absence pure et simple des enjeux géopolitiques, avec l’effacement des pressions extérieures ou hégémoniques, conformément aux exigences du monde antipolaire, tandis que les acteurs régionaux qui conservent un peu de stabilité et de puissance tendent à évoluer vers une politique de containment du désordre. Dans le même temps, les enjeux religieux, qui constituent l’argument régional principal des troubles, perdent de leur pertinences et de leurs capacités de pression, de plus en plus anémiés par les phénomènes de la communication, de la corruption, des interférences avec les pressions de réseaux criminels impliquant des “mélanges de genres” que la géopolitique jugeait négligeable en général, tout cela caractéristique de l’ère psychopolitique remplaçant l’ère géopolitique. Bien entendu, cette situation générale ne renvoie plus à aucune cohérence politique spécifique aux zones considérées mais à une situation universelle dépassant la politique, – disons métapolitique, comme pendant du métahistorique.

Selon notre hypothèse, il s’agit d’une évolution de plus en plus appuyée vers la conjonction de problèmes internes et de problèmes transnationaux, sous forme de “crises” diverses, souvent souterraines et latentes, avec des explosions de proche en proche, sans jamais évoluer vers un règlement. (Infrastructure crisique typique, certes.) Les problèmes sont de plus en plus complexes et “multidisciplinaires” (“mélange des genres”), touchant des domaines très différents et, par conséquent, eux aussi de moins en moins identifiables tant dans leurs substances que dans leurs buts selon les critères géopolitiques traditionnels. Il s’agit d’une évolution vers des situations renvoyant à la problématique générale Système versus antiSystème, opposant le Système écrasant de surpuissance dans tous les domaines, et les obstacles de réticence et de résistance qui ne cessent de s’affirmer et de s’accumuler. Par rapport aux crises qui ont été précipitées par le soi-disant “printemps arabe”, il s’agit d’une transition achevant la rupture avec la phase de déstructuration à prétention géopolitique commencée à la fin de la Guerre froide et brutalement accélérée avec 9/11. Paradoxalement, cette déstructuration dont le “point Omega” initial fut l’attaque et la destruction de l’Irak par les USA, a accéléré l’évolution vers le “printemps arabe” comme sas de transformation, pour déboucher sur cette situation apolaire ou antipolaire, entièrement baignée dans l’ère psychopolitique, et complètement orientée désormais vers les problèmes fondamentaux de l’écroulement de notre Système et de notre contre-civilisation.

Une autre façon de “narrer” cette évolution, c’est-à-dire une autre narrative d’explication pour aboutir à la même conclusion, c’est d’observer non sans une très lourde ironie que l’évolution donne raison aux neocons, – pourvu qu’ils ne pensent pas trop loin, ceux-là, pourvu qu’ils ne philosophent pas enfin et restent dans la pub’ et dans les relations publiques. En effet, on peut dire que le Moyen-Orient évoluerait bien vers une situation de “désordre contrôlé” (ou “chaos contrôlé”, pour faire plus chic, mais “chaos” est une notion trop élevée, trop spécifique, pour définir cette situation) ; la situation de “désordre contrôlé” était la thèse favorite de ces neocons, qui leur a donné ce vernis prestigieux d’intellectuels avec références philosophiques assurant le succès dans les dîners en ville et dans les grandes revues de prestige.

Bien entendu, on se gardera de suivre la thèse neocon jusqu’au bout, c’est-à-dire jusque dans sa prétention extraordinaire, jusqu’à la naïveté faraude d'une “volonté de puissance” nietzschéenne recyclée façon dîners en ville ; l’on se gardera par conséquent de faire de ce rappel du “désordre contrôlé” une thèse politique. Il s’agit tout juste d’une thèse de situation qui devient pourtant une hypothèse ambitieuse dans laquelle le désordre est d’une certaine façon autocontrôlé parce que les événements eux-mêmes, sans les sapiens qui n’y comprenne plus rien, règnent en maîtres ; et bien entendu à l’avantage de personne tout cela, d’aucune force et d’aucune cause, sinon de celle de l’accélération de la crise d’effondrement du Système. Il n’empêche que le rôle des USA, surtout à l’origine, surtout avec 9/11 et ses suites, y est ou plutôt y fut prépondérant, ce qui répond effectivement à la narrative-neocon pour le plus sommaire. Les USA auraient donc rempli leur contrat, mais selon une approche dont il faut saisir le sel : puisqu’il s’avère qu’ils sont incapables de se survivre à eux-mêmes, incapables d’enchaîner sur un second American Century (un des noms du projet neocon), ils en viennent naturellement à une doctrine qu’on pourrait caricaturer comme étant du type “Avec moi/Après moi le déluge”.

Le “déluge” ? Voire... Ou bien, c’est tout vu et alors, pourquoi pas ? ... Alors, le monde antipolaire qui s’installe partout, n’est-ce pas le monde qui se prépare à la phase finale de la grande crise d’effondrement du Système ? Hypothèse, hypothèse, – notre arme ultime pour tenter de percer les mystères de ce temps sans précédent et sans exemple...

00:05 Publié dans Actualité, Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : isklamisme, al qaeda, fondamentalisme islamisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Dieudonné interdit : mauvais pour les juifs

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Dieudonné interdit : mauvais pour les juifs

par Guillaume Faye

Ex: http://www.gfaye.com

L’interdiction sèche de certains spectacles de Dieudonné, à la demande du gouvernement, n’ont pas seulement comme conséquence de publiciser au delà de tout espoir un bateleur qui, autrement, serait resté inaudible dans le tintamarre médiatique et aurait probablement vite disparu ; elle a aussi réveillé et amplifié l’ardeur antisémite qui couvait dans les populations immigrées.

Comme je l’ai expliqué dans un précédent article de ce blog (Dieudonné et l’antisémitisme) (1), l’antijudaïsme de Dieudonné s’inscrit dans ce ”nouvel antisémitisme” qui n’attire plus que des franges marginales de l’extrême droite mais rassemble surtout un public issu de l’immigration afro-maghrébine et musulmane, qui considère le sionisme (ou ”idéologie juive mondiale impérialiste et oppressive ”, allant bien au delà de la signification historique de ce terme) comme l’oppresseur principal de ce qui est ethniquement de couleur et/ou musulman.  

Il y a un glissement sémantique de taille, analysé par Finkielkraut : jadis, l’antijudaïsme s’exerçait au nom de la défense racio-ethnique des ”Aryens”, de la domination estimée légitime des Européens de souche ; aujourd’hui, le nouvel antijudaïsme représenté par M’bala M’bala, vise à présenter le ”sionisme” comme stade suprême de l’impérialisme (concept détourné du marxisme) et d’un néo-racisme. Ce nouvel antijudaïsme, selon le philosophe précité, est victimaire et non plus raciste affirmatif.

L’interdiction administrative frappant Dieudonné, outre qu’elle piétine le droit et atteint aux libertés publiques (mais de cela, la gauche est coutumière), dénote une profonde stupidité politique. Et une méconnaissance étonnante des règles sociologiques de la ”communication” (2). En effet, ce prurit répressif va conforter l’idée, dans les populations immigrées et chez les lobbies islamiques, que les Juifs dirigent un gouvernement français aux ordres du Crif. Les mesures répressives anti-Dieudonné sont interprétées comme un acte de soumission de l’État français à la communauté juive surpuissante. Sans le vouloir – mais parce qu’il est au fond impulsif et irréfléchi sous des dehors d’homme sérieux et réfléchi – M. Valls a tiré un but contre le camp de ses amis. M. Valls est un tacticien, sans l’envergure d’un stratège.  

Après cet épisode, la communauté juive doit s’attendre à un regain d’hostilité de la part des populations allogènes et à une expansion de l’antijudaïsme. On a fait de Dieudonné un emblème et un martyre, alors qu’il fallait le laisser nager dans l’immense marigot des  showbizmonkeys qui essaient de se faire un nom sans succès.         

Ce que j’ai retenu de mes discussions avec des représentants du judaïsme américain et avec des journalistes israéliens, c’est que les élites du judaïsme français sont considérées comme assez naïves, les moins politiques de toute la diaspora juive. La communauté juive française a poussé à la répression contre Dieudonné Mb-Mb sans comprendre qu’elle se tirait une balle dans le pied. La presse communautaire juive française analyse avec une naïveté confondante l’affaire Dieudonné. (3) De même qu’elle constate que les juifs sont en train de fuir certaines portions du territoire, sans oser en révéler ouvertement la cause. Bref, l’interdiction frappant Dieudonné est une bénédiction pour le nouvel antijudaïsme d’origine afro-arabe et musulmane, qui tient là un argument central. L’intelligentsia juive française, sauf exceptions, se caractérise par la médiocrité analytique et l’aveuglement historique. Qu’elle se rassure : elle n’est pas la seule. La réalité recadre toujours la fiction.    

Notes:

(1) Voir mon essai La Nouvelle Question Juive, Éditions du Lore.

(2) Je travaille dans la com et la pub depuis très longtemps (les protocoles sont exactement les mêmes en économie et en politique) et la règle de base, c’est que pour éliminer un concurrent, un adversaire, un discours gênant, etc., il faut surtout ne jamais en parler, encore moins essayer de l’interdire par voie de justice ! Le révisionnisme (ou négationnisme) est inconnu aux USA parce qu’il est autorisé (liberté absolue d’expression) et noyé dans le brouillard médiatique. En France, où c’est interdit, tout le monde sait de quoi il s’agit. En matière de communication, la règle d’or est affirmative et non pas négative. 

(3) Cf. Hamodia, 15/01 2014.

dimanche, 19 janvier 2014

Einde vrij internet: EU en VS gaan grote concerns alle macht geven

Einde vrij internet: EU en VS gaan grote concerns alle macht geven

Britten kunnen kritische websites nu al blokkeren


Het einde van het vrije internet is nabij. In de VS, en binnenkort ook in de EU, kunnen de grote en machtige concerns binnenkort meer bandbreedte reserveren. Dat betekent dat ondernemingen die produkten willen verkopen en organisaties die mensen een bepaalde mening willen opdringen, voorrang krijgen boven onafhankelijke -lees: kritische- blogs en websites, die het niet van hun inkomsten moeten hebben. Kortom: het internet wordt de komende jaren omgevormd tot één groot propagandakanaal voor de globalisten in Brussel en Washington.

Providers krijgen binnenkort de mogelijkheid grote (internet)ondernemingen te bevoordelen. Feitelijk wordt het internet gewoon verkocht aan de hoogste bieder. Hoe meer geld, hoe meer bandbreedte, hoe vaker en sneller je boodschap bij de mensen aankomt. Kleine, onafhankelijke websites zullen worden gemarginaliseerd en weggedrukt.

Geld = toegang

Telecombedrijven vinden deze ontwikkeling fantastisch, want naast de inkomsten van de gebruikers en uit reclame, mag men nu ook geld gaan vragen voor 'voorrang' op het internet. Natuurlijk zullen overheden en regeringen vooraan staan bij het kopen van snellere websites. Dat dit niet als verhulde subsidie wordt gezien komt omdat alle grote landen eraan mee zullen doen.

In Groot Brittannië gaat men zelfs nog een stap verder bij het uitbannen van alle niet gewenste berichten en meningen, door providers de mogelijkheid te geven om kritische websites als 'esoterie' te bestempelen, en vervolgens te blokkeren.

Hou de burger dom en ongeïnformeerd

De voorrang die de Amerikaanse dataconcerns krijgen zorgt ervoor, dat de persoonlijke gegevens van de doorgaans nog steeds zeer naïeve internetter en sociale netwerker vrij beschikbaar komen en kunnen worden misbruikt door zowel bedrijven als overheden.

Het internet wordt daarmee omgevormd tot wat de TV al jaren is, namelijk een middel om de gewone man dom en ongeïnformeerd te maken en te houden. Onafhankelijke, kritische stemmen, die niet alles wat de elite de wereld in spuugt voor zoete koek aannemen, zullen langzaam maar zeker verdwijnen, mede omdat overheden steeds meer actie ondernemen om hen zwart en belachelijk te maken.

Censuur i.p.v. netneutraliteit

Censuur in optima forma, dus. De EU Commissie staat er volledig achter. Brussel heeft dan ook talrijke 'denktanks' gevormd die niets anders doen dan positieve europropaganda verspreiden. Daarnaast hebben lobbyisten van grote concerns zoals Monsanto steeds meer macht en invloed op het EU-beleid gekregen.

De petitie 'Save The Internet' wil dat de netneutraliteit gegarandeerd blijft, dus dat al het internetverkeer gelijk wordt behandeld, en niet bepaalde boodschappen voorrang krijgen boven anderen. De EU-Commissie beloofde aanvankelijk dat dit oorspronkelijke principe van het internet overeind zou blijven, maar een voorstel hiertoe werd afgewezen. Het internet wordt nu een soort kabel-TV, waarvan de inhoud wordt gecontroleerd door een handjevol aanbieders.

Eerste slag in VS tegen vrij internet een feit

Gespecialiseerde diensten -of ze nu voor bedrijven of overheden werken- brengen zo het neutrale en vrije internet in gevaar, en houden innovatie tegen. Afgelopen week werd in de VS het vrije internet de eerste slag toegediend, toen een hogere rechtbank regels die gelijke behandeling op het internet moeten waarborgen, afwees. De argumentatie was dat de overheid breedbandaanbieders als informatie-, en niet als telecomproviders ziet.

De grote provider Verizon was eind 2010 tegen de nieuwe opzet in beroep gegaan, omdat deze tegen het recht op vrije meningsuiting in zou gaan, en de grote concerns de controle geeft over welke gegevens en boodschappen op wat voor wijze op het internet verschijnen.

Geen uitleg over blokkade

Critici vrezen dat providers in de VS en de EU hun bandbreedte gaan verkopen aan de hoogste bieder. Vanzelfsprekend zullen ze hier geen inzage over hoeven geven, omdat het om 'vertrouwelijke zakelijke contracten' zal gaan. Kritische websites die plotseling niet of nauwelijks meer bereikbaar zijn, zullen dan ook geen enkele uitleg daarover krijgen, behalve mogelijk een nietszeggende verklaring over 'data overbelasting'.

'Onwetendheid is Kracht'

Conclusie: als er niets gebeurt om het te stoppen, zal het internet verworden tot een propagandakanaal van de machtige globalistische elite. Dan zal het definitief gedaan zijn met de waarheid, en zal, geheel volgens George Orwells '1984', de consument feitelijk worden volgepompt met

'Oorlog is Vrede'
'Vrijheid is Slavernij'
'Onwetendheid is Kracht'

 

Xander

(1) Deutsche Wirtschafts Nachrichten

Zie ook o.a.:

2013:
28-11: Geheim EU-akkoord: Lidstaten moeten trouw zweren aan Nieuwe Wereld Orde (/ EU gaat kritische stemmen op internet aanpakken)
16-07: Netneutraliteit EU-commissaris Kroes maakt einde aan onafhankelijk internet
11-06: DHS-insider: Obama start totalitaire internetcensuur en wereldoorlog

2012:
04-12: Einde vrijheid meningsuiting dreigt door VN-controle over internet
01-12: Wikileaks oprichter: Plotselinge totalitaire wereldcontrole via internet zeer dichtbij
10-10: EU-denktank: Drastische maatregelen om bevolking EU te controleren
02-10: Project Clean IT: EU plant totale controle over het internet

Ruzie met Israël bewijst dat Obama Iran als nieuwe bondgenoot ziet

Ruzie met Israël bewijst dat Obama Iran als nieuwe bondgenoot ziet

Oud brigadier-generaal Chen noemt Kerry's plan voor Palestijnse staat 'absurd' en 'krankzinnig'


Moshe Yaalon en John Kerry. Israëlische leiders worden onmiddellijk terecht gewezen als ze kritiek hebben, maar Iraanse leiders kunnen zeggen wat ze willen, zonder ook maar enige tegenspraak van het Witte Huis.

De ruzie die de afgelopen dagen ontstond tussen de VS en Israël, nadat de Israëlische minister van Defensie Moshe Yaalon zware kritiek had geuit op zowel de Amerikaanse minister van Defensie John Kerry als diens vredesplan, laat eens te meer zien dat president Barack Hussein Obama niet langer de Joodse staat, maar Iran als belangrijkste bondgenoot in het Midden Oosten beschouwt. De Iraanse leiders kunnen immers zonder enige veroordeling van het Witte Huis de VS blijven verketteren, zoals ook deze week weer gebeurde.

'De minister van Defensie verontschuldigt zich als de minister (Kerry) beledigd was door diens woorden,' aldus de verklaring gisterenavond van het kantoor van minister Yaalon. Die had Kerry eerder 'obsessief' en 'messiaans' genoemd, en het vredesplan wat hij heeft gepresenteerd 'het papier waarop het is geschreven niet waard'.

Zowel het Amerikaanse ministerie van Buitenlandse Zaken als het Witte Huis reageerden woedend, en eisten een excuus, dat er na enkele uren ook kwam. Dat gebeurde echter pas nadat premier Netanyahu twee uur lang met minister Yaalon had gepraat. Tenslotte zag die geen andere uitweg dan zich te verontschuldigen.

Netanyahu vergeleek toenadering tot Iran rechtstreeks met Hitler

Eigenlijk was de ruzie al eerder begonnen, namelijk tijdens de begrafenis van de afgelopen weekend overleden oud-premier Ariel Sharon. In het bijzijn van vicepresident Joe Biden citeerde Netanyahu Sharons belofte dat hij nooit meer zou toestaan dat Israël en de Joden moeten betalen voor de fout van het Westen, dat in 1938 toenadering zocht tot Adolf Hitler, die ondertussen druk bezig was met de voorbereidingen voor de Holocaust tegen het Joodse volk.

De regering Obama beschouwde dit als een steek onder water naar de toenadering tot Iran, en het accepteren van de nucleaire aspiraties van dit land. In die zin was Netanyahu's kritiek zelfs directer als die van Yaalon.

De ontstane ruzie onderstreept dat Obama Israël geleidelijk aan heeft afgewaardeerd als belangrijke bondgenoot in het Midden Oosten, en de Joodse staat aan het inruilen is voor de islamitische republiek Iran. Dat blijkt overduidelijk uit het feit dat de leiders en andere officials in Teheran de VS in nog veel hardere bewoordingen kunnen blijven verketteren, zonder dat er ook maar één woord van kritiek uit Washington op komt.

Geen reactie op beledigingen en beschuldigingen door Rouhani

In september 2013 zette de Iraanse president Rouhani Obama publiekelijk op zijn nummer, door een uitnodiging voor een persoonlijk gesprek af te wijzen. Sindsdien gaat Rouhani op de Iraanse TV regelmatig tekeer tegen het Witte Huis, beschuldigt hij Obama van misleiding, en beweert hij dat Amerika en het Westen hebben gebogen voor de wil van Iran.

Deze week nog sprak viceminister van Buitenlandse Zaken Abbas Araghchi het Witte Huis rechtstreeks tegen, door te zeggen dat Obama niet de waarheid had gesproken toen hij zei dat Iran erin had toegestemd om delen van zijn uraniumverrijking te ontmantelen.

Iran mag zeggen wat het wil, Israël niet

Het Witte Huis reageerde hier enkel op door te zeggen dat het 'niet uitmaakt wat de Iraniërs zeggen, maar wat ze doen.' Die regel geldt duidelijk niet voor Israëlische leiders en officials. Zij worden bij veel minder hevig kritiek op Obama en zijn regering onmiddellijk keihard terecht gewezen. Een woordvoerder van het ministerie van Buitenlandse Zaken zei dat 'Kerry en zijn team dag en nacht werken om een veilige vrede voor Israël te waarborgen.'

Dat Kerry en zijn team hard werken is niet iets wat in Israël wordt betwijfeld. Wat men in de Joodse staat niet kan accepteren, is dat Amerika wil bepalen wat voor Israël 'veilig' is, en hoe het zich moet opstellen tegenover een nucleair Iran en de Palestijnen. De mening van Israël zelf doet daarbij nauwelijks ter zake.

Yaalon nam inhoud kritiek niet terug

Yaalon luchtte hier zijn hart over door te zeggen dat 'Kerry mij niets hoeft te vertellen over de Palestijnen. Ik leef en adem het conflict met de Palestijnen. Ik weet wat ze denken, wat ze willen en wat ze echt bedoelen. Het Amerikaanse veiligheidsplan dat ons werd voorgelegd is het papier waarop het geschreven werd niet waard.'

Met grote tegenzin moest de minister uiteindelijk zijn excuses aanbieden. Merk echter de terminologie op: '... verontschuldigt zich als de minister (Kerry) beledigd was door diens woorden.' Feitelijk bood Yaalon enkel zijn excuses aan voor het beledigen van Kerry, maar nam hij niets van de inhoud van zijn kritiek terug.

'Absurd spelletje'; Palestijnse staat 'krankzinnig'

Yaalon kreeg vandaag steun van oud brigadier-generaal Amatzia Chen, ooit lid van Sharons legendarische 101e eenheid. 'Yaalon zei duidelijk dingen. Er is hier een absurd spelletje gaande dat op een mislukking zal uitlopen. De media staan bol van politieke standpunten die zelfs niet een klein beetje overeenkomen met de realiteit.'

Chen vond het dan ook een goede zaak dat Yaalon zich heeft uitgesproken. 'Het is namelijk volkomen duidelijk dat wij geen (vredes)partner hebben. Ze proberen een land te fabriceren met een Palestijns volk - dat is een in de geschiedenis nog nooit vertoonde krankzinnigheid.'

Chen wees op de mislukking van Sharons eenzijdige terugtrekking uit Gaza in 2005. Dat leverde niet de door de Palestijnen beloofde vrede op, maar juist nog veel meer terreur. 'Zo zal het ook gaan als we Judea en Samaria evacueren. Dat moeten we zelfs niet eens overwegen.' (2)


Xander

(1) DEBKA
(2) Arutz 7

Zie ook o.a.:

14-01: Ruzie VS-Israël na zware kritiek minister Defensie op Kerry's vredesplan
14-01: VS weigert Israël details over deal Iran, dat onmanteling kernsites ontkent
13-01: Hamas: Israël volgens islamitische profetieën over 8 jaar vernietigd
09-01: Iran negeert alle afspraken Genève, bevestigt streven naar kernwapens (/ Opperleider Khamenei noemt Verenigde Staten 'satanisch')
09-01: Oude islamitische tekst bewijst dat imam Mahdi reeds aanwezig en actief is
07-01: Abbas' Fatahpartij: Vernietiging heel Israël einddoel van vredesverdrag

2013:
20-12: Hoge Palestijnse official: Ja, wij steunden volmondig de Nazi's
18-12: Iran: Genève-akkoord betekenisloos, mogelijk nog 20 jaar onderhandelen
13-12: Geen bezwaar VS en EU tegen Iraanse (kern)raketten die Israël kunnen raken
02-12: Deal met Iran: Vervult Obama islamitische profetie over wegbereider Mahdi?
26-11: 'Obama belooft Iran status als 7e wereldmacht'

Viktor Orban in Moscow

 

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Viktor Orban in Moscow

Pyotr ISKENDEROV

Ex: http://www.strategic-culture.org

 

The first EU-Serbia intergovernmental conference coming up in January is supposed to demonstrate the progress of Serbia's application to join the European Union. «Serbia must continue the reforms it has begun, the results of which will be a key indicator in assessing the integration process», stated the European Parliament Committee on Foreign Affairs. At the same time, in a discussion on Serbia's European prospects, members of the European Parliament hailed the local elections held in Kosovo in late 2013 as «a big step forward on the path to democracy». 

The politicization of Serbia's application to join the EU is obvious. This refers to the socioeconomic requirements being made of Belgrade and recommendations to revise the parameters of cooperation with Russia in the energy field, as they do not conform to the spirit of the European Union, the Energy Charter and the Third Energy Package. 

However, how can one talk about «nonconformity» if within the EU itself the approaches of individual countries to choosing an energy policy are increasingly different? The European Union is not a monolith. A number of its member countries have already made it clear that they do not plan to uncomplainingly follow the directives of Brussels in the energy field, although they do not call their EU membership into question (at least, not yet). At the very moment when the European Parliament members in Strasbourg were starting their discussions at their winter session, Hungarian Prime Minister Viktor Orban arrived in Moscow for a working visit... 

Over the past two decades, relations between Russia and Hungary have seen complicated periods. There have been both actions of the Hungarian government against Russian oil and gas companies (mainly against Surgutneftegaz) and attempts by Budapest to play a «double game» on the energy field. However, in the last few years relations have been improving. Viktor Orban's working visit to Moscow in January 2013 was a momentous occasion. At that time, during his meeting with Russian President Vladimir Putin, the head of the Hungarian government suggested that Russia participate in the modernization of Hungary's energy system. And now these plans are beginning to be implemented. 

According to Sergei Kirienko, the head of the state corporation Rosatom, nuclear energy is becoming an important area of bilateral Russian-Hungarian cooperation. «Negotiations with Hungary are in the active stage», stated Kirienko. This refers to Russia's participation in building two new power producing units at Hungary's Paks nuclear power plant (in addition to the existing four which were built with the help of the USSR) with a total output of 2500-3400 MW. The contract is valued at 10 billion dollars. «Over 40 percent of the work volume», according to V. Putin, «is to be done by the Hungarian side. This means that approximately three billion dollars will be allocated for supporting jobs in Hungary, and tax revenues alone will come to over a billion dollars.» 

And if one adds the agreements reached by Moscow and Budapest in late 2013 on strict adherence, regardless of possible complications, to the previously agreed-upon schedule for the construction of the Hungarian part of the South Stream gas pipeline and the start of Russian gas deliveries to Hungary in early 2017, one must acknowledge that cooperation between Russia and Hungary in the energy field is becoming a strategic partnership.

There are two main reasons for the progressive development of relations between Russia and Hungary. The first is connected with tension in the relations between Budapest and Brussels. Pressure from EU leadership on Hungary has become increasingly overt over the past few years, touching on both the state sovereignty of Hungary and the sentiments of its people. It is sufficient to recall the improvisations of German politicians with regard to the need to send paramilitary units to Hungary or the proposal discussed in the European Commission to impose sanctions on Budapest for peculiarities of Hungarian national legislation which did not please Brussels. 

In the eyes of Hungarians, all of this has significantly reduced the attractiveness, to put it mildly, of the European Commission's recommendations in other areas as well, including energy. Furthermore, why not follow the example of German business in this matter? In recent years it has been conducting an independent policy of cooperating with Russia in the energy field. This refers, in particular, to the recent withdrawal of the German energy holding RWE from the Nabucco project.

Furthermore, Russian-Hungarian cooperation has a good financial and economic basis. Russian proposals are simply more profitable, well-planned and serious than similar proposals from Western companies. This is proven by a simple fact: today Russia supplies 80% of oil and 75% of natural gas consumed in Hungary. 

As the Hungarian press acknowledges, among all the candidates for the contract, only Rosatom is prepared to provide appropriate preliminary financing for the project to develop the Paks nuclear power plant. At first the French company Areva and the Japanese-American company Westinghouse planned to take part in the tender, but Hungary never received any concrete proposals from them. The Russian corporation, on the other hand, proposed terms which serve the interests of the Hungarian side.

It must be said that Hungary's interest in developing atomic energy does not exactly suit the priorities of the European Union, where many are dreaming of a «shale revolution», which would bring Europe no less, but rather more, of an ecological threat than a nuclear plant. 

The Hungarian government's stake on the development of nuclear energy, observing, of course, all safety requirements, is an important step on a Europe-wide scale. As shown by Russia's cooperation with other countries, in particular Iran, Russian proposals fully meet safety requirements. So the energy alliance of Moscow and Budapest may serve as an example for other European countries.

Western and Gulf barbarity

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Western and Gulf barbarity: Iraq and Lebanon can go to Hell providing Syria falls

Jibril Khoury and Walter Sebastian

Modern Tokyo Times - http://moderntokyotimes.com

The political leaders of America, France, Qatar, Saudi Arabia, Turkey and the United Kingdom should be held accountable for helping to spread terrorism, Salafi indoctrination and boosting the cause of Takfiri Islamist who rejoice in killing fellow Muslims and non-Muslims. It is also abundantly clear that in order to destroy Syria that major Gulf and Western powers care little about destabilizing Iraq and Lebanon because violence and tensions are on the rise in both nations. Of course, you have other players like Jordan implementing anti-Syrian policies alongside Kuwait and other Gulf states which are involved in the venture to crush the Syrian government. Likewise, Libya is a go-between in the Levant for sending military hardware and untold numbers of terrorists have entered Syria from this country and other regional nations like Tunisia in North Africa.

Lee Jay Walker at Modern Tokyo Times says: “Ironically, the Obama administration believes that it is fine to enter talks with the Taliban in Afghanistan via the terrorist sponsoring nation of Qatar. Therefore, the Obama administration which supports homosexual and female rights in America now wants open dialogue with the Taliban which supports killing apostates to Christianity, killing homosexuals, stoning women to death for adultery – and so forth. This isn’t so surprising because the Taliban is the real mirror of Saudi Arabia but of course Gulf nations are much more dangerous because they export Salafi hatred all over the world based on their petrodollars. However, it is strange that open talks with the secular government of Syria is shunned by America but being allies with Islamist apartheid forces in Saudi Arabia and talking to “year zero Islamists” in Afghanistan is fine.”

Turning back to the crisis in Syria then it is clear that outside nations care little about the consequences engulfing Iraq and Lebanon. After all, by funneling more military arms to various groups of terrorists within the so-called Free Syrian Army (FSA) and other al-Qaeda affiliated terrorist groups; then clearly the consequences of this were bound to reverberate into Iraq and Lebanon. Despite this, and with the deaths of thousands of American, British and other allied troops in Iraq, it now seems that these troops were mere fodder. This is based on the reality that al-Qaeda affiliated groups have not only gone back into areas they were forced out of in Iraq but now they are also stretching their dangerous tentacles to Lebanon and Syria.

Indeed, under the current Obama administration and the governments of France and the United Kingdom, a whole array of terrorist groups have more space to move because of the collective policies of the above troika of destabilizing powers. Al-Qaeda and other terrorist groups are now moving easily from Iraq to the Levant and have greater freedom in many parts of North Africa and West Africa. At the same time, Salafi Islam is spreading because of nations like Kuwait, Qatar and Saudi Arabia therefore Sufi shrines are being destroyed by Islamists which hate religious diversity in Libya, Mali and Somalia. Alongside this you have state sponsored indoctrination being spread to the Middle East and parts of Africa – and much further afield – whereby Christians can be hunted down like wild animals in Somalia by the al-Shabaab because of Gulf petrodollars and religious channels emanating from the Gulf region. In this sense, America and the United Kingdom are openly siding with the Islamist Salafi objectives of major Gulf powers. Not surprisingly, Ethiopia, Kenya, Nigeria and Uganda are keeping a watchful eye on events.

All major regional powers and Western nations understand that Iraq and Lebanon are very fragile therefore events in Syria will spiral out of control. Yet this reality doesn’t enter the agenda at the moment because the only goal is to destroy Syria at all costs providing the government is overthrown. The elites in the Gulf and West care little about the reality of what happened to Afghanistan, Iraq and Libya because they are not blind to reality. Therefore, their collective actions against Syria are not only barbaric against this nation but they are also notifying Iraq and Lebanon that they can go to hell.

Currently Lebanon isn’t anywhere near like Iraq and Syria but the omens are not looking good because dangerous Takfiri forces backed by outside nations are intent on spreading sectarianism in this country. Recent history in this nation points to a very delicate balance because you have many different religious sects. It is therefore extremely barbaric that outside nations are flooding Syria with terrorists, mercenaries, military weapons and are enabling Salafists to spread sectarianism. Not surprisingly, the monthly death rate is once more in the thousands in Iraq because al-Qaeda affiliated groups, military weapons and enormous indoctrination is mirroring what is happening in Syria. This collective chaos is being backed by Ankara, Doha, London, Paris, Riyadh and Washington – and others within the Gulf.

Hatred towards the Shia within the Takfiri and other Sunni Islamist camps is extremely hostile.  Abu Muhammad al Adnani in early 2012 (Al Qaeda in Iraq) stated “So, Iraq, Iraq, O people of the Sunnah. Stop the black extension that is coming towards you. Cut off the head of the [Shi'ite] snake, the tail of which is amongst you. Know that the coming stage is a stage of real confrontation and war against the despicable [Shi'ites], whether you like it or not, and that the war of the Sunnis with the [Shi'ites] is not a sectarian war, like people are braying about. A sect is part of something, and the [Shi'ites] don’t have anything to do with Islam; they have their own religion and we have our own. The war of the Sunnis with the [Shi'ites] is a religious war, a holy war of faith, a war of faith and unbelief, a war of idolatry and monotheism. There is no way out of it and there is no swerving from it. The [Shi'ites] know this well.”

The above mindset is being openly supported by leading Gulf powers and the CIA, MI6 and other covert agencies are linking many terrorist ratlines in order to send military arms to religious fanatics and terrorists in Syria. Libya is a powerful nation for manipulation because central forces have been destroyed and the NATO, mercenary and terrorist chain is strong. Meanwhile, Turkey is a major conduit whereby weapons from a host of nations are openly manipulating the border area and likewise Lebanon is of strategic importance for nations supporting terrorism, sectarianism and sedition.

Iraqi nationals must be wondering what they did because minorities like the Christians and Mandaeans have been cleansed in many areas under the watch of America, the United Kingdom and other allied forces; untold numbers of Muslims have been killed because of terrorism and sectarianism; and other powerful brutal realities. Now, once more, Iraq is being undermined by the policies of Ankara, Doha, London, Paris, Riyadh and Washington – and other Gulf nations. Therefore, it is abundantly clear that the lives of Iraqi and Syrian nationals are cheap to the above ruling elites in their respective nations. Given this reality, Iraq, Lebanon and Syria fear the worse because Takfiri Islamists – combined with Western intrigues and the support of international terrorism – is without doubt the most dangerous unified force for any nation and region to face.

Over forty years ago major Gulf powers, Western nations and Pakistan supported the same Islamist thought patterns many decades ago in Afghanistan. The legacy of this reality is still causing mayhem in Afghanistan today while Pakistan managed to destabilize itself. Women are now in the shadows, terrorism is rampant in Afghanistan and Pakistan, the Shia are slaughtered in Pakistan on a regular basis, non-Muslims have no rights in Afghanistan and apostates face persecution – and religious bigotry is part and parcel of modern day Pakistan. In other words, it is a nightmare because Sunni Islamist terrorist groups in Pakistan kill Shia Muslims in mosques, kill girls for studying, attack hospitals and even kill people during funeral processions.

The above madness in Afghanistan and Pakistan was created by the combined forces of major Western and Gulf powers alongside Pakistan playing a very dangerous game. Secret services including the CIA, MI6 and the ISI therefore spread untold mayhem and of course this also laid the foundations for September 11. Therefore, major powers understand what they are doing in Syria and they know the repercussions of Afghanistan; this reality means that Iraq and Lebanon can go to hell providing they remove the Syrian government. Sadly, the same barbaric nations escape international criminal courts because they play by the rules they created.

Lee Jay Walker gave guidance to both main writers

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

Complicated situation around Iran and the KSA

 

Complicated situation around Iran and the KSA

The situation around Iran continues to be quite difficult, despite significant progress in the normalization of relations between the West and Iran and the achievement of an interim agreement on the Iranian nuclear program in Geneva on November 24 at a working meeting of the “six” international negotiators and a Tehran delegation. President Rouhani failed to gain the immediate trust of the USA and its allies with his major changes to the accents of Iran’s foreign policy, although the process proceeded in the right direction relatively quickly.

The fact is that much of the negative role, being played in Washington, comes from the Republicans and other conservative forces sitting in the US Congress. First, they approved a list of 19 individuals and entities that fell under sanctions for involvement in Iran’s nuclear program, which forced the Iranian delegation to leave the conference room in Geneva on December 13, since the interim agreement of November 24 provides for the non-imposition of any additional sanctions against Tehran. Then, a group of senators prepared a list of new sanctions against Iran in late December, if negotiations on the nuclear issue reached a deadlock. In response, Iranian parliamentarians prepared their list of appropriate measures that could be applied in case the U.S. toughened its position and the negotiations were derailed. Although it is clear that President Obama himself is interested in the successful completion of the Geneva process, since this would contribute to significant freezing of the Iranian nuclear program, the normalization of relations with Tehran, and allow Washington to continue on a course aimed at reformatting its policy in the Middle East, which started in October 2013.

That is when the U.S. Administration finally realized the fatality of placing its stakes on supporting those forces in the Arab world that assisted radical Islam, extremism and even terrorism, by financing and providing military assistance to organizations and groups affiliated with al-Qaeda or currents even more radical in their ideologies. Their goal is to transform the Arab world into a radical Wahhabi Caliphate. Moreover, it was only this example of a bloody war in Syria that made American strategists realize this fact, and they started developing new approaches to their policy in the region. This explains the change of attitude towards Iran, which can become a real counterweight to the aggressive policy of Saudi Arabia, even more so, since the oil dependence of the U.S. economy has been substantially reduced after the “shale revolution”, and the importance of the Wahhabi Kingdom has decreased as well, in terms of the world’s energy supplies.

At the same time, American and European companies are interested in participating in the modernization of the Iranian economy and the development of large oil and gas projects that were frozen because of the sanctions. In addition, Iran is a very large market, given its 70 million people and solvency thanks to vast oil and gas resources of this country. Their development, especially the South Pars Gas Field, will require tens of billions in investments and the latest technologies, including for the creation of facilities for liquefying gas for export. Iran’s power industry, industrial sector, telecommunications, and transport infrastructure have huge investment opportunities. In other words, this is a very tasty area for Western business, which is much more promising than the economies of the GCC countries, where labor resources are limited.

Thus, Saudi Arabia became nervous as it realized that its place as the main strategic ally of the USA in the Persian Gulf might soon be taken over by Iran. The more so, knowing that Tehran played this role in the 1970s under the Shah’s regime. Moreover, if one considers Iran’s powerful armed forces, which will surely be modernized, one can understand what Riyadh is afraid of – a complete change in the regional balance of forces, where Saudi Arabia will fall into the shadows of Iran and Iraq.

Nevertheless, instead of making steps towards Tehran, the stubborn and conservative aging leaders of the KSA started, simply saying, to “play dirty tricks” through the development of an entire network of anti-Iran intrigues. At first, the Saudis tried to push Israel into joint strikes against Iran’s nuclear facilities. Then, when this idea had failed, Riyadh decided to put together an anti-Iran military bloc by transforming the GCC from an economic and political union of Arabian monarchies into a military alliance. At the last summit of the organization in December in Kuwait, the Saudis put forward a proposal to create a sort of a “Gulf” NATO to deter Iran. Although, as it is well known, Iran never attacked its neighbors during its modern history after the Khomeini Revolution, but only fought to repel the aggression of Iraq, started in 1980 at the instigation of Saudi Arabia, the GCC countries and the United States.

So far other members of the Council – with the exception of Bahrain, whose royal regime entirely depends on Saudi bayonets (Saudi troops were brought to the island in February 2011 to suppress actions of the Shiite majority population) – are reacting coolly to all this. Only a kind of military command was established, but there are no common armed forces. Moreover, small Arab principalities of the Gulf will hardly wish to worsen their relations with Iran, at the time when this country is coming out of Western isolation.

Moreover, Riyadh revived talks of a regional missile defense system called “ParsPRO” to repel possible missile and air strikes on the GCC from Iran. Its components, based on the purchase of the “Patriot” systems, would be placed virtually everywhere – from Kuwait to Qatar and the UAE. At that, they planned to spend up to $20 billion for just the first phase. Moreover, this was done despite the fact that in early December, the Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif visited four Gulf countries and put forward a number of interesting initiatives to strengthen stability and security in the Gulf, which received positive feedback from Kuwait, Qatar, UAE and Oman.

In any case, we can be sure that Tehran can overcome the remaining difficulties in the coming period and make a leap forward, despite the machinations of Saudi Arabia and the pressure of the pro-Israel lobby in Washington. Russia understands this, and is getting ready to expand its cooperation with Iran – a country that is a friend of the Russian Federation. It is no mere chance that Russian Foreign Minister Sergey Lavrov made an official visit to Tehran in mid-December, and that the capital of Iran hosted a meeting of the Joint Intergovernmental Commission on Trade, Economic, Scientific and Technical Cooperation.

Viktor Titov, PhD in History, a political observer on the Middle East, exclusively for the online magazine New Eastern Outlook.

samedi, 18 janvier 2014

Erdogan in Trouble but Gulen and CIA Intrigues need containing

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Turkey in crisis: Erdogan in Trouble but Gulen and CIA Intrigues need containing 

Nuray Lydia Oglu and Lee Jay Walker 

Ex: http://www.moderntokyotimes.com - Modern Tokyo Times

The grand ambitions of Recep Tayyip Erdogan are unraveling in many directions because the Prime Minister of Turkey is suffering from many internal convulsions which are rocking this nation.  Several years ago it appeared that Erdogan could continue to abuse many excesses based on the strength of the Justice and Development Party (AKP). Therefore, Erdogan’s Islamist dream and “Ottoman mirror” had a powerful swagger, whereby he perceived himself to be the “new father of Turkey” providing nationals followed his conservative and Islamist agenda. Yet now, the AKP is starting to look fragile and increasingly authoritarian under Erdogan.

In saying this, it is clear that Fethullah Gulen is no savior because just like Erdogan he also wants to pull the strings. Equally important, both individuals share the Islamist dream of crushing progressive forces in Turkey. Indeed, in the past Erdogan and Gulen were playing the same tune.

Regionally, the grand designs of Erdogan have literally bitten the dust because of the meddling of Turkey. After all, only Erdogan could disillusion Egypt, Iraq, Iran, Israel, Syria, and other nations. Also, with Erdogan being determined to overthrow the government of Syria, then not only did he turn a blind eye towards international jihadists and covert operatives; but, more alarmingly, he avidly tolerates and encourages brutal sectarian and terrorist forces against secular Syria. Therefore, the image of Turkey is suffering greatly throughout the entire region because Erdogan can’t stop meddling and upsetting regional nations.

Re-focusing on the current scandal in Turkey then clearly the Erdogan boat is rocking. Baha Gungor, Deutsche Welle, says: “Erdogan has made the same mistakes as many autocrats before him. He has come to see himself as infallible, tolerating criticism of his policies less and less. Journalists, intellectuals and politicians who see things differently have been locked up. Large swaths of the army’s former leadership were handed harsh jail sentences for allegedly planning a coup.”

Indeed, it is clear that 2013 witnessed many shortcomings for the leader of Turkey because Erdogan kept on piling on more judgments of errors. This was clearly apparent during the Taksim Square crisis because Erdogan issued harsh statements about the demonstrators. Also, excessive force against demonstrators and his unapologetic stance meant that Turkey was becoming even more divided.

Serious allegations by the end of 2013 related to money laundering, the smuggling of gold, major bribes – and other areas related to corruption – equated to a huge downturn in the domestic fortunes of Erdogan. Not only this, the ramifications for the economy is now being felt. This is clearly apparent because now the Turkish lira is fairing miserably with the US dollar and the Euro.

Yet the current internal struggle of Islamist powerbrokers between Erdogan and Gulen is alarming. After all, under the Obama administration in America it is clear that a pro-Muslim Brotherhood agenda existed whereby Egypt was going to be the grand experiment. Luckily, the masses in Egypt rose up against the Muslim Brotherhood putsch for usurping state institutions in order to turn the clock back. However, the dream is still alive and kicking and not surprisingly Gulen is based in America just like the leading Islamist in Tunisia resided in the United Kingdom prior to returning. Therefore, the erratic behaviour of Erdogan must have set off some alarm bells in Washington and it would appear that Gulen is now being readied for the next stage in the unraveling of secularism in Turkey.

It must be remembered, that Afghanistan and Iraq had secular governments prior to America and the United Kingdom meddling into their respective internal affairs. Indeed, America also welcomed Sharia law in Sudan in the early 1980s despite the outcome of this policy being detrimental for Animists and Christians in Sudan. Likewise, Sharia law and the jihadist threat followed on the coattails of America, France, the United Kingdom and several Gulf powers in Libya. In other words, a natural reality is emerging whereby Western powers are siding with the Islamist agenda. This can also be witnessed in Syria whereby the usual players in the Gulf and West are siding with sectarian and terrorist forces. The knock on effect is also the crushing of Christianity in Syria just like what happened in Iraq and Kosovo. Similarly, Coptic Christians were expendable in Egypt because of the intrigues of Washington and London. However, just like the crisis in Iraq it is clear that Saudi Arabia doesn’t want the Muslim Brotherhood too close to home just like this nation didn’t welcome the loss of Sunni power in Iraq.

Family Security Matters says: Osman Nori, the retired head of Turkish intelligence, recently alleged that the Gulen movement has served as a front for US intelligence by sheltering 130 CIA agents in its schools throughout Kyrgyzstan and Uzbekistan.”

“This claim collaborates the testimony of Sybil Edmonds, a former FBI translator and celebrated whistleblower. Ms. Edmonds says that Gulen and his movement began to receive vast sums of money from the CIA in the wake of the collapse of the Soviet Union, when US officials realized that they could not obtain control of the massive energy resources of the newly created Russian republics because of a deep-seated suspicion of American motives.”

“The CIA, Ms. Edmonds maintains, came to view Turkey as a perfect “proxy” for US interests since it was a NATO ally that shared the same language, culture, and religion as the other Central Asian countries. But centralized control of these republics, she points out, could only be actualized by the creation of the Pan-Turkish nationalism and religion, envisioned by Gulen and his followers. And so, according to Ms. Edmonds, the CIA became Gulen’s partner in the creation of the New Islamic World Order. The money for the pasha’s schools and settlements, she says, came not from congressionally-approved funding but rather from covert CIA operations, including narcotics trafficking, nuclear black market, weapons smuggling, and terrorist activities.”

In other words, if Turkey is left to the geopolitical whims of America and the United Kingdom alongside the Islamist dreams of Gulen, then Turkey will lose its secular and modernist approach. Of course, the same applies to the initial gambit of America, the United Kingdom and Gulen utilizing Erdogan – and other Islamists in Turkey, prior to the ongoing internal struggle between Erdogan and Gulen – after the applecart began to lose balance. Therefore, is essential that secular forces wake-up in Turkey and the same applies to all independent forces, which don’t rely on Western and Islamist intrigues.

Erdogan is undermining secularism in Turkey therefore his authoritarian nature is worrying vast numbers of Turkish citizens. Yet, the intrigues of Gulen aren’t the answer and the same applies to CIA shadows and the usual role of the United Kingdom. The Russian Federation must also focus on events in Turkey because Chechen Islamists and others in the Caucasus have been given havens by Turkey and the same applies to Georgia. Likewise, the Erdogan government is undermining secular Syria by supporting sectarian and terrorist forces against the people of this nation.

Turkey like Egypt is facing an internal clash of civilization and currently the intrigues of America and the United Kingdom are favoring the Islamist agenda. Ironically, in Turkey the power play between Erdogan and Gulen is between two individuals who share much in common. It is hoped that both negative forces will devour each other in order for secular and other political forces in Turkey to return the nation back to its modernization path. Therefore, political parties who oppose Erdogan should not rush into the arms of “the Gulen shadow.”

http://www.familysecuritymatters.org/publications/detail/more-dangerous-than-bin-laden-protestors-to-descend-on-gulens-mountain-fortress-in-pennsylvania#ixzz2qRaPXtVm  Family Security Matters

http://www.dw.de/opinion-erdogan-is-on-course-to-self-destruct/a-17327807 Deutsche Welle

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

vendredi, 17 janvier 2014

NSA : Allemagne et USA dans un tunnel

NSA : Allemagne et USA dans un tunnel

Ex: http://www.dedefensa.org

Le grand quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) donne des détails importants, à partir de sources de première main, sur les négociations entre les USA et l’Allemagne concernant les activités d’espionnage, de surveillance et d’écoute de la NSA en Allemagne. (On connaît la position en flèche de l'Allemagne à cet égard [voir le 12 décembre 2013et le 20 décembre 2013].) Ces informations sont prises avec d’autant plus d’attention que le quotidien SZ a une réputation considérable de sérieux et une influence à mesure, largement répercutée par son tirage important. Pour ce cas précis de la crise Snowden/NSA, le SZ n’a pas l’habitude de diffuser des informations polémiques, ni de faire dans un anti-américanisme militant, par conséquent les indications qu’ils donnent doivent d’autant plus être considérées avec préoccupation par ceux qui espèrent un arrangement Allemagne-USA.

Le 14 janvier 2014, Russia Today a consacré un article aux informations du SZ, dont le titre annonce clairement l'humeur (“Les Amérticains nous mentent”). «Tuesday’s edition of Süddeutsche Zeitung daily came out with the headline ‘The Americans lied to us’. The German daily was quoting an unnamed high-ranking local official who claimed that even in the wake of the recent scandal, when it emerged that the NSA had been tapping the mobile telephone of German Chancellor Angela Merkel, the White House would not promise to stop listening to German politicians’ phone calls. [...]

»According to Süddeutsche and a report on public broadcaster NDR, during the negotiations the US officials were expected to give German counterparts access to the alleged listening station, believed to be on the top floor of the US embassy in Berlin, and to shed light on how long Merkel’s phone had been monitored and whether she was Germany's only key politician to be targeted. Süddeutsche has quoted a “German expert familiar with the state of the negotiations” as saying “we're getting nothing.” As a result, according to the newspaper, the head of Germany’s foreign intelligence agency (BND) Gerhard Schindler stated that if things don't improve, he would prefer not to sign the deal at all.»

Reuters publie un article, ce même 14 janvier 2014, où le caractère abrupt des mauvaises nouvelles des négociations est démenti ou du moins édulcoré par le ministre de l'intérieur, sans pour autant donner de précisions rassurantes. Le SZ n’est pas nommé, ce qui permet d’éviter une éventuelle polémique avec le quotidien et semblerait confirmer implicitement ou indirectement au moins les difficultés de la négociation. L’agence Reuters obtient elle-même des précisions officieuses allemandes qui ne sont pas plus optimistes, tandis que les déclarations du côté US restent également très imprécises.

«A government source in Berlin told Reuters the United States remained interested in a deal but was loath to give a blanket pledge not to try to monitor government members. Caitlin Hayden, a spokeswoman for the U.S. National Security Staff at the White House said discussions with Germany so far had yielded “a better understanding of the requirements and concerns that exist on both sides”. “Such consultations will continue among our intelligence services as a part of our shared commitment to strengthen our practical cooperation in a manner that reflects the shared threats we face, the technological environment in which we operate, our close relationship with one another, and our abiding respect for the civil and political rights and privacy interests of our respective citizens,” Hayden told Reuters.

»German Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier said on Tuesday he was anything but relaxed about the matter but there was still time to make progress. “A next step will be that we look at the reforms to be announced by President Obama with regard to limiting the activities of intelligence agencies.”

A côté de ces prises de position incertaines mais qui tentent d’écarter l'impression selon laquelle SZ a donné des indications réellement significatives, des réactions officielles d’hommes politiques à propos de l’article incriminé finissent par donner à celui-ci, au contraire, toute l’apparence de sérieux et de fondement qui importe. On trouve là des indications plus justes de l’intérêt qu’il faut accorder aux nouvelles donn,ées : les négociations entre les USA et l’Allemagne, concernant les garanties demandées par les Allemands, ne progressent pas, au point que l’on peut parler d’une impasse.

«Lawmakers in Berlin reacted sharply to the Sueddeutsche report with several who are in Merkel's grand coalition warning of consequences if the talks collapse. “The Americans understand one language very well – and that's the language of business,” said Stephan Mayer, a senior lawmaker in the ranks of Merkel's conservatives. He told Reuters that if the deal fails, Germany should consider barring U.S. companies from getting public sector contracts because it could not be ruled out that U.S. contractors would engage in espionage activities. “I would want to pull out this sword that there could be economic sanctions at stake here,” Mayer said.

»Michael Hartmann, a senior Social Democrat lawmaker, also called for sanctions if the talks unravelled. “If these reports are true I can only warn the Americans that they haven't heard the explosion over here,” Hartmann told German radio. “We're not going to allow millions of Germans, right up to the chancellor, to be eavesdropped on. We have to tell the United States that U.S. companies operating in Germany and can't guarantee the security of our data will not get any contracts from us anymore.”»

Un expert allemand consulté par Reuters, Sancho Gaycken, donne l’appréciation cynique habituelle, à savoir qu’un accord de limitation et de contrôle des écoutes de surveillance et d’espionnage est impossible à atteindre en pratique technique, que tout le monde le sait, et que si même il y a accord personne n’aura aucune confiance en lui. («It's a naive to think a ‘no-spy’ deal would be possible but there's no harm raising the issue. It's not terribly surprising. Not many people really expected it would happen and even if there was a deal, would anyone really trust it?»)

L’appréciation de Gaycken n’a guère d’intérêt, comme en général celles de spécialistes dans ce genre d’affaires, lorsqu’ils prétendent donner des avis techniques d’où l’on pourrait sortir des appréciations politiques. La question n’est donc pas de savoir si un accord qui serait atteint serait éventuellement et effectivement efficace, ou si un accord éventuellement et effectivement efficace pourrait être atteint, ou si encore un accord effectif aurait la confiance de quiconque quant à sa validité. En un sens, ce que dit Gaycken est une évidence dont tous les Allemands sont évidemment informés depuis l’origine de cette affaire. Ce qu’il importe de savoir, c’est bien le but de la démarche allemande, c’est-à-dire de savoir si les dirigeants allemands considèrent comme un objectif de sécurité nationale de décréter que tout doit être fait pour assurer des mesures de défense effectives contre la NSA, – en d’autres mots, si oui ou non les activités de la NSA doivent être appréciées comme des activités “hostiles” et traitées comme telles.

Une indication à ce propos est la remarque faite par le ministre allemand des affaires étrangères, qui reflète le malaise, ou la détermination c’est selon, des dirigeants politiques allemands. La remarque renvoie l’ensemble de la problématique, et notamment les négociations entre l’Allemagne et les USA, vers le débat politique intérieur US à ce sujet, notamment le débat entre le président et le Congrès où une partie importante des parlementaires réclame des mesures décisives de “réforme“ de la NSA. Si les mesures que va annoncer Obama vis-à-vis de la NSA sont sérieuses, les Allemands devraient estimer qu’il existe une possibilité que la NSA soit effectivement contrainte, sur instruction politique, de limiter elle-même ses activités. Dans le cas contraire, si les mesures annoncées par Obama s’avéraient être de type “cosmétiques”, les négociations entre les USA et l’Allemagne devraient alors effectivement conduire à un échec. De ce point de vue, les indications données par SZ sont certainement justes, parce qu’effectivement ces seules négociations ne pourront aboutir à quelque résultat que ce soit, et il est donc logique que les négociateurs allemands n’obtiennent rien de sérieux de leurs interlocuteurs. Par conséquent, si Obama ne donne pas satisfaction (et aux critiques US de la NSA, et aux attentes des Allemands), les négociations déboucheront sur une absence d’accord et l’Allemagne reprendra complètement sa liberté.

... “Reprendre sa liberté”, pour l’Allemagne, cela signifie se juger fondée de prendre toutes les mesures défensives possibles, avec notamment des ruptures de collaboration avec les firmes US, l’établissement de nouveaux réseaux, etc. Mais ces mesures techniques, à l’efficacité discutable, ne constitueraient dans ce cas qu’une partie mineure des réactions auxquelles seraient conduits sinon contraints les dirigeants allemands, tant par leur opinion publique, que par leurs industriels, que par leurs bases politiques au niveau parlementaire, voire par leurs services de sécurité nationale si ceux-ci ont été mis dans une position où ils doivent tenter d’obtenir des résultats effectifs de protection face à la NSA. Cela signifie qu’effectivement, la NSA et ses activités seraient décisivement considérées comme “hostiles”, et cette évolution au départ technique et de communication prendrait nécessairement une dimension politique. Elle interférerait sur les relations USA-Allemagne, et sur les relations transatlantiques qui vont avec, en introduisant dans toutes les nombreuses relations de sécurité qui existent un doute et un soupçon fondamentaux, et jusqu'à des mesures de prise de distance qui auraient des allures parfois proches d'une rupture.

SZ n’a fait que nous avertir que tout le monde attend Obama, parce qu’on ne peut faire autrement qu’attendre Obama et ses décisions. Accessoirement, l'article de SZ, si les services de communication US s'en sont avisés jusqu'à le faire traduire, permet indirectement d’avertir Obama que les Allemands attendent très sérieusement des mesures concrètes contre la NSA... Cela n’est pas nécessairement, ni rassurant, ni prometteur du point de vue de la cohésion interne du bloc BAO, de l’Allemagne et des USA dans ce cas ; après tout, l’on pourrait reprendre la déclaration de Gaycken à propos de la décision d’Obama, en remplaçant le mot “deal” par le mot “decision” (“It's a naive to think a ‘no-spy’ [decision] would be possible ... It's not terribly surprising. Not many people really expected it would happen and even if there was a [decision], would anyone really trust it?»).

jeudi, 16 janvier 2014

Beppe Grillo demande le boycott des journaux qui désinforment

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Italie: Beppe Grillo demande le boycott des journaux qui désinforment

Ex: http://www.zejournal.mobi

Le comique italien Beppe Grillo (un mélange de Coluche et de …Dieudonné) dénonce depuis longtemps la presse italienne soupçonnée de mettre sous silence ou de déformer ses propos. Il a franchi un pas de plus en demandant expressément de ne plus acheter deux quotidiens La Nazione et La Repubblica.

La Nazione est le plus ancien quotidien régional d’Italie, basé à Florence et réputé proche de Matteo Renzi, maire de Florence et nouveau secrétaire du Parti Démocratique (PD, gauche). Dans un graphique reprenant les résultats électoraux les plus récents, La Nazione a purement et simplement « oublié » le Mouvement 5 Étoiles (M5S) de Beppe Grillo pourtant premier parti italien (hors coalitions) aux élections de février 2013 ! Le M5S est classé avec les « autres » y compris des mouvements qui n’ont eu aucun élu, alors qu’il est largement représenté à la Chambre comme au Sénat…

Plus subtile, La Repubblica, premier quotidien national italien et proche de la gauche, manipule l’information dans un article du 10 janvier pour induire que  le Mouvement 5 Étoiles ne tient pas ses promesses. Beppe Grillo a toujours refusé le remboursement des dépenses électorales sur l’argent public. Un article indique le contraire précisant que le M5S a perçu 600 000 euros au titre du remboursement. Il faut lire une toute petite note en bas de page pour y apprendre : « remboursements non utilisés par décision du Mouvement 5 Étoiles ». Factuellement, le journal n’a ainsi rien à se reprocher, il a livré toute l’information, mais la présentation induit évidemment (intentionnellement ?) le lecteur en erreur.

Grillo dénonce une « désinformation méthodique, chirurgicale, répétée qui dénote un comportement volontaire qui ne laisse rien au hasard. Un comportement maniaque, pathologique … celui de la désinformation ».

Heureusement, rien de tel ne pourrait arriver en France, bien entendu…

- Source : OJIM

mercredi, 15 janvier 2014

Politics behind Turkey graft probe

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Politics behind Turkey graft probe
By Omer Aslan

Ex: http://www.atimes.com

Speaking Freely is an Asia Times Online feature that allows guest writers to have their say. Please click here if you are interested in contributing.

[As Asia Times Online was going to press, Turkey's ruling party ordered purges of police chiefs and moved to tighten control of the judiciary, as a top official said there's no chance of a truce in the struggle with prosecutors leading a corruption probe, Bloomberg reported.

The government will keep firing those leading the investigation and then seek to prosecute them for attempting a coup, Osman Can, a member of the central committee of Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's Justice and Development Party, or Ak Party, said in a January 6 interview in Istanbul.


The government has reassigned prosecutors leading the investigations and dismissed almost 2,000 police officers since news of the 15-month secret investigations broke on December 17, Bloomberg cited Hurriyet newspaper as reporting.]

Six months after the Gezi Parki protests in Istanbul, Turkey is going through tumultuous times once again. To those observing Turkey from outside, it may seem a non-stable and highly polarized country. If lack of understanding on fine details of democracy and abuse of loopholes that exist in a democratic system is part of the answer for such turbulence and unpredictability, I argue that the main reason is the vibrancy of Turkish politics. That is to say, politics is alive in Turkey; social groups have causes to mobilize around for.

There are alternative visions of Turkish society represented by different groups as well as political parties. The dominant discourse around "old Turkey versus new Turkey" is a testimony to this feature of Turkish politics.

For this reason, it may be particularly hard to grasp Turkish politics from North America and Europe where "in the era of neoliberalism, the ruling elite has hollowed out democracy and ensured that whoever you vote for you get the same." The absence of alternative visions of American or European societies runs as "stability".

These reasons behind passionate political activity in Turkey are in fact interrelated. Groups that have different visions of Turkish society and public interest sometimes exploit the loopholes in the system either deliberately or because of a failure to grasp democracy fully. The most recent political battle between the Gulen movement and the Justice and Development Party (AKP), close allies for the past decade, exemplifies this well.

The Gulen movement
What exactly is the Gulen movement? Are they an international civil society group involved in education activities and promoting global peace and interfaith dialogue? Amid this heated controversy, members of the movement argued that they are a civil society organization. They point out that "democracy allows civil society groups to pursue their interests through democratic means. Besides, theory and practice of civil society also allow such groups to use all means of communication and interaction including media outlets for [the] public interest." Is this what the Gulen movement really does?

We may take our clues from the criticisms against the Israeli Lobby in the United States to make sense of what the Gulen movement does and why it is criticized in Turkey nowadays. The concerns John Mearsheimer and Stephen Walt, the authors of the Israel Lobby and US Foreign Policy, raised with the Israeli lobby was that it shaped American policy towards the Middle East in such a way that US policy served Israeli, not American, interests. The political clout that the lobby has had over primarily the US Congress forced US administrations to appoint pro-Israeli figures to critical positions, block anything in the United Nations that may be against Israel, and continue to support Israel in diverse ways that in the end ensured automatic American support for Israel.

The Gulen movement seeks to be Turkey's Israel Lobby. It would like Turkey's domestic and foreign policies to serve the movement's narrow interests. The movement has been so enmeshed in the international arena for the past decade that it now has its own interests independent of Turkey or the Muslim ummah, or community.

Some pillars of the movement's policies are maintaining good relations with Israel, avoiding any serious fall-out with the United States, where the movement's founder, Muhammed Fethullah Gulen, has resided since 1999 anyway, and never opting for an aggressive response when it comes to any type of assault on Muslims.

For example, it was for this reason that the movement and the AK Party were at loggerheads after the 2010 Mavi Marmara incident, when Israeli commandos boarded the vessel as it tried to breach Israel's blockade of Gaza. Gulen's followers were angry with the government because the break-up in ties between Turkey and Israel that followed gave the Gulen movement a headache in its dealings in the United States.

The recent political battle between the Gulen movement and the AKP is therefore more about "political deviance" of the government than the government's decision to close prep schools, a significant number of which are owned by the movement, or financial corruption charges against some prominent members inside the AKP.

For Gulen, the AKP government has lately been too critical of the West, too supportive of popular revolts in Egypt and Syria, and continues its economic dealings with Iran. In a relatively recent interview with the Atlantic, Gulen said that he did not think Turkey is having good diplomatic relations in the region and that it protects its reputation based on love, respect, and good will and collaborate around mutually agreeable goals.

A columnist at Zaman newspaper, Huseyin Gulerce, expressed the real reason behind the split: "It was the Mavi Marmara crisis that created the first cracks ... Mr Gulen's attitude was very clear, as he always suggested that Turkey should not be adventurous in its foreign policy and stay oriented to the West, and that it should resolve its foreign policy issues through dialogue."

In domestic policy too, the Gulen movement wants the government not to violate certain parameters. They do not want the government to take the PKK - the Kurdistan Workers' Party - as its negotiating partner even to resolve the Kurdish issue.

With a different vision of Turkish society and what Turkey should do in domestic arena and international politics, the Gulen movement exploited the legal cover provided by the system to start political operations on the government.

"The rule of law" and separation of three branches of government are indivisible parts of a democratic system. Prosecutors in Turkey are given an almost untouchable status so that they may prosecute without fear any holder of political power. However, while these rights and privileges are given to prosecutors, the law gives them certain responsibilities and puts certain limits on them. It is assumed and expected that prosecutors will not abuse their power and act as a supporting cast in political operations conducted on the executive branch.

However, the judiciary is treated as if they only need to be independent in Turkey; the fact that they also are expected to remain impartial is forgotten. Betraying these expectations, prosecutors suspected of links to the Gulen movement started the recent corruption probe in Turkey. The fact that three independent probes are combined for no understandable reason and that the suspects, including well-known figures, have been taken into custody to create noise and then released one by one led to the suspicion that the probes were politically motivated.

The content of the ongoing graft probe was somehow leaked to opposition newspapers, mainly to the Gulenist media outlets in Turkey.

Besides, the subjects of the probes somehow came to be published in Today's Zaman, a Gulenist mouthpiece, some days before the operation started. Some columnists at Today's Zaman later put great effort in relating the AKP to both Al-Qaeda and Iran (at the same time!) on social media.

Here is the dilemma in a democracy: how can a democratic government protect itself when unaccountable prosecutors conduct politically motivated operations to bring down a government and to arrest the prime minister under the legal cover of principles of rule of law and independent judiciary? Can a government subject to a politically motivated judiciary operating under the cover of independence and unaccountability save itself by remaining within the remit of law?

Anything but an NGO
Any civil society organization may criticize any government for its foreign and domestic policies on various scores. Civil society organizations, nevertheless, do not raise their own agents and penetrate state organs (the police, judiciary and so forth) through them so that, regardless of the identity of the government, they will set the parameters or red lines within which government policies will have to remain.

Here we have another fine line; any public employee has the constitutional right to belong to any sect/voluntary association as long as they do not confuse their duties to the state and their membership in such an association outside their job. This means that even when a public employee thinks his sect/tariqah may benefit from the classified information he has access to, he cannot leak any documents to his "brothers".

Nor may he legally eliminate his colleagues in his department or bureau so that he may replace them with his "brothers" to control the institution. There are credible doubts as to whether Gulenists respect such distinctions.

What is more, civil society organizations are transparent entities; they are accountable; those outside such organizations more or less know who belongs and who does not. They also declare their sources of income and the amount of money that they collect.

The Gulen movement does neither; no one knows the amount of money they control, the number of private schools, prep schools, other charities, print and visual media outlets, and number of members they have. Nobody exactly knows the hierarchy within the movement, or even whether there is one, and the chain of authority in it.

In that respect, the Gulen movement is the exact opposite of a civil society organization. It is rather a ghostly presence; everyone knows it exists, you feel its influence, people talk about it, certain figures are known to have ties to it, but you do not really see the whole or can put your finger on it.

But why is this movement so different from others? After all, the tradition of tariqahs in Turkey and other Muslim countries is centuries old. Yet, the Gulen movement differs from the rest as a messianic organization. They believe that "the destiny gave them a mission".

In practice, this means that they are the God's chosen flock, and have a particular program and method on Earth that they think will make only them reach their desired end. Those who stand in their way, who oppose the sacred program/roadmap, are shirkers, and thus deserve to be crushed.

In their mind, the AKP government that defends ousted Egyptian president Mohamed Morsi at the expense of antagonizing the junta administration in Egypt, or that protects Palestinians at the cost of eliciting Israeli fury, acts shortsightedly. Yet, the movement makes long-term projections; even if they may consciously refuse to speak against cruelties done to their fellow Muslims today, they are so sure that the movement will be so powerful in the year, say, 2150 that they will be able to appoint a governor to, say, Yakutia Republic in today's Russia.

They will not act or speak against the massacred members of the Ikhwan, or Muslim Brotherhood, because the Ikhwan chose the method of defiance and opposed the junta administration instead of reconciling with it and searching for ways of dialogue.

Such a messianic zeal combined with the idea of sacred chosen-ness justifies any means and acting against anyone as long as the means serve the ultimate purpose of Earthly glory promised to this movement. It is such heterodoxy that separates the Gulen movement from the corpus of tariqahs in and outside Turkey.

Political suicide
The Gulen movement has been interested and involved in politics for a long time. However, they did not out come out in the open until recently. It appears that open political engagement in front of cameras and the public eye proved to be tough for the movement. It is therefore no surprise that Gulen's explosive curses, perceived by the wider public as against the AKP government, in a video recently released by the movement backfired.

The public outrage ran so high that perhaps for the first time since 2002 Gulen had to immediately release another video to retract and reframe what he said. The video went viral and became subject of pranks.

The recent row also widened the distance between the Gulen movement and the rest of the tariqahs in Turkey. Other tariqahs threw their open support behind the government after the battle broke out. To make things worse for the Gulen movement, the rest of the Nurcu (or Nursu)? community, with which the Gulen movement is related, took a stance against them as well.

A cursory skim of discussions on social media demonstrates the widening rift within the Nurcus now, so much so that many Nurcu groups including Said Nursi's students accuse Gulen betraying the true, non-political ideals of Bediuzzaman Said Nursi.

Perhaps the most important outcome of the recent controversy will be that Gulen movement was stripped of its immunity from criticism. The conservatives and Islamists have now joined the Kemalists, leftists, liberals, nationalists of all hues who had already been criticizing Gulen and doubting his real intentions for a long time.

Today therefore the Gulen movement is on the table and Turkey's conservatives, Islamists of all stripes sit around the table discussing what it is that they have on the table, what is its nature, why it wants to conquer the state, which actors it cooperates with outside Turkey, how consistent Gulen's words are and how Islamic what he preaches, his methods and goals are.

Moreover, Turkey's dominant conservative public may not buy the support that the CHP - or Republican People's Party - in any case a strange bedfellow for the movement, is giving the Gulen movement.

Such an odd alliance between the CHP and the Gulen movement may be deceptive for two reasons. First, the movement will find it very hard to convince its grassroots to vote for the Kemalist CHP, which for decades had been for them the chief evil. Secondly, since all political actors will know the role of the movement in case the AKP government falls, no political party will ever trust the Gulen movement from now on.

It is unlikely that any government will forget for a moment what Prime Minister Recep Tayyip Erdogan says so often these days: "The parallel state". For all these reasons, the question that begs an answer is not, as some assume, whether the Gulen movement or the AKP will win this war; the question is, why has such a powerful movement as Gulen's attempted something that is akin to political suicide?

And unfortunately also just that for the concept of civil society in this part of the world; in our region, either states control civil society organizations for exerting social control or those who claim to be civil society organizations, such as the Gulen movement, try to capture the state.

Speaking Freely is an Asia Times Online feature that allows guest writers to have their say. Please click here if you are interested in contributing. Articles submitted for this section allow our readers to express their opinions and do not necessarily meet the same editorial standards of Asia Times Online's regular contributors.

Omer Aslan is a PhD candidate in political science at Bilkent University, Ankara, Turkey, and may be contacted at aslano@bilkent.edu.tr.

(Copyright 2014 Omer Aslan)

France and Saudi Arabia: The Union of “Misfits”

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France and Saudi Arabia: The Union of “Misfits”

While the international community summarizes the achievements of the year 2013, exerting even further efforts in reducing the risk of the armed violence spread in the Middle East (especially in Syria , as well as through the settlement of the Iranian nuclear program stand-off) , the head of the Elysee Palace decided to put a rather peculiar final chord to his political activities of the last year.

He chose not to bother himself with peaceful initiatives, especially with those that could improve the social life of the French residents, which those residents have been waiting for since the day of his inauguration. That’s a funny fact if we are to take into consideration that the siting French President represents the socialist party, which by definition should be close to the day-to-day problems of the ordinary working people. And the people decided to pay the President with the same disrespect they’ve been treated with, this fact was established by the poll conducted in late December 2013 by BFM-TV-RMC. This poll showed that Francois Holland was supported by 2% of the French population, which means that the rest 98 % didn’t show any trust for him. The results despite the “devotion to democratic principles” Francois Holland has named as his top priority were banned by Elysee Palace.

Francois Hollande decided to end the year 2013 with a trip to Saudi Arabia , thereby securing the alliance of the two»» nations “rejected” by the United State and a number of other countries. These two have ultimately failed to understand the causes and the significance of the events that occurred at the end of the year in the Middle East therefore they were not able to adapt to the new reality . Another reason for becoming “misfits” is the eagerness the Elysee Palace and Riyadh has shown in staging the chemical provocations in Damascus along with the massive support these countries have shown to the Syrian militants , allowing the spread of Wahhabi ideas not across the Midlle East alone, but in France itself .

According to many political analysts, Hollande has today become the most loyal ally of Saudi Arabia in its attempts to strengthen the so-called ” Sunni arc ” in the fight against Shiite Iran and Syria. The key role in this fight is place by Lebanon and “Hezbollah”. Currently, “the misfits” share a number of foreign policy goals. It’s the tough position the two take on the Syrian issue and the idea of Bashar Assad’s toppling. It’s the views they share on the Iranian nuclear programme, in an effort to reduce the influence Iran enjoys in the region . The blind support Elysee Palace has been showing to Riyadh, can be explained, to some extent , by the famous generosity of the Saudi royal family members and the most generous of them all the head of Saudi intelligence services – Prince Bandar bin Sultan. Foreign politicians can expect substantial cash donations and diamond offerings if they are to support the Saudis and their Wahhabism. It allows Riyadh to manipulate Washington and Paris at their own will.

So, on 29 and 30 December Hollande flew to Saudi Arabia to take a good care of the military industry people that had brought him to power in the first place. On this trip he was accompanied by four of ministers and a group of 30 entrepreneurs.

The main goal of this trip – to secure bilateral strategic cooperation, to sign contracts for supplying the Sunni forces in Lebanon with even more firearms. The same very forces that have been fighting back to back with the Syrian armed opposition in a bloody war against the regular troops that defend their own country, against Syrian officials. Another goal of Hollande’s trip is to establish a close partnership in the intelligence field.

During the negotiations Saudi Arabia consented to allocate $ 3 billion to buy French weapons that would end up in the hands of the Lebanese Army. It is noteworthy that this financial “aid” amounts for two military budgets of Lebanon , that is a former French colony, just like Syria. However, this military aid to Beirut provided by Riyadh and Elysee Palace , aimed primarily at fighting the Lebanese “Hezbollah” will be of little to no help to the international efforts of reducing the regional tension, it wouldn’t be of any use either in promoting the authority of the Lebanese “sponsors” in Lebanon itself and in the Middle East in general.

It’s not that “Hezbollah” is on the side of the common enemy of Paris and Riyadh – President Bashar al-Assad . This new supplies will only further enhance the struggle between Sunnis and Shiites. The region itself will be militarized even further at the expense of the French arms and Saudi money. The ultimate goal of such a generous “gift” is to spread the Wahhabi ideas in Lebanon, which has not fully recovered from a 15 years long civil war . After all, today in the Sunni areas of Lebanon — the largest cities of the country – Tripoli and Sidon are facing a rise of Islamist rhetoric and Al Qaeda is gaining followers there on a daily basis, writes the Lebanese newspaper Al-Akbar.

However , in addition to this transaction , the leaders of France and Saudi Arabia discussed other aspects of bilateral military cooperation, clearly not designed to administer affairs of peace and actively prepare for a regional war . This is primarily a contract for 4 billion euros to modernize the French missiles Crotale ground -to-air with the French firm Thales. Negotiations on this issue for a long time been blocked due to lack of consent on the part of the Saudi elite, but this particular visit to the CSA became a new impetus to this cooperation , especially since the main competitors of French manufacturers in this issue – the U.S. – has somewhat cooled to Saudis .

As for the cooperation of the intelligence services of the two countries and the exchange of “mutual interest to intelligence information ,” France is planing to sell Riyadh the same type of a spy satellite that was sold by Astrium and Thales Alenia Space in the United Arab Emirates last summer. With this “tool” Saudi Arabia will be able to improve significantly the “effectiveness” of its intelligence services and monitor the activities of the armed forces of the enemy in the region. French ship and machine builders (DCNS, Thales and MBDA) received an order to strengthen the kingdom’s submarine fleet, to modernize the Saudi Navy frigates that would on par with Saudi petrodollars be protecting and promoting the Wahhabi values. France has also got a contract to equip the National Guard of the kingdom, as for the project of constructing 16 nuclear reactors on the Saudi soil, this part of the deal is still being negotiated.

Francois Hollande has stated in Riyadh that Saudi Arabia was a “leading partner of France in the Middle East” with a trade turnover of 8 billion euros in 2013, 3 of which is a share of French exports. The “holiday trip” can bring the French military-industrial people, as some experts believe, a hefty income of 250 billion euros over the next 7-10 years.

However, according to a number of experts, a considerable flow of French arms to Lebanon at the expense of the Saudi royal family can not be regarded as nothing else than a direct intervention of Paris and Riyadh in the affairs of this state, despite the publicly declared position of Francois Hollande and his foreign minister — Fabius that “France seeks to ensure the regional stability and security”. The Saudi efforts at fueling the regional conflicts in Iraq and Syria , and now being “allocated” to Lebanon .

Meanwhile, Damascus believes that if regional and Western states will stop providing the financial and military aid to the armed and terrorist groups that operate in Syria and in the neighboring countries, the violence in the region, will ultimately cease, giving way to the assembly of the “Geneva-2” international conference, said Syrian Ambassador to Russia Riad Haddad to NEO.

Vladimir Odintsov, political commentator and special contributor to the  online magazine “New Eastern Outlook”.

 

 

mardi, 14 janvier 2014

1972/2014 : Idéologie «antiraciste», la grande catastrophe!

 

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1972/2014 : Idéologie «antiraciste», la grande catastrophe!

ex: http://www.polemia.com

 

« Un peu de modestie, de finesse, d’autocritique et de repentance seraient sûrement bienvenues »

 

♦ En 1972 la France était un pays indépendant, unitaire, fier de son passé et où les libertés étaient respectées. Quarante ans plus tard, l’idéologie nationale héritée de la monarchie, de la République et actualisée par le gaullisme a été remplacée par l’idéologie « antiraciste ». Les résultats sont désastreux : immigration de masse peu assimilable, société multiconflictuelle, perte du sens commun, alignement de la politique extérieure sur des intérêts étrangers, censure à répétition. Comment en est-on arrivé là ?

Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.

 


 

1972: Alors que le président Pompidou est fragilisé par sa non-participation à la Résistance de 1940 à 1944, deux événements majeurs surviennent : le Parlement vote à l’unanimité la loi Pleven qui introduit – au nom de la lutte contre le « racisme » – le délit d’opinion dans la grande loi sur la liberté de la presse de 1881 ; les médias lancent « l’affaire Touvier », du nom de ce milicien protégé par l’Eglise catholique. Les deux piliers de l’antiracisme – pénalisation des opinions dissidentes, culpabilisation du passé français – sont ainsi posés.

 

1980: L’attentat contre la synagogue de la rue Copernic est attribué de manière purement mensongère par les médias à « l’extrême droite ». Jean Pierre-Bloch, patron de la LICRA, met en cause le « climat » : climat intellectuel pour aboutir à la neutralisation idéologique du Figaro-Magazine de Louis Pauwels, porteur d’une vraie pensée alternative ; climat politique visant la politique proche-orientale de Valéry Giscard d’Estaing jugée pas assez favorable à l’Etat d’Israël.

 

« L’antiracisme » est instrumentalisé par les socialistes et par certains milieux juifs (Le Renouveau juif d’Hajdenberg notamment) pour aboutir à l’élection de François Mitterrand en 1981.

 

1984/1985 : Fondation de SOS-Racisme, officine gouvernementale créée depuis l’Elysée par Jean-Louis Bianco, secrétaire général de la présidence, assisté d’un jeune conseiller… François Hollande en s’appuyant sur Eric Ghebali et Julien Dray de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et Bernard-Henri Lévy. Les objectifs de SOS-Racisme sont à la fois idéologiques et politiques : promouvoir une société multiculturelle, culpabiliser et scinder la droite, encadrer et contrôler les populations issues du Maghreb (pour les faire « bien » voter tout en évitant une dérive pro-palestinienne).

 

1986: La mort de Malik Oussekine, un Franco-Maghrébin sous dialyse, à l’occasion des manifestations contre la loi Devaquet, débouche sur une campagne de sidération médiatique. Celle-ci contraint le gouvernement Chirac à renoncer à ses projets, notamment quant à la protection de la nationalité française. A cette occasion le lobby « antiraciste » prend la main de manière définitive sur la droite parlementaire.

 

1990: Alors qu’il existe 300 profanations de cimetière par an, la dégradation du cimetière juif de Carpentras fait l’objet d’une manipulation médiatique sans précédent. L’ensemble de la classe politique officielle défile sous le parrainage des associations « antiracistes » et d’organisations juives. Deux objectifs sont atteints : la consolidation du fossé entre le FN et le RPR/UDF ; le vote de la loi Gayssot faisant de l’analyse historique critique de la « Shoah » un délit de blasphème.

 

1993/1998 : Poursuites et condamnations de Maurice Papon pour « crime contre l’humanité ». La condamnation de Papon, haut fonctionnaire français, préfet de police du général De Gaulle (qui lui conféra le grade de commandeur de la Légion d’honneur), député RPR, ministre de R. Barre, est un acte essentiel : c’est l’extension à l’Etat français, en 1998, de la culpabilisation imposée à l’Allemagne en 1945. Cela a aussi pour conséquence le désarmement moral de l’appareil d’Etat face à l’immigration : les associations « antiracistes » empruntant volontiers la figure du juif comme bouclier pour les immigrés clandestins.

 

2001 : Première loi Taubira, loi mémorielle définissant comme crime contre l’humanité les traites négrières (occidentales seulement) et l’esclavage.

 

Années 2000/2010 : Pendant longtemps le combat « antiraciste » a été mené par les associations spécialisées (LICRA, MRAP, LDH et SOS-Racisme) bénéficiant d’importantes subventions publiques nationales et locales et recevant des dommages et intérêts de leurs procès; à partir des années 2000, certaines institutions juives prennent directement le relais. Lors de son dîner annuel, avec un parterre plus brillant que pour la Fête nationale du 14 juillet, devant les plus hautes autorités de l’Etat, de la justice, de l’économie et des médias, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) fixe la feuille de route : promotion de la société multiculturelle, renforcement de la législation et de la lutte « antiraciste », notamment sur Internet, soutien indéfectible à l’Etat d’Israël et lutte contre les pays qui y sont réputés hostiles.

 

Années 2000/2010 (bis) : Adoption d’un mode opératoire comparable au CRIF par le CFCM (Conseil consultatif du culte musulman) et le CRAN (Conseil représentatif des associations noires). Prise en tenaille des Français de souche.

 

Fin des années 2000/début des années 2010 : L’UEJF prend la tête du combat judiciaire pour obtenir la mise en place d’une censure publique, voire privée, sur Internet.

 

Le lobby « antiraciste » : fabuleux pouvoir et fabuleux échec

 

Après 40 ans de grandes manœuvres « antiracistes », le bilan est désastreux.

 

Pour les libertés d’abord, avec la multiplication des lois liberticides. Dans tous les classements internationaux portant sur la liberté d’expression la France figure parmi les plus mauvais élèves : entre la 40e et la 50e place pour la liberté de la presse selon Reporters sans frontières ; en troisième position (devant la Russie pourtant si souvent vilipendée !) pour les condamnations pour atteinte à la liberté d’expression par la Cour européenne des droits de l’homme (pourtant très politiquement correcte…) ; aux premiers rangs pour les requêtes auprès des grands fournisseurs d’accès Internet.

 

Pour la concorde intérieure ensuite : la société multiculturelle est un échec manifeste. Ni l’assimilation, ni même l’intégration n’ont fonctionné. Le seul lieu (hors celui, contraint, du travail) où des gens de culture, de religion et de race différentes se retrouvent ce sont les spectacles de… Dieudonné ou les réunions de Soral. Bref, là où ils se rient du Système selon les uns, du lobby sioniste selon les autres. Fabuleux échec du lobby « antiraciste »: c’est contre lui que s’organise la seule cohabitation black-blanc-beur !

 

Pour l’indépendance nationale enfin : L’alignement de la politique française sur des intérêts étrangers est de plus en plus préoccupant ; promue par BHL, l’intervention en Libye a été un succès militaire mais une catastrophe géopolitique ; et l’aventurisme de François Hollande sur la Syrie a nui à l’image de la France.

 

Pour les institutions juives aussi : Depuis l’affaire Dreyfus la communauté juive jouissait d’un statut moral lié à celui de l’innocence injustement persécutée ; en se plaçant systématiquement du côté de la censure, les institutions juives risquent de perdre leur statut de représentants d’opprimés pour celui d’odieux persécuteurs. C’est grave et c’est prendre un double risque : se placer en opposition de l’esprit français traditionnellement frondeur ; et heurter de plein fouet la sensibilité des jeunes générations, à la fois parce que, pour elles, la seconde guerre mondiale est finie depuis 70 ans… et parce qu’elles sont viscéralement attachées aux libertés sur Internet, véritable sujet du débat. Enfin, l’immigration massive encouragée par le lobby « antiraciste » a pour conséquence la constitution de ghettos musulmans et africains qui cultivent une forte sensibilité antisioniste, voire antisémite.

 

Bien sûr, ce serait une faute que de confondre les juifs dans leur ensemble et ceux qui prétendent parler en leur nom ; on ne saurait davantage passer sous silence le remarquable engagement du côté de l’identité française et de la patrie d’hommes comme Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour. Pour autant, il semblerait raisonnable que les dirigeants des institutions juives aient la force de procéder à leur examen de conscience : à l’égard de leur communauté comme à l’égard de la France. Un peu de modestie, de finesse, d’autocritique et de repentance seraient sûrement bienvenues.

 

Changer de paradigmes

 

Quant au peuple français dans son unité, il lui faut changer de paradigmes dominants : renvoyer le lobby « antiraciste » à ses échecs ; cesser de le subventionner ; cesser de l’écouter et supprimer ses privilèges judiciaires. Vite !

 

Jean-Yves Le Gallou
9/01/2014

 

Voir aussi :

 

L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet
Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans
Défendre la liberté d’expression contre la police de la pensée
« Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout »

Par Yves Bertrand
Conversations politiquement incorrectes
Sarkozy et Hollande, candidats officiels du CRIF
Le CRIF : la tentation du lobby
Le CRIF refuse de donner « un certificat de Cacherout » à Marine Le Pen
Le dîner du CRIF : nuisible aux libertés, à la souveraineté et à l’identité françaises

Le développement de la Chine est une déclaration de guerre aux Etats-Unis

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Le développement de la Chine est une déclaration de guerre aux Etats-Unis

Par Peter KUNTZE

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’hegemon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre Etat paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

On pourrait énumérer encore beaucoup de nouvelles de ce genre, qui confirmeraient le développement exponentiel de la Chine actuelle. Pourtant, lorsque la nouvelle direction chinoise a accédé au pouvoir en novembre 2012, les voix se multipliaient pour annoncer le déclin prochain de la Chine, comme ces mêmes voix, d’ailleurs, l’avaient fait pour les directions précédentes. Comme le “New York Times” ou le “Spiegel”, les médias occidentaux étaient à l’unisson pour évoquer des scénarii catastrophiques: une bulle immobilière était sur le point d’éclater, qui aurait été suivie d’une bulle de crédit et, ensuite, le pays croulerait à cause de la corruption, tandis que la pollution le ravagerait et que le peuple ne tolèrerait plus les différences entre riches et pauvres. L’aspiration générale à la liberté ferait tomber la direction communiste, si des réformes rapides et de vaste ampleur n’étaient pas traduites dans le réel et si cette direction ne renonçait pas à son monopole de pouvoir.

Rien de tout cela ne s’est produit depuis que Xi Jinping (chef de l’Etat et du Parti) et Li Keqiang (premier ministre) ont pris leurs fonctions en novembre 2012 pour les conserver pendant dix ans. On ne voit pas pourquoi le chaos politique et la débâcle économique frapperaient la Chine au cours de la décennie à venir, décennie au bout de laquelle la République Populaire, selon l’OCDE, rattraperait les Etats-Unis, en tant que principale puissance économique de la planète. Le nouveau président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, a prévu pour la Chine un développement positif à la mi-octobre: “La République Populaire croît de manière certes plus lente mais elle poursuit ses réformes. Le pays s’impose une gigantesque transformation: il passe du statut de pays exportateur et investisseur à une économie plus orientée vers la consommation. Sa direction envisage de s’en tenir à cette politique, en dépit des difficultés. C’est là un modèle pour d’autres”.

Deux nouvelles institutions contribueront à consolider la voie choisie par le gouvernement chinois: une première autorité, soumise au cabinet, a reçu, sur décision du Comité Central, la mission “d’éviter les conflits sociaux et de les résoudre de manière efficace”, afin de garantir la sécurité intérieure de l’Etat.

L’émergence de cette autorité vise, d’une part, à résoudre les problèmes qui se profilent derrière les nombreuses protestations et les manifestations parfois violentes qui se sont organisées dans le pays contre les excès de fonctionnaires locaux; d’autre part, à réagir contre d’autres dérapages comme l’attentat récent qui a frappé Pékin. Fin octobre, devant la Porte de la Paix Céleste, trois Ouïghours avaient foncé avec leur voiture bourrée d’essence sur une foule et entraîné deux passants avec eux dans la mort. On ne peut pas affirmer avec certitude qu’il s’agit d’un acte terroriste de facture islamiste, comme l’affirme le gouvernement. Une chose est sûre cependant: au Tibet comme dans la province du Xinjiang, peuplée d’Ouïghours, les incidents se multiplient car les habitants de ces vastes régions se sentent menacés par l’immigration sans cesse croissante de Chinois Han.

La deuxième autorité, qui verra le jour, s’appelle le “Groupe Central de Direction”, et sera soumis au Comité Central du PC chinois. Il supervisera le processus des réformes en cours et à planifier et veillera à leur “approfondissement général”.

Avec ces décisions, que le Comité Central du PC chinois a prises au début de novembre 2013 après quatre jours de délibérations, Xi Jinping et son camarade de combat, l’élégant Li Keqiang, ont imposé leur politique face à la résistance des forces orthodoxes de gauche. En effet, le texte de la résolution parle du marché qui ne tiendra plus un rôle “fondamental” mais bien un rôle “décisif” dans la répartition des ressources. Tant la propriété étatique que la propriété privée sont désormais des composantes essentielles de “l’économie socialiste de marché”.

D’importantes réformes sociales ont également été décidées. Ainsi, la politique d’un enfant par couple sera assouplie afin de mettre un terme au processus de vieillissement démographique qui freine le développement économique. Jusqu’ici les couples résidant en zone urbaine ne pouvaient avoir un deuxième enfant que si les deux parents n’avaient ni frères ni soeurs. Dorénavant, les couples chinois des villes pourront avoir un deuxième enfant si un seul des parents n’a ni frère ni soeur.

On annonce également la suppression des camps de travail où, depuis 1957, les petits délinquents et les adversaires du régime pouvaient être “rééduqués” pour une période allant jusqu’à quatre années, sans décision d’un tribunal.

L’échec du projet de reconstruction chinois, qui serait dû à des désordres intérieurs et devrait survenir au cours de ces prochaines années, est une chimère de plus colportée par les médias occidentaux. Beaucoup de Chinois profitent désormais de la politique gouvernementale. Tout visiteur étranger s’en aperçoit aisément en déambulant dans les rues des villes chinoises: ce ne sont plus que les seuls dirigeants politiques communistes qui circulent en automobile avec chauffeur. Aujourd’hui des millions de Chinois, fiers, sont au volant de leur voiture personnelle neuve de fabrication japonaise, américaine, allemande ou sud-coréenne.

De plus, plus de 90 millions de Chinois se sont rendus cette année à l’étranger. Ce ne sont pas seulement des amoureux du dépaysement mais des champions du “shopping” international. En 2012, les touristes chinois ont dépensé à l’étranger près de 102 milliards de dollars, plus que n’importe quelle autre nation au monde.

Quasiment à l’insu du reste du monde, Pékin vient d’entamer un combat sur le plan énergétique. Selon les médias chinois, le gouvernement prévoit, pour les cinq années à venir, la somme de 280 milliards d’euro pour financer des mesures visant des économies d’énergies et pour diminuer les effets négatifs de la pollution. Cette somme s’ajoute aux 220 milliards déjà investis dans les énergies renouvelables. Plus important encore: à moyen terme, la direction chinoise veut libérer le cours du yuan (la devise chinoise), le coupler éventuellement à l’or, et, ainsi, détrôner le dollar comme devise globale.

Peter KUNTZE.

(article paru dans “Junge Freiheit”, Berlin, n°49/2013; http://www.jungefreiheit.de ).

Special Ops Goes Global

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Tomgram: Nick Turse
Special Ops Goes Global
 
Ex: http://www.tomdispatch.com

[Note for TomDispatch Readers: Nick Turse’s New York Times bestselling book Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam is just out in paperback with a new afterword.  It’s a must-buy, especially if you haven’t read the hardcover. Jonathan Schell wrote a powerful piece on it at TomDispatch, which you can read by clicking here. Late in the month, TD will be offering signed copies of the paperback in return for donations. Keep it in mind! Tom]

It’s said that imitation is the sincerest form of flattery. So consider the actions of the U.S. Special Operations Command flattering indeed to the larger U.S. military. After all, over recent decades the Pentagon has done something that once would have been inconceivable.  It has divided the whole globe, just about every inch of it, like a giant pie, into six command slices: U.S. European Command, or EUCOM (for Europe and Russia), U.S. Pacific Command, or PACOM (Asia), U.S. Central Command, or CENTCOM (the Greater Middle East and part of North Africa), U.S. Southern Command, or SOUTHCOM (Latin America), and in this century, U.S. Northern Command, or NORTHCOM (the United States, Canada, and Mexico), and starting in 2007, U.S. Africa Command, or AFRICOM (most of Africa).

The ambitiousness of the creeping decision to bring every inch of the planet under the watchful eyes of U.S. military commanders should take anyone’s breath away.  It’s the sort of thing that once might only have been imaginable in movies where some truly malign and evil force planned to “conquer the world” and dominate Planet Earth for an eternity.  (And don’t forget that the Pentagon’s ambitions hardly stop at Earth’s boundaries. There are also commands for the heavens, U.S. Strategic Command, or STRATCOM, into which the U.S. Space Command was merged, and, most recent of all, the Internet, where U.S. Cyber Command, or CYBERCOM rules.)

Now, unnoticed and unreported, the process is being repeated.  Since 9/11, a secret military has been gestating inside the U.S. military.  It’s called U.S. Special Operations Command (SOCOM).  At TomDispatch, both Nick Turse and Andrew Bacevich have covered its startling growth in these years.  Now, in a new post, Turse explores the way that command’s dreams of expansion on a global scale have led it to follow in the footsteps of the larger institution that houses it.

The special ops guys are, it seems, taking their own pie-cutter to the planet and slicing and dicing it into a similar set of commands, including most recently a NORTHCOM-style command for the U.S., Canada, and Mexico. Once could be an anomaly or a mistake. Twice and you have a pattern, which catches a Washington urge to control planet Earth, an urge that, as the twenty-first century has already shown many times over, can only be frustrated. That this urge is playing out again in what, back in the Cold War days, used to be called “the shadows,” without publicity or attention of any sort, is notable in itself and makes Turse’s latest post all the more important. Tom

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America’s Black-Ops Blackout 
Unraveling the Secrets of the Military’s Secret Military 

By Nick Turse


“Dude, I don’t need to play these stupid games. I know what you’re trying to do.”  With that, Major Matthew Robert Bockholt hung up on me.

More than a month before, I had called U.S. Special Operations Command (SOCOM) with a series of basic questions: In how many countries were U.S. Special Operations Forces deployed in 2013? Are manpower levels set to expand to 72,000 in 2014?  Is SOCOM still aiming for growth rates of 3%-5% per year?  How many training exercises did the command carry out in 2013?  Basic stuff.

And for more than a month, I waited for answers.  I called.  I left messages.  I emailed.  I waited some more.  I started to get the feeling that Special Operations Command didn’t want me to know what its Green Berets and Rangers, Navy SEALs and Delta Force commandos -- the men who operate in the hottest of hotspots and most remote locales around the world -- were doing. 

Then, at the last moment, just before my filing deadline, Special Operations Command got back to me with an answer so incongruous, confusing, and contradictory that I was glad I had given up on SOCOM and tried to figure things out for myself.

Click here to see a larger version

U.S. Special Operations Forces around the world, 2012-2013 (key below article) ©2014 TomDispatch ©Google

I started with a blank map that quickly turned into a global pincushion.  It didn’t take long before every continent but Antarctica was bristling with markers indicating special operations forces’ missions, deployments, and interactions with foreign military forces in 2012-2013.  With that, the true size and scope of the U.S. military’s secret military began to come into focus.  It was, to say the least, vast.

A review of open source information reveals that in 2012 and 2013, U.S. Special Operations forces (SOF) were likely deployed to -- or training, advising, or operating with the personnel of -- more than 100 foreign countries.   And that’s probably an undercount.  In 2011, then-SOCOM spokesman Colonel Tim Nye told TomDispatch that Special Operations personnel were annually sent to 120 countries around the world. They were in, that is, about 60% of the nations on the planet.  “We’re deployed in a number of locations,” was as specific as Bockholt would ever get when I talked to him in the waning days of 2013. And when SOCOM did finally get back to me with an eleventh hour answer, the number offered made almost no sense. 

Despite the lack of official cooperation, an analysis by TomDispatch reveals SOCOM to be a command on the make with an already sprawling reach. As Special Operations Command chief Admiral William McRaven put it in SOCOM 2020, his blueprint for the future, it has ambitious aspirations to create “a Global SOF network of like-minded interagency allies and partners.”  In other words, in that future now only six years off, it wants to be everywhere.    

The Rise of the Military’s Secret Military

Born of a failed 1980 raid to rescue American hostages in Iran (in which eight U.S. service members died), U.S. Special Operations Command was established in 1987.  Made up of units from all the service branches, SOCOM is tasked with carrying out Washington’s most specialized and secret missions, including assassinations, counterterrorist raids, special reconnaissance, unconventional warfare, psychological operations, foreign troop training, and weapons of mass destruction counter-proliferation operations.

In the post-9/11 era, the command has grown steadily.  With about 33,000 personnel in 2001, it is reportedly on track to reach 72,000 in 2014.  (About half this number are called, in the jargon of the trade, “badged operators” -- SEALs, Rangers, Special Operations Aviators, Green Berets -- while the rest are support personnel.)  Funding for the command has also jumped exponentially as SOCOM’s baseline budget tripled from $2.3 billion to $6.9 billion between 2001 and 2013.  If you add in supplemental funding, it had actually more than quadrupled to $10.4 billion. 

Not surprisingly, personnel deployments abroad skyrocketed from 4,900 “man-years” -- as the command puts it -- in 2001 to 11,500 in 2013.  About 11,000 special operators are now working abroad at any one time and on any given day they are in 70 to 80 countries, though the New York Times reported that, according to statistics provided to them by SOCOM, during one week in March 2013 that number reached 92

The Global SOF Network

Last year, Admiral McRaven, who previously headed the Joint Special Operations Command, or JSOC -- a clandestine sub-command that specializes in tracking and killing suspected terrorists -- touted his vision for special ops globalization.  In a statement to the House Armed Services Committee, he said:

“USSOCOM is enhancing its global network of SOF to support our interagency and international partners in order to gain expanded situational awareness of emerging threats and opportunities. The network enables small, persistent presence in critical locations, and facilitates engagement where necessary or appropriate...”

In translation this means that SOCOM is weaving a complex web of alliances with government agencies at home and militaries abroad to ensure that it’s at the center of every conceivable global hotspot and power center.  In fact, Special Operations Command has turned the planet into a giant battlefield, divided into many discrete fronts: the self-explanatory SOCAFRICA; the sub-unified command of U.S. Central Command in the Middle East SOCCENT; the European contingent SOCEUR; SOCKOR, which is devoted strictly to Korea; SOCPAC, which covers the rest of the Asia-Pacific region; and SOCSOUTH, which conducts special ops missions in Central and South America and the Caribbean, as well as the globe-trotting JSOC.

Since 2002, SOCOM has also been authorized to create its own Joint Task Forces, a prerogative normally limited to larger combatant commands like CENTCOM.  These include Joint Special Operations Task Force-Philippines, 500-600 personnel dedicated to supporting counterterrorist operations by Filipino allies against insurgent groups like Abu Sayyaf.

A similar mouthful of an entity is the NATO Special Operations Component Command-Afghanistan/Special Operations Joint Task Force-Afghanistan, which conducts operations, according to SOCOM, “to enable the International Security Assistance Force (ISAF), the Afghan National Security Force (ANSF), and the Government of the Islamic Republic of Afghanistan (GIRoA) to provide the Afghan people a secure and stable environment and to prevent insurgent activities from threatening the authority and sovereignty of GIRoA.”  Last year, U.S.-allied Afghan President Ha­mid Karzai had a different assessment of the “U.S. special force stationed in Wardak province,” which he accused of “harassing, annoying, torturing, and even murdering innocent people.”

According to the latest statistics made available by ISAF, from October 2012 through March 2013, U.S. and allied forces were involved in 1,464 special operations in Afghanistan, including 167 with U.S. or coalition forces in the lead and 85 that were unilateral ISAF operations.  U.S. Special Operations forces are also involved in everything from mentoring lightly armed local security forces under the Village Stability Operations initiative to the training of heavily armed and well-equipped elite Afghan forces -- one of whose U.S.-trained officers defected to the insurgency in the fall.

In addition to task forces, there are also Special Operations Command Forward (SOC FWD) elements which, according to the military, “shape and coordinate special operations forces security cooperation and engagement in support of theater special operations command, geographic combatant command, and country team goals and objectives.”  These light footprint teams -- including SOC FWD Pakistan, SOC FWD Yemen, and SOC FWD Lebanon -- offer training and support to local elite troops in foreign hotspots.  In Lebanon, for instance, this has meant counterterrorism training for Lebanese Special Ops forces, as well as assistance to the Lebanese Special Forces School to develop indigenous trainers to mentor other Lebanese military personnel.

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Special Operations Command Central (SOCCENT) briefing slide by Col. Joe Osborne, showing SOC FWD elements

SOCOM’s reach and global ambitions go further still.  TomDispatch’s analysis of McRaven’s first two full years in command reveals a tremendous number of overseas operations.  In places like Somalia and Libya, elite troops have carried out clandestine commando raids.  In others, they have used airpower to hunt, target, and kill suspected militants.  Elsewhere, they have waged an information war using online propaganda.  And almost everywhere they have been at work building up and forging ever-tighter ties with foreign militaries through training missions and exercises. 

“A lot of what we will do as we go forward in this force is build partner capacity,” McRaven said at the Ronald Reagan Library in November, noting that NATO partners as well as allies in the Middle East, Asia, and Latin America  “are absolutely essential to how we’re doing business.” 

In March 2013, for example, Navy SEALs conducted joint training exercises with Indonesian frogmen.  In April and May, U.S. Special Operations personnel joined members of the Malawi Defense Forces for Exercise Epic Guardian.  Over three weeks, 1,000 troops engaged in marksmanship, small unit tactics, close quarters combat training, and other activities across three countries -- Djibouti, Malawi, and the Seychelles.

In May, American special operators took part in Spring Storm, the Estonian military’s largest annual training exercise.  That same month, members of the Peruvian and U.S. special operations forces engaged in joint training missions aimed at trading tactics and improving their ability to conduct joint operations.  In July, Green Berets from the Army’s 20th Special Forces Group spent several weeks in Trinidad and Tobago working with members of that tiny nation’s Special Naval Unit and Special Forces Operation Detachment.  That Joint Combined Exchange Training exercise, conducted as part of SOCSOUTH’s Theater Security Cooperation program, saw the Americans and their local counterparts take part in pistol and rifle instruction and small unit tactical exercises.

In September, according to media reports, U.S. Special Operations forces joined elite troops from the 10 Association of Southeast Asian Nations member countries -- Indonesia, Malaysia, the Philippines, Singapore, Thailand, Brunei, Vietnam, Laos, Myanmar (Burma), and Cambodia -- as well as their counterparts from Australia, New Zealand, Japan, South Korea, China, India, and Russia for a US-Indonesian joint-funded coun­terterrorism exercise held at a training center in Sentul, West Java.

Tactical training was, however, just part of the story.  In March 2013, for example, experts from the Army’s John F. Kennedy Special Warfare Center and School hosted a week-long working group with top planners from the Centro de Adiestramiento de las Fuerzas Especiales -- Mexico’s Special Warfare Center -- to aid them in developing their own special forces doctrine.

In October, members of the Norwegian Special Operations Forces traveled to SOCOM's state-of-the-art Wargame Center at its headquarters on MacDill Air Force Base in Florida to refine crisis response procedures for hostage rescue operations.  “NORSOF and Norwegian civilian leadership regularly participate in national field training exercises focused on a scenario like this,” said Norwegian Lieutenant Colonel Petter Hellesen. “What was unique about this exercise was that we were able to gather so many of the Norwegian senior leadership and action officers, civilian and military, in one room with their U.S counterparts.”

MacDill is, in fact, fast becoming a worldwide special ops hub, according to a report by the Tampa Tribune.  This past fall, SOCOM quietly started up an International Special Operations Forces Coordination Center that provides long-term residencies for senior-level black ops liaisons from around the world.  Already, representatives from 10 nations had joined the command with around 24 more slated to come on board in the next 12-18 months, per McRaven’s global vision.

In the coming years, more and more interactions between U.S. elite forces and their foreign counterparts will undoubtedly take place in Florida, but most will likely still occur -- as they do today -- overseas.  TomDispatch’s analysis of official government documents and news releases as well as press reports indicates that U.S. Special Operations forces were reportedly deployed to or involved with the militaries of 106 nations around the world during 2012-2013.

For years, the command has claimed that divulging the names of these countries would upset foreign allies and endanger U.S. personnel.  SOCOM’s Bockholt insisted to me that merely offering the total number would do the same.  “You understand that there is information about our military… that is contradictory to reporting,” he told me.  “There’s certain things we can’t release to the public for the safety of our service members both at home and abroad.  I’m not sure why you’d be interested in reporting that.”

In response, I asked how a mere number could jeopardize the lives of Special Ops personnel, and he responded, “When you work with the partners we work with in the different countries, each country is very particular.”  He refused to elaborate further on what this meant or how it pertained to a simple count of countries.  Why SOCOM eventually offered me a number, given these supposed dangers, was never explained.

Bringing the War Home

This year, Special Operations Command has plans to make major inroads into yet another country -- the United States.  The establishment of SOCNORTH in 2014, according to the command, is intended to help “defend North America by outpacing all threats, maintaining faith with our people, and supporting them in their times of greatest need.”  Under the auspices of U.S. Northern Command, SOCNORTH will have responsibility for the U.S., Canada, Mexico, and portions of the Caribbean.

While Congressional pushback has thus far thwarted Admiral McRaven’s efforts to create a SOCOM satellite headquarters for the more than 300 special operators working in Washington, D.C. (at the cost of $10 million annually), the command has nonetheless stationed support teams and liaisons all over the capital in a bid to embed itself ever more deeply inside the Beltway.  “I have folks in every agency here in Washington, D.C. -- from the CIA, to the FBI, to the National Security Agency, to the National Geospatial Agency, to the Defense Intelligence Agency,” McRaven said during a panel discussion at Washington’s Wilson Center in 2013.  Referring to the acronyms of the many agencies with which SOCOM has forged ties, McRaven continued: “If there are three letters, and in some cases four, I have a person there. And they have had a reciprocal agreement with us. I have somebody in my headquarters at Tampa.”  Speaking at Ronald Reagan Library in November, he put the number of agencies where SOCOM is currently embedded at 38.

“Given the importance of interagency collaboration, USSOCOM is placing greater emphasis on its presence in the National Capital Region to better support coordination and decision making with interagency partners.  Thus, USSOCOM began to consolidate its presence in the NCR [National Capitol Region] in early 2012,” McRaven told the House Armed Services Committee last year.

One unsung SOCOM partner is U.S. AID, the government agency devoted to providing civilian foreign aid to countries around the world whose mandate includes the protection of human rights, the prevention of armed conflicts, the provision of humanitarian assistance, and the fostering of “good will abroad.”  At a July 2013 conference, Beth Cole, the director of the Office of Civilian-Military Cooperation at U.S. AID, explained just how her agency was now quietly aiding the military’s secret military.

“In Yemen, for example, our mission director has SVTCs [secure video teleconferences] with SOCOM personnel on a regular basis now. That didn’t occur two years ago, three years ago, four years ago, five years ago,” Cole said, according to a transcript of the event.  But that was only the start.  “My office at U.S. AID supports SOF pre-deployment training in preparation for missions throughout the globe... I’m proud that my office and U.S. AID have been providing training support to several hundred Army, Navy, and Marine Special Operations personnel who have been regularly deploying to Afghanistan, and we will continue to do that.”

Cole noted that, in Afghanistan, U.S. AID personnel were sometimes working hand-in-hand on the Village Stability Operation initiative with Special Ops forces.  In certain areas, she said, “we can dual-hat some of our field program officers as LNOs [liaison officers] in those Joint Special Operations task forces and be able to execute the development work that we need to do alongside of the Special Operations Forces.”  She even suggested taking a close look at whether this melding of her civilian agency and special ops might prove to be a model for operations elsewhere in the world.

Cole also mentioned that her office would be training “a senior person” working for McRaven, the man about to “head the SOF element Lebanon” -- possibly a reference to the shadowy SOC FWD Lebanon.  U.S. AID would, she said, serve as a facilitator in that country, making “sure that he has those relationships that he needs to be able to deal with what is a very, very, very serious problem for our government and for the people of that region.”

U.S. AID is also serving as a facilitator closer to home.  Cole noted that her agency was sending advisors to SOCOM headquarters in Florida and had “arranged meetings for [special operators] with experts, done roundtables for them, immersed them in the environment that we understand before they go out to the mission area and connect them with people on the ground.”  All of this points to another emerging trend: SOCOM’s invasion of the civilian sphere.

In remarks before the House Armed Services Committee, Admiral McRaven noted that his Washington operation, the SOCOM NCR, “conducts outreach to academia, non-governmental organizations, industry, and other private sector organizations to get their perspective on complex issues affecting SOF.”  Speaking at the Wilson Center, he was even more blunt: “[W]e also have liaison officers with industry and with academia... We put some of our best and brightest in some of the academic institutions so we can understand what academia is thinking about.”

SOCOM’s Information Warfare

Not content with a global presence in the physical world, SOCOM has also taken to cyberspace where it operates the Trans Regional Web Initiative, a network of 10 propaganda websites that are run by various combatant commands and made to look like legitimate news outlets.  These shadowy sites -- including KhabarSouthAsia.com, Magharebia which targets North Africa, an effort aimed at the Middle East known as Al-Shorfa.com, and another targeting Latin America called Infosurhoy.com -- state only in fine print that they are “sponsored by” the U.S. military.

Last June, the Senate Armed Services Committee called out the Trans Regional Web Initiative for “excessive” costs while stating that the “effectiveness of the websites is questionable and the performance metrics do not justify the expense.”  In November, SOCOM announced that it was nonetheless seeking to identify industry partners who, under the Initiative, could potentially “develop new websites tailored to foreign audiences.”

Just as SOCOM is working to influence audiences abroad, it is also engaged in stringent information control at home -- at least when it comes to me.  Major Bockholt made it clear that SOCOM objected to a 2011 article of mine about U.S. Special Operations forces.  “Some of that stuff was inconsistent with actual facts,” he told me.  I asked what exactly was inconsistent.  “Some of the stuff you wrote about JSOC… I think I read some information about indiscriminate killing or things like that.”

I knew right away just the quote he was undoubtedly referring to -- a mention of the Joint Special Operations Command’s overseas kill/capture campaign as “an almost industrial-scale counterterrorism killing machine.”  Bockholt said that it was indeed “one quote of concern.”  The only trouble: I didn’t say it.  It was, as I stated very plainly in the piece, the assessment given by John Nagl, a retired Army lieutenant colonel and former counterinsurgency adviser to now-retired general and former CIA director David Petraeus.

Bockholt offered no further examples of inconsistencies.  I asked if he challenged my characterization of any information from an interview I conducted with then-SOCOM spokesman Colonel Tim Nye.  He did not.  Instead, he explained that SOCOM had issues with my work in general.  “As we look at the characterization of your writing, overall, and I know you’ve had some stuff on Vietnam [an apparent reference to my bestselling book, Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam] and things like that -- because of your style, we have to be very particular on how we answer your questions because of how you tend to use that information.” Bockholt then asked if I was anti-military.  I responded that I hold all subjects that I cover to a high standard.

Bockholt next took a verbal swipe at the website where I’m managing editor, TomDispatch.com.  Given Special Operations Command’s penchant for dabbling in dubious news sites, I was struck when he said that TomDispatch -- which has published original news, analysis, and commentary for more than a decade and won the 2013 Utne Media Award for “best political coverage” -- was not a “real outlet.”  It was, to me, a daring position to take when SOCOM’s shadowy Middle Eastern news site Al-Shorfa.com actually carries a disclaimer that it “cannot guarantee the accuracy of the information provided.”

With my deadline looming, I was putting the finishing touches on this article when an email arrived from Mike Janssen of SOCOM Public Affairs.  It was -- finally -- a seemingly simple answer to what seemed like an astonishingly straightforward question asked more than a month before: What was the total number of countries in which Special Operations forces were deployed in 2013?  Janssen was concise. His answer: 80.

How, I wondered, could that be?  In the midst of McRaven’s Global SOF network initiative, could SOCOM have scaled back their deployments from 120 in 2011 to just 80 last year?  And if Special Operations forces were deployed in 92 nations during just one week in 2013, according to official statistics provided to the New York Times, how could they have been present in 12 fewer countries for the entire year?  And why, in his March 2013 posture statement to the House Armed Services Committee, would Admiral McRaven mention "annual deployments to over 100 countries?"  With minutes to spare, I called Mike Janssen for a clarification.  “I don’t have any information on that,” he told me and asked me to submit my question in writing -- precisely what I had done more than a month before in an effort to get a timely response to this straightforward and essential question.

Today, Special Operations Command finds itself at a crossroads.  It is attempting to influence populations overseas, while at home trying to keep Americans in the dark about its activities; expanding its reach, impact, and influence, while working to remain deep in the shadows; conducting operations all over the globe, while professing only to be operating in “a number of locations”; claiming worldwide deployments have markedly dropped in the last year, when evidence suggests otherwise.

“I know what you’re trying to do,” Bockholt said cryptically before he hung up on me -- as if the continuing questions of a reporter trying to get answers to basic information after a month of waiting were beyond the pale.  In the meantime, whatever Special Operations Command is trying to do globally and at home, Bockholt and others at SOCOM are working to keep it as secret as possible.

Nick Turse is the managing editor of TomDispatch.com and a fellow at the Nation Institute.  An award-winning journalist, his work has appeared in the New York Times, Los Angeles Times, the Nation, on the BBC, and regularly at TomDispatch. He is the author most recently of the New York Times bestseller Kill Anything That Moves: The Real American War in Vietnam (just out in paperback).  You can catch his conversation with Bill Moyers about that book by clicking here

Key to the Map of U.S. Special Operations Forces around the world, 2012-2013

Red markers: U.S. Special Operations Forces deployment in 2013.

Blue markers: U.S. Special Operations Forces working with/training/advising/conducting operations with indigenous troops in the U.S. or a third country during 2013.

Purple markers: U.S. Special Operations Forces deployment in 2012.

Yellow markers: U.S. Special Operations Forces working with/training/advising/conducting operations with indigenous troops in the U.S. or a third country during 2012.

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Copyright 2013 Nick Turse

Le Royaume-Uni, “État-voyou”

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Le Royaume-Uni, “État-voyou”

Ex: http://www.dedefensa.org

Une opération secrète, l’Opération Tiberius, a été lancée en 2003 pour évaluer le degré de corruption et de pénétration par le crime organisé de différents organes de sécurité intérieure et de justice du Royaume-Uni. Un rapport a été établi après la conduite à bien de cette Opération Tiberius. The Independent, qui a obtenu un exemplaire du rapport, a publié plusieurs articles sur ce document (les 9 janvier 2014, 10 janvier 2014 et encore 10 janvier 2014). L’Opération Tiberius montre une pénétration systématique par la corruption, les pressions, le chantage, etc., du crime organisé dans les principaux organes de police, de la justice, du système carcéral, des impôts, des douanes, etc., bref tout ce qui forme l’appareil interne de la sécurité et de la justice courantes dans ce pays. (On signalera également un article de Russia Today, du 11 janvier 2014, reprenant nombre d’informations de The Independent en les synthétisant.)

Les informations publiées signalent notamment, en présentant les résultats de l’Opération Tiberius à partir des informations de The Independent, que cette opération a été réalisée par des voies tout à fait inhabituelles, échappant au contrôle des organismes impliqués. Tiberius semble avoir été prioritairement confiée à des services tels que le MI5 (contre-espionnage) et le MI6 (renseignement extérieur), et selon des voies et moyens secrets telles que des écoutes clandestines, des interceptions de courrier, etc. (Il est donc probable que le GCHG a été aussi impliqué dans l’enquête, pouvant alors, pour une très rares occasions, mettre en évidence l’utilité des actions de surveillance et d’espionnage clandestines ; mais c’est ironiquement, ou de façon révélatrice, pour démontrer le degré de corruption structurelle du Système dont lui-même, le GCHQ, est partie prenante d’une autre façon mais dans le même esprit... L'exception qui confirme la règle.)

«Tiberius, which was compiled from a number of covert intelligence sources including police informants, telephone intercepts, information from MI5 and MI6, as well as thousands of historical files, came to the appalling conclusion: “Quite how much more damage could be done is difficult to imagine.”»

Il semble qu'on ne trouve pas d'indication de date pour la clôture de l’Opération Tiberius mais il est manifeste qu’une telle action demande plusieurs années aussi bien pour l’ampleur du travail que pour les conditions de l’action (le secret nécessaire pour l’enquête). Dans tous cas, tout indique, bien entendu, que la situation actuelle est aussi catastrophique que celle que décrit Tiberius, et même qu’elle a empiré.

«In 2003 Operation Tiberius found that men suspected of being Britain’s most notorious criminals had compromised multiple agencies, including HM Revenue & Customs, the Crown Prosecution Service, the City of London Police and the Prison Service, as well as pillars of the criminal justice system including juries and the legal profession.

»The strategic intelligence scoping exercise – “ratified by the most senior management” at the Met – uncovered jurors being bought off or threatened to return not-guilty verdicts; corrupt individuals working for HMRC, both in the UK and overseas; and “get out of jail free cards” being bought for £50,000. The report states that the infiltration made it almost impossible for police and prosecutors to successfully pursue the organised gangs that police suspected controlled much of the criminal underworld. The author of Tiberius, which was compiled from intelligence sources including covert police informants, live telephone intercepts, briefings from the security services and thousands of historical files, came to the desperate conclusion: “Quite how much more damage could be done is difficult to imagine.”

»The fresh revelations come a day after The Independent revealed that Tiberius had concluded the Metropolitan Police suffered “endemic police corruption” at the time, and that some of Britain’s most dangerous organised crime syndicates were able to infiltrate New Scotland Yard “at will”.

»In its conclusions, the report stated: “The true assessment of the damage caused by these corrupt networks is impossible to make at this stage, until further proactive scoping has been undertaken.” “However a statement by an experienced SIO [senior investigating officer] currently attached to SO 1(3) gives some indication of the depth of the problem in east and north-east London: ‘I feel that at the current time I cannot carry out an ethical murder investigation without the fear of it being compromised.’” “The ramifications of this statement are serious and disturbing and provide a snapshot of the current threat to the criminal justice system. Additionally the fact that none of these syndicates have been seriously disrupted over the last five years provides an insight into the effectiveness of their network.»

L’Opération Tiberius ouvre un nouveau chapitre de l’évolution autodestructrice du Système, qui est l'introduction dans les structures fondamentales mêmes des pays les plus avancés du bloc BAO des mêmes évolutions de désordre et de de déstructuration-dissolution qu’on trouve dans nombre de régions sensibles, dans les systèmes de coopération transnationaux, dans les structures financières transnationales, dans l’évolution des mœurs sociétaux, etc. L’évolution de la structure de sécurité intérieure du Royaume-Uni selon-Tiberius ressemble aussi bien à l’évolution des marchés financiers dont on connaît la structure criminelle prédominantes, qu’à certaines situations déstabilisées comme celles du Moyen-Orient, où le crime organisé prend une part de plus en plus importante dans les activités terroristes. Mais dans ce cas extrême du Royaume-Uni, il s’agit de la corruption spectaculaire et dramatique des structures pérennes, l’effacement accéléré des activités dépendantes de la dimension régalienne des plus vieilles nations de notre civilisation (devenue contre-civilisation, et ceci expliquant cela), la disparition des notions de souveraineté, de légitimité et d’autorité dans ces États. Il est difficile d’envisager les conséquences de cette sorte d’évolution de complète perversion des principes sur lesquels se sont fondées ces nations, mais on aura de la difficulté à ne pas être très pessimiste.

Par ailleurs, si l’événement est considérable, il ne peut surprendre en aucune façon. Il est évident qu’on ne peut attendre rien d’autre, au niveau de ces services essentiels de l’État, lorsqu’on considère l’exemple que donnent les directions politiques, qui conduisent des politiques au nom de narrative mensongères, qui mènent des activités de sécurité nationale dans la plus complète illégalité, qui se trouvent souvent pris dans des scandales de corruption et trouvent en général pour la “retraite” politique de leurs membres les plus éminents une place dans des circuits de conférences, des positions diverses dans divers circuits humanitaires et autres, qui leur assurent des émoluments considérables dont la réelle signification ne peut être trouvée que dans la définition d’une forme spécifique de corruption. La corruption des services de sécurité intérieure britannique répond évidemment à la corruption du gouvernement britannique (Blair et la suite), à la corruption de groupes industriels comme l’est BAE avec ses liens avec l’Arabie, à la corruption de la City au travers des diverses crises qu’elles déclenchent elle-même et qui sont d’un très grand rapport financier pour elle.

Il n’empêche, l’originalité de la situation exposée par Tiberius est bien entendu qu’elle touche le fondement même de la structure étatique, celui qui doit fournir la sûreté de la vie quotidienne de la population au travers des activités de justice, de police et le reste. Disons qu’on touche là à l’ultimité du processus de déstructuration-dissolution des structures nécessaires à la vie en société, et qu’on se trouve alors dans la situation d’une impasse générale puisqu’il n’y a rien de structuré au-delà. Bien entendu, nul ne peut préciser de quelle façon les conditions de la vie sociale et de la vie nationale en seront affectées mais là aussi le pessimisme est de rigueur. Cette ultimité se résume par le fait de la compromission ultime des pays du bloc BAO les plus avancés dans la promotion du Système et des théories et consignes qui l’accompagnent, donc les pays du bloc BAO qui ont le plus souvent dénoncé les modèles rétifs ou les modèles de mauvaise réputation des “États-voyous” (“rogue state”) en prônant leur élimination, éventuellement à coup d’expéditions lointaines comme celle de la Libye. Le Royaume-Uni est en effet un de ces pays-phares, symboliquement le plus signifiant du Système avec les USA, et c’est lui qui se trouve menacé de devenir, si ce n’est déjà fait, un de ces rogue states que la bonne réputation du Système autant que son équilibre ne peuvent en aucune manière accepter. On peut même observer qu’une telle évolution implique une fragilisation extrême du pays affecté, qui constitue un élément de grande vulnérabilité pour le Système.

Qui plus est, ce même “État-voyou” de type postmoderne est en train d’accoucher d’une “structure” sécuritaire qui va se déstructurer elle-même en se morcelant d’une façon extrêmement antagoniste, avec des conséquences déstabilisantes profondes très probables. On peut s’interroger désormais à propos de ce que vont être les rapports de la police britannique, du Yard, avec le MI5 et le MI6, les premiers sachant qu’ils sont sous surveillance des seconds, les seconds estimant désormais que la police du pays est plus ou moins manipulées par le crime organisé. Ce pas en avant de plus vers le désordre incontrôlé est intéressant parce qu’on ne voit plus très bien quel autre “pas en avant” il reste à faire ; et l’on peut alors espérer qu’au-delà, c’est l’abîme.

lundi, 13 janvier 2014

Hezbollah is a stabilizing factor in the Levant unlike Saudi Arabia and Qatar

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Hezbollah is a stabilizing factor in the Levant unlike Saudi Arabia and Qatar

Murad Makhmudov and Lee Jay Walker

Modern Tokyo Times - http://www.moderntokyotimes.com

Gulf and Western intrigues in the Levant are collectively creating chaos and spreading sectarianism. In Lebanon the Hezbollah movement is trying to contain these dark forces by maintaining strong relations with powerful Christian leaders like Michel Aoun. At the same time Hezbollah is supporting the rich religious mosaic in Syria. Therefore, while Gulf and Western powers alongside Turkey have tried to crush the secular government in Syria; it is clear that the Russian Federation, Iran, and Hezbollah, are not for changing.

The Syrian armed forces are multi-religious in line with the nation of Syria and clearly the only sectarian angle belongs to the enemies of this nation. Indeed, Syria took in vast numbers of Sunni Muslims fleeing Palestine and Iraq. Therefore, when outside nations were meddling throughout the region the nation of Syria was open to all refugees irrespective of religious affiliation. This reality meant that Christians fleeing Iraq, after the destabilization of this nation, fled to Syria in order to escape sectarianism and terrorism. Sadly, the intrigues of Gulf and Western powers now means that vast numbers of Syrians from all faiths are fleeing the destruction which follows in the wake of outside meddling.

Sunni Takfiri fanatics and militant Salafists are entering Syria from many nations and clearly NATO Turkey is an open conduit for the vilest of jihadists to be found on this planet. After all, the so-called Islamic jihad in Syria is just based on terrorism, sectarianism, beheading, destroying the economy and doing the bidding of outside forces. Note, so-called Islamic jihadists are not fighting NATO Turkey in the north or Israel in the south; instead, they are going to Syria to slaughter and indoctrinate. In other words, Islamic jihadists are not only “blind pawns” based on being funded by wealthy Gulf states but these hypocrites are also the enemies of the Levant because they desire to sow wars based on sectarianism.

Once more, the governments of America and the United Kingdom have helped to cleanse Christians just like they did in Iraq and Kosovo. Indeed, President Obama of America even supported the Muslim Brotherhood in Egypt despite this movement being anti-Christian and anti-secular.  However, the masses in Egypt woke up to the dark threat of the Muslim Brotherhood and similarly the armed forces of Syria refuse to abandon their homeland.

In Syria the forces of Hezbollah are fighting for the richness of the Levant despite the mass propaganda being espoused in the media towards this movement. After all, when Sunni Takfiri Islamists take control of mainly Alawite and Christian villages then both communities flee. The same happens when the brutal Free Syrian Army (FSA) enters either mixed areas or villages belonging to various minorities. Yet, when Hezbollah assists the armed forces of Syria, then this movement only engages itself in fighting various sectarian and terrorist forces.

Hezbollah is not interested in enforcing their faith on anyone. On the contrary, it is clear that Hezbollah supports the mainly Sunni Palestinians, just like this movement is working closely with powerful Christian forces in Lebanon under the leadership of Michel Aoun. Indeed, the modern day movement of Hezbollah resembles many aspects of the secular government of Syria and this applies to supporting the religious and ethnic mosaic of the Levant. This reality highlights the clear sham of sectarianism being thrown at Hezbollah and the government of Syria.

However, in the opposite direction you have the brutal sectarianism of Saudi Arabia and Qatar, which are supporting many militant Salafi and Takfiri movements in various nations. Of course, in Syria both feudal Gulf powers are supporting terrorism and sectarianism openly. Also, Gulf petrodollars are doing much in the shadows throughout the world based on spreading an ideology based on supremacy and hatred. Like usual, Western powers care zilch about the Christian faith because in Saudi Arabia not one single Christian church is allowed and apostates face death.

Saudi Arabia is now trying to spread dissent in Lebanon by funding the armed forces of this nation. Despite this, many powerful regional religious leaders fully understand the evil deeds being done throughout the Levant based on the intrigues of Gulf and Western powers. Therefore, Hezbollah will continue to fight against outside nations who seek to alter the indigenous dynamics of the Levant.

leejay@moderntokyotimes.com

http://moderntokyotimes.com

IL SECOLO CINESE?

IL SECOLO CINESE?

IL SECOLO CINESE?

Ex: http://www.eurasi-rivista.org

È uscito il numero XXXII (4-2013) della rivista di studi geopolitici “Eurasia” intitolato:

 

IL SECOLO CINESE?

Ecco di seguito l’elenco degli articoli presenti in questo numero, con un breve riassunto di ciascuno di essi.

 

EDITORIALE

IL SECOLO CINESE? di Claudio Mutti

 

GEOFILOSOFIA

HEGEL E IL FONDAMENTO GEOGRAFICO DELLA STORIA MONDIALE di Davide Ragnolini*

All’interno delle «Vorlesungen über die Philosophie der Weltgeschichte» del grande filosofo tedesco la riflessione sulla base geografica della storia mondiale trova una significativa collocazione propedeutica alla stessa storia filosofica del mondo, la cui importanza non è stata ancora sufficientemente colta. Hegel poneva a fondamento dello svolgimento storico mondiale il rapporto tra i popoli e la condizione naturale nella quale questi hanno localizzazione. Secondo l’impostazione storico-idealistica di Hegel, tempo e spazio hanno nella storia e geografia universale il loro correlato fenomenico dal quale i popoli avviano la propria esistenza. Da un punto di vista filosofico il rapporto tra spirito e natura costituisce la struttura teoretica portante su cui Hegel basa l’emancipazione di un popolo dalla condizione di mero «ente naturale» a soggetto storico all’interno della storia mondiale. Dal geografo e collega Carl Ritter,il filosofo tedesco ha tratto i princìpi interpretativi per la comprensione delle possibilità di sviluppo che le differenze geografiche offrono ai popoli, la rappresentazione geologica della superficie terrestre, la sua divisione in continente euroafrasiatico ed aree insulari, e infine la contrapposizione tra terra e mare. Questi rappresentano solo alcuni dei molti aspetti della geografia hegeliana, forieri di sviluppi successivi per la teoria geopolitica. 

 

DOSSARIO: IL SECOLO CINESE?

LA REPUBBLICA POPOLARE CINESE: PROFILO E RISORSE a cura della Redazione

La Cina oggi: una panoramica dei dati essenziali e delle dinamiche in atto contribuisce alla comprensione della più grande realtà asiatica.

 

LA NUOVA VIA DELLA SETA di Qi Han

La signora Qi Han è incaricata d’Affari dell’Ambasciata della Repubblica Popolare Cinese in Italia. “Eurasia” la ringrazia per aver gentilmente concesso di pubblicare il testo del discorso da lei pronunciato in occasione del Forum Eurasiatico di Verona (17-18 ottobre 2013). 

RITORNO ALLA VIA DELLA SETA di Giuseppe Cappelluti

 Dal mito alla realtà. Dopo secoli di oblio la Via della Seta, storico ponte tra l’Occidente e la Cina, sta tornando ad essere una direttrice primaria del commercio internazionale. Lungo i suoi itinerari si è tuttavia prefigurata l’ennesima disputa tra eurasiatismo ed euro-atlantismo: da un lato il percorso attraverso Russia e Kazakistan, più rapido e stimolato dal rafforzamento dell’integrazione eurasiatica, dall’altro quello attraverso il Caucaso e il Mar Caspio voluto dall’Unione Europea.

LA CINA PER UN ORDINE MULTIPOLARE di Spartaco A. Puttini

 L’ascesa della Cina si è imposta come una realtà della quale tener conto, in tutte le dimensioni proprie della geopolitica. Ma per coglierne la portata e le conseguenze per la vita internazionale occorre collocarla in un contesto preciso: quello attualmente attraversato dalle relazioni internazionali e caratterizzato dal braccio di ferro in corso tra il tentativo statunitense di imporre al mondo il proprio “dominio a pieno spettro” e l’emergere di un equilibrio di potenza multipolare. Nelle righe che seguono cercheremo di dare sommariamente conto dell’azione politica della Cina popolare su diverse scacchiere (dall’America Latina all’Africa) evidenziandone finalità ed effetti. Di particolare rilievo risulta l’impulso dato allo sviluppo dei rapporti economici Sud-Sud con mutuo beneficio, che promettono di erodere il potere ricattatorio esercitato dalle centrali finanziarie legate all’Angloamerica nei confronti dei paesi in via di sviluppo. Si accennerà al complesso rapporto che viene a stabilirsi concretamente tra l’aspirazione cinese ad una crescita armonica e pacifica e il vincolo sistemico indotto dagli Stati Uniti con la corsa agli armamenti e con il susseguirsi di gravissimi crisi regionali che contribuiscono ad attizzare le tensioni tra le Potenze.                         

 

 LA SECONDA PORTAEREI CINESE di Andrea Fais

La crescita della potenza economica cinese ha avuto principalmente due ripercussioni internazionali. L’una, di carattere commerciale, sta già modificando le dinamiche dei flussi di capitale nel pianeta ed è quella più dibattuta dalla stampa europea ma troppo spesso accentuata, se non deformata da giudizi raramente in sintonia con la realtà dei fatti. L’altra, di carattere strategico, mantiene ritmi di trasformazione più lenti, non tanto per il ritardo con cui la Repubblica Popolare Cinese è giunta ad affrontare nel concreto i temi salienti della guerra informatica e della modernizzazione militare quanto piuttosto per l’enorme potenziale accumulato dal Pentagono nel decennio compreso tra il 1998 e il 2007. Eppure dal momento che le dimensioni commerciale e militare sono interdipendenti, all’inversione di tendenza nella prima potrebbe presto seguirne un’altra nella seconda. Il debutto della prima portaerei cinese, la Liaoning, nel settembre 2012 aveva lanciato un dado sul tavolo: la sfida a quello strapotere aeronavale statunitense che, assieme al primato internazionale del dollaro, costituisce l’architrave dell’egemonia nordamericana sul resto del mondo.

 

LA TRIADE NUCLEARE DELLA REPUBBLICA POPOLARE CINESE di Alessandro Lattanzio

L’arsenale strategico cinese è oggetto di varie congetture. Qui viene presentato un quadro sintetico delle varie stime relative all’arsenale nucleare, dovute ai più importanti enti occidentali di analisi strategica.

 

GLI ALTRI PARTITI NELLA CINA POPOLARE di Giovanni Armillotta

 Le origini, la storia e l’organizzazione dei partiti democratici. Le lotte comuni assieme ai comunisti nell’epopea della liberazione contro i giapponesi, e nella guerra civile nel periodo della dittatura del Guomindang. La collaborazione di essi col Partito Comunista Cinese nell’amministrazione del Paese e le rappresentanze dei partiti indipendenti nelle alte istituzioni statali. Paralleli col sistema partitico della nostra Italia 1945-1994. Nell’articolo è adottato il sistema di traslitterazione Pinyin di nomi e toponimi.

 

LA  QUINTA GENERAZIONE AL POTERE di Sara Nardi

Negli ultimi anni il problema dell’informazione e dei mezzi di comunicazione di massa si è fatto stringente anche in Cina. Come seconda potenza mondiale e come nazione pienamente inserita nel processo di globalizzazione economica e digitale, il colosso asiatico è ormai entrato sotto la lente d’ingrandimento della famigerata osservazione internazionale. Si tratta di una realtà complessa, che spesso risente delle contraddizioni o delle forzature che il punto di vista politico e geografico dell’osservatore reca necessariamente con sé. Tuttavia, è stato lo stesso Xi Jinping ad annunciare un piano di riforme che risolvano in modo più efficace le complicate questioni legate alla corruzione, agli intrecci impropri tra politica e stampa e alla regolamentazione della rete multimediale. Una sfida da cui dipende l’immagine della Cina nel mondo e, dunque, la sua capacità di guadagnare legittimazione e consenso internazionali.

 

HUKOU. LA RESIDENZA IN CINA di Maria Francesca Staiano

La RPC è caratterizzata da un sistema di registrazione permanente della residenza (Hukou) che esclude i residenti non regolari, soprattutto i lavoratori migranti, dal godimento delle prestazioni sociali, come l’accesso ai servizi di istruzione, di sanità, di previdenza sociale e di sicurezza sul lavoro. Ciò ha generato una divaricazione netta tra la popolazione urbana e i migranti che provengono dalle zone rurali. Il sistema dello Hukou deriva da una tradizione storica-culturale antica ed è stato modificato varie volte dal Governo cinese. Oggi, la questione dello Hukou è nell’agenda del terzo plenum del Partito Comunista della RPC e quanto mai attuale. La Cina si trova ad affrontare la sfida di un esercito di lavoratori migranti che, sostenendo l’economia cinese, pretendono gli stessi diritti dei cittadini urbani.

 

MYANMAR: UNA PARTITA ANCORA APERTA? di Stefano Vernole

Lo “sdoganamento” del Myanmar apparentemente favorisce l’intrusione occidentale nell’area del Sud-Est asiatico, ma la stabilizzazione dell’ex Birmania è funzionale agli interessi di sicurezza della Cina. La strategia geoeconomica del PCC appare ancora una volta vincente. Il secolo asiatico vedrà Pechino protagonista?

LA CINA IN ROMANIA di Luca Bistolfi

La Cina è vicina, e molto, anche in Romania. Da anni ormai, semplici cittadini, operai, imprenditori e multinazionali di servizi e infrastrutture provenienti dalla Città Proibita hanno adottato il Paese carpatico quale meta di investimenti a lunga durata. Nel bellum omnium contra omnes i romeni se ne vanno dal loro Paese e ad esser assunti sono i cinesi, sempre più a basso costo e non meno sfruttati. Un risultato, fra i tanti, è che anche le aziende italiane, andate per suonare, sono state suonate. Sempre dai cinesi. E la Romania, ancora una volta, piange.

 

IL TURISMO CINESE DEL XXI SECOLO di Ornella Colandrea

Negli ultimi tre decenni, la Repubblica Popolare Cinese ha adottato politiche e misure che, modificando fortemente la struttura socioeconomica del paese, hanno inaugurato una fase di costante crescita economica. La Cina rappresenta oggi un interessante mercato in  crescente espansione in cui il turismo costituisce uno dei fulcri centrali dell’industria nazionale. Il mercato turistico cinese rappresenta una grande opportunità per l’Europa e per il sistema di offerta italiano in particolare. L’articolo analizza i dati, i ritmi di sviluppo, le tendenze, i profili dei turisti cinesi, individuando criticità e opportunità.

 

IL TURISMO CINESE IN ITALIA di Elena Premoli

Affari, ma non solo: anche più tempo libero, voglia di esplorare il mondo, curiosità sempre crescente, desiderio di evasione, necessità di staccarsi dalla frenetica vita delle grandi megalopoli asiatiche. E, soprattutto, maggiore disponibilità economica. Sono questi alcuni fattori che stanno alla base di un fenomeno  sempre in crescita e che sta raggiungendo cifre davvero importanti. Si tratta del turismo cinese, dei viaggi interni alla Cina o all’estero che sempre più abitanti della Terra di Mezzo decidono di compiere per piacere.  Dove si posiziona il nostro Paese all’interno di questa filiera? Quali passi sono stati già compiuti, da quali sbagli è bene trarre insegnamento e quali piccole accortezze sono richieste agli operatori del settore per accogliere al meglio gli ospiti in arrivo dalla Repubblica Popolare? L’articolo offre un breve excursus sull’evoluzione del fenomeno turistico, andando alle radici della pratica del viaggiare per poi arrivare velocemente ai giorni nostri. Espone alcune cifre che definiscono un’idea generale del fenomeno e si chiude con uno sguardo particolare su quanto è possibile fare per trarre maggiori guadagni da tale tendenza, impossibile da trascurare.

LA RICEZIONE DI CARL SCHMITT IN CINA di Davide Ragnolini

La recente traduzione in cinese delle opere del giurista tedesco e la crescita delle pubblicazioni dedicategli in Cina rappresentano un elemento di novità sotto un duplice punto di vista. Da un lato contribuiscono sul piano ermeneutico ad arricchire la storia della ricezione della filosofia schmittiana del diritto sotto un più generale aspetto teoretico-dottrinale nel dibattito scientifico mondiale; dall’altro, queste pubblicazioni sono rilevanti come inedita introduzione di un autore europeo ormai classico all’interno della specificità politico-culturale della più grande nazione asiatica. Un recente saggio di Qi Zheng fornisce una panoramica su questo dibattito scientifico in Cina e al contempo ci dà la possibilità di intravedere i limiti attuali della ricezione cinese di un pensatore che, come spiega la stessa Qi Zheng, come nessun altro ha causato tante controversie in Cina.

CONTINENTI

GLOBALIZZAZIONE: DEFINIZIONE E CONSEGUENZE di Cristiano Procentese

La globalizzazione costituisce il fenomeno più rilevante degli ultimi decenni: ingrediente ormai irrinunciabile di ogni riflessione, rimane, ciononostante, un concetto ancora generico e impreciso. Tuttavia, dopo le apologetiche profezie dei sostenitori della globalizzazione, il risultato degli ultimi anni è  stato un modello di sviluppo che ha come componente intrinseca l’accentuazione delle diseguaglianze, la precarizzazione del lavoro ed il senso d’insicurezza dei cittadini. La crescita incontrollata della speculazione finanziaria, la delocalizzazione delle imprese, che diventano multinazionali o transnazionali, e l’impotenza dei governi nazionali nel gestire un fenomeno così complesso, sono le priorità cui la politica, riappropriandosi delle proprie prerogative, dovrebbe cercare di dare una risposta.

LA LETTONIA VERSO L’EURO di Giuseppe Cappelluti

Il 1 gennaio 2014 sarà una data storica per la Lettonia: il Paese baltico, infatti, diventerà il diciottesimo membro di Eurolandia. Per ragioni sia economiche sia geopolitiche (la volontà di sancire l’appartenenza all’Occidente in funzione antirussa) l’adozione dell’euro è stata uno dei principali obiettivi del governo di centrodestra, ma il Paese è tutt’altro che entusiasta. L’accettazione della Lettonia nell’Eurozona, dopo tutto, è stata vincolata all’adozione di rigide misure di austerità, e non manca chi, memori dei cinquant’anni di occupazione sovietica, teme per la propria sovranità nazionale. Alcuni economisti, d’altro canto, non vedono di buon occhio alcuni provvedimenti recentemente approvati in materia fiscale e temono che il Paese si trasformi in un ponte verso i paradisi fiscali, o peggio che diventi esso stesso un paradiso fiscale.

LE MANI SULL’ASIA CENTRALE di Giuseppe Cappelluti

La Cina è oggi uno dei maggiori interlocutori commerciali degli “stan” dell’Asia Centrale, e i suoi interessi nell’area sono in forte crescita. Emblematici delle strategie geopolitiche di Pechino verso il Centrasia sono i rapporti con Kazakhstan e Kirghizistan. Se fino a poco più di vent’anni fa la Cina era totalmente assente dagli orizzonti kazachi, la sempre più massiccia presenza cinese nell’economia dell’Aquila della Steppa, non più limitata al tradizionale settore degli idrocarburi, ne ha fatto uno dei più importanti partner commerciali e strategici. Inoltre, pur non mancando timori per un possibile boom dell’immigrazione cinese, gli interessi tra i due Paesi sono reciproci, a partire dalle questioni legate alla sicurezza e dalle nuove infrastrutture che collegheranno Cina e Russia attraverso il Kazakhstan. Il Kirghizistan, al contrario, interessa essenzialmente per la sua posizione geografica, mentre la sua futura adesione all’Unione Doganale non è propriamente una buona notizia per quello che un tempo fu il Celeste Impero. Ma nei due Paesi le mosse cinesi suscitano non pochi sospetti: legittimi interessi o espansionismo geoeconomico?

LA GUERRA CIVILE DEL TAGIKISTAN (1992-1997) di Andrea Forti

Nonostante la durata, cinque anni, e l’elevato numero di vittime (dai cinquanta ai centomila morti) la guerra civile del Tagikistan rimane, agli occhi del grande pubblico occidentale (e non solo), uno dei conflitti meno conosciuti del convulso periodo immediatamente successivo alla fine della Guerra Fredda, oscurato dai contemporanei ma ben più mediatici conflitti nella ex-Jugoslavia, in Algeria o in Somalia. La guerra civile tagica, nonostante l’oblio che ormai circonda questa drammatica pagina di storia, è di grande interesse sia per lo studio dei conflitti nati dal dissolvimento dell’Unione Sovietica che per eventuali comparazioni con conflitti attualmente in corso, come quello in Siria che oppone le forze governative alla ribellione islamista.

COMUNITÀ RELIGIOSE IN SIRIA di Vittoria Squillacioti

La Siria odierna è un paese complesso dal punto di vista etnico e religioso. Per comprendere quali siano effettivamente le differenze che caratterizzano la sua popolazione è necessario tenere presente le variabili della lingua, della confessione religiosa e dell’eventuale collocazione geografica delle diverse comunità, tre variabili che agiscono profondamente nella definizione delle diverse identità e appartenenze. Nel variegato mosaico siriano riscontriamo così la presenza dominante dei musulmani, ancorché suddivisi tra sunniti, sciiti, ismailiti, alawiti, drusi e yazidi, ma anche diverse varietà del cristianesimo ed una comunità ebraica.

ARABIA SAUDITA: ALLEANZE ESTERE E DINAMICHE INTERNE di Sara Brzuszkiewicz

In seguito al deciso rifiuto da parte dell’Arabia Saudita del seggio nel Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite, per il quale era stata eletta come membro non permanente, ci si interroga sugli attuali rapporti del Regno dei Saud con storici alleati, rivali di sempre e timido dissenso interno, per scoprire che, nonostante a prima vista possa sembrare il contrario, il vento del cambiamento è ancora lontano dalla Culla dell’Islam.

IL TAGLIO DELL’ISTMO DI SUEZ di Lorenzo Salimbeni

Nel novembre del 1869 venne inaugurato il Canale di Suez. Ci era voluto quasi un decennio di massacranti lavori per portare a compimento quest’opera ciclopica, dopo che già in fase di progettazione non erano mancate le polemiche. La necessità di mettere in collegamento il Mar Mediterraneo ed il Mar Rosso era chiara a tutti, ma la modalità con cui conseguire tale obiettivo era oggetto di discussione. Vi fu chi propose di aprire un canale fra il Mar Rosso ed il delta del Nilo (come era già stato fatto all’epoca dei Faraoni e della dominazione araba dell’Egitto), chi insistette per un collegamento ferroviario Alessandria-Il Cairo-Mar Rosso e chi spinse per tagliare l’istmo di Suez, anche se si riteneva che fra i due mari vi fosse un dislivello di alcuni metri che avrebbe richiesto la costruzione di complesse chiuse. La Compagnia Universale del Canale di Suez presieduta dallo spregiudicato Ferdinand de Lesseps, il genio ingegneristico di Luigi Negrelli e l’iniziale opposizione britannica furono i soggetti più importanti nella fase iniziale dell’ambiziosa opera di scavo.

INTERVISTE

TUCCI IN ORIENTE. L’AVVENTURA DI UNA VITA. INTERVISTA A ENRICA GARZILLI (a cura di Andrea Fais)

Enrica Garzilli è, dal 1995, direttrice delle riviste accademiche “International Journal of Sanskrit Studies” e “Journal of South Asia Women Studies”. È stata quindi Research Affiliate al P.G.D.A.V. College, una delle più antiche istituzioni dell’Università di Delhi. Dal 1991 al 2011 ha vinto la Senior Fellowship presso il Center for the Study of World Religions dell’Università di Harvard (1992–94), ha compiuto quattro anni di studi post-laurea in storia, informatica e giurisprudenza, ha insegnato come Lecturer di sanscrito all’università di Harvard e servito come direttore editoriale della Harvard Oriental Series-Opera Minora, è stata Visiting Researcher alla Harvard Law School (1994–96) e docente presso le università di Macerata, Perugia e Torino. Collabora in qualità di esperta alla RSI – Radiotelevisione Svizzera e a riviste e giornali italiani.

“GLOBAL TIMES”: UNO STRUMENTO DI DIALOGO. INTERVISTA A LI HONGWEI (a cura di Andrea Fais)

Li Hongwei è caporedattore dell’edizione in lingua inglese del quotidiano di approfondimento cinese “Global Times”. Fondato nel 1993 dall’editore del “Quotidiano del Popolo”, il “Global Times” ha raggiunto una popolarità internazionale a partire dal 2009, quando fu lanciata l’edizione in lingua inglese che ha raggiunto i lettori di tutto il mondo, accreditandosi come riferimento imprescindibile per conoscere analisi e opinioni della società cinese. La presente intervista è stata rilasciata ad Andrea Fais, collaboratore di “Eurasia” e di “Global Times”.

RECENSIONI

Luciano Pignataro, La Cina contemporanea da Mao Zedong a Deng Xiaoping (1949-1980) (Andrea Fais)

Tiziano Terzani, Tutte le opere (Stefano Vernole)

Carlo Terracciano, L’Impero del Cuore del Mondo (Andrea Fais)

Massimo Cacciari, Il potere che freno (Claudio Mutti)

"Al Qaeda se extiende en Irak como un virus imparable"

Ex: http://www.elespiadigital.com

Las fuerzas policiales iraquíes y tribus locales lograron expulsar del centro de la ciudad de Ramadi a los yihadistas del Estado Islámico de Irak y el Levante y retomar así el control de la ciudad, ocupado por el grupo vinculado a Al Qaeda.

Las consecuencias del conflicto sirio parecen tener su eco directo en Irak. Miles de ciudadanos han abandonado la provincia de Anbar después de que los islamistas tomaran el control de las ciudades de Ramadi y Faluya. Estas dos localidades, estratégicas durante la invasión de EE.UU., se convirtieron en un bastión de Al Qaeda. Ahora, el Gobierno del país intenta restablecer el mando en la región.

"Las fuerzas armadas iraquíes nunca abandonarán Anbar porque nunca se marcharon, ya estaban allí desde antes", afirma Adnan al Shahmani, asesor del primer ministro del país, Nuri al Maliki.

Antes de la invasión de EE.UU., el yihadismo era casi inexistente en Irak. Dos años después de la retirada de las tropas estadounidenses del país, se muestra poderoso, mientras que Washington, por su parte, parece desentenderse totalmente del tema. Según el secretario de Estado estadounidense, John Kerry, se trata de "una lucha que pertenece a los propios iraquíes".

Un equipo de RT conversó con un miembro de Al Qaeda en Irak hace seis meses y entonces aseguraba que el destino de Siria estaba unido al de Irak. Llegó el momento, decía, de desestabilizar el Gobierno de Al Maliki.

Karlos Zurutuza, corresponsal de la agencia de noticias IPS, cree que "el vacío de poder que está surgiendo en toda la región de Oriente Medio y el norte de África está haciendo que Al Qaeda se extienda como un virus imparable".

La decisión de grupos tribales sunitas marcará el rumbo del conflicto

Paradójicamente, Irán y EE.UU. están de acuerdo en su apoyo al Gobierno de Al Maliki, mientras que los sunitas ven la realidad muy diferente. En los últimos años las tensiones sectarias han fragmentado el país. Actualmente, es difícil encontrar una identidad común en Irak. Si en 2005 tenían que decidir entre las tropas de EE.UU. o Al Qaeda, ahora vuelven a encontrarse entre la espada y la pared.    

"Los sunitas de Irak son los parias de la invasión de 2003, los parias del Gobierno a manos de Nuri al Maliki tras años de marginación sistemática. La población sunita se encuentra entre un Gobierno que les rechaza y unos agentes extranjeros extremistas dispuestos a luchar por un emirato sunita", opina Karlos Zurutuza.

Algunos expertos ya adelantaban el caos que se vive en Irak hace ya casi una década. "'En lugar de unir a Irak, tras el año 2005 habrá un conflicto tribal más grave, profundas diferencias religiosas que llevarán a Irak a más caos y a una guerra civil sangrienta'. Eso lo dijimos en 2004. El país está en ruinas", opina el analista internacional Gerald Celeste.

Así, la clave la tienen los grupos tribales. Su decisión marcará el rumbo del conflicto. Los ciudadanos iraquíes, mientras tanto, vuelven a ser las víctimas, como tras la invasión estadounidense. De nuevo, se ven obligados a desplazarse a otros lugares y a refugiarse de un conflicto ya regional.    

Desde el año 2009 Irak había reducido el número de homicidios por año de manera sustancial. En 2013, no obstante, hubo un punto de inflexión y fue el más sangriento en un lustro. Viendo la compleja situación que asola ahora a Irak, parece que se avecinan, una vez más, tiempos oscuros para el país.

Entreprises, risques criminels et communication d'influence: le décryptage de Xavier Raufer

Entreprises, risques criminels et communication d'influence:
le décryptage de Xavier Raufer

9782130620723FS.gif"Evolution des dangers et des menaces : ouvrons les yeux" : tel est le thème du colloque organisé au Sénat le 29 janvier prochain sous l'égide de l'Institut Jean Lecanuet, avec le concours scientifique du DRMCC, Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines de l'université Paris-II Panthéon-Assas. Présidée par Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, cette journée d'études est ouverte à tous sous réserve d'inscription préalable (programme ; inscription : inscription@institutjeanlecanuet.org ).

Interviendront lors de ce colloque Xavier Raufer, Jean-Marie-Bockel, David Naccache, François Haut, Pierre Delval, François Werner, Alain Bauer, Michel Quillé, Alain Establier, Régis Poincelet, Xavier Bertrand, ainsi que moi-même au nom de Communication & Influence, pour expliquer comment la communication d'influence peut aider l'entreprise à contrer les actions de déstabilisation, tout en optimisant son capital immatériel.

Dans l'entretien qu'il m'a accordé pour préparer cette journée, Xavier Raufer - docteur en géopolitique, co-directeur du DRMCC, enseignant à l'international (Chine, Etats- Unis...) - estime que les menaces criminelles concernent aujourd’hui prioritairement les sphères économique et financière. Et donc l'entreprise.

Bonne lecture, et une nouvelle fois, bonne année 2014 à tous !

Bruno Racouchot
COMES COMMUNICATION
tel : +33 (0)1 47 09 36 99 / mob : +33 (0)6 10 84 35 15
courriel : bruno@comes-communication.com
site : www.comes-communication.com
et www.www.communicationetinfluence.fr

dimanche, 12 janvier 2014

L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet

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Ex: http://www.polemia.com

L’affaire Dieudonné : l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet

« Car, si personne ne bouge, c’est la pensée (…) qui sera étouffée ».

Que Manuel Valls, qui aura passé toute la trêve des confiseurs à ostraciser Dieudonné, s’affirme, « par [s]a femme, lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » et qu’il soit « fier de faire partie d’un gouvernement qui veut bâtir une amitié forte avec Israël », nul ne le contestera puisqu’il l’a maintes fois affirmé, par exemple le 22 juillet 2012 à Strasbourg. Qu’il espère supplanter Jean-Marc Ayrault à Matignon à la faveur de ses dernières gesticulations, très médiatiques mais dérisoires au regard de sa défaite contre la criminalité et de son triste bilan de la Saint-Sylvestre (trois personnes assassinées à l’arme blanche et 1067 véhicules incendiés malgré le déploiement de 53.000 gendarmes et policiers) est une évidence. Mais le ministre de l’Intérieur réussira-t-il, grâce à sa circulaire du 6 janvier, à faire interdire par les préfets les spectacles de celui qu’il qualifie de « petit entrepreneur de la haine », « raciste et antisémite », obsédé par la « haine du juif » jusqu’à faire « l’apologie de la Shoah» ?

Pas impossible si les nervis de la Ligue de défense juive provoquaient des troubles à l’ordre public susceptibles de faire annuler la tournée de Dieudonné en province. Rappelons que la LDJ est une organisation interdite aux Etats-Unis et même en Israël pour son extrémisme mais qu’elle est protégée chez nous en haut lieu et par la gens Klarsfeld qui, à l’abri de ses Légions d’honneur (Madame est Grand-Croix et Monsieur Grand Officier), doit cornaquer ce mercredi à Nantes une manifestation hostile. (CG)

Un prétexte à la « normalisation » du Web

 

Encore qu’il s’agirait, si M. Valls parvenait à ses fins, d’une scandaleuse atteinte à la liberté d’expression doublée d’une atteinte encore plus monstrueuse à la liberté du travail – en application servile de la loi nationale-socialiste sur le Berufsverbot ou disqualification professionnelle, loi jugée scélérate à l’époque –, la question est peut-être secondaire et va bien au-delà du cas du seul Dieudonné M’Bala M’Bala – dont on peut penser ce qu’on veut, y compris du mal.

C’est la liberté d’expression de millions d’internautes français qui est menacée.

Le conflit s’était envenimé au fil des mois entre le journaliste Patrick Cohen, anchorman des matinales de France Inter qui avait dressé en mars une liste noire des individus nauséabonds, dont Dieudonné, à ne jamais inviter sur les antennes du service public, et l’humoriste ; ce dernier avait lancé en décembre, dans son théâtre parisien de La Main d’Or, une phrase provocatrice mais étrangement ambiguë : « Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Voulait-il dire par là « dommage que les chambres à gaz n’aient jamais existé » ou, au contraire – ce qui prouverait du moins que cet « antisémite » n’est nullement révisionniste, « dommage qu’elles n’existent plus » ?

 

Peu importe. Dès lors, la machine s’emballa et d’autant plus que, simultanément, le footeux antillais Nicolas Anelka, dont les multiples incartades verbales et le refus obstiné de chanter La Marseillaise quand il jouait d’aventure en équipe de France ne gênaient personne, célébrait d’une « quenelle », posture prétendument néo-nazie, le but qu’il venait de marquer outre-Manche pour son nouveau club de West Bromwich Albion. La photo blasphématoire, dédiée à « [son] ami Dieudonné », ayant fait le tour du monde (et des cités ethniques), le prétexte était tout trouvé pour passer aux choses sérieuses.

 

Soit, sovietico more, la « normalisation* » d’Internet, cet insupportable espace de liberté où peuvent s’étaler toutes les opinions et, plus grave, toutes les contestations des dogmes les mieux établis.

 

Une répression « légitime »

 

Car cette offensive couvait depuis plusieurs mois et, dès le 26 septembre dernier, sur le site Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou avait accusé l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), « bras armé du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) », de revêtir « l’habit du censeur » en se plaçant « en tête des tentatives de censure d’Internet : poursuites de blogs, poursuites de commentateurs, poursuites de réseaux sociaux ».

 

Comme pour donner raison au fondateur de Polémia, le CRIF publiait le 13 octobre contre la « Fachosphère du Net » une philippique de son spécialiste des médias Marc Knobel qui déplorait : « Certes, des associations antiracistes ont engagé des procédures afin de s’opposer à ces marchands de haine ; toutefois, pourquoi s’en remet-on en ce domaine au seul dévouement (sic) de ces associations ? La lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet n’incombe-t-elle pas AUSSI aux pouvoirs publics ? »

Le 17 octobre, toujours sur le site du CRIF, le même exhortait donc le gouvernement à appliquer dans toute sa rigueur la législation muselant « l’Internet de la haine », car « les restrictions à la liberté d’expression peuvent être considérées comme légitimes pour lutter contre le racisme », y compris dans les « nouveaux médias ». « Si le droit à la liberté vaut pour Internet, les restrictions à celle-ci s’appliquent également. Internet n’étant qu’un instrument et non un but en soi, il ne peut être tenu pour affranchi des lois nationales et internationales », théorisait M. Knobel.

 

Un président et un gouvernement aux ordres…

 

Message reçu. Accueillant le 16 décembre à l’Elysée Roger Cukierman, président du CRIF, à l’occasion du septantième anniversaire de ce lobby, le chef de l’Etat lui déclarait notamment: « Quand vous avez des choses à dire, Monsieur le Président, vous les dites et vous les dites librement, franchement, sincèrement, bruyamment et nous vous écoutons**. »

 

Rien d’étonnant, dans ces conditions, si, deux jours plus tard, les députés saisis d’une proposition de loi inspirée des préconisations de la pourtant très institutionnelle Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la nécessité d’étendre aux blogueurs la protection dont bénéficient les sources des journalistes, rejetaient ce texte ; et si, dans la foulée, la « Dieudosphère », considérée à tort ou à raison comme le fer de lance de la « Fachosphère », se retrouvait sous la mitraille qui, prenons-en le pari, ne s’arrêtera pas à cette seule cible.

« Haine sur Internet : la guerre est déclarée », triomphait donc le 3 janvier Daniel Makonnen, responsable de la communication de la LICRA, ravi de l’imminente mise au pas du Web.

 

Car, si « la Toile » s’est aussitôt enflammée devant la menace d’asservissement et d’épuration, on n’a noté du côté des humanistes homologués ni réserves ni scrupules mais au contraire une acceptation béate de la machine de guerre gouvernementale, un lâche soulagement devant le « courage » de l’équipe Ayrault qui s’apprête à faire voter un projet de loi étendant les possibilités de capter les données numériques, véritable « Patriot Act » à la française instaurant une sourcilleuse censure et incitant à la délation.

 

…et une Intelligentsia complice des éradicateurs

 

Défenseur des démocrates ukrainiens en lutte contre le tyran Poutine comme il l’avait été des honorables républicains libyens contre l’immonde Kadhafi, Bernard-Henri Lévy tresse ainsi des lauriers au petit Jdanov de la Place Beauvau, initiateur de la nouvelle « ligne générale »:

« Il y a un moment où […] il est du devoir de la parole publique de dire. Valls l’a fait, Valls a eu raison. Il n’y a rien de commun, rien, entre le travail d’un humoriste dont la liberté d’expression et donc de provocation est effectivement sacrée, et l’entreprise d’un agitateur néonazi qui fait ouvertement campagne sur des thèmes qui ne sont pas des opinions mais des délits. »

 

Cette opinion est partagée par Bertrand Delanoë qui, abandonnant la mairie de Paris dans l’espoir d’un maroquin ministériel, doit donner des gages. Dieudonné étant pour lui « quelqu’un qui fait l’apologie de crimes contre l’Humanité et qui par ses propos porte atteinte à la dignité humaine, il doit être combattu avec toutes les rigueurs de la loi ». Et surtout avec la force injuste de la loi.

 

Ce qui tombe bien puisque, tout aussi acharnée, Mme le Ministre délégué à l’Economie numérique Fleur Pellerin – Coréenne naguère adoptée par un couple français, cas également du camarade Jean-Vincent Placé, le gourou des Verts – s’est félicité de la possibilité « de faire condamner toute personne propageant des propos racistes sur les réseaux sociaux » : « Aujourd’hui, la Justice a les moyens techniques de faire appliquer les décisions et c’est ce qu’il faut faire, y compris dans le cas de Dieudonné », déclarait-elle le 31 décembre, sûre que sa collègue à la Justice Christiane Taubira, si indulgente aux FEMEN profanatrices de tant de nos églises et aux auteurs de crimes crapuleux, se montrera intransigeante à l’encontre des déviants idéologiques.

 

Un modèle démocratique : la Chine populaire !

 

Mais la palme de l’inconscience ou, si l’on préfère, du cynisme, revient sans doute à l’éthéré dandy qui sert de directeur à L’Express. Participant aux Grandes Gueules sur RMC le 3 janvier, Christophe Barbier proclamait ainsi : « Internet n’est pas un no man’s land. Internet est un champ d’impunité, mais ça se régule aussi, Internet. Entre nous, hein, les Chinois y arrivent bien. Si les dictatures y arrivent, il faut que les démocraties y arrivent aussi ! »


 

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Quatre-vingts ans après le pamphlet de Paul Nizan, Les Chiens de garde (de l’ordre établi), sortait en 2012 un documentaire politique, Les Nouveaux Chiens de garde inspiré du livre éponyme de Serge Halimi. Christophe Barbier y était durement étrillé pour sa défense de la « mondialisation heureuse » et de l’idéologie dominante. On aurait pu croire qu’après son ode, digne d’un Garde rouge, à la répression, le personnage serait durablement tricard des plateaux. Tout au contraire, il était deux jours plus tard l’invité d’honneur du 19/20 de France 3 où il exalta l’ardente obligation d’une « pédagogie mémorielle » car « on ne peut pas rire de tout », proclame celui qui se présente comme « un esprit libre ».

 

Détail savoureux : M. Barbier, normalien controversé car, recalé au concours d’entrée rue d’Ulm, il n’en aurait suivi les cours qu’en auditeur libre et ne possède d’ailleurs qu’une maîtrise d’histoire, a tourné dans Doutes, un film de son épouse, Yamini Kumar-Cohen (elle-même directrice de la communication chez Hermès), censé fustiger le… « Politiquement Correct » ! Ce qui l’autorisait évidemment à réclamer, il y a deux ans déjà dans L’Express, « un droit mondial du Web ».

 

Un tel droit, également exigé par Ariel Wizman, son confrère de Canal+, qui réclamait le 28 novembre la création d’une « police du Net », selon lui « égout de la pensée », mène, on le sait, à l’alignement déjà observé par les « médias en servitude » et heureux de l’être, mais furieux de voir leurs certitudes, leurs oukases et leur magistère battus en brèche par de simples citoyens.

 

En 1984, la suspension de la nouvelle radio NRJ, dont la puissance d’émission brouillait toutes les antennes voisines, avait jeté dans la rue trois cent mille jeunes et forcé le pouvoir socialiste à reculer. L’enjeu est aujourd’hui bien plus important. Car, si personne ne bouge, c’est la pensée, dont a si peur M. Wizman, qui sera étouffée.

 

Notes :

 

(*) « Normalisation » : tel avait été l’euphémisme choisi en août 1968 par Michel Debré, alors ministre des Affaires étrangères de Charles De Gaulle, pour qualifier l’envoi des blindés soviétiques ayant pour mission de mater le « printemps de Prague ».
(**) Souligné par nous

 

Fallujah: Obama’s Newest Headache

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Fallujah: Obama’s Newest Headache

Melkulangara BHADRAKUMAR

Ex: http://www.strategic-culture.org

 
Guernica in the Spanish civil war, My Lai in the Vietnam War, Guantanamo Bay in the war on terror – these have been powerful symbols. The siege of Fallujah in May 2004 stands out in the Iraq War as the bloodiest battle that the United States fought since the Vietnam War. The US Marines suffered 40 deaths in the siege, while Iraqi civilian casualties were in the hundreds. The US forces reportedly used F-16 warplanes to blitz residential areas in Fallujah with cluster bombs. The majority of prisoners were executed…

As the US Marine Corps announced a ceasefire and withdrew in May 2004, mosques proclaimed the victory of insurgents and Fallujah’s transformation began as a sort of Islamic mini-state with Sharia law. So, in the fall of that year, in late October, the US military returned with another major offensive with aerial attacks and precision-guided missiles followed by a full-blooded assault by the Marines backed by artillery and armor in early November – Operation Phantom Fury. 

This is how CNN’s Karl Penhaul reported on November 9: «The sky over Fallujah seems to explode as U.S. Marines launch their much-trumpeted ground assault. War planes drop cluster bombs on insurgent positions and artillery batteries fire smoke rounds to conceal a Marine advance». According to Washington Post, white phosphorous grenades and artillery shells were used to create «walls of fire» in the city. Doctors later reported seeing melted corpses. No one knows the casualty figures; as of November 18 US military claimed 1200 ‘insurgents’ had been killed and 1000 captured… 

A Guardian report said over 70 percent of the city’s homes were destroyed along with sixty schools and sixty-five mosques and shrines. There has been anecdotal evidence of large increases in cancer, infant mortality, etc. among the survivors, triggering speculation that there was use of depleted uranium leading to environmental contamination. 

It is extremely important to recollect the horrendous living memory of Fallujah to understand what happened last week when the centre of the city fell into the hands of fighters from the al-Qaeda-linked Islamic State in Iraq and Levant [ISIL]. Fallujah, along with the capital of Anbar province, Ramadi, was a stronghold of Sunni insurgents during the US occupation of Iraq and al-Qaeda militants largely took over both cities last week. Hundreds of ISIL fighters have entered Fallujah. 

Pundits have begun analyzing the factors behind. The dominant narrative is that the Iraqi government led by Prime Minister Nouri al-Maliki failed to reach out to the Sunnis and alienating them during the period since the US troops pulled out in 2011. Indeed, the latest flare-up happened after Maliki dispatched troops last week to break up an year-old Sunni protest in Ramadi to voice their grievances of political exclusion. Almost all Sunnis have turned against the government and are opposed to the Iraqi security forces, although not all have aligned themselves with the ISIL. 

Meanwhile, the turmoil in Syria in which ISIL is playing a lead role has compounded the security situation in Iraq. The ISIL has been targeting Shi’ites, which at once gives the conflict in Anbar a sectarian overtone. Also, Iraq is heading for parliamentary poll in April and there are conspiracy theories that Maliki is calibrating a confrontation with Sunnis and raising the spectre of the al-Qaeda threat that might help him rally the Shi’ite opinion to support his re-election. 

However, Maliki’s decisions are also prompted by the real fear that his Shi’ite-led government is besieged and faces the threat of being overrun Sunnis. To say he contrived the al-Qaeda takeover in Fallujah stretches credulity. The ISIL comprises hardened fighters coming in from Syria where the US’ regional allies in the Persian Gulf, especially Saudi Arabia, have been inducting foreign fighters and supporting them financially and with weapons. Also to be factored in is the so-called Sahwa, the Awakening, which the US created as surrogate force to fight the al-Qaeda and was abandoned when the American troops withdrew in 2011. Most of its leaders have been assassinated. 

Suffice to say, in terms of political morality or strategy, the Barack Obama administration cannot wash its hands off the emergent situation in Fallujah. The blame for the Iraq’s unraveling as a nation should lie with the George W. Bush presidency. Bush’s forecast of ‘mission accomplished’ in Iraq and Gen. David Petraeus’ brag about the Awakening sound hollow today. 

To be sure, how Obama responds to the situation in Fallujah has wider implications for the US’ regional strategies. Secretary of State John Kerry said, «We’re not contemplating putting boots on the ground. This is their [Iraqis’] fight, but we’re going to help them in their fight». 

The White House spokesman Jay Carney said Washington is «accelerating» its deliveries of military equipment to Iraq and «looking to provide an additional shipment of Hellfire missiles» in the coming months as well as ten surveillance drones in the coming weeks and another 48 later this year. Carney added that Washington is «working closely with the Iraqis to develop a holistic strategy to isolate the al-Qaeda-affiliated groups», but ultimately Iraq must handle the conflict itself. 

The point is, US fought ferociously in 2004 to keep al-Qaeda out of Fallujah and now they’ve returned and may create a base there and this is every bit the US’ fight and Maliki government is a quasi-ally of Washington. The US’ interests in the region will be seriously hurt if al-Qaeda establishes another foothold in the region. And, of course, the whole region is watching Washington’s grit to take on al-Qaeda. 

The Republican hawks like Senators John McCain and Lindsey Graham blame Obama for the situation insofar as he didn’t try hard enough to reach an agreement with Maliki to keep US troops in Iraq beyond 2011. However, the criticism won’t gain traction as the domestic attitudes in the US favor the idea that despite the upheaval in the Middle East, the US will do well to seek a diplomatic and political engagement with the region rather than a military settlement. 

The choices that lie ahead for Obama can be viewed from three perspectives. First, the Fallujah situation sails into view at an awkward time – when the Obama administration proposes to maintain anywhere around ten to twelve thousand US troops in Afghanistan. That plan lacks support within the US and the Fallujah situation is a timely warning about the dangers of maintaining a large residual force in Afghanistan. 

Second, Fallujah highlights that the wars in Syria and Iraq and the dangerous slide in Lebanon have morphed. At the same time, Fallujah is not an al-Qaeda problem alone. It is a city that became irreconcilably alienated in the brutal violence of US occupation and it no longer feels it’s a part of Iraq. Thus, Fallujah calls attention to a far more fundamental question regarding the future of Iraq itself. This, again, holds some stark lessons for Afghanistan where too the US occupation hastened the fragmentation along ethnic and religious lines. A response to the crisis by accelerating weapons deliveries to the Iraqi government will not solve the problem and may even make it worse. 

A third stunning aspect is that the Fallujah situation finds the US and Iran on the same side. Their respective interests in Iraq vary but they share the profound concern that an international movement of Sunni fighters fired by Wahhabi ideology is raising the black flag of al-Qaeda along sectarian fault lines. Neither is willing to intervene and Tehran too promises military aid but shows reluctance to put ‘boots on the ground’. 

The Obama administration could be edging close to acknowledging Iran’s influence on regional issues – Iraq, Syria, Afghanistan, Yemen – and this hastens regional realignments. Saudi Arabia accuses the Obama administration of strengthening Iran’s regional at the expense of Washington’s traditional allies and also alleges that Tehran is pursuing a clever strategy to undermine the US-Saudi alliance. 

Indeed, Foreign Minister Mohammad Javad Zarif said at a meeting with a visiting delegation of Italian lawmakers on Sunday in Tehran that the spread of radicalism in the Middle East would pose unpredictable threats to other parts of the world as well unless countered through effective international cooperation. The Intelligence Minister Seyed Mahmoud Alavi claimed that the western powers realize that international cooperation is needed to counter the «threat of terrorism by Takfiri groups». 

Significantly, a bipartisan a group of influential figures in the US foreign policy establishment addressed a letter to the US Senate on Monday urging that no new sanctions be passed against Iran, warning that it would potentially move the US closer to war. Ryan Crocker who was a former ambassador to Iraq, led the initiative.

Christophe Poitou : « Le totalitarisme économique, manipulations mondiales et répression financière »

Christophe Poitou : « Le totalitarisme économique, manipulations mondiales et répression financière »

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Loligarchie est mauvaise perdante. Elle ne laissera pas ce qu’on appel le système, qui est un « tout subtil et maléfique », se faire balayer par une crise économique, ce qui pourtant serait logique. Elle s’est laissé surprendre en 2008 par Lehman, mais ne se fera probablement pas avoir ainsi deux fois, elle prendra toutes les mesures nécessaires. À commencer par le refinancement ad libitum des agents financiers en difficulté présentant un risque systémique.

« Dernière combine en date (avril 2013) évoquée pour refinancer les agents en difficulté sans toucher à la dette publique centrale : la mise à contribution forcée de l’assurance vie des particuliers pour soutenir les entreprises en difficulté. On parle là d’un détournement de près de 100 milliards »

Il s’agit d’éviter une crise trop monstrueuse qui se transformerait en crise politique majeure avec éventuellement l’arrivée au pouvoir de partis de sensibilité nationale ou l’avènement de telle ou telle situation qui la dérangerait trop. En fait, si on prend les choses avec du recul on peut dire que d’une certaine manière l’oligarchie se refinance elle-même dès qu’elle est en difficulté. Dans les faits, ce à quoi nous assistons depuis quelques temps.

Elle ne peut donc en quelques sorte jamais être en difficulté ni être en passe être renversée ?

Un krach obligataire dantesque aurait déjà du éclater en 2009/2010. Cela n’a pas été le cas. Certes, Sarkozy, Papandréou, Berlusconi ou Monti ont sauté, mais ça ne change pas grand-chose. Le système lui-même, lui, est toujours là. L’oligarchie a pris les mesures nécessaires sans la moindre légitimité ou consultation démocratique pour se maintenir et empêcher toute crise grave.

Quelles sont ces mesures ?

Ce sont ces mesures – en fait, ces sales méthodes – que j’examine une par une dans mon livre : la création monétaire dans ces diverses variantes, l’allongement de la maturité des titres, le partage forcé de la valeur ajoutée, l’extorsion fiscale, l’exportation de l’inflation, les manipulations des taux de change, ainsi que la manipulation à mon avis la plus satanique de toutes: les taux d’intérêt inversés ou négatifs.

J’examine aussi les diverses formes de répression financière dont le cas de Chypre fournit actuellement un exemple incroyable. La méga-gaffe récente du commissaire européen Jeroen Dijsselbloem sur le fait que la répression financière à Chypre pourrait être éventuellement transposé chez nous fait froid dans le dos !

Le masque tombe…

À vrai dire, c’est déjà en partie le cas. On s’apprête en France à puiser de force dans l’épargne de M. et Mme Dupont pour financer les HLM faute de pouvoir faire de la création monétaire et de la dette comme avant !

Une crise majeure n’est donc pas envisageable ?

Si, peut-être qu’en dépit de toutes ces mesures oligarchiques, une crise éclatera quand même… Ça ne me dérangerait pas d’ailleurs. Je dirais même que j’espère me tromper ! Vivement un monstrueux ouragan obligataire qui fasse valdinguer les puissants et emporte tout sur son passage de son souffle puissant et vengeur. Mais je n’y crois pas trop, hélas…

Le rôle des apatrides cosmopolites est d’ailleurs significatif dans cette stabilisation totalitaire que nous voyons actuellement : ils sont massivement pour la création monétaire en occident car elle préserve le système tel qu’il est et dans lequel ils ont de bonnes places…

Ils ne vont donc pas se tirer une balle dans le pied et se limoger eux-mêmes ?

Évidemment… En revanche, lorsque qu’ils n’ont pas de places assez bonnes à leur goût ou n’arrivent pas à se saisir d’actif réels, c’est l’inverse, ils essaient de renverser le système et non de le maintenir.

Logique ! Ils utilisent alors la déflation et non la création monétaire, à savoir la fuite des capitaux ou alors des phénomènes déstabilisants : sortie de capitaux, par exemple… Ils font régulièrement le coup en Russie… C’était le cas avant 1917 et c’est le cas actuellement sous Poutine… Chez nous, c’est le contraire, ils essaient de stabiliser de force le système.

Qu’en concluez-vous ?

Certes, techniquement nous pouvons vivre sur l’héritage de nos ancêtres encore un peu. L’économie peut continuer quelques temps toute seule comme un poulet sans tête, sans son noyau spirituel, car elle est très mécanisée et rodée dans ces process. Hop ! vous appuyez sur le bouton d’une machine à laver et ça marche tout seul pendant une heure… Mais l’économie ne survivra pas éternellement à l’affaiblissement de sa cause, c’est-à-dire à l’affaiblissement de la population française de souche qui l’a créée.

Bonne question, ça : qui a créé l’économie française ?

Les banquiers qui sont souvent des gros mégalomanes vous diront parfois qu’ils ont à eux tous seuls financé et créé la sidérurgie ou les chemins de fer. La vérité, c’est plutôt que c’est le dur labeur des paysans au cours des siècles qui a fondamentalement accru les rendements et dégagé une main-d’œuvre qui a permis l’essor de l’industrie.

Voyez aussi ce qui se passe en Afrique du Sud. En dépit des taux de croissance nominaux flatteurs qui ne veulent pas dire grand-chose, le pays entre dans une phase de délabrement grave car les Sud-Africains d’origine européenne qui ont créé cette économie s’en vont. Un article est paru d’ailleurs sur ce thème dans le pourtant très politiquement correct The Economist : South Africa cry the beloved country.

Le totalitarisme économique de Christophe Poitou, éditions de L’Æncre, collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux », dirigée par Philippe Randa, 250 pages, 25 euros.

Francephi

Germany's military strategy

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Germany's military strategy

 
 
The NATO defense strategy during the Cold War must have been a real nightmare for some West-German officers. Even the former West-German chancellor Helmut Schmidt said in 2007 in an interview that he was shocked when he was informed about the NATO plans in 1969. Schmidt said that there was a belt of nuclear mines crossing West-Germany which would detonate in case of a Soviet invasion. West-Germany was seen as the future nuclear battlefield. The country formally known as “Germany” would have been turned into a giant ground zero in the center of Europe. The Germans in West and East Germany were in the nuclear death row of the Cold War. 
 
The West-German army, the Bundeswehr, was part of those plans. The NATO strategy was: In case of a Soviet aggression, the Eastern Block armies will carry out their most powerful ground attack of the so called “Iron Curtain” in central Europe on Germany. It would be almost impossible to stop the Eastern armies before the Rhine River. West-Germany was supposed to be the “death trap” for the enemy?s armies, and for the German civilians. The Bundeswehr didn't play a big strategic role in that horrible scenario, the West-German soldiers might have been killed or defeated by the overwhelming Eastern forces and by the Western nuclear response within days. 
 
Germany in 1945: After the unconditional surrender of the German Wehrmacht, the former Reich became split in Zones of Occupation  by the allied powers. In the West US-American, British and French forces established their zones, in the center the Soviet occupation zone was established, East Germany was occupied by Poland and the Soviet Union. The Reich was destroyed; huge cities as Berlin, Hamburg, Konigsberg or Dresden became just ruins. Millions of German refugees became strayed; the former most powerful nation on continental Europe was disarmed and weakened down, thus creating a vacuum of power. The allied conference of Potsdam in the summer of 1945 made clear that there is now a new confrontation: The Western block under Anglo-American leadership against the Eastern communist block under Soviet leadership. In 1949 two German states were created: In the Western Zones of Occupation the Federal Republic of Germany (Bundesrepublik Deutschland), in Middle Germany the German Democratic Republic (Deutsche Demokratische Republik). At the time when these states were founded they didn?t have any military force. 
 
Germany remained completely demilitarized and any plans for a German military were clearly forbidden by Allied regulations. Only some naval mine-sweeping units continued to exist, but they remained unarmed and under Allied control and did not serve officially as a defense force. Even the Federal Border Protection Force (Bundesgrenzschutz), a mobile and lightly armed police force of 10,000 men, was formed only in 1951 - two years after the founding of the Federal Republic of Germany. A first proposal to integrate West German troops with soldiers of France, Belgium, the Netherlands, Luxembourg and Italy in a so called “European Defense Community”, in reality a Western European Army , was proposed but never realized. It was especially France who opposed any plans to rearm West Germany for a long time. “German militarism” was blamed to have caused both World Wars. Germany should never become a continental super power again. And the best “medicine” against militarism seemed to be not to permit any military forces.
 
With growing tensions between the communist Soviet Union and the liberal capitalist West, especially after the Korean War (1950-1953), this policy was to be revised. While the German Democratic Republic was already secretly rearming, the plans of a new West German force started in 1950 when former high-ranking German officers of the Wehrmacht were tasked by Chancellor Konrad Adenauer to discuss the options for rearmament. The so-called “Amt Blank”, the predecessor of the later Federal Ministry of Defense (Bundesverteidigungsministerium), was formed in 1950 in Bonn. 
 
The West German “Bundeswehr” was officially established on the 200th birthday of the Prussian general Gerhard von Scharnhorst on November 12th, 1955. But the rearmament (“Wiederbewaffnung”) of West Germany was not easy at all. Huge protests raged against those plans. Not only traditional pacifists opposed to those plans, but also German neutralist politicians and intellectuals who campaigned for one united Germany were strongly against the rearmament. They saw in those plans the manifestation of the German partition. 
 
And there was another dilemma: Since the unconditional surrender of the German Wehrmacht, the allied powers put a lot of energy in the so called “denazificiation” of the Germans. The Wehrmacht was identified as one of the worst instruments of German militarism. The generals and officers of the Wehrmacht and the Waffen-SS were seen as bloodthirsty warmongers and war criminals. But all of a sudden the West asked especially for the Wehrmacht personnel. The reason for that political U-turn is easy: The Wehrmacht and the Waffen-SS were the only military forces with a certain experience in fighting the Soviet army during World War II. From the beginning, the new Bundeswehr suffered under an “identity conflict”. While the politics went on with stigmatizing the officers of the German World War II forces, the same officers had to build the new army. 
 
During the Cold War the Bundeswehr was the front line of NATO's conventional defense in Central Europe. The West German army had strength of 495,000 soldiers. The Cold War Historian John Lewis Gaddis assesses the Bundeswehr in his book “The Cold War - a New History” as “perhaps world?s best army”. But the Bundeswehr did not take part in any combat operations during the Cold War times. The West German armed forces were during the whole Cold War an integrated part of the NATO military strategy. 
 
After the reunification of Germany in 1990, the Bundeswehr was reduced to 370,000 military personnel in accordance with the Treaty on the Final Settlement with Respect to Germany between the two German governments and the Allies (2+4 Treaty). The former East German Nationale Volksarmee (NVA) was disbanded. About 50,000 Volksarmee personnel were integrated into the Bundeswehr on October 2nd, 1990. With the reduction, a large amount of the military hardware of the Bundeswehr, as well as of the Volksarmee was disposed. Most of the armored vehicles and fighter jet aircraft (Bundesluftwaffe - due to Reunification - was the only Air Force in the world that flew both Phantoms and MIGs) were dismantled under the international disarmament procedures. 
 
The re-united Germany didn?t quit the NATO membership. The NATO “reformed” itself after the official end of the Cold War. The North Atlantic alliance began an expansion with newly autonomous Eastern European states. For the Bundeswehr, the mission changed: It was transformed more and more into a force for international missions. Hopes that Germany will become a sovereign nation with an independent security and defense plan – of course within a European defense concept – were bitterly disappointed. The “homeland defense” doesn?t play a role anymore since the end of the Cold War – in the official “defense guidelines” (Verteidigungspolitische Richtlinien, VPR) from 1992 the term “homeland defense” was not even mentioned anymore. On the first glance the military idea of the Federal Republic of Germany seemed to have turned 180 degrees: Until 1990 there was the permanent danger of having a nuclear war on German soil, after 1990 the German ministry of defense was talking about the world wide mission of the German military.
 
The recent VPR from May 18th, 2011 were named “Safeguarding National Interests – Assuming International Responsibility – Shaping Security Together”. These VPR include confessions such as: “As an active member of the international community, Germany pursues its interests and is actively striving for a better and safer world.” 
 
And: “A direct territorial threat to Germany involving conventional military means remains an unlikely event. Over the past few years the strategic security environment has continued to change. Globalization has led to power shifts between states and groups of states as well as to the rise of new regional powers. Today, risks and threats are emerging above all from failing and failed states, acts of international terrorism, terrorist regimes and dictatorships, turmoil when these break up, criminal networks, climatic and natural disasters, from migration developments, from the scarcity of or shortages in the supply of natural resources and raw materials, from epidemics and pandemics, as well as from possible threats to critical infrastructure such as information technology.”
 
The German military mission is now completely detached from the German state. The official German understanding of the NATO membership turned from a defense alliance against a real existing threat into an abstract and conception alliance of transatlantic values and even to one of “Germany?s raisons d’etat”: 
 
“The North Atlantic Alliance remains the centerpiece of our defense efforts. Alliance solidarity and making a reliable and credible contribution to the Alliance are part of Germany’s raison d’etat. (…) The commitment of the United States to the security of Europe, as it is most prominently and effectively reflected in the North Atlantic Treaty Organization, remains a vital interest of Germany and its European allies. It is therefore our duty and our mission to preserve the unique quality of transatlantic relations, to strengthen our ties and our exchanges and to continue to develop the partnership with the United States by performing our tasks responsibly.”
 
The German Bundeswehr is today an international operation force, ready for action, “for a better world”. Of course the terms “security interest” and “national interests” are used until today, but also here the meaning changed: 
 
“German security interests include:
-preventing, mitigating and managing crises and conflicts that endanger the security of Germany and its allies;
-advocating and implementing positions on foreign and security policy in an assertive and credible way;
-strengthening transatlantic and European security and partnership;
-advocating the universality of human rights and principles of democracy, promoting global respect for international law and reducing the gap between the rich and the poor regions of the world;
-facilitating free and unrestricted world trade as well as free access to the high seas and to natural resources.”
 
The aspect of “advocating the universality of human rights and principles of democracy” especially became more and more dominant in German debates about security interests. This vision is assisted by the German Commissioner for Human Rights Policy and Humanitarian Aid: “It is in Germany’s own best interest to help make universal respect for human rights a reality. For enduring peaceful relations require stability, and there can be no long-term stability unless basic human rights are respected.”
 
Of course there is no explanation as to why the global enforcement of “human rights” should be German national security interest. But it became a type of magic mantra for German foreign politics, and the German Bundeswehr might become be more and more an armed force for those “human rights” missions. The end of the Cold War era changed the character of the Bundeswehr from a classical territorial army with a defensive character into an intervention force. Currently  there are Bundeswehr forces in Afghanistan and  Uzbekistan (ISAF), Kosovo (KFOR), in the Mediterranean Sea, at the Horn of Africa/Indian Ocean (Operation Atalanta), in Turkey (Operation Active Fence), Lebanon (UNIFIL), South Sudan (UNMISS), Sudan (UNAMID) and Mali. 
 

samedi, 11 janvier 2014

Douguine : «Les Etats-Unis sont derrière les attentats de Volgograd»

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Alexandre Douguine : «Les Etats-Unis sont derrière les attentats de Volgograd»

Auteur : Algérie Patriotique
Ex: http://www.zejournal.mobi

Algeriepatriotique : Quelle analyse faites-vous de la dégradation de la situation sécuritaire en Russie après les deux actes terroristes perpétrés à Volgograd ?

Alexandre Douguine : Je ne crois pas qu'il s’agisse de dégradation de la situation sécuritaire en Russie. Certains actes terroristes sont presque incontrôlables quand il est question des régions ayant des populations plus ou moins homogènes qui soutiennent, dans une certaine mesure, des groupes terroristes comme c'est le cas au Caucase du Nord, en Russie. Le fait que l'activité des terroristes s’accentue ces derniers temps montre que les forces qui veulent déstabiliser la Russie se focalisent sur les Jeux olympiques de Sotchi. Les Etats-Unis et les pays de l'Otan veulent montrer Poutine, qui s’oppose radicalement au libéralisme et à l’hégémonie américaine, comme un «dictateur» en comparant Sotchi à Munich à l'époque d’Hitler. C'est la guerre médiatique. Dans cette situation, les forces qui soutiennent la politique hégémonique américaine, avant tout les réseaux sub-impérialistes locaux – comme les wahhabites soutenus par l’Arabie Saoudite –, cherchent à confirmer cette image en faisant de la Russie un pays où il n’y a pas le minimum de sécurité et qui est prêt à installer la dictature en réponse aux actes terroristes qui visent essentiellement les Jeux olympiques de Sotchi chers à Poutine. On sait que le chef des renseignements saoudiens, Bandar Bin Sultan, a proposé à Poutine de garantir la sécurité en Russie en échange de l'arrêt de l'appui russe à Damas. Poutine a piqué une colère et refusé cela d'une manière explicite, en accusant les Saoudiens d'être des terroristes, ce qu'ils sont en vérité, pire que ceux qui servent les intérêts des Etats-Unis. Donc, les groupes wahhabites qui activent en Russie, téléguidés par les Saoudiens et à travers eux par leurs maîtres de Washington, ont accompli la menace de Bandar Bin Sultan. En fin de compte, ce sont les Etats-Unis qui attaquent la Russie de Poutine, afin de le châtier pour sa politique indépendante et insoumise à la dictature hégémonique américaine et libérale.

Qui en est à l'origine ?
Je crois que je l'ai expliqué dans ma réponse à la question précédente. Quant aux organisateurs concrets de cet acte terroriste, je n'en sais pas plus que les autres. Il semble que ce sont des réseaux wahhabites du Caucase du Nord et les femmes de terroristes liquidés par les services spéciaux russes. Je crois qu’elles sont ignoblement utilisées par les chefs cyniques, consciemment ou inconsciemment, qui travaillent pour les intérêts des Américains.

D'aucuns estiment que ces attentats terroristes sont la conséquence du soutien indéfectible de la Russie à la Syrie et à l'Ukraine. Etes-vous du même avis ?
C'est absolument correct. Il s'agit du «châtiment américain» accompli par les complices des Américains par le biais des Saoudiens.

Quelles vont être les mesures que prendra le Kremlin pour parer à une escalade de la violence dans le pays ?
Je crois que la montée de la violence durant la période des Jeux olympiques de Sotchi est inévitable. J'espère qu’à Sotchi on réussira quand même à contrôler la situation, mais c'est théoriquement impossible de le faire dans les régions qui l'entourent et qui sont organiquement liées à certains groupes de population du Caucase du Nord où se trouvent les bases principales des terroristes. Cette fois, ce n'est pas la Tchétchénie qui est au centre du dispositif du terrorisme, mais plutôt le Daguestan et la République de Kabardino-Balkarie. On essayera de faire pour le mieux, mais il ne faut pas oublier qu’on a affaire à une grande puissance mondiale, celle des Etats-Unis, qui nous attaque. C'est un défi sérieux qui demande une réponse symétrique. Donc, on verra...